Santé et Sciences - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/societe/sante/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Mon, 28 Sep 2026 16:58:53 +0000 fr-FR hourly 1 MPharmaDay 2026 : « Touche pas à mon officine ! » https://lnt.ma/mpharmaday-2026-touche-pas-a-mon-officine/ Mon, 28 Sep 2026 14:27:58 +0000 https://lnt.ma/?p=560187 Le rendez-vous annuel des pharmaciens marocains, autour de l’association ‘‘M Pharma’’, s’est tenu samedi dernier à Rabat sous le thème : ‘‘L’officine indépendante, maillon essentiel de la Santé Publique’’. Une rencontre tenue dans un contexte où le secteur reste englouti dans un océan de problématiques, d’où l’urgence absolue d’en trouver les solutions adéquates. La bâtisse […]

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Le rendez-vous annuel des pharmaciens marocains, autour de l’association ‘‘M Pharma’’, s’est tenu samedi dernier à Rabat sous le thème : ‘‘L’officine indépendante, maillon essentiel de la Santé Publique’’. Une rencontre tenue dans un contexte où le secteur reste englouti dans un océan de problématiques, d’où l’urgence absolue d’en trouver les solutions adéquates.

La bâtisse de la Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales de l’Education et de la Formation, se trouvant du côté d’Al Irfane à Rabat, vient d’abriter les travaux de la 9ème édition du Congrès International MPharmaDay.

Cette édition intervient à un moment où l’inquiétude des pharmaciens monte d’un cran suite, notamment à la proposition du Conseil de la Concurrence consistant en la libéralisation du capital de l’officine marocaine.

Unanimes, les pharmaciens continuent de rejeter en bloc toute initiative ou proposition ciblant l’enceinte de la pharmacie d’où la thématique de cette neuvième édition : ‘‘ Nous nous retrouvons une fois de plus pour notre rendez-vous professionnel et scientifique, dans un contexte exceptionnel et d’une importance capitale pour notre profession. C’est pourquoi nous avons décidé que le slogan du congrès de cette année constituerait une affirmation plutôt qu’une simple annonce. En effet, la pharmacie n’est pas un simple commerce, mais elle représente bel et bien la structure de santé publique la plus accessible aux citoyens’’, explique Dr Hasnaa Mamouni, présidente exécutive du Bureau National de Mpharma.

Et de poursuivre que le fait de continuer à maintenir la pression sur la structure économique des officines sans proposer d’alternatives, comme ce fut le cas avec le décret de 2013, mènera à répéter les erreurs du passé et à aggraver la crise que traverse déjà le secteur et cela conduit également des milliers de pharmacies vers une fragilité structurelle susceptible d’entraîner la faillite’’.

Dans le même sens et devant une palette de professionnels, Dr Mamouni a tenu à préciser qu’il n’est pas question d’ignorer l’offensive menée contre l’identité de la profession, à travers les propositions du Conseil de la Concurrence préconisant la libéralisation du capital des officines et l’ouverture du secteur aux de gros capitaux. Aux Moulchekara, précise-t-elle !

Même son de cloche chez Dr Mehdi BERRAY, Membre du Bureau national de la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc, pour qui l’adoption par le Gouvernement au mois de juillet dernier, du nouveau décret de fixation des prix risque de fragiliser encore plus la situation de l’officine marocaine : ‘‘ Si l’on rajoute à cela le projet d’ouverture du capital, qui a été, fort heureusement, arrêté grâce à la mobilisation des pharmaciens le 9 avril 2026, nous pouvons affirmer dès lors que l’officine indépendante est bel et bien ciblée’’.

D’ailleurs, comme Dr Mamouni ou encore Dr Berray, beaucoup de pharmaciens estiment que l’officine marocaine indépendante fait face aujourd’hui à une véritable menace qualifiée d’existentielle : ‘‘ La baisse des prix des médicament, sans mesure d’accompagnement, en plus de l’ouverture du secteur aux capitaux, ne met pas seulement en péril des milliers d’officines, mais compromet également l’équité d’accès aux médicaments. Sortir de cette crise exige l’ouverture d’un dialogue sérieux, visant à réhabiliter le pharmacien en tant qu’acteur clé du système de santé national’’, dit-on auprès des participants à cette 9ème édition.

Par la même occasion, il a été question de revenir lors de cette journée au rôle du pharmacien, au modèle économique de l’officine et à l’acte pharmaceutique dans son ensemble.

Les différents intervenants ont expliqué à cet effet que le rôle du pharmacien ne se limite pas à la simple distribution de médicaments, mais qu’il assure également des rôles importants en contribuant à la sensibilisation à la santé, en fournissant des conseils et en aidant à la mise en œuvre des politiques de santé. C’est pourquoi les participants ont estimé que le rôle du pharmacien, soit pas moins de 400 patients/jour accueillis dans son officine, reste essentiel au succès de toute politique dans le domaine de la santé.

Sur un autre registre, en rapport cette fois-ci avec la situation juridique et socioéconomique de la pharmacie d’officine, là, les professionnels ont exprimé  leur grande inquiétude quant à l’avenir d’une profession toujours réglementée par des lois obsolètes qui ne sont plus d’actualité tel le Dahir réglementant le trafic de substances traitant les maladies mentales et maladies neurologiques datant du temps du protectorat à savoir, depuis 1922 exactement.

Lors de cette rencontre, tous les pharmaciens, ou presque ont tiré la sonnette d’alarme et invité le futur Gouvernement à prendre au sérieux leur revendication en adoptant une approche réellement participative avec les pharmaciens loin de toute intention de mainmise sur le secteur. Autrement dit : ‘‘ Touche pas à mon officine ’’.

H.Z


Les recommandations de la 9ème édition :

  • Préserver la pharmacie de proximité ainsi que son indépendance
  • Prendre les mesures nécessaires pour soutenir les officines face à la baisse des prix des médicaments
  • Élaborer un nouveau modèle économique ne se limitant pas à la seule marge bénéficiaire sur les médicaments
  • Élargir les missions du pharmacien
  • Renforcer le contrôle sur la vente de médicaments en dehors du circuit légal
  • Cesser de poursuivre et juger les pharmaciens sur la base du Dahir de 1922 et procéder à sa révision.

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Formations dentaires : l’Ordre des médecins dentistes alerte sur le statut de certains cursus https://lnt.ma/formations-dentaires-lordre-des-medecins-dentistes-alerte-sur-le-statut-de-certains-cursus/ Thu, 24 Sep 2026 11:26:37 +0000 https://lnt.ma/?p=559991 L’Ordre national des médecins dentistes a mis en garde contre la multiplication de formations proposées sous les appellations d’« Hygiéniste » et de « Denturologue ». L’instance appelle à clarifier le statut juridique de ces cursus, les diplômes délivrés et les actes que leurs titulaires sont autorisés à exercer, tout en demandant un renforcement de […]

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L’Ordre national des médecins dentistes a mis en garde contre la multiplication de formations proposées sous les appellations d’« Hygiéniste » et de « Denturologue ». L’instance appelle à clarifier le statut juridique de ces cursus, les diplômes délivrés et les actes que leurs titulaires sont autorisés à exercer, tout en demandant un renforcement de la lutte contre l’exercice illégal de la médecine dentaire.

Dans un communiqué, l’Ordre estime que le développement de ces formations soulève des questions concernant la protection des patients, mais également celle des étudiants, de leurs familles et des prothésistes dentaires susceptibles de s’y inscrire.

L’instance rappelle que l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat délivré par un établissement de formation ne suffit pas à autoriser l’exercice d’une profession de santé réglementée. Elle invite ainsi les candidats à vérifier, avant toute inscription ou paiement, le statut juridique de l’établissement, la reconnaissance du cursus, la valeur légale du diplôme ainsi que les compétences auxquelles celui-ci donne effectivement accès.

L’Ordre indique notamment suivre la situation d’un établissement privé de formation professionnelle à Casablanca qui continuerait, selon son communiqué, à promouvoir ce type de cursus malgré une précédente décision administrative ordonnant sa fermeture et le retrait de son autorisation ou de son statut juridique.

Il évoque également une structure basée à Sidi Slimane, se présentant comme une « académie » et proposant des « formations qualifiantes ». Selon l’Ordre, ces offres pourraient créer une confusion sur les actes que les prothésistes dentaires sont légalement habilités à réaliser, notamment concernant la prise d’empreintes et la pose de prothèses directement dans la bouche des patients.

L’Ordre rappelle que toute intervention directe dans la bouche d’un patient constitue une pratique de santé susceptible d’avoir des conséquences sur sa sécurité. Il souligne que l’exercice de la médecine dentaire nécessite une formation médicale spécifique de six ans dans une faculté de médecine dentaire et s’inscrit dans un cadre réglementaire définissant les compétences et responsabilités professionnelles.

L’instance précise par ailleurs que l’utilisation de dénominations professionnelles étrangères, la qualification d’un établissement comme « académie » ou encore la promotion de formations sur les réseaux sociaux ne constituent pas, à elles seules, une reconnaissance officielle.

Elle demande ainsi que les formations liées à la santé bucco-dentaire présentent clairement leurs objectifs, leur contenu et leurs débouchés afin d’éviter toute confusion avec l’exercice de la médecine dentaire.

L’Ordre appelle enfin les acteurs politiques ainsi que les institutions législatives et exécutives à renforcer l’encadrement des métiers liés à l’assistance dentaire et à la fabrication de prothèses. Il se dit également disposé à travailler avec les départements gouvernementaux et les institutions de formation pour clarifier le statut de ces cursus et lutter contre les pratiques exercées en dehors du cadre légal.

LNT

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Insuline : le ministère dément, les familles décrivent autre chose https://lnt.ma/insuline-le-ministere-dement-les-familles-decrivent-autre-chose/ Thu, 24 Sep 2026 09:05:56 +0000 https://lnt.ma/?p=559961 Des parents d’enfants diabétiques ont manifesté le 19 septembre devant les services de la préfecture à Casablanca, affirmant ne plus trouver d’insuline dans les centres de santé publics depuis six mois. Les autorités sanitaires démentent toute rupture de stock, dans un désaccord qui porte moins sur les faits que sur ce dont on parle. Une […]

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Des parents d’enfants diabétiques ont manifesté le 19 septembre devant les services de la préfecture à Casablanca, affirmant ne plus trouver d’insuline dans les centres de santé publics depuis six mois. Les autorités sanitaires démentent toute rupture de stock, dans un désaccord qui porte moins sur les faits que sur ce dont on parle.

Une source sanitaire affirme que les stocks disponibles couvrent les besoins de l’année, majorés d’un stock de sécurité, position confirmée par l’agence du médicament, qui indique qu’aucune rupture n’est constatée dans les établissements publics.

La difficulté réelle concerne le mode d’administration. Les stylos à insuline, dispositifs préremplis d’usage simple, n’ont jamais été distribués dans les structures publiques, qui délivrent l’insuline en flacons accompagnés de seringues. Le débat porte donc sur une forme galénique absente de l’offre publique plutôt que sur une pénurie du principe actif.

Trois problèmes d’accès se superposent néanmoins. La distribution transitant par les associations de patients présente des irrégularités. Des tensions régionales affectent la disponibilité de marques précises en officine, notamment Tresiba et Lantus. Et l’accès varie fortement selon la localisation géographique, contraignant des familles à acheter l’insuline dans le circuit privé.

L’épisode illustre une difficulté récurrente de la politique du médicament : l’écart entre une disponibilité mesurée au niveau national et une accessibilité constatée au guichet. Un stock suffisant en volume ne garantit ni sa répartition territoriale, ni la conformité de sa forme aux pratiques de soin devenues courantes.

Il intervient alors qu’une première vague de baisses de prix portant sur près de 300 médicaments vient d’être approuvée, avec des réductions comprises entre 10 et 70%, dans le cadre de la réforme entrée en vigueur le 6 août.

LNT

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Près de 300 médicaments voient leur prix baisser, jusqu’à 70% https://lnt.ma/pres-de-300-medicaments-voient-leur-prix-baisser-jusqua-70/ Wed, 23 Sep 2026 10:39:54 +0000 https://lnt.ma/?p=559872 Une première vague de baisses de prix portant sur près de 300 médicaments a été approuvée, avec des réductions comprises entre 10 et 70% selon les références. La liste détaillée des produits concernés et de leurs nouveaux tarifs n’a pas encore été rendue publique. La mesure découle du décret 2.25.631, entré en vigueur le 6 […]

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Une première vague de baisses de prix portant sur près de 300 médicaments a été approuvée, avec des réductions comprises entre 10 et 70% selon les références. La liste détaillée des produits concernés et de leurs nouveaux tarifs n’a pas encore été rendue publique.

La mesure découle du décret 2.25.631, entré en vigueur le 6 août, qui modifie la méthode de fixation des prix. Deux changements en constituent le cœur. La périodicité de révision passe de cinq à trois ans, ce qui réduit la durée pendant laquelle un prix devenu obsolète reste applicable. Surtout, pour les médicaments dont le prix dépasse 300 dirhams, la référence retenue devient le prix le plus bas observé dans les pays de comparaison internationale, alors que la méthode antérieure reposait sur une moyenne. Les produits situés sous ce seuil demeurent soumis à l’ancienne règle.

Le basculement du prix moyen vers le prix le plus bas explique l’ampleur des réductions annoncées sur les traitements coûteux, généralement des spécialités sous brevet ou des médicaments de spécialité destinés aux pathologies chroniques et aux cancers.

L’économie attendue dépasse un milliard de dirhams, dont environ 800 millions pour les organismes de couverture médicale et 250 millions de réduction du reste à charge des patients. Cette ventilation situe l’enjeu : l’essentiel du gain revient au financeur public, dans un contexte où la généralisation de l’assurance maladie obligatoire a mécaniquement accru la dépense de remboursement.

Cette première vague ne constitue qu’une étape. Le nouveau cadre prévoit la révision des prix de l’ensemble des médicaments déjà commercialisés dans les douze mois suivant son entrée en vigueur, ce qui implique d’autres ajustements d’ici l’été 2027.

La réforme intervient alors que le déficit commercial pharmaceutique du pays s’est établi à 10,3 milliards de dirhams en 2025 et pourrait atteindre 13,4 milliards en 2030, les importations progressant nettement plus vite que les exportations.

LNT

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Santé : Akdital finalise l’acquisition d’un hôpital à La Mecque https://lnt.ma/sante-akdital-finalise-lacquisition-dun-hopital-a-la-mecque/ Mon, 21 Sep 2026 10:52:10 +0000 https://lnt.ma/?p=559746 Le groupe Akdital a finalisé l’acquisition d’une participation majoritaire dans l’hôpital Al Bishri, à La Mecque, après la levée des conditions réglementaires et opérationnelles prévues par un protocole d’accord signé le 19 décembre 2025. L’établissement est rebaptisé Akdital Makkah Al Mukarramah. Le groupe a engagé un programme de rénovation et de modernisation portant la capacité […]

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Le groupe Akdital a finalisé l’acquisition d’une participation majoritaire dans l’hôpital Al Bishri, à La Mecque, après la levée des conditions réglementaires et opérationnelles prévues par un protocole d’accord signé le 19 décembre 2025. L’établissement est rebaptisé Akdital Makkah Al Mukarramah.

Le groupe a engagé un programme de rénovation et de modernisation portant la capacité de 120 à 126 lits et renforçant le plateau technique. L’établissement doit compter dix-neuf postes d’urgence dont deux lits de soins intensifs, dix-huit lits de réanimation polyvalente, huit lits de soins intensifs cardiologiques, sept lits de réanimation néonatale, sept blocs opératoires et une salle d’obstétrique, ainsi que des services complets de radiologie et de laboratoire.

Le président du groupe, Rochdi Talib, présente l’opération comme le passage de l’ambition stratégique à la mise en œuvre concrète. Le dimensionnement retenu, très orienté vers l’urgence et les soins critiques, répond à la configuration particulière de La Mecque, dont les structures sanitaires desservent la population résidente et plus de dix-huit millions de pèlerins chaque année, avec des pics de fréquentation concentrés sur quelques semaines.

L’opération s’inscrit dans la stratégie de développement du groupe en Arabie saoudite, en cohérence avec les objectifs sanitaires du plan Vision 2030 du Royaume saoudien, qui a ouvert le secteur hospitalier aux opérateurs privés étrangers.

Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Pour Akdital, coté à la Bourse de Casablanca et premier groupe privé de santé du pays, l’opération constitue la concrétisation d’une première implantation hospitalière hors des frontières nationales, après une phase de croissance intérieure rapide fondée sur l’ouverture de cliniques dans les villes moyennes.

Elle illustre une évolution notable : l’exportation de savoir-faire marocain dans un secteur de services où les opérateurs nationaux se sont jusqu’ici peu projetés à l’étranger.

LNT

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Médicaments : le déficit commercial pourrait atteindre 13,4 milliards de dirhams en 2030 https://lnt.ma/medicaments-le-deficit-commercial-pourrait-atteindre-134-milliards-de-dirhams-en-2030/ Tue, 15 Sep 2026 09:24:13 +0000 https://lnt.ma/?p=559380 Le déficit commercial du Maroc sur les produits pharmaceutiques s’est établi à 10,3 milliards de dirhams en 2025 et pourrait atteindre 13,4 milliards à l’horizon 2030, selon une analyse du cabinet de recherche sectorielle BMI, adossé à Fitch Solutions, établie à partir des données du commerce extérieur. L’écart provient d’une divergence de rythme. Les importations […]

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Le déficit commercial du Maroc sur les produits pharmaceutiques s’est établi à 10,3 milliards de dirhams en 2025 et pourrait atteindre 13,4 milliards à l’horizon 2030, selon une analyse du cabinet de recherche sectorielle BMI, adossé à Fitch Solutions, établie à partir des données du commerce extérieur.

L’écart provient d’une divergence de rythme. Les importations de médicaments ont progressé de 17,4% pour atteindre 11,9 milliards de dirhams, quand les exportations stagnent autour de 1,6 milliard, avec une croissance limitée à 1,2%. Le taux de couverture des achats par les ventes à l’étranger ressort ainsi à environ 13%, niveau qui traduit une dépendance structurelle aux fournisseurs étrangers pour les traitements les plus récents et les principes actifs.

Le marché intérieur, lui, s’élargit. Il est évalué à 35,8 milliards de dirhams en 2025 et projeté à 46,3 milliards en 2030, porté par la hausse de la dépense de santé par habitant et par la généralisation de la couverture médicale. Cet élargissement mécanique de la demande explique une partie de la progression des importations : à offre locale inchangée, tout point de couverture supplémentaire se traduit par des achats extérieurs.

Le segment des génériques constitue la principale piste de rééquilibrage. Il pourrait atteindre 20,7 milliards de dirhams en 2030, sur une trajectoire de croissance annuelle de 6,3%, soit un rythme supérieur à celui du marché dans son ensemble. La production nationale y est mieux positionnée, mais la valeur unitaire des génériques reste faible au regard de celle des spécialités importées, ce qui limite l’effet sur la balance commerciale en valeur.

Une mesure adoptée en 2026 illustre la difficulté de l’arbitrage. Les droits de douane sur 112 médicaments essentiels ont été ramenés de 30% à 2,5%, afin de faire baisser les prix et de sécuriser les approvisionnements. L’effet immédiat a été une augmentation des importations plutôt qu’une réduction du déficit, le gain de pouvoir d’achat sanitaire se payant d’un creusement du solde extérieur.

La question des ruptures de stock reste le point le plus sensible. Plus de six cents médicaments ont fait l’objet de tensions d’approvisionnement en 2025, situation qui alimente à la fois le recours aux importations d’urgence et la demande d’une montée en gamme de l’appareil productif national, aujourd’hui concentré sur les formes sèches et les génériques à faible valeur ajoutée.

LNT

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Berrechid : 44 personnes intoxiquées après avoir consommé du saykouk auprès d’un vendeur ambulant https://lnt.ma/berrechid-44-personnes-intoxiquees-apres-avoir-consomme-du-saykouk-aupres-dun-vendeur-ambulant/ Thu, 10 Sep 2026 09:09:24 +0000 https://lnt.ma/?p=559194 L’intoxication collective est survenue mercredi à proximité du souk hebdomadaire. Vingt-sept personnes ont regagné leur domicile après traitement, treize sont restées en observation et deux cas graves, dont un enfant, ont été transférés vers un centre hospitalier universitaire de Casablanca. Le matériel et les produits du vendeur ont été saisis. Les faits se sont produits […]

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L’intoxication collective est survenue mercredi à proximité du souk hebdomadaire. Vingt-sept personnes ont regagné leur domicile après traitement, treize sont restées en observation et deux cas graves, dont un enfant, ont été transférés vers un centre hospitalier universitaire de Casablanca. Le matériel et les produits du vendeur ont été saisis.

Les faits se sont produits le 9 septembre à Berrechid, aux abords du souk hebdomadaire. Les personnes touchées avaient consommé du saykouk, préparation traditionnelle associant lait fermenté et semoule d’orge, acheté auprès d’un vendeur ambulant.

Les symptômes rapportés sont ceux d’une toxi-infection alimentaire collective : vomissements, vertiges, douleurs abdominales aiguës et diarrhées.

Sur les quarante-quatre patients pris en charge, vingt-sept ont pu regagner leur domicile après traitement, treize sont restés en observation et deux cas graves, dont un enfant, ont été transférés vers un centre hospitalier universitaire de Casablanca. Deux autres personnes se sont adressées à des cliniques privées.

Les autorités locales, les responsables médicaux et le bureau municipal d’hygiène ont saisi le matériel et les produits du stand. Des échantillons ont été adressés au laboratoire afin d’identifier l’origine de la contamination et d’établir les défaillances éventuelles de conservation ou de préparation. Le vendeur a été entendu dans le cadre de l’enquête.

Le produit en cause présente une vulnérabilité particulière. Le lait fermenté constitue un milieu favorable au développement bactérien dès que la chaîne du froid est rompue, et sa préparation avec de la semoule ajoute un substrat supplémentaire. Vendu sur la voie publique en fin d’été, à des températures qui atteignaient encore 42 à 45 degrés dans plusieurs provinces la semaine dernière, il cumule les facteurs de risque.

L’épisode n’est pas isolé. Des intoxications collectives liées au même produit ont été signalées à plusieurs reprises, et des cas de grande ampleur sont régulièrement enregistrés lors de rassemblements, notamment de mariages.

La difficulté est structurelle. Le contrôle sanitaire des circuits formels relève de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires, mais la vente ambulante de produits laitiers préparés échappe pour l’essentiel à ce dispositif, faute de point de contrôle identifiable. Le souk hebdomadaire, qui concentre l’activité commerciale d’un bassin de population sur une journée, constitue de ce point de vue le lieu où le risque se concentre.

LNT

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Pêche : un herpèsvirus décime les sardines sud-africaines, la filière marocaine appelée à la vigilance https://lnt.ma/peche-un-herpesvirus-decime-les-sardines-sud-africaines-la-filiere-marocaine-appelee-a-la-vigilance/ Wed, 09 Sep 2026 09:22:49 +0000 https://lnt.ma/?p=559092 Le virus a été confirmé le 14 août dans des sardines d’Afrique du Sud, où il a été détecté dans la totalité des quinze premiers échantillons analysés. Sa souche présente 99,7% de similarité génétique avec celle qui avait détruit 60% de la biomasse australienne en 1998-1999. Aucun cas n’a été signalé dans les eaux marocaines. […]

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Le virus a été confirmé le 14 août dans des sardines d’Afrique du Sud, où il a été détecté dans la totalité des quinze premiers échantillons analysés. Sa souche présente 99,7% de similarité génétique avec celle qui avait détruit 60% de la biomasse australienne en 1998-1999. Aucun cas n’a été signalé dans les eaux marocaines.

L’herpèsvirus de la sardine, connu sous l’acronyme anglais PHV, a été confirmé le 14 août 2026 dans des sardines sud-africaines, après le début de mortalités massives observées au début du même mois. Les analyses ont détecté le virus dans les quinze premiers échantillons prélevés, avec une charge virale élevée chez les poissons morts.

