Le gouvernement a mis en avant un ensemble de réformes structurelles, de programmes sociaux et d’efforts d’investissement déployés depuis le début du mandat, dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Orientations Royales visant à consolider les fondements de l’État social et à renforcer la dynamique économique du Royaume.
Selon un document de bilan gouvernemental, l’Exécutif met en avant une accélération des investissements publics, un renforcement des secteurs sociaux et une amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques, tout en soulignant les efforts engagés pour améliorer l’environnement des affaires et soutenir l’investissement privé.
Sur le plan social, le gouvernement souligne avoir considérablement renforcé les ressources consacrées au secteur de la santé. Le budget alloué à ce département est ainsi passé de 19,7 milliards de dirhams en 2021 à 42,4 milliards de dirhams en 2026, soit une progression de 115 % sur la durée du mandat.
Dans le même cadre, trois nouveaux Centres hospitaliers universitaires (CHU) ont été réalisés à Tanger, Agadir et Rabat, tandis que cinq autres sont en cours de construction à Laâyoune, Rabat, Guelmim, Berrechid et Béni Mellal, pour un investissement global de 17,2 milliards de dirhams. À cela s’ajoute la rénovation de cinq CHU existants à Fès, Casablanca, Rabat, Marrakech et Oujda.
Le document fait également état de la réalisation de 29 projets hospitaliers régionaux et provinciaux entre 2022 et 2025, ayant permis d’augmenter la capacité litière nationale de 3.168 lits. Vingt autres établissements devraient entrer en service en 2026, tandis que 15 nouveaux projets sont programmés.
L’éducation figure également parmi les priorités affichées, avec un budget porté de 58,9 milliards de dirhams en 2021 à 99,1 milliards en 2026, soit une hausse de 68 %. Durant cette période, 788 établissements scolaires ont été créés, dont près de 472 en milieu rural, ainsi que 109 écoles communautaires et 120 internats.
Dans l’enseignement supérieur, l’offre publique a été élargie avec l’ouverture de 15 établissements universitaires, dont cinq nouvelles structures, parmi lesquelles trois facultés de médecine et de pharmacie à Béni Mellal, Errachidia et Guelmim, ainsi que deux écoles nationales d’intelligence artificielle et du numérique à Berkane et Taroudant.
Concernant la protection sociale, le gouvernement indique que plus de 3,9 millions de ménages, représentant plus de 12 millions de personnes, bénéficient désormais de l’aide sociale directe, pour des montants variant entre 500 et 1.350 dirhams. Depuis le lancement de ce dispositif en décembre 2023, l’enveloppe mobilisée avoisine 52 milliards de dirhams.
En parallèle, près de 11 millions de bénéficiaires éligibles ont été enregistrés dans le cadre de l’AMO Tadamon, tandis que plus de 418.000 personnes relèvent du régime AMO Achamil.
Sur le volet économique, le gouvernement souligne avoir engagé un effort d’investissement public de 1.600 milliards de dirhams sur la période 2022-2026, contre 992 milliards entre 2017 et 2021, soit une progression de 61 %.
Dans le domaine de l’investissement privé, la Commission nationale des investissements a approuvé, depuis le début du mandat, 381 projets de conventions d’investissement et d’avenants, représentant un montant global de 581 milliards de dirhams, avec un potentiel annoncé de plus de 245.000 emplois directs et indirects.
Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle charte de l’investissement en mars 2023, 297 projets ont été validés pour un montant de 513 milliards de dirhams, devant générer plus de 201.000 emplois.
Le document met également en avant le dispositif spécifique destiné aux TPME, lancé en novembre 2025, qui a permis le dépôt de 209 projets auprès des Centres régionaux d’investissement, dont 33 ont déjà été approuvés pour un investissement de 483 millions de dirhams.
L’amélioration de l’environnement des affaires est aussi mise en avant, avec un taux de lancement de 98 % des initiatives prévues dans la feuille de route 2023-2026 et un taux d’exécution annoncé de 72 %.
Sur la question des délais de paiement, l’Exécutif affirme que 68 % des entreprises respectent désormais le délai légal de 60 jours dans les transactions interentreprises. Les créances interentreprises seraient ainsi revenues de 373 milliards de dirhams en 2021 à 315 milliards à fin 2024.
Le gouvernement fait état d’une croissance économique moyenne de 4,5 % entre 2021 et 2025, contre 2,4 % sur la période 2017-2021, portée principalement par les activités non agricoles.
Cette dynamique aurait permis la création de 850.000 emplois non agricoles sur cinq ans, soit une moyenne de 170.000 postes par an, compensant en partie les pertes annuelles estimées à 105.000 emplois agricoles, dans un contexte marqué par les épisodes successifs de sécheresse.
L’inflation est présentée comme en net repli, passant de 6,6 % en 2022 à 0,8 % en 2025.
Les finances publiques afficheraient également une amélioration progressive, avec des recettes fiscales atteignant 342 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 59 % par rapport à 2021. Le déficit budgétaire devrait s’établir à 3 % du PIB en 2026, contre 5,5 % en 2021, tandis que la dette du Trésor serait ramenée à 65,9 % du PIB.
Sur le front extérieur, les investissements étrangers auraient atteint 56 milliards de dirhams en 2025, contre 32,5 milliards en 2021. Les exportations de biens se sont élevées à 469 milliards de dirhams, tandis que les recettes touristiques ont atteint 138 milliards et les transferts des Marocains résidant à l’étranger 122 milliards.
Le document souligne également l’amélioration de plusieurs indicateurs de crédibilité financière, notamment la sortie du Maroc de la liste grise du GAFI en 2023, le retour à la catégorie « investment grade » en 2025 et la révision positive de la perspective souveraine par Moody’s en 2026.
LNT
