Proche et Moyen Orient - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/proche-et-moyen-orient/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Wed, 03 Jun 2026 11:17:25 +0000 fr-FR hourly 1 Le pétrole monte après de nouvelles attaques entre les États-Unis et l’Iran https://lnt.ma/le-petrole-monte-apres-de-nouvelles-attaques-entre-les-etats-unis-et-liran/ Wed, 03 Jun 2026 10:18:04 +0000 https://lnt.ma/?p=550303 Les cours du pétrole montent mercredi après de nouvelles attaques entre les Etats-Unis et l’Iran dans la nuit qui réduisent une partie de l’optimisme du marché sur la possibilité d’un accord entre les deux pays pour mettre fin à la guerre. Vers 09H35 GMT (11H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la […]

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Les cours du pétrole montent mercredi après de nouvelles attaques entre les Etats-Unis et l’Iran dans la nuit qui réduisent une partie de l’optimisme du marché sur la possibilité d’un accord entre les deux pays pour mettre fin à la guerre.

Vers 09H35 GMT (11H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, prenait 2,51% à 98,41 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 2,63% à 96,23 dollars.

Téhéran et Washington s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu qui semble de plus en plus fragile.

L’Iran a lancé selon l’armée américaine plusieurs missiles vers des pays de la région – « tous ont raté leur cible », a assuré le commandement américain pour le Moyen-Orient.

L’aéroport du Koweït a cependant été touché par des drones iraniens, faisant plusieurs blessés, a annoncé mercredi l’armée koweïtienne.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République d’Iran, ont rejeté la responsabilité sur les Etats-Unis, disant avoir agi en représailles à deux attaques distinctes.

« Les derniers développements suggèrent que les investisseurs ont peut-être été trop prompts à intégrer l’impact du protocole d’accord » évoqué par Washington en fin de semaine dernière, explique Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Ce dernier prévoyait une extension de 60 jours du cessez-le-feu et une ouverture du détroit d’Ormuz, selon le média américain Axios.

Désormais, « il n’est pas clair si les discussions pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit sont en cours », estime Mme Brooks.

Donald Trump assure que le contact entre les deux parties n’est pas rompu, malgré des informations publiées lundi par l’agence de presse iranienne Tasnim indiquant que les discussions étaient suspendues à cause des attaques israéliennes au Liban.

L’Iran exige que la guerre au Liban soit incluse dans les négociations, ce qui rend « la situation encore plus complexe », affirme Tamas Varga, analyste chez PVM.

Donald Trump avait aussi affirmé lundi qu’Israël et le Hezbollah lui avaient promis l’apaisement. Mais les affrontements au Liban se sont poursuivis.

Des frappes israéliennes ont fait six morts mercredi près de la ville de Tyr dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses raids, a affirmé une source médicale à l’AFP.

Résultat, « le marché va de plus en plus intégrer dans les prix l’anticipation d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz », anticipe Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Et si des signes de pénuries physiques de pétrole se profilent « la réaction du marché ne sera pas linéaire, mais se traduira par une forte hausse des prix », alerte l’analyste.

 

LNT avec Afp

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L’Iran réitère qu’un accord avec les États-Unis est conditionnel à un cessez-le-feu au Liban https://lnt.ma/liran-reitere-quun-accord-avec-les-etats-unis-est-conditionnel-a-un-cessez-le-feu-au-liban/ Mon, 01 Jun 2026 08:57:25 +0000 https://lnt.ma/?p=550112 L’Iran a réaffirmé lundi que tout accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban où l’armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran. « Nous insistons sur le fait qu’un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre […]

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L’Iran a réaffirmé lundi que tout accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban où l’armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran.

« Nous insistons sur le fait qu’un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre fin à la guerre » avec les Etats-Unis, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse à Téhéran à laquelle a participé l’AFP.

Les affrontements entre Israël et le Hezbollah sont quasi-quotidiens malgré la trêve du 17 avril, qui n’a jamais été respectée. Les Etats-Unis avaient été le médiateur pour faire taire les armes au Liban.

« Le blocus naval et l’escalade des crimes de guerre au Liban par le régime sioniste génocidaire (Israël, NDLR) témoignent clairement du non-respect du cessez-le-feu par les Etats-Unis », a réagi de son côté le chef du Parlement et principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

« Chaque choix a un prix qu’il faudra payer à un moment », a-t-il ajouté sans plus de précisions sur le réseau social X.

Ces propos ont été tenus quelques heures après l’ordre donné par Israël à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, mouvement soutenu politiquement, financièrement et militairement par l’Iran.

Le Hezbollah est fortement implanté dans la banlieue sud de la capitale libanaise, ainsi que dans le sud et dans l’est du pays.

L’armée israélienne a progressé ces derniers jours plus en profondeur dans le sud du Liban tout en poursuivant des frappes aériennes.

De son côté, le Hezbollah continue ses attaques de drones contre les positions israéliennes, dans le sud du Liban et dans le nord d’Israël.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a par ailleurs accusé les Etats-Unis de continuer à violer le fragile cessez-le-feu avec l’Iran, en vigueur depuis le 8 avril.

L’armée américaine a annoncé dimanche avoir mené des frappes dans le sud de l’Iran, ciblant des systèmes de radar et contrôle de drones.

« Les Etats-Unis violent également le cessez-le-feu, y compris ce matin », a fustigé Esmaïl Baghaï.

Cette attaque américaine est la troisième menée en un peu plus d’une semaine contre l’Iran qui a indiqué avoir répliqué militairement.

L’armée du Koweït a rapporté lundi une attaque de drones et missiles sans en préciser la provenance, tandis que les autorités de l’émirat ont pointé du doigt l’Iran.

 

LNT avec Afp

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Beyrouth sous la menace : Israël pousse le Liban au bord de l’embrasement malgré les appels internationaux https://lnt.ma/beyrouth-sous-la-menace-israel-pousse-le-liban-au-bord-de-lembrasement-malgre-les-appels-internationaux/ Mon, 01 Jun 2026 08:56:10 +0000 https://lnt.ma/?p=550145 Une nouvelle fois, la banlieue sud de Beyrouth retient son souffle. Lundi, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée israélienne de préparer des frappes contre la Dahiyé, bastion du Hezbollah dans la capitale libanaise, provoquant un mouvement de panique parmi les habitants et ravivant le spectre des destructions massives qui ont déjà marqué […]

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Une nouvelle fois, la banlieue sud de Beyrouth retient son souffle. Lundi, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée israélienne de préparer des frappes contre la Dahiyé, bastion du Hezbollah dans la capitale libanaise, provoquant un mouvement de panique parmi les habitants et ravivant le spectre des destructions massives qui ont déjà marqué l’histoire récente du Liban.

Face à cette nouvelle escalade, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Le président français Emmanuel Macron a estimé que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban », alors que la région est déjà fragilisée par des mois de guerre, de déplacements de populations et d’effondrement économique.

Le communiqué israélien justifie cette décision par de prétendues « violations répétées du cessez-le-feu » par le Hezbollah. Pourtant, sur le terrain, de nombreuses voix dénoncent une stratégie israélienne qui semble dépasser largement le cadre d’une réponse militaire ciblée. Depuis plusieurs jours, l’armée israélienne progresse plus profondément dans le sud du Liban, multipliant les opérations terrestres et aériennes malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée depuis.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, les scènes observées après l’annonce israélienne rappellent les heures les plus sombres des précédentes guerres. Des centaines de familles ont quitté précipitamment leurs logements, entassant quelques affaires dans des voitures ou fuyant à pied, craignant une répétition des bombardements qui ont déjà ravagé plusieurs quartiers ces derniers mois. Des habitants interrogés par les médias ont évoqué une « panique générale » et la peur de voir la capitale libanaise replonger dans le chaos.

Cette menace intervient dans un contexte particulièrement lourd. Selon les autorités libanaises, plus de 3.400 personnes ont déjà été tuées depuis la reprise des hostilités et plus d’un million de personnes ont été déplacées à travers le pays.

Au-delà de l’argument sécuritaire avancé par Tel-Aviv, plusieurs observateurs pointent une stratégie plus large visant à exercer une pression maximale sur l’environnement civil du Hezbollah. La banlieue sud de Beyrouth, zone densément peuplée où vivent des centaines de milliers de personnes, est régulièrement présentée par les responsables israéliens comme une cible légitime. Certains responsables politiques israéliens sont même allés jusqu’à déclarer que cette zone pourrait « ressembler à Khan Younès », référence à l’une des villes les plus dévastées de Gaza.

Ces déclarations ravivent le débat autour de la « doctrine Dahiya », stratégie militaire associée à l’usage d’une force écrasante dans des zones urbaines considérées comme favorables à des groupes armés. Cette doctrine est régulièrement dénoncée par des juristes et organisations de défense des droits humains qui y voient une remise en cause du principe fondamental de distinction entre civils et combattants.

L’histoire récente de la Dahiyé nourrit également les inquiétudes. En 2006 déjà, une grande partie de cette banlieue avait été réduite en ruines sous les bombardements israéliens. Plus récemment, plusieurs frappes massives ont de nouveau détruit des quartiers entiers et provoqué d’importantes pertes humaines.

Pendant ce temps, les efforts diplomatiques apparaissent impuissants. Les États-Unis poursuivent des discussions avec l’Iran pour tenter de contenir l’embrasement régional, tandis que Beyrouth cherche à éviter une guerre totale dont le Liban, déjà exsangue économiquement, pourrait difficilement se relever.

La réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sera donc observée avec attention. Mais pour de nombreux Libanais, la question est désormais simple : combien de temps la communauté internationale continuera-t-elle à appeler à la retenue sans parvenir à empêcher que Beyrouth ne devienne, une nouvelle fois, le théâtre d’une destruction annoncée ?

 

LNT

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Des frappes américaines sur l’Iran jettent un froid sur les négociations https://lnt.ma/des-frappes-americaines-sur-liran-jettent-un-froid-sur-les-negociations/ Tue, 26 May 2026 10:14:57 +0000 https://lnt.ma/?p=549453 Les Etats-Unis ont frappé le territoire iranien dans la nuit de lundi à mardi, pour la première fois depuis plusieurs semaines, portant un coup aux apparents progrès dans les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. L’Iran n’a pour l’heure pas officiellement confirmé l’information. Dans une déclaration écrite diffusée à la télévision d’Etat, […]

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Les Etats-Unis ont frappé le territoire iranien dans la nuit de lundi à mardi, pour la première fois depuis plusieurs semaines, portant un coup aux apparents progrès dans les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

L’Iran n’a pour l’heure pas officiellement confirmé l’information. Dans une déclaration écrite diffusée à la télévision d’Etat, le guide suprême a préféré insister sur la perte d’influence supposée de Washington, qui s’éloigne selon lui « chaque jour davantage de son ancien statut » dans le Golfe.

Les Etats-Unis « n’ont plus de lieu sûr dans la région pour mener leur agressions », a estimé Mojtaba Khamenei, qui n’est pas apparu en public depuis sa prise de fonction début mars.

« Il n’y a aura pas de retour en arrière » et les pays du Golfe, frappés quasi-quotidiennement par l’Iran en représailles à l’offensive israélo-américaine après le 28 février, « ne serviront plus de boucliers aux bases américaines », a-t-il aussi déclaré.

Le cessez-feu conclu le 8 avril entre les Etats-Unis et l’Iran a été suivi de semaines de blocages et de menaces, jusqu’à ce que les deux parties fassent état d’avancées dans les discussions ces derniers jours. Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end.

Mais les espoirs de paix ont été douchés, d’une part par l’annonce d’Israël lundi de l’intensification de son offensive au Liban, puis par l’attaque américaine sur l’Iran.

– « Respecter leurs engagements » –

Selon le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), elle a visé « des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines ».

Plusieurs fortes explosions ont été entendues à Bandar Abbas (sud) vers minuit (20H30 GMT), selon des médias iraniens.

L’armée américaine a précisé « faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu », intervenu après plusieurs semaines de guerre qui ont fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et secoué l’économie mondiale.

Après l’annonce de ces frappes, les marchés mondiaux ont « retrouvé un ton plus prudent », malgré « l’optimisme du week-end », commente Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com. Les Bourses européennes ont ouvert sans direction franche et le pétrole est reparti à la hausse.

Les dernières frappes américaines connues remontent à début mai quand le sud de l’Iran avait été visé, provoquant une riposte de l’armée iranienne sur des bateaux dans le détroit d’Ormuz. Une « broutille », avait alors dit Donald Trump.

Sur le front diplomatique, de hauts responsables iraniens, dont le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se sont rendus lundi à Doha, une première depuis le début de la guerre.

« Nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions », a déclaré le même jour le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. « Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer ».

La Chine a appelé mardi « les parties concernées à respecter leurs engagements » et « à continuer à chercher par le dialogue et la négociation une solution qui prenne en compte les préoccupations légitimes » de chacun.

– Accords d’Abraham –

L’accord reste possible, a avancé le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, parlant de discussions « autour de la formulation précise du texte initial. « Cela prendra donc quelques jours », a-t-il estimé en marge d’une visite officielle en Inde.

Et d’ajouter: « le président a exprimé sa volonté de parvenir (à un accord). Soit il conclura un accord, soit il n’y aura aucun accord ».

Donald Trump cherche une issue à cette guerre qui a gravement perturbé l’économie mondiale en raison du quasi blocage par Téhéran du stratégique détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. Sa réouverture est un enjeu majeur des négociations en cours.

Donald Trump a par ailleurs aussi semblé faire monter les enjeux d’un éventuel accord de paix.

Dans un message sur les réseaux sociaux lundi, il a énuméré les dirigeants de pays à majorité musulmane avec lesquels il a discuté dernièrement, affirmant « qu’après tout le travail effectué par les Etats-Unis (…) tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham ».

Signés en 2020, ces accords ont débouché sur une normalisation des relations des Emirats arabes unis et de Bahreïn, deux proches alliés de Washington, avec Israël. Nombre d’Etats ont jusqu’ici refusé de les imiter, en particulier l’Arabie saoudite ainsi que la Syrie et le Liban, a fortiori depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza.

 

LNT avec Afp

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L’Iran fait état de progrès mais un accord n’est pas imminent avec les États-Unis https://lnt.ma/liran-fait-etat-de-progres-mais-un-accord-nest-pas-imminent-avec-les-etats-unis/ Mon, 25 May 2026 09:34:11 +0000 https://lnt.ma/?p=549341 L’Iran a mentionné lundi des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent. « Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, […]

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L’Iran a mentionné lundi des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent.

« Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire. « Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer », a-t-il ajouté, accusant Washington d’être versatile.

Ces déclarations interviennent alors que l’Iran a indiqué finaliser un cadre en 14 points pour un accord visant à mettre durablement fin à la guerre avec les Etats-Unis, déclenchée le 28 février.

Si le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a évoqué la possible concrétisation d’un accord dès lundi, il est resté prudent et le président Donald Trump a demandé à ses négociateurs de ne pas « se précipiter ».

Lors de son point de presse, M. Baghaï a insisté sur le fait que le cadre en cours d’élaboration « visait à mettre fin à la guerre » dans l’ensemble de la région, y compris au Liban.

Il a répété que les détails concernant le programme nucléaire iranien, principal point de blocage pour Washington, n’étaient pas inclus et que cette question ne serait abordée qu’après un accord sur le cadre général.

Le texte comprend des clauses sur la levée du blocus naval américain imposé aux ports iraniens depuis le 13 avril, ainsi que sur les modalités concernant le stratégique détroit d’Ormuz, a-t-il précisé.

« Les actions américaines menées sous le prétexte d’un blocus naval doivent cesser et, dans le même temps, la République islamique d’Iran prendra les mesures nécessaires pour garantir un transit sûr dans le détroit d’Ormuz », a-t-il souligné.

Le trafic dans le détroit d’Ormuz est passé sous contrôle iranien depuis le début de la guerre.

L’Iran, qui n’autorise qu’un nombre limité de navires à traverser le détroit, exige que les bâtiments obtiennent l’aval de ses forces armées.

Selon le porte-parole iranien, l’Iran n’impose pas de péage aux navires transitant par le détroit, mais perçoit des frais pour des « services de navigation ».

« Les services fournis, à savoir les services de navigation ainsi que les mesures nécessaires à la protection de l’environnement du détroit d’Ormuz, du golfe Persique et de la mer d’Oman, nécessitent la perception de certains frais », a assuré Esmaïl Baghaï.

 

LNT avec Afp

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Israël intensifie la pression au Liban et ordonne l’évacuation de plusieurs villages https://lnt.ma/israel-intensifie-la-pression-au-liban-et-ordonne-levacuation-de-plusieurs-villages/ Mon, 25 May 2026 09:33:28 +0000 https://lnt.ma/?p=549349 L’armée israélienne a de nouveau ordonné l’évacuation immédiate de plusieurs villages du sud du Liban, dans une escalade qui suscite de vives inquiétudes sur le terrain et relance les accusations de déplacements forcés de populations civiles. Selon plusieurs médias internationaux, ces ordres d’évacuation ont visé ces derniers jours une dizaine de localités situées notamment dans […]

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L’armée israélienne a de nouveau ordonné l’évacuation immédiate de plusieurs villages du sud du Liban, dans une escalade qui suscite de vives inquiétudes sur le terrain et relance les accusations de déplacements forcés de populations civiles. Selon plusieurs médias internationaux, ces ordres d’évacuation ont visé ces derniers jours une dizaine de localités situées notamment dans les régions de Nabatieh et du sud du Litani, avant de nouvelles frappes israéliennes.

Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a demandé aux habitants de quitter leurs maisons et de s’éloigner d’au moins 1.000 mètres, évoquant des opérations imminentes contre des positions supposées du Hezbollah. Mais sur le terrain, plusieurs frappes ont touché des zones habitées, y compris des villages qui n’étaient pas concernés par les ordres d’évacuation.

Ces opérations interviennent malgré le cessez-le-feu parrainé par les États-Unis et annoncé en avril dernier, un accord qui n’a jamais réellement mis fin aux bombardements israéliens quotidiens sur le territoire libanais. Reuters souligne que les attaques et les avertissements d’évacuation se poursuivent bien au-delà de la « zone tampon » revendiquée par Israël dans le sud du pays.

Le bilan humain continue de s’alourdir. Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 3.000 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités en mars, dont des enfants, des femmes et des secouristes. Des frappes israéliennes récentes ont notamment coûté la vie à plusieurs ambulanciers et membres des services de secours dans le sud du Liban, provoquant l’indignation des autorités libanaises qui dénoncent des violations du droit international humanitaire.

Des organisations internationales et des responsables onusiens s’alarment également de la multiplication des ordres d’évacuation massifs. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a estimé que ces déplacements forcés à grande échelle pourraient contrevenir au droit international, notamment lorsqu’aucune garantie de sécurité n’est offerte aux civils déplacés.

Plusieurs enquêtes médiatiques internationales évoquent aussi une stratégie israélienne visant à remodeler durablement le sud du Liban à travers la création de zones de sécurité et l’occupation de portions du territoire libanais. Le Financial Times affirme qu’Israël contrôle désormais des centaines de kilomètres carrés dans le sud du pays dans le cadre de la stratégie militaire du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Sur le terrain, de nombreux villages du sud libanais apparaissent aujourd’hui largement détruits. Des médias internationaux parlent d’« urbicide » et d’« écocide » après les destructions massives enregistrées dans plusieurs localités comme Bint Jbeil, où des infrastructures civiles, des terres agricoles, des écoles et des hôpitaux ont été sévèrement endommagés ou rasés.

Alors que les tensions restent extrêmement élevées entre Israël et le Hezbollah, les habitants du sud du Liban continuent de vivre au rythme des alertes, des frappes aériennes et des déplacements forcés, dans un climat de guerre qui ne cesse de s’enliser.

 

LNT

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Gaza: l’OMS alerte sur les « pénuries critiques » de matériel médical https://lnt.ma/gaza-loms-alerte-sur-les-penuries-critiques-de-materiel-medical/ Fri, 22 May 2026 09:42:54 +0000 https://lnt.ma/?p=549217 De graves pénuries de matériel médical empêchent les hôpitaux et centres de santé de fonctionner pleinement à Gaza, a alerté l’OMS vendredi, dénonçant les restrictions israéliennes sur l’entrée de ces fournitures essentielles. Lors d’un point presse à Genève, la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les territoires palestiniens, Reinhilde Van de Weerdt, […]

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De graves pénuries de matériel médical empêchent les hôpitaux et centres de santé de fonctionner pleinement à Gaza, a alerté l’OMS vendredi, dénonçant les restrictions israéliennes sur l’entrée de ces fournitures essentielles.

Lors d’un point presse à Genève, la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les territoires palestiniens, Reinhilde Van de Weerdt, a expliqué que 53% des hôpitaux et 58% des centres de santé sont opérationnels mais que partiellement.

C’est en grande partie parce « qu’ils sont confrontés à des pénuries critiques de médicaments et de matériel médical », a-t-elle expliqué.

La représentante de l’OMS a expliqué que « le problème » résidait dans le fait que certaines des fournitures médicales « sont classées par Israël comme des biens à double usage ».

« Cela doit changer. Nous parlons de fournitures médicales reconnues au niveau international. Elles doivent être traitées comme telles », a-t-elle affirmé, soulignant que « les procédures bureaucratiques et les restrictions d’accès aux médicaments et fournitures essentiels reconnus au niveau international doivent être levées ».

Elle a donné quelques exemples de matériel médical n’étant pas autorisé à entrer dans Gaza.

