Economie - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/economie/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Mon, 02 Nov 2026 12:05:23 +0000 fr-FR hourly 1 134,44 milliards d’investissements pour l’eau et l’électricité https://lnt.ma/13444-milliards-dinvestissements-pour-leau-et-lelectricite/ Mon, 02 Nov 2026 11:39:28 +0000 https://lnt.ma/?p=562378 Les douze sociétés régionales multiservices mobiliseront 134,44 milliards de dirhams d’investissements entre 2026 et 2030, selon le rapport sur les établissements et entreprises publics accompagnant le projet de loi de finances pour 2027. Créées dans le cadre de la loi 83-21, ces sociétés sont opérationnelles depuis la fin de 2025, quatre ayant été mises en […]

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Les douze sociétés régionales multiservices mobiliseront 134,44 milliards de dirhams d’investissements entre 2026 et 2030, selon le rapport sur les établissements et entreprises publics accompagnant le projet de loi de finances pour 2027.

Créées dans le cadre de la loi 83-21, ces sociétés sont opérationnelles depuis la fin de 2025, quatre ayant été mises en service en 2024 pour Casablanca-Settat, Souss-Massa, Marrakech-Safi et l’Oriental, et huit en 2025. Les périmètres encore gérés par Redal et Amendis en sont exclus.

Le profil d’investissement est fortement concentré sur le milieu de la période. Après 9,18 milliards de dirhams réalisés en 2025, l’enveloppe atteindrait environ 24,9 milliards en 2026, culminerait à 39,6 milliards en 2027, puis reviendrait à 32,2 milliards en 2028 et 21,68 milliards en 2029. Le montant de 2030 n’est pas publié.

Quatre axes sont retenus, la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable, le renforcement et la modernisation des réseaux, les infrastructures d’assainissement liquide et les équipements destinés aux grands projets. Le rapport ne ventile pas les montants entre l’eau potable, l’assainissement et l’électricité.

Les marges de progrès portent d’abord sur les pertes en réseau. Le rendement s’établit à 68,49% pour l’eau potable, ce qui signifie que près d’un tiers des volumes produits n’est pas facturé, et à 85,34% pour l’électricité, sans qu’un objectif chiffré ait été fixé pour 2030. L’accès à l’eau potable en milieu rural atteignait 98,9% à fin 2025 et le taux d’électrification rurale 99,91%.

Le chiffre d’affaires global de ces sociétés s’est établi à 34,18 milliards de dirhams en 2025. Trois d’entre elles ont reçu cette année-là des transferts d’équipement de 50, 50 et 136,4 millions de dirhams, sans subvention de fonctionnement ni augmentation de capital. Le mode de financement de l’ensemble du programme n’est pas détaillé.

Le programme d’électrification rurale est pour sa part doté d’environ 26 milliards de dirhams hors taxes à l’horizon 2027, couverts à près de 53% par des prêts et des dons, soit 13,7 milliards cumulés.

LNT 

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Le gasoil renchérit d’un dirham, l’essence recule légèrement https://lnt.ma/le-gasoil-rencherit-dun-dirham-lessence-recule-legerement/ Mon, 02 Nov 2026 11:18:59 +0000 https://lnt.ma/?p=562371 Les prix à la pompe ont été révisés dimanche 1er novembre, le gasoil augmentant de 80 centimes à un dirham par litre selon les distributeurs, tandis que l’essence recule de 10 à 30 centimes. Le gasoil, qui avoisinait 15,68 dirhams, devrait s’établir entre 16,41 et 16,98 dirhams le litre, et l’essence, proche de 15,33 dirhams, […]

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Les prix à la pompe ont été révisés dimanche 1er novembre, le gasoil augmentant de 80 centimes à un dirham par litre selon les distributeurs, tandis que l’essence recule de 10 à 30 centimes.

Le gasoil, qui avoisinait 15,68 dirhams, devrait s’établir entre 16,41 et 16,98 dirhams le litre, et l’essence, proche de 15,33 dirhams, entre 15,03 et 15,69 dirhams. Ces tarifs demeurent indicatifs, les prix étant libres depuis la libéralisation du secteur et variant d’une station à l’autre.

Le mouvement poursuit une séquence heurtée. Le gasoil avait déjà progressé de 80 centimes à la fin septembre avant de reculer de 20 centimes le 16 octobre, l’essence demeurant alors stable.

Aucune explication n’a été avancée par les professionnels du secteur, qui sont à l’origine de l’information. La révision intervient toutefois après la tension observée sur les cours pétroliers, le Brent étant repassé au-dessus de 111 dollars le baril le 22 octobre à la faveur des incidents maritimes signalés dans le Golfe, alors que le projet de loi de finances pour 2027 retient une hypothèse de 75 dollars.

La hausse du gasoil pèse directement sur les coûts d’exploitation du transport routier de marchandises et de voyageurs, dont les tarifs se répercutent sur les prix à la consommation. Elle touche également la pêche côtière, dont les professionnels du nord et du nord-est ont adressé la semaine dernière à la cheffe du gouvernement une demande d’intervention urgente, évoquant l’arrêt de plusieurs bateaux et sollicitant l’étude d’un plafonnement du prix du gasoil marin. Le gasoil ne figure pas parmi les produits compensés, la charge de compensation inscrite au projet de loi de finances, soit 19,4 milliards de dirhams, couvrant le gaz butane, le sucre et la farine de blé tendre.

LNT

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Produits alimentaires : le gouvernement veut encadrer les exportations et réformer les circuits de commercialisation https://lnt.ma/produits-alimentaires-le-gouvernement-veut-encadrer-les-exportations-et-reformer-les-circuits-de-commercialisation/ Sat, 31 Oct 2026 16:57:52 +0000 https://lnt.ma/?p=562318 Face à la persistance des tensions sur les prix des produits alimentaires, le gouvernement envisage un encadrement renforcé des exportations et une réorganisation des circuits de commercialisation. Intervenant vendredi 30 octobre à la Chambre des représentants, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa, a insisté sur la nécessité de […]

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Face à la persistance des tensions sur les prix des produits alimentaires, le gouvernement envisage un encadrement renforcé des exportations et une réorganisation des circuits de commercialisation. Intervenant vendredi 30 octobre à la Chambre des représentants, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa, a insisté sur la nécessité de garantir l’approvisionnement du marché national en produits de première nécessité, à des prix raisonnables. Cette orientation s’accompagne d’un projet de modernisation de douze marchés de gros et d’une réflexion sur la connexion entre les bassins de production et de consommation.

La régulation des exportations alimentaires et la réforme des circuits de distribution figurent parmi les pistes avancées par le gouvernement pour lutter contre la hausse des prix et améliorer l’approvisionnement du marché intérieur. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa, lors de la discussion générale du projet de loi de finances (PLF) 2027 au sein de la Commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants.

Répondant aux interventions des groupes et du groupement parlementaires, le ministre a souligné que la maîtrise des prix alimentaires nécessitait une approche globale, associant la réglementation des exportations, la modernisation des marchés de gros et la réorganisation des circuits de commercialisation.

Selon lui, ces différentes mesures doivent être mises en œuvre de manière complémentaire afin d’éviter que les dysfonctionnements ne se déplacent d’un maillon de la chaîne de distribution vers un autre.

Un encadrement des exportations après sept années de sécheresse

Fouzi Lekjaa a particulièrement insisté sur la nécessité d’adapter les exportations de produits alimentaires aux besoins du marché national.

Le ministre a rappelé que le Maroc avait traversé sept années consécutives de sécheresse, une situation ayant pesé sur les capacités de production agricole et sur les conditions d’approvisionnement de certains marchés.

Dans ce contexte, il a estimé qu’il n’était pas envisageable de doubler les volumes exportés alors que le marché intérieur connaît une hausse importante des prix.

Cette position traduit la volonté du gouvernement de rechercher un meilleur équilibre entre le développement des exportations agricoles et la satisfaction des besoins de consommation nationale.

L’objectif affiché consiste à garantir la disponibilité des produits alimentaires de première nécessité en quantités suffisantes et à des prix accessibles, sans remettre en cause le développement des activités productives et commerciales.

Fouzi Lekjaa a précisé que l’encadrement envisagé devrait être élaboré de manière concertée, notamment avec les producteurs, afin de tenir compte des réalités économiques des différentes filières.

Il a également tenu à écarter l’hypothèse d’un retour à l’ancien modèle de gestion des exportations, incarné par l’Office de commercialisation et d’exportation (OCE).

Selon lui, la démarche proposée ne vise ni à rétablir ce système ni à remettre en cause la liberté d’entreprendre, mais à définir des mécanismes de régulation permettant de concilier l’activité économique et les besoins du marché intérieur.

Le ministre a ainsi défendu le maintien de l’initiative privée à tous les niveaux, tout en soulignant la nécessité d’une intervention réglementaire adaptée aux circonstances.

Douze marchés de gros concernés par un projet de modernisation

La réforme des marchés de gros constitue le deuxième axe de l’approche présentée par le ministre.

Fouzi Lekjaa a indiqué que douze marchés de gros nécessitaient une modernisation afin d’améliorer leur fonctionnement et de renforcer les conditions de concurrence entre les opérateurs.

Cette transformation doit notamment permettre aux commerçants de choisir leurs sources d’approvisionnement et de déterminer leurs prix de vente dans un cadre concurrentiel.

Le ministre a précisé que la vision gouvernementale relative à la gestion de ces marchés était déjà élaborée et faisait actuellement l’objet de discussions.

L’enjeu est de revoir les modalités d’organisation de ces infrastructures, qui occupent une place importante dans l’acheminement des produits agricoles vers les centres de consommation.

La modernisation des marchés de gros doit ainsi s’inscrire dans une réforme plus large des circuits de distribution, afin d’améliorer leur efficacité et de limiter les dysfonctionnements susceptibles de peser sur les prix finaux.

Réduire les coûts entre les producteurs et les consommateurs

Le troisième chantier évoqué par Fouzi Lekjaa concerne la connexion entre les bassins de production agricole et les principaux centres de consommation.

Selon le ministre, cette étape de la chaîne de commercialisation présente des coûts élevés, notamment en raison d’une inadéquation entre les modalités de facturation et les dépenses effectivement engagées.

Cette situation constitue, d’après lui, un facteur de renchérissement des produits alimentaires entre leur sortie des exploitations et leur arrivée sur les marchés de consommation.

Pour y remédier, le gouvernement envisage une organisation dans laquelle l’État garantirait la connexion entre les bassins de production et de consommation, sans intervenir directement dans les opérations d’achat et de vente.

Cette distinction vise à préserver le rôle des opérateurs économiques tout en améliorant les conditions d’acheminement et de distribution des marchandises.

Fouzi Lekjaa a notamment évoqué la possibilité de mettre en relation les zones de production et les marchés de consommation à travers des sociétés régionales.

L’objectif serait de réduire la distance économique entre le producteur et le consommateur, en rationalisant les différentes étapes de commercialisation.

Le ministre a toutefois précisé que les modalités de mise en œuvre de cette orientation demeuraient ouvertes à la discussion.

Il s’est déclaré disposé à examiner les propositions des parlementaires, en présence des ministres concernés, et à apporter les ajustements nécessaires au dispositif envisagé.

Une réforme globale des circuits de distribution

Au-delà des produits agricoles, le ministre a également évoqué la nécessité de revoir les circuits de commercialisation des viandes et des poissons.

Ces filières présentent des caractéristiques propres en matière de production, de transport, de stockage et de distribution, qui doivent être prises en compte dans les réformes envisagées.

Pour Fouzi Lekjaa, la lutte contre la hausse des prix ne peut se limiter à une intervention sur les exportations ou à la modernisation des infrastructures commerciales.

Elle nécessite également une meilleure organisation des relations entre les différents intervenants, depuis les producteurs jusqu’aux distributeurs.

Le ministre a notamment mis en garde contre les conséquences d’une mise en œuvre partielle des réformes. Selon lui, l’application de certaines mesures de manière isolée pourrait conduire à une concentration des activités d’intermédiation au niveau d’un autre maillon de la chaîne.

Une telle évolution risquerait de limiter les effets attendus sur les prix payés par les consommateurs.

Le gouvernement privilégie donc une approche intégrée, associant l’encadrement des exportations, la modernisation des marchés de gros, l’amélioration des circuits logistiques et la réorganisation de la commercialisation de plusieurs catégories de produits alimentaires.

Les modalités précises de ces réformes restent toutefois à définir dans le cadre des concertations annoncées avec les professionnels et les représentants parlementaires.

LNT

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Commerce extérieur : le déficit commercial du Maroc se creuse de 25,4 % à fin septembre 2026 https://lnt.ma/commerce-exterieur-le-deficit-commercial-du-maroc-se-creuse-de-254-a-fin-septembre-2026/ Sat, 31 Oct 2026 16:57:06 +0000 https://lnt.ma/?p=562316 Les échanges extérieurs du Maroc ont enregistré une nouvelle détérioration de leur solde commercial au terme des neuf premiers mois de 2026. Selon le bulletin mensuel des indicateurs des échanges extérieurs publié par l’Office des changes, le déficit commercial s’est établi à 323,94 milliards de dirhams (MMDH), contre environ 258,3 MMDH à la même période […]

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Les échanges extérieurs du Maroc ont enregistré une nouvelle détérioration de leur solde commercial au terme des neuf premiers mois de 2026. Selon le bulletin mensuel des indicateurs des échanges extérieurs publié par l’Office des changes, le déficit commercial s’est établi à 323,94 milliards de dirhams (MMDH), contre environ 258,3 MMDH à la même période de 2025.

Cette évolution représente une aggravation de 25,4 %, sous l’effet d’une augmentation des importations de biens de 17 %, à près de 708 MMDH, tandis que les exportations ont progressé de 10,7 %, pour atteindre 384,05 MMDH.

L’écart de croissance entre les achats et les ventes de marchandises à l’étranger continue ainsi de peser sur l’équilibre commercial, malgré la progression des exportations industrielles.

Une facture énergétique en forte augmentation

L’analyse des importations fait apparaître une hausse dans l’ensemble des principales catégories de produits.

Les achats de produits bruts ont enregistré la progression la plus importante, avec une augmentation de 60,9 %, portant leur valeur à 52,06 MMDH.

La facture énergétique a également connu une hausse significative de 37 %, pour atteindre 111,59 MMDH. Cette évolution constitue l’un des principaux facteurs de l’alourdissement des importations marocaines.

Les acquisitions de produits finis d’équipement ont, pour leur part, progressé de 22 %, à 173,38 MMDH, reflétant notamment l’importance des besoins en biens d’investissement.

Les importations de produits finis de consommation ont augmenté de 9 %, à 162,69 MMDH, tandis que celles des demi-produits se sont accrues de 4,3 %, à 133,73 MMDH.

Enfin, les achats de produits alimentaires ont progressé de 2,9 %, pour s’établir à 72,54 MMDH.

L’automobile et l’aéronautique soutiennent les exportations

Du côté des exportations, les performances demeurent contrastées selon les secteurs.

L’industrie automobile conserve sa position de premier secteur exportateur, avec des ventes dépassant 132,11 MMDH à fin septembre, en progression de 14,3 % sur un an.

Cette évolution est portée par les segments du câblage, dont les exportations ont augmenté de 16,1 %, de la construction automobile (+15,1 %) et de l’extérieur automobile (+39,3 %).

L’aéronautique affiche également une progression importante, avec des exportations de 26,21 MMDH, en hausse de 22,3 %.

Cette performance résulte notamment de l’augmentation des ventes du segment de l’assemblage (+27,5 %) et de celui des systèmes d’interconnexion de câblage électrique, ou EWIS (+12 %).

Les exportations agricoles et agroalimentaires ont, quant à elles, progressé de 10,7 %, à 72,43 MMDH, tandis que les ventes de phosphates et dérivés ont enregistré une légère augmentation de 0,2 %, à 74,65 MMDH.

En revanche, le textile et cuir accuse un recul de 5 %, avec des exportations de 32,15 MMDH. Le secteur de l’électronique et électricité enregistre également une baisse de 0,4 %, à 10,29 MMDH.

Les services dégagent un excédent de 135,8 MMDH

Contrairement au commerce des marchandises, les échanges de services continuent de dégager un solde excédentaire.

Selon l’Office des changes, l’excédent de la balance des services a progressé de 14,8 %, pour atteindre 135,8 MMDH à fin septembre 2026.

Cette amélioration résulte d’une augmentation des exportations de services de 13,1 %, supérieure à celle des importations, qui ont progressé de 11,3 %.

Le secteur touristique contribue notamment à cette dynamique. Les recettes voyages ont atteint environ 115,26 MMDH, en progression de 12,1 % par rapport aux neuf premiers mois de 2025.

Les dépenses voyages ont également augmenté, mais à un rythme plus modéré de 8 %, pour s’établir à 26,96 MMDH.

En conséquence, le solde positif de la balance voyages a atteint près de 88,3 MMDH, en amélioration de 13,4 % sur un an.

Les transferts des MRE dépassent 103 milliards de dirhams

Les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont poursuivi leur progression au cours des neuf premiers mois de l’année.

Selon l’Office des changes, ces transferts ont dépassé 103 MMDH à fin septembre 2026, contre 92,62 MMDH durant la même période de l’année précédente.

Cette évolution correspond à une augmentation de 11,3 %, confirmant le poids des transferts des MRE parmi les principales sources de devises du Royaume.

Ces flux contribuent notamment au financement des dépenses des ménages bénéficiaires et constituent une composante importante des recettes extérieures marocaines.

Les investissements directs étrangers progressent de 58,4 %

Les investissements directs étrangers enregistrent également une évolution favorable.

Le flux net des IDE au Maroc s’est établi à 35,24 MMDH à fin septembre 2026, en hausse de 58,4 % par rapport à la même période de 2025.

Cette progression résulte d’une augmentation des recettes d’investissements étrangers de 21,8 %, à 53,44 MMDH, conjuguée à une diminution des dépenses de 15,9 %, à près de 18,2 MMDH.

Concernant les investissements directs marocains à l’étranger (IDME), leur flux net a atteint près de 6,2 MMDH, soit une augmentation de 3,9 MMDH.

Les dépenses liées à ces investissements ont progressé de 43 %, à plus de 19,13 MMDH, tandis que les recettes provenant notamment des cessions ont augmenté de 16,5 %, pour atteindre près de 13 MMDH.

LNT

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Cinq régions concentrent 70% des fonctionnaires https://lnt.ma/cinq-regions-concentrent-70-des-fonctionnaires/ Fri, 30 Oct 2026 11:39:12 +0000 https://lnt.ma/?p=562265 La fonction publique civile de l’État compte 574 026 postes budgétaires en 2026, contre 583 267 dix ans plus tôt, et 69,6% de ces effectifs sont implantés dans cinq des douze régions du Royaume, selon le rapport sur les ressources humaines accompagnant le projet de loi de finances. Rabat-Salé-Kénitra arrive en tête avec 25,3% des […]

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La fonction publique civile de l’État compte 574 026 postes budgétaires en 2026, contre 583 267 dix ans plus tôt, et 69,6% de ces effectifs sont implantés dans cinq des douze régions du Royaume, selon le rapport sur les ressources humaines accompagnant le projet de loi de finances.

Rabat-Salé-Kénitra arrive en tête avec 25,3% des effectifs, devant Casablanca-Settat avec 14%, Fès-Meknès avec 11,8%, Marrakech-Safi avec 10,5% et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma avec 8%. Les sept autres régions se partagent 30,4%, Souss-Massa atteignant 7,4%, l’Oriental 6,6%, Béni Mellal-Khénifra 5,8%, Drâa-Tafilalet 4,8%, Laâyoune-Sakia El Hamra 2,9%, Guelmim-Oued Noun 1,9% et Dakhla-Oued Eddahab 1%.

La répartition des dépenses de personnel est plus concentrée encore, six régions en absorbant 78,14%. Rabat-Salé-Kénitra en capte 24,02%, Casablanca-Settat 16,36%, Fès-Meknès 11,48%, Marrakech-Safi 11,18%, Tanger-Tétouan-Al Hoceïma 8,29% et Souss-Massa 6,81%. À l’autre extrémité, Laâyoune-Sakia El Hamra reçoit 3,24%, Guelmim-Oued Noun 1,91% et Dakhla-Oued Eddahab 1,13%.

Le rapport attribue le poids de la région de la capitale à la concentration des administrations centrales, ce qui relativise la lecture territoriale de ces données, une partie des effectifs rattachés à Rabat exerçant des missions nationales.

La masse salariale de l’État atteint 195,3 milliards de dirhams en 2026 et les dépenses de personnel ont progressé de 64,5% sur dix ans, pour un salaire mensuel net moyen de 10 732 dirhams, en hausse de 39,4% sur la même période. La stabilité des effectifs sur la décennie, en léger recul, met en évidence que la progression de la masse salariale provient des revalorisations et de la structure des rémunérations plutôt que des recrutements.

Le projet de loi de finances prévoit par ailleurs la création de 34 454 postes budgétaires, dont 14 200 pour le ministère de l’Intérieur. Le rapport rattache l’objectif de rééquilibrage territorial à la mise en oeuvre de la charte de la déconcentration administrative, qui doit transférer progressivement des compétences de l’administration centrale vers les services déconcentrés.

LNT

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Moscou veut porter ses captures à cent mille tonnes https://lnt.ma/moscou-veut-porter-ses-captures-a-cent-mille-tonnes/ Fri, 30 Oct 2026 11:18:34 +0000 https://lnt.ma/?p=562257 L’Agence fédérale russe de la pêche a indiqué mercredi, en marge du troisième sommet Russie-Afrique, espérer porter à 100 000 tonnes par an les captures de sa flotte dans les eaux marocaines, contre un quota de 54 000 tonnes pour la première année d’application de l’accord bilatéral. Le quota en vigueur découle du nouvel accord […]

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L’Agence fédérale russe de la pêche a indiqué mercredi, en marge du troisième sommet Russie-Afrique, espérer porter à 100 000 tonnes par an les captures de sa flotte dans les eaux marocaines, contre un quota de 54 000 tonnes pour la première année d’application de l’accord bilatéral.

Le quota en vigueur découle du nouvel accord de pêche conclu entre Rabat et Moscou le 17 octobre 2025 et réparti par l’arrêté numéro 133 du 23 mars 2026. Il porte sur quatre petits pélagiques, le maquereau, le chinchard, la sardine et l’anchois. Toute révision à la hausse relève de la commission mixte russo-marocaine, chargée du suivi de l’accord, qui s’est réunie pour la première fois en février et fixe les volumes des années suivantes.

L’agence russe présente cette cible comme une perspective, conditionnée à la situation de la ressource. Aucune déclaration officielle marocaine n’a été rapportée et la date de la prochaine réunion de la commission mixte n’a pas été communiquée.

Les travaux de cette commission doivent s’appuyer sur les résultats d’une campagne scientifique en cours. Le navire de recherche Atlantida a entamé ses opérations le 26 octobre, après autorisation obtenue à Casablanca, pour une durée de quarante-cinq jours comprenant 145 opérations de chalutage et des prélèvements sur une quatre-vingtaine de points. Quarante Russes, dont douze scientifiques, sont à bord avec deux chercheurs marocains.

Cette campagne s’inscrit dans une expédition africaine plus large conduite par l’agence russe, qui cible également la Mauritanie, où le régime retenu diffère, sans quota mais sur la base de contrats commerciaux.

