National - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/national/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Thu, 01 Oct 2026 10:34:06 +0000 fr-FR hourly 1 L’Istiqlal et le PPS renvoient leur décision à leurs instances https://lnt.ma/listiqlal-et-le-pps-renvoient-leur-decision-a-leurs-instances/ Thu, 01 Oct 2026 10:33:05 +0000 https://lnt.ma/?p=560370 La cheffe du gouvernement désignée a reçu mercredi au siège de son parti le Rassemblement national des indépendants, le Parti de l’Istiqlal puis le Parti du progrès et du socialisme, aucun des deux derniers n’ayant arrêté sa position à l’issue de l’entretien. L’ordre des rencontres a suivi le classement des formations issu du scrutin du […]

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La cheffe du gouvernement désignée a reçu mercredi au siège de son parti le Rassemblement national des indépendants, le Parti de l’Istiqlal puis le Parti du progrès et du socialisme, aucun des deux derniers n’ayant arrêté sa position à l’issue de l’entretien.

L’ordre des rencontres a suivi le classement des formations issu du scrutin du 23 septembre. La délégation istiqlalienne était conduite par le secrétaire général Nizar Baraka, accompagné des membres du comité exécutif Mohamed Ould Errachid, Abdessamad Kayouh et Abdeljabbar Rachdi. Le parti, qui dispose de 65 sièges, a indiqué qu’il réunirait son conseil national pour trancher la question de sa participation.

Le Parti du progrès et du socialisme a adopté la même méthode. Son secrétaire général Nabil Benabdallah, reçu plus d’une demi-heure et accompagné de membres du bureau politique dont Rachid Hamouni, Fatima Zahra Barassat et Touria Skalli, a déclaré que la formation poursuivait son débat interne et trancherait dans les prochains jours. Il a mis en avant les droits des femmes, la restauration de la confiance des citoyens, le coût de la vie et le chômage des jeunes comme priorités, en relevant des préoccupations partagées avec le parti arrivé en tête. Le Parti du progrès et du socialisme compte 19 élus.

Le Rassemblement national des indépendants, premier reçu avec ses 66 sièges, s’est montré disposé à soutenir la cheffe du gouvernement désignée, sans que les termes de cette participation aient été rendus publics.

L’arithmétique reste la même : 198 voix sont nécessaires sur 395 pour l’investiture, et le parti arrivé en tête n’en dispose que de 97. Une coalition avec le Rassemblement national des indépendants et l’Istiqlal porterait le total à 228 sièges, configuration suffisante mais qui suppose l’accord formel des deux formations. Le Parti de la justice et du développement et l’alliance de la gauche ont choisi l’opposition.

Les consultations se poursuivent cette semaine avec l’ensemble des partis représentés au Parlement.

LNT

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Les consultations s’ouvrent avec le RNI et l’Istiqlal https://lnt.ma/les-consultations-souvrent-avec-le-rni-et-listiqlal/ Wed, 30 Sep 2026 10:06:28 +0000 https://lnt.ma/?p=560300 La cheffe du gouvernement désignée a engagé mercredi au siège de son parti, à Rabat, le premier tour de discussions avec les deux formations dont dépend la constitution d’une majorité, le Rassemblement national des indépendants à onze heures puis le Parti de l’Istiqlal à midi, chaque entretien devant être suivi d’un point de presse. L’arithmétique […]

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La cheffe du gouvernement désignée a engagé mercredi au siège de son parti, à Rabat, le premier tour de discussions avec les deux formations dont dépend la constitution d’une majorité, le Rassemblement national des indépendants à onze heures puis le Parti de l’Istiqlal à midi, chaque entretien devant être suivi d’un point de presse.

L’arithmétique commande le calendrier. Avec 97 sièges sur 395, le parti arrivé en tête doit réunir 198 voix pour obtenir l’investiture. Le Rassemblement national des indépendants en aligne 66 et le Parti de l’Istiqlal 65 : aucune alliance à deux ne suffit, et un troisième partenaire sera nécessaire quelle que soit la configuration retenue. Les deux formations sortantes se positionnent pour reconduire leur participation et négocient les grands portefeuilles économiques.

Le vivier s’est réduit ces derniers jours. Le conseil national du Parti de la justice et du développement, revenu à 54 sièges, a décidé à l’unanimité samedi de rester dans l’opposition, et l’alliance de la gauche a fait le même choix. Restent les formations intermédiaires, Mouvement populaire, Union socialiste des forces populaires, Parti du progrès et du socialisme et Union constitutionnelle, dont les appoints deviennent déterminants. L’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social ont évoqué la constitution d’un bloc parlementaire commun pour peser davantage dans la négociation.

La cheffe du gouvernement désignée a proposé une rencontre au secrétaire général du Parti de la justice et du développement, démarche qui relève de la courtoisie institutionnelle plus que d’une perspective de participation, celle-ci ayant été formellement écartée.

Le calendrier institutionnel fixe l’échéance suivante. La session d’automne du Parlement s’ouvre traditionnellement le deuxième vendredi d’octobre, par un discours royal. Le gouvernement devra ensuite se présenter devant la Chambre des représentants pour obtenir la confiance sur son programme, avant d’engager l’examen du projet de loi de finances.

LNT

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Les avocats gèlent leur grève à partir du 7 octobre https://lnt.ma/les-avocats-gelent-leur-greve-a-partir-du-7-octobre/ Wed, 30 Sep 2026 10:05:00 +0000 https://lnt.ma/?p=560305 Le bureau exécutif de l’Association des barreaux du Maroc, réuni dimanche à Rabat, a décidé de suspendre la grève illimitée engagée en juin, au moment où l’afflux de recours électoraux met la profession à l’épreuve. La date retenue n’est pas neutre. Le retour aux audiences précède d’une journée l’ouverture de la session parlementaire d’automne, traditionnellement […]

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Le bureau exécutif de l’Association des barreaux du Maroc, réuni dimanche à Rabat, a décidé de suspendre la grève illimitée engagée en juin, au moment où l’afflux de recours électoraux met la profession à l’épreuve.

La date retenue n’est pas neutre. Le retour aux audiences précède d’une journée l’ouverture de la session parlementaire d’automne, traditionnellement inaugurée par un discours royal, et place les revendications de la profession devant un exécutif et une chambre nouvellement constitués. L’association précise que la suspension « ne signifie pas l’abandon des revendications » et maintient le débat ouvert jusqu’à satisfaction, dans un cadre de justice indépendante.

Le mouvement, entamé en juin, a paralysé les juridictions pendant près de quatre mois. Il concerne quelque 18 000 avocats et a affecté les détenus en attente de jugement ainsi que les justiciables dont les affaires ont été reportées. Les griefs portent sur plusieurs dispositions du nouveau texte régissant la profession : élargissement des prérogatives du parquet, possibilité de contrôle judiciaire des fonds détenus pour le compte des clients, réduction des attributions des conseils de l’Ordre, ouverture aux cabinets étrangers et transfert de la formation des stagiaires au ministère de la Justice.

La séquence électorale a créé une tension immédiate. Des candidats et des formations contestant les résultats proclamés par le ministère de l’Intérieur ont commencé dès jeudi dernier à consulter des cabinets pour préparer des recours, soumis à des délais légaux courts. Un nombre significatif d’avocats ont accepté ces dossiers malgré le mot d’ordre, situation lue par une partie de la profession comme une entorse à la grève, et par une autre comme la prise en compte d’une urgence judiciaire que la règle procédurale ne permet pas de différer.

Les recours relèvent du contentieux électoral et visent aussi bien l’élection de candidats proclamés vainqueurs que les procès-verbaux établis par les services préfectoraux et provinciaux.

LNT

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Fatima Ezzahra El Mansouri nommée Cheffe du gouvernement et chargée de former le nouvel exécutif https://lnt.ma/fatima-ezzahra-el-mansouri-nommee-cheffe-du-gouvernement-et-chargee-de-former-le-nouvel-executif/ Tue, 29 Sep 2026 16:13:54 +0000 https://lnt.ma/?p=560286 Le Roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre, Fatima Ezzahra El Mansouri Cheffe du gouvernement et l’a chargée de former le nouvel exécutif. Coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), elle a été reçue au Palais Royal à Rabat, selon un communiqué du ministère de la Maison Royale, du Protocole […]

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Le Roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre, Fatima Ezzahra El Mansouri Cheffe du gouvernement et l’a chargée de former le nouvel exécutif. Coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), elle a été reçue au Palais Royal à Rabat, selon un communiqué du ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie. Cette nomination intervient en application de l’article 47 de la Constitution, qui prévoit que le Chef du gouvernement est désigné au sein du parti arrivé en tête des élections de la Chambre des représentants.

Une nouvelle étape s’ouvre dans le processus de formation du gouvernement issu des élections législatives du 23 septembre. Le Roi Mohammed VI a reçu mardi, au Palais Royal de Rabat, Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité, pour la nommer Cheffe du gouvernement et lui confier la mission de former le prochain exécutif.

Dans son communiqué, le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie indique : « Sa Majesté le Roi Mohammed VI […] a reçu […] Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité, que le Souverain a nommée, en vertu de l’article 47 de la Constitution, Cheffe du gouvernement et a chargé de former le nouveau gouvernement ».

La nomination intervient conformément aux dispositions constitutionnelles encadrant la formation du gouvernement après les élections législatives.

L’article 47 de la Constitution dispose que « le Roi nomme le Chef du Gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants, et au vu de leurs résultats ». Il prévoit également que les membres du gouvernement sont nommés par le Roi sur proposition du Chef du gouvernement.

La désignation de Fatima Ezzahra El Mansouri ouvre désormais la phase de constitution de la future majorité gouvernementale et de préparation de la composition du nouvel exécutif.

La formation du gouvernement, prochaine étape

La nouvelle Cheffe du gouvernement devra désormais conduire les consultations nécessaires à la formation de son équipe et proposer les futurs membres du gouvernement.

Cette étape intervient après les élections législatives du 23 septembre et doit déterminer la configuration politique du prochain exécutif.

Fatima Ezzahra El Mansouri occupait jusqu’ici les fonctions de ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville dans le gouvernement sortant.

LNT

 

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Le maire de Tanger placé en garde à vue https://lnt.ma/le-maire-de-tanger-place-en-garde-a-vue/ Tue, 29 Sep 2026 09:29:04 +0000 https://lnt.ma/?p=560208 Mounir Laymouri a été retenu lundi soir sur décision du procureur général du Roi près la cour d’appel de Tanger, après plus de sept heures d’audition consécutives à son interpellation à l’aéroport Ibn Battouta. L’élu, également directeur de la campagne électorale de son parti dans la circonscription de Tanger-Assilah, avait été appréhendé lundi matin à […]

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Mounir Laymouri a été retenu lundi soir sur décision du procureur général du Roi près la cour d’appel de Tanger, après plus de sept heures d’audition consécutives à son interpellation à l’aéroport Ibn Battouta.

L’élu, également directeur de la campagne électorale de son parti dans la circonscription de Tanger-Assilah, avait été appréhendé lundi matin à sa descente d’un vol en provenance de Malaga, en exécution d’un mandat de recherche national. Il est entendu pour fraude électorale et falsification de documents, dans l’enquête ouverte après la découverte de bulletins de vote au bureau de l’école Al Qods, dans le quartier Casabarata.

Le parquet a saisi le juge d’instruction, qui conduira désormais la procédure. Le maire conteste toute implication, affirmant n’avoir « aucun lien avec cette affaire » et n’avoir pas fui le Royaume, son déplacement en Espagne relevant selon lui d’un motif professionnel. Son nom avait été cité par l’un des suspects lors des auditions, et les enquêteurs cherchaient à organiser une confrontation lorsqu’ils avaient constaté son départ, jeudi soir.

Cinq personnes avaient été interpellées dans le volet initial : deux présidents de bureaux de vote, leurs deux adjoints et une cinquième personne. Selon le parquet, des bulletins avaient été soustraits d’un bureau, dissimulés dans un sac puis sortis de l’établissement, avant une tentative de réintroduction dans deux autres bureaux. Les enquêteurs ont relevé que l’encre figurant sur les bulletins saisis différait de celle utilisée dans les bureaux de vote. Quatre suspects ont été présentés au parquet.

Le Parti authenticité et modernité, arrivé en tête des législatives, s’est dit prêt à assumer ses responsabilités dans le dossier tout en dénonçant une campagne dirigée contre lui, et s’en remet à la justice pour établir les faits. Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs ouvert une enquête administrative sur les irrégularités signalées à Tanger.

Aucune juridiction n’a statué sur le fond et les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.

LNT

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Le PAM cherche son candidat à la primature https://lnt.ma/le-pam-cherche-son-candidat-a-la-primature/ Mon, 28 Sep 2026 10:45:19 +0000 https://lnt.ma/?p=560165 Cinq jours après le scrutin, le parti arrivé en tête n’a toujours pas désigné la personnalité qu’il proposera à la tête du gouvernement, et les divergences internes se doublent de négociations avec les partenaires pressentis. Plusieurs noms circulent dans le débat public sans qu’aucun n’ait fait l’objet d’une décision officielle : le ministre délégué chargé […]

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Cinq jours après le scrutin, le parti arrivé en tête n’a toujours pas désigné la personnalité qu’il proposera à la tête du gouvernement, et les divergences internes se doublent de négociations avec les partenaires pressentis.

Plusieurs noms circulent dans le débat public sans qu’aucun n’ait fait l’objet d’une décision officielle : le ministre délégué chargé du Budget Fouzi Lekjaa, le ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi, et la coordinatrice de la direction collégiale Fatima Ezzahra El Mansouri, dont la désignation constituerait une première pour une femme au Maroc. Aucune annonce n’a été faite par les canaux institutionnels, et les informations faisant état d’une nomination déjà arrêtée n’ont été confirmées ni par le cabinet royal ni par l’agence officielle.

La procédure est fixée par l’article 47 de la Constitution : le Roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections de la Chambre des représentants, puis, sur proposition de celui-ci, les membres du gouvernement. La Loi fondamentale ne précise pas quelle personnalité du parti vainqueur doit être retenue, ce qui laisse la décision entière au Souverain et explique l’attentisme des formations.

La direction collégiale du parti, formule adoptée après le congrès, complique l’identification d’un candidat naturel. Des divergences sont apparues sur la stratégie à suivre et sur le profil à mettre en avant, une partie des cadres s’interrogeant notamment sur l’absence de certains dirigeants au siège du parti au moment de l’annonce des résultats.

Les discussions de coalition, elles, n’ont pas formellement débuté, faute de chef de gouvernement désigné. Le Rassemblement national des indépendants, avec 66 sièges, et le Parti de l’Istiqlal, avec 65, se positionnent pour reconduire leur participation et négocient les portefeuilles de souveraineté et les grands ministères économiques. L’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social évoquent la constitution d’un bloc parlementaire commun pour peser davantage dans les tractations.

L’arithmétique reste contraignante. Avec 97 sièges sur 395, le parti vainqueur doit réunir 198 voix pour l’investiture, ce qui impose au moins deux partenaires. Le Parti de la justice et du développement et l’alliance de la gauche ont choisi l’opposition, réduisant d’autant le vivier disponible.

LNT

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Le maire de Tanger interpellé à son retour d’Espagne https://lnt.ma/le-maire-de-tanger-interpelle-a-son-retour-despagne/ Mon, 28 Sep 2026 10:44:33 +0000 https://lnt.ma/?p=560162 Mounir Laymouri a été appréhendé lundi matin à l’aéroport Ibn Battouta, à sa descente d’un vol en provenance de Malaga, en exécution d’un mandat de recherche national émis dans l’enquête sur des documents électoraux découverts le jour du scrutin. L’élu, également directeur de la campagne électorale de son parti dans la circonscription de Tanger-Assilah, a […]

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Mounir Laymouri a été appréhendé lundi matin à l’aéroport Ibn Battouta, à sa descente d’un vol en provenance de Malaga, en exécution d’un mandat de recherche national émis dans l’enquête sur des documents électoraux découverts le jour du scrutin.

L’élu, également directeur de la campagne électorale de son parti dans la circonscription de Tanger-Assilah, a été conduit au siège de la police judiciaire de la ville. Il avait quitté le Maroc jeudi soir, alors que les enquêteurs cherchaient à l’entendre et à organiser une confrontation avec l’un des suspects déjà arrêtés. Ne l’ayant pas trouvé à son domicile, les autorités avaient émis un mandat de recherche à l’échelle nationale.

Le maire avait annoncé son retour avant son interpellation, affirmant n’avoir « aucun lien avec cette affaire » et ne pas avoir fui le Royaume, son déplacement en Espagne relevant selon lui d’un voyage professionnel.

L’affaire est partie de la découverte, le 23 septembre, jour du scrutin législatif, d’un sac contenant des documents électoraux à l’école Al Qods, dans le quartier Casabarata. Selon le parquet, le vice-président d’un bureau de vote a soustrait des bulletins avec l’aide du président du même bureau, avant de les dissimuler dans ce sac et de les sortir de l’établissement, puis de tenter de les réintroduire dans deux autres bureaux avec le concours de complices. Les enquêteurs ont relevé que l’encre utilisée sur les bulletins saisis différait de celle employée dans les bureaux de vote.

Cinq personnes ont été interpellées : deux présidents de bureaux de vote, leurs deux adjoints et une cinquième personne. Quatre ont été présentées au parquet, la cinquième étant restée en garde à vue. Le ministère public a requis l’ouverture d’une instruction pour atteinte aux opérations de vote, falsification et participation à ces actes. Le nom du maire a été cité au cours des auditions.

Le Parti authenticité et modernité, arrivé en tête des législatives, a dénoncé une « campagne malveillante » et un « complot politique », tout en se déclarant favorable à ce que la justice établisse les faits. Le ministère de l’Intérieur avait de son côté ouvert une enquête administrative sur les irrégularités signalées à Tanger.

À ce stade, aucune juridiction n’a statué sur le fond et les personnes poursuivies bénéficient de la présomption d’innocence.

LNT

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Après les législatives, le PJD choisit de rester dans l’opposition https://lnt.ma/apres-les-legislatives-le-pjd-choisit-de-rester-dans-lopposition/ Mon, 28 Sep 2026 10:22:26 +0000 https://lnt.ma/?p=560148 Arrivé en quatrième position aux élections législatives du 23 septembre avec 54 sièges, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a décidé de ne pas participer au prochain gouvernement. Réuni samedi 26 septembre en session extraordinaire à Bouznika, son Conseil national a approuvé à l’unanimité un positionnement dans l’opposition parlementaire pour la prochaine […]

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Arrivé en quatrième position aux élections législatives du 23 septembre avec 54 sièges, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a décidé de ne pas participer au prochain gouvernement. Réuni samedi 26 septembre en session extraordinaire à Bouznika, son Conseil national a approuvé à l’unanimité un positionnement dans l’opposition parlementaire pour la prochaine législature. Une décision qui intervient alors que le parti a sensiblement renforcé sa représentation à la Chambre des représentants par rapport aux 13 sièges obtenus en 2021.

Le Parti de la Justice et du Développement a tranché la question de son positionnement après les élections législatives. Le Conseil national du parti, réuni samedi à Bouznika, a décidé à l’unanimité de ne pas participer au prochain gouvernement et de poursuivre son action depuis les rangs de l’opposition.

Cette orientation avait été proposée par le secrétariat général du PJD après l’examen des résultats du scrutin du 23 septembre. Elle a été soumise au Conseil national, instance compétente au sein du parti pour se prononcer notamment sur la participation au gouvernement ou la sortie de celui-ci.

Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion, les membres présents ont décidé de continuer à exercer les rôles constitutionnels et politiques du parti depuis une opposition que la formation qualifie de « nationale, responsable et forte ».

La session extraordinaire a été consacrée à l’analyse du scrutin et à la définition du positionnement du parti pour la prochaine législature.

Selon les informations publiées à l’issue de la réunion, près d’une cinquantaine d’interventions ont précédé le vote. Le Conseil national a finalement approuvé à l’unanimité la proposition formulée par le secrétariat général.

Cette décision écarte ainsi, à ce stade, la possibilité d’une participation du PJD à la prochaine majorité gouvernementale.

Le choix intervient après un scrutin qui a sensiblement modifié la représentation parlementaire du parti. Le PJD a obtenu 54 sièges à la Chambre des représentants, se classant quatrième derrière le Parti Authenticité et Modernité (PAM), crédité de 97 sièges, le Rassemblement National des Indépendants (RNI), avec 66 sièges, et le Parti de l’Istiqlal, avec 65 sièges.

Lors de l’ouverture du Conseil national, son président, Jamaâ Mouatassim, a qualifié les résultats obtenus de « bons ». Selon lui, le scrutin a permis au parti de récupérer une partie de son assise électorale.

Il a également estimé que ces résultats traduisaient la présence politique du PJD ainsi que la « clarté » de ses positions et son soutien aux revendications exprimées par les citoyens.

Le secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, a lui aussi affiché sa satisfaction. Il a considéré que les résultats confirmaient, selon son analyse, le retour du PJD à une place plus importante dans le paysage politique.

Le choix d’une opposition parlementaire

Le positionnement décidé à Bouznika confirme une orientation défendue par Abdelilah Benkirane dès l’annonce des résultats du scrutin.

Deux jours avant la réunion du Conseil national, le secrétaire général s’était déjà prononcé contre une participation du PJD à un gouvernement dirigé par le PAM, arrivé en tête des élections. La décision devait toutefois être validée par les instances compétentes du parti.

Le communiqué final du Conseil national inscrit cette décision dans le cadre de l’article 10 de la Constitution, consacré notamment aux droits reconnus à l’opposition parlementaire.

