Economie - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/economie/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Tue, 01 Sep 2026 14:37:08 +0000 fr-FR hourly 1 Aérien : plus de 22 millions de passagers en sept mois, mais cinq aéroports captent toute la croissance https://lnt.ma/aerien-plus-de-22-millions-de-passagers-en-sept-mois-mais-cinq-aeroports-captent-toute-la-croissance/ Tue, 01 Sep 2026 10:04:24 +0000 https://lnt.ma/?p=556246 Le trafic des aéroports du Royaume a dépassé 22 millions de passagers de janvier à juillet. Sur le premier semestre, Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger et Rabat ont absorbé 97,8% de la progression et concentrent 84,4% du trafic national. Plusieurs plateformes régionales reculent, dont Tan-Tan de près de 44%. Les aéroports marocains ont accueilli plus de […]

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Le trafic des aéroports du Royaume a dépassé 22 millions de passagers de janvier à juillet. Sur le premier semestre, Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger et Rabat ont absorbé 97,8% de la progression et concentrent 84,4% du trafic national. Plusieurs plateformes régionales reculent, dont Tan-Tan de près de 44%.

Les aéroports marocains ont accueilli plus de 22 millions de passagers au cours des sept premiers mois de 2026, selon l’Office national des aéroports. Sur le seul premier semestre, le trafic s’est établi à 18,8 millions de voyageurs, contre 17,3 millions un an plus tôt, soit une progression de 8,8% et un gain de 1,53 million de passagers.

La lecture globale de ces chiffres est flatteuse. Leur répartition l’est moins.

Cinq plateformes, Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger et Rabat, ont capté 1 494 505 passagers supplémentaires, soit 97,8% de la croissance nationale. Elles concentrent désormais 84,4% du trafic. L’ensemble des autres aéroports du Royaume n’a gagné que 33 909 passagers sur la période.

Plusieurs plateformes régionales sont en recul. Tan-Tan perd 43,82% de son trafic, Ouarzazate 15,21%, Tétouan 8,98%, Guelmim 7,45%, Oujda 6,21%, Fès reculant marginalement de 0,22%. Quelques aéroports secondaires progressent, Beni Mellal de 28,34%, Errachidia de 16,88% et Essaouira de 11,85%, mais sur des volumes trop faibles pour infléchir la tendance.

Cette concentration a une cause identifiable. La croissance du trafic est portée par l’ouverture de lignes par les compagnies à bas coût et par le renforcement des bases aériennes, décisions commerciales qui obéissent à des seuils de rentabilité. Une plateforme régionale n’atteint ces seuils qu’au-delà d’un volume minimal, ce qui produit un effet de cercle : les aéroports déjà fréquentés attirent les nouvelles fréquences, les autres s’en éloignent.

L’enjeu dépasse le transport aérien. Les aéroports régionaux ont été conçus comme des instruments d’aménagement du territoire, destinés à désenclaver des provinces et à irriguer des destinations touristiques secondaires. Un trafic en repli sur ces plateformes signifie que l’infrastructure existe sans produire l’effet économique attendu, avec des coûts d’exploitation qui demeurent.

Le calendrier ajoute une contrainte. Les programmes d’extension et de modernisation engagés dans la perspective de la Coupe du monde 2030 portent en priorité sur les grandes plateformes, celles-là mêmes qui absorbent déjà la quasi-totalité de la croissance. La question de la desserte des territoires intermédiaires reste, elle, entière.

LNT

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Carburants: le gasoil augmente encore, alors que le Brent a reculé de 5% en une semaine https://lnt.ma/carburants-le-gasoil-augmente-encore-alors-que-le-brent-a-recule-de-5-en-une-semaine/ Tue, 01 Sep 2026 10:01:25 +0000 https://lnt.ma/?p=556244 La révision du 1er septembre porte le gasoil en hausse de six centimes par litre, l’essence restant inchangée. La séquence intervient après un repli des cours internationaux du brut, le Brent ayant cédé 5,3% sur la dernière semaine d’août. L’écart entre le mouvement du baril et celui de la pompe nourrit à nouveau la controverse […]

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La révision du 1er septembre porte le gasoil en hausse de six centimes par litre, l’essence restant inchangée. La séquence intervient après un repli des cours internationaux du brut, le Brent ayant cédé 5,3% sur la dernière semaine d’août. L’écart entre le mouvement du baril et celui de la pompe nourrit à nouveau la controverse sur la formation des prix.

Les distributeurs ont procédé à la révision bimensuelle des prix à la pompe applicable à compter du 1er septembre. Le gasoil augmente de 0,06 dirham par litre. L’essence super sans plomb est épargnée par cette révision et demeure au niveau atteint à la mi-août.

La hausse est modeste dans son montant. Elle est en revanche contre-intuitive dans son sens, si l’on s’en tient à la seule lecture du marché pétrolier.

La dernière semaine d’août a été marquée par un net repli des cours. Le Brent a terminé autour de 89,10 dollars le baril, en recul de 5,3% sur la semaine, tandis que le WTI s’établissait à environ 82,89 dollars, en baisse de 4,3%. Le brut de référence était descendu jusqu’à 87,84 dollars le 26 août. Ce mouvement fait suite à deux semaines de forte progression, durant lesquelles le Brent avait gagné près de 13%.

L’explication de ce décalage tient d’abord à un principe de mécanique tarifaire régulièrement rappelé et rarement intégré dans le débat public : les prix marocains à la pompe ne sont pas indexés sur le baril de brut mais sur les cotations internationales des produits raffinés. Le gasoil et l’essence y forment deux marchés distincts, avec leurs propres équilibres d’offre et de demande.

Or les tensions sur l’approvisionnement en distillats moyens continuent de peser plus lourdement sur le gasoil que sur l’essence. Le contexte géopolitique y contribue directement : le conflit impliquant l’Iran a retiré du marché une part significative de l’offre mondiale, et le trafic dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un quart du brut échangé dans le monde, demeure perturbé.

S’y ajoute un décalage temporel. Les prix affichés à la pompe reflètent les cargaisons acquises plusieurs semaines auparavant, ce qui explique qu’un repli récent des cotations ne se traduise pas immédiatement à la station.

Ces explications techniques n’épuisent pas la question. Chaque révision ravive une controverse ancienne sur la répartition de la valeur entre le prix international, les taxes et les marges des distributeurs, portée par les associations de consommateurs et par une partie du champ politique. La transparence de la formation des prix reste, depuis la libéralisation du secteur, l’un des sujets sur lesquels l’information publique disponible demeure la plus limitée.

Le calendrier donne à cette révision une résonance particulière. Elle intervient à la veille de la rentrée scolaire, période de dépenses contraintes pour les ménages, et à trois semaines des élections législatives du 23 septembre, dans une campagne où le pouvoir d’achat s’annonce comme le premier thème de mobilisation.

LNT

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Tourisme : La destination ‘‘Maroc’’ maintient son dynamisme… https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-frole-les-94-millions-de-visiteurs-au-premier-semestre-2026/ Tue, 01 Sep 2026 10:00:04 +0000 https://lnt.ma/?p=556242 Le nombre de visiteurs au Maroc a avoisiné les 9,4 millions de personnes au terme du premier semestre de 2026, en accroissement de 6% en glissement annuel, selon la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF). Cette performance fait suite à la progression des arrivées en provenance de plusieurs marchés. Selon la DEPF dans […]

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Le nombre de visiteurs au Maroc a avoisiné les 9,4 millions de personnes au terme du premier semestre de 2026, en accroissement de 6% en glissement annuel, selon la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF).

Cette performance fait suite à la progression des arrivées en provenance de plusieurs marchés. Selon la DEPF dans sa récente note de conjoncture, cette dynamique est en effet portée par la croissance des principaux marchés émetteurs, notamment la France (+9%), l’Allemagne (+14%), la Belgique (+9%), les Pays-Bas (+10%), l’Italie (+6%), la Pologne (+32%), le Royaume-Uni (+4%) et les États-Unis (+9%).

S’agissant des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés, elles se sont renforcées de 9% à fin juin dernier, après une augmentation de 12% un an auparavant.

Cette progression a bénéficié de l’attractivité croissante de plusieurs destinations du Royaume, comme le traduit le raffermissement des nuitées à Marrakech (+10%), Agadir (+11%), Casablanca (+11%), Tanger (+10%), Ouarzazate (+23%), Rabat (+20%), Al Haouz (+7%), Fès (+6%), Essaouira (+6%) et Errachidia (+9%).

Selon la DEPF, cette consolidation découle de leurs hausses enregistrées, respectivement, de 23,5% au premier trimestre et de 21,2% au deuxième 2026.

Les recettes voyages atteignent 64,9 milliards de dirhams

La progression de la fréquentation touristique s’est également accompagnée d’une hausse des recettes voyages. Celles-ci ont atteint 64,9 milliards de dirhams à fin juin 2026, en augmentation de 15,9% sur un an.

À titre de comparaison, leur progression s’était établie à 12,1% à la même période de l’année précédente.

Selon les données de la DEPF, cette évolution intervient après les hausses enregistrées au cours des deux premiers trimestres de 2026. La Direction fait état de progressions respectives de 23,5% au premier trimestre et de 21,2% au deuxième trimestre.

HZ

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Ports: 148,6 millions de tonnes au premier semestre, le transbordement tire la croissance https://lnt.ma/ports-1486-millions-de-tonnes-au-premier-semestre-le-transbordement-tire-la-croissance/ Mon, 31 Aug 2026 10:17:28 +0000 https://lnt.ma/?p=556186 Le trafic portuaire national a progressé de 14,4% au premier semestre 2026, atteignant 148,6 millions de tonnes contre environ 130 millions un an plus tôt. La dynamique est portée par l’activité de transbordement. Tanger Med devrait dépasser cette année sa capacité nominale de neuf millions de conteneurs. Le trafic transitant par les ports marocains s’est […]

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Le trafic portuaire national a progressé de 14,4% au premier semestre 2026, atteignant 148,6 millions de tonnes contre environ 130 millions un an plus tôt. La dynamique est portée par l’activité de transbordement. Tanger Med devrait dépasser cette année sa capacité nominale de neuf millions de conteneurs.

Le trafic transitant par les ports marocains s’est établi à 148,6 millions de tonnes sur les six premiers mois de 2026, selon les données du ministère de l’Équipement et de l’Eau. La progression atteint 14,4% par rapport au premier semestre 2025.

Le moteur de cette croissance est identifié : l’activité de transbordement, c’est-à-dire le transfert de conteneurs d’un navire à un autre sans que la marchandise n’entre sur le territoire national. Cette activité relève d’une logique de hub, dont la performance dépend de la position géographique, de la productivité des terminaux et de la densité des liaisons maritimes.

Tanger Med en constitue le cœur. La direction du port anticipe un dépassement, dès cette année, de sa capacité nominale de neuf millions de conteneurs équivalent vingt pieds. Un port qui traite au-delà de sa capacité théorique fonctionne à un niveau de sollicitation où la moindre perturbation, sociale, technique ou météorologique, se propage rapidement à l’ensemble de la chaîne.

Cette saturation explique le calendrier des extensions engagées, dont l’objet est moins de capter une croissance future que d’absorber une demande déjà présente.

La lecture économique de ces chiffres appelle une nuance. Le transbordement génère des recettes de services portuaires, des emplois et une rente de positionnement, mais son contenu en valeur ajoutée nationale reste inférieur à celui du trafic d’import-export adossé à une activité productive locale. Un tonnage en forte hausse ne signifie donc pas mécaniquement une progression équivalente de l’activité industrielle du pays.

Le trafic portuaire demeure néanmoins un indicateur avancé utile. Il renseigne sur les flux d’intrants industriels, sur les importations céréalières et énergétiques et sur les exportations de phosphates et de produits dérivés, trois postes déterminants de la balance commerciale.

L’enjeu des prochaines années porte sur la capacité du Royaume à convertir cette position de hub en implantations industrielles, en particulier dans les zones franches adossées aux infrastructures portuaires, seul mécanisme permettant de transformer un flux de transit en valeur ajoutée durable.

LNT

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Autoroutes: 10,25 milliards de dirhams engagés sur l’axe Casablanca-Rabat avant 2030 https://lnt.ma/autoroutes-1025-milliards-de-dirhams-engages-sur-laxe-casablanca-rabat-avant-2030/ Mon, 31 Aug 2026 10:12:48 +0000 https://lnt.ma/?p=556188 La Société nationale des autoroutes du Maroc conduit un programme de 10,25 milliards de dirhams concentré sur le corridor le plus chargé du Royaume. L’autoroute continentale Rabat-Casablanca, 59 kilomètres pour 6,5 milliards, doit être livrée en 2028. Trois autres chantiers dépassent la moitié de leur avancement. Le programme d’investissement conduit par la Société nationale des […]

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La Société nationale des autoroutes du Maroc conduit un programme de 10,25 milliards de dirhams concentré sur le corridor le plus chargé du Royaume. L’autoroute continentale Rabat-Casablanca, 59 kilomètres pour 6,5 milliards, doit être livrée en 2028. Trois autres chantiers dépassent la moitié de leur avancement.

Le programme d’investissement conduit par la Société nationale des autoroutes du Maroc porte sur 10,25 milliards de dirhams et se concentre sur l’axe Casablanca-Rabat, corridor qui supporte le trafic le plus dense du réseau national.

La pièce maîtresse en est l’autoroute continentale Rabat-Casablanca, longue de 59 kilomètres pour un coût de 6,5 milliards de dirhams. L’ouvrage doit décongestionner l’axe historique entre les deux métropoles et améliorer la desserte du Grand Stade, dans la perspective de la Coupe du monde 2030. La livraison est attendue en 2028.

La section d’Aïn Harrouda, entre Mohammedia et Casablanca, fait l’objet d’une reconfiguration complète pour 750 millions de dirhams, avec un avancement de 40%. Le site supporte 120 000 véhicules par jour, un niveau qui rend les mouvements d’entrecroisement dangereux et impose de séparer physiquement les flux, au moyen de douze ouvrages d’art.

L’échangeur de Sidi Maârouf, réalisé à 40% pour 500 millions de dirhams, constitue une première technique au Maroc : un échangeur à trois niveaux combinant les principes du trèfle et de la turbine, destiné à fluidifier les connexions entre voies de contournement.

La liaison Tit Mellil-Berrechid, trente kilomètres reliant la voie de contournement de Casablanca à l’autoroute Casablanca-Marrakech, atteint 65% d’avancement. Elle comporte quatre viaducs et vingt-quatre ouvrages de rétablissement, avec recours au clouage de talus et au traitement hydraulique des sols.

Un élément mérite d’être souligné pour la commande publique : 75% des marchés attribués sur ce programme l’ont été à des entreprises marocaines. La part nationale dans les grands chantiers d’infrastructures constitue l’un des indicateurs suivis de la politique de préférence industrielle, dont l’effet se mesure moins dans le tonnage réalisé que dans la montée en compétences des groupes de travaux publics locaux.

L’enjeu de calendrier est le point sensible du dispositif. Ces chantiers se déroulent sur un axe déjà saturé, où les phases de travaux dégradent temporairement les conditions de circulation, et doivent être achevés avant l’échéance sportive de 2030, sur laquelle plusieurs programmes d’équipement se trouvent désormais alignés.

LNT

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Le CESE alerte sur un découplage entre croissance et création d’emplois https://lnt.ma/le-cese-alerte-sur-un-decouplage-entre-croissance-et-creation-demplois/ Fri, 28 Aug 2026 10:07:59 +0000 https://lnt.ma/?p=556097 Le Conseil économique, social et environnemental relève dans son rapport annuel une érosion de l’intensité en emploi de la croissance marocaine. Il décrit un tissu productif fragmenté, où 1,5% des sociétés formelles concentrent l’essentiel de la capacité d’entraînement, quand 98,5% relèvent de la très petite, petite et micro-entreprise. Le constat porte sur un décalage devenu […]

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Le Conseil économique, social et environnemental relève dans son rapport annuel une érosion de l’intensité en emploi de la croissance marocaine. Il décrit un tissu productif fragmenté, où 1,5% des sociétés formelles concentrent l’essentiel de la capacité d’entraînement, quand 98,5% relèvent de la très petite, petite et micro-entreprise.

Le constat porte sur un décalage devenu structurel entre performance macroéconomique et effets sur le marché du travail. L’économie a progressé de 4,9% en 2025, sa meilleure performance en sept ans, et Bank Al-Maghrib attend 5,2% en 2026. Mais la consommation des ménages n’a avancé que de 1,2% l’an dernier, contre 16,3% pour l’investissement.

Le rapport identifie une cause dans la structure du tissu d’entreprises. Un noyau restreint de grandes et moyennes sociétés, représentant 1,5% de l’ensemble des entreprises formelles, coexiste avec 98,5% de très petites, petites et micro-entreprises.

La donnée la plus révélatrice concerne la mobilité de ces structures. Entre 2017 et 2022, 99,8% des micro-entreprises n’ont pas changé d’échelle. Autrement dit, la création d’entreprises ne se traduit pratiquement jamais par une croissance de taille, dynamique pourtant à l’origine de l’essentiel des créations nettes d’emplois dans les économies comparables.

Cette fragmentation renvoie à la contrainte de financement documentée par ailleurs. Les créances en souffrance des banques atteignaient 102,3 milliards de dirhams, soit 8,3% du portefeuille de crédits, et le taux débiteur moyen est remonté à 4,81% au deuxième trimestre 2026.

Le sujet occupe une place centrale dans la campagne des législatives du 23 septembre, l’emploi des jeunes figurant en tête des programmes de toutes les formations. L’Organisation internationale du travail situe le chômage des jeunes en Afrique du Nord à 22,6%, deuxième taux régional mondial, en hausse de 1,8 point en deux ans.

LNT

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Démarchage interdit en France : 50 000 emplois marocains exposés https://lnt.ma/demarchage-interdit-en-france-50-000-emplois-marocains-exposes/ Fri, 28 Aug 2026 09:39:29 +0000 https://lnt.ma/?p=556083 Entre 40 000 et 50 000 emplois marocains sont directement exposés à la loi française interdisant le démarchage téléphonique sans consentement préalable, entrée en vigueur le 11 août. Près de 80% de l’activité des centres d’appels du Royaume est orientée vers la France. Casablanca, Marrakech, Tanger et Meknès concentrent l’essentiel des effectifs concernés. L’estimation de […]

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Entre 40 000 et 50 000 emplois marocains sont directement exposés à la loi française interdisant le démarchage téléphonique sans consentement préalable, entrée en vigueur le 11 août. Près de 80% de l’activité des centres d’appels du Royaume est orientée vers la France. Casablanca, Marrakech, Tanger et Meknès concentrent l’essentiel des effectifs concernés.

L’estimation de 40 000 à 50 000 postes émane du ministère de l’Inclusion économique. Elle ne couvre que les emplois directement liés à la prospection sortante : les répercussions atteindraient également le support technique, les ressources humaines et les fonctions administratives adossées à ces plateaux.

La vulnérabilité tient à une double concentration. Concentration géographique d’abord, avec une activité tournée à 80% vers un marché unique. Concentration par métier ensuite, certains opérateurs réalisant jusqu’à 80% de leur chiffre d’affaires sur la seule prospection téléphonique.

Les petites et moyennes structures, qui représentent plus de 60% des effectifs du secteur au Maroc, sont les plus exposées. Elles disposent de moins de réserves de trésorerie, d’une clientèle moins diversifiée et de capacités d’investissement limitées pour se repositionner. Les premières fermetures sont enregistrées : une entreprise française a cessé ses activités à Casablanca en juillet, affectant 48 salariés.

Le secrétaire général de la Fédération des centres d’appel, Ayoub Saoud, juge la situation préoccupante et met en cause l’absence de réaction des pouvoirs publics, qu’il relie à la question de la souveraineté économique du Royaume.

Un obstacle méthodologique complique l’évaluation : l’activité se caractérise par une opacité statistique, une partie des structures échappant aux recensements officiels en raison de leur caractère informel. Les professionnels réclament un recensement précis du secteur comme préalable à toute mesure d’accompagnement.

Ce choc intervient alors que l’État déploie sa nouvelle offre offshoring, en vigueur depuis le 1er juillet 2025 et courant jusqu’à fin 2030. Le dispositif prévoit la prise en charge par l’État de 56% du taux d’impôt sur les sociétés, une contribution de 17% du revenu brut imposable annuel par emploi stable créé et une prime à la formation de 3,5%. Les avantages sont territorialisés, avec un plafond d’impôt sur le revenu ramené à 10% dans les zones secondaires et les régions hors axe Rabat-Casablanca.

La stratégie Digital Morocco 2030 vise 130 000 emplois directs additionnels et 40 milliards de dirhams de chiffre d’affaires supplémentaire à l’export. Ces objectifs supposent une montée en gamme vers l’informatique, la gestion des processus métier et les services à forte valeur ajoutée, précisément les segments vers lesquels le choc actuel contraint les opérateurs à se reporter.

Les pistes de reconversion identifiées portent sur la diversification géographique, le développement des appels entrants, le support technique, le service client et les solutions omnicanales. Le calendrier constitue la principale difficulté : la loi française produit ses effets immédiatement, quand une montée en compétences se construit sur plusieurs exercices.

LNT

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Maroc-Inde: New Delhi veut doubler des échanges déjà proches de 4 milliards de dollars https://lnt.ma/maroc-inde-new-delhi-veut-doubler-des-echanges-deja-proches-de-4-milliards-de-dollars/ Thu, 27 Aug 2026 09:48:51 +0000 https://lnt.ma/?p=556049 La septième session de la commission mixte maroco-indienne s’est tenue lundi à Rabat. Les échanges bilatéraux ont atteint environ 4 milliards de dollars sur la campagne 2025-2026, avec un solde favorable au Maroc. New Delhi affiche l’objectif de doubler ce volume en cinq ans et propose d’examiner un accord commercial préférentiel. La ventilation des flux […]

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La septième session de la commission mixte maroco-indienne s’est tenue lundi à Rabat. Les échanges bilatéraux ont atteint environ 4 milliards de dollars sur la campagne 2025-2026, avec un solde favorable au Maroc. New Delhi affiche l’objectif de doubler ce volume en cinq ans et propose d’examiner un accord commercial préférentiel.

La ventilation des flux fait apparaître une situation inhabituelle pour le Royaume. Les exportations marocaines vers l’Inde s’élèvent à environ 2,89 milliards de dollars, contre 1,6 milliard de dollars pour les exportations indiennes vers le Maroc, soit un excédent commercial marocain de près de 1,3 milliard.

Cette asymétrie favorable contraste avec la plupart des relations commerciales du Royaume. Elle s’explique largement par la structure des échanges, l’Inde important massivement des phosphates et dérivés pour son agriculture, l’une des plus consommatrices d’engrais au monde.

Les secteurs identifiés pour l’élargissement du partenariat couvrent l’automobile, l’électrique, les énergies renouvelables, les engrais, les infrastructures routières, ferroviaires, énergétiques et hydrauliques, ainsi que la connectivité numérique.

Le secrétaire d’État marocain chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a présenté cette session comme une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales. Le ministre indien Jitin Prasada a proposé la levée des barrières non tarifaires et l’examen d’un accord commercial préférentiel.

Deux initiatives ont été retenues : la création d’un groupe de travail conjoint sur le commerce bilatéral et la participation marocaine au Partnership Summit 2026, prévu les 12 et 13 novembre à Visakhapatnam.

L’enjeu dépasse le seul volume. Dans une année où le déficit commercial marocain s’est creusé de 23,5% au premier semestre, à 198,38 milliards de dirhams, avec un taux de couverture ramené à 56,8%, la consolidation d’un excédent bilatéral de cette ampleur constitue un point d’appui.

