Economie - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/economie/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 12 Jun 2026 15:23:38 +0000 fr-FR hourly 1 L’ONDA lance sa campagne pour le Mondial 2026 https://lnt.ma/londa-lance-sa-campagne-pour-le-mondial-2026/ Fri, 12 Jun 2026 14:24:30 +0000 https://lnt.ma/?p=550985 Airports of Morocco, la marque portée par l’Office National des Aéroports (ONDA), vient de dévoiler, à 24 heures du premier match des Lions de l’Atlas en Coupe du Monde FIFA 2026, une nouvelle campagne nationale intitulée « Let The Game Take Off ». Il s’agit d’une campagne dont le film institutionnel inédit met en lumière le rôle […]

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Airports of Morocco, la marque portée par l’Office National des Aéroports (ONDA), vient de dévoiler, à 24 heures du premier match des Lions de l’Atlas en Coupe du Monde FIFA 2026, une nouvelle campagne nationale intitulée « Let The Game Take Off ».

Il s’agit d’une campagne dont le film institutionnel inédit met en lumière le rôle central des aéroports du Royaume dans la mobilisation autour des grandes échéances sportives internationales, indique l’ONDA dans un communiqué.

Conçue comme une bande dessinée animée, la campagne adopte un registre créatif universel et immédiatement lisible, fait savoir la même source.

Sur le terrain, les Lions de l’Atlas, et dans les aéroports, les femmes et les hommes qui orchestrent chaque jour le départ des supporters vers les stades du monde — agents d’accueil, équipes d’exploitation, sécurité, maintenance et assistance passagers. Deux scènes, une même équipe : celle qui porte les couleurs du Maroc.

Cette mobilisation s’appuie sur la coordination constante entre l’ONDA, le ministère de l’Intérieur, la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), la Gendarmerie Royale, l’Administration des Douanes et Impôts Indirects et le ministère du Transport et de la Logistique, dont l’engagement permet d’offrir aux voyageurs un parcours fluide, performant et conforme aux meilleurs standards internationaux.

Au-delà de l’événement, la campagne s’inscrit dans une logique stratégique de long terme. Elle prolonge le partenariat conclu avec la Fédération Royale Marocaine de Football, consolide la trajectoire engagée par l’Office pour accompagner la mobilité des sélections nationales et amorce le compte à rebours vers la Coupe du Monde 2030, que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

Le dispositif média, déployé en télévision, radio, affichage, presse et réseaux sociaux, garantit une visibilité maximale et une continuité de présence auprès du grand public.

Par cette prise de parole, Airports of Morocco affirme que les aéroports marocains ne sont pas seulement des points de passage : ils sont des plateformes de performance, des vecteurs de fierté et des leviers du rayonnement du Royaume.

Inscrite au cœur de la stratégie « Aéroports 2030 », cette campagne illustre la conviction qui guide l’Office : derrière chaque grand rendez-vous national, il y a une équipe — sur le terrain, et dans les aéroports, conclut le communiqué.

 

LNT avec Map

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Casablanca accueille une édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique 2026 https://lnt.ma/casablanca-accueille-une-edition-marocaine-du-salon-economique-et-commercial-chine-afrique-2026/ Wed, 10 Jun 2026 14:27:28 +0000 https://lnt.ma/?p=550845 Casablanca abrite, du 10 au 12 juin 2026, l’édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique, organisée sous le thème « Agir ensemble Chine–Afrique, construire l’avenir ». L’événement s’inscrit dans le cadre du dixième anniversaire du partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine et vise à renforcer les échanges économiques entre les deux pays. […]

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Casablanca abrite, du 10 au 12 juin 2026, l’édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique, organisée sous le thème « Agir ensemble Chine–Afrique, construire l’avenir ». L’événement s’inscrit dans le cadre du dixième anniversaire du partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine et vise à renforcer les échanges économiques entre les deux pays.

Prévue au Centre international des expositions de Casablanca, cette manifestation est organisée conjointement par le Secrétariat du Comité d’organisation du Salon économique et commercial Chine–Afrique et le ministère de l’Industrie et du Commerce. Elle ambitionne d’offrir une plateforme dédiée au développement des partenariats économiques et commerciaux entre les acteurs marocains et chinois.

Selon les organisateurs, ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des initiatives engagées pour consolider la coopération sino-marocaine et valoriser les acquis des précédentes éditions du Salon économique et commercial Chine–Afrique.

Considéré comme l’un des principaux événements consacrés à la coopération économique entre la Chine et le continent africain, ce salon a permis jusqu’à présent la signature de 512 projets représentant un volume d’investissements supérieur à 64,7 milliards de dollars.

Après des éditions organisées au Kenya et au Nigeria, l’édition 2026 marque la première tenue de cette manifestation au Maroc. Les organisateurs soulignent que ce choix reflète le positionnement du Royaume comme plateforme de connexion entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, tout en mettant en avant le potentiel de développement des relations économiques entre Rabat et Pékin.

L’événement occupera une superficie de plus de 7.000 m² et réunira environ 250 entreprises marocaines et chinoises. Plusieurs secteurs seront représentés, notamment les énergies renouvelables, les équipements industriels et technologiques, les mines, les matériaux de construction, l’automobile, les dispositifs médicaux, l’agriculture, l’agroalimentaire et les biens de consommation.

Le programme prévoit notamment une cérémonie d’ouverture, une session de mise en relation économique et commerciale entre opérateurs marocains et chinois, ainsi que des rencontres B2B destinées à favoriser les opportunités d’affaires et les projets de coopération.

Les organisateurs estiment que cette édition contribuera à renforcer les synergies bilatérales et à élargir les perspectives de collaboration entre les entreprises des deux pays, dans un contexte marqué par l’approfondissement des relations économiques entre le Maroc et la Chine.

LNT

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Services et commerce de gros : des perspectives plus favorables au deuxième trimestre 2026, selon le HCP https://lnt.ma/services-et-commerce-de-gros-des-perspectives-plus-favorables-au-deuxieme-trimestre-2026-selon-le-hcp/ Wed, 10 Jun 2026 09:42:59 +0000 https://lnt.ma/?p=550798 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) fait état d’une évolution contrastée de l’activité dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros au premier trimestre 2026, tout en anticipant une amélioration progressive au cours du deuxième trimestre. Ces conclusions ressortent des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées auprès des chefs d’entreprise opérant dans […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) fait état d’une évolution contrastée de l’activité dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros au premier trimestre 2026, tout en anticipant une amélioration progressive au cours du deuxième trimestre. Ces conclusions ressortent des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées auprès des chefs d’entreprise opérant dans ces deux secteurs.

Dans les services marchands non financiers, l’activité aurait reculé au premier trimestre selon 50 % des chefs d’entreprise interrogés, tandis que 24 % ont déclaré une progression. Cette évolution est principalement attribuée à la baisse observée dans les télécommunications et les transports aériens. À l’inverse, certaines branches ont enregistré une amélioration, notamment l’entreposage et les services auxiliaires des transports ainsi que le transport par voie maritime. Le taux d’utilisation des capacités de prestation du secteur s’est établi à 74 %.

Les carnets de commandes sont demeurés à un niveau jugé normal par 86 % des entreprises interrogées. Sur le plan de l’emploi, 37 % des dirigeants ont signalé une hausse des effectifs, tandis que 49 % ont fait état d’une stabilité.

Dans le commerce de gros, les ventes sur le marché local ont été considérées comme stables par 59 % des grossistes et en hausse par 22 % d’entre eux. Cette évolution a été portée notamment par la progression des ventes dans le commerce de gros des produits alimentaires, des boissons et du tabac, des produits agricoles bruts et animaux vivants, ainsi que des équipements industriels. En revanche, un recul a été observé dans les autres commerces de gros spécialisés et dans le commerce de gros des équipements de l’information et de la communication.

Le HCP indique également que les effectifs sont restés stables selon 84 % des chefs d’entreprise du secteur. Les stocks de marchandises ont été jugés normaux par 75 % des grossistes, tandis que les prix de vente ont affiché une stabilité pour 54 % des répondants et une hausse pour 42 % d’entre eux.

Pour le deuxième trimestre 2026, les perspectives apparaissent plus favorables. Dans les services marchands non financiers, 46 % des chefs d’entreprise anticipent une augmentation de l’activité, contre 15 % qui prévoient un recul. Cette amélioration serait soutenue notamment par les transports aériens, l’entreposage et les services auxiliaires des transports, les transports terrestres ainsi que l’hébergement. En revanche, les activités de programmation et diffusion ainsi que les services postaux et de courrier devraient enregistrer un repli.

Concernant la demande, près de la moitié des entreprises du secteur prévoient une stabilité, tandis que 40 % anticipent une hausse. Les effectifs devraient, pour leur part, demeurer stables selon 59 % des répondants, alors que 26 % envisagent des recrutements supplémentaires.

Du côté du commerce de gros, les anticipations font état d’une hausse du volume global des ventes selon 23 % des grossistes, alors que 67 % prévoient une stabilité. Cette progression serait portée principalement par les autres commerces de gros spécialisés, le commerce de gros des produits agricoles bruts et animaux vivants ainsi que celui des produits alimentaires, boissons et tabac. Les commandes devraient rester à un niveau normal selon 81 % des entreprises interrogées, tandis que l’emploi devrait demeurer stable dans les mêmes proportions.

LNT

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Textile : le recyclage pourrait générer plus de 30.000 emplois au Maroc https://lnt.ma/textile-le-recyclage-pourrait-creer-30-000-emplois-au-maroc/ Wed, 10 Jun 2026 09:08:50 +0000 https://lnt.ma/?p=550803 Le recyclage des déchets textiles pourrait constituer un levier de développement économique et industriel pour le Maroc. C’est l’un des principaux enseignements du Diagnostic du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, présenté mardi à Rabat dans le cadre du programme « Morocco Textile Circularity », piloté par l’International Finance Corporation (IFC). Selon les […]

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Le recyclage des déchets textiles pourrait constituer un levier de développement économique et industriel pour le Maroc. C’est l’un des principaux enseignements du Diagnostic du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, présenté mardi à Rabat dans le cadre du programme « Morocco Textile Circularity », piloté par l’International Finance Corporation (IFC).

Selon les conclusions de cette initiative, la montée en puissance de la circularité dans l’industrie textile pourrait mobiliser jusqu’à 1,9 milliard de dollars d’investissements privés supplémentaires et permettre la création de plus de 30.000 emplois à l’échelle nationale.

Des résultats jugés encourageants

Les résultats du programme pilote ont dépassé les objectifs initialement fixés. Au total, 427 tonnes de chutes textiles ont été transformées en nouveaux matériaux destinés à la production, tandis que 2.400 tonnes supplémentaires ont été orientées vers des filières de recyclage.

Les essais réalisés dans le cadre du projet montrent que les tissus intégrant des fibres recyclées répondent aux standards de qualité habituellement exigés par le marché. Ces matériaux peuvent ainsi être réintroduits dans les chaînes d’approvisionnement sans altération significative de leurs performances ou de leur qualité.

Par ailleurs, l’analyse du cycle de vie menée dans le cadre du programme indique que l’utilisation de matières recyclées permettrait de réduire les émissions de carbone d’environ 18 % et la consommation d’eau de plus de 60 % par rapport aux procédés conventionnels de fabrication.

L’étude met également en avant les retombées sociales potentielles de cette filière. Une part importante des bénéfices économiques pourrait profiter aux acteurs situés en amont de la chaîne de valeur, notamment les collecteurs de déchets textiles.

Actuellement, plus de 80 % de ces travailleurs exercent dans le secteur informel. Selon les estimations du programme, jusqu’à 75 % d’entre eux pourraient intégrer le secteur formel au cours des cinq prochaines années, à condition de bénéficier d’un accompagnement adapté. Une telle évolution contribuerait à renforcer la structuration de la filière tout en améliorant les conditions économiques d’une population particulièrement exposée à la précarité.

Les autorités misent sur le textile circulaire

Intervenant lors de la présentation des résultats, David Tinel, représentant régional d’IFC pour le Maghreb, a estimé que le développement de la circularité textile pourrait contribuer à la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois tout en renforçant la compétitivité de l’industrie marocaine à l’international.

De son côté, Bouzekri Razi, secrétaire général du département du Développement durable au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, a rappelé que le projet avait été lancé il y a trois ans afin d’évaluer la faisabilité concrète de la circularité textile au Maroc.

Selon lui, les résultats obtenus fournissent désormais des éléments tangibles permettant d’envisager le développement d’une filière structurée. Il a également souligné que le textile bas carbone figure parmi les secteurs susceptibles d’attirer davantage d’investissements privés dans le Royaume.

Pour sa part, Youssef Fadil, directeur général de l’Industrie au ministère de l’Industrie et du Commerce, a indiqué que l’industrie textile mondiale évolue vers des modèles davantage orientés vers la durabilité. Il a également rappelé que les déchets textiles pré-consommation générés par l’industrie marocaine sont estimés à près de 83.200 tonnes par an, constituant ainsi un gisement important de valorisation.

Le programme « Morocco Textile Circularity » identifie plusieurs mesures susceptibles de favoriser le développement de cette filière.

Parmi les recommandations formulées figurent notamment la requalification des chutes textiles industrielles en sous-produits plutôt qu’en déchets, ainsi qu’une adaptation du cadre douanier afin de faciliter leur réutilisation par les industriels locaux.

Les auteurs du rapport préconisent également la mise en place d’une plateforme nationale de traçabilité, destinée à répondre aux futures exigences européennes relatives au passeport numérique des produits. Ils recommandent en outre le renforcement des capacités nationales de filature afin de permettre la transformation locale des fibres recyclées.

Un enjeu stratégique pour les exportations marocaines

Le développement de la circularité textile intervient dans un contexte marqué par le renforcement des exigences environnementales sur les marchés internationaux.

L’Union européenne, qui absorbe environ 93 % des exportations textiles marocaines, prévoit notamment l’entrée en vigueur du passeport numérique des produits à partir de 2027. Des dispositifs de responsabilité élargie des producteurs devraient également être généralisés dans les États membres à cette échéance.

Dans ce contexte, la capacité des industriels marocains à intégrer davantage de matières recyclées, à garantir la traçabilité de leurs produits et à réduire leur empreinte environnementale pourrait devenir un facteur de compétitivité déterminant pour préserver leur accès aux marchés européens.

LNT

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Casablanca-Settat : Les dissolutions d’entreprises en hausse à deux chiffres, constate l’OMTPME https://lnt.ma/casablanca-settat-les-dissolutions-dentreprises-en-hausse-a-deux-chiffres-constate-lomtpme/ Tue, 09 Jun 2026 14:48:17 +0000 https://lnt.ma/?p=550745 La région de Casablanca-Settat confirme son statut de principal moteur économique du Royaume. Selon l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), elle concentrait en 2024 près de 143.800 entreprises personnes morales actives (EPMA), soit 37,8 % de l’ensemble du tissu entrepreneurial national. Le document met en évidence une dynamique entrepreneuriale […]

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La région de Casablanca-Settat confirme son statut de principal moteur économique du Royaume. Selon l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), elle concentrait en 2024 près de 143.800 entreprises personnes morales actives (EPMA), soit 37,8 % de l’ensemble du tissu entrepreneurial national.

Le document met en évidence une dynamique entrepreneuriale toujours soutenue dans la région, portée à la fois par les créations d’entreprises, la progression du chiffre d’affaires et la croissance de l’emploi salarié.

Avec une population de plus de 7,65 millions d’habitants et un produit intérieur brut régional estimé à 477,1 milliards de dirhams en 2023, Casablanca-Settat représente à elle seule 32,2 % du PIB national. La région abrite également 110.459 entreprises déclarantes à la CNSS, employant près de 1,92 million de salariés.

Le rapport relève qu’en 2024, le nombre d’entreprises personnes morales actives a progressé de 2 % pour atteindre 143.771 unités. Les microentreprises demeurent largement dominantes, représentant près de 83 % du tissu entrepreneurial régional. Les très petites entreprises comptent pour 9 % du total, tandis que les petites, moyennes et grandes entreprises continuent d’enregistrer les rythmes de croissance les plus élevés.

La préfecture de Casablanca reste le principal pôle économique de la région. Elle concentre à elle seule plus de 86 % des entreprises recensées, loin devant Mohammedia et El Jadida. Berrechid figure parmi les territoires les plus dynamiques, avec une hausse de 6,6 % du nombre d’entreprises sur un an.

Le commerce et la construction demeurent les deux principaux secteurs d’activité. Ensemble, ils regroupent plus de la moitié des entreprises actives de la région. Le commerce représente 30,3 % du tissu entrepreneurial, tandis que la construction en concentre 21,8 %. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques occupent la troisième position avec plus de 12 % des entreprises.

L’année 2024 a également été marquée par une progression des créations d’entreprises. Selon l’OMTPME, 26.393 nouvelles sociétés ont été enregistrées dans la région, en hausse de 11,2 % par rapport à l’année précédente. Casablanca a capté à elle seule 86,5 % de ces nouvelles créations, tandis que Berrechid a enregistré la plus forte croissance avec une progression de plus de 30 %.

Des dissolutions en hausse

Parallèlement, les dissolutions d’entreprises ont continué à augmenter. Le nombre d’entreprises en cours de dissolution a atteint 3.727 unités, soit une hausse de 11,3 % sur un an. Le commerce, la construction et les activités spécialisées, scientifiques et techniques concentrent près de 61 % de ces dissolutions. Plus de la moitié des entreprises concernées avaient moins de dix ans d’existence.

Sur le plan économique, les entreprises de Casablanca-Settat ont généré un chiffre d’affaires cumulé de 1.549,3 milliards de dirhams en 2024, en progression de 10,3 % par rapport à 2023. Cette performance confirme la résilience du tissu productif régional après le ralentissement observé l’année précédente.

Les grandes entreprises continuent de jouer un rôle prépondérant dans l’économie régionale. Elles réalisent près de 70 % du chiffre d’affaires total, tandis que les moyennes entreprises affichent également une croissance soutenue. Le commerce reste le premier contributeur au chiffre d’affaires régional avec une part de 38,6 %, alors que l’industrie manufacturière domine en matière de valeur ajoutée et d’exportations.

Les exportations des entreprises de la région ont atteint près de 243 milliards de dirhams, soit 46,7 % du total national. La valeur ajoutée générée s’est établie à 316,1 milliards de dirhams, représentant près de 59 % de la valeur ajoutée nationale produite par les entreprises.

L’emploi poursuit également sa progression. Les effectifs déclarés auprès de la CNSS ont atteint 1.919.274 salariés, en hausse de 5,2 % sur un an. Les secteurs des services administratifs et de soutien, du commerce et de la construction concentrent à eux seuls plus de la moitié des emplois déclarés. Les femmes représentent 30,4 % des salariés recensés, soit plus de 583.000 emplois féminins dans la région.

En matière de financement, Casablanca-Settat demeure le principal pôle bancaire du pays. Près de 49.810 entreprises de la région ont bénéficié d’un crédit bancaire en 2024, pour un encours total de 309,8 milliards de dirhams, soit plus de 60 % de l’encours national. L’OMTPME souligne toutefois une forte concentration géographique, la préfecture de Casablanca regroupant à elle seule plus de 92 % des encours de crédits accordés aux entreprises de la région.

Le rapport met enfin en évidence le poids croissant de l’entrepreneuriat féminin, même si celui-ci demeure encore limité. Les entreprises dirigées par des femmes représentent 15,2 % des entreprises étudiées et concentrent 13,1 % des encours de crédits bancaires.

SB

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Mission économique égyptienne au Maroc : 33 entreprises en prospection dans l’agroalimentaire et le packaging https://lnt.ma/mission-economique-egyptienne-au-maroc-33-entreprises-en-prospection-dans-lagroalimentaire-et-le-packaging/ Tue, 09 Jun 2026 13:32:56 +0000 https://lnt.ma/?p=550716 Le Food Export Council et la société KONZEPT organisent, en partenariat avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc et la CCI Française en Égypte, ainsi qu’en coopération avec l’Egyptian Export Council of Printing, Packaging, Paper, Books & Artworks et le Bureau Commercial Égyptien au Maroc, une mission économique égyptienne au Maroc dédiée […]

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Le Food Export Council et la société KONZEPT organisent, en partenariat avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc et la CCI Française en Égypte, ainsi qu’en coopération avec l’Egyptian Export Council of Printing, Packaging, Paper, Books & Artworks et le Bureau Commercial Égyptien au Maroc, une mission économique égyptienne au Maroc dédiée aux secteurs de l’agroalimentaire et du packaging, les 9 et 10 juin 2026.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une première édition tenue en 2023, qui avait déjà permis à des entreprises marocaines et égyptiennes d’échanger sur des pistes de coopération et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires.

Pour cette édition, 33 entreprises égyptiennes issues des industries alimentaire et du packaging ont fait le déplacement. L’objectif est de renforcer les partenariats avec les opérateurs marocains, d’identifier de nouveaux débouchés commerciaux et de consolider les échanges économiques entre les deux pays.

Le programme a débuté le 9 juin par une réunion d’information consacrée à l’environnement des affaires au Maroc, suivie de visites de sites industriels et logistiques. Ces rencontres ont permis aux délégations égyptiennes de mieux appréhender les spécificités du marché marocain, ses infrastructures et son écosystème industriel.

Cette première journée s’est déroulée en présence de Son Excellence M. Ahmed Nehad Abdellatif, Ambassadeur de la République arabe d’Égypte auprès du Royaume du Maroc. Elle a également réuni des représentants du Ministère de l’Industrie et du Commerce, de l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires, de l’Administration des Douanes et Impôts Indirects, de Label’Vie ainsi que de l’Association de l’Union des Commerçants et Professionnels de Derb Omar.

Une journée dédiée aux rencontres BtoB est prévue le 10 juin à Casablanca qui devrait permettre aux entreprises marocaines de rencontrer directement les délégations égyptiennes, de découvrir leurs offres et d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’emballage, de l’imprimerie et du papier.

Cette mission s’inscrit dans une dynamique de rapprochement économique entre le Maroc et l’Égypte, avec pour ambition de favoriser l’intensification des échanges commerciaux et l’émergence de partenariats durables entre opérateurs des deux pays, soulignent les organisateurs.

AL

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Tourisme : le Maroc grimpe à la 22e place mondiale https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-grimpe-a-la-22e-place-mondiale/ Tue, 09 Jun 2026 10:29:19 +0000 https://lnt.ma/?p=550700 La récente édition du Baromètre du tourisme mondial de l’Organisation des Nations Unies Tourisme (ONU Tourisme) révèle que le Royaume se hisse à la 22ème place mondiale en termes d’arrivées touristiques internationales en 2025, avec 19,8 millions de visiteurs accueillis, rapporte le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire. Cette progression […]

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La récente édition du Baromètre du tourisme mondial de l’Organisation des Nations Unies Tourisme (ONU Tourisme) révèle que le Royaume se hisse à la 22ème place mondiale en termes d’arrivées touristiques internationales en 2025, avec 19,8 millions de visiteurs accueillis, rapporte le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire.

Cette progression progression remarquable permet au Maroc de gagner trois places en une seule année, fait savoir le ministère dans un communiqué, ajoutant que par rapport à 2019, le Royaume gagne 12 places.

Le Maroc améliore également son classement en matière de recettes touristiques internationales, passant de la 32ème à la 31ème place mondiale en 2025, avec un total de 14,8 milliards de dollars.

Cette hausse traduit la profonde transformation que connaît le secteur touristique. Elle reflète également les résultats de la Feuille de route du tourisme, lancée par le gouvernement en 2023, qui a permis d’accélérer simultanément le développement de la connectivité aérienne, de l’offre touristique, des capacités d’hébergement, de la qualité de l’expérience ainsi que des compétences du capital humain.

Cette dynamique se poursuit en 2026. Au premier trimestre, le Maroc a enregistré une croissance de près de 7% de ses arrivées touristiques, soit plus de trois fois supérieure à la moyenne mondiale, établie à 2% selon ONU Tourisme.

Citée dans le communiqué, la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a dit : « Ces résultats confirment la pertinence de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste. Ils nous encouragent à poursuivre les efforts engagés sur l’ensemble des volets de l’écosystème touristique afin de positionner durablement le Maroc parmi les grandes destinations touristiques mondiales à l’horizon 2030 ».

 

LNT avec Map

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Casablanca accueille trois salons internationaux dédiés au plastique, à l’emballage et au recyclage https://lnt.ma/casablanca-accueille-trois-salons-internationaux-dedies-au-plastique-a-lemballage-et-au-recyclage/ Mon, 08 Jun 2026 14:23:57 +0000 https://lnt.ma/?p=550628 La Fédération marocaine de la plasturgie (FMP) organisera du 8 au 11 juillet 2026 au Parc des expositions international de Casablanca trois manifestations internationales consacrées aux industries du plastique, de l’emballage et du recyclage. Il s’agit de la 12e édition du Forum et Salon international du plastique (FEIP), de la 6e édition de PACK EXPO […]

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La Fédération marocaine de la plasturgie (FMP) organisera du 8 au 11 juillet 2026 au Parc des expositions international de Casablanca trois manifestations internationales consacrées aux industries du plastique, de l’emballage et du recyclage. Il s’agit de la 12e édition du Forum et Salon international du plastique (FEIP), de la 6e édition de PACK EXPO et de la 2e édition de Global Green Plast.

Placés sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, ces événements sont organisés en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ainsi que l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Ils visent à promouvoir une approche intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle, depuis les matières premières jusqu’aux produits finis.

