Economie - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/economie/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 03 Jul 2026 10:16:59 +0000 fr-FR hourly 1 Béni Mellal-Khénifra lance un Observatoire régional de l’économie pour renforcer l’attractivité du territoire https://lnt.ma/beni-mellal-khenifra-lance-un-observatoire-regional-de-leconomie-pour-renforcer-lattractivite-du-territoire/ Fri, 03 Jul 2026 10:16:59 +0000 https://lnt.ma/?p=552385 Le Centre régional d’investissement (CRI) de Béni Mellal-Khénifra a procédé, jeudi, au lancement officiel de l’Observatoire régional de l’économie, une plateforme numérique d’intelligence territoriale destinée à soutenir le développement régional et à renforcer la promotion de l’investissement. Selon les initiateurs du projet, cet observatoire s’inscrit dans la dynamique nationale visant à consolider la déconcentration administrative […]

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Le Centre régional d’investissement (CRI) de Béni Mellal-Khénifra a procédé, jeudi, au lancement officiel de l’Observatoire régional de l’économie, une plateforme numérique d’intelligence territoriale destinée à soutenir le développement régional et à renforcer la promotion de l’investissement.

Selon les initiateurs du projet, cet observatoire s’inscrit dans la dynamique nationale visant à consolider la déconcentration administrative et à améliorer l’environnement des affaires. Il ambitionne de répondre à la dispersion des données entre les différentes administrations en centralisant l’information et en transformant les données disponibles en un outil d’aide à la décision pour les acteurs publics et privés.

Fruit d’un travail collaboratif mené avec les différents partenaires régionaux, la plateforme rassemble actuellement plus de 30.000 lignes de données couvrant les principaux indicateurs démographiques, économiques, sociaux et sectoriels de la région. Ces informations sont destinées à constituer une base de données fiable, régulièrement actualisée et accessible aux décideurs ainsi qu’aux investisseurs.

Intervenant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général du CRI de Béni Mellal-Khénifra, Adil Azmi, a indiqué que cette initiative s’inscrit pleinement dans les missions du Centre, qui visent notamment à renforcer l’intelligence territoriale et à améliorer l’attractivité économique de la région. Il a souligné l’importance de la contribution des institutions partenaires à la production et au partage des données, estimant que cet observatoire permettra de mieux valoriser le capital informationnel régional au service des opérateurs économiques.

Le directeur de l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Béni Mellal, Toufik Yahyaoui, a pour sa part estimé que cette plateforme constitue un outil structurant pour la mutualisation des données régionales. Représentant l’Université Sultan Moulay Slimane (USMS) dans ce projet, il a relevé que l’observatoire offrira aux décideurs des outils d’évaluation des politiques publiques, tout en mettant à la disposition des chercheurs, enseignants et doctorants des données utiles pour leurs travaux scientifiques.

Selon lui, cette base d’information contribuera également à orienter les projets de fin d’études des étudiants vers des secteurs à fort potentiel, favorisant ainsi l’émergence de nouveaux projets d’investissement dans la région.

L’architecture de la plateforme repose sur plusieurs principes, notamment une gouvernance participative, la fiabilité des données, des tableaux de bord interactifs facilitant la consultation des indicateurs, ainsi qu’un dispositif évolutif permettant d’intégrer à terme de nouvelles analyses qualitatives.

La cérémonie de lancement a été marquée par une démonstration des principales fonctionnalités de l’outil, notamment la navigation à travers les indicateurs territoriaux, les comparaisons entre provinces et les analyses sectorielles.

L’événement s’est poursuivi par un panel consacré au thème « Les données territoriales au service du développement régional et de la promotion de l’investissement », réunissant des représentants de la Wilaya, du Conseil régional, du Haut-Commissariat au Plan (HCP), de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) – section Béni Mellal-Khénifra – ainsi que de l’Université Sultan Moulay Slimane. Les intervenants ont souligné l’importance du partage des données, de la coordination institutionnelle et de la gouvernance de l’information pour accompagner le développement socio-économique de la région et renforcer la transparence entre les différents acteurs.

LNT

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Investissement : 29 nouveaux projets de près de 42 milliards de dirhams approuvés par la Commission nationale https://lnt.ma/investissement-29-nouveaux-projets-de-pres-de-42-milliards-de-dirhams-approuves-par-la-commission-nationale/ Fri, 03 Jul 2026 10:10:08 +0000 https://lnt.ma/?p=552376 La 11ᵉ Commission nationale des investissements (CNI), réunie jeudi sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a approuvé 29 projets de conventions d’investissement représentant un montant global de près de 42 milliards de dirhams (MMDH), ainsi que neuf avenants à des conventions existantes dans le cadre du dispositif principal de la nouvelle Charte […]

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La 11ᵉ Commission nationale des investissements (CNI), réunie jeudi sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a approuvé 29 projets de conventions d’investissement représentant un montant global de près de 42 milliards de dirhams (MMDH), ainsi que neuf avenants à des conventions existantes dans le cadre du dispositif principal de la nouvelle Charte de l’investissement.

Selon un communiqué du Département du Chef du gouvernement, ces projets devraient permettre la création de près de 9.800 emplois, dont environ 2.400 emplois directs et 7.400 emplois indirects.

Les investissements retenus concernent 16 provinces et préfectures réparties sur six régions du Royaume, parmi lesquelles figurent notamment Al Haouz, El Jadida, Moulay Yacoub, Nador, Rehamna et Taroudant. Ils couvrent treize secteurs d’activité, dont le tourisme et les loisirs, la chimie et la parachimie, l’industrie agroalimentaire, les infrastructures portuaires, l’aéronautique, la logistique, le commerce et la distribution, les télécommunications, la valorisation des déchets ainsi que les énergies renouvelables.

En matière d’emploi, l’industrie agroalimentaire constitue le principal secteur créateur de postes parmi les projets approuvés, devant la chimie et la parachimie ainsi que l’industrie aéronautique.

Trois projets stratégiques supplémentaires

La Commission a également examiné les projets relevant du dispositif stratégique de la Charte de l’investissement. Trois conventions représentant un investissement total de 8,4 MMDH ont ainsi été approuvées, auxquelles s’ajoute un avenant. Ces projets devraient générer plus de 2.700 emplois directs.

Ils concernent les filières de l’industrie du véhicule électrique, de l’aéronautique et du textile, et seront déployés dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Par ailleurs, la Commission a attribué le caractère stratégique à trois nouveaux projets totalisant près de 29 MMDH d’investissements, avec à la clé plus de 1.100 emplois directs.

En ouverture de cette onzième réunion, Aziz Akhannouch est revenu sur le bilan de la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, qu’il a qualifiée de pleinement opérationnelle. Selon le communiqué, celle-ci a permis, en trois années d’application, la signature de 391 conventions d’investissement représentant un volume global de 520 milliards de dirhams.

Le Chef du gouvernement a mis en avant les résultats enregistrés en matière de rééquilibrage territorial, de création d’emplois stables, de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, de développement durable et de développement de nouvelles filières industrielles. Il a également souligné l’attraction de projets structurants, jugés de nature à renforcer durablement la compétitivité et la souveraineté économique du Royaume.

LNT

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Casablanca : City Break et tourisme d’affaires pour accélérer le développement du secteur https://lnt.ma/casablanca-city-break-et-tourisme-daffaires-pour-accelerer-le-developpement-du-secteur/ Thu, 02 Jul 2026 14:09:24 +0000 https://lnt.ma/?p=552305 Réunis à l’occasion de la quatrième édition du Forum interactif du tourisme, organisée sous le thème « Quels leviers d’accélération pour Casablanca-Settat avec les segments touristiques City Break et Tourisme d’Affaires ? », élus, responsables institutionnels, professionnels et experts ont dressé un état des lieux du développement touristique de la région tout en identifiant les […]

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Réunis à l’occasion de la quatrième édition du Forum interactif du tourisme, organisée sous le thème « Quels leviers d’accélération pour Casablanca-Settat avec les segments touristiques City Break et Tourisme d’Affaires ? », élus, responsables institutionnels, professionnels et experts ont dressé un état des lieux du développement touristique de la région tout en identifiant les principaux leviers susceptibles de renforcer son attractivité. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration de la connectivité aérienne, le développement du tourisme urbain de courte durée, la création d’infrastructures dédiées au tourisme d’affaires ainsi que la valorisation de l’identité touristique de Casablanca.

Passer de la réflexion à l’action

En ouvrant les travaux, le président de l’Institut Métropolitain de Casablanca, Mustapha Mellouk, a rappelé que cette quatrième édition intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable du tourisme national. Il a cité les près de 20 millions de visiteurs enregistrés au Maroc en 2025 ainsi que les ambitions nationales à l’horizon 2030, estimant que Casablanca devait désormais mieux tirer parti de cette évolution.

Selon lui, la métropole dispose d’atouts encore insuffisamment exploités, qu’il s’agisse de son poids économique, de sa position de porte d’entrée vers l’Afrique ou de ses infrastructures. L’objectif du forum est, a-t-il expliqué, d’identifier les leviers permettant de transformer ces atouts en véritable moteur de croissance touristique.

Le président du Conseil régional du tourisme Casablanca-Settat, Othmane Cherif Alami, est revenu sur les trois précédentes éditions du forum, qui ont successivement permis d’établir un diagnostic du secteur, de définir une feuille de route puis de tracer les grandes orientations de développement de la destination.

Selon lui, la phase actuelle doit désormais être celle de la mise en œuvre. Le responsable a indiqué que le forum vise à transformer les réflexions engagées ces dernières années en actions concrètes autour de deux segments jugés prioritaires : le City Break et le tourisme d’affaires.

Il a également rappelé que le développement touristique constitue, selon lui, un levier de création de richesse et d’emplois pour la région. À l’approche d’échéances internationales telles que la Coupe du monde 2030, il a affirmé sa volonté de mobiliser l’ensemble des acteurs publics et privés afin d’améliorer l’attractivité de Casablanca-Settat et d’accroître les flux de visiteurs nationaux et internationaux.

Le tourisme comme prolongement du développement économique

Le président du Conseil de la région Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz, a inscrit sa réflexion dans une approche plus globale du développement territorial.

Il a rappelé que la région dispose aujourd’hui d’infrastructures plus développées qu’il y a quelques années, évoquant notamment les équipements portuaires, les infrastructures de transport ainsi que le développement des pôles industriels. Selon lui, ces investissements constituent une base indispensable au développement du tourisme.

« S’il n’y a pas de business, il n’y aura pas de tourisme », a-t-il résumé, considérant que la vitalité économique demeure l’un des principaux facteurs d’attractivité de Casablanca.

Le responsable régional a toutefois estimé que ces infrastructures ne suffisent plus à elles seules. Pour renforcer l’attractivité de la destination, il a plaidé pour une meilleure mise en valeur des équipements existants ainsi que pour le développement de nouvelles infrastructures capables d’accueillir de grands événements internationaux.

À ce titre, Abdellatif Maâzouz a confirmé que la création d’un Palais des congrès constitue l’un des projets structurants actuellement étudiés par les pouvoirs publics. Plusieurs scénarios d’implantation sont examinés, en concertation avec les différents départements concernés.

Il a également insisté sur la nécessité de raisonner à l’échelle de l’ensemble de la région plutôt qu’à celle de la seule ville de Casablanca, estimant que le développement touristique doit s’appuyer sur les complémentarités entre les différentes provinces de Casablanca-Settat.

Mieux valoriser les atouts existants

Au-delà des infrastructures, Abdellatif Maâzouz a également insisté sur le rôle de la culture et de l’événementiel dans la construction d’une destination touristique.

Il a évoqué les investissements engagés avec le ministère de la Culture pour soutenir la programmation culturelle régionale, tout en appelant à une meilleure coordination des événements afin d’éviter les chevauchements de calendrier.

Le président de la Région a également souligné l’importance d’une animation régulière du territoire et d’une meilleure valorisation du patrimoine régional afin d’améliorer l’expérience des visiteurs et de renforcer l’attractivité de Casablanca-Settat tout au long de l’année.

Les discussions ont ainsi fait ressortir un consensus sur la nécessité de compléter les investissements réalisés dans les infrastructures par une politique de promotion, d’animation et de valorisation des différents atouts de la destination.

Une meilleure connectivité aérienne pour soutenir la croissance

La question de l’accessibilité aérienne a occupé une place centrale dans les échanges. Le directeur du pôle commercial de l’Office National Marocain du Tourisme, Hicham Bellaziz, a rappelé que le développement d’une destination touristique est étroitement lié à la qualité de sa desserte.

Il a indiqué que les efforts engagés ces dernières années ont permis d’accroître significativement la capacité aérienne du Maroc grâce à de nouveaux accords conclus avec plusieurs compagnies. Selon lui, l’objectif est désormais d’accompagner plus spécifiquement le développement de Casablanca en renforçant sa connectivité avec les principaux marchés émetteurs.

Le responsable a rappelé que la métropole constitue à la fois une destination touristique, un centre d’affaires et un hub régional. Cette diversité nécessite une offre aérienne adaptée à différents profils de voyageurs, qu’il s’agisse de touristes de loisirs, de voyageurs d’affaires ou de participants à des congrès internationaux.

Selon Hicham Bellaziz, le développement du segment City Break représente une opportunité importante pour Casablanca. Ce type de séjour, généralement concentré sur quelques jours, répond à l’évolution des habitudes de consommation touristique observées sur plusieurs marchés européens et peut contribuer à améliorer les taux d’occupation des établissements hôteliers tout au long de l’année.

Le tourisme d’affaires comme levier économique

Les intervenants ont également souligné le potentiel du tourisme d’affaires pour renforcer l’attractivité économique de Casablanca.

L’ancien ministre et ancien président-directeur général de la Royal Air Maroc, Driss Benhima, a estimé que Casablanca dispose déjà de nombreux atouts pour devenir une destination de référence sur ce segment. Capitale économique du Royaume, siège de nombreuses entreprises nationales et internationales, la ville accueille une part importante des activités économiques et financières du pays.

Selon lui, l’enjeu consiste désormais à compléter cet écosystème par des équipements adaptés, notamment un palais des congrès de dimension internationale et une offre événementielle suffisamment structurée pour attirer des manifestations de grande envergure.

Driss Benhima a également insisté sur l’importance d’une gouvernance coordonnée entre les différents intervenants du secteur. Le développement touristique, a-t-il expliqué, ne peut reposer sur un seul acteur mais nécessite une mobilisation conjointe des collectivités territoriales, des administrations, des opérateurs privés et des professionnels du tourisme.

Construire une destination identifiable

Pour Samir Kheldouni Sahraoui, le développement touristique passe également par un travail sur le positionnement de la destination.

L’expert a souligné que Casablanca souffre encore d’une image principalement associée aux affaires, alors que la métropole dispose d’un patrimoine architectural, culturel et urbain susceptible d’élargir son attractivité auprès d’autres catégories de visiteurs.

Selon lui, la ville gagnerait à mieux valoriser son identité propre, son architecture Art déco, son front de mer, ses équipements culturels, sa scène gastronomique ainsi que son rôle de métropole africaine ouverte sur les échanges internationaux.

Il a également insisté sur l’importance de l’expérience vécue par le visiteur. Au-delà de la promotion, la qualité de l’accueil, la mobilité urbaine, la signalétique, les services numériques et l’animation de la ville constituent autant de facteurs susceptibles d’influencer durablement l’image de la destination.

Une mobilisation collective

Les différents intervenants ont convergé sur la nécessité d’une gouvernance davantage intégrée afin d’assurer la cohérence des actions engagées.

Le directeur général de Casablanca Events & Animation, Mohamed Jouahri, est revenu sur les actions menées pour renforcer l’animation de la métropole et développer son attractivité à travers les manifestations culturelles, sportives et économiques.

Plusieurs participants ont également partagé leurs retours d’expérience concernant les évolutions du secteur, les besoins des opérateurs et les attentes des visiteurs, illustrant les transformations en cours au sein de l’écosystème touristique régional.

Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé autour de plusieurs priorités : renforcer la connectivité aérienne, développer des infrastructures dédiées au tourisme d’affaires, mieux coordonner les calendriers événementiels, améliorer l’expérience des visiteurs et construire une identité touristique plus lisible pour Casablanca-Settat.

À l’approche de la Coupe du monde 2030, les intervenants ont estimé que ces différents chantiers pourraient contribuer à renforcer le positionnement de la région dans le paysage touristique national. Ils ont toutefois souligné que leur réussite reposera sur la capacité des acteurs publics et privés à inscrire leurs actions dans une stratégie commune et à assurer une mise en œuvre coordonnée des projets annoncés.

Selim Benabdelkhalek

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Rabat-Salé-Kénitra : le tissu entrepreneurial poursuit sa progression en 2024 https://lnt.ma/rabat-sale-kenitra-le-tissu-entrepreneurial-poursuit-sa-progression-en-2024/ Wed, 01 Jul 2026 11:12:22 +0000 https://lnt.ma/?p=552221 Le tissu entrepreneurial de la région Rabat-Salé-Kénitra a poursuivi son développement en 2024, porté par une hausse des créations d’entreprises, une progression de l’activité économique et une augmentation de l’emploi déclaré. C’est ce qui ressort de l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME, qui dresse un panorama de la démographie des […]

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Le tissu entrepreneurial de la région Rabat-Salé-Kénitra a poursuivi son développement en 2024, porté par une hausse des créations d’entreprises, une progression de l’activité économique et une augmentation de l’emploi déclaré. C’est ce qui ressort de l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME, qui dresse un panorama de la démographie des entreprises, de leurs performances économiques, de l’emploi, de l’accès au financement et de l’entrepreneuriat féminin.

Selon le rapport, la région comptait 53.800 entreprises personnes morales actives en 2024, soit 14,1% du total national, contre 53.624 un an auparavant. Les créations d’entreprises ont atteint 8.430 sociétés, en progression de 2,5% sur un an, tandis que les dissolutions se sont établies à 1.592, en légère hausse de 0,9%. Au total, 11.244 entreprises, personnes morales et personnes physiques confondues, ont été créées au cours de l’année.

Une activité économique en progression

Les entreprises de la région ont généré un chiffre d’affaires cumulé de 392,3 milliards de dirhams, en hausse de 8,7% par rapport à 2023, tandis que la valeur ajoutée a progressé de 23,8% pour atteindre 92,8 milliards de dirhams. Le chiffre d’affaires à l’export s’est élevé à 76,6 milliards de dirhams, représentant 14,7% des exportations réalisées par les entreprises au niveau national.

Le commerce demeure le premier contributeur au chiffre d’affaires régional avec 24% du total, alors que l’industrie manufacturière concentre 62,2% du chiffre d’affaires à l’export. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques constituent le principal secteur créateur de valeur ajoutée, avec près de 16% du total régional. Les grandes entreprises continuent, par ailleurs, de représenter la majeure partie de l’activité économique, réalisant 68% du chiffre d’affaires, 87,4% des exportations et 74,7% de la valeur ajoutée.

Des TPE largement majoritaires

Le rapport souligne que près de 88% des entreprises de la région sont des microentreprises et que 94,6% appartiennent à la catégorie des très petites entreprises, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions de dirhams. Le commerce et la construction demeurent les deux principaux secteurs d’activité, représentant à eux seuls près de la moitié des entreprises actives de la région.

Sur le plan territorial, la préfecture de Rabat concentre 43,7% des entreprises actives, devant la province de Kénitra (20,9%) et la préfecture de Skhirat-Témara (16,5%). Rabat réalise également 69,1% du chiffre d’affaires régional et rassemble près de 40% des emplois déclarés.

L’emploi progresse

Le nombre de salariés déclarés auprès de la CNSS a atteint 720.081 personnes, en progression de 2,9% par rapport à 2023. Les femmes représentent 39,1% de cet effectif, tandis qu’elles occupent 17,9% des postes de direction des entreprises. Les secteurs des services administratifs et de soutien, de la construction et du commerce regroupent à eux seuls près de la moitié des emplois déclarés dans la région.

En matière de financement, 19.125 entreprises de la région bénéficiaient d’un crédit bancaire en 2024, pour un encours global de 106,3 milliards de dirhams, soit plus de 20% de l’encours national. Le rapport relève également une forte concentration géographique du financement, la préfecture de Rabat regroupant à elle seule 86,1% de l’encours des crédits accordés aux entreprises de la région.

LNT

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Ryad Mezzour met en avant la résilience de l’économie marocaine face aux incertitudes mondiales https://lnt.ma/ryad-mezzour-met-en-avant-la-resilience-de-leconomie-marocaine-face-aux-incertitudes-mondiales/ Wed, 01 Jul 2026 10:12:15 +0000 https://lnt.ma/?p=552206 Le Maroc poursuit sa dynamique de développement malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, le ralentissement de la croissance mondiale et les perturbations des chaînes logistiques. Intervenant à l’ouverture de la troisième édition du Forum international des affaires, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné la résilience de l’économie […]

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Le Maroc poursuit sa dynamique de développement malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, le ralentissement de la croissance mondiale et les perturbations des chaînes logistiques. Intervenant à l’ouverture de la troisième édition du Forum international des affaires, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné la résilience de l’économie nationale et les leviers mobilisés pour consolider sa compétitivité.

Une croissance portée par les réformes

Dans une allocution vidéo, Ryad Mezzour a indiqué que le Royaume, sous la conduite du Roi Mohammed VI, poursuit une trajectoire de croissance stable grâce aux grands chantiers structurants engagés ces dernières années et à un environnement des affaires jugé attractif.

Le ministre a relevé que, malgré un contexte mondial marqué par la volatilité des prix, le ralentissement économique, la multiplication des barrières commerciales et les difficultés logistiques, le Maroc continue de démontrer sa capacité d’adaptation et devrait enregistrer un taux de croissance significatif au cours de l’année.

Le rôle moteur de l’industrie

Ryad Mezzour a mis en avant la contribution du secteur industriel à cette dynamique, rappelant que les dernières données de la Banque africaine de développement positionnent désormais le Maroc comme première puissance industrielle du continent africain.

Selon lui, cette évolution est le résultat d’une stratégie industrielle déployée depuis plus de deux décennies, fondée sur des politiques publiques cohérentes visant à renforcer la compétitivité, développer les filières industrielles et attirer les investissements.

Le ministre a également insisté sur les atouts structurels du Royaume, notamment la qualité des infrastructures, le développement de l’écosystème logistique et la stabilité du climat des affaires.

Évoquant la position géographique du Royaume, Ryad Mezzour a rappelé que le Maroc constitue un carrefour reliant l’Europe, l’Afrique, le monde arabe et l’espace atlantique.

Cette position est renforcée par des infrastructures logistiques de premier plan, notamment le port Tanger Med, présenté comme le premier port à conteneurs d’Afrique et de la Méditerranée, qui contribue à faire du Royaume une plateforme privilégiée pour les investissements et l’accès aux marchés internationaux.

Les TPME au cœur de la stratégie économique

Le ministre a souligné que les très petites, petites et moyennes entreprises représentent un maillon essentiel de l’économie nationale en raison de leur contribution à la création d’emplois et de richesse dans l’ensemble des régions.

Il a rappelé les dispositifs mis en place pour accompagner leur développement, notamment la Charte de l’investissement et la Charte des TPME, qui visent à faciliter leur accès au financement, renforcer leur compétitivité et favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur.

Ryad Mezzour a également plaidé pour une intégration plus importante des TPME dans les filières industrielles, le développement de la sous-traitance et le transfert de technologies, tout en encourageant les entreprises à tirer profit du réseau d’accords commerciaux reliant le Maroc à plus d’une centaine de pays.

Dans cette perspective, il a estimé que le label « Made in Morocco » constitue désormais un véritable gage de qualité et de confiance, accessible à l’ensemble des entreprises nationales souhaitant se développer sur les marchés internationaux.

Le ministre a souligné que la vocation du Maroc comme plateforme industrielle, logistique et commerciale ne constitue pas une finalité, mais un levier destiné à construire des partenariats durables reposant sur le principe du gagnant-gagnant, favorisant la localisation industrielle, le transfert de savoir-faire et la création de valeur ajoutée.

Selon lui, les opportunités offertes par le Royaume se traduisent aujourd’hui par des projets concrets, une confiance croissante des investisseurs et une intégration renforcée dans les chaînes de valeur mondiales.

Organisé durant trois jours sous l’égide du ministère de l’Industrie et du Commerce, le Forum international des affaires réunit à Tanger des délégations venues de plusieurs pays arabes, africains, européens et asiatiques. Placée sous le thème « Les politiques publiques, levier de développement des petites entreprises et d’amélioration du climat des affaires à la lumière des mutations internationales », cette édition propose des conférences, des ateliers et des rencontres d’affaires consacrés notamment à la souveraineté économique, au financement de l’innovation, à la digitalisation et à l’intelligence artificielle.

LNT

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Engrais : OCP Nutricrops et la BADC renouvellent leur accord https://lnt.ma/engrais-ocp-nutricrops-et-la-badc-renouvellent-leur-accord/ Mon, 29 Jun 2026 12:53:49 +0000 https://lnt.ma/?p=552057 OCP Nutricrops, filiale du groupe OCP spécialisée dans le développement de solutions de nutrition des sols et des plantes à base de phosphate, et la Bangladesh Agricultural Development Corporation (BADC), organisme public relevant du ministère de l’Agriculture du Bangladesh, ont renouvelé aujourd’hui leur accord d’approvisionnement annuel, portant sur un volume pouvant atteindre 1,3 million de […]

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OCP Nutricrops, filiale du groupe OCP spécialisée dans le développement de solutions de nutrition des sols et des plantes à base de phosphate, et la Bangladesh Agricultural Development Corporation (BADC), organisme public relevant du ministère de l’Agriculture du Bangladesh, ont renouvelé aujourd’hui leur accord d’approvisionnement annuel, portant sur un volume pouvant atteindre 1,3 million de tonnes d’engrais phosphatés pour la période 2026-2027.

Cet accord inclut jusqu’à 750 KT de Triple Super Phosphate (TSP), une source de phosphore hautement efficace et un élément clé de l’approche d’OCP Nutricrops en matière de nutrition sur mesure des sols. En contribuant à répondre aux carences en phosphore des sols et en favorisant une gestion plus efficiente des nutriments, le TSP permet aux agriculteurs de renforcer la fertilité des sols, d’optimiser l’usage des engrais et d’améliorer la productivité agricole, tout en soutenant le développement de systèmes agricoles plus durables.

Pour Faris Derrij, PDG d’OCP Nutricrops, l’accord conclu aujourd’hui reflète l’engagement commun des deux partenaires à soutenir les priorités agricoles du Bangladesh en renforçant la sécurité alimentaire, en améliorant la productivité, en optimisant l’efficacité de l’utilisation des nutriments et en renforçant la résilience face aux défis climatiques.