LNT

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Hydrogène vert: Dakhla produit à un coût inférieur de 32% à celui de Tanger https://lnt.ma/hydrogene-vert-dakhla-produit-a-un-cout-inferieur-de-32-a-celui-de-tanger/ Thu, 27 Aug 2026 09:47:26 +0000 https://lnt.ma/?p=556052 Une étude comparant quatre sites marocains place Dakhla en tête pour le coût de production d’hydrogène vert, à 10,62 dollars le kilogramme, contre 15,63 dollars à Tanger. L’écart, de près d’un tiers, tient à la géographie des ressources solaires et éoliennes plus qu’aux choix technologiques. Les travaux portent sur un système hybride autonome, entièrement déconnecté […]

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Une étude comparant quatre sites marocains place Dakhla en tête pour le coût de production d’hydrogène vert, à 10,62 dollars le kilogramme, contre 15,63 dollars à Tanger. L’écart, de près d’un tiers, tient à la géographie des ressources solaires et éoliennes plus qu’aux choix technologiques.

Les travaux portent sur un système hybride autonome, entièrement déconnecté du réseau, associant une capacité d’électrolyse alcaline de 20 kilowatts, des panneaux photovoltaïques, des éoliennes et un stockage par batteries.

Le classement place Dakhla en première position, suivie de Benguérir et d’El Jadida à des niveaux intermédiaires, Tanger fermant la comparaison avec un coût supérieur d’environ 50% à celui du site saharien.

L’avantage de Dakhla repose sur la conjonction d’un ensoleillement stable tout au long de l’année et d’un potentiel éolien atlantique élevé. La complémentarité de ces deux ressources réduit les périodes durant lesquelles l’électrolyseur reste inactif, paramètre déterminant du coût final puisqu’un équipement immobilisé continue de s’amortir.

Le bilan carbone renforce l’argument. L’hydrogène produit par ce système autonome à Dakhla génère 2,27 kilogrammes de dioxyde de carbone par kilogramme d’hydrogène, contre 41,12 kilogrammes en s’alimentant sur le mix électrique national actuel, soit une réduction de 94,4%.

La méthodologie retenue mobilise trois algorithmes d’optimisation indépendants, avec des contraintes limitant la probabilité de défaillance de puissance à 1% et le taux d’écrêtement à moins de 50%.

Ces résultats éclairent la géographie des projets en cours. Le complexe d’ammoniac vert d’ORNX, dont les études de pré-conception ont été confiées au groupe américain KBR, cible 560 000 tonnes annuelles dans la région de Laâyoune, avec près de 900 mégawatts d’électrolyseurs et un financement de 5,7 millions de dollars de l’agence américaine de commerce et de développement pour la phase d’études.

LNT

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RER de Casablanca : les neuf gares attribuées pour 470,7 millions de dirhams https://lnt.ma/rer-de-casablanca-les-neuf-gares-attribuees-pour-4707-millions-de-dirhams/ Wed, 26 Aug 2026 09:34:11 +0000 https://lnt.ma/?p=555867 L’Office national des chemins de fer a attribué à Gidna SARL les deux lots de construction des neuf gares du réseau express régional du Grand Casablanca, pour un montant total de 470,72 millions de dirhams hors taxes. L’entreprise a été retenue comme l’offre conforme la plus proche de l’estimation. Le premier lot, d’un montant de […]

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L’Office national des chemins de fer a attribué à Gidna SARL les deux lots de construction des neuf gares du réseau express régional du Grand Casablanca, pour un montant total de 470,72 millions de dirhams hors taxes. L’entreprise a été retenue comme l’offre conforme la plus proche de l’estimation.

Le premier lot, d’un montant de 214,52 millions de dirhams hors taxes, porte sur quatre gares : Mohammedia Facultés, Zenata Industrielle, Sidi Bernoussi et Aïn Sebaâ.

Le second lot, de 256,2 millions de dirhams hors taxes, couvre cinq gares : Hay Mohammedia, Mers Sultan, Casa Oasis, Sidi Maârouf et Nouaceur Nouvelle Ville.

L’attributaire, Global Infrastructure Development North Africa, est une entreprise marocaine de construction créée en 2006, dotée d’un capital de 25 millions de dirhams et spécialisée dans le bâtiment et le génie civil. Elle était en concurrence avec un autre groupe marocain sur cet appel d’offres.

Le tracé des neuf gares dessine la logique du projet. Il relie les pôles d’emploi du sud-ouest de l’agglomération, dont Sidi Maârouf et la zone de Nouaceur, aux quartiers résidentiels de l’est et du nord-est, jusqu’à Mohammedia. Il connecte également la plateforme industrielle de Zenata, qui fait l’objet d’un programme d’aménagement urbain de grande ampleur.

Le réseau express régional répond à une contrainte devenue structurelle pour la première agglomération économique du Royaume : l’engorgement routier des liaisons domicile-travail sur un axe littoral saturé.

Le projet s’inscrit dans un programme ferroviaire national en accélération, qui comprend la ligne à grande vitesse vers Marrakech et la mise à niveau du réseau conventionnel, dans la perspective de la Coupe du monde 2030.

LNT

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Tourisme: le secteur mise sur l’IA et le paiement dématérialisé pour consolider ses volumes https://lnt.ma/tourisme-le-secteur-mise-sur-lia-et-le-paiement-dematerialise-pour-consolider-ses-volumes/ Mon, 24 Aug 2026 09:19:53 +0000 https://lnt.ma/?p=555722 Après une année 2025 qui a porté la fréquentation à près de 20 millions de touristes, le secteur touristique marocain engage une transformation numérique appuyée sur l’intelligence artificielle et la dématérialisation des paiements. L’objectif national reste fixé à 26 millions d’arrivées à l’horizon 2030. Le seuil des 20 millions de visiteurs, atteint en 2025, constitue […]

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Après une année 2025 qui a porté la fréquentation à près de 20 millions de touristes, le secteur touristique marocain engage une transformation numérique appuyée sur l’intelligence artificielle et la dématérialisation des paiements. L’objectif national reste fixé à 26 millions d’arrivées à l’horizon 2030.

Le seuil des 20 millions de visiteurs, atteint en 2025, constitue un niveau historique pour le Royaume. Il place le pays sur une trajectoire qui suppose toutefois d’absorber six millions d’arrivées supplémentaires en cinq ans.

L’enjeu n’est plus seulement d’attirer, mais de traiter. Un flux de cette ampleur pèse sur les capacités d’hébergement, les infrastructures de transport, les services aéroportuaires et les circuits de paiement. C’est sur ce dernier maillon que porte une part de l’effort de digitalisation, la dématérialisation des règlements réduisant les frictions pour une clientèle internationale largement habituée au paiement sans contact.

L’intelligence artificielle est mobilisée sur plusieurs segments : personnalisation des offres, tarification dynamique, prévision de la demande et gestion des capacités. Les agences de voyages sont directement concernées, la pression des plateformes numériques poussant une partie du réseau traditionnel vers un positionnement de conseil à plus forte valeur ajoutée.

Le secteur pèse lourdement dans les comptes extérieurs. Les recettes voyages ont atteint 44,39 milliards de dirhams à fin avril 2026, constituant l’un des premiers postes pourvoyeurs de devises et un contrepoids partiel au déficit commercial, qui s’est creusé de 23,5% au premier semestre.

La montée en puissance du transport aérien accompagne cette trajectoire. La flotte de la compagnie nationale atteint 69 appareils, avec un objectif de 200 unités à l’horizon 2037, et une vingtaine de nouvelles liaisons directes ont été ouvertes vers des métropoles d’Asie, d’Amérique et d’Europe.

LNT

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Mondial 2030 : 5 000 ouvriers sur le chantier du plus grand stade du monde https://lnt.ma/mondial-2030-5-000-ouvriers-sur-le-chantier-du-plus-grand-stade-du-monde/ Sun, 23 Aug 2026 11:53:41 +0000 https://lnt.ma/?p=555641 Le chantier du Grand Stade Hassan II, appelé à devenir la plus grande enceinte de football au monde avec 115 000 places, progresse à Benslimane. Une enveloppe de 370 millions de dirhams a été consacrée à la pelouse et aux gradins. Environ 5 000 ouvriers sont mobilisés sur le site. L’ouvrage constitue la pièce maîtresse […]

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Le chantier du Grand Stade Hassan II, appelé à devenir la plus grande enceinte de football au monde avec 115 000 places, progresse à Benslimane. Une enveloppe de 370 millions de dirhams a été consacrée à la pelouse et aux gradins. Environ 5 000 ouvriers sont mobilisés sur le site.

L’ouvrage constitue la pièce maîtresse du dispositif marocain pour la Coupe du monde 2030, que le Royaume organisera conjointement avec l’Espagne et le Portugal.

La signature architecturale du projet reprend la forme d’une tente traditionnelle, dont la structure commence à se dessiner sur le site. Cette conception, retenue à l’issue d’un concours international, doit permettre de couvrir l’intégralité des gradins.

Le marché portant sur la pelouse et les gradins représente 370 millions de dirhams. Le site est situé dans la province de Benslimane, à proximité de l’axe Casablanca-Rabat, un positionnement retenu pour sa connectivité routière, ferroviaire et aéroportuaire.

Au-delà de la Coupe du monde, l’équipement s’inscrit dans un programme d’infrastructures sportives déployé à l’échelle nationale, qui comprend la construction et la mise à niveau de plusieurs stades ainsi que des investissements dans les transports et l’hébergement.

Ces chantiers pèsent sur la structure des importations marocaines. Au premier semestre 2026, les achats de biens d’équipement ont progressé de 21,2%, à 112,34 milliards de dirhams, l’un des postes contribuant au creusement du déficit commercial.

Le calendrier de livraison doit permettre la tenue d’essais en conditions réelles avant l’échéance de 2030, plusieurs compétitions continentales étant susceptibles de servir de test grandeur nature.

LNT

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Titane : le projet TitanBeach de Tan-Tan franchit une nouvelle étape https://lnt.ma/titane-le-projet-titanbeach-de-tan-tan-franchit-une-nouvelle-etape/ Sun, 23 Aug 2026 11:50:33 +0000 https://lnt.ma/?p=555638 Le projet minier TitanBeach, qui vise l’exploitation de sables noirs riches en minéraux lourds sur le littoral atlantique entre Tan-Tan et Tarfaya, a signé un accord-cadre pour la réalisation d’une usine pilote. NSM Capital, filiale marocaine du canadien Steadright Critical Minerals, détient 32% du véhicule d’exploitation en intérêt porté. Le gisement se caractérise par des […]

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Le projet minier TitanBeach, qui vise l’exploitation de sables noirs riches en minéraux lourds sur le littoral atlantique entre Tan-Tan et Tarfaya, a signé un accord-cadre pour la réalisation d’une usine pilote. NSM Capital, filiale marocaine du canadien Steadright Critical Minerals, détient 32% du véhicule d’exploitation en intérêt porté.

Le gisement se caractérise par des concentrations élevées, atteignant jusqu’à 79,5% en oxyde de fer et 14,9% en dioxyde de titane.

Le périmètre d’exploration porte sur 192 kilomètres carrés. Une concession minière exploitable de 16 kilomètres carrés en a été convertie, première licence de ce type délivrée au Maroc pour un gisement côtier de cette nature. Le permis environnemental a franchi l’étape de l’enquête publique.

L’accord-cadre, signé avec une entreprise publique d’ingénierie et de construction, porte sur la planification, la conception et la réalisation des infrastructures d’une installation pilote. Celle-ci est dimensionnée pour traiter 180 000 tonnes de minerai par an, avec une capacité extensible à 360 000 tonnes.

Sur le plan capitalistique, NSM Capital détient 32% de la société d’exploitation en intérêt porté, c’est-à-dire sans obligation de financement des travaux. Steadright Critical Minerals contrôle pour sa part 76,5% de NSM Capital, avec une option portant cette participation à 80%. Le tour de table associe également un opérateur marocain du secteur de la construction.

Le titane figure sur les listes de minerais critiques établies par les États-Unis et par l’Union européenne. Ses usages se concentrent dans l’aéronautique de défense, un chasseur F-16 en mobilisant environ 9 tonnes et un F-35 environ 25 tonnes, ainsi que dans l’ingénierie de pointe.

Pour le Maroc, l’enjeu est de développer l’exploitation de ressources minérales stratégiques et de se positionner sur des chaînes d’approvisionnement dont la sécurisation constitue une priorité affichée des puissances occidentales.

LNT

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Blé tendre : les importations reprennent à la mi-septembre https://lnt.ma/ble-tendre-les-importations-reprennent-a-la-mi-septembre/ Sun, 23 Aug 2026 11:48:29 +0000 https://lnt.ma/?p=555635 Le Maroc reprendra ses importations de blé tendre à partir de la mi-septembre 2026, après une suspension décidée au début du mois de juin. L’État réactive à cette occasion son dispositif de soutien aux importations, avec des ajustements mensuels du prix de référence jusqu’à la fin de l’année. La suspension avait été motivée par la […]

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Le Maroc reprendra ses importations de blé tendre à partir de la mi-septembre 2026, après une suspension décidée au début du mois de juin. L’État réactive à cette occasion son dispositif de soutien aux importations, avec des ajustements mensuels du prix de référence jusqu’à la fin de l’année.

La suspension avait été motivée par la volonté de protéger l’écoulement de la production nationale durant la période de commercialisation de la récolte.

Cette campagne s’annonçait comme l’une des meilleures de la décennie, avec une production céréalière attendue à près de 90 millions de quintaux sur une superficie emblavée d’environ 3,9 millions d’hectares.

La collecte du blé tendre national est toutefois restée nettement en deçà des objectifs. À fin juillet, seuls 5 millions de quintaux environ avaient été collectés par les minotiers. La période de collecte primable, initialement fixée au 31 juillet, avait été prorogée jusqu’à la fin du mois d’août.

Pour accompagner cette collecte, l’État verse une prime de magasinage de 2,50 dirhams par quintal et par quinzaine, complétée à partir du 1er septembre par une prime de stockage de 3 dirhams par quintal et par quinzaine. Le volume maximal éligible au stockage primé est fixé à 8 millions de quintaux entre le 1er septembre et le 31 octobre, avant une réduction progressive à 6 millions de quintaux jusqu’au 31 décembre, puis à 4 millions jusqu’à fin février 2027.

Les droits d’importation sur le blé tendre et ses dérivés avaient par ailleurs été réinstaurés entre le 1er juin et le 31 juillet 2026.

La reprise des importations vise à sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur en complément de la production nationale, dans un contexte où la constitution du stock stratégique reste conditionnée par les arbitrages des minotiers entre blé local et blé importé.

LNT

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Inflation : les prix reculent de 1% en juillet, portés par les légumes et les carburants https://lnt.ma/inflation-les-prix-reculent-de-1-en-juillet-portes-par-les-legumes-et-les-carburants/ Sun, 23 Aug 2026 11:46:45 +0000 https://lnt.ma/?p=555633 L’indice des prix à la consommation a baissé de 1% en juillet par rapport à juin, selon le Haut-Commissariat au Plan. Sur un an, le recul atteint 0,6%. Les produits alimentaires reculent de 1,9% sur le mois, les légumes chutant de 7,6% et les carburants de 4,9%. La décomposition du mouvement mensuel fait apparaître un […]

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L’indice des prix à la consommation a baissé de 1% en juillet par rapport à juin, selon le Haut-Commissariat au Plan. Sur un an, le recul atteint 0,6%. Les produits alimentaires reculent de 1,9% sur le mois, les légumes chutant de 7,6% et les carburants de 4,9%.

La décomposition du mouvement mensuel fait apparaître un net décalage entre les deux grands postes. Les produits alimentaires reculent de 1,9% entre juin et juillet, quand les produits non alimentaires ne cèdent que 0,3%.

Dans l’alimentaire, la baisse est tirée par les légumes, en repli de 7,6%, suivis des poissons et fruits de mer, en recul de 3,9%, des fruits, en baisse de 3,7%, des viandes, en repli de 1,2%, et du poste lait, fromage et œufs, en baisse de 0,3%.

Deux postes progressent : les eaux minérales et boissons, en hausse de 0,3%, et le café, thé et cacao, en hausse de 0,2%.

Du côté des produits non alimentaires, la variation la plus marquée concerne les carburants, en baisse de 4,9% sur le mois.

Sur douze mois, l’indice global recule de 0,6%. Cette évolution recouvre deux mouvements opposés : les produits alimentaires baissent de 3,7% sur un an, tandis que les produits non alimentaires progressent de 1,9%.

Dans cette seconde catégorie, le transport enregistre la hausse annuelle la plus forte, à 4,1%, alors que la communication recule de 0,2%.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils ou réglementés, s’établit à moins 0,1% en variation mensuelle comme en variation annuelle.

Le recul est observé dans l’ensemble des villes couvertes par l’enquête, avec des amplitudes variables : Marrakech enregistre la baisse mensuelle la plus prononcée, à 1,7%, suivie de Safi, à 1,4%, et Guelmim, à 1,3%. Errachidia enregistre le repli le plus limité, à 0,3%.

Ces données interviennent alors que Bank Al-Maghrib anticipe une inflation moyenne de 1,5% en 2026, puis de 2,1% en 2027.

LNT

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Maroc-Italie : 4,75 milliards d’euros d’échanges, mais un déficit de 1,24 milliard https://lnt.ma/maroc-italie-475-milliards-deuros-dechanges-mais-un-deficit-de-124-milliard/ Fri, 21 Aug 2026 11:26:26 +0000 https://lnt.ma/?p=555588 Le commerce entre Rabat et Rome a atteint 4,752 milliards d’euros en 2025, soit près de 51,4 milliards de dirhams. Le Maroc s’installe au 3e rang des clients africains de l’Italie, mais seulement au 6e rang de ses fournisseurs. L’écart se lit dans un excédent italien de 1,238 milliard d’euros. Les chiffres publiés par l’Observatoire […]

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Le commerce entre Rabat et Rome a atteint 4,752 milliards d’euros en 2025, soit près de 51,4 milliards de dirhams. Le Maroc s’installe au 3e rang des clients africains de l’Italie, mais seulement au 6e rang de ses fournisseurs. L’écart se lit dans un excédent italien de 1,238 milliard d’euros.

Les chiffres publiés par l’Observatoire économique du ministère italien des Affaires étrangères dessinent une relation commerciale dense mais nettement asymétrique. En 2025, les échanges entre le Maroc et l’Italie ont frôlé 4,752 milliards d’euros, l’équivalent d’environ 51,4 milliards de dirhams.

Un déséquilibre de deux contre un

La ventilation est éloquente. Les exportations italiennes vers le Maroc se sont établies à 2,995 milliards d’euros, tandis que les exportations marocaines vers l’Italie atteignaient 1,757 milliard d’euros. L’excédent commercial italien s’élève ainsi à 1,238 milliard d’euros, soit un rapport de près de deux à un en faveur de Rome.

Ce déséquilibre s’inscrit dans une tendance plus large : au premier semestre 2026, le déficit commercial global du Maroc s’est creusé de 23,5%, à 198,38 milliards de dirhams, avec un taux de couverture tombé à 56,8%.

Troisième client, sixième fournisseur

Le positionnement du Royaume dans la géographie commerciale africaine de l’Italie confirme cette asymétrie. Le Maroc absorbe 14,8% des ventes italiennes sur le continent, ce qui le place au 3e rang des clients africains de Rome, derrière la Tunisie et l’Algérie.

En sens inverse, il ne pèse que 5,1% des importations italiennes en provenance d’Afrique, au 6e rang seulement, derrière l’Algérie, la Libye, la Tunisie, l’Égypte et l’Afrique du Sud. Les trois premiers de ce classement sont des fournisseurs d’hydrocarbures, ce qui explique une partie de l’écart, mais pas sa totalité.

Des secteurs à forte intensité capitalistique

Les échanges se concentrent sur l’énergie, les transports, les infrastructures civiles, la logistique, l’ingénierie mécanique et les machines industrielles. Une structure qui éclaire le déséquilibre : l’Italie exporte des biens d’équipement et de l’ingénierie, catégories à forte valeur unitaire, quand le Maroc vend davantage de biens intermédiaires et de produits agroalimentaires.

Ce constat recoupe la dynamique nationale observée au premier semestre 2026, où les importations marocaines de biens d’équipement ont progressé de 21,2%, à 112,34 milliards de dirhams.

Un stock d’investissement italien encore modeste en Afrique

À fin 2025, le stock d’investissements directs italiens sur le continent africain s’élevait à 30,835 milliards d’euros, avec plus de 1 600 entreprises implantées selon les données arrêtées à fin 2023. Un volume qui laisse une marge de progression substantielle, alors que Rome affiche depuis plusieurs années une ambition africaine renforcée.

Pour le Maroc, l’enjeu est double : capter une part croissante de ces investissements, et rééquilibrer une relation où le Royaume achète nettement plus qu’il ne vend.

LNT

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Auto-entrepreneur : la règle des 80 000 dirhams qui fait sortir du statut https://lnt.ma/auto-entrepreneur-la-regle-des-80-000-dirhams-qui-fait-sortir-du-statut/ Thu, 20 Aug 2026 10:19:57 +0000 https://lnt.ma/?p=555563 La Direction générale des impôts a actualisé son guide 2026 du régime de l’auto-entrepreneur. Plafonds de chiffre d’affaires, taux d’imposition, couverture sociale, obligations déclaratives : le texte rappelle les avantages d’un statut conçu pour faciliter l’activité indépendante, mais aussi les limites à connaître avant de s’y engager. Au premier rang, le seuil de 80 000 […]

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La Direction générale des impôts a actualisé son guide 2026 du régime de l’auto-entrepreneur. Plafonds de chiffre d’affaires, taux d’imposition, couverture sociale, obligations déclaratives : le texte rappelle les avantages d’un statut conçu pour faciliter l’activité indépendante, mais aussi les limites à connaître avant de s’y engager. Au premier rang, le seuil de 80 000 dirhams par client unique.

Le régime de l’auto-entrepreneur, créé pour offrir un cadre simple aux indépendants et contribuer à la formalisation de l’économie, fait l’objet d’une mise à jour annuelle de son guide fiscal par la Direction générale des impôts. L’édition 2026 précise les conditions d’accès, les taux applicables et, surtout, les cas de sortie du dispositif.

Le verrou anti-salariat déguisé

La disposition la plus structurante concerne la concentration du chiffre d’affaires. Les revenus perçus d’un client unique ne peuvent excéder 80 000 dirhams. Au-delà, le régime cesse de s’appliquer à la fraction concernée.

L’intention du législateur est explicite : empêcher que le statut ne serve à requalifier une relation de travail salariée en prestation indépendante, montage qui priverait le salarié de ses protections tout en allégeant les charges de l’employeur. Le seuil agit comme un garde-fou contre cette dérive, observée dans plusieurs pays ayant créé des statuts comparables.

Ce que le guide couvre

Le document de la DGI détaille les plafonds de chiffre d’affaires conditionnant le maintien du statut, les taux d’imposition applicables selon la nature de l’activité, les obligations déclaratives et les conditions de radiation. Il précise également le volet couverture sociale, l’auto-entrepreneur inscrit relevant du dispositif de protection sociale en cours de généralisation.

Un statut au croisement de plusieurs politiques publiques

Le régime occupe une position charnière dans la stratégie économique du Royaume. Il constitue l’un des outils de la formalisation d’une économie où le travail non déclaré reste significatif, et l’une des portes d’entrée vers l’entrepreneuriat pour les jeunes diplômés.

Cette seconde dimension prend un relief particulier alors que l’Organisation internationale du travail situe le chômage des jeunes en Afrique du Nord à 22,6%, deuxième taux régional mondial, et que la question de l’emploi domine la campagne des législatives du 23 septembre.

