Santé et Sciences - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/societe/sante/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 30 Oct 2026 14:45:16 +0000 fr-FR hourly 1 25 cas suspects de diphtérie signalés dans le Nord https://lnt.ma/25-cas-suspects-de-diphterie-signales-dans-le-nord/ Fri, 30 Oct 2026 11:00:22 +0000 https://lnt.ma/?p=562254 Vingt-cinq cas suspects de diphtérie ont été recensés dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, répartis sur sept des huit provinces et préfectures de la région, et un enfant originaire de Ksar El Kebir est mort en début de semaine. Quatorze patients se sont rétablis selon des données officielles. La répartition fait état de huit cas […]

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Vingt-cinq cas suspects de diphtérie ont été recensés dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, répartis sur sept des huit provinces et préfectures de la région, et un enfant originaire de Ksar El Kebir est mort en début de semaine. Quatorze patients se sont rétablis selon des données officielles.

La répartition fait état de huit cas à Larache, dont deux confirmés, deux guérisons et quatre en cours de vérification, cinq cas suspects à Tétouan, dont deux confirmés et un en attente de confirmation, quatre à Tanger-Assilah, dont un en attente de résultats, quatre à M’diq-Fnideq, dont un confirmé, et des cas suspects à Chefchaouen, Fahs-Anjra et Ouezzane. Le décompte par localité ne recoupe pas exactement le total annoncé, et le nombre consolidé de cas confirmés n’a pas été publié.

La maladie n’avait plus été signalée dans le Royaume depuis 1992. Elle avait réapparu fin septembre dans la région de Souss-Massa, avec deux foyers familiaux dans la préfecture d’Agadir Ida-Outanane et la province de Chtouka-Aït Baha, touchant des enfants non vaccinés ou n’ayant pas reçu l’ensemble des doses. Le 14 octobre, le département de la Santé faisait état de quinze cas confirmés à l’échelle nationale, concentrés dans les régions de Casablanca-Settat et de Souss-Massa. Deux enfants sont morts à Salé, dans le quartier Sidi Abdellah, selon des informations rendues publiques en début de semaine.

Les autorités sanitaires appliquent le protocole national, qui repose sur le diagnostic précoce, l’isolement médical, le traitement adapté et l’identification des personnes contacts, notamment au sein des familles et des établissements scolaires. Le chef de la division des maladies transmissibles, Jawad Hamou, avait indiqué le 14 octobre que l’état de santé des patients était stable et que les cas ne traduisaient pas une propagation généralisée.

L’ambassade des États-Unis a publié le 16 octobre un avis sanitaire à l’attention de ses ressortissants, après les foyers signalés par le département de la Santé depuis le 28 septembre.

Le programme national d’immunisation prévoit trois doses à deux, trois et quatre mois, suivies de rappels à dix-huit mois et à cinq ans, les doses manquantes pouvant être rattrapées. Les professionnels de santé relient la réapparition à une baisse de la couverture vaccinale et alertent sur les rappels omis, sans que des données chiffrées de couverture aient été publiées pour les zones concernées.

La diphtérie est une infection bactérienne des voies respiratoires supérieures, évitable par la vaccination et mortelle en l’absence de traitement rapide. Aucune campagne nationale de rattrapage n’a été annoncée à ce stade.

LNT

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Deux enfants emportés par la diphtérie à Salé https://lnt.ma/deux-enfants-emportes-par-la-diphterie-a-sale/ Tue, 27 Oct 2026 10:50:12 +0000 https://lnt.ma/?p=562031 Deux enfants sont morts de la diphtérie dans le quartier Sidi Abdellah, relevant de la commune d’El Ayayda, à Salé. Plusieurs infections ont été confirmées et plus de quarante personnes ayant été en contact direct avec les enfants ont été recensées et prises en charge. Ces personnes contacts ont fait l’objet de mesures préventives, comprenant […]

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Deux enfants sont morts de la diphtérie dans le quartier Sidi Abdellah, relevant de la commune d’El Ayayda, à Salé. Plusieurs infections ont été confirmées et plus de quarante personnes ayant été en contact direct avec les enfants ont été recensées et prises en charge.

Ces personnes contacts ont fait l’objet de mesures préventives, comprenant des vaccinations et des traitements adaptés. Celles qui présentaient des symptômes suspects ont été orientées vers des structures hospitalières. L’hôpital provincial Moulay Abdellah à Salé et l’hôpital de proximité de Tabriquet assurent la prise en charge et la surveillance des cas suspects. Aucun autre décès n’avait été signalé à ce stade et le nombre exact de cas confirmés n’a pas été communiqué.

L’épisode n’est pas isolé. Fin septembre, deux foyers familiaux avaient été détectés dans la région de Souss-Massa, dans les provinces d’Agadir Ida-Outanane et de Chtouka-Aït Baha. Les enfants touchés y étaient insuffisamment vaccinés ou non vaccinés.

La diphtérie est une infection bactérienne des voies respiratoires supérieures, évitable par la vaccination et potentiellement mortelle en l’absence de traitement rapide. Le calendrier national de vaccination prévoit plusieurs doses durant la petite enfance, complétées par des rappels.

Aucun chiffre de couverture vaccinale pour les zones concernées n’a été rendu public, et aucune campagne nationale n’a été annoncée à ce stade.

LNT

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Operation Smile Morocco organise une mission chirurgicale gratuite au profit de près de 90 patients https://lnt.ma/operation-smile-morocco-organise-une-mission-chirurgicale-gratuite-au-profit-de-pres-de-90-patients/ Tue, 27 Oct 2026 10:27:12 +0000 https://lnt.ma/?p=562004 L’association Operation Smile Morocco organisera, du 30 octobre au 4 novembre 2026, une mission chirurgicale humanitaire à l’hôpital Al Ghassani de Fès, destinée aux enfants et jeunes adultes présentant des fentes labiales et palatines. Près de 90 patients devraient bénéficier gratuitement d’interventions réparatrices, réalisées par une équipe de plus de 90 professionnels de santé bénévoles […]

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L’association Operation Smile Morocco organisera, du 30 octobre au 4 novembre 2026, une mission chirurgicale humanitaire à l’hôpital Al Ghassani de Fès, destinée aux enfants et jeunes adultes présentant des fentes labiales et palatines. Près de 90 patients devraient bénéficier gratuitement d’interventions réparatrices, réalisées par une équipe de plus de 90 professionnels de santé bénévoles marocains et internationaux. Cette opération s’inscrit dans les efforts de l’association pour améliorer l’accès aux soins spécialisés et renforcer la prise en charge de ces malformations congénitales.

Operation Smile Morocco annonce son retour dans la région de Fès-Meknès à l’occasion d’une nouvelle mission chirurgicale humanitaire, prévue du 30 octobre au 4 novembre 2026 à l’hôpital Al Ghassani de Fès. Organisée sous la présidence d’honneur de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, en partenariat avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale et en coordination avec le Groupement sanitaire territorial Fès-Meknès, cette initiative vise à faciliter l’accès aux interventions chirurgicales spécialisées pour les enfants et jeunes adultes nés avec une fente labiale et/ou palatine.

Selon un communiqué de l’association, près de 90 patients devraient bénéficier gratuitement d’opérations réparatrices durant cette mission. L’objectif est notamment de répondre aux besoins des familles de la région, en leur permettant d’accéder à des soins qui nécessitent une expertise médicale spécifique et un accompagnement adapté.

Les fentes labiales et palatines sont des malformations congénitales qui affectent la formation de la lèvre supérieure et/ou du palais. Selon leur nature et leur gravité, elles peuvent entraîner des difficultés d’alimentation, de langage ou de développement dentaire, nécessitant une prise en charge médicale et chirurgicale pouvant s’étendre sur plusieurs années.

Plus de 90 professionnels de santé mobilisés

Pour cette nouvelle mission, Operation Smile Morocco prévoit de mobiliser plus de 90 professionnels de santé bénévoles issus du Maroc et de douze autres pays.

L’équipe réunira plusieurs spécialités médicales et paramédicales, notamment des chirurgiens, anesthésistes, pédiatres, orthophonistes, dentistes, infirmiers, psychologues et ingénieurs biomédicaux.

Cette mobilisation multidisciplinaire doit permettre d’assurer une prise en charge adaptée aux besoins de chaque patient, depuis les premières évaluations médicales jusqu’au suivi après l’intervention.

Le programme débutera le 29 octobre par l’installation des blocs opératoires et la préparation des services d’hospitalisation.

La journée du 30 octobre sera consacrée aux consultations et aux évaluations médicales destinées à déterminer l’éligibilité des patients à une intervention chirurgicale. La présence des personnes souhaitant bénéficier de cette mission est obligatoire à cette date pour leur inscription et leur évaluation.

Les opérations se dérouleront ensuite du 31 octobre au 3 novembre. Des consultations postopératoires sont prévues le 4 novembre afin de contrôler l’évolution de l’état de santé des patients et de vérifier les conditions de leur récupération.

L’association souligne que cette organisation repose sur la coordination entre les équipes médicales bénévoles, les partenaires institutionnels et les structures hospitalières mobilisées.

Une prise en charge qui dépasse l’intervention chirurgicale

Au-delà des opérations réparatrices, Operation Smile Morocco développe une approche de soins qui prend en compte les différentes conséquences médicales et fonctionnelles des fentes labiales et palatines.

Les patients concernés peuvent nécessiter, selon leur situation, un accompagnement en orthodontie, en orthophonie, en psychologie ou dans d’autres spécialités médicales.

Cette dimension multidisciplinaire constitue un volet important de l’action de l’association, qui cherche à assurer une continuité des soins au-delà des missions chirurgicales ponctuelles.

Depuis sa création, Operation Smile Morocco indique avoir fourni gratuitement des soins chirurgicaux à plus de 14.100 patients. L’association fait également état de milliers de consultations et d’actes de prise en charge spécialisée, notamment dans les domaines dentaire, orthodontique, psychologique, orthophonique, orthognathique et ORL.

Selon les chiffres communiqués par l’organisation, le volume global des interventions et prestations réalisées dans le cadre de cette prise en charge dépasse 162.000.

Ces activités sont notamment assurées à travers les structures permanentes développées par l’association, en complément des missions organisées dans différentes régions du Royaume.

Trois centres spécialisés opérationnels et un quatrième en préparation

Operation Smile Morocco dispose actuellement de trois centres d’excellence consacrés à la prise en charge des fentes labiales et palatines, implantés à Casablanca, El Jadida et Oujda.

Ces établissements permettent d’assurer des soins spécialisés tout au long de l’année et d’accompagner les patients dans les différentes étapes de leur parcours médical.

D’après l’association, ces centres accueillent collectivement plus de 36.000 patients par an.

Un quatrième centre est également en cours de réalisation à Marrakech, dans le cadre du développement du réseau de structures spécialisées.

L’ouverture de centres permanents répond à la nécessité d’assurer un suivi régulier des patients, certaines interventions devant être complétées par des soins dentaires, orthodontiques ou orthophoniques.

Les missions chirurgicales organisées dans les différentes régions viennent ainsi compléter ce dispositif en rapprochant temporairement les équipes spécialisées des populations concernées.

La formation des professionnels de santé parmi les priorités

Parallèlement à ses activités de soins, Operation Smile Morocco mène des programmes de formation destinés aux professionnels de santé.

Ces initiatives concernent plusieurs disciplines, notamment la chirurgie des fentes, l’anesthésie, la dentisterie et les soins infirmiers.

Elles couvrent également des spécialités comme la chirurgie orthognathique, l’oto-rhino-laryngologie, l’orthodontie, l’implantologie et les techniques biomédicales.

L’association développe, par ailleurs, des formations certifiantes consacrées à la prise en charge des urgences et des situations critiques.

Parmi les programmes proposés figurent notamment la réanimation cardiopulmonaire, la réanimation pédiatrique, ainsi que des formations spécifiques aux soins des nouveau-nés et à la gestion des urgences pédiatriques.

Ces dispositifs visent à renforcer les compétences des équipes médicales locales et à améliorer les capacités de prise en charge dans les établissements de santé.

Ils s’inscrivent dans une démarche de transfert de compétences et de développement des ressources humaines médicales, complémentaire aux missions chirurgicales réalisées par les équipes bénévoles.

Une action inscrite dans un réseau international

Operation Smile Morocco bénéficie de l’appui d’Operation Smile International, organisation présente dans plusieurs pays et spécialisée dans la prise en charge des personnes nées avec des fentes labiales et palatines.

Selon les données communiquées par l’organisation internationale, plus de 400.000 interventions chirurgicales ont été réalisées depuis le lancement de ses activités, il y a plus de quatre décennies.

Son réseau mobilise plus de 8.000 bénévoles à travers le monde, issus de différentes spécialités médicales et de plus de 36 pays.

L’organisation intervient également dans la formation des professionnels de santé, la fourniture d’équipements médicaux et le développement de partenariats publics et privés destinés à améliorer l’accès aux soins chirurgicaux.

LNT

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Médecine dentaire : à Marrakech, les nouvelles technologies au service de la qualité des soins https://lnt.ma/medecine-dentaire-a-marrakech-les-nouvelles-technologies-au-service-de-la-qualite-des-soins/ Mon, 26 Oct 2026 16:08:57 +0000 https://lnt.ma/?p=561990 La 24e édition du Congrès international et africain de médecine dentaire s’est achevée dimanche 25 octobre à Marrakech, après plusieurs journées d’échanges consacrées aux avancées scientifiques et technologiques dans le domaine des soins bucco-dentaires. Organisée par l’Association marocaine de prévention bucco-dentaire (AMPBD), cette rencontre a réuni des spécialistes issus de 25 pays autour des enjeux […]

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La 24e édition du Congrès international et africain de médecine dentaire s’est achevée dimanche 25 octobre à Marrakech, après plusieurs journées d’échanges consacrées aux avancées scientifiques et technologiques dans le domaine des soins bucco-dentaires. Organisée par l’Association marocaine de prévention bucco-dentaire (AMPBD), cette rencontre a réuni des spécialistes issus de 25 pays autour des enjeux de modernisation des pratiques médicales, de formation et de coopération scientifique.

Placée sous le thème « La médecine dentaire moderne au service du patient », cette édition s’est tenue au Palais des Congrès de l’hôtel Mogador Agdal, sous l’égide du ministère de la Santé et de la Protection sociale. Elle a rassemblé médecins dentistes, chercheurs, enseignants et professionnels du secteur autour des évolutions du diagnostic, du traitement et de la prévention.

La transformation numérique de la médecine dentaire a occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont notamment abordé les possibilités offertes par les nouvelles technologies pour améliorer la précision des diagnostics, les pratiques thérapeutiques et la prise en charge des patients.

Un programme scientifique consacré aux nouvelles pratiques

Le congrès a proposé un programme comprenant 21 conférences, 16 ateliers pratiques et plus de 280 travaux scientifiques, présentés sous forme de communications orales et de posters.

Élaboré par un comité scientifique composé d’enseignants universitaires, ce programme a permis aux participants de prendre connaissance des évolutions récentes de la discipline et d’échanger sur leurs applications dans la pratique quotidienne.

Une attention particulière a été accordée aux jeunes chercheurs, invités à présenter leurs travaux et à confronter leurs résultats aux observations de spécialistes marocains et étrangers.

Une exposition professionnelle organisée en marge du congrès a également permis de présenter différents équipements et technologies destinés aux cabinets dentaires.

Une coopération scientifique internationale

Cette édition a accueilli les Émirats arabes unis en qualité de pays à l’honneur, avec la participation du Congrès international dentaire des Émirats et du Salon dentaire arabe AEEDC Dubai.

La délégation émiratie était accompagnée du professeur Abdulsalam AlMadani, président d’AEEDC Dubai, de la Global Scientific Dental Alliance et d’INDEX Holding.

Des représentants d’associations scientifiques de France, d’Italie et du Portugal ont également participé aux travaux. Plusieurs partenariats ont par ailleurs été conclus entre des praticiens et des institutions, dans une perspective de renforcement des échanges professionnels et scientifiques.

Pour Nawal Rabi, présidente de l’AMPBD, cette rencontre s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis plus de trois décennies par l’association en matière de prévention bucco-dentaire, de formation et de partage d’expertise.

Elle a notamment insisté sur l’importance de la coopération entre professionnels et de la participation des jeunes chercheurs dans l’évolution des pratiques médicales.

LNT

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Les psychologues cliniciens réclament l’accélération du plan santé mentale https://lnt.ma/les-psychologues-cliniciens-reclament-lacceleration-du-plan-sante-mentale/ Mon, 26 Oct 2026 10:45:10 +0000 https://lnt.ma/?p=561929 La Coalition professionnelle des psychologues cliniciens du Maroc appelle à accélérer la mise en oeuvre du plan national de santé mentale à l’horizon 2030. Elle relaye une estimation portant à environ 6,5 millions le nombre de personnes touchées par des troubles psychiques dans le Royaume, dont près de 85% ne bénéficieraient pas d’une prise en […]

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La Coalition professionnelle des psychologues cliniciens du Maroc appelle à accélérer la mise en oeuvre du plan national de santé mentale à l’horizon 2030. Elle relaye une estimation portant à environ 6,5 millions le nombre de personnes touchées par des troubles psychiques dans le Royaume, dont près de 85% ne bénéficieraient pas d’une prise en charge adaptée.

Ces chiffres sont présentés sous forme d’estimation et ne proviennent pas d’une enquête officielle publiée. Environ 2 millions des personnes concernées seraient des enfants et de jeunes adolescents.

Le plan national prévoit une enveloppe proche de 4 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Les professionnels proposent de l’évaluer sur trois indicateurs, le taux de prise en charge, la disponibilité des spécialistes par région et la réduction des délais de consultation.

Leurs revendications portent sur le renforcement de la prévention et du dépistage précoce, sur la facilitation de l’accès aux consultations psychologiques et psychiatriques et le développement de structures de proximité, sur l’amélioration du remboursement des soins et sur la modernisation du cadre juridique de la psychologie clinique. Ils demandent également le renforcement de la formation continue et l’augmentation des ressources humaines spécialisées, une meilleure coordination entre la santé, l’éducation et l’action sociale, en particulier pour les jeunes, ainsi qu’une action soutenue contre la stigmatisation.

La coalition évoque un accès limité aux spécialistes et des délais d’attente, sans publier de données sur le nombre de psychiatres et de psychologues en exercice ni sur les capacités d’hospitalisation disponibles.

LNT

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Fès accueille le 4ᵉ Congrès international d’oncologie thoracique https://lnt.ma/fes-accueille-le-4%e1%b5%89-congres-international-doncologie-thoracique-les-6-et-7-novembre/ Wed, 21 Oct 2026 11:36:54 +0000 https://lnt.ma/?p=561602 La ville de Fès accueillera, les 6 et 7 novembre 2026, la 4ᵉ édition du Congrès international d’oncologie thoracique, organisé par l’association Chifae pour la prévention et la recherche sur le cancer, en partenariat avec l’Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT). Au programme de cette rencontre figurent des échanges et des ateliers scientifiques consacrés à […]

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La ville de Fès accueillera, les 6 et 7 novembre 2026, la 4ᵉ édition du Congrès international d’oncologie thoracique, organisé par l’association Chifae pour la prévention et la recherche sur le cancer, en partenariat avec l’Intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT).

Au programme de cette rencontre figurent des échanges et des ateliers scientifiques consacrés à la prise en charge des cancers thoraciques, notamment du cancer du poumon. Les discussions porteront en particulier sur l’équité dans l’accès aux traitements et les moyens d’améliorer la prise en charge des patients.

À l’approche du congrès, le Pr Nawfel Mellas, chef du service d’oncologie médicale du CHU Hassan II de Fès et président de l’association Chifae, a souligné l’importance de la coopération scientifique dans ce domaine.

« Cette édition marque un tournant décisif dans notre lutte contre le cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer dans le monde, notamment chez les hommes. Nous sommes honorés d’accueillir l’IFCT, réseau scientifique et médical francophone qui rassemble les oncologues thoraciques les plus compétents, spécialistes notamment du cancer du poumon. Son objectif est de faire progresser la recherche, d’améliorer le diagnostic et le traitement, et de favoriser le partage d’expériences et de pratiques médicales innovantes en oncologie thoracique », a-t-il déclaré.

Cette 4ᵉ édition prévoit un atelier intitulé « Priorité d’accès au traitement », consacré aux enjeux d’équité dans l’accès aux soins. Cette question s’inscrit dans le cadre de la réforme du système national de santé, qui vise à améliorer l’accès aux soins pour l’ensemble des patients.

Le congrès sera également marqué par la création de l’Intergroupe marocain de cancérologie thoracique. Cette nouvelle structure aura pour objectif de développer la recherche scientifique et d’élaborer des recommandations nationales pour améliorer la prise en charge du cancer du poumon.

AL

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Treize patients atteints après des injections oculaires à Tanger https://lnt.ma/treize-patients-atteints-apres-des-injections-oculaires-a-tanger/ Thu, 15 Oct 2026 10:44:45 +0000 https://lnt.ma/?p=561239 Une enquête a été ouverte après que des patients du service d’ophtalmologie du centre hospitalier universitaire Mohammed VI de Tanger ont développé des inflammations oculaires aiguës à la suite d’injections thérapeutiques. Selon le communiqué de la direction de l’établissement, daté du 13 octobre, seize patients ont reçu ces injections et treize ont présenté des inflammations […]

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Une enquête a été ouverte après que des patients du service d’ophtalmologie du centre hospitalier universitaire Mohammed VI de Tanger ont développé des inflammations oculaires aiguës à la suite d’injections thérapeutiques.

Selon le communiqué de la direction de l’établissement, daté du 13 octobre, seize patients ont reçu ces injections et treize ont présenté des inflammations aiguës, trois n’ayant développé aucune complication. Des femmes et des enfants figurent parmi les personnes touchées. D’autres comptes rendus, attribués à des sources hospitalières, évoquent dix-huit patients contactés et quinze cas de troubles sévères de la vision, chiffres qui ne sont pas confirmés par la direction.

La chronologie est précise. Les injections ont été administrées le 8 octobre. Deux premiers cas d’inflammation aiguë ont été détectés le 9 octobre, et les examens du 10 octobre ont révélé des atteintes similaires chez onze autres patients. Plusieurs d’entre eux avaient déjà reçu la même injection à cinq reprises sans incident.

Les patients concernés sont majoritairement des diabétiques âgés, dont l’acuité visuelle était déjà réduite et la rétine fragilisée. Selon des sources hospitalières, certains ont subi une dégradation très marquée de la vision, information non confirmée par l’établissement. Le délai nécessaire pour connaître l’évolution définitive de leur état est estimé à environ trois mois.

Les patients ont été hospitalisés, placés sous traitement antibiotique et sous surveillance médicale permanente. Des prélèvements ont été effectués sur les patients et sur les produits injectés.

