International - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 24 Apr 2026 11:59:29 +0000 fr-FR hourly 1 Cessez-le-feu précaire au Liban, statu quo avec l’Iran https://lnt.ma/cessez-le-feu-precaire-au-liban-statu-quo-avec-liran/ Fri, 24 Apr 2026 11:58:22 +0000 https://lnt.ma/?p=546023 Prolongé de trois semaines, le cessez-le-feu au Liban reste très fragile vendredi, le Hezbollah pro-iranien accusant de nouveau Israël de ne pas le respecter et se réservant le droit de riposter à ses « agressions ». Alors que le statu quo demeure avec l’Iran, sans signe de reprise de discussions pour trouver une fin durable à la […]

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Prolongé de trois semaines, le cessez-le-feu au Liban reste très fragile vendredi, le Hezbollah pro-iranien accusant de nouveau Israël de ne pas le respecter et se réservant le droit de riposter à ses « agressions ».

Alors que le statu quo demeure avec l’Iran, sans signe de reprise de discussions pour trouver une fin durable à la guerre, Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, pays précipité dans la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Mais le Hezbollah pro-iranien, qui rejette ces pourparlers entre représentants israéliens et libanais à Washington, a annoncé par la voix d’un de ses députés, Ali Fayad, que la prolongation n’avait « pas de sens » au vu des « actes d’hostilité » persistants d’Israël.

Le mouvement pro-iranien se réserve le droit de riposter aux « agressions » d’Israël, a-t-il ajouté, selon un communiqué diffusé par son parti.

En vigueur depuis le 17 avril, mais régulièrement violée par les belligérants, la trêve devait s’achever dimanche.

Le conflit a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah avait rouvert les hostilités contre Israël.

Donald Trump a assuré que les Etats-Unis allaient « collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah ».

L’organisation chiite poursuit ses opérations dans le sud du pays, où Israël entend créer une « zone de sécurité » au prix de destructions de villages et de bombardements.

A Tyr, Mohamad Ali Hijazi cherchait toujours dans les décombres d’un immeuble des souvenirs de sa famille, dont cinq membres ont été tués par une frappe israélienne, quelques minutes avant le début de la première trêve.

« Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé. Ma vie a été détruite. Je n’ai pas dormi depuis cinq jours (…) je sens que mon coeur va s’arrêter », dit ce Franco-Libanais de 48 ans.

Par ailleurs, la Finul, la force de l’Onu, a annoncé vendredi la mort d’un de ses Casques bleus indonésien blessé le 29 mars dans le sud.

– « Le plus vite possible » –

Résolument optimiste, M. Trump a dit s’attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent « dans les semaines à venir », ce qui serait historique pour ces deux pays techniquement en état de guerre depuis 1948.

Le président libanais, qui a jusqu’à présent écarté la perspective d’une telle rencontre, est attendu vendredi au sommet européen d’Ayia Napa, à Chypre, aux côtés de ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et syrien Ahmed al-Chareh et du prince héritier de Jordanie, Hussein ben Abdallah.

Les Vingt-Sept veulent s’engager davantage pour la désescalade au Moyen-Orient, ont-ils affirmé vendredi à Chypre.

« Nous avons tous intérêt » à ce que la stabilité revienne « le plus vite possible », a estimé le président français Emmanuel Macron, alors que Donald Trump ne semble pas pressé.

Il a affirmé avoir « tout le temps du monde » pour négocier une paix avec l’Iran, tout en maintenant une pression militaire: un troisième porte-avions américain, le George Bush, navigue à proximité de la région.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a de son côté dit n’attendre que le feu vert des Etats-Unis pour reprendre les frappes contre l’Iran.

– Diplomatie dans l’impasse –

Les négociations diplomatiques qui devaient reprendre en début de semaine à Islamabad entre les belligérants américain et iranien, après un échec le 11 avril, sont toujours dans les limbes.

Toutefois, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s’est entretenu vendredi avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, ainsi qu’avec le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir.

Le président américain a avancé des « divisions » au sein du pouvoir à Téhéran pour expliquer l’ajournement sine die des discussions.

En réponse, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei ont donné jeudi un gage d’unité, évoquant sur leurs réseaux sociaux « un Dieu, une nation, un dirigeant, un seul chemin ».

Près de deux mois après son déclenchement, la guerre continue de peser sur les marchés de l’énergie et sur l’économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril.

Le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Bien que les frappes iraniennes ont cessé dans le Golfe, la situation reste instable: deux drones en provenance d’Irak ont visé des postes-frontières dans le nord du Koweït, a déclaré vendredi l’armée koweïtienne, rapportant des dégâts mais pas de victimes.

 

LNT avec Afp

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La Chine annonce des restrictions visant sept compagnies et entités européennes pour ventes d’armes à Taïwan https://lnt.ma/la-chine-annonce-des-restrictions-visant-sept-compagnies-et-entites-europeennes-pour-ventes-darmes-a-taiwan/ Fri, 24 Apr 2026 11:57:56 +0000 https://lnt.ma/?p=546017 La Chine a annoncé vendredi imposer des restrictions à sept compagnies et entités européennes actives notamment dans les domaines de l’armement et de la défense pour ventes d’armes ou « collusion » avec Taïwan. Les sept entités sont placées sur la liste de contrôle des exportations avec effet immédiat, a annoncé le ministère du Commerce dans un […]

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La Chine a annoncé vendredi imposer des restrictions à sept compagnies et entités européennes actives notamment dans les domaines de l’armement et de la défense pour ventes d’armes ou « collusion » avec Taïwan.

Les sept entités sont placées sur la liste de contrôle des exportations avec effet immédiat, a annoncé le ministère du Commerce dans un communiqué. Concrètement, les exportateurs chinois ont pour interdiction de leur fournir des biens à double usage potentiel civil ou militaire, précise le ministère.

Les sept entités sont le groupe FN Browning et la filiale Fabrique nationale Herstal, fabricants d’armes légères basés en Belgique, l’Allemand Hensoldt AG (radars, capteurs avionique…), les sociétés tchèques Excalibur et Omnipol (équipement militaire), la branche tchèque de Spaceknow (USA, imagerie satellite) et le centre national tchèque VZLU Aerospace.

La Chine leur reproche d’avoir « participé à des ventes d’armes à Taïwan ou (de s’être) livrées à une collusion avec Taïwan », a dit le ministère.

La Chine communiste considère Taïwan, sous gouvernement démocratique, comme une partie « inaliénable » du territoire chinois, et la « réunification » comme non négociable et inéluctable. Elle se réserve le droit de recourir à la force pour mener à bien la « réunification ».

Les sanctions chinoises interdisent aussi « aux organisations et aux particuliers étrangers de transférer ou de fournir aux sept entités des biens à double usage originaires de la République populaire de Chine », dit le ministère.

 

LNT avec Afp

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Des dizaines de milliers de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse, alerte l’ONU https://lnt.ma/des-dizaines-de-milliers-de-somaliens-chasses-de-chez-eux-par-la-secheresse-alerte-lonu/ Fri, 24 Apr 2026 11:56:19 +0000 https://lnt.ma/?p=546014 La sécheresse qui sévit en Somalie a déjà provoqué le déplacement de 62.000 personnes dans seulement cinq districts du pays, a annoncé vendredi l’Organisation internationale des migrations (OIM), précisant que ce nombre pourrait atteindre les 300.000 sur tout le territoire. « La sécheresse est désormais responsable des trois quarts des nouveaux déplacements de population dans les […]

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La sécheresse qui sévit en Somalie a déjà provoqué le déplacement de 62.000 personnes dans seulement cinq districts du pays, a annoncé vendredi l’Organisation internationale des migrations (OIM), précisant que ce nombre pourrait atteindre les 300.000 sur tout le territoire.

« La sécheresse est désormais responsable des trois quarts des nouveaux déplacements de population dans les cinq districts les plus touchés de Somalie », a déclaré devant des journalistes à Genève Brian Kelly, coordonnateur principal des programmes de l’OIM en Somalie, joint depuis le Kenya.

Selon l’OIM, sur les 90 districts que compte le pays, ceux de Baidoa, Dayniile, Kahda, Diinsoor et Doolow, dans la moitié sud, sont parmi les plus durement touchés par cette sécheresse qui survient après deux saisons des pluies consécutives sans précipitations suffisantes.

Sur place, cette situation « entraîne de mauvaises récoltes et l’effondrement des moyens de subsistance, aggravant la faim et exerçant une pression croissante sur des infrastructures déjà limitées », explique l’organisation onusienne.

Et la situation risque de s’aggraver, prévient l’OIM, dont les projections indiquent qu' »environ 125.000 personnes supplémentaires pourraient être déplacées par la sécheresse d’avril à fin juin, malgré les prévisions de pluie ».

Nombre d’entre elles se dirigent vers des zones urbaines comme Mogadiscio et Baidoa et des camps de déplacés déjà saturés, où l’accès à un abri, à l’eau et aux services essentiels demeure limité, explique l’organisation.

Dans les zones sinistrées, les structures de santé constatent une augmentation des cas de malnutrition, notamment chez les enfants, ajoute-t-elle.

Fin février, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), organisme de l’ONU qui mesure la faim et la malnutrition dans le monde, indiquait que la population classée comme étant dans une situation « de crise ou pire » aavait « presque doublé entre début 2025 et février/mars 2026 pour atteindre le chiffre stupéfiant de 6,5 millions de personnes ».

Selon M. Kelly, les agences des Nations unies et les ONG partenaires n’ont reçu que 14% du financement total demandé pour l’aide humanitaire en Somalie cette année.

Si l’OIM a récemment lancé un appel de 10 millions de dollars pour les besoins d’urgence, cette aide «  »ne permettra pas de répondre à tous les besoins », a prévenu M. Kelly.

« Sans une action rapide, la sécheresse continuera d’alimenter les déplacements de population, la faim et la vulnérabilité en Somalie », a poursuivi le responsable de l’OIM.

 

LNT avec Afp

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Le « made in China » rêve d’une embellie avec la visite de Trump https://lnt.ma/le-made-in-china-reve-dune-embellie-avec-la-visite-de-trump/ Thu, 23 Apr 2026 09:52:36 +0000 https://lnt.ma/?p=545917 Dans la chaleur d’un immense marché de gros du sud de la Chine, entourés de vêtements et chaussures, des commerçants espèrent que la visite annoncée de Donald Trump allégera les taxes américaines qui pénalisent leurs exportations. Les fabricants et usines de la province du Guangdong, le coeur manufacturier du pays, ont subi de plein fouet […]

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Dans la chaleur d’un immense marché de gros du sud de la Chine, entourés de vêtements et chaussures, des commerçants espèrent que la visite annoncée de Donald Trump allégera les taxes américaines qui pénalisent leurs exportations.

Les fabricants et usines de la province du Guangdong, le coeur manufacturier du pays, ont subi de plein fouet ces dernières années les droits de douane du locataire de la Maison Blanche.

La guerre commerciale mondiale lancée par M. Trump en 2025 après son retour au pouvoir avait entraîné sur certains produits chinois des surtaxes exorbitantes allant jusqu’à 145%.

Certes, une trêve d’un an sur l’essentiel des taxes a été conclue en octobre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping. Mais pour les vendeurs du marché de Canton, les commandes se sont taries.

« C’est assez net. Les clients américains ont presque disparu », affirme Zhou Hua, responsable des ventes chez « 1988 », un fabricant de jeans.