De son côté, Md Azizul Islam, Chairman de la BADC, a souligné que la BADC importe des engrais auprès d’OCP depuis 2008. « Depuis lors, nous travaillons ensemble et avons développé une relation de longue date, que nous espérons voir continuer à se renforcer au fil du temps. Le contrat signé aujourd’hui témoigne du niveau croissant de confiance et de fiabilité qui caractérise ce partenariat. »

Cet accord confirme l’engagement continu d’OCP Nutricrops aux côtés du Bangladesh afin de soutenir l’accès du pays à des solutions de nutrition des sols à base de phosphate de haute qualité. Il s’inscrit dans le prolongement d’un partenariat de longue date avec la BADC, qui contribue au développement agricole et à la sécurité alimentaire du Bangladesh depuis 2008.

Au-delà de l’approvisionnement en engrais, ce partenariat s’inscrit dans la contribution à long terme d’OCP à l’agriculture bangladaise, notamment à travers l’amélioration de la santé des sols, une utilisation plus efficiente des intrants agricoles, l’innovation agronomique et le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Plus tôt cette année, la Fondation OCP et le ministère de l’Agriculture du Bangladesh ont signé un partenariat de trois ans visant à soutenir les objectifs de développement agricole à long terme du pays, à travers le renforcement des capacités des agriculteurs, le partage des connaissances et le déploiement d’initiatives agronomiques. Ce partenariat vise à approfondir la compréhension de la santé des sols et du contexte agricole spécifique au Bangladesh, afin de poser les bases scientifiques et agronomiques nécessaires à l’élaboration et à l’adoption de solutions sur mesure en matière de nutrition des sols et des cultures, adaptées aux sols et aux systèmes de production du pays.

Pour les deux partenaires, ces initiatives contribuent à la vision agricole à long terme du Bangladesh, en favorisant la santé des sols, la résilience face au changement climatique, l’innovation agricole, l’utilisation efficiente des intrants et l’autonomisation des agriculteurs.

H.Z

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Intelligence artificielle : les entreprises appelées à anticiper l’évolution des compétences https://lnt.ma/intelligence-artificielle-les-entreprises-appelees-a-anticiper-levolution-des-competences/ Mon, 29 Jun 2026 10:21:40 +0000 https://lnt.ma/?p=552045 L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les stratégies des entreprises, au-delà de ses seules applications technologiques. Ses effets sur l’organisation du travail, les compétences et l’évolution des métiers étaient au cœur d’une conférence organisée à Casablanca par la BMCI et l’École Centrale Casablanca, réunissant dirigeants d’entreprises, responsables des ressources humaines, universitaires, experts et représentants des pouvoirs […]

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L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les stratégies des entreprises, au-delà de ses seules applications technologiques. Ses effets sur l’organisation du travail, les compétences et l’évolution des métiers étaient au cœur d’une conférence organisée à Casablanca par la BMCI et l’École Centrale Casablanca, réunissant dirigeants d’entreprises, responsables des ressources humaines, universitaires, experts et représentants des pouvoirs publics.

Les échanges ont porté sur les transformations en cours dans le monde du travail et sur les conditions nécessaires pour accompagner l’intégration de l’intelligence artificielle au sein des organisations. Plusieurs intervenants ont souligné que l’enjeu réside désormais autant dans l’adaptation des compétences que dans le déploiement des technologies.

Une évolution des métiers

En ouverture de la rencontre, le président du Directoire de la BMCI, Hicham Seffa, a indiqué que l’intelligence artificielle est appelée à modifier en profondeur les métiers, les modes d’organisation et les pratiques de gestion des ressources humaines.

« Notre conviction est simple : une intelligence artificielle responsable et une intelligence artificielle au service de l’humain », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette évolution concernera notamment les processus de recrutement, les parcours de formation et les dispositifs d’accompagnement des collaborateurs. Il a également mis en avant le partenariat développé entre la BMCI et l’École Centrale Casablanca autour de projets d’innovation, d’accompagnement des étudiants et de développement de cas d’usage destinés aux entreprises.

Pour Hicham Seffa, l’intelligence artificielle constitue un levier susceptible de contribuer au développement des compétences, au renforcement de la compétitivité des entreprises et au développement économique.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, est intervenu au moyen d’une vidéo réalisée à partir d’un avatar généré par intelligence artificielle, illustrant les possibilités offertes par ces technologies.

Dans son intervention, il a estimé que les précédentes révolutions industrielles avaient principalement conduit à la transformation de certaines tâches plutôt qu’à la disparition du travail humain.

« Les machines n’ont pas remplacé les hommes. Elles ont remplacé certaines tâches », a-t-il indiqué.

Selon le ministre, l’intelligence artificielle permet également à des structures de plus petite taille d’accéder à des capacités auparavant réservées aux grandes entreprises.

Il a toutefois souligné que le principal défi concerne désormais le développement des compétences.

« La vraie question n’est pas combien de postes seront automatisés, mais comment permettre à nos équipes de monter en compétence pour travailler avec ces outils », a-t-il déclaré.

Ryad Mezzour a également rappelé l’ambition du Royaume de renforcer la création de valeur à travers l’innovation et le développement des compétences.

Une transformation qui concerne plusieurs millions d’emplois

La conférence a été marquée par la présentation d’une étude consacrée à l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur le marché du travail marocain, réalisée par le CAESD et AI Crafters.

Présentant les résultats, Zouheir Lakhdissi, vice-président du CAESD et fondateur d’AI Crafters, a indiqué que les effets de l’IA dépasseront la seule automatisation de certaines tâches.

Selon les projections présentées, près de 1,5 million de postes pourraient être fortement exposés aux transformations liées à l’intelligence artificielle d’ici 2030, tandis que 3,1 millions de travailleurs verraient leurs activités évoluer de manière significative. Au total, environ 4,6 millions de postes seraient concernés, à des degrés divers, par cette évolution.

L’étude estime parallèlement qu’environ 180.000 emplois numériques pourraient être créés pour accompagner cette transition.

Les secteurs identifiés comme les plus exposés sont l’offshoring et le BPO (30 %), les banques et assurances (22 %), l’industrie automobile (15 %), le textile et l’habillement (14 %) ainsi que plusieurs fonctions administratives.

Les jeunes, les femmes et les travailleurs de l’économie informelle figurent parmi les catégories qui pourraient être les plus concernées par ces transformations.

Selon Zouheir Lakhdissi, l’intelligence artificielle devrait principalement modifier le contenu des métiers plutôt que conduire à leur disparition.

Il estime que les entreprises auront davantage besoin de profils capables de superviser les outils d’intelligence artificielle, d’interpréter leurs résultats et d’exercer un jugement dans la prise de décision.

« On ne cherche plus seulement des gens qui codent, mais des profils capables d’orchestrer », a-t-il indiqué.

L’expert a également rappelé que certaines compétences demeurent difficilement automatisables, notamment celles liées au jugement, à la créativité ou au discernement.

S’appuyant sur les projections du Forum économique mondial, il a rappelé que 170 millions d’emplois devraient être créés dans le monde d’ici 2030, tandis que 92 millions seraient appelés à évoluer ou à disparaître, soit un solde net positif de 78 millions d’emplois. Selon cette même source, près de 39 % des compétences actuellement mobilisées devraient évoluer au cours des prochaines années.

Les travaux se sont poursuivis par plusieurs tables rondes consacrées à l’évolution des ressources humaines à l’ère de l’intelligence artificielle. Les échanges ont porté sur les usages déjà observés dans les entreprises, l’évolution des métiers, les besoins en formation ainsi que les modalités d’accompagnement des collaborateurs.

Selim Benabdelkhalek

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HCP : l’économie marocaine progresse de 4,6 % au T1, portée par l’agriculture https://lnt.ma/hcp-leconomie-marocaine-progresse-de-46-au-t1-portee-par-lagriculture/ Mon, 29 Jun 2026 07:59:32 +0000 https://lnt.ma/?p=551991 L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,6 % au premier trimestre 2026, contre 5 % à la même période de l’année précédente, selon les comptes nationaux publiés lundi par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Si le rythme de progression s’est légèrement modéré, cette évolution a été soutenue par une forte reprise de l’activité agricole, […]

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L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,6 % au premier trimestre 2026, contre 5 % à la même période de l’année précédente, selon les comptes nationaux publiés lundi par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Si le rythme de progression s’est légèrement modéré, cette évolution a été soutenue par une forte reprise de l’activité agricole, alors que les secteurs non agricoles ont affiché un ralentissement.

Le HCP indique que cette croissance résulte d’évolutions contrastées entre les différents secteurs de l’économie. La valeur ajoutée agricole a progressé de 18,4 %, après une hausse de 8,1 % un an auparavant, tandis que les activités non agricoles ont vu leur rythme de croissance ralentir à 2,6 %, contre 4 % au premier trimestre 2025.

Dans le détail, la valeur ajoutée du secteur primaire a augmenté de 17,3 %, portée par les performances de l’agriculture, malgré une baisse de 1,9 % de l’activité de la pêche.

En revanche, le secteur secondaire a enregistré un recul de 1 % en volume, corrigé des variations saisonnières. Cette évolution s’explique par la diminution de la valeur ajoutée dans les activités de l’électricité et de l’eau (-3,4 %), les industries extractives (-3,2 %) et les industries manufacturières (-1,3 %). La construction est restée en croissance, mais à un rythme plus modéré de 1,5 %, contre 7,1 % un an auparavant.

Le secteur tertiaire a, pour sa part, conservé une dynamique positive avec une progression de 4,3 %, légèrement inférieure aux 4,5 % enregistrés au premier trimestre 2025.

Aux prix courants, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 5,7 %, tandis que le niveau général des prix a ralenti à 1,1 %, selon les données du HCP.

La demande intérieure est demeurée le principal moteur de l’activité économique. Elle a progressé de 6,5 %, contre 6,4 % un an auparavant, contribuant à hauteur de 6,9 points à la croissance nationale.

Cette évolution a notamment été portée par la consommation des ménages, dont les dépenses ont augmenté de 4,6 %, après seulement 1,1 % un an plus tôt. Cette composante a contribué pour 2,6 points à la croissance du PIB. La consommation des administrations publiques a également accéléré, avec une progression de 4,9 %, contre 3,5 % au premier trimestre 2025.

L’investissement brut est resté soutenu, bien qu’en ralentissement. Sa croissance est revenue à 10,8 %, après 19,6 % un an auparavant, contribuant à hauteur de 3,4 points à la croissance économique.

Les comptes nationaux font également ressortir une amélioration des équilibres macroéconomiques. L’épargne nationale s’est établie à 31,4 % du PIB, contre 29,5 % un an auparavant. Cette progression intervient dans un contexte de hausse de 5,7 % du PIB à prix courants et d’une augmentation de 23,8 % des revenus nets reçus du reste du monde, permettant au revenu national brut disponible de progresser de 6,8 %.

L’investissement brut a représenté 32,9 % du PIB au premier trimestre, ce qui s’est traduit par un besoin de financement limité à 1,5 % du PIB, selon le HCP.

LNT

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Lancement des travaux de construction de la nouvelle gare routière de Kénitra https://lnt.ma/lancement-des-travaux-de-construction-de-la-nouvelle-gare-routiere-de-kenitra/ Fri, 26 Jun 2026 09:56:12 +0000 https://lnt.ma/?p=551935 Le coup d’envoi des travaux de construction de la nouvelle gare routière de Kénitra a été donné, jeudi, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh. Édifiée sur une superficie de quatre hectares, cette infrastructure s’inscrit dans une nouvelle génération de gares routières répondant aux exigences de mobilité […]

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Le coup d’envoi des travaux de construction de la nouvelle gare routière de Kénitra a été donné, jeudi, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh.

Édifiée sur une superficie de quatre hectares, cette infrastructure s’inscrit dans une nouvelle génération de gares routières répondant aux exigences de mobilité moderne.

Elle constitue un projet pilote appelé à inaugurer une nouvelle génération d’infrastructures de transport à travers le Royaume, notamment dans les grands pôles caractérisés par une forte densité démographique et un important dynamisme économique.

Dans une déclaration à la presse, M. Kayouh a souligné que ce projet est le fruit d’un partenariat entre le ministère du Transport et de la Logistique, à travers la Société nationale des transports et de la logistique (SNTL), le ministère de l’Intérieur ainsi que plusieurs autres partenaires.

Stratégiquement située à proximité de l’autoroute et de la Gare ferroviaire, cette nouvelle gare routière vise à améliorer l’interconnexion entre les différents modes de transport, tout en respectant les critères d’esthétique urbaine et de fluidité des déplacements au sein de la ville, a-t-il ajouté.

Ainsi, Kénitra bénéficiera ainsi d’une infrastructure intégrée offrant toutes les commodités nécessaires aux voyageurs, tout en garantissant une meilleure fluidité des déplacements grâce à une connexion efficace avec l’ensemble des moyens de transport, a-t-il relevé à l’issue de cette cérémonie marquée par la présence de plusieurs personnalités dont le gouverneur de la Province de Kénitra, Abdelhamid El Mazid, et le directeur général de la SNTL, Hassan Oubaha.

Pour sa part, Aïcha Amrani, l’une des deux architectes maîtres d’œuvre du projet, a fait observer que la conception de cette gare routière repose sur une vision qui dépasse la seule fonction de transport. En effet, le projet vise à renforcer l’urbanité du site et à faire de la gare un véritable espace public au service des usagers et des habitants, a-t-elle soutenue dans une déclaration similaire.

Elle a expliqué que le projet s’articule autour d’une forme universelle, le cercle, qui constitue la matrice de l’ensemble de la conception architecturale. Au-delà de son rôle dans l’organisation et la structuration du bâtiment, cette forme renvoie symboliquement à la boussole, à la rose des vents, au voyage, aux destinations et à l’orientation, a-t-elle dit.

De son côté, Mohamed Fikri Benabdallah, architecte et autre membre du groupement d’architectes maîtres d’œuvre du projet, a souligné que l’ambition de cette nouvelle gare routière est d’accompagner la dynamique de développement que connaissent les gares ferroviaires et les aéroports du Royaume, désormais dotés des dernières technologies en matière d’accueil, de sécurité et de confort, et d’étendre cette modernisation au secteur des gares routières.

M. Benabdallah a également mis en avant une particularité majeure du projet, précisant que les cars seront systématiquement accueillis au niveau du sous-sol. Ce choix architectural permettra, selon lui, de réduire la pollution visuelle, tout en favorisant une meilleure intégration de l’équipement dans son environnement urbain et en préservant l’harmonie du paysage de la ville.

Le bâtiment de cette nouvelle gare routière a été conçu selon un système de couches successives imbriquées, associant espaces bâtis, volumes vitrés, zones végétalisées et structures légères. Cette configuration permet de filtrer la lumière naturelle, de créer des espaces verts et des zones tampons favorisant un confort thermique passif, l’objectif étant d’offrir aux usagers un cadre agréable et des parcours plus confortables au sein de la gare.

A l’instar des gares routières de Rabat et de Tanger, la future gare de Kénitra sera équipée d’infrastructures et d’équipements de dernière génération, notamment en matière de billetterie électronique, tout en intégrant des espaces commerciaux et des espaces verts destinés à améliorer le confort des voyageurs et à fluidifier les déplacements.

 

LNT avec Map

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DEPF : tourisme, transport et crédit soutiennent l’économie marocaine malgré des signaux contrastés https://lnt.ma/depf-le-maroc-accueille-77-millions-de-touristes-a-fin-mai-2026/ Fri, 26 Jun 2026 09:52:39 +0000 https://lnt.ma/?p=551932 L’économie marocaine a poursuivi son évolution sur une trajectoire globalement favorable au cours des premiers mois de 2026, portée notamment par la bonne tenue du tourisme, la progression du transport aérien, le dynamisme du crédit bancaire et le maintien d’un financement soutenu de l’économie. C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture publiée […]

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L’économie marocaine a poursuivi son évolution sur une trajectoire globalement favorable au cours des premiers mois de 2026, portée notamment par la bonne tenue du tourisme, la progression du transport aérien, le dynamisme du crédit bancaire et le maintien d’un financement soutenu de l’économie. C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture publiée par la Direction des Études et des Prévisions Financières (DEPF), qui met toutefois en évidence plusieurs indicateurs contrastés, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la construction et du transport maritime.

Le secteur touristique continue de s’imposer comme l’un des principaux moteurs de l’activité économique. À l’approche de la saison estivale, la destination Maroc confirme son attractivité avec une progression de 13% des arrivées de touristes au mois de mai 2026, malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui ont entraîné une hausse des coûts du transport aérien.

Au terme des cinq premiers mois de l’année, le Royaume a accueilli 7,7 millions de visiteurs, soit une augmentation de 7% par rapport à la même période de 2025. Si ce rythme reste inférieur à la hausse exceptionnelle de 22% enregistrée un an auparavant, il confirme néanmoins la résilience du secteur.

Cette dynamique se reflète également dans les établissements d’hébergement classés, qui ont totalisé 14 millions de nuitées à fin avril, en progression de 9% sur un an. Après une légère contraction observée en février (-3,8%), les performances mensuelles ont rapidement retrouvé leur vigueur avec des hausses de 22,2% en mars et de 8% en avril.

Les recettes voyages poursuivent également leur progression à un rythme soutenu. Elles affichent une croissance de 21,2% à fin avril 2026, confirmant la montée en valeur du secteur touristique et sa contribution croissante aux équilibres extérieurs du pays.

Le transport aérien poursuit son envol

Cette bonne orientation du tourisme s’accompagne d’une forte progression du transport aérien. Les aéroports marocains ont accueilli plus de 12,3 millions de passagers durant les quatre premiers mois de 2026, en hausse de 9,7%.

Le trafic international progresse de 9,5%, tandis que le trafic domestique affiche une hausse plus marquée de 11,1%.

Les liaisons avec les principaux marchés émetteurs restent particulièrement dynamiques. Le trafic avec l’Europe augmente de 9,6%, celui avec l’Afrique de 19,6%, tandis que les échanges avec les Amériques enregistrent la plus forte progression (+23,9%). Les flux avec les pays du Maghreb progressent également de 13,7%.

Seule ombre au tableau, les dessertes avec le Moyen et l’Extrême-Orient reculent de 4,6%, conséquence directe des perturbations géopolitiques qui affectent la région. Durant le seul mois d’avril, ce trafic s’est contracté de 37,5%.

Le fret aérien demeure également bien orienté avec une croissance de 11,8%.

Les ports affichent une activité contrastée

Le transport portuaire poursuit également sa progression, bien que les performances diffèrent selon les segments.

À fin mars 2026, les ports marocains ont traité 63,3 millions de tonnes de marchandises, soit une hausse de 4,3%.

Cette évolution est principalement portée par la progression des importations (+10,7%) et du soutage des hydrocarbures (+4,3%). Les principaux trafics stratégiques affichent également des résultats positifs, avec une hausse des importations de céréales (+33,7%), des hydrocarbures (+16,9%), du charbon (+17%), des phosphates et dérivés (+2,8%) ainsi que des voitures neuves (+8,2%).

En revanche, certains segments enregistrent un ralentissement. Le trafic des conteneurs recule de 1,9%, celui du transport international routier de 5,8%, tandis que le cabotage chute de 30%. Les exportations maritimes diminuent également de 1,9%.

Le trafic de passagers dans les ports reste pratiquement stable, avec 718.720 voyageurs à fin mars, en léger recul de 0,8%.

Le Trésor renforce ses financements

Sur le plan des finances publiques, les levées brutes du Trésor atteignent 58,2 milliards de dirhams à fin mai 2026, en légère hausse de 0,8%.

Cette évolution repose principalement sur une forte augmentation des émissions à maturité moyenne (+61,6%), tandis que les émissions à long terme reculent fortement (-86,7%).

Dans le même temps, les remboursements diminuent de 4,7%, permettant aux levées nettes d’atteindre 19,8 milliards de dirhams, en progression de 13,4%.

L’encours des bons du Trésor s’établit ainsi à 807,1 milliards de dirhams, confirmant la stabilité du financement de l’État.

Parallèlement, l’appétit des investisseurs demeure soutenu. Les soumissions sur le marché des adjudications progressent de 21,7%, atteignant 157,2 milliards de dirhams.

Bank Al-Maghrib maintient un soutien important à la liquidité

La Banque centrale poursuit également ses interventions pour accompagner le financement de l’économie.

En mai 2026, Bank Al-Maghrib a porté ses injections hebdomadaires de liquidité à 161,3 milliards de dirhams, principalement à travers les avances à sept jours, les pensions livrées et les programmes de soutien destinés aux TPME.

Le taux interbancaire demeure stable autour de 2,25%, conformément au taux directeur.

Par ailleurs, les conditions de financement poursuivent leur amélioration. Au premier trimestre 2026, le taux moyen des crédits bancaires recule à 4,66%, grâce notamment à la baisse des taux appliqués aux crédits d’équipement, de trésorerie, immobiliers et à la consommation.

L’énergie évolue à deux vitesses

Le secteur énergétique présente des évolutions plus contrastées.

La production nationale d’électricité recule légèrement de 0,3% à fin avril, en raison d’une baisse de la production privée et de celle de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE).

Cette diminution est toutefois largement compensée par la forte progression des énergies renouvelables développées dans le cadre de la loi 13-09 (+20,7%) ainsi que par la montée en puissance des producteurs tiers (+209,5%).

Les importations d’électricité progressent fortement (+68,7%), alors que les exportations reculent de 44,2%.

Dans le même temps, la demande intérieure continue d’augmenter, avec une hausse de 4,5% de l’énergie nette appelée et une progression de 8,4% de la consommation nationale d’électricité.

La construction ralentit mais le crédit immobilier résiste

Le secteur de la construction envoie, quant à lui, des signaux plus mitigés.

Les ventes de ciment, considérées comme un indicateur avancé de l’activité du bâtiment, reculent de 5,3% sur les cinq premiers mois de l’année, après avoir progressé de 9,5% un an auparavant.

Toutefois, les premiers indicateurs du deuxième trimestre montrent une amélioration, avec une reprise des ventes de 1,9% après le recul enregistré durant le premier trimestre.

En parallèle, le financement immobilier poursuit sa progression. Les crédits à l’habitat augmentent de 3%, tandis que ceux destinés à la promotion immobilière progressent de 3,5%.

Au total, l’encours des crédits immobiliers atteint 325,7 milliards de dirhams à fin avril 2026, en hausse de 3,6%, traduisant la poursuite du financement du secteur malgré le ralentissement observé sur certains indicateurs de l’activité.

Au final, la note de conjoncture de la DEPF fait ressortir une économie marocaine qui continue de bénéficier de la vigueur du tourisme, de la mobilité internationale et de conditions de financement favorables. En parallèle, certains secteurs, notamment la construction, le commerce maritime ou encore la production électrique, affichent des évolutions plus contrastées, témoignant d’un contexte économique marqué à la fois par la résilience de la demande intérieure et par les effets persistants des incertitudes géopolitiques internationales.

 

LNT

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CFA Maroc renouvelle sa gouvernance et élit Leila Haddaoui à sa présidence https://lnt.ma/cfa-maroc-renouvelle-sa-gouvernance-et-elit-leila-haddaoui-a-sa-presidence/ Thu, 25 Jun 2026 15:20:05 +0000 https://lnt.ma/?p=551891 Le Club des Femmes Administrateurs (CFA Maroc) a renouvelé ses instances dirigeantes à l’issue de son Assemblée générale ordinaire élective (AGOE), tenue le 23 juin 2026. Les membres ont approuvé les comptes de l’exercice 2025 et élu un nouveau conseil d’administration présidé par Leila Haddaoui, qui succède à Samira Khamlichi. Cette assemblée a constitué un […]

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Le Club des Femmes Administrateurs (CFA Maroc) a renouvelé ses instances dirigeantes à l’issue de son Assemblée générale ordinaire élective (AGOE), tenue le 23 juin 2026. Les membres ont approuvé les comptes de l’exercice 2025 et élu un nouveau conseil d’administration présidé par Leila Haddaoui, qui succède à Samira Khamlichi.

Cette assemblée a constitué un rendez-vous consacré à la présentation du bilan des réalisations de l’association, à l’examen de ses perspectives de développement ainsi qu’au renouvellement de sa gouvernance. Les membres ont adopté les rapports moral et financier avant de procéder à l’élection de la présidente et des administratrices appelées à conduire les activités du Club pour le nouveau mandat.

À cette occasion, un hommage a été rendu à Samira Khamlichi ainsi qu’aux membres sortantes du conseil d’administration pour leur contribution au développement du CFA Maroc au cours des trois dernières années. L’association souligne que cette période a été marquée par un renforcement de son rayonnement institutionnel, la conclusion de partenariats stratégiques, l’organisation de plusieurs événements, l’élargissement de sa communauté de membres et l’accompagnement de femmes administratrices vers des fonctions de gouvernance.

Les participantes ont également salué le rôle des fondatrices du Club, dont l’engagement a permis de structurer une communauté de femmes dirigeantes mobilisées autour de la promotion d’une gouvernance responsable, performante et durable. Selon le CFA Maroc, leur action a contribué à faire progresser l’idée que la mixité au sein des instances de gouvernance constitue un facteur de performance et de création de valeur pour les organisations.

Le nouveau conseil d’administration est composé, aux côtés de sa présidente Leila Haddaoui, de Najoua Bensouda, Amina Daoudi, Fatima Zohra El Ouerkhaoui, Fadwa Housni, Kawtar Johrati, Hind Lfal, Bouchra Qermane et Khaoula Ramdi.

Le CFA Maroc indique que cette nouvelle équipe s’inscrit dans une démarche de continuité tout en affichant l’ambition de renforcer l’impact et le rayonnement de l’association. Elle entend poursuivre les actions engagées en faveur d’une gouvernance plus inclusive, équilibrée et diversifiée, tout en poursuivant l’accompagnement des femmes administratrices et la promotion des bonnes pratiques de gouvernance au service des projets de transformation et de développement du Royaume.

LNT avec CdP

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Entre résilience interne et incertitudes externes, Bank Al-Maghrib maintient le cap https://lnt.ma/entre-resilience-interne-et-incertitudes-externes-bank-al-maghrib-maintient-le-cap/ Wed, 24 Jun 2026 10:03:05 +0000 https://lnt.ma/?p=551730 Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année tenue le 23 juin, de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Une décision qui intervient dans un contexte économique marqué par des signaux contrastés : d’un côté, une accélération de la croissance économique portée notamment par le rebond […]

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Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année tenue le 23 juin, de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Une décision qui intervient dans un contexte économique marqué par des signaux contrastés : d’un côté, une accélération de la croissance économique portée notamment par le rebond de l’agriculture et la bonne tenue des activités non agricoles ; de l’autre, des tensions géopolitiques persistantes, une remontée des prix de l’énergie et des incertitudes entourant l’environnement international.

À travers ses nouvelles projections macroéconomiques et les explications fournies par son Wali, Bank Al-Maghrib dessine le portrait d’une économie marocaine qui affiche une capacité de résilience certaine, mais qui demeure exposée à des risques externes susceptibles d’influer sur sa trajectoire à moyen terme.