Les chercheurs poursuivent leurs investigations sur les facteurs déclenchants, notamment un déficit en oxygène ou une efflorescence algale, qui pourraient avoir précipité l’épizootie sans en être la cause première.

Le précédent australien donne la mesure du risque. Le pays a connu deux épidémies, en 1995 puis en 1998-1999. La première avait affecté plus de cinq mille kilomètres de littoral, avec un front d’infection progressant jusqu’à quarante kilomètres par jour. La seconde avait détruit environ 60% de la biomasse régionale de sardines, pour des pertes économiques supérieures à quinze millions de dollars.

La souche identifiée en Afrique du Sud présente une similarité génétique de 99,7% avec la souche australienne.

Aucun cas n’a été officiellement signalé dans les eaux marocaines. La chercheuse Rosemary Dorrington recommande néanmoins au Royaume de mettre en place une surveillance moléculaire de routine sur les captures de sardines et de renforcer les procédures sanitaires à l’importation, afin de détecter le virus avant l’apparition de mortalités massives.

L’enjeu économique justifie cette prudence. Le Maroc est le premier exportateur mondial de sardines en conserve, avec plus de 150 000 tonnes de produits transformés expédiés chaque année vers l’Union européenne, l’Asie et le Moyen-Orient. La filière s’appuie sur des dizaines d’unités de transformation réparties principalement autour d’Agadir, Essaouira, Safi et Laâyoune, et sur la proximité de l’un des systèmes d’upwelling les plus productifs de l’Atlantique.

Deux caractéristiques du stock marocain méritent d’être relevées dans ce contexte. La première est sa densité, qui constitue un atout économique mais un facteur d’accélération pour tout agent pathogène à transmission directe. La seconde est la position géographique du Maroc sur le courant des Canaries, hydrologiquement distinct du système du Benguela où le virus a été détecté, ce qui n’exclut pas une propagation mais en ralentit la mécanique.

La vulnérabilité de la filière tient enfin à sa concentration sur une espèce unique. Contrairement à des pêcheries diversifiées, l’industrie de la conserve marocaine repose très largement sur la sardine, configuration qui laisse peu de marge d’adaptation en cas d’effondrement du stock.

LNT

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Handicap au Maroc : 8,7 % de la population concernée, un ménage sur trois touché https://lnt.ma/handicap-au-maroc-87-de-la-population-concernee-un-menage-sur-trois-touche/ Fri, 04 Sep 2026 13:27:55 +0000 https://lnt.ma/?p=556462 Les premiers résultats de la troisième enquête nationale sur le handicap, présentés jeudi à Rabat, révèlent une prévalence en nette hausse et surtout un coût qui pèse d’abord sur les familles. Près de 29 % des ménages marocains comptent au moins une personne en situation de handicap. C’est le chiffre qui frappe le plus dans […]

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Les premiers résultats de la troisième enquête nationale sur le handicap, présentés jeudi à Rabat, révèlent une prévalence en nette hausse et surtout un coût qui pèse d’abord sur les familles.

Près de 29 % des ménages marocains comptent au moins une personne en situation de handicap. C’est le chiffre qui frappe le plus dans le bilan préliminaire de la troisième enquête nationale sur le handicap, dévoilé jeudi à Rabat par le secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale, Abdeljebbar Rachidi. « Les répercussions du handicap dépassent la personne concernée et touchent également sa famille », a-t-il souligné, évoquant les coûts directs et indirects, les soins et l’accompagnement.

Le taux de prévalence du handicap s’établit désormais à 8,7 % de la population, dont 2,3 % de handicap sévère. Un bond de 1,9 point par rapport à l’enquête de 2014, qui l’estimait à 6,8 %.

Une hausse qui tient d’abord à la méthode

Faut-il y lire une dégradation de l’état de santé du pays ? Pas exactement. Le secrétaire d’État attribue l’essentiel de l’écart à un changement d’outils de mesure : l’enquête 2026 inclut pour la première fois les enfants de 2 à 17 ans, adopte les normes de l’Unicef et applique la liste élargie du Groupe de Washington pour les 18 ans et plus. S’y ajoute une raison démographique de fond : le vieillissement de la population. La prévalence grimpe d’ailleurs à environ 26 % chez les personnes âgées.

L’enquête a aussi changé d’échelle : 20 412 ménages interrogés contre environ 16 000 en 2014, avec 47 équipes et 236 enquêteurs mobilisés sur le terrain depuis janvier 2026, et un cadre cartographique permettant de généraliser les résultats.

Des femmes, des villes, et de fortes disparités régionales

Les femmes représentent 53,6 % des personnes en situation de handicap, contre 46,4 % pour les hommes. Et 60,5 % de cette population vit en milieu urbain, contre 39,5 % en zones rurales — un déséquilibre qui, selon M. Rachidi, impose de passer « d’une politique unifiée à des stratégies mieux ciblées, tenant compte des besoins réels de chaque territoire ».

L’écart entre régions donne la mesure du chantier : la prévalence atteindrait 14,2 % à Béni Mellal-Khénifra contre 2,4 % à Dakhla-Oued Ed-Dahab. Les maladies non héréditaires et l’état de santé général expliqueraient plus de 56 % des situations recensées.

Le médicament, une charge qui reste à la famille

C’est peut-être le résultat le plus politique de l’enquête : 65,6 % des personnes en situation de handicap déclarent que les dépenses de médicaments et de produits pharmaceutiques restent à la charge de la famille. Et moins d’un tiers (29,7 %) disposent d’un diagnostic médical formel — sans lequel l’accès aux droits et aux dispositifs d’appui devient un parcours du combattant.

Sur le front de l’emploi, le tableau reste sombre : un taux d’emploi de 12,7 % pour l’ensemble de cette population, avec un écart de genre saisissant — environ 23 % chez les hommes contre 4 % chez les femmes.

Ce que demandent les premiers concernés

Interrogés sur leurs attentes, les personnes en situation de handicap et leurs familles placent en tête la garantie d’un accès effectif aux droits et aux services de base : santé, éducation, emploi. Plus de 77 % réclament la gratuité des soins. Viennent ensuite les bourses scolaires et la mise à disposition d’accompagnateurs pour la scolarisation, ainsi que l’application effective du quota d’emploi prévu par la loi.

Réalisée par le Secrétariat d’État chargé de l’Insertion sociale en partenariat avec le Haut-Commissariat au Plan, l’Observatoire national du développement humain et le Fonds des Nations unies pour la population, l’enquête doit servir de socle à une politique publique intégrée. Reste à savoir combien de ces indicateurs se traduiront en lignes budgétaires.

LNT

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AMO : 25 millions de Marocains couverts, mais un régime qui creuse ses déficits https://lnt.ma/amo-25-millions-de-marocains-couverts-mais-un-regime-qui-creuse-ses-deficits/ Fri, 04 Sep 2026 13:25:43 +0000 https://lnt.ma/?p=556460 La CNSS affiche des chiffres records pour 2025 : 25,08 millions de bénéficiaires de l’Assurance maladie obligatoire et 22,65 milliards de dirhams de prestations servies. Derrière la progression, un régime continue de dépenser bien plus qu’il n’encaisse. Le chiffre a de quoi impressionner : deux Marocains sur trois disposent aujourd’hui d’une couverture médicale de base […]

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La CNSS affiche des chiffres records pour 2025 : 25,08 millions de bénéficiaires de l’Assurance maladie obligatoire et 22,65 milliards de dirhams de prestations servies. Derrière la progression, un régime continue de dépenser bien plus qu’il n’encaisse.

Le chiffre a de quoi impressionner : deux Marocains sur trois disposent aujourd’hui d’une couverture médicale de base gérée par la Caisse nationale de sécurité sociale. Réuni jeudi à Casablanca sous la présidence de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, le Conseil d’administration de la CNSS a validé un bilan 2025 en hausse sur presque tous les indicateurs : 25,08 millions de bénéficiaires de l’AMO (+3 % sur un an) et 22,65 milliards de dirhams (MMDH) de prestations versées, soit une progression de 17 %.

Mais la lecture par régime raconte une histoire plus nuancée.

Les non-salariés, le maillon qui coûte

Le régime des travailleurs non salariés (AMO-TNS) compte 1,69 million d’assurés principaux, en hausse de 4 %, pour 2,28 MMDH de prestations, en bond de 24 %. Problème : la Caisse elle-même reconnaît un « déficit structurel ». Le ratio prestations/cotisations y a atteint 157 % en 2025, en hausse de 25 points en un an. Autrement dit, pour chaque dirham encaissé auprès des commerçants, artisans, agriculteurs et professions libérales, le régime en dépense plus de 1,57.

Ce déséquilibre n’est pas une surprise. Dans son rapport publié en 2025, la Cour des comptes pointait déjà un taux de recouvrement de seulement 37 % pour ce régime en 2024, tombant à 22 % chez les agriculteurs et 19,6 % chez les artisans, avec 3,27 millions d’inscrits pour une cible estimée à près de 11 millions de bénéficiaires potentiels. Informalité de l’économie, revenus volatils, faible culture contributive : les causes sont connues, les remèdes plus lents à produire leurs effets. La CNSS indique travailler, avec les départements concernés, au « renforcement de l’adhésion » et à « l’amélioration du recouvrement ».

Tadamon et Achamil, les régimes de la solidarité

À l’autre bout de la chaîne, l’AMO Tadamon, destinée aux populations en situation de vulnérabilité, a couvert 3,95 millions de personnes pour 8,49 MMDH de prestations (+13 %). L’AMO Achamil, elle, connaît la plus forte progression du système : 265 551 assurés principaux, soit +70 % en un an, pour 1,36 MMDH versés. Le régime des salariés, colonne vertébrale du dispositif, dépasse quant à lui 4 millions d’assurés principaux (+5 %) pour 9,22 MMDH de prestations (+12 %).

Le régime général tire l’ensemble

Le reste du bilan est plus confortable. Le nombre de salariés déclarés à la CNSS atteint 4,24 millions (+4 %) et la masse salariale déclarée passe de 222,51 à 244,84 MMDH, soit une hausse de 10 %. Les cotisations dues s’établissent à 36,46 MMDH (+9 %), pour 31,5 MMDH de prestations servies contre 29,7 MMDH un an plus tôt.

Une partie de cette performance vient de la traque à la sous-déclaration. La Caisse revendique 10 411 missions d’inspection et de contrôle en 2025, en hausse de 22 %, ayant permis de régulariser la situation de 151 682 salariés (+24 %) et de faire rentrer dans les radars une masse salariale de 6,6 MMDH, en progression de 63 %. Au total, les actions de recouvrement ont rapporté 5,25 MMDH, contre 4,79 MMDH en 2024.

Deux filiales pour préparer la suite

Au-delà des comptes, le Conseil a arrêté les états financiers, validé le plan d’action et le budget 2026, et pris acte du rapport du Contrôleur d’État. Il a surtout approuvé plusieurs décisions structurantes : le renforcement de la sécurité des systèmes d’information, la création d’une filiale dédiée à l’accélération de la transformation digitale, et la mise en place d’une entité chargée de la gestion des Polycliniques de la CNSS.

Des chantiers qui interviennent alors que la Caisse absorbe progressivement de nouvelles missions dans le cadre de la généralisation de la protection sociale — un transfert de charges dont le Conseil économique, social et environnemental a lui-même souligné les risques financiers.

LNT

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Santé : le Groupement sanitaire territorial de Casablanca-Settat entre en fonction https://lnt.ma/sante-le-groupement-sanitaire-territorial-de-casablanca-settat-entre-en-fonction/ Wed, 02 Sep 2026 15:00:19 +0000 https://lnt.ma/?p=556361 Le Groupement sanitaire territorial (GST) de Casablanca-Settat est officiellement entré en fonction mardi, marquant le début de l’exercice de ses attributions dans la région. Cette nouvelle structure doit assurer une gestion régionale et coordonnée de l’offre de soins, avec notamment pour priorités l’amélioration des parcours des patients, la rationalisation des ressources et l’accélération de la […]

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Le Groupement sanitaire territorial (GST) de Casablanca-Settat est officiellement entré en fonction mardi, marquant le début de l’exercice de ses attributions dans la région. Cette nouvelle structure doit assurer une gestion régionale et coordonnée de l’offre de soins, avec notamment pour priorités l’amélioration des parcours des patients, la rationalisation des ressources et l’accélération de la transformation numérique du secteur.

Le Groupement sanitaire territorial de Casablanca-Settat devient opérationnel. Sa direction a annoncé le démarrage effectif de ses activités, dans le cadre de la réforme du système national de santé engagée au Maroc.

Le GST doit notamment permettre de faire évoluer la gestion de l’offre de soins vers une organisation à l’échelle régionale, en coordonnant les différentes composantes du système de santé de Casablanca-Settat.

Cette nouvelle organisation s’inscrit dans le chantier de réforme du système national de santé conduit conformément aux orientations du Roi Mohammed VI.

Une gestion intégrée de l’offre de soins

L’un des principaux objectifs du GST consiste à renforcer la gouvernance territoriale du secteur et à améliorer la coordination entre les différents niveaux de prise en charge.

Cette organisation doit couvrir l’ensemble du parcours de soins, depuis les établissements de soins de santé primaires jusqu’aux centres hospitaliers universitaires.

Le Groupement entend ainsi renforcer la complémentarité entre les structures sanitaires et améliorer l’orientation des patients au sein du système régional.

Cette approche doit également permettre de rationaliser l’utilisation des ressources humaines et financières disponibles, avec pour objectif d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Plusieurs chantiers sont identifiés comme prioritaires par le GST Casablanca-Settat. Le développement de l’offre de soins figure parmi les principaux axes annoncés, parallèlement à la modernisation des modes de gestion et de gouvernance.

Le Groupement prévoit également de travailler sur l’amélioration des parcours de prise en charge des patients et sur le renforcement de la complémentarité entre les différents niveaux de soins.

La transformation numérique constitue un autre axe de cette nouvelle organisation. Le GST entend accélérer son déploiement dans les établissements et services relevant de son périmètre, parallèlement à l’amélioration des indicateurs de performance et de la qualité des prestations proposées aux usagers.

Les ressources humaines parmi les priorités

La nouvelle structure régionale entend également accorder une place importante à la gestion des ressources humaines, considérées comme un élément central de la transformation du système de santé.

Le GST prévoit à ce titre de mobiliser les compétences médicales, soignantes et administratives nécessaires au fonctionnement des établissements de la région.

L’amélioration des conditions de travail et le renforcement des programmes de formation figurent également parmi les orientations annoncées. L’objectif est d’adapter les compétences et les effectifs aux besoins des différentes structures sanitaires de Casablanca-Settat.

La direction du GST appelle enfin les différents acteurs concernés à accompagner la mise en place de cette nouvelle organisation.

Cet appel s’adresse notamment aux autorités publiques, aux collectivités territoriales, aux partenaires institutionnels et sociaux ainsi qu’aux composantes de la société civile.

LNT

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Diabète: le coût du suivi reste à la charge des patients, faute de remboursement des capteurs https://lnt.ma/diabete-le-cout-du-suivi-reste-a-la-charge-des-patients-faute-de-remboursement-des-capteurs/ Wed, 02 Sep 2026 10:06:14 +0000 https://lnt.ma/?p=556286 Plus de 2,7 millions d’adultes sont diabétiques au Maroc, dont près de la moitié sans diagnostic. Au-delà des médicaments, le suivi quotidien représente une dépense que les patients évaluent entre 2 000 et 2 500 dirhams par mois selon les besoins et le niveau de couverture. Les capteurs de mesure continue du glucose demeurent peu […]

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Plus de 2,7 millions d’adultes sont diabétiques au Maroc, dont près de la moitié sans diagnostic. Au-delà des médicaments, le suivi quotidien représente une dépense que les patients évaluent entre 2 000 et 2 500 dirhams par mois selon les besoins et le niveau de couverture. Les capteurs de mesure continue du glucose demeurent peu pris en charge.

La question du diabète au Maroc est le plus souvent abordée sous l’angle de la prévalence. Elle se pose aussi, pour les patients, sous celui du coût du suivi, poste distinct de celui des traitements et beaucoup moins documenté.

Les données du ministère de la Santé situent à plus de 2,7 millions le nombre d’adultes atteints de diabète dans le Royaume, avec une caractéristique qui commande tout le reste : près de la moitié d’entre eux ne sont pas diagnostiqués. Cette proportion signifie que le coût supporté par les patients suivis ne concerne qu’une part de la population effectivement malade, l’autre part supportant, elle, le coût des complications non prévenues.

Les ordres de grandeur rapportés par les patients éclairent la charge réelle. Une patiente évoque un achat d’insuline d’environ 3 330 dirhams par trimestre, couvert par son assurance. Une autre évalue ses dépenses mensuelles entre 2 000 et 2 500 dirhams selon ses besoins et l’étendue de sa couverture. Ces montants relèvent de cas individuels et ne constituent pas des moyennes nationales, mais ils situent l’enjeu.

Le point de blocage identifié porte sur les technologies de surveillance. Les bandelettes d’autosurveillance glycémique demeurent le mode de mesure le plus répandu, non par choix médical mais par défaut : la prise en charge des capteurs de mesure continue du glucose reste limitée. Or ces dispositifs modifient la qualité du suivi, en particulier pour le diabète de type 1 et pour les patients sous insuline, en permettant de détecter les variations nocturnes et les hypoglycémies asymptomatiques.

L’endocrinologue Nouzha Semlali relève les disparités d’accès à ces technologies et les lacunes de couverture. À quoi s’ajoutent des ruptures d’approvisionnement qui compliquent périodiquement la gestion des traitements.

L’arbitrage posé est classique en économie de la santé. Le remboursement d’un dispositif de surveillance représente une dépense immédiate et identifiable pour l’assurance maladie ; les complications qu’il permet d’éviter, néphropathies, rétinopathies, amputations, hospitalisations, représentent une dépense différée et diffuse, mais d’un ordre de grandeur supérieur. La difficulté tient à ce que les deux ne relèvent pas des mêmes lignes budgétaires ni du même horizon temporel.

La généralisation de l’assurance maladie obligatoire, qui couvre désormais une large majorité de la population, déplace la question du principe de la couverture vers celui du contenu du panier de soins, dont la définition constitue l’un des chantiers ouverts du système de santé.

LNT

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Prix des médicaments : le Maroc adopte sa première réforme de la tarification en 13 ans https://lnt.ma/prix-des-medicaments-le-maroc-adopte-sa-premiere-reforme-de-la-tarification-en-13-ans/ Sat, 15 Aug 2026 15:22:45 +0000 https://lnt.ma/?p=554824 Un décret publié le 23 juillet 2026 refond les règles de fixation des prix des médicaments au Maroc, treize ans après le cadre de 2013. Révision triennale automatique, marges d’importation réduites, mécanisme anti-pénurie : le texte redéfinit en profondeur l’équilibre entre accessibilité des soins et sécurité de l’approvisionnement.** Après plusieurs années d’attente et de concertation, […]

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Un décret publié le 23 juillet 2026 refond les règles de fixation des prix des médicaments au Maroc, treize ans après le cadre de 2013. Révision triennale automatique, marges d’importation réduites, mécanisme anti-pénurie : le texte redéfinit en profondeur l’équilibre entre accessibilité des soins et sécurité de l’approvisionnement.**

Après plusieurs années d’attente et de concertation, le gouvernement a acté une réforme structurelle de la tarification pharmaceutique. Le décret n° 2.25.631, publié le 23 juillet 2026, modifie le cadre en vigueur depuis 2013 et a été élaboré en concertation avec la commission interministérielle des prix, l’Agence marocaine des médicaments, le Conseil de la concurrence et les autorités sanitaires.

Une révision automatique tous les trois ans

Principale innovation du texte : les prix des médicaments de marque seront désormais réexaminés automatiquement tous les trois ans, selon deux méthodes distinctes en fonction du niveau de prix. Pour les médicaments dont le prix dépasse 300 dirhams, la comparaison se fera avec les prix les plus bas observés dans les pays de référence. Pour ceux dont le prix est égal ou inférieur à 300 dirhams, c’est la moyenne des prix pratiqués dans ces mêmes pays qui servira de base de calcul.

Les génériques et biosimilaires ne sont pas épargnés par la mécanique : ils seront révisés selon le même taux de baisse que leur princeps de référence, avec un plafond fixé à 15%, tout en garantissant qu’ils ne pourront jamais dépasser le prix du médicament original.

Des marges d’importation resserrées

Le décret revoit également les modalités de calcul applicables aux médicaments importés, en s’appuyant sur le cours moyen de la devise sur trois mois publié par Bank Al-Maghrib. La marge additionnelle pour frais d’approche, longtemps fixée à 10%, est ramenée à 2,5%, un ajustement qui devrait mécaniquement peser sur le prix public de nombreuses spécialités importées.

Un nouvel article pour sécuriser l’approvisionnement

Au-delà de la seule question du prix, la réforme introduit un article 22 ter destiné à répondre aux épisodes de pénurie ou aux situations d’urgence sanitaire. Ce mécanisme permet aux autorités d’ajuster temporairement les prix lorsque l’approvisionnement du marché est menacé, actant un changement de philosophie : le prix n’est plus envisagé uniquement sous l’angle de son niveau, mais aussi comme un levier pour garantir la disponibilité des produits.

Douze mois pour se mettre en conformité

Les laboratoires et distributeurs disposent d’un délai de douze mois à compter de la publication du décret pour procéder à la révision des prix des médicaments déjà commercialisés, les nouveaux tarifs devant être appliqués dans les 60 jours suivant leur annonce officielle. Le secteur pharmaceutique, qui avait plaidé pour davantage de visibilité réglementaire, entre ainsi dans une nouvelle phase, avec en toile de fond l’objectif gouvernemental d’alléger la facture santé des ménages marocains.

 

LNT

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Alzheimer : un professeur marocain derrière une avancée sur le dépistage précoce https://lnt.ma/alzheimer-un-professeur-marocain-derriere-une-avancee-sur-le-depistage-precoce/ Sat, 08 Aug 2026 12:07:45 +0000 https://lnt.ma/?p=554559 Une équipe de chercheurs de l’Université de New York (NYU), dirigée par les professeurs Allal Boutajangout et Thomas Wisniewski, a mis en évidence le potentiel de biomarqueurs sanguins pour détecter les processus associés à la maladie d’Alzheimer plusieurs années avant l’apparition des principaux signes cliniques. Cette approche pourrait faciliter le dépistage des personnes à risque […]

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Une équipe de chercheurs de l’Université de New York (NYU), dirigée par les professeurs Allal Boutajangout et Thomas Wisniewski, a mis en évidence le potentiel de biomarqueurs sanguins pour détecter les processus associés à la maladie d’Alzheimer plusieurs années avant l’apparition des principaux signes cliniques. Cette approche pourrait faciliter le dépistage des personnes à risque et permettre une prise en charge plus précoce de la maladie.

Professeur de neurologie et de neurosciences à la Faculté de médecine de l’Université de New York et co-directeur du Centre de neurologie cognitive et de la plateforme des biomarqueurs, Allal Boutajangout explique que les travaux menés par son équipe reposent sur l’analyse de plusieurs biomarqueurs plasmatiques.

L’approche s’intéresse notamment aux protéines bêta-amyloïde et tau, étroitement associées à la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’à différents biomarqueurs inflammatoires et pro-inflammatoires.

Trois groupes de patients étudiés

Les chercheurs ont travaillé sur trois catégories de patients correspondant à différents stades de l’évolution cognitive. La première rassemble des personnes ne présentant pas de troubles cognitifs. La deuxième concerne des individus souffrant d’un déclin cognitif subjectif (SCD), c’est-à-dire des personnes ressentant des difficultés de mémoire alors que les tests cliniques ne mettent pas encore en évidence d’altération significative. La troisième catégorie regroupe des patients présentant une déficience cognitive plus prononcée (MCI).

Selon les résultats présentés par le professeur Boutajangout, une forte corrélation a été observée entre les biomarqueurs détectés dans le sang et les dépôts cérébraux d’amyloïde et de protéine tau mesurés notamment par tomographie par émission de positons (PET scan).

Ces analyses permettraient également de distinguer avec davantage de précision les différentes phases d’évolution de la maladie.