Le centre hospitalier a ouvert une enquête interne. Une commission d’inspection du ministère de la Santé et de la Protection sociale a été dépêchée sur place, avec la participation du comité de lutte contre les infections nosocomiales, de l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé et de l’Agence marocaine du sang et de ses dérivés.

Les investigations portent sur les conditions de stockage et d’utilisation des lots administrés, et doivent déterminer si la cause réside dans une altération du produit ou dans une contamination. Une source hospitalière a écarté l’hypothèse d’un médicament périmé, en indiquant une date de validité courant jusqu’au 30 septembre 2028. Aucun numéro de lot n’a été rendu public.

L’établissement s’est engagé à publier les conclusions de l’enquête et informe régulièrement les familles.

LNT

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La généralisation de la couverture médicale face aux défis du financement et de la régulation https://lnt.ma/la-generalisation-de-la-couverture-medicale-face-aux-defis-du-financement-et-de-la-regulation/ Wed, 14 Oct 2026 16:04:54 +0000 https://lnt.ma/?p=561201 Alors que 88 % de la population marocaine bénéficie désormais d’une couverture sanitaire, selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’accès effectif aux soins et la soutenabilité financière du système de santé constituent des enjeux majeurs. Réunis mercredi 14 octobre à Marrakech, à l’initiative du Conseil de la concurrence, plusieurs responsables institutionnels ont appelé […]

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Alors que 88 % de la population marocaine bénéficie désormais d’une couverture sanitaire, selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’accès effectif aux soins et la soutenabilité financière du système de santé constituent des enjeux majeurs. Réunis mercredi 14 octobre à Marrakech, à l’initiative du Conseil de la concurrence, plusieurs responsables institutionnels ont appelé à renforcer la régulation du secteur, à encourager les investissements et à mieux maîtriser les dépenses. Les prestations servies par la CNSS au titre de l’assurance maladie obligatoire ont atteint 23 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 17 % sur un an.

La généralisation de la couverture sociale au Maroc soulève de nouveaux défis pour l’organisation et le financement du système de santé. Au-delà de l’élargissement du nombre de bénéficiaires, les pouvoirs publics doivent désormais veiller à la disponibilité des prestations, à leur accessibilité financière et à la maîtrise des coûts.

Ces questions ont été au centre d’une conférence internationale organisée par le Conseil de la concurrence, sous le thème « La politique de santé au Maroc : concurrence, régulation et gouvernance à l’ère de la couverture sociale universelle ».

Ahmed Rahhou appelle à renforcer l’attractivité du secteur

Intervenant à l’ouverture des travaux, le président du Conseil de la concurrence, Ahmed Rahhou, a insisté sur la nécessité de renforcer l’attractivité du secteur de la santé afin d’encourager les investissements et le développement de l’offre de soins.

Selon lui, la participation du secteur privé constitue une composante importante de la généralisation de la couverture sociale. Elle doit toutefois s’inscrire dans un environnement respectueux des règles de concurrence, de la législation et des principes éthiques.

L’enjeu consiste à concilier l’augmentation des capacités de prise en charge avec la qualité des prestations et la maîtrise des dépenses supportées par les patients et les organismes d’assurance maladie.

Ahmed Rahhou a également rappelé les travaux menés par son institution sur le secteur de la santé, notamment concernant les circuits de distribution des médicaments et les mécanismes de fixation de leurs prix. Il a appelé à renforcer la coopération entre les institutions publiques, les régulateurs et les opérateurs.

Une couverture sanitaire qui concerne 88 % de la population

De son côté, le président du CESE, Abdelkader Amara, est revenu sur les avancées de la généralisation de la couverture médicale, qui concerne désormais 88 % de la population marocaine.

Il a toutefois souligné que l’évaluation de cette réforme ne pouvait se limiter au nombre de personnes couvertes. L’accès effectif aux prestations reste déterminant, notamment en matière de proximité géographique des établissements, de disponibilité des professionnels de santé et de coût restant à la charge des patients.

Abdelkader Amara a également plaidé pour un équilibre entre les secteurs public et privé. Si les investissements privés peuvent contribuer à répondre à l’augmentation de la demande de soins, le secteur public doit conserver sa capacité à prendre en charge l’ensemble de la population, particulièrement les catégories les plus vulnérables.

Cette complémentarité suppose notamment une répartition adaptée des ressources humaines et des infrastructures sur le territoire.

La soutenabilité financière du système a constitué un autre axe des discussions.

Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Hassan Boubrik, a indiqué que les prestations servies au titre de l’assurance maladie obligatoire (AMO) avaient atteint 23 milliards de dirhams en 2025, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente.

Cette progression, dans un contexte d’élargissement de la couverture médicale, renforce les enjeux de maîtrise des dépenses et de continuité du financement des prestations.

Hassan Boubrik a notamment insisté sur la nécessité de garantir l’effectivité des droits des assurés et de préserver la continuité de leur couverture.

Médicaments, remboursements et lutte contre la fraude

Pour maîtriser les dépenses, le directeur général de la CNSS a préconisé un renforcement de la régulation des prix des médicaments et des mécanismes de remboursement.

Il a notamment évoqué le recours accru aux médicaments génériques et aux biosimilaires, ainsi que l’actualisation des tarifs de référence et des listes de médicaments remboursables. Ces mesures pourraient contribuer à limiter les coûts supportés par les organismes d’assurance maladie et les patients.

Le responsable a également souligné l’importance de la prévention et d’une meilleure coordination des parcours de soins afin de réduire certaines dépenses évitables.

La lutte contre la fraude constitue un autre volet de cette régulation. Hassan Boubrik a appelé à renforcer les contrôles pour prévenir les pratiques de surfacturation, les actes médicaux injustifiés et les éventuelles irrégularités dans la facturation des prestations.

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de doter la Haute Autorité de santé des moyens nécessaires à l’exercice de ses missions de régulation et d’amélioration de la qualité des soins.

Les interventions ont ainsi mis en évidence les défis liés à la généralisation de la couverture médicale. L’augmentation du nombre de bénéficiaires nécessite des investissements dans les infrastructures, les équipements et les ressources humaines.

Parallèlement, la progression des dépenses appelle un encadrement renforcé des prix, des remboursements et des pratiques de facturation.

LNT

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SOMA Médical : Une nouvelle option de traitement de l’insuffisance mitrale au Maroc https://lnt.ma/soma-medical-introduit-au-maroc-une-nouvelle-option-de-traitement-de-linsuffisance-mitrale/ Tue, 13 Oct 2026 14:36:57 +0000 https://lnt.ma/?p=561090 SOMA Médical, filiale du Groupe Vicenne spécialisée dans les dispositifs médicaux implantables, introduit au Maroc MitraClip, une solution développé par Abbott pour la prise en charge de certains patients souffrant d’insuffisance mitrale. Cette approche mini-invasive agit directement sur la valve afin de réduire le reflux sanguin, sans recourir à une chirurgie à cœur ouvert. Cette […]

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SOMA Médical, filiale du Groupe Vicenne spécialisée dans les dispositifs médicaux implantables, introduit au Maroc MitraClip, une solution développé par Abbott pour la prise en charge de certains patients souffrant d’insuffisance mitrale.

Cette approche mini-invasive agit directement sur la valve afin de réduire le reflux sanguin, sans recourir à une chirurgie à cœur ouvert.

Cette approche peut être envisagée notamment chez des patients présentant un risque élevé lié à une chirurgie cardiaque conventionnelle. Son indication dépend toutefois de l’évaluation de chaque patient par une équipe médicale.

L’insuffisance mitrale survient lorsque la valve située entre l’oreillette gauche et le ventricule gauche ne se ferme pas correctement. Une partie du sang reflue alors vers l’oreillette à chaque contraction du cœur.

MitraClip est acheminé jusqu’au cœur à l’aide d’un cathéter introduit par voie veineuse. Le dispositif rapproche les feuillets de la valve mitrale afin d’améliorer leur fermeture et de réduire la fuite sanguine. La procédure ne nécessite ni ouverture du thorax ni arrêt du cœur.

Par rapport à une chirurgie à cœur ouvert, cette technique peut permettre une hospitalisation plus courte et une récupération plus rapide. Les résultats dépendent notamment de l’état clinique du patient et de son profil médical.

Plus de 200 000 patients traités dans le monde

MitraClip relève de la technique de réparation mitrale bord-à-bord par cathéter, désignée par le terme anglais Transcatheter Edge-to-Edge Repair (TEER). Selon les informations communiquées par les entreprises concernées, plus de 200 000 patients ont bénéficié de cette technologie dans le monde.

Plusieurs générations du dispositif ont été développées, avec différentes configurations permettant aux équipes médicales d’adapter la procédure aux caractéristiques anatomiques de la valve. Au Maroc, cette technique peut désormais être envisagée parmi les options thérapeutiques pour les patients éligibles, après évaluation par une équipe médicale multidisciplinaire.

Il est à noter que l’introduction de MitraClip au Maroc s’inscrit dans le cadre du partenariat entre SOMA Médical et Abbott. Celui-ci porte sur la mise à disposition de technologies médicales et leur intégration dans les pratiques de soins au Maroc.

La première intervention de réparation mitrale percutanée à l’aide de MitraClip au Maroc a été réalisée le 20 septembre à l’Hôpital Privé International de Casablanca (HPIC), appartenant au groupe CIM Santé. Elle a mobilisé une équipe médicale multidisciplinaire et reposé sur la technique de réparation mitrale transcathéter bord-à-bord (TEER).

AL

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Un marché de tests de dépistage du VIH sous enquête https://lnt.ma/un-marche-de-tests-de-depistage-du-vih-sous-enquete/ Tue, 13 Oct 2026 10:37:12 +0000 https://lnt.ma/?p=561068 L’attribution par le ministère de la Santé et de la Protection sociale d’un marché d’acquisition de tests rapides de dépistage du VIH, estimé à plus de 19 millions de dirhams sur trois ans, fait l’objet d’une enquête approfondie de la commission des marchés publics, après le recours d’une entreprise écartée de la procédure. La société […]

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L’attribution par le ministère de la Santé et de la Protection sociale d’un marché d’acquisition de tests rapides de dépistage du VIH, estimé à plus de 19 millions de dirhams sur trois ans, fait l’objet d’une enquête approfondie de la commission des marchés publics, après le recours d’une entreprise écartée de la procédure.

La société évincée soutient que son offre était la plus avantageuse financièrement et qu’elle a néanmoins été rejetée sur le fondement de l’article 43 du cahier des prescriptions spéciales, au motif d’une modification de l’unité de compte. Elle fait valoir que les termes employés désignent la même chose et n’affectent ni les prix ni les quantités, et produit des documents antérieurs du ministère où les deux formulations étaient utilisées indifféremment.

L’entreprise y voit une manœuvre destinée à favoriser un concurrent, dont l’offre était financièrement plus élevée, et une atteinte aux principes de transparence et d’égalité d’accès aux marchés publics. Elle a saisi ses autorités de tutelle.

Le département concerné maintient l’exclusion. Il considère que la substitution de terminologie constitue une modification substantielle du cahier des prescriptions spéciales, susceptible de fausser la concurrence et l’égalité de traitement entre soumissionnaires.

L’enjeu dépasse le litige administratif. Les tests rapides de dépistage conditionnent la chaîne de prise en charge du VIH, du dépistage décentralisé au suivi thérapeutique, et des tensions d’approvisionnement en kits ont déjà été signalées par le passé.

Les conclusions de la commission des marchés publics n’ont pas été rendues publiques. Aucune des deux entreprises n’a été identifiée.

LNT

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Santé mentale : ORY+, l’IA pour mieux coordoner les soins https://lnt.ma/sante-mentale-ory-une-plateforme-marocaine-dintelligence-artificielle-pour-ameliorer-la-coordination-des-soins/ Sat, 10 Oct 2026 18:00:51 +0000 https://lnt.ma/?p=560891 Une nouvelle plateforme marocaine d’intelligence artificielle dédiée à la santé mentale, baptisée ORY+, a été présentée samedi 10 octobre à Tamesna, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale. Développée au Maroc après plusieurs années de recherche, cette solution vise à faciliter la gestion des dossiers médicaux, la coordination des soins et le […]

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Une nouvelle plateforme marocaine d’intelligence artificielle dédiée à la santé mentale, baptisée ORY+, a été présentée samedi 10 octobre à Tamesna, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale. Développée au Maroc après plusieurs années de recherche, cette solution vise à faciliter la gestion des dossiers médicaux, la coordination des soins et le suivi des patients. Ses concepteurs envisagent également un déploiement à l’international.

L’intelligence artificielle poursuit son intégration dans le secteur de la santé au Maroc. Présentée lors d’une cérémonie réunissant professionnels de santé et spécialistes des nouvelles technologies, la plateforme ORY+ propose un environnement numérique destiné à accompagner les établissements spécialisés en santé mentale.

La solution regroupe plusieurs fonctionnalités cliniques, administratives et organisationnelles afin de faciliter la circulation des informations médicales et la coordination entre les différents intervenants dans le parcours de soins.

Un système intégré pour le suivi des patients

Lors de la présentation, Hassnae Remmach, docteure en informatique et en intelligence artificielle, a expliqué que la plateforme avait été conçue pour améliorer l’articulation entre les professionnels, les procédures de travail et les différentes étapes de la prise en charge.

ORY+ propose ainsi un système d’information unifié permettant aux praticiens de partager les données nécessaires au suivi médical et à l’organisation des activités hospitalières.

La plateforme intègre également des outils d’intelligence artificielle destinés à faciliter certaines tâches, notamment la rédaction des comptes rendus médicaux.

Le directeur médical de la clinique La Vallée, Jaafar Idrissi Tafraouti, a souligné l’intérêt de ces fonctionnalités pour améliorer la gestion documentaire et la circulation des informations entre les professionnels.

« En tant que professionnels de santé, nous sommes convaincus que l’innovation technologique doit avant tout être au service des patients et des médecins, en renforçant la qualité, la précision et l’efficacité de la prise en charge », a-t-il déclaré.

Le responsable a également évoqué l’ambition de développer, à partir du Maroc, une solution susceptible d’être utilisée à l’échelle internationale.

Une technologie complémentaire au travail des praticiens

La plateforme a été conçue pour accompagner les professionnels avant, pendant et après les consultations, ainsi que durant les périodes d’hospitalisation.

Pour la psychologue clinicienne Sofia Garcia, son intérêt réside notamment dans la réduction du temps consacré aux tâches administratives.

« La valeur ajoutée de cette plateforme ne se limite pas au gain de temps, mais réside surtout dans la possibilité de consacrer davantage de temps et d’attention aux patients », a-t-elle expliqué.

Elle a toutefois rappelé que l’intelligence artificielle ne pouvait remplacer l’écoute, le jugement clinique ou la relation thérapeutique. ORY+ est ainsi présentée comme un outil d’accompagnement, les décisions médicales demeurant sous la responsabilité des praticiens.

Développée après plusieurs années de recherche, la plateforme pourrait faire l’objet d’un déploiement au-delà du marché marocain. Les modalités de commercialisation et d’internationalisation n’ont cependant pas été précisées.

La cérémonie de lancement s’est achevée par une démonstration du fonctionnement d’ORY+ et des échanges entre l’équipe scientifique, des psychiatres et des psychologues.

LNT

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Médecine dentaire : Marrakech accueille un congrès international consacré aux nouvelles technologies et à la prévention https://lnt.ma/medecine-dentaire-marrakech-accueille-un-congres-international-consacre-aux-nouvelles-technologies-et-a-la-prevention/ Thu, 08 Oct 2026 13:25:52 +0000 https://lnt.ma/?p=560791 La 24e édition du Congrès international et africain de médecine dentaire se tiendra du 22 au 25 octobre 2026 à Marrakech. Réunissant des professionnels, universitaires et chercheurs marocains et étrangers, cette rencontre sera consacrée aux évolutions des techniques de diagnostic, des traitements et de la prévention bucco-dentaire. Au programme figurent notamment 21 conférences, 16 ateliers […]

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La 24e édition du Congrès international et africain de médecine dentaire se tiendra du 22 au 25 octobre 2026 à Marrakech. Réunissant des professionnels, universitaires et chercheurs marocains et étrangers, cette rencontre sera consacrée aux évolutions des techniques de diagnostic, des traitements et de la prévention bucco-dentaire. Au programme figurent notamment 21 conférences, 16 ateliers pratiques et plus de 280 travaux de recherche, avec une attention particulière portée à la transformation numérique et aux innovations technologiques dans le secteur.

Marrakech accueillera, du 22 au 25 octobre prochain, la 24e édition du Congrès international et africain de médecine dentaire. Organisée par l’Association marocaine de prévention bucco-dentaire (AMPBD), sous le patronage du ministère de la Santé et de la Protection sociale, cette manifestation réunira au Palais des Congrès de l’hôtel Mogador Agdal des spécialistes issus du Maroc, de plusieurs pays africains et d’autres régions du monde.

Placée sous le thème « La médecine dentaire moderne au service du patient », cette édition entend favoriser les échanges autour des évolutions scientifiques et technologiques qui transforment les pratiques des chirurgiens-dentistes.

Le congrès abordera également les questions de formation, de recherche et de prévention, dans un contexte marqué par le développement de nouveaux outils de diagnostic et de prise en charge des patients.

Plus de 280 travaux de recherche présentés

Le programme scientifique prévoit 21 conférences et 16 ateliers pratiques, auxquels s’ajoutera la présentation de plus de 280 travaux de recherche sous forme de communications orales et affichées.

Élaboré par un comité scientifique composé de professeurs universitaires, ce programme couvrira les différentes disciplines de la médecine dentaire.

Les conférences permettront notamment de présenter les connaissances scientifiques et les évolutions récentes des pratiques médicales, tandis que les ateliers seront consacrés à des applications plus concrètes.

L’événement accordera également une place aux travaux réalisés par de jeunes chirurgiens-dentistes et chercheurs universitaires. Ces derniers pourront présenter leurs résultats et échanger avec des spécialistes marocains et internationaux.

Pour les organisateurs, cette dimension scientifique constitue l’un des principaux objectifs du congrès, qui entend contribuer à la diffusion des connaissances et au développement de la recherche dans les différentes spécialités dentaires.

La transformation numérique au cœur des échanges

Parmi les principaux sujets abordés figurera la place croissante des technologies numériques dans la médecine dentaire.

Les discussions porteront notamment sur l’évolution des outils de diagnostic et de traitement, ainsi que sur les possibilités offertes par les innovations technologiques pour améliorer la prise en charge des patients.

Le développement de ces technologies modifie progressivement les méthodes de travail des professionnels, depuis l’évaluation des besoins du patient jusqu’à la planification et à la réalisation des soins.

Le congrès doit ainsi permettre aux participants de confronter leurs expériences et de discuter des conditions d’intégration de ces outils dans la pratique quotidienne.

La formation continue constituera également un volet important de cette édition. Les ateliers pratiques offriront aux professionnels et aux étudiants l’occasion de se familiariser avec certaines évolutions techniques et d’échanger sur leur utilisation.

Une participation internationale élargie

Cette 24e édition réunira également plusieurs représentants d’organisations scientifiques et professionnelles étrangères.

L’Association marocaine de prévention bucco-dentaire annonce notamment la participation de présidents d’associations scientifiques venus de France, d’Italie et du Portugal, aux côtés de spécialistes marocains et africains.

Les Émirats arabes unis seront à l’honneur à travers la participation d’une délégation représentant le Congrès international dentaire des Émirats et l’Exposition dentaire arabe, connus sous l’appellation AEEDC Dubaï.

Parmi les personnalités attendues figure le professeur Abdulsalam AlMadani, président d’AEEDC Dubaï, de la Global Scientific Dental Alliance (GSDA) et d’INDEX Holding.

Il est également présenté par les organisateurs comme ambassadeur itinérant de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée pour la région du Conseil de coopération du Golfe.

Sa participation s’inscrit dans la volonté des organisateurs de développer les relations avec les institutions et organisations scientifiques internationales spécialisées dans la médecine dentaire.

Renforcer les échanges entre chercheurs africains et internationaux

Au-delà des conférences et des ateliers, le congrès entend favoriser la coopération entre les professionnels et les établissements universitaires représentés.

Les échanges porteront notamment sur les résultats des recherches récentes, les nouvelles approches thérapeutiques et les perspectives de collaboration scientifique.

Pour l’Association marocaine de prévention bucco-dentaire, cette rencontre doit également contribuer à la valorisation des compétences nationales et au renforcement des relations avec les milieux scientifiques africains.

Les organisateurs inscrivent cette démarche dans les orientations nationales relatives au développement du capital humain et à la coopération Sud-Sud.

L’objectif affiché est notamment de favoriser le partage des connaissances et des expériences afin d’accompagner l’évolution des pratiques professionnelles et d’améliorer la qualité des soins.

La prévention, autre priorité du congrès

Si les innovations médicales et technologiques occuperont une place importante dans les discussions, la prévention demeurera également l’un des axes de cette édition.

L’Association marocaine de prévention bucco-dentaire entend rappeler l’importance de la sensibilisation aux questions de santé bucco-dentaire, parallèlement au développement des techniques de traitement.

Cette orientation rejoint la thématique générale du congrès, qui place le patient au centre des réflexions scientifiques et professionnelles.

LNT

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Le Nobel de chimie à Henri Kagan et Kenso Soai https://lnt.ma/le-nobel-de-chimie-a-henri-kagan-et-kenso-soai/ Thu, 08 Oct 2026 11:32:46 +0000 https://lnt.ma/?p=560784 Le prix a été attribué au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai pour la découverte des effets non linéaires et de l’autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique. La synthèse asymétrique consiste à produire sélectivement l’une des deux formes d’une molécule chirale, c’est-à-dire d’une molécule qui existe en deux versions symétriques l’une de l’autre […]

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Le prix a été attribué au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai pour la découverte des effets non linéaires et de l’autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique.

La synthèse asymétrique consiste à produire sélectivement l’une des deux formes d’une molécule chirale, c’est-à-dire d’une molécule qui existe en deux versions symétriques l’une de l’autre comme le sont une main gauche et une main droite. Cette distinction est déterminante en pharmacie : deux formes d’une même molécule peuvent avoir des effets thérapeutiques opposés, l’une étant active et l’autre inerte, voire toxique.

Les travaux récompensés portent sur deux mécanismes. Les effets non linéaires décrivent la manière dont un catalyseur partiellement pur peut néanmoins produire un résultat d’une pureté supérieure à ce que laisserait attendre sa composition. L’autocatalyse désigne le phénomène par lequel le produit d’une réaction en catalyse sa propre formation, avec amplification de la sélectivité.

Henri Kagan, professeur émérite à l’Université Paris-Sud à Orsay, a été élu à l’Académie des sciences française en 1991 dans la section chimie. Ses travaux, et ceux de Kenso Soai, trouvent leur application en chimie bio-organique et dans le développement de médicaments.

La remise officielle aura lieu à Stockholm le 10 décembre.

