National - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/national/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Thu, 03 Sep 2026 09:52:39 +0000 fr-FR hourly 1 Législatives : 1 003 déclarations de candidature déposées au terme du deuxième jour https://lnt.ma/legislatives-1-003-declarations-de-candidature-deposees-au-terme-du-deuxieme-jour/ Thu, 03 Sep 2026 08:57:23 +0000 https://lnt.ma/?p=556379 Le ministère de l’Intérieur a recensé 1 003 déclarations transmises par la plateforme électronique à la clôture de mardi, contre 702 relevées lundi à la mi-journée. Les dossiers couvrent les circonscriptions locales et les circonscriptions régionales. Le bilan définitif des listes en compétition ne sera publié qu’à l’issue de la phase de dépôt, le 9 […]

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Le ministère de l’Intérieur a recensé 1 003 déclarations transmises par la plateforme électronique à la clôture de mardi, contre 702 relevées lundi à la mi-journée. Les dossiers couvrent les circonscriptions locales et les circonscriptions régionales. Le bilan définitif des listes en compétition ne sera publié qu’à l’issue de la phase de dépôt, le 9 septembre.

Le décompte communiqué par le ministère de l’Intérieur porte à 1 003 le nombre de déclarations de candidature déposées via la plateforme électronique jusqu’à mardi au soir. Le premier relevé, établi lundi à 14 heures, faisait état de 702 listes.

Les déclarations émanent de formations politiques de toutes sensibilités et concernent les circonscriptions électorales locales comme les circonscriptions régionales créées par la réforme de 2021.

Le ministère indique attendre l’achèvement de cette phase et la publication du bilan définitif des listes en compétition avant de diffuser des statistiques d’ensemble sur le vivier de candidats. Cette réserve est justifiée sur le plan méthodologique : le dépôt d’une déclaration ne vaut pas recevabilité, l’examen des dossiers intervenant après la clôture, et une même formation peut déposer puis rectifier.

La dématérialisation de la procédure est présentée comme un moyen de simplifier les démarches liées aux délais électoraux et de faciliter le dépôt comme le suivi des candidatures. Elle constitue, pour ce scrutin, une obligation cumulative et non alternative : le dossier physique doit être déposé auprès des autorités compétentes, et les têtes de liste doivent en outre accomplir une déclaration électronique dans une fenêtre resserrée, ouverte du 8 septembre à midi au 9 septembre à midi.

Cette architecture en deux temps constitue le principal point de vigilance opérationnel de la séquence. La validité d’une candidature repose sur l’accomplissement des deux formalités, dont les calendriers ne se recouvrent que partiellement.

Le scrutin du 23 septembre portera sur 395 sièges, dont 305 pourvus dans les circonscriptions locales et 90 au titre des douze circonscriptions régionales, ces dernières étant pour la première fois réservées exclusivement aux femmes. Le corps électoral compte plus de 16,5 millions d’inscrits.

La campagne électorale s’ouvrira le 10 septembre et prendra fin le 22 septembre à minuit.

LNT

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Législatives : le PAM chiffre son programme à 350 milliards de dirhams, l’USFP mise sur l’équité https://lnt.ma/legislatives-le-pam-chiffre-son-programme-a-350-milliards-de-dirhams-lusfp-mise-sur-lequite/ Thu, 03 Sep 2026 08:53:56 +0000 https://lnt.ma/?p=556376 Le Parti authenticité et modernité a présenté un programme articulé en cinq pactes, pour un coût de 350 milliards de dirhams sur cinq ans, soit environ 70 milliards par an. Il propose de ramener l’impôt sur le revenu de six à trois tranches et de plafonner son taux maximal à 20%. L’Union socialiste des forces […]

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Le Parti authenticité et modernité a présenté un programme articulé en cinq pactes, pour un coût de 350 milliards de dirhams sur cinq ans, soit environ 70 milliards par an. Il propose de ramener l’impôt sur le revenu de six à trois tranches et de plafonner son taux maximal à 20%. L’Union socialiste des forces populaires avance de son côté vingt engagements centrés sur la redistribution.

La précampagne entre dans sa phase de chiffrage. Deux formations ont rendu publics leurs engagements, avec des approches qui éclairent les lignes de fracture du débat qui s’ouvrira le 10 septembre.

Le programme du Parti authenticité et modernité, présenté le 1er septembre, s’organise autour de cinq pactes pour une enveloppe totale de 350 milliards de dirhams sur la législature 2027-2031. La ventilation par priorité place le pouvoir d’achat en tête, avec 150 milliards de dirhams, devant la citoyenneté à 100 milliards, la jeunesse et la sécurité stratégique à 50 milliards chacune.

Deux propositions y concentrent l’attention. La première porte sur la gratuité des factures d’électricité inférieures à 100 dirhams par mois, sans conditions, financée par une contribution de solidarité assise sur les ménages à consommation plus élevée. La seconde concerne la fiscalité : le nombre de tranches de l’impôt sur le revenu serait ramené de six à trois, et le taux marginal supérieur abaissé de 37% à 20%.

Sur l’emploi, le parti propose un programme national intégré ciblant les 2,9 millions de jeunes actuellement hors éducation, formation et emploi, en insistant sur des contrats formels assortis d’une couverture sociale.

Le schéma de financement repose sur trois blocs : 300 milliards de dirhams attendus des effets de croissance et de l’élargissement de l’assiette fiscale, 40 milliards de la contribution des collectivités territoriales et 10 milliards de la réallocation budgétaire et des gains d’efficience. L’ensemble suppose une croissance annuelle de 5% sur la période 2027-2031, contre 3,7% en moyenne antérieure.

Les autres engagements sectoriels portent sur six sociétés régionales de distribution pour la modernisation des circuits agricoles, un mix électrique renouvelable à 52% en 2031, 400 ouvrages hydrauliques et six stations de dessalement, ainsi que la formation de 5 000 spécialistes en intelligence artificielle.

L’Union socialiste des forces populaires a retenu une architecture différente. Ses vingt engagements, portés par le premier secrétaire Driss Lachgar, sont organisés autour de la notion de croissance équitable, avec un déplacement affiché de l’indicateur budgétaire vers l’indicateur d’impact : le revenu des ménages est présenté comme le critère d’évaluation des politiques publiques.

Le parti met en avant la justice territoriale, en proposant de réorienter l’investissement public vers les régions défavorisées, au motif que le lieu de résidence ne devrait pas déterminer l’accès à l’éducation, aux soins ou à l’emploi. Il avance également des mesures de gouvernance, dont la déclaration obligatoire de patrimoine, le renforcement de l’indépendance du Conseil de la concurrence, la revue périodique des exonérations fiscales et l’engagement des candidats à ne pas cumuler fonction publique et intérêts économiques liés.

Sur la participation des femmes, il part d’un constat statistique : quatre femmes marocaines en âge de travailler sur cinq demeurent hors du marché du travail.

La comparaison des deux offres fait apparaître un partage classique. L’une mise sur la croissance pour financer la redistribution, l’autre sur la redistribution comme condition de la croissance. Le débat portera sur la crédibilité des hypothèses macroéconomiques dans le premier cas, sur celle des mécanismes d’exécution dans le second.

LNT

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Legislative Elections: At Daggers Drawn https://lnt.ma/legislative-elections-at-daggers-drawn/ Wed, 02 Sep 2026 11:54:45 +0000 https://lnt.ma/?p=556344 Three weeks before an election that will shape the country until 2030—at least!—the outgoing majority is tearing itself apart over the ownership of a dozen or so elected officials, the opposition is rekindling its old feuds, and the parties are digging up their political ghosts. One question remains, however, and no one seems particularly eager […]

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Three weeks before an election that will shape the country until 2030—at least!—the outgoing majority is tearing itself apart over the ownership of a dozen or so elected officials, the opposition is rekindling its old feuds, and the parties are digging up their political ghosts. One question remains, however, and no one seems particularly eager to ask it: whatever happened to the programme?

Do we really need to reread what His Majesty King Mohammed VI said in Tetouan on July 29? That the Kingdom’s economic and social achievements “transcend government and parliamentary terms,” that they are the result of a cumulative dynamic built up over years and not the record of any single executive. The sentence named no one, which is precisely what made it so clear. On the eve of an election, it sets the record straight on attempts at political appropriation. The Sovereign was careful to add the terms of reference for the next government: preserve the achievements and pursue far-reaching reforms.

A month later, the spectacle has shifted into another register. On August 25, the RNI’s political bureau issued a statement of unprecedented harshness between government allies, denouncing pressure on its elected representatives, naming eight of them and pointing the finger at the PAM. A few hours later, a recording attributed to Rachid Talbi Alami, Speaker of the House of Representatives, began circulating, mocking the idea of applying FIFA rules to politics and vowing that Fouzi Lekjaa would not get the Finance Ministry. The following day, the PAM convened its bureau for an emergency meeting and reminded its ally of 2021, when the RNI fielded more than seventeen parliamentarians who had come from five different parties, including six from the Tractor. On the 27th, in Oulad Nasser, Lekjaa hit back, declaring that “the real terrorists” were those who had turned the joy of Eid into anxiety, with red meat still out of reach at 150 or 160 dirhams per kilo. The heaviest word in Morocco’s political vocabulary, dropped like a bomb by a serving Budget Minister.

And yet, five years is precisely how long these two parties governed together, voted for the same Finance Acts and defended the same record. Now they are convening emergency meetings of their governing bodies to quarrel over the ownership of a dozen or so local powerbrokers. Abel and Cain had no dispute other than divine favour; here, the motive is rather more prosaic, and it has a name: the premiership.

Meanwhile, Abdelilah Benkirane is doing what he does best: fanning the flames. A seasoned practitioner of the art, he has the routine down to perfection: brushing up against the red line without ever quite crossing it, plain speaking standing in for a programme and the affection of the people for a record. But the most revealing detail lies elsewhere: the Lampe’s pyromaniac will not himself be a candidate. He starts the fire and leaves the room, leaving others to deal with the blaze.

The others are hardly doing any better. On August 19 in Fez, the Popular Movement officially welcomed Hamid Chabat into its ranks. At seventy-three, the former secretary-general of the Istiqlal Party and former mayor of the city then saw his daughter placed at the head of the party list in Fez-North. Elsewhere, some prefer to stage displays of solemn remembrance, with cameras and lapel microphones summoned as witnesses to a sudden burst of piety before the graves of party founders.

Meanwhile, more than 18 million voters are being called to the polls on September 23. Household purchasing power remains under strain, and the wholesale price of lamb has risen from 58 dirhams per kilo in the spring of 2020 to 140 dirhams in August 2026. Healthcare and education remain the two blind spots of any national conversation. Unemployment and the discouragement of a large part of the country’s youth have received no answer, and the Gen Z episode has apparently taught no one anything. Voters would be entitled to expect commitments, costed proposals and clearly assumed policy choices, even if promises bind only those who believe them. Instead, anathemas and ad hominem attacks have taken over the electoral debate.

Amid all this noise, no honest assessment is possible, no accountability is discernible, and no programme, however serious, can stand out. The comments circulating on social media—disillusioned, cynical and often savage—say enough about what the ballot box may ultimately confirm. Not anger, which would at least still be a sign of life, but a profound indifference towards a political class perceived as a caste whose privileges far exceed its achievements.

And yet, perhaps there is still room for hope, because all of this unfolded over just a few days at the end of August, between two press releases and a leaked recording. Officially, the election campaign has not even begun. It starts on September 10.

Can’t wait!

Zouhair Yata

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Législatives : À couteaux tirés https://lnt.ma/legislatives-a-couteaux-tires/ Wed, 02 Sep 2026 10:55:35 +0000 https://lnt.ma/?p=556316 À trois semaines d’un scrutin qui engagera le pays jusqu’en 2030 (au moins !), la majorité sortante s’écharpe sur la propriété d’une dizaine d’élus, l’opposition rallume ses vieilles querelles et les partis exhument leurs revenants. Reste une question que personne ne semble pressé de poser : où est passé le programme ? Faut-il vraiment relire ce […]

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À trois semaines d’un scrutin qui engagera le pays jusqu’en 2030 (au moins !), la majorité sortante s’écharpe sur la propriété d’une dizaine d’élus, l’opposition rallume ses vieilles querelles et les partis exhument leurs revenants. Reste une question que personne ne semble pressé de poser : où est passé le programme ?

Faut-il vraiment relire ce qui a été dit par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis Tétouan le 29 juillet dernier ? Que les acquis économiques et sociaux du Royaume « transcendent les mandats gouvernemental et parlementaire », qu’ils sont le fruit d’une dynamique cumulative étalée sur des années et non le bilan d’un exécutif. La phrase ne nommait personne, et c’est précisément ce qui la rendait limpide. À la veille d’un scrutin, elle met les pendules à l’heure de la récupération politique. Le Souverain a pris soin d’y adjoindre le cahier des charges du prochain gouvernement, préserver les acquis et poursuivre les réformes d’envergure.

Un mois plus tard, le spectacle a changé de registre. Le 25 août, le bureau politique du RNI publie un communiqué d’une dureté inédite entre alliés de gouvernement, dénonce des pressions sur ses élus, cite huit noms et désigne le PAM. Quelques heures plus tard circule un enregistrement attribué à Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, qui raille l’idée d’appliquer les règles de la FIFA à la politique et jure que Fouzi Lekjaa n’aura pas les Finances. Le lendemain, le PAM réunit son bureau en urgence et renvoie son allié à 2021, quand le RNI présentait plus de dix-sept parlementaires venus de cinq formations, dont six du Tracteur. Le 27, à Oulad Nasser, Lekjaa réplique que « les véritables terroristes » sont ceux qui ont transformé la joie de l’Aïd en angoisse, la viande rouge demeurant hors de portée à 150 ou 160 dirhams le kilo. Le mot le plus lourd du vocabulaire politique marocain, lâché comme une bombe par un ministre du Budget en exercice.

Pourtant, cinq ans justement, c’est la durée pendant laquelle ces deux partis ont gouverné ensemble, voté les mêmes lois de finances et défendu le même bilan. Les voilà qui convoquent leurs instances en urgence pour se disputer la propriété d’une dizaine de notables. Abel et Caïn n’avaient d’autre litige que la préférence divine, ici le mobile est plus prosaïque et il porte un nom, la primature.

À côté, Abdelilah Benkirane fait ce qu’il sait faire de mieux, souffler sur les braises. En bon lampiste, le procédé est rodé, la ligne rouge frôlée sans jamais être franchie, le franc-parler tenant lieu de programme et l’amitié du peuple de bilan. Le plus révélateur est ailleurs puisque le pyromane de la Lampe ne sera pas candidat. Il allume l’incendie et quitte la pièce, laissant à d’autres le soin de gérer le feu.

Les autres ne font guère mieux. Le Mouvement populaire a officialisé le 19 août à Fès le ralliement de Hamid Chabat, soixante-treize ans, ancien secrétaire général de l’Istiqlal et ancien maire de la ville, avant d’investir sa fille en tête de liste à Fès-Nord. Ailleurs, on préfère la mise en scène du recueillement, caméras et micros-cravates convoqués comme témoins d’une piété soudaine devant les tombes des fondateurs.

Pendant ce temps, plus de 18 millions d’électeurs sont convoqués le 23 septembre. Le pouvoir d’achat des ménages reste malmené et le kilo d’ovin est passé de 58 dirhams en gros au printemps 2020 à 140 en août 2026. La santé et l’école demeurent les deux angles morts de toute conversation nationale. Le chômage et le découragement d’une grande partie de la jeunesse n’ont reçu aucune réponse, et la parenthèse de la génération Z n’a manifestement rien appris à personne. On serait en droit d’attendre des engagements, des chiffrages, des arbitrages assumés, même si les promesses n’engagent que ceux qui les croient. En lieu et place, ce sont les anathèmes et les attaques ad hominem qui occupent le débat électoral.

Dans ce vacarme, aucun bilan honnête n’est possible, aucune reddition des comptes n’est lisible, aucun programme, aussi sérieux soit-il, ne se distingue. Les commentaires qui circulent sur les réseaux sociaux, désabusés, cyniques et souvent féroces, disent assez ce que les urnes risquent de confirmer. Non pas une colère, ce serait encore un signe de vie, mais une indifférence profonde envers une classe politique perçue comme une caste dont les avantages excèdent largement les réalisations.

Alors, l’espoir est peut-être encore permis, car tout cela s’est joué en quelques jours, à la fin du mois d’août, entre deux communiqués et un enregistrement volé. Officiellement, la campagne électorale n’a pas encore commencé, elle débute le 10 septembre. Hâte d’y être !

Zouhair Yata

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Vote: l’isoloir sera ouvert du côté du bureau, pour empêcher la photographie des bulletins https://lnt.ma/vote-lisoloir-sera-ouvert-du-cote-du-bureau-pour-empecher-la-photographie-des-bulletins/ Wed, 02 Sep 2026 10:37:06 +0000 https://lnt.ma/?p=556284 Les électeurs voteront le 23 septembre dans un isoloir ouvert sur la face donnant vers les membres du bureau de vote et les représentants des candidats. L’administration justifie cette configuration par la volonté d’empêcher la prise de photographies des bulletins. Le dispositif interroge l’équilibre entre lutte contre l’achat de voix et secret du scrutin. Les […]

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Les électeurs voteront le 23 septembre dans un isoloir ouvert sur la face donnant vers les membres du bureau de vote et les représentants des candidats. L’administration justifie cette configuration par la volonté d’empêcher la prise de photographies des bulletins. Le dispositif interroge l’équilibre entre lutte contre l’achat de voix et secret du scrutin.

Les modalités matérielles du vote aux élections de la Chambre des représentants comportent une modification qui n’avait pas d’équivalent lors des scrutins précédents. L’électeur exprimera son choix dans un isoloir ouvert du côté faisant face aux membres du bureau de vote et aux représentants des candidats.

La justification avancée par les autorités est précise. Il s’agit de prévenir tout comportement susceptible de compromettre le secret du vote, en particulier la prise de photographies du bulletin ou toute tentative d’influence à l’intérieur du bureau.

Le raisonnement mérite d’être explicité, car il paraît de prime abord paradoxal. La photographie du bulletin est l’instrument technique de l’achat de voix moderne : elle fournit à l’acheteur la preuve que le vendeur a effectivement voté comme convenu. Sans preuve, la transaction perd sa garantie d’exécution. Rendre la manipulation du téléphone visible depuis le bureau vise donc à casser ce mécanisme de vérification.

L’objection est symétrique et tout aussi solide. Un isoloir ouvert du côté du bureau expose le geste de l’électeur au regard des représentants des candidats, présents à quelques mètres. Le secret du vote, garanti constitutionnellement, repose précisément sur l’impossibilité pour un tiers d’observer le choix exprimé. La configuration retenue transfère donc le risque d’influence : elle réduit la capacité de l’électeur à prouver son vote à un acheteur, mais accroît la possibilité qu’un observateur présent devine ce vote.

L’efficacité du dispositif dépendra en pratique de deux paramètres : la géométrie exacte des isoloirs et la distance effective entre la table du bureau et le poste de vote, éléments qui relèvent de l’aménagement des locaux et varieront d’un bureau à l’autre.

Cette mesure s’inscrit dans un ensemble de dispositions destinées à durcir l’encadrement du scrutin. Les condamnés pour délits électoraux sont rendus inéligibles. L’usage frauduleux des réseaux sociaux et la diffusion de contenus électoraux générés par intelligence artificielle sont pénalisés. Des cellules régionales de suivi du contentieux électoral ont été constituées auprès des parquets, en coordination avec une structure centrale.

Aucune critique publique n’a été formulée à ce stade par les partis politiques ou les organisations de la société civile sur la question de l’isoloir. Le point mériterait pourtant d’être versé au débat avant l’ouverture de la campagne, le 10 septembre.

LNT

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Législatives: le ministère public met en place une cellule centrale de suivi des infractions électorales https://lnt.ma/legislatives-le-ministere-public-met-en-place-une-cellule-centrale-de-suivi-des-infractions-electorales/ Wed, 02 Sep 2026 10:07:20 +0000 https://lnt.ma/?p=556282 Le procureur général du Roi près la Cour de cassation, Hicham Balaoui, a adressé aux parquets une circulaire leur prescrivant de suivre l’ensemble des étapes du scrutin du 23 septembre. Les cellules régionales et locales devront se coordonner avec une structure centrale et rester en contact permanent avec les services de sécurité. Le président du […]

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Le procureur général du Roi près la Cour de cassation, Hicham Balaoui, a adressé aux parquets une circulaire leur prescrivant de suivre l’ensemble des étapes du scrutin du 23 septembre. Les cellules régionales et locales devront se coordonner avec une structure centrale et rester en contact permanent avec les services de sécurité.

Le président du ministère public a diffusé une circulaire à l’intention des procureurs généraux près les cours d’appel et des procureurs près les tribunaux de première instance, en amont des élections de la Chambre des représentants.

L’instruction porte sur trois exigences. Les parquets doivent assurer un suivi actif de toutes les phases du processus électoral, veiller à la légalité, à l’intégrité, à la transparence et à la loyauté de la concurrence, et traiter avec célérité les plaintes qui leur sont adressées, en appliquant les dispositions pénales pertinentes.

Le dispositif organisationnel constitue l’élément nouveau. Des cellules régionales et locales dédiées au contentieux électoral devront travailler en coordination avec une structure centrale placée auprès de la présidence du ministère public, et maintenir un contact régulier avec les équipes de sécurité chargées des questions électorales.

Cette architecture répond à une difficulté récurrente des scrutins précédents. Les infractions électorales se caractérisent par une temporalité courte, une dispersion géographique et une charge probatoire élevée, trois paramètres qui rendent inopérant un traitement judiciaire classique intervenant après la clôture du scrutin. La centralisation du suivi vise à raccourcir les délais de réaction.

La circulaire retient une formule générale, visant les pratiques susceptibles de porter atteinte à l’intégrité des élections ou d’influer sur leur transparence, sans énumérer de catégories d’infractions. Le procureur général y souligne que la justice a un rôle déterminant dans l’accompagnement du processus électoral et le renforcement de la confiance des citoyens dans les élections.

