Economie - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/economie/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 24 Jul 2026 11:37:58 +0000 fr-FR hourly 1 Banque mondiale : la croissance du Maroc portée par l’investissement public, le numérique comme levier de productivité https://lnt.ma/banque-mondiale-la-croissance-du-maroc-portee-par-linvestissement-public-le-numerique-comme-levier-de-productivite/ Fri, 24 Jul 2026 09:54:48 +0000 https://lnt.ma/?p=553820 L’économie marocaine a enregistré en 2025 sa plus forte croissance depuis plus d’une décennie, selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique publié par la Banque mondiale. L’institution attribue cette performance à la vigueur de l’investissement public et au redressement progressif de l’agriculture, tout en estimant que le principal défi des prochaines années […]

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L’économie marocaine a enregistré en 2025 sa plus forte croissance depuis plus d’une décennie, selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique publié par la Banque mondiale. L’institution attribue cette performance à la vigueur de l’investissement public et au redressement progressif de l’agriculture, tout en estimant que le principal défi des prochaines années résidera dans l’accélération de la transformation numérique des entreprises afin d’améliorer durablement la productivité.

Dans son rapport intitulé « Consolider la croissance : la transformation numérique comme levier de productivité », la Banque mondiale estime que le produit intérieur brut (PIB) du Maroc a progressé de 4,9 % en 2025, soit son meilleur rythme de croissance depuis plus de dix ans.

Cette évolution est principalement attribuée à la montée en puissance des investissements publics, notamment ceux engagés dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football 2030, ainsi qu’au début de reprise du secteur agricole après plusieurs campagnes marquées par la sécheresse.

Des fondamentaux macroéconomiques jugés solides

L’institution souligne que cette accélération de l’activité s’est accompagnée d’une amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques.

L’inflation est retombée à 0,8 %, contribuant à atténuer les pressions subies par les ménages et les entreprises au cours des années précédentes.

Sur le plan budgétaire, le déficit public a été ramené à 3,5 % du PIB, tandis que l’amélioration des fondamentaux économiques s’est traduite par le relèvement récent de la notation souveraine du Maroc par l’agence Standard & Poor’s, qui a réintégré le Royaume dans la catégorie Investment Grade.

Une croissance appelée à se poursuivre en 2026

Pour 2026, la Banque mondiale prévoit une croissance de 4,2 %, soutenue par la poursuite des investissements publics et le dynamisme de la demande intérieure.

L’institution estime toutefois que plusieurs facteurs de risque continuent de peser sur les perspectives économiques.

Parmi eux figurent les conséquences du conflit au Moyen-Orient, qui renchérit les coûts des importations énergétiques et du transport maritime. Selon ses estimations, ces tensions amputeraient d’environ 0,8 point de pourcentage la croissance potentielle du Maroc par rapport au scénario antérieur au conflit.

À plus long terme, la Banque mondiale considère que les épisodes répétés de sécheresse demeurent un risque majeur pour l’économie marocaine, compte tenu de leur impact sur la production agricole et sur les secteurs fortement dépendants des ressources en eau.

Les perspectives restent également tributaires de la reprise économique des principaux partenaires commerciaux européens du Royaume.

L’emploi demeure le principal défi

Si les indicateurs macroéconomiques sont orientés favorablement, le rapport souligne que le marché du travail continue de révéler des fragilités importantes.

Les données récentes font apparaître un taux global de sous-utilisation de la main-d’œuvre de 22,5 %, illustrant l’importance des ressources humaines encore insuffisamment mobilisées.

La Banque mondiale relève également que plusieurs défis structurels persistent, notamment le faible taux de participation des femmes au marché du travail, qui continue de limiter le potentiel de croissance du pays.

Le numérique comme prochain moteur de productivité

Au-delà de l’analyse conjoncturelle, le rapport consacre un chapitre aux enjeux de la transformation numérique de l’économie marocaine.

Selon la Banque mondiale, les entreprises du Royaume ont réalisé des progrès dans l’adoption des outils numériques, mais leur niveau de maturité reste encore limité.

Moins d’une entreprise sur cinq utilise aujourd’hui de manière intensive et intégrée des technologies avancées telles que les logiciels de gestion d’entreprise (ERP), les plateformes de gestion de la relation client (CRM) ou encore les solutions de commerce électronique.

Pour l’institution, l’accélération de cette transition constitue désormais le principal levier d’amélioration de la productivité.

Les entreprises ayant adopté une utilisation avancée des technologies numériques enregistreraient des gains de productivité pouvant atteindre 70 %, créeraient des emplois 10 % plus rapidement et offriraient des rémunérations en moyenne 27 % plus élevées que les autres entreprises.

La Banque mondiale estime qu’un rattrapage du niveau de numérisation observé dans des économies comparables permettrait d’accroître la productivité globale du Maroc de 10 à 15 %.

Consolider les acquis

Pour Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, la résilience affichée par l’économie marocaine constitue un atout important, mais elle devra désormais s’accompagner d’efforts supplémentaires pour stimuler les gains de productivité.

Selon lui, la transformation numérique représente aujourd’hui le levier le plus puissant dont dispose le Royaume pour consolider sa dynamique de croissance, estimant que le Maroc réunit déjà les bases et les ambitions nécessaires pour réussir cette nouvelle étape de son développement économique.

LNT

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Plus de 44 pays à Casablanca autour des enjeux de la mobilité et de la logistique en Afrique https://lnt.ma/plus-de-44-pays-a-casablanca-autour-des-enjeux-de-la-mobilite-et-de-la-logistique-en-afrique/ Mon, 20 Jul 2026 16:40:39 +0000 https://lnt.ma/?p=553465 Casablanca accueille, du 20 au 22 octobre 2026, la troisième édition de LOGITERRE, le Forum-Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique. Cet événement ambitionne de confirmer le positionnement du Maroc comme plateforme africaine de coopération dans les secteurs du transport, des infrastructures et de la logistique. Organisée par l’Union Africaine des […]

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Casablanca accueille, du 20 au 22 octobre 2026, la troisième édition de LOGITERRE, le Forum-Salon international de la mobilité, du transport et de la logistique. Cet événement ambitionne de confirmer le positionnement du Maroc comme plateforme africaine de coopération dans les secteurs du transport, des infrastructures et de la logistique.

Organisée par l’Union Africaine des Organisations des Transports et de la Logistique (UAOTL), en partenariat avec la Fédération Nationale du Transport Multimodal (FNTM) et l’Association Marocaine du Transport Routier Intercontinental (AMTRI Maroc), avec l’appui de plusieurs institutions nationales et africaines, cette édition réunira des délégations issues de plus de 44 pays, ainsi que des représentants d’organisations internationales, d’institutions financières, d’entreprises et de fédérations professionnelles.

Placée sous le thème ‘‘ L’Économie du Transport et de la Logistique : Levier stratégique pour le développement de l’Afrique’’, la rencontre intervient dans un contexte marqué par l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la reconfiguration des chaînes logistiques mondiales et le besoin croissant d’investissements dans les infrastructures de transport.

Le programme prévoit des conférences, des sessions plénières, des rencontres ministérielles et des ateliers consacrés aux principaux défis du secteur. Les échanges porteront notamment sur le développement des corridors africains, la compétitivité logistique, les infrastructures multimodales, la transition énergétique, la transformation digitale, le financement des infrastructures, l’intelligence artificielle et la facilitation des échanges commerciaux.

En parallèle du forum, un salon professionnel accueillera une exposition dédiée aux solutions et technologies innovantes, des rencontres d’affaires B2B et B2G, ainsi que des espaces de networking destinés à favoriser les partenariats entre opérateurs économiques, investisseurs et institutions publiques.

Les organisateurs estiment que cette nouvelle édition doit contribuer à renforcer les investissements dans les secteurs du transport et de la logistique, à encourager le transfert de savoir-faire et à consolider la coopération Sud-Sud et triangulaire, dans un contexte où les infrastructures de mobilité constituent un levier majeur de compétitivité pour les économies africaines.

Pendant trois jours, Casablanca réunira ainsi décideurs publics, responsables d’institutions africaines, experts, opérateurs économiques et investisseurs autour des perspectives de développement d’un secteur appelé à jouer un rôle déterminant dans l’intégration des marchés africains et le renforcement de leur compétitivité…

 

H.Z

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Gazoduc Afrique Atlantique : la CEDEAO officialise son adhésion au projet Nigeria-Maroc https://lnt.ma/gazoduc-afrique-atlantique-la-cedeao-officialise-son-adhesion-au-projet-nigeria-maroc/ Mon, 20 Jul 2026 08:22:38 +0000 https://lnt.ma/?p=553404 Le projet de Gazoduc Afrique Atlantique Nigeria-Maroc a franchi une nouvelle étape avec la signature, dimanche à Freetown, en Sierra Leone, de l’Accord intergouvernemental (IGA) par les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette signature marque l’adhésion officielle de l’organisation régionale à cette infrastructure énergétique stratégique, appelée à […]

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Le projet de Gazoduc Afrique Atlantique Nigeria-Maroc a franchi une nouvelle étape avec la signature, dimanche à Freetown, en Sierra Leone, de l’Accord intergouvernemental (IGA) par les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette signature marque l’adhésion officielle de l’organisation régionale à cette infrastructure énergétique stratégique, appelée à relier le Nigeria au Maroc avant son raccordement au réseau gazier européen.

Accueillie en marge du sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, cette signature consacre une nouvelle phase dans le développement du projet, porté conjointement par le Royaume du Maroc et le Nigeria à travers l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.).

Initié par le roi Mohammed VI et l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari, avec le soutien renouvelé de l’actuel président Bola Ahmed Tinubu, le gazoduc est désormais présenté comme un projet régional pleinement soutenu par les pays de la CEDEAO.

Long d’environ 6.800 kilomètres, le Gazoduc Afrique Atlantique traversera treize pays de la façade atlantique africaine avant d’être connecté, au nord du Maroc, au gazoduc Maghreb-Europe.

L’infrastructure disposera d’une capacité de transport estimée à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, dont jusqu’à 15 milliards de mètres cubes pourraient être destinés au Maroc et au marché européen, le reste étant orienté vers les besoins énergétiques des pays d’Afrique de l’Ouest.

Évalué à environ 25 milliards de dollars, le projet vise à favoriser la création d’un marché régional intégré du gaz naturel, à soutenir la production électrique, à accompagner l’industrialisation des économies ouest-africaines et à valoriser les ressources énergétiques du continent.

La mise en service des premiers tronçons est envisagée au début de la prochaine décennie.

Le projet entre dans une nouvelle phase

La signature de l’Accord intergouvernemental ouvre désormais la voie aux prochaines étapes de mise en œuvre.

Celles-ci porteront notamment sur la création de la société de projet, dont le siège sera établi à Casablanca, ainsi que de la future autorité de gouvernance du gazoduc (Pipeline Higher Authority), qui sera installée à Abuja.

Cette phase doit également permettre de mobiliser les investisseurs internationaux et de préparer la décision finale d’investissement.

Les autorités précisent par ailleurs que la séquence institutionnelle sera complétée par la signature prochaine de l’accord par le Maroc et la Mauritanie, deux États non membres de la CEDEAO, lors d’une cérémonie distincte organisée en présence du président de la République fédérale du Nigeria.

L’ONHYM et la NNPC Ltd. indiquent que les principales études techniques, environnementales et d’ingénierie ont désormais été finalisées, permettant au projet d’entrer progressivement dans sa phase de développement opérationnel.

Selon les deux partenaires, cette avancée constitue une étape décisive avant le lancement effectif des travaux.

Au-delà de sa dimension énergétique, le gazoduc est présenté comme un levier d’intégration économique pour l’Afrique de l’Ouest.

L’adhésion officielle des États membres de la CEDEAO renforce son assise institutionnelle et traduit une appropriation collective d’un projet initialement porté par le Maroc et le Nigeria.

Les deux pays promoteurs considèrent que le renforcement de la sécurité énergétique constitue un facteur de souveraineté, de développement industriel et de prospérité partagée à l’échelle du continent.

Le sommet de Freetown confirme ainsi l’inscription du Gazoduc Afrique Atlantique parmi les principaux projets structurants de l’intégration africaine.

La CEDEAO met en avant un projet « transformateur »

Intervenant lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, le président de la Commission de l’organisation, Omar Alieu Touray, a qualifié le Gazoduc Afrique Atlantique de « l’une des initiatives transformatrices jamais entreprises dans la région ouest-africaine ».

Selon lui, cette infrastructure favorisera le développement de projets stratégiques au service de l’avenir commun des États membres.

Il a souligné que le gazoduc contribuera au renforcement de l’intégration régionale et au désenclavement de plusieurs pays de la région, en reliant les États côtiers à travers un vaste corridor énergétique.

Omar Alieu Touray a également estimé que le projet permettra de renforcer la sécurité énergétique, de soutenir les efforts d’industrialisation, de créer des emplois et de consolider les interdépendances économiques entre les pays d’Afrique de l’Ouest.

LNT

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HCP : une croissance de 4,8 % attendue en 2026 avant un ralentissement à 3 % en 2027 https://lnt.ma/hcp-une-croissance-de-48-attendue-en-2026-avant-un-ralentissement-a-3-en-2027/ Mon, 20 Jul 2026 08:13:24 +0000 https://lnt.ma/?p=553401 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) anticipe une économie marocaine toujours dynamique en 2026, portée par un fort rebond du secteur agricole et la vigueur de la demande intérieure. Dans son Budget économique exploratoire 2027, l’institution prévoit toutefois un ralentissement de la croissance à partir de 2027, sur fond de normalisation de la production agricole et […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) anticipe une économie marocaine toujours dynamique en 2026, portée par un fort rebond du secteur agricole et la vigueur de la demande intérieure. Dans son Budget économique exploratoire 2027, l’institution prévoit toutefois un ralentissement de la croissance à partir de 2027, sur fond de normalisation de la production agricole et de persistance des incertitudes géopolitiques et économiques internationales.

Le Budget économique exploratoire, élaboré en vue de préparer les hypothèses macroéconomiques de la future Loi de finances 2027, repose sur plusieurs scénarios, notamment une campagne céréalière moyenne en 2026-2027, une reconduction de la politique budgétaire actuelle, une reprise progressive de la demande extérieure et un apaisement graduel des tensions au Moyen-Orient. Le HCP souligne toutefois que ces prévisions demeurent entourées d’un niveau élevé d’incertitude.

Un contexte international toujours marqué par les tensions

Selon le HCP, l’économie mondiale continuera d’évoluer dans un environnement fragile. Les tensions géopolitiques intervenues au Moyen-Orient au début de 2026, notamment la paralysie du détroit d’Ormuz, ont provoqué une hausse des prix des matières premières et perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Dans ce contexte, la croissance mondiale devrait ralentir à 3 % en 2026, après 3,5 % en 2025, avant de rebondir à 3,4 % en 2027. Les économies avancées seraient particulièrement affectées, tandis que le commerce mondial ralentirait sous l’effet du renchérissement des coûts logistiques, des tensions commerciales et du repli de la demande.

Le HCP estime également que cette situation pèsera sur la demande adressée au Maroc, qui passerait de 4,9 % en 2025 à 2,6 % en 2026, avant de remonter légèrement à 2,9 % en 2027.

Une croissance portée par le rebond agricole

Malgré cet environnement international moins favorable, l’économie nationale devrait afficher une croissance de 4,8 % en 2026, avant de ralentir à 3 % en 2027. Cette évolution s’explique essentiellement par la forte reprise du secteur agricole cette année, avant un retour à une campagne céréalière moyenne l’année suivante.

Le HCP prévoit une production céréalière avoisinant 90 millions de quintaux, soit une progression de 50,6 % par rapport à la moyenne de la dernière décennie. Les précipitations abondantes enregistrées durant la campagne 2025-2026 devraient également favoriser les cultures arboricoles, tandis que les mesures de reconstitution du cheptel soutiendraient la reprise de l’élevage.

Dans ces conditions, la valeur ajoutée agricole progresserait de 19,1 % en 2026, avant de reculer de 6,8 % en 2027 sous l’effet d’une normalisation de la production céréalière. Le secteur primaire contribuerait ainsi à hauteur de 1,9 point à la croissance du PIB en 2026.

Les secteurs non agricoles demeurent résilients

Les activités non agricoles devraient, de leur côté, ralentir à 3 % en 2026, contre 3,9 % un an auparavant, avant de retrouver un rythme de 4 % en 2027, grâce notamment au renforcement de la demande intérieure et aux grands projets d’investissement.

L’industrie du matériel de transport devrait notamment bénéficier de l’assouplissement de certaines réglementations européennes et du développement des filières automobile et aéronautique, avec une croissance attendue de près de 6 % en 2026 et 2027.

À l’inverse, l’industrie chimique devrait subir les effets des perturbations d’approvisionnement en intrants, tandis que le secteur extractif serait affecté par un recul temporaire de la demande mondiale de phosphate avant une reprise attendue en 2027.

Le secteur de la construction devrait ralentir à 3,1 % en 2026, sous l’effet de la hausse des coûts énergétiques et logistiques, avant une légère accélération à 3,5 % en 2027, soutenue par les investissements liés notamment aux infrastructures de la Coupe du monde 2030.

Le secteur tertiaire conserverait quant à lui un rôle moteur, avec une croissance de 3,9 % en 2026 puis de 4,2 % en 2027, portée par le commerce, le tourisme, les transports et les services publics.

La demande intérieure resterait le principal moteur

Le HCP considère que la consommation des ménages et l’investissement continueront de soutenir l’activité économique.

La consommation finale des ménages progresserait de 4,4 % en 2026, avant de ralentir à 2,4 % en 2027, portée par l’amélioration des revenus agricoles, les hausses salariales et le maintien des transferts des Marocains résidant à l’étranger.

Une amélioration progressive des finances publiques

Sur le plan des équilibres macroéconomiques, le HCP prévoit une réduction progressive du déficit budgétaire, qui passerait de 3,5 % du PIB en 2025 à 3,4 % en 2026, puis 3,2 % en 2027, sous l’effet de la progression des recettes publiques.

Le déficit courant demeurerait contenu, à 3,9 % du PIB en 2026 puis 3,6 % en 2027, tandis que la dette publique globale poursuivrait sa légère décrue, passant de 76,5 % à 76,1 % du PIB entre les deux années. L’inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB, resterait modérée, à 1,9 % en 2026 puis 1,5 % en 2027.

LNT

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Conjoncture : le HCP anticipe une accélération de la croissance à 5,4% au troisième trimestre https://lnt.ma/conjoncture-le-hcp-anticipe-une-acceleration-de-la-croissance-a-54-au-troisieme-trimestre/ Thu, 16 Jul 2026 09:45:24 +0000 https://lnt.ma/?p=553256 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) estime que l’économie marocaine poursuit sa reprise en 2026, malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques. Après une croissance de 4,6% au premier trimestre et une progression estimée à 4,8% au deuxième, le Royaume pourrait enregistrer une croissance de 5,4% au troisième trimestre, portée par le redressement […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) estime que l’économie marocaine poursuit sa reprise en 2026, malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques. Après une croissance de 4,6% au premier trimestre et une progression estimée à 4,8% au deuxième, le Royaume pourrait enregistrer une croissance de 5,4% au troisième trimestre, portée par le redressement de l’agriculture, la résilience des services et une reprise progressive des activités industrielles.

Dans son dernier point de conjoncture, le HCP souligne que la dynamique de l’économie nationale demeure principalement alimentée par la demande intérieure, tandis que les échanges extérieurs continuent de peser sur la croissance. Malgré les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, l’activité économique aurait fait preuve de résilience grâce au retour d’une campagne agricole favorable et au maintien d’un niveau soutenu de consommation et d’investissement.

L’agriculture retrouve son rôle de moteur

Le principal facteur de soutien à la croissance reste l’agriculture. Après plusieurs campagnes marquées par la sécheresse, le retour d’une pluviométrie plus favorable durant l’hiver a permis un net redressement de la production agricole.

Au premier trimestre 2026, la valeur ajoutée agricole a progressé de 18,4% en glissement annuel, retrouvant des niveaux comparables à ceux observés en 2017. Cette dynamique se serait encore renforcée au deuxième trimestre avec une hausse estimée à 20,5%, avant de demeurer élevée au troisième trimestre (+19,9%).

Selon le HCP, cette amélioration a contribué à soutenir les revenus en milieu rural, favorisant un rebond de la consommation des ménages et une reconstitution des stocks agricoles.

Les services résistent, l’industrie repart progressivement

Les activités tertiaires continuent d’afficher une évolution favorable. Le tourisme, les transports et le commerce ont permis aux services d’enregistrer une progression de 4,3% au premier comme au deuxième trimestre, avant une légère accélération à 4,4% attendue au troisième trimestre.

En revanche, les filières secondaires ont davantage souffert en début d’année. Après dix trimestres consécutifs de hausse, leur valeur ajoutée a reculé de 1% au premier trimestre sous l’effet du ralentissement des industries extractives, électriques, chimiques et de la construction, confrontées à une hausse des coûts de production et à un important effort d’investissement engagé depuis 2024.

Certaines branches industrielles ont toutefois mieux résisté. Les industries automobile et aéronautique ont poursuivi leur progression, avec une croissance de 5,9% au premier trimestre, soutenue par leurs débouchés à l’export.

Le HCP estime que les activités manufacturières devraient progressivement retrouver de la vigueur au troisième trimestre, avec une hausse de 1,8% de leur valeur ajoutée, tandis que les industries extractives bénéficieraient du redressement de la demande internationale adressée aux engrais, notamment grâce à l’assouplissement des droits de douane sur le marché américain ainsi qu’au raffermissement de la demande indienne et japonaise.

Une demande intérieure toujours dynamique

La consommation des ménages demeure le principal moteur de la croissance. Après une progression de 4,6% au premier trimestre, elle aurait atteint 4,7% au deuxième trimestre et devrait encore accélérer à 4,9% au troisième. Cette évolution s’explique par l’amélioration des revenus, particulièrement en milieu rural, le renforcement du crédit aux ménages ainsi que le rétablissement des dépenses liées à l’Aïd Al-Adha par rapport à l’année précédente.

L’investissement reste également bien orienté. La formation brute de capital fixe a progressé de 10,8% au premier trimestre avant un léger ralentissement à 9,4% au deuxième, principalement en raison d’une normalisation du cycle d’investissement des entreprises et d’une érosion de leurs marges liée à la hausse des coûts de production. Le HCP prévoit néanmoins une nouvelle accélération à 11,1% au troisième trimestre, portée par les investissements dans les infrastructures portuaires, routières et hydrauliques.

Le commerce extérieur continue de freiner la croissance

Malgré la bonne tenue des exportations, le commerce extérieur demeure le principal facteur de ralentissement de l’activité.

Au premier trimestre, les exportations de biens et services ont progressé de 9,2%, mais cette hausse a été plus que compensée par une augmentation de 12,7% des importations, stimulées par la vigueur de la demande intérieure. Les échanges extérieurs ont ainsi amputé la croissance de 2,3 points.

Cette contribution négative devrait se poursuivre au troisième trimestre. Les exportations sont attendues en hausse de 10,2%, notamment grâce à la reprise des dérivés du phosphate, mais les importations devraient progresser encore davantage (+12,4%), limitant l’apport du commerce extérieur à la croissance.

Inflation maîtrisée mais vigilance sur l’énergie

Après un recul de 0,1% au premier trimestre, l’inflation serait remontée à 1,1% au deuxième trimestre sous l’effet du renchérissement des carburants, dont la contribution est estimée à 0,8 point. Les prix des produits non alimentaires auraient progressé de 2,5%, tandis que la baisse des prix alimentaires se serait atténuée avec la remontée des prix des viandes rouges.

Pour le troisième trimestre, le HCP anticipe une inflation moyenne limitée à 1,2%, sous l’hypothèse d’un maintien du baril de Brent autour de 85 dollars, ce qui contribuerait à préserver le pouvoir d’achat des ménages.

Des conditions monétaires toujours favorables

Le HCP relève également une accélération du crédit à l’économie, dont la progression atteindrait 10% au deuxième trimestre, après 8,4% au premier. Cette évolution reflète le renforcement des financements accordés aux entreprises, aussi bien pour leurs besoins de trésorerie que pour leurs investissements, ainsi que la poursuite de la hausse des crédits à la consommation.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% pour un cinquième trimestre consécutif, tout en renforçant ses opérations de refinancement afin de répondre au déficit de liquidité du secteur bancaire. La masse monétaire aurait ainsi progressé de 12,1% en rythme annuel.

En parallèle, le marché boursier est resté plus prudent. Le MASI aurait limité son recul à 0,4% au deuxième trimestre, après une baisse de 3,4% au trimestre précédent, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes sur l’économie mondiale. La capitalisation boursière demeure néanmoins en hausse de 8,8%, malgré une contraction de plus de 30% des volumes échangés.

Des perspectives favorables malgré des risques persistants

Pour le HCP, la poursuite du redressement agricole, la solidité de la demande intérieure et des conditions monétaires toujours accommodantes devraient permettre à l’économie marocaine de gagner en vigueur au troisième trimestre, avec une croissance attendue de 5,4%.

L’institution souligne toutefois que ce scénario reste entouré d’incertitudes. L’évolution des tensions géopolitiques, leurs répercussions sur les prix de l’énergie, les coûts de production et le commerce international constituent les principaux risques susceptibles de freiner cette trajectoire de reprise, même si les fondamentaux domestiques demeurent jugés relativement solides.

LNT

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Africa Economic Symposium : Ryad Mezzour plaide pour une croissance africaine fondée sur la confiance https://lnt.ma/africa-economic-symposium-ryad-mezzour-plaide-pour-une-croissance-africaine-fondee-sur-la-confiance/ Wed, 15 Jul 2026 15:02:59 +0000 https://lnt.ma/?p=553212 L’Afrique dispose des ressources humaines et naturelles nécessaires pour accélérer son développement, mais devra renforcer la confiance dans ses propres capacités, investir durablement dans les infrastructures et assurer la continuité de ses politiques publiques pour transformer ce potentiel en croissance inclusive. C’est le message porté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, […]

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L’Afrique dispose des ressources humaines et naturelles nécessaires pour accélérer son développement, mais devra renforcer la confiance dans ses propres capacités, investir durablement dans les infrastructures et assurer la continuité de ses politiques publiques pour transformer ce potentiel en croissance inclusive. C’est le message porté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, lors de la quatrième édition de l’Africa Economic Symposium (AES), organisée à Rabat.

Prenant la parole à l’ouverture de cette rencontre consacrée aux perspectives économiques du continent, le ministre a estimé que l’Afrique réunit plusieurs atouts majeurs, notamment une population jeune, des talents et d’importantes ressources naturelles. Il a toutefois rappelé que ces avantages coexistent avec des défis persistants, parmi lesquels l’accès à l’électricité, la qualité des systèmes éducatifs ou encore les questions de stabilité.

Selon lui, le premier levier de transformation réside dans la capacité des pays africains à croire davantage en leurs propres compétences et à développer des solutions adaptées à leurs réalités économiques et sociales.

L’exemple marocain mis en avant

Ryad Mezzour s’est appuyé sur l’expérience du Maroc pour illustrer cette approche. Il a rappelé que le Royaume avait fait le choix de l’ouverture économique et de la concurrence internationale, une orientation qui s’est accompagnée d’ajustements économiques et sociaux, mais qui a également contribué à renforcer la compétitivité du tissu productif national.

