Economie - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/economie/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Sat, 10 Oct 2026 17:57:53 +0000 fr-FR hourly 1 Discours Royal : la CGEM prépare un plan d’action pour accélérer l’investissement https://lnt.ma/discours-royal-la-cgem-prepare-un-plan-daction-pour-accelerer-linvestissement/ Sat, 10 Oct 2026 17:57:53 +0000 https://lnt.ma/?p=560890 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) travaille à l’élaboration d’un plan d’action destiné à traduire les orientations du discours prononcé par le Roi Mohammed VI devant le Parlement en initiatives concrètes du secteur privé. Son président, Mehdi Tazi, a notamment identifié plusieurs priorités, parmi lesquelles l’accélération de l’investissement productif, le développement de nouvelles […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) travaille à l’élaboration d’un plan d’action destiné à traduire les orientations du discours prononcé par le Roi Mohammed VI devant le Parlement en initiatives concrètes du secteur privé. Son président, Mehdi Tazi, a notamment identifié plusieurs priorités, parmi lesquelles l’accélération de l’investissement productif, le développement de nouvelles filières industrielles, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les entreprises et le renforcement de la compétitivité des PME.

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) entend renforcer la mobilisation du secteur privé autour des priorités économiques et sociales définies dans le discours prononcé vendredi 9 octobre par le Roi Mohammed VI à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle législature.

Dans une déclaration à la MAP, samedi 10 octobre, son président, Mehdi Tazi, a annoncé que l’organisation patronale travaillait à la formalisation d’un plan d’action visant à accompagner la transformation économique du Royaume.

« Nous travaillons à la formalisation d’un plan d’action du secteur privé, articulé autour de priorités claires, à savoir accélérer l’investissement productif dans l’ensemble des régions, renforcer l’innovation et l’intégration de l’intelligence artificielle dans nos entreprises et développer de nouvelles filières industrielles et de nouveaux secteurs d’exportation », a-t-il indiqué.

Cette démarche intervient alors que le discours royal a appelé les entreprises à renforcer leur contribution à l’investissement, à la création d’emplois et au développement des capacités productives et exportatrices du pays.

L’investissement productif et l’innovation parmi les priorités

Pour la CGEM, l’accélération de l’investissement productif constitue l’un des principaux axes de mobilisation du secteur privé.

L’organisation patronale souhaite notamment encourager le développement de projets dans l’ensemble des régions du Royaume, dans une perspective de diversification des activités économiques et de réduction des disparités territoriales.

Le plan d’action en préparation devra également accorder une place importante à l’innovation et à l’intégration des nouvelles technologies dans les entreprises.

L’intelligence artificielle figure explicitement parmi les priorités identifiées par Mehdi Tazi, au même titre que le développement de nouvelles filières industrielles et l’élargissement des capacités d’exportation.

Ces orientations s’inscrivent dans le prolongement du discours royal, qui a appelé au lancement d’une nouvelle génération de stratégies nationales, notamment dans les domaines de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle.

La CGEM entend ainsi accompagner les entreprises dans leur adaptation aux transformations technologiques et aux nouvelles opportunités économiques.

Le renforcement de la souveraineté économique constitue un autre volet du plan d’action envisagé par la Confédération.

Mehdi Tazi a notamment évoqué la nécessité de « consolider notre souveraineté hydrique, énergétique et alimentaire, et de favoriser l’émergence de PME plus compétitives ».

Ces trois domaines correspondent à des priorités mises en avant dans le discours royal, dans un contexte où la sécurisation des ressources et des approvisionnements représente un enjeu pour le développement économique du Royaume.

Pour le secteur privé, ces orientations impliquent notamment de renforcer les capacités de production et d’investissement dans les activités concernées.

La compétitivité des petites et moyennes entreprises apparaît également comme une composante de cette stratégie. La CGEM entend favoriser leur développement afin de leur permettre de contribuer davantage à la création de valeur ajoutée et à la dynamique industrielle nationale.

Une attention particulière à l’emploi des jeunes et aux territoires

Au-delà des objectifs de croissance, le président de la CGEM a insisté sur la nécessité de faire bénéficier l’ensemble des territoires et des citoyens des transformations économiques engagées.

Selon Mehdi Tazi, le discours royal définit une orientation visant à accélérer le développement du Royaume tout en renforçant la justice sociale et territoriale.

Cette dimension suppose notamment que les investissements réalisés puissent se traduire par des opportunités économiques et professionnelles dans les différentes régions.

Le président de la Confédération a également souligné le rôle attendu des entreprises dans la création d’emplois durables, particulièrement pour les jeunes.

« Notre ambition est de transformer les opportunités en projets créateurs de valeur ajoutée locale, en emplois durables pour notre jeunesse et en nouvelles capacités de production et d’exportation, tout en contribuant à réduire les disparités territoriales », a-t-il déclaré.

Cette orientation rejoint l’appel royal à placer les questions liées à la jeunesse au centre des politiques publiques, notamment à travers l’éducation, la qualification et l’insertion économique.

Pour Mehdi Tazi, le discours royal réaffirme la place du secteur privé dans la prochaine étape de développement du Maroc, particulièrement en matière d’investissement, de création de richesses et d’emploi.

La CGEM entend répondre à cet appel en structurant ses priorités autour de projets susceptibles de renforcer les capacités économiques nationales.

À ce stade, l’organisation patronale n’a toutefois pas précisé le calendrier de finalisation de son plan d’action, les moyens qui lui seront consacrés ni les dispositifs opérationnels envisagés.

Les orientations annoncées portent principalement sur l’investissement régional, la modernisation technologique des entreprises, le développement industriel, la compétitivité des PME et la contribution du secteur privé aux objectifs de souveraineté économique.

LNT

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Le Maroc atteint 15,7 millions de touristes à fin septembre https://lnt.ma/le-maroc-atteint-157-millions-de-touristes-a-fin-septembre/ Fri, 09 Oct 2026 10:03:28 +0000 https://lnt.ma/?p=560828 Les arrivées ont progressé de 5% sur les neuf premiers mois de l’année, soit plus de 717 000 visiteurs supplémentaires par rapport à la même période de 2025, selon les données du ministère du Tourisme. Le seul mois de septembre a été marqué par plus de 1,5 million d’arrivées, en hausse de 8% sur un […]

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Les arrivées ont progressé de 5% sur les neuf premiers mois de l’année, soit plus de 717 000 visiteurs supplémentaires par rapport à la même période de 2025, selon les données du ministère du Tourisme.

Le seul mois de septembre a été marqué par plus de 1,5 million d’arrivées, en hausse de 8% sur un an. Cette accélération hors saison haute constitue l’indication la plus significative de la série : elle suggère un étalement de la fréquentation au-delà du pic estival, objectif poursuivi depuis plusieurs années pour améliorer les taux d’occupation annuels, qui demeuraient à 56% à fin juillet.

La ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a estimé que « la dynamique du tourisme marocain se poursuit et son potentiel à terme reste considérable », en jugeant l’objectif de 26 millions de touristes à l’horizon 2030 « plus proche que jamais ». Elle a ajouté que la priorité portait désormais sur la création de valeur, d’emplois et d’opportunités dans l’ensemble des régions.

Cette inflexion de discours recoupe le constat établi par les classements internationaux. Le Royaume occupe le 70e rang mondial de l’indice de développement du voyage et du tourisme du Forum économique mondial, avec des positions très basses sur le capital humain, au 101e rang, et sur l’impact socio-économique du secteur, au 107e, deux indicateurs qui mesurent la valeur effectivement captée localement.

Les recettes voyages s’établissaient à 79 milliards de dirhams à fin juillet, en progression de 13%, croissance supérieure à celle des arrivées.

LNT

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Le Conseil de la concurrence examine le marché de l’or https://lnt.ma/le-conseil-de-la-concurrence-examine-le-marche-de-lor/ Thu, 08 Oct 2026 11:05:30 +0000 https://lnt.ma/?p=560758 Le président de l’autorité, Ahmed Rahhou, a indiqué que le marché de l’or et de la bijouterie faisait l’objet d’un examen approfondi, sans en préciser le périmètre ni les opérateurs concernés. Sur le dossier des carburants, il a apporté une précision qui déplace la responsabilité politique. L’activation de l’article 4 de la loi sur la […]

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Le président de l’autorité, Ahmed Rahhou, a indiqué que le marché de l’or et de la bijouterie faisait l’objet d’un examen approfondi, sans en préciser le périmètre ni les opérateurs concernés.

Sur le dossier des carburants, il a apporté une précision qui déplace la responsabilité politique. L’activation de l’article 4 de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, qui permet de plafonner les prix, ne relève pas des attributions du Conseil mais de celles du gouvernement, lequel peut solliciter son avis. Or l’exécutif sortant n’a formulé aucune demande en ce sens au cours de la législature. La décision revient donc au prochain gouvernement.

Le Conseil continue par ailleurs de suivre le marché des hydrocarbures par des rapports trimestriels sur les prix et les marges. Le prochain, portant sur les données de juin et sur l’évolution des cours nationaux et internationaux, est attendu dans les jours qui viennent. L’autorité avait publié en juillet un rapport annuel sur les résultats financiers 2025 des distributeurs de carburants.

Deux autres dossiers ont été évoqués. À la demande du chef du gouvernement, le Conseil a rendu fin septembre un avis sur un projet de révision du cadre juridique de l’assurance, qui reprend des recommandations anciennes, notamment sur le livre IV du code des assurances, et qui sera transmis au Parlement accompagné de cet avis. Après le ciment et le fer, l’autorité finalise enfin un avis sur la filière de la brique rouge, dont la publication est annoncée pour la semaine prochaine.

Ces précisions interviennent alors que le gasoil a franchi le seuil de 16 dirhams le litre et que les associations de consommateurs réclament un observatoire national des prix.

LNT

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Le Maroc veut passer d’acheteur à producteur d’armement https://lnt.ma/le-maroc-veut-passer-dacheteur-a-producteur-darmement/ Thu, 08 Oct 2026 11:00:01 +0000 https://lnt.ma/?p=560748 Le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale a présenté à l’ouverture du salon de Marrakech l’industrie aéronautique nationale comme le socle d’une base industrielle de défense en construction. Abdellatif Loudiyi a résumé l’objectif par la formule d’un passage « d’un pays qui importe des capacités de défense à un pays qui bâtit […]

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Le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale a présenté à l’ouverture du salon de Marrakech l’industrie aéronautique nationale comme le socle d’une base industrielle de défense en construction.

Abdellatif Loudiyi a résumé l’objectif par la formule d’un passage « d’un pays qui importe des capacités de défense à un pays qui bâtit une capacité nationale ». Il a mis en avant trois leviers : un cadre juridique dédié, des zones industrielles réservées et un régime d’incitations, ensemble adopté ces dernières années pour attirer les équipementiers.

Le ministre a insisté sur la condition qui détermine la réussite de cette trajectoire : le transfert de technologies. L’implantation d’unités d’assemblage ne constitue une base industrielle que si elle s’accompagne d’une maîtrise locale de la conception, de l’intégration et du maintien en condition opérationnelle.

Deux annonces de la semaine illustrent cette orientation. Lockheed Martin a confirmé l’implantation à Benslimane d’une installation de maintenance lourde et de révision générale destinée aux C-130 Hercules et aux F-16, au lendemain du premier vol du F-16 Block 72 commandé par le Royaume. Harmattan AI s’engage de son côté sur une plateforme de production de systèmes autonomes et sur la fabrication locale du drone de frappe IRIFI.

Le secteur aéronautique marocain, bâti depuis deux décennies autour de la sous-traitance civile pour Airbus, Boeing et Safran, compte aujourd’hui plus de cent cinquante entreprises et constitue l’un des principaux postes d’exportation industrielle du Royaume. Le pari consiste à transposer ce tissu vers le segment de la défense, où les barrières à l’entrée tiennent moins au capital qu’à l’accès aux technologies sensibles.

LNT

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Cinq accords signés à l’ouverture du Marrakech Air Show https://lnt.ma/cinq-accords-signes-a-louverture-du-marrakech-air-show/ Thu, 08 Oct 2026 10:55:34 +0000 https://lnt.ma/?p=560745 Quatre conventions et une lettre d’intention ont été paraphées mercredi lors de la première journée de la huitième édition du salon, associant Boeing, Airbus, Lockheed Martin, Safran, Harmattan AI et Royal Air Maroc à l’État marocain. Le premier texte porte sur une plateforme collaborative de recherche et développement en fabrication avancée, hébergée par le centre […]

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Quatre conventions et une lettre d’intention ont été paraphées mercredi lors de la première journée de la huitième édition du salon, associant Boeing, Airbus, Lockheed Martin, Safran, Harmattan AI et Royal Air Maroc à l’État marocain.

Le premier texte porte sur une plateforme collaborative de recherche et développement en fabrication avancée, hébergée par le centre africain d’excellence en manufacturing adossé à l’Université Mohammed VI Polytechnique. Il a été signé par Hicham El Habti, Abdelhadi Sohib et Othmane Smires pour la partie marocaine, et par Fahad Almhairi pour Boeing, Joseph Rank pour Lockheed Martin, Vincent Caro pour Safran Nacelles, Gabriel Semelas pour Airbus et Karim Cheikh pour Cetim Maroc, en présence du ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi.

Safran s’engage pour sa part sur une unité de production de systèmes de lubrification et de gestion des fluides pour moteurs d’avion, représentant un investissement de 120 millions de dirhams et cent emplois. Le mémorandum a été signé par Ryad Mezzour, Karim Zidane et Ali Seddiki pour l’État et l’agence de développement des investissements, et par Mekki Kabbaj pour Safran Oil Systems.

Un troisième accord lie le ministère de l’Industrie et du Commerce à Royal Air Maroc pour identifier les produits et services susceptibles d’être achetés ou développés localement, et constituer une chaîne d’approvisionnement nationale pour la compagnie.

Harmattan AI s’engage enfin sur une plateforme industrielle et technologique destinée au développement et à la production de systèmes de défense autonomes, dont des systèmes de défense aérienne, avec une capacité de production pouvant atteindre 55 000 unités par an. L’accord prolonge un partenariat stratégique conclu en juin avec les Forces armées royales.

La lettre d’intention, signée par Abdellatif Loudiyi et Mouad M’Ghari, porte sur l’acquisition du système IRIFI, drone de frappe autonome de précision longue portée conçu pour les environnements contestés, ainsi que sur son développement et sa fabrication au Maroc. Les montants de ces quatre derniers volets n’ont pas été rendus publics.

LNT

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Les grands taxis envisagent une hausse d’un dirham https://lnt.ma/les-grands-taxis-envisagent-une-hausse-dun-dirham/ Thu, 08 Oct 2026 10:53:11 +0000 https://lnt.ma/?p=560760 Les professionnels du transport en grands taxis étudient un relèvement des tarifs d’environ un dirham, le gasoil ayant dépassé 16 dirhams le litre, et des témoignages font état d’une application déjà effective dans plusieurs villes. Les opérateurs font valoir que le carburant absorbe l’essentiel de leur recette journalière. Le soutien direct versé par l’État aux […]

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Les professionnels du transport en grands taxis étudient un relèvement des tarifs d’environ un dirham, le gasoil ayant dépassé 16 dirhams le litre, et des témoignages font état d’une application déjà effective dans plusieurs villes.

Les opérateurs font valoir que le carburant absorbe l’essentiel de leur recette journalière. Le soutien direct versé par l’État aux transporteurs, reconduit à plusieurs reprises et ajusté sur l’évolution des prix, ne suffirait plus à compenser la hausse.

Le cadre juridique est toutefois contraignant. Les associations de consommateurs rappellent qu’une hausse tarifaire n’est légale que par décision du gouverneur de la province, le transport urbain et interurbain relevant de tarifs administrés. La Fédération marocaine des droits du consommateur indique avoir reçu une plainte visant des augmentations appliquées unilatéralement et se dit prête à engager des poursuites dès lors que deux personnes concernées lui en donneront mandat. Elle relève dans le même temps que le contrôle demeure faible, faute d’inspecteurs en nombre suffisant.

La fédération demande au prochain gouvernement soit un plafonnement des prix des carburants au titre de la loi 104.12, soit une réduction d’un dirham de la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers. Le président du Conseil de la concurrence a précisé de son côté que l’exécutif sortant n’avait jamais sollicité l’activation du mécanisme de plafonnement.

Les professionnels devaient arrêter leur position lors d’une réunion tenue mercredi. À Rabat, des chauffeurs ont par ailleurs évoqué un mouvement de grève.

LNT

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Marrakech Air Show : le Maroc veut franchir un nouveau cap dans l’aéronautique et la défense https://lnt.ma/marrakech-air-show-le-maroc-veut-franchir-un-nouveau-cap-dans-laeronautique-et-la-defense/ Wed, 07 Oct 2026 15:23:11 +0000 https://lnt.ma/?p=560724 Après deux décennies de développement de son industrie aéronautique, le Maroc dispose désormais de capacités lui permettant d’aborder la fabrication, mais aussi la conception de systèmes plus complexes, selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Intervenant à l’ouverture de la 8e édition du Marrakech Air Show, il a mis en avant la […]

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Après deux décennies de développement de son industrie aéronautique, le Maroc dispose désormais de capacités lui permettant d’aborder la fabrication, mais aussi la conception de systèmes plus complexes, selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Intervenant à l’ouverture de la 8e édition du Marrakech Air Show, il a mis en avant la montée en compétences de la plateforme industrielle nationale dans un contexte de forte demande mondiale dans l’aéronautique civile et la défense.

L’industrie aéronautique marocaine entend poursuivre sa montée en gamme. À l’ouverture du Marrakech Air Show 2026, mercredi 7 octobre, Ryad Mezzour a estimé que les capacités industrielles et technologiques développées par le Royaume au cours des vingt dernières années lui permettent désormais de se positionner sur des systèmes plus complexes.

Cette évolution doit notamment permettre au secteur de passer progressivement de la fabrication de composants et de systèmes à des activités intégrant davantage de conception et de maîtrise technologique.

De la fabrication à la conception

« L’industrie connaît une transformation accélérée, dans un contexte marqué par une forte demande mondiale sur les produits civils et de défense », a déclaré Ryad Mezzour.

Dans cet environnement, le Maroc dispose, selon lui, de capacités permettant d’augmenter la production et de répondre aux exigences de qualité, de délais et de compétitivité des donneurs d’ordre.

Le ministre a surtout insisté sur l’évolution du positionnement industriel du Royaume, qui cherche à renforcer ses capacités de conception parallèlement aux activités de fabrication déjà développées. Il a attribué le développement de cette plateforme à la vision impulsée par le roi Mohammed VI au cours des deux dernières décennies.

Ryad Mezzour a également présenté les compétences disponibles et la compétitivité de la plateforme nationale comme des arguments pour attirer de nouveaux investissements.

« Le Royaume est devenu une plateforme attractive pour l’investissement, non seulement grâce à ses atouts touristiques, mais également en raison des compétences dont il dispose, de sa capacité de réalisation et de sa compétitivité », a-t-il déclaré.

La huitième édition du Marrakech Air Show, placée sous le Haut Patronage du roi Mohammed VI, se poursuit jusqu’au 10 octobre. Elle réunit industriels, donneurs d’ordre, responsables institutionnels et partenaires internationaux autour des évolutions technologiques et industrielles du secteur.

Le programme comprend une exposition statique de plusieurs aéronefs et plateformes de dernière génération, des démonstrations en vol ainsi que des panels et rencontres professionnelles.

Ces échanges portent notamment sur les évolutions technologiques, les besoins en compétences, les capacités industrielles et les possibilités de coopération entre les différents acteurs.

