International - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Wed, 15 Jul 2026 10:52:05 +0000 fr-FR hourly 1 L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » américains https://lnt.ma/liran-affirme-que-le-detroit-dormuz-restera-ferme-jusqua-la-fin-des-actes-dagression-americains/ Wed, 15 Jul 2026 09:43:27 +0000 https://lnt.ma/?p=553145 Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mercredi que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » américains et ont menacé de verrouiller d’autres voies d’exportations stratégiques, dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat iranienne. Washington a lancé mardi une nouvelle série de frappes contre l’Iran et recommencé à bloquer […]

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Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mercredi que le détroit d’Ormuz resterait fermé jusqu’à la fin des « actes d’agression » américains et ont menacé de verrouiller d’autres voies d’exportations stratégiques, dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat iranienne.

Washington a lancé mardi une nouvelle série de frappes contre l’Iran et recommencé à bloquer ses ports. « Les opérations de représailles des combattants se poursuivront, et le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à ce que les Etats-Unis mettent fin à leurs actes d’agression », a indiqué le Corps des Gardiens de la Révolution (IRGC).

« L’ennemi (…) doit également s’attendre à la fermeture d’autres voies d’exportation de pétrole et de gaz qui servent les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés », ont-ils poursuivi.

« Les exportations de pétrole et de gaz de la région seront accessibles soit à tous, soit à personne », ont-ils ajouté.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole en petite hausse, entre blocus naval et revirement de Trump https://lnt.ma/le-petrole-en-petite-hausse-entre-blocus-naval-et-revirement-de-trump/ Wed, 15 Jul 2026 09:42:50 +0000 https://lnt.ma/?p=553137 Les cours du pétrole montent un peu mercredi, après le rétablissement du blocus des ports iraniens, les investisseurs tentant de voir clair dans le revirement de Donald Trump sur l’imposition d’une taxe sur les navires en transit par le détroit d’Ormuz. Vers 09H45 GMT (11H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la […]

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Les cours du pétrole montent un peu mercredi, après le rétablissement du blocus des ports iraniens, les investisseurs tentant de voir clair dans le revirement de Donald Trump sur l’imposition d’une taxe sur les navires en transit par le détroit d’Ormuz.

Vers 09H45 GMT (11H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, montait de 0,71% à 85,33 dollars.

Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, progressait de 0,78% à 79,96 dollars.

Mardi, les deux références du brut avaient atteint de nouveaux sommets depuis mi-juin, à respectivement 87,55 dollars et 81,27 dollars le baril.

Mais ils sont redescendus plus tard le même jour lorsque Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social qu’il renonçait à son projet évoqué la veille de taxe de 20% sur les navires passant par le détroit d’Ormuz, remplaçant cette idée par des accords commerciaux avec les Etats du Golfe.

Ses déclarations « introduisent un nouveau niveau de confusion dans le brouillard de droits de douane et de sanctions créé par cette Maison-Blanche », souligne John Evans, analyste chez PVM Energy.

En parallèle, la reprise du blocus naval – effective depuis 20H00 GMT mardi – et l’intensification des bombardements minent les efforts diplomatiques pour rendre durable le protocole d’accord signé le 17 juin par les Etats-Unis et l’Iran, qui entérinait le cessez-le-feu conclu en avril.

L’armée américaine dit avoir achevé mardi soir une nouvelle série de frappes sur des cibles militaires en Iran, qui a riposté mercredi en attaquant des installations américaines dans plusieurs pays du Golfe.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont également affirmé que le détroit d’Ormuz « resterait fermé jusqu’à ce que les Etats-Unis mettent fin à leurs actes d’agression ».

Seuls sept navires de marchandises avaient emprunté le détroit lundi, au plus bas depuis le 13 juin, selon la société de suivi maritime Kpler.

La situation reste hautement incertaine. Stephen Innes, de SPI AM, estime que « si la reprise des flux dans le Golfe reste au point mort », « le cours du Brent pourrait dépasser les 110 dollars le baril avant la fin de l’année ».

« À l’inverse, si la diplomatie reprenait le dessus et que la production se redressait plus rapidement, le cours du brut pourrait tout aussi bien chuter dans une fourchette de 60 à 70 dollars », spécule l’analyste.

 

LNT avec Afp

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Frappes et rétablissement du blocus naval: les États-Unis accentuent la pression sur l’Iran https://lnt.ma/frappes-et-retablissement-du-blocus-naval-les-etats-unis-accentuent-la-pression-sur-liran/ Tue, 14 Jul 2026 08:07:26 +0000 https://lnt.ma/?p=553062 Les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes massives sur l’Iran avant le rétablissement prévu mardi soir du blocus des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu’un accord est encore « possible ». La reprise des bombardements, d’une ampleur inédite depuis le cessez-le-feu d’avril, mettent à mal les efforts diplomatiques qui tentaient de rendre durable un précaire […]

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Les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes massives sur l’Iran avant le rétablissement prévu mardi soir du blocus des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu’un accord est encore « possible ».

La reprise des bombardements, d’une ampleur inédite depuis le cessez-le-feu d’avril, mettent à mal les efforts diplomatiques qui tentaient de rendre durable un précaire protocole d’accord signé le 17 juin.

Conséquence de ce climat belliqueux: le prix du baril de Brent, référence internationale, est remonté à 85 dollars, pour la première fois depuis plus d’un mois, au lendemain d’une envolée spectaculaire de plus de 9%.

Pendant une mission de cinq heures, les forces américaines ont bombardé « des cibles militaires » dans plusieurs villes portuaires du sud de l’Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

« Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain », avait prévenu lundi Donald Trump, qui a envoyé la semaine dernière une notice officielle au Congrès pour signaler la reprise du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines.

Selon l’agence iranienne Fars, un bâtiment d’une agence environnementale dans la région d’Hormozgan (sud) a été visé, entraînant la mort de la famille d’un garde-forestier, qui n’était lui-même pas présent. La télévision d’Etat a par ailleurs fait état de cinq explosions près du détroit d’Ormuz.

Au total, 28 personnes ont été tuées depuis le regain des hostilités mercredi, selon un décompte de l’AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.

– Jordanie, Bahreïn visés –

« Il est certain que cela ne fait pas du bien de voir son pays en guerre », témoigne à Téhéran Hossein, un vendeur de 43 ans. « Mais nous nous défendrons comme nous l’avons fait par le passé (…) Je pense que c’est le droit naturel de chaque pays de se défendre lorsque son intégrité territoriale est attaquée ».

Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont riposté en frappant Bahreïn – notamment un bâtiment hébergeant les troupes américaines à Juffair. Les autorités ont dit avoir intercepté plusieurs projectiles tirés par l’Iran.

Ils ont aussi annoncé avoir ciblé en Jordanie « des installations clé et les forces américaines sur une base aérienne », dans un communiqué cité par l’agence Tasnim. Amman a annoncé l’interception de quatre missiles.

Dans le détroit d’Ormuz, au coeur du différend, les Emirats arabes unis ont déploré des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs pétroliers, tuant un membre d’équipage indien et blessant deux Ukrainiens.

L’agence maritime britannique UKMTO a rapporté une attaque, sans préciser s’il s’agissait de la même.

Malgré les affrontements, Donald Trump a estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu’un accord avec l’Iran était encore « possible », les consultations avec les médiateurs se poursuivant selon la diplomatie iranienne.

– « Aspirations communes » –

Pour tenter de faire pression sur le camp ennemi, le président américain a annoncé un rétablissement du blocus des ports iraniens. Il entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l’armée américaine.

Durant le précédent blocus, lancé en avril en représailles au verrouillage du détroit par Téhéran, l’Iran n’avait pu exporter « un seul baril de pétrole », selon son négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf.

L’opération avait « joué un rôle déterminant dans la conclusion du protocole d’accord », estime l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) dans un rapport.

Tout comme Téhéran souhaite instaurer des frais de service, Donald Trump veut percevoir en échange de la protection du détroit « une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons », contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

« L’Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours », a rétorqué sur X le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, alors que Téhéran n’autorise qu’un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

Le Parlement iranien a débuté des travaux sur un projet de loi sur cette stratégique voie maritime pour le commerce mondial d’hydrocarbures, sans que l’on n’en connaisse le contenu.

La Chine a elle exhorté les deux parties à rétablir le passage et à « respecter les droits des Etats riverains » du détroit, « aspirations communes de la communauté internationale ».

Israël n’a pour l’heure pas pris part aux frappes tandis que le front libanais connaît une accalmie après une guerre dévastatrice. De nouvelles négociations sont prévues mardi entre le Liban et Israël à Rome, sous l’égide des Etats-Unis, un processus rejeté par le Hezbollah pro-iranien.

 

LNT avec Afp

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États-Unis: la police de l’immigration impliquée dans une nouvelle mort par balle https://lnt.ma/etats-unis-la-police-de-limmigration-impliquee-dans-une-nouvelle-mort-par-balle/ Tue, 14 Jul 2026 08:06:49 +0000 https://lnt.ma/?p=553068 Un agent de la police américaine de l’immigration (ICE) a tué par balle lundi un homme, identifié par des groupes de défense des droits humains comme un Colombien de 26 ans, dans le Maine (nord-est). Ce décès survenu à Biddeford, ville de 22.000 habitants, a eu lieu une semaine après qu’un agent de l’ICE a […]

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Un agent de la police américaine de l’immigration (ICE) a tué par balle lundi un homme, identifié par des groupes de défense des droits humains comme un Colombien de 26 ans, dans le Maine (nord-est).

Ce décès survenu à Biddeford, ville de 22.000 habitants, a eu lieu une semaine après qu’un agent de l’ICE a abattu un Mexicain au Texas, alimentant la colère contre cette agence chargée de mettre en oeuvre la politique de répression de l’immigration de Donald Trump.

Un porte-parole de l’ICE a expliqué que la victime, « un étranger en situation irrégulière faisant l’objet d’une décision définitive d’expulsion », avait tenté de se soustraire à un contrôle routier lors d’une opération le visant. « Craignant pour la sécurité du public, un agent a fait usage de son arme », touchant le conducteur du véhicule, qui est décédé des suites de ses blessures, a ajouté le porte-parole.

Le bureau du procureur général du Maine avait précédemment indiqué que « la personne visée avait tenté de prendre la fuite au volant d’un véhicule en direction de l’agent » qui a ouvert le feu.

Il avait ajouté que le policier serait placé en congé administratif, conformément au protocole applicable après une fusillade impliquant un membre des forces de l’ordre. Le FBI a indiqué avoir ouvert une enquête.

Un témoin, Daniel Boucher, a rapporté à l’AFP qu’il était chez lui quand il a entendu plusieurs coups de feu.

Par une fenêtre de son domicile, il a alors vu une petite berline heurtée par un SUV blanc. Puis il raconte qu’un agent de l’ICE a ensuite sorti le conducteur du premier véhicule et l’a allongé au sol.

« La personne avait la tête et le visage ensanglantés. C’était vraiment terrible. À ce moment-là, j’ai clairement entendu la victime dire : +J’ai essayé de m’arrêter+, ou quelque chose dans ce genre-là ». Puis elle est morte quelques secondes plus tard.

– « ICE dehors! » –

Deux associations, la Maine Immigrants’ Rights Coalition et Presente Maine, qui ont conjointement identifié la victime, ont indiqué que l’homme était autorisé à travailler aux États-Unis.

« Nous ne laisserons pas cette mort être réduite à une simple note de bas de page dans les statistiques de cette administration », a déclaré Crystal Cron, directrice exécutive de Presente Maine.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l’ICE, n’a pas immédiatement commenté.

Le sénateur du Maine Angus King a déclaré aux journalistes avoir appris du ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, avec lequel il s’est entretenu, que la victime faisait l’objet d’un mandat d’arrêt lié à son statut migratoire.

Il a réclamé une « enquête complète, transparente et ouverte ».

Sur place, un périmètre de sécurité a été établi dans cette rue résidentielle.

Des manifestants ont défilé dans le secteur avec des pancartes proclamant « ICE dehors! » avant de se rassembler devant les bureaux de l’autre sénatrice du Maine, Susan Collins, membre du Parti républicain.

« Une personne est morte, et ses proches ainsi que les habitants de notre communauté méritent des réponses claires sur ce qui s’est passé », a déclaré le maire de Biddeford, Liam LaFountain, dans un communiqué.

« Je mesure la peur et l’incertitude qu’un événement d’une telle ampleur a suscitées dans notre ville », a-t-il ajouté.

Chargés de mettre en oeuvre la campagne d’expulsions massives voulue par Donald Trump, les agents de l’ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l’objet de critiques à travers le pays en raison de leurs méthodes jugées agressives, ainsi qu’après la mort par balle de deux citoyens américains à Minneapolis cette année.

 

LNT avec Afp

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L’Iran poursuit les consultations avec les médiateurs pour éviter une nouvelle escalade avec les États-Unis https://lnt.ma/liran-poursuit-les-consultations-avec-les-mediateurs-pour-eviter-une-nouvelle-escalade-avec-les-etats-unis/ Mon, 13 Jul 2026 09:35:40 +0000 https://lnt.ma/?p=552968 L’Iran a affirmé poursuivre ses consultations avec les pays médiateurs afin d’éviter une nouvelle escalade avec les États-Unis, alors que les tensions restent vives malgré les efforts diplomatiques engagés ces dernières semaines pour préserver le fragile accord conclu en juin entre les deux adversaires. Selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Téhéran maintient […]

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L’Iran a affirmé poursuivre ses consultations avec les pays médiateurs afin d’éviter une nouvelle escalade avec les États-Unis, alors que les tensions restent vives malgré les efforts diplomatiques engagés ces dernières semaines pour préserver le fragile accord conclu en juin entre les deux adversaires.

Selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Téhéran maintient des échanges avec les médiateurs régionaux afin de contenir la crise et d’empêcher un retour à une confrontation militaire ouverte. Les discussions portent à la fois sur la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du protocole d’accord conclu avec Washington et sur les différends qui continuent d’alimenter les tensions, notamment autour de la sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz.

Une diplomatie sous pression

Ces consultations interviennent après plusieurs jours de regain des tensions militaires. Les États-Unis ont annoncé avoir mené de nouvelles frappes contre des installations iraniennes, affirmant vouloir réduire les capacités de Téhéran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz. Washington accuse régulièrement l’Iran de mettre en danger la sécurité des routes maritimes stratégiques de la région.

Face à cette situation, plusieurs acteurs régionaux multiplient les initiatives diplomatiques. Oman demeure l’un des principaux intermédiaires entre les deux capitales, tandis que le Qatar et le Pakistan poursuivent également leurs efforts de médiation. Une délégation qatarie s’est récemment rendue en Iran, et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a exhorté le président iranien Massoud Pezeshkian à préserver la paix obtenue au terme de difficiles négociations.

Téhéran maintient sa ligne rouge

Les autorités iraniennes continuent toutefois de rappeler que la poursuite du dialogue ne signifie pas un renoncement à leurs positions. Le ministère des Affaires étrangères a indiqué que l’Iran n’avait accepté aucun nouvel engagement concernant son programme nucléaire au-delà de ceux déjà prévus dans le protocole d’accord conclu avec Washington.

Téhéran insiste notamment sur le respect mutuel des engagements et avertit que toute nouvelle violation de l’accord ou toute action militaire américaine pourrait remettre en cause les avancées diplomatiques réalisées jusqu’à présent.

Un équilibre fragile

Malgré la reprise des contacts diplomatiques, les observateurs estiment que la situation demeure particulièrement instable. Les échanges indirects entre Washington et Téhéran visent désormais autant à éviter un affrontement militaire qu’à préserver les mécanismes de désescalade mis en place après plusieurs semaines de crise.

Les médiateurs cherchent ainsi à maintenir ouverts les canaux de communication entre les deux parties, dans un contexte où chaque nouvel incident militaire ou déclaration politique risque de compromettre les progrès obtenus au prix d’intenses négociations.

 

LNT

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Cyberattaques: Londres et Bruxelles annoncent des sanctions contre la Russie https://lnt.ma/cyberattaques-londres-et-bruxelles-annoncent-des-sanctions-contre-la-russie/ Mon, 13 Jul 2026 09:34:11 +0000 https://lnt.ma/?p=552962 Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont annoncé ensemble lundi prendre des sanctions contre la Russie, qu’ils accusent d’être à l’origine de cyberattaques destinées à « semer la chaos et la division en Europe ». La Grande-Bretagne a annoncé prendre des sanctions contre 24 individus et entités liées aux services de renseignement russes, l’UE dévoilant de son côté […]

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Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont annoncé ensemble lundi prendre des sanctions contre la Russie, qu’ils accusent d’être à l’origine de cyberattaques destinées à « semer la chaos et la division en Europe ».

La Grande-Bretagne a annoncé prendre des sanctions contre 24 individus et entités liées aux services de renseignement russes, l’UE dévoilant de son côté des sanctions contre 13 entités et individus, dont des officiers du renseignement militaire russe (GRU).

« La menace est réelle, concrète, destructrice, tout le monde aujourd’hui en est convaincu », a assuré une source sécuritaire d’un pays de l’UE.

Londres et Bruxelles ont pour la première fois désigné ensemble les services de renseignement russes, le FSB, derrière une attaque contre le réseau électrique polonais. Cette cyberattaque, émanant du « Centre 16 du FSB », a échoué, a précisé le Royaume-Uni, mais elle aurait pu priver 500.000 personnes d’électricité « en plein coeur de l’hiver ».

Selon la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas, le Centre 16 est aussi à l’origine d’opérations de cyberespionnage en France depuis 2010 contre des « entités gouvernementales stratégiques ».

« Nous condamnons fermement le comportement de la Russie », a affirmé Mme Kallas, dénonçant le recours par les autorités russes à des cybercriminels, des hackers et des entreprises privées pour mener ces attaques.

« Qu’il s’agisse de diriger des criminels contre des entreprises ou de frapper le réseau énergétique polonais en plein coeur de l’hiver, l’État russe atteint de nouveaux sommets d’indignité dans ses tentatives de saper la sécurité européenne », a dénoncé pour sa part la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper.

La Grande-Bretagne a déjà pris des sanctions contre quelque 3.400 individus et entités, accusés de soutenir l’effort de guerre russe contre l’Ukraine.

L’UE a de son côté sanctionné pour les mêmes raisons quelque 2.700 individus et entités, et une centaine d’autres, accusés d’attaques hybrides contre l’UE.

Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l’Union européenne.

 

LNT avec Afp

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L’UE veut instaurer un accès « progressif et gradué » des mineurs aux réseaux sociaux https://lnt.ma/lue-veut-instaurer-un-acces-progressif-et-gradue-des-mineurs-aux-reseaux-sociaux/ Mon, 13 Jul 2026 09:33:07 +0000 https://lnt.ma/?p=552979 L’Union européenne envisage d’instaurer un accès « progressif et gradué » des enfants et adolescents aux plateformes en ligne, pour les protéger contre leurs risques, comme l’ont recommandé des experts dans un rapport lundi. « L’enfance est une période extraordinaire et délicate pour le développement du cerveau. Et durant cette phase, les enfants ont besoin de passer du […]

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L’Union européenne envisage d’instaurer un accès « progressif et gradué » des enfants et adolescents aux plateformes en ligne, pour les protéger contre leurs risques, comme l’ont recommandé des experts dans un rapport lundi.

« L’enfance est une période extraordinaire et délicate pour le développement du cerveau. Et durant cette phase, les enfants ont besoin de passer du temps dans le monde réel, pour jouer, nouer des amitiés, faire des erreurs, construire leur personnalités, avant qu’un algorithme le fasse pour eux », a affirmé la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

C’est pourquoi « nous devons envisager un accès progressif et gradué pour différentes classes d’âge » aux réseaux sociaux et autres plateformes en ligne présentant des risques pour les mineurs, a-t-elle expliqué, ajoutant qu’elle ferait des propositions « après l’été ».

Bruxelles réfléchit depuis des mois à l’opportunité de mettre en place une « majorité numérique » à l’échelle de toute l’Union européenne, à l’image de l’Australie l’an dernier.

Au sein des 27, de nombreux pays, France en tête, mais aussi l’Espagne, la Grèce, le Danemark, l’Autriche ou la Suède, sont déjà en train de mettre en place des interdictions ou restrictions d’accès aux réseaux pour les mineurs, ou l’envisagent.

Le sujet ne fait cependant pas l’unanimité, l’Estonie s’opposant à des interdictions, tandis que d’autres pays ne sont pas encore prononcés.

Instaurer de telles mesures dans toute l’UE permettrait d’éviter de se retrouver avec un méli-mélo de règles nationales, et serait par nature plus facile à faire appliquer aux plateformes, d’autant que leur régulation est déjà largement l’affaire de Bruxelles, en coordination avec les 27.

– « Les enfants doivent être en sécurité » –

Pour nourrir cette réflexion, Ursula von der Leyen avait mis en place un comité présidé par l’épidémiologiste française Maria Melchior et l’universitaire allemand Jörg Fegert, expert en psychiatrie de l’enfant.

Ces derniers ont notamment proposé:

– d’interdire à l’échelle de l’UE l’accès des moins de 13 ans aux réseaux sociaux et autres services en ligne, y compris les assistants d’intelligence artificielle, à l’exception de périodes limitées sous supervision d’un parent ou dans un cadre éducatif

– d’autoriser l’accès des 13-18 ans aux plateformes qui ont mis place un système de vérification d’âge efficace, et qui ont démontré qu’elles sont sûres à dessein (« by design »), par exemple en supprimant leurs fonctionnalités les plus addictives

– les pays de l’UE seraient libres d’instaurer des interdictions d’accès au niveau national au-delà de 13 ans

– à 18 ans, les Européens atteindraient leur « majorité numérique complète », leur donnant une totale autonomie, mais avec une vérification d’âge pour accéder aux contenus pour adultes, comme les sites pornographiques.

« Nous sommes convaincus que l’Europe doit introduire des mesures de protection pour garantir la sécurité des enfants et des adolescents dans le monde numérique », a plaidé Maria Melchior.

« Nos conclusions sont très claires. Les enfants et les adolescents doivent être en sécurité sur les réseaux sociaux et les autres services numériques qu’ils utilisent, quelle que soit la plateforme », a indiqué l’experte française.

« Ce n’est qu’après avoir prouvé la sécurité technique et l’adéquation de leurs services aux mineurs que les fournisseurs de réseaux sociaux devraient bénéficier d’un accès général à ces derniers au sein du marché unique », a ajouté le co-président du comité, Jörg Fegert, appelant également à « renforcer l’application de la réglementation en vigueur ».

A ce propos, Bruxelles a affiché vendredi sa détermination à exiger des plateformes qu’elles prennent en compte le bien-être physique et mental des utilisateurs, dans le cadre de ses pouvoirs existants.

Elle a ainsi ordonné au groupe américain Meta de modifier les interfaces d’Instagram et Facebook qu’elle juge beaucoup trop « addictives », sous peine d’une forte amende, comme elle l’avait également demandé à TikTok en début d’année.