Le ministre a particulièrement insisté sur le rôle structurant des investissements publics dans les infrastructures, qu’il considère comme un préalable indispensable au développement industriel.

Ports, autoroutes et infrastructures logistiques ont, selon lui, constitué des leviers déterminants dans l’essor de plusieurs filières, notamment celle de l’automobile, devenue aujourd’hui le premier secteur exportateur du Maroc.

Cette trajectoire illustre, a-t-il souligné, l’importance de créer un environnement favorable à l’investissement privé en développant au préalable les équipements structurants nécessaires à la compétitivité des entreprises.

L’intelligence artificielle comme levier de transformation

Le ministre a également consacré une partie de son intervention aux mutations technologiques en cours, estimant que l’intelligence artificielle représente une opportunité importante pour les économies africaines.

Selon lui, ces technologies permettent désormais à des individus, à des entrepreneurs ou à de petites entreprises d’accéder à des capacités de traitement de l’information et à des connaissances auparavant réservées aux grandes organisations.

Il a toutefois souligné que cette transformation suppose un effort important en matière de formation afin de permettre aux citoyens de maîtriser ces nouveaux outils.

Ryad Mezzour a également plaidé pour le développement de solutions d’intelligence artificielle conçues en fonction des besoins des populations africaines et respectueuses de leurs réalités, de leurs communautés et de leurs valeurs.

Réfléchir aux nouveaux moteurs de la croissance africaine

Organisé sur deux jours, l’Africa Economic Symposium réunit responsables publics, experts et acteurs économiques autour des principaux défis du développement du continent.

Les travaux portent notamment sur les moyens de valoriser les importantes ressources naturelles africaines afin d’en faire un levier de développement durable, tout en accompagnant les transitions énergétique et climatique.

Les participants examinent également les conditions nécessaires pour faire de la transformation numérique un moteur de croissance inclusive, renforcer les politiques sociales et mobiliser les financements indispensables à la mise en œuvre des stratégies de développement.

LNT

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Banque mondiale : un nouveau partenariat de dix ans axé sur la croissance, l’emploi et l’inclusion https://lnt.ma/banque-mondiale-un-nouveau-partenariat-de-dix-ans-axe-sur-la-croissance-lemploi-et-linclusion/ Wed, 15 Jul 2026 14:28:22 +0000 https://lnt.ma/?p=553201 Le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération avec l’adoption d’un Cadre de partenariat-pays (Country Partnership Framework – CPF) couvrant la période 2026-2035. Conçu sur un horizon inédit de dix ans, ce dispositif place la création d’emplois, le développement du secteur privé et le renforcement du capital […]

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Le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération avec l’adoption d’un Cadre de partenariat-pays (Country Partnership Framework – CPF) couvrant la période 2026-2035. Conçu sur un horizon inédit de dix ans, ce dispositif place la création d’emplois, le développement du secteur privé et le renforcement du capital humain au cœur de la stratégie de développement du Royaume. Aligné sur les orientations du Nouveau modèle de développement (NMD), ce partenariat entend accompagner la transition vers une économie plus compétitive, plus résiliente et davantage portée par l’investissement privé.

Au-delà de l’importance des financements mobilisés, ce nouveau cadre traduit une évolution de la philosophie d’intervention de la Banque mondiale. L’objectif n’est plus seulement d’accompagner des projets sectoriels, mais de soutenir une transformation structurelle de long terme, avec des résultats mesurables en matière d’emploi, d’investissement, de compétitivité et de cohésion sociale.

Une « nature structurante »

Le Groupe de la Banque mondiale rappelle accompagner le Maroc depuis plus de soixante-cinq ans. Au fil des décennies, cette coopération a soutenu plusieurs étapes majeures du développement national, depuis les investissements dans les infrastructures, l’agriculture et les équipements publics jusqu’aux réformes de l’éducation, de la santé, de la protection sociale ou encore de la gouvernance économique.

Ce nouveau Cadre de partenariat entend prolonger cette collaboration en articulant davantage les financements publics, les investissements privés, l’expertise technique et les réformes institutionnelles autour d’objectifs communs.

Pour la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, cette nouvelle étape revêt un caractère particulièrement structurant : « Ce nouveau cadre de partenariat marque une étape décisive pour le Maroc. Ce qui le distingue, c’est sa nature structurante : il aligne ainsi financements publics et privés, connaissances et réformes autour d’une vision commune pour l’avenir du Royaume. »

La ministre insiste également sur le fait que la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, constitue désormais le cœur de cette ambition commune.

Le nouveau partenariat repose sur un constat largement partagé : pour accélérer durablement sa croissance, le Maroc devra progressivement faire évoluer son modèle économique vers une dynamique davantage portée par le secteur privé.

Le premier pilier du CPF vise ainsi à renforcer la compétitivité des entreprises. Il prévoit notamment la réduction des obstacles réglementaires, le renforcement de la concurrence sur les marchés, l’amélioration du climat des affaires et un meilleur accès au financement, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.

L’objectif est de favoriser l’émergence d’un tissu entrepreneurial plus dynamique, capable d’investir, d’innover et surtout de créer davantage d’emplois.

Le deuxième axe concerne le développement territorial. Le partenariat entend réduire les disparités géographiques en améliorant la connectivité entre les villes et les territoires ruraux, en facilitant l’accès aux infrastructures, aux marchés et aux services publics, mais aussi en favorisant une croissance plus équilibrée entre les régions.

Le troisième pilier est consacré au renforcement du capital humain. La Banque mondiale poursuivra son accompagnement des réformes engagées dans l’éducation, la santé, la couverture sanitaire universelle et la généralisation de la protection sociale, considérées comme des leviers indispensables pour améliorer la productivité de l’économie marocaine.

L’emploi comme fil conducteur

Contrairement aux précédents cadres de coopération, celui-ci fait de la création d’emplois son objectif transversal.

L’ensemble des interventions sera évalué à l’aune de leur capacité à générer des emplois de meilleure qualité, à favoriser l’investissement privé et à améliorer les opportunités économiques offertes aux Marocains.

Les indicateurs de suivi porteront notamment sur le nombre d’emplois créés, les investissements privés mobilisés, l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins de santé, ainsi que le renforcement de la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

Pour mettre en œuvre cette stratégie, le Groupe de la Banque mondiale combinera plusieurs instruments complémentaires : prêts, assistance technique, partage d’expertise, garanties et mobilisation de capitaux privés.

Pour Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan, ce changement d’échelle est précisément l’une des principales nouveautés du partenariat : « En portant notre partenariat à un horizon de dix ans, nous faisons un choix délibéré, celui de dépasser les cycles de projet pour investir dans une transformation structurelle durable. »

Les femmes au cœur de la stratégie

L’une des principales nouveautés du CPF réside dans la place accordée à l’inclusion économique des femmes.

La Banque mondiale consacre une annexe entière à cette question, qu’elle considère comme l’un des principaux leviers de croissance du Royaume.

Le constat est connu mais demeure préoccupant. Malgré les progrès enregistrés en matière d’éducation, le Maroc affiche toujours l’un des taux d’activité féminine les plus faibles au monde. Selon les données de la Banque mondiale, seules 19 % des femmes en âge de travailler participent au marché de l’emploi, contre près de 70 % des hommes.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que les femmes représentent aujourd’hui une part croissante des diplômés de l’enseignement supérieur.

Pour l’institution, cette faible participation constitue un important manque à gagner économique et freine directement les ambitions de croissance du pays.

Le CPF identifie plusieurs freins persistants : insuffisance des structures de garde d’enfants, difficultés de mobilité, accès limité au financement, au foncier et aux actifs productifs, mais aussi poids des normes sociales.

Le mariage et la maternité continuent notamment de peser fortement sur les trajectoires professionnelles des Marocaines, tandis que les responsabilités domestiques restent très majoritairement assumées par les femmes.

Le partenariat prévoit ainsi d’accompagner le développement des services de garde d’enfants, le renforcement de la mobilité, l’accès au financement, le soutien à l’entrepreneuriat féminin et une meilleure prise en compte de la dimension du genre dans les politiques publiques.

Le secteur privé appelé à jouer un rôle central

Le nouveau partenariat accorde également une place beaucoup plus importante au secteur privé.

IFC, la branche du Groupe Banque mondiale dédiée au financement des entreprises, entend intensifier son action au Maroc afin de favoriser la mobilisation de capitaux privés et le développement des marchés.

Son vice-président pour l’Afrique, Ethiopis Tafara, souligne que le Royaume dispose de l’une des économies les plus dynamiques du continent : « À travers ce partenariat d’une durée de dix ans avec le Royaume du Maroc, nous renforçons notre engagement à consolider les marchés, à mobiliser davantage de capitaux privés et à soutenir la prochaine génération d’entreprises afin qu’elles puissent grandir, se développer et créer des emplois dans l’ensemble de l’économie. »

Cette orientation vise à attirer davantage d’investissements vers les secteurs créateurs de valeur et à améliorer les conditions de financement des entreprises, en particulier des PME.

La MIGA, l’agence du Groupe spécialisée dans les garanties contre les risques liés aux investissements, participera également à la mise en œuvre du partenariat.

Son intervention doit permettre de réduire le risque perçu par les investisseurs internationaux et de faciliter la mobilisation de capitaux privés au Maroc.

Pour son vice-président et directeur financier, Ed Mountfield, ces mécanismes de garantie contribueront à renforcer un modèle de croissance davantage porté par le secteur privé tout en favorisant la création d’emplois.

Selim Benabdelkhalek

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Campagne agricole 2025-2026 : Al Moutmir dévoile son bilan https://lnt.ma/campagne-agricole-2025-2026-al-moutmir-devoile-son-bilan/ Tue, 14 Jul 2026 08:10:14 +0000 https://lnt.ma/?p=553021 Portée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à travers son Collège de l’Agriculture, l’initiative Al Moutmir œuvre pour une agriculture plus performante, résiliente et durable en plaçant la science, l’innovation et le transfert de technologies au service des agriculteurs. Dans ce cadre, les plateformes de démonstration (PFDs), développées en partenariat avec la Fondation OCP, constituent […]

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Portée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à travers son Collège de l’Agriculture, l’initiative Al Moutmir œuvre pour une agriculture plus performante, résiliente et durable en plaçant la science, l’innovation et le transfert de technologies au service des agriculteurs.

Dans ce cadre, les plateformes de démonstration (PFDs), développées en partenariat avec la Fondation OCP, constituent un levier majeur de diffusion de l’innovation. Véritables laboratoires à ciel ouvert, elles permettent d’évaluer, dans des conditions réelles de production, l’impact des itinéraires techniques optimisés sur la productivité, la rentabilité et la résilience des exploitations agricoles.

Au cours de la campagne 2025/2026, 1 152 plateformes de démonstration dédiées aux céréales et légumineuses ont été installées dans 25 provinces, couvrant 8 cultures, au profit de plus de 288 agriculteurs bénéficiaires directs. Ce dispositif est mis en œuvre en étroite collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, à travers l’Office National du Conseil Agricole (ONCA) et les Directions Provinciales de l’Agriculture (DPA).

Les plateformes reposent sur l’approche Integrated Crop Program (ICP), fondée sur quatre piliers : la fertilisation raisonnée basée sur les analyses de sol, la protection intégrée des cultures, la gestion efficiente de l’eau et l’utilisation de solutions adaptées aux besoins de chaque culture. Les recommandations sont élaborées à partir des analyses réalisées par les laboratoires d’Al Moutmir, puis traduites en solutions de fertilisation sur mesure grâce au Smart Blender.

Les PFDs constituent un puissant outil de formation et de transfert de connaissances. À travers les Écoles aux Champs (FFS), les journées de formation et les outils numériques, plus de 9 400 agriculteurs ont bénéficié directement des actions d’accompagnement menées durant cette campagne.

Les PFDs constituent un puissant outil de formation et de transfert de connaissances. À travers les Écoles aux Champs (FFS), les journées de formation et les outils numériques, plus de 9 400 agriculteurs ont bénéficié directement des actions d’accompagnement menées durant cette campagne.

Bref, en rapprochant la recherche scientifique des réalités du terrain, Al Moutmir ambitionne d’accompagner les producteurs dans l’adoption de pratiques agricoles innovantes adaptées aux spécificités de chaque territoire.

H.Z


Al Moutmir 2026 en quelques chiffres

Une campagne agricole marquée par des conditions climatiques favorables, révélant tout le potentiel des itinéraires techniques optimisés :

  • 152 plateformes de démonstration déployées à travers 25 provinces;
  • Jusqu’à 26 % de gain de rendement sur les céréales et 42 % sur les légumineuses grâce à l’adoption d’itinéraires techniques optimisés ;
  • Le semis direct confirme son rôle stratégique dans l’amélioration de la résilience des systèmes de production face aux aléas climatiques.

 

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Comptes régionaux 2024 : une croissance plus soutenue, mais des disparités territoriales persistantes https://lnt.ma/comptes-regionaux-2024-une-croissance-plus-soutenue-mais-des-disparites-territoriales-persistantes/ Mon, 13 Jul 2026 08:55:58 +0000 https://lnt.ma/?p=552932 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié les comptes régionaux de l’année 2024, qui mettent en évidence une accélération de l’activité économique, mais aussi le maintien d’importants écarts entre les territoires. Alors que le produit intérieur brut (PIB) national a progressé de 4,4 % en volume, huit des douze régions du Royaume ont enregistré une […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié les comptes régionaux de l’année 2024, qui mettent en évidence une accélération de l’activité économique, mais aussi le maintien d’importants écarts entre les territoires. Alors que le produit intérieur brut (PIB) national a progressé de 4,4 % en volume, huit des douze régions du Royaume ont enregistré une croissance supérieure à cette moyenne, confirmant des dynamiques régionales contrastées.

Les régions du Sud et Souss-Massa en tête de la croissance

Les meilleures performances ont été enregistrées dans les régions de Laâyoune-Saguia Al Hamra (+7,6 %) et de Dakhla-Oued Eddahab (+7 %), portées notamment par la pêche maritime, les services et les activités de construction. Souss-Massa suit avec une progression de 6,8 %, soutenue par l’agriculture et les services, devant Drâa-Tafilalet (+6,2 %) et l’Oriental (+5,9 %), qui bénéficie du redressement de l’industrie et des services après le recul observé en 2023.

Marrakech-Safi (+5,1 %), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (+4,9 %) et Guelmim-Oued Noun (+4,6 %) affichent également des taux supérieurs à la moyenne nationale. À l’inverse, Casablanca-Settat (+4,3 %), Rabat-Salé-Kénitra (+3,5 %), Béni Mellal-Khénifra (+2,1 %) et Fès-Meknès (+1,6 %) ont connu une croissance plus modérée.

Casablanca-Settat demeure le principal moteur économique

Malgré une croissance légèrement inférieure à la moyenne nationale, Casablanca-Settat conserve de loin son statut de première région créatrice de richesse. Elle représente à elle seule 32,3 % du PIB national, devant Rabat-Salé-Kénitra (15,5 %) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (10,7 %). Ces trois régions concentrent ensemble 58,4 % de la richesse produite au Maroc.

Derrière ce trio figurent Marrakech-Safi (8,7 %), Fès-Meknès (8,2 %), Souss-Massa (6,6 %), Béni Mellal-Khénifra (5,3 %) et l’Oriental (5,1 %). Les quatre régions du Sud, auxquelles s’ajoute Drâa-Tafilalet, ne totalisent que 7,8 % du PIB national. Le HCP souligne par ailleurs une légère aggravation des disparités régionales de création de richesse entre 2023 et 2024.

Des spécialisations économiques toujours marquées

L’analyse sectorielle confirme les fortes spécialisations régionales. Les activités primaires représentent plus de 24 % du PIB à Fès-Meknès et près de 20 % à Drâa-Tafilalet, tandis que Casablanca-Settat affiche la plus faible part agricole du pays (3,7 %).

L’industrie demeure fortement concentrée à Casablanca-Settat, où elle représente 36,5 % du PIB régional, ainsi qu’à Tanger-Tétouan-Al Hoceima (33,7 %) et Laâyoune-Saguia Al Hamra (32,8 %). Au niveau national, Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan-Al Hoceima génèrent à elles seules près de 60 % de la valeur ajoutée industrielle du Royaume.

Le secteur tertiaire reste, quant à lui, le premier contributeur à la richesse nationale avec 52,9 % du PIB. Certaines régions présentent une économie largement orientée vers les services, notamment Guelmim-Oued Noun où ceux-ci représentent plus de 73 % de l’activité économique.

De fortes disparités de richesse par habitant

Le PIB par habitant s’est établi à 43.891 dirhams au niveau national en 2024. Dakhla-Oued Eddahab arrive largement en tête avec 92.904 dirhams par habitant, devant Laâyoune-Saguia Al Hamra (73.718 DH) et Casablanca-Settat (67.859 DH). Rabat-Salé-Kénitra et Guelmim-Oued Noun figurent également au-dessus de la moyenne nationale.

À l’opposé, Marrakech-Safi affiche le niveau le plus faible (28.692 DH), suivie de Drâa-Tafilalet et Fès-Meknès. Le HCP relève une augmentation des écarts régionaux en matière de richesse par habitant entre 2023 et 2024.

La consommation des ménages demeure concentrée

Les dépenses de consommation finale des ménages ont atteint 944,1 milliards de dirhams en 2024. Cinq régions concentrent près des trois quarts de cette consommation : Casablanca-Settat (25,3 %), Rabat-Salé-Kénitra (14,8 %), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,6 %), Fès-Meknès (11,4 %) et Marrakech-Safi (11,3 %).

Rapportées à la population, les dépenses de consommation par habitant s’élèvent à 25.664 dirhams au niveau national. Dakhla-Oued Eddahab (34.515 DH) et Casablanca-Settat (31.173 DH) enregistrent les niveaux les plus élevés, devant l’Oriental, Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Laâyoune-Saguia Al Hamra.

Comme pour le PIB, le HCP constate une accentuation des écarts régionaux de consommation, traduisant une concentration croissante de l’activité économique et du pouvoir d’achat dans les régions les plus dynamiques.

LNT

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Le ministère de l’Agriculture lance l’évaluation à mi-parcours de la stratégie « Génération Green » https://lnt.ma/le-ministere-de-lagriculture-lance-levaluation-a-mi-parcours-de-la-strategie-generation-green/ Sat, 11 Jul 2026 11:46:30 +0000 https://lnt.ma/?p=552914 Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts a donné, vendredi à Rabat, le coup d’envoi de l’étude du bilan à mi-parcours de la stratégie « Génération Green » 2020-2030. Cette initiative doit permettre d’évaluer les réalisations enregistrées depuis le lancement de la stratégie, d’identifier les leviers d’accélération et […]

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Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts a donné, vendredi à Rabat, le coup d’envoi de l’étude du bilan à mi-parcours de la stratégie « Génération Green » 2020-2030. Cette initiative doit permettre d’évaluer les réalisations enregistrées depuis le lancement de la stratégie, d’identifier les leviers d’accélération et de définir les orientations pour la seconde moitié de sa mise en œuvre.

Présidant la réunion de lancement, le ministre Ahmed El Bouari a rappelé le rôle stratégique de l’agriculture dans l’économie nationale et son importance pour la souveraineté alimentaire du Royaume. Il a indiqué que cette étude vise à mesurer les résultats obtenus, à proposer les ajustements nécessaires et à tracer les perspectives d’une agriculture plus résiliente, plus compétitive et davantage créatrice de valeur.

Un bilan dans un contexte marqué par les crises

Le ministre a souligné que les premières années de déploiement de la stratégie se sont déroulées dans un environnement particulièrement contraint, marqué par des épisodes successifs de sécheresse, les conséquences de la crise sanitaire mondiale et les perturbations des marchés internationaux.

Malgré ces difficultés, il a estimé que le secteur agricole avait démontré une capacité de résilience, grâce aux programmes mis en œuvre par les pouvoirs publics et à la mobilisation des professionnels.

Selon lui, plusieurs avancées ont été enregistrées, notamment dans le développement des filières agricoles, l’amélioration de l’efficience hydrique, le renforcement de la protection sociale des agriculteurs ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie. Il a également rappelé le déploiement de programmes d’urgence pour limiter les effets de la sécheresse et le lancement du programme de reconstitution du cheptel national.

Adapter la stratégie aux nouveaux défis

Le président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), Rachid Benali, a considéré que ce bilan à mi-parcours constitue une opportunité de réactualiser la feuille de route du secteur, en tenant compte des évolutions intervenues depuis la signature des contrats-programmes en 2023.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’adapter l’agriculture marocaine aux nouvelles exigences des marchés internationaux, à l’évolution des besoins en main-d’œuvre et à la hausse des coûts des intrants. Il a également plaidé pour une révision des mécanismes d’investissement afin de préserver la compétitivité des exploitations tout en maintenant des prix accessibles pour les consommateurs.

De son côté, le président de la Fédération des Chambres d’agriculture du Maroc (FECAM), Lahbib Bentaleb, a estimé que cette étude devra apporter des réponses concrètes aux défis auxquels le secteur est confronté, en particulier le déficit pluviométrique.

Il a appelé à renforcer les capacités de production, à assurer en priorité l’approvisionnement du marché national tout en poursuivant l’ouverture sur de nouveaux débouchés à l’international, avec pour objectif d’améliorer durablement les revenus des agriculteurs et les conditions de vie dans les zones rurales.

Une feuille de route pour accélérer la mise en œuvre

L’étude portera sur l’évaluation des réalisations enregistrées depuis 2020, l’élaboration d’un plan d’accélération jusqu’en 2030 ainsi que la définition d’une vision de développement à plus long terme pour le secteur agricole.

Les travaux devront identifier les principales trajectoires d’évolution dans plusieurs domaines, notamment le développement des productions végétales et animales, la mécanisation des exploitations, la sécurisation des ressources en eau destinées à l’irrigation, la modernisation des circuits de distribution et de commercialisation ainsi que le renforcement du financement et de l’investissement.

Le ministère souligne que cette démarche reposera sur une large concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème agricole et agroalimentaire, conformément à l’approche participative retenue pour l’élaboration et le suivi des politiques agricoles.

LNT

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La BAD accorde 205 M€ au Maroc pour l’extension de la LGV https://lnt.ma/la-bad-accorde-205-me-au-maroc-pour-lextension-de-la-lgv/ Thu, 09 Jul 2026 09:37:41 +0000 https://lnt.ma/?p=552784 Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), réuni mercredi à Abidjan, a accordé un financement de 205 millions d’euros (M€) au Maroc pour la mise en œuvre du Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF). « Cette opération vise à renforcer la capacité et la performance opérationnelle du corridor ferroviaire […]

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), réuni mercredi à Abidjan, a accordé un financement de 205 millions d’euros (M€) au Maroc pour la mise en œuvre du Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF).

« Cette opération vise à renforcer la capacité et la performance opérationnelle du corridor ferroviaire Kénitra–Marrakech, qui concentre une part importante des flux de voyageurs et de marchandises du pays. Elle contribuera à cet objectif à travers l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) et le renforcement de l’infrastructure ferroviaire existante sur cet axe stratégique », indique un communiqué de la BAD.

En améliorant la fluidité des déplacements entre les grands pôles économiques et urbains du Royaume, le projet favorisera une mobilité plus durable et une meilleure connectivité territoriale.

Au-delà de son impact positif sur la mobilité, le projet soutiendra la transition vers des modes de transport plus durables et plus respectueux de l’environnement et générera des retombées économiques significatives grâce à la réduction des temps de trajet et des coûts logistiques.

« En combinant l’extension de la ligne à grande vitesse et la modernisation des infrastructures existantes, cette opération accompagnera la hausse des trafics voyageurs et marchandises, fluidifiera les échanges et réduira les temps de parcours. À terme, renforcera la compétitivité logistique du Maroc et consolidera son rôle de hub stratégique entre l’Europe et l’Afrique », a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau pays du Groupe de la BAD au Maroc, cité dans le communiqué.

Le projet prévoit l’acquisition d’équipements destinés à moderniser les infrastructures ferroviaires sur le corridor Kénitra–Marrakech et autour du hub ferroviaire de Casablanca. Il comprend notamment la fourniture de rails neufs et d’appareils de voie pour les lignes conventionnelles et la LGV, permettant d’augmenter la capacité du corridor et d’améliorer durablement ses performances opérationnelles.

Le PADIF intègre également une composante d’appui à la gestion du projet couvrant la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre ainsi que le suivi-évaluation des résultats et de leur impact, afin d’assurer une mise en œuvre efficace.

En contribuant au développement d’infrastructures résilientes et durables, cette opération s’aligne pleinement sur les Quatre Points cardinaux du Groupe de la Banque ainsi que sur le Document de stratégie-pays 2024-2029 de l’institution pour le Maroc. Elle s’inscrit dans les priorités du Nouveau modèle de développement et du plan « Rail 2040 », qui vise à moderniser le réseau ferroviaire national.

Depuis 1978, le Groupe de la BAD a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc. Ses interventions couvrent des secteurs stratégiques tels que les transports, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le secteur financier.

 

LNT avec Map

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Port de Casablanca: un trafic en hausse de 7% au S1 https://lnt.ma/port-de-casablanca-un-trafic-en-hausse-de-7-au-s1/ Thu, 09 Jul 2026 09:36:24 +0000 https://lnt.ma/?p=552799 Le trafic global du port de Casablanca s’est établi à 17 millions de tonnes au terme du premier semestre 2026, enregistrant une progression de 7% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données de l’Agence Nationale des Ports (ANP). Cette évolution est portée par une dynamique qui s’est particulièrement accélérée au […]

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Le trafic global du port de Casablanca s’est établi à 17 millions de tonnes au terme du premier semestre 2026, enregistrant une progression de 7% par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données de l’Agence Nationale des Ports (ANP).

Cette évolution est portée par une dynamique qui s’est particulièrement accélérée au cours du mois de juin, avec 3.532.053 tonnes traitées contre 2.680.112 tonnes en juin 2025, soit une hausse remarquable de 32%, précise l’ANP dans un communiqué.

La structure des échanges via le port de Casablanca demeure dominée par les importations, qui représentent 75% du trafic total avec 12.815.009 tonnes, tandis que les exportations totalisent 4.186.933 tonnes, soit 25% du volume global, indique la même source.

Et de relever que comparativement au premier semestre 2025, les importations progressent de 8% et les exportations de 2%, confirmant le rôle stratégique du port dans l’approvisionnement de l’économie nationale tout en soutenant les flux d’exportation.

Les principaux trafics affichent également une évolution favorable, selon l’ANP. Les importations de céréales atteignent 3,3 millions de tonnes, en hausse de 13% par rapport à fin juin 2025, le trafic des aliments de bétail poursuit sa progression avec 1,06 millions de tonnes, soit une croissance de 33 %. Le trafic conteneurisé franchit, quant à lui, le seuil des 762.557 EVP, enregistrant une progression de 5%, tandis que le trafic roulier connaît une évolution particulièrement soutenue avec 93.824 unités traitées, contre 69.318 un an auparavant, soit une hausse de 35%.

Selon l’ANP, ces résultats interviennent à l’issue d’une période particulièrement exigeante, marquée par une succession de défis opérationnels d’une intensité rarement observée : Conditions météorologiques extrêmes, afflux inédit d’importations stratégiques et incident maritime exceptionnel survenu le 25 février à la suite de la chute de conteneurs d’un navire porte-conteneurs après son appareillage.