Des signes détectables huit à dix ans plus tôt

L’un des principaux enseignements de ces travaux réside dans la possibilité d’identifier certains processus pathologiques très en amont des manifestations cliniques majeures.

Selon Allal Boutajangout, les biomarqueurs étudiés pourraient révéler les premiers processus associés à Alzheimer huit à dix ans avant l’apparition des principaux symptômes cliniques, à un moment où les lésions cérébrales ont déjà commencé à se développer mais restent souvent difficiles à identifier avec les méthodes diagnostiques conventionnelles.

Cette détection précoce représente, selon le chercheur marocain, « une avancée importante vers une médecine préventive et de précision », puisqu’elle pourrait permettre d’intervenir avant l’installation d’une démence cliniquement manifeste.

L’intégration de ces analyses sanguines dans les dispositifs de dépistage permettrait notamment d’identifier plus rapidement les personnes présentant un risque élevé et d’adapter leur prise en charge aux différentes phases d’évolution de la maladie. Le suivi régulier des biomarqueurs pourrait également contribuer à évaluer l’évolution de l’état des patients.

Une alternative plus accessible aux examens lourds

L’intérêt de cette approche est également économique et pratique. Les techniques actuellement utilisées pour rechercher certains marqueurs d’Alzheimer, comme le PET scan ou l’analyse du liquide céphalo-rachidien obtenue par ponction lombaire, restent relativement coûteuses, invasives ou difficiles à déployer à grande échelle.

À l’inverse, une analyse sanguine serait plus simple à réaliser, moins coûteuse et plus facilement intégrable dans les parcours de soins. Elle pourrait ainsi servir d’examen de première intention, avant de recourir à des investigations plus complexes pour confirmer les cas suspects.

Les recherches conduites par l’équipe de NYU ne se limitent par ailleurs pas à Alzheimer. Les scientifiques travaillent également sur l’identification de biomarqueurs associés à d’autres pathologies et atteintes neurologiques, notamment la maladie de Parkinson, la démence fronto-temporale, les traumatismes crâniens, les accidents vasculaires cérébraux, l’autisme et la sclérose latérale amyotrophique.

LNT avec  MAP

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Entretien avec Hasnaa Trombati : « Mieux informer le public est essentiel pour préserver la santé visuelle » https://lnt.ma/entretien-avec-hasnaa-trombati-mieux-informer-le-public-est-essentiel-pour-preserver-la-sante-visuelle/ Tue, 28 Jul 2026 14:06:17 +0000 https://lnt.ma/?p=553940 La santé visuelle est un enjeu de santé publique qui évolue avec les modes de vie. L’augmentation du temps passé devant les écrans, la progression de la myopie chez les enfants et le vieillissement de la population contribuent à faire émerger de nouveaux besoins en matière de prévention et de dépistage. Dans cet entretien, Hasnaa […]

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La santé visuelle est un enjeu de santé publique qui évolue avec les modes de vie. L’augmentation du temps passé devant les écrans, la progression de la myopie chez les enfants et le vieillissement de la population contribuent à faire émerger de nouveaux besoins en matière de prévention et de dépistage. Dans cet entretien, Hasnaa Trombati, opticienne et fondatrice de Mod’Optic, partage son regard sur la situation au Maroc et rappelle les bons réflexes à adopter pour préserver sa vision.

La Nouvelle Tribune : Quelle est aujourd’hui la situation de la santé visuelle au Maroc ?

Hasnaa Trombati : Aujourd’hui, les troubles visuels les plus fréquents que nous rencontrons chez Mod’Optic sont les troubles de la réfraction, comme la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie. Nous constatons également une augmentation de la fatigue oculaire liée à l’utilisation intensive des écrans, qui peut se traduire par des yeux secs, une vision fluctuante ou des maux de tête.

Chez les enfants, la progression de la myopie est une préoccupation majeure. Chez les personnes de plus de 60 ans, nous orientons régulièrement vers un ophtalmologiste lorsque nous suspectons des pathologies comme la cataracte, le glaucome ou la DMLA. Notre rôle est avant tout de détecter les signes d’alerte, d’assurer un équipement visuel adapté et, si nécessaire, d’orienter rapidement le patient vers une prise en charge médicale.

Les Marocains accordent-ils suffisamment d’importance au dépistage visuel ?

On observe une prise de conscience progressive, notamment en raison de la fatigue visuelle liée aux écrans et des campagnes de sensibilisation. Il reste toutefois des freins, comme le coût, le manque d’information ou encore la banalisation de la gêne visuelle. Beaucoup de personnes consultent seulement lorsque les symptômes deviennent vraiment gênants. La situation s’améliore, mais le dépistage reste encore trop irrégulier.

Les enfants sont-ils davantage exposés aux troubles de la vue avec l’augmentation du temps passé devant les écrans ?

Oui, les enfants sont aujourd’hui davantage exposés aux troubles de la vue, notamment en raison du temps prolongé passé devant les écrans. Nous observons une augmentation des cas de myopie, ce qui rend le dépistage précoce particulièrement important.

Quels signes doivent alerter et pousser à consulter un spécialiste ?

Certains signes doivent inciter à consulter rapidement, comme par exemple une rougeur persistante, une douleur à l’œil, un larmoiement inhabituel, une sensibilité à la lumière ou une baisse de la vision. Si ces symptômes apparaissent, il vaut mieux consulter rapidement.

Quels sont les bons réflexes à adopter au quotidien pour préserver sa vision ?

Quelques gestes simples permettent de préserver sa vision au quotidien : porter des lunettes de soleil de bonne qualité pour se protéger des UV, bien s’hydrater, retirer ses lentilles avant de nager et utiliser des larmes artificielles si nécessaire. Il est également important de limiter le temps passé devant les écrans ou, à défaut, de faire des pauses régulières.

Quels sont, selon vous, les principaux défis qui restent à relever pour améliorer l’accès aux soins visuels au Maroc ?

Les principaux défis, sont surtout la prévention et le dépistage précoce.

Beaucoup de personnes consultent seulement lorsque la gêne devient importante, alors qu’un contrôle régulier permettrait de détecter plus tôt certains troubles visuels. Il est également nécessaire de mieux sensibiliser les familles à la progression de la myopie chez les enfants, de limiter le temps d’écran, de protéger les yeux des rayons UV et de rendre les examens visuels plus accessibles. Plus largement, une meilleure information du public reste l’un des leviers les plus efficaces pour préserver durablement la santé visuelle.

Propos recueillis par Asmaa Loudni

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Recherche et innovation : l’UM6P dresse le bilan de son Unité de Gestion des Fonds https://lnt.ma/lum6p-franchit-un-cap-dans-le-financement-de-la-recherche/ Mon, 27 Jul 2026 09:42:30 +0000 https://lnt.ma/?p=553924 Cinq ans après sa création, l’Unité de Gestion des Fonds (UGF) de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) revendique un rôle croissant dans la structuration de la recherche scientifique au Maroc. Dans son premier rapport quinquennal, l’université met en avant le déploiement de plus de 25 programmes de recherche, l’accompagnement de plus de 150 projets et […]

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Cinq ans après sa création, l’Unité de Gestion des Fonds (UGF) de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) revendique un rôle croissant dans la structuration de la recherche scientifique au Maroc. Dans son premier rapport quinquennal, l’université met en avant le déploiement de plus de 25 programmes de recherche, l’accompagnement de plus de 150 projets et la mobilisation d’un large réseau de chercheurs et d’experts, tout en soulignant le renforcement des mécanismes de gouvernance et de financement de la recherche.

Créée en 2020, l’UGF a développé un dispositif couvrant l’ensemble du cycle de vie des projets de recherche, depuis les appels à projets et leur évaluation jusqu’au suivi des résultats et à la mesure de leur impact.

En cinq ans, l’unité indique avoir lancé plus de 25 programmes de recherche et d’innovation, accompagné plus de 150 projets, mobilisé plus de 1.500 chercheurs ainsi qu’un réseau de plus de 1.000 experts nationaux et internationaux. Ces initiatives ont impliqué 11 universités publiques marocaines, des organismes nationaux de recherche et plusieurs partenaires autour de thématiques telles que la santé, l’agriculture, l’énergie, l’eau, les matériaux, les sciences humaines ou encore l’intelligence artificielle.

Selon l’UM6P, l’UGF a été créée pour professionnaliser la gestion des financements destinés à la recherche et au transfert de technologie. Au fil des années, l’unité a mis en place des procédures couvrant la sélection, l’évaluation, la contractualisation, le suivi et l’évaluation de l’impact des projets.

L’université estime que cette approche a contribué à faire évoluer les pratiques de pilotage de la recherche en instaurant des standards communs en matière d’évaluation, de suivi et de redevabilité, dans une logique davantage orientée vers la qualité scientifique et la valorisation des résultats.

Le rapport met également en avant les résultats des programmes accompagnés. Ceux-ci auraient contribué à la formation de plus de 390 doctorants et à la mobilisation de plus de 210 post-doctorants et ingénieurs de recherche.

L’UM6P indique également que ces projets ont favorisé le développement de nouvelles technologies et de prototypes, accompagné plus de 25 projets en phase de maturation technologique et commerciale et donné lieu à la publication de plus de 236 articles scientifiques dans des revues internationales classées dans le premier quartile (Q1).

Pour Ryad Mouline, responsable de l’Unité de Gestion des Fonds, « l’impact d’une recherche se prépare bien avant ses résultats » et repose notamment sur la qualité de la gouvernance des projets, depuis leur conception jusqu’à leur suivi.

L’université indique enfin que cette première phase ouvre la voie à une nouvelle étape avec le Programme national d’appui à la recherche, au développement et à l’innovation (PNARDI), mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation et la Fondation OCP. Dans ce cadre, l’UGF assurera la coordination des processus d’évaluation, de contractualisation, de suivi et d’évaluation de l’impact des projets au profit des universités publiques et des institutions nationales de recherche.

LNT

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Économie du soin : le Maroc présente une stratégie nationale pour structurer le secteur https://lnt.ma/economie-du-soin-le-maroc-presente-une-strategie-nationale-pour-structurer-le-secteur/ Fri, 17 Jul 2026 10:55:11 +0000 https://lnt.ma/?p=553354 Présentée à Rabat par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, la stratégie nationale de promotion de l’économie des soins à autrui ambitionne de structurer un véritable système national des soins, capable de répondre aux évolutions démographiques, de soutenir l’inclusion économique – notamment des femmes – et de créer de […]

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Présentée à Rabat par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, la stratégie nationale de promotion de l’économie des soins à autrui ambitionne de structurer un véritable système national des soins, capable de répondre aux évolutions démographiques, de soutenir l’inclusion économique – notamment des femmes – et de créer de nouveaux emplois dans un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans le développement du Royaume.

L’objectif affiché consiste à mettre en place un système national intégré des soins à autrui, capable de répondre à une demande appelée à croître sous l’effet des transformations démographiques et sociales. La stratégie adopte une approche globale couvrant l’ensemble du cycle de vie, avec l’ambition d’assurer une meilleure couverture des besoins, une plus grande équité territoriale, un financement pérenne et une reconnaissance du travail de soin comme une responsabilité collective.

Faire évoluer le modèle des soins

Intervenant à cette occasion, la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahia, a estimé que cette stratégie traduit la volonté d’opérer un changement profond dans la manière d’appréhender le travail de soin au Maroc.

Selon elle, il s’agit de dépasser une logique où cette responsabilité repose principalement sur les familles pour évoluer vers un modèle fondé sur un partage des responsabilités entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé, les partenaires sociaux, les acteurs de l’économie sociale et solidaire ainsi que les familles elles-mêmes.

La ministre a souligné que cette stratégie associe plusieurs dimensions complémentaires : promotion des droits, égalité entre les femmes et les hommes, création d’emplois, renforcement de la protection sociale, professionnalisation des métiers du soin, mise en place de normes garantissant les droits des professionnels et développement de mécanismes de financement durables.

Pour Naima Ben Yahia, l’économie des soins ne constitue pas une politique sociale supplémentaire, mais un levier structurant susceptible d’accompagner les mutations de la société, de consolider les acquis sociaux et de limiter à terme les coûts liés aux prises en charge de longue durée.

La stratégie répond également à un objectif économique. En reconnaissant pleinement les activités liées aux soins, elle entend favoriser la création d’emplois qualifiés dans un secteur encore largement informel, tout en facilitant une meilleure participation des femmes au marché du travail.

Le développement de services accessibles de prise en charge des enfants, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou dépendantes est en effet considéré comme un facteur essentiel pour améliorer l’inclusion économique, notamment féminine.

Cette orientation rejoint les recommandations formulées ces dernières années par plusieurs organisations internationales, qui considèrent l’économie du soin comme un important gisement d’emplois et un levier de croissance inclusive.

Une stratégie articulée autour de cinq priorités

La feuille de route s’articule autour de cinq axes majeurs.

Le premier vise à développer, diversifier et mieux répartir l’offre de services de soins sur l’ensemble du territoire afin de réduire les disparités territoriales.

Le deuxième concerne la structuration des métiers du soin à travers leur professionnalisation, le renforcement de leur attractivité et la valorisation des compétences.

Le troisième porte sur la mise en place d’un modèle de financement garantissant la pérennité du système ainsi que la continuité de la demande pour ces services.

Le quatrième entend renforcer la reconnaissance sociale du travail de soin en favorisant un partage plus équilibré des responsabilités entre les différents acteurs de la société.

Enfin, le cinquième axe est consacré à la gouvernance, avec le renforcement des mécanismes de pilotage, de coordination, de régulation et d’évaluation des politiques publiques dans ce domaine.

Les partenaires présents ont salué cette initiative.

Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdelkader Amara, a rappelé que son institution plaidait depuis plusieurs années pour l’élaboration d’une stratégie nationale structurée dans ce domaine. Selon lui, le principal défi consiste désormais à transformer cette vision en résultats concrets, à travers des services de qualité accessibles à tous, des emplois décents, un financement durable et une gouvernance efficace.

Les partenaires internationaux ont également exprimé leur soutien à cette démarche.

La directrice de l’Agence française de développement (AFD) au Maroc, Catherine Bonnaud, a estimé que le Royaume franchissait une étape importante dans la reconnaissance du travail de soin comme enjeu stratégique de développement, réaffirmant la volonté de l’AFD d’accompagner la mise en œuvre de cette stratégie.

L’ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a salué une vision moderne qui fait de l’économie du soin un outil au service du développement économique, de la valorisation du capital humain et de la cohésion sociale.

L’ambassadrice de Suède, Fredrika Ornbrant, a pour sa part souligné les progrès réalisés dans le cadre de la coopération entre le Maroc et ONU Femmes, notamment sur les questions liées au partage des responsabilités parentales et à l’égalité entre les femmes et les hommes. Selon elle, le lancement de cette stratégie marque une étape historique en reconnaissant que l’économie du soin relève désormais pleinement des politiques publiques.

De son côté, Chidi King, responsable de la branche Genre, égalité, diversité et inclusion de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a qualifié cette stratégie de référence pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, mettant en avant le choix du Maroc en faveur d’une gouvernance interministérielle associant les partenaires sociaux.

Intervenant par visioconférence, la directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, Nyaradzayi Gumbonzvanda, a également salué une initiative pionnière qui traduit, selon elle, l’engagement du Royaume en faveur de l’égalité, de l’inclusion et du développement humain.

LNT

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Santé : le Maroc renforce sa stratégie de lutte contre le cancer https://lnt.ma/sante-le-maroc-renforce-sa-strategie-de-lutte-contre-le-cancer/ Thu, 16 Jul 2026 10:19:03 +0000 https://lnt.ma/?p=553260 Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a tenu, mercredi à Rabat, une réunion du comité de pilotage du Plan national de prévention et de contrôle du cancer 2020-2029, présidée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui. Cette réunion a été consacrée à la présentation des […]

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Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a tenu, mercredi à Rabat, une réunion du comité de pilotage du Plan national de prévention et de contrôle du cancer 2020-2029, présidée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui.

Cette réunion a été consacrée à la présentation des résultats de l’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre du Plan national et à l’identification des priorités stratégiques pour la période restante, dans le cadre du déploiement de la réforme du système de santé et de la généralisation de la protection sociale.

Dans une allocution à cette occasion, M. Tehraoui a souligné que cette évaluation constitue « une véritable étape de partage et de concertation indispensable pour orienter avec justesse les quatre années qui nous séparent de l’échéance de ce deuxième plan décennal ».

Les investissements soutenus réalisés par le Royaume au cours des quinze dernières années dans les infrastructures et les ressources humaines dédiées à la prise en charge des cancers ont permis d’accroître considérablement les capacités de prise en charge, a mis en avant le ministre, précisant que les centres publics d’oncologie assurent désormais le suivi de plus de 110.000 patients par an, dont près de 24.000 nouveaux cas.

M. Tehraoui a également fait savoir que le Royaume compte aujourd’hui 59 centres de référence de santé reproductive, qui constituent une étape clé de la détection précoce des cancers du sein et du col de l’utérus, insistant sur la nécessité de transformer ces acquis en une excellence durable, à travers l’adaptation de l’offre de soins à une demande croissante liée au vieillissement démographique et à l’amélioration du diagnostic.

Il a, par ailleurs, affirmé que la réduction des écarts territoriaux et l’équité d’accès aux soins, qui constituent « une priorité absolue » dans la feuille de route, sont des principes fondamentaux de la refonte du système national de santé.

M. Tehraoui a, en outre, estimé que la réforme structurelle engagée par le Royaume, notamment à travers la mise en place des groupements sanitaires territoriaux et le renforcement de la régionalisation avancée, offre l’opportunité pour consolider la gouvernance du plan cancer, d’achever la digitalisation des systèmes d’information et de garantir la continuité des parcours de soins, entre le premier recours, le diagnostic, la prise en charge thérapeutique et la réhabilitation.

Selon le ministre, les résultats de cette évaluation permettront de définir les priorités, notamment en matière de gouvernance et de coordination interinstitutionnelle, de renforcement de la prévention, du dépistage et de la détection précoce, de continuité et d’équité d’accès aux traitements, de partenariat public-privé, ainsi que d’optimisation des ressources humaines, des équipements et des systèmes d’information.

Ces priorités devront être au cœur du plan d’action 2027-2028, avec pour objectif de réduire l’incidence du cancer et la mortalité, a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère, Mohamed El Youbi, a relevé que cette réunion intervient dans le contexte de la mise en œuvre de la réforme du système national de santé, conformément aux Hautes Orientations Royales, dont l’objectif est de généraliser la couverture sanitaire et de garantir à toute personne nécessitant des soins un accès sans obstacle géographique ou financier à des prestations de qualité, incluant les traitements les plus modernes.

Dans une déclaration à la presse, M. El Youbi a souligné que le Maroc a enregistré des résultats « très positifs » dans la lutte contre le cancer, l’érigeant en modèle de référence au niveau des instances régionales et internationales, notant que cette réunion vise essentiellement à identifier avec précision les insuffisances et les domaines nécessitant un renforcement des efforts.

Les résultats de cette évaluation ont mis en évidence les progrès significatifs réalisés par le Maroc dans la lutte contre le cancer, notamment à travers le renforcement du réseau des établissements de prise en charge du cancer, l’élargissement de l’offre de soins en oncologie, l’amélioration de l’accès aux médicaments innovants, le développement des soins palliatifs, ainsi que l’extension du programme de dépistage précoce des cancers du sein et du col de l’utérus, peut-on lire dans un communiqué du ministère de la Santé et de la Protection sociale.

Le Comité de pilotage a également relevé un certain nombre de défis qui nécessitent la poursuite des efforts, notamment l’augmentation de la couverture vaccinale contre le Papillomavirus Humain (HPV), le renforcement de la prévention des cancers liés aux risques professionnels et environnementaux, ainsi que l’amélioration du parcours de diagnostic et de prise en charge conformément aux standards internationaux.

À l’issue de ses travaux, le Comité de pilotage a approuvé les orientations prioritaires pour la période 2027-2029. Celles-ci reposent principalement sur le renforcement de la gouvernance du Plan national, l’accélération de la mise en œuvre des programmes de prévention, la garantie d’un accès équitable aux services de diagnostic et de traitement, le renforcement des ressources humaines et des équipements, l’accélération de la transformation numérique des services de santé, ainsi que l’accompagnement du déploiement des Groupements Sanitaires Territoriaux, afin d’assurer l’efficacité et la pérennité des services de lutte contre le cancer.

 

LNT avec Map

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Dentisterie : les technologies numériques transforment progressivement les pratiques au Maroc https://lnt.ma/dentisterie-les-technologies-numeriques-transforment-progressivement-les-pratiques-au-maroc/ Fri, 10 Jul 2026 11:04:28 +0000 https://lnt.ma/?p=552885 L’intégration des nouvelles technologies dans les cabinets dentaires continue de gagner du terrain au Maroc, portée par l’évolution des équipements médicaux et des pratiques cliniques. Planification numérique en trois dimensions, chirurgie guidée par ordinateur ou encore restaurations biomimétiques figurent désormais parmi les outils qui modifient les approches diagnostiques et thérapeutiques de certains praticiens. Cette évolution […]

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L’intégration des nouvelles technologies dans les cabinets dentaires continue de gagner du terrain au Maroc, portée par l’évolution des équipements médicaux et des pratiques cliniques. Planification numérique en trois dimensions, chirurgie guidée par ordinateur ou encore restaurations biomimétiques figurent désormais parmi les outils qui modifient les approches diagnostiques et thérapeutiques de certains praticiens.

Cette évolution s’inscrit dans une tendance internationale visant à rendre les soins plus précis, plus conservateurs et davantage personnalisés. Au-delà de l’amélioration des performances techniques, ces innovations accompagnent également le développement de la dentisterie dite « minimalement invasive », qui privilégie la préservation des tissus dentaires et gingivaux lorsque les situations cliniques le permettent.

Le Dr Zineb Senhaji, chirurgienne-dentiste diplômée de l’Université libre de Bruxelles (ULB), fait partie des praticiens qui intègrent ces technologies dans leur exercice. Formée au Maroc ainsi qu’en Belgique, en France et en Espagne dans plusieurs disciplines, notamment l’implantologie, la chirurgie orale, la parodontologie, l’orthodontie invisible et la dentisterie restauratrice, elle s’appuie sur des outils numériques destinés à renforcer la précision des traitements.

La planification numérique au service du diagnostic

Parmi les évolutions les plus marquantes figure la planification numérique tridimensionnelle. Cette technologie permet de modéliser en trois dimensions les structures bucco-dentaires avant une intervention et d’élaborer des scénarios thérapeutiques adaptés à chaque patient.

Associée à l’imagerie médicale moderne, cette approche offre au praticien une meilleure visualisation des structures anatomiques et facilite la préparation des interventions, notamment en implantologie ou en chirurgie orale.

Le recours à ces outils vise également à améliorer la prévisibilité des résultats et à réduire les marges d’incertitude lors de certains actes complexes.

L’essor de la chirurgie guidée

Autre évolution notable : l’implantologie guidée. Grâce à des logiciels spécialisés et à des guides chirurgicaux conçus à partir des données numériques du patient, cette technique permet de planifier avec précision le positionnement des implants avant l’intervention.

Cette méthode contribue à sécuriser le geste opératoire et s’inscrit dans une logique de chirurgie de précision, tout en limitant, dans certains cas, le caractère invasif des interventions.

Les protocoles numériques trouvent également des applications dans la parodontologie, discipline consacrée aux tissus de soutien de la dent, où ils participent à une meilleure évaluation des pathologies et au suivi de leur évolution.

Des restaurations inspirées de la dent naturelle

Les restaurations biomimétiques constituent une autre illustration de cette évolution technologique. Leur objectif est de reproduire au plus près les propriétés mécaniques et fonctionnelles des tissus dentaires naturels afin d’améliorer la durabilité des restaurations tout en préservant un maximum de substance dentaire saine.

Cette approche rejoint les principes de la dentisterie conservatrice, qui privilégie des interventions ciblées plutôt que des traitements plus lourds lorsque ceux-ci peuvent être évités.