 

LNT avec Afp

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Au moins 11 morts pris au piège dans un feu de forêt dans le sud de l’Espagne https://lnt.ma/au-moins-11-morts-pris-au-piege-dans-un-feu-de-foret-dans-le-sud-de-lespagne/ Fri, 10 Jul 2026 09:19:36 +0000 https://lnt.ma/?p=552891 Prises au piège dans leur véhicule ou rattrapées par les flammes en tentant de s’enfuir à pied, au moins onze personnes, dont probablement des étrangers, ont été tuées dans une zone touristique près d’Almeria, dans le sud de l’Espagne, victimes d’un feu de forêt fulgurant. Le bilan de ce sinistre, assurément l’un des plus graves […]

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Prises au piège dans leur véhicule ou rattrapées par les flammes en tentant de s’enfuir à pied, au moins onze personnes, dont probablement des étrangers, ont été tuées dans une zone touristique près d’Almeria, dans le sud de l’Espagne, victimes d’un feu de forêt fulgurant.

Le bilan de ce sinistre, assurément l’un des plus graves de l’histoire récente en Espagne, pourrait encore grimper, les autorités étant encore à la recherche de 19 personnes non localisées.

L’incendie, qui s’est déclaré jeudi en fin d’après-midi a progressé « très rapidement, avec un vent très fort, à une vitesse extraordinaire » dans une zone comprenant de nombreux ravins et des maisons dispersées à flanc de coteaux, une topographie rendant le travail des pompiers particulièrement difficile.

« A l’heure qu’il est, nous comptabilisons 11 personnes décédées de deux manières », a déclaré à la presse Antonio Sanz, le conseiller chargé des situations d’urgence de l’Andalousie, la région où a eu lieu le drame.

« D’un côté, il y avait quatre personnes qui circulaient en voiture et qui sont décédées » et de l’autre sept personnes, qui tentaient de fuir à pied. De leur groupe de neuf, « deux sont parvenues à se sauver et sept sont décédées ».

– « Immense tristesse » –

D’après Antonio Sanz, les victimes emprisonnées dans l’habitacle de la voiture pourraient être britanniques d’après l’emplacement du volant (à droite) tandis que les victimes à pied pourraient « également être étrangères, belges ou britanniques ».

Selon Ángel Francisco Collado, le maire du hameau de Bedar où ont été trouvées les victimes, « certains habitants ont conseillé au groupe de neuf personnes (qui ont pris la fuite à pied) de se réfugier chez eux. Ils ne les ont pas écoutés et sept d’entre eux sont décédés, et deux autres sont en route pour l’hôpital », a-t-il aussi raconté.

Huit personnes sont blessées, dont quatre grièvement par brûlures, a-t-il ajouté.

« Immense tristesse et désolation face aux terribles conséquences de l’incendie qui affecte la province d’Almería », a réagi sur X le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.

L’origine du feu qui a déjà ravagé plus de 3.000 hectares pourrait être la chute d’une ligne électrique près de la route nationale N-340A, selon des témoins cités dans un communiqué des secours.

Le feu s’est ensuite propagé dans ce milieu forestier où « l’intervention des dispositifs de lutte contre l’incendie est vraiment complexe, car même les engins ne peuvent pas y accéder », a poursuivi Antonio Sanz, évoquant une « tragédie ».

« Ce qui nous préoccupe le plus pour demain, c’est la possibilité d’un changement de vent », qui pourrait faire « repartir l’incendie », a enfin indiqué le responsable.

Au total, six cents personnes ont été évacuées, et près de 500 pompiers et militaires sont déployés pour lutter contre cet incendie, aidés par une vingtaine d’engins aériens.

– Vague de chaleur –

Sécheresse de la végétation, air sec et quantité de combustible sec disponible: la vague de chaleur en cours en Espagne, et notamment en Andalousie, placée en alerte orange ces derniers jours, a favorisé la progression du feu dans cette zone vallonnée.

Pays en première ligne du réchauffement climatique, l’Espagne a connu ces dernières années des vagues de chaleur de plus en plus longues, dès le printemps, puis l’été, avec des températures dépassant parfois les 40°C, créant les conditions pour des feux dévastateurs.

En 2025, plus de 393.000 hectares ont été ravagés par les flammes en Espagne, selon le Système européen d’information sur les incendies de forêt (EFFIS), soit les pires feux de l’histoire récente du pays.

Dans ces incendies, plus de 8.000 au total, huit personnes avaient été tuées, 86 blessées et plus de 42.000 évacuées, d’après le ministère de l’Intérieur.

Fin mai, Pedro Sanchez avait assuré que l’Espagne allait déployer durant l’été « le plus important » dispositif jamais mobilisé contre les incendies.

Ces derniers jours, plusieurs incendies se sont déclarés sur le territoire espagnol. L’un d’eux, désormais contrôlé, a ravagé plus de 2.000 hectares en Catalogne (nord-est), à quelques kilomètres à peine de la très touristique Costa Brava.

 

LNT avec Afp

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Attaques contre les soins de santé: Médecins du Monde appelle à un « sursaut politique » https://lnt.ma/attaques-contre-les-soins-de-sante-medecins-du-monde-appelle-a-un-sursaut-politique/ Fri, 10 Jul 2026 09:18:57 +0000 https://lnt.ma/?p=552886 Dix ans après l’adoption de la résolution 2286 du Conseil de sécurité des Nations unies, censée garantir la protection des personnels de santé et des infrastructures médicales en temps de guerre, le constat dressé par Médecins du Monde (MdM) est sans appel : les attaques contre les soins de santé se multiplient, tandis que les […]

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Dix ans après l’adoption de la résolution 2286 du Conseil de sécurité des Nations unies, censée garantir la protection des personnels de santé et des infrastructures médicales en temps de guerre, le constat dressé par Médecins du Monde (MdM) est sans appel : les attaques contre les soins de santé se multiplient, tandis que les responsables continuent d’agir dans une quasi-impunité. Dans un rapport publié vendredi, l’ONG appelle la communauté internationale à un « sursaut politique », estimant que les engagements pris en 2016 sont restés largement lettre morte.

Selon les données de l’organisation, 223 attaques ayant directement affecté ses opérations internationales ont été documentées entre 2016 et 2026, soit près de deux incidents chaque mois. À l’échelle mondiale, plus de 17.000 attaques contre les soins de santé ont été recensées au cours de la dernière décennie. Ces violences ont coûté la vie à environ 3.600 professionnels de santé, tandis que 2.575 autres ont été arrêtés ou détenus. MdM souligne que 64% de ces attaques sont attribuées à des acteurs étatiques, mettant en lumière la responsabilité directe de gouvernements engagés dans des conflits armés.

Gaza, symbole de l’effondrement de la protection humanitaire

Parmi les zones les plus durement touchées figurent la Birmanie, la République centrafricaine et surtout les territoires palestiniens. Médecins du Monde estime que « le génocide en cours à Gaza depuis octobre 2023 a entraîné une explosion du nombre d’attaques et d’entraves aux soins », des faits qui, selon l’ONG, sont largement documentés par des enquêtes indépendantes.

Depuis le début de l’offensive israélienne contre la bande de Gaza, les organisations humanitaires, les agences de l’ONU et plusieurs ONG internationales dénoncent de manière répétée les frappes contre des hôpitaux, les sièges imposés à des établissements médicaux, les restrictions à l’entrée de médicaments et de matériel médical, ainsi que les obstacles à l’évacuation des blessés. Plusieurs des principaux hôpitaux de l’enclave ont été détruits, gravement endommagés ou contraints de cesser leurs activités après des opérations militaires israéliennes.

Médecins Sans Frontières (MSF) affirme que, dix ans après la résolution 2286, les attaques contre les structures médicales sont devenues quasi quotidiennes dans plusieurs conflits, citant explicitement Gaza parmi les exemples les plus alarmants. L’organisation évoque une « indifférence criminelle » face à la répétition de violations du droit international humanitaire et estime que les États ont largement échoué à faire respecter les règles qu’ils avaient pourtant approuvées.

Cette analyse rejoint celle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de MSF, qui ont publié un appel commun dénonçant « l’échec » des États à protéger les services de santé dans les conflits. Les trois organisations estiment que la situation est aujourd’hui « pire qu’il y a dix ans » et attribuent cette dégradation non pas à une insuffisance du droit international, mais à un manque de volonté politique pour le faire respecter.

Des entraves qui vont bien au-delà des bombardements

Au-delà des frappes meurtrières, Médecins du Monde insiste sur une autre forme de violence, moins visible mais tout aussi destructrice pour les populations civiles.

L’organisation évoque les vols de matériel médical, les pillages de centres de santé, les extorsions, les arrestations de membres du personnel humanitaire, les détentions arbitraires, le harcèlement administratif ainsi que les blocages répétés aux postes-frontières et aux checkpoints.

Selon Léa Gauthier, chargée de plaidoyer humanitaire de l’ONG, ces obstacles empêchent les équipes médicales d’accéder aux populations, retardent l’acheminement des médicaments et réduisent considérablement la capacité des organisations humanitaires à assurer des soins essentiels.

Dans le cas de Gaza, ces restrictions prennent une dimension particulièrement critique, les ONG dénonçant régulièrement les limitations imposées à l’entrée de l’aide humanitaire, des équipements médicaux et du carburant indispensable au fonctionnement des hôpitaux, aggravant une crise sanitaire déjà catastrophique.

Une impunité dénoncée par les ONG

Pour Médecins du Monde, la multiplication des attaques traduit un affaiblissement préoccupant du respect du droit international humanitaire.

L’ONG alerte également sur la criminalisation croissante de l’action humanitaire, la politisation des secours médicaux, les campagnes de délégitimation visant les organisations humanitaires, y compris sur les réseaux sociaux, ainsi que la diminution des financements internationaux consacrés à l’aide d’urgence. Selon elle, ces facteurs risquent d’aggraver encore la situation au cours de la prochaine décennie.

Face à ce constat, l’organisation appelle les États à cesser de considérer la résolution 2286 comme un simple texte symbolique et à assumer pleinement leurs responsabilités en matière de prévention, d’enquête et de poursuite des auteurs d’attaques contre les soins de santé.

Pour les organisations humanitaires, le cas de Gaza illustre aujourd’hui l’échec de la communauté internationale à faire respecter les protections prévues par le droit international. Malgré les condamnations répétées et les nombreuses alertes des agences onusiennes et des ONG, les attaques contre les infrastructures médicales et les obstacles aux soins continuent de se multiplier, laissant des centaines de milliers de civils privés d’un accès à des services de santé essentiels.

 

LNT

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Les États-Unis frappent l’Iran, Téhéran riposte et accuse Washington de vouloir perturber les obsèques de Khamenei https://lnt.ma/les-etats-unis-frappent-liran-teheran-riposte-et-accuse-washington-de-vouloir-perturber-les-obseques-de-khamenei/ Thu, 09 Jul 2026 09:34:03 +0000 https://lnt.ma/?p=552811 Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont franchi un nouveau palier avec une nouvelle série de frappes américaines contre des installations iraniennes, suivie d’une riposte de Téhéran contre des intérêts militaires américains dans le Golfe. Cette escalade intervient alors que l’Iran achève les cérémonies funéraires de son ancien Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, dont […]

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Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont franchi un nouveau palier avec une nouvelle série de frappes américaines contre des installations iraniennes, suivie d’une riposte de Téhéran contre des intérêts militaires américains dans le Golfe. Cette escalade intervient alors que l’Iran achève les cérémonies funéraires de son ancien Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, dont les autorités iraniennes estiment que les opérations américaines visaient également à perturber les obsèques.

Selon les autorités américaines, les frappes ont ciblé des infrastructures militaires et logistiques iraniennes, présentées comme liées aux récentes attaques contre la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz. Washington affirme avoir agi afin de protéger la liberté de navigation et les intérêts américains dans la région, après plusieurs incidents ayant touché des navires marchands ces derniers jours.

En réponse, l’Iran a lancé des missiles et des drones en direction de plusieurs installations militaires américaines situées notamment au Bahreïn et au Koweït. Des systèmes de défense antiaérienne ont été activés dans plusieurs pays du Golfe, tandis que les autorités américaines ont confirmé des interceptions de projectiles et le renforcement du niveau d’alerte sur leurs bases régionales.

Téhéran dénonce une tentative de perturber les funérailles de Khamenei

Les responsables iraniens ont vivement condamné le calendrier choisi par Washington pour mener ces frappes, affirmant qu’elles visaient à troubler les cérémonies nationales consacrées à Ali Khamenei.

Les autorités iraniennes dénoncent une volonté américaine de porter atteinte à un moment de forte charge symbolique et politique. Depuis plusieurs jours, des millions d’Iraniens participent aux cérémonies organisées à Téhéran, puis dans plusieurs villes du pays, avant l’inhumation de l’ancien Guide suprême au sanctuaire de l’Imam Reza à Machhad.

Les cérémonies ont été marquées par de nombreux appels à la vengeance contre les États-Unis et Israël, accusés d’être responsables de la mort de Khamenei lors des frappes menées au début du conflit en février dernier. Les autorités iraniennes cherchent également à afficher une image de continuité institutionnelle autour de son successeur, Mojtaba Khamenei, malgré les incertitudes qui entourent encore son état de santé après avoir lui aussi été blessé lors des attaques initiales.

Une trêve désormais compromise

Cette nouvelle confrontation intervient quelques semaines seulement après un accord de cessez-le-feu provisoire négocié avec l’appui de médiateurs régionaux, notamment le Qatar et le Pakistan.

Le président américain Donald Trump a estimé que cet accord était désormais caduc, accusant l’Iran de poursuivre des actions hostiles contre la navigation maritime internationale. Washington a également rétabli plusieurs mesures de sanctions contre Téhéran tout en avertissant que de nouvelles frappes pourraient être menées si les attaques iraniennes se poursuivent.

Du côté iranien, les autorités accusent les États-Unis d’avoir saboté les efforts diplomatiques et affirment que leur riposte relève du droit à la légitime défense. Malgré cette nouvelle escalade militaire, plusieurs acteurs internationaux continuent de plaider pour une reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien et la sécurisation du détroit d’Ormuz.

Une région sous haute tension

Les nouveaux affrontements ravivent les inquiétudes sur une possible extension du conflit dans l’ensemble du Moyen-Orient. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du commerce mondial d’hydrocarbures, demeure au centre des préoccupations des marchés et des chancelleries.

Les cours du pétrole ont réagi à cette nouvelle montée des tensions, tandis que plusieurs gouvernements appellent à une désescalade rapide afin d’éviter un embrasement régional susceptible d’avoir des conséquences majeures sur la sécurité énergétique mondiale et sur la stabilité du Golfe.

 

LNT

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Épidémie d’Ebola en RDC: le bilan atteint 600 morts, selon l’OMS https://lnt.ma/epidemie-debola-en-rdc-le-bilan-atteint-600-morts-selon-loms/ Thu, 09 Jul 2026 09:33:18 +0000 https://lnt.ma/?p=552808 L’épidémie de maladie Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait 600 morts, selon un dernier bilan jeudi de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’appuie sur des données des autorités sanitaires congolaises. Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 […]

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L’épidémie de maladie Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait 600 morts, selon un dernier bilan jeudi de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’appuie sur des données des autorités sanitaires congolaises.

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades recensés, entre 2018 et 2020.

Au total, 600 décès et 1.759 cas confirmés ont été recensés en RDC depuis le début de l’épidémie actuelle, a indiqué l’OMS dans un point de situation daté du 7 juillet, alors que le bilan est maintenu à deux morts pour 20 cas confirmés en Ouganda voisin.

« L’épidémie continue de s’étendre et son ampleur réelle n’a pas encore été pleinement établie », a indiqué cette semaine en visioconférence avec Genève (Suisse) Anne Ancia, représentante de l’OMS en RDC.

« Malgré des progrès encourageants, nous continuons toutefois de faire face à des défis majeurs. Les centres de traitement actuels fonctionnent à environ 90% de leur capacité, ce qui exerce une pression considérable sur la réponse » sanitaire, a-t-elle ajouté.

Le foyer de la crise, dont l’ampleur réelle est encore difficile à mesurer et qui pourrait durer plusieurs mois, se situe en Ituri, province du Nord-Est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda.

Le virus est aussi présent dans les provinces proches du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les capitales provinciales et de larges pans de territoire sont contrôlées par le groupe armé antigouvernemental M23.

« Les déplacements de population, l’insécurité persistante et la fragilité du système de santé continuent de compliquer les efforts visant à maîtriser l’épidémie », a expliqué Mme Ancia, avertissant que « les besoins humanitaires demeurent importants, notamment en matière de protection des civils, d’accès à la nourriture et aux services de santé essentiels ».

La 17e épidémie d’Ebola en RDC, déclarée officiellement le 15 mai, est causée par le variant Bundibugyo pour lequel il n’existe ni vaccin, ni traitement.

Un essai clinique portant sur deux traitements contre cette souche rare a commencé le 2 juillet, toujours selon l’OMS, qui a également accordé une autorisation d’utilisation d’urgence au premier test de diagnostic moléculaire du virus.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l’Iran https://lnt.ma/le-petrole-bondit-apres-les-declarations-trump-sur-la-fin-du-cessez-le-feu-avec-liran/ Wed, 08 Jul 2026 10:08:23 +0000 https://lnt.ma/?p=552723 Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l’Iran, dans la foulée d’une reprise des hostilités à la suite d’attaques de bateaux dans le détroit d’Ormuz. Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison […]

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Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l’Iran, dans la foulée d’une reprise des hostilités à la suite d’attaques de bateaux dans le détroit d’Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s’envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l’Iran était « terminé », qualifiant les Iraniens de « menteurs ».

« En ce qui me concerne, c’est terminé (…) c’est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs », a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l’Iran, qu’il a qualifié de pays « malade ».

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si « le prix du baril a fortement progressé » ce matin, il n’est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l’AFP.

L’analyste voit davantage une « pause » du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu’il « est terminé, c’est aussi un moyen de mettre de la pression ».

Donald Trump n’a, selon lui, « aucun intérêt à ce que les discussions s’arrêtent totalement », pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d’Ormuz, a rapporté l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l’Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l’Iran.

Dénonçant des « attaques iraniennes » et une « violation flagrante du cessez-le-feu », l’armée américaine a lancé une série de « frappes puissantes » contre l’Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d’accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d’Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.

 

LNT avec Afp

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Trump menace l’Espagne de rompre tout échange commercial en pleine crise au sein de l’OTAN https://lnt.ma/trump-menace-lespagne-de-rompre-tout-echange-commercial-en-pleine-crise-au-sein-de-lotan/ Wed, 08 Jul 2026 10:07:44 +0000 https://lnt.ma/?p=552731 Les tensions entre Washington et Madrid ont franchi un nouveau cap. Le président américain Donald Trump a déclaré, mardi, qu’il entendait « cesser tout échange commercial avec l’Espagne », une menace spectaculaire formulée dans un contexte de profond désaccord entre les deux alliés de l’OTAN sur les dépenses militaires et la politique espagnole concernant le […]

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Les tensions entre Washington et Madrid ont franchi un nouveau cap. Le président américain Donald Trump a déclaré, mardi, qu’il entendait « cesser tout échange commercial avec l’Espagne », une menace spectaculaire formulée dans un contexte de profond désaccord entre les deux alliés de l’OTAN sur les dépenses militaires et la politique espagnole concernant le conflit avec l’Iran.

Cette annonce est intervenue en marge du sommet de l’OTAN organisé à Ankara, où Donald Trump a vivement critiqué le gouvernement du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, qu’il accuse de ne pas assumer ses responsabilités au sein de l’Alliance atlantique. Le président américain reproche notamment à Madrid son refus de porter ses dépenses de défense au niveau de 5 % du PIB, objectif défendu par Washington auprès des alliés.

Une rupture liée aux différends stratégiques

Au-delà de la question budgétaire, les relations entre les deux pays se sont fortement dégradées ces derniers mois en raison du refus de l’Espagne d’autoriser les États-Unis à utiliser les bases militaires conjointes de Rota et Morón ainsi que son espace aérien dans le cadre des opérations américaines liées au conflit avec l’Iran. Cette décision du gouvernement espagnol est devenue l’un des principaux sujets de friction avec la Maison Blanche.

Donald Trump a ainsi annoncé avoir demandé à son administration d’interrompre immédiatement les échanges commerciaux avec l’Espagne, affirmant que Madrid profitait des relations économiques avec les États-Unis sans contribuer suffisamment à la sécurité collective de l’Alliance.

Madrid temporise

Le gouvernement espagnol a toutefois cherché à calmer les tensions. Les autorités de Madrid ont rappelé que les relations bilatérales demeuraient solides et ont souligné que la politique commerciale des États membres relève de la compétence exclusive de l’Union européenne. En pratique, toute remise en cause des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Espagne impliquerait donc des conséquences bien plus larges sur les relations entre Washington et Bruxelles.

L’exécutif espagnol souligne également que le commerce avec les États-Unis s’inscrit dans le cadre du marché unique européen et que les négociations commerciales internationales sont menées par la Commission européenne.

Des obstacles juridiques à une telle mesure

Si Donald Trump dispose de certains leviers pour instaurer des droits de douane ou prendre des mesures commerciales d’urgence, plusieurs experts estiment qu’une suspension totale des échanges avec un allié européen se heurterait à d’importants obstacles juridiques et institutionnels. Des décisions de justice américaines ont déjà limité la capacité de l’exécutif à imposer unilatéralement certaines restrictions commerciales d’envergure.

Par ailleurs, l’Espagne n’apparaît pas comme l’un des partenaires commerciaux les plus exposés aux États-Unis comparativement à d’autres économies européennes, même si plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, l’automobile et la chimie, pourraient être affectés par une éventuelle escalade.

Une nouvelle fracture au sein de l’Alliance

Cette menace intervient alors que les divergences entre Washington et plusieurs capitales européennes se multiplient autour des priorités stratégiques de l’OTAN. L’Espagne demeure l’un des rares membres de l’Alliance à contester ouvertement l’objectif des 5 % du PIB consacrés à la défense, estimant qu’un niveau d’environ 2 % est suffisant pour remplir ses engagements militaires.

La déclaration de Donald Trump illustre ainsi le climat de tension qui entoure actuellement les relations transatlantiques, mêlant désaccords sur la sécurité, la politique étrangère et le commerce, avec le risque d’une nouvelle dégradation des rapports entre les États-Unis et plusieurs de leurs alliés européens.

 

LNT avec Afp

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Attentats à la bombe à Damas en pleine visite de Macron, 18 blessés https://lnt.ma/attentats-a-la-bombe-a-damas-en-pleine-visite-de-macron-18-blesses/ Tue, 07 Jul 2026 10:18:02 +0000 https://lnt.ma/?p=552642 Dix-huit personnes ont été blessées mardi matin à Damas dans l’explosion de deux bombes à proximité de l’hôtel où Emmanuel Macron avait passé la nuit, illustrant la sécurité précaire en Syrie où le président français achève une visite inédite. Les deux engins ont explosé après le départ du chef d’Etat pour le palais présidentiel, et […]

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Dix-huit personnes ont été blessées mardi matin à Damas dans l’explosion de deux bombes à proximité de l’hôtel où Emmanuel Macron avait passé la nuit, illustrant la sécurité précaire en Syrie où le président français achève une visite inédite.

Les deux engins ont explosé après le départ du chef d’Etat pour le palais présidentiel, et l’Elysée a assuré qu’il poursuivait normalement sa visite.