Un doublement des captures russes poserait la question de la compatibilité avec l’état des stocks de petits pélagiques, dont dépendent la conserverie marocaine et l’approvisionnement du marché intérieur en sardine, produit qui figure parmi ceux visés par le dispositif de surveillance des prix prévu dans le projet de loi de finances.

LNT

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9 milliards de dirhams pour l’exploration pétrolière d’ici 2031 https://lnt.ma/9-milliards-de-dirhams-pour-lexploration-petroliere-dici-2031/ Fri, 30 Oct 2026 10:59:26 +0000 https://lnt.ma/?p=562261 L’Office national des hydrocarbures et des mines prévoit 9,21 milliards de dirhams d’investissements d’exploration pétrolière et gazière sur la période 2026-2031, financés à près de 91% par les partenaires, soit environ 8,38 milliards, sa contribution propre étant limitée à 829 millions de dirhams. Ce modèle reproduit la structure observée en 2025, année au cours de […]

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L’Office national des hydrocarbures et des mines prévoit 9,21 milliards de dirhams d’investissements d’exploration pétrolière et gazière sur la période 2026-2031, financés à près de 91% par les partenaires, soit environ 8,38 milliards, sa contribution propre étant limitée à 829 millions de dirhams.

Ce modèle reproduit la structure observée en 2025, année au cours de laquelle 395 millions de dirhams ont été investis en exploration pétrolière, dont 370 millions apportés par les partenaires et 25 millions sur ressources propres. Dix-neuf accords ont été signés et un puits d’exploration terrestre foré.

L’Office opère avec onze entreprises sur 107 871 kilomètres carrés, périmètre constitué de dix permis terrestres, trente permis offshore, deux autorisations de reconnaissance en mer et trois concessions d’exploitation. Les réserves gazières du bassin du Gharb sont présentées comme en voie d’épuisement.

Les indicateurs de production reculent. Les livraisons de gaz au titre de l’Office ont diminué de 21% en 2025, à 20,14 millions de mètres cubes normaux, et les condensats d’environ 10%, à 1 729,76 tonnes. Le gazoduc Maghreb-Europe, exploité par la filiale OUMCO, a en revanche transporté environ 890,1 millions de mètres cubes, en hausse de 7,9%.

Les comptes se dégradent. Le chiffre d’affaires progresse de 6%, à 507,5 millions de dirhams, mais le résultat net tombe de 95,55 à 2,77 millions. L’Office anticipe 634 millions de recettes et 85 millions de résultat net pour l’exercice en cours, avec 386 millions d’investissements contre 636 millions inscrits dans la loi de finances. Le projet de loi de finances pour 2027 lui affecte 409 millions de dirhams.

Le volet minier mobilise des moyens comparables. Plus de 7 000 kilomètres carrés ont été explorés en 2025 pour 724,5 millions de dirhams, financés à 87,25% par les partenaires. Cinquante projets sont programmés sur 2026-2028, dont vingt-sept en propre et vingt-trois en partenariat, portant sur les métaux précieux et stratégiques, l’hydrogène naturel et l’évaluation du stockage géologique d’énergie et de dioxyde de carbone.

La loi 56.24 portant transformation de l’établissement en société anonyme a été publiée le 15 juin. Sur le gazoduc africain atlantique conduit avec la compagnie nationale nigériane, le projet porte sur 6 800 kilomètres et 30 milliards de mètres cubes par an pour treize pays, l’accord intergouvernemental de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ayant été signé le 19 juillet à Freetown, pour des premières livraisons envisagées vers 2031.

La dépendance du programme aux financements des partenaires, à hauteur de neuf dixièmes, en fait un engagement dont l’exécution reste suspendue à l’appétit des opérateurs internationaux pour le domaine minier marocain.

LNT

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Tanger Med 3 et Nador West Med : le Maroc change de dimension portuaire https://lnt.ma/tanger-med-3-et-nador-west-med-le-maroc-change-de-dimension-portuaire/ Wed, 28 Oct 2026 17:04:17 +0000 https://lnt.ma/?p=562156 Le Roi Mohammed VI a présidé ce mercredi au Palais royal de Rabat une séance de travail sur la mise en service de Nador West Med et l’extension de Tanger Med. Avec ces deux chantiers, le Royaume vise une capacité de près de 20 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) à Tanger et l’ouverture […]

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Le Roi Mohammed VI a présidé ce mercredi au Palais royal de Rabat une séance de travail sur la mise en service de Nador West Med et l’extension de Tanger Med. Avec ces deux chantiers, le Royaume vise une capacité de près de 20 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) à Tanger et l’ouverture d’une nouvelle porte industrielle et énergétique sur la Méditerranée, à Nador.

Le Maroc accélère sa stratégie portuaire. Ce mercredi, SM le Roi Mohammed VI a présidé au Palais royal de Rabat une séance de travail consacrée à deux projets majeurs : l’entrée en exploitation du complexe Nador West Med et le lancement de Tanger Med 3. La réunion s’est tenue en présence du conseiller royal Fouad Ali El Himma et de quatre membres du gouvernement : Abdelouafi Laftit (Intérieur), Fouzi Lekjaa (Économie et Finances), Nizar Baraka (Équipement et Eau) et Ryad Mezzour (Industrie et Commerce). Fouad Brini, président du conseil de surveillance de Tanger Med Special Agency (TMSA) et du conseil d’administration de Nador West Med, a présenté l’état d’avancement des deux projets.

Tanger Med 3 : objectif top 10 mondial

Les travaux de Tanger Med 3 vont démarrer dans les prochains jours. Le nouveau port sera construit à l’ouest de Tanger Med 2. Il comprendra environ 3 000 mètres de digues et un terminal à conteneurs doté de 1 200 mètres de quais. Sa capacité annuelle sera de 4,5 millions d’EVP, voire 5 millions à terme.

Le projet représente un investissement de 8 milliards de dirhams, porté par Tanger Med. Un contrat de concession a été signé avec Maersk–APM pour développer et exploiter le nouveau terminal. Sa mise en service est prévue pour la mi-2031.

Tanger Med 3 s’inscrit dans un programme plus large d’extension du complexe. Selon des données relayées par la presse, ce programme atteint 36 milliards de dirhams, dont 20 milliards d’investissements publics et 16 milliards d’investissements privés. Il comprend aussi un nouveau terminal à Tanger Med 2, qui ajoutera 1,6 million d’EVP, et l’extension du port passagers et rouliers. Lancés en décembre 2024, ces travaux doivent porter la capacité du port à 7 millions de passagers et un million de camions par an d’ici 2029.

Une fois l’ensemble achevé, le complexe portuaire de Tanger Med pourrait approcher les 20 millions d’EVP de capacité annuelle d’ici une dizaine d’années. Il entrerait alors dans le top 10 des ports à conteneurs dans le monde.

Les retombées attendues sont importantes. Selon les projections présentées, l’extension pourrait attirer environ 100 milliards de dirhams d’investissements privés supplémentaires et créer près de 80 000 emplois. Le chiffre d’affaires de la plateforme industrielle passerait de 188 milliards de dirhams à près de 350 milliards d’ici 2035. Ces chiffres restent des objectifs, qui dépendront de l’arrivée effective de nouveaux investisseurs.

Nador West Med : une mise en service progressive

À l’est du Royaume, Nador West Med entre dans sa phase d’exploitation. À ce jour, 54 milliards de dirhams d’investissements publics et privés ont été mobilisés pour ce port en eau profonde, conçu comme complément de Tanger Med. Le complexe réunit plusieurs terminaux spécialisés, des plateformes industrielles et logistiques et des infrastructures énergétiques.

Deux terminaux à conteneurs

Le terminal à conteneurs Est, exploité par Marsa Maroc en partenariat avec MSC, accueillera ses premières escales dans les prochains jours. Sa capacité atteindra 3,5 millions d’EVP par an à terme. Il dispose de 1 520 mètres de quais, dont 720 mètres en première phase, avec un tirant d’eau de 18 mètres.

Le terminal Ouest, confié à Marsa Maroc et CMA CGM, doit entrer en service en avril 2027. Il aura une capacité de 1,8 million d’EVP. Au total, les deux terminaux offriront 5,3 millions d’EVP de capacité, pour plus de 8 milliards de dirhams d’investissements privés.

Un pôle énergétique

Le complexe a aussi un volet énergétique, présenté comme un levier de la sécurité énergétique du Royaume. Il comprend un terminal hydrocarbures d’une capacité de stockage pouvant atteindre 4 millions de m³ et un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) pouvant traiter jusqu’à 5 milliards de m³ par an. Les premières installations énergétiques devraient démarrer à partir de la mi-2027.

Un terminal pour le vrac solide et un terminal pour les marchandises diverses complètent l’ensemble. Le premier doit être livré à son concessionnaire en juin 2027. Le second, opéré par Marsa Maroc, est attendu fin 2028.

Des connexions en cours de construction

Pour relier le port à son arrière-pays, plusieurs chantiers sont en cours. Une voie ferrée de 49 km reliera Selouane au port d’ici 2028. Une autoroute de 105 km le reliera à Guercif à l’horizon 2029. Enfin, 280 km de routes sont en cours de mise à niveau, dont 210 km sont déjà achevés.

Une zone industrielle déjà active

La zone industrielle est opérationnelle : une usine y fonctionne déjà et trois autres sont en construction. À court terme, le complexe devrait créer 14 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects. À l’horizon 2035-2036, les projections atteignent environ 50 000 emplois directs. Comme pour Tanger, ces chiffres sont des objectifs et non des emplois déjà créés.

Les orientations royales

Lors de cette séance, le Souverain a demandé que toutes les provinces concernées profitent des retombées économiques et sociales de ces projets, avec des effets concrets sur la vie des populations locales. Il a aussi appelé à accélérer les programmes de formation adaptés aux nouvelles activités, pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes.

Une stratégie qui dépasse le transbordement

Avec Tanger Med au nord-ouest et Nador West Med au nord-est, le Maroc encadre désormais sa façade méditerranéenne par deux grands ports. L’ambition dépasse le transbordement de conteneurs. Il s’agit de bâtir des écosystèmes industriels, de sécuriser l’approvisionnement énergétique, de réduire les écarts entre régions et de renforcer l’intégration du Royaume dans les chaînes de valeur mondiales, en particulier avec l’Europe.

LNT

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Commerce extérieur : Renforcer la production locale pour réduire le déficit commercial https://lnt.ma/commerce-exterieur-renforcer-la-production-locale-pour-reduire-le-deficit-commercial/ Wed, 28 Oct 2026 11:29:25 +0000 https://lnt.ma/?p=562123 Face à une progression des importations plus rapide que celle des exportations, le gouvernement entend accélérer le développement de la production nationale afin de réduire le déficit commercial du Royaume. Intervenant lundi 26 octobre devant la Chambre des représentants, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a annoncé la prolongation jusqu’en 2031 de […]

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Face à une progression des importations plus rapide que celle des exportations, le gouvernement entend accélérer le développement de la production nationale afin de réduire le déficit commercial du Royaume. Intervenant lundi 26 octobre devant la Chambre des représentants, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a annoncé la prolongation jusqu’en 2031 de la Feuille de route du commerce extérieur 2025-2027. Cette orientation vise notamment à encourager la fabrication locale de produits actuellement importés, à diversifier les marchés d’exportation et à élargir la base des entreprises exportatrices.

Selon le ministre, le Maroc dispose de capacités industrielles permettant de produire localement une partie des marchandises actuellement achetées à l’étranger. Il a notamment évoqué l’existence d’une importante banque de projets industriels, dont la concrétisation devrait être accélérée en collaboration avec le secteur privé.

Cette démarche vise à renforcer les capacités productives nationales et à réduire progressivement la dépendance aux importations dans les secteurs où une production locale peut être développée.

Des importations difficilement compressibles

Omar Hejira a toutefois souligné que la structure des importations marocaines limite les possibilités de réduction immédiate des achats à l’étranger. Selon les chiffres présentés, près de 69 % des importations sont difficilement compressibles, puisqu’elles concernent notamment les hydrocarbures, les céréales, les équipements et les intrants nécessaires à l’industrie nationale.

Le ministre a également rappelé que les grands chantiers engagés par le Royaume, notamment dans les domaines des autoroutes, du transport ferroviaire, des aéroports et des infrastructures sportives, nécessitent l’importation de nombreux équipements et matériaux.

Le gouvernement entend néanmoins encourager, au cours de l’actuelle législature, la fabrication locale d’une partie de ces produits, en accompagnant les entreprises nationales susceptibles de répondre aux besoins générés par ces investissements.

L’objectif est de renforcer l’intégration industrielle locale tout en limitant progressivement le recours aux fournisseurs étrangers pour certaines catégories de produits.

La Feuille de route du commerce extérieur prolongée jusqu’en 2031

Sur le volet des exportations, le ministre a annoncé la prolongation jusqu’en 2031 de la Feuille de route du commerce extérieur 2025-2027, avec l’intégration de nouveaux programmes.

Cette décision vise à inscrire les efforts de développement des exportations dans une perspective plus longue, en accompagnant la montée en capacité des entreprises marocaines et leur accès aux marchés internationaux.

Selon Omar Hejira, l’augmentation des exportations doit contribuer à la création d’emplois, à l’amélioration du chiffre d’affaires des entreprises et au renforcement de la qualité des produits nationaux.

Elle doit également favoriser leur conformité aux normes internationales et soutenir le développement des capacités industrielles du Royaume.

Une forte concentration géographique et sectorielle

Le ministre a également mis en évidence plusieurs déséquilibres structurels caractérisant les exportations marocaines.

Selon les données communiquées, près de 85 % des exportations nationales sont concentrées dans l’axe Tanger-El Jadida, ce qui traduit une répartition géographique inégale de l’activité exportatrice.

Sur le plan des destinations, environ 70 % des exportations marocaines sont orientées vers les marchés européens, principalement la France et l’Espagne.

La concentration concerne également les secteurs exportateurs, puisque six filières représentent à elles seules 92 % des ventes nationales à l’étranger.

À cela s’ajoute une forte concentration au niveau des entreprises : seulement 10 % des opérateurs exportateurs réalisent 90 % de la valeur totale des exportations marocaines.

Pour Omar Hejira, ces données soulignent la nécessité de diversifier les activités tournées vers les marchés internationaux et de favoriser l’émergence de nouvelles entreprises exportatrices.

Un déficit commercial qui continue de se creuser

Abordant l’évolution récente des échanges, le ministre a indiqué que le volume du commerce extérieur marocain avait atteint 952,4 milliards de dirhams à fin août 2026, contre près de 1.300 milliards de dirhams sur l’ensemble de l’année 2025.

Les exportations ont enregistré une progression de 8,7 %, tandis que les importations ont augmenté de 15,8 %, entraînant un creusement du déficit commercial.

Cette évolution met en évidence le décalage entre la croissance des ventes marocaines à l’international et celle des besoins d’importation de l’économie nationale.

Omar Hejira a toutefois rappelé que les échanges extérieurs du Royaume ne se limitent pas au commerce des marchandises. La balance des services a ainsi dégagé un excédent supérieur à 118 milliards de dirhams à fin août 2026, reflétant notamment la contribution des activités touristiques et la diversification des sources de devises. Dans ce contexte, le gouvernement entend poursuivre une approche combinant substitution de certaines importations, développement industriel et diversification des exportations.

LNT

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Souveraineté alimentaire : le Maroc dit miser sur l’innovation et la jeunesse https://lnt.ma/souverainete-alimentaire-le-maroc-dit-miser-sur-linnovation-et-la-jeunesse/ Wed, 28 Oct 2026 11:25:05 +0000 https://lnt.ma/?p=562112 Face aux défis du changement climatique, de la raréfaction des ressources hydriques et de la transformation des systèmes agricoles, le Maroc entend faire de l’innovation et de l’implication des jeunes deux leviers majeurs de sa souveraineté alimentaire, a affirmé le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire, Khalid Hatimy, mardi […]

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Face aux défis du changement climatique, de la raréfaction des ressources hydriques et de la transformation des systèmes agricoles, le Maroc entend faire de l’innovation et de l’implication des jeunes deux leviers majeurs de sa souveraineté alimentaire, a affirmé le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire, Khalid Hatimy, mardi 27 octobre à Rabat, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation. Organisée en partenariat avec la FAO, cette rencontre a notamment mis l’accent sur la modernisation des pratiques agricoles, la préservation des ressources naturelles et l’intégration des nouvelles générations dans le développement rural.

Placée sous le thème « Innover aujourd’hui pour nourrir demain », cette rencontre a réuni des représentants des institutions publiques, des professionnels du secteur agricole, des organismes de recherche et de formation ainsi que des partenaires nationaux et internationaux.

« C’est aujourd’hui que se prépare l’alimentation de demain », a souligné Khalid Hatimy, appelant à mobiliser conjointement les avancées scientifiques, les technologies modernes et les savoirs agricoles traditionnels.

Pour le ministre, la souveraineté alimentaire implique non seulement de renforcer les capacités de production nationales, mais également de préserver les ressources en eau, de protéger le patrimoine semencier, de soutenir les agriculteurs et d’améliorer la valorisation des productions locales.

« Investir dans notre souveraineté alimentaire, c’est investir dans la dignité de nos citoyens, dans la vitalité de nos territoires et dans notre liberté de décider de notre avenir », a-t-il déclaré.

Génération Green et modernisation des pratiques agricoles

Dans cette perspective, Khalid Hatimy a rappelé que l’innovation constitue l’un des piliers de la stratégie Génération Green 2020-2030, qui vise notamment à accompagner la transition vers une agriculture plus performante et économe en ressources.

Parmi les évolutions engagées figurent la généralisation progressive de l’irrigation localisée, le développement de l’agriculture de conservation et du semis direct, ainsi que l’introduction de variétés végétales mieux adaptées aux contraintes climatiques.

Le ministre a également évoqué l’utilisation croissante des drones, de l’imagerie aérienne et des logiciels de gestion agricole, qui permettent un suivi plus précis des exploitations et une meilleure utilisation des intrants.

La création d’un centre national de recherche génétique s’inscrit également dans cette orientation, en contribuant au renforcement des capacités nationales de recherche et de préservation des ressources génétiques.

Face à la raréfaction de l’eau et aux effets du changement climatique, Khalid Hatimy a insisté sur la nécessité de multiplier les initiatives innovantes, de mobiliser les financements nécessaires et de renforcer la coopération internationale.

La FAO appelle à mieux intégrer les petits agriculteurs

De son côté, le représentant de la FAO au Maroc, Alexandre Anh Tài Huynh, a salué la qualité du partenariat entre l’organisation onusienne et le Royaume, tout en rappelant l’importance de la Journée mondiale de l’alimentation dans la mobilisation autour de la sécurité alimentaire et de la transformation durable des systèmes agroalimentaires.

Il a particulièrement insisté sur la nécessité de rendre les innovations accessibles aux petits exploitants et aux populations rurales, qui demeurent parfois éloignés des technologies, des connaissances et des investissements.

Pour le responsable onusien, les progrès technologiques ne peuvent produire pleinement leurs effets que s’ils bénéficient également aux catégories les plus vulnérables du monde agricole.

Il a par ailleurs souligné que l’innovation ne se limite pas aux outils numériques ou aux avancées scientifiques, mais englobe aussi de nouvelles pratiques agricoles, des modèles économiques adaptés et des formes d’organisation collective.

À ce titre, il a cité les trois sites marocains reconnus au titre des Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), qui témoignent de la capacité des communautés rurales à préserver des équilibres entre les ressources en eau, les terres agricoles et la biodiversité.

La jeunesse au cœur de la transformation agricole

La place des jeunes dans l’avenir de l’agriculture marocaine a également occupé une part importante des interventions.

Alexandre Anh Tài Huynh a appelé à considérer les nouvelles générations comme « des acteurs, des décideurs et des innovateurs dès aujourd’hui », plutôt que comme de simples bénéficiaires des politiques de développement.

Il a notamment évoqué le chapitre « Jeunes du Maroc » du Forum mondial de l’alimentation, le projet Agri-accélérateur ainsi que les coopératives féminines accompagnées par la FAO.

Ces initiatives illustrent, selon lui, le potentiel de l’entrepreneuriat agricole et de l’innovation portée par les jeunes et les femmes dans les territoires ruraux.

Le représentant de la FAO a également mis en avant la complémentarité entre les savoirs agricoles ancestraux et les solutions développées par les start-up marocaines. Cette combinaison pourrait, selon lui, contribuer à renforcer les systèmes alimentaires nationaux et à développer les échanges d’expériences dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

La rencontre s’est poursuivie par un panel scientifique consacré à la durabilité des systèmes agroalimentaires. Les présentations ont notamment abordé la préservation des ressources génétiques, la durabilité de l’élevage, la digitalisation des marchés, le conseil agricole numérique et la formation des jeunes.

LNT

 

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Mobilité électrique : Casablanca accueille la deuxième édition d’EVS Mobility Expo Morocco https://lnt.ma/mobilite-electrique-casablanca-accueille-la-deuxieme-edition-devs-mobility-expo-morocco/ Tue, 27 Oct 2026 16:58:43 +0000 https://lnt.ma/?p=562074 La deuxième édition d’EVS Mobility Expo Morocco se tient du 27 au 29 octobre 2026 à la Foire internationale de Casablanca-AMDIE. Placé sous l’égide du ministère du Transport et de la Logistique, cet événement réunit des acteurs marocains et internationaux de la mobilité électrique autour des innovations technologiques, des infrastructures de recharge, des batteries et […]

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La deuxième édition d’EVS Mobility Expo Morocco se tient du 27 au 29 octobre 2026 à la Foire internationale de Casablanca-AMDIE. Placé sous l’égide du ministère du Transport et de la Logistique, cet événement réunit des acteurs marocains et internationaux de la mobilité électrique autour des innovations technologiques, des infrastructures de recharge, des batteries et des perspectives d’investissement. Le salon ambitionne également de renforcer les échanges industriels et commerciaux entre le Maroc et les marchés internationaux, notamment africains.

Casablanca accueille, du 27 au 29 octobre 2026, la deuxième édition d’EVS Mobility Expo Morocco, un salon consacré à la mobilité électrique et aux technologies associées. Organisée par MIE Group, cette manifestation rassemble des entreprises, des industriels, des investisseurs, des représentants institutionnels et des professionnels du secteur automobile autour des enjeux de la transition énergétique et de l’évolution des modes de transport.

Après une première édition, les organisateurs souhaitent renforcer la dimension internationale de cet événement et en faire un espace d’échanges consacré au développement de la mobilité électrique au Maroc et en Afrique.

Le salon bénéficie du soutien du ministère du Transport et de la Logistique et s’inscrit dans un contexte de transformation du secteur automobile, marqué par le développement des motorisations électriques et hybrides, l’évolution des technologies de stockage de l’énergie et les besoins croissants en infrastructures de recharge.

Plusieurs acteurs de l’industrie automobile mobilisés

Cette deuxième édition repose sur une collaboration entre plusieurs organisations professionnelles et institutionnelles. MIE Group organise l’événement en partenariat avec la Chambre de commerce chinoise pour l’importation et l’exportation de machines et de produits électroniques (CCCME), qui intervient en qualité de partenaire organisateur en Chine.

Le salon bénéficie également de partenariats économiques avec l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile (AMICA), la Fédération des associations des fabricants et fournisseurs automobiles au Maroc (FALSCAM), le Groupement des industries de production automobile au Maroc (GIPAM) et le Centre du commerce international (ITC).