L’Agence affirme que le Port de Casablanca a su faire face à ces situations avec efficacité, sans jamais compromettre la continuité des échanges ni la sécurité des approvisionnements stratégiques du Royaume.

L’ANP souligne qu’en étroite coordination avec l’ensemble des autorités, concessionnaires et opérateurs de la place portuaire, elle a déployé un dispositif opérationnel renforcé : coordination permanente des interventions, gestion dynamique des escales, optimisation continue des capacités d’accueil, adaptation constante de l’organisation des opérations, et gestion maîtrisée de l’incident maritime survenu en février 2026.

Cette mobilisation collective et constante, a permis, selon la même source, de préserver la continuité du service public portuaire, de garantir la fluidité des opérations et d’assurer la sécurisation des chaînes logistiques tout au long de cette période sensible. Aujourd’hui, l’exploitation du Port de Casablanca est revenue à un fonctionnement normal avec des délais de traitement des navires maîtrisé.

Le communiqué relève également que cette dynamique s’inscrit dans une stratégie de transformation durable portée par l’ANP et les différents intervenants au port, reposant notamment sur l’extension des capacités de traitement des conteneurs, la modernisation des terminaux, le développement des espaces logistiques et l’accélération de la digitalisation des opérations.

Le communiqué fait aussi savoir que le Port de Casablanca maintient sa certification ISO 14001, confirmant la conformité de son système de management environnemental aux standards internationaux et traduisant son engagement en faveur d’une gestion responsable des ressources et de l’amélioration continue de sa performance environnementale.

Au terme du premier semestre 2026, le port de Casablanca confirme ainsi sa capacité à absorber des niveaux d’activité exceptionnels, à garantir la continuité du service public portuaire dans les circonstances les plus exigeantes et à accompagner durablement la croissance des échanges, conclut la même source.

 

LNT avec Map

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Casablanca-Settat adopte de nouveaux projets de développement pour près de 4,3 milliards de dirhams https://lnt.ma/casablanca-settat-adopte-de-nouveaux-projets-de-developpement-pour-pres-de-43-milliards-de-dirhams/ Wed, 08 Jul 2026 15:37:56 +0000 https://lnt.ma/?p=552761 Réuni lundi en session ordinaire du mois de juillet, le Conseil de la région Casablanca-Settat a approuvé plusieurs conventions et projets de développement représentant un investissement global d’environ 4,3 milliards de dirhams, portant sur les infrastructures, le développement économique, la santé, la gestion des ressources en eau et les politiques sociales. La session, présidée par […]

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Réuni lundi en session ordinaire du mois de juillet, le Conseil de la région Casablanca-Settat a approuvé plusieurs conventions et projets de développement représentant un investissement global d’environ 4,3 milliards de dirhams, portant sur les infrastructures, le développement économique, la santé, la gestion des ressources en eau et les politiques sociales.

La session, présidée par le président du Conseil de la région, Abdellatif Maâzouz, en présence notamment du wali de la région, Mohamed Mhidia, a abouti à l’adoption de l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour.

Le premier volet des projets adoptés concerne le développement économique et la promotion de l’investissement.

Parmi les principales initiatives figurent la création d’une nouvelle zone industrielle à Mohammedia, le développement de zones d’activités économiques dans la province de Benslimane ainsi que la mise en place d’une plateforme industrielle dédiée au recyclage des pièces automobiles usagées et des déchets métalliques dans la province de Médiouna.

Le Conseil a également validé la réalisation d’une route périphérique destinée à améliorer l’accès à la zone industrielle et portuaire de Jorf Lasfar et à renforcer sa desserte logistique.

Des projets sociaux et sanitaires

Sur le plan social, les élus régionaux ont approuvé le lancement d’un programme visant à favoriser l’autonomisation économique et sociale des femmes et des jeunes filles, à travers des actions destinées à faciliter leur insertion professionnelle, soutenir l’entrepreneuriat féminin et renforcer leur indépendance économique.

Le Conseil a également donné son accord à la reconstruction et à l’équipement de l’hôpital psychiatrique Ar-Razi, situé dans la province de Médiouna, afin d’améliorer l’offre de soins en santé mentale dans la région.

Les projets adoptés portent également sur plusieurs infrastructures destinées à améliorer la mobilité.

Ils concernent notamment un programme de routes rurales classées inscrit dans le cadre du Programme de développement régional (PDR) 2022-2027, le renforcement des axes desservant l’aéroport Mohammed V ainsi que l’aménagement de la Route nationale n°1 à Mohammedia.

Le Conseil a par ailleurs approuvé le lancement du Programme de développement urbain de Settat pour la période 2026-2029, un programme de réhabilitation urbaine des collectivités territoriales de la province d’El Jadida ainsi qu’un projet d’aménagement, de gestion et d’exploitation des parkings de la ville de Mohammedia.

Face aux enjeux liés au changement climatique, plusieurs projets relatifs à la gestion des ressources hydriques ont également été validés.

Ils portent notamment sur un programme de gestion participative de la nappe phréatique de Berrechid, des opérations de protection contre les risques d’inondation dans les communes d’El Brouj et de Nouaceur ainsi que la réalisation d’un complexe d’alimentation en eau destiné à la zone industrielle de Ghdira.

Les élus ont également approuvé une convention de partenariat avec l’Association des Régions du Maroc afin de soutenir la participation de Casablanca-Settat aux conférences et rencontres internationales organisées par l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), dans le but de renforcer le rayonnement international de la région.

LNT

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Industrie : Casablanca accueille trois salons dédiés à la plasturgie, à l’emballage et au recyclage https://lnt.ma/industrie-casablanca-accueille-trois-salons-dedies-a-la-plasturgie-a-lemballage-et-au-recyclage/ Wed, 08 Jul 2026 14:37:26 +0000 https://lnt.ma/?p=552750 Les acteurs de la plasturgie, de l’emballage et du recyclage se donnent rendez-vous à Casablanca, du 8 au 11 juillet, à l’occasion de la 12ᵉ édition du Forum et Salon international de la plasturgie (FEIP), de la 6ᵉ édition de Pack Expo et de la 2ᵉ édition de Global Green Plast. Placées sous le Haut […]

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Les acteurs de la plasturgie, de l’emballage et du recyclage se donnent rendez-vous à Casablanca, du 8 au 11 juillet, à l’occasion de la 12ᵉ édition du Forum et Salon international de la plasturgie (FEIP), de la 6ᵉ édition de Pack Expo et de la 2ᵉ édition de Global Green Plast. Placées sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ces trois manifestations ambitionnent de mettre en avant les évolutions technologiques du secteur, de favoriser les partenariats industriels et d’accompagner la transition vers des modèles de production plus durables.

Organisés sous l’égide du ministère de l’Industrie et du Commerce, du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, avec le soutien de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), ces salons réunissent plus de 320 exposants issus de 32 pays. Près de 20.000 visiteurs professionnels, parmi lesquels des industriels, acheteurs, décideurs et institutionnels, sont attendus durant les quatre jours de l’événement.

Les trois salons couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur des industries du plastique, de l’emballage et du recyclage. Ils rassemblent des entreprises spécialisées dans la transformation des plastiques et du caoutchouc, l’emballage en carton, verre, métal ou plastique, l’impression, la logistique, le recyclage, l’efficacité énergétique et la décarbonation.

Ils accueillent également des opérateurs issus de secteurs utilisateurs tels que l’agroalimentaire, l’agriculture, la cosmétique, la pharmacie ou encore l’industrie automobile, illustrant le caractère transversal de ces filières dans l’économie nationale.

L’édition 2026 met notamment en avant plusieurs innovations développées au Maroc, parmi lesquelles la première machine intelligente de recyclage conçue et fabriquée localement. D’autres solutions dédiées à l’emballage et à l’économie circulaire sont également présentées afin d’illustrer les évolutions technologiques du secteur et les réponses apportées aux enjeux environnementaux.

Une industrie appelée à renforcer sa compétitivité

Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné le rôle joué par les entreprises de la plasturgie, de l’emballage et du recyclage dans les chaînes d’approvisionnement et de production.

Le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner ces secteurs dans leur développement, rappelant que les arbitrages entre production nationale et importations s’inscrivent dans une stratégie visant à accroître la valeur ajoutée produite localement et à soutenir la création d’emplois.

Les interventions ont également réuni plusieurs représentants des organisations professionnelles et du monde académique, notamment Hicham El Haid, président de la Fédération marocaine de la plasturgie (FMP), Abed Chagar, président du groupe Maroc Industrie de la CGEM, Mounir El Bari, président de la Fédération des industries forestières, des arts graphiques et de l’emballage (FIFAGE), Kofi Essuman, vice-président de la World Packaging Organisation (WPO), ainsi que Blaïd Bougadir, président de l’Université Cadi Ayyad.

À cette occasion, une convention de partenariat a été signée entre la Fédération marocaine de la plasturgie et l’Université Cadi Ayyad afin de renforcer les liens entre la recherche universitaire, la formation et les besoins de l’industrie.

Au-delà de leur dimension commerciale, les organisateurs présentent ces rendez-vous comme une plateforme d’échanges autour des nouvelles technologies industrielles, de l’efficacité énergétique et des modèles de production plus durables. Les différents panels programmés au cours des quatre journées doivent notamment aborder les enjeux liés à la décarbonation de l’industrie, au recyclage des matériaux, à l’économie circulaire et au transfert de technologies.

Les organisateurs souhaitent également renforcer les échanges entre opérateurs marocains et africains, dans le prolongement de la dynamique de coopération Sud-Sud. L’objectif est de favoriser l’émergence de partenariats industriels, de projets communs et de solutions adaptées aux besoins des marchés du continent.

Les petites et moyennes entreprises figurent également parmi les cibles de cette édition. Les salons leur offrent l’opportunité de découvrir les dernières innovations technologiques, d’explorer les dispositifs de financement vert, de développer leur réseau d’affaires et d’identifier de nouveaux partenaires.

À travers l’organisation conjointe du FEIP, de Pack Expo et de Global Green Plast, la Fédération marocaine de la plasturgie entend promouvoir une approche intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle, des matières premières aux produits finis.

LNT

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Sekkouri muscle le suivi des travailleuses marocaines en Espagne https://lnt.ma/sekkouri-muscle-le-suivi-des-travailleuses-marocaines-en-espagne/ Tue, 07 Jul 2026 10:20:13 +0000 https://lnt.ma/?p=552612 Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, que le gouvernement a pris de nouvelles mesures visant à renforcer l’accompagnement des travailleuses agricoles marocaines en Espagne, en coordination avec les autorités espagnoles et l’Agence nationale de promotion de l’emploi […]

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Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, que le gouvernement a pris de nouvelles mesures visant à renforcer l’accompagnement des travailleuses agricoles marocaines en Espagne, en coordination avec les autorités espagnoles et l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC).

En réponse à une question orale sur « l’accompagnement des travailleuses saisonnières en Espagne », M. Sekkouri a indiqué que plusieurs mesures ont été adoptées, dont la modification du mécanisme de sélection des travailleuses et l’adoption de visas d’une durée de quatre ans, précisant que la proportion des travailleuses qui retournent régulièrement au Maroc dépasse 81%.

Il a ajouté que le nombre des travailleuses agricoles marocaines en Espagne est passé d’environ 3.000 personnes il y a une dizaine d’années à plus de 15.000 travailleuses par an au cours des dernières années, saluant la mobilisation des autorités espagnoles en faveur de l’amélioration de leurs conditions de travail.

Le ministre a, toutefois, relevé la persistance de certains cas nécessitant un accompagnement accru, faisant savoir qu’il a tenu une réunion avec les entreprises employant ces travailleuses dans la province de Huelva qui accueille près de 90% d’entre elles, afin d’examiner les difficultés rencontrées.

En outre, M. Sekkouri a noté qu’un certain nombre de travailleuses, notamment celles effectuant leur premier déplacement, sont confrontées à des difficultés liées à la langue et à la méconnaissance de leurs droits, malgré l’organisation d’ateliers de sensibilisation et de formation avant leur départ.

Il a indiqué que des réunions ont été tenues, en coordination avec l’ambassade du Maroc en Espagne et le consulat général du Royaume à Séville, en présence de la ministre espagnole concernée, et ont abouti à la réaffirmation de la nécessité de garantir le respect des droits prévus, notamment l’accès des travailleuses à la couverture sanitaire dès leur arrivée sur le territoire espagnol, ainsi que la facilitation du dépôt des plaintes en cas de difficultés, avec la mise à disposition de l’assistance nécessaire pour surmonter la barrière linguistique.

 

LNT avec Map

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Béni Mellal-Khénifra lance un Observatoire régional de l’économie https://lnt.ma/beni-mellal-khenifra-lance-un-observatoire-regional-de-leconomie-pour-renforcer-lattractivite-du-territoire/ Fri, 03 Jul 2026 10:16:59 +0000 https://lnt.ma/?p=552385 Le Centre régional d’investissement (CRI) de Béni Mellal-Khénifra a procédé, jeudi, au lancement officiel de l’Observatoire régional de l’économie, une plateforme numérique d’intelligence territoriale destinée à soutenir le développement régional et à renforcer la promotion de l’investissement. Selon les initiateurs du projet, cet observatoire s’inscrit dans la dynamique nationale visant à consolider la déconcentration administrative […]

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Le Centre régional d’investissement (CRI) de Béni Mellal-Khénifra a procédé, jeudi, au lancement officiel de l’Observatoire régional de l’économie, une plateforme numérique d’intelligence territoriale destinée à soutenir le développement régional et à renforcer la promotion de l’investissement.

Selon les initiateurs du projet, cet observatoire s’inscrit dans la dynamique nationale visant à consolider la déconcentration administrative et à améliorer l’environnement des affaires. Il ambitionne de répondre à la dispersion des données entre les différentes administrations en centralisant l’information et en transformant les données disponibles en un outil d’aide à la décision pour les acteurs publics et privés.

Fruit d’un travail collaboratif mené avec les différents partenaires régionaux, la plateforme rassemble actuellement plus de 30.000 lignes de données couvrant les principaux indicateurs démographiques, économiques, sociaux et sectoriels de la région. Ces informations sont destinées à constituer une base de données fiable, régulièrement actualisée et accessible aux décideurs ainsi qu’aux investisseurs.

Intervenant lors de la cérémonie de lancement, le directeur général du CRI de Béni Mellal-Khénifra, Adil Azmi, a indiqué que cette initiative s’inscrit pleinement dans les missions du Centre, qui visent notamment à renforcer l’intelligence territoriale et à améliorer l’attractivité économique de la région. Il a souligné l’importance de la contribution des institutions partenaires à la production et au partage des données, estimant que cet observatoire permettra de mieux valoriser le capital informationnel régional au service des opérateurs économiques.

Le directeur de l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG) de Béni Mellal, Toufik Yahyaoui, a pour sa part estimé que cette plateforme constitue un outil structurant pour la mutualisation des données régionales. Représentant l’Université Sultan Moulay Slimane (USMS) dans ce projet, il a relevé que l’observatoire offrira aux décideurs des outils d’évaluation des politiques publiques, tout en mettant à la disposition des chercheurs, enseignants et doctorants des données utiles pour leurs travaux scientifiques.

Selon lui, cette base d’information contribuera également à orienter les projets de fin d’études des étudiants vers des secteurs à fort potentiel, favorisant ainsi l’émergence de nouveaux projets d’investissement dans la région.

L’architecture de la plateforme repose sur plusieurs principes, notamment une gouvernance participative, la fiabilité des données, des tableaux de bord interactifs facilitant la consultation des indicateurs, ainsi qu’un dispositif évolutif permettant d’intégrer à terme de nouvelles analyses qualitatives.

La cérémonie de lancement a été marquée par une démonstration des principales fonctionnalités de l’outil, notamment la navigation à travers les indicateurs territoriaux, les comparaisons entre provinces et les analyses sectorielles.

 

LNT

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Investissement : 29 nouveaux projets de près de 42 milliards de dirhams approuvés par la Commission nationale https://lnt.ma/investissement-29-nouveaux-projets-de-pres-de-42-milliards-de-dirhams-approuves-par-la-commission-nationale/ Fri, 03 Jul 2026 10:10:08 +0000 https://lnt.ma/?p=552376 La 11ᵉ Commission nationale des investissements (CNI), réunie jeudi sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a approuvé 29 projets de conventions d’investissement représentant un montant global de près de 42 milliards de dirhams (MMDH), ainsi que neuf avenants à des conventions existantes dans le cadre du dispositif principal de la nouvelle Charte […]

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La 11ᵉ Commission nationale des investissements (CNI), réunie jeudi sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a approuvé 29 projets de conventions d’investissement représentant un montant global de près de 42 milliards de dirhams (MMDH), ainsi que neuf avenants à des conventions existantes dans le cadre du dispositif principal de la nouvelle Charte de l’investissement.

Selon un communiqué du Département du Chef du gouvernement, ces projets devraient permettre la création de près de 9.800 emplois, dont environ 2.400 emplois directs et 7.400 emplois indirects.

Les investissements retenus concernent 16 provinces et préfectures réparties sur six régions du Royaume, parmi lesquelles figurent notamment Al Haouz, El Jadida, Moulay Yacoub, Nador, Rehamna et Taroudant. Ils couvrent treize secteurs d’activité, dont le tourisme et les loisirs, la chimie et la parachimie, l’industrie agroalimentaire, les infrastructures portuaires, l’aéronautique, la logistique, le commerce et la distribution, les télécommunications, la valorisation des déchets ainsi que les énergies renouvelables.

En matière d’emploi, l’industrie agroalimentaire constitue le principal secteur créateur de postes parmi les projets approuvés, devant la chimie et la parachimie ainsi que l’industrie aéronautique.

Trois projets stratégiques supplémentaires

La Commission a également examiné les projets relevant du dispositif stratégique de la Charte de l’investissement. Trois conventions représentant un investissement total de 8,4 MMDH ont ainsi été approuvées, auxquelles s’ajoute un avenant. Ces projets devraient générer plus de 2.700 emplois directs.

Ils concernent les filières de l’industrie du véhicule électrique, de l’aéronautique et du textile, et seront déployés dans les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Par ailleurs, la Commission a attribué le caractère stratégique à trois nouveaux projets totalisant près de 29 MMDH d’investissements, avec à la clé plus de 1.100 emplois directs.

En ouverture de cette onzième réunion, Aziz Akhannouch est revenu sur le bilan de la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement, qu’il a qualifiée de pleinement opérationnelle. Selon le communiqué, celle-ci a permis, en trois années d’application, la signature de 391 conventions d’investissement représentant un volume global de 520 milliards de dirhams.

Le Chef du gouvernement a mis en avant les résultats enregistrés en matière de rééquilibrage territorial, de création d’emplois stables, de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, de développement durable et de développement de nouvelles filières industrielles. Il a également souligné l’attraction de projets structurants, jugés de nature à renforcer durablement la compétitivité et la souveraineté économique du Royaume.

LNT

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Casablanca : City Break et tourisme d’affaires pour accélérer le développement du secteur https://lnt.ma/casablanca-city-break-et-tourisme-daffaires-pour-accelerer-le-developpement-du-secteur/ Thu, 02 Jul 2026 14:09:24 +0000 https://lnt.ma/?p=552305 Réunis à l’occasion de la quatrième édition du Forum interactif du tourisme, organisée sous le thème « Quels leviers d’accélération pour Casablanca-Settat avec les segments touristiques City Break et Tourisme d’Affaires ? », élus, responsables institutionnels, professionnels et experts ont dressé un état des lieux du développement touristique de la région tout en identifiant les […]

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Réunis à l’occasion de la quatrième édition du Forum interactif du tourisme, organisée sous le thème « Quels leviers d’accélération pour Casablanca-Settat avec les segments touristiques City Break et Tourisme d’Affaires ? », élus, responsables institutionnels, professionnels et experts ont dressé un état des lieux du développement touristique de la région tout en identifiant les principaux leviers susceptibles de renforcer son attractivité. Les échanges ont notamment porté sur l’amélioration de la connectivité aérienne, le développement du tourisme urbain de courte durée, la création d’infrastructures dédiées au tourisme d’affaires ainsi que la valorisation de l’identité touristique de Casablanca.

Passer de la réflexion à l’action

En ouvrant les travaux, le président de l’Institut Métropolitain de Casablanca, Mustapha Mellouk, a rappelé que cette quatrième édition intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable du tourisme national. Il a cité les près de 20 millions de visiteurs enregistrés au Maroc en 2025 ainsi que les ambitions nationales à l’horizon 2030, estimant que Casablanca devait désormais mieux tirer parti de cette évolution.

Selon lui, la métropole dispose d’atouts encore insuffisamment exploités, qu’il s’agisse de son poids économique, de sa position de porte d’entrée vers l’Afrique ou de ses infrastructures. L’objectif du forum est, a-t-il expliqué, d’identifier les leviers permettant de transformer ces atouts en véritable moteur de croissance touristique.

Le président du Conseil régional du tourisme Casablanca-Settat, Othmane Cherif Alami, est revenu sur les trois précédentes éditions du forum, qui ont successivement permis d’établir un diagnostic du secteur, de définir une feuille de route puis de tracer les grandes orientations de développement de la destination.

Selon lui, la phase actuelle doit désormais être celle de la mise en œuvre. Le responsable a indiqué que le forum vise à transformer les réflexions engagées ces dernières années en actions concrètes autour de deux segments jugés prioritaires : le City Break et le tourisme d’affaires.

Il a également rappelé que le développement touristique constitue, selon lui, un levier de création de richesse et d’emplois pour la région. À l’approche d’échéances internationales telles que la Coupe du monde 2030, il a affirmé sa volonté de mobiliser l’ensemble des acteurs publics et privés afin d’améliorer l’attractivité de Casablanca-Settat et d’accroître les flux de visiteurs nationaux et internationaux.

Le tourisme comme prolongement du développement économique

Le président du Conseil de la région Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz, a inscrit sa réflexion dans une approche plus globale du développement territorial.

Il a rappelé que la région dispose aujourd’hui d’infrastructures plus développées qu’il y a quelques années, évoquant notamment les équipements portuaires, les infrastructures de transport ainsi que le développement des pôles industriels. Selon lui, ces investissements constituent une base indispensable au développement du tourisme.

« S’il n’y a pas de business, il n’y aura pas de tourisme », a-t-il résumé, considérant que la vitalité économique demeure l’un des principaux facteurs d’attractivité de Casablanca.

Le responsable régional a toutefois estimé que ces infrastructures ne suffisent plus à elles seules. Pour renforcer l’attractivité de la destination, il a plaidé pour une meilleure mise en valeur des équipements existants ainsi que pour le développement de nouvelles infrastructures capables d’accueillir de grands événements internationaux.

À ce titre, Abdellatif Maâzouz a confirmé que la création d’un Palais des congrès constitue l’un des projets structurants actuellement étudiés par les pouvoirs publics. Plusieurs scénarios d’implantation sont examinés, en concertation avec les différents départements concernés.

Il a également insisté sur la nécessité de raisonner à l’échelle de l’ensemble de la région plutôt qu’à celle de la seule ville de Casablanca, estimant que le développement touristique doit s’appuyer sur les complémentarités entre les différentes provinces de Casablanca-Settat.

Mieux valoriser les atouts existants

Au-delà des infrastructures, Abdellatif Maâzouz a également insisté sur le rôle de la culture et de l’événementiel dans la construction d’une destination touristique.

Il a évoqué les investissements engagés avec le ministère de la Culture pour soutenir la programmation culturelle régionale, tout en appelant à une meilleure coordination des événements afin d’éviter les chevauchements de calendrier.

Le président de la Région a également souligné l’importance d’une animation régulière du territoire et d’une meilleure valorisation du patrimoine régional afin d’améliorer l’expérience des visiteurs et de renforcer l’attractivité de Casablanca-Settat tout au long de l’année.

Les discussions ont ainsi fait ressortir un consensus sur la nécessité de compléter les investissements réalisés dans les infrastructures par une politique de promotion, d’animation et de valorisation des différents atouts de la destination.

Une meilleure connectivité aérienne pour soutenir la croissance

La question de l’accessibilité aérienne a occupé une place centrale dans les échanges. Le directeur du pôle commercial de l’Office National Marocain du Tourisme, Hicham Bellaziz, a rappelé que le développement d’une destination touristique est étroitement lié à la qualité de sa desserte.

Il a indiqué que les efforts engagés ces dernières années ont permis d’accroître significativement la capacité aérienne du Maroc grâce à de nouveaux accords conclus avec plusieurs compagnies. Selon lui, l’objectif est désormais d’accompagner plus spécifiquement le développement de Casablanca en renforçant sa connectivité avec les principaux marchés émetteurs.

Le responsable a rappelé que la métropole constitue à la fois une destination touristique, un centre d’affaires et un hub régional. Cette diversité nécessite une offre aérienne adaptée à différents profils de voyageurs, qu’il s’agisse de touristes de loisirs, de voyageurs d’affaires ou de participants à des congrès internationaux.

Selon Hicham Bellaziz, le développement du segment City Break représente une opportunité importante pour Casablanca. Ce type de séjour, généralement concentré sur quelques jours, répond à l’évolution des habitudes de consommation touristique observées sur plusieurs marchés européens et peut contribuer à améliorer les taux d’occupation des établissements hôteliers tout au long de l’année.

Le tourisme d’affaires comme levier économique

Les intervenants ont également souligné le potentiel du tourisme d’affaires pour renforcer l’attractivité économique de Casablanca.

L’ancien ministre et ancien président-directeur général de la Royal Air Maroc, Driss Benhima, a estimé que Casablanca dispose déjà de nombreux atouts pour devenir une destination de référence sur ce segment. Capitale économique du Royaume, siège de nombreuses entreprises nationales et internationales, la ville accueille une part importante des activités économiques et financières du pays.

Selon lui, l’enjeu consiste désormais à compléter cet écosystème par des équipements adaptés, notamment un palais des congrès de dimension internationale et une offre événementielle suffisamment structurée pour attirer des manifestations de grande envergure.

Driss Benhima a également insisté sur l’importance d’une gouvernance coordonnée entre les différents intervenants du secteur. Le développement touristique, a-t-il expliqué, ne peut reposer sur un seul acteur mais nécessite une mobilisation conjointe des collectivités territoriales, des administrations, des opérateurs privés et des professionnels du tourisme.

Construire une destination identifiable

Pour Samir Kheldouni Sahraoui, le développement touristique passe également par un travail sur le positionnement de la destination.

L’expert a souligné que Casablanca souffre encore d’une image principalement associée aux affaires, alors que la métropole dispose d’un patrimoine architectural, culturel et urbain susceptible d’élargir son attractivité auprès d’autres catégories de visiteurs.

Selon lui, la ville gagnerait à mieux valoriser son identité propre, son architecture Art déco, son front de mer, ses équipements culturels, sa scène gastronomique ainsi que son rôle de métropole africaine ouverte sur les échanges internationaux.

Il a également insisté sur l’importance de l’expérience vécue par le visiteur. Au-delà de la promotion, la qualité de l’accueil, la mobilité urbaine, la signalétique, les services numériques et l’animation de la ville constituent autant de facteurs susceptibles d’influencer durablement l’image de la destination.

Une mobilisation collective

Les différents intervenants ont convergé sur la nécessité d’une gouvernance davantage intégrée afin d’assurer la cohérence des actions engagées.