Une évolution des pratiques centrée sur la personnalisation

Au-delà des équipements, la transformation numérique de la dentisterie favorise une personnalisation accrue des soins. Les données recueillies lors des examens cliniques et radiologiques permettent d’adapter les protocoles thérapeutiques aux caractéristiques anatomiques de chaque patient.

Selon le Dr Zineb Senhaji, « la dentisterie moderne ne doit plus se limiter à traiter une pathologie lorsqu’elle apparaît ». Elle estime que les avancées technologiques permettent de promouvoir une approche davantage axée sur « la prévention, la précision et la personnalisation des soins », avec des traitements qui cherchent à préserver les tissus naturels et à offrir des résultats durables.

Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation de la médecine bucco-dentaire, où les innovations numériques deviennent progressivement des outils d’aide au diagnostic, à la planification et à la réalisation des traitements.

LNT

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Oncorad Group s’allie à ORSI Academy et annonce une première mondiale en téléchirurgie robotique https://lnt.ma/oncorad-group-sallie-a-orsi-academy-et-annonce-une-premiere-mondiale-en-telechirurgie-robotique/ Fri, 03 Jul 2026 15:36:01 +0000 https://lnt.ma/?p=552432 Oncorad Group a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec ORSI Academy, centre belge de référence dans la formation en chirurgie robotique et mini-invasive, ainsi que la réalisation d’une première mondiale présentée comme la première téléchirurgie robotique bidirectionnelle entre l’Europe et l’Afrique. Cette double annonce intervient à l’occasion du deuxième anniversaire du programme de chirurgie […]

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Oncorad Group a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec ORSI Academy, centre belge de référence dans la formation en chirurgie robotique et mini-invasive, ainsi que la réalisation d’une première mondiale présentée comme la première téléchirurgie robotique bidirectionnelle entre l’Europe et l’Afrique. Cette double annonce intervient à l’occasion du deuxième anniversaire du programme de chirurgie robotique du groupe.

À travers ce partenariat, les deux institutions entendent développer des programmes de formation, de simulation avancée, de mentorat et d’échanges scientifiques destinés aux chirurgiens africains, avec pour objectif de favoriser la diffusion des meilleures pratiques internationales et de contribuer à l’émergence de nouveaux centres d’excellence en chirurgie robotique sur le continent.

Selon Oncorad Group, cette initiative s’inscrit dans sa stratégie visant à faire du Maroc un pôle régional de formation, d’innovation médicale et de transfert de compétences au service de l’Afrique. Le partenariat s’appuie notamment sur l’expertise du Dr Youness Ahallal, professeur de chirurgie robotique à ORSI Academy et chirurgien urologue au sein d’Oncorad Group, engagé dans le développement de la chirurgie robotique et de la téléchirurgie en Afrique.

En parallèle, les deux partenaires annoncent avoir réalisé avec succès ce qu’ils présentent comme la première téléchirurgie robotique bidirectionnelle entre deux continents. Deux interventions robot-assistées ont été menées simultanément sur des patients situés respectivement à la Littoral Clinic Aïn Diab de Casablanca et au sein d’ORSI Academy, en Belgique. Pour la première fois, deux chirurgiens ont piloté à distance un robot installé sur l’autre continent, grâce à une connexion sécurisée à très faible latence développée avec le concours d’Orange Maroc et de ses partenaires internationaux.

Pour les promoteurs du projet, cette démonstration ouvre de nouvelles perspectives en matière de télémédecine en facilitant le partage d’expertise entre centres spécialisés et en améliorant potentiellement l’accès à des soins hautement spécialisés dans les régions où les ressources médicales restent limitées.

Le président-directeur général d’Oncorad Group, le professeur Redouane Samlali, a souligné que l’ambition du groupe ne se limite pas à l’acquisition de technologies de pointe. « Notre ambition dépasse l’acquisition de technologies de pointe. Nous souhaitons contribuer activement à la formation des chirurgiens africains, au partage des connaissances et à l’émergence d’un écosystème d’excellence capable de faire progresser durablement la chirurgie robotique sur le continent », a-t-il déclaré.

Fondé en 2000 par le professeur Redouane Samlali et le Dr Omar Hajji, Oncorad Group s’est progressivement développé autour d’un modèle multidisciplinaire intégrant notamment l’oncologie, l’imagerie médicale, la radiothérapie, la médecine nucléaire, la chirurgie robotique et la réanimation. En 2023, le groupe a renforcé sa capacité d’investissement avec l’entrée à son capital des fonds STOA et Cap Mezzanine 3 afin d’accompagner sa stratégie de développement.

LNT avec CdP

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Réforme de la santé: Tehraoui place le capital humain au cœur du changement https://lnt.ma/reforme-de-la-sante-tehraoui-place-le-capital-humain-au-coeur-du-changement/ Wed, 24 Jun 2026 11:00:10 +0000 https://lnt.ma/?p=551726 Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, M. Amine Tehraoui, a affirmé, mardi à Meknès, qu’aucun chantier de réforme, aussi ambitieux soit-il, ne peut atteindre ses objectifs sans l’engagement, la mobilisation et l’implication effective des professionnels de santé. « Les ressources humaines ne constituent pas seulement une composante de la réforme, mais en […]

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Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, M. Amine Tehraoui, a affirmé, mardi à Meknès, qu’aucun chantier de réforme, aussi ambitieux soit-il, ne peut atteindre ses objectifs sans l’engagement, la mobilisation et l’implication effective des professionnels de santé.

« Les ressources humaines ne constituent pas seulement une composante de la réforme, mais en sont le socle, le moteur et la garantie de sa pérennité », a expliqué M.Tehraoui dans une allocution adressée par visioconférence aux participants aux journées nationales des ressources humaines, organisées du 23 au 25 juin sous le thème « Le capital humain : pilier et moteur de l’amélioration du système de santé ».

Il a ajouté que cette nouvelle étape exige une approche stratégique de la gestion du capital humain, fondée sur l’anticipation des besoins, le développement des compétences et la valorisation des parcours professionnels.

Il a, en outre, mis en avant le rôle central et l’engagement effectif de l’ensemble des professionnels de santé, aux niveaux central et régional, dans la réussite de cette transformation stratégique, en tant que levier essentiel pour améliorer la qualité des services de santé et renforcer la proximité avec les citoyennes et les citoyens.

A cette occasion, il a réitéré l’engagement du ministère à poursuivre la mise en œuvre de cette réforme dans un esprit participatif, ouvert et responsable, afin d’assurer le déploiement optimal de ses différentes composantes, avec pour priorité constante la santé des citoyennes et des citoyens.

Le ministre a souligné que le Royaume, après avoir posé les fondements législatifs et institutionnels consacrés par la loi-cadre n° 06.22, est désormais engagé dans une phase décisive, marquée par la mise en œuvre concrète de la réforme sur le terrain.

Il a relevé que les Groupements Sanitaires Territoriaux constituent l’une des expressions les plus significatives de cette transformation, dans la mesure où ils ne se limitent pas à une simple réorganisation administrative, mais traduisent une évolution profonde du mode de gouvernance, fondée sur l’autonomie de gestion et le rapprochement de l’offre de soins des populations.

M. Tehraoui a également rappelé l’effort déployé par le ministère durant la période 2025-2026, qui s’est traduit par la publication de 25 textes réglementaires destinés à accompagner ce chantier.

Il a, à cet égard, souligné l’importance stratégique du projet de décret d’application de l’article 24 de la loi n° 09.22 relative à la mobilité des professionnels de santé, en tant que levier essentiel pour assurer une gestion plus souple des compétences et garantir leur répartition équitable et durable sur l’ensemble du territoire national.

Évoquant l’état d’avancement de l’opérationnalisation des Groupements Sanitaires Territoriaux, le ministre a présenté plusieurs indicateurs relatifs à l’expérience pilote du Groupement Sanitaire Territorial de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma au titre de l’année 2025, première concrétisation territoriale du nouveau modèle.

Ces indicateurs traduisent notamment une amélioration de l’accès des populations aux services de base et un renforcement de la coordination entre les différents niveaux de l’offre de soins, a-t-il indiqué, faisant savoir que l’année 2026 constitue une étape déterminante pour consolider cette dynamique et accélérer l’extension progressive des Groupements Sanitaires Territoriaux à l’échelle nationale.

Les Journées nationales des ressources humaines ont réuni notamment les directeurs régionaux de la santé et de la protection sociale, les responsables régionaux des ressources humaines, les représentants des Groupements Sanitaires Territoriaux, les responsables des Centres Hospitaliers Universitaires ainsi que les directeurs des établissements de formation relevant du ministère.

Organisée à l’initiative de la Direction des ressources humaines du ministère, cette rencontre vise à renforcer la mobilisation collective, améliorer la coordination entre les différents intervenants et accompagner les transformations profondes que connaît le secteur de la santé, dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme nationale.

 

LNT avec Map

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Tourisme médical : plus de 1.700 séances de dialyse réalisées par Diaverum pour des patients étrangers au Maroc https://lnt.ma/tourisme-medical-plus-de-1-700-seances-de-dialyse-realisees-par-diaverum-pour-des-patients-etrangers-au-maroc/ Mon, 22 Jun 2026 14:33:00 +0000 https://lnt.ma/?p=551571 Le Maroc continue de développer son offre dans le domaine du tourisme médical spécialisé. Diaverum Maroc, opérateur spécialisé en néphrologie, indique avoir réalisé plus de 1.700 séances de dialyse au profit de patients internationaux au sein de ses centres situés à Marrakech, Agadir et Meknès. Ces prises en charge concernent des personnes atteintes d’insuffisance rénale […]

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Le Maroc continue de développer son offre dans le domaine du tourisme médical spécialisé. Diaverum Maroc, opérateur spécialisé en néphrologie, indique avoir réalisé plus de 1.700 séances de dialyse au profit de patients internationaux au sein de ses centres situés à Marrakech, Agadir et Meknès.

Ces prises en charge concernent des personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique ayant poursuivi leur traitement au Maroc à l’occasion de séjours touristiques ou de déplacements professionnels.

Pour les patients dialysés, les voyages à l’étranger nécessitent en effet une organisation particulière en raison de la fréquence des séances de traitement, généralement plusieurs fois par semaine. La disponibilité d’établissements spécialisés et la continuité des soins constituent dès lors des conditions essentielles pour permettre ces déplacements.

« Voyager ne devrait jamais être un privilège inaccessible pour un patient dialysé », a déclaré Charles-Alexandre Thevenin, directeur général de Diaverum Maroc. Selon lui, l’objectif est de permettre aux patients de se déplacer tout en bénéficiant d’une prise en charge répondant aux exigences de sécurité médicale et de continuité des soins.

Diaverum s’appuie sur un réseau de plus de 450 cliniques spécialisées réparties dans plusieurs pays. Cette organisation permet à des patients suivis à l’international de poursuivre leur traitement au sein des centres marocains du groupe tout en conservant des protocoles de soins harmonisés et un accès sécurisé à leurs informations médicales.

Le groupe souligne que cette continuité est notamment assurée grâce à son programme international d.HOLIDAY, qui permet aux patients de programmer leurs séances de dialyse dans différents établissements du réseau. Les réservations peuvent être effectuées avant le départ via la plateforme Bookdialysis, afin de faciliter l’organisation de la prise en charge durant le séjour.

L’entreprise met également en avant l’utilisation de solutions numériques destinées à accompagner le suivi médical des patients. Ses centres au Maroc utilisent des outils connectés permettant le partage sécurisé des données médicales et l’harmonisation des pratiques cliniques au sein du réseau international.

La plateforme d.CARE centralise notamment les informations médicales des patients, tandis que le Treatment Guidance System (TGS) permet aux équipes soignantes de renseigner et de suivre les données de traitement en temps réel.

Selon Diaverum, ces dispositifs visent à améliorer la traçabilité des soins, à limiter les risques d’erreurs et à faciliter le suivi des patients. Le groupe indique également déployer des outils d’analyse prédictive basés sur l’intelligence artificielle afin d’aider les équipes médicales à identifier plus précocement certains risques cliniques.

Au-delà de l’aspect médical, cette activité s’inscrit dans le développement du tourisme de santé au Maroc. Grâce à ses infrastructures touristiques, à sa proximité avec les marchés européens et à l’évolution de son offre de soins, le Royaume dispose d’atouts susceptibles de soutenir l’accueil de patients internationaux à la recherche de prises en charge spécialisées.

Présent au Maroc depuis 2019, Diaverum accompagne aujourd’hui plus de 900 patients au sein de cinq cliniques spécialisées implantées à Marrakech, Agadir et Meknès.

LNT avec Cdp

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La FM6SS et ABA LIFE s’allient autour de la santé intelligente https://lnt.ma/la-fm6ss-et-aba-life-sallient-pour-developper-une-sante-intelligente-et-souveraine-au-maroc/ Tue, 16 Jun 2026 09:33:25 +0000 https://lnt.ma/?p=551177 La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et ABA LIFE, pôle Santé d’ABA Technology, ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique portant sur la création prochaine d’une joint-venture dédiée au développement et à l’exploitation d’une nouvelle génération d’infrastructures de santé intelligentes, reposant sur l’excellence clinique, la recherche scientifique et l’intelligence artificielle […]

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La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et ABA LIFE, pôle Santé d’ABA Technology, ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique portant sur la création prochaine d’une joint-venture dédiée au développement et à l’exploitation d’une nouvelle génération d’infrastructures de santé intelligentes, reposant sur l’excellence clinique, la recherche scientifique et l’intelligence artificielle souveraine.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation du système de santé marocain et repose sur la conviction partagée que la convergence entre médecine, ingénierie et intelligence artificielle constitue un levier essentiel pour bâtir une médecine plus accessible, plus performante et plus résiliente, au Maroc comme sur le continent africain.

Une plateforme de santé à vocation nationale et africaine

Selon les deux partenaires, cette joint-venture déploiera ses premières solutions à partir d’octobre 2026. Ses activités couvriront, d’ici 2027, plusieurs établissements de santé au Maroc avant une extension progressive à d’autres pays africains.

Le périmètre d’intervention englobe l’ensemble de la chaîne de valeur sanitaire, notamment la recherche médicale, l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la télémédecine, la santé territoriale, l’ingénierie biomédicale, la simulation médicale, la biosurveillance, la gestion des urgences, l’hospitalisation à domicile, la santé publique et l’accompagnement des startups spécialisées dans les technologies de santé.

Conçue et opérée depuis le Maroc, cette plateforme ambitionne de devenir un catalyseur d’innovation au service des professionnels de santé, des chercheurs, des étudiants et des décideurs publics.

Le déploiement de cette initiative s’articulera autour de trois axes majeurs.

Le premier concerne la recherche et la santé publique, avec le développement de programmes de recherche appliquée dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la médecine de précision et de l’approche « One Health », qui met en relation la santé humaine, animale et environnementale. Les partenaires ambitionnent de soutenir plus de cinquante programmes de recherche et de produire cent publications scientifiques internationales à l’horizon 2030, tout en mettant en place un observatoire épidémiologique africain dès la fin de l’année 2026.

Le deuxième axe porte sur la modernisation des pratiques cliniques. Il prévoit l’accélération du recours à la télémédecine et le développement de dispositifs de formation immersive destinés aux professionnels de santé. L’objectif affiché est de former plus de 100.000 professionnels aux usages de l’intelligence artificielle et de réaliser plus de 25 millions de téléconsultations et de télé-expertises cumulées d’ici à 2030.

Le troisième axe est consacré à la structuration d’un écosystème industriel HealthTech, MedTech et Biotech au Maroc. Cette démarche vise à accompagner plus de cent startups innovantes et à contribuer à la création de plus de cinquante actifs de propriété intellectuelle et brevets.

Cité dans le communiqué, le président-directeur général de la FM6SS, Lahcen Belyamani, a souligné que ce partenariat traduit la volonté des deux institutions de rapprocher l’excellence académique, clinique et scientifique des capacités d’innovation technologique.

« Ce partenariat traduit notre volonté de rapprocher l’excellence académique, clinique et scientifique des capacités d’innovation technologique afin d’accélérer la transformation du système de santé et de renforcer durablement la souveraineté sanitaire du Royaume, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI », a-t-il déclaré.

De son côté, le président-directeur général d’ABA LIFE, Mohamed Benouda, a estimé que l’avenir des systèmes de santé repose sur la convergence entre médecine, ingénierie et intelligence artificielle.

« La prochaine génération des systèmes de santé reposera sur la convergence entre médecine et ingénierie, IA et opérations de santé augmentées. Ce partenariat avec la FM6SS constitue une étape structurante pour faire émerger depuis le Maroc des solutions capables de répondre aux défis sanitaires de demain, à l’échelle nationale, africaine et internationale », a-t-il affirmé.

Le responsable a également souligné que cette initiative pose les bases d’« un modèle marocain de santé augmentée, alliant excellence médicale et technologies souveraines au service des citoyens ».

LNT

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Réforme de la santé : les GST entrent en action https://lnt.ma/reforme-de-la-sante-les-gst-entrent-en-action/ Fri, 12 Jun 2026 14:25:19 +0000 https://lnt.ma/?p=550983 Les Groupements Sanitaires Territoriaux (GST) constituent un levier essentiel pour faire évoluer le système de santé marocain d’une logique de gestion sectorielle vers celle d’un système national intégré, a affirmé mercredi à Casablanca le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. S’exprimant lors de la première réunion du Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial de la région […]

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Les Groupements Sanitaires Territoriaux (GST) constituent un levier essentiel pour faire évoluer le système de santé marocain d’une logique de gestion sectorielle vers celle d’un système national intégré, a affirmé mercredi à Casablanca le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

S’exprimant lors de la première réunion du Conseil d’administration du Groupement Sanitaire Territorial de la région Casablanca-Settat, M. Akhannouch a expliqué que cette orientation, mise en œuvre sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, vise à opérer une transition « d’une gestion centrale dispersée vers une gouvernance régionale intégrée, de l’accumulation des structures vers l’organisation des circuits et de la simple dépense des crédits vers la mesure de l’impact et des résultats ».

Selon le Chef du gouvernement, le GST constitue un outil central de cette transformation en permettant d’harmoniser les décisions en matière de santé, d’organiser l’offre de soins, de garantir la cohérence entre la planification et le budget, d’aligner les ressources sur les besoins et d’associer la responsabilité aux résultats.

Il a estimé que ces groupements représentent un pilier institutionnel majeur de la réforme du secteur de la santé, en ce qu’ils traduisent le passage du stade de la conception des réformes à celui de leur mise en œuvre effective sur le terrain.

« Un signal fort »

Pour M. Akhannouch, la tenue du premier Conseil d’administration du GST de Casablanca-Settat constitue à la fois une étape administrative et organisationnelle importante et un signal fort quant à la volonté de faire de la réforme de la santé un chantier ayant un impact concret sur la vie quotidienne des citoyens. Il a souligné que l’objectif est de faire de l’accès aux soins un droit effectif, équitable et respectueux de la dignité humaine.

Le Chef du gouvernement a également rappelé que la santé ne constitue pas un secteur public comme les autres, mais l’un des principaux indicateurs de la confiance des citoyens dans l’État et de la capacité des politiques publiques à protéger les populations et à préserver leur dignité.

Il a, par ailleurs, insisté sur les enjeux particuliers que représente la région de Casablanca-Settat au sein du système national de santé. Avec près de 7,7 millions d’habitants, soit environ 21 % de la population nationale, un taux d’urbanisation supérieur à 73 % et une demande de soins en constante progression, cette région fait face à une forte pression sur son offre sanitaire.

Selon lui, le territoire est confronté à un double défi : une importante densité démographique et urbaine d’une part, et des disparités territoriales persistantes en matière d’accès aux soins d’autre part. La pression exercée sur les centres hospitaliers universitaires, l’insuffisance de l’offre dans certaines provinces et les besoins croissants en spécialités médicales font de Casablanca-Settat un véritable laboratoire pour la réussite de la réforme nationale de la santé.

M. Akhannouch a estimé que le succès de la réforme à l’échelle du Royaume dépendra, dans une large mesure, de la réussite de sa mise en œuvre dans cette région stratégique. À cet égard, il a souligné que les attentes des citoyens portent sur des services de santé plus rapides, de meilleure qualité et plus équitables.

L’enjeu, a-t-il poursuivi, consiste à passer d’établissements de santé fonctionnant de manière isolée à un système régional intégré, dans lequel le citoyen dispose d’un parcours de soins clairement identifié et peut accéder au service adapté au moment et à l’endroit appropriés.

Le Chef du gouvernement a également insisté sur la nécessité de placer les ressources humaines au cœur de cette nouvelle étape. Il a appelé à la mobilisation des professionnels de santé, au renforcement du dialogue, au développement de la formation continue et à une gestion plus équitable des compétences, estimant qu’aucune réforme du système de santé ne peut réussir sans l’adhésion des professionnels du secteur.

LNT

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Akhannouch préside le premier CA du GST de Casablanca-Settat https://lnt.ma/akhannouch-preside-le-premier-ca-du-gst-de-casablanca-settat/ Thu, 11 Jun 2026 09:58:02 +0000 https://lnt.ma/?p=550909 Le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, a présidé, mercredi à Casablanca, les travaux du premier Conseil d’Administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la Région de Casablanca-Settat. Dans une allocution de circonstance, le Chef du gouvernement a souligné que la tenue de ce Conseil d’administration intervient dans le sillage de la mise en œuvre […]

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Le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, a présidé, mercredi à Casablanca, les travaux du premier Conseil d’Administration du Groupement Sanitaire Territorial (GST) de la Région de Casablanca-Settat.

Dans une allocution de circonstance, le Chef du gouvernement a souligné que la tenue de ce Conseil d’administration intervient dans le sillage de la mise en œuvre des directives royales visant à asseoir un système de santé de plus grande proximité, offrant une meilleure qualité de prestations et garantissant une plus grande équité.

M. Akhannouch a affirmé que le renforcement de la gouvernance régionale du secteur de la santé constitue un choix stratégique pour le gouvernement et un fondement essentiel de la réforme du système national de la santé, de manière à accompagner le chantier de la généralisation de la protection sociale et de la couverture médicale globale.

Le Chef du gouvernement a relevé à cet égard que ce CA ne constitue pas juste une station formelle permettant d’adopter des résolutions, mais un moment d’orientation stratégique visant à ériger la Région de Casablanca-Settat en modèle pour la mise en œuvre sur le terrain de la réforme de la santé, à faire du Centre Hospitalier Universitaire un vecteur de développement et à consacrer la proximité de la prestation de santé en droit effectif du citoyen et l’équité spatiale en critère fondamental de réussite.

Dans une déclaration à la presse, le Directeur Général du GST de Casablanca-Settat, M. Hicham Afif, a indiqué que ce « Groupement va lancer une nouvelle dynamique qui permettra d’améliorer la qualité des services de santé fournis et de garantir un accès fluide aux soins dans toute la région ».

Il permettra aussi d’élargir des domaines de formation pour les étudiants, de développer la recherche scientifique et l’innovation dans le domaine de la santé, tout en promouvant des partenariats entre les secteurs public et privé, a-t-il poursuivi, expliquant que toutes ces orientations visent à mettre en place un modèle de gouvernance sanitaire territoriale « efficace et performant », conformément aux instructions de SM le Roi.

Cette réunion a été marquée par l’examen et l’adoption du programme d’action du GST, le projet de budget au titre de l’exercice 2026, ainsi que les projets de résolutions nécessaires au lancement des activités du Groupement. L’ensemble de ces projets établit les fondements pratiques pour une gestion régionale intégrée de l’offre de santé, basée sur la planification, la coordination et l’amélioration de la qualité de prise en charge des citoyens.

Cette réunion a été également l’occasion de mettre l’accent sur le rôle central du CHU Ibn Rochd de Casablanca, en tant qu’institution nationale de référence en matière de soins spécialisés et de haute spécialisation, ainsi qu’un espace majeur pour la formation, la recherche scientifique et l’innovation médicale.

Le Conseil a acté aussi l’importance d’engager le projet du nouveau complexe hospitalo-universitaire de Casablanca, afin de renforcer l’offre publique de soins dans la région, d’améliorer l’accès aux services de santé et d’élever la qualité de la prise en charge des citoyens.