Cette mobilisation vise à réunir différents intervenants de la chaîne de valeur, depuis les constructeurs automobiles et les équipementiers jusqu’aux fournisseurs de technologies, aux opérateurs énergétiques et aux investisseurs.

Les organisateurs entendent ainsi favoriser les échanges entre les entreprises présentes sur le marché marocain et les opérateurs internationaux intéressés par les perspectives de développement de la mobilité électrique dans le Royaume.

L’espace d’exposition est consacré aux principales technologies associées à l’électrification des transports. Les visiteurs pourront notamment découvrir des véhicules électriques et hybrides, des solutions de recharge, des équipements énergétiques ainsi que des innovations dans les domaines des batteries et du stockage de l’électricité.

Les infrastructures de recharge constituent l’un des enjeux du développement de la mobilité électrique. Leur déploiement représente une condition importante pour accompagner la diffusion des véhicules électrifiés et répondre aux besoins des particuliers, des entreprises et des opérateurs de transport.

Les technologies de batteries occupent également une place centrale dans cette transformation, notamment en raison de leur influence sur l’autonomie des véhicules, les coûts de production et les possibilités d’intégration industrielle.

Le programme prévoit par ailleurs des démonstrations et des présentations de nouveaux véhicules et équipements technologiques, permettant aux professionnels de découvrir les évolutions de l’offre disponible.

Un sommet international et des rencontres d’affaires

En parallèle de l’exposition, EVS Mobility Expo Morocco 2026 prévoit l’organisation d’un sommet international réunissant des experts de la mobilité électrique, des représentants institutionnels, des entrepreneurs et des responsables industriels.

Les discussions porteront sur les grandes tendances du marché, les défis technologiques et économiques, les innovations émergentes et les perspectives de développement de la mobilité électrique au Maroc et sur le continent africain.

La transformation du secteur soulève plusieurs questions, notamment celles de l’adaptation des infrastructures, de l’intégration des nouvelles technologies dans les chaînes de production et de la mobilisation des investissements nécessaires à l’électrification des transports.

Les organisateurs accordent également une place importante aux rencontres professionnelles. Un programme de rendez-vous d’affaires B2B est prévu durant les trois journées du salon afin de faciliter les échanges entre entreprises nationales et internationales.

L’événement accueillera par ailleurs plusieurs délégations internationales intéressées par les opportunités d’investissement dans les secteurs du transport et de la mobilité électrique.

Le Maroc face aux enjeux de la transition automobile

L’organisation de cette deuxième édition intervient dans un contexte où le Maroc cherche à renforcer sa position dans les industries automobiles et les technologies liées à la transition énergétique.

Le développement de la mobilité électrique représente à la fois une évolution des marchés de consommation et une transformation des chaînes de production industrielles. Pour les entreprises du secteur, cette mutation implique notamment l’intégration de nouveaux composants, le développement de compétences techniques et l’adaptation des capacités de production.

Elle ouvre également des perspectives dans les activités liées aux batteries, aux équipements électriques, aux infrastructures de recharge et aux services associés.

La dimension africaine constitue un autre axe de cette édition. Les organisateurs souhaitent positionner Casablanca comme un espace de rencontre entre les industriels internationaux et les acteurs économiques africains intéressés par les nouvelles solutions de mobilité.

LNT

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Maroc in Mode 2026 réunira plus de 200 exposants à Casablanca https://lnt.ma/maroc-in-mode-2026-reunira-plus-de-200-exposants-a-casablanca/ Tue, 27 Oct 2026 15:36:44 +0000 https://lnt.ma/?p=562053 La 23e édition du salon Maroc in Mode (MIM) se tiendra du 3 au 5 novembre 2026 à la Foire internationale de Casablanca, sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI. Organisé par l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH), en collaboration avec CEMS-Global USA, l’événement réunira des fabricants marocains et étrangers, […]

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La 23e édition du salon Maroc in Mode (MIM) se tiendra du 3 au 5 novembre 2026 à la Foire internationale de Casablanca, sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI.

Organisé par l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH), en collaboration avec CEMS-Global USA, l’événement réunira des fabricants marocains et étrangers, des acheteurs, des marques et d’autres acteurs de l’industrie textile. Présente depuis plus de 60 ans, l’AMITH représente les professionnels du textile et de l’habillement marocains, défend leurs intérêts et accompagne le développement de leurs activités ainsi que leurs relations avec les partenaires du secteur.

Plus de 200 exposants sont attendus pour présenter leurs produits, collections et technologies. Le salon couvrira six domaines : la fabrication et l’habillement, les marques et le design marocains, les tissus et matières premières, les machines et l’innovation, les produits chimiques et les finitions, ainsi que les accessoires et fournitures.

Cette édition accueillera également la première édition du Med-Atlantic Textile Summit, organisé conjointement par l’AMITH et CEMS-Global USA. Ce sommet réunira des dirigeants du secteur, des marques, des distributeurs, des fabricants, des investisseurs et des décideurs d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord autour des évolutions des chaînes d’approvisionnement.

Les échanges porteront notamment sur les enjeux de traçabilité, les tensions géopolitiques et les exigences environnementales qui conduisent les marques à revoir leurs stratégies d’approvisionnement. Cette édition abordera aussi les possibilités de coopération entre les acteurs des espaces euro-méditerranéen et atlantique, dans un contexte où la proximité géographique et la résilience des chaînes de valeur prennent une place croissante.

Les pratiques environnementales dans l’industrie textile figureront également parmi les sujets mis en avant, à savoir le recyclage de l’eau industrielle, la valorisation des déchets textiles et l’utilisation de fibres durables.

AL

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Plus de 29 millions de passagers dans les aéroports marocains https://lnt.ma/plus-de-29-millions-de-passagers-dans-les-aeroports-marocains/ Tue, 27 Oct 2026 10:53:42 +0000 https://lnt.ma/?p=562014 Les aéroports du Royaume ont accueilli 29,33 millions de passagers au cours des neuf premiers mois de l’année, en hausse de 8,74% sur un an, selon l’Office national des aéroports. Le seul mois de septembre a enregistré 3 289 181 voyageurs. Le trafic international atteint 26,15 millions de passagers, en progression de 8,73%, et le […]

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Les aéroports du Royaume ont accueilli 29,33 millions de passagers au cours des neuf premiers mois de l’année, en hausse de 8,74% sur un an, selon l’Office national des aéroports. Le seul mois de septembre a enregistré 3 289 181 voyageurs.

Le trafic international atteint 26,15 millions de passagers, en progression de 8,73%, et le trafic national 3,18 millions, en hausse de 8,88%.

Casablanca Mohammed V reste la première plateforme, avec 9,35 millions de passagers, devant Marrakech-Ménara avec 8,11 millions, Agadir-Al Massira avec 2,79 millions, Tanger Ibn Batouta avec 2,32 millions et Rabat-Salé avec 1,90 million.

L’Europe demeure de loin le premier marché, avec 21,66 millions de passagers et une progression de 9,05%. Les plus fortes croissances relatives concernent l’Amérique du Sud, en hausse de 33,48%, l’Afrique, en hausse de 13,62%, et l’Amérique du Nord, en hausse de 13,23%. Le Maghreb progresse de 8,75%, tandis que le Moyen-Orient et l’Extrême-Orient reculent de 1,8%.

Les mouvements d’avions s’établissent à 214 607, en hausse de 9,70%, dont 73 194 à Casablanca, 53 164 à Marrakech et 19 041 à Agadir. Le fret aérien atteint 83 744 tonnes, en progression de 14,29%.

Cette dynamique se prolonge dans les programmes de la saison d’hiver. Une compagnie à bas coût européenne a annoncé lundi huit nouvelles liaisons, toutes à raison de quatre fréquences hebdomadaires. Agadir est reliée à Bratislava, Gdansk, Milan Malpensa et Nuremberg, Marrakech à Wroclaw et Baden-Baden, et Rabat à Stockholm Arlanda et Cracovie. Les premiers vols ont été opérés cette semaine.

La répartition de ces nouvelles routes confirme la montée en puissance des marchés d’Europe centrale et orientale ainsi que le positionnement de Rabat-Salé, dont le trafic reste cependant le plus modeste des cinq premières plateformes.

LNT

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Un nouveau cycle ferroviaire annoncé pour 2030-2035 https://lnt.ma/un-nouveau-cycle-ferroviaire-annonce-pour-2030-2035/ Thu, 22 Oct 2026 10:38:53 +0000 https://lnt.ma/?p=561670 Le programme gouvernemental annonce un nouveau cycle d’investissement ferroviaire pour la période 2030-2035, parallèlement à l’achèvement des projets en cours. Le volet le plus structurant porte sur le lancement des travaux de prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu’à Agadir. Le document gouvernemental indique que cette extension comportera le raccordement de la ville d’Essaouira […]

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Le programme gouvernemental annonce un nouveau cycle d’investissement ferroviaire pour la période 2030-2035, parallèlement à l’achèvement des projets en cours.

Le volet le plus structurant porte sur le lancement des travaux de prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu’à Agadir. Le document gouvernemental indique que cette extension comportera le raccordement de la ville d’Essaouira à ce réseau, formulation qui laisse entendre une liaison vers la grande vitesse sans que le tracé ait été confirmé par les autorités.

Un décret publié au Bulletin officiel le 7 septembre dernier ouvre les procédures d’expropriation pour une ligne à grande vitesse entre Marrakech et Agadir ainsi que pour une liaison entre Chichaoua et Essaouira.

Les autres composantes concernent le réseau classique. La ligne Casablanca-Khouribga-Oued Zem doit être réhabilitée. Une ligne nouvelle est prévue entre Oued Zem et Béni Mellal via Bejaâd, avec un embranchement vers Fquih Ben Salah. L’axe Benguerir-Safi doit être doublé et mis à niveau sur plus de 140 kilomètres, et la capacité de la ligne Fès-Oujda renforcée. Le programme prévoit également la réhabilitation de gares existantes et la construction de gares dites de nouvelle génération.

L’enveloppe financière de ce nouveau cycle et le calendrier détaillé des projets n’ont pas été communiqués.

Le programme en cours, doté de 134 milliards de dirhams selon la déclaration gouvernementale, doit voir sa mise en œuvre accélérée. Il comprend le prolongement de la grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, des services ferroviaires de type réseau express régional dans cinq régions, Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Tanger-Tétouan et l’Oriental, l’électrification de la ligne Fès-Oujda et l’achèvement du raccordement ferroviaire au port de Nador West Med.

Le financement de ce programme avait fait l’objet d’un forum international tenu les 14 et 15 octobre à Rabat, où les responsables de l’Office national des chemins de fer avaient indiqué que les ressources publiques traditionnelles ne pouvaient plus suffire.

LNT

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Un million d’emplois visés sans que le périmètre soit précisé https://lnt.ma/un-million-demplois-vises-sans-que-le-perimetre-soit-precise/ Thu, 22 Oct 2026 10:31:27 +0000 https://lnt.ma/?p=561667 Le programme gouvernemental retient un objectif d’environ un million d’emplois sur la législature 2026-2031, assorti d’une cible de chômage ramené à 7% à l’horizon 2031 et d’un taux d’activité des femmes porté à 21,2%. La cheffe du gouvernement n’a pas cité ce chiffre dans son intervention devant le Parlement. La répartition sectorielle est détaillée. L’industrie […]

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Le programme gouvernemental retient un objectif d’environ un million d’emplois sur la législature 2026-2031, assorti d’une cible de chômage ramené à 7% à l’horizon 2031 et d’un taux d’activité des femmes porté à 21,2%. La cheffe du gouvernement n’a pas cité ce chiffre dans son intervention devant le Parlement.

La répartition sectorielle est détaillée. L’industrie doit fournir 250 000 emplois nets, les services délocalisés à haute valeur ajoutée 270 000, les activités liées à la Coupe du monde 2030 360 000, les jeunes agriculteurs résidents 80 000 et le sport 40 000.

Plusieurs éléments restent à clarifier. Seuls les 250 000 postes industriels sont explicitement présentés comme des créations nettes, le texte ne précisant rien pour les 750 000 autres. La promesse électorale du parti majoritaire visait des emplois nets entre 2027 et 2031, précision absente de l’engagement gouvernemental.

La durabilité des 360 000 emplois liés à la Coupe du monde, qui représentent 36% de l’objectif, pose également question : ces postes pourraient être temporaires et disparaître après 2030. Une double comptabilisation entre les objectifs sectoriels et les emplois liés à la compétition n’est pas exclue.

La nature des 80 000 emplois agricoles n’est pas davantage établie, entre créations salariées, installations indépendantes et activités existantes. Le Haut-commissariat au plan ne compte plus comme emploi le travail destiné principalement à l’autoconsommation, et l’emploi agricole demeure dépendant des précipitations.

La comparaison avec l’exercice précédent appelle à la prudence. L’exécutif sortant s’était engagé sur un million de créations nettes sans atteindre cet objectif, la sécheresse et les destructions d’emplois en milieu rural étant invoquées. La refonte de l’enquête emploi du Haut-commissariat au plan en 2026 restreint par ailleurs la définition de l’emploi, ce qui complique la comparaison avec les séries antérieures.

LNT

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Le produit intérieur brut touristique atteint cent trente milliards https://lnt.ma/le-produit-interieur-brut-touristique-atteint-cent-trente-milliards/ Thu, 22 Oct 2026 10:30:17 +0000 https://lnt.ma/?p=561674 Le produit intérieur brut touristique s’est établi à 129,7 milliards de dirhams en 2025, contre 116,2 milliards en 2024, soit une progression de 11,7%, selon le compte satellite du tourisme publié par le Haut-commissariat au plan. Les données de l’exercice 2025 sont provisoires. La part du tourisme dans le produit intérieur brut national passe ainsi […]

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Le produit intérieur brut touristique s’est établi à 129,7 milliards de dirhams en 2025, contre 116,2 milliards en 2024, soit une progression de 11,7%, selon le compte satellite du tourisme publié par le Haut-commissariat au plan. Les données de l’exercice 2025 sont provisoires.

La part du tourisme dans le produit intérieur brut national passe ainsi de 7,2 à 7,5%, soit un gain de 0,3 point. Sa part dans la production nationale s’élève à 7,1% contre 6,8%, et sa part dans la valeur ajoutée nationale à 7% contre 6,7%.

La production touristique atteint 199,4 milliards de dirhams, en hausse de 9,6%, et la valeur ajoutée touristique 106,8 milliards, en progression de 10,8%. Les impôts nets des subventions sur les produits touristiques s’élèvent à 23 milliards, en hausse de 16%.

La consommation touristique intérieure totalise 222,4 milliards de dirhams, en augmentation de 10,3%, soit 20,7 milliards supplémentaires. Le tourisme récepteur, celui des non-résidents, en représente 154 milliards, en hausse de 12,5%, sa part passant de 67,9 à 69,2%. Le tourisme interne et émetteur progresse plus modestement, de 5,5% à 68,4 milliards, et voit sa part reculer de 32,1 à 30,8%.

Cette évolution confirme la dépendance croissante du secteur à la demande étrangère, le marché intérieur progressant deux fois moins vite.

Le programme gouvernemental a annoncé le lancement d’une feuille de route touristique pour la période 2027-2030, visant 26 millions de touristes à l’horizon 2030, année où le Royaume coorganisera la Coupe du monde. Le secteur avait accueilli 19,8 millions de visiteurs en 2025.

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Conduite responsable des entreprises : le Maroc face aux nouvelles exigences de compétitivité et de transparence https://lnt.ma/conduite-responsable-des-entreprises-le-maroc-face-aux-nouvelles-exigences-de-competitivite-et-de-transparence/ Wed, 21 Oct 2026 14:28:01 +0000 https://lnt.ma/?p=561621 La conduite responsable des entreprises s’impose progressivement comme un enjeu d’accès aux marchés internationaux et d’attractivité des investissements. Réunis les 20 et 21 octobre à Rabat, à l’initiative de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) et de l’OCDE, plusieurs responsables institutionnels et représentants du secteur privé ont échangé sur les moyens […]

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La conduite responsable des entreprises s’impose progressivement comme un enjeu d’accès aux marchés internationaux et d’attractivité des investissements. Réunis les 20 et 21 octobre à Rabat, à l’initiative de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) et de l’OCDE, plusieurs responsables institutionnels et représentants du secteur privé ont échangé sur les moyens de renforcer l’intégration des standards internationaux dans les pratiques des entreprises marocaines. La rencontre a également été marquée par la signature de cinq accords de coopération.

Organisé autour du thème « La conduite responsable des entreprises au Maroc : un levier stratégique de durabilité et de compétitivité », cet événement de deux jours intervient dans un contexte marqué par le renforcement des exigences internationales en matière de transparence, de traçabilité et de gouvernance.

La rencontre coïncide avec le 50e anniversaire des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales et les 15 ans de l’engagement du Maroc en faveur de la conduite responsable des entreprises (CRE).

Pour Ali Seddiki, directeur général de l’AMDIE et président du Point de contact national (PCN) marocain, ces évolutions modifient progressivement les critères d’appréciation des entreprises par les investisseurs et les partenaires commerciaux.

« La transparence des pratiques, la traçabilité et le respect des standards internationaux occupent une place croissante dans les décisions d’investissement et les conditions d’accès aux marchés », a-t-il souligné.

Selon lui, l’enjeu ne consiste plus uniquement à attirer davantage d’investissements, mais également à améliorer leur qualité, notamment en matière de création d’emplois, de valeur ajoutée, de développement des compétences et d’intégration des écosystèmes industriels.

Des engagements à leur application effective

Allan Jorgensen, directeur du Centre de l’OCDE pour une conduite responsable des entreprises, a insisté sur l’évolution des attentes à l’égard des acteurs économiques, dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, le changement climatique et les transformations technologiques.

Il a notamment présenté les résultats du premier rapport mondial de l’OCDE sur la conduite responsable des entreprises, publié en 2026. Selon ce document, 69 % des grandes entreprises cotées dans le monde, représentant 95 % de la capitalisation boursière mondiale, disposent d’un engagement public en matière de conduite responsable.

Toutefois, la traduction de ces engagements dans les pratiques opérationnelles, notamment au sein des chaînes d’approvisionnement, demeure inégale.

Pour Allan Jorgensen, la conduite responsable doit être intégrée aussi bien aux décisions des entreprises qu’aux politiques publiques. Il a également rappelé que 84 % des pays membres de l’OCDE ont introduit des réglementations dans ce domaine.

Ces évolutions concernent directement le Maroc, notamment dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, de l’agriculture, des énergies renouvelables et des matières premières critiques.

L’intégrité, une composante de la compétitivité

De son côté, Mohamed Benalilou, président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), a mis l’accent sur le rôle de l’intégrité dans le fonctionnement des entreprises.

Selon lui, la prévention de la corruption ne peut se limiter à l’adoption de chartes éthiques ou de procédures internes. Elle doit également se traduire dans les décisions de gestion, les relations commerciales, la sélection des fournisseurs et la prévention des conflits d’intérêts.

Il a notamment insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de contrôle adaptés aux risques propres à chaque entreprise, tout en soulignant la responsabilité des pouvoirs publics dans la création d’un environnement économique transparent.

« Nous considérons le secteur privé comme un partenaire essentiel dans l’édification du système national d’intégrité », a-t-il déclaré, estimant que la coopération entre les institutions publiques et les entreprises constitue un élément important de la prévention de la corruption.

Entreprises publiques et PME face aux nouvelles exigences

La question de l’application concrète de ces principes a également été abordée par Khalid El Hattab, directeur général adjoint de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE), intervenant au nom de son directeur général, Abdellatif Zaghnoun.

Il a rappelé le rôle des établissements et entreprises publics en tant que donneurs d’ordre majeurs, dont les exigences en matière de gouvernance et de durabilité se répercutent sur leurs fournisseurs.

« En 15 ans, la conduite responsable est sortie des déclarations pour entrer dans les contrats », a-t-il relevé, soulignant que les entreprises doivent désormais être en mesure de démontrer la réalité de leurs engagements.

Il a également évoqué les travaux engagés par l’ANGSPE pour renforcer le suivi des performances extrafinancières des entreprises publiques, ainsi que le lancement d’une revue de leur gouvernance en coopération avec l’OCDE.

Pour Bouthayna Iraqui Houssaïni, présidente de la CGEM Rabat-Salé-Kénitra, ces nouvelles exigences représentent également un défi pour les PME, qui disposent généralement de moyens plus limités que les grands groupes.

Elle a ainsi plaidé pour des dispositifs proportionnés à la taille et aux capacités des entreprises, afin d’éviter que les obligations de diligence raisonnable ne se traduisent par des charges supplémentaires difficiles à supporter.

La responsable a rappelé les initiatives de la CGEM dans ce domaine, notamment son label RSE et le lancement, en 2025, du label « PME Responsable ».

Cinq accords pour renforcer la coopération

L’ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a pour sa part souligné l’importance de ces standards pour les entreprises exportatrices marocaines, rappelant que près des deux tiers des exportations du Royaume sont destinées à l’Union européenne.

Il a également réaffirmé le soutien de la coopération suisse, à travers le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), au programme régional de l’OCDE consacré à la conduite responsable des entreprises.

La rencontre s’est achevée par la signature de cinq mémorandums d’entente entre l’AMDIE et l’INPPLC, l’ANGSPE, la CGEM, l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) et la Fédération nationale de l’agroalimentaire (FENAGRI).

Selim Benabdelkhalek

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Campagne sucrière 2026-27 : Les professionnels affichent de l’optimisme https://lnt.ma/campagne-sucriere-2026-27-les-professionnels-affichent-de-loptimisme/ Wed, 21 Oct 2026 11:17:49 +0000 https://lnt.ma/?p=561577 Le Conseil d’Administration de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Sucre (FIMASUCRE) vient de tenir sa 48e session à Rabat. Cette réunion a été l’occasion de dresser le bilan de la campagne sucrière 2025-2026 et de faire le point sur la campagne agricole 2026-2027, dont le Conseil a validé le programme. Pour la fédération, il est […]

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Le Conseil d’Administration de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Sucre (FIMASUCRE) vient de tenir sa 48e session à Rabat. Cette réunion a été l’occasion de dresser le bilan de la campagne sucrière 2025-2026 et de faire le point sur la campagne agricole 2026-2027, dont le Conseil a validé le programme.

Pour la fédération, il est important de souligner dans un premier lieu que cette nouvelle campagne s’engage dans un contexte climatique et hydrique favorable : les barrages alimentant les cinq périmètres sucriers affichant un taux de remplissage moyen de 67 %, contre 32 % à la même période l’an dernier.

Le programme arrêté par le Conseil se veut ambitieux. Il porte sur une superficie totale de 63 000 hectares consacrée aux plantes sucrières, dont 60 000 hectares de betterave à sucre (18 500 ha dans le Doukkala, 15 500 ha dans le Tadla, 15 000 ha dans le Gharb, 6 000 ha dans le Loukkos et 5 000 ha dans la Moulouya) et 3 000 hectares de nouvelles plantations de canne à sucre dans le Gharb (2 000 ha) et le Loukkos (1 000 ha).

Ce programme devrait générer plus de 3 MMDH de retombées économiques pour les régions concernées, contribuant ainsi à la création de valeur et à l’amélioration des revenus des agriculteurs. Sur le terrain, les plantations de canne à sucre ont démarré le 20 août 2026, suivies des semis de betterave le 15 septembre 2026.