« En Jordanie, un hôpital préfabriqué attend depuis des mois de pouvoir faire entrer à Gaza du matériel de laboratoire, des réactifs, des concentrateurs d’oxygène et du matériel orthopédique », a-t-elle détaillé.

« Sans équipements de laboratoire et sans réactifs, nous ne pouvons pas diagnostiquer les maladies ni détecter les flambées épidémiques potentielles » et « sans concentrateurs d’oxygène, les patients en état critique mourront tout simplement », a-t-elle alerté.

Selon l’OMS, plus de 43.000 personnes à Gaza, dont 10.000 enfants, ont subi des blessures nécessitant rééducation, prothèses et dispositifs d’assistance sur le long terme.

Ces pénuries de matériel médical s’inscrivent dans un contexte d’attaques répétées contre les infrastructures médicales. L’OMS a recensé 22 attaques contre les services de santé à Gaza cette année.

Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur le 10 octobre à Gaza, quelques jours après le deuxième anniversaire du début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages du 7-Octobre qui restaient détenus à Gaza, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l’armée israélienne (qui contrôle encore plus de 50% de la bande de Gaza) apparaît complètement grippé depuis des semaines.

 

LNT avec Afp

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Flottille pour Gaza : plusieurs pays européens dénoncent le traitement infligé aux militants détenus par Israël https://lnt.ma/flottille-pour-gaza-plusieurs-pays-europeens-denoncent-le-traitement-inflige-aux-militants-detenus-par-israel/ Thu, 21 May 2026 08:42:11 +0000 https://lnt.ma/?p=549055 Plusieurs pays européens ont vivement réagi, mercredi, après la diffusion d’une vidéo montrant des militants d’une flottille humanitaire à destination de Gaza détenus par les autorités israéliennes dans des conditions dénoncées comme contraires aux principes humanitaires et aux droits fondamentaux. Les images, diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir sur […]

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Plusieurs pays européens ont vivement réagi, mercredi, après la diffusion d’une vidéo montrant des militants d’une flottille humanitaire à destination de Gaza détenus par les autorités israéliennes dans des conditions dénoncées comme contraires aux principes humanitaires et aux droits fondamentaux.

Les images, diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir sur le réseau social X, montrent des dizaines de militants agenouillés sur le pont d’un navire militaire, les mains attachées et le front au sol, sur fond d’hymne national israélien. La séquence montre également le ministre israélien s’adressant aux détenus tout en brandissant un drapeau israélien. Rappelons que trois Marocains, dont un journaliste, faisaient partie de ces militants.

La diffusion de cette vidéo a suscité de nombreuses réactions officielles en Europe. La France, l’Espagne, l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas ont annoncé des démarches diplomatiques, allant jusqu’à convoquer les représentants diplomatiques israéliens.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé des « agissements inadmissibles », tandis que son homologue espagnol José Manuel Albares a qualifié ce traitement de « monstrueux », « indigne » et « inhumain », réclamant des excuses publiques de la part d’Israël.

L’Italie a exprimé son indignation et demandé la libération immédiate de ses ressortissants concernés. La Belgique a, de son côté, évoqué des images « profondément troublantes », qualifiant la situation d’« inacceptable ».

Aux Pays-Bas, le Premier ministre Rob Jetten a dénoncé un traitement « inhumain », tandis que le ministre des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur israélien. La Grèce a également annoncé une protestation officielle, appelant au respect du droit international humanitaire et à la libération immédiate de ses citoyens impliqués dans l’opération.

L’Allemagne et l’Irlande ont également exprimé leurs préoccupations. L’ambassadeur allemand en Israël a jugé ces images incompatibles avec les valeurs fondamentales partagées entre pays partenaires, tandis que la ministre irlandaise des Affaires étrangères s’est dite « consternée » et a appelé à la libération immédiate des militants irlandais arrêtés.

La commissaire européenne chargée de la gestion des crises, Hadja Lahbib, a elle aussi réagi publiquement, estimant que les personnes concernées n’étaient pas des criminels mais des militants cherchant à acheminer une aide humanitaire vers Gaza.

Cet épisode intervient après l’interception, lundi, par les forces israéliennes de la Global Sumud Flotilla, un convoi d’environ cinquante navires partis de Turquie avec pour objectif déclaré de briser le blocus imposé à la bande de Gaza. Des centaines de militants étrangers auraient été conduits au port d’Ashdod, dans le sud d’Israël, où ils sont actuellement détenus selon plusieurs sources.

LNT

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L’Iran promet une guerre au-delà du Moyen-Orient si Trump décide d’attaquer https://lnt.ma/liran-promet-une-guerre-au-dela-du-moyen-orient-si-trump-decide-dattaquer/ Wed, 20 May 2026 08:20:39 +0000 https://lnt.ma/?p=548980 L’Iran a promis mercredi d’étendre la guerre « au-delà de la région » du Moyen-Orient si les Etats-Unis l’attaquent à nouveau, après des menaces de Donald Trump de reprendre les hostilités faute de percée dans les négociations de paix. « Si l’agression contre l’Iran se répète, la guerre régionale promise s’étendra cette fois bien au-delà de la région, […]

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L’Iran a promis mercredi d’étendre la guerre « au-delà de la région » du Moyen-Orient si les Etats-Unis l’attaquent à nouveau, après des menaces de Donald Trump de reprendre les hostilités faute de percée dans les négociations de paix.

« Si l’agression contre l’Iran se répète, la guerre régionale promise s’étendra cette fois bien au-delà de la région, et nos coups dévastateurs vous écraseront », ont affirmé les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis le 8 avril entre Téhéran et Washington, après plus d’un mois de guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

Le conflit a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban où le Hezbollah pro-iranien a attaqué Israël, qui a ensuite envahi le sud du pays.

La guerre a aussi gravement perturbé l’économie mondiale, entre bond des cours du pétrole et pénuries rampantes de matières premières, en raison du quasi blocage du stratégique détroit d’Ormuz par Téhéran.

Après une première séance infructueuse de négociations à Islamabad le 11 avril, les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran, via des médiateurs dont le Pakistan, piétinent depuis plus d’un mois, chaque partie campant sur ses positions.

– « Deux ou trois jours » –

« L’ennemi américano-sioniste (…) doit savoir que, malgré l’offensive menée contre nous par toutes les capacités de deux armées, les plus coûteuses du monde, nous n’avons pas déployé toute la puissance de la Révolution islamique », ont ajouté les Gardiens.

Mardi, le président américain Donald Trump avait de nouveau menacé de frapper l’Iran si un accord pour mettre durablement fin à la guerre n’était pas trouvé avec ce pays, tout en réitérant qu’il espérait ne pas devoir relancer les hostilités.

Il a dit donner à Téhéran « deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine ».

Washington assure que le dialogue se poursuit malgré tout. « Il y a beaucoup d’allers-retours » avec la partie iranienne, a déclaré mardi le vice-président JD Vance, évoquant même de « bons progrès. »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a prévenu de son côté qu’un « retour à la guerre réserverait bien davantage de surprises » de la part de son pays.

Les frappes lancées le 28 février ont coûté la vie à plusieurs hauts responsables iraniens, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, déclenchant des attaques de représailles de Téhéran à travers la région, en particulier les riches pétromonarchies du Golfe.

L’une d’entre elles, le Qatar, avait appelé mardi à donner « plus de temps » à la diplomatie pour régler le conflit.

Autre possible signe d’une poursuite des discussions en coulisse, le ministre pakistanais de l’Intérieur s’est à nouveau rendu mercredi à Téhéran pour rencontrer des hauts responsables de la République islamique, selon des sources diplomatiques citées par l’agence officielle Irna.

– Discussions Moscou-Pékin –

La Chine, principal partenaire commercial de l’Iran, et la Russie, alliée stratégique de la République islamique, ont quant à elles souligné mercredi la nécessité « de revenir au dialogue et aux négociations dès que possible », selon le texte d’une déclaration commune publiée par le Kremlin lors d’une visite du président Vladimir Poutine à Pékin.

Les deux pays sont en « accord complet » quant au fait que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran violent la loi internationale, selon la même source.

Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié transitait avant la guerre par le détroit d’Ormuz. Téhéran a annoncé lundi la création d’un nouvel organisme chargé de superviser cette voie maritime et de faire payer des droits de passage aux navires.

Un pétrolier sud-coréen a emprunté mercredi le détroit, un passage facilité par Téhéran, a annoncé le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Hyun, sans donner davantage de détails. La Corée du Sud, comme de nombreux pays asiatiques, dépend fortement des importations de carburant en provenance du Moyen-Orient.

Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 1,79% à 109,29 dollars, la mention d’une coordination avec l’Iran de la Corée du Sud, qui possède d’importantes raffineries, étant perçu par le marché comme un soulagement.

 

LNT avec Afp

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Israël au bord de la crise politique après un premier vote pour dissoudre le Parlement https://lnt.ma/israel-au-bord-de-la-crise-politique-apres-un-premier-vote-pour-dissoudre-le-parlement/ Wed, 20 May 2026 08:19:50 +0000 https://lnt.ma/?p=548975 Le gouvernement de Benjamin Netanyahu traverse l’une des plus graves crises politiques de ces dernières années. La Knesset a approuvé mercredi en lecture préliminaire un projet de loi visant à dissoudre le Parlement israélien, ouvrant la voie à des élections anticipées qui pourraient marquer la fin du règne politique de Benyamin Netanyahu, déjà fragilisé par […]

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Le gouvernement de Benjamin Netanyahu traverse l’une des plus graves crises politiques de ces dernières années. La Knesset a approuvé mercredi en lecture préliminaire un projet de loi visant à dissoudre le Parlement israélien, ouvrant la voie à des élections anticipées qui pourraient marquer la fin du règne politique de Benyamin Netanyahu, déjà fragilisé par la guerre à Gaza, les divisions internes et les accusations de corruption qui le poursuivent depuis plusieurs années.

Le texte a été adopté à une écrasante majorité de 110 voix contre zéro, un signal fort de l’isolement politique grandissant du Premier ministre israélien. Cette première étape parlementaire devra encore être suivie de plusieurs lectures avant une dissolution définitive de la Knesset, mais elle révèle déjà l’ampleur des fractures au sein de la coalition la plus à droite de l’histoire d’Israël.

Au cœur de la crise figure le conflit autour de la conscription militaire des ultraorthodoxes. Les partis religieux alliés de Netanyahu reprochent au gouvernement son incapacité à faire adopter une loi exemptant les étudiants des écoles talmudiques du service militaire obligatoire, alors que des milliers de soldats israéliens sont mobilisés depuis des mois sur plusieurs fronts, notamment à Gaza et au Liban.

Mais derrière cette crise institutionnelle se cache surtout une contestation de plus en plus profonde contre Netanyahu et sa gestion de la guerre à Gaza. Depuis les attaques du 7 octobre 2023 et l’offensive israélienne qui a suivi, le Premier ministre israélien est accusé par une partie de l’opinion publique israélienne et internationale d’avoir plongé le pays dans une spirale de violence permanente, tout en échouant à ramener la sécurité promise à la population israélienne.

Les opérations militaires israéliennes à Gaza ont provoqué une catastrophe humanitaire majeure. Plusieurs organisations internationales et ONG accusent Israël d’avoir mené des bombardements massifs contre des zones civiles, causant des dizaines de milliers de morts palestiniens et détruisant une grande partie des infrastructures de l’enclave. Cette guerre, qui devait selon Netanyahu “éradiquer le Hamas”, a surtout accentué l’isolement diplomatique d’Israël et alimenté une contestation internationale croissante.

À l’intérieur même d’Israël, la colère monte également contre Netanyahu, accusé d’avoir privilégié sa survie politique au détriment de toute perspective de sortie de crise. Des familles d’otages israéliens détenus à Gaza dénoncent régulièrement l’absence d’accord durable pour leur libération, tandis que l’opposition accuse le Premier ministre de prolonger le conflit pour éviter sa chute politique et judiciaire.

Cette crise intervient alors que Netanyahu reste visé par plusieurs affaires de corruption et que des discussions autour d’un éventuel accord judiciaire continuent d’alimenter les spéculations politiques à Tel-Aviv. Plusieurs médias israéliens évoquent même la possibilité d’un retrait définitif de la vie politique en échange d’un arrangement judiciaire.

Sur le plan électoral, les sondages annoncent un net recul du Likoud et de ses alliés nationalistes et religieux. Une nouvelle alliance d’opposition réunissant l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et Yair Lapid tente désormais de capitaliser sur l’usure du pouvoir et sur le rejet croissant de Netanyahu dans une partie de la société israélienne.

Malgré tout, de nombreux observateurs estiment que même en cas d’élections anticipées, Israël pourrait replonger dans un nouveau blocage politique, tant les divisions idéologiques sont profondes et tant le débat public reste dominé par la guerre, le nationalisme et la radicalisation du paysage politique israélien.

Pour plusieurs analystes, ce premier vote vers la dissolution du Parlement apparaît surtout comme le symptôme d’un pouvoir fragilisé par une guerre interminable, une crise morale et sécuritaire majeure, ainsi qu’un isolement diplomatique de plus en plus visible sur la scène internationale.

 

LNT

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L’armée israélienne appelle à l’évacuation de douze villages du sud du Liban https://lnt.ma/larmee-israelienne-appelle-a-levacuation-de-douze-villages-du-sud-du-liban/ Tue, 19 May 2026 10:04:47 +0000 https://lnt.ma/?p=548837 L’armée israélienne a de nouveau semé la panique au Liban en ordonnant l’évacuation immédiate de douze villages du sud du pays, une décision qui alimente les accusations croissantes contre Israël de mener une politique de déplacement forcé des populations civiles libanaises. L’ordre d’évacuation, diffusé par Tsahal, vise plusieurs localités proches de la frontière, déjà dévastées […]

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L’armée israélienne a de nouveau semé la panique au Liban en ordonnant l’évacuation immédiate de douze villages du sud du pays, une décision qui alimente les accusations croissantes contre Israël de mener une politique de déplacement forcé des populations civiles libanaises. L’ordre d’évacuation, diffusé par Tsahal, vise plusieurs localités proches de la frontière, déjà dévastées par des mois de bombardements et d’incursions militaires israéliennes.

Selon les médias libanais et internationaux, ces injonctions ont été suivies de nouvelles frappes aériennes israéliennes sur différentes régions du Liban-Sud et de la Békaa. Des habitants ont fui dans la précipitation vers Beyrouth ou vers des zones jugées plus sûres, alors que beaucoup étaient revenus récemment dans leurs villages après le cessez-le-feu.

Pour de nombreux observateurs, cette stratégie israélienne rappelle directement les méthodes utilisées à Gaza : destruction massive des infrastructures civiles, déplacements de population et transformation progressive de régions entières en zones inhabitables. Le ministre israélien Bezalel Smotrich avait d’ailleurs déclaré que la banlieue sud de Beyrouth « ressemblera bientôt à Khan Younès », en référence à la ville palestinienne largement détruite par les bombardements israéliens.

Les ONG internationales tirent désormais la sonnette d’alarme. La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) estime que ces ordres d’évacuation soulèvent « de graves préoccupations au regard du droit international humanitaire ». L’organisation accuse Israël de mener une campagne « injustifiée » au Liban sans garanties pour les civils et sans couloirs de protection sécurisés pour les déplacés.

Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) dénonce également des transferts forcés de populations, interdits par le droit international. Selon plusieurs rapports, plus d’un million de Libanais auraient déjà été concernés par les multiples ordres d’évacuation émis par Israël depuis l’intensification du conflit avec le Hezbollah.

Sur le terrain, les conséquences sont catastrophiques. Des villages comme Aïta ach-Chab, Naqoura ou encore Aalma ech Chaab ont été en grande partie rasés par les frappes israéliennes au cours des derniers mois. Des images satellites relayées par plusieurs médias montrent des quartiers entiers transformés en champs de ruines.

Des accusations encore plus graves émergent également concernant les opérations israéliennes dans le sud du Liban. Plusieurs enquêtes médiatiques et ONG évoquent des pillages de maisons par des soldats israéliens, des destructions systématiques de biens civils et même des exécutions sommaires lors d’opérations militaires.

Malgré l’existence d’un cessez-le-feu censé limiter les hostilités, les bombardements israéliens continuent quotidiennement. Rien que ces dernières semaines, plusieurs frappes ont touché des immeubles résidentiels, des véhicules civils et même des secouristes libanais. Le bilan humain ne cesse de s’alourdir, tandis que la communauté internationale peine à imposer une désescalade.

Pour une partie croissante de l’opinion publique arabe et internationale, Israël ne cherche plus uniquement à neutraliser le Hezbollah, mais mène désormais une stratégie assumée de pression collective contre les populations civiles du Liban-Sud, avec le risque d’ouvrir un nouveau front régional majeur au Moyen-Orient.

 

LNT

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Interception de la « flottille pour Gaza » par Israël: Ankara dénonce « un acte de piraterie » https://lnt.ma/interception-de-la-flottille-pour-gaza-par-israel-ankara-denonce-un-acte-de-piraterie/ Mon, 18 May 2026 09:41:11 +0000 https://lnt.ma/?p=548707 L’interception de la flottille humanitaire “Global Sumud” par Israël provoque une nouvelle onde de choc diplomatique et ravive les accusations de violations répétées du droit international contre l’État hébreu. Ankara a dénoncé avec virulence un « acte de piraterie », accusant Israël d’avoir attaqué des civils et des militants humanitaires en pleine mer alors qu’ils […]

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L’interception de la flottille humanitaire “Global Sumud” par Israël provoque une nouvelle onde de choc diplomatique et ravive les accusations de violations répétées du droit international contre l’État hébreu. Ankara a dénoncé avec virulence un « acte de piraterie », accusant Israël d’avoir attaqué des civils et des militants humanitaires en pleine mer alors qu’ils tentaient d’acheminer de l’aide vers une bande de Gaza plongée dans une catastrophe humanitaire sans précédent.

Selon plusieurs sources concordantes, les forces navales israéliennes ont intercepté la flottille dans les eaux internationales, au large de la Crète, loin des côtes de Gaza. Des navires de guerre israéliens auraient encerclé le convoi, brouillé les communications puis procédé à l’arraisonnement de plusieurs embarcations transportant des centaines de militants venus de dizaines de pays.

Dans un communiqué particulièrement offensif, le ministère turc des Affaires étrangères a accusé Israël d’avoir « ciblé les valeurs humanitaires et le droit international ». Ankara estime que cette opération constitue une violation flagrante de la liberté de navigation et appelle la communauté internationale à adopter « une position unie face à cet acte illégal ».

Les organisateurs de la flottille affirment que plus de vingt bateaux ont été interceptés et qu’environ 175 militants ont été arrêtés. Plusieurs témoignages évoquent un « raid violent » mené en pleine Méditerranée, certains navires ayant été endommagés et laissés à la dérive après l’intervention israélienne.

L’opération israélienne intervient dans un contexte où Gaza continue de subir un siège dévastateur et des bombardements massifs ayant provoqué des dizaines de milliers de morts et une crise humanitaire majeure. Pour les militants de la flottille, cette mission visait avant tout à attirer l’attention du monde sur la famine, les pénuries médicales et l’effondrement des infrastructures civiles dans l’enclave palestinienne.

L’intervention israélienne a également suscité des condamnations en Espagne, en Italie et dans plusieurs organisations internationales. Madrid a dénoncé une opération « illégale », tandis que des responsables politiques européens ont parlé « d’enlèvements de civils » en haute mer.

Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle interception rappelle fortement l’assaut meurtrier du Mavi Marmara en 2010, lorsque des commandos israéliens avaient attaqué une flottille humanitaire turque, provoquant la mort de plusieurs militants et une crise diplomatique majeure entre Ankara et Tel-Aviv. Depuis cet épisode, Israël reste régulièrement accusé d’utiliser une force disproportionnée contre les initiatives civiles cherchant à briser le blocus de Gaza.

Plusieurs ONG et militants pro-palestiniens parlent désormais ouvertement de « terrorisme d’État » et de « piraterie internationale », estimant qu’Israël agit en toute impunité malgré les critiques croissantes de la communauté internationale. Des appels à des sanctions diplomatiques et judiciaires contre l’État hébreu commencent également à émerger dans plusieurs capitales.

 

LNT

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L’Iran annonce officiellement la création d’un organisme chargé de gérer le détroit d’Ormuz https://lnt.ma/liran-annonce-officiellement-la-creation-dun-organisme-charge-de-gerer-le-detroit-dormuz/ Mon, 18 May 2026 09:40:34 +0000 https://lnt.ma/?p=548711 L’Iran a formalisé lundi la création d’un nouvel organisme pour la gestion du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures que Téhéran contrôle depuis le début de la guerre. L’Autorité du détroit du Golfe Persique (#PGSA) a désormais son compte officiel, à travers lequel elle fournira « des mises à jour en temps […]

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L’Iran a formalisé lundi la création d’un nouvel organisme pour la gestion du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures que Téhéran contrôle depuis le début de la guerre.

L’Autorité du détroit du Golfe Persique (#PGSA) a désormais son compte officiel, à travers lequel elle fournira « des mises à jour en temps réel sur les opérations » dans le détroit. L’annonce a été relayée sur les réseaux sociaux par le Conseil suprême de sécurité nationale et par la Marine des Gardiens de la Révolution.

Les prérogatives exactes de cette nouvelle structure n’ont pas été dévoilées dans l’immédiat. Mais selon le journal spécialisé Lloyd’s List, elle est « chargée d’approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz ».

