Politique

C24-Sahara : plusieurs pays réaffirment leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie 

Par LNT

Lors du séminaire régional du Comité des 24 des Nations Unies (C24), tenu cette semaine à Managua, au Nicaragua, plusieurs pays ont réaffirmé leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme cadre de règlement du différend régional autour du Sahara.

Au cours des débats, les délégations de la Côte d’Ivoire, du Libéria, du Burundi, de la Sierra Leone, d’Antigua-et-Barbuda et du Commonwealth de la Dominique ont exprimé leur appui au plan présenté par le Maroc en 2007, mettant en avant son caractère réaliste, crédible et pragmatique dans le cadre du processus politique conduit sous l’égide des Nations Unies.

La délégation ivoirienne a estimé que cette initiative, soutenue par un nombre croissant d’États membres de l’ONU, est conforme au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité. Elle a également souligné les avancées enregistrées dans les provinces du Sud en matière de développement économique, d’infrastructures et d’amélioration des indicateurs sociaux.

Le Libéria a pour sa part qualifié le plan d’autonomie de « solution la plus viable » pour parvenir à un règlement durable du différend, saluant l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité en 2025. La délégation libérienne a également appelé les différentes parties concernées à poursuivre leur engagement dans le processus politique mené sous l’égide des Nations Unies.

Même position du côté du Burundi, qui a réaffirmé son soutien à ce qu’il considère comme « la seule et unique base sérieuse, crédible et réaliste » pour parvenir à une solution politique durable. La délégation burundaise a également salué la résolution 2797, estimant qu’elle marque une étape importante dans l’évolution du dossier.

La Sierra Leone a, de son côté, mis en avant la dynamique internationale croissante en faveur de l’initiative marocaine, tout en réitérant son soutien aux efforts du Secrétaire général de l’ONU et de son Envoyé personnel pour le Sahara, Staffan de Mistura.

Les représentants d’Antigua-et-Barbuda ont également souligné que l’initiative marocaine constitue une base réaliste pour la recherche d’une solution politique durable, rappelant leur attachement au règlement pacifique des différends et au respect de la souveraineté des États.

Le Commonwealth de la Dominique a, quant à lui, mis en avant l’évolution du soutien international à la position marocaine, évoquant notamment l’ouverture de représentations consulaires dans les villes de Laâyoune et de Dakhla ainsi que le développement des relations économiques dans les provinces du Sud.

Plusieurs délégations ont également insisté sur les investissements réalisés dans les provinces du Sud dans le cadre du Nouveau modèle de développement lancé par le Maroc en 2015. Elles ont cité des projets portant sur les infrastructures, les énergies renouvelables, l’emploi, l’éducation et le développement humain.

Les interventions ont également mis l’accent sur la participation des populations locales aux processus électoraux et aux institutions représentatives, ainsi que sur les mécanismes mis en place en matière de promotion et de protection des droits humains.

Par ailleurs, plusieurs pays ont exprimé leurs préoccupations concernant la situation humanitaire dans les camps de Tindouf, appelant à l’enregistrement des populations conformément aux standards internationaux et à une gestion transparente de l’aide humanitaire.

Les différentes délégations ont réaffirmé leur soutien au processus politique conduit sous l’égide exclusive des Nations Unies, saluant les efforts du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ainsi que ceux de son Envoyé personnel, Staffan de Mistura.

Elles ont appelé l’ensemble des parties concernées à poursuivre les discussions dans un esprit de réalisme, de compromis et de bonne foi afin de parvenir à une solution politique durable au différend régional autour du Sahara.

Plusieurs intervenants ont enfin insisté sur l’importance du respect du cessez-le-feu et du maintien de la stabilité régionale, estimant que le dialogue demeure la voie privilégiée pour parvenir à un règlement définitif de ce dossier.

LNT

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