Le cadre légal applicable à ce scrutin a par ailleurs été durci sur deux points. Les personnes condamnées pour des délits électoraux deviennent inéligibles. Et l’usage frauduleux des réseaux sociaux ainsi que la diffusion de contenus électoraux générés par intelligence artificielle sont désormais passibles de sanctions pénales, disposition qui constitue une première dans le droit électoral marocain.

Le dépôt des candidatures, ouvert le 31 août, se poursuit jusqu’au 9 septembre à midi. La campagne s’ouvrira le 10 septembre pour s’achever le 22 à minuit.

LNT

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Campagne électorale : Les candidats véreux dans le viseur du Parquet https://lnt.ma/campagne-electorale-les-candidats-vereux-dans-le-viseur-du-parquet/ Tue, 01 Sep 2026 14:40:57 +0000 https://lnt.ma/?p=556267 Pour des élections honnêtes, libres et transparentes, la présidence du Ministère Public ne fait pas dans la dentelle. Tous les parquets sont vivement invités à s’attaquer à toutes les formes de corruption électorale.  Le temps se gâte pour tous ces candidats habitués à corrompre leurs électeurs… et pourvu que ça se concrétise ! C’est apparemment un […]

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Pour des élections honnêtes, libres et transparentes, la présidence du Ministère Public ne fait pas dans la dentelle. Tous les parquets sont vivement invités à s’attaquer à toutes les formes de corruption électorale. 

Le temps se gâte pour tous ces candidats habitués à corrompre leurs électeurs… et pourvu que ça se concrétise ! C’est apparemment un message de tolérance zéro qui a été adressé particulièrement à tous les Moul Chekara et autres « généreux », le temps d’une échéance électorale.  De quoi, peut-être, les dissuader avant de passer à l’acte !

Dans une note envoyée en ce début de semaine à tous les parquets du pays, la présidence du Ministère Public invite ces derniers à plus de vigilance et d’intransigeance à l’égard de toute personne impliquée dans des actes douteux en rapport avec l’opération électorale dans son ensemble.

Dans sa note, la présidence du Ministère Public tient à rappeler que la loi a conféré au pouvoir judiciaire un rôle central dans l’accompagnement du processus électoral, contribuant ainsi à instaurer la sérénité et à renforcer la confiance des citoyens, tout en veillant à garantir la sécurité électorale.

Dans ce sens et conformément aux missions et prérogatives légalement dévolues au ministère public pour accompagner le processus électoral, lutter contre les actes délictueux susceptibles de porter atteinte à la transparence et à l’intégrité du scrutin ou de compromettre la loyauté de la compétition électorale à toutes les étapes du processus, ainsi que pour sanctionner leurs auteurs, la présidence du Parquet exhorte les Procureurs du Roi des différentes régions du pays à veiller à prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre avec fermeté et rigueur toutes les pratiques et tous les actes susceptibles de porter atteinte à l’intégrité du processus électoral, et sanctionner leurs auteurs.

Elle les invite aussi à traiter les enquêtes relatives aux plaintes électorales avec la célérité et l’efficacité requises, à mettre en œuvre les dispositions légales répressives en matière électorale et déférer les contrevenants à la justice pour qu’ils soient jugés conformément à la loi,  assurer une permanence durant toute la période des échéances électorales et la coordination entre les cellules régionales et locales mises en place au niveau des parquets près les Cours d’Appel et les tribunaux de Première Instance.

Dans sa note, la Présidence appelle les parquets à asseoir une coordination avec la cellule centrale mise en place auprès de la Présidence du Ministère public concernant les infractions susceptibles d’être relevées et une coordination avec les équipes de sécurité chargées du suivi des affaires électorales.

Pour conclure, le Procureur du Roi près la Cour de Cassation tient à préciser que « compte tenu de l’importance capitale de ces instructions pour la réussite des prochaines échéances électorales et pour garantir leur déroulement dans des conditions de transparence, de crédibilité et de loyauté de la compétition entre les candidats, je vous demande de vous y conformer, de veiller à les communiquer à l’ensemble des magistrats du ministère public et de m’informer de toute difficulté que vous pourriez rencontrer lors de leur mise en œuvre ».

H.Z

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Participation électorale des femmes : Haro sur le clientélisme… https://lnt.ma/participation-electorale-des-femmes-haro-sur-le-clientelisme/ Tue, 01 Sep 2026 10:23:20 +0000 https://lnt.ma/?p=556257 En ce début de semaine, l’ADFM a rendu public un communiqué où elle exprime sa profonde inquiétude face aux orientations, indicateurs et pratiques qui se dessinent à l’approche des prochaines échéances électorales. Pour l’association, ces évolutions sont susceptibles de compromettre l’exercice, par les femmes, de leur droit à une participation politique libre, autonome et égalitaire. […]

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En ce début de semaine, l’ADFM a rendu public un communiqué où elle exprime sa profonde inquiétude face aux orientations, indicateurs et pratiques qui se dessinent à l’approche des prochaines échéances électorales. Pour l’association, ces évolutions sont susceptibles de compromettre l’exercice, par les femmes, de leur droit à une participation politique libre, autonome et égalitaire.

Dans un premier lieu, l’ADFM tient à rappeler que, lors des débats consacrés à la réforme du cadre juridique régissant les élections, elle avait déjà alerté sur la nécessité de reconnaître et de criminaliser la violence politique à l’égard des femmes, et de mettre en place des mécanismes effectifs de prévention, de signalement, de protection et de recours.

Elle avait également appelé à instaurer des garanties juridiques et réglementaires permettant de prévenir toute instrumentalisation du processus de candidature et d’investiture à des fins d’exclusion, de pression ou de dissuasion des femmes, ainsi que toute subordination de leur droit d’accès aux institutions élues à des considérations financières, à l’influence, aux réseaux de pouvoir ou aux allégeances personnelles.

« Les informations et déclarations qui émergent aujourd’hui au sujet de la gestion des candidatures aux élections législatives viennent malheureusement conforter la pertinence de ces alertes. Elles imposent une vigilance accrue et appellent à la transparence, à la vérification rigoureuse des faits et à la reddition des comptes », dit-on auprès de l’ADFM, pour qui toute atteinte à l’intégrité du processus de candidature, toute pratique visant à exercer des pressions ou des violences à l’encontre des candidates, ainsi que tout comportement susceptible de compromettre l’égalité des chances entre les femmes candidates, doivent faire l’objet d’un examen sérieux et impartial et, lorsque les faits sont établis, donner lieu à l’engagement des responsabilités juridiques et administratives des personnes concernées.

Un « outil de reproduction »

L’ADFM souligne à cet effet que toute pratique faisant de la capacité financière, de l’influence ou de l’allégeance personnelle un critère déterminant pour accéder effectivement à la candidature, au détriment de la compétence, de l’intégrité et du parcours politique et militant, constitue une déviation de la fonction démocratique des partis et de la finalité des échéances électorales : « Il est inacceptable que le mécanisme créé pour lutter contre la discrimination se transforme en un outil de reproduction de celle-ci, ou que les 90 sièges réservés au renforcement de la représentation des femmes deviennent, au lieu d’un levier d’autonomisation politique, une ressource soumise à la logique de l’influence, de la capacité financière et des relations clientélistes. De même, toute exigence de contributions ou de charges financières, directes ou indirectes, effectivement liées à l’obtention de l’investiture, soulève une question démocratique d’une extrême gravité : le droit à la participation politique est-il désormais conditionné par la capacité de payer ? L’investiture partisane est-elle en train de passer d’une responsabilité politique à un privilège soumis à la logique de l’offre et de la demande ? », s’indigne l’ADFM.

La véritable autonomisation politique des femmes ne se mesure pas simplement au nombre de sièges qu’elles obtiennent, ni à l’inscription de leurs noms sur les listes électorales. Elle se mesure à l’existence de conditions réelles d’indépendance, de compétition équitable et d’accès égal aux ressources et à la décision politique. Les femmes élues ne sont pas un simple chiffre destiné à compléter les indicateurs de représentation. La parité n’est pas une opération comptable, et la discrimination positive n’est pas un privilège accordé aux femmes par les partis. Elle constitue un mécanisme destiné à corriger une inégalité historique et à permettre à la moitié de la société d’exercer pleinement son droit à la participation et à la prise de décision.

À partir de ce constat, l’Association considère que le marchandage des investitures et leur conditionnement à l’argent, à l’influence ou à l’allégeance constituent une grave atteinte aux principes de démocratie, d’égalité effective, d’égalité des chances et d’intégrité du processus électoral.

Elle exhorte les partis politiques à assumer leur responsabilité démocratique en adoptant des procédures transparentes, publiques et soumises à la reddition des comptes pour la sélection des candidates et des candidats, fondées sur la compétence, l’intégrité, le parcours politique et militant et l’engagement en faveur des causes de la société. Elle appelle également à garantir une égalité effective des chances dans l’accès aux ressources partisanes, financières, organisationnelles et médiatiques, afin d’empêcher que les disparités économiques ou l’influence ne deviennent un obstacle à la participation politique des femmes ou un critère permettant de contrôler leurs chances d’être candidates.

Tout en appelant les autorités compétentes chargées de superviser les opérations électorales à suivre toute pratique susceptible de porter atteinte à l’intégrité des candidatures et à l’équité de la compétition électorale, et à prendre les mesures prévues par la loi, elle demande aussi l’ouverture d’une enquête et d’une procédure sérieuse de reddition des comptes concernant toute déclaration documentée relative à la demande d’une contrepartie financière, directe ou indirecte, en échange de l’obtention d’une investiture…

H.Z

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Législatives 2026 : 702 listes de candidature déposées dès les premières heures https://lnt.ma/legislatives-2026-702-listes-de-candidature-deposees-des-les-premieres-heures/ Tue, 01 Sep 2026 08:56:40 +0000 https://lnt.ma/?p=556231 Le dépôt des candidatures pour les élections législatives du 23 septembre 2026 a débuté lundi matin au Maroc. À 14h00, 702 listes avaient déjà été enregistrées via la plateforme électronique dédiée, représentant des candidates et candidats issus de 27 partis politiques, selon une source responsable au ministère de l’Intérieur. Le processus de dépôt des candidatures […]

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Le dépôt des candidatures pour les élections législatives du 23 septembre 2026 a débuté lundi matin au Maroc. À 14h00, 702 listes avaient déjà été enregistrées via la plateforme électronique dédiée, représentant des candidates et candidats issus de 27 partis politiques, selon une source responsable au ministère de l’Intérieur.

Le processus de dépôt des candidatures pour l’élection des membres de la Chambre des représentants est officiellement lancé. Ouverte lundi à 8h00, l’opération s’effectue par l’intermédiaire d’une plateforme électronique mise en place à cet effet.

Selon les premières données communiquées par une source responsable au ministère de l’Intérieur, 702 listes de candidature avaient été déposées à 14h00, soit six heures après l’ouverture de la procédure.

Ces listes ont été présentées par des candidates et candidats appartenant à 27 formations politiques.

D’après la même source, l’opération se déroule jusqu’à présent « dans des conditions normales ».

Les candidatures enregistrées au cours de ces premières heures permettent par ailleurs de couvrir l’ensemble des circonscriptions électorales locales ainsi que les circonscriptions régionales sur le territoire national.

Le recours à la plateforme électronique constitue le canal retenu pour le dépôt des déclarations de candidature dans le cadre de ce scrutin.

LNT

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Législatives: les 90 sièges régionaux réservés pour la première fois aux femmes https://lnt.ma/legislatives-les-90-sieges-regionaux-reserves-pour-la-premiere-fois-aux-femmes/ Mon, 31 Aug 2026 10:13:43 +0000 https://lnt.ma/?p=556184 Le dépôt des candidatures s’est ouvert ce lundi matin pour les élections du 23 septembre. Une nouveauté modifie la physionomie du scrutin : les listes régionales, qui pourvoient 90 des 395 sièges de la Chambre des représentants, sont cette année exclusivement féminines. Les trente sièges jusqu’ici ouverts aux jeunes hommes disparaissent du dispositif. Les déclarations […]

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Le dépôt des candidatures s’est ouvert ce lundi matin pour les élections du 23 septembre. Une nouveauté modifie la physionomie du scrutin : les listes régionales, qui pourvoient 90 des 395 sièges de la Chambre des représentants, sont cette année exclusivement féminines. Les trente sièges jusqu’ici ouverts aux jeunes hommes disparaissent du dispositif.

Les déclarations de candidature aux élections de la Chambre des représentants sont reçues depuis ce lundi 31 août à 8 heures, et jusqu’au mercredi 9 septembre à midi. Les têtes de liste devront en outre accomplir une déclaration électronique sur la plateforme officielle, dans une fenêtre ouverte du 8 septembre à midi au 9 septembre à midi.

L’architecture du scrutin combine deux niveaux. Sur les 395 sièges de la Chambre, 305 sont pourvus dans les circonscriptions locales et 90 au titre de circonscriptions régionales, au nombre de douze, correspondant aux régions du Royaume. L’électeur reçoit deux bulletins distincts, l’un pour la circonscription locale, l’autre pour la circonscription régionale.

La répartition des sièges régionaux suit le poids démographique : Casablanca-Settat en compte douze, le maximum, Dakhla-Oued Eddahab trois, le minimum.

La modification introduite pour ce scrutin est substantielle. Les listes régionales sont désormais réservées exclusivement aux femmes. Dans le dispositif issu de la réforme de 2021, ces listes devaient comporter des candidates aux deux premières places mais demeuraient mixtes. La règle nouvelle en fait un mécanisme entièrement féminin.

Ce basculement a une contrepartie. Il prolonge la suppression, déjà actée en 2021, des trente sièges qui étaient réservés aux candidats de moins de quarante ans au titre de l’ancienne liste nationale. La représentation des jeunes hommes ne dispose plus de mécanisme dédié et relève désormais du seul choix des partis dans les circonscriptions locales.

Les listes régionales doivent comporter un nombre de candidates au moins égal aux deux tiers des sièges à pourvoir dans la région concernée. Les candidates doivent être inscrites sur les listes électorales d’une commune de cette région.

L’attribution des sièges s’effectue à la représentation proportionnelle, selon un quotient électoral calculé en divisant le nombre d’électeurs inscrits par le nombre de sièges à pourvoir, la répartition des restes se faisant à la plus forte moyenne. Ce mode de calcul, qui prend pour base les inscrits et non les seuls votants, produit mécaniquement un émiettement de la représentation et rend les coalitions nécessaires à la formation d’une majorité.

Le corps électoral compte plus de 16,5 millions d’inscrits, après une révision qui a procédé à la radiation d’environ 1,4 million de cas. Une révision exceptionnelle des listes s’est tenue du 15 mai au 13 juin 2026.

La campagne électorale s’ouvrira le 10 septembre et s’achèvera le 22 septembre à minuit. Le scrutin est fixé au mercredi 23 septembre. Le chef du gouvernement sera ensuite nommé par le Roi au sein du parti arrivé en tête, conformément à l’article 47 de la Constitution, avant de présenter son programme devant le Parlement et de solliciter la confiance.

LNT

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Union africaine : Akhannouch met en avant une approche préventive et coopérative https://lnt.ma/union-africaine-akhannouch-met-en-avant-une-approche-preventive-et-cooperative/ Mon, 31 Aug 2026 08:39:27 +0000 https://lnt.ma/?p=556178 Le Maroc entend faire de la prévention des conflits et du traitement de leurs causes profondes un axe central de son action en faveur de la paix en Afrique. Représentant le Roi Mohammed VI à la session extraordinaire de l’Union africaine consacrée aux mécanismes de prévention et de règlement des conflits, dimanche à Luanda, le […]

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Le Maroc entend faire de la prévention des conflits et du traitement de leurs causes profondes un axe central de son action en faveur de la paix en Afrique. Représentant le Roi Mohammed VI à la session extraordinaire de l’Union africaine consacrée aux mécanismes de prévention et de règlement des conflits, dimanche à Luanda, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a défendu une approche associant sécurité, développement économique, inclusion sociale et coopération Sud-Sud.

Le Maroc considère la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique comme un choix stratégique de long terme. C’est le message porté par Aziz Akhannouch lors de la session extraordinaire de l’Union africaine organisée dans la capitale angolaise.

Le Chef du gouvernement était accompagné du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, du représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Mohamed Arrouchi, ainsi que de l’ambassadrice du Maroc en Angola, Saadia Alaoui.

« Passer d’une logique de gestion des conflits » à leur prévention

Dans son intervention, Aziz Akhannouch a présenté la position marocaine comme reposant sur l’interdépendance entre paix, sécurité et développement. Selon lui, une prévention durable des crises suppose de s’attaquer à leurs causes économiques, sociales, institutionnelles, climatiques et humanitaires.

« Il nous faut progressivement passer d’une logique de gestion des conflits à une logique de construction des conditions de la paix et de prévention des conflits avant leur déclenchement », a-t-il déclaré.

Cette approche implique, selon le Chef du gouvernement, de ne pas limiter les politiques de paix aux interventions menées après le déclenchement des crises. Elle passe également par l’investissement dans les facteurs susceptibles de renforcer la stabilité sur le long terme.

Aziz Akhannouch a notamment cité la réponse aux aspirations des jeunes, le renforcement du rôle des femmes, la création d’emplois et l’amélioration de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique. Le développement des infrastructures, de la connectivité continentale et de l’intégration économique fait également partie des leviers évoqués.

Ces différents domaines ne constituent pas uniquement, selon lui, des politiques de développement, mais participent directement à la prévention des crises et à la consolidation de la stabilité.

La coopération Sud-Sud comme levier

Le Chef du gouvernement a également mis en avant la coopération Sud-Sud africaine défendue par le Maroc. Celle-ci doit, selon l’approche marocaine présentée à Luanda, se traduire par des projets concrets bénéficiant directement aux populations.

Les secteurs de l’alimentation, de l’eau, de l’énergie, de la santé, de la formation, de l’investissement et des infrastructures ont notamment été cités parmi les domaines dans lesquels cette coopération peut contribuer à réduire les vulnérabilités économiques et sociales.

S’exprimant en marge du sommet, Aziz Akhannouch a résumé cette orientation en déclarant : « Le Souverain a placé la paix et la stabilité en projet stratégique du Maroc pour le continent africain ».

Il a ajouté que la position du Royaume en matière de règlement des conflits privilégie une approche « préventive et pérenne », orientée vers la recherche de réponses aux difficultés économiques et sociales parallèlement aux enjeux sécuritaires.

De nouvelles menaces pour la stabilité africaine

L’intervention marocaine a également porté sur l’évolution des risques auxquels le continent est confronté.

Aziz Akhannouch a notamment évoqué le changement climatique et le stress hydrique, mais aussi le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et la multiplication des groupes armés non étatiques.

Ces derniers constituent, selon lui, une menace pour l’autorité des États, leur souveraineté et leur intégrité territoriale. Le Chef du gouvernement a également cité les ingérences extérieures et les risques liés à la désinformation et au détournement des technologies modernes.

Cette diversification des menaces nécessite, selon la position défendue par Rabat, une conception plus large de la sécurité, dépassant la seule dimension militaire pour intégrer les facteurs économiques, sociaux, climatiques et technologiques.

Renforcer les capacités propres du continent

Le Maroc plaide parallèlement pour un renforcement de l’autonomie africaine dans le financement de ses priorités.

Tout en reconnaissant la nécessité de partenariats internationaux « solides et équilibrés », Aziz Akhannouch a estimé que le continent devait accroître sa capacité à mobiliser ses propres ressources pour financer durablement ses politiques de paix et de sécurité ainsi que ses projets de développement.

Cette capacité doit permettre aux pays africains de mieux définir et mettre en œuvre leurs priorités, tout en limitant leur dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.

LNT avec MAP

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Législatives : le dépôt des candidatures s’ouvre lundi, dernière étape avant la campagne https://lnt.ma/legislatives-le-depot-des-candidatures-souvre-lundi-derniere-etape-avant-la-campagne/ Sun, 30 Aug 2026 11:12:34 +0000 https://lnt.ma/?p=556151 Les déclarations de candidature aux élections de la Chambre des représentants seront reçues du lundi 31 août à 8 heures au mercredi 9 septembre à midi. Une seconde formalité, entièrement dématérialisée, s’ajoute cette année pour les têtes de liste. La campagne électorale s’ouvrira le 10 septembre, pour un scrutin fixé au 23 septembre. Le ministère […]

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Les déclarations de candidature aux élections de la Chambre des représentants seront reçues du lundi 31 août à 8 heures au mercredi 9 septembre à midi. Une seconde formalité, entièrement dématérialisée, s’ajoute cette année pour les têtes de liste. La campagne électorale s’ouvrira le 10 septembre, pour un scrutin fixé au 23 septembre.

Le ministère de l’Intérieur a arrêté le calendrier du dépôt des candidatures pour le renouvellement de la Chambre des représentants. Les déclarations seront reçues par les autorités compétentes à partir du lundi 31 août à 8 heures, et jusqu’au mercredi 9 septembre à 12 heures.

La procédure comporte cette année deux étapes distinctes et cumulatives. Au dépôt physique des dossiers auprès des autorités s’ajoute une déclaration électronique que les têtes de liste devront effectuer sur la plateforme officielle elections.ma, dans une fenêtre plus étroite, ouverte du 8 septembre à midi au 9 septembre à midi.

Pour accompagner cette formalité, le ministère annonce la mise à disposition d’espaces équipés au sein des préfectures et des provinces, dotés de postes informatiques et d’une assistance technique. Les têtes de liste pourront s’y présenter accompagnées d’une personne de leur choix pour les aider dans les démarches en ligne.

Ce dispositif traduit la montée en charge de la dématérialisation du processus électoral, engagée lors des scrutins précédents. Il constitue également un point de vigilance opérationnel : la validité d’une candidature reposera sur l’accomplissement des deux formalités, dans des délais qui ne se recouvrent que partiellement.

Le calendrier place la clôture du dépôt à la veille de l’ouverture officielle de la campagne. Celle-ci débutera le 10 septembre et prendra fin le 22 septembre à minuit, soit douze jours de campagne avant le vote.