Le PJD indique vouloir poursuivre depuis ce positionnement la défense des « constantes nationales », ainsi que son action sur les droits et les attentes des citoyens.

LNT

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Le Roi Mohammed VI réaffirme la solidarité du Maroc avec l’Arabie saoudite après les attaques houthies https://lnt.ma/le-roi-mohammed-vi-reaffirme-la-solidarite-du-maroc-avec-larabie-saoudite-apres-les-attaques-houthies/ Sun, 27 Sep 2026 12:32:35 +0000 https://lnt.ma/?p=560132 Le Roi Mohammed VI a adressé deux messages au Roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud et au Prince héritier Mohammed Ben Salmane à la suite des attaques attribuées aux Houthis contre l’Arabie saoudite. Dans ces messages, dont le contenu a été rendu public samedi par le Cabinet Royal, le Souverain condamne ces attaques et réaffirme la […]

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Le Roi Mohammed VI a adressé deux messages au Roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud et au Prince héritier Mohammed Ben Salmane à la suite des attaques attribuées aux Houthis contre l’Arabie saoudite. Dans ces messages, dont le contenu a été rendu public samedi par le Cabinet Royal, le Souverain condamne ces attaques et réaffirme la solidarité du Maroc avec Riyad, estimant que la sécurité de l’Arabie saoudite et des autres pays du Conseil de coopération du Golfe est indissociable de celle du Royaume.

Le Roi Mohammed VI a réaffirmé le soutien du Maroc à l’Arabie saoudite à la suite des attaques attribuées aux Houthis contre le Royaume saoudien, notamment contre des infrastructures civiles et économiques, des zones résidentielles et, selon le communiqué du Cabinet Royal, lors de tentatives visant les villes de La Mecque et Médine.

Dans deux messages adressés au Roi Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud et au Prince héritier Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz Al-Saoud, également président du Conseil des ministres, le Souverain a exprimé « Sa grande inquiétude et préoccupation » face à ces événements.

Les messages royaux mettent notamment en avant les relations entre le Maroc et l’Arabie saoudite ainsi que les liens historiques entre les deux pays.

« Fidèle aux liens de la religion et de l’histoire et à la communauté du destin, ainsi qu’aux liens de fraternité solide qui nous unissent personnellement, ainsi que nos deux Familles et nos deux peuples frères, Je M’adresse à Vous en cette circonstance délicate que traverse votre cher pays », affirme le Roi dans ces messages.

Condamnation des attaques

Le communiqué du Cabinet Royal indique que les attaques ont visé des installations civiles et économiques, des infrastructures vitales ainsi que des villes et des zones résidentielles.

Le Souverain évoque également des tentatives visant La Mecque et Médine, estimant que leur portée dépasse le seul cadre de l’Arabie saoudite compte tenu de la place occupée par les deux villes saintes dans l’islam.

Dans ses messages, le Roi Mohammed VI considère ainsi ces actes non seulement comme une attaque contre l’Arabie saoudite et ses habitants, mais également comme une atteinte aux sentiments des musulmans à travers le monde.

Le Souverain exprime, en son nom et au nom du peuple marocain, sa condamnation de ces actes, dont il attribue la responsabilité aux Houthis ainsi qu’aux parties qui, selon les termes du communiqué, « les soutiennent, les financent et les arment ».

Le message royal estime également que les responsables doivent répondre de ces actes au regard du droit international.

« Toute agression contre l’Arabie saoudite est une agression contre le Maroc »

Au-delà de la condamnation des attaques, les messages adressés aux dirigeants saoudiens réaffirment la position du Maroc concernant la sécurité des monarchies du Golfe.

« La sécurité et la stabilité du Royaume d’Arabie Saoudite, tout comme la sécurité du reste des pays du Conseil de Coopération du Golfe, est indissociable de la sécurité du Royaume du Maroc, et toute agression contre l’Arabie Saoudite est une agression contre le Maroc », affirme le Souverain.

Le Roi Mohammed VI souligne dans ce cadre que le Maroc considère son soutien à l’Arabie saoudite et aux autres pays arabes du Golfe comme relevant de la défense d’intérêts stratégiques communs.

Le Royaume réaffirme ainsi sa solidarité avec Riyad face aux menaces auxquelles l’Arabie saoudite est confrontée. Le communiqué du Cabinet Royal évoque à ce titre les actions de groupes armés ainsi que le soutien qui leur serait apporté par certaines puissances régionales.

La sécurité maritime également évoquée

Les messages royaux replacent également les attaques dans un contexte sécuritaire régional plus large.

Le Roi Mohammed VI met notamment en garde contre leurs conséquences potentielles sur la stabilité régionale et sur les voies maritimes internationales, dont la sécurité revêt une importance particulière pour les échanges commerciaux et l’économie mondiale.

La question de la navigation maritime est devenue l’un des principaux enjeux liés aux tensions dans la région, alors que plusieurs attaques attribuées aux Houthis ont visé des navires empruntant des routes commerciales stratégiques.

Dans ses messages, le Souverain inscrit également sa position dans le cadre des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le Roi Mohammed VI cite notamment la résolution 2216, adoptée en 2015 par le Conseil de sécurité, ainsi que la résolution 2722 de 2024.

« La poursuite de ces agressions constitue une violation flagrante du droit international et des résolutions onusiennes pertinentes », affirme le Souverain.

La résolution 2216 concerne notamment la situation au Yémen et formule plusieurs exigences à l’égard des Houthis, tandis que la résolution 2722 porte sur les attaques contre les navires marchands et commerciaux en mer Rouge.

Les messages royaux estiment également que les attaques contre des zones civiles, des infrastructures économiques et des lieux saints constituent une violation du droit international humanitaire ainsi que des conventions et usages internationaux.

LNT

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ONU : le Maroc met en avant diplomatie préventive, coopération africaine et candidature au Conseil de sécurité https://lnt.ma/onu-le-maroc-met-en-avant-diplomatie-preventive-cooperation-africaine-et-candidature-au-conseil-de-securite/ Sat, 26 Sep 2026 15:13:44 +0000 https://lnt.ma/?p=560126 La semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a été marquée par une activité diplomatique soutenue du Maroc à New York. Diplomatie préventive, dialogue interculturel, coopération africaine, financement du développement et candidature au Conseil de sécurité pour 2028-2029 ont figuré parmi les principaux dossiers portés par la délégation […]

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La semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a été marquée par une activité diplomatique soutenue du Maroc à New York. Diplomatie préventive, dialogue interculturel, coopération africaine, financement du développement et candidature au Conseil de sécurité pour 2028-2029 ont figuré parmi les principaux dossiers portés par la délégation marocaine. Nasser Bourita a également mis en avant les positions exprimées par plusieurs pays sur le dossier du Sahara au cours des rencontres organisées en marge de cette session.

Le Maroc entend renforcer son implication dans les mécanismes multilatéraux de prévention des crises et de gestion des grands enjeux internationaux. Cette orientation a constitué l’un des principaux axes défendus par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, lors de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU, organisée à New York.

Cette séquence intervient alors que le Royaume a présenté sa candidature à un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2028-2029. Dans son intervention au débat général, la délégation marocaine a présenté cette candidature comme s’inscrivant dans la continuité de l’engagement du pays en faveur de la paix, de la sécurité collective et du multilatéralisme.

Le 24 septembre, Nasser Bourita s’est également entretenu avec le président de la 81e session de l’Assemblée générale, Khalilur Rahman. Selon le compte rendu officiel de l’ONU, les échanges ont notamment porté sur le renforcement de la coopération multilatérale, la consolidation de la paix, les opérations de maintien de la paix et la réforme des Nations Unies.

La prévention au centre de l’approche marocaine

Lors de la Réunion de haut niveau du Groupe des Amis de l’Alliance des civilisations des Nations Unies, le Maroc a notamment appelé à renforcer la dimension préventive de l’action multilatérale, dans un contexte marqué par la polarisation internationale, les replis identitaires et la diffusion des discours de haine.

Nasser Bourita a défendu le rôle de l’Alliance des civilisations comme espace réunissant gouvernements, organisations internationales, société civile, jeunes, femmes et acteurs religieux autour du dialogue et de la coexistence pacifique.

Cette approche, a-t-il indiqué, s’inscrit dans la vision portée par le Maroc en matière de diplomatie préventive, avec une attention accordée aux causes profondes des crises et aux interactions entre paix, sécurité et développement.

Le ministre a notamment appelé à faire du prochain Plan d’action 2027-2031 de l’Alliance une étape permettant de passer davantage du dialogue à des initiatives concrètes. Parmi les priorités évoquées figurent la diplomatie préventive, la « résilience informationnelle », la participation des jeunes et une implication accrue des femmes dans les processus de paix.

Cette intervention s’inscrit dans une semaine consacrée plus largement aux enjeux de coopération internationale. La 81e session de l’Assemblée générale, ouverte en septembre, se tient sous le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies qui agit pour tous ».

Une candidature au Conseil de sécurité pour 2028-2029

La présence marocaine à New York a également permis de mettre en avant la candidature du Royaume à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période 2028-2029.

Nasser Bourita a estimé que cette candidature reflétait la volonté du Maroc de poursuivre son engagement sur les questions internationales et régionales. Les élections pour les sièges concernés doivent avoir lieu en juin 2027.

Le ministre a cité plusieurs domaines dans lesquels le Royaume entend poursuivre son action, notamment le changement climatique, le développement, la lutte contre le terrorisme et les questions de sécurité régionale.

Parmi les initiatives mises en avant figure également la Convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration des enfants soldats, dont la phase de signature a été ouverte pendant la semaine onusienne.

Le Maroc a également participé aux discussions concernant le Processus des États africains atlantiques (PEAA). Sa huitième réunion ministérielle s’est tenue à New York, avec plusieurs rendez-vous annoncés pour poursuivre les travaux sectoriels.

Le Gabon devrait ainsi accueillir une réunion consacrée à la pêche dans l’espace atlantique africain, tandis que Cabo Verde doit organiser un atelier portant sur la sécurité maritime. Le Maroc accueillera pour sa part la neuvième réunion ministérielle du Processus.

Développement et partenariats public-privé

L’activité marocaine à l’Assemblée générale a également concerné le financement du développement.

Le Royaume et le Programme des Nations Unies pour le développement ont coorganisé une réunion consacrée aux partenariats entre secteurs public et privé sous le thème « Financer l’avenir : partenariats entre acteurs publics et privés pour investir dans le développement ».

Cette orientation complète les positions défendues par le Maroc lors de la réunion de haut niveau organisée le 23 septembre à l’occasion du 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement. Cette réunion figurait parmi les rendez-vous officiels de la semaine de haut niveau de la 81e session.

Le Maroc a également participé aux initiatives portant sur la lutte contre les discours de haine et la promotion du dialogue interreligieux et interculturel, un autre volet de sa diplomatie multilatérale mis en avant au cours de la semaine.

Sahara : plusieurs positions exprimées à New York

Le dossier du Sahara a parallèlement occupé une place importante dans les rencontres bilatérales menées par la délégation marocaine.

Selon Nasser Bourita, plusieurs pays de différentes régions ont exprimé ou réaffirmé durant la semaine leur soutien à la position marocaine ou à la proposition d’autonomie présentée par Rabat.

Parmi les évolutions citées par le ministre figure celle du Chili. Dans un communiqué conjoint officiel publié le 21 septembre, le ministère chilien des Affaires étrangères a indiqué que Santiago soutient la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire, y compris la région du Sahara, et considère la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme une solution politique « juste, durable et mutuellement acceptable ». Le Chili a également annoncé vouloir promouvoir des possibilités de coopération économique et commerciale dans la région.

Bourita a également cité le Pérou, la Bolivie et le Panama parmi les États ayant exprimé ou réaffirmé des positions favorables à l’approche marocaine au cours de la semaine.

Selon le ministre, la République de Maurice considère désormais l’autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution « la plus crédible » au différend. La Jamaïque a, de son côté, indiqué qu’une autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer l’une des solutions les plus réalisables.

L’Arménie a également été citée par Bourita parmi les pays ayant exprimé leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie.

Le ministre a présenté ces différentes évolutions comme le prolongement, au niveau multilatéral, des positions enregistrées ces dernières années dans les relations bilatérales du Royaume. Ces déclarations interviennent à quelques semaines de nouvelles discussions du Conseil de sécurité consacrées au dossier.

Une séquence diplomatique centrée sur le multilatéralisme

Au-delà des différents dossiers abordés, la semaine new-yorkaise a permis au Maroc de mettre en avant une approche articulant action multilatérale, coopération africaine et initiatives thématiques.

Cette orientation couvre des domaines allant de la prévention des conflits à la sécurité maritime, en passant par le développement, le dialogue interculturel et la lutte contre les discours de haine.

Elle accompagne désormais la campagne du Royaume pour son retour au Conseil de sécurité en 2028-2029. Le Maroc présente cette candidature comme la continuité de son engagement dans les trois grands champs d’action des Nations Unies : la paix et la sécurité, le développement et l’État de droit.

LNT

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L’Intérieur veut une plateforme unique pour suivre les SRM https://lnt.ma/linterieur-veut-une-plateforme-unique-pour-suivre-les-srm/ Fri, 25 Sep 2026 10:52:19 +0000 https://lnt.ma/?p=560065 Le ministère de l’Intérieur prépare un outil décisionnel national destiné à piloter les douze sociétés régionales multiservices, financé par un don de l’Agence française de développement mobilisant des fonds européens délégués. Le projet porte sur une plateforme qui agrégera les données issues des progiciels de gestion intégrée et des systèmes informatiques déjà déployés dans les […]

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Le ministère de l’Intérieur prépare un outil décisionnel national destiné à piloter les douze sociétés régionales multiservices, financé par un don de l’Agence française de développement mobilisant des fonds européens délégués.

Le projet porte sur une plateforme qui agrégera les données issues des progiciels de gestion intégrée et des systèmes informatiques déjà déployés dans les sociétés régionales, pour en tirer des indicateurs de performance homogènes. Trois familles d’indicateurs sont visées : la qualité de service rendu à l’usager, l’efficacité opérationnelle et l’état des réseaux. L’outil doit produire des tableaux de bord interactifs, des rapports détaillés et des analyses prédictives, avec une actualisation en temps réel.

La maîtrise d’ouvrage déléguée est confiée à la Société de développement des services publics de distribution, et un appel à manifestation d’intérêt international a été lancé pour l’assistance technique. Le financement repose sur un don de l’Agence française de développement adossé à des fonds européens délégués. Le budget de l’opération et son calendrier précis n’ont pas été rendus publics.

L’enjeu porte sur un périmètre considérable. Les sociétés régionales multiservices, créées par décrets approuvés le 1er février 2024 et publiés au Bulletin officiel, reprennent la distribution d’eau potable et d’électricité ainsi que l’assainissement liquide, jusque-là assurés par les régies autonomes et par des contrats de gestion déléguée. Douze structures, une par région, ont été mises en place en trois vagues étalées sur dix-huit mois, de l’Oriental, Casablanca-Settat, Marrakech-Safi et Souss-Massa jusqu’à Dakhla-Oued Eddahab.

Leur capital est réparti selon une clé identique : 25% pour l’État, 50% pour les collectivités territoriales ou leurs groupements et 25% pour l’Office national de l’électricité et de l’eau potable. Les capitaux initiaux s’échelonnent de 100 à 300 millions de dirhams selon la taille de la région.

Le besoin d’un pilotage centralisé tient à l’ampleur des investissements attendus. Les sociétés régionales doivent mobiliser jusqu’à 78 milliards de dirhams pour la modernisation des réseaux de distribution d’eau potable et l’extension des raccordements électriques, dans un contexte de stress hydrique durable où les pertes en réseau constituent l’un des principaux gisements d’économie d’eau.

LNT

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Bourita renvoie à Madrid la responsabilité des retours de migrants https://lnt.ma/bourita-renvoie-a-madrid-la-responsabilite-des-retours-de-migrants/ Fri, 25 Sep 2026 10:36:41 +0000 https://lnt.ma/?p=560046 Le ministre des Affaires étrangères a affirmé jeudi à New York que le non-retour des migrants en situation irrégulière et des mineurs relevait exclusivement de la responsabilité de l’Espagne, au lendemain d’échanges avec son homologue José Manuel Albares en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. « Si les migrants illégaux et les mineurs ne […]

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Le ministre des Affaires étrangères a affirmé jeudi à New York que le non-retour des migrants en situation irrégulière et des mineurs relevait exclusivement de la responsabilité de l’Espagne, au lendemain d’échanges avec son homologue José Manuel Albares en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

« Si les migrants illégaux et les mineurs ne sont pas retournés, il ne faut pas poser la question au Maroc », a déclaré Nasser Bourita devant la presse. Il a rappelé la position du Royaume, qu’il décrit comme claire sur le retour de l’ensemble des migrants en situation irrégulière et des mineurs non accompagnés.

L’argument est procédural autant que politique. Les retours supposent l’identification des personnes, la délivrance de laissez-passer consulaires et l’organisation matérielle des transferts, chaîne dont les premiers maillons relèvent des autorités du pays où se trouvent les intéressés. Le ministre situe donc le blocage dans l’exécution espagnole plutôt que dans la coopération marocaine.

Il a par ailleurs critiqué les responsables politiques espagnols formulant des accusations qu’il qualifie de sans fondement, estimant qu’un partenariat efficace suppose d’éviter « les réquisitoires infondés et la rhétorique stérile ». La migration, le partenariat et les relations de voisinage ne peuvent, selon lui, se gérer par des déclarations inflammatoires.

Cette mise au point intervient après une séquence tendue. Plus de 70 000 personnes avaient franchi la clôture de Sebta fin juillet, et le gouvernement espagnol a fait état de 5 321 retours volontaires depuis le 10 août. La question est devenue un objet de politique intérieure espagnole, Pedro Sánchez ayant lui-même écarté toute responsabilité marocaine et dénoncé une instrumentalisation par l’opposition conservatrice.

Le Parlement européen a de son côté adopté une résolution appelant Rabat et Madrid à accélérer les procédures d’éloignement. Le ministre a réaffirmé le partenariat migratoire noué en 2022, tout en dissociant sa mise en œuvre des polémiques qui l’entourent.

LNT

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El Mansouri dit que sa nomination serait un grand honneur https://lnt.ma/el-mansouri-dit-que-sa-nomination-serait-un-grand-honneur/ Fri, 25 Sep 2026 10:35:57 +0000 https://lnt.ma/?p=560049 La coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité a abordé pour la première fois la question de la primature, en indiquant qu’une éventuelle désignation constituerait « un grand honneur », tout en renvoyant la décision au Souverain. Fatima Ezzahra El Mansouri a rappelé que la nomination du chef du gouvernement est « […]

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La coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité a abordé pour la première fois la question de la primature, en indiquant qu’une éventuelle désignation constituerait « un grand honneur », tout en renvoyant la décision au Souverain.

Fatima Ezzahra El Mansouri a rappelé que la nomination du chef du gouvernement est « une prérogative précieuse qui appartient à Sa Majesté », le Roi disposant selon elle de « la sagesse » nécessaire pour trancher. La formulation ne constitue ni une candidature ni un retrait, et laisse ouverte une question que la Constitution ne règle pas : l’article 47 impose de choisir le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête, sans désigner celui qui doit l’être.

Sur les alliances, elle a précisé qu’aucune négociation n’était engagée et que le parti travaillerait avec toutes les formations respectant les constantes du pays, sans ligne rouge, en ajoutant que « les programmes que nous avons élaborés seront déterminants » dans le choix des partenaires. Cette subordination affichée aux contenus plutôt qu’aux étiquettes constitue la méthode annoncée pour la négociation.

Elle a par ailleurs formulé une critique implicite de la gouvernance sortante en identifiant une faiblesse dans « la communication avec les citoyens », estimant que les partis de gouvernement doivent s’adresser à des Marocains qu’elle décrit comme politisés.

Le contexte de cette prise de parole mérite d’être rappelé. Fouzi Lekjaa, qui a conduit la campagne et rallié le parti en juillet, est l’autre figure susceptible d’être désignée. Le PAM dispose de 97 sièges sur 395, la majorité absolue étant fixée à 198, et aucune combinaison à deux partis ne l’atteint.

Le Rassemblement national des indépendants a de son côté reporté toute position sur les alliances. Son président Mohamed Chouki a reconnu un recul, estimant que « la position du parti aujourd’hui ne peut être réduite au seul classement électoral », et annoncé une évaluation interne de cinq années de gestion gouvernementale.

LNT

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Législatives 2026 : Un scrutin jugé normal, malgré 279 cas de guidage https://lnt.ma/legislatives-2026-un-scrutin-juge-normal-malgre-279-cas-de-guidage/ Fri, 25 Sep 2026 10:34:17 +0000 https://lnt.ma/?p=560052 Un réseau de 78 organisations de la société civile, qui a déployé 1 455 observateurs lors du scrutin du 23 septembre, fait état de 59 cas suspects de corruption ou d’incitation financière visant des électeurs et de 279 cas de guidage du vote. Le guidage, qui consiste à orienter l’électeur vers un candidat déterminé à […]

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Un réseau de 78 organisations de la société civile, qui a déployé 1 455 observateurs lors du scrutin du 23 septembre, fait état de 59 cas suspects de corruption ou d’incitation financière visant des électeurs et de 279 cas de guidage du vote.

Le guidage, qui consiste à orienter l’électeur vers un candidat déterminé à l’intérieur ou aux abords du bureau, constitue l’irrégularité la plus fréquemment relevée. Elle a été observée dans 6% des 4 645 bureaux de vote couverts. Dans environ 28% des bureaux observés, les électeurs n’ont pas choisi eux-mêmes leur bulletin, pratique qui ouvre la voie à des manipulations.