Quatre policiers figurent parmi les victimes, selon le ministère syrien de l’Intérieur. L’une des bombes « artisanales » était placée dans une benne à ordures et l’autre dans un véhicule à proximité de l’hôtel Four Seasons, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités.

Après ces explosions, Emmanuel Macron a été vu par des journalistes de l’AFP au palais, où il s’entretenait avec son homologue Ahmad al-Chareh.

Sur les lieux des attentats, d’autres journalistes ont vu des traces de sang sur le trottoir et des fragments métalliques, près du luxueux hôtel. En face, des fenêtres du ministère du Tourisme ont été brisées.

– « Porte de l’Orient » –

Emmanuel Macron était arrivé lundi soir en Syrie, quelques jours après un attentat à la bombe qui avait fait dix morts dans un café du centre de Damas. Le pays traverse un fragile processus de pacification après 13 ans de guerre civile.

Au cours de cette visite, la première d’un dirigeant occidental depuis la chute de Bachar al-Assad et l’arrivée au pouvoir fin 2024 d’une coalition islamiste, le président français a prévu de discuter avec son homologue de la reconstruction du pays et de marteler son message sur l' »unité » et la « pluralité » de la Syrie.

Il doit participer mardi à un « forum économique consacré à la reconstruction de la Syrie et aux corridors stratégiques ».

Au sortir d’une guerre civile qui l’a isolée sur la scène internationale, la Syrie aimerait « se repositionner comme porte de l’Orient pour l’Union européenne », analyse Arthur Quesnay, chercheur affilié à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. L’enjeu est d’offrir des routes maritimes, terrestres et de connectivités alternatives vers l’Irak et le Golfe.

Emmanuel Macron est accompagné de plusieurs dirigeants d’entreprises françaises, dont ceux de CMA-CGM Rodolphe Saadé et de TotalEnergies Patrick Pouyanné. Des signatures d’accords sont prévues, même si les investisseurs se montrent encore timides.

Dans un entretien avec la chaîne française BFMTV lundi, Ahmad al-Chareh a souligné « les énormes opportunités d’investissement » dans son pays. La France va participer à « la reconstruction d’infrastructures dans des secteurs comme le tourisme, l’agriculture, l’industrie », et Damas s’apprête à commander huit avions au constructeur européen Airbus, a-t-il ajouté.

– Mosquée des Omeyyades –

Lors d’une conférence de presse conjointe avec le dirigeant de la transition, prévue à la mi-journée, le président français pourra redire « l’engagement de la France auprès du peuple syrien », comme il l’a fait sur X à son arrivée lundi soir.

Il devrait insister sur le « respect » du Liban voisin, et la nécessité d’une non-ingérence d’Israël en Syrie.

Après son atterrissage, il s’est affiché dans un cadre informel avec le président Chareh, dans un restaurant du vieux Damas puis, tous deux en bras de chemise, dans la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas.

Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, lorsqu’il avait fait le pari d’accompagner la transition syrienne en s’affichant à l’Elysée avec cet ancien jihadiste. Malgré les critiques de ses opposants de droite et d’extrême droite en France, pays encore marqué par les attentats jihadistes de 2015, orchestrés depuis la Syrie.

Si l’Elysée inscrit ce déplacement à Damas dans le droit fil du soutien français à la révolution syrienne, Emmanuel Macron devrait insister sur la nécessité d’inclure pacifiquement à l’Etat syrien les Kurdes, qui ont combattu avec les Occidentaux contre le groupe jihadiste Etat islamique. Et de protéger les minorités.

Ahmad al-Chareh s’est engagé en ce sens, mais le pays a été le théâtre de massacres d’alaouites en mars 2025 et d’affrontements sanglants avec des combattants druzes il y a un an.

Le chef de l’Etat français se rendra dans la foulée mardi soir à Ankara pour le sommet de l’Otan, et s’y entretiendra mercredi avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, avec lequel le dossier syrien pourra être évoqué. Dans la capitale turque, le président syrien rencontrera lui Donald Trump.

 

LNT avec Afp

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Climat: le prochain El Niño devrait battre « des records » d’intensité, selon un expert de référence https://lnt.ma/climat-le-prochain-el-nino-devrait-battre-des-records-dintensite-selon-un-expert-de-reference/ Tue, 07 Jul 2026 10:17:03 +0000 https://lnt.ma/?p=552631 Le phénomène climatique El Niño, actuellement en formation, devrait battre « des records » en termes d’intensité, a déclaré mardi un expert de référence, suscitant des inquiétudes quant aux sécheresses, inondations et autres phénomènes extrêmes qui l’accompagnent. Les modèles de prévision laissent entrevoir un événement « extrême », a déclaré Tim Stockdale, expert d’El Niño au Centre européen pour […]

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Le phénomène climatique El Niño, actuellement en formation, devrait battre « des records » en termes d’intensité, a déclaré mardi un expert de référence, suscitant des inquiétudes quant aux sécheresses, inondations et autres phénomènes extrêmes qui l’accompagnent.

Les modèles de prévision laissent entrevoir un événement « extrême », a déclaré Tim Stockdale, expert d’El Niño au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT), une organisation intergouvernementale.

Selon M. Stockdale, El Niño ne ressemble cette fois à rien de ce qu’il a observé au cours de plus de trois décennies d’études du phénomène.

« Je pense qu’il est tout à fait juste de dire que nous n’avons jamais eu de prévision d’un El Niño aussi puissant », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, en précisant que les modèles de prévisions climatiques convergent tous en ce sens.

« Je m’attends à ce qu’il batte des records », a déclaré M. Stockdale lors d’une conférence de presse, précisant toutefois que « rien n’est garanti ».

El Nino est une variation naturelle du climat qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial, entraînant des changements à l’échelle mondiale au niveau des vents, de la pression atmosphérique et des régimes pluviométriques.

Il se produit généralement tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.

Combiné au changement climatique d’origine humaine, le dernier El Niño a contribué à faire de 2023 la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée et de 2024 l’année la plus chaude de tous les temps.

Ce phénomène météorologique peut aussi entraîner des sécheresses dans certaines régions du monde et des inondations dans d’autres.

Vendredi, l’ONU avait déjà alerté sur un renforcement rapide de l’El Niño en cours qui devrait atteindre une « forte intensité » entre juillet et septembre (niveau 3 sur 4), augmentant la probabilité de phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde.

 

LNT avec Afp

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Royal Air Maroc : des vols spéciaux supplémentaires sur Boston et New York https://lnt.ma/royal-air-maroc-des-vols-speciaux-supplementaires-sur-boston-et-new-york/ Mon, 06 Jul 2026 14:14:49 +0000 https://lnt.ma/?p=552565 Face au fort engouement suscité par le dispositif des vols spéciaux reliant Casablanca à Boston lancé, dimanche, pour permettre aux supporters marocains d’accompagner les Lions de l’Atlas lors des quarts de finale de la plus prestigieuse compétition footballistique au monde, Royal Air Maroc (RAM) renforce son programme par l’injection de vols spéciaux supplémentaires à destination […]

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Face au fort engouement suscité par le dispositif des vols spéciaux reliant Casablanca à Boston lancé, dimanche, pour permettre aux supporters marocains d’accompagner les Lions de l’Atlas lors des quarts de finale de la plus prestigieuse compétition footballistique au monde, Royal Air Maroc (RAM) renforce son programme par l’injection de vols spéciaux supplémentaires à destination de Boston et de New York.

« Ce dispositif vient compléter l’offre initialement programmée. Des vols spéciaux supplémentaires relieront directement Casablanca à Boston afin de répondre à la très forte demande enregistrée à l’approche de la rencontre qui aura lieu jeudi 09 juillet », indique la compagnie nationale dans un communiqué.

Pour permettre au plus grand nombre de vivre une nouvelle étape historique auprès de nos Lions de l’Atlas, la Compagnie Nationale injectera également des vols spéciaux directs reliant Casablanca à New York. Les départs seront assurés du 06 au 09 juillet tandis que les vols retour seront programmés entre le 10 et le 19 juillet.

Les billets seront proposés au tarif unique de 10.000 dirhams en classe économique, à date fixe, non modifiable et non remboursable. Ce tarif fixe concerne les vols spéciaux sur Boston et sur New York.

« Les billets seront mis en vente à partir de 13H00 ce lundi 06 juillet, dans les agences commerciales de Royal Air Maroc au Maroc ainsi que sur le portail dédié : https://golions.royalairmaroc.com », conclut le communiqué.

 

LNT avec Map

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Nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban https://lnt.ma/nouvelles-frappes-israeliennes-dans-le-sud-du-liban/ Fri, 03 Jul 2026 10:59:22 +0000 https://lnt.ma/?p=552417 L’armée israélienne a mené de nouvelles frappes dans le sud du Liban, poursuivant une campagne militaire qui alimente les craintes d’une nouvelle escalade régionale. Les bombardements, concentrés notamment dans la région de Nabatieh, ont visé plusieurs localités du sud du pays, faisant des victimes et provoquant d’importants dégâts matériels, selon les autorités libanaises et les […]

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L’armée israélienne a mené de nouvelles frappes dans le sud du Liban, poursuivant une campagne militaire qui alimente les craintes d’une nouvelle escalade régionale. Les bombardements, concentrés notamment dans la région de Nabatieh, ont visé plusieurs localités du sud du pays, faisant des victimes et provoquant d’importants dégâts matériels, selon les autorités libanaises et les services de secours.

Ces nouvelles attaques interviennent alors qu’un accord de cessez-le-feu conclu sous médiation internationale était censé réduire les affrontements entre Israël et le Hezbollah. Si les autorités israéliennes affirment agir en représailles à des tirs de roquettes attribués au mouvement chiite libanais, Beyrouth dénonce une poursuite des violations de sa souveraineté et une utilisation disproportionnée de la force.

Sur le terrain, les frappes ont une nouvelle fois touché des zones habitées, accentuant la pression sur des populations déjà éprouvées par des mois de violences. Les habitants du sud du Liban continuent de vivre sous la menace permanente des bombardements, tandis que de nombreuses infrastructures civiles ont été endommagées ou détruites au fil des opérations militaires israéliennes. Plusieurs organisations humanitaires alertent depuis des mois sur la dégradation rapide des conditions de vie dans cette région frontalière.

Le gouvernement libanais accuse Israël de compromettre délibérément toute perspective de stabilisation. Les responsables libanais estiment que la poursuite des frappes, malgré les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu, constitue une violation du droit international ainsi que de la souveraineté du Liban. Cette position est également relayée par plusieurs acteurs diplomatiques qui appellent à un arrêt immédiat des opérations militaires et au respect des mécanismes de désescalade.

Au-delà des pertes humaines, ces bombardements nourrissent les inquiétudes quant à une extension durable du conflit. Depuis plusieurs mois, Israël maintient une pression militaire constante sur le territoire libanais, justifiant ses opérations par la nécessité d’empêcher le Hezbollah de reconstituer ses capacités militaires. Cette stratégie est toutefois dénoncée par ses détracteurs, qui y voient une politique privilégiant la réponse militaire au détriment des efforts diplomatiques et du respect des populations civiles.

Dans un contexte régional déjà marqué par les tensions à Gaza, en Syrie et avec l’Iran, ces nouvelles frappes renforcent les craintes d’un embrasement plus large du Moyen-Orient. Alors que la communauté internationale multiplie les appels à la retenue, les combats dans le sud du Liban rappellent la fragilité des accords conclus ces derniers mois et l’absence, à ce stade, d’une solution politique durable susceptible de mettre fin aux hostilités.

 

LNT

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Lancement d’une mission pour tenter de sauver un télescope de la Nasa https://lnt.ma/lancement-dune-mission-pour-tenter-de-sauver-un-telescope-de-la-nasa/ Fri, 03 Jul 2026 10:58:42 +0000 https://lnt.ma/?p=552420 La Nasa a lancé vendredi une mission robotique pour tenter d’empêcher l’un de ses vieux télescopes de finir en poussière, une périlleuse opération qui devrait durer plusieurs mois. Initialement prévu mardi, l’envoi de ce robot avait été repoussé en raison de contretemps météorologiques puis techniques. Il s’est finalement tenu vendredi à 8H36 GMT depuis un […]

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La Nasa a lancé vendredi une mission robotique pour tenter d’empêcher l’un de ses vieux télescopes de finir en poussière, une périlleuse opération qui devrait durer plusieurs mois.

Initialement prévu mardi, l’envoi de ce robot avait été repoussé en raison de contretemps météorologiques puis techniques.

Il s’est finalement tenu vendredi à 8H36 GMT depuis un atoll de l’océan Pacifique. Développé par la start-up américaine Katalyst, l’engin a été embarqué par une petite fusée nommée Pegasus, elle-même lancée depuis un avion.

Une fois qu’il aura rejoint une orbite proche de celle de Swift, le robot déploiera ses panneaux solaires et réalisera une série de vérifications.

Il devra ensuite retrouver dans l’immensité de l’espace le télescope Swift, puis le contourner et s’y agripper à l’aide de trois bras mobiles, des manoeuvres qui devraient durer plusieurs semaines.

Enfin, il tentera de le propulser environ 300 kilomètres plus haut, à peu près au niveau de son orbite initiale – une opération qui devrait durer au moins un mois.

Au lieu d’être réduit en cendres en entrant dans l’atmosphère, le satellite pourrait ainsi continuer sa mission pendant encore des années.

Évaluée à 30 millions de dollars, cette mission tentera donc l’inédit pour sauver ce télescope qui a coûté 250 millions et permet d’étudier les sursauts gamma, les explosions les plus puissantes de l’Univers.

Face aux nombreux risques de la mission, Shawn Domagal-Goldman, directeur de la division astrophysique de la Nasa se disait récemment « très reconnaissant » d’avoir « la chance d’au moins essayer ».

 

LNT avec Afp

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Airbus renforce les secours médicaux au Nigeria https://lnt.ma/airbus-renforce-les-secours-medicaux-au-nigeria/ Thu, 02 Jul 2026 14:07:36 +0000 https://lnt.ma/?p=552562 Airbus Helicopters et le groupe nigérian Kasi Healthcare ont conclu un accord portant sur l’acquisition de deux hélicoptères Airbus H135 configurés pour les missions de secours médical d’urgence (HEMS). Annoncée lors du 3ᵉ Forum Nigeria Airlift 2026, cette commande marque une étape importante dans le développement des services d’évacuation sanitaire aérienne au Nigeria. Grâce à […]

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Airbus Helicopters et le groupe nigérian Kasi Healthcare ont conclu un accord portant sur l’acquisition de deux hélicoptères Airbus H135 configurés pour les missions de secours médical d’urgence (HEMS). Annoncée lors du 3ᵉ Forum Nigeria Airlift 2026, cette commande marque une étape importante dans le développement des services d’évacuation sanitaire aérienne au Nigeria.

Grâce à cet accord, Kasi Healthcare devient le premier opérateur nigérian à exploiter une version HEMS de l’Airbus H135, un appareil spécialement conçu pour les missions médicales critiques, les interventions d’urgence, les transferts de patients et les opérations d’évacuation sanitaire.

Le directeur médical de Kasi Healthcare, Dr Dayo Osholowu, a souligné que cet investissement permettra d’améliorer considérablement la capacité de l’entreprise à assurer des transferts rapides de patients tout en garantissant des soins intensifs durant le transport. Selon lui, ce partenariat avec Airbus contribuera également à renforcer les standards des services de santé au Nigeria en offrant une réponse d’urgence plus efficace sur l’ensemble du territoire.

De son côté, Fabrice Rochereau, responsable des ventes Afrique chez Airbus Helicopters, a rappelé que le H135 s’est imposé comme la référence mondiale pour les missions d’évacuation sanitaire grâce à ses performances, à sa cabine modulable et à sa fiabilité. Il estime que cette collaboration illustre l’engagement du constructeur européen à accompagner le développement des capacités médicales aériennes en Afrique de l’Ouest.

Au-delà de la livraison des appareils, le partenariat prévoit un important volet de transfert de compétences. Airbus accompagnera Kasi Healthcare dans la formation des équipages spécialisés HEMS, le développement des pilotes, la formation des ingénieurs de maintenance ainsi que la mise en place des infrastructures de soutien technique. Le constructeur assurera également un accompagnement opérationnel afin de garantir des standards internationaux en matière de sécurité et de fiabilité.

Les deux partenaires estiment que cette initiative contribuera à renforcer les infrastructures de santé d’urgence du Nigeria tout en positionnant le pays comme un acteur régional de référence dans les services médicaux aériens, notamment au bénéfice des secteurs de l’énergie, de la sécurité publique et des interventions d’urgence.

L’Airbus H135 est aujourd’hui considéré comme le modèle de référence sur le marché des hélicoptères dédiés aux évacuations sanitaires. Doté du système avionique numérique Helionix et d’un pilote automatique à quatre axes, il offre une cabine spacieuse et modulable permettant aux équipes médicales de prodiguer des soins dans des conditions optimales pendant le transport des patients.

 

Cdp

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Après une attaque russe massive, Kiev réclame un renforcement urgent de sa défense antiaérienne https://lnt.ma/apres-une-attaque-russe-massive-kiev-reclame-un-renforcement-urgent-de-sa-defense-antiaerienne/ Thu, 02 Jul 2026 09:59:21 +0000 https://lnt.ma/?p=552300 L’Ukraine a lancé un nouvel appel à ses partenaires occidentaux pour accélérer la livraison de systèmes de défense antiaérienne, à la suite d’une nouvelle vague de frappes russes de grande ampleur ayant visé plusieurs régions du pays, dont la capitale Kiev. Les autorités ukrainiennes font état d’importantes pertes humaines et de dégâts considérables sur des […]

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L’Ukraine a lancé un nouvel appel à ses partenaires occidentaux pour accélérer la livraison de systèmes de défense antiaérienne, à la suite d’une nouvelle vague de frappes russes de grande ampleur ayant visé plusieurs régions du pays, dont la capitale Kiev. Les autorités ukrainiennes font état d’importantes pertes humaines et de dégâts considérables sur des infrastructures civiles, tandis que Moscou affirme avoir ciblé des installations liées au complexe militaro-industriel et aux infrastructures énergétiques ukrainiennes.

Selon les autorités ukrainiennes, l’attaque nocturne a mobilisé plusieurs centaines de drones ainsi que des dizaines de missiles. L’état-major ukrainien a indiqué que la Russie avait lancé au moins 496 drones et 74 missiles, dont une grande partie aurait été interceptée par les systèmes de défense aérienne. Malgré ces interceptions, plusieurs projectiles ont atteint leurs cibles, provoquant des destructions dans différents secteurs de Kiev et d’autres villes.

Le bilan humain s’est alourdi au fil des heures. Les services de secours ukrainiens ont recensé plusieurs dizaines de victimes, tandis que les opérations de déblaiement se poursuivent dans plusieurs immeubles résidentiels touchés par les frappes. Les autorités locales ont évoqué l’une des attaques les plus importantes visant la capitale depuis le début de la guerre.

Dans ce contexte, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a exhorté une nouvelle fois les pays alliés à fournir davantage de batteries de défense antiaérienne, notamment des systèmes capables d’intercepter les missiles balistiques et les drones longue portée utilisés par les forces russes. Les responsables ukrainiens estiment que les capacités actuelles restent insuffisantes face à l’intensification des bombardements russes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également plaidé pour une accélération de l’aide militaire occidentale, appelant notamment les États-Unis à autoriser davantage de livraisons de missiles destinés aux systèmes de défense aérienne déjà déployés en Ukraine.

De son côté, le Kremlin a revendiqué cette campagne de frappes en affirmant qu’elle visait exclusivement des infrastructures militaires, industrielles et énergétiques utilisées par l’armée ukrainienne. Moscou soutient que ces opérations s’inscrivent dans sa stratégie visant à réduire les capacités militaires de Kiev et a indiqué son intention de poursuivre la pression militaire sur l’Ukraine.

Cette nouvelle offensive intervient dans un contexte où les capacités de défense aérienne ukrainiennes sont soumises à une forte pression. Depuis plusieurs mois, la Russie multiplie les attaques combinant missiles balistiques, missiles de croisière et drones, une stratégie destinée à saturer les systèmes de défense disponibles et à compliquer leur interception. Les responsables ukrainiens affirment que le maintien de la protection des grandes villes dépend désormais largement de la rapidité des livraisons occidentales.

Les partenaires occidentaux ont déjà fourni plusieurs systèmes de défense, dont des batteries Patriot, IRIS-T et SAMP/T, mais Kiev considère que ces moyens restent insuffisants pour protéger l’ensemble de son territoire contre des attaques de cette ampleur. Les discussions se poursuivent avec les alliés afin de renforcer ces capacités dans les prochains mois.

 

LNT

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Le détroit d’Ormuz toujours considéré comme zone de guerre par le transport maritime https://lnt.ma/le-detroit-dormuz-toujours-considere-comme-zone-de-guerre-par-le-transport-maritime/ Wed, 01 Jul 2026 10:08:25 +0000 https://lnt.ma/?p=552223 Syndicats et employeurs du secteur maritime continueront de considérer au moins jusqu’au 9 juillet le détroit d’Ormuz comme une zone de guerre, malgré une trêve fragile entre les États-Unis et l’Iran, selon un communiqué conjoint publié mercredi. « Cette décision reconnaît le risque persistant et important pour la vie humaine ainsi que l’évolution rapide de la […]

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Syndicats et employeurs du secteur maritime continueront de considérer au moins jusqu’au 9 juillet le détroit d’Ormuz comme une zone de guerre, malgré une trêve fragile entre les États-Unis et l’Iran, selon un communiqué conjoint publié mercredi.

« Cette décision reconnaît le risque persistant et important pour la vie humaine ainsi que l’évolution rapide de la situation dans la zone », indique le texte de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) et du Joint Negotiating Group (JNG), qui représente les employeurs de l’industrie du transport maritime.

Ce statut ne s’applique qu’aux navires appartenant à des compagnies signataires des accords collectifs de l’International Bargaining Forum (IBF) – soit environ 15.000 navires dans le monde, selon l’IBF.

Les gens de mer couverts par cet accord collectif et travaillant sur des navires opérant dans ces zones perçoivent un double salaire avec le droit de refuser d’y naviguer et de demander leur rapatriement aux frais de l’armateur.

Le détroit d’Ormuz a été classé pour la première fois comme zone d’opérations de guerre par l’IBF le 5 mars, quatre jours après la première attaque contre des navires tentant de traverser le détroit.

Les navires marchands ont été fortement affectés par le conflit au Moyen-Orient depuis le 1er mars, lorsque l’Iran a fermé ce passage vital en représailles à des frappes américaines et israéliennes.

Au moins 14 marins ont été tués et plus de 40 navires ont été attaqués depuis le début du conflit. Les frappes les plus récentes ont eu lieu les 25 et 27 juin, poussant l’Organisation maritime internationale (OMI) à suspendre un plan, de courte durée, visant à évacuer les 11.000 marins encore bloqués dans le Golfe.

La qualification de zone de guerre a été discutée lors d’une réunion la semaine dernière, avant la frappe de jeudi 25 juin contre un navire.

« Si les navires n’avaient pas été frappés deux jours distincts depuis jeudi dernier, et si les entrées et sorties s’étaient déroulées sans incident, il est probable qu’un changement aurait pu intervenir cette semaine », a confié à l’AFP une source proche des discussions.