Les électeurs sont appelés aux urnes le mercredi 23 septembre pour désigner les membres de la Chambre des représentants. Les avis indiquant aux électrices et aux électeurs l’emplacement de leur bureau de vote ont commencé à être distribués.

Le scrutin intervient dans un contexte économique marqué par un écart persistant entre les indicateurs macroéconomiques et le pouvoir d’achat ressenti, thème que les formations politiques ont d’ores et déjà placé au centre de leurs prises de parole estivales. Le gouvernement sortant a par ailleurs arrêté avant la fin de la législature les grandes orientations du projet de loi de finances 2027, fixant à son successeur un cadre budgétaire dont il devra hériter.

LNT

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Législatives : quinze membres du gouvernement sur trente et un se présentent https://lnt.ma/legislatives-quinze-membres-du-gouvernement-sur-trente-et-un-se-presentent/ Fri, 28 Aug 2026 10:31:32 +0000 https://lnt.ma/?p=556103 Quinze des trente et un membres de l’exécutif solliciteront le suffrage des électeurs le 23 septembre. La répartition compte huit ministres sur dix-neuf, trois ministres délégués sur cinq et quatre secrétaires d’État sur six. La campagne officielle s’ouvre le 10 septembre. Le taux de participation gouvernementale au scrutin, légèrement inférieur à la moitié de l’équipe, […]

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Quinze des trente et un membres de l’exécutif solliciteront le suffrage des électeurs le 23 septembre. La répartition compte huit ministres sur dix-neuf, trois ministres délégués sur cinq et quatre secrétaires d’État sur six. La campagne officielle s’ouvre le 10 septembre.

Le taux de participation gouvernementale au scrutin, légèrement inférieur à la moitié de l’équipe, constitue en soi un indicateur. Se présenter engage un ministre sur son ancrage local et l’expose à une sanction directe des électeurs de sa circonscription, indépendamment du bilan national de l’exécutif.

Ceux qui renoncent relèvent de configurations diverses : profils issus de la société civile ou de la haute administration sans base électorale, responsables engagés dans des dossiers techniques, ou arbitrages partisans sur la répartition des investitures.

Le calendrier électoral encadre désormais strictement la séquence. Le dépôt des candidatures, l’ouverture officielle de la campagne le 10 septembre, les règles applicables aux médias, les restrictions relatives aux sondages et les modalités du jour de vote ont été fixés par le ministère de l’Intérieur.

Sur ce dernier point, la réforme adoptée cette année a introduit une restriction nouvelle : la publication de sondages est interdite pendant la période de réserve, qui court de quinze jours avant le début de la campagne jusqu’à la clôture du scrutin, sous peine de sanctions pénales et financières.

Les trois lois de la réforme électorale ont par ailleurs relevé le plafond annuel des dons privés de 600 000 à 800 000 dirhams, durci les conditions de création de partis, et imposé une représentation de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes.

La séquence se déroule sur fond de tensions au sein de la majorité sortante, le Rassemblement national des indépendants et le Parti authenticité et modernité s’accusant mutuellement de pratiques de débauchage.

LNT

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Collectivités territoriales : 8,25 milliards de dirhams non dépensés à fin juin https://lnt.ma/collectivites-territoriales-825-milliards-de-dirhams-non-depenses-a-fin-juin/ Thu, 27 Aug 2026 09:54:28 +0000 https://lnt.ma/?p=556045 L’exécution des budgets des collectivités territoriales fait ressortir un excédent global de 8,25 milliards de dirhams à fin juin 2026. Un solde positif qui, dans le cas des finances locales, traduit moins une bonne gestion qu’une sous-consommation des crédits d’investissement. Le chiffre marque une progression continue au fil de l’exercice. L’excédent s’établissait à 6,55 milliards […]

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L’exécution des budgets des collectivités territoriales fait ressortir un excédent global de 8,25 milliards de dirhams à fin juin 2026. Un solde positif qui, dans le cas des finances locales, traduit moins une bonne gestion qu’une sous-consommation des crédits d’investissement.

Le chiffre marque une progression continue au fil de l’exercice. L’excédent s’établissait à 6,55 milliards de dirhams puis à 7,3 milliards de dirhams à fin mai, avant d’atteindre 8,25 milliards à la clôture du premier semestre.

La lecture de ce solde diffère de celle d’un budget d’État. Une collectivité n’a pas vocation à dégager un excédent : ses recettes, largement constituées de transferts fiscaux, sont destinées à financer des équipements de proximité, voirie, assainissement, éclairage public, équipements sportifs et culturels. Un solde positif significatif signale donc principalement que les projets programmés n’ont pas été engagés dans les délais prévus.

Les causes de cette sous-exécution sont documentées de longue date : lenteur des procédures de passation des marchés, insuffisance des capacités techniques de maîtrise d’ouvrage dans les petites communes, difficultés de mobilisation du foncier et complexité des circuits d’autorisation.

Ce constat prend un relief particulier dans une séquence de réformes visant précisément à réduire ces frictions. Les lois 64.23 et 34.21 sur l’urbanisme, publiées au Bulletin officiel du 10 août, créent une agence régionale d’urbanisme et d’habitat par région et instaurent un point de dépôt unifié pour les opérations dépassant 400 hectares. Le décret sur les Centres régionaux d’investissement, publié le 30 juillet, met en place deux instances de recours pour les investisseurs.

Le sujet croise également le débat électoral. Le programme de développement territorial mobilise 210 milliards de dirhams sur huit ans, dont l’efficacité dépendra de la capacité des échelons locaux à transformer des crédits ouverts en équipements livrés.

LNT

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Législatives : le RNI dénonce des pressions sur ses élus et met en cause le PAM https://lnt.ma/legislatives-le-rni-denonce-des-pressions-sur-ses-elus-et-met-en-cause-le-pam/ Wed, 26 Aug 2026 09:35:04 +0000 https://lnt.ma/?p=555883 Le Rassemblement national des indépendants a publié un communiqué dénonçant des tentatives d’attraction et des pressions visant plusieurs de ses parlementaires, élus et responsables, en mettant directement en cause le Parti authenticité et modernité. Huit noms sont cités. Le scrutin législatif est fixé au 23 septembre. Le parti qualifie ces pratiques d’atteinte au choix démocratique […]

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Le Rassemblement national des indépendants a publié un communiqué dénonçant des tentatives d’attraction et des pressions visant plusieurs de ses parlementaires, élus et responsables, en mettant directement en cause le Parti authenticité et modernité. Huit noms sont cités. Le scrutin législatif est fixé au 23 septembre.

Le parti qualifie ces pratiques d’atteinte au choix démocratique et à la crédibilité politique, et relève une contradiction flagrante entre les engagements affichés en faveur de l’intégrité électorale et les agissements observés sur le terrain.

Le communiqué nomme huit élus concernés : Abdelhay Hartoun, Mohamed Jamani, Zineb Simou, Othmane Badel, Manal Badel, Bouchra El Ouardi, Abdelhafid El Mekouti et Abdelkader El Hadouri.

Des changements d’appartenance politique sont également relevés dans la région de Dakhla, où d’autres composantes de la majorité gouvernementale avaient été affectées avant que le phénomène ne touche le RNI.

La séquence prolonge un mouvement de recomposition engagé depuis l’été. L’adhésion au PAM de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, entré directement au bureau politique lors du Conseil national du 25 juillet, avait ouvert une période de transferts qui touche plusieurs formations.

Le PAM a par ailleurs enregistré le ralliement de Yanja El Khattat, président de la région de Dakhla-Oued Eddahab, et validé une liste de candidats comprenant plusieurs ministres en exercice.

Le contexte juridique a lui aussi changé. Les trois lois de la réforme électorale, entrées en vigueur après validation constitutionnelle, ont notamment relevé le plafond annuel des dons privés de 600 000 à 800 000 dirhams, durci les conditions de création de partis et imposé des quotas de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes.

LNT

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Gaz : la baisse des flux via l’Espagne s’explique par la fin de la pointe estivale https://lnt.ma/gaz-la-baisse-des-flux-via-lespagne-sexplique-par-la-fin-de-la-pointe-estivale/ Wed, 26 Aug 2026 09:29:54 +0000 https://lnt.ma/?p=555879 Le recul des livraisons de gaz naturel vers le Maroc via l’Espagne observé ces derniers jours résulte de la sortie de la pointe estivale et du repli de la demande d’électricité, et non de restrictions imposées par Madrid. La demande électrique nationale est passée d’environ 8 400 mégawatts début juillet à 7 400 mégawatts le […]

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Le recul des livraisons de gaz naturel vers le Maroc via l’Espagne observé ces derniers jours résulte de la sortie de la pointe estivale et du repli de la demande d’électricité, et non de restrictions imposées par Madrid. La demande électrique nationale est passée d’environ 8 400 mégawatts début juillet à 7 400 mégawatts le 24 août.

Le repli a débuté après les jours fériés des 20 et 21 août, avant de s’accentuer avec l’amélioration des températures. Une baisse d’environ 1 000 mégawatts de la demande de pointe réduit mécaniquement l’appel aux centrales à cycle combiné, principales consommatrices de gaz.

Le circuit d’approvisionnement éclaire cette mécanique. Le gaz est acheté par le Maroc sur le marché international, notamment auprès des États-Unis et du Pérou, acheminé vers l’Espagne pour y être regazéifié, puis réinjecté vers le Royaume par le gazoduc Maghreb-Europe. Il alimente les centrales de Tahaddart et d’Aïn Beni Mathar.

Le gaz représente, selon les années, environ 9% du mix électrique national, part qui explique la sensibilité des flux aux variations de la demande de pointe plutôt qu’à des considérations structurelles.

Ces précisions interviennent après plusieurs semaines de spéculations sur un éventuel levier énergétique espagnol dans le contexte de la crise migratoire de Sebta. Madrid a catégoriquement démenti l’existence d’un plan de représailles énergétiques contre le Maroc.

L’ancien directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, Younes Maamar, avait publié le 19 août une mise au point rappelant que les infrastructures de transit électriques et gazières sont anciennes et résilientes, et que l’opérateur marocain détient depuis 2001 une licence d’agent de marché lui permettant d’acheter et de vendre directement des blocs d’électricité sur le marché ibérique.

LNT

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Potasse de Khemisset : l’arbitrage contre le Maroc ne sera tranché qu’en 2028 https://lnt.ma/potasse-de-khemisset-larbitrage-contre-le-maroc-ne-sera-tranche-quen-2028/ Wed, 26 Aug 2026 09:07:21 +0000 https://lnt.ma/?p=555860 Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements a arrêté le calendrier de la procédure engagée par le groupe britannique Emmerson contre le Maroc. L’audience se tiendra du 17 au 26 juillet 2028. La société réclame 1,215 milliard de dollars, soit environ 11 milliards de dirhams. Emmerson PLC invoque une expropriation alléguée […]

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Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements a arrêté le calendrier de la procédure engagée par le groupe britannique Emmerson contre le Maroc. L’audience se tiendra du 17 au 26 juillet 2028. La société réclame 1,215 milliard de dollars, soit environ 11 milliards de dirhams.

Emmerson PLC invoque une expropriation alléguée de son projet de potasse de Khemisset, ainsi que des manquements aux obligations de traitement juste et équitable, de protection et de non-discrimination, sur le fondement du traité bilatéral d’investissement liant le Royaume-Uni et le Maroc depuis 1999.

Le montant réclamé est présenté par la société comme net des impôts locaux et incluant les intérêts.

Le calendrier fixé par le tribunal arbitral s’étale sur près de deux ans. Le Maroc doit déposer son contre-mémoire, comprenant ses moyens de défense et ses objections, en janvier 2027. Emmerson répondra à ces objections en octobre 2027. Le Royaume déposera un mémoire en réplique en janvier 2028, avant l’audience de juillet.

Une demande marocaine avait visé à faire examiner séparément les objections de compétence, procédure qui aurait permis de trancher d’abord la recevabilité avant d’aborder le fond. Cette requête a été rejetée en juillet 2026 : les objections seront examinées conjointement avec le fond du différend.

Le projet de Khemisset portait sur l’exploitation d’un gisement de potasse, minerai utilisé dans la fabrication d’engrais potassiques. Le Maroc, premier exportateur mondial de phosphates, ne dispose pas de production significative de potasse, autre composant majeur des engrais complexes.

La procédure devant le CIRDI, instance de règlement des différends adossée au Groupe de la Banque mondiale, engage la responsabilité de l’État sur le terrain du droit international des investissements, distinct du contentieux administratif interne.

LNT

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Campagne agricole 2026-2027 : El Niño réintroduit l’incertitude sur les pluies https://lnt.ma/campagne-agricole-2026-2027-el-nino-reintroduit-lincertitude-sur-les-pluies/ Tue, 25 Aug 2026 11:11:20 +0000 https://lnt.ma/?p=555766 L’annonce d’un épisode El Niño d’une intensité inédite depuis plus d’un siècle rouvre le débat sur les perspectives de la campagne agricole 2026-2027 au Maroc. La Direction générale de la météorologie souligne que l’influence du phénomène sur le Royaume reste limitée et irrégulière, tandis que des climatologues rappellent sa coïncidence fréquente avec des périodes de […]

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L’annonce d’un épisode El Niño d’une intensité inédite depuis plus d’un siècle rouvre le débat sur les perspectives de la campagne agricole 2026-2027 au Maroc. La Direction générale de la météorologie souligne que l’influence du phénomène sur le Royaume reste limitée et irrégulière, tandis que des climatologues rappellent sa coïncidence fréquente avec des périodes de sécheresse.

Le contexte est celui d’une année de rupture. Après sept années de sécheresse, l’hiver 2025-2026 a reconstitué les réserves, portant les ressources en eau disponibles à 11,8 milliards de mètres cubes en février, et permis une production céréalière attendue à près de 90 millions de quintaux.

Cette embellie détermine directement la trajectoire macroéconomique. Bank Al-Maghrib anticipe une croissance de 5,2% en 2026, portée par une valeur ajoutée agricole en hausse de 16%, avant un retour à 3,1% en 2027.

Les prévisionnistes britanniques annoncent pour leur part un épisode El Niño d’une intensité inédite, avec une anomalie de température de surface dépassant trois degrés Celsius dans la zone de référence du Pacifique, un pic attendu sur 2026-2027 et la possibilité que 2027 devienne l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Sur les effets attendus au Maroc, les lectures diffèrent. Le responsable de la communication de la Direction générale de la météorologie, Houcine Youabed, souligne que le Royaume n’est pas affecté de manière directe et forte par El Niño, particulièrement en été, l’influence restant limitée et irrégulière, plus perceptible au printemps. Le phénomène ne constitue donc pas, selon lui, un indicateur décisif de prévision des températures ou des précipitations nationales.

Le professeur Said Karrouk, de l’Université Hassan II, estime à l’inverse qu’El Niño peut se répercuter indirectement sur le Maroc et coïncide souvent avec des périodes de sécheresse. Il alerte sur une réduction possible des ressources hydriques, des effets préjudiciables sur l’activité agricole et une hausse du risque d’incendies de forêt.

Les modèles climatiques restent par ailleurs limités par la barrière de prévisibilité printanière, qui réduit la fiabilité des projections sur la période décisive pour les rendements céréaliers.

LNT 

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Statistiques: le HCP devient instance de bonne gouvernance, un conseil nommé par dahir fixera les normes https://lnt.ma/statistiques-le-hcp-devient-instance-de-bonne-gouvernance-un-conseil-nomme-par-dahir-fixera-les-normes/ Tue, 25 Aug 2026 11:08:33 +0000 https://lnt.ma/?p=555764 La réforme du système statistique national et du Haut-Commissariat au Plan est entrée en vigueur. Elle érige le HCP en instance de bonne gouvernance dotée de la personnalité morale et de l’autonomie administrative et financière, et crée un Conseil national de l’information statistique dont le président et les experts seront nommés par dahir. Le dispositif […]

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La réforme du système statistique national et du Haut-Commissariat au Plan est entrée en vigueur. Elle érige le HCP en instance de bonne gouvernance dotée de la personnalité morale et de l’autonomie administrative et financière, et crée un Conseil national de l’information statistique dont le président et les experts seront nommés par dahir.

Le dispositif repose sur deux textes : le projet de loi 046.26 relatif au système statistique national et le projet de loi 047.26 relatif au Haut-Commissariat au Plan, adoptés en Conseil de gouvernement le 2 juillet 2026 puis validés par les deux chambres du Parlement.

Le nouveau Conseil national de l’information statistique est créé au titre de l’article 159 de la Constitution, avec personnalité morale et autonomie financière. Sa composition associe un président et des experts en statistique nommés par dahir, deux experts désignés par voie réglementaire, le directeur de l’Institut national de statistique et d’économie appliquée et un représentant du Conseil économique, social et environnemental.

Le Conseil est chargé de veiller au respect des principes fondamentaux des statistiques officielles, au bon fonctionnement du système statistique national et à l’amélioration de la qualité des travaux produits. Son président dispose d’un délai maximal de vingt-quatre mois pour mettre en place les structures et exercer pleinement ces missions.

Le HCP voit pour sa part son statut redéfini. Ses missions s’élargissent à la coordination stratégique des politiques publiques, au suivi du Nouveau modèle de développement et à l’évaluation avec une dimension territoriale intégrée. Son organisation interne se structure autour de deux pôles distincts, l’un statistique, l’autre dédié à la coordination stratégique.

L’Institut national de statistique et d’économie appliquée ainsi que l’École des sciences de l’information deviennent des organismes rattachés au HCP.

Le système statistique national est enfin défini comme l’ensemble formé par le HCP, les services de l’État, les établissements et entreprises publics producteurs de statistiques officielles, tenus de mettre à disposition du HCP les données nécessaires à ses missions.

LNT

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Barrage Mohammed V : la capacité de stockage sera multipliée par six https://lnt.ma/barrage-mohammed-v-la-capacite-de-stockage-sera-multipliee-par-six/ Tue, 25 Aug 2026 11:07:14 +0000 https://lnt.ma/?p=555762 Les travaux de surélévation du barrage Mohammed V, dans l’Oriental, atteignent un taux d’avancement de 77%. L’ouvrage sera rehaussé de 12 mètres, portant sa capacité de stockage de 165 à 981 millions de mètres cubes, pour un investissement de 1,7 milliard de dirhams. Mis en service en 1967, le barrage est implanté entre les provinces […]

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Les travaux de surélévation du barrage Mohammed V, dans l’Oriental, atteignent un taux d’avancement de 77%. L’ouvrage sera rehaussé de 12 mètres, portant sa capacité de stockage de 165 à 981 millions de mètres cubes, pour un investissement de 1,7 milliard de dirhams.

Mis en service en 1967, le barrage est implanté entre les provinces de Taourirt et de Nador. Sa capacité initiale s’était fortement dégradée sous l’effet de l’envasement, phénomène qui affecte l’ensemble des retenues marocaines et réduit progressivement le volume utile des ouvrages anciens.

La surélévation retenue mobilise la technique du béton compacté au rouleau, procédé qui permet de rehausser un ouvrage existant à un coût sensiblement inférieur à celui d’une construction neuve, avec des délais de chantier réduits.

Le gain attendu est considérable au regard de l’investissement : passer de 165 à 981 millions de mètres cubes revient à créer l’équivalent d’un grand barrage supplémentaire pour 1,7 milliard de dirhams, quand un ouvrage neuf de capacité comparable se chiffrerait à plusieurs multiples de ce montant.

Le projet s’inscrit dans une stratégie nationale portant sur seize chantiers de grands barrages en cours de réalisation et sept autres programmés, pour un engagement global de près de 30 milliards de dirhams.

Le contexte hydrique de l’année a évolué favorablement. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes en février 2026, en progression d’environ 155% sur un an, après sept années de sécheresse.

Cette embellie ne modifie pas les fondamentaux. Sur 140 milliards de mètres cubes de précipitations annuelles, seuls 22 milliards restent exploitables, l’essentiel étant perdu par évaporation, un phénomène accentué par la hausse des températures.

LNT

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Aïd Al Mawlid : grâce royale au profit de 634 personnes, dont 15 condamnés pour terrorisme https://lnt.ma/aid-al-mawlid-grace-royale-au-profit-de-634-personnes-dont-15-condamnes-pour-terrorisme/ Tue, 25 Aug 2026 10:59:02 +0000 https://lnt.ma/?p=555759 A l’occasion de l’Aïd Al Mawlid Annabawi, SM le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 634 personnes dont certaines sont en détention et d’autres en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, annonce le ministère de la Justice dans un communiqué. En voici le texte : « A l’occasion de l’Aïd Al Mawlid Annabawi […]

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A l’occasion de l’Aïd Al Mawlid Annabawi, SM le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 634 personnes dont certaines sont en détention et d’autres en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, annonce le ministère de la Justice dans un communiqué.

En voici le texte :

« A l’occasion de l’Aïd Al Mawlid Annabawi de cette année 1448H – 2026G, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu perpétue Sa gloire, a bien voulu accorder Sa grâce à un ensemble de personnes condamnées par différents tribunaux du Royaume. Ces personnes sont au nombre de 619 et se présentent comme suit:

* Les bénéficiaires de la Grâce Royale qui sont en détention sont au nombre de 462 détenus se répartissant comme suit:

-Grâce sur le reliquat de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 13 détenus.

-Remise de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 449 détenus.

* Les bénéficiaires de la Grâce Royale qui sont en liberté sont au nombre de 157 personnes se répartissant comme suit :

-Grâce sur la peine d’emprisonnement ou son reliquat au profit de 28 personnes.

-Grâce sur la peine d’emprisonnement avec maintien de l’amende au profit de 13 personnes.

-Grâce sur la peine d’amende au profit de 112 personnes.

-Grâce sur la peine d’emprisonnement et d’amende au profit de 04 personnes.

En cette glorieuse occasion, Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, a bien voulu accorder Sa Grâce à des détenus condamnés dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme, qui ont obtenu l’Approbation Royale après avoir officiellement exprimé leur attachement aux constantes et aux sacralités de la Nation et aux institutions nationales, révisé leurs orientations idéologiques et rejeté l’extrémisme et le terrorisme. Ils sont au nombre de 15 personnes, se répartissant comme suit:

-Grâce sur le reliquat de la peine privative au profit de 09 détenus.