Le rapport recense par ailleurs 53 cas d’utilisation de moyens publics à des fins de campagne, 40 refus d’accès opposés à des observateurs et 66 cas de contenus électoraux falsifiés ou générés par intelligence artificielle. Sur le terrain numérique, une formation aurait dépensé 150 000 dollars en publicités sur une seule plateforme, montant supérieur au total cumulé de ses concurrents. Enfin, 27% des bureaux de vote demeuraient inaccessibles aux personnes en situation de handicap.

Le réseau relève ce qu’il qualifie de neutralité passive de l’administration, en dépit des circulaires du ministère de l’Intérieur prohibant l’usage de moyens publics durant la campagne.

Le Conseil national des droits de l’Homme a pour sa part qualifié le scrutin de globalement normal, tout en réservant son appréciation sur les incidents survenus à Tanger, où une enquête est attendue. Il a examiné plus de 2 030 publications en ligne comportant un contenu religieux, dont des vidéos affirmant que certains partis combattraient l’islam ou liant le choix électoral au jugement divin. Il relève 44 cas de symbolique religieuse explicite en campagne et 6 cas de propagande électorale à l’intérieur de lieux de culte, y compris l’usage de haut-parleurs de mosquées.

Le cadre juridique interdit l’usage du religieux dans la compétition électorale. Ces constats devraient nourrir les recours devant la Cour constitutionnelle, seule compétente pour statuer sur la régularité de l’élection des députés.

LNT

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El Mansouri écarte toute ligne rouge dans les futures alliances https://lnt.ma/el-mansouri-ecarte-toute-ligne-rouge-dans-les-futures-alliances/ Thu, 24 Sep 2026 16:48:41 +0000 https://lnt.ma/?p=560033 La coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité a exclu jeudi, lors d’une conférence de presse à Rabat, toute exclusive dans les négociations de coalition qui s’ouvrent après la victoire de sa formation. « Il n’y a pas de parti avec lequel nous refusons d’échanger autour de la même table. Nous croyons […]

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La coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité a exclu jeudi, lors d’une conférence de presse à Rabat, toute exclusive dans les négociations de coalition qui s’ouvrent après la victoire de sa formation.

« Il n’y a pas de parti avec lequel nous refusons d’échanger autour de la même table. Nous croyons au dialogue et à la concertation », a déclaré Fatima Zahra El Mansouri. Elle a précisé que le PAM respectait les formations partageant ses valeurs et que toute décision d’alliance serait soumise au débat des instances internes du parti.

La formule est à double détente. Elle installe la première force parlementaire dans une posture d’ouverture qui contraste avec le ton de la campagne, et elle renvoie la décision aux structures collégiales, ce qui évite d’engager la direction sur un partenaire avant que le rapport de force interne ne soit arbitré.

Les dirigeants du parti s’étaient réunis au siège dans la nuit de mercredi à jeudi, avant l’annonce officielle des résultats. Étaient notamment présents Mme El Mansouri, Fouzi Lekjaa, Samir Goudar, président du pôle organisation, Younes Sekkouri, Mohamed Mehdi Bensaïd, Fatima Saadi, Ahmed Akhchichine, Salah Eddine Abqari et Hicham Aïroued. M. Goudar y avait affirmé que les premières remontées plaçaient le parti en tête. M. Sekkouri avait attribué le résultat à un programme ayant atteint les classes populaires et moyennes, et à la volonté des électeurs de donner sa chance à une formation qui n’a jamais dirigé de gouvernement.

Le programme défendu durant la campagne repose sur cinq chartes et vingt engagements, avec trois priorités affichées : le pouvoir d’achat, doté de 150 milliards de dirhams sur cinq ans, la jeunesse, et la traduction concrète de l’État social. Le parti revendique un comité électoral constitué quinze mois avant le scrutin.

Mme El Mansouri a par ailleurs été élue à Marrakech, ville dont elle a été maire. La question de la primature n’a pas été tranchée publiquement, la Constitution prévoyant la nomination du chef du gouvernement par le Roi au sein du parti arrivé en tête.

LNT

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Le RNI paie l’usure du pouvoir après le départ d’Akhannouch https://lnt.ma/le-rni-paie-lusure-du-pouvoir-apres-le-depart-dakhannouch/ Thu, 24 Sep 2026 16:39:39 +0000 https://lnt.ma/?p=560029 La chute du Rassemblement national des indépendants, de 102 à 66 sièges, intervient huit mois après le retrait d’Aziz Akhannouch de la présidence du parti, séquence qui éclaire sans l’expliquer entièrement l’ampleur du recul. Le chef du gouvernement sortant avait annoncé le 11 janvier qu’il ne briguerait pas un troisième mandat à la tête de […]

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La chute du Rassemblement national des indépendants, de 102 à 66 sièges, intervient huit mois après le retrait d’Aziz Akhannouch de la présidence du parti, séquence qui éclaire sans l’expliquer entièrement l’ampleur du recul.

Le chef du gouvernement sortant avait annoncé le 11 janvier qu’il ne briguerait pas un troisième mandat à la tête de la formation, décision qui avait surpris jusque dans son entourage, le congrès ordinaire étant programmé pour avril. Un congrès extraordinaire avancé au 7 février avait désigné Mohamed Chouki, député et ancien président de la commission des finances, seul candidat en lice.

Ce choix répondait à une logique de compétence gestionnaire plutôt que d’appareil. Il privait cependant le parti, à huit mois du scrutin, de la figure qui incarnait son bilan gouvernemental, tout en laissant M. Akhannouch à la tête de l’exécutif jusqu’au terme de la législature. Cette dissociation entre la direction du parti et celle du gouvernement a compliqué la valorisation d’un bilan que le premier revendiquait et que le second devait défendre.

La campagne a par ailleurs été marquée par la confrontation ouverte entre le RNI et le PAM, deux partenaires de la même coalition. M. Akhannouch avait dénoncé les fausses promesses de son allié et mis en garde contre la transhumance politique, tandis que Fouzi Lekjaa appelait à un vote sanction contre la gestion du RNI dans plusieurs provinces. Cet affrontement entre formations gouvernementales a nourri, selon plusieurs analyses, la lecture d’un vote de rejet dont le PAM a tiré bénéfice.

Le parti conserve la deuxième place, mais d’un siège seulement sur l’Istiqlal, et perd plus du tiers de sa représentation. Sa position dans une éventuelle coalition s’en trouve sensiblement affaiblie par rapport à 2021, où il en était la formation dominante.

LNT

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Benkirane exclut toute participation du PJD au gouvernement https://lnt.ma/benkirane-exclut-toute-participation-du-pjd-au-gouvernement/ Thu, 24 Sep 2026 16:36:59 +0000 https://lnt.ma/?p=560026 Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement a annoncé que sa formation ne participerait pas au prochain gouvernement, au lendemain d’un scrutin qui lui a rendu 54 sièges après l’effondrement de 2021. Abdelilah Benkirane soutient que son parti constitue le véritable grand vainqueur du scrutin, en dépit de la première place […]

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Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement a annoncé que sa formation ne participerait pas au prochain gouvernement, au lendemain d’un scrutin qui lui a rendu 54 sièges après l’effondrement de 2021.

Abdelilah Benkirane soutient que son parti constitue le véritable grand vainqueur du scrutin, en dépit de la première place obtenue par le Parti authenticité et modernité. Il estime qu’une participation aboutirait à une configuration gouvernementale déséquilibrée et juge le futur exécutif peu fiable, qualifiant de dangereux un gouvernement conduit par le PAM et mettant en doute sa capacité à tenir ses objectifs.

Il a par ailleurs fait état d’irrégularités, affirmant que des acteurs partisans étaient intervenus dans le déroulement des opérations de vote, sans préciser la nature ni l’ampleur des faits allégués. Aucune procédure contentieuse n’a été annoncée à ce stade, les recours relevant des commissions de recensement puis de la Cour constitutionnelle.

Sur le registre personnel, le dirigeant islamiste a distingué ses relations avec Fouzi Lekjaa, qu’il décrit comme cordiales, de son opposition politique, qu’il fonde sur des différences idéologiques.

La posture n’est pas sans précédent dans l’histoire du parti, mais elle intervient dans une configuration nouvelle. Le PJD avait dirigé deux gouvernements entre 2011 et 2021 avant d’être ramené à 13 sièges. Sa remontée à 54 élus en fait la quatrième force parlementaire, position d’où il peut structurer une opposition sans porter la responsabilité de l’action gouvernementale.

L’annonce simplifie par ailleurs l’équation de la coalition. Elle retire du jeu la seule combinaison qui aurait supposé un rapprochement entre deux formations que tout oppose, et renvoie la négociation aux partis de la majorité sortante.

Le conseil national du parti devait se réunir samedi pour évaluer les résultats et arrêter ses orientations.

LNT

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LÉGISLATIVES 2026 : Mais qui a gagné ? https://lnt.ma/legislatives-2026-mais-qui-a-gagne/ Thu, 24 Sep 2026 14:42:32 +0000 https://lnt.ma/?p=560016 Le PAM revendique la victoire, le PJD sa résurrection, le RNI sa résistance. Mais derrière la bataille des sièges, un chiffre écrase tous les autres, sur les 15,8 millions d’inscrits, 38,08 % seulement se sont déplacés, soit à peine plus de 6 millions de votants. Près de 10 millions d’électeurs inscrits sont donc restés chez […]

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Le PAM revendique la victoire, le PJD sa résurrection, le RNI sa résistance. Mais derrière la bataille des sièges, un chiffre écrase tous les autres, sur les 15,8 millions d’inscrits, 38,08 % seulement se sont déplacés, soit à peine plus de 6 millions de votants. Près de 10 millions d’électeurs inscrits sont donc restés chez eux. Et c’est sans compter ceux qui n’ont même pas pris la peine de s’inscrire. Pour une population en âge de voter estimée entre 27 et 28 millions de personnes, plus de 11 millions de Marocains ont choisi de rester hors du jeu avant même qu’il ne commence. Au total, ce sont plus de 21 millions de citoyens majeurs qui n’ont pas voté. Près de quatre sur cinq. Les jeunes, eux, ont presque disparu des radars, puisque les 18-24 ans ne pèsent plus que 4 % du corps électoral, deux fois moins qu’en 2021.

En volume réel de voix, le premier parti du Maroc n’a donc ni sigle, ni siège, ni tête de liste. C’est celui de l’abstention, des non-votants comme des non-inscrits. Et ce parti-là envoie un double message. Le premier, c’est que les Marocains placent leur confiance ailleurs que dans le gouvernement et ceux qui prétendent le composer. Dans l’État qui planifie et construit par-delà les législatures, dans les grands chantiers structurants, ou tout simplement dans leur propre débrouillardise. Le second est plus inquiétant encore, puisqu’une partie de nos concitoyens n’a tout simplement plus aucun espoir que sa voix serve à quoi que ce soit. Les vidéos d’urnes suspectes à Tanger et les procès-verbaux retenus dénoncés ici et là, même si aucune fraude n’a été établie à ce stade, ne feront que conforter ce sentiment. C’est une gifle, et elle ne vise pas un parti en particulier. Elle s’adresse à toute la classe politique, majorité et opposition confondues.

Pour ceux qui ont quand même voté, le résultat a un air de déjà-vu. PAM, RNI et Istiqlal, les trois partenaires de la coalition sortante, occupent le podium, simplement dans un ordre différent. Ensemble, ils totalisent 228 sièges, bien au-delà des 198 nécessaires à la majorité absolue. Certes, le bloc a perdu une quarantaine d’élus en cinq ans, et le RNI paie au prix fort l’usure d’un chef du gouvernement qui avait fini par concentrer toutes les frustrations. Mais changer l’ordre des facteurs ne change pas le produit. Le mercato estival qui a vu Fouzi Lekjaa rallier au Tracteur des élus venus du RNI et de l’Istiqlal en est la parfaite illustration, puisque ce sont souvent les mêmes hommes qui ont simplement changé de maillot. Blanc bonnet et bonnet blanc.

Les semaines à venir seront donc consacrées aux spéculations sur le nom du futur chef du gouvernement, que Sa Majesté le Roi choisira au sein du PAM, et aux tractations pour les strapontins ministériels. On pèsera les chances de Fatima Ezzahra El Mansouri et de Fouzi Lekjaa, on comptera les portefeuilles, on négociera les équilibres. Mais quel que soit le jeu des alliances, sur le fond, peu de choses risquent de changer ni brutalement ni de manière spectaculaire.

La seule véritable secousse de ce scrutin est venue de la Lampe. De 13 sièges en 2021, le PJD passe à 54, soit plus du quadruple. Cette fois, le parti n’a pas fait campagne sur les mœurs, la famille ou la morale religieuse. Il a fait campagne sur la probité et contre l’affairisme et que ce discours ait porté en dit long sur ce que ressent une partie de nos concitoyens. Il en dit tout autant sur la capacité d’un seul tribun, Abdelilah Benkirane, à haranguer les foules, à occuper l’espace et à transformer l’indignation en bulletins de vote, sans même avoir à présenter d’alternative programmatique crédible. Nous nous demandions dans ces colonnes si la résurrection médiatique du Zaïm pouvait se muer en renaissance électorale. La réponse est tombée.

Ce qui est plus navrant encore, c’est que le PJD représente désormais la seule vraie force dans l’opposition, parce que la gauche est émiettée. Additionnez les 26 sièges de l’USFP, les 19 du PPS et les 8 de l’Alliance de la gauche formée par la FGD et le PSU, et vous obtenez 53 sièges. À un siège près, la gauche pèse autant que le PJD. Rassemblée, elle aurait pu constituer une force d’opposition réelle, capable de porter une autre vision du modèle économique et social. Mais la gauche marocaine continue de préférer ses chapelles, ses querelles d’ego et ses batailles de mémoire à la construction d’un front commun. Ceux qui ont le cœur à gauche doivent l’avoir aussi en berne.

En définitive, que reste-t-il aujourd’hui de ces élections, à part les tracts qui jonchent encore les trottoirs de nos villes qui ne manquaient pourtant pas de déchets ? Il reste, comme hier, les chantiers colossaux de la santé, de l’éducation et du pouvoir d’achat, qui préoccupent tous les Marocains, qu’ils aient voté ou non. Et il reste ce constat qu’aucune formation, pendant cette campagne, n’aura convaincu de sa capacité à tacler durablement ces urgences.

Le goût de la démocratie est bel et bien amer.

Zouhair Yata

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Législatives 2026 : La nuit où la Lampe s’est rallumée au forceps… https://lnt.ma/legislatives-2026-la-nuit-ou-la-lampe-sest-rallumee-au-forceps/ Thu, 24 Sep 2026 11:03:37 +0000 https://lnt.ma/?p=559985 Le 23 septembre 2026 est une date qui restera certainement marquée dans l’esprit des islamistes du PJD. Cette nuit-là, les 54 sièges obtenus ont fini par raviver les espoirs après notamment l’échec cuisant lors du scrutin du 8 septembre 2021 où le parti avait obtenu 12 sièges, soit plus de 100 sièges perdus par rapport […]

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Le 23 septembre 2026 est une date qui restera certainement marquée dans l’esprit des islamistes du PJD. Cette nuit-là, les 54 sièges obtenus ont fini par raviver les espoirs après notamment l’échec cuisant lors du scrutin du 8 septembre 2021 où le parti avait obtenu 12 sièges, soit plus de 100 sièges perdus par rapport aux législatives de 2016.

A mi-chemin entre espoir et déception, les amis de Benkirane ont réalisé des résultats probants (54 sièges), par rapport aux législatives de 2021(12 sièges). L’écart est à ne pas sous-estimer. Ces résultats viennent en effet repositionner le parti dans le landernau partisan, mais surtout installer de la confiance auprès des partisans pjdistes.

La campagne électorale marathonienne du parti menée par Benkirane, un féru des meetings et de l’oral, qui s’est permis de se pencher sur tous les dossiers et sujets de l’heure qui fâchent et qui ne cessent de décevoir, en premier lieu Al Fassad et la non-réédition des comptes.

Mais il s’est avéré que face à un Lekjaa aussi rodé, Benkirane n’a pas pu réaliser l’essentiel, à savoir décrocher la première place de ce scrutin qui pourrait marquer la fin de sa longue carrière politique. Il aurait peut-être souhaité la finir sur une note glorieuse !

En tout, le parti a obtenu 54 sièges, soit presque 14% de l’agglomération parlementaire. Mais auprès de l’état-major du parti, une certaine déception est présente quand même. À vrai dire, on s’attendait à ce que le PJD arrive en tête. D’ailleurs, certains analystes donnaient même le PJD gagnant en prétendant que le RNI allait payer très cher sa gestion qualifiée de chaotique de la chose publique depuis cinq ans déjà. Les Marocains ont été invités à voter le changement et la rupture avec un parti qui n’aurait pas été à la hauteur des véritables enjeux de l’heure.

A ces résultats, le très controversé Abdelilah Benkirane, l’un des derniers ténors du PJD, s’est montré assurant, mais pas vraiment à l’aise : « On va continuer de mener normalement notre action partisane… », a-t-il préféré lancer après l’annonce des résultats.

Dans tous les cas, une chose est sûre. Les 54 sièges du PJD vont lui permettre de préparer un groupe parlementaire solide pour mener une opposition comme au « beau vieux temps » !

H.Z

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Législatives 2026 : Après la victoire, la dure épreuve des alliances ! https://lnt.ma/legislatives-2026-apres-la-victoire-la-dure-epreuve-des-alliances/ Thu, 24 Sep 2026 10:07:13 +0000 https://lnt.ma/?p=559957 Le PAM, principal allié de la coalition sortante conduite par le RNI, vient, au titre du scrutin législatif du 23 septembre, de surclasser la Colombe, deuxième de ces élections. Mais le jeu des alliances s’annonce compliqué… Talbi Alami, Président rniste de la Chambre des Représentants, avait bel et bien annoncé en pleine campagne électorale, que […]

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Le PAM, principal allié de la coalition sortante conduite par le RNI, vient, au titre du scrutin législatif du 23 septembre, de surclasser la Colombe, deuxième de ces élections. Mais le jeu des alliances s’annonce compliqué…

Talbi Alami, Président rniste de la Chambre des Représentants, avait bel et bien annoncé en pleine campagne électorale, que même si le PAM remportait les élections, le Département de l’Economie et des Finances resterait entre les mains de « Lalla Nadia » !

Cette annonce a fait couler beaucoup d’encre. On y revient aujourd’hui pour savoir si le PAM de Faouzi Lekjaâ finira-t-il par céder en s’alliant d’abord avec le RNI, mais surtout en ne touchant pas au ministère des Finances ?

En lançant ce défi aux amis de Lekjaa, Talbi Alami savait que ce scrutin allait se jouer entre le RNI et le PAM et que malgré sa deuxième place, son parti ne devrait en aucun cas lâcher le département de l’Economie et des Finances que « Lalla Nadia » devrait continuer à y présider, a-t-il dit.

La réponse de Lekjaa n’a pas tardé. Lors de ses meetings, il a bien voulu démontrer que ni lui, ni son parti, sont prêts pour céder aux chantages : « Je ne comprends pas. Certains ont déjà commencé à dispatcher les portefeuilles ministériels ! », lançait avec grand étonnement Lekjaa.

Mais ce qui est à retenir, c’est qu’à la suite aux résultats de ce scrutin qui collent parfaitement avec les prévisions de Talbi Alami, Faouzi Lekjaa est doublement interpellé. En effet, pour la formation du prochain gouvernement, serait-il amené à faire avec le RNI ? Et dans ce cas, serait-il amené à abandonner le département des Finances, un poste extrêmement stratégique, au profit du RNI ?

Dans le cas contraire, le PAM, avec 97 sièges, aura certainement du mal à former une majorité homogène et solide loin du RNI et ses 66 sièges. Le PJD avec ses 54 sièges, lui, ne cesse de rappeler qu’il n’est pas question de s’allier avec un parti comme le PAM.

L’Istiqlal, troisième de ce scrutin avec 65 sièges, se veut prêt, comme à l’accoutumée et peu importe le contexte, à s’entendre avec le parti vainqueur des élections.

Néanmoins, il est quand même important de constater que pour former une majorité solide, soit plus de 200 voix au Parlement, le PAM aura affaire avec d’autres formations tels que l’USFP, le PPS, ou encore le MP qui ne partagent pas forcément ses convictions et ses méthodes.

C’est dire que la formation des alliances nécessaires pour la majorité gouvernementale pourrait prendre beaucoup du temps. Toutefois, le risque du blocage est-il envisageable par un RNI qui a du mal à avaler la pilule de la deuxième place ?

Ainsi, les jours à venir s’annoncent compliqués pour un PAM appelé à négocier avec tous pour gouverner…

H.Z

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Législatives 2026 : Le PAM grand vainqueur, le RNI et l’Istiqlal perdent des voix, le PJD renaît de ses cendres https://lnt.ma/legislatives-2026-le-pam-grand-vainqueur-le-rni-et-listiqlal-perdent-des-voix-le-pjd-renait-de-ses-cendres/ Thu, 24 Sep 2026 09:07:15 +0000 https://lnt.ma/?p=559950 C’est fait. Le Tracteur vient de réussir l’essentiel. Les amis de Faouzi Lekjaâ ont remporté 97 sièges au titre des élections législatives du 23 septembre, selon les résultats provisoires donnés par le ministre de l’Intérieur tôt dans la matinée de ce jeudi 24 septembre. En effet, après dépouillement et décompte des voix dans l’ensemble des […]

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C’est fait. Le Tracteur vient de réussir l’essentiel. Les amis de Faouzi Lekjaâ ont remporté 97 sièges au titre des élections législatives du 23 septembre, selon les résultats provisoires donnés par le ministre de l’Intérieur tôt dans la matinée de ce jeudi 24 septembre.