Le directeur général de Casablanca Events & Animation, Mohamed Jouahri, est revenu sur les actions menées pour renforcer l’animation de la métropole et développer son attractivité à travers les manifestations culturelles, sportives et économiques.

Plusieurs participants ont également partagé leurs retours d’expérience concernant les évolutions du secteur, les besoins des opérateurs et les attentes des visiteurs, illustrant les transformations en cours au sein de l’écosystème touristique régional.

Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé autour de plusieurs priorités : renforcer la connectivité aérienne, développer des infrastructures dédiées au tourisme d’affaires, mieux coordonner les calendriers événementiels, améliorer l’expérience des visiteurs et construire une identité touristique plus lisible pour Casablanca-Settat.

À l’approche de la Coupe du monde 2030, les intervenants ont estimé que ces différents chantiers pourraient contribuer à renforcer le positionnement de la région dans le paysage touristique national. Ils ont toutefois souligné que leur réussite reposera sur la capacité des acteurs publics et privés à inscrire leurs actions dans une stratégie commune et à assurer une mise en œuvre coordonnée des projets annoncés.

Selim Benabdelkhalek

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Rabat-Salé-Kénitra : le tissu entrepreneurial poursuit sa progression en 2024 https://lnt.ma/rabat-sale-kenitra-le-tissu-entrepreneurial-poursuit-sa-progression-en-2024/ Wed, 01 Jul 2026 11:12:22 +0000 https://lnt.ma/?p=552221 Le tissu entrepreneurial de la région Rabat-Salé-Kénitra a poursuivi son développement en 2024, porté par une hausse des créations d’entreprises, une progression de l’activité économique et une augmentation de l’emploi déclaré. C’est ce qui ressort de l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME, qui dresse un panorama de la démographie des […]

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Le tissu entrepreneurial de la région Rabat-Salé-Kénitra a poursuivi son développement en 2024, porté par une hausse des créations d’entreprises, une progression de l’activité économique et une augmentation de l’emploi déclaré. C’est ce qui ressort de l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME, qui dresse un panorama de la démographie des entreprises, de leurs performances économiques, de l’emploi, de l’accès au financement et de l’entrepreneuriat féminin.

Selon le rapport, la région comptait 53.800 entreprises personnes morales actives en 2024, soit 14,1% du total national, contre 53.624 un an auparavant. Les créations d’entreprises ont atteint 8.430 sociétés, en progression de 2,5% sur un an, tandis que les dissolutions se sont établies à 1.592, en légère hausse de 0,9%. Au total, 11.244 entreprises, personnes morales et personnes physiques confondues, ont été créées au cours de l’année.

Une activité économique en progression

Les entreprises de la région ont généré un chiffre d’affaires cumulé de 392,3 milliards de dirhams, en hausse de 8,7% par rapport à 2023, tandis que la valeur ajoutée a progressé de 23,8% pour atteindre 92,8 milliards de dirhams. Le chiffre d’affaires à l’export s’est élevé à 76,6 milliards de dirhams, représentant 14,7% des exportations réalisées par les entreprises au niveau national.

Le commerce demeure le premier contributeur au chiffre d’affaires régional avec 24% du total, alors que l’industrie manufacturière concentre 62,2% du chiffre d’affaires à l’export. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques constituent le principal secteur créateur de valeur ajoutée, avec près de 16% du total régional. Les grandes entreprises continuent, par ailleurs, de représenter la majeure partie de l’activité économique, réalisant 68% du chiffre d’affaires, 87,4% des exportations et 74,7% de la valeur ajoutée.

Des TPE largement majoritaires

Le rapport souligne que près de 88% des entreprises de la région sont des microentreprises et que 94,6% appartiennent à la catégorie des très petites entreprises, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions de dirhams. Le commerce et la construction demeurent les deux principaux secteurs d’activité, représentant à eux seuls près de la moitié des entreprises actives de la région.

Sur le plan territorial, la préfecture de Rabat concentre 43,7% des entreprises actives, devant la province de Kénitra (20,9%) et la préfecture de Skhirat-Témara (16,5%). Rabat réalise également 69,1% du chiffre d’affaires régional et rassemble près de 40% des emplois déclarés.

L’emploi progresse

Le nombre de salariés déclarés auprès de la CNSS a atteint 720.081 personnes, en progression de 2,9% par rapport à 2023. Les femmes représentent 39,1% de cet effectif, tandis qu’elles occupent 17,9% des postes de direction des entreprises. Les secteurs des services administratifs et de soutien, de la construction et du commerce regroupent à eux seuls près de la moitié des emplois déclarés dans la région.

En matière de financement, 19.125 entreprises de la région bénéficiaient d’un crédit bancaire en 2024, pour un encours global de 106,3 milliards de dirhams, soit plus de 20% de l’encours national. Le rapport relève également une forte concentration géographique du financement, la préfecture de Rabat regroupant à elle seule 86,1% de l’encours des crédits accordés aux entreprises de la région.

LNT

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Ryad Mezzour met en avant la résilience de l’économie marocaine face aux incertitudes mondiales https://lnt.ma/ryad-mezzour-met-en-avant-la-resilience-de-leconomie-marocaine-face-aux-incertitudes-mondiales/ Wed, 01 Jul 2026 10:12:15 +0000 https://lnt.ma/?p=552206 Le Maroc poursuit sa dynamique de développement malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, le ralentissement de la croissance mondiale et les perturbations des chaînes logistiques. Intervenant à l’ouverture de la troisième édition du Forum international des affaires, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné la résilience de l’économie […]

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Le Maroc poursuit sa dynamique de développement malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, le ralentissement de la croissance mondiale et les perturbations des chaînes logistiques. Intervenant à l’ouverture de la troisième édition du Forum international des affaires, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné la résilience de l’économie nationale et les leviers mobilisés pour consolider sa compétitivité.

Une croissance portée par les réformes

Dans une allocution vidéo, Ryad Mezzour a indiqué que le Royaume, sous la conduite du Roi Mohammed VI, poursuit une trajectoire de croissance stable grâce aux grands chantiers structurants engagés ces dernières années et à un environnement des affaires jugé attractif.

Le ministre a relevé que, malgré un contexte mondial marqué par la volatilité des prix, le ralentissement économique, la multiplication des barrières commerciales et les difficultés logistiques, le Maroc continue de démontrer sa capacité d’adaptation et devrait enregistrer un taux de croissance significatif au cours de l’année.

Le rôle moteur de l’industrie

Ryad Mezzour a mis en avant la contribution du secteur industriel à cette dynamique, rappelant que les dernières données de la Banque africaine de développement positionnent désormais le Maroc comme première puissance industrielle du continent africain.

Selon lui, cette évolution est le résultat d’une stratégie industrielle déployée depuis plus de deux décennies, fondée sur des politiques publiques cohérentes visant à renforcer la compétitivité, développer les filières industrielles et attirer les investissements.

Le ministre a également insisté sur les atouts structurels du Royaume, notamment la qualité des infrastructures, le développement de l’écosystème logistique et la stabilité du climat des affaires.

Évoquant la position géographique du Royaume, Ryad Mezzour a rappelé que le Maroc constitue un carrefour reliant l’Europe, l’Afrique, le monde arabe et l’espace atlantique.

Cette position est renforcée par des infrastructures logistiques de premier plan, notamment le port Tanger Med, présenté comme le premier port à conteneurs d’Afrique et de la Méditerranée, qui contribue à faire du Royaume une plateforme privilégiée pour les investissements et l’accès aux marchés internationaux.

Les TPME au cœur de la stratégie économique

Le ministre a souligné que les très petites, petites et moyennes entreprises représentent un maillon essentiel de l’économie nationale en raison de leur contribution à la création d’emplois et de richesse dans l’ensemble des régions.

Il a rappelé les dispositifs mis en place pour accompagner leur développement, notamment la Charte de l’investissement et la Charte des TPME, qui visent à faciliter leur accès au financement, renforcer leur compétitivité et favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur.

Ryad Mezzour a également plaidé pour une intégration plus importante des TPME dans les filières industrielles, le développement de la sous-traitance et le transfert de technologies, tout en encourageant les entreprises à tirer profit du réseau d’accords commerciaux reliant le Maroc à plus d’une centaine de pays.

Dans cette perspective, il a estimé que le label « Made in Morocco » constitue désormais un véritable gage de qualité et de confiance, accessible à l’ensemble des entreprises nationales souhaitant se développer sur les marchés internationaux.

Le ministre a souligné que la vocation du Maroc comme plateforme industrielle, logistique et commerciale ne constitue pas une finalité, mais un levier destiné à construire des partenariats durables reposant sur le principe du gagnant-gagnant, favorisant la localisation industrielle, le transfert de savoir-faire et la création de valeur ajoutée.

Selon lui, les opportunités offertes par le Royaume se traduisent aujourd’hui par des projets concrets, une confiance croissante des investisseurs et une intégration renforcée dans les chaînes de valeur mondiales.

Organisé durant trois jours sous l’égide du ministère de l’Industrie et du Commerce, le Forum international des affaires réunit à Tanger des délégations venues de plusieurs pays arabes, africains, européens et asiatiques. Placée sous le thème « Les politiques publiques, levier de développement des petites entreprises et d’amélioration du climat des affaires à la lumière des mutations internationales », cette édition propose des conférences, des ateliers et des rencontres d’affaires consacrés notamment à la souveraineté économique, au financement de l’innovation, à la digitalisation et à l’intelligence artificielle.

LNT

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Engrais : OCP Nutricrops et la BADC renouvellent leur accord https://lnt.ma/engrais-ocp-nutricrops-et-la-badc-renouvellent-leur-accord/ Mon, 29 Jun 2026 12:53:49 +0000 https://lnt.ma/?p=552057 OCP Nutricrops, filiale du groupe OCP spécialisée dans le développement de solutions de nutrition des sols et des plantes à base de phosphate, et la Bangladesh Agricultural Development Corporation (BADC), organisme public relevant du ministère de l’Agriculture du Bangladesh, ont renouvelé aujourd’hui leur accord d’approvisionnement annuel, portant sur un volume pouvant atteindre 1,3 million de […]

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OCP Nutricrops, filiale du groupe OCP spécialisée dans le développement de solutions de nutrition des sols et des plantes à base de phosphate, et la Bangladesh Agricultural Development Corporation (BADC), organisme public relevant du ministère de l’Agriculture du Bangladesh, ont renouvelé aujourd’hui leur accord d’approvisionnement annuel, portant sur un volume pouvant atteindre 1,3 million de tonnes d’engrais phosphatés pour la période 2026-2027.

Cet accord inclut jusqu’à 750 KT de Triple Super Phosphate (TSP), une source de phosphore hautement efficace et un élément clé de l’approche d’OCP Nutricrops en matière de nutrition sur mesure des sols. En contribuant à répondre aux carences en phosphore des sols et en favorisant une gestion plus efficiente des nutriments, le TSP permet aux agriculteurs de renforcer la fertilité des sols, d’optimiser l’usage des engrais et d’améliorer la productivité agricole, tout en soutenant le développement de systèmes agricoles plus durables.

Pour Faris Derrij, PDG d’OCP Nutricrops, l’accord conclu aujourd’hui reflète l’engagement commun des deux partenaires à soutenir les priorités agricoles du Bangladesh en renforçant la sécurité alimentaire, en améliorant la productivité, en optimisant l’efficacité de l’utilisation des nutriments et en renforçant la résilience face aux défis climatiques.

De son côté, Md Azizul Islam, Chairman de la BADC, a souligné que la BADC importe des engrais auprès d’OCP depuis 2008. « Depuis lors, nous travaillons ensemble et avons développé une relation de longue date, que nous espérons voir continuer à se renforcer au fil du temps. Le contrat signé aujourd’hui témoigne du niveau croissant de confiance et de fiabilité qui caractérise ce partenariat. »

Cet accord confirme l’engagement continu d’OCP Nutricrops aux côtés du Bangladesh afin de soutenir l’accès du pays à des solutions de nutrition des sols à base de phosphate de haute qualité. Il s’inscrit dans le prolongement d’un partenariat de longue date avec la BADC, qui contribue au développement agricole et à la sécurité alimentaire du Bangladesh depuis 2008.

Au-delà de l’approvisionnement en engrais, ce partenariat s’inscrit dans la contribution à long terme d’OCP à l’agriculture bangladaise, notamment à travers l’amélioration de la santé des sols, une utilisation plus efficiente des intrants agricoles, l’innovation agronomique et le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Plus tôt cette année, la Fondation OCP et le ministère de l’Agriculture du Bangladesh ont signé un partenariat de trois ans visant à soutenir les objectifs de développement agricole à long terme du pays, à travers le renforcement des capacités des agriculteurs, le partage des connaissances et le déploiement d’initiatives agronomiques. Ce partenariat vise à approfondir la compréhension de la santé des sols et du contexte agricole spécifique au Bangladesh, afin de poser les bases scientifiques et agronomiques nécessaires à l’élaboration et à l’adoption de solutions sur mesure en matière de nutrition des sols et des cultures, adaptées aux sols et aux systèmes de production du pays.

Pour les deux partenaires, ces initiatives contribuent à la vision agricole à long terme du Bangladesh, en favorisant la santé des sols, la résilience face au changement climatique, l’innovation agricole, l’utilisation efficiente des intrants et l’autonomisation des agriculteurs.

H.Z

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Intelligence artificielle : les entreprises appelées à anticiper l’évolution des compétences https://lnt.ma/intelligence-artificielle-les-entreprises-appelees-a-anticiper-levolution-des-competences/ Mon, 29 Jun 2026 10:21:40 +0000 https://lnt.ma/?p=552045 L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les stratégies des entreprises, au-delà de ses seules applications technologiques. Ses effets sur l’organisation du travail, les compétences et l’évolution des métiers étaient au cœur d’une conférence organisée à Casablanca par la BMCI et l’École Centrale Casablanca, réunissant dirigeants d’entreprises, responsables des ressources humaines, universitaires, experts et représentants des pouvoirs […]

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L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les stratégies des entreprises, au-delà de ses seules applications technologiques. Ses effets sur l’organisation du travail, les compétences et l’évolution des métiers étaient au cœur d’une conférence organisée à Casablanca par la BMCI et l’École Centrale Casablanca, réunissant dirigeants d’entreprises, responsables des ressources humaines, universitaires, experts et représentants des pouvoirs publics.

Les échanges ont porté sur les transformations en cours dans le monde du travail et sur les conditions nécessaires pour accompagner l’intégration de l’intelligence artificielle au sein des organisations. Plusieurs intervenants ont souligné que l’enjeu réside désormais autant dans l’adaptation des compétences que dans le déploiement des technologies.

Une évolution des métiers

En ouverture de la rencontre, le président du Directoire de la BMCI, Hicham Seffa, a indiqué que l’intelligence artificielle est appelée à modifier en profondeur les métiers, les modes d’organisation et les pratiques de gestion des ressources humaines.

« Notre conviction est simple : une intelligence artificielle responsable et une intelligence artificielle au service de l’humain », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette évolution concernera notamment les processus de recrutement, les parcours de formation et les dispositifs d’accompagnement des collaborateurs. Il a également mis en avant le partenariat développé entre la BMCI et l’École Centrale Casablanca autour de projets d’innovation, d’accompagnement des étudiants et de développement de cas d’usage destinés aux entreprises.

Pour Hicham Seffa, l’intelligence artificielle constitue un levier susceptible de contribuer au développement des compétences, au renforcement de la compétitivité des entreprises et au développement économique.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, est intervenu au moyen d’une vidéo réalisée à partir d’un avatar généré par intelligence artificielle, illustrant les possibilités offertes par ces technologies.

Dans son intervention, il a estimé que les précédentes révolutions industrielles avaient principalement conduit à la transformation de certaines tâches plutôt qu’à la disparition du travail humain.

« Les machines n’ont pas remplacé les hommes. Elles ont remplacé certaines tâches », a-t-il indiqué.

Selon le ministre, l’intelligence artificielle permet également à des structures de plus petite taille d’accéder à des capacités auparavant réservées aux grandes entreprises.

Il a toutefois souligné que le principal défi concerne désormais le développement des compétences.

« La vraie question n’est pas combien de postes seront automatisés, mais comment permettre à nos équipes de monter en compétence pour travailler avec ces outils », a-t-il déclaré.

Ryad Mezzour a également rappelé l’ambition du Royaume de renforcer la création de valeur à travers l’innovation et le développement des compétences.

Une transformation qui concerne plusieurs millions d’emplois

La conférence a été marquée par la présentation d’une étude consacrée à l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur le marché du travail marocain, réalisée par le CAESD et AI Crafters.

Présentant les résultats, Zouheir Lakhdissi, vice-président du CAESD et fondateur d’AI Crafters, a indiqué que les effets de l’IA dépasseront la seule automatisation de certaines tâches.

Selon les projections présentées, près de 1,5 million de postes pourraient être fortement exposés aux transformations liées à l’intelligence artificielle d’ici 2030, tandis que 3,1 millions de travailleurs verraient leurs activités évoluer de manière significative. Au total, environ 4,6 millions de postes seraient concernés, à des degrés divers, par cette évolution.

L’étude estime parallèlement qu’environ 180.000 emplois numériques pourraient être créés pour accompagner cette transition.

Les secteurs identifiés comme les plus exposés sont l’offshoring et le BPO (30 %), les banques et assurances (22 %), l’industrie automobile (15 %), le textile et l’habillement (14 %) ainsi que plusieurs fonctions administratives.

Les jeunes, les femmes et les travailleurs de l’économie informelle figurent parmi les catégories qui pourraient être les plus concernées par ces transformations.

Selon Zouheir Lakhdissi, l’intelligence artificielle devrait principalement modifier le contenu des métiers plutôt que conduire à leur disparition.

Il estime que les entreprises auront davantage besoin de profils capables de superviser les outils d’intelligence artificielle, d’interpréter leurs résultats et d’exercer un jugement dans la prise de décision.

« On ne cherche plus seulement des gens qui codent, mais des profils capables d’orchestrer », a-t-il indiqué.

L’expert a également rappelé que certaines compétences demeurent difficilement automatisables, notamment celles liées au jugement, à la créativité ou au discernement.

S’appuyant sur les projections du Forum économique mondial, il a rappelé que 170 millions d’emplois devraient être créés dans le monde d’ici 2030, tandis que 92 millions seraient appelés à évoluer ou à disparaître, soit un solde net positif de 78 millions d’emplois. Selon cette même source, près de 39 % des compétences actuellement mobilisées devraient évoluer au cours des prochaines années.

Les travaux se sont poursuivis par plusieurs tables rondes consacrées à l’évolution des ressources humaines à l’ère de l’intelligence artificielle. Les échanges ont porté sur les usages déjà observés dans les entreprises, l’évolution des métiers, les besoins en formation ainsi que les modalités d’accompagnement des collaborateurs.

Selim Benabdelkhalek

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HCP : l’économie marocaine progresse de 4,6 % au T1, portée par l’agriculture https://lnt.ma/hcp-leconomie-marocaine-progresse-de-46-au-t1-portee-par-lagriculture/ Mon, 29 Jun 2026 07:59:32 +0000 https://lnt.ma/?p=551991 L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,6 % au premier trimestre 2026, contre 5 % à la même période de l’année précédente, selon les comptes nationaux publiés lundi par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Si le rythme de progression s’est légèrement modéré, cette évolution a été soutenue par une forte reprise de l’activité agricole, […]

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L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,6 % au premier trimestre 2026, contre 5 % à la même période de l’année précédente, selon les comptes nationaux publiés lundi par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Si le rythme de progression s’est légèrement modéré, cette évolution a été soutenue par une forte reprise de l’activité agricole, alors que les secteurs non agricoles ont affiché un ralentissement.

Le HCP indique que cette croissance résulte d’évolutions contrastées entre les différents secteurs de l’économie. La valeur ajoutée agricole a progressé de 18,4 %, après une hausse de 8,1 % un an auparavant, tandis que les activités non agricoles ont vu leur rythme de croissance ralentir à 2,6 %, contre 4 % au premier trimestre 2025.

Dans le détail, la valeur ajoutée du secteur primaire a augmenté de 17,3 %, portée par les performances de l’agriculture, malgré une baisse de 1,9 % de l’activité de la pêche.

En revanche, le secteur secondaire a enregistré un recul de 1 % en volume, corrigé des variations saisonnières. Cette évolution s’explique par la diminution de la valeur ajoutée dans les activités de l’électricité et de l’eau (-3,4 %), les industries extractives (-3,2 %) et les industries manufacturières (-1,3 %). La construction est restée en croissance, mais à un rythme plus modéré de 1,5 %, contre 7,1 % un an auparavant.

Le secteur tertiaire a, pour sa part, conservé une dynamique positive avec une progression de 4,3 %, légèrement inférieure aux 4,5 % enregistrés au premier trimestre 2025.

Aux prix courants, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 5,7 %, tandis que le niveau général des prix a ralenti à 1,1 %, selon les données du HCP.

La demande intérieure est demeurée le principal moteur de l’activité économique. Elle a progressé de 6,5 %, contre 6,4 % un an auparavant, contribuant à hauteur de 6,9 points à la croissance nationale.

Cette évolution a notamment été portée par la consommation des ménages, dont les dépenses ont augmenté de 4,6 %, après seulement 1,1 % un an plus tôt. Cette composante a contribué pour 2,6 points à la croissance du PIB. La consommation des administrations publiques a également accéléré, avec une progression de 4,9 %, contre 3,5 % au premier trimestre 2025.

L’investissement brut est resté soutenu, bien qu’en ralentissement. Sa croissance est revenue à 10,8 %, après 19,6 % un an auparavant, contribuant à hauteur de 3,4 points à la croissance économique.

Les comptes nationaux font également ressortir une amélioration des équilibres macroéconomiques. L’épargne nationale s’est établie à 31,4 % du PIB, contre 29,5 % un an auparavant. Cette progression intervient dans un contexte de hausse de 5,7 % du PIB à prix courants et d’une augmentation de 23,8 % des revenus nets reçus du reste du monde, permettant au revenu national brut disponible de progresser de 6,8 %.

L’investissement brut a représenté 32,9 % du PIB au premier trimestre, ce qui s’est traduit par un besoin de financement limité à 1,5 % du PIB, selon le HCP.

LNT

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Lancement des travaux de construction de la nouvelle gare routière de Kénitra https://lnt.ma/lancement-des-travaux-de-construction-de-la-nouvelle-gare-routiere-de-kenitra/ Fri, 26 Jun 2026 09:56:12 +0000 https://lnt.ma/?p=551935 Le coup d’envoi des travaux de construction de la nouvelle gare routière de Kénitra a été donné, jeudi, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh. Édifiée sur une superficie de quatre hectares, cette infrastructure s’inscrit dans une nouvelle génération de gares routières répondant aux exigences de mobilité […]

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Le coup d’envoi des travaux de construction de la nouvelle gare routière de Kénitra a été donné, jeudi, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh.

Édifiée sur une superficie de quatre hectares, cette infrastructure s’inscrit dans une nouvelle génération de gares routières répondant aux exigences de mobilité moderne.

Elle constitue un projet pilote appelé à inaugurer une nouvelle génération d’infrastructures de transport à travers le Royaume, notamment dans les grands pôles caractérisés par une forte densité démographique et un important dynamisme économique.

Dans une déclaration à la presse, M. Kayouh a souligné que ce projet est le fruit d’un partenariat entre le ministère du Transport et de la Logistique, à travers la Société nationale des transports et de la logistique (SNTL), le ministère de l’Intérieur ainsi que plusieurs autres partenaires.

Stratégiquement située à proximité de l’autoroute et de la Gare ferroviaire, cette nouvelle gare routière vise à améliorer l’interconnexion entre les différents modes de transport, tout en respectant les critères d’esthétique urbaine et de fluidité des déplacements au sein de la ville, a-t-il ajouté.

Ainsi, Kénitra bénéficiera ainsi d’une infrastructure intégrée offrant toutes les commodités nécessaires aux voyageurs, tout en garantissant une meilleure fluidité des déplacements grâce à une connexion efficace avec l’ensemble des moyens de transport, a-t-il relevé à l’issue de cette cérémonie marquée par la présence de plusieurs personnalités dont le gouverneur de la Province de Kénitra, Abdelhamid El Mazid, et le directeur général de la SNTL, Hassan Oubaha.

Pour sa part, Aïcha Amrani, l’une des deux architectes maîtres d’œuvre du projet, a fait observer que la conception de cette gare routière repose sur une vision qui dépasse la seule fonction de transport. En effet, le projet vise à renforcer l’urbanité du site et à faire de la gare un véritable espace public au service des usagers et des habitants, a-t-elle soutenue dans une déclaration similaire.

Elle a expliqué que le projet s’articule autour d’une forme universelle, le cercle, qui constitue la matrice de l’ensemble de la conception architecturale. Au-delà de son rôle dans l’organisation et la structuration du bâtiment, cette forme renvoie symboliquement à la boussole, à la rose des vents, au voyage, aux destinations et à l’orientation, a-t-elle dit.

De son côté, Mohamed Fikri Benabdallah, architecte et autre membre du groupement d’architectes maîtres d’œuvre du projet, a souligné que l’ambition de cette nouvelle gare routière est d’accompagner la dynamique de développement que connaissent les gares ferroviaires et les aéroports du Royaume, désormais dotés des dernières technologies en matière d’accueil, de sécurité et de confort, et d’étendre cette modernisation au secteur des gares routières.

M. Benabdallah a également mis en avant une particularité majeure du projet, précisant que les cars seront systématiquement accueillis au niveau du sous-sol. Ce choix architectural permettra, selon lui, de réduire la pollution visuelle, tout en favorisant une meilleure intégration de l’équipement dans son environnement urbain et en préservant l’harmonie du paysage de la ville.

Le bâtiment de cette nouvelle gare routière a été conçu selon un système de couches successives imbriquées, associant espaces bâtis, volumes vitrés, zones végétalisées et structures légères. Cette configuration permet de filtrer la lumière naturelle, de créer des espaces verts et des zones tampons favorisant un confort thermique passif, l’objectif étant d’offrir aux usagers un cadre agréable et des parcours plus confortables au sein de la gare.

A l’instar des gares routières de Rabat et de Tanger, la future gare de Kénitra sera équipée d’infrastructures et d’équipements de dernière génération, notamment en matière de billetterie électronique, tout en intégrant des espaces commerciaux et des espaces verts destinés à améliorer le confort des voyageurs et à fluidifier les déplacements.

 

LNT avec Map

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DEPF : tourisme, transport et crédit soutiennent l’économie marocaine malgré des signaux contrastés https://lnt.ma/depf-le-maroc-accueille-77-millions-de-touristes-a-fin-mai-2026/ Fri, 26 Jun 2026 09:52:39 +0000 https://lnt.ma/?p=551932 L’économie marocaine a poursuivi son évolution sur une trajectoire globalement favorable au cours des premiers mois de 2026, portée notamment par la bonne tenue du tourisme, la progression du transport aérien, le dynamisme du crédit bancaire et le maintien d’un financement soutenu de l’économie. C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture publiée […]

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L’économie marocaine a poursuivi son évolution sur une trajectoire globalement favorable au cours des premiers mois de 2026, portée notamment par la bonne tenue du tourisme, la progression du transport aérien, le dynamisme du crédit bancaire et le maintien d’un financement soutenu de l’économie. C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture publiée par la Direction des Études et des Prévisions Financières (DEPF), qui met toutefois en évidence plusieurs indicateurs contrastés, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la construction et du transport maritime.