LNT

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Vaccination infantile : le ministère de la Santé appelle à combler les retards https://lnt.ma/vaccination-infantile-le-ministere-de-la-sante-appelle-a-combler-les-retards/ Wed, 07 Oct 2026 17:20:59 +0000 https://lnt.ma/?p=560734 Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a appelé, mercredi, les familles à compléter la vaccination de leurs enfants et a confirmé la disponibilité des vaccins inscrits dans le cadre du Programme national d’immunisation (PNI). Dans un communiqué, le ministère a exhorté les familles à vérifier que leurs enfants ont bien reçu […]

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Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a appelé, mercredi, les familles à compléter la vaccination de leurs enfants et a confirmé la disponibilité des vaccins inscrits dans le cadre du Programme national d’immunisation (PNI).

Dans un communiqué, le ministère a exhorté les familles à vérifier que leurs enfants ont bien reçu l’ensemble des doses prévues par le calendrier national de vaccination et à se rendre, si nécessaire, au centre de santé le plus proche pour bénéficier des vaccins requis, conformément aux recommandations et directives en vigueur.

Cet appel s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le ministère en vue de renforcer la prévention contre les maladies et de protéger la santé des enfants, a précisé la même source.

Après avoir confirmé la disponibilité, en quantités suffisantes, des vaccins inscrits dans le Programme national d’immunisation pour répondre aux besoins enregistrés, le ministère a souligné qu’il veille à la gestion de leur distribution vers les dépôts régionaux et centres de santé selon les besoins, afin d’en garantir la disponibilité en continu, tout en rappelant que ces vaccins sont administrés gratuitement dans le cadre du PNI.

La vaccination représente l’un des moyens les plus efficaces de prévention contre les maladies, a rappelé le ministère, notant que la réapparition de cas de certaines maladies évitables par la vaccination est liée notamment au recul de la couverture vaccinale, aussi bien au niveau national qu’international.

Le ministère a renouvelé ainsi son appel à toutes les familles afin qu’elles respectent le calendrier national de vaccination, vérifient le statut vaccinal de leurs enfants et complètent, le cas échéant, les doses manquantes, afin de contribuer à leur protection et au renforcement de la prévention individuelle et collective.

 

LNT

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Diphtérie : deux foyers familiaux détectés dans la région de Souss-Massa https://lnt.ma/diphterie-deux-foyers-familiaux-detectes-dans-la-region-de-souss-massa/ Mon, 28 Sep 2026 17:22:28 +0000 https://lnt.ma/?p=560204 Deux foyers familiaux limités de diphtérie ont été détectés dans la préfecture d’Agadir Ida-Outanane et la province de Chtouka Aït Baha, a annoncé le ministère de la Santé et de la Protection sociale. Un cas a été confirmé en laboratoire, tandis que huit autres cas font toujours l’objet d’investigations, parmi lesquels deux décès. Les autorités […]

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Deux foyers familiaux limités de diphtérie ont été détectés dans la préfecture d’Agadir Ida-Outanane et la province de Chtouka Aït Baha, a annoncé le ministère de la Santé et de la Protection sociale. Un cas a été confirmé en laboratoire, tandis que huit autres cas font toujours l’objet d’investigations, parmi lesquels deux décès. Les autorités sanitaires ont activé leur protocole de riposte et appellent les familles à vérifier et, si nécessaire, compléter la vaccination de leurs enfants.

Les autorités sanitaires ont détecté deux foyers familiaux de diphtérie dans la région de Souss-Massa. Les cas ont été identifiés dans la préfecture d’Agadir Ida-Outanane et dans la province de Chtouka Aït Baha, dans le cadre du dispositif national de veille et de surveillance épidémiologiques.

Selon les informations communiquées lundi 28 septembre par le ministère de la Santé et de la Protection sociale, un cas a pour l’heure été confirmé en laboratoire. Huit autres cas sont en cours d’investigation et font l’objet d’analyses destinées à déterminer s’ils sont également liés à la maladie.

Deux décès figurent parmi ces huit cas en cours d’investigation. À ce stade, le ministère ne les présente donc pas comme des décès de diphtérie confirmés en laboratoire.

Des enfants non ou incomplètement vaccinés

Le ministère indique que les enfants concernés par ces deux foyers familiaux n’avaient jamais été vaccinés contre la diphtérie ou n’avaient pas reçu l’ensemble des doses recommandées.

La vaccination constitue le principal moyen de prévention de cette maladie infectieuse. Les autorités sanitaires insistent notamment sur la nécessité de recevoir l’ensemble des doses prévues ainsi que les rappels recommandés.

Dans ce contexte, le ministère appelle les parents et les tuteurs à vérifier les carnets de vaccination des enfants, à procéder au rattrapage des éventuelles doses manquantes et à respecter le calendrier national de vaccination.

Une enquête épidémiologique déclenchée

Un protocole de riposte épidémiologique a été activé dès la détection des cas. Les équipes d’intervention épidémiologique rapide du Groupement sanitaire territorial de Souss-Massa ont engagé une enquête ainsi qu’une recherche active destinée à identifier d’éventuels cas supplémentaires.

Les opérations portent également sur l’identification et le suivi des personnes ayant été en contact avec les patients.

Les contacts concernés bénéficient, conformément aux mesures sanitaires en vigueur, d’un traitement préventif par antibiotiques et d’une vaccination. L’objectif est de limiter le risque de transmission autour des foyers identifiés.

La diphtérie est une maladie contagieuse dont la transmission s’effectue principalement par les gouttelettes respiratoires. Elle peut, dans certains cas, provoquer des complications graves.

Le ministère recommande ainsi aux personnes présentant des symptômes susceptibles d’être associés à la maladie de se rendre rapidement dans l’établissement de santé le plus proche afin d’obtenir un diagnostic et, le cas échéant, un traitement adapté.

Dans l’attente d’une évaluation médicale, les autorités sanitaires recommandent également d’éviter les contacts rapprochés avec d’autres personnes.

La détection de ces deux foyers intervient alors que plusieurs pays ont enregistré ces dernières années une réapparition de la diphtérie.

LNT

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MPharmaDay 2026 : « Touche pas à mon officine ! » https://lnt.ma/mpharmaday-2026-touche-pas-a-mon-officine/ Mon, 28 Sep 2026 14:27:58 +0000 https://lnt.ma/?p=560187 Le rendez-vous annuel des pharmaciens marocains, autour de l’association ‘‘M Pharma’’, s’est tenu samedi dernier à Rabat sous le thème : ‘‘L’officine indépendante, maillon essentiel de la Santé Publique’’. Une rencontre tenue dans un contexte où le secteur reste englouti dans un océan de problématiques, d’où l’urgence absolue d’en trouver les solutions adéquates. La bâtisse […]

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Le rendez-vous annuel des pharmaciens marocains, autour de l’association ‘‘M Pharma’’, s’est tenu samedi dernier à Rabat sous le thème : ‘‘L’officine indépendante, maillon essentiel de la Santé Publique’’. Une rencontre tenue dans un contexte où le secteur reste englouti dans un océan de problématiques, d’où l’urgence absolue d’en trouver les solutions adéquates.

La bâtisse de la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales de l’Education et de la Formation, se trouvant du côté d’Al Irfane à Rabat, vient d’abriter les travaux de la 9ème édition du Congrès International MPharmaDay.

Cette édition intervient à un moment où l’inquiétude des pharmaciens monte d’un cran suite, notamment à la proposition du Conseil de la Concurrence consistant en la libéralisation du capital de l’officine marocaine.

Unanimes, les pharmaciens continuent de rejeter en bloc toute initiative ou proposition ciblant l’enceinte de la pharmacie d’où la thématique de cette neuvième édition : ‘‘ Nous nous retrouvons une fois de plus pour notre rendez-vous professionnel et scientifique, dans un contexte exceptionnel et d’une importance capitale pour notre profession. C’est pourquoi nous avons décidé que le slogan du congrès de cette année constituerait une affirmation plutôt qu’une simple annonce. En effet, la pharmacie n’est pas un simple commerce, mais elle représente bel et bien la structure de santé publique la plus accessible aux citoyens’’, explique Dr Hasnaa Mamouni, présidente exécutive du Bureau National de Mpharma.

Et de poursuivre que le fait de continuer à maintenir la pression sur la structure économique des officines sans proposer d’alternatives, comme ce fut le cas avec le décret de 2013, mènera à répéter les erreurs du passé et à aggraver la crise que traverse déjà le secteur et cela conduit également des milliers de pharmacies vers une fragilité structurelle susceptible d’entraîner la faillite’’.

Dans le même sens et devant une palette de professionnels, Dr Mamouni a tenu à préciser qu’il n’est pas question d’ignorer l’offensive menée contre l’identité de la profession, à travers les propositions du Conseil de la Concurrence préconisant la libéralisation du capital des officines et l’ouverture du secteur aux de gros capitaux. Aux Moulchekara, précise-t-elle !

Même son de cloche chez Dr Mehdi BERRAY, Membre du Bureau national de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, pour qui l’adoption par le Gouvernement au mois de juillet dernier, du nouveau décret de fixation des prix risque de fragiliser encore plus la situation de l’officine marocaine : ‘‘ Si l’on rajoute à cela le projet d’ouverture du capital, qui a été, fort heureusement, arrêté grâce à la mobilisation des pharmaciens le 9 avril 2026, nous pouvons affirmer dès lors que l’officine indépendante est bel et bien ciblée’’.

D’ailleurs, comme Dr Mamouni ou encore Dr Berray, beaucoup de pharmaciens estiment que l’officine marocaine indépendante fait face aujourd’hui à une véritable menace qualifiée d’existentielle : ‘‘ La baisse des prix des médicament, sans mesure d’accompagnement, en plus de l’ouverture du secteur aux capitaux, ne met pas seulement en péril des milliers d’officines, mais compromet également l’équité d’accès aux médicaments. Sortir de cette crise exige l’ouverture d’un dialogue sérieux, visant à réhabiliter le pharmacien en tant qu’acteur clé du système de santé national’’, dit-on auprès des participants à cette 9ème édition.

Par la même occasion, il a été question de revenir lors de cette journée au rôle du pharmacien, au modèle économique de l’officine et à l’acte pharmaceutique dans son ensemble.

Les différents intervenants ont expliqué à cet effet que le rôle du pharmacien ne se limite pas à la simple distribution de médicaments, mais qu’il assure également des rôles importants en contribuant à la sensibilisation à la santé, en fournissant des conseils et en aidant à la mise en œuvre des politiques de santé. C’est pourquoi les participants ont estimé que le rôle du pharmacien, soit pas moins de 400 patients/jour accueillis dans son officine, reste essentiel au succès de toute politique dans le domaine de la santé.

Sur un autre registre, en rapport cette fois-ci avec la situation juridique et socioéconomique de la pharmacie d’officine, là, les professionnels ont exprimé  leur grande inquiétude quant à l’avenir d’une profession toujours réglementée par des lois obsolètes qui ne sont plus d’actualité tel le Dahir réglementant le trafic de substances traitant les maladies mentales et maladies neurologiques datant du temps du protectorat à savoir, depuis 1922 exactement.

Lors de cette rencontre, tous les pharmaciens, ou presque ont tiré la sonnette d’alarme et invité le futur Gouvernement à prendre au sérieux leur revendication en adoptant une approche réellement participative avec les pharmaciens loin de toute intention de mainmise sur le secteur. Autrement dit : ‘‘ Touche pas à mon officine ’’.

H.Z


Les recommandations de la 9ème édition :

  • Préserver la pharmacie de proximité ainsi que son indépendance
  • Prendre les mesures nécessaires pour soutenir les officines face à la baisse des prix des médicaments
  • Élaborer un nouveau modèle économique ne se limitant pas à la seule marge bénéficiaire sur les médicaments
  • Élargir les missions du pharmacien
  • Renforcer le contrôle sur la vente de médicaments en dehors du circuit légal
  • Cesser de poursuivre et juger les pharmaciens sur la base du Dahir de 1922 et procéder à sa révision.

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Formations dentaires : l’Ordre des médecins dentistes alerte sur le statut de certains cursus https://lnt.ma/formations-dentaires-lordre-des-medecins-dentistes-alerte-sur-le-statut-de-certains-cursus/ Thu, 24 Sep 2026 11:26:37 +0000 https://lnt.ma/?p=559991 L’Ordre national des médecins dentistes a mis en garde contre la multiplication de formations proposées sous les appellations d’« Hygiéniste » et de « Denturologue ». L’instance appelle à clarifier le statut juridique de ces cursus, les diplômes délivrés et les actes que leurs titulaires sont autorisés à exercer, tout en demandant un renforcement de […]

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L’Ordre national des médecins dentistes a mis en garde contre la multiplication de formations proposées sous les appellations d’« Hygiéniste » et de « Denturologue ». L’instance appelle à clarifier le statut juridique de ces cursus, les diplômes délivrés et les actes que leurs titulaires sont autorisés à exercer, tout en demandant un renforcement de la lutte contre l’exercice illégal de la médecine dentaire.

Dans un communiqué, l’Ordre estime que le développement de ces formations soulève des questions concernant la protection des patients, mais également celle des étudiants, de leurs familles et des prothésistes dentaires susceptibles de s’y inscrire.

L’instance rappelle que l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat délivré par un établissement de formation ne suffit pas à autoriser l’exercice d’une profession de santé réglementée. Elle invite ainsi les candidats à vérifier, avant toute inscription ou paiement, le statut juridique de l’établissement, la reconnaissance du cursus, la valeur légale du diplôme ainsi que les compétences auxquelles celui-ci donne effectivement accès.

L’Ordre indique notamment suivre la situation d’un établissement privé de formation professionnelle à Casablanca qui continuerait, selon son communiqué, à promouvoir ce type de cursus malgré une précédente décision administrative ordonnant sa fermeture et le retrait de son autorisation ou de son statut juridique.

Il évoque également une structure basée à Sidi Slimane, se présentant comme une « académie » et proposant des « formations qualifiantes ». Selon l’Ordre, ces offres pourraient créer une confusion sur les actes que les prothésistes dentaires sont légalement habilités à réaliser, notamment concernant la prise d’empreintes et la pose de prothèses directement dans la bouche des patients.

L’Ordre rappelle que toute intervention directe dans la bouche d’un patient constitue une pratique de santé susceptible d’avoir des conséquences sur sa sécurité. Il souligne que l’exercice de la médecine dentaire nécessite une formation médicale spécifique de six ans dans une faculté de médecine dentaire et s’inscrit dans un cadre réglementaire définissant les compétences et responsabilités professionnelles.

L’instance précise par ailleurs que l’utilisation de dénominations professionnelles étrangères, la qualification d’un établissement comme « académie » ou encore la promotion de formations sur les réseaux sociaux ne constituent pas, à elles seules, une reconnaissance officielle.

Elle demande ainsi que les formations liées à la santé bucco-dentaire présentent clairement leurs objectifs, leur contenu et leurs débouchés afin d’éviter toute confusion avec l’exercice de la médecine dentaire.

L’Ordre appelle enfin les acteurs politiques ainsi que les institutions législatives et exécutives à renforcer l’encadrement des métiers liés à l’assistance dentaire et à la fabrication de prothèses. Il se dit également disposé à travailler avec les départements gouvernementaux et les institutions de formation pour clarifier le statut de ces cursus et lutter contre les pratiques exercées en dehors du cadre légal.

LNT

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Insuline : le ministère dément, les familles décrivent autre chose https://lnt.ma/insuline-le-ministere-dement-les-familles-decrivent-autre-chose/ Thu, 24 Sep 2026 09:05:56 +0000 https://lnt.ma/?p=559961 Des parents d’enfants diabétiques ont manifesté le 19 septembre devant les services de la préfecture à Casablanca, affirmant ne plus trouver d’insuline dans les centres de santé publics depuis six mois. Les autorités sanitaires démentent toute rupture de stock, dans un désaccord qui porte moins sur les faits que sur ce dont on parle. Une […]

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Des parents d’enfants diabétiques ont manifesté le 19 septembre devant les services de la préfecture à Casablanca, affirmant ne plus trouver d’insuline dans les centres de santé publics depuis six mois. Les autorités sanitaires démentent toute rupture de stock, dans un désaccord qui porte moins sur les faits que sur ce dont on parle.

Une source sanitaire affirme que les stocks disponibles couvrent les besoins de l’année, majorés d’un stock de sécurité, position confirmée par l’agence du médicament, qui indique qu’aucune rupture n’est constatée dans les établissements publics.

La difficulté réelle concerne le mode d’administration. Les stylos à insuline, dispositifs préremplis d’usage simple, n’ont jamais été distribués dans les structures publiques, qui délivrent l’insuline en flacons accompagnés de seringues. Le débat porte donc sur une forme galénique absente de l’offre publique plutôt que sur une pénurie du principe actif.

Trois problèmes d’accès se superposent néanmoins. La distribution transitant par les associations de patients présente des irrégularités. Des tensions régionales affectent la disponibilité de marques précises en officine, notamment Tresiba et Lantus. Et l’accès varie fortement selon la localisation géographique, contraignant des familles à acheter l’insuline dans le circuit privé.

L’épisode illustre une difficulté récurrente de la politique du médicament : l’écart entre une disponibilité mesurée au niveau national et une accessibilité constatée au guichet. Un stock suffisant en volume ne garantit ni sa répartition territoriale, ni la conformité de sa forme aux pratiques de soin devenues courantes.

Il intervient alors qu’une première vague de baisses de prix portant sur près de 300 médicaments vient d’être approuvée, avec des réductions comprises entre 10 et 70%, dans le cadre de la réforme entrée en vigueur le 6 août.

LNT

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Près de 300 médicaments voient leur prix baisser, jusqu’à 70% https://lnt.ma/pres-de-300-medicaments-voient-leur-prix-baisser-jusqua-70/ Wed, 23 Sep 2026 10:39:54 +0000 https://lnt.ma/?p=559872 Une première vague de baisses de prix portant sur près de 300 médicaments a été approuvée, avec des réductions comprises entre 10 et 70% selon les références. La liste détaillée des produits concernés et de leurs nouveaux tarifs n’a pas encore été rendue publique. La mesure découle du décret 2.25.631, entré en vigueur le 6 […]

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Une première vague de baisses de prix portant sur près de 300 médicaments a été approuvée, avec des réductions comprises entre 10 et 70% selon les références. La liste détaillée des produits concernés et de leurs nouveaux tarifs n’a pas encore été rendue publique.

La mesure découle du décret 2.25.631, entré en vigueur le 6 août, qui modifie la méthode de fixation des prix. Deux changements en constituent le cœur. La périodicité de révision passe de cinq à trois ans, ce qui réduit la durée pendant laquelle un prix devenu obsolète reste applicable. Surtout, pour les médicaments dont le prix dépasse 300 dirhams, la référence retenue devient le prix le plus bas observé dans les pays de comparaison internationale, alors que la méthode antérieure reposait sur une moyenne. Les produits situés sous ce seuil demeurent soumis à l’ancienne règle.

Le basculement du prix moyen vers le prix le plus bas explique l’ampleur des réductions annoncées sur les traitements coûteux, généralement des spécialités sous brevet ou des médicaments de spécialité destinés aux pathologies chroniques et aux cancers.

L’économie attendue dépasse un milliard de dirhams, dont environ 800 millions pour les organismes de couverture médicale et 250 millions de réduction du reste à charge des patients. Cette ventilation situe l’enjeu : l’essentiel du gain revient au financeur public, dans un contexte où la généralisation de l’assurance maladie obligatoire a mécaniquement accru la dépense de remboursement.

Cette première vague ne constitue qu’une étape. Le nouveau cadre prévoit la révision des prix de l’ensemble des médicaments déjà commercialisés dans les douze mois suivant son entrée en vigueur, ce qui implique d’autres ajustements d’ici l’été 2027.

La réforme intervient alors que le déficit commercial pharmaceutique du pays s’est établi à 10,3 milliards de dirhams en 2025 et pourrait atteindre 13,4 milliards en 2030, les importations progressant nettement plus vite que les exportations.

LNT

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Santé : Akdital finalise l’acquisition d’un hôpital à La Mecque https://lnt.ma/sante-akdital-finalise-lacquisition-dun-hopital-a-la-mecque/ Mon, 21 Sep 2026 10:52:10 +0000 https://lnt.ma/?p=559746 Le groupe Akdital a finalisé l’acquisition d’une participation majoritaire dans l’hôpital Al Bishri, à La Mecque, après la levée des conditions réglementaires et opérationnelles prévues par un protocole d’accord signé le 19 décembre 2025. L’établissement est rebaptisé Akdital Makkah Al Mukarramah. Le groupe a engagé un programme de rénovation et de modernisation portant la capacité […]

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Le groupe Akdital a finalisé l’acquisition d’une participation majoritaire dans l’hôpital Al Bishri, à La Mecque, après la levée des conditions réglementaires et opérationnelles prévues par un protocole d’accord signé le 19 décembre 2025. L’établissement est rebaptisé Akdital Makkah Al Mukarramah.

Le groupe a engagé un programme de rénovation et de modernisation portant la capacité de 120 à 126 lits et renforçant le plateau technique. L’établissement doit compter dix-neuf postes d’urgence dont deux lits de soins intensifs, dix-huit lits de réanimation polyvalente, huit lits de soins intensifs cardiologiques, sept lits de réanimation néonatale, sept blocs opératoires et une salle d’obstétrique, ainsi que des services complets de radiologie et de laboratoire.

Le président du groupe, Rochdi Talib, présente l’opération comme le passage de l’ambition stratégique à la mise en œuvre concrète. Le dimensionnement retenu, très orienté vers l’urgence et les soins critiques, répond à la configuration particulière de La Mecque, dont les structures sanitaires desservent la population résidente et plus de dix-huit millions de pèlerins chaque année, avec des pics de fréquentation concentrés sur quelques semaines.

L’opération s’inscrit dans la stratégie de développement du groupe en Arabie saoudite, en cohérence avec les objectifs sanitaires du plan Vision 2030 du Royaume saoudien, qui a ouvert le secteur hospitalier aux opérateurs privés étrangers.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Pour Akdital, coté à la Bourse de Casablanca et premier groupe privé de santé du pays, l’opération constitue la concrétisation d’une première implantation hospitalière hors des frontières nationales, après une phase de croissance intérieure rapide fondée sur l’ouverture de cliniques dans les villes moyennes.

Elle illustre une évolution notable : l’exportation de savoir-faire marocain dans un secteur de services où les opérateurs nationaux se sont jusqu’ici peu projetés à l’étranger.

LNT

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Médicaments : le déficit commercial pourrait atteindre 13,4 milliards de dirhams en 2030 https://lnt.ma/medicaments-le-deficit-commercial-pourrait-atteindre-134-milliards-de-dirhams-en-2030/ Tue, 15 Sep 2026 09:24:13 +0000 https://lnt.ma/?p=559380 Le déficit commercial du Maroc sur les produits pharmaceutiques s’est établi à 10,3 milliards de dirhams en 2025 et pourrait atteindre 13,4 milliards à l’horizon 2030, selon une analyse du cabinet de recherche sectorielle BMI, adossé à Fitch Solutions, établie à partir des données du commerce extérieur. L’écart provient d’une divergence de rythme. Les importations […]

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Le déficit commercial du Maroc sur les produits pharmaceutiques s’est établi à 10,3 milliards de dirhams en 2025 et pourrait atteindre 13,4 milliards à l’horizon 2030, selon une analyse du cabinet de recherche sectorielle BMI, adossé à Fitch Solutions, établie à partir des données du commerce extérieur.