Le Conseil d’administration s’est montré reconnaissant à l’égard de l’engagement de l’ensemble des acteurs de la filière en faveur de la réussite de cette campagne, à commencer par l’État, à travers une aide de 70 Dhs par tonne de canne à sucre et de 80 Dhs par tonne de betterave, ainsi que l’appui des Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA) dans la gestion de l’eau d’irrigation et l’encadrement des agriculteurs. Idem pour la subvention des engrais et l’annulation des dettes des agriculteurs sinistrés du Gharb et du Loukkos, des mesures financées par l’État et le Groupe COSUMAR, pour un montant global de 425 MDH.

Compte tenu du caractère stratégique de la filière, les membres du Conseil d’Administration ont convenu d’une feuille de route pour cette campagne, visant à améliorer la productivité de la filière sucrière et à accroître la production nationale.

Les membres de la Fédération ont ainsi décidé de conjuguer les efforts de l’ensemble des acteurs pour la réussite du programme arrêté pour cette campagne, d’œuvrer à la réalisation des objectifs du contrat-programme conclu entre l’État et la Fédération à l’horizon 2030, de poursuivre la mécanisation des cultures sucrières, COSUMAR ayant consacré 120 MDH au renforcement et au renouvellement du parc de matériel agricole, de poursuivre la digitalisation des cultures sucrières grâce aux drones, à la plateforme digitale « ATTAISSIR » et aux techniques d’irrigation intelligente, et d’accompagner la modernisation des usines, pour laquelle COSUMAR a mobilisé près de 270 MDH.

H.Z

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Baromètre immobilier : De forts écarts de prix entre les quartiers d’une même ville https://lnt.ma/barometre-immobilier-de-forts-ecarts-de-prix-entre-les-quartiers-dune-meme-ville/ Wed, 21 Oct 2026 10:47:50 +0000 https://lnt.ma/?p=561568 Rabat affiche le prix moyen au m² le plus élevé pour les appartements, tandis que Casablanca arrive en tête sur le segment des villas. À Casablanca, le prix observé à Marina atteint 5,3 fois celui relevé à Hay Arrahma. Le Baromètre immobilier Agenz du 3e trimestre 2026 révèle des écarts importants de prix entre les […]

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Rabat affiche le prix moyen au m² le plus élevé pour les appartements, tandis que Casablanca arrive en tête sur le segment des villas. À Casablanca, le prix observé à Marina atteint 5,3 fois celui relevé à Hay Arrahma.

Le Baromètre immobilier Agenz du 3e trimestre 2026 révèle des écarts importants de prix entre les quartiers d’une même ville, tout en faisant ressortir des niveaux différents entre Casablanca, Rabat et Marrakech. Rabat affiche le prix moyen au m² le plus élevé pour les appartements, à 18 970 DH/m², tandis que Casablanca enregistre la moyenne la plus élevée pour les villas, à 16 681 DH/m².

Rabat en tête pour les appartements

À Rabat, le prix moyen des appartements s’établit à 18 970 DH/m². Le Quartier Administratif arrive en tête avec 25 046 DH/m², suivi du Haut Agdal à 23 533 DH/m², de Hay Riad à 23 324 DH/m² et de Souissi à 22 686 DH/m². À l’autre extrémité, Fadesa Nahda s’établit à 9 632 DH/m². Pour les villas, la moyenne atteint 14 479 DH/m².

À Casablanca, le prix moyen des appartements ressort à 12 912 DH/m². Marina atteint 33 380 DH/m², le niveau le plus élevé relevé dans cette édition, devant Val d’Anfa à 24 877 DH/m², El Manar-El Hank à 24 605 DH/m² et Aïn Diab à 23 870 DH/m².

À l’autre extrémité, Hay Arrahma se situe à 6 326 DH/m², Anassi à 6 796 DH/m² et Hay Albaraka à 7 110 DH/m². Le prix observé à Marina est ainsi 5,3 fois supérieur à celui de Hay Arrahma. Pour les villas, Casablanca affiche la moyenne la plus élevée des trois villes, à 16 681 DH/m², avec Aïn Diab à 24 743 DH/m² et Les Princesses à 24 289 DH/m².

Marrakech : des disparités également marquées

À Marrakech, le prix moyen des appartements s’établit à 15 840 DH/m². Prestigia affiche le prix le plus élevé, à 27 320 DH/m², devant l’Hivernage à 21 963 DH/m² et la Route de l’Ourika à 20 949 DH/m². À l’autre extrémité, Azzouzia se situe à 6 278 DH/m².

Pour les villas, la moyenne atteint 11 153 DH/m², avec Rahba Kedima à 26 442 DH/m², devant Golf Argana à 14 475 DH/m².

Pour Malik Belkeziz, CEO d’Agenz, « les écarts observés montrent qu’un marché immobilier se lit à l’échelle de la ville, et souvent du quartier ». Il précise que les valeurs atypiques sont exclues selon la méthode de l’écart interquartile, afin de limiter l’influence des valeurs extrêmes.

Le dispositif s’appuie sur plus de 100 agents immobiliers, 50 ingénieurs et data scientists et plus de 100 000 lignes de données internes.

Les prix présentés constituent des indicateurs de marché et ne se substituent pas aux référentiels ou évaluations établis par la DGI ou toute autre institution compétente.

H.Z

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OCDE: Une seule recommandation pour le Maroc sur les déclarations fiscales https://lnt.ma/ocde-une-seule-recommandation-pour-le-maroc-sur-les-declarations-fiscales/ Tue, 20 Oct 2026 10:51:15 +0000 https://lnt.ma/?p=561495 Le Maroc ne reçoit qu’une seule recommandation dans la compilation 2026 des rapports d’examen par les pairs consacrés aux déclarations pays par pays, publiée par l’Organisation de coopération et de développement économiques dans le cadre du projet sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices. Le Royaume est jugé conforme au standard […]

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Le Maroc ne reçoit qu’une seule recommandation dans la compilation 2026 des rapports d’examen par les pairs consacrés aux déclarations pays par pays, publiée par l’Organisation de coopération et de développement économiques dans le cadre du projet sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices.

Le Royaume est jugé conforme au standard international en matière d’échange spontané de renseignements sur les décisions fiscales. Les évaluateurs relèvent qu’il dispose de procédures écrites d’échange d’informations répondant aux termes de référence, et qu’il continue de les satisfaire sur son cadre juridique et administratif interne comme sur l’utilisation appropriée des déclarations reçues.

Le cadre national impose l’obligation déclarative aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2021, pour les groupes dont le chiffre d’affaires consolidé dépasse 8,1225 milliards de dirhams. Le dépôt doit intervenir dans les douze mois suivant la clôture de l’exercice concerné. La déclaration par une entité mère de substitution est admise et l’obligation de dépôt local est suspendue. Le premier examen du cadre juridique interne avait été conduit en 2020-2021.

La recommandation unique porte sur l’échange effectif de ces déclarations avec les administrations partenaires. Le Maroc ne dispose d’aucune relation bilatérale d’échange en la matière, et l’Organisation lui recommande de conclure des accords entre autorités compétentes avec les juridictions du Cadre inclusif remplissant les conditions de confidentialité, de cohérence et d’utilisation appropriée. Ce point est inchangé depuis l’examen de 2019-2020.

À l’échelle mondiale, la compilation couvre 142 juridictions, dont plus de 120 ont inscrit l’obligation déclarative dans leur droit interne. Dix-neuf ont reçu une recommandation générale sur leur cadre juridique ou administratif et vingt-cinq des recommandations spécifiques. Cent dix disposent d’accords bilatéraux ou multilatéraux entre autorités compétentes, cent six ont été évaluées sur la confidentialité sans qu’un plan d’action soit recommandé, et quatre-vingt-quatorze ont fourni des informations sur l’utilisation appropriée.

L’Union européenne maintient par ailleurs le Royaume sous suivi sur ce même volet des déclarations pays par pays.

LNT

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Les Marocains premiers acheteurs étrangers de logements en Espagne https://lnt.ma/les-marocains-premiers-acheteurs-etrangers-de-logements-en-espagne/ Mon, 19 Oct 2026 11:11:25 +0000 https://lnt.ma/?p=561444 Les Marocains sont devenus les premiers acquéreurs étrangers de logements en Espagne au premier semestre 2026, avec 4 960 acquisitions, soit 8% des opérations réalisées par des étrangers, selon les données du Conseil général du notariat espagnol. Ils devancent les Britanniques, avec 4 541 acquisitions et 7,3% du marché étranger, les Italiens, avec 4 109, […]

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Les Marocains sont devenus les premiers acquéreurs étrangers de logements en Espagne au premier semestre 2026, avec 4 960 acquisitions, soit 8% des opérations réalisées par des étrangers, selon les données du Conseil général du notariat espagnol.

Ils devancent les Britanniques, avec 4 541 acquisitions et 7,3% du marché étranger, les Italiens, avec 4 109, les Roumains, avec 3 974, et les Allemands, avec 3 907.

Ce classement s’établit dans un marché en net repli. Les acquisitions étrangères reculent de 13% sur un an, à 62 327 transactions, la plus forte baisse enregistrée depuis le premier semestre 2020. La part des acheteurs étrangers dans les ventes de logements libres revient à 18,3%, contre 19,2% un an plus tôt et 20,3% en 2024.

Le recul est particulièrement marqué chez les non-résidents, avec 22 940 opérations, en baisse de 18%. Les acheteurs résidant en Espagne représentent 63,2% des transactions étrangères, en repli de 9,7%, ce qui situe l’essentiel des acquisitions marocaines dans la communauté installée dans le pays plutôt que dans l’investissement depuis le Maroc.

Les baisses les plus notables concernent les acheteurs russes, chinois, américains et britanniques, tandis que les Vénézuéliens et les Colombiens progressent. Géographiquement, le repli touche la quasi-totalité des régions, les reculs les plus marqués étant enregistrés en Cantabrie, aux Canaries, dans la Communauté de Madrid, aux Baléares et dans la Communauté valencienne.

Le classement intervient alors que les relations entre Rabat et Madrid traversent une séquence tendue, après la crise migratoire de juillet, la visite du roi d’Espagne à Sebta et Melilla les 13 et 14 octobre, et la suspension de l’accord de Schengen entre l’Italie et l’Espagne.

LNT

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Le Conseil de la concurrence a rendu 202 décisions et avis https://lnt.ma/le-conseil-de-la-concurrence-a-rendu-202-decisions-et-avis/ Mon, 19 Oct 2026 10:57:02 +0000 https://lnt.ma/?p=561437 Le Conseil de la concurrence a rendu 202 décisions et avis en 2025, dont 196 décisions et 6 avis, selon son rapport annuel. Le contrôle des concentrations économiques en constitue l’essentiel, avec 190 décisions contre 162 un an plus tôt, soit une hausse de 17,3%. Sur ce volet, 185 opérations ont été autorisées et 5 […]

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Le Conseil de la concurrence a rendu 202 décisions et avis en 2025, dont 196 décisions et 6 avis, selon son rapport annuel. Le contrôle des concentrations économiques en constitue l’essentiel, avec 190 décisions contre 162 un an plus tôt, soit une hausse de 17,3%.

Sur ce volet, 185 opérations ont été autorisées et 5 déclarées non notifiables. Les engagements financiers déclarés atteignent 2 056,7 milliards de dirhams, montant qui correspond aux valeurs contractuelles et non aux investissements effectivement réalisés au Maroc. Les opérations impliquant des capitaux marocains représentent 56,92 milliards de dirhams.

La répartition éclaire ce contraste. Sur les opérations examinées, 82 concernaient exclusivement des parties étrangères, 68 des parties marocaines et 35 étaient mixtes. Les opérations sans participation marocaine concentrent plus de 97% des engagements déclarés, le régulateur étant compétent dès lors qu’une concentration produit des effets sur le marché national. Les secteurs les plus représentés sont l’industrie manufacturière, les services, la santé et les activités financières.

Le volet répressif demeure plus limité. Six décisions de sanction ont été prononcées, pour un total de plus de 43,385 millions de dirhams. Deux portaient sur des pratiques anticoncurrentielles, dans les plateformes de commande et de livraison de repas et dans l’approvisionnement en clinker, et quatre sur des concentrations réalisées sans autorisation préalable. Dans le dossier de la livraison de repas, un accord transactionnel approuvé en juillet 2025 prévoit la suppression des clauses d’exclusivité, davantage de transparence sur le classement des partenaires et un plafonnement des commissions à 30%.

Les avis sectoriels dressent des constats sévères. Dans la distribution alimentaire, le Conseil relève sur la période 2021-2023 une hausse des marges brutes en valeur pour certains produits et des déséquilibres entre fournisseurs et distributeurs, et recommande plus de transparence sur les prix et les marges. Dans le ciment, il relève que 26,6 des 27,3 millions de tonnes de capacité annuelle, soit plus de 97%, sont détenues par des cimenteries intégrées, avec des barrières à l’entrée importantes et une surcapacité structurelle.

Dans la minoterie, il pointe la dépendance aux importations de céréales, la surcapacité et les distorsions liées aux subventions, et recommande un meilleur ciblage des aides. Dans les médicaments, il relève la fragilité économique des grossistes-répartiteurs et des officines, sous l’effet de la compression des marges et de la hausse des charges, et recommande de réformer la fixation des prix et la rémunération, d’accélérer l’introduction des génériques et de moderniser la chaîne de distribution.

Le Conseil a tenu 267 réunions sur l’année, dont 12 du Collège, 74 de la Commission permanente et 181 de ses quatre sections.

Ces recommandations prennent un relief particulier alors que le projet de loi de finances pour 2027 annonce une réforme structurelle des marchés et des prix à compter de l’an prochain.

LNT

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Salon du Cheval d’El Jadida : plus de 160.000 visiteurs pour la 17e édition https://lnt.ma/salon-du-cheval-del-jadida-plus-de-160-000-visiteurs-pour-la-17e-edition/ Mon, 19 Oct 2026 10:45:19 +0000 https://lnt.ma/?p=561407 La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida, organisée du 13 au 18 octobre 2026 sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, a accueilli plus de 160.000 visiteurs. Selon le commissaire du Salon, El Habib Marzak, cette édition a été marquée par une participation internationale diversifiée, des compétitions équestres, des rencontres professionnelles et […]

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La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida, organisée du 13 au 18 octobre 2026 sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, a accueilli plus de 160.000 visiteurs. Selon le commissaire du Salon, El Habib Marzak, cette édition a été marquée par une participation internationale diversifiée, des compétitions équestres, des rencontres professionnelles et une programmation scientifique et culturelle. L’événement a également permis de mettre en valeur les traditions équestres des différentes régions du Royaume.

La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida s’est achevée dimanche 18 octobre, après six jours d’activités consacrées au monde équin, aux sports équestres et au patrimoine culturel marocain.

Organisée par l’Association du Salon du Cheval, cette manifestation a enregistré une fréquentation de plus de 160.000 visiteurs, selon les chiffres communiqués par son commissaire, El Habib Marzak.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette édition, ce dernier a dressé un bilan positif de l’événement, mettant notamment en avant la diversité des participants, le niveau des compétitions et la richesse des activités proposées.

Une fréquentation de plus de 160.000 visiteurs

Selon El Habib Marzak, la 17e édition a connu une participation importante, aussi bien au niveau national qu’international.

Le Salon a accueilli des représentants de plusieurs pays, permettant des échanges autour des pratiques équestres, des traditions liées au cheval et des différentes activités de la filière équine.

Le commissaire du Salon a également souligné la qualité des épreuves organisées durant les six jours de la manifestation, ainsi que le caractère disputé des compétitions.

Les spectacles équestres ont constitué un autre volet de la programmation, aux côtés des activités culturelles et des rencontres entre professionnels.

Avec plus de 160.000 visiteurs annoncés, cette édition confirme la capacité de l’événement à mobiliser un public autour des différentes dimensions du monde du cheval.

Un espace de rencontre pour les professionnels de la filière équine

Au-delà des compétitions et des spectacles, le Salon du Cheval d’El Jadida constitue un lieu de rencontre entre les différents acteurs du secteur équin.

Les échanges organisés à cette occasion ont permis aux professionnels du cheval et de l’équitation de se retrouver autour des questions liées à leurs activités et à l’évolution de la filière.

El Habib Marzak a notamment relevé l’intensité des rencontres professionnelles organisées durant cette édition.

Le Salon propose également un cadre d’échange entre les participants marocains et étrangers, contribuant à faire connaître les pratiques et les expériences développées dans différents pays.

Au fil de ses éditions, la manifestation a ainsi élargi sa dimension internationale, tout en conservant une place importante pour les traditions équestres nationales.

Le patrimoine équestre marocain à l’honneur

La valorisation du patrimoine culturel lié au cheval figure parmi les principaux objectifs du Salon.

La manifestation permet notamment aux différentes régions du Maroc de présenter leurs spécificités et leurs traditions équestres.

Cette dimension territoriale occupe une place particulière dans un pays où le cheval est associé à de nombreuses pratiques culturelles et manifestations traditionnelles.

Le Salon contribue ainsi à mettre en relation les expressions régionales du patrimoine équestre et les activités contemporaines du secteur.

Les animations et les spectacles proposés permettent également au public de découvrir différentes facettes de cet héritage, au-delà des seules compétitions sportives.

Une programmation scientifique et culturelle diversifiée

La 17e édition a également été marquée par l’organisation de conférences et de rencontres culturelles.

Ces activités ont complété la programmation sportive en proposant des espaces de réflexion et d’échange autour du monde équin.

La dimension scientifique et culturelle du Salon participe à son positionnement comme une manifestation qui ne se limite pas aux épreuves équestres.

Elle permet de réunir des publics aux profils variés, allant des professionnels de la filière aux passionnés d’équitation, en passant par les visiteurs intéressés par le patrimoine et les traditions marocaines.

Les compétitions et les spectacles de haut niveau ont, pour leur part, rythmé les différentes journées de l’événement.

Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le Salon du Cheval d’El Jadida s’est progressivement installé parmi les principales manifestations consacrées au secteur équin au Maroc.

Sa programmation associe les dimensions sportive, professionnelle, culturelle et patrimoniale, tout en favorisant la participation d’acteurs internationaux.

LNT

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FMI-Banque mondiale : croissance, dette publique et intelligence artificielle au cœur des Assemblées annuelles de Bangkok https://lnt.ma/fmi-banque-mondiale-croissance-dette-publique-et-intelligence-artificielle-au-coeur-des-assemblees-annuelles-de-bangkok/ Mon, 19 Oct 2026 10:10:07 +0000 https://lnt.ma/?p=561400 Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, organisées cette semaine à Bangkok, ont été consacrées aux principaux défis de l’économie mondiale, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, les contraintes budgétaires et les transformations technologiques. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de croissance, la […]

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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, organisées cette semaine à Bangkok, ont été consacrées aux principaux défis de l’économie mondiale, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, les contraintes budgétaires et les transformations technologiques. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de croissance, la maîtrise de l’inflation, la soutenabilité des finances publiques et les conséquences de l’intelligence artificielle sur les économies. Le Maroc a participé aux travaux et plaidé pour une mobilisation accrue des financements privés en faveur du développement.

Les responsables économiques et financiers réunis à Bangkok à l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale ont examiné les principaux risques pesant sur l’économie mondiale et les réponses susceptibles de renforcer la résilience des États.

Cette rencontre, qui a rassemblé des représentants des gouvernements, des institutions financières internationales et du secteur privé, s’est déroulée dans un environnement caractérisé par des incertitudes persistantes sur les perspectives de croissance et les conditions de financement.

Les débats ont principalement porté sur la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques tout en maintenant les capacités d’investissement des États, notamment dans les infrastructures, les services publics et les secteurs stratégiques.

L’intelligence artificielle s’est également imposée parmi les sujets majeurs, en raison de ses effets potentiels sur la productivité, l’emploi et les besoins énergétiques.

Croissance mondiale : des perspectives soumises à plusieurs incertitudes

Les perspectives de croissance et l’évolution de l’inflation ont occupé une place importante dans les discussions.

Les participants ont notamment examiné les conditions permettant aux économies de maintenir leur activité tout en maîtrisant les déséquilibres macroéconomiques.

Dans un contexte international incertain, les politiques économiques doivent composer avec plusieurs impératifs : soutenir la croissance, préserver la stabilité des prix et éviter une dégradation excessive des finances publiques.

Ces objectifs peuvent toutefois entrer en tension, particulièrement lorsque les gouvernements disposent de marges budgétaires limitées.

Les échanges ont ainsi souligné l’importance d’adapter les réponses économiques aux caractéristiques et aux vulnérabilités propres à chaque pays.

La résilience face aux chocs extérieurs constitue également un enjeu central, notamment pour les économies exposées aux fluctuations des prix internationaux, aux évolutions des conditions financières ou aux perturbations des échanges commerciaux.

Les discussions ont mis en évidence la nécessité de renforcer les capacités d’anticipation et d’ajustement des politiques économiques afin de limiter les effets de ces différents risques.

Finances publiques : concilier discipline budgétaire et investissement

La soutenabilité des finances publiques a constitué un autre axe majeur des Assemblées annuelles.

Les échanges ont porté sur la maîtrise des dépenses publiques, l’efficacité des mécanismes de subvention et la préservation des capacités d’investissement des États.

La question est particulièrement importante dans les pays confrontés à des besoins élevés de financement, alors que les contraintes budgétaires limitent les possibilités d’intervention publique.

Les participants ont ainsi abordé la nécessité de mieux orienter les ressources disponibles vers les dépenses susceptibles de soutenir durablement la croissance et d’améliorer les conditions de vie des populations.

L’efficacité des politiques publiques et la qualité de la dépense constituent, dans ce cadre, des paramètres importants pour concilier les objectifs économiques et sociaux.

La mobilisation de financements supplémentaires a également figuré parmi les principales préoccupations.

Dans ce contexte, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé de nouveaux engagements à hauteur de 100 millions de dollars.

Cette annonce intervient alors que le financement du développement demeure confronté à des contraintes importantes, notamment en raison des besoins croissants des économies et des limites des ressources publiques.

Les discussions ont ainsi mis l’accent sur la recherche d’un équilibre entre discipline budgétaire, investissement productif et maintien des politiques sociales.

L’intelligence artificielle, nouveau facteur de transformation économique

Au-delà des questions monétaires et budgétaires, l’intelligence artificielle a occupé une place transversale dans les travaux des Assemblées.

Cette technologie est considérée comme un facteur potentiel de transformation des systèmes productifs, avec des conséquences sur l’organisation du travail, les compétences et les modèles économiques.

Les discussions ont notamment porté sur les gains de productivité que pourrait générer son adoption, mais également sur les conditions nécessaires pour permettre à un plus grand nombre de pays et d’entreprises d’en bénéficier.

Les participants ont également examiné les interactions entre le développement de l’intelligence artificielle, l’augmentation des besoins énergétiques et les contraintes financières auxquelles font face les États.

L’essor des infrastructures numériques et des capacités de calcul pose en effet la question des investissements nécessaires pour accompagner cette transformation technologique.

Ces besoins doivent être pris en compte dans un contexte où plusieurs économies cherchent simultanément à maîtriser leur endettement et à financer leurs priorités de développement.

Les échanges ont ainsi souligné l’importance de politiques publiques capables d’accompagner les mutations technologiques sans accentuer les déséquilibres économiques.