-Remise de la peine privative au profit de 06 détenus.

Puisse Dieu garder Sa Majesté le Roi, source de clémence et de miséricorde, perpétuer Sa gloire et préserver Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, ainsi que tous les membres de la Famille Royale ».

 

LNT

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Législatives 2026: le ministère de l’Intérieur lance la distribution des avis électoraux https://lnt.ma/legislatives-2026-le-ministere-de-linterieur-lance-la-distribution-des-avis-electoraux/ Mon, 24 Aug 2026 10:14:41 +0000 https://lnt.ma/?p=555736 Le ministre de l’Intérieur porte à la connaissance de l’ensemble des électrices et électeurs, qu’à l’occasion des élections des membres de la Chambre des représentants prévues le mercredi 23 septembre 2026, les autorités administratives locales procéderont, à partir du lundi 24 août et jusqu’à la veille du scrutin, soit le mardi 22 septembre 2026 à […]

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Le ministre de l’Intérieur porte à la connaissance de l’ensemble des électrices et électeurs, qu’à l’occasion des élections des membres de la Chambre des représentants prévues le mercredi 23 septembre 2026, les autorités administratives locales procéderont, à partir du lundi 24 août et jusqu’à la veille du scrutin, soit le mardi 22 septembre 2026 à 18 heures, à la remise des avis destinés aux électrices et électeurs les informant de l’emplacement du bureau de vote dont ils dépendent.

Ces avis ont pour principal objectif d’informer les électrices et les électeurs du lieu de leur bureau de vote, tout en leur rappelant la date du scrutin ainsi que les heures de début et de clôture de l’opération de vote, souligne un communiqué du ministre de l’Intérieur relatif à la remise aux électeurs des avis liés au prochain scrutin ainsi qu’à la mise en service de la plateforme électronique dédiée à l’établissement de la procuration de vote au profit des Marocains résidant à l’étranger inscrits sur les listes électorales générales.

A cet égard, le communiqué précise que ledit avis n’est en aucun cas exigible pour exercer le droit de vote, la Carte Nationale d’Identité demeurant le document officiel unique requis pour justifier de l’identité de l’électeur lors du vote le jour du scrutin.

Pour ce qui est des électrices et électeurs marocains résidant à l’étranger, et conformément aux dispositions de la loi organique N°27.11 relative à la Chambre des représentants leur accordant le droit de voter par procuration, la plateforme électronique dédiée à l’établissement de la procuration de vote sera ouverte à partir du lundi 24 août 2026 jusqu’au mardi 22 septembre 2026 à midi (12 h).

Cette plateforme électronique permettra à chaque électrice ou électeur résidant à l’étranger de donner procuration à un électeur ou à une électrice de son choix, inscrit sur la liste électorale générale d’une commune ou d’un arrondissement du Royaume, afin de voter en son nom le jour du scrutin.

À cette fin, chaque électrice ou électeur résidant hors du territoire national est appelé à accéder à la plateforme via l’un des deux sites électroniques suivants : « w ww.elections.ma » ou « w ww.listeselectorales.ma « , à saisir les informations le ou la concernant ainsi que celles relatives à l’électrice ou l’électeur choisi pour voter en son nom sur le territoire national, à les vérifier et à en confirmer l’exactitude, attestant ainsi avoir rempli la procuration à titre personnel et que les informations qui y sont contenues sont exactes.

Après l’établissement de la procuration, l’électrice ou l’électeur résidant à l’étranger doit la télécharger et l’envoyer par courrier électronique ou par voie postale à l’électrice ou l’électeur auquel il a donné procuration pour voter en son nom le jour du scrutin, conclut le communiqué.

 

LNT avec Map

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Armement : les commandes marocaines à la France atteignent 532 millions d’euros https://lnt.ma/armement-les-commandes-marocaines-a-la-france-atteignent-532-millions-deuros/ Mon, 24 Aug 2026 09:22:04 +0000 https://lnt.ma/?p=555699 Les commandes d’armement passées par le Maroc auprès de l’industrie française ont atteint 532 millions d’euros en 2025, portées par l’acquisition d’hélicoptères H225M Caracal. Le Royaume conserve son rang de premier client maghrébin de la France en matière d’équipements militaires. Le montant, issu du rapport annuel remis au Parlement français sur les exportations d’armement, marque […]

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Les commandes d’armement passées par le Maroc auprès de l’industrie française ont atteint 532 millions d’euros en 2025, portées par l’acquisition d’hélicoptères H225M Caracal. Le Royaume conserve son rang de premier client maghrébin de la France en matière d’équipements militaires.

Le montant, issu du rapport annuel remis au Parlement français sur les exportations d’armement, marque une progression très sensible par rapport aux exercices précédents, au cours desquels les prises de commandes marocaines étaient restées à des niveaux nettement inférieurs.

L’essentiel de cette enveloppe correspond à la commande d’hélicoptères de transport et de manœuvre H225M Caracal, appareil polyvalent utilisé pour le transport tactique, la recherche et le sauvetage au combat, ainsi que les opérations spéciales.

Cette progression s’inscrit dans un contexte de montée en puissance des budgets de défense marocains, engagée depuis plusieurs années, et de diversification assumée des fournisseurs. Le Royaume a multiplié les partenariats avec les industriels américains, israéliens, turcs et européens, en combinant acquisitions sur étagère et projets de production locale.

Ce dernier volet constitue l’inflexion la plus structurante. Le Maroc a engagé le développement d’une base industrielle de défense nationale, avec la création de zones dédiées et la signature de partenariats prévoyant des transferts de technologie et des assemblages sur le territoire.

Ces achats pèsent sur la balance commerciale. Au premier semestre 2026, les importations marocaines de biens d’équipement ont progressé de 21,2%, à 112,34 milliards de dirhams, contribuant à un déficit commercial en hausse de 23,5% et à un taux de couverture ramené à 56,8%.

LNT

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IPTV : ce que la nouvelle loi interdit vraiment, et ce qu’elle ne dit pas https://lnt.ma/iptv-ce-que-la-nouvelle-loi-interdit-vraiment-et-ce-quelle-ne-dit-pas/ Sat, 22 Aug 2026 14:15:12 +0000 https://lnt.ma/?p=555627 La loi n° 013.26 modifiant le cadre marocain des droits d’auteur et droits voisins, publiée au Bulletin officiel n° 7533, arme les autorités contre la retransmission illégale de contenus. Elle autorise le blocage en temps réel visant les intermédiaires techniques, élargit les pouvoirs d’inspection et de saisie du Bureau marocain du droit d’auteur, et introduit […]

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La loi n° 013.26 modifiant le cadre marocain des droits d’auteur et droits voisins, publiée au Bulletin officiel n° 7533, arme les autorités contre la retransmission illégale de contenus. Elle autorise le blocage en temps réel visant les intermédiaires techniques, élargit les pouvoirs d’inspection et de saisie du Bureau marocain du droit d’auteur, et introduit des peines d’emprisonnement. Elle ne prononce en revanche aucune interdiction de la technologie IPTV en tant que telle.

La confusion mérite d’être levée d’emblée. L’IPTV, ou télévision par protocole internet, désigne un mode de diffusion, pas un contenu. Des services légaux fonctionnent sur cette technologie, commercialisés par des opérateurs disposant des droits de diffusion. Ce que le nouveau texte vise, c’est l’exploitation non autorisée d’œuvres et de retransmissions protégées, quel que soit le support employé.

Le texte a été adopté par la Chambre des représentants par 85 voix contre 35, puis validé par la Chambre des conseillers, après son adoption en Conseil de gouvernement le 4 juin 2026. Il modifie la loi n° 2.00, dont le cadre, conçu avant la généralisation de la diffusion numérique, était jugé dépassé par les usages.

Trois dispositions structurent le dispositif.

L’article 61 permet aux ayants droit d’obtenir des ordonnances de blocage en temps réel à l’encontre de tout intermédiaire technique. Cette rédaction place les fournisseurs d’accès à internet et les hébergeurs en première ligne de l’exécution des décisions de justice. C’est le changement de cible le plus significatif : la répression ne porte plus principalement sur les revendeurs d’abonnements, mais sur l’infrastructure qui achemine les flux.

La logique retenue est celle de l’immédiateté. Un match retransmis illégalement perd l’essentiel de sa valeur une fois l’événement terminé. L’objectif poursuivi est donc de réduire la durée et la portée d’une diffusion pirate pendant qu’elle se déroule, plutôt que de sanctionner après coup.

L’article 60-2 élargit les prérogatives du Bureau marocain du droit d’auteur et de l’administration des douanes. Les agents assermentés peuvent procéder à des inspections de locaux et de systèmes informatiques, consulter et copier registres et documents, et saisir du matériel lié aux infractions. Ces pouvoirs peuvent s’exercer sans contrôle judiciaire systématique préalable.

L’article 64 durcit les sanctions, en prévoyant des peines d’emprisonnement et de lourdes amendes pour toute violation délibérée du droit d’auteur ainsi que pour toute entrave au travail des agents. Les montants et les quantums de peine n’ont pas été détaillés dans la communication officielle accompagnant l’adoption du texte.

Le calendrier accéléré s’explique par un impératif contractuel. Le Maroc accueillera la Coupe du monde 2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Les droits de retransmission d’une compétition de cette ampleur représentent des actifs commerciaux considérables, et leur commercialisation suppose que le pays hôte démontre sa capacité à les protéger. Des diffuseurs internationaux conditionnent explicitement leurs engagements au Maroc à cette sécurité juridique.

Plusieurs points restent ouverts.

Le texte ne précise pas de régime applicable à l’abonné final. Les dispositions rendues publiques visent les exploitants, les revendeurs et les intermédiaires techniques, sans que soit détaillé un dispositif de sanction de l’utilisateur particulier.

L’absence de contrôle judiciaire systématique pour certaines opérations d’inspection et de saisie, le degré de précision des voies de recours ouvertes aux personnes visées, et la gouvernance de la redistribution des droits collectés font l’objet d’interrogations dans le débat professionnel.

La consultation publique organisée en amont de l’adoption n’a enregistré aucune contribution.

Reste la question économique, qui déterminera l’efficacité réelle du dispositif. Le piratage prospère d’abord sur un écart de prix et d’accessibilité. Un abonnement illégal donnant accès à plusieurs milliers de chaînes se négocie sur le marché marocain à des tarifs annuels sans commune mesure avec ceux des offres légales cumulées. Tant que cet écart subsistera, l’arsenal répressif agira sur les canaux de distribution sans traiter la demande qui les alimente.

LNT

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Marhaba 2026 : Tanger Med attend son pic de retours du 25 au 29 août https://lnt.ma/marhaba-2026-tanger-med-attend-son-pic-de-retours-du-25-au-29-aout/ Sat, 22 Aug 2026 13:46:36 +0000 https://lnt.ma/?p=555610 Le port de Tanger Med a renforcé son dispositif pour la phase retour de l’opération Marhaba, qui a accueilli plus de 2,7 millions de Marocains résidant à l’étranger depuis son lancement. La direction du port recommande d’éviter la période du 25 au 29 août, durant laquelle les temps d’attente avant embarquement pourraient s’allonger. Le directeur […]

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Le port de Tanger Med a renforcé son dispositif pour la phase retour de l’opération Marhaba, qui a accueilli plus de 2,7 millions de Marocains résidant à l’étranger depuis son lancement. La direction du port recommande d’éviter la période du 25 au 29 août, durant laquelle les temps d’attente avant embarquement pourraient s’allonger.

Le directeur du port, Jaafar Aamiyar, a indiqué que l’opération se déroulait dans de bonnes conditions, tout en anticipant un flux important de passagers vers la fin du mois.

Le système du billet ferme est reconduit pour la deuxième année consécutive. Il conditionne l’embarquement à un titre de transport mentionnant une date et une heure précises, afin de lisser les flux et d’éviter les files d’attente indifférenciées observées lors des campagnes précédentes.

L’autorité portuaire a rappelé aux voyageurs la nécessité de vérifier que leur billet comporte bien la date et l’heure du voyage.

Deux points ont été désignés pour les modifications de réservation : l’aire de repos de la Fondation Mohammed V pour la solidarité, à l’entrée de Tanger, et la station d’Aïn Chouka, à Ksar Sghir.

Vingt-six centres d’accueil ont été déployés dans le cadre du dispositif national.

Lancée chaque année au début de l’été, l’opération Marhaba encadre le transit des Marocains du monde vers le Royaume puis leur retour vers les pays de résidence. Elle mobilise les autorités portuaires, les compagnies maritimes, les services de douane et de police des frontières, ainsi que les dispositifs d’assistance sanitaire et sociale.

LNT

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Électricité : Madrid dément, Maamar rappelle que le courant passe dans les deux sens https://lnt.ma/electricite-madrid-dement-maamar-rappelle-que-le-courant-passe-dans-les-deux-sens/ Fri, 21 Aug 2026 11:29:46 +0000 https://lnt.ma/?p=555590 Après des semaines de spéculations espagnoles sur un possible levier énergétique contre le Maroc, Madrid a démenti tout plan de rétorsion. L’ancien directeur général de l’ONEE, Younes Maamar, a publié une mise au point rappelant que l’opérateur marocain est présent sur le marché électrique espagnol depuis 1997 et détient depuis 2001 une licence d’agent de […]

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Après des semaines de spéculations espagnoles sur un possible levier énergétique contre le Maroc, Madrid a démenti tout plan de rétorsion. L’ancien directeur général de l’ONEE, Younes Maamar, a publié une mise au point rappelant que l’opérateur marocain est présent sur le marché électrique espagnol depuis 1997 et détient depuis 2001 une licence d’agent de marché.

L’épisode illustre la manière dont la crise migratoire de Sebta a débordé sur des terrains inattendus. Plusieurs médias espagnols avaient évoqué ces dernières semaines l’hypothèse d’une pression énergétique sur le Maroc, présentée comme un levier de dissuasion. Madrid a formellement démenti l’existence d’un tel plan de contingence.

La mise au point de Younes Maamar

L’ancien directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable a publié le 19 août une mise au point qui écarte le scénario d’une rupture. Il souligne que les infrastructures de transit, tant électriques que gazières, sont anciennes et résilientes, et rappelle que les interconnexions existantes profitent aux deux pays.

L’argument le plus intéressant est de nature contractuelle. L’ONEE opère sur le marché électrique espagnol depuis 1997 et détient, depuis 2001, une licence d’agent de marché lui permettant d’acheter et de vendre directement des blocs d’électricité sur le marché ibérique. Autrement dit, le Maroc n’est pas un simple client passif branché sur un robinet espagnol, mais un acteur enregistré du marché, avec les droits que cela confère.

Maamar rappelle par ailleurs que les suspensions d’échanges énergétiques entre États relèvent, dans la pratique internationale, de situations exceptionnelles.

Un débat qui touche à une vulnérabilité réelle

Le démenti ne fait pas disparaître la question de fond. L’interconnexion avec l’Espagne demeure un maillon significatif de l’approvisionnement marocain, et l’épisode a eu le mérite de replacer la sécurité énergétique au centre du débat public.

C’est précisément l’enjeu des programmes en cours : montée en puissance des capacités renouvelables domestiques, projets de stockage, et diversification des interconnexions, avec notamment le projet de liaison avec le Portugal.

Un dossier parmi d’autres dans un contentieux dense

L’affaire s’ajoute à une série de frictions maroco-espagnoles. Le ministère de la Justice marocain a annoncé étudier la suspension de l’accord d’extradition entre les deux pays. Rabat réclame l’accélération du retour des mineurs non accompagnés présents à Sebta. Pedro Sánchez a réuni lundi sept ministres en cellule de crise sur la situation dans le préside, où Madrid vient d’ouvrir des centres d’accueil pour migrants.

À l’inverse, la Commission européenne s’est dite prête à négocier un nouvel accord de pêche, dossier où l’Espagne est directement intéressée. Deux dynamiques contraires dans une même relation, dont le point d’équilibre reste à trouver.

LNT

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Affaire Wafae : le reportage d’El País rattrapé par les réseaux sociaux https://lnt.ma/affaire-wafae-le-reportage-del-pais-rattrape-par-les-reseaux-sociaux/ Fri, 21 Aug 2026 11:23:43 +0000 https://lnt.ma/?p=555585 Le témoignage d’une Marocaine de 28 ans entrée à la nage dans le préside occupé de Sebta, diffusé le 19 août par le quotidien El País, est au centre d’une controverse en Espagne, après la mise en circulation d’éléments contredisant une partie de son récit. La jeune femme, originaire de Taza, avait rejoint le préside […]

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Le témoignage d’une Marocaine de 28 ans entrée à la nage dans le préside occupé de Sebta, diffusé le 19 août par le quotidien El País, est au centre d’une controverse en Espagne, après la mise en circulation d’éléments contredisant une partie de son récit.

La jeune femme, originaire de Taza, avait rejoint le préside le 30 juillet, lors des tentatives de passage enregistrées les 30 et 31 juillet. Dans le reportage vidéo du quotidien espagnol, elle décrit une famille très religieuse lui interdisant d’étudier, de voyager et de choisir ses vêtements, et fait état de son intention de travailler dans la restauration à Barcelone.

Dans les heures suivant la diffusion, des publications issues de comptes publics ont été relayées sur les réseaux sociaux, faisant état de séjours au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Turquie et en Malaisie, ainsi que d’un parcours d’études et d’expériences professionnelles dans l’hôtellerie à Dubaï. Un compte Instagram attribué à l’intéressée a été supprimé peu après.

Selon des médias marocains ayant examiné ces éléments, plusieurs restaient accessibles en ligne, notamment des vidéos publiées en décembre 2025 et un profil professionnel. Ces mêmes médias précisent n’avoir pas été en mesure d’authentifier l’ensemble des images en circulation.

Ces éléments contredisent l’affirmation d’une interdiction de voyager et d’étudier.

L’affaire a été largement reprise par la presse conservatrice espagnole, qui y a vu une mise en cause du traitement médiatique de l’immigration par les titres de centre-gauche et de la politique migratoire du gouvernement de Pedro Sánchez.

Elle intervient dans un contexte de forte tension. Les 30 et 31 juillet, Sebta avait connu l’entrée la plus importante depuis 2021, au cours de laquelle au moins dix-huit personnes ont perdu la vie. Le gouvernement espagnol avait déployé l’armée et fermé la frontière de Melilla. Pedro Sánchez avait dénoncé une violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne par des réseaux criminels, avant de réunir sept ministres en cellule de crise le 17 août.

L’opposition avait déjà engagé une offensive sur ce terrain. Le président du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, avait mis en cause la faiblesse de la réponse gouvernementale et exigé la défense de la sécurité nationale et de l’intégrité territoriale. Son porte-parole, Miguel Tellado, avait déclaré : « Personne ne peut s’étonner que des milliers de personnes veuillent entrer dans un pays qui régularise plus d’un million d’immigrés irréguliers du jour au lendemain. »

Le président de Vox, Santiago Abascal, avait pour sa part évoqué une invasion de la frontière provoquée par la régularisation massive. Des exécutifs régionaux dirigés par les deux formations ont affirmé, sans en apporter la preuve, que des organisations non gouvernementales avaient collaboré à cette entrée, en annonçant la suppression de leurs subventions.

LNT

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Avocats : la loi passe au Bulletin officiel, la grève continue https://lnt.ma/avocats-la-loi-passe-au-bulletin-officiel-la-greve-continue/ Fri, 21 Aug 2026 11:03:36 +0000 https://lnt.ma/?p=555580 La loi 66.23 sur l’organisation de la profession d’avocat a été publiée jeudi 21 août au Bulletin officiel. Elle est immédiatement applicable, en vertu de son article 146. Les 17 000 avocats du Royaume, en grève depuis près de cent jours, maintiennent leur rejet du texte. La Cour constitutionnelle n’a pas pu se prononcer sur […]

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La loi 66.23 sur l’organisation de la profession d’avocat a été publiée jeudi 21 août au Bulletin officiel. Elle est immédiatement applicable, en vertu de son article 146. Les 17 000 avocats du Royaume, en grève depuis près de cent jours, maintiennent leur rejet du texte. La Cour constitutionnelle n’a pas pu se prononcer sur sa conformité, un vice de procédure parlementaire l’en ayant empêchée.

Le gouvernement est passé outre. Après une grève de la profession qui approche les cent jours et une paralysie durable des tribunaux, la loi n° 66.23 relative à l’organisation de la profession d’avocat a été publiée au Bulletin officiel ce jeudi 21 août 2026. Son article 146 la rend immédiatement effective.

Un texte qui refond l’ensemble de la profession

La loi ne se limite pas à un ajustement technique. Elle réorganise l’accès à la profession, la formation, les stages, l’inscription aux tableaux des Ordres, les conditions d’exercice, l’organisation des cabinets, ainsi que les droits et obligations des avocats. Elle redéfinit également les procédures disciplinaires et les voies de recours applicables.

Le ministère de la Justice présente le texte comme une nouvelle étape dans le processus de modernisation, destinée à adapter le cadre juridique aux transformations du système judiciaire marocain.

Un contrôle de constitutionnalité qui n’a pas eu lieu

C’est l’élément le plus inhabituel du dossier. La Cour constitutionnelle n’a pas pu vérifier la conformité du texte à la Constitution, en raison d’un vice de procédure survenu au stade parlementaire. La loi entre donc en vigueur sans avoir été soumise au filtre juridictionnel qui accompagne habituellement les réformes de cette portée.

Cette anomalie procédurale offre mécaniquement un argument supplémentaire aux opposants au texte, et laisse ouverte la question des voies de recours ultérieures.

Les barreaux maintiennent la grève illimitée

L’Association nationale des barreaux du Maroc a réagi en décidant de poursuivre la grève illimitée engagée près de cent jours avant la publication, en réaffirmant son rejet catégorique de la loi. Les avocats reprochent au gouvernement d’avoir écarté la profession de toute concertation véritable, violé des engagements antérieurs, porté atteinte à leur indépendance et à leur immunité, et empiété sur l’autorégulation professionnelle.