Une plateforme dédiée aux enjeux industriels et environnementaux

Les trois salons réuniront les principaux acteurs des secteurs de la transformation des plastiques et du caoutchouc, de l’emballage sous ses différentes composantes, de l’impression, de la logistique, du recyclage ainsi que des solutions liées à l’efficacité énergétique et à la décarbonation.

Les organisateurs prévoient également la participation de professionnels issus de plusieurs filières industrielles stratégiques, notamment l’agroalimentaire, l’agriculture, la cosmétique, la pharmacie et l’industrie automobile.

Selon la Fédération marocaine de la plasturgie, cette édition entend mettre en avant les transformations à l’œuvre dans les secteurs concernés, en particulier celles liées à l’économie circulaire, à l’innovation industrielle et à la réduction de l’empreinte environnementale des activités de production.

L’édition 2026 sera marquée par la présentation de plusieurs innovations conçues localement. Parmi elles figure notamment la première machine intelligente de recyclage développée et fabriquée au Maroc.

D’autres solutions innovantes dans le domaine de l’emballage seront également dévoilées à cette occasion, illustrant le développement de l’écosystème industriel national et les efforts engagés pour répondre aux enjeux de la transition écologique.

Les organisateurs estiment que ces innovations témoignent de la montée en compétence de l’industrie marocaine dans des secteurs à forte valeur ajoutée et de sa capacité à intégrer les nouvelles exigences environnementales.

Plus de 320 exposants attendus

Selon les prévisions de la Fédération, plus de 320 exposants représentant 32 pays prendront part à cette édition. Les organisateurs tablent également sur la présence d’environ 20.000 visiteurs professionnels, parmi lesquels des industriels, acheteurs, décideurs économiques et représentants institutionnels.

Au-delà de leur dimension commerciale, les trois manifestations se veulent un espace d’échange autour des nouvelles technologies industrielles, des solutions à haute efficacité énergétique et des modèles de production plus durables.

La Fédération marocaine de la plasturgie souligne que ces rendez-vous s’inscrivent dans la dynamique nationale de décarbonation de l’industrie et de renforcement de la compétitivité des entreprises marocaines sur les marchés internationaux.

Les salons ambitionnent également de promouvoir l’économie circulaire à travers la valorisation des activités de recyclage et le développement de nouvelles opportunités industrielles et commerciales. Ils offriront aux entreprises participantes l’occasion d’explorer des solutions de financement vert, de nouer des partenariats stratégiques et d’accéder à de nouvelles technologies.

Dans le prolongement de la politique de coopération Sud-Sud portée par le Royaume, les organisateurs souhaitent faire de ces événements une plateforme de rapprochement entre opérateurs marocains et africains. Les rencontres prévues à Casablanca devraient favoriser le développement de partenariats industriels, le transfert de technologies et l’émergence de projets adaptés aux besoins du continent.

LNT

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Royal Air Maroc inaugure une liaison directe entre Casablanca et Los Angeles https://lnt.ma/royal-air-maroc-inaugure-une-liaison-directe-entre-casablanca-et-los-angeles/ Mon, 08 Jun 2026 08:02:01 +0000 https://lnt.ma/?p=550560 Royal Air Maroc (RAM) a lancé, dimanche, sa nouvelle liaison aérienne directe entre Casablanca et Los Angeles, renforçant ainsi son réseau nord-américain et sa stratégie de développement sur les liaisons long-courriers. Le premier vol a décollé de l’aéroport Mohammed V de Casablanca à 04h00, marquant l’ouverture officielle de cette nouvelle desserte qui relie désormais directement […]

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Royal Air Maroc (RAM) a lancé, dimanche, sa nouvelle liaison aérienne directe entre Casablanca et Los Angeles, renforçant ainsi son réseau nord-américain et sa stratégie de développement sur les liaisons long-courriers.

Le premier vol a décollé de l’aéroport Mohammed V de Casablanca à 04h00, marquant l’ouverture officielle de cette nouvelle desserte qui relie désormais directement le Maroc à la côte ouest des États-Unis en environ douze heures, a indiqué la compagnie dans un communiqué.

La liaison Casablanca-Los Angeles sera opérée à raison de trois vols par semaine.

Au départ de Casablanca, les vols sont programmés les mardis, vendredis et dimanches avec un décollage à 04h00 pour une arrivée à Los Angeles à 08h20, heure locale.

Dans le sens retour, les départs de Los Angeles sont prévus à 10h20, avec une arrivée à Casablanca le lendemain à 05h25.

Royal Air Maroc précise que cette route est exploitée par des avions gros-porteurs destinés aux liaisons long-courriers, offrant aux passagers différents services de confort, de restauration et de divertissement à bord.

À l’occasion de cette inauguration, le président-directeur général de Royal Air Maroc, Hamid Addou, a souligné l’importance stratégique de cette nouvelle liaison pour la compagnie et pour le positionnement du Maroc comme plateforme de connexion entre plusieurs continents.

« L’ouverture de cette ligne directe entre Casablanca et Los Angeles constitue un jalon historique pour Royal Air Maroc et pour la connectivité aérienne du continent africain », a déclaré M. Addou.

Le dirigeant a également estimé que cette nouvelle desserte contribue à rapprocher le Maroc de la côte ouest américaine et s’inscrit dans la volonté de renforcer le rayonnement international du Royaume.

Il a rappelé que cette inauguration intervient dans une année marquée notamment par la célébration des 250 ans des relations entre le Maroc et les États-Unis ainsi que par la participation de la sélection nationale à la Coupe du monde de football 2026.

Selon la compagnie, cette nouvelle liaison vise à répondre à une demande croissante en matière de mobilité entre l’Afrique, le Maroc et l’Amérique du Nord.

La ligne s’adresse notamment aux membres de la diaspora marocaine et africaine installés sur la côte ouest des États-Unis, aux voyageurs d’affaires, aux touristes américains ainsi qu’aux passagers en transit via le hub de Casablanca.

Elle intervient également dans un contexte de développement des échanges économiques, touristiques et culturels entre le Royaume et les États-Unis.

Royal Air Maroc souligne que cette ouverture s’inscrit dans le cadre du contrat-programme signé avec le gouvernement en juillet 2023, qui prévoit un renforcement progressif du réseau international de la compagnie.

La stratégie vise notamment à consolider le rôle de Casablanca comme plateforme de correspondance entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques.

Avec Los Angeles, la compagnie étend davantage sa présence sur le marché nord-américain, où elle dessert déjà plusieurs destinations en vols directs au départ de Casablanca, notamment New York, Washington, Miami, Montréal et Toronto.

LNT

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HCP : l’économie marocaine a accéléré à 4,9% en 2025, portée par l’investissement et le rebond agricole https://lnt.ma/hcp-leconomie-marocaine-a-accelere-a-49-en-2025-portee-par-linvestissement-et-le-rebond-agricole/ Mon, 08 Jun 2026 08:00:23 +0000 https://lnt.ma/?p=550559 L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,9% en 2025, contre 4,4% en 2024, selon les comptes nationaux publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration a été soutenue par la vigueur de la demande intérieure, le rebond du secteur agricole et la progression de l’investissement, dans un contexte marqué par une inflation contenue […]

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L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,9% en 2025, contre 4,4% en 2024, selon les comptes nationaux publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration a été soutenue par la vigueur de la demande intérieure, le rebond du secteur agricole et la progression de l’investissement, dans un contexte marqué par une inflation contenue mais aussi par une augmentation du besoin de financement de l’économie.

Selon le HCP, les activités non agricoles ont progressé de 3,9% au cours de l’année, tandis que le secteur agricole a enregistré une croissance de 8,2%, contribuant de manière significative à l’accélération de l’activité économique.

Un rebond du secteur primaire

La valeur ajoutée du secteur primaire a progressé de 7,1% en termes réels, principalement grâce à la reprise de l’activité agricole après plusieurs campagnes marquées par des conditions climatiques difficiles.

Cette dynamique a toutefois été atténuée par le recul de l’activité de la pêche, dont la valeur ajoutée a chuté de 13% en 2025, après une hausse de 8,8% enregistrée l’année précédente.

Le secteur agricole apparaît ainsi comme l’un des principaux moteurs de la croissance nationale en 2025, confirmant l’impact déterminant des conditions climatiques sur les performances économiques du Royaume.

Une croissance plus modérée dans l’industrie et les services

Le secteur secondaire a affiché une progression de 3,3%, contre 3,8% en 2024. Cette évolution reflète des performances contrastées selon les branches d’activité.

Les industries extractives ont maintenu un rythme de croissance soutenu, malgré un ralentissement de 11,5% à 7,5%. L’industrie manufacturière a progressé de 1,9%, contre 2,1% une année auparavant.

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) a poursuivi sa dynamique avec une croissance de 6,7%, en amélioration par rapport aux 6% enregistrés en 2024, profitant notamment de la poursuite des grands projets d’infrastructures et d’investissement.

En revanche, les activités liées à l’électricité, au gaz, à l’eau, à l’assainissement et à la gestion des déchets ont fortement ralenti, leur croissance passant de 5,4% à seulement 0,6%.

Du côté des services, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a progressé de 4,3%, contre 5,6% en 2024. Malgré ce ralentissement, les services continuent de représenter une composante essentielle de l’activité économique nationale.

Une demande intérieure toujours dynamique

Le HCP souligne que la croissance économique a été principalement soutenue par la demande intérieure, qui a augmenté de 6,1% en 2025, après une progression de 6,7% en 2024.

Cette demande a contribué à hauteur de 6,6 points à la croissance économique nationale.

La consommation finale des ménages et des institutions sans but lucratif au service des ménages a toutefois connu un net ralentissement, avec une hausse limitée à 1,2%, contre 2,9% l’année précédente. Sa contribution à la croissance s’est établie à 0,7 point.

À l’inverse, la consommation des administrations publiques a accéléré de 5,1%, contribuant à hauteur de 0,9 point à la croissance.

L’investissement brut demeure le principal moteur de la demande intérieure. Il a enregistré une progression de 16,3% en 2025, apportant à lui seul cinq points de croissance à l’économie nationale. Cette performance traduit la poursuite des investissements publics et privés dans plusieurs secteurs stratégiques.

Inflation maîtrisée et progression du PIB nominal

Aux prix courants, le produit intérieur brut a progressé de 6,5% en 2025, contre 8,7% en 2024.

Le HCP indique que cette évolution s’est accompagnée d’une hausse du niveau général des prix de seulement 1,6%, traduisant une maîtrise relative de l’inflation au cours de l’année.

Cette stabilité des prix a contribué à préserver le pouvoir d’achat des ménages dans un contexte international encore marqué par des tensions sur plusieurs marchés.

Une épargne en hausse mais un besoin de financement accru

Les données publiées par le HCP montrent également une amélioration du taux d’épargne nationale, qui a atteint 31,1% du PIB en 2025 contre 29,4% en 2024.

Cette progression s’explique notamment par une croissance plus modérée de la consommation finale nationale en valeur, limitée à 3,6%, contre 6,1% une année auparavant.

Parallèlement, le revenu national brut disponible a augmenté de 6,2%, après une progression de 8,3% en 2024. Cette évolution résulte de la hausse de 6,5% du PIB aux prix courants et d’une augmentation de 1,1% des revenus nets reçus du reste du monde.

Malgré cette amélioration de l’épargne, le besoin de financement de l’économie nationale s’est accentué. Avec un investissement brut représentant 33,6% du PIB, le déficit de financement est passé de 1,2% du PIB en 2024 à 2,5% en 2025.

LNT

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Du détroit d’Ormuz aux pompes de Rabat : la face marocaine d’un choc mondial https://lnt.ma/du-detroit-dormuz-aux-pompes-de-rabat-la-face-marocaine-dun-choc-mondial/ Sat, 06 Jun 2026 09:48:32 +0000 https://lnt.ma/?p=550585 Le blocage historique du détroit d’Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial, plonge l’économie globale dans une crise inédite depuis les années 1970. Les tensions géopolitiques actuelles frappent d’abord les classes populaires, premières victimes des stratégies des superpuissances militaro-industrielles. Flambée énergétique et guerre technologique L’onde de choc s’est immédiatement fait sentir sur les marchés […]

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Le blocage historique du détroit d’Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial, plonge l’économie globale dans une crise inédite depuis les années 1970. Les tensions géopolitiques actuelles frappent d’abord les classes populaires, premières victimes des stratégies des superpuissances militaro-industrielles.

Flambée énergétique et guerre technologique

L’onde de choc s’est immédiatement fait sentir sur les marchés de l’énergie. Le prix du baril de pétrole a bondi de 76 %, franchissant le seuil des 100 dollars pour atteindre un pic à 126 dollars. Les prix du gaz ont, quant à eux, explosé de plus de 90 %. Cette asphyxie de l’offre est aggravée par des attaques de drones répétées contre des infrastructures clés, à l’image de la raffinerie de Ruwais aux Émirats arabes unis, l’une des plus grandes au monde. Au Maroc, cette réalité s’est traduite à la pompe : l’essence est passée de 13,90 DH à 15,50 DH en avril, avant de se stabiliser entre 14,40 DH et 14,90 DH fin mai.

En parallèle, les mers entourant la péninsule Arabique se sont transformées en zones de guerre technologique où se croisent drones, missiles et mines. Plus de 2 000 navires de commerce et leurs équipages se retrouvent bloqués dans le golfe Persique. Pour contourner le danger, les compagnies maritimes déroutent leurs flottes par le cap de Bonne-Espérance. Ce détour rallonge considérablement les délais de livraison entre l’Asie et l’Europe, fait grimper en flèche les « primes de risque de guerre » des assurances et renchérit le coût final des marchandises. Le secteur aérien subit également le contrecoup de la fermeture des espaces aériens et du manque de carburant, provoquant une hausse du prix des billets d’avion.

Du blocage maritime à la crise alimentaire

Ce désordre logistique mondial engendre des conséquences humaines dramatiques. Les blocages maritimes paralysent la livraison d’ammoniac et d’urée en pleine saison des semis, menaçant directement les rendements agricoles mondiaux. L’ONU tire la sonnette d’alarme : si ces restrictions se prolongent, 45 millions de personnes pourraient basculer dans la faim extrême, particulièrement dans les pays en développement.

L’instabilité financière qui en découle assombrit l’avenir des marchés. L’ONU table désormais sur un ralentissement de la croissance mondiale à 2,5 % et une inflation globale grimpant à 5,4 %. Face à la panique, les investisseurs délaissent les actions pour se ruer vers l’or et le dollar américain. Cette fuite vers les valeurs refuges déprécie les monnaies de près d’une trentaine de pays émergents, notamment en Afrique, alourdissant le coût de leur dette extérieure.

Le Maroc face à la tempête : une résilience notable

Le Maroc ressent les effets de cette crise. L’inflation nationale s’est établie à 1,7 %, poussée par le coût de l’énergie importée. Selon le Centre de recherche Sanabil, si le conflit s’éternise, il pourrait amputer la croissance marocaine de 0,4 à 0,8 point, en raison du ralentissement de la demande en Europe, premier partenaire économique du Royaume.

Pourtant, le pays affiche une solidité remarquable. D’après une analyse de S&P Global Ratings, le Maroc figure parmi les économies africaines les moins vulnérables à cette crise. Le Royaume dispose de réserves de change solides, couvrant cinq mois d’importations, et s’appuie sur un marché financier intérieur dynamique. Cela limite son besoin d’emprunter à l’étranger dans un contexte de hausse des taux d’intérêt mondiaux. Le Fonds monétaire international (FMI) maintient d’ailleurs des prévisions de croissance encourageantes à 4,9 % pour le pays, une performance largement supérieure à la moyenne de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui stagne à 1,1 %.

Sur le plan touristique et sécuritaire, le Maroc reste une destination sûre et stable, balayant les amalgames de ceux qui perçoivent l’ensemble du monde arabe comme une zone d’instabilité en période de guerre.

Milhan Bennani

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HCP : l’industrie manufacturière marque le pas au premier trimestre, la construction poursuit sa progression https://lnt.ma/hcp-lindustrie-manufacturiere-marque-le-pas-au-premier-trimestre-la-construction-poursuit-sa-progression/ Thu, 04 Jun 2026 08:48:55 +0000 https://lnt.ma/?p=550361 L’activité industrielle a évolué de manière contrastée au premier trimestre 2026, selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Alors que l’industrie manufacturière a affiché une stabilité globale de sa production, les secteurs de l’énergie et de la construction ont enregistré une progression de leur activité. Les chefs […]

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L’activité industrielle a évolué de manière contrastée au premier trimestre 2026, selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Alors que l’industrie manufacturière a affiché une stabilité globale de sa production, les secteurs de l’énergie et de la construction ont enregistré une progression de leur activité. Les chefs d’entreprise interrogés anticipent par ailleurs une amélioration de la conjoncture au cours du deuxième trimestre de l’année, notamment dans l’industrie manufacturière et la construction.

Une industrie manufacturière globalement stable

Au premier trimestre 2026, la production de l’industrie manufacturière est demeurée globalement stable. Cette évolution résulte d’évolutions divergentes selon les branches d’activité. D’un côté, des hausses de production ont été observées dans l’industrie chimique, la fabrication d’équipements électriques et l’industrie de l’habillement. De l’autre, plusieurs secteurs ont connu un repli, notamment l’industrie automobile, la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que la fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et équipements.

Les chefs d’entreprise estiment que les carnets de commandes se sont maintenus à un niveau normal durant cette période. L’emploi aurait également connu une stabilité, tandis que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 74 %.

L’enquête met également en évidence certaines contraintes auxquelles les industriels ont été confrontés. Ainsi, 43 % des entreprises du secteur déclarent avoir rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement celles provenant de l’étranger. Les stocks de matières premières ont toutefois été jugés normaux, alors que 20 % des chefs d’entreprise ont qualifié leur situation de trésorerie de difficile. Cette proportion atteint près de 30 % dans les activités du textile et du cuir.

Le secteur extractif a enregistré une baisse de production au cours du premier trimestre. Cette évolution est principalement attribuée au recul de la production de phosphates. Les prix de vente des produits extractifs auraient également diminué sur la période. Malgré cette baisse d’activité, les effectifs employés dans le secteur auraient progressé.

Les perspectives pour le deuxième trimestre demeurent prudentes. Les entreprises extractives anticipent une nouvelle diminution de leur production, toujours liée à l’évolution de l’activité phosphatière. Les chefs d’entreprise prévoient également une réduction des effectifs employés au cours de cette période.

À l’inverse, l’industrie énergétique a poursuivi sa croissance au premier trimestre 2026. Cette progression est principalement portée par l’augmentation de l’activité dans la branche de la production et de la distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné. Les prix de vente du secteur auraient également progressé.

Le secteur n’a toutefois pas échappé aux ajustements en matière d’emploi, les chefs d’entreprise signalant une diminution des effectifs au cours de la période. Pour le deuxième trimestre, les professionnels anticipent une poursuite de la hausse de la production énergétique, accompagnée d’un nouveau recul de l’emploi.

Le secteur environnemental a quant à lui connu une situation relativement stable. La production est restée inchangée, en raison notamment de la stagnation des activités de captage, de traitement et de distribution d’eau. Les carnets de commandes sont jugés normaux et l’emploi est resté stable. Les mêmes tendances devraient se prolonger au deuxième trimestre, selon les anticipations des opérateurs.

Le secteur de la construction a enregistré une progression de son activité au premier trimestre 2026. Cette amélioration est principalement attribuée à la hausse observée dans les branches de la construction de bâtiments et des travaux de construction spécialisés, tandis que l’activité est restée stable dans le génie civil.

Les carnets de commandes se sont maintenus à un niveau normal et l’emploi a progressé au cours de la période. Le taux d’utilisation des capacités de production du secteur s’est établi à 72 %.

Comme dans l’industrie, certaines entreprises ont signalé des difficultés opérationnelles. Près de 23 % des sociétés du secteur déclarent avoir rencontré des problèmes d’approvisionnement en matières premières, tandis que 30 % des chefs d’entreprise considèrent leur situation de trésorerie comme difficile.

Des perspectives orientées à la hausse pour le deuxième trimestre

Les anticipations recueillies par le HCP laissent entrevoir une amélioration de l’activité au deuxième trimestre 2026. Dans l’industrie manufacturière, les entreprises prévoient une hausse de la production, portée notamment par l’industrie alimentaire, l’industrie chimique, l’industrie automobile et la fabrication d’équipements électriques. Cette progression serait toutefois partiellement atténuée par une baisse attendue dans l’industrie du papier et du carton ainsi que dans la fabrication de textiles. Les industriels prévoient néanmoins une stabilité globale des effectifs.

Dans la construction, les chefs d’entreprise anticipent également une hausse de l’activité, soutenue par la poursuite du dynamisme dans la construction de bâtiments et les travaux spécialisés. Cette évolution devrait s’accompagner d’une augmentation des effectifs employés.

LNT

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Maroc–Royaume-Uni : un partenariat économique renforcé autour des grands chantiers de 2030 https://lnt.ma/maroc-royaume-uni-un-partenariat-economique-renforce-autour-des-grands-chantiers-de-2030/ Wed, 03 Jun 2026 16:26:04 +0000 https://lnt.ma/?p=550326 Organisé les 2 et 3 juin 2026 au Maroc par le ministère britannique du Commerce et des Affaires économiques (Department for Business and Trade – DBT) et la CGEM, le Forum économique Maroc–Royaume-Uni a réuni, le 3 juin à Casablanca, des responsables institutionnels et des acteurs économiques des deux pays. Cette rencontre s’inscrit dans la […]

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Organisé les 2 et 3 juin 2026 au Maroc par le ministère britannique du Commerce et des Affaires économiques (Department for Business and Trade – DBT) et la CGEM, le Forum économique Maroc–Royaume-Uni a réuni, le 3 juin à Casablanca, des responsables institutionnels et des acteurs économiques des deux pays. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique des grands projets structurants engagés par le Maroc à l’horizon 2030, notamment dans la perspective de la Coupe du monde de football organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal.

Le forum a rassemblé une cinquantaine d’entreprises britanniques et un nombre équivalent d’opérateurs marocains, couvrant des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie, les mines, l’immobilier, le transport et la logistique, le tourisme, la finance et les services. L’objectif affiché est de renforcer les partenariats économiques, d’encourager l’investissement et de favoriser les coopérations industrielles et technologiques.

Dans son intervention, le président de la CGEM, Mehdi Tazi, a souligné la montée en puissance du partenariat bilatéral, porté par une complémentarité économique croissante. Il a rappelé que les échanges commerciaux entre les deux pays dépassent désormais 4,6 milliards de livres sterling par an, en progression continue depuis plusieurs années, depuis l’entrée en vigueur de l’Association Agreement Maroc–Royaume-Uni en 2019.

Il a également mis en avant les transformations structurelles du Maroc sous l’impulsion des politiques industrielles et d’infrastructures menées au cours des dernières décennies. Le pays est aujourd’hui présenté comme l’une des économies les plus industrialisées d’Afrique, avec un tissu productif en expansion dans l’automobile, l’aéronautique et les énergies renouvelables. Le président de la CGEM a cité notamment la progression des exportations automobiles, dépassant le million de véhicules par an, ainsi que l’essor d’un écosystème aéronautique comptant plus de 140 entreprises.

Les intervenants ont  insisté sur l’attractivité du Maroc pour les investisseurs internationaux, en raison de sa stabilité, de sa vision stratégique et de la mise en œuvre d’un cadre incitatif, incluant la nouvelle charte de l’investissement et le rôle du Fonds Mohammed VI pour l’investissement.

La Coupe du monde 2030 a été présentée comme un accélérateur majeur de développement. Au-delà de l’événement sportif, elle est considérée comme un projet structurant qui stimulera les investissements dans les infrastructures de transport, les aéroports, les ports, les énergies renouvelables, les télécommunications, le logement et les smart cities. Les participants ont souligné l’importance d’inscrire ces projets dans une logique de long terme, au-delà de l’échéance sportive.

Du côté britannique, les responsables du Department for Business and Trade ont mis en avant la volonté du Royaume-Uni d’accompagner ces transformations à travers son expertise en ingénierie, design, finance et gestion de projets complexes. Ils ont également évoqué l’engagement financier de plus de 5 milliards de livres via UK Export Finance pour soutenir des projets au Maroc et dans la région.

Les discussions ont également porté sur les enseignements des grands événements sportifs internationaux, notamment les Jeux olympiques de Londres 2012, cités comme exemple de transformation urbaine et de création d’un héritage durable. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’un transfert de compétences et de savoir-faire, afin de renforcer les capacités locales et d’assurer la pérennité des infrastructures après 2030.

Enfin, la rencontre s’est conclue sur un appel à renforcer les liens entre entreprises marocaines et britanniques, en particulier les PME, afin de transformer les opportunités identifiées en projets concrets. Le forum a été présenté comme une étape clé dans la consolidation d’un partenariat appelé à s’intensifier dans les années à venir, dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales et de recherche de partenaires économiques fiables.

Asmaa Loudni

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Marrakech-Safi : un tissu entrepreneurial en croissance, porté par les créations d’entreprises et la reprise de l’activité https://lnt.ma/marrakech-safi-un-tissu-entrepreneurial-en-croissance-porte-par-les-creations-dentreprises-et-la-reprise-de-lactivite/ Wed, 03 Jun 2026 13:36:23 +0000 https://lnt.ma/?p=550308 La région de Marrakech-Safi a poursuivi en 2024 la consolidation de son tissu entrepreneurial, portée par une progression des créations d’entreprises, une hausse du chiffre d’affaires des sociétés actives et une amélioration de plusieurs indicateurs économiques. C’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), consacré […]

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La région de Marrakech-Safi a poursuivi en 2024 la consolidation de son tissu entrepreneurial, portée par une progression des créations d’entreprises, une hausse du chiffre d’affaires des sociétés actives et une amélioration de plusieurs indicateurs économiques. C’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), consacré à la dynamique entrepreneuriale de la région.