Il a souligné le caractère structurant du futur CHU de Casablanca, en tant que projet de nature à renforcer l’offre publique en soins de référence, à augmenter la capacité d’accueil et à répondre de manière durable à la pression sanitaire en évolution dans la Région de Casablanca-Settat.

L’importance des ressources humaines de la santé a également été soulignée, en tant que fondement essentiel pour la réussite de cette transition, de même que la nécessité d’accompagner ce chantier par la transition numérique en tant que levier pour la simplification des procédures, l’amélioration de la coordination entre les établissements de santé et la facilitation du parcours de soins pour le malade au sein de la Région.

La Région de Casablanca-Settat revêt une importance particulière dans ce chantier national au regard de sa dimension démographique et stratégique, avec plus de 7 millions et 688 mille habitants, soit 21% de la population du Royaume, avec un taux d’urbanisation élevé et une pression croissante sur les prestations de santé, particulièrement au niveau des établissements hospitaliers majeurs et de référence.

La Région dispose d’une importante offre en santé publique, avec 376 établissements de santé primaire et un réseau d’hôpitaux universitaires, régionaux, provinciaux et de proximité d’une capacité d’accueil de quelque 4.943 lits.

Ont pris part à cette réunion, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense Nationale, le Wali de la Région Casablanca- Settat, le président du Conseil de la Région de Casablanca-Settat , le directeur général du Groupement de Santé Territorial de la Région de Casablanca- Settat, et le Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale .

Il s’agit du sixième Conseil d’Administration des GST au niveau national, après ceux de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Rabat-Salé-Kénitra, Souss-Massa, Laayoune-Sakia Al Hamra et de la Région de Fès- Meknès.

 

LNT avec Map

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Congrès International de Pneumologie Interventionnelle : Une 2ème édition sous le signe de l’excellence scientifique https://lnt.ma/congres-international-de-pneumologie-interventionnelle-une-2eme-edition-sous-le-signe-de-lexcellence-scientifique/ Tue, 02 Jun 2026 15:44:28 +0000 https://lnt.ma/?p=550240 Sous l’égide de la Fondation Lalla Salma, Prévention et Traitement des Cancers, l’Association Marocaine de Pneumologie Interventionnelle (AMPI) organise son 2émeCongrès International de Pneumologie Interventionnelle les 4, 5 et 6 juin 2026 à Marrakech. Cet événement scientifique majeur réunira des experts nationaux et internationaux de renom, des praticiens, des chercheurs ainsi que des professionnels de […]

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Sous l’égide de la Fondation Lalla Salma, Prévention et Traitement des Cancers, l’Association Marocaine de Pneumologie Interventionnelle (AMPI) organise son 2émeCongrès International de Pneumologie Interventionnelle les 4, 5 et 6 juin 2026 à Marrakech.

Cet événement scientifique majeur réunira des experts nationaux et internationaux de renom, des praticiens, des chercheurs ainsi que des professionnels de santé autour des avancées les plus récentes en pneumologie interventionnelle, en oncologie thoracique et dans les techniques innovantes de prise en charge des maladies respiratoires.

‘‘Véritable rendez-vous d’excellence scientifique, ce congrès offrira un programme riche et diversifié articulé autour de séances plénières animées par des sommités internationales du domaine, reconnues pour leur expertise et leurs contributions aux progrès de la discipline’’, dit-on auprès de l’organisation.

Les participants bénéficieront également de workshops pratiques de haut niveau intégrant des simulations et des démonstrations de techniques interventionnelles avancées. Ces sessions interactives permettront aux professionnels de santé de renforcer leurs compétences, de se familiariser avec les innovations technologiques les plus récentes et d’échanger directement avec les experts de référence.

A travers cette manifestation scientifique, l’Association Marocaine de Pneumologie Interventionnelle réaffirme son engagement en faveur du développement de la recherche médicale, du renforcement de la formation continue et de l’amélioration constante de la qualité des soins au bénéfice des patients.

Pour rappel, l’Association Marocaine de Pneumologie Interventionnelle œuvre pour la promotion de la pneumologie interventionnelle au Maroc, le développement de la recherche scientifique, la formation des professionnels de santé et l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de pathologies respiratoires et thoraciques.

H.Z

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Santé : Tehraoui accélère la transformation des hôpitaux publics https://lnt.ma/tehraoui-accelere-lintegration-de-lia-dans-les-hopitaux-publics/ Tue, 02 Jun 2026 09:44:18 +0000 https://lnt.ma/?p=550196 Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a annoncé lundi à Rabat une série de mesures destinées à renforcer l’offre de soins dans les hôpitaux publics et à accélérer la modernisation du système de santé national. Entre l’affectation de centaines de nouveaux médecins spécialistes, le déploiement de solutions d’intelligence artificielle […]

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Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a annoncé lundi à Rabat une série de mesures destinées à renforcer l’offre de soins dans les hôpitaux publics et à accélérer la modernisation du système de santé national. Entre l’affectation de centaines de nouveaux médecins spécialistes, le déploiement de solutions d’intelligence artificielle et la poursuite de la numérisation des services de santé, le ministère entend consolider les fondements de la réforme sanitaire engagée par le Royaume.

Intervenant à la Chambre des représentants, le ministre a indiqué que quelque 530 médecins spécialistes nouvellement diplômés seront affectés dans les différentes régions du Maroc dès l’obtention de leurs diplômes à partir du mois d’août prochain. Une mesure qu’il a qualifiée d’« inédite », puisqu’elle met fin à une situation qui entraînait parfois jusqu’à deux années d’attente entre la fin des études et l’affectation dans les établissements publics.

Selon Amine Tehraoui, cette décision permettra de renforcer rapidement les effectifs médicaux dans les hôpitaux publics et d’améliorer l’accès aux soins spécialisés à travers l’ensemble du territoire national. Elle s’inscrit dans le cadre des réformes engagées autour des Groupements sanitaires territoriaux (GST), appelés à devenir le socle de la nouvelle gouvernance du système de santé.

Le ministre a également rappelé les changements introduits par le nouveau décret relatif aux étudiants en médecine, pharmacie et médecine dentaire. Celui-ci prévoit notamment l’extension de la contractualisation avec l’État à l’ensemble des nouveaux médecins inscrits en spécialité.

Dans ce cadre, tous les nouveaux médecins spécialistes seront tenus d’effectuer une période de service obligatoire au sein des établissements publics après l’obtention de leur diplôme. Cette durée est fixée à quatre ans pour les promotions 2026 et 2027, puis à trois ans à partir de 2028. Une réforme qui, selon le ministre, met fin à une situation qui perdurait depuis plus de trois décennies et vise à garantir une répartition plus équilibrée des compétences médicales entre les régions.

Par ailleurs, près de 2.000 postes ont été ouverts cette année pour les médecins résidents dans le cadre du nouveau système. Ces professionnels rejoindront progressivement les structures publiques à partir de 2030 et constitueront un élément clé du fonctionnement des futurs Groupements sanitaires territoriaux.

En parallèle du renforcement des ressources humaines, le ministère mise également sur les nouvelles technologies pour améliorer la qualité des soins. Amine Tehraoui a ainsi annoncé le déploiement de solutions d’intelligence artificielle destinées à renforcer le diagnostic précoce dans les établissements de santé.

Un premier programme pilote a été lancé dans les centres de santé d’Aghbala, dans la province de Béni Mellal, et de Moulay Bouazza, dans la province de Khénifra. Il repose sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour faciliter la réalisation et l’interprétation des échographies, notamment au profit des femmes enceintes vivant dans les zones rurales.

Cette technologie vise à soutenir les sages-femmes et les professionnels de santé tout en améliorant la détection précoce des grossesses à risque. Le ministre a également annoncé le lancement de solutions de dépistage assistées par l’intelligence artificielle pour le cancer du sein à l’Institut national d’oncologie relevant du Centre hospitalo-universitaire Ibn Sina de Rabat. L’objectif est d’accélérer les diagnostics, d’en améliorer la précision et d’augmenter les chances de prise en charge précoce des patientes.

La transformation numérique du système de santé constitue un autre chantier majeur du ministère. Amine Tehraoui a indiqué que ses services travaillent actuellement à l’unification progressive des systèmes informatiques des établissements de santé à l’échelle nationale. Cette démarche repose sur l’intégration des hôpitaux, des centres de soins de santé primaires et des différentes structures sanitaires dans un réseau numérique unique.

Le ministère poursuit également le développement du dossier médical unifié, destiné à assurer le suivi du parcours thérapeutique des patients entre les différents niveaux de soins. Ce projet devrait être complété par le renforcement des services de télémédecine, particulièrement dans les régions confrontées à une pénurie de certaines spécialités médicales.

À travers ces différentes mesures, le gouvernement entend à la fois renforcer les effectifs médicaux, améliorer l’équité territoriale en matière d’accès aux soins et accélérer l’intégration des outils numériques dans les établissements de santé publics, dans le cadre de la vaste réforme du système sanitaire national.

 

LNT

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Deux ans de chirurgie robotique : Oncorad Group met en avant son bilan et ses ambitions de développement https://lnt.ma/deux-ans-de-chirurgie-robotique-oncorad-group-met-en-avant-son-bilan-et-ses-ambitions-de-developpement/ Tue, 02 Jun 2026 09:25:41 +0000 https://lnt.ma/?p=550192 Deux ans après la réalisation de la première intervention de chirurgie robotique au Maroc, Oncorad Group a présenté un bilan de son activité dans ce domaine, mettant en avant les résultats enregistrés depuis 2024 ainsi que ses projets visant à élargir l’accès à cette technologie au niveau national. Le groupe rappelle que le 27 mai […]

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Deux ans après la réalisation de la première intervention de chirurgie robotique au Maroc, Oncorad Group a présenté un bilan de son activité dans ce domaine, mettant en avant les résultats enregistrés depuis 2024 ainsi que ses projets visant à élargir l’accès à cette technologie au niveau national.

Le groupe rappelle que le 27 mai 2024 a marqué une étape importante pour la médecine marocaine avec la réalisation, au sein de la Littoral Clinic Ain Diab à Casablanca, de la première prostatectomie radicale robot-assistée du Royaume. Cette intervention a été menée par le Dr Youness Ahallal, spécialiste en urologie, andrologie et cancérologie. Selon le groupe, cette opération a constitué le point de départ du déploiement de la chirurgie robotique au Maroc.

Plus de 450 interventions réalisées en deux ans

Depuis l’introduction de cette technologie, Oncorad Group indique avoir réalisé plus de 450 interventions robot-assistées. L’activité a été principalement concentrée dans le domaine de l’urologie, qui représente 81,6 % des actes pratiqués. Les prostatectomies radicales constituent l’essentiel de cette activité, avec 88 % des interventions urologiques réalisées.

La chirurgie digestive représente pour sa part 11,5 % des interventions, tandis que la gynécologie totalise environ 6 % des actes effectués au cours de cette période. Le groupe considère que ces résultats traduisent une montée en puissance progressive de la chirurgie robotique dans le paysage médical national.

Oncorad Group souligne également avoir développé plusieurs projets qu’il présente comme des premières à l’échelle marocaine ou continentale. Parmi ceux-ci figurent notamment la réalisation de chirurgies thoraciques et digestives robot-assistées, le développement d’un réseau de téléchirurgie reliant plusieurs établissements, ainsi que la mise en place d’un espace de chirurgie robotique en environnement virtuel.

Le groupe met également en avant ses travaux dans certaines procédures spécialisées, notamment en urologie et en chirurgie gynécologique, ainsi que plusieurs projets de recherche et d’innovation clinique intégrant l’imagerie médicale et la robotique chirurgicale.

Selon le communiqué, certaines de ces initiatives ont fait l’objet de présentations et de reconnaissances dans le cadre de manifestations scientifiques internationales, notamment dans le domaine de l’urologie.

Un deuxième robot chirurgical déployé à Tanger

Dans le cadre de sa stratégie de développement, Oncorad Group annonce avoir acquis un deuxième robot chirurgical installé à Tanger. Cet équipement est doté d’une double console connectée permettant à plusieurs chirurgiens d’intervenir simultanément ou d’assurer des sessions de formation à distance sous supervision spécialisée.

Selon le groupe, cette infrastructure vise à renforcer les capacités de formation des équipes médicales marocaines et à favoriser une diffusion plus large des compétences liées à la chirurgie robotique. Elle doit également contribuer à optimiser l’utilisation des équipements et à mutualiser certaines charges opérationnelles.

Cité dans le communiqué, le président-directeur général d’Oncorad Group, le Pr Redouane Samlali, souligne que le groupe ambitionne de renforcer le positionnement du Maroc dans le domaine de l’innovation médicale et de poursuivre les efforts visant à améliorer l’accès des patients aux technologies de pointe.

Fondé en 2000 par le Pr Redouane Samlali et le Dr Omar Hajji, Oncorad Group s’est développé autour de l’oncologie avant d’élargir progressivement son activité à plusieurs spécialités médicales et chirurgicales. Le groupe intervient aujourd’hui dans des domaines tels que l’imagerie médicale, la radiothérapie, la médecine nucléaire, la réanimation ou encore la chirurgie robotique. En 2023, il a renforcé ses capacités de financement avec l’entrée à son capital de STOA et de Cap Mezzanine 3 afin d’accompagner sa stratégie de croissance et d’investissement.

LNT avec CdP

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Santé : l’UM6P renforce son écosystème hospitalo-universitaire à Benguerir https://lnt.ma/sante-lum6p-renforce-son-ecosysteme-hospitalo-universitaire-a-benguerir/ Wed, 20 May 2026 08:36:39 +0000 https://lnt.ma/?p=548913 L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) poursuit le développement de son projet Smart Health Care City à Benguerir, avec le renforcement progressif de son écosystème hospitalo-universitaire articulé autour de son hôpital universitaire et de la Faculty of Medical Sciences (FMS). Cette nouvelle phase de déploiement s’accompagne d’un élargissement des capacités de soins, du développement de nouvelles […]

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L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) poursuit le développement de son projet Smart Health Care City à Benguerir, avec le renforcement progressif de son écosystème hospitalo-universitaire articulé autour de son hôpital universitaire et de la Faculty of Medical Sciences (FMS). Cette nouvelle phase de déploiement s’accompagne d’un élargissement des capacités de soins, du développement de nouvelles spécialités médicales ainsi que du renforcement des activités de formation, de recherche clinique et d’innovation en santé.

Selon les données communiquées par l’université, plus de 10.000 patients ont déjà été pris en charge depuis les premières phases d’activité de l’établissement, à travers des consultations, hospitalisations, actes médicaux et interventions chirurgicales. Cette phase initiale a permis la structuration des protocoles cliniques et l’organisation des parcours de soins.

Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT

L’hôpital universitaire de l’UM6P dispose d’une capacité annoncée de 400 lits en régime de croisière, ainsi que d’un plateau technique comprenant notamment une IRM 3 Tesla, un bloc opératoire dédié à la chirurgie mini-invasive et robotique, une plateforme de biologie médicale, un service de génétique médicale et de génomique ainsi qu’une pharmacie hospitalière robotisée.

Les filières de soins actuellement opérationnelles couvrent plusieurs spécialités, dont les urgences, la médecine interne, la chirurgie générale, la gynécologie-obstétrique, la pneumologie, la gastro-entérologie, la cardiologie interventionnelle et les maladies infectieuses.

L’établissement intègre également un centre de rééducation et de réhabilitation, incluant un service d’oxygénothérapie hyperbare et une offre destinée à la prise en charge des sportifs de haut niveau, ainsi qu’un centre de gériatrie consacré aux problématiques liées au vieillissement et à la dépendance.

Au-delà de son activité hospitalière, le projet s’inscrit dans une approche intégrée associant soins, formation académique et recherche. Adossé à la faculté de médecine de l’UM6P, l’hôpital constitue un terrain de formation pour les étudiants en médecine, pharmacie, soins infirmiers et kinésithérapie, avec une approche articulant immersion clinique, simulation médicale et initiation à la recherche.

Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT

Dans cette perspective, l’université prévoit également la mise en place progressive d’un Centre d’Investigation Clinique destiné à structurer les activités de recherche clinique et les essais thérapeutiques, notamment dans les domaines des neurosciences, des maladies métaboliques et des pathologies chroniques. L’objectif affiché est de renforcer l’intégration des patients marocains et africains dans les réseaux internationaux de recherche biomédicale.

Le projet s’inscrit dans le cadre plus large du Smart Health Care City Center, écosystème développé par l’UM6P autour de la santé, réunissant un hôpital universitaire, une faculté de médecine, des infrastructures de recherche, un parc de biotechnologies et un incubateur dédié aux sciences de la vie et à la santé digitale.

L’université indique que cette plateforme mobilise actuellement près de 80 médecins, plus de 350 collaborateurs paramédicaux ainsi que des équipes administratives et techniques.

LNT

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CeraVe Days : sensibilisation aux maladies de la peau à Marrakech https://lnt.ma/cerave-days-sensibilisation-aux-maladies-de-la-peau-a-marrakech/ Mon, 18 May 2026 15:26:02 +0000 https://lnt.ma/?p=548750 Dans le cadre de la 5ᵉ édition des CeraVe Days, organisée par L’Oréal Maroc, une journée de consultations dermatologiques gratuites a été tenue le 13 mai à Marrakech afin de sensibiliser le public aux pathologies cutanées et de faciliter l’accès aux soins dermatologiques. L’initiative a mobilisé des dermatologues et des professionnels de santé, avec une […]

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Dans le cadre de la 5ᵉ édition des CeraVe Days, organisée par L’Oréal Maroc, une journée de consultations dermatologiques gratuites a été tenue le 13 mai à Marrakech afin de sensibiliser le public aux pathologies cutanées et de faciliter l’accès aux soins dermatologiques.

L’initiative a mobilisé des dermatologues et des professionnels de santé, avec une capacité d’accueil estimée entre 150 et 200 bénéficiaires.

A cette occasion, le Pr Amal, chef de service au CHU Mohammed VI de Marrakech, a rappelé l’évolution du service de dermatologie depuis la création de la Faculté de médecine de Marrakech à la fin des années 1990. Il a souligné le développement de la spécialité dans la région, indiquant que Marrakech comptait auparavant seulement sept dermatologues, contre plus de cinquante aujourd’hui.

Le professeur a également insisté sur la diversité des pathologies prises en charge par la dermatologie hospitalière, au-delà de l’aspect esthétique souvent associé à cette discipline. Il a cité notamment les maladies auto-immunes, les cancers cutanés, les dermatoses bulleuses ou encore certaines pathologies pédiatriques pouvant avoir un impact important sur la qualité de vie et, dans certains cas, engager le pronostic vital.

De son côté, le Pr Ouafa Hocar, responsable de l’unité fonctionnelle de dermatopédiatrie au CHU Mohammed VI de Marrakech et présidente de la Société Marocaine de Dermatologie Pédiatrique, est revenue sur le développement de la dermatologie pédiatrique au sein du CHU depuis 2009. Elle a expliqué qu’une consultation hebdomadaire dédiée aux enfants atteints de pathologies cutanées avait été mise en place afin de répondre à une demande croissante.

La spécialiste a également évoqué les actions menées autour de la dermatite atopique, une affection cutanée chronique fréquente chez l’enfant. Selon une étude de prévalence réalisée localement, cette pathologie concernerait environ 6 % de la population marocaine. Dans ce cadre, une « école de l’atopie » a été créée au CHU de Marrakech sous forme de séances d’éducation thérapeutique destinées aux familles.

D’après le Pr Hocar, plus de 280 enfants ont bénéficié de cet accompagnement, organisé en petits groupes avec des démonstrations pratiques autour des soins de la peau, de l’hydratation et des gestes d’hygiène adaptés aux peaux sèches et atopiques.

Les professeurs ont également mis l’accent sur la nécessité de mieux sensibiliser le public à la sécheresse cutanée, souvent considérée comme un inconfort mineur alors qu’elle peut favoriser certaines complications. Une peau insuffisamment hydratée peut notamment devenir plus perméable aux allergènes et aux agents infectieux.

Au cours de cette journée, ds conseils ont été données afin de prévenir de la sécheresse cutanée et l’intérêt de l’hydratation dans la prévention de certaines pathologies dermatologiques et l’amélioration du confort de vie des patients.

Asmaa Loudni

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Médecine dentaire illégale : L’ONMD alerte sur la recrudescence du phénomène https://lnt.ma/medecine-dentaire-illegale-lonmd-alerte-sur-la-recrudescence-du-phenomene/ Mon, 18 May 2026 09:42:11 +0000 https://lnt.ma/?p=548700 L’ONMD (Ordre National des Médecins Dentistes du Maroc) a mis en garde contre le phénomène de l’exercice illégal de la médecine dentaire au Maroc, estimant qu’il constitue une menace directe pour la sécurité sanitaire des citoyens en raison des graves complications médicales qu’il peut engendrer, allant parfois jusqu’au décès. Cette alerte a été lancée à […]

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L’ONMD (Ordre National des Médecins Dentistes du Maroc) a mis en garde contre le phénomène de l’exercice illégal de la médecine dentaire au Maroc, estimant qu’il constitue une menace directe pour la sécurité sanitaire des citoyens en raison des graves complications médicales qu’il peut engendrer, allant parfois jusqu’au décès.

Cette alerte a été lancée à l’occasion d’un colloque national organisé samedi dernier à Rabat sous le thème : « L’exercice illégal de la médecine dentaire au Maroc : violation de la loi et atteinte à la sécurité sanitaire », avec la participation de représentants du ministère de la Santé, d’organisations nationales et internationales, d’instances professionnelles et d’experts juridiques et sanitaires.

Le Dr Mohamed Sedira, président du Conseil National de l’ONMD, explique que le Maroc a accompli, ces dernières années, des avancées importantes dans la réforme de son système de santé, notamment à travers le chantier de la généralisation de la protection sociale, le renforcement de l’offre de soins et le développement des ressources humaines, soit une formation de plus de 1.500 médecins-dentistes par an issus de 12 facultés de médecine dentaire, parallèlement à la dynamique de création et d’ouverture de nouvelles structures sanitaires dans différentes régions.

Pour sa part, le Dr Ibrahim Oukhzane, directeur de la Réglementation et des Contentieux au ministère de la Santé, a présenté les aspects juridiques et réglementaires liés à la lutte contre l’exercice illégal, tandis que Hafid Hachiri, représentant de l’OMS au Maroc, a insisté sur l’importance de garantir la sécurité sanitaire des citoyens et de renforcer la gouvernance du secteur de la santé.

Sur un autre registre, la professeure Sofia El Haitami, vice-doyenne de la Faculté de médecine dentaire de Casablanca, a détaillé les conséquences sanitaires graves de ces pratiques sur les patients, en s’appuyant sur des données scientifiques et des cas de terrain.

Les participants ont également souligné la place grandissante qu’occupe le Maroc au sein des instances internationales et africaines de médecine dentaire, ainsi que la responsabilité qui en découle pour préserver l’image du Royaume et la crédibilité de son système de santé.

La rencontre a enfin été marquée par la présentation de témoignages et de reportages consacrés aux victimes de ces pratiques illégales, dont celui d’une MRE ayant relaté les lourdes conséquences sanitaires, psychologiques et financières subies après avoir été victime d’une personne se faisant passer pour médecin-dentiste à travers des annonces trompeuses.

À l’issue des travaux, l’ONMD a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses efforts de sensibilisation, de plaidoyer et de coordination avec les différents partenaires afin de protéger les citoyens et garantir une pratique médicale sûre, conforme à l’éthique professionnelle et renforçant la confiance dans le système de santé national.