Le gouvernement vient par ailleurs d’introduire, par décret du 30 juillet, une prime transitoire destinée aux bénéficiaires de l’Aide sociale directe accédant à un emploi déclaré. Deux dispositifs distincts, mais un même objectif : réduire le coût du passage vers l’activité formelle.

Les limites du modèle

Reste que le statut ne résout pas tout. Il ne donne pas accès au crédit bancaire dans les mêmes conditions qu’une société constituée, offre une protection sociale plus légère que le salariat, et expose l’indépendant à l’irrégularité de ses revenus. Autant de paramètres que le guide de la DGI invite précisément à mesurer avant de s’engager.

LNT

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TPME : la rentrée des oubliées de la croissance https://lnt.ma/tpme-la-rentree-des-oubliees-de-la-croissance/ Wed, 19 Aug 2026 09:28:00 +0000 https://lnt.ma/?p=554995 Les Rencontres nationales des TPME 2026 s’ouvrent alors que le tissu des très petites, petites et moyennes entreprises reste le maillon faible du financement bancaire marocain. Un paradoxe persistant : elles composent l’essentiel du parc entrepreneurial et de l’emploi, mais captent une part modeste du crédit. Le lancement des Rencontres nationales des TPME 2026 remet […]

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Les Rencontres nationales des TPME 2026 s’ouvrent alors que le tissu des très petites, petites et moyennes entreprises reste le maillon faible du financement bancaire marocain. Un paradoxe persistant : elles composent l’essentiel du parc entrepreneurial et de l’emploi, mais captent une part modeste du crédit.

Le lancement des Rencontres nationales des TPME 2026 remet à l’agenda un dossier que la conjoncture rend particulièrement sensible. Dans une économie dont la croissance est attendue à 5,2% cette année, la question posée est celle de la diffusion de cette performance vers le tissu des très petites, petites et moyennes entreprises.

Le maillon faible du financement

Le constat est ancien et documenté. Les TPME marocaines constituent la très large majorité du parc entrepreneurial et le premier employeur privé du pays, mais leur accès au crédit bancaire demeure limité au regard de leur poids économique. Les raisons sont connues : faiblesse des garanties mobilisables, informalité partielle de la comptabilité, taille des dossiers jugée peu rentable pour les banques au regard des coûts d’instruction.

Cette contrainte se retrouve, sous une forme sectorielle, dans d’autres dossiers d’actualité. L’étude publiée cette semaine sur l’agriculture de conservation identifie précisément l’accès au financement de l’équipement comme premier obstacle à l’adoption du semis direct, avant tout paramètre agronomique. Le blocage est structurel, non sectoriel.

Des dispositifs qui existent mais peinent à passer à l’échelle

Le Maroc ne manque pourtant pas d’outils. Mécanismes de garantie publique, programmes d’appui à l’entrepreneuriat, dispositifs de financement dédiés aux porteurs de projet : l’architecture est en place. Le problème identifié par les opérateurs relève davantage de l’accessibilité pratique que de l’existence des dispositifs, entre méconnaissance de l’offre, complexité des procédures et délais d’instruction.

Un contexte réglementaire en mouvement

Plusieurs réformes récentes vont dans le sens d’une réduction des frictions administratives. Le décret sur les Centres régionaux d’investissement, publié fin juillet, crée deux instances de recours pour les investisseurs, dont une commission ministérielle présidée par le chef du gouvernement. Les lois sur l’urbanisme, entrées en vigueur le 10 août, instaurent un guichet unique pour les grands projets. La circulaire sur les stations-service, applicable au 31 octobre, dématérialise et calendrise les autorisations.

Autant de textes qui partagent la même intention : raccourcir les délais et sécuriser les parcours. Reste à mesurer leur effet sur les entreprises de petite taille, qui disposent rarement des ressources juridiques nécessaires pour tirer parti d’un cadre nouveau.

L’enjeu de l’emploi en arrière-plan

Le sujet croise directement la question la plus politique du moment. À l’approche des législatives du 23 septembre, l’emploi des jeunes figure au premier rang des programmes, alors que l’Organisation internationale du travail situe le chômage des jeunes en Afrique du Nord à 22,6%, deuxième taux régional mondial. Or la création nette d’emplois dans une économie comme celle du Maroc passe majoritairement par les petites structures, non par les grands groupes.

Sans desserrement de la contrainte de financement, la relation entre croissance macroéconomique et création d’emplois restera aussi lâche qu’elle l’a été ces dernières années, la consommation des ménages n’ayant progressé que de 1,2% en 2025 quand le PIB avançait de 4,9%.

 

LNT

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Agriculture de conservation: 85 000 hectares sur le million visé pour 2030 https://lnt.ma/agriculture-de-conservation-85-000-hectares-sur-le-million-vise-pour-2030/ Wed, 19 Aug 2026 09:20:19 +0000 https://lnt.ma/?p=554983 Le Maroc visait un million d’hectares en agriculture de conservation à l’horizon 2030. Une étude portant sur 3 589 exploitations dans neuf régions établit que le pays reste très loin de cette trajectoire. Le frein principal n’est ni le climat ni la géographie, mais l’accès aux semoirs et au financement. Lancé dans le cadre de […]

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Le Maroc visait un million d’hectares en agriculture de conservation à l’horizon 2030. Une étude portant sur 3 589 exploitations dans neuf régions établit que le pays reste très loin de cette trajectoire. Le frein principal n’est ni le climat ni la géographie, mais l’accès aux semoirs et au financement.

Lancé dans le cadre de la stratégie Génération Green, l’objectif était clair : convertir un million d’hectares de céréaliculture au semis direct d’ici 2030, avec un palier intermédiaire de 200 000 hectares en 2025. La réalité du terrain est nettement en retrait. En 2022-2023, les surfaces effectivement conduites en semis direct s’établissaient à environ 85 000 hectares.

Une étude de terrain sur près de 3 600 exploitations

Le diagnostic provient d’une recherche conjointe conduite par le CIHEAM-IAMM, l’ICARDA et l’Institut Hassan II, associés à des partenaires internationaux. Le travail a porté sur 3 589 exploitations agricoles réparties sur neuf régions du Royaume, un échantillon suffisamment large pour établir une typologie fine des situations.

Quatre profils d’exploitations, des capacités très inégales

L’étude distingue quatre catégories. Les céréaliculteurs équipés en irrigation localisée constituent le groupe le plus nombreux, à 30,4% de l’échantillon, suivis des petites exploitations de subsistance (30,2%), des exploitations diversifiées (21,6%) et des céréaliculteurs spécialisés (17,7%).

L’indice de préparation à l’adoption du semis direct varie considérablement d’un profil à l’autre : 49,8% pour les céréaliculteurs irrigués, 32,4% pour les diversifiés, 28,8% pour les petites exploitations de subsistance et seulement 10,6% pour les céréaliculteurs spécialisés. Autrement dit, le groupe théoriquement le plus concerné par la technique est aussi le moins prêt à l’adopter.

Le matériel, obstacle cité par 99% des exploitants diversifiés

Le verdict de l’étude est sans ambiguïté sur la nature du blocage. Le manque de matériel adapté est cité comme contrainte dominante par 99% des exploitants d’exploitations diversifiées. La disponibilité des semoirs de semis direct et l’accès au crédit pèsent davantage que les paramètres agroclimatiques dans la décision d’adopter ou non la technique.

Un constat qui déplace le débat : le semis direct n’échoue pas parce qu’il serait inadapté aux conditions marocaines, mais parce que les petits producteurs n’ont pas les moyens de s’équiper.

L’écart le plus troublant : savoir sans savoir faire

Une donnée résume à elle seule la difficulté. Au sein du groupe le mieux préparé, 77,5% des exploitants déclarent connaître les principes de l’agriculture climato-intelligente. Mais seuls 1,9% possèdent une connaissance pratique des techniques de conservation.

Un écart de près de 76 points entre la notoriété du concept et la maîtrise du geste, qui pointe une défaillance de l’accompagnement technique plutôt qu’un déficit de sensibilisation.

Un enjeu qui dépasse la seule productivité

Le semis direct présente un triple intérêt dans le contexte marocain : réduction du travail du sol donc de la consommation de carburant, meilleure conservation de l’humidité dans les sols, et limitation de l’érosion. Autant de bénéfices déterminants dans un pays où la valeur ajoutée agricole conditionne encore directement le taux de croissance national, attendu à 5,2% en 2026 grâce à un rebond agricole de 16%, avant un retour à 3,1% en 2027.

Les recommandations de l’étude convergent vers trois leviers : des mécanismes de financement de l’équipement, un accès mutualisé aux machines, et des schémas de crédit conçus pour les petites exploitations.

 

LNT

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Stations-service: le renouvelable entre dans le cahier des charges https://lnt.ma/stations-service-le-renouvelable-entre-dans-le-cahier-des-charges/ Wed, 19 Aug 2026 09:13:15 +0000 https://lnt.ma/?p=554989 À compter du 31 octobre, les demandes d’autorisation de création et d’exploitation des stations-service suivront une procédure clarifiée, dématérialisée et assortie de délais définis. Nouveauté de fond : les projets pourront intégrer des solutions d’énergie renouvelable dès leur conception. Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a publié une nouvelle circulaire réformant […]

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À compter du 31 octobre, les demandes d’autorisation de création et d’exploitation des stations-service suivront une procédure clarifiée, dématérialisée et assortie de délais définis. Nouveauté de fond : les projets pourront intégrer des solutions d’énergie renouvelable dès leur conception.

Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a publié une nouvelle circulaire réformant le régime d’autorisation des stations-service et des installations de remplissage de carburants. Le texte entre en application le 31 octobre 2026.

Une procédure clarifiée et harmonisée

Le premier apport du texte est administratif. Les procédures de demande d’établissement et d’exploitation sont clarifiées et harmonisées, mettant fin à une hétérogénéité de traitement fréquemment dénoncée par les opérateurs. Des délais de traitement définis sont désormais fixés, ce qui donne aux porteurs de projet une visibilité jusqu’ici absente.

La circulaire insiste par ailleurs sur la dématérialisation des procédures, réduisant le volume de pièces papier et les déplacements administratifs.

Le renouvelable intégré dès la conception

C’est le volet le plus significatif sur le fond. Les projets pourront désormais incorporer des solutions d’énergie renouvelable dès leur phase de conception initiale, et non plus comme ajout ultérieur soumis à une procédure distincte.

Le changement de logique est net : la station-service cesse d’être considérée comme un simple point de distribution d’hydrocarbures pour devenir un site énergétique susceptible d’accueillir production solaire, autoconsommation et, à terme, infrastructures de recharge électrique.

Un maillage à faire évoluer

L’enjeu est considérable au regard du parc existant. Le réseau marocain de stations-service constitue un maillage territorial dense, réparti sur l’ensemble du pays et souvent implanté sur des axes de circulation majeurs. Transformer ce réseau en support de la transition énergétique permettrait de mutualiser une infrastructure déjà amortie plutôt que d’en construire une nouvelle de zéro.

Une réforme qui arrive dans un contexte de prix tendus

Le calendrier n’est pas neutre. La mesure intervient alors que les prix à la pompe connaissent des révisions rapprochées : le gasoil a enregistré sa troisième hausse depuis la mi-juillet, atteignant environ 14,95 dirhams le litre, désormais au niveau de l’essence. Un contexte où la question des marges de la filière et de la structure des coûts de distribution revient dans le débat public.

Ce qui reste à préciser

Deux inconnues subsistent. La première concerne les modalités techniques d’intégration du renouvelable : puissance autorisée, régime d’injection sur le réseau, articulation avec la loi sur l’autoproduction. La seconde porte sur la recharge électrique, dont le déploiement dépend autant du cadre réglementaire que du rythme d’électrification du parc automobile marocain, encore embryonnaire. Les textes d’application diront si la réforme produit un effet réel ou reste une intention.

 

LNT

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Hydrogène vert : l’américain KBR chiffre le mégaprojet de Laâyoune https://lnt.ma/hydrogene-vert-lamericain-kbr-chiffre-le-megaprojet-de-laayoune/ Tue, 18 Aug 2026 10:22:29 +0000 https://lnt.ma/?p=554921 Le groupe d’ingénierie KBR a été retenu pour les études de pré-conception du complexe d’ammoniac vert d’ORNX Green Hydrogen dans la région de Laâyoune. Le projet cible 560 000 tonnes annuelles, adossées à près de 900 mégawatts d’électrolyseurs. L’agence américaine USTDA finance la phase d’études à hauteur de 5,7 millions de dollars. L’Offre Maroc dédiée […]

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Le groupe d’ingénierie KBR a été retenu pour les études de pré-conception du complexe d’ammoniac vert d’ORNX Green Hydrogen dans la région de Laâyoune. Le projet cible 560 000 tonnes annuelles, adossées à près de 900 mégawatts d’électrolyseurs. L’agence américaine USTDA finance la phase d’études à hauteur de 5,7 millions de dollars.

L’Offre Maroc dédiée à l’hydrogène vert franchit une étape d’ingénierie concrète. ORNX Green Hydrogen a confié au groupe américain KBR les études de pré-conception technique (Pre-FEED) de son complexe de production d’ammoniac vert dans la région de Laâyoune, au Sahara marocain.

Un objectif de 560 000 tonnes et 900 MW d’électrolyse

Les paramètres du projet situent son ambition. La production cible est fixée à 560 000 tonnes d’ammoniac vert par an, adossée à une capacité d’électrolyseurs de près de 900 mégawatts. L’ensemble reposera sur une plateforme intégrée articulant trois maillons : captation de l’énergie solaire et éolienne, dissociation de l’eau par électrolyse, puis synthèse de l’ammoniac.

Un consortium technique de premier plan

KBR ne travaille pas seul. Le groupe, qui revendique une expertise forgée sur plus de 260 projets d’ammoniac à l’échelle mondiale, s’appuie sur un consortium associant GE Vernova, Electric Hydrogen et Terabase — respectivement pour l’ingénierie des réseaux électriques, les électrolyseurs et la modélisation solaire. Une combinaison qui reflète la complexité du montage : un projet de cette nature suppose de synchroniser une production électrique intermittente avec un procédé chimique en continu.

L’objectif du Pre-FEED : dérisquer avant d’engager les milliards

La phase confiée à KBR n’est pas la construction, mais l’étude qui la précède. Son objet est de réduire au maximum les risques techniques, économiques et commerciaux avant d’engager les sommes considérables que requiert un tel complexe. C’est à ce stade que se déterminent la bancabilité du projet et la crédibilité de son modèle économique.

Un financement américain qui vaut signal politique

Fait notable : la U.S. Trade and Development Agency a accordé 5,7 millions de dollars pour financer cette phase de Pre-FEED. Au-delà du montant, modeste au regard du coût total anticipé, l’implication d’une agence fédérale américaine dans un projet localisé au Sahara marocain constitue un signal politique que les observateurs ne manqueront pas de relever.

Des débouchés à l’export sur trois marchés

Les usages visés sont triples : engrais décarbonés — un débouché naturel compte tenu de la position du Maroc dans les phosphates —, carburant pour le transport maritime, et vecteur de stockage d’énergie. Trois segments orientés vers les marchés d’exportation mondiaux, en particulier européens et asiatiques, où les réglementations de décarbonation créent une demande solvable.

Le calendrier, principale inconnue

Aucun calendrier officiel n’a en revanche été arrêté pour le démarrage de la construction. Une prudence caractéristique du secteur : à l’échelle mondiale, une part importante des projets d’hydrogène vert annoncés ces dernières années n’a pas franchi le cap de la décision finale d’investissement, faute de contrats d’achat de long terme suffisamment sécurisants. La proximité d’infrastructures portuaires modernes constitue toutefois, pour le site de Laâyoune, un atout logistique déterminant.

 

LNT

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Carburants : le gasoil rejoint l’essence, le débat sur les marges relancé https://lnt.ma/carburants-le-gasoil-rejoint-lessence-le-debat-sur-les-marges-relance/ Tue, 18 Aug 2026 10:16:56 +0000 https://lnt.ma/?p=554919 Depuis dimanche soir, le gasoil a pris 65 centimes par litre tandis que l’essence en a cédé 30. Le litre de diesel passe autour de 14,95 dirhams, l’essence à 14,94 — soit un croisement des courbes inédit. La divergence relance les interrogations sur la répartition des marges dans la filière. Les automobilistes marocains ont découvert […]

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Depuis dimanche soir, le gasoil a pris 65 centimes par litre tandis que l’essence en a cédé 30. Le litre de diesel passe autour de 14,95 dirhams, l’essence à 14,94 — soit un croisement des courbes inédit. La divergence relance les interrogations sur la répartition des marges dans la filière.

Les automobilistes marocains ont découvert de nouveaux tarifs à la pompe dès dimanche 16 août, 23h50. Le gasoil 10 ppm a été majoré de 0,65 dirham par litre, portant son prix aux alentours de 14,95 dirhams, contre environ 14,30 précédemment. Dans le même temps, le super sans plomb a reculé de 0,30 dirham, à environ 14,94 dirhams — les prix variant selon les régions et les points de vente.

Un croisement des courbes rarement observé

Le fait marquant est là : pour la première fois depuis longtemps, le gasoil se retrouve pratiquement au même niveau que l’essence, voire légèrement au-dessus. Un renversement notable dans un pays où le diesel est traditionnellement resté le carburant le moins cher — et où il équipe la majorité du parc automobile, particulièrement dans le transport de marchandises et de voyageurs.

Pour le gasoil, il s’agit de la troisième hausse consécutive depuis la mi-juillet. La révision précédente, intervenue deux semaines plus tôt, avait vu les deux carburants augmenter d’un dirham par litre.

Une divergence qui s’explique par le raffiné, pas par le brut

La mécanique de cette divergence tient à la structure du marché international. Les prix à la pompe marocains sont indexés non sur le baril de brut mais sur les cotations internationales des produits raffinés — gasoil et essence formant deux marchés distincts, avec leurs propres équilibres offre-demande.

Or les tensions sur l’approvisionnement en distillats moyens, aggravées par le conflit au Moyen-Orient depuis février 2026, pèsent plus fortement sur le gasoil que sur l’essence. À quoi s’ajoutent les conditions d’approvisionnement nationales, le Maroc important l’intégralité de ses produits raffinés depuis l’arrêt de la raffinerie de Mohammedia.

Le débat sur les marges des distributeurs relancé

Chaque révision ravive une controverse ancienne : celle de la répartition de la valeur entre le prix international, les taxes et les marges des distributeurs. Depuis la libéralisation du secteur, la question de la transparence de la formation des prix revient régulièrement dans le débat public, portée par les associations de consommateurs et par une partie du champ politique.

Un poids direct sur le budget des ménages à la rentrée

L’arithmétique est brutale pour les ménages. Le gasoil constitue le carburant dominant du transport collectif et du fret : son renchérissement se diffuse mécaniquement aux prix des déplacements et à ceux des biens de consommation. Le calendrier n’aide pas — la séquence intervient à quelques semaines de la rentrée scolaire, période de dépenses incompressibles.

Le tout dans un contexte où l’inflation reste officiellement modérée — Bank Al-Maghrib prévoit 1,5% en moyenne en 2026 — mais où la consommation des ménages n’a progressé que de 1,2% l’an dernier, quand le PIB avançait de 4,9%. L’écart entre performance macroéconomique et pouvoir d’achat ressenti reste l’un des thèmes centraux de la campagne des législatives du 23 septembre.

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Croissance : 5,2% en 2026, 3,1% en 2027, ou l’économie marocaine toujours suspendue à la pluie https://lnt.ma/croissance-52-en-2026-31-en-2027-ou-leconomie-marocaine-toujours-suspendue-a-la-pluie/ Mon, 17 Aug 2026 08:25:36 +0000 https://lnt.ma/?p=554859 Bank Al-Maghrib table sur une accélération de la croissance à 5,2% cette année, tirée par un rebond agricole de 16%. Mais la banque centrale anticipe déjà un retour à 3,1% en 2027, une fois l’effet campagne dissipé. Le Fonds monétaire arabe converge sur la même prévision pour 2026. Après une année 2025 déjà solide — […]

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Bank Al-Maghrib table sur une accélération de la croissance à 5,2% cette année, tirée par un rebond agricole de 16%. Mais la banque centrale anticipe déjà un retour à 3,1% en 2027, une fois l’effet campagne dissipé. Le Fonds monétaire arabe converge sur la même prévision pour 2026.

Après une année 2025 déjà solide — 4,9% de croissance, la meilleure performance des sept dernières années —, l’économie marocaine devrait accélérer encore en 2026. Bank Al-Maghrib retient une prévision de 5,2%, un chiffre sur lequel converge également le Fonds monétaire arabe dans ses dernières projections.

Un rebond agricole spectaculaire, moteur principal de l’année

L’essentiel de cette accélération tient à la campagne agricole. La banque centrale anticipe une progression de 16% de la valeur ajoutée agricole en 2026, après +8,2% en 2025 — un effet de rattrapage après plusieurs années de sécheresse, cohérent avec les 90 millions de quintaux de céréales attendus cette année.

Les activités non agricoles, elles, progresseraient de 4,1%, un rythme légèrement inférieur aux 4,5% enregistrés en 2025. Autrement dit, le socle non agricole de l’économie marocaine reste sur une trajectoire régulière, sans emballement.

3,1% en 2027 : le retour au régime de croisière

C’est le second enseignement, moins commenté mais tout aussi structurant : Bank Al-Maghrib prévoit un net ralentissement à 3,1% en 2027. La mécanique est arithmétique — la valeur ajoutée agricole ne progresserait plus que de 7,6%, la base de comparaison devenant nettement plus exigeante — tandis que le non-agricole se maintiendrait à 4,3%.

Cette séquence 5,2% puis 3,1% illustre la dépendance persistante du taux de croissance marocain à la pluviométrie, malgré les efforts de diversification engagés depuis deux décennies.

Une inflation qui remonte progressivement

Sur le front des prix, le tableau reste maîtrisé mais orienté à la hausse. Après une inflation de 0,8% en 2025, la banque centrale attend 1,5% en 2026, puis 2,1% en 2027. Une remontée graduelle qui reste dans la zone de confort, mais que la flambée des cours énergétiques internationaux depuis février 2026 pourrait remettre en question.

L’investissement, principal contributeur de la demande intérieure

Le détail de la contribution à la croissance 2025 mérite l’attention : la demande intérieure a apporté 6,6 points, portée avant tout par l’investissement (+16,3%) et la consommation publique (+5,1%). La consommation des ménages, en revanche, n’a progressé que de 1,2% — un écart qui rappelle que la dynamique macroéconomique ne s’est pas encore pleinement traduite dans le pouvoir d’achat, thème central de la campagne électorale en cours.

Des prévisions sous double réserve

Bank Al-Maghrib prend soin d’assortir ses projections de deux réserves explicites : elles restent « tributaires de l’évolution climatique et de l’environnement géopolitique international ». Deux facteurs sur lesquels le Royaume n’a pas de prise, et dont la matérialisation défavorable — sécheresse de retour ou aggravation du choc pétrolier — pourrait rapidement modifier la trajectoire.