La province du Guangdong représentait l’an passé environ un cinquième du commerce extérieur chinois, soit 9.490 milliards de yuans (plus de 1.186 milliards d’euros), selon les Douanes chinoises.

La Maison Blanche a annoncé que M. Trump se rendrait en Chine les 14 et 15 mai après un report de plusieurs semaines à cause de la guerre au Moyen-Orient. Pékin n’a pas confirmé ces dates.

Zhou Hua espère que cette visite entraînera une baisse des droits de douane et relancera la demande pour ses jeans.

Les Etats-Unis ne pèsent qu’environ 10% des exportations de « 1988 », qui vend surtout en Chine et ailleurs dans le monde. Mais ils sont une plaque tournante de la mode et donc un marché stratégique, où être présent et visible peut déboucher sur de nouveaux contrats.

« On ne veut pas mettre tous nos oeufs dans le même panier », explique M. Zhou.

La Cour suprême des Etats-Unis a annulé en février une grande partie des taxes mondiales décrétées par M. Trump.

Ce dernier a instauré dans la foulée une nouvelle surtaxe universelle de 10%, valable 150 jours, qui s’applique aussi aux produits chinois.

– Espoirs de paix –

Selon Guo Tao, le patron de « 1988 », la visite de M. Trump aidera à « briser la glace ».

« Quand les deux pays se livrent une guerre des droits de douane, tout le monde y perd, ce n’est gagnant pour personne », dit-il.

Il s’inquiète aussi de la hausse du coût des matières premières, alimentée par la guerre au Moyen-Orient.

« En tant que commerçants, tout ce qu’on veut, c’est une économie prospère, un pays stable et la paix dans le monde ».

Dans les allées du marché de gros, acheteurs chinois et étrangers marchandent. A côté, des responsables de stands font la promotion de leurs produits en direct sur internet devant leurs écrans de smartphones.

Une vendeuse de sacs à main, Mme Zhuang, explique que sa petite échoppe n’est pas directement touchée par les taxes américaines, mais qu’elle en ressent « clairement » les répercussions, car les clients chinois sont davantage soucieux de leur budget.

« Pour ce qui est de mes attentes » vis-à-vis de la visite du président américain, « je n’en ai aucune », tranche-t-elle, jugeant M. Trump « peu digne de confiance ».

Dans un autre marché de gros de Canton, des bandelettes roses et des boules à facettes pendent au plafond de la boutique de Wen Linpeng, qui vend savons colorés, parfums et produits de maquillage.

Son activité n’est pas tournée vers les Etats-Unis, mais il espère que le déplacement de M. Trump favorisera la coopération entre les deux pays.

La Chine accueillera le président américain à bras ouverts s’il est « vraiment sincère », présage-t-il.

« S’il n’est pas sympa, s’il exige des concessions de la Chine ou nous force la main sur quelque chose, on lui rendra la monnaie de sa pièce », prévient-il.

« Mais s’il est prêt à coopérer, on sera ravi de travailler avec lui. »

 

LNT avec Afp

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L’ex-dirigeant philippin Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI https://lnt.ma/lex-dirigeant-philippin-rodrigo-duterte-sera-juge-devant-la-cpi/ Thu, 23 Apr 2026 09:51:48 +0000 https://lnt.ma/?p=545914 Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI a annoncé jeudi la Cour pénale internationale, qui a confirmé les accusations de crimes contre l’humanité à l’encontre de l’ex-dirigeant philippin, présumément commis pendant sa « guerre contre la drogue ». « Les juges de la phase préliminaire ont confirmé à l’unanimité l’ensemble des chefs d’accusation (…) retenus contre Rodrigo Roa […]

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Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI a annoncé jeudi la Cour pénale internationale, qui a confirmé les accusations de crimes contre l’humanité à l’encontre de l’ex-dirigeant philippin, présumément commis pendant sa « guerre contre la drogue ».

« Les juges de la phase préliminaire ont confirmé à l’unanimité l’ensemble des chefs d’accusation (…) retenus contre Rodrigo Roa Duterte et l’ont renvoyé en jugement », a indiqué la CPI dans un communiqué.

Les procureurs de la CPI ont inculpé l’ancien homme fort de Manille, âgé de 81 ans, de trois chefs d’accusation pour crimes contre l’humanité, lui reprochant d’être impliqué dans au moins 76 meurtres liés à sa « guerre contre la drogue » qui aurait fait plusieurs milliers de victimes.

M. Duterte sera le premier ancien chef d’État asiatique à comparaître devant la CPI, qui juge les individus pour les crimes les plus graves au monde, tels que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

La Cour traverse actuellement la période la plus difficile de ses 24 ans d’existence, les États-Unis ayant imposé des sanctions à des juges et des responsables clés après que la CPI a émis des mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens dans le cadre de la guerre à Gaza.

« La confirmation de ces chefs d’accusation marque une étape importante dans les efforts déployés par le Bureau pour faire en sorte que les responsables rendent des comptes aux victimes d’exécutions extrajudiciaires présumées et d’autres exactions », a réagi le Bureau du procureur dans un communiqué.

La CPI doit désormais constituer un collège de juges, mais il faudra probablement attendre plusieurs mois avant que le procès ne débute.

Nicholas Kaufman, avocat de M. Duterte, a affirmé de son côté que la défense démontrera pendant le procès que la « politique d’État » attribuée à l’ex-président « n’est que pure fiction ».

La défense « démontrera également que les témoignages (…) si volontiers colportés par les nombreux détracteurs de l’ancien président, n’ont absolument aucun poids », a-t-il affirmé dans un communiqué envoyé à l’AFP.

Il est probable que M. Duterte ne comparaisse pas en personne face aux juges, sa défense affirmant qu’il est trop affaibli mentalement.

La seule fois où il a été vu depuis son arrestation, était lors d’une première comparution par visioconférence, dans laquelle il paraissait désorienté et affaibli.

« Motifs sérieux »

Les juges de la phase préliminaire ont conclu qu’il existait « des motifs sérieux de croire que Duterte est responsable des crimes contre l’humanité », selon le communiqué de la CPI.

Lors de l’audience de « confirmation des charges » qui s’est tenue en février, les procureurs ont affirmé que M. Duterte avait fait tuer des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés de drogue.

« Des décennies passées à assassiner son propre peuple, à assassiner les enfants des Philippines, et il prétend avoir fait tout cela pour son pays. Il ne le nie pas », avait résumé Julian Nicholls, du bureau du procureur.

Le premier chef d’accusation à l’encontre de M. Duterte concerne son implication présumée en tant que coauteur dans 19 meurtres commis entre 2013 et 2016, alors qu’il était maire de Davao.

Le deuxième chef d’accusation porte sur 14 meurtres de « cibles de grande importance » commis en 2016 et 2017, alors qu’il était président.

Le troisième chef d’accusation porte sur 43 meurtres commis lors d’opérations de « nettoyage » visant des consommateurs ou des revendeurs de drogue présumés de bas niveau à travers les Philippines entre 2016 et 2018.

Lors de l’audience de confirmation des charges, la défense a clamé l' »innocence sans réserve » de M. Duterte, affirmant que si ses discours étaient truffés de menaces, il n’existait aucun lien avéré entre la rhétorique de son client et les crimes présumés.

Dans une procédure distincte, la Chambre d’appel de la CPI a confirmé mercredi la compétence de la Cour dans cette affaire, rejetant ainsi un pourvoi de la défense.

Ritz Lee Santos, directrice d’Amnesty International Philippines, a salué cette décision, la qualifiant de « moment historique pour les victimes et la justice internationale ».

« Cela envoie un message clair : ceux qui sont accusés d’avoir commis des meurtres généralisés et systématiques, constitutifs de crimes contre l’humanité, se retrouveront un jour sur le banc des accusés, devant répondre de leurs actes devant la justice », a-t-elle ajouté.

 

LNT avec Afp

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La Corée du Nord soupçonnée d’un vol de 290 millions de dollars en cryptomonnaies https://lnt.ma/la-coree-du-nord-soupconnee-dun-vol-de-290-millions-de-dollars-en-cryptomonnaies/ Wed, 22 Apr 2026 11:28:34 +0000 https://lnt.ma/?p=545779 Un groupe de pirates informatiques nord-coréens est soupçonné d’avoir dérobé l’équivalent de 290 millions de dollars en cryptomonnaies ce week-end, selon l’une des plateformes concernées, ce qui en fait le plus grand vol d’actifs numériques de l’année. Le média spécialisé dans les cryptoactifs Coindesk a rapporté qu’une attaque informatique a été commise samedi sur le […]

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Un groupe de pirates informatiques nord-coréens est soupçonné d’avoir dérobé l’équivalent de 290 millions de dollars en cryptomonnaies ce week-end, selon l’une des plateformes concernées, ce qui en fait le plus grand vol d’actifs numériques de l’année.

Le média spécialisé dans les cryptoactifs Coindesk a rapporté qu’une attaque informatique a été commise samedi sur le coffre-fort de KelpDAO, une plateforme de finance décentralisée (DeFi) spécialisée dans le restaking (le réinvestissement des cryptomonnaies placées, permettant de toucher des intérêts).

Au cours du piratage, deux serveurs hébergés par une autre application, LayerZero, ont été compromis, a précisé KelpDAO ce mardi.

Cette faille a permis de « vider » des jetons (tokens) liés à ethereum, la deuxième plus grande cryptomonnaie en terme de capitalisation après le bitcoin.

« Le 18 avril 2026, KelpDAO a été victime d’une attaque qui a entraîné une perte d’environ 290 millions de dollar », a déclaré LayerZero dans un communiqué.

« Les premiers indices laissent à penser que cette attaque est le fait d’un acteur étatique hautement sophistiqué, probablement le groupe nord-coréen Lazarus », a ajouté l’application.

Ce vol « rendra l’entrée dans le monde de la DeFi plus effrayante pour les nouveaux arrivants », a averti Henri Arslanian, cofondateur de Nine Blocks Capital Management.

Pour lui, « c’est clairement l’oeuvre du groupe Lazarus de Corée du Nord ».

« Aucun autre groupe au monde ne dispose de l’expertise et de la puissance nécessaires pour mener un tel piratage », a-t-il souligné mercredi dans une note.

En 2024, un groupe d’experts de l’ONU avait estimé que la Corée du Nord avait notamment volé plus de 3 milliards de dollars en cryptomonnaies depuis 2017 pour financer son programme d’armes nucléaires.

L’Equipe multilatérale de surveillance des sanctions (MSMT), chargée de s’assurer de la mise en oeuvre des sanctions des Nations unies relatives à la Corée du Nord, a établi que les pirates informatiques nord-coréens ont dérobé au moins 1,65 milliard de dollars entre janvier et septembre 2025.

Sur ce montant, 1,4 milliard a été subtilisé en février 2025, à la plateforme d’échange de cryptomonnaies Bybit.

 

LNT avec Afp

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Trump prolonge sine die la trêve avec l’Iran https://lnt.ma/trump-prolonge-sine-die-la-treve-avec-liran/ Wed, 22 Apr 2026 10:08:09 +0000 https://lnt.ma/?p=545774 Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l’Iran afin de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix, affirmant mercredi que la République islamique « s’effondre financièrement » en raison du blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Alors que l’Iran n’a pas confirmé dans l’immédiat une prolongation du cessez-le-feu, un porte-conteneur a […]

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Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l’Iran afin de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix, affirmant mercredi que la République islamique « s’effondre financièrement » en raison du blocage du détroit stratégique d’Ormuz.