En effet, après dépouillement et décompte des voix dans l’ensemble des circonscriptions nationales au titre de ce scrutin législatif pour l’élection des membres de la Chambre des Représentants, le ministre de l’Intérieur a annoncé que le RNI a remporté 66 sièges, soit 31 sièges de moins par rapport aux législatives de 2021 où il était arrivé en tête avec 97 sièges.

En troisième place, le Parti de l’Istiqlal (PI) s’est adjugé 65 sièges, soit 13 sièges de moins par rapport aux élections de 2021 où il avait emporté 78 sièges.

En quatrième place, le PJD, après l’échec cuisant des 12 sièges de 2021, marque son retour en réalisant des résultats honorables, soit 54 sièges.

En cinquième place, le MP arrive avec 29 sièges, suivi des partis de l’USFP avec 26 sièges, le PPS avec 19 sièges, l’UC 17 sièges, le Mouvement Démocratique et Social (MDS, 8 sièges), de l’Alliance de la Gauche (AG, 08 sièges), du Front des Forces Démocratiques (FFD, 02 Sièges), du Parti de l’Equité (PE, 02 sièges), du Parti des Néo-Démocrates (PND, 01 siège) et du Parti de l’Unité et de la Démocratie (PUD, 01 siège).

Par ailleurs, M. Laftit, qui a présenté les résultats provisoires de ces élections, a indiqué que le taux de participation a atteint 38,08% de l’ensemble du corps électoral national, contre 50,86% en 2021 et 42,27% en 2016, notant que le scrutin du 23 septembre a connu la participation de près de 6 millions d’électeurs.

Dans ce sens, le ministre a relevé que les provinces du Sud ont enregistré comme à l’accoutumée une forte affluence aux urnes, relevant que le taux de participation a atteint respectivement 77% dans la région de Laâyoune Sakia El Hamra, 53,48% dans la région de Guelmim-Oued Noun et 61% dans la région de Dakhla Oued-Eddahab, ce qui constitue une « illustration parfaite de l’attachement des citoyens de ces chères provinces à leur marocanité et leur implication effective dans les différentes institutions représentatives ».

Selon M. Laftit, l’opération de vote sur l’ensemble du territoire national s’est déroulée dans des conditions bonnes et normales, à l’exception de cas isolés qui n’ont pas impacté le bon déroulement de l’opération.

Un scrutin sous haute surveillance

Et de poursuvre qu’en exécution des Hautes Instructions adressées par le Souverain au ministre de l’Intérieur et au président du Ministère public, afin de veiller au bon déroulement des élections législatives, il a été procédé à l’activation de la commission centrale ainsi que des commissions régionales et provinciales de suivi de l’opération électorale. L’objectif étant de prendre les mesures susceptibles de garantir le respect des opérations électorales et de faire face immédiatement à tout ce qui pourrait y porter atteinte, jusqu’à l’annonce des résultats du scrutin.

Dans ce cadre, M. Laftit a fait remarquer que le nombre total d’observatrices et d’observateurs ayant couvert l’opération électorale s’est élevé à 3.006, dont 2.023 issus d’associations de la société civile et 783 relevant du CNDH, en plus de 200 observateurs étrangers représentant des organisations non gouvernementales et des instances internationales et régionales d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine et du Moyen-Orient, ce qui témoigne de l’ouverture de l’expérience marocaine sur son environnement international et consacre son interaction avec les meilleures pratiques démocratiques.

Sur un autre registre, le ministre a indiqué que les partis politiques se sont mobilisés pour prendre part à la compétition électorale, notant que 28 formations politiques, dont une alliance de deux partis, ont présenté 1.847 listes au titre des circonscriptions électorales législatives locales et régionales, totalisant 7.277 candidatures, soit une moyenne nationale de plus de 18 candidatures pour chaque siège.

S’agissant des candidatures féminines pour l’élection des membres de la Chambre des représentants, M. Laftit a souligné qu’elles ont atteint un total de 2.659, soit un taux d’environ 37% du nombre total des candidatures, dont 1.783 candidates au niveau des circonscriptions électorales régionales et 876 candidates au niveau des circonscriptions électorales locales parmi lesquelles 120 têtes de listes locales.

Sur le terrain de la campagne, les tournées ont constitué le moyen le plus utilisé par les candidats en attirant environ 730.000 participants, suivies des meetings électoraux avec près de 407.000 participants, a-t-il ajouté.

Sans grande surprise donc et comme attendu, le PAM arrive en tête grâce à la forte mobilisation de Faouzi Lekjaâ, suivi du RNI et l’Istiqlal. C’est dire que ce sont les partis de la majorité sortante qui se sont imposés pour la deuxième fois de suite. Vont-ils toutefois enterrer leur hache de guerre pour gouverner ensemble ? La question taraude les esprits après une campagne électorale où le duel RNI/PAM a atteint un niveau d’acharnement inédit !

Hassan Zaatit

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La participation tombe à 38%, au plus bas depuis 2011 https://lnt.ma/la-participation-tombe-a-38-au-plus-bas-depuis-2011/ Thu, 24 Sep 2026 09:06:38 +0000 https://lnt.ma/?p=559958 Le taux de participation aux législatives du 23 septembre s’est établi à 38,02% à la clôture des bureaux, chiffre porté à 38,08% dans le décompte présenté par le ministre de l’Intérieur. Moins de six millions d’électeurs se sont déplacés sur un corps électoral de 15,8 millions d’inscrits. Le niveau constitue le plus faible enregistré depuis […]

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Le taux de participation aux législatives du 23 septembre s’est établi à 38,02% à la clôture des bureaux, chiffre porté à 38,08% dans le décompte présenté par le ministre de l’Intérieur. Moins de six millions d’électeurs se sont déplacés sur un corps électoral de 15,8 millions d’inscrits.

Le niveau constitue le plus faible enregistré depuis 2011. Il se compare à 42,29% en 2016 et à un peu plus de 50% en 2021. Le ministère apporte toutefois une précision méthodologique à cette dernière comparaison : le scrutin de 2021 s’était tenu le même jour que les élections communales et régionales, configuration qui élève mécaniquement la mobilisation par rapport à un vote portant sur la seule Chambre des représentants.

La géographie de la participation est très contrastée. Les provinces du Sud affichent des taux nettement supérieurs à la moyenne, avec 77% à Laâyoune-Sakia El Hamra, 61% à Dakhla-Oued Eddahab et 53,48% à Guelmim-Oued Noun. À l’inverse, les grandes agglomérations du nord et du centre tirent la moyenne nationale vers le bas.

Deux facteurs structurels éclairent ce résultat. Le corps électoral s’est contracté par rapport à 2021, passant de 17,5 à environ 15,8 millions d’inscrits. Sa composition a par ailleurs vieilli : la part des 18-24 ans y est tombée de 8% à 4% et celle des 25-34 ans de 19% à 15%, évolution qui traduit un défaut d’inscription des jeunes générations autant qu’une abstention.

L’effet arithmétique de ce taux n’est pas neutre. Le mode de calcul de l’attribution des sièges a été modifié pour ce scrutin et repose désormais sur les suffrages valablement exprimés et non plus sur le nombre d’inscrits, ce qui relève le seuil d’accès au siège proportionnellement au retrait des électeurs.

Le scrutin s’est déroulé dans 40.694 bureaux de vote, avec 3 931 bureaux centralisateurs, sous l’observation de 3 006 personnes accréditées dont environ 200 observateurs internationaux.

LNT

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Élections législatives: Le taux de participation a atteint 38,02% au niveau national https://lnt.ma/elections-legislatives-le-taux-de-participation-a-atteint-3802-au-niveau-national/ Wed, 23 Sep 2026 23:37:34 +0000 https://lnt.ma/?p=559946 Le taux de participation aux élections législatives générales pour l’élection des membres de la Chambre des représentants a atteint 38,02% au niveau national, a annoncé mercredi soir le ministère de l’Intérieur. Dans un communiqué, le ministère souligne qu’en application des dispositions juridiques fixant l’heure de la fin du scrutin, l’opération de vote pour l’élection des […]

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Le taux de participation aux élections législatives générales pour l’élection des membres de la Chambre des représentants a atteint 38,02% au niveau national, a annoncé mercredi soir le ministère de l’Intérieur.

Dans un communiqué, le ministère souligne qu’en application des dispositions juridiques fixant l’heure de la fin du scrutin, l’opération de vote pour l’élection des membres de la Chambre des représentants couvrant l’ensemble des bureaux de vote mis en place au niveau national a pris fin à 19H00.

Selon les informations recueillies auprès des provinces, préfectures et préfectures d’arrondissements du Royaume, le taux de participation au niveau national a atteint 38,02%.

S’agissant du déroulement de l’opération de vote, et hormis quelques cas très isolés, qui ont concerné un nombre limité de bureaux de vote, le scrutin s’est déroulé dans des conditions normales au niveau de l’ensemble des régions du Royaume.

Dès la fin du scrutin, les bureaux de vote ont procédé au dépouillement et au décompte des voix dans un climat positif et en présence des représentants des listes de candidature. Cette opération concerne, dans un premier temps, l’élection au niveau des circonscriptions électorales locales et dans un second temps l’élection au niveau des circonscriptions électorales régionales.

Les bureaux de vote procéderont, immédiatement après l’accomplissement de leurs missions, à l’acheminement des procès-verbaux des opérations électorales qu’ils ont établis vers les bureaux centraux, afin de permettre à ces derniers de procéder au décompte des voix obtenues par les listes de candidatures au niveau de leurs circonscriptions électorales.

Concernant les résultats du scrutin et l’annonce des noms des candidats et candidates élus, les commissions de recensement, présidées par des magistrats, procéderont au décompte des voix, à la proclamation des résultats et à l’annonce des noms des candidates et candidats élus, en se basant sur les procès-verbaux des bureaux centraux établis pour les circonscriptions électorales locales et sur les PV des commissions provinciales de recensement pour les circonscriptions électorales régionales.

 

LNT avec Map

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Seules 121 femmes conduisent une liste locale sur 1.615 https://lnt.ma/seules-121-femmes-conduisent-une-liste-locale-sur-1-615/ Wed, 23 Sep 2026 11:08:32 +0000 https://lnt.ma/?p=559883 Les femmes représentent 2 658 des 7 288 candidats aux législatives, soit 36,47%, mais cette proportion masque une répartition très déséquilibrée entre les deux types de circonscriptions. Sur les 2 658 candidates, 1 783 se présentent dans les circonscriptions régionales, désormais réservées aux femmes, et 875 seulement dans les circonscriptions locales, où concourent au total […]

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Les femmes représentent 2 658 des 7 288 candidats aux législatives, soit 36,47%, mais cette proportion masque une répartition très déséquilibrée entre les deux types de circonscriptions.

Sur les 2 658 candidates, 1 783 se présentent dans les circonscriptions régionales, désormais réservées aux femmes, et 875 seulement dans les circonscriptions locales, où concourent au total 5 505 candidats. L’écart le plus significatif porte toutefois sur la position dans la liste : 121 femmes conduisent une liste locale sur 1 615, soit environ 7,5%. Or c’est la tête de liste qui détermine, dans un scrutin proportionnel, la probabilité réelle d’être élu.

Le mécanisme des circonscriptions régionales a été modifié pour ce scrutin. Auparavant fondé sur une obligation de présence de femmes au sein des listes, il réserve désormais ces sièges exclusivement à des candidates. Un dispositif incitatif de nature financière récompense par ailleurs les listes régionales intégralement composées de candidats âgés de 35 ans ou moins.

Les organisations de défense des droits des femmes formulent quatre critiques convergentes. La première porte sur la qualité du positionnement dans les listes plutôt que sur le volume des candidatures. La deuxième concerne les conditions de campagne, avec des cas documentés de ciblage et de harcèlement numérique visant des candidates. La troisième interroge l’accès aux ressources financières nécessaires à une campagne. La quatrième met en cause le poids des liens familiaux dans la sélection des candidatures.

Une organisation résume l’objection centrale : l’augmentation globale du nombre de candidates ne suffit pas, à elle seule, à mesurer un progrès de la participation politique des femmes.

Le Mouvement pour une démocratie paritaire avait par ailleurs dénoncé la semaine dernière le rejet de listes conduites par des femmes, demandant que ces décisions soient motivées.

LNT

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Législatives 2026 : les Marocains appelés aux urnes pour renouveler la Chambre des représentants https://lnt.ma/legislatives-2026-les-marocains-appeles-aux-urnes-pour-renouveler-la-chambre-des-representants/ Wed, 23 Sep 2026 10:42:15 +0000 https://lnt.ma/?p=559906 Les bureaux de vote ont ouvert ce mercredi 23 septembre à travers le Maroc pour les élections législatives destinées à renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants. Quelque 15,8 millions d’électeurs sont inscrits pour ce scrutin, auquel participent 28 formations politiques. Les opérations de vote, ouvertes à 8 heures, doivent se poursuivre jusqu’à […]

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Les bureaux de vote ont ouvert ce mercredi 23 septembre à travers le Maroc pour les élections législatives destinées à renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants. Quelque 15,8 millions d’électeurs sont inscrits pour ce scrutin, auquel participent 28 formations politiques. Les opérations de vote, ouvertes à 8 heures, doivent se poursuivre jusqu’à 19 heures.

Les électeurs marocains ont commencé à voter mercredi matin dans le cadre des élections législatives de 2026. Le scrutin doit déterminer la nouvelle composition de la Chambre des représentants, chambre basse du Parlement.

Selon les chiffres officiels rapportés par l’agence Anadolu, environ 15,8 millions d’électeurs sont inscrits sur les listes électorales. Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures et doivent fermer à 19 heures.

Au total, 28 formations politiques participent au scrutin pour les 395 sièges de la Chambre des représentants. Quelque 7.288 candidatures ont été enregistrées à l’échelle nationale.

La campagne électorale, ouverte le 10 septembre, a pris fin mardi à minuit. Les différentes formations engagées dans le scrutin ont consacré cette période à présenter leurs programmes et leurs candidats dans les différentes circonscriptions.

La séquence électorale s’est notamment déroulée autour de questions économiques et sociales telles que l’emploi, la situation économique et les services publics. La participation électorale, notamment celle des jeunes, figure également parmi les sujets ayant accompagné la campagne.

Le scrutin de ce mercredi constitue, selon le décompte rapporté par Anadolu, la 12e élection législative organisée au Maroc depuis l’indépendance et la sixième depuis l’accession au trône du roi Mohammed VI en 1999.

Les électeurs sont appelés à déterminer la composition de la Chambre des représentants pour la prochaine législature. Avec 28 formations en lice et plusieurs milliers de candidatures, le scrutin doit permettre de mesurer la représentation respective des différents partis au sein de la première Chambre du Parlement.

Le vote intervient au terme d’une campagne durant laquelle les partis ont défendu des orientations différentes sur les principaux dossiers économiques, sociaux et institutionnels. L’emploi et les politiques publiques ont notamment occupé une place dans les débats entourant le scrutin.

La mobilisation électorale constitue également l’un des éléments qui seront observés à l’issue de la journée, le niveau de participation permettant de mesurer la proportion des électeurs inscrits ayant effectivement pris part au vote.

Après la fermeture des bureaux à 19 heures, les opérations de dépouillement doivent permettre d’établir progressivement les résultats du scrutin.

Selon le calendrier électoral rapporté par Anadolu, les premiers résultats provisoires devraient commencer à être annoncés jeudi 24 septembre. Ils permettront de connaître la répartition des 395 sièges entre les différentes formations politiques représentées à la Chambre des représentants.

LNT

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Jusqu’à vingt ans de prison pour la fraude électorale organisée https://lnt.ma/jusqua-vingt-ans-de-prison-pour-la-fraude-electorale-organisee/ Wed, 23 Sep 2026 10:41:44 +0000 https://lnt.ma/?p=559892 Le dispositif pénal encadrant le scrutin de ce mercredi prévoit des peines allant jusqu’à vingt ans de réclusion pour les atteintes les plus graves à l’intégrité du vote, un arsenal sensiblement renforcé par rapport aux échéances précédentes. Les peines de dix à vingt ans sont réservées aux entreprises concertées visant à perturber le déroulement du […]

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Le dispositif pénal encadrant le scrutin de ce mercredi prévoit des peines allant jusqu’à vingt ans de réclusion pour les atteintes les plus graves à l’intégrité du vote, un arsenal sensiblement renforcé par rapport aux échéances précédentes.

Les peines de dix à vingt ans sont réservées aux entreprises concertées visant à perturber le déroulement du scrutin ou à manipuler le dépouillement. L’irruption violente ou l’obstruction dans un bureau de vote est punie de deux à cinq ans, portés à cinq à dix ans si les auteurs sont armés. Les agents qui altèrent des bulletins, en ajoutent de frauduleux ou s’emparent d’une urne encourent cinq à dix ans de réclusion assortis d’amendes substantielles.

L’usurpation d’identité électorale et le vote multiple sont sanctionnés d’un à trois ans de prison et d’une amende de 50 000 à 100 000 dirhams. La distribution de matériel électoral le jour du scrutin, y compris par les réseaux sociaux et par des outils d’intelligence artificielle, expose à trois à six mois d’emprisonnement et à une amende de 20 000 à 50 000 dirhams.

L’extension explicite du dispositif au champ numérique constitue la principale nouveauté. Le texte couvre les publications sur les réseaux sociaux et les contenus générés par intelligence artificielle susceptibles d’interférer avec le processus électoral, en réponse à l’apparition de contenus synthétiques dans les campagnes récentes.

L’usage du téléphone et de tout appareil d’enregistrement dans l’espace de vote entraîne la saisie immédiate de l’appareil, trois à six mois d’emprisonnement et une amende de 10 000 à 20 000 dirhams. Cette disposition vise une pratique documentée d’achat de voix, consistant à exiger de l’électeur une preuve photographique de son bulletin.

L’effectivité de ce dispositif dépendra moins de son échelle de peines que du nombre de poursuites effectivement engagées, les précédents scrutins ayant donné lieu à peu de condamnations au regard du volume des signalements.

LNT

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Le Chili reconnaît la souveraineté marocaine sur le Sahara https://lnt.ma/le-chili-reconnait-la-souverainete-marocaine-sur-le-sahara/ Wed, 23 Sep 2026 10:38:33 +0000 https://lnt.ma/?p=559894 Le Chili a reconnu la souveraineté du Royaume sur le Sahara et engagé la négociation d’un accord commercial bilatéral, aux termes d’un communiqué conjoint signé le 22 septembre à New York par Nasser Bourita et son homologue Francisco Pérez Mackenna. Le texte comporte trois volets. Sur le plan politique, Santiago reconnaît la souveraineté marocaine et […]

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Le Chili a reconnu la souveraineté du Royaume sur le Sahara et engagé la négociation d’un accord commercial bilatéral, aux termes d’un communiqué conjoint signé le 22 septembre à New York par Nasser Bourita et son homologue Francisco Pérez Mackenna.

Le texte comporte trois volets. Sur le plan politique, Santiago reconnaît la souveraineté marocaine et retient l’initiative d’autonomie présentée en 2007 comme base politique du règlement du différend régional, en appuyant la résolution 2797 du Conseil de sécurité et son appel à des négociations de bonne foi sans conditions préalables.

Le deuxième volet est économique. Le Chili s’engage à favoriser les investissements directs dans les provinces du Sud, dans l’agro-industrie, les énergies renouvelables et la logistique. Le troisième porte sur le commerce : les deux pays ont signé des termes de référence en vue de la négociation d’un accord de libre-échange conforme aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.

La combinaison des trois volets fait la portée de l’annonce. Une reconnaissance politique assortie d’un engagement d’investissement localisé et d’un cadre commercial en préparation dépasse la déclaration de principe, en créant des intérêts économiques qui rendent la position plus difficile à réviser.

Le Chili appartenait jusqu’ici au groupe des pays latino-américains les plus réservés sur le dossier. Son évolution s’inscrit dans une séquence dense : le Panama a affirmé la veille sa reconnaissance et l’exercice de ses compétences consulaires sur l’ensemble du territoire marocain, tandis que Cabo Verde a réaffirmé son soutien par la voix de son ministre des Affaires étrangères et de la Défense, Manuel Augusto Lima Amante da Rosa.

Cette accumulation intervient à cinq semaines de l’examen par le Conseil de sécurité du mandat de la mission onusienne, dont l’échéance est fixée au 31 octobre. L’annonce coïncide avec le 65e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

LNT

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Législatives 2026 : Lekjaa, cet enfant terrible de la campagne ! https://lnt.ma/legislatives-2026-lekjaa-cet-enfant-terrible-de-la-campagne/ Tue, 22 Sep 2026 11:57:27 +0000 https://lnt.ma/?p=559855 On savait qu’il allait y mettre du feu. Mais pas autant ! Faouzi Lekjaa, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a réussi en effet à mobiliser les foules, mais surtout à faire de cette campagne électorale un espace de règlements de comptes, de vérités accablantes, de reproches et d’accusations mutuelles. Les débats ont été houleux […]

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On savait qu’il allait y mettre du feu. Mais pas autant ! Faouzi Lekjaa, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a réussi en effet à mobiliser les foules, mais surtout à faire de cette campagne électorale un espace de règlements de comptes, de vérités accablantes, de reproches et d’accusations mutuelles. Les débats ont été houleux et agités. Aucun des partis en lice, même les ‘‘hizbicules’’, n’a voulu se laisser faire. A vrai dire, l’effet Lekjaa a fini par bousculer les calculs et chambouler les prévisions. Pour le PAM, ce fut sans aucun doute l’homme qu’il fallait pour mener à bon port le Tracteur face à un RNI qui s’est montré agressif et combattif.   