L’écart provient d’une divergence de rythme. Les importations de médicaments ont progressé de 17,4% pour atteindre 11,9 milliards de dirhams, quand les exportations stagnent autour de 1,6 milliard, avec une croissance limitée à 1,2%. Le taux de couverture des achats par les ventes à l’étranger ressort ainsi à environ 13%, niveau qui traduit une dépendance structurelle aux fournisseurs étrangers pour les traitements les plus récents et les principes actifs.

Le marché intérieur, lui, s’élargit. Il est évalué à 35,8 milliards de dirhams en 2025 et projeté à 46,3 milliards en 2030, porté par la hausse de la dépense de santé par habitant et par la généralisation de la couverture médicale. Cet élargissement mécanique de la demande explique une partie de la progression des importations : à offre locale inchangée, tout point de couverture supplémentaire se traduit par des achats extérieurs.

Le segment des génériques constitue la principale piste de rééquilibrage. Il pourrait atteindre 20,7 milliards de dirhams en 2030, sur une trajectoire de croissance annuelle de 6,3%, soit un rythme supérieur à celui du marché dans son ensemble. La production nationale y est mieux positionnée, mais la valeur unitaire des génériques reste faible au regard de celle des spécialités importées, ce qui limite l’effet sur la balance commerciale en valeur.

Une mesure adoptée en 2026 illustre la difficulté de l’arbitrage. Les droits de douane sur 112 médicaments essentiels ont été ramenés de 30% à 2,5%, afin de faire baisser les prix et de sécuriser les approvisionnements. L’effet immédiat a été une augmentation des importations plutôt qu’une réduction du déficit, le gain de pouvoir d’achat sanitaire se payant d’un creusement du solde extérieur.

La question des ruptures de stock reste le point le plus sensible. Plus de six cents médicaments ont fait l’objet de tensions d’approvisionnement en 2025, situation qui alimente à la fois le recours aux importations d’urgence et la demande d’une montée en gamme de l’appareil productif national, aujourd’hui concentré sur les formes sèches et les génériques à faible valeur ajoutée.

LNT

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Berrechid : 44 personnes intoxiquées après avoir consommé du saykouk auprès d’un vendeur ambulant https://lnt.ma/berrechid-44-personnes-intoxiquees-apres-avoir-consomme-du-saykouk-aupres-dun-vendeur-ambulant/ Thu, 10 Sep 2026 09:09:24 +0000 https://lnt.ma/?p=559194 L’intoxication collective est survenue mercredi à proximité du souk hebdomadaire. Vingt-sept personnes ont regagné leur domicile après traitement, treize sont restées en observation et deux cas graves, dont un enfant, ont été transférés vers un centre hospitalier universitaire de Casablanca. Le matériel et les produits du vendeur ont été saisis. Les faits se sont produits […]

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L’intoxication collective est survenue mercredi à proximité du souk hebdomadaire. Vingt-sept personnes ont regagné leur domicile après traitement, treize sont restées en observation et deux cas graves, dont un enfant, ont été transférés vers un centre hospitalier universitaire de Casablanca. Le matériel et les produits du vendeur ont été saisis.

Les faits se sont produits le 9 septembre à Berrechid, aux abords du souk hebdomadaire. Les personnes touchées avaient consommé du saykouk, préparation traditionnelle associant lait fermenté et semoule d’orge, acheté auprès d’un vendeur ambulant.

Les symptômes rapportés sont ceux d’une toxi-infection alimentaire collective : vomissements, vertiges, douleurs abdominales aiguës et diarrhées.

Sur les quarante-quatre patients pris en charge, vingt-sept ont pu regagner leur domicile après traitement, treize sont restés en observation et deux cas graves, dont un enfant, ont été transférés vers un centre hospitalier universitaire de Casablanca. Deux autres personnes se sont adressées à des cliniques privées.

Les autorités locales, les responsables médicaux et le bureau municipal d’hygiène ont saisi le matériel et les produits du stand. Des échantillons ont été adressés au laboratoire afin d’identifier l’origine de la contamination et d’établir les défaillances éventuelles de conservation ou de préparation. Le vendeur a été entendu dans le cadre de l’enquête.

Le produit en cause présente une vulnérabilité particulière. Le lait fermenté constitue un milieu favorable au développement bactérien dès que la chaîne du froid est rompue, et sa préparation avec de la semoule ajoute un substrat supplémentaire. Vendu sur la voie publique en fin d’été, à des températures qui atteignaient encore 42 à 45 degrés dans plusieurs provinces la semaine dernière, il cumule les facteurs de risque.

L’épisode n’est pas isolé. Des intoxications collectives liées au même produit ont été signalées à plusieurs reprises, et des cas de grande ampleur sont régulièrement enregistrés lors de rassemblements, notamment de mariages.

La difficulté est structurelle. Le contrôle sanitaire des circuits formels relève de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires, mais la vente ambulante de produits laitiers préparés échappe pour l’essentiel à ce dispositif, faute de point de contrôle identifiable. Le souk hebdomadaire, qui concentre l’activité commerciale d’un bassin de population sur une journée, constitue de ce point de vue le lieu où le risque se concentre.

LNT

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Pêche : un herpèsvirus décime les sardines sud-africaines, la filière marocaine appelée à la vigilance https://lnt.ma/peche-un-herpesvirus-decime-les-sardines-sud-africaines-la-filiere-marocaine-appelee-a-la-vigilance/ Wed, 09 Sep 2026 09:22:49 +0000 https://lnt.ma/?p=559092 Le virus a été confirmé le 14 août dans des sardines d’Afrique du Sud, où il a été détecté dans la totalité des quinze premiers échantillons analysés. Sa souche présente 99,7% de similarité génétique avec celle qui avait détruit 60% de la biomasse australienne en 1998-1999. Aucun cas n’a été signalé dans les eaux marocaines. […]

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Le virus a été confirmé le 14 août dans des sardines d’Afrique du Sud, où il a été détecté dans la totalité des quinze premiers échantillons analysés. Sa souche présente 99,7% de similarité génétique avec celle qui avait détruit 60% de la biomasse australienne en 1998-1999. Aucun cas n’a été signalé dans les eaux marocaines.

L’herpèsvirus de la sardine, connu sous l’acronyme anglais PHV, a été confirmé le 14 août 2026 dans des sardines sud-africaines, après le début de mortalités massives observées au début du même mois. Les analyses ont détecté le virus dans les quinze premiers échantillons prélevés, avec une charge virale élevée chez les poissons morts.

Les chercheurs poursuivent leurs investigations sur les facteurs déclenchants, notamment un déficit en oxygène ou une efflorescence algale, qui pourraient avoir précipité l’épizootie sans en être la cause première.

Le précédent australien donne la mesure du risque. Le pays a connu deux épidémies, en 1995 puis en 1998-1999. La première avait affecté plus de cinq mille kilomètres de littoral, avec un front d’infection progressant jusqu’à quarante kilomètres par jour. La seconde avait détruit environ 60% de la biomasse régionale de sardines, pour des pertes économiques supérieures à quinze millions de dollars.

La souche identifiée en Afrique du Sud présente une similarité génétique de 99,7% avec la souche australienne.

Aucun cas n’a été officiellement signalé dans les eaux marocaines. La chercheuse Rosemary Dorrington recommande néanmoins au Royaume de mettre en place une surveillance moléculaire de routine sur les captures de sardines et de renforcer les procédures sanitaires à l’importation, afin de détecter le virus avant l’apparition de mortalités massives.

L’enjeu économique justifie cette prudence. Le Maroc est le premier exportateur mondial de sardines en conserve, avec plus de 150 000 tonnes de produits transformés expédiés chaque année vers l’Union européenne, l’Asie et le Moyen-Orient. La filière s’appuie sur des dizaines d’unités de transformation réparties principalement autour d’Agadir, Essaouira, Safi et Laâyoune, et sur la proximité de l’un des systèmes d’upwelling les plus productifs de l’Atlantique.

Deux caractéristiques du stock marocain méritent d’être relevées dans ce contexte. La première est sa densité, qui constitue un atout économique mais un facteur d’accélération pour tout agent pathogène à transmission directe. La seconde est la position géographique du Maroc sur le courant des Canaries, hydrologiquement distinct du système du Benguela où le virus a été détecté, ce qui n’exclut pas une propagation mais en ralentit la mécanique.

La vulnérabilité de la filière tient enfin à sa concentration sur une espèce unique. Contrairement à des pêcheries diversifiées, l’industrie de la conserve marocaine repose très largement sur la sardine, configuration qui laisse peu de marge d’adaptation en cas d’effondrement du stock.

LNT

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Handicap au Maroc : 8,7 % de la population concernée, un ménage sur trois touché https://lnt.ma/handicap-au-maroc-87-de-la-population-concernee-un-menage-sur-trois-touche/ Fri, 04 Sep 2026 13:27:55 +0000 https://lnt.ma/?p=556462 Les premiers résultats de la troisième enquête nationale sur le handicap, présentés jeudi à Rabat, révèlent une prévalence en nette hausse et surtout un coût qui pèse d’abord sur les familles. Près de 29 % des ménages marocains comptent au moins une personne en situation de handicap. C’est le chiffre qui frappe le plus dans […]

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Les premiers résultats de la troisième enquête nationale sur le handicap, présentés jeudi à Rabat, révèlent une prévalence en nette hausse et surtout un coût qui pèse d’abord sur les familles.

Près de 29 % des ménages marocains comptent au moins une personne en situation de handicap. C’est le chiffre qui frappe le plus dans le bilan préliminaire de la troisième enquête nationale sur le handicap, dévoilé jeudi à Rabat par le secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale, Abdeljebbar Rachidi. « Les répercussions du handicap dépassent la personne concernée et touchent également sa famille », a-t-il souligné, évoquant les coûts directs et indirects, les soins et l’accompagnement.

Le taux de prévalence du handicap s’établit désormais à 8,7 % de la population, dont 2,3 % de handicap sévère. Un bond de 1,9 point par rapport à l’enquête de 2014, qui l’estimait à 6,8 %.

Une hausse qui tient d’abord à la méthode

Faut-il y lire une dégradation de l’état de santé du pays ? Pas exactement. Le secrétaire d’État attribue l’essentiel de l’écart à un changement d’outils de mesure : l’enquête 2026 inclut pour la première fois les enfants de 2 à 17 ans, adopte les normes de l’Unicef et applique la liste élargie du Groupe de Washington pour les 18 ans et plus. S’y ajoute une raison démographique de fond : le vieillissement de la population. La prévalence grimpe d’ailleurs à environ 26 % chez les personnes âgées.

L’enquête a aussi changé d’échelle : 20 412 ménages interrogés contre environ 16 000 en 2014, avec 47 équipes et 236 enquêteurs mobilisés sur le terrain depuis janvier 2026, et un cadre cartographique permettant de généraliser les résultats.

Des femmes, des villes, et de fortes disparités régionales

Les femmes représentent 53,6 % des personnes en situation de handicap, contre 46,4 % pour les hommes. Et 60,5 % de cette population vit en milieu urbain, contre 39,5 % en zones rurales — un déséquilibre qui, selon M. Rachidi, impose de passer « d’une politique unifiée à des stratégies mieux ciblées, tenant compte des besoins réels de chaque territoire ».

L’écart entre régions donne la mesure du chantier : la prévalence atteindrait 14,2 % à Béni Mellal-Khénifra contre 2,4 % à Dakhla-Oued Ed-Dahab. Les maladies non héréditaires et l’état de santé général expliqueraient plus de 56 % des situations recensées.

Le médicament, une charge qui reste à la famille

C’est peut-être le résultat le plus politique de l’enquête : 65,6 % des personnes en situation de handicap déclarent que les dépenses de médicaments et de produits pharmaceutiques restent à la charge de la famille. Et moins d’un tiers (29,7 %) disposent d’un diagnostic médical formel — sans lequel l’accès aux droits et aux dispositifs d’appui devient un parcours du combattant.

Sur le front de l’emploi, le tableau reste sombre : un taux d’emploi de 12,7 % pour l’ensemble de cette population, avec un écart de genre saisissant — environ 23 % chez les hommes contre 4 % chez les femmes.

Ce que demandent les premiers concernés

Interrogés sur leurs attentes, les personnes en situation de handicap et leurs familles placent en tête la garantie d’un accès effectif aux droits et aux services de base : santé, éducation, emploi. Plus de 77 % réclament la gratuité des soins. Viennent ensuite les bourses scolaires et la mise à disposition d’accompagnateurs pour la scolarisation, ainsi que l’application effective du quota d’emploi prévu par la loi.

Réalisée par le Secrétariat d’État chargé de l’Insertion sociale en partenariat avec le Haut-Commissariat au Plan, l’Observatoire national du développement humain et le Fonds des Nations unies pour la population, l’enquête doit servir de socle à une politique publique intégrée. Reste à savoir combien de ces indicateurs se traduiront en lignes budgétaires.

LNT

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AMO : 25 millions de Marocains couverts, mais un régime qui creuse ses déficits https://lnt.ma/amo-25-millions-de-marocains-couverts-mais-un-regime-qui-creuse-ses-deficits/ Fri, 04 Sep 2026 13:25:43 +0000 https://lnt.ma/?p=556460 La CNSS affiche des chiffres records pour 2025 : 25,08 millions de bénéficiaires de l’Assurance maladie obligatoire et 22,65 milliards de dirhams de prestations servies. Derrière la progression, un régime continue de dépenser bien plus qu’il n’encaisse. Le chiffre a de quoi impressionner : deux Marocains sur trois disposent aujourd’hui d’une couverture médicale de base […]

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La CNSS affiche des chiffres records pour 2025 : 25,08 millions de bénéficiaires de l’Assurance maladie obligatoire et 22,65 milliards de dirhams de prestations servies. Derrière la progression, un régime continue de dépenser bien plus qu’il n’encaisse.

Le chiffre a de quoi impressionner : deux Marocains sur trois disposent aujourd’hui d’une couverture médicale de base gérée par la Caisse nationale de sécurité sociale. Réuni jeudi à Casablanca sous la présidence de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, le Conseil d’administration de la CNSS a validé un bilan 2025 en hausse sur presque tous les indicateurs : 25,08 millions de bénéficiaires de l’AMO (+3 % sur un an) et 22,65 milliards de dirhams (MMDH) de prestations versées, soit une progression de 17 %.

Mais la lecture par régime raconte une histoire plus nuancée.

Les non-salariés, le maillon qui coûte

Le régime des travailleurs non salariés (AMO-TNS) compte 1,69 million d’assurés principaux, en hausse de 4 %, pour 2,28 MMDH de prestations, en bond de 24 %. Problème : la Caisse elle-même reconnaît un « déficit structurel ». Le ratio prestations/cotisations y a atteint 157 % en 2025, en hausse de 25 points en un an. Autrement dit, pour chaque dirham encaissé auprès des commerçants, artisans, agriculteurs et professions libérales, le régime en dépense plus de 1,57.

Ce déséquilibre n’est pas une surprise. Dans son rapport publié en 2025, la Cour des comptes pointait déjà un taux de recouvrement de seulement 37 % pour ce régime en 2024, tombant à 22 % chez les agriculteurs et 19,6 % chez les artisans, avec 3,27 millions d’inscrits pour une cible estimée à près de 11 millions de bénéficiaires potentiels. Informalité de l’économie, revenus volatils, faible culture contributive : les causes sont connues, les remèdes plus lents à produire leurs effets. La CNSS indique travailler, avec les départements concernés, au « renforcement de l’adhésion » et à « l’amélioration du recouvrement ».

Tadamon et Achamil, les régimes de la solidarité

À l’autre bout de la chaîne, l’AMO Tadamon, destinée aux populations en situation de vulnérabilité, a couvert 3,95 millions de personnes pour 8,49 MMDH de prestations (+13 %). L’AMO Achamil, elle, connaît la plus forte progression du système : 265 551 assurés principaux, soit +70 % en un an, pour 1,36 MMDH versés. Le régime des salariés, colonne vertébrale du dispositif, dépasse quant à lui 4 millions d’assurés principaux (+5 %) pour 9,22 MMDH de prestations (+12 %).

Le régime général tire l’ensemble

Le reste du bilan est plus confortable. Le nombre de salariés déclarés à la CNSS atteint 4,24 millions (+4 %) et la masse salariale déclarée passe de 222,51 à 244,84 MMDH, soit une hausse de 10 %. Les cotisations dues s’établissent à 36,46 MMDH (+9 %), pour 31,5 MMDH de prestations servies contre 29,7 MMDH un an plus tôt.

Une partie de cette performance vient de la traque à la sous-déclaration. La Caisse revendique 10 411 missions d’inspection et de contrôle en 2025, en hausse de 22 %, ayant permis de régulariser la situation de 151 682 salariés (+24 %) et de faire rentrer dans les radars une masse salariale de 6,6 MMDH, en progression de 63 %. Au total, les actions de recouvrement ont rapporté 5,25 MMDH, contre 4,79 MMDH en 2024.

Deux filiales pour préparer la suite

Au-delà des comptes, le Conseil a arrêté les états financiers, validé le plan d’action et le budget 2026, et pris acte du rapport du Contrôleur d’État. Il a surtout approuvé plusieurs décisions structurantes : le renforcement de la sécurité des systèmes d’information, la création d’une filiale dédiée à l’accélération de la transformation digitale, et la mise en place d’une entité chargée de la gestion des Polycliniques de la CNSS.

Des chantiers qui interviennent alors que la Caisse absorbe progressivement de nouvelles missions dans le cadre de la généralisation de la protection sociale — un transfert de charges dont le Conseil économique, social et environnemental a lui-même souligné les risques financiers.

LNT

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Santé : le Groupement sanitaire territorial de Casablanca-Settat entre en fonction https://lnt.ma/sante-le-groupement-sanitaire-territorial-de-casablanca-settat-entre-en-fonction/ Wed, 02 Sep 2026 15:00:19 +0000 https://lnt.ma/?p=556361 Le Groupement sanitaire territorial (GST) de Casablanca-Settat est officiellement entré en fonction mardi, marquant le début de l’exercice de ses attributions dans la région. Cette nouvelle structure doit assurer une gestion régionale et coordonnée de l’offre de soins, avec notamment pour priorités l’amélioration des parcours des patients, la rationalisation des ressources et l’accélération de la […]

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Le Groupement sanitaire territorial (GST) de Casablanca-Settat est officiellement entré en fonction mardi, marquant le début de l’exercice de ses attributions dans la région. Cette nouvelle structure doit assurer une gestion régionale et coordonnée de l’offre de soins, avec notamment pour priorités l’amélioration des parcours des patients, la rationalisation des ressources et l’accélération de la transformation numérique du secteur.

Le Groupement sanitaire territorial de Casablanca-Settat devient opérationnel. Sa direction a annoncé le démarrage effectif de ses activités, dans le cadre de la réforme du système national de santé engagée au Maroc.

Le GST doit notamment permettre de faire évoluer la gestion de l’offre de soins vers une organisation à l’échelle régionale, en coordonnant les différentes composantes du système de santé de Casablanca-Settat.

Cette nouvelle organisation s’inscrit dans le chantier de réforme du système national de santé conduit conformément aux orientations du Roi Mohammed VI.

Une gestion intégrée de l’offre de soins

L’un des principaux objectifs du GST consiste à renforcer la gouvernance territoriale du secteur et à améliorer la coordination entre les différents niveaux de prise en charge.

Cette organisation doit couvrir l’ensemble du parcours de soins, depuis les établissements de soins de santé primaires jusqu’aux centres hospitaliers universitaires.

Le Groupement entend ainsi renforcer la complémentarité entre les structures sanitaires et améliorer l’orientation des patients au sein du système régional.

Cette approche doit également permettre de rationaliser l’utilisation des ressources humaines et financières disponibles, avec pour objectif d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Plusieurs chantiers sont identifiés comme prioritaires par le GST Casablanca-Settat. Le développement de l’offre de soins figure parmi les principaux axes annoncés, parallèlement à la modernisation des modes de gestion et de gouvernance.

Le Groupement prévoit également de travailler sur l’amélioration des parcours de prise en charge des patients et sur le renforcement de la complémentarité entre les différents niveaux de soins.

La transformation numérique constitue un autre axe de cette nouvelle organisation. Le GST entend accélérer son déploiement dans les établissements et services relevant de son périmètre, parallèlement à l’amélioration des indicateurs de performance et de la qualité des prestations proposées aux usagers.

Les ressources humaines parmi les priorités

La nouvelle structure régionale entend également accorder une place importante à la gestion des ressources humaines, considérées comme un élément central de la transformation du système de santé.

Le GST prévoit à ce titre de mobiliser les compétences médicales, soignantes et administratives nécessaires au fonctionnement des établissements de la région.

L’amélioration des conditions de travail et le renforcement des programmes de formation figurent également parmi les orientations annoncées. L’objectif est d’adapter les compétences et les effectifs aux besoins des différentes structures sanitaires de Casablanca-Settat.

La direction du GST appelle enfin les différents acteurs concernés à accompagner la mise en place de cette nouvelle organisation.

Cet appel s’adresse notamment aux autorités publiques, aux collectivités territoriales, aux partenaires institutionnels et sociaux ainsi qu’aux composantes de la société civile.

LNT

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Diabète: le coût du suivi reste à la charge des patients, faute de remboursement des capteurs https://lnt.ma/diabete-le-cout-du-suivi-reste-a-la-charge-des-patients-faute-de-remboursement-des-capteurs/ Wed, 02 Sep 2026 10:06:14 +0000 https://lnt.ma/?p=556286 Plus de 2,7 millions d’adultes sont diabétiques au Maroc, dont près de la moitié sans diagnostic. Au-delà des médicaments, le suivi quotidien représente une dépense que les patients évaluent entre 2 000 et 2 500 dirhams par mois selon les besoins et le niveau de couverture. Les capteurs de mesure continue du glucose demeurent peu […]

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Plus de 2,7 millions d’adultes sont diabétiques au Maroc, dont près de la moitié sans diagnostic. Au-delà des médicaments, le suivi quotidien représente une dépense que les patients évaluent entre 2 000 et 2 500 dirhams par mois selon les besoins et le niveau de couverture. Les capteurs de mesure continue du glucose demeurent peu pris en charge.

La question du diabète au Maroc est le plus souvent abordée sous l’angle de la prévalence. Elle se pose aussi, pour les patients, sous celui du coût du suivi, poste distinct de celui des traitements et beaucoup moins documenté.