Une réunion extraordinaire de l’Association est convoquée le 5 septembre, avec à l’ordre du jour un plan d’escalade.

Un calendrier qui percute l’échéance électorale

La séquence se joue à un mois des législatives du 23 septembre. Elle place Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, avocat de profession et candidat investi par le PAM, en confrontation ouverte avec sa propre corporation à quelques semaines du scrutin.

Les justiciables en première ligne

Au-delà du bras de fer institutionnel, la Fédération marocaine des droits du consommateur a alerté sur les conséquences concrètes du blocage. La suspension des services professionnels s’étend à l’aide judiciaire, privant d’assistance les justiciables les moins solvables et allongeant la détention provisoire pour ceux dont les dossiers ne peuvent être plaidés.

LNT

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Avocats : 100 jours de grève et une réunion décisive le 5 septembre https://lnt.ma/avocats-100-jours-de-greve-et-une-reunion-decisive-le-5-septembre/ Thu, 20 Aug 2026 10:16:16 +0000 https://lnt.ma/?p=555560 Le mouvement des avocats marocains contre le projet de loi 66.23 est entré dans son quatrième mois. La paralysie des tribunaux dépasse les cent jours. L’Association des barreaux du Maroc a convoqué une réunion extraordinaire le 5 septembre, dix-huit jours avant les législatives, et annonce un plan d’escalade. C’est l’un des conflits sociaux les plus […]

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Le mouvement des avocats marocains contre le projet de loi 66.23 est entré dans son quatrième mois. La paralysie des tribunaux dépasse les cent jours. L’Association des barreaux du Maroc a convoqué une réunion extraordinaire le 5 septembre, dix-huit jours avant les législatives, et annonce un plan d’escalade.

C’est l’un des conflits sociaux les plus longs qu’ait connus le secteur de la justice au Maroc. La grève des avocats, engagée contre le projet de loi réformant leur profession, a franchi le cap des cent jours de paralysie des tribunaux, sans qu’aucune issue négociée ne se dessine.

Suspension totale, y compris de l’aide judiciaire

L’Association des barreaux du Maroc a confirmé le maintien de la suspension totale des services professionnels, aide judiciaire comprise. Cette dernière précision est lourde de conséquences : elle prive d’assistance les justiciables les moins solvables, ceux-là mêmes que le dispositif est censé protéger.

Quatre griefs contre le texte

Les avocats reprochent au gouvernement d’avoir écarté la profession d’une véritable concertation, violé des engagements antérieurs, porté atteinte à l’indépendance et à l’immunité des avocats, et empiété sur l’autorégulation professionnelle.

Le parcours parlementaire du texte a d’ailleurs été mouvementé. Adopté par la Chambre des représentants en mai, il a fait l’objet d’une seconde lecture, la Chambre rétablissant en juillet la limite d’âge de 45 ans pour l’accès à la profession, l’un des points les plus disputés du projet.

Une réunion extraordinaire calée juste avant le scrutin

L’Association a convoqué une réunion extraordinaire le 5 septembre 2026, en annonçant la mise en œuvre d’un plan d’escalade et l’activation de différentes formes de protestation. La date n’a rien d’anodin : elle place l’échéance dix-huit jours avant les législatives du 23 septembre, à un moment où la sensibilité politique du dossier est à son maximum.

Un ministre face à sa propre corporation

La séquence place Abdellatif Ouahbi dans une position singulière. Ministre de la Justice et lui-même avocat, il est investi par le PAM comme candidat au scrutin du 23 septembre. Le conflit l’oppose donc frontalement à la profession dont il est issu, à quelques semaines d’une échéance électorale.

L’argument de fond porté par le barreau

L’Association place volontairement le débat au-delà de la défense d’intérêts catégoriels : elle affirme que sa mobilisation relève de la défense de la place du barreau dans l’État de droit, présentée comme une garantie des droits des citoyens.

Un positionnement qui vise à contrer la lecture corporatiste du mouvement, mais qui se heurte à une réalité concrète soulignée par la Fédération marocaine des droits du consommateur : détenus et justiciables sont les victimes collatérales d’un blocage dont ils ne sont pas parties prenantes.

LNT

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Eau : 11,8 milliards de mètres cubes, soit 155% de plus en un an https://lnt.ma/eau-118-milliards-de-metres-cubes-soit-155-de-plus-en-un-an/ Thu, 20 Aug 2026 10:12:38 +0000 https://lnt.ma/?p=555557 Les pluies de l’hiver 2025-2026 ont mis fin à sept années de sécheresse. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes au 20 février, un bond de près de 155% sur douze mois. Les images satellite de Copernicus montrent le nord-est du pays passer du brun au vert en une saison. Reste […]

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Les pluies de l’hiver 2025-2026 ont mis fin à sept années de sécheresse. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes au 20 février, un bond de près de 155% sur douze mois. Les images satellite de Copernicus montrent le nord-est du pays passer du brun au vert en une saison. Reste la question que personne ne tranche : combien de temps faut-il à un écosystème pour se remettre de sept ans de stress hydrique.

Le contraste est spectaculaire. Après une séquence de sécheresse entamée en 2018, l’hiver 2025-2026 a apporté des précipitations abondantes qui ont reconstitué les réserves. Au 20 février 2026, les ressources en eau disponibles s’établissaient à 11,8 milliards de mètres cubes, soit une progression d’environ 155% en un an.

Le nord-est du pays vu du ciel

L’imagerie satellitaire du programme européen Copernicus documente la transformation avec une netteté que les statistiques ne rendent pas. Comparées entre février 2025 et février 2026, les prises de vue du nord-est marocain montrent des paysages desséchés cédant la place à de vastes surfaces verdoyantes.

Ce reverdissement rapide traduit la réactivité de la strate herbacée et des cultures annuelles, qui répondent en quelques semaines à un retour des pluies. Elle ne dit rien, en revanche, de l’état des composantes plus lentes de l’écosystème.

Ce que la pluie ne répare pas tout de suite

C’est le point que soulève l’analyse. Les nappes phréatiques, dont la recharge s’effectue sur des cycles longs, ne se reconstituent pas au rythme des barrages. Les zones humides, les peuplements forestiers et les populations animales ayant subi sept années consécutives de déficit hydrique suivent des trajectoires de récupération qui se comptent en années, parfois en décennies pour les espèces à cycle long.

La question posée est donc celle du décalage entre un indicateur de disponibilité en eau qui se redresse en une saison et un état écologique qui met beaucoup plus longtemps à revenir à sa ligne de base, si tant est qu’il y revienne.

Une variable qui commande la croissance

L’enjeu dépasse largement le champ environnemental. La pluviométrie détermine encore directement la trajectoire macroéconomique marocaine. Bank Al-Maghrib table sur une croissance de 5,2% en 2026, portée par une valeur ajoutée agricole en hausse de 16%, avant un retour à 3,1% en 2027 lorsque l’effet de base se dissipera.

Autrement dit, la bonne année hydrique se lit directement dans le taux de croissance national, ce qui rend d’autant plus critique la question de la résilience structurelle face au prochain épisode sec.

Ne pas confondre répit et sortie de crise

Le risque, largement identifié par les spécialistes, est celui du relâchement. Une saison excédentaire ne modifie pas les fondamentaux du stress hydrique marocain : demande agricole en croissance, urbanisation, pertes sur les réseaux de distribution, et tendance climatique de fond orientée vers la raréfaction. Les programmes de dessalement, de réutilisation des eaux usées et d’interconnexion des bassins conservent donc leur pertinence, indépendamment des chiffres de l’année en cours.

LNT

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Chefchaouen : 151 hommes mobilisés contre le feu de Tazaout https://lnt.ma/chefchaouen-151-hommes-mobilises-contre-le-feu-de-tazaout/ Thu, 20 Aug 2026 10:10:02 +0000 https://lnt.ma/?p=555554 Un important dispositif humain et aérien a été déployé depuis mercredi matin pour circonscrire l’incendie de la forêt de Tazaout, dans la province de Chefchaouen. Protection civile, Eaux et Forêts, Promotion nationale et Forces auxiliaires totalisent 151 agents sur le terrain, appuyés par des rotations d’avions bombardiers d’eau. Le Maroc a franchi cette année la […]

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Un important dispositif humain et aérien a été déployé depuis mercredi matin pour circonscrire l’incendie de la forêt de Tazaout, dans la province de Chefchaouen. Protection civile, Eaux et Forêts, Promotion nationale et Forces auxiliaires totalisent 151 agents sur le terrain, appuyés par des rotations d’avions bombardiers d’eau. Le Maroc a franchi cette année la barre des 4 000 hectares brûlés.

Les autorités poursuivaient jeudi leurs efforts pour maîtriser l’incendie déclaré mercredi matin dans la forêt de Tazaout, province de Chefchaouen. Le dispositif engagé traduit la sensibilité du massif, situé dans une région forestière parmi les plus denses du Royaume.

Un dispositif interservices

Le déploiement mobilise 26 membres de la Protection civile, 42 agents des Eaux et Forêts, 50 éléments de la Promotion nationale et 33 membres des Forces auxiliaires, soit 151 hommes, auxquels s’ajoutent les autorités locales, la Gendarmerie royale et des volontaires venus de la région.

L’appui aérien a été activé, des avions spécialisés effectuant plusieurs rotations pour cibler les foyers actifs. Une intervention indispensable dans un relief accidenté où la progression des équipes au sol reste lente.

4 133 hectares brûlés depuis janvier

L’incendie s’inscrit dans un bilan national déjà lourd. Depuis le début de l’année 2026, 4 133 hectares, soit 41,33 kilomètres carrés, ont été ravagés par les feux au Maroc.

Un chiffre à relativiser au regard des bilans européens de l’été, mais qui pèse différemment dans un pays où le couvert forestier est structurellement limité et où chaque hectare perdu se reconstitue lentement.

Le Rif, zone la plus exposée

La région de Chefchaouen concentre depuis plusieurs années une part significative des départs de feu. La combinaison est connue : topographie difficile, faible humidité, températures élevées et rafales de vent qui compliquent la lutte. S’y ajoute le chergui, vent chaud et sec venu du Sahara, dont les épisodes accélèrent brutalement la propagation.

Les conséquences dépassent le domaine forestier. Les incendies du Nord touchent régulièrement des exploitations agricoles et des troupeaux, avec des pertes qui frappent des ménages ruraux disposant de peu d’alternatives économiques.

Un paradoxe hydrique

Le sinistre survient dans une année pourtant marquée par un retournement de la situation hydrique. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes en février 2026, après sept années de sécheresse. Mais une bonne saison des pluies produit un effet ambivalent sur le risque incendie : elle favorise le développement de la strate herbacée au printemps, laquelle se dessèche en été et constitue un combustible fin particulièrement inflammable.

LNT

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Révolution du Roi et du Peuple: Grâce Royale au profit de 935 personnes https://lnt.ma/revolution-du-roi-et-du-peuple-grace-royale-au-profit-de-935-personnes/ Thu, 20 Aug 2026 10:07:27 +0000 https://lnt.ma/?p=555552 A l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, SM le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 935 personnes, dont 807 en détention et 128 en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, annonce le ministère de la Justice dans un communiqué. En voici le texte: « A l’occasion de la […]

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A l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, SM le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 935 personnes, dont 807 en détention et 128 en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, annonce le ministère de la Justice dans un communiqué.

En voici le texte:

« A l’occasion de la commémoration de la Révolution du Roi et du Peuple, de cette année 1448 H-2026 G, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu perpétue Sa gloire, a bien voulu accorder Sa grâce à un ensemble de personnes condamnées par différents tribunaux du Royaume. Ces personnes sont au nombre de 935 et se présentent comme suit:

* Les bénéficiaires de la Grâce Royale qui sont en détention sont au nombre de 807 détenus se répartissant comme suit:

-Grâce sur le reliquat de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 08 détenus.

-Remise de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 796 détenus.

-Commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de 03 détenus.

* Les bénéficiaires de la Grâce Royale qui sont en liberté sont au nombre de 128 personnes se répartissant comme suit:

-Grâce sur la peine d’emprisonnement ou son reliquat au profit de 34 personnes.

-Grâce sur la peine d’emprisonnement avec maintien de l’amende au profit de 12 personnes.

-Grâce sur la peine d’amende au profit de 73 personnes.

-Grâce sur la peine d’emprisonnement et d’amende au profit de 09 personnes.

Puisse Dieu garder Sa Majesté le Roi, source de clémence et de miséricorde, perpétuer Sa gloire et préserver Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, ainsi que tous les Membres de la Famille Royale ».

 

LNT avec Map

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Élections : ce que changent vraiment les trois nouvelles lois https://lnt.ma/elections-ce-que-changent-vraiment-les-trois-nouvelles-lois/ Wed, 19 Aug 2026 09:14:56 +0000 https://lnt.ma/?p=554979 À un mois du scrutin du 23 septembre, le cadre juridique des législatives a été entièrement refondu par trois textes. Plafond des dons privés relevé à 800 000 dirhams, inscription en ligne des électeurs, création d’un parti désormais conditionnée à 2 000 déclarations de soutien contre 300, quotas de 30% de femmes et 10% de […]

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À un mois du scrutin du 23 septembre, le cadre juridique des législatives a été entièrement refondu par trois textes. Plafond des dons privés relevé à 800 000 dirhams, inscription en ligne des électeurs, création d’un parti désormais conditionnée à 2 000 déclarations de soutien contre 300, quotas de 30% de femmes et 10% de jeunes dans les directions : le tour d’horizon des changements.

La réforme électorale marocaine repose sur trois piliers législatifs, tous entrés en vigueur après validation constitutionnelle : la loi n° 55.25 sur les listes électorales et les opérations de vote, la loi organique n° 54.25 relative aux partis politiques, et la loi organique n° 53.25 sur la Chambre des représentants. Ensemble, elles modifient à la fois la manière de voter, celle de faire parti et celle d’être candidat.

Le vote passe au numérique

Premier chantier : l’inscription sur les listes électorales devient possible en ligne, pour les résidents comme pour les Marocains du monde. La carte nationale d’identité devient le document unique exigé, supprimant l’empilement de justificatifs antérieur.

En contrepartie de cette souplesse, le contrôle se durcit. Tout électeur changeant de résidence sans transférer son inscription est automatiquement radié, et les sanctions contre les inscriptions frauduleuses ou la falsification de données sont sensiblement relevées.

Créer un parti devient nettement plus exigeant

C’est probablement la disposition la plus structurante à moyen terme. Le nombre de fondateurs requis pour créer un parti passe de 3 à 12, et ceux-ci doivent être issus de régions différentes. Surtout, le nombre de déclarations de soutien exigées bondit de 300 à 2 000, à répartir sur les douze régions du Royaume.

L’effet mécanique est double : il ferme la porte aux formations de circonstance, mais élève aussi une barrière à l’entrée que les nouveaux entrants du champ politique auront du mal à franchir.

Financement : plus de transparence, mais un plafond relevé

Les partis sont soumis à des obligations renforcées de transparence financière. Dans le même mouvement, le plafond annuel des dons privés est porté de 600 000 à 800 000 dirhams. Une équation à double lecture : davantage de traçabilité, mais aussi davantage d’argent privé autorisé dans le jeu.

Quotas et incitations financières

La loi impose désormais une représentation de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes des partis. Elle met par ailleurs en place des incitations financières multipliées par six pour la présentation de candidates, de jeunes, de Marocains du monde et de personnes en situation de handicap.

Un levier qui explique en partie les arbitrages observés ces dernières semaines dans les investitures, plusieurs formations mettant en avant leurs têtes de liste féminines.

Inéligibilités élargies et mandats sous condition

Les catégories d’inéligibilité sont étendues et les périodes d’interdiction allongées : deux mandats complets sont désormais nécessaires pour recouvrer son éligibilité après une déchéance. Les parlementaires détenus plus de six mois s’exposent à une procédure de déchéance de leur mandat. Les fonctionnaires et agents du ministère de l’Intérieur voient leurs restrictions renforcées, jusqu’à quatre ans après cessation de fonctions.

Sondages sous cadenas pendant la réserve

Dernier volet, moins commenté mais opérationnellement significatif : la publication de sondages est restreinte durant la période de réserve, qui court de quinze jours avant le début de la campagne jusqu’à la clôture du scrutin. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales et financières. Une disposition qui vise explicitement la désinformation en ligne, dans un scrutin où les réseaux sociaux joueront un rôle inédit.

 

LNT

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Pêche : Bruxelles se dit prête à négocier un nouvel accord, Rabat pose ses conditions https://lnt.ma/peche-bruxelles-se-dit-prete-a-negocier-un-nouvel-accord-rabat-pose-ses-conditions/ Mon, 17 Aug 2026 08:24:30 +0000 https://lnt.ma/?p=554877 Deux ans après l’expiration du protocole de pêche, la Commission européenne affirme être disponible pour ouvrir des négociations « dès que le Maroc le sera ». Rabat exige que tout nouveau texte inclue explicitement les eaux du Sahara marocain. Aucun calendrier n’est fixé. Le dossier de la pêche entre le Maroc et l’Union européenne sort […]

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Deux ans après l’expiration du protocole de pêche, la Commission européenne affirme être disponible pour ouvrir des négociations « dès que le Maroc le sera ». Rabat exige que tout nouveau texte inclue explicitement les eaux du Sahara marocain. Aucun calendrier n’est fixé.

Le dossier de la pêche entre le Maroc et l’Union européenne sort de sa longue période de silence. Un porte-parole de l’exécutif européen a réaffirmé la disponibilité de Bruxelles à négocier un nouvel accord de partenariat dans le secteur halieutique, indiquant que « l’Union était prête à négocier dès que le Maroc le sera ». La Commission dit viser un « partenariat durable, global et approfondi » avec le Royaume.

Deux ans sans protocole

Le contexte est celui d’un vide juridique installé. Le protocole de pêche entre l’UE et le Maroc a expiré en juillet 2024 sans reconduction, l’accord signé en 2019 ayant lui-même été suspendu. Depuis, les flottes européennes — espagnoles pour l’essentiel — n’ont plus d’accès conventionnel aux eaux marocaines.

L’obstacle juridique : les arrêts de la Cour de justice de l’UE

Le blocage tient à la jurisprudence européenne. Un arrêt de 2021 avait annulé les accords de pêche et agricole entre les deux parties, au motif qu’ils intégraient les eaux du Sahara marocain. Cette décision a été confirmée en appel en 2024, gelant de fait toute possibilité de reconduction en l’état.

Bruxelles se trouve ainsi dans une position étroite : négocier « un accord conforme aux arrêts de la Cour de justice » tout en garantissant, selon ses propres termes, « des résultats justes et équitables ».

La ligne rouge marocaine

Côté marocain, la position est présentée comme non négociable : tout nouvel accord devra inclure explicitement les eaux du Sahara marocain et refléter les intérêts stratégiques du Royaume. Une exigence qui place la balle dans le camp européen, sommé de trouver une construction juridique compatible à la fois avec sa propre jurisprudence et avec la souveraineté revendiquée par Rabat.

La pression du secteur espagnol

Sur le terrain, les professionnels poussent. La Confédération espagnole des pêches (Cepesca) réclame avec insistance un renouvellement, sa flotte de palangriers ayant subi des impacts économiques significatifs depuis la perte d’accès aux zones marocaines. Un lobbying qui s’exerce à Madrid comme à Bruxelles, et qui constitue l’un des principaux moteurs de la relance du dossier côté européen.

Un dossier qui s’ajoute à un contentieux bilatéral chargé

Cette ouverture intervient dans un climat maroco-espagnol tendu sur d’autres fronts : le ministère de la Justice marocain envisage de suspendre l’accord d’extradition avec Madrid, tandis que la gestion de la crise migratoire à Sebta continue d’alimenter les frictions. Autant de dossiers dont l’issue conditionnera l’atmosphère dans laquelle s’ouvriraient d’éventuelles négociations halieutiques — pour lesquelles, à ce stade, aucun échéancier n’a été arrêté.

 

LNT

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Législatives du 23 septembre : le PAM avance ses pions avec Fouzi Lekjaa au bureau politique https://lnt.ma/legislatives-du-23-septembre-le-pam-avance-ses-pions-avec-fouzi-lekjaa-au-bureau-politique/ Sun, 16 Aug 2026 10:30:34 +0000 https://lnt.ma/?p=554852 À un peu plus d’un mois du scrutin, le Parti authenticité et modernité a validé son programme électoral et ses investitures. L’arrivée du ministre délégué au Budget et président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, directement au bureau politique, constitue le fait marquant de cette séquence pré-électorale. La campagne des législatives du 23 septembre 2026 entre […]

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À un peu plus d’un mois du scrutin, le Parti authenticité et modernité a validé son programme électoral et ses investitures. L’arrivée du ministre délégué au Budget et président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, directement au bureau politique, constitue le fait marquant de cette séquence pré-électorale.

La campagne des législatives du 23 septembre 2026 entre dans sa phase décisive et les états-majors partisans finalisent leurs dispositifs. Du côté du Parti authenticité et modernité (PAM), le 32ᵉ Conseil national, tenu au Palais des congrès de Salé, a acté à la fois l’arrivée de personnalités de poids et la validation de la liste des candidats.

Deux ralliements très commentés

L’adhésion de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, constitue le principal fait politique de cette séquence. L’intéressé rejoint directement le bureau politique du parti — un positionnement d’emblée au sommet de l’organigramme qui a nourri de nombreux commentaires dans la classe politique.

Yanja El Khattat, président de la région de Dakhla-Oued Eddahab, a lui aussi rallié le PAM. « Nous partageons un ensemble de valeurs communes autour de la construction d’un Maroc moderne », a déclaré la secrétaire générale du parti, Fatima-Zahra El Mansouri, en accueillant les nouveaux venus.

Cinq priorités pour le programme électoral

Le Conseil national a également arrêté les grandes orientations du programme sur lequel le parti se présentera devant les électeurs : le pouvoir d’achat des citoyens, l’emploi des jeunes, la gestion de l’eau, le renforcement de l’économie nationale et l’attraction des investissements. Un socle qui recoupe largement les préoccupations exprimées dans les enquêtes d’opinion, dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur le marché du travail et par la question hydrique.