Selon le document, la région comptait 40.606 entreprises personnes morales actives (EPMA) à fin 2024, soit une hausse de 3,1 % par rapport à l’année précédente. Ces entreprises représentent 10,7 % du total national, confirmant le poids économique de Marrakech-Safi dans le paysage entrepreneurial marocain.

La région bénéficie d’un potentiel démographique important avec près de 4,86 millions d’habitants, représentant 13,2 % de la population nationale. Son produit intérieur brut régional atteignait 125,2 milliards de dirhams en 2023, soit 8,5 % du PIB national.

Une forte dynamique de création d’entreprises

L’un des principaux enseignements du rapport concerne l’accélération des créations d’entreprises. En 2024, 8.485 nouvelles sociétés personnes morales ont été créées dans la région, en progression de 14,4 % par rapport à 2023. Cette dynamique s’inscrit dans une tendance de croissance observée depuis plusieurs années et témoigne du maintien de l’attractivité économique du territoire.

La préfecture de Marrakech demeure le principal moteur de cette dynamique. À elle seule, elle concentre près de 74 % des nouvelles créations d’entreprises enregistrées dans la région. Safi arrive en deuxième position avec 6 % des créations, suivie d’Al Haouz avec 5,3 %. La province de Youssoufia se distingue par la plus forte progression annuelle des créations, avec une hausse de 19,6 %.

Parallèlement, les dissolutions d’entreprises ont également poursuivi leur progression. Le nombre de sociétés en cours de dissolution a atteint 1.749 en 2024, en hausse de 11,5 % sur un an. Plus de la moitié des entreprises concernées opéraient dans les secteurs du commerce, de la construction et de l’hébergement-restauration.

Les microentreprises dominent largement le tissu économique

L’étude confirme également le poids prépondérant des microentreprises dans l’économie régionale. Celles-ci représentent près de 90 % de l’ensemble des entreprises personnes morales actives de Marrakech-Safi. Leur nombre a progressé de 2,7 % en 2024 pour atteindre 36.450 unités. Les très petites entreprises représentent quant à elles 6,3 % du tissu entrepreneurial, tandis que les petites, moyennes et grandes entreprises demeurent minoritaires mais affichent les rythmes de croissance les plus élevés.

La concentration géographique reste également marquée. Marrakech abrite à elle seule plus de 73 % des entreprises de la région, loin devant Safi et Essaouira. Ces trois territoires regroupent près de 86 % de l’ensemble des entreprises actives recensées.

Sur le plan économique, les entreprises de la région ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 106,9 milliards de dirhams en 2024, en progression de 10,3 % par rapport à l’année précédente. La valeur ajoutée générée par ces entreprises a atteint 23,8 milliards de dirhams, en hausse de 20,4 %, traduisant une amélioration de la création de richesse au niveau régional.

L’activité demeure fortement concentrée dans la préfecture de Marrakech, qui représente à elle seule plus de 88 % du chiffre d’affaires régional. Safi occupe la deuxième place avec 3,8 % du total, tandis que Rehamna se distingue par la plus forte progression annuelle, avec une hausse proche de 78 % de son chiffre d’affaires cumulé.

Le commerce reste le principal secteur économique de la région. Il génère à lui seul 36,2 % du chiffre d’affaires des entreprises, devant la construction (18,6 %), l’hébergement-restauration (10,7 %) et l’industrie manufacturière (10,7 %). Ensemble, ces quatre secteurs concentrent plus des trois quarts de l’activité économique régionale.

Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques affiche toutefois la progression la plus rapide, avec une hausse de 48,8 % de son chiffre d’affaires sur un an, illustrant le développement progressif d’activités à plus forte valeur ajoutée.

Le rapport met également en évidence la contribution des entreprises à l’emploi régional. Les entreprises déclarantes à la CNSS employaient 346.152 salariés en 2024, soit une progression de 1,9 %. Les secteurs de la construction, de l’hébergement-restauration et du commerce regroupent plus de la moitié des emplois déclarés. Les femmes représentent pour leur part 30 % des effectifs salariés et 18,4 % des dirigeants d’entreprises.

Concernant l’accès au financement, 13.162 entreprises de la région bénéficiaient d’un crédit bancaire en 2024, pour un encours global de 21,8 milliards de dirhams. L’essentiel de cet encours demeure concentré dans la préfecture de Marrakech, qui représente plus de 82 % du total régional.

LNT

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Le programme d’aide au logement franchit le cap des 105.000 bénéficiaires https://lnt.ma/le-programme-daide-au-logement-franchit-le-cap-des-105-000-beneficiaires/ Wed, 03 Jun 2026 10:48:33 +0000 https://lnt.ma/?p=550297 Plus de 105.000 personnes ont bénéficié du programme d’aide directe au logement, a indiqué mardi à Rabat, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim. En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur « le bilan du programme d’aide directe au logement », le responsable gouvernemental a précisé que le programme a connu […]

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Plus de 105.000 personnes ont bénéficié du programme d’aide directe au logement, a indiqué mardi à Rabat, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim.

En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur « le bilan du programme d’aide directe au logement », le responsable gouvernemental a précisé que le programme a connu un fort engouement au niveau national avec 218.000 demandes enregistrées, notant que 24 % des bénéficiaires sont des Marocains résidant à l’étranger et 40 % des femmes, tandis que les jeunes de moins de 40 ans représentent 52 % du total des bénéficiaires.

Il a expliqué que 60 % des bénéficiaires ont acquis des logements d’une valeur inférieure à 300.000 dirhams et que 60%, qui font partie de la classe moyenne, ont reçu une aide de 70.000 dirhams. L’octroi de l’aide s’est particulièrement concentré dans les villes et provinces accusant un déficit en matière des conventions de logement social, ce qui a permis de rattraper ce retard, a-t-il expliqué.

Dans ce contexte, M. Benbrahim a souligné que Fès arrive en tête des préfectures ayant le plus bénéficié de ce programme, suivie de Berrechid, de Meknès, du Grand Casablanca, de Kénitra, d’El Jadida, de Benslimane et de Settat, notant que l’accès à cette aide a été élargi aux propriétaires en indivision, ouvrant l’accès à l’aide directe au logement à de nouvelles catégories à travers la Loi de finances 2026.

Sur un autre registre, le responsable gouvernemental a noté que 62 villes et centres urbains sont désormais sans bidonvilles, ce qui a permis d’améliorer les conditions de vie de près de 384.818 ménages.

Toujours dans le cadre de la lutte contre l’habitat insalubre, il a indiqué que durant l’actuel mandat gouvernemental, les conditions de vie de plus de 81.000 ménages ont été améliorées, alors que les efforts se poursuivent pour renforcer le contrôle afin de limiter la prolifération des bidonvilles et de les éradiquer définitivement à l’horizon 2028, faisant état d’un changement de méthodologie d’intervention passant de la logique de relogement à celle du recasement.

Pour ce qui est des bâtiments menaçant ruine M. Benbrahim a précisé que les interventions réalisées à ce jour au niveau national ont permis de recenser 53.728 bâtiments, tandis que 28.000 ont fait l’objet d’expertises techniques spécialisées. Les rapports concernant les édifices nécessitant une intervention urgente ont été transmis aux autorités locales compétentes, a-t-il poursuivi.

S’agissant de la rénovation urbaine, le secrétaire d’État a souligné l’importance de ce chantier pour réhabiliter les quartiers dégradés, améliorer l’accès à un logement décent et faire face aux différentes formes de précarité et d’exclusion sociale, à travers l’intégration des quartiers périphériques dans le tissu urbain et le traitement des dysfonctionnements d’ordre urbanistique, social et commercial.

 

LNT avec Map

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Hejira souligne les retombées des accords de libre-échange https://lnt.ma/hejira-souligne-les-retombees-des-accords-de-libre-echange/ Wed, 03 Jun 2026 09:59:35 +0000 https://lnt.ma/?p=550274 Les accords de libre-échange (ALE) conclus par le Maroc ont contribué de manière significative au soutien des exportations et des investissements, a affirmé, mardi à la Chambre des Conseillers, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira. En réponse à une question orale sur « la révision des accords de commerce extérieur », M. Hejira a […]

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Les accords de libre-échange (ALE) conclus par le Maroc ont contribué de manière significative au soutien des exportations et des investissements, a affirmé, mardi à la Chambre des Conseillers, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira.

En réponse à une question orale sur « la révision des accords de commerce extérieur », M. Hejira a souligné que le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a adopté une politique industrielle ambitieuse et opté pour le choix d’ouverture économique et commerciale, tout en veillant à l’évaluation continue de ces accords chaque fois que nécessaire.

Dans ce sens, il a précisé que 99% des exportations de produits manufacturés du Maroc sont destinées aux pays liés au Royaume par des accords de libre-échange, tandis que 98% des biens d’équipement et d’outillage, ainsi que 86% des produits agroalimentaires sont acheminés vers ces mêmes pays.

Ces accords ont renforcé l’attractivité du Maroc en matière d’investissements directs étrangers (IDE), a fait savoir M. Hejira, indiquant que les flux de ces investissements sont passés de 77 milliards de dirhams (MMDH) sur la période 1991-2000, à 249 MMDH entre 2001 et 2010, puis à 352 MMDH sur la période 2011-2020.

Le secrétaire d’Etat a également noté qu’au cours des trois dernières années, le Maroc a capté l’équivalent de 31% du montant global des IDE enregistrés durant la décennie écoulée.

D’après lui, les ALE permettent au Royaume de s’ouvrir sur près de 100 pays regroupant environ 3 milliards de consommateurs à travers 12 accords qui figurent parmi les facteurs clés incitant les investisseurs à s’implanter au Maroc.

Concernant les relations commerciales avec l’Égypte, M. Hejira a révélé que les réunions bilatérales ont abouti à des résultats concrets, notamment l’adoption d’un « Fast Track » pour les exportations marocaines, parallèlement à une hausse des exportations automobiles vers le marché égyptien, passant d’environ 400 à près de 3.000 véhicules par an.

Il a fait savoir que le Maroc poursuit aussi les discussions sur plusieurs aspects de l’accord de libre-échange avec la Turquie, rappelant que cet accord avait déjà fait l’objet d’une révision par le passé à travers l’exclusion de plus de 1.200 produits des franchises douanières, et ce, afin de corriger les déséquilibres enregistrés au niveau de la balance commerciale.

 

LNT avec Map

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Carburants : des hausses conformes sur le papier, contestées à la pompe https://lnt.ma/carburants-des-hausses-conformes-sur-le-papier-contestees-a-la-pompe/ Tue, 02 Jun 2026 09:45:53 +0000 https://lnt.ma/?p=550210 Alors que les prix des carburants continuent d’alimenter le débat public au Maroc, le Conseil de la concurrence a publié une nouvelle note consacrée à l’évolution des prix du gasoil et de l’essence entre le 1er mars et le 16 mai 2026. Selon l’institution, les variations observées sur les marchés internationaux ont été globalement répercutées […]

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Alors que les prix des carburants continuent d’alimenter le débat public au Maroc, le Conseil de la concurrence a publié une nouvelle note consacrée à l’évolution des prix du gasoil et de l’essence entre le 1er mars et le 16 mai 2026. Selon l’institution, les variations observées sur les marchés internationaux ont été globalement répercutées sur les prix à la pompe au Maroc, même si cette conclusion contraste avec le ressenti de nombreux consommateurs.

Pour le gasoil, la hausse cumulée des cotations internationales a atteint 4,24 dirhams par litre sur la période étudiée, contre 4,18 dirhams pour les prix affichés dans les stations-service, soit un écart limité à 6 centimes. Concernant l’essence, les cours internationaux ont progressé de 2,81 dirhams par litre, tandis que les prix à la pompe ont augmenté de 2,43 dirhams, laissant apparaître un différentiel de 38 centimes en faveur des consommateurs.

Le Conseil estime ainsi que la transmission des fluctuations internationales vers le marché national demeure « globalement proche », malgré certaines variations selon les produits et les périodes observées. Cette analyse intervient dans un contexte marqué par la volatilité persistante des marchés énergétiques mondiaux, sous l’effet notamment des tensions géopolitiques.

Ces conclusions peinent toutefois à convaincre une partie des automobilistes. Pour de nombreux ménages, le sentiment demeure que les hausses des cours sont répercutées plus rapidement que les baisses. Ce décalage entre les données économiques et la perception des consommateurs s’explique en partie par le niveau élevé des prix atteint ces dernières années. Même lorsque les cours reculent, les tarifs à la pompe restent souvent supérieurs à ceux observés avant les différentes crises énergétiques mondiales.

Le Conseil de la concurrence reconnaît par ailleurs que les mécanismes de transmission ne sont pas toujours parfaitement linéaires. Dans de précédentes analyses, l’institution avait relevé que certaines hausses pouvaient être répercutées différemment selon les produits et les stratégies commerciales des opérateurs.

La question de la transparence continue également d’alimenter les débats. Depuis la libéralisation du marché des carburants en 2015, les prix sont librement fixés par les distributeurs. Si le Conseil souligne que la concurrence locale tend à rapprocher les tarifs pratiqués dans une même zone géographique, plusieurs associations de consommateurs continuent de réclamer davantage de visibilité sur la formation des prix et sur les marges réalisées par les différents intervenants du secteur.

L’institution poursuit néanmoins son travail de surveillance du marché. Elle examine notamment le mécanisme d’ajustement des prix appliqué traditionnellement le 1er et le 16 de chaque mois, hérité de l’époque de la réglementation des carburants. Des discussions sont en cours avec les opérateurs afin d’évaluer d’éventuelles évolutions susceptibles de renforcer la concurrence.

LNT

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Le Maroc devient la première économie industrielle d’Afrique, selon un indice de la BAD https://lnt.ma/le-maroc-devient-la-premiere-economie-industrielle-dafrique-selon-un-indice-de-la-bad/ Tue, 26 May 2026 10:17:42 +0000 https://lnt.ma/?p=549439 Le Maroc a dépassé l’Afrique du Sud pour devenir la première économie industrielle du continent africain, ressort-il du rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur l’Indice d’industrialisation en Afrique (AII – Africa Industrialisation Index) 2025. Cette performance est portée par une montée en gamme industrielle soutenue, une diversification des exportations et une politique […]

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Le Maroc a dépassé l’Afrique du Sud pour devenir la première économie industrielle du continent africain, ressort-il du rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur l’Indice d’industrialisation en Afrique (AII – Africa Industrialisation Index) 2025.

Cette performance est portée par une montée en gamme industrielle soutenue, une diversification des exportations et une politique industrielle vigoureuse, fait savoir ce rapport qui a été présenté aux côtés du tout premier Baromètre de l’investissement industriel en Afrique (AfIIB), élaboré par WITBA Invest SA en partenariat avec Trendeo, lors d’un panel organisé en marge des Assemblées Annuelles de la BAD.

Les deux rapports offrent le portrait le plus détaillé à ce jour des pays qui s’industrialisent le plus rapidement, des destinations qui attirent les investissements et de la valeur générée qui demeure sur le continent.

Ils partagent un même diagnostic : l’intégration industrielle de l’Afrique est faible. Le commerce intra-africain ne représente que 14,4% du commerce total, ce qui reflète des liens de production régionaux ténus et des écosystèmes industriels fragmentés.

L’AII 2025, qui a évalué le développement industriel dans 54 pays africains sur la période 2010-2024, constate que 41 pays ont amélioré leur score d’industrialisation, la performance continentale progressant de 6%. Les gains les plus marqués ont été enregistrés parmi les économies les moins performantes, signe d’une convergence.

Des écarts importants subsistent néanmoins. L’Afrique représente moins de 2% de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4% des exportations manufacturières ; et la valeur ajoutée manufacturière par habitant est tombée en deçà des niveaux d’avant 2014.

Révélant que l’Afrique du Nord et l’Afrique australe dominent la production et la sophistication des exportations, l’AII appelle à faire évoluer l’intégration au-delà des simples réductions tarifaires vers des corridors économiques fonctionnels, des infrastructures de qualité et des normes harmonisées — le tout ancré dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

L’AfIIB examine, quant à lui, l’industrialisation africaine à travers trois indices, à savoir la diversification industrielle, l’attractivité et l’ancrage productif, ce dernier mesurant le degré d’intégration locale des investissements.

L’Afrique du Nord arrive en tête des trois, captant 56% de l’investissement continental cumulé entre 2020 et 2025, le Maroc et l’Égypte en première ligne.

Par ailleurs, les deux rapports soulignent comme leviers essentiels l’accès à une énergie fiable et compétitive, des infrastructures industrielles transfrontalières, des financements de long terme en monnaie locale, l’investissement dans les compétences techniques et l’harmonisation des normes.

L’AfIIB exhorte également les industries africaines à se décarboner dès maintenant pour éviter d’être structurellement pénalisées par les mécanismes d’ajustement carbone aux frontières que l’Europe et les États-Unis imposeront au cours de la prochaine décennie.

Les Assemblées Annuelles 2026 de la BAD, qui comprennent la 61ème Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque et la 52ème Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement, se tiennent jusqu’au 29 mai sous le thème « mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ».

 

LNT avec Map

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Kayouh : la LGV Kénitra-Marrakech réalisée à 30% https://lnt.ma/kayouh-la-lgv-kenitra-marrakech-realisee-a-30/ Tue, 26 May 2026 10:16:22 +0000 https://lnt.ma/?p=549441 Le taux de réalisation du projet de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech a atteint à ce jour 30%, a indiqué, lundi à Rabat, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh. Répondant à des questions orales à la Chambre des représentants sur le transport ferroviaire, le ministre a souligné que cette […]

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Le taux de réalisation du projet de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech a atteint à ce jour 30%, a indiqué, lundi à Rabat, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh.

Répondant à des questions orales à la Chambre des représentants sur le transport ferroviaire, le ministre a souligné que cette nouvelle génération de trains à grande vitesse permettra de réduire significativement les temps de trajet, en reliant Rabat, Casablanca, l’aéroport Mohammed V et le grand stade de Benslimane, à destination de Marrakech, via un réseau moderne de transport appelé à transformer profondément la mobilité au Maroc.

Le ministère œuvrera, à travers l’Office National des Chemins de Fer (ONCF), à la mise en œuvre d’un programme d’investissement global avoisinant les 96 milliards de dirhams (MMDH), a-t-il précisé, notant qu’il s’agit du plus important investissement réalisé dans le Royaume durant les dix dernières années dans le domaine ferroviaire. M. Kayouh a ajouté que ce programme comprend notamment la nouvelle LGV Kénitra-Marrakech, longue de 430 kilomètres, pour un coût estimé à 53 MMDH, ainsi que l’acquisition de 168 nouveaux trains et la mobilisation de 14 MMDH pour le renforcement du système LGV et le maintien de la performance du réseau actuel.

Ce programme ferroviaire devrait transformer le paysage du transport et de la mobilité au Royaume grâce à une réduction significative des temps de trajet entre les villes, a-t-il indiqué, faisant savoir que le voyage entre Tanger et Marrakech, qui dure actuellement près de 6H30, sera ramené à 3H30, tandis que la liaison Rabat-Tanger ne prendra plus qu’une heure au lieu de 1H20 actuellement.

Le ministre a également précisé que le temps de trajet entre le centre de Rabat et l’aéroport Mohammed V, dans sa nouvelle configuration intégrant une nouvelle gare, sera réduit à 35 minutes, alors que le trajet entre la gare de l’aéroport Mohammed V à Casablanca et le centre de Marrakech ne dépassera pas 55 minutes. Concernant la deuxième phase du projet de LGV reliant Marrakech à Agadir, M. Kayouh a affirmé que les études préliminaires et d’exécution ont été finalisées, précisant qu’une grande partie des travaux concernera le Haut Atlas, notamment la construction de ponts et de tunnels, représentant près de 70% du projet.

Il a relevé que le ministère et l’ONCF s’emploient actuellement à mobiliser des financements internationaux pour la réalisation de ce chantier, dont le coût est estimé à environ 55 MMDH. S’agissant des trains de proximité de type « RER », le ministre a révélé que le taux d’avancement de ce projet a également atteint 30%, qualifiant d' »important » ce niveau au regard des délais fixés pour la réalisation et la livraison, ainsi que des défis liés à la mobilité urbaine pour les vingt prochaines années, au développement du transport collectif, au respect des impératifs environnementaux et à la réduction de la congestion dans les villes.

Il a fait remarquer que ces trains desserviront des gares de nouvelle génération, citant à titre d’exemple l’axe Rabat-Kénitra-Skhirate, où la fréquence des trains sera d’un passage toutes les dix minutes, contribuant ainsi à alléger la pression sur le trafic routier et les autres moyens de transport.

Au sujet des trains conventionnels, M. Kayouh a indiqué que l’ONCF se penche sur un programme ambitieux visant à améliorer la qualité des « Trains Atlas », à travers l’acquisition et l’équipement de nouvelles voitures pour plus de 160 trains qui seront exploités sur les lignes actuelles reliant Oujda à Marrakech, en plus d’autres programmes en préparation.

Parmi les projets majeurs figure également la construction d’une nouvelle usine à Benguérir, spécialisée dans la maintenance et la fabrication de locomotives ferroviaires avec un taux d’intégration locale avoisinant 62%, dans l’objectif de produire une nouvelle génération de locomotives grâce à des compétences marocaines, avant de s’orienter vers l’exportation de cette industrie vers plusieurs pays.

Concernant la qualité des services, le responsable gouvernemental a affirmé que le taux de ponctualité des trains dépasse désormais 87%, ajoutant que les enquêtes réalisées auprès des usagers font ressortir un taux de satisfaction supérieur à 80%, tout en réaffirmant l’ouverture du ministère aux propositions et idées des députés afin d’améliorer davantage la qualité des prestations et des services.

 

LNT avec Map

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Africa Food Show Morocco 2026 annoncé à Casablanca en novembre https://lnt.ma/africa-food-show-morocco-2026-annonce-a-casablanca-en-novembre/ Mon, 25 May 2026 15:47:59 +0000 https://lnt.ma/?p=549413 L’édition 2026 de l’Africa Food Show Morocco se tiendra du 17 au 19 novembre à la Foire internationale de Casablanca, selon les organisateurs, qui annoncent le retour de ce rendez-vous dédié à l’industrie agroalimentaire africaine. Organisé par MIE Group, l’événement est présenté comme une plateforme B2B réunissant des acteurs nationaux et internationaux autour des opportunités […]

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L’édition 2026 de l’Africa Food Show Morocco se tiendra du 17 au 19 novembre à la Foire internationale de Casablanca, selon les organisateurs, qui annoncent le retour de ce rendez-vous dédié à l’industrie agroalimentaire africaine.

Organisé par MIE Group, l’événement est présenté comme une plateforme B2B réunissant des acteurs nationaux et internationaux autour des opportunités d’investissement, de partenariat et de développement commercial dans le secteur agroalimentaire.

Le salon s’inscrit dans un ensemble plus large de manifestations spécialisées comprenant notamment HOTEL EXPO, AGRO AFRICA et FOOD PACK AFRICA, dans une logique de mise en relation des différents maillons de la chaîne de valeur, de la production à la transformation, en passant par la distribution et l’hôtellerie.

Les organisateurs indiquent que cette édition vise à réunir producteurs, distributeurs, importateurs, exportateurs, investisseurs et décideurs du secteur dans un cadre dédié aux échanges commerciaux et au développement de partenariats.

Le programme prévoit un espace d’exposition réunissant des entreprises marocaines et étrangères, un dispositif de rencontres B2B entre exposants et acheteurs, ainsi qu’un cycle de conférences, panels et démonstrations culinaires consacrés aux évolutions du secteur.

Parmi les thématiques mises en avant figurent les innovations agroalimentaires, les nouvelles tendances de consommation, les opportunités d’exportation vers les marchés africains et internationaux, ainsi que les enjeux liés aux chaînes d’approvisionnement.

Selon les données communiquées par les organisateurs, l’édition précédente aurait généré un volume d’affaires supérieur à 100 millions de dirhams, dont 70% à l’export pour les entreprises marocaines participantes.

L’événement mise également sur un système de mise en relation entre exposants et acheteurs afin de faciliter les échanges commerciaux à l’échelle régionale et internationale.

Les organisateurs soulignent enfin que le positionnement géographique du Maroc constitue un levier pour renforcer les échanges entre l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie dans le domaine agroalimentaire.

LNT avec CdP

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Morocco Tomato Conference, pour une compétitivité durable à l’export de la tomate marocaine https://lnt.ma/morocco-tomato-conference-pour-une-competitivite-durable-a-lexport-de-la-tomate-marocaine/ Mon, 25 May 2026 13:41:22 +0000 https://lnt.ma/?p=549375 La tomate marocaine serait à un nouveau tournant. La ville d’Agadir vient à cet effet d’abriter la 6ème édition du Morocco Tomato Conference, un rendez-vous professionnel majeur réunissant producteurs, exportateurs, experts, chercheurs, fournisseurs de solutions et autres décideurs autour d’une question centrale : comment renforcer la compétitivité de la filière marocaine de la tomate dans […]

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La tomate marocaine serait à un nouveau tournant. La ville d’Agadir vient à cet effet d’abriter la 6ème édition du Morocco Tomato Conference, un rendez-vous professionnel majeur réunissant producteurs, exportateurs, experts, chercheurs, fournisseurs de solutions et autres décideurs autour d’une question centrale : comment renforcer la compétitivité de la filière marocaine de la tomate dans un environnement international de plus en plus complexe et exigeant ?