Les données du ministère de la Santé situent à plus de 2,7 millions le nombre d’adultes atteints de diabète dans le Royaume, avec une caractéristique qui commande tout le reste : près de la moitié d’entre eux ne sont pas diagnostiqués. Cette proportion signifie que le coût supporté par les patients suivis ne concerne qu’une part de la population effectivement malade, l’autre part supportant, elle, le coût des complications non prévenues.

Les ordres de grandeur rapportés par les patients éclairent la charge réelle. Une patiente évoque un achat d’insuline d’environ 3 330 dirhams par trimestre, couvert par son assurance. Une autre évalue ses dépenses mensuelles entre 2 000 et 2 500 dirhams selon ses besoins et l’étendue de sa couverture. Ces montants relèvent de cas individuels et ne constituent pas des moyennes nationales, mais ils situent l’enjeu.

Le point de blocage identifié porte sur les technologies de surveillance. Les bandelettes d’autosurveillance glycémique demeurent le mode de mesure le plus répandu, non par choix médical mais par défaut : la prise en charge des capteurs de mesure continue du glucose reste limitée. Or ces dispositifs modifient la qualité du suivi, en particulier pour le diabète de type 1 et pour les patients sous insuline, en permettant de détecter les variations nocturnes et les hypoglycémies asymptomatiques.

L’endocrinologue Nouzha Semlali relève les disparités d’accès à ces technologies et les lacunes de couverture. À quoi s’ajoutent des ruptures d’approvisionnement qui compliquent périodiquement la gestion des traitements.

L’arbitrage posé est classique en économie de la santé. Le remboursement d’un dispositif de surveillance représente une dépense immédiate et identifiable pour l’assurance maladie ; les complications qu’il permet d’éviter, néphropathies, rétinopathies, amputations, hospitalisations, représentent une dépense différée et diffuse, mais d’un ordre de grandeur supérieur. La difficulté tient à ce que les deux ne relèvent pas des mêmes lignes budgétaires ni du même horizon temporel.

La généralisation de l’assurance maladie obligatoire, qui couvre désormais une large majorité de la population, déplace la question du principe de la couverture vers celui du contenu du panier de soins, dont la définition constitue l’un des chantiers ouverts du système de santé.

LNT

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Prix des médicaments : le Maroc adopte sa première réforme de la tarification en 13 ans https://lnt.ma/prix-des-medicaments-le-maroc-adopte-sa-premiere-reforme-de-la-tarification-en-13-ans/ Sat, 15 Aug 2026 15:22:45 +0000 https://lnt.ma/?p=554824 Un décret publié le 23 juillet 2026 refond les règles de fixation des prix des médicaments au Maroc, treize ans après le cadre de 2013. Révision triennale automatique, marges d’importation réduites, mécanisme anti-pénurie : le texte redéfinit en profondeur l’équilibre entre accessibilité des soins et sécurité de l’approvisionnement.** Après plusieurs années d’attente et de concertation, […]

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Un décret publié le 23 juillet 2026 refond les règles de fixation des prix des médicaments au Maroc, treize ans après le cadre de 2013. Révision triennale automatique, marges d’importation réduites, mécanisme anti-pénurie : le texte redéfinit en profondeur l’équilibre entre accessibilité des soins et sécurité de l’approvisionnement.**

Après plusieurs années d’attente et de concertation, le gouvernement a acté une réforme structurelle de la tarification pharmaceutique. Le décret n° 2.25.631, publié le 23 juillet 2026, modifie le cadre en vigueur depuis 2013 et a été élaboré en concertation avec la commission interministérielle des prix, l’Agence marocaine des médicaments, le Conseil de la concurrence et les autorités sanitaires.

Une révision automatique tous les trois ans

Principale innovation du texte : les prix des médicaments de marque seront désormais réexaminés automatiquement tous les trois ans, selon deux méthodes distinctes en fonction du niveau de prix. Pour les médicaments dont le prix dépasse 300 dirhams, la comparaison se fera avec les prix les plus bas observés dans les pays de référence. Pour ceux dont le prix est égal ou inférieur à 300 dirhams, c’est la moyenne des prix pratiqués dans ces mêmes pays qui servira de base de calcul.

Les génériques et biosimilaires ne sont pas épargnés par la mécanique : ils seront révisés selon le même taux de baisse que leur princeps de référence, avec un plafond fixé à 15%, tout en garantissant qu’ils ne pourront jamais dépasser le prix du médicament original.

Des marges d’importation resserrées

Le décret revoit également les modalités de calcul applicables aux médicaments importés, en s’appuyant sur le cours moyen de la devise sur trois mois publié par Bank Al-Maghrib. La marge additionnelle pour frais d’approche, longtemps fixée à 10%, est ramenée à 2,5%, un ajustement qui devrait mécaniquement peser sur le prix public de nombreuses spécialités importées.

Un nouvel article pour sécuriser l’approvisionnement

Au-delà de la seule question du prix, la réforme introduit un article 22 ter destiné à répondre aux épisodes de pénurie ou aux situations d’urgence sanitaire. Ce mécanisme permet aux autorités d’ajuster temporairement les prix lorsque l’approvisionnement du marché est menacé, actant un changement de philosophie : le prix n’est plus envisagé uniquement sous l’angle de son niveau, mais aussi comme un levier pour garantir la disponibilité des produits.

Douze mois pour se mettre en conformité

Les laboratoires et distributeurs disposent d’un délai de douze mois à compter de la publication du décret pour procéder à la révision des prix des médicaments déjà commercialisés, les nouveaux tarifs devant être appliqués dans les 60 jours suivant leur annonce officielle. Le secteur pharmaceutique, qui avait plaidé pour davantage de visibilité réglementaire, entre ainsi dans une nouvelle phase, avec en toile de fond l’objectif gouvernemental d’alléger la facture santé des ménages marocains.

 

LNT

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Alzheimer : un professeur marocain derrière une avancée sur le dépistage précoce https://lnt.ma/alzheimer-un-professeur-marocain-derriere-une-avancee-sur-le-depistage-precoce/ Sat, 08 Aug 2026 12:07:45 +0000 https://lnt.ma/?p=554559 Une équipe de chercheurs de l’Université de New York (NYU), dirigée par les professeurs Allal Boutajangout et Thomas Wisniewski, a mis en évidence le potentiel de biomarqueurs sanguins pour détecter les processus associés à la maladie d’Alzheimer plusieurs années avant l’apparition des principaux signes cliniques. Cette approche pourrait faciliter le dépistage des personnes à risque […]

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Une équipe de chercheurs de l’Université de New York (NYU), dirigée par les professeurs Allal Boutajangout et Thomas Wisniewski, a mis en évidence le potentiel de biomarqueurs sanguins pour détecter les processus associés à la maladie d’Alzheimer plusieurs années avant l’apparition des principaux signes cliniques. Cette approche pourrait faciliter le dépistage des personnes à risque et permettre une prise en charge plus précoce de la maladie.

Professeur de neurologie et de neurosciences à la Faculté de médecine de l’Université de New York et co-directeur du Centre de neurologie cognitive et de la plateforme des biomarqueurs, Allal Boutajangout explique que les travaux menés par son équipe reposent sur l’analyse de plusieurs biomarqueurs plasmatiques.

L’approche s’intéresse notamment aux protéines bêta-amyloïde et tau, étroitement associées à la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’à différents biomarqueurs inflammatoires et pro-inflammatoires.

Trois groupes de patients étudiés

Les chercheurs ont travaillé sur trois catégories de patients correspondant à différents stades de l’évolution cognitive. La première rassemble des personnes ne présentant pas de troubles cognitifs. La deuxième concerne des individus souffrant d’un déclin cognitif subjectif (SCD), c’est-à-dire des personnes ressentant des difficultés de mémoire alors que les tests cliniques ne mettent pas encore en évidence d’altération significative. La troisième catégorie regroupe des patients présentant une déficience cognitive plus prononcée (MCI).

Selon les résultats présentés par le professeur Boutajangout, une forte corrélation a été observée entre les biomarqueurs détectés dans le sang et les dépôts cérébraux d’amyloïde et de protéine tau mesurés notamment par tomographie par émission de positons (PET scan).

Ces analyses permettraient également de distinguer avec davantage de précision les différentes phases d’évolution de la maladie.

Des signes détectables huit à dix ans plus tôt

L’un des principaux enseignements de ces travaux réside dans la possibilité d’identifier certains processus pathologiques très en amont des manifestations cliniques majeures.

Selon Allal Boutajangout, les biomarqueurs étudiés pourraient révéler les premiers processus associés à Alzheimer huit à dix ans avant l’apparition des principaux symptômes cliniques, à un moment où les lésions cérébrales ont déjà commencé à se développer mais restent souvent difficiles à identifier avec les méthodes diagnostiques conventionnelles.

Cette détection précoce représente, selon le chercheur marocain, « une avancée importante vers une médecine préventive et de précision », puisqu’elle pourrait permettre d’intervenir avant l’installation d’une démence cliniquement manifeste.

L’intégration de ces analyses sanguines dans les dispositifs de dépistage permettrait notamment d’identifier plus rapidement les personnes présentant un risque élevé et d’adapter leur prise en charge aux différentes phases d’évolution de la maladie. Le suivi régulier des biomarqueurs pourrait également contribuer à évaluer l’évolution de l’état des patients.

Une alternative plus accessible aux examens lourds

L’intérêt de cette approche est également économique et pratique. Les techniques actuellement utilisées pour rechercher certains marqueurs d’Alzheimer, comme le PET scan ou l’analyse du liquide céphalo-rachidien obtenue par ponction lombaire, restent relativement coûteuses, invasives ou difficiles à déployer à grande échelle.

À l’inverse, une analyse sanguine serait plus simple à réaliser, moins coûteuse et plus facilement intégrable dans les parcours de soins. Elle pourrait ainsi servir d’examen de première intention, avant de recourir à des investigations plus complexes pour confirmer les cas suspects.

Les recherches conduites par l’équipe de NYU ne se limitent par ailleurs pas à Alzheimer. Les scientifiques travaillent également sur l’identification de biomarqueurs associés à d’autres pathologies et atteintes neurologiques, notamment la maladie de Parkinson, la démence fronto-temporale, les traumatismes crâniens, les accidents vasculaires cérébraux, l’autisme et la sclérose latérale amyotrophique.

LNT avec  MAP

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Entretien avec Hasnaa Trombati : « Mieux informer le public est essentiel pour préserver la santé visuelle » https://lnt.ma/entretien-avec-hasnaa-trombati-mieux-informer-le-public-est-essentiel-pour-preserver-la-sante-visuelle/ Tue, 28 Jul 2026 14:06:17 +0000 https://lnt.ma/?p=553940 La santé visuelle est un enjeu de santé publique qui évolue avec les modes de vie. L’augmentation du temps passé devant les écrans, la progression de la myopie chez les enfants et le vieillissement de la population contribuent à faire émerger de nouveaux besoins en matière de prévention et de dépistage. Dans cet entretien, Hasnaa […]

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La santé visuelle est un enjeu de santé publique qui évolue avec les modes de vie. L’augmentation du temps passé devant les écrans, la progression de la myopie chez les enfants et le vieillissement de la population contribuent à faire émerger de nouveaux besoins en matière de prévention et de dépistage. Dans cet entretien, Hasnaa Trombati, opticienne et fondatrice de Mod’Optic, partage son regard sur la situation au Maroc et rappelle les bons réflexes à adopter pour préserver sa vision.

La Nouvelle Tribune : Quelle est aujourd’hui la situation de la santé visuelle au Maroc ?

Hasnaa Trombati : Aujourd’hui, les troubles visuels les plus fréquents que nous rencontrons chez Mod’Optic sont les troubles de la réfraction, comme la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie. Nous constatons également une augmentation de la fatigue oculaire liée à l’utilisation intensive des écrans, qui peut se traduire par des yeux secs, une vision fluctuante ou des maux de tête.

Chez les enfants, la progression de la myopie est une préoccupation majeure. Chez les personnes de plus de 60 ans, nous orientons régulièrement vers un ophtalmologiste lorsque nous suspectons des pathologies comme la cataracte, le glaucome ou la DMLA. Notre rôle est avant tout de détecter les signes d’alerte, d’assurer un équipement visuel adapté et, si nécessaire, d’orienter rapidement le patient vers une prise en charge médicale.

Les Marocains accordent-ils suffisamment d’importance au dépistage visuel ?

On observe une prise de conscience progressive, notamment en raison de la fatigue visuelle liée aux écrans et des campagnes de sensibilisation. Il reste toutefois des freins, comme le coût, le manque d’information ou encore la banalisation de la gêne visuelle. Beaucoup de personnes consultent seulement lorsque les symptômes deviennent vraiment gênants. La situation s’améliore, mais le dépistage reste encore trop irrégulier.

Les enfants sont-ils davantage exposés aux troubles de la vue avec l’augmentation du temps passé devant les écrans ?

Oui, les enfants sont aujourd’hui davantage exposés aux troubles de la vue, notamment en raison du temps prolongé passé devant les écrans. Nous observons une augmentation des cas de myopie, ce qui rend le dépistage précoce particulièrement important.

Quels signes doivent alerter et pousser à consulter un spécialiste ?

Certains signes doivent inciter à consulter rapidement, comme par exemple une rougeur persistante, une douleur à l’œil, un larmoiement inhabituel, une sensibilité à la lumière ou une baisse de la vision. Si ces symptômes apparaissent, il vaut mieux consulter rapidement.

Quels sont les bons réflexes à adopter au quotidien pour préserver sa vision ?

Quelques gestes simples permettent de préserver sa vision au quotidien : porter des lunettes de soleil de bonne qualité pour se protéger des UV, bien s’hydrater, retirer ses lentilles avant de nager et utiliser des larmes artificielles si nécessaire. Il est également important de limiter le temps passé devant les écrans ou, à défaut, de faire des pauses régulières.

Quels sont, selon vous, les principaux défis qui restent à relever pour améliorer l’accès aux soins visuels au Maroc ?

Les principaux défis, sont surtout la prévention et le dépistage précoce.

Beaucoup de personnes consultent seulement lorsque la gêne devient importante, alors qu’un contrôle régulier permettrait de détecter plus tôt certains troubles visuels. Il est également nécessaire de mieux sensibiliser les familles à la progression de la myopie chez les enfants, de limiter le temps d’écran, de protéger les yeux des rayons UV et de rendre les examens visuels plus accessibles. Plus largement, une meilleure information du public reste l’un des leviers les plus efficaces pour préserver durablement la santé visuelle.

Propos recueillis par Asmaa Loudni

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Recherche et innovation : l’UM6P dresse le bilan de son Unité de Gestion des Fonds https://lnt.ma/lum6p-franchit-un-cap-dans-le-financement-de-la-recherche/ Mon, 27 Jul 2026 09:42:30 +0000 https://lnt.ma/?p=553924 Cinq ans après sa création, l’Unité de Gestion des Fonds (UGF) de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) revendique un rôle croissant dans la structuration de la recherche scientifique au Maroc. Dans son premier rapport quinquennal, l’université met en avant le déploiement de plus de 25 programmes de recherche, l’accompagnement de plus de 150 projets et […]

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Cinq ans après sa création, l’Unité de Gestion des Fonds (UGF) de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) revendique un rôle croissant dans la structuration de la recherche scientifique au Maroc. Dans son premier rapport quinquennal, l’université met en avant le déploiement de plus de 25 programmes de recherche, l’accompagnement de plus de 150 projets et la mobilisation d’un large réseau de chercheurs et d’experts, tout en soulignant le renforcement des mécanismes de gouvernance et de financement de la recherche.

Créée en 2020, l’UGF a développé un dispositif couvrant l’ensemble du cycle de vie des projets de recherche, depuis les appels à projets et leur évaluation jusqu’au suivi des résultats et à la mesure de leur impact.

En cinq ans, l’unité indique avoir lancé plus de 25 programmes de recherche et d’innovation, accompagné plus de 150 projets, mobilisé plus de 1.500 chercheurs ainsi qu’un réseau de plus de 1.000 experts nationaux et internationaux. Ces initiatives ont impliqué 11 universités publiques marocaines, des organismes nationaux de recherche et plusieurs partenaires autour de thématiques telles que la santé, l’agriculture, l’énergie, l’eau, les matériaux, les sciences humaines ou encore l’intelligence artificielle.

Selon l’UM6P, l’UGF a été créée pour professionnaliser la gestion des financements destinés à la recherche et au transfert de technologie. Au fil des années, l’unité a mis en place des procédures couvrant la sélection, l’évaluation, la contractualisation, le suivi et l’évaluation de l’impact des projets.

L’université estime que cette approche a contribué à faire évoluer les pratiques de pilotage de la recherche en instaurant des standards communs en matière d’évaluation, de suivi et de redevabilité, dans une logique davantage orientée vers la qualité scientifique et la valorisation des résultats.

Le rapport met également en avant les résultats des programmes accompagnés. Ceux-ci auraient contribué à la formation de plus de 390 doctorants et à la mobilisation de plus de 210 post-doctorants et ingénieurs de recherche.

L’UM6P indique également que ces projets ont favorisé le développement de nouvelles technologies et de prototypes, accompagné plus de 25 projets en phase de maturation technologique et commerciale et donné lieu à la publication de plus de 236 articles scientifiques dans des revues internationales classées dans le premier quartile (Q1).

Pour Ryad Mouline, responsable de l’Unité de Gestion des Fonds, « l’impact d’une recherche se prépare bien avant ses résultats » et repose notamment sur la qualité de la gouvernance des projets, depuis leur conception jusqu’à leur suivi.

L’université indique enfin que cette première phase ouvre la voie à une nouvelle étape avec le Programme national d’appui à la recherche, au développement et à l’innovation (PNARDI), mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation et la Fondation OCP. Dans ce cadre, l’UGF assurera la coordination des processus d’évaluation, de contractualisation, de suivi et d’évaluation de l’impact des projets au profit des universités publiques et des institutions nationales de recherche.

LNT

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Économie du soin : le Maroc présente une stratégie nationale pour structurer le secteur https://lnt.ma/economie-du-soin-le-maroc-presente-une-strategie-nationale-pour-structurer-le-secteur/ Fri, 17 Jul 2026 10:55:11 +0000 https://lnt.ma/?p=553354 Présentée à Rabat par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, la stratégie nationale de promotion de l’économie des soins à autrui ambitionne de structurer un véritable système national des soins, capable de répondre aux évolutions démographiques, de soutenir l’inclusion économique – notamment des femmes – et de créer de […]

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Présentée à Rabat par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, la stratégie nationale de promotion de l’économie des soins à autrui ambitionne de structurer un véritable système national des soins, capable de répondre aux évolutions démographiques, de soutenir l’inclusion économique – notamment des femmes – et de créer de nouveaux emplois dans un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans le développement du Royaume.

L’objectif affiché consiste à mettre en place un système national intégré des soins à autrui, capable de répondre à une demande appelée à croître sous l’effet des transformations démographiques et sociales. La stratégie adopte une approche globale couvrant l’ensemble du cycle de vie, avec l’ambition d’assurer une meilleure couverture des besoins, une plus grande équité territoriale, un financement pérenne et une reconnaissance du travail de soin comme une responsabilité collective.

Faire évoluer le modèle des soins

Intervenant à cette occasion, la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahia, a estimé que cette stratégie traduit la volonté d’opérer un changement profond dans la manière d’appréhender le travail de soin au Maroc.

Selon elle, il s’agit de dépasser une logique où cette responsabilité repose principalement sur les familles pour évoluer vers un modèle fondé sur un partage des responsabilités entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé, les partenaires sociaux, les acteurs de l’économie sociale et solidaire ainsi que les familles elles-mêmes.

La ministre a souligné que cette stratégie associe plusieurs dimensions complémentaires : promotion des droits, égalité entre les femmes et les hommes, création d’emplois, renforcement de la protection sociale, professionnalisation des métiers du soin, mise en place de normes garantissant les droits des professionnels et développement de mécanismes de financement durables.

Pour Naima Ben Yahia, l’économie des soins ne constitue pas une politique sociale supplémentaire, mais un levier structurant susceptible d’accompagner les mutations de la société, de consolider les acquis sociaux et de limiter à terme les coûts liés aux prises en charge de longue durée.

La stratégie répond également à un objectif économique. En reconnaissant pleinement les activités liées aux soins, elle entend favoriser la création d’emplois qualifiés dans un secteur encore largement informel, tout en facilitant une meilleure participation des femmes au marché du travail.

Le développement de services accessibles de prise en charge des enfants, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou dépendantes est en effet considéré comme un facteur essentiel pour améliorer l’inclusion économique, notamment féminine.

Cette orientation rejoint les recommandations formulées ces dernières années par plusieurs organisations internationales, qui considèrent l’économie du soin comme un important gisement d’emplois et un levier de croissance inclusive.

Une stratégie articulée autour de cinq priorités

La feuille de route s’articule autour de cinq axes majeurs.

Le premier vise à développer, diversifier et mieux répartir l’offre de services de soins sur l’ensemble du territoire afin de réduire les disparités territoriales.

Le deuxième concerne la structuration des métiers du soin à travers leur professionnalisation, le renforcement de leur attractivité et la valorisation des compétences.

Le troisième porte sur la mise en place d’un modèle de financement garantissant la pérennité du système ainsi que la continuité de la demande pour ces services.

Le quatrième entend renforcer la reconnaissance sociale du travail de soin en favorisant un partage plus équilibré des responsabilités entre les différents acteurs de la société.

Enfin, le cinquième axe est consacré à la gouvernance, avec le renforcement des mécanismes de pilotage, de coordination, de régulation et d’évaluation des politiques publiques dans ce domaine.

Les partenaires présents ont salué cette initiative.

Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdelkader Amara, a rappelé que son institution plaidait depuis plusieurs années pour l’élaboration d’une stratégie nationale structurée dans ce domaine. Selon lui, le principal défi consiste désormais à transformer cette vision en résultats concrets, à travers des services de qualité accessibles à tous, des emplois décents, un financement durable et une gouvernance efficace.

Les partenaires internationaux ont également exprimé leur soutien à cette démarche.

La directrice de l’Agence française de développement (AFD) au Maroc, Catherine Bonnaud, a estimé que le Royaume franchissait une étape importante dans la reconnaissance du travail de soin comme enjeu stratégique de développement, réaffirmant la volonté de l’AFD d’accompagner la mise en œuvre de cette stratégie.

L’ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a salué une vision moderne qui fait de l’économie du soin un outil au service du développement économique, de la valorisation du capital humain et de la cohésion sociale.

L’ambassadrice de Suède, Fredrika Ornbrant, a pour sa part souligné les progrès réalisés dans le cadre de la coopération entre le Maroc et ONU Femmes, notamment sur les questions liées au partage des responsabilités parentales et à l’égalité entre les femmes et les hommes. Selon elle, le lancement de cette stratégie marque une étape historique en reconnaissant que l’économie du soin relève désormais pleinement des politiques publiques.