LNT

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L’État double sa prime à l’importation de blé tendre https://lnt.ma/letat-double-sa-prime-a-limportation-de-ble-tendre/ Wed, 07 Oct 2026 10:06:01 +0000 https://lnt.ma/?p=560658 La prime forfaitaire versée par l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses passe de 20,80 à 44,48 dirhams le quintal, soit une hausse de 114%, pour contenir l’effet de la flambée des cours mondiaux sur le prix du pain. Le cours international s’établit autour de 320 dirhams le quintal, niveau tiré par les perturbations […]

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La prime forfaitaire versée par l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses passe de 20,80 à 44,48 dirhams le quintal, soit une hausse de 114%, pour contenir l’effet de la flambée des cours mondiaux sur le prix du pain.

Le cours international s’établit autour de 320 dirhams le quintal, niveau tiré par les perturbations d’approvisionnement en provenance de Russie et d’Ukraine et par les contraintes de navigation en mer Noire. L’État maintient un prix de cession garanti de 270 dirhams le quintal aux minoteries, niveau de soutien qui n’avait plus été atteint depuis 2023.

Le mécanisme est celui d’une subvention à l’importation : l’écart entre le prix d’achat sur le marché mondial et le prix garanti aux moulins est pris en charge par le budget, de manière à neutraliser la volatilité internationale sur le prix de la farine subventionnée et, par conséquent, sur celui du pain.

Deux risques pèsent sur la suite. La pression de la demande sur les marchés européens, en particulier français, pourrait épuiser les stocks exportables dès décembre ou janvier. La Russie assure par ailleurs environ 30% des exportations mondiales de blé, et le maintien des restrictions sur ces flux exposerait directement les réserves stratégiques du Royaume et le coût du dispositif de soutien.

La mesure intervient après une collecte nationale de blé tendre inférieure aux objectifs, qui avait déjà conduit à relancer les importations, et dans un contexte de dépréciation du dirham qui renchérit mécaniquement les achats libellés en euros.

LNT

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Immobilier : Les promoteurs alertent sur l’arrêt des transactions https://lnt.ma/immobilier-les-promoteurs-alertent-sur-larret-des-transactions/ Tue, 06 Oct 2026 11:17:15 +0000 https://lnt.ma/?p=560609 La Fédération nationale des promoteurs immobiliers fait état de ventes à l’arrêt depuis plusieurs mois, les données officielles situant le recul entre 30 et 40%, niveau que les professionnels jugent encore inférieur à la réalité du marché. Quatre causes sont avancées. La demande des Marocains résidant à l’étranger, traditionnellement déterminante pendant la période estivale, s’est […]

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La Fédération nationale des promoteurs immobiliers fait état de ventes à l’arrêt depuis plusieurs mois, les données officielles situant le recul entre 30 et 40%, niveau que les professionnels jugent encore inférieur à la réalité du marché.

Quatre causes sont avancées. La demande des Marocains résidant à l’étranger, traditionnellement déterminante pendant la période estivale, s’est rétractée sous l’effet de l’inflation dans leurs pays de résidence. L’offre bute sur une pénurie de foncier constructible dans les grandes villes, Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech et Agadir, phénomène qui s’étend désormais aux villes moyennes. Les coûts de construction progressent avec le renchérissement des produits pétroliers. Les délais administratifs enfin atteignent jusqu’à une année pour l’obtention des autorisations, la plateforme notariale Tawtik ayant par ailleurs été paralysée plusieurs semaines par des attaques informatiques.

L’été 2025 a marqué le renversement du cycle saisonnier : un notaire de Casablanca déclare n’avoir enregistré aucune transaction depuis juin. Le dispositif d’aide directe au logement, qui peut atteindre 100 000 dirhams, suscite un intérêt limité au regard du volume d’aide engagé.

Les professionnels placent leurs attentes dans les chantiers liés à la Coupe du monde 2030, en relevant que la production de logements accuse un retard sur l’avancement des infrastructures. Ils réclament des mesures de relance sectorielles, notamment sur la mobilisation du foncier public et la simplification des procédures d’autorisation.

Le secteur pèse directement sur l’emploi non qualifié, sur la demande adressée aux matériaux de construction et sur l’encours des crédits bancaires, trois canaux par lesquels son ralentissement se diffuse à l’ensemble de l’économie.

LNT

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Les associations de consommateurs adressent dix demandes au gouvernement https://lnt.ma/les-associations-de-consommateurs-adressent-dix-demandes-au-gouvernement/ Tue, 06 Oct 2026 11:16:39 +0000 https://lnt.ma/?p=560613 La Fédération nationale des associations de consommateurs a remis un mémorandum en dix points au gouvernement en formation, articulé autour de la transparence des prix et de la régulation des secteurs vitaux. Les propositions comprennent la mise en place d’un observatoire national des prix chargé de suivre les tarifs et de combattre les pratiques spéculatives, […]

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La Fédération nationale des associations de consommateurs a remis un mémorandum en dix points au gouvernement en formation, articulé autour de la transparence des prix et de la régulation des secteurs vitaux.

Les propositions comprennent la mise en place d’un observatoire national des prix chargé de suivre les tarifs et de combattre les pratiques spéculatives, l’obligation de transparence dans le secteur des hydrocarbures sur les coûts d’importation et les marges, l’accélération des textes d’application complétant le cadre de protection du consommateur, et le renforcement des prérogatives des autorités de régulation face aux pratiques anticoncurrentielles.

La fédération réclame également un encadrement des secteurs qu’elle qualifie de vitaux, santé, éducation, transport, énergie et télécommunications, une association des représentants des consommateurs à l’élaboration des politiques publiques, et le développement de l’éducation à la consommation face aux enjeux du commerce en ligne.

L’argument central porte sur la méthode : les interventions ponctuelles et temporaires sont jugées insuffisantes face à des crises récurrentes, et le mémorandum plaide pour des politiques publiques anticipant les perturbations de marché plutôt que les corrigeant après coup.

La démarche intervient alors que le gasoil a franchi le seuil de 16 dirhams le litre après trois hausses depuis le 1er septembre, et que l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,8% en août sous l’effet principal des carburants, dont les prix ont bondi de 9,8% sur le mois.

LNT

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Zagora engage 130 millions de dirhams pour ses oasis https://lnt.ma/zagora-engage-130-millions-de-dirhams-pour-ses-oasis/ Mon, 05 Oct 2026 10:48:12 +0000 https://lnt.ma/?p=560559 Un programme de réhabilitation des oasis couvrant la période 2026-2029 mobilise environ 130 millions de dirhams dans la province, répartis sur quarante-cinq marchés portant sur l’acquisition de palmiers, le forage de puits, l’équipement d’irrigation et l’appui aux coopératives. Le dispositif s’inscrit dans un programme provincial plus large consacré à l’aménagement et à la réhabilitation des […]

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Un programme de réhabilitation des oasis couvrant la période 2026-2029 mobilise environ 130 millions de dirhams dans la province, répartis sur quarante-cinq marchés portant sur l’acquisition de palmiers, le forage de puits, l’équipement d’irrigation et l’appui aux coopératives.

Le dispositif s’inscrit dans un programme provincial plus large consacré à l’aménagement et à la réhabilitation des oasis, dont l’enveloppe globale avoisine 624 millions de dirhams. Il associe plusieurs volets : reconstitution du patrimoine phénicicole, sécurisation de la ressource en eau, modernisation des réseaux d’irrigation traditionnels et structuration des producteurs.

La difficulté identifiée ne porte pas sur le financement mais sur l’adhésion des agriculteurs. Les exploitations oasiennes sont morcelées, souvent détenues en indivision, et leurs titulaires ne résident pas toujours sur place, ce qui complique la contractualisation et l’entretien collectif des ouvrages. Les programmes successifs se sont heurtés à cette structure foncière.

L’enjeu dépasse l’agriculture. Les oasis constituent la barrière la plus efficace contre l’avancée du sable et le principal support de peuplement du sud-est du Royaume. Leur dégradation, provoquée par la baisse des nappes, la salinisation et le bayoud, maladie cryptogamique du palmier dattier, alimente directement l’exode vers les villes du nord.

LNT

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Le Maroc dépasse le milliard d’euros de tomates vers l’UE https://lnt.ma/le-maroc-depasse-le-milliard-deuros-de-tomates-vers-lue/ Mon, 05 Oct 2026 10:31:36 +0000 https://lnt.ma/?p=560554 Le Royaume s’est maintenu, pour la deuxième campagne consécutive, au rang de deuxième fournisseur de tomates de l’Union européenne, avec 493 327 tonnes écoulées et 1,03 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur la saison 2025-2026. La comparaison sur dix ans éclaire le mouvement. Entre les campagnes 2016-2017 et 2025-2026, les expéditions marocaines ont progressé de […]

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Le Royaume s’est maintenu, pour la deuxième campagne consécutive, au rang de deuxième fournisseur de tomates de l’Union européenne, avec 493 327 tonnes écoulées et 1,03 milliard d’euros de chiffre d’affaires sur la saison 2025-2026.

La comparaison sur dix ans éclaire le mouvement. Entre les campagnes 2016-2017 et 2025-2026, les expéditions marocaines ont progressé de 22,17%, tandis que celles de l’Espagne reculaient de 36,99%, à 475 803 tonnes, et celles des Pays-Bas de 18,4%, à 773 449 tonnes.

Les parts de marché s’établissent désormais à 27,81% pour les Pays-Bas, premier fournisseur, 17,74% pour le Maroc et 17,11% pour l’Espagne. L’Union a importé au total 2,78 millions de tonnes pour plus de 5,56 milliards d’euros sur la saison.

Le prix moyen révèle la limite de ce positionnement. La tomate marocaine s’est vendue à 2,09 euros le kilo, contre 2,14 euros pour l’espagnole : le Royaume gagne des volumes et des parts de marché sans parvenir encore à vendre plus cher que son concurrent, écart qui renvoie à la structure variétale de l’offre et au poids de la tomate ronde dans les expéditions.

Ce résultat est obtenu alors que la campagne qui s’ouvre s’annonce contrainte. Les superficies plantées en tomate ronde dans le Souss-Massa reculeraient de 10 à 15%, le démarrage de la production accuse un décalage de dix à quinze jours, et les difficultés d’irrigation persistent dans le périmètre du Massa et autour de la station de dessalement de Chtouka.

LNT

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Commerce extérieur : les valeurs unitaires des importations et des exportations en nette hausse au deuxième trimestre https://lnt.ma/commerce-exterieur-les-valeurs-unitaires-des-importations-et-des-exportations-en-nette-hausse-au-deuxieme-trimestre/ Sun, 04 Oct 2026 14:17:50 +0000 https://lnt.ma/?p=560536 Les indices des valeurs unitaires du commerce extérieur ont fortement progressé au deuxième trimestre 2026. Ceux des importations ont augmenté de 10% sur un an, tandis que ceux des exportations ont avancé de 10,9%. Du côté des achats à l’étranger, la hausse est principalement portée par l’énergie et les produits bruts d’origine minérale. À l’exportation, […]

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Les indices des valeurs unitaires du commerce extérieur ont fortement progressé au deuxième trimestre 2026. Ceux des importations ont augmenté de 10% sur un an, tandis que ceux des exportations ont avancé de 10,9%. Du côté des achats à l’étranger, la hausse est principalement portée par l’énergie et les produits bruts d’origine minérale. À l’exportation, les demi-produits ainsi que l’alimentation, les boissons et le tabac figurent parmi les principales catégories à l’origine de l’augmentation.

Les échanges extérieurs marocains ont été marqués au deuxième trimestre 2026 par une augmentation sensible des valeurs unitaires, aussi bien à l’importation qu’à l’exportation.

L’indice des valeurs unitaires à l’importation, calculé sur une base 100 en 2019, s’est établi à 115,3 points, contre 104,8 points au deuxième trimestre 2025, soit une progression de 10%.

Dans le même temps, l’indice relatif aux exportations est passé de 117,1 à 129,9 points, correspondant à une hausse de 10,9% sur un an.

Énergie et produits minéraux tirent les valeurs à l’importation

L’évolution des importations est caractérisée par des écarts importants entre les différentes catégories de produits.

La progression la plus marquée concerne les produits bruts d’origine minérale, dont l’indice des valeurs unitaires bondit de 97% sur un an, passant de 98,6 à 194,2 points.

L’énergie et les lubrifiants enregistrent également une augmentation importante de 53,1%, avec un indice qui atteint 128,6 points contre 84 points un an auparavant.

Les hausses sont nettement plus modérées pour les autres catégories. Les produits bruts d’origine animale et végétale progressent de 4,1%, tandis que les demi-produits augmentent de 4,6%.

Les produits finis d’équipement industriel affichent une hausse de 1,2% et les produits finis de consommation de 0,8%.

Deux catégories évoluent cependant à contre-courant. L’indice relatif à l’alimentation, aux boissons et aux tabacs diminue de 0,6%, tandis que celui des produits finis d’équipement agricole recule de 3,3%.

Une hausse de 23,4% pour les demi-produits à l’export

Du côté des exportations, l’augmentation de 10,9% de l’indice global repose également sur plusieurs composantes.

Les demi-produits enregistrent une progression de 23,4%, leur indice passant de 132,9 au deuxième trimestre 2025 à 164 points un an plus tard.

Les valeurs unitaires des produits relevant de l’alimentation, des boissons et du tabac augmentent, pour leur part, de 16,2%, tandis que celles des produits finis d’équipement agricole progressent de 14,4%.

L’énergie et les lubrifiants affichent une hausse plus prononcée encore, de 44,5%, avec un indice qui passe de 85,9 à 124,1 points.

La progression atteint par ailleurs 7,6% pour les produits bruts d’origine minérale, 5% pour les produits finis d’équipement industriel et 3,6% pour les produits finis de consommation.

Les produits bruts d’origine animale et végétale constituent la seule catégorie stable, avec un indice inchangé à 151,3 points.

Des évolutions mensuelles contrastées

L’examen des données mensuelles montre que la progression n’a pas été uniforme au cours du deuxième trimestre.

Pour les importations, l’indice global s’est établi à 116,9 points en avril, 115,4 en mai et 113,7 en juin, traduisant un repli progressif au cours du trimestre.

Cette évolution globale masque toutefois la poursuite de la hausse des valeurs unitaires des produits bruts d’origine minérale. Leur indice est passé de 174,9 en avril à 200 en mai, puis à 208,7 en juin.

L’énergie et les lubrifiants ont suivi une trajectoire différente : leur indice est passé de 126,5 en avril à 135 en mai, avant de revenir à 124,3 en juin.

Du côté des exportations, la tendance mensuelle est orientée à la hausse. L’indice global est passé de 128,3 points en avril à 129,1 en mai puis 132,1 en juin.

Les demi-produits illustrent particulièrement cette progression, avec un indice de 155,2 en avril, 165,7 en mai et 170,3 en juin.

Une accélération sensible par rapport au premier trimestre

Les données trimestrielles font également apparaître une accélération entre les deux premiers trimestres de 2026.

L’indice des valeurs unitaires des exportations était de 120,1 points au premier trimestre, avant de grimper à 129,9 points au deuxième. Celui des importations est passé, dans le même temps, de 108,7 à 115,3 points.

Le mouvement est particulièrement visible par rapport à 2025. L’indice des valeurs unitaires à l’importation avait atteint un point bas de 104,4 au troisième trimestre de l’année dernière, avant de remonter à 106 au quatrième trimestre, 108,7 au premier trimestre 2026 puis 115,3 au deuxième.

Pour les exportations, l’indice avait évolué dans une fourchette relativement étroite durant 2025, entre 116,7 et 117,4 points, avant d’accélérer au cours du premier semestre 2026.

LNT

 

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Commerce extérieur : le déficit se creuse de 25,4% malgré la progression des exportations https://lnt.ma/commerce-exterieur-le-deficit-se-creuse-de-254-malgre-la-progression-des-exportations/ Sat, 03 Oct 2026 15:16:15 +0000 https://lnt.ma/?p=560513 Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 282,6 milliards de dirhams à fin août 2026, en hausse de 25,4% sur un an. Si les exportations ont progressé de 8,7%, soutenues notamment par l’automobile, l’aéronautique et l’agroalimentaire, elles ont évolué moins rapidement que les importations, en hausse de 15,8% sous l’effet notamment de la facture […]

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Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 282,6 milliards de dirhams à fin août 2026, en hausse de 25,4% sur un an. Si les exportations ont progressé de 8,7%, soutenues notamment par l’automobile, l’aéronautique et l’agroalimentaire, elles ont évolué moins rapidement que les importations, en hausse de 15,8% sous l’effet notamment de la facture énergétique et des achats de biens d’équipement. En parallèle, les recettes touristiques et les transferts des Marocains résidant à l’étranger poursuivent leur progression, tandis que le flux net des investissements directs étrangers augmente de 65%.

Les échanges extérieurs du Maroc présentent des évolutions contrastées au terme des huit premiers mois de 2026. Selon les indicateurs de l’Office des changes, les importations de biens ont atteint 617,5 milliards de dirhams, contre des exportations de 334,9 milliards, portant le déficit commercial à 282,6 milliards de dirhams.

Comparativement à la même période de 2025, le déficit s’est ainsi accru de 25,4%. Cette évolution s’explique par une progression des importations de 84,3 milliards de dirhams, soit 15,8%, nettement supérieure à l’augmentation de 26,9 milliards des exportations.

Conséquence de cet écart, le taux de couverture des importations par les exportations perd 3,5 points pour s’établir à 54,2%.

Énergie et biens d’équipement tirent les importations

La progression des achats à l’étranger concerne l’ensemble des principales catégories de produits.

Les importations de produits finis d’équipement augmentent de 19,3%, à 148,7 milliards de dirhams, et constituent désormais l’un des principaux postes d’importation.

La facture énergétique enregistre une progression encore plus prononcée, de 32,6%, pour atteindre 96,4 milliards de dirhams. Les achats de produits bruts bondissent pour leur part de 63,3% à 45,9 milliards.

Les importations de produits finis de consommation progressent également de 10,1% à 143,5 milliards de dirhams. Les demi-produits augmentent plus modérément, de 3,1% à 117,3 milliards, tandis que les achats de produits alimentaires avancent de 2,4% à 64,1 milliards.

Cette hausse généralisée des importations intervient parallèlement à une amélioration des ventes marocaines à l’étranger, mais celle-ci demeure insuffisante pour compenser l’augmentation des achats.

L’automobile dépasse 116 milliards de dirhams à l’export

Les exportations marocaines ont progressé de 8,7% pour atteindre 334,9 milliards de dirhams à fin août.

L’automobile reste l’un des principaux moteurs de cette évolution. Les ventes du secteur à l’étranger atteignent 116,15 milliards de dirhams, en augmentation de 14,5%.

Cette progression repose notamment sur le segment de la construction automobile, dont les exportations augmentent de 19% à 44,75 milliards de dirhams. Le câblage progresse de 13,9% à 44,78 milliards, tandis que le segment « Extérieur » enregistre une hausse de 43,6% à 3,77 milliards.

L’aéronautique affiche également une croissance soutenue. Ses exportations augmentent de 21,5% à près de 23 milliards de dirhams. Les ventes liées à l’assemblage progressent de 26,9% à 15,87 milliards, tandis que le segment des systèmes d’interconnexion de câblage électrique (EWIS) avance de 10,9% à 7 milliards.

L’agriculture et l’agroalimentaire enregistrent, de leur côté, une hausse de 8,3% à 65,1 milliards de dirhams, portée notamment par l’industrie alimentaire, dont les ventes progressent de 13,6% à 31,1 milliards.

Recul des phosphates, du textile et de l’électronique

Tous les secteurs exportateurs n’évoluent toutefois pas dans le même sens.