Alors que l’Iran n’a pas confirmé dans l’immédiat une prolongation du cessez-le-feu, un porte-conteneur a été touché mercredi par des tirs iraniens au large d’Oman, provoquant des dégâts mais sans faire de victimes, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Et un cargo quittant l’Iran a été stoppé par des tirs, selon la même source, sans faire état de dommages ou blessés.

Le président américain, qui avait évoqué une fin de la trêve – entrée en vigueur le 8 avril – pour mercredi soir, heure de Washington, a finalement annoncé qu’il la prolongeait à la demande des médiateurs pakistanais.

Il a parlé d’une extension jusqu’à ce que « l’Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre » pour obtenir une fin durable au conflit, déclenché par une attaque israélo-américaine contre l’Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions sont chaque jour plus lourdes sur l’économie mondiale.

M. Trump a invoqué dans un message sur Truth Social des divisions au sommet du pouvoir iranien, et estimé que « l’Iran s’effondre financièrement » à cause du blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Les Etats-Unis vont poursuivre de leur côté le blocus des ports iraniens, a-t-il promis.

– « Adieu » au pétrole –

Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a salué l’annonce de Donald Trump sur le cessez-le-feu, saluant une « avancée importante vers la désescalade ».

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a dit espérer que les deux parties parviendraient « à conclure un +accord de paix+ lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad », après une première session le 11 avril.

Le vice-président américain JD Vance, qui devait de nouveau partir pour le Pakistan pour des négociations, était finalement resté aux Etats-Unis mardi, selon la Maison Blanche.

L’Iran s’était de son côté refusé à envoyer une délégation à Islamabad, exigeant la fin du blocus américain de ses ports, « un acte de guerre » selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Téhéran avait aussi menacé de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant davantage en péril l’approvisionnement pétrolier mondial.

« Si leur territoire et leurs installations sont mis au service des ennemis pour attaquer la nation iranienne, ils peuvent dire adieu à la production pétrolière au Moyen-Orient », avaient averti les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran.

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, avait estimé mardi soir sur X que « d’ici quelques jours, les sites de stockage sur l’île de Kharg (point névralgique de l’industrie pétrole iranienne, ndlr) seront saturés et les fragiles puits de pétrole iranien seront fermés ».

Les cours de pétrole, qui ont flambé depuis le déclenchement du conflit, se sont affichés sans direction mercredi en Asie, après l’annonce de la prolongation du cessez-le-feu.

Mercredi et jeudi, le Royaume-Uni doit accueillir des militaires d’une trentaine de pays pour discuter de la formation d’une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d’Ormuz.

– Un mort au Liban –

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi après plusieurs semaines, la vie a repris son cours.

Mobina Rasoulian, une étudiante de 19 ans, savoure le répit apporté par la trêve. « Je suis sortie sans me stresser (…) je suis allée dans les cafés, restaurants, ici et là », a raconté la jeune femme, rencontrée par l’AFP dans une rue de la capitale.

Mais pour Saghar, 39 ans, interrogée depuis Paris, « il n’y a pas de lumière au bout du tunnel ». « La situation économique est horrible » et le pouvoir arrête des gens « pour rien. Les exécutions se multiplient ».

Sur l’autre front de la guerre, de nouvelles discussions directes entre Israël et le Liban doivent avoir lieu jeudi à Washington, selon la diplomatie américaine.

Un cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties s’ accusent de violer.

Une frappe israélienne dans l’est du Liban a fait mercredi un mort et deux blessés d’après l’agence officielle libanaise ANI.

L’armée israélienne, qui contrôle au Liban une bande de territoire le long de la frontière, a aussi fait exploser plusieurs maisons à Al-Bayada, dans le sud, selon la même source.

Selon le dernier bilan officiel, 2.454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

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Attaques iranniennes: Bourita participe à une session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe https://lnt.ma/attaques-iranniennes-bourita-participe-a-une-session-extraordinaire-du-conseil-de-la-ligue-arabe/ Tue, 21 Apr 2026 15:41:20 +0000 https://lnt.ma/?p=545715 Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a participé mardi à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue par visioconférence, et consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes. Cette réunion s’inscrit dans une série de […]

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Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a participé mardi à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue par visioconférence, et consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes.

Cette réunion s’inscrit dans une série de rencontres dédiées à l’examen des agressions répétées de l’Iran contre des pays arabes ainsi que de leurs répercussions sur la région et sur la paix et la sécurité internationales, en vue de dégager une position arabe unifiée face à ces violations continues, afin d’y mettre un terme et de contrer toute tentative menaçant la stabilité de ces États.

Dans ce contexte régional et international, le Royaume du Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, n’a eu de cesse de condamner avec la plus grande fermeté toutes les agressions iraniennes abjectes visant des pays arabes frères, et de réaffirmer sa pleine solidarité avec ces États et son soutien total aux mesures qu’ils prennent pour défendre leur souveraineté et garantir la sécurité de leurs citoyens et des résidents sur leur territoire, dans le respect du Droit international.

Le Maroc a également été parmi les premiers pays à saluer l’annonce d’une trêve entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran, ainsi que le lancement de négociations entre les deux parties, dans l’espoir de parvenir à un accord politique mettant fin au conflit et aux menaces iraniennes dans la région.

Cette réunion a été convoquée à l’initiative du Royaume de Bahreïn, qui assure la présidence actuelle du Conseil de la Ligue au niveau ministériel, dans un contexte régional marqué par la trêve entre Washington et Téhéran sur fond de prudence et de vigilance.

 

LNT avec Map

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Le pétrole en forte hausse avec les tensions autour d’Ormuz https://lnt.ma/le-petrole-en-forte-hausse-avec-les-tensions-autour-dormuz/ Mon, 20 Apr 2026 09:09:18 +0000 https://lnt.ma/?p=545568 Les cours du pétrole sont en forte hausse lundi, l’Iran étant revenu samedi sur sa décision d’ouvrir le détroit d’Ormuz, ravivant les tensions avec les Etats-Unis avant la fin du cessez-le-feu. Téhéran a affirmé que le maintien du blocus américain des ports iraniens, alors que l’Iran avait annoncé l’ouverture du détroit vendredi, était le motif […]

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Les cours du pétrole sont en forte hausse lundi, l’Iran étant revenu samedi sur sa décision d’ouvrir le détroit d’Ormuz, ravivant les tensions avec les Etats-Unis avant la fin du cessez-le-feu.

Téhéran a affirmé que le maintien du blocus américain des ports iraniens, alors que l’Iran avait annoncé l’ouverture du détroit vendredi, était le motif derrière la reprise du « strict contrôle » d’Ormuz.

Un navire de la CMA CGM a même fait l’objet samedi de « tirs de semonce », a indiqué dimanche à l’AFP le groupe français de transport maritime.

La marine militaire américaine a de son côté ouvert le feu sur un cargo iranien qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens par les Etats-Unis et en a pris le contrôle, a affirmé dimanche Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dimanche, les passages du détroit étaient réduits à zéro, selon le site Marine Traffic.

Résultat, « les flux physiques de pétrole restent limités par des perturbations dans les acheminements, l’allongement des délais de transport et la hausse des coûts de fret et d’assurance », affirme Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 5,24% à 95,12 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 5,82% à 88,73 dollars.

Malgré un rebond important des cours par rapport à vendredi, ce niveau de prix laisse supposer que « le marché continue de manifester une forte conviction qu’une solution sera trouvée » entre les Etats-Unis et l’Iran, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Pourtant, l’incertitude plane lundi sur la tenue de nouvelles négociations au Pakistan entre Téhéran et Washington, à moins de deux jours de l’expiration du cessez-le-feu.

Pour le moment, « nous n’avons pas de projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, mettant en doute le « sérieux » des Etats-Unis dans le processus diplomatique.

Sans accord entre Washington et Téhéran, les prix devraient remonter fortement car « chaque jour où le détroit d’Ormuz reste fermé nous rapproche d’un moment potentiellement très douloureux de pénuries », explique M. Schieldrop.

 

LNT avec Afp

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Japon: séisme de magnitude 7,5 dans le nord, alerte au tsunami https://lnt.ma/japon-seisme-de-magnitude-75-dans-le-nord-alerte-au-tsunami/ Mon, 20 Apr 2026 09:08:04 +0000 https://lnt.ma/?p=545565 Un violent séisme de magnitude 7,5 a frappé le nord du Japon lundi, a indiqué l’Agence météorologique japonaise (JMA), qui a émis une alerte au tsunami prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres. Le séisme, évalué dans un premier temps à une magnitude de 7,4, s’est produit à 16H53 (07H53 GMT) dans les eaux du […]

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Un violent séisme de magnitude 7,5 a frappé le nord du Japon lundi, a indiqué l’Agence météorologique japonaise (JMA), qui a émis une alerte au tsunami prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres.

Le séisme, évalué dans un premier temps à une magnitude de 7,4, s’est produit à 16H53 (07H53 GMT) dans les eaux du Pacifique, au large du nord de la préfecture d’Iwate. Les secousses ont été si violentes qu’elles ont fait trembler pendant plus d’une minute de grands immeubles jusqu’à Tokyo, à plusieurs centaines de kilomètres de l’épicentre.

Une vague de tsunami de 80 centimètres a été observée à 17H34 (08H34 GMT) dans un port de Kuji, situé dans la préfecture d’Iwate, deux minutes après une première de 70 centimètres et 41 minutes après la secousse sismique, a indiqué la JMA.

Plus tôt, l’agence avait émis une alerte au tsunami et averti que des dégâts dus aux vagues étaient à prévoir. Le bureau de la Première ministre a rapidement indiqué avoir mis en place une cellule de gestion de crise.

« Évacuez immédiatement les régions côtières et les zones riveraines vers un endroit plus sûr, tel qu’un terrain surélevé ou un bâtiment d’évacuation. Les vagues du tsunami devraient frapper à plusieurs reprises. Ne quittez pas les lieux sûrs tant que l’alerte n’est pas levée », a immédiatement déclaré la JMA, relayée par la chaine de télévision NHK qui a interrompu ses programmes.

Des images de NHK au sol et prises depuis les airs ne montraient pas de dégâts visibles immédiatement autour de plusieurs ports d’Iwate.

« Pendant environ une semaine, soyez vigilants face aux répliques. Sachez également que des répliques susceptibles de provoquer des secousses encore plus fortes peuvent se produire souvent dans les deux ou trois jours qui suivent un séisme majeur », a averti un membre de la JMA lors d’un point-presse.

La Première ministre Sanae Takaichi a elle aussi pris la parole pour demander aux habitants des zones concernées par les alertes de se « mettre à l’abri dans des endroits plus élevés et plus sûrs ».

– Le traumatisme de 2011 –

Le pays est toujours traumatisé par le séisme de magnitude 9,0 de mars 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l’origine de quelque 18.500 morts ou disparus. Ce séisme s’était déclenché sur la côte pacifique du Japon, le long de la fosse de Nankai, au large du pays.

Cette fosse sous-marine de 800 kilomètres est la zone où la plaque océanique de la mer des Philippines glisse lentement sous la plaque continentale sur laquelle repose le Japon.