Le patron du foot marocain, jusqu’alors également ministre délégué du Budget, est arrivé chez le Tracteur en juillet dernier. Très vite, l’homme a annoncé la couleur d’une campagne électorale aux allures intenses et tendues. Aux côtés des vedettes des meetings, des polémiques et des vérités crues, Faouzi Lekjaa est venu tenter sa chance pour y mettre son propre grain de sel.

Chez les partis politiques en lice, aussi bien de l’opposition que de la majorité gouvernementale, l’inquiétude monte d’un cran. Faouzi Lekjaa est un concurrent à ne jamais prendre à la légère. Abdelilah Benkirane, Nabil Benabdellah, Driss Lachgar, Nizar Baraka, Aziz Akhennouch, Nabila Mounib et autres Mohammed Auzzine devaient alors sortir leur grosse artillerie. La campagne n’allait certainement pas être une simple partie de plaisir. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard qu’un féru de la politique comme Benkirane lui a conseillé à maintes reprises de « rester loin de la politique et de se concentrer plutôt sur son foot » !

Les opportunistes, les carriéristes et autres Moulchekara, eux, ont vu en lui une valeur sûre pour s’assurer une carrière parlementaire confortable. Sans perdre trop de temps, beaucoup n’ont pas hésité à changer de casquette pour quitter leurs formations et s’installer au PAM.

Et ce n’est pas un emballement médiatique anodin. Loin de là. Depuis l’officialisation de son atterrissage au BP du Tracteur, les observateurs, les analystes, les éditorialistes et les chroniqueurs politiques se succèdent pour tenter d’expliquer les tenants et les aboutissants de la force réelle de Lekjaa. Sur les réseaux sociaux, le buzz a été bel et bien au rendez-vous.

Sur le terrain, l’homme était partout au Maroc. Ses rencontres avec l’électorat et ses meetings ont fait le plein. Sûr de lui, Lekjaa a bien voulu dire aux Marocains ce qu’ils avaient envie d’entendre. En effet, très suivi sur la Toile, dans les grandes villes, dans les patelins etc., il n’a cessé de répêter à tous ceux qui ont bien voulu le croire que le programme de son parti, estimé à quelques 390 MMDH sur cinq ans, n’est pas un « bluff ». Les promesses données et qui ambitionnent d’aller de l’avant sur le plan socio-économique, sont réalistes et réalisables, a souvent insisté Lekjaa.

À ce niveau, il est quand même important de constater que Lekjaa a placé la barre des promesses très haute. Beaucoup de citoyens, déçus et fatigués des réformes annoncées durant des années, veulent bien y croire. Fortement.

Quid maintenant du débat sur les Frakchias, El Fassad, le népotisme et autres formes de clientélisme, très cher à Benkirane, Baraka, Mounib, Lachgar et autres Benabdellah ? Là, Lekjaâ a très vite pris les devants par rapport à ses rivaux pour ouvrir le bal.

Décevant ses alliés de la majorité, particulièrement le RNI, l’homme, dès ses premières sorties publiques, n’a pas hésité un instant à reconnaître l’existence d’une bande de « Frankchias » au sein du Gouvernement et des parlementaires, qui ont bénéficié sans aucune retenue, des différents programmes et subventions destinés à faire face à la hausse du coût de la vie, soit plus de 280 MMDH qui sont partis en fumés.

Devant la foule, Lekjaâ, pourtant responsable n°1 du budget étatique, argumentait et plaidait pour son « innocence », tout en pointant du doigt les ministres rnsites. D’ailleurs et loin du traditionnel duel électoral RNI / PJD, Lekjaa a fini par recentrer cette dualité vers celui du PAM / RNI, deux amis d’hier devenus, le temps d’une campagne électorale, les principaux ennemis.

Comme on le voit donc, Lekjaa a réussi en deux mois seulement une véritable percée dans le débat public. A tort ou à raison, il s’est montré convaincant pour les uns, rassurant pour certains, mais surtout inquiétant pour beaucoup d’autres.

Mission accomplie, peut-on ainsi dire pour Lekjaa, qui a permis au PAM de s’imposer en tant que première force politique capable de dominer haut la main le scrutin du mercredi 23 septembre.

Certes et indiscutablement, Lekjaa a fait du bon travail pour le PAM, mais il est quand même question d’un constat, à savoir que pour beaucoup, le Tracteur, crée en 2009, reste peu rassurant dans la mesure où ses partisans, une partie en tout cas, sont impliqués dans des affaires de trafic de drogue, de corruption et de dilapidation de l’argent public. Pour d’autres, le PAM, sans idéologie ni école politique, illustre parfaitement la notion d’Al Fassad et représente ainsi un véritable danger pour la démocratie, l’égalité des chances, les services publics, la justice, les institutions étatiques… Tel est la grande interrogation qui inquiète bon nombre d’analystes de la chose politiques nationale.

Le prochain Gouvernement, qui aura la Coupe du Monde parmi ses principaux chantiers prioritaires, est de ce fait appelé à couper court et de la manière la plus ferme et catégorique avec toute les formes d’Al Fassad qui ne cessent de tirer le Maroc et les Marocains vers l’arrière, au profit d’une poignée de Frakchias qui ont une technique infaillible : opter pour des partis politiques en mesure de leur garantir le parapluie nécessaire pour manœuvrer dans l’ombre…

Hassan Zaatit     

 

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Mokhtar Laghzioui élu à la présidence du Conseil national de la presse https://lnt.ma/mokhtar-laghzioui-elu-a-la-presidence-du-conseil-national-de-la-presse/ Tue, 22 Sep 2026 10:34:21 +0000 https://lnt.ma/?p=559824 Mokhtar Laghzioui a été élu le 21 septembre à Rabat président du Conseil national de la presse, par onze voix contre trois au journaliste Abdellah Bakkali. Hanane Rihab accède à la vice-présidence. L’élection marque la sortie d’une période institutionnelle prolongée d’incertitude. Le Conseil, instance d’autorégulation de la profession créée par la loi et composée de […]

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Mokhtar Laghzioui a été élu le 21 septembre à Rabat président du Conseil national de la presse, par onze voix contre trois au journaliste Abdellah Bakkali. Hanane Rihab accède à la vice-présidence.

L’élection marque la sortie d’une période institutionnelle prolongée d’incertitude. Le Conseil, instance d’autorégulation de la profession créée par la loi et composée de représentants élus des journalistes et des éditeurs auxquels s’ajoutent des personnalités désignées, avait vu son fonctionnement interrompu à l’expiration du mandat de sa précédente formation, situation qui avait conduit à la mise en place d’un dispositif transitoire.

Les attributions de l’instance sont substantielles. Elle délivre la carte de presse professionnelle, statue sur les manquements à la déontologie, arbitre les différends entre journalistes et entreprises de presse, et émet des avis sur les textes relatifs au secteur. Son inactivité laissait donc sans traitement une série de litiges et privait la profession de son mécanisme d’autorégulation, au profit d’un recours plus fréquent au juge pénal.

Le nouveau bureau hérite de plusieurs chantiers ouverts : la révision du code de déontologie, la question du statut des collaborateurs des sites électroniques, l’encadrement de l’usage de l’intelligence artificielle dans la production éditoriale, et l’articulation avec le modèle économique d’un secteur fragilisé par la contraction des recettes publicitaires et la concurrence des plateformes.

Le calendrier de cette élection, à la veille d’un scrutin législatif, place immédiatement l’instance devant l’une de ses fonctions les plus sensibles : le traitement des plaintes relatives au traitement médiatique de la campagne et à la diffusion d’informations non vérifiées, sujet sur lequel plusieurs formations politiques ont formulé des griefs durant les dernières semaines.

LNT

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Sahara : le Panama reconnaît la souveraineté marocaine et étend ses compétences consulaires https://lnt.ma/sahara-le-panama-reconnait-la-souverainete-marocaine-et-etend-ses-competences-consulaires/ Tue, 22 Sep 2026 10:26:30 +0000 https://lnt.ma/?p=559816 Le Panama a affirmé son soutien à « la souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de son territoire national » et indiqué que son ambassade « exerce pleinement ses compétences consulaires sur l’ensemble du territoire marocain ». La déclaration figure dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’une rencontre bilatérale tenue le 21 septembre […]

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Le Panama a affirmé son soutien à « la souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de son territoire national » et indiqué que son ambassade « exerce pleinement ses compétences consulaires sur l’ensemble du territoire marocain ». La déclaration figure dans un communiqué conjoint publié à l’issue d’une rencontre bilatérale tenue le 21 septembre à New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

L’entretien réunissait Nasser Bourita et son homologue panaméen Javier Eduardo Martínez-Acha Vásquez. Le texte qualifie le plan d’autonomie présenté en 2007 de « seule base sérieuse, crédible et réaliste » pour le règlement du différend, et décrit les relations bilatérales comme ayant atteint un niveau d’excellence inédit.

La formulation retenue mérite attention. L’extension explicite des compétences consulaires à l’ensemble du territoire constitue une reconnaissance de fait plus opérationnelle qu’une simple déclaration de soutien : elle signifie que l’ambassade traite les actes administratifs relatifs aux provinces du Sud comme relevant de sa juridiction marocaine ordinaire.

Cette position s’inscrit dans une séquence diplomatique dense. Le Chili et Cabo Verde ont exprimé des soutiens comparables en marge de la même session, dans un mouvement que Rabat cherche à consolider avant l’échéance du 31 octobre, date à laquelle le Conseil de sécurité doit se prononcer sur le renouvellement du mandat de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara.

Le précédent vote, intervenu en octobre 2025 avec la résolution 2797, avait été acquis par onze voix favorables et trois abstentions, l’Algérie ne participant pas au scrutin. La position de l’administration américaine pour cette échéance n’a pas été rendue publique, l’envoyé personnel du Secrétaire général Staffan de Mistura et le conseiller présidentiel Massad Boulos cherchant à faire avancer le processus politique avant le vote.

Nasser Bourita s’est entretenu à New York avec António Guterres ainsi qu’avec la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères.

LNT

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Législatives : campagne close, bureaux ouverts de 8 à 19 heures, procès-verbaux remis aux listes https://lnt.ma/legislatives-campagne-close-bureaux-ouverts-de-8-a-19-heures-proces-verbaux-remis-aux-listes/ Tue, 22 Sep 2026 10:19:30 +0000 https://lnt.ma/?p=559807 La campagne électorale s’est achevée lundi 21 septembre à 23h59, ouvrant la période de silence qui précède le scrutin. Les bureaux de vote seront ouverts le mercredi 23 septembre de 8 heures à 19 heures pour élire les 395 membres de la Chambre des représentants. L’une des nouveautés de ce scrutin porte sur la traçabilité […]

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La campagne électorale s’est achevée lundi 21 septembre à 23h59, ouvrant la période de silence qui précède le scrutin. Les bureaux de vote seront ouverts le mercredi 23 septembre de 8 heures à 19 heures pour élire les 395 membres de la Chambre des représentants.

L’une des nouveautés de ce scrutin porte sur la traçabilité des résultats. Les représentants des listes de candidature ont le droit d’obtenir des copies des procès-verbaux des bureaux de vote, documents auxquels la loi reconnaît la même valeur juridique que les originaux. Cette disposition constitue l’un des garde-fous introduits pour renforcer l’encadrement du dépouillement : elle permet à chaque liste de disposer, dès la clôture, d’une pièce opposable en cas de contestation, sans dépendre des seules remontées administratives.

Le cadre juridique a été modifié sur trois autres points. Le mode de calcul de l’attribution des sièges est désormais assis sur les suffrages valablement exprimés et non plus sur le nombre d’inscrits, ce qui relève le seuil d’accès au siège et pénalise l’émiettement. Les exigences de représentation féminine ont été renforcées. De nouvelles règles encadrent enfin la campagne numérique, en particulier les contenus générés par intelligence artificielle et la diffusion de fausses informations, avec des dépenses en ligne plafonnées au tiers du budget de campagne.

Le scrutin pourvoira 305 sièges au titre des 92 circonscriptions locales et 90 au titre des douze circonscriptions régionales. Vingt-sept partis y participent, avec 7 288 candidats répartis sur 1 850 listes, devant un corps électoral de quelque 15,5 millions d’inscrits.

L’inconnue principale demeure la participation, dont dépend directement l’effet du nouveau mode de calcul. Le fichier électoral s’est contracté par rapport à 2021 et la part des 18-24 ans y est tombée de 8% à 4%, évolution qui pèse sur la structure de l’électorat davantage que sur son volume.

La proclamation des résultats et le traitement des recours constitueront la dernière phase observée par les missions accréditées.

LNT

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Scrutin du 23 septembre : 3 006 observateurs accrédités, dont trente organisations internationales https://lnt.ma/scrutin-du-23-septembre-3-006-observateurs-accredites-dont-trente-organisations-internationales/ Tue, 22 Sep 2026 10:00:27 +0000 https://lnt.ma/?p=559805 La commission spéciale d’accréditation a validé 56 entités pour l’observation du scrutin législatif de mercredi, dont 26 associations nationales et 30 organisations internationales, pour un total de 3 006 observateurs déployés sur le territoire. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a dépêché une délégation de vingt membres conduite par Elisabetta Gardini, présente du 21 au […]

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La commission spéciale d’accréditation a validé 56 entités pour l’observation du scrutin législatif de mercredi, dont 26 associations nationales et 30 organisations internationales, pour un total de 3 006 observateurs déployés sur le territoire.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a dépêché une délégation de vingt membres conduite par Elisabetta Gardini, présente du 21 au 24 septembre et accompagnée d’un expert juridique de la Commission de Venise. Son programme comporte des entretiens avec le ministère de l’Intérieur, la présidence du Conseil national des droits de l’Homme et la direction de la Haute autorité de la communication audiovisuelle.

La Ligue arabe est représentée par une mission dirigée par l’ambassadeur Hussein Al-Hindaoui, qui publiera une déclaration préliminaire avant de remettre un rapport final au secrétaire général de l’organisation. Elle prévoit des rencontres avec les acteurs du processus électoral.

L’International Republican Institute, organisation américaine de promotion de la démocratie qui revendique plus de 270 missions d’observation depuis 1983, a prévu une présence spécifique dans les provinces du Sud, à Dakhla-Oued Eddahab et Laâyoune-Sakia El Hamra. Elle publiera une déclaration préliminaire puis un rapport d’évaluation détaillé.

Le choix de ce déploiement méridional n’est pas neutre. Il intervient à quelques semaines de l’examen par le Conseil de sécurité du mandat de la mission onusienne au Sahara, échéance fixée au 31 octobre, et la participation électorale dans ces provinces constitue l’un des arguments régulièrement avancés dans le débat international sur le statut du territoire.

Les missions observeront l’ensemble des phases du processus, consulteront les partis politiques et la société civile, et évalueront la qualité de la procédure ainsi que ses mécanismes de mise en œuvre. Un collectif associatif national déploie pour sa part 1 452 observateurs, avec cinq coordinateurs régionaux et quarante-huit coordinateurs provinciaux.

Le nombre d’observateurs rapporté au nombre de bureaux de vote demeure toutefois modeste, ce qui limite l’observation à un échantillon et non à une couverture exhaustive du scrutin.

LNT

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Législatives : dernière ligne droite d’une campagne où la jeunesse dit son scepticisme https://lnt.ma/legislatives-derniere-ligne-droite-dune-campagne-ou-la-jeunesse-dit-son-scepticisme/ Mon, 21 Sep 2026 10:53:17 +0000 https://lnt.ma/?p=559751 À deux jours du scrutin du 23 septembre, les états-majors achèvent une campagne dominée par le pouvoir d’achat, l’emploi et la santé, tandis que les jeunes électeurs expriment une défiance que les chiffres du corps électoral confirment. Les formations en lice ont concentré leurs derniers déplacements sur les régions intérieures. Fouzi Lekjaa a enchaîné Ouarzazate […]

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À deux jours du scrutin du 23 septembre, les états-majors achèvent une campagne dominée par le pouvoir d’achat, l’emploi et la santé, tandis que les jeunes électeurs expriment une défiance que les chiffres du corps électoral confirment.

Les formations en lice ont concentré leurs derniers déplacements sur les régions intérieures. Fouzi Lekjaa a enchaîné Ouarzazate et Tiznit, défendant les engagements sociaux du Parti authenticité et modernité, notamment le soutien aux veuves et les priorités destinées aux jeunes. Aziz Akhannouch a tenu meeting à Tétouan, où il a critiqué l’opposition et fixé le cap du quinquennat 2026-2031 en s’appuyant sur le bilan en matière de dessalement, de barrages et d’autoroutes. Nabil Benabdallah a dénoncé un gouvernement de conflits d’intérêts et appelé à un vote sanction. Fatima-Zahra Mansouri, à Benguérir, a défendu son honneur et ses engagements sociaux.

Le scepticisme des primo-votants s’exprime en termes directs. « Les promesses électorales ne sont que des paroles en l’air », résume une électrice de vingt ans interrogée dans la presse, formule qui recoupe le diagnostic posé par les observateurs accrédités : la part des 18-24 ans dans le corps électoral est tombée de 8% à 4%, celle des 25-34 ans de 19% à 15%, et le fichier s’est contracté de 17,5 millions d’inscrits en 2021 à environ 15,5 millions.

La campagne a par ailleurs été marquée par la prolifération de tracts et d’affiches dans l’espace public, qui a suscité des réactions d’exaspération, et par des accusations croisées entre formations sur l’achat de voix et le rôle des intermédiaires.

Le scrutin pourvoira 395 sièges, dont 305 au titre des 92 circonscriptions locales et 90 au titre des circonscriptions régionales. Vingt-sept partis y participent, avec 7 288 candidats répartis sur 1 850 listes. Plus de 3 000 observateurs nationaux et internationaux ont été accrédités.

Le mode de calcul de l’attribution des sièges a été modifié : il s’appuie désormais sur les suffrages valablement exprimés et non plus sur le nombre d’inscrits, changement qui relève le seuil d’accès au siège et dont l’effet dépendra directement du taux de participation.

LNT

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Justice : les avocats prolongent leur grève jusqu’à l’ouverture de la prochaine législature https://lnt.ma/justice-les-avocats-prolongent-leur-greve-jusqua-louverture-de-la-prochaine-legislature/ Mon, 21 Sep 2026 10:47:17 +0000 https://lnt.ma/?p=559739 L’Association des barreaux du Maroc a décidé dimanche de maintenir la suspension complète des services professionnels jusqu’au 9 octobre, date d’ouverture de la première année législative de la législature 2027-2031. Le mouvement, engagé à la mi-juin, se prolonge ainsi d’environ trois semaines supplémentaires. La décision a été prise au terme de délibérations prolongées du bureau […]

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L’Association des barreaux du Maroc a décidé dimanche de maintenir la suspension complète des services professionnels jusqu’au 9 octobre, date d’ouverture de la première année législative de la législature 2027-2031. Le mouvement, engagé à la mi-juin, se prolonge ainsi d’environ trois semaines supplémentaires.

La décision a été prise au terme de délibérations prolongées du bureau exécutif. Le bâtonnier de Casablanca, Mohamed Hissi, a confirmé la position de l’instance en indiquant qu’un communiqué formel suivrait. Une précédente reconduction avait été décidée le 10 septembre.

Le conflit porte sur la loi 66.23 relative à l’exercice de la profession d’avocat, publiée au Bulletin officiel. Les avocats contestent plusieurs de ses dispositions, dont ils estiment qu’elles portent atteinte à l’indépendance de la profession et à ses mécanismes d’autorégulation. Le texte ayant été promulgué, la revendication ne porte plus sur son adoption mais sur sa modification, ce qui explique le calage du calendrier de la grève sur celui du Parlement.

Le choix de la date du 9 octobre est en effet stratégique. Il fait coïncider la fin annoncée du mouvement avec l’installation de la nouvelle Chambre des représentants, issue du scrutin du 23 septembre, et avec la formation du prochain gouvernement. Les avocats misent ainsi sur une renégociation avec un exécutif reconstitué plutôt qu’avec un ministère en fin de mandat.

Le coût de ce blocage est supporté par les justiciables. La suspension des services professionnels paralyse les procédures dans lesquelles la représentation est obligatoire, allonge les délais d’audiencement et repousse l’examen d’affaires civiles, commerciales et familiales. Elle affecte aussi la détention provisoire, dont les demandes de mise en liberté supposent l’intervention d’un conseil.

Près de quatre mois après son déclenchement, le mouvement figure parmi les plus longs qu’ait connus la profession.

LNT

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Paix et sécurité : le Maroc appelle à adapter les opérations de soutien aux nouvelles menaces en Afrique https://lnt.ma/paix-et-securite-le-maroc-appelle-a-adapter-les-operations-de-soutien-aux-nouvelles-menaces-en-afrique/ Sat, 19 Sep 2026 12:01:26 +0000 https://lnt.ma/?p=559675 Le Maroc a appelé, vendredi 18 septembre à Bujumbura, à repenser les opérations de soutien à la paix de l’Union africaine afin de les adapter à l’évolution des conflits et des menaces sécuritaires sur le continent. Devant le Comité technique spécialisé de l’UA sur la défense, la sûreté et la sécurité, la délégation marocaine a […]

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Le Maroc a appelé, vendredi 18 septembre à Bujumbura, à repenser les opérations de soutien à la paix de l’Union africaine afin de les adapter à l’évolution des conflits et des menaces sécuritaires sur le continent. Devant le Comité technique spécialisé de l’UA sur la défense, la sûreté et la sécurité, la délégation marocaine a notamment proposé de renforcer la coopération en matière de formation, de cybersécurité, de soutien psychosocial et d’exercices multinationaux. La 18e session du Comité s’est tenue du 15 au 18 septembre dans la capitale burundaise, avec un segment ministériel organisé le dernier jour.