Un statu quo monétaire dans un environnement encore incertain

Le maintien du taux directeur à 2,25 % n’a pas constitué une surprise pour les marchés. La Banque centrale a justifié cette décision par l’évolution anticipée de l’inflation, qui reste compatible avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, par la consolidation de l’activité économique et par les fortes incertitudes qui continuent de peser sur l’économie mondiale.

L’institution monétaire souligne qu’elle continuera à suivre de près la conjoncture nationale et internationale et à adapter sa politique monétaire en fonction des données les plus récentes.

Cette approche de prudence reflète la complexité du contexte actuel. Depuis plusieurs années, les banques centrales évoluent dans un environnement marqué par une succession de chocs exogènes : pandémie, tensions inflationnistes, perturbations logistiques mondiales, sécheresses récurrentes et, plus récemment, conflits géopolitiques.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a d’ailleurs insisté sur le caractère récurrent de ces crises et sur la nécessité, pour les institutions monétaires, de renforcer leur capacité d’adaptation et leur agilité face à des évolutions rapides des paradigmes économiques et financiers.

L’accord États-Unis-Iran apporte un répit, sans dissiper les risques

L’une des principales nouveautés de ce Conseil réside dans l’analyse détaillée des conséquences du conflit au Moyen-Orient et de l’accord récemment annoncé entre les États-Unis et l’Iran.

Selon Bank Al-Maghrib, cet accord laisse entrevoir une normalisation progressive du transport maritime et une détente potentielle des marchés énergétiques. Toutefois, la Banque centrale estime que l’activité économique mondiale continuera, à court terme, de subir les retombées du conflit.

Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions sur les marchés des matières premières et les risques pesant sur la sécurité énergétique mondiale demeurent des sources majeures d’incertitude.

Le détroit d’Ormuz constitue à cet égard un point de vigilance particulier. Une part importante des flux énergétiques mondiaux y transite quotidiennement. Toute perturbation durable pourrait non seulement renchérir les prix du pétrole mais également provoquer des difficultés d’approvisionnement pour plusieurs secteurs industriels.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a notamment évoqué l’impact potentiel de telles perturbations sur certains intrants stratégiques utilisés par l’industrie marocaine, notamment dans la production de fertilisants.

Une inflation en hausse, mais toujours maîtrisée

Les tensions géopolitiques ont déjà des effets perceptibles sur l’économie nationale.

En mai, les prix des carburants ont progressé de 27,6 % sur un an. Cette hausse de la facture énergétique, conjuguée à une remontée de l’inflation importée, devrait se traduire par une accélération de l’inflation domestique.

Après avoir évolué autour de 0,8 % en moyenne en 2024 et en 2025, l’inflation devrait atteindre 1,5 % cette année puis 2,1 % en 2027.

Ces niveaux restent relativement modérés comparativement à ceux observés dans plusieurs économies avancées ou émergentes.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils, serait particulièrement contenue cette année, à seulement 0,2 %. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix de certains produits alimentaires, notamment l’huile d’olive. Elle devrait néanmoins s’accélérer à 2,9 % en 2027, sous l’effet de la dissipation de cet effet favorable et de la progression de l’inflation importée.

Les anticipations des professionnels du secteur financier demeurent, elles aussi, relativement ancrées. Selon l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, les experts tablent sur une inflation moyenne de 2,2 % aussi bien à l’horizon de huit trimestres que de douze trimestres.

Une croissance soutenue par l’agriculture et l’investissement

Sur le plan de l’activité économique, les perspectives demeurent favorables.

Après une croissance estimée à 4,9 % en 2025, l’économie nationale devrait progresser de 5,2 % cette année avant de ralentir à 3,1 % en 2027, essentiellement sous l’effet de base lié à l’agriculture.

Le principal moteur de cette accélération réside dans le rebond attendu de la valeur ajoutée agricole.

Après une progression de 8,2 % en 2025, celle-ci devrait augmenter de 16 % en 2026, soutenue par une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite reculer de 7,6 % en 2027 dans l’hypothèse d’un retour à une production moyenne.

Les activités non agricoles devraient, pour leur part, maintenir une croissance soutenue de 4,2 % en moyenne en 2026 et en 2027, après une progression de 4,5 % l’année précédente.

Selon le Wali de Bank Al-Maghrib, cette dynamique devrait également continuer de bénéficier des importants programmes d’investissement engagés au Maroc.

L’effort d’investissement public, les grands projets d’infrastructures, les investissements des établissements publics, notamment ceux de l’OCP, ainsi que les projets liés au dessalement de l’eau de mer, à la transition énergétique ou encore à l’hydrogène vert constituent autant de facteurs susceptibles de soutenir la croissance au-delà de l’horizon 2030.

La Banque centrale estime également que l’investissement privé dispose encore d’importantes marges de progression.

Des tensions persistantes sur le marché du travail

Malgré l’amélioration de l’activité économique, le marché de l’emploi continue de présenter des fragilités structurelles.

Les résultats de la nouvelle enquête du Haut-Commissariat au Plan indiquent qu’au premier trimestre 2026, le taux de chômage s’est établi à 10,8 % au niveau national, à 13,5 % en milieu urbain et à 6,1 % en milieu rural.

Le taux d’emploi demeure particulièrement faible chez certaines catégories de la population, notamment les femmes et les jeunes.

Selon les données présentées par le Wali, le taux d’emploi des femmes s’établit à seulement 14,7 %, tandis que celui des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 16,6 %.

Ces chiffres mettent en évidence les défis persistants de l’inclusion économique et de la création d’emplois durables.

Le commerce extérieur sous pression

L’environnement international pèse également sur les comptes extérieurs.

La hausse des prix du pétrole et de certains intrants industriels, conjuguée à la poursuite de l’effort d’investissement, devrait se traduire par un alourdissement du déficit commercial.

La facture énergétique augmenterait de 26 % cette année pour atteindre 135 milliards de dirhams avant de reculer à 114,4 milliards en 2027. Parallèlement, les importations de biens d’équipement continueraient de progresser pour avoisiner 245 milliards de dirhams à l’horizon 2027.

Du côté des exportations, les perspectives demeurent globalement favorables.

Après un repli en 2025, les exportations automobiles devraient reprendre progressivement leur progression pour atteindre 190,8 milliards de dirhams en 2027.

Les exportations de phosphates et de dérivés continueraient également de progresser pour dépasser 110 milliards de dirhams.

Les recettes touristiques poursuivraient leur dynamique, passant de 138,6 milliards de dirhams en 2025 à plus de 161 milliards en 2027, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger devraient atteindre près de 130 milliards de dirhams.

Malgré ces performances, le déficit du compte courant devrait se creuser à 4 % du PIB cette année, contre 2,4 % en 2025, avant de revenir à 3,8 % en 2027.

Pour Bank Al-Maghrib, ce niveau ne constitue pas, à ce stade, une source de préoccupation majeure compte tenu de la solidité des réserves de change et de la capacité du pays à mobiliser des financements extérieurs.

Des réserves de change confortables

Les avoirs officiels de réserve continueraient de se renforcer.

Selon les projections de Bank Al-Maghrib, ils atteindraient près de 542 milliards de dirhams en 2027, soit l’équivalent de plus de six mois d’importations de biens et services.

La Banque centrale considère ce niveau comme particulièrement confortable dans le contexte actuel et comme un facteur de résilience important face aux chocs externes.

Le taux de change du dirham demeure, selon ses évaluations, globalement aligné sur les fondamentaux économiques.

Une transition progressive vers le ciblage de l’inflation

Au-delà de la décision de politique monétaire, Bank Al-Maghrib poursuit également les travaux préparatoires à l’adoption d’un régime de ciblage de l’inflation.

Le Wali a indiqué que le chantier est actuellement dans une phase de sensibilisation et de préparation technique associant les acteurs financiers, les milieux académiques et le secteur privé.

L’institution bénéficie de l’assistance technique du Fonds monétaire international ainsi que de partenariats avec d’autres banques centrales. Une simulation à blanc pourrait être réalisée en fin d’année, avant une éventuelle entrée en vigueur du nouveau dispositif à partir de 2027, sous réserve de l’évolution du contexte international.

Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large du rôle des banques centrales, désormais confrontées à des défis multiples liés aux transitions numériques, aux enjeux climatiques, à la cybersécurité, aux cryptoactifs et aux mutations rapides de l’économie mondiale.

Le dossier européen avance

Au cours de son point de presse, le Wali de Bank Al-Maghrib a également évoqué la directive européenne encadrant l’activité des banques étrangères au sein de l’Union européenne et ses implications potentielles pour les banques marocaines actives auprès des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Abdellatif Jouahri a indiqué qu’une task force réunissant notamment le ministère des Affaires étrangères, la Direction du Trésor et des Finances extérieures, les banques concernées et Bank Al-Maghrib a été mise en place afin de mener des discussions avec les autorités européennes et plusieurs États membres. Des échanges ont déjà eu lieu avec la France, tandis que des contacts sont engagés avec la Belgique et les Pays-Bas, et que d’autres rencontres sont prévues avec l’Espagne et l’Italie.

Le Wali s’est dit confiant quant à l’issue de ces discussions, tout en soulignant que le processus nécessitera du temps et devrait se poursuivre tout au long de l’année 2026. Il a par ailleurs relevé que les transferts des MRE continuent d’afficher une évolution favorable malgré ce contexte réglementaire.

Revolut, ce n’est pas pour tout de suite

Interrogé également sur l’intérêt manifesté par la néobanque britannique Revolut pour le marché marocain, Abdellatif Jouahri a indiqué avoir reçu, au début du mois de juin, les responsables de la fintech, venus présenter leurs perspectives de développement au Maroc et leur intérêt pour le Royaume en tant que porte d’entrée vers l’Afrique.

Le Wali a toutefois expliqué que plusieurs chantiers stratégiques mobilisent actuellement les autorités monétaires, notamment les discussions relatives à la directive européenne, les évaluations prévues par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ainsi que l’évaluation du Maroc par le Groupe d’action financière (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Selon lui, ces priorités ne permettent pas d’envisager, à ce stade, l’arrivée de nouveaux acteurs bancaires internationaux sur le marché marocain. Il a également rappelé que Revolut s’intéresse principalement aux services bancaires numériques, un segment sur lequel les établissements marocains sont déjà fortement positionnés.

Selim Benabdelkhalek

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OMTT : Les professionnels du transport touristique veulent se mettre à jour du Mondial 2030 https://lnt.ma/omtt-les-professionnels-du-transport-touristique-veulent-se-mettre-a-jour-du-mondial-2030/ Tue, 23 Jun 2026 14:53:59 +0000 https://lnt.ma/?p=551669 L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) appelle à accélérer la modernisation du secteur du transport touristique à travers la digitalisation, le renouvellement des flottes et le renforcement des compétences professionnelles, estimant que ces chantiers sont devenus indispensables pour accompagner la croissance du tourisme marocain et préparer le Royaume aux grands rendez-vous internationaux prévus à l’horizon […]

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L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) appelle à accélérer la modernisation du secteur du transport touristique à travers la digitalisation, le renouvellement des flottes et le renforcement des compétences professionnelles, estimant que ces chantiers sont devenus indispensables pour accompagner la croissance du tourisme marocain et préparer le Royaume aux grands rendez-vous internationaux prévus à l’horizon 2030.

Cet appel a été lancé à l’occasion de l’AGO de l’OMTT et de la Rencontre Nationale des Professionnels du Transport Touristique, organisées récemment à Casablanca, avec la participation de représentants du secteur venus de différentes régions du Royaume ainsi que d’acteurs institutionnels et économiques issus des domaines du transport, du tourisme, de l’investissement, du financement et des technologies.

Cette rencontre a constitué également un espace d’échange et de concertation autour des défis et des perspectives du transport touristique, dans un contexte marqué par la dynamique positive que connaît le tourisme marocain et par les préparatifs liés aux grandes échéances que le pays s’apprête à accueillir dans les prochaines années.

Pour Monir Chami, président de l’OMTT, cette rencontre représente une étape importante pour renforcer le dialogue entre les différents intervenants du secteur et traiter les défis de manière concertée et responsable. Et d’affirmer que la convergence des efforts entre les acteurs institutionnels et les professionnels constitue un levier essentiel pour développer le transport touristique et améliorer sa compétitivité, rappelant que cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision nationale qui fait du tourisme un moteur majeur du développement économique, social et culturel.

Du côté des participants, ces derniers ont insisté sur le rôle stratégique du transport touristique au sein de la chaîne de valeur du tourisme, soulignant son impact direct sur l’expérience des visiteurs, la fluidité de leurs déplacements et la qualité des services proposés. Ils ont estimé à cet effet qu’un secteur moderne et performant contribue fortement à renforcer l’image du Maroc comme destination touristique sûre, attractive et compétitive. Ils ont par ailleurs souligné que le développement du transport touristique constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour accompagner la montée en puissance du tourisme national et renforcer la capacité du pays à accueillir de grands événements internationaux dans les meilleures conditions.

Les débats ont également mis en lumière les progrès réalisés ces dernières années en matière d’infrastructures, d’investissement et d’organisation du secteur. Par la même occasion, il a été question d’accélérer les efforts de modernisation afin de répondre à l’évolution de la demande touristique et aux nouvelles exigences du marché.

De son côté, l’OMTT a réaffirmé sa volonté de poursuivre son action en faveur des professionnels du secteur à travers le renforcement du dialogue avec les partenaires institutionnels, la promotion de l’investissement, la modernisation des flottes et le développement de partenariats public-privé durables.

La rencontre nationale a également permis d’échanger sur les principaux défis et opportunités du secteur, avec pour objectif l’élaboration de recommandations concrètes destinées à améliorer sa compétitivité et à consolider sa place au sein de l’écosystème touristique national.

Parmi les priorités identifiées figurent notamment l’accélération de la transformation digitale, le renouvellement du parc roulant, le développement des compétences professionnelles ainsi que la mise en place d’un cadre réglementaire et organisationnel plus efficace et plus agile…

 

H.Z

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Karim Zidane met en avant à Beijing les opportunités d’investissement au Maroc https://lnt.ma/karim-zidane-met-en-avant-a-beijing-les-opportunites-dinvestissement-au-maroc/ Mon, 22 Jun 2026 08:28:40 +0000 https://lnt.ma/?p=551492 Le Maroc prend part à la quatrième édition de l’Exposition internationale de la chaîne d’approvisionnement de Chine (China International Supply Chain Expo – CISCE), ouverte lundi à Beijing, à travers une délégation conduite par le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane. Organisée par le Conseil […]

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Le Maroc prend part à la quatrième édition de l’Exposition internationale de la chaîne d’approvisionnement de Chine (China International Supply Chain Expo – CISCE), ouverte lundi à Beijing, à travers une délégation conduite par le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane.

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Etude Visa : Au Maroc, l’IA s’impose dans les achats en ligne, mais la confiance demeure le principal enjeu https://lnt.ma/etude-visa-au-maroc-lia-simpose-dans-les-achats-en-ligne-mais-la-confiance-demeure-le-principal-enjeu/ Fri, 19 Jun 2026 14:55:30 +0000 https://lnt.ma/?p=551456 L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les habitudes de consommation des Marocains. Selon l’édition 2026 de l’étude « Stay Secure » de Visa, réalisée en partenariat avec Switch Al Maghrib (SWAM), 83 % des consommateurs au Maroc ont déjà eu recours à des outils d’IA pour les accompagner dans leurs achats en ligne. Toutefois, malgré cet […]

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L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les habitudes de consommation des Marocains. Selon l’édition 2026 de l’étude « Stay Secure » de Visa, réalisée en partenariat avec Switch Al Maghrib (SWAM), 83 % des consommateurs au Maroc ont déjà eu recours à des outils d’IA pour les accompagner dans leurs achats en ligne. Toutefois, malgré cet engouement, les questions de confiance et de sécurité continuent de conditionner l’adoption des nouvelles formes de commerce numérique.

L’étude, menée par Wakefield Research entre janvier et février 2026 auprès de consommateurs dans 17 marchés de la région CEMEA, met en évidence l’essor des usages de l’intelligence artificielle et du commerce social, tout en soulignant la persistance des préoccupations liées aux risques de fraude.

Une adoption croissante de l’IA dans le parcours d’achat

Les consommateurs marocains utilisent désormais l’intelligence artificielle à différentes étapes de leur expérience d’achat. Plus de la moitié des personnes interrogées s’appuient sur ces outils pour comparer les prix (55 %) ou trouver des idées de cadeaux (57 %), tandis que 42 % y recourent pour consulter des avis et des évaluations de produits.

Cette appropriation s’accompagne d’une perception largement positive de l’apport des nouvelles technologies. Près de 97 % des répondants estiment que les outils numériques, y compris ceux fondés sur l’IA, rendent les achats en ligne plus rapides et plus simples qu’auparavant.

L’IA influence également la découverte de nouveaux produits et services. Plus d’un consommateur sur deux (53 %) déclare avoir découvert de nouvelles marques ou enseignes grâce à des plateformes d’intelligence artificielle telles que ChatGPT ou Google Gemini.

Pour autant, l’adoption de l’IA montre certaines limites lorsqu’il s’agit de lui déléguer des opérations sensibles. Seuls 23 % des consommateurs marocains indiquent qu’ils seraient prêts à faire confiance à des agents d’intelligence artificielle pour finaliser leurs achats à leur place.

L’étude met également en évidence une évolution du regard porté sur l’intelligence artificielle en matière de cybersécurité. Plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) considèrent que l’IA permet aujourd’hui d’identifier plus facilement les tentatives d’escroquerie, tandis que 82 % estiment qu’elle jouera un rôle essentiel dans la protection contre la fraude à l’avenir.

Cette perception intervient dans un contexte de forte progression des usages numériques et de multiplication des points de contact entre consommateurs et plateformes en ligne.

L’essor du commerce social s’accompagne de nouveaux risques

Les achats directement réalisés via les réseaux sociaux connaissent une progression significative. Selon l’étude, 87 % des consommateurs marocains ont déjà acheté des produits à travers ces plateformes.

Cette évolution s’accompagne toutefois d’une exposition accrue aux risques de fraude. Près de 30 % des répondants déclarent avoir été victimes d’une arnaque financière au cours des douze derniers mois. Parmi eux, plus de la moitié (52 %) indiquent que l’incident est survenu sur les réseaux sociaux, davantage que sur les sites web, les places de marché en ligne ou les applications d’achat.

L’étude souligne également les préoccupations liées à l’exposition des plus jeunes aux risques du numérique. Ainsi, 92 % des consommateurs interrogés estiment que les enfants ont des difficultés à identifier les escroqueries en ligne.

Plus de six répondants sur dix (61 %) déclarent avoir déjà vu un enfant être victime d’une fraude dans le cadre d’activités de jeu ou d’achats en ligne. Cette préoccupation intervient alors que l’accès des jeunes aux outils de paiement numériques se développe progressivement. Environ 17 % des parents marocains indiquent que leurs enfants peuvent accéder à des applications de paiement mobile ou à des portefeuilles numériques.

Une forte attente envers les institutions

Face aux risques de fraude, les consommateurs marocains considèrent que la responsabilité de la protection repose avant tout sur les institutions. Près de la moitié des répondants (49 %) estiment que les banques et les établissements financiers doivent être les premiers acteurs de cette protection, devant les autorités publiques et les régulateurs (47 %) ainsi que les plateformes de commerce en ligne (29 %).

À l’inverse, seuls 9 % considèrent que cette responsabilité incombe en premier lieu aux consommateurs eux-mêmes.

Les attentes portent également sur des mécanismes de prévention plus proactifs. Ainsi, 64 % des répondants affirment qu’ils se sentiraient davantage en sécurité s’ils recevaient des alertes en temps réel de leur banque ou de leur application de paiement en cas d’activité suspecte. Par ailleurs, 36 % indiquent qu’ils seraient rassurés par la présence de logos ou de marques reconnues au moment du paiement.

Commentant les résultats de l’étude, Leila Serhan, Senior Vice President et Group Country Manager North Africa, Levant & Pakistan chez Visa, estime que la progression des achats en ligne et du commerce social s’accompagne d’une évolution parallèle des formes de fraude. Selon elle, les consommateurs considèrent la protection contre les arnaques comme une responsabilité partagée, tout en attendant des institutions financières, des gouvernements et des fournisseurs de paiement qu’ils jouent un rôle moteur dans la conception de systèmes de paiement intégrant la sécurité dès leur conception.

Même dans un contexte marqué par le développement du commerce assisté par l’intelligence artificielle, la dirigeante souligne que les consommateurs apprécient les gains de simplicité apportés par ces technologies, mais demeurent prudents lorsqu’il s’agit de leur confier la finalisation de leurs achats.

De son côté, la directrice générale de Switch Al Maghrib, Hanae Ben Driss, rappelle que la sécurité des paiements électroniques constitue un pilier fondamental de la confiance dans l’écosystème national. Selon elle, l’évolution des risques, dans un contexte de progression des paiements instantanés, impose de renforcer les capacités de détection et de prévention de la fraude grâce à des infrastructures robustes et à l’utilisation de l’intelligence artificielle.

LNT

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Importations, ventes, stockage: le marché des carburants reste dynamique en 2025 https://lnt.ma/importations-ventes-stockage-le-marche-des-carburants-reste-dynamique-en-2025/ Fri, 19 Jun 2026 10:15:54 +0000 https://lnt.ma/?p=551409 Le marché marocain des carburants a affiché une dynamique contrastée en 2025. Si les volumes de ventes et d’importations de gasoil et d’essence ont poursuivi leur progression, le chiffre d’affaires des principaux distributeurs a reculé sous l’effet de la baisse des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. C’est ce qui ressort du Reporting […]

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Le marché marocain des carburants a affiché une dynamique contrastée en 2025. Si les volumes de ventes et d’importations de gasoil et d’essence ont poursuivi leur progression, le chiffre d’affaires des principaux distributeurs a reculé sous l’effet de la baisse des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. C’est ce qui ressort du Reporting du quatrième trimestre 2025 et de l’analyse annuelle des principaux indicateurs de performance publiés par le Conseil de la concurrence concernant les sociétés de distribution en gros de gasoil et d’essence concernées par les accords transactionnels conclus avec l’institution.

Des ventes en hausse, mais des revenus en recul

Les neuf principales sociétés de distribution en gros de gasoil et d’essence ont réalisé un chiffre d’affaires global de près de 70,4 milliards de dirhams en 2025, hors carburant marin. Ce montant représente une baisse de 8,9% par rapport à l’année 2024.

Cette évolution intervient alors même que les volumes commercialisés ont progressé. Les ventes cumulées de gasoil et d’essence ont atteint environ 7,45 milliards de litres à fin 2025, contre 7,32 milliards de litres un an auparavant, soit une hausse de 1,8%.

Le gasoil continue de dominer largement le marché national. À lui seul, il a représenté 85% des volumes vendus et 83% de la valeur totale des ventes réalisées au cours de l’année.

Au quatrième trimestre 2025, les ventes cumulées des neuf opérateurs se sont établies à près de 1,91 milliard de litres, contre 1,9 milliard de litres à la même période en 2024, enregistrant une légère progression de 0,5%. En revanche, le chiffre d’affaires trimestriel s’est contracté de 3,7%, passant de 18,4 milliards à 17,7 milliards de dirhams.

Les importations atteignent 6,9 millions de tonnes

Les importations de gasoil et d’essence ont également progressé en volume durant l’année écoulée. Elles ont totalisé 6,9 millions de tonnes pour une valeur globale de 47,1 milliards de dirhams.

Par rapport à 2024, les volumes importés ont augmenté de 6,7%, alors que leur valeur a diminué de 9,1%, reflétant la baisse des cours internationaux des hydrocarbures. En 2024, les importations avaient atteint 6,5 millions de tonnes pour une valeur de 51,82 milliards de dirhams.

Au cours du quatrième trimestre 2025, les importations se sont élevées à près de 1,69 million de tonnes pour une valeur de 11,45 milliards de dirhams. Les volumes ont légèrement progressé de 0,6% sur un an, tandis que leur valeur a reculé de 4,8%.

Là encore, le gasoil demeure le produit largement majoritaire, représentant 88% des importations aussi bien en volume qu’en valeur.

Davantage d’acteurs sur le marché

Le rapport du Conseil de la concurrence met également en évidence un renforcement de la concurrence sur le marché des carburants.

Le nombre d’opérateurs disposant d’un agrément provisoire de reprise en raffinerie pour l’exercice de l’activité de distribution de produits pétroliers liquides est passé de 35 à fin 2024 à 39 à fin 2025, soit l’arrivée de quatre nouveaux acteurs.

La même tendance est observée au niveau des importateurs. Le nombre de sociétés agréées pour l’importation de produits pétroliers liquides a atteint 35 opérateurs à fin 2025, contre 31 une année auparavant.

Cette évolution traduit une ouverture progressive du marché et une diversification des intervenants dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Une capacité de stockage quasi stable

Sur le plan logistique, la capacité nationale totale de stockage du gasoil et de l’essence a atteint près de 1,57 million de tonnes à fin 2025, contre 1,56 million de tonnes un an auparavant, soit une progression limitée de 0,5%.

Les neuf principales sociétés de distribution concentrent toujours l’essentiel de ces capacités. Leur capacité totale de stockage s’est maintenue à environ 1,27 million de tonnes, un niveau identique à celui enregistré en 2024.

Ces infrastructures représentent ainsi près de 81% de la capacité nationale totale de stockage, confirmant le poids prépondérant de ces opérateurs dans la chaîne d’approvisionnement du marché marocain des carburants.

Une année marquée par l’effet prix

Au final, l’année 2025 confirme la bonne tenue de la demande nationale en carburants, avec des volumes de ventes et d’importations en hausse. Toutefois, la baisse des prix sur les marchés internationaux a pesé sur les revenus du secteur, entraînant un recul significatif du chiffre d’affaires des distributeurs.

Parallèlement, l’augmentation du nombre d’opérateurs actifs dans l’importation et la distribution témoigne d’une intensification progressive de la concurrence sur le marché marocain des produits pétroliers, tandis que les capacités de stockage évoluent à un rythme beaucoup plus modéré.

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Campagne céréalière : des rendements pouvant atteindre 57 quintaux à l’hectare, selon Ahmed El Bouari https://lnt.ma/campagne-cerealiere-des-rendements-pouvant-atteindre-57-quintaux-a-lhectare-selon-ahmed-el-bouari/ Wed, 17 Jun 2026 10:54:24 +0000 https://lnt.ma/?p=551294 Les premières données relatives à la campagne de récolte des céréales font ressortir de bons niveaux de production, avec des rendements variant entre 15 et 57 quintaux par hectare selon les régions, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et […]

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Les premières données relatives à la campagne de récolte des céréales font ressortir de bons niveaux de production, avec des rendements variant entre 15 et 57 quintaux par hectare selon les régions, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari.