Placée sous le thème « Façonner un avenir durable pour le commerce de la tomate », ce rendez-vous revêt une importance particulière au regard de la place qu’occupe la tomate marocaine sur les marchés mondiaux. Le Maroc figure en effet parmi les principaux exportateurs mondiaux de tomates fraîches, tandis que la région Souss-Massa constitue le cœur de la production sous serre et la principale base d’exportation. Dès lors, les enjeux de la filière ne se limitent plus à l’amélioration de la production, mais englobent également la protection des marchés, le renforcement de la compétitivité et l’adaptation à des exigences commerciales, sanitaires et techniques de plus en plus élevées.

Pour l’organisation, l’édition 2026 marque ainsi une évolution qualitative dans l’approche du congrès et l’accent n’est plus uniquement mis sur l’innovation technique et l’amélioration des rendements sous serre, mais s’élargit aux questions structurelles qui déterminent l’avenir de la filière. Et de noter que ces questions concernent notamment la pression des marchés, la position du Maroc dans ses relations avec l’UE, les risques viraux et phytosanitaires, la problématique de la main-d’œuvre, la comparaison avec des modèles internationaux réussis, ainsi que la nécessité de bâtir un système de production plus résilient et durable.

Lors de cette rencontre, les participants ont consacré un important volet aux tendances du marché et au positionnement commercial du Maroc, avec la participation d’experts et de représentants d’institutions spécialisées dans la veille économique, les relations commerciales et le secteur agricole européen.

Par la même occasion, une session importante a également été dédiée aux défis auxquels font face les producteurs marocains, en particulier les risques viraux et phytosanitaires, dans un contexte marqué par l’apparition de maladies ayant un impact direct sur la production et les rendements.

Par rapport à cette problématique, des chercheurs et experts internationaux y ont présenté les dernières avancées scientifiques liées aux virus de la tomate, ainsi que des expériences et approches méditerranéennes pour une gestion durable des risques liés au ToBRFV, au TYLCV et au ToLCNDV. Cette démarche ouvre ainsi la voie à un débat pratique entre chercheurs, producteurs, sociétés semencières et autorités de régulation.

Dans sa dimension internationale, le congrès a ouvert une fenêtre sur le modèle mexicain de production sous serre, considéré comme une expérience de référence pouvant offrir des enseignements utiles au Maroc. Ces enseignements portent notamment sur l’organisation de la production, le lien entre la pépinière et le marché, le renforcement de la capacité exportatrice et la construction de systèmes plus flexibles face aux aléas climatiques et commerciaux.

Sur un autre registre, le congrès a aussi accordé une attention particulière aux solutions pratiques ayant un impact direct sur les exploitations agricoles et les stations de conditionnement. Les discussions ont porté sur des thèmes liés à l’hygiène globale, depuis la semence jusqu’à la station d’emballage, ainsi qu’à la gestion de la culture de la tomate dans des conditions climatiques pluvieuses dans la région d’Agadir. Ces axes traduisent la volonté des organisateurs de faire du congrès un espace d’échange d’expertise appliquée, et non une simple plateforme de débat théorique.

Parmi les signaux forts de cette édition figure également l’intégration de la question de la main-d’œuvre agricole dans le débat professionnel, en tant que l’un des principaux défis auxquels fait face la production agricole en général, et la filière tomate en particulier. Ce dossier a été abordé sous l’angle des solutions et des expériences transversales entre différents secteurs, afin d’en tirer des idées pratiques pouvant être mises en œuvre au sein des exploitations.

Pour rappel, cette édition s’est tenue sous l’égide de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine de Production et d’Exportation des Fruits et Légumes (FIFEL) et de la Chambre d’Agriculture de la Région Souss-Massa, en partenariat avec l’ONG Green Smile.

Le président de la FIFEL, Zakaria Hanich, explique que l’importance de cette conférence compte tenu de l’apport de la filière marocaine de la tomate ainsi que des contraintes auxquelles elle fait face aujourd’hui pour maintenir sa rentabilité économique, citant notamment la pression virale et les risques phytosanitaires qui rendent le coût de production plus élevé d’où l’importance de la tenue de cet événement organisé par Green Smile pour justement explorer des solutions innovantes et passer en revue les différents enjeux pressants de la filière…

H.Z

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Aïd Al-Adha : le Conseil de la concurrence valide des mesures temporaires pour encadrer les marchés de vente de moutons https://lnt.ma/aid-al-adha-le-conseil-de-la-concurrence-valide-des-mesures-temporaires-pour-encadrer-les-marches-de-vente-de-moutons/ Sun, 24 May 2026 11:12:57 +0000 https://lnt.ma/?p=549272 Le Conseil de la concurrence a donné un avis favorable à la demande du Chef du gouvernement portant sur la mise en place de mesures temporaires destinées à encadrer les marchés de vente des moutons à l’occasion de l’Aïd Al-Adha. Dans son avis n°3/26, l’institution indique que cette demande répond aux conditions prévues par l’article […]

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Le Conseil de la concurrence a donné un avis favorable à la demande du Chef du gouvernement portant sur la mise en place de mesures temporaires destinées à encadrer les marchés de vente des moutons à l’occasion de l’Aïd Al-Adha.

Dans son avis n°3/26, l’institution indique que cette demande répond aux conditions prévues par l’article 4 de la loi n°104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence.

Le Conseil autorise ainsi le gouvernement à mettre en œuvre des mesures exceptionnelles applicables à compter de la publication au Bulletin officiel de l’arrêté du Chef du gouvernement correspondant, et ce jusqu’au 3 juin 2026.

Selon l’institution, cette décision intervient dans un contexte marqué par une forte hausse saisonnière de la demande sur le bétail destiné au sacrifice, situation qui exerce une pression sur les circuits d’approvisionnement et de commercialisation.

Le Conseil de la concurrence relève que cette configuration peut favoriser certaines pratiques susceptibles d’affecter le fonctionnement normal du marché, notamment la revente spéculative par des intermédiaires, le stockage illicite destiné à créer une rareté artificielle ou encore des actions visant à influencer les niveaux de prix.

L’institution estime que ces éléments caractérisent une situation anormale de marché, justifiant le recours à des mesures exceptionnelles d’encadrement.

L’objectif affiché par ces dispositions est de garantir la transparence des transactions commerciales, d’assurer le bon fonctionnement concurrentiel des marchés et de limiter les pratiques contraires aux règles de la concurrence.

L’avis a été adopté lors de la réunion du Collège du Conseil tenue le 21 mai 2026 sous la présidence d’Ahmed Rahhou.

LNT

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Inflation : les prix à la consommation en hausse de 1,7% en avril, portés par les carburants https://lnt.ma/inflation-les-prix-a-la-consommation-en-hausse-de-17-en-avril-portes-par-les-carburants/ Fri, 22 May 2026 09:08:46 +0000 https://lnt.ma/?p=549169 L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 1,7% en glissement annuel au mois d’avril 2026, selon la dernière note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP), traduisant une progression des prix des produits non alimentaires, tandis que les produits alimentaires ont connu une évolution plus modérée. Sur un mois, l’IPC a […]

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L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 1,7% en glissement annuel au mois d’avril 2026, selon la dernière note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP), traduisant une progression des prix des produits non alimentaires, tandis que les produits alimentaires ont connu une évolution plus modérée.

Sur un mois, l’IPC a progressé de 0,4% par rapport à mars, résultat d’une hausse de 1,2% de l’indice des produits non alimentaires et d’une baisse de 0,6% de celui des produits alimentaires.

Le recul des prix alimentaires observé entre mars et avril concerne principalement les poissons et fruits de mer, dont les prix ont diminué de 11,1%, ainsi que le lait, le fromage et les œufs (-3,2%), les légumes (-1,8%), les huiles et graisses (-1,6%) et le pain et les céréales (-0,2%). À l’inverse, certaines catégories ont enregistré des hausses, notamment les fruits (+4,7%), les viandes (+1,6%) et les eaux minérales, boissons rafraîchissantes et jus (+0,3%).

Du côté des produits non alimentaires, la principale pression inflationniste provient du poste transport, fortement impacté par la hausse des carburants. Le HCP fait état d’une progression de 21,8% des prix des carburants sur un mois, tandis que la division transport affiche une hausse mensuelle de 6,5% et une augmentation annuelle de 8,4%, soit la plus forte progression parmi les grandes catégories de dépenses.

En glissement annuel, l’évolution des prix reflète une hausse de 2,5% des produits non alimentaires, contre 0,6% pour les produits alimentaires. Certaines catégories enregistrent des augmentations plus marquées, notamment les biens et services divers (+3,7%), les restaurants et hôtels (+2,1%) ainsi que l’enseignement (+2,1%), tandis que la communication demeure en baisse de 0,3%.

L’évolution des prix demeure contrastée selon les villes. En variation mensuelle, Laâyoune enregistre la hausse la plus importante (+1,6%), suivie de Tétouan et Al Hoceima (+0,9%), Casablanca (+0,8%) et Safi (+0,7%). Rabat, Oujda et Errachidia affichent une progression de 0,6%, alors que Marrakech et Béni Mellal enregistrent un recul de 0,4%, et Settat une baisse de 0,3%.

L’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les produits à tarifs publics, affiche pour sa part une hausse mensuelle limitée à 0,1%. Sur un an, il ressort en baisse de 0,3%, suggérant un ralentissement des tensions inflationnistes structurelles malgré la volatilité persistante de certaines composantes, notamment énergétiques.

Sur les quatre premiers mois de l’année, l’IPC moyen progresse de 0,3% par rapport à la même période de 2025. Dans le détail, les produits alimentaires affichent un recul de 0,8%, tandis que les produits non alimentaires augmentent de 1,1%, traduisant un rééquilibrage progressif de la dynamique inflationniste autour des postes hors alimentation.

LNT

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Casablanca accueille la 4e édition des Journées Pétrole sur l’attractivité des hydrocarbures africains https://lnt.ma/casablanca-accueille-la-4e-edition-des-journees-petrole-sur-lattractivite-des-hydrocarbures-africains/ Thu, 21 May 2026 10:12:44 +0000 https://lnt.ma/?p=549098 La quatrième édition des Journées Pétrole se tient du 20 au 23 mai à Casablanca, autour d’un thème centré sur les conditions de développement du secteur des hydrocarbures en Afrique : « Construire l’attractivité : stratégies et conditions pour le développement des hydrocarbures africains » . Organisé par le cabinet africain indépendant 3M-Partners & Conseils, […]

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La quatrième édition des Journées Pétrole se tient du 20 au 23 mai à Casablanca, autour d’un thème centré sur les conditions de développement du secteur des hydrocarbures en Afrique : « Construire l’attractivité : stratégies et conditions pour le développement des hydrocarbures africains » .

Organisé par le cabinet africain indépendant 3M-Partners & Conseils, cet événement entend réunir décideurs publics, experts, investisseurs et acteurs du secteur énergétique autour des enjeux liés à l’attractivité des investissements pétroliers et gaziers sur le continent. Selon les organisateurs, la réflexion porte sur les leviers institutionnels, réglementaires, fiscaux et stratégiques susceptibles de renforcer la compétitivité des pays africains dans un environnement international de plus en plus concurrentiel .

Dans son éditorial de présentation, Gacyen Mouely, associé gérant de 3M-Partners & Conseils, souligne que la simple disponibilité de ressources naturelles ne suffit plus à attirer durablement les capitaux. La question de la gouvernance, de la sécurité juridique, de la stabilité fiscale et de la qualité des institutions figure désormais parmi les paramètres déterminants dans la prise de décision des investisseurs .

Les organisateurs présentent cette rencontre comme un espace de dialogue destiné à favoriser le partage d’expériences entre administrations, opérateurs et experts du secteur. L’objectif affiché est également de contribuer à une réflexion continentale sur la valorisation des ressources naturelles, la structuration des politiques publiques et l’amélioration des capacités de négociation des États africains face aux acteurs privés internationaux .

Plusieurs thématiques structurantes sont inscrites au programme, notamment les réformes et la gouvernance, la digitalisation et l’exploitation des données géoscientifiques, l’attractivité fiscale, la rentabilité économique des projets, le développement du contenu local, le transfert de compétences ainsi que la place du gaz naturel dans les trajectoires de transition énergétique du continent .

Les enjeux identifiés incluent également le renforcement des mécanismes de règlement des différends, l’amélioration de la transparence administrative, la transformation de la rente pétrolière en levier de développement industriel et l’intégration des impératifs climatiques dans les stratégies énergétiques nationales .

Cette édition bénéficie de la participation de partenaires techniques internationaux tels que S&P Global, Africa Finance Corporation (AFC) et la Chambre Arbitrale Internationale de Paris (CAIP), qui interviendront notamment sur les dynamiques du marché énergétique, les critères d’investissement et les questions liées au contentieux dans le secteur pétrolier et gazier .

Le choix de Casablanca comme ville hôte est présenté par les organisateurs comme cohérent avec le thème retenu. Bien que le Maroc ne soit pas historiquement un grand producteur d’hydrocarbures, le Royaume est mis en avant comme un exemple d’attractivité économique construite autour de la stabilité institutionnelle, de la qualité des infrastructures, de la connectivité régionale et de ses ambitions énergétiques, notamment à travers des projets structurants comme le gazoduc Nigeria-Maroc .

Lancée en 2023, l’initiative des Journées Pétrole a déjà réuni près de 300 hauts cadres issus d’une trentaine d’administrations, institutions et entreprises provenant de plusieurs pays africains.

LNT

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Énergies renouvelables : le Maroc muscle ses capacités de production https://lnt.ma/energies-renouvelables-le-maroc-muscle-ses-capacites-de-production/ Wed, 20 May 2026 08:21:41 +0000 https://lnt.ma/?p=548953 La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé mardi devant la Chambre des conseillers que, durant le premier trimestre de l’année 2026, plusieurs projets énergétiques d’une capacité totale avoisinant 3000 mégawatts ont été autorisés, pour des investissements estimés à près de 22 milliards de dirhams. Mme Benali a expliqué, […]

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La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé mardi devant la Chambre des conseillers que, durant le premier trimestre de l’année 2026, plusieurs projets énergétiques d’une capacité totale avoisinant 3000 mégawatts ont été autorisés, pour des investissements estimés à près de 22 milliards de dirhams.

Mme Benali a expliqué, en réponse à une question orale sur les « mesures et moyens visant à ouvrir et renforcer les investissements dans le secteur de l’énergie », que ces projets représentent « près du tiers de la capacité installée actuelle au Maroc », considérant que le premier trimestre 2026 constitue « le deuxième tournant en matière d’investissements et d’autorisations ».

Elle a ajouté que le ministère a autorisé, depuis 2021, environ 66 projets d’énergies renouvelables d’une capacité totale de 6 gigawatts, pour des investissements dépassant 55 milliards de dirhams, contre seulement 23 autorisations entre 2011 et 2021.

Elle a précisé que le rythme d’octroi des autorisations est désormais huit fois supérieur à celui enregistré avant 2021.

La ministre a indiqué que la part des énergies renouvelables est passée de 37% en 2021 à 46% en 2025, soit une hausse de neuf points en quatre ans, relevant que cette proportion demeure « bien inférieure à la part réelle », au regard des chiffres des panneaux solaires importés et des efforts déployés dans le domaine de l’autoproduction.

Elle a souligné que le soutien à l’investissement dans le secteur énergétique constitue un levier de création d’emplois et de renforcement de la compétitivité de l’économie nationale, tout en répondant à l’enjeu de la souveraineté énergétique.

Elle a mis en avant que les réformes institutionnelles, législatives et réglementaires engagées par le gouvernement visent à faire face aux contraintes internes et externes auxquelles ce chantier est confronté.

Dans ce contexte, Mme Benali a indiqué que la loi 82.21 relative à l’autoproduction d’électricité ouvre la voie aux citoyens et aux entreprises pour produire une électricité propre destinée à leur propre consommation, tandis que la loi 40.19 relative aux énergies renouvelables a permis de simplifier les procédures et de réaliser, pour la première fois, des installations de stockage d’électricité.

Elle a également évoqué l’élaboration du plan d’équipement électrique de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable pour la période 2025-2030, un « plan vert » pour lequel des investissements de 120 milliards de dirhams ont été mobilisés.

Ce plan prévoit une capacité additionnelle de 15 gigawatts, dont plus de 12 gigawatts provenant de sources renouvelables, soit 88 % des nouvelles capacités.

Concernant le secteur des produits pétroliers, elle a affirmé que le ministère a poursuivi la mise en œuvre de réformes visant à renforcer l’investissement et la concurrence, à travers la simplification et la numérisation des procédures administratives.

Elle a signalé que plus de 800 stations-service ont été créées grâce à des investissements avoisinant 2,5 milliards de dirhams, générant plus de 4000 emplois.

La ministre a fait savoir le gouvernement a engagé, entre autres réformes, celui de l’Office national des hydrocarbures et des mines, dans le but d’élaborer un projet de loi encadrant le secteur du gaz naturel, lequel a été soumis au Secrétariat général du gouvernement.

 

LNT avec Map

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Recherche clinique : la FMIIP plaide pour un renforcement de l’écosystème marocain https://lnt.ma/recherche-clinique-la-fmiip-plaide-pour-un-renforcement-de-lecosysteme-marocain/ Tue, 19 May 2026 16:15:43 +0000 https://lnt.ma/?p=548894 La Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP) a organisé à Casablanca, en partenariat avec ESHMOUN-Clinical Research CRO, un symposium consacré à la recherche clinique, mettant en avant les enjeux liés à l’accès aux traitements, à l’innovation médicale et à la souveraineté sanitaire. Placée sous le thème « La recherche clinique au service […]

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La Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP) a organisé à Casablanca, en partenariat avec ESHMOUN-Clinical Research CRO, un symposium consacré à la recherche clinique, mettant en avant les enjeux liés à l’accès aux traitements, à l’innovation médicale et à la souveraineté sanitaire. Placée sous le thème « La recherche clinique au service d’un accès rapide aux médicaments innovants, génériques et biosimilaires », cette rencontre a réuni plusieurs acteurs du secteur autour des conditions nécessaires au développement de cette activité au Maroc.

Longtemps cantonnée à un champ essentiellement technique, la recherche clinique est aujourd’hui présentée comme un enjeu stratégique pour les systèmes de santé, tant pour l’évaluation de l’efficacité et de la sécurité des traitements que pour la production de données adaptées aux réalités locales.

Dans ce contexte, la FMIIP souligne que le développement de la recherche clinique constitue un levier pour réduire la dépendance vis-à-vis de données produites à l’étranger et renforcer la capacité du Maroc à participer à la production de connaissances médicales.

Selon les données communiquées lors du symposium, les dépenses mondiales en recherche et développement dans le domaine de la santé ont atteint 250 milliards de dollars en 2025, dont 66 milliards consacrés aux essais cliniques. En Afrique, ce segment représenterait près d’un milliard de dollars, tandis que le marché marocain des essais cliniques est estimé à 25 millions de dollars.

Les échanges ont mis en avant plusieurs atouts du Maroc, notamment l’existence d’une industrie pharmaceutique structurée, de compétences médicales reconnues, d’un cadre réglementaire en place et d’institutions mobilisées sur ces enjeux.

La présidente de la FMIIP, Yasmine Lahlou, a estimé que la priorité réside désormais dans la capacité à traduire cette ambition en mécanismes opérationnels plus efficaces, en particulier à travers une meilleure lisibilité des circuits, une réduction des délais et une coordination renforcée entre les différents intervenants.

Les discussions ont également mis l’accent sur les défis persistants, notamment l’imprévisibilité des délais administratifs, la coordination entre acteurs institutionnels, la disponibilité de compétences spécialisées et la qualité des données de santé.

Le symposium a par ailleurs souligné l’importance croissante des données issues de la vie réelle, de la pharmacovigilance, des registres de santé et des études post-commercialisation dans le développement de la recherche clinique moderne. Dans cette perspective, la qualité, la standardisation et l’interopérabilité des données apparaissent comme des prérequis essentiels, notamment dans un contexte d’intégration croissante des outils d’intelligence artificielle.

À travers cette initiative, la FMIIP appelle à une mobilisation élargie des institutions, chercheurs, professionnels de santé et industriels afin de renforcer l’attractivité du Maroc dans le domaine de la recherche clinique et de consolider son positionnement dans les dynamiques internationales de l’innovation en santé.

LNT

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Le PNUD Maroc mobilise investisseurs et entrepreneurs autour de la 4e cohorte du Green Growth & Jobs Accelerator Project https://lnt.ma/le-pnud-maroc-mobilise-investisseurs-et-entrepreneurs-autour-de-la-4e-cohorte-du-green-growth-jobs-accelerator-project/ Tue, 19 May 2026 16:15:29 +0000 https://lnt.ma/?p=548892 Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Maroc organisera, le 20 mai à Rabat, l’Investor Day de la quatrième cohorte du Green Growth & Jobs Accelerator Project (GGJAP), une initiative dédiée à l’accompagnement des entreprises marocaines opérant dans des secteurs liés à l’économie verte et à l’innovation durable. L’événement, prévu au Fairmont […]

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Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Maroc organisera, le 20 mai à Rabat, l’Investor Day de la quatrième cohorte du Green Growth & Jobs Accelerator Project (GGJAP), une initiative dédiée à l’accompagnement des entreprises marocaines opérant dans des secteurs liés à l’économie verte et à l’innovation durable. L’événement, prévu au Fairmont La Marina à Rabat-Salé, réunira entrepreneurs, investisseurs, institutions financières et partenaires de l’écosystème entrepreneurial autour d’opportunités de financement et de développement.

Cette quatrième édition mettra en avant 26 PME marocaines accompagnées dans le cadre du programme, qui présenteront leurs solutions à des acteurs du financement et de l’investissement. Selon le PNUD, l’objectif est de favoriser la mise en relation entre ces entreprises et des partenaires susceptibles de soutenir leur passage à l’échelle et leur accès au marché.

Déployé depuis le début de l’année 2024, le GGJAP a accompagné à ce jour 93 PME marocaines actives dans des secteurs tels que l’agritech, l’économie circulaire, la mobilité durable, les technologies vertes, l’écotourisme, la gestion durable des ressources ou encore les solutions digitales à impact.

Le programme s’inscrit dans une initiative régionale portée par le Bureau régional du PNUD pour les États arabes, avec le soutien du ministère danois des Affaires étrangères dans le cadre du Programme de partenariat arabo-danois. Au Maroc, il s’aligne sur les orientations nationales en matière de développement durable et de transition énergétique.

Les données communiquées par le PNUD mettent en avant une dimension inclusive du dispositif : 55 % des entreprises accompagnées ont été fondées par des jeunes âgés de 18 à 35 ans, tandis que 38 % sont dirigées par des femmes. Le programme indique également avoir contribué à la création ou à l’amélioration de 245 emplois au Maroc sur les deux premières cohortes.

Plus de 45 investisseurs et partenaires financiers sont attendus à cette édition, parmi lesquels des fonds d’investissement, institutions financières, structures publiques d’accompagnement et organisations de soutien à l’entrepreneuriat. Les rencontres prendront la forme de sessions de pitchs organisées par catégories – startups, TPME et coopératives – afin de faciliter des échanges ciblés avec les investisseurs.

L’événement réunira également les Youth for Sustainability Leaders, impliqués dans une dynamique de co-création autour des enjeux de durabilité, et donnera lieu à une remise de certificats aux entreprises accompagnées.

LNT

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Entretien avec Abed Chagar, Président de la FCP : « La chimie est un levier central de la souveraineté industrielle » https://lnt.ma/entretien-avec-abed-chagar-president-de-la-fcp-la-chimie-est-un-levier-central-de-la-souverainete-industrielle/ Tue, 19 May 2026 15:42:01 +0000 https://lnt.ma/?p=548881 À la tête de la Fédération de la chimie et de la parachimie, Abed Chagar, PDG de Colorado, revient sur les ambitions portées par la quatrième édition du Forum International de la Chimie, organisée sous le thème de l’intégration industrielle. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la recomposition des chaînes d’approvisionnement et la […]

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À la tête de la Fédération de la chimie et de la parachimie, Abed Chagar, PDG de Colorado, revient sur les ambitions portées par la quatrième édition du Forum International de la Chimie, organisée sous le thème de l’intégration industrielle. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la recomposition des chaînes d’approvisionnement et la montée des enjeux de souveraineté économique, il livre sa lecture du positionnement du Maroc, du rôle stratégique de la chimie dans l’appareil productif national, ainsi que des défis liés à l’énergie, à l’investissement et à l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’industrie.

Le thème de cette quatrième édition est “la chimie au cœur de l’intégration industrielle”. Pourquoi avoir choisi ce positionnement aujourd’hui ?

Abed Chagar : Ce que nous avons essayé de faire, c’est de construire des éditions qui se succèdent, se complètent les unes par rapport aux autres, tout en poursuivant un objectif global et continu : positionner le Maroc comme un hub international de la chimie.

Nous avons ainsi consacré une première édition à faire connaître la chimie marocaine, ses atouts et ses opérateurs. La deuxième a été principalement dédiée aux batteries électriques, au moment où les nouveaux investissements démarraient au Maroc et où cette activité prenait une nouvelle dimension à l’échelle mondiale.

La troisième édition, l’an dernier, portait sur les grands projets de transition au Maroc : dessalement, hydrogène vert, et plusieurs autres thématiques structurantes.