La formation, l’adaptation des compétences et l’accès aux technologies figurent parmi les dimensions à considérer pour favoriser une diffusion plus large des bénéfices de l’intelligence artificielle.

Le financement du développement au centre des préoccupations

Les Assemblées annuelles ont également permis d’aborder les difficultés rencontrées par les pays en développement pour mobiliser les ressources nécessaires à leurs projets économiques et sociaux.

La question du financement concerne notamment les infrastructures, les investissements productifs et les politiques destinées à soutenir l’emploi.

Dans un environnement marqué par des contraintes budgétaires, la mobilisation de capitaux privés apparaît comme l’un des moyens d’élargir les capacités de financement.

Les discussions ont ainsi porté sur la nécessité de renforcer les mécanismes permettant d’orienter davantage de ressources vers les projets de développement.

L’objectif est de concilier la préservation des équilibres financiers avec la poursuite des investissements nécessaires à la croissance.

Cette problématique concerne particulièrement les économies qui doivent répondre simultanément à des besoins importants en infrastructures, en services publics et en transformation productive.

Le Maroc plaide pour une mobilisation accrue des capitaux privés

Le Maroc a pris part aux travaux des Assemblées annuelles à travers une délégation composée de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, de Bank Al-Maghrib et des représentations du Royaume auprès du FMI et de la Banque mondiale.

La délégation marocaine a participé aux différentes réunions et tenu plusieurs rencontres en marge de l’événement.

Lors de la 114e réunion du Comité du développement, instance conjointe de la Banque mondiale et du FMI, le Royaume a plaidé en faveur d’une mobilisation accrue des financements privés au service du développement.

Cette position s’inscrit dans les discussions internationales consacrées aux moyens de compléter les ressources publiques et de répondre aux besoins croissants d’investissement.

Le recours aux capitaux privés constitue notamment un enjeu pour les économies cherchant à accélérer la réalisation de leurs projets tout en préservant leurs équilibres budgétaires.

La participation marocaine a également été marquée par une évolution de son positionnement au sein des instances de concertation financière internationales.

Le Maroc accède à la deuxième vice-présidence du G24

En marge des Assemblées annuelles, le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des vingt-quatre (G24), à compter du 1er novembre 2026.

Cette instance coordonne les positions des pays en développement sur les principales questions monétaires et financières internationales.

Elle constitue un cadre de concertation sur les politiques économiques, le financement du développement et le fonctionnement du système financier international.

La désignation du Maroc à cette fonction lui permettra de participer davantage aux travaux de coordination des positions des pays membres.

Elle intervient dans un contexte où les discussions sur la réforme de l’architecture financière internationale et l’accès des économies en développement aux ressources financières occupent une place importante.

Des défis économiques de plus en plus interdépendants

Les travaux de Bangkok ont mis en évidence les liens entre plusieurs enjeux qui structurent désormais les politiques économiques.

La croissance, la stabilité des prix, la soutenabilité de la dette, le financement des investissements et l’adoption des nouvelles technologies ne peuvent être envisagés indépendamment les uns des autres.

Les États doivent notamment composer avec la nécessité de préserver leurs équilibres budgétaires tout en mobilisant des ressources pour financer les transformations économiques.

L’intelligence artificielle ajoute une nouvelle dimension à ces arbitrages, en ouvrant des perspectives de productivité tout en nécessitant des investissements importants dans les infrastructures et les compétences.

Pour les pays en développement, la question de l’accès au financement demeure centrale afin de transformer ces perspectives en projets économiques concrets.

LNT 

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Transport touristique : La hausse continue des carburants inquiète les professionnels https://lnt.ma/transport-touristique-la-hausse-continue-des-carburants-inquiete-les-professionnels/ Mon, 19 Oct 2026 09:41:09 +0000 https://lnt.ma/?p=561397 L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) alerte sur l’aggravation des difficultés financières du secteur et appelle à un plan de sauvetage urgent ainsi qu’à l’ouverture d’un dialogue avec le nouveau gouvernement. L’Organisation marocaine du transport touristique vient de rendre public un rapport mettant en lumière la dégradation de la situation économique et organisationnelle des entreprises […]

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L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) alerte sur l’aggravation des difficultés financières du secteur et appelle à un plan de sauvetage urgent ainsi qu’à l’ouverture d’un dialogue avec le nouveau gouvernement.

L’Organisation marocaine du transport touristique vient de rendre public un rapport mettant en lumière la dégradation de la situation économique et organisationnelle des entreprises du transport touristique au Maroc. Face à la hausse des coûts d’exploitation, à l’érosion des marges bénéficiaires et à l’accumulation des engagements financiers, l’organisation alerte sur les risques de défaillance et de faillite auxquels sont confrontées plusieurs entreprises du secteur.

Selon les données présentées dans ce rapport, les dépenses de carburant représentent désormais près de 30 % du chiffre d’affaires des entreprises concernées, avant même la prise en compte des autres charges d’exploitation, notamment le financement des véhicules, les assurances, l’entretien, les salaires, les cotisations sociales, les pièces de rechange et les frais administratifs.

Et de préciser que la dynamique positive du tourisme marocain, soit 19,8 millions de visiteurs en 2025 générant 138 MMDH de recettes touristiques en devises, ne s’est pas traduite automatiquement par une amélioration de la situation financière de toutes les composantes de la chaîne touristique, notamment celle des entreprises de transport touristique.

D’après les témoignages recueillis auprès des professionnels, certaines entreprises poursuivent leur activité malgré l’épuisement de leur trésorerie, la diminution de leurs marges et l’augmentation de leurs engagements financiers. Cette situation est aggravée par la saisonnalité de la demande, les trajets à vide, les temps d’attente, les retards de paiement et la difficulté de réviser les tarifs des contrats en cours pour tenir compte de l’évolution des coûts.

Parmi les principales préoccupations soulevées figure l’insuffisance des aides destinées au carburant au regard des dépenses réellement supportées par les entreprises. Selon les estimations de l’OMTT concernant les situations professionnelles examinées, les aides ne couvriraient même pas 15 % de l’augmentation de la facture de carburant. Cette proportion concerne la hausse des coûts et non le montant total de la facture.

Le rapport de l’OMTT fait également état des préoccupations des professionnels concernant le prix d’acquisition et d’équipement des véhicules, les conditions de financement et les pratiques commerciales de certains importateurs et distributeurs.

Les délais de livraison, les garanties, la disponibilité des pièces de rechange et la qualité du SAV figurent aussi parmi les difficultés soulevées. L’organisation appelle à l’ouverture d’un dialogue professionnel avec les acteurs concernés afin de renforcer la transparence des offres commerciales, d’améliorer les conditions d’acquisition et d’entretien des véhicules et de traiter toute pratique avérée contraire aux règles de la concurrence.

Elle considère que le renouvellement du parc ne pourra se concrétiser sans des conditions de financement adaptées permettant aux entreprises d’investir dans des véhicules modernes tout en préservant leur capacité à honorer leurs obligations financières et sociales.

Le rapport ne limite pas la crise aux seules difficultés financières. Il met également en évidence des dysfonctionnements réglementaires et administratifs qui nécessiteraient, selon l’organisation, une révision concertée du cahier des charges et du cadre législatif et réglementaire encadrant le transport touristique.

L’organisation appelle aussi à une simplification des procédures administratives, à l’unification des pièces exigées, à la fixation de délais de traitement clairs et à la mise en place de dispositifs permettant aux professionnels de suivre leurs dossiers et de connaître les motifs des décisions administratives ainsi que les voies de recours disponibles.

Face à tous ces défis, l’OMTT préconise un programme national structuré autour de trois axes prioritaires. Le premier se rapporte au rétablissement de l’équilibre financier des entreprises. Cette démarche passerait par la révision des aides au carburant, un diagnostic documenté de la trésorerie et de l’endettement, la négociation de rééchelonnements des financements pour les entreprises dont les difficultés sont établies, l’étude de facilités de règlement des dettes fiscales et sociales conformément aux procédures en vigueur, ainsi que la mise en place d’un accompagnement adapté au renouvellement du parc.

La deuxième priorité concerne la réforme des conditions d’investissement et d’exercice de l’activité et la troisième priorité se penche sur l’amélioration des services et la préparation du secteur à l’échéance de 2030.

En conclusion de son rapport, l’Organisation marocaine du transport touristique appelle à l’ouverture d’un dialogue urgent avec le Gouvernement El Mansouri…

H.Z

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PLF 2027 : le Roi Mohammed VI préside un Conseil des ministres consacré aux orientations budgétaires https://lnt.ma/plf-2027-le-roi-mohammed-vi-preside-un-conseil-des-ministres-consacre-aux-orientations-budgetaires/ Sun, 18 Oct 2026 11:25:14 +0000 https://lnt.ma/?p=561386 Le Roi Mohammed VI a présidé, samedi 17 octobre au Palais Royal de Rabat, un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du Projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2027. Le texte s’articule autour de cinq grandes priorités, notamment la restauration du pouvoir d’achat, l’insertion des jeunes, le […]

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Le Roi Mohammed VI a présidé, samedi 17 octobre au Palais Royal de Rabat, un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du Projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2027. Le texte s’articule autour de cinq grandes priorités, notamment la restauration du pouvoir d’achat, l’insertion des jeunes, le développement territorial, le renforcement de la souveraineté stratégique et la consolidation de l’économie nationale. Une enveloppe de 25 milliards de dirhams est prévue pour accélérer la mise en œuvre de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré.

Les orientations générales du Projet de loi de finances 2027 ont été examinées et adoptées lors d’un Conseil des ministres présidé, samedi 17 octobre 2026, par le Roi Mohammed VI au Palais Royal de Rabat.

Conformément aux dispositions de l’article 49 de la Constitution, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa, a présenté devant le Souverain les principales orientations du projet de budget pour l’année prochaine.

Selon le communiqué du Cabinet Royal, ce projet intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des incertitudes économiques et géopolitiques, la progression des tendances protectionnistes et l’intensification de la concurrence autour des ressources énergétiques, des technologies et des financements.

Le gouvernement entend, dans ce contexte, poursuivre les réformes économiques et sociales, tout en préservant les équilibres macroéconomiques et budgétaires.

Une croissance de 4,7 % attendue en 2026

Les prévisions présentées lors du Conseil des ministres font état d’une croissance de l’économie nationale de 4,7 % à la fin de l’année 2026.

L’inflation devrait, pour sa part, être contenue à 0,7 %, tandis que le déficit budgétaire serait ramené à 3 % du produit intérieur brut (PIB).

Ces projections constituent le cadre macroéconomique dans lequel s’inscrit la préparation du PLF 2027.

Le gouvernement devra ainsi concilier le financement des politiques sociales, la poursuite des grands investissements et le maintien des équilibres des finances publiques.

Le projet de budget repose sur cinq priorités, qui couvrent à la fois les conditions de vie des citoyens, l’emploi, le développement territorial, la souveraineté stratégique et la compétitivité de l’économie.

Pouvoir d’achat : une réforme des marchés et des prix annoncée pour 2027

La première priorité du PLF 2027 concerne la restauration du pouvoir d’achat et la consolidation des fondements d’un État social financièrement soutenable.

Dans ce cadre, une réforme structurelle des marchés et des prix doit être engagée à partir de 2027. Elle sera accompagnée de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat des ménages.

Le communiqué ne précise toutefois pas, à ce stade, les modalités de cette réforme ni les secteurs qui seront directement concernés.

Le gouvernement prévoit également de poursuivre la généralisation de la couverture médicale, tout en accordant une attention particulière à la soutenabilité financière des régimes de protection sociale.

La revalorisation de l’aide sociale directe figure aussi parmi les engagements annoncés.

Les systèmes publics de santé et d’éducation feront l’objet de nouvelles actions de mise à niveau, dans le prolongement des réformes engagées dans ces deux secteurs.

Le PLF prévoit par ailleurs de renforcer l’accès à un logement décent, notamment à travers la poursuite du programme d’aide directe au logement.

Cette première orientation associe ainsi plusieurs dimensions de la politique sociale : les revenus des ménages, les dépenses de consommation, l’accès aux services publics et les conditions de logement.

Un programme national intégré pour les jeunes sur la période 2027-2031

La deuxième priorité porte sur l’insertion des jeunes dans l’éducation, la formation et l’emploi décent.

Le gouvernement prévoit, à cet effet, le lancement d’un programme national intégré pour les jeunes couvrant la période 2027-2031.

Ce dispositif reposera sur plusieurs mécanismes complémentaires, notamment la formation, l’incubation de projets et la facilitation de l’accès au financement.

Il prévoit également de mobiliser des instruments de garantie et des mécanismes permettant aux jeunes d’accéder plus facilement aux marchés.

L’objectif annoncé est de dépasser la multiplication des programmes sectoriels dispersés, dont les limites sont relevées dans le communiqué du Cabinet Royal.

La nouvelle approche doit permettre de mieux coordonner les interventions publiques et d’assurer un suivi des parcours des jeunes, depuis l’éducation et la formation jusqu’à l’accès à l’emploi et au logement.

Cette orientation traduit la volonté de traiter l’insertion économique et sociale des jeunes de manière plus globale, en tenant compte des différentes étapes de leur parcours.

Le gouvernement considère cette question comme l’un des enjeux les plus urgents de la période à venir.

Les modalités de financement et les objectifs chiffrés du programme 2027-2031 n’ont pas encore été détaillés.

Développement territorial : 25 milliards de dirhams mobilisés

La troisième priorité concerne l’accélération de la régionalisation avancée et la mise en œuvre de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré.

Le gouvernement prévoit de mobiliser une enveloppe budgétaire de l’ordre de 25 milliards de dirhams pour accélérer le déploiement de ces programmes.

Cette orientation s’inscrit dans le cadre des Hautes Orientations Royales relatives à la réduction des disparités territoriales et à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique à l’échelle régionale.

Elle prévoit notamment une réorganisation des compétences régionales, selon une approche privilégiant la clarté des responsabilités et l’efficacité des interventions.

Le renforcement des mécanismes de coordination et de contractualisation entre l’État et les régions figure également parmi les mesures annoncées.

Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre de la Charte nationale de la déconcentration administrative.

Cette réforme vise à renforcer les capacités de décision et d’exécution des administrations territoriales, afin de faciliter la réalisation des projets de développement.

La mobilisation des 25 milliards de dirhams constitue l’un des principaux engagements financiers explicitement mentionnés dans les orientations du PLF 2027.

Le communiqué ne précise cependant pas la répartition de cette enveloppe entre les régions ou les différents programmes concernés.

Eau, énergie, alimentation et numérique : quatre axes de souveraineté

La quatrième priorité porte sur le renforcement de la souveraineté stratégique du Maroc dans les domaines hydrique, énergétique, alimentaire et numérique.

La sécurisation des ressources en eau demeure un objectif central, dans un contexte où les besoins des populations, de l’agriculture et des activités économiques nécessitent une adaptation continue des infrastructures hydriques.

Sur le plan énergétique, le gouvernement prévoit d’accélérer le programme de développement des énergies renouvelables.

Il entend également poursuivre le déploiement de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert, ainsi que la mise en œuvre progressive de la feuille de route consacrée aux infrastructures gazières.

Ces différents chantiers doivent contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement énergétique et à renforcer les capacités nationales dans des secteurs considérés comme stratégiques.

La sécurité alimentaire constitue un autre axe de cette priorité, avec des mesures annoncées pour garantir l’approvisionnement du pays.

Enfin, le projet prévoit de renforcer la souveraineté numérique nationale, sans détailler à ce stade les dispositifs qui seront mobilisés.

Cette orientation regroupe ainsi plusieurs secteurs dont la sécurisation est présentée comme essentielle à la résilience économique et au développement du Royaume.

Investissement privé et TPME au cœur de la stratégie économique

La cinquième priorité concerne la construction d’une économie capable de financer durablement les ambitions sociales et les projets de souveraineté stratégique.

Le gouvernement prévoit de poursuivre les réformes institutionnelles tout en veillant à la préservation des équilibres macroéconomiques et budgétaires.

Cette orientation doit notamment permettre de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des grands projets de développement et des stratégies sectorielles.

Le PLF 2027 accorde également une place importante au développement de nouveaux écosystèmes industriels souverains.

Le renforcement de l’investissement privé constitue, dans ce cadre, un levier central de la politique économique.

Le gouvernement prévoit de consolider les mécanismes de soutien prévus par la Charte de l’investissement et de poursuivre la réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI).

Une attention particulière sera également accordée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), dont le développement est présenté comme une composante importante de la dynamique économique.

L’objectif est de faciliter l’investissement productif, d’accompagner les entreprises et de renforcer les capacités de création d’activités économiques.

Un budget articulé autour des priorités sociales et des équilibres financiers

Les orientations générales du PLF 2027 traduisent une volonté d’articuler plusieurs objectifs : soutenir le pouvoir d’achat, améliorer l’accès aux services publics, favoriser l’insertion des jeunes et accélérer les investissements territoriaux et stratégiques.

Cette démarche devra être conduite dans un environnement international caractérisé par des tensions persistantes sur les échanges, l’énergie, les technologies et les conditions de financement.

Le cadrage macroéconomique présenté au Conseil des ministres, avec une croissance attendue de 4,7 % en 2026, une inflation de 0,7 % et un déficit budgétaire ramené à 3 % du PIB, constitue l’un des éléments de référence de cette stratégie.

Les annonces relatives à la réforme des marchés et des prix, au programme national intégré pour les jeunes 2027-2031 et à l’enveloppe de 25 milliards de dirhams destinée au développement territorial figurent parmi les principales orientations nouvelles du projet.

L’examen du texte budgétaire permettra de préciser les dotations sectorielles, les modalités de financement et les mesures prévues pour concrétiser ces engagements.

 

LNT

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Près de mille cinq cents autorisations de cannabis retirées https://lnt.ma/pres-de-mille-cinq-cents-autorisations-de-cannabis-retirees/ Fri, 16 Oct 2026 10:56:32 +0000 https://lnt.ma/?p=561305 L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis a retiré 1 490 autorisations pour non-respect des procédures réglementaires, tous maillons de la filière confondus. Le gros du contingent concerne la culture, avec près de 1 300 autorisations retirées à des agriculteurs. Les 190 retraits restants se répartissent entre 60 autorisations d’importation de semences, 45 […]

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L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis a retiré 1 490 autorisations pour non-respect des procédures réglementaires, tous maillons de la filière confondus.

Le gros du contingent concerne la culture, avec près de 1 300 autorisations retirées à des agriculteurs. Les 190 retraits restants se répartissent entre 60 autorisations d’importation de semences, 45 de transformation et de fabrication, 35 de commercialisation, 31 d’exportation, 12 d’exportation de semences et 7 de transport.

Sur le plan agricole, la récolte de la variété locale beldia porte sur 1 100 hectares, soit 60% de la superficie qui lui est consacrée dans les trois provinces autorisées. À Taounate, elle est achevée à 92%. La récolte de la variété importée a commencé en octobre et doit se poursuivre jusqu’en décembre, en raison de cycles de maturation différents, et les superficies qui lui sont consacrées diminuent.

La filière mobilise environ 1 800 agriculteurs regroupés en 154 coopératives.

Les exportations de cannabis licite et de ses produits concernent quinze marchés étrangers pour l’année 2026. L’agence a par ailleurs reçu les notifications de protection internationale du logo des produits du cannabis marocain au Luxembourg et au Portugal, des notifications étant attendues en Allemagne et en Espagne dans les prochains mois. Le label national est également mobilisé pour appuyer le positionnement des opérateurs à l’étranger.

L’agence indique intensifier ses contrôles sur l’ensemble de la chaîne, de la production à la commercialisation et à la logistique, avec pour objectif de structurer une filière intégrée générant de la valeur ajoutée par la transformation et l’exportation.

Le volume de la production de la campagne en cours et la superficie totale semée n’ont pas été communiqués.

LNT

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Le gasoil repasse sous seize dirhams le litre https://lnt.ma/le-gasoil-repasse-sous-seize-dirhams-le-litre/ Fri, 16 Oct 2026 10:22:02 +0000 https://lnt.ma/?p=561287 Le prix du gasoil baisse de 20 centimes par litre à partir du vendredi 16 octobre à minuit, pour s’établir autour de 15,61 dirhams contre environ 15,81 dirhams auparavant. Le prix de l’essence sans plomb reste inchangé, autour de 15,33 dirhams le litre. Ces niveaux sont indicatifs et varient selon les villes et les stations. […]

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Le prix du gasoil baisse de 20 centimes par litre à partir du vendredi 16 octobre à minuit, pour s’établir autour de 15,61 dirhams contre environ 15,81 dirhams auparavant. Le prix de l’essence sans plomb reste inchangé, autour de 15,33 dirhams le litre. Ces niveaux sont indicatifs et varient selon les villes et les stations.

Ce repli est le premier depuis trois mois, après une séquence continue de hausses. Le gasoil avait progressé de 65 à 70 centimes le 16 juillet, d’un dirham au début du mois d’août, de 65 centimes à la mi-août, de 6 centimes au début du mois de septembre, puis de 80 centimes dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, date à laquelle il avait franchi la barre des 16 dirhams. Le cumul de ces hausses atteint environ 3,2 dirhams depuis la mi-juillet, que la baisse de 20 centimes ramène à près de 3 dirhams nets.

L’essence a elle aussi connu plusieurs ajustements durant l’été, dont une hausse de 39 centimes lors de la révision de la fin septembre.

Le mouvement reflète la détente observée sur les marchés internationaux à la mi-octobre, après un pic consécutif aux tensions dans le Golfe. Le Brent s’échangeait mercredi à 105,76 dollars le baril, un niveau qui demeure très au-dessus de la moyenne de 96 dollars retenue par le Fonds monétaire international dans ses projections d’octobre, et au-dessus des 89,05 dollars du consensus d’analystes établi en septembre.

Les deux carburants restent donc à des niveaux élevés, qui continuent de peser sur les dépenses de transport des ménages et sur les coûts d’exploitation des professionnels. La facture énergétique du Royaume a progressé de 32,6% à fin août et le déficit commercial s’est creusé de 25,4%, à 282,6 milliards de dirhams.

LNT

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Les distributeurs réclament l’extension de l’aide carburant https://lnt.ma/les-distributeurs-reclament-lextension-de-laide-carburant/ Fri, 16 Oct 2026 10:21:41 +0000 https://lnt.ma/?p=561289 La Fédération Tijara, qui représente les acteurs de la distribution des produits de grande consommation, demande à l’État d’étendre aux distributeurs structurés disposant de leur propre flotte l’aide publique directe aujourd’hui réservée aux transporteurs routiers. Son président, Ali Tazi, plaide pour un soutien fondé sur des critères objectifs et proportionnel aux dépenses réelles en carburant, […]

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La Fédération Tijara, qui représente les acteurs de la distribution des produits de grande consommation, demande à l’État d’étendre aux distributeurs structurés disposant de leur propre flotte l’aide publique directe aujourd’hui réservée aux transporteurs routiers.

Son président, Ali Tazi, plaide pour un soutien fondé sur des critères objectifs et proportionnel aux dépenses réelles en carburant, ainsi que pour une concertation urgente entre les pouvoirs publics et les opérateurs, centrée sur la maîtrise des coûts de transport et le suivi des charges.