En réponse à une question orale sur la gestion de la campagne céréalière, le ministre a précisé que les opérations de récolte et de commercialisation ont démarré progressivement à travers le Royaume. Les quantités collectées ont dépassé, au 15 juin, le seuil de 100.000 quintaux par jour durant la deuxième semaine de juin.

Selon M. El Bouari, les régions de Casablanca-Settat, de Fès-Meknès et de Marrakech-Safi concentrent à elles seules près de 84 % des volumes collectés.

Le ministre a également souligné que la campagne agricole 2025-2026 a bénéficié de conditions climatiques favorables. Au 12 juin, le cumul des précipitations atteignait environ 571 mm, en hausse de 94 % par rapport à la campagne précédente et de 45 % comparativement à une année jugée normale.

En amont de la campagne de récolte, le département de l’Agriculture a mis en œuvre plusieurs mesures anticipatives. Celles-ci ont porté notamment sur la mise à disposition de 734.000 quintaux de semences certifiées de céréales à des prix subventionnés et uniformisés à l’échelle nationale, l’approvisionnement du marché en près de 500.000 tonnes d’engrais et la poursuite du programme national de semis direct.

Le ministre a également évoqué le lancement du programme d’irrigation de complément, qui vise à atteindre un million d’hectares à l’horizon 2033, ainsi que l’élargissement de la couverture de l’assurance agricole et la restructuration de ses produits.

Selon M. El Bouari, l’ensemble de ces mesures, combinées à l’amélioration des conditions climatiques, devrait permettre d’atteindre une production prévisionnelle proche de 90 millions de quintaux, répartie entre 44 millions de quintaux de blé tendre, 21 millions de quintaux de blé dur et 25 millions de quintaux d’orge.

S’agissant des capacités de stockage, le ministre a indiqué que le département poursuit le renforcement des infrastructures dédiées à la conservation des céréales, à travers la création d’unités de proximité représentant une capacité d’environ deux millions de quintaux et le relèvement du taux de soutien aux investissements dans les infrastructures de stockage, passé de 10 % à 25 %. Il a également fait état du développement d’un système national intégré de stocks stratégiques.

En matière de commercialisation, l’approche adoptée privilégie la production nationale et le renforcement de la sécurité alimentaire. Dans ce cadre, le prix de référence d’achat du blé tendre destiné aux minoteries industrielles a été fixé à 280 dirhams le quintal et la suspension de la levée des droits de douane sur les importations de blé tendre a été maintenue durant les mois de juin et juillet 2026.

Le ministre a, par ailleurs, rappelé le partenariat conclu entre l’État et les professionnels du secteur afin de garantir la collecte de 15 à 20 millions de quintaux de blé tendre produit localement.

Cette stratégie repose également sur un mécanisme de constitution de stocks stratégiques, prévoyant l’octroi d’une prime de stockage de 3 dirhams par quinzaine pour chaque quintal de blé tendre national conservé. Ce dispositif vise à constituer un stock de réserve de huit millions de quintaux issus de la production nationale, permettant de porter la couverture des besoins à six mois, contre trois mois actuellement.

LNT

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Mobilité électrique : Casablanca accueillera en octobre le plus grand salon africain du secteur https://lnt.ma/mobilite-electrique-casablanca-accueillera-en-octobre-le-plus-grand-salon-africain-du-secteur/ Mon, 15 Jun 2026 13:42:27 +0000 https://lnt.ma/?p=551122 Le Maroc prépare la tenue de l’EVS Mobility Expo Morocco 2026, prévue du 27 au 29 octobre à la Foire internationale de Casablanca. Présenté comme le plus important salon africain consacré à la mobilité électrique, l’événement ambitionne de réunir les principaux acteurs internationaux et régionaux du secteur autour des enjeux de la transition énergétique et […]

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Le Maroc prépare la tenue de l’EVS Mobility Expo Morocco 2026, prévue du 27 au 29 octobre à la Foire internationale de Casablanca. Présenté comme le plus important salon africain consacré à la mobilité électrique, l’événement ambitionne de réunir les principaux acteurs internationaux et régionaux du secteur autour des enjeux de la transition énergétique et de l’innovation industrielle.

Organisée par le groupe MIE Group en partenariat avec la China Chamber of Commerce for Import and Export of Machinery and Electronic Products (CCCME), cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité des précédents rendez-vous qui ont contribué à faire de Casablanca un point de rencontre privilégié pour les professionnels de la mobilité durable.

L’édition 2025 avait notamment été marquée par la participation du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, illustrant l’intérêt accordé par les pouvoirs publics au développement de la mobilité électrique en tant que levier de transformation industrielle et de transition énergétique.

Une plateforme dédiée à l’écosystème de la mobilité durable

L’EVS Mobility Expo Morocco 2026 réunira constructeurs automobiles, équipementiers, fournisseurs de solutions de recharge, acteurs du secteur énergétique, startups, investisseurs et décideurs institutionnels autour d’un programme articulé autour des échanges professionnels et des opportunités d’affaires.

L’événement vise à favoriser le développement de partenariats stratégiques et à encourager l’émergence de nouveaux projets liés à la mobilité électrique sur le continent africain.

Les visiteurs pourront découvrir les dernières innovations en matière de véhicules électriques et hybrides, de technologies de batteries, de stockage de l’énergie et d’infrastructures de recharge. Le salon mettra également en lumière les évolutions technologiques qui façonnent actuellement les marchés internationaux de la mobilité durable.

Au-delà de l’exposition, les organisateurs prévoient un important programme de rencontres B2B destiné à faciliter les échanges entre les différents maillons de la chaîne de valeur de la mobilité électrique.

Des conférences thématiques et des séminaires spécialisés permettront également d’aborder les principaux défis liés au développement du secteur, notamment les questions de financement, d’infrastructures, de réglementation et d’intégration industrielle.

Des démonstrations technologiques ainsi que plusieurs lancements de véhicules et de solutions innovantes sont également annoncés au programme de cette édition.

L’un des dispositifs phares du salon repose sur un système de mise en relation professionnelle baptisé « Matchmaking », conçu pour favoriser des rencontres ciblées entre investisseurs, industriels, fournisseurs et porteurs de projets. Les organisateurs espèrent ainsi accélérer la conclusion de partenariats et stimuler les investissements dans les marchés africains de la mobilité durable.

LNT

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L’ONDA lance sa campagne pour le Mondial 2026 https://lnt.ma/londa-lance-sa-campagne-pour-le-mondial-2026/ Fri, 12 Jun 2026 14:24:30 +0000 https://lnt.ma/?p=550985 Airports of Morocco, la marque portée par l’Office National des Aéroports (ONDA), vient de dévoiler, à 24 heures du premier match des Lions de l’Atlas en Coupe du Monde FIFA 2026, une nouvelle campagne nationale intitulée « Let The Game Take Off ». Il s’agit d’une campagne dont le film institutionnel inédit met en lumière le rôle […]

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Airports of Morocco, la marque portée par l’Office National des Aéroports (ONDA), vient de dévoiler, à 24 heures du premier match des Lions de l’Atlas en Coupe du Monde FIFA 2026, une nouvelle campagne nationale intitulée « Let The Game Take Off ».

Il s’agit d’une campagne dont le film institutionnel inédit met en lumière le rôle central des aéroports du Royaume dans la mobilisation autour des grandes échéances sportives internationales, indique l’ONDA dans un communiqué.

Conçue comme une bande dessinée animée, la campagne adopte un registre créatif universel et immédiatement lisible, fait savoir la même source.

Sur le terrain, les Lions de l’Atlas, et dans les aéroports, les femmes et les hommes qui orchestrent chaque jour le départ des supporters vers les stades du monde — agents d’accueil, équipes d’exploitation, sécurité, maintenance et assistance passagers. Deux scènes, une même équipe : celle qui porte les couleurs du Maroc.

Cette mobilisation s’appuie sur la coordination constante entre l’ONDA, le ministère de l’Intérieur, la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), la Gendarmerie Royale, l’Administration des Douanes et Impôts Indirects et le ministère du Transport et de la Logistique, dont l’engagement permet d’offrir aux voyageurs un parcours fluide, performant et conforme aux meilleurs standards internationaux.

Au-delà de l’événement, la campagne s’inscrit dans une logique stratégique de long terme. Elle prolonge le partenariat conclu avec la Fédération Royale Marocaine de Football, consolide la trajectoire engagée par l’Office pour accompagner la mobilité des sélections nationales et amorce le compte à rebours vers la Coupe du Monde 2030, que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

Le dispositif média, déployé en télévision, radio, affichage, presse et réseaux sociaux, garantit une visibilité maximale et une continuité de présence auprès du grand public.

Par cette prise de parole, Airports of Morocco affirme que les aéroports marocains ne sont pas seulement des points de passage : ils sont des plateformes de performance, des vecteurs de fierté et des leviers du rayonnement du Royaume.

Inscrite au cœur de la stratégie « Aéroports 2030 », cette campagne illustre la conviction qui guide l’Office : derrière chaque grand rendez-vous national, il y a une équipe — sur le terrain, et dans les aéroports, conclut le communiqué.

 

LNT avec Map

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Casablanca accueille une édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique 2026 https://lnt.ma/casablanca-accueille-une-edition-marocaine-du-salon-economique-et-commercial-chine-afrique-2026/ Wed, 10 Jun 2026 14:27:28 +0000 https://lnt.ma/?p=550845 Casablanca abrite, du 10 au 12 juin 2026, l’édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique, organisée sous le thème « Agir ensemble Chine–Afrique, construire l’avenir ». L’événement s’inscrit dans le cadre du dixième anniversaire du partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine et vise à renforcer les échanges économiques entre les deux pays. […]

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Casablanca abrite, du 10 au 12 juin 2026, l’édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique, organisée sous le thème « Agir ensemble Chine–Afrique, construire l’avenir ». L’événement s’inscrit dans le cadre du dixième anniversaire du partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine et vise à renforcer les échanges économiques entre les deux pays.

Prévue au Centre international des expositions de Casablanca, cette manifestation est organisée conjointement par le Secrétariat du Comité d’organisation du Salon économique et commercial Chine–Afrique et le ministère de l’Industrie et du Commerce. Elle ambitionne d’offrir une plateforme dédiée au développement des partenariats économiques et commerciaux entre les acteurs marocains et chinois.

Selon les organisateurs, ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des initiatives engagées pour consolider la coopération sino-marocaine et valoriser les acquis des précédentes éditions du Salon économique et commercial Chine–Afrique.

Considéré comme l’un des principaux événements consacrés à la coopération économique entre la Chine et le continent africain, ce salon a permis jusqu’à présent la signature de 512 projets représentant un volume d’investissements supérieur à 64,7 milliards de dollars.

Après des éditions organisées au Kenya et au Nigeria, l’édition 2026 marque la première tenue de cette manifestation au Maroc. Les organisateurs soulignent que ce choix reflète le positionnement du Royaume comme plateforme de connexion entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, tout en mettant en avant le potentiel de développement des relations économiques entre Rabat et Pékin.

L’événement occupera une superficie de plus de 7.000 m² et réunira environ 250 entreprises marocaines et chinoises. Plusieurs secteurs seront représentés, notamment les énergies renouvelables, les équipements industriels et technologiques, les mines, les matériaux de construction, l’automobile, les dispositifs médicaux, l’agriculture, l’agroalimentaire et les biens de consommation.

Le programme prévoit notamment une cérémonie d’ouverture, une session de mise en relation économique et commerciale entre opérateurs marocains et chinois, ainsi que des rencontres B2B destinées à favoriser les opportunités d’affaires et les projets de coopération.

Les organisateurs estiment que cette édition contribuera à renforcer les synergies bilatérales et à élargir les perspectives de collaboration entre les entreprises des deux pays, dans un contexte marqué par l’approfondissement des relations économiques entre le Maroc et la Chine.

LNT

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Services et commerce de gros : des perspectives plus favorables au deuxième trimestre 2026, selon le HCP https://lnt.ma/services-et-commerce-de-gros-des-perspectives-plus-favorables-au-deuxieme-trimestre-2026-selon-le-hcp/ Wed, 10 Jun 2026 09:42:59 +0000 https://lnt.ma/?p=550798 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) fait état d’une évolution contrastée de l’activité dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros au premier trimestre 2026, tout en anticipant une amélioration progressive au cours du deuxième trimestre. Ces conclusions ressortent des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées auprès des chefs d’entreprise opérant dans […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) fait état d’une évolution contrastée de l’activité dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros au premier trimestre 2026, tout en anticipant une amélioration progressive au cours du deuxième trimestre. Ces conclusions ressortent des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées auprès des chefs d’entreprise opérant dans ces deux secteurs.

Dans les services marchands non financiers, l’activité aurait reculé au premier trimestre selon 50 % des chefs d’entreprise interrogés, tandis que 24 % ont déclaré une progression. Cette évolution est principalement attribuée à la baisse observée dans les télécommunications et les transports aériens. À l’inverse, certaines branches ont enregistré une amélioration, notamment l’entreposage et les services auxiliaires des transports ainsi que le transport par voie maritime. Le taux d’utilisation des capacités de prestation du secteur s’est établi à 74 %.

Les carnets de commandes sont demeurés à un niveau jugé normal par 86 % des entreprises interrogées. Sur le plan de l’emploi, 37 % des dirigeants ont signalé une hausse des effectifs, tandis que 49 % ont fait état d’une stabilité.

Dans le commerce de gros, les ventes sur le marché local ont été considérées comme stables par 59 % des grossistes et en hausse par 22 % d’entre eux. Cette évolution a été portée notamment par la progression des ventes dans le commerce de gros des produits alimentaires, des boissons et du tabac, des produits agricoles bruts et animaux vivants, ainsi que des équipements industriels. En revanche, un recul a été observé dans les autres commerces de gros spécialisés et dans le commerce de gros des équipements de l’information et de la communication.

Le HCP indique également que les effectifs sont restés stables selon 84 % des chefs d’entreprise du secteur. Les stocks de marchandises ont été jugés normaux par 75 % des grossistes, tandis que les prix de vente ont affiché une stabilité pour 54 % des répondants et une hausse pour 42 % d’entre eux.

Pour le deuxième trimestre 2026, les perspectives apparaissent plus favorables. Dans les services marchands non financiers, 46 % des chefs d’entreprise anticipent une augmentation de l’activité, contre 15 % qui prévoient un recul. Cette amélioration serait soutenue notamment par les transports aériens, l’entreposage et les services auxiliaires des transports, les transports terrestres ainsi que l’hébergement. En revanche, les activités de programmation et diffusion ainsi que les services postaux et de courrier devraient enregistrer un repli.

Concernant la demande, près de la moitié des entreprises du secteur prévoient une stabilité, tandis que 40 % anticipent une hausse. Les effectifs devraient, pour leur part, demeurer stables selon 59 % des répondants, alors que 26 % envisagent des recrutements supplémentaires.

Du côté du commerce de gros, les anticipations font état d’une hausse du volume global des ventes selon 23 % des grossistes, alors que 67 % prévoient une stabilité. Cette progression serait portée principalement par les autres commerces de gros spécialisés, le commerce de gros des produits agricoles bruts et animaux vivants ainsi que celui des produits alimentaires, boissons et tabac. Les commandes devraient rester à un niveau normal selon 81 % des entreprises interrogées, tandis que l’emploi devrait demeurer stable dans les mêmes proportions.

LNT

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Textile : le recyclage pourrait générer plus de 30.000 emplois au Maroc https://lnt.ma/textile-le-recyclage-pourrait-creer-30-000-emplois-au-maroc/ Wed, 10 Jun 2026 09:08:50 +0000 https://lnt.ma/?p=550803 Le recyclage des déchets textiles pourrait constituer un levier de développement économique et industriel pour le Maroc. C’est l’un des principaux enseignements du Diagnostic du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, présenté mardi à Rabat dans le cadre du programme « Morocco Textile Circularity », piloté par l’International Finance Corporation (IFC). Selon les […]

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Le recyclage des déchets textiles pourrait constituer un levier de développement économique et industriel pour le Maroc. C’est l’un des principaux enseignements du Diagnostic du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, présenté mardi à Rabat dans le cadre du programme « Morocco Textile Circularity », piloté par l’International Finance Corporation (IFC).

Selon les conclusions de cette initiative, la montée en puissance de la circularité dans l’industrie textile pourrait mobiliser jusqu’à 1,9 milliard de dollars d’investissements privés supplémentaires et permettre la création de plus de 30.000 emplois à l’échelle nationale.

Des résultats jugés encourageants

Les résultats du programme pilote ont dépassé les objectifs initialement fixés. Au total, 427 tonnes de chutes textiles ont été transformées en nouveaux matériaux destinés à la production, tandis que 2.400 tonnes supplémentaires ont été orientées vers des filières de recyclage.

Les essais réalisés dans le cadre du projet montrent que les tissus intégrant des fibres recyclées répondent aux standards de qualité habituellement exigés par le marché. Ces matériaux peuvent ainsi être réintroduits dans les chaînes d’approvisionnement sans altération significative de leurs performances ou de leur qualité.

Par ailleurs, l’analyse du cycle de vie menée dans le cadre du programme indique que l’utilisation de matières recyclées permettrait de réduire les émissions de carbone d’environ 18 % et la consommation d’eau de plus de 60 % par rapport aux procédés conventionnels de fabrication.

L’étude met également en avant les retombées sociales potentielles de cette filière. Une part importante des bénéfices économiques pourrait profiter aux acteurs situés en amont de la chaîne de valeur, notamment les collecteurs de déchets textiles.

Actuellement, plus de 80 % de ces travailleurs exercent dans le secteur informel. Selon les estimations du programme, jusqu’à 75 % d’entre eux pourraient intégrer le secteur formel au cours des cinq prochaines années, à condition de bénéficier d’un accompagnement adapté. Une telle évolution contribuerait à renforcer la structuration de la filière tout en améliorant les conditions économiques d’une population particulièrement exposée à la précarité.

Les autorités misent sur le textile circulaire

Intervenant lors de la présentation des résultats, David Tinel, représentant régional d’IFC pour le Maghreb, a estimé que le développement de la circularité textile pourrait contribuer à la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois tout en renforçant la compétitivité de l’industrie marocaine à l’international.

De son côté, Bouzekri Razi, secrétaire général du département du Développement durable au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, a rappelé que le projet avait été lancé il y a trois ans afin d’évaluer la faisabilité concrète de la circularité textile au Maroc.

Selon lui, les résultats obtenus fournissent désormais des éléments tangibles permettant d’envisager le développement d’une filière structurée. Il a également souligné que le textile bas carbone figure parmi les secteurs susceptibles d’attirer davantage d’investissements privés dans le Royaume.

Pour sa part, Youssef Fadil, directeur général de l’Industrie au ministère de l’Industrie et du Commerce, a indiqué que l’industrie textile mondiale évolue vers des modèles davantage orientés vers la durabilité. Il a également rappelé que les déchets textiles pré-consommation générés par l’industrie marocaine sont estimés à près de 83.200 tonnes par an, constituant ainsi un gisement important de valorisation.

Le programme « Morocco Textile Circularity » identifie plusieurs mesures susceptibles de favoriser le développement de cette filière.

Parmi les recommandations formulées figurent notamment la requalification des chutes textiles industrielles en sous-produits plutôt qu’en déchets, ainsi qu’une adaptation du cadre douanier afin de faciliter leur réutilisation par les industriels locaux.

Les auteurs du rapport préconisent également la mise en place d’une plateforme nationale de traçabilité, destinée à répondre aux futures exigences européennes relatives au passeport numérique des produits. Ils recommandent en outre le renforcement des capacités nationales de filature afin de permettre la transformation locale des fibres recyclées.

Un enjeu stratégique pour les exportations marocaines

Le développement de la circularité textile intervient dans un contexte marqué par le renforcement des exigences environnementales sur les marchés internationaux.

L’Union européenne, qui absorbe environ 93 % des exportations textiles marocaines, prévoit notamment l’entrée en vigueur du passeport numérique des produits à partir de 2027. Des dispositifs de responsabilité élargie des producteurs devraient également être généralisés dans les États membres à cette échéance.

Dans ce contexte, la capacité des industriels marocains à intégrer davantage de matières recyclées, à garantir la traçabilité de leurs produits et à réduire leur empreinte environnementale pourrait devenir un facteur de compétitivité déterminant pour préserver leur accès aux marchés européens.

LNT

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Casablanca-Settat : Les dissolutions d’entreprises en hausse à deux chiffres, constate l’OMTPME https://lnt.ma/casablanca-settat-les-dissolutions-dentreprises-en-hausse-a-deux-chiffres-constate-lomtpme/ Tue, 09 Jun 2026 14:48:17 +0000 https://lnt.ma/?p=550745 La région de Casablanca-Settat confirme son statut de principal moteur économique du Royaume. Selon l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), elle concentrait en 2024 près de 143.800 entreprises personnes morales actives (EPMA), soit 37,8 % de l’ensemble du tissu entrepreneurial national. Le document met en évidence une dynamique entrepreneuriale […]

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La région de Casablanca-Settat confirme son statut de principal moteur économique du Royaume. Selon l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), elle concentrait en 2024 près de 143.800 entreprises personnes morales actives (EPMA), soit 37,8 % de l’ensemble du tissu entrepreneurial national.

Le document met en évidence une dynamique entrepreneuriale toujours soutenue dans la région, portée à la fois par les créations d’entreprises, la progression du chiffre d’affaires et la croissance de l’emploi salarié.

Avec une population de plus de 7,65 millions d’habitants et un produit intérieur brut régional estimé à 477,1 milliards de dirhams en 2023, Casablanca-Settat représente à elle seule 32,2 % du PIB national. La région abrite également 110.459 entreprises déclarantes à la CNSS, employant près de 1,92 million de salariés.

Le rapport relève qu’en 2024, le nombre d’entreprises personnes morales actives a progressé de 2 % pour atteindre 143.771 unités. Les microentreprises demeurent largement dominantes, représentant près de 83 % du tissu entrepreneurial régional. Les très petites entreprises comptent pour 9 % du total, tandis que les petites, moyennes et grandes entreprises continuent d’enregistrer les rythmes de croissance les plus élevés.

La préfecture de Casablanca reste le principal pôle économique de la région. Elle concentre à elle seule plus de 86 % des entreprises recensées, loin devant Mohammedia et El Jadida. Berrechid figure parmi les territoires les plus dynamiques, avec une hausse de 6,6 % du nombre d’entreprises sur un an.

Le commerce et la construction demeurent les deux principaux secteurs d’activité. Ensemble, ils regroupent plus de la moitié des entreprises actives de la région. Le commerce représente 30,3 % du tissu entrepreneurial, tandis que la construction en concentre 21,8 %. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques occupent la troisième position avec plus de 12 % des entreprises.

L’année 2024 a également été marquée par une progression des créations d’entreprises. Selon l’OMTPME, 26.393 nouvelles sociétés ont été enregistrées dans la région, en hausse de 11,2 % par rapport à l’année précédente. Casablanca a capté à elle seule 86,5 % de ces nouvelles créations, tandis que Berrechid a enregistré la plus forte croissance avec une progression de plus de 30 %.

Des dissolutions en hausse

Parallèlement, les dissolutions d’entreprises ont continué à augmenter. Le nombre d’entreprises en cours de dissolution a atteint 3.727 unités, soit une hausse de 11,3 % sur un an. Le commerce, la construction et les activités spécialisées, scientifiques et techniques concentrent près de 61 % de ces dissolutions. Plus de la moitié des entreprises concernées avaient moins de dix ans d’existence.

Sur le plan économique, les entreprises de Casablanca-Settat ont généré un chiffre d’affaires cumulé de 1.549,3 milliards de dirhams en 2024, en progression de 10,3 % par rapport à 2023. Cette performance confirme la résilience du tissu productif régional après le ralentissement observé l’année précédente.

Les grandes entreprises continuent de jouer un rôle prépondérant dans l’économie régionale. Elles réalisent près de 70 % du chiffre d’affaires total, tandis que les moyennes entreprises affichent également une croissance soutenue. Le commerce reste le premier contributeur au chiffre d’affaires régional avec une part de 38,6 %, alors que l’industrie manufacturière domine en matière de valeur ajoutée et d’exportations.

Les exportations des entreprises de la région ont atteint près de 243 milliards de dirhams, soit 46,7 % du total national. La valeur ajoutée générée s’est établie à 316,1 milliards de dirhams, représentant près de 59 % de la valeur ajoutée nationale produite par les entreprises.

L’emploi poursuit également sa progression. Les effectifs déclarés auprès de la CNSS ont atteint 1.919.274 salariés, en hausse de 5,2 % sur un an. Les secteurs des services administratifs et de soutien, du commerce et de la construction concentrent à eux seuls plus de la moitié des emplois déclarés. Les femmes représentent 30,4 % des salariés recensés, soit plus de 583.000 emplois féminins dans la région.

En matière de financement, Casablanca-Settat demeure le principal pôle bancaire du pays. Près de 49.810 entreprises de la région ont bénéficié d’un crédit bancaire en 2024, pour un encours total de 309,8 milliards de dirhams, soit plus de 60 % de l’encours national. L’OMTPME souligne toutefois une forte concentration géographique, la préfecture de Casablanca regroupant à elle seule plus de 92 % des encours de crédits accordés aux entreprises de la région.

Le rapport met enfin en évidence le poids croissant de l’entrepreneuriat féminin, même si celui-ci demeure encore limité. Les entreprises dirigées par des femmes représentent 15,2 % des entreprises étudiées et concentrent 13,1 % des encours de crédits bancaires.

SB

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Mission économique égyptienne au Maroc : 33 entreprises en prospection dans l’agroalimentaire et le packaging https://lnt.ma/mission-economique-egyptienne-au-maroc-33-entreprises-en-prospection-dans-lagroalimentaire-et-le-packaging/ Tue, 09 Jun 2026 13:32:56 +0000 https://lnt.ma/?p=550716 Le Food Export Council et la société KONZEPT organisent, en partenariat avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc et la CCI Française en Égypte, ainsi qu’en coopération avec l’Egyptian Export Council of Printing, Packaging, Paper, Books & Artworks et le Bureau Commercial Égyptien au Maroc, une mission économique égyptienne au Maroc dédiée […]

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Le Food Export Council et la société KONZEPT organisent, en partenariat avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc et la CCI Française en Égypte, ainsi qu’en coopération avec l’Egyptian Export Council of Printing, Packaging, Paper, Books & Artworks et le Bureau Commercial Égyptien au Maroc, une mission économique égyptienne au Maroc dédiée aux secteurs de l’agroalimentaire et du packaging, les 9 et 10 juin 2026.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une première édition tenue en 2023, qui avait déjà permis à des entreprises marocaines et égyptiennes d’échanger sur des pistes de coopération et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires.

Pour cette édition, 33 entreprises égyptiennes issues des industries alimentaire et du packaging ont fait le déplacement. L’objectif est de renforcer les partenariats avec les opérateurs marocains, d’identifier de nouveaux débouchés commerciaux et de consolider les échanges économiques entre les deux pays.