Le comité conjoint chargé de déterminer la qualification de zone de guerre a suspendu ses réunions hebdomadaires au début du mois de mai, lorsqu’il était clair que la situation dans le détroit ne s’améliorait pas, a indiqué cette source à l’AFP.

 

LNT avec Afp

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Israël annonce vouloir maintenir son armée « indéfiniment » au Liban, en Syrie et à Gaza https://lnt.ma/israel-annonce-vouloir-maintenir-son-armee-indefiniment-au-liban-en-syrie-et-a-gaza/ Wed, 01 Jul 2026 10:07:53 +0000 https://lnt.ma/?p=552215 Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé que l’armée israélienne resterait « indéfiniment » dans les zones qu’elle occupe au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza, une déclaration qui suscite de vives inquiétudes quant à l’enracinement d’une occupation militaire prolongée de plusieurs territoires voisins et à l’aggravation des tensions […]

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Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé que l’armée israélienne resterait « indéfiniment » dans les zones qu’elle occupe au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza, une déclaration qui suscite de vives inquiétudes quant à l’enracinement d’une occupation militaire prolongée de plusieurs territoires voisins et à l’aggravation des tensions régionales.

S’exprimant lors d’une cérémonie militaire, Israël Katz a indiqué que les forces israéliennes demeureraient dans les « zones de sécurité » établies par Israël, sans fixer de calendrier de retrait. Cette position rompt avec les attentes de nombreux acteurs internationaux qui espéraient que les récents efforts diplomatiques déboucheraient sur une désescalade militaire dans la région.

Une présence militaire appelée à durer

Les propos du ministre interviennent alors que l’armée israélienne contrôle plusieurs secteurs du sud du Liban, une partie du sud de la Syrie ainsi que d’importantes portions de la bande de Gaza.

Au Liban, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réaffirmé ces derniers jours que les troupes israéliennes ne quitteraient pas les positions occupées tant que le Hezbollah conserverait ses capacités militaires, malgré les discussions engagées autour d’un accord de sécurité négocié avec l’appui des États-Unis.

Israël justifie cette stratégie par des impératifs sécuritaires, affirmant vouloir empêcher toute reconstitution des capacités militaires du Hezbollah au Liban, des groupes armés palestiniens à Gaza ou des forces soutenues par l’Iran sur le territoire syrien.

Des accusations d’occupation prolongée

Cette annonce nourrit toutefois les accusations selon lesquelles Israël chercherait à pérenniser son contrôle sur des territoires conquis lors des récents conflits, au-delà des objectifs militaires initialement affichés.

Au Liban, de nombreux responsables politiques ainsi que des analystes estiment que la création d’une vaste « zone de sécurité » risque de se transformer en occupation de fait, portant atteinte à la souveraineté du pays et compliquant toute perspective de règlement durable. Plusieurs observateurs considèrent que le maintien des troupes israéliennes pourrait prolonger l’instabilité plutôt que garantir la sécurité recherchée.

À Gaza, cette déclaration renforce également les inquiétudes de la communauté internationale concernant l’avenir du territoire palestinien, alors que les opérations militaires israéliennes ont déjà provoqué des destructions massives, une crise humanitaire majeure et le déplacement d’une grande partie de la population.

Une pression accrue sur le Liban et la Syrie

Au Liban, Israël lie désormais explicitement son retrait à un désarmement complet du Hezbollah, condition rejetée par le mouvement chiite ainsi que par plusieurs responsables libanais qui dénoncent une remise en cause de la souveraineté nationale.

Parallèlement, l’armée israélienne poursuit ses opérations dans le sud du Liban. Elle affirme avoir détruit plusieurs infrastructures souterraines attribuées au Hezbollah, tandis que Beyrouth et le mouvement chiite dénoncent des violations répétées des accords de cessez-le-feu et des atteintes au territoire libanais.

En Syrie, Israël maintient également des positions militaires dans des zones frontalières qu’il considère comme essentielles à sa sécurité, invoquant la présence de groupes alliés à l’Iran.

Des critiques sur le plan du droit international

Les déclarations du ministre israélien interviennent dans un contexte où de nombreuses organisations internationales et plusieurs États rappellent que le maintien durable de forces militaires sur des territoires occupés soulève des questions au regard du droit international humanitaire et du principe de souveraineté des États.

L’annonce d’une présence « indéfinie » est ainsi perçue par de nombreux observateurs comme un signal politique fort, laissant craindre que les occupations militaires en cours ne deviennent une réalité durable, au détriment des perspectives de règlement politique des conflits au Liban, en Syrie et dans les territoires palestiniens.

Une nouvelle source de tensions régionales

Cette position israélienne risque également de compliquer les efforts diplomatiques engagés ces dernières semaines pour réduire les tensions au Moyen-Orient. Alors que plusieurs médiateurs internationaux tentaient d’obtenir une stabilisation de la frontière israélo-libanaise et une diminution des affrontements dans la région, l’absence de perspective de retrait militaire pourrait alimenter de nouvelles confrontations et renforcer les oppositions régionales à la politique sécuritaire israélienne.

 

LNT

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Régularisation de sans-papiers en Espagne: « plus d’un million » de demandes, annonce Pedro Sánchez https://lnt.ma/regularisation-de-sans-papiers-en-espagne-plus-dun-million-de-demandes-annonce-pedro-sanchez/ Tue, 30 Jun 2026 08:41:48 +0000 https://lnt.ma/?p=552150 « Plus d’un million » de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière dans le cadre d’un plan massif du gouvernement socialiste lancé mi-avril et qui se termine mardi, a annoncé le Premier ministre Pedro Sánchez. « Nous voulons que le monde voie l’Espagne comme un pays qui respecte, protège et […]

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« Plus d’un million » de demandes de régularisation ont été déposées en Espagne par des étrangers en situation irrégulière dans le cadre d’un plan massif du gouvernement socialiste lancé mi-avril et qui se termine mardi, a annoncé le Premier ministre Pedro Sánchez.

« Nous voulons que le monde voie l’Espagne comme un pays qui respecte, protège et garantit les droits humains », a-t-il déclaré dans un discours, vantant une « une décision bonne pour notre économie » tout en reconnaissant « les défis » liés à l’intégration.

Favorable à une politique d’accueil, son gouvernement de gauche fait figure d’exception sur la question migratoire au sein de l’Union européenne, à rebours du durcissement opéré par de nombreux pays.

Dans le cadre de ce plan de régularisation massif, les autorités ont trois mois pour traiter les demandes et délivrer – ou non – à ces demandeurs un permis de séjour et de travail uniquement valable en Espagne.

La date limite de dépôt des dossiers est fixée à ce mardi soir.

Toutes les personnes intéressées devaient justifier d’au moins cinq mois de présence sur le sol espagnol au 1er janvier et également prouver qu’elles n’avaient pas de casier judiciaire.

En lançant cette procédure, l’exécutif avait dit estimer qu’elle bénéficierait à « près d’un demi-million de personnes », en grande majorité originaires d’Amérique latine.

Ce plan est « une étape clé pour sortir de l’invisibilité une réalité qui existe dans notre pays, celle de centaines de milliers de personnes qui vivent parmi nous », a estimé mardi Pedro Sánchez, défendant sa politique migratoire « légale, sûre et ordonnée », avec l’objectif d' »offrir une opportunité et un avenir ».

L’immigration est « nécessaire » pour soutenir « les besoins de l’économie » espagnole, notamment dans les régions du pays vidées de leur population, a-t-il encore jugé, évoquant aussi le vieillissement de la société.

Dans son discours, le dirigeant socialiste a aussi accusé le Parti populaire, le principal parti d’opposition de droite, et la formation d’extrême droite Vox, opposés à ce plan, d' »alimenter la peur, agiter des discours xénophobes qui ne résolvent aucun problème ».

« Le vivre-ensemble n’est pas exempt de tensions, nous le savons », a-t-il toutefois admis, disant ne pas vouloir « nier les problèmes, les défis qui se dressent devant nous », mais plutôt « les affronter et les résoudre ».

À l’occasion du dernier jour du plan de régularisation, le septième dans l’histoire moderne de l’Espagne, Pedro Sánchez a annoncé la création d’un « Plan d’intégration et de citoyenneté » doté initialement de « 500 millions d’euros la première année ».

 

LNT avec Afp

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Commerce: la Chine assure ne pas être la « cause profonde » des problèmes de l’UE https://lnt.ma/commerce-la-chine-assure-netre-pas-la-cause-profonde-des-problemes-de-lue/ Tue, 30 Jun 2026 08:40:35 +0000 https://lnt.ma/?p=552152 La Chine n’est pas « la cause profonde » des difficultés auxquelles l’Union européenne (UE) est confrontée, a déclaré mardi la diplomatie chinoise, à l’issue de discussions menées pour éviter une guerre commerciale. Le commissaire européen Maros Sefcovic a reçu lundi à Bruxelles le ministre chinois du Commerce Wang Wentao, pour lui signifier le souhait des Vingt-Sept […]

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La Chine n’est pas « la cause profonde » des difficultés auxquelles l’Union européenne (UE) est confrontée, a déclaré mardi la diplomatie chinoise, à l’issue de discussions menées pour éviter une guerre commerciale.

Le commissaire européen Maros Sefcovic a reçu lundi à Bruxelles le ministre chinois du Commerce Wang Wentao, pour lui signifier le souhait des Vingt-Sept de rééquilibrer des échanges économiques qui ont franchi la cote d’alerte.

Le déficit commercial de l’UE vis-à-vis de la Chine dépasse désormais un milliard d’euros par jour, un gouffre attribué en grande partie par l’Europe à des pratiques déloyales de Pékin.

Face à cette situation devenue « insoutenable », « le statu quo n’est pas une option », a martelé M. Sefcovic, assurant que l’Europe devait « défendre sa base industrielle et se battre pour des règles du jeu équitables au niveau mondial ».

« La Chine et l’Union européenne sont des partenaires, pas des rivaux », a réagi de son côté Guo Jiakun, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, mardi lors d’une conférence de presse régulière.

« Les causes profondes des problèmes auxquels l’UE est confrontée ne se trouvent pas en Chine. La clé pour résoudre les questions économiques et commerciales entre les deux parties réside dans l’approfondissement de la coopération et dans un développement commun », a-t-il ajouté.

Il a indiqué que Pékin était prêt à « renforcer la communication et la consultation avec (les Européens) et à gérer correctement les différends commerciaux de manière constructive ».

Maros Sefcovic et Wang Wentao ont convenu de multiplier les discussions dans les mois qui viennent, avec, selon Bruxelles, l’idée est de parvenir à « de premiers résultats concrets » en octobre lors d’une visite du commissaire européen en Chine.

Le déficit commercial européen vis-à-vis de la Chine a été multiplié par cinq en volume ces dix dernières années, et a plus que doublé en valeur.

Bruxelles l’impute en grande partie à une concurrence déloyale, reprochant à Pékin de subventionner massivement ses entreprises, au risque de balayer des pans entiers de l’industrie européenne (automobile, chimie, acier…).

Pékin s’en défend mais selon l’OCDE, de 2004 à 2025, les entreprises chinoises ont reçu en moyenne 3 à 8 fois plus de soutien public que leurs homologues basées dans les pays membres de l’organisation.

L’UE veut en outre réduire son énorme dépendance à la Chine pour ses approvisionnements en matières premières critiques et en semi-conducteurs.

Les deux partenaires n’ont pas intérêt à se lancer dans une guerre commerciale frontale, vu l’importance de leurs échanges économiques: la Chine est le 4e débouché pour les exportateurs européens et le premier pays fournisseur de l’UE.

 

LNT avec Afp

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Séismes au Venezuela : le bilan grimpe à 1.719 morts, l’urgence humanitaire s’aggrave https://lnt.ma/seismes-au-venezuela-le-bilan-grimpe-a-1-719-morts-lurgence-humanitaire-saggrave/ Tue, 30 Jun 2026 08:39:54 +0000 https://lnt.ma/?p=552155 Le bilan des puissants séismes qui ont frappé le Venezuela le 24 juin continue de s’alourdir. Les autorités ont annoncé que 1.719 personnes ont désormais perdu la vie, tandis que plus de 5.000 blessés ont été recensés et que des dizaines de milliers de personnes restent portées disparues ou sans abri. Les opérations de secours […]

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Le bilan des puissants séismes qui ont frappé le Venezuela le 24 juin continue de s’alourdir. Les autorités ont annoncé que 1.719 personnes ont désormais perdu la vie, tandis que plus de 5.000 blessés ont été recensés et que des dizaines de milliers de personnes restent portées disparues ou sans abri. Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles, alors que le pays fait face à une crise humanitaire de grande ampleur.

Les deux secousses, de magnitudes 7,2 puis 7,5, se sont produites à seulement quelques dizaines de secondes d’intervalle, provoquant des destructions massives dans plusieurs régions du nord du pays, notamment dans l’État de La Guaira, mais également à Caracas et dans plusieurs villes côtières. Les effondrements d’immeubles, les glissements de terrain et les coupures généralisées des réseaux d’électricité et de communication ont considérablement compliqué les premières heures des secours.

Les secours confrontés à une catastrophe de grande ampleur

Les équipes de recherche continuent de fouiller les décombres malgré les nombreuses répliques qui secouent régulièrement les zones sinistrées. Plusieurs sauvetages spectaculaires ont encore été réalisés ces derniers jours, dont celui d’un homme extrait vivant après avoir passé plus de 106 heures sous les gravats, alimentant l’espoir de retrouver d’autres survivants malgré le temps écoulé.

Toutefois, les chances de retrouver des personnes en vie diminuent rapidement. Les autorités estiment que près de 45.000 personnes demeurent introuvables, même si ce chiffre comprend également des habitants qui n’ont toujours pas pu être localisés en raison des importantes perturbations des communications.

Une aide jugée insuffisante par les habitants

Dans plusieurs localités durement touchées, des habitants dénoncent la lenteur de l’aide gouvernementale. Faute d’engins de levage ou de moyens spécialisés, de nombreuses familles poursuivent elles-mêmes les recherches à mains nues, aidées par des bénévoles et des agriculteurs venus des régions voisines.

Les critiques se multiplient également contre le manque de coordination des secours, alors que plusieurs quartiers restent difficilement accessibles en raison de routes endommagées ou bloquées par les débris.

Le système de santé sous forte pression

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté sur la situation critique du système sanitaire vénézuélien. Plusieurs établissements hospitaliers ont subi d’importants dégâts et les structures encore opérationnelles fonctionnent désormais largement au-delà de leurs capacités.

Selon l’OMS, les hôpitaux sont confrontés à une surcharge des services d’urgence, à un important retard dans les interventions chirurgicales ainsi qu’à une pénurie de certains spécialistes, notamment en obstétrique dans les régions les plus affectées. L’organisation met également en garde contre un risque accru de propagation de maladies comme la dengue ou la fièvre jaune dans les camps accueillant les déplacés.

Une mobilisation internationale

Face à l’ampleur de la catastrophe, la communauté internationale poursuit l’acheminement de l’aide humanitaire. Selon les autorités, une trentaine de pays ont déjà envoyé des équipes spécialisées, du matériel de recherche, des chiens de sauvetage, des hôpitaux de campagne ainsi que des tonnes de vivres et de médicaments.

Des organisations humanitaires internationales renforcent également leur présence afin d’apporter un soutien psychologique, sanitaire et logistique aux populations touchées.

Une reconstruction qui s’annonce longue

Au-delà du lourd bilan humain, les dégâts matériels sont considérables. Des milliers de bâtiments ont été détruits ou gravement endommagés, tandis que plusieurs infrastructures stratégiques, notamment des centres de santé, des routes et des réseaux électriques, devront être entièrement reconstruits.

Alors que les recherches se poursuivent, les autorités doivent désormais faire face à un double défi : poursuivre les opérations de sauvetage tout en organisant l’accueil de milliers de sinistrés ayant perdu leur logement. Pour de nombreux observateurs, cette catastrophe constitue l’une des plus graves qu’ait connues le Venezuela depuis plusieurs décennies et risque de peser durablement sur un pays déjà fragilisé par une profonde crise économique et sociale.

 

LNT

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Iran et Oman relancent le dialogue sur la gestion du détroit d’Ormuz https://lnt.ma/iran-et-oman-relancent-le-dialogue-sur-la-gestion-du-detroit-dormuz/ Mon, 29 Jun 2026 08:57:30 +0000 https://lnt.ma/?p=552048 L’Iran a annoncé, lundi, avoir tenu à Mascate une première réunion officielle avec Oman consacrée à l’avenir du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Cette rencontre intervient dans un contexte de désescalade diplomatique après plusieurs mois de tensions militaires dans le […]

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L’Iran a annoncé, lundi, avoir tenu à Mascate une première réunion officielle avec Oman consacrée à l’avenir du détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite une part considérable des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Cette rencontre intervient dans un contexte de désescalade diplomatique après plusieurs mois de tensions militaires dans le Golfe et s’inscrit dans le cadre des engagements prévus par le protocole d’accord conclu récemment entre Téhéran et Washington.

Selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des questions juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, cette première réunion du « Comité conjoint sur Hormuz » s’est déroulée lors d’une visite officielle à Mascate. Les deux délégations ont examiné les questions actuelles relatives au détroit et échangé leurs points de vue sur les modalités de sa future gestion, en s’appuyant notamment sur les dispositions de l’article 5 du mémorandum signé entre les États-Unis et l’Iran plus tôt ce mois-ci.

Un passage vital pour le commerce mondial

Le détroit d’Ormuz demeure l’un des points névralgiques du commerce international. Large d’une trentaine de kilomètres seulement à son endroit le plus étroit, il constitue la principale voie d’exportation des hydrocarbures produits dans les pays du Golfe. Chaque perturbation de la circulation maritime dans cette zone entraîne immédiatement des inquiétudes sur les marchés énergétiques mondiaux.

Les tensions des derniers mois avaient considérablement réduit le trafic maritime, plusieurs compagnies ayant préféré différer ou modifier leurs itinéraires face aux risques sécuritaires. Les affrontements intervenus dans le Golfe avaient ravivé les craintes d’une fermeture prolongée du détroit, susceptible de provoquer une flambée des prix du pétrole.

Vers une gestion conjointe

La réunion de Mascate constitue une nouvelle étape dans les discussions engagées entre les deux pays riverains du détroit. Une semaine auparavant, Oman et l’Iran avaient déjà annoncé la création d’un groupe de travail conjoint chargé de définir les futures modalités d’administration de la navigation, des services maritimes ainsi que des mécanismes de coordination avec les autres États du Golfe concernés.

Les autorités omanaises insistent sur le fait que toute évolution devra respecter le droit international, garantir la liberté de navigation et préserver les droits souverains des États côtiers. De son côté, Téhéran affirme que l’Iran et Oman, en tant que seuls États bordant directement le détroit, doivent jouer un rôle central dans son administration future.

Une diplomatie de désescalade

Cette reprise du dialogue intervient alors que les médiateurs régionaux multiplient les efforts pour consolider la trêve fragile obtenue après plusieurs semaines d’escalade militaire entre l’Iran et les États-Unis. Oman, traditionnel intermédiaire dans les crises régionales, cherche à préserver son rôle de facilitateur tout en garantissant la sécurité de l’une des routes maritimes les plus importantes au monde.

Les discussions sur le détroit d’Ormuz devraient désormais se poursuivre dans le cadre du comité conjoint, avec l’objectif affiché d’élaborer un mécanisme durable permettant d’assurer la libre circulation des navires commerciaux tout en répondant aux préoccupations sécuritaires des États riverains. Si plusieurs divergences demeurent sur les modalités précises de cette future gouvernance, la tenue de cette première réunion constitue un signal de reprise du dialogue diplomatique dans une région où la stabilité du trafic maritime reste un enjeu majeur pour l’économie mondiale.

 

LNT

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Venezuela: des équipes de 17 pays en cours de déploiement, selon l’ONU https://lnt.ma/venezuela-des-equipes-de-17-pays-en-cours-de-deploiement-selon-lonu/ Fri, 26 Jun 2026 09:29:49 +0000 https://lnt.ma/?p=551958 Des équipes de sauvetage venues d’au moins 17 pays sont en cours de déploiement au Venezuela pour participer aux recherches de survivants après les deux violents séismes qui ont dévasté le pays, a indiqué vendredi l’ONU. Leur acheminement constitue la « priorité absolue », a déclaré le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) devant […]

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Des équipes de sauvetage venues d’au moins 17 pays sont en cours de déploiement au Venezuela pour participer aux recherches de survivants après les deux violents séismes qui ont dévasté le pays, a indiqué vendredi l’ONU.

Leur acheminement constitue la « priorité absolue », a déclaré le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) devant la presse à Genève.

« Les tremblements de terre sont l’une des catastrophes les plus dévastatrices qui puissent frapper un pays », a déclaré le porte-parole d’Ocha, Jens Laerke. Il a salué « une mobilisation internationale à son meilleur niveau », avec « l’ensemble du système humanitaire (qui) se mobilise très rapidement et à grande échelle ».

Au total, 25 équipes sont en cours de déploiement, dont 17 équipes internationales de recherche et de sauvetage en milieu urbain et huit équipes médicales d’urgence, pour un total d’environ 1.000 secouristes.

Des équipes du Chili, de Colombie, du Salvador, d’Italie, du Mexique, de Suisse et des États-Unis sont déjà arrivées au Venezuela, selon M. Laerke.

D’autres venues du Royaume-Uni, de République tchèque, d’Équateur, de France, d’Allemagne, de Jordanie, des Pays-Bas, du Qatar et d’Espagne notamment sont en cours de mobilisation, a-t-il ajouté.

Les séismes de magnitude 7,5 et 7,2 qui ont frappé le pays mercredi ont fait au moins 235 morts, selon un dernier bilan.

« La priorité absolue est de sauver le plus grand nombre de personnes possible tout en fournissant d’urgence des soins de santé vitaux aux blessés », a déclaré de son côté Ciro Ugarte, de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), le bureau régional de l’OMS pour les Amériques.

« Les 72 premières heures sont cruciales pour sauver des vies et tous les efforts sont concentrés sur la fourniture rapide de soins médicaux aux personnes touchées », a-t-il déclaré depuis Washington, prévoyant que « le nombre de morts et de blessés augmentera(it) considérablement dans les prochaines heures et les prochains jours ».

« Les hôpitaux prennent en charge des blessures telles que des fractures et des traumatismes crâniens, mais nous observons également des brûlures et d’autres blessures provoquées par l’effondrement de bâtiments », a-t-il ajouté.

M. Ugarte a indiqué que les séismes avaient frappé un système de santé déjà fragile.

 

LNT avec Afp

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États-Unis: l’ONU s’alarme du nombre de décès de détenus de l’ICE https://lnt.ma/etats-unis-lonu-salarme-du-nombre-de-deces-de-detenus-de-lice/ Fri, 26 Jun 2026 09:28:18 +0000 https://lnt.ma/?p=551960 Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a appelé vendredi les autorités américaines à ouvrir des enquêtes indépendantes sur tous les décès survenus dans les centres de rétention de la police de l’immigration (ICE), jugeant « alarmante » la hausse du nombre de ces morts. Selon des données officielles américaines citées par le Haut-Commissariat, 18 personnes […]

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Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a appelé vendredi les autorités américaines à ouvrir des enquêtes indépendantes sur tous les décès survenus dans les centres de rétention de la police de l’immigration (ICE), jugeant « alarmante » la hausse du nombre de ces morts.