Des ministres en première ligne et sept femmes têtes de liste

Plusieurs membres du gouvernement issus du PAM figurent parmi les candidats investis : Fatima-Zahra El Mansouri, Mehdi Bensaïd, Azzeddine Midaoui, Abdellatif Ouahbi, Adib Benbrahim et Hicham Sabiry. Le parti a par ailleurs investi sept femmes comme têtes de liste, un chiffre qui alimente le débat récurrent sur la représentativité féminine dans les assemblées élues.

La circonscription dans laquelle se présentera Fouzi Lekjaa — Berkane étant évoquée — restait à confirmer au moment de la tenue du Conseil national.

Une recomposition qui dépasse le seul PAM

Cette séquence s’inscrit dans un mouvement plus large de recomposition à l’approche du scrutin. Du côté du Front des forces démocratiques (FFD), le secrétaire général Mustapha Benali a détaillé les ambitions d’un parti qui entend couvrir l’ensemble du territoire et renforcer sa présence parlementaire, tout en s’exprimant sur la représentativité des femmes et le positionnement à gauche de l’échiquier. Dans plusieurs circonscriptions clés — Casa-Anfa, Larache — les rapports de force s’annoncent particulièrement disputés.

 

LNT

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Le Maroc envisage de suspendre son accord d’extradition avec l’Espagne https://lnt.ma/le-maroc-envisage-de-suspendre-son-accord-dextradition-avec-lespagne/ Sat, 15 Aug 2026 15:25:21 +0000 https://lnt.ma/?p=554826 Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a annoncé le 12 août 2026 que Rabat étudie la possibilité de suspendre l’accord d’extradition qui le lie à Madrid. En cause : des remises de personnes recherchées qui n’aboutissent pas, sur fond de désaccords plus larges sur la gestion migratoire commune. C’est une pièce maîtresse de la […]

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Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a annoncé le 12 août 2026 que Rabat étudie la possibilité de suspendre l’accord d’extradition qui le lie à Madrid. En cause : des remises de personnes recherchées qui n’aboutissent pas, sur fond de désaccords plus larges sur la gestion migratoire commune.

C’est une pièce maîtresse de la coopération judiciaire entre les deux royaumes qui pourrait être remise en cause. Dans une déclaration à l’agence espagnole EFE, le ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi a confirmé que le ministère planche actuellement sur l’hypothèse d’une suspension de l’application de l’accord d’extradition entre le Maroc et l’Espagne.

Des remises qui capotent après l’arrestation

Le grief marocain porte sur un maillon précis de la procédure. Selon le ministre, le schéma habituel se déroule ainsi : les autorités espagnoles interpellent un individu recherché par la justice marocaine, procèdent à son identification, programment sa remise, et des agents de sécurité marocains se déplacent alors pour prendre en charge le transfert. Mais, a-t-il expliqué, « dans certains cas, la remise ne se concrétise finalement pas », laissant les autorités marocaines sans réponse après une mobilisation logistique et judiciaire.

Une divergence de fond sur la gestion migratoire

Au-delà des cas individuels, Ouahbi pointe une contradiction plus structurelle : l’Espagne régulariserait des personnes entrées irrégulièrement sur son territoire, une pratique qui viendrait, selon Rabat, saper les efforts marocains de prévention de la migration irrégulière. Ce grief s’ajoute à un autre différend, porté cette fois par le ministère de l’Intérieur, qui réclame une accélération du retour des mineurs non accompagnés présents à Ceuta, en dénonçant des blocages administratifs et judiciaires côté espagnol.

Vers des « décisions fermes et courageuses »

Le ministre de la Justice a appelé les deux pays à mettre en place des « procédures concrètes clairement définies » et à prendre des « décisions fermes et courageuses » pour résoudre ce qu’il qualifie de politiques migratoires contradictoires entre voisins partageant une frontière. Aucune date de suspension effective n’a toutefois été fixée à ce stade ; les discussions se poursuivent au niveau ministériel.

Un contexte migratoire déjà tendu

Cette annonce intervient dans un climat bilatéral marqué par une actualité migratoire dense : le ministère espagnol de l’Intérieur a récemment fait état du départ volontaire de 70 000 personnes de Ceuta en seulement 36 heures, à la suite d’une récente crise migratoire. Ce nouvel épisode illustre la difficulté persistante des deux pays à harmoniser leurs approches respectives, malgré des relations bilatérales globalement qualifiées de stratégiques depuis plusieurs années. La suite dépendra désormais de la capacité des deux exécutifs à trouver un compromis avant que Rabat ne mette sa menace à exécution.

 

LNT

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Chômage : les 711 000 disparus… https://lnt.ma/chomage-les-711-000-disparus/ Thu, 13 Aug 2026 09:52:21 +0000 https://lnt.ma/?p=554766 Il aura donc suffi d’un questionnaire, d’un échantillon élargi et de trois critères cumulatifs pour que le Maroc règle, en dix-huit mois, un problème que deux décennies de politiques publiques n’avaient pas su entamer. Le 3 août dernier, le Haut-Commissariat au Plan a annoncé un taux de chômage strict de 9,5 % au deuxième trimestre […]

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Il aura donc suffi d’un questionnaire, d’un échantillon élargi et de trois critères cumulatifs pour que le Maroc règle, en dix-huit mois, un problème que deux décennies de politiques publiques n’avaient pas su entamer. Le 3 août dernier, le Haut-Commissariat au Plan a annoncé un taux de chômage strict de 9,5 % au deuxième trimestre 2026. Un an plus tôt, sous l’ancienne enquête, on en était à 12,8 %. Trois points et trois dixièmes évaporés dans l’intervalle : le quart du chômage marocain, volatilisé sans qu’aucune usine n’ait ouvert ses portes pour cela.

Reconnaissons au HCP une honnêteté que ses commentateurs les plus enthousiastes n’ont pas eue : l’institution a écrit noir sur blanc que ses résultats de 2026 « ne sont pas directement comparables » à ceux publiés antérieurement. La phrase figure dans la note. Elle n’a pas figuré dans les communiqués triomphants qui ont suivi. C’est là, précisément, que commence l’affaire.

Ce que l’on a cessé de compter

La nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre (EMO) remplace l’Enquête nationale sur l’emploi (ENE), en service depuis 1976. Elle s’aligne sur les normes des 19e, 20e et 21e Conférences internationales des statisticiens du travail. Elle porte l’échantillon annuel de 90 000 à 135 000 ménages, s’adosse au recensement de 2024 et refond le plan de sondage. Techniquement, la réforme est solide. Elle répond même à des critiques que l’OCDE adressait au Royaume. Sur ce terrain-là, il n’y a rien à redire, et ceux qui crient à la falsification se trompent de procès.

Le procès est ailleurs. Sous l’ENE, un homme sans travail qui avait cessé de chercher parce qu’il n’y avait rien à trouver restait un chômeur. Sous l’EMO, il doit désormais satisfaire trois conditions simultanées : n’avoir exercé aucune activité rémunérée durant la semaine de référence, avoir effectué une démarche active dans les quatre semaines précédentes, et être disponible sous quinzaine. Qu’un seul critère manque et il quitte le chômage pour rejoindre une catégorie au nom délicat : la « main-d’œuvre potentielle ».

Ils sont 711 000 dans ce purgatoire statistique. Sept cent onze mille personnes sans emploi qui ne figurent plus ni au numérateur ni au dénominateur du taux dont tout le monde parle. Le mot est joli. Il ne se mange pas.

Le même mouvement a fait sortir de l’emploi le travail d’autoconsommation ; l’agriculture familiale non rémunérée, c’est-à-dire, pour l’essentiel, des femmes rurales. Sous l’ancien système, elles étaient actives occupées. Elles ne le sont plus. On voudra bien admettre qu’il y a quelque chose de vertigineux à faire disparaître d’un trait de plume statistique un travail qui, lui, continue d’être effectué du lever au coucher du soleil. Ce qui cesse d’exister dans les tableaux finit toujours par cesser d’exister dans les politiques publiques.

Quatre thermomètres, un seul brandi

Le HCP publie en réalité quatre niveaux de sous-utilisation de la main-d’œuvre : 9,5 %, 14 %, 14,7 % et 18,9 %. Sa propre note technique précise que le chômage strict « n’a pertinemment de sens que s’il est adopté en conjonction avec les autres formes de la sous-utilisation », et que les quatre indicateurs ont été conçus pour une « diffusion et utilisation groupées ».

Quatre thermomètres, donc. Le gouvernement a retenu celui qui indiquait le moins de fièvre. On ne saurait lui en vouloir : nous ferions probablement de même à sept semaines d’un scrutin.

Car les trois autres racontent une histoire nettement moins électorale. En intégrant la main-d’œuvre potentielle, le besoin d’emploi non satisfait porte sur 1,832 million de personnes, soit 14,7 %. En y ajoutant les 527 000 personnes qui travaillent moins de 48 heures et souhaiteraient travailler davantage, on atteint 2,359 millions et 18,9 %. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, ce dernier indicateur culmine à 41,7 %. Chez les femmes, à 26,7 %. Le taux de 9,5 % n’est pas faux. Il est simplement le plus petit des quatre chiffres vrais.

Ce que Jouahri est allé dire au Palais

Il se trouve qu’à deux semaines près, le Royaume a disposé de deux lectures officielles de son propre marché du travail. Le 20 juillet, à Tétouan, Abdellatif Jouahri remettait à Sa Majesté le Roi le rapport annuel de Bank Al-Maghrib. Le Wali y consigne un chômage à 13 % pour 2025 et une croissance dont « le contenu en emploi s’est sensiblement affaibli ». Il rappelle que 193 000 emplois ont été créés en 2025, quand 407 000 personnes atteignaient l’âge de travailler. Que le taux d’emploi plafonne à 37,8 %, moins de quatre Marocains en âge de travailler sur dix occupent effectivement un poste. Que près de trois millions de jeunes de 15 à 29 ans sont hors de l’emploi, de l’école et de la formation. Qu’un salarié sur cinq est saisonnier ou occasionnel et que plus des deux tiers des actifs occupés n’ont aucune couverture médicale au titre de leur travail.

Et Jouahri ajoute cette phrase que l’on ferait bien de méditer avant d’imprimer les affiches de campagne : il existe « un décalage important entre les performances économiques objectivement mesurées et le ressenti des citoyens ».

Deux semaines plus tard, le ressenti des citoyens n’avait pas bougé d’un iota. Le chiffre, lui, avait perdu trois points et demi. On appellera cela une convergence remarquable des calendriers.

Que l’on nous permette ici une observation qui n’est pas de méthode mais de décence : l’été 2026 aura aussi été celui de Fnideq et des drames de Sebta. Des milliers de jeunes gens qui, au moment précis où l’on célébrait la meilleure statistique d’emploi de la décennie, estimaient que leur avenir se trouvait de l’autre côté de l’eau. On peut redéfinir un chômeur. On ne redéfinit pas un départ.

La question Benmoussa

Reste le point délicat, celui que l’ensemble de la presse nationale a posé sans oser tout à fait le formuler, et qu’il faut donc formuler.

Les faits, d’abord, et rien qu’eux. Chakib Benmoussa a été ministre de l’Éducation nationale du gouvernement Aziz Akhannouch du 7 octobre 2021 au 23 octobre 2024. Le 18 octobre 2024, Sa Majesté le Roi le nommait Haut-Commissaire au Plan, en remplacement d’Ahmed Lahlimi Alami, qui occupait la fonction depuis vingt et un ans. La même séquence voyait le départ d’Ahmed Réda Chami du CESE. Les deux institutions avaient produit, sur le chômage et sur les NEET, les diagnostics les plus sévères du pays. Lahlimi, quant à lui, avait résumé les deux années précédentes d’une formule dont on n’a pas assez mesuré la gravité : « Il y a une guerre contre le HCP. » Cette guerre, c’était celle du chef du gouvernement et de son ministre de l’Emploi, qui contestaient publiquement les chiffres du Haut-Commissariat et leur préféraient ceux de la CNSS.

Voilà pour l’établi. Le reste relève de l’inférence, et nous la présenterons comme telle, car l’honnêteté intellectuelle commande de rappeler deux choses. La première est que le Haut-Commissaire au Plan est nommé par le Roi et non par le chef du gouvernement : il ne procède pas de la majorité et ne lui doit rien. La seconde est que la réforme méthodologique était en chantier, réclamée par les organisations internationales, et qu’elle est techniquement défendable de bout en bout.

Mais une réforme irréprochable peut produire un effet politique majeur, et c’est ici que la question devient légitime. Pourquoi mettre en avant, dans la communication publique, l’indicateur le plus restrictif, quand l’institution elle-même recommande une diffusion groupée des quatre ? Pourquoi avoir tardé sur la rétropolation, seul instrument permettant de distinguer ce qui relève du marché du travail de ce qui relève du vocabulaire ? Pourquoi si peu de commentaire analytique sur le chômage des jeunes, qui reste le vrai sujet ? Et pourquoi cette bascule, dans le calendrier de tous les calendriers, celui d’un scrutin fixé au 23 septembre ?

L’ironie, puisqu’il en faut une, est que M. Benmoussa avait présidé la Commission spéciale sur le modèle de développement. Il avait alors signé le diagnostic le plus lucide jamais produit sur les fragilités sociales du Royaume. Le voici aujourd’hui à la tête de l’institution qui décide de ce que ces fragilités ont le droit de peser dans un pourcentage.

Le tamis et le soleil

Nous ne croyons pas au complot statistique. Nous croyons à quelque chose de plus banal et de plus corrosif : le confort d’un gouvernement sortant qui, ayant perdu la bataille des faits, a gagné celle des définitions sans avoir eu à la livrer. Personne n’a menti. C’est bien là le problème. Le mensonge se réfute ; l’omission de contexte, elle, prospère.

À sept semaines des législatives, le pays dispose donc d’un chiffre flatteur, incomparable avec son propre passé, adossé à deux trimestres bruts non corrigés des variations saisonnières, et dont l’institution émettrice déconseille elle-même l’usage isolé. Il sera cité mille fois d’ici au 23 septembre. Il ne créera pas un emploi.

Le vendeur de menthe de la médina de Rabat, lui, ne saura jamais s’il est auto-employé, potentiellement actif ou sous-employé horaire. Il se lèvera à cinq heures. Comme dit la sagesse populaire, on ne cache pas le soleil avec un tamis. On peut seulement, quelques semaines durant, convaincre l’électeur de regarder le tamis.

 

Ayoub Bouazzaoui

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Migration irrégulière : le Maroc renforce son dispositif autour de Sebta et Mellilia https://lnt.ma/migration-irreguliere-le-maroc-renforce-son-dispositif-autour-de-sebta-et-mellilia/ Wed, 12 Aug 2026 14:05:02 +0000 https://lnt.ma/?p=554738 Les autorités marocaines ont renforcé leur dispositif de surveillance autour des points de passage menant à Sebta et Mellilia, après la détection d’appels diffusés sur les réseaux sociaux incitant à des tentatives collectives de migration irrégulière à l’occasion du 15 août 2026. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi, a indiqué mercredi à […]

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Les autorités marocaines ont renforcé leur dispositif de surveillance autour des points de passage menant à Sebta et Mellilia, après la détection d’appels diffusés sur les réseaux sociaux incitant à des tentatives collectives de migration irrégulière à l’occasion du 15 août 2026.

Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi, a indiqué mercredi à Rabat que « toutes les mesures nécessaires » avaient été prises pour contrer d’éventuelles tentatives de passage et intercepter les personnes cherchant à y participer.

Des appels anonymes détectés sur les réseaux sociaux

Selon le ministère, plusieurs publications et messages anonymes ont circulé ces derniers jours sur certaines plateformes numériques, appelant à organiser des passages collectifs et irréguliers vers Sebta et Mellilia.

Rachid El Khalfi a estimé que ces pratiques présentent « de sérieux risques pour la sécurité des personnes » et relèvent d’une instrumentalisation de la question migratoire à travers des actes d’incitation sanctionnés par la loi.

Les autorités affirment suivre la situation de près et avoir engagé les procédures prévues à l’encontre des personnes dont l’implication dans des actes illégaux serait établie, y compris celles participant à la diffusion de ces appels sur les réseaux sociaux.

Un groupe d’individus soupçonnés d’être impliqués dans des actes d’incitation a ainsi été interpellé. Les personnes concernées ont été soumises à une procédure d’enquête judiciaire sous la supervision du parquet compétent.

Le ministère précise que la mobilisation des services de sécurité ne se limite pas à la perspective du 15 août. Elle s’inscrit dans un dispositif permanent de veille, particulièrement dans les zones proches des passages menant à Sebta et Mellilia. Ce dispositif est adapté en fonction de l’évolution de la situation et des risques identifiés.

Rabat appelle Madrid à accélérer le retour des mineurs

Le ministère de l’Intérieur réaffirme parallèlement que la lutte contre la migration irrégulière doit s’effectuer dans le respect de la loi et de la sécurité des personnes. Il appelle la population à faire preuve de vigilance face aux messages susceptibles d’encourager des comportements mettant en danger la vie des candidats au passage.

Rabat insiste également sur le principe de responsabilité partagée dans la gestion des flux migratoires et la lutte contre les réseaux de traite des êtres humains. Selon Rachid El Khalfi, ces problématiques ne peuvent reposer sur les efforts d’une seule partie et nécessitent que les différents partenaires assument leurs responsabilités et respectent leurs engagements.

Dans ce contexte, le ministère appelle les autorités espagnoles à accélérer les procédures permettant le retour au Maroc des mineurs non accompagnés présents à Sebta. Il demande notamment que soient surmontés les obstacles administratifs et judiciaires susceptibles de retarder leur retour auprès de leurs familles.

Cette position intervient dans le prolongement des déclarations marocaines récentes sur cette question, Rabat ayant déjà affirmé sa disponibilité à coopérer avec l’Espagne et ses partenaires européens pour organiser le retour de ces mineurs.

Le mécanisme de retour immédiat mis en avant

Le ministère insiste par ailleurs sur l’importance du mécanisme de retour immédiat des personnes ayant franchi irrégulièrement la frontière. Il estime que les expériences précédentes ont montré son efficacité dans la gestion des tentatives de passage et dans le renforcement des interventions sur le terrain.

Le ministère de l’Intérieur assure enfin que les autorités continueront à maintenir « un niveau élevé de vigilance, d’opérationnalité et de coordination permanente » afin de préserver l’ordre public, la sécurité des personnes et des biens et de lutter contre la migration irrégulière et les réseaux de traite des êtres humains.

LNT avec MAP

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Coopération migratoire : Rabat réaffirme sa disponibilité pour le retour des mineurs non accompagnés https://lnt.ma/cooperation-migratoire-rabat-reaffirme-sa-disponibilite-pour-le-retour-des-mineurs-non-accompagnes/ Fri, 07 Aug 2026 08:43:54 +0000 https://lnt.ma/?p=554504 Le Maroc se dit prêt à renforcer sa coopération avec l’Espagne et les partenaires européens pour le retour des mineurs non accompagnés. Selon une source diplomatique marocaine, cette démarche s’inscrit dans le cadre des Hautes Instructions Royales adressées aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères et repose sur un principe constant de coopération, tout […]

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Le Maroc se dit prêt à renforcer sa coopération avec l’Espagne et les partenaires européens pour le retour des mineurs non accompagnés. Selon une source diplomatique marocaine, cette démarche s’inscrit dans le cadre des Hautes Instructions Royales adressées aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères et repose sur un principe constant de coopération, tout en soulignant que les principales difficultés relèvent des procédures administratives et judiciaires dans les pays concernés.

La source diplomatique indique que le Royaume œuvre, conformément aux Hautes Instructions Royales, à l’identification des mineurs marocains non accompagnés présents à l’étranger afin de faciliter leur retour au pays.

Dans cette perspective, le Maroc affirme être disposé à travailler avec les autorités espagnoles ainsi qu’avec les partenaires européens pour organiser ces retours dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale.

La même source regrette que la question des mineurs non accompagnés revienne régulièrement dans le débat politique européen, notamment en Espagne, avec des accusations selon lesquelles le Maroc ne coopérerait pas suffisamment sur ce dossier.

Elle estime que certains responsables politiques instrumentalisent cette question à des fins électorales, en véhiculant des affirmations qu’elle qualifie de « fallacieuses et infondées ».

Selon cette source, le Royaume respecte les engagements pris en matière de coopération migratoire et les difficultés rencontrées lors des opérations de retour résultent principalement d’obstacles administratifs et judiciaires dans les pays partenaires.

La source diplomatique souligne que le Maroc ne peut accepter que ces contraintes procédurales soient interprétées comme un manque de coopération de sa part.

Elle appelle les partenaires européens à engager les adaptations nécessaires de leurs dispositifs administratifs et judiciaires afin de faciliter le retour des mineurs non accompagnés, estimant que la réussite de ces opérations passe par une coopération effective entre l’ensemble des parties concernées.

LNT avec MAP

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Sebta : Les autorités espagnoles évoquent un bilan de 77 morts https://lnt.ma/sebta-les-autorites-espagnoles-evoquent-un-bilan-de-77-morts/ Wed, 05 Aug 2026 09:40:55 +0000 https://lnt.ma/?p=554380 Le nombre des migrants morts en ayant tenté de rejoindre le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc la semaine dernière a grimpé à 77, a indiqué mardi une commission de spécialistes en médecine légale. Un précédent bilan officiel côté espagnol faisait état de 72 migrants ayant péri, principalement au cours de noyades en mer […]

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Le nombre des migrants morts en ayant tenté de rejoindre le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc la semaine dernière a grimpé à 77, a indiqué mardi une commission de spécialistes en médecine légale.

Un précédent bilan officiel côté espagnol faisait état de 72 migrants ayant péri, principalement au cours de noyades en mer Méditerranée.