De son côté, Chidi King, responsable de la branche Genre, égalité, diversité et inclusion de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a qualifié cette stratégie de référence pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, mettant en avant le choix du Maroc en faveur d’une gouvernance interministérielle associant les partenaires sociaux.

Intervenant par visioconférence, la directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, Nyaradzayi Gumbonzvanda, a également salué une initiative pionnière qui traduit, selon elle, l’engagement du Royaume en faveur de l’égalité, de l’inclusion et du développement humain.

LNT

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Santé : le Maroc renforce sa stratégie de lutte contre le cancer https://lnt.ma/sante-le-maroc-renforce-sa-strategie-de-lutte-contre-le-cancer/ Thu, 16 Jul 2026 10:19:03 +0000 https://lnt.ma/?p=553260 Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a tenu, mercredi à Rabat, une réunion du comité de pilotage du Plan national de prévention et de contrôle du cancer 2020-2029, présidée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui. Cette réunion a été consacrée à la présentation des […]

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Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a tenu, mercredi à Rabat, une réunion du comité de pilotage du Plan national de prévention et de contrôle du cancer 2020-2029, présidée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui.

Cette réunion a été consacrée à la présentation des résultats de l’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre du Plan national et à l’identification des priorités stratégiques pour la période restante, dans le cadre du déploiement de la réforme du système de santé et de la généralisation de la protection sociale.

Dans une allocution à cette occasion, M. Tehraoui a souligné que cette évaluation constitue « une véritable étape de partage et de concertation indispensable pour orienter avec justesse les quatre années qui nous séparent de l’échéance de ce deuxième plan décennal ».

Les investissements soutenus réalisés par le Royaume au cours des quinze dernières années dans les infrastructures et les ressources humaines dédiées à la prise en charge des cancers ont permis d’accroître considérablement les capacités de prise en charge, a mis en avant le ministre, précisant que les centres publics d’oncologie assurent désormais le suivi de plus de 110.000 patients par an, dont près de 24.000 nouveaux cas.

M. Tehraoui a également fait savoir que le Royaume compte aujourd’hui 59 centres de référence de santé reproductive, qui constituent une étape clé de la détection précoce des cancers du sein et du col de l’utérus, insistant sur la nécessité de transformer ces acquis en une excellence durable, à travers l’adaptation de l’offre de soins à une demande croissante liée au vieillissement démographique et à l’amélioration du diagnostic.

Il a, par ailleurs, affirmé que la réduction des écarts territoriaux et l’équité d’accès aux soins, qui constituent « une priorité absolue » dans la feuille de route, sont des principes fondamentaux de la refonte du système national de santé.

M. Tehraoui a, en outre, estimé que la réforme structurelle engagée par le Royaume, notamment à travers la mise en place des groupements sanitaires territoriaux et le renforcement de la régionalisation avancée, offre l’opportunité pour consolider la gouvernance du plan cancer, d’achever la digitalisation des systèmes d’information et de garantir la continuité des parcours de soins, entre le premier recours, le diagnostic, la prise en charge thérapeutique et la réhabilitation.

Selon le ministre, les résultats de cette évaluation permettront de définir les priorités, notamment en matière de gouvernance et de coordination interinstitutionnelle, de renforcement de la prévention, du dépistage et de la détection précoce, de continuité et d’équité d’accès aux traitements, de partenariat public-privé, ainsi que d’optimisation des ressources humaines, des équipements et des systèmes d’information.

Ces priorités devront être au cœur du plan d’action 2027-2028, avec pour objectif de réduire l’incidence du cancer et la mortalité, a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère, Mohamed El Youbi, a relevé que cette réunion intervient dans le contexte de la mise en œuvre de la réforme du système national de santé, conformément aux Hautes Orientations Royales, dont l’objectif est de généraliser la couverture sanitaire et de garantir à toute personne nécessitant des soins un accès sans obstacle géographique ou financier à des prestations de qualité, incluant les traitements les plus modernes.

Dans une déclaration à la presse, M. El Youbi a souligné que le Maroc a enregistré des résultats « très positifs » dans la lutte contre le cancer, l’érigeant en modèle de référence au niveau des instances régionales et internationales, notant que cette réunion vise essentiellement à identifier avec précision les insuffisances et les domaines nécessitant un renforcement des efforts.

Les résultats de cette évaluation ont mis en évidence les progrès significatifs réalisés par le Maroc dans la lutte contre le cancer, notamment à travers le renforcement du réseau des établissements de prise en charge du cancer, l’élargissement de l’offre de soins en oncologie, l’amélioration de l’accès aux médicaments innovants, le développement des soins palliatifs, ainsi que l’extension du programme de dépistage précoce des cancers du sein et du col de l’utérus, peut-on lire dans un communiqué du ministère de la Santé et de la Protection sociale.

Le Comité de pilotage a également relevé un certain nombre de défis qui nécessitent la poursuite des efforts, notamment l’augmentation de la couverture vaccinale contre le Papillomavirus Humain (HPV), le renforcement de la prévention des cancers liés aux risques professionnels et environnementaux, ainsi que l’amélioration du parcours de diagnostic et de prise en charge conformément aux standards internationaux.

À l’issue de ses travaux, le Comité de pilotage a approuvé les orientations prioritaires pour la période 2027-2029. Celles-ci reposent principalement sur le renforcement de la gouvernance du Plan national, l’accélération de la mise en œuvre des programmes de prévention, la garantie d’un accès équitable aux services de diagnostic et de traitement, le renforcement des ressources humaines et des équipements, l’accélération de la transformation numérique des services de santé, ainsi que l’accompagnement du déploiement des Groupements Sanitaires Territoriaux, afin d’assurer l’efficacité et la pérennité des services de lutte contre le cancer.

 

LNT avec Map

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Dentisterie : les technologies numériques transforment progressivement les pratiques au Maroc https://lnt.ma/dentisterie-les-technologies-numeriques-transforment-progressivement-les-pratiques-au-maroc/ Fri, 10 Jul 2026 11:04:28 +0000 https://lnt.ma/?p=552885 L’intégration des nouvelles technologies dans les cabinets dentaires continue de gagner du terrain au Maroc, portée par l’évolution des équipements médicaux et des pratiques cliniques. Planification numérique en trois dimensions, chirurgie guidée par ordinateur ou encore restaurations biomimétiques figurent désormais parmi les outils qui modifient les approches diagnostiques et thérapeutiques de certains praticiens. Cette évolution […]

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L’intégration des nouvelles technologies dans les cabinets dentaires continue de gagner du terrain au Maroc, portée par l’évolution des équipements médicaux et des pratiques cliniques. Planification numérique en trois dimensions, chirurgie guidée par ordinateur ou encore restaurations biomimétiques figurent désormais parmi les outils qui modifient les approches diagnostiques et thérapeutiques de certains praticiens.

Cette évolution s’inscrit dans une tendance internationale visant à rendre les soins plus précis, plus conservateurs et davantage personnalisés. Au-delà de l’amélioration des performances techniques, ces innovations accompagnent également le développement de la dentisterie dite « minimalement invasive », qui privilégie la préservation des tissus dentaires et gingivaux lorsque les situations cliniques le permettent.

Le Dr Zineb Senhaji, chirurgienne-dentiste diplômée de l’Université libre de Bruxelles (ULB), fait partie des praticiens qui intègrent ces technologies dans leur exercice. Formée au Maroc ainsi qu’en Belgique, en France et en Espagne dans plusieurs disciplines, notamment l’implantologie, la chirurgie orale, la parodontologie, l’orthodontie invisible et la dentisterie restauratrice, elle s’appuie sur des outils numériques destinés à renforcer la précision des traitements.

La planification numérique au service du diagnostic

Parmi les évolutions les plus marquantes figure la planification numérique tridimensionnelle. Cette technologie permet de modéliser en trois dimensions les structures bucco-dentaires avant une intervention et d’élaborer des scénarios thérapeutiques adaptés à chaque patient.

Associée à l’imagerie médicale moderne, cette approche offre au praticien une meilleure visualisation des structures anatomiques et facilite la préparation des interventions, notamment en implantologie ou en chirurgie orale.

Le recours à ces outils vise également à améliorer la prévisibilité des résultats et à réduire les marges d’incertitude lors de certains actes complexes.

L’essor de la chirurgie guidée

Autre évolution notable : l’implantologie guidée. Grâce à des logiciels spécialisés et à des guides chirurgicaux conçus à partir des données numériques du patient, cette technique permet de planifier avec précision le positionnement des implants avant l’intervention.

Cette méthode contribue à sécuriser le geste opératoire et s’inscrit dans une logique de chirurgie de précision, tout en limitant, dans certains cas, le caractère invasif des interventions.

Les protocoles numériques trouvent également des applications dans la parodontologie, discipline consacrée aux tissus de soutien de la dent, où ils participent à une meilleure évaluation des pathologies et au suivi de leur évolution.

Des restaurations inspirées de la dent naturelle

Les restaurations biomimétiques constituent une autre illustration de cette évolution technologique. Leur objectif est de reproduire au plus près les propriétés mécaniques et fonctionnelles des tissus dentaires naturels afin d’améliorer la durabilité des restaurations tout en préservant un maximum de substance dentaire saine.

Cette approche rejoint les principes de la dentisterie conservatrice, qui privilégie des interventions ciblées plutôt que des traitements plus lourds lorsque ceux-ci peuvent être évités.

Une évolution des pratiques centrée sur la personnalisation

Au-delà des équipements, la transformation numérique de la dentisterie favorise une personnalisation accrue des soins. Les données recueillies lors des examens cliniques et radiologiques permettent d’adapter les protocoles thérapeutiques aux caractéristiques anatomiques de chaque patient.

Selon le Dr Zineb Senhaji, « la dentisterie moderne ne doit plus se limiter à traiter une pathologie lorsqu’elle apparaît ». Elle estime que les avancées technologiques permettent de promouvoir une approche davantage axée sur « la prévention, la précision et la personnalisation des soins », avec des traitements qui cherchent à préserver les tissus naturels et à offrir des résultats durables.

Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation de la médecine bucco-dentaire, où les innovations numériques deviennent progressivement des outils d’aide au diagnostic, à la planification et à la réalisation des traitements.

LNT

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Oncorad Group s’allie à ORSI Academy et annonce une première mondiale en téléchirurgie robotique https://lnt.ma/oncorad-group-sallie-a-orsi-academy-et-annonce-une-premiere-mondiale-en-telechirurgie-robotique/ Fri, 03 Jul 2026 15:36:01 +0000 https://lnt.ma/?p=552432 Oncorad Group a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec ORSI Academy, centre belge de référence dans la formation en chirurgie robotique et mini-invasive, ainsi que la réalisation d’une première mondiale présentée comme la première téléchirurgie robotique bidirectionnelle entre l’Europe et l’Afrique. Cette double annonce intervient à l’occasion du deuxième anniversaire du programme de chirurgie […]

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Oncorad Group a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec ORSI Academy, centre belge de référence dans la formation en chirurgie robotique et mini-invasive, ainsi que la réalisation d’une première mondiale présentée comme la première téléchirurgie robotique bidirectionnelle entre l’Europe et l’Afrique. Cette double annonce intervient à l’occasion du deuxième anniversaire du programme de chirurgie robotique du groupe.

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent développer des programmes de formation, de simulation avancée, de mentorat et d’échanges scientifiques destinés aux chirurgiens africains, avec pour objectif de favoriser la diffusion des meilleures pratiques internationales et de contribuer à l’émergence de nouveaux centres d’excellence en chirurgie robotique sur le continent.

Selon Oncorad Group, cette initiative s’inscrit dans sa stratégie visant à faire du Maroc un pôle régional de formation, d’innovation médicale et de transfert de compétences au service de l’Afrique. Le partenariat s’appuie notamment sur l’expertise du Dr Youness Ahallal, professeur de chirurgie robotique à ORSI Academy et chirurgien urologue au sein d’Oncorad Group, engagé dans le développement de la chirurgie robotique et de la téléchirurgie en Afrique.

En parallèle, les deux partenaires annoncent avoir réalisé avec succès ce qu’ils présentent comme la première téléchirurgie robotique bidirectionnelle entre deux continents. Deux interventions robot-assistées ont été menées simultanément sur des patients situés respectivement à la Littoral Clinic Aïn Diab de Casablanca et au sein d’ORSI Academy, en Belgique. Pour la première fois, deux chirurgiens ont piloté à distance un robot installé sur l’autre continent, grâce à une connexion sécurisée à très faible latence développée avec le concours d’Orange Maroc et de ses partenaires internationaux.

Pour les promoteurs du projet, cette démonstration ouvre de nouvelles perspectives en matière de télémédecine en facilitant le partage d’expertise entre centres spécialisés et en améliorant potentiellement l’accès à des soins hautement spécialisés dans les régions où les ressources médicales restent limitées.

Le président-directeur général d’Oncorad Group, le professeur Redouane Samlali, a souligné que l’ambition du groupe ne se limite pas à l’acquisition de technologies de pointe. « Notre ambition dépasse l’acquisition de technologies de pointe. Nous souhaitons contribuer activement à la formation des chirurgiens africains, au partage des connaissances et à l’émergence d’un écosystème d’excellence capable de faire progresser durablement la chirurgie robotique sur le continent », a-t-il déclaré.

Fondé en 2000 par le professeur Redouane Samlali et le Dr Omar Hajji, Oncorad Group s’est progressivement développé autour d’un modèle multidisciplinaire intégrant notamment l’oncologie, l’imagerie médicale, la radiothérapie, la médecine nucléaire, la chirurgie robotique et la réanimation. En 2023, le groupe a renforcé sa capacité d’investissement avec l’entrée à son capital des fonds STOA et Cap Mezzanine 3 afin d’accompagner sa stratégie de développement.

LNT avec CdP

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Réforme de la santé: Tehraoui place le capital humain au cœur du changement https://lnt.ma/reforme-de-la-sante-tehraoui-place-le-capital-humain-au-coeur-du-changement/ Wed, 24 Jun 2026 11:00:10 +0000 https://lnt.ma/?p=551726 Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, M. Amine Tehraoui, a affirmé, mardi à Meknès, qu’aucun chantier de réforme, aussi ambitieux soit-il, ne peut atteindre ses objectifs sans l’engagement, la mobilisation et l’implication effective des professionnels de santé. « Les ressources humaines ne constituent pas seulement une composante de la réforme, mais en […]

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Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, M. Amine Tehraoui, a affirmé, mardi à Meknès, qu’aucun chantier de réforme, aussi ambitieux soit-il, ne peut atteindre ses objectifs sans l’engagement, la mobilisation et l’implication effective des professionnels de santé.

« Les ressources humaines ne constituent pas seulement une composante de la réforme, mais en sont le socle, le moteur et la garantie de sa pérennité », a expliqué M.Tehraoui dans une allocution adressée par visioconférence aux participants aux journées nationales des ressources humaines, organisées du 23 au 25 juin sous le thème « Le capital humain : pilier et moteur de l’amélioration du système de santé ».

Il a ajouté que cette nouvelle étape exige une approche stratégique de la gestion du capital humain, fondée sur l’anticipation des besoins, le développement des compétences et la valorisation des parcours professionnels.

Il a, en outre, mis en avant le rôle central et l’engagement effectif de l’ensemble des professionnels de santé, aux niveaux central et régional, dans la réussite de cette transformation stratégique, en tant que levier essentiel pour améliorer la qualité des services de santé et renforcer la proximité avec les citoyennes et les citoyens.

A cette occasion, il a réitéré l’engagement du ministère à poursuivre la mise en œuvre de cette réforme dans un esprit participatif, ouvert et responsable, afin d’assurer le déploiement optimal de ses différentes composantes, avec pour priorité constante la santé des citoyennes et des citoyens.

Le ministre a souligné que le Royaume, après avoir posé les fondements législatifs et institutionnels consacrés par la loi-cadre n° 06.22, est désormais engagé dans une phase décisive, marquée par la mise en œuvre concrète de la réforme sur le terrain.

Il a relevé que les Groupements Sanitaires Territoriaux constituent l’une des expressions les plus significatives de cette transformation, dans la mesure où ils ne se limitent pas à une simple réorganisation administrative, mais traduisent une évolution profonde du mode de gouvernance, fondée sur l’autonomie de gestion et le rapprochement de l’offre de soins des populations.

M. Tehraoui a également rappelé l’effort déployé par le ministère durant la période 2025-2026, qui s’est traduit par la publication de 25 textes réglementaires destinés à accompagner ce chantier.

Il a, à cet égard, souligné l’importance stratégique du projet de décret d’application de l’article 24 de la loi n° 09.22 relative à la mobilité des professionnels de santé, en tant que levier essentiel pour assurer une gestion plus souple des compétences et garantir leur répartition équitable et durable sur l’ensemble du territoire national.

Évoquant l’état d’avancement de l’opérationnalisation des Groupements Sanitaires Territoriaux, le ministre a présenté plusieurs indicateurs relatifs à l’expérience pilote du Groupement Sanitaire Territorial de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma au titre de l’année 2025, première concrétisation territoriale du nouveau modèle.

Ces indicateurs traduisent notamment une amélioration de l’accès des populations aux services de base et un renforcement de la coordination entre les différents niveaux de l’offre de soins, a-t-il indiqué, faisant savoir que l’année 2026 constitue une étape déterminante pour consolider cette dynamique et accélérer l’extension progressive des Groupements Sanitaires Territoriaux à l’échelle nationale.

Les Journées nationales des ressources humaines ont réuni notamment les directeurs régionaux de la santé et de la protection sociale, les responsables régionaux des ressources humaines, les représentants des Groupements Sanitaires Territoriaux, les responsables des Centres Hospitaliers Universitaires ainsi que les directeurs des établissements de formation relevant du ministère.

Organisée à l’initiative de la Direction des ressources humaines du ministère, cette rencontre vise à renforcer la mobilisation collective, améliorer la coordination entre les différents intervenants et accompagner les transformations profondes que connaît le secteur de la santé, dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme nationale.

 

LNT avec Map

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Tourisme médical : plus de 1.700 séances de dialyse réalisées par Diaverum pour des patients étrangers au Maroc https://lnt.ma/tourisme-medical-plus-de-1-700-seances-de-dialyse-realisees-par-diaverum-pour-des-patients-etrangers-au-maroc/ Mon, 22 Jun 2026 14:33:00 +0000 https://lnt.ma/?p=551571 Le Maroc continue de développer son offre dans le domaine du tourisme médical spécialisé. Diaverum Maroc, opérateur spécialisé en néphrologie, indique avoir réalisé plus de 1.700 séances de dialyse au profit de patients internationaux au sein de ses centres situés à Marrakech, Agadir et Meknès. Ces prises en charge concernent des personnes atteintes d’insuffisance rénale […]

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Le Maroc continue de développer son offre dans le domaine du tourisme médical spécialisé. Diaverum Maroc, opérateur spécialisé en néphrologie, indique avoir réalisé plus de 1.700 séances de dialyse au profit de patients internationaux au sein de ses centres situés à Marrakech, Agadir et Meknès.

Ces prises en charge concernent des personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique ayant poursuivi leur traitement au Maroc à l’occasion de séjours touristiques ou de déplacements professionnels.

Pour les patients dialysés, les voyages à l’étranger nécessitent en effet une organisation particulière en raison de la fréquence des séances de traitement, généralement plusieurs fois par semaine. La disponibilité d’établissements spécialisés et la continuité des soins constituent dès lors des conditions essentielles pour permettre ces déplacements.

« Voyager ne devrait jamais être un privilège inaccessible pour un patient dialysé », a déclaré Charles-Alexandre Thevenin, directeur général de Diaverum Maroc. Selon lui, l’objectif est de permettre aux patients de se déplacer tout en bénéficiant d’une prise en charge répondant aux exigences de sécurité médicale et de continuité des soins.

Diaverum s’appuie sur un réseau de plus de 450 cliniques spécialisées réparties dans plusieurs pays. Cette organisation permet à des patients suivis à l’international de poursuivre leur traitement au sein des centres marocains du groupe tout en conservant des protocoles de soins harmonisés et un accès sécurisé à leurs informations médicales.

Le groupe souligne que cette continuité est notamment assurée grâce à son programme international d.HOLIDAY, qui permet aux patients de programmer leurs séances de dialyse dans différents établissements du réseau. Les réservations peuvent être effectuées avant le départ via la plateforme Bookdialysis, afin de faciliter l’organisation de la prise en charge durant le séjour.

L’entreprise met également en avant l’utilisation de solutions numériques destinées à accompagner le suivi médical des patients. Ses centres au Maroc utilisent des outils connectés permettant le partage sécurisé des données médicales et l’harmonisation des pratiques cliniques au sein du réseau international.

La plateforme d.CARE centralise notamment les informations médicales des patients, tandis que le Treatment Guidance System (TGS) permet aux équipes soignantes de renseigner et de suivre les données de traitement en temps réel.

Selon Diaverum, ces dispositifs visent à améliorer la traçabilité des soins, à limiter les risques d’erreurs et à faciliter le suivi des patients. Le groupe indique également déployer des outils d’analyse prédictive basés sur l’intelligence artificielle afin d’aider les équipes médicales à identifier plus précocement certains risques cliniques.

Au-delà de l’aspect médical, cette activité s’inscrit dans le développement du tourisme de santé au Maroc. Grâce à ses infrastructures touristiques, à sa proximité avec les marchés européens et à l’évolution de son offre de soins, le Royaume dispose d’atouts susceptibles de soutenir l’accueil de patients internationaux à la recherche de prises en charge spécialisées.

Présent au Maroc depuis 2019, Diaverum accompagne aujourd’hui plus de 900 patients au sein de cinq cliniques spécialisées implantées à Marrakech, Agadir et Meknès.

LNT avec Cdp

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La FM6SS et ABA LIFE s’allient autour de la santé intelligente https://lnt.ma/la-fm6ss-et-aba-life-sallient-pour-developper-une-sante-intelligente-et-souveraine-au-maroc/ Tue, 16 Jun 2026 09:33:25 +0000 https://lnt.ma/?p=551177 La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et ABA LIFE, pôle Santé d’ABA Technology, ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique portant sur la création prochaine d’une joint-venture dédiée au développement et à l’exploitation d’une nouvelle génération d’infrastructures de santé intelligentes, reposant sur l’excellence clinique, la recherche scientifique et l’intelligence artificielle […]

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La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et ABA LIFE, pôle Santé d’ABA Technology, ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique portant sur la création prochaine d’une joint-venture dédiée au développement et à l’exploitation d’une nouvelle génération d’infrastructures de santé intelligentes, reposant sur l’excellence clinique, la recherche scientifique et l’intelligence artificielle souveraine.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation du système de santé marocain et repose sur la conviction partagée que la convergence entre médecine, ingénierie et intelligence artificielle constitue un levier essentiel pour bâtir une médecine plus accessible, plus performante et plus résiliente, au Maroc comme sur le continent africain.