L’argumentaire repose sur un choix assumé par les membres de la fédération : ne pas répercuter la hausse du gasoil sur les prix à la consommation et absorber seuls le choc. Les opérateurs ont rationalisé leurs trajets et leur logistique, mais cet effort atteint selon eux ses limites structurelles, avec des marges en recul et un besoin en fonds de roulement en hausse.

Le dilemme est explicite. Répercuter le surcoût détruit les marges et la capacité d’investissement, mais ne pas le répercuter menace la rentabilité des entreprises. Une transmission intégrale nourrirait l’inflation et pèserait sur le pouvoir d’achat.

Le secteur déplace chaque année plusieurs centaines de millions de tonnes de produits, ce qui en fait l’un des premiers consommateurs de gasoil du pays en dehors du transport pour compte d’autrui.

Le gasoil avait franchi la barre des 16 dirhams le litre au début du mois d’octobre, après une hausse de 80 centimes, avant de revenir autour de 15,61 dirhams le 16 octobre. Le ministère chargé du transport et de la logistique a par ailleurs révisé à la hausse l’aide exceptionnelle destinée aux transporteurs routiers de marchandises, dispositif dont la fédération demande l’élargissement.

Aucune réponse des pouvoirs publics n’a été communiquée à cette demande. Le Conseil de la concurrence avait pour sa part relevé une transmission proche des variations des prix internationaux aux prix à la pompe.

LNT 

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Énergie, eau et industrie : trois salons professionnels réunis à Casablanca en novembre https://lnt.ma/energie-eau-et-industrie-trois-salons-professionnels-reunis-a-casablanca-en-novembre/ Thu, 15 Oct 2026 17:08:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561278 La Foire internationale de Casablanca accueillera, du 25 au 28 novembre 2026, les salons elec expo, EneR Event et Tronica Expo, consacrés respectivement à l’électricité, aux énergies renouvelables et à l’électronique. Organisée par la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), cette manifestation placera les infrastructures stratégiques et le dessalement au […]

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La Foire internationale de Casablanca accueillera, du 25 au 28 novembre 2026, les salons elec expo, EneR Event et Tronica Expo, consacrés respectivement à l’électricité, aux énergies renouvelables et à l’électronique. Organisée par la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), cette manifestation placera les infrastructures stratégiques et le dessalement au centre des échanges. L’Italie sera le pays à l’honneur de cette édition, qui devrait réunir des professionnels marocains et des participants de plus de trente pays.

Les enjeux liés à l’approvisionnement énergétique, à la gestion des ressources hydriques et à la modernisation industrielle seront au programme de trois salons professionnels organisés conjointement à Casablanca, du 25 au 28 novembre 2026.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette manifestation réunira la 19e édition d’elec expo, la 14e édition d’EneR Event et la 13e édition de Tronica Expo. Elle est organisée par la FENELEC, avec Global Fairs & Events en qualité d’organisateur délégué.

Le thème retenu, « Vision 2030 : Infrastructures stratégiques & dessalement au service de la souveraineté industrielle », traduit la volonté des organisateurs de mettre en relation plusieurs secteurs intervenant dans le développement des infrastructures énergétiques et industrielles.

La rencontre doit notamment permettre d’examiner les besoins en équipements, les solutions technologiques disponibles et les possibilités de coopération entre entreprises marocaines et partenaires internationaux.

Le dessalement au cœur des discussions

Le dessalement de l’eau occupera une place particulière dans le programme de cette édition. Cette activité nécessite en effet la mobilisation de plusieurs spécialités industrielles, notamment dans les domaines de l’électricité, de l’énergie, de l’automatisation et de la maintenance.

Selon la FENELEC, les discussions porteront sur les liens entre l’exploitation des stations de dessalement, leur alimentation électrique et l’intégration des énergies renouvelables.

Les professionnels aborderont également les questions relatives à la fiabilité des équipements, à la maîtrise de la consommation énergétique et à l’optimisation du coût de production de l’eau.

Ces problématiques s’inscrivent dans un contexte où le développement des infrastructures hydriques suppose des investissements dans les installations de production, mais également dans les équipements nécessaires à leur fonctionnement.

Le rapprochement entre les différentes filières représentées doit ainsi permettre de favoriser les échanges entre fournisseurs de technologies, bureaux d’études et opérateurs impliqués dans les projets de dessalement.

Les trois manifestations couvriront plusieurs segments de l’activité industrielle.

Elec expo, qui tiendra sa 19e édition, sera consacré à l’électricité, à l’éclairage, à l’électrotechnique et à l’automatisation industrielle. Les exposants présenteront notamment des équipements et des solutions destinés à la modernisation des installations électriques, à l’amélioration de leur fonctionnement et au renforcement de leur sécurité.

La 14e édition d’EneR Event portera, pour sa part, sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Les technologies présentées concerneront notamment la diversification des sources d’approvisionnement, la réduction des consommations et l’accompagnement des démarches de décarbonation des activités économiques.

Ces questions occupent une place croissante dans les stratégies industrielles, notamment en raison des enjeux de maîtrise des coûts énergétiques et d’amélioration des performances des installations.

Enfin, Tronica Expo, organisé pour la 13e fois, réunira des professionnels de l’électronique, de la sécurité électronique, du bâtiment intelligent, de l’avionique, de la mécatronique et de l’aéronautique.

Les systèmes intelligents et leurs applications industrielles figureront parmi les principales thématiques annoncées. Les échanges devraient notamment porter sur les technologies de contrôle, de supervision et d’automatisation, ainsi que sur leur contribution à la transformation des processus industriels.

En réunissant ces trois salons dans un même espace, les organisateurs entendent favoriser les échanges entre des métiers complémentaires et faciliter l’identification de solutions adaptées aux besoins des entreprises et des porteurs de projets.

L’Italie désignée pays à l’honneur

Cette édition sera également marquée par la participation de l’Italie en qualité de pays à l’honneur.

Un pavillon national sera organisé par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), avec la présence annoncée d’entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, l’électronique et l’électrotechnique.

Cette participation vise à favoriser les contacts entre opérateurs italiens et marocains, notamment dans les domaines de la fourniture d’équipements, des technologies industrielles et du développement de projets communs.

Les possibilités de coopération sur les marchés africains figureront également parmi les perspectives évoquées par les organisateurs.

La présence italienne s’inscrit ainsi dans la dimension internationale de la manifestation, qui devrait accueillir des participants de plus de trente pays, dont plusieurs représentants d’Afrique subsaharienne.

Au-delà des espaces d’exposition, le programme comprendra des conférences, des présentations technologiques et des rencontres d’affaires B2B.

Industriels, bureaux d’études, prescripteurs, décideurs publics et porteurs de projets sont attendus durant les quatre journées.

Ces rencontres doivent permettre aux entreprises participantes de présenter leurs activités, d’identifier des partenaires commerciaux et techniques et d’examiner les opportunités liées aux projets d’infrastructures énergétiques, hydriques et industrielles.

La FENELEC met également en avant les enjeux d’intégration industrielle locale, de développement des compétences et de transfert de technologies.

Ces différents axes visent à encourager la participation des entreprises marocaines aux projets d’investissement et à renforcer les échanges avec les fournisseurs et partenaires internationaux.

À travers cette édition, les organisateurs souhaitent inscrire les discussions dans les perspectives de développement industriel et infrastructurel du Maroc à l’horizon 2030.

Le choix de réunir les filières de l’électricité, des énergies renouvelables et de l’électronique répond notamment à leur interdépendance croissante dans la réalisation et l’exploitation des installations industrielles.

Le dessalement constitue, à cet égard, un exemple des besoins de coordination entre les différents métiers, compte tenu des exigences énergétiques, techniques et opérationnelles de ces infrastructures.

 

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Kénitra concentre 29% du chiffre d’affaires automobile national https://lnt.ma/kenitra-concentre-29-du-chiffre-daffaires-automobile-national/ Thu, 15 Oct 2026 10:43:06 +0000 https://lnt.ma/?p=561236 La région de Rabat-Salé-Kénitra représente 29% du chiffre d’affaires de l’industrie automobile marocaine, deuxième rang national derrière Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, qui en concentre 53%, et devant Casablanca-Settat, à 14%. Ces données portent sur l’exercice 2024 et proviennent du Baromètre de l’industrie marocaine 2025. La performance industrielle globale de la région, tous secteurs confondus, atteint environ 101 […]

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La région de Rabat-Salé-Kénitra représente 29% du chiffre d’affaires de l’industrie automobile marocaine, deuxième rang national derrière Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, qui en concentre 53%, et devant Casablanca-Settat, à 14%. Ces données portent sur l’exercice 2024 et proviennent du Baromètre de l’industrie marocaine 2025.

La performance industrielle globale de la région, tous secteurs confondus, atteint environ 101 milliards de dirhams en 2024, en hausse de 6,6% sur un an. Elle a quasiment doublé par rapport à 2021.

Le pôle s’est structuré autour de l’Atlantic Free Zone de Kénitra, qui accueille constructeurs et équipementiers de rang un et deux. La ville a bénéficié de sa position sur l’axe autoroutier et ferroviaire reliant Tanger à Casablanca, et de la proximité du port de Tanger Med comme du port Nador West Med pour les flux d’exportation.

À l’échelle nationale, les investissements dans le secteur automobile se sont élevés à 15,7 milliards de dirhams en 2024, contre 8,1 milliards en 2021, soit une progression d’environ 94% en trois ans.

Cette montée en puissance intervient au moment où l’Union européenne débat de l’instauration d’une préférence communautaire dans l’automobile. Le président français a annoncé mardi que Paris et Berlin finalisaient un accord destiné à mieux protéger l’industrie automobile européenne, et plaidé pour l’introduction d’un contenu européen dans les véhicules vendus sur le marché intérieur.

L’automobile est le premier secteur exportateur du Royaume et les sites installés au Maroc destinent l’essentiel de leur production au marché européen. Un mécanisme fondé sur un seuil de contenu régional constituerait donc un enjeu direct pour l’écosystème, selon qu’il retienne une définition strictement communautaire ou qu’il intègre les pays liés à l’Union par un accord d’association.

LNT

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Ferroviaire : 134 MMDH pour moderniser le réseau d’ici 2030 https://lnt.ma/ferroviaire-134-mmdh-pour-moderniser-le-reseau-dici-2030/ Wed, 14 Oct 2026 16:06:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561203 Le Maroc poursuit le développement de ses infrastructures ferroviaires à travers un programme d’investissement, complété par des projets additionnels, représentant une enveloppe globale de 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Cette programmation comprend notamment le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, le raccordement du port Nador West Med, l’acquisition […]

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Le Maroc poursuit le développement de ses infrastructures ferroviaires à travers un programme d’investissement, complété par des projets additionnels, représentant une enveloppe globale de 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Cette programmation comprend notamment le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, le raccordement du port Nador West Med, l’acquisition de 168 nouveaux trains et le développement des services ferroviaires de proximité. Ces orientations ont été présentées mercredi 14 octobre à Rabat, lors du deuxième Forum international sur le financement des projets ferroviaires en Afrique.

Le Maroc entend accélérer la modernisation de son réseau ferroviaire à travers une programmation d’investissement dont l’enveloppe globale atteint 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030, en incluant un programme complémentaire.

Ce montant a été annoncé par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, dans une allocution prononcée en son nom par le secrétaire général du ministère, Zine El Abidine Britel, à l’ouverture du forum.

Les investissements concernent les infrastructures, le matériel roulant et les services de transport. Ils doivent notamment accompagner l’expansion urbaine, la progression des besoins de mobilité et le développement des activités économiques.

Grande vitesse, liaisons portuaires et trains de proximité

Parmi les principaux projets figure le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, destiné à renforcer les connexions entre plusieurs pôles économiques et urbains du Royaume.

Le programme comprend également le raccordement ferroviaire du port Nador West Med, afin d’améliorer l’articulation entre les infrastructures portuaires et le réseau national de transport de marchandises.

Le développement des trains de proximité dans les grandes agglomérations constitue une autre priorité, dans un contexte d’augmentation des déplacements quotidiens.

À ces projets s’ajoutent la modernisation du réseau existant et l’acquisition de 168 nouveaux trains, destinés à renouveler le matériel roulant et à renforcer les capacités de transport.

Selon le ministre, ces investissements doivent également accompagner les préparatifs de la Coupe du monde 2030, tout en répondant à des besoins de mobilité et de développement économique à plus long terme.

Un cadre contractuel entre l’État et l’ONCF

La réalisation de cette programmation repose sur un cadre contractuel établi entre l’État et l’Office national des chemins de fer (ONCF).

Ce dispositif définit les investissements à réaliser, leurs modalités de financement et les engagements respectifs des parties concernées.

Abdessamad Kayouh a également évoqué la mobilisation de financements importants, notamment à travers des instruments de financement verts, ainsi que le renforcement des mécanismes de gestion des risques financiers.

Ces orientations visent à diversifier les ressources disponibles et à accompagner des projets nécessitant des engagements financiers de longue durée.

Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de prévoir des financements couvrant non seulement la construction des infrastructures, mais également leur exploitation et leur maintenance.

Il a appelé à une mobilisation accrue des banques de développement et des institutions financières internationales et régionales, ainsi qu’au développement de mécanismes de garantie susceptibles de favoriser la participation des capitaux privés.

L’Afrique face au défi des corridors ferroviaires intégrés

Au-delà des projets marocains, les discussions ont porté sur le développement des réseaux ferroviaires à l’échelle continentale.

Le chef du département transport à la Commission de l’Union africaine, Eric Ntagengerwa, a souligné l’importance de privilégier des corridors transfrontaliers intégrés, reliant les ports, les zones industrielles, les plateformes logistiques et les marchés.

Selon lui, ces infrastructures pourraient contribuer à réduire les coûts de transport et à renforcer les échanges économiques entre les pays africains.

Il a rappelé que la mise en place d’un réseau ferroviaire intégré constitue l’un des projets de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Sa réalisation nécessite toutefois une meilleure coordination des projets, une harmonisation des normes techniques et la mobilisation de financements adaptés.

Eric Ntagengerwa a également insisté sur l’importance de cadres réglementaires prévisibles, de procédures transparentes de passation des marchés et de mécanismes de partage des risques pour attirer les investisseurs privés.

Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le deuxième Forum international sur le financement des projets ferroviaires en Afrique se tient à Rabat les 14 et 15 octobre 2026.

Coorganisée par l’Union internationale des chemins de fer (UIC) et l’ONCF, cette rencontre réunit des représentants des pouvoirs publics, des institutions financières, des opérateurs ferroviaires et des investisseurs.

Les échanges portent notamment sur les priorités d’investissement, les mécanismes de financement et l’interopérabilité des infrastructures.

LNT

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Campagne agricole : Lancement des semis sur un programme de 63 000 ha de plantes sucrières https://lnt.ma/campagne-agricole-lancement-des-semis-sur-un-programme-de-63-000-ha-de-plantes-sucrieres/ Wed, 14 Oct 2026 10:45:26 +0000 https://lnt.ma/?p=561141 COSUMAR et ses agriculteurs partenaires engagent la campagne agricole 2026/2027 dans un contexte hydrique favorable. Les barrages qui alimentent les périmètres sucriers enregistrent une amélioration significative avec un taux de remplissage de 67 %, contre 32 % à la même date l’an dernier, témoignant de conditions hydriques nettement meilleures pour la nouvelle campagne. La campagne […]

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COSUMAR et ses agriculteurs partenaires engagent la campagne agricole 2026/2027 dans un contexte hydrique favorable. Les barrages qui alimentent les périmètres sucriers enregistrent une amélioration significative avec un taux de remplissage de 67 %, contre 32 % à la même date l’an dernier, témoignant de conditions hydriques nettement meilleures pour la nouvelle campagne.

La campagne agricole 2026/2027 mobilise des superficies importantes dans les différentes régions sucrières du Royaume, avec 60 000 hectares dédiés à la betterave à sucre, répartis entre Doukkala (18 500 ha), Tadla (15 500 ha), Gharb (15 000 ha), Loukkos (6 000 ha) et Moulouya (5 000 ha). En parallèle, 3 000 hectares de nouvelles plantations de canne à sucre sont prévus dans les régions du Gharb (2 000 ha) et du Loukkos (1 000 ha).

Ces superficies illustrent la dynamique de la filière sucrière nationale et son ancrage territorial. Leur mise en valeur devrait générer plus de 3 MMDH de retombées économiques au profit des régions concernées, contribuant ainsi au développement agricole, à la création de valeur et à l’accroissement des revenus des agriculteurs partenaires.

Dans le cadre de son modèle d’agrégation, le Groupe COSUMAR contractualise avec ses agriculteurs partenaires et les accompagne sur l’ensemble du cycle de culture, de l’approvisionnement en intrants agricoles jusqu’à la livraison de la récolte aux usines. Pour cette campagne, le Groupe a sécurisé les intrants agricoles (semences, engrais et produits phytosanitaires) et en assure le préfinancement pour un montant d’environ 800 MDH.

La mécanisation est généralisée depuis le semis jusqu’à la récolte et bénéficie cette année d’un investissement de renouvellement du parc des machines agricoles dédié aux plantes sucrières pour un montant de 120 MDH.

Le programme des superficies pour la campagne 2026/2027 est accompagné d’un ensemble d’investissements de 270 MDH consacrés à la modernisation technologique et à la mise à niveau des capacités de l’outil industriel, afin d’assurer la réception des récoltes dans de bonnes conditions.

Pour rappel, au cours de la campagne 2025/2026, le Groupe COSUMAR a réalisé une production nationale de 240 000 tonnes de sucre blanc issu des plantes sucrières locales, betterave et canne à sucre, dans un contexte d’inondations dans les périmètres du Gharb et du Loukkos. Les rendements moyens se sont établis à 55 tonnes par hectare pour la betterave à sucre et à 72 tonnes par hectare pour la canne à sucre.

Durant la campagne 2025/2026, les agriculteurs partenaires ont bénéficié d’un appui financier de l’Etat de 70 Dhs par tonne de canne et de 80 Dhs par tonne de betterave. Les engrais distribués aux agriculteurs sucriers ont été subventionnés et les agriculteurs sinistrés des périmètres du Gharb et Loukkos ont également bénéficié de l’annulation de leurs dettes au titre de la campagne écoulée. Ces deux mesures ont été financées conjointement par le Groupe COSUMAR et l’Etat. Le montant total mobilisé pour l’ensemble de ces actions s’élève à 425 MDH.

H.Z

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Tata interdit les cultures les plus gourmandes en eau https://lnt.ma/tata-interdit-les-cultures-les-plus-gourmandes-en-eau/ Wed, 14 Oct 2026 10:38:47 +0000 https://lnt.ma/?p=561155 Le gouverneur de la province de Tata a pris un arrêté interdisant temporairement les cultures saisonnières à forte consommation d’eau, dont la pastèque, au titre des mesures d’urgence destinées à préserver le domaine public hydraulique. La décision s’appuie sur le cadre réglementaire de gestion de l’eau et sur les recommandations de la commission provinciale compétente. […]

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Le gouverneur de la province de Tata a pris un arrêté interdisant temporairement les cultures saisonnières à forte consommation d’eau, dont la pastèque, au titre des mesures d’urgence destinées à préserver le domaine public hydraulique.

La décision s’appuie sur le cadre réglementaire de gestion de l’eau et sur les recommandations de la commission provinciale compétente. Elle exige la mobilisation de l’ensemble des autorités et des services concernés pour en assurer le respect.

La mesure répond à une situation hydrologique dégradée : sécheresse persistante, absence de pluies et baisse continue des réserves souterraines, les nappes phréatiques de la province étant décrites comme épuisées. L’objectif affiché est de garantir l’approvisionnement en eau potable des populations.

Les superficies et les communes concernées n’ont pas été précisées. La culture de la pastèque dans les zones présahariennes fait l’objet de contestations récurrentes de la part des habitants et des associations de défense des écosystèmes oasiens, qui lui reprochent de mobiliser des volumes d’eau considérables pour une production essentiellement destinée à l’exportation, au détriment des palmeraies et des cultures vivrières.

Dans la province voisine de Zagora, des habitants, des organisations non gouvernementales et des défenseurs des oasis ont adressé un courrier au gouverneur pour demander un arrêté similaire interdisant la culture de la pastèque hors des périmètres oasiens. Ils jugent insuffisantes les restrictions de superficies en vigueur et réclament des règles claires ainsi que des alternatives agricoles durables.

LNT

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Les exportations marocaines de citrons vers l’Espagne décuplent https://lnt.ma/les-exportations-marocaines-de-citrons-vers-lespagne-decuplent/ Tue, 13 Oct 2026 11:34:59 +0000 https://lnt.ma/?p=561059 Les exportations marocaines de citrons vers l’Espagne ont atteint environ 1 600 tonnes entre octobre 2025 et juillet 2026, pour une valeur supérieure à 2 millions d’euros, soit dix fois le volume de la saison précédente. Ces données sont publiées par la plateforme spécialisée East Fruit. Le volume de cette seule campagne représente le double […]

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Les exportations marocaines de citrons vers l’Espagne ont atteint environ 1 600 tonnes entre octobre 2025 et juillet 2026, pour une valeur supérieure à 2 millions d’euros, soit dix fois le volume de la saison précédente. Ces données sont publiées par la plateforme spécialisée East Fruit.

Le volume de cette seule campagne représente le double du cumul des importations espagnoles de citrons marocains sur les neuf saisons antérieures. Le précédent record remontait à la campagne 2017-2018, avec 95,9 tonnes.

Les expéditions se sont concentrées entre novembre et juin, avec un pic de 590 tonnes en avril, mois où les citrons marocains ont représenté le tiers des importations espagnoles de ce fruit. L’Espagne est devenue, en volume, la première destination européenne des citrons marocains, devant le Royaume-Uni et la France.

Ce renversement s’explique par la contraction de l’offre espagnole. La production du premier producteur et exportateur européen de citrons, troisième exportateur mondial derrière le Mexique et l’Afrique du Sud, a reculé de 18,6% par rapport à la campagne précédente et de 36% par rapport à la campagne 2023-2024, provoquant des pénuries sur le marché intérieur comme à l’exportation.

Le caractère durable de ce courant d’échange reste à établir. East Fruit évoque des conditions de marché exceptionnelles et avance l’hypothèse d’une phase de test d’une nouvelle filière d’approvisionnement, rendue viable par des prix inhabituellement élevés. Il s’agit d’une lecture de la plateforme, non d’un fait établi.

Le mouvement n’en est pas moins notable sur un marché où les produits agricoles marocains font régulièrement l’objet de contestations de la part d’organisations agricoles espagnoles. Il porte ici sur un produit dont l’Espagne est elle-même exportatrice.

LNT

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Monnaie numérique : une étude de BAM souligne des gains économiques modestes mais positifs https://lnt.ma/monnaie-numerique-une-etude-de-bam-souligne-des-gains-economiques-modestes-mais-positifs/ Tue, 13 Oct 2026 11:12:53 +0000 https://lnt.ma/?p=561034 L’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) pourrait améliorer l’efficacité des paiements et contribuer, dans une mesure limitée, à la croissance et à la stabilité financière au Maroc. C’est ce qui ressort d’un document de travail publié le 7 octobre 2026 par Bank Al-Maghrib. Les auteurs soulignent toutefois que ces effets dépendent des modalités […]

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L’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) pourrait améliorer l’efficacité des paiements et contribuer, dans une mesure limitée, à la croissance et à la stabilité financière au Maroc. C’est ce qui ressort d’un document de travail publié le 7 octobre 2026 par Bank Al-Maghrib. Les auteurs soulignent toutefois que ces effets dépendent des modalités de conception et d’émission de cette monnaie et que son introduction ne suffirait pas, à elle seule, à résoudre les difficultés d’inclusion financière.