Cette année, nous sommes dans l’air du temps, mais surtout en cohérence avec les priorités nationales. Sa Majesté le Roi, Que Dieu l’Assiste, avait appelé à renforcer la souveraineté industrielle. À la Fédération, nous avons donc beaucoup travaillé pour bâtir une édition autour de cette ambition.

Nous nous sommes dit que l’intégration industrielle dans la chimie constituait un enjeu majeur, non seulement pour l’industrie chimique elle-même, mais également pour l’ensemble du tissu industriel.

Ce qui est particulièrement intéressant, au-delà de la présence d’officiels, de ministres et d’experts, c’est que nous avons articulé les panels de ces deux journées autour de tous les prérequis nécessaires à cette intégration industrielle, dans la perspective d’une véritable souveraineté industrielle.

 

Dans un contexte de fragmentation géopolitique, de tensions sur les chaînes d’approvisionnement et de guerres commerciales, en quoi la chimie devient-elle un enjeu de puissance économique ?

C’est une très bonne question.

D’abord, la chimie souffre malheureusement d’une image parfois négative auprès du grand public. Lorsqu’on évoque la chimie, on pense spontanément à deux choses : la pollution et les risques liés à la sécurité.

Or, les industries chimiques, depuis très longtemps, dans le monde comme au Maroc, ont pris ces enjeux à bras-le-corps. Elles ont œuvré de manière continue pour améliorer la sécurité industrielle et réduire autant que possible les impacts environnementaux.

Je vais d’ailleurs vous donner un chiffre important, très peu mentionné jusqu’ici : aujourd’hui, plus de 80 % de l’industrie chimique marocaine fonctionne au vert. Nous sommes en avance sur beaucoup d’autres secteurs. Cela témoigne du travail avant-gardiste accompli par les industriels chimiques marocains.

Pour répondre plus directement à votre question, la chimie au Maroc est une industrie puissante. C’est la première industrie du pays. Elle représente 30 % de l’industrie marocaine.

Elle figure également parmi les premiers secteurs exportateurs, notamment grâce à l’OCP, tout en répondant d’abord aux besoins nationaux.

En matière de souveraineté industrielle, la chimie couvre, selon les segments, près de 90 % des besoins. La chimie regroupe plusieurs activités.

Quelques exemples : dans les gaz, nous couvrons quasiment 100 % des besoins nationaux. Dans la peinture, nous sommes entre 85 et 90 %. Pour les résines, autour de 50 %, avec encore une marge de progression.

Je ne parle même pas des engrais, où la capacité de production dépasse très largement la demande intérieure.

Il existe donc déjà des secteurs où l’on peut parler d’autonomie, voire de souveraineté. D’autres restent à renforcer, notamment la cosmétique ou certains segments liés à la santé, et nous y travaillons.

Les crises successives — le Covid, la guerre en Ukraine, les perturbations logistiques mondiales, et plus récemment la guerre au Proche-Orient — ont démontré que le Maroc dispose aujourd’hui d’atouts qui en font une plateforme centrale.

Je vais rappeler des éléments connus, mais leur juxtaposition parle d’elle-même : une stabilité politique rare, une stabilité économique réelle, une lisibilité réglementaire et fiscale qui rassure les investisseurs.

Le Maroc dispose aussi d’un capital humain remarquable, reconnu partout.

Les Marocains excellent à l’international, mais ce qui distingue particulièrement le Royaume, c’est sa capacité à mobiliser localement toutes les compétences nécessaires : ouvriers, ingénieurs, dirigeants, bâtisseurs, techniciens.

C’est quelque chose de rare dans la région.

Lorsqu’un investisseur s’installe au Maroc, il n’a pas besoin d’importer massivement des compétences expatriées. Il peut rapidement s’appuyer sur le capital humain local.

Ajoutez à cela les infrastructures portuaires de classe mondiale : Tanger Med, Nador West Med, Casablanca, Dakhla demain.

Cette chaîne portuaire fait du Maroc un point d’ancrage stratégique entre l’Amérique, l’Europe, l’Afrique et l’Asie, au cœur des flux commerciaux mondiaux.

La 4ème édition du Forum International de la Chimie

 

Le Maroc parle beaucoup de souveraineté industrielle. La chimie peut-elle être l’un des moteurs de la substitution aux importations ?

Oui, clairement.

Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont engagé un travail sérieux pour identifier les produits pouvant être substitués localement, y compris dans la chimie.

La Fédération s’est impliquée activement dans cette dynamique, notamment à travers la banque de projets.

Cela a permis l’émergence de nouveaux industriels marocains capables de produire localement ce qui était auparavant importé.

Un point important nous distingue : les importations chimiques stagnent globalement, tandis que les exportations et la production nationale progressent.

Autrement dit, la balance commerciale du secteur reste largement excédentaire.

Cela ne nous empêche pas, bien au contraire, de continuer à investir.

La chimie demeure le premier secteur industriel en matière d’investissement, et cette tendance devrait se poursuivre.

À titre d’exemple, l’entreprise que je dirige, Colorado, porte actuellement un investissement de 150 millions de dirhams pour étendre ses activités et renforcer son intégration verticale.

Nous ne sommes pas les seuls : la SCE, la SNEP, l’OCP et d’autres acteurs poursuivent des programmes ambitieux.

Mais ce qu’il faut souligner, c’est que la chimie ne se développe pas uniquement pour elle-même. En se renforçant, elle soutient toutes les autres industries.

Il n’existe pratiquement aucun secteur économique qui n’ait besoin de chimie.

La bouteille d’eau devant nous, son traitement, son étiquette, les peintures autour de nous, les médicaments que nous consommons : partout, la chimie est présente.

Avoir une industrie chimique forte est donc indispensable à toute ambition de souveraineté industrielle.

Le coût énergétique reste un sujet majeur pour les industriels. La compétitivité de la chimie marocaine est-elle aujourd’hui pénalisée par cette équation ?

Oui, assurément.

Mais nous sommes en pleine transition.

Le Maroc dispose de ressources naturelles considérables, notamment le soleil et le vent. L’énergie éolienne est aujourd’hui parmi les moins coûteuses au monde.

Le pays développe activement ses capacités dans ce domaine.

Des avancées réglementaires importantes ont également été réalisées, permettant aux industriels de mieux accéder à l’énergie verte.

Bien sûr, certains ajustements restent nécessaires, notamment sur les coûts de connexion ou de transport.

Mais la dynamique est enclenchée.

La chimie lourde reste une industrie énergivore, et le coût de l’énergie demeure un facteur de compétitivité sensible.

Cependant, le verdissement progressif du mix énergétique marocain devrait permettre à terme de disposer d’une énergie à la fois plus propre et plus compétitive.

C’est un levier essentiel pour attirer davantage d’investissements industriels.

Le programme de cette quatrième édition accorde une place importante à l’intelligence artificielle. Le Maroc dispose-t-il, selon vous, des talents et des infrastructures nécessaires pour connecter chimie et IA à grande échelle ?

Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour répondre de manière définitive, mais à titre personnel, je dirais oui, il existe un potentiel réel.

Les choses évoluent très vite.

Les jeunes, les dirigeants, les entreprises prennent progressivement conscience du potentiel de l’IA.

Aujourd’hui, ignorer l’IA dans une réflexion industrielle devient difficilement concevable.

C’est une nécessité stratégique.

Dans l’entreprise que je dirige, nous avons déjà engagé cette réflexion et obtenu des premiers résultats.

Le Maroc dispose-t-il déjà de tous les outils ? Il est encore tôt pour l’affirmer pleinement.

Mais ce qui est certain, c’est qu’il existe une volonté publique, des initiatives, et une stratégie en construction.

Ce dont nous avons besoin, c’est davantage de synergie entre toutes les parties prenantes.

L’IA n’est pas le sujet d’un seul ministère ou d’une seule agence. C’est une transformation collective.

Industries, fédérations, pouvoirs publics, grandes et petites entreprises : tout le monde doit être mobilisé.

Le Maroc a déjà relevé plusieurs défis stratégiques et occupe une position de leadership continental dans plusieurs secteurs.

Il peut aussi ambitionner de devenir un acteur majeur de l’IA en Afrique.

Si vous deviez résumer en une phrase l’ambition industrielle que le Maroc devrait poursuivre à horizon 2030 dans la chimie ?

Encourager l’investissement, lever les freins réglementaires, et créer les conditions d’une véritable éclosion industrielle de la chimie marocaine.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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Commande publique : L’entreprise marocaine profite-t-elle réellement de la Préférence Nationale ? https://lnt.ma/commande-publique-lentreprise-marocaine-profite-t-elle-reellement-de-la-preference-nationale/ Tue, 19 May 2026 10:08:39 +0000 https://lnt.ma/?p=548814 Articulée avec la promotion des PME, la Préférence Nationale se veut un levier stratégique pour stimuler l’économie nationale et garantir la souveraineté industrielle. Censé justement réguler l’accès aux marchés publics, ce mécanisme permet à l’entreprise marocaine de bénéficier d’une marge concurrentielle face aux multinationales. Mais est-ce vraiment le cas ? Le point. De prime abord, il […]

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Articulée avec la promotion des PME, la Préférence Nationale se veut un levier stratégique pour stimuler l’économie nationale et garantir la souveraineté industrielle. Censé justement réguler l’accès aux marchés publics, ce mécanisme permet à l’entreprise marocaine de bénéficier d’une marge concurrentielle face aux multinationales. Mais est-ce vraiment le cas ? Le point.

De prime abord, il est important de rappeler que depuis la publication de la circulaire gouvernementale n°15/2020 relative à la mise en œuvre de la “Préférence Nationale” et à la promotion des produits et services marocains, un changement profond dans la gestion de la commande publique était très attendu de part et d’autre.

L’État, en tant que principal acteur économique du pays, projetait pour sa part que cette mesure parvienne à constituer un levier majeur de soutien au tissu entrepreneurial national.

Néanmoins, selon plusieurs professionnels et observateurs économiques, les grandes entreprises étrangères continuent de dominer de nombreux appels d’offres dans des secteurs stratégiques tels que le BTP, les infrastructures, les équipements ou encore les services techniques et de Conseil.

En effet, malgré les directives répétées du Gouvernement appelant à privilégier les entreprises nationales et à leur accorder une préférence dans les marchés publics, de nombreuses administrations et établissements, ayant passé outre les orientations de l’Exécutif en la matière, semblent être déconnectés de l’importance des enjeux socio-économiques de ce mécanisme pour le pays : « Plusieurs projets stratégiques continuent ainsi d’être attribués à des sociétés étrangères, alors même que les entreprises marocaines subissent une pression financière croissante et une concurrence jugée inéquitable, menaçant leur pérennité », dit-on auprès d’un opérateur marocain de la place.

Pour de nombreux spécialistes, le problème ne réside pas principalement dans les textes juridiques, mais surtout dans leur application au sein des Administrations publiques. Certains cahiers des charges, expliquent-ils, imposeraient des critères techniques et financiers particulièrement complexes, excluant de facto les PME marocaines de la compétition.

Dans d’autres cas, le recours à des groupes étrangers est justifié par des arguments liés à “l’expertise internationale” ou à la “capacité technique”, malgré l’existence d’entreprises marocaines ayant démontré leur savoir-faire aussi bien au niveau national qu’international, notamment dans les domaines de la construction, des ports, des ponts, et des grands projets d’infrastructure.

Face à cette situation, plusieurs acteurs économiques estiment que le non-respect du principe de Préférence Nationale a des conséquences directes sur l’économie marocaine : « Une part importante des devises quitte le pays au profit d’entreprises étrangères, au lieu d’être réinjectée dans le circuit économique national. Cette situation prive également des milliers d’ingénieurs, de techniciens et de travailleurs marocains d’opportunités d’emploi qui auraient pu être générées par les projets publics », tiennent-ils à préciser.

De leur côté, certaines administrations défendent leurs choix en rappelant que la loi sur les marchés publics repose avant tout sur les principes de concurrence, de transparence et de sélection de l’offre la plus avantageuse en termes de qualité et de coût, indiquant que la Préférence Nationale ne doit pas conduire à l’exclusion systématique des entreprises étrangères.

Toutefois, les voix critiques considèrent généralement cet argument insuffisant, rappelant que de nombreux pays développés mettent eux-mêmes en place des mécanismes de protection de leurs entreprises nationales dans le cadre de la commande publique.

En France, à titre d’exemple, une bonne partie des acteurs politiques et économiques continue de militer pour la mise en place d’une priorité aux entreprises françaises dans l’attribution des marchés publics, encore plus dans les secteurs en rapport avec l’environnement ou encore et les ressources naturelles.

Dans le même sens, il est important de constater que ce débat relance aujourd’hui les interrogations sur l’efficacité des mécanismes de contrôle et de suivi mis en place pour garantir le respect des directives gouvernementales en matière de Préférence Nationale. Plusieurs professionnels appellent ainsi à une révision des cahiers des charges et des critères de référence, qu’ils jugent parfois « conçus au bénéfice de grandes multinationales ».

En somme, et alors que l’avenir de l’entreprise marocaine et sa capacité de résilience restent au cœur des préoccupations économiques, de nombreuses voix réclament aujourd’hui plus que jamais le passage d’un simple discours de soutien au “Made in Morocco” à des politiques publiques concrètes et contraignantes. L’objectif : garantir une réelle égalité des chances dans l’accès aux marchés publics et permettre aux entreprises marocaines d’assurer pleinement leur rôle dans des projets financés essentiellement par l’argent public…

Pour rappel, la notion de la Préférence Nationale est aujourd’hui conçue comme une des alternatives pour équilibrer la balance et relever le tissu économique, durement éprouvé par une succession de crises aussi bien internes que mondiales.

H.Z

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Eau, innovation et gouvernance : Marrakech accueille la 9e édition du SITeau sur fond de stress hydrique https://lnt.ma/eau-innovation-et-gouvernance-marrakech-accueille-la-9e-edition-du-siteau-sur-fond-de-stress-hydrique/ Wed, 13 May 2026 15:36:57 +0000 https://lnt.ma/?p=548432 La neuvième édition du Salon international des technologies de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie (SITeau) a ouvert ses portes mercredi à Marrakech, dans un contexte où la question hydrique demeure au cœur des priorités stratégiques du Maroc. Organisé au Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau, l’événement réunit experts, décideurs publics, universitaires, acteurs […]

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La neuvième édition du Salon international des technologies de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie (SITeau) a ouvert ses portes mercredi à Marrakech, dans un contexte où la question hydrique demeure au cœur des priorités stratégiques du Maroc. Organisé au Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau, l’événement réunit experts, décideurs publics, universitaires, acteurs économiques, représentants de la société civile et jeunes autour des grands enjeux liés à la gestion durable des ressources hydriques.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette édition intervient alors que le Royaume continue de faire face aux effets prolongés du stress hydrique et du changement climatique, avec pour ambition affichée de transformer le salon en plateforme de dialogue, de réflexion et de recherche de solutions concrètes.

Après huit éditions organisées à Casablanca, le SITeau poursuit son repositionnement comme rendez-vous international consacré aux enjeux de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie. L’événement s’inscrit également dans la perspective des grandes échéances internationales du secteur, notamment le 11e Forum mondial de l’eau prévu à Riyad en 2027, où le Maroc remettra le Prix Hassan II.

Le programme de cette édition reflète une approche transversale de la problématique hydrique. Outre le programme scientifique, les organisateurs ont prévu une exposition consacrée aux métiers de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie, des ateliers pédagogiques, une rencontre intergénérationnelle autour du nexus eau-énergie-agriculture-santé, ainsi qu’une conférence internationale dédiée à l’hydrodiplomatie.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par un hommage posthume rendu à Ali Fassi Fihri, ancien directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), figure du secteur récemment disparue.

Le Maroc met en avant sa stratégie hydrique

À l’ouverture du salon, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a défendu la stratégie hydrique marocaine, estimant que le Royaume a engagé, sous l’impulsion royale, une politique intégrée visant à renforcer sa souveraineté hydrique.

Le responsable a mis en avant plusieurs leviers structurants, parmi lesquels la poursuite du programme de barrages, le transfert interbassins, le développement accéléré du dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées.

Selon lui, cette approche pourrait permettre au Maroc d’assurer, à l’horizon 2030, une sécurité hydrique renforcée et de couvrir une part significative des besoins en eau destinés à l’irrigation.

Cette vision s’inscrit dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques nationales, marqué par des épisodes successifs de sécheresse, une augmentation de la demande en eau et des contraintes accrues liées aux changements climatiques.

Le président du Conseil mondial de l’eau, Loïc Fauchon, a salué l’expérience marocaine, qualifiant le Royaume de modèle en matière de gestion des ressources hydriques .

Il a estimé que le Maroc bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance internationale pour sa capacité à mobiliser différentes technologies de gestion de l’eau et pour sa vision de long terme sur cette question stratégique.

Pour le responsable international, les défis mondiaux liés à la rareté de l’eau, à l’urbanisation et à la multiplication des événements climatiques extrêmes imposent désormais une logique d’action et d’innovation plutôt qu’une simple gestion de crise .

Cette lecture rejoint celle des organisateurs du SITeau, qui insistent sur la nécessité de dépasser le stade du diagnostic pour avancer vers des réponses opérationnelles.

Recherche, innovation et gouvernance au cœur des débats

La présidente du SITeau, Houria Tazi Sadeq, a insisté sur la nécessité de penser ensemble les enjeux de l’eau, de l’énergie, de l’agriculture et de la santé, dans une logique systémique.

L’objectif, selon elle, consiste à faire émerger des solutions génératrices de valeur, fondées sur les principes de résilience et d’économie circulaire.

Le Haut-Commissariat au Plan a également pris part aux échanges. Son secrétaire général, Ayache Khellaf, a souligné que les enjeux hydriques doivent être abordés dans une logique prospective et territoriale, en lien avec les grandes politiques publiques nationales .

Même approche du côté académique. Le président de l’Université Cadi Ayyad, Belaid Bougadir, a rappelé que les crises hydriques et climatiques nécessitent non seulement des réponses technologiques, mais aussi de nouveaux modes de gouvernance, de coopération et de transmission des savoirs .

L’université met ainsi en avant des formations spécialisées couvrant la climatologie, la gestion intégrée de l’eau, le dessalement, l’agriculture durable ou encore le droit de l’eau.

Au-delà de l’urgence environnementale, les débats du SITeau mettent aussi en lumière la dimension économique et géopolitique de la question hydrique.

L’eau apparaît désormais comme un facteur central de compétitivité économique, de sécurité alimentaire, de stabilité sociale et de résilience territoriale.

LNT

 

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Le 4ème Forum international de la chimie met l’accent sur l’intégration industrielle et la souveraineté productive https://lnt.ma/le-4eme-forum-international-de-la-chimie-met-laccent-sur-lintegration-industrielle-et-la-souverainete-productive/ Wed, 13 May 2026 13:36:57 +0000 https://lnt.ma/?p=548402 La Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP) a inauguré mercredi 13 mai 2026 à Casablanca la quatrième édition du Forum international de la chimie, placée sous le thème « La chimie, au cœur de l’intégration industrielle », dans un contexte marqué par les recompositions géopolitiques, les enjeux énergétiques et les mutations technologiques […]

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La Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP) a inauguré mercredi 13 mai 2026 à Casablanca la quatrième édition du Forum international de la chimie, placée sous le thème « La chimie, au cœur de l’intégration industrielle », dans un contexte marqué par les recompositions géopolitiques, les enjeux énergétiques et les mutations technologiques qui redessinent les équilibres industriels mondiaux.

Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, cet événement réunit responsables publics, industriels, experts et acteurs du secteur autour des enjeux de compétitivité, de souveraineté industrielle et de transformation des chaînes de valeur.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence notamment du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, du secrétaire général du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Mohamed Ouahmid, du président de l’Association professionnelle des cimentiers, Saïd El Hadi, ainsi que du président de la Fédération de la Chimie et de la Parachimie, Abed Chagar.

Dans son intervention inaugurale, ce dernier a mis en avant le rôle structurant de la chimie dans l’écosystème industriel national, soulignant le caractère transversal de cette industrie, présente à l’intersection de multiples filières productives, allant de l’énergie aux mines, en passant par l’agriculture, l’automobile, les batteries, les matériaux avancés et les industries manufacturières.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a pour sa part insisté sur les transformations attendues du secteur, mettant en avant les perspectives liées à l’économie circulaire, aux procédés bas carbone, aux solutions énergétiques innovantes et au développement de capacités souveraines dans les principes actifs industriels. Il a estimé que le Maroc dispose d’atouts pour renforcer une filière industrielle intégrée et se positionner sur les métiers du stockage énergétique.

De son côté, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a rappelé le poids énergétique de l’industrie chimique dans l’économie nationale, soulignant la nécessité d’un accès à une énergie compétitive, propre et durable pour accompagner la décarbonation du secteur et renforcer sa compétitivité face aux nouvelles exigences internationales.

Elle a évoqué, dans ce cadre, les orientations énergétiques engagées par le Royaume, notamment le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’intégration régionale et la structuration d’une filière autour de l’hydrogène vert.

Le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a quant à lui rappelé le poids économique du secteur, présenté comme le premier segment productif de l’industrie marocaine, avec un chiffre d’affaires estimé à près de 200 milliards de dirhams et une contribution représentant 23% des exportations industrielles du Royaume.

Au-delà de la séquence institutionnelle, le forum entend également alimenter une réflexion plus large sur le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales. Les travaux portent notamment sur les enjeux liés aux chaînes d’approvisionnement, à la transition énergétique, à l’innovation industrielle, à l’accès aux matières premières stratégiques ainsi qu’au développement du capital humain.

La question des compétences nécessaires à l’évolution de l’industrie chimique figure également parmi les axes centraux des échanges, dans un contexte où les transformations technologiques imposent une adaptation accélérée des profils industriels.

En parallèle, le « Village de la Chimie » accueille des entreprises nationales et internationales du secteur dans un espace dédié aux rencontres professionnelles, aux échanges B2B et à la présentation de solutions technologiques.

Fondée en 1993, la Fédération de la Chimie et de la Parachimie regroupe un large éventail d’acteurs industriels, allant des grandes entreprises aux PME, avec l’ambition de promouvoir une industrie chimique plus intégrée, innovante et compétitive au sein de l’économie marocaine.

LNT

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Africa Forward : la CGEM plaide pour des villes productives et une intégration économique africaine accélérée https://lnt.ma/africa-forward-la-cgem-plaide-pour-des-villes-productives-et-une-integration-economique-africaine-acceleree/ Wed, 13 May 2026 11:26:33 +0000 https://lnt.ma/?p=548394 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a mis en avant, à Nairobi, le rôle stratégique de l’innovation, de la digitalisation et du capital humain dans la transformation des villes africaines en moteurs de compétitivité et de croissance durable, à l’occasion du forum d’affaires Africa Forward “Inspire & Connect”. Intervenant lors d’un panel consacré […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a mis en avant, à Nairobi, le rôle stratégique de l’innovation, de la digitalisation et du capital humain dans la transformation des villes africaines en moteurs de compétitivité et de croissance durable, à l’occasion du forum d’affaires Africa Forward “Inspire & Connect”.

Intervenant lors d’un panel consacré aux villes productives, le président de la CGEM, Chakib Alj, a estimé que la croissance urbaine rapide que connaît le continent ne saurait, à elle seule, garantir prospérité et compétitivité. Il a souligné que l’urbanisation, en l’absence de planification adaptée, peut également accentuer les déséquilibres, notamment en matière de congestion, d’informalité et de pression sur les infrastructures.

Pour le président de la CGEM, l’enjeu consiste désormais à faire évoluer les villes africaines d’espaces de consommation vers des pôles de production, d’innovation et de transformation industrielle. Il a plaidé en faveur d’écosystèmes urbains intégrés, articulant industrie, logistique, logement, énergie et infrastructures numériques dans une approche coordonnée.

Chakib Alj a également insisté sur le rôle central des nouvelles technologies dans cette transformation, estimant que la compétitivité économique dépend désormais de leviers tels que l’intelligence artificielle, la digitalisation, les infrastructures intelligentes et la logistique connectée.

Sur le volet du capital humain, il a rappelé que l’Afrique dispose d’un avantage démographique significatif, tout en soulignant la nécessité de convertir ce potentiel en levier économique à travers des investissements renforcés dans l’éducation, la formation technique et les compétences numériques.

Il a également évoqué la question de l’employabilité, dans un contexte où plusieurs millions de jeunes rejoignent chaque année le marché du travail, alors que les créations d’emplois formels restent insuffisantes. À ce titre, il a mis en avant l’expérience marocaine, rappelant que le Royaume forme près de 11.000 ingénieurs par an, avec une implication accrue du secteur privé dans la conception des cursus spécialisés.

Le responsable patronal a par ailleurs cité l’exemple des écosystèmes industriels intégrés développés au Maroc, notamment à Bouznika, où les dimensions industrielle, logistique, technologique et de formation sont pensées de manière complémentaire.

En marge de ce forum, la CGEM a également organisé une rencontre consacrée à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), réunissant plusieurs organisations patronales africaines ainsi que des représentants du secrétariat de la ZLECAf.

Les échanges ont porté sur les conditions d’accélération de l’intégration économique du continent et sur le rôle du secteur privé dans la concrétisation de cette dynamique. Le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a notamment appelé à un dialogue plus structuré entre les institutions continentales et les organisations patronales africaines, afin de mieux mobiliser les entreprises autour des opportunités offertes par cet espace commercial.

De son côté, Chakib Alj a estimé que l’Afrique dispose désormais des fondamentaux nécessaires pour renforcer son industrialisation et consolider ses chaînes de valeur régionales. Il a plaidé pour une accélération des dynamiques “Made in Africa” et “Made with Africa”, en mettant l’accent sur la nécessité de transformer les ambitions continentales en avancées concrètes.