Le gouvernement estime qu’un méga-séisme dans la fosse de Nankai, suivi d’un tsunami, pourrait tuer jusqu’à 298.000 personnes et causer jusqu’à 2.000 milliards de dollars de dégâts.

En 2024, la JMA avait utilisé pour la première fois un nouvel échelon de classification, une alerte sur la possibilité d’un « méga-séisme » le long de la fosse de Nankai.

La JMA avait levé l’avis au bout d’une semaine, mais celui-ci avait entraîné des achats de panique de produits de base comme le riz et poussé des vacanciers à annuler des réservations hôtelières.

Elle avait émis un second avis de « méga-séisme » pendant une semaine en décembre 2025 après une secousse de magnitude 7,5 au large de la côte nord. Le séisme du 8 décembre avait déclenché des vagues de tsunami atteignant jusqu’à 70 centimètres et fait plus de 40 blessés, sans qu’aucun dégât majeur ne soit signalé.

L’année précédente, le 1er janvier 2024, un séisme de magnitude 7,5 – qui était alors le plus fort ressenti dans le pays depuis plus de dix ans – avait frappé la péninsule de Noto (centre) et causé la mort de près de 470 personnes.

Le Japon se trouve à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques, sur la bordure occidentale de la « ceinture de feu » du Pacifique, et figure parmi les pays les plus actifs au monde d’un point de vue sismique.

L’archipel, qui compte environ 125 millions d’habitants, subit quelque 1.500 secousses chaque année.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole baisse avec des espoirs d’apaisement au Moyen-Orient https://lnt.ma/le-petrole-baisse-avec-des-espoirs-dapaisement-au-moyen-orient/ Fri, 17 Apr 2026 09:06:44 +0000 https://lnt.ma/?p=545434 Les cours du pétrole retombent vendredi après être nettement monté jeudi, le sentiment optimiste sur un apaisement du conflit au Moyen-Orient l’emportant avant le week-end sur les inquiétudes liées à l’offre pétrolière amputée par la paralysie du détroit d’Ormuz. Donald Trump a déclaré que l’Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l’une des exigences […]

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Les cours du pétrole retombent vendredi après être nettement monté jeudi, le sentiment optimiste sur un apaisement du conflit au Moyen-Orient l’emportant avant le week-end sur les inquiétudes liées à l’offre pétrolière amputée par la paralysie du détroit d’Ormuz.

Donald Trump a déclaré que l’Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l’une des exigences des Etats-Unis pour parvenir à un accord avec Téhéran.

« Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord », a-t-il ajouté à la suite de cette déclaration, ravivant les espoirs d’un apaisement au Moyen-Orient.

Vendredi marque aussi l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu au Liban, de nature à rassurer les marchés alors que la fin des hostilités au Liban est l’une des exigences de Téhéran pour négocier avec les Etats-Unis.

Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, perdait 2,41% à 96,99 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, tombait de 3,03% à 91,82 dollars.

Cependant, « même si le détroit d’Ormuz venait à rouvrir, il faudrait plusieurs mois avant que la situation ne revienne à la normale », tempère Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

La hausse des prix enregistrée jeudi souligne cette « pression à la hausse constante tant que le détroit d’Ormuz reste fermé, d’autant plus que le pétrole iranien fait désormais défaut », explique l’analyste.

En plus de la quasi-paralysie orchestrée par l’Iran de ce détroit stratégique entre le Golfe et le golfe d’Oman (par où transite habituellement près de 20% de la production de pétrole mondiale et du gaz naturel liquéfié), les Etats-Unis ont débuté lundi un blocage des navires en provenance de ports iraniens.

Cela devrait réduire davantage l’offre de pétrole en privant le marché des barils que l’Iran continuait d’exporter via Ormuz depuis le début de la guerre (essentiellement vers la Chine) et qui s’ajouteraient aux « environ 13 millions de barils par jour » déjà perdus, selon les analystes d’ING.

 

LNT avec Afp

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Pas de dernier sommet européen pour Orban https://lnt.ma/pas-de-dernier-sommet-europeen-pour-orban/ Thu, 16 Apr 2026 10:51:47 +0000 https://lnt.ma/?p=545321 Pas de grands adieux à l’UE: le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui entretient des relations très tendues avec Bruxelles, boudera un sommet de dirigeants européens prévu à Chypre la semaine prochaine, et qui aurait pu être son dernier. Le dirigeant nationaliste a été défait aux élections législatives dimanche, mettant fin à ses 16 ans […]

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Pas de grands adieux à l’UE: le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui entretient des relations très tendues avec Bruxelles, boudera un sommet de dirigeants européens prévu à Chypre la semaine prochaine, et qui aurait pu être son dernier.

Le dirigeant nationaliste a été défait aux élections législatives dimanche, mettant fin à ses 16 ans de règne à la tête de la Hongrie.

Il doit quitter le pouvoir en mai. Et avait donc été invité à une réunion informelle des 27 dirigeants de l’UE, prévue le 23 et 24 avril, à Chypre.

Mais Viktor Orban a décidé de manquer ce sommet « afin de préparer la transition gouvernementale », a indiqué jeudi son ministre des Affaires européennes, Janos Boka, sur Facebook.

Les participations du Premier ministre hongrois à ces réunions de dirigeants européens ont été marquées par de nombreux coups d’éclats : du « salut, dictateur! » que lui avait lancé Jean-Claude Juncker, alors président de la Commission européenne, à la comédie diplomatique, désormais célèbre, lors de laquelle Viktor Orban s’était excusé de la table le temps que ses homologues valident l’ouverture de pourparlers avec l’Ukraine sur son adhésion à l’UE – il y était opposé et l’unanimité des présents était requise.

Les relations du Premier ministre hongrois avec les autres dirigeants européens se sont particulièrement crispées au cours des derniers mois, en raison notamment de son refus de débloquer un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine en guerre contre la Russie.

Lors du dernier sommet européen, en mars, le chancelier allemand Friedrich Merz avait ainsi fustigé la « déloyauté » de Viktor Orban. Il s’est réjoui lundi de la possibilité « d’aboutir encore plus facilement à des décisions communes au sein du Conseil européen » avec le prochain dirigeant hongrois, Peter Magyar.

 

LNT avec Afp

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Le chef du HCR appelle à une aide « urgente » au Liban en guerre https://lnt.ma/le-chef-du-hcr-appelle-a-une-aide-urgente-au-liban-en-guerre/ Wed, 15 Apr 2026 10:34:42 +0000 https://lnt.ma/?p=545189 Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Barham Saleh, a appelé mercredi la communauté internationale à apporter un soutien urgent au Liban, dont un cinquième de la population est déplacée en raison de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. « J’appelle la communauté internationale à fournir un soutien et une aide d’urgence […]

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Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Barham Saleh, a appelé mercredi la communauté internationale à apporter un soutien urgent au Liban, dont un cinquième de la population est déplacée en raison de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

« J’appelle la communauté internationale à fournir un soutien et une aide d’urgence au Liban », a-t-il déclaré, après une rencontre avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam à Beyrouth.

« Les conséquences humanitaires de cette guerre sont immenses, et j’insiste sur la nécessité d’épargner les civils et l’infrastructure civile (…) des attaques », a déclaré le responsable onusien, en visite au Liban depuis mardi.

« Le Liban ne mérite pas d’être prisonnier d’un cycle récurrent de violence, il mérite le soutien et la stabilité », a-t-il ajouté.

Le chef du HCR a indiqué que son agence n’avait reçu qu' »une partie » des 61 millions de dollars qu’elle avait demandés pour aider le Liban à gérer la crise de déplacés « sans précédent » à laquelle il fait face.

La somme demandée par le HCR fait partie des 308 millions de dollars que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait réclamés en urgence pour le Liban où il s’est rendu en mars, à peine deux semaines après le début de la guerre.

Les frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars ont fait plus d’un million de déplacés, soit un cinquième de la population libanaise.

Parmi eux, plus de 140.000 sont dans des centres d’accueil aménagés par l’Etat.

Le Liban, qui subit une crise économique aiguë depuis 2019, ne s’est toujours pas remis de conséquences de la guerre précédente entre le Hezbollah et Israël qui s’était terminée en novembre 2024.

 

LNT avec Afp

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La Chine réaffirme son soutien à Cuba face aux pressions américaines https://lnt.ma/la-chine-reaffirme-son-soutien-a-cuba-face-aux-pressions-americaines/ Wed, 15 Apr 2026 10:33:23 +0000 https://lnt.ma/?p=545184 La Chine a réaffirmé mercredi qu’elle soutiendrait « résolument » Cuba face aux pressions et menaces persistantes des États-Unis. « La Chine s’oppose fermement à la diplomatie coercitive et soutiendra résolument Cuba dans la préservation de sa souveraineté nationale et sa résistance aux ingérences étrangères », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lors d’un […]

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La Chine a réaffirmé mercredi qu’elle soutiendrait « résolument » Cuba face aux pressions et menaces persistantes des États-Unis.

« La Chine s’oppose fermement à la diplomatie coercitive et soutiendra résolument Cuba dans la préservation de sa souveraineté nationale et sa résistance aux ingérences étrangères », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lors d’un point presse régulier.

Les relations historiquement conflictuelles entre les deux voisins et ennemis idéologiques cubain et américain connaissent un nouveau regain de tensions.

Le président américain Donald Trump empêche les exportations de pétrole vers Cuba depuis la chute du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, principal allié régional de La Havane, capturé par l’armée américaine début janvier et détenu aux Etats-Unis.

M. Trump menace de représailles les pays qui expédient du brut vers Cuba. Ce blocus aggrave la crise économique et énergétique que l’île subit depuis des années.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a déclaré la semaine passée qu’il ne démissionnerait pas sous la pression des Etats-Unis, et a appelé au dialogue avec Washington.

Pékin et La Havane sont des alliés de longue date, et la Chine s’est constamment opposée à l’embargo commercial que les Etats-Unis imposent à Cuba depuis des décennies.

Fin janvier, la Chine s’était engagée à fournir « soutien et assistance » à Cuba face aux menaces répétées des Etats-Unis, condamnant les pressions de Washington qui « compromettent la paix et la stabilité régionales ».

 

LNT avec Afp

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Portrait : A Janvry, Christian Schoettl est plus qu’un maire, c’est une icône… https://lnt.ma/portrait-a-janvry-christian-schoettl-est-plus-quun-maire-cest-une-icone/ Tue, 14 Apr 2026 16:21:45 +0000 https://lnt.ma/?p=545131 A la tête de la Mairie de Janvry depuis 1989, Christian Schoettl est considéré comme un Maire d’exception. Après plus de trente ans aux commandes de ce village, l’homme incarne aujourd’hui une passion, une vision, une ambition, et surtout, un profond attachement à ses valeurs et ses engagements à même de faire de Janvry, un […]

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A la tête de la Mairie de Janvry depuis 1989, Christian Schoettl est considéré comme un Maire d’exception. Après plus de trente ans aux commandes de ce village, l’homme incarne aujourd’hui une passion, une vision, une ambition, et surtout, un profond attachement à ses valeurs et ses engagements à même de faire de Janvry, un joyeux petit sanctuaire.

En France, Janvry est un village de l’Essonne, situé à 28 km au sud-ouest de Paris. Intégré au Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, Janvry est célèbre pour son dynamisme associatif et ses événements insolites qui lui ont valu la 5ème place au concours du « Village Préféré des Français ».