Les navires sont tenus de fournir des informations détaillées sur leur propriétaire, leur assurance, les membres d’équipage et leur itinéraire de transit prévu, d’après la même source.

Plus tôt ce mois-ci, la télévision d’Etat iranienne Press TV avait présenté cet organisme comme un « système destiné à exercer la souveraineté » de l’Iran sur le détroit d’Ormuz.

Dimanche, le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, a affirmé que le pays avait « mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic » dans le détroit, qui serait bientôt opérationnel.

Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par une offensive américano-israélienne, l’Iran martèle que le trafic dans le détroit « ne retrouverait pas sa situation d’avant-guerre ».

Le mois dernier, Téhéran a annoncé avoir perçu les premiers revenus issus des péages imposés sur cette voie stratégique.

Le contrôle iranien de ce passage maritime, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole, perturbe les marchés énergétiques mondiaux et offre à Téhéran un important levier stratégique.

Les Etats-Unis maintiennent de leur côté leur propre blocus des ports iraniens malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

 

LNT avec Afp

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L’Iran accuse les Émirats arabes unis d’être un « partenaire actif » dans la guerre israélo-américaine https://lnt.ma/liran-accuse-les-emirats-arabes-unis-detre-un-partenaire-actif-dans-la-guerre-israelo-americaine/ Thu, 14 May 2026 09:33:12 +0000 https://lnt.ma/?p=548495 Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Emirats arabes unis de jouer un rôle « actif » aux côtés des Etats-Unis et d’Israël dans la guerre contre l’Iran. « Les Emirats arabes unis sont un partenaire actif de l’agression (contre l’Iran), cela ne fait aucun doute », a déclaré Abbas Araghchi au sommet des pays Brics […]

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Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Emirats arabes unis de jouer un rôle « actif » aux côtés des Etats-Unis et d’Israël dans la guerre contre l’Iran.

« Les Emirats arabes unis sont un partenaire actif de l’agression (contre l’Iran), cela ne fait aucun doute », a déclaré Abbas Araghchi au sommet des pays Brics en Inde. « Il est désormais évident qu’ils ont participé à ces attaques, peut-être même qu’ils ont agi directement contre nous ».

Il a également fait référence à la rencontre, qualifiée de « secrète » par Israël, entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président des Emirats Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, et dont Abou Dhabi dément la tenue.

 

LNT avec Afp

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Liban : Israël frappe encore Beyrouth, huit morts dans de nouvelles attaques https://lnt.ma/liban-israel-frappe-encore-beyrouth-huit-morts-dans-de-nouvelles-attaques/ Wed, 13 May 2026 09:34:51 +0000 https://lnt.ma/?p=548371 La spirale de violence se poursuit au Liban. Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes visant plusieurs véhicules sur l’autoroute reliant Beyrouth au sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Les attaques ont eu lieu à une vingtaine de kilomètres seulement de la capitale libanaise, dans […]

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La spirale de violence se poursuit au Liban. Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes visant plusieurs véhicules sur l’autoroute reliant Beyrouth au sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Les attaques ont eu lieu à une vingtaine de kilomètres seulement de la capitale libanaise, dans une zone civile particulièrement fréquentée.

D’après les médias libanais et les images relayées par l’AFP, plusieurs voitures ont été réduites en cendres au milieu d’axes routiers très fréquentés, tandis que des secouristes tentaient d’évacuer les victimes sous le choc des habitants. La scène, devenue presque routinière au Liban depuis des mois, illustre une nouvelle fois l’extension des opérations israéliennes bien au-delà des zones frontalières.

Ces frappes interviennent alors même qu’une trêve fragile est officiellement en vigueur entre Israël et le Hezbollah. Pourtant, les bombardements israéliens se poursuivent quasiment quotidiennement sur le territoire libanais, alimentant une profonde inquiétude au sein de la population et des autorités de Beyrouth.

Depuis plusieurs semaines, les autorités libanaises dénoncent une violation répétée du droit international et du cessez-le-feu. Des quartiers résidentiels, des axes civils, des habitations et même des secouristes ont déjà été touchés lors d’opérations précédentes. Selon le ministère libanais de la Santé, des centaines de personnes ont été tuées depuis la reprise de l’escalade.

Au Liban, de plus en plus de voix accusent Israël d’imposer une stratégie de pression permanente sur un pays déjà fragilisé économiquement et politiquement. Les frappes répétées contre des zones civiles densément peuplées nourrissent également les critiques internationales contre l’armée israélienne, régulièrement accusée de disproportion dans l’usage de la force.

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte régional explosif, marqué par la guerre à Gaza, les tensions avec l’Iran et l’intensification des affrontements indirects dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Pour de nombreux observateurs, le risque d’un embrasement régional total n’a jamais été aussi élevé.

 

LNT

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L’Iran et Trump campent sur leurs positions, le pétrole repart à la hausse https://lnt.ma/liran-et-trump-campent-sur-leurs-positions-le-petrole-repart-a-la-hausse/ Mon, 11 May 2026 08:28:59 +0000 https://lnt.ma/?p=548175 L’Iran a réclamé l’arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse. « La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran », a […]

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L’Iran a réclamé l’arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse.

« La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran », a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Avant de lister les revendications de la République islamique: « la fin de la guerre dans la région », y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et « la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années ».

La veille, le président américain s’était insurgé sur son réseau Truth Social: « je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l’Iran. Je ne l’aime pas – C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE! ».

Des déclarations qui ont fait bondir les prix de l’or noir, semant le doute sur les marchés quant à une reprise imminente des pourparlers de paix et une réouverture rapide du détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, contrôlé par l’Iran depuis le début de la guerre le 28 février.

Vers 11H10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur le continent européen, gagnait 2,67% à 103,99 dollars. Soit une hausse de près de 50% comparé aux niveaux d’avant-guerre.

– La guerre « n’est pas finie » –

Après plus d’un mois de trêve entre les deux belligérants, les espoirs de règlement du conflit dans un avenir proche semblent minces.

Une seule session de discussions a eu lieu, le 11 avril à Islamabad via le médiateur pakistanais. Depuis, la voie diplomatique piétine pendant que sur le terrain, les incidents entre les deux camps se sont multipliés ces derniers jours aux abords du détroit d’Ormuz.

D’après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle de cette voie maritime, et une levée simultanée du blocus naval américain.

Selon le quotidien, l’Iran mentionne par ailleurs des négociations sur le crucial dossier nucléaire dans un délai de 30 jours. Il offrirait de « diluer » une partie de son uranium hautement enrichi et de transférer le reste dans un « pays tiers », mais refuserait un démantèlement de ses équipements et un moratoire sur 20 ans de son processus d’enrichissement d’uranium.

Washington et de nombreux pays soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique, ce qu’il dément, défendant son droit au nucléaire civil.

« Il reste encore des matières nucléaires – de l’uranium enrichi – qui doivent être retirées d’Iran » et « des sites d’enrichissement à démanteler », avait affirmé dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS.

Il a aussi dit espérer la fin du pouvoir iranien, qui signifierait la chute, « comme un échafaudage » selon lui, des supplétifs de l’Iran au Yémen (Houthis), à Gaza (Hamas) et au Liban (Hezbollah).

La guerre, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, « a permis d’accomplir beaucoup de choses, mais elle n’est pas finie », a averti le responsable israélien.

– Nouveaux morts au Liban –

« Téhéran ne montre aucun signe de capitulation » et « calcule que la hausse des prix mondiaux du pétrole et les pénuries de produits obligeront Trump à mettre fin au conflit sans obtenir les concessions majeures, notamment nucléaires, qu’il recherche », analyse le centre de réflexion américain Soufan Center.

Dans le Golfe, de nouvelles attaques avaient été signalées dimanche.

Au Qatar, un vraquier en provenance d’Abou Dhabi a été visé par un drone dans les eaux territoriales, selon le ministère de la Défense.

L’agence de presse iranienne Fars a affirmé qu’il « battait pavillon américain », sans dire explicitement que l’Iran l’avait visé.

D’autres pays ont été ciblés par des drones: le Koweït n’en a pas précisé la provenance, mais Abou Dhabi a directement accusé Téhéran.

Dès le déclenchement de la guerre par Israël et les Etats-Unis, les monarchies du Golfe, alliées de Washington, avaient fait l’objet de frappes iraniennes.

Ces attaques interviennent deux jours après que l’armée américaine a visé deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, voie d’accès au détroit d’Ormuz.

Dans le sud du Liban, où les affrontements se poursuivent entre Israël et le Hezbollah malgré le cessez-le-feu censé être en vigueur depuis mi-avril, deux secouristes affiliés au mouvement pro-iranien et un soldat israélien ont été tués dimanche.

 

LNT avec Afp

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L’Iran questionne le « sérieux » des Etats-Unis, sans dévoiler sa réponse à un plan américain https://lnt.ma/liran-questionne-le-serieux-des-etats-unis-sans-devoiler-sa-reponse-a-un-plan-americain/ Sat, 09 May 2026 15:52:59 +0000 https://lnt.ma/?p=548106 L’Iran a mis en doute samedi le sérieux de la diplomatie américaine dans les tractations en cours pour trouver une issue au conflit au Moyen-Orient, sans toutefois communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington. Un mois après l’entrée en vigueur d’une trêve, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a fait […]

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L’Iran a mis en doute samedi le sérieux de la diplomatie américaine dans les tractations en cours pour trouver une issue au conflit au Moyen-Orient, sans toutefois communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington.

Un mois après l’entrée en vigueur d’une trêve, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a fait part de ce scepticisme lors d’un entretien téléphonique avec son homologue turc, Hakan Fidan, au lendemain de nouveaux accrochages dans les eaux du Golfe.

« L’escalade récente des tensions par les forces américaines et leurs multiples violations du cessez-le-feu renforcent les soupçons sur la motivation et le sérieux de la partie américaine sur la voie de la diplomatie », a affirmé M. Araghchi, cité par l’agence iranienne Isna.

A Washington, le président Donald Trump avait pour sa part dit vendredi attendre dans la soirée une réponse des Iraniens à une proposition visant à mettre durablement fin aux hostilités. « Je devrais recevoir une lettre ce soir, donc on verra bien comment ça se passe », avait-il assuré à des journalistes.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d’Etat, avait lui indiqué que l’Iran étudiait toujours la proposition américaine.

Depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l’Iran, Téhéran verrouille le stratégique détroit d’Ormuz, ce à quoi Washington a riposté en imposant le 13 avril un blocus des ports iraniens.

L’armée américaine a annoncé vendredi avoir « neutralisé » par voie aérienne deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, porte d’entrée du détroit, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Si les navires ne transportaient pas de cargaison selon l’armée, les images diffusées par le commandement militaire américain pour la région (Centcom) montrent d’épaisses colonnes de fumée s’échappant des postes de pilotage.

Téhéran a dénoncé auprès de l’ONU une « violation flagrante » de la trêve.

Et une source militaire citée par l’agence Tasnim a confirmé que les forces iraniennes avaient répliqué. « Après une période d’échanges de tirs, les affrontements ont cessé actuellement et le calme est revenu », a-t-elle stipulé.

La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.

Le bras de fer entre Téhéran et Washington à Ormuz a fait flamber les cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord a ainsi terminé la semaine une nouvelle fois au-dessus de 100 dollars.

Le Royaume-Uni a annoncé samedi qu’il allait « prépositionner au Moyen Orient » un destroyer actuellement en Méditerranée, en prévision du déploiement d’une future mission internationale de sécurisation du transport dans le détroit d’Ormuz, une initiative co-dirigée par la France.

Selon des images satellites diffusées vendredi, une nappe de pétrole d’une cinquantaine de kilomètres carrés a été détectée dans le Golfe au large de l’île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays par lequel transite en temps normal 90% du brut d’Iran.

Selon l’Observatoire des conflits et de l’environnement, une ONG basée au Royaume-Uni, la nappe s’est toutefois « fortement réduite » samedi.

« Il n’y aucune information officielle sur des fuites de pétrole près de l’île de Kharg », a assuré le dirigeant de la commission parlementaire iranienne sur l’énergie, cité samedi par l’agence Isna.

Sur l’autre front du conflit, au Liban, Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs attaques mutuelles quotidiennes, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril, qu’ils s’accusent tous deux de violer.

L’armée israélienne a de nouveau ordonné, samedi, l’évacuation immédiate de plusieurs localités du sud du pays en vue d’attaques contre le mouvement chiite.

L’agence de presse libanaise ANI a ensuite fait état d’une série de frappes israéliennes dans cette région, mais aussi de trois frappes à environ 20 km au sud de Beyrouth.

Selon le ministère libanais de la Santé, un drone israélien a visé à trois reprises une moto dans la ville de Nabatiyé, tuant un ressortissant syrien et blessant gravement sa fille de 12 ans.
Le Hezbollah a ensuite déclaré avoir visé l’armée dans le nord d’Israël.

Le mouvement pro-iranien a entraîné Beyrouth dans la guerre le 2 mars, en relançant ses attaques sur Israël, après l’offensive conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait 2.750 morts depuis le début de la guerre, selon le bilan de vendredi du ministère de la Santé.

De nouvelles discussions entre les deux pays voisins – toujours techniquement en état de guerre – sont prévues à Washington les 14 et 15 mai. Le Hezbollah s’y oppose.

LNT avec AFP

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L’Iran accuse les États-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu https://lnt.ma/liran-accuse-les-etats-unis-de-violation-flagrante-du-cessez-le-feu/ Fri, 08 May 2026 14:08:28 +0000 https://lnt.ma/?p=548054 Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé vendredi les Etats-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu, après des échanges de frappes entre les belligérants. « L’action menée hier soir constitue une violation flagrante du droit international et du cessez-le-feu. Toutefois, les forces de défense du pays ont infligé un coup dur à l’ennemi et repoussé ses […]

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Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé vendredi les Etats-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu, après des échanges de frappes entre les belligérants.

« L’action menée hier soir constitue une violation flagrante du droit international et du cessez-le-feu. Toutefois, les forces de défense du pays ont infligé un coup dur à l’ennemi et repoussé ses attaques avec toute leur force », a affirmé le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï.

Les Etats-Unis ont dit avoir « ciblé des installations militaires iraniennes » jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz. Le président Donald Trump a toutefois assuré que la trêve en vigueur depuis un mois tenait toujours.

 

LNT avec Map

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L’Iran crée une autorité spéciale pour percevoir les droits de passage à Ormuz https://lnt.ma/liran-cree-une-autorite-speciale-pour-percevoir-les-droits-de-passage-a-ormuz/ Fri, 08 May 2026 14:07:35 +0000 https://lnt.ma/?p=548061 L’Iran a créé une nouvelle agence gouvernementale chargée d’approuver les passages dans le détroit d’Ormuz et d’en percevoir les droits pour la navigation, a rapporté le journal spécialisé Lloyd’s List. Point de passage par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, Ormuz est devenu un foyer majeur de tensions depuis le début de la […]

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L’Iran a créé une nouvelle agence gouvernementale chargée d’approuver les passages dans le détroit d’Ormuz et d’en percevoir les droits pour la navigation, a rapporté le journal spécialisé Lloyd’s List.

Point de passage par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, Ormuz est devenu un foyer majeur de tensions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, la situation y demeure très conflictuelle, l’Iran bloquant le détroit et les Etats-Unis imposant un blocus des ports iraniens.

Plusieurs incidents s’y sont déroulés ces derniers jours, au moment où Washington cherche à conclure un accord avec Téhéran pour mettre fin durablement à la guerre et obtenir une reprise du trafic à Ormuz.

« L’Iran a créé une nouvelle Autorité du détroit du Golfe persique (PGSA) chargée d’approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz », a indiqué Lloyd’s List.

Selon cette source qui cite le formulaire de l’autorité, les navires sont tenus de fournir des informations détaillées sur leur propriétaire, leur assurance, les membres d’équipage et leur itinéraire de transit prévu.

La PGSA se présente, selon Lloyd’s List, comme la seule autorité habilitée à accorder des autorisations aux navires transitant par le détroit.

Mardi, la chaîne iranienne anglophone Press TV avait déclaré que l’Iran avait mis en place un « système visant à exercer sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz » et que les navires transitant par le détroit recevaient des « instructions » par e-mail.

Le 23 avril, un haut responsable du Parlement iranien avait annoncé que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage qu’il a instaurés dans le détroit.

 

LNT avec Afp

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Le monde dans l’attente d’une réponse iranienne à une proposition américaine https://lnt.ma/le-monde-dans-lattente-dune-reponse-iranienne-a-une-proposition-americaine/ Thu, 07 May 2026 09:15:12 +0000 https://lnt.ma/?p=547422 Les chancelleries et les marchés mondiaux attendent jeudi la réponse de Téhéran à la dernière proposition de Washington en vue de mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et de rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz. Parlant de « très bonnes discussions dans les dernières 24 heures », Donald Trump a jugé mercredi « très possible » un accord […]

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Les chancelleries et les marchés mondiaux attendent jeudi la réponse de Téhéran à la dernière proposition de Washington en vue de mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et de rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz.

Parlant de « très bonnes discussions dans les dernières 24 heures », Donald Trump a jugé mercredi « très possible » un accord de paix avec l’Iran, générant une chute du prix du pétrole et une flambée des places boursières, même s’il a de nouveau agité la menace d’une reprise des bombardements.

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des « grands progrès accomplis en vue d’un accord », la suspension de l’opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d’Ormuz.

– Protocole d’accord –

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

« Deux responsables américains et deux autres sources informées du dossier » ont fait état « d’un protocole d’accord d’une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées », selon le site d’information en ligne américain Axios.

« L’accord verrait l’Iran s’engager à un moratoire sur l’enrichissement nucléaire, les Etats-Unis accepter de lever leurs sanctions et de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés, et les deux parties lever les restrictions entourant le transit par le détroit d’Ormuz », affirme le site.

Si l’Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa « reddition », il s’est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant que son pays « examinait toujours le plan et la proposition américaine ».

– Projet de résolution –

Selon la chaîne américaine NBC News, le revirement de M. Trump sur son projet d’escorte de navires à Ormuz est intervenu après que l’Arabie saoudite – dont le prince héritier Mohammed ben Salmane aurait parlé directement avec le président américain – a refusé de permettre aux forces américaines d’utiliser son espace aérien et ses bases pour cette opération.

Evoquant la campagne américano-israélienne contre l’Iran jusqu’au cessez-le-feu du 8 avril, le milliardaire républicain avait déjà évoqué mercredi une fin de l’opération « Fureur épique » en cas d’accord, menaçant autrement l’Iran de nouveaux bombardements à « une intensité bien plus forte qu’avant ».

A l’ONU, Washington et les Etats du Golfe ont préparé une résolution au Conseil de sécurité exigeant que Téhéran cesse ses attaques, révèle l’emplacement de ses mines et s’abstienne d’imposer un péage à la navigation, a annoncé le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. Un vote devrait intervenir dans les prochains jours.

– « Bon espoir » –

Le lancement lundi de l’opération américaine dans le détroit d’Ormuz s’est accompagné d’accrochages en mer entre Iraniens et Américains, et d’attaques contre les Emirats arabes unis imputées à l’Iran mais démenties par lui, après des semaines de calme relatif.

Téhéran a nié jeudi toute implication dans l’explosion survenue sur un cargo sud-coréen, le HMM Namu, dans le détroit lundi, via un communiqué de son ambassade à Séoul.

Les cours du pétrole sont en baisse jeudi, le marché se montrant plus optimiste depuis l’annonce de M. Trump mercredi. Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 2,82% à 98,41 dollars.

Les Bourses européennes ont elles ouvert sans direction franche, les investisseurs restant dans l’attente d’un accord concret.

Alors que le Pakistan, médiateur dans le conflit, a aussi dit avoir « bon espoir » que l’actuelle dynamique aboutisse à une paix durable, certains en Iran ne cachent pas leur lassitude.

« Que vous soyez en Iran ou non, la pression psychologique est intense. Tout le monde est déprimé et sans espoir à cause de ce jeu psychologique », confie Azadeh, une traductrice de 43 ans jointe par une journaliste de l’AFP à Paris.

Sur le front libanais, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir que l’armée avait visé un commandant de haut rang du Hezbollah à Beyrouth.

Un commandant du mouvement pro-iranien a bien été tué dans cette frappe – la première sur la banlieue sud de la capitale depuis le cessez-le-feu du 17 avril, a indiqué à l’AFP une source proche du Hezbollah.

Le ministère libanais de la Santé a aussi recensé 11 morts dans le pays dans des bombardements israéliens, malgré la trêve.

 

LNT avec Afp

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L’Iran dit continuer à étudier la proposition américaine pour mettre fin à la guerre https://lnt.ma/liran-dit-continuer-a-etudier-la-proposition-americaine-pour-mettre-fin-a-la-guerre/ Wed, 06 May 2026 11:31:56 +0000 https://lnt.ma/?p=547322 Les autorités iraniennes ont confirmé, ce mardi, poursuivre l’étude de la dernière proposition américaine visant à mettre un terme au conflit qui oppose depuis plusieurs semaines Téhéran aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Cette annonce intervient alors que les discussions diplomatiques semblent entrer dans une phase décisive, malgré une méfiance persistante entre les deux […]

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Les autorités iraniennes ont confirmé, ce mardi, poursuivre l’étude de la dernière proposition américaine visant à mettre un terme au conflit qui oppose depuis plusieurs semaines Téhéran aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Cette annonce intervient alors que les discussions diplomatiques semblent entrer dans une phase décisive, malgré une méfiance persistante entre les deux camps.