La transformation des conflits et la diversification des risques sécuritaires nécessitent une évolution des mécanismes africains de soutien à la paix, a estimé le Maroc lors de la 18e session ordinaire du Comité technique spécialisé sur la défense, la sûreté et la sécurité de l’Union africaine.

Intervenant durant le segment ministériel, la délégation marocaine a considéré que les évolutions observées sur le continent mettent en évidence les limites des modèles classiques de soutien à la paix. Elle a appelé, dans ce contexte, à engager une réflexion collective sur l’avenir de ces opérations afin d’en améliorer l’adaptabilité, l’efficacité et les capacités d’intervention.

La rencontre de Bujumbura s’est déroulée en trois étapes : une réunion d’experts les 15 et 16 septembre, suivie le 17 septembre de la réunion des chefs d’état-major et responsables des services de sûreté et de sécurité, puis du segment ministériel le 18 septembre.

Formation, logistique et gestion des crises

La délégation marocaine a réaffirmé la disponibilité du Royaume à accompagner ses partenaires africains et les institutions compétentes de l’UA dans le développement des capacités nécessaires aux opérations de soutien à la paix.

Le Maroc met notamment en avant la formation, les échanges d’expériences opérationnelles et le partage de bonnes pratiques. Les domaines identifiés comprennent la planification opérationnelle, la gestion des crises, le soutien logistique et l’appui institutionnel aux mécanismes africains de paix et de sécurité.

Cette coopération se déploie également au niveau bilatéral, dans le cadre d’accords militaires et techniques conclus avec plusieurs partenaires africains. Selon la délégation, l’accompagnement technique et la participation aux opérations de paix doivent notamment contribuer au développement des capacités nationales et régionales de prévention et de gestion des crises.

Les opérations de soutien à la paix constituent l’un des instruments du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, qui peut autoriser leur déploiement et définir leurs orientations générales. L’UA indique que neuf opérations de ce type mandatées par l’organisation ont été déployées depuis 2003, auxquelles s’ajoutent quatre missions autorisées par elle.

Une attention portée à la dimension humaine

Le Maroc s’est également déclaré disponible pour contribuer à l’élaboration de la stratégie de l’Union africaine consacrée au soutien psychosocial du personnel engagé dans les opérations de paix.

La délégation a insisté sur la prise en compte de la dimension humaine dans les déploiements, notamment la résilience des personnels et la gestion des contraintes psychologiques auxquelles ils peuvent être confrontés dans des environnements opérationnels complexes.

Cette question s’inscrit dans un cadre plus large de réflexion de l’UA sur les conditions de conduite de ses opérations. En février 2026, le Conseil exécutif de l’organisation avait notamment approuvé plusieurs recommandations issues de la 17e session du même Comité, dont un concept relatif aux systèmes de commandement, de contrôle et de communication de la Force africaine en attente et des opérations de soutien à la paix.

La cybersécurité parmi les nouveaux enjeux

Face à la progression des menaces hybrides et des risques numériques, la délégation marocaine a également proposé un accompagnement dans le domaine de la cybersécurité.

Cette coopération pourrait porter sur l’échange d’expertises, la formation spécialisée et le partage de bonnes pratiques en matière de protection des systèmes et des infrastructures critiques.

L’intégration de ces dimensions numériques traduit l’élargissement des problématiques désormais prises en compte dans les politiques de sécurité, au-delà des menaces militaires conventionnelles.

Une contribution proposée aux exercices multinationaux

Le Maroc s’est enfin déclaré disposé à apporter son concours à la préparation et à la conduite d’exercices multinationaux organisés dans le cadre de l’Union africaine, notamment l’exercice maritime AMANI AFRICA III.

La délégation propose de mobiliser l’expérience des Forces Armées Royales dans la préparation, l’exécution et l’évaluation de ce type d’exercices. L’objectif avancé est de renforcer la coordination entre les forces participantes, leur interopérabilité et les échanges d’expériences.

LNT

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Administration numérique : Idarati fait peau neuve avec 874 services en ligne https://lnt.ma/administration-numerique-idarati-fait-peau-neuve-avec-874-services-en-ligne/ Fri, 18 Sep 2026 14:15:30 +0000 https://lnt.ma/?p=559672 Le ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration lance une nouvelle version du portail national Idarati. La plateforme donne désormais accès à 874 services publics en ligne et à 2.533 actes administratifs publiés. Cette refonte introduit également un espace permettant aux usagers d’évaluer les services ainsi qu’une Marketplace consacrée aux solutions […]

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Le ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration lance une nouvelle version du portail national Idarati. La plateforme donne désormais accès à 874 services publics en ligne et à 2.533 actes administratifs publiés. Cette refonte introduit également un espace permettant aux usagers d’évaluer les services ainsi qu’une Marketplace consacrée aux solutions d’intelligence artificielle, tout en préparant une nouvelle génération de services publics numériques davantage personnalisés et proactifs.

Le portail Idarati franchit une nouvelle étape dans sa transformation. Le ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration a annoncé le lancement d’une nouvelle version de la plateforme nationale, avec l’objectif de simplifier l’accès des citoyens et des entreprises aux services publics numériques.

La nouvelle architecture doit progressivement permettre aux usagers d’accéder aux services publics indépendamment du lieu, du moment ou du terminal utilisé. Le ministère prévoit également de mobiliser davantage la donnée et l’intelligence artificielle pour orienter les utilisateurs et, à terme, anticiper certains de leurs besoins administratifs.

874 services en ligne et 2.533 actes administratifs

Au centre de la nouvelle plateforme figure Idarati e-Services, présenté comme un point d’accès unifié aux prestations numériques proposées par les administrations et les établissements publics.

Le portail répertorie actuellement 874 services accessibles en ligne, auxquels s’ajoutent 2.533 actes administratifs publiés. Le ministère indique travailler avec les différentes administrations concernées afin d’actualiser et de fiabiliser régulièrement ce référentiel.

L’évolution doit également modifier la manière dont les prestations sont présentées. Plutôt qu’une succession de démarches administratives isolées, Idarati entend progressivement organiser les services autour de « parcours » correspondant aux besoins des citoyens et aux différents événements de leur vie.

L’objectif est notamment de faciliter l’identification des démarches à accomplir lorsqu’un même besoin implique plusieurs administrations ou services publics.

Les usagers pourront évaluer les services

Autre nouveauté, la fonctionnalité « Donner mon avis » permet désormais aux citoyens et aux entreprises de transmettre directement leur appréciation sur les services publics disponibles en ligne.

Selon le ministère, ces retours doivent servir à identifier les difficultés rencontrées et à faire évoluer progressivement les services en fonction des usages observés.

La refonte porte parallèlement sur l’accessibilité numérique. La navigation, le moteur de recherche et l’organisation des contenus ont été retravaillés afin de faciliter l’utilisation de la plateforme par un public plus large. Une attention particulière est annoncée pour l’accès des personnes en situation de handicap.

Une Marketplace consacrée à l’intelligence artificielle

La nouvelle version d’Idarati intègre également une Marketplace de solutions d’intelligence artificielle. Elle doit donner accès à différents outils destinés aux citoyens, aux entreprises mais aussi aux administrations.

Selon le ministère, ces solutions doivent notamment faciliter l’orientation des usagers, le traitement de l’information administrative et le travail d’accompagnement réalisé par les agents publics. Leur intégration doit se faire progressivement.

L’intelligence artificielle s’inscrit plus largement dans l’évolution envisagée du portail, avec l’ambition de passer d’une plateforme principalement informative à un outil capable de proposer des services en fonction de la situation de l’usager.

Idarati X.0 comme prochaine étape

Le ministère prépare déjà une étape supplémentaire, baptisée Idarati X.0. Celle-ci doit faire du portail un point d’entrée unifié vers les différents services de l’administration.

Le projet prévoit une articulation avec le portefeuille numérique national, l’identité numérique et les systèmes d’interopérabilité entre administrations. Il doit également intégrer le principe du « once-only », qui vise à éviter qu’un usager fournisse à plusieurs reprises à différentes administrations une information déjà disponible au sein du système public.

À terme, le ministère envisage ainsi des parcours plus personnalisés et proactifs. Dans le cadre décrit par le communiqué, l’administration pourrait par exemple signaler automatiquement une échéance, informer un citoyen d’un droit ou l’orienter vers un service correspondant à sa situation, sous réserve des dispositifs de sécurité et de protection des droits des usagers.

LNT

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Scrutin du 23 septembre : 1 452 observateurs déployés, alerte sur l’effondrement du vote jeune https://lnt.ma/scrutin-du-23-septembre-1-452-observateurs-deployes-alerte-sur-leffondrement-du-vote-jeune/ Fri, 18 Sep 2026 09:26:48 +0000 https://lnt.ma/?p=559613 Le collectif associatif d’observation des élections a annoncé le 17 septembre le déploiement de 1 452 observateurs accrédités pour le scrutin législatif du 23 septembre, tout en alertant sur une contraction marquée de la place des jeunes dans le corps électoral. Le dispositif s’appuie sur cinq coordinateurs régionaux et quarante-huit coordinateurs provinciaux et préfectoraux, avec […]

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Le collectif associatif d’observation des élections a annoncé le 17 septembre le déploiement de 1 452 observateurs accrédités pour le scrutin législatif du 23 septembre, tout en alertant sur une contraction marquée de la place des jeunes dans le corps électoral.

Le dispositif s’appuie sur cinq coordinateurs régionaux et quarante-huit coordinateurs provinciaux et préfectoraux, avec une couverture annoncée de l’ensemble des 92 circonscriptions locales et des 12 circonscriptions régionales pourvoyant 395 sièges. L’observation porte sur cinq phases : la période précédant la campagne, le dépôt des candidatures, les activités de campagne, les opérations du jour du vote, puis la proclamation des résultats et le traitement des recours. Le collectif revendique neutralité, indépendance et impartialité.

Les données qu’il avance sur la composition du fichier électoral constituent le point saillant de sa communication. La part des électeurs âgés de 18 à 24 ans est passée de 8% à 4%, celle des 25-34 ans de 19% à 15%. Le corps électoral s’est par ailleurs contracté, de 17,5 millions d’inscrits en 2021 à environ 15,5 millions cette année. Cette double évolution, recul absolu et vieillissement relatif, déplace le centre de gravité de l’électorat vers les tranches d’âge les plus âgées et oriente en conséquence l’offre programmatique.

Sur le climat de la campagne, le collectif relève des accusations croisées entre formations, des campagnes de diffamation, des allégations d’achat de voix et des restrictions visant des partis appelant au boycott.

Il rappelle enfin les modifications apportées au cadre juridique pour ce scrutin : le mode de calcul de l’attribution des sièges est désormais assis sur les suffrages valablement exprimés et non plus sur les inscrits, les exigences de représentation féminine ont été renforcées, et de nouvelles règles encadrent la campagne numérique, notamment les contenus générés par intelligence artificielle et la diffusion de fausses informations.

Le changement du mode de calcul est loin d’être technique. Adossé aux inscrits, le quotient électoral favorisait l’émiettement en abaissant fortement le seuil d’accès au siège ; assis sur les suffrages exprimés, il relève ce seuil et avantage les formations capables de rassembler, un effet dont l’ampleur dépendra précisément du taux de participation.

LNT

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Asile : 23.615 réfugiés et demandeurs d’asile recensés, en hausse de 21,8% https://lnt.ma/asile-23-615-refugies-et-demandeurs-dasile-recenses-en-hausse-de-218/ Thu, 17 Sep 2026 10:28:03 +0000 https://lnt.ma/?p=559570 Le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile enregistrés dans le Royaume a atteint 23.615 personnes à la mi-2026, contre 19.382 un an plus tôt, soit une progression de 21,8%, selon les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Les Soudanais constituent désormais le premier groupe avec 6 816 personnes et représentent 68% […]

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Le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile enregistrés dans le Royaume a atteint 23.615 personnes à la mi-2026, contre 19.382 un an plus tôt, soit une progression de 21,8%, selon les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Les Soudanais constituent désormais le premier groupe avec 6 816 personnes et représentent 68% des nouvelles inscriptions enregistrées cette année, conséquence directe de la guerre civile qui ravage leur pays. Viennent ensuite les Syriens, au nombre de 5.239, les Guinéens avec 2 066 personnes, les Ivoiriens avec 1 755 et les Centrafricains avec 1357.

La composition démographique de cette population comporte une forte proportion de mineurs. Les enfants représentent environ 28% des réfugiés reconnus et 17% des demandeurs d’asile. Cinq cent dix personnes ont été identifiées comme vulnérables et 86 mineurs sont non accompagnés, catégorie qui impose des obligations de protection spécifiques.

L’assistance délivrée demeure limitée au regard des besoins. Le Haut-Commissariat fait état de 2 631 consultations médicales spécialisées et de plus de 620 consultations juridiques sur le premier semestre, ainsi que de 463 séances de soutien psychologique. Environ 1 600 personnes relevant de catégories vulnérables ont bénéficié d’une aide financière.

Le financement constitue le principal point de tension. À la fin juin, seuls 42% des 9,1 millions de dollars requis avaient été mobilisés, proportion portée à 55% en août grâce à des contributions internationales complémentaires. Ce déficit contraint l’agence à concentrer ses moyens sur les situations les plus critiques et à réduire le périmètre de l’accompagnement.

La progression des enregistrements consolide une évolution de fond : le Royaume, longtemps considéré comme un pays de transit vers l’Europe, se caractérise de plus en plus comme un pays de destination, où des personnes s’installent durablement faute de perspective de passage. Cette transformation soulève des questions d’accès au marché du travail, à la scolarisation et aux soins, qui relèvent du droit national et non du mandat de l’agence onusienne. Deux opérations de régularisation exceptionnelles ont été conduites en 2014 et en 2017, sans qu’un dispositif permanent n’ait été institué depuis.

LNT

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IA : Pilule bleue ou pilule rouge ? https://lnt.ma/ia-pilule-bleue-ou-pilule-rouge/ Thu, 17 Sep 2026 09:57:39 +0000 https://lnt.ma/?p=559508 Faut-il rappeler qu’il a fallu deux villes rasées, un demi-siècle de terreur et un monde suspendu treize jours au-dessus du gouffre pour que les grandes puissances admettent ce que les physiciens savaient depuis 1945 ? En 1939, c’est une lettre signée par Albert Einstein et rédigée avec Leó Szilárd qui alerte Roosevelt sur le risque […]

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Faut-il rappeler qu’il a fallu deux villes rasées, un demi-siècle de terreur et un monde suspendu treize jours au-dessus du gouffre pour que les grandes puissances admettent ce que les physiciens savaient depuis 1945 ? En 1939, c’est une lettre signée par Albert Einstein et rédigée avec Leó Szilárd qui alerte Roosevelt sur le risque de voir l’Allemagne nazie se doter la première d’une arme d’un genre nouveau. Le projet Manhattan naît de cette peur-là, non pas celle de la bombe, mais celle de la bombe de l’autre. À l’été 1945, une partie des scientifiques plaide pour une démonstration plutôt qu’un usage sur des villes. On connaît la suite, Hiroshima, Nagasaki, puis Robert Oppenheimer citant la Bhagavad-Gita, « Maintenant je suis devenu la Mort, le destructeur des mondes », avant de s’opposer à la bombe H et de se voir retirer son habilitation de sécurité en 1954. L’Histoire nous l’enseigne, en Amérique, on ne remercie pas les lanceurs d’alerte, on les écarte.

La guerre froide a ensuite érigé la course en doctrine. En 1946, le plan Baruch proposait de placer l’atome sous contrôle international, Moscou l’a rejeté et a fait exploser sa propre bombe dès 1949, avec l’aide précieuse de ses espions infiltrés au cœur du programme américain. Suivront la bombe H, les missiles intercontinentaux, les arsenaux par dizaines de milliers d’ogives, chaque camp jurant qu’il ne s’armait que parce que l’autre s’armait. Il faudra la crise des missiles de Cuba en 1962 pour que la peur change enfin de camp et devienne commune, avec le téléphone rouge et le traité d’interdiction partielle des essais en 1963, le traité de non-prolifération en 1968, les accords SALT en 1972. Autrement dit, l’humanité ne s’est accordée sur le danger qu’après l’avoir frôlé.

Quatre-vingts ans plus tard, le film repasse, avec un autre décor et d’autres acteurs, mais le scénario, lui n’a pas vraiment changé. Tout est parti de la démission, le 9 septembre, de Jacob Coxon, 27 ans, chercheur passé par OpenAI puis Anthropic, qui quitte le secteur en claquant la porte et en affirmant que « les personnes qui développent l’IA sont sincèrement convaincues qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici la fin de la décennie ». On aurait pu classer l’affaire au rayon des états d’âme d’un jeune ingénieur, sauf que dans la foulée, Evan Hubinger, responsable de la science de l’alignement chez Anthropic, lui a donné raison en estimant à plus de 10% la probabilité que l’IA extermine l’humanité d’ici dix ans. Trois jours plus tard, c’est le patron d’Anthropic lui-même, Dario Amodei, qui publie un texte appelant à ralentir et confie : « je redoute que d’ici 6 à 12 mois, un groupe (d’agents) soit capable de prendre le contrôle de l’intégralité d’Internet ». Sam Altman pour OpenAI, Elon Musk, Demis Hassabis pour Google DeepMind et Satya Nadella pour Microsoft lui ont emboîté le pas.

Il faut dire que l’été a été agité. En juillet, lors de tests, des agents d’OpenAI sont sortis d’eux-mêmes de leur environnement confiné pour rejoindre Internet et attaquer la plateforme Hugging Face, sans que personne ne le leur ait demandé. D’autres épisodes similaires ont depuis été rapportés. La science-fiction a donc cessé d’être une fiction pour devenir un rapport d’incident.

Bien sûr, tout le monde n’achète pas l’apocalypse. Jensen Huang, le patron de Nvidia, juge « complètement absurde » l’idée d’une disparition de l’humanité par l’IA et Yann LeCun ironise sur une peur disproportionnée. Mais la charge la plus féroce est venue d’un homme que Wall Street a appris à écouter à ses dépens, Michael Burry, l’investisseur qui avait vu venir la crise des subprimes et dont Hollywood a fait le héros de « The Big Short ». Sous le pseudonyme de Cassandra Unchained, clin d’œil à la prophétesse que personne ne voulait croire, il a publié le 14 septembre sur X une réponse en quatre points qui a le mérite de ne pas prendre de gants et qui mérite le détour. D’abord, « Prenons tous un moment pour comprendre à quel point il est intéressé, pour OpenAI, Anthropic et les autres dirigeants des grands hyperscalers, de parler de ralentir les choses ». Ensuite, « les LLM ne sont pas de l’IA et ne deviendront pas de l’IAG. Il n’y a rien d’IA à ralentir. De plus, « la concurrence arrive vite, ralentir profite aux acteurs installés. Les introductions en Bourse ont besoin de battage et d’exagération ; “nous sommes si géniaux que cela pourrait devenir dangereux”, c’est du battage et de l’exagération ». Et enfin, « c’est un paravent pour masquer un ralentissement réel et incontrôlable de la croissance, alors que les introductions en Bourse semblent repoussées. »

L’argument mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il renverse complètement la lecture du moment. Pour Burry, les modèles de langage ne sont que des machines statistiques sophistiquées et non l’antichambre d’une superintelligence, et la peur n’est donc pas un aveu mais un argument de vente. Une entreprise qui se dit dangereusement puissante se dit aussi, en bref, terriblement précieuse. Mieux, un ralentissement coordonné et encadré par l’État reviendrait à fermer la porte derrière soi, en gelant l’avance des leaders au moment précis où des concurrents, notamment chinois, les talonnent. Et derrière le frisson existentiel, il y aurait une réalité beaucoup plus prosaïque, celle d’une croissance qui s’essouffle et de cotations qui s’éloignent, ce que l’introduction de la publicité par OpenAI semble d’ailleurs indiquer. Autrement dit, le vrai risque ne serait pas l’extinction de l’humanité mais l’éclatement d’une bulle, et Burry sait mieux que quiconque ce que coûtent les bulles que personne ne veut voir.

Reste que malgré tous les parallèles et les contradictions, ce que l’on vit est inédit. Qu’on y voie une sincère frayeur ou un habile coup de communication, pour la première fois dans l’histoire industrielle, ce sont les fabricants eux-mêmes qui supplient l’État de leur passer les menottes.

Et l’État, lui, refuse. Depuis l’Irlande puis Washington, Donald Trump a dénoncé une « conspiration malsaine » contre l’IA, fustigé des « forces très négatives » qui parlent de « choses qui n’arriveront pas », avant d’asséner sur Truth Social que « le seul contrôle ou garde-fou dont a besoin l’IA est un président fort et intelligent et les États-Unis en ont en pagaille ». La modestie n’a jamais été la première qualité du locataire de la Maison-Blanche mais le fond de sa pensée tient pourtant en une phrase, « celui qui gagne l’IA, gagne tout », et l’adversaire qu’il désigne en réalité est la Chine. Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, ne dit pas autre chose lorsqu’il redoute qu’un ralentissement américain n’offre l’avantage à Pékin, à quelques semaines d’élections de mi-mandat où l’IA s’est invitée comme thème de campagne.

