Les négociations entre les États-Unis et l’Iran semblent entrer dans leur phase la plus décisive depuis leur reprise. Selon plusieurs sources diplomatiques et les déclarations récentes du président américain Donald Trump, un accord entre Washington et Téhéran serait désormais à portée de main, au point que la Maison Blanche évoque ouvertement la possibilité d’une signature dans les prochains jours.
Cette évolution intervient après plusieurs mois de discussions indirectes, menées notamment avec la médiation du Qatar, d’Oman et du Pakistan, dans un contexte régional marqué par de fortes tensions militaires dans le Golfe et autour du détroit d’Ormuz.
Donald Trump a affirmé cette semaine qu’un projet d’accord avait été largement finalisé et que les discussions étaient plus avancées que jamais. Le président américain a même indiqué avoir suspendu des frappes militaires envisagées contre l’Iran afin de laisser une chance à la diplomatie.
Selon les informations qui circulent dans les cercles diplomatiques, le futur texte prévoirait notamment le maintien d’un cessez-le-feu, la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation internationale et la poursuite de négociations plus approfondies sur le programme nucléaire iranien.
Washington souhaite obtenir des garanties solides empêchant l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, tandis que Téhéran cherche avant tout un allègement des sanctions économiques qui pèsent lourdement sur son économie depuis plusieurs années.
Malgré l’optimisme affiché par Donald Trump, les autorités iraniennes se montrent beaucoup plus prudentes. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré qu’aucune décision finale n’avait encore été prise et qu’il était prématuré d’évoquer une date ou un lieu de signature.
Les responsables iraniens reconnaissent que de nombreuses parties du texte ont déjà été négociées, mais ils accusent Washington de modifier régulièrement ses positions au cours des discussions. Téhéran insiste également sur le respect de ses « lignes rouges », notamment concernant son droit à développer un programme nucléaire civil.
Cette prudence reflète la méfiance persistante entre les deux pays depuis le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015 lors du premier mandat de Donald Trump.
Parmi les principaux enjeux figure la réouverture complète du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole.
Plusieurs sources indiquent qu’un compromis aurait été trouvé sur ce dossier, avec un engagement iranien à garantir la liberté de navigation dans la zone en échange d’un assouplissement progressif des sanctions et d’un déblocage partiel d’avoirs iraniens gelés à l’étranger.
L’annonce de ces avancées a immédiatement été saluée par les marchés. Le prix du pétrole a fortement reculé ces dernières heures, les investisseurs anticipant un retour progressif du brut iranien sur le marché mondial et une normalisation du trafic maritime dans le Golfe.
Malgré les progrès enregistrés, plusieurs dossiers demeurent particulièrement sensibles. Les discussions achoppent encore sur l’ampleur exacte de la levée des sanctions, le devenir des avoirs iraniens gelés ainsi que les modalités de contrôle du programme nucléaire iranien.
Washington souhaite également inclure dans le futur cadre de négociation des questions liées au programme balistique iranien et au soutien de Téhéran à plusieurs mouvements armés dans la région. Des exigences que l’Iran refuse pour l’instant de voir intégrées à un accord global.
Malgré ces désaccords, la plupart des observateurs estiment que les négociations se trouvent aujourd’hui à un stade beaucoup plus avancé qu’au cours des précédentes tentatives. Plusieurs responsables évoquent un texte déjà largement rédigé, dont les derniers arbitrages pourraient intervenir dans les prochains jours.
Si un accord venait à être signé, il constituerait l’un des développements diplomatiques les plus importants au Moyen-Orient depuis plusieurs années. Il pourrait réduire considérablement les risques d’escalade militaire dans le Golfe, stabiliser les marchés énergétiques mondiaux et ouvrir la voie à une nouvelle phase de dialogue entre Washington et Téhéran après près d’une décennie de tensions quasi permanentes.
LNT