Selon des données officielles américaines citées par le Haut-Commissariat, 18 personnes sont mortes dans des centres de l’ICE au cours des cinq premiers mois de 2026, auxquelles s’ajoute un décès signalé en juin. Des chiffres « alarmants » pour Volker Türk.

À titre de comparaison, 33 décès avaient été enregistrés sur l’ensemble de l’année 2025, contre 11 en 2024.

« J’appelle à des enquêtes rapides, indépendantes, impartiales et efficaces sur tous les décès en détention de l’ICE. Les responsables des violations de la loi doivent répondre de leurs actes, et les droits des familles des victimes à la vérité, à la justice, à des réparations et à des garanties de non-répétition doivent être respectés », a déclaré M. Türk dans un communiqué.

Le Haut-Commissaire a estimé que « le manque de transparence et de clarté entourant les circonstances de ces décès en détention compromet l’obligation de rendre des comptes ».

Ces décès interviennent alors que le système américain de rétention des migrants connaît une expansion rapide.

L’ICE détient actuellement plus de 60.000 personnes, contre environ 40.000 au début de 2025, et les autorités prévoient d’augmenter la capacité des centres jusqu’à 90.000 places d’ici à la fin de 2026, rapporte le Haut-Commissariat.

Dans un rapport publié jeudi, les ONG Human Rights Watch (HRW) et Physicians for Human Rights ont souligné que le taux de mortalité des détenus de l’ICE entre janvier 2025 et janvier 2026 avait bondi de 140% par rapport à l’année précédente.

Selon le Haut-Commissariat, les personnes détenues, parmi lesquelles des familles avec enfants et des personnes vulnérables sur le plan médical, sont fréquemment confrontées à des conditions de détention et de traitement inhumaines, notamment un accès insuffisant aux soins de santé et à la nourriture, ainsi qu’à des épidémies dans des centres surpeuplés.

Cinq des décès officiellement signalés en 2026 ont été classés comme des suicides, rapporte-t-il.

« Tous ces facteurs aggravent la vulnérabilité des personnes détenues et soulèvent de graves préoccupations quant à savoir si certains de ces décès en détention de l’ICE auraient pu être évités », a déclaré M. Türk.

Il a souligné que « les alternatives à la détention doivent être privilégiées » et que « la détention liée à l’immigration doit être une mesure exceptionnelle, utilisée en dernier recours ».

« Les enfants ne devraient pas être placés en rétention pour des motifs liés à l’immigration, quel que soit leur statut migratoire ou celui de leurs parents », a-t-il ajouté.

Le Haut-Commissaire a enfin appelé les autorités américaines à rétablir et à renforcer les mécanismes indépendants de contrôle des centres de rétention, dénonçant la « déshumanisation et la criminalisation persistantes des migrants et des réfugiés ».

 

LNT avec Afp

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Les États-Unis ne veulent pas d’un accord avec l’Iran « à n’importe quel prix » https://lnt.ma/les-etats-unis-ne-veulent-pas-dun-accord-avec-liran-a-nimporte-quel-prix/ Thu, 25 Jun 2026 10:59:50 +0000 https://lnt.ma/?p=551855 En tournée dans les pays du Golfe, le secrétaire d’Etat américain a dit jeudi que l’accord avec l’Iran ne devait pas se faire à « n’importe quel prix », craignant notamment un « chaos total » si Téhéran rendait payant le passage dans le détroit d’Ormuz. « Même si nous voulons un accord, nous ne voulons pas d’un accord à […]

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En tournée dans les pays du Golfe, le secrétaire d’Etat américain a dit jeudi que l’accord avec l’Iran ne devait pas se faire à « n’importe quel prix », craignant notamment un « chaos total » si Téhéran rendait payant le passage dans le détroit d’Ormuz.

« Même si nous voulons un accord, nous ne voulons pas d’un accord à n’importe quel prix », a lancé Marco Rubio depuis le Bahreïn devant ses pairs des pays du Golfe.

Il faisait référence notamment à la situation dans le détroit d’Ormuz, point de contentieux majeur. L’Iran réfléchit à l’imposition de « droits de redevance », qui n’existaient pas avant la guerre. Possibilité rejetée en bloc par Washington.

Ce passage maritime large d’une trentaine de kilomètres entre l’Iran et Oman, est ultra-stratégique: 20% du commerce mondial d’hydrocarbures y transitait avant la guerre.

« Si nous acceptons que l’on puisse faire payer l’utilisation d’une voie navigable internationale parce qu’elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie », a averti jeudi le secrétaire d’Etat américain.

La situation semble aussi se tendre entre l’Iran et son voisin d’en face. Oman a annoncé l’ouverture d’un « corridor maritime temporaire » présenté comme une initiative concertée avec l’ONU.

– le baril à son niveau d’avant-guerre –

Mais les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont menacé de répondre par des « mesures appropriées » à toute tentative de traversée sans leur autorisation préalable.

Une situation qui ne semble pas pour l’heure peser sur les cours du pétrole, qui avaient flambé depuis fin février à cause de la fermeture d’Ormuz. Ils ont désormais retrouvé leur niveau d’avant la guerre : le baril de Brent de la mer du Nord s’échangeait autour de 72 dollars jeudi.

Le chef de la diplomatie américaine, en tournée aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, s’est aussi employé à rassurer ses alliés du Golfe largement ciblés par Téhéran pendant la guerre en représailles des frappes israélo-américaines sur l’Iran.

« Nous voulons nous assurer qu’aucune partie de cet accord ne porte atteinte, de quelque manière que ce soit, à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l’un de nos partenaires de la région du Golfe », a insisté Marco Rubio.

Son homologue de Bahreïn, Abdoullatif ben Rachid Al Zayani, a lui mis en avant les « incertitudes » affectant ces pays.

L’Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d’un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, selon Marco Rubio.

– l’Otan mis en cause par l’Iran –

Mais de nombreuses divergences subsistent – le détroit d’Ormuz mais aussi l’épineux dossier du nucléaire. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a d’ailleurs dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Sur le volet nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais défend son droit à une filière civile complète.

L’Iran a par ailleurs accusé jeudi l’Otan de « complicité » dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l’Italie et à la Roumanie d’avoir permis à des avions américains d’utiliser leurs bases pendant le conflit.

« Il s’agit là d’un aveu clair et accablant de la complicité active de l’Otan dans une guerre d’agression illégale », a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

Sur le Liban, dont l’Iran a imposé l’inclusion dans le protocole d’accord, le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait estimé mercredi que la fin de la guerre y était « aussi importante » que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d’une nouvelle « violation » du cessez-le-feu après qu’un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays, qu’Israël occupe désormais en partie.

 

LNT avec Afp

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Double séisme au Venezuela: au moins 164 morts, d’importantes destructions https://lnt.ma/double-seisme-au-venezuela-au-moins-164-morts-dimportantes-destructions/ Thu, 25 Jun 2026 10:58:55 +0000 https://lnt.ma/?p=551852 Un double séisme d’une puissance inégalée en plus d’un siècle a fait au moins 164 morts et provoqué l’effondrement de dizaines d’immeubles au Venezuela, où des reporters de l’AFP ont vu jeudi des scènes de destruction faisant craindre un bilan bien plus lourd. La zone la plus durement touchée semble être la région de La […]

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Un double séisme d’une puissance inégalée en plus d’un siècle a fait au moins 164 morts et provoqué l’effondrement de dizaines d’immeubles au Venezuela, où des reporters de l’AFP ont vu jeudi des scènes de destruction faisant craindre un bilan bien plus lourd.

La zone la plus durement touchée semble être la région de La Guaira, au nord de la capitale Caracas, où se trouvent notamment l’aéroport international de Maiquetia qui a été fermé car endommagé, et la ville côtière de Catia la Mar, où de plusieurs immeubles sont tombés.

Dans cette ville plongée dans le noir par les coupures d’électricité, une reporter de l’AFP a vu des habitants déblayer des immeubles réduits à des tas de gravats à la lueur de lampes torches, en criant les noms de leurs proches pris au piège.

Lisbeth Vázquez, 37 ans, raconte la scène « chaotique » où sa famille et elle ont réussi à s’échapper in extremis par les fenêtres de leur appartement alors que leur immeuble était « en train de s’enfoncer complètement » dans le sol. « C’était terrifiant », dit-elle. « Des voisins des étages inférieurs sont ensevelis, on essaie de les sortir ».

« Il ne nous reste plus rien. Pour l’instant, nous n’avons rien, pas même la force ni le courage d’entrer là-dedans », souffle Larry Rojas, un habitant de 49 ans, devant un tas de décombres où se trouvent des proches ensevelis.

Selon la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui a déclaré l’état d’urgence, au moins 164 personnes ont été tuées et près de 1.000 blessées dans la double secousse de magnitude 7,2 et 7,5 qui s’est produite mercredi à 18H04 locales (22H04 GMT).

D’après les données de l’institut américain United States Geological Survey (USGS), ce double séisme est le plus puissant depuis 1900 à frapper le Venezuela, pays de près de 30 millions d’habitants à la forte activité sismique.

Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l’envoi immédiat de secouristes et d’aide humanitaire au Venezuela. « Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis », a assuré le président américain Donald Trump, tandis que Mme Rodriguez a salué la « solidarité » américaine après s’être entretenue au téléphone avec le secrétaire d’Etat Marco Rubio.

Cette initiative américaine, un acte diplomatique fort après des années de tensions, s’inscrit dans le cadre du rétablissement des relations entre les deux pays depuis que les forces américaines ont capturé le président déchu Nicolas Maduro, aujourd’hui incarcéré aux Etats-Unis.

La Chine, l’Inde et l’Union européenne ont également proposé leur aide, et plusieurs pays d’Amérique latine ont fait de même et exprimé leur solidarité, parfois au-delà de leurs divergences politiques.

– « Ampleur considérable » –

Dans le détail, la première secousse de magnitude 7,2 s’est produite mercredi à 18H04 locales (22H04 GMT) à une profondeur de 21,9 km, à environ 200 km à l’ouest de Caracas, suivie d’une seconde de magnitude 7,5 à 10 km de profondeur, enregistrée 39 secondes plus tard à 45 km de là puis d’une vingtaine de répliques, selon l’USGS.

Ce « double événement » est une « catastrophe qui devrait avoir une ampleur considérable » pour ce pays pétrolier d’Amérique latine à l’économie en crise, estime l’USGS. « Il est probable que le bilan soit lourd et que les dégâts soient importants », écrit l’institut.

A Caracas, où plusieurs immeubles se sont effondrés, des rues jonchées de débris de verre et des coupures d’électricité signalées, le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a indiqué avoir ordonné la coupure de l’alimentation en gaz pour « éviter tout accident ».

Après les secousses, de nombreuses personnes paniquées se sont précipitées dans les rues de Caracas et y attendaient dans la soirée, n’osant regagner leurs domiciles ou bureaux par crainte de répliques, selon des journalistes de l’AFP.

« C’était incroyable, je ne sais même pas combien de temps ça a duré. J’étais au dernier étage et pas mal de choses sont tombées », dit à l’AFP Heidi Romero, une commerçante de 42 ans qui se trouvait dans un centre commercial très fréquenté dans le quartier d’Altamira, à Caracas.

« Tout le mur s’est fissuré, des choses sont tombées du plafond. C’était horrible », indique Odalis Escalona, 54 ans, qui travaille dans une banque.

– Aéroport fermé –

Carmen Guédez, 69 ans, se trouvait dans la chambre de sa soeur alitée quand le sol a commencé à trembler. « L’intensité n’a cessé d’augmenter », explique à l’AFP cette administratrice, qui vit dans un quartier de classe moyenne sur les hauteurs de la capitale.

« J’ai commencé à voir les fenêtres se mettre à bouger, puis tout s’est mis à secouer. Ma soeur, une voisine et moi, nous sommes restées serrées les unes contre les autres, nous ne pouvions pas sortir », témoigne-t-elle.

La fermeture de l’aéroport international de La Maiquetía, à La Guaira, à environ 40 km de Caracas, pourrait compliquer l’acheminement de l’aide humanitaire.

Des images publiées par le député Wilmer Azuaje et par des utilisateurs des réseaux sociaux montraient la chute de morceaux de maçonnerie du plafond d’un terminal, et des gens effrayés s’enfuir en courant.

La secousse a été ressentie jusqu’en Colombie voisine, dans la capitale Bogota, pourtant distante de 1.000 km à vol d’oiseau.

 

LNT avec Afp

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Canicule: l’Europe suffoque, électricité et climatisation en débat https://lnt.ma/canicule-leurope-suffoque-electricite-et-climatisation-en-debat/ Wed, 24 Jun 2026 10:59:31 +0000 https://lnt.ma/?p=551744 La canicule qui frappe l’Europe occidentale, inédite par son intensité et sa précocité dans la saison, met à l’épreuve mercredi les réseaux électriques et relance aussi le débat sur l’utilité, ou non, de la climatisation face à des chaleurs appelées à progresser vers l’est du continent. La chaleur devrait progresser vers l’est: les Pays-Bas ont […]

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La canicule qui frappe l’Europe occidentale, inédite par son intensité et sa précocité dans la saison, met à l’épreuve mercredi les réseaux électriques et relance aussi le débat sur l’utilité, ou non, de la climatisation face à des chaleurs appelées à progresser vers l’est du continent.

La chaleur devrait progresser vers l’est: les Pays-Bas ont annoncé la gratuité des piscines de plein air, la Pologne devrait être touchée à partir de jeudi, tandis que l’Autriche, la Croatie ou la Hongrie se préparent.

– Températures records –

Sous des températures historiques, la France connaît un quatrième jour consécutif de vigilance rouge canicule avec 58 départements concernés.

Selon l’organisme public Météo-France, la journée de mardi a été « la plus chaude jamais enregistrée en France » depuis 1947. L’indicateur thermique national a atteint 29,8°C selon des données provisoires, effaçant les précédents records du 25 juillet 2019 et du 5 août 2003 (29,4°C).

Un autre record a été battu pour les températures maximales moyenne relevées dans 30 stations de référence qui a atteint 38,2°C mardi, dépassant le précédent record du 5 août 2003 (37,7°C).

En comptant 31 départements en vigilance orange, plus de 90% des Français sont exposés à des chaleurs extrêmes, avec 39 à 41°C encore attendus mercredi dans une grande moitié ouest du pays.

Des feux de forêts inédits se sont déclarés, des centrales nucléaires tournent au ralenti. Pour une dizaine de milliers de candidats au baccalauréat, les épreuves orales ont dû être décalées cette semaine selon l’Education nationale.

Le Louvre et la Tour Eiffel à Paris restreignent les horaires de visite, tout comme l’Atomium Bruxelles.

Près de Quimper, dans l’ouest, des groupes électrogènes doivent être branchés dans des maisons de retraite médicalisées, conséquence d’une panne de transformateur « liée aux fortes chaleurs ».

Environ 68.000 foyers encore concernés par la coupure d’électricité mercredi matin ne pourront être raccordés « au plus tôt » qu' »en fin de journée », selon la préfecture.

– « Des soignants qui crèvent de chaud » –

A situation exceptionnelle, mobilisation exceptionnelle. Le gouvernement français a annoncé un renforcement de la mobilisation du système de santé même si la situation est pour l’heure « normale » à l’échelle nationale et « l’hôpital pas saturé aujourd’hui », selon sa collègue à la Santé Stéphanie Rist.

La ministre a toutefois noté une « petite augmentation des passages aux urgences », comparable à la hausse des appels au Samu, comprise « entre 15% et 20% ».

Les critiques pleuvent cependant sur l’impréparation des pouvoirs publics, notamment pour isoler dans les bâtiments scolaires et hospitaliers.

La dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est emparée du sujet, promettant « un plan massif de climatisation » si elle est élue à la présidentielle de 2027.

La fournaise frappe nombre de bâtiments vétustes.

« Cette semaine dans nos hôpitaux, hormis dans les plus modernes, les patients comme les soignants crèvent de chaud, ils sont à l’agonie », lâche auprès de l’AFP Yann Le Baron, secrétaire national du syndicat Unsa Santé-Sociaux. Les équipes en sont réduites à « la débrouille », utilisant des « couvertures de survie » aux fenêtres ou des climatiseurs mobiles, dit-il.

L’Espagne s’interroge d’ailleurs sur la climatisation de ses hôpitaux, surtout dans le nord où l’on est moins habitué aux fortes chaleurs.

Comme à chaque coup de chaud, les climatiseurs s’arrachent.

Lundi, le groupe français Carrefour recensait 30.000 unités de climatisation écoulées à 18H30, soit « mille fois plus qu’une journée normale » selon son PDG, Alexandre Bompard, sur BFMTV.

Les ventes de la plateforme Amazon ont quasiment doublé et Fnac Darty évoque une « croissance à deux chiffres ». A Mérignac, Thierry, un électricien, se dit dépassé par les demandes « en urgence ».

– « Discussion sensée » –

Au Royaume-Uni, où l’alerte rouge pour chaleur extrême est entrée en vigueur à 08H00 GMT dans plusieurs régions, le réseau électrique est sous pression et le gestionnaire du réseau NESO a mis en garde les industriels signalant de possibles problèmes dans la soirée.

Yana Markevitch, une ingénieure de 33 ans, a lancé une pétition pour permettre aux bailleurs de climatiser les logements. Elle et son mari étouffent dans leur appartement londonien de Mile End d’où ils travaillent.

« Aujourd’hui on a branché un climatiseur mobile qu’on vient juste d’acheter. Cela a rafraîchit notre petit bureau, mais quand il est en marche, c’est presque impossible de travailler dans la pièce. C’est extrêmement bruyant, très lourd, mal commode et cela rafraîchit seulement un petit espace », dit-elle.

Au Royaume-Uni, où des écoles seront moins strictes sur les uniformes, le débat est plus global.

« Je pense qu’il faut qu’on ait une discussion sensée sur la climatisation », dit en écho James Bowen, secrétaire général adjoint à l’Association nationale des dirigeants d’établissements scolaires britanniques.

Une immense masse d’air chaud venue d’Afrique s’est positionnée sur l’Europe de l’Ouest, où de hautes pressions en altitude « viennent peser » sur elle, explique le prévisionniste Sébastien Léas. « Et quand on la comprime (…), on la rend encore plus chaude. »

 

LNT avec Afp

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Commerce: la Chine réagira à toute mesure « restrictive » de l’UE, dit son ambassadeur https://lnt.ma/commerce-la-chine-reagira-a-toute-mesure-restrictive-de-lue-dit-son-ambassadeur/ Wed, 24 Jun 2026 10:58:10 +0000 https://lnt.ma/?p=551747 Pékin répliquera si l’Union européenne met en place des mesures « restrictives » envers ses entreprises, a prévenu mercredi l’ambassadeur de Chine auprès des 27, prônant le dialogue pour résoudre les différends commerciaux. Les sujets de tension sur le plan économique se sont multipliés entre l’UE et Pékin ces derniers mois. Les Européens attribuent l’envolée de leur […]

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Pékin répliquera si l’Union européenne met en place des mesures « restrictives » envers ses entreprises, a prévenu mercredi l’ambassadeur de Chine auprès des 27, prônant le dialogue pour résoudre les différends commerciaux.

Les sujets de tension sur le plan économique se sont multipliés entre l’UE et Pékin ces derniers mois.

Les Européens attribuent l’envolée de leur déficit commercial vis à vis de la Chine, qui dépasse désormais un milliard d’euros par jour pour les échanges de biens, selon Eurostat, à une concurrence déloyale de la part de Pékin. Si le gouvernement chinois s’en défend, l’OCDE a confirmé dans une étude publiée en juin que le pays subventionnait massivement ses industriels.

Tout en cherchant à poursuivre un « dialogue constructif », les dirigeants européens ont demandé à la Commission, lors d’un sommet la semaine dernière, de « compléter » l’arsenal européen en matière de défense commerciale.

Le chef de la mission chinoise auprès de l’UE, Cai Run, a pour sa part insisté sur la nécessité du dialogue, quelques jours avant la venue à Bruxelles du ministre chinois du Commerce Wang Wentao, prévue lundi.

L’Europe et la Chine « sont des partenaires, pas des rivaux, et certainement pas des ennemis », a-t-il assuré lors d’un événement organisé dans la capitale belge.

« Nous sommes contre l’utilisation à des fins politiques des problèmes économiques et commerciaux », et « toute mesure restrictive » qui serait prise vis-à-vis de la Chine, « au nom de l’atténuation des risques ou de la réduction des dépendances », a-t-il ajouté.

« Si l’UE persistait à vouloir imposer de telles dispositions, la Chine serait contrainte de prendre des contre-mesures, pour défendre ses intérêts légitimes », a mis en garde le diplomate.

Mais selon lui, une telle confrontation est largement évitable.

« Nous sommes tout à fait en mesure de résoudre les frictions et les désaccords économiques et commerciaux par le dialogue », a insisté Cai Run.

 

LNT avec Afp

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Épidémie d’Ebola: premier cas identifié en France et hors Afrique https://lnt.ma/epidemie-debola-premier-cas-identifie-en-france-et-hors-afrique/ Wed, 24 Jun 2026 10:57:48 +0000 https://lnt.ma/?p=551750 Pour la première fois, un cas d’Ebola a été diagnostiqué en France – et hors Afrique – chez un médecin revenant de République démocratique du Congo, actuellement frappée par une importante épidémie, mais les autorités sanitaires françaises se veulent rassurantes. La France est, dans le cadre de cette épidémie, le premier pays hors d’Afrique à […]

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Pour la première fois, un cas d’Ebola a été diagnostiqué en France – et hors Afrique – chez un médecin revenant de République démocratique du Congo, actuellement frappée par une importante épidémie, mais les autorités sanitaires françaises se veulent rassurantes.

La France est, dans le cadre de cette épidémie, le premier pays hors d’Afrique à confirmer qu’un cas a été diagnostiqué sur son territoire. De précédents cas suspects, au Brésil ou en Italie, ont été finalement exclus ou non confirmés.

L’épidémie, qui touche dans une moindre mesure l’Ouganda, met en jeu une souche rare du virus, dite Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique.

Le ministère français de la Santé a annoncé mercredi « l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national ». « Le patient, de retour d’une des zones de circulation du virus en RDC, a immédiatement été pris en charge dans un établissement spécialisé et se trouve dans un état stable », précise le ministère dans un communiqué.

Le ministère de la Santé a précisé à l’AFP que l’identification avait eu lieu en métropole, sans donner plus de détail sur sa localisation, en raison du secret médical.

Si les autorités sanitaires rappellent que le risque de transmission est jugé faible, le chef du gouvernement français, Sébastien Lecornu, a immédiatement indiqué suivre la situation de « très près ».

La RDC est actuellement frappée par une importante épidémie de cette maladie qui se traduit par une fièvre hémorragique très souvent meurtrière.

Selon les derniers chiffres officiels, 1.048 cas ont été recensés dont 267 décès, soit un taux de létalité d’environ 25%. Mais nombre d’experts jugent probable que l’ampleur soit sous-estimée, l’épidémie frappant des régions très reculées.