La perspective d’une monnaie numérique de banque centrale fait l’objet d’une nouvelle analyse économique. Dans un document de travail intitulé A DSGE Model for a Small Open Economy with a CBDC Option, Michael Kumhof, Mohammed Mikou et Yassine Slaoui examinent les effets potentiels de cet instrument sur l’économie marocaine, notamment sur l’activité, le crédit bancaire et la transmission des chocs financiers.

L’étude repose sur un modèle macroéconomique dynamique, calibré sur les caractéristiques du Maroc. Celui-ci intègre les interactions entre les ménages, les entreprises, les banques, les finances publiques, la politique monétaire et les échanges extérieurs.

Les auteurs distinguent notamment deux catégories de ménages : ceux qui disposent d’un accès aux services bancaires et au crédit, et ceux qui utilisent principalement les espèces. Cette distinction permet d’évaluer les effets différenciés d’une éventuelle monnaie numérique sur les conditions de paiement et l’accès à la liquidité.

Des effets positifs, mais limités, sur l’activité économique

Les simulations font apparaître des gains macroéconomiques relativement modestes.

Dans le scénario retenu, où l’encours de monnaie numérique représente environ 6,6 % du PIB annuel, son introduction entraînerait une légère augmentation du PIB à long terme, une diminution modérée des taux d’intérêt réels et de certains taux d’imposition, ainsi qu’une amélioration de la liquidité disponible pour les transactions.

Ces résultats s’expliquent principalement par les gains d’efficacité associés à un moyen de paiement supplémentaire, susceptible de réduire certaines contraintes pesant sur les transactions économiques.

L’étude indique également que l’introduction d’une MNBC ne provoquerait pas nécessairement une contraction du crédit bancaire. Dans le modèle étudié, les banques continuent de jouer leur rôle dans la création monétaire à travers l’octroi de prêts, tandis que la banque centrale assure le refinancement nécessaire lorsque des dépôts sont convertis en monnaie numérique.

Les auteurs soulignent néanmoins que ces résultats dépendent directement du dispositif d’émission et des mécanismes d’intermédiation retenus.

Le taux directeur conserverait son rôle central

L’un des principaux enseignements concerne la conduite de la politique monétaire.

Selon les chercheurs, le taux directeur, éventuellement complété par des instruments macroprudentiels, demeurerait le principal outil de stabilisation économique.

Une monnaie numérique non rémunérée fonctionnerait, à cet égard, de manière comparable aux espèces. Sa quantité en circulation dépendrait essentiellement de la demande des utilisateurs, plutôt que d’une décision directe de la banque centrale visant à agir sur l’activité économique.

Elle pourrait néanmoins contribuer à amortir certains chocs financiers en offrant aux agents économiques un moyen de paiement supplémentaire.

Cet effet stabilisateur resterait toutefois passif : il résulterait d’une plus grande flexibilité des paiements et non d’une intervention monétaire spécifique.

Une contribution limitée à l’inclusion financière

L’étude accorde également une place importante à l’inclusion financière, dans un contexte où une partie des ménages marocains demeure à l’écart des services bancaires.

Les auteurs considèrent qu’une monnaie numérique pourrait faciliter l’accès à un instrument de paiement moderne pour les populations non bancarisées.

Ils soulignent cependant une limite : disposer d’un nouveau moyen de paiement ne signifie pas nécessairement disposer d’un meilleur accès au financement.

Contrairement aux ménages bancarisés, qui peuvent obtenir des liquidités par le crédit, les ménages non bancarisés devraient toujours épargner pour constituer leurs avoirs en monnaie numérique.

La MNBC pourrait donc améliorer la qualité des moyens de paiement accessibles, sans modifier automatiquement la capacité des ménages concernés à financer leur consommation ou leurs investissements.

Dans cette perspective, les auteurs insistent sur l’importance de préserver les mécanismes de création de liquidité bancaire. Ils évoquent notamment la nécessité d’un dispositif crédible de refinancement des banques, y compris en cas de transferts importants des dépôts vers la monnaie numérique.

Des résultats qui restent à confirmer

Les chercheurs précisent que leur modèle évalue principalement les effets macroéconomiques de la détention de monnaie numérique et de la redistribution des encaisses entre espèces, dépôts bancaires et MNBC.

Il ne permet pas de déterminer directement le nombre potentiel d’utilisateurs, les volumes de transactions ou les substitutions entre les différents moyens de paiement, comme les cartes bancaires et les virements.

Les résultats ne constituent donc pas une prévision des effets réels d’un éventuel lancement au Maroc, mais une évaluation fondée sur des hypothèses économiques et financières.

Au terme de leur analyse, les auteurs concluent qu’une monnaie numérique correctement conçue pourrait améliorer l’efficacité du système de paiement tout en présentant des risques macroéconomiques limités. Ils soulignent toutefois que son impact sur l’inclusion financière resterait incomplet sans amélioration de l’accès aux services financiers et au crédit.

Au-delà de la question de la monnaie numérique, le modèle développé pourrait également servir à analyser les conséquences de différents chocs économiques et financiers sur l’économie marocaine et à évaluer les effets de mesures monétaires, budgétaires et macroprudentielles.

LNT

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Discours Royal : la CGEM prépare un plan d’action pour accélérer l’investissement https://lnt.ma/discours-royal-la-cgem-prepare-un-plan-daction-pour-accelerer-linvestissement/ Sat, 10 Oct 2026 17:57:53 +0000 https://lnt.ma/?p=560890 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) travaille à l’élaboration d’un plan d’action destiné à traduire les orientations du discours prononcé par le Roi Mohammed VI devant le Parlement en initiatives concrètes du secteur privé. Son président, Mehdi Tazi, a notamment identifié plusieurs priorités, parmi lesquelles l’accélération de l’investissement productif, le développement de nouvelles […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) travaille à l’élaboration d’un plan d’action destiné à traduire les orientations du discours prononcé par le Roi Mohammed VI devant le Parlement en initiatives concrètes du secteur privé. Son président, Mehdi Tazi, a notamment identifié plusieurs priorités, parmi lesquelles l’accélération de l’investissement productif, le développement de nouvelles filières industrielles, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les entreprises et le renforcement de la compétitivité des PME.

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) entend renforcer la mobilisation du secteur privé autour des priorités économiques et sociales définies dans le discours prononcé vendredi 9 octobre par le Roi Mohammed VI à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle législature.

Dans une déclaration à la MAP, samedi 10 octobre, son président, Mehdi Tazi, a annoncé que l’organisation patronale travaillait à la formalisation d’un plan d’action visant à accompagner la transformation économique du Royaume.

« Nous travaillons à la formalisation d’un plan d’action du secteur privé, articulé autour de priorités claires, à savoir accélérer l’investissement productif dans l’ensemble des régions, renforcer l’innovation et l’intégration de l’intelligence artificielle dans nos entreprises et développer de nouvelles filières industrielles et de nouveaux secteurs d’exportation », a-t-il indiqué.

Cette démarche intervient alors que le discours royal a appelé les entreprises à renforcer leur contribution à l’investissement, à la création d’emplois et au développement des capacités productives et exportatrices du pays.

L’investissement productif et l’innovation parmi les priorités

Pour la CGEM, l’accélération de l’investissement productif constitue l’un des principaux axes de mobilisation du secteur privé.

L’organisation patronale souhaite notamment encourager le développement de projets dans l’ensemble des régions du Royaume, dans une perspective de diversification des activités économiques et de réduction des disparités territoriales.

Le plan d’action en préparation devra également accorder une place importante à l’innovation et à l’intégration des nouvelles technologies dans les entreprises.

L’intelligence artificielle figure explicitement parmi les priorités identifiées par Mehdi Tazi, au même titre que le développement de nouvelles filières industrielles et l’élargissement des capacités d’exportation.

Ces orientations s’inscrivent dans le prolongement du discours royal, qui a appelé au lancement d’une nouvelle génération de stratégies nationales, notamment dans les domaines de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle.

La CGEM entend ainsi accompagner les entreprises dans leur adaptation aux transformations technologiques et aux nouvelles opportunités économiques.

Le renforcement de la souveraineté économique constitue un autre volet du plan d’action envisagé par la Confédération.

Mehdi Tazi a notamment évoqué la nécessité de « consolider notre souveraineté hydrique, énergétique et alimentaire, et de favoriser l’émergence de PME plus compétitives ».

Ces trois domaines correspondent à des priorités mises en avant dans le discours royal, dans un contexte où la sécurisation des ressources et des approvisionnements représente un enjeu pour le développement économique du Royaume.

Pour le secteur privé, ces orientations impliquent notamment de renforcer les capacités de production et d’investissement dans les activités concernées.

La compétitivité des petites et moyennes entreprises apparaît également comme une composante de cette stratégie. La CGEM entend favoriser leur développement afin de leur permettre de contribuer davantage à la création de valeur ajoutée et à la dynamique industrielle nationale.

Une attention particulière à l’emploi des jeunes et aux territoires

Au-delà des objectifs de croissance, le président de la CGEM a insisté sur la nécessité de faire bénéficier l’ensemble des territoires et des citoyens des transformations économiques engagées.

Selon Mehdi Tazi, le discours royal définit une orientation visant à accélérer le développement du Royaume tout en renforçant la justice sociale et territoriale.

Cette dimension suppose notamment que les investissements réalisés puissent se traduire par des opportunités économiques et professionnelles dans les différentes régions.

Le président de la Confédération a également souligné le rôle attendu des entreprises dans la création d’emplois durables, particulièrement pour les jeunes.

« Notre ambition est de transformer les opportunités en projets créateurs de valeur ajoutée locale, en emplois durables pour notre jeunesse et en nouvelles capacités de production et d’exportation, tout en contribuant à réduire les disparités territoriales », a-t-il déclaré.

Cette orientation rejoint l’appel royal à placer les questions liées à la jeunesse au centre des politiques publiques, notamment à travers l’éducation, la qualification et l’insertion économique.

Pour Mehdi Tazi, le discours royal réaffirme la place du secteur privé dans la prochaine étape de développement du Maroc, particulièrement en matière d’investissement, de création de richesses et d’emploi.

La CGEM entend répondre à cet appel en structurant ses priorités autour de projets susceptibles de renforcer les capacités économiques nationales.

À ce stade, l’organisation patronale n’a toutefois pas précisé le calendrier de finalisation de son plan d’action, les moyens qui lui seront consacrés ni les dispositifs opérationnels envisagés.

Les orientations annoncées portent principalement sur l’investissement régional, la modernisation technologique des entreprises, le développement industriel, la compétitivité des PME et la contribution du secteur privé aux objectifs de souveraineté économique.

LNT

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Le Maroc atteint 15,7 millions de touristes à fin septembre https://lnt.ma/le-maroc-atteint-157-millions-de-touristes-a-fin-septembre/ Fri, 09 Oct 2026 10:03:28 +0000 https://lnt.ma/?p=560828 Les arrivées ont progressé de 5% sur les neuf premiers mois de l’année, soit plus de 717 000 visiteurs supplémentaires par rapport à la même période de 2025, selon les données du ministère du Tourisme. Le seul mois de septembre a été marqué par plus de 1,5 million d’arrivées, en hausse de 8% sur un […]

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Les arrivées ont progressé de 5% sur les neuf premiers mois de l’année, soit plus de 717 000 visiteurs supplémentaires par rapport à la même période de 2025, selon les données du ministère du Tourisme.

Le seul mois de septembre a été marqué par plus de 1,5 million d’arrivées, en hausse de 8% sur un an. Cette accélération hors saison haute constitue l’indication la plus significative de la série : elle suggère un étalement de la fréquentation au-delà du pic estival, objectif poursuivi depuis plusieurs années pour améliorer les taux d’occupation annuels, qui demeuraient à 56% à fin juillet.

La ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a estimé que « la dynamique du tourisme marocain se poursuit et son potentiel à terme reste considérable », en jugeant l’objectif de 26 millions de touristes à l’horizon 2030 « plus proche que jamais ». Elle a ajouté que la priorité portait désormais sur la création de valeur, d’emplois et d’opportunités dans l’ensemble des régions.

Cette inflexion de discours recoupe le constat établi par les classements internationaux. Le Royaume occupe le 70e rang mondial de l’indice de développement du voyage et du tourisme du Forum économique mondial, avec des positions très basses sur le capital humain, au 101e rang, et sur l’impact socio-économique du secteur, au 107e, deux indicateurs qui mesurent la valeur effectivement captée localement.

Les recettes voyages s’établissaient à 79 milliards de dirhams à fin juillet, en progression de 13%, croissance supérieure à celle des arrivées.

LNT

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Le Conseil de la concurrence examine le marché de l’or https://lnt.ma/le-conseil-de-la-concurrence-examine-le-marche-de-lor/ Thu, 08 Oct 2026 11:05:30 +0000 https://lnt.ma/?p=560758 Le président de l’autorité, Ahmed Rahhou, a indiqué que le marché de l’or et de la bijouterie faisait l’objet d’un examen approfondi, sans en préciser le périmètre ni les opérateurs concernés. Sur le dossier des carburants, il a apporté une précision qui déplace la responsabilité politique. L’activation de l’article 4 de la loi sur la […]

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Le président de l’autorité, Ahmed Rahhou, a indiqué que le marché de l’or et de la bijouterie faisait l’objet d’un examen approfondi, sans en préciser le périmètre ni les opérateurs concernés.

Sur le dossier des carburants, il a apporté une précision qui déplace la responsabilité politique. L’activation de l’article 4 de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, qui permet de plafonner les prix, ne relève pas des attributions du Conseil mais de celles du gouvernement, lequel peut solliciter son avis. Or l’exécutif sortant n’a formulé aucune demande en ce sens au cours de la législature. La décision revient donc au prochain gouvernement.

Le Conseil continue par ailleurs de suivre le marché des hydrocarbures par des rapports trimestriels sur les prix et les marges. Le prochain, portant sur les données de juin et sur l’évolution des cours nationaux et internationaux, est attendu dans les jours qui viennent. L’autorité avait publié en juillet un rapport annuel sur les résultats financiers 2025 des distributeurs de carburants.

Deux autres dossiers ont été évoqués. À la demande du chef du gouvernement, le Conseil a rendu fin septembre un avis sur un projet de révision du cadre juridique de l’assurance, qui reprend des recommandations anciennes, notamment sur le livre IV du code des assurances, et qui sera transmis au Parlement accompagné de cet avis. Après le ciment et le fer, l’autorité finalise enfin un avis sur la filière de la brique rouge, dont la publication est annoncée pour la semaine prochaine.

Ces précisions interviennent alors que le gasoil a franchi le seuil de 16 dirhams le litre et que les associations de consommateurs réclament un observatoire national des prix.

LNT

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Le Maroc veut passer d’acheteur à producteur d’armement https://lnt.ma/le-maroc-veut-passer-dacheteur-a-producteur-darmement/ Thu, 08 Oct 2026 11:00:01 +0000 https://lnt.ma/?p=560748 Le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale a présenté à l’ouverture du salon de Marrakech l’industrie aéronautique nationale comme le socle d’une base industrielle de défense en construction. Abdellatif Loudiyi a résumé l’objectif par la formule d’un passage « d’un pays qui importe des capacités de défense à un pays qui bâtit […]

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Le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale a présenté à l’ouverture du salon de Marrakech l’industrie aéronautique nationale comme le socle d’une base industrielle de défense en construction.

Abdellatif Loudiyi a résumé l’objectif par la formule d’un passage « d’un pays qui importe des capacités de défense à un pays qui bâtit une capacité nationale ». Il a mis en avant trois leviers : un cadre juridique dédié, des zones industrielles réservées et un régime d’incitations, ensemble adopté ces dernières années pour attirer les équipementiers.

Le ministre a insisté sur la condition qui détermine la réussite de cette trajectoire : le transfert de technologies. L’implantation d’unités d’assemblage ne constitue une base industrielle que si elle s’accompagne d’une maîtrise locale de la conception, de l’intégration et du maintien en condition opérationnelle.

Deux annonces de la semaine illustrent cette orientation. Lockheed Martin a confirmé l’implantation à Benslimane d’une installation de maintenance lourde et de révision générale destinée aux C-130 Hercules et aux F-16, au lendemain du premier vol du F-16 Block 72 commandé par le Royaume. Harmattan AI s’engage de son côté sur une plateforme de production de systèmes autonomes et sur la fabrication locale du drone de frappe IRIFI.

Le secteur aéronautique marocain, bâti depuis deux décennies autour de la sous-traitance civile pour Airbus, Boeing et Safran, compte aujourd’hui plus de cent cinquante entreprises et constitue l’un des principaux postes d’exportation industrielle du Royaume. Le pari consiste à transposer ce tissu vers le segment de la défense, où les barrières à l’entrée tiennent moins au capital qu’à l’accès aux technologies sensibles.

LNT

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Cinq accords signés à l’ouverture du Marrakech Air Show https://lnt.ma/cinq-accords-signes-a-louverture-du-marrakech-air-show/ Thu, 08 Oct 2026 10:55:34 +0000 https://lnt.ma/?p=560745 Quatre conventions et une lettre d’intention ont été paraphées mercredi lors de la première journée de la huitième édition du salon, associant Boeing, Airbus, Lockheed Martin, Safran, Harmattan AI et Royal Air Maroc à l’État marocain. Le premier texte porte sur une plateforme collaborative de recherche et développement en fabrication avancée, hébergée par le centre […]

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Quatre conventions et une lettre d’intention ont été paraphées mercredi lors de la première journée de la huitième édition du salon, associant Boeing, Airbus, Lockheed Martin, Safran, Harmattan AI et Royal Air Maroc à l’État marocain.

Le premier texte porte sur une plateforme collaborative de recherche et développement en fabrication avancée, hébergée par le centre africain d’excellence en manufacturing adossé à l’Université Mohammed VI Polytechnique. Il a été signé par Hicham El Habti, Abdelhadi Sohib et Othmane Smires pour la partie marocaine, et par Fahad Almhairi pour Boeing, Joseph Rank pour Lockheed Martin, Vincent Caro pour Safran Nacelles, Gabriel Semelas pour Airbus et Karim Cheikh pour Cetim Maroc, en présence du ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi.

Safran s’engage pour sa part sur une unité de production de systèmes de lubrification et de gestion des fluides pour moteurs d’avion, représentant un investissement de 120 millions de dirhams et cent emplois. Le mémorandum a été signé par Ryad Mezzour, Karim Zidane et Ali Seddiki pour l’État et l’agence de développement des investissements, et par Mekki Kabbaj pour Safran Oil Systems.

Un troisième accord lie le ministère de l’Industrie et du Commerce à Royal Air Maroc pour identifier les produits et services susceptibles d’être achetés ou développés localement, et constituer une chaîne d’approvisionnement nationale pour la compagnie.

Harmattan AI s’engage enfin sur une plateforme industrielle et technologique destinée au développement et à la production de systèmes de défense autonomes, dont des systèmes de défense aérienne, avec une capacité de production pouvant atteindre 55 000 unités par an. L’accord prolonge un partenariat stratégique conclu en juin avec les Forces armées royales.

La lettre d’intention, signée par Abdellatif Loudiyi et Mouad M’Ghari, porte sur l’acquisition du système IRIFI, drone de frappe autonome de précision longue portée conçu pour les environnements contestés, ainsi que sur son développement et sa fabrication au Maroc. Les montants de ces quatre derniers volets n’ont pas été rendus publics.

LNT

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Les grands taxis envisagent une hausse d’un dirham https://lnt.ma/les-grands-taxis-envisagent-une-hausse-dun-dirham/ Thu, 08 Oct 2026 10:53:11 +0000 https://lnt.ma/?p=560760 Les professionnels du transport en grands taxis étudient un relèvement des tarifs d’environ un dirham, le gasoil ayant dépassé 16 dirhams le litre, et des témoignages font état d’une application déjà effective dans plusieurs villes. Les opérateurs font valoir que le carburant absorbe l’essentiel de leur recette journalière. Le soutien direct versé par l’État aux […]

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Les professionnels du transport en grands taxis étudient un relèvement des tarifs d’environ un dirham, le gasoil ayant dépassé 16 dirhams le litre, et des témoignages font état d’une application déjà effective dans plusieurs villes.

Les opérateurs font valoir que le carburant absorbe l’essentiel de leur recette journalière. Le soutien direct versé par l’État aux transporteurs, reconduit à plusieurs reprises et ajusté sur l’évolution des prix, ne suffirait plus à compenser la hausse.

Le cadre juridique est toutefois contraignant. Les associations de consommateurs rappellent qu’une hausse tarifaire n’est légale que par décision du gouverneur de la province, le transport urbain et interurbain relevant de tarifs administrés. La Fédération marocaine des droits du consommateur indique avoir reçu une plainte visant des augmentations appliquées unilatéralement et se dit prête à engager des poursuites dès lors que deux personnes concernées lui en donneront mandat. Elle relève dans le même temps que le contrôle demeure faible, faute d’inspecteurs en nombre suffisant.

La fédération demande au prochain gouvernement soit un plafonnement des prix des carburants au titre de la loi 104.12, soit une réduction d’un dirham de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers. Le président du Conseil de la concurrence a précisé de son côté que l’exécutif sortant n’avait jamais sollicité l’activation du mécanisme de plafonnement.

Les professionnels devaient arrêter leur position lors d’une réunion tenue mercredi. À Rabat, des chauffeurs ont par ailleurs évoqué un mouvement de grève.

LNT

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Marrakech Air Show : le Maroc veut franchir un nouveau cap dans l’aéronautique et la défense https://lnt.ma/marrakech-air-show-le-maroc-veut-franchir-un-nouveau-cap-dans-laeronautique-et-la-defense/ Wed, 07 Oct 2026 15:23:11 +0000 https://lnt.ma/?p=560724 Après deux décennies de développement de son industrie aéronautique, le Maroc dispose désormais de capacités lui permettant d’aborder la fabrication, mais aussi la conception de systèmes plus complexes, selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Intervenant à l’ouverture de la 8e édition du Marrakech Air Show, il a mis en avant la […]

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Après deux décennies de développement de son industrie aéronautique, le Maroc dispose désormais de capacités lui permettant d’aborder la fabrication, mais aussi la conception de systèmes plus complexes, selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Intervenant à l’ouverture de la 8e édition du Marrakech Air Show, il a mis en avant la montée en compétences de la plateforme industrielle nationale dans un contexte de forte demande mondiale dans l’aéronautique civile et la défense.

L’industrie aéronautique marocaine entend poursuivre sa montée en gamme. À l’ouverture du Marrakech Air Show 2026, mercredi 7 octobre, Ryad Mezzour a estimé que les capacités industrielles et technologiques développées par le Royaume au cours des vingt dernières années lui permettent désormais de se positionner sur des systèmes plus complexes.

Cette évolution doit notamment permettre au secteur de passer progressivement de la fabrication de composants et de systèmes à des activités intégrant davantage de conception et de maîtrise technologique.

De la fabrication à la conception

« L’industrie connaît une transformation accélérée, dans un contexte marqué par une forte demande mondiale sur les produits civils et de défense », a déclaré Ryad Mezzour.