 

LNT

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Blé tendre : une récolte record qui peine à se transformer en stock stratégique https://lnt.ma/ble-tendre-une-recolte-record-qui-peine-a-se-transformer-en-stock-strategique/ Sun, 16 Aug 2026 10:25:29 +0000 https://lnt.ma/?p=554850 Avec près de 90 millions de quintaux attendus, la campagne céréalière 2026 s’annonce comme l’une des meilleures de la décennie. Pourtant, à fin juillet, à peine 5 millions de quintaux de blé tendre avaient été collectés par les minotiers. Les pouvoirs publics ont prorogé la période de collecte jusqu’à fin août.** Le paradoxe est frappant. […]

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Avec près de 90 millions de quintaux attendus, la campagne céréalière 2026 s’annonce comme l’une des meilleures de la décennie. Pourtant, à fin juillet, à peine 5 millions de quintaux de blé tendre avaient été collectés par les minotiers. Les pouvoirs publics ont prorogé la période de collecte jusqu’à fin août.**

Le paradoxe est frappant. Après plusieurs années marquées par la sécheresse, le Maroc renoue avec une production céréalière substantielle : près de 90 millions de quintaux sont attendus au titre de la campagne 2025-2026, sur une superficie emblavée d’environ 3,9 millions d’hectares. Mais cette abondance ne se traduit pas mécaniquement par la constitution du stock stratégique national.

Une collecte très en deçà des attentes

À fin juillet, seuls 5 millions de quintaux environ de blé tendre national avaient été collectés par les minotiers — un niveau très éloigné des objectifs fixés par les pouvoirs publics. Un décalage qui interroge sur la fluidité de la chaîne entre l’agriculteur, le collecteur et l’industriel de la minoterie, et sur l’attractivité réelle du dispositif d’incitation mis en place.

Le dispositif d’incitation : primes de magasinage et de stockage

Pour encourager la collecte et la conservation du blé national, l’État a activé plusieurs leviers. Une prime de magasinage de 2,50 dirhams par quintal et par quinzaine est versée aux opérateurs, complétée à partir du 1er septembre par une prime de stockage de 3,00 dirhams par quintal et par quinzaine.

Le volume maximal éligible au stockage primé est fixé à 8 millions de quintaux entre le 1er septembre et le 31 octobre 2026, avant une réduction progressive : 6 millions de quintaux du 1er novembre au 31 décembre 2026, puis 4 millions de quintaux du 1er janvier au 28 février 2027. Un calendrier dégressif conçu pour accompagner l’écoulement de la récolte tout en évitant une immobilisation prolongée des capacités.

La collecte prorogée jusqu’à fin août

Face au retard accumulé, les autorités ont décidé de proroger la période de collecte primable jusqu’à la fin du mois d’août, alors qu’elle devait initialement s’achever fin juillet. La campagne s’étend donc officiellement du 1er juin au 31 août 2026. Un mois supplémentaire pour tenter de rattraper l’écart entre la performance agricole et la performance logistique.

Des droits de douane rétablis pour protéger la production nationale

En parallèle, les droits d’importation sur le blé tendre et ses dérivés ont été réinstaurés du 1er juin au 31 juillet 2026, dans une logique de protection de la production locale durant la période de commercialisation. Une mesure classique dans les campagnes marocaines, dont l’efficacité dépend étroitement de la capacité du marché intérieur à absorber la récolte nationale.

L’enjeu de la souveraineté alimentaire

Au-delà des chiffres de campagne, l’épisode illustre une difficulté structurelle : disposer d’une bonne récolte ne suffit pas à sécuriser l’approvisionnement du pays. La constitution effective d’un stock stratégique suppose une articulation fine entre prix d’achat aux producteurs, capacités de stockage disponibles et arbitrages des minotiers entre blé local et blé importé. Dans un contexte international volatil et alors que la facture des importations alimentaires reste élevée, la question dépasse largement la seule campagne 2026.

 

LNT

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Fruits rouges : le Maroc devient pour la première fois le premier fournisseur de la Norvège https://lnt.ma/fruits-rouges-le-maroc-devient-pour-la-premiere-fois-le-premier-fournisseur-de-la-norvege/ Sat, 15 Aug 2026 15:28:45 +0000 https://lnt.ma/?p=554828 Entre juillet 2025 et juin 2026, le Maroc a exporté 707 tonnes de framboises et de mûres vers la Norvège, pour une valeur supérieure à 9,3 millions d’euros. Il capte désormais plus de la moitié des importations norvégiennes de ces fruits rouges, devançant pour la première fois le Portugal. La filière marocaine des fruits rouges […]

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Entre juillet 2025 et juin 2026, le Maroc a exporté 707 tonnes de framboises et de mûres vers la Norvège, pour une valeur supérieure à 9,3 millions d’euros. Il capte désormais plus de la moitié des importations norvégiennes de ces fruits rouges, devançant pour la première fois le Portugal.

La filière marocaine des fruits rouges enregistre l’une de ses meilleures performances à l’export sur le marché scandinave. Sur la campagne 2025-2026, les exportations marocaines de framboises et de mûres fraîches vers la Norvège ont atteint 707 tonnes, pour une valeur dépassant 9,3 millions d’euros, soit une progression de 22% en volume par rapport à la campagne précédente.

Une part de marché supérieure à 50%, une première historique

Ce résultat permet au Royaume de franchir un seuil symbolique : pour la première fois, le Maroc capte plus de 50% des importations norvégiennes de framboises et de mûres fraîches, s’imposant devant le Portugal, jusque-là leader sur ce segment. Les exportations portugaises ont d’ailleurs reculé de 27% sur la même période, un repli qui a directement profité à l’offre marocaine.

Une croissance quasiment continue depuis cinq campagnes

Cette percée n’est pas le fruit du hasard mais l’aboutissement d’une dynamique engagée depuis plusieurs années. En cinq campagnes, les volumes marocains expédiés vers la Norvège ont presque doublé, passant d’environ 400 tonnes en 2020-2021 à plus de 700 tonnes en 2025-2026. Les recettes générées ont connu une trajectoire similaire, passant d’environ 5 millions d’euros à plus de 9 millions d’euros sur la même période.

Mai, mois clé pour la filière marocaine

Le mois de mai 2026 a constitué un pic d’activité particulièrement marqué, avec 216 tonnes expédiées vers la Norvège, soit plus du double du volume enregistré en mai 2025. Cette période correspond à une fenêtre stratégique pour les producteurs marocains : c’est le moment où la production locale norvégienne n’est pas encore disponible, laissant le marché ouvert aux fournisseurs internationaux les mieux positionnés en termes de fraîcheur et de logistique.

Un signal positif pour la diversification des exportations agricoles

Cette performance illustre la montée en puissance des filières à forte valeur ajoutée dans les exportations agricoles marocaines, aux côtés des myrtilles et des agrumes déjà bien implantés sur les marchés européens. Alors que le solde commercial global du Royaume s’est nettement dégradé au premier semestre 2026, ce type de succès sectoriel rappelle l’intérêt stratégique de continuer à diversifier les débouchés à l’export, au-delà des marchés traditionnels d’Europe du Sud, vers des marchés d’Europe du Nord à fort pouvoir d’achat.

 

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Commerce extérieur : le taux de couverture tombe à son plus bas niveau depuis 2018 https://lnt.ma/commerce-exterieur-le-taux-de-couverture-tombe-a-son-plus-bas-niveau-depuis-2018/ Sat, 15 Aug 2026 15:12:58 +0000 https://lnt.ma/?p=554822 Le déficit commercial marocain s’est creusé de 23,5% à fin juin 2026, sous l’effet d’importations qui progressent près de deux fois plus vite que les exportations. Le taux de couverture recule à 56,8%, contre 59,6% un an plus tôt. Les derniers chiffres de l’Office des changes confirment une tendance qui inquiète depuis plusieurs mois les […]

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Le déficit commercial marocain s’est creusé de 23,5% à fin juin 2026, sous l’effet d’importations qui progressent près de deux fois plus vite que les exportations. Le taux de couverture recule à 56,8%, contre 59,6% un an plus tôt.

Les derniers chiffres de l’Office des changes confirment une tendance qui inquiète depuis plusieurs mois les observateurs de l’économie marocaine : le déséquilibre des échanges extérieurs s’accentue. Au premier semestre 2026, le déficit commercial a atteint 198,38 milliards de dirhams (MMDH), contre 160,58 MMDH un an auparavant, soit une dégradation de 23,5%.

En cause, un effet ciseau classique mais marqué : les importations ont bondi de 15,3% pour s’établir à 458,77 MMDH, tandis que les exportations n’ont progressé que de 9,7%, à 260,39 MMDH. Résultat, le taux de couverture — c’est-à-dire la part des importations financée par les recettes d’exportation — recule à 56,8%, son niveau le plus faible depuis 2018.

Une facture énergétique et d’équipement qui s’alourdit

Le détail des importations montre que la facture énergétique reste le principal facteur de tension : les achats d’énergie et de lubrifiants ont grimpé de 28,9%, pour atteindre 68,58 MMDH. Les biens d’équipement, souvent liés aux grands projets d’investissement en cours dans le Royaume, progressent eux aussi fortement (+21,2%, à 112,34 MMDH), tandis que les produits bruts s’envolent de 37,7%. Les produits finis de consommation suivent la même dynamique haussière (+14,2%, à 111 MMDH).

Des exportations tirées par l’automobile et l’aéronautique, mais des filières en repli

Côté exportations, les secteurs à forte valeur ajoutée continuent de porter la croissance : l’automobile, premier secteur exportateur du Royaume, affiche des ventes de 93,65 MMDH (+17,4%), et l’aéronautique poursuit sa progression (+19,3%, à 17,32 MMDH). L’agriculture et l’agroalimentaire suivent une trajectoire plus modérée (+5,7%, à 52,38 MMDH).

En revanche, deux piliers traditionnels marquent le pas. Les phosphates et dérivés, longtemps moteur des recettes extérieures, reculent de 2,3% à 45,42 MMDH, pénalisés par la volatilité des cours mondiaux. Le textile et le cuir accusent, eux, un repli plus marqué de 6,5%, à 21,6 MMDH, signe des difficultés persistantes de la filière face à la concurrence internationale.

Un déficit à surveiller à l’approche de la loi de finances 2027

Cette dégradation du solde commercial intervient alors que le gouvernement prépare ses arbitrages budgétaires pour 2027, dans un contexte déjà marqué par la fin annoncée des mécanismes de financement innovants. Si la résilience de l’automobile et de l’aéronautique confirme la montée en gamme de l’appareil exportateur marocain, la dépendance persistante aux importations énergétiques et d’équipement continuera de peser sur la balance commerciale, sauf accélération sensible des exportations dans les mois à venir.

 

LNT

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Marocains du Monde : une Semaine de l’investissement du 10 au 13 août https://lnt.ma/marocains-du-monde-une-semaine-de-linvestissement-du-10-au-13-aout/ Mon, 10 Aug 2026 10:52:26 +0000 https://lnt.ma/?p=554614 Le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques organise, en partenariat avec les Centres régionaux d’investissement (CRI), une nouvelle édition de la Semaine de l’investissement dédiée aux Marocains du Monde, du 10 au 13 août 2026. L’initiative vise à présenter les opportunités offertes par les différentes régions et à accompagner […]

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Le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques organise, en partenariat avec les Centres régionaux d’investissement (CRI), une nouvelle édition de la Semaine de l’investissement dédiée aux Marocains du Monde, du 10 au 13 août 2026. L’initiative vise à présenter les opportunités offertes par les différentes régions et à accompagner les porteurs de projets dans leurs démarches d’investissement.

Les Centres régionaux d’investissement se mobilisent pendant quatre jours pour accueillir les Marocains résidant à l’étranger souhaitant investir au Maroc. L’objectif est notamment de faciliter leur accès à l’information, de leur présenter les dispositifs existants et de les orienter vers des opportunités correspondant à leurs projets.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des orientations visant à renforcer la contribution des Marocains du Monde au développement économique et territorial du Royaume, à travers la mobilisation de leurs compétences, de leurs initiatives et de leurs capacités d’investissement.

Un accompagnement au niveau des régions

Du 10 au 13 août, les différents CRI proposeront des rencontres avec leurs équipes, des sessions d’information consacrées aux mécanismes d’appui et d’incitation ainsi que des présentations des opportunités sectorielles et territoriales.

Des échanges avec les acteurs économiques locaux sont également prévus afin de permettre aux porteurs de projets de mieux appréhender les caractéristiques et les besoins des territoires dans lesquels ils envisagent d’investir.

L’accompagnement doit couvrir plusieurs étapes, depuis l’identification des opportunités jusqu’à la préparation, au développement et à la concrétisation des projets.

Cette approche vise notamment à rapprocher les investisseurs de l’écosystème économique régional et à leur permettre d’identifier les secteurs présentant un potentiel en fonction des spécificités de chaque territoire.

La Semaine de l’investissement s’inscrit également dans le déploiement de la Charte de l’investissement, qui vise notamment à renforcer l’attractivité des territoires, à encourager l’investissement productif et à simplifier le parcours des investisseurs.

Le dispositif entend également contribuer à une répartition plus équilibrée des investissements entre les différentes régions du Royaume.

Les participants pourront ainsi obtenir des informations sur les mécanismes prévus par la Charte et sur les différentes formes d’accompagnement disponibles pour la réalisation de leurs projets.

Une attention particulière aux TPME

Une partie du programme sera spécifiquement consacrée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Les porteurs de projets concernés pourront notamment s’informer sur les critères d’éligibilité aux dispositifs existants, les formes de soutien auxquelles ils peuvent prétendre ainsi que les modalités d’accompagnement.

L’objectif est de favoriser l’émergence d’activités pérennes, innovantes et susceptibles de contribuer à la création d’emplois au niveau local.

LNT

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Ports marocains : le trafic progresse de 14,4% au premier semestre 2026 https://lnt.ma/ports-marocains-le-trafic-progresse-de-144-au-premier-semestre-2026/ Sat, 08 Aug 2026 12:15:45 +0000 https://lnt.ma/?p=554563 Les ports marocains ont traité 148,6 millions de tonnes de marchandises au cours des six premiers mois de 2026, en hausse de 14,4% sur un an. Une progression principalement portée par le transbordement, qui représente désormais plus de la moitié du trafic portuaire national, tandis que les évolutions restent contrastées pour les autres activités. Le […]

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Les ports marocains ont traité 148,6 millions de tonnes de marchandises au cours des six premiers mois de 2026, en hausse de 14,4% sur un an. Une progression principalement portée par le transbordement, qui représente désormais plus de la moitié du trafic portuaire national, tandis que les évolutions restent contrastées pour les autres activités.

Le trafic de commerce traité par les ports du Royaume a poursuivi sa progression au premier semestre 2026. Selon les données communiquées par le ministère de l’Équipement et de l’Eau, son volume global a atteint 148,6 millions de tonnes à fin juin, contre environ 130 millions de tonnes durant la même période de 2025.

Cette hausse de 14,4% repose essentiellement sur la progression du transbordement. Celui-ci a atteint 82,6 millions de tonnes, en augmentation de 28,6% sur un an. À l’inverse, le trafic domestique a évolué de manière beaucoup plus modérée, avec 66 millions de tonnes, soit une hausse de 0,6%.

Le transbordement représente 55,6% du trafic

La structure du trafic portuaire confirme ainsi le poids croissant du transbordement, qui représente désormais 55,6% du volume global traité par les ports marocains.

Les importations arrivent en deuxième position avec une part de 27,4%, devant les exportations, qui concentrent 13,9% du trafic. Le cabotage représente pour sa part 2,6% des volumes, tandis que le soutage pèse 0,6%.

Dans le détail, les importations ont atteint 40,7 millions de tonnes au premier semestre, en progression de 3,6% par rapport à la même période de 2025. Les exportations ont en revanche reculé de 1,6%, à 20,6 millions de tonnes.

Le cabotage a enregistré une baisse plus prononcée de 14,6%, avec un volume de 3,9 millions de tonnes. Le soutage des hydrocarbures destiné aux navires transitant par le détroit de Gibraltar s’est également replié de 4,1%, à 868.000 tonnes.

Céréales, hydrocarbures et véhicules neufs en hausse

Les évolutions apparaissent également contrastées selon les principales catégories de marchandises.

Le trafic des céréales a atteint 5,8 millions de tonnes, soit une progression de 13,8%. Les hydrocarbures importés ont augmenté de 7,7%, à 7,1 millions de tonnes.

L’activité conteneurisée a, elle aussi, progressé, mais à un rythme plus modéré. Les ports marocains ont traité 6,3 millions d’EVP au cours des six premiers mois de l’année, en hausse de 1,7%.

Le trafic de voitures neuves affiche pour sa part une progression de 12,9%, avec 357.634 unités traitées.

À l’opposé, le trafic des phosphates et produits liés a diminué de 11,2%, pour s’établir à 14,6 millions de tonnes. Celui du charbon a reculé de 2,9%, à 5,2 millions de tonnes, tandis que le transport international routier s’est contracté de 3,2%, avec 301.191 unités.

1,6 million de passagers

Concernant le transport de voyageurs, 1,6 million de passagers ont transité par les ports marocains à fin juin 2026. Ce chiffre représente une légère baisse de 0,3% par rapport au premier semestre de l’année précédente.

L’activité de croisière évolue en revanche positivement. Le nombre de croisiéristes a atteint 174.366 personnes, en progression de 2,4% sur un an.

Enfin, les débarquements des produits de la pêche maritime côtière et artisanale ont enregistré une évolution négative. Leur volume s’est établi à 367.184 tonnes à fin juin, en baisse de 6,3%.

LNT

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Marché du travail : le chômage en baisse au T2, mais les femmes et les jeunes restent très exposés https://lnt.ma/marche-du-travail-le-chomage-en-baisse-au-t2-mais-les-femmes-et-les-jeunes-restent-tres-exposes/ Tue, 04 Aug 2026 08:27:09 +0000 https://lnt.ma/?p=554287 Le taux de chômage strict s’est établi à 9,5 % au deuxième trimestre 2026, en baisse de 1,3 point par rapport aux trois premiers mois de l’année, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration s’est accompagnée d’une hausse de 279.000 emplois contre revenu, principalement dans les services. Les écarts restent toutefois importants entre les […]

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Le taux de chômage strict s’est établi à 9,5 % au deuxième trimestre 2026, en baisse de 1,3 point par rapport aux trois premiers mois de l’année, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration s’est accompagnée d’une hausse de 279.000 emplois contre revenu, principalement dans les services. Les écarts restent toutefois importants entre les hommes et les femmes, les jeunes et les autres catégories d’âge, ainsi qu’entre les différentes régions du Royaume. Il faut noter que les résultats de la nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre 2026 ne sont pas directement comparables à ceux de l’ancienne Enquête nationale sur l’emploi, en raison des changements méthodologiques et conceptuels introduits.

Au deuxième trimestre 2026, le Maroc comptait 1,121 million de chômeurs au sens strict, soit 132.000 de moins qu’au trimestre précédent. Cette diminution résulte d’un recul de 108.000 personnes en milieu urbain et de 24.000 en milieu rural.

Le taux de chômage est ainsi passé de 10,8 % au premier trimestre à 9,5 %, avec un repli plus marqué dans les villes, où il est revenu de 13,5 % à 11,9 %. En milieu rural, il a diminué de 6,1 % à 5,4 %.

Les jeunes et les femmes restent les plus exposés

Malgré cette amélioration, les disparités demeurent importantes. Le chômage touche 14,8 % des femmes, contre 8,1 % des hommes. Les deux taux ont reculé de 1,3 point par rapport au trimestre précédent.

Les jeunes de 15 à 24 ans restent la catégorie la plus affectée, avec un taux de chômage de 27,2 %, malgré une baisse de deux points. Ils sont suivis par les personnes âgées de 25 à 34 ans, dont le taux s’établit à 14,5 %.

Le chômage concerne également davantage les diplômés. Son taux atteint 16,7 % parmi les titulaires d’un diplôme avancé, 16 % chez les détenteurs d’un diplôme intermédiaire et 11,4 % parmi ceux disposant d’un diplôme de base. Les personnes sans diplôme enregistrent le niveau le plus faible, à 3,8 %.

Près de 279.000 emplois supplémentaires

Le nombre de personnes disposant d’un emploi contre revenu a atteint 10,643 millions, en hausse de 279.000 par rapport au premier trimestre, soit une progression de 2,7 %.

Cette augmentation se répartit entre 187.000 emplois supplémentaires en milieu urbain et 92.000 en milieu rural. Le taux d’emploi contre revenu est passé de 37,3 % à 38,2 % au niveau national. Il s’établit à 36,3 % dans les villes et à 41,6 % dans les campagnes.

L’écart entre les sexes demeure particulièrement prononcé : le taux d’emploi atteint 61,1 % pour les hommes, contre seulement 15,4 % pour les femmes.

Les détenteurs d’un diplôme avancé enregistrent le taux d’emploi le plus élevé, à 57,8 %. À l’inverse, les jeunes âgés de 15 à 24 ans affichent le taux le plus faible parmi les catégories d’âge, à 16,6 %.

Les services concentrent près de la moitié des emplois

Le secteur des services demeure le premier pourvoyeur d’emplois contre revenu, avec 5,251 millions de personnes, soit 49,3 % du total.

Il est suivi par l’agriculture, la sylviculture et la pêche, qui emploient 2,569 millions de personnes, l’industrie avec 1,456 million et les bâtiments et travaux publics avec 1,356 million.

Entre le premier et le deuxième trimestre, les services ont créé 166.000 emplois, devant l’industrie avec 47.000 postes supplémentaires, les BTP avec 42.000 et l’agriculture avec 28.000.

La structure de l’emploi varie fortement selon le milieu de résidence. Dans les villes, 64,5 % des personnes en emploi travaillent dans les services. Dans les campagnes, 54,5 % exercent dans l’agriculture, la sylviculture ou la pêche.

Une participation féminine encore limitée

La main-d’œuvre, qui regroupe les personnes en emploi contre revenu et les chômeurs au sens strict, a atteint 11,764 millions de personnes, en hausse de 147.000 sur un trimestre.

Le taux de participation à la main-d’œuvre s’établit à 42,2 %, contre 41,8 % au trimestre précédent. Il atteint 66,5 % chez les hommes, mais seulement 18,1 % chez les femmes.

Ces dernières ne représentent ainsi que 21,5 % de la main-d’œuvre, alors qu’elles constituent 71,1 % de la population hors main-d’œuvre.

Des tensions plus larges au-delà du chômage strict

Le HCP souligne que le seul taux de chômage ne reflète pas l’ensemble des tensions sur le marché du travail.

Le taux combiné du chômage strict et du sous-emploi lié à une durée de travail insuffisante s’établit à 14 %, contre 16,6 % au premier trimestre. Il atteint 17,6 % chez les femmes et 13 % chez les hommes.

Au total, 527.000 personnes en emploi contre revenu se trouvent en situation de sous-emploi lié au temps de travail.

Le taux combinant le chômage strict et la main-d’œuvre potentielle, qui mesure la pression actuelle et future sur le marché du travail, s’élève pour sa part à 14,7 %. Il atteint 24,2 % chez les femmes, contre 11,9 % chez les hommes.

Des écarts marqués entre les régions

Quatre régions affichent un taux de participation à la main-d’œuvre supérieur à la moyenne nationale : Dakhla-Oued Eddahab avec 59,2 %, Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 46,8 %, Casablanca-Settat avec 46,7 % et Marrakech-Safi avec 43,1 %.

À l’inverse, Drâa-Tafilalet enregistre le taux le plus faible, à 30,5 %, devant l’Oriental, Souss-Massa et Laâyoune-Sakia El Hamra.

Concernant le taux combiné du chômage et de la main-d’œuvre potentielle, les niveaux les plus élevés sont relevés à Laâyoune-Sakia El Hamra, avec 26,2 %, à Guelmim-Oued Noun, avec 24,9 %, dans l’Oriental, avec 20,1 %, et à Fès-Meknès, avec 18,8 %.