Le secteur touristique continue de s’imposer comme l’un des principaux moteurs de l’activité économique. À l’approche de la saison estivale, la destination Maroc confirme son attractivité avec une progression de 13% des arrivées de touristes au mois de mai 2026, malgré les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui ont entraîné une hausse des coûts du transport aérien.

Au terme des cinq premiers mois de l’année, le Royaume a accueilli 7,7 millions de visiteurs, soit une augmentation de 7% par rapport à la même période de 2025. Si ce rythme reste inférieur à la hausse exceptionnelle de 22% enregistrée un an auparavant, il confirme néanmoins la résilience du secteur.

Cette dynamique se reflète également dans les établissements d’hébergement classés, qui ont totalisé 14 millions de nuitées à fin avril, en progression de 9% sur un an. Après une légère contraction observée en février (-3,8%), les performances mensuelles ont rapidement retrouvé leur vigueur avec des hausses de 22,2% en mars et de 8% en avril.

Les recettes voyages poursuivent également leur progression à un rythme soutenu. Elles affichent une croissance de 21,2% à fin avril 2026, confirmant la montée en valeur du secteur touristique et sa contribution croissante aux équilibres extérieurs du pays.

Le transport aérien poursuit son envol

Cette bonne orientation du tourisme s’accompagne d’une forte progression du transport aérien. Les aéroports marocains ont accueilli plus de 12,3 millions de passagers durant les quatre premiers mois de 2026, en hausse de 9,7%.

Le trafic international progresse de 9,5%, tandis que le trafic domestique affiche une hausse plus marquée de 11,1%.

Les liaisons avec les principaux marchés émetteurs restent particulièrement dynamiques. Le trafic avec l’Europe augmente de 9,6%, celui avec l’Afrique de 19,6%, tandis que les échanges avec les Amériques enregistrent la plus forte progression (+23,9%). Les flux avec les pays du Maghreb progressent également de 13,7%.

Seule ombre au tableau, les dessertes avec le Moyen et l’Extrême-Orient reculent de 4,6%, conséquence directe des perturbations géopolitiques qui affectent la région. Durant le seul mois d’avril, ce trafic s’est contracté de 37,5%.

Le fret aérien demeure également bien orienté avec une croissance de 11,8%.

Les ports affichent une activité contrastée

Le transport portuaire poursuit également sa progression, bien que les performances diffèrent selon les segments.

À fin mars 2026, les ports marocains ont traité 63,3 millions de tonnes de marchandises, soit une hausse de 4,3%.

Cette évolution est principalement portée par la progression des importations (+10,7%) et du soutage des hydrocarbures (+4,3%). Les principaux trafics stratégiques affichent également des résultats positifs, avec une hausse des importations de céréales (+33,7%), des hydrocarbures (+16,9%), du charbon (+17%), des phosphates et dérivés (+2,8%) ainsi que des voitures neuves (+8,2%).

En revanche, certains segments enregistrent un ralentissement. Le trafic des conteneurs recule de 1,9%, celui du transport international routier de 5,8%, tandis que le cabotage chute de 30%. Les exportations maritimes diminuent également de 1,9%.

Le trafic de passagers dans les ports reste pratiquement stable, avec 718.720 voyageurs à fin mars, en léger recul de 0,8%.

Le Trésor renforce ses financements

Sur le plan des finances publiques, les levées brutes du Trésor atteignent 58,2 milliards de dirhams à fin mai 2026, en légère hausse de 0,8%.

Cette évolution repose principalement sur une forte augmentation des émissions à maturité moyenne (+61,6%), tandis que les émissions à long terme reculent fortement (-86,7%).

Dans le même temps, les remboursements diminuent de 4,7%, permettant aux levées nettes d’atteindre 19,8 milliards de dirhams, en progression de 13,4%.

L’encours des bons du Trésor s’établit ainsi à 807,1 milliards de dirhams, confirmant la stabilité du financement de l’État.

Parallèlement, l’appétit des investisseurs demeure soutenu. Les soumissions sur le marché des adjudications progressent de 21,7%, atteignant 157,2 milliards de dirhams.

Bank Al-Maghrib maintient un soutien important à la liquidité

La Banque centrale poursuit également ses interventions pour accompagner le financement de l’économie.

En mai 2026, Bank Al-Maghrib a porté ses injections hebdomadaires de liquidité à 161,3 milliards de dirhams, principalement à travers les avances à sept jours, les pensions livrées et les programmes de soutien destinés aux TPME.

Le taux interbancaire demeure stable autour de 2,25%, conformément au taux directeur.

Par ailleurs, les conditions de financement poursuivent leur amélioration. Au premier trimestre 2026, le taux moyen des crédits bancaires recule à 4,66%, grâce notamment à la baisse des taux appliqués aux crédits d’équipement, de trésorerie, immobiliers et à la consommation.

L’énergie évolue à deux vitesses

Le secteur énergétique présente des évolutions plus contrastées.

La production nationale d’électricité recule légèrement de 0,3% à fin avril, en raison d’une baisse de la production privée et de celle de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE).

Cette diminution est toutefois largement compensée par la forte progression des énergies renouvelables développées dans le cadre de la loi 13-09 (+20,7%) ainsi que par la montée en puissance des producteurs tiers (+209,5%).

Les importations d’électricité progressent fortement (+68,7%), alors que les exportations reculent de 44,2%.

Dans le même temps, la demande intérieure continue d’augmenter, avec une hausse de 4,5% de l’énergie nette appelée et une progression de 8,4% de la consommation nationale d’électricité.

La construction ralentit mais le crédit immobilier résiste

Le secteur de la construction envoie, quant à lui, des signaux plus mitigés.

Les ventes de ciment, considérées comme un indicateur avancé de l’activité du bâtiment, reculent de 5,3% sur les cinq premiers mois de l’année, après avoir progressé de 9,5% un an auparavant.

Toutefois, les premiers indicateurs du deuxième trimestre montrent une amélioration, avec une reprise des ventes de 1,9% après le recul enregistré durant le premier trimestre.

En parallèle, le financement immobilier poursuit sa progression. Les crédits à l’habitat augmentent de 3%, tandis que ceux destinés à la promotion immobilière progressent de 3,5%.

Au total, l’encours des crédits immobiliers atteint 325,7 milliards de dirhams à fin avril 2026, en hausse de 3,6%, traduisant la poursuite du financement du secteur malgré le ralentissement observé sur certains indicateurs de l’activité.

Au final, la note de conjoncture de la DEPF fait ressortir une économie marocaine qui continue de bénéficier de la vigueur du tourisme, de la mobilité internationale et de conditions de financement favorables. En parallèle, certains secteurs, notamment la construction, le commerce maritime ou encore la production électrique, affichent des évolutions plus contrastées, témoignant d’un contexte économique marqué à la fois par la résilience de la demande intérieure et par les effets persistants des incertitudes géopolitiques internationales.

 

LNT

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CFA Maroc renouvelle sa gouvernance et élit Leila Haddaoui à sa présidence https://lnt.ma/cfa-maroc-renouvelle-sa-gouvernance-et-elit-leila-haddaoui-a-sa-presidence/ Thu, 25 Jun 2026 15:20:05 +0000 https://lnt.ma/?p=551891 Le Club des Femmes Administrateurs (CFA Maroc) a renouvelé ses instances dirigeantes à l’issue de son Assemblée générale ordinaire élective (AGOE), tenue le 23 juin 2026. Les membres ont approuvé les comptes de l’exercice 2025 et élu un nouveau conseil d’administration présidé par Leila Haddaoui, qui succède à Samira Khamlichi. Cette assemblée a constitué un […]

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Le Club des Femmes Administrateurs (CFA Maroc) a renouvelé ses instances dirigeantes à l’issue de son Assemblée générale ordinaire élective (AGOE), tenue le 23 juin 2026. Les membres ont approuvé les comptes de l’exercice 2025 et élu un nouveau conseil d’administration présidé par Leila Haddaoui, qui succède à Samira Khamlichi.

Cette assemblée a constitué un rendez-vous consacré à la présentation du bilan des réalisations de l’association, à l’examen de ses perspectives de développement ainsi qu’au renouvellement de sa gouvernance. Les membres ont adopté les rapports moral et financier avant de procéder à l’élection de la présidente et des administratrices appelées à conduire les activités du Club pour le nouveau mandat.

À cette occasion, un hommage a été rendu à Samira Khamlichi ainsi qu’aux membres sortantes du conseil d’administration pour leur contribution au développement du CFA Maroc au cours des trois dernières années. L’association souligne que cette période a été marquée par un renforcement de son rayonnement institutionnel, la conclusion de partenariats stratégiques, l’organisation de plusieurs événements, l’élargissement de sa communauté de membres et l’accompagnement de femmes administratrices vers des fonctions de gouvernance.

Les participantes ont également salué le rôle des fondatrices du Club, dont l’engagement a permis de structurer une communauté de femmes dirigeantes mobilisées autour de la promotion d’une gouvernance responsable, performante et durable. Selon le CFA Maroc, leur action a contribué à faire progresser l’idée que la mixité au sein des instances de gouvernance constitue un facteur de performance et de création de valeur pour les organisations.

Le nouveau conseil d’administration est composé, aux côtés de sa présidente Leila Haddaoui, de Najoua Bensouda, Amina Daoudi, Fatima Zohra El Ouerkhaoui, Fadwa Housni, Kawtar Johrati, Hind Lfal, Bouchra Qermane et Khaoula Ramdi.

Le CFA Maroc indique que cette nouvelle équipe s’inscrit dans une démarche de continuité tout en affichant l’ambition de renforcer l’impact et le rayonnement de l’association. Elle entend poursuivre les actions engagées en faveur d’une gouvernance plus inclusive, équilibrée et diversifiée, tout en poursuivant l’accompagnement des femmes administratrices et la promotion des bonnes pratiques de gouvernance au service des projets de transformation et de développement du Royaume.

LNT avec CdP

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Entre résilience interne et incertitudes externes, Bank Al-Maghrib maintient le cap https://lnt.ma/entre-resilience-interne-et-incertitudes-externes-bank-al-maghrib-maintient-le-cap/ Wed, 24 Jun 2026 10:03:05 +0000 https://lnt.ma/?p=551730 Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année tenue le 23 juin, de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Une décision qui intervient dans un contexte économique marqué par des signaux contrastés : d’un côté, une accélération de la croissance économique portée notamment par le rebond […]

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Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année tenue le 23 juin, de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Une décision qui intervient dans un contexte économique marqué par des signaux contrastés : d’un côté, une accélération de la croissance économique portée notamment par le rebond de l’agriculture et la bonne tenue des activités non agricoles ; de l’autre, des tensions géopolitiques persistantes, une remontée des prix de l’énergie et des incertitudes entourant l’environnement international.

À travers ses nouvelles projections macroéconomiques et les explications fournies par son Wali, Bank Al-Maghrib dessine le portrait d’une économie marocaine qui affiche une capacité de résilience certaine, mais qui demeure exposée à des risques externes susceptibles d’influer sur sa trajectoire à moyen terme.

Un statu quo monétaire dans un environnement encore incertain

Le maintien du taux directeur à 2,25 % n’a pas constitué une surprise pour les marchés. La Banque centrale a justifié cette décision par l’évolution anticipée de l’inflation, qui reste compatible avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, par la consolidation de l’activité économique et par les fortes incertitudes qui continuent de peser sur l’économie mondiale.

L’institution monétaire souligne qu’elle continuera à suivre de près la conjoncture nationale et internationale et à adapter sa politique monétaire en fonction des données les plus récentes.

Cette approche de prudence reflète la complexité du contexte actuel. Depuis plusieurs années, les banques centrales évoluent dans un environnement marqué par une succession de chocs exogènes : pandémie, tensions inflationnistes, perturbations logistiques mondiales, sécheresses récurrentes et, plus récemment, conflits géopolitiques.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a d’ailleurs insisté sur le caractère récurrent de ces crises et sur la nécessité, pour les institutions monétaires, de renforcer leur capacité d’adaptation et leur agilité face à des évolutions rapides des paradigmes économiques et financiers.

L’accord États-Unis-Iran apporte un répit, sans dissiper les risques

L’une des principales nouveautés de ce Conseil réside dans l’analyse détaillée des conséquences du conflit au Moyen-Orient et de l’accord récemment annoncé entre les États-Unis et l’Iran.

Selon Bank Al-Maghrib, cet accord laisse entrevoir une normalisation progressive du transport maritime et une détente potentielle des marchés énergétiques. Toutefois, la Banque centrale estime que l’activité économique mondiale continuera, à court terme, de subir les retombées du conflit.

Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions sur les marchés des matières premières et les risques pesant sur la sécurité énergétique mondiale demeurent des sources majeures d’incertitude.

Le détroit d’Ormuz constitue à cet égard un point de vigilance particulier. Une part importante des flux énergétiques mondiaux y transite quotidiennement. Toute perturbation durable pourrait non seulement renchérir les prix du pétrole mais également provoquer des difficultés d’approvisionnement pour plusieurs secteurs industriels.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a notamment évoqué l’impact potentiel de telles perturbations sur certains intrants stratégiques utilisés par l’industrie marocaine, notamment dans la production de fertilisants.

Une inflation en hausse, mais toujours maîtrisée

Les tensions géopolitiques ont déjà des effets perceptibles sur l’économie nationale.

En mai, les prix des carburants ont progressé de 27,6 % sur un an. Cette hausse de la facture énergétique, conjuguée à une remontée de l’inflation importée, devrait se traduire par une accélération de l’inflation domestique.

Après avoir évolué autour de 0,8 % en moyenne en 2024 et en 2025, l’inflation devrait atteindre 1,5 % cette année puis 2,1 % en 2027.

Ces niveaux restent relativement modérés comparativement à ceux observés dans plusieurs économies avancées ou émergentes.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils, serait particulièrement contenue cette année, à seulement 0,2 %. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix de certains produits alimentaires, notamment l’huile d’olive. Elle devrait néanmoins s’accélérer à 2,9 % en 2027, sous l’effet de la dissipation de cet effet favorable et de la progression de l’inflation importée.

Les anticipations des professionnels du secteur financier demeurent, elles aussi, relativement ancrées. Selon l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, les experts tablent sur une inflation moyenne de 2,2 % aussi bien à l’horizon de huit trimestres que de douze trimestres.

Une croissance soutenue par l’agriculture et l’investissement

Sur le plan de l’activité économique, les perspectives demeurent favorables.

Après une croissance estimée à 4,9 % en 2025, l’économie nationale devrait progresser de 5,2 % cette année avant de ralentir à 3,1 % en 2027, essentiellement sous l’effet de base lié à l’agriculture.

Le principal moteur de cette accélération réside dans le rebond attendu de la valeur ajoutée agricole.

Après une progression de 8,2 % en 2025, celle-ci devrait augmenter de 16 % en 2026, soutenue par une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite reculer de 7,6 % en 2027 dans l’hypothèse d’un retour à une production moyenne.

Les activités non agricoles devraient, pour leur part, maintenir une croissance soutenue de 4,2 % en moyenne en 2026 et en 2027, après une progression de 4,5 % l’année précédente.

Selon le Wali de Bank Al-Maghrib, cette dynamique devrait également continuer de bénéficier des importants programmes d’investissement engagés au Maroc.

L’effort d’investissement public, les grands projets d’infrastructures, les investissements des établissements publics, notamment ceux de l’OCP, ainsi que les projets liés au dessalement de l’eau de mer, à la transition énergétique ou encore à l’hydrogène vert constituent autant de facteurs susceptibles de soutenir la croissance au-delà de l’horizon 2030.

La Banque centrale estime également que l’investissement privé dispose encore d’importantes marges de progression.

Des tensions persistantes sur le marché du travail

Malgré l’amélioration de l’activité économique, le marché de l’emploi continue de présenter des fragilités structurelles.

Les résultats de la nouvelle enquête du Haut-Commissariat au Plan indiquent qu’au premier trimestre 2026, le taux de chômage s’est établi à 10,8 % au niveau national, à 13,5 % en milieu urbain et à 6,1 % en milieu rural.

Le taux d’emploi demeure particulièrement faible chez certaines catégories de la population, notamment les femmes et les jeunes.

Selon les données présentées par le Wali, le taux d’emploi des femmes s’établit à seulement 14,7 %, tandis que celui des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 16,6 %.

Ces chiffres mettent en évidence les défis persistants de l’inclusion économique et de la création d’emplois durables.

Le commerce extérieur sous pression

L’environnement international pèse également sur les comptes extérieurs.

La hausse des prix du pétrole et de certains intrants industriels, conjuguée à la poursuite de l’effort d’investissement, devrait se traduire par un alourdissement du déficit commercial.

La facture énergétique augmenterait de 26 % cette année pour atteindre 135 milliards de dirhams avant de reculer à 114,4 milliards en 2027. Parallèlement, les importations de biens d’équipement continueraient de progresser pour avoisiner 245 milliards de dirhams à l’horizon 2027.

Du côté des exportations, les perspectives demeurent globalement favorables.

Après un repli en 2025, les exportations automobiles devraient reprendre progressivement leur progression pour atteindre 190,8 milliards de dirhams en 2027.

Les exportations de phosphates et de dérivés continueraient également de progresser pour dépasser 110 milliards de dirhams.

Les recettes touristiques poursuivraient leur dynamique, passant de 138,6 milliards de dirhams en 2025 à plus de 161 milliards en 2027, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger devraient atteindre près de 130 milliards de dirhams.

Malgré ces performances, le déficit du compte courant devrait se creuser à 4 % du PIB cette année, contre 2,4 % en 2025, avant de revenir à 3,8 % en 2027.

Pour Bank Al-Maghrib, ce niveau ne constitue pas, à ce stade, une source de préoccupation majeure compte tenu de la solidité des réserves de change et de la capacité du pays à mobiliser des financements extérieurs.

Des réserves de change confortables

Les avoirs officiels de réserve continueraient de se renforcer.

Selon les projections de Bank Al-Maghrib, ils atteindraient près de 542 milliards de dirhams en 2027, soit l’équivalent de plus de six mois d’importations de biens et services.

La Banque centrale considère ce niveau comme particulièrement confortable dans le contexte actuel et comme un facteur de résilience important face aux chocs externes.

Le taux de change du dirham demeure, selon ses évaluations, globalement aligné sur les fondamentaux économiques.

Une transition progressive vers le ciblage de l’inflation

Au-delà de la décision de politique monétaire, Bank Al-Maghrib poursuit également les travaux préparatoires à l’adoption d’un régime de ciblage de l’inflation.

Le Wali a indiqué que le chantier est actuellement dans une phase de sensibilisation et de préparation technique associant les acteurs financiers, les milieux académiques et le secteur privé.

L’institution bénéficie de l’assistance technique du Fonds monétaire international ainsi que de partenariats avec d’autres banques centrales. Une simulation à blanc pourrait être réalisée en fin d’année, avant une éventuelle entrée en vigueur du nouveau dispositif à partir de 2027, sous réserve de l’évolution du contexte international.

Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large du rôle des banques centrales, désormais confrontées à des défis multiples liés aux transitions numériques, aux enjeux climatiques, à la cybersécurité, aux cryptoactifs et aux mutations rapides de l’économie mondiale.

Le dossier européen avance

Au cours de son point de presse, le Wali de Bank Al-Maghrib a également évoqué la directive européenne encadrant l’activité des banques étrangères au sein de l’Union européenne et ses implications potentielles pour les banques marocaines actives auprès des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Abdellatif Jouahri a indiqué qu’une task force réunissant notamment le ministère des Affaires étrangères, la Direction du Trésor et des Finances extérieures, les banques concernées et Bank Al-Maghrib a été mise en place afin de mener des discussions avec les autorités européennes et plusieurs États membres. Des échanges ont déjà eu lieu avec la France, tandis que des contacts sont engagés avec la Belgique et les Pays-Bas, et que d’autres rencontres sont prévues avec l’Espagne et l’Italie.

Le Wali s’est dit confiant quant à l’issue de ces discussions, tout en soulignant que le processus nécessitera du temps et devrait se poursuivre tout au long de l’année 2026. Il a par ailleurs relevé que les transferts des MRE continuent d’afficher une évolution favorable malgré ce contexte réglementaire.

Revolut, ce n’est pas pour tout de suite

Interrogé également sur l’intérêt manifesté par la néobanque britannique Revolut pour le marché marocain, Abdellatif Jouahri a indiqué avoir reçu, au début du mois de juin, les responsables de la fintech, venus présenter leurs perspectives de développement au Maroc et leur intérêt pour le Royaume en tant que porte d’entrée vers l’Afrique.

Le Wali a toutefois expliqué que plusieurs chantiers stratégiques mobilisent actuellement les autorités monétaires, notamment les discussions relatives à la directive européenne, les évaluations prévues par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ainsi que l’évaluation du Maroc par le Groupe d’action financière (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Selon lui, ces priorités ne permettent pas d’envisager, à ce stade, l’arrivée de nouveaux acteurs bancaires internationaux sur le marché marocain. Il a également rappelé que Revolut s’intéresse principalement aux services bancaires numériques, un segment sur lequel les établissements marocains sont déjà fortement positionnés.

Selim Benabdelkhalek

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OMTT : Les professionnels du transport touristique veulent se mettre à jour du Mondial 2030 https://lnt.ma/omtt-les-professionnels-du-transport-touristique-veulent-se-mettre-a-jour-du-mondial-2030/ Tue, 23 Jun 2026 14:53:59 +0000 https://lnt.ma/?p=551669 L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) appelle à accélérer la modernisation du secteur du transport touristique à travers la digitalisation, le renouvellement des flottes et le renforcement des compétences professionnelles, estimant que ces chantiers sont devenus indispensables pour accompagner la croissance du tourisme marocain et préparer le Royaume aux grands rendez-vous internationaux prévus à l’horizon […]

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L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) appelle à accélérer la modernisation du secteur du transport touristique à travers la digitalisation, le renouvellement des flottes et le renforcement des compétences professionnelles, estimant que ces chantiers sont devenus indispensables pour accompagner la croissance du tourisme marocain et préparer le Royaume aux grands rendez-vous internationaux prévus à l’horizon 2030.

Cet appel a été lancé à l’occasion de l’AGO de l’OMTT et de la Rencontre Nationale des Professionnels du Transport Touristique, organisées récemment à Casablanca, avec la participation de représentants du secteur venus de différentes régions du Royaume ainsi que d’acteurs institutionnels et économiques issus des domaines du transport, du tourisme, de l’investissement, du financement et des technologies.

Cette rencontre a constitué également un espace d’échange et de concertation autour des défis et des perspectives du transport touristique, dans un contexte marqué par la dynamique positive que connaît le tourisme marocain et par les préparatifs liés aux grandes échéances que le pays s’apprête à accueillir dans les prochaines années.

Pour Monir Chami, président de l’OMTT, cette rencontre représente une étape importante pour renforcer le dialogue entre les différents intervenants du secteur et traiter les défis de manière concertée et responsable. Et d’affirmer que la convergence des efforts entre les acteurs institutionnels et les professionnels constitue un levier essentiel pour développer le transport touristique et améliorer sa compétitivité, rappelant que cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision nationale qui fait du tourisme un moteur majeur du développement économique, social et culturel.

Du côté des participants, ces derniers ont insisté sur le rôle stratégique du transport touristique au sein de la chaîne de valeur du tourisme, soulignant son impact direct sur l’expérience des visiteurs, la fluidité de leurs déplacements et la qualité des services proposés. Ils ont estimé à cet effet qu’un secteur moderne et performant contribue fortement à renforcer l’image du Maroc comme destination touristique sûre, attractive et compétitive. Ils ont par ailleurs souligné que le développement du transport touristique constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour accompagner la montée en puissance du tourisme national et renforcer la capacité du pays à accueillir de grands événements internationaux dans les meilleures conditions.

Les débats ont également mis en lumière les progrès réalisés ces dernières années en matière d’infrastructures, d’investissement et d’organisation du secteur. Par la même occasion, il a été question d’accélérer les efforts de modernisation afin de répondre à l’évolution de la demande touristique et aux nouvelles exigences du marché.

De son côté, l’OMTT a réaffirmé sa volonté de poursuivre son action en faveur des professionnels du secteur à travers le renforcement du dialogue avec les partenaires institutionnels, la promotion de l’investissement, la modernisation des flottes et le développement de partenariats public-privé durables.

La rencontre nationale a également permis d’échanger sur les principaux défis et opportunités du secteur, avec pour objectif l’élaboration de recommandations concrètes destinées à améliorer sa compétitivité et à consolider sa place au sein de l’écosystème touristique national.

Parmi les priorités identifiées figurent notamment l’accélération de la transformation digitale, le renouvellement du parc roulant, le développement des compétences professionnelles ainsi que la mise en place d’un cadre réglementaire et organisationnel plus efficace et plus agile…

 

H.Z

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Karim Zidane met en avant à Beijing les opportunités d’investissement au Maroc https://lnt.ma/karim-zidane-met-en-avant-a-beijing-les-opportunites-dinvestissement-au-maroc/ Mon, 22 Jun 2026 08:28:40 +0000 https://lnt.ma/?p=551492 Le Maroc prend part à la quatrième édition de l’Exposition internationale de la chaîne d’approvisionnement de Chine (China International Supply Chain Expo – CISCE), ouverte lundi à Beijing, à travers une délégation conduite par le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane. Organisée par le Conseil […]

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Le Maroc prend part à la quatrième édition de l’Exposition internationale de la chaîne d’approvisionnement de Chine (China International Supply Chain Expo – CISCE), ouverte lundi à Beijing, à travers une délégation conduite par le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane.

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Etude Visa : Au Maroc, l’IA s’impose dans les achats en ligne, mais la confiance demeure le principal enjeu https://lnt.ma/etude-visa-au-maroc-lia-simpose-dans-les-achats-en-ligne-mais-la-confiance-demeure-le-principal-enjeu/ Fri, 19 Jun 2026 14:55:30 +0000 https://lnt.ma/?p=551456 L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les habitudes de consommation des Marocains. Selon l’édition 2026 de l’étude « Stay Secure » de Visa, réalisée en partenariat avec Switch Al Maghrib (SWAM), 83 % des consommateurs au Maroc ont déjà eu recours à des outils d’IA pour les accompagner dans leurs achats en ligne. Toutefois, malgré cet […]

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L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les habitudes de consommation des Marocains. Selon l’édition 2026 de l’étude « Stay Secure » de Visa, réalisée en partenariat avec Switch Al Maghrib (SWAM), 83 % des consommateurs au Maroc ont déjà eu recours à des outils d’IA pour les accompagner dans leurs achats en ligne. Toutefois, malgré cet engouement, les questions de confiance et de sécurité continuent de conditionner l’adoption des nouvelles formes de commerce numérique.

L’étude, menée par Wakefield Research entre janvier et février 2026 auprès de consommateurs dans 17 marchés de la région CEMEA, met en évidence l’essor des usages de l’intelligence artificielle et du commerce social, tout en soulignant la persistance des préoccupations liées aux risques de fraude.