Une plateforme de santé à vocation nationale et africaine

Selon les deux partenaires, cette joint-venture déploiera ses premières solutions à partir d’octobre 2026. Ses activités couvriront, d’ici 2027, plusieurs établissements de santé au Maroc avant une extension progressive à d’autres pays africains.

Le périmètre d’intervention englobe l’ensemble de la chaîne de valeur sanitaire, notamment la recherche médicale, l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la télémédecine, la santé territoriale, l’ingénierie biomédicale, la simulation médicale, la biosurveillance, la gestion des urgences, l’hospitalisation à domicile, la santé publique et l’accompagnement des startups spécialisées dans les technologies de santé.

Conçue et opérée depuis le Maroc, cette plateforme ambitionne de devenir un catalyseur d’innovation au service des professionnels de santé, des chercheurs, des étudiants et des décideurs publics.

Le déploiement de cette initiative s’articulera autour de trois axes majeurs.

Le premier concerne la recherche et la santé publique, avec le développement de programmes de recherche appliquée dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la médecine de précision et de l’approche « One Health », qui met en relation la santé humaine, animale et environnementale. Les partenaires ambitionnent de soutenir plus de cinquante programmes de recherche et de produire cent publications scientifiques internationales à l’horizon 2030, tout en mettant en place un observatoire épidémiologique africain dès la fin de l’année 2026.

Le deuxième axe porte sur la modernisation des pratiques cliniques. Il prévoit l’accélération du recours à la télémédecine et le développement de dispositifs de formation immersive destinés aux professionnels de santé. L’objectif affiché est de former plus de 100.000 professionnels aux usages de l’intelligence artificielle et de réaliser plus de 25 millions de téléconsultations et de télé-expertises cumulées d’ici à 2030.

Le troisième axe est consacré à la structuration d’un écosystème industriel HealthTech, MedTech et Biotech au Maroc. Cette démarche vise à accompagner plus de cent startups innovantes et à contribuer à la création de plus de cinquante actifs de propriété intellectuelle et brevets.

Cité dans le communiqué, le président-directeur général de la FM6SS, Lahcen Belyamani, a souligné que ce partenariat traduit la volonté des deux institutions de rapprocher l’excellence académique, clinique et scientifique des capacités d’innovation technologique.

« Ce partenariat traduit notre volonté de rapprocher l’excellence académique, clinique et scientifique des capacités d’innovation technologique afin d’accélérer la transformation du système de santé et de renforcer durablement la souveraineté sanitaire du Royaume, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI », a-t-il déclaré.

De son côté, le président-directeur général d’ABA LIFE, Mohamed Benouda, a estimé que l’avenir des systèmes de santé repose sur la convergence entre médecine, ingénierie et intelligence artificielle.

« La prochaine génération des systèmes de santé reposera sur la convergence entre médecine et ingénierie, IA et opérations de santé augmentées. Ce partenariat avec la FM6SS constitue une étape structurante pour faire émerger depuis le Maroc des solutions capables de répondre aux défis sanitaires de demain, à l’échelle nationale, africaine et internationale », a-t-il affirmé.

Le responsable a également souligné que cette initiative pose les bases d’« un modèle marocain de santé augmentée, alliant excellence médicale et technologies souveraines au service des citoyens ».

LNT

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Réforme de la santé : les GST entrent en action https://lnt.ma/reforme-de-la-sante-les-gst-entrent-en-action/ Fri, 12 Jun 2026 14:25:19 +0000 https://lnt.ma/?p=550983 Les Groupements Sanitaires Territoriaux (GST) constituent un levier essentiel pour faire évoluer le système de santé marocain d’une logique de gestion sectorielle vers celle d’un système national intégré, a affirmé mercredi à Casablanca le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. S’exprimant lors de la première réunion du Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial de la région […]

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Les Groupements Sanitaires Territoriaux (GST) constituent un levier essentiel pour faire évoluer le système de santé marocain d’une logique de gestion sectorielle vers celle d’un système national intégré, a affirmé mercredi à Casablanca le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

S’exprimant lors de la première réunion du Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial de la région Casablanca-Settat, M. Akhannouch a expliqué que cette orientation, mise en œuvre sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, vise à opérer une transition « d’une gestion centrale dispersée vers une gouvernance régionale intégrée, de l’accumulation des structures vers l’organisation des circuits et de la simple dépense des crédits vers la mesure de l’impact et des résultats ».

Selon le Chef du gouvernement, le GST constitue un outil central de cette transformation en permettant d’harmoniser les décisions en matière de santé, d’organiser l’offre de soins, de garantir la cohérence entre la planification et le budget, d’aligner les ressources sur les besoins et d’associer la responsabilité aux résultats.

Il a estimé que ces groupements représentent un pilier institutionnel majeur de la réforme du secteur de la santé, en ce qu’ils traduisent le passage du stade de la conception des réformes à celui de leur mise en œuvre effective sur le terrain.

« Un signal fort »

Pour M. Akhannouch, la tenue du premier Conseil d’administration du GST de Casablanca-Settat constitue à la fois une étape administrative et organisationnelle importante et un signal fort quant à la volonté de faire de la réforme de la santé un chantier ayant un impact concret sur la vie quotidienne des citoyens. Il a souligné que l’objectif est de faire de l’accès aux soins un droit effectif, équitable et respectueux de la dignité humaine.

Le Chef du gouvernement a également rappelé que la santé ne constitue pas un secteur public comme les autres, mais l’un des principaux indicateurs de la confiance des citoyens dans l’État et de la capacité des politiques publiques à protéger les populations et à préserver leur dignité.

Il a, par ailleurs, insisté sur les enjeux particuliers que représente la région de Casablanca-Settat au sein du système national de santé. Avec près de 7,7 millions d’habitants, soit environ 21 % de la population nationale, un taux d’urbanisation supérieur à 73 % et une demande de soins en constante progression, cette région fait face à une forte pression sur son offre sanitaire.

Selon lui, le territoire est confronté à un double défi : une importante densité démographique et urbaine d’une part, et des disparités territoriales persistantes en matière d’accès aux soins d’autre part. La pression exercée sur les centres hospitaliers universitaires, l’insuffisance de l’offre dans certaines provinces et les besoins croissants en spécialités médicales font de Casablanca-Settat un véritable laboratoire pour la réussite de la réforme nationale de la santé.

M. Akhannouch a estimé que le succès de la réforme à l’échelle du Royaume dépendra, dans une large mesure, de la réussite de sa mise en œuvre dans cette région stratégique. À cet égard, il a souligné que les attentes des citoyens portent sur des services de santé plus rapides, de meilleure qualité et plus équitables.

L’enjeu, a-t-il poursuivi, consiste à passer d’établissements de santé fonctionnant de manière isolée à un système régional intégré, dans lequel le citoyen dispose d’un parcours de soins clairement identifié et peut accéder au service adapté au moment et à l’endroit appropriés.

Le Chef du gouvernement a également insisté sur la nécessité de placer les ressources humaines au cœur de cette nouvelle étape. Il a appelé à la mobilisation des professionnels de santé, au renforcement du dialogue, au développement de la formation continue et à une gestion plus équitable des compétences, estimant qu’aucune réforme du système de santé ne peut réussir sans l’adhésion des professionnels du secteur.

LNT

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Akhannouch préside le premier CA du GST de Casablanca-Settat https://lnt.ma/akhannouch-preside-le-premier-ca-du-gst-de-casablanca-settat/ Thu, 11 Jun 2026 09:58:02 +0000 https://lnt.ma/?p=550909 Le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, a présidé, mercredi à Casablanca, les travaux du premier Conseil d’Administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la Région de Casablanca-Settat. Dans une allocution de circonstance, le Chef du gouvernement a souligné que la tenue de ce Conseil d’administration intervient dans le sillage de la mise en œuvre […]

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Le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, a présidé, mercredi à Casablanca, les travaux du premier Conseil d’Administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la Région de Casablanca-Settat.

Dans une allocution de circonstance, le Chef du gouvernement a souligné que la tenue de ce Conseil d’administration intervient dans le sillage de la mise en œuvre des directives royales visant à asseoir un système de santé de plus grande proximité, offrant une meilleure qualité de prestations et garantissant une plus grande équité.

M. Akhannouch a affirmé que le renforcement de la gouvernance régionale du secteur de la santé constitue un choix stratégique pour le gouvernement et un fondement essentiel de la réforme du système national de la santé, de manière à accompagner le chantier de la généralisation de la protection sociale et de la couverture médicale globale.

Le Chef du gouvernement a relevé à cet égard que ce CA ne constitue pas juste une station formelle permettant d’adopter des résolutions, mais un moment d’orientation stratégique visant à ériger la Région de Casablanca-Settat en modèle pour la mise en œuvre sur le terrain de la réforme de la santé, à faire du Centre Hospitalier Universitaire un vecteur de développement et à consacrer la proximité de la prestation de santé en droit effectif du citoyen et l’équité spatiale en critère fondamental de réussite.

Dans une déclaration à la presse, le Directeur Général du GST de Casablanca-Settat, M. Hicham Afif, a indiqué que ce « Groupement va lancer une nouvelle dynamique qui permettra d’améliorer la qualité des services de santé fournis et de garantir un accès fluide aux soins dans toute la région ».

Il permettra aussi d’élargir des domaines de formation pour les étudiants, de développer la recherche scientifique et l’innovation dans le domaine de la santé, tout en promouvant des partenariats entre les secteurs public et privé, a-t-il poursuivi, expliquant que toutes ces orientations visent à mettre en place un modèle de gouvernance sanitaire territoriale « efficace et performant », conformément aux instructions de SM le Roi.

Cette réunion a été marquée par l’examen et l’adoption du programme d’action du GST, le projet de budget au titre de l’exercice 2026, ainsi que les projets de résolutions nécessaires au lancement des activités du Groupement. L’ensemble de ces projets établit les fondements pratiques pour une gestion régionale intégrée de l’offre de santé, basée sur la planification, la coordination et l’amélioration de la qualité de prise en charge des citoyens.

Cette réunion a été également l’occasion de mettre l’accent sur le rôle central du CHU Ibn Rochd de Casablanca, en tant qu’institution nationale de référence en matière de soins spécialisés et de haute spécialisation, ainsi qu’un espace majeur pour la formation, la recherche scientifique et l’innovation médicale.

Le Conseil a acté aussi l’importance d’engager le projet du nouveau complexe hospitalo-universitaire de Casablanca, afin de renforcer l’offre publique de soins dans la région, d’améliorer l’accès aux services de santé et d’élever la qualité de la prise en charge des citoyens.

Il a souligné le caractère structurant du futur CHU de Casablanca, en tant que projet de nature à renforcer l’offre publique en soins de référence, à augmenter la capacité d’accueil et à répondre de manière durable à la pression sanitaire en évolution dans la Région de Casablanca-Settat.

L’importance des ressources humaines de la santé a également été soulignée, en tant que fondement essentiel pour la réussite de cette transition, de même que la nécessité d’accompagner ce chantier par la transition numérique en tant que levier pour la simplification des procédures, l’amélioration de la coordination entre les établissements de santé et la facilitation du parcours de soins pour le malade au sein de la Région.

La Région de Casablanca-Settat revêt une importance particulière dans ce chantier national au regard de sa dimension démographique et stratégique, avec plus de 7 millions et 688 mille habitants, soit 21% de la population du Royaume, avec un taux d’urbanisation élevé et une pression croissante sur les prestations de santé, particulièrement au niveau des établissements hospitaliers majeurs et de référence.

La Région dispose d’une importante offre en santé publique, avec 376 établissements de santé primaire et un réseau d’hôpitaux universitaires, régionaux, provinciaux et de proximité d’une capacité d’accueil de quelque 4.943 lits.

Ont pris part à cette réunion, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense Nationale, le Wali de la Région Casablanca- Settat, le président du Conseil de la Région de Casablanca-Settat , le directeur général du Groupement de Santé Territorial de la Région de Casablanca- Settat, et le Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale .

Il s’agit du sixième Conseil d’Administration des GST au niveau national, après ceux de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Rabat-Salé-Kénitra, Souss-Massa, Laayoune-Sakia Al Hamra et de la Région de Fès- Meknès.

 

LNT avec Map

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Congrès International de Pneumologie Interventionnelle : Une 2ème édition sous le signe de l’excellence scientifique https://lnt.ma/congres-international-de-pneumologie-interventionnelle-une-2eme-edition-sous-le-signe-de-lexcellence-scientifique/ Tue, 02 Jun 2026 15:44:28 +0000 https://lnt.ma/?p=550240 Sous l’égide de la Fondation Lalla Salma, Prévention et Traitement des Cancers, l’Association Marocaine de Pneumologie Interventionnelle (AMPI) organise son 2émeCongrès International de Pneumologie Interventionnelle les 4, 5 et 6 juin 2026 à Marrakech. Cet événement scientifique majeur réunira des experts nationaux et internationaux de renom, des praticiens, des chercheurs ainsi que des professionnels de […]

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Sous l’égide de la Fondation Lalla Salma, Prévention et Traitement des Cancers, l’Association Marocaine de Pneumologie Interventionnelle (AMPI) organise son 2émeCongrès International de Pneumologie Interventionnelle les 4, 5 et 6 juin 2026 à Marrakech.

Cet événement scientifique majeur réunira des experts nationaux et internationaux de renom, des praticiens, des chercheurs ainsi que des professionnels de santé autour des avancées les plus récentes en pneumologie interventionnelle, en oncologie thoracique et dans les techniques innovantes de prise en charge des maladies respiratoires.

‘‘Véritable rendez-vous d’excellence scientifique, ce congrès offrira un programme riche et diversifié articulé autour de séances plénières animées par des sommités internationales du domaine, reconnues pour leur expertise et leurs contributions aux progrès de la discipline’’, dit-on auprès de l’organisation.

Les participants bénéficieront également de workshops pratiques de haut niveau intégrant des simulations et des démonstrations de techniques interventionnelles avancées. Ces sessions interactives permettront aux professionnels de santé de renforcer leurs compétences, de se familiariser avec les innovations technologiques les plus récentes et d’échanger directement avec les experts de référence.

A travers cette manifestation scientifique, l’Association Marocaine de Pneumologie Interventionnelle réaffirme son engagement en faveur du développement de la recherche médicale, du renforcement de la formation continue et de l’amélioration constante de la qualité des soins au bénéfice des patients.

Pour rappel, l’Association Marocaine de Pneumologie Interventionnelle œuvre pour la promotion de la pneumologie interventionnelle au Maroc, le développement de la recherche scientifique, la formation des professionnels de santé et l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de pathologies respiratoires et thoraciques.

H.Z

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Santé : Tehraoui accélère la transformation des hôpitaux publics https://lnt.ma/tehraoui-accelere-lintegration-de-lia-dans-les-hopitaux-publics/ Tue, 02 Jun 2026 09:44:18 +0000 https://lnt.ma/?p=550196 Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a annoncé lundi à Rabat une série de mesures destinées à renforcer l’offre de soins dans les hôpitaux publics et à accélérer la modernisation du système de santé national. Entre l’affectation de centaines de nouveaux médecins spécialistes, le déploiement de solutions d’intelligence artificielle […]

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Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a annoncé lundi à Rabat une série de mesures destinées à renforcer l’offre de soins dans les hôpitaux publics et à accélérer la modernisation du système de santé national. Entre l’affectation de centaines de nouveaux médecins spécialistes, le déploiement de solutions d’intelligence artificielle et la poursuite de la numérisation des services de santé, le ministère entend consolider les fondements de la réforme sanitaire engagée par le Royaume.

Intervenant à la Chambre des représentants, le ministre a indiqué que quelque 530 médecins spécialistes nouvellement diplômés seront affectés dans les différentes régions du Maroc dès l’obtention de leurs diplômes à partir du mois d’août prochain. Une mesure qu’il a qualifiée d’« inédite », puisqu’elle met fin à une situation qui entraînait parfois jusqu’à deux années d’attente entre la fin des études et l’affectation dans les établissements publics.

Selon Amine Tehraoui, cette décision permettra de renforcer rapidement les effectifs médicaux dans les hôpitaux publics et d’améliorer l’accès aux soins spécialisés à travers l’ensemble du territoire national. Elle s’inscrit dans le cadre des réformes engagées autour des Groupements sanitaires territoriaux (GST), appelés à devenir le socle de la nouvelle gouvernance du système de santé.

Le ministre a également rappelé les changements introduits par le nouveau décret relatif aux étudiants en médecine, pharmacie et médecine dentaire. Celui-ci prévoit notamment l’extension de la contractualisation avec l’État à l’ensemble des nouveaux médecins inscrits en spécialité.

Dans ce cadre, tous les nouveaux médecins spécialistes seront tenus d’effectuer une période de service obligatoire au sein des établissements publics après l’obtention de leur diplôme. Cette durée est fixée à quatre ans pour les promotions 2026 et 2027, puis à trois ans à partir de 2028. Une réforme qui, selon le ministre, met fin à une situation qui perdurait depuis plus de trois décennies et vise à garantir une répartition plus équilibrée des compétences médicales entre les régions.

Par ailleurs, près de 2.000 postes ont été ouverts cette année pour les médecins résidents dans le cadre du nouveau système. Ces professionnels rejoindront progressivement les structures publiques à partir de 2030 et constitueront un élément clé du fonctionnement des futurs Groupements sanitaires territoriaux.

En parallèle du renforcement des ressources humaines, le ministère mise également sur les nouvelles technologies pour améliorer la qualité des soins. Amine Tehraoui a ainsi annoncé le déploiement de solutions d’intelligence artificielle destinées à renforcer le diagnostic précoce dans les établissements de santé.

Un premier programme pilote a été lancé dans les centres de santé d’Aghbala, dans la province de Béni Mellal, et de Moulay Bouazza, dans la province de Khénifra. Il repose sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour faciliter la réalisation et l’interprétation des échographies, notamment au profit des femmes enceintes vivant dans les zones rurales.

Cette technologie vise à soutenir les sages-femmes et les professionnels de santé tout en améliorant la détection précoce des grossesses à risque. Le ministre a également annoncé le lancement de solutions de dépistage assistées par l’intelligence artificielle pour le cancer du sein à l’Institut national d’oncologie relevant du Centre hospitalo-universitaire Ibn Sina de Rabat. L’objectif est d’accélérer les diagnostics, d’en améliorer la précision et d’augmenter les chances de prise en charge précoce des patientes.

La transformation numérique du système de santé constitue un autre chantier majeur du ministère. Amine Tehraoui a indiqué que ses services travaillent actuellement à l’unification progressive des systèmes informatiques des établissements de santé à l’échelle nationale. Cette démarche repose sur l’intégration des hôpitaux, des centres de soins de santé primaires et des différentes structures sanitaires dans un réseau numérique unique.

Le ministère poursuit également le développement du dossier médical unifié, destiné à assurer le suivi du parcours thérapeutique des patients entre les différents niveaux de soins. Ce projet devrait être complété par le renforcement des services de télémédecine, particulièrement dans les régions confrontées à une pénurie de certaines spécialités médicales.

À travers ces différentes mesures, le gouvernement entend à la fois renforcer les effectifs médicaux, améliorer l’équité territoriale en matière d’accès aux soins et accélérer l’intégration des outils numériques dans les établissements de santé publics, dans le cadre de la vaste réforme du système sanitaire national.

 

LNT

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Deux ans de chirurgie robotique : Oncorad Group met en avant son bilan et ses ambitions de développement https://lnt.ma/deux-ans-de-chirurgie-robotique-oncorad-group-met-en-avant-son-bilan-et-ses-ambitions-de-developpement/ Tue, 02 Jun 2026 09:25:41 +0000 https://lnt.ma/?p=550192 Deux ans après la réalisation de la première intervention de chirurgie robotique au Maroc, Oncorad Group a présenté un bilan de son activité dans ce domaine, mettant en avant les résultats enregistrés depuis 2024 ainsi que ses projets visant à élargir l’accès à cette technologie au niveau national. Le groupe rappelle que le 27 mai […]

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Deux ans après la réalisation de la première intervention de chirurgie robotique au Maroc, Oncorad Group a présenté un bilan de son activité dans ce domaine, mettant en avant les résultats enregistrés depuis 2024 ainsi que ses projets visant à élargir l’accès à cette technologie au niveau national.

Le groupe rappelle que le 27 mai 2024 a marqué une étape importante pour la médecine marocaine avec la réalisation, au sein de la Littoral Clinic Ain Diab à Casablanca, de la première prostatectomie radicale robot-assistée du Royaume. Cette intervention a été menée par le Dr Youness Ahallal, spécialiste en urologie, andrologie et cancérologie. Selon le groupe, cette opération a constitué le point de départ du déploiement de la chirurgie robotique au Maroc.

Plus de 450 interventions réalisées en deux ans

Depuis l’introduction de cette technologie, Oncorad Group indique avoir réalisé plus de 450 interventions robot-assistées. L’activité a été principalement concentrée dans le domaine de l’urologie, qui représente 81,6 % des actes pratiqués. Les prostatectomies radicales constituent l’essentiel de cette activité, avec 88 % des interventions urologiques réalisées.

La chirurgie digestive représente pour sa part 11,5 % des interventions, tandis que la gynécologie totalise environ 6 % des actes effectués au cours de cette période. Le groupe considère que ces résultats traduisent une montée en puissance progressive de la chirurgie robotique dans le paysage médical national.

Oncorad Group souligne également avoir développé plusieurs projets qu’il présente comme des premières à l’échelle marocaine ou continentale. Parmi ceux-ci figurent notamment la réalisation de chirurgies thoraciques et digestives robot-assistées, le développement d’un réseau de téléchirurgie reliant plusieurs établissements, ainsi que la mise en place d’un espace de chirurgie robotique en environnement virtuel.

Le groupe met également en avant ses travaux dans certaines procédures spécialisées, notamment en urologie et en chirurgie gynécologique, ainsi que plusieurs projets de recherche et d’innovation clinique intégrant l’imagerie médicale et la robotique chirurgicale.

Selon le communiqué, certaines de ces initiatives ont fait l’objet de présentations et de reconnaissances dans le cadre de manifestations scientifiques internationales, notamment dans le domaine de l’urologie.

Un deuxième robot chirurgical déployé à Tanger

Dans le cadre de sa stratégie de développement, Oncorad Group annonce avoir acquis un deuxième robot chirurgical installé à Tanger. Cet équipement est doté d’une double console connectée permettant à plusieurs chirurgiens d’intervenir simultanément ou d’assurer des sessions de formation à distance sous supervision spécialisée.

Selon le groupe, cette infrastructure vise à renforcer les capacités de formation des équipes médicales marocaines et à favoriser une diffusion plus large des compétences liées à la chirurgie robotique. Elle doit également contribuer à optimiser l’utilisation des équipements et à mutualiser certaines charges opérationnelles.

Cité dans le communiqué, le président-directeur général d’Oncorad Group, le Pr Redouane Samlali, souligne que le groupe ambitionne de renforcer le positionnement du Maroc dans le domaine de l’innovation médicale et de poursuivre les efforts visant à améliorer l’accès des patients aux technologies de pointe.