Selon plusieurs médias américains et internationaux, Washington et Téhéran seraient désormais proches d’un accord préliminaire prenant la forme d’un mémorandum d’entente en 14 points. Ce document, encore en cours de négociation, viserait à instaurer officiellement la fin des hostilités et à ouvrir une période de discussions plus larges sur les questions nucléaires et sécuritaires.

D’après les éléments ayant filtré, le projet américain prévoirait notamment un moratoire de longue durée sur l’enrichissement d’uranium iranien, un allègement progressif des sanctions américaines, la libération d’avoirs iraniens gelés ainsi qu’un assouplissement des restrictions autour du détroit d’Ormuz, devenu l’un des principaux points de tension du conflit.

Les négociations seraient menées à travers plusieurs canaux diplomatiques et médiateurs régionaux, notamment le Pakistan, qui joue un rôle actif dans les échanges indirects entre les deux parties.

Toutefois, malgré cette avancée apparente, les divergences restent importantes. Plusieurs responsables iraniens ont rapidement tempéré l’optimisme affiché par certains médias occidentaux. Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission parlementaire iranienne chargée de la sécurité nationale et de la politique étrangère, a ainsi qualifié la proposition américaine de simple “wishlist américaine” plutôt que d’accord réaliste.

Du côté américain, le président Donald Trump a affirmé que “la guerre pourrait prendre fin” si l’Iran acceptait les termes proposés, tout en menaçant de nouvelles frappes militaires en cas d’échec des discussions.

Le conflit, qui a profondément déstabilisé la région depuis le début de l’année, a notamment provoqué une flambée des tensions dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les États-Unis avaient récemment annoncé la suspension temporaire de certaines opérations navales dans la zone afin de laisser une chance aux négociations.

Sur les marchés, les premiers signes d’apaisement ont déjà eu un impact notable. Les prix du pétrole ont fortement reculé après les informations évoquant un possible accord entre Washington et Téhéran, tandis que plusieurs places boursières mondiales ont enregistré des hausses.

Malgré cette dynamique diplomatique, de nombreuses zones d’ombre demeurent. Les discussions sur le programme balistique iranien, le soutien de Téhéran à ses alliés régionaux ou encore la durée exacte des restrictions nucléaires restent particulièrement sensibles. Plusieurs observateurs estiment ainsi qu’un accord global demeure encore loin d’être garanti, même si les deux parties semblent vouloir éviter une nouvelle escalade militaire majeure.

 

LNT

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Ormuz: le bras de fer n’a « même pas commencé », avertit l’Iran face à l’opération américaine https://lnt.ma/ormuz-le-bras-de-fer-na-meme-pas-commence-avertit-liran-face-a-loperation-americaine/ Tue, 05 May 2026 10:32:55 +0000 https://lnt.ma/?p=547195 L’Iran a accentué ses menaces mardi face à l’opération américaine visant à aider des navires à franchir le détroit d’Ormuz, au lendemain d’accrochages et d’une reprise des frappes sur les Emirats qui mettent en péril le cessez-le-feu. Depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République […]

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L’Iran a accentué ses menaces mardi face à l’opération américaine visant à aider des navires à franchir le détroit d’Ormuz, au lendemain d’accrochages et d’une reprise des frappes sur les Emirats qui mettent en péril le cessez-le-feu.

Depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran contrôle cette voie stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Face à cette situation qui a fait bondir le prix du pétrole à des niveaux inédits depuis 2022, Washington tente par tous les moyens de faire pression sur Téhéran.

Il a imposé le 8 avril un blocus des ports iraniens et a lancé lundi l’opération Project Freedom (« Projet Liberté ») pour permettre à des bateaux bloqués de franchir le détroit, alors que plus de 900 étaient présents dans le Golfe fin avril, immobilisant quelque 20.000 marins, selon des sites spécialisés.

Téhéran a répliqué par des tirs de missiles et de drones contre des bâtiments militaires américains, qui ont été interceptés selon le commandement américain pour la région (Centcom). Séoul a de son côté fait état d’une « explosion » suivie d’un incendie sur un navire sud-coréen dans le détroit.

« Nous savons bien que la poursuite de la situation actuelle est intenable pour les Etats-Unis, alors que nous n’avons même pas encore commencé », a tonné mardi l’influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de file des négociations avec Washington.

Il a accusé les Etats-Unis et leurs alliés de « mettre en péril » la sécurité du transport maritime.

– Les Emirats visés –

Côté américain, le Centcom assure, malgré les démentis iraniens, que deux navires marchands battant pavillon américain, sous escorte des Etats-Unis, ont franchi « avec succès » le détroit d’Ormuz, au premier jour de la mise en oeuvre de l’opération. Celle-ci « marche très bien », s’est félicité Donald Trump.

Le géant danois du transport Maersk a lui annoncé qu’un de ses bateaux transportant des véhicules avait pu passer le détroit le 4 mai, « accompagné de moyens militaires américains ». Il était coincé depuis le début de la guerre fin février.

Les forces américaines ont aussi dit avoir détruit six embarcations iraniennes « qui représentaient une menace pour la navigation commerciale » .

Là aussi, Téhéran a nié tout dommage sur ses navires, et a accusé les Etats-Unis d’avoir tué cinq civils en ciblant deux bateaux partis d’Oman pour rejoindre la côte iranienne.

Sur la terre ferme, les hostilités ont également repris: les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par des missiles de croisière « lancés depuis l’Iran ». Une attaque de drone sur le site pétrolier de Fujaïrah, l’un des rares accessibles dans la région sans passer par le Golfe, a fait trois blessés et provoqué un incendie.

Le ministère émirati des Affaires étrangères a dénoncé « une escalade dangereuse », ajoutant que le pays se réservait le droit de riposter.

Et à Oman, deux personnes ont été blessées dans l’attaque d’un immeuble à Bukha, sur le détroit d’Ormuz, selon un média d’Etat.

– « Aventurisme militaire » américain –

Dans ce contexte, le baril de Brent, référence internationale du brut, reste à des niveaux très élevés, autour de 113 dollars, en-deçà toutefois du sommet de 126 dollars atteint la semaine dernière.

« La rhétorique de l’Iran et des Etats-Unis laisse entendre qu’il est probable que la violence s’intensifie avant qu’une solution diplomatique puisse être trouvée », analyse Kathleen Brooks, directrice de recherche pour le courtier XTB.

Assurant qu’il n’avait pas le « projet » de procéder à des frappes contre les pays de la région – les premières depuis la conclusion du cessez-le-feu -, l’Iran a imputé ces attaques à « l’aventurisme militaire américain visant à créer un passage » dans le détroit.

« Les événements à Ormuz démontrent qu’il n’y a pas de solution militaire à une crise politique », a souligné le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Plusieurs pays ont condamné les frappes iraniennes, jugées « inacceptables » par le président français Emmanuel Macron, quand l’Arabie saoudite a mis en garde contre une nouvelle « escalade militaire » dans le Golfe.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé Téhéran à « s’engager véritablement dans des négociations », tout comme le chancelier allemand Friedrich Merz.

Les divergences restent importantes entre les deux pays ennemis, Téhéran refusant apparemment à ce stade d’aborder le crucial dossier nucléaire, et les tentatives de relancer les pourparlers ont jusqu’à présent échoué, malgré une première rencontre directe à Islamabad le 11 avril.

 

LNT avec Afp

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Négociations: l’Iran appelle les États-Unis à abandonner leurs « demandes excessives » https://lnt.ma/negociations-liran-appelle-les-etats-unis-a-abandonner-leurs-demandes-excessives/ Mon, 04 May 2026 14:00:45 +0000 https://lnt.ma/?p=547075 L’Iran a appelé lundi les Etats-Unis à « adopter une approche raisonnable » et à abandonner les « demandes excessives », après avoir reçu une réponse de Washington à sa nouvelle proposition dans le cadre des négociations de paix entre les deux pays. « A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer […]

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L’Iran a appelé lundi les Etats-Unis à « adopter une approche raisonnable » et à abandonner les « demandes excessives », après avoir reçu une réponse de Washington à sa nouvelle proposition dans le cadre des négociations de paix entre les deux pays.

« A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer les leçons du passé. Nous avons négocié à deux reprises sur les aspects nucléaires et, simultanément, nous avons été attaqués par les Etats-Unis », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Téhéran était engagé dans des discussions avec Washington concernant le programme nucléaire iranien lorsque les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, comme en juin 2025 lors de la guerre de 12 jours.

Un fragile cessez-le-feu est désormais en vigueur depuis le 8 avril après 40 jours de bombardements, mais les négociations piétinent.

Si les Iraniens et Américains ont repris le dialogue par l’intermédiaire du Pakistan, les pourparlers qui ont eu lieu à Islamabad le 11 avril se sont soldés par un échec.

Pour tenter de sortir de l’impasse, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, avait indiqué dimanche la diplomatie iranienne, disant examiner cette réponse.

« L’autre partie doit se résoudre à adopter une approche raisonnable et abandonner les demandes excessives concernant l’Iran », a affirmé Esmaïl Baghaï lors d’un point de presse hebdomadaire auquel l’AFP a assisté.

L’un des principaux points d’achoppement est le contrôle exercé par l’Iran sur le stratégique détroit d’Ormuz, quasi bloqué depuis le début de la guerre, et par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis allaient escorter les navires pour débloquer cette voie navigable. L’armée américaine sera attaquée si elle s’approche du détroit, a mis en garde l’Iran.

« Les Américains doivent comprendre qu’ils ne peuvent recourir aux menaces et au langage de la force contre la nation iranienne », a souligné M. Baghaï.

« La République islamique d’Iran a montré qu’elle se considérait comme la gardienne et la protectrice du détroit d’Ormuz », a-t-il poursuivi, relevant qu’avant la guerre cette voie était « sûre et sécurisée ».

Selon le porte-parole, « la communauté internationale doit demander des comptes aux Etats-Unis et au régime sioniste (Israël, NDLR) pour avoir provoqué l’insécurité sur cette voie maritime et créé des problèmes dont les répercussions se font sentir partout dans le monde ».

 

LNT avec Afp

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Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes https://lnt.ma/conflit-dans-le-golfe-washington-dit-examiner-les-propositions-iraniennes/ Tue, 28 Apr 2026 09:30:06 +0000 https://lnt.ma/?p=546764 Les Etats-Unis ont dit lundi examiner les dernières propositions iraniennes pour débloquer le détroit d’Ormuz, deux mois après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine qui fragilise l’économie mondiale. Une nouvelle proposition iranienne est « en cours d’examen », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait […]

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Les Etats-Unis ont dit lundi examiner les dernières propositions iraniennes pour débloquer le détroit d’Ormuz, deux mois après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine qui fragilise l’économie mondiale.

Une nouvelle proposition iranienne est « en cours d’examen », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait une nouvelle offre via les médiateurs pakistanais.

Les tentatives de relance des discussions sur un arrêt durable des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz – ébauchées il y a plus de deux semaines au Pakistan – ont jusqu’à présent échoué face à la fermeté affichée par les deux camps, bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur depuis bientôt trois semaines.

Avant la guerre, quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux passait par le détroit, désormais soumis à un double blocus iranien et américain qui fait flamber les cours.

Selon le site Axios – relayé par l’agence officielle iranienne Irna – Téhéran a formulé une nouvelle offre qui vise à rouvrir le détroit tout en renvoyant à une date ultérieure les négociations sur le dossier nucléaire.

– « Mieux que ce que nous pensions » –

A Washington, où le président Donald Trump a conduit une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité lundi, l’administration américaine ne s’est pas exprimée sur le détail de la proposition.

« Nous n’allons clairement pas négocier par voie de presse », a indiqué le secrétaire d’Etat Marco Rubio, interrogé sur le sujet. L’offre « est meilleure que ce que nous pensions qu’ils nous proposeraient », a-t-il toutefois assuré.

Mais « nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d’avoir à tout moment l’arme nucléaire à leur portée », a insisté le diplomate.

Après l’annulation par les Etats-Unis d’un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Il a à cette occasion imputé l’échec des pourparlers aux « exigences excessives » des Etats-Unis.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l’Iran malgré les milliers de frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

« Il est devenu évident que la République islamique est un système stable, robuste et puissant », a-t-il déclaré à M. Poutine, selon la télévision d’Etat russe.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera « tout » pour que « la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible », a de son côté assuré le président russe, soulignant vouloir « continuer sa relation stratégique » avec l’Iran.

– Bilan révisé à Minab –

Téhéran exige en vue d’une normalisation dans le Golfe des « garanties crédibles » pour sa sécurité, a déclaré l’ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU au cours de laquelle des dizaines de pays ont condamné le blocage du détroit d’Ormuz.

Le Parlement iranien prépare une loi prévoyant de placer celui-ci sous l’autorité des forces armées.

Selon ce texte, les navires israéliens auraient l’interdiction d’y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

« Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d’instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l’utiliser », a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Sur le terrain, à Téhéran, « la situation est devenue effrayante », témoigne Farshad, un chef d’entreprise de 41 ans. « Les gens sont choqués de ne pas avoir d’argent pour acheter quoi que ce soit ou pour manger », dit-il à l’AFP.

Déclenchée par une attaque des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l’école de Minab, dans le sud de l’Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d’Etat iranienne.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes dans le sud du pays, où Israël dit viser le Hezbollah pro-iranien, ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé.

Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d’après un décompte de l’AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé son refus des négociations directes prévues entre le Liban et Israël sous l’égide des Etats-Unis.

 

LNT avec Afp

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Cessez-le-feu précaire au Liban, statu quo avec l’Iran https://lnt.ma/cessez-le-feu-precaire-au-liban-statu-quo-avec-liran/ Fri, 24 Apr 2026 11:58:22 +0000 https://lnt.ma/?p=546023 Prolongé de trois semaines, le cessez-le-feu au Liban reste très fragile vendredi, le Hezbollah pro-iranien accusant de nouveau Israël de ne pas le respecter et se réservant le droit de riposter à ses « agressions ». Alors que le statu quo demeure avec l’Iran, sans signe de reprise de discussions pour trouver une fin durable à la […]

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Prolongé de trois semaines, le cessez-le-feu au Liban reste très fragile vendredi, le Hezbollah pro-iranien accusant de nouveau Israël de ne pas le respecter et se réservant le droit de riposter à ses « agressions ».

Alors que le statu quo demeure avec l’Iran, sans signe de reprise de discussions pour trouver une fin durable à la guerre, Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, pays précipité dans la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Mais le Hezbollah pro-iranien, qui rejette ces pourparlers entre représentants israéliens et libanais à Washington, a annoncé par la voix d’un de ses députés, Ali Fayad, que la prolongation n’avait « pas de sens » au vu des « actes d’hostilité » persistants d’Israël.

Le mouvement pro-iranien se réserve le droit de riposter aux « agressions » d’Israël, a-t-il ajouté, selon un communiqué diffusé par son parti.

En vigueur depuis le 17 avril, mais régulièrement violée par les belligérants, la trêve devait s’achever dimanche.

Le conflit a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah avait rouvert les hostilités contre Israël.

Donald Trump a assuré que les Etats-Unis allaient « collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah ».

L’organisation chiite poursuit ses opérations dans le sud du pays, où Israël entend créer une « zone de sécurité » au prix de destructions de villages et de bombardements.

A Tyr, Mohamad Ali Hijazi cherchait toujours dans les décombres d’un immeuble des souvenirs de sa famille, dont cinq membres ont été tués par une frappe israélienne, quelques minutes avant le début de la première trêve.

« Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé. Ma vie a été détruite. Je n’ai pas dormi depuis cinq jours (…) je sens que mon coeur va s’arrêter », dit ce Franco-Libanais de 48 ans.

Par ailleurs, la Finul, la force de l’Onu, a annoncé vendredi la mort d’un de ses Casques bleus indonésien blessé le 29 mars dans le sud.

– « Le plus vite possible » –

Résolument optimiste, M. Trump a dit s’attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent « dans les semaines à venir », ce qui serait historique pour ces deux pays techniquement en état de guerre depuis 1948.

Le président libanais, qui a jusqu’à présent écarté la perspective d’une telle rencontre, est attendu vendredi au sommet européen d’Ayia Napa, à Chypre, aux côtés de ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et syrien Ahmed al-Chareh et du prince héritier de Jordanie, Hussein ben Abdallah.

Les Vingt-Sept veulent s’engager davantage pour la désescalade au Moyen-Orient, ont-ils affirmé vendredi à Chypre.

« Nous avons tous intérêt » à ce que la stabilité revienne « le plus vite possible », a estimé le président français Emmanuel Macron, alors que Donald Trump ne semble pas pressé.

Il a affirmé avoir « tout le temps du monde » pour négocier une paix avec l’Iran, tout en maintenant une pression militaire: un troisième porte-avions américain, le George Bush, navigue à proximité de la région.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a de son côté dit n’attendre que le feu vert des Etats-Unis pour reprendre les frappes contre l’Iran.

– Diplomatie dans l’impasse –

Les négociations diplomatiques qui devaient reprendre en début de semaine à Islamabad entre les belligérants américain et iranien, après un échec le 11 avril, sont toujours dans les limbes.

Toutefois, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s’est entretenu vendredi avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, ainsi qu’avec le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir.

Le président américain a avancé des « divisions » au sein du pouvoir à Téhéran pour expliquer l’ajournement sine die des discussions.

En réponse, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei ont donné jeudi un gage d’unité, évoquant sur leurs réseaux sociaux « un Dieu, une nation, un dirigeant, un seul chemin ».

Près de deux mois après son déclenchement, la guerre continue de peser sur les marchés de l’énergie et sur l’économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril.

Le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Bien que les frappes iraniennes ont cessé dans le Golfe, la situation reste instable: deux drones en provenance d’Irak ont visé des postes-frontières dans le nord du Koweït, a déclaré vendredi l’armée koweïtienne, rapportant des dégâts mais pas de victimes.

 

LNT avec Afp

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Trump prolonge sine die la trêve avec l’Iran https://lnt.ma/trump-prolonge-sine-die-la-treve-avec-liran/ Wed, 22 Apr 2026 10:08:09 +0000 https://lnt.ma/?p=545774 Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l’Iran afin de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix, affirmant mercredi que la République islamique « s’effondre financièrement » en raison du blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Alors que l’Iran n’a pas confirmé dans l’immédiat une prolongation du cessez-le-feu, un porte-conteneur a […]

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Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l’Iran afin de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix, affirmant mercredi que la République islamique « s’effondre financièrement » en raison du blocage du détroit stratégique d’Ormuz.

Alors que l’Iran n’a pas confirmé dans l’immédiat une prolongation du cessez-le-feu, un porte-conteneur a été touché mercredi par des tirs iraniens au large d’Oman, provoquant des dégâts mais sans faire de victimes, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Et un cargo quittant l’Iran a été stoppé par des tirs, selon la même source, sans faire état de dommages ou blessés.

Le président américain, qui avait évoqué une fin de la trêve – entrée en vigueur le 8 avril – pour mercredi soir, heure de Washington, a finalement annoncé qu’il la prolongeait à la demande des médiateurs pakistanais.

Il a parlé d’une extension jusqu’à ce que « l’Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre » pour obtenir une fin durable au conflit, déclenché par une attaque israélo-américaine contre l’Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions sont chaque jour plus lourdes sur l’économie mondiale.

M. Trump a invoqué dans un message sur Truth Social des divisions au sommet du pouvoir iranien, et estimé que « l’Iran s’effondre financièrement » à cause du blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Les Etats-Unis vont poursuivre de leur côté le blocus des ports iraniens, a-t-il promis.

– « Adieu » au pétrole –

Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a salué l’annonce de Donald Trump sur le cessez-le-feu, saluant une « avancée importante vers la désescalade ».

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a dit espérer que les deux parties parviendraient « à conclure un +accord de paix+ lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad », après une première session le 11 avril.

Le vice-président américain JD Vance, qui devait de nouveau partir pour le Pakistan pour des négociations, était finalement resté aux Etats-Unis mardi, selon la Maison Blanche.

L’Iran s’était de son côté refusé à envoyer une délégation à Islamabad, exigeant la fin du blocus américain de ses ports, « un acte de guerre » selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Téhéran avait aussi menacé de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant davantage en péril l’approvisionnement pétrolier mondial.

« Si leur territoire et leurs installations sont mis au service des ennemis pour attaquer la nation iranienne, ils peuvent dire adieu à la production pétrolière au Moyen-Orient », avaient averti les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran.

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, avait estimé mardi soir sur X que « d’ici quelques jours, les sites de stockage sur l’île de Kharg (point névralgique de l’industrie pétrole iranienne, ndlr) seront saturés et les fragiles puits de pétrole iranien seront fermés ».

Les cours de pétrole, qui ont flambé depuis le déclenchement du conflit, se sont affichés sans direction mercredi en Asie, après l’annonce de la prolongation du cessez-le-feu.

Mercredi et jeudi, le Royaume-Uni doit accueillir des militaires d’une trentaine de pays pour discuter de la formation d’une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d’Ormuz.

– Un mort au Liban –

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi après plusieurs semaines, la vie a repris son cours.

Mobina Rasoulian, une étudiante de 19 ans, savoure le répit apporté par la trêve. « Je suis sortie sans me stresser (…) je suis allée dans les cafés, restaurants, ici et là », a raconté la jeune femme, rencontrée par l’AFP dans une rue de la capitale.

Mais pour Saghar, 39 ans, interrogée depuis Paris, « il n’y a pas de lumière au bout du tunnel ». « La situation économique est horrible » et le pouvoir arrête des gens « pour rien. Les exécutions se multiplient ».