Les exportations de phosphates et dérivés reculent de 6% sur les huit premiers mois de l’année. Celles du textile et du cuir diminuent de 5,6%, tandis que le secteur de l’électronique et de l’électricité enregistre une baisse de 2,9%.

Ces replis viennent modérer la progression enregistrée dans l’automobile, l’aéronautique et l’agroalimentaire.

La balance des services présente en revanche une évolution plus favorable. Son excédent augmente de 13,4% à 118,3 milliards de dirhams. Les exportations de services progressent de 12,6% à 229,6 milliards, contre une hausse de 11,7% des importations, à 111,3 milliards.

Les recettes touristiques approchent 98 milliards de dirhams

Le tourisme continue également de contribuer aux recettes extérieures. Les recettes Voyages atteignent 97,93 milliards de dirhams à fin août, en progression de 9,7% par rapport à la même période de 2025.

Dans le même temps, les dépenses Voyages augmentent de 6,6%, passant de 21,87 à 23,31 milliards de dirhams.

Le solde de la balance Voyages demeure ainsi largement excédentaire, à 74,62 milliards de dirhams, en amélioration de 10,8% sur un an.

Les transferts des MRE progressent de 9%

Autre source importante de devises, les transferts effectués par les Marocains résidant à l’étranger poursuivent leur progression.

Ils ont atteint 89,22 milliards de dirhams au cours des huit premiers mois de 2026, contre 81,85 milliards un an auparavant, soit une hausse de 9%.

L’augmentation représente près de 7,4 milliards de dirhams supplémentaires sur un an.

Forte progression du flux net des IDE

Les données de l’Office des changes font enfin apparaître une nette progression des investissements directs étrangers au Maroc.

Leur flux net atteint 34,33 milliards de dirhams, soit une hausse de 65% par rapport à fin août 2025. Cette évolution résulte à la fois d’une augmentation des recettes et d’un recul des dépenses.

Les recettes d’IDE progressent de 17% pour atteindre 47,32 milliards de dirhams, tandis que les dépenses diminuent de 33,9%, à 12,98 milliards.

Dans le sens inverse, le flux net des investissements directs marocains à l’étranger s’établit à 6,67 milliards de dirhams, contre 2,36 milliards à la même période de l’année précédente. Les dépenses correspondantes augmentent de 45,5% à 18,21 milliards, tandis que les recettes issues des cessions progressent de 13,6% à 11,54 milliards.

LNT

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Marrakech Airshow 2026 : Importante présence des Emirats pour la 8ème édition https://lnt.ma/marrakech-airshow-2026-importante-presence-des-emirats-pour-la-8eme-edition/ Thu, 01 Oct 2026 14:37:35 +0000 https://lnt.ma/?p=560429 Le Marrakech Airshow (MAS) de cette année se tiendra du 7 au 10 octobre 2026 à la base aérienne des FAR de Marrakech. Une édition qui vibrera au rythme des innovations de près de 200 exposants venus de 27 pays. Cette édition sera également marquée par une forte participation des Émirats Arabes Unis, partenaire stratégique du […]

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Le Marrakech Airshow (MAS) de cette année se tiendra du 7 au 10 octobre 2026 à la base aérienne des FAR de Marrakech. Une édition qui vibrera au rythme des innovations de près de 200 exposants venus de 27 pays.

Cette édition sera également marquée par une forte participation des Émirats Arabes Unis, partenaire stratégique du salon, à travers une importante délégation officielle et une forte présence d’acteurs émiratis de l’aéronautique et de la défense.

Organisé par l’Association des Salons du Spatial, de l’Aéronautique et de la Défense (ASSAD), en partenariat avec le ministère de l’Industrie, le ministère du Transport, l’Administration de la Défense Nationale, les FAR et la Gendarmerie Royale, ainsi qu’avec le soutien de l’AMDIE, de l’ONDA, de la RAM et de la CDG, le Marrakech Airshow franchit, cette année, un nouveau cap stratégique.

Le gotha mondial de l’industrie de l’aéronautique et de la défense répond présent au MAS. Des leaders planétaires tels que Lockheed Martin, L3Harris, Airbus, Boeing, Safran, Thales, Embraer, RTX Corporation, IAI, Elbit Systems, Tata Advanced Systems et Harmattan AI, exposeront aux côtés des fleurons marocains. Cette présence massive témoigne de l’engouement que suscite le MAS, qui s’affirme, au fil des éditions, comme une plateforme privilégiée d’échanges, de rencontres et d’opportunités d’affaires pour les acteurs du secteur.

Fidèle à son objectif, le MAS sera l’occasion de mettre en lumière le chemin parcouru par l’industrie aéronautique marocaine et la diversification de ses segments. Le Maroc s’affirme comme une plateforme de solutions technologiques à forte valeur ajoutée : ingénierie, maintenance, électronique embarquée, numérique, recherche et développement enrichissent désormais les capacités de l’écosystème et lui permettent de se positionner sur des maillons toujours plus stratégiques de la chaîne de valeur aéronautique.

Selon Taoufiq Moucharraf, Président de l’ASSAD, cette 8ème édition du Marrakech Airshow met en lumière ce chemin parcouru par le Royaume et son rayonnement international : ‘‘Par sa dimension et la qualité des acteurs qu’il réunit, le MAS est à la fois une vitrine des innovations technologiques qui façonnent l’avenir du secteur et un levier au service des ambitions du Maroc en matière de montée en gamme de son industrie aéronautique et de développement de sa Base industrielle et technologique de défense’’.

A Marrakech, l’édition 2026 proposera également un programme aérien, réunissant une sélection d’aéronefs et de plateformes de dernière génération. Démonstrations en vol, présentations aériennes et exposition d’appareils permettront aux visiteurs et aux professionnels de découvrir les avancées technologiques, les performances et les savoir-faire qui portent les évolutions de l’aéronautique d’aujourd’hui et de demain.

Au menu aussi, le Salon offrira un programme riche en panels stratégiques, rencontres professionnelles et échanges consacrés aux enjeux et aux transformations du secteur. Souveraineté industrielle, résilience et sécurisation des chaînes de valeur, digitalisation, systèmes complexes et développement des compétences seront au cœur des discussions…

H.Z

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Le gasoil franchit les 16 dirhams le litre https://lnt.ma/le-gasoil-franchit-les-16-dirhams-le-litre/ Thu, 01 Oct 2026 10:53:54 +0000 https://lnt.ma/?p=560376 Les prix à la pompe ont été relevés ce jeudi de 85 centimes pour le gasoil et de 44 centimes pour le super sans plomb, portant le litre de gasoil au-delà de 16 dirhams dans plusieurs stations. La hausse du gasoil atteint environ 3,54 dirhams le litre en cumul depuis le milieu de l’été, séquence […]

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Les prix à la pompe ont été relevés ce jeudi de 85 centimes pour le gasoil et de 44 centimes pour le super sans plomb, portant le litre de gasoil au-delà de 16 dirhams dans plusieurs stations.

La hausse du gasoil atteint environ 3,54 dirhams le litre en cumul depuis le milieu de l’été, séquence qui place le carburant le plus utilisé par le transport de marchandises et de personnes à un niveau inédit. Les prix sont libres depuis la décompensation de 2015 et varient d’une station à l’autre, les distributeurs fixant leurs tarifs sur la base des cotations internationales, révisées par quinzaine.

La cause tient à la tension persistante sur le brut. L’incertitude autour du passage par le détroit d’Ormuz, fermé depuis la fin février, continue de peser sur l’offre mondiale, et les analystes ont révisé à la hausse leurs projections pour le Brent, désormais attendu à 89,05 dollars le baril en moyenne sur 2026.

Une commission ministérielle a confirmé que le Royaume dispose de réserves stratégiques de gasoil et de gaz butane couvrant entre 40 et 60 jours de consommation. Le gouvernement a par ailleurs prolongé le soutien financier accordé aux professionnels du transport, dont le montant est ajusté en fonction de l’évolution des prix des carburants, afin d’éviter une répercussion sur les tarifs des voyageurs et de maintenir l’approvisionnement du marché.

L’effet sur les prix à la consommation reste le point de vigilance. Le gasoil entre directement dans les coûts de transport et de distribution, et sa diffusion vers les prix alimentaires et les services s’opère avec un décalage de plusieurs semaines. L’inflation est restée contenue au premier semestre, mais le cumul des hausses enregistrées depuis juillet constitue un facteur de risque pour les derniers mois de l’année.

LNT

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Le Maroc devient le premier client gazier de l’Espagne https://lnt.ma/le-maroc-devient-le-premier-client-gazier-de-lespagne/ Thu, 01 Oct 2026 10:52:41 +0000 https://lnt.ma/?p=560380 Avec 992 gigawattheures reçus en juillet, le Royaume a absorbé 47,5% des exportations espagnoles de gaz naturel sur le mois, devançant l’Italie, le Portugal et la France. L’écart est net sur le mois considéré : l’Italie a reçu 160 gigawattheures, le Portugal et la France environ 77 à 78 chacun. Le Maroc a par ailleurs […]

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Avec 992 gigawattheures reçus en juillet, le Royaume a absorbé 47,5% des exportations espagnoles de gaz naturel sur le mois, devançant l’Italie, le Portugal et la France.

L’écart est net sur le mois considéré : l’Italie a reçu 160 gigawattheures, le Portugal et la France environ 77 à 78 chacun. Le Maroc a par ailleurs capté 992 des 1 020 gigawattheures dirigés vers le continent africain, soit près de 97% des exportations espagnoles vers l’Afrique.

Le classement s’inverse toutefois sur sept mois. De janvier à juillet, le Royaume a importé 4 950 gigawattheures, soit 19,3% des ventes espagnoles à l’étranger, derrière la France, premier client avec 8 742 gigawattheures, et devant le Portugal, à 2 740, et l’Italie, à 1 643. Rapporté à la même période de 2025, le volume marocain recule de 13,7%.

Les livraisons s’effectuent exclusivement par canalisation, via le gazoduc Maghreb-Europe exploité en sens inverse depuis la fermeture décidée par Alger à l’automne 2021. Le Royaume a représenté 88% des exportations espagnoles par gazoduc en juillet.

Le gaz ainsi acheminé alimente les centrales à cycle combiné de Tahaddart et d’Aïn Beni Mathar, dont la contribution au mix électrique national augmente en période de pointe estivale, ce qui explique la concentration des volumes sur les mois d’été. Cette dépendance constitue le point de vulnérabilité de l’approvisionnement électrique marocain, et justifie le programme de terminaux méthaniers et de production nationale engagé ces dernières années.

LNT

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HCP : La croissance ralentit à 4%, l’industrie recule https://lnt.ma/hcp-la-croissance-ralentit-a-4-lindustrie-recule/ Thu, 01 Oct 2026 10:45:41 +0000 https://lnt.ma/?p=560374 L’économie nationale a progressé de 4% au deuxième trimestre, contre 5,8% un an plus tôt, un ralentissement que masque la bonne tenue de l’agriculture et qui traduit en réalité un net coup de frein des activités non agricoles. L’écart entre les deux moteurs est devenu considérable. La valeur ajoutée agricole bondit de 21,2%, après 8,3% […]

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L’économie nationale a progressé de 4% au deuxième trimestre, contre 5,8% un an plus tôt, un ralentissement que masque la bonne tenue de l’agriculture et qui traduit en réalité un net coup de frein des activités non agricoles.

L’écart entre les deux moteurs est devenu considérable. La valeur ajoutée agricole bondit de 21,2%, après 8,3% au deuxième trimestre 2025, portée par une campagne céréalière favorable. Les activités non agricoles, qui représentent l’essentiel du produit intérieur brut, ralentissent au contraire de 4,9% à 1,5%.

Le secteur secondaire se contracte de 3,9%, après une progression de 5,8% un an plus tôt. Les industries extractives reculent de 28,6%, alors qu’elles avaient progressé de 13,7% sur la même période de 2025. Les industries de transformation cèdent 3,2%, contre une hausse de 4,3%. Le bâtiment et les services liés à l’énergie et à l’eau conservent une progression, mais à un rythme plus lent.

Le repli des industries extractives constitue le poste le plus déterminant du trimestre. Il renvoie à l’activité phosphatière et minière, dont les volumes et les prix dépendent de marchés internationaux aujourd’hui perturbés par le renchérissement des intrants, le soufre en particulier.

La croissance est restée tirée par la demande intérieure dans un contexte d’inflation maîtrisée, mais le Haut-Commissariat au plan relève une aggravation du besoin de financement de l’économie nationale, c’est-à-dire un écart croissant entre l’épargne disponible et l’investissement réalisé, comblé par le recours à l’extérieur.

Ces chiffres fixent le cadre dans lequel le gouvernement en formation devra arbitrer le projet de loi de finances 2027, dont le cadrage retient une croissance de 4,1% et un déficit ramené à 3% du produit intérieur brut.

LNT

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Tourisme : Les nuitées atteignent 25,9 millions à fin juillet https://lnt.ma/tourisme-les-nuitees-atteignent-259-millions-a-fin-juillet/ Wed, 30 Sep 2026 10:16:35 +0000 https://lnt.ma/?p=560315 Les établissements d’hébergement touristique classés ont enregistré 25,9 millions de nuitées sur les sept premiers mois de l’année, en hausse de 8% par rapport à la même période de 2025, pour un taux d’occupation de 56%, en progression d’un point. Les arrivées aux postes frontières s’établissent à 12,1 millions, en hausse de 5%, et les […]

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Les établissements d’hébergement touristique classés ont enregistré 25,9 millions de nuitées sur les sept premiers mois de l’année, en hausse de 8% par rapport à la même période de 2025, pour un taux d’occupation de 56%, en progression d’un point.

Les arrivées aux postes frontières s’établissent à 12,1 millions, en hausse de 5%, et les recettes voyages à 79 milliards de dirhams, en progression de 13%. L’écart entre la croissance des recettes et celle des arrivées constitue l’indicateur le plus significatif de la série : il traduit une dépense moyenne par visiteur en augmentation, question devenue centrale dans le débat professionnel après une décennie de compétition sur les volumes.

Par destination, les plus fortes progressions de nuitées reviennent à Ouarzazate, en hausse de 23%, et à Rabat, à 16%. Agadir progresse de 11%, Casablanca, Marrakech et Tanger de 10% chacune. La performance de Ouarzazate et de Rabat traduit un début de déconcentration des flux, longtemps polarisés sur l’axe Marrakech-Agadir.

Un taux d’occupation de 56% reste toutefois modeste au regard des standards des destinations méditerranéennes concurrentes, et signale une capacité litière classée dont une part significative demeure sous-utilisée sur l’année. Cet indicateur conditionne la rentabilité des établissements et, par conséquent, leur capacité d’investissement dans la montée en gamme.

Ces résultats s’inscrivent dans une année marquée par le franchissement du cap des 14 millions d’arrivées à fin août et par la préparation des grandes échéances sportives, qui doivent porter la capacité d’accueil à des niveaux sensiblement supérieurs.

LNT

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Le textile marocain prospecte le marché allemand https://lnt.ma/le-textile-marocain-prospecte-le-marche-allemand/ Tue, 29 Sep 2026 09:50:27 +0000 https://lnt.ma/?p=560231 L’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement engage une démarche structurée de prospection en Allemagne, appuyée par les organismes suisses SIPPO et Swisscontact, pour élargir des débouchés aujourd’hui concentrés sur la France et l’Espagne. Une cartographie du marché allemand du textile-habillement est programmée au second semestre. Elle doit identifier les acheteurs potentiels, les […]

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L’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement engage une démarche structurée de prospection en Allemagne, appuyée par les organismes suisses SIPPO et Swisscontact, pour élargir des débouchés aujourd’hui concentrés sur la France et l’Espagne.

Une cartographie du marché allemand du textile-habillement est programmée au second semestre. Elle doit identifier les acheteurs potentiels, les marques, les donneurs d’ordre et les contacts institutionnels susceptibles d’ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises marocaines. L’approche retenue vise à dépasser la connaissance générale du marché pour produire un renseignement opérationnel sur les acteurs et les segments effectivement accessibles.

Le programme prévoit l’identification des distributeurs, des bureaux de style et des organisations d’appui, l’analyse des attentes allemandes en matière de qualité, de volumes et de critères de durabilité, l’établissement d’un calendrier d’événements professionnels sur douze à dix-huit mois, un dispositif de mise en relation avec suivi après rendez-vous, et la formation des équipes de l’association à la qualification des prospects. La mission confiée à un consultant germanophone disposant d’une expérience en promotion des exportations s’étend sur 45 jours, pour un volume maximal de 24 jours-homme.

L’enjeu tient à la structure des exportations marocaines. Le secteur reste adossé à un nombre restreint de marchés européens et à un positionnement largement fondé sur la sous-traitance et le réassort rapide, modèle exposé à la fois à la concurrence asiatique sur les prix et à la volatilité de la demande chez les donneurs d’ordre historiques. Le marché allemand, premier marché de consommation d’habillement de l’Union européenne, reste faiblement pénétré par les fournisseurs marocains, et ses exigences en matière de traçabilité et de critères environnementaux recoupent les obligations de diligence désormais imposées aux acheteurs européens.

LNT

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Vingt-deux millions de passagers dans les aéroports en sept mois https://lnt.ma/vingt-deux-millions-de-passagers-dans-les-aeroports-en-sept-mois/ Tue, 29 Sep 2026 09:46:51 +0000 https://lnt.ma/?p=560229 Le trafic aérien a atteint 22,3 millions de passagers à fin juillet, en progression de 8,8%, après une hausse de 12,8% un an plus tôt, selon les données de la Direction des études et des prévisions financières. La croissance est portée par l’international, en hausse de 8,8%, et par le domestique, à 8,4%. Par zone, […]

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Le trafic aérien a atteint 22,3 millions de passagers à fin juillet, en progression de 8,8%, après une hausse de 12,8% un an plus tôt, selon les données de la Direction des études et des prévisions financières.

La croissance est portée par l’international, en hausse de 8,8%, et par le domestique, à 8,4%. Par zone, les liaisons avec l’Afrique progressent de 13,7%, celles avec l’Amérique du Nord et du Sud de 16,2%, celles avec le Maghreb de 10,1% et celles avec l’Europe de 9,3%. Le fret aérien enregistre pour sa part une progression de 12,6%.

Cette dynamique accompagne la montée en charge des infrastructures engagée en vue des grandes échéances sportives, avec le programme d’extension des capacités aéroportuaires et l’ouverture progressive de nouvelles liaisons, notamment vers l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique du Nord.

Du côté portuaire, le trafic a atteint 134,9 millions de tonnes, en hausse de 3,8%. Le transbordement progresse de 7,7%, tandis que les exportations reculent légèrement, de 1,4%. Le trafic de passagers par voie maritime est resté stable, à environ 1,6 million de voyageurs, et l’activité de croisière progresse de 2,4%, avec 174 366 croisiéristes.

La progression du transport aérien constitue l’un des indicateurs avancés du secteur touristique, qui a franchi le cap des 14 millions d’arrivées sur les huit premiers mois de l’année, et dont le débat professionnel porte désormais sur la valeur captée par visiteur plutôt que sur le seul volume.

LNT

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La campagne de tomate s’ouvre en retrait dans le Souss https://lnt.ma/la-campagne-de-tomate-souvre-en-retrait-dans-le-souss/ Tue, 29 Sep 2026 09:43:54 +0000 https://lnt.ma/?p=560222 Les superficies plantées en tomate ronde reculeraient de 10 à 15% pour la campagne 2026-2027, et le démarrage de la production accuse un décalage de dix à quinze jours par rapport au calendrier habituel de début octobre. Les températures relevées en août, jusqu’à 45 degrés, ont affaibli les jeunes plants et pèseront sur les rendements […]

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Les superficies plantées en tomate ronde reculeraient de 10 à 15% pour la campagne 2026-2027, et le démarrage de la production accuse un décalage de dix à quinze jours par rapport au calendrier habituel de début octobre.