LNT

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Agadir accueille la première édition du Salon Sakankom https://lnt.ma/agadir-accueille-la-premiere-edition-du-salon-sakankom/ Wed, 29 Jul 2026 11:39:34 +0000 https://lnt.ma/?p=554063 La première édition du Salon international de l’immobilier, de l’immobilier professionnel et du bâtiment et des travaux publics Sakankom a ouvert ses portes jeudi à Agadir, confirmant les ambitions de la région Souss-Massa de s’imposer comme un pôle majeur de l’investissement immobilier et du développement territorial. Organisé sur trois jours à l’initiative du groupe Industricom, […]

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La première édition du Salon international de l’immobilier, de l’immobilier professionnel et du bâtiment et des travaux publics Sakankom a ouvert ses portes jeudi à Agadir, confirmant les ambitions de la région Souss-Massa de s’imposer comme un pôle majeur de l’investissement immobilier et du développement territorial.

Organisé sur trois jours à l’initiative du groupe Industricom, l’événement se tient sous le thème : « Agadir Souss-Massa : un territoire en pleine transformation, moteur de croissance, d’investissement et de développement économique ». Il rassemble les principaux acteurs publics et privés de l’écosystème de l’immobilier, du bâtiment, des travaux publics, de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire, de l’investissement et du financement.

L’objectif affiché est d’accompagner la dynamique de développement que connaît Agadir et sa région, tout en mettant en avant les grands projets structurants et les opportunités d’investissement susceptibles d’attirer aussi bien les investisseurs nationaux qu’internationaux.

Plus de 50 promoteurs immobiliers participent à cette première édition, aux côtés des principaux acteurs du BTP, des banques, établissements financiers, architectes, bureaux d’études et fournisseurs de solutions. Les visiteurs peuvent y découvrir des programmes résidentiels, des projets d’immobilier professionnel, des innovations dans les techniques de construction ainsi que des solutions de financement adaptées aux différents profils d’acquéreurs et d’investisseurs.

À cette occasion, le président-directeur général du groupe Industricom, Hicham Rahioui Idrissi, a souligné que Sakankom se veut avant tout une plateforme professionnelle favorisant les rencontres entre les différents intervenants du secteur. Selon lui, le salon offre aux investisseurs, promoteurs, bureaux d’études, établissements financiers et professionnels un cadre propice à la création de nouveaux partenariats et à l’exploration de perspectives d’investissement prometteuses.

Il a également mis en avant la diversité des projets immobiliers présentés ainsi que les solutions innovantes en matière de construction et de conception, estimant que l’événement constitue une vitrine des opportunités offertes par les différentes régions du Royaume.

De son côté, Zahra Guighir, représentant la Direction régionale de l’Habitat et de la Politique de la ville de Souss-Massa, a présenté les principaux programmes déployés au niveau régional. Ceux-ci concernent notamment la politique de la ville, la mise à niveau urbaine, l’amélioration des infrastructures et des espaces publics ainsi que le programme d’aide directe au logement, autant d’initiatives destinées à améliorer les conditions de vie des citoyens et à renforcer l’accès à un habitat de qualité.

Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la région Souss-Massa, Said Dor, a, pour sa part, rappelé que le secteur du bâtiment demeure l’un des principaux moteurs du développement économique, soulignant son rôle central dans la réalisation des grandes infrastructures, des ports, des aéroports, du réseau routier et des projets de logement.

Même constat du côté d’Idriss Boutti, président de la section régionale de la CGEM Souss-Massa, qui a qualifié Sakankom d’initiative pionnière pour la région. Selon lui, le dynamisme du secteur du bâtiment constitue un indicateur majeur de la vitalité économique d’un territoire.

Parmi les exposants figure également MOBINA, dont l’architecte Leila El Mokhlis estime que la participation au salon répond avant tout à une volonté de renforcer la présence de l’entreprise sur le marché régional. « Notre participation avait principalement pour objectif de renforcer la notoriété de notre marque à Agadir, de faire connaître nos projets immobiliers et d’établir un contact direct avec les visiteurs ainsi qu’avec les professionnels du secteur du BTP et de l’immobilier. Ce salon a également été une excellente occasion d’écouter les attentes du marché et de présenter notre vision du développement immobilier », explique-t-elle.

Selon elle, cette première participation a largement répondu aux attentes de l’entreprise. « Cette participation nous a permis de renforcer la visibilité de notre société et d’accroître la notoriété de notre marque auprès du public. Nous avons également eu de nombreux échanges de qualité avec des clients potentiels et des partenaires, ce qui confirme l’importance de ce type d’événements dans la ville d’Agadir pour le développement de notre activité », souligne-t-elle.

L’architecte met également en avant le positionnement de MOBINA, axé sur des projets conjuguant qualité de construction, architecture contemporaine et optimisation des espaces de vie. « Nous accordons une attention particulière aux finitions, au choix d’emplacements stratégiques et à la création d’une véritable valeur pour nos clients. Notre ambition est de proposer des biens qui répondent aux attentes tant des familles que des investisseurs, en offrant un excellent équilibre entre confort, qualité et potentiel de valorisation à long terme », affirme-t-elle.

Au-delà de son volet d’exposition, Sakankom ambitionne de devenir un véritable carrefour de rencontres entre investisseurs, décideurs publics, opérateurs privés, porteurs de projets et partenaires institutionnels. Les organisateurs espèrent ainsi favoriser l’émergence de partenariats à fort impact économique et contribuer à renforcer l’attractivité d’Agadir et de la région Souss-Massa dans un contexte marqué par d’importants projets de développement et d’aménagement du territoire.

 

LNT

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Tourisme : le Maroc accueille près de 9,4 millions de visiteurs au premier semestre https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-accueille-pres-de-94-millions-de-visiteurs-au-premier-semestre/ Sat, 25 Jul 2026 13:21:06 +0000 https://lnt.ma/?p=553873 Le secteur touristique marocain poursuit sa dynamique en 2026. À fin juin, le Royaume a accueilli près de 9,4 millions de visiteurs, soit une progression de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon la dernière note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette évolution […]

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Le secteur touristique marocain poursuit sa dynamique en 2026. À fin juin, le Royaume a accueilli près de 9,4 millions de visiteurs, soit une progression de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon la dernière note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette évolution s’accompagne d’une hausse des nuitées dans les établissements d’hébergement classés et d’une progression soutenue des recettes en devises.

Selon la DEPF, cette croissance des arrivées est principalement portée par les principaux marchés émetteurs de touristes vers le Maroc.

Les visiteurs en provenance de la France ont progressé de 9 %, tandis que les arrivées en provenance d’Allemagne ont augmenté de 14 %. Des hausses ont également été enregistrées sur les marchés belge (+9 %), néerlandais (+10 %), italien (+6 %), polonais (+32 %), britannique (+4 %) et américain (+9 %).

Une activité toujours bien orientée

La Direction des études et des prévisions financières relève que le secteur du tourisme a commencé l’année sur une trajectoire favorable.

La valeur ajoutée du secteur a progressé de 8,1 % au premier trimestre 2026, après une croissance de 8,7 % enregistrée un an auparavant. Selon la DEPF, les principaux indicateurs disponibles laissent entrevoir la poursuite de cette dynamique au cours des prochains mois.

Les nuitées progressent dans la plupart des destinations

L’activité des établissements d’hébergement classés confirme cette tendance.

À fin mai 2026, le nombre de nuitées a augmenté de 9 % par rapport à la même période de 2025, après une progression de 12,4 % enregistrée un an plus tôt.

La plupart des grandes destinations touristiques du Royaume affichent des performances en hausse. Marrakech enregistre une progression de 10 % des nuitées, Agadir 13 %, Casablanca 12 %, Rabat 18 %, Tanger 8 %, Fès 7 %, Essaouira 6 %, Errachidia 8 % et Al Haouz 4 %.

Parmi les destinations les plus dynamiques figure Ouarzazate, où les nuitées progressent de 24 % sur les cinq premiers mois de l’année.

Des recettes touristiques en forte hausse

La bonne tenue de l’activité se reflète également dans les recettes générées par le secteur.

À fin mai 2026, les recettes voyages ont atteint près de 53,8 milliards de dirhams, en hausse de 14,6 % par rapport à la même période de 2025.

LNT

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Morocco Today Forum 2026 : les participants plaident pour une territorialisation renforcée des politiques publiques https://lnt.ma/morocco-today-forum-2026-les-participants-plaident-pour-une-territorialisation-renforcee-des-politiques-publiques/ Sat, 25 Jul 2026 13:21:00 +0000 https://lnt.ma/?p=553871 Les participants à la neuvième édition du Morocco Today Forum (MTF), organisée vendredi à Errachidia sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ont appelé à accélérer la territorialisation des politiques publiques afin de renforcer le développement local, réduire les disparités régionales et favoriser une croissance plus inclusive. Les recommandations formulées dans […]

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Les participants à la neuvième édition du Morocco Today Forum (MTF), organisée vendredi à Errachidia sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ont appelé à accélérer la territorialisation des politiques publiques afin de renforcer le développement local, réduire les disparités régionales et favoriser une croissance plus inclusive. Les recommandations formulées dans la déclaration finale mettent également l’accent sur la transformation numérique, la gouvernance territoriale et le financement des projets de développement.

Réunis à l’initiative du Groupe Le Matin, en partenariat avec le Conseil de la région Drâa-Tafilalet, les intervenants ont estimé que les politiques publiques gagneraient à être davantage adaptées aux réalités économiques, sociales et environnementales propres à chaque territoire.

Adapter les politiques publiques aux spécificités des territoires

Dans leur déclaration finale, les participants ont souligné la nécessité de mieux prendre en compte les besoins spécifiques des régions lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques.

Ils recommandent notamment d’associer plus étroitement les citoyens, les élus, les acteurs économiques et les autres parties prenantes à toutes les étapes de conception des projets territoriaux.

Selon eux, cette approche permettrait de faire des régions de véritables moteurs du développement économique et social, en leur donnant les moyens de valoriser leurs atouts, de définir leur propre vocation économique et de développer des écosystèmes adaptés à leurs spécificités plutôt que de s’appuyer sur des modèles uniformes.

Le numérique et l’intelligence artificielle comme leviers de compétitivité

Les travaux du forum ont également mis en avant le rôle de la transformation numérique dans le développement des territoires.

Les participants ont plaidé pour une généralisation des usages du numérique et de l’intelligence artificielle dans les différents secteurs d’activité, estimant que ces technologies peuvent contribuer à améliorer les services publics, renforcer la compétitivité des territoires et simplifier les démarches des citoyens comme des entreprises.

Une gouvernance territoriale plus coordonnée

Les intervenants ont par ailleurs insisté sur l’importance de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le développement territorial.

Ils estiment qu’une meilleure articulation entre l’État, les régions, les collectivités territoriales, le secteur privé, les universités et la société civile constitue une condition essentielle pour assurer une mise en œuvre plus cohérente et plus efficace des projets.

Dans cette perspective, ils préconisent également le développement d’une gouvernance fondée sur les données, à travers la création d’observatoires territoriaux, la mise en place d’indicateurs de performance et le recours à des outils d’évaluation permettant de mesurer l’impact des politiques publiques.

Diversifier les sources de financement

La question du financement des projets territoriaux a également occupé une place importante dans les recommandations finales.

Les participants appellent à mobiliser un éventail plus large de ressources, en combinant financements publics, investissements privés, finance climatique, finance à impact et partenariats public-privé afin d’accompagner les projets de développement des territoires.

Ils ont également souligné que la gestion durable de l’eau, l’adaptation au changement climatique et la préservation des ressources naturelles doivent désormais figurer parmi les priorités de l’aménagement territorial.

Miser sur le capital humain

Enfin, les participants ont insisté sur la nécessité d’investir davantage dans le capital humain et l’innovation.

Ils considèrent que la formation, la recherche, l’entrepreneuriat, le développement des compétences et l’innovation doivent constituer les principaux leviers d’un développement territorial durable, inclusif et créateur de valeur.

Organisé en partenariat avec le Conseil de la région Drâa-Tafilalet, le Morocco Today Forum a réuni responsables institutionnels, élus, universitaires, représentants du secteur privé et experts autour d’un débat consacré aux conditions permettant de faire du développement territorial un vecteur de cohésion sociale et de réduction des disparités entre les régions.

LNT

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Banque mondiale : la croissance du Maroc portée par l’investissement public, le numérique comme levier de productivité https://lnt.ma/banque-mondiale-la-croissance-du-maroc-portee-par-linvestissement-public-le-numerique-comme-levier-de-productivite/ Fri, 24 Jul 2026 09:54:48 +0000 https://lnt.ma/?p=553820 L’économie marocaine a enregistré en 2025 sa plus forte croissance depuis plus d’une décennie, selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique publié par la Banque mondiale. L’institution attribue cette performance à la vigueur de l’investissement public et au redressement progressif de l’agriculture, tout en estimant que le principal défi des prochaines années […]

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L’économie marocaine a enregistré en 2025 sa plus forte croissance depuis plus d’une décennie, selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique publié par la Banque mondiale. L’institution attribue cette performance à la vigueur de l’investissement public et au redressement progressif de l’agriculture, tout en estimant que le principal défi des prochaines années résidera dans l’accélération de la transformation numérique des entreprises afin d’améliorer durablement la productivité.

Dans son rapport intitulé « Consolider la croissance : la transformation numérique comme levier de productivité », la Banque mondiale estime que le produit intérieur brut (PIB) du Maroc a progressé de 4,9 % en 2025, soit son meilleur rythme de croissance depuis plus de dix ans.

Cette évolution est principalement attribuée à la montée en puissance des investissements publics, notamment ceux engagés dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football 2030, ainsi qu’au début de reprise du secteur agricole après plusieurs campagnes marquées par la sécheresse.

Des fondamentaux macroéconomiques jugés solides

L’institution souligne que cette accélération de l’activité s’est accompagnée d’une amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques.

L’inflation est retombée à 0,8 %, contribuant à atténuer les pressions subies par les ménages et les entreprises au cours des années précédentes.

Sur le plan budgétaire, le déficit public a été ramené à 3,5 % du PIB, tandis que l’amélioration des fondamentaux économiques s’est traduite par le relèvement récent de la notation souveraine du Maroc par l’agence Standard & Poor’s, qui a réintégré le Royaume dans la catégorie Investment Grade.

Une croissance appelée à se poursuivre en 2026

Pour 2026, la Banque mondiale prévoit une croissance de 4,2 %, soutenue par la poursuite des investissements publics et le dynamisme de la demande intérieure.

L’institution estime toutefois que plusieurs facteurs de risque continuent de peser sur les perspectives économiques.

Parmi eux figurent les conséquences du conflit au Moyen-Orient, qui renchérit les coûts des importations énergétiques et du transport maritime. Selon ses estimations, ces tensions amputeraient d’environ 0,8 point de pourcentage la croissance potentielle du Maroc par rapport au scénario antérieur au conflit.

À plus long terme, la Banque mondiale considère que les épisodes répétés de sécheresse demeurent un risque majeur pour l’économie marocaine, compte tenu de leur impact sur la production agricole et sur les secteurs fortement dépendants des ressources en eau.

Les perspectives restent également tributaires de la reprise économique des principaux partenaires commerciaux européens du Royaume.

L’emploi demeure le principal défi

Si les indicateurs macroéconomiques sont orientés favorablement, le rapport souligne que le marché du travail continue de révéler des fragilités importantes.

Les données récentes font apparaître un taux global de sous-utilisation de la main-d’œuvre de 22,5 %, illustrant l’importance des ressources humaines encore insuffisamment mobilisées.

La Banque mondiale relève également que plusieurs défis structurels persistent, notamment le faible taux de participation des femmes au marché du travail, qui continue de limiter le potentiel de croissance du pays.

Le numérique comme prochain moteur de productivité

Au-delà de l’analyse conjoncturelle, le rapport consacre un chapitre aux enjeux de la transformation numérique de l’économie marocaine.

Selon la Banque mondiale, les entreprises du Royaume ont réalisé des progrès dans l’adoption des outils numériques, mais leur niveau de maturité reste encore limité.

Moins d’une entreprise sur cinq utilise aujourd’hui de manière intensive et intégrée des technologies avancées telles que les logiciels de gestion d’entreprise (ERP), les plateformes de gestion de la relation client (CRM) ou encore les solutions de commerce électronique.

Pour l’institution, l’accélération de cette transition constitue désormais le principal levier d’amélioration de la productivité.

Les entreprises ayant adopté une utilisation avancée des technologies numériques enregistreraient des gains de productivité pouvant atteindre 70 %, créeraient des emplois 10 % plus rapidement et offriraient des rémunérations en moyenne 27 % plus élevées que les autres entreprises.

La Banque mondiale estime qu’un rattrapage du niveau de numérisation observé dans des économies comparables permettrait d’accroître la productivité globale du Maroc de 10 à 15 %.

Consolider les acquis

Pour Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, la résilience affichée par l’économie marocaine constitue un atout important, mais elle devra désormais s’accompagner d’efforts supplémentaires pour stimuler les gains de productivité.

Selon lui, la transformation numérique représente aujourd’hui le levier le plus puissant dont dispose le Royaume pour consolider sa dynamique de croissance, estimant que le Maroc réunit déjà les bases et les ambitions nécessaires pour réussir cette nouvelle étape de son développement économique.

LNT

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Plus de 44 pays à Casablanca autour des enjeux de la mobilité et de la logistique en Afrique https://lnt.ma/plus-de-44-pays-a-casablanca-autour-des-enjeux-de-la-mobilite-et-de-la-logistique-en-afrique/ Mon, 20 Jul 2026 16:40:39 +0000 https://lnt.ma/?p=553465 Casablanca accueille, du 20 au 22 octobre 2026, la troisième édition de LOGITERRE, le Forum-Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique. Cet événement ambitionne de confirmer le positionnement du Maroc comme plateforme africaine de coopération dans les secteurs du transport, des infrastructures et de la logistique. Organisée par l’Union Africaine des […]

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Casablanca accueille, du 20 au 22 octobre 2026, la troisième édition de LOGITERRE, le Forum-Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique. Cet événement ambitionne de confirmer le positionnement du Maroc comme plateforme africaine de coopération dans les secteurs du transport, des infrastructures et de la logistique.

Organisée par l’Union Africaine des Organisations des Transports et de la Logistique (UAOTL), en partenariat avec la Fédération Nationale du Transport Multimodal (FNTM) et l’Association Marocaine du Transport Routier Intercontinental (AMTRI Maroc), avec l’appui de plusieurs institutions nationales et africaines, cette édition réunira des délégations issues de plus de 44 pays, ainsi que des représentants d’organisations internationales, d’institutions financières, d’entreprises et de fédérations professionnelles.

Placée sous le thème ‘‘ L’Économie du Transport et de la Logistique : Levier stratégique pour le développement de l’Afrique’’, la rencontre intervient dans un contexte marqué par l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la reconfiguration des chaînes logistiques mondiales et le besoin croissant d’investissements dans les infrastructures de transport.

Le programme prévoit des conférences, des sessions plénières, des rencontres ministérielles et des ateliers consacrés aux principaux défis du secteur. Les échanges porteront notamment sur le développement des corridors africains, la compétitivité logistique, les infrastructures multimodales, la transition énergétique, la transformation digitale, le financement des infrastructures, l’intelligence artificielle et la facilitation des échanges commerciaux.

En parallèle du forum, un salon professionnel accueillera une exposition dédiée aux solutions et technologies innovantes, des rencontres d’affaires B2B et B2G, ainsi que des espaces de networking destinés à favoriser les partenariats entre opérateurs économiques, investisseurs et institutions publiques.

Les organisateurs estiment que cette nouvelle édition doit contribuer à renforcer les investissements dans les secteurs du transport et de la logistique, à encourager le transfert de savoir-faire et à consolider la coopération Sud-Sud et triangulaire, dans un contexte où les infrastructures de mobilité constituent un levier majeur de compétitivité pour les économies africaines.

Pendant trois jours, Casablanca réunira ainsi décideurs publics, responsables d’institutions africaines, experts, opérateurs économiques et investisseurs autour des perspectives de développement d’un secteur appelé à jouer un rôle déterminant dans l’intégration des marchés africains et le renforcement de leur compétitivité…

 

H.Z

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Gazoduc Afrique Atlantique : la CEDEAO officialise son adhésion au projet Nigeria-Maroc https://lnt.ma/gazoduc-afrique-atlantique-la-cedeao-officialise-son-adhesion-au-projet-nigeria-maroc/ Mon, 20 Jul 2026 08:22:38 +0000 https://lnt.ma/?p=553404 Le projet de Gazoduc Afrique Atlantique Nigeria-Maroc a franchi une nouvelle étape avec la signature, dimanche à Freetown, en Sierra Leone, de l’Accord intergouvernemental (IGA) par les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette signature marque l’adhésion officielle de l’organisation régionale à cette infrastructure énergétique stratégique, appelée à […]

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Le projet de Gazoduc Afrique Atlantique Nigeria-Maroc a franchi une nouvelle étape avec la signature, dimanche à Freetown, en Sierra Leone, de l’Accord intergouvernemental (IGA) par les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette signature marque l’adhésion officielle de l’organisation régionale à cette infrastructure énergétique stratégique, appelée à relier le Nigeria au Maroc avant son raccordement au réseau gazier européen.

Accueillie en marge du sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, cette signature consacre une nouvelle phase dans le développement du projet, porté conjointement par le Royaume du Maroc et le Nigeria à travers l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.).

Initié par le roi Mohammed VI et l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari, avec le soutien renouvelé de l’actuel président Bola Ahmed Tinubu, le gazoduc est désormais présenté comme un projet régional pleinement soutenu par les pays de la CEDEAO.

Long d’environ 6.800 kilomètres, le Gazoduc Afrique Atlantique traversera treize pays de la façade atlantique africaine avant d’être connecté, au nord du Maroc, au gazoduc Maghreb-Europe.

L’infrastructure disposera d’une capacité de transport estimée à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, dont jusqu’à 15 milliards de mètres cubes pourraient être destinés au Maroc et au marché européen, le reste étant orienté vers les besoins énergétiques des pays d’Afrique de l’Ouest.

Évalué à environ 25 milliards de dollars, le projet vise à favoriser la création d’un marché régional intégré du gaz naturel, à soutenir la production électrique, à accompagner l’industrialisation des économies ouest-africaines et à valoriser les ressources énergétiques du continent.

La mise en service des premiers tronçons est envisagée au début de la prochaine décennie.

Le projet entre dans une nouvelle phase

La signature de l’Accord intergouvernemental ouvre désormais la voie aux prochaines étapes de mise en œuvre.

Celles-ci porteront notamment sur la création de la société de projet, dont le siège sera établi à Casablanca, ainsi que de la future autorité de gouvernance du gazoduc (Pipeline Higher Authority), qui sera installée à Abuja.

Cette phase doit également permettre de mobiliser les investisseurs internationaux et de préparer la décision finale d’investissement.

Les autorités précisent par ailleurs que la séquence institutionnelle sera complétée par la signature prochaine de l’accord par le Maroc et la Mauritanie, deux États non membres de la CEDEAO, lors d’une cérémonie distincte organisée en présence du président de la République fédérale du Nigeria.

L’ONHYM et la NNPC Ltd. indiquent que les principales études techniques, environnementales et d’ingénierie ont désormais été finalisées, permettant au projet d’entrer progressivement dans sa phase de développement opérationnel.

Selon les deux partenaires, cette avancée constitue une étape décisive avant le lancement effectif des travaux.

Au-delà de sa dimension énergétique, le gazoduc est présenté comme un levier d’intégration économique pour l’Afrique de l’Ouest.

L’adhésion officielle des États membres de la CEDEAO renforce son assise institutionnelle et traduit une appropriation collective d’un projet initialement porté par le Maroc et le Nigeria.

Les deux pays promoteurs considèrent que le renforcement de la sécurité énergétique constitue un facteur de souveraineté, de développement industriel et de prospérité partagée à l’échelle du continent.

Le sommet de Freetown confirme ainsi l’inscription du Gazoduc Afrique Atlantique parmi les principaux projets structurants de l’intégration africaine.