Une adoption croissante de l’IA dans le parcours d’achat

Les consommateurs marocains utilisent désormais l’intelligence artificielle à différentes étapes de leur expérience d’achat. Plus de la moitié des personnes interrogées s’appuient sur ces outils pour comparer les prix (55 %) ou trouver des idées de cadeaux (57 %), tandis que 42 % y recourent pour consulter des avis et des évaluations de produits.

Cette appropriation s’accompagne d’une perception largement positive de l’apport des nouvelles technologies. Près de 97 % des répondants estiment que les outils numériques, y compris ceux fondés sur l’IA, rendent les achats en ligne plus rapides et plus simples qu’auparavant.

L’IA influence également la découverte de nouveaux produits et services. Plus d’un consommateur sur deux (53 %) déclare avoir découvert de nouvelles marques ou enseignes grâce à des plateformes d’intelligence artificielle telles que ChatGPT ou Google Gemini.

Pour autant, l’adoption de l’IA montre certaines limites lorsqu’il s’agit de lui déléguer des opérations sensibles. Seuls 23 % des consommateurs marocains indiquent qu’ils seraient prêts à faire confiance à des agents d’intelligence artificielle pour finaliser leurs achats à leur place.

L’étude met également en évidence une évolution du regard porté sur l’intelligence artificielle en matière de cybersécurité. Plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) considèrent que l’IA permet aujourd’hui d’identifier plus facilement les tentatives d’escroquerie, tandis que 82 % estiment qu’elle jouera un rôle essentiel dans la protection contre la fraude à l’avenir.

Cette perception intervient dans un contexte de forte progression des usages numériques et de multiplication des points de contact entre consommateurs et plateformes en ligne.

L’essor du commerce social s’accompagne de nouveaux risques

Les achats directement réalisés via les réseaux sociaux connaissent une progression significative. Selon l’étude, 87 % des consommateurs marocains ont déjà acheté des produits à travers ces plateformes.

Cette évolution s’accompagne toutefois d’une exposition accrue aux risques de fraude. Près de 30 % des répondants déclarent avoir été victimes d’une arnaque financière au cours des douze derniers mois. Parmi eux, plus de la moitié (52 %) indiquent que l’incident est survenu sur les réseaux sociaux, davantage que sur les sites web, les places de marché en ligne ou les applications d’achat.

L’étude souligne également les préoccupations liées à l’exposition des plus jeunes aux risques du numérique. Ainsi, 92 % des consommateurs interrogés estiment que les enfants ont des difficultés à identifier les escroqueries en ligne.

Plus de six répondants sur dix (61 %) déclarent avoir déjà vu un enfant être victime d’une fraude dans le cadre d’activités de jeu ou d’achats en ligne. Cette préoccupation intervient alors que l’accès des jeunes aux outils de paiement numériques se développe progressivement. Environ 17 % des parents marocains indiquent que leurs enfants peuvent accéder à des applications de paiement mobile ou à des portefeuilles numériques.

Une forte attente envers les institutions

Face aux risques de fraude, les consommateurs marocains considèrent que la responsabilité de la protection repose avant tout sur les institutions. Près de la moitié des répondants (49 %) estiment que les banques et les établissements financiers doivent être les premiers acteurs de cette protection, devant les autorités publiques et les régulateurs (47 %) ainsi que les plateformes de commerce en ligne (29 %).

À l’inverse, seuls 9 % considèrent que cette responsabilité incombe en premier lieu aux consommateurs eux-mêmes.

Les attentes portent également sur des mécanismes de prévention plus proactifs. Ainsi, 64 % des répondants affirment qu’ils se sentiraient davantage en sécurité s’ils recevaient des alertes en temps réel de leur banque ou de leur application de paiement en cas d’activité suspecte. Par ailleurs, 36 % indiquent qu’ils seraient rassurés par la présence de logos ou de marques reconnues au moment du paiement.

Commentant les résultats de l’étude, Leila Serhan, Senior Vice President et Group Country Manager North Africa, Levant & Pakistan chez Visa, estime que la progression des achats en ligne et du commerce social s’accompagne d’une évolution parallèle des formes de fraude. Selon elle, les consommateurs considèrent la protection contre les arnaques comme une responsabilité partagée, tout en attendant des institutions financières, des gouvernements et des fournisseurs de paiement qu’ils jouent un rôle moteur dans la conception de systèmes de paiement intégrant la sécurité dès leur conception.

Même dans un contexte marqué par le développement du commerce assisté par l’intelligence artificielle, la dirigeante souligne que les consommateurs apprécient les gains de simplicité apportés par ces technologies, mais demeurent prudents lorsqu’il s’agit de leur confier la finalisation de leurs achats.

De son côté, la directrice générale de Switch Al Maghrib, Hanae Ben Driss, rappelle que la sécurité des paiements électroniques constitue un pilier fondamental de la confiance dans l’écosystème national. Selon elle, l’évolution des risques, dans un contexte de progression des paiements instantanés, impose de renforcer les capacités de détection et de prévention de la fraude grâce à des infrastructures robustes et à l’utilisation de l’intelligence artificielle.

LNT

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Importations, ventes, stockage: le marché des carburants reste dynamique en 2025 https://lnt.ma/importations-ventes-stockage-le-marche-des-carburants-reste-dynamique-en-2025/ Fri, 19 Jun 2026 10:15:54 +0000 https://lnt.ma/?p=551409 Le marché marocain des carburants a affiché une dynamique contrastée en 2025. Si les volumes de ventes et d’importations de gasoil et d’essence ont poursuivi leur progression, le chiffre d’affaires des principaux distributeurs a reculé sous l’effet de la baisse des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. C’est ce qui ressort du Reporting […]

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Le marché marocain des carburants a affiché une dynamique contrastée en 2025. Si les volumes de ventes et d’importations de gasoil et d’essence ont poursuivi leur progression, le chiffre d’affaires des principaux distributeurs a reculé sous l’effet de la baisse des prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux. C’est ce qui ressort du Reporting du quatrième trimestre 2025 et de l’analyse annuelle des principaux indicateurs de performance publiés par le Conseil de la concurrence concernant les sociétés de distribution en gros de gasoil et d’essence concernées par les accords transactionnels conclus avec l’institution.

Des ventes en hausse, mais des revenus en recul

Les neuf principales sociétés de distribution en gros de gasoil et d’essence ont réalisé un chiffre d’affaires global de près de 70,4 milliards de dirhams en 2025, hors carburant marin. Ce montant représente une baisse de 8,9% par rapport à l’année 2024.

Cette évolution intervient alors même que les volumes commercialisés ont progressé. Les ventes cumulées de gasoil et d’essence ont atteint environ 7,45 milliards de litres à fin 2025, contre 7,32 milliards de litres un an auparavant, soit une hausse de 1,8%.

Le gasoil continue de dominer largement le marché national. À lui seul, il a représenté 85% des volumes vendus et 83% de la valeur totale des ventes réalisées au cours de l’année.

Au quatrième trimestre 2025, les ventes cumulées des neuf opérateurs se sont établies à près de 1,91 milliard de litres, contre 1,9 milliard de litres à la même période en 2024, enregistrant une légère progression de 0,5%. En revanche, le chiffre d’affaires trimestriel s’est contracté de 3,7%, passant de 18,4 milliards à 17,7 milliards de dirhams.

Les importations atteignent 6,9 millions de tonnes

Les importations de gasoil et d’essence ont également progressé en volume durant l’année écoulée. Elles ont totalisé 6,9 millions de tonnes pour une valeur globale de 47,1 milliards de dirhams.

Par rapport à 2024, les volumes importés ont augmenté de 6,7%, alors que leur valeur a diminué de 9,1%, reflétant la baisse des cours internationaux des hydrocarbures. En 2024, les importations avaient atteint 6,5 millions de tonnes pour une valeur de 51,82 milliards de dirhams.

Au cours du quatrième trimestre 2025, les importations se sont élevées à près de 1,69 million de tonnes pour une valeur de 11,45 milliards de dirhams. Les volumes ont légèrement progressé de 0,6% sur un an, tandis que leur valeur a reculé de 4,8%.

Là encore, le gasoil demeure le produit largement majoritaire, représentant 88% des importations aussi bien en volume qu’en valeur.

Davantage d’acteurs sur le marché

Le rapport du Conseil de la concurrence met également en évidence un renforcement de la concurrence sur le marché des carburants.

Le nombre d’opérateurs disposant d’un agrément provisoire de reprise en raffinerie pour l’exercice de l’activité de distribution de produits pétroliers liquides est passé de 35 à fin 2024 à 39 à fin 2025, soit l’arrivée de quatre nouveaux acteurs.

La même tendance est observée au niveau des importateurs. Le nombre de sociétés agréées pour l’importation de produits pétroliers liquides a atteint 35 opérateurs à fin 2025, contre 31 une année auparavant.

Cette évolution traduit une ouverture progressive du marché et une diversification des intervenants dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Une capacité de stockage quasi stable

Sur le plan logistique, la capacité nationale totale de stockage du gasoil et de l’essence a atteint près de 1,57 million de tonnes à fin 2025, contre 1,56 million de tonnes un an auparavant, soit une progression limitée de 0,5%.

Les neuf principales sociétés de distribution concentrent toujours l’essentiel de ces capacités. Leur capacité totale de stockage s’est maintenue à environ 1,27 million de tonnes, un niveau identique à celui enregistré en 2024.

Ces infrastructures représentent ainsi près de 81% de la capacité nationale totale de stockage, confirmant le poids prépondérant de ces opérateurs dans la chaîne d’approvisionnement du marché marocain des carburants.

Une année marquée par l’effet prix

Au final, l’année 2025 confirme la bonne tenue de la demande nationale en carburants, avec des volumes de ventes et d’importations en hausse. Toutefois, la baisse des prix sur les marchés internationaux a pesé sur les revenus du secteur, entraînant un recul significatif du chiffre d’affaires des distributeurs.

Parallèlement, l’augmentation du nombre d’opérateurs actifs dans l’importation et la distribution témoigne d’une intensification progressive de la concurrence sur le marché marocain des produits pétroliers, tandis que les capacités de stockage évoluent à un rythme beaucoup plus modéré.

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Campagne céréalière : des rendements pouvant atteindre 57 quintaux à l’hectare, selon Ahmed El Bouari https://lnt.ma/campagne-cerealiere-des-rendements-pouvant-atteindre-57-quintaux-a-lhectare-selon-ahmed-el-bouari/ Wed, 17 Jun 2026 10:54:24 +0000 https://lnt.ma/?p=551294 Les premières données relatives à la campagne de récolte des céréales font ressortir de bons niveaux de production, avec des rendements variant entre 15 et 57 quintaux par hectare selon les régions, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et […]

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Les premières données relatives à la campagne de récolte des céréales font ressortir de bons niveaux de production, avec des rendements variant entre 15 et 57 quintaux par hectare selon les régions, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari.

En réponse à une question orale sur la gestion de la campagne céréalière, le ministre a précisé que les opérations de récolte et de commercialisation ont démarré progressivement à travers le Royaume. Les quantités collectées ont dépassé, au 15 juin, le seuil de 100.000 quintaux par jour durant la deuxième semaine de juin.

Selon M. El Bouari, les régions de Casablanca-Settat, de Fès-Meknès et de Marrakech-Safi concentrent à elles seules près de 84 % des volumes collectés.

Le ministre a également souligné que la campagne agricole 2025-2026 a bénéficié de conditions climatiques favorables. Au 12 juin, le cumul des précipitations atteignait environ 571 mm, en hausse de 94 % par rapport à la campagne précédente et de 45 % comparativement à une année jugée normale.

En amont de la campagne de récolte, le département de l’Agriculture a mis en œuvre plusieurs mesures anticipatives. Celles-ci ont porté notamment sur la mise à disposition de 734.000 quintaux de semences certifiées de céréales à des prix subventionnés et uniformisés à l’échelle nationale, l’approvisionnement du marché en près de 500.000 tonnes d’engrais et la poursuite du programme national de semis direct.

Le ministre a également évoqué le lancement du programme d’irrigation de complément, qui vise à atteindre un million d’hectares à l’horizon 2033, ainsi que l’élargissement de la couverture de l’assurance agricole et la restructuration de ses produits.

Selon M. El Bouari, l’ensemble de ces mesures, combinées à l’amélioration des conditions climatiques, devrait permettre d’atteindre une production prévisionnelle proche de 90 millions de quintaux, répartie entre 44 millions de quintaux de blé tendre, 21 millions de quintaux de blé dur et 25 millions de quintaux d’orge.

S’agissant des capacités de stockage, le ministre a indiqué que le département poursuit le renforcement des infrastructures dédiées à la conservation des céréales, à travers la création d’unités de proximité représentant une capacité d’environ deux millions de quintaux et le relèvement du taux de soutien aux investissements dans les infrastructures de stockage, passé de 10 % à 25 %. Il a également fait état du développement d’un système national intégré de stocks stratégiques.

En matière de commercialisation, l’approche adoptée privilégie la production nationale et le renforcement de la sécurité alimentaire. Dans ce cadre, le prix de référence d’achat du blé tendre destiné aux minoteries industrielles a été fixé à 280 dirhams le quintal et la suspension de la levée des droits de douane sur les importations de blé tendre a été maintenue durant les mois de juin et juillet 2026.

Le ministre a, par ailleurs, rappelé le partenariat conclu entre l’État et les professionnels du secteur afin de garantir la collecte de 15 à 20 millions de quintaux de blé tendre produit localement.

Cette stratégie repose également sur un mécanisme de constitution de stocks stratégiques, prévoyant l’octroi d’une prime de stockage de 3 dirhams par quinzaine pour chaque quintal de blé tendre national conservé. Ce dispositif vise à constituer un stock de réserve de huit millions de quintaux issus de la production nationale, permettant de porter la couverture des besoins à six mois, contre trois mois actuellement.

LNT

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Mobilité électrique : Casablanca accueillera en octobre le plus grand salon africain du secteur https://lnt.ma/mobilite-electrique-casablanca-accueillera-en-octobre-le-plus-grand-salon-africain-du-secteur/ Mon, 15 Jun 2026 13:42:27 +0000 https://lnt.ma/?p=551122 Le Maroc prépare la tenue de l’EVS Mobility Expo Morocco 2026, prévue du 27 au 29 octobre à la Foire internationale de Casablanca. Présenté comme le plus important salon africain consacré à la mobilité électrique, l’événement ambitionne de réunir les principaux acteurs internationaux et régionaux du secteur autour des enjeux de la transition énergétique et […]

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Le Maroc prépare la tenue de l’EVS Mobility Expo Morocco 2026, prévue du 27 au 29 octobre à la Foire internationale de Casablanca. Présenté comme le plus important salon africain consacré à la mobilité électrique, l’événement ambitionne de réunir les principaux acteurs internationaux et régionaux du secteur autour des enjeux de la transition énergétique et de l’innovation industrielle.

Organisée par le groupe MIE Group en partenariat avec la China Chamber of Commerce for Import and Export of Machinery and Electronic Products (CCCME), cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité des précédents rendez-vous qui ont contribué à faire de Casablanca un point de rencontre privilégié pour les professionnels de la mobilité durable.

L’édition 2025 avait notamment été marquée par la participation du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, illustrant l’intérêt accordé par les pouvoirs publics au développement de la mobilité électrique en tant que levier de transformation industrielle et de transition énergétique.

Une plateforme dédiée à l’écosystème de la mobilité durable

L’EVS Mobility Expo Morocco 2026 réunira constructeurs automobiles, équipementiers, fournisseurs de solutions de recharge, acteurs du secteur énergétique, startups, investisseurs et décideurs institutionnels autour d’un programme articulé autour des échanges professionnels et des opportunités d’affaires.

L’événement vise à favoriser le développement de partenariats stratégiques et à encourager l’émergence de nouveaux projets liés à la mobilité électrique sur le continent africain.

Les visiteurs pourront découvrir les dernières innovations en matière de véhicules électriques et hybrides, de technologies de batteries, de stockage de l’énergie et d’infrastructures de recharge. Le salon mettra également en lumière les évolutions technologiques qui façonnent actuellement les marchés internationaux de la mobilité durable.

Au-delà de l’exposition, les organisateurs prévoient un important programme de rencontres B2B destiné à faciliter les échanges entre les différents maillons de la chaîne de valeur de la mobilité électrique.

Des conférences thématiques et des séminaires spécialisés permettront également d’aborder les principaux défis liés au développement du secteur, notamment les questions de financement, d’infrastructures, de réglementation et d’intégration industrielle.

Des démonstrations technologiques ainsi que plusieurs lancements de véhicules et de solutions innovantes sont également annoncés au programme de cette édition.

L’un des dispositifs phares du salon repose sur un système de mise en relation professionnelle baptisé « Matchmaking », conçu pour favoriser des rencontres ciblées entre investisseurs, industriels, fournisseurs et porteurs de projets. Les organisateurs espèrent ainsi accélérer la conclusion de partenariats et stimuler les investissements dans les marchés africains de la mobilité durable.

LNT

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L’ONDA lance sa campagne pour le Mondial 2026 https://lnt.ma/londa-lance-sa-campagne-pour-le-mondial-2026/ Fri, 12 Jun 2026 14:24:30 +0000 https://lnt.ma/?p=550985 Airports of Morocco, la marque portée par l’Office National des Aéroports (ONDA), vient de dévoiler, à 24 heures du premier match des Lions de l’Atlas en Coupe du Monde FIFA 2026, une nouvelle campagne nationale intitulée « Let The Game Take Off ». Il s’agit d’une campagne dont le film institutionnel inédit met en lumière le rôle […]

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Airports of Morocco, la marque portée par l’Office National des Aéroports (ONDA), vient de dévoiler, à 24 heures du premier match des Lions de l’Atlas en Coupe du Monde FIFA 2026, une nouvelle campagne nationale intitulée « Let The Game Take Off ».

Il s’agit d’une campagne dont le film institutionnel inédit met en lumière le rôle central des aéroports du Royaume dans la mobilisation autour des grandes échéances sportives internationales, indique l’ONDA dans un communiqué.

Conçue comme une bande dessinée animée, la campagne adopte un registre créatif universel et immédiatement lisible, fait savoir la même source.

Sur le terrain, les Lions de l’Atlas, et dans les aéroports, les femmes et les hommes qui orchestrent chaque jour le départ des supporters vers les stades du monde — agents d’accueil, équipes d’exploitation, sécurité, maintenance et assistance passagers. Deux scènes, une même équipe : celle qui porte les couleurs du Maroc.

Cette mobilisation s’appuie sur la coordination constante entre l’ONDA, le ministère de l’Intérieur, la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), la Gendarmerie Royale, l’Administration des Douanes et Impôts Indirects et le ministère du Transport et de la Logistique, dont l’engagement permet d’offrir aux voyageurs un parcours fluide, performant et conforme aux meilleurs standards internationaux.

Au-delà de l’événement, la campagne s’inscrit dans une logique stratégique de long terme. Elle prolonge le partenariat conclu avec la Fédération Royale Marocaine de Football, consolide la trajectoire engagée par l’Office pour accompagner la mobilité des sélections nationales et amorce le compte à rebours vers la Coupe du Monde 2030, que le Royaume coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

Le dispositif média, déployé en télévision, radio, affichage, presse et réseaux sociaux, garantit une visibilité maximale et une continuité de présence auprès du grand public.

Par cette prise de parole, Airports of Morocco affirme que les aéroports marocains ne sont pas seulement des points de passage : ils sont des plateformes de performance, des vecteurs de fierté et des leviers du rayonnement du Royaume.

Inscrite au cœur de la stratégie « Aéroports 2030 », cette campagne illustre la conviction qui guide l’Office : derrière chaque grand rendez-vous national, il y a une équipe — sur le terrain, et dans les aéroports, conclut le communiqué.

 

LNT avec Map

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Casablanca accueille une édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique 2026 https://lnt.ma/casablanca-accueille-une-edition-marocaine-du-salon-economique-et-commercial-chine-afrique-2026/ Wed, 10 Jun 2026 14:27:28 +0000 https://lnt.ma/?p=550845 Casablanca abrite, du 10 au 12 juin 2026, l’édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique, organisée sous le thème « Agir ensemble Chine–Afrique, construire l’avenir ». L’événement s’inscrit dans le cadre du dixième anniversaire du partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine et vise à renforcer les échanges économiques entre les deux pays. […]

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Casablanca abrite, du 10 au 12 juin 2026, l’édition marocaine du Salon économique et commercial Chine–Afrique, organisée sous le thème « Agir ensemble Chine–Afrique, construire l’avenir ». L’événement s’inscrit dans le cadre du dixième anniversaire du partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine et vise à renforcer les échanges économiques entre les deux pays.

Prévue au Centre international des expositions de Casablanca, cette manifestation est organisée conjointement par le Secrétariat du Comité d’organisation du Salon économique et commercial Chine–Afrique et le ministère de l’Industrie et du Commerce. Elle ambitionne d’offrir une plateforme dédiée au développement des partenariats économiques et commerciaux entre les acteurs marocains et chinois.

Selon les organisateurs, ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des initiatives engagées pour consolider la coopération sino-marocaine et valoriser les acquis des précédentes éditions du Salon économique et commercial Chine–Afrique.

Considéré comme l’un des principaux événements consacrés à la coopération économique entre la Chine et le continent africain, ce salon a permis jusqu’à présent la signature de 512 projets représentant un volume d’investissements supérieur à 64,7 milliards de dollars.

Après des éditions organisées au Kenya et au Nigeria, l’édition 2026 marque la première tenue de cette manifestation au Maroc. Les organisateurs soulignent que ce choix reflète le positionnement du Royaume comme plateforme de connexion entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, tout en mettant en avant le potentiel de développement des relations économiques entre Rabat et Pékin.

L’événement occupera une superficie de plus de 7.000 m² et réunira environ 250 entreprises marocaines et chinoises. Plusieurs secteurs seront représentés, notamment les énergies renouvelables, les équipements industriels et technologiques, les mines, les matériaux de construction, l’automobile, les dispositifs médicaux, l’agriculture, l’agroalimentaire et les biens de consommation.

Le programme prévoit notamment une cérémonie d’ouverture, une session de mise en relation économique et commerciale entre opérateurs marocains et chinois, ainsi que des rencontres B2B destinées à favoriser les opportunités d’affaires et les projets de coopération.

Les organisateurs estiment que cette édition contribuera à renforcer les synergies bilatérales et à élargir les perspectives de collaboration entre les entreprises des deux pays, dans un contexte marqué par l’approfondissement des relations économiques entre le Maroc et la Chine.

LNT

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Services et commerce de gros : des perspectives plus favorables au deuxième trimestre 2026, selon le HCP https://lnt.ma/services-et-commerce-de-gros-des-perspectives-plus-favorables-au-deuxieme-trimestre-2026-selon-le-hcp/ Wed, 10 Jun 2026 09:42:59 +0000 https://lnt.ma/?p=550798 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) fait état d’une évolution contrastée de l’activité dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros au premier trimestre 2026, tout en anticipant une amélioration progressive au cours du deuxième trimestre. Ces conclusions ressortent des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées auprès des chefs d’entreprise opérant dans […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) fait état d’une évolution contrastée de l’activité dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros au premier trimestre 2026, tout en anticipant une amélioration progressive au cours du deuxième trimestre. Ces conclusions ressortent des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées auprès des chefs d’entreprise opérant dans ces deux secteurs.

Dans les services marchands non financiers, l’activité aurait reculé au premier trimestre selon 50 % des chefs d’entreprise interrogés, tandis que 24 % ont déclaré une progression. Cette évolution est principalement attribuée à la baisse observée dans les télécommunications et les transports aériens. À l’inverse, certaines branches ont enregistré une amélioration, notamment l’entreposage et les services auxiliaires des transports ainsi que le transport par voie maritime. Le taux d’utilisation des capacités de prestation du secteur s’est établi à 74 %.

Les carnets de commandes sont demeurés à un niveau jugé normal par 86 % des entreprises interrogées. Sur le plan de l’emploi, 37 % des dirigeants ont signalé une hausse des effectifs, tandis que 49 % ont fait état d’une stabilité.

Dans le commerce de gros, les ventes sur le marché local ont été considérées comme stables par 59 % des grossistes et en hausse par 22 % d’entre eux. Cette évolution a été portée notamment par la progression des ventes dans le commerce de gros des produits alimentaires, des boissons et du tabac, des produits agricoles bruts et animaux vivants, ainsi que des équipements industriels. En revanche, un recul a été observé dans les autres commerces de gros spécialisés et dans le commerce de gros des équipements de l’information et de la communication.

Le HCP indique également que les effectifs sont restés stables selon 84 % des chefs d’entreprise du secteur. Les stocks de marchandises ont été jugés normaux par 75 % des grossistes, tandis que les prix de vente ont affiché une stabilité pour 54 % des répondants et une hausse pour 42 % d’entre eux.

Pour le deuxième trimestre 2026, les perspectives apparaissent plus favorables. Dans les services marchands non financiers, 46 % des chefs d’entreprise anticipent une augmentation de l’activité, contre 15 % qui prévoient un recul. Cette amélioration serait soutenue notamment par les transports aériens, l’entreposage et les services auxiliaires des transports, les transports terrestres ainsi que l’hébergement. En revanche, les activités de programmation et diffusion ainsi que les services postaux et de courrier devraient enregistrer un repli.

Concernant la demande, près de la moitié des entreprises du secteur prévoient une stabilité, tandis que 40 % anticipent une hausse. Les effectifs devraient, pour leur part, demeurer stables selon 59 % des répondants, alors que 26 % envisagent des recrutements supplémentaires.

Du côté du commerce de gros, les anticipations font état d’une hausse du volume global des ventes selon 23 % des grossistes, alors que 67 % prévoient une stabilité. Cette progression serait portée principalement par les autres commerces de gros spécialisés, le commerce de gros des produits agricoles bruts et animaux vivants ainsi que celui des produits alimentaires, boissons et tabac. Les commandes devraient rester à un niveau normal selon 81 % des entreprises interrogées, tandis que l’emploi devrait demeurer stable dans les mêmes proportions.

LNT

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Textile : le recyclage pourrait générer plus de 30.000 emplois au Maroc https://lnt.ma/textile-le-recyclage-pourrait-creer-30-000-emplois-au-maroc/ Wed, 10 Jun 2026 09:08:50 +0000 https://lnt.ma/?p=550803 Le recyclage des déchets textiles pourrait constituer un levier de développement économique et industriel pour le Maroc. C’est l’un des principaux enseignements du Diagnostic du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, présenté mardi à Rabat dans le cadre du programme « Morocco Textile Circularity », piloté par l’International Finance Corporation (IFC). Selon les […]

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Le recyclage des déchets textiles pourrait constituer un levier de développement économique et industriel pour le Maroc. C’est l’un des principaux enseignements du Diagnostic du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, présenté mardi à Rabat dans le cadre du programme « Morocco Textile Circularity », piloté par l’International Finance Corporation (IFC).

Selon les conclusions de cette initiative, la montée en puissance de la circularité dans l’industrie textile pourrait mobiliser jusqu’à 1,9 milliard de dollars d’investissements privés supplémentaires et permettre la création de plus de 30.000 emplois à l’échelle nationale.

Des résultats jugés encourageants

Les résultats du programme pilote ont dépassé les objectifs initialement fixés. Au total, 427 tonnes de chutes textiles ont été transformées en nouveaux matériaux destinés à la production, tandis que 2.400 tonnes supplémentaires ont été orientées vers des filières de recyclage.

