Vingt-cinq cas suspects de diphtérie ont été recensés dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, répartis sur sept des huit provinces et préfectures de la région, et un enfant originaire de Ksar El Kebir est mort en début de semaine. Quatorze patients se sont rétablis selon des données officielles.
La répartition fait état de huit cas à Larache, dont deux confirmés, deux guérisons et quatre en cours de vérification, cinq cas suspects à Tétouan, dont deux confirmés et un en attente de confirmation, quatre à Tanger-Assilah, dont un en attente de résultats, quatre à M’diq-Fnideq, dont un confirmé, et des cas suspects à Chefchaouen, Fahs-Anjra et Ouezzane. Le décompte par localité ne recoupe pas exactement le total annoncé, et le nombre consolidé de cas confirmés n’a pas été publié.
La maladie n’avait plus été signalée dans le Royaume depuis 1992. Elle avait réapparu fin septembre dans la région de Souss-Massa, avec deux foyers familiaux dans la préfecture d’Agadir Ida-Outanane et la province de Chtouka-Aït Baha, touchant des enfants non vaccinés ou n’ayant pas reçu l’ensemble des doses. Le 14 octobre, le département de la Santé faisait état de quinze cas confirmés à l’échelle nationale, concentrés dans les régions de Casablanca-Settat et de Souss-Massa. Deux enfants sont morts à Salé, dans le quartier Sidi Abdellah, selon des informations rendues publiques en début de semaine.
Les autorités sanitaires appliquent le protocole national, qui repose sur le diagnostic précoce, l’isolement médical, le traitement adapté et l’identification des personnes contacts, notamment au sein des familles et des établissements scolaires. Le chef de la division des maladies transmissibles, Jawad Hamou, avait indiqué le 14 octobre que l’état de santé des patients était stable et que les cas ne traduisaient pas une propagation généralisée.
L’ambassade des États-Unis a publié le 16 octobre un avis sanitaire à l’attention de ses ressortissants, après les foyers signalés par le département de la Santé depuis le 28 septembre.
Le programme national d’immunisation prévoit trois doses à deux, trois et quatre mois, suivies de rappels à dix-huit mois et à cinq ans, les doses manquantes pouvant être rattrapées. Les professionnels de santé relient la réapparition à une baisse de la couverture vaccinale et alertent sur les rappels omis, sans que des données chiffrées de couverture aient été publiées pour les zones concernées.
La diphtérie est une infection bactérienne des voies respiratoires supérieures, évitable par la vaccination et mortelle en l’absence de traitement rapide. Aucune campagne nationale de rattrapage n’a été annoncée à ce stade.
LNT