Fin novembre et début décembre de chaque année, Janvry, réputé également comme l’un des plus authentiques d’Île-de-France avec ses artisans et ses parades spectaculaires, attire des milliers de visiteurs. En été, le village installe une véritable plage avec 190 tonnes de sable, des palmiers et une piscine chauffée.

Durant toute l’année, un espace gratuit de 6 hectares est ouvert où l’on peut croiser des lamas, des kangourous et des chèvres. Le village abrite un château du XVIIe siècle inscrit aux monuments historiques et l’église Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Durant l’hiver, ce village de plus de 670 habitants a procédé à l’installation d’une piste de ski.

Mais ici à Janvry, M. Christian Schoettl, maire depuis de plus de trente ans, est un symbole fédérateur, mobilisateur et fortement engagé pour une gestion locale productive, créatrice de valeur ajoutée, durable et parfaitement intégré dans son entourage environnemental.

D’ailleurs, à Janvry, le premier tour des élections municipales 2026 a été décisif. Le conseil municipal est élu au premier tour, sans qu’un second scrutin soit nécessaire. La liste de M. Christian Schoettl a remporté ces élections municipales dès le 1ier tour avec 100% des suffrages exprimés.

Sur le terrain, ce qui anime Christian Schoettl, n’envoie guère à l’étonnement. Son programme et sa vision pour son village relèvent du simple, du sérieux et de l’engagement indéfectible pour l’intérêt général du village, sa nature, ses habitants et ses visiteurs. C’est ainsi l’approche de M.Christian Schoettl pour un développement durable de Janvry et qui a apparemment marché et qui continue de convaincre bon nombre des habitants qui ont vu dans sa démarche une réponse correcte à leurs attentes et aspirations.

Dans son quotidien, l’homme est connu pour sa détermination d’aller jusqu’au bout de ses projets et chantiers. En effet, l’un des plus grands succès de Janvry, c’est sûrement son Marché de Noël. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus beaux de France. Il attire chaque année près de 160.000 visiteurs. C’est l’une des fiertés du maire.

Les courses de chameaux, de dromadaires et autres camélidés est un autre succès fulgurant à mettre à son actif. Les courses de chameaux, qui ont lieu en septembre dernier dans un champ de la commune, ont fait venir 16.000 personnes dans ce petit village de l’Essonne.

Et on ne s’arrête pas en si bon chemin ! Janvry a aussi sa plage en été avec sable, transats, parasols et piscine. Cette plage, il a fallu la défendre bec et ongles. Mais la grande fierté du Maire de Janvry, c’est aussi les 260 bénévoles qui travaillent pour la réussite de tous les projets de la commune. Ces bénévoles se retrouvent tous les ans autour d’un somptueux repas pour les remercier de leur travail et de leur investissement personnel.

Depuis près de 40 ans, Christian Schoettl ne cesse de démontrer son grand amour pour Janvry, incarnant de ce fait un engagement de proximité à même de transformer un village en une véritable communauté vivante et solidaire. Un véritable cas d’école…

H.Z

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Premiers pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, sans le Hezbollah https://lnt.ma/premiers-pourparlers-entre-le-liban-et-israel-a-washington-sans-le-hezbollah/ Tue, 14 Apr 2026 08:22:24 +0000 https://lnt.ma/?p=545068 Washington accueille mardi des pourparlers directs de paix, les premiers du genre depuis 1993, entre des représentants du Liban et d’Israël mais avec un grand absent, le Hezbollah, réduisant les perspectives d’accord. Parallèlement, le blocus américain des ports d’Iran, jugé mardi « dangereux et irresponsable » par Pékin, se poursuit au lendemain de son entrée en vigueur, […]

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Washington accueille mardi des pourparlers directs de paix, les premiers du genre depuis 1993, entre des représentants du Liban et d’Israël mais avec un grand absent, le Hezbollah, réduisant les perspectives d’accord.

Parallèlement, le blocus américain des ports d’Iran, jugé mardi « dangereux et irresponsable » par Pékin, se poursuit au lendemain de son entrée en vigueur, après l’échec de discussions au Pakistan entre Washington et Téhéran.

La guerre, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran, a embrasé le Moyen-Orient, déstabilisé l’économie mondiale et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Un fragile cessez-le-feu est en place depuis le 8 avril. Mais selon Israël et les Etats-Unis, il n’inclut pas le Liban, où les frappes israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien continuent.

Depuis que le pays a été entraîné début mars par le Hezbollah dans le conflit, les bombardements ont fait plus de 2.000 morts et déplacé plus d’un million de personnes.

Avant même la rencontre prévue à Washington, le chef de la formation libanaise, Naïm Qassem, a réclamé son « annulation », dénonçant une « capitulation ».

Les discussions doivent se dérouler en fin de matinée à Washington sous la médiation du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, avec les ambassadeurs israélien et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa.

– « Fatigués » –

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a posé deux conditions aux pourparlers: le « désarmement du Hezbollah » et la recherche d’un « véritable accord de paix ».

Selon un responsable du département d’Etat, parlant sous couvert d’anonymat, les discussions ont pour objectif « de garantir la sécurité à long terme de la frontière nord d’Israël et à soutenir la détermination du gouvernement libanais à rétablir sa pleine souveraineté sur son territoire et sa vie politique ».

Côté libanais, le président Joseph Aoun a dit espérer la conclusion d’un accord sur un cessez-le-feu, « dans le but d’entamer des négociations directes entre le Liban et Israël », techniquement en état de guerre depuis des décennies.

A Beyrouth, des Libanais, las des guerres successives avec Israël, mettent leurs espoirs dans ces discussions.

« Nous sommes pour (les négociations) si c’est dans l’intérêt du Liban, si cela résout les problèmes », dit à l’AFP Kamal Ayad, un réparateur de fenêtres de 49 ans. « Nous voulons la paix, pour nos enfants et notre avenir, nous sommes fatigués, nous avons vécu tant de guerres ».

L’administration américaine insiste sur le désarmement du Hezbollah, regrettant que l’armée libanaise n’ait pas su ou pu le faire jusqu’à présent. Mais Washington est entre deux feux, exigeant le respect de l’intégrité territoriale du Liban, tout en soutenant le droit d’Israël à se défendre.

Il va falloir « beaucoup d’imagination et d’optimisme pour penser » que le différend entre Israël et le Liban « puisse être résolu à Washington », souligne un ancien responsable israélien de la Défense. « Il sera très difficile de parvenir à un accord, et Israël va créer une zone tampon dans le nord, très similaire à celle que nous avons à Gaza », dit-il sous couvert d’anonymat.

Israël prévoit d’établir une « zone de sécurité » dans le sud du Liban, que ses forces ont envahi pour éliminer selon eux la menace que le Hezbollah pose pour les habitants du nord d’Israël.

Un précédent cessez-le-feu avait été décrété en novembre 2024 mais Israël avait continué de pilonner les zones frontalières pour anéantir les positions du Hezbollah et neutraliser ses chefs.

– « Irresponsable » –

En Iran, le blocus maritime des Etats-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d’Oman est toujours en cours.

Pékin, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce notamment des hydrocarbures et verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre.

Le blocus « ne fera qu’exacerber les tensions, fragiliser un accord de cessez-le-feu déjà fragile et compromettre encore davantage la sécurité du passage dans le détroit », a regretté Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, parlant d’un comportement « dangereux et irresponsable ».

Une visioconférence doit être organisée par la France et le Royaume-Uni vendredi entre des « pays non belligérants prêts à contribuer » à « une mission défensive » à Ormuz pour restaurer la liberté de navigation, selon l’Elysée.

Le président américain Donald Trump a menacé de « destruction » tout « navire d’attaque rapide » iranien forçant le blocus. En retour, Téhéran a dénoncé un acte « illégal » de « piraterie » et averti qu’il s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si la sécurité de ses ports était « menacée ».

 

LNT avec Afp

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Le jeu risqué de Trump en s’en prenant au pape https://lnt.ma/le-jeu-risque-de-trump-en-sen-prenant-au-pape/ Tue, 14 Apr 2026 08:21:24 +0000 https://lnt.ma/?p=545075 En prenant pour cible le pape Léon XIV, qui a critiqué la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump court le risque d’en subir les répercussions politiques nationales. En accusant le souverain pontife d’être « faible » en matière de lutte contre la criminalité et d’être « nul en politique étrangère », le président américain […]

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En prenant pour cible le pape Léon XIV, qui a critiqué la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump court le risque d’en subir les répercussions politiques nationales.

En accusant le souverain pontife d’être « faible » en matière de lutte contre la criminalité et d’être « nul en politique étrangère », le président américain a d’abord irrité certains de ses alliés. Comme la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a condamné lundi ces paroles.

Mais le septuagénaire républicain risque surtout de s’aliéner une partie de la droite religieuse lors des élections cruciales de mi-mandat en novembre.

D’autant plus que la joute verbale, opposant le commandant-en-chef de l’armée la plus puissante de la planète au chef des 1,4 milliard de catholiques dans le monde, ne semble pas en voie de s’apaiser.

Donald Trump, qui multiplie les références à Dieu depuis l’entrée en guerre des Etats-Unis, a ainsi dit lundi qu’il ne comptait pas présenter ses excuses au pape, le qualifiant encore une fois de « très faible ».

« Il n’y a rien à regretter. Il a tort », a dit le maître de la Maison Blanche, déjà échaudé par Léon XIV, né aux États-Unis, qui avait dénoncé l’offensive de son administration contre l’immigration illégale et l’intervention américaine au Venezuela.

M. Trump a laissé entendre que Léon n’avait été élu pape en mai 2025 que parce qu’il était américain et qu’il pourrait servir de passerelle avec son gouvernement.

– « Devoir moral » –

De son côté, Léon XIV a assuré que l’Eglise avait « le devoir moral de s’exprimer très clairement contre la guerre ». « Je n’ai pas peur, ni de l’administration Trump, ni de m’exprimer haut et fort sur le message de l’Evangile », a-t-il dit.

La semaine précédente, Léon XIV avait jugé « inacceptable » la menace de Donald Trump d' »anéantir la civilisation iranienne ».

Le président américain a également publié, sur son réseau Truth Social, une image générée par intelligence artificielle le figurant en Jésus-Christ, entouré d’un halo de lumière céleste, imposant sa main sur le front d’un homme souffrant.

L’illustration, reprenant de nombreux codes de l’imagerie religieuse, n’a pas été du goût de plusieurs figures de la droite chrétienne, qui ont rapidement dénoncé une représentation « blasphématoire ».

Face à ces réactions indignées, M. Trump a retiré l’image et tenté de convaincre qu’elle le présentait en fait en… médecin.

Le président – qui se dit chrétien sans être vraiment pratiquant – a bénéficié d’un soutien considérable de la part des chrétiens et évangéliques conservateurs lors de ses mandats. Malgré ses trois mariages et les divers scandales liés à son nom.

Mais ce socle pourrait s’effriter.

L’ancienne nageuse de compétition Riley Gaines, devenue une voix écoutée parmi les chrétiens conservateurs américains, s’est ainsi insurgée contre l’image publiée par Donald Trump. « On ne se moque pas de Dieu », a-t-elle asséné.

L’ex-élue républicaine au Congrès Marjorie Taylor Greene, ancienne fidèle de Donald Trump, s’est également indignée et a jugé que le pape s’opposait « à juste titre à la guerre de Trump en Iran ».