H.Z

 

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Hantavirus: le patron de l’OMS « espère que les pays suivront ses conseils et recommandations » https://lnt.ma/hantavirus-le-patron-de-loms-espere-que-les-pays-suivront-ses-conseils-et-recommandations/ Tue, 12 May 2026 10:32:08 +0000 https://lnt.ma/?p=548294 Le patron de l’OMS a dit « espérer » mardi que les pays suivront « les conseils et les recommandations » de l’institution dans la lutte contre l’hantavirus, après l’évacuation de plus de 120 passagers et membres d’équipage d’une vingtaine de nationalités différentes du Hondius. « L’OMS dispose de directives claires », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus avant d’évoquer « la question […]

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Le patron de l’OMS a dit « espérer » mardi que les pays suivront « les conseils et les recommandations » de l’institution dans la lutte contre l’hantavirus, après l’évacuation de plus de 120 passagers et membres d’équipage d’une vingtaine de nationalités différentes du Hondius.

« L’OMS dispose de directives claires », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus avant d’évoquer « la question de la souveraineté » nationale : « Nous ne pouvons pas contraindre les pays à appliquer nos protocoles. Nous pouvons seulement conseiller et recommander », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol à Madrid au lendemain de la fin des opérations d’évacuation du navire, reparti vers les Pays-Bas avec une partie de son équipage.

 

LNT avec Afp

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Operation Smile Morocco mobilise plus de 75 bénévoles pour une mission chirurgicale à Marrakech https://lnt.ma/operation-smile-morocco-mobilise-plus-de-75-benevoles-pour-une-mission-chirurgicale-a-marrakech/ Mon, 11 May 2026 15:47:56 +0000 https://lnt.ma/?p=548207 Sous la présidence d’honneur de la Princesse Lalla Meryem, l’association Operation Smile Morocco organisera, du 16 au 21 mai 2026, une mission chirurgicale humanitaire à l’Hôpital Al Antaki, en partenariat avec le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale et la Wilaya de la région Marrakech-Safi. Cette initiative prévoit la prise en charge […]

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Sous la présidence d’honneur de la Princesse Lalla Meryem, l’association Operation Smile Morocco organisera, du 16 au 21 mai 2026, une mission chirurgicale humanitaire à l’Hôpital Al Antaki, en partenariat avec le Ministère de la Santé et de la Protection Sociale et la Wilaya de la région Marrakech-Safi.

Cette initiative prévoit la prise en charge gratuite d’enfants et de jeunes adultes souffrant de fentes labiales et/ou palatines. Les interventions concerneront principalement des patients de la région Marrakech-Safi, tout en restant ouvertes aux patients venant d’autres régions du Royaume, précisant les organisateurs.

Près de 90 patients devraient bénéficier d’interventions chirurgicales réparatrices lors de cette mission, menée avec la participation de plus de 75 professionnels de santé bénévoles venus du Maroc et de 12 autres pays.

Les équipes mobilisées regroupent des chirurgiens, anesthésistes, pédiatres, orthophonistes, dentistes, infirmiers, psychologues et ingénieurs biomédicaux.

Le programme de la mission débutera le 15 mai avec l’installation des blocs opératoires et des services d’hospitalisation. Les consultations médicales, évaluations et opérations de triage des patients sont prévues à partir du 16 mai. Les interventions chirurgicales se dérouleront du 17 au 20 mai, avant des consultations post-opératoires programmées le 21 mai afin d’assurer le suivi médical des patients.

L’association indique que cette mission est rendue possible grâce à la mobilisation des bénévoles ainsi qu’au soutien de partenaires institutionnels, de donateurs et de sponsors engagés dans l’élargissement de l’accès aux soins pour les populations vulnérables.

Créée pour accompagner les personnes atteintes de fentes labiales et palatines, Operation Smile Morocco affirme avoir assuré gratuitement des soins chirurgicaux à plus de 14.000 patients au Maroc, ainsi que des milliers de consultations et de suivis multidisciplinaires. L’association dispose actuellement de centres de prise en charge à Casablanca, El Jadida et Oujda, tandis qu’un quatrième centre est en cours de réalisation à Marrakech.

Au-delà des interventions chirurgicales, l’organisation mène également des programmes de formation destinés aux professionnels de santé dans plusieurs spécialités médicales et paramédicales, notamment la chirurgie des fentes, l’anesthésie, les soins infirmiers, l’orthodontie et la prise en charge des urgences pédiatriques.

À l’échelle internationale, Operation Smile International a déjà réalisé plus de 400.000 interventions chirurgicales dans le monde grâce à un réseau de bénévoles médicaux et de partenariats déployés dans plusieurs pays.

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Médecine esthétique : Haro sur les dérives et les dangers de l’informel https://lnt.ma/medecine-esthetique-haro-sur-les-derives-et-les-dangers-de-linformel/ Mon, 11 May 2026 10:59:02 +0000 https://lnt.ma/?p=548160 Des médecins et spécialistes de la médecine esthétique ont appelé à renforcer la protection des patients contre les risques liés aux actes esthétiques réalisés en dehors du cadre médical légal, soulignant la nécessité d’un encadrement réglementaire plus strict ainsi que du respect des normes de sécurité sanitaire et de l’éthique professionnelle dans un secteur en […]

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Des médecins et spécialistes de la médecine esthétique ont appelé à renforcer la protection des patients contre les risques liés aux actes esthétiques réalisés en dehors du cadre médical légal, soulignant la nécessité d’un encadrement réglementaire plus strict ainsi que du respect des normes de sécurité sanitaire et de l’éthique professionnelle dans un secteur en pleine expansion au Maroc.

Ces appels ont été lancés lors d’une conférence de presse spécialisée organisée samedi à Casablanca par Établissement de santé Al Madina, avec la participation de professionnels et d’experts du secteur, dans le cadre d’une démarche visant à sensibiliser aux dangers liés aux pratiques illégales dans le domaine de la médecine esthétique.

Le Professeur Hassan Boukend a mis en garde contre certaines dérives observées dans le secteur, en raison de la multiplication d’actes esthétiques pratiqués en dehors du cadre médical légal ou dans des structures ne disposant ni des équipements nécessaires ni des technologies adaptées, et sans supervision médicale spécialisée. Il a souligné que cette situation a entraîné de graves complications sanitaires, notamment des cas de déformations physiques et, dans certaines situations, des décès.

Il a également insisté sur l’importance de la sensibilisation et de la prévention, appelant les médias à jouer pleinement leur rôle dans la diffusion des messages de prévention et dans la promotion d’une culture sanitaire fondée sur la responsabilité et la vigilance.

De son côté, le Dr Kawtar Medouar a expliqué que cette initiative vise principalement à sensibiliser le public aux dangers des pratiques illégales exercées par certains centres non autorisés opérant sans supervision médicale spécialisée, tout en encourageant les citoyens à s’orienter vers des établissements de santé agréés garantissant qualité et sécurité.

Et d’ajouter que cette rencontre a également permis de mettre en lumière les technologies médicales les plus avancées dans le domaine de la médecine esthétique, ainsi que le rôle croissant des compétences marocaines dans l’accompagnement des évolutions scientifiques et technologiques que connaît ce secteur à l’échelle internationale.

Cette rencontre a également été marquée par l’annonce officielle de l’ouverture du centre Askin Clinic, spécialisé dans la médecine esthétique, les soins dermatologiques et les technologies anti-âge de dernière génération. Ce nouveau centre rejoint l’écosystème médical intégré de ‘‘Établissement de Santé Al Madina’’, dans le cadre de l’élargissement de son offre de soins spécialisés.

Les organisateurs ont souligné enfin que cette initiative intervient dans un contexte marqué par la croissance rapide du secteur de la médecine esthétique au Maroc et par l’augmentation de la demande pour ces prestations, ce qui rend nécessaire, selon les participants, un encadrement juridique plus strict garantissant le respect de l’éthique professionnelle, des normes de sécurité sanitaire et des droits des patients…

H.Z

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GITEX Health 2026 : Diaverum Maroc met en avant la digitalisation des soins néphrologiques https://lnt.ma/gitex-health-2026-diaverum-maroc-met-en-avant-la-digitalisation-des-soins-nephrologiques/ Fri, 08 May 2026 08:53:20 +0000 https://lnt.ma/?p=547997 Diaverum Maroc a présenté, en marge de GITEX Health 2026, sa stratégie de digitalisation des soins et ses dispositifs de prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique, à l’occasion d’une rencontre avec les médias consacrée aux évolutions technologiques et organisationnelles du secteur de la néphrologie. Présent au Maroc depuis 2019, le groupe exploite […]

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Diaverum Maroc a présenté, en marge de GITEX Health 2026, sa stratégie de digitalisation des soins et ses dispositifs de prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique, à l’occasion d’une rencontre avec les médias consacrée aux évolutions technologiques et organisationnelles du secteur de la néphrologie.

Présent au Maroc depuis 2019, le groupe exploite actuellement cinq cliniques situées à Marrakech, Agadir et Meknès, où plus de 900 patients sont suivis. L’entreprise s’appuie sur un réseau international spécialisé en néphrologie, lui permettant de déployer des protocoles standardisés ainsi que des outils numériques communs à l’ensemble de ses structures.

Lors de cette rencontre, le directeur général de Diaverum Maroc, Charles-Alexandre Thevenin, a indiqué que le groupe poursuit le développement de solutions digitales destinées à améliorer la qualité des soins et la continuité de la prise en charge des patients.

Il a notamment souligné que Diaverum s’appuie sur une infrastructure numérique intégrée à l’échelle internationale, permettant de mutualiser les données médicales et les outils de suivi dans les différents pays où le groupe est implanté.

Le responsable a également évoqué les synergies développées avec le groupe M42 autour des technologies d’intelligence artificielle, dans l’objectif d’améliorer le diagnostic médical et le suivi des pathologies rénales ainsi que de leurs comorbidités.

Au-delà de l’innovation technologique, Diaverum Maroc met en avant une approche centrée sur le patient. Le directeur médical du groupe, Dr El Hocein Dkhissi, a présenté la philosophie « True Care », reposant sur une prise en charge globale intégrant aussi bien le traitement médical que le bien-être psychologique et l’éducation thérapeutique des patients.

Selon lui, cette approche vise à proposer des parcours de soins personnalisés, destinés à améliorer la qualité de vie des personnes souffrant d’insuffisance rénale chronique.

Le groupe indique par ailleurs s’appuyer sur un effectif de 240 professionnels au Maroc, bénéficiant de programmes de formation continue via la plateforme interne « d.ACADEMY ».

Dans le domaine de la digitalisation, Diaverum a présenté plusieurs outils technologiques utilisés dans ses établissements, notamment la plateforme « d.CARE », dédiée à la gestion des données médicales liées à la santé rénale.

Le directeur de la qualité et des soins, Khalid Sabik, a également détaillé le fonctionnement du « Treatment Guidance System » (TGS), un système de tablettes permettant aux équipes soignantes de saisir directement les données médicales au chevet du patient afin de limiter les erreurs et d’optimiser le suivi des traitements.

Le groupe travaille également sur le déploiement de modèles d’intelligence artificielle prédictive destinés à soutenir les diagnostics médicaux pour une partie importante des patients suivis au niveau international.

Sur le volet environnemental, Charles-Alexandre Thevenin a indiqué qu’une clinique du groupe au Maroc fonctionne déjà à l’énergie solaire, ajoutant qu’un déploiement progressif de cette approche est prévu au niveau du réseau national.

Diaverum a également mis en avant son programme « d.HOLIDAY », destiné aux patients voyageurs nécessitant des séances de dialyse durant leurs déplacements. Selon le groupe, plus de 1.700 traitements ont déjà été réalisés au Maroc dans ce cadre.

Ce programme permet aux patients de bénéficier d’une continuité de soins au sein du réseau international de Diaverum, qui compte plus de 450 cliniques dans 24 pays.

À cette occasion, les responsables du groupe ont également évoqué leur volonté d’accompagner les réformes engagées dans le système de santé marocain, notamment dans le cadre du chantier de généralisation de la protection sociale et du développement des mécanismes de régulation et de qualité des soins.

LNT

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Casablanca : clôture de la 1ère édition de GITEX Future Health Africa Morocco https://lnt.ma/casablanca-cloture-de-la-1ere-edition-de-gitex-future-health-africa-morocco/ Thu, 07 May 2026 09:16:26 +0000 https://lnt.ma/?p=547394 La première édition de GITEX Future Health Africa Morocco s’est clôturée, mercredi à Casablanca, au terme de trois jours d’échanges consacrés à l’innovation, à l’intelligence artificielle (IA) et aux technologies émergentes appliquées au secteur de la santé. Organisé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, en partenariat avec le ministère de la […]

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La première édition de GITEX Future Health Africa Morocco s’est clôturée, mercredi à Casablanca, au terme de trois jours d’échanges consacrés à l’innovation, à l’intelligence artificielle (IA) et aux technologies émergentes appliquées au secteur de la santé.

Organisé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, en partenariat avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et KAOUN International, cet événement placé sous le thème « La digitalisation de l’avenir des soins de santé en Afrique: l’IA au service des soins essentiels », a réuni des acteurs publics et privés, des professionnels de santé, des chercheurs, des startups et des investisseurs autour des enjeux de transformation des systèmes de santé en Afrique.

S’exprimant lors de la cérémonie de clôture, présidée par le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, la directrice générale de Kaoun International, organisateur international des événements GITEX, Trixie LohMirmand, a affirmé que cette première édition marque le début d’une dynamique appelée à se poursuivre, relevant que la technologie et l’IA auront un rôle majeur dans la transformation de tous les aspects de la santé.

Par ailleurs, elle a insisté sur la nécessité de maintenir l’élan créé par cette plateforme, estimant que l’Afrique et le Maroc doivent prendre part à cette nouvelle économie, non seulement en tant que consommateurs de solutions, mais également en tant qu’acteurs capables de créer, d’innover et de produire.

De son côté, la vice-présidente ingénierie à l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé (UM6SS), Bassma Jioudi, est revenue sur la conférence internationale « MedAI 2026 : l’intelligence artificielle au service de la santé et de l’innovation » organisée en marge cette première édition de GITEX Future Health Africa Morocco, qui s’est imposée, selon elle, comme un espace de réflexion, de dialogue et de projection collective vers l’avenir.

Cette conférence, a-t-elle souligné, qui a réuni chercheurs, cliniciens, ingénieurs, décideurs publics et acteurs de l’innovation, a reçu 180 soumissions d’articles scientifiques émanant d’institutions académiques et de centres de recherche nationaux et internationaux, dont 33% ont été retenus.

Pour Mme Jioudi, cette conférence traduit également une ambition plus profonde, celle de permettre à l’Afrique de devenir un territoire de conception, d’expérimentation et de production de solutions technologiques innovantes, conçues par ses talents, pour ses réalités et au service de ses priorités sanitaires.

Pour sa part, Chakib Achour, Country Chief Representative de Gitex Africa Maroc, a indiqué, dans une déclaration à la presse, que cette première édition de GITEX Future Health Africa Morocco a réuni plus de 200 sociétés exposantes, dont 60% issues de l’écosystème marocain et 40% d’acteurs internationaux.

Il a également fait état de la participation de 55 startups, de plus de 50 investisseurs gérant plus de 10 milliards de dollars d’actifs, ainsi que de plusieurs centaines de réunions B2B organisées durant les trois jours de l’événement.

M. Achour a, en outre, relevé que cette édition a été marquée par plusieurs signatures de conventions de partenariat, notamment autour de l’investissement, de l’innovation et du renforcement de la souveraineté sanitaire, ajoutant que la prochaine édition de GITEX Future Health Africa Morocco se tiendra les 28 et 29 septembre 2027.

En marge de la cérémonie de clôture, deux conventions de partenariat ont été signées, portant notamment sur l’amélioration de l’accès aux services de dépistage, le renforcement des compétences des professionnels de santé, ainsi que la consolidation de la coopération en matière de recherche.

Paraphée par le directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS), Youns Bjijou, le directeur général de l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé, Samir Ahid, et le président de la société Gigalab, Karim Zahir, la première convention porte sur l’amélioration de l’accès aux services de dépistage, le renforcement des compétences des professionnels de santé et l’intégration de solutions innovantes dans les parcours de soins, à travers le développement et la promotion des tests rapides à l’échelle nationale et africaine.

S’agissant de la deuxième convention, signée par MM. Bjijou et Ahid, elle traduit la volonté commune des deux parties de renforcer les synergies et d’accompagner la transformation du secteur de la santé, à travers une collaboration accrue dans les domaines de la recherche, de la formation, de l’innovation et de la souveraineté sanitaire.

La cérémonie de clôture a également été marquée par la remise des prix récompensant les meilleurs articles scientifiques. Le premier prix a été décerné à Manal Chakour de l’UM6SS, le deuxième à Christian Brosseau de l’Université de Brest, tandis que le troisième prix est revenu à Abderrahim Ait Wakrime de l’Université Mohammed V.

La startup marocaine Blink Pharma a, pour sa part, remporté le premier prix de la compétition Supernova Challenge.

Durant trois jours, la première édition de GITEX Future Health Africa Morocco a porté un dialogue de haut niveau autour des priorités appelées à façonner la nouvelle génération des systèmes de santé. Les échanges ont notamment porté sur les infrastructures numériques, le diagnostic assisté par l’IA, la résilience des ressources humaines, les modèles de prévention et l’accès équitable aux soins.

Tout au long de l’événement, des organisations internationales et régionales ont présenté des solutions innovantes, incluant le diagnostic assisté par l’IA, les plateformes nationales de données de santé, les hôpitaux intelligents et les modèles de soins numériques centrés sur le patient. Ces avancées ont mis en évidence le rôle déterminant des technologies dans l’amélioration de l’accès aux services de santé, l’optimisation de la performance et le renforcement de la résilience des systèmes de santé dans des contextes variés.

 

LNT avec Map

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GITEX Future Health Africa 2026 : Accélérer l’adoption de l’IA pour développer les systèmes de santé en Afrique https://lnt.ma/gitex-future-health-africa-2026-accelerer-ladoption-de-lia-pour-developper-les-systemes-de-sante-en-afrique/ Wed, 06 May 2026 15:10:12 +0000 https://lnt.ma/?p=547338 Dans un contexte de transformations rapides que connaît le secteur de la santé à l’échelle mondiale, des experts et ingénieurs spécialisés en technologies de la santé ont affirmé que l’avenir des systèmes de santé en Afrique passe inévitablement par l’accélération de l’intégration de solutions numériques avancées, notamment l’intelligence artificielle et l’Internet des objets. Les experts […]

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Dans un contexte de transformations rapides que connaît le secteur de la santé à l’échelle mondiale, des experts et ingénieurs spécialisés en technologies de la santé ont affirmé que l’avenir des systèmes de santé en Afrique passe inévitablement par l’accélération de l’intégration de solutions numériques avancées, notamment l’intelligence artificielle et l’Internet des objets.

Les experts de MedConnect ont souligné que les défis auxquels sont confrontés les systèmes de santé africains, notamment la pression sur les ressources humaines, les inégalités d’accès aux soins et la nécessité d’améliorer la qualité des services imposent l’adoption d’approches innovantes basées sur des technologies intelligentes, afin d’assurer plus d’efficacité et de durabilité.

Dans ce cadre, MedConnect a mis en avant son approche intégrée dans le déploiement des projets, fondée sur les principes de cohérence et de complémentarité entre les différentes composantes techniques et d’ingénierie. L’entreprise accompagne ses clients à toutes les étapes, depuis la préparation, la planification et la conception, jusqu’à la mise en œuvre, puis la maintenance et le suivi continu.

Anas Fadoul, DG de MedConnect, a expliqué que l’enjeu aujourd’hui ne se limite plus à la digitalisation des services de santé, mais réside dans la construction de systèmes intelligents capables d’interagir en temps réel avec les données et de fournir un véritable appui à la décision médicale et administrative :  ‘‘les solutions proposées par MedConnect reposent sur les technologies les plus récentes en matière d’intelligence artificielle, soutenues par des infrastructures avancées et des réseaux de nouvelle génération, garantissant ainsi une exploitation efficace et hautement fiable’’.

Il a également indiqué que le suivi continu des réseaux de santé constitue un élément clé pour assurer la continuité des services, précisant que l’entreprise a développé des solutions permettant une surveillance en temps réel des performances et des interventions proactives afin de prévenir les pannes ou dysfonctionnements, renforçant ainsi l’efficacité opérationnelle des établissements de santé.

Parmi les innovations majeures présentées lors du salon figurent des systèmes de transmission en temps réel des données de santé des patients à distance, permettant aux professionnels de suivre l’état de santé de manière précise et instantanée, avec des couches analytiques intelligentes capables d’anticiper les risques. Ces solutions incluent également des systèmes de monitoring environnemental mesurant des indicateurs clés tels que la température, l’humidité et le taux de dioxyde de carbone au sein des établissements de santé, avec des mécanismes d’intervention automatique en cas d’anomalie.

Les experts estiment que ces technologies représentent un tournant majeur dans la gestion des établissements de santé, contribuant à réduire les erreurs humaines, à améliorer la qualité des services, à enrichir l’expérience patient et à soutenir le travail quotidien du personnel médical et paramédical.

Ils ont en outre souligné que l’Afrique dispose d’une réelle opportunité pour accélérer le développement de ses systèmes de santé en s’appuyant directement sur les technologies modernes, affirmant que l’investissement dans l’intelligence artificielle appliquée à la santé n’est plus un choix, mais une nécessité stratégique.

‘‘Dans cette perspective, MedConnect considère que sa participation au GITEX traduit son engagement concret dans la dynamique nationale de réforme et de modernisation du système de santé, en cohérence avec les orientations stratégiques faisant de l’innovation technologique un levier essentiel de développement’’, dit-on auprès de cette entreprise pour qui a saisi cette occasion pour réaffirmer son engagement à contribuer à la construction d’un système de santé plus performant et inclusif, en développant des solutions adaptées aux réalités nationales et africaines, tout en intégrant les dernières avancées technologiques à l’échelle mondiale.

Enfin, les experts ont conclu que la collaboration entre ingénieurs, professionnels de santé et décideurs, ainsi que le renforcement de la recherche et du développement, constituera le socle d’un avenir sanitaire plus intelligent et durable en Afrique, où l’intelligence artificielle jouera un rôle central dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyens et des services de santé.

 

H.Z

 

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GITEX Future Health Africa Morocco : la santé digitale placée au centre des enjeux d’équité et de souveraineté sanitaire https://lnt.ma/gitex-future-health-africa-morocco-la-sante-digitale-placee-au-centre-des-enjeux-dequite-et-de-souverainete-sanitaire/ Wed, 06 May 2026 10:39:00 +0000 https://lnt.ma/?p=547268 La première édition de GITEX Future Health Africa Morocco, organisée du 4 au 6 mai à Casablanca, a ouvert un espace de débat autour de la transformation numérique des systèmes de santé en Afrique, avec un accent particulier sur l’intelligence artificielle, la souveraineté sanitaire, l’accès aux soins et la construction de systèmes fondés sur les […]

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La première édition de GITEX Future Health Africa Morocco, organisée du 4 au 6 mai à Casablanca, a ouvert un espace de débat autour de la transformation numérique des systèmes de santé en Afrique, avec un accent particulier sur l’intelligence artificielle, la souveraineté sanitaire, l’accès aux soins et la construction de systèmes fondés sur les données.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette manifestation est organisée sous l’égide du ministère de la Santé et de la Protection sociale, en partenariat avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS), et portée par KAOUN International. Elle se tient autour du thème « La digitalisation de l’avenir des soins de santé en Afrique : l’IA au service des soins essentiels ».

Lors de la cérémonie d’ouverture, le directeur délégué de la FM6SS, Youns Bjijou, a affirmé que la transformation numérique du secteur de la santé doit s’inscrire dans une logique d’équité, d’accès universel et de souveraineté sanitaire à l’échelle nationale et continentale. Il a souligné que cet événement constitue un espace de réflexion sur l’avenir de la médecine africaine, dans le contexte de la refonte du système national de santé.

La santé, un investissement « stratégique »

Selon lui, la santé ne doit pas être considérée uniquement comme une charge budgétaire, mais comme un investissement stratégique, notamment au regard des enjeux liés à la réduction des inégalités territoriales et sociales, à l’élargissement de l’accès aux soins et au renforcement des capacités nationales.