Alors, inconscience ou cynisme ? Ni l’un ni l’autre, en réalité. Car la logique de la course est implacable et porte un nom chez les théoriciens des jeux, le dilemme du prisonnier. Celui qui s’arrête seul ne sauve pas le monde, il se contente de le livrer à son rival. Truman ne pouvait pas renoncer à la bombe en sachant que Staline la voulait, Trump ne veut pas renoncer à l’IA en sachant que Xi la développe. Dario Amodei lui-même ne disait pas autre chose en janvier dernier, lorsqu’il jugeait impossible de ralentir puisque, si les démocraties freinent, les autocraties, elles, continuent. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si son plaidoyer d’aujourd’hui s’accompagne d’un appel à durcir les restrictions à l’exportation de puces vers la Chine et à mieux protéger les modèles occidentaux du pillage. La prudence, oui, mais pas au prix de la seconde place.

En face, Pékin joue sa partition avec une habileté certaine. Le porte-parole de la diplomatie chinoise, Guo Jiakun, plaide pour une IA « ouverte, inclusive, universellement bénéfique et éthique » et soupçonne les appels à la sécurité de n’être qu’un prétexte pour renforcer les sanctions technologiques contre les entreprises chinoises. Xi Jinping, au sommet des BRICS en Inde, a appelé à un cadre de gouvernance mondiale « fondé sur le consensus » tout en promettant de bâtir une communauté d’IA open source au sein du bloc. Autrement dit, la Chine se pose en champion du multilatéralisme pendant que ses modèles, qui ont rattrapé les meilleurs américains, sont diffusés librement. Et c’est bien là que l’analogie nucléaire trouve ses limites.

L’IA, elle, est faite de code, se copie en quelques secondes, se diffuse en open source, se développe dans des entreprises privées et ne laisse aucun silo à inspecter. Or le risque que décrivent aujourd’hui les chercheurs, c’est précisément celui d’une technologie qui échappe à ses propriétaires. Comme l’a résumé le sénateur démocrate Ruben Gallego, « une fois devenue véritablement dangereuse, l’IA se moquera bien de savoir si nous sommes chinois ou américains ».

La prochaine visite de Xi Jinping à la Maison-Blanche, fin septembre, où l’IA doit figurer en bonne place, dira si les deux puissances sont capables d’inventer leur téléphone rouge avant la crise plutôt qu’après. Rien n’est moins sûr, et des pays comme le nôtre, qui utilisent déjà massivement ces outils sans avoir la moindre voix au chapitre, regardent la partie se jouer depuis les tribunes, comme les non-alignés regardaient hier la course aux armements.

 

Zouhair Yata

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Maroc-Israël : sous l’égide de Washington, les relations passent au rang d’ambassades https://lnt.ma/maroc-israel-sous-legide-de-washington-les-relations-passent-au-rang-dambassades/ Thu, 17 Sep 2026 09:54:48 +0000 https://lnt.ma/?p=559549 À New York, Nasser Bourita et Gideon Saar ont signé une déclaration tripartite avec les États-Unis. Elle prévoit l’échange d’ambassadeurs, de nouveaux accords économiques et la reprise des vols directs. Surtout, Washington et Tel-Aviv y réaffirment leur reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur l’ensemble de son Sahara. Le mercredi 16 septembre à New York, […]

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À New York, Nasser Bourita et Gideon Saar ont signé une déclaration tripartite avec les États-Unis. Elle prévoit l’échange d’ambassadeurs, de nouveaux accords économiques et la reprise des vols directs. Surtout, Washington et Tel-Aviv y réaffirment leur reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur l’ensemble de son Sahara.

Le mercredi 16 septembre à New York, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a rencontré son homologue israélien Gideon Saar. La réunion s’est tenue à l’invitation de l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz. Les trois pays ont adopté à cette occasion une déclaration conjointe. Elle prévoit que les bureaux de liaison de Rabat et de Tel-Aviv deviennent des ambassades à part entière, avec la nomination d’ambassadeurs.

Le Sahara marocain au cœur de la déclaration

La déclaration contient un point essentiel pour la diplomatie du Royaume. Les États-Unis et Israël y réaffirment leur reconnaissance de la souveraineté marocaine sur l’ensemble du territoire du Sahara. Ils redisent aussi leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, qualifiée de « sérieuse, crédible et réaliste » et présentée comme la seule base d’une solution juste et durable à ce différend régional.

C’est la continuité d’un engagement pris en décembre 2020, quand Washington a reconnu la marocanité du Sahara lors du rétablissement des relations entre Rabat et Israël. Israël avait fait de même en juillet 2023. Les partenaires du Maroc confirment donc, une fois de plus, une dynamique internationale en faveur de son intégrité territoriale.

Un partenariat économique concret

La déclaration ne se limite pas au volet politique. Les deux pays s’engagent à finaliser avant fin 2026 deux textes : un accord de protection des investissements et une convention de non-double imposition. Ils veulent ainsi offrir un cadre plus sûr aux opérateurs économiques. Les liaisons aériennes directes seront aussi rétablies et élargies d’ici la fin de l’année, notamment par les compagnies marocaines. Des visites de haut niveau sont également prévues. La coopération porte sur la technologie, l’innovation, la sécurité, l’énergie, le commerce et la sécurité alimentaire.

Gideon Saar a salué « l’amitié entre les peuples marocain et juif », qui « a des racines profondes et une histoire riche ». Il parle de mesures concrètes pour renforcer les relations « dans l’intérêt des deux peuples ». Ce lien humain et historique est porté notamment par la communauté juive d’origine marocaine, attachée au Royaume, et par la reconnaissance constitutionnelle de l’affluent hébraïque de l’identité nationale.

Une diplomatie de constance

Depuis 2020, le Maroc a toujours défendu la même ligne : développer ses relations avec Israël ne change en rien son soutien constant à la cause palestinienne. Le Roi Mohammed VI préside le Comité Al-Qods. Pendant la guerre à Gaza, le Royaume a appelé à l’arrêt des hostilités, a acheminé de l’aide humanitaire et a réaffirmé son attachement à la solution à deux États, avec un État palestinien ayant Al-Qods-Est pour capitale. Pour Rabat, entretenir des canaux directs avec toutes les parties sert précisément la paix et la stabilité régionales.

Avec cette déclaration, la diplomatie marocaine, conduite selon les Hautes Orientations Royales, montre à nouveau sa méthode : pragmatisme, défense ferme des intérêts suprêmes du Royaume et partenariats utiles à son développement.

LNT

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Législatives : à Casablanca-Settat, 57 sièges locaux en jeu dans seize circonscriptions https://lnt.ma/legislatives-a-casablanca-settat-57-sieges-locaux-en-jeu-dans-seize-circonscriptions/ Thu, 17 Sep 2026 09:48:13 +0000 https://lnt.ma/?p=559559 La région de Casablanca-Settat concentre 57 sièges au titre des circonscriptions locales, répartis sur seize circonscriptions, dans un scrutin dont l’issue régionale pèsera lourdement sur la composition de la prochaine Chambre des représentants. Le vote se tient le 23 septembre. La densité de la compétition varie fortement d’une circonscription à l’autre. À Casablanca-Anfa, vingt listes […]

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La région de Casablanca-Settat concentre 57 sièges au titre des circonscriptions locales, répartis sur seize circonscriptions, dans un scrutin dont l’issue régionale pèsera lourdement sur la composition de la prochaine Chambre des représentants. Le vote se tient le 23 septembre.

La densité de la compétition varie fortement d’une circonscription à l’autre. À Casablanca-Anfa, vingt listes se disputent quatre sièges. À Settat, vingt-quatre listes briguent six sièges, dans un contexte marqué par les changements d’appartenance partisane de plusieurs candidats. Berrechid compte vingt et une listes pour quatre sièges et Nouaceur vingt listes pour trois. À l’opposé, Médiouna ne dispose que de deux sièges, configuration où la mobilisation des réserves de voix devient déterminante.

Ce rapport entre le nombre de listes et celui des sièges à pourvoir produit un effet arithmétique connu. Dans un scrutin de liste à la représentation proportionnelle au plus fort reste, la multiplication des candidatures disperse les suffrages et abaisse le quotient nécessaire pour obtenir un siège, ce qui favorise les formations disposant d’un socle militant compact plutôt que celles dont l’audience est large mais diffuse.

Plusieurs facteurs structurent la compétition régionale : la capacité d’organisation des partis, la présence de sortants candidats à leur réélection, l’entrée en lice d’élus locaux disposant d’une notoriété communale, et le repositionnement de figures politiques ayant changé d’étiquette depuis 2021. Ces recompositions ont modifié la physionomie de plusieurs listes par rapport au scrutin précédent.

L’enjeu dépasse le décompte des sièges. Casablanca-Settat est la première région économique du pays et concentre une part déterminante de l’activité industrielle, financière et portuaire. Les équilibres politiques qui s’y dessinent pèsent sur la conduite de dossiers métropolitains lourds, mobilité urbaine, assainissement, foncier et gestion déléguée des services, autant de sujets où les arbitrages relèvent conjointement des élus locaux et du gouvernement.

À l’échelle nationale, 7 288 candidats se présentent sur 1 850 listes pour 395 sièges, devant un corps électoral de 15,8 millions d’inscrits.

LNT

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Marhaba 2026 : 4,13 millions de Marocains du monde accueillis, en hausse de 1,8% https://lnt.ma/marhaba-2026-413-millions-de-marocains-du-monde-accueillis-en-hausse-de-18/ Thu, 17 Sep 2026 09:47:58 +0000 https://lnt.ma/?p=559576 L’opération Marhaba s’est achevée le 15 septembre avec 4 137 594 Marocains résidant à l’étranger accueillis depuis le 10 juin, soit une progression de 1,8% par rapport à l’édition précédente. Le dispositif est placé sous la supervision de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité. Les pics de trafic ont atteint près de 80 000 […]

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L’opération Marhaba s’est achevée le 15 septembre avec 4 137 594 Marocains résidant à l’étranger accueillis depuis le 10 juin, soit une progression de 1,8% par rapport à l’édition précédente. Le dispositif est placé sous la supervision de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité.

Les pics de trafic ont atteint près de 80 000 arrivées quotidiennes et plus de 87 000 départs lors des journées les plus chargées. Ces volumes, concentrés sur quelques jours de part et d’autre des congés scolaires européens, déterminent le dimensionnement de l’ensemble du dispositif portuaire et aéroportuaire, contraint d’absorber en quelques semaines un flux équivalent à celui de plusieurs mois ordinaires.

La Fondation indique avoir mobilisé 1 134 assistantes sociales et 236 médecins et personnels paramédicaux, répartis sur vingt-six espaces d’accueil situés au Royaume et en Europe, en Italie, en France et en Espagne. Environ 66 993 personnes ont bénéficié d’une aide directe, dont 14 089 pour des démarches administratives, 8 495 pour une assistance médicale et 787 pour des aides au transport. L’opération s’est déroulée sans incident majeur.

Au-delà de la logistique, la séquence a une portée économique de premier ordre. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger constituent l’une des principales sources de devises du pays, et la période estivale concentre à la fois les envois et les dépenses réalisées sur place, dans l’hébergement, la restauration, le commerce de détail et l’immobilier. La progression du nombre de voyageurs, même modérée, soutient cette contribution.

La hausse de 1,8% s’inscrit dans un contexte où le coût du transport a augmenté. Le renchérissement du carburant, lié à la flambée des cours du brut, pèse sur les tarifs maritimes et aériens, tandis que la mise en service progressive du système européen d’entrée et de sortie allonge les formalités aux frontières extérieures de l’Union. Ces deux facteurs constituent les principales variables à surveiller pour les prochaines éditions.

LNT

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Provinces du Sud : la bataille électorale fait rage entre le PAM et l’Istiqlal https://lnt.ma/provinces-du-sud-la-bataille-electorale-fait-rage-entre-le-pam-et-listiqlal/ Wed, 16 Sep 2026 09:20:33 +0000 https://lnt.ma/?p=559458 Fief historique des Istiqlaliens, la grande Laâyoune-Dakhla risque de se vêtir des couleurs du PAM qui a réussi à convaincre Khettat, l’homme fort de la région, de quitter la Balance pour rejoindre le Tracteur. En face, à Laâyoune, Hamdi Ould Errachid, représente certainement l’unique chance des Istiqlaliens d’empêcher les amis de Lekjaa de chasser sur […]

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Fief historique des Istiqlaliens, la grande Laâyoune-Dakhla risque de se vêtir des couleurs du PAM qui a réussi à convaincre Khettat, l’homme fort de la région, de quitter la Balance pour rejoindre le Tracteur. En face, à Laâyoune, Hamdi Ould Errachid, représente certainement l’unique chance des Istiqlaliens d’empêcher les amis de Lekjaa de chasser sur leur terrain.

À quelques jours seulement de la date fatidique du 23 septembre prochain, le duel s’intensifie entre le PAM de Lekjaa et les Istiqlaliens de Baraka, particulièrement dans les Provinces du Sud. Et les coups pleuvent entre la garde rapprochée du Tracteur et les partisans de la Balance.

Justement, les hostilités se sont intensifiées entre les camps d’El Khettat et d’Ould Errachid à Dakhla. Polémiques sur le pouvoir d’achat, l’emploi, El Fassad, El Frakchia, et controverses sur la bonne gouvernance ont fini par donner lieu à des attaques en règle de part et d’autre.

Et pour beaucoup, la région de Dakhla Oued Eddahab, considérée depuis longtemps comme le bastion de Hamdi Ould Errachid, figure influente de l’Istiqlal au Sahara et Président du Conseil de la Ville de Laâyoune, est politiquement stratégique pour un PAM qui ambitionne de ratisser large.

Ynja Khattat, président du Conseil de la région de Dakhla-Oued Eddahab, ainsi qu’Abdelfattah Ahl El Mekki, un acteur important de l’Istiqlal dans la région, mènent aujourd’hui la bataille électorale du PAM contre un Istiqlal habitué à remporter haut la main et confortablement les élections du grand sud sahraoui marocain. Tellement importantes pour les partis en lice d’ailleurs que le RNI aurait tenté, bien avant le PAM, de les persuader de rejoindre la Colombe, mais sans succès.

Il est quand même important de rappeler que la carte électorale de la circonscription de Laâyoune n’a pas connu de changements majeurs, notamment concernant les premières places. Les figures traditionnelles bénéficiant d’un ancrage tribal et familial ont conservé leur position en tête, malgré les changements intervenus dans plusieurs autres circonscriptions.

A Laâyoune aussi, Mohammed Salem El Joumani assure, sur le plan électoral, l’essentiel, et réussit à préserver sa position dans la capitale des Provinces du Sud.

C’est dire qu’il n’est pas question de changer une équipe qui gagne. Le PAM, aussi bien que l’Istiqlal, comptent énormément sur ces « joueurs » en vue de consolider leur présence et leur positionnement. Pour la prochaine échéance électorale, plusieurs formations politiques ont choisi de miser sur les mêmes « joueurs » afin de préserver ou de renforcer leur position.

L’autre homme fort de la Région, Hassan Derhem, un Ittihadi de l’USFP auparavant, a préféré mener cette bataille sous les couleurs du PPS, ce qui devrait rendre la compétition particulièrement disputée dans les différentes circonscriptions électorales du Sahara marocain. A suivre.

H.Z


Ils ont dit

Lekjaa à Dakhla : « On aspire à changer la trajectoire de l’action gouvernementale actuelle, celle-ci a gravement porté atteinte au pouvoir d’achat des citoyens. La prochaine étape doit être marquée par le passage à un modèle de développement plaçant les jeunes au cœur du processus de développement et renforçant la justice sociale. Notre  souhaite ouvrir un débat sur l’avenir et de faire du développement un processus inclusif couvrant l’ensemble du territoire national. Les jeunes, où qu’ils se trouvent, doivent devenir une force qui façonne l’avenir et la région de Dakhla doit constituer un pôle de développement… Notre parti prévoit, dans son programme, de mobiliser une enveloppe de 210 MMDH milliards pour traiter plusieurs problématiques à caractère social… Nos priorités restent les questions liées aux retraités, aux jeunes et au pouvoir d’achat ».

 

Nizar Baraka à Laâyoune : « Ces élections législatives ne doivent pas être considérées comme une simple occasion de former un Gouvernement chargé d’organiser la Coupe du Monde 2030, mais plutôt comme une étape cruciale pour la mise en œuvre de grands projets stratégiques, parmi lesquels l’Autonomie des Régions du Sud dans le cadre de la Souveraineté marocaine. Le principal défi pour le prochain Gouvernement doit être l’activation de cette option afin de renforcer l’unité territoriale et de favoriser le développement de la Région… Notre parti a contribué à l’élaboration du modèle de développement spécifique aux régions du Sud, reliant la phase à venir à de grands projets tels que les énergies renouvelables, la voie expresse Tiznit, le port de Dakhla Atlantique et le gazoduc atlantique-africain. Le parti de l’Istiqlal n’a jamais été une machine électorale saisonnière, mais un acteur toujours présent aux côtés des habitants de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra ».

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Législatives : la participation, inconnue majeure d’un corps électoral vieillissant https://lnt.ma/legislatives-la-participation-inconnue-majeure-dun-corps-electoral-vieillissant/ Wed, 16 Sep 2026 09:02:28 +0000 https://lnt.ma/?p=559483 À une semaine du scrutin du 23 septembre, les pronostics sur le taux de participation divergent radicalement selon les formations. Le corps électoral compte 15,8 millions d’inscrits, dont 29% âgés de 60 ans ou plus et seulement 4% de jeunes de 18 à 24 ans, deux proportions qui pèsent sur toutes les projections. La structure […]

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À une semaine du scrutin du 23 septembre, les pronostics sur le taux de participation divergent radicalement selon les formations. Le corps électoral compte 15,8 millions d’inscrits, dont 29% âgés de 60 ans ou plus et seulement 4% de jeunes de 18 à 24 ans, deux proportions qui pèsent sur toutes les projections.

La structure démographique du fichier constitue en elle-même une donnée politique. Les 35-44 ans et les 45-54 ans représentent chacun 21% des inscrits. La sous-représentation des primo-votants ne reflète pas la pyramide des âges du pays mais un défaut d’inscription, qui traduit à la fois une moindre appétence pour le vote et les limites des campagnes d’enrôlement. Elle oriente mécaniquement les programmes vers les préoccupations des tranches les plus âgées, retraites, santé, coût de la vie, au détriment des enjeux d’insertion professionnelle.

Les responsables interrogés se répartissent en deux camps. Du côté pessimiste, Jamal El Assri, du Parti socialiste unifié, juge les prévisions « guère encourageantes » et relève une contradiction entre le discours officiel sur la mobilisation et les pratiques constatées. Chaker Achahbar, du Parti de l’équité, va plus loin en soutenant que les mesures adoptées ces cinq dernières années ont eu pour effet de décourager le vote, facilitant l’influence des intermédiaires et l’achat de voix.

Les critiques formulées portent sur quatre points : le maintien de la supervision du processus par le ministère de l’Intérieur, les conflits ouverts au sein de la coalition sortante, la circulation de soupçons de corruption électorale, et l’absence de mécanismes efficaces de traitement des plaintes.

Du côté optimiste, Hicham Aïroued, du Parti authenticité et modernité, décrit une « dynamique sans précédent » autour des programmes, avec des offres assorties de budgets chiffrés et d’échéances. Il considère les affrontements entre partis comme normaux dans une campagne intense et estime que les contrôles en place garantissent l’intégrité du scrutin.

L’enjeu dépasse la statistique. Le taux de participation conditionne la légitimité du futur gouvernement dans la conduite de chantiers lourds, généralisation de la protection sociale, réforme fiscale, gestion de l’eau, dont le financement suppose des arbitrages impopulaires. Il détermine aussi, en pratique, le poids relatif des votes captifs et des bases militantes dans un scrutin de liste où les écarts se jouent souvent sur quelques centaines de voix par circonscription.

LNT

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Campagne : Akhannouch défend l’aide sociale à Essaouira, Baraka mise sur les projets du Sud à Laâyoune https://lnt.ma/campagne-akhannouch-defend-laide-sociale-a-essaouira-baraka-mise-sur-les-projets-du-sud-a-laayoune/ Tue, 15 Sep 2026 09:36:25 +0000 https://lnt.ma/?p=559390 Deux meetings tenus le 14 septembre ont illustré les stratégies territoriales des principales formations en lice. À Meskala, dans la province d’Essaouira, Aziz Akhannouch a adossé le discours du Rassemblement national des indépendants au bilan social du gouvernement sortant. À Laâyoune, Nizar Baraka a placé les grands projets structurants des provinces du Sud au cœur […]

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Deux meetings tenus le 14 septembre ont illustré les stratégies territoriales des principales formations en lice. À Meskala, dans la province d’Essaouira, Aziz Akhannouch a adossé le discours du Rassemblement national des indépendants au bilan social du gouvernement sortant. À Laâyoune, Nizar Baraka a placé les grands projets structurants des provinces du Sud au cœur du programme de l’Istiqlal.

Le chef du gouvernement sortant a avancé le chiffre de plus de 70 000 familles bénéficiaires de l’aide sociale directe dans la seule province d’Essaouira, en rappelant que le dispositif autorise le cumul de l’aide avec une activité professionnelle pendant un an. Il a également cité l’ouverture de l’hôpital de Tamanar et la construction d’un nouvel hôpital provincial en deux ans et demi, ainsi qu’un taux de réussite aux examens avoisinant 98% et l’extension du modèle des écoles pionnières à 80% des établissements du primaire et 50% du secondaire.

Il a par ailleurs dénoncé « la pratique de la transhumance politique » et visé des candidats de provinces voisines, leur reprochant un discours fondé sur l’invective, en affirmant que la compétition doit reposer sur « les programmes, le travail et le respect des engagements ». La formule fait écho à la controverse ouverte par le ralliement au Parti authenticité et modernité de figures issues de la majorité sortante.