Le président de la CGEM a également souligné l’importance de renforcer les infrastructures logistiques, la connectivité, les mécanismes de financement des PME et les co-investissements intra-africains.

Dans cette perspective, il a mis en avant plusieurs projets structurants portés par le Maroc, notamment Tanger Med, Nador West Med et Dakhla Atlantique, présentés comme des plateformes logistiques appelées à soutenir les échanges continentaux et l’intégration industrielle africaine.

LNT

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Défense, énergie, dette : comment les tensions géopolitiques redessinent les finances publiques https://lnt.ma/defense-energie-dette-comment-les-tensions-geopolitiques-redessinent-les-finances-publiques/ Wed, 13 May 2026 10:25:54 +0000 https://lnt.ma/?p=548376 Pendant plusieurs décennies, dans de nombreuses économies avancées, les politiques budgétaires se sont principalement articulées autour de priorités relativement stabilisées : croissance, protection sociale, investissement public, modernisation des infrastructures ou encore transition énergétique. La fin de la guerre froide et l’approfondissement de la mondialisation avaient progressivement relégué les considérations stratégiques et militaires au second plan […]

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Pendant plusieurs décennies, dans de nombreuses économies avancées, les politiques budgétaires se sont principalement articulées autour de priorités relativement stabilisées : croissance, protection sociale, investissement public, modernisation des infrastructures ou encore transition énergétique. La fin de la guerre froide et l’approfondissement de la mondialisation avaient progressivement relégué les considérations stratégiques et militaires au second plan dans la construction budgétaire de plusieurs États, notamment en Europe.

Cette séquence semble aujourd’hui remise en question. La succession des crises de ces dernières années — pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, tensions persistantes au Moyen-Orient, rivalités sino-américaines, fragmentation du commerce mondial et résurgence des préoccupations de souveraineté industrielle et technologique — a profondément modifié les paramètres de l’action publique. Les finances publiques se retrouvent désormais à l’intersection de plusieurs impératifs simultanés : renforcer la sécurité, amortir les chocs inflationnistes, financer la transition énergétique, soutenir la croissance et préserver la soutenabilité budgétaire.

Le Fonds monétaire international (FMI), dans son Fiscal Monitor publié en avril 2026, résume cette nouvelle équation en soulignant que les gouvernements évoluent dans un environnement marqué par des niveaux d’endettement élevés, des risques géopolitiques accrus et une réduction progressive des marges de manœuvre budgétaires. « Les vulnérabilités budgétaires restent importantes alors que l’incertitude mondiale demeure exceptionnellement élevée », note l’institution.

Dans ce contexte, un nouveau triangle de pression semble structurer les finances publiques contemporaines : défense, énergie et dette.

Le retour de la défense comme poste budgétaire structurant

Le premier changement majeur concerne la place des dépenses de défense dans les budgets publics. Pendant plusieurs décennies, dans une partie de l’Europe notamment, les dépenses militaires avaient cessé d’être un moteur majeur de la dynamique budgétaire. La guerre en Ukraine a brutalement changé cette donne.

L’Allemagne constitue sans doute le cas le plus emblématique de ce basculement. Longtemps attachée à une doctrine de prudence militaire et de rigueur budgétaire, Berlin a opéré un tournant historique avec le concept de Zeitenwende, officialisé après le déclenchement du conflit ukrainien, et matérialisé par un fonds spécial de 100 milliards d’euros destiné à la modernisation de la Bundeswehr.

La Pologne, pour sa part, a accéléré de manière spectaculaire son effort de défense, dans un contexte de proximité immédiate avec le conflit et de volonté assumée de renforcer sa posture sécuritaire régionale.

À l’échelle communautaire, l’Union européenne évolue également. La Commission européenne soutient désormais davantage le financement de l’industrie de défense, tandis que plusieurs États membres revoient à la hausse leurs enveloppes militaires. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a d’ailleurs récemment insisté sur la nécessité pour les membres de l’Alliance d’accroître leurs capacités de défense face à un environnement stratégique durablement dégradé.

Même aux États-Unis, où les budgets militaires restent structurellement élevés, la montée des tensions internationales continue d’alimenter les arbitrages en faveur de la sécurité.

Ce mouvement dépasse la seule dimension militaire classique. Les dépenses liées à la cybersécurité, à la protection des infrastructures critiques, à la souveraineté technologique ou aux chaînes d’approvisionnement stratégiques s’inscrivent également dans cette nouvelle logique budgétaire.

L’énergie, autre canal majeur de pression budgétaire

La guerre ne pèse pas uniquement sur les budgets via les dépenses militaires. Les tensions géopolitiques exercent aussi un effet indirect mais puissant à travers les marchés énergétiques.

Le conflit ukrainien avait déjà mis en évidence la vulnérabilité des économies importatrices face à la flambée des prix du gaz et de l’électricité. Les tensions récurrentes au Moyen-Orient rappellent combien les équilibres pétroliers mondiaux restent sensibles aux crises géopolitiques.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) souligne régulièrement que la sécurité énergétique redevient un enjeu central de politique économique. Dans plusieurs pays européens, cette vulnérabilité s’est traduite par des interventions budgétaires massives.

En France, en Allemagne, en Espagne ou en Italie, les gouvernements ont mobilisé des milliards d’euros pour limiter l’impact des hausses énergétiques sur les ménages et les entreprises, via des boucliers tarifaires, des subventions ciblées ou des aides sectorielles.

Le FMI relève que ces mécanismes, s’ils ont permis de contenir le choc inflationniste à court terme, ont aussi accru la pression sur les finances publiques.

Le phénomène touche également les économies émergentes, où les subventions énergétiques restent souvent politiquement sensibles. Réduire les soutiens expose à des tensions sociales ; les maintenir alourdit la charge budgétaire.

À plus long terme, cette vulnérabilité accélère également les besoins d’investissement dans les infrastructures énergétiques, les renouvelables, les interconnexions et la diversification des approvisionnements.

Le retour de la dette comme contrainte centrale

Troisième composante de ce triangle : la dette.

Si la décennie ayant suivi la crise financière mondiale avait été marquée par des conditions monétaires exceptionnellement favorables, la situation a changé.

La remontée des taux d’intérêt dans les grandes économies a significativement accru le coût du refinancement des États. Selon le FMI, les charges d’intérêt augmentent désormais plus rapidement que plusieurs postes traditionnels de dépenses publiques dans de nombreux pays.

Autrement dit, les gouvernements doivent simultanément financer davantage de dépenses stratégiques… tout en consacrant une part croissante de leurs ressources au service de la dette.

La Banque mondiale, dans ses analyses sur l’espace budgétaire, alerte également sur l’érosion des marges de manœuvre des États, notamment dans les économies émergentes et en développement.

Ce changement est majeur. Durant la pandémie, l’endettement public avait permis des réponses budgétaires massives. Aujourd’hui, cette capacité apparaît plus contrainte.

Maroc : une exposition indirecte, mais un défi budgétaire bien réel

Le Maroc n’est pas directement impliqué dans les grands foyers de tensions géopolitiques actuels. Pourtant, le Royaume n’échappe pas aux conséquences budgétaires de ce nouvel environnement international.

Le premier facteur d’exposition demeure énergétique. Importateur net d’hydrocarbures, le Maroc reste mécaniquement sensible aux fluctuations des prix internationaux du pétrole et du gaz. Toute hausse prolongée des cours alourdit la facture énergétique nationale, exerce une pression sur l’inflation importée et affecte indirectement les équilibres budgétaires.

Cette vulnérabilité explique d’ailleurs l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et la sécurisation de l’approvisionnement énergétique. Mais ces transitions exigent elles-mêmes des ressources importantes, publiques ou para-publiques.

Le deuxième défi concerne le niveau déjà élevé des engagements budgétaires nationaux.

Le Royaume mène simultanément plusieurs chantiers structurants : généralisation de la protection sociale, investissements hydriques face au stress climatique, développement industriel, infrastructures de transport, montée en puissance énergétique, territorialisation de l’investissement public et préparation des grands événements sportifs internationaux.

Le chantier de la généralisation de la protection sociale, voulu comme l’un des grands projets structurants du règne, mobilise à lui seul des moyens budgétaires significatifs. À cela s’ajoutent les besoins croissants liés à la sécurité hydrique, dans un contexte de pression climatique persistante.

L’organisation de la CAN 2025 et la préparation de la Coupe du monde 2030 impliquent également d’importants investissements en infrastructures, mobilité, hospitalité et modernisation urbaine.

À ces impératifs s’ajoute la question sécuritaire.

Sans être dans une logique comparable à celle de l’Europe orientale, le Maroc évolue dans un environnement régional complexe marqué par des enjeux sécuritaires, migratoires, cybernétiques et géopolitiques. Les dépenses de défense et de sécurité s’inscrivent donc dans une trajectoire de vigilance stratégique durable.

Le Royaume doit également intégrer une nouvelle dimension : celle de la souveraineté technologique.

Le développement du numérique, de la cybersécurité, des infrastructures critiques, de l’intelligence artificielle ou encore des capacités industrielles stratégiques devient progressivement un sujet budgétaire à part entière.

Enfin, le sujet de la dette reste central.

Bank Al-Maghrib insiste régulièrement sur la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques dans un environnement international incertain. Le FMI, dans ses consultations au titre de l’article IV, souligne quant à lui la résilience relative du cadre macroéconomique marocain, tout en rappelant l’importance de maintenir une trajectoire budgétaire crédible.

Le Maroc ne fait donc pas face à une crise budgétaire comparable à celle de certains États plus fragiles. Mais il doit gérer une équation plus exigeante : financer simultanément transformation économique, résilience sociale, sécurité stratégique et adaptation climatique, dans un contexte international plus volatil.

Un nouvel âge des arbitrages publics

Le grand changement n’est pas seulement comptable. Il est politique.

Quand les ressources deviennent plus contraintes, les arbitrages budgétaires changent de nature. Défense, énergie, dette, climat, santé, éducation, investissement productif : chaque priorité entre plus directement en concurrence avec les autres.

Le débat classique entre sécurité et bien-être social retrouve une actualité nouvelle, mais dans une version plus complexe, où s’ajoutent souveraineté énergétique, cybersécurité et résilience industrielle.

Les budgets publics redeviennent ainsi des instruments de souveraineté autant que de politique économique.

Comme le résume le FMI, les gouvernements évoluent désormais dans un environnement où les choix budgétaires doivent concilier impératifs de stabilité économique immédiate et besoins d’investissement stratégique de long terme.

Pour des pays comme le Maroc, l’enjeu ne consiste pas uniquement à contenir le déficit ou préserver la dette, mais à arbitrer entre des priorités de plus en plus nombreuses, souvent toutes présentées comme essentielles.

C’est sans doute là que se joue l’une des grandes recompositions économiques de cette décennie.

Selim Benabdelkhalek

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Formation professionnelle : le gouvernement accélère sur l’apprentissage https://lnt.ma/formation-professionnelle-le-gouvernement-accelere-sur-lapprentissage/ Wed, 13 May 2026 09:36:46 +0000 https://lnt.ma/?p=548343 Un total de 45.000 personnes bénéficient du programme de formation par apprentissage au titre de 2026, un effectif en nette progression par rapport aux années précédentes où le nombre annuel de bénéficiaires oscillait entre 9.000 et 20.000, a souligné, mardi à Rabat, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des […]

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Un total de 45.000 personnes bénéficient du programme de formation par apprentissage au titre de 2026, un effectif en nette progression par rapport aux années précédentes où le nombre annuel de bénéficiaires oscillait entre 9.000 et 20.000, a souligné, mardi à Rabat, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri.

Le gouvernement aspire à atteindre 100.000 bénéficiaires au cours de l’année actuelle, en partenariat avec les différentes parties prenantes et départements concernés, a indiqué M. Sekkouri en réponse à une question orale sur « l’état d’avancement du programme de formation par apprentissage ».

L’exécutif a fait le choix de renforcer ce mode de formation eu égard au nombre élevé de chômeurs non diplômés qui s’élève à près de 900.000 personnes, a-t-il précisé, notant que l’effectif de personnes qui bénéficiaient auparavant du programme précité était insuffisant pour remédier à cette situation.

Il a, en outre, relevé que le programme couvre divers secteurs dont l’agriculture, la pêche maritime, l’artisanat, le tourisme et l’assistance médicale, rappelant qu’à la fin de la formation, les bénéficiaires reçoivent un diplôme accrédité par l’État.

Dans ce sens, le ministre a fait remarquer que son département a révisé la liste des métiers relevant de la formation professionnelle par apprentissage, via une décision publiée le 4 mai dernier, qui comprend 606 professions, avec une définition précise des compétences requises pour chaque métier, du mode de formation (théorique et pratique) et de sa durée, qui varie entre 6 et 22 mois selon la spécialité.

Le gouvernement a également augmenté le montant du soutien annuel accordé aux établissements et entreprises accueillant les bénéficiaires de ce programme, en l’élevant à 5.000 dirhams par apprenti, dans le but de couvrir les frais de formation et des matières premières utilisées, a-t-il ajouté, notant que la tranche d’âge des bénéficiaires s’est également élargie, en portant l’âge limite à 50 ans.

Cette mesure, a-t-il poursuivi, vise à permettre aux catégories auparavant exclues, notamment les femmes œuvrant dans les coopératives, de bénéficier du programme de formation professionnelle par apprentissage.

Évoquant le bilan du dialogue social, M. Sekkouri a souligné que le gouvernement achève son mandat actuel sur un « bilan honorable », mobilisant plus de 49 milliards de dirhams, qui ont abouti à plusieurs avancées sociales concrètes.

Ces réalisations ont été accomplies grâce au rôle important des partenaires sociaux et économiques, à travers les rounds successifs du dialogue social ayant permis d’augmenter les revenus de plus de 4,25 millions de fonctionnaires et salariés, outre la hausse d’environ 20 % du SMIG dans le secteur non agricole, en passant de 2.800 dirhams au début du mandat à environ 3.400 dirhams actuellement, a-t-il expliqué.

Dans la même veine, il a rappelé que le salaire minimum dans le secteur agricole (SMAG) a, de son côté, connu une hausse d’environ 530 DH, en plus de l’augmentation des salaires de 1000 dirhams versés en deux tranches, outre la révision de l’impôt sur le revenu ayant abouti à un gain moyen de 400 dirhams par mois pour les classes moyennes.

Par ailleurs, M. Sekkouri a noté que les dialogues sectoriels ont permis d’importants acquis pour des dizaines de milliers de fonctionnaires, notamment dans le secteur de l’enseignement qui compte environ 330.000 bénéficiaires.

Il a également évoqué le projet de loi modifiant et complétant le Code du travail, approuvé par le gouvernement, qui vise à réduire le temps de travail des agents de sécurité de 12 à 8 heures par jour, outre les nouveautés apportées au statut particulier du corps des inspecteurs du travail.

 

LNT avec Map

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Maroc-Italie Une mission entrepreneuriale à Casablanca dédiée à l’industrie du verre https://lnt.ma/maroc-italie-une-mission-entrepreneuriale-a-casablanca-dediee-a-lindustrie-du-verre/ Wed, 13 May 2026 09:25:52 +0000 https://lnt.ma/?p=548348 L’ITA – ICE Agence italienne pour la promotion des activités de l’Ambassade d’Italie au Maroc, vient d’organiser, en collaboration avec GIMAV (Association italienne des constructeurs et fournisseurs de machines, équipements et produits spéciaux pour la transformation du verre), une mission entrepreneuriale à Casablanca. Cette mission, dédiée au secteur des machines pour la transformation du verre, […]

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L’ITA – ICE Agence italienne pour la promotion des activités de l’Ambassade d’Italie au Maroc, vient d’organiser, en collaboration avec GIMAV (Association italienne des constructeurs et fournisseurs de machines, équipements et produits spéciaux pour la transformation du verre), une mission entrepreneuriale à Casablanca.

Cette mission, dédiée au secteur des machines pour la transformation du verre, vise à renforcer la présence des entreprises italiennes sur le marché marocain et à créer des opportunités de partenariats commerciaux concrets entre les technologies italiennes d’excellence et les acteurs locaux de l’industrie du verre.

Ce mardi 5 mai 2026 a constitué le point culminant de la mission avec une session plénière d’ouverture en présence de représentants de l’Ambassade d’Italie au Maroc, d’ICE Casablanca, de GIMAV, de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Casablanca Settat, l’Amica, SACE, et de SIMEST ; des rencontres B2B entre les entreprises italiennes participantes et les opérateurs marocains du secteur ; des interventions des associations professionnelles marocaines ; des visites d’entreprises ou de sites industriels.

Au total, 14 entreprises italiennes du secteur de l’industrie du verre, membres de GIMAV, ont pris part à cette mission. Elles étaient à Casablanca pour représente l’excellence technologique italienne en matière de machines, équipements et solutions innovantes pour le verre plat et creux.

Auprès de l’organisation, cette mission s’inscrit dans le cadre des actions de promotion à l’international menées par ITA – ICE Agenzia pour accompagner les entreprises italiennes, en particulier les PME, sur les marchés à fort potentiel : ‘‘ Le Maroc représente une opportunité stratégique pour les technologies avancées dans le domaine du verre, qui pourra offrir des partenariats durables ’’.

H.Z

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Entretien avec Souleymane Fassi-Fihri : « L’hospitalité marocaine de 2030 se joue dans les détails » https://lnt.ma/entretien-avec-souleymane-fassi-fihri-lhospitalite-marocaine-de-2030-se-joue-dans-les-details/ Wed, 06 May 2026 13:47:14 +0000 https://lnt.ma/?p=547283 À la tête de Castalie Maroc, déclinaison nationale de l’entreprise française spécialisée dans l’eau microfiltrée premium, Souleymane Fassi-Fihri accompagne depuis plusieurs mois des établissements hôteliers et restaurants haut de gamme dans leur transition vers des modèles plus durables. Dans cet entretien, il revient sur l’implantation de Castalie au Maroc, l’évolution des attentes dans l’hôtellerie de […]

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À la tête de Castalie Maroc, déclinaison nationale de l’entreprise française spécialisée dans l’eau microfiltrée premium, Souleymane Fassi-Fihri accompagne depuis plusieurs mois des établissements hôteliers et restaurants haut de gamme dans leur transition vers des modèles plus durables. Dans cet entretien, il revient sur l’implantation de Castalie au Maroc, l’évolution des attentes dans l’hôtellerie de luxe, les enjeux environnementaux liés à la consommation d’eau embouteillée ainsi que les transformations que le secteur devra opérer à l’approche de la Coupe du Monde 2030.

Pouvez-vous brièvement aborder la genèse de Castalie ?

Souleymane Fassi-Fihri : Castalie est une entreprise française fondée en 2011 par l’entrepreneur français Thibault Lamarque sur la base d’un constat simple : la bouteille d’eau en plastique ou en verre, c’est un non-sens écologique et logistique pour les établissements qui en consomment des milliers. La réponse qu’il a développée, c’est une fontaine connectée au réseau local qui produit sur place une eau microfiltrée de haute qualité, plate ou pétillante, servie en bouteilles de verre réutilisables. Aujourd’hui, Castalie équipe plus de 6 700 établissements en Europe : des restaurants gastronomiques, des palaces, des sièges de grands groupes, et même le Palais de l’Élysée. Depuis son lancement, la marque a permis d’éviter la fabrication de 500 millions de bouteilles plastique, avec un impact carbone réduit de 90 % par rapport à la bouteille individuelle (données cabinet Quantis). Avec Castalie Maroc, nous accompagnons les hôtels et restaurants haut de gamme dans tout le royaume pour leur permettre de servir une eau premium à leurs clients tout en sortant de la dépendance à la bouteille jetable.

Qu’est-ce qui vous a convaincu que le marché marocain était prêt pour accueillir Castalie ?

L’eau microfiltrée servie en bouteille existe depuis des années en Europe et s’est largement démocratisée ces derniers temps. On en voit aujourd’hui dans un grand nombre de palaces, de tables étoilées, de sièges de grands groupes. Au Maroc, le marché en était à ses débuts. Mais trois signaux m’ont convaincu qu’on était à un point de bascule. D’abord, la pression des clients internationaux : quelqu’un qui descend au Four Seasons à Paris ou au George V s’attend à retrouver le même standard à Marrakech ou Casablanca, et la bouteille plastique en chambre ne passe plus. Ensuite, les engagements RSE des grands groupes hôteliers, qui sont devenus contraignants et chiffrés, plus juste déclaratifs. Et enfin, côté restauration, une nouvelle génération de chefs marocains qui regardent ce qui se fait à Paris, Copenhague ou Londres et veulent les mêmes outils. Ce qui a validé l’intuition, c’est la vitesse d’adoption. En moins d’un an, on a signé de nombreuses références du secteur de l’hôtellerie et plusieurs tables de référence partout au Maroc. Quand des établissements de ce niveau adoptent la solution sans qu’on ait à forcer, c’est que le marché est mûr.

Votre modèle repose sur un abonnement incluant installation et maintenance. Pourquoi avoir choisi cette approche plutôt qu’un modèle classique de vente ?

Parce que vendre une fontaine, ça ne résout rien. Le vrai sujet c’est ce qui vient après : la maintenance, les changements de filtres, les contrôles techniques, l’hygiène de la machine. C’est là que tout se joue. Une fontaine mal entretenue, c’est une eau qui se dégrade, un équipement qui tombe en panne au pire moment, et un directeur d’exploitation qui se retrouve à gérer un problème qu’il n’a pas le temps de gérer.

Notre modèle prend ce sujet en charge de A à Z. Filtres changés selon le calendrier technique, interventions planifiées, suivi de la qualité de l’eau, bouteilles en verre, nettoyage. L’établissement ne

s’occupe de rien. C’est exactement pour ça qu’on est sur de l’abonnement et pas sur de la vente : si on vendait la machine, on vendrait le problème avec. Là, on vend le résultat, une eau premium servie en continu, et on garde la responsabilité opérationnelle de notre côté.

Les acteurs de l’hôtellerie de luxe au Maroc étaient-ils déjà sensibilisés aux enjeux environnementaux ou avez-vous dû faire un travail d’évangélisation ?

Les deux, selon les établissements. Les grandes enseignes internationales ont des engagements environnementaux globaux et des reportings RSE à tenir. Pour eux, la question n’est pas “pourquoi”, mais “comment”. La conversation porte immédiatement sur l’opérationnel.

Avec les établissements indépendants marocains, le travail a parfois été différent. Pas sur la conscience environnementale, qui existe, mais sur la conviction que la transition est faisable sans dégrader le service, et surtout qu’elle peut être rentable. C’est souvent là que se joue la décision. Beaucoup partent du principe que l’écologique coûte forcément plus cher, alors qu’avec notre modèle, l’établissement peut devenir rentable dès le premier mois. Dès qu’on montre comment ça fonctionne concrètement, et que les chiffres sont posés sur la table, les réticences tombent assez vite.

Pensez-vous que la durabilité va devenir un critère central de compétitivité pour les établissements ?

Elle l’est déjà pour une partie du marché. Les certifications comme Green Key intègrent la gestion de l’eau et la réduction des plastiques dans leurs critères d’évaluation. Les tour-opérateurs internationaux conditionnent leurs partenariats à des reportings mesurables. Un hôtel qui ne peut pas documenter ses engagements environnementaux perd des contrats. Les directions achats des multinationales installées au Maroc ont des objectifs carbone à tenir et leurs fournisseurs aussi. Ça se négocie dans les appels d’offres.

Vous évoquez souvent l’hospitalité marocaine à l’horizon 2030. Comment définissez-vous cette transformation ? Et quels sont, selon vous, les grands défis que le secteur devra relever ?

Lors de la Coupe du Monde de foot de 2030, des millions de visiteurs vont découvrir nos hôtels, nos restaurants, nos tables. Beaucoup viennent de pays où la bouteille plastique a totalement disparu des restaurants, des événements et des entreprises. Ce qu’ils trouveront dira quelque chose sur nos standards. C’est une opportunité extraordinaire, mais elle suppose des choix concrets dès aujourd’hui, pas en 2029.

Le Maroc doit doubler son offre hôtelière d’ici 2030, former des équipes en nombre, tenir des délais serrés. La question environnementale n’est pas séparable de cette montée en gamme. Il ne suffit pas d’afficher des engagements RSE, il faut que chaque geste, chaque détail du service, y compris l’eau qu’on sert, soit à la hauteur du discours.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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La CGEM veut faire de l’export un levier de croissance pour les TPME marocaines https://lnt.ma/la-cgem-veut-faire-de-lexport-un-levier-de-croissance-pour-les-tpme-marocaines/ Wed, 06 May 2026 11:32:07 +0000 https://lnt.ma/?p=547250 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, mardi à Casablanca, la deuxième édition du Carrefour de la TPME, placée sous le thème « Osez l’export », avec pour ambition d’encourager les très petites, petites et moyennes entreprises marocaines à renforcer leur présence sur les marchés internationaux. Cette rencontre a réuni responsables gouvernementaux, […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, mardi à Casablanca, la deuxième édition du Carrefour de la TPME, placée sous le thème « Osez l’export », avec pour ambition d’encourager les très petites, petites et moyennes entreprises marocaines à renforcer leur présence sur les marchés internationaux.

Cette rencontre a réuni responsables gouvernementaux, experts et chefs d’entreprise autour des enjeux liés à l’internationalisation des TPME et à leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Les échanges ont porté notamment sur les mécanismes d’accompagnement, les outils de financement, les opportunités offertes par les marchés étrangers ainsi que les leviers de compétitivité nécessaires pour réussir à l’export.