Le programme a débuté le 9 juin par une réunion d’information consacrée à l’environnement des affaires au Maroc, suivie de visites de sites industriels et logistiques. Ces rencontres ont permis aux délégations égyptiennes de mieux appréhender les spécificités du marché marocain, ses infrastructures et son écosystème industriel.

Cette première journée s’est déroulée en présence de Son Excellence M. Ahmed Nehad Abdellatif, Ambassadeur de la République arabe d’Égypte auprès du Royaume du Maroc. Elle a également réuni des représentants du Ministère de l’Industrie et du Commerce, de l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires, de l’Administration des Douanes et Impôts Indirects, de Label’Vie ainsi que de l’Association de l’Union des Commerçants et Professionnels de Derb Omar.

Une journée dédiée aux rencontres BtoB est prévue le 10 juin à Casablanca qui devrait permettre aux entreprises marocaines de rencontrer directement les délégations égyptiennes, de découvrir leurs offres et d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’emballage, de l’imprimerie et du papier.

Cette mission s’inscrit dans une dynamique de rapprochement économique entre le Maroc et l’Égypte, avec pour ambition de favoriser l’intensification des échanges commerciaux et l’émergence de partenariats durables entre opérateurs des deux pays, soulignent les organisateurs.

AL

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Tourisme : le Maroc grimpe à la 22e place mondiale https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-grimpe-a-la-22e-place-mondiale/ Tue, 09 Jun 2026 10:29:19 +0000 https://lnt.ma/?p=550700 La récente édition du Baromètre du tourisme mondial de l’Organisation des Nations Unies Tourisme (ONU Tourisme) révèle que le Royaume se hisse à la 22ème place mondiale en termes d’arrivées touristiques internationales en 2025, avec 19,8 millions de visiteurs accueillis, rapporte le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire. Cette progression […]

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La récente édition du Baromètre du tourisme mondial de l’Organisation des Nations Unies Tourisme (ONU Tourisme) révèle que le Royaume se hisse à la 22ème place mondiale en termes d’arrivées touristiques internationales en 2025, avec 19,8 millions de visiteurs accueillis, rapporte le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire.

Cette progression progression remarquable permet au Maroc de gagner trois places en une seule année, fait savoir le ministère dans un communiqué, ajoutant que par rapport à 2019, le Royaume gagne 12 places.

Le Maroc améliore également son classement en matière de recettes touristiques internationales, passant de la 32ème à la 31ème place mondiale en 2025, avec un total de 14,8 milliards de dollars.

Cette hausse traduit la profonde transformation que connaît le secteur touristique. Elle reflète également les résultats de la Feuille de route du tourisme, lancée par le gouvernement en 2023, qui a permis d’accélérer simultanément le développement de la connectivité aérienne, de l’offre touristique, des capacités d’hébergement, de la qualité de l’expérience ainsi que des compétences du capital humain.

Cette dynamique se poursuit en 2026. Au premier trimestre, le Maroc a enregistré une croissance de près de 7% de ses arrivées touristiques, soit plus de trois fois supérieure à la moyenne mondiale, établie à 2% selon ONU Tourisme.

Citée dans le communiqué, la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a dit : « Ces résultats confirment la pertinence de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste. Ils nous encouragent à poursuivre les efforts engagés sur l’ensemble des volets de l’écosystème touristique afin de positionner durablement le Maroc parmi les grandes destinations touristiques mondiales à l’horizon 2030 ».

 

LNT avec Map

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Casablanca accueille trois salons internationaux dédiés au plastique, à l’emballage et au recyclage https://lnt.ma/casablanca-accueille-trois-salons-internationaux-dedies-au-plastique-a-lemballage-et-au-recyclage/ Mon, 08 Jun 2026 14:23:57 +0000 https://lnt.ma/?p=550628 La Fédération marocaine de la plasturgie (FMP) organisera du 8 au 11 juillet 2026 au Parc des expositions international de Casablanca trois manifestations internationales consacrées aux industries du plastique, de l’emballage et du recyclage. Il s’agit de la 12e édition du Forum et Salon international du plastique (FEIP), de la 6e édition de PACK EXPO […]

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La Fédération marocaine de la plasturgie (FMP) organisera du 8 au 11 juillet 2026 au Parc des expositions international de Casablanca trois manifestations internationales consacrées aux industries du plastique, de l’emballage et du recyclage. Il s’agit de la 12e édition du Forum et Salon international du plastique (FEIP), de la 6e édition de PACK EXPO et de la 2e édition de Global Green Plast.

Placés sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, ces événements sont organisés en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ainsi que l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Ils visent à promouvoir une approche intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle, depuis les matières premières jusqu’aux produits finis.

Une plateforme dédiée aux enjeux industriels et environnementaux

Les trois salons réuniront les principaux acteurs des secteurs de la transformation des plastiques et du caoutchouc, de l’emballage sous ses différentes composantes, de l’impression, de la logistique, du recyclage ainsi que des solutions liées à l’efficacité énergétique et à la décarbonation.

Les organisateurs prévoient également la participation de professionnels issus de plusieurs filières industrielles stratégiques, notamment l’agroalimentaire, l’agriculture, la cosmétique, la pharmacie et l’industrie automobile.

Selon la Fédération marocaine de la plasturgie, cette édition entend mettre en avant les transformations à l’œuvre dans les secteurs concernés, en particulier celles liées à l’économie circulaire, à l’innovation industrielle et à la réduction de l’empreinte environnementale des activités de production.

L’édition 2026 sera marquée par la présentation de plusieurs innovations conçues localement. Parmi elles figure notamment la première machine intelligente de recyclage développée et fabriquée au Maroc.

D’autres solutions innovantes dans le domaine de l’emballage seront également dévoilées à cette occasion, illustrant le développement de l’écosystème industriel national et les efforts engagés pour répondre aux enjeux de la transition écologique.

Les organisateurs estiment que ces innovations témoignent de la montée en compétence de l’industrie marocaine dans des secteurs à forte valeur ajoutée et de sa capacité à intégrer les nouvelles exigences environnementales.

Plus de 320 exposants attendus

Selon les prévisions de la Fédération, plus de 320 exposants représentant 32 pays prendront part à cette édition. Les organisateurs tablent également sur la présence d’environ 20.000 visiteurs professionnels, parmi lesquels des industriels, acheteurs, décideurs économiques et représentants institutionnels.

Au-delà de leur dimension commerciale, les trois manifestations se veulent un espace d’échange autour des nouvelles technologies industrielles, des solutions à haute efficacité énergétique et des modèles de production plus durables.

La Fédération marocaine de la plasturgie souligne que ces rendez-vous s’inscrivent dans la dynamique nationale de décarbonation de l’industrie et de renforcement de la compétitivité des entreprises marocaines sur les marchés internationaux.

Les salons ambitionnent également de promouvoir l’économie circulaire à travers la valorisation des activités de recyclage et le développement de nouvelles opportunités industrielles et commerciales. Ils offriront aux entreprises participantes l’occasion d’explorer des solutions de financement vert, de nouer des partenariats stratégiques et d’accéder à de nouvelles technologies.

Dans le prolongement de la politique de coopération Sud-Sud portée par le Royaume, les organisateurs souhaitent faire de ces événements une plateforme de rapprochement entre opérateurs marocains et africains. Les rencontres prévues à Casablanca devraient favoriser le développement de partenariats industriels, le transfert de technologies et l’émergence de projets adaptés aux besoins du continent.

LNT

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Royal Air Maroc inaugure une liaison directe entre Casablanca et Los Angeles https://lnt.ma/royal-air-maroc-inaugure-une-liaison-directe-entre-casablanca-et-los-angeles/ Mon, 08 Jun 2026 08:02:01 +0000 https://lnt.ma/?p=550560 Royal Air Maroc (RAM) a lancé, dimanche, sa nouvelle liaison aérienne directe entre Casablanca et Los Angeles, renforçant ainsi son réseau nord-américain et sa stratégie de développement sur les liaisons long-courriers. Le premier vol a décollé de l’aéroport Mohammed V de Casablanca à 04h00, marquant l’ouverture officielle de cette nouvelle desserte qui relie désormais directement […]

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Royal Air Maroc (RAM) a lancé, dimanche, sa nouvelle liaison aérienne directe entre Casablanca et Los Angeles, renforçant ainsi son réseau nord-américain et sa stratégie de développement sur les liaisons long-courriers.

Le premier vol a décollé de l’aéroport Mohammed V de Casablanca à 04h00, marquant l’ouverture officielle de cette nouvelle desserte qui relie désormais directement le Maroc à la côte ouest des États-Unis en environ douze heures, a indiqué la compagnie dans un communiqué.

La liaison Casablanca-Los Angeles sera opérée à raison de trois vols par semaine.

Au départ de Casablanca, les vols sont programmés les mardis, vendredis et dimanches avec un décollage à 04h00 pour une arrivée à Los Angeles à 08h20, heure locale.

Dans le sens retour, les départs de Los Angeles sont prévus à 10h20, avec une arrivée à Casablanca le lendemain à 05h25.

Royal Air Maroc précise que cette route est exploitée par des avions gros-porteurs destinés aux liaisons long-courriers, offrant aux passagers différents services de confort, de restauration et de divertissement à bord.

À l’occasion de cette inauguration, le président-directeur général de Royal Air Maroc, Hamid Addou, a souligné l’importance stratégique de cette nouvelle liaison pour la compagnie et pour le positionnement du Maroc comme plateforme de connexion entre plusieurs continents.

« L’ouverture de cette ligne directe entre Casablanca et Los Angeles constitue un jalon historique pour Royal Air Maroc et pour la connectivité aérienne du continent africain », a déclaré M. Addou.

Le dirigeant a également estimé que cette nouvelle desserte contribue à rapprocher le Maroc de la côte ouest américaine et s’inscrit dans la volonté de renforcer le rayonnement international du Royaume.

Il a rappelé que cette inauguration intervient dans une année marquée notamment par la célébration des 250 ans des relations entre le Maroc et les États-Unis ainsi que par la participation de la sélection nationale à la Coupe du monde de football 2026.

Selon la compagnie, cette nouvelle liaison vise à répondre à une demande croissante en matière de mobilité entre l’Afrique, le Maroc et l’Amérique du Nord.

La ligne s’adresse notamment aux membres de la diaspora marocaine et africaine installés sur la côte ouest des États-Unis, aux voyageurs d’affaires, aux touristes américains ainsi qu’aux passagers en transit via le hub de Casablanca.

Elle intervient également dans un contexte de développement des échanges économiques, touristiques et culturels entre le Royaume et les États-Unis.

Royal Air Maroc souligne que cette ouverture s’inscrit dans le cadre du contrat-programme signé avec le gouvernement en juillet 2023, qui prévoit un renforcement progressif du réseau international de la compagnie.

La stratégie vise notamment à consolider le rôle de Casablanca comme plateforme de correspondance entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques.

Avec Los Angeles, la compagnie étend davantage sa présence sur le marché nord-américain, où elle dessert déjà plusieurs destinations en vols directs au départ de Casablanca, notamment New York, Washington, Miami, Montréal et Toronto.

LNT

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HCP : l’économie marocaine a accéléré à 4,9% en 2025, portée par l’investissement et le rebond agricole https://lnt.ma/hcp-leconomie-marocaine-a-accelere-a-49-en-2025-portee-par-linvestissement-et-le-rebond-agricole/ Mon, 08 Jun 2026 08:00:23 +0000 https://lnt.ma/?p=550559 L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,9% en 2025, contre 4,4% en 2024, selon les comptes nationaux publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration a été soutenue par la vigueur de la demande intérieure, le rebond du secteur agricole et la progression de l’investissement, dans un contexte marqué par une inflation contenue […]

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L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,9% en 2025, contre 4,4% en 2024, selon les comptes nationaux publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration a été soutenue par la vigueur de la demande intérieure, le rebond du secteur agricole et la progression de l’investissement, dans un contexte marqué par une inflation contenue mais aussi par une augmentation du besoin de financement de l’économie.

Selon le HCP, les activités non agricoles ont progressé de 3,9% au cours de l’année, tandis que le secteur agricole a enregistré une croissance de 8,2%, contribuant de manière significative à l’accélération de l’activité économique.

Un rebond du secteur primaire

La valeur ajoutée du secteur primaire a progressé de 7,1% en termes réels, principalement grâce à la reprise de l’activité agricole après plusieurs campagnes marquées par des conditions climatiques difficiles.

Cette dynamique a toutefois été atténuée par le recul de l’activité de la pêche, dont la valeur ajoutée a chuté de 13% en 2025, après une hausse de 8,8% enregistrée l’année précédente.

Le secteur agricole apparaît ainsi comme l’un des principaux moteurs de la croissance nationale en 2025, confirmant l’impact déterminant des conditions climatiques sur les performances économiques du Royaume.

Une croissance plus modérée dans l’industrie et les services

Le secteur secondaire a affiché une progression de 3,3%, contre 3,8% en 2024. Cette évolution reflète des performances contrastées selon les branches d’activité.

Les industries extractives ont maintenu un rythme de croissance soutenu, malgré un ralentissement de 11,5% à 7,5%. L’industrie manufacturière a progressé de 1,9%, contre 2,1% une année auparavant.

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) a poursuivi sa dynamique avec une croissance de 6,7%, en amélioration par rapport aux 6% enregistrés en 2024, profitant notamment de la poursuite des grands projets d’infrastructures et d’investissement.

En revanche, les activités liées à l’électricité, au gaz, à l’eau, à l’assainissement et à la gestion des déchets ont fortement ralenti, leur croissance passant de 5,4% à seulement 0,6%.

Du côté des services, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a progressé de 4,3%, contre 5,6% en 2024. Malgré ce ralentissement, les services continuent de représenter une composante essentielle de l’activité économique nationale.

Une demande intérieure toujours dynamique

Le HCP souligne que la croissance économique a été principalement soutenue par la demande intérieure, qui a augmenté de 6,1% en 2025, après une progression de 6,7% en 2024.

Cette demande a contribué à hauteur de 6,6 points à la croissance économique nationale.

La consommation finale des ménages et des institutions sans but lucratif au service des ménages a toutefois connu un net ralentissement, avec une hausse limitée à 1,2%, contre 2,9% l’année précédente. Sa contribution à la croissance s’est établie à 0,7 point.

À l’inverse, la consommation des administrations publiques a accéléré de 5,1%, contribuant à hauteur de 0,9 point à la croissance.

L’investissement brut demeure le principal moteur de la demande intérieure. Il a enregistré une progression de 16,3% en 2025, apportant à lui seul cinq points de croissance à l’économie nationale. Cette performance traduit la poursuite des investissements publics et privés dans plusieurs secteurs stratégiques.

Inflation maîtrisée et progression du PIB nominal

Aux prix courants, le produit intérieur brut a progressé de 6,5% en 2025, contre 8,7% en 2024.

Le HCP indique que cette évolution s’est accompagnée d’une hausse du niveau général des prix de seulement 1,6%, traduisant une maîtrise relative de l’inflation au cours de l’année.

Cette stabilité des prix a contribué à préserver le pouvoir d’achat des ménages dans un contexte international encore marqué par des tensions sur plusieurs marchés.

Une épargne en hausse mais un besoin de financement accru

Les données publiées par le HCP montrent également une amélioration du taux d’épargne nationale, qui a atteint 31,1% du PIB en 2025 contre 29,4% en 2024.

Cette progression s’explique notamment par une croissance plus modérée de la consommation finale nationale en valeur, limitée à 3,6%, contre 6,1% une année auparavant.

Parallèlement, le revenu national brut disponible a augmenté de 6,2%, après une progression de 8,3% en 2024. Cette évolution résulte de la hausse de 6,5% du PIB aux prix courants et d’une augmentation de 1,1% des revenus nets reçus du reste du monde.

Malgré cette amélioration de l’épargne, le besoin de financement de l’économie nationale s’est accentué. Avec un investissement brut représentant 33,6% du PIB, le déficit de financement est passé de 1,2% du PIB en 2024 à 2,5% en 2025.

LNT

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Du détroit d’Ormuz aux pompes de Rabat : la face marocaine d’un choc mondial https://lnt.ma/du-detroit-dormuz-aux-pompes-de-rabat-la-face-marocaine-dun-choc-mondial/ Sat, 06 Jun 2026 09:48:32 +0000 https://lnt.ma/?p=550585 Le blocage historique du détroit d’Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial, plonge l’économie globale dans une crise inédite depuis les années 1970. Les tensions géopolitiques actuelles frappent d’abord les classes populaires, premières victimes des stratégies des superpuissances militaro-industrielles. Flambée énergétique et guerre technologique L’onde de choc s’est immédiatement fait sentir sur les marchés […]

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Le blocage historique du détroit d’Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial, plonge l’économie globale dans une crise inédite depuis les années 1970. Les tensions géopolitiques actuelles frappent d’abord les classes populaires, premières victimes des stratégies des superpuissances militaro-industrielles.

Flambée énergétique et guerre technologique

L’onde de choc s’est immédiatement fait sentir sur les marchés de l’énergie. Le prix du baril de pétrole a bondi de 76 %, franchissant le seuil des 100 dollars pour atteindre un pic à 126 dollars. Les prix du gaz ont, quant à eux, explosé de plus de 90 %. Cette asphyxie de l’offre est aggravée par des attaques de drones répétées contre des infrastructures clés, à l’image de la raffinerie de Ruwais aux Émirats arabes unis, l’une des plus grandes au monde. Au Maroc, cette réalité s’est traduite à la pompe : l’essence est passée de 13,90 DH à 15,50 DH en avril, avant de se stabiliser entre 14,40 DH et 14,90 DH fin mai.

En parallèle, les mers entourant la péninsule Arabique se sont transformées en zones de guerre technologique où se croisent drones, missiles et mines. Plus de 2 000 navires de commerce et leurs équipages se retrouvent bloqués dans le golfe Persique. Pour contourner le danger, les compagnies maritimes déroutent leurs flottes par le cap de Bonne-Espérance. Ce détour rallonge considérablement les délais de livraison entre l’Asie et l’Europe, fait grimper en flèche les « primes de risque de guerre » des assurances et renchérit le coût final des marchandises. Le secteur aérien subit également le contrecoup de la fermeture des espaces aériens et du manque de carburant, provoquant une hausse du prix des billets d’avion.

Du blocage maritime à la crise alimentaire

Ce désordre logistique mondial engendre des conséquences humaines dramatiques. Les blocages maritimes paralysent la livraison d’ammoniac et d’urée en pleine saison des semis, menaçant directement les rendements agricoles mondiaux. L’ONU tire la sonnette d’alarme : si ces restrictions se prolongent, 45 millions de personnes pourraient basculer dans la faim extrême, particulièrement dans les pays en développement.

L’instabilité financière qui en découle assombrit l’avenir des marchés. L’ONU table désormais sur un ralentissement de la croissance mondiale à 2,5 % et une inflation globale grimpant à 5,4 %. Face à la panique, les investisseurs délaissent les actions pour se ruer vers l’or et le dollar américain. Cette fuite vers les valeurs refuges déprécie les monnaies de près d’une trentaine de pays émergents, notamment en Afrique, alourdissant le coût de leur dette extérieure.

Le Maroc face à la tempête : une résilience notable

Le Maroc ressent les effets de cette crise. L’inflation nationale s’est établie à 1,7 %, poussée par le coût de l’énergie importée. Selon le Centre de recherche Sanabil, si le conflit s’éternise, il pourrait amputer la croissance marocaine de 0,4 à 0,8 point, en raison du ralentissement de la demande en Europe, premier partenaire économique du Royaume.

Pourtant, le pays affiche une solidité remarquable. D’après une analyse de S&P Global Ratings, le Maroc figure parmi les économies africaines les moins vulnérables à cette crise. Le Royaume dispose de réserves de change solides, couvrant cinq mois d’importations, et s’appuie sur un marché financier intérieur dynamique. Cela limite son besoin d’emprunter à l’étranger dans un contexte de hausse des taux d’intérêt mondiaux. Le Fonds monétaire international (FMI) maintient d’ailleurs des prévisions de croissance encourageantes à 4,9 % pour le pays, une performance largement supérieure à la moyenne de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui stagne à 1,1 %.

Sur le plan touristique et sécuritaire, le Maroc reste une destination sûre et stable, balayant les amalgames de ceux qui perçoivent l’ensemble du monde arabe comme une zone d’instabilité en période de guerre.

Milhan Bennani

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HCP : l’industrie manufacturière marque le pas au premier trimestre, la construction poursuit sa progression https://lnt.ma/hcp-lindustrie-manufacturiere-marque-le-pas-au-premier-trimestre-la-construction-poursuit-sa-progression/ Thu, 04 Jun 2026 08:48:55 +0000 https://lnt.ma/?p=550361 L’activité industrielle a évolué de manière contrastée au premier trimestre 2026, selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Alors que l’industrie manufacturière a affiché une stabilité globale de sa production, les secteurs de l’énergie et de la construction ont enregistré une progression de leur activité. Les chefs […]

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L’activité industrielle a évolué de manière contrastée au premier trimestre 2026, selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Alors que l’industrie manufacturière a affiché une stabilité globale de sa production, les secteurs de l’énergie et de la construction ont enregistré une progression de leur activité. Les chefs d’entreprise interrogés anticipent par ailleurs une amélioration de la conjoncture au cours du deuxième trimestre de l’année, notamment dans l’industrie manufacturière et la construction.

Une industrie manufacturière globalement stable

Au premier trimestre 2026, la production de l’industrie manufacturière est demeurée globalement stable. Cette évolution résulte d’évolutions divergentes selon les branches d’activité. D’un côté, des hausses de production ont été observées dans l’industrie chimique, la fabrication d’équipements électriques et l’industrie de l’habillement. De l’autre, plusieurs secteurs ont connu un repli, notamment l’industrie automobile, la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que la fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et équipements.

Les chefs d’entreprise estiment que les carnets de commandes se sont maintenus à un niveau normal durant cette période. L’emploi aurait également connu une stabilité, tandis que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 74 %.

L’enquête met également en évidence certaines contraintes auxquelles les industriels ont été confrontés. Ainsi, 43 % des entreprises du secteur déclarent avoir rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement celles provenant de l’étranger. Les stocks de matières premières ont toutefois été jugés normaux, alors que 20 % des chefs d’entreprise ont qualifié leur situation de trésorerie de difficile. Cette proportion atteint près de 30 % dans les activités du textile et du cuir.

Le secteur extractif a enregistré une baisse de production au cours du premier trimestre. Cette évolution est principalement attribuée au recul de la production de phosphates. Les prix de vente des produits extractifs auraient également diminué sur la période. Malgré cette baisse d’activité, les effectifs employés dans le secteur auraient progressé.

Les perspectives pour le deuxième trimestre demeurent prudentes. Les entreprises extractives anticipent une nouvelle diminution de leur production, toujours liée à l’évolution de l’activité phosphatière. Les chefs d’entreprise prévoient également une réduction des effectifs employés au cours de cette période.

À l’inverse, l’industrie énergétique a poursuivi sa croissance au premier trimestre 2026. Cette progression est principalement portée par l’augmentation de l’activité dans la branche de la production et de la distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné. Les prix de vente du secteur auraient également progressé.

Le secteur n’a toutefois pas échappé aux ajustements en matière d’emploi, les chefs d’entreprise signalant une diminution des effectifs au cours de la période. Pour le deuxième trimestre, les professionnels anticipent une poursuite de la hausse de la production énergétique, accompagnée d’un nouveau recul de l’emploi.

Le secteur environnemental a quant à lui connu une situation relativement stable. La production est restée inchangée, en raison notamment de la stagnation des activités de captage, de traitement et de distribution d’eau. Les carnets de commandes sont jugés normaux et l’emploi est resté stable. Les mêmes tendances devraient se prolonger au deuxième trimestre, selon les anticipations des opérateurs.

Le secteur de la construction a enregistré une progression de son activité au premier trimestre 2026. Cette amélioration est principalement attribuée à la hausse observée dans les branches de la construction de bâtiments et des travaux de construction spécialisés, tandis que l’activité est restée stable dans le génie civil.

Les carnets de commandes se sont maintenus à un niveau normal et l’emploi a progressé au cours de la période. Le taux d’utilisation des capacités de production du secteur s’est établi à 72 %.

Comme dans l’industrie, certaines entreprises ont signalé des difficultés opérationnelles. Près de 23 % des sociétés du secteur déclarent avoir rencontré des problèmes d’approvisionnement en matières premières, tandis que 30 % des chefs d’entreprise considèrent leur situation de trésorerie comme difficile.

Des perspectives orientées à la hausse pour le deuxième trimestre

Les anticipations recueillies par le HCP laissent entrevoir une amélioration de l’activité au deuxième trimestre 2026. Dans l’industrie manufacturière, les entreprises prévoient une hausse de la production, portée notamment par l’industrie alimentaire, l’industrie chimique, l’industrie automobile et la fabrication d’équipements électriques. Cette progression serait toutefois partiellement atténuée par une baisse attendue dans l’industrie du papier et du carton ainsi que dans la fabrication de textiles. Les industriels prévoient néanmoins une stabilité globale des effectifs.

Dans la construction, les chefs d’entreprise anticipent également une hausse de l’activité, soutenue par la poursuite du dynamisme dans la construction de bâtiments et les travaux spécialisés. Cette évolution devrait s’accompagner d’une augmentation des effectifs employés.

LNT

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Maroc–Royaume-Uni : un partenariat économique renforcé autour des grands chantiers de 2030 https://lnt.ma/maroc-royaume-uni-un-partenariat-economique-renforce-autour-des-grands-chantiers-de-2030/ Wed, 03 Jun 2026 16:26:04 +0000 https://lnt.ma/?p=550326 Organisé les 2 et 3 juin 2026 au Maroc par le ministère britannique du Commerce et des Affaires économiques (Department for Business and Trade – DBT) et la CGEM, le Forum économique Maroc–Royaume-Uni a réuni, le 3 juin à Casablanca, des responsables institutionnels et des acteurs économiques des deux pays. Cette rencontre s’inscrit dans la […]

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Organisé les 2 et 3 juin 2026 au Maroc par le ministère britannique du Commerce et des Affaires économiques (Department for Business and Trade – DBT) et la CGEM, le Forum économique Maroc–Royaume-Uni a réuni, le 3 juin à Casablanca, des responsables institutionnels et des acteurs économiques des deux pays. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique des grands projets structurants engagés par le Maroc à l’horizon 2030, notamment dans la perspective de la Coupe du monde de football organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal.

Le forum a rassemblé une cinquantaine d’entreprises britanniques et un nombre équivalent d’opérateurs marocains, couvrant des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie, les mines, l’immobilier, le transport et la logistique, le tourisme, la finance et les services. L’objectif affiché est de renforcer les partenariats économiques, d’encourager l’investissement et de favoriser les coopérations industrielles et technologiques.