– Transmission accélérée en RDC –

« Toutes les mesures de précaution, et notamment l’isolement du patient, ont été prises dès son arrivée sur le territoire national, avec un transfert à l’hôpital dans des conditions sécurisées afin d’éviter tout risque de contamination », a assuré le ministère français.

Une enquête est en cours pour identifier d’éventuels cas contacts qui seront enjoints à un « isolement à domicile de 21 jours et bénéficieront d’une surveillance attentive durant cette période », selon la même source.

Lors d’une précédente épidémie majeure, qui avait frappé au milieu des années 2010 l’Afrique de l’Ouest, deux cas avaient été présents sur le territoire français, mais seulement après avoir été diagnostiqués à l’étranger.

En revanche, plusieurs cas avaient alors été diagnostiqués sur les sols américain et britannique, chez des patients de retour des pays concernés par l’épidémie. Ces précédents restent néanmoins rassurants, n’ayant donné lieu à aucune propagation durable.

Les experts en santé publique estiment en effet que le risque de transmission de l’épidémie reste faible à travers le monde, en raison du caractère relativement peu contagieux du virus Ebola.

« Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé faible le risque d’infection pour les résidents européens et les voyageurs se rendant en zone de circulation active, et très faible pour la population générale européenne », rappelle le ministère de la Santé.

Au niveau régional, en revanche, l’épidémie actuelle d’Ebola, la 17e à frapper la RDC, est considérée comme particulièrement préoccupante, face à de nombreux facteurs qui freinent la lutte contre cette flambée.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui en a fait une urgence de santé publique, avait indiqué mi-juin que la transmission de l’épidémie s’accélère en RDC malgré le renforcement des mesures de riposte sanitaire.

L’absence de vaccin, la présence de nombreuses zones de guerre, ainsi que la lenteur des autorités sanitaires à initialement repérer le virus, sont autant de facteurs qui rend l’épidémie particulièrement difficile à contrôler.

 

LNT avec Afp

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Ormuz : trafic maritime record lundi depuis le début de la guerre https://lnt.ma/ormuz-trafic-maritime-record-lundi-depuis-le-debut-de-la-guerre/ Tue, 23 Jun 2026 09:00:53 +0000 https://lnt.ma/?p=551629 Au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d’Ormuz lundi, un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler, près d’une semaine après la conclusion d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Ce trafic représente près d’un tiers des franchissements en […]

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Au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d’Ormuz lundi, un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler, près d’une semaine après la conclusion d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran.

Ce trafic représente près d’un tiers des franchissements en temps de paix (environ 120 par jour) via ce passage stratégique pour le commerce mondial, par où transite d’ordinaire un cinquième des exportations mondiales d’hydrocarbures, ainsi que d’autres matières premières essentielles.

Pendant la guerre, du 1er mars au 14 juin, moins de 10 navires de matières premières en moyenne franchissaient le détroit chaque jour. Depuis le 15 juin, au lendemain de l’annonce de l’accord, la moyenne est montée à 21, et même à 27 au cours des cinq derniers jours.

Le détroit d’Ormuz a rouvert la semaine dernière, à la suite d’un accord entre l’Iran et les Etats-Unis censé mettre fin à la guerre au Moyen Orient, mais Téhéran a annoncé samedi la fermeture du détroit en réaction aux attaques d’Israël au Liban.

Depuis, Téhéran et Washington se sont entendus sur des mécanismes visant à faire cesser les affrontements au Liban et à sécuriser le détroit d’Ormuz.

L’administration du détroit « ne redeviendra jamais ce qu’elle était avant la guerre », a assuré mardi Mohammad Bagher Ghalibaf, qui représente l’Iran dans les négociations avec les Etats-Unis, selon des propos rapportés par l’agence officielle Irna.

« L’Iran administrera » le détroit, a-t-il martelé.

Son équipe de négociateurs s’est rendue à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d’Ormuz, selon Irna.

En attendant, la flotte fantôme de pétroliers iraniens, sous sanctions internationales et particulièrement ciblée par la marine américaine avant l’accord, peut de nouveau naviguer librement, Washington ayant autorisé « jusqu’au 21 août (…) toutes les transactions » concernant la production, la vente et le transport d’hydrocarbures d’origine iranienne.

 

LNT avec Afp

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Commission de l’ONU : les enfants de Gaza « délibérément ciblés » par Israël dans un génocide qui se poursuit https://lnt.ma/commission-de-lonu-les-enfants-de-gaza-deliberement-cibles-par-israel-dans-un-genocide-qui-se-poursuit/ Tue, 23 Jun 2026 08:59:24 +0000 https://lnt.ma/?p=551635 Une nouvelle enquête de la Commission internationale indépendante de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés accuse Israël d’avoir délibérément ciblé les enfants palestiniens dans la bande de Gaza, estimant que ces actes s’inscrivent dans la poursuite d’un « génocide », ainsi que de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le rapport, publié mardi, […]

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Une nouvelle enquête de la Commission internationale indépendante de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés accuse Israël d’avoir délibérément ciblé les enfants palestiniens dans la bande de Gaza, estimant que ces actes s’inscrivent dans la poursuite d’un « génocide », ainsi que de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le rapport, publié mardi, constitue l’une des accusations les plus sévères formulées à ce jour par un organe d’enquête des Nations unies contre l’État hébreu.

Des enfants au cœur de la tragédie

Selon les conclusions de la commission, les enfants palestiniens ont été particulièrement touchés par l’offensive israélienne menée dans l’enclave depuis octobre 2023. Les enquêteurs affirment que les forces israéliennes ont eu recours à des armes à fort pouvoir destructeur dans des zones densément peuplées, provoquant des pertes massives parmi les civils, notamment les mineurs. D’après le rapport, près de 30 % des personnes tuées à Gaza depuis le début de la guerre étaient des enfants.

La commission estime que ces morts ne relèvent pas uniquement des conséquences collatérales d’opérations militaires, mais s’inscrivent dans un schéma plus large de destruction visant l’avenir même de la population palestinienne. Son président, le juge Srinivasan Muralidhar, a déclaré observer « une tendance où les enfants sont spécifiquement ciblés par les forces israéliennes ».

Santé, famine et destruction du futur palestinien

Au-delà des bombardements, l’enquête met en cause l’impact de la guerre sur les infrastructures médicales et les conditions de vie des enfants. Les experts de l’ONU soulignent que les attaques contre les maternités, les centres néonataux et les établissements de santé ont gravement compromis la survie des nouveau-nés et la santé reproductive des Palestiniens. Ils évoquent une hausse des fausses couches, des malformations congénitales et des risques sanitaires durables.

Le rapport dénonce également les conséquences du blocus et des restrictions imposées à l’aide humanitaire. Selon la commission, la famine, la malnutrition et la propagation des maladies ont frappé de plein fouet les enfants gazaouis, aggravant une situation déjà qualifiée de catastrophique par plusieurs agences onusiennes.

Pour les enquêteurs, ces éléments participent à ce qu’ils décrivent comme une atteinte systématique à « l’essence même de l’enfance », expression utilisée pour illustrer l’effondrement de presque toutes les protections garanties aux enfants par le droit international.

Une accumulation de rapports accablants

Cette nouvelle enquête s’ajoute à une série de rapports publiés ces derniers mois par différents mécanismes onusiens et organisations de défense des droits humains. En septembre 2025, la même commission d’enquête avait déjà conclu qu’il existait des motifs raisonnables permettant d’affirmer qu’Israël commettait plusieurs actes entrant dans la définition du génocide au regard de la Convention de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide.

D’autres organismes internationaux ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des actes susceptibles de relever du génocide. Des rapports ont notamment mis en avant la destruction d’infrastructures civiles, l’effondrement du système de santé, les déplacements massifs de population et les restrictions imposées à l’acheminement de l’aide humanitaire.

Israël rejette catégoriquement les accusations

Les autorités israéliennes ont rejeté les conclusions du rapport, qualifiant les accusations de diffamatoires et politiquement motivées. Israël affirme prendre des mesures pour limiter les pertes civiles et accuse le Hamas d’utiliser les infrastructures civiles et la population comme boucliers humains.

Le gouvernement israélien continue de contester toute accusation de génocide et soutient que ses opérations militaires visent exclusivement à neutraliser les groupes armés responsables de l’attaque du 7 octobre 2023.

Une pression internationale croissante

La publication de ce rapport intervient dans un contexte de pression accrue sur Israël. Quelques jours auparavant, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’était alarmé du nombre record de violations commises contre les enfants dans les territoires palestiniens occupés. Son rapport annuel sur les enfants dans les conflits armés attribue des milliers de violations graves aux forces israéliennes et met en garde contre l’augmentation de la violence à l’encontre des mineurs palestiniens.

Pour la commission d’enquête, la multiplication des décès, des blessures, des traumatismes psychologiques et des privations infligés aux enfants palestiniens ne constitue pas seulement une catastrophe humanitaire. Elle représenterait également une attaque contre l’avenir du peuple palestinien lui-même, en détruisant une génération entière marquée par la guerre, la faim et les déplacements forcés.

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Ormuz: le trafic continue, malgré l’annonce iranienne d’une refermeture du détroit https://lnt.ma/ormuz-le-trafic-continue-malgre-lannonce-iranienne-dune-refermeture-du-detroit/ Mon, 22 Jun 2026 10:58:37 +0000 https://lnt.ma/?p=551554 Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz se poursuivait lundi à un rythme plus soutenu qu’avant l’accord entre l’Iran et les Etats-Unis, selon des plateformes de suivi maritime, malgré l’annonce samedi par Téhéran d’une nouvelle fermeture de ce passage stratégique. Lundi à 11H00 GMT, la plateforme de suivi maritime Kpler décomptait déjà 15 franchissements de […]

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Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz se poursuivait lundi à un rythme plus soutenu qu’avant l’accord entre l’Iran et les Etats-Unis, selon des plateformes de suivi maritime, malgré l’annonce samedi par Téhéran d’une nouvelle fermeture de ce passage stratégique.

Lundi à 11H00 GMT, la plateforme de suivi maritime Kpler décomptait déjà 15 franchissements de navires de transports de matières premières sur la matinée. Un niveau comparable à jeudi et samedi, deux jours où le trafic avait tutoyé les 30 franchissements sur la journée.

Au moins cinq autres navires, dont le franchissement n’avait pas encore été confirmé par Kpler, semblaient avoir également passé le détroit, selon leurs signaux AIS visibles sur la plateforme MarineTraffic.

Le détroit d’Ormuz a rouvert la semaine dernière, à la suite d’un accord entre l’Iran et les Etats-Unis censé mettre fin à la guerre au Moyen Orient, mais Téhéran a annoncé samedi la fermeture du détroit en réaction aux attaques d’Israël au Liban.

Depuis, Téhéran et Washington se sont entendus sur des mécanismes visant à faire cesser les affrontements au Liban et à sécuriser le détroit d’Ormuz, où circule d’ordinaire un cinquième du pétrole mondial. Sur ce point, ils se sont accordés sur une « ligne de communication », pour « éviter les incidents et les problèmes de communication », selon les médiateurs qatari et pakistanais.

« Malgré l’incertitude entourant les négociations Etats-Unis/Iran, le détroit d’Ormuz est resté opérationnel pendant le weekend », a noté lundi Nikos Pothitakis, chargé des relations presse chez Kpler, sur X, tout en précisant que beaucoup de navires s’étaient reportés sur l’itinéraire validé par Téhéran ou avaient recommencé à naviguer avec leur transpondeur éteint.

 

LNT avec Afp

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Washington annonce suspendre ses sanctions sur le pétrole iranien https://lnt.ma/washington-annonce-suspendre-ses-sanctions-sur-le-petrole-iranien/ Mon, 22 Jun 2026 10:57:37 +0000 https://lnt.ma/?p=551586 Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir suspendu pour deux mois leurs sanctions visant le pétrole iranien, et assuré que l’Iran accueillerait à nouveau des inspecteurs nucléaires, après des pourparlers en Suisse qualifiés par Washington de « bases très solides » pour une fin définitive à la guerre au Moyen-Orient. « Toutes les transactions » qui étaient auparavant « interdites » concernant […]

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Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir suspendu pour deux mois leurs sanctions visant le pétrole iranien, et assuré que l’Iran accueillerait à nouveau des inspecteurs nucléaires, après des pourparlers en Suisse qualifiés par Washington de « bases très solides » pour une fin définitive à la guerre au Moyen-Orient.

« Toutes les transactions » qui étaient auparavant « interdites » concernant la production, la vente, le transport d’hydrocarbures d’origine iranienne « sont autorisées jusqu’au 21 août à 00H01 » heure de Washington, selon une annonce publiée lundi sur le site du ministère américain des Finances, qui gère les sanctions économiques.

Evoluant déjà sous les 80 dollars lundi à la faveur de la détente diplomatique, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, est tombé dans la foulée à 77,6 dollars, loin du sommet de plus de 126 dollars qu’il avait atteint au paroxysme de la guerre.

« Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi », avait auparavant déclaré le vice-présidence américain JD Vance après avoir participé à ces discussions dimanche et jusqu’à tôt lundi matin.

Le dirigeant s’est aussi félicité du fait que l’Iran ait selon lui accepté d’inviter à nouveau des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur son territoire, jugeant qu’il s’agissait d’une « étape majeure » et d’un « premier pas » vers « l’arrêt définitif du programme d’armement nucléaire iranien ».

L’Iran, qui n’a pas confirmé ces informations dans l’immédiat, avait temporairement suspendu sa coopération avec l’instance onusienne après les bombardements israéliens et américains contre ses installations, en juin 2025.

Les inspecteurs de l’AIEA n’ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l’état des stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran, un point de contentieux majeur avec Washington. En revanche, ils ont été autorisés à se rendre dans d’autres sites nucléaires iraniens ces derniers mois.

– « Progrès encourageants » –

Après la signature d’un protocole d’accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

Côté iranien, l’équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, à l’issue de « 18 heures d’intenses discussions », selon l’agence de presse Irna.

Ce départ intervient après que Téhéran et Washington se sont entendus sur des mécanismes visant à faire cesser les affrontements au Liban et à sécuriser le stratégique détroit d’Ormuz, deux des enjeux majeurs du conflit qui a embrasé la région et fait vaciller l’économie mondiale.

Les deux parties ont accompli « des progrès encourageants », ont assuré les deux pays médiateurs, tandis que le ministère suisse des Affaires étrangères a annoncé la « reprise immédiate » des consultations, cette fois au niveau technique.

« Les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne sont plus restreintes, (…) certains avoirs gelés sont débloqués, et un plan de reconstruction et de développement majeur de l’Iran a été lancé », a salué Abbas Araghchi, énumérant des points du texte signé le 17 juin par Washington et Téhéran, et faisant lui aussi état de « progrès ».

M. Vance a toutefois promis que son pays s’assurerait qu’un éventuel déblocage d’avoirs iraniens « ne servirait pas à financer le terrorisme ».

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une « cellule de gestion des conflits » va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, un dossier qui pèse sur les négociations au point d’avoir provoqué leur report temporaire vendredi.

Ce sera « le premier test réel », a estimé le chef de la diplomatie iranienne, alors que le président libanais Joseph Aoun et JD Vance se sont parlés au sujet de cette cellule.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a toutefois prévenu que son armée resterait dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire ».

– Accalmie au Liban –

Le Liban connaît depuis dimanche une accalmie après un regain de violences meurtrières les jours précédents. En représailles, le pouvoir iranien avait annoncé samedi verrouiller de nouveau le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz s’est pourtant poursuivi lundi à un rythme plus soutenu qu’avant l’accord, selon des plateformes de suivi maritime.

Les Etats-Unis et l’Iran vont instaurer une « ligne de communication » destinée à prévenir les incidents et malentendus, « avec l’objectif d’assurer un passage sûr pour les navires commerciaux », ont précisé Islamabad et Doha.

Mais les analystes restent prudents au lendemain de nouvelles menaces de Donald Trump, enjoignant Téhéran d’empêcher ses alliés au Liban, en référence au Hezbollah, de « causer des problèmes », sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes.

L’avertissement du président américain « a d’emblée exclu tout scénario d’apaisement immédiat », a commenté Stephen Innes, de SPI Asset Management, pronostiquant des « embûches » sur la voie d’un accord final.

 

LNT avec Afp

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Qatar: 13 morts dans l’explosion d’un complexe gazier, selon un nouveau bilan https://lnt.ma/qatar-13-morts-dans-lexplosion-dun-complexe-gazier-selon-un-nouveau-bilan/ Mon, 22 Jun 2026 10:56:26 +0000 https://lnt.ma/?p=551565 Au moins 13 personnes ont perdu la vie et 66 autres ont été blessées dans l’explosion survenue au complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, selon un nouveau bilan communiqué lundi par les autorités qatariennes. L’accident s’est produit alors que des équipes tentaient de remettre en service une partie des installations après plusieurs mois de […]

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Au moins 13 personnes ont perdu la vie et 66 autres ont été blessées dans l’explosion survenue au complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, selon un nouveau bilan communiqué lundi par les autorités qatariennes. L’accident s’est produit alors que des équipes tentaient de remettre en service une partie des installations après plusieurs mois de perturbations.

L’explosion a touché l’installation de Barzan, située au sein de la vaste zone industrielle de Ras Laffan, à environ 80 kilomètres au nord de Doha. Un important incendie s’est déclaré à la suite de la déflagration, mobilisant les services d’urgence qatariens pendant plusieurs heures avant que le feu ne soit maîtrisé.

Selon le ministre qatari de l’Énergie, Saad Al-Kaabi, les premières investigations privilégient la piste d’un accident technique survenu lors de la phase de redémarrage des équipements. Les autorités ont écarté, à ce stade, toute hypothèse de sabotage ou d’attaque extérieure. Une enquête a toutefois été ouverte afin de déterminer avec précision les causes du drame.

Un site vital pour l’économie du Qatar

Le complexe de Ras Laffan constitue le cœur de l’industrie gazière qatarienne et abrite la plus importante plateforme mondiale d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL). Le site joue un rôle central dans l’approvisionnement énergétique du pays ainsi que dans ses exportations vers l’Europe et l’Asie.

L’usine de Barzan, plus particulièrement, est essentielle à l’alimentation du marché intérieur qatari. Elle fournit du gaz destiné à la production d’électricité ainsi qu’aux installations de dessalement de l’eau de mer, cruciales pour un pays largement dépendant de cette technologie.

Un contexte déjà marqué par de fortes tensions

L’accident intervient alors que le Qatar s’efforçait de relancer progressivement ses activités gazières après plusieurs mois de perturbations. En mars dernier, le site de Ras Laffan avait subi d’importants dégâts lors d’attaques de missiles et de drones attribuées à l’Iran dans le contexte des tensions régionales. Ces événements avaient contraint Doha à suspendre une partie de sa production.

Les autorités qatariennes assurent néanmoins que les capacités d’exportation du pays ne sont pas remises en cause à court terme et qu’aucune fuite susceptible de menacer la population ou l’environnement n’a été détectée. Des opérations de vérification et d’évaluation des dommages sont actuellement en cours.

Inquiétudes sur les marchés de l’énergie

Même si Doha affirme que les exportations de GNL peuvent se poursuivre, l’explosion suscite des inquiétudes sur les marchés internationaux de l’énergie. Le Qatar figure parmi les principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié, et toute perturbation durable de ses infrastructures pourrait avoir des répercussions sur les approvisionnements et les prix mondiaux.

Les équipes de secours poursuivaient par ailleurs leurs opérations de recherche sur le site, plusieurs personnes ayant initialement été signalées disparues après l’explosion.

 

LNT

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Iran-États-Unis : ouverture en Suisse de négociations destinées à finaliser un accord https://lnt.ma/iran-etats-unis-ouverture-en-suisse-de-negociations-destinees-a-finaliser-un-accord/ Sun, 21 Jun 2026 17:50:55 +0000 https://lnt.ma/?p=551488 Des négociations entre l’Iran et les États-Unis se sont ouvertes dimanche à Bürgenstock, en Suisse, avec l’objectif de finaliser un accord destiné à mettre un terme au conflit au Moyen-Orient. Ces discussions interviennent quatre jours après la signature d’un protocole d’accord déjà fragilisé par la reprise des affrontements au Liban. Réunis sous médiation qatarie et […]

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Des négociations entre l’Iran et les États-Unis se sont ouvertes dimanche à Bürgenstock, en Suisse, avec l’objectif de finaliser un accord destiné à mettre un terme au conflit au Moyen-Orient. Ces discussions interviennent quatre jours après la signature d’un protocole d’accord déjà fragilisé par la reprise des affrontements au Liban.

Réunis sous médiation qatarie et pakistanaise, des représentants américains et iraniens ont entamé les travaux de la première réunion de la commission de haut niveau chargée de transformer le protocole d’accord en un règlement définitif. Le processus doit aboutir, dans un délai initial de 60 jours renouvelables, à un accord global portant notamment sur le programme nucléaire iranien et la stabilisation régionale.

Présent sur place, le vice-président américain JD Vance a qualifié ces pourparlers « d’historiques », exprimant l’espoir qu’ils permettront « de tourner une nouvelle page » et de transformer les relations entre Washington et le peuple iranien.

Les discussions se déroulent toutefois dans un contexte de fortes tensions. Selon la télévision d’État iranienne IRIB, la première session n’a pas abordé la question nucléaire et la délégation iranienne a refusé de poser pour une photographie officielle avec les représentants américains, illustrant la persistance de la méfiance entre les deux pays.

Le dossier libanais continue de peser sur les discussions

Les négociations se tiennent également à l’ombre des violences au Liban. Malgré une clause de l’accord-cadre prévoyant la cessation des hostilités sur l’ensemble des fronts, les affrontements entre Israël et le Hezbollah se sont poursuivis ces derniers jours.

Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 30 morts samedi. Selon les autorités libanaises, les opérations militaires ont causé la mort de 4.106 personnes depuis le début des hostilités en mars, tandis que l’armée israélienne fait état de 36 soldats tués.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a averti qu’aucun accord avec les États-Unis ne serait possible sans un arrêt effectif des hostilités au Liban.

Le président américain Donald Trump a, pour sa part, exhorté l’Iran à « empêcher immédiatement ses groupes affiliés hautement payés au Liban de causer des problèmes », avertissant que Washington pourrait frapper à nouveau l’Iran « très fort » en cas de nouvelles escalades.

Le vice-président américain a néanmoins indiqué avoir constaté « des progrès considérables » ces derniers jours pour assurer le maintien du cessez-le-feu au Liban, évoquant une « trêve fragile » désormais en vigueur.

Les pourparlers de Bürgenstock sont dirigés côté américain par JD Vance et côté iranien par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf. L’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Trump, participent également aux discussions.

Selon M. Vance, les négociations pourraient durer « quelques jours ». Il a réaffirmé que les États-Unis étaient disposés à transformer fondamentalement leurs relations avec Téhéran si celui-ci renonçait durablement à toute ambition nucléaire militaire et cessait de jouer un rôle déstabilisateur dans la région.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a de son côté répété que son pays ne cherchait pas à se doter de l’arme atomique, tout en réaffirmant le droit de l’Iran à l’enrichissement de l’uranium.

Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a appelé à la prudence, estimant que « l’ennemi a montré qu’il ne tenait pas ses promesses ».

La veille de l’ouverture des négociations, le commandement central de l’armée iranienne avait annoncé une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz au trafic maritime, en réponse aux violations présumées des engagements pris par Israël et les États-Unis.

La réouverture de cette voie maritime stratégique constituait pourtant l’un des éléments centraux du protocole d’accord signé quelques jours auparavant. Le détroit d’Ormuz est un passage essentiel pour le commerce énergétique mondial, par lequel transite environ un cinquième des hydrocarbures de la planète.

En réaction, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient « vigilantes », précisant que 55 navires marchands avaient franchi le détroit de manière sécurisée samedi.

LNT avec AFP

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Moyen-Orient : l’Iran annonce une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz tout en poursuivant les discussions avec Washington https://lnt.ma/moyen-orient-liran-annonce-une-nouvelle-fermeture-du-detroit-dormuz-tout-en-poursuivant-les-discussions-avec-washington/ Sat, 20 Jun 2026 16:15:25 +0000 https://lnt.ma/?p=551470 L’Iran a annoncé samedi la fermeture du détroit d’Ormuz en réaction à la poursuite des opérations israéliennes au Liban, tout en confirmant la poursuite des discussions avec les États-Unis en vue d’un accord définitif sur la fin du conflit au Moyen-Orient. Le commandement central de l’armée iranienne a indiqué que « le détroit d’Ormuz sera […]

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L’Iran a annoncé samedi la fermeture du détroit d’Ormuz en réaction à la poursuite des opérations israéliennes au Liban, tout en confirmant la poursuite des discussions avec les États-Unis en vue d’un accord définitif sur la fin du conflit au Moyen-Orient.

Le commandement central de l’armée iranienne a indiqué que « le détroit d’Ormuz sera fermé au trafic maritime » et a présenté cette mesure comme une « première réponse » aux violations présumées des engagements prévus par le protocole d’accord irano-américain signé mercredi dernier. Téhéran a également prévenu que d’autres mesures pourraient être prises afin de contraindre les parties concernées à respecter leurs obligations.

Cette annonce marque un nouveau développement autour de cette voie maritime stratégique, par laquelle transitent habituellement près de 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures. Sa fermeture au début de la guerre, déclenchée le 28 février, avait provoqué une forte hausse des cours du pétrole ainsi que des tensions sur les approvisionnements énergétiques internationaux.

La réouverture du détroit constituait pourtant l’un des points centraux du protocole d’accord conclu entre Washington et Téhéran, lequel prévoit une cessation des hostilités sur l’ensemble des fronts régionaux, notamment au Liban.

En réaction à l’annonce iranienne, le Commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient « vigilantes ». Selon le Centcom, le trafic maritime n’a pas été interrompu samedi et 55 navires marchands ont traversé le détroit en toute sécurité.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a toutefois averti que le protocole initial serait « en danger » si ses dispositions n’étaient pas appliquées rapidement, faisant notamment référence à la situation au Liban.

Les combats se poursuivent au Liban

Malgré les annonces de cessez-le-feu intervenues ces derniers jours, les affrontements se poursuivent entre Israël et le Hezbollah dans le sud du Liban.

Selon les autorités libanaises, les opérations israéliennes ont fait au moins 24 morts samedi, après avoir causé 83 décès la veille. Depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars dernier, le bilan des victimes au Liban s’élève désormais à 4.057 morts, d’après le ministère libanais de la Santé.

L’armée israélienne affirme viser des positions du Hezbollah en représailles à des attaques contre ses troupes. Selon elle, plus de 50 projectiles ont été tirés par le mouvement chiite dans la nuit de vendredi à samedi.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, a accusé le Hezbollah de « violer constamment le cessez-le-feu ». Le mouvement pro-iranien a, pour sa part, rejeté ces accusations, affirmant dans un communiqué qu’il restait attaché à la trêve tout en refusant « toute tentative israélienne d’étendre son occupation » et en tenant Israël pour « totalement responsable » des violations observées.

Sur le terrain, l’incertitude demeure forte parmi les populations civiles. « La peur domine chez tout le monde », témoigne Fadi Zayat, un habitant du sud du Liban, expliquant être revenu récemment dans son village avec ses effets personnels prêts à être emportés en cas de nouvelle dégradation de la situation sécuritaire.

Parallèlement à ces tensions, Téhéran et Washington maintiennent le cap des négociations diplomatiques.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé la tenue, dimanche en Suisse, de discussions techniques entre responsables iraniens et américains, en présence de représentants du Qatar et du Pakistan, deux pays médiateurs dans ce dossier.

Selon des médias officiels iraniens, une délégation de négociateurs a quitté Téhéran samedi à destination de la Suisse. Des discussions préparatoires ont d’ailleurs débuté dès samedi, selon les autorités suisses.

Le Pakistan a confirmé la tenue de ces pourparlers techniques. Son ministre de l’Intérieur est arrivé samedi en Iran dans le cadre des efforts de médiation entrepris par Islamabad, qui joue un rôle central dans le rapprochement entre Washington et Téhéran.

Le vice-président américain, JD Vance, a indiqué que l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, se trouvaient déjà en Suisse afin de traiter les aspects techniques de la négociation. M. Vance a également affirmé s’attendre à se rendre « dans les prochains jours » en Suisse.

Le protocole signé mercredi prévoit l’ouverture de négociations d’une durée de soixante jours afin de parvenir à un accord définitif. Les discussions devraient porter principalement sur le programme nucléaire iranien ainsi que sur les modalités de mise en œuvre des engagements pris par les différentes parties.

LNT avec AFP

 

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À peine signé, l’accord entre Iran et États-Unis semble vaciller https://lnt.ma/a-peine-signe-laccord-entre-iran-et-etats-unis-semble-vaciller/ Fri, 19 Jun 2026 10:03:01 +0000 https://lnt.ma/?p=551414 Flambée de violences meurtrières au Liban, report des négociations prévues en Suisse, réserves à Téhéran: à peine signé, le protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient semble vaciller sur ses bases vendredi. Dans le sud du Liban, des frappes israéliennes ont fait 18 morts et 33 blessés […]

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Flambée de violences meurtrières au Liban, report des négociations prévues en Suisse, réserves à Téhéran: à peine signé, le protocole d’accord entre l’Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient semble vaciller sur ses bases vendredi.

Dans le sud du Liban, des frappes israéliennes ont fait 18 morts et 33 blessés dans la nuit, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé à Beyrouth, tandis que l’armée israélienne a fait état de la mort de quatre de ses soldats, dont un haut gradé.

Il s’agit du plus lourd bilan publié depuis l’annonce de la conclusion de l’accord lundi, qui prévoit un cessez-le-feu « sur tous les fronts, y compris au Liban », un point sur lequel Téhéran, allié du mouvement islamiste libanais Hezbollah, avait insisté.

« Tout le Liban doit brûler », a réagi à l’annonce de la mort des militaires le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La France a appelé de son côté Israël à « respecter » le protocole d’accord.

– Pas de nouvelle date –

Parallèlement, le gouvernement suisse a annoncé le report sine die des négociations prévues vendredi dans le pays entre Téhéran et Washington, censées donner le coup d’envoi à un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire.

« La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent », a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un message transmis à l’AFP, sans fournir de précision sur une éventuelle prochaine date.

La rencontre devait initialement se tenir dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne.

L’annulation un peu plus tôt de la venue du vice-président américain JD Vance avait déjà fait planer l’incertitude sur la tenue des pourparlers. Tout comme celle de l’émissaire du Pakistan, médiateur des discussions, qui va tenir en urgence une réunion dimanche en Egypte avec des pays de la région.

La semaine avait pourtant démarré sur une note optimiste, avec l’annonce d’un accord-cadre pour mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël. Les hostilités ont fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l’économie mondiale.

Ce protocole a été signé électroniquement et à distance mercredi par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump. Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi dans un message écrit l’avoir approuvé malgré des réserves.

– Réserves de Khamenei –

« Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l’avenir ne présagent pas de l’acceptation du point de vue de l’ennemi », a souligné le dirigeant, qui n’a pas été vu en public depuis qu’il a succédé en mars à son père Ali Khamenei, tué dans les bombardements israélo-américains sur l’Iran.

En attendant, le trafic a repris dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, verrouillé depuis le début de la guerre par l’Iran, les Etats-Unis ayant imposé en retour un blocus des ports iraniens.

Il a été levé jeudi comme prévu par l’accord et les forces américaines « ont laissé plus d’une douzaine de bateaux passer », a précisé JD Vance.

La télévision d’Etat iranienne, citant un communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale du pays, a annoncé de son côté que les navires souhaitant traverser le détroit devraient soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental.

Conformément aux termes du protocole, « aucun frais » ne sera perçu « pendant une période de 60 jours », a-t-elle rappelé.

Reflet d’un regain des craintes, les prix du pétrole ont recommencé à monter vendredi après avoir fortement chuté depuis l’annonce de l’accord, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, repassant au-dessus des 80 dollars.

– « Echec des États-Unis » –

Aux Etats-Unis, la presse américaine s’est montrée sévère envers un accord-cadre offrant à l’Iran d’énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire.

Washington s’engage ainsi, en cas d’accord définitif, à faciliter avec ses « partenaires régionaux » le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran.

L’accord « acte l’échec des Etats-Unis », a commenté le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a en outre promis une « réponse décisive » en cas de violation des engagements.

A Téhéran, Mina, une psychologue de 54 ans, doute que l’accord soit « durable ». « Peut-être qu’après les 60 jours, les hostilités reprendront », dit-elle, interrogée depuis Paris par l’AFP.

Malgré l’apaisement, « le combat n’est pas terminé », avait averti de son côté jeudi Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre israélien n’a pas commenté directement l’accord, vivement critiqué en Israël y compris au sein du gouvernement.

« Si j’étais au gouvernement israélien, peut-être que je n’attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète », a tancé JD Vance, appelant les contempteurs israéliens des décisions américaines « à prendre conscience de la réalité ».

 

LNT avec Afp

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Ormuz: les passages de navires au plus haut depuis mi-avril https://lnt.ma/ormuz-les-passages-de-navires-au-plus-haut-depuis-mi-avril/ Fri, 19 Jun 2026 10:02:18 +0000 https://lnt.ma/?p=551412 Un total de 25 navires commerciaux ont passé le détroit d’Ormuz jeudi après un accord permettant sa réouverture la veille, un volume cinq fois supérieur à la moyenne sur les dix premiers jours de juin et inédit depuis mi-avril, selon des données de la plateforme de suivi maritime AXSMarine publiées vendredi. Il s’agit du nombre […]

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Un total de 25 navires commerciaux ont passé le détroit d’Ormuz jeudi après un accord permettant sa réouverture la veille, un volume cinq fois supérieur à la moyenne sur les dix premiers jours de juin et inédit depuis mi-avril, selon des données de la plateforme de suivi maritime AXSMarine publiées vendredi.

Il s’agit du nombre le plus élevé en une seule journée depuis les 28 transits enregistrés le 18 avril. Cela avait coïncidé avec une brève fenêtre de réouverture du trafic commercial dans ce détroit de facto contrôlé par l’Iran, par lequel transite en temps normal près de 20% de la production pétrolière mondiale et d’autres matières premières cruciales.

Le pic observé jeudi a suivi la signature du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran mercredi. Toutefois, des discussions prévues vendredi en Suisse, censées donner le coup d’envoi à un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire iranien, ont depuis été reportées sine die.

Ce rebond des passages est survenu dans un contexte de plus grande perturbation des signaux AIS que AXSMarine a observé dans le Golfe depuis le début du conflit, le 28 février. Plus de 200 navires commerciaux ont été simultanément affectés jeudi par du « spoofing ou un comportement AIS anormal », a indiqué la plateforme sur X.

« Les opérations de déminage dans le détroit se poursuivent et les armateurs sont tenus de faire preuve de prudence jusqu’à ce que les assureurs rétablissent des conditions de couverture normales », a-t-elle ajouté à l’AFP.

 

LNT avec Map

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Après la signature de l’accord irano-américain, coup d’envoi des négociations vendredi https://lnt.ma/apres-la-signature-de-laccord-irano-americain-coup-denvoi-des-negociations-vendredi/ Thu, 18 Jun 2026 11:19:06 +0000 https://lnt.ma/?p=551341 Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance le protocole d’accord pour mettre fin la guerre au Moyen-Orient, avant une première séance de discussions vendredi en Suisse. Ce texte met un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, faisant des milliers de morts essentiellement en Iran et au […]

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Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance le protocole d’accord pour mettre fin la guerre au Moyen-Orient, avant une première séance de discussions vendredi en Suisse.

Ce texte met un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, faisant des milliers de morts essentiellement en Iran et au Liban et ébranlant l’économie mondiale. La perspective de la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz a été saluée jeudi sur les marchés, avec une chute des cours du pétrole.

L’accord ouvre désormais la voie à une période de 60 jours pour des négociations en détail sur le programme nucléaire iranien et une levée des sanctions internationales qui asphyxient la République islamique.

« Je viens de le signer », a dit Donald Trump à la presse après un dîner mercredi soir au château de Versailles avec Emmanuel Macron. Sur une vidéo publiée sur X, on voit le républicain parapher l’accord aux côtés de son homologue français, tout sourire.

Côté iranien, il a été signé par le président Massoud Pezeshkian.

De « premières négociations » sont désormais attendues vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, selon le ministère suisse des Affaires étrangères.

« À l’heure actuelle, il est toujours prévu que les Etats-Unis et l’Iran, ainsi que les médiateurs que sont le Pakistan et le Qatar, se réunissent demain », a-t-il indiqué.

D’après le Premier ministre pakistanais, il s’agit de « commémorer cet événement marquant et de donner le coup d’envoi des discussions techniques ».

La présence du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le vice-président américain JD Vance avait été annoncée en début de semaine mais aucune précision n’a été fournie côté suisse sur le déroulé, les acteurs ou la durée de cette réunion.

– Chute de l’or noir –

Le texte publié par Washington et Téhéran prévoit la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, et la levée simultanée du blocus américain des ports iraniens.

Cette annonce a entraîné un nouveau repli des marchés pétroliers, sachant qu’avant la guerre un cinquième du brut mondial transitait par cette voie maritime. Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, perdait 2,06% à 77,91 dollars, se rapprochant de son niveau d’avant- guerre qui était entre 60 et 70 dollars.

« Cet accord acte l’échec des Etats-Unis » face à l’Iran, a estimé de son côté le négociateur iranien en chef, le puissant président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

Téhéran peut se féliciter d’avoir obtenu la promesse d’un déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien dès la mise en oeuvre du protocole.

Au Liban, le chef du Hezbollah pro-Téhéran, Naïm Kassem, y voit lui aussi une « grande victoire » pour l’Iran, qu’il a remercié d’avoir insisté pour que le front libanais fasse bien partie du protocole.

Dans un message télévisé, il a appelé à « tirer profit » de cet accord pour « expulser Israël » du Liban, exhortant Beyrouth à arrêter les négociations directes avec son voisin israélien, engagées depuis avril sous l’égide de Washington.

Le président libanais Joseph Aoun avait auparavant assuré que ce processus était « indépendant » de l’accord américano-iranien, auquel Israël n’a pas été associé.

Sur le terrain, les combats continuent bien qu’ils aient perdu en intensité. Un soldat israélien a été tué mercredi et sept autres ont été blessés dans le sud du Liban, en grande partie occupé par Israël, selon l’armée. Et un homme a été tué jeudi dans une frappe israélienne, d’après un média d’Etat.

– Deux mois pour négocier –

Après l’annonce des grandes lignes de l’accord, le plus dur reste à faire avec les discussions autour du programme nucléaire iranien, au coeur de la discorde entre les deux pays ennemis depuis des décennies.

Le protocole évoque un mécanisme permettant de traiter les stocks d’uranium hautement enrichi « en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) » – une « victoire mejeure » selon Washington.

Dans la foulée, l’instance onusienne s’est dite prête à commencer à définir des « mesures concrètes ».

Les Etats-Unis s’engagent par ailleurs, en cas d’accord définitif, à faciliter « avec leurs partenaires régionaux », notamment du Golfe, le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

Les pays membres du G7, réunis en France pour un sommet, ont salué « une opportunité historique d’empêcher l’Iran d’acquérir toute arme nucléaire et de s’attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques », même si la question des missiles iraniens n’est pas au menu des pourparlers selon Téhéran.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole baisse après la signature de l’accord entre Iran et États-Unis https://lnt.ma/le-petrole-baisse-apres-la-signature-de-laccord-entre-iran-et-etats-unis/ Thu, 18 Jun 2026 11:08:10 +0000 https://lnt.ma/?p=551347 Les cours du pétrole baissent jeudi au lendemain de la signature du protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran dans lequel Téhéran s’engage à rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz. Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 2,06% à 77,91 dollars. […]

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Les cours du pétrole baissent jeudi au lendemain de la signature du protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran dans lequel Téhéran s’engage à rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz.

Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 2,06% à 77,91 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, tombait de 2,63% à 74,77 dollars.

Avec cet accord, les Etats-Unis, l’Iran et leurs alliés respectifs « déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ».

Et l’Iran et les Etats-Unis « s’engagent à négocier et à conclure l’accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d’un commun accord ».

Mais surtout pour le marché pétrolier, l’Iran s’engage à « assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d’Oman, et inversement ».

Le trafic des navires « commerciaux commencera immédiatement », précise l’accord et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d’Ormuz déminé.

« Cela laisse entrevoir la possibilité d’un regain de pression baissière sur les prix du pétrole dans les prochains jours, à mesure que davantage de pétroliers traverseront le détroit d’Ormuz », affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

« Le dernier rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) renforce le sentiment baissier », expliquent les analystes d’ING.

L’AIE s’attend désormais à ce que la demande mondiale de pétrole baisse de 1,1 million de barils par jour (mb/j) en 2026.

Et pour l’année prochaine, l’AIE prévoit une hausse « modeste » de la demande (de 2 mb/j), mais un gros rebond de l’offre (+8 mb/j).

« Il subsiste de l’incertitude quant à la rapidité avec laquelle les flux peuvent se normaliser » au Moyen-Orient, à cause de défis logistiques, préviennent néanmoins les analystes d’ING.

Les pays importateurs de pétrole chercheront aussi à reconstituer leurs réserves.

Les prix du pétrole ne devraient donc pas redescendre tout de suite entre 60 et 70 dollars comme avant la guerre, mais « nous verrons peut-être le Brent tester les 75 dollars », estime M. Rasmussen.

 

LNT avec Afp

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Trump appelle Moscou à conclure un accord avec l’Ukraine https://lnt.ma/trump-appelle-moscou-a-conclure-un-accord-avec-lukraine/ Tue, 16 Jun 2026 09:18:06 +0000 https://lnt.ma/?p=551226 Le président américain Donald Trump a estimé, mardi, que la Russie devait désormais s’engager dans la voie d’un accord avec l’Ukraine afin de mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de quatre ans et continue de faire des dizaines de milliers de victimes. Cette déclaration intervient en marge du sommet du G7 organisé […]

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Le président américain Donald Trump a estimé, mardi, que la Russie devait désormais s’engager dans la voie d’un accord avec l’Ukraine afin de mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de quatre ans et continue de faire des dizaines de milliers de victimes. Cette déclaration intervient en marge du sommet du G7 organisé à Évian-les-Bains, en France, où la guerre en Ukraine figure parmi les principaux dossiers à l’ordre du jour.

S’exprimant après une rencontre qu’il a qualifiée de « très bonne » avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, Donald Trump a affirmé que « la Russie devrait conclure un accord », laissant entrevoir une évolution de sa position alors que son administration était jusque-là souvent accusée de faire davantage pression sur Kiev que sur Moscou pour parvenir à un règlement du conflit.

Une pression accrue sur Moscou

Selon plusieurs médias présents au sommet, Donald Trump a indiqué avoir également transmis ce message au président russe Vladimir Poutine lors d’un entretien téléphonique intervenu quelques jours auparavant. Le locataire de la Maison Blanche a insisté sur le coût humain de la guerre, soulignant que les deux camps continuaient à perdre un nombre considérable de soldats.

« Ils continuent de se battre et de perdre des soldats. On n’a rien vu de comparable depuis la Seconde Guerre mondiale », a déclaré le président américain, selon des propos rapportés en marge du G7.

Cette prise de position est observée avec attention par les dirigeants européens, qui tentent depuis plusieurs mois de convaincre Washington de maintenir une pression plus forte sur le Kremlin. Plusieurs responsables occidentaux considèrent en effet que la Russie reste peu disposée à faire des concessions substantielles malgré les multiples initiatives diplomatiques engagées depuis le début de l’année.

Zelensky cherche à relancer les négociations

Pour Volodymyr Zelensky, la rencontre avec Donald Trump constitue une opportunité de replacer le dossier ukrainien au centre des priorités américaines après plusieurs semaines dominées par les tensions au Moyen-Orient et les négociations entre Washington et Téhéran.

Le président ukrainien a multiplié les contacts avec les dirigeants du G7 afin d’obtenir de nouveaux soutiens militaires et financiers, tout en cherchant à convaincre les États-Unis de maintenir leur engagement aux côtés de Kiev. Les autorités ukrainiennes affirment que la situation sur le terrain demeure difficile mais estiment disposer d’atouts suffisants pour négocier à partir d’une position plus favorable qu’auparavant.

Des négociations toujours dans l’impasse

Malgré plusieurs cycles de discussions encouragés par Washington, aucun accord de paix global n’a encore émergé. Les principaux points de blocage demeurent les territoires occupés par la Russie, les garanties de sécurité réclamées par l’Ukraine ainsi que l’avenir des régions du Donbass et d’autres zones sous contrôle russe.

Le président russe Vladimir Poutine a récemment affirmé que Moscou restait disposée à parvenir à un compromis, tout en maintenant ses exigences concernant les territoires conquis et la sécurité de la Russie. Des positions qui continuent d’être rejetées par Kiev.

Dans le même temps, plusieurs responsables occidentaux estiment que la fenêtre diplomatique pourrait se réduire rapidement si aucun progrès concret n’est enregistré dans les prochaines semaines. Selon diverses informations relayées ces derniers mois, l’administration Trump souhaiterait parvenir à une avancée significative du processus de paix avant l’été 2026.

Le G7 tente de maintenir l’unité occidentale

Le sommet du G7 est également marqué par de nouvelles annonces de soutien à l’Ukraine. Le Royaume-Uni a notamment dévoilé un nouveau train de sanctions visant les réseaux financiers et logistiques russes, tandis que plusieurs dirigeants européens continuent de plaider pour un renforcement de l’aide militaire à Kiev.