La séance d’ouverture a été marquée par les interventions du ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, ainsi que du président de la CGEM, Chakib Alj.

À cette occasion, les intervenants ont souligné le rôle stratégique des TPME dans l’économie nationale et la nécessité de renforcer leur accompagnement afin de leur permettre d’accéder plus largement aux marchés internationaux.

Le président de la CGEM, Chakib Alj, a insisté sur l’importance de diffuser une culture de l’export au sein du tissu entrepreneurial marocain. Selon lui, « une entreprise ne devient pas compétitive avant d’exporter, mais bien en exportant », estimant que l’enjeu principal consiste désormais à élargir le nombre d’entreprises exportatrices.

Un nombre très limité d’entreprises qui exportent

Il a relevé que seules 6.000 entreprises marocaines exportent actuellement, un chiffre qu’il considère encore limité au regard du potentiel économique national.

Pour Chakib Alj, l’internationalisation ne doit plus être perçue comme un espace réservé aux grandes entreprises. « L’international ne doit plus être perçu comme un terrain réservé aux grandes entreprises. Il doit devenir un réflexe, y compris et surtout pour les TPME », a-t-il affirmé, estimant que le principal frein à l’export demeure souvent d’ordre psychologique plutôt que technique ou réglementaire.

Le responsable patronal a indiqué que le Carrefour de la TPME vise précisément à lever ces blocages en mettant à disposition des entreprises des outils pratiques, des retours d’expérience et des solutions opérationnelles susceptibles de faciliter leur passage à l’export.

De son côté, Karim Zidane a mis l’accent sur les conditions nécessaires pour permettre aux TPME marocaines de s’imposer durablement sur les marchés internationaux. Le ministre a souligné que la réussite à l’export repose avant tout sur la capacité des entreprises à produire des biens répondant aux standards internationaux en matière de qualité et de compétitivité.

Il a insisté sur l’importance d’assurer une qualité constante dans le temps, considérant que la pérennité sur les marchés extérieurs dépend de la capacité des entreprises à maintenir des standards élevés et à répondre durablement aux attentes des consommateurs internationaux.

Le ministre a également évoqué la question de la compétitivité-prix dans un environnement mondial marqué par une forte concurrence, estimant que les entreprises doivent adapter en permanence leurs offres afin de préserver leur positionnement à l’international.

Karim Zidane a par ailleurs rappelé le rôle central de l’investissement dans cette dynamique, notamment pour moderniser les outils de production, améliorer la qualité des produits et renforcer la compétitivité des entreprises marocaines.

Il a aussi appelé les entreprises à dépasser les limites du marché domestique afin de tirer profit des opportunités offertes par la demande internationale.

Renforcer l’accompagnement

Le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a pour sa part souligné le poids des TPME dans le tissu économique national, rappelant leur contribution à la création de valeur et à l’emploi.

Il a insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs d’accompagnement adaptés aux spécificités de ces entreprises, particulièrement en matière de financement, d’assistance technique et d’accès à l’information sur les marchés étrangers.

Le responsable gouvernemental a également évoqué les différents programmes mis en place pour soutenir les exportations marocaines, à travers des mécanismes incitatifs et des outils destinés à faciliter l’accès des entreprises nationales aux marchés internationaux.

Omar Hejira a par ailleurs mis en avant le potentiel des marchés africains, considérés comme un axe stratégique pour le développement des exportations marocaines dans un contexte marqué par une croissance de la demande sur le continent.

Il a également insisté sur l’importance de diversifier les débouchés internationaux afin de renforcer la résilience du tissu exportateur marocain et de limiter sa dépendance à certains marchés.

L’événement a aussi donné la parole à plusieurs entrepreneurs marocains ayant développé leurs activités à l’international. Les témoignages de Anwar Radi du Groupe Enosis, Ghalia Sebti de Ait Manos et Aziz Horani de HPS ont permis de mettre en lumière les opportunités offertes par l’export ainsi que les principaux leviers mobilisés pour réussir sur les marchés étrangers.

Parallèlement, un panel consacré à l’accès aux marchés internationaux a réuni plusieurs intervenants issus d’organismes publics et financiers, notamment Maroc PME, l’AMDIE, CDG Invest et le Groupe BCP. Les discussions ont porté sur les dispositifs d’accompagnement disponibles, les stratégies d’entrée sur les marchés étrangers ainsi que les solutions de financement et de structuration destinées aux TPME.

La rencontre a également intégré un atelier dédié à l’intelligence artificielle, animé par Ismail Moqadem de The Aigency, mettant en avant le potentiel de ces technologies comme levier de développement et d’amélioration de la compétitivité à l’international.

SB

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Marché du travail: le chômage à 10,8% malgré une dynamique fragile, selon le HCP https://lnt.ma/marche-du-travail-chomage-a-108-malgre-une-dynamique-fragile-selon-le-hcp/ Tue, 05 May 2026 10:35:28 +0000 https://lnt.ma/?p=547186 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a indiqué que le taux de chômage strict au Maroc s’est établi à 10,8% au premier trimestre 2026, dans le cadre des résultats de la nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre (EMO2026). Le volume des personnes au chômage strict a atteint 1,253 million de personnes, dont près de 79,6% résident en […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a indiqué que le taux de chômage strict au Maroc s’est établi à 10,8% au premier trimestre 2026, dans le cadre des résultats de la nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre (EMO2026). Le volume des personnes au chômage strict a atteint 1,253 million de personnes, dont près de 79,6% résident en milieu urbain.

Selon le HCP, les disparités entre les catégories de population demeurent importantes. Le taux de chômage strict atteint 16,1% chez les femmes contre 9,4% chez les hommes. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans restent la catégorie la plus exposée avec un taux de 29,2%, suivis des 25-34 ans avec 16,1%.

Une participation au marché du travail toujours limitée

Au total, la population en âge de travailler est estimée à 27,8 millions de personnes au premier trimestre 2026. Parmi elles, 11,617 millions constituent la main-d’œuvre, regroupant les personnes en emploi contre revenu ainsi que les chômeurs au sens strict. Le taux de participation à la main-d’œuvre ressort ainsi à 41,8% au niveau national, avec un taux de 41% en milieu urbain et de 43,3% en milieu rural.

Le HCP relève également un écart marqué entre les hommes et les femmes en matière de participation au marché du travail. Le taux de participation atteint 66,4% chez les hommes contre seulement 17,5% chez les femmes. Les tranches d’âge 25-34 ans et 35-44 ans enregistrent les niveaux de participation les plus élevés, avec respectivement 56,7% et 56,5%.

Les services demeurent le principal pourvoyeur d’emplois

Concernant l’emploi contre revenu, le volume des personnes en emploi s’est élevé à 10,364 millions au premier trimestre 2026. Le taux d’emploi atteint ainsi 37,3% au niveau national, 35,5% en milieu urbain et 40,7% en milieu rural. Là aussi, les écarts entre les sexes restent importants : 60,1% pour les hommes contre 14,7% pour les femmes.

Le secteur des services demeure le principal pourvoyeur d’emplois au Maroc avec 5,085 millions d’actifs, soit 49,1% de l’emploi total. Il est suivi par l’agriculture, la sylviculture et la pêche qui concentrent 24,5% des emplois, puis l’industrie avec 13,6% et le BTP avec 12,7%.

En milieu urbain, près des deux tiers des personnes en emploi travaillent dans les services, tandis qu’en milieu rural, plus de la moitié des emplois restent concentrés dans l’agriculture.

Une sous-utilisation persistante de la main-d’œuvre

Le HCP met également en avant les différents indicateurs de sous-utilisation de la main-d’œuvre. Le taux combiné du chômage strict et du sous-emploi lié à la durée du travail s’établit à 16,6%, tandis que le taux combiné du chômage strict et de la main-d’œuvre potentielle atteint 17,1%. Quant au taux composite de la sous-utilisation de la main-d’œuvre, qui regroupe chômage, sous-emploi et main-d’œuvre potentielle, il ressort à 22,5% au niveau national.

Ce dernier indicateur atteint 45,3% chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans et 31,1% chez les femmes, traduisant une concentration des différentes formes de fragilité sur le marché du travail au sein de ces catégories.

Des disparités régionales marquées

Sur le plan régional, les taux de participation à la main-d’œuvre les plus élevés sont observés à Dakhla-Oued Ed-Dahab (63,9%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (46,4%) et Casablanca-Settat (45,6%). À l’inverse, Drâa-Tafilalet affiche le taux le plus faible avec 31,1%.

Concernant le chômage strict, les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra (20,3%), de l’Oriental (14,9%) et de Guelmim-Oued Noun (14,8%) enregistrent les niveaux les plus élevés, tandis que Dakhla-Oued Ed-Dahab (5,7%) et Marrakech-Safi (7%) affichent les taux les plus faibles.

Une nouvelle méthodologie alignée sur les normes internationales

Le HCP précise enfin que ces résultats s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre (EMO2026), appelée à remplacer l’ancienne Enquête nationale sur l’emploi. Alignée sur les dernières normes internationales de l’Organisation internationale du Travail (OIT), cette nouvelle méthodologie introduit une redéfinition de l’emploi et du chômage ainsi qu’une approche multidimensionnelle de la sous-utilisation de la main-d’œuvre. L’institution souligne ainsi que les résultats de l’EMO2026 ne sont pas directement comparables aux séries statistiques antérieures en raison de ces changements conceptuels et méthodologiques.

LNT

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Hydrocarbures : Benali annonce un plan de 6 MMDH pour le stockage https://lnt.ma/hydrocarbures-benali-annonce-un-plan-de-6-mmdh-pour-le-stockage/ Tue, 05 May 2026 10:34:06 +0000 https://lnt.ma/?p=547181 La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a présenté, lundi à la Chambre des représentants, les mesures gouvernementales destinées à augmenter le stock stratégique des produits énergétiques à l’échelle nationale. En réponse à une question orale à ce sujet, Mme Benali a indiqué que le gouvernement se base sur trois […]

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La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a présenté, lundi à la Chambre des représentants, les mesures gouvernementales destinées à augmenter le stock stratégique des produits énergétiques à l’échelle nationale.

En réponse à une question orale à ce sujet, Mme Benali a indiqué que le gouvernement se base sur trois mesures principales, la première concerne l’augmentation des capacités de stockage, avec une hausse significative de plus de 30% des investissements enregistrée au cours des trois dernières années, pour atteindre 3,2 millions de mètres cubes en 2025.

Et de préciser que le ministère a œuvré, durant l’actuelle législature, à l’identification des programmes d’investissement, afin d’assurer le suivi des investissements liés aux capacités de stockage à l’horizon 2030, ainsi que de faciliter leur réalisation et leur accompagnement, notamment en matière d’obtention des autorisations.

Ainsi, ces capacités devraient être portées à plus de 1,5 million de mètres cubes supplémentaires d’ici 2030, pour un investissement global de 6 milliards de dirhams, dont un tiers sera réalisé en 2026, a-t-elle relevé.

La ministre a souligné que la deuxième mesure porte sur l’utilisation des réservoirs de la société la « SAMIR », relevant qu’à cet égard, les analyses des besoins nationaux montrent que les niveaux actuels de stockage sont suffisants pour le gasoil, l’essence et le fuel.

Toutefois, Mme Benali a noté que des défis persistent pour le gaz butane et le carburant aérien, ajoutant que des projets de stockage sont en cours afin d’augmenter les capacités de 400.000 mètres cubes pour le gaz butane et de 100.000 mètres cubes pour le carburant aérien à l’horizon 2030.

Concernant la troisième mesure, elle a fait état d’une concentration de 80% des capacités de stockage dans les régions de Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan, d’où l’orientation des investissements vers d’autres espaces territoriaux, notamment au niveau du Port Nador West Med, appelé à devenir un pôle majeur dans le domaine des hydrocarbures et du stockage du gaz naturel.

 

LNT avec Map

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Tourisme : coup d’envoi des contrôles anonymes dans les hôtels https://lnt.ma/tourisme-coup-denvoi-des-controles-anonymes-dans-les-hotels/ Mon, 04 May 2026 14:02:45 +0000 https://lnt.ma/?p=547097 Le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire vient d’annoncer le lancement des visites mystères dans les établissements d’hébergement classés à partir de mai 2026. En effet, les opérateurs sélectionnés à l’issue de l’appel d’offres évalueront 2.500 établissements à travers le Royaume, indique le ministère dans un communiqué. Introduites par la […]

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Le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire vient d’annoncer le lancement des visites mystères dans les établissements d’hébergement classés à partir de mai 2026.

En effet, les opérateurs sélectionnés à l’issue de l’appel d’offres évalueront 2.500 établissements à travers le Royaume, indique le ministère dans un communiqué.

Introduites par la loi n°80-14, les visites mystères marquent une évolution majeure du système de classement hôtelier marocain, rappelle la même source, relevant que celui-ci ne repose plus uniquement sur les infrastructures et les équipements, en intégrant désormais la qualité du service, évaluée dans les conditions réelles du séjour.

Le Maroc s’aligne ainsi sur les standards des grandes destinations internationales et soutient son ambition de 26 millions de touristes à l’horizon 2030.

Citée par le communiqué, la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a déclaré : « Les visites mystères sont une promesse faite au touriste : celle d’une expérience conforme à ce que nous lui annonçons. C’est ainsi que le Maroc bâtira la réputation touristique qu’il mérite à l’horizon 2030 et au-delà ».

Le dispositif concerne les établissements 3 étoiles et plus des catégories Hôtel, Hôtel-Club, Résidence de Tourisme, Maison d’hôtes, Riad et Kasbah, lors du classement initial et du renouvellement.

Le processus de classement reposera sur deux étapes complémentaires, à savoir une visite de la commission régionale de classement, qui vérifie la conformité de l’établissement aux normes de construction et d’équipements ainsi qu’une visite mystère, réalisée de manière anonyme par un auditeur spécialisé, couvrant l’ensemble du parcours client (réservation, accueil, restauration, propreté, room service, fitness, piscines, équipements d’animation, rapidité du check-in et du check-out, ainsi que l’expérience globale du séjour).

Concernant les grilles d’évaluation, publiées au Bulletin Officiel, elles comptent de 235 à 387 critères selon le type et la catégorie d’établissement.

Elles sont conçues pour concilier exigence de qualité, spécificités d’exploitation et authenticité de l’expérience.

Dans ce sillage, le ministère souligne que ce classement n’est plus définitif : il est accordé pour une durée initiale de 7 ans, puis renouvelable tous les 5 ans, avec des contrôles réguliers.

Les établissements qui n’atteignent pas les standards requis disposeront d’un délai pour se remettre à niveau et corriger les écarts constatés avant toute décision de classement, conclut le communiqué.

 

LNT avec Map

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Lancement du « PACTE TPME » pour dynamiser la croissance et la transformation des TPME https://lnt.ma/lancement-du-pacte-tpme-pour-dynamiser-la-croissance-et-la-transformation-des-tpme/ Thu, 30 Apr 2026 10:15:58 +0000 https://lnt.ma/?p=546947 L’Agence Maroc PME a lancé, mercredi à Rabat, le Plan d’accélération de la croissance et de la transformation des TPME (très petites, petites et moyennes entreprises), « PACTE TPME ». Lancé lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, en présence de la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie […]

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L’Agence Maroc PME a lancé, mercredi à Rabat, le Plan d’accélération de la croissance et de la transformation des TPME (très petites, petites et moyennes entreprises), « PACTE TPME ».

Lancé lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, en présence de la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, et du président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, ce dispositif national structurant s’inscrit dans le Cadre contractuel Etat–Agence 2026–2030 et constitue l’une des traductions opérationnelles majeures du plan stratégique de développement de l’Agence ORBIT 2030.

À cette occasion, M. Mezzour a indiqué que le « PACTE TPME », qui s’appuie sur une gouvernance participative permettant de répondre au plus près aux attentes des entreprises, ambitionne d’offrir aux TPME des services mutualisés de haut niveau.

Il s’agit, a-t-il expliqué, de faciliter l’accès à des expertises de pointe, notamment en matière de systèmes d’information et de pratiques managériales, qui s’avèrent souvent hors de portée financière pour les structures de petite taille.

M. Mezzour a insisté sur l’importance de la convergence interministérielle, saluant l’appui du département du Tourisme qui a délégué l’opérationnalisation de plusieurs programmes à l’Agence Maroc PME.

De son côté, Mme Ammor a souligné que l’Exécutif a opté pour une orientation stratégique consistant à positionner les TPME au cœur de son action, compte tenu de leur rôle déterminant dans l’innovation, la création d’emplois, la dynamisation des territoires et la valorisation de l’expérience touristique marocaine.

« Ce pacte inaugure une nouvelle ère pour les entrepreneurs, que l’Etat, le secteur privé et les régions s’emploieront à écrire de concert, afin d’ériger la TPME marocaine en pilier de notre souveraineté économique », a-t-il soutenu.

Pour sa part, M. Alj a estimé que ce nouveau plan consacre un changement d’approche, passant d’une logique de dispositifs dispersés à un accompagnement structuré et cohérent.

Mettant en avant le rôle central du secteur privé, le président de la CGEM a affirmé la mobilisation de la Confédération en vue d’assurer une large diffusion de ce plan, notamment à travers l’organisation, dès la semaine prochaine, de rencontres régionales dans le cadre des « Carrefours de l’entreprise ».

Le PACTE TPME vise à renforcer la compétitivité, la résilience et le potentiel de croissance des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), en tant que levier essentiel de développement économique, de création d’emplois et de dynamisation des territoires.

À travers une offre intégrée articulée autour de quatre axes d’intervention complémentaires (« Structuration & Fondamentaux », « Résilience », « Compétitivité » et « Croissance »), ce pacte le PACTE TPME entend apporter des réponses adaptées aux besoins réels des entreprises, à chaque étape de leur développement.

La cérémonie a également été l’occasion pour le directeur général de Maroc PME, Anouar Alaoui Ismaili, de dévoiler officiellement la nouvelle identité visuelle de l’Agence, marquant ainsi une rupture symbolique et stratégique avec son positionnement antérieur.

Ce rebranding traduit la transformation profonde engagée par l’Agence à travers ORBIT 2030 : une institution renouvelée dans sa forme comme dans sa posture, plus moderne, plus lisible et résolument tournée vers l’avenir.

Cet événement a réuni un large panel d’acteurs institutionnels, économiques et financiers, illustrant une mobilisation collective en faveur du développement du tissu entrepreneurial national, et a été marqué par la signature de plusieurs conventions de partenariat structurantes scellant l’engagement opérationnel des parties prenantes appelées à contribuer à la réussite du « PACTE TPME ».

 

LNT avec Map

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SIAM : Plus de 1,13 million de visiteurs pour la 18e édition https://lnt.ma/siam-plus-de-113-million-de-visiteurs-pour-la-18e-edition/ Tue, 28 Apr 2026 15:07:50 +0000 https://lnt.ma/?p=546806 Le Commissaire général du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), Kamal Hidane, a indiqué, mardi à Meknès, que la 18ème édition du Salon, organisée du 20 au 28 avril, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a accueilli 1.136.952 visiteurs. Cette édition, marquée par neuf jours riches en débats, rencontres […]

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Le Commissaire général du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), Kamal Hidane, a indiqué, mardi à Meknès, que la 18ème édition du Salon, organisée du 20 au 28 avril, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a accueilli 1.136.952 visiteurs.

Cette édition, marquée par neuf jours riches en débats, rencontres professionnelles et temps forts autour du thème « Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire », a connu la participation de 1.590 exposants, 76 pays, dont 360 exposants étrangers, ainsi que 538 coopératives, a précisé M. Hidane dans une déclaration à la presse.

Ces chiffres confirment, selon lui, le positionnement du SIAM en tant que plateforme nationale, africaine et internationale de référence au service de l’agriculture et du développement de ses chaînes de valeur.

Il a par ailleurs relevé que la présence du Portugal en tant qu’invité d’honneur a contribué à enrichir la qualité des échanges et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines de l’innovation, de la durabilité, de la recherche agricole et de la sécurité alimentaire, tout en renforçant les relations entre le Maroc et le Portugal.

Le commissaire général du SIAM a également fait état d’une forte participation ministérielle, aux côtés du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, ainsi que de responsables marocains et étrangers ayant contribué à enrichir la réflexion collective sur l’avenir des chaînes agricoles, l’adaptation aux changements climatiques, la production animale, la digitalisation, l’inclusion financière, les coopératives et la valorisation des produits du terroir.

M. Hidane n’a pas manqué de remercier l’ensemble des partenaires institutionnels, exposants, délégations, organisations professionnelles et médias, soulignant que cet engagement collectif consolide le statut du SIAM en tant que rendez-vous stratégique et structurant au service des filières agricoles, des territoires et de la souveraineté alimentaire du Royaume.

 

LNT avec Map

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Forum national du commerce : deux accords signés à Marrakech et un appel à accélérer la modernisation du secteur https://lnt.ma/forum-national-du-commerce-deux-accords-signes-a-marrakech-et-un-appel-a-accelerer-la-modernisation-du-secteur/ Mon, 27 Apr 2026 15:53:16 +0000 https://lnt.ma/?p=546173 Les travaux du Forum national du commerce, organisé à Marrakech sous le thème « Commerce du Maroc 2030 », ont été marqués par la signature de deux protocoles d’accord dédiés à la mise à niveau du secteur ainsi que par des appels à accélérer les réformes juridiques et l’accompagnement de la transformation numérique du commerce. […]

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Les travaux du Forum national du commerce, organisé à Marrakech sous le thème « Commerce du Maroc 2030 », ont été marqués par la signature de deux protocoles d’accord dédiés à la mise à niveau du secteur ainsi que par des appels à accélérer les réformes juridiques et l’accompagnement de la transformation numérique du commerce.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette rencontre a réuni représentants institutionnels, acteurs économiques et organisations professionnelles autour des enjeux de modernisation, de compétitivité et d’adaptation du commerce aux mutations numériques.

Le premier protocole d’accord, signé par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, le directeur général de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences, Abdellah Ahouich, ainsi que le directeur général de One Retail, Hicham Kettani, porte sur un partenariat visant à accompagner le développement du secteur à travers la création d’emplois qualifiés, l’élaboration de programmes de formation adaptés et la mobilisation de mécanismes de soutien à l’emploi et aux compétences.

Le second protocole d’accord, consacré à la digitalisation du commerce de proximité, associe le ministère de l’Industrie et du Commerce, Al Barid Bank, Barid Cash et la plateforme Chari.ma. Il vise à favoriser l’intégration des commerçants dans l’écosystème numérique et financier, avec pour objectif affiché de permettre à près de 100.000 commerçants de proximité d’adopter des moyens de paiement électroniques et d’accéder à des solutions numériques de gestion et de paiement.

Dans une déclaration à la MAP, le directeur du commerce intérieur et de la distribution au ministère de l’Industrie et du Commerce, Abdelilah Boutaybi, a indiqué que ces accords traduisent une dynamique fondée sur le renforcement des partenariats entre acteurs publics et privés, en vue d’un commerce plus structuré et plus performant.

Au-delà des signatures, les débats ont porté sur les évolutions que connaît le secteur, marquées notamment par l’essor du commerce électronique, le développement des grandes surfaces et l’accélération des usages numériques.

À cette occasion, le président de la Fédération des Chambres marocaines de commerce, d’industrie et de services, Houcine Alaoui, a rappelé que le commerce représente près de 16 % du PIB national et contribue à environ 1,5 million d’emplois, soit 15 % de la population active.

Il a plaidé pour un renforcement du financement numérique, une simplification des mécanismes d’accès, un accompagnement accru des commerçants par la formation et une évolution du cadre juridique permettant, selon lui, de mieux équilibrer protection des commerçants et droits du consommateur.

De son côté, le président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, Chakib Alj, a mis l’accent, dans une allocution lue en son nom, sur la nécessité de simplifier les procédures administratives et de moderniser le cadre réglementaire régissant les activités commerciales, afin de faciliter l’accès aux services et d’améliorer l’efficacité du secteur.

Il a également souligné l’importance d’accompagner la transformation numérique par des solutions concrètes permettant aux professionnels de s’adapter aux évolutions technologiques.

Pour sa part, le représentant de la coordination professionnelle des commerçants, Nabil Nouri, a mis en avant la généralisation de la protection sociale comme acquis important pour les commerçants, tout en relevant les contraintes persistantes liées à la complexité des procédures administratives et à la nécessité d’une plus grande simplification.

Les échanges ont ainsi convergé vers la nécessité d’adapter le cadre juridique, d’accompagner la numérisation des activités commerciales et de renforcer l’intégration des commerçants, notamment de proximité, dans les dynamiques de modernisation.

LNT 

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Logismed 2026 : L’Espagne à l’honneur de la 13e édition https://lnt.ma/logismed-2026-lespagne-a-lhonneur-de-la-13e-edition/ Mon, 27 Apr 2026 10:55:10 +0000 https://lnt.ma/?p=546133 Logismed 2026, événement de référence du secteur du transport et de la logistique au Maroc, se tiendra les 12, 13 et 14 mai à Casablanca, autour des enjeux stratégiques et des innovations qui façonnent la supply chain de demain. Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et l’instabilité des chaînes d’approvisionnement, la logistique […]

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Logismed 2026, événement de référence du secteur du transport et de la logistique au Maroc, se tiendra les 12, 13 et 14 mai à Casablanca, autour des enjeux stratégiques et des innovations qui façonnent la supply chain de demain.

Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et l’instabilité des chaînes d’approvisionnement, la logistique s’impose plus que jamais comme un secteur essentiel. Elle joue un rôle déterminant dans la compétitivité des entreprises, l’attractivité des territoires et la souveraineté économique des nations.

Pour cette 13e édition, placée sous le thème « L’écosystème logistique intelligent : connecter les territoires et réinventer la supply chain », les organisateurs expliquent qu’elle marque une nouvelle étape dans l’évolution du salon. Elle propose un programme riche de conférences, d’ateliers thématiques et de temps forts, mettant en lumière les transformations du secteur.

Et d’ajouter que le Maroc s’inscrit pleinement dans cette dynamique, avec l’ambition de positionner le transport et la logistique comme un pilier de son développement, et de devenir un hub intercontinental reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques : « Le salon Logismed accompagne cette vision en se positionnant comme une plateforme de référence au service de tout l’écosystème logistique et propose un programme riche de conférences, d’ateliers thématiques et de temps forts, mettant en lumière les transformations du secteur ».

L’ensemble de la filière sera mobilisé, à savoir leaders des métiers de la logistique, institutions publiques et privées, décideurs économiques et experts nationaux et internationaux. Tous seront réunis pour partager les meilleures pratiques, décrypter les tendances du marché et explorer les technologies qui façonnent la logistique de demain.

Partenaire commercial de premier plan et acteur majeur de l’investissement au Maroc, l’Espagne est le pays à l’honneur de cette édition, qui renforce ainsi sa dimension internationale. Ce choix reflète la qualité des relations bilatérales entre les deux Royaumes, notamment dans les domaines du transport et de la logistique, dit-on auprès de l’organisation.

À cette occasion, 27 entreprises espagnoles seront présentes à travers deux pavillons dédiés, favorisant les rencontres, les échanges commerciaux et le développement de partenariats stratégiques avec les acteurs marocains.

Par rapport à la thématique de cette édition, l’organisation estime que face aux défis de compétitivité, de résilience et de durabilité, la transformation du secteur ne se limite plus à l’optimisation des flux. Elle implique la construction d’un écosystème intégré, capable de connecter efficacement les territoires, d’exploiter les technologies numériques et de générer de la valeur pour l’ensemble des parties prenantes.

Logismed 2026 propose un panorama complet de l’offre et du savoir-faire des principaux acteurs des métiers de la filière marocaine et au-delà, structuré autour de plusieurs segments : Transport & Logistique, Technologies & Systèmes d’information, Équipements de transport, Manutention & Emballage, Infrastructures & Immobilier logistique, Formation & Conseil…

Plus de 7.000 visiteurs professionnels sont attendus, issus de tous les secteurs économiques et de toutes tailles d’entreprises, à la recherche de solutions concrètes pour améliorer leur performance logistique et renforcer leur compétitivité.

Lieu prospectif sur la logistique de demain, le programme des conférences s’annonce riche et varié, mêlant vision stratégique, retours d’expérience, bonnes pratiques et interventions inspirantes qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la compétitivité des supply chains et l’attractivité des territoires.

Cette édition introduit également plusieurs nouveautés et animations, parmi lesquelles : Les Rencontres du Digital by PortNet, les Logismed Innovation Days, des rendez-vous d’affaires ciblés, la logistique au féminin, Formation & Compétences, les Prix de l’Innovation, ainsi que l’application mobile MyLogismed.

Une touche culturelle viendra compléter l’expérience avec la présence du restaurateur espagnol Vicho’s, mettant à l’honneur la gastronomie ibérique.

H.Z

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Industrie automobile : le SCIA 2026 à Kénitra met l’accent sur compétitivité, intégration et création de valeur https://lnt.ma/industrie-automobile-le-scia-2026-a-kenitra-met-laccent-sur-competitivite-integration-et-creation-de-valeur/ Mon, 27 Apr 2026 10:46:27 +0000 https://lnt.ma/?p=546128 L’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile a présenté à Rabat les grandes lignes de la 8ᵉ édition du Salon international de la compétitivité industrielle automobile, prévue du 24 au 26 juin à Kénitra, avec l’ambition affichée de consolider le positionnement du Maroc en tant que hub industriel régional dans le secteur automobile. Organisé […]

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L’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile a présenté à Rabat les grandes lignes de la 8ᵉ édition du Salon international de la compétitivité industrielle automobile, prévue du 24 au 26 juin à Kénitra, avec l’ambition affichée de consolider le positionnement du Maroc en tant que hub industriel régional dans le secteur automobile.

Organisé en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations, le salon entend réunir les acteurs de l’écosystème industriel autour des enjeux liés à la compétitivité, à l’intégration industrielle et aux mutations technologiques affectant le secteur.

Cette édition, qui doit accueillir près de 300 exposants nationaux et internationaux, prévoit un programme articulé autour de rencontres B2B, de conférences spécialisées et de présentations d’innovations, dans un contexte marqué par les évolutions liées à la mobilité durable et à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus industriels.

Intervenant lors de la présentation, le président de l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile, Rachid Machou, a indiqué que cette édition vise à renforcer la compétitivité industrielle à travers le développement de la sous-traitance locale, l’intégration des fournisseurs et le transfert de technologies.

De son côté, le président du Salon international de la compétitivité industrielle automobile, Badr Lahmoudi, a mis en avant une évolution de l’orientation du salon, désormais davantage centrée sur la création de valeur au sein de l’écosystème automobile. Il a estimé que le secteur est appelé, selon ses termes, à « passer de la sous-traitance à la création de valeur », en soulignant la nécessité d’un repositionnement stratégique de la filière.

Dans cette perspective, l’édition 2026 intègre également la question de la formation comme axe structurant. Badr Lahmoudi a insisté sur l’importance du développement des compétences pour accompagner les transformations technologiques du secteur et renforcer le capital humain de l’industrie automobile.

Intervenant à cette occasion, Aida Fathi a souligné que le secteur poursuit une dynamique de croissance, portée selon elle par les orientations stratégiques engagées au niveau national. Elle a également mis en avant la place des femmes dans cette industrie, indiquant qu’elles représentent près de 40 % de la main-d’œuvre du secteur.

Les organisateurs présentent cette édition comme une plateforme visant à favoriser les interactions entre industriels, équipementiers, fournisseurs et investisseurs, dans une logique d’approfondissement de l’intégration locale et de renforcement des chaînes de valeur.

Les débats prévus devraient porter notamment sur les enjeux de compétitivité industrielle, les perspectives de localisation de nouveaux segments industriels, les défis liés aux transitions technologiques et l’évolution des besoins en compétences.

Le salon intervient dans un contexte où l’industrie automobile marocaine cherche à renforcer sa montée en gamme, à consolider son attractivité industrielle et à accompagner les évolutions liées à l’électrification, à la digitalisation et à l’innovation dans les procédés de production.

À travers cette 8ᵉ édition, l’Association marocaine pour l’industrie et la construction automobile met en avant une approche visant à positionner le Salon international de la compétitivité industrielle automobile comme une plateforme africaine de référence au service de l’innovation, de la compétitivité et du développement industriel.

LNT

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SIAM 2026 : les produits du terroir mis à l’honneur https://lnt.ma/siam-2026-les-produits-du-terroir-mis-a-lhonneur/ Mon, 27 Apr 2026 08:47:27 +0000 https://lnt.ma/?p=546084 L’Agence pour le Développement Agricole a organisé, en marge de la 18ᵉ édition du Salon international de l’Agriculture au Maroc, la cérémonie de remise des prix de la 7ᵉ édition du Concours marocain des Produits du Terroir, une initiative consacrée à la valorisation des productions issues des différentes régions du Royaume et à la reconnaissance […]

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L’Agence pour le Développement Agricole a organisé, en marge de la 18ᵉ édition du Salon international de l’Agriculture au Maroc, la cérémonie de remise des prix de la 7ᵉ édition du Concours marocain des Produits du Terroir, une initiative consacrée à la valorisation des productions issues des différentes régions du Royaume et à la reconnaissance du savoir-faire des groupements producteurs.

La cérémonie, présidée par le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a mis en avant les résultats de cette édition, marquée par la participation de 1.375 produits représentant l’ensemble des régions du pays.

À l’issue des délibérations du jury, sept prix d’excellence ont été attribués à plusieurs coopératives et groupements représentant différentes filières du terroir marocain. Ont ainsi été distingués l’huile d’argane de la coopérative BOUKHDO AKRMOUD dans la région Marrakech-Safi, l’huile d’olive de la coopérative AGUERSWAK dans la même région, le miel de thym de la coopérative AGDEZ dans la région Casablanca-Settat, le fromage de la coopérative AL OULFA, le vinaigre de cidre de pomme aromatisé au romarin de la coopérative DAYAATI dans la région Drâa-Tafilalet, les dattes Mejhoul du GIE DIFAT ZIZ ainsi que le couscous six céréales de la coopérative TAYADIRT dans la région Fès-Meknès.

Selon les données communiquées, 455 médailles ont également été décernées dans le cadre de cette édition, réparties entre 134 médailles d’or, 141 médailles d’argent et 180 médailles de bronze, traduisant la diversité des produits présentés et la place croissante accordée aux productions du terroir dans les dynamiques de valorisation agricole.

Un prix spécial de l’innovation a par ailleurs été attribué à l’huile d’argane au safran bio de la coopérative AMINI, également issue de la région Marrakech-Safi, en reconnaissance d’une démarche présentée comme innovante dans le développement et la différenciation des produits du terroir.

À travers ce concours, les organisateurs mettent en avant un outil destiné à promouvoir la qualité, l’authenticité et la compétitivité des produits locaux, tout en accompagnant les coopératives et groupements solidaires dans leur accès aux marchés.

Lancé en 2014 à l’initiative du département de l’Agriculture, le Concours marocain des Produits du Terroir est présenté comme un mécanisme de soutien à la valorisation des productions locales, dans une logique associant promotion économique, reconnaissance des savoir-faire et structuration des filières.

Les organisateurs soulignent que cette initiative contribue également à renforcer la visibilité des produits du terroir auprès du grand public et des professionnels, tout en accompagnant l’adaptation de l’offre aux exigences des marchés nationaux et internationaux.

LNT

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SIAM 2026 : focus sur les systèmes ingénieux du patrimoine agricole https://lnt.ma/siam-2026-focus-sur-les-systemes-ingenieux-du-patrimoine-agricole/ Sat, 25 Apr 2026 11:22:23 +0000 https://lnt.ma/?p=546072 Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ont organisé, en marge de la 18ᵉ édition du Salon international de l’Agriculture au Maroc, un séminaire consacré aux « Systèmes ingénieux du patrimoine agricole », centré sur les enjeux […]

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Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ont organisé, en marge de la 18ᵉ édition du Salon international de l’Agriculture au Maroc, un séminaire consacré aux « Systèmes ingénieux du patrimoine agricole », centré sur les enjeux de préservation, de valorisation et d’intégration des systèmes agricoles traditionnels dans les dynamiques de développement territorial.

Cette rencontre, présidée par le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, et le représentant de la FAO au Maroc, Alexander Huynh, a permis d’aborder les contours de l’initiative des Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Marocain (SIPAM), portée comme une approche visant à articuler patrimoine agricole, résilience territoriale et développement durable.

Selon les éléments présentés lors du séminaire, le concept des SIPAM repose sur l’identification et la préservation de systèmes agricoles traditionnels, incluant les modes de subsistance des populations qui en dépendent, la biodiversité agricole associée, les paysages façonnés par ces pratiques ainsi que les savoirs et dimensions culturelles qui les accompagnent.

Cette approche s’inscrit dans l’initiative internationale des Globally Important Agricultural Heritage Systems, portée par la FAO, qui vise à reconnaître des systèmes agricoles considérés comme remarquables au regard de leur capacité à combiner production, adaptation, préservation des ressources et transmission des connaissances.

Les intervenants ont mis en avant le rôle de ces systèmes dans plusieurs territoires du Royaume, notamment dans des zones reculées où les pratiques agricoles et pastorales traditionnelles sont présentées comme ayant développé, au fil du temps, des formes d’adaptation aux contraintes climatiques et environnementales, tout en contribuant aux moyens de subsistance et à la sécurité alimentaire.

Dans ce cadre, le ministère et la FAO ont procédé à la signature d’une lettre d’entente portant sur l’appui à la mise en œuvre du Programme national des Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Marocain. Cet accord vise à accompagner l’identification, la protection, la promotion et la valorisation du patrimoine agricole et rural, ainsi qu’à soutenir la reconnaissance nationale et internationale des sites susceptibles d’être accrédités dans ce cadre.

Selon les parties concernées, ce programme doit permettre d’établir une méthodologie pour identifier les territoires concernés, renforcer les mécanismes de protection et appuyer la mise en valeur des systèmes reconnus, dans une logique associant conservation et développement.

Les SIPAM ont été présentés, à cette occasion, comme des outils mobilisables pour préserver la diversité biologique et culturelle, soutenir l’innovation fondée sur les savoir-faire locaux et renforcer les capacités des communautés concernées. L’approche repose également sur la participation locale comme composante du processus de valorisation.

Les échanges ont porté sur la manière dont ces systèmes peuvent être intégrés dans des stratégies territoriales plus larges, notamment à travers la valorisation économique des produits liés à ces écosystèmes, la préservation des paysages agricoles, ou encore le développement d’activités connexes autour des filières locales.

Les intervenants ont également mis en avant la dimension de résilience associée à ces systèmes, dans un contexte marqué par les défis liés au changement climatique, à la pression sur les ressources naturelles et aux transformations affectant les espaces ruraux.

À travers cette initiative, les parties prenantes mettent en avant une approche dite holistique, visant à lier conservation du patrimoine agricole, innovation, développement territorial et participation des populations locales.

La signature de cette lettre d’entente marque, selon les organisateurs, une nouvelle étape dans la coopération entre le ministère de l’Agriculture et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture autour de la durabilité et de la résilience des systèmes agricoles patrimoniaux du Royaume.

LNT

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SIAM 2026 : l’agroalimentaire marocain face aux défis de compétitivité et d’ouverture des marchés https://lnt.ma/siam-2026-lagroalimentaire-marocain-face-aux-defis-de-competitivite-et-douverture-des-marches/ Sat, 25 Apr 2026 11:10:43 +0000 https://lnt.ma/?p=546070 Décideurs publics, experts et professionnels se sont réunis à Meknès dans le cadre de la première édition du Meknès Agro-business Day, organisée en marge du Salon international de l’Agriculture au Maroc, pour examiner les enjeux liés à la transformation agroalimentaire et aux perspectives de développement des filières dans un contexte marqué par des tensions accrues […]

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Décideurs publics, experts et professionnels se sont réunis à Meknès dans le cadre de la première édition du Meknès Agro-business Day, organisée en marge du Salon international de l’Agriculture au Maroc, pour examiner les enjeux liés à la transformation agroalimentaire et aux perspectives de développement des filières dans un contexte marqué par des tensions accrues sur les marchés internationaux.

Initiée par la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services Fès-Meknès en collaboration avec la Fondation du Forum Économique Régional Fès-Meknès, cette rencontre, placée sous le thème « Filières agroalimentaires : enjeux et perspectives », a mis en avant les questions liées à l’investissement, à l’innovation, à l’internationalisation et au développement de marchés de niche.

Intervenant à l’ouverture, le président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services Fès-Meknès, Hamza Benabdellah, a souligné l’importance stratégique de l’industrie agroalimentaire en tant que maillon reliant la production agricole aux marchés, tout en mettant en avant son rôle dans la création de valeur, l’emploi et la sécurité alimentaire. Il a également insisté sur le potentiel de la région Fès-Meknès comme pôle agro-industriel, tout en relevant les défis liés à la compétitivité, à la qualité et à l’innovation.

De son côté, le président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, Omar Tajmoati, a mis en avant les orientations du livre blanc élaboré par la CGEM régionale, qui accorde une place spécifique au secteur agroalimentaire, en soulignant les enjeux liés à l’investissement, à l’innovation, au financement et à la promotion du « Made in Morocco ». Il a évoqué à ce titre le fonds de soutien à l’innovation, issu d’une convention entre l’État, l’Agence Nationale pour la Promotion de la Petite et Moyenne Entreprise et la CGEM, ainsi que l’appel à projets 2026-2028 destiné aux PME, startups et grandes entreprises.

Le symposium a également été marqué par l’intervention du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, qui a estimé que le Maroc a posé les bases d’une souveraineté alimentaire compétitive et résiliente, capable d’évoluer dans un environnement international complexe. Il a rappelé que l’industrie agroalimentaire représente, selon les données présentées, 22 % de la production industrielle nationale, 22 % de la valeur ajoutée industrielle, 11 % des investissements industriels et près de 20 % de l’emploi industriel, soit plus de 206.000 emplois, auxquels s’ajoutent environ 50.000 emplois liés aux exportations.

Selon les éléments exposés, le secteur se positionne au troisième rang des exportations nationales, après l’automobile et les phosphates et dérivés, avec une contribution proche de 20 % aux exportations du Royaume. Les exportations agroalimentaires auraient, selon les données communiquées, presque doublé en dix ans, passant d’environ 45 milliards de dirhams à près de 86 milliards en 2025.

Les échanges ont également porté sur les contraintes liées au contexte international, notamment les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les tensions affectant certaines routes maritimes, présentées comme des facteurs appelant à poursuivre les efforts en matière d’investissement, de diversification des marchés et d’intégration aux chaînes de valeur mondiales et régionales.

À ce titre, Omar Hejira a évoqué le programme du commerce extérieur 2025-2027, présenté comme un cadre visant à renforcer la présence des entreprises marocaines à l’international, notamment à travers le développement d’une plateforme « One Shop Store Export », des mécanismes d’assurance à l’export, l’accompagnement via des sociétés d’agrégation et une accélération de la digitalisation du commerce extérieur. Il a également mis en avant les perspectives offertes par l’Zone de libre-échange continentale africaine pour l’ouverture de nouveaux débouchés, en particulier sur le continent africain.

Les deux axes thématiques du symposium, consacrés à l’investissement et l’innovation d’une part, et à l’internationalisation et aux marchés de niche d’autre part, ont mis en avant plusieurs leviers identifiés comme prioritaires, notamment la valorisation des produits du terroir, le soutien aux PME, le renforcement de la transformation locale et la promotion d’un investissement orienté vers la montée en gamme.

En marge de cette rencontre, une convention de coopération a été signée entre la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services Fès-Meknès et la Fédération Nationale de l’Agro-Alimentaire, avec pour objectif de renforcer la coordination entre les acteurs du secteur, d’accompagner les entreprises, notamment les PME, et de soutenir la compétitivité, l’innovation et l’ouverture sur les marchés.

LNT avec MAP

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Maroc Telecom affiche une progression de ses revenus au premier trimestre 2026 https://lnt.ma/maroc-telecom-affiche-une-progression-de-ses-revenus-au-premier-trimestre-2026/ Fri, 24 Apr 2026 09:19:38 +0000 https://lnt.ma/?p=545964 Maroc Telecom a publié ses résultats consolidés au titre du premier trimestre 2026, faisant état d’une progression du chiffre d’affaires consolidé, soutenue par la croissance des activités des filiales Moov Africa et la stabilisation des revenus sur le marché domestique, dans un contexte marqué par la poursuite des investissements dans le très haut débit fixe […]

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Maroc Telecom a publié ses résultats consolidés au titre du premier trimestre 2026, faisant état d’une progression du chiffre d’affaires consolidé, soutenue par la croissance des activités des filiales Moov Africa et la stabilisation des revenus sur le marché domestique, dans un contexte marqué par la poursuite des investissements dans le très haut débit fixe et mobile.

Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 9,327 milliards de dirhams à fin mars, en hausse de 5 % par rapport à la même période de 2025. Selon les données publiées, cette évolution est portée par une progression de 8,5 % des activités des filiales Moov Africa, tandis que les revenus au Maroc affichent une hausse de 0,7 %.

Au Maroc, cette évolution est attribuée à la progression des revenus issus de la Data mobile et de la Data fixe, soutenue notamment par l’expansion du parc FTTH, qui compense le recul de la voix et de l’ADSL. À l’international, la croissance du nombre d’utilisateurs, des revenus liés à la Data et des services Mobile Money a contribué à la progression de l’activité.

Sur le plan opérationnel, l’EBITDA consolidé du groupe ressort à 4,66 milliards de dirhams, en progression de 6,1 %, avec une marge de 50 %, en amélioration de 0,5 point. L’EBITA s’établit à 2,748 milliards de dirhams, en hausse de 4,1 %, tandis que le résultat net part du groupe atteint 1,304 milliard de dirhams, en baisse de 3,4 %. Le groupe précise toutefois que, hors impact de la contribution sociale de solidarité, le résultat net aurait progressé de 3,3 %.

Les flux nets de trésorerie opérationnels (CFFO) se sont établis à 2,265 milliards de dirhams, en hausse de 13,8 %, tandis que les investissements (CAPEX), hors fréquences et licences, atteignent 1,348 milliard de dirhams. Selon le groupe, ces investissements sont principalement orientés vers les infrastructures haut débit.

Au niveau du marché domestique, les activités au Maroc ont généré un chiffre d’affaires de 4,581 milliards de dirhams. L’EBITDA s’élève à 2,46 milliards, en progression de 2 %, avec une marge de 53,7 %, tandis que l’EBITA ressort à 1,638 milliard, également en hausse de 2 %. Les flux nets de trésorerie opérationnels au Maroc affichent en revanche une baisse de 5,5 %, à 1,479 milliard de dirhams, le groupe l’attribuant notamment au paiement d’une partie des équipements liés à la 5G au cours du trimestre.

Les filiales Moov Africa ont, pour leur part, enregistré un chiffre d’affaires de 5,027 milliards de dirhams, en progression de 8,5 %. Leur EBITDA s’établit à 2,199 milliards de dirhams, en hausse de 11,2 %, avec une amélioration de la marge à 43,8 %. Les flux nets de trésorerie opérationnels des activités internationales ont progressé de 85,1 %, à 786 millions de dirhams.

Le groupe indique par ailleurs que sa base clients dépasse 76 millions à fin mars 2026, en hausse de 1,8 % sur un an, soutenue par la croissance de 3,9 % des parcs des filiales, compensant le recul de 3,3 % du parc au Maroc. Sur le segment mobile national, le parc Internet mobile progresse de 4,1 %, tandis que le parc fixe demeure quasi stable.

La dette nette consolidée ressort, de son côté, à 18,779 milliards de dirhams, en baisse par rapport à la même période de l’année précédente, avec un ratio dette nette sur EBITDA de 1,0x, contre 1,1x un an auparavant.

LNT

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SIAM 2026 : la COMADER et CropLife Maroc concluent un partenariat sur les bonnes pratiques phytopharmaceutiques https://lnt.ma/siam-2026-la-comader-et-croplife-maroc-concluent-un-partenariat-sur-les-bonnes-pratiques-phytopharmaceutiques/ Fri, 24 Apr 2026 09:18:56 +0000 https://lnt.ma/?p=545961 La Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural et CropLife Maroc ont signé, en marge de la 18ᵉ édition du Salon international de l’Agriculture au Maroc, une convention de partenariat portant sur la promotion des bonnes pratiques liées aux produits phytopharmaceutiques et la lutte contre la contrefaçon. La signature de cette convention s’est déroulée […]

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La Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural et CropLife Maroc ont signé, en marge de la 18ᵉ édition du Salon international de l’Agriculture au Maroc, une convention de partenariat portant sur la promotion des bonnes pratiques liées aux produits phytopharmaceutiques et la lutte contre la contrefaçon.

La signature de cette convention s’est déroulée lors d’une cérémonie coprésidée par le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, et le secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Lahcen Essaâdi.

Selon les parties signataires, cet accord vise à renforcer la coopération entre les agriculteurs et les fournisseurs d’intrants, dans une perspective de structuration des chaînes d’approvisionnement et d’amélioration des conditions d’accès à des intrants adaptés aux besoins des exploitations.

S’exprimant à cette occasion, le président de la COMADER, Rachid Benali, a indiqué que ce partenariat vise à améliorer l’accompagnement du secteur et à soutenir sa performance, notamment à travers un meilleur accès des exploitants aux solutions techniques nécessaires à leurs activités.

De son côté, le président de CropLife Maroc, Mounir Sefiani, a souligné que cette convention s’inscrit dans une démarche visant à promouvoir un usage raisonné des produits de protection des plantes et à encourager une meilleure organisation du marché local.

Selon les éléments présentés, l’un des objectifs affichés consiste à réduire la dépendance aux produits considérés comme hautement dangereux, notamment à travers le recours à l’innovation et la diffusion de pratiques conformes aux standards internationaux.

Dans ce cadre, les partenaires indiquent ambitionner de porter à 10.000 le nombre d’agriculteurs formés au port des équipements de sécurité, à la gestion des déchets et aux pratiques associées à l’utilisation responsable des produits phytopharmaceutiques.

Sur le plan opérationnel, le partenariat prévoit la mise en œuvre d’un programme d’actions conjointes axé sur la lutte contre la contrefaçon et les circuits informels, avec le déploiement d’outils techniques spécifiques à différentes filières afin de renforcer la traçabilité et la conformité des produits utilisés.

Selon les signataires, cette démarche vise à contribuer à la sécurisation des systèmes de production, tout en intégrant les enjeux liés à la protection de la santé des applicateurs, des consommateurs, ainsi qu’aux dimensions environnementales.

Cette initiative s’inscrit, selon les parties concernées, dans les orientations de la stratégie Génération Green 2020-2030, qui met l’accent sur la durabilité, la résilience et la compétitivité du secteur agricole.

LNT

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