Elle a rappelé que le milliardaire avait choisi le dimanche de Pâques pour écrire sur sa plateforme Truth Social une « tirade maléfique »: « Ouvrez le putain de Détroit, bande de tarés, ou vous vivrez en enfer », avait menacé le président. Avant d’ajouter: « Gloire à Allah ».

 

LNT avec Afp

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Attentat à Blida: une attaque terroriste en pleine visite papale en Algérie https://lnt.ma/attentat-a-blida-une-attaque-terroriste-en-pleine-visite-papale-en-algerie/ Mon, 13 Apr 2026 19:34:23 +0000 https://lnt.ma/?p=545018 L’Algérie a été frappée ce lundi par une série d’attentats à Blida, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, mettant en lumière de graves défaillances dans son dispositif sécuritaire, à un moment particulièrement sensible pour le pays. Selon plusieurs sources, deux attentats-suicides ont visé des sites sensibles, notamment un siège de la sécurité et une installation […]

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L’Algérie a été frappée ce lundi par une série d’attentats à Blida, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, mettant en lumière de graves défaillances dans son dispositif sécuritaire, à un moment particulièrement sensible pour le pays.

Selon plusieurs sources, deux attentats-suicides ont visé des sites sensibles, notamment un siège de la sécurité et une installation privée, dans une ville pourtant considérée comme hautement surveillée. Les assaillants ont été neutralisés, mais ces attaques ont provoqué des explosions et semé la panique parmi la population. 

Le timing de ces attaques suscite de nombreuses interrogations. Elles surviennent au moment même de la visite du pape Léon XIV en Algérie, un événement d’envergure internationale qui aurait dû s’accompagner d’un dispositif sécuritaire renforcé. 

Cette concomitance met en évidence un contraste saisissant entre la communication officielle des autorités et la réalité du terrain. Alors que le pays cherchait à projeter une image de stabilité et d’ouverture, ces attentats révèlent au contraire une vulnérabilité persistante face aux menaces sécuritaires.

Plus encore, le fait que des cibles sensibles aient pu être approchées par des kamikazes interroge directement l’efficacité des services de renseignement. Plusieurs observateurs pointent des lacunes dans l’anticipation et la prévention, suggérant une défaillance structurelle dans la gestion du risque terroriste. 

Au-delà de l’aspect sécuritaire, cet épisode fragilise la crédibilité des autorités algériennes sur la scène internationale. Accueillir une visite papale tout en étant incapable de prévenir des attaques sur son propre territoire expose un déficit de coordination et de préparation difficile à ignorer.

Ces événements relancent également les inquiétudes quant à la résurgence de foyers de tension internes, dans un contexte régional déjà instable. Ils rappellent que, malgré des années de discours sur le retour à la stabilité, le pays reste exposé à des menaces profondes, susceptibles de resurgir à tout moment.

 

LNT

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Trump veut bloquer les ports iraniens, Téhéran crie à la « piraterie » https://lnt.ma/trump-veut-bloquer-les-ports-iraniens-teheran-crie-a-la-piraterie/ Mon, 13 Apr 2026 10:34:38 +0000 https://lnt.ma/?p=544985 Les Etats-Unis doivent commencer à bloquer lundi les ports iraniens au lendemain de l’échec de pourparlers avec l’Iran, qui crie à la « piraterie » et menace de s’en prendre aux ports de la région. Lundi 14H00 GMT: c’est à cette heure que le président américain Donald Trump a prévu d’imposer un blocus aux ports iraniens, une […]

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Les Etats-Unis doivent commencer à bloquer lundi les ports iraniens au lendemain de l’échec de pourparlers avec l’Iran, qui crie à la « piraterie » et menace de s’en prendre aux ports de la région.

Lundi 14H00 GMT: c’est à cette heure que le président américain Donald Trump a prévu d’imposer un blocus aux ports iraniens, une perspective qui refait flamber les cours du pétrole et inquiète particulièrement la Chine.

D’avance, l’armée iranienne a dénoncé un blocus « illégal », qui relève de la « piraterie », et menacé ses voisins du Golfe, déjà ciblés par des frappes iraniennes lors de la guerre déclenchée fin février par l’offensive israélo-américaine sur l’Iran.

« Si la sécurité des ports de la République islamique (…) est menacée, aucun port dans le Golfe persique et la mer d’Arabie ne sera en sécurité », a averti le commandement militaire iranien dans un communiqué lu à la télévision.

Après l’accalmie des derniers jours, le baril de pétrole a directement commencé la semaine au-dessus du prix symbolique de 100 dollars, bondissant de plus de 7% pour le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, et de plus de 8% pour le WTI, référence américaine, vers 05H00 GMT.

Avec le blocus des ports, « on peut supposer que l’intention de Trump est d’essayer de priver l’Iran de ses revenus d’exportation et d’obliger ses principaux importateurs de pétrole, particulièrement la Chine, à faire pression sur Téhéran pour qu’il lève son blocage du détroit » d’Ormuz, analyse depuis New York le centre de réflexion Soufan Center.

La Chine, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit, qui voit passer en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.

Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a pour sa part réclamé sa réouverture « au plus vite ».

– Critiques des alliés –

Mais même du côté des alliés de Washington, le blocus naval américain est critiqué.

« Nous ne soutenons pas le blocus », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer, tandis que Madrid estime qu’il n’a « aucun sens ».

L’Allemagne, elle, ressentira « encore longtemps les conséquences » de la guerre au Moyen-Orient, « même lorsqu’elle sera terminée », a averti le chancelier Friedrich Merz, après avoir annoncé des mesures pour soulager les consommateurs et les entreprises face à la hausse des prix des carburants.

L’incapacité de Washington et Téhéran à trouver un accord après plus de 20 heures de pourparlers au Pakistan inquiète, après plus de six semaines d’une guerre qui a fait plus de 6.000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l’économie mondiale.

Le respect du cessez-le-feu de deux semaines, qui doit expirer le 22 avril, reste incertain: si le Pakistan, médiateur dans les pourparlers infructueux, a appelé à son respect, ni les Etats-Unis ni l’Iran n’ont évoqué le sujet.

Sans fermer la porte à une reprise des tractations, Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité de l’échec des discussions.

Donald Trump a mis la faute sur le refus des Iraniens de renoncer à se doter de l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran.

« S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien », a assuré M. Trump.

Selon l’Iran, un accord était « à deux doigts » d’être trouvé. Pour le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l’un des principaux négociateurs de la République islamique, l’échec est dû au « jusqu’au-boutisme américain ».

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, avait auparavant évoqué « une atmosphère de suspicion et de méfiance », jugeant « évident » qu’un accord ne pouvait être obtenu « en une seule session ».

– Poursuite des attaques au Liban –

Au Liban, deuxième terrain principal de la guerre, les attaques se poursuivent, Israël ayant soutenu que ce front n’était pas inclus dans la décision de cessez-le-feu.

Lundi, le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah a affirmé avoir lancé des roquettes sur deux localités israéliennes juste de l’autre côté de la frontière.

Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de quatre personnes après une frappe israélienne sur la localité de Maaraoub, dans le sud du pays. Le conflit a tué plus de 2.000 personnes au total dans le pays.

Des pourparlers sont toujours prévus mardi entre des représentants libanais et américains à Washington, après le feu vert donné par Israël sous pression américaine.

« La guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban », a affirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lors d’une première visite dans le sud du Liban, dont l’armée israélienne a pris le contrôle.

Son homologue libanais, Nawaf Salam, a assuré que Beyrouth oeuvrait à obtenir par la négociation un retrait total d’Israël.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole rebondit au-delà de 100 dollars après l’annonce du blocus des ports iraniens https://lnt.ma/le-petrole-rebondit-au-dela-de-100-dollars-apres-lannonce-du-blocus-des-ports-iraniens/ Mon, 13 Apr 2026 10:33:55 +0000 https://lnt.ma/?p=544991 Les prix du pétrole rebondissaient de 7% lundi en fin d’échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l’annonce par les États-Unis d’un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression. Le pétrole flambe à nouveau Alors qu’il était redescendu autour de 97 dollars en fin […]

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Les prix du pétrole rebondissaient de 7% lundi en fin d’échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l’annonce par les États-Unis d’un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression.

Le pétrole flambe à nouveau

Alors qu’il était redescendu autour de 97 dollars en fin de semaine dernière, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai rebondissait de 7,40% à 103,70 dollars lundi vers 06H40 GMT.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, s’échangeait à 101,79 dollars, en hausse de 6,97%. Tous deux ont gagné plus de 8% en début d’échanges.

L’armée américaine a affirmé qu’elle débuterait un blocus des ports iraniens à partir de lundi 14H00 GMT, après l’échec des pourparlers au Pakistan.

Mais elle a précisé qu’elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l’Iran à travers le détroit d’Ormuz, passage stratégique où transite d’ordinaire un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

« Les menaces du président des États-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l’Iran (…) sont tout à fait ridicules et amusantes », a répliqué le chef de la marine militaire iranienne, l’amiral Shahram Irani.

Après l’échec de négociations irano-américaines ce week-end, le Pakistan, hôte de ces discussions, a appelé au respect de la trêve de deux semaines convenue entre les deux parties – dont aucune ne s’est exprimée sur le devenir du cessez-le-feu censé expirer le 22 avril.

« Nous entamons une nouvelle semaine sur fond d’escalade du conflit », observe Kathleen Brooks, analyste de XTB.

« L’Iran a affirmé que toute approche de navires militaires américains dans le détroit serait considérée comme une violation de l’accord de cessez-le-feu et entraînerait une riposte militaire. La perspective d’une reprise des combats pourrait perturber les marchés et faire grimper les prix du pétrole », insiste-t-elle.

« L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux (…) Le conflit entre dans sa sixième semaine et nous pourrions commencer à percevoir plus clairement les dégâts économiques », prévient Mme Brooks.

« Même sans reprise totale des hostilités, le prix du brut devrait rester soutenu tant que le détroit demeurera un point de tension », reconnaît Charu Chanana, de Saxo Markets.

« L’échec des négociations est préjudiciable aux marchés car il annule une partie des bénéfices (de la récente trêve). Cependant, la diplomatie n’étant pas totalement abandonnée, on n’observe pas automatiquement un retour aux niveaux de panique les plus extrêmes atteints » au début du conflit, tempère-t-elle.

En conséquent, note-t-elle, « la situation se résume à un entre-deux: ni guerre, ni paix, et les investisseurs se trouvent dans une situation instable (…) chaque information en provenance d’Ormuz, Washington, Téhéran ou Israël peut faire fluctuer les marchés rapidement ».

Bourses d’Asie sous pression

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 0,74% à 56.502,77 points.

A Séoul, l’indice phare Kospi a lâché 0,86%. La Bourse de Sydney a perdu 0,39% et l’indice hongkongais Hang Seng cédait 1,07% vers 06H40 GMT.

« La déclaration du président Trump concernant un blocus risque d’accroître la confusion. Il donc probable que le marché restera suspendu à la situation en Iran cette semaine », commentait le courtier Monex Securities.

« Nous anticipons une hausse de la volatilité (…) Les marchés doivent faire preuve de patience en raison de la complexité du processus de paix: un accord définitif permettant la réouverture d’Ormuz dès le premier cycle de négociations était, de toute évidence, improbable », complète Kathleen Brooks.