Les essais réalisés dans le cadre du projet montrent que les tissus intégrant des fibres recyclées répondent aux standards de qualité habituellement exigés par le marché. Ces matériaux peuvent ainsi être réintroduits dans les chaînes d’approvisionnement sans altération significative de leurs performances ou de leur qualité.

Par ailleurs, l’analyse du cycle de vie menée dans le cadre du programme indique que l’utilisation de matières recyclées permettrait de réduire les émissions de carbone d’environ 18 % et la consommation d’eau de plus de 60 % par rapport aux procédés conventionnels de fabrication.

L’étude met également en avant les retombées sociales potentielles de cette filière. Une part importante des bénéfices économiques pourrait profiter aux acteurs situés en amont de la chaîne de valeur, notamment les collecteurs de déchets textiles.

Actuellement, plus de 80 % de ces travailleurs exercent dans le secteur informel. Selon les estimations du programme, jusqu’à 75 % d’entre eux pourraient intégrer le secteur formel au cours des cinq prochaines années, à condition de bénéficier d’un accompagnement adapté. Une telle évolution contribuerait à renforcer la structuration de la filière tout en améliorant les conditions économiques d’une population particulièrement exposée à la précarité.

Les autorités misent sur le textile circulaire

Intervenant lors de la présentation des résultats, David Tinel, représentant régional d’IFC pour le Maghreb, a estimé que le développement de la circularité textile pourrait contribuer à la création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois tout en renforçant la compétitivité de l’industrie marocaine à l’international.

De son côté, Bouzekri Razi, secrétaire général du département du Développement durable au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, a rappelé que le projet avait été lancé il y a trois ans afin d’évaluer la faisabilité concrète de la circularité textile au Maroc.

Selon lui, les résultats obtenus fournissent désormais des éléments tangibles permettant d’envisager le développement d’une filière structurée. Il a également souligné que le textile bas carbone figure parmi les secteurs susceptibles d’attirer davantage d’investissements privés dans le Royaume.

Pour sa part, Youssef Fadil, directeur général de l’Industrie au ministère de l’Industrie et du Commerce, a indiqué que l’industrie textile mondiale évolue vers des modèles davantage orientés vers la durabilité. Il a également rappelé que les déchets textiles pré-consommation générés par l’industrie marocaine sont estimés à près de 83.200 tonnes par an, constituant ainsi un gisement important de valorisation.

Le programme « Morocco Textile Circularity » identifie plusieurs mesures susceptibles de favoriser le développement de cette filière.

Parmi les recommandations formulées figurent notamment la requalification des chutes textiles industrielles en sous-produits plutôt qu’en déchets, ainsi qu’une adaptation du cadre douanier afin de faciliter leur réutilisation par les industriels locaux.

Les auteurs du rapport préconisent également la mise en place d’une plateforme nationale de traçabilité, destinée à répondre aux futures exigences européennes relatives au passeport numérique des produits. Ils recommandent en outre le renforcement des capacités nationales de filature afin de permettre la transformation locale des fibres recyclées.

Un enjeu stratégique pour les exportations marocaines

Le développement de la circularité textile intervient dans un contexte marqué par le renforcement des exigences environnementales sur les marchés internationaux.

L’Union européenne, qui absorbe environ 93 % des exportations textiles marocaines, prévoit notamment l’entrée en vigueur du passeport numérique des produits à partir de 2027. Des dispositifs de responsabilité élargie des producteurs devraient également être généralisés dans les États membres à cette échéance.

Dans ce contexte, la capacité des industriels marocains à intégrer davantage de matières recyclées, à garantir la traçabilité de leurs produits et à réduire leur empreinte environnementale pourrait devenir un facteur de compétitivité déterminant pour préserver leur accès aux marchés européens.

LNT

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Casablanca-Settat : Les dissolutions d’entreprises en hausse à deux chiffres, constate l’OMTPME https://lnt.ma/casablanca-settat-les-dissolutions-dentreprises-en-hausse-a-deux-chiffres-constate-lomtpme/ Tue, 09 Jun 2026 14:48:17 +0000 https://lnt.ma/?p=550745 La région de Casablanca-Settat confirme son statut de principal moteur économique du Royaume. Selon l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), elle concentrait en 2024 près de 143.800 entreprises personnes morales actives (EPMA), soit 37,8 % de l’ensemble du tissu entrepreneurial national. Le document met en évidence une dynamique entrepreneuriale […]

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La région de Casablanca-Settat confirme son statut de principal moteur économique du Royaume. Selon l’édition 2026 du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), elle concentrait en 2024 près de 143.800 entreprises personnes morales actives (EPMA), soit 37,8 % de l’ensemble du tissu entrepreneurial national.

Le document met en évidence une dynamique entrepreneuriale toujours soutenue dans la région, portée à la fois par les créations d’entreprises, la progression du chiffre d’affaires et la croissance de l’emploi salarié.

Avec une population de plus de 7,65 millions d’habitants et un produit intérieur brut régional estimé à 477,1 milliards de dirhams en 2023, Casablanca-Settat représente à elle seule 32,2 % du PIB national. La région abrite également 110.459 entreprises déclarantes à la CNSS, employant près de 1,92 million de salariés.

Le rapport relève qu’en 2024, le nombre d’entreprises personnes morales actives a progressé de 2 % pour atteindre 143.771 unités. Les microentreprises demeurent largement dominantes, représentant près de 83 % du tissu entrepreneurial régional. Les très petites entreprises comptent pour 9 % du total, tandis que les petites, moyennes et grandes entreprises continuent d’enregistrer les rythmes de croissance les plus élevés.

La préfecture de Casablanca reste le principal pôle économique de la région. Elle concentre à elle seule plus de 86 % des entreprises recensées, loin devant Mohammedia et El Jadida. Berrechid figure parmi les territoires les plus dynamiques, avec une hausse de 6,6 % du nombre d’entreprises sur un an.

Le commerce et la construction demeurent les deux principaux secteurs d’activité. Ensemble, ils regroupent plus de la moitié des entreprises actives de la région. Le commerce représente 30,3 % du tissu entrepreneurial, tandis que la construction en concentre 21,8 %. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques occupent la troisième position avec plus de 12 % des entreprises.

L’année 2024 a également été marquée par une progression des créations d’entreprises. Selon l’OMTPME, 26.393 nouvelles sociétés ont été enregistrées dans la région, en hausse de 11,2 % par rapport à l’année précédente. Casablanca a capté à elle seule 86,5 % de ces nouvelles créations, tandis que Berrechid a enregistré la plus forte croissance avec une progression de plus de 30 %.

Des dissolutions en hausse

Parallèlement, les dissolutions d’entreprises ont continué à augmenter. Le nombre d’entreprises en cours de dissolution a atteint 3.727 unités, soit une hausse de 11,3 % sur un an. Le commerce, la construction et les activités spécialisées, scientifiques et techniques concentrent près de 61 % de ces dissolutions. Plus de la moitié des entreprises concernées avaient moins de dix ans d’existence.

Sur le plan économique, les entreprises de Casablanca-Settat ont généré un chiffre d’affaires cumulé de 1.549,3 milliards de dirhams en 2024, en progression de 10,3 % par rapport à 2023. Cette performance confirme la résilience du tissu productif régional après le ralentissement observé l’année précédente.

Les grandes entreprises continuent de jouer un rôle prépondérant dans l’économie régionale. Elles réalisent près de 70 % du chiffre d’affaires total, tandis que les moyennes entreprises affichent également une croissance soutenue. Le commerce reste le premier contributeur au chiffre d’affaires régional avec une part de 38,6 %, alors que l’industrie manufacturière domine en matière de valeur ajoutée et d’exportations.

Les exportations des entreprises de la région ont atteint près de 243 milliards de dirhams, soit 46,7 % du total national. La valeur ajoutée générée s’est établie à 316,1 milliards de dirhams, représentant près de 59 % de la valeur ajoutée nationale produite par les entreprises.

L’emploi poursuit également sa progression. Les effectifs déclarés auprès de la CNSS ont atteint 1.919.274 salariés, en hausse de 5,2 % sur un an. Les secteurs des services administratifs et de soutien, du commerce et de la construction concentrent à eux seuls plus de la moitié des emplois déclarés. Les femmes représentent 30,4 % des salariés recensés, soit plus de 583.000 emplois féminins dans la région.

En matière de financement, Casablanca-Settat demeure le principal pôle bancaire du pays. Près de 49.810 entreprises de la région ont bénéficié d’un crédit bancaire en 2024, pour un encours total de 309,8 milliards de dirhams, soit plus de 60 % de l’encours national. L’OMTPME souligne toutefois une forte concentration géographique, la préfecture de Casablanca regroupant à elle seule plus de 92 % des encours de crédits accordés aux entreprises de la région.

Le rapport met enfin en évidence le poids croissant de l’entrepreneuriat féminin, même si celui-ci demeure encore limité. Les entreprises dirigées par des femmes représentent 15,2 % des entreprises étudiées et concentrent 13,1 % des encours de crédits bancaires.

SB

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Mission économique égyptienne au Maroc : 33 entreprises en prospection dans l’agroalimentaire et le packaging https://lnt.ma/mission-economique-egyptienne-au-maroc-33-entreprises-en-prospection-dans-lagroalimentaire-et-le-packaging/ Tue, 09 Jun 2026 13:32:56 +0000 https://lnt.ma/?p=550716 Le Food Export Council et la société KONZEPT organisent, en partenariat avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc et la CCI Française en Égypte, ainsi qu’en coopération avec l’Egyptian Export Council of Printing, Packaging, Paper, Books & Artworks et le Bureau Commercial Égyptien au Maroc, une mission économique égyptienne au Maroc dédiée […]

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Le Food Export Council et la société KONZEPT organisent, en partenariat avec la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc et la CCI Française en Égypte, ainsi qu’en coopération avec l’Egyptian Export Council of Printing, Packaging, Paper, Books & Artworks et le Bureau Commercial Égyptien au Maroc, une mission économique égyptienne au Maroc dédiée aux secteurs de l’agroalimentaire et du packaging, les 9 et 10 juin 2026.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une première édition tenue en 2023, qui avait déjà permis à des entreprises marocaines et égyptiennes d’échanger sur des pistes de coopération et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires.

Pour cette édition, 33 entreprises égyptiennes issues des industries alimentaire et du packaging ont fait le déplacement. L’objectif est de renforcer les partenariats avec les opérateurs marocains, d’identifier de nouveaux débouchés commerciaux et de consolider les échanges économiques entre les deux pays.

Le programme a débuté le 9 juin par une réunion d’information consacrée à l’environnement des affaires au Maroc, suivie de visites de sites industriels et logistiques. Ces rencontres ont permis aux délégations égyptiennes de mieux appréhender les spécificités du marché marocain, ses infrastructures et son écosystème industriel.

Cette première journée s’est déroulée en présence de Son Excellence M. Ahmed Nehad Abdellatif, Ambassadeur de la République arabe d’Égypte auprès du Royaume du Maroc. Elle a également réuni des représentants du Ministère de l’Industrie et du Commerce, de l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires, de l’Administration des Douanes et Impôts Indirects, de Label’Vie ainsi que de l’Association de l’Union des Commerçants et Professionnels de Derb Omar.

Une journée dédiée aux rencontres BtoB est prévue le 10 juin à Casablanca qui devrait permettre aux entreprises marocaines de rencontrer directement les délégations égyptiennes, de découvrir leurs offres et d’identifier de nouvelles opportunités de collaboration dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’emballage, de l’imprimerie et du papier.

Cette mission s’inscrit dans une dynamique de rapprochement économique entre le Maroc et l’Égypte, avec pour ambition de favoriser l’intensification des échanges commerciaux et l’émergence de partenariats durables entre opérateurs des deux pays, soulignent les organisateurs.

AL

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Tourisme : le Maroc grimpe à la 22e place mondiale https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-grimpe-a-la-22e-place-mondiale/ Tue, 09 Jun 2026 10:29:19 +0000 https://lnt.ma/?p=550700 La récente édition du Baromètre du tourisme mondial de l’Organisation des Nations Unies Tourisme (ONU Tourisme) révèle que le Royaume se hisse à la 22ème place mondiale en termes d’arrivées touristiques internationales en 2025, avec 19,8 millions de visiteurs accueillis, rapporte le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire. Cette progression […]

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La récente édition du Baromètre du tourisme mondial de l’Organisation des Nations Unies Tourisme (ONU Tourisme) révèle que le Royaume se hisse à la 22ème place mondiale en termes d’arrivées touristiques internationales en 2025, avec 19,8 millions de visiteurs accueillis, rapporte le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire.

Cette progression progression remarquable permet au Maroc de gagner trois places en une seule année, fait savoir le ministère dans un communiqué, ajoutant que par rapport à 2019, le Royaume gagne 12 places.

Le Maroc améliore également son classement en matière de recettes touristiques internationales, passant de la 32ème à la 31ème place mondiale en 2025, avec un total de 14,8 milliards de dollars.

Cette hausse traduit la profonde transformation que connaît le secteur touristique. Elle reflète également les résultats de la Feuille de route du tourisme, lancée par le gouvernement en 2023, qui a permis d’accélérer simultanément le développement de la connectivité aérienne, de l’offre touristique, des capacités d’hébergement, de la qualité de l’expérience ainsi que des compétences du capital humain.

Cette dynamique se poursuit en 2026. Au premier trimestre, le Maroc a enregistré une croissance de près de 7% de ses arrivées touristiques, soit plus de trois fois supérieure à la moyenne mondiale, établie à 2% selon ONU Tourisme.

Citée dans le communiqué, la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a dit : « Ces résultats confirment la pertinence de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste. Ils nous encouragent à poursuivre les efforts engagés sur l’ensemble des volets de l’écosystème touristique afin de positionner durablement le Maroc parmi les grandes destinations touristiques mondiales à l’horizon 2030 ».

 

LNT avec Map

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Casablanca accueille trois salons internationaux dédiés au plastique, à l’emballage et au recyclage https://lnt.ma/casablanca-accueille-trois-salons-internationaux-dedies-au-plastique-a-lemballage-et-au-recyclage/ Mon, 08 Jun 2026 14:23:57 +0000 https://lnt.ma/?p=550628 La Fédération marocaine de la plasturgie (FMP) organisera du 8 au 11 juillet 2026 au Parc des expositions international de Casablanca trois manifestations internationales consacrées aux industries du plastique, de l’emballage et du recyclage. Il s’agit de la 12e édition du Forum et Salon international du plastique (FEIP), de la 6e édition de PACK EXPO […]

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La Fédération marocaine de la plasturgie (FMP) organisera du 8 au 11 juillet 2026 au Parc des expositions international de Casablanca trois manifestations internationales consacrées aux industries du plastique, de l’emballage et du recyclage. Il s’agit de la 12e édition du Forum et Salon international du plastique (FEIP), de la 6e édition de PACK EXPO et de la 2e édition de Global Green Plast.

Placés sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, ces événements sont organisés en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ainsi que l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Ils visent à promouvoir une approche intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle, depuis les matières premières jusqu’aux produits finis.

Une plateforme dédiée aux enjeux industriels et environnementaux

Les trois salons réuniront les principaux acteurs des secteurs de la transformation des plastiques et du caoutchouc, de l’emballage sous ses différentes composantes, de l’impression, de la logistique, du recyclage ainsi que des solutions liées à l’efficacité énergétique et à la décarbonation.

Les organisateurs prévoient également la participation de professionnels issus de plusieurs filières industrielles stratégiques, notamment l’agroalimentaire, l’agriculture, la cosmétique, la pharmacie et l’industrie automobile.

Selon la Fédération marocaine de la plasturgie, cette édition entend mettre en avant les transformations à l’œuvre dans les secteurs concernés, en particulier celles liées à l’économie circulaire, à l’innovation industrielle et à la réduction de l’empreinte environnementale des activités de production.

L’édition 2026 sera marquée par la présentation de plusieurs innovations conçues localement. Parmi elles figure notamment la première machine intelligente de recyclage développée et fabriquée au Maroc.

D’autres solutions innovantes dans le domaine de l’emballage seront également dévoilées à cette occasion, illustrant le développement de l’écosystème industriel national et les efforts engagés pour répondre aux enjeux de la transition écologique.

Les organisateurs estiment que ces innovations témoignent de la montée en compétence de l’industrie marocaine dans des secteurs à forte valeur ajoutée et de sa capacité à intégrer les nouvelles exigences environnementales.

Plus de 320 exposants attendus

Selon les prévisions de la Fédération, plus de 320 exposants représentant 32 pays prendront part à cette édition. Les organisateurs tablent également sur la présence d’environ 20.000 visiteurs professionnels, parmi lesquels des industriels, acheteurs, décideurs économiques et représentants institutionnels.

Au-delà de leur dimension commerciale, les trois manifestations se veulent un espace d’échange autour des nouvelles technologies industrielles, des solutions à haute efficacité énergétique et des modèles de production plus durables.

La Fédération marocaine de la plasturgie souligne que ces rendez-vous s’inscrivent dans la dynamique nationale de décarbonation de l’industrie et de renforcement de la compétitivité des entreprises marocaines sur les marchés internationaux.

Les salons ambitionnent également de promouvoir l’économie circulaire à travers la valorisation des activités de recyclage et le développement de nouvelles opportunités industrielles et commerciales. Ils offriront aux entreprises participantes l’occasion d’explorer des solutions de financement vert, de nouer des partenariats stratégiques et d’accéder à de nouvelles technologies.

Dans le prolongement de la politique de coopération Sud-Sud portée par le Royaume, les organisateurs souhaitent faire de ces événements une plateforme de rapprochement entre opérateurs marocains et africains. Les rencontres prévues à Casablanca devraient favoriser le développement de partenariats industriels, le transfert de technologies et l’émergence de projets adaptés aux besoins du continent.

LNT

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Royal Air Maroc inaugure une liaison directe entre Casablanca et Los Angeles https://lnt.ma/royal-air-maroc-inaugure-une-liaison-directe-entre-casablanca-et-los-angeles/ Mon, 08 Jun 2026 08:02:01 +0000 https://lnt.ma/?p=550560 Royal Air Maroc (RAM) a lancé, dimanche, sa nouvelle liaison aérienne directe entre Casablanca et Los Angeles, renforçant ainsi son réseau nord-américain et sa stratégie de développement sur les liaisons long-courriers. Le premier vol a décollé de l’aéroport Mohammed V de Casablanca à 04h00, marquant l’ouverture officielle de cette nouvelle desserte qui relie désormais directement […]

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Royal Air Maroc (RAM) a lancé, dimanche, sa nouvelle liaison aérienne directe entre Casablanca et Los Angeles, renforçant ainsi son réseau nord-américain et sa stratégie de développement sur les liaisons long-courriers.

Le premier vol a décollé de l’aéroport Mohammed V de Casablanca à 04h00, marquant l’ouverture officielle de cette nouvelle desserte qui relie désormais directement le Maroc à la côte ouest des États-Unis en environ douze heures, a indiqué la compagnie dans un communiqué.

La liaison Casablanca-Los Angeles sera opérée à raison de trois vols par semaine.

Au départ de Casablanca, les vols sont programmés les mardis, vendredis et dimanches avec un décollage à 04h00 pour une arrivée à Los Angeles à 08h20, heure locale.

Dans le sens retour, les départs de Los Angeles sont prévus à 10h20, avec une arrivée à Casablanca le lendemain à 05h25.

Royal Air Maroc précise que cette route est exploitée par des avions gros-porteurs destinés aux liaisons long-courriers, offrant aux passagers différents services de confort, de restauration et de divertissement à bord.

À l’occasion de cette inauguration, le président-directeur général de Royal Air Maroc, Hamid Addou, a souligné l’importance stratégique de cette nouvelle liaison pour la compagnie et pour le positionnement du Maroc comme plateforme de connexion entre plusieurs continents.

« L’ouverture de cette ligne directe entre Casablanca et Los Angeles constitue un jalon historique pour Royal Air Maroc et pour la connectivité aérienne du continent africain », a déclaré M. Addou.

Le dirigeant a également estimé que cette nouvelle desserte contribue à rapprocher le Maroc de la côte ouest américaine et s’inscrit dans la volonté de renforcer le rayonnement international du Royaume.

Il a rappelé que cette inauguration intervient dans une année marquée notamment par la célébration des 250 ans des relations entre le Maroc et les États-Unis ainsi que par la participation de la sélection nationale à la Coupe du monde de football 2026.

Selon la compagnie, cette nouvelle liaison vise à répondre à une demande croissante en matière de mobilité entre l’Afrique, le Maroc et l’Amérique du Nord.

La ligne s’adresse notamment aux membres de la diaspora marocaine et africaine installés sur la côte ouest des États-Unis, aux voyageurs d’affaires, aux touristes américains ainsi qu’aux passagers en transit via le hub de Casablanca.

Elle intervient également dans un contexte de développement des échanges économiques, touristiques et culturels entre le Royaume et les États-Unis.

Royal Air Maroc souligne que cette ouverture s’inscrit dans le cadre du contrat-programme signé avec le gouvernement en juillet 2023, qui prévoit un renforcement progressif du réseau international de la compagnie.

La stratégie vise notamment à consolider le rôle de Casablanca comme plateforme de correspondance entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques.

Avec Los Angeles, la compagnie étend davantage sa présence sur le marché nord-américain, où elle dessert déjà plusieurs destinations en vols directs au départ de Casablanca, notamment New York, Washington, Miami, Montréal et Toronto.

LNT

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HCP : l’économie marocaine a accéléré à 4,9% en 2025, portée par l’investissement et le rebond agricole https://lnt.ma/hcp-leconomie-marocaine-a-accelere-a-49-en-2025-portee-par-linvestissement-et-le-rebond-agricole/ Mon, 08 Jun 2026 08:00:23 +0000 https://lnt.ma/?p=550559 L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,9% en 2025, contre 4,4% en 2024, selon les comptes nationaux publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration a été soutenue par la vigueur de la demande intérieure, le rebond du secteur agricole et la progression de l’investissement, dans un contexte marqué par une inflation contenue […]

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L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4,9% en 2025, contre 4,4% en 2024, selon les comptes nationaux publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette amélioration a été soutenue par la vigueur de la demande intérieure, le rebond du secteur agricole et la progression de l’investissement, dans un contexte marqué par une inflation contenue mais aussi par une augmentation du besoin de financement de l’économie.

Selon le HCP, les activités non agricoles ont progressé de 3,9% au cours de l’année, tandis que le secteur agricole a enregistré une croissance de 8,2%, contribuant de manière significative à l’accélération de l’activité économique.

Un rebond du secteur primaire

La valeur ajoutée du secteur primaire a progressé de 7,1% en termes réels, principalement grâce à la reprise de l’activité agricole après plusieurs campagnes marquées par des conditions climatiques difficiles.

Cette dynamique a toutefois été atténuée par le recul de l’activité de la pêche, dont la valeur ajoutée a chuté de 13% en 2025, après une hausse de 8,8% enregistrée l’année précédente.

Le secteur agricole apparaît ainsi comme l’un des principaux moteurs de la croissance nationale en 2025, confirmant l’impact déterminant des conditions climatiques sur les performances économiques du Royaume.

Une croissance plus modérée dans l’industrie et les services

Le secteur secondaire a affiché une progression de 3,3%, contre 3,8% en 2024. Cette évolution reflète des performances contrastées selon les branches d’activité.

Les industries extractives ont maintenu un rythme de croissance soutenu, malgré un ralentissement de 11,5% à 7,5%. L’industrie manufacturière a progressé de 1,9%, contre 2,1% une année auparavant.

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) a poursuivi sa dynamique avec une croissance de 6,7%, en amélioration par rapport aux 6% enregistrés en 2024, profitant notamment de la poursuite des grands projets d’infrastructures et d’investissement.

En revanche, les activités liées à l’électricité, au gaz, à l’eau, à l’assainissement et à la gestion des déchets ont fortement ralenti, leur croissance passant de 5,4% à seulement 0,6%.

Du côté des services, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a progressé de 4,3%, contre 5,6% en 2024. Malgré ce ralentissement, les services continuent de représenter une composante essentielle de l’activité économique nationale.

Une demande intérieure toujours dynamique

Le HCP souligne que la croissance économique a été principalement soutenue par la demande intérieure, qui a augmenté de 6,1% en 2025, après une progression de 6,7% en 2024.

Cette demande a contribué à hauteur de 6,6 points à la croissance économique nationale.

La consommation finale des ménages et des institutions sans but lucratif au service des ménages a toutefois connu un net ralentissement, avec une hausse limitée à 1,2%, contre 2,9% l’année précédente. Sa contribution à la croissance s’est établie à 0,7 point.

À l’inverse, la consommation des administrations publiques a accéléré de 5,1%, contribuant à hauteur de 0,9 point à la croissance.

L’investissement brut demeure le principal moteur de la demande intérieure. Il a enregistré une progression de 16,3% en 2025, apportant à lui seul cinq points de croissance à l’économie nationale. Cette performance traduit la poursuite des investissements publics et privés dans plusieurs secteurs stratégiques.

Inflation maîtrisée et progression du PIB nominal

Aux prix courants, le produit intérieur brut a progressé de 6,5% en 2025, contre 8,7% en 2024.

Le HCP indique que cette évolution s’est accompagnée d’une hausse du niveau général des prix de seulement 1,6%, traduisant une maîtrise relative de l’inflation au cours de l’année.

Cette stabilité des prix a contribué à préserver le pouvoir d’achat des ménages dans un contexte international encore marqué par des tensions sur plusieurs marchés.

Une épargne en hausse mais un besoin de financement accru

Les données publiées par le HCP montrent également une amélioration du taux d’épargne nationale, qui a atteint 31,1% du PIB en 2025 contre 29,4% en 2024.

Cette progression s’explique notamment par une croissance plus modérée de la consommation finale nationale en valeur, limitée à 3,6%, contre 6,1% une année auparavant.

Parallèlement, le revenu national brut disponible a augmenté de 6,2%, après une progression de 8,3% en 2024. Cette évolution résulte de la hausse de 6,5% du PIB aux prix courants et d’une augmentation de 1,1% des revenus nets reçus du reste du monde.

Malgré cette amélioration de l’épargne, le besoin de financement de l’économie nationale s’est accentué. Avec un investissement brut représentant 33,6% du PIB, le déficit de financement est passé de 1,2% du PIB en 2024 à 2,5% en 2025.

LNT

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Du détroit d’Ormuz aux pompes de Rabat : la face marocaine d’un choc mondial https://lnt.ma/du-detroit-dormuz-aux-pompes-de-rabat-la-face-marocaine-dun-choc-mondial/ Sat, 06 Jun 2026 09:48:32 +0000 https://lnt.ma/?p=550585 Le blocage historique du détroit d’Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial, plonge l’économie globale dans une crise inédite depuis les années 1970. Les tensions géopolitiques actuelles frappent d’abord les classes populaires, premières victimes des stratégies des superpuissances militaro-industrielles. Flambée énergétique et guerre technologique L’onde de choc s’est immédiatement fait sentir sur les marchés […]

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Le blocage historique du détroit d’Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial, plonge l’économie globale dans une crise inédite depuis les années 1970. Les tensions géopolitiques actuelles frappent d’abord les classes populaires, premières victimes des stratégies des superpuissances militaro-industrielles.