La CEDEAO met en avant un projet « transformateur »

Intervenant lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, le président de la Commission de l’organisation, Omar Alieu Touray, a qualifié le Gazoduc Afrique Atlantique de « l’une des initiatives transformatrices jamais entreprises dans la région ouest-africaine ».

Selon lui, cette infrastructure favorisera le développement de projets stratégiques au service de l’avenir commun des États membres.

Il a souligné que le gazoduc contribuera au renforcement de l’intégration régionale et au désenclavement de plusieurs pays de la région, en reliant les États côtiers à travers un vaste corridor énergétique.

Omar Alieu Touray a également estimé que le projet permettra de renforcer la sécurité énergétique, de soutenir les efforts d’industrialisation, de créer des emplois et de consolider les interdépendances économiques entre les pays d’Afrique de l’Ouest.

LNT

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HCP : une croissance de 4,8 % attendue en 2026 avant un ralentissement à 3 % en 2027 https://lnt.ma/hcp-une-croissance-de-48-attendue-en-2026-avant-un-ralentissement-a-3-en-2027/ Mon, 20 Jul 2026 08:13:24 +0000 https://lnt.ma/?p=553401 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) anticipe une économie marocaine toujours dynamique en 2026, portée par un fort rebond du secteur agricole et la vigueur de la demande intérieure. Dans son Budget économique exploratoire 2027, l’institution prévoit toutefois un ralentissement de la croissance à partir de 2027, sur fond de normalisation de la production agricole et […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) anticipe une économie marocaine toujours dynamique en 2026, portée par un fort rebond du secteur agricole et la vigueur de la demande intérieure. Dans son Budget économique exploratoire 2027, l’institution prévoit toutefois un ralentissement de la croissance à partir de 2027, sur fond de normalisation de la production agricole et de persistance des incertitudes géopolitiques et économiques internationales.

Le Budget économique exploratoire, élaboré en vue de préparer les hypothèses macroéconomiques de la future Loi de finances 2027, repose sur plusieurs scénarios, notamment une campagne céréalière moyenne en 2026-2027, une reconduction de la politique budgétaire actuelle, une reprise progressive de la demande extérieure et un apaisement graduel des tensions au Moyen-Orient. Le HCP souligne toutefois que ces prévisions demeurent entourées d’un niveau élevé d’incertitude.

Un contexte international toujours marqué par les tensions

Selon le HCP, l’économie mondiale continuera d’évoluer dans un environnement fragile. Les tensions géopolitiques intervenues au Moyen-Orient au début de 2026, notamment la paralysie du détroit d’Ormuz, ont provoqué une hausse des prix des matières premières et perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Dans ce contexte, la croissance mondiale devrait ralentir à 3 % en 2026, après 3,5 % en 2025, avant de rebondir à 3,4 % en 2027. Les économies avancées seraient particulièrement affectées, tandis que le commerce mondial ralentirait sous l’effet du renchérissement des coûts logistiques, des tensions commerciales et du repli de la demande.

Le HCP estime également que cette situation pèsera sur la demande adressée au Maroc, qui passerait de 4,9 % en 2025 à 2,6 % en 2026, avant de remonter légèrement à 2,9 % en 2027.

Une croissance portée par le rebond agricole

Malgré cet environnement international moins favorable, l’économie nationale devrait afficher une croissance de 4,8 % en 2026, avant de ralentir à 3 % en 2027. Cette évolution s’explique essentiellement par la forte reprise du secteur agricole cette année, avant un retour à une campagne céréalière moyenne l’année suivante.

Le HCP prévoit une production céréalière avoisinant 90 millions de quintaux, soit une progression de 50,6 % par rapport à la moyenne de la dernière décennie. Les précipitations abondantes enregistrées durant la campagne 2025-2026 devraient également favoriser les cultures arboricoles, tandis que les mesures de reconstitution du cheptel soutiendraient la reprise de l’élevage.

Dans ces conditions, la valeur ajoutée agricole progresserait de 19,1 % en 2026, avant de reculer de 6,8 % en 2027 sous l’effet d’une normalisation de la production céréalière. Le secteur primaire contribuerait ainsi à hauteur de 1,9 point à la croissance du PIB en 2026.

Les secteurs non agricoles demeurent résilients

Les activités non agricoles devraient, de leur côté, ralentir à 3 % en 2026, contre 3,9 % un an auparavant, avant de retrouver un rythme de 4 % en 2027, grâce notamment au renforcement de la demande intérieure et aux grands projets d’investissement.

L’industrie du matériel de transport devrait notamment bénéficier de l’assouplissement de certaines réglementations européennes et du développement des filières automobile et aéronautique, avec une croissance attendue de près de 6 % en 2026 et 2027.

À l’inverse, l’industrie chimique devrait subir les effets des perturbations d’approvisionnement en intrants, tandis que le secteur extractif serait affecté par un recul temporaire de la demande mondiale de phosphate avant une reprise attendue en 2027.

Le secteur de la construction devrait ralentir à 3,1 % en 2026, sous l’effet de la hausse des coûts énergétiques et logistiques, avant une légère accélération à 3,5 % en 2027, soutenue par les investissements liés notamment aux infrastructures de la Coupe du monde 2030.

Le secteur tertiaire conserverait quant à lui un rôle moteur, avec une croissance de 3,9 % en 2026 puis de 4,2 % en 2027, portée par le commerce, le tourisme, les transports et les services publics.

La demande intérieure resterait le principal moteur

Le HCP considère que la consommation des ménages et l’investissement continueront de soutenir l’activité économique.

La consommation finale des ménages progresserait de 4,4 % en 2026, avant de ralentir à 2,4 % en 2027, portée par l’amélioration des revenus agricoles, les hausses salariales et le maintien des transferts des Marocains résidant à l’étranger.

Une amélioration progressive des finances publiques

Sur le plan des équilibres macroéconomiques, le HCP prévoit une réduction progressive du déficit budgétaire, qui passerait de 3,5 % du PIB en 2025 à 3,4 % en 2026, puis 3,2 % en 2027, sous l’effet de la progression des recettes publiques.

Le déficit courant demeurerait contenu, à 3,9 % du PIB en 2026 puis 3,6 % en 2027, tandis que la dette publique globale poursuivrait sa légère décrue, passant de 76,5 % à 76,1 % du PIB entre les deux années. L’inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB, resterait modérée, à 1,9 % en 2026 puis 1,5 % en 2027.

LNT

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Conjoncture : le HCP anticipe une accélération de la croissance à 5,4% au troisième trimestre https://lnt.ma/conjoncture-le-hcp-anticipe-une-acceleration-de-la-croissance-a-54-au-troisieme-trimestre/ Thu, 16 Jul 2026 09:45:24 +0000 https://lnt.ma/?p=553256 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) estime que l’économie marocaine poursuit sa reprise en 2026, malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques. Après une croissance de 4,6% au premier trimestre et une progression estimée à 4,8% au deuxième, le Royaume pourrait enregistrer une croissance de 5,4% au troisième trimestre, portée par le redressement […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) estime que l’économie marocaine poursuit sa reprise en 2026, malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques. Après une croissance de 4,6% au premier trimestre et une progression estimée à 4,8% au deuxième, le Royaume pourrait enregistrer une croissance de 5,4% au troisième trimestre, portée par le redressement de l’agriculture, la résilience des services et une reprise progressive des activités industrielles.

Dans son dernier point de conjoncture, le HCP souligne que la dynamique de l’économie nationale demeure principalement alimentée par la demande intérieure, tandis que les échanges extérieurs continuent de peser sur la croissance. Malgré les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, l’activité économique aurait fait preuve de résilience grâce au retour d’une campagne agricole favorable et au maintien d’un niveau soutenu de consommation et d’investissement.

L’agriculture retrouve son rôle de moteur

Le principal facteur de soutien à la croissance reste l’agriculture. Après plusieurs campagnes marquées par la sécheresse, le retour d’une pluviométrie plus favorable durant l’hiver a permis un net redressement de la production agricole.

Au premier trimestre 2026, la valeur ajoutée agricole a progressé de 18,4% en glissement annuel, retrouvant des niveaux comparables à ceux observés en 2017. Cette dynamique se serait encore renforcée au deuxième trimestre avec une hausse estimée à 20,5%, avant de demeurer élevée au troisième trimestre (+19,9%).

Selon le HCP, cette amélioration a contribué à soutenir les revenus en milieu rural, favorisant un rebond de la consommation des ménages et une reconstitution des stocks agricoles.

Les services résistent, l’industrie repart progressivement

Les activités tertiaires continuent d’afficher une évolution favorable. Le tourisme, les transports et le commerce ont permis aux services d’enregistrer une progression de 4,3% au premier comme au deuxième trimestre, avant une légère accélération à 4,4% attendue au troisième trimestre.

En revanche, les filières secondaires ont davantage souffert en début d’année. Après dix trimestres consécutifs de hausse, leur valeur ajoutée a reculé de 1% au premier trimestre sous l’effet du ralentissement des industries extractives, électriques, chimiques et de la construction, confrontées à une hausse des coûts de production et à un important effort d’investissement engagé depuis 2024.

Certaines branches industrielles ont toutefois mieux résisté. Les industries automobile et aéronautique ont poursuivi leur progression, avec une croissance de 5,9% au premier trimestre, soutenue par leurs débouchés à l’export.

Le HCP estime que les activités manufacturières devraient progressivement retrouver de la vigueur au troisième trimestre, avec une hausse de 1,8% de leur valeur ajoutée, tandis que les industries extractives bénéficieraient du redressement de la demande internationale adressée aux engrais, notamment grâce à l’assouplissement des droits de douane sur le marché américain ainsi qu’au raffermissement de la demande indienne et japonaise.

Une demande intérieure toujours dynamique

La consommation des ménages demeure le principal moteur de la croissance. Après une progression de 4,6% au premier trimestre, elle aurait atteint 4,7% au deuxième trimestre et devrait encore accélérer à 4,9% au troisième. Cette évolution s’explique par l’amélioration des revenus, particulièrement en milieu rural, le renforcement du crédit aux ménages ainsi que le rétablissement des dépenses liées à l’Aïd Al-Adha par rapport à l’année précédente.

L’investissement reste également bien orienté. La formation brute de capital fixe a progressé de 10,8% au premier trimestre avant un léger ralentissement à 9,4% au deuxième, principalement en raison d’une normalisation du cycle d’investissement des entreprises et d’une érosion de leurs marges liée à la hausse des coûts de production. Le HCP prévoit néanmoins une nouvelle accélération à 11,1% au troisième trimestre, portée par les investissements dans les infrastructures portuaires, routières et hydrauliques.

Le commerce extérieur continue de freiner la croissance

Malgré la bonne tenue des exportations, le commerce extérieur demeure le principal facteur de ralentissement de l’activité.

Au premier trimestre, les exportations de biens et services ont progressé de 9,2%, mais cette hausse a été plus que compensée par une augmentation de 12,7% des importations, stimulées par la vigueur de la demande intérieure. Les échanges extérieurs ont ainsi amputé la croissance de 2,3 points.

Cette contribution négative devrait se poursuivre au troisième trimestre. Les exportations sont attendues en hausse de 10,2%, notamment grâce à la reprise des dérivés du phosphate, mais les importations devraient progresser encore davantage (+12,4%), limitant l’apport du commerce extérieur à la croissance.

Inflation maîtrisée mais vigilance sur l’énergie

Après un recul de 0,1% au premier trimestre, l’inflation serait remontée à 1,1% au deuxième trimestre sous l’effet du renchérissement des carburants, dont la contribution est estimée à 0,8 point. Les prix des produits non alimentaires auraient progressé de 2,5%, tandis que la baisse des prix alimentaires se serait atténuée avec la remontée des prix des viandes rouges.

Pour le troisième trimestre, le HCP anticipe une inflation moyenne limitée à 1,2%, sous l’hypothèse d’un maintien du baril de Brent autour de 85 dollars, ce qui contribuerait à préserver le pouvoir d’achat des ménages.

Des conditions monétaires toujours favorables

Le HCP relève également une accélération du crédit à l’économie, dont la progression atteindrait 10% au deuxième trimestre, après 8,4% au premier. Cette évolution reflète le renforcement des financements accordés aux entreprises, aussi bien pour leurs besoins de trésorerie que pour leurs investissements, ainsi que la poursuite de la hausse des crédits à la consommation.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% pour un cinquième trimestre consécutif, tout en renforçant ses opérations de refinancement afin de répondre au déficit de liquidité du secteur bancaire. La masse monétaire aurait ainsi progressé de 12,1% en rythme annuel.

En parallèle, le marché boursier est resté plus prudent. Le MASI aurait limité son recul à 0,4% au deuxième trimestre, après une baisse de 3,4% au trimestre précédent, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes sur l’économie mondiale. La capitalisation boursière demeure néanmoins en hausse de 8,8%, malgré une contraction de plus de 30% des volumes échangés.

Des perspectives favorables malgré des risques persistants

Pour le HCP, la poursuite du redressement agricole, la solidité de la demande intérieure et des conditions monétaires toujours accommodantes devraient permettre à l’économie marocaine de gagner en vigueur au troisième trimestre, avec une croissance attendue de 5,4%.

L’institution souligne toutefois que ce scénario reste entouré d’incertitudes. L’évolution des tensions géopolitiques, leurs répercussions sur les prix de l’énergie, les coûts de production et le commerce international constituent les principaux risques susceptibles de freiner cette trajectoire de reprise, même si les fondamentaux domestiques demeurent jugés relativement solides.

LNT

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Africa Economic Symposium : Ryad Mezzour plaide pour une croissance africaine fondée sur la confiance https://lnt.ma/africa-economic-symposium-ryad-mezzour-plaide-pour-une-croissance-africaine-fondee-sur-la-confiance/ Wed, 15 Jul 2026 15:02:59 +0000 https://lnt.ma/?p=553212 L’Afrique dispose des ressources humaines et naturelles nécessaires pour accélérer son développement, mais devra renforcer la confiance dans ses propres capacités, investir durablement dans les infrastructures et assurer la continuité de ses politiques publiques pour transformer ce potentiel en croissance inclusive. C’est le message porté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, […]

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L’Afrique dispose des ressources humaines et naturelles nécessaires pour accélérer son développement, mais devra renforcer la confiance dans ses propres capacités, investir durablement dans les infrastructures et assurer la continuité de ses politiques publiques pour transformer ce potentiel en croissance inclusive. C’est le message porté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, lors de la quatrième édition de l’Africa Economic Symposium (AES), organisée à Rabat.

Prenant la parole à l’ouverture de cette rencontre consacrée aux perspectives économiques du continent, le ministre a estimé que l’Afrique réunit plusieurs atouts majeurs, notamment une population jeune, des talents et d’importantes ressources naturelles. Il a toutefois rappelé que ces avantages coexistent avec des défis persistants, parmi lesquels l’accès à l’électricité, la qualité des systèmes éducatifs ou encore les questions de stabilité.

Selon lui, le premier levier de transformation réside dans la capacité des pays africains à croire davantage en leurs propres compétences et à développer des solutions adaptées à leurs réalités économiques et sociales.

L’exemple marocain mis en avant

Ryad Mezzour s’est appuyé sur l’expérience du Maroc pour illustrer cette approche. Il a rappelé que le Royaume avait fait le choix de l’ouverture économique et de la concurrence internationale, une orientation qui s’est accompagnée d’ajustements économiques et sociaux, mais qui a également contribué à renforcer la compétitivité du tissu productif national.

Le ministre a particulièrement insisté sur le rôle structurant des investissements publics dans les infrastructures, qu’il considère comme un préalable indispensable au développement industriel.

Ports, autoroutes et infrastructures logistiques ont, selon lui, constitué des leviers déterminants dans l’essor de plusieurs filières, notamment celle de l’automobile, devenue aujourd’hui le premier secteur exportateur du Maroc.

Cette trajectoire illustre, a-t-il souligné, l’importance de créer un environnement favorable à l’investissement privé en développant au préalable les équipements structurants nécessaires à la compétitivité des entreprises.

L’intelligence artificielle comme levier de transformation

Le ministre a également consacré une partie de son intervention aux mutations technologiques en cours, estimant que l’intelligence artificielle représente une opportunité importante pour les économies africaines.

Selon lui, ces technologies permettent désormais à des individus, à des entrepreneurs ou à de petites entreprises d’accéder à des capacités de traitement de l’information et à des connaissances auparavant réservées aux grandes organisations.

Il a toutefois souligné que cette transformation suppose un effort important en matière de formation afin de permettre aux citoyens de maîtriser ces nouveaux outils.

Ryad Mezzour a également plaidé pour le développement de solutions d’intelligence artificielle conçues en fonction des besoins des populations africaines et respectueuses de leurs réalités, de leurs communautés et de leurs valeurs.

Réfléchir aux nouveaux moteurs de la croissance africaine

Organisé sur deux jours, l’Africa Economic Symposium réunit responsables publics, experts et acteurs économiques autour des principaux défis du développement du continent.

Les travaux portent notamment sur les moyens de valoriser les importantes ressources naturelles africaines afin d’en faire un levier de développement durable, tout en accompagnant les transitions énergétique et climatique.

Les participants examinent également les conditions nécessaires pour faire de la transformation numérique un moteur de croissance inclusive, renforcer les politiques sociales et mobiliser les financements indispensables à la mise en œuvre des stratégies de développement.

LNT

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Banque mondiale : un nouveau partenariat de dix ans axé sur la croissance, l’emploi et l’inclusion https://lnt.ma/banque-mondiale-un-nouveau-partenariat-de-dix-ans-axe-sur-la-croissance-lemploi-et-linclusion/ Wed, 15 Jul 2026 14:28:22 +0000 https://lnt.ma/?p=553201 Le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération avec l’adoption d’un Cadre de partenariat-pays (Country Partnership Framework – CPF) couvrant la période 2026-2035. Conçu sur un horizon inédit de dix ans, ce dispositif place la création d’emplois, le développement du secteur privé et le renforcement du capital […]

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Le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération avec l’adoption d’un Cadre de partenariat-pays (Country Partnership Framework – CPF) couvrant la période 2026-2035. Conçu sur un horizon inédit de dix ans, ce dispositif place la création d’emplois, le développement du secteur privé et le renforcement du capital humain au cœur de la stratégie de développement du Royaume. Aligné sur les orientations du Nouveau modèle de développement (NMD), ce partenariat entend accompagner la transition vers une économie plus compétitive, plus résiliente et davantage portée par l’investissement privé.

Au-delà de l’importance des financements mobilisés, ce nouveau cadre traduit une évolution de la philosophie d’intervention de la Banque mondiale. L’objectif n’est plus seulement d’accompagner des projets sectoriels, mais de soutenir une transformation structurelle de long terme, avec des résultats mesurables en matière d’emploi, d’investissement, de compétitivité et de cohésion sociale.

Une « nature structurante »

Le Groupe de la Banque mondiale rappelle accompagner le Maroc depuis plus de soixante-cinq ans. Au fil des décennies, cette coopération a soutenu plusieurs étapes majeures du développement national, depuis les investissements dans les infrastructures, l’agriculture et les équipements publics jusqu’aux réformes de l’éducation, de la santé, de la protection sociale ou encore de la gouvernance économique.

Ce nouveau Cadre de partenariat entend prolonger cette collaboration en articulant davantage les financements publics, les investissements privés, l’expertise technique et les réformes institutionnelles autour d’objectifs communs.

Pour la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, cette nouvelle étape revêt un caractère particulièrement structurant : « Ce nouveau cadre de partenariat marque une étape décisive pour le Maroc. Ce qui le distingue, c’est sa nature structurante : il aligne ainsi financements publics et privés, connaissances et réformes autour d’une vision commune pour l’avenir du Royaume. »

La ministre insiste également sur le fait que la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, constitue désormais le cœur de cette ambition commune.

Le nouveau partenariat repose sur un constat largement partagé : pour accélérer durablement sa croissance, le Maroc devra progressivement faire évoluer son modèle économique vers une dynamique davantage portée par le secteur privé.

Le premier pilier du CPF vise ainsi à renforcer la compétitivité des entreprises. Il prévoit notamment la réduction des obstacles réglementaires, le renforcement de la concurrence sur les marchés, l’amélioration du climat des affaires et un meilleur accès au financement, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.

L’objectif est de favoriser l’émergence d’un tissu entrepreneurial plus dynamique, capable d’investir, d’innover et surtout de créer davantage d’emplois.

Le deuxième axe concerne le développement territorial. Le partenariat entend réduire les disparités géographiques en améliorant la connectivité entre les villes et les territoires ruraux, en facilitant l’accès aux infrastructures, aux marchés et aux services publics, mais aussi en favorisant une croissance plus équilibrée entre les régions.

Le troisième pilier est consacré au renforcement du capital humain. La Banque mondiale poursuivra son accompagnement des réformes engagées dans l’éducation, la santé, la couverture sanitaire universelle et la généralisation de la protection sociale, considérées comme des leviers indispensables pour améliorer la productivité de l’économie marocaine.

L’emploi comme fil conducteur

Contrairement aux précédents cadres de coopération, celui-ci fait de la création d’emplois son objectif transversal.

L’ensemble des interventions sera évalué à l’aune de leur capacité à générer des emplois de meilleure qualité, à favoriser l’investissement privé et à améliorer les opportunités économiques offertes aux Marocains.

Les indicateurs de suivi porteront notamment sur le nombre d’emplois créés, les investissements privés mobilisés, l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins de santé, ainsi que le renforcement de la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

Pour mettre en œuvre cette stratégie, le Groupe de la Banque mondiale combinera plusieurs instruments complémentaires : prêts, assistance technique, partage d’expertise, garanties et mobilisation de capitaux privés.

Pour Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan, ce changement d’échelle est précisément l’une des principales nouveautés du partenariat : « En portant notre partenariat à un horizon de dix ans, nous faisons un choix délibéré, celui de dépasser les cycles de projet pour investir dans une transformation structurelle durable. »

Les femmes au cœur de la stratégie

L’une des principales nouveautés du CPF réside dans la place accordée à l’inclusion économique des femmes.

La Banque mondiale consacre une annexe entière à cette question, qu’elle considère comme l’un des principaux leviers de croissance du Royaume.

Le constat est connu mais demeure préoccupant. Malgré les progrès enregistrés en matière d’éducation, le Maroc affiche toujours l’un des taux d’activité féminine les plus faibles au monde. Selon les données de la Banque mondiale, seules 19 % des femmes en âge de travailler participent au marché de l’emploi, contre près de 70 % des hommes.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que les femmes représentent aujourd’hui une part croissante des diplômés de l’enseignement supérieur.

Pour l’institution, cette faible participation constitue un important manque à gagner économique et freine directement les ambitions de croissance du pays.

Le CPF identifie plusieurs freins persistants : insuffisance des structures de garde d’enfants, difficultés de mobilité, accès limité au financement, au foncier et aux actifs productifs, mais aussi poids des normes sociales.

Le mariage et la maternité continuent notamment de peser fortement sur les trajectoires professionnelles des Marocaines, tandis que les responsabilités domestiques restent très majoritairement assumées par les femmes.

Le partenariat prévoit ainsi d’accompagner le développement des services de garde d’enfants, le renforcement de la mobilité, l’accès au financement, le soutien à l’entrepreneuriat féminin et une meilleure prise en compte de la dimension du genre dans les politiques publiques.

Le secteur privé appelé à jouer un rôle central

Le nouveau partenariat accorde également une place beaucoup plus importante au secteur privé.

IFC, la branche du Groupe Banque mondiale dédiée au financement des entreprises, entend intensifier son action au Maroc afin de favoriser la mobilisation de capitaux privés et le développement des marchés.