Dans ce contexte, les propos de Donald Trump sont perçus comme un signal adressé à Moscou mais aussi à ses alliés européens. Reste à savoir si cet appel à un accord se traduira par une pression accrue sur le Kremlin ou s’il s’inscrira simplement dans la continuité des efforts diplomatiques menés depuis plusieurs mois pour tenter de mettre fin à l’un des conflits les plus meurtriers que l’Europe ait connus depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

LNT

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Le Parlement européen valide l’accord commercial avec les États-Unis malgré les critiques https://lnt.ma/le-parlement-europeen-valide-laccord-commercial-avec-les-etats-unis-malgre-les-critiques/ Tue, 16 Jun 2026 09:17:43 +0000 https://lnt.ma/?p=551220 Le Parlement européen a définitivement approuvé, mardi 16 juin, l’accord commercial conclu entre l’Union européenne et les États-Unis, mettant ainsi fin à plusieurs mois d’incertitudes et ouvrant la voie à l’application des engagements tarifaires négociés entre les deux partenaires économiques. Cette décision vise à éviter une nouvelle escalade commerciale transatlantique et à préserver la stabilité […]

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Le Parlement européen a définitivement approuvé, mardi 16 juin, l’accord commercial conclu entre l’Union européenne et les États-Unis, mettant ainsi fin à plusieurs mois d’incertitudes et ouvrant la voie à l’application des engagements tarifaires négociés entre les deux partenaires économiques. Cette décision vise à éviter une nouvelle escalade commerciale transatlantique et à préserver la stabilité des échanges entre les deux plus grands blocs économiques de la planète.

L’accord trouve son origine dans le compromis conclu à l’été 2025 entre Bruxelles et Washington. Dans ce cadre, l’Union européenne s’est engagée à supprimer ou réduire les droits de douane sur une large gamme de produits industriels américains et à accorder un meilleur accès à certains produits agricoles et de la mer en provenance des États-Unis. En contrepartie, Washington maintient un tarif de 15 % sur la majorité des exportations européennes vers le marché américain.

Éviter une nouvelle guerre commerciale

Le vote du Parlement européen intervient dans un contexte de fortes tensions commerciales. Les autorités américaines avaient récemment accentué la pression sur Bruxelles afin qu’elle applique les dispositions convenues dans les délais prévus. Le président américain Donald Trump avait même menacé d’imposer des droits de douane plus élevés si l’Union européenne ne respectait pas ses engagements avant le début du mois de juillet.

Pour de nombreux responsables européens, l’objectif principal demeure la préservation d’une relation économique qui représente près de 1.700 milliards d’euros d’échanges annuels de biens et de services. Les défenseurs du texte estiment qu’un rejet aurait ravivé le spectre d’une guerre commerciale susceptible de pénaliser les entreprises, les exportateurs et les consommateurs des deux côtés de l’Atlantique.

Des garanties obtenues par les eurodéputés

L’approbation du Parlement européen n’a toutefois pas été accordée sans conditions. Face aux inquiétudes suscitées par la politique commerciale américaine, les eurodéputés ont obtenu l’introduction de plusieurs mécanismes de sauvegarde destinés à protéger les intérêts européens.

Le texte prévoit notamment la possibilité pour l’Union européenne de suspendre tout ou partie de l’accord si les États-Unis ne respectent pas leurs engagements ou s’ils adoptent de nouvelles mesures jugées discriminatoires à l’égard des entreprises européennes. Un mécanisme de surveillance régulière des effets économiques de l’accord a également été instauré.

Autre élément important : une clause d’extinction fixe l’échéance de l’accord à 2029, sauf décision de renouvellement par les deux parties. Cette disposition vise à éviter que les engagements actuels ne deviennent permanents sans nouvelle évaluation de leur impact économique.

Des critiques persistantes en Europe

Malgré son adoption, l’accord continue de diviser la classe politique européenne. Plusieurs élus, notamment issus des groupes écologistes et de la gauche, considèrent que le compromis demeure déséquilibré. Ils dénoncent le maintien de droits de douane américains sur une grande partie des exportations européennes alors que l’Union européenne consent à ouvrir davantage son marché aux produits américains.

Des inquiétudes subsistent également concernant certains secteurs stratégiques, notamment l’acier, l’aluminium et l’automobile. Plusieurs capitales européennes craignent que Washington puisse modifier unilatéralement certaines dispositions ou recourir à de nouvelles mesures protectionnistes dans les années à venir.

Une étape majeure pour les relations transatlantiques

Avec ce vote, l’Union européenne remplit néanmoins sa part des engagements pris dans le cadre du compromis transatlantique de 2025. Les réductions tarifaires devraient désormais entrer progressivement en vigueur, tandis que Bruxelles et Washington poursuivront leurs discussions sur d’autres sujets sensibles tels que les normes industrielles, les taxes carbone, les chaînes d’approvisionnement et l’accès aux marchés stratégiques.

L’adoption de cet accord marque ainsi une nouvelle étape dans les relations économiques entre les États-Unis et l’Union européenne. Reste désormais à savoir si cette accalmie commerciale s’inscrira dans la durée ou si les divergences persistantes entre les deux partenaires finiront par raviver les tensions dans les années à venir.

 

LNT

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Accord entre Washington et Téhéran : vers la fin de la guerre au Moyen-Orient, les marchés bondissent https://lnt.ma/accord-entre-washington-et-teheran-vers-la-fin-de-la-guerre-au-moyen-orient-les-marches-bondissent/ Mon, 15 Jun 2026 08:33:58 +0000 https://lnt.ma/?p=551069 Les États-Unis et l’Iran ont annoncé lundi être parvenus à un accord destiné à mettre un terme à la guerre qui secoue le Moyen-Orient depuis plusieurs mois. L’annonce, qui ouvre la voie à une signature officielle prévue vendredi à Genève, a immédiatement provoqué une forte détente sur les marchés énergétiques et un rebond marqué des […]

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Les États-Unis et l’Iran ont annoncé lundi être parvenus à un accord destiné à mettre un terme à la guerre qui secoue le Moyen-Orient depuis plusieurs mois. L’annonce, qui ouvre la voie à une signature officielle prévue vendredi à Genève, a immédiatement provoqué une forte détente sur les marchés énergétiques et un rebond marqué des places boursières mondiales.

L’information a été révélée dans un premier temps par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays a joué un rôle de médiateur dans les discussions entre Washington et Téhéran.

Quelques minutes plus tard, le président américain Donald Trump a confirmé la conclusion de l’accord sur son réseau Truth Social. « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé », a-t-il déclaré, annonçant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz ainsi que la levée du blocus naval américain imposé depuis le début du conflit.

Le dirigeant américain a précisé que la réouverture du détroit stratégique interviendrait après la signature officielle du texte afin de permettre les opérations de déminage nécessaires à la reprise du trafic maritime.

Un accord encore partiellement dévoilé

Si le contenu intégral du document n’a pas encore été rendu public, les autorités iraniennes ont confirmé que le texte prévoit « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur tous les fronts », y compris au Liban.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a indiqué que les deux parties disposeront désormais d’une période de 60 jours pour négocier un accord plus global portant sur plusieurs dossiers sensibles, notamment la levée des sanctions, le programme nucléaire iranien, la reconstruction économique et la mise en place d’un mécanisme de suivi des engagements réciproques.

Selon plusieurs médias iraniens, dont l’agence Mehr, les discussions auraient également porté sur le déblocage progressif de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés à l’étranger.

Donald Trump a pour sa part laissé entendre qu’un compromis pourrait être trouvé autour d’un moratoire de longue durée sur l’enrichissement de l’uranium par l’Iran, sujet qui demeure l’un des principaux points de divergence entre les deux pays.

Réactions contrastées à l’international

L’annonce a été largement saluée par plusieurs acteurs internationaux.

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a qualifié l’accord « d’étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ».

Le président du Conseil européen, António Costa, s’est félicité de la perspective de voir s’achever une « guerre coûteuse » qui a lourdement pesé sur l’économie mondiale et la stabilité régionale.

La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont également réagi favorablement. Dans une déclaration commune, les quatre pays ont indiqué être prêts à envisager une levée progressive des sanctions liées au programme nucléaire iranien en échange de mesures « claires, vérifiables et durables » de la part de Téhéran.

Le président français Emmanuel Macron a souligné qu’un « cessez-le-feu robuste et durable » restait indispensable, notamment au Liban, l’un des principaux théâtres du conflit.

En Israël, les réactions apparaissent plus réservées. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite israélienne, a affirmé que « l’accord de Trump ne nous engage pas », plaidant pour la poursuite des opérations militaires contre le Hezbollah au Liban.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’avait pas encore officiellement réagi au moment de la diffusion des premières informations, dans un contexte de tensions croissantes avec l’administration américaine.

Entre espoir et prudence à Téhéran et Beyrouth

Dans les rues de Téhéran, l’annonce a suscité des réactions mêlant espoir et prudence.

« J’espère que l’accord principal sera signé, que les sanctions seront levées et que l’économie pourra redémarrer », a confié à l’AFP Erfan, un jeune commerçant de 18 ans.

D’autres voix se montrent plus critiques. Hossein Hagh Parast, employé de banque de 31 ans, estime que « le peuple reste profondément insatisfait » malgré l’accord, en raison des pertes humaines subies pendant la guerre.

Au Liban, plusieurs habitants déplacés par les combats évoquent déjà un retour possible dans leurs régions d’origine. Certains voient dans cet accord une opportunité de reconstruction après plusieurs mois de violences et de destructions.

Les marchés accueillent favorablement l’annonce

L’impact économique de l’accord a été immédiat.

Les prix du pétrole ont fortement reculé dans la foulée de l’annonce. Le Brent de la mer du Nord perdait plus de 4,5 % pour revenir autour de 83 dollars le baril, tandis que le pétrole américain WTI reculait de plus de 5 %, autour de 80 dollars.

Cette détente reflète les anticipations des investisseurs quant à une reprise progressive du trafic dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement près de 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures.

Les marchés boursiers asiatiques ont également réagi avec enthousiasme.

À Tokyo, l’indice Nikkei a clôturé en hausse de près de 5 %, tandis que l’indice Topix gagnait plus de 3 %. À Séoul, l’indice Kospi a bondi de plus de 5 %, porté par les valeurs industrielles et technologiques. Les marchés de Sydney, Taipei et Hong Kong ont également terminé en nette progression.

Pour les analystes, les investisseurs saluent avant tout la réduction de la prime de risque géopolitique qui pesait sur les marchés depuis le début de la guerre.

Une étape décisive mais encore fragile

Malgré l’optimisme affiché par les différentes parties, plusieurs observateurs soulignent que de nombreuses questions demeurent en suspens.

La mise en œuvre effective des engagements, les garanties concernant le programme nucléaire iranien, la levée des sanctions et la stabilisation durable du Liban constitueront les principaux défis des prochaines semaines.

La cérémonie de signature prévue vendredi à Genève devrait permettre d’apporter davantage de précisions sur le contenu de l’accord et sur les mécanismes envisagés pour assurer sa pérennité.

LNT

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Londres va interdire l’accès des réseaux sociaux aux moins de 16 ans https://lnt.ma/londres-va-interdire-lacces-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-16-ans/ Mon, 15 Jun 2026 08:31:32 +0000 https://lnt.ma/?p=551105 Le Royaume-Uni va interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans, Keir Starmer estimant lundi la mesure nécessaire pour « protéger nos enfants », tout en reconnaissant les difficultés pour la faire appliquer. Le chef du gouvernement a défendu une « étape importante » pour le pays et les familles, lors d’une conférence de presse […]

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Le Royaume-Uni va interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans, Keir Starmer estimant lundi la mesure nécessaire pour « protéger nos enfants », tout en reconnaissant les difficultés pour la faire appliquer.

Le chef du gouvernement a défendu une « étape importante » pour le pays et les familles, lors d’une conférence de presse depuis Downing Street, à trois jours d’une élection cruciale pour son maintien à la tête du Labour et du pays, où il est de plus en plus contesté.

« Les réseaux sociaux rendent les enfants malheureux. Ils facilitent le harcèlement et les abus », a déclaré Keir Starmer. Beaucoup de détails pratiques restent cependant à préciser: la loi devrait être adoptée « avant Noël », pour une entrée en vigueur « au début de l’année prochaine, probablement vers le printemps », a ajouté le Premier ministre.

L’interdiction concernera notamment Snapchat, TikTok, YouTube, Instagram, Facebook et X. Mais pas les applications de messagerie comme WhatsApp et Signal.

Plusieurs pays, dont l’Australie, pionnière en la matière, ou l’Indonésie, ont déjà mis en place une telle interdiction. Le Canada a annoncé son intention de faire de même, et un projet de loi similaire est à l’étude au Parlement français pour les moins de 15 ans.

Le Premier ministre australien Anthony Albanese a salué l’annonce britannique.

« Les géants des réseaux sociaux opèrent au-delà des frontières. En restant unis, nous pouvons faire davantage pour les tenir responsables et protéger les enfants en ligne », a-t-il affirmé sur X.

Le Royaume-Uni va également prendre des mesures visant les plateformes de jeux vidéos et de streaming, a indiqué Keir Starmer.

Il s’agit de bloquer certaines fonctions, comme la possibilité pour un inconnu de communiquer avec un enfant de moins de 16 ans, a détaillé le gouvernement dans un communiqué. Ces restrictions seront aussi « activées par défaut » pour les moins de 17 ans.

Londres envisage aussi des « couvre-feux nocturnes et des pauses dans (les fonctions de) défilement automatique (de contenus) pour les moins de 18 ans ». Et les mineurs ne pourront pas utiliser les chatbots utilisant l’IA pour simuler des relations sexuelles ou des jeux de rôle.

Le gouvernement a déjà sommé début juin les géants de la tech comme Apple ou Google de déployer sous trois mois des outils bloquant l’envoi et la réception d’images sexuellement explicites par des mineurs, les menaçant de légiférer.

– Risque de contournement –

Cette annonce intervient à l’issue d’une consultation nationale devenue la deuxième plus large du pays avec environ 116.000 contributions, selon Downing Street. Quelque 91% des parents y ayant répondu ont déclaré soutenir une telle interdiction.

Dans une réaction transmise à l’AFP, l’organisation TechUK, qui regroupe la majorité des plateformes affectées par l’interdiction, a souligné vouloir « un monde en ligne plus sûr pour les enfants », mais que les mesures annoncées « risquaient de déplacer le problème plutôt que le résoudre réellement ».

Le Premier ministre a reconnu que les nouvelles mesures seraient « difficiles » à faire appliquer, et qu’il faudrait toujours « apprendre aux enfants » à utiliser les réseaux sociaux.

« Certaines entreprises technologiques veulent nous faire croire que les réseaux sociaux sont immuables et font partie d’un ordre presque naturel. Mais nous devons résister à cette forme d’impuissance », a-t-il insisté.

Certes, il existe un risque que les enfants « contournent » la réglementation, mais les lois « sont aussi l’expression de nos valeurs », a-t-il affirmé.

– « Faux sentiment » de sécurité –

Une limite pointée par le syndicat des directeurs d’écoles, qui juge nécessaire de mettre en place des « mesures vraiment efficaces de vérification de l’âge », estimant que le seuil actuel de 13 ans est déjà « difficile à appliquer ».

Le régulateur des médias, l’Ofcom s’est dit « prêt à travailler étroitement avec (le gouvernement) au fur et à mesure que la réglementation détaillée prend forme ».

Le sujet divise aussi familles et associations.

Ian Russell, dont la fille Molly s’est donné la mort à 14 ans après avoir visionné des contenus faisant l’apologie du suicide, s’est toujours dit opposé à une interdiction qui ne fait que créer « un faux sentiment de sécurité ».

À l’inverse, Esther Ghey, la mère de l’adolescente transgenre Brianna Ghey, dont le meurtre par deux adolescents en 2023 a suscité une vague de choc dans le pays, y est favorable.

L’organisation Internet Watch Foundation, qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne, tout en saluant l’annonce, a appelé les autorités à « continuer d’accentuer la pression sur les entreprises de la tech afin qu’elles rendent leurs plateformes plus sûres pour les enfants (…) dès la conception » de leurs outils.

 

LNT avec Afp

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Le Sahel central se trouve à un « dangereux point de basculement », prévient l’ONU https://lnt.ma/le-sahel-central-se-trouve-a-un-dangereux-point-de-basculement-previent-lonu/ Mon, 15 Jun 2026 08:30:18 +0000 https://lnt.ma/?p=551099 La région du Sahel central, en Afrique, se trouve à « un dangereux point de basculement », avec la multiplication des attaques de groupes extrémistes, a prévenu lundi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme. « Au Mali, des groupes armés extrémistes ont lancé des attaques coordonnées contre plusieurs villes et localités en avril, faisant de nombreuses […]

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La région du Sahel central, en Afrique, se trouve à « un dangereux point de basculement », avec la multiplication des attaques de groupes extrémistes, a prévenu lundi le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme.

« Au Mali, des groupes armés extrémistes ont lancé des attaques coordonnées contre plusieurs villes et localités en avril, faisant de nombreuses victimes parmi la population civile », a déclaré Volker Türk, à l’ouverture de la 62e session du Conseil des droits de l’homme à Genève.

« Je suis préoccupé par les informations selon lesquelles les forces de sécurité auraient procédé à des exécutions extrajudiciaires, enlevé des opposants politiques et détenu des journalistes de renom pour avoir fait leur travail », a-t-il ajouté.

Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), ainsi que des indépendantistes et des groupes criminels communautaires.

Après près de 10 ans de présence militaire française, ce pays, dirigé par la junte du général Assimi Goïta, a rompu l’alliance avec l’ancienne puissance coloniale pour se tourner vers la Russie, faisant notamment appel aux services du groupe paramilitaire Wagner, devenu Africa Corps. Celui-ci n’a toutefois pas empêché fin avril la prise de Kidal, ville-clé du nord malien, par les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), à dominante touareg.

Le Sahel est une vaste région d’Afrique au climat semi-aride qui regroupe notamment en son centre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Ces trois pays forment l’Alliance des Etats du Sahel (AES), une confédération de régimes militaires souverainistes qui ont quitté le bloc ouest-africain de la Cedeao, l’accusant d’être à la solde de l’Occident et de ne pas les soutenir suffisamment dans leur lutte contre les jihadistes.

Au Burkina Faso, qui fait face depuis plus d’une décennie aux offensives meurtrières de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique sur de larges pans de son territoire, « des groupes armés extrémistes continuent d’attaquer, d’enlever et de menacer des civils », a indiqué M. Türk.

Ce pays est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir après un coup d’Etat militaire en septembre 2022 et qui revendique ne pas être une démocratie. Le Haut-Commissaire « déplore que les autorités aient dissous ou suspendu plus de 930 organisations de la société civile depuis avril ».

Le Niger, où les militaires ont pris le pouvoir en juillet 2023, est également en proie à des violences de groupes jihadistes liés notamment à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique.

« Les attaques par des groupes armés extrémistes » s’y « multiplient, et la formation de groupes dits d’autodéfense fait peser de graves risques d’exactions et de violences intercommunautaires » tandis que « personne n’a été tenu responsable des violations qui auraient été commises par l’armée », a affirmé M. Türk.

 

LNT avec Map

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Iran-USA : un accord historique « n’a jamais été aussi proche » https://lnt.ma/iran-usa-un-accord-historique-na-jamais-ete-aussi-proche/ Fri, 12 Jun 2026 14:23:25 +0000 https://lnt.ma/?p=551010 Les négociations entre les États-Unis et l’Iran semblent entrer dans leur phase la plus décisive depuis leur reprise. Selon plusieurs sources diplomatiques et les déclarations récentes du président américain Donald Trump, un accord entre Washington et Téhéran serait désormais à portée de main, au point que la Maison Blanche évoque ouvertement la possibilité d’une signature […]

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Les négociations entre les États-Unis et l’Iran semblent entrer dans leur phase la plus décisive depuis leur reprise. Selon plusieurs sources diplomatiques et les déclarations récentes du président américain Donald Trump, un accord entre Washington et Téhéran serait désormais à portée de main, au point que la Maison Blanche évoque ouvertement la possibilité d’une signature dans les prochains jours.

Cette évolution intervient après plusieurs mois de discussions indirectes, menées notamment avec la médiation du Qatar, d’Oman et du Pakistan, dans un contexte régional marqué par de fortes tensions militaires dans le Golfe et autour du détroit d’Ormuz.

Trump affiche son optimisme

Donald Trump a affirmé cette semaine qu’un projet d’accord avait été largement finalisé et que les discussions étaient plus avancées que jamais. Le président américain a même indiqué avoir suspendu des frappes militaires envisagées contre l’Iran afin de laisser une chance à la diplomatie.

Selon les informations qui circulent dans les cercles diplomatiques, le futur texte prévoirait notamment le maintien d’un cessez-le-feu, la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation internationale et la poursuite de négociations plus approfondies sur le programme nucléaire iranien.

Washington souhaite obtenir des garanties solides empêchant l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, tandis que Téhéran cherche avant tout un allègement des sanctions économiques qui pèsent lourdement sur son économie depuis plusieurs années.

Téhéran tempère les annonces américaines

Malgré l’optimisme affiché par Donald Trump, les autorités iraniennes se montrent beaucoup plus prudentes. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré qu’aucune décision finale n’avait encore été prise et qu’il était prématuré d’évoquer une date ou un lieu de signature.

Les responsables iraniens reconnaissent que de nombreuses parties du texte ont déjà été négociées, mais ils accusent Washington de modifier régulièrement ses positions au cours des discussions. Téhéran insiste également sur le respect de ses « lignes rouges », notamment concernant son droit à développer un programme nucléaire civil.

Cette prudence reflète la méfiance persistante entre les deux pays depuis le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015 lors du premier mandat de Donald Trump.

Le détroit d’Ormuz au cœur des discussions

Parmi les principaux enjeux figure la réouverture complète du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole.

Plusieurs sources indiquent qu’un compromis aurait été trouvé sur ce dossier, avec un engagement iranien à garantir la liberté de navigation dans la zone en échange d’un assouplissement progressif des sanctions et d’un déblocage partiel d’avoirs iraniens gelés à l’étranger.

L’annonce de ces avancées a immédiatement été saluée par les marchés. Le prix du pétrole a fortement reculé ces dernières heures, les investisseurs anticipant un retour progressif du brut iranien sur le marché mondial et une normalisation du trafic maritime dans le Golfe.

Des divergences toujours sensibles

Malgré les progrès enregistrés, plusieurs dossiers demeurent particulièrement sensibles. Les discussions achoppent encore sur l’ampleur exacte de la levée des sanctions, le devenir des avoirs iraniens gelés ainsi que les modalités de contrôle du programme nucléaire iranien.

Washington souhaite également inclure dans le futur cadre de négociation des questions liées au programme balistique iranien et au soutien de Téhéran à plusieurs mouvements armés dans la région. Des exigences que l’Iran refuse pour l’instant de voir intégrées à un accord global.

Une percée diplomatique majeure en perspective

Malgré ces désaccords, la plupart des observateurs estiment que les négociations se trouvent aujourd’hui à un stade beaucoup plus avancé qu’au cours des précédentes tentatives. Plusieurs responsables évoquent un texte déjà largement rédigé, dont les derniers arbitrages pourraient intervenir dans les prochains jours.

Si un accord venait à être signé, il constituerait l’un des développements diplomatiques les plus importants au Moyen-Orient depuis plusieurs années. Il pourrait réduire considérablement les risques d’escalade militaire dans le Golfe, stabiliser les marchés énergétiques mondiaux et ouvrir la voie à une nouvelle phase de dialogue entre Washington et Téhéran après près d’une décennie de tensions quasi permanentes.

 

LNT

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