Sur l’autre front de la guerre, de nouvelles discussions directes entre Israël et le Liban doivent avoir lieu jeudi à Washington, selon la diplomatie américaine.

Un cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties s’ accusent de violer.

Une frappe israélienne dans l’est du Liban a fait mercredi un mort et deux blessés d’après l’agence officielle libanaise ANI.

L’armée israélienne, qui contrôle au Liban une bande de territoire le long de la frontière, a aussi fait exploser plusieurs maisons à Al-Bayada, dans le sud, selon la même source.

Selon le dernier bilan officiel, 2.454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

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Attaques iranniennes: Bourita participe à une session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe https://lnt.ma/attaques-iranniennes-bourita-participe-a-une-session-extraordinaire-du-conseil-de-la-ligue-arabe/ Tue, 21 Apr 2026 15:41:20 +0000 https://lnt.ma/?p=545715 Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a participé mardi à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue par visioconférence, et consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes. Cette réunion s’inscrit dans une série de […]

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Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a participé mardi à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue par visioconférence, et consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes.

Cette réunion s’inscrit dans une série de rencontres dédiées à l’examen des agressions répétées de l’Iran contre des pays arabes ainsi que de leurs répercussions sur la région et sur la paix et la sécurité internationales, en vue de dégager une position arabe unifiée face à ces violations continues, afin d’y mettre un terme et de contrer toute tentative menaçant la stabilité de ces États.

Dans ce contexte régional et international, le Royaume du Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, n’a eu de cesse de condamner avec la plus grande fermeté toutes les agressions iraniennes abjectes visant des pays arabes frères, et de réaffirmer sa pleine solidarité avec ces États et son soutien total aux mesures qu’ils prennent pour défendre leur souveraineté et garantir la sécurité de leurs citoyens et des résidents sur leur territoire, dans le respect du Droit international.

Le Maroc a également été parmi les premiers pays à saluer l’annonce d’une trêve entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran, ainsi que le lancement de négociations entre les deux parties, dans l’espoir de parvenir à un accord politique mettant fin au conflit et aux menaces iraniennes dans la région.

Cette réunion a été convoquée à l’initiative du Royaume de Bahreïn, qui assure la présidence actuelle du Conseil de la Ligue au niveau ministériel, dans un contexte régional marqué par la trêve entre Washington et Téhéran sur fond de prudence et de vigilance.

 

LNT avec Map

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Le pétrole en forte hausse avec les tensions autour d’Ormuz https://lnt.ma/le-petrole-en-forte-hausse-avec-les-tensions-autour-dormuz/ Mon, 20 Apr 2026 09:09:18 +0000 https://lnt.ma/?p=545568 Les cours du pétrole sont en forte hausse lundi, l’Iran étant revenu samedi sur sa décision d’ouvrir le détroit d’Ormuz, ravivant les tensions avec les Etats-Unis avant la fin du cessez-le-feu. Téhéran a affirmé que le maintien du blocus américain des ports iraniens, alors que l’Iran avait annoncé l’ouverture du détroit vendredi, était le motif […]

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Les cours du pétrole sont en forte hausse lundi, l’Iran étant revenu samedi sur sa décision d’ouvrir le détroit d’Ormuz, ravivant les tensions avec les Etats-Unis avant la fin du cessez-le-feu.

Téhéran a affirmé que le maintien du blocus américain des ports iraniens, alors que l’Iran avait annoncé l’ouverture du détroit vendredi, était le motif derrière la reprise du « strict contrôle » d’Ormuz.

Un navire de la CMA CGM a même fait l’objet samedi de « tirs de semonce », a indiqué dimanche à l’AFP le groupe français de transport maritime.

La marine militaire américaine a de son côté ouvert le feu sur un cargo iranien qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens par les Etats-Unis et en a pris le contrôle, a affirmé dimanche Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dimanche, les passages du détroit étaient réduits à zéro, selon le site Marine Traffic.

Résultat, « les flux physiques de pétrole restent limités par des perturbations dans les acheminements, l’allongement des délais de transport et la hausse des coûts de fret et d’assurance », affirme Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 5,24% à 95,12 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 5,82% à 88,73 dollars.

Malgré un rebond important des cours par rapport à vendredi, ce niveau de prix laisse supposer que « le marché continue de manifester une forte conviction qu’une solution sera trouvée » entre les Etats-Unis et l’Iran, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Pourtant, l’incertitude plane lundi sur la tenue de nouvelles négociations au Pakistan entre Téhéran et Washington, à moins de deux jours de l’expiration du cessez-le-feu.

Pour le moment, « nous n’avons pas de projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, mettant en doute le « sérieux » des Etats-Unis dans le processus diplomatique.

Sans accord entre Washington et Téhéran, les prix devraient remonter fortement car « chaque jour où le détroit d’Ormuz reste fermé nous rapproche d’un moment potentiellement très douloureux de pénuries », explique M. Schieldrop.

 

LNT avec Afp

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Le chef du HCR appelle à une aide « urgente » au Liban en guerre https://lnt.ma/le-chef-du-hcr-appelle-a-une-aide-urgente-au-liban-en-guerre/ Wed, 15 Apr 2026 10:34:42 +0000 https://lnt.ma/?p=545189 Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Barham Saleh, a appelé mercredi la communauté internationale à apporter un soutien urgent au Liban, dont un cinquième de la population est déplacée en raison de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. « J’appelle la communauté internationale à fournir un soutien et une aide d’urgence […]

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Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Barham Saleh, a appelé mercredi la communauté internationale à apporter un soutien urgent au Liban, dont un cinquième de la population est déplacée en raison de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

« J’appelle la communauté internationale à fournir un soutien et une aide d’urgence au Liban », a-t-il déclaré, après une rencontre avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam à Beyrouth.

« Les conséquences humanitaires de cette guerre sont immenses, et j’insiste sur la nécessité d’épargner les civils et l’infrastructure civile (…) des attaques », a déclaré le responsable onusien, en visite au Liban depuis mardi.

« Le Liban ne mérite pas d’être prisonnier d’un cycle récurrent de violence, il mérite le soutien et la stabilité », a-t-il ajouté.

Le chef du HCR a indiqué que son agence n’avait reçu qu' »une partie » des 61 millions de dollars qu’elle avait demandés pour aider le Liban à gérer la crise de déplacés « sans précédent » à laquelle il fait face.

La somme demandée par le HCR fait partie des 308 millions de dollars que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait réclamés en urgence pour le Liban où il s’est rendu en mars, à peine deux semaines après le début de la guerre.

Les frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars ont fait plus d’un million de déplacés, soit un cinquième de la population libanaise.

Parmi eux, plus de 140.000 sont dans des centres d’accueil aménagés par l’Etat.

Le Liban, qui subit une crise économique aiguë depuis 2019, ne s’est toujours pas remis de conséquences de la guerre précédente entre le Hezbollah et Israël qui s’était terminée en novembre 2024.

 

LNT avec Afp

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Premiers pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, sans le Hezbollah https://lnt.ma/premiers-pourparlers-entre-le-liban-et-israel-a-washington-sans-le-hezbollah/ Tue, 14 Apr 2026 08:22:24 +0000 https://lnt.ma/?p=545068 Washington accueille mardi des pourparlers directs de paix, les premiers du genre depuis 1993, entre des représentants du Liban et d’Israël mais avec un grand absent, le Hezbollah, réduisant les perspectives d’accord. Parallèlement, le blocus américain des ports d’Iran, jugé mardi « dangereux et irresponsable » par Pékin, se poursuit au lendemain de son entrée en vigueur, […]

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Washington accueille mardi des pourparlers directs de paix, les premiers du genre depuis 1993, entre des représentants du Liban et d’Israël mais avec un grand absent, le Hezbollah, réduisant les perspectives d’accord.

Parallèlement, le blocus américain des ports d’Iran, jugé mardi « dangereux et irresponsable » par Pékin, se poursuit au lendemain de son entrée en vigueur, après l’échec de discussions au Pakistan entre Washington et Téhéran.

La guerre, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran, a embrasé le Moyen-Orient, déstabilisé l’économie mondiale et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Un fragile cessez-le-feu est en place depuis le 8 avril. Mais selon Israël et les Etats-Unis, il n’inclut pas le Liban, où les frappes israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien continuent.

Depuis que le pays a été entraîné début mars par le Hezbollah dans le conflit, les bombardements ont fait plus de 2.000 morts et déplacé plus d’un million de personnes.

Avant même la rencontre prévue à Washington, le chef de la formation libanaise, Naïm Qassem, a réclamé son « annulation », dénonçant une « capitulation ».

Les discussions doivent se dérouler en fin de matinée à Washington sous la médiation du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, avec les ambassadeurs israélien et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa.

– « Fatigués » –

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a posé deux conditions aux pourparlers: le « désarmement du Hezbollah » et la recherche d’un « véritable accord de paix ».

Selon un responsable du département d’Etat, parlant sous couvert d’anonymat, les discussions ont pour objectif « de garantir la sécurité à long terme de la frontière nord d’Israël et à soutenir la détermination du gouvernement libanais à rétablir sa pleine souveraineté sur son territoire et sa vie politique ».

Côté libanais, le président Joseph Aoun a dit espérer la conclusion d’un accord sur un cessez-le-feu, « dans le but d’entamer des négociations directes entre le Liban et Israël », techniquement en état de guerre depuis des décennies.

A Beyrouth, des Libanais, las des guerres successives avec Israël, mettent leurs espoirs dans ces discussions.

« Nous sommes pour (les négociations) si c’est dans l’intérêt du Liban, si cela résout les problèmes », dit à l’AFP Kamal Ayad, un réparateur de fenêtres de 49 ans. « Nous voulons la paix, pour nos enfants et notre avenir, nous sommes fatigués, nous avons vécu tant de guerres ».

L’administration américaine insiste sur le désarmement du Hezbollah, regrettant que l’armée libanaise n’ait pas su ou pu le faire jusqu’à présent. Mais Washington est entre deux feux, exigeant le respect de l’intégrité territoriale du Liban, tout en soutenant le droit d’Israël à se défendre.

Il va falloir « beaucoup d’imagination et d’optimisme pour penser » que le différend entre Israël et le Liban « puisse être résolu à Washington », souligne un ancien responsable israélien de la Défense. « Il sera très difficile de parvenir à un accord, et Israël va créer une zone tampon dans le nord, très similaire à celle que nous avons à Gaza », dit-il sous couvert d’anonymat.

Israël prévoit d’établir une « zone de sécurité » dans le sud du Liban, que ses forces ont envahi pour éliminer selon eux la menace que le Hezbollah pose pour les habitants du nord d’Israël.

Un précédent cessez-le-feu avait été décrété en novembre 2024 mais Israël avait continué de pilonner les zones frontalières pour anéantir les positions du Hezbollah et neutraliser ses chefs.

– « Irresponsable » –

En Iran, le blocus maritime des Etats-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d’Oman est toujours en cours.

Pékin, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce notamment des hydrocarbures et verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre.

Le blocus « ne fera qu’exacerber les tensions, fragiliser un accord de cessez-le-feu déjà fragile et compromettre encore davantage la sécurité du passage dans le détroit », a regretté Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, parlant d’un comportement « dangereux et irresponsable ».

Une visioconférence doit être organisée par la France et le Royaume-Uni vendredi entre des « pays non belligérants prêts à contribuer » à « une mission défensive » à Ormuz pour restaurer la liberté de navigation, selon l’Elysée.

Le président américain Donald Trump a menacé de « destruction » tout « navire d’attaque rapide » iranien forçant le blocus. En retour, Téhéran a dénoncé un acte « illégal » de « piraterie » et averti qu’il s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si la sécurité de ses ports était « menacée ».

 

LNT avec Afp

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Trump veut bloquer les ports iraniens, Téhéran crie à la « piraterie » https://lnt.ma/trump-veut-bloquer-les-ports-iraniens-teheran-crie-a-la-piraterie/ Mon, 13 Apr 2026 10:34:38 +0000 https://lnt.ma/?p=544985 Les Etats-Unis doivent commencer à bloquer lundi les ports iraniens au lendemain de l’échec de pourparlers avec l’Iran, qui crie à la « piraterie » et menace de s’en prendre aux ports de la région. Lundi 14H00 GMT: c’est à cette heure que le président américain Donald Trump a prévu d’imposer un blocus aux ports iraniens, une […]

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Les Etats-Unis doivent commencer à bloquer lundi les ports iraniens au lendemain de l’échec de pourparlers avec l’Iran, qui crie à la « piraterie » et menace de s’en prendre aux ports de la région.

Lundi 14H00 GMT: c’est à cette heure que le président américain Donald Trump a prévu d’imposer un blocus aux ports iraniens, une perspective qui refait flamber les cours du pétrole et inquiète particulièrement la Chine.

D’avance, l’armée iranienne a dénoncé un blocus « illégal », qui relève de la « piraterie », et menacé ses voisins du Golfe, déjà ciblés par des frappes iraniennes lors de la guerre déclenchée fin février par l’offensive israélo-américaine sur l’Iran.

« Si la sécurité des ports de la République islamique (…) est menacée, aucun port dans le Golfe persique et la mer d’Arabie ne sera en sécurité », a averti le commandement militaire iranien dans un communiqué lu à la télévision.

Après l’accalmie des derniers jours, le baril de pétrole a directement commencé la semaine au-dessus du prix symbolique de 100 dollars, bondissant de plus de 7% pour le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, et de plus de 8% pour le WTI, référence américaine, vers 05H00 GMT.

Avec le blocus des ports, « on peut supposer que l’intention de Trump est d’essayer de priver l’Iran de ses revenus d’exportation et d’obliger ses principaux importateurs de pétrole, particulièrement la Chine, à faire pression sur Téhéran pour qu’il lève son blocage du détroit » d’Ormuz, analyse depuis New York le centre de réflexion Soufan Center.

La Chine, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit, qui voit passer en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.

Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a pour sa part réclamé sa réouverture « au plus vite ».

– Critiques des alliés –

Mais même du côté des alliés de Washington, le blocus naval américain est critiqué.

« Nous ne soutenons pas le blocus », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer, tandis que Madrid estime qu’il n’a « aucun sens ».

L’Allemagne, elle, ressentira « encore longtemps les conséquences » de la guerre au Moyen-Orient, « même lorsqu’elle sera terminée », a averti le chancelier Friedrich Merz, après avoir annoncé des mesures pour soulager les consommateurs et les entreprises face à la hausse des prix des carburants.

L’incapacité de Washington et Téhéran à trouver un accord après plus de 20 heures de pourparlers au Pakistan inquiète, après plus de six semaines d’une guerre qui a fait plus de 6.000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l’économie mondiale.

Le respect du cessez-le-feu de deux semaines, qui doit expirer le 22 avril, reste incertain: si le Pakistan, médiateur dans les pourparlers infructueux, a appelé à son respect, ni les Etats-Unis ni l’Iran n’ont évoqué le sujet.

Sans fermer la porte à une reprise des tractations, Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité de l’échec des discussions.

Donald Trump a mis la faute sur le refus des Iraniens de renoncer à se doter de l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran.

« S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien », a assuré M. Trump.

Selon l’Iran, un accord était « à deux doigts » d’être trouvé. Pour le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l’un des principaux négociateurs de la République islamique, l’échec est dû au « jusqu’au-boutisme américain ».

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, avait auparavant évoqué « une atmosphère de suspicion et de méfiance », jugeant « évident » qu’un accord ne pouvait être obtenu « en une seule session ».

– Poursuite des attaques au Liban –

Au Liban, deuxième terrain principal de la guerre, les attaques se poursuivent, Israël ayant soutenu que ce front n’était pas inclus dans la décision de cessez-le-feu.

Lundi, le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah a affirmé avoir lancé des roquettes sur deux localités israéliennes juste de l’autre côté de la frontière.

Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de quatre personnes après une frappe israélienne sur la localité de Maaraoub, dans le sud du pays. Le conflit a tué plus de 2.000 personnes au total dans le pays.

Des pourparlers sont toujours prévus mardi entre des représentants libanais et américains à Washington, après le feu vert donné par Israël sous pression américaine.

« La guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban », a affirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lors d’une première visite dans le sud du Liban, dont l’armée israélienne a pris le contrôle.

Son homologue libanais, Nawaf Salam, a assuré que Beyrouth oeuvrait à obtenir par la négociation un retrait total d’Israël.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole rebondit au-delà de 100 dollars après l’annonce du blocus des ports iraniens https://lnt.ma/le-petrole-rebondit-au-dela-de-100-dollars-apres-lannonce-du-blocus-des-ports-iraniens/ Mon, 13 Apr 2026 10:33:55 +0000 https://lnt.ma/?p=544991 Les prix du pétrole rebondissaient de 7% lundi en fin d’échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l’annonce par les États-Unis d’un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression. Le pétrole flambe à nouveau Alors qu’il était redescendu autour de 97 dollars en fin […]

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Les prix du pétrole rebondissaient de 7% lundi en fin d’échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l’annonce par les États-Unis d’un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression.

Le pétrole flambe à nouveau

Alors qu’il était redescendu autour de 97 dollars en fin de semaine dernière, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai rebondissait de 7,40% à 103,70 dollars lundi vers 06H40 GMT.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, s’échangeait à 101,79 dollars, en hausse de 6,97%. Tous deux ont gagné plus de 8% en début d’échanges.

L’armée américaine a affirmé qu’elle débuterait un blocus des ports iraniens à partir de lundi 14H00 GMT, après l’échec des pourparlers au Pakistan.

Mais elle a précisé qu’elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l’Iran à travers le détroit d’Ormuz, passage stratégique où transite d’ordinaire un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

« Les menaces du président des États-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l’Iran (…) sont tout à fait ridicules et amusantes », a répliqué le chef de la marine militaire iranienne, l’amiral Shahram Irani.

Après l’échec de négociations irano-américaines ce week-end, le Pakistan, hôte de ces discussions, a appelé au respect de la trêve de deux semaines convenue entre les deux parties – dont aucune ne s’est exprimée sur le devenir du cessez-le-feu censé expirer le 22 avril.

« Nous entamons une nouvelle semaine sur fond d’escalade du conflit », observe Kathleen Brooks, analyste de XTB.

« L’Iran a affirmé que toute approche de navires militaires américains dans le détroit serait considérée comme une violation de l’accord de cessez-le-feu et entraînerait une riposte militaire. La perspective d’une reprise des combats pourrait perturber les marchés et faire grimper les prix du pétrole », insiste-t-elle.

« L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux (…) Le conflit entre dans sa sixième semaine et nous pourrions commencer à percevoir plus clairement les dégâts économiques », prévient Mme Brooks.

« Même sans reprise totale des hostilités, le prix du brut devrait rester soutenu tant que le détroit demeurera un point de tension », reconnaît Charu Chanana, de Saxo Markets.

« L’échec des négociations est préjudiciable aux marchés car il annule une partie des bénéfices (de la récente trêve). Cependant, la diplomatie n’étant pas totalement abandonnée, on n’observe pas automatiquement un retour aux niveaux de panique les plus extrêmes atteints » au début du conflit, tempère-t-elle.

En conséquent, note-t-elle, « la situation se résume à un entre-deux: ni guerre, ni paix, et les investisseurs se trouvent dans une situation instable (…) chaque information en provenance d’Ormuz, Washington, Téhéran ou Israël peut faire fluctuer les marchés rapidement ».

Bourses d’Asie sous pression

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 0,74% à 56.502,77 points.

A Séoul, l’indice phare Kospi a lâché 0,86%. La Bourse de Sydney a perdu 0,39% et l’indice hongkongais Hang Seng cédait 1,07% vers 06H40 GMT.

« La déclaration du président Trump concernant un blocus risque d’accroître la confusion. Il donc probable que le marché restera suspendu à la situation en Iran cette semaine », commentait le courtier Monex Securities.

« Nous anticipons une hausse de la volatilité (…) Les marchés doivent faire preuve de patience en raison de la complexité du processus de paix: un accord définitif permettant la réouverture d’Ormuz dès le premier cycle de négociations était, de toute évidence, improbable », complète Kathleen Brooks.

L’or trébuche, retour des craintes inflationnistes

L’or chute face au retour de craintes inflationnistes après l’échec des pourparlers irano-américains et l’aggravation des tensions sur l’approvisionnement énergétique en cas de blocus américain d’Ormuz.

Le cours du métal jaune a perdu jusqu’à 2,2% lundi en début de séance et s’échangeait autour de 4.727 dollars l’once (-0,5%) vers 06H40 GMT.

La flambée des prix du pétrole accroît les risques inflationnistes, augmentant la probabilité que les banques centrales retardent ou relèvent leurs taux d’intérêt – ce qui est négatif pour l’or, qui ne génère pas de rendement.

De son côté, la monnaie américaine s’appréciait de 0,26% face à la devise nippone, à 159,68 yens pour un dollar.

 

LNT avec Afp

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Moyen-Orient : échec des négociations entre Washington et Téhéran, incertitudes autour de la trêve https://lnt.ma/moyen-orient-echec-des-negociations-entre-washington-et-teheran-incertitudes-autour-de-la-treve/ Sun, 12 Apr 2026 11:12:37 +0000 https://lnt.ma/?p=544926 Les négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, menées à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont soldées par un échec dimanche, au terme de plus de vingt heures de discussions. Cet échec fait planer des incertitudes sur la pérennité du cessez-le-feu de deux semaines conclu dans le cadre du conflit en cours au Moyen-Orient. Ces […]

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Les négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, menées à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont soldées par un échec dimanche, au terme de plus de vingt heures de discussions. Cet échec fait planer des incertitudes sur la pérennité du cessez-le-feu de deux semaines conclu dans le cadre du conflit en cours au Moyen-Orient.