Une commission espagnole de spécialistes en médecine légale, composée de médecins légistes et d’experts de la Garde civile, a indiqué dans un communiqué que les autorités de Sebta avaient repêché 79 corps en mer. Mais deux d’entre eux ont été récupérés le 29 juillet et tôt le 30 juillet, avant l’arrivée massive de migrants dans l’enclave, ce qui porte le bilan à 77, a ajouté le communiqué.

Des médecins légistes ont réalisé 77 autopsies et identifié deux personnes déjà enregistrées en Espagne grâce à leurs empreintes digitales. « Pour pouvoir identifier les autres, les données des empreintes digitales devront être envoyées au Maroc pour une éventuelle reconnaissance », précise le communiqué.

La représentation du gouvernement espagnol à Sebta avait fait passer le bilan de 72 à 75 morts plus tôt mardi.

Le ministère marocain de l’Intérieur a de son côté indiqué dimanche que 11 personnes ont perdu la vie du côté marocain de la frontière avec l’Espagne, un bilan qui doit s’ajouter au nombre de victimes recensées par les autorités espagnoles.

Selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), le bilan atteint « près de 130 victimes » avec « des dizaines de disparus » tandis que l’Observatoire du nord des droits humains (ONDH), qui a son siège dans la région de Fnideq, estime qu’il « pourrait avoisiner les 100 morts, sans compter les dizaines de disparus ».

LNT

 

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Migration : Une source gouvernementale appelle à revoir les règles du partenariat avec l’Europe https://lnt.ma/migration-une-source-gouvernementale-appelle-a-revoir-les-regles-du-partenariat-avec-leurope/ Tue, 04 Aug 2026 09:05:41 +0000 https://lnt.ma/?p=554303 À la suite des événements survenus récemment aux points de passage de Sebta et Melilia, une source gouvernementale marocaine citée par la MAP estime que le modèle actuel de gestion de la migration entre le Maroc et l’Europe doit être repensé. Tout en réaffirmant l’engagement du Royaume dans la lutte contre la migration irrégulière, elle […]

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À la suite des événements survenus récemment aux points de passage de Sebta et Melilia, une source gouvernementale marocaine citée par la MAP estime que le modèle actuel de gestion de la migration entre le Maroc et l’Europe doit être repensé. Tout en réaffirmant l’engagement du Royaume dans la lutte contre la migration irrégulière, elle souligne la nécessité d’un partenariat davantage fondé sur la responsabilité partagée, le développement et la confiance mutuelle.

Le modèle actuel de coopération en matière migratoire entre le Maroc et l’Europe est-il encore adapté aux réalités actuelles ? C’est la question soulevée lundi à Rabat par une source gouvernementale marocaine, à la lumière des récents événements survenus aux points de passage de Sebta et Melilia.

La même source estime que les développements enregistrés ces derniers jours ont mis en évidence les limites du dispositif actuel et appellent à une redéfinition des modalités de coopération entre les deux parties.

Selon cette source, le Maroc entend poursuivre son engagement dans la gestion des flux migratoires, mais dans le cadre d’un partenariat fondé sur la réciprocité.

« Nous ne sommes ni le gendarme ni le concierge de l’Europe ; nous sommes un partenaire souverain, pas un sous-traitant », a-t-elle déclaré, insistant sur le fait que « le Maroc protège son territoire, mais personne ne le fait à sa place ».

Elle a estimé que les règles actuelles de coopération doivent évoluer afin de tenir compte des nouvelles réalités, appelant notamment à « remobiliser les volontés politiques, réhabiliter la confiance et la responsabilité, et recadrer les règles d’engagement ».

La source a également souligné que les financements européens ne constituent pas le moteur de l’action marocaine en matière migratoire.

« Il ne faut pas croire qu’il suffit d’injecter des fonds pour que tout fonctionne comme par magie », a-t-elle affirmé.

La source gouvernementale a par ailleurs regretté le traitement politique réservé aux événements de Sebta, estimant qu’ils avaient été instrumentalisés dans certains pays.

« Il est décevant de constater que les événements de Sebta ont été exploités pour des bénéfices électoraux et des règlements de compte politiques », a-t-elle déclaré.

Elle a également dénoncé certaines réactions intervenues au plus fort de la crise, évoquant « des commentaires haineux et des analyses déconnectées de la réalité », ainsi qu’un manque de recul sur les enjeux du partenariat entre le Maroc et ses partenaires européens.

Selon elle, ces réactions traduisent une absence de vision stratégique et justifient une révision des modalités de coopération.

La source gouvernementale a réaffirmé que le Royaume privilégie une approche globale de la migration, estimant qu’une réponse exclusivement sécuritaire ne peut résoudre durablement ce phénomène.

Elle a mis en avant le retour volontaire d’une grande partie des personnes ayant rejoint Sebta comme un indicateur des dynamiques en cours.

Selon ses déclarations, l’Espagne estime que 95 % des personnes entrées dans l’enclave ont finalement quitté Sebta, un retour que la source attribue principalement au choix des intéressés.

Elle considère que cette évolution reflète les effets des politiques de développement menées au Maroc, notamment dans les provinces du Nord.

« La meilleure réponse à la migration clandestine, c’est le développement », a-t-elle affirmé, ajoutant que les investissements réalisés sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ont permis, selon elle, de créer plus de 430.000 emplois dans cette région.

Elle estime également que ces retours volontaires ont contribué à déconstruire l’image d’un « Eldorado » européen auprès d’une partie des jeunes candidats à la migration.

En conclusion, la source gouvernementale a appelé l’Union européenne à inscrire davantage sa coopération avec le Maroc dans une logique de soutien au développement économique.

Elle a notamment estimé que certaines décisions européennes pénalisent plusieurs secteurs stratégiques de l’économie marocaine, citant les activités portuaires, l’industrie automobile, les services financiers, les transports ou encore l’offshoring.

Selon elle, une coopération durable sur la question migratoire suppose un partenariat global qui accompagne également les dynamiques de développement économique et social du Royaume.

LNT avec MAP

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Libre Tribune : Crise migratoire à Sebta – Réflexions médiatiques https://lnt.ma/libre-tribune-crise-migratoire-a-sebta-reflexions-mediatiques/ Mon, 03 Aug 2026 09:37:43 +0000 https://lnt.ma/?p=554223 Par Mohamed Douyeb   Un événement d’une ampleur inédite. Au-delà de sa dimension humanitaire et de ses répercussions géopolitiques, il mérite d’être analysé sous l’angle de son traitement médiatique. Sous le choc, nous avons tous suivi, en direct sur nos smartphones, ces images de dizaines de milliers d’enfants, de jeunes, de pères et de mères […]

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Par Mohamed Douyeb

 

Un événement d’une ampleur inédite. Au-delà de sa dimension humanitaire et de ses répercussions géopolitiques, il mérite d’être analysé sous l’angle de son traitement médiatique.

Sous le choc, nous avons tous suivi, en direct sur nos smartphones, ces images de dizaines de milliers d’enfants, de jeunes, de pères et de mères de famille traversant à la nage la frontière entre la ville de Fnideq et l’enclave de Sebta. Tout le monde ou presque s’est lâché sur les réseaux. Chacun y a va de son commentaire.

L’incompréhension, la tristesse et l’indignation dominent, avant de chercher à comprendre les tenants et les aboutissants de cette ruée migratoire spectaculaire. Les premières pertes humaines annoncées ne font qu’exacerber la tension et renforcent les pressions exercées sur les autorités.

Inédit à plus d’un titre, cet événement bat tous les records d’attention médiatique, tant au Maroc qu’à l’international. Il intervient dans un contexte particulier, marqué par les célébrations de la Fête du Trône. Aux premières heures de cette vague migratoire massive, le jeudi 31 juillet 2026, les premiers récits sont diffusés essentiellement sur les réseaux sociaux. Il a fallu attendre les reportages de certains médias, présents sur le terrain, pour commencer à saisir toute l’ampleur du chaos. À Sebta, les premières images de l’arrivée des migrants sont signées par la chaîne locale Faro TV. A retenir cette séquence, devenue virale, de la jeune Farah qui, face à la caméra, affiche un large sourire et fait signe de victoire, en franchissant le sol de l’enclave.

Pas de communication officielle à chaud !

Au-delà de sa dimension humanitaire et de ses répercussions géopolitiques, un tel événement mérite d’être analysé sous l’angle de son traitement médiatique. Du côté espagnol, il fait la Une des journaux, des radios et des télés à travers un traitement marqué par un parti-pris critique, voire agressif, à l’égard du Maroc. En quête de réactions, des médias européens se sont tournés vers des journalistes marocains pour commenter les événements.

Pendant ce temps, pas prise de parole publique marocaine, aucun briefing, même en off, aussi bien dans les médias internationaux que nationaux. On le sait, dans la gestion de crise, le silence est un choix de communication. Il répond à une logique, présente des avantages mais aussi des limites.

Jusqu’où est-il justifiable et tenable ? Face au flot des images et des commentaires, un mode opératoire semble néanmoins se dessiner : laisser la principale partie prenante -nos partenaires- mettre en avant le rôle capital du Maroc dans la gestion de cette crise. Le gouvernement espagnol, tout comme la Commission européenne, ayant salué publiquement l’engagement et les actions menées par le royaume.

Pas de parole officielle, pas de traitement médiatique public ?!

Si la couverture médiatique de ces événements est rapidement devenue un sujet de débat sur les réseaux sociaux marocains, tous les regards se sont naturellement tournés vers les médias audiovisuels publics. Pas la moindre allusion à Sebta ! Un silence assourdissant, difficilement défendable, même en l’absence d’une communication officielle. Comment expliquer une telle déconnexion par rapport au principal événement qui secoue le pays ? En tout cas, les effets sont terribles pour un pôle audiovisuel sensé rendre un service public, comme l’exige son cahier des charges.

Heureusement, des médias privés se sont rendus sur les lieux de la tragédie et font preuve de professionnalisme. Ils posent des questions pertinentes, recueillent des témoignages clés, captent des clichés exceptionnels et produisent des reportages de qualité. Leur travail mérite d’être salué, et ce malgré des conditions difficiles notamment l’accès à une information de première main, comme on dit dans le jargon journalistique.

Une première réaction officielle… très commentée

Très attendue, la première réaction officielle est finalement tombée dans la soirée de dimanche, soit quatre jours après la ruée migratoire. Un communiqué de l’Intérieur lu par le porte-parole du ministère devant les caméras des chaînes publiques. Le communiqué est rapidement repris par l’ensemble des médias, y compris ceux qui, jusque-là, n’avaient pas encore traité l’événement. Deux éléments à retenir : le recadrage des chiffres avancés depuis le début de la crise et une présentation des facteurs censés expliquer ces événements. Un élément occupe une place centrale dans le communiqué à savoir les récentes décisions de la justice espagnole limitant le renvoi des candidats à l’émigration clandestine interceptés en mer.

Sur les réseaux sociaux, journalistes, analystes et commentateurs se sont rapidement emparés de cette première communication officielle. Beaucoup ont souligné son caractère essentiellement technique, voire administratif, estimant qu’elle ne répondait pas pleinement à la dimension politique d’une crise du ministère d’une telle ampleur.

 

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Événements de Sebta : le ministère de l’Intérieur blâme la désinformation numérique et les réseaux de traite https://lnt.ma/evenements-de-sebta-le-ministere-de-linterieur-blame-la-desinformation-numerique-et-les-reseaux-de-traite/ Mon, 03 Aug 2026 09:05:52 +0000 https://lnt.ma/?p=554212 Le ministère de l’Intérieur estime que les tentatives de passages irréguliers observées récemment aux points de passage vers Sebta et Melilia résultent de plusieurs facteurs combinés, parmi lesquels la diffusion d’informations trompeuses sur les réseaux sociaux, l’action des réseaux de traite des êtres humains et des interprétations erronées de certaines décisions juridiques espagnoles. Les autorités […]

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Le ministère de l’Intérieur estime que les tentatives de passages irréguliers observées récemment aux points de passage vers Sebta et Melilia résultent de plusieurs facteurs combinés, parmi lesquels la diffusion d’informations trompeuses sur les réseaux sociaux, l’action des réseaux de traite des êtres humains et des interprétations erronées de certaines décisions juridiques espagnoles. Les autorités assurent avoir adopté une approche préventive pour maîtriser la situation, tout en réaffirmant l’engagement du Maroc en faveur d’une gestion concertée des questions migratoires.

Lors d’un point de presse tenu dimanche à Rabat, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi, a indiqué que l’analyse des données recueillies à la suite des événements survenus aux points de passage vers Sebta et Melilia montre que ces mouvements ne relèvent ni de circonstances fortuites ni d’un phénomène spontané.

Selon lui, plusieurs facteurs se sont conjugués pour favoriser ces tentatives de migration irrégulière, notamment « l’instrumentalisation tendancieuse de l’espace numérique », la diffusion de fausses informations, l’activité des réseaux de traite des êtres humains ainsi que des interprétations erronées de données juridiques et administratives laissant croire à un accès facile à l’espace européen sans conséquences légales.

Une mobilisation sécuritaire renforcée

Face à cette situation, le ministère affirme avoir mis en œuvre, dès les premiers signes, un dispositif préventif reposant sur le renforcement de la vigilance, la mobilisation accrue des services de sécurité et des autorités territoriales, ainsi que l’intensification de la surveillance terrestre et maritime.

Cette approche visait, selon le porte-parole, à préserver l’ordre public, protéger les personnes et sécuriser les frontières dans le respect de la législation en vigueur et du principe de proportionnalité des interventions.

Les données collectées grâce aux dispositifs de surveillance ont permis, selon les autorités, d’établir un bilan précis des tentatives de passage. Près de 40.000 personnes auraient tenté de rejoindre Sebta, tandis qu’environ 1.135 personnes se sont dirigées vers Melilia. Les autorités précisent que toutes les personnes ayant réussi à atteindre Melilia ont été immédiatement reconduites.

Rachid El Khalfi a souligné que ces chiffres reposent sur des données de terrain et des mécanismes techniques de suivi, les présentant comme la référence officielle, contrairement à d’autres estimations diffusées sans fondement objectif.

Le porte-parole a également évoqué les récentes décisions de la justice espagnole concernant les procédures de refoulement immédiat de certains migrants interceptés en mer.

Selon lui, les interprétations erronées de ces décisions ont contribué à faire croire à certains candidats à la migration qu’une traversée à la nage permettrait d’échapper à un renvoi immédiat vers le Maroc.

Il a expliqué que la faible distance séparant certains points du littoral marocain de Sebta — moins de 70 mètres à certains endroits — ainsi que la faible profondeur de l’eau ont renforcé chez de nombreux candidats l’impression d’une traversée sans risque, malgré les dangers réels.

Le ministère fait état, à ce stade, d’un décès accidentel provoqué par une chute depuis une zone rocheuse à proximité de Sebta, ainsi que de dix personnes décédées par noyade.

Concernant les informations faisant état d’autres victimes, Rachid El Khalfi a indiqué que les autorités marocaines poursuivent leurs vérifications en coordination avec leurs homologues espagnoles afin d’établir le nombre exact des victimes, leur identité et leur nationalité, dans le cadre des procédures juridiques, administratives et humanitaires prévues.

Parallèlement aux opérations de retour volontaire des personnes concernées, organisées en coordination avec les autorités espagnoles, le ministère souligne que la situation est progressivement revenue à la normale dans les zones concernées.

Le porte-parole a également indiqué que le parquet compétent a ouvert plusieurs enquêtes judiciaires afin de déterminer les circonstances de ces événements, d’identifier les responsabilités et d’engager, le cas échéant, les poursuites prévues par la loi.

LNT 

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Ceuta and Melilla: Spectators of Despair https://lnt.ma/ceuta-and-melilla-spectators-of-despair/ Sun, 02 Aug 2026 11:51:04 +0000 https://lnt.ma/?p=556341 After its footballing exploits, Morocco is once again making headlines, this time revealing a face we too often seek to hide, minimise or confine to the margins. Yet, almost as one, at least 40,000 young people—including women, families and children—attempted to reach the Spanish enclaves by swimming this week, with a provisional death toll of […]

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After its footballing exploits, Morocco is once again making headlines, this time revealing a face we too often seek to hide, minimise or confine to the margins. Yet, almost as one, at least 40,000 young people—including women, families and children—attempted to reach the Spanish enclaves by swimming this week, with a provisional death toll of more than 37. And all the geopolitical or diplomatic factors behind this exodus, all the objective explanations in the world, cannot justify this grim reality.

How can one not feel solidarity with such distress, and admiration for the courage it takes to leave behind everything one has ever known in an instant, for the promise, however faint, of a better life? Can the country’s undeniable development—built on economic growth, infrastructure and new ambitions—coexist with the systemic distress affecting a large part of its youth?

What kind of life are we promising the 37% of unemployed young people aged between 15 and 24? And what about those who work 191 hours for 3,192 dirhams net a month, who often have to support their parents, brothers and sisters, pay for housing, food and basic expenses, not to mention healthcare? Do they not also have the right to live with dignity and aspire to build a life rather than merely endure one?

There is nothing demagogic or populist about listing the collective failures that explain why an entire generation is being sacrificed. Public education and healthcare are so desperately short of resources that their mission seems doomed from the outset, while the policies introduced simply lack the scale required to turn things around. These same observations have been repeated for months, for years, to the point where we no longer even know how to assess what may have been accomplished, because whatever has been done remains, in any case, insufficient.

So yes, for many Moroccans, the situation has improved. That is undeniable. Our country is objectively progressing, but with the lingering sense that its priorities require looking elsewhere when it comes to the most disadvantaged, who are left watching a train speed past that they were never invited to board. The question is whether this is what the majority truly wants, or whether it would be better to move forward more slowly, starting with those who need it most, with the help of those who already have more than enough.

What we need is a national mobilisation, involving everyone. Those who support would-be emigrants and wish them a better future, and those who say they would rather have the asphalt of their own country than the bread of others, or who, from the comfort of their screens, feel humiliated by the image these past few days have projected to a world watching us. Because, ultimately, this concerns us all.

We need a solidarity tax paid by the wealthiest, a conditional universal income, an increase in hourly wages, apprenticeship schemes and mandatory youth recruitment programmes in companies, mutual-aid associations, a civil service programme prioritising education and healthcare, a stronger fight against corruption, and political parties that mobilise to address problems rising from below rather than seeking approval from above.

The Royal directives are clear, and the Sovereign expressed them explicitly in his Throne Speech: “Our ultimate goal is to improve the living conditions of Moroccans and establish social and spatial justice.”

We must now have the courage to tackle the underlying problems behind this distress, which has erupted before our eyes this week but remains latent the rest of the time. Collectively, we must seek, find and implement solutions until we eliminate the source of despair affecting part of our people, whatever the cost, because death cannot be the price to pay.

Zouhair Yata

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Sebta Melilia : Spectateurs du désespoir https://lnt.ma/sebta-melilia-spectateurs-du-desespoir/ Sat, 01 Aug 2026 13:29:41 +0000 https://lnt.ma/?p=554201 Après les exploits footballistiques, le Maroc fait de nouveau la Une et montre un visage qu’on cherche trop souvent à cacher, à minimiser ou à cantonner à la marge. Pourtant, comme un seul homme, ce sont a minima plus de 40 000 jeunes, dont des femmes, des familles, des enfants, qui ont tenté de rejoindre […]

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Après les exploits footballistiques, le Maroc fait de nouveau la Une et montre un visage qu’on cherche trop souvent à cacher, à minimiser ou à cantonner à la marge. Pourtant, comme un seul homme, ce sont a minima plus de 40 000 jeunes, dont des femmes, des familles, des enfants, qui ont tenté de rejoindre les enclaves espagnoles à la nage cette semaine avec un bilan provisoire qui fait état de plus de 37 décès. Et, toutes les causes de cet exode, géopolitiques ou diplomatiques, toutes les explications objectives du monde, ne justifient pas la triste réalité.

Comment ne pas se sentir solidaire de la détresse et admiratif du courage qu’il faut pour abandonner tout son vécu en un instant, pour la promesse, même menue, d’une vie meilleure ? Le développement indéniable du pays, fait de croissance économique, d’infrastructures et d’ambitions nouvelles peut-il coexister avec la détresse systémique d’une grande partie de sa jeunesse ?

Quelle vie promettons-nous aux 37% de chômeurs âgés entre 15 et 24 ans ? Et aux autres qui travaillent 191 heures pour 3 192 dirhams net par mois, qui ont à charge souvent leurs proches parents, frères et sœurs, un logement, leur alimentation, leurs charges essentielles, sans compter leur santé ? N’ont-ils pas droit aussi à vivre dignement et à aspirer à construire plutôt que juste subir ?

Ce n’est ni de la démagogie ni du populisme que de lister les échecs collectifs qui expliquent que toute une génération soit sacrifiée. L’école et la santé publiques manquent tellement de moyens que leur mission est perdue d’avance et les politiques mises en place n’ont pas l’ampleur suffisante pour corriger le tir. Ces constats se répètent depuis des mois, des années, au point qu’on ne sait même plus juger de ce qui a pu être fait parce que c’est de toute façon insuffisant.

Alors oui, pour beaucoup de Marocains la situation s’est améliorée, c’est indéniable, notre pays progresse objectivement, mais avec le sentiment que les priorités supposent de regarder ailleurs lorsqu’il s’agit des catégories les plus démunies, obligées de voir passer un train en marche qu’elles n’ont pas été conviées à rejoindre. Reste à savoir si c’est ce que la majorité souhaite, ou s’il serait préférable d’avancer moins vite mais en commençant par ceux qui en ont le plus besoin et avec l’aide de ceux qui en ont déjà plus qu’assez.

C’est d’une mobilisation nationale dont nous avons besoin, et de tous. De ceux qui soutiennent les candidats à l’exil en leur souhaitant un avenir meilleur et de ceux qui affirment préférer le goudron de leur pays au pain des autres, ou qui se sentent humiliés dans le confort de leurs écrans par l’image que ces derniers jours ont envoyé au monde qui nous regarde. Parce que nous sommes finalement tous concernés.