Youns Bjijou a également rappelé le rôle de la FM6SS dans l’appui aux pouvoirs publics, à travers le renforcement des infrastructures de soins, le développement de la formation, la recherche scientifique et l’intégration des nouvelles technologies. Il a mis en avant le potentiel de l’intelligence artificielle dans le diagnostic précoce, la personnalisation des soins et l’amélioration de la prise en charge, tout en estimant que ces outils doivent augmenter les capacités des soignants sans remplacer la dimension humaine de la relation médicale.

Le responsable a toutefois mis en garde contre le risque d’une fracture numérique pouvant accentuer les inégalités d’accès aux soins. Il a plaidé pour un déploiement inclusif des innovations afin de garantir aux citoyens, quel que soit leur lieu de résidence, un accès équitable aux technologies et aux services de santé.

Sur le plan continental, il a estimé que la souveraineté sanitaire ne peut être envisagée uniquement à l’échelle nationale, appelant à une coopération africaine renforcée fondée sur le partage des connaissances, le transfert de technologies et le développement des capacités locales. Dans ce cadre, il a rappelé la portée de la Déclaration de Dakhla de novembre 2025 comme référence pour une coopération Sud-Sud en matière de santé.

De son côté, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a souligné que la santé demeure une politique publique centrale, tout en relevant qu’elle constitue également un secteur stratégique à l’échelle mondiale. Il a estimé que l’Afrique dispose des atouts nécessaires pour construire sa propre souveraineté sanitaire, à travers une meilleure coordination autour du médicament, des dispositifs médicaux, de la production vaccinale et des systèmes épidémiologiques partagés.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pour sa part indiqué, dans un message vidéo, que les technologies numériques, y compris l’intelligence artificielle, peuvent contribuer à bâtir des systèmes de santé plus résilients, équitables et efficaces. Il a toutefois insisté sur l’importance de leur conception et de leur déploiement, en soulignant que ces outils doivent répondre à des besoins réels, préserver la confiance dans les systèmes de données et soutenir les professionnels de santé plutôt que les remplacer.

La présidente de la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques, Yasmine Lahlou Filali, a également mis l’accent sur la nécessité d’un écosystème intégré réunissant pouvoirs publics, industrie pharmaceutique, acteurs technologiques, investisseurs, chercheurs et startups. Selon elle, la santé de demain sera à la fois digitale, industrielle, souveraine et inclusive.

Plusieurs conventions signées

En marge de l’événement, plusieurs conventions ont été signées afin de renforcer les projets de digitalisation, de recherche et d’innovation en santé. Deux conventions ont notamment été conclues entre le ministère de la Santé et de la Protection sociale et la Caisse de Dépôt et de Gestion. La première porte sur la mise en place d’un laboratoire numérique destiné à stimuler l’innovation nationale dans les technologies de santé, tandis que la seconde concerne la généralisation et la mise à niveau du système d’assistance médicale urgente à l’échelle nationale.

Le ministère a également conclu une convention avec la société DeepEcho, portant sur la diffusion, l’adoption et l’évaluation clinique de solutions d’intelligence artificielle dans le domaine de l’échographie de suivi de grossesse au sein des établissements publics de santé. Cette solution numérique marocaine, ayant obtenu l’approbation de la Food and Drug Administration américaine, doit être déployée progressivement dans le cadre d’une étude scientifique évaluative.

Un mémorandum d’entente a par ailleurs été signé avec Huawei Technologies Maroc et Dott Medical pour développer des solutions liées à la télémédecine et à la modernisation des soins de santé primaires. Un autre accord stratégique a été conclu avec AstraZeneca afin d’appuyer les priorités nationales en matière de santé publique, de développer la recherche clinique et de renforcer durablement le système de santé.

Dans ce cadre, le partenariat avec AstraZeneca prévoit notamment l’intensification des programmes de dépistage et de détection précoce des maladies chroniques, le développement de solutions numériques intégrant l’intelligence artificielle, l’exploitation des données issues de la vie réelle et le renforcement de la formation continue des professionnels de santé.

L’événement a également été marqué par la signature d’un accord relatif à un don de cinq millions de dollars accordé par le Maroc à l’Alliance du Vaccin GAVI. Selon les éléments communiqués, cette contribution fait du Maroc le premier pays d’Afrique du Nord à apporter un soutien financier à cette alliance, dans une logique d’appui à l’équité vaccinale et au renforcement des systèmes de santé.

SB

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Les défis de l’hôpital du futur au cœur des débats à Casablanca https://lnt.ma/les-defis-de-lhopital-du-futur-au-coeur-des-debats-a-casablanca/ Mon, 04 May 2026 15:59:12 +0000 https://lnt.ma/?p=547134 InfoFactory Conferences – Facts & Stories a organisé, le 30 avril 2026 à Casablanca, la première édition de ses conférences premium dédiées à l’avenir du système hospitalier marocain, sous le thème « Hôpital du Futur & Infrastructures de Santé », réunissant l’ensemble des parties prenantes du secteur. Structurée autour d’une session inaugurale consacrée à la […]

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InfoFactory Conferences – Facts & Stories a organisé, le 30 avril 2026 à Casablanca, la première édition de ses conférences premium dédiées à l’avenir du système hospitalier marocain, sous le thème « Hôpital du Futur & Infrastructures de Santé », réunissant l’ensemble des parties prenantes du secteur.

Structurée autour d’une session inaugurale consacrée à la souveraineté sanitaire, d’une keynote et de deux tables rondes portant sur les investissements et la digitalisation, la conférence a permis d’analyser les mutations en cours, de valoriser l’innovation et de favoriser les synergies entre acteurs.

Intervenant à cette occasion, Dr. Ilham Mouhlal, Directrice des Affaires Médicales à la CNSS a souligné que l’hôpital de demain ne peut plus être pensé uniquement comme un lieu de soins, mais comme un levier de pilotage global du système. Grâce à la donnée et aux outils numériques, il devient possible d’améliorer le parcours patient, d’identifier les inefficacités, de renforcer la prévention et, in fine, de maîtriser les dépenses de santé, a-telle souligné. Dans cette dynamique, des dispositifs comme le dossier patient partagé ou la dématérialisation des échanges sont présentés comme des accélérateurs majeurs. L’ambition affichée est claire : construire un système plus accessible, plus équitable et davantage centré sur le patient, dans une logique de collaboration entre institutions, professionnels de santé et acteurs technologiques.

De son côté, Pr. Jaâfar Heikel, Directeur Général du Pôle Stratégie, Développement et Relations Internationales de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, a dressé un état des lieux nuancé du système de santé marocain. Il a rappelé les progrès significatifs réalisés depuis l’indépendance, notamment en matière d’espérance de vie et de réduction de la mortalité. Toutefois, il a également pointé des limites importantes, comme les inégalités territoriales, la perte de dix années d’espérance de vie en bonne santé ou encore le poids financier qui pèse sur les citoyens. Selon lui, aucun acteur ne peut répondre seul aux défis actuels : ni le secteur public, ni le privé, ni les fondations. Il appelle ainsi à une complémentarité renforcée, structurée autour d’un parcours de soins coordonné. Il insiste particulièrement sur le rôle de la prévention et de la digitalisation, estimant que l’absence de coordination actuelle entraîne des surcoûts significatifs. « Au lieu de faire circuler le patient, faisons circuler l’information», résume-t-il, plaidant pour un modèle adapté aux réalités marocaines.

Dans le cadre de la première table ronde consacrée aux infrastructures et aux modèles d’investissement, Ahmed Bennana, Directeur Général du site Rabat FM6SS – Directeur de l’Hôpital Universitaire International Mohammed VI de Rabat, a mis l’accent sur la nécessité d’investissements stratégiques, en particulier dans le numérique. Il souligne que les systèmes d’information hospitaliers ont longtemps été conçus avec une logique administrative, sans suffisamment intégrer les besoins des praticiens. L’enjeu aujourd’hui est de concilier ces deux dimensions pour construire des outils réellement utiles au parcours de soins. Il met également en garde contre une approche centrée uniquement sur la technologie, rappelant que celle-ci doit rester au service d’un projet médical clair et répondre à des besoins concrets.

Pour sa part, Fatem Zahra Alaoui, Doyenne de la faculté de médecine et de pharmacie Laâyoune, a insisté sur l’importance de la médecine de proximité et de la prévention. Elle considère que l’hôpital ne doit pas être le point d’entrée principal du système, mais plutôt un recours en cas de nécessité. Le développement de centres de santé connectés, la télémédecine et le dossier médical digital sont autant de leviers pour améliorer l’accès aux soins et limiter les déplacements inutiles. Elle a également mis en avant les efforts réalisés en matière de formation, notamment dans les régions du Sud, avec une augmentation significative du nombre d’étudiants en médecine. L’intégration de modules liés à l’intelligence artificielle et à la télémédecine dans les cursus illustre cette adaptation aux évolutions du secteur.

Mehdi Sebti, Directeur de l’Ecole Arts et Métiers campus de Rabat, a souligné le rôle croissant des ingénieurs dans le système de santé. Selon lui, l’hôpital du futur doit être envisagé comme une plateforme technologique où médecins, ingénieurs et industriels collaborent étroitement. Il identifie plusieurs axes structurants, dont l’intelligence artificielle, la robotique, la fabrication 3D, l’internet des objets et l’imagerie avancée. Ces technologies doivent permettre d’optimiser les processus, de personnaliser les soins et de libérer du temps médical.

Enfin, Charaf Soussi, Directeur Exploitation chez Bouygues Bâtiment International, a rappelé que l’évolution de l’hôpital passe également par sa conception architecturale. Un établissement de santé doit avant tout être fonctionnel, centré sur le parcours patient et le bien-être des soignants. Il insiste sur l’importance d’intégrer la flexibilité dès la phase de conception, afin de permettre l’adaptation aux évolutions technologiques et aux besoins futurs. L’objectif est de concevoir des infrastructures capables d’évoluer sans nécessiter de transformations lourdes.

La seconde table ronde, consacrée aux technologies et à la digitalisation, a mis en avant l’impact croissant des outils numériques sur la gouvernance et l’efficacité des établissements de santé. Les échanges ont notamment porté sur l’intégration de la donnée, l’optimisation des processus et les leviers d’amélioration de la performance hospitalière.

Asmaa Loudni

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GITEX Future Health : le Maroc en vitrine de la e-santé africaine https://lnt.ma/gitex-future-health-le-maroc-en-vitrine-de-la-e-sante-africaine/ Mon, 04 May 2026 14:03:54 +0000 https://lnt.ma/?p=547109 Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a donné, lundi à Casablanca, le coup d’envoi de la première édition de GITEX Future Health Africa Morocco sous le thème « La digitalisation de l’avenir des soins de santé en Afrique: l’IA au service des soins essentiels ». Placée sous le Haut Patronage de […]

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Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a donné, lundi à Casablanca, le coup d’envoi de la première édition de GITEX Future Health Africa Morocco sous le thème « La digitalisation de l’avenir des soins de santé en Afrique: l’IA au service des soins essentiels ».

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette 1ère édition est organisée sous l’égide du ministère de la Santé et de la Protection sociale, en partenariat stratégique avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS), et portée par KAOUN International, organisateur des événements GITEX à l’échelle mondiale.

Dans une allocution à l’ouverture du salon, M. Tehraoui a souligné que « plus que jamais, la santé reste une politique profondément publique », notant que « c’est aussi un marché global, massif, stratégique ».

« En Afrique, tout s’accélère en même temps : les infrastructures, le digital, l’industrie et les financements », a-t-il poursuivi, faisant observer que « la technologie va plus vite que nous. Beaucoup plus vite ».

Evoquant le thème de cette édition, le ministre a souligné que « les enjeux sont concrets. Des algorithmes épidémiologiques qui anticipent les flambées avant nos systèmes de surveillance. La télémédecine généralisée pour abolir les distances. L’aide au diagnostic qui compense les déserts médicaux. L’IA qui commence à assister les actes les plus complexes, des centres de santé jusqu’à nos CHU ».

Dans ce contexte, M. Tehraoui a estimé que « l’Afrique a tout ce qu’il faut pour construire sa propre souveraineté sanitaire », plaidant en faveur d’une coordination renforcée pour construire ensemble un marché africain du médicament et des dispositifs médicaux, mutualiser la production vaccinale et bâtir des systèmes épidémiologiques partagés.

Pour le ministre, l’un des objectifs de cet évènement est d’offrir à l’Afrique une plateforme d’action. « Un espace où startups, industriels, investisseurs et décideurs publics se trouvent dans la même salle, autour des mêmes projets. Où des partenariats se nouent. Où des financements se décident », a-t-il soutenu.

De son côté, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a remercié le Maroc pour « son leadership et son partenariat alors que nous travaillons ensemble pour l’Afrique que nous souhaitons tous. Une Afrique plus saine, plus sûre, plus juste et souveraine. »

Dans un message vidéo diffusé à cette occasion, le DG de l’OMS a fait remarquer que les technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle, constituent un outil puissant pour mettre en place des systèmes de santé résilients, équitables et efficaces.

« Ce qui importe le plus, c’est la manière dont ces outils sont conçus et déployés », a-t-il noté, plaidant pour des solutions qui répondent à des besoins réels, des systèmes de données qui préservent la confiance, des technologies qui soutiennent les professionnels de santé plutôt que de les remplacer, et des investissements qui renforcent les capacités nationales et la collaboration régionale.

« Cette conférence rassemble des décideurs politiques, des cliniciens, des innovateurs, des investisseurs et des partenaires afin de se concentrer précisément sur ces questions, de la transformation des hôpitaux et des infrastructures numériques au financement des systèmes de santé et à la protection des données de santé », a-t-il dit.

Et d’affirmer que l’OMS est prête à aider les pays à mettre la transformation numérique au service des objectifs de santé publique, d’un meilleur accès, d’une meilleure qualité et d’une meilleure préparation pour l’avenir.

La cérémonie d’ouverture du GITEX Future Health Africa Morocco s’est tenue en présence de plusieurs ministres et hauts responsables, notamment le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, le directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, Youns Bjijou, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib El Alj, ainsi que des ambassadeurs accrédités au Royaume.

Pendant trois jours (4-6 mai), le salon rassemblera des acteurs publics et privés de la santé venus de près de 30 pays, ainsi que 200 marques exposantes, notamment AstraZeneca, Pfizer, Sanofi, Numih et Elekta, confirmant l’intérêt croissant des grands groupes mondiaux pour le potentiel du marché marocain et africain de la santé.

Après le GITEX Future Health Africa Executive Summit qui ouvre le programme de la première journée, les 5 et 6 mai, le forum se poursuivra avec le Future Health Congress, articulé d’abord autour du Future Hospitals Forum, puis du Future Care Forum.

En tant que hub dédié aux organisations mondiales d’innovation en santé, GITEX Future Health Africa Morocco accueille des marques internationales venues présenter des technologies digitales et médicales à travers une exposition et un sommet de rang mondial. L’événement contribuera ainsi à accélérer la transition du continent vers des systèmes de santé intégrés, interopérables et pilotés par les données.

 

LNT avec Map

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GITEX Future Health Africa Morocco, l’ambition d’un hub de santé compétitif https://lnt.ma/gitex-future-health-africa-morocco-lambition-dun-hub-de-sante-competitif/ Wed, 29 Apr 2026 16:18:02 +0000 https://lnt.ma/?p=546902 La première édition de GITEX Future Health Africa Morocco, prévue du 4 au 6 mai à Casablanca, a été présentée comme une vitrine de la dynamique engagée par le Maroc pour consolider un hub de santé compétitif, attractif et ouvert sur l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient. S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à la […]

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La première édition de GITEX Future Health Africa Morocco, prévue du 4 au 6 mai à Casablanca, a été présentée comme une vitrine de la dynamique engagée par le Maroc pour consolider un hub de santé compétitif, attractif et ouvert sur l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.

S’exprimant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation de cet événement, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a indiqué que cette première édition vise à positionner le Royaume sur la scène internationale, à mettre en avant les transformations engagées dans le secteur national de la santé et à contribuer à la structuration d’une plateforme africaine dédiée aux acteurs du secteur.

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette manifestation est organisée à l’initiative du ministère de la Santé et de la Protection sociale, de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé et portée par Kaoun International autour du thème « La digitalisation de l’avenir des soins de santé en Afrique : l’IA au service des soins essentiels ».

Amine Tehraoui a mis en avant les investissements engagés dans les infrastructures, les équipements et le développement d’une base industrielle et pharmaceutique, en soulignant que l’évolution du secteur passe également par des systèmes connectés intégrant dossiers médicaux numériques, médecine de précision, analyses prédictives et solutions fondées sur l’intelligence artificielle.

Selon les données présentées, l’événement réunira 200 entreprises issues de près de 30 pays, ainsi que des investisseurs, startups et acteurs institutionnels, avec l’objectif affiché de favoriser l’émergence d’un écosystème de santé présenté comme plus moderne, inclusif et résilient.

Pour sa part, le directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, Youns Bjijou, a souligné que cette initiative reflète une convergence d’objectifs autour des enjeux de souveraineté sanitaire, de transformation numérique et de coopération avec le continent africain.

Il a mis en avant les projets portés par la fondation dans le développement d’infrastructures hospitalières, de centres universitaires, de recherche et d’innovation, ainsi que d’un hub dédié à la médecine de précision.

De son côté, la directrice générale de Kaoun International, Trixie LohMirmand, a estimé que l’événement intervient dans un contexte où les systèmes de santé africains évoluent vers des architectures plus intégrées et technologiquement avancées.

Elle a souligné que l’intelligence artificielle est appelée, selon elle, à jouer un rôle important dans l’amélioration de la productivité, l’optimisation des tâches administratives, l’accélération de la découverte de médicaments et les outils d’aide au diagnostic.

Le salon réunira, selon les organisateurs, des acteurs publics et privés issus de plus de 27 pays, avec la participation de groupes internationaux tels que AstraZeneca, Pfizer, Sanofi, Numih et Elekta.

Des délégations en provenance notamment d’Espagne, de Belgique et du Royaume-Uni sont également attendues, dans un contexte marqué par un intérêt croissant pour les partenariats et investissements dans le secteur de la santé en Afrique.

L’événement prévoit aussi une mise en avant de startups innovantes utilisant le Maroc comme plateforme de déploiement régional, à l’image de LifeBank, active dans la logistique médicale, ainsi que de Pradaan Innovation Labs et Baby FM.

LNT avec MAP

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Un partenariat EFE-Maroc–Akdital pour renforcer l’employabilité des jeunes dans le secteur de la santé https://lnt.ma/un-partenariat-efe-maroc-akdital-pour-renforcer-lemployabilite-des-jeunes-dans-le-secteur-de-la-sante/ Fri, 24 Apr 2026 10:27:52 +0000 https://lnt.ma/?p=546000 La EFE-Maroc et le groupe Akdital ont mis en avant les premiers résultats du projet « Promotion de l’emploi pour le secteur de la santé » (PEPS), une initiative visant à renforcer l’adéquation entre formation et emploi dans les métiers de la santé, dans un contexte marqué par l’évolution des besoins en compétences dans ce […]

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La EFE-Maroc et le groupe Akdital ont mis en avant les premiers résultats du projet « Promotion de l’emploi pour le secteur de la santé » (PEPS), une initiative visant à renforcer l’adéquation entre formation et emploi dans les métiers de la santé, dans un contexte marqué par l’évolution des besoins en compétences dans ce secteur.

Mis en œuvre avec le soutien du programme Partenariat pour l’emploi, conduit conjointement par le ministère de l’Industrie et du Commerce et la GIZ Maroc, dans le cadre de l’initiative « Invest for Jobs » du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, ce projet vise à accompagner l’insertion professionnelle des jeunes à travers des formations techniques et comportementales adaptées aux besoins du marché.

Lancé en 2025, le programme a permis, selon les données communiquées, d’accompagner 300 jeunes dans des parcours de formation ciblés sur les compétences recherchées dans le secteur de la santé, avec une participation féminine dépassant 80 %. Plus de 170 bénéficiaires ont, par ailleurs, été recrutés au sein des établissements du groupe Akdital.

Le projet repose sur une approche articulant renforcement des compétences techniques et développement des soft skills, avec l’objectif de rapprocher davantage les profils des jeunes chercheurs d’emploi des attentes exprimées par les employeurs du secteur.

Citant les enjeux poursuivis par cette initiative, la Directrice générale d’EFE-Maroc, Houda Barakate, a indiqué que le projet vise à apporter « une réponse concrète aux besoins du secteur de la santé tout en offrant aux jeunes des perspectives d’avenir solides », en mettant l’accent sur l’alignement des formations avec « les attentes réelles des employeurs » et sur la création de « passerelles directes vers l’emploi ». Elle a également souligné que, dans ce secteur, « les soft skills sont aussi importantes que les compétences techniques ».

De son côté, Mourad Stitou a estimé que cette initiative illustre « l’importance d’une collaboration étroite entre acteurs publics, privés et société civile pour répondre aux défis de l’emploi », ajoutant que le projet contribue à développer « des compétences adaptées aux besoins du secteur de la santé », en cohérence avec les objectifs portés par l’initiative Invest for Jobs.

Les promoteurs du projet mettent en avant une approche fondée sur la coopération public-privé, présentée comme un levier pour expérimenter des solutions orientées vers l’emploi des jeunes tout en répondant aux besoins croissants en ressources humaines qualifiées dans le secteur de la santé.

Pour EFE-Maroc, cette initiative s’inscrit dans le prolongement de ses actions dans le domaine de l’insertion professionnelle. L’organisation indique avoir formé près de 90.000 jeunes depuis sa création et affiché un taux d’insertion de 83 % pour les lauréats de ses programmes de formation-insertion, en partenariat avec plus de 500 entreprises.

LNT

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Enactus EMI ouvre le débat sur l’entrepreneuriat inclusif à Rabat https://lnt.ma/enactus-emi-ouvre-le-debat-sur-lentrepreneuriat-inclusif-a-rabat/ Thu, 23 Apr 2026 14:19:45 +0000 https://lnt.ma/?p=545932 Le club étudiant Enactus EMI organisera le 28 avril 2026 une nouvelle édition de son Entrepreneurial Summit, un rendez-vous consacré cette année à la thématique de l’entrepreneuriat inclusif, à travers une réflexion sur les parcours, profils et initiatives souvent situés en marge des circuits entrepreneuriaux traditionnels. L’événement se tiendra à l’École Mohammadia d’Ingénieurs sous le […]

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Le club étudiant Enactus EMI organisera le 28 avril 2026 une nouvelle édition de son Entrepreneurial Summit, un rendez-vous consacré cette année à la thématique de l’entrepreneuriat inclusif, à travers une réflexion sur les parcours, profils et initiatives souvent situés en marge des circuits entrepreneuriaux traditionnels. L’événement se tiendra à l’École Mohammadia d’Ingénieurs sous le thème « L’Entrepreneuriat Inclusif : L’Espoir Éveillé des Talents Invisibles ».

Cette édition entend interroger la place accordée, dans l’écosystème entrepreneurial marocain, à des profils parfois insuffisamment intégrés aux dynamiques classiques de création de valeur, malgré leur potentiel économique ou social. À travers cette thématique, les organisateurs mettent en avant une lecture de l’entrepreneuriat comme vecteur d’inclusion, mais également comme outil de transformation sociale.

Les travaux du sommet s’articuleront autour de trois panels thématiques. Le premier, consacré à l’entrepreneuriat comme seconde chance, abordera les trajectoires marquées par l’échec, la reconversion ou les parcours non linéaires, avec une réflexion sur les conditions d’accompagnement de ces profils au sein de l’écosystème entrepreneurial.

Le deuxième panel portera sur la diversité comme levier de performance et d’innovation, à partir de retours d’expérience mettant en avant des projets construits autour de profils complémentaires ou de dynamiques inclusives. Cette séquence vise à explorer la manière dont la diversité peut être intégrée comme composante des modèles entrepreneuriaux.

Le troisième panel sera consacré aux entrepreneurs fondant leurs initiatives sur des savoir-faire traditionnels et des ancrages territoriaux, avec une réflexion sur la valorisation économique de patrimoines matériels ou immatériels dans le cadre de modèles viables.