Les températures relevées en août, jusqu’à 45 degrés, ont affaibli les jeunes plants et pèseront sur les rendements de début de campagne. Cette contrainte climatique se double de difficultés d’irrigation. Le périmètre du Massa attend l’achèvement des travaux de réhabilitation des conduites. La station de dessalement de Chtouka connaît des interruptions dépassant dix jours, contraignant les exploitations à recourir à l’approvisionnement par camions-citernes, solution coûteuse. La salinité de l’eau d’irrigation s’est par ailleurs accrue dans certaines zones.

Les performances à l’export restent néanmoins solides. Entre janvier et mai, le Royaume a expédié environ 243 millions de kilos pour 539 millions d’euros, deuxième position derrière l’Espagne, à 599 millions d’euros, et devant les Pays-Bas.

La concurrence espagnole se recompose. Les producteurs d’Almeria, qui exploitent environ 13 500 hectares de serres, subissent des coûts élevés et une pression sanitaire persistante, et se reportent vers les variétés de spécialité. Ce glissement les place en concurrence plus directe avec les offres marocaine et turque sur les segments à valeur ajoutée, au moment où le Royaume engage lui aussi une montée en gamme.

L’issue de la campagne dépendra des conditions météorologiques des prochaines semaines et de la remise en service complète des infrastructures hydriques du périmètre, deux variables sur lesquelles les producteurs disposent de peu de marge.

LNT

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Conjoncture : des signaux contrastés entre financement du Trésor, BTP, transport et énergie https://lnt.ma/conjoncture-des-signaux-contrastes-entre-financement-du-tresor-btp-transport-et-energie/ Tue, 29 Sep 2026 09:29:21 +0000 https://lnt.ma/?p=560207 La conjoncture économique à fin août 2026 reste marquée par des évolutions contrastées. Selon la dernière note de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), les levées brutes du Trésor ont reculé de 22% sur les huit premiers mois de l’année, tandis que le besoin de liquidité bancaire s’est accentué en août. Dans […]

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La conjoncture économique à fin août 2026 reste marquée par des évolutions contrastées. Selon la dernière note de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), les levées brutes du Trésor ont reculé de 22% sur les huit premiers mois de l’année, tandis que le besoin de liquidité bancaire s’est accentué en août. Dans l’économie réelle, les ventes de ciment affichent un léger repli, alors que le transport aérien poursuit sa progression. La production électrique augmente de 2,5%, parallèlement à une hausse plus soutenue de la consommation. Du côté des télécommunications, le parc mobile se stabilise autour de 58,8 millions d’abonnés.

La dernière note de conjoncture de la DEPF livre une photographie contrastée de l’économie marocaine à l’approche de la fin du troisième trimestre. Sur les marchés financiers, les besoins de financement du Trésor diminuent par rapport à 2025, alors que les banques font face à un besoin de liquidité plus important. Dans les secteurs d’activité, les indicateurs font apparaître une progression des transports et de l’électricité, mais une évolution plus modérée dans le BTP.

Trésor : les levées nettes diminuent de moitié

Au terme des huit premiers mois de 2026, les levées brutes du Trésor, opérations d’échange comprises, se sont établies à 78,4 milliards de dirhams, en baisse de 22% sur un an.

Cette diminution provient essentiellement des maturités longues, dont le volume souscrit a chuté de 92,2%, à 2,7 milliards de dirhams. Elles ne représentent plus que 3,4% des levées.

À l’inverse, les maturités moyennes ont progressé de 10,5%, à 57,2 milliards de dirhams, concentrant 73% du total. Les maturités courtes ont, elles, augmenté de 27,1%, à 18,5 milliards, soit 23,6% des levées.

Les remboursements du Trésor ont parallèlement diminué de 8,5%, à 64,1 milliards de dirhams. En conséquence, les levées nettes se sont établies à 14,3 milliards de dirhams, en recul de 53,1% sur un an.

L’encours des bons du Trésor émis par adjudication atteignait 801,6 milliards de dirhams à fin août, en hausse de 1,8% depuis le début de l’année.

Le besoin de liquidité bancaire remonte en août

Sur le marché monétaire, le besoin en liquidité des banques s’est établi à 132,3 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire en août, contre 125,7 milliards en juillet.

Bank Al-Maghrib a, dans ce contexte, porté ses injections à une moyenne hebdomadaire de 150 milliards de dirhams, contre 144,1 milliards un mois auparavant.

Les interventions de la banque centrale se sont principalement réparties entre les avances à sept jours, pour 54,6 milliards de dirhams, les pensions livrées à un et trois mois, pour 48,1 milliards, et les prêts garantis liés aux programmes de soutien au financement des TPME, à hauteur de 47,3 milliards.

Le taux interbancaire moyen pondéré au jour le jour est resté proche du taux directeur, à 2,25% en moyenne.

BTP : recul du ciment mais reprise des transactions immobilières

Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, les ventes de ciment ont diminué de 1,1% sur les huit premiers mois de 2026, après une progression de 10,4% sur la même période de 2025.

La tendance varie toutefois selon les segments. Les ventes destinées au béton prêt à l’emploi ont progressé de 6,4%, tandis que celles liées aux infrastructures ont augmenté de 14,7%.

L’évolution infra-annuelle montre également des écarts importants : après une contraction de 10,9% au premier trimestre, les ventes ont rebondi de 8% au deuxième trimestre avant de reculer légèrement de 0,7% durant les deux premiers mois du troisième trimestre.

Le marché immobilier présente parallèlement des indicateurs plus favorables. Selon Bank Al-Maghrib, le volume des transactions a progressé de 6,3% au deuxième trimestre, après une baisse de 9,3% au trimestre précédent. La hausse atteint 31,9% pour les biens à usage professionnel, contre 3,9% pour le résidentiel et 4,1% pour les terrains.

L’encours des crédits immobiliers a, pour sa part, augmenté de 3,9% à fin juillet, à près de 330,7 milliards de dirhams.

Plus de 22 millions de passagers dans les aéroports

Le transport aérien poursuit sa progression. Les aéroports marocains ont accueilli près de 22,3 millions de passagers durant les sept premiers mois de 2026, soit une hausse de 8,8% sur un an.

Le trafic international augmente de 8,8% et le trafic intérieur de 8,4%. Les flux avec l’Europe progressent de 9,3%, ceux avec l’Afrique de 13,7% et ceux avec l’Amérique du Nord et du Sud de 16,2%. Le fret aérien s’est également renforcé de 12,6%.

Dans les ports, le trafic commercial a progressé de 3,8% au premier semestre pour atteindre 134,9 millions de tonnes. Cette évolution a notamment été soutenue par le transbordement (+7,7%) et les importations (+2,7%), alors que les exportations ont reculé de 1,4%.

Télécoms : le parc mobile se stabilise

Dans les télécommunications, le Maroc comptait plus de 58,8 millions d’abonnements mobiles à fin juin, un niveau quasiment stable sur un an (+0,1%).

Le taux de pénétration de la téléphonie mobile ressort à 157,9%, contre 159,6% un an auparavant.

Le parc de téléphonie fixe a, en revanche, progressé de 8%. L’Internet poursuit également sa croissance, mais à un rythme moins soutenu : le nombre d’abonnements a augmenté de 1,9%, pour approcher les 42 millions. Le taux de pénétration atteint désormais 112,6%.

Électricité : la consommation progresse plus vite que la production

Enfin, la production nationale d’électricité a augmenté de 2,5% à fin juillet 2026, après une progression de 5,4% un an plus tôt.

Cette évolution intègre notamment une hausse de 19,8% de la production d’énergies renouvelables relevant de la loi 13-09 et de 1,1% de la production privée. À l’inverse, la production de l’ONEE a reculé de 2,6%.

Les échanges avec l’extérieur ont également évolué sensiblement. Les importations d’électricité ont augmenté de 31,7%, tandis que les exportations ont chuté de 44,2%.

Dans le même temps, la consommation nationale d’électricité a progressé de 9,4%, soit un rythme nettement supérieur à celui de la production. L’énergie nette appelée s’est, pour sa part, accrue de 5,4%.

LNT

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Le poulet passe de 7 à plus de 20 dirhams https://lnt.ma/le-poulet-passe-de-7-a-plus-de-20-dirhams/ Mon, 28 Sep 2026 10:42:38 +0000 https://lnt.ma/?p=560176 Le prix de la volaille a triplé en quelques mois, le kilo dépassant 20 dirhams à la vente au détail, une flambée que les professionnels attribuent à la contraction de l’offre après l’effondrement des cours du printemps. Au départ ferme, le kilo se négocie actuellement entre 16 et 17 dirhams, avec des pointes à 18 […]

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Le prix de la volaille a triplé en quelques mois, le kilo dépassant 20 dirhams à la vente au détail, une flambée que les professionnels attribuent à la contraction de l’offre après l’effondrement des cours du printemps.

Au départ ferme, le kilo se négocie actuellement entre 16 et 17 dirhams, avec des pointes à 18 dirhams. À l’étal, le consommateur paie 21 à 22 dirhams. Quelques mois plus tôt, avant Aïd Al-Adha, les prix étaient tombés à 6 ou 7 dirhams le kilo au départ ferme, un niveau très inférieur au coût de revient.

C’est cet effondrement qui explique le retournement actuel. Les pertes enregistrées à cette période ont conduit de nombreux éleveurs à réduire ou à suspendre leur activité. Un responsable de la filière rappelle que certains producteurs avaient acheté des poussins à une dizaine de dirhams l’unité pour écouler ensuite leur production à 6 ou 7 dirhams le kilo. La réduction des mises en place se traduit mécaniquement, quelques mois plus tard, par une raréfaction de l’offre et une remontée des cours.

Les professionnels écartent deux explications souvent avancées. Le scrutin du 23 septembre ne serait qu’une coïncidence de calendrier sans lien de causalité. Quant à la demande liée aux cérémonies de mariage, son effet est estimé à environ 10% : en juillet et août, période de forte activité pour les salles de fêtes, les prix étaient descendus jusqu’à 11 dirhams le kilo.

La filière avicole marocaine fonctionne ainsi par cycles, l’alternance des phases de surproduction et de pénurie se reproduisant à intervalles réguliers en l’absence de mécanisme de régulation des mises en place. Les professionnels plaident pour un dispositif de prévision et un pilotage de la production de poussins qui permettrait de stabiliser les prix autour de 13 à 14 dirhams le kilo, niveau jugé compatible avec la couverture des coûts et le pouvoir d’achat des ménages.

L’enjeu est social autant qu’économique : la volaille constitue la principale source de protéines animales accessible aux ménages à revenu modeste, et son prix pèse directement sur l’indice des prix à la consommation.

LNT

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Tangier Logistics Days : l’IA et la transformation des métiers au cœur des débats à Tanger Med https://lnt.ma/tangier-logistics-days-lia-et-la-transformation-des-metiers-au-coeur-des-debats-a-tanger-med/ Fri, 25 Sep 2026 17:02:52 +0000 https://lnt.ma/?p=560115 La 8e édition des Tangier Logistics Days (TLD) s’est tenue vendredi au Tanger Med Port Center sous le thème « Supply Chain augmentée : l’Homme et la data, ressources rares et stratégiques ». Réunissant plus de 300 participants, la rencontre a notamment abordé l’impact de l’intelligence artificielle sur les opérations logistiques, l’évolution des compétences et […]

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La 8e édition des Tangier Logistics Days (TLD) s’est tenue vendredi au Tanger Med Port Center sous le thème « Supply Chain augmentée : l’Homme et la data, ressources rares et stratégiques ». Réunissant plus de 300 participants, la rencontre a notamment abordé l’impact de l’intelligence artificielle sur les opérations logistiques, l’évolution des compétences et les enjeux de gouvernance des données.

À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’Autorité portuaire Tanger Med (TMPA), Idriss Aarabi, est revenu sur les performances du complexe portuaire. En 2025, celui-ci a traité plus de 11 millions de conteneurs EVP, en progression de 8,4%, pour un trafic global de 161 millions de tonnes. Au premier semestre 2026, le tonnage a atteint 84 millions de tonnes, en hausse de 6%.

Idriss Aarabi a également rappelé le classement de Tanger Med au 16e rang mondial des ports à conteneurs selon Lloyd’s List. Le complexe est par ailleurs classé 6e mondial, premier en Afrique et en Méditerranée, dans le Container Port Performance Index de la Banque mondiale et de S&P Global.

La donnée comme infrastructure stratégique

Pour le directeur général de TMPA, ces performances reposent notamment sur la coordination entre les différents acteurs de la communauté portuaire et sur une utilisation croissante de la donnée. « La donnée est devenue une infrastructure, au même titre qu’un quai », a-t-il déclaré.

Selon lui, son exploitation pose toutefois plusieurs questions en matière de qualité, de sécurité, de partage et de souveraineté, alors que les infrastructures portuaires sont également confrontées aux cybermenaces.

Idriss Aarabi a parallèlement insisté sur la place des compétences humaines dans cette transformation. « Aucun algorithme ne remplace le jugement », a-t-il souligné, estimant que si l’IA « calcule, propose, alerte », l’humain reste chargé d’« arbitrer, décider et assumer ».

Anticiper les évolutions des chaînes logistiques

Knut Alicke, Senior Advisor chez McKinsey et professeur à l’Université de Cologne et au Karlsruhe Institute of Technology, s’est pour sa part intéressé à l’avenir de la Supply Chain à l’ère de l’intelligence artificielle.

Il a replacé cette évolution dans un environnement marqué par une plus forte volatilité des marchés, les tensions géopolitiques et les changements de politiques commerciales. Dans ce contexte, il a insisté sur l’importance du forecasting et de la planification pour simuler différents scénarios et adapter les décisions des entreprises.

Selon Knut Alicke, l’IA permet de traiter des volumes plus importants de données et d’intégrer plus rapidement différentes variables dans les modèles de planification. Il a notamment cité l’évolution des droits de douane et la nécessité de mieux connaître l’origine des marchandises, les fournisseurs et les flux.

Des métiers appelés à évoluer

Deux tables rondes ont complété les échanges, autour de l’évolution des compétences et du leadership, puis du pilotage des opérations dans une Supply Chain augmentée. Les discussions ont notamment porté sur l’évolution du rôle des responsables Supply Chain, appelés à combiner maîtrise des outils technologiques, capacité d’adaptation, management et conduite du changement.

Les participants ont également pris part à un atelier de « Vibe Coding » consacré à des cas d’usage de l’intelligence artificielle appliqués à la logistique.

LNT

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Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 2,25% et prévoit une croissance de 4,4% en 2026 https://lnt.ma/bank-al-maghrib-maintient-son-taux-directeur-a-225-et-prevoit-une-croissance-de-44-en-2026/ Tue, 22 Sep 2026 14:24:48 +0000 https://lnt.ma/?p=559858 Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, mardi 22 septembre, de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25%, dans un environnement international marqué par la persistance des tensions géopolitiques et la hausse des prix de l’énergie. La Banque centrale prévoit une inflation limitée à 0,7% en 2026 et une croissance économique de 4,4%, soutenue […]

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Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, mardi 22 septembre, de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25%, dans un environnement international marqué par la persistance des tensions géopolitiques et la hausse des prix de l’énergie. La Banque centrale prévoit une inflation limitée à 0,7% en 2026 et une croissance économique de 4,4%, soutenue notamment par un rebond de 16% de la valeur ajoutée agricole. Pour 2027, la croissance ralentirait à 2,9%, sous l’hypothèse d’un retour de la production céréalière à un niveau moyen.

Bank Al-Maghrib laisse une nouvelle fois son taux directeur à 2,25%. Réuni mardi 22 septembre pour sa troisième session trimestrielle de 2026, le Conseil de la Banque centrale a examiné l’évolution de la conjoncture nationale et internationale ainsi que ses nouvelles projections macroéconomiques.

La décision intervient dans un contexte que BAM juge toujours entouré d’un niveau « très élevé » d’incertitudes, en raison notamment de la persistance des conflits internationaux, des tensions géoéconomiques, des risques sur l’approvisionnement énergétique et alimentaire, de la hausse des rendements souverains et des effets du changement climatique. Au niveau national, les incertitudes concernent également les conditions climatiques et l’orientation future de la politique économique.

Une inflation attendue à seulement 0,7% en 2026

Malgré la hausse des cours internationaux de l’énergie, l’inflation demeure faible au Maroc. Elle s’est établie à 0,3% en moyenne sur les huit premiers mois de 2026, sous l’effet notamment du recul des prix de certains produits alimentaires.

BAM prévoit désormais une inflation de 0,7% sur l’ensemble de 2026, avant une accélération à 1,5% en 2027. L’inflation sous-jacente passerait pour sa part de -0,2% cette année à 2,2% l’année prochaine, notamment avec la dissipation de l’effet de la baisse des prix de certains produits alimentaires, dont l’huile d’olive, et la persistance d’une inflation importée relativement élevée.

La Banque centrale relève par ailleurs que les anticipations d’inflation restent « bien ancrées ». Les experts du secteur financier interrogés au troisième trimestre tablent sur une inflation moyenne de 2,1% à huit trimestres et de 2,2% à douze trimestres.

Dans ces conditions, et compte tenu de la consolidation attendue de l’activité non agricole à moyen terme, le Conseil a estimé approprié de conserver le taux directeur à 2,25%, en précisant que ses prochaines décisions continueront d’être prises « réunion par réunion » sur la base des données disponibles.

Une récolte céréalière estimée à 93 millions de quintaux

Sur le front de l’activité, BAM prévoit une croissance de 4,4% en 2026, après 4,9% en 2025.

Cette évolution est notamment portée par le secteur agricole. La valeur ajoutée agricole devrait rebondir de 16% cette année, en tenant compte d’une récolte céréalière estimée par le ministère de l’Agriculture à 93 millions de quintaux.

Les activités non agricoles afficheraient en revanche une progression plus modérée. Leur croissance ralentirait de 4,5% en 2025 à 3,1% en 2026, en raison notamment d’une évolution moins favorable que prévu dans certaines industries extractives et manufacturières.

En 2027, la croissance globale devrait revenir à 2,9%. BAM fonde cette projection sur l’hypothèse d’une production céréalière moyenne de 50 millions de quintaux, qui entraînerait un recul de 7,6% de la valeur ajoutée agricole. Les activités non agricoles accéléreraient parallèlement à 4%.

Le chômage recule à 9,5%

Malgré le ralentissement de l’activité, le marché du travail a poursuivi son amélioration au deuxième trimestre. Selon les données du HCP reprises par Bank Al-Maghrib, l’économie a créé 406.000 emplois en glissement annuel.

Le taux de chômage au sens strict est revenu à 9,5% au niveau national, avec un taux de 11,9% dans les villes et de 5,4% en milieu rural.

La facture énergétique bondirait de 28,4%

La remontée des prix internationaux de l’énergie pèse en revanche sur les comptes extérieurs. Bank Al-Maghrib prévoit une augmentation de 28,4% de la facture énergétique en 2026, à 138,1 milliards de dirhams. Elle devrait ensuite redescendre à 116 milliards en 2027.

BAM table sur un prix moyen du Brent de 87,2 dollars le baril en 2026, contre 68,2 dollars en 2025, avant un reflux à 73,5 dollars en 2027.

Les exportations de phosphates et dérivés bénéficieraient en revanche de la hausse des cours des engrais, avec une progression attendue de 9,7% cette année puis de 12,1% en 2027, pour atteindre 122,6 milliards de dirhams. Les exportations automobiles devraient également reprendre progressivement et atteindre 202,2 milliards en 2027.