L’or trébuche, retour des craintes inflationnistes

L’or chute face au retour de craintes inflationnistes après l’échec des pourparlers irano-américains et l’aggravation des tensions sur l’approvisionnement énergétique en cas de blocus américain d’Ormuz.

Le cours du métal jaune a perdu jusqu’à 2,2% lundi en début de séance et s’échangeait autour de 4.727 dollars l’once (-0,5%) vers 06H40 GMT.

La flambée des prix du pétrole accroît les risques inflationnistes, augmentant la probabilité que les banques centrales retardent ou relèvent leurs taux d’intérêt – ce qui est négatif pour l’or, qui ne génère pas de rendement.

De son côté, la monnaie américaine s’appréciait de 0,26% face à la devise nippone, à 159,68 yens pour un dollar.

 

LNT avec Afp

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Hongrie : Viktor Orbán balayé, fin de 16 ans de pouvoir https://lnt.ma/hongrie-viktor-orban-balaye-fin-de-16-ans-de-pouvoir/ Mon, 13 Apr 2026 10:32:51 +0000 https://lnt.ma/?p=544988 La Hongrie a basculé. Après seize années de pouvoir quasi ininterrompu, Viktor Orbán a été défait lors des élections législatives du 12 avril 2026, dans un scrutin qualifié d’historique à l’échelle européenne. Face à lui, l’opposition menée par Péter Magyar a remporté une victoire écrasante, mettant fin à l’un des règnes politiques les plus longs […]

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La Hongrie a basculé. Après seize années de pouvoir quasi ininterrompu, Viktor Orbán a été défait lors des élections législatives du 12 avril 2026, dans un scrutin qualifié d’historique à l’échelle européenne. Face à lui, l’opposition menée par Péter Magyar a remporté une victoire écrasante, mettant fin à l’un des règnes politiques les plus longs de l’Union européenne. 

Selon les résultats quasi définitifs, le parti Tisza obtient plus de 53 % des suffrages et décroche jusqu’à 138 sièges sur 199 au Parlement, soit une majorité qualifiée lui permettant de modifier la Constitution.  Un basculement massif qui traduit une volonté claire des électeurs de tourner la page du modèle « illibéral » défendu par Orbán depuis 2010.

Une sanction électorale nette

Le scrutin a été marqué par une participation record avoisinant les 80 %, signe d’une forte mobilisation, notamment des jeunes électeurs.  Cette dynamique a largement profité à l’opposition, dans un contexte de mécontentement croissant face à la stagnation économique, à l’inflation et aux accusations récurrentes de corruption visant le pouvoir en place. 

Ancien proche du système Orbán, Péter Magyar a su capitaliser sur cette lassitude. Son positionnement, à la fois conservateur et pro-européen, a permis de fédérer un électorat large, allant des déçus du Fidesz aux électeurs traditionnellement opposés au pouvoir. 

Dès l’annonce des résultats, Viktor Orbán a reconnu sa défaite, saluant la victoire de son adversaire tout en affirmant qu’il continuerait à jouer un rôle politique. 

Vers un tournant pro-européen

La victoire de Péter Magyar est largement interprétée comme un retour de la Hongrie dans le giron européen. Pendant des années, Budapest s’était opposée à Bruxelles sur de nombreux dossiers, notamment l’État de droit, la migration ou encore la guerre en Ukraine.

Le nouveau dirigeant a promis de « gouverner pour tous les Hongrois » et de restaurer les institutions démocratiques, tout en renforçant les liens avec l’Union européenne et l’OTAN.  Plusieurs dirigeants européens ont salué ce résultat, y voyant une opportunité de normaliser les relations avec Budapest et de débloquer des fonds européens gelés. 

Des défis structurels majeurs

Malgré l’ampleur de la victoire, la transition ne s’annonce pas simple. Le système mis en place par Orbán au fil des années — contrôle des médias, influence sur la justice, réseaux économiques proches du pouvoir — reste profondément ancré. 

Même avec une majorité renforcée, le nouveau gouvernement devra composer avec ces structures pour mener ses réformes. Les premières annonces évoquent déjà des mesures visant à restaurer l’indépendance de la justice, à lutter contre la corruption et à rééquilibrer les institutions. 

Une onde de choc en Europe

Au-delà des frontières hongroises, la défaite d’Orbán résonne comme un signal politique fort. Figure de proue du courant souverainiste et nationaliste en Europe, il incarnait une alternative au modèle libéral européen.

Son revers pourrait fragiliser l’influence des mouvements populistes sur le continent, même si certains analystes appellent à la prudence, rappelant que l’usure du pouvoir a aussi joué un rôle déterminant dans ce scrutin. 

À Budapest, la nuit électorale s’est transformée en scènes de liesse, avec des milliers de citoyens célébrant ce qu’ils perçoivent comme une « victoire de la démocratie ». 

Après seize ans d’un pouvoir centralisé et controversé, la Hongrie entre ainsi dans une nouvelle ère politique, encore incertaine, mais porteuse de profondes recompositions internes et européennes.

 

LNT avec Afp

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Moyen-Orient : échec des négociations entre Washington et Téhéran, incertitudes autour de la trêve https://lnt.ma/moyen-orient-echec-des-negociations-entre-washington-et-teheran-incertitudes-autour-de-la-treve/ Sun, 12 Apr 2026 11:12:37 +0000 https://lnt.ma/?p=544926 Les négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, menées à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont soldées par un échec dimanche, au terme de plus de vingt heures de discussions. Cet échec fait planer des incertitudes sur la pérennité du cessez-le-feu de deux semaines conclu dans le cadre du conflit en cours au Moyen-Orient. Ces […]

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Les négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, menées à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont soldées par un échec dimanche, au terme de plus de vingt heures de discussions. Cet échec fait planer des incertitudes sur la pérennité du cessez-le-feu de deux semaines conclu dans le cadre du conflit en cours au Moyen-Orient.

Ces pourparlers constituaient un moment rare de dialogue direct entre deux pays en rupture depuis près d’un demi-siècle, depuis la Révolution islamique de 1979. Malgré cette tentative diplomatique, aucune avancée significative n’a été annoncée, et les deux parties restent divisées sur des questions clés, notamment le programme nucléaire iranien.

À l’issue des discussions, le vice-président américain JD Vance a évoqué une « offre finale et la meilleure possible », tout en regrettant l’absence d’engagement ferme de Téhéran à renoncer à ses ambitions nucléaires. Il a néanmoins laissé entendre que la porte restait ouverte à une reprise des discussions, accordant un délai supplémentaire à la partie iranienne pour examiner les propositions américaines.

Du côté iranien, les réactions ont été critiques. Mohammad Bagher Ghalibaf, qui dirigeait la délégation de Téhéran, a accusé les États-Unis d’être « incapables » de gagner la confiance de l’Iran, imputant l’échec des négociations à des exigences jugées excessives. La télévision d’État iranienne a également évoqué des « demandes déraisonnables » formulées par Washington.

Dans le même sens, l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé que les discussions avaient échoué en raison de tentatives américaines de « dicter leurs conditions », illustrant la profondeur des divergences entre les deux parties.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a pour sa part évoqué « une atmosphère de suspicion et de méfiance », soulignant la complexité des enjeux abordés et la difficulté d’aboutir à un accord en une seule session de négociations.

Cet échec intervient alors qu’une trêve fragile, entrée en vigueur après plusieurs semaines de conflit, reste en place jusqu’au 22 avril. Toutefois, aucune des deux parties ne s’est clairement prononcée sur son avenir, alimentant les incertitudes quant à une possible reprise des hostilités. Le conflit, déclenché fin février par une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, a déjà fait des milliers de victimes et provoqué de fortes perturbations économiques à l’échelle mondiale.

L’un des points de tension majeurs concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Bloqué de facto par l’Iran depuis le début du conflit, il constitue un levier géopolitique central. Les États-Unis ont indiqué avoir engagé des opérations de sécurisation dans la zone, tandis que les Gardiens de la Révolution ont menacé de réagir « avec sévérité » à toute présence militaire jugée hostile.

Dans ce contexte tendu, l’Arabie saoudite a annoncé la remise en service de son oléoduc reliant l’est à l’ouest du pays, une infrastructure stratégique permettant de contourner le détroit d’Ormuz en cas de blocage. Cette reprise intervient après des attaques attribuées à l’Iran contre des installations énergétiques dans la région, dans le cadre des représailles à l’offensive israélo-américaine.

Sur le terrain, les conséquences du conflit restent lourdes. En Iran, les infrastructures civiles ont été touchées et une coupure quasi totale d’Internet se poursuit depuis plus de six semaines. Au Liban, théâtre d’affrontements entre Israël et le Hezbollah, le bilan humain s’alourdit, avec plus de 2.000 morts et plusieurs milliers de blessés recensés par les autorités locales.

Israël a par ailleurs indiqué que le Liban n’était pas inclus dans l’accord de cessez-le-feu conclu avec l’Iran, laissant présager une poursuite des opérations militaires sur ce front. Des discussions distinctes entre le Liban et Israël sont néanmoins envisagées à Washington, bien que contestées par le Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé vouloir parvenir à un accord de paix « qui tiendra pour des générations », sans toutefois préciser les contours d’un tel compromis.

LNT avec AFP

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États-Unis : les démocrates misent sur une dynamique favorable à l’approche des élections de mi-mandat https://lnt.ma/etats-unis-les-democrates-misent-sur-une-dynamique-favorable-a-lapproche-des-elections-de-mi-mandat/ Sun, 12 Apr 2026 11:10:43 +0000 https://lnt.ma/?p=544930 À quelques mois des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, le Parti démocrate affiche un optimisme croissant, porté par une série de résultats électoraux récents jugés encourageants. Plusieurs observateurs évoquent la possibilité d’une « vague bleue », en référence à la couleur du parti, dans un contexte marqué par une polarisation politique persistante et […]

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À quelques mois des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, le Parti démocrate affiche un optimisme croissant, porté par une série de résultats électoraux récents jugés encourageants. Plusieurs observateurs évoquent la possibilité d’une « vague bleue », en référence à la couleur du parti, dans un contexte marqué par une polarisation politique persistante et un climat de défiance à l’égard du président Donald Trump.

Selon Andrew Koneschusky, analyste politique ayant travaillé pour les démocrates au Sénat, les signaux actuels sont favorables. « Il semble bel et bien qu’une vague bleue soit non seulement possible mais probable. Les démocrates continuent de surpasser les attentes et d’accroître leurs avances », affirme-t-il. Dans cette hypothèse, le parti pourrait espérer reprendre jusqu’à 40 sièges républicains, voire davantage, sur les 435 en jeu à la Chambre des représentants.

Cette dynamique s’est notamment illustrée lors de scrutins récents organisés en dehors des grandes échéances électorales. En Géorgie, un candidat démocrate a certes été battu dans une circonscription conservatrice, ancien fief de Marjorie Taylor Greene, mais il a significativement réduit l’écart avec son adversaire par rapport aux élections précédentes. Dans le Wisconsin, un démocrate est parvenu à s’imposer dans la municipalité de Waukesha, traditionnel bastion républicain.

Si ces résultats doivent être interprétés avec prudence, les analystes soulignent leur régularité et leur ampleur. En moyenne, les démocrates ont amélioré leur score d’environ 13 points lors des élections partielles depuis 2024. Parallèlement, ils ont remporté plusieurs dizaines de sièges dans les assemblées des États, sans que les républicains ne parviennent à inverser cette tendance.