Ces pourparlers constituaient un moment rare de dialogue direct entre deux pays en rupture depuis près d’un demi-siècle, depuis la Révolution islamique de 1979. Malgré cette tentative diplomatique, aucune avancée significative n’a été annoncée, et les deux parties restent divisées sur des questions clés, notamment le programme nucléaire iranien.

À l’issue des discussions, le vice-président américain JD Vance a évoqué une « offre finale et la meilleure possible », tout en regrettant l’absence d’engagement ferme de Téhéran à renoncer à ses ambitions nucléaires. Il a néanmoins laissé entendre que la porte restait ouverte à une reprise des discussions, accordant un délai supplémentaire à la partie iranienne pour examiner les propositions américaines.

Du côté iranien, les réactions ont été critiques. Mohammad Bagher Ghalibaf, qui dirigeait la délégation de Téhéran, a accusé les États-Unis d’être « incapables » de gagner la confiance de l’Iran, imputant l’échec des négociations à des exigences jugées excessives. La télévision d’État iranienne a également évoqué des « demandes déraisonnables » formulées par Washington.

Dans le même sens, l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé que les discussions avaient échoué en raison de tentatives américaines de « dicter leurs conditions », illustrant la profondeur des divergences entre les deux parties.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a pour sa part évoqué « une atmosphère de suspicion et de méfiance », soulignant la complexité des enjeux abordés et la difficulté d’aboutir à un accord en une seule session de négociations.

Cet échec intervient alors qu’une trêve fragile, entrée en vigueur après plusieurs semaines de conflit, reste en place jusqu’au 22 avril. Toutefois, aucune des deux parties ne s’est clairement prononcée sur son avenir, alimentant les incertitudes quant à une possible reprise des hostilités. Le conflit, déclenché fin février par une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, a déjà fait des milliers de victimes et provoqué de fortes perturbations économiques à l’échelle mondiale.

L’un des points de tension majeurs concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Bloqué de facto par l’Iran depuis le début du conflit, il constitue un levier géopolitique central. Les États-Unis ont indiqué avoir engagé des opérations de sécurisation dans la zone, tandis que les Gardiens de la Révolution ont menacé de réagir « avec sévérité » à toute présence militaire jugée hostile.

Dans ce contexte tendu, l’Arabie saoudite a annoncé la remise en service de son oléoduc reliant l’est à l’ouest du pays, une infrastructure stratégique permettant de contourner le détroit d’Ormuz en cas de blocage. Cette reprise intervient après des attaques attribuées à l’Iran contre des installations énergétiques dans la région, dans le cadre des représailles à l’offensive israélo-américaine.

Sur le terrain, les conséquences du conflit restent lourdes. En Iran, les infrastructures civiles ont été touchées et une coupure quasi totale d’Internet se poursuit depuis plus de six semaines. Au Liban, théâtre d’affrontements entre Israël et le Hezbollah, le bilan humain s’alourdit, avec plus de 2.000 morts et plusieurs milliers de blessés recensés par les autorités locales.

Israël a par ailleurs indiqué que le Liban n’était pas inclus dans l’accord de cessez-le-feu conclu avec l’Iran, laissant présager une poursuite des opérations militaires sur ce front. Des discussions distinctes entre le Liban et Israël sont néanmoins envisagées à Washington, bien que contestées par le Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé vouloir parvenir à un accord de paix « qui tiendra pour des générations », sans toutefois préciser les contours d’un tel compromis.

LNT avec AFP

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Guerre au Moyen-Orient, le point sur la situation après trois jours de cessez-le-feu https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-le-point-sur-la-situation-apres-trois-jours-de-cessez-le-feu/ Fri, 10 Apr 2026 08:22:51 +0000 https://lnt.ma/?p=544865 Le vice-président américain JD Vance a été désigné par le président Donald Trump pour piloter les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, alors qu’un cessez-le-feu fragile est entré dans son troisième jour. Cette mission, inédite à ce niveau de responsabilité pour un vice-président, intervient dans un contexte marqué par des […]

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Le vice-président américain JD Vance a été désigné par le président Donald Trump pour piloter les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, alors qu’un cessez-le-feu fragile est entré dans son troisième jour. Cette mission, inédite à ce niveau de responsabilité pour un vice-président, intervient dans un contexte marqué par des incertitudes persistantes sur le terrain et des divergences profondes entre les parties.

Envoyé au Pakistan pour ouvrir une séquence de négociations avec des représentants iraniens, JD Vance se voit confier un rôle central dans la tentative de transformation de la trêve actuelle en un accord de paix durable. Cette initiative marque un tournant dans sa trajectoire politique, lui qui s’était jusqu’ici montré relativement discret depuis le début du conflit.

Selon plusieurs observateurs, cette mission constitue un pari diplomatique. L’universitaire Aaron Wolf Mannes souligne ainsi qu’il est rare, voire inédit, qu’un vice-président américain conduise directement des négociations de cette nature, évoquant une démarche « très risquée » mais susceptible d’aboutir à un gain politique significatif en cas de succès.

JD Vance sera accompagné dans cette mission par l’émissaire spécial Steve Witkoff ainsi que par Jared Kushner, conseiller influent et proche du président américain, tous deux déjà impliqués dans des initiatives diplomatiques antérieures.

Un positionnement politique en tension

Le choix de JD Vance intervient dans un contexte particulier, marqué par son positionnement politique historiquement isolationniste. Ancien militaire engagé en Irak, il a construit sa carrière sur une critique des interventions militaires américaines à l’étranger, plaidant pour une réduction de l’implication des États-Unis dans les conflits internationaux.

D’après des informations de presse, il aurait été l’une des rares voix, au sein de l’administration, à s’opposer à une intervention militaire contre l’Iran avant le déclenchement des frappes conjointes israélo-américaines le 28 février. Il aurait notamment mis en garde contre les risques d’embrasement régional et les répercussions politiques internes.

Depuis le début des hostilités, le vice-président a adopté une posture mesurée, limitant ses prises de parole publiques. Il affirme néanmoins avoir été impliqué en coulisses dans les échanges diplomatiques, indiquant avoir été « beaucoup au téléphone » dans les semaines précédentes.

Des négociations fragilisées par la situation sur le terrain

La tenue des pourparlers au Pakistan intervient dans un contexte sécuritaire et diplomatique incertain. Islamabad, qui joue un rôle de médiateur, a renforcé les dispositifs de sécurité autour des lieux susceptibles d’accueillir les discussions, dans une atmosphère décrite comme particulièrement tendue.

Toutefois, la participation de la délégation iranienne reste sujette à caution. Des signaux contradictoires ont émergé, certains responsables iraniens conditionnant leur présence au respect du cessez-le-feu sur l’ensemble des fronts, notamment au Liban, où des frappes israéliennes ont récemment fait plus de 300 morts .

Dans ce contexte, des informations relayées sur une éventuelle arrivée de négociateurs iraniens à Islamabad ont été rapidement démenties, illustrant le degré d’incertitude entourant le processus diplomatique. Par ailleurs, la télévision d’État iranienne n’a pas évoqué ces négociations dans ses principaux bulletins, alimentant les interrogations sur la volonté réelle de Téhéran de s’engager dans ces discussions.

Au-delà des incertitudes sur la participation des acteurs, les divergences de fond entre les États-Unis et l’Iran demeurent importantes. Les questions liées au programme nucléaire iranien, à la sécurité régionale et à la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz figurent parmi les principaux points de blocage.

Du côté iranien, les autorités ont notamment exclu toute limitation de leur programme d’enrichissement d’uranium, une exigence pourtant centrale pour Washington et ses alliés. Cette position complique les perspectives d’un accord global à court terme.

Par ailleurs, les tensions restent vives dans plusieurs zones de la région. Des tirs de roquettes depuis le Liban ont récemment déclenché des alertes en Israël, tandis que le Hezbollah revendique des opérations contre des positions israéliennes . Ces développements fragilisent davantage le cessez-le-feu et compliquent les efforts diplomatiques en cours.

Un enjeu politique interne aux États-Unis

Au-delà de la dimension internationale, la mission confiée à JD Vance revêt également un enjeu politique interne. Âgé de 41 ans, le vice-président est considéré comme un candidat potentiel à la succession de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2028.

Sa capacité à obtenir des avancées diplomatiques significatives pourrait renforcer sa crédibilité sur la scène nationale et internationale. À l’inverse, un échec pourrait fragiliser sa position, notamment face à d’autres figures de l’administration, telles que le secrétaire d’État Marco Rubio, également perçu comme un prétendant potentiel.

Dans ce contexte, certains analystes estiment que même un accord partiel ou temporaire pourrait être considéré comme un succès politique, dans la mesure où il permettrait de stabiliser la situation sans nécessairement résoudre l’ensemble des différends structurels.

Les prochaines étapes des négociations dépendront en grande partie de l’évolution de la situation sur le terrain et de la capacité des différentes parties à respecter les engagements liés au cessez-le-feu. Plusieurs acteurs internationaux, dont des pays européens et des organisations multilatérales, appellent à une désescalade durable et à une reprise des discussions « de bonne foi ».

LNT avec AFP

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Liban : des bombardements israéliens massifs fragilisent une trêve déjà vacillante https://lnt.ma/liban-des-bombardements-israeliens-massifs-fragilisent-une-treve-deja-vacillante/ Thu, 09 Apr 2026 10:11:05 +0000 https://lnt.ma/?p=544818 Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, l’armée israélienne a lancé, le 8 avril, une vague de frappes d’une intensité sans précédent sur le Liban, plongeant la région dans une nouvelle spirale de violence et remettant en cause les fragiles espoirs d’apaisement. Selon plusieurs sources concordantes, ces bombardements ont causé au moins 254 […]

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Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, l’armée israélienne a lancé, le 8 avril, une vague de frappes d’une intensité sans précédent sur le Liban, plongeant la région dans une nouvelle spirale de violence et remettant en cause les fragiles espoirs d’apaisement.

Selon plusieurs sources concordantes, ces bombardements ont causé au moins 254 morts et plus de 800 blessés en quelques heures, constituant l’un des épisodes les plus meurtriers depuis le début du conflit en 2026. Les frappes ont visé Beyrouth, le sud du pays et la vallée de la Bekaa, touchant des zones densément peuplées et provoquant d’importants dégâts matériels.

Ces attaques interviennent pourtant quelques heures seulement après l’annonce d’une trêve censée ouvrir la voie à des négociations régionales. Israël a rapidement précisé que cet accord ne concernait pas ses opérations contre le Hezbollah au Liban, créant une ambiguïté majeure autour de la portée réelle du cessez-le-feu  .

Sur le terrain, les conséquences humanitaires sont lourdes. Les hôpitaux libanais, déjà fragilisés, ont été submergés par l’afflux de blessés, tandis que les bombardements ont provoqué des déplacements massifs de population. Plus d’un million de personnes seraient désormais déplacées depuis le début des hostilités, et le bilan global dépasse les 1.500 morts en quelques semaines.

Au-delà de l’ampleur des pertes humaines, ces frappes interrogent sur leur opportunité politique et stratégique. Plusieurs observateurs soulignent que l’offensive israélienne intervient à un moment clé, alors que des discussions diplomatiques étaient en préparation. Du côté iranien, les autorités ont dénoncé une action rendant « les négociations dénuées de sens ».

Si l’armée israélienne affirme cibler des infrastructures du Hezbollah, de nombreux témoignages et rapports évoquent des frappes ayant touché des zones civiles, alimentant les critiques internationales. L’ONU et plusieurs organisations humanitaires ont ainsi dénoncé un bilan jugé « horrific » et appelé à l’extension immédiate du cessez-le-feu à l’ensemble du territoire libanais.

Cette escalade s’inscrit dans un conflit plus large, marqué par une succession de frappes et de représailles depuis début mars. Au total, les bombardements israéliens ont déjà causé des centaines de morts et des milliers de blessés, dans un contexte de tension régionale extrême où chaque opération militaire semble rapprocher davantage le spectre d’un embrasement généralisé.

En poursuivant ses opérations au Liban en marge de la trêve, Israël fragilise ainsi un équilibre déjà précaire, alimentant les incertitudes sur la capacité des acteurs internationaux à contenir le conflit et à imposer une désescalade durable.

 

LNT

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Liban: Israël poursuit ses frappes malgré la trêve irano-américaine https://lnt.ma/liban-israel-poursuit-ses-frappes-malgre-la-treve-irano-americaine/ Wed, 08 Apr 2026 10:26:20 +0000 https://lnt.ma/?p=544702 Israël a mené mercredi plusieurs frappes sur le sud du Liban et multiplié ses ordres d’évacuation pour la population de cette vaste région et la banlieue sud de Beyrouth, affirmant que la trêve irano-américaine n’incluait pas le Liban. Le Hezbollah pro-iranien, qui a affirmé être aux portes d’une « victoire historique », ne s’est pas prononcé sur […]

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Israël a mené mercredi plusieurs frappes sur le sud du Liban et multiplié ses ordres d’évacuation pour la population de cette vaste région et la banlieue sud de Beyrouth, affirmant que la trêve irano-américaine n’incluait pas le Liban.

Le Hezbollah pro-iranien, qui a affirmé être aux portes d’une « victoire historique », ne s’est pas prononcé sur le cessez-le-feu mais n’a plus revendiqué d’attaques contre Israël depuis 01H00 locale environ (mardi 22H00 GMT).

Israël a déclaré soutenir la trêve de deux semaines conclue entre les États-Unis et l’Iran mais a précisé qu’elle « n’incluait pas le Liban ».

Son armée a appelé mercredi matin la population de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement islamiste Hezbollah, à évacuer en prévision de frappes à venir.

« La bataille continue au Liban », a déclaré le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne.

Il a ordonné sur X aux habitants d’une vaste zone, entre la frontière israélienne et le fleuve Zahrani, à une quarantaine de km plus au nord, d’évacuer.

Il a également diffusé d’autres ordres d’évacuation pour le sud, dont un bâtiment en plein coeur de la ville millénaire de Tyr.

Selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), plusieurs frappes ont visé mercredi matin plusieurs localités du sud du pays, dont un immeuble de la région de Tyr.

– « Prudence » –

Ali Mehdi, déplacé de Naqoura, ville frontalière occupée par l’armée israélienne, réfugié à Tyr, estime qu’il faut faire preuve de « prudence en attendant de voir si le cessez-le-feu nous inclut ou non ».

L’armée libanaise a appelé les déplacés à « attendre avant de rentrer » dans le sud du pays par précaution.

Le Hezbollah a, dans un communiqué, demandé à la population de ses bastions, dans le sud et l’est du pays ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth, de ne pas rentrer chez eux avant une « annonce officielle » de cessez-le-feu.

Un correspondant de l’AFP dans la région de Tyr a vu un petit nombre de personnes en voiture et des familles avec des enfants sur des motos rentrer vers des zones qu’ils avaient évacuées au début de la guerre.

Les frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars ont fait plus de 1.500 morts et plus d’un million de déplacés.

A Beyrouth, Ali Youssef, un livreur de 50 ans qui campe sous une tente aux abords de la banlieue sud, a affirmé qu’il attendait « un communiqué du Hezbollah » avant de décider de rentrer chez lui dans cette zone pilonnée par Israël.

« L’Iran ne va pas nous laisser tomber », a assuré cet homme, alors que Téhéran a dit avoir exigé pour accepter la trêve la fin des attaques contre ses alliés dans la région.

Peu avant l’annonce de la trêve régionale, huit personnes avaient été tuées et 22 blessées dans une frappe israélienne sur Saïda, principale ville du sud, selon le ministère de la Santé.

– « Paix durable »-

Le président libanais Joseph Aoun a salué la trêve et a affirmé que son pays oeuvrait à être inclus dans la « paix régionale ».

Il a souligné que « la décision de la guerre et de la paix (…) relève de l’Etat libanais seul ».

Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi déclaré que « personne ne négocie au nom du Liban, sauf l’Etat libanais ».

Une source officielle a indiqué à l’AFP que les autorités libanaises « n’ont pas été informées » de l’inclusion du Liban dans la trêve.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé que le cessez-le-feu devait « inclure pleinement le Liban » sur la durée.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a précisé que les Etats-Unis, l’Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu « partout », y compris au Liban, à la suite d’une médiation pakistanaise.

 

LNT avec Afp

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Moyen-Orient : nouvelles frappes iraniennes et escalade des tensions avec Washington https://lnt.ma/moyen-orient-nouvelles-frappes-iraniennes-et-escalade-des-tensions-avec-washington/ Mon, 06 Apr 2026 10:04:33 +0000 https://lnt.ma/?p=544533 L’intensification du conflit au Moyen-Orient s’est poursuivie lundi avec de nouvelles frappes menées par l’Iran contre Israël et plusieurs pays du Golfe, dans un contexte marqué par une montée des tensions avec les États-Unis et des menaces répétées du président Donald Trump. Plus d’un mois après le déclenchement des hostilités, la situation continue de se […]

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L’intensification du conflit au Moyen-Orient s’est poursuivie lundi avec de nouvelles frappes menées par l’Iran contre Israël et plusieurs pays du Golfe, dans un contexte marqué par une montée des tensions avec les États-Unis et des menaces répétées du président Donald Trump.

Plus d’un mois après le déclenchement des hostilités, la situation continue de se dégrader, alimentant les craintes d’une escalade régionale majeure et d’un enlisement du conflit.

Des frappes multiples et un bilan humain qui s’alourdit

Selon les informations disponibles, Téhéran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël, du Koweït et des Émirats arabes unis, élargissant ainsi le périmètre géographique des affrontements.

En Israël, deux corps ont été retrouvés sous les décombres d’un immeuble touché par une frappe à Haïfa, tandis que deux autres personnes restent portées disparues.

Dans les pays du Golfe, les Émirats arabes unis ont signalé un blessé après la chute de débris de drones interceptés, tandis que le Koweït a également été visé par des attaques.

En Iran, les frappes israéliennes ont endommagé une installation gazière à Téhéran, provoquant des coupures d’approvisionnement, et touché une université adjacente. Plusieurs quartiers résidentiels ont également été visés, entraînant l’évacuation de huit hôpitaux et la mort d’au moins cinq personnes à Qom, selon des médias locaux.

Les tensions ont été exacerbées par les déclarations de Donald Trump, qui a fixé un ultimatum à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, menaçant de frapper des infrastructures stratégiques en cas de refus.

Face à ces déclarations, un responsable iranien, Kazem Gharibabadi, a dénoncé de possibles « crimes de guerre », tandis que le commandement militaire iranien a averti que les prochaines représailles pourraient être « bien plus dévastatrices ».

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a également réagi en affirmant que « toute notre région va brûler » si les tensions continuaient de s’intensifier.

Un conflit sans perspective immédiate de désescalade

Depuis l’attaque initiale du 28 février, les échanges de frappes se succèdent quotidiennement, sans signe tangible d’apaisement.

Au Liban, le Hezbollah a revendiqué de nouveaux tirs de roquettes vers Israël, tandis que des frappes israéliennes ont visé la banlieue sud de Beyrouth, faisant plusieurs victimes civiles.

Dans ce contexte, les analystes estiment que la probabilité d’un accord rapide reste faible. L’expert en sécurité Danny Citrinowicz juge ainsi que la perspective d’un compromis entre Washington et Téhéran est « quasi inexistante » dans les conditions actuelles.

Malgré l’intensité des combats, des efforts diplomatiques se poursuivent. Oman, pays stratégique situé face à l’Iran, a engagé des discussions avec Téhéran sur la réouverture du détroit d’Ormuz.

Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a multiplié les contacts avec ses homologues pakistanais et égyptien, dans le cadre d’initiatives de médiation régionales.

Ces démarches restent toutefois fragiles et peinent à s’imposer face à la dynamique militaire en cours.

Un impact direct sur les marchés énergétiques

Les tensions géopolitiques continuent de peser sur les marchés de l’énergie, les prix du pétrole se maintenant autour de 110 dollars le baril.

Cette situation reflète les inquiétudes liées à la perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative de l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Malgré la décision de plusieurs pays de l’OPEP+ d’augmenter leur production à partir de mai, les marchés restent sensibles à toute évolution du conflit.

Au-delà du marché pétrolier, les effets de la crise se font déjà sentir dans plusieurs pays. En Égypte, par exemple, les autorités ont instauré un couvre-feu commercial pour faire face aux conséquences économiques de la hausse des prix de l’énergie.

LNT avec AFP

 

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Israël ciblé par l’Iran, Trump menace les infrastructures iraniennnes https://lnt.ma/israel-cible-par-liran-trump-menace-les-infrastructures-iraniennnes/ Fri, 03 Apr 2026 08:37:49 +0000 https://lnt.ma/?p=544459 Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis franchit un nouveau seuil de gravité, marqué par une intensification des frappes et des menaces explicites visant des infrastructures civiles iraniennes. Alors que Téhéran multiplie les tirs de missiles contre Israël, Washington durcit son discours et assume une stratégie de pression maximale, suscitant de vives critiques sur […]

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Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis franchit un nouveau seuil de gravité, marqué par une intensification des frappes et des menaces explicites visant des infrastructures civiles iraniennes. Alors que Téhéran multiplie les tirs de missiles contre Israël, Washington durcit son discours et assume une stratégie de pression maximale, suscitant de vives critiques sur le plan international.

Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par une offensive conjointe américano-israélienne contre des cibles iraniennes, la région est plongée dans une spirale d’escalade.  Les frappes initiales, visant notamment des installations militaires et stratégiques, ont rapidement été suivies de représailles iraniennes contre Israël et des intérêts américains dans la région.

Ces derniers jours, l’intensité du conflit s’est accentuée. L’Iran a lancé de nouvelles salves de missiles contre des zones israéliennes, causant des dégâts matériels et alimentant un climat de tension permanente.  En réponse, les États-Unis ont revendiqué des frappes de plus en plus ciblées, y compris contre des infrastructures majeures.

Des infrastructures civiles dans le viseur

Le tournant le plus controversé du conflit réside dans les menaces assumées par Washington de viser directement des infrastructures civiles iraniennes. Le président américain Donald Trump a ainsi déclaré que les États-Unis pourraient frapper des ponts, des centrales électriques et d’autres installations essentielles, affirmant que « ce qui a été détruit jusqu’ici n’est qu’un début ». 

Ces propos font suite à une frappe ayant détruit un pont majeur en Iran, causant des victimes civiles et marquant une escalade significative dans la nature des cibles visées. 

Des experts en droit international alertent sur le risque de violations graves des conventions de Genève, qui interdisent les attaques contre des infrastructures civiles indispensables à la population. 

Une stratégie contestée et risquée

Cette évolution de la doctrine militaire américaine, soutenue par Israël, suscite de nombreuses interrogations. Pour plusieurs analystes, le ciblage d’infrastructures civiles traduit un changement de paradigme, visant à exercer une pression maximale sur l’État iranien, au risque d’aggraver les souffrances des populations.

Des frappes ont déjà touché des installations sensibles, avec des conséquences directes sur les réseaux de transport, l’énergie et, selon certaines sources, des infrastructures médicales et hydriques. 

Cette stratégie, dénoncée par Téhéran comme une « dérive morale », alimente les tensions et renforce la détermination iranienne à riposter. Elle accroît également les risques d’extension du conflit à l’ensemble de la région.

Une guerre aux conséquences globales

Au-delà du théâtre militaire, cette escalade a des répercussions mondiales. Le conflit perturbe les routes énergétiques, notamment dans le détroit d’Ormuz, et entraîne une hausse significative des prix du pétrole, affectant les économies à l’échelle globale. 

Sur le plan humanitaire, le bilan s’alourdit de jour en jour, avec des milliers de victimes et des millions de déplacés.  Les appels à la désescalade se multiplient, notamment de la part des organisations internationales, qui redoutent un embrasement régional incontrôlable.

Une impasse diplomatique

Malgré les tensions, aucune issue diplomatique claire ne se dessine. Les déclarations de Washington, combinées à l’engagement militaire israélien, laissent présager une poursuite du conflit dans les semaines à venir, sans calendrier précis de désengagement.

Dans ce contexte, la multiplication des frappes et des menaces contre des infrastructures civiles marque un tournant inquiétant. Elle pose la question du respect du droit international et des limites de l’usage de la force, dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflits.

Alors que les hostilités se poursuivent, la communauté internationale reste confrontée à un risque croissant d’extension du conflit, dont les conséquences pourraient dépasser largement le cadre régional.

 

LNT

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L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz restera fermé à ses « ennemis » https://lnt.ma/liran-affirme-que-le-detroit-dormuz-restera-ferme-a-ses-ennemis/ Wed, 01 Apr 2026 10:23:08 +0000 https://lnt.ma/?p=544276 L’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions régionales. Cette déclaration, portée notamment par les Gardiens de la Révolution, marque une nouvelle escalade dans la crise qui secoue le Moyen-Orient et ses routes énergétiques stratégiques. Selon des sources proches des […]

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L’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions régionales. Cette déclaration, portée notamment par les Gardiens de la Révolution, marque une nouvelle escalade dans la crise qui secoue le Moyen-Orient et ses routes énergétiques stratégiques.

Selon des sources proches des autorités iraniennes, le passage est désormais interdit aux navires « venant ou à destination de ports appartenant aux alliés et soutiens des ennemis américano-sionistes », une formulation qui vise explicitement les États-Unis, Israël et leurs partenaires. 

Un axe maritime stratégique sous pression

Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule arabique, constitue l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial. En temps normal, près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz transitent par cette voie maritime. 

Depuis le début des tensions, le trafic maritime y a fortement chuté. Des données de suivi indiquent que la circulation des navires a parfois été réduite à des niveaux quasi nuls, avec des dizaines de bâtiments contraints de faire demi-tour ou de rester à l’ancre en raison des risques sécuritaires. 

Une fermeture partielle et sélective

Malgré les annonces de fermeture, l’Iran n’a pas totalement bloqué le détroit. Téhéran semble adopter une stratégie sélective, autorisant le passage de certains navires appartenant à des pays considérés comme « alliés » ou neutres, tout en interdisant l’accès à d’autres. 

Cette approche, qualifiée par certains analystes de « blocus différencié », s’inscrit dans une logique de pression géopolitique tout en évitant une rupture totale des échanges maritimes.

Par ailleurs, des routes alternatives ont été mises en place par les autorités iraniennes, obligeant les navires autorisés à suivre des itinéraires spécifiques sous contrôle, renforçant ainsi la capacité de surveillance de Téhéran sur cette zone stratégique. 

Une montée des incidents en mer

La situation sécuritaire s’est également dégradée ces dernières semaines. Plusieurs incidents impliquant des navires commerciaux ont été signalés dans le Golfe et à proximité du détroit, avec des attaques ou des interceptions qui ont contribué à renforcer le climat d’incertitude.

Au total, des dizaines de navires ont été touchés ou impliqués dans des incidents depuis le début du mois de mars, selon des sources spécialisées dans la sécurité maritime. 

Cette multiplication des événements alimente les inquiétudes quant à une possible extension du conflit au domaine maritime, avec des répercussions directes sur les chaînes d’approvisionnement internationales.

Des conséquences économiques mondiales

La situation dans le détroit d’Ormuz a déjà des effets notables sur les marchés énergétiques. La réduction du trafic et les risques accrus ont entraîné une hausse significative des prix du pétrole, qui ont dépassé les 100 dollars le baril lors des pics de tension. 

Au-delà des prix, cette crise met en évidence la vulnérabilité des routes énergétiques mondiales et l’impact immédiat que peuvent avoir les tensions géopolitiques sur les économies importatrices.

Une crise aux implications durables

L’affirmation iranienne d’un détroit « fermé à ses ennemis » s’inscrit dans une stratégie plus large de pression militaire et politique. Sans constituer un blocus total formel, cette posture contribue à maintenir un climat d’incertitude élevé, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.

Alors que les tensions persistent, la situation dans le détroit d’Ormuz reste un indicateur clé de l’évolution du conflit régional, avec des implications majeures pour le commerce mondial et la stabilité énergétique.

 

LNT

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Israël franchit un seuil inédit avec une loi de peine de mort ciblant les Palestiniens https://lnt.ma/israel-franchit-un-seuil-inedit-avec-une-loi-de-peine-de-mort-ciblant-les-palestiniens/ Tue, 31 Mar 2026 09:31:50 +0000 https://lnt.ma/?p=544147 Israël a adopté le 30 mars 2026 une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens condamnés pour des attaques mortelles, une décision qui suscite une vague de condamnations internationales et ravive les accusations de discrimination systémique. Porté par l’extrême droite et soutenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce texte marque une rupture […]

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Israël a adopté le 30 mars 2026 une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens condamnés pour des attaques mortelles, une décision qui suscite une vague de condamnations internationales et ravive les accusations de discrimination systémique. Porté par l’extrême droite et soutenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce texte marque une rupture majeure dans la politique pénale israélienne.

Votée par 62 voix contre 48 à la Knesset, la loi prévoit que les Palestiniens jugés par des tribunaux militaires en Cisjordanie occupée puissent être condamnés à mort, avec une exécution par pendaison dans un délai pouvant aller jusqu’à 90 jours, sans véritable possibilité d’appel ni de grâce. 

Une justice à deux vitesses dénoncée

Au cœur des critiques figure le caractère profondément asymétrique du dispositif. Bien que la loi soit formulée de manière générale, experts et ONG soulignent qu’elle ne s’applique, dans les faits, qu’aux Palestiniens, les colons israéliens relevant d’un autre système judiciaire. 

Cette dualité juridique, entre tribunaux militaires pour les Palestiniens et juridictions civiles pour les Israéliens, alimente les accusations d’un système judiciaire à deux vitesses. Des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, dénoncent une mesure « discriminatoire » et contraire aux normes du droit international. 

Une escalade politique et idéologique

Le texte a été porté notamment par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite israélienne, qui a revendiqué une ligne de fermeté radicale. La loi s’inscrit dans un contexte de durcissement général de la politique sécuritaire, marqué par une rhétorique de plus en plus offensive à l’égard des Palestiniens.

Pour de nombreux observateurs, cette législation dépasse la seule logique sécuritaire et s’inscrit dans une orientation idéologique visant à institutionnaliser une réponse punitive extrême, dans un climat déjà marqué par des tensions aiguës.

Une condamnation internationale croissante

L’adoption de cette loi a immédiatement suscité des réactions critiques à l’international. L’Union européenne a exprimé une « vive inquiétude », qualifiant la mesure de « recul manifeste » au regard des engagements démocratiques et des standards internationaux. 

Côté palestinien, le président Mahmoud Abbas a dénoncé une loi « raciste » et une violation flagrante du droit international, accusant Israël de chercher à légaliser des pratiques assimilées à des exécutions extrajudiciaires. 

Un tournant lourd de conséquences

Au-delà de ses implications juridiques, cette loi intervient dans un contexte de critiques récurrentes sur le traitement des Palestiniens dans les territoires occupés, notamment en matière de détention, d’usage de la force et de respect des droits fondamentaux.

Pour de nombreux analystes, elle pourrait accentuer les tensions déjà extrêmes dans la région, fragiliser davantage les perspectives de dialogue et exposer Israël à un isolement diplomatique accru.

Alors que des recours sont déjà en préparation devant la Cour suprême israélienne, l’adoption de ce texte ouvre une nouvelle séquence dans le conflit, où la question de la justice devient plus que jamais un terrain de confrontation politique, juridique et morale.

 

LNT

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Liban : Israël assume un projet d’occupation du sud du pays https://lnt.ma/liban-israel-assume-un-projet-doccupation-du-sud-du-pays/ Tue, 31 Mar 2026 09:30:24 +0000 https://lnt.ma/?p=544150 Israël franchit un nouveau cap dans sa stratégie régionale. En pleine escalade militaire, les autorités israéliennes ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir une présence militaire durable dans le sud du Liban après la guerre, sous couvert de « zone de sécurité ». Une perspective qui suscite de vives inquiétudes et ravive le spectre d’une […]

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Israël franchit un nouveau cap dans sa stratégie régionale. En pleine escalade militaire, les autorités israéliennes ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir une présence militaire durable dans le sud du Liban après la guerre, sous couvert de « zone de sécurité ». Une perspective qui suscite de vives inquiétudes et ravive le spectre d’une occupation prolongée.

Selon les déclarations du ministre israélien de la Défense, l’objectif est clair : établir une zone tampon allant jusqu’au fleuve Litani, contrôler les axes stratégiques et empêcher le retour de centaines de milliers de Libanais déplacés. 

Une stratégie de contrôle territorial assumée

Derrière l’argument sécuritaire avancé par Tel-Aviv, de nombreux observateurs dénoncent une volonté assumée de remodeler durablement le sud du Liban. Les plans évoqués incluent non seulement le contrôle militaire du territoire, mais aussi la destruction d’infrastructures et de villages proches de la frontière, dans une logique déjà observée dans d’autres zones de conflit. 

Des opérations militaires récentes ont déjà contribué à vider des localités entières de leurs habitants, avec des destructions massives d’infrastructures civiles et un déplacement de populations à grande échelle. 

Une répétition de l’histoire

Ce projet fait écho à un précédent lourd : l’occupation israélienne du sud du Liban entre 1978 et 2000, qui avait duré plus de deux décennies.  À l’époque déjà, Israël justifiait sa présence par des impératifs sécuritaires, tout en maintenant une zone tampon contrôlée militairement.

Aujourd’hui, la perspective d’un retour à ce schéma inquiète fortement, d’autant que des positions israéliennes sont déjà maintenues sur le territoire libanais malgré des accords de cessez-le-feu récents. 

Un coût humain déjà lourd

Le conflit en cours a déjà provoqué des conséquences dramatiques pour les populations civiles. Plus d’un million de personnes ont été déplacées et des centaines de civils ont perdu la vie dans les affrontements et bombardements. 

Des organisations internationales ont également documenté des destructions d’écoles et d’infrastructures civiles, qualifiées de possibles violations du droit international. 

Une escalade aux conséquences incertaines

Au-delà de l’impact immédiat, cette stratégie pourrait profondément déstabiliser la région. Le Hezbollah a déjà annoncé qu’il s’opposerait à toute occupation, laissant présager une intensification des combats.

Sur le plan diplomatique, cette annonce renforce les tensions et alimente les critiques sur une politique israélienne perçue comme expansionniste. Pour de nombreux analystes, la mise en place d’une telle zone tampon pourrait non seulement prolonger le conflit, mais aussi compromettre durablement toute perspective de stabilisation au Liban.

Dans un Moyen-Orient déjà fragilisé, l’hypothèse d’une occupation prolongée du sud du Liban apparaît ainsi comme un tournant majeur, aux implications sécuritaires, humanitaires et politiques potentiellement explosives.

 

LNT

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École bombardée en Iran: Téhéran fustige devant l’ONU une attaque « calculée » des États-Unis https://lnt.ma/ecole-bombardee-en-iran-teheran-fustige-devant-lonu-une-attaque-calculee-des-etats-unis/ Fri, 27 Mar 2026 09:30:40 +0000 https://lnt.ma/?p=543941 Le bombardement meurtrier d’une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’était pas une erreur de ciblage mais une attaque « calculée » des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans un message vidéo diffusé à Genève. L’attaque contre cette école « n’était ni un simple […]

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Le bombardement meurtrier d’une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’était pas une erreur de ciblage mais une attaque « calculée » des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans un message vidéo diffusé à Genève.

L’attaque contre cette école « n’était ni un simple +incident+, ni une +erreur de calcul +. Les déclarations contradictoires des États-Unis visant à justifier leur crime ne sauraient en aucun cas les exonérer de leur responsabilité », a accusé M. Araghchi, évoquant une attaque « calculée » de l’armée américaine dans ce message diffusé lors d’une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme à Genève.

« Plus de 175 élèves et enseignants ont été massacrés de sang-froid », a-t-il ajouté, qualifiant cette attaque de « crime de guerre et de crime contre l’humanité ».

En session annuelle à Genève, le Conseil tenait vendredi une réunion d’urgence sur la sécurité des enfants dans le conflit au Moyen-Orient, après le bombardement mortel de l’école de Minab, dans le sud du pays.

Le gouvernement iranien accuse l’armée américaine d’avoir frappé l’établissement. Le président américain Donald Trump a d’abord nié toute implication de son pays, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il « s’accommoderait » du résultat de l’enquête ouverte par le Pentagone.

Selon le quotidien The New York Times, qui cite des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile qui a frappé l’école a bien été tiré par l’armée américaine après une erreur de ciblage.

« À l’heure où les agresseurs américano-israéliens affirment eux-mêmes posséder les technologies les plus avancées et les systèmes militaires et informatiques les plus précis, nul ne peut croire que l’attaque contre cette école ait été autre chose qu’un acte délibéré et intentionnel », a insisté le ministre iranien.

« Cette atrocité est injustifiable, ne peut être dissimulée et ne doit pas susciter le silence et l’indifférence », a-t-il encore exhorté.

Le débat de vendredi devant le Conseil, demandé par l’Iran, Cuba et la Chine, est le second consacré cette semaine à la guerre au Moyen-Orient.

Mercredi, un débat demandé par Bahreïn au nom des six pays du Conseil de coopération du Golfe et de la Jordanie portait exclusivement sur les frappes iraniennes contre des pays de la région du Golfe et leurs conséquences pour les populations civiles.

À l’issue de ce débat, les 47 membres du Conseil ont adopté par consensus une résolution condamnant les « attaques odieuses » de l’Iran contre ses voisins du Golfe et appelant à des « réparations » rapides pour toutes les victimes de ces frappes.

Le Conseil n’a en revanche pas été saisi d’un projet de résolution pour le débat de vendredi.

 

LNT avec Afp

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Liban: Israël dit qu’il compte s’emparer d’une zone de « sécurité » jusqu’au Litani https://lnt.ma/liban-israel-dit-quil-compte-semparer-dune-zone-de-securite-jusquau-litani/ Tue, 24 Mar 2026 09:28:33 +0000 https://lnt.ma/?p=543738 Israël a indiqué envisager la mise en place d’une zone de “sécurité” au sud du Liban, s’étendant jusqu’au fleuve Litani, une annonce qui suscite de vives inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire dans la région. Selon les autorités israéliennes, cette mesure vise à éloigner les menaces du Hezbollah et à renforcer la protection de […]

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Israël a indiqué envisager la mise en place d’une zone de “sécurité” au sud du Liban, s’étendant jusqu’au fleuve Litani, une annonce qui suscite de vives inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire dans la région.

Selon les autorités israéliennes, cette mesure vise à éloigner les menaces du Hezbollah et à renforcer la protection de son territoire. Toutefois, cette perspective est perçue par de nombreux observateurs comme une extension significative de l’intervention militaire israélienne sur le sol libanais, ravivant le souvenir de précédentes incursions.

Le fleuve Litani, situé à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne, constitue une ligne stratégique au cœur des tensions entre Israël et le Hezbollah. Toute avancée militaire jusqu’à cette zone impliquerait un élargissement notable des opérations, avec des conséquences potentielles sur la stabilité régionale.

Du côté libanais, les autorités dénoncent une violation de leur souveraineté territoriale, alors que les frappes israéliennes se poursuivent dans plusieurs zones, notamment au sud du pays et dans la banlieue de Beyrouth. Les bombardements ont déjà provoqué d’importants déplacements de population et une dégradation de la situation humanitaire.

Plusieurs analystes estiment que cette stratégie pourrait accentuer les tensions et compliquer davantage toute tentative de désescalade. La communauté internationale appelle, de son côté, à la retenue, dans un contexte où les risques d’embrasement régional restent élevés.

Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah se multiplient, laissant craindre un élargissement du conflit au-delà des zones frontalières.

 

LNT avec Afp

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Moyen-Orient : l’eau, nouvelle dimension stratégique du conflit https://lnt.ma/moyen-orient-leau-nouvelle-dimension-strategique-du-conflit/ Sun, 22 Mar 2026 14:06:47 +0000 https://lnt.ma/?p=543668 La guerre en cours au Moyen-Orient ne se limite plus aux infrastructures énergétiques ou aux routes maritimes stratégiques. Elle s’étend désormais à un autre levier critique : l’eau, dont l’approvisionnement apparaît de plus en plus exposé aux tensions militaires et géopolitiques. Des infrastructures hydriques désormais ciblées Longtemps épargnées, les installations liées à l’eau, notamment les […]

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La guerre en cours au Moyen-Orient ne se limite plus aux infrastructures énergétiques ou aux routes maritimes stratégiques. Elle s’étend désormais à un autre levier critique : l’eau, dont l’approvisionnement apparaît de plus en plus exposé aux tensions militaires et géopolitiques.

Des infrastructures hydriques désormais ciblées

Longtemps épargnées, les installations liées à l’eau, notamment les usines de dessalement, font désormais partie des cibles potentielles. Des frappes ayant visé des infrastructures de ce type ont été signalées dans la région, traduisant une évolution du champ du conflit vers des secteurs essentiels à la vie quotidienne.

Dans un contexte d’escalade, les menaces se sont également intensifiées à l’encontre de ces installations, qui constituent un maillon vital pour l’approvisionnement en eau potable de plusieurs pays du Golfe.

La vulnérabilité de ces infrastructures s’explique par la dépendance élevée des pays du Moyen-Orient à l’eau dessalinisée. Dans une région où les ressources hydriques naturelles sont particulièrement limitées, les usines de dessalement jouent un rôle central pour répondre aux besoins domestiques et économiques.

Elles représentent ainsi une part significative de l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs pays, notamment dans les grandes métropoles. Cette dépendance structurelle renforce la dimension stratégique de ces installations, dont le fonctionnement conditionne directement la stabilité des systèmes urbains et économiques.

Au-delà des frappes directes, ces infrastructures présentent d’autres fragilités. Leur fonctionnement repose sur un approvisionnement énergétique constant, ce qui les rend sensibles à d’éventuelles coupures d’électricité. Elles peuvent également être affectées par des pollutions maritimes, notamment en cas de marées noires, susceptibles de perturber les processus de dessalement.

Face à ces risques, plusieurs États ont renforcé les dispositifs de sécurité autour des installations, incluant des mesures de protection contre les attaques par drones ou missiles, ainsi qu’un suivi accru de la qualité de l’eau et des conditions d’exploitation.

Des précédents encore limités mais significatifs

Si les attaques contre les infrastructures hydriques restent relativement rares, elles ne sont pas inédites. Des épisodes similaires ont été observés au cours des dernières décennies, notamment lors de conflits régionaux, bien que leur fréquence demeure limitée par rapport à d’autres types de cibles stratégiques.