Son vice-président pour l’Afrique, Ethiopis Tafara, souligne que le Royaume dispose de l’une des économies les plus dynamiques du continent : « À travers ce partenariat d’une durée de dix ans avec le Royaume du Maroc, nous renforçons notre engagement à consolider les marchés, à mobiliser davantage de capitaux privés et à soutenir la prochaine génération d’entreprises afin qu’elles puissent grandir, se développer et créer des emplois dans l’ensemble de l’économie. »

Cette orientation vise à attirer davantage d’investissements vers les secteurs créateurs de valeur et à améliorer les conditions de financement des entreprises, en particulier des PME.

La MIGA, l’agence du Groupe spécialisée dans les garanties contre les risques liés aux investissements, participera également à la mise en œuvre du partenariat.

Son intervention doit permettre de réduire le risque perçu par les investisseurs internationaux et de faciliter la mobilisation de capitaux privés au Maroc.

Pour son vice-président et directeur financier, Ed Mountfield, ces mécanismes de garantie contribueront à renforcer un modèle de croissance davantage porté par le secteur privé tout en favorisant la création d’emplois.

Selim Benabdelkhalek

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Campagne agricole 2025-2026 : Al Moutmir dévoile son bilan https://lnt.ma/campagne-agricole-2025-2026-al-moutmir-devoile-son-bilan/ Tue, 14 Jul 2026 08:10:14 +0000 https://lnt.ma/?p=553021 Portée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à travers son Collège de l’Agriculture, l’initiative Al Moutmir œuvre pour une agriculture plus performante, résiliente et durable en plaçant la science, l’innovation et le transfert de technologies au service des agriculteurs. Dans ce cadre, les plateformes de démonstration (PFDs), développées en partenariat avec la Fondation OCP, constituent […]

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Portée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à travers son Collège de l’Agriculture, l’initiative Al Moutmir œuvre pour une agriculture plus performante, résiliente et durable en plaçant la science, l’innovation et le transfert de technologies au service des agriculteurs.

Dans ce cadre, les plateformes de démonstration (PFDs), développées en partenariat avec la Fondation OCP, constituent un levier majeur de diffusion de l’innovation. Véritables laboratoires à ciel ouvert, elles permettent d’évaluer, dans des conditions réelles de production, l’impact des itinéraires techniques optimisés sur la productivité, la rentabilité et la résilience des exploitations agricoles.

Au cours de la campagne 2025/2026, 1 152 plateformes de démonstration dédiées aux céréales et légumineuses ont été installées dans 25 provinces, couvrant 8 cultures, au profit de plus de 288 agriculteurs bénéficiaires directs. Ce dispositif est mis en œuvre en étroite collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, à travers l’Office National du Conseil Agricole (ONCA) et les Directions Provinciales de l’Agriculture (DPA).

Les plateformes reposent sur l’approche Integrated Crop Program (ICP), fondée sur quatre piliers : la fertilisation raisonnée basée sur les analyses de sol, la protection intégrée des cultures, la gestion efficiente de l’eau et l’utilisation de solutions adaptées aux besoins de chaque culture. Les recommandations sont élaborées à partir des analyses réalisées par les laboratoires d’Al Moutmir, puis traduites en solutions de fertilisation sur mesure grâce au Smart Blender.

Les PFDs constituent un puissant outil de formation et de transfert de connaissances. À travers les Écoles aux Champs (FFS), les journées de formation et les outils numériques, plus de 9 400 agriculteurs ont bénéficié directement des actions d’accompagnement menées durant cette campagne.

Les PFDs constituent un puissant outil de formation et de transfert de connaissances. À travers les Écoles aux Champs (FFS), les journées de formation et les outils numériques, plus de 9 400 agriculteurs ont bénéficié directement des actions d’accompagnement menées durant cette campagne.

Bref, en rapprochant la recherche scientifique des réalités du terrain, Al Moutmir ambitionne d’accompagner les producteurs dans l’adoption de pratiques agricoles innovantes adaptées aux spécificités de chaque territoire.

H.Z


Al Moutmir 2026 en quelques chiffres

Une campagne agricole marquée par des conditions climatiques favorables, révélant tout le potentiel des itinéraires techniques optimisés :

  • 152 plateformes de démonstration déployées à travers 25 provinces;
  • Jusqu’à 26 % de gain de rendement sur les céréales et 42 % sur les légumineuses grâce à l’adoption d’itinéraires techniques optimisés ;
  • Le semis direct confirme son rôle stratégique dans l’amélioration de la résilience des systèmes de production face aux aléas climatiques.

 

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Comptes régionaux 2024 : une croissance plus soutenue, mais des disparités territoriales persistantes https://lnt.ma/comptes-regionaux-2024-une-croissance-plus-soutenue-mais-des-disparites-territoriales-persistantes/ Mon, 13 Jul 2026 08:55:58 +0000 https://lnt.ma/?p=552932 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié les comptes régionaux de l’année 2024, qui mettent en évidence une accélération de l’activité économique, mais aussi le maintien d’importants écarts entre les territoires. Alors que le produit intérieur brut (PIB) national a progressé de 4,4 % en volume, huit des douze régions du Royaume ont enregistré une […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié les comptes régionaux de l’année 2024, qui mettent en évidence une accélération de l’activité économique, mais aussi le maintien d’importants écarts entre les territoires. Alors que le produit intérieur brut (PIB) national a progressé de 4,4 % en volume, huit des douze régions du Royaume ont enregistré une croissance supérieure à cette moyenne, confirmant des dynamiques régionales contrastées.

Les régions du Sud et Souss-Massa en tête de la croissance

Les meilleures performances ont été enregistrées dans les régions de Laâyoune-Saguia Al Hamra (+7,6 %) et de Dakhla-Oued Eddahab (+7 %), portées notamment par la pêche maritime, les services et les activités de construction. Souss-Massa suit avec une progression de 6,8 %, soutenue par l’agriculture et les services, devant Drâa-Tafilalet (+6,2 %) et l’Oriental (+5,9 %), qui bénéficie du redressement de l’industrie et des services après le recul observé en 2023.

Marrakech-Safi (+5,1 %), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (+4,9 %) et Guelmim-Oued Noun (+4,6 %) affichent également des taux supérieurs à la moyenne nationale. À l’inverse, Casablanca-Settat (+4,3 %), Rabat-Salé-Kénitra (+3,5 %), Béni Mellal-Khénifra (+2,1 %) et Fès-Meknès (+1,6 %) ont connu une croissance plus modérée.

Casablanca-Settat demeure le principal moteur économique

Malgré une croissance légèrement inférieure à la moyenne nationale, Casablanca-Settat conserve de loin son statut de première région créatrice de richesse. Elle représente à elle seule 32,3 % du PIB national, devant Rabat-Salé-Kénitra (15,5 %) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (10,7 %). Ces trois régions concentrent ensemble 58,4 % de la richesse produite au Maroc.

Derrière ce trio figurent Marrakech-Safi (8,7 %), Fès-Meknès (8,2 %), Souss-Massa (6,6 %), Béni Mellal-Khénifra (5,3 %) et l’Oriental (5,1 %). Les quatre régions du Sud, auxquelles s’ajoute Drâa-Tafilalet, ne totalisent que 7,8 % du PIB national. Le HCP souligne par ailleurs une légère aggravation des disparités régionales de création de richesse entre 2023 et 2024.

Des spécialisations économiques toujours marquées

L’analyse sectorielle confirme les fortes spécialisations régionales. Les activités primaires représentent plus de 24 % du PIB à Fès-Meknès et près de 20 % à Drâa-Tafilalet, tandis que Casablanca-Settat affiche la plus faible part agricole du pays (3,7 %).

L’industrie demeure fortement concentrée à Casablanca-Settat, où elle représente 36,5 % du PIB régional, ainsi qu’à Tanger-Tétouan-Al Hoceima (33,7 %) et Laâyoune-Saguia Al Hamra (32,8 %). Au niveau national, Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan-Al Hoceima génèrent à elles seules près de 60 % de la valeur ajoutée industrielle du Royaume.

Le secteur tertiaire reste, quant à lui, le premier contributeur à la richesse nationale avec 52,9 % du PIB. Certaines régions présentent une économie largement orientée vers les services, notamment Guelmim-Oued Noun où ceux-ci représentent plus de 73 % de l’activité économique.

De fortes disparités de richesse par habitant

Le PIB par habitant s’est établi à 43.891 dirhams au niveau national en 2024. Dakhla-Oued Eddahab arrive largement en tête avec 92.904 dirhams par habitant, devant Laâyoune-Saguia Al Hamra (73.718 DH) et Casablanca-Settat (67.859 DH). Rabat-Salé-Kénitra et Guelmim-Oued Noun figurent également au-dessus de la moyenne nationale.

À l’opposé, Marrakech-Safi affiche le niveau le plus faible (28.692 DH), suivie de Drâa-Tafilalet et Fès-Meknès. Le HCP relève une augmentation des écarts régionaux en matière de richesse par habitant entre 2023 et 2024.

La consommation des ménages demeure concentrée

Les dépenses de consommation finale des ménages ont atteint 944,1 milliards de dirhams en 2024. Cinq régions concentrent près des trois quarts de cette consommation : Casablanca-Settat (25,3 %), Rabat-Salé-Kénitra (14,8 %), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,6 %), Fès-Meknès (11,4 %) et Marrakech-Safi (11,3 %).

Rapportées à la population, les dépenses de consommation par habitant s’élèvent à 25.664 dirhams au niveau national. Dakhla-Oued Eddahab (34.515 DH) et Casablanca-Settat (31.173 DH) enregistrent les niveaux les plus élevés, devant l’Oriental, Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Laâyoune-Saguia Al Hamra.

Comme pour le PIB, le HCP constate une accentuation des écarts régionaux de consommation, traduisant une concentration croissante de l’activité économique et du pouvoir d’achat dans les régions les plus dynamiques.

LNT

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Le ministère de l’Agriculture lance l’évaluation à mi-parcours de la stratégie « Génération Green » https://lnt.ma/le-ministere-de-lagriculture-lance-levaluation-a-mi-parcours-de-la-strategie-generation-green/ Sat, 11 Jul 2026 11:46:30 +0000 https://lnt.ma/?p=552914 Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts a donné, vendredi à Rabat, le coup d’envoi de l’étude du bilan à mi-parcours de la stratégie « Génération Green » 2020-2030. Cette initiative doit permettre d’évaluer les réalisations enregistrées depuis le lancement de la stratégie, d’identifier les leviers d’accélération et […]

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Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts a donné, vendredi à Rabat, le coup d’envoi de l’étude du bilan à mi-parcours de la stratégie « Génération Green » 2020-2030. Cette initiative doit permettre d’évaluer les réalisations enregistrées depuis le lancement de la stratégie, d’identifier les leviers d’accélération et de définir les orientations pour la seconde moitié de sa mise en œuvre.

Présidant la réunion de lancement, le ministre Ahmed El Bouari a rappelé le rôle stratégique de l’agriculture dans l’économie nationale et son importance pour la souveraineté alimentaire du Royaume. Il a indiqué que cette étude vise à mesurer les résultats obtenus, à proposer les ajustements nécessaires et à tracer les perspectives d’une agriculture plus résiliente, plus compétitive et davantage créatrice de valeur.

Un bilan dans un contexte marqué par les crises

Le ministre a souligné que les premières années de déploiement de la stratégie se sont déroulées dans un environnement particulièrement contraint, marqué par des épisodes successifs de sécheresse, les conséquences de la crise sanitaire mondiale et les perturbations des marchés internationaux.

Malgré ces difficultés, il a estimé que le secteur agricole avait démontré une capacité de résilience, grâce aux programmes mis en œuvre par les pouvoirs publics et à la mobilisation des professionnels.

Selon lui, plusieurs avancées ont été enregistrées, notamment dans le développement des filières agricoles, l’amélioration de l’efficience hydrique, le renforcement de la protection sociale des agriculteurs ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie. Il a également rappelé le déploiement de programmes d’urgence pour limiter les effets de la sécheresse et le lancement du programme de reconstitution du cheptel national.

Adapter la stratégie aux nouveaux défis

Le président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), Rachid Benali, a considéré que ce bilan à mi-parcours constitue une opportunité de réactualiser la feuille de route du secteur, en tenant compte des évolutions intervenues depuis la signature des contrats-programmes en 2023.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’adapter l’agriculture marocaine aux nouvelles exigences des marchés internationaux, à l’évolution des besoins en main-d’œuvre et à la hausse des coûts des intrants. Il a également plaidé pour une révision des mécanismes d’investissement afin de préserver la compétitivité des exploitations tout en maintenant des prix accessibles pour les consommateurs.

De son côté, le président de la Fédération des Chambres d’agriculture du Maroc (FECAM), Lahbib Bentaleb, a estimé que cette étude devra apporter des réponses concrètes aux défis auxquels le secteur est confronté, en particulier le déficit pluviométrique.

Il a appelé à renforcer les capacités de production, à assurer en priorité l’approvisionnement du marché national tout en poursuivant l’ouverture sur de nouveaux débouchés à l’international, avec pour objectif d’améliorer durablement les revenus des agriculteurs et les conditions de vie dans les zones rurales.

Une feuille de route pour accélérer la mise en œuvre

L’étude portera sur l’évaluation des réalisations enregistrées depuis 2020, l’élaboration d’un plan d’accélération jusqu’en 2030 ainsi que la définition d’une vision de développement à plus long terme pour le secteur agricole.

Les travaux devront identifier les principales trajectoires d’évolution dans plusieurs domaines, notamment le développement des productions végétales et animales, la mécanisation des exploitations, la sécurisation des ressources en eau destinées à l’irrigation, la modernisation des circuits de distribution et de commercialisation ainsi que le renforcement du financement et de l’investissement.

Le ministère souligne que cette démarche reposera sur une large concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème agricole et agroalimentaire, conformément à l’approche participative retenue pour l’élaboration et le suivi des politiques agricoles.

LNT

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La BAD accorde 205 M€ au Maroc pour l’extension de la LGV https://lnt.ma/la-bad-accorde-205-me-au-maroc-pour-lextension-de-la-lgv/ Thu, 09 Jul 2026 09:37:41 +0000 https://lnt.ma/?p=552784 Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), réuni mercredi à Abidjan, a accordé un financement de 205 millions d’euros (M€) au Maroc pour la mise en œuvre du Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF). « Cette opération vise à renforcer la capacité et la performance opérationnelle du corridor ferroviaire […]

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), réuni mercredi à Abidjan, a accordé un financement de 205 millions d’euros (M€) au Maroc pour la mise en œuvre du Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF).

« Cette opération vise à renforcer la capacité et la performance opérationnelle du corridor ferroviaire Kénitra–Marrakech, qui concentre une part importante des flux de voyageurs et de marchandises du pays. Elle contribuera à cet objectif à travers l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) et le renforcement de l’infrastructure ferroviaire existante sur cet axe stratégique », indique un communiqué de la BAD.

En améliorant la fluidité des déplacements entre les grands pôles économiques et urbains du Royaume, le projet favorisera une mobilité plus durable et une meilleure connectivité territoriale.

Au-delà de son impact positif sur la mobilité, le projet soutiendra la transition vers des modes de transport plus durables et plus respectueux de l’environnement et générera des retombées économiques significatives grâce à la réduction des temps de trajet et des coûts logistiques.

« En combinant l’extension de la ligne à grande vitesse et la modernisation des infrastructures existantes, cette opération accompagnera la hausse des trafics voyageurs et marchandises, fluidifiera les échanges et réduira les temps de parcours. À terme, renforcera la compétitivité logistique du Maroc et consolidera son rôle de hub stratégique entre l’Europe et l’Afrique », a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la BAD au Maroc, cité dans le communiqué.

Le projet prévoit l’acquisition d’équipements destinés à moderniser les infrastructures ferroviaires sur le corridor Kénitra–Marrakech et autour du hub ferroviaire de Casablanca. Il comprend notamment la fourniture de rails neufs et d’appareils de voie pour les lignes conventionnelles et la LGV, permettant d’augmenter la capacité du corridor et d’améliorer durablement ses performances opérationnelles.

Le PADIF intègre également une composante d’appui à la gestion du projet couvrant la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre ainsi que le suivi-évaluation des résultats et de leur impact, afin d’assurer une mise en œuvre efficace.

En contribuant au développement d’infrastructures résilientes et durables, cette opération s’aligne pleinement sur les Quatre Points cardinaux du Groupe de la Banque ainsi que sur le Document de stratégie-pays 2024-2029 de l’institution pour le Maroc. Elle s’inscrit dans les priorités du Nouveau modèle de développement et du plan « Rail 2040 », qui vise à moderniser le réseau ferroviaire national.

Depuis 1978, le Groupe de la BAD a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc. Ses interventions couvrent des secteurs stratégiques tels que les transports, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le secteur financier.

 

LNT avec Map

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Port de Casablanca: un trafic en hausse de 7% au S1 https://lnt.ma/port-de-casablanca-un-trafic-en-hausse-de-7-au-s1/ Thu, 09 Jul 2026 09:36:24 +0000 https://lnt.ma/?p=552799 Le trafic global du port de Casablanca s’est établi à 17 millions de tonnes au terme du premier semestre 2026, enregistrant une progression de 7% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données de l’Agence Nationale des Ports (ANP). Cette évolution est portée par une dynamique qui s’est particulièrement accélérée au […]

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Le trafic global du port de Casablanca s’est établi à 17 millions de tonnes au terme du premier semestre 2026, enregistrant une progression de 7% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données de l’Agence Nationale des Ports (ANP).

Cette évolution est portée par une dynamique qui s’est particulièrement accélérée au cours du mois de juin, avec 3.532.053 tonnes traitées contre 2.680.112 tonnes en juin 2025, soit une hausse remarquable de 32%, précise l’ANP dans un communiqué.

La structure des échanges via le port de Casablanca demeure dominée par les importations, qui représentent 75% du trafic total avec 12.815.009 tonnes, tandis que les exportations totalisent 4.186.933 tonnes, soit 25% du volume global, indique la même source.

Et de relever que comparativement au premier semestre 2025, les importations progressent de 8% et les exportations de 2%, confirmant le rôle stratégique du port dans l’approvisionnement de l’économie nationale tout en soutenant les flux d’exportation.

Les principaux trafics affichent également une évolution favorable, selon l’ANP. Les importations de céréales atteignent 3,3 millions de tonnes, en hausse de 13% par rapport à fin juin 2025, le trafic des aliments de bétail poursuit sa progression avec 1,06 millions de tonnes, soit une croissance de 33 %. Le trafic conteneurisé franchit, quant à lui, le seuil des 762.557 EVP, enregistrant une progression de 5%, tandis que le trafic roulier connaît une évolution particulièrement soutenue avec 93.824 unités traitées, contre 69.318 un an auparavant, soit une hausse de 35%.

Selon l’ANP, ces résultats interviennent à l’issue d’une période particulièrement exigeante, marquée par une succession de défis opérationnels d’une intensité rarement observée : Conditions météorologiques extrêmes, afflux inédit d’importations stratégiques et incident maritime exceptionnel survenu le 25 février à la suite de la chute de conteneurs d’un navire porte-conteneurs après son appareillage.

L’Agence affirme que le Port de Casablanca a su faire face à ces situations avec efficacité, sans jamais compromettre la continuité des échanges ni la sécurité des approvisionnements stratégiques du Royaume.

L’ANP souligne qu’en étroite coordination avec l’ensemble des autorités, concessionnaires et opérateurs de la place portuaire, elle a déployé un dispositif opérationnel renforcé : coordination permanente des interventions, gestion dynamique des escales, optimisation continue des capacités d’accueil, adaptation constante de l’organisation des opérations, et gestion maîtrisée de l’incident maritime survenu en février 2026.

Cette mobilisation collective et constante, a permis, selon la même source, de préserver la continuité du service public portuaire, de garantir la fluidité des opérations et d’assurer la sécurisation des chaînes logistiques tout au long de cette période sensible. Aujourd’hui, l’exploitation du Port de Casablanca est revenue à un fonctionnement normal avec des délais de traitement des navires maîtrisé.

Le communiqué relève également que cette dynamique s’inscrit dans une stratégie de transformation durable portée par l’ANP et les différents intervenants au port, reposant notamment sur l’extension des capacités de traitement des conteneurs, la modernisation des terminaux, le développement des espaces logistiques et l’accélération de la digitalisation des opérations.

Le communiqué fait aussi savoir que le Port de Casablanca maintient sa certification ISO 14001, confirmant la conformité de son système de management environnemental aux standards internationaux et traduisant son engagement en faveur d’une gestion responsable des ressources et de l’amélioration continue de sa performance environnementale.

Au terme du premier semestre 2026, le port de Casablanca confirme ainsi sa capacité à absorber des niveaux d’activité exceptionnels, à garantir la continuité du service public portuaire dans les circonstances les plus exigeantes et à accompagner durablement la croissance des échanges, conclut la même source.

 

LNT avec Map

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Casablanca-Settat adopte de nouveaux projets de développement pour près de 4,3 milliards de dirhams https://lnt.ma/casablanca-settat-adopte-de-nouveaux-projets-de-developpement-pour-pres-de-43-milliards-de-dirhams/ Wed, 08 Jul 2026 15:37:56 +0000 https://lnt.ma/?p=552761 Réuni lundi en session ordinaire du mois de juillet, le Conseil de la région Casablanca-Settat a approuvé plusieurs conventions et projets de développement représentant un investissement global d’environ 4,3 milliards de dirhams, portant sur les infrastructures, le développement économique, la santé, la gestion des ressources en eau et les politiques sociales. La session, présidée par […]

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Réuni lundi en session ordinaire du mois de juillet, le Conseil de la région Casablanca-Settat a approuvé plusieurs conventions et projets de développement représentant un investissement global d’environ 4,3 milliards de dirhams, portant sur les infrastructures, le développement économique, la santé, la gestion des ressources en eau et les politiques sociales.

La session, présidée par le président du Conseil de la région, Abdellatif Maâzouz, en présence notamment du wali de la région, Mohamed Mhidia, a abouti à l’adoption de l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour.

Le premier volet des projets adoptés concerne le développement économique et la promotion de l’investissement.

Parmi les principales initiatives figurent la création d’une nouvelle zone industrielle à Mohammedia, le développement de zones d’activités économiques dans la province de Benslimane ainsi que la mise en place d’une plateforme industrielle dédiée au recyclage des pièces automobiles usagées et des déchets métalliques dans la province de Médiouna.

Le Conseil a également validé la réalisation d’une route périphérique destinée à améliorer l’accès à la zone industrielle et portuaire de Jorf Lasfar et à renforcer sa desserte logistique.

Des projets sociaux et sanitaires

Sur le plan social, les élus régionaux ont approuvé le lancement d’un programme visant à favoriser l’autonomisation économique et sociale des femmes et des jeunes filles, à travers des actions destinées à faciliter leur insertion professionnelle, soutenir l’entrepreneuriat féminin et renforcer leur indépendance économique.

Le Conseil a également donné son accord à la reconstruction et à l’équipement de l’hôpital psychiatrique Ar-Razi, situé dans la province de Médiouna, afin d’améliorer l’offre de soins en santé mentale dans la région.

Les projets adoptés portent également sur plusieurs infrastructures destinées à améliorer la mobilité.

Ils concernent notamment un programme de routes rurales classées inscrit dans le cadre du Programme de développement régional (PDR) 2022-2027, le renforcement des axes desservant l’aéroport Mohammed V ainsi que l’aménagement de la Route nationale n°1 à Mohammedia.

Le Conseil a par ailleurs approuvé le lancement du Programme de développement urbain de Settat pour la période 2026-2029, un programme de réhabilitation urbaine des collectivités territoriales de la province d’El Jadida ainsi qu’un projet d’aménagement, de gestion et d’exploitation des parkings de la ville de Mohammedia.