Dans son intervention, le président de la CGEM, Mehdi Tazi, a souligné la montée en puissance du partenariat bilatéral, porté par une complémentarité économique croissante. Il a rappelé que les échanges commerciaux entre les deux pays dépassent désormais 4,6 milliards de livres sterling par an, en progression continue depuis plusieurs années, depuis l’entrée en vigueur de l’Association Agreement Maroc–Royaume-Uni en 2019.

Il a également mis en avant les transformations structurelles du Maroc sous l’impulsion des politiques industrielles et d’infrastructures menées au cours des dernières décennies. Le pays est aujourd’hui présenté comme l’une des économies les plus industrialisées d’Afrique, avec un tissu productif en expansion dans l’automobile, l’aéronautique et les énergies renouvelables. Le président de la CGEM a cité notamment la progression des exportations automobiles, dépassant le million de véhicules par an, ainsi que l’essor d’un écosystème aéronautique comptant plus de 140 entreprises.

Les intervenants ont  insisté sur l’attractivité du Maroc pour les investisseurs internationaux, en raison de sa stabilité, de sa vision stratégique et de la mise en œuvre d’un cadre incitatif, incluant la nouvelle charte de l’investissement et le rôle du Fonds Mohammed VI pour l’investissement.

La Coupe du monde 2030 a été présentée comme un accélérateur majeur de développement. Au-delà de l’événement sportif, elle est considérée comme un projet structurant qui stimulera les investissements dans les infrastructures de transport, les aéroports, les ports, les énergies renouvelables, les télécommunications, le logement et les smart cities. Les participants ont souligné l’importance d’inscrire ces projets dans une logique de long terme, au-delà de l’échéance sportive.

Du côté britannique, les responsables du Department for Business and Trade ont mis en avant la volonté du Royaume-Uni d’accompagner ces transformations à travers son expertise en ingénierie, design, finance et gestion de projets complexes. Ils ont également évoqué l’engagement financier de plus de 5 milliards de livres via UK Export Finance pour soutenir des projets au Maroc et dans la région.

Les discussions ont également porté sur les enseignements des grands événements sportifs internationaux, notamment les Jeux olympiques de Londres 2012, cités comme exemple de transformation urbaine et de création d’un héritage durable. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’un transfert de compétences et de savoir-faire, afin de renforcer les capacités locales et d’assurer la pérennité des infrastructures après 2030.

Enfin, la rencontre s’est conclue sur un appel à renforcer les liens entre entreprises marocaines et britanniques, en particulier les PME, afin de transformer les opportunités identifiées en projets concrets. Le forum a été présenté comme une étape clé dans la consolidation d’un partenariat appelé à s’intensifier dans les années à venir, dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales et de recherche de partenaires économiques fiables.

Asmaa Loudni

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Marrakech-Safi : un tissu entrepreneurial en croissance, porté par les créations d’entreprises et la reprise de l’activité https://lnt.ma/marrakech-safi-un-tissu-entrepreneurial-en-croissance-porte-par-les-creations-dentreprises-et-la-reprise-de-lactivite/ Wed, 03 Jun 2026 13:36:23 +0000 https://lnt.ma/?p=550308 La région de Marrakech-Safi a poursuivi en 2024 la consolidation de son tissu entrepreneurial, portée par une progression des créations d’entreprises, une hausse du chiffre d’affaires des sociétés actives et une amélioration de plusieurs indicateurs économiques. C’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), consacré […]

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La région de Marrakech-Safi a poursuivi en 2024 la consolidation de son tissu entrepreneurial, portée par une progression des créations d’entreprises, une hausse du chiffre d’affaires des sociétés actives et une amélioration de plusieurs indicateurs économiques. C’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), consacré à la dynamique entrepreneuriale de la région.

Selon le document, la région comptait 40.606 entreprises personnes morales actives (EPMA) à fin 2024, soit une hausse de 3,1 % par rapport à l’année précédente. Ces entreprises représentent 10,7 % du total national, confirmant le poids économique de Marrakech-Safi dans le paysage entrepreneurial marocain.

La région bénéficie d’un potentiel démographique important avec près de 4,86 millions d’habitants, représentant 13,2 % de la population nationale. Son produit intérieur brut régional atteignait 125,2 milliards de dirhams en 2023, soit 8,5 % du PIB national.

Une forte dynamique de création d’entreprises

L’un des principaux enseignements du rapport concerne l’accélération des créations d’entreprises. En 2024, 8.485 nouvelles sociétés personnes morales ont été créées dans la région, en progression de 14,4 % par rapport à 2023. Cette dynamique s’inscrit dans une tendance de croissance observée depuis plusieurs années et témoigne du maintien de l’attractivité économique du territoire.

La préfecture de Marrakech demeure le principal moteur de cette dynamique. À elle seule, elle concentre près de 74 % des nouvelles créations d’entreprises enregistrées dans la région. Safi arrive en deuxième position avec 6 % des créations, suivie d’Al Haouz avec 5,3 %. La province de Youssoufia se distingue par la plus forte progression annuelle des créations, avec une hausse de 19,6 %.

Parallèlement, les dissolutions d’entreprises ont également poursuivi leur progression. Le nombre de sociétés en cours de dissolution a atteint 1.749 en 2024, en hausse de 11,5 % sur un an. Plus de la moitié des entreprises concernées opéraient dans les secteurs du commerce, de la construction et de l’hébergement-restauration.

Les microentreprises dominent largement le tissu économique

L’étude confirme également le poids prépondérant des microentreprises dans l’économie régionale. Celles-ci représentent près de 90 % de l’ensemble des entreprises personnes morales actives de Marrakech-Safi. Leur nombre a progressé de 2,7 % en 2024 pour atteindre 36.450 unités. Les très petites entreprises représentent quant à elles 6,3 % du tissu entrepreneurial, tandis que les petites, moyennes et grandes entreprises demeurent minoritaires mais affichent les rythmes de croissance les plus élevés.

La concentration géographique reste également marquée. Marrakech abrite à elle seule plus de 73 % des entreprises de la région, loin devant Safi et Essaouira. Ces trois territoires regroupent près de 86 % de l’ensemble des entreprises actives recensées.

Sur le plan économique, les entreprises de la région ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 106,9 milliards de dirhams en 2024, en progression de 10,3 % par rapport à l’année précédente. La valeur ajoutée générée par ces entreprises a atteint 23,8 milliards de dirhams, en hausse de 20,4 %, traduisant une amélioration de la création de richesse au niveau régional.

L’activité demeure fortement concentrée dans la préfecture de Marrakech, qui représente à elle seule plus de 88 % du chiffre d’affaires régional. Safi occupe la deuxième place avec 3,8 % du total, tandis que Rehamna se distingue par la plus forte progression annuelle, avec une hausse proche de 78 % de son chiffre d’affaires cumulé.

Le commerce reste le principal secteur économique de la région. Il génère à lui seul 36,2 % du chiffre d’affaires des entreprises, devant la construction (18,6 %), l’hébergement-restauration (10,7 %) et l’industrie manufacturière (10,7 %). Ensemble, ces quatre secteurs concentrent plus des trois quarts de l’activité économique régionale.

Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques affiche toutefois la progression la plus rapide, avec une hausse de 48,8 % de son chiffre d’affaires sur un an, illustrant le développement progressif d’activités à plus forte valeur ajoutée.

Le rapport met également en évidence la contribution des entreprises à l’emploi régional. Les entreprises déclarantes à la CNSS employaient 346.152 salariés en 2024, soit une progression de 1,9 %. Les secteurs de la construction, de l’hébergement-restauration et du commerce regroupent plus de la moitié des emplois déclarés. Les femmes représentent pour leur part 30 % des effectifs salariés et 18,4 % des dirigeants d’entreprises.

Concernant l’accès au financement, 13.162 entreprises de la région bénéficiaient d’un crédit bancaire en 2024, pour un encours global de 21,8 milliards de dirhams. L’essentiel de cet encours demeure concentré dans la préfecture de Marrakech, qui représente plus de 82 % du total régional.

LNT

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Le programme d’aide au logement franchit le cap des 105.000 bénéficiaires https://lnt.ma/le-programme-daide-au-logement-franchit-le-cap-des-105-000-beneficiaires/ Wed, 03 Jun 2026 10:48:33 +0000 https://lnt.ma/?p=550297 Plus de 105.000 personnes ont bénéficié du programme d’aide directe au logement, a indiqué mardi à Rabat, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim. En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur « le bilan du programme d’aide directe au logement », le responsable gouvernemental a précisé que le programme a connu […]

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Plus de 105.000 personnes ont bénéficié du programme d’aide directe au logement, a indiqué mardi à Rabat, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim.

En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur « le bilan du programme d’aide directe au logement », le responsable gouvernemental a précisé que le programme a connu un fort engouement au niveau national avec 218.000 demandes enregistrées, notant que 24 % des bénéficiaires sont des Marocains résidant à l’étranger et 40 % des femmes, tandis que les jeunes de moins de 40 ans représentent 52 % du total des bénéficiaires.

Il a expliqué que 60 % des bénéficiaires ont acquis des logements d’une valeur inférieure à 300.000 dirhams et que 60%, qui font partie de la classe moyenne, ont reçu une aide de 70.000 dirhams. L’octroi de l’aide s’est particulièrement concentré dans les villes et provinces accusant un déficit en matière des conventions de logement social, ce qui a permis de rattraper ce retard, a-t-il expliqué.

Dans ce contexte, M. Benbrahim a souligné que Fès arrive en tête des préfectures ayant le plus bénéficié de ce programme, suivie de Berrechid, de Meknès, du Grand Casablanca, de Kénitra, d’El Jadida, de Benslimane et de Settat, notant que l’accès à cette aide a été élargi aux propriétaires en indivision, ouvrant l’accès à l’aide directe au logement à de nouvelles catégories à travers la Loi de finances 2026.

Sur un autre registre, le responsable gouvernemental a noté que 62 villes et centres urbains sont désormais sans bidonvilles, ce qui a permis d’améliorer les conditions de vie de près de 384.818 ménages.

Toujours dans le cadre de la lutte contre l’habitat insalubre, il a indiqué que durant l’actuel mandat gouvernemental, les conditions de vie de plus de 81.000 ménages ont été améliorées, alors que les efforts se poursuivent pour renforcer le contrôle afin de limiter la prolifération des bidonvilles et de les éradiquer définitivement à l’horizon 2028, faisant état d’un changement de méthodologie d’intervention passant de la logique de relogement à celle du recasement.

Pour ce qui est des bâtiments menaçant ruine M. Benbrahim a précisé que les interventions réalisées à ce jour au niveau national ont permis de recenser 53.728 bâtiments, tandis que 28.000 ont fait l’objet d’expertises techniques spécialisées. Les rapports concernant les édifices nécessitant une intervention urgente ont été transmis aux autorités locales compétentes, a-t-il poursuivi.

S’agissant de la rénovation urbaine, le secrétaire d’État a souligné l’importance de ce chantier pour réhabiliter les quartiers dégradés, améliorer l’accès à un logement décent et faire face aux différentes formes de précarité et d’exclusion sociale, à travers l’intégration des quartiers périphériques dans le tissu urbain et le traitement des dysfonctionnements d’ordre urbanistique, social et commercial.

 

LNT avec Map

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Hejira souligne les retombées des accords de libre-échange https://lnt.ma/hejira-souligne-les-retombees-des-accords-de-libre-echange/ Wed, 03 Jun 2026 09:59:35 +0000 https://lnt.ma/?p=550274 Les accords de libre-échange (ALE) conclus par le Maroc ont contribué de manière significative au soutien des exportations et des investissements, a affirmé, mardi à la Chambre des Conseillers, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira. En réponse à une question orale sur « la révision des accords de commerce extérieur », M. Hejira a […]

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Les accords de libre-échange (ALE) conclus par le Maroc ont contribué de manière significative au soutien des exportations et des investissements, a affirmé, mardi à la Chambre des Conseillers, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira.

En réponse à une question orale sur « la révision des accords de commerce extérieur », M. Hejira a souligné que le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a adopté une politique industrielle ambitieuse et opté pour le choix d’ouverture économique et commerciale, tout en veillant à l’évaluation continue de ces accords chaque fois que nécessaire.

Dans ce sens, il a précisé que 99% des exportations de produits manufacturés du Maroc sont destinées aux pays liés au Royaume par des accords de libre-échange, tandis que 98% des biens d’équipement et d’outillage, ainsi que 86% des produits agroalimentaires sont acheminés vers ces mêmes pays.

Ces accords ont renforcé l’attractivité du Maroc en matière d’investissements directs étrangers (IDE), a fait savoir M. Hejira, indiquant que les flux de ces investissements sont passés de 77 milliards de dirhams (MMDH) sur la période 1991-2000, à 249 MMDH entre 2001 et 2010, puis à 352 MMDH sur la période 2011-2020.

Le secrétaire d’Etat a également noté qu’au cours des trois dernières années, le Maroc a capté l’équivalent de 31% du montant global des IDE enregistrés durant la décennie écoulée.

D’après lui, les ALE permettent au Royaume de s’ouvrir sur près de 100 pays regroupant environ 3 milliards de consommateurs à travers 12 accords qui figurent parmi les facteurs clés incitant les investisseurs à s’implanter au Maroc.

Concernant les relations commerciales avec l’Égypte, M. Hejira a révélé que les réunions bilatérales ont abouti à des résultats concrets, notamment l’adoption d’un « Fast Track » pour les exportations marocaines, parallèlement à une hausse des exportations automobiles vers le marché égyptien, passant d’environ 400 à près de 3.000 véhicules par an.

Il a fait savoir que le Maroc poursuit aussi les discussions sur plusieurs aspects de l’accord de libre-échange avec la Turquie, rappelant que cet accord avait déjà fait l’objet d’une révision par le passé à travers l’exclusion de plus de 1.200 produits des franchises douanières, et ce, afin de corriger les déséquilibres enregistrés au niveau de la balance commerciale.

 

LNT avec Map

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Carburants : des hausses conformes sur le papier, contestées à la pompe https://lnt.ma/carburants-des-hausses-conformes-sur-le-papier-contestees-a-la-pompe/ Tue, 02 Jun 2026 09:45:53 +0000 https://lnt.ma/?p=550210 Alors que les prix des carburants continuent d’alimenter le débat public au Maroc, le Conseil de la concurrence a publié une nouvelle note consacrée à l’évolution des prix du gasoil et de l’essence entre le 1er mars et le 16 mai 2026. Selon l’institution, les variations observées sur les marchés internationaux ont été globalement répercutées […]

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Alors que les prix des carburants continuent d’alimenter le débat public au Maroc, le Conseil de la concurrence a publié une nouvelle note consacrée à l’évolution des prix du gasoil et de l’essence entre le 1er mars et le 16 mai 2026. Selon l’institution, les variations observées sur les marchés internationaux ont été globalement répercutées sur les prix à la pompe au Maroc, même si cette conclusion contraste avec le ressenti de nombreux consommateurs.

Pour le gasoil, la hausse cumulée des cotations internationales a atteint 4,24 dirhams par litre sur la période étudiée, contre 4,18 dirhams pour les prix affichés dans les stations-service, soit un écart limité à 6 centimes. Concernant l’essence, les cours internationaux ont progressé de 2,81 dirhams par litre, tandis que les prix à la pompe ont augmenté de 2,43 dirhams, laissant apparaître un différentiel de 38 centimes en faveur des consommateurs.

Le Conseil estime ainsi que la transmission des fluctuations internationales vers le marché national demeure « globalement proche », malgré certaines variations selon les produits et les périodes observées. Cette analyse intervient dans un contexte marqué par la volatilité persistante des marchés énergétiques mondiaux, sous l’effet notamment des tensions géopolitiques.

Ces conclusions peinent toutefois à convaincre une partie des automobilistes. Pour de nombreux ménages, le sentiment demeure que les hausses des cours sont répercutées plus rapidement que les baisses. Ce décalage entre les données économiques et la perception des consommateurs s’explique en partie par le niveau élevé des prix atteint ces dernières années. Même lorsque les cours reculent, les tarifs à la pompe restent souvent supérieurs à ceux observés avant les différentes crises énergétiques mondiales.

Le Conseil de la concurrence reconnaît par ailleurs que les mécanismes de transmission ne sont pas toujours parfaitement linéaires. Dans de précédentes analyses, l’institution avait relevé que certaines hausses pouvaient être répercutées différemment selon les produits et les stratégies commerciales des opérateurs.

La question de la transparence continue également d’alimenter les débats. Depuis la libéralisation du marché des carburants en 2015, les prix sont librement fixés par les distributeurs. Si le Conseil souligne que la concurrence locale tend à rapprocher les tarifs pratiqués dans une même zone géographique, plusieurs associations de consommateurs continuent de réclamer davantage de visibilité sur la formation des prix et sur les marges réalisées par les différents intervenants du secteur.

L’institution poursuit néanmoins son travail de surveillance du marché. Elle examine notamment le mécanisme d’ajustement des prix appliqué traditionnellement le 1er et le 16 de chaque mois, hérité de l’époque de la réglementation des carburants. Des discussions sont en cours avec les opérateurs afin d’évaluer d’éventuelles évolutions susceptibles de renforcer la concurrence.

LNT

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Le Maroc devient la première économie industrielle d’Afrique, selon un indice de la BAD https://lnt.ma/le-maroc-devient-la-premiere-economie-industrielle-dafrique-selon-un-indice-de-la-bad/ Tue, 26 May 2026 10:17:42 +0000 https://lnt.ma/?p=549439 Le Maroc a dépassé l’Afrique du Sud pour devenir la première économie industrielle du continent africain, ressort-il du rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur l’Indice d’industrialisation en Afrique (AII – Africa Industrialisation Index) 2025. Cette performance est portée par une montée en gamme industrielle soutenue, une diversification des exportations et une politique […]

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Le Maroc a dépassé l’Afrique du Sud pour devenir la première économie industrielle du continent africain, ressort-il du rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur l’Indice d’industrialisation en Afrique (AII – Africa Industrialisation Index) 2025.

Cette performance est portée par une montée en gamme industrielle soutenue, une diversification des exportations et une politique industrielle vigoureuse, fait savoir ce rapport qui a été présenté aux côtés du tout premier Baromètre de l’investissement industriel en Afrique (AfIIB), élaboré par WITBA Invest SA en partenariat avec Trendeo, lors d’un panel organisé en marge des Assemblées Annuelles de la BAD.

Les deux rapports offrent le portrait le plus détaillé à ce jour des pays qui s’industrialisent le plus rapidement, des destinations qui attirent les investissements et de la valeur générée qui demeure sur le continent.

Ils partagent un même diagnostic : l’intégration industrielle de l’Afrique est faible. Le commerce intra-africain ne représente que 14,4% du commerce total, ce qui reflète des liens de production régionaux ténus et des écosystèmes industriels fragmentés.

L’AII 2025, qui a évalué le développement industriel dans 54 pays africains sur la période 2010-2024, constate que 41 pays ont amélioré leur score d’industrialisation, la performance continentale progressant de 6%. Les gains les plus marqués ont été enregistrés parmi les économies les moins performantes, signe d’une convergence.

Des écarts importants subsistent néanmoins. L’Afrique représente moins de 2% de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4% des exportations manufacturières ; et la valeur ajoutée manufacturière par habitant est tombée en deçà des niveaux d’avant 2014.

Révélant que l’Afrique du Nord et l’Afrique australe dominent la production et la sophistication des exportations, l’AII appelle à faire évoluer l’intégration au-delà des simples réductions tarifaires vers des corridors économiques fonctionnels, des infrastructures de qualité et des normes harmonisées — le tout ancré dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

L’AfIIB examine, quant à lui, l’industrialisation africaine à travers trois indices, à savoir la diversification industrielle, l’attractivité et l’ancrage productif, ce dernier mesurant le degré d’intégration locale des investissements.

L’Afrique du Nord arrive en tête des trois, captant 56% de l’investissement continental cumulé entre 2020 et 2025, le Maroc et l’Égypte en première ligne.

Par ailleurs, les deux rapports soulignent comme leviers essentiels l’accès à une énergie fiable et compétitive, des infrastructures industrielles transfrontalières, des financements de long terme en monnaie locale, l’investissement dans les compétences techniques et l’harmonisation des normes.

L’AfIIB exhorte également les industries africaines à se décarboner dès maintenant pour éviter d’être structurellement pénalisées par les mécanismes d’ajustement carbone aux frontières que l’Europe et les États-Unis imposeront au cours de la prochaine décennie.

Les Assemblées Annuelles 2026 de la BAD, qui comprennent la 61ème Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque et la 52ème Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement, se tiennent jusqu’au 29 mai sous le thème « mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ».

 

LNT avec Map

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Kayouh : la LGV Kénitra-Marrakech réalisée à 30% https://lnt.ma/kayouh-la-lgv-kenitra-marrakech-realisee-a-30/ Tue, 26 May 2026 10:16:22 +0000 https://lnt.ma/?p=549441 Le taux de réalisation du projet de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech a atteint à ce jour 30%, a indiqué, lundi à Rabat, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh. Répondant à des questions orales à la Chambre des représentants sur le transport ferroviaire, le ministre a souligné que cette […]

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Le taux de réalisation du projet de la ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech a atteint à ce jour 30%, a indiqué, lundi à Rabat, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh.

Répondant à des questions orales à la Chambre des représentants sur le transport ferroviaire, le ministre a souligné que cette nouvelle génération de trains à grande vitesse permettra de réduire significativement les temps de trajet, en reliant Rabat, Casablanca, l’aéroport Mohammed V et le grand stade de Benslimane, à destination de Marrakech, via un réseau moderne de transport appelé à transformer profondément la mobilité au Maroc.

Le ministère œuvrera, à travers l’Office National des Chemins de Fer (ONCF), à la mise en œuvre d’un programme d’investissement global avoisinant les 96 milliards de dirhams (MMDH), a-t-il précisé, notant qu’il s’agit du plus important investissement réalisé dans le Royaume durant les dix dernières années dans le domaine ferroviaire. M. Kayouh a ajouté que ce programme comprend notamment la nouvelle LGV Kénitra-Marrakech, longue de 430 kilomètres, pour un coût estimé à 53 MMDH, ainsi que l’acquisition de 168 nouveaux trains et la mobilisation de 14 MMDH pour le renforcement du système LGV et le maintien de la performance du réseau actuel.

Ce programme ferroviaire devrait transformer le paysage du transport et de la mobilité au Royaume grâce à une réduction significative des temps de trajet entre les villes, a-t-il indiqué, faisant savoir que le voyage entre Tanger et Marrakech, qui dure actuellement près de 6H30, sera ramené à 3H30, tandis que la liaison Rabat-Tanger ne prendra plus qu’une heure au lieu de 1H20 actuellement.

Le ministre a également précisé que le temps de trajet entre le centre de Rabat et l’aéroport Mohammed V, dans sa nouvelle configuration intégrant une nouvelle gare, sera réduit à 35 minutes, alors que le trajet entre la gare de l’aéroport Mohammed V à Casablanca et le centre de Marrakech ne dépassera pas 55 minutes. Concernant la deuxième phase du projet de LGV reliant Marrakech à Agadir, M. Kayouh a affirmé que les études préliminaires et d’exécution ont été finalisées, précisant qu’une grande partie des travaux concernera le Haut Atlas, notamment la construction de ponts et de tunnels, représentant près de 70% du projet.

Il a relevé que le ministère et l’ONCF s’emploient actuellement à mobiliser des financements internationaux pour la réalisation de ce chantier, dont le coût est estimé à environ 55 MMDH. S’agissant des trains de proximité de type « RER », le ministre a révélé que le taux d’avancement de ce projet a également atteint 30%, qualifiant d' »important » ce niveau au regard des délais fixés pour la réalisation et la livraison, ainsi que des défis liés à la mobilité urbaine pour les vingt prochaines années, au développement du transport collectif, au respect des impératifs environnementaux et à la réduction de la congestion dans les villes.

Il a fait remarquer que ces trains desserviront des gares de nouvelle génération, citant à titre d’exemple l’axe Rabat-Kénitra-Skhirate, où la fréquence des trains sera d’un passage toutes les dix minutes, contribuant ainsi à alléger la pression sur le trafic routier et les autres moyens de transport.

Au sujet des trains conventionnels, M. Kayouh a indiqué que l’ONCF se penche sur un programme ambitieux visant à améliorer la qualité des « Trains Atlas », à travers l’acquisition et l’équipement de nouvelles voitures pour plus de 160 trains qui seront exploités sur les lignes actuelles reliant Oujda à Marrakech, en plus d’autres programmes en préparation.

Parmi les projets majeurs figure également la construction d’une nouvelle usine à Benguérir, spécialisée dans la maintenance et la fabrication de locomotives ferroviaires avec un taux d’intégration locale avoisinant 62%, dans l’objectif de produire une nouvelle génération de locomotives grâce à des compétences marocaines, avant de s’orienter vers l’exportation de cette industrie vers plusieurs pays.

Concernant la qualité des services, le responsable gouvernemental a affirmé que le taux de ponctualité des trains dépasse désormais 87%, ajoutant que les enquêtes réalisées auprès des usagers font ressortir un taux de satisfaction supérieur à 80%, tout en réaffirmant l’ouverture du ministère aux propositions et idées des députés afin d’améliorer davantage la qualité des prestations et des services.

 

LNT avec Map

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Africa Food Show Morocco 2026 annoncé à Casablanca en novembre https://lnt.ma/africa-food-show-morocco-2026-annonce-a-casablanca-en-novembre/ Mon, 25 May 2026 15:47:59 +0000 https://lnt.ma/?p=549413 L’édition 2026 de l’Africa Food Show Morocco se tiendra du 17 au 19 novembre à la Foire internationale de Casablanca, selon les organisateurs, qui annoncent le retour de ce rendez-vous dédié à l’industrie agroalimentaire africaine. Organisé par MIE Group, l’événement est présenté comme une plateforme B2B réunissant des acteurs nationaux et internationaux autour des opportunités […]

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L’édition 2026 de l’Africa Food Show Morocco se tiendra du 17 au 19 novembre à la Foire internationale de Casablanca, selon les organisateurs, qui annoncent le retour de ce rendez-vous dédié à l’industrie agroalimentaire africaine.

Organisé par MIE Group, l’événement est présenté comme une plateforme B2B réunissant des acteurs nationaux et internationaux autour des opportunités d’investissement, de partenariat et de développement commercial dans le secteur agroalimentaire.

Le salon s’inscrit dans un ensemble plus large de manifestations spécialisées comprenant notamment HOTEL EXPO, AGRO AFRICA et FOOD PACK AFRICA, dans une logique de mise en relation des différents maillons de la chaîne de valeur, de la production à la transformation, en passant par la distribution et l’hôtellerie.

Les organisateurs indiquent que cette édition vise à réunir producteurs, distributeurs, importateurs, exportateurs, investisseurs et décideurs du secteur dans un cadre dédié aux échanges commerciaux et au développement de partenariats.