Dans cet environnement, le Maroc dispose, selon lui, de capacités permettant d’augmenter la production et de répondre aux exigences de qualité, de délais et de compétitivité des donneurs d’ordre.

Le ministre a surtout insisté sur l’évolution du positionnement industriel du Royaume, qui cherche à renforcer ses capacités de conception parallèlement aux activités de fabrication déjà développées. Il a attribué le développement de cette plateforme à la vision impulsée par le roi Mohammed VI au cours des deux dernières décennies.

Ryad Mezzour a également présenté les compétences disponibles et la compétitivité de la plateforme nationale comme des arguments pour attirer de nouveaux investissements.

« Le Royaume est devenu une plateforme attractive pour l’investissement, non seulement grâce à ses atouts touristiques, mais également en raison des compétences dont il dispose, de sa capacité de réalisation et de sa compétitivité », a-t-il déclaré.

La huitième édition du Marrakech Air Show, placée sous le Haut Patronage du roi Mohammed VI, se poursuit jusqu’au 10 octobre. Elle réunit industriels, donneurs d’ordre, responsables institutionnels et partenaires internationaux autour des évolutions technologiques et industrielles du secteur.

Le programme comprend une exposition statique de plusieurs aéronefs et plateformes de dernière génération, des démonstrations en vol ainsi que des panels et rencontres professionnelles.

Ces échanges portent notamment sur les évolutions technologiques, les besoins en compétences, les capacités industrielles et les possibilités de coopération entre les différents acteurs.

LNT

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L’État double sa prime à l’importation de blé tendre https://lnt.ma/letat-double-sa-prime-a-limportation-de-ble-tendre/ Wed, 07 Oct 2026 10:06:01 +0000 https://lnt.ma/?p=560658 La prime forfaitaire versée par l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses passe de 20,80 à 44,48 dirhams le quintal, soit une hausse de 114%, pour contenir l’effet de la flambée des cours mondiaux sur le prix du pain. Le cours international s’établit autour de 320 dirhams le quintal, niveau tiré par les perturbations […]

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La prime forfaitaire versée par l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses passe de 20,80 à 44,48 dirhams le quintal, soit une hausse de 114%, pour contenir l’effet de la flambée des cours mondiaux sur le prix du pain.

Le cours international s’établit autour de 320 dirhams le quintal, niveau tiré par les perturbations d’approvisionnement en provenance de Russie et d’Ukraine et par les contraintes de navigation en mer Noire. L’État maintient un prix de cession garanti de 270 dirhams le quintal aux minoteries, niveau de soutien qui n’avait plus été atteint depuis 2023.

Le mécanisme est celui d’une subvention à l’importation : l’écart entre le prix d’achat sur le marché mondial et le prix garanti aux moulins est pris en charge par le budget, de manière à neutraliser la volatilité internationale sur le prix de la farine subventionnée et, par conséquent, sur celui du pain.

Deux risques pèsent sur la suite. La pression de la demande sur les marchés européens, en particulier français, pourrait épuiser les stocks exportables dès décembre ou janvier. La Russie assure par ailleurs environ 30% des exportations mondiales de blé, et le maintien des restrictions sur ces flux exposerait directement les réserves stratégiques du Royaume et le coût du dispositif de soutien.

La mesure intervient après une collecte nationale de blé tendre inférieure aux objectifs, qui avait déjà conduit à relancer les importations, et dans un contexte de dépréciation du dirham qui renchérit mécaniquement les achats libellés en euros.

LNT

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Immobilier : Les promoteurs alertent sur l’arrêt des transactions https://lnt.ma/immobilier-les-promoteurs-alertent-sur-larret-des-transactions/ Tue, 06 Oct 2026 11:17:15 +0000 https://lnt.ma/?p=560609 La Fédération nationale des promoteurs immobiliers fait état de ventes à l’arrêt depuis plusieurs mois, les données officielles situant le recul entre 30 et 40%, niveau que les professionnels jugent encore inférieur à la réalité du marché. Quatre causes sont avancées. La demande des Marocains résidant à l’étranger, traditionnellement déterminante pendant la période estivale, s’est […]

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La Fédération nationale des promoteurs immobiliers fait état de ventes à l’arrêt depuis plusieurs mois, les données officielles situant le recul entre 30 et 40%, niveau que les professionnels jugent encore inférieur à la réalité du marché.

Quatre causes sont avancées. La demande des Marocains résidant à l’étranger, traditionnellement déterminante pendant la période estivale, s’est rétractée sous l’effet de l’inflation dans leurs pays de résidence. L’offre bute sur une pénurie de foncier constructible dans les grandes villes, Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir, phénomène qui s’étend désormais aux villes moyennes. Les coûts de construction progressent avec le renchérissement des produits pétroliers. Les délais administratifs enfin atteignent jusqu’à une année pour l’obtention des autorisations, la plateforme notariale Tawtik ayant par ailleurs été paralysée plusieurs semaines par des attaques informatiques.

L’été 2025 a marqué le renversement du cycle saisonnier : un notaire de Casablanca déclare n’avoir enregistré aucune transaction depuis juin. Le dispositif d’aide directe au logement, qui peut atteindre 100 000 dirhams, suscite un intérêt limité au regard du volume d’aide engagé.

Les professionnels placent leurs attentes dans les chantiers liés à la Coupe du monde 2030, en relevant que la production de logements accuse un retard sur l’avancement des infrastructures. Ils réclament des mesures de relance sectorielles, notamment sur la mobilisation du foncier public et la simplification des procédures d’autorisation.

Le secteur pèse directement sur l’emploi non qualifié, sur la demande adressée aux matériaux de construction et sur l’encours des crédits bancaires, trois canaux par lesquels son ralentissement se diffuse à l’ensemble de l’économie.

LNT

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Les associations de consommateurs adressent dix demandes au gouvernement https://lnt.ma/les-associations-de-consommateurs-adressent-dix-demandes-au-gouvernement/ Tue, 06 Oct 2026 11:16:39 +0000 https://lnt.ma/?p=560613 La Fédération nationale des associations de consommateurs a remis un mémorandum en dix points au gouvernement en formation, articulé autour de la transparence des prix et de la régulation des secteurs vitaux. Les propositions comprennent la mise en place d’un observatoire national des prix chargé de suivre les tarifs et de combattre les pratiques spéculatives, […]

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La Fédération nationale des associations de consommateurs a remis un mémorandum en dix points au gouvernement en formation, articulé autour de la transparence des prix et de la régulation des secteurs vitaux.

Les propositions comprennent la mise en place d’un observatoire national des prix chargé de suivre les tarifs et de combattre les pratiques spéculatives, l’obligation de transparence dans le secteur des hydrocarbures sur les coûts d’importation et les marges, l’accélération des textes d’application complétant le cadre de protection du consommateur, et le renforcement des prérogatives des autorités de régulation face aux pratiques anticoncurrentielles.

La fédération réclame également un encadrement des secteurs qu’elle qualifie de vitaux, santé, éducation, transport, énergie et télécommunications, une association des représentants des consommateurs à l’élaboration des politiques publiques, et le développement de l’éducation à la consommation face aux enjeux du commerce en ligne.

L’argument central porte sur la méthode : les interventions ponctuelles et temporaires sont jugées insuffisantes face à des crises récurrentes, et le mémorandum plaide pour des politiques publiques anticipant les perturbations de marché plutôt que les corrigeant après coup.

La démarche intervient alors que le gasoil a franchi le seuil de 16 dirhams le litre après trois hausses depuis le 1er septembre, et que l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,8% en août sous l’effet principal des carburants, dont les prix ont bondi de 9,8% sur le mois.

LNT

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Zagora engage 130 millions de dirhams pour ses oasis https://lnt.ma/zagora-engage-130-millions-de-dirhams-pour-ses-oasis/ Mon, 05 Oct 2026 10:48:12 +0000 https://lnt.ma/?p=560559 Un programme de réhabilitation des oasis couvrant la période 2026-2029 mobilise environ 130 millions de dirhams dans la province, répartis sur quarante-cinq marchés portant sur l’acquisition de palmiers, le forage de puits, l’équipement d’irrigation et l’appui aux coopératives. Le dispositif s’inscrit dans un programme provincial plus large consacré à l’aménagement et à la réhabilitation des […]

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Un programme de réhabilitation des oasis couvrant la période 2026-2029 mobilise environ 130 millions de dirhams dans la province, répartis sur quarante-cinq marchés portant sur l’acquisition de palmiers, le forage de puits, l’équipement d’irrigation et l’appui aux coopératives.

Le dispositif s’inscrit dans un programme provincial plus large consacré à l’aménagement et à la réhabilitation des oasis, dont l’enveloppe globale avoisine 624 millions de dirhams. Il associe plusieurs volets : reconstitution du patrimoine phénicicole, sécurisation de la ressource en eau, modernisation des réseaux d’irrigation traditionnels et structuration des producteurs.

La difficulté identifiée ne porte pas sur le financement mais sur l’adhésion des agriculteurs. Les exploitations oasiennes sont morcelées, souvent détenues en indivision, et leurs titulaires ne résident pas toujours sur place, ce qui complique la contractualisation et l’entretien collectif des ouvrages. Les programmes successifs se sont heurtés à cette structure foncière.

L’enjeu dépasse l’agriculture. Les oasis constituent la barrière la plus efficace contre l’avancée du sable et le principal support de peuplement du sud-est du Royaume. Leur dégradation, provoquée par la baisse des nappes, la salinisation et le bayoud, maladie cryptogamique du palmier dattier, alimente directement l’exode vers les villes du nord.

LNT

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Le Maroc dépasse le milliard d’euros de tomates vers l’UE https://lnt.ma/le-maroc-depasse-le-milliard-deuros-de-tomates-vers-lue/ Mon, 05 Oct 2026 10:31:36 +0000 https://lnt.ma/?p=560554 Le Royaume s’est maintenu, pour la deuxième campagne consécutive, au rang de deuxième fournisseur de tomates de l’Union européenne, avec 493 327 tonnes écoulées et 1,03 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur la saison 2025-2026. La comparaison sur dix ans éclaire le mouvement. Entre les campagnes 2016-2017 et 2025-2026, les expéditions marocaines ont progressé de […]

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Le Royaume s’est maintenu, pour la deuxième campagne consécutive, au rang de deuxième fournisseur de tomates de l’Union européenne, avec 493 327 tonnes écoulées et 1,03 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur la saison 2025-2026.

La comparaison sur dix ans éclaire le mouvement. Entre les campagnes 2016-2017 et 2025-2026, les expéditions marocaines ont progressé de 22,17%, tandis que celles de l’Espagne reculaient de 36,99%, à 475 803 tonnes, et celles des Pays-Bas de 18,4%, à 773 449 tonnes.

Les parts de marché s’établissent désormais à 27,81% pour les Pays-Bas, premier fournisseur, 17,74% pour le Maroc et 17,11% pour l’Espagne. L’Union a importé au total 2,78 millions de tonnes pour plus de 5,56 milliards d’euros sur la saison.

Le prix moyen révèle la limite de ce positionnement. La tomate marocaine s’est vendue à 2,09 euros le kilo, contre 2,14 euros pour l’espagnole : le Royaume gagne des volumes et des parts de marché sans parvenir encore à vendre plus cher que son concurrent, écart qui renvoie à la structure variétale de l’offre et au poids de la tomate ronde dans les expéditions.

Ce résultat est obtenu alors que la campagne qui s’ouvre s’annonce contrainte. Les superficies plantées en tomate ronde dans le Souss-Massa reculeraient de 10 à 15%, le démarrage de la production accuse un décalage de dix à quinze jours, et les difficultés d’irrigation persistent dans le périmètre du Massa et autour de la station de dessalement de Chtouka.

LNT

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Commerce extérieur : les valeurs unitaires des importations et des exportations en nette hausse au deuxième trimestre https://lnt.ma/commerce-exterieur-les-valeurs-unitaires-des-importations-et-des-exportations-en-nette-hausse-au-deuxieme-trimestre/ Sun, 04 Oct 2026 14:17:50 +0000 https://lnt.ma/?p=560536 Les indices des valeurs unitaires du commerce extérieur ont fortement progressé au deuxième trimestre 2026. Ceux des importations ont augmenté de 10% sur un an, tandis que ceux des exportations ont avancé de 10,9%. Du côté des achats à l’étranger, la hausse est principalement portée par l’énergie et les produits bruts d’origine minérale. À l’exportation, […]

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Les indices des valeurs unitaires du commerce extérieur ont fortement progressé au deuxième trimestre 2026. Ceux des importations ont augmenté de 10% sur un an, tandis que ceux des exportations ont avancé de 10,9%. Du côté des achats à l’étranger, la hausse est principalement portée par l’énergie et les produits bruts d’origine minérale. À l’exportation, les demi-produits ainsi que l’alimentation, les boissons et le tabac figurent parmi les principales catégories à l’origine de l’augmentation.

Les échanges extérieurs marocains ont été marqués au deuxième trimestre 2026 par une augmentation sensible des valeurs unitaires, aussi bien à l’importation qu’à l’exportation.

L’indice des valeurs unitaires à l’importation, calculé sur une base 100 en 2019, s’est établi à 115,3 points, contre 104,8 points au deuxième trimestre 2025, soit une progression de 10%.

Dans le même temps, l’indice relatif aux exportations est passé de 117,1 à 129,9 points, correspondant à une hausse de 10,9% sur un an.

Énergie et produits minéraux tirent les valeurs à l’importation

L’évolution des importations est caractérisée par des écarts importants entre les différentes catégories de produits.

La progression la plus marquée concerne les produits bruts d’origine minérale, dont l’indice des valeurs unitaires bondit de 97% sur un an, passant de 98,6 à 194,2 points.

L’énergie et les lubrifiants enregistrent également une augmentation importante de 53,1%, avec un indice qui atteint 128,6 points contre 84 points un an auparavant.

Les hausses sont nettement plus modérées pour les autres catégories. Les produits bruts d’origine animale et végétale progressent de 4,1%, tandis que les demi-produits augmentent de 4,6%.

Les produits finis d’équipement industriel affichent une hausse de 1,2% et les produits finis de consommation de 0,8%.

Deux catégories évoluent cependant à contre-courant. L’indice relatif à l’alimentation, aux boissons et aux tabacs diminue de 0,6%, tandis que celui des produits finis d’équipement agricole recule de 3,3%.

Une hausse de 23,4% pour les demi-produits à l’export

Du côté des exportations, l’augmentation de 10,9% de l’indice global repose également sur plusieurs composantes.

Les demi-produits enregistrent une progression de 23,4%, leur indice passant de 132,9 au deuxième trimestre 2025 à 164 points un an plus tard.

Les valeurs unitaires des produits relevant de l’alimentation, des boissons et du tabac augmentent, pour leur part, de 16,2%, tandis que celles des produits finis d’équipement agricole progressent de 14,4%.

L’énergie et les lubrifiants affichent une hausse plus prononcée encore, de 44,5%, avec un indice qui passe de 85,9 à 124,1 points.

La progression atteint par ailleurs 7,6% pour les produits bruts d’origine minérale, 5% pour les produits finis d’équipement industriel et 3,6% pour les produits finis de consommation.

Les produits bruts d’origine animale et végétale constituent la seule catégorie stable, avec un indice inchangé à 151,3 points.

Des évolutions mensuelles contrastées

L’examen des données mensuelles montre que la progression n’a pas été uniforme au cours du deuxième trimestre.

Pour les importations, l’indice global s’est établi à 116,9 points en avril, 115,4 en mai et 113,7 en juin, traduisant un repli progressif au cours du trimestre.

Cette évolution globale masque toutefois la poursuite de la hausse des valeurs unitaires des produits bruts d’origine minérale. Leur indice est passé de 174,9 en avril à 200 en mai, puis à 208,7 en juin.

L’énergie et les lubrifiants ont suivi une trajectoire différente : leur indice est passé de 126,5 en avril à 135 en mai, avant de revenir à 124,3 en juin.

Du côté des exportations, la tendance mensuelle est orientée à la hausse. L’indice global est passé de 128,3 points en avril à 129,1 en mai puis 132,1 en juin.

Les demi-produits illustrent particulièrement cette progression, avec un indice de 155,2 en avril, 165,7 en mai et 170,3 en juin.

Une accélération sensible par rapport au premier trimestre

Les données trimestrielles font également apparaître une accélération entre les deux premiers trimestres de 2026.

L’indice des valeurs unitaires des exportations était de 120,1 points au premier trimestre, avant de grimper à 129,9 points au deuxième. Celui des importations est passé, dans le même temps, de 108,7 à 115,3 points.

Le mouvement est particulièrement visible par rapport à 2025. L’indice des valeurs unitaires à l’importation avait atteint un point bas de 104,4 au troisième trimestre de l’année dernière, avant de remonter à 106 au quatrième trimestre, 108,7 au premier trimestre 2026 puis 115,3 au deuxième.

Pour les exportations, l’indice avait évolué dans une fourchette relativement étroite durant 2025, entre 116,7 et 117,4 points, avant d’accélérer au cours du premier semestre 2026.

LNT

 

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Commerce extérieur : le déficit se creuse de 25,4% malgré la progression des exportations https://lnt.ma/commerce-exterieur-le-deficit-se-creuse-de-254-malgre-la-progression-des-exportations/ Sat, 03 Oct 2026 15:16:15 +0000 https://lnt.ma/?p=560513 Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 282,6 milliards de dirhams à fin août 2026, en hausse de 25,4% sur un an. Si les exportations ont progressé de 8,7%, soutenues notamment par l’automobile, l’aéronautique et l’agroalimentaire, elles ont évolué moins rapidement que les importations, en hausse de 15,8% sous l’effet notamment de la facture […]

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Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 282,6 milliards de dirhams à fin août 2026, en hausse de 25,4% sur un an. Si les exportations ont progressé de 8,7%, soutenues notamment par l’automobile, l’aéronautique et l’agroalimentaire, elles ont évolué moins rapidement que les importations, en hausse de 15,8% sous l’effet notamment de la facture énergétique et des achats de biens d’équipement. En parallèle, les recettes touristiques et les transferts des Marocains résidant à l’étranger poursuivent leur progression, tandis que le flux net des investissements directs étrangers augmente de 65%.

Les échanges extérieurs du Maroc présentent des évolutions contrastées au terme des huit premiers mois de 2026. Selon les indicateurs de l’Office des changes, les importations de biens ont atteint 617,5 milliards de dirhams, contre des exportations de 334,9 milliards, portant le déficit commercial à 282,6 milliards de dirhams.

Comparativement à la même période de 2025, le déficit s’est ainsi accru de 25,4%. Cette évolution s’explique par une progression des importations de 84,3 milliards de dirhams, soit 15,8%, nettement supérieure à l’augmentation de 26,9 milliards des exportations.

Conséquence de cet écart, le taux de couverture des importations par les exportations perd 3,5 points pour s’établir à 54,2%.

Énergie et biens d’équipement tirent les importations

La progression des achats à l’étranger concerne l’ensemble des principales catégories de produits.

Les importations de produits finis d’équipement augmentent de 19,3%, à 148,7 milliards de dirhams, et constituent désormais l’un des principaux postes d’importation.

La facture énergétique enregistre une progression encore plus prononcée, de 32,6%, pour atteindre 96,4 milliards de dirhams. Les achats de produits bruts bondissent pour leur part de 63,3% à 45,9 milliards.

Les importations de produits finis de consommation progressent également de 10,1% à 143,5 milliards de dirhams. Les demi-produits augmentent plus modérément, de 3,1% à 117,3 milliards, tandis que les achats de produits alimentaires avancent de 2,4% à 64,1 milliards.

Cette hausse généralisée des importations intervient parallèlement à une amélioration des ventes marocaines à l’étranger, mais celle-ci demeure insuffisante pour compenser l’augmentation des achats.

L’automobile dépasse 116 milliards de dirhams à l’export

Les exportations marocaines ont progressé de 8,7% pour atteindre 334,9 milliards de dirhams à fin août.

L’automobile reste l’un des principaux moteurs de cette évolution. Les ventes du secteur à l’étranger atteignent 116,15 milliards de dirhams, en augmentation de 14,5%.

Cette progression repose notamment sur le segment de la construction automobile, dont les exportations augmentent de 19% à 44,75 milliards de dirhams. Le câblage progresse de 13,9% à 44,78 milliards, tandis que le segment « Extérieur » enregistre une hausse de 43,6% à 3,77 milliards.

L’aéronautique affiche également une croissance soutenue. Ses exportations augmentent de 21,5% à près de 23 milliards de dirhams. Les ventes liées à l’assemblage progressent de 26,9% à 15,87 milliards, tandis que le segment des systèmes d’interconnexion de câblage électrique (EWIS) avance de 10,9% à 7 milliards.

L’agriculture et l’agroalimentaire enregistrent, de leur côté, une hausse de 8,3% à 65,1 milliards de dirhams, portée notamment par l’industrie alimentaire, dont les ventes progressent de 13,6% à 31,1 milliards.

Recul des phosphates, du textile et de l’électronique

Tous les secteurs exportateurs n’évoluent toutefois pas dans le même sens.

Les exportations de phosphates et dérivés reculent de 6% sur les huit premiers mois de l’année. Celles du textile et du cuir diminuent de 5,6%, tandis que le secteur de l’électronique et de l’électricité enregistre une baisse de 2,9%.

Ces replis viennent modérer la progression enregistrée dans l’automobile, l’aéronautique et l’agroalimentaire.

La balance des services présente en revanche une évolution plus favorable. Son excédent augmente de 13,4% à 118,3 milliards de dirhams. Les exportations de services progressent de 12,6% à 229,6 milliards, contre une hausse de 11,7% des importations, à 111,3 milliards.

Les recettes touristiques approchent 98 milliards de dirhams

Le tourisme continue également de contribuer aux recettes extérieures. Les recettes Voyages atteignent 97,93 milliards de dirhams à fin août, en progression de 9,7% par rapport à la même période de 2025.

Dans le même temps, les dépenses Voyages augmentent de 6,6%, passant de 21,87 à 23,31 milliards de dirhams.

Le solde de la balance Voyages demeure ainsi largement excédentaire, à 74,62 milliards de dirhams, en amélioration de 10,8% sur un an.

Les transferts des MRE progressent de 9%

Autre source importante de devises, les transferts effectués par les Marocains résidant à l’étranger poursuivent leur progression.

Ils ont atteint 89,22 milliards de dirhams au cours des huit premiers mois de 2026, contre 81,85 milliards un an auparavant, soit une hausse de 9%.

L’augmentation représente près de 7,4 milliards de dirhams supplémentaires sur un an.

Forte progression du flux net des IDE

Les données de l’Office des changes font enfin apparaître une nette progression des investissements directs étrangers au Maroc.

Leur flux net atteint 34,33 milliards de dirhams, soit une hausse de 65% par rapport à fin août 2025. Cette évolution résulte à la fois d’une augmentation des recettes et d’un recul des dépenses.

Les recettes d’IDE progressent de 17% pour atteindre 47,32 milliards de dirhams, tandis que les dépenses diminuent de 33,9%, à 12,98 milliards.

Dans le sens inverse, le flux net des investissements directs marocains à l’étranger s’établit à 6,67 milliards de dirhams, contre 2,36 milliards à la même période de l’année précédente. Les dépenses correspondantes augmentent de 45,5% à 18,21 milliards, tandis que les recettes issues des cessions progressent de 13,6% à 11,54 milliards.

LNT

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