Face aux enjeux liés au changement climatique, plusieurs projets relatifs à la gestion des ressources hydriques ont également été validés.

Ils portent notamment sur un programme de gestion participative de la nappe phréatique de Berrechid, des opérations de protection contre les risques d’inondation dans les communes d’El Brouj et de Nouaceur ainsi que la réalisation d’un complexe d’alimentation en eau destiné à la zone industrielle de Ghdira.

Les élus ont également approuvé une convention de partenariat avec l’Association des Régions du Maroc afin de soutenir la participation de Casablanca-Settat aux conférences et rencontres internationales organisées par l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), dans le but de renforcer le rayonnement international de la région.

LNT

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Industrie : Casablanca accueille trois salons dédiés à la plasturgie, à l’emballage et au recyclage https://lnt.ma/industrie-casablanca-accueille-trois-salons-dedies-a-la-plasturgie-a-lemballage-et-au-recyclage/ Wed, 08 Jul 2026 14:37:26 +0000 https://lnt.ma/?p=552750 Les acteurs de la plasturgie, de l’emballage et du recyclage se donnent rendez-vous à Casablanca, du 8 au 11 juillet, à l’occasion de la 12ᵉ édition du Forum et Salon international de la plasturgie (FEIP), de la 6ᵉ édition de Pack Expo et de la 2ᵉ édition de Global Green Plast. Placées sous le Haut […]

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Les acteurs de la plasturgie, de l’emballage et du recyclage se donnent rendez-vous à Casablanca, du 8 au 11 juillet, à l’occasion de la 12ᵉ édition du Forum et Salon international de la plasturgie (FEIP), de la 6ᵉ édition de Pack Expo et de la 2ᵉ édition de Global Green Plast. Placées sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ces trois manifestations ambitionnent de mettre en avant les évolutions technologiques du secteur, de favoriser les partenariats industriels et d’accompagner la transition vers des modèles de production plus durables.

Organisés sous l’égide du ministère de l’Industrie et du Commerce, du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, avec le soutien de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), ces salons réunissent plus de 320 exposants issus de 32 pays. Près de 20.000 visiteurs professionnels, parmi lesquels des industriels, acheteurs, décideurs et institutionnels, sont attendus durant les quatre jours de l’événement.

Les trois salons couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur des industries du plastique, de l’emballage et du recyclage. Ils rassemblent des entreprises spécialisées dans la transformation des plastiques et du caoutchouc, l’emballage en carton, verre, métal ou plastique, l’impression, la logistique, le recyclage, l’efficacité énergétique et la décarbonation.

Ils accueillent également des opérateurs issus de secteurs utilisateurs tels que l’agroalimentaire, l’agriculture, la cosmétique, la pharmacie ou encore l’industrie automobile, illustrant le caractère transversal de ces filières dans l’économie nationale.

L’édition 2026 met notamment en avant plusieurs innovations développées au Maroc, parmi lesquelles la première machine intelligente de recyclage conçue et fabriquée localement. D’autres solutions dédiées à l’emballage et à l’économie circulaire sont également présentées afin d’illustrer les évolutions technologiques du secteur et les réponses apportées aux enjeux environnementaux.

Une industrie appelée à renforcer sa compétitivité

Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné le rôle joué par les entreprises de la plasturgie, de l’emballage et du recyclage dans les chaînes d’approvisionnement et de production.

Le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner ces secteurs dans leur développement, rappelant que les arbitrages entre production nationale et importations s’inscrivent dans une stratégie visant à accroître la valeur ajoutée produite localement et à soutenir la création d’emplois.

Les interventions ont également réuni plusieurs représentants des organisations professionnelles et du monde académique, notamment Hicham El Haid, président de la Fédération marocaine de la plasturgie (FMP), Abed Chagar, président du groupe Maroc Industrie de la CGEM, Mounir El Bari, président de la Fédération des industries forestières, des arts graphiques et de l’emballage (FIFAGE), Kofi Essuman, vice-président de la World Packaging Organisation (WPO), ainsi que Blaïd Bougadir, président de l’Université Cadi Ayyad.

À cette occasion, une convention de partenariat a été signée entre la Fédération marocaine de la plasturgie et l’Université Cadi Ayyad afin de renforcer les liens entre la recherche universitaire, la formation et les besoins de l’industrie.

Au-delà de leur dimension commerciale, les organisateurs présentent ces rendez-vous comme une plateforme d’échanges autour des nouvelles technologies industrielles, de l’efficacité énergétique et des modèles de production plus durables. Les différents panels programmés au cours des quatre journées doivent notamment aborder les enjeux liés à la décarbonation de l’industrie, au recyclage des matériaux, à l’économie circulaire et au transfert de technologies.

Les organisateurs souhaitent également renforcer les échanges entre opérateurs marocains et africains, dans le prolongement de la dynamique de coopération Sud-Sud. L’objectif est de favoriser l’émergence de partenariats industriels, de projets communs et de solutions adaptées aux besoins des marchés du continent.

Les petites et moyennes entreprises figurent également parmi les cibles de cette édition. Les salons leur offrent l’opportunité de découvrir les dernières innovations technologiques, d’explorer les dispositifs de financement vert, de développer leur réseau d’affaires et d’identifier de nouveaux partenaires.

À travers l’organisation conjointe du FEIP, de Pack Expo et de Global Green Plast, la Fédération marocaine de la plasturgie entend promouvoir une approche intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle, des matières premières aux produits finis.

LNT

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Sekkouri muscle le suivi des travailleuses marocaines en Espagne https://lnt.ma/sekkouri-muscle-le-suivi-des-travailleuses-marocaines-en-espagne/ Tue, 07 Jul 2026 10:20:13 +0000 https://lnt.ma/?p=552612 Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, que le gouvernement a pris de nouvelles mesures visant à renforcer l’accompagnement des travailleuses agricoles marocaines en Espagne, en coordination avec les autorités espagnoles et l’Agence nationale de promotion de l’emploi […]

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Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, que le gouvernement a pris de nouvelles mesures visant à renforcer l’accompagnement des travailleuses agricoles marocaines en Espagne, en coordination avec les autorités espagnoles et l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC).

En réponse à une question orale sur « l’accompagnement des travailleuses saisonnières en Espagne », M. Sekkouri a indiqué que plusieurs mesures ont été adoptées, dont la modification du mécanisme de sélection des travailleuses et l’adoption de visas d’une durée de quatre ans, précisant que la proportion des travailleuses qui retournent régulièrement au Maroc dépasse 81%.

Il a ajouté que le nombre des travailleuses agricoles marocaines en Espagne est passé d’environ 3.000 personnes il y a une dizaine d’années à plus de 15.000 travailleuses par an au cours des dernières années, saluant la mobilisation des autorités espagnoles en faveur de l’amélioration de leurs conditions de travail.

Le ministre a, toutefois, relevé la persistance de certains cas nécessitant un accompagnement accru, faisant savoir qu’il a tenu une réunion avec les entreprises employant ces travailleuses dans la province de Huelva qui accueille près de 90% d’entre elles, afin d’examiner les difficultés rencontrées.

En outre, M. Sekkouri a noté qu’un certain nombre de travailleuses, notamment celles effectuant leur premier déplacement, sont confrontées à des difficultés liées à la langue et à la méconnaissance de leurs droits, malgré l’organisation d’ateliers de sensibilisation et de formation avant leur départ.

Il a indiqué que des réunions ont été tenues, en coordination avec l’ambassade du Maroc en Espagne et le consulat général du Royaume à Séville, en présence de la ministre espagnole concernée, et ont abouti à la réaffirmation de la nécessité de garantir le respect des droits prévus, notamment l’accès des travailleuses à la couverture sanitaire dès leur arrivée sur le territoire espagnol, ainsi que la facilitation du dépôt des plaintes en cas de difficultés, avec la mise à disposition de l’assistance nécessaire pour surmonter la barrière linguistique.

 

LNT avec Map

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Béni Mellal-Khénifra lance un Observatoire régional de l’économie https://lnt.ma/beni-mellal-khenifra-lance-un-observatoire-regional-de-leconomie-pour-renforcer-lattractivite-du-territoire/ Fri, 03 Jul 2026 10:16:59 +0000 https://lnt.ma/?p=552385 Le Centre régional d’investissement (CRI) de Béni Mellal-Khénifra a procédé, jeudi, au lancement officiel de l’Observatoire régional de l’économie, une plateforme numérique d’intelligence territoriale destinée à soutenir le développement régional et à renforcer la promotion de l’investissement. Selon les initiateurs du projet, cet observatoire s’inscrit dans la dynamique nationale visant à consolider la déconcentration administrative […]

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Le Centre régional d’investissement (CRI) de Béni Mellal-Khénifra a procédé, jeudi, au lancement officiel de l’Observatoire régional de l’économie, une plateforme numérique d’intelligence territoriale destinée à soutenir le développement régional et à renforcer la promotion de l’investissement.

Selon les initiateurs du projet, cet observatoire s’inscrit dans la dynamique nationale visant à consolider la déconcentration administrative et à améliorer l’environnement des affaires. Il ambitionne de répondre à la dispersion des données entre les différentes administrations en centralisant l’information et en transformant les données disponibles en un outil d’aide à la décision pour les acteurs publics et privés.

Fruit d’un travail collaboratif mené avec les différents partenaires régionaux, la plateforme rassemble actuellement plus de 30.000 lignes de données couvrant les principaux indicateurs démographiques, économiques, sociaux et sectoriels de la région. Ces informations sont destinées à constituer une base de données fiable, régulièrement actualisée et accessible aux décideurs ainsi qu’aux investisseurs.

Intervenant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général du CRI de Béni Mellal-Khénifra, Adil Azmi, a indiqué que cette initiative s’inscrit pleinement dans les missions du Centre, qui visent notamment à renforcer l’intelligence territoriale et à améliorer l’attractivité économique de la région. Il a souligné l’importance de la contribution des institutions partenaires à la production et au partage des données, estimant que cet observatoire permettra de mieux valoriser le capital informationnel régional au service des opérateurs économiques.

Le directeur de l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Béni Mellal, Toufik Yahyaoui, a pour sa part estimé que cette plateforme constitue un outil structurant pour la mutualisation des données régionales. Représentant l’Université Sultan Moulay Slimane (USMS) dans ce projet, il a relevé que l’observatoire offrira aux décideurs des outils d’évaluation des politiques publiques, tout en mettant à la disposition des chercheurs, enseignants et doctorants des données utiles pour leurs travaux scientifiques.

Selon lui, cette base d’information contribuera également à orienter les projets de fin d’études des étudiants vers des secteurs à fort potentiel, favorisant ainsi l’émergence de nouveaux projets d’investissement dans la région.

L’architecture de la plateforme repose sur plusieurs principes, notamment une gouvernance participative, la fiabilité des données, des tableaux de bord interactifs facilitant la consultation des indicateurs, ainsi qu’un dispositif évolutif permettant d’intégrer à terme de nouvelles analyses qualitatives.

La cérémonie de lancement a été marquée par une démonstration des principales fonctionnalités de l’outil, notamment la navigation à travers les indicateurs territoriaux, les comparaisons entre provinces et les analyses sectorielles.

 

LNT

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Investissement : 29 nouveaux projets de près de 42 milliards de dirhams approuvés par la Commission nationale https://lnt.ma/investissement-29-nouveaux-projets-de-pres-de-42-milliards-de-dirhams-approuves-par-la-commission-nationale/ Fri, 03 Jul 2026 10:10:08 +0000 https://lnt.ma/?p=552376 La 11ᵉ Commission nationale des investissements (CNI), réunie jeudi sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a approuvé 29 projets de conventions d’investissement représentant un montant global de près de 42 milliards de dirhams (MMDH), ainsi que neuf avenants à des conventions existantes dans le cadre du dispositif principal de la nouvelle Charte […]

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La 11ᵉ Commission nationale des investissements (CNI), réunie jeudi sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a approuvé 29 projets de conventions d’investissement représentant un montant global de près de 42 milliards de dirhams (MMDH), ainsi que neuf avenants à des conventions existantes dans le cadre du dispositif principal de la nouvelle Charte de l’investissement.

Selon un communiqué du Département du Chef du gouvernement, ces projets devraient permettre la création de près de 9.800 emplois, dont environ 2.400 emplois directs et 7.400 emplois indirects.

Les investissements retenus concernent 16 provinces et préfectures réparties sur six régions du Royaume, parmi lesquelles figurent notamment Al Haouz, El Jadida, Moulay Yacoub, Nador, Rehamna et Taroudant. Ils couvrent treize secteurs d’activité, dont le tourisme et les loisirs, la chimie et la parachimie, l’industrie agroalimentaire, les infrastructures portuaires, l’aéronautique, la logistique, le commerce et la distribution, les télécommunications, la valorisation des déchets ainsi que les énergies renouvelables.

En matière d’emploi, l’industrie agroalimentaire constitue le principal secteur créateur de postes parmi les projets approuvés, devant la chimie et la parachimie ainsi que l’industrie aéronautique.

Trois projets stratégiques supplémentaires

La Commission a également examiné les projets relevant du dispositif stratégique de la Charte de l’investissement. Trois conventions représentant un investissement total de 8,4 MMDH ont ainsi été approuvées, auxquelles s’ajoute un avenant. Ces projets devraient générer plus de 2.700 emplois directs.

Ils concernent les filières de l’industrie du véhicule électrique, de l’aéronautique et du textile, et seront déployés dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Par ailleurs, la Commission a attribué le caractère stratégique à trois nouveaux projets totalisant près de 29 MMDH d’investissements, avec à la clé plus de 1.100 emplois directs.

En ouverture de cette onzième réunion, Aziz Akhannouch est revenu sur le bilan de la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, qu’il a qualifiée de pleinement opérationnelle. Selon le communiqué, celle-ci a permis, en trois années d’application, la signature de 391 conventions d’investissement représentant un volume global de 520 milliards de dirhams.

Le Chef du gouvernement a mis en avant les résultats enregistrés en matière de rééquilibrage territorial, de création d’emplois stables, de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, de développement durable et de développement de nouvelles filières industrielles. Il a également souligné l’attraction de projets structurants, jugés de nature à renforcer durablement la compétitivité et la souveraineté économique du Royaume.

LNT

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Casablanca : City Break et tourisme d’affaires pour accélérer le développement du secteur https://lnt.ma/casablanca-city-break-et-tourisme-daffaires-pour-accelerer-le-developpement-du-secteur/ Thu, 02 Jul 2026 14:09:24 +0000 https://lnt.ma/?p=552305 Réunis à l’occasion de la quatrième édition du Forum interactif du tourisme, organisée sous le thème « Quels leviers d’accélération pour Casablanca-Settat avec les segments touristiques City Break et Tourisme d’Affaires ? », élus, responsables institutionnels, professionnels et experts ont dressé un état des lieux du développement touristique de la région tout en identifiant les […]

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Réunis à l’occasion de la quatrième édition du Forum interactif du tourisme, organisée sous le thème « Quels leviers d’accélération pour Casablanca-Settat avec les segments touristiques City Break et Tourisme d’Affaires ? », élus, responsables institutionnels, professionnels et experts ont dressé un état des lieux du développement touristique de la région tout en identifiant les principaux leviers susceptibles de renforcer son attractivité. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration de la connectivité aérienne, le développement du tourisme urbain de courte durée, la création d’infrastructures dédiées au tourisme d’affaires ainsi que la valorisation de l’identité touristique de Casablanca.

Passer de la réflexion à l’action

En ouvrant les travaux, le président de l’Institut Métropolitain de Casablanca, Mustapha Mellouk, a rappelé que cette quatrième édition intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable du tourisme national. Il a cité les près de 20 millions de visiteurs enregistrés au Maroc en 2025 ainsi que les ambitions nationales à l’horizon 2030, estimant que Casablanca devait désormais mieux tirer parti de cette évolution.

Selon lui, la métropole dispose d’atouts encore insuffisamment exploités, qu’il s’agisse de son poids économique, de sa position de porte d’entrée vers l’Afrique ou de ses infrastructures. L’objectif du forum est, a-t-il expliqué, d’identifier les leviers permettant de transformer ces atouts en véritable moteur de croissance touristique.

Le président du Conseil régional du tourisme Casablanca-Settat, Othmane Cherif Alami, est revenu sur les trois précédentes éditions du forum, qui ont successivement permis d’établir un diagnostic du secteur, de définir une feuille de route puis de tracer les grandes orientations de développement de la destination.

Selon lui, la phase actuelle doit désormais être celle de la mise en œuvre. Le responsable a indiqué que le forum vise à transformer les réflexions engagées ces dernières années en actions concrètes autour de deux segments jugés prioritaires : le City Break et le tourisme d’affaires.

Il a également rappelé que le développement touristique constitue, selon lui, un levier de création de richesse et d’emplois pour la région. À l’approche d’échéances internationales telles que la Coupe du monde 2030, il a affirmé sa volonté de mobiliser l’ensemble des acteurs publics et privés afin d’améliorer l’attractivité de Casablanca-Settat et d’accroître les flux de visiteurs nationaux et internationaux.

Le tourisme comme prolongement du développement économique

Le président du Conseil de la région Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz, a inscrit sa réflexion dans une approche plus globale du développement territorial.

Il a rappelé que la région dispose aujourd’hui d’infrastructures plus développées qu’il y a quelques années, évoquant notamment les équipements portuaires, les infrastructures de transport ainsi que le développement des pôles industriels. Selon lui, ces investissements constituent une base indispensable au développement du tourisme.

« S’il n’y a pas de business, il n’y aura pas de tourisme », a-t-il résumé, considérant que la vitalité économique demeure l’un des principaux facteurs d’attractivité de Casablanca.

Le responsable régional a toutefois estimé que ces infrastructures ne suffisent plus à elles seules. Pour renforcer l’attractivité de la destination, il a plaidé pour une meilleure mise en valeur des équipements existants ainsi que pour le développement de nouvelles infrastructures capables d’accueillir de grands événements internationaux.

À ce titre, Abdellatif Maâzouz a confirmé que la création d’un Palais des congrès constitue l’un des projets structurants actuellement étudiés par les pouvoirs publics. Plusieurs scénarios d’implantation sont examinés, en concertation avec les différents départements concernés.

Il a également insisté sur la nécessité de raisonner à l’échelle de l’ensemble de la région plutôt qu’à celle de la seule ville de Casablanca, estimant que le développement touristique doit s’appuyer sur les complémentarités entre les différentes provinces de Casablanca-Settat.

Mieux valoriser les atouts existants

Au-delà des infrastructures, Abdellatif Maâzouz a également insisté sur le rôle de la culture et de l’événementiel dans la construction d’une destination touristique.

Il a évoqué les investissements engagés avec le ministère de la Culture pour soutenir la programmation culturelle régionale, tout en appelant à une meilleure coordination des événements afin d’éviter les chevauchements de calendrier.

Le président de la Région a également souligné l’importance d’une animation régulière du territoire et d’une meilleure valorisation du patrimoine régional afin d’améliorer l’expérience des visiteurs et de renforcer l’attractivité de Casablanca-Settat tout au long de l’année.

Les discussions ont ainsi fait ressortir un consensus sur la nécessité de compléter les investissements réalisés dans les infrastructures par une politique de promotion, d’animation et de valorisation des différents atouts de la destination.

Une meilleure connectivité aérienne pour soutenir la croissance

La question de l’accessibilité aérienne a occupé une place centrale dans les échanges. Le directeur du pôle commercial de l’Office National Marocain du Tourisme, Hicham Bellaziz, a rappelé que le développement d’une destination touristique est étroitement lié à la qualité de sa desserte.

Il a indiqué que les efforts engagés ces dernières années ont permis d’accroître significativement la capacité aérienne du Maroc grâce à de nouveaux accords conclus avec plusieurs compagnies. Selon lui, l’objectif est désormais d’accompagner plus spécifiquement le développement de Casablanca en renforçant sa connectivité avec les principaux marchés émetteurs.

Le responsable a rappelé que la métropole constitue à la fois une destination touristique, un centre d’affaires et un hub régional. Cette diversité nécessite une offre aérienne adaptée à différents profils de voyageurs, qu’il s’agisse de touristes de loisirs, de voyageurs d’affaires ou de participants à des congrès internationaux.

Selon Hicham Bellaziz, le développement du segment City Break représente une opportunité importante pour Casablanca. Ce type de séjour, généralement concentré sur quelques jours, répond à l’évolution des habitudes de consommation touristique observées sur plusieurs marchés européens et peut contribuer à améliorer les taux d’occupation des établissements hôteliers tout au long de l’année.

Le tourisme d’affaires comme levier économique

Les intervenants ont également souligné le potentiel du tourisme d’affaires pour renforcer l’attractivité économique de Casablanca.

L’ancien ministre et ancien président-directeur général de la Royal Air Maroc, Driss Benhima, a estimé que Casablanca dispose déjà de nombreux atouts pour devenir une destination de référence sur ce segment. Capitale économique du Royaume, siège de nombreuses entreprises nationales et internationales, la ville accueille une part importante des activités économiques et financières du pays.

Selon lui, l’enjeu consiste désormais à compléter cet écosystème par des équipements adaptés, notamment un palais des congrès de dimension internationale et une offre événementielle suffisamment structurée pour attirer des manifestations de grande envergure.

Driss Benhima a également insisté sur l’importance d’une gouvernance coordonnée entre les différents intervenants du secteur. Le développement touristique, a-t-il expliqué, ne peut reposer sur un seul acteur mais nécessite une mobilisation conjointe des collectivités territoriales, des administrations, des opérateurs privés et des professionnels du tourisme.

Construire une destination identifiable

Pour Samir Kheldouni Sahraoui, le développement touristique passe également par un travail sur le positionnement de la destination.

L’expert a souligné que Casablanca souffre encore d’une image principalement associée aux affaires, alors que la métropole dispose d’un patrimoine architectural, culturel et urbain susceptible d’élargir son attractivité auprès d’autres catégories de visiteurs.

Selon lui, la ville gagnerait à mieux valoriser son identité propre, son architecture Art déco, son front de mer, ses équipements culturels, sa scène gastronomique ainsi que son rôle de métropole africaine ouverte sur les échanges internationaux.

Il a également insisté sur l’importance de l’expérience vécue par le visiteur. Au-delà de la promotion, la qualité de l’accueil, la mobilité urbaine, la signalétique, les services numériques et l’animation de la ville constituent autant de facteurs susceptibles d’influencer durablement l’image de la destination.

Une mobilisation collective

Les différents intervenants ont convergé sur la nécessité d’une gouvernance davantage intégrée afin d’assurer la cohérence des actions engagées.

Le directeur général de Casablanca Events & Animation, Mohamed Jouahri, est revenu sur les actions menées pour renforcer l’animation de la métropole et développer son attractivité à travers les manifestations culturelles, sportives et économiques.

Plusieurs participants ont également partagé leurs retours d’expérience concernant les évolutions du secteur, les besoins des opérateurs et les attentes des visiteurs, illustrant les transformations en cours au sein de l’écosystème touristique régional.

Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé autour de plusieurs priorités : renforcer la connectivité aérienne, développer des infrastructures dédiées au tourisme d’affaires, mieux coordonner les calendriers événementiels, améliorer l’expérience des visiteurs et construire une identité touristique plus lisible pour Casablanca-Settat.

À l’approche de la Coupe du monde 2030, les intervenants ont estimé que ces différents chantiers pourraient contribuer à renforcer le positionnement de la région dans le paysage touristique national. Ils ont toutefois souligné que leur réussite reposera sur la capacité des acteurs publics et privés à inscrire leurs actions dans une stratégie commune et à assurer une mise en œuvre coordonnée des projets annoncés.

Selim Benabdelkhalek

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