Le programme prévoit un espace d’exposition réunissant des entreprises marocaines et étrangères, un dispositif de rencontres B2B entre exposants et acheteurs, ainsi qu’un cycle de conférences, panels et démonstrations culinaires consacrés aux évolutions du secteur.

Parmi les thématiques mises en avant figurent les innovations agroalimentaires, les nouvelles tendances de consommation, les opportunités d’exportation vers les marchés africains et internationaux, ainsi que les enjeux liés aux chaînes d’approvisionnement.

Selon les données communiquées par les organisateurs, l’édition précédente aurait généré un volume d’affaires supérieur à 100 millions de dirhams, dont 70% à l’export pour les entreprises marocaines participantes.

L’événement mise également sur un système de mise en relation entre exposants et acheteurs afin de faciliter les échanges commerciaux à l’échelle régionale et internationale.

Les organisateurs soulignent enfin que le positionnement géographique du Maroc constitue un levier pour renforcer les échanges entre l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie dans le domaine agroalimentaire.

LNT avec CdP

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Morocco Tomato Conference, pour une compétitivité durable à l’export de la tomate marocaine https://lnt.ma/morocco-tomato-conference-pour-une-competitivite-durable-a-lexport-de-la-tomate-marocaine/ Mon, 25 May 2026 13:41:22 +0000 https://lnt.ma/?p=549375 La tomate marocaine serait à un nouveau tournant. La ville d’Agadir vient à cet effet d’abriter la 6ème édition du Morocco Tomato Conference, un rendez-vous professionnel majeur réunissant producteurs, exportateurs, experts, chercheurs, fournisseurs de solutions et autres décideurs autour d’une question centrale : comment renforcer la compétitivité de la filière marocaine de la tomate dans […]

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La tomate marocaine serait à un nouveau tournant. La ville d’Agadir vient à cet effet d’abriter la 6ème édition du Morocco Tomato Conference, un rendez-vous professionnel majeur réunissant producteurs, exportateurs, experts, chercheurs, fournisseurs de solutions et autres décideurs autour d’une question centrale : comment renforcer la compétitivité de la filière marocaine de la tomate dans un environnement international de plus en plus complexe et exigeant ?

Placée sous le thème « Façonner un avenir durable pour le commerce de la tomate », ce rendez-vous revêt une importance particulière au regard de la place qu’occupe la tomate marocaine sur les marchés mondiaux. Le Maroc figure en effet parmi les principaux exportateurs mondiaux de tomates fraîches, tandis que la région Souss-Massa constitue le cœur de la production sous serre et la principale base d’exportation. Dès lors, les enjeux de la filière ne se limitent plus à l’amélioration de la production, mais englobent également la protection des marchés, le renforcement de la compétitivité et l’adaptation à des exigences commerciales, sanitaires et techniques de plus en plus élevées.

Pour l’organisation, l’édition 2026 marque ainsi une évolution qualitative dans l’approche du congrès et l’accent n’est plus uniquement mis sur l’innovation technique et l’amélioration des rendements sous serre, mais s’élargit aux questions structurelles qui déterminent l’avenir de la filière. Et de noter que ces questions concernent notamment la pression des marchés, la position du Maroc dans ses relations avec l’UE, les risques viraux et phytosanitaires, la problématique de la main-d’œuvre, la comparaison avec des modèles internationaux réussis, ainsi que la nécessité de bâtir un système de production plus résilient et durable.

Lors de cette rencontre, les participants ont consacré un important volet aux tendances du marché et au positionnement commercial du Maroc, avec la participation d’experts et de représentants d’institutions spécialisées dans la veille économique, les relations commerciales et le secteur agricole européen.

Par la même occasion, une session importante a également été dédiée aux défis auxquels font face les producteurs marocains, en particulier les risques viraux et phytosanitaires, dans un contexte marqué par l’apparition de maladies ayant un impact direct sur la production et les rendements.

Par rapport à cette problématique, des chercheurs et experts internationaux y ont présenté les dernières avancées scientifiques liées aux virus de la tomate, ainsi que des expériences et approches méditerranéennes pour une gestion durable des risques liés au ToBRFV, au TYLCV et au ToLCNDV. Cette démarche ouvre ainsi la voie à un débat pratique entre chercheurs, producteurs, sociétés semencières et autorités de régulation.

Dans sa dimension internationale, le congrès a ouvert une fenêtre sur le modèle mexicain de production sous serre, considéré comme une expérience de référence pouvant offrir des enseignements utiles au Maroc. Ces enseignements portent notamment sur l’organisation de la production, le lien entre la pépinière et le marché, le renforcement de la capacité exportatrice et la construction de systèmes plus flexibles face aux aléas climatiques et commerciaux.

Sur un autre registre, le congrès a aussi accordé une attention particulière aux solutions pratiques ayant un impact direct sur les exploitations agricoles et les stations de conditionnement. Les discussions ont porté sur des thèmes liés à l’hygiène globale, depuis la semence jusqu’à la station d’emballage, ainsi qu’à la gestion de la culture de la tomate dans des conditions climatiques pluvieuses dans la région d’Agadir. Ces axes traduisent la volonté des organisateurs de faire du congrès un espace d’échange d’expertise appliquée, et non une simple plateforme de débat théorique.

Parmi les signaux forts de cette édition figure également l’intégration de la question de la main-d’œuvre agricole dans le débat professionnel, en tant que l’un des principaux défis auxquels fait face la production agricole en général, et la filière tomate en particulier. Ce dossier a été abordé sous l’angle des solutions et des expériences transversales entre différents secteurs, afin d’en tirer des idées pratiques pouvant être mises en œuvre au sein des exploitations.

Pour rappel, cette édition s’est tenue sous l’égide de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine de Production et d’Exportation des Fruits et Légumes (FIFEL) et de la Chambre d’Agriculture de la Région Souss-Massa, en partenariat avec l’ONG Green Smile.

Le président de la FIFEL, Zakaria Hanich, explique que l’importance de cette conférence compte tenu de l’apport de la filière marocaine de la tomate ainsi que des contraintes auxquelles elle fait face aujourd’hui pour maintenir sa rentabilité économique, citant notamment la pression virale et les risques phytosanitaires qui rendent le coût de production plus élevé d’où l’importance de la tenue de cet événement organisé par Green Smile pour justement explorer des solutions innovantes et passer en revue les différents enjeux pressants de la filière…

H.Z

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Aïd Al-Adha : le Conseil de la concurrence valide des mesures temporaires pour encadrer les marchés de vente de moutons https://lnt.ma/aid-al-adha-le-conseil-de-la-concurrence-valide-des-mesures-temporaires-pour-encadrer-les-marches-de-vente-de-moutons/ Sun, 24 May 2026 11:12:57 +0000 https://lnt.ma/?p=549272 Le Conseil de la concurrence a donné un avis favorable à la demande du Chef du gouvernement portant sur la mise en place de mesures temporaires destinées à encadrer les marchés de vente des moutons à l’occasion de l’Aïd Al-Adha. Dans son avis n°3/26, l’institution indique que cette demande répond aux conditions prévues par l’article […]

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Le Conseil de la concurrence a donné un avis favorable à la demande du Chef du gouvernement portant sur la mise en place de mesures temporaires destinées à encadrer les marchés de vente des moutons à l’occasion de l’Aïd Al-Adha.

Dans son avis n°3/26, l’institution indique que cette demande répond aux conditions prévues par l’article 4 de la loi n°104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence.

Le Conseil autorise ainsi le gouvernement à mettre en œuvre des mesures exceptionnelles applicables à compter de la publication au Bulletin officiel de l’arrêté du Chef du gouvernement correspondant, et ce jusqu’au 3 juin 2026.

Selon l’institution, cette décision intervient dans un contexte marqué par une forte hausse saisonnière de la demande sur le bétail destiné au sacrifice, situation qui exerce une pression sur les circuits d’approvisionnement et de commercialisation.

Le Conseil de la concurrence relève que cette configuration peut favoriser certaines pratiques susceptibles d’affecter le fonctionnement normal du marché, notamment la revente spéculative par des intermédiaires, le stockage illicite destiné à créer une rareté artificielle ou encore des actions visant à influencer les niveaux de prix.

L’institution estime que ces éléments caractérisent une situation anormale de marché, justifiant le recours à des mesures exceptionnelles d’encadrement.

L’objectif affiché par ces dispositions est de garantir la transparence des transactions commerciales, d’assurer le bon fonctionnement concurrentiel des marchés et de limiter les pratiques contraires aux règles de la concurrence.

L’avis a été adopté lors de la réunion du Collège du Conseil tenue le 21 mai 2026 sous la présidence d’Ahmed Rahhou.

LNT

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Inflation : les prix à la consommation en hausse de 1,7% en avril, portés par les carburants https://lnt.ma/inflation-les-prix-a-la-consommation-en-hausse-de-17-en-avril-portes-par-les-carburants/ Fri, 22 May 2026 09:08:46 +0000 https://lnt.ma/?p=549169 L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 1,7% en glissement annuel au mois d’avril 2026, selon la dernière note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP), traduisant une progression des prix des produits non alimentaires, tandis que les produits alimentaires ont connu une évolution plus modérée. Sur un mois, l’IPC a […]

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L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 1,7% en glissement annuel au mois d’avril 2026, selon la dernière note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP), traduisant une progression des prix des produits non alimentaires, tandis que les produits alimentaires ont connu une évolution plus modérée.

Sur un mois, l’IPC a progressé de 0,4% par rapport à mars, résultat d’une hausse de 1,2% de l’indice des produits non alimentaires et d’une baisse de 0,6% de celui des produits alimentaires.

Le recul des prix alimentaires observé entre mars et avril concerne principalement les poissons et fruits de mer, dont les prix ont diminué de 11,1%, ainsi que le lait, le fromage et les œufs (-3,2%), les légumes (-1,8%), les huiles et graisses (-1,6%) et le pain et les céréales (-0,2%). À l’inverse, certaines catégories ont enregistré des hausses, notamment les fruits (+4,7%), les viandes (+1,6%) et les eaux minérales, boissons rafraîchissantes et jus (+0,3%).

Du côté des produits non alimentaires, la principale pression inflationniste provient du poste transport, fortement impacté par la hausse des carburants. Le HCP fait état d’une progression de 21,8% des prix des carburants sur un mois, tandis que la division transport affiche une hausse mensuelle de 6,5% et une augmentation annuelle de 8,4%, soit la plus forte progression parmi les grandes catégories de dépenses.

En glissement annuel, l’évolution des prix reflète une hausse de 2,5% des produits non alimentaires, contre 0,6% pour les produits alimentaires. Certaines catégories enregistrent des augmentations plus marquées, notamment les biens et services divers (+3,7%), les restaurants et hôtels (+2,1%) ainsi que l’enseignement (+2,1%), tandis que la communication demeure en baisse de 0,3%.

L’évolution des prix demeure contrastée selon les villes. En variation mensuelle, Laâyoune enregistre la hausse la plus importante (+1,6%), suivie de Tétouan et Al Hoceima (+0,9%), Casablanca (+0,8%) et Safi (+0,7%). Rabat, Oujda et Errachidia affichent une progression de 0,6%, alors que Marrakech et Béni Mellal enregistrent un recul de 0,4%, et Settat une baisse de 0,3%.

L’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les produits à tarifs publics, affiche pour sa part une hausse mensuelle limitée à 0,1%. Sur un an, il ressort en baisse de 0,3%, suggérant un ralentissement des tensions inflationnistes structurelles malgré la volatilité persistante de certaines composantes, notamment énergétiques.

Sur les quatre premiers mois de l’année, l’IPC moyen progresse de 0,3% par rapport à la même période de 2025. Dans le détail, les produits alimentaires affichent un recul de 0,8%, tandis que les produits non alimentaires augmentent de 1,1%, traduisant un rééquilibrage progressif de la dynamique inflationniste autour des postes hors alimentation.

LNT

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Casablanca accueille la 4e édition des Journées Pétrole sur l’attractivité des hydrocarbures africains https://lnt.ma/casablanca-accueille-la-4e-edition-des-journees-petrole-sur-lattractivite-des-hydrocarbures-africains/ Thu, 21 May 2026 10:12:44 +0000 https://lnt.ma/?p=549098 La quatrième édition des Journées Pétrole se tient du 20 au 23 mai à Casablanca, autour d’un thème centré sur les conditions de développement du secteur des hydrocarbures en Afrique : « Construire l’attractivité : stratégies et conditions pour le développement des hydrocarbures africains » . Organisé par le cabinet africain indépendant 3M-Partners & Conseils, […]

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La quatrième édition des Journées Pétrole se tient du 20 au 23 mai à Casablanca, autour d’un thème centré sur les conditions de développement du secteur des hydrocarbures en Afrique : « Construire l’attractivité : stratégies et conditions pour le développement des hydrocarbures africains » .

Organisé par le cabinet africain indépendant 3M-Partners & Conseils, cet événement entend réunir décideurs publics, experts, investisseurs et acteurs du secteur énergétique autour des enjeux liés à l’attractivité des investissements pétroliers et gaziers sur le continent. Selon les organisateurs, la réflexion porte sur les leviers institutionnels, réglementaires, fiscaux et stratégiques susceptibles de renforcer la compétitivité des pays africains dans un environnement international de plus en plus concurrentiel .

Dans son éditorial de présentation, Gacyen Mouely, associé gérant de 3M-Partners & Conseils, souligne que la simple disponibilité de ressources naturelles ne suffit plus à attirer durablement les capitaux. La question de la gouvernance, de la sécurité juridique, de la stabilité fiscale et de la qualité des institutions figure désormais parmi les paramètres déterminants dans la prise de décision des investisseurs .

Les organisateurs présentent cette rencontre comme un espace de dialogue destiné à favoriser le partage d’expériences entre administrations, opérateurs et experts du secteur. L’objectif affiché est également de contribuer à une réflexion continentale sur la valorisation des ressources naturelles, la structuration des politiques publiques et l’amélioration des capacités de négociation des États africains face aux acteurs privés internationaux .

Plusieurs thématiques structurantes sont inscrites au programme, notamment les réformes et la gouvernance, la digitalisation et l’exploitation des données géoscientifiques, l’attractivité fiscale, la rentabilité économique des projets, le développement du contenu local, le transfert de compétences ainsi que la place du gaz naturel dans les trajectoires de transition énergétique du continent .

Les enjeux identifiés incluent également le renforcement des mécanismes de règlement des différends, l’amélioration de la transparence administrative, la transformation de la rente pétrolière en levier de développement industriel et l’intégration des impératifs climatiques dans les stratégies énergétiques nationales .

Cette édition bénéficie de la participation de partenaires techniques internationaux tels que S&P Global, Africa Finance Corporation (AFC) et la Chambre Arbitrale Internationale de Paris (CAIP), qui interviendront notamment sur les dynamiques du marché énergétique, les critères d’investissement et les questions liées au contentieux dans le secteur pétrolier et gazier .

Le choix de Casablanca comme ville hôte est présenté par les organisateurs comme cohérent avec le thème retenu. Bien que le Maroc ne soit pas historiquement un grand producteur d’hydrocarbures, le Royaume est mis en avant comme un exemple d’attractivité économique construite autour de la stabilité institutionnelle, de la qualité des infrastructures, de la connectivité régionale et de ses ambitions énergétiques, notamment à travers des projets structurants comme le gazoduc Nigeria-Maroc .

Lancée en 2023, l’initiative des Journées Pétrole a déjà réuni près de 300 hauts cadres issus d’une trentaine d’administrations, institutions et entreprises provenant de plusieurs pays africains.

LNT

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Énergies renouvelables : le Maroc muscle ses capacités de production https://lnt.ma/energies-renouvelables-le-maroc-muscle-ses-capacites-de-production/ Wed, 20 May 2026 08:21:41 +0000 https://lnt.ma/?p=548953 La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé mardi devant la Chambre des conseillers que, durant le premier trimestre de l’année 2026, plusieurs projets énergétiques d’une capacité totale avoisinant 3000 mégawatts ont été autorisés, pour des investissements estimés à près de 22 milliards de dirhams. Mme Benali a expliqué, […]

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La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé mardi devant la Chambre des conseillers que, durant le premier trimestre de l’année 2026, plusieurs projets énergétiques d’une capacité totale avoisinant 3000 mégawatts ont été autorisés, pour des investissements estimés à près de 22 milliards de dirhams.

Mme Benali a expliqué, en réponse à une question orale sur les « mesures et moyens visant à ouvrir et renforcer les investissements dans le secteur de l’énergie », que ces projets représentent « près du tiers de la capacité installée actuelle au Maroc », considérant que le premier trimestre 2026 constitue « le deuxième tournant en matière d’investissements et d’autorisations ».

Elle a ajouté que le ministère a autorisé, depuis 2021, environ 66 projets d’énergies renouvelables d’une capacité totale de 6 gigawatts, pour des investissements dépassant 55 milliards de dirhams, contre seulement 23 autorisations entre 2011 et 2021.

Elle a précisé que le rythme d’octroi des autorisations est désormais huit fois supérieur à celui enregistré avant 2021.

La ministre a indiqué que la part des énergies renouvelables est passée de 37% en 2021 à 46% en 2025, soit une hausse de neuf points en quatre ans, relevant que cette proportion demeure « bien inférieure à la part réelle », au regard des chiffres des panneaux solaires importés et des efforts déployés dans le domaine de l’autoproduction.

Elle a souligné que le soutien à l’investissement dans le secteur énergétique constitue un levier de création d’emplois et de renforcement de la compétitivité de l’économie nationale, tout en répondant à l’enjeu de la souveraineté énergétique.

Elle a mis en avant que les réformes institutionnelles, législatives et réglementaires engagées par le gouvernement visent à faire face aux contraintes internes et externes auxquelles ce chantier est confronté.

Dans ce contexte, Mme Benali a indiqué que la loi 82.21 relative à l’autoproduction d’électricité ouvre la voie aux citoyens et aux entreprises pour produire une électricité propre destinée à leur propre consommation, tandis que la loi 40.19 relative aux énergies renouvelables a permis de simplifier les procédures et de réaliser, pour la première fois, des installations de stockage d’électricité.

Elle a également évoqué l’élaboration du plan d’équipement électrique de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable pour la période 2025-2030, un « plan vert » pour lequel des investissements de 120 milliards de dirhams ont été mobilisés.

Ce plan prévoit une capacité additionnelle de 15 gigawatts, dont plus de 12 gigawatts provenant de sources renouvelables, soit 88 % des nouvelles capacités.

Concernant le secteur des produits pétroliers, elle a affirmé que le ministère a poursuivi la mise en œuvre de réformes visant à renforcer l’investissement et la concurrence, à travers la simplification et la numérisation des procédures administratives.

Elle a signalé que plus de 800 stations-service ont été créées grâce à des investissements avoisinant 2,5 milliards de dirhams, générant plus de 4000 emplois.

La ministre a fait savoir le gouvernement a engagé, entre autres réformes, celui de l’Office national des hydrocarbures et des mines, dans le but d’élaborer un projet de loi encadrant le secteur du gaz naturel, lequel a été soumis au Secrétariat général du gouvernement.

 

LNT avec Map

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Recherche clinique : la FMIIP plaide pour un renforcement de l’écosystème marocain https://lnt.ma/recherche-clinique-la-fmiip-plaide-pour-un-renforcement-de-lecosysteme-marocain/ Tue, 19 May 2026 16:15:43 +0000 https://lnt.ma/?p=548894 La Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP) a organisé à Casablanca, en partenariat avec ESHMOUN-Clinical Research CRO, un symposium consacré à la recherche clinique, mettant en avant les enjeux liés à l’accès aux traitements, à l’innovation médicale et à la souveraineté sanitaire. Placée sous le thème « La recherche clinique au service […]

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La Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP) a organisé à Casablanca, en partenariat avec ESHMOUN-Clinical Research CRO, un symposium consacré à la recherche clinique, mettant en avant les enjeux liés à l’accès aux traitements, à l’innovation médicale et à la souveraineté sanitaire. Placée sous le thème « La recherche clinique au service d’un accès rapide aux médicaments innovants, génériques et biosimilaires », cette rencontre a réuni plusieurs acteurs du secteur autour des conditions nécessaires au développement de cette activité au Maroc.

Longtemps cantonnée à un champ essentiellement technique, la recherche clinique est aujourd’hui présentée comme un enjeu stratégique pour les systèmes de santé, tant pour l’évaluation de l’efficacité et de la sécurité des traitements que pour la production de données adaptées aux réalités locales.

Dans ce contexte, la FMIIP souligne que le développement de la recherche clinique constitue un levier pour réduire la dépendance vis-à-vis de données produites à l’étranger et renforcer la capacité du Maroc à participer à la production de connaissances médicales.

Selon les données communiquées lors du symposium, les dépenses mondiales en recherche et développement dans le domaine de la santé ont atteint 250 milliards de dollars en 2025, dont 66 milliards consacrés aux essais cliniques. En Afrique, ce segment représenterait près d’un milliard de dollars, tandis que le marché marocain des essais cliniques est estimé à 25 millions de dollars.

Les échanges ont mis en avant plusieurs atouts du Maroc, notamment l’existence d’une industrie pharmaceutique structurée, de compétences médicales reconnues, d’un cadre réglementaire en place et d’institutions mobilisées sur ces enjeux.

La présidente de la FMIIP, Yasmine Lahlou, a estimé que la priorité réside désormais dans la capacité à traduire cette ambition en mécanismes opérationnels plus efficaces, en particulier à travers une meilleure lisibilité des circuits, une réduction des délais et une coordination renforcée entre les différents intervenants.

Les discussions ont également mis l’accent sur les défis persistants, notamment l’imprévisibilité des délais administratifs, la coordination entre acteurs institutionnels, la disponibilité de compétences spécialisées et la qualité des données de santé.

Le symposium a par ailleurs souligné l’importance croissante des données issues de la vie réelle, de la pharmacovigilance, des registres de santé et des études post-commercialisation dans le développement de la recherche clinique moderne. Dans cette perspective, la qualité, la standardisation et l’interopérabilité des données apparaissent comme des prérequis essentiels, notamment dans un contexte d’intégration croissante des outils d’intelligence artificielle.

À travers cette initiative, la FMIIP appelle à une mobilisation élargie des institutions, chercheurs, professionnels de santé et industriels afin de renforcer l’attractivité du Maroc dans le domaine de la recherche clinique et de consolider son positionnement dans les dynamiques internationales de l’innovation en santé.

LNT

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Le PNUD Maroc mobilise investisseurs et entrepreneurs autour de la 4e cohorte du Green Growth & Jobs Accelerator Project https://lnt.ma/le-pnud-maroc-mobilise-investisseurs-et-entrepreneurs-autour-de-la-4e-cohorte-du-green-growth-jobs-accelerator-project/ Tue, 19 May 2026 16:15:29 +0000 https://lnt.ma/?p=548892 Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Maroc organisera, le 20 mai à Rabat, l’Investor Day de la quatrième cohorte du Green Growth & Jobs Accelerator Project (GGJAP), une initiative dédiée à l’accompagnement des entreprises marocaines opérant dans des secteurs liés à l’économie verte et à l’innovation durable. L’événement, prévu au Fairmont […]

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Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Maroc organisera, le 20 mai à Rabat, l’Investor Day de la quatrième cohorte du Green Growth & Jobs Accelerator Project (GGJAP), une initiative dédiée à l’accompagnement des entreprises marocaines opérant dans des secteurs liés à l’économie verte et à l’innovation durable. L’événement, prévu au Fairmont La Marina à Rabat-Salé, réunira entrepreneurs, investisseurs, institutions financières et partenaires de l’écosystème entrepreneurial autour d’opportunités de financement et de développement.

Cette quatrième édition mettra en avant 26 PME marocaines accompagnées dans le cadre du programme, qui présenteront leurs solutions à des acteurs du financement et de l’investissement. Selon le PNUD, l’objectif est de favoriser la mise en relation entre ces entreprises et des partenaires susceptibles de soutenir leur passage à l’échelle et leur accès au marché.

Déployé depuis le début de l’année 2024, le GGJAP a accompagné à ce jour 93 PME marocaines actives dans des secteurs tels que l’agritech, l’économie circulaire, la mobilité durable, les technologies vertes, l’écotourisme, la gestion durable des ressources ou encore les solutions digitales à impact.

Le programme s’inscrit dans une initiative régionale portée par le Bureau régional du PNUD pour les États arabes, avec le soutien du ministère danois des Affaires étrangères dans le cadre du Programme de partenariat arabo-danois. Au Maroc, il s’aligne sur les orientations nationales en matière de développement durable et de transition énergétique.

Les données communiquées par le PNUD mettent en avant une dimension inclusive du dispositif : 55 % des entreprises accompagnées ont été fondées par des jeunes âgés de 18 à 35 ans, tandis que 38 % sont dirigées par des femmes. Le programme indique également avoir contribué à la création ou à l’amélioration de 245 emplois au Maroc sur les deux premières cohortes.

Plus de 45 investisseurs et partenaires financiers sont attendus à cette édition, parmi lesquels des fonds d’investissement, institutions financières, structures publiques d’accompagnement et organisations de soutien à l’entrepreneuriat. Les rencontres prendront la forme de sessions de pitchs organisées par catégories – startups, TPME et coopératives – afin de faciliter des échanges ciblés avec les investisseurs.

L’événement réunira également les Youth for Sustainability Leaders, impliqués dans une dynamique de co-création autour des enjeux de durabilité, et donnera lieu à une remise de certificats aux entreprises accompagnées.

LNT

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Entretien avec Abed Chagar, Président de la FCP : « La chimie est un levier central de la souveraineté industrielle » https://lnt.ma/entretien-avec-abed-chagar-president-de-la-fcp-la-chimie-est-un-levier-central-de-la-souverainete-industrielle/ Tue, 19 May 2026 15:42:01 +0000 https://lnt.ma/?p=548881 À la tête de la Fédération de la chimie et de la parachimie, Abed Chagar, PDG de Colorado, revient sur les ambitions portées par la quatrième édition du Forum International de la Chimie, organisée sous le thème de l’intégration industrielle. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la recomposition des chaînes d’approvisionnement et la […]

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À la tête de la Fédération de la chimie et de la parachimie, Abed Chagar, PDG de Colorado, revient sur les ambitions portées par la quatrième édition du Forum International de la Chimie, organisée sous le thème de l’intégration industrielle. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, la recomposition des chaînes d’approvisionnement et la montée des enjeux de souveraineté économique, il livre sa lecture du positionnement du Maroc, du rôle stratégique de la chimie dans l’appareil productif national, ainsi que des défis liés à l’énergie, à l’investissement et à l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’industrie.

Le thème de cette quatrième édition est “la chimie au cœur de l’intégration industrielle”. Pourquoi avoir choisi ce positionnement aujourd’hui ?