Flambée énergétique et guerre technologique

L’onde de choc s’est immédiatement fait sentir sur les marchés de l’énergie. Le prix du baril de pétrole a bondi de 76 %, franchissant le seuil des 100 dollars pour atteindre un pic à 126 dollars. Les prix du gaz ont, quant à eux, explosé de plus de 90 %. Cette asphyxie de l’offre est aggravée par des attaques de drones répétées contre des infrastructures clés, à l’image de la raffinerie de Ruwais aux Émirats arabes unis, l’une des plus grandes au monde. Au Maroc, cette réalité s’est traduite à la pompe : l’essence est passée de 13,90 DH à 15,50 DH en avril, avant de se stabiliser entre 14,40 DH et 14,90 DH fin mai.

En parallèle, les mers entourant la péninsule Arabique se sont transformées en zones de guerre technologique où se croisent drones, missiles et mines. Plus de 2 000 navires de commerce et leurs équipages se retrouvent bloqués dans le golfe Persique. Pour contourner le danger, les compagnies maritimes déroutent leurs flottes par le cap de Bonne-Espérance. Ce détour rallonge considérablement les délais de livraison entre l’Asie et l’Europe, fait grimper en flèche les « primes de risque de guerre » des assurances et renchérit le coût final des marchandises. Le secteur aérien subit également le contrecoup de la fermeture des espaces aériens et du manque de carburant, provoquant une hausse du prix des billets d’avion.

Du blocage maritime à la crise alimentaire

Ce désordre logistique mondial engendre des conséquences humaines dramatiques. Les blocages maritimes paralysent la livraison d’ammoniac et d’urée en pleine saison des semis, menaçant directement les rendements agricoles mondiaux. L’ONU tire la sonnette d’alarme : si ces restrictions se prolongent, 45 millions de personnes pourraient basculer dans la faim extrême, particulièrement dans les pays en développement.

L’instabilité financière qui en découle assombrit l’avenir des marchés. L’ONU table désormais sur un ralentissement de la croissance mondiale à 2,5 % et une inflation globale grimpant à 5,4 %. Face à la panique, les investisseurs délaissent les actions pour se ruer vers l’or et le dollar américain. Cette fuite vers les valeurs refuges déprécie les monnaies de près d’une trentaine de pays émergents, notamment en Afrique, alourdissant le coût de leur dette extérieure.

Le Maroc face à la tempête : une résilience notable

Le Maroc ressent les effets de cette crise. L’inflation nationale s’est établie à 1,7 %, poussée par le coût de l’énergie importée. Selon le Centre de recherche Sanabil, si le conflit s’éternise, il pourrait amputer la croissance marocaine de 0,4 à 0,8 point, en raison du ralentissement de la demande en Europe, premier partenaire économique du Royaume.

Pourtant, le pays affiche une solidité remarquable. D’après une analyse de S&P Global Ratings, le Maroc figure parmi les économies africaines les moins vulnérables à cette crise. Le Royaume dispose de réserves de change solides, couvrant cinq mois d’importations, et s’appuie sur un marché financier intérieur dynamique. Cela limite son besoin d’emprunter à l’étranger dans un contexte de hausse des taux d’intérêt mondiaux. Le Fonds monétaire international (FMI) maintient d’ailleurs des prévisions de croissance encourageantes à 4,9 % pour le pays, une performance largement supérieure à la moyenne de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui stagne à 1,1 %.

Sur le plan touristique et sécuritaire, le Maroc reste une destination sûre et stable, balayant les amalgames de ceux qui perçoivent l’ensemble du monde arabe comme une zone d’instabilité en période de guerre.

Milhan Bennani

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HCP : l’industrie manufacturière marque le pas au premier trimestre, la construction poursuit sa progression https://lnt.ma/hcp-lindustrie-manufacturiere-marque-le-pas-au-premier-trimestre-la-construction-poursuit-sa-progression/ Thu, 04 Jun 2026 08:48:55 +0000 https://lnt.ma/?p=550361 L’activité industrielle a évolué de manière contrastée au premier trimestre 2026, selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Alors que l’industrie manufacturière a affiché une stabilité globale de sa production, les secteurs de l’énergie et de la construction ont enregistré une progression de leur activité. Les chefs […]

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L’activité industrielle a évolué de manière contrastée au premier trimestre 2026, selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Alors que l’industrie manufacturière a affiché une stabilité globale de sa production, les secteurs de l’énergie et de la construction ont enregistré une progression de leur activité. Les chefs d’entreprise interrogés anticipent par ailleurs une amélioration de la conjoncture au cours du deuxième trimestre de l’année, notamment dans l’industrie manufacturière et la construction.

Une industrie manufacturière globalement stable

Au premier trimestre 2026, la production de l’industrie manufacturière est demeurée globalement stable. Cette évolution résulte d’évolutions divergentes selon les branches d’activité. D’un côté, des hausses de production ont été observées dans l’industrie chimique, la fabrication d’équipements électriques et l’industrie de l’habillement. De l’autre, plusieurs secteurs ont connu un repli, notamment l’industrie automobile, la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que la fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et équipements.

Les chefs d’entreprise estiment que les carnets de commandes se sont maintenus à un niveau normal durant cette période. L’emploi aurait également connu une stabilité, tandis que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 74 %.

L’enquête met également en évidence certaines contraintes auxquelles les industriels ont été confrontés. Ainsi, 43 % des entreprises du secteur déclarent avoir rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement celles provenant de l’étranger. Les stocks de matières premières ont toutefois été jugés normaux, alors que 20 % des chefs d’entreprise ont qualifié leur situation de trésorerie de difficile. Cette proportion atteint près de 30 % dans les activités du textile et du cuir.

Le secteur extractif a enregistré une baisse de production au cours du premier trimestre. Cette évolution est principalement attribuée au recul de la production de phosphates. Les prix de vente des produits extractifs auraient également diminué sur la période. Malgré cette baisse d’activité, les effectifs employés dans le secteur auraient progressé.

Les perspectives pour le deuxième trimestre demeurent prudentes. Les entreprises extractives anticipent une nouvelle diminution de leur production, toujours liée à l’évolution de l’activité phosphatière. Les chefs d’entreprise prévoient également une réduction des effectifs employés au cours de cette période.

À l’inverse, l’industrie énergétique a poursuivi sa croissance au premier trimestre 2026. Cette progression est principalement portée par l’augmentation de l’activité dans la branche de la production et de la distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné. Les prix de vente du secteur auraient également progressé.

Le secteur n’a toutefois pas échappé aux ajustements en matière d’emploi, les chefs d’entreprise signalant une diminution des effectifs au cours de la période. Pour le deuxième trimestre, les professionnels anticipent une poursuite de la hausse de la production énergétique, accompagnée d’un nouveau recul de l’emploi.

Le secteur environnemental a quant à lui connu une situation relativement stable. La production est restée inchangée, en raison notamment de la stagnation des activités de captage, de traitement et de distribution d’eau. Les carnets de commandes sont jugés normaux et l’emploi est resté stable. Les mêmes tendances devraient se prolonger au deuxième trimestre, selon les anticipations des opérateurs.

Le secteur de la construction a enregistré une progression de son activité au premier trimestre 2026. Cette amélioration est principalement attribuée à la hausse observée dans les branches de la construction de bâtiments et des travaux de construction spécialisés, tandis que l’activité est restée stable dans le génie civil.

Les carnets de commandes se sont maintenus à un niveau normal et l’emploi a progressé au cours de la période. Le taux d’utilisation des capacités de production du secteur s’est établi à 72 %.

Comme dans l’industrie, certaines entreprises ont signalé des difficultés opérationnelles. Près de 23 % des sociétés du secteur déclarent avoir rencontré des problèmes d’approvisionnement en matières premières, tandis que 30 % des chefs d’entreprise considèrent leur situation de trésorerie comme difficile.

Des perspectives orientées à la hausse pour le deuxième trimestre

Les anticipations recueillies par le HCP laissent entrevoir une amélioration de l’activité au deuxième trimestre 2026. Dans l’industrie manufacturière, les entreprises prévoient une hausse de la production, portée notamment par l’industrie alimentaire, l’industrie chimique, l’industrie automobile et la fabrication d’équipements électriques. Cette progression serait toutefois partiellement atténuée par une baisse attendue dans l’industrie du papier et du carton ainsi que dans la fabrication de textiles. Les industriels prévoient néanmoins une stabilité globale des effectifs.

Dans la construction, les chefs d’entreprise anticipent également une hausse de l’activité, soutenue par la poursuite du dynamisme dans la construction de bâtiments et les travaux spécialisés. Cette évolution devrait s’accompagner d’une augmentation des effectifs employés.

LNT

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Maroc–Royaume-Uni : un partenariat économique renforcé autour des grands chantiers de 2030 https://lnt.ma/maroc-royaume-uni-un-partenariat-economique-renforce-autour-des-grands-chantiers-de-2030/ Wed, 03 Jun 2026 16:26:04 +0000 https://lnt.ma/?p=550326 Organisé les 2 et 3 juin 2026 au Maroc par le ministère britannique du Commerce et des Affaires économiques (Department for Business and Trade – DBT) et la CGEM, le Forum économique Maroc–Royaume-Uni a réuni, le 3 juin à Casablanca, des responsables institutionnels et des acteurs économiques des deux pays. Cette rencontre s’inscrit dans la […]

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Organisé les 2 et 3 juin 2026 au Maroc par le ministère britannique du Commerce et des Affaires économiques (Department for Business and Trade – DBT) et la CGEM, le Forum économique Maroc–Royaume-Uni a réuni, le 3 juin à Casablanca, des responsables institutionnels et des acteurs économiques des deux pays. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique des grands projets structurants engagés par le Maroc à l’horizon 2030, notamment dans la perspective de la Coupe du monde de football organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal.

Le forum a rassemblé une cinquantaine d’entreprises britanniques et un nombre équivalent d’opérateurs marocains, couvrant des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie, les mines, l’immobilier, le transport et la logistique, le tourisme, la finance et les services. L’objectif affiché est de renforcer les partenariats économiques, d’encourager l’investissement et de favoriser les coopérations industrielles et technologiques.

Dans son intervention, le président de la CGEM, Mehdi Tazi, a souligné la montée en puissance du partenariat bilatéral, porté par une complémentarité économique croissante. Il a rappelé que les échanges commerciaux entre les deux pays dépassent désormais 4,6 milliards de livres sterling par an, en progression continue depuis plusieurs années, depuis l’entrée en vigueur de l’Association Agreement Maroc–Royaume-Uni en 2019.

Il a également mis en avant les transformations structurelles du Maroc sous l’impulsion des politiques industrielles et d’infrastructures menées au cours des dernières décennies. Le pays est aujourd’hui présenté comme l’une des économies les plus industrialisées d’Afrique, avec un tissu productif en expansion dans l’automobile, l’aéronautique et les énergies renouvelables. Le président de la CGEM a cité notamment la progression des exportations automobiles, dépassant le million de véhicules par an, ainsi que l’essor d’un écosystème aéronautique comptant plus de 140 entreprises.

Les intervenants ont  insisté sur l’attractivité du Maroc pour les investisseurs internationaux, en raison de sa stabilité, de sa vision stratégique et de la mise en œuvre d’un cadre incitatif, incluant la nouvelle charte de l’investissement et le rôle du Fonds Mohammed VI pour l’investissement.

La Coupe du monde 2030 a été présentée comme un accélérateur majeur de développement. Au-delà de l’événement sportif, elle est considérée comme un projet structurant qui stimulera les investissements dans les infrastructures de transport, les aéroports, les ports, les énergies renouvelables, les télécommunications, le logement et les smart cities. Les participants ont souligné l’importance d’inscrire ces projets dans une logique de long terme, au-delà de l’échéance sportive.

Du côté britannique, les responsables du Department for Business and Trade ont mis en avant la volonté du Royaume-Uni d’accompagner ces transformations à travers son expertise en ingénierie, design, finance et gestion de projets complexes. Ils ont également évoqué l’engagement financier de plus de 5 milliards de livres via UK Export Finance pour soutenir des projets au Maroc et dans la région.

Les discussions ont également porté sur les enseignements des grands événements sportifs internationaux, notamment les Jeux olympiques de Londres 2012, cités comme exemple de transformation urbaine et de création d’un héritage durable. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’un transfert de compétences et de savoir-faire, afin de renforcer les capacités locales et d’assurer la pérennité des infrastructures après 2030.

Enfin, la rencontre s’est conclue sur un appel à renforcer les liens entre entreprises marocaines et britanniques, en particulier les PME, afin de transformer les opportunités identifiées en projets concrets. Le forum a été présenté comme une étape clé dans la consolidation d’un partenariat appelé à s’intensifier dans les années à venir, dans un contexte de recomposition des chaînes de valeur mondiales et de recherche de partenaires économiques fiables.

Asmaa Loudni

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Marrakech-Safi : un tissu entrepreneurial en croissance, porté par les créations d’entreprises et la reprise de l’activité https://lnt.ma/marrakech-safi-un-tissu-entrepreneurial-en-croissance-porte-par-les-creations-dentreprises-et-la-reprise-de-lactivite/ Wed, 03 Jun 2026 13:36:23 +0000 https://lnt.ma/?p=550308 La région de Marrakech-Safi a poursuivi en 2024 la consolidation de son tissu entrepreneurial, portée par une progression des créations d’entreprises, une hausse du chiffre d’affaires des sociétés actives et une amélioration de plusieurs indicateurs économiques. C’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), consacré […]

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La région de Marrakech-Safi a poursuivi en 2024 la consolidation de son tissu entrepreneurial, portée par une progression des créations d’entreprises, une hausse du chiffre d’affaires des sociétés actives et une amélioration de plusieurs indicateurs économiques. C’est ce qui ressort de la dernière édition du rapport régional de l’Observatoire marocain de la TPME (OMTPME), consacré à la dynamique entrepreneuriale de la région.

Selon le document, la région comptait 40.606 entreprises personnes morales actives (EPMA) à fin 2024, soit une hausse de 3,1 % par rapport à l’année précédente. Ces entreprises représentent 10,7 % du total national, confirmant le poids économique de Marrakech-Safi dans le paysage entrepreneurial marocain.

La région bénéficie d’un potentiel démographique important avec près de 4,86 millions d’habitants, représentant 13,2 % de la population nationale. Son produit intérieur brut régional atteignait 125,2 milliards de dirhams en 2023, soit 8,5 % du PIB national.

Une forte dynamique de création d’entreprises

L’un des principaux enseignements du rapport concerne l’accélération des créations d’entreprises. En 2024, 8.485 nouvelles sociétés personnes morales ont été créées dans la région, en progression de 14,4 % par rapport à 2023. Cette dynamique s’inscrit dans une tendance de croissance observée depuis plusieurs années et témoigne du maintien de l’attractivité économique du territoire.

La préfecture de Marrakech demeure le principal moteur de cette dynamique. À elle seule, elle concentre près de 74 % des nouvelles créations d’entreprises enregistrées dans la région. Safi arrive en deuxième position avec 6 % des créations, suivie d’Al Haouz avec 5,3 %. La province de Youssoufia se distingue par la plus forte progression annuelle des créations, avec une hausse de 19,6 %.

Parallèlement, les dissolutions d’entreprises ont également poursuivi leur progression. Le nombre de sociétés en cours de dissolution a atteint 1.749 en 2024, en hausse de 11,5 % sur un an. Plus de la moitié des entreprises concernées opéraient dans les secteurs du commerce, de la construction et de l’hébergement-restauration.

Les microentreprises dominent largement le tissu économique

L’étude confirme également le poids prépondérant des microentreprises dans l’économie régionale. Celles-ci représentent près de 90 % de l’ensemble des entreprises personnes morales actives de Marrakech-Safi. Leur nombre a progressé de 2,7 % en 2024 pour atteindre 36.450 unités. Les très petites entreprises représentent quant à elles 6,3 % du tissu entrepreneurial, tandis que les petites, moyennes et grandes entreprises demeurent minoritaires mais affichent les rythmes de croissance les plus élevés.

La concentration géographique reste également marquée. Marrakech abrite à elle seule plus de 73 % des entreprises de la région, loin devant Safi et Essaouira. Ces trois territoires regroupent près de 86 % de l’ensemble des entreprises actives recensées.

Sur le plan économique, les entreprises de la région ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 106,9 milliards de dirhams en 2024, en progression de 10,3 % par rapport à l’année précédente. La valeur ajoutée générée par ces entreprises a atteint 23,8 milliards de dirhams, en hausse de 20,4 %, traduisant une amélioration de la création de richesse au niveau régional.

L’activité demeure fortement concentrée dans la préfecture de Marrakech, qui représente à elle seule plus de 88 % du chiffre d’affaires régional. Safi occupe la deuxième place avec 3,8 % du total, tandis que Rehamna se distingue par la plus forte progression annuelle, avec une hausse proche de 78 % de son chiffre d’affaires cumulé.

Le commerce reste le principal secteur économique de la région. Il génère à lui seul 36,2 % du chiffre d’affaires des entreprises, devant la construction (18,6 %), l’hébergement-restauration (10,7 %) et l’industrie manufacturière (10,7 %). Ensemble, ces quatre secteurs concentrent plus des trois quarts de l’activité économique régionale.

Le secteur des activités spécialisées, scientifiques et techniques affiche toutefois la progression la plus rapide, avec une hausse de 48,8 % de son chiffre d’affaires sur un an, illustrant le développement progressif d’activités à plus forte valeur ajoutée.

Le rapport met également en évidence la contribution des entreprises à l’emploi régional. Les entreprises déclarantes à la CNSS employaient 346.152 salariés en 2024, soit une progression de 1,9 %. Les secteurs de la construction, de l’hébergement-restauration et du commerce regroupent plus de la moitié des emplois déclarés. Les femmes représentent pour leur part 30 % des effectifs salariés et 18,4 % des dirigeants d’entreprises.

Concernant l’accès au financement, 13.162 entreprises de la région bénéficiaient d’un crédit bancaire en 2024, pour un encours global de 21,8 milliards de dirhams. L’essentiel de cet encours demeure concentré dans la préfecture de Marrakech, qui représente plus de 82 % du total régional.

LNT

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Le programme d’aide au logement franchit le cap des 105.000 bénéficiaires https://lnt.ma/le-programme-daide-au-logement-franchit-le-cap-des-105-000-beneficiaires/ Wed, 03 Jun 2026 10:48:33 +0000 https://lnt.ma/?p=550297 Plus de 105.000 personnes ont bénéficié du programme d’aide directe au logement, a indiqué mardi à Rabat, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim. En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur « le bilan du programme d’aide directe au logement », le responsable gouvernemental a précisé que le programme a connu […]

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Plus de 105.000 personnes ont bénéficié du programme d’aide directe au logement, a indiqué mardi à Rabat, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim.

En réponse à une question orale à la Chambre des conseillers sur « le bilan du programme d’aide directe au logement », le responsable gouvernemental a précisé que le programme a connu un fort engouement au niveau national avec 218.000 demandes enregistrées, notant que 24 % des bénéficiaires sont des Marocains résidant à l’étranger et 40 % des femmes, tandis que les jeunes de moins de 40 ans représentent 52 % du total des bénéficiaires.

Il a expliqué que 60 % des bénéficiaires ont acquis des logements d’une valeur inférieure à 300.000 dirhams et que 60%, qui font partie de la classe moyenne, ont reçu une aide de 70.000 dirhams. L’octroi de l’aide s’est particulièrement concentré dans les villes et provinces accusant un déficit en matière des conventions de logement social, ce qui a permis de rattraper ce retard, a-t-il expliqué.

Dans ce contexte, M. Benbrahim a souligné que Fès arrive en tête des préfectures ayant le plus bénéficié de ce programme, suivie de Berrechid, de Meknès, du Grand Casablanca, de Kénitra, d’El Jadida, de Benslimane et de Settat, notant que l’accès à cette aide a été élargi aux propriétaires en indivision, ouvrant l’accès à l’aide directe au logement à de nouvelles catégories à travers la Loi de finances 2026.

Sur un autre registre, le responsable gouvernemental a noté que 62 villes et centres urbains sont désormais sans bidonvilles, ce qui a permis d’améliorer les conditions de vie de près de 384.818 ménages.

Toujours dans le cadre de la lutte contre l’habitat insalubre, il a indiqué que durant l’actuel mandat gouvernemental, les conditions de vie de plus de 81.000 ménages ont été améliorées, alors que les efforts se poursuivent pour renforcer le contrôle afin de limiter la prolifération des bidonvilles et de les éradiquer définitivement à l’horizon 2028, faisant état d’un changement de méthodologie d’intervention passant de la logique de relogement à celle du recasement.

Pour ce qui est des bâtiments menaçant ruine M. Benbrahim a précisé que les interventions réalisées à ce jour au niveau national ont permis de recenser 53.728 bâtiments, tandis que 28.000 ont fait l’objet d’expertises techniques spécialisées. Les rapports concernant les édifices nécessitant une intervention urgente ont été transmis aux autorités locales compétentes, a-t-il poursuivi.

S’agissant de la rénovation urbaine, le secrétaire d’État a souligné l’importance de ce chantier pour réhabiliter les quartiers dégradés, améliorer l’accès à un logement décent et faire face aux différentes formes de précarité et d’exclusion sociale, à travers l’intégration des quartiers périphériques dans le tissu urbain et le traitement des dysfonctionnements d’ordre urbanistique, social et commercial.

 

LNT avec Map

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Hejira souligne les retombées des accords de libre-échange https://lnt.ma/hejira-souligne-les-retombees-des-accords-de-libre-echange/ Wed, 03 Jun 2026 09:59:35 +0000 https://lnt.ma/?p=550274 Les accords de libre-échange (ALE) conclus par le Maroc ont contribué de manière significative au soutien des exportations et des investissements, a affirmé, mardi à la Chambre des Conseillers, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira. En réponse à une question orale sur « la révision des accords de commerce extérieur », M. Hejira a […]

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Les accords de libre-échange (ALE) conclus par le Maroc ont contribué de manière significative au soutien des exportations et des investissements, a affirmé, mardi à la Chambre des Conseillers, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira.

En réponse à une question orale sur « la révision des accords de commerce extérieur », M. Hejira a souligné que le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a adopté une politique industrielle ambitieuse et opté pour le choix d’ouverture économique et commerciale, tout en veillant à l’évaluation continue de ces accords chaque fois que nécessaire.

Dans ce sens, il a précisé que 99% des exportations de produits manufacturés du Maroc sont destinées aux pays liés au Royaume par des accords de libre-échange, tandis que 98% des biens d’équipement et d’outillage, ainsi que 86% des produits agroalimentaires sont acheminés vers ces mêmes pays.

Ces accords ont renforcé l’attractivité du Maroc en matière d’investissements directs étrangers (IDE), a fait savoir M. Hejira, indiquant que les flux de ces investissements sont passés de 77 milliards de dirhams (MMDH) sur la période 1991-2000, à 249 MMDH entre 2001 et 2010, puis à 352 MMDH sur la période 2011-2020.

Le secrétaire d’Etat a également noté qu’au cours des trois dernières années, le Maroc a capté l’équivalent de 31% du montant global des IDE enregistrés durant la décennie écoulée.

D’après lui, les ALE permettent au Royaume de s’ouvrir sur près de 100 pays regroupant environ 3 milliards de consommateurs à travers 12 accords qui figurent parmi les facteurs clés incitant les investisseurs à s’implanter au Maroc.

Concernant les relations commerciales avec l’Égypte, M. Hejira a révélé que les réunions bilatérales ont abouti à des résultats concrets, notamment l’adoption d’un « Fast Track » pour les exportations marocaines, parallèlement à une hausse des exportations automobiles vers le marché égyptien, passant d’environ 400 à près de 3.000 véhicules par an.

Il a fait savoir que le Maroc poursuit aussi les discussions sur plusieurs aspects de l’accord de libre-échange avec la Turquie, rappelant que cet accord avait déjà fait l’objet d’une révision par le passé à travers l’exclusion de plus de 1.200 produits des franchises douanières, et ce, afin de corriger les déséquilibres enregistrés au niveau de la balance commerciale.

 

LNT avec Map

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Carburants : des hausses conformes sur le papier, contestées à la pompe https://lnt.ma/carburants-des-hausses-conformes-sur-le-papier-contestees-a-la-pompe/ Tue, 02 Jun 2026 09:45:53 +0000 https://lnt.ma/?p=550210 Alors que les prix des carburants continuent d’alimenter le débat public au Maroc, le Conseil de la concurrence a publié une nouvelle note consacrée à l’évolution des prix du gasoil et de l’essence entre le 1er mars et le 16 mai 2026. Selon l’institution, les variations observées sur les marchés internationaux ont été globalement répercutées […]

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Alors que les prix des carburants continuent d’alimenter le débat public au Maroc, le Conseil de la concurrence a publié une nouvelle note consacrée à l’évolution des prix du gasoil et de l’essence entre le 1er mars et le 16 mai 2026. Selon l’institution, les variations observées sur les marchés internationaux ont été globalement répercutées sur les prix à la pompe au Maroc, même si cette conclusion contraste avec le ressenti de nombreux consommateurs.

Pour le gasoil, la hausse cumulée des cotations internationales a atteint 4,24 dirhams par litre sur la période étudiée, contre 4,18 dirhams pour les prix affichés dans les stations-service, soit un écart limité à 6 centimes. Concernant l’essence, les cours internationaux ont progressé de 2,81 dirhams par litre, tandis que les prix à la pompe ont augmenté de 2,43 dirhams, laissant apparaître un différentiel de 38 centimes en faveur des consommateurs.

Le Conseil estime ainsi que la transmission des fluctuations internationales vers le marché national demeure « globalement proche », malgré certaines variations selon les produits et les périodes observées. Cette analyse intervient dans un contexte marqué par la volatilité persistante des marchés énergétiques mondiaux, sous l’effet notamment des tensions géopolitiques.

Ces conclusions peinent toutefois à convaincre une partie des automobilistes. Pour de nombreux ménages, le sentiment demeure que les hausses des cours sont répercutées plus rapidement que les baisses. Ce décalage entre les données économiques et la perception des consommateurs s’explique en partie par le niveau élevé des prix atteint ces dernières années. Même lorsque les cours reculent, les tarifs à la pompe restent souvent supérieurs à ceux observés avant les différentes crises énergétiques mondiales.

Le Conseil de la concurrence reconnaît par ailleurs que les mécanismes de transmission ne sont pas toujours parfaitement linéaires. Dans de précédentes analyses, l’institution avait relevé que certaines hausses pouvaient être répercutées différemment selon les produits et les stratégies commerciales des opérateurs.

La question de la transparence continue également d’alimenter les débats. Depuis la libéralisation du marché des carburants en 2015, les prix sont librement fixés par les distributeurs. Si le Conseil souligne que la concurrence locale tend à rapprocher les tarifs pratiqués dans une même zone géographique, plusieurs associations de consommateurs continuent de réclamer davantage de visibilité sur la formation des prix et sur les marges réalisées par les différents intervenants du secteur.

L’institution poursuit néanmoins son travail de surveillance du marché. Elle examine notamment le mécanisme d’ajustement des prix appliqué traditionnellement le 1er et le 16 de chaque mois, hérité de l’époque de la réglementation des carburants. Des discussions sont en cours avec les opérateurs afin d’évaluer d’éventuelles évolutions susceptibles de renforcer la concurrence.

LNT

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