Fondé en 2000 par le Pr Redouane Samlali et le Dr Omar Hajji, Oncorad Group s’est développé autour de l’oncologie avant d’élargir progressivement son activité à plusieurs spécialités médicales et chirurgicales. Le groupe intervient aujourd’hui dans des domaines tels que l’imagerie médicale, la radiothérapie, la médecine nucléaire, la réanimation ou encore la chirurgie robotique. En 2023, il a renforcé ses capacités de financement avec l’entrée à son capital de STOA et de Cap Mezzanine 3 afin d’accompagner sa stratégie de croissance et d’investissement.

LNT avec CdP

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Santé : l’UM6P renforce son écosystème hospitalo-universitaire à Benguerir https://lnt.ma/sante-lum6p-renforce-son-ecosysteme-hospitalo-universitaire-a-benguerir/ Wed, 20 May 2026 08:36:39 +0000 https://lnt.ma/?p=548913 L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) poursuit le développement de son projet Smart Health Care City à Benguerir, avec le renforcement progressif de son écosystème hospitalo-universitaire articulé autour de son hôpital universitaire et de la Faculty of Medical Sciences (FMS). Cette nouvelle phase de déploiement s’accompagne d’un élargissement des capacités de soins, du développement de nouvelles […]

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L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) poursuit le développement de son projet Smart Health Care City à Benguerir, avec le renforcement progressif de son écosystème hospitalo-universitaire articulé autour de son hôpital universitaire et de la Faculty of Medical Sciences (FMS). Cette nouvelle phase de déploiement s’accompagne d’un élargissement des capacités de soins, du développement de nouvelles spécialités médicales ainsi que du renforcement des activités de formation, de recherche clinique et d’innovation en santé.

Selon les données communiquées par l’université, plus de 10.000 patients ont déjà été pris en charge depuis les premières phases d’activité de l’établissement, à travers des consultations, hospitalisations, actes médicaux et interventions chirurgicales. Cette phase initiale a permis la structuration des protocoles cliniques et l’organisation des parcours de soins.

Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT

L’hôpital universitaire de l’UM6P dispose d’une capacité annoncée de 400 lits en régime de croisière, ainsi que d’un plateau technique comprenant notamment une IRM 3 Tesla, un bloc opératoire dédié à la chirurgie mini-invasive et robotique, une plateforme de biologie médicale, un service de génétique médicale et de génomique ainsi qu’une pharmacie hospitalière robotisée.

Les filières de soins actuellement opérationnelles couvrent plusieurs spécialités, dont les urgences, la médecine interne, la chirurgie générale, la gynécologie-obstétrique, la pneumologie, la gastro-entérologie, la cardiologie interventionnelle et les maladies infectieuses.

L’établissement intègre également un centre de rééducation et de réhabilitation, incluant un service d’oxygénothérapie hyperbare et une offre destinée à la prise en charge des sportifs de haut niveau, ainsi qu’un centre de gériatrie consacré aux problématiques liées au vieillissement et à la dépendance.

Au-delà de son activité hospitalière, le projet s’inscrit dans une approche intégrée associant soins, formation académique et recherche. Adossé à la faculté de médecine de l’UM6P, l’hôpital constitue un terrain de formation pour les étudiants en médecine, pharmacie, soins infirmiers et kinésithérapie, avec une approche articulant immersion clinique, simulation médicale et initiation à la recherche.

Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT

Dans cette perspective, l’université prévoit également la mise en place progressive d’un Centre d’Investigation Clinique destiné à structurer les activités de recherche clinique et les essais thérapeutiques, notamment dans les domaines des neurosciences, des maladies métaboliques et des pathologies chroniques. L’objectif affiché est de renforcer l’intégration des patients marocains et africains dans les réseaux internationaux de recherche biomédicale.

Le projet s’inscrit dans le cadre plus large du Smart Health Care City Center, écosystème développé par l’UM6P autour de la santé, réunissant un hôpital universitaire, une faculté de médecine, des infrastructures de recherche, un parc de biotechnologies et un incubateur dédié aux sciences de la vie et à la santé digitale.

L’université indique que cette plateforme mobilise actuellement près de 80 médecins, plus de 350 collaborateurs paramédicaux ainsi que des équipes administratives et techniques.

LNT

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CeraVe Days : sensibilisation aux maladies de la peau à Marrakech https://lnt.ma/cerave-days-sensibilisation-aux-maladies-de-la-peau-a-marrakech/ Mon, 18 May 2026 15:26:02 +0000 https://lnt.ma/?p=548750 Dans le cadre de la 5ᵉ édition des CeraVe Days, organisée par L’Oréal Maroc, une journée de consultations dermatologiques gratuites a été tenue le 13 mai à Marrakech afin de sensibiliser le public aux pathologies cutanées et de faciliter l’accès aux soins dermatologiques. L’initiative a mobilisé des dermatologues et des professionnels de santé, avec une […]

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Dans le cadre de la 5ᵉ édition des CeraVe Days, organisée par L’Oréal Maroc, une journée de consultations dermatologiques gratuites a été tenue le 13 mai à Marrakech afin de sensibiliser le public aux pathologies cutanées et de faciliter l’accès aux soins dermatologiques.

L’initiative a mobilisé des dermatologues et des professionnels de santé, avec une capacité d’accueil estimée entre 150 et 200 bénéficiaires.

A cette occasion, le Pr Amal, chef de service au CHU Mohammed VI de Marrakech, a rappelé l’évolution du service de dermatologie depuis la création de la Faculté de médecine de Marrakech à la fin des années 1990. Il a souligné le développement de la spécialité dans la région, indiquant que Marrakech comptait auparavant seulement sept dermatologues, contre plus de cinquante aujourd’hui.

Le professeur a également insisté sur la diversité des pathologies prises en charge par la dermatologie hospitalière, au-delà de l’aspect esthétique souvent associé à cette discipline. Il a cité notamment les maladies auto-immunes, les cancers cutanés, les dermatoses bulleuses ou encore certaines pathologies pédiatriques pouvant avoir un impact important sur la qualité de vie et, dans certains cas, engager le pronostic vital.

De son côté, le Pr Ouafa Hocar, responsable de l’unité fonctionnelle de dermatopédiatrie au CHU Mohammed VI de Marrakech et présidente de la Société Marocaine de Dermatologie Pédiatrique, est revenue sur le développement de la dermatologie pédiatrique au sein du CHU depuis 2009. Elle a expliqué qu’une consultation hebdomadaire dédiée aux enfants atteints de pathologies cutanées avait été mise en place afin de répondre à une demande croissante.

La spécialiste a également évoqué les actions menées autour de la dermatite atopique, une affection cutanée chronique fréquente chez l’enfant. Selon une étude de prévalence réalisée localement, cette pathologie concernerait environ 6 % de la population marocaine. Dans ce cadre, une « école de l’atopie » a été créée au CHU de Marrakech sous forme de séances d’éducation thérapeutique destinées aux familles.

D’après le Pr Hocar, plus de 280 enfants ont bénéficié de cet accompagnement, organisé en petits groupes avec des démonstrations pratiques autour des soins de la peau, de l’hydratation et des gestes d’hygiène adaptés aux peaux sèches et atopiques.

Les professeurs ont également mis l’accent sur la nécessité de mieux sensibiliser le public à la sécheresse cutanée, souvent considérée comme un inconfort mineur alors qu’elle peut favoriser certaines complications. Une peau insuffisamment hydratée peut notamment devenir plus perméable aux allergènes et aux agents infectieux.

Au cours de cette journée, ds conseils ont été données afin de prévenir de la sécheresse cutanée et l’intérêt de l’hydratation dans la prévention de certaines pathologies dermatologiques et l’amélioration du confort de vie des patients.

Asmaa Loudni

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Médecine dentaire illégale : L’ONMD alerte sur la recrudescence du phénomène https://lnt.ma/medecine-dentaire-illegale-lonmd-alerte-sur-la-recrudescence-du-phenomene/ Mon, 18 May 2026 09:42:11 +0000 https://lnt.ma/?p=548700 L’ONMD (Ordre National des Médecins Dentistes du Maroc) a mis en garde contre le phénomène de l’exercice illégal de la médecine dentaire au Maroc, estimant qu’il constitue une menace directe pour la sécurité sanitaire des citoyens en raison des graves complications médicales qu’il peut engendrer, allant parfois jusqu’au décès. Cette alerte a été lancée à […]

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L’ONMD (Ordre National des Médecins Dentistes du Maroc) a mis en garde contre le phénomène de l’exercice illégal de la médecine dentaire au Maroc, estimant qu’il constitue une menace directe pour la sécurité sanitaire des citoyens en raison des graves complications médicales qu’il peut engendrer, allant parfois jusqu’au décès.

Cette alerte a été lancée à l’occasion d’un colloque national organisé samedi dernier à Rabat sous le thème : « L’exercice illégal de la médecine dentaire au Maroc : violation de la loi et atteinte à la sécurité sanitaire », avec la participation de représentants du ministère de la Santé, d’organisations nationales et internationales, d’instances professionnelles et d’experts juridiques et sanitaires.

Le Dr Mohamed Sedira, président du Conseil National de l’ONMD, explique que le Maroc a accompli, ces dernières années, des avancées importantes dans la réforme de son système de santé, notamment à travers le chantier de la généralisation de la protection sociale, le renforcement de l’offre de soins et le développement des ressources humaines, soit une formation de plus de 1.500 médecins-dentistes par an issus de 12 facultés de médecine dentaire, parallèlement à la dynamique de création et d’ouverture de nouvelles structures sanitaires dans différentes régions.

Pour sa part, le Dr Ibrahim Oukhzane, directeur de la Réglementation et des Contentieux au ministère de la Santé, a présenté les aspects juridiques et réglementaires liés à la lutte contre l’exercice illégal, tandis que Hafid Hachiri, représentant de l’OMS au Maroc, a insisté sur l’importance de garantir la sécurité sanitaire des citoyens et de renforcer la gouvernance du secteur de la santé.

Sur un autre registre, la professeure Sofia El Haitami, vice-doyenne de la Faculté de médecine dentaire de Casablanca, a détaillé les conséquences sanitaires graves de ces pratiques sur les patients, en s’appuyant sur des données scientifiques et des cas de terrain.

Les participants ont également souligné la place grandissante qu’occupe le Maroc au sein des instances internationales et africaines de médecine dentaire, ainsi que la responsabilité qui en découle pour préserver l’image du Royaume et la crédibilité de son système de santé.

La rencontre a enfin été marquée par la présentation de témoignages et de reportages consacrés aux victimes de ces pratiques illégales, dont celui d’une MRE ayant relaté les lourdes conséquences sanitaires, psychologiques et financières subies après avoir été victime d’une personne se faisant passer pour médecin-dentiste à travers des annonces trompeuses.

À l’issue des travaux, l’ONMD a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses efforts de sensibilisation, de plaidoyer et de coordination avec les différents partenaires afin de protéger les citoyens et garantir une pratique médicale sûre, conforme à l’éthique professionnelle et renforçant la confiance dans le système de santé national.

H.Z

 

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Hantavirus: le patron de l’OMS « espère que les pays suivront ses conseils et recommandations » https://lnt.ma/hantavirus-le-patron-de-loms-espere-que-les-pays-suivront-ses-conseils-et-recommandations/ Tue, 12 May 2026 10:32:08 +0000 https://lnt.ma/?p=548294 Le patron de l’OMS a dit « espérer » mardi que les pays suivront « les conseils et les recommandations » de l’institution dans la lutte contre l’hantavirus, après l’évacuation de plus de 120 passagers et membres d’équipage d’une vingtaine de nationalités différentes du Hondius. « L’OMS dispose de directives claires », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus avant d’évoquer « la question […]

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Le patron de l’OMS a dit « espérer » mardi que les pays suivront « les conseils et les recommandations » de l’institution dans la lutte contre l’hantavirus, après l’évacuation de plus de 120 passagers et membres d’équipage d’une vingtaine de nationalités différentes du Hondius.

« L’OMS dispose de directives claires », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus avant d’évoquer « la question de la souveraineté » nationale : « Nous ne pouvons pas contraindre les pays à appliquer nos protocoles. Nous pouvons seulement conseiller et recommander », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol à Madrid au lendemain de la fin des opérations d’évacuation du navire, reparti vers les Pays-Bas avec une partie de son équipage.

 

LNT avec Afp

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Operation Smile Morocco mobilise plus de 75 bénévoles pour une mission chirurgicale à Marrakech https://lnt.ma/operation-smile-morocco-mobilise-plus-de-75-benevoles-pour-une-mission-chirurgicale-a-marrakech/ Mon, 11 May 2026 15:47:56 +0000 https://lnt.ma/?p=548207 Sous la présidence d’honneur de la Princesse Lalla Meryem, l’association Operation Smile Morocco organisera, du 16 au 21 mai 2026, une mission chirurgicale humanitaire à l’Hôpital Al Antaki, en partenariat avec le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale et la Wilaya de la région Marrakech-Safi. Cette initiative prévoit la prise en charge […]

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Sous la présidence d’honneur de la Princesse Lalla Meryem, l’association Operation Smile Morocco organisera, du 16 au 21 mai 2026, une mission chirurgicale humanitaire à l’Hôpital Al Antaki, en partenariat avec le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale et la Wilaya de la région Marrakech-Safi.

Cette initiative prévoit la prise en charge gratuite d’enfants et de jeunes adultes souffrant de fentes labiales et/ou palatines. Les interventions concerneront principalement des patients de la région Marrakech-Safi, tout en restant ouvertes aux patients venant d’autres régions du Royaume, précisant les organisateurs.

Près de 90 patients devraient bénéficier d’interventions chirurgicales réparatrices lors de cette mission, menée avec la participation de plus de 75 professionnels de santé bénévoles venus du Maroc et de 12 autres pays.

Les équipes mobilisées regroupent des chirurgiens, anesthésistes, pédiatres, orthophonistes, dentistes, infirmiers, psychologues et ingénieurs biomédicaux.

Le programme de la mission débutera le 15 mai avec l’installation des blocs opératoires et des services d’hospitalisation. Les consultations médicales, évaluations et opérations de triage des patients sont prévues à partir du 16 mai. Les interventions chirurgicales se dérouleront du 17 au 20 mai, avant des consultations post-opératoires programmées le 21 mai afin d’assurer le suivi médical des patients.

L’association indique que cette mission est rendue possible grâce à la mobilisation des bénévoles ainsi qu’au soutien de partenaires institutionnels, de donateurs et de sponsors engagés dans l’élargissement de l’accès aux soins pour les populations vulnérables.

Créée pour accompagner les personnes atteintes de fentes labiales et palatines, Operation Smile Morocco affirme avoir assuré gratuitement des soins chirurgicaux à plus de 14.000 patients au Maroc, ainsi que des milliers de consultations et de suivis multidisciplinaires. L’association dispose actuellement de centres de prise en charge à Casablanca, El Jadida et Oujda, tandis qu’un quatrième centre est en cours de réalisation à Marrakech.

Au-delà des interventions chirurgicales, l’organisation mène également des programmes de formation destinés aux professionnels de santé dans plusieurs spécialités médicales et paramédicales, notamment la chirurgie des fentes, l’anesthésie, les soins infirmiers, l’orthodontie et la prise en charge des urgences pédiatriques.

À l’échelle internationale, Operation Smile International a déjà réalisé plus de 400.000 interventions chirurgicales dans le monde grâce à un réseau de bénévoles médicaux et de partenariats déployés dans plusieurs pays.

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Médecine esthétique : Haro sur les dérives et les dangers de l’informel https://lnt.ma/medecine-esthetique-haro-sur-les-derives-et-les-dangers-de-linformel/ Mon, 11 May 2026 10:59:02 +0000 https://lnt.ma/?p=548160 Des médecins et spécialistes de la médecine esthétique ont appelé à renforcer la protection des patients contre les risques liés aux actes esthétiques réalisés en dehors du cadre médical légal, soulignant la nécessité d’un encadrement réglementaire plus strict ainsi que du respect des normes de sécurité sanitaire et de l’éthique professionnelle dans un secteur en […]

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Des médecins et spécialistes de la médecine esthétique ont appelé à renforcer la protection des patients contre les risques liés aux actes esthétiques réalisés en dehors du cadre médical légal, soulignant la nécessité d’un encadrement réglementaire plus strict ainsi que du respect des normes de sécurité sanitaire et de l’éthique professionnelle dans un secteur en pleine expansion au Maroc.

Ces appels ont été lancés lors d’une conférence de presse spécialisée organisée samedi à Casablanca par Établissement de santé Al Madina, avec la participation de professionnels et d’experts du secteur, dans le cadre d’une démarche visant à sensibiliser aux dangers liés aux pratiques illégales dans le domaine de la médecine esthétique.

Le Professeur Hassan Boukend a mis en garde contre certaines dérives observées dans le secteur, en raison de la multiplication d’actes esthétiques pratiqués en dehors du cadre médical légal ou dans des structures ne disposant ni des équipements nécessaires ni des technologies adaptées, et sans supervision médicale spécialisée. Il a souligné que cette situation a entraîné de graves complications sanitaires, notamment des cas de déformations physiques et, dans certaines situations, des décès.

Il a également insisté sur l’importance de la sensibilisation et de la prévention, appelant les médias à jouer pleinement leur rôle dans la diffusion des messages de prévention et dans la promotion d’une culture sanitaire fondée sur la responsabilité et la vigilance.

De son côté, le Dr Kawtar Medouar a expliqué que cette initiative vise principalement à sensibiliser le public aux dangers des pratiques illégales exercées par certains centres non autorisés opérant sans supervision médicale spécialisée, tout en encourageant les citoyens à s’orienter vers des établissements de santé agréés garantissant qualité et sécurité.

Et d’ajouter que cette rencontre a également permis de mettre en lumière les technologies médicales les plus avancées dans le domaine de la médecine esthétique, ainsi que le rôle croissant des compétences marocaines dans l’accompagnement des évolutions scientifiques et technologiques que connaît ce secteur à l’échelle internationale.

Cette rencontre a également été marquée par l’annonce officielle de l’ouverture du centre Askin Clinic, spécialisé dans la médecine esthétique, les soins dermatologiques et les technologies anti-âge de dernière génération. Ce nouveau centre rejoint l’écosystème médical intégré de ‘‘Établissement de Santé Al Madina’’, dans le cadre de l’élargissement de son offre de soins spécialisés.

Les organisateurs ont souligné enfin que cette initiative intervient dans un contexte marqué par la croissance rapide du secteur de la médecine esthétique au Maroc et par l’augmentation de la demande pour ces prestations, ce qui rend nécessaire, selon les participants, un encadrement juridique plus strict garantissant le respect de l’éthique professionnelle, des normes de sécurité sanitaire et des droits des patients…

H.Z

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GITEX Health 2026 : Diaverum Maroc met en avant la digitalisation des soins néphrologiques https://lnt.ma/gitex-health-2026-diaverum-maroc-met-en-avant-la-digitalisation-des-soins-nephrologiques/ Fri, 08 May 2026 08:53:20 +0000 https://lnt.ma/?p=547997 Diaverum Maroc a présenté, en marge de GITEX Health 2026, sa stratégie de digitalisation des soins et ses dispositifs de prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique, à l’occasion d’une rencontre avec les médias consacrée aux évolutions technologiques et organisationnelles du secteur de la néphrologie. Présent au Maroc depuis 2019, le groupe exploite […]

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Diaverum Maroc a présenté, en marge de GITEX Health 2026, sa stratégie de digitalisation des soins et ses dispositifs de prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique, à l’occasion d’une rencontre avec les médias consacrée aux évolutions technologiques et organisationnelles du secteur de la néphrologie.

Présent au Maroc depuis 2019, le groupe exploite actuellement cinq cliniques situées à Marrakech, Agadir et Meknès, où plus de 900 patients sont suivis. L’entreprise s’appuie sur un réseau international spécialisé en néphrologie, lui permettant de déployer des protocoles standardisés ainsi que des outils numériques communs à l’ensemble de ses structures.

Lors de cette rencontre, le directeur général de Diaverum Maroc, Charles-Alexandre Thevenin, a indiqué que le groupe poursuit le développement de solutions digitales destinées à améliorer la qualité des soins et la continuité de la prise en charge des patients.

Il a notamment souligné que Diaverum s’appuie sur une infrastructure numérique intégrée à l’échelle internationale, permettant de mutualiser les données médicales et les outils de suivi dans les différents pays où le groupe est implanté.

Le responsable a également évoqué les synergies développées avec le groupe M42 autour des technologies d’intelligence artificielle, dans l’objectif d’améliorer le diagnostic médical et le suivi des pathologies rénales ainsi que de leurs comorbidités.

Au-delà de l’innovation technologique, Diaverum Maroc met en avant une approche centrée sur le patient. Le directeur médical du groupe, Dr El Hocein Dkhissi, a présenté la philosophie « True Care », reposant sur une prise en charge globale intégrant aussi bien le traitement médical que le bien-être psychologique et l’éducation thérapeutique des patients.

Selon lui, cette approche vise à proposer des parcours de soins personnalisés, destinés à améliorer la qualité de vie des personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique.

Le groupe indique par ailleurs s’appuyer sur un effectif de 240 professionnels au Maroc, bénéficiant de programmes de formation continue via la plateforme interne « d.ACADEMY ».

Dans le domaine de la digitalisation, Diaverum a présenté plusieurs outils technologiques utilisés dans ses établissements, notamment la plateforme « d.CARE », dédiée à la gestion des données médicales liées à la santé rénale.

Le directeur de la qualité et des soins, Khalid Sabik, a également détaillé le fonctionnement du « Treatment Guidance System » (TGS), un système de tablettes permettant aux équipes soignantes de saisir directement les données médicales au chevet du patient afin de limiter les erreurs et d’optimiser le suivi des traitements.

Le groupe travaille également sur le déploiement de modèles d’intelligence artificielle prédictive destinés à soutenir les diagnostics médicaux pour une partie importante des patients suivis au niveau international.

Sur le volet environnemental, Charles-Alexandre Thevenin a indiqué qu’une clinique du groupe au Maroc fonctionne déjà à l’énergie solaire, ajoutant qu’un déploiement progressif de cette approche est prévu au niveau du réseau national.

Diaverum a également mis en avant son programme « d.HOLIDAY », destiné aux patients voyageurs nécessitant des séances de dialyse durant leurs déplacements. Selon le groupe, plus de 1.700 traitements ont déjà été réalisés au Maroc dans ce cadre.

Ce programme permet aux patients de bénéficier d’une continuité de soins au sein du réseau international de Diaverum, qui compte plus de 450 cliniques dans 24 pays.

À cette occasion, les responsables du groupe ont également évoqué leur volonté d’accompagner les réformes engagées dans le système de santé marocain, notamment dans le cadre du chantier de généralisation de la protection sociale et du développement des mécanismes de régulation et de qualité des soins.

LNT

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