Abed Chagar : Ce que nous avons essayé de faire, c’est de construire des éditions qui se succèdent, se complètent les unes par rapport aux autres, tout en poursuivant un objectif global et continu : positionner le Maroc comme un hub international de la chimie.

Nous avons ainsi consacré une première édition à faire connaître la chimie marocaine, ses atouts et ses opérateurs. La deuxième a été principalement dédiée aux batteries électriques, au moment où les nouveaux investissements démarraient au Maroc et où cette activité prenait une nouvelle dimension à l’échelle mondiale.

La troisième édition, l’an dernier, portait sur les grands projets de transition au Maroc : dessalement, hydrogène vert, et plusieurs autres thématiques structurantes.

Cette année, nous sommes dans l’air du temps, mais surtout en cohérence avec les priorités nationales. Sa Majesté le Roi, Que Dieu l’Assiste, avait appelé à renforcer la souveraineté industrielle. À la Fédération, nous avons donc beaucoup travaillé pour bâtir une édition autour de cette ambition.

Nous nous sommes dit que l’intégration industrielle dans la chimie constituait un enjeu majeur, non seulement pour l’industrie chimique elle-même, mais également pour l’ensemble du tissu industriel.

Ce qui est particulièrement intéressant, au-delà de la présence d’officiels, de ministres et d’experts, c’est que nous avons articulé les panels de ces deux journées autour de tous les prérequis nécessaires à cette intégration industrielle, dans la perspective d’une véritable souveraineté industrielle.

 

Dans un contexte de fragmentation géopolitique, de tensions sur les chaînes d’approvisionnement et de guerres commerciales, en quoi la chimie devient-elle un enjeu de puissance économique ?

C’est une très bonne question.

D’abord, la chimie souffre malheureusement d’une image parfois négative auprès du grand public. Lorsqu’on évoque la chimie, on pense spontanément à deux choses : la pollution et les risques liés à la sécurité.

Or, les industries chimiques, depuis très longtemps, dans le monde comme au Maroc, ont pris ces enjeux à bras-le-corps. Elles ont œuvré de manière continue pour améliorer la sécurité industrielle et réduire autant que possible les impacts environnementaux.

Je vais d’ailleurs vous donner un chiffre important, très peu mentionné jusqu’ici : aujourd’hui, plus de 80 % de l’industrie chimique marocaine fonctionne au vert. Nous sommes en avance sur beaucoup d’autres secteurs. Cela témoigne du travail avant-gardiste accompli par les industriels chimiques marocains.

Pour répondre plus directement à votre question, la chimie au Maroc est une industrie puissante. C’est la première industrie du pays. Elle représente 30 % de l’industrie marocaine.

Elle figure également parmi les premiers secteurs exportateurs, notamment grâce à l’OCP, tout en répondant d’abord aux besoins nationaux.

En matière de souveraineté industrielle, la chimie couvre, selon les segments, près de 90 % des besoins. La chimie regroupe plusieurs activités.

Quelques exemples : dans les gaz, nous couvrons quasiment 100 % des besoins nationaux. Dans la peinture, nous sommes entre 85 et 90 %. Pour les résines, autour de 50 %, avec encore une marge de progression.

Je ne parle même pas des engrais, où la capacité de production dépasse très largement la demande intérieure.

Il existe donc déjà des secteurs où l’on peut parler d’autonomie, voire de souveraineté. D’autres restent à renforcer, notamment la cosmétique ou certains segments liés à la santé, et nous y travaillons.

Les crises successives — le Covid, la guerre en Ukraine, les perturbations logistiques mondiales, et plus récemment la guerre au Proche-Orient — ont démontré que le Maroc dispose aujourd’hui d’atouts qui en font une plateforme centrale.

Je vais rappeler des éléments connus, mais leur juxtaposition parle d’elle-même : une stabilité politique rare, une stabilité économique réelle, une lisibilité réglementaire et fiscale qui rassure les investisseurs.

Le Maroc dispose aussi d’un capital humain remarquable, reconnu partout.

Les Marocains excellent à l’international, mais ce qui distingue particulièrement le Royaume, c’est sa capacité à mobiliser localement toutes les compétences nécessaires : ouvriers, ingénieurs, dirigeants, bâtisseurs, techniciens.

C’est quelque chose de rare dans la région.

Lorsqu’un investisseur s’installe au Maroc, il n’a pas besoin d’importer massivement des compétences expatriées. Il peut rapidement s’appuyer sur le capital humain local.

Ajoutez à cela les infrastructures portuaires de classe mondiale : Tanger Med, Nador West Med, Casablanca, Dakhla demain.

Cette chaîne portuaire fait du Maroc un point d’ancrage stratégique entre l’Amérique, l’Europe, l’Afrique et l’Asie, au cœur des flux commerciaux mondiaux.

La 4ème édition du Forum International de la Chimie

 

Le Maroc parle beaucoup de souveraineté industrielle. La chimie peut-elle être l’un des moteurs de la substitution aux importations ?

Oui, clairement.

Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont engagé un travail sérieux pour identifier les produits pouvant être substitués localement, y compris dans la chimie.

La Fédération s’est impliquée activement dans cette dynamique, notamment à travers la banque de projets.

Cela a permis l’émergence de nouveaux industriels marocains capables de produire localement ce qui était auparavant importé.

Un point important nous distingue : les importations chimiques stagnent globalement, tandis que les exportations et la production nationale progressent.

Autrement dit, la balance commerciale du secteur reste largement excédentaire.

Cela ne nous empêche pas, bien au contraire, de continuer à investir.

La chimie demeure le premier secteur industriel en matière d’investissement, et cette tendance devrait se poursuivre.

À titre d’exemple, l’entreprise que je dirige, Colorado, porte actuellement un investissement de 150 millions de dirhams pour étendre ses activités et renforcer son intégration verticale.

Nous ne sommes pas les seuls : la SCE, la SNEP, l’OCP et d’autres acteurs poursuivent des programmes ambitieux.

Mais ce qu’il faut souligner, c’est que la chimie ne se développe pas uniquement pour elle-même. En se renforçant, elle soutient toutes les autres industries.

Il n’existe pratiquement aucun secteur économique qui n’ait besoin de chimie.

La bouteille d’eau devant nous, son traitement, son étiquette, les peintures autour de nous, les médicaments que nous consommons : partout, la chimie est présente.

Avoir une industrie chimique forte est donc indispensable à toute ambition de souveraineté industrielle.

Le coût énergétique reste un sujet majeur pour les industriels. La compétitivité de la chimie marocaine est-elle aujourd’hui pénalisée par cette équation ?

Oui, assurément.

Mais nous sommes en pleine transition.

Le Maroc dispose de ressources naturelles considérables, notamment le soleil et le vent. L’énergie éolienne est aujourd’hui parmi les moins coûteuses au monde.

Le pays développe activement ses capacités dans ce domaine.

Des avancées réglementaires importantes ont également été réalisées, permettant aux industriels de mieux accéder à l’énergie verte.

Bien sûr, certains ajustements restent nécessaires, notamment sur les coûts de connexion ou de transport.

Mais la dynamique est enclenchée.

La chimie lourde reste une industrie énergivore, et le coût de l’énergie demeure un facteur de compétitivité sensible.

Cependant, le verdissement progressif du mix énergétique marocain devrait permettre à terme de disposer d’une énergie à la fois plus propre et plus compétitive.

C’est un levier essentiel pour attirer davantage d’investissements industriels.

Le programme de cette quatrième édition accorde une place importante à l’intelligence artificielle. Le Maroc dispose-t-il, selon vous, des talents et des infrastructures nécessaires pour connecter chimie et IA à grande échelle ?

Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour répondre de manière définitive, mais à titre personnel, je dirais oui, il existe un potentiel réel.

Les choses évoluent très vite.

Les jeunes, les dirigeants, les entreprises prennent progressivement conscience du potentiel de l’IA.

Aujourd’hui, ignorer l’IA dans une réflexion industrielle devient difficilement concevable.

C’est une nécessité stratégique.

Dans l’entreprise que je dirige, nous avons déjà engagé cette réflexion et obtenu des premiers résultats.

Le Maroc dispose-t-il déjà de tous les outils ? Il est encore tôt pour l’affirmer pleinement.

Mais ce qui est certain, c’est qu’il existe une volonté publique, des initiatives, et une stratégie en construction.

Ce dont nous avons besoin, c’est davantage de synergie entre toutes les parties prenantes.

L’IA n’est pas le sujet d’un seul ministère ou d’une seule agence. C’est une transformation collective.

Industries, fédérations, pouvoirs publics, grandes et petites entreprises : tout le monde doit être mobilisé.

Le Maroc a déjà relevé plusieurs défis stratégiques et occupe une position de leadership continental dans plusieurs secteurs.

Il peut aussi ambitionner de devenir un acteur majeur de l’IA en Afrique.

Si vous deviez résumer en une phrase l’ambition industrielle que le Maroc devrait poursuivre à horizon 2030 dans la chimie ?

Encourager l’investissement, lever les freins réglementaires, et créer les conditions d’une véritable éclosion industrielle de la chimie marocaine.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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Commande publique : L’entreprise marocaine profite-t-elle réellement de la Préférence Nationale ? https://lnt.ma/commande-publique-lentreprise-marocaine-profite-t-elle-reellement-de-la-preference-nationale/ Tue, 19 May 2026 10:08:39 +0000 https://lnt.ma/?p=548814 Articulée avec la promotion des PME, la Préférence Nationale se veut un levier stratégique pour stimuler l’économie nationale et garantir la souveraineté industrielle. Censé justement réguler l’accès aux marchés publics, ce mécanisme permet à l’entreprise marocaine de bénéficier d’une marge concurrentielle face aux multinationales. Mais est-ce vraiment le cas ? Le point. De prime abord, il […]

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Articulée avec la promotion des PME, la Préférence Nationale se veut un levier stratégique pour stimuler l’économie nationale et garantir la souveraineté industrielle. Censé justement réguler l’accès aux marchés publics, ce mécanisme permet à l’entreprise marocaine de bénéficier d’une marge concurrentielle face aux multinationales. Mais est-ce vraiment le cas ? Le point.

De prime abord, il est important de rappeler que depuis la publication de la circulaire gouvernementale n°15/2020 relative à la mise en œuvre de la “Préférence Nationale” et à la promotion des produits et services marocains, un changement profond dans la gestion de la commande publique était très attendu de part et d’autre.

L’État, en tant que principal acteur économique du pays, projetait pour sa part que cette mesure parvienne à constituer un levier majeur de soutien au tissu entrepreneurial national.

Néanmoins, selon plusieurs professionnels et observateurs économiques, les grandes entreprises étrangères continuent de dominer de nombreux appels d’offres dans des secteurs stratégiques tels que le BTP, les infrastructures, les équipements ou encore les services techniques et de Conseil.

En effet, malgré les directives répétées du Gouvernement appelant à privilégier les entreprises nationales et à leur accorder une préférence dans les marchés publics, de nombreuses administrations et établissements, ayant passé outre les orientations de l’Exécutif en la matière, semblent être déconnectés de l’importance des enjeux socio-économiques de ce mécanisme pour le pays : « Plusieurs projets stratégiques continuent ainsi d’être attribués à des sociétés étrangères, alors même que les entreprises marocaines subissent une pression financière croissante et une concurrence jugée inéquitable, menaçant leur pérennité », dit-on auprès d’un opérateur marocain de la place.

Pour de nombreux spécialistes, le problème ne réside pas principalement dans les textes juridiques, mais surtout dans leur application au sein des Administrations publiques. Certains cahiers des charges, expliquent-ils, imposeraient des critères techniques et financiers particulièrement complexes, excluant de facto les PME marocaines de la compétition.

Dans d’autres cas, le recours à des groupes étrangers est justifié par des arguments liés à “l’expertise internationale” ou à la “capacité technique”, malgré l’existence d’entreprises marocaines ayant démontré leur savoir-faire aussi bien au niveau national qu’international, notamment dans les domaines de la construction, des ports, des ponts, et des grands projets d’infrastructure.

Face à cette situation, plusieurs acteurs économiques estiment que le non-respect du principe de Préférence Nationale a des conséquences directes sur l’économie marocaine : « Une part importante des devises quitte le pays au profit d’entreprises étrangères, au lieu d’être réinjectée dans le circuit économique national. Cette situation prive également des milliers d’ingénieurs, de techniciens et de travailleurs marocains d’opportunités d’emploi qui auraient pu être générées par les projets publics », tiennent-ils à préciser.

De leur côté, certaines administrations défendent leurs choix en rappelant que la loi sur les marchés publics repose avant tout sur les principes de concurrence, de transparence et de sélection de l’offre la plus avantageuse en termes de qualité et de coût, indiquant que la Préférence Nationale ne doit pas conduire à l’exclusion systématique des entreprises étrangères.

Toutefois, les voix critiques considèrent généralement cet argument insuffisant, rappelant que de nombreux pays développés mettent eux-mêmes en place des mécanismes de protection de leurs entreprises nationales dans le cadre de la commande publique.

En France, à titre d’exemple, une bonne partie des acteurs politiques et économiques continue de militer pour la mise en place d’une priorité aux entreprises françaises dans l’attribution des marchés publics, encore plus dans les secteurs en rapport avec l’environnement ou encore et les ressources naturelles.

Dans le même sens, il est important de constater que ce débat relance aujourd’hui les interrogations sur l’efficacité des mécanismes de contrôle et de suivi mis en place pour garantir le respect des directives gouvernementales en matière de Préférence Nationale. Plusieurs professionnels appellent ainsi à une révision des cahiers des charges et des critères de référence, qu’ils jugent parfois « conçus au bénéfice de grandes multinationales ».

En somme, et alors que l’avenir de l’entreprise marocaine et sa capacité de résilience restent au cœur des préoccupations économiques, de nombreuses voix réclament aujourd’hui plus que jamais le passage d’un simple discours de soutien au “Made in Morocco” à des politiques publiques concrètes et contraignantes. L’objectif : garantir une réelle égalité des chances dans l’accès aux marchés publics et permettre aux entreprises marocaines d’assurer pleinement leur rôle dans des projets financés essentiellement par l’argent public…

Pour rappel, la notion de la Préférence Nationale est aujourd’hui conçue comme une des alternatives pour équilibrer la balance et relever le tissu économique, durement éprouvé par une succession de crises aussi bien internes que mondiales.

H.Z

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Eau, innovation et gouvernance : Marrakech accueille la 9e édition du SITeau sur fond de stress hydrique https://lnt.ma/eau-innovation-et-gouvernance-marrakech-accueille-la-9e-edition-du-siteau-sur-fond-de-stress-hydrique/ Wed, 13 May 2026 15:36:57 +0000 https://lnt.ma/?p=548432 La neuvième édition du Salon international des technologies de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie (SITeau) a ouvert ses portes mercredi à Marrakech, dans un contexte où la question hydrique demeure au cœur des priorités stratégiques du Maroc. Organisé au Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau, l’événement réunit experts, décideurs publics, universitaires, acteurs […]

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La neuvième édition du Salon international des technologies de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie (SITeau) a ouvert ses portes mercredi à Marrakech, dans un contexte où la question hydrique demeure au cœur des priorités stratégiques du Maroc. Organisé au Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau, l’événement réunit experts, décideurs publics, universitaires, acteurs économiques, représentants de la société civile et jeunes autour des grands enjeux liés à la gestion durable des ressources hydriques.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette édition intervient alors que le Royaume continue de faire face aux effets prolongés du stress hydrique et du changement climatique, avec pour ambition affichée de transformer le salon en plateforme de dialogue, de réflexion et de recherche de solutions concrètes.

Après huit éditions organisées à Casablanca, le SITeau poursuit son repositionnement comme rendez-vous international consacré aux enjeux de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie. L’événement s’inscrit également dans la perspective des grandes échéances internationales du secteur, notamment le 11e Forum mondial de l’eau prévu à Riyad en 2027, où le Maroc remettra le Prix Hassan II.

Le programme de cette édition reflète une approche transversale de la problématique hydrique. Outre le programme scientifique, les organisateurs ont prévu une exposition consacrée aux métiers de l’eau, de l’assainissement et de l’énergie, des ateliers pédagogiques, une rencontre intergénérationnelle autour du nexus eau-énergie-agriculture-santé, ainsi qu’une conférence internationale dédiée à l’hydrodiplomatie.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par un hommage posthume rendu à Ali Fassi Fihri, ancien directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), figure du secteur récemment disparue.

Le Maroc met en avant sa stratégie hydrique

À l’ouverture du salon, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a défendu la stratégie hydrique marocaine, estimant que le Royaume a engagé, sous l’impulsion royale, une politique intégrée visant à renforcer sa souveraineté hydrique.

Le responsable a mis en avant plusieurs leviers structurants, parmi lesquels la poursuite du programme de barrages, le transfert interbassins, le développement accéléré du dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées.

Selon lui, cette approche pourrait permettre au Maroc d’assurer, à l’horizon 2030, une sécurité hydrique renforcée et de couvrir une part significative des besoins en eau destinés à l’irrigation.

Cette vision s’inscrit dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques nationales, marqué par des épisodes successifs de sécheresse, une augmentation de la demande en eau et des contraintes accrues liées aux changements climatiques.

Le président du Conseil mondial de l’eau, Loïc Fauchon, a salué l’expérience marocaine, qualifiant le Royaume de modèle en matière de gestion des ressources hydriques .

Il a estimé que le Maroc bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance internationale pour sa capacité à mobiliser différentes technologies de gestion de l’eau et pour sa vision de long terme sur cette question stratégique.

Pour le responsable international, les défis mondiaux liés à la rareté de l’eau, à l’urbanisation et à la multiplication des événements climatiques extrêmes imposent désormais une logique d’action et d’innovation plutôt qu’une simple gestion de crise .

Cette lecture rejoint celle des organisateurs du SITeau, qui insistent sur la nécessité de dépasser le stade du diagnostic pour avancer vers des réponses opérationnelles.

Recherche, innovation et gouvernance au cœur des débats

La présidente du SITeau, Houria Tazi Sadeq, a insisté sur la nécessité de penser ensemble les enjeux de l’eau, de l’énergie, de l’agriculture et de la santé, dans une logique systémique.

L’objectif, selon elle, consiste à faire émerger des solutions génératrices de valeur, fondées sur les principes de résilience et d’économie circulaire.

Le Haut-Commissariat au Plan a également pris part aux échanges. Son secrétaire général, Ayache Khellaf, a souligné que les enjeux hydriques doivent être abordés dans une logique prospective et territoriale, en lien avec les grandes politiques publiques nationales .

Même approche du côté académique. Le président de l’Université Cadi Ayyad, Belaid Bougadir, a rappelé que les crises hydriques et climatiques nécessitent non seulement des réponses technologiques, mais aussi de nouveaux modes de gouvernance, de coopération et de transmission des savoirs .

L’université met ainsi en avant des formations spécialisées couvrant la climatologie, la gestion intégrée de l’eau, le dessalement, l’agriculture durable ou encore le droit de l’eau.

Au-delà de l’urgence environnementale, les débats du SITeau mettent aussi en lumière la dimension économique et géopolitique de la question hydrique.

L’eau apparaît désormais comme un facteur central de compétitivité économique, de sécurité alimentaire, de stabilité sociale et de résilience territoriale.

LNT

 

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Le 4ème Forum international de la chimie met l’accent sur l’intégration industrielle et la souveraineté productive https://lnt.ma/le-4eme-forum-international-de-la-chimie-met-laccent-sur-lintegration-industrielle-et-la-souverainete-productive/ Wed, 13 May 2026 13:36:57 +0000 https://lnt.ma/?p=548402 La Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP) a inauguré mercredi 13 mai 2026 à Casablanca la quatrième édition du Forum international de la chimie, placée sous le thème « La chimie, au cœur de l’intégration industrielle », dans un contexte marqué par les recompositions géopolitiques, les enjeux énergétiques et les mutations technologiques […]

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La Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP) a inauguré mercredi 13 mai 2026 à Casablanca la quatrième édition du Forum international de la chimie, placée sous le thème « La chimie, au cœur de l’intégration industrielle », dans un contexte marqué par les recompositions géopolitiques, les enjeux énergétiques et les mutations technologiques qui redessinent les équilibres industriels mondiaux.

Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, cet événement réunit responsables publics, industriels, experts et acteurs du secteur autour des enjeux de compétitivité, de souveraineté industrielle et de transformation des chaînes de valeur.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence notamment du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, du secrétaire général du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Mohamed Ouahmid, du président de l’Association professionnelle des cimentiers, Saïd El Hadi, ainsi que du président de la Fédération de la Chimie et de la Parachimie, Abed Chagar.

Dans son intervention inaugurale, ce dernier a mis en avant le rôle structurant de la chimie dans l’écosystème industriel national, soulignant le caractère transversal de cette industrie, présente à l’intersection de multiples filières productives, allant de l’énergie aux mines, en passant par l’agriculture, l’automobile, les batteries, les matériaux avancés et les industries manufacturières.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a pour sa part insisté sur les transformations attendues du secteur, mettant en avant les perspectives liées à l’économie circulaire, aux procédés bas carbone, aux solutions énergétiques innovantes et au développement de capacités souveraines dans les principes actifs industriels. Il a estimé que le Maroc dispose d’atouts pour renforcer une filière industrielle intégrée et se positionner sur les métiers du stockage énergétique.

De son côté, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a rappelé le poids énergétique de l’industrie chimique dans l’économie nationale, soulignant la nécessité d’un accès à une énergie compétitive, propre et durable pour accompagner la décarbonation du secteur et renforcer sa compétitivité face aux nouvelles exigences internationales.

Elle a évoqué, dans ce cadre, les orientations énergétiques engagées par le Royaume, notamment le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’intégration régionale et la structuration d’une filière autour de l’hydrogène vert.

Le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a quant à lui rappelé le poids économique du secteur, présenté comme le premier segment productif de l’industrie marocaine, avec un chiffre d’affaires estimé à près de 200 milliards de dirhams et une contribution représentant 23% des exportations industrielles du Royaume.

Au-delà de la séquence institutionnelle, le forum entend également alimenter une réflexion plus large sur le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales. Les travaux portent notamment sur les enjeux liés aux chaînes d’approvisionnement, à la transition énergétique, à l’innovation industrielle, à l’accès aux matières premières stratégiques ainsi qu’au développement du capital humain.

La question des compétences nécessaires à l’évolution de l’industrie chimique figure également parmi les axes centraux des échanges, dans un contexte où les transformations technologiques imposent une adaptation accélérée des profils industriels.

En parallèle, le « Village de la Chimie » accueille des entreprises nationales et internationales du secteur dans un espace dédié aux rencontres professionnelles, aux échanges B2B et à la présentation de solutions technologiques.

Fondée en 1993, la Fédération de la Chimie et de la Parachimie regroupe un large éventail d’acteurs industriels, allant des grandes entreprises aux PME, avec l’ambition de promouvoir une industrie chimique plus intégrée, innovante et compétitive au sein de l’économie marocaine.

LNT

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Africa Forward : la CGEM plaide pour des villes productives et une intégration économique africaine accélérée https://lnt.ma/africa-forward-la-cgem-plaide-pour-des-villes-productives-et-une-integration-economique-africaine-acceleree/ Wed, 13 May 2026 11:26:33 +0000 https://lnt.ma/?p=548394 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a mis en avant, à Nairobi, le rôle stratégique de l’innovation, de la digitalisation et du capital humain dans la transformation des villes africaines en moteurs de compétitivité et de croissance durable, à l’occasion du forum d’affaires Africa Forward “Inspire & Connect”. Intervenant lors d’un panel consacré […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a mis en avant, à Nairobi, le rôle stratégique de l’innovation, de la digitalisation et du capital humain dans la transformation des villes africaines en moteurs de compétitivité et de croissance durable, à l’occasion du forum d’affaires Africa Forward “Inspire & Connect”.

Intervenant lors d’un panel consacré aux villes productives, le président de la CGEM, Chakib Alj, a estimé que la croissance urbaine rapide que connaît le continent ne saurait, à elle seule, garantir prospérité et compétitivité. Il a souligné que l’urbanisation, en l’absence de planification adaptée, peut également accentuer les déséquilibres, notamment en matière de congestion, d’informalité et de pression sur les infrastructures.

Pour le président de la CGEM, l’enjeu consiste désormais à faire évoluer les villes africaines d’espaces de consommation vers des pôles de production, d’innovation et de transformation industrielle. Il a plaidé en faveur d’écosystèmes urbains intégrés, articulant industrie, logistique, logement, énergie et infrastructures numériques dans une approche coordonnée.

Chakib Alj a également insisté sur le rôle central des nouvelles technologies dans cette transformation, estimant que la compétitivité économique dépend désormais de leviers tels que l’intelligence artificielle, la digitalisation, les infrastructures intelligentes et la logistique connectée.

Sur le volet du capital humain, il a rappelé que l’Afrique dispose d’un avantage démographique significatif, tout en soulignant la nécessité de convertir ce potentiel en levier économique à travers des investissements renforcés dans l’éducation, la formation technique et les compétences numériques.

Il a également évoqué la question de l’employabilité, dans un contexte où plusieurs millions de jeunes rejoignent chaque année le marché du travail, alors que les créations d’emplois formels restent insuffisantes. À ce titre, il a mis en avant l’expérience marocaine, rappelant que le Royaume forme près de 11.000 ingénieurs par an, avec une implication accrue du secteur privé dans la conception des cursus spécialisés.

Le responsable patronal a par ailleurs cité l’exemple des écosystèmes industriels intégrés développés au Maroc, notamment à Bouznika, où les dimensions industrielle, logistique, technologique et de formation sont pensées de manière complémentaire.

En marge de ce forum, la CGEM a également organisé une rencontre consacrée à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), réunissant plusieurs organisations patronales africaines ainsi que des représentants du secrétariat de la ZLECAf.

Les échanges ont porté sur les conditions d’accélération de l’intégration économique du continent et sur le rôle du secteur privé dans la concrétisation de cette dynamique. Le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, a notamment appelé à un dialogue plus structuré entre les institutions continentales et les organisations patronales africaines, afin de mieux mobiliser les entreprises autour des opportunités offertes par cet espace commercial.

De son côté, Chakib Alj a estimé que l’Afrique dispose désormais des fondamentaux nécessaires pour renforcer son industrialisation et consolider ses chaînes de valeur régionales. Il a plaidé pour une accélération des dynamiques “Made in Africa” et “Made with Africa”, en mettant l’accent sur la nécessité de transformer les ambitions continentales en avancées concrètes.

Le président de la CGEM a également souligné l’importance de renforcer les infrastructures logistiques, la connectivité, les mécanismes de financement des PME et les co-investissements intra-africains.

Dans cette perspective, il a mis en avant plusieurs projets structurants portés par le Maroc, notamment Tanger Med, Nador West Med et Dakhla Atlantique, présentés comme des plateformes logistiques appelées à soutenir les échanges continentaux et l’intégration industrielle africaine.

LNT

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