Le déficit courant se creuserait à 4,6% du PIB

Sous l’effet notamment de la facture énergétique et des importations élevées de biens d’équipement, le déficit du compte courant devrait passer de 2,4% du PIB en 2025 à 4,6% en 2026, avant de revenir à 3% en 2027.

Les recettes de voyages devraient poursuivre leur progression pour atteindre 160 milliards de dirhams en 2027, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger s’établiraient à 136,3 milliards.

Les réserves officielles continueraient parallèlement de se renforcer, à 502,8 milliards de dirhams fin 2026 puis 515,3 milliards fin 2027, soit environ cinq mois et demi d’importations de biens et services.

Le crédit bancaire attendu en hausse de 8,1%

Sur le plan monétaire, BAM anticipe une nette accélération du crédit bancaire au secteur non financier. Sa progression passerait de 4,8% en 2025 à 8,1% en 2026, avant de ralentir à 6,1% en 2027.

Le besoin de liquidité des banques devrait, lui, continuer à augmenter pour atteindre 168,2 milliards de dirhams en 2027, principalement sous l’effet de la progression attendue de la circulation fiduciaire.

Enfin, Bank Al-Maghrib prévoit un déficit budgétaire, hors recettes de cession des participations de l’État, de 3,4% du PIB en 2026 et de 3,5% en 2027. Sur les huit premiers mois de l’année, les recettes ordinaires ont progressé de 9,6%, tandis que les dépenses globales ont augmenté de 10,5%.

SB

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Le Royaume et la Mauritanie signent une convention pour la route Nouakchott-Nouadhibou https://lnt.ma/le-royaume-et-la-mauritanie-signent-une-convention-pour-la-route-nouakchott-nouadhibou/ Tue, 22 Sep 2026 10:29:10 +0000 https://lnt.ma/?p=559819 Une convention-cadre portant sur la réhabilitation et l’élargissement de l’axe routier Nouakchott-Nouadhibou a été signée lundi à Rabat par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, et son homologue mauritanien de l’Équipement et des Transports, Ely Ould El Veirik. Le projet porte sur 480 kilomètres, via le point kilométrique 55. Le texte prévoit le […]

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Une convention-cadre portant sur la réhabilitation et l’élargissement de l’axe routier Nouakchott-Nouadhibou a été signée lundi à Rabat par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, et son homologue mauritanien de l’Équipement et des Transports, Ely Ould El Veirik. Le projet porte sur 480 kilomètres, via le point kilométrique 55.

Le texte prévoit le développement, l’amélioration, l’entretien et la réhabilitation de cet axe, ainsi que la création d’un bureau technique conjoint installé en Mauritanie pour superviser la mise en œuvre. Les deux parties ont retenu une méthodologie participative fondée sur le partage d’expertise et la répartition des rôles, avec un volet consacré à la prise en compte des effets du changement climatique sur les infrastructures régionales.

L’objectif affiché est de faciliter la circulation des opérateurs, les échanges commerciaux et la coopération économique entre les deux pays. La portée du projet dépasse toutefois le cadre bilatéral. L’axe Nouakchott-Nouadhibou constitue le segment mauritanien de la liaison terrestre reliant le Royaume à l’Afrique de l’Ouest, dont le maillon marocain a été achevé avec le passage de Guerguerat et se prolonge par les chantiers en cours vers Dakhla.

Cette continuité routière conditionne l’effectivité de l’initiative atlantique portée par Rabat, qui vise à offrir aux pays du Sahel enclavés un accès à l’océan. Sans infrastructure carrossable continue, le projet demeure une déclaration d’intention : le transport routier de marchandises sur longue distance suppose des chaussées dimensionnées pour le poids lourd, des aires de service et des postes frontaliers fluides.

La convention s’ajoute à une feuille de route bilatérale couvrant également les infrastructures portuaires et la logistique, secteurs présentés par les deux capitales comme les locomotives de leur coopération. Les deux ministres ont inscrit la signature dans le prolongement des orientations du Roi Mohammed VI et du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Ni le montant du projet, ni son mode de financement, ni son calendrier de réalisation n’ont été communiqués à ce stade.

LNT

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Tourisme : 14,1 millions d’arrivées à fin août https://lnt.ma/tourisme-141-millions-darrivees-a-fin-aout/ Tue, 22 Sep 2026 10:17:45 +0000 https://lnt.ma/?p=559822 Le Royaume a enregistré 14,1 millions d’arrivées touristiques sur les huit premiers mois de 2026, en progression de 4,5% sur un an. Le mois d’août est le premier à avoir franchi le seuil des deux millions d’arrivées. Ce rythme marque cependant un net ralentissement par rapport à 2025, année durant laquelle la croissance avait atteint […]

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Le Royaume a enregistré 14,1 millions d’arrivées touristiques sur les huit premiers mois de 2026, en progression de 4,5% sur un an. Le mois d’août est le premier à avoir franchi le seuil des deux millions d’arrivées. Ce rythme marque cependant un net ralentissement par rapport à 2025, année durant laquelle la croissance avait atteint 14%.

La décélération constitue le fait saillant de ces statistiques. Le taux de progression a été approximativement divisé par trois d’une année sur l’autre, évolution qui interroge la trajectoire vers les objectifs fixés à l’horizon 2030, année de coorganisation de la Coupe du monde.

Les recettes racontent une autre histoire. Elles ont atteint 79 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 13,4% sur un an, soit un rythme près de trois fois supérieur à celui des arrivées. Cet écart traduit une progression de la dépense moyenne par visiteur, cohérente avec l’orientation dite premium de la stratégie sectorielle, mais il reflète aussi l’effet de l’inflation sur les prix de l’hébergement et de la restauration.

Une précaution de lecture s’impose sur la nature des arrivées. Environ la moitié des entrées comptabilisées correspondent à des Marocains résidant à l’étranger revenant au pays, et non à des touristes internationaux au sens des comparaisons internationales. La distinction n’est pas anecdotique : elle affecte la structure de la dépense, la saisonnalité, le mode d’hébergement et la répartition territoriale des flux.

Plusieurs données manquent pour une évaluation complète. La ventilation entre touristes étrangers et membres de la diaspora pour 2026 n’a pas été publiée, pas plus que les taux d’occupation hôtelière ni les recettes arrêtées à fin août. En l’absence de ces éléments, l’appréciation de l’efficacité de la stratégie sectorielle demeure partielle.

Le secteur reste néanmoins l’un des premiers pourvoyeurs de devises du pays, aux côtés des transferts des Marocains du monde et des exportations de phosphates et de produits automobiles.

LNT

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Énergie : la facture atteint 81,2 milliards de dirhams, en hausse de 29% sur un an https://lnt.ma/energie-la-facture-atteint-812-milliards-de-dirhams-en-hausse-de-29-sur-un-an/ Tue, 22 Sep 2026 10:16:09 +0000 https://lnt.ma/?p=559801 La facture énergétique du Royaume s’établissait à environ 81,2 milliards de dirhams à fin juillet 2026, en progression de 29,1% sur un an. Un maintien du baril de Brent entre 120 et 130 dollars jusqu’à la fin de l’année se traduirait par un surcoût supplémentaire estimé entre 20 et 30 milliards de dirhams. Le scénario […]

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La facture énergétique du Royaume s’établissait à environ 81,2 milliards de dirhams à fin juillet 2026, en progression de 29,1% sur un an. Un maintien du baril de Brent entre 120 et 130 dollars jusqu’à la fin de l’année se traduirait par un surcoût supplémentaire estimé entre 20 et 30 milliards de dirhams.

Le scénario n’est pas théorique. Le Brent évolue au-dessus de 100 dollars depuis le début du mois, sous l’effet conjugué de la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic commercial et de l’arrêt du pipeline saoudien Est-Ouest, visé le 12 septembre par des frappes de drones. Cette infrastructure constituait la principale voie de contournement du détroit pour les exportations saoudiennes.

Quatre pressions se combinent. Le prix du brut en constitue le socle, mais il est amplifié par les tensions spécifiques sur le marché du gasoil, dont les marges de raffinage se sont écartées de celles du brut, par le niveau élevé du fret maritime, et par le raffermissement du dollar, monnaie dans laquelle l’intégralité des achats est libellée. Le relèvement du taux directeur américain, décidé la semaine dernière, accentue ce dernier facteur.

La diversification des sources d’approvisionnement offre une protection limitée. Le Royaume importe une part significative de son butane depuis les États-Unis plutôt que du Golfe, ce qui réduit l’exposition aux ruptures logistiques régionales mais n’atténue en rien l’effet de la hausse mondiale des prix, ceux-ci s’établissant sur des marchés intégrés.

Dans l’hypothèse d’un baril durablement compris entre 120 et 130 dollars, le gasoil pourrait atteindre 16 à 17 dirhams le litre à la pompe, le prix final dépendant des cotations, du change et des marges de distribution. Il se situait autour de 14,93 dirhams au début du mois, avant la révision du 16 septembre qui l’a relevé de 34 centimes.

Le cadrage préparatoire du projet de loi de finances 2027 retient une hypothèse de baril à 75 dollars, soit un écart de plus de trente dollars avec les cours observés, et une parité de 9,465 dirhams pour un dollar.

LNT

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Transport routier : une nouvelle tranche de soutien de trente jours, inscriptions le 24 septembre https://lnt.ma/transport-routier-une-nouvelle-tranche-de-soutien-de-trente-jours-inscriptions-le-24-septembre/ Mon, 21 Sep 2026 10:46:25 +0000 https://lnt.ma/?p=559712 Le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé le 18 septembre une nouvelle tranche de soutien exceptionnel aux professionnels du transport routier, couvrant une période de trente jours. Les inscriptions seront ouvertes à compter du 24 septembre sur la plateforme dédiée mouakaba.transport.gov.ma. Le département indique poursuivre l’accompagnement des professionnels par un soutien financier […]

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Le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé le 18 septembre une nouvelle tranche de soutien exceptionnel aux professionnels du transport routier, couvrant une période de trente jours. Les inscriptions seront ouvertes à compter du 24 septembre sur la plateforme dédiée mouakaba.transport.gov.ma.

Le département indique poursuivre l’accompagnement des professionnels par un soutien financier destiné à garantir la stabilité des prix, et s’engage à maintenir cette assistance tant que les cours internationaux des carburants demeureront élevés. La mesure est présentée comme une réponse aux tensions géopolitiques qui renchérissent le carburant et se répercutent sur le marché intérieur.

Le calendrier de l’annonce n’est pas anodin. Elle intervient quatre jours après le déclenchement, le 14 septembre, d’une grève illimitée décidée par quatre organisations du transport routier de marchandises, dont la revendication centrale portait précisément sur le relèvement et la régularité de l’aide au gasoil, fixée à 50 centimes par litre et jugée insuffisante. Elle suit également de deux jours la révision bimensuelle du 16 septembre, qui a porté le gasoil en hausse de 34 centimes et l’essence de 27 centimes.

Le dispositif de soutien au transport routier existe depuis 2022 et fonctionne par tranches successives, chacune faisant l’objet d’une inscription et d’un versement calculés selon la catégorie de véhicule. Sa reconduction régulière en a fait, de fait, un instrument permanent de compensation sectorielle, dont le coût budgétaire suit mécaniquement la trajectoire des cours du brut.

Le ministère n’a pas communiqué les montants par catégorie, le nombre de bénéficiaires attendus ni l’enveloppe globale mobilisée pour cette tranche. Il n’a pas non plus établi de lien explicite avec le mouvement de grève en cours, ni annoncé de reprise du dialogue avec les organisations signataires du préavis.

La question de fond demeure entière : une subvention à la consommation de carburant protège les prix à court terme mais ne répond ni au renouvellement d’un parc vieillissant ni à la fragmentation d’un secteur composé d’une majorité de très petites structures.

LNT

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Barrages : sept ouvrages au-delà de 80% d’avancement, 29,7 milliards de dirhams engagés https://lnt.ma/barrages-sept-ouvrages-au-dela-de-80-davancement-297-milliards-de-dirhams-engages/ Mon, 21 Sep 2026 10:43:09 +0000 https://lnt.ma/?p=559727 Sept grands barrages en construction ont dépassé 80% de réalisation, selon l’état des chantiers dressé par le ministère de l’Équipement et de l’Eau. Le programme en cours porte sur quatorze ouvrages majeurs, pour un investissement global d’environ 29,7 milliards de dirhams et une capacité cumulée supérieure à 5 milliards de mètres cubes. Deux ouvrages sont […]

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Sept grands barrages en construction ont dépassé 80% de réalisation, selon l’état des chantiers dressé par le ministère de l’Équipement et de l’Eau. Le programme en cours porte sur quatorze ouvrages majeurs, pour un investissement global d’environ 29,7 milliards de dirhams et une capacité cumulée supérieure à 5 milliards de mètres cubes.

Deux ouvrages sont achevés. Le barrage Sidi Abou, dans la province de Taounate, a mobilisé 1,209 milliard de dirhams pour une capacité de 200 millions de mètres cubes. Celui d’Aït Ziat, dans le Haouz, représente 1,942 milliard de dirhams et 185 millions de mètres cubes, avec une mise en service attendue en 2027. Le barrage Beni Azimane, dans la province de Driouch, atteint 98% d’avancement pour 1,482 milliard de dirhams et 44 millions de mètres cubes, avec un achèvement visé pour la fin 2026.

Les taux d’avancement des autres chantiers s’échelonnent de 1% à 100%, avec des livraisons programmées entre 2026 et 2031. Le ministère indique par ailleurs avoir achevé neuf autres grands barrages et engagé la construction de 155 petits barrages et lacs collinaires, composante souvent négligée mais déterminante pour la recharge des nappes et l’abreuvement du cheptel dans les zones d’altitude.

Ce programme s’inscrit dans une séquence hydrologique redevenue favorable. Les retenues totalisaient 11,35 milliards de mètres cubes à la mi-septembre, soit un taux de remplissage de 66,69%, meilleur niveau depuis une décennie. Cette embellie ne modifie toutefois pas la logique du programme : la capacité de stockage détermine l’aptitude du pays à traverser des séquences sèches pluriannuelles, indépendamment de l’année en cours.

Deux limites persistent. La première tient à l’envasement, qui réduit chaque année la capacité utile du parc existant et impose de construire pour compenser des pertes autant que pour accroître les réserves. La seconde concerne les nappes phréatiques, dont l’état demeure dégradé dans plusieurs bassins et dont la recharge ne bénéficie pas mécaniquement du remplissage des retenues de surface.

LNT

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Textile : le passeport numérique européen, une échéance de traçabilité fixée à 2028-2029 https://lnt.ma/textile-le-passeport-numerique-europeen-une-echeance-de-tracabilite-fixee-a-2028-2029/ Mon, 21 Sep 2026 10:42:09 +0000 https://lnt.ma/?p=559723 L’industrie textile nationale se prépare à l’entrée en vigueur du passeport numérique de produit imposé par l’Union européenne, dont l’application au secteur est attendue autour de 2028-2029, après l’adoption d’une réglementation sectorielle prévue pour 2027. Le dispositif découle du règlement européen sur l’écoconception des produits durables, adopté par le Parlement européen et en vigueur depuis […]

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L’industrie textile nationale se prépare à l’entrée en vigueur du passeport numérique de produit imposé par l’Union européenne, dont l’application au secteur est attendue autour de 2028-2029, après l’adoption d’une réglementation sectorielle prévue pour 2027.

Le dispositif découle du règlement européen sur l’écoconception des produits durables, adopté par le Parlement européen et en vigueur depuis juillet 2024. Celui-ci impose d’intégrer dès la conception des critères de durabilité, de réparabilité et de recyclabilité, et bouleverse en conséquence l’organisation des chaînes d’approvisionnement.

Le passeport numérique constitue l’instrument de vérification de ces obligations. Accessible par code QR, il centralise la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement, la nature des matières premières utilisées, la présence de substances chimiques ou de fibres recyclées, le pays de fabrication, ainsi que l’empreinte carbone et la consommation d’eau du produit. Cette transparence devient une condition d’accès au marché européen.

L’exigence est structurellement contraignante pour un tissu industriel composé en majorité de petites et moyennes entreprises travaillant en sous-traitance. Documenter l’origine d’un tissu, la composition d’un colorant ou la consommation d’eau d’un atelier de délavage suppose des systèmes d’information dont beaucoup d’unités ne disposent pas, et une remontée d’informations auprès de fournisseurs souvent asiatiques qui n’y sont pas eux-mêmes astreints.

L’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement, avec l’appui du programme suisse de promotion des importations, a engagé un dispositif de préparation comprenant un guide opérationnel de mise en conformité, des outils d’auto-évaluation adaptés aux capacités locales et des ateliers de sensibilisation sectoriels.

L’enjeu est direct. L’Union européenne constitue le principal débouché des exportations textiles nationales, et le défaut de conformité se traduirait par une éviction du marché plutôt que par une simple pénalité. À l’inverse, une mise à niveau anticipée pourrait constituer un avantage comparatif face à des concurrents plus éloignés et moins intégrés aux chaînes européennes.

LNT

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Port de Casablanca : la porte 4 ouverte de 21 heures à 7 heures pour désengorger le trafic https://lnt.ma/port-de-casablanca-la-porte-4-ouverte-de-21-heures-a-7-heures-pour-desengorger-le-trafic/ Mon, 21 Sep 2026 10:40:01 +0000 https://lnt.ma/?p=559719 La porte numéro 4 du port de Casablanca est ouverte depuis le vendredi 18 septembre de 21 heures à 7 heures, en vertu d’un arrêté du gouverneur de la préfecture d’arrondissements Casablanca-Anfa pris la veille. La mesure vise à étaler le trafic sur la journée et à réduire l’engorgement des installations portuaires. La congestion s’était […]

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La porte numéro 4 du port de Casablanca est ouverte depuis le vendredi 18 septembre de 21 heures à 7 heures, en vertu d’un arrêté du gouverneur de la préfecture d’arrondissements Casablanca-Anfa pris la veille. La mesure vise à étaler le trafic sur la journée et à réduire l’engorgement des installations portuaires.

La congestion s’était aggravée depuis plus d’une semaine. Les professionnels du transport faisaient état de délais atteignant douze heures d’attente pour les opérations de sortie de conteneurs et de cinq à sept heures aux points de contrôle, situation liée à la concentration de l’ensemble des flux sur un nombre restreint d’accès.

La décision fait suite à des réunions de coordination associant les autorités locales, les services de sécurité, les opérateurs portuaires et les usagers, dans le prolongement de concertations déjà menées en mai et juin. Une première ouverture nocturne, de minuit à 7 heures, avait alors été instaurée et avait permis d’éviter un mouvement de grève des transporteurs. L’élargissement de la plage horaire de trois heures traduit l’insuffisance de cette première mesure.

Le fond du problème est structurel. Le port de Casablanca traite un trafic commercial en progression continue sur des infrastructures dont la capacité n’a pas suivi le même rythme, et les mesures d’aménagement horaire relèvent d’un traitement des symptômes. La question d’une extension des capacités, ou d’un report d’une partie des flux vers d’autres plateformes, revient régulièrement dans le débat professionnel.

Les conséquences économiques de la congestion dépassent le cercle des transporteurs. L’immobilisation des marchandises génère des surestaries, alourdit le besoin en fonds de roulement des importateurs et se répercute in fine sur les prix de détail. Elle intervient au moment où les chaînes logistiques mondiales subissent déjà les effets de la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic commercial et de l’allongement des rotations.

Des tensions persistent par ailleurs chez les transporteurs du port, qui contestent les contraintes de circulation imposées dans l’enceinte et pointent la fragilité structurelle d’un secteur atomisé.