La résurgence de ces pratiques dans le contexte actuel souligne toutefois une évolution des logiques de guerre, où les infrastructures civiles essentielles peuvent devenir des leviers de pression.

Les conséquences d’une perturbation durable de l’approvisionnement en eau pourraient être importantes. À court terme, elles se traduiraient par des rationnements ou des interruptions de service. À plus long terme, elles pourraient affecter des secteurs entiers de l’économie, tels que le tourisme, l’industrie ou encore les centres de données, fortement consommateurs d’eau.

Dans les scénarios les plus critiques, des mouvements de population pourraient également être observés, notamment dans les zones urbaines dépendantes de ces infrastructures.

Malgré ces risques, certains mécanismes de résilience existent. Les réseaux de dessalement sont parfois interconnectés, ce qui permet de compenser partiellement l’arrêt d’une installation. Par ailleurs, des capacités de stockage permettent de couvrir plusieurs jours de consommation.

Ces dispositifs offrent toutefois une protection limitée dans le temps et ne sauraient compenser des perturbations prolongées ou généralisées.

LNT avec AFP

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Le chef de la diplomatie omanaise accuse Washington de s’être « laissé entraîner » dans la guerre https://lnt.ma/le-chef-de-la-diplomatie-omanaise-accuse-washington-de-setre-laisse-entrainer-dans-la-guerre/ Thu, 19 Mar 2026 09:28:49 +0000 https://lnt.ma/?p=543624 Le ministre omanais des Affaires étrangères, ex-médiateur dans les discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, a accusé l’administration américaine de « s’être laissé entraîner » par Israël dans la guerre à un moment où un accord semblait « réellement possible ». Dans une tribune publiée jeudi par l’hebdomadaire britannique The Economist, Badr al-Busaidi abandonne la réserve diplomatique habituelle pour […]

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Le ministre omanais des Affaires étrangères, ex-médiateur dans les discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, a accusé l’administration américaine de « s’être laissé entraîner » par Israël dans la guerre à un moment où un accord semblait « réellement possible ».

Dans une tribune publiée jeudi par l’hebdomadaire britannique The Economist, Badr al-Busaidi abandonne la réserve diplomatique habituelle pour qualifier le conflit de « catastrophe ».

Washington et Téhéran ont été « à deux doigts de conclure un véritable accord » sur le programme nucléaire iranien au cours des neuf derniers mois, écrit-il.

La première occasion remonte au cycle de pourparlers menés jusqu’en juin 2025, juste avant le déclenchement de la guerre des 12 jours par Israël, dans laquelle sont brièvement intervenus les Etats-Unis en bombardant des sites nucléaires iraniens. La seconde est apparue en février 2026, juste avant que des frappes israélo-américaines ne tuent le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, déclenchant une guerre qui s’étend depuis dans tout le Moyen-Orient.

« Ce fut un choc, mais pas une surprise, lorsque le 28 février – quelques heures seulement après les pourparlers les plus importants – Israël et les Etats-Unis ont de nouveau lancé une frappe militaire illégale contre la paix qui avait brièvement semblé réellement possible », relate Badr al-Busaidi.

Il accuse l’administration américaine de « s’être laissé entraîner dans cette guerre », persuadée par les « dirigeants israéliens » qu’une « capitulation sans condition suivrait rapidement l’assaut initial ». Et y voit là « la plus grande erreur d’appréciation de l’administration américaine ».

« Les amis des Etats-Unis ont le devoir de dire la vérité », souligne-t-il, les appelant à dire à leur allié américain « à quel point » il a « perdu le contrôle de sa propre politique étrangère ».

Le quotidien The Guardian a révélé mardi que le conseiller britannique à la sécurité nationale, Jonathan Powell, avait assisté à la dernière session de négociations américano-iraniennes à Genève le 26 février et avait jugé les propositions de Téhéran « suffisamment importantes pour éviter une guerre précipitée ».

 

LNT avec Afp

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Guerre au Moyen-Orient, l’économique mondiale sous tension https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-leconomique-mondiale-sous-tension/ Wed, 18 Mar 2026 10:49:21 +0000 https://lnt.ma/?p=543521 Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 19e jour, ses effets sur l’économie mondiale se confirment et s’intensifient, affectant simultanément les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement, les politiques monétaires et plusieurs secteurs industriels. Entre volatilité des cours du pétrole, ajustements des flux commerciaux et incertitudes financières, l’économie mondiale évolue dans un environnement marqué […]

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Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 19e jour, ses effets sur l’économie mondiale se confirment et s’intensifient, affectant simultanément les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement, les politiques monétaires et plusieurs secteurs industriels. Entre volatilité des cours du pétrole, ajustements des flux commerciaux et incertitudes financières, l’économie mondiale évolue dans un environnement marqué par une forte instabilité.

Repli des cours du pétrole dans un marché sous pression

Les marchés pétroliers ont enregistré un léger reflux mercredi matin, après plusieurs séances de forte hausse. Vers 8h20 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, reculait de 1,20% à 102,18 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, référence internationale, cédait 2,62% à 93,69 dollars.

Cette détente relative intervient dans un contexte de réorganisation progressive des flux énergétiques. Comme le souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, « la région se réorganise face à l’éventualité d’un conflit prolongé », traduisant une adaptation progressive des acteurs du marché à un environnement géopolitique dégradé.

Un élément notable concerne la reprise partielle des exportations pétrolières irakiennes. Bagdad a annoncé la remise en circulation d’environ 250.000 barils par jour, acheminés par oléoduc vers un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome. Cette reprise, bien que limitée par rapport aux volumes habituels du pays, qui s’élèvent à environ 3,5 millions de barils par jour, contribue à atténuer temporairement les tensions sur l’offre mondiale.

Par ailleurs, le déblocage des réserves stratégiques décidé par les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), à hauteur de 400 millions de barils, commence à produire ses effets. L’ouverture des stocks japonais marque le début de ce processus, appelé à s’accélérer dans les semaines à venir.

Des marchés financiers en quête de repères

Sur les marchés financiers, la tendance reste prudente mais globalement orientée à la hausse en début de séance européenne. Vers 8h20 GMT, les principales places boursières européennes évoluaient dans le vert, avec Paris en hausse de 0,72%, Londres de 0,27%, Francfort de 0,61% et Milan de 0,51%.

Cette ouverture positive s’inscrit dans un contexte de relative stabilisation des prix du pétrole et de baisse des rendements obligataires souverains européens, traduisant un certain apaisement des tensions immédiates.

En Asie, les marchés avaient déjà affiché une orientation favorable. La Bourse de Tokyo a ainsi clôturé en progression de 2,86%, tandis que Séoul enregistrait une hausse de plus de 5%. D’autres places, comme Taipei, Sydney et Hong Kong, ont également évolué à la hausse, les investisseurs anticipant les décisions des grandes banques centrales.

Les banques centrales face à un choc inflationniste potentiel

La guerre au Moyen-Orient ravive les préoccupations liées à l’inflation, en particulier à travers le canal énergétique. Dans ce contexte, la Réserve fédérale américaine (Fed) doit annoncer sa décision de politique monétaire dans la journée, suivie de celles de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre.

Les analystes s’attendent majoritairement à un statu quo sur les taux directeurs, dans un environnement marqué par une forte incertitude. L’expression « wait and see » devrait dominer la communication des banques centrales, alors que les autorités monétaires tentent d’évaluer l’ampleur et la durée du choc en cours.

La hausse des prix de l’énergie pourrait en effet retarder la désinflation observée ces derniers mois, compliquant les arbitrages entre soutien à la croissance et stabilité des prix.

Perturbations des chaînes d’approvisionnement énergétiques

Le conflit a profondément perturbé les flux énergétiques mondiaux, en particulier dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part significative du commerce mondial de pétrole et de gaz.

Face à ces contraintes, plusieurs pays cherchent à sécuriser leurs approvisionnements. La Corée du Sud a ainsi annoncé la réception de 18 millions de barils supplémentaires en provenance des Émirats arabes unis, via des routes alternatives permettant d’éviter le détroit.

Dans le même temps, l’Iran exerce un contrôle accru sur le trafic maritime dans la zone, en sélectionnant les navires autorisés à transiter, ce qui accentue les incertitudes pour les opérateurs logistiques et énergétiques.

La situation a conduit l’Organisation maritime internationale (OMI) à convoquer une réunion de crise à Londres, consacrée à la sécurité des navires et des équipages. Environ 20.000 marins se trouvent actuellement bloqués sur plus de 3.200 navires dans la région, illustrant l’ampleur des perturbations.

Impacts sectoriels : énergie, industrie et transport sous tension

Les conséquences du conflit se répercutent sur plusieurs secteurs économiques. L’industrie pétrochimique en Asie est particulièrement affectée par les difficultés d’approvisionnement en naphta, un dérivé pétrolier essentiel à la production de plastiques.

Au Japon et en Corée du Sud, certaines entreprises ont déjà réduit leur production. Le groupe Mitsui Chemicals a ainsi diminué sa production d’éthylène dans deux de ses usines, en raison des incertitudes sur l’approvisionnement.

Dans d’autres régions, les tensions énergétiques se traduisent par des mesures d’ajustement. Au Sri Lanka, les autorités ont appelé les propriétaires de véhicules électriques à limiter leur consommation nocturne, afin de réduire la pression sur un système électrique dépendant du charbon et du gazole importé.

Ces évolutions illustrent la propagation du choc au-delà du seul marché pétrolier, affectant l’ensemble des chaînes de valeur industrielles et énergétiques.

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Trump loin de susciter « l’enthousiasme » avec sa demande d’aide sur le détroit d’Ormuz https://lnt.ma/trump-loin-de-susciter-lenthousiasme-avec-sa-demande-daide-sur-le-detroit-dormuz/ Tue, 17 Mar 2026 10:12:21 +0000 https://lnt.ma/?p=543452 Le président américain Donald Trump a appelé ses alliés à participer à une mission internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, un passage stratégique fortement perturbé par le conflit en cours avec l’Iran. Cette initiative intervient alors que cette voie maritime, par laquelle transite environ 20% du pétrole mondial, est quasi paralysée, alimentant les tensions […]

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Le président américain Donald Trump a appelé ses alliés à participer à une mission internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, un passage stratégique fortement perturbé par le conflit en cours avec l’Iran. Cette initiative intervient alors que cette voie maritime, par laquelle transite environ 20% du pétrole mondial, est quasi paralysée, alimentant les tensions sur les marchés énergétiques. 

Dans un message adressé à plusieurs puissances, notamment la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni, le président américain a estimé que les pays dépendants de cette route énergétique devaient contribuer à sa sécurisation, évoquant même des conséquences pour l’avenir de l’OTAN en cas d’inaction. 

Des réponses contrastées

Les réactions internationales à cet appel se révèlent toutefois prudentes, voire négatives.

En Europe, plusieurs pays ont clairement marqué leurs réserves. L’Allemagne a rejeté toute participation militaire, estimant que le conflit ne relevait pas de ses intérêts directs. « Ce n’est pas notre guerre », a notamment déclaré le ministre allemand de la Défense. 

L’Espagne et la Grèce ont également exclu toute implication militaire dans le détroit, tandis que l’Union européenne privilégie une approche diplomatique et envisage d’éventuels ajustements de ses missions existantes, sans engagement direct à ce stade. 

Le Royaume-Uni, de son côté, s’est dit favorable à une coordination avec ses alliés, mais sans s’engager dans une intervention militaire immédiate, évoquant la nécessité d’un « plan collectif viable ». 

Prudence en Asie et refus de certains alliés

En Asie, la prudence domine également. Le Japon a indiqué ne pas envisager, pour l’instant, l’envoi de navires de guerre dans la zone. 

La Corée du Sud a, quant à elle, évoqué un examen en cours, rappelant que toute décision nécessiterait l’approbation de son Parlement. 

L’Australie a clairement refusé de participer à une telle mission navale. 

Vers une coalition incertaine

Face à ces réticences, la perspective d’une coalition internationale reste incertaine. Certains pays européens, dont la France, ont évoqué la possibilité d’une mission d’escorte à caractère défensif, mais uniquement dans un cadre multilatéral et à condition d’une désescalade partielle du conflit. 

Dans ce contexte, les États-Unis pourraient être amenés à assumer seuls, au moins dans un premier temps, la sécurisation du détroit d’Ormuz, alors que les tensions régionales et les risques pour le commerce mondial d’hydrocarbures restent élevés.

Cette séquence illustre les divergences entre Washington et ses partenaires sur la gestion du conflit et souligne la difficulté à bâtir une réponse internationale coordonnée face à une crise aux implications économiques mondiales.

 

LNT

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Israël annonce des opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban https://lnt.ma/israel-annonce-des-operations-terrestres-contre-le-hezbollah-au-liban/ Mon, 16 Mar 2026 10:40:13 +0000 https://lnt.ma/?p=543352 Israël a annoncé lundi le lancement d’opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban, dans un contexte d’escalade militaire régionale qui se poursuit depuis plus de deux semaines. Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’inquiéter les marchés et les gouvernements en raison de leurs implications pour l’approvisionnement […]

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Israël a annoncé lundi le lancement d’opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban, dans un contexte d’escalade militaire régionale qui se poursuit depuis plus de deux semaines. Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’inquiéter les marchés et les gouvernements en raison de leurs implications pour l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon l’armée israélienne, des « opérations terrestres limitées et ciblées » ont été engagées contre des positions du Hezbollah dans le sud du Liban. Ces actions visent, selon le communiqué militaire, des bastions considérés comme stratégiques pour le mouvement chiite soutenu par l’Iran.

Depuis le début du mois, des unités israéliennes accompagnées de blindés ont mené plusieurs incursions dans cette région frontalière. L’armée israélienne présente ces opérations comme des actions défensives destinées à « éliminer des combattants opérant dans la zone ».

Israël a récemment intensifié ses frappes aériennes sur plusieurs zones du Liban, notamment dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth. Les autorités israéliennes ont également évoqué la possibilité de créer une zone tampon le long de la frontière entre les deux pays.

Parallèlement aux opérations au Liban, les bombardements se poursuivent en Iran. À Téhéran, plusieurs explosions ont été signalées lundi à la mi-journée après une nuit marquée par de nouvelles frappes aériennes.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé les bombardements visant des dépôts de carburant dans la capitale, estimant qu’ils « violent le droit international et constituent un écocide ».

LNT avec AFP

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Guerre au Moyen-Orient : les derniers développements https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-les-derniers-developpements/ Fri, 13 Mar 2026 09:55:20 +0000 https://lnt.ma/?p=543275 La guerre opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël se poursuit et s’étend progressivement à plusieurs zones du Moyen-Orient, près de deux semaines après le début des hostilités le 28 février 2026, déclenchées par des frappes coordonnées contre des installations militaires iraniennes.  Intensification des frappes et des ripostes Ces derniers jours, […]

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La guerre opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël se poursuit et s’étend progressivement à plusieurs zones du Moyen-Orient, près de deux semaines après le début des hostilités le 28 février 2026, déclenchées par des frappes coordonnées contre des installations militaires iraniennes. 

Intensification des frappes et des ripostes

Ces derniers jours, l’armée israélienne a annoncé avoir mené de nouvelles frappes contre des infrastructures militaires en Iran, notamment dans la capitale Téhéran et dans l’ouest du pays. Certaines opérations auraient visé des bases militaires et des installations liées aux programmes de missiles iraniens. 

En réponse, l’Iran poursuit ses tirs de missiles et de drones contre Israël et des intérêts américains dans la région, tout en promettant de poursuivre les hostilités. Le nouveau guide suprême iranien a affirmé que la guerre devait continuer et a évoqué la possibilité de maintenir une pression militaire sur les forces adverses. 

Extension régionale du conflit

Les affrontements se sont également étendus au Liban, où l’armée israélienne mène des frappes contre des positions du Hezbollah, allié de Téhéran. Ces opérations ont provoqué d’importants dégâts et de nombreuses victimes, tandis que le mouvement chiite libanais a riposté par des tirs de missiles et de drones vers Israël. 

Dans d’autres parties de la région, plusieurs pays du Golfe et installations stratégiques ont été visés par des attaques de drones ou de missiles, illustrant l’extension progressive du conflit au-delà du seul territoire iranien. 

Tensions autour du détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures, est devenu l’un des principaux points de tension. Les autorités iraniennes ont évoqué la possibilité de maintenir fermé ce corridor vital, par lequel transite une part importante du pétrole et du gaz transportés dans le monde. 

Cette situation a provoqué de fortes inquiétudes sur les marchés énergétiques, les analystes redoutant des perturbations majeures de l’approvisionnement mondial en pétrole. 

Une guerre aux conséquences croissantes

Le conflit a déjà fait des centaines de morts et des milliers de blessés dans plusieurs pays de la région, tandis que les infrastructures énergétiques, militaires et civiles sont régulièrement ciblées. 

Face à cette escalade, de nombreux dirigeants internationaux appellent à une désescalade rapide et à la reprise du dialogue, craignant que la poursuite des hostilités ne déstabilise davantage le Moyen-Orient et n’entraîne des répercussions économiques et sécuritaires à l’échelle mondiale.

Pour l’heure, aucune perspective claire de cessez-le-feu n’a émergé, et les opérations militaires se poursuivent sur plusieurs fronts, alimentant les craintes d’une extension durable du conflit dans la région.

 

LNT

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La guerre au Moyen-Orient, une perturbation « historique » de l’approvisionnement mondial en pétrole https://lnt.ma/la-guerre-au-moyen-orient-une-perturbation-historique-de-lapprovisionnement-mondial-en-petrole/ Thu, 12 Mar 2026 10:02:54 +0000 https://lnt.ma/?p=543203 La guerre au Moyen-Orient, marquée par le blocage du détroit d’Ormuz, provoque la plus grave perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole jamais enregistrée, a averti jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce passage maritime stratégique, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est fortement […]

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La guerre au Moyen-Orient, marquée par le blocage du détroit d’Ormuz, provoque la plus grave perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole jamais enregistrée, a averti jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce passage maritime stratégique, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est fortement paralysé depuis le déclenchement du conflit le 28 février.

Les hostilités ont débuté après des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Depuis, la situation a perturbé l’acheminement des hydrocarbures et fragilisé les infrastructures énergétiques de la région.

Selon un rapport de l’AIE, les pays du Golfe ont réduit leur production d’au moins 10 millions de barils par jour, conséquence directe du blocage du détroit d’Ormuz, que l’Iran contrôle de facto. Face à la volatilité des marchés, les 32 pays membres de l’AIE, dont les États-Unis, ont décidé mercredi de libérer 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, un déblocage inédit destiné à calmer les tensions sur les marchés.

Malgré cette mesure, les prix du pétrole restent fortement orientés à la hausse. Jeudi matin, le baril de Brent progressait de 6,6% à 98,04 dollars, tandis que le WTI, référence américaine, gagnait 6,3% à 92,72 dollars. Les marchés boursiers asiatiques ont également réagi à cette instabilité, avec une baisse d’environ 1% à Tokyo.

Attaques et tensions dans le Golfe

La situation sécuritaire dans la région continue de se dégrader. Des explosions ont été entendues jeudi dans le centre de Dubaï. Bahreïn a également dénoncé une attaque iranienne contre des réservoirs d’hydrocarbures, tandis que des infrastructures énergétiques et portuaires ont été visées dans plusieurs pays.

À Oman, un incendie s’est déclaré dans des réservoirs de carburant du port de Salalah après une attaque de drone. L’Arabie saoudite a signalé une nouvelle attaque visant le champ pétrolier de Shaybah. Au Koweït, des dégâts ont été rapportés après une attaque de drones contre l’aéroport de la capitale.

Par ailleurs, une attaque contre deux pétroliers au large de l’Irak a fait au moins un mort et plusieurs disparus, selon les autorités portuaires.

Menaces économiques et financières

Au-delà du secteur énergétique, les tensions commencent à affecter les services financiers de la région. Plusieurs entreprises occidentales ont pris des mesures de précaution : la banque américaine Citi ainsi que les cabinets de conseil Deloitte et PwC ont évacué ou fermé leurs bureaux à Dubaï.

Du côté iranien, les autorités ont évoqué la possibilité de cibler les intérêts occidentaux dans une stratégie de représailles. Les Gardiens de la Révolution ont évoqué la perspective d’une « guerre d’usure » susceptible d’avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale.

Un coût économique croissant

Le coût de l’opération militaire est également significatif pour les États-Unis. Selon des informations rapportées par le New York Times, la première semaine de guerre aurait déjà coûté plus de 11 milliards de dollars à Washington. Le Centre d’études stratégiques et internationales estime, pour sa part, que les 100 premières heures du conflit ont représenté 3,7 milliards de dollars.

Malgré ces tensions, le président américain Donald Trump a affirmé que la situation dans le détroit d’Ormuz resterait sous contrôle et que les perturbations devraient être temporaires.

Extension du conflit au Liban

Parallèlement, les combats se poursuivent au Liban. Israël a mené de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth visant le Hezbollah. Selon les autorités libanaises, ces bombardements ont fait au moins sept morts supplémentaires, portant à plus de 800.000 le nombre de personnes déplacées.

Dans le même temps, Israël a lancé une nouvelle vague de frappes contre Téhéran, après que l’Iran a affirmé avoir mené une opération conjointe avec le Hezbollah contre plusieurs cibles israéliennes, incluant des bases militaires et le siège du service de sécurité intérieure.

La multiplication des attaques et des représailles alimente les craintes d’une extension du conflit dans l’ensemble de la région, avec des répercussions directes sur les marchés énergétiques et l’économie mondiale.

 

LNT

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