L’événement réunira, selon les organisateurs, des étudiants et alumni de l’EMI, des membres du réseau Enactus Maroc, ainsi que des entrepreneurs, investisseurs, chercheurs et décideurs impliqués dans les questions d’innovation sociale et d’économie inclusive.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des précédentes éditions du summit, présentées comme ayant progressivement renforcé le positionnement d’Enactus EMI autour de l’entrepreneuriat à impact. Elle intervient dans un contexte où les questions d’inclusion économique, d’innovation sociale et d’entrepreneuriat territorial occupent une place croissante dans les débats sur les modèles de développement.

LNT

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La FM6SS et l’AIEA signent un partenariat stratégique au service de la santé https://lnt.ma/la-fm6ss-et-laiea-signent-un-partenariat-strategique-au-service-de-la-sante/ Thu, 23 Apr 2026 09:21:13 +0000 https://lnt.ma/?p=545861 La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont signé, mercredi à Vienne, un accord de coopération stratégique, marquant une avancée significative dans le renforcement des collaborations internationales au service de la santé. Ce partenariat ambitieux ouvre la voie à des actions concrètes dans plusieurs […]

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La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont signé, mercredi à Vienne, un accord de coopération stratégique, marquant une avancée significative dans le renforcement des collaborations internationales au service de la santé.

Ce partenariat ambitieux ouvre la voie à des actions concrètes dans plusieurs domaines clés, notamment l’oncologie radiothérapique, l’imagerie médicale, la médecine nucléaire, la physique médicale, ainsi que la nutrition, relève la FM6SS dans un communiqué.

Il repose sur une dynamique de coopération visant le partage des expertises, le développement des compétences, le soutien à la recherche et l’amélioration continue de la qualité des soins, ajoute la même source.

Dans ce cadre, la FM6SS s’engage à contribuer activement aux initiatives internationales portées par l’AIEA, en particulier à travers des programmes de formation, des missions d’expertise et l’appui à des projets structurants tels que « Rays of Hope ».

Cette collaboration, poursuit le communiqué, favorisera également l’accueil de talents internationaux et renforcera la contribution à l’effort global en faveur des pays à revenu faible et intermédiaire.

En effet, cet accord constitue un levier stratégique pour consolider l’excellence des compétences, stimuler l’innovation en santé et affirmer le positionnement du Maroc en tant que hub régional en sciences médicales.

Cet événement majeur a également été marqué par une visite des laboratoires de l’AIEA, permettant de découvrir des technologies de pointe et des programmes de recherche qui participent à façonner la médecine de demain à l’échelle mondiale.

À travers cette alliance, la FM6SS et l’AIEA réaffirment leur engagement commun en faveur d’une coopération porteuse de sens, orientée vers l’impact et au service des systèmes de santé et du bien-être des patients, conclut le communiqué.

 

LNT avec Map

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« Chikaya Santé » : le ministère met en avant une dynamique d’amélioration des services https://lnt.ma/tahraoui-plus-de-760-reclamations-en-4-jours-via-chikaya-sante/ Wed, 22 Apr 2026 10:09:42 +0000 https://lnt.ma/?p=545761 La plateforme numérique « Chikaya Santé » a enregistré 764 réclamations au cours des quatre premiers jours suivant son lancement, un niveau que le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a présenté comme révélateur de l’adhésion des citoyens à ce nouveau dispositif d’écoute et d’interaction. Intervenant à la Chambre des […]

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La plateforme numérique « Chikaya Santé » a enregistré 764 réclamations au cours des quatre premiers jours suivant son lancement, un niveau que le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, a présenté comme révélateur de l’adhésion des citoyens à ce nouveau dispositif d’écoute et d’interaction.

Intervenant à la Chambre des conseillers lors d’une séance consacrée à l’amélioration de la qualité des services de santé, le ministre a souligné qu’avant le lancement de cette plateforme, le nombre de réclamations ne dépassait pas une moyenne de dix par jour. Il a décrit « Chikaya Santé » comme un outil numérique permettant un traitement plus transparent des doléances, avec des délais définis et un suivi assuré par un centre national d’écoute appuyé par des technologies numériques.

Selon le ministre, cette démarche s’inscrit dans une transformation plus large du système de santé, articulée autour de quatre axes.

Le premier concerne l’amélioration du fonctionnement des urgences. Depuis octobre 2025, un plan d’urgence a permis de réorganiser ces services sur la base d’un système de tri selon le degré de gravité, tout en mobilisant plus de 531 professionnels de santé pour renforcer les capacités d’intervention. Cette réorganisation aurait contribué à améliorer l’accueil des patients et à amorcer une réduction des délais d’attente.

Dans ce cadre, le ministère a également mis en avant les progrès réalisés en matière d’approvisionnement en médicaments, avec une hausse de 26 % des volumes livrés aux hôpitaux, représentant 4.360 tonnes, tandis que le taux de traitement des demandes urgentes est passé de 74 % à 96 %.

Le deuxième axe porte sur le renforcement des capacités hospitalières. Le ministre a indiqué que 1.777 lits supplémentaires ont été ajoutés grâce à la mise en service de 11 nouvelles structures sanitaires, au bénéfice d’environ 14 millions de citoyens. Trois nouveaux projets hospitaliers achevés au début de 2026 ont ajouté 285 lits additionnels, alors que d’autres projets en cours devraient permettre d’atteindre près de 2.900 lits supplémentaires d’ici la fin du troisième trimestre.

Le troisième volet concerne les services d’accueil et d’accompagnement des usagers. À ce titre, 70 assistants médico-sociaux ont été mobilisés et 182 unités d’assistance médico-sociale créées afin d’améliorer l’orientation et le suivi des patients. Les cahiers des charges relatifs aux services délégués, notamment la restauration, la propreté et la gestion des déchets médicaux, ont également été révisés.

Enfin, le quatrième axe concerne la réforme structurelle du système des urgences, avec le déploiement d’un modèle régional du SAMU, le renforcement des équipes d’intervention, l’équipement d’ambulances modernes et l’adoption d’un système d’information assurant un suivi en temps réel.

LNT avec Map

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Maladies parodontales : les spécialistes alertent sur un enjeu croissant de santé publique au Maroc https://lnt.ma/sante-alerte-sur-la-progression-des-maladies-parodontales-au-maroc-un-enjeu-de-sante-publique-sous-estime/ Mon, 20 Apr 2026 09:50:37 +0000 https://lnt.ma/?p=545530 La progression des maladies parodontales au Maroc suscite une inquiétude croissante au sein de la communauté médicale, qui alerte sur leur forte prévalence et leurs répercussions sur la santé globale. Ces préoccupations ont été mises en avant à l’occasion de la deuxième édition du congrès international Periodays, organisée à Casablanca. Lors de cette rencontre scientifique, […]

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La progression des maladies parodontales au Maroc suscite une inquiétude croissante au sein de la communauté médicale, qui alerte sur leur forte prévalence et leurs répercussions sur la santé globale. Ces préoccupations ont été mises en avant à l’occasion de la deuxième édition du congrès international Periodays, organisée à Casablanca.

Lors de cette rencontre scientifique, l’Association Marocaine de Prévention des Maladies Parodontales a mis en garde contre l’ampleur de ces affections, qualifiées d’enjeu majeur de santé publique, notamment en raison de leur fréquence élevée chez les jeunes et les adolescents.

Intervenant en marge du congrès, Bouchra Abbassi a souligné que certaines formes sévères de parodontites touchent précocement les adolescents et les jeunes adultes. En l’absence de prise en charge adaptée, ces pathologies peuvent entraîner une perte prématurée des dents, avec des conséquences physiques, psychologiques et fonctionnelles, mais aussi des complications pouvant affecter l’état de santé général.

Les participants ont relevé que la prévalence des formes sévères de parodontites au Maroc figure parmi les plus élevées à l’échelle internationale, renforçant les préoccupations autour de cette problématique. Les échanges ont également rappelé les liens établis par plusieurs études entre ces maladies et d’autres pathologies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, certains troubles respiratoires, les affections cérébrales ou encore le diabète.

Ces corrélations confirment, selon les spécialistes, l’existence d’interactions entre santé bucco-dentaire et santé globale, plaidant pour une prise en charge plus intégrée de ces affections dans les politiques publiques de santé.

Dans ce contexte, les participants ont appelé à renforcer les actions de sensibilisation auprès du grand public et des professionnels de santé, en mettant davantage l’accent sur la prévention, le dépistage et le traitement précoce.

Ils ont également plaidé pour une meilleure intégration des soins parodontaux dans la tarification nationale des traitements médicaux, estimant qu’une telle évolution permettrait d’améliorer l’accès aux soins et de favoriser une prise en charge plus efficace. Les intervenants ont souligné qu’une préservation des dents naturelles peut, à terme, réduire le recours aux prothèses dentaires et contribuer à une meilleure maîtrise des dépenses de santé.

Le congrès a réuni un large panel d’experts nationaux et internationaux autour d’un programme scientifique comprenant interventions chirurgicales en direct, ateliers pratiques, conférences et présentations orales. Les débats ont notamment mis en avant la parodontite sévère comme défi important pour le système de santé marocain, avec un accent sur la formation continue des professionnels et la diffusion des bonnes pratiques cliniques.

LNT

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Amine Tahraoui : la réforme du système de santé se poursuit au Maroc https://lnt.ma/amine-tahraoui-la-reforme-du-systeme-de-sante-se-poursuit-au-maroc/ Fri, 17 Apr 2026 09:44:21 +0000 https://lnt.ma/?p=545416 Sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a fait le choix d’un cap clair visant à bâtir un système de santé plus juste, plus accessible, plus performant et plus résilient, a souligné, jeudi à Casablanca, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui. Intervenant à l’occasion de l’ouverture […]

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Sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a fait le choix d’un cap clair visant à bâtir un système de santé plus juste, plus accessible, plus performant et plus résilient, a souligné, jeudi à Casablanca, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui.

Intervenant à l’occasion de l’ouverture du Morocco Medical Expo 2026, rendez-vous consacré aux enjeux de modernisation du secteur et de souveraineté sanitaire, M. Tehraoui a affirmé que la réforme du système de santé engagée au Maroc constitue une transformation profonde, structurante et irréversible, inscrite dans la Vision éclairée de SM le Roi, qui a toujours placé le citoyen au cœur de l’action publique et la santé au rang des priorités nationales.

Dans une allocution lue en son nom par le directeur général de l’Agence Marocaine du Médicament et des Produits de Santé (AMMPS), Samir Ahid, le ministre a évoqué notamment le renforcement des soins de santé primaires, la modernisation des établissements de santé, l’amélioration de l’attractivité des métiers, l’accélération de la digitalisation, la consolidation de la gouvernance et la garantie d’une couverture sanitaire effective et équitable pour tous les citoyens.

Par ailleurs, M. Tehraoui a indiqué que la création de l’AMMPS constitue une avancée décisive, en ce qu’elle veille à la disponibilité, à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des médicaments et produits de santé, tout en contribuant à leur accessibilité et à la maîtrise de leurs prix.

Pour sa part, le président de l’édition 2026 du Morocco Medical Expo, Saïd Afif, a déclaré que cet événement s’inscrit dans la dynamique de refonte du système national de santé, conformément aux Hautes Orientations Royales, notant que cette réforme repose sur plusieurs piliers, dont la territorialisation de l’offre sanitaire dans le cadre de la régionalisation avancée.

Il a relevé, dans ce sens, que cette orientation favorise une meilleure gouvernance, une mutualisation plus efficiente des ressources humaines et des équipements, ainsi qu’une meilleure structuration du parcours de soins, allant des centres de santé de proximité aux hôpitaux provinciaux et aux centres hospitaliers universitaires.

De son côté, le président délégué de la Fondation de Recherche, de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI), Hicham Medromi, a souligné que cette édition du salon connaît une participation remarquable, tant par le nombre d’exposants que par la qualité des produits et solutions présentés, estimant que cela traduit une dynamique d’innovation médicale de plus en plus affirmée au Maroc.

Cette évolution illustre les avancées engagées en faveur de la souveraineté nationale en matière de santé, à la lumière des Orientations Royales visant à doter le Royaume d’un système de santé performant, capable de répondre aux besoins de la population à l’échelle nationale, a-t-il ajouté.

Placé sous le thème « Transformation digitale du système de santé marocain vers un modèle de santé intelligent, résilient et durable », l’édition de cette année qui se poursuit jusqu’au 19 avril, propose un programme scientifique ambitieux, à travers plus de 80 panels institutionnels, des sessions pluridisciplinaires, des conférences thématiques et des ateliers interactifs animés par des experts marocains et étrangers issus des secteurs, médical, pharmaceutique et paramédical.

Parmi les temps forts de cette programmation figurent la 11ème édition du Forum Afrique Global Santé, la 10ème édition des Journées de la Kinésithérapie et Physiothérapie, ainsi que la 9ème édition des Journées Nationales d’Ingénierie Biomédicale, autant d’espaces de réflexion et d’échange autour des problématiques sanitaires et des innovations du secteur.

Le salon propose également la découverte de technologies médicales de pointe, des rencontres B2B ciblées, des séminaires spécialisés, une conférence internationale sur la santé et des ateliers pratiques consacrés notamment à la physiothérapie et aux techniques médicales avancées.

À travers cette édition, le Morocco Medical Expo entend mettre en lumière les dernières innovations médicales, favoriser les échanges entre industriels, distributeurs, prestataires de services et décideurs publics, valoriser les meilleures pratiques internationales et créer des passerelles entre les établissements hospitaliers nationaux et leurs partenaires.

 

LNT avec Map

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Tahraoui : 15 hôpitaux livrés en 2026 pour renforcer l’offre de soins https://lnt.ma/tahraoui-15-hopitaux-livres-en-2026-pour-renforcer-loffre-de-soins/ Wed, 15 Apr 2026 10:35:50 +0000 https://lnt.ma/?p=545160 Le ministre de la Santé et de la Protection sociale , Amine Tehraoui, a affirmé, mardi à Rabat, que 15 projets hospitaliers seront achevés dans les différentes régions du Royaume au cours de l’année 2026. Dans une déclaration à la presse à l’issue de la réunion du Comité de pilotage de la réforme du système […]

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Le ministre de la Santé et de la Protection sociale , Amine Tehraoui, a affirmé, mardi à Rabat, que 15 projets hospitaliers seront achevés dans les différentes régions du Royaume au cours de l’année 2026.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de la réunion du Comité de pilotage de la réforme du système national de santé, présidée par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, le ministre a indiqué que la réalisation de ces projets permettra de renforcer l’offre des soins avec environ 3.000 lits supplémentaires, dans le cadre de la poursuite du renforcement des infrastructures et d’une meilleure équité territoriale.

M. Tehraoui a également souligné qu’un accent particulier a été mis sur l’accélération de plusieurs grands projets hospitaliers afin d’assurer un meilleur équilibre territorial et de rapprocher l’offre de soins des citoyens.

Il a fait savoir que le programme de mise à niveau de 1.400 établissements de soins de santé primaires a été achevé, ajoutant qu’un nouveau programme a été lancé pour la réhabilitation de 1.600 centres de santé de base, dont 500 au cours de l’année 2026.

S’agissant de la transformation numérique du secteur de la santé, le ministre a fait état du lancement d’une phase pilote de l’assistance médicale d’urgence dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, avec en perspective la généralisation progressive de cette expérience à d’autres régions.

Évoquant la modernisation et le développement de la plateforme numérique « Chikaya Santé », visant à renforcer la communication avec les citoyens, à recevoir les réclamations et à en assurer le suivi en toute transparence, M. Tehraoui a rappelé que ce chantier numérique comprend également le lancement du dossier médical numérique partagé et la généralisation de l’ordonnance électronique.

Le ministre a aussi relevé que l’ensemble des travaux techniques relatifs à ces plateformes ont été finalisés, ouvrant la voie à l’expérimentation sur le terrain auprès d’un groupe d’utilisateurs, avant une généralisation progressive, dans le respect du cadre juridique en vigueur.

Il a également ajouté qu’une plateforme numérique regroupant les données des secteurs public et privé a été finalisée, de même que la mobilisation de 250 enquêteurs de terrain dans les différentes régions du Royaume en vue d’actualiser et de vérifier les données.

En outre, M. Tahraoui a affirmé que le gouvernement poursuivra la finalisation des cadres juridique et organiques relatifs à ces réformes, afin d’assurer une mise en œuvre cohérente et efficace.

 

LNT avec Map

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Mines Rabat : le Moroccan Robotics Challenge revient pour une 9ᵉ édition dédiée aux villes intelligentes https://lnt.ma/mines-rabat-le-moroccan-robotics-challenge-revient-pour-une-9%e1%b5%89-edition-dediee-aux-villes-intelligentes/ Tue, 14 Apr 2026 15:18:43 +0000 https://lnt.ma/?p=545114 Le Club Mines Makers de l’École Nationale Supérieure des Mines de Rabat annonce l’organisation de la 9ᵉ édition du Moroccan Robotics Challenge (MRC), prévue les 25 et 26 avril 2026 au sein de l’établissement, autour du thème « Smart Cities : la robotique au cœur des villes de demain ». Cette compétition nationale, désormais bien […]

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Le Club Mines Makers de l’École Nationale Supérieure des Mines de Rabat annonce l’organisation de la 9ᵉ édition du Moroccan Robotics Challenge (MRC), prévue les 25 et 26 avril 2026 au sein de l’établissement, autour du thème « Smart Cities : la robotique au cœur des villes de demain ».

Cette compétition nationale, désormais bien installée dans le paysage académique et technologique marocain, vise à promouvoir l’innovation en robotique en réunissant des étudiants issus de différentes écoles d’ingénieurs et universités à travers le Royaume. L’événement se positionne comme un espace d’expérimentation et de confrontation des compétences, où les participants sont appelés à concevoir et programmer des robots capables de répondre à des problématiques concrètes.

Selon les organisateurs, cette nouvelle édition met l’accent sur les enjeux liés au développement des villes intelligentes, en explorant des solutions technologiques susceptibles d’améliorer la mobilité urbaine, la gestion des ressources, la sécurité ainsi que la qualité de vie des citoyens. À travers plusieurs défis techniques, les équipes participantes devront démontrer leur capacité à proposer des approches innovantes, adaptées aux mutations urbaines contemporaines.

Le Moroccan Robotics Challenge se veut également un cadre d’échange et de collaboration entre étudiants, enseignants et professionnels du secteur technologique. En favorisant les interactions entre ces différents acteurs, l’événement ambitionne de renforcer les passerelles entre formation académique et monde professionnel, tout en contribuant à la diffusion d’une culture de l’innovation au sein de la jeunesse marocaine.

Au-delà de la dimension compétitive, les organisateurs soulignent l’importance de ce type d’initiative pour stimuler l’ingéniosité des jeunes talents et encourager l’émergence de solutions technologiques locales. Dans un contexte marqué par l’accélération des transformations numériques, la robotique apparaît comme un levier stratégique pour accompagner le développement des territoires et répondre aux défis urbains.

Organisé par l’Association des étudiants de l’ENIM à travers le Club Mines Makers, cet événement s’inscrit dans une dynamique visant à valoriser les compétences nationales en matière de technologie et d’ingénierie.

LNT

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Santé : lancement de la nouvelle plateforme nationale de réclamations “Chikaya” https://lnt.ma/sante-lancement-de-la-nouvelle-plateforme-nationale-de-reclamations-chikaya/ Tue, 14 Apr 2026 10:20:34 +0000 https://lnt.ma/?p=545058 Le projet d’actualisation et de modernisation de la plateforme numérique de santé « chikaya », accessible via le portail électronique « www.chikayasante.ma » , a été lancé lundi à Rabat, à travers la mise en place d’un système national intégré spécialisé dans la réception et le traitement des réclamations liées aux services de santé à l’échelle nationale. Ce dispositif, […]

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Le projet d’actualisation et de modernisation de la plateforme numérique de santé « chikaya », accessible via le portail électronique « www.chikayasante.ma » , a été lancé lundi à Rabat, à travers la mise en place d’un système national intégré spécialisé dans la réception et le traitement des réclamations liées aux services de santé à l’échelle nationale.

Ce dispositif, qui comprend un centre national d’écoute appuyé par des outils numériques avancés permettant un suivi précis et efficace des doléances des citoyens, s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la modernisation du système actuellement en vigueur pour le traitement des réclamations relatives aux services de santé.

Il a pour objectif de consacrer les principes de transparence et de renforcer les mécanismes de confiance et d’interaction avec les attentes des citoyens, en conformité avec les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI visant à opérer une réforme profonde et structurelle du système national de santé, ainsi qu’à l’amélioration de la qualité des services et à leur rapprochement des citoyens.

Cette nouvelle version de la plateforme recevra les réclamations des citoyens en lien avec les services de santé aussi bien dans les secteurs public que privé, à travers le portail électronique, le téléphone, l’application WhatsApp, les SMS et le courrier électronique, afin de permettre aux usagers de déposer leurs réclamations, a déclaré à la presse le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui.

Ces réclamations seront traitées selon leur nature et leur type, a indiqué M. Tahraoui, précisant que les plaintes simples seront traitées dans de courts délais, tandis que les plus complexes nécessiteront davantage de temps, avec un suivi et un accompagnement de chaque étape de leur traitement.

Ce mécanisme vise à garantir la communication avec les plaignants et à améliorer la qualité des services de santé, tout en les rapprochant davantage des citoyens, dans le cadre de la poursuite de la réforme du système de santé, a-t-il souligné.

Le nouveau système repose sur des mécanismes développés de suivi et de traitement, à travers le Centre national d’écoute opérant selon un schéma organisationnel rigoureux, appuyé par une plateforme numérique moderne permettant l’enregistrement et le suivi des réclamations.

Mobilisés pour assurer le bon fonctionnement de ce centre, 15 cadres, assistés de 2 superviseurs, sont chargés de la réception, de la classification, de l’enregistrement et de l’orientation des plaintes, tout en garantissant leur suivi méthodique jusqu’à leur traitement final.

Cette structure regroupe des cadres du ministère de la Santé et de la Protection sociale ainsi que des ressources humaines relevant du Centre d’appel, en plus de la cellule centrale du ministère chargée de l’encadrement, du suivi stratégique et du traitement des réclamations complexes.

Au total, plus de vingt cadres sont mobilisés pour assurer la continuité du service, l’accélération du rythme de traitement et l’amélioration de la qualité des réponses.

Le système repose également sur un processus clair et intégré pour le traitement des dossiers à travers les différents niveaux du système de santé, incluant la coordination territoriale et la gestion des cas complexes aux niveaux régional et central, tout en respectant les délais de traitement avec un suivi précis et transparent de chaque réclamation.

Ce projet vise à améliorer la qualité de la prise en charge des réclamations des usagers à la faveur d’une approche fondée sur l’écoute active, l’analyse des données et la réponse rapide, de façon à renforcer la satisfaction des citoyens et réduire les dysfonctionnements potentiels.

Il cherche également à renforcer les mécanismes de prise de décision, fondés sur des indicateurs précis issus du traitement méthodique des différentes plaintes reçues, afin d’assurer une plus grande efficacité dans la gestion du système national de santé.

Le Centre constitue un levier essentiel pour accélérer le traitement des réclamations des citoyens, améliorer la transparence des services de santé et renforcer la traçabilité des dossiers, ce qui aura un impact positif sur la qualité de la prise en charge des usagers.

Ce chantier représente, en outre, un outil structurant pour soutenir la transformation numérique du secteur et consolider les principes de proximité et d’écoute, tout en plaçant l’usager au cœur du système de santé et de la protection sociale.

La création de ce centre confirme l’engagement du ministère de la Santé et de la Protection sociale à poursuivre la mise en œuvre des réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance du secteur et à renforcer la qualité des services, à travers l’instauration de mécanismes modernes d’écoute et d’interaction répondant aux attentes des citoyens, en consécration des principes du service public fondés sur l’efficacité, la transparence et l’équité.

Le ministère met à la disposition des citoyens la plateforme numérique « www.chikayasante.ma « , ainsi que le numéro vert 0801005353, accessible par téléphone, via l’application WhatsApp et également par SMS, pour le dépôt et le suivi des réclamations.

 

LNT avec Map

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