LNT

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Douanes : le Maroc et la Russie visent la reconnaissance mutuelle de leurs opérateurs agréés https://lnt.ma/douanes-le-maroc-et-la-russie-visent-la-reconnaissance-mutuelle-de-leurs-operateurs-agrees/ Fri, 18 Sep 2026 10:48:22 +0000 https://lnt.ma/?p=559743 Les administrations douanières marocaine et russe ont tenu à Rabat la première réunion de leur groupe de travail conjoint, avec pour objectif principal la reconnaissance mutuelle de leurs programmes d’opérateurs économiques agréés à l’horizon 2027. Le statut d’opérateur économique agréé certifie la fiabilité d’une entreprise en matière de sécurité de la chaîne logistique et de […]

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Les administrations douanières marocaine et russe ont tenu à Rabat la première réunion de leur groupe de travail conjoint, avec pour objectif principal la reconnaissance mutuelle de leurs programmes d’opérateurs économiques agréés à l’horizon 2027.

Le statut d’opérateur économique agréé certifie la fiabilité d’une entreprise en matière de sécurité de la chaîne logistique et de conformité douanière. Sa reconnaissance réciproque entre deux pays permet aux entreprises certifiées de bénéficier de facilitations dans l’autre juridiction : réduction des contrôles physiques, traitement prioritaire, procédures simplifiées. L’effet pratique se mesure en jours de délai et en coûts d’immobilisation.

Le programme de travail comporte trois autres volets. La numérisation des certificats d’origine occupe une place centrale, ces documents conditionnant l’accès au tarif préférentiel de l’Union économique eurasiatique, dont la Russie est le principal membre. Le recours à l’intelligence artificielle pour le ciblage des contrôles et l’analyse de risque constitue un deuxième axe. La lutte contre le trafic de stupéfiants, enfin, figure parmi les priorités affichées.

Ce dernier point mérite attention. Les saisies de résine de cannabis d’origine marocaine constituent depuis des années un motif de friction avec plusieurs administrations européennes, et l’inscription du sujet dans un cadre bilatéral formalisé avec Moscou traduit la volonté des deux parties d’installer la coopération sur un registre technique.

Les échanges commerciaux entre les deux pays demeurent modestes au regard des ensembles concernés, et fortement déséquilibrés dans leur composition, les hydrocarbures, les céréales et le soufre dominant les flux russes tandis que les agrumes et les produits de la mer constituent l’essentiel des exportations marocaines.

L’initiative s’inscrit dans une diversification assumée des partenariats douaniers, conduite parallèlement à la coopération avec l’Union européenne, premier partenaire commercial du Royaume.

LNT

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Autoroutes : des pics de trafic de plus de 800.000 véhicules par jour durant l’été 2026 https://lnt.ma/autoroutes-des-pics-de-trafic-de-plus-de-800-000-vehicules-par-jour-durant-lete-2026/ Thu, 17 Sep 2026 15:45:25 +0000 https://lnt.ma/?p=559596 Le réseau autoroutier marocain a enregistré des niveaux de fréquentation record durant la saison estivale 2026, avec des pics dépassant à plusieurs reprises 800.000 véhicules par jour, contre une moyenne de 530.000 véhicules en période normale. Selon la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM), le trafic a progressé de près de 5% par rapport […]

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Le réseau autoroutier marocain a enregistré des niveaux de fréquentation record durant la saison estivale 2026, avec des pics dépassant à plusieurs reprises 800.000 véhicules par jour, contre une moyenne de 530.000 véhicules en période normale. Selon la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM), le trafic a progressé de près de 5% par rapport à l’été 2025, tandis que plus de 2,4 millions de voyageurs ont emprunté quotidiennement les autoroutes lors des journées de très forte affluence.

Les autoroutes marocaines ont connu une fréquentation particulièrement élevée durant l’été. Dans son bilan de la saison estivale 2026, publié mercredi 17 septembre, ADM fait état de plusieurs journées durant lesquelles le trafic a franchi le seuil des 800.000 véhicules.

À titre de comparaison, le réseau accueille en moyenne 530.000 véhicules par jour en période normale. Lors des journées les plus chargées de l’été, plus de 2,4 millions de voyageurs se sont déplacés quotidiennement sur les différents axes autoroutiers du Royaume.

Sur l’ensemble de la saison, ADM estime la progression du trafic à près de 5% par rapport à l’été 2025.

Un dispositif renforcé face aux pics de circulation

Pour gérer cette hausse de fréquentation, ADM indique avoir renforcé son dispositif opérationnel durant les périodes de forte mobilité.

La préparation a notamment porté sur les infrastructures, le renforcement des équipes présentes sur le terrain et la planification des chantiers afin de limiter leur impact sur la circulation pendant les journées les plus chargées.

La gestion des déplacements s’est également appuyée sur une coordination avec la Gendarmerie Royale, la Protection civile et les autorités locales. Des actions de communication à destination des automobilistes ont parallèlement été mises en place.

Ces mesures visaient notamment à anticiper les périodes de congestion, alors que les déplacements estivaux concentrent traditionnellement une partie importante du trafic annuel sur certains axes.

Un dispositif spécifique pour les MRE

Les flux liés à l’arrivée des Marocains résidant à l’étranger ont également fait l’objet d’un accompagnement spécifique.

ADM a déployé une campagne au niveau des ports de Tanger Med et Tanger Ville, afin d’informer les MRE dès leur arrivée au Maroc et de les accompagner dans l’utilisation du réseau autoroutier.

L’opération a notamment porté sur l’acquisition et la recharge du Pass Jawaz. Le dispositif de télépéage doit permettre de réduire les opérations manuelles aux gares de péage et de faciliter le passage des véhicules, particulièrement lors des périodes de forte affluence.

Vidéosurveillance et salles de contrôle

La gestion des pics de trafic s’est aussi appuyée sur les équipements technologiques déployés sur le réseau. ADM cite notamment les dispositifs de vidéosurveillance et les salles de contrôle.

Ces équipements permettent d’assurer une surveillance continue des axes autoroutiers, de détecter les incidents et de piloter certains équipements à distance. Leur utilisation est coordonnée avec l’intervention des équipes opérationnelles présentes sur le terrain.

Selon ADM, l’ensemble de ce dispositif a permis de prendre en charge les niveaux de trafic enregistrés durant la saison estivale.

LNT

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Céréales : le Kazakhstan veut faire d’un port marocain sa plateforme de distribution vers l’Afrique https://lnt.ma/cereales-le-kazakhstan-veut-faire-dun-port-marocain-sa-plateforme-de-distribution-vers-lafrique/ Thu, 17 Sep 2026 09:56:08 +0000 https://lnt.ma/?p=559557 Le Kazakhstan envisage de stocker des volumes significatifs de blé dans un port marocain, sous gestion kazakhe, afin d’en assurer la distribution sur les marchés africains. L’information a été donnée le 14 septembre par l’ambassadeur du Royaume à Astana, Mohammed Rachid Maaninou, qui fait état d’un accord conclu il y a environ deux ans. Les […]

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Le Kazakhstan envisage de stocker des volumes significatifs de blé dans un port marocain, sous gestion kazakhe, afin d’en assurer la distribution sur les marchés africains. L’information a été donnée le 14 septembre par l’ambassadeur du Royaume à Astana, Mohammed Rachid Maaninou, qui fait état d’un accord conclu il y a environ deux ans.

Les paramètres de l’opération restent à préciser. Ni le port retenu, ni la capacité de stockage envisagée, ni le calendrier de mise en œuvre n’ont été communiqués. La logique commerciale, en revanche, est explicite : passer d’une relation de fourniture directe au Royaume à une position de plateforme régionale permettant d’atteindre l’ensemble du continent.

Le mouvement répond à une contrainte de débouchés. Premier exportateur de blé d’Asie centrale, le Kazakhstan a vu ses circuits traditionnels bouleversés par la recomposition des flux céréaliers consécutive à la guerre en Ukraine, et cherche des marchés de substitution moins dépendants des routes russes et de la mer Noire. L’Afrique, dont les importations de blé progressent avec l’urbanisation, constitue la cible naturelle de cette diversification.

Les échanges bilatéraux restent modestes et peu diversifiés. Ils ont atteint 461,5 millions de dollars en 2025, dont environ 90% correspondent à des exportations kazakhes de soufre, matière première essentielle à la production d’acide phosphorique et donc aux engrais. Les céréales représentent à ce jour un volume marginal, avec environ 60 000 tonnes de blé kazakh importées en deux cargaisons en 2025.

Pour les ports du Royaume, le projet ouvre une perspective différente de celle du transbordement conteneurisé. Le stockage et la redistribution de vrac agricole supposent des silos, des capacités de manutention spécialisées et une chaîne de contrôle qualité, mais génèrent une valeur ajoutée liée au négoce et non seulement à la manutention. Il s’agirait, selon la formule employée dans le débat public marocain, de passer du transbordement à la transaction.

Un projet de liaison aérienne directe entre Casablanca et Almaty est par ailleurs évoqué dans le cadre du rapprochement entre les deux pays.

LNT

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Électricité : l’interconnexion avec le Portugal candidate au statut européen de projet d’intérêt mutuel https://lnt.ma/electricite-linterconnexion-avec-le-portugal-candidate-au-statut-europeen-de-projet-dinteret-mutuel/ Thu, 17 Sep 2026 09:49:15 +0000 https://lnt.ma/?p=559544 Le projet de câble sous-marin reliant le Royaume au Portugal, d’une capacité pouvant atteindre 1 000 mégawatts, cherche à obtenir le statut européen de projet d’intérêt mutuel. La Commission européenne a ouvert le 14 septembre l’appel à candidatures pour la troisième liste de ces projets, dont le dépôt est clos le 13 novembre et l’adoption […]

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Le projet de câble sous-marin reliant le Royaume au Portugal, d’une capacité pouvant atteindre 1 000 mégawatts, cherche à obtenir le statut européen de projet d’intérêt mutuel. La Commission européenne a ouvert le 14 septembre l’appel à candidatures pour la troisième liste de ces projets, dont le dépôt est clos le 13 novembre et l’adoption définitive attendue d’ici la fin de 2027.

Deux scénarios de tracé restent à l’étude : une liaison directe entre les deux pays ou un passage par le réseau espagnol. Le coût, précédemment évalué à environ 800 millions d’euros, n’est plus présenté que comme indicatif tant que le tracé n’est pas arrêté. Rabat et Lisbonne ont réactivé le dossier en juillet pour examiner la faisabilité technique et les conditions d’un financement combinant appui européen et capitaux privés.

Le statut convoité n’est ni une garantie de financement ni une validation du projet. Il ouvre l’accès aux instruments européens dédiés aux infrastructures énergétiques et confère au dossier une reconnaissance réglementaire qui facilite l’obtention d’autorisations et l’entrée d’investisseurs. Pour y prétendre, les deux pays doivent documenter la capacité retenue, le tracé, les coûts, le modèle économique et les bénéfices apportés au réseau.

La logique du projet est symétrique. Le Royaume y voit un débouché pour une production renouvelable en forte croissance, dont la valorisation se heurte à la taille du marché intérieur et à la capacité limitée des deux lignes existantes vers l’Espagne. Lisbonne y trouve une diversification de ses échanges électriques et un renforcement de la résilience du réseau ibérique, dont les limites d’interconnexion avec le reste du continent constituent une contrainte ancienne.

La position espagnole demeure un paramètre déterminant. Un tracé passant par le réseau péninsulaire supposerait l’accord de Madrid et le partage des capacités de transit, tandis qu’une liaison directe vers le Portugal contournerait cette dépendance au prix d’un investissement plus lourd. Les deux options ne dessinent pas la même relation avec le marché ibérique.

Le calendrier européen est long. Même retenu sur la liste adoptée fin 2027, le projet devrait ensuite franchir les étapes d’ingénierie détaillée, de bouclage financier et de construction d’un câble sous-marin de grande longueur, filière dont les carnets de commandes mondiaux sont saturés par les projets éoliens en mer.

LNT

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Carburants : le gasoil augmente de 34 centimes et l’essence de 27 centimes à la pompe https://lnt.ma/carburants-le-gasoil-augmente-de-34-centimes-et-lessence-de-27-centimes-a-la-pompe/ Wed, 16 Sep 2026 09:03:34 +0000 https://lnt.ma/?p=559456 Les prix des carburants ont été revus à la hausse ce mercredi 16 septembre à l’occasion de la révision bimensuelle. Le litre de gasoil progresse de 34 centimes et celui d’essence de 27 centimes, deux semaines après une première augmentation intervenue au début du mois. Le mouvement prolonge une série entamée avec la flambée des […]

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Les prix des carburants ont été revus à la hausse ce mercredi 16 septembre à l’occasion de la révision bimensuelle. Le litre de gasoil progresse de 34 centimes et celui d’essence de 27 centimes, deux semaines après une première augmentation intervenue au début du mois.

Le mouvement prolonge une série entamée avec la flambée des cours internationaux. Le baril de Brent évolue au-dessus de 105 dollars depuis plusieurs séances, en hausse de près de 19% sur un mois et d’environ 58% sur un an, sous l’effet conjugué de la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic commercial et de l’arrêt du pipeline saoudien Est-Ouest, visé par des frappes de drones le 12 septembre. Cette infrastructure acheminait plusieurs millions de barils par jour vers la mer Rouge et constituait la principale voie de contournement du détroit.

La transmission au marché national s’opère par trois canaux. Le prix du produit raffiné importé suit les cotations internationales, généralement avec un décalage de quelques semaines lié aux cargaisons déjà engagées. Le coût du fret maritime s’ajoute, lui-même renchéri par le prix des soutes et par l’allongement de certaines rotations. La parité du dirham face au dollar module enfin l’ensemble, l’intégralité des achats étant libellée dans la devise américaine.

Le gasoil, dont le prix se situait autour de 14,93 dirhams le litre au début du mois, représente entre 75 et 80% de la consommation nationale de carburants. Cette prépondérance s’explique par le poids de la route dans l’acheminement des marchandises et par la place des taxis collectifs dans la mobilité interurbaine. Toute hausse de son prix se diffuse donc rapidement aux coûts logistiques, puis aux prix de détail des biens transportés.

Le calendrier de la révision lui donne une portée particulière. Elle intervient au troisième jour de la grève illimitée engagée par quatre organisations du transport routier de marchandises, dont l’une des revendications centrales porte précisément sur le relèvement de l’aide au gasoil, fixée à 50 centimes par litre et jugée insuffisante par les professionnels. L’augmentation constatée ce mercredi dépasse les deux tiers du montant de cette subvention.

Elle intervient également à une semaine du scrutin législatif du 23 septembre, dans une campagne où le pouvoir d’achat occupe une place centrale. Le cadrage budgétaire préparatoire du projet de loi de finances 2027 retient pour sa part une hypothèse de baril à 75 dollars, soit un écart de plus de trente dollars avec les cours observés.

LNT

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Pêche : les débarquements de sardines bondissent de 66% à fin août, tirés par les ports du Sud https://lnt.ma/peche-les-debarquements-de-sardines-bondissent-de-66-a-fin-aout-tires-par-les-ports-du-sud/ Wed, 16 Sep 2026 09:01:15 +0000 https://lnt.ma/?p=559479 Les débarquements de sardines ont atteint environ 394 200 tonnes à fin août 2026, contre 237 800 tonnes un an plus tôt, soit une progression d’environ 66%. La valeur correspondante est passée de 735,1 millions à 1,22 milliard de dirhams, selon les statistiques de l’Office national des pêches. L’ensemble des produits de la mer débarqués […]

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Les débarquements de sardines ont atteint environ 394 200 tonnes à fin août 2026, contre 237 800 tonnes un an plus tôt, soit une progression d’environ 66%. La valeur correspondante est passée de 735,1 millions à 1,22 milliard de dirhams, selon les statistiques de l’Office national des pêches.

L’ensemble des produits de la mer débarqués s’établit à 786 000 tonnes pour une valeur de 12,5 milliards de dirhams sur les huit premiers mois, en hausse de 6% en volume et de 4% en valeur par rapport à la même période de 2025. L’écart entre les deux taux traduit une baisse du prix moyen au kilogramme, effet mécanique du poids accru de la sardine, espèce à faible valeur unitaire, dans la composition des apports.

La progression est très inégalement répartie. Elle se concentre sur les ports atlantiques du Sud, où les hausses atteignent 60 000 tonnes à Dakhla, soit une multiplication par plus de trois, 67 000 tonnes à Laâyoune, 38 000 tonnes à Tan-Tan et 14 000 tonnes à Sidi Ifni. Ces quatre sites expliquent l’essentiel du supplément national, configuration qui renvoie aux déplacements des bancs de petits pélagiques le long du courant des Canaries.

L’abondance constatée pose une question de gestion plutôt qu’elle ne la résout. La sardine est une espèce dont les effectifs fluctuent fortement d’une année à l’autre en fonction des conditions océanographiques, indépendamment de l’effort de pêche. Une campagne exceptionnelle ne préjuge donc pas de l’état du stock, et la tentation d’accroître les capacités de capture en réponse à une bonne année constitue le mécanisme classique de la surexploitation.

Les autorités indiquent maintenir le suivi scientifique assuré par l’Institut national de recherche halieutique et les périodes de repos biologique destinées à préserver les stocks. Ces dispositifs déterminent les quotas et les fermetures spatio-temporelles, seuls instruments capables d’ajuster la pression sur la ressource.

Pour l’aval, l’afflux de matière première est une variable décisive. Les conserveries et les unités de farine et d’huile de poisson, concentrées à Agadir, Safi et Laâyoune, fonctionnent en sous-capacité lors des campagnes déficitaires. La question de la répartition entre transformation à haute valeur ajoutée et production de farine, moins rémunératrice mais plus flexible, reste un point de débat récurrent de la filière.

LNT

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Tanger Med devient le point de passage des exportations libyennes vers l’Afrique de l’Ouest https://lnt.ma/tanger-med-devient-le-point-de-passage-des-exportations-libyennes-vers-lafrique-de-louest/ Tue, 15 Sep 2026 09:30:04 +0000 https://lnt.ma/?p=559382 L’Autorité libyenne de développement des exportations, rattachée au Conseil des ministres, a inauguré le 14 septembre un corridor maritime reliant le port de la zone franche de Misrata aux marchés ouest-africains, en particulier le Nigeria et le Cameroun, via le hub de transbordement de Tanger Med. L’objectif affiché par Tripoli est triple : réduire de […]

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L’Autorité libyenne de développement des exportations, rattachée au Conseil des ministres, a inauguré le 14 septembre un corridor maritime reliant le port de la zone franche de Misrata aux marchés ouest-africains, en particulier le Nigeria et le Cameroun, via le hub de transbordement de Tanger Med.

L’objectif affiché par Tripoli est triple : réduire de manière significative le coût du fret pour les opérateurs économiques libyens, raccourcir les délais d’acheminement et offrir des débouchés stables à la production non pétrolière du pays. Le nom de l’armateur retenu, la fréquence du service et les volumes attendus n’ont pas été communiqués.

Le montage traduit d’abord une contrainte géographique. La Libye ne dispose pas de liaisons régulières directes vers le golfe de Guinée, et ses échanges restent fortement asymétriques : environ 85% de ses importations proviennent d’Asie et près de 69% de ses exportations sont dirigées vers l’Europe. Le passage par un hub de transbordement permet de mutualiser les volumes et d’accéder à un réseau de dessertes déjà constitué, sans avoir à établir une ligne dédiée dont le remplissage ne serait pas garanti.

Pour Tanger Med, l’opération confirme la fonction de plateforme régionale que le complexe revendique. Sa position sur le détroit lui permet de capter des flux qui ne sont ni marocains à l’origine ni marocains à destination, la valeur ajoutée résidant dans la manutention, le stockage et la réexpédition. Cette activité de transbordement pur constitue l’essentiel du trafic conteneurisé traité, et elle est particulièrement sensible aux choix de réseau des armateurs.