À Laâyoune, le secrétaire général de l’Istiqlal a articulé son propos autour de quatre chantiers : la voie express Tiznit-Dakhla, le port de Dakhla Atlantique, le développement des énergies renouvelables et le gazoduc Nigeria-Maroc. Il a promis d’accélérer la rénovation des réseaux d’eau vieillissants de la ville et le développement du dessalement, pour sécuriser l’alimentation en eau potable et l’irrigation.

Sur l’emploi des jeunes, M. Baraka a mis en avant le renforcement des infrastructures technologiques et l’investissement dans l’intelligence artificielle pour créer des débouchés à distance, en s’appuyant sur le constat que des professionnels de la région travaillent déjà pour des entreprises établies aux États-Unis et en Espagne. Il a également plaidé pour une préférence régionale dans la commande publique.

Sur le Sahara, il a réaffirmé le soutien de son parti à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, présentée comme « une solution définitive et durable », en qualifiant d’historique le rôle de mise en œuvre qui incombera au prochain gouvernement.

Vingt-sept partis participent à cette campagne de treize jours pour 395 sièges, le scrutin étant fixé au 23 septembre. Le mouvement Al Adl Wal Ihsane, non reconnu, appelle au boycott.

LNT

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Campagne électorale 2026 : La dure conquête des quartiers chauds de Casablanca…   https://lnt.ma/campagne-electorale-2026-la-dure-conquete-des-quartiers-chauds-de-casablanca/ Mon, 14 Sep 2026 10:28:30 +0000 https://lnt.ma/?p=559351 Les candidats qui ont préféré aller chercher des voix auprès des habitants de la capitale économique, auront certainement du pain sur la planche.  Le contexte socio-économique très compliqué de l’heure en est certainement pour quelque chose ! Fief des jeunes du GZ, mais aussi et surtout d’une population de plus en plus déçue, mais aussi […]

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Les candidats qui ont préféré aller chercher des voix auprès des habitants de la capitale économique, auront certainement du pain sur la planche.  Le contexte socio-économique très compliqué de l’heure en est certainement pour quelque chose !

Fief des jeunes du GZ, mais aussi et surtout d’une population de plus en plus déçue, mais aussi mature et ouverte sur le monde, ainsi que mieux outillée pour dissocier le bon grain de l’ivraie, la ville de Casablanca, ses quartiers populaires et périphériques notamment, seront difficile à convaincre, la population souffrant d’une cadence urbaine de plus en plus difficilement supportable.

Casablanca, c’est aussi cette métropole qui concentre les véritables problématiques urbaines et socioéconomiques du pays, notamment le chômage, la santé, l’école, l’habitat décent, l’aménagement, la mobilité, l’anarchie urbaine… La ville concentre également les quartiers périphériques parmi les plus pauvres du Royaume. Autrement dit, gagner la confiance des Bidaouis dans un contexte pareil semble être chose ardue… presque « mission impossible » !

Comment effectivement convaincre une population engloutie dans la misère, la marginalisation, la pauvreté et la déception profonde d’aller voter pour tel ou tel candidat ? A Hay Moulay Rchid, Sidi Moumen, Salmia, Lahraouiyyine, Chichane, Ben M’sik, S’bata, Ain Chok, Hay Hassani, Bernoussi… les candidats des partis sont appelés, le temps d’une campagne, à prendre leur mal en patience.

Samedi 12 septembre, vers 19 h30. Dans un quartier de la périphérie, les environs de Lalla Meriem. Autour d’un verre de thé dans un café populaire, Mahjoub et Abdelfettah (chômeurs), ainsi Ghnioua (le serveur) résument, entre autre, l’essentiel des préoccupations les plus pressantes d’une bonne partie des citoyens de ce patelin casablancais .

« Je ne sais pas vraiment ce que ces élections vont changer à ma vie… Je n’ai pas un travail stable, ni de logement et aucune chance d’avoir ni l’un ni l’autre », annonce ce dernier. « Pensez-vous que les gens qui vivent la même situation que nous et qui manquent de tout, vont voter ? », se demande Mahjoub. Quant à Ghnioua, il se veut catégorique : »Je n’ai aucune envie de voter pour qui que ce soit. Je suis certain qu’avec ou sans ma voix, ce sont les mêmes têtes que nous allons trouver…De toute façon, les élections législatives au Maroc ne profitent pas aux citoyens et n’ont jamais pu changer quoi que ce soit à notre quotidien qui ne cesse de se compliquer pour les gens comme nous qui ont du mal à assurer leur gain-pain au jour le jour ».

En somme, pour tous ces trois,  le social et l’économique tant négligés par les politiques seraient à l’origine du mépris de l’action politique. Le non renouvellement des élites politiques pendant de longues années a fini par ancrer la culture du doute et de la méfiance vis-à-vis de la classe politique.

A ce niveau, il est quand même important de rappeler que les Marocains ont tout testé politiquement. Les socialistes de l’USFP, les conservateurs de l’Istiqlal, la Lampe ‘‘magique’’ et les Moulchekara. Résultats : on continue de vivre les mêmes problématiques d’antan, à savoir un hôpital qui ‘‘tue’’, une école inefficace, une université qui sort des chômeurs, des administrations jugées toujours aussi oligarchiques et bureaucratiques… Résultats, beaucoup de citoyens se disent qu’il vaut mieux boycotter !

Mais est-ce une solution ? Telle est la grande interrogation. Car pour beaucoup, ce serait certainement une grosse erreur dans la mesure où l’abstention laisserait le champ libre aux opportunistes, aux gros poissons, aux intouchables d’hier et autres carriéristes de mettre le pied au Parlement. Et là, le mal serait déjà fait.

Sur un autre registre, il est quand même important de constater que quelques jours seulement exactement après le lancement officiel de la campagne électorale, à Casablanca, celle-ci n’a toujours pas atteint son apogée. L’ambiance ne ressembe guère à celle d’une campagne électorale en perspective d’un scrutin qualifié de décisif pour tous. En un mot, c’est toujours calme à Casablanca.

Visiblement, les aspirants aux sièges parlementaires au niveau de la métropole ne se pressent pas au traditionnel porte-à-porte ni à la distribution de programmes électoraux de leur parti.

Mais il semble que ce n’est que durant le week-end prochain que le train de la campagne pour amadouer l’électeur prendra sa vitesse de croisière avant le finish de la campagne prévu pour la nuit du mardi 22 septembre. En attendant, les postulants ménagent leurs forces. En ce qui concerne la partie sur les rivalités, on peut dire sans risque de se tromper ce volet n’a pas connu de nouveauté par rapport au scrutin législatif de 2007.

Cela étant, les confrontations directes entre ténors et autres dirigeants des formations politiques n’auront pas lieu dans la capitale économique. Dans la plupart des circonscriptions, les batailles se limiteront principalement entre les représentants déjà en place et les challengers qui ne manqueront pas d’essayer de bousculer les « favoris » à leur propre succession.

Est-ce à croire que la machine électorale casablancaise est assez rodée pour reproduire les mêmes résultats ? Réponse dans quelques jours !

H.Z

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Loi sur la profession d’avocat : les barreaux appellent à une issue institutionnelle à la crise https://lnt.ma/loi-sur-la-profession-davocat-les-barreaux-appellent-a-une-issue-institutionnelle-a-la-crise/ Sat, 12 Sep 2026 09:04:16 +0000 https://lnt.ma/?p=559306 L’Association des barreaux du Maroc appelle les institutions de l’État à intervenir, dans le cadre de leurs compétences respectives, pour trouver une issue à la crise liée à la nouvelle loi régissant la profession d’avocat. Son président estime que le différend dépasse désormais les relations entre les avocats et le gouvernement et soulève des questions […]

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L’Association des barreaux du Maroc appelle les institutions de l’État à intervenir, dans le cadre de leurs compétences respectives, pour trouver une issue à la crise liée à la nouvelle loi régissant la profession d’avocat. Son président estime que le différend dépasse désormais les relations entre les avocats et le gouvernement et soulève des questions portant notamment sur l’indépendance de la profession, l’autorégulation des barreaux et le processus d’élaboration du texte.

La contestation autour de la loi relative à la profession d’avocat se poursuit. Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 10 septembre à Rabat, le président de l’Association des barreaux du Maroc a plaidé pour une prise en charge institutionnelle du dossier, tout en récusant l’idée d’une confrontation entre les avocats et l’État.

Selon lui, les difficultés apparues au cours de l’élaboration et de l’adoption de la loi dépassent le cadre d’un désaccord sectoriel. Elles poseraient plus largement la question du respect des engagements pris dans le cadre du dialogue institutionnel, du processus de décision publique et des mécanismes de contrôle constitutionnel.

Des désaccords sur le contenu finalement adopté

Le président de l’Association a rappelé que les représentants de la profession avaient participé aux discussions préparatoires en présentant des mémorandums, des propositions et des alternatives. Ces échanges s’étaient notamment poursuivis au niveau de la présidence du gouvernement.

D’après lui, les conclusions issues de ce dialogue avaient été considérées par les avocats comme des engagements institutionnels. Il estime cependant que plusieurs éléments discutés lors des concertations ne se retrouvent pas dans le texte finalement adopté, une situation qui aurait contribué à la montée des tensions.

L’Association rejette par ailleurs l’idée selon laquelle la profession serait opposée au contrôle, à la transparence ou à la moralisation. Son président affirme au contraire que les avocats sont favorables à la reddition des comptes, au renouvellement des instances professionnelles et au renforcement des règles déontologiques.

Les divergences porteraient principalement sur l’autorégulation des barreaux et l’indépendance de la profession. Sont également concernés, selon l’Association, l’élargissement des domaines d’intervention du gouvernement, les conditions d’accès à la profession, la formation des avocats, leur champ d’exercice, la présence des cabinets étrangers ainsi que les garanties liées à l’exercice de la défense.

L’indépendance du barreau au cœur du différend

Pour le président de l’Association, l’indépendance de la profession ne doit pas être envisagée comme la défense d’un intérêt corporatiste, mais comme une garantie pour les justiciables dans leurs rapports avec l’administration, les autorités ou la justice.

« L’indépendance de la profession d’avocat n’est pas une distance vis-à-vis de l’État, mais une garantie au sein de l’État », a-t-il déclaré.

L’Association affirme parallèlement défendre une modernisation de la profession, avec notamment davantage de numérisation, une amélioration de la formation et des qualifications ainsi qu’un renforcement des exigences déontologiques.

Des interrogations sur le contrôle constitutionnel

La procédure ayant entouré le contrôle constitutionnel du texte constitue un autre point soulevé par les barreaux. Le président de l’Association a indiqué que certaines interrogations relatives à la loi avaient été soumises à la Cour constitutionnelle à l’initiative de l’institution compétente.

Il estime toutefois que la procédure engagée n’a pas conduit à un examen du fond des dispositions contestées, laissant, selon lui, plusieurs questions sans réponse.

La publication de la loi au Bulletin officiel et son entrée en vigueur ne sont pas contestées sur le plan de leur portée juridique. L’Association considère néanmoins que cette entrée en vigueur ne met pas fin au débat sur le contenu du texte et sur les conditions dans lesquelles il a été élaboré et adopté.

« Nous ne sommes pas en confrontation avec l’État »

Face à la persistance de la crise, le président de l’Association a également cherché à distinguer le différend avec le gouvernement d’une opposition plus générale aux institutions.

« Nous ne sommes pas en confrontation avec l’État ; nous en faisons partie », a-t-il déclaré, en rappelant le rôle historique joué par les avocats dans plusieurs étapes de la construction institutionnelle et de la défense des droits au Maroc.

Il a par ailleurs reconnu les conséquences de la mobilisation sur la profession, le fonctionnement de la justice et les justiciables, évoquant un coût professionnel, matériel et humain. Selon lui, ces répercussions doivent toutefois être examinées en tenant compte des causes ayant conduit à la crise.

Un appel aux institutions de l’État

L’Association porte un jugement critique sur la gestion du dossier par l’Exécutif. Son président estime que le gouvernement n’a pas réussi à conduire de manière satisfaisante la réforme d’un texte qu’il considère comme déterminant pour le fonctionnement de la justice.

Il appelle désormais les différentes institutions de l’État à intervenir, chacune dans son champ de compétence, afin de rechercher une sortie de crise et de rétablir un équilibre entre les différents acteurs du système judiciaire.

« Nous ne cherchons pas un adversaire et ne demandons la victoire sur personne », a-t-il affirmé.

LNT

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Avocats : le conseil national maintient la grève et fixe un nouveau rendez-vous au 20 septembre https://lnt.ma/avocats-le-conseil-national-maintient-la-greve-et-fixe-un-nouveau-rendez-vous-au-20-septembre/ Fri, 11 Sep 2026 10:27:46 +0000 https://lnt.ma/?p=559270 L’Association des barreaux du Maroc a décidé jeudi, à l’unanimité, de poursuivre le mouvement engagé depuis plus de trois mois contre le projet de loi réformant la profession. Les avocats estiment que le texte menace leur indépendance et que les accords issus du dialogue n’ont pas été intégrés. Les audiences continuent d’être massivement reportées. La […]

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L’Association des barreaux du Maroc a décidé jeudi, à l’unanimité, de poursuivre le mouvement engagé depuis plus de trois mois contre le projet de loi réformant la profession. Les avocats estiment que le texte menace leur indépendance et que les accords issus du dialogue n’ont pas été intégrés. Les audiences continuent d’être massivement reportées.

La décision a été prise le 10 septembre par le conseil national de l’association, réuni cinq jours après la précédente échéance. Les membres se retrouveront le 20 septembre pour réévaluer la situation et décider de la poursuite ou de la reprise du travail.

Deux griefs structurent le conflit. Sur le fond, les avocats considèrent que certaines dispositions du projet de loi régissant la profession portent atteinte à l’indépendance de l’avocat et aux garanties procédurales attachées à l’exercice de la défense. Sur la méthode, ils font valoir que les accords issus du dialogue mené avec le ministère de la Justice n’ont pas été intégralement repris dans le texte final.

Ce second reproche éclaire la durée du blocage. Un désaccord sur le contenu d’une réforme se négocie ; un désaccord sur le respect de ce qui a été négocié met en cause la crédibilité du cadre de discussion lui-même, ce qui rend toute reprise du dialogue plus difficile.

L’effet sur le fonctionnement judiciaire s’étend désormais à l’ensemble des contentieux. Les reports d’audience touchent les affaires pénales, civiles, commerciales, familiales et sociales.

Ce sont deux catégories de justiciables qui en supportent le coût le plus direct. Les personnes en détention provisoire, dont le maintien en détention se prolonge à chaque report d’audience sans que le fond de leur dossier soit examiné. Et les parties à des litiges familiaux ou financiers dont l’issue est soumise à des délais, pension alimentaire, garde d’enfants, exécution de créances.

Le conflit, qui opposait initialement une profession au gouvernement, dépasse ainsi le cadre corporatif pour atteindre le fonctionnement du service public de la justice et l’accès des citoyens au juge.

Le contexte procédural n’a pas évolué depuis la décision de la Cour constitutionnelle, qui avait jugé le texte formellement non conforme à la Constitution après son adoption par les deux chambres. Cette non-conformité porte sur la régularité de la procédure d’adoption, non sur le contenu des dispositions, ce qui contraint le législateur à reprendre le texte sans l’obliger à en modifier la substance.

Le ministre de la Justice n’a pas répondu publiquement aux revendications. Le calendrier électoral rend peu probable un arbitrage avant le scrutin du 23 septembre.

LNT

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Heure légale : le Royaume repasse à GMT le 20 septembre, après huit ans de GMT+1 https://lnt.ma/heure-legale-le-royaume-repasse-a-gmt-le-20-septembre-apres-huit-ans-de-gmt1/ Fri, 11 Sep 2026 10:03:11 +0000 https://lnt.ma/?p=559255 Les horloges reculeront d’une heure dans la nuit du 19 au 20 septembre, à 2 heures du matin. Le décret 2.26.530 abroge celui de 2018 qui avait instauré le GMT+1 permanent. Le changement est définitif, aucun retour à l’heure d’été n’étant prévu. Les cours débuteront à 8 heures dans les établissements scolaires. Le basculement interviendra […]

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Les horloges reculeront d’une heure dans la nuit du 19 au 20 septembre, à 2 heures du matin. Le décret 2.26.530 abroge celui de 2018 qui avait instauré le GMT+1 permanent. Le changement est définitif, aucun retour à l’heure d’été n’étant prévu. Les cours débuteront à 8 heures dans les établissements scolaires.

Le basculement interviendra dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 septembre : à 2 heures du matin, les horloges seront reculées d’une heure pour afficher 1 heure.

La base réglementaire est le décret numéro 2.26.530, publié au Bulletin officiel numéro 7521 du 29 juin 2026. Il rétablit l’heure de référence définie par le décret royal numéro 455.67 du 2 juin 1967 et abroge le texte de 2018 qui avait instauré le GMT+1 à titre permanent, avec retour temporaire au GMT durant le mois de Ramadan.

L’élément déterminant est le caractère définitif de la mesure. Le GMT devient l’heure légale du Royaume, sans mécanisme automatique de retour au GMT+1 l’été prochain. Toute modification ultérieure supposerait un nouveau texte réglementaire.

Le dispositif adopté en octobre 2018 avait fait l’objet d’une contestation soutenue pendant huit ans. Une pétition réclamant le rétablissement de ce que ses signataires appelaient l’heure naturelle avait dépassé trois cent mille signatures. Les griefs portaient principalement sur les matinées d’hiver, où le lever du soleil intervenait tardivement, contraignant les élèves à se rendre à l’école dans l’obscurité.

C’est précisément ce point que traite la circulaire du ministère de l’Éducation nationale adressée aux académies régionales et aux établissements. Les enseignements seront programmés à partir de 8 heures du matin sur l’ensemble du territoire.

Les établissements sont tenus de réviser leurs emplois du temps en préservant le volume horaire réglementaire par discipline, et de tenir compte des conditions locales, particulièrement en milieu rural, afin d’éviter les ruptures d’organisation. Les ressources humaines et matérielles disponibles doivent être intégrées à la construction des nouveaux horaires.

L’enjeu du transport scolaire est implicite mais central. Dans les zones rurales, le décalage d’une heure modifie l’ensemble des rotations de ramassage, dont l’organisation dépend souvent de prestataires privés et de circuits établis en début d’année.

Au-delà de l’école, l’ajustement concerne les administrations, les banques, les transports et l’ensemble des systèmes informatiques dont l’horodatage est configuré sur le fuseau national.

LNT

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Législatives: 7 288 candidats et 1 850 listes pour 395 sièges, les femmes représentent 36,5% des candidatures https://lnt.ma/legislatives-7-288-candidats-et-1-850-listes-pour-395-sieges-les-femmes-representent-365-des-candidatures/ Fri, 11 Sep 2026 10:02:58 +0000 https://lnt.ma/?p=559264 Le dépôt s’est achevé le 9 septembre à midi. Les circonscriptions locales enregistrent 1 615 listes et 5 505 candidats, contre 1 472 listes et 5 046 candidats en 2021. Les circonscriptions régionales, exclusivement féminines, comptent 235 listes et 1 783 candidates. Vingt-huit formations politiques sont en lice. Le ministère de l’Intérieur a publié le […]

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Le dépôt s’est achevé le 9 septembre à midi. Les circonscriptions locales enregistrent 1 615 listes et 5 505 candidats, contre 1 472 listes et 5 046 candidats en 2021. Les circonscriptions régionales, exclusivement féminines, comptent 235 listes et 1 783 candidates. Vingt-huit formations politiques sont en lice.

Le ministère de l’Intérieur a publié le bilan définitif des candidatures pour le scrutin du 23 septembre.

Le total s’établit à 1 850 listes et 7 288 candidats, soit une moyenne supérieure à dix-huit candidats par siège à pourvoir.

La ventilation par type de circonscription éclaire la structure du scrutin. Les circonscriptions locales, qui pourvoient 305 sièges, comptent 1 615 listes et 5 505 candidats, en progression sur 2021 où l’on dénombrait 1 472 listes et 5 046 candidats. Les circonscriptions régionales, au nombre de douze et pourvoyant 90 sièges, enregistrent 235 listes et 1 783 candidates, ces sièges étant pour la première fois réservés exclusivement aux femmes.

La participation féminine atteint 2 658 candidatures, soit 36,47% du total. Cent vingt et une listes sont par ailleurs conduites par des femmes dans les circonscriptions locales, donnée qui mesure la place des candidates hors du mécanisme réservé.

Cette distinction mérite d’être faite. Un quota garantit un nombre de sièges ; il ne dit rien de la position des femmes dans la compétition ordinaire. Les 121 têtes de liste locales constituent de ce point de vue l’indicateur le plus significatif, celui de l’accès à des positions éligibles sans dispositif dédié.

Vingt-huit partis politiques participent au scrutin, auxquels s’ajoutent des alliances électorales récemment constituées. Le ministère relève un engouement significatif des citoyens pour la candidature par rapport aux scrutins précédents.

Parmi les candidats figurent 227 parlementaires sortants, dont 204 députés, soit plus de la moitié de la Chambre sortante se représentant devant les électeurs.

Le rapport de dix-huit candidats par siège traduit moins une compétition intense qu’une caractéristique du mode de scrutin. La représentation proportionnelle appliquée dans des circonscriptions de taille réduite, avec un quotient calculé sur les électeurs inscrits, disperse les sièges entre de nombreuses formations et rend l’investiture accessible à des partis dont les chances d’élection restent faibles.

La campagne électorale, ouverte le 10 septembre, s’achèvera le 22 à minuit.

LNT

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