Il faut un impôt de solidarité payé par les plus riches, un revenu universel conditionné, une augmentation du salaire horaire, un programme d’apprentis et d’embauche obligatoire des jeunes dans les entreprises, des associations d’entraide, un service civil dans l’éducation et la santé en priorité, une lutte accrue contre la corruption, des partis politiques qui se mobilisent contre les problèmes qui viennent du bas plutôt que de chercher le satisfecit vers le haut.

Les orientations royales sont claires et le Souverain les a explicitement exprimées dans son discours du Trône « Notre but ultime est d’améliorer les conditions de vie des Marocains et d’instaurer la justice sociale et spatiale. »

Il faut avoir désormais le courage de s’attaquer aux problèmes sous-jacents à cette détresse qui nous saute aux yeux comme une éruption cette semaine mais qui est latente tout le reste du temps. Nous devons collectivement chercher, trouver et implémenter des solutions jusqu’à résorber la source du désespoir d’une partie de notre peuple, quel qu’en soit le coût, parce que la mort ne peut pas être le prix à payer.

 

Zouhair Yata

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Trump réaffirme au Roi Mohammed VI le soutien des États-Unis à la souveraineté du Maroc sur le Sahara https://lnt.ma/trump-reaffirme-au-roi-mohammed-vi-le-soutien-des-etats-unis-a-la-souverainete-du-maroc-sur-le-sahara/ Sat, 01 Aug 2026 12:55:26 +0000 https://lnt.ma/?p=554199 À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de la Fête du Trône, le président américain Donald J. Trump a adressé un message au Roi Mohammed VI dans lequel il réaffirme la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Le chef de l’État américain renouvelle également le soutien de Washington à l’initiative […]

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À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de la Fête du Trône, le président américain Donald J. Trump a adressé un message au Roi Mohammed VI dans lequel il réaffirme la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Le chef de l’État américain renouvelle également le soutien de Washington à l’initiative marocaine d’autonomie, qu’il présente comme l’unique base d’un règlement durable du différend.

Dans un communiqué publié samedi, le Cabinet Royal indique que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu un message de félicitations du président des États-Unis, Donald J. Trump, à l’occasion du 27ᵉ anniversaire de la Glorieuse Fête du Trône.

Le président américain y adresse ses félicitations au Souverain ainsi qu’au peuple marocain, rappelant que les deux pays entretiennent une relation historique. « Cette année, nous célébrons 250 ans d’histoire américaine et d’amitié durable avec le Maroc, un lien forgé dans la confiance et le respect mutuel », écrit-il.

Le message est marqué par une réaffirmation explicite de la position américaine sur la question du Sahara.

Donald Trump souligne que « les États-Unis sont clairs : nous reconnaissons la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et nous soutenons la proposition marocaine d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste comme la seule base pour une solution juste et durable ».

Le président américain estime également que « toute autre voie prolonge le statu quo et elle est inacceptable », ajoutant que « ce différend doit prendre fin maintenant et les États-Unis continueront à impulser des progrès en vue de cet objectif ».

Dans son message, Donald Trump met également en avant le rôle du Royaume en matière de stabilité régionale.

Il affirme que « le Leadership Sage de Votre Majesté est un pilier de stabilité », saluant l’engagement du Maroc en faveur de la paix, de la lutte contre l’extrémisme et de la sécurité régionale.

Le président américain évoque notamment le rôle du Royaume dans les Accords d’Abraham et indique que les deux pays poursuivront leur coopération, notamment « pour assurer la sécurité de la région du Sahel ».

Le message aborde également les perspectives du partenariat économique entre Rabat et Washington.

Donald Trump souligne que « Votre Vision pour la croissance ouvre des perspectives de prospérité pour nos deux peuples et économies » et indique avoir chargé ses équipes de travailler au développement économique et social avec le Maroc, « y compris dans le territoire du Sahara occidental ».

Le président américain ajoute que les technologies et les capacités d’innovation des États-Unis continueront d’accompagner le Royaume dans plusieurs secteurs jugés stratégiques, notamment l’énergie, l’intelligence artificielle, les minerais critiques et la défense.

LNT

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Fête du Trône : le Consulat du Maroc à Orly célèbre le 30 juillet https://lnt.ma/fete-du-trone-le-consulat-du-maroc-a-orly-celebre-le-30-juillet/ Fri, 31 Jul 2026 13:35:42 +0000 https://lnt.ma/?p=554172 À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône de Ses glorieux ancêtres, le Consul général du Royaume du Maroc à Orly, Ibrahim Rezki, a organisé, le 30 juillet 2026, une réception officielle réunissant près de 270 invités issus des milieux institutionnels, politiques, économiques, associatifs et religieux. Organisée […]

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À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône de Ses glorieux ancêtres, le Consul général du Royaume du Maroc à Orly, Ibrahim Rezki, a organisé, le 30 juillet 2026, une réception officielle réunissant près de 270 invités issus des milieux institutionnels, politiques, économiques, associatifs et religieux.

Organisée à l’Espace Gilbert Bécaud, situé à proximité du Consulat général, la cérémonie s’est déroulée dans une ambiance à la fois solennelle et conviviale. Elle a mis en lumière la qualité des relations entretenues par le Consulat avec ses partenaires locaux ainsi que son engagement en faveur du dialogue et de la coopération.

L’événement a rassemblé des représentants des autorités préfectorales, des services de police et de sécurité, des maires, des élus locaux, notamment d’origine franco-marocaine, des représentants des cultes, des collectivités territoriales, des chambres de commerce, ainsi que des membres du tissu associatif marocain, de la société civile franco-marocaine et de la communauté juive marocaine relevant de la circonscription consulaire.

À cette occasion, les participants, Marocains et Français d’origine marocaine, ont exprimé leur attachement au Glorieux Trône Alaouite et leur fidélité aux valeurs qui unissent le Royaume à sa communauté établie à l’étranger.

La réception a également permis de réaffirmer les liens solides qui unissent les Marocains du monde à leur mère patrie, tout en mettant en avant leur fierté des réalisations accomplies par le Royaume sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Placée sous le signe de la communion et de la célébration, cette rencontre a illustré les valeurs d’ouverture, de dialogue et de coopération qui caractérisent les relations entre le Consulat général du Royaume du Maroc à Orly et l’ensemble de ses partenaires institutionnels et associatifs.

LNT

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Throne Speech: “Made in Morocco” https://lnt.ma/throne-speech-made-in-morocco/ Fri, 31 Jul 2026 11:50:11 +0000 https://lnt.ma/?p=556339 Twenty-seven years of reign, a quantified inventory, an openly embraced doctrine, and a wish expressed eight weeks before the legislative elections. The speech delivered by His Majesty King Mohammed VI on Wednesday evening in Tetouan, on the occasion of the 27th Throne Day, in keeping with those that preceded it, reads both as an assessment […]

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Twenty-seven years of reign, a quantified inventory, an openly embraced doctrine, and a wish expressed eight weeks before the legislative elections. The speech delivered by His Majesty King Mohammed VI on Wednesday evening in Tetouan, on the occasion of the 27th Throne Day, in keeping with those that preceded it, reads both as an assessment of where the country stands and a roadmap for the years ahead.

The first sentence worth retaining is that the results of public action “are no accident,” with the Sovereign anchoring them in a “doctrine of governance” whose guiding principles he sets out: initiative, rigorous monitoring, constructive self-criticism and determination. The results achieved are therefore no coincidence, and the future calls for an equally sustained commitment and effort.

Then comes the pivotal sentence, and certainly the weightiest of the speech. The country stands at a “turning point” where an ideal of confidence and optimism “must prevail over any rhetoric liable to fuel despair and frustration.” Eight weeks before a legislative election, His Majesty points, without naming them, to the political entrepreneurs of resentment, those whose stock-in-trade is frustration.

Three successive sentences then hammer home the same word. Security and stability as the first source of pride. Political and institutional stability as a “rare commodity” and an “invaluable asset” in a regional environment beset by upheaval. Stability, finally, as a “key variable in the development equation” and as “strategic capital.” Commodity, asset, variable, capital: the lexical shift is remarkable. Stability is no longer described as a condition; it is accounted for as an asset. Morocco is no longer content simply to be stable; it assigns value to its stability, and does so using the language of markets rather than that of political morality. In a region where instability has become the norm, the reading is both clear and accurate.

Then comes the inventory, and the figures are as eloquent as the facts. Growth of around 4.9% in 2025, expected to remain at that level or higher this year. Rainfall that has restored the country’s water and food security. Morocco as the continent’s leading automotive exporter, with annual capacity approaching one million vehicles, and an industry that, together with aeronautics, now accounts for more than 40% of national exports, ahead of phosphates. Nearly twenty million visitors welcomed in 2025. Agri-food and pharmaceutical industries covering close to 80% of domestic needs. The first authorisations granted under the Morocco Green Hydrogen Offer. An industrial and technological base for defence and cybersecurity currently being established.

It is not the length of this list that matters, but the thread running through it. The key word is not growth; it is sovereignty. In a world where protectionism has once again become the norm and securing supply chains has replaced the doctrine of free trade, the speech explicitly establishes strategic self-sufficiency as a pillar of industrial development. The fact that automotive and aeronautics have overtaken phosphates is therefore not merely another customs statistic. It is the story of a country defined by what lies beneath its soil becoming a country of assembly, and of a country of assembly now aspiring to produce what it no longer wishes to depend on others for. The same logic applies to the organisation of major continental events, which, the text notes, has earned the Kingdom esteem and, with a diplomatically understated turn of phrase, a few envious glances.

The social component, meanwhile, rests on one fundamental requirement. The universalisation of social protection, social and spatial justice, and, above all, an emphasis on integrated territorial development programmes that must encompass every region, “without any exception whatsoever.” This clarification is no mere turn of phrase, because by stressing that there should be no exceptions, it implies that this is not yet entirely the case today.

Beyond the assessment, His Majesty then devotes a substantial part of his speech to the financial means required to go further, stressing that the transformation will require resources on an unprecedented scale, most of which will have to come from domestic financing. The national financial sector is called upon to support investment, qualitatively broaden access to bank and non-bank financing for SMEs, innovation, industrialisation and exports, demonstrate greater openness and creativity, mobilise institutional savings and revitalise financial markets.

In the final sequence, King Mohammed VI sends, as he often does, a clear message to the political arena. By stating that the achievements “transcend government and parliamentary terms” and stem from a cumulative dynamic built up over many years, the Sovereign sets the record straight on attempts to politically appropriate the country’s progress on the eve of the elections. Finally, by expressing the hope that the coming electoral deadlines will usher in a new cycle whose watchwords will be preserving achievements and pursuing far-reaching reforms, he effectively lays down the terms of reference for the next government. On September 23, therefore, the vote will not be about the trajectory—it has been set by the King. The vote will be about the ability of those taking over to deliver it.

Zouhair Yata

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Discours du Trône : « Made in Morocco » https://lnt.ma/discours-du-trone-made-in-morocco/ Thu, 30 Jul 2026 11:27:32 +0000 https://lnt.ma/?p=554117 Vingt-sept ans de règne, un inventaire chiffré, une doctrine assumée et un vœu formulé à huit semaines des législatives. Le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI prononcé mercredi soir à Tétouan à l’occasion de la 27ème Fête du Trône, dans la lignée des précédents, se lit à la fois comme un état des […]

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Vingt-sept ans de règne, un inventaire chiffré, une doctrine assumée et un vœu formulé à huit semaines des législatives. Le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI prononcé mercredi soir à Tétouan à l’occasion de la 27ème Fête du Trône, dans la lignée des précédents, se lit à la fois comme un état des lieux et une feuille de route pour les années à venir.

Première phrase à retenir, le résultat de l’action publique « ne tient pas du hasard » et le Souverain y adosse une « doctrine de pouvoir » dont il énumère les maîtres-mots, prise d’initiative, suivi rigoureux, autocritique constructive, détermination. Les résultats obtenus ne sont donc pas fortuits et l’avenir appelle un engagement similaire d’efforts à fournir.

Vient ensuite la phrase pivot et certainement la plus lourde du discours. Le pays est à une « étape-charnière » où un idéal de confiance et d’optimisme « doit l’emporter sur toute rhétorique susceptible de nourrir désespoir et frustration ». À huit semaines d’un scrutin législatif, Sa Majesté désigne sans les nommer les entrepreneurs politiques du ressentiment, ceux dont le fonds de commerce est la frustration.

Trois phrases successives martèlent ensuite le même terme. La sécurité et la stabilité comme premier motif de fierté. La stabilité politique et institutionnelle comme « denrée rare » et « atout d’une valeur inestimable » dans un environnement régional en proie aux convulsions. La stabilité, enfin, comme « variable-clé dans l’équation du développement » et comme « capital stratégique ». Denrée, atout, variable, capital, le glissement lexical est remarquable, la stabilité n’est plus décrite comme un état, elle est comptabilisée comme un actif. Le Maroc ne se contente plus d’être stable, il valorise sa stabilité, et le fait dans le vocabulaire des marchés plutôt que dans celui de la morale politique. Dans une région où l’instabilité est devenue le régime ordinaire, la lecture est limpide et juste.

Suit l’inventaire, et les chiffres autant que les faits sont éloquents. Une croissance située autour de 4,9 % en 2025, attendue au même niveau ou au-dessus cette année. Une pluviométrie qui a rendu au pays sa sécurité hydrique et alimentaire. Un Maroc premier exportateur automobile du continent, avec une capacité annuelle proche du million de véhicules, et une filière qui, avec l’aéronautique, dépasse désormais 40 % des exportations nationales en devançant les phosphates. Près de vingt millions de visiteurs accueillis en 2025. Des industries agroalimentaires et pharmaceutiques couvrant près de 80 % des besoins nationaux. Les premières autorisations accordées au titre de l’Offre Maroc hydrogène vert. Une base industrielle et technologique de défense et de cybersécurité en cours d’installation.

Ce n’est pas la longueur de cette liste qui compte, c’est le fil qui la traverse. Le mot n’est pas croissance, il est souveraineté. Dans un monde où le protectionnisme est redevenu la norme et où la sécurisation des chaînes d’approvisionnement a remplacé la doctrine du libre-échange, le discours érige explicitement l’autosuffisance stratégique en axe du développement industriel. Que l’automobile et l’aéronautique aient dépassé les phosphates n’est donc pas une statistique douanière parmi d’autres. C’est un pays de sous-sol qui devient un pays d’assemblage, et un pays d’assemblage qui prétend désormais produire ce dont il ne veut plus dépendre. La même logique vaut pour l’organisation des grands rendez-vous continentaux, dont le texte relève qu’elle a valu au Royaume de l’estime et, avec une litote toute diplomatique, quelques envieux.

Le volet social, lui, tient en une exigence de fond. Généralisation de la protection sociale, justice sociale et spatiale, et surtout insistance sur des programmes de développement territorial intégré qui devront englober toutes les régions, « sans exception aucune ». Cette précision n’est pas une formule parce qu’en rappelant qu’il ne faudrait pas faire d’exception, cela induit que ce n’est actuellement pas encore le cas.

Sa Majesté consacre ensuite au-delà du bilan, une part importante de son discours aux moyens financiers pour aller plus avant, insistant que la transformation exigera des ressources d’une envergure inédite, dont l’essentiel devra provenir de financements domestiques. Le secteur financier national est exhorté à accompagner l’investissement, à élargir qualitativement l’accès au crédit bancaire et non bancaire des PME, de l’innovation, de l’industrialisation et de l’export, à se montrer plus ouvert et plus novateur, à mobiliser l’épargne institutionnelle, à redynamiser les marchés financiers.

Dans sa dernière séquence, le Roi Mohammed VI envoie, comme souvent, un message clair à la scène politique. En énonçant que les acquis « transcendent les mandats gouvernemental et parlementaire » et qu’ils procèdent d’une dynamique cumulative étalée sur des années, le Souverain met les pendules à l’heure de la récupération politique des avancées du pays à la veille des élections. Enfin, en formulant le vœu qu’au lendemain des prochaines échéances s’amorce un nouveau cycle dont les maîtres-mots seront la préservation des acquis et la poursuite des réformes d’envergure, il établit le véritable cahier des charges du prochain gouvernement. Le 23 septembre, on ne votera donc pas sur la trajectoire, elle est royalement fixée. On votera sur les capacités à l’atteindre de ceux qui prendront le relais.

Zouhair Yata

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Fête du Trône : Le Roi Mohammed VI met en avant les acquis du Royaume et appelle à poursuivre les réformes https://lnt.ma/fete-du-trone-le-roi-mohammed-vi-met-en-avant-les-acquis-du-royaume-et-appelle-a-poursuivre-les-reformes/ Wed, 29 Jul 2026 20:42:46 +0000 https://lnt.ma/?p=554110 À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de son accession au Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a dressé un bilan des avancées économiques, industrielles et sociales du Royaume, tout en appelant à poursuivre les réformes engagées. Dans son Discours à la Nation, le Souverain a insisté sur la stabilité institutionnelle, le renforcement de la souveraineté […]

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À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de son accession au Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a dressé un bilan des avancées économiques, industrielles et sociales du Royaume, tout en appelant à poursuivre les réformes engagées. Dans son Discours à la Nation, le Souverain a insisté sur la stabilité institutionnelle, le renforcement de la souveraineté économique, l’accélération des investissements et la mobilisation du secteur financier pour accompagner un nouveau cycle de développement.

Le Roi a affirmé que les réalisations enregistrées au cours des vingt-sept dernières années sont le fruit d’« une vision stratégique claire » et d’une doctrine fondée sur « la prise d’initiative, le suivi rigoureux, l’autocritique constructive et la réelle volonté d’aborder l’avenir avec détermination et positivité ».

La stabilité, « variable-clé » du développement

Le Souverain a estimé que le Maroc aborde une étape déterminante de son développement, dans laquelle « un idéal de confiance et d’optimisme doit l’emporter sur toute rhétorique susceptible de nourrir désespoir et frustration ».

Dans un contexte international marqué par les tensions, Mohammed VI a souligné que « la stabilité politique et institutionnelle constitue une denrée rare et un atout d’une valeur inestimable », ajoutant que « la stabilité est la variable-clé dans l’équation du développement au Maroc » et « le capital stratégique qui fait la fierté du pays ».

Le Roi a également salué la capacité du Royaume à organiser de grands événements internationaux ainsi que sa résilience face aux crises, évoquant notamment « la gestion proactive des inondations qui ont touché le Gharb et le nord du pays ».

Sur le plan économique, le Souverain a indiqué que « le taux de croissance s’est situé autour de 4,9 % au titre de 2025 » et qu’« il est attendu de réaliser un taux équivalent ou supérieur en 2026 ».

Évoquant l’agriculture, il a souligné que « le Maroc a connu une importante pluviométrie et une bonne campagne agricole », permettant de renforcer « la sécurité hydrique et alimentaire » du Royaume.

Le Roi a également mis en avant la consolidation de l’industrie nationale, rappelant que les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, des énergies renouvelables et de l’agroalimentaire constituent désormais « des piliers essentiels du tissu productif national ».

Il a indiqué que le Maroc est devenu « le premier exportateur automobile en Afrique », avec une capacité annuelle d’environ un million de véhicules, précisant que « les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique ont vu leur part se porter à plus de 40 % du total des exportations du Maroc, devançant par là même la filière des phosphates ».

Le Souverain a aussi rappelé le lancement de nouvelles unités industrielles destinées à faire entrer le Royaume « dans le cercle restreint des pays dotés des plus grands hubs spécialisés dans la fabrication des moteurs et des systèmes d’atterrissage des avions ». Il a également souligné que le développement d’une filière intégrée de batteries électriques démontre « la capacité [du Maroc] à anticiper les transformations technologiques à venir ».

Renforcer la souveraineté économique

Face au retour du protectionnisme, le Roi Mohammed VI a expliqué que le Royaume a érigé « le renforcement de la souveraineté nationale et l’autosuffisance stratégique en axes majeurs du développement industriel ».

Le Roi a souligné que les industries agroalimentaires et pharmaceutiques couvrent désormais « près de 80 % des besoins nationaux » et a annoncé que le développement d’une base industrielle dans les domaines de la défense et de la cybersécurité contribuera à « consolider la souveraineté en matière de défense » tout en créant de nouvelles opportunités économiques.

Il a également relevé que le secteur touristique a enregistré « une performance historique en accueillant près de 20 millions de visiteurs » en 2025.

Un appel au secteur financier

Le Souverain a réaffirmé sa volonté de poursuivre les programmes de développement humain et de généralisation de la protection sociale, tout en insistant sur « la nécessité d’une mise en œuvre efficiente des programmes de développement territorial intégré » dans l’ensemble des régions.

Il a également appelé les acteurs financiers à renforcer leur contribution au développement du Royaume. « Nous exhortons le secteur financier national à continuer à accompagner l’investissement et les grands projets et à élargir qualitativement l’accès aux financements, bancaires et non bancaires, destinés aux petites et moyennes entreprises, à l’innovation, à l’industrialisation et à l’exportation », a déclaré le Roi.

Le Roi Mohammed VI a par ailleurs souhaité que le secteur financier soit « plus ouvert et plus novateur » afin d’assurer « une mobilisation optimale de l’épargne nationale » et de « redynamiser les marchés financiers ».

Sur le plan international, le Souverain a estimé que « le Royaume s’affirme aujourd’hui comme un opérateur économique de premier plan et un associé sollicité pour être partie prenante à des partenariats nouveaux, équilibrés et tournés vers l’avenir ». Il a également réaffirmé la volonté du Maroc de poursuivre la diversification de ses partenariats internationaux.

À l’approche des prochaines élections législatives, le Roi Mohammed VI a rappelé que « ces acquis économiques et sociaux engrangés transcendent les mandats gouvernemental et parlementaire » et a exprimé le souhait qu’« au lendemain des prochaines législatives (…) s’amorce un nouveau cycle dans notre trajectoire de développement », fondé sur « la préservation des acquis et la poursuite des projets et des réformes d’envergure ».

En conclusion, SM le Roi a renouvelé son hommage aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à l’Administration territoriale, à la Sûreté nationale, aux Forces auxiliaires et à la Protection civile, saluant leur « dévouement et leur mobilisation constante » au service de l’unité, de la sécurité et de la stabilité du Royaume.

LNT

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