L’accord intervient alors que les routes maritimes mondiales sont perturbées par la fermeture du détroit d’Ormuz au trafic commercial et par l’arrêt du pipeline saoudien Est-Ouest, deux facteurs qui renchérissent le fret et allongent les rotations. Dans ce contexte, les hubs situés hors des zones de tension voient leur attractivité relative augmenter.

L’initiative s’inscrit enfin dans un effort de diversification de l’économie libyenne, dont les recettes demeurent très largement adossées aux hydrocarbures. Elle donne une traduction commerciale à des relations bilatérales qui restent, sur le plan politique, tributaires de la fragmentation institutionnelle du pays.

LNT

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Automobile : le Parlement européen veut conditionner la reconnaissance du contenu marocain https://lnt.ma/automobile-le-parlement-europeen-veut-conditionner-la-reconnaissance-du-contenu-marocain/ Tue, 15 Sep 2026 09:25:47 +0000 https://lnt.ma/?p=559419 La reconnaissance automatique du contenu produit au Maroc comme contenu européen, prévue dans la proposition initiale de la Commission européenne sur l’accélérateur industriel, est remise en cause par le Parlement européen, qui souhaite y substituer un régime de conditions. Le débat oppose les constructeurs et équipementiers implantés au sud de la Méditerranée à une partie […]

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La reconnaissance automatique du contenu produit au Maroc comme contenu européen, prévue dans la proposition initiale de la Commission européenne sur l’accélérateur industriel, est remise en cause par le Parlement européen, qui souhaite y substituer un régime de conditions. Le débat oppose les constructeurs et équipementiers implantés au sud de la Méditerranée à une partie de l’industrie européenne, italienne au premier chef.

La proposition présentée le 4 mars 2026 par la Commission reconnaissait d’office le contenu des pays partenaires comme européen. Les amendements parlementaires suppriment cette clause et subordonnent le bénéfice du régime à quatre critères : la réciprocité commerciale, le respect de normes environnementales, l’adhésion à l’accord de Paris et l’absence de risque de contournement. Ce dernier point vise implicitement les investissements chinois dans les batteries réalisés sur le sol marocain.

L’offensive est portée par l’association italienne de la filière automobile. Son président, Roberto Vavassori, estime que le texte encourage les importations en provenance du Maroc et de Turquie au lieu de consolider la production européenne, et qu’il pourrait accélérer « le déclin annoncé du secteur automobile ». Les équipementiers italiens ont vu leurs exportations vers l’Allemagne reculer de 4,6% au premier semestre 2026, dans un contexte de restructuration chez leur principal client, qui représente jusqu’à 20% de leurs ventes à l’export. M. Vavassori anticipe un repli de 10% des exportations cette année et n’exclut pas des baisses de 40 à 50% d’ici 2028 en l’absence de protections face à la concurrence chinoise. La plateforme automobile française formule des réserves comparables sur la permissivité de la définition actuelle, sans nommer le Royaume.

La position marocaine s’appuie sur un fondement juridique existant. L’accord d’association euro-méditerranéen conclu en 2000 comporte un protocole 4 relatif aux règles d’origine, qui autorise des mécanismes de cumul diagonal au sein des chaînes de valeur continentales. C’est sur cette base que la production nationale s’est intégrée aux chaînes européennes, avec les usines de Stellantis à Kénitra et de Renault à Tanger comme points d’ancrage.

L’enjeu dépasse la technique douanière. La filière automobile est devenue le premier poste d’exportation du Royaume, et son modèle repose sur l’accès préférentiel au marché européen. Un durcissement des règles d’origine ou l’introduction d’une conditionnalité discrétionnaire modifierait l’équation économique des investissements réalisés et de ceux annoncés, en particulier dans les composants de batteries, segment où les capitaux asiatiques sont les plus présents.

Le texte doit encore faire l’objet de négociations entre le Parlement, le Conseil et la Commission. Son sort sera suivi de près à Rabat, alors que le cadre général des relations entre le Royaume et l’Union fait par ailleurs l’objet de discussions de rénovation.

LNT

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Blé tendre : le soutien aux importations a repris le 16 septembre https://lnt.ma/ble-tendre-le-soutien-aux-importations-reprend-le-16-septembre/ Mon, 14 Sep 2026 09:17:37 +0000 https://lnt.ma/?p=559321 L’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses réactive à compter du 16 septembre son mécanisme de soutien forfaitaire aux importations de blé tendre, applicable jusqu’au 31 décembre. La mesure répond à une collecte nationale limitée à quelque 6 millions de quintaux, très en deçà de l’objectif de 15 millions. Le dispositif repose sur une […]

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L’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses réactive à compter du 16 septembre son mécanisme de soutien forfaitaire aux importations de blé tendre, applicable jusqu’au 31 décembre. La mesure répond à une collecte nationale limitée à quelque 6 millions de quintaux, très en deçà de l’objectif de 15 millions.

Le dispositif repose sur une prime calculée à partir de l’écart entre le coût du blé importé rendu moulin et un prix de référence fixé à 270 dirhams le quintal. Ce coût de revient est réévalué chaque mois par une commission réunissant les départements de l’Agriculture et des Finances ainsi que l’Office, à partir de trois paramètres : les cotations internationales, le coût du fret maritime et la parité du dirham face au dollar. Le versement s’effectue en deux temps, 80% du montant au titre des volumes importés et le solde de 20% conditionné aux quantités effectivement livrées aux minoteries industrielles.

La reprise du soutien prolonge une architecture mise en place ces dernières campagnes pour amortir l’effet de récoltes irrégulières sur le prix de la farine et du pain. La suspension observée durant l’été, destinée à protéger l’écoulement de la production nationale au moment de la moisson, a réduit les stocks des opérateurs. Selon les éléments diffusés à l’appui de la décision, la collecte de blé tendre d’origine nationale ne couvre qu’environ 12% des besoins annuels de la minoterie industrielle, ce qui fait de l’importation la variable d’ajustement quasi exclusive du quatrième trimestre.

Le contexte international complique l’équation. Le fret céréalier depuis les ports du golfe du Mexique vers le Maroc s’est renchéri à 45,75 dollars la tonne, une progression directement liée à la tension sur les taux d’affrètement et au surcoût des soutes consécutif à la hausse des cours du pétrole. Le baril de Brent évolue au-dessus de 100 dollars depuis le début du mois, ce qui pèse mécaniquement sur les deux composantes du coût de revient retenues par la commission, le fret et, par ricochet, le change.

Le choix du prix de référence de 270 dirhams le quintal reste le paramètre décisif. Il détermine à la fois le coût budgétaire du dispositif et le prix auquel les minoteries s’approvisionnent, donc la stabilité du prix de la farine nationale de blé tendre subventionnée. Une remontée durable des cotations internationales au-delà des niveaux actuels élargirait l’écart à compenser et alourdirait la charge pour le Trésor, à quelques semaines de la préparation de la prochaine loi de finances.

Pour les opérateurs, la fenêtre du 16 septembre au 31 décembre fixe un horizon de visibilité de trois mois et demi. Elle laisse en suspens la question du premier trimestre 2027, période durant laquelle l’état des cultures d’automne et le niveau des pluies conditionneront l’ampleur des achats à l’étranger.

LNT

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Transport routier: une grève illimitée s’ouvre ce lundi sur fond de flambée du gasoil https://lnt.ma/transport-routier-une-greve-illimitee-souvre-ce-lundi-sur-fond-de-flambee-du-gasoil/ Mon, 14 Sep 2026 08:15:18 +0000 https://lnt.ma/?p=559319 Quatre organisations professionnelles du fret routier engagent ce lundi 14 septembre une grève illimitée, après le dépôt d’un préavis adressé aux ministères de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, et au département du Transport et de la Logistique. Les transporteurs jugent insuffisante l’aide de 50 centimes par litre de gasoil et contestent la retenue à […]

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Quatre organisations professionnelles du fret routier engagent ce lundi 14 septembre une grève illimitée, après le dépôt d’un préavis adressé aux ministères de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, et au département du Transport et de la Logistique. Les transporteurs jugent insuffisante l’aide de 50 centimes par litre de gasoil et contestent la retenue à la source de 75% de la taxe sur la valeur ajoutée.

Le préavis a été signé par le Syndicat national démocratique des transports, l’Association marocaine du transport routier international et de la logistique, la Fédération des transporteurs et logisticiens du port du Grand Casablanca et le Syndicat national méditerranéen des transports et des métiers. Les quatre structures représentent une part significative du transport de marchandises longue distance et de la desserte portuaire, en particulier sur les axes reliant Casablanca, Tanger Med et les zones industrielles de l’axe atlantique.

Trois revendications structurent le mouvement. La première porte sur le soutien au carburant. Les professionnels estiment que la subvention actuelle, fixée à 50 centimes par litre, ne compense plus l’évolution des cours et demandent son relèvement ainsi qu’un versement mensuel régulier, en lieu et place de paiements qu’ils décrivent comme espacés et imprévisibles. La deuxième concerne la fiscalité : la retenue à la source de 75% de la TVA sur les prestations de transport pèse, selon eux, sur la trésorerie d’entreprises dont les marges sont déjà comprimées. La troisième vise le programme de renouvellement du parc, jugé sous-doté, avec des primes à la casse et à l’acquisition considérées comme trop faibles au regard du prix des véhicules neufs, et un traitement de la TVA qui complique le montage des dossiers.

Le calendrier du débrayage donne au conflit une portée particulière. Il intervient au moment où le baril de Brent a franchi la barre des 100 dollars, sous l’effet de la fermeture du détroit d’Ormuz aux flux commerciaux et de l’arrêt du pipeline saoudien Est-Ouest. À la pompe, le gasoil se négociait autour de 14,93 dirhams le litre au début du mois, et la prochaine révision bimensuelle des prix est fixée au 16 septembre, soit quarante-huit heures après le début de la grève. Le gasoil représente entre 75 et 80% de la consommation nationale de carburants, une dépendance qui tient précisément au poids de la route dans l’acheminement des marchandises.

Le mouvement se déclenche également en pleine campagne électorale, à neuf jours du scrutin législatif du 23 septembre. Cette concomitance place les formations en lice devant leurs engagements en matière de pouvoir d’achat et de fiscalité, plusieurs d’entre elles ayant inscrit la réforme de la TVA et la révision des soutiens sectoriels dans leurs programmes.

Les organisations signataires ont indiqué qu’elles suspendraient le mouvement dès l’ouverture d’un dialogue et la satisfaction de leurs demandes, formulation qui laisse ouverte la possibilité d’une sortie de crise rapide. En l’absence d’accord, l’arrêt de travail affecterait l’approvisionnement des grandes surfaces, l’acheminement des produits agricoles périssables vers les marchés de gros et les flux d’intrants industriels, à un moment où les opérateurs constituent leurs stocks de fin d’année.

LNT

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PLF 2027 : Une croissance de 4,1% prévue en 2027, avant 4,2% en moyenne en 2028-2029 https://lnt.ma/plf-2027-une-croissance-de-41-prevue-en-2027-avant-42-en-moyenne-en-2028-2029/ Sat, 12 Sep 2026 19:01:46 +0000 https://lnt.ma/?p=559303 L’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 4,1% en 2027, après une progression attendue de 5,3% en 2026, selon le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal accompagnant le projet de loi de finances 2027. Sur la période 2028-2029, la croissance devrait s’établir à 4,2% en moyenne. Le scénario gouvernemental repose notamment sur le […]

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L’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 4,1% en 2027, après une progression attendue de 5,3% en 2026, selon le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal accompagnant le projet de loi de finances 2027. Sur la période 2028-2029, la croissance devrait s’établir à 4,2% en moyenne. Le scénario gouvernemental repose notamment sur le maintien de la dynamique des activités non agricoles et sur une production céréalière de 70 millions de quintaux.

La croissance de l’économie marocaine devrait rester supérieure à 4% au cours des trois prochaines années. Selon les projections publiées par le ministère de l’Économie et des Finances, le produit intérieur brut (PIB) progresserait de 4,1% en volume en 2027.

Ce rythme marquerait toutefois un ralentissement par rapport aux 5,3% attendus en 2026. L’évolution prévue pour l’année prochaine s’explique notamment par une progression limitée à 1,2% de la valeur ajoutée agricole, dans l’hypothèse d’une campagne céréalière de 70 millions de quintaux.

Les activités non agricoles devraient, à l’inverse, maintenir une croissance de 4,3%.

Le secteur secondaire attendu en hausse de 4,9%

La croissance non agricole serait notamment portée par le secteur secondaire, dont la valeur ajoutée progresserait de 4,9% en 2027, après 4,5% en 2026.

Les activités tertiaires conserveraient également une dynamique relativement soutenue, avec une croissance attendue de 4,1%, contre 4% cette année.

Du côté de la demande, la consommation des ménages et des institutions sans but lucratif resterait l’un des moteurs de l’activité, même si sa progression ralentirait légèrement, passant de 4,6% en 2026 à 4,3% en 2027.

La consommation finale des administrations publiques augmenterait, pour sa part, de 6,6%, après 9,1% en 2026.

L’investissement devrait également accélérer. La formation brute de capital fixe progresserait de 4,6% en 2027, contre 4% cette année.

Les exportations progresseraient de 7,3%

Les échanges extérieurs devraient rester dynamiques. En volume, les exportations de biens et services augmenteraient de 7,3% en 2027, contre 6,4% en 2026.

Les importations connaîtraient parallèlement une progression plus rapide, de 7%, après 5,5% en 2026, dans un contexte de maintien de la demande intérieure et de l’investissement.

À prix courants, le PIB devrait augmenter de 6% en 2027, après 6,8% en 2026.

Une croissance moyenne de 4,2% en 2028-2029

Le cadrage macroéconomique du gouvernement porte également sur les deux années suivantes. Pour 2028 et 2029, le ministère table sur une croissance annuelle moyenne de 4,2%.

Les activités non agricoles progresseraient également de 4,2% en moyenne chaque année. La valeur ajoutée du secteur secondaire augmenterait de 4,3%, tandis que celle du tertiaire afficherait une progression moyenne de 4,1%.

L’agriculture retrouverait une contribution plus importante à la croissance, avec une hausse moyenne de sa valeur ajoutée de 4,3% sur la période. Cette projection repose sur l’hypothèse d’une production céréalière stabilisée à 70 millions de quintaux par an ainsi que sur la poursuite du développement des autres filières agricoles.

Un déficit budgétaire ciblé à 3% du PIB

Au-delà de la croissance, la programmation budgétaire triennale 2027-2029 prévoit la poursuite de la réduction du déficit et de l’endettement.

Le gouvernement se fixe pour objectif de maintenir le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2027, 2028 et 2029. Le ratio d’endettement devrait, de son côté, être ramené à 63% du PIB en 2029.

Cette trajectoire doit permettre de dégager des marges pour financer les différents chantiers publics tout en contenant les déséquilibres budgétaires.

Pour y parvenir, les orientations retenues pour 2027-2029 portent notamment sur la maîtrise des dépenses de personnel, la rationalisation des dépenses de fonctionnement et l’amélioration de l’efficacité des dépenses d’investissement.

LNT

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Industrie : une délégation italienne au Maroc pour promouvoir les technologies de fonderie et de métallurgie https://lnt.ma/industrie-une-delegation-italienne-au-maroc-pour-promouvoir-les-technologies-de-fonderie-et-de-metallurgie/ Fri, 11 Sep 2026 11:50:13 +0000 https://lnt.ma/?p=559279 Une délégation de onze entreprises italiennes spécialisées dans les technologies de la fonderie et de la métallurgie participe au Salon SISTEP, organisé du 9 au 11 septembre 2026 à Casablanca. Conduite par l’ICE – Agence italienne pour le commerce extérieur, en collaboration avec l’association italienne AMAFOND, cette mission prévoit des rencontres B2B avec les industriels […]

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Une délégation de onze entreprises italiennes spécialisées dans les technologies de la fonderie et de la métallurgie participe au Salon SISTEP, organisé du 9 au 11 septembre 2026 à Casablanca. Conduite par l’ICE – Agence italienne pour le commerce extérieur, en collaboration avec l’association italienne AMAFOND, cette mission prévoit des rencontres B2B avec les industriels marocains autour de l’automatisation, de la robotique, du moulage, du traitement des métaux et des solutions environnementales.

Les entreprises italiennes du secteur de la fonderie renforcent leur prospection sur le marché marocain. À l’occasion du Salon SISTEP, qui se tient à l’OFEC de Casablanca, l’ICE – Italian Trade Agency accompagne une délégation d’industriels spécialisés dans les équipements et technologies destinés à la fonderie et à la métallurgie.

Organisée en collaboration avec AMAFOND, l’Association italienne des fournisseurs de fonderie, la mission se déroule pendant les trois journées du salon. Elle vise principalement à identifier des possibilités de coopération avec les entreprises marocaines et à présenter des solutions technologiques répondant aux besoins de modernisation de l’industrie.

Onze entreprises italiennes présentes

Au total, onze entreprises participent à cette mission. Leurs activités couvrent plusieurs maillons de la chaîne industrielle, de l’automatisation des opérations aux équipements de moulage et de traitement des métaux.

Advanced Robotics propose notamment des îlots robotisés sur mesure pour les opérations de fonderie et de soudure, ainsi que des solutions de contrôle qualité utilisant l’intelligence artificielle et l’impression 3D. CIME Crescenzi est spécialisée dans les fours électriques à induction et les fours automatiques de coulée sous pression, tandis que C.M. Surface Treatment intervient dans les équipements de sablage et de grenaillage.

La délégation comprend également 2A S.p.A., spécialisée dans la fonderie d’aluminium sous pression pour l’automobile et l’industrie, ainsi qu’Enercon, qui développe des systèmes d’aspiration, de filtration et de récupération d’énergie. Euromac présente pour sa part des lignes de moulage, des machines hydrauliques et des équipements de traitement des métaux.

Gefond, IDRA, J.M.L. Italy, Primafond et Tecnopres complètent la délégation, avec des solutions couvrant notamment l’optimisation des processus de fonderie d’aluminium, le moulage sous pression de composants en aluminium et magnésium, la préparation et la régénération des sables, la production de noyaux ou encore les presses à découper destinées au die-casting.

Innovation et modernisation industrielle

La mission met l’accent sur les technologies susceptibles d’accompagner l’évolution des capacités industrielles marocaines. L’automatisation et la robotisation occupent une place importante, aux côtés des technologies de production, du contrôle qualité et des équipements visant à réduire les impacts environnementaux des procédés industriels.

Les systèmes de filtration des fumées et poussières, la récupération d’énergie ou encore la régénération des sables figurent notamment parmi les solutions présentées à Casablanca.

Cette démarche intervient dans un contexte d’échanges commerciaux soutenus entre le Maroc et l’Italie. Selon le communiqué, l’Italie s’est classée en 2025 au septième rang des fournisseurs du Maroc, avec notamment une présence dans les technologies et équipements industriels.

Des rencontres B2B avec les industriels marocains

Au-delà de l’exposition des équipements et technologies, la présence italienne au SISTEP doit favoriser les contacts directs avec les opérateurs marocains.

Une conférence de présentation de la délégation est organisée sur le Pavillon Italie afin de présenter les activités des entreprises participantes et leurs innovations technologiques. Des rencontres et visites peuvent également être programmées avec les industriels intéressés.

Des rendez-vous B2B personnalisés sont parallèlement proposés afin d’identifier des possibilités de partenariat industriel et technologique.

LNT

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Nador West Med : le port accueille sa première ligne régulière de conteneurs https://lnt.ma/nador-west-med-le-port-accueille-sa-premiere-ligne-reguliere-de-conteneurs/ Fri, 11 Sep 2026 10:14:04 +0000 https://lnt.ma/?p=559266 L’armateur néerlandais WEC Lines a intégré le port oriental à son réseau avec un service hebdomadaire lancé le 10 septembre, opéré par deux navires de 868 conteneurs équivalent vingt pieds chacun. La rotation relie les ports ibériques et, via Setúbal, les plateformes d’Europe du Nord. Le complexe entre dans sa phase opérationnelle au quatrième trimestre. […]

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L’armateur néerlandais WEC Lines a intégré le port oriental à son réseau avec un service hebdomadaire lancé le 10 septembre, opéré par deux navires de 868 conteneurs équivalent vingt pieds chacun. La rotation relie les ports ibériques et, via Setúbal, les plateformes d’Europe du Nord. Le complexe entre dans sa phase opérationnelle au quatrième trimestre.

Le service, dénommé ISS-PT, a démarré le 10 septembre avec une fréquence hebdomadaire et un temps de transit d’environ quatorze jours. Il est assuré par deux navires d’une capacité unitaire de 868 conteneurs équivalent vingt pieds.

La rotation dessert les ports espagnols de Valence, Alicante, Carthagène, Almeria, Malaga, Gibraltar, Huelva et Cadix, ainsi que Setúbal et Sines au Portugal. Le passage par Setúbal ouvre des correspondances vers Anvers, Rotterdam, Hambourg, Liverpool et Dublin.

Le choix de ce premier opérateur est révélateur de la stratégie de montée en charge. Un service de feeder régional, avec des navires de taille modeste et une rotation ibérique, ne mobilise qu’une fraction des capacités du terminal mais permet de roder les procédures douanières, les systèmes d’information et la manutention avant l’arrivée des grands porte-conteneurs.

L’échelle du projet est en effet d’un autre ordre. L’investissement public et privé cumulé atteint 51 milliards de dirhams, dont 13,7 milliards d’infrastructures portuaires publiques et 20 milliards d’investissements privés sécurisés. Les ouvrages comprennent 5,4 kilomètres de digues et près de 4 kilomètres de quais. Le premier terminal à conteneurs, doté d’un quai de 1 520 mètres, offre une capacité annuelle de 3,5 millions de conteneurs, un second terminal de 900 mètres devant porter l’ensemble à 5,3 millions en 2027.

Le volet énergétique est programmé pour 2027, avec le premier terminal marocain de gaz naturel liquéfié, d’une capacité de cinq milliards de mètres cubes par an, et un terminal d’hydrocarbures de vingt-cinq millions de tonnes.

Le port est situé à environ 130 milles nautiques du détroit de Gibraltar. Son positionnement vise à compléter Tanger Med plutôt qu’à le concurrencer, en diversifiant les routes desservies et en dotant la façade méditerranéenne orientale d’une capacité dont elle était dépourvue.

Les retombées annoncées portent sur 14 000 emplois directs à l’ouverture, un objectif de 50 000 à l’horizon 2035 et environ 90 000 emplois indirects. La zone industrielle et logistique associée couvre 700 hectares et a recueilli 9 milliards de dirhams d’engagements privés, dont des opérations de logistique de pales d’éoliennes produites sur place.

LNT

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Rentrée économique : la CGEM place les TPME, l’investissement et l’emploi parmi ses priorités https://lnt.ma/rentree-economique-la-cgem-place-les-tpme-linvestissement-et-lemploi-parmi-ses-priorites/ Fri, 11 Sep 2026 09:24:40 +0000 https://lnt.ma/?p=559245 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a défini cinq priorités pour la rentrée économique, allant de l’accélération de l’investissement privé au soutien aux TPME, en passant par l’emploi et l’internationalisation des entreprises. Réuni le 10 septembre à Casablanca sous la présidence de Mehdi Tazi, son Conseil d’administration a également complété la gouvernance de […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a défini cinq priorités pour la rentrée économique, allant de l’accélération de l’investissement privé au soutien aux TPME, en passant par l’emploi et l’internationalisation des entreprises. Réuni le 10 septembre à Casablanca sous la présidence de Mehdi Tazi, son Conseil d’administration a également complété la gouvernance de la Confédération pour le mandat 2026-2029, à moins de deux semaines des élections législatives du 23 septembre.

La CGEM a tenu son deuxième Conseil d’administration au titre du mandat 2026-2029, dans un contexte marqué par la rentrée économique et l’approche des élections législatives. La réunion a été consacrée aux principaux enjeux auxquels fait face le secteur privé et aux priorités que la Confédération souhaite porter au cours des prochains mois.

Mehdi Tazi, président de la CGEM, a notamment insisté sur le rôle des entreprises, et particulièrement des très petites, petites et moyennes entreprises, dans la prochaine phase de croissance du pays. Il a mis l’accent sur la création de valeur et d’emplois ainsi que sur la nécessité d’élargir les retombées de la croissance aux jeunes, aux femmes et aux différents territoires.

Cinq priorités pour le secteur privé

La Confédération a identifié cinq chantiers principaux pour cette rentrée. Le premier porte sur l’accélération de l’investissement privé et le développement de la base industrielle nationale. La CGEM entend également travailler sur le renforcement de la compétitivité et la montée en gamme des entreprises.

Le soutien aux TPME constitue le troisième axe, tandis que le développement de l’emploi et des compétences figure également parmi les priorités. Enfin, l’organisation patronale veut renforcer l’internationalisation des entreprises marocaines et favoriser la diversification de leurs marchés à l’export.

Ces orientations doivent structurer une partie du programme de la nouvelle mandature de la Confédération.

Des échanges avec les partis avant les législatives

Le Conseil d’administration intervient à l’approche des élections législatives prévues le 23 septembre. Pour la CGEM, plusieurs enjeux économiques et sociaux portés par le secteur privé sont directement concernés par les débats de la campagne électorale.

La Confédération indique avoir engagé des discussions avec les formations politiques qui en ont exprimé le souhait. Ces échanges doivent lui permettre de prendre connaissance de leurs propositions, mais également de leur présenter les préoccupations et priorités des entreprises.

Mehdi Tazi a également indiqué que la CGEM travaillait sur les leviers qu’elle souhaite activer avec le prochain gouvernement dans le cadre du dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé. L’organisation patronale entend notamment inscrire ces échanges dans la perspective d’une nouvelle phase de croissance.

22 commissions thématiques pour la mandature 2026-2029

Le Conseil d’administration a par ailleurs complété la gouvernance de la CGEM. Au total, 22 commissions thématiques doivent porter les différents chantiers inscrits au programme de la mandature 2026-2029.

Leur champ d’intervention couvre notamment l’attractivité et le climat des affaires, l’accès au financement, le dialogue social, la fiscalité, la compétitivité logistique, l’économie verte, l’économie circulaire, l’emploi et les compétences, la croissance des TPME, les start-up ou encore la responsabilité sociale des entreprises.

La transformation technologique figure également dans cette nouvelle organisation. Une commission « IA et Transformation de l’économie » sera présidée par Mohammed Benouda, avec Tarik Haddi comme vice-président, tandis que Meriem Zairi prendra la présidence du « Morocco Innovation Lab ».

La dimension internationale est structurée autour de plusieurs commissions géographiques consacrées à l’Afrique, à l’Europe et la Méditerranée, aux Amériques, au Moyen-Orient ainsi qu’à l’Asie et l’Océanie. La commission Afrique sera notamment présidée par Mohamed Bachiri et celle consacrée à l’Europe et la Méditerranée par Abir Lemseffer.

Les administrateurs ont enfin approuvé la nomination des membres des comités permanents de la Confédération.

LNT

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Commerce mondial : la digitalisation pourrait générer 2.800 milliards de dollars d’échanges supplémentaires en 2031 https://lnt.ma/commerce-mondial-la-digitalisation-pourrait-generer-2-800-milliards-de-dollars-dechanges-supplementaires-en-2031/ Thu, 10 Sep 2026 10:42:48 +0000 https://lnt.ma/?p=559217 Une accélération de la digitalisation des échanges pourrait porter le commerce mondial 6,9% au-dessus du niveau attendu dans le scénario de référence en 2031, soit un gain de 2.800 milliards de dollars sur cette seule année. C’est ce qui ressort de l’édition 2026 du rapport « Future of Trade » de Standard Chartered, réalisée avec […]

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Une accélération de la digitalisation des échanges pourrait porter le commerce mondial 6,9% au-dessus du niveau attendu dans le scénario de référence en 2031, soit un gain de 2.800 milliards de dollars sur cette seule année. C’est ce qui ressort de l’édition 2026 du rapport « Future of Trade » de Standard Chartered, réalisée avec Oxford Economics. Les services seraient les principaux bénéficiaires de cette évolution, tandis que les entreprises restent confrontées aux coûts de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement et aux difficultés d’interconnexion de leurs systèmes numériques.

La digitalisation pourrait devenir l’un des principaux leviers de croissance du commerce international au cours des prochaines années. Selon le rapport Future of Trade: Navigating an Age of Structural Uncertainty, une adoption plus rapide des outils numériques permettrait de réduire une partie des coûts et des contraintes associés aux opérations transfrontalières.

L’étude repose sur une enquête menée par Oxford Economics auprès de 2.100 dirigeants et décideurs d’entreprises multinationales dans 27 marchés entre juin et juillet 2026, complétée par une modélisation économique. Les scénarios présentés sont toutefois qualifiés d’illustratifs et ne constituent pas des prévisions.

Les services, premiers bénéficiaires

Les effets de la digitalisation seraient particulièrement importants dans le commerce des services. Dans le scénario étudié, leurs échanges atteindraient en 2031 un niveau supérieur de 11,4% au scénario de référence, contre une hausse de 5,9% pour les biens.

Cette évolution serait notamment favorisée par une meilleure circulation des données, la généralisation des paiements numériques, l’interopérabilité des systèmes et la simplification des procédures de conformité.

Le commerce numérique des services connaît déjà une progression soutenue. Entre 2016 et 2025, les exportations de services fournis par voie numérique ont augmenté de 136% à l’échelle mondiale, contre 70% pour l’ensemble des exportations de biens et de services. Elles représentent désormais 14,7% des exportations mondiales.

Un potentiel de 6,7% au Moyen-Orient et en Afrique

Pour le Moyen-Orient et l’Afrique, une accélération de la digitalisation pourrait porter les échanges 6,7% au-dessus du scénario de référence.

La région est parallèlement confrontée à une forte pression sur les coûts. Quelque 85% des entreprises interrogées au Moyen-Orient et en Afrique anticipent une hausse d’au moins 10% des coûts commerciaux liée à la reconfiguration de leurs chaînes d’approvisionnement. Il s’agit de la proportion la plus élevée parmi les régions étudiées.

À l’échelle mondiale, 95% des entreprises interrogées prévoient d’ajuster leurs activités d’approvisionnement au cours des trois à cinq prochaines années. Près de 60% ne prévoient cependant ni d’entrer sur de nouveaux marchés ni de se retirer de ceux sur lesquels elles sont déjà présentes. Les stratégies se concentrent davantage sur les fournisseurs, les stocks et l’amélioration du fonctionnement des chaînes existantes.

Un enjeu pour les entreprises marocaines

Pour Cynthia El Asmar, directrice générale et responsable Coverage pour le Maroc chez Standard Chartered, les gains liés au numérique ne reposent pas uniquement sur l’adoption de nouveaux outils.

« Pour les entreprises marocaines, la compétitivité commerciale tient aussi à la vitesse de traitement des documents, à la rapidité d’encaissement des paiements et à la fluidité des expéditions tout au long de la chaîne d’approvisionnement », souligne-t-elle.

Elle estime que les infrastructures et les connexions commerciales du Maroc doivent être accompagnées d’une meilleure articulation des différents processus. Les banques peuvent, selon elle, intervenir dans la connexion entre paiements, financement et données de transaction afin de convertir les investissements numériques en gains opérationnels pour les entreprises actives à l’international.

L’interopérabilité reste un obstacle

Le rapport souligne toutefois un écart entre l’adoption d’outils numériques et la capacité des entreprises à en tirer des bénéfices simultanément dans plusieurs domaines.

Au Moyen-Orient et en Afrique, 79% des entreprises interrogées déclarent avoir obtenu des gains mesurables grâce à au moins une capacité numérique. À l’échelle mondiale, seules 7% font état de bénéfices dans cinq capacités numériques ou davantage.

L’interopérabilité avec les systèmes des partenaires externes constitue le principal obstacle, citée par 50% des répondants. Parmi les entreprises confrontées à des contraintes réglementaires, 49% mentionnent également les règles relatives à la protection et à la localisation des données.

Le rapport estime ainsi qu’une digitalisation plus poussée nécessitera des investissements coordonnés entre entreprises, banques et pouvoirs publics, mais également des normes et des règles compatibles entre les différents marchés. La part des accords commerciaux comprenant des dispositions spécifiquement consacrées au numérique est d’ailleurs passée de 48% sur la période 2015-2017 à 62% entre 2023 et 2025.

Le gain potentiel de 2.800 milliards de dollars avancé par l’étude correspond au niveau supplémentaire que pourrait atteindre le commerce mondial sur la seule année 2031 par rapport au scénario de référence. Il ne s’agit donc ni d’un montant cumulé entre 2027 et 2031 ni d’un gain annuel attendu dès aujourd’hui.

LNT

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Entrepreneuriat : 51.805 entreprises créées au premier semestre, quatre régions en concentrent 77% https://lnt.ma/entrepreneuriat-51-805-entreprises-creees-au-premier-semestre-quatre-regions-en-concentrent-77/ Thu, 10 Sep 2026 09:32:16 +0000 https://lnt.ma/?p=559186 Les créations enregistrées par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale se répartissent en 75% de personnes morales et 25% de personnes physiques. Casablanca-Settat concentre à elle seule près de 40% des immatriculations de sociétés. Le commerce arrive en tête des secteurs, devant la construction et l’immobilier. Le bilan semestriel de l’Office marocain de […]

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Les créations enregistrées par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale se répartissent en 75% de personnes morales et 25% de personnes physiques. Casablanca-Settat concentre à elle seule près de 40% des immatriculations de sociétés. Le commerce arrive en tête des secteurs, devant la construction et l’immobilier.

Le bilan semestriel de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale fait état de 51.805 entreprises créées entre janvier et juin 2026.

La ventilation par statut juridique montre la prédominance des structures sociétaires : les personnes morales représentent 75% des immatriculations, les personnes physiques 25%. Parmi les formes sociétaires, la société à responsabilité limitée à associé unique arrive en tête, devant la société à responsabilité limitée classique.

Cette répartition traduit une évolution des comportements entrepreneuriaux. Le recours à la forme sociétaire, même pour une activité individuelle, procède d’un arbitrage entre la limitation de la responsabilité patrimoniale et un formalisme comptable et fiscal plus contraignant. Sa progression signale une professionnalisation, mais aussi la recherche d’un statut permettant l’accès à la commande publique et au crédit bancaire, deux circuits largement fermés aux entreprises individuelles.

La géographie des créations demeure fortement concentrée. Casablanca-Settat représente près de 40% des immatriculations de sociétés. Avec Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, les quatre premières régions totalisent environ 77% du total national.

Cette concentration recoupe celle observée dans d’autres indicateurs. Le trafic aérien affiche une répartition comparable, cinq aéroports ayant absorbé 97,8% de la croissance des passagers au premier semestre. La création d’entreprises suit la même logique d’agglomération : elle se produit là où se trouvent déjà les marchés, les financements et les services aux entreprises.

La répartition sectorielle place le commerce en tête, avec 27,2% des créations, devant la construction et l’immobilier à 25,4% et les services divers à 20%. Le transport représente 7,5% et l’industrie 6,3%.

Ce dernier chiffre mérite d’être relevé. Une part de 6,3% pour l’industrie dans les créations d’entreprises, alors que la stratégie nationale repose sur l’industrialisation et l’ancrage de chaînes de valeur, indique que l’essentiel de l’effort industriel procède d’investissements de grande taille et d’implantations étrangères plutôt que d’un tissu de petites unités nouvelles.

L’Office a par ailleurs délivré plus de 68 000 certificats négatifs sur la période, document préalable à toute immatriculation, dont le nombre excède celui des créations effectives et mesure l’écart entre les projets déclarés et ceux qui aboutissent.

LNT

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Pétrole : le Brent repasse 100 dollars, la prochaine révision des carburants sous tension https://lnt.ma/petrole-le-brent-repasse-100-dollars-la-prochaine-revision-des-carburants-sous-tension/ Thu, 10 Sep 2026 09:11:35 +0000 https://lnt.ma/?p=559179 Le baril de Brent a atteint 100,12 dollars mercredi, son plus haut niveau depuis le 24 juillet, le WTI s’établissant à 94,67 dollars. La hausse atteint 12% en un mois. Les analystes évaluent entre 8 et 12 dollars la prime de risque géopolitique intégrée au baril, niveau comparable à celui de la guerre du Golfe […]

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Le baril de Brent a atteint 100,12 dollars mercredi, son plus haut niveau depuis le 24 juillet, le WTI s’établissant à 94,67 dollars. La hausse atteint 12% en un mois. Les analystes évaluent entre 8 et 12 dollars la prime de risque géopolitique intégrée au baril, niveau comparable à celui de la guerre du Golfe de 1991.

Le franchissement du seuil des 100 dollars est intervenu le mercredi 9 septembre. Le Brent a atteint 100,12 dollars le baril, au plus haut depuis le 24 juillet, et le brut américain WTI 94,67 dollars.

Trois événements ont convergé en quarante-huit heures. Le commandement central américain a détruit cinq pétroliers iraniens dans le Golfe persique et le golfe d’Oman. Les Houthis ont visé des terminaux pétroliers, des stations de pompage et des raffineries en Arabie saoudite, faisant soixante-treize blessés. L’Iran a répliqué par des tirs de missiles balistiques vers la Jordanie.

Deux points de passage concentrent le risque. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ vingt et un millions de barils par jour, et le détroit de Bab el-Mandeb. Les avertissements iraniens adressés à la navigation dans le Golfe ont conduit les armateurs à différer des livraisons et à supporter des coûts de stockage accrus.

Les analystes évaluent entre 8 et 12 dollars par baril la prime de risque géopolitique actuellement intégrée aux cours, niveau comparable à celui observé lors de la guerre du Golfe de 1991. Goldman Sachs envisage un baril à 120 dollars en cas d’aggravation des perturbations maritimes.

Pour le Royaume, la transmission de ce choc est mécanique et documentée. Les prix à la pompe sont indexés non sur le brut mais sur les cotations internationales des produits raffinés, avec un décalage de plusieurs semaines correspondant au cycle d’approvisionnement. La révision du 1er septembre avait déjà porté le gasoil en hausse de six centimes alors que le Brent reculait, effet de ce décalage. La prochaine révision, prévue au milieu du mois, intégrera au contraire une remontée des cotations.

Le calendrier place cette échéance en pleine campagne électorale, ouverte ce jeudi, où le pouvoir d’achat constitue le premier thème de mobilisation et où le salaire minimum fait l’objet d’une surenchère entre les principales formations.

L’effet ne se limite pas au carburant. La facture énergétique pèse sur la balance commerciale, dont le déficit s’est creusé de 26,5% à 244,69 milliards de dirhams à fin juillet, et sur les coûts de production industriels comme sur le transport routier de marchandises, dont les professionnels ont déposé un préavis de grève pour le 14 septembre en invoquant précisément l’insuffisance du soutien au carburant.

Un facteur atténue partiellement l’exposition nationale. Le retour de l’hydroélectricité, après un hiver exceptionnellement pluvieux, a permis de réduire de 21% en août les importations de gaz destinées à la production électrique.

LNT

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