Parmi les facteurs avancés pour expliquer cette progression figure le contexte international, notamment l’engagement des États-Unis dans un conflit au Moyen-Orient jugé impopulaire par une partie de l’opinion publique. Cette situation, conjuguée à la hausse des prix de l’énergie, alimente un mécontentement susceptible de peser sur le camp présidentiel. Certains observateurs établissent un parallèle avec les élections de 2006, marquées par un vote sanction après l’intervention américaine en Irak sous la présidence de George W. Bush.

Toutefois, plusieurs experts appellent à relativiser l’ampleur potentielle de cette dynamique. Pour l’analyste politique Donald Nieman, une progression démocrate est probable, mais elle resterait limitée. « Il y aura une vague bleue, mais elle ne sera pas assez puissante pour surfer dessus », estime-t-il, anticipant une majorité démocrate réduite à une dizaine de sièges à la Chambre des représentants. Il souligne également que la politique américaine demeure profondément polarisée, la plupart des électeurs ayant déjà des préférences bien établies.

Dans ce contexte, seuls une soixantaine de sièges seraient véritablement disputés, ce qui limite les marges de manœuvre des deux camps. Au Sénat, la reconquête de la majorité par les démocrates apparaît encore plus incertaine, en raison de la configuration des sièges soumis au renouvellement. Néanmoins, une telle hypothèse n’est plus exclue, selon certains analystes.

Pour l’administration Trump, une éventuelle perte de la majorité au Congrès pourrait compliquer la fin du mandat présidentiel. Une Chambre des représentants dominée par les démocrates serait en mesure de freiner certaines initiatives législatives et d’exercer un contrôle accru sur l’exécutif, notamment à travers l’ouverture d’enquêtes parlementaires. Elle pourrait également chercher à limiter les prérogatives du président en matière de politique étrangère, en particulier sur les questions d’intervention militaire.

Cependant, les performances électorales récentes ne traduisent pas nécessairement une adhésion massive au programme démocrate. Le Parti républicain continue de mobiliser des ressources financières importantes, notamment à travers des campagnes de collecte de fonds efficaces. Par ailleurs, certains observateurs pointent l’absence d’un message unifié au sein de l’opposition.

Caroline Welles, consultante travaillant pour des candidates démocrates, reconnaît que ces résultats constituent « une raison d’être optimiste », tout en appelant à la prudence. « Les élections de mi-mandat auront lieu dans plus de six mois, et le paysage politique pourrait avoir totalement changé d’ici-là », souligne-t-elle.

De son côté, Aaron Cutler, ancien collaborateur républicain à la Chambre des représentants devenu lobbyiste, estime que la droite conserve des chances de l’emporter. Selon lui, les démocrates peinent encore à proposer une alternative cohérente, leur discours restant principalement centré sur le rejet du camp adverse plutôt que sur la formulation d’un projet politique structuré.

LNT avec AFP

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Hongrie : des élections législatives décisives entre fin de cycle et possible alternance https://lnt.ma/hongrie-des-elections-legislatives-decisives-entre-fin-de-cycle-et-possible-alternance/ Sun, 12 Apr 2026 11:03:18 +0000 https://lnt.ma/?p=544925 Les électeurs hongrois étaient appelés aux urnes dimanche pour des élections législatives à fort enjeu, susceptibles de marquer un tournant politique majeur après seize années de pouvoir du Premier ministre Viktor Orbán. Ce scrutin, suivi de près par les capitales européennes et occidentales, oppose le camp du pouvoir à une opposition revigorée incarnée par Péter […]

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Les électeurs hongrois étaient appelés aux urnes dimanche pour des élections législatives à fort enjeu, susceptibles de marquer un tournant politique majeur après seize années de pouvoir du Premier ministre Viktor Orbán. Ce scrutin, suivi de près par les capitales européennes et occidentales, oppose le camp du pouvoir à une opposition revigorée incarnée par Péter Magyar.

Environ 7,5 millions d’électeurs en Hongrie, auxquels s’ajoutent près de 500.000 votants à l’étranger, étaient appelés à choisir entre plusieurs formations politiques dans un système électoral considéré comme favorable au parti au pouvoir, le Fidesz. Les bureaux de vote devaient fermer en début de soirée, dans l’attente de premiers résultats qui pourraient toutefois tarder en cas de scrutin serré.

Ce vote intervient dans un contexte de polarisation politique croissante, sur fond de ralentissement économique et de critiques internationales à l’égard de la gouvernance du pays. Les sondages d’instituts indépendants évoquent une possible percée du parti Tisza, dirigé par Péter Magyar, ancien membre du Fidesz devenu figure centrale de l’opposition en l’espace de deux ans.

Après avoir accompli son devoir électoral à Budapest, M. Magyar a qualifié ce scrutin d’« élection décisive », appelant les Hongrois à une mobilisation massive. « Nous choisissons entre l’Est et l’Ouest, entre la propagande et un débat public honnête, entre la corruption et une vie publique intègre », a-t-il déclaré, inscrivant son discours dans une logique de rupture avec la ligne politique actuelle.

Face à lui, Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, brigue un cinquième mandat consécutif. Le dirigeant nationaliste a, de son côté, insisté sur les enjeux de souveraineté et les risques géopolitiques pesant sur l’Europe. Après avoir voté, il a évoqué une « crise majeure » susceptible d’affecter le continent, tout en mettant en avant les alliances internationales de la Hongrie. « Heureusement, nous avons beaucoup d’amis dans le monde », a-t-il affirmé, citant notamment les États-Unis, la Chine et la Russie, et dénonçant les pressions de Bruxelles.

Le scrutin met ainsi en lumière deux visions opposées de l’avenir du pays : l’une prônant un rapprochement avec les standards européens et une relance économique appuyée sur les financements de l’Union européenne, l’autre défendant un modèle souverainiste et une politique étrangère diversifiée.

Sur le terrain, les témoignages recueillis traduisent cette division. Certains électeurs expriment leur inquiétude face à une possible dérive autoritaire, tandis que d’autres redoutent une remise en cause des acquis perçus sous le gouvernement actuel. Cette polarisation s’inscrit dans un climat de campagne tendu, marqué par des accusations croisées entre les camps politiques.

Le Fidesz a bénéficié d’un soutien notable de figures politiques internationales, notamment du président américain Donald Trump, qui a publiquement appuyé Viktor Orbán. Son vice-président, JD Vance, s’est également rendu à Budapest durant la campagne, critiquant l’influence des institutions européennes sur la politique hongroise.

Sur le plan international, le scrutin est observé avec attention, notamment par l’Union européenne, qui entretient des relations tendues avec Budapest. Bruxelles a notamment gelé plusieurs milliards d’euros de financements, invoquant des préoccupations liées à l’État de droit. Par ailleurs, la proximité affichée de Viktor Orbán avec Vladimir Poutine, en particulier depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, alimente les critiques de ses partenaires européens.

Les analystes soulignent que l’issue du vote pourrait avoir des implications importantes pour l’équilibre politique en Europe centrale. Une victoire de l’opposition serait interprétée comme un signal de changement, tandis qu’un nouveau succès du Fidesz conforterait la trajectoire actuelle du pays, souvent qualifiée de « démocratie illibérale ».

Dans ce contexte, la participation pourrait atteindre des niveaux élevés, certains experts évoquant un taux proche de 75 %. Toutefois, en cas de résultats serrés, l’incertitude pourrait se prolonger plusieurs jours avant l’annonce officielle du vainqueur.

Des préoccupations ont également été exprimées quant à la transparence du scrutin. L’opposition a appelé les électeurs à signaler toute irrégularité, tandis que des accusations d’ingérence et d’achats de voix ont émergé au cours de la campagne. En réponse, le camp du pouvoir a dénoncé des tentatives de manipulation orchestrées par des acteurs étrangers.

Dans une déclaration, Viktor Orbán a insisté sur le respect du processus démocratique, affirmant que « la volonté du peuple doit toujours être respectée ». De son côté, Péter Magyar a appelé au calme et à la vigilance, soulignant l’importance d’un déroulement transparent du scrutin.

LNT avec AFP

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Guerre au Moyen-Orient, le point sur la situation après trois jours de cessez-le-feu https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-le-point-sur-la-situation-apres-trois-jours-de-cessez-le-feu/ Fri, 10 Apr 2026 08:22:51 +0000 https://lnt.ma/?p=544865 Le vice-président américain JD Vance a été désigné par le président Donald Trump pour piloter les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, alors qu’un cessez-le-feu fragile est entré dans son troisième jour. Cette mission, inédite à ce niveau de responsabilité pour un vice-président, intervient dans un contexte marqué par des […]

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Le vice-président américain JD Vance a été désigné par le président Donald Trump pour piloter les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, alors qu’un cessez-le-feu fragile est entré dans son troisième jour. Cette mission, inédite à ce niveau de responsabilité pour un vice-président, intervient dans un contexte marqué par des incertitudes persistantes sur le terrain et des divergences profondes entre les parties.

Envoyé au Pakistan pour ouvrir une séquence de négociations avec des représentants iraniens, JD Vance se voit confier un rôle central dans la tentative de transformation de la trêve actuelle en un accord de paix durable. Cette initiative marque un tournant dans sa trajectoire politique, lui qui s’était jusqu’ici montré relativement discret depuis le début du conflit.

Selon plusieurs observateurs, cette mission constitue un pari diplomatique. L’universitaire Aaron Wolf Mannes souligne ainsi qu’il est rare, voire inédit, qu’un vice-président américain conduise directement des négociations de cette nature, évoquant une démarche « très risquée » mais susceptible d’aboutir à un gain politique significatif en cas de succès.

JD Vance sera accompagné dans cette mission par l’émissaire spécial Steve Witkoff ainsi que par Jared Kushner, conseiller influent et proche du président américain, tous deux déjà impliqués dans des initiatives diplomatiques antérieures.

Un positionnement politique en tension

Le choix de JD Vance intervient dans un contexte particulier, marqué par son positionnement politique historiquement isolationniste. Ancien militaire engagé en Irak, il a construit sa carrière sur une critique des interventions militaires américaines à l’étranger, plaidant pour une réduction de l’implication des États-Unis dans les conflits internationaux.

D’après des informations de presse, il aurait été l’une des rares voix, au sein de l’administration, à s’opposer à une intervention militaire contre l’Iran avant le déclenchement des frappes conjointes israélo-américaines le 28 février. Il aurait notamment mis en garde contre les risques d’embrasement régional et les répercussions politiques internes.

Depuis le début des hostilités, le vice-président a adopté une posture mesurée, limitant ses prises de parole publiques. Il affirme néanmoins avoir été impliqué en coulisses dans les échanges diplomatiques, indiquant avoir été « beaucoup au téléphone » dans les semaines précédentes.

Des négociations fragilisées par la situation sur le terrain

La tenue des pourparlers au Pakistan intervient dans un contexte sécuritaire et diplomatique incertain. Islamabad, qui joue un rôle de médiateur, a renforcé les dispositifs de sécurité autour des lieux susceptibles d’accueillir les discussions, dans une atmosphère décrite comme particulièrement tendue.

Toutefois, la participation de la délégation iranienne reste sujette à caution. Des signaux contradictoires ont émergé, certains responsables iraniens conditionnant leur présence au respect du cessez-le-feu sur l’ensemble des fronts, notamment au Liban, où des frappes israéliennes ont récemment fait plus de 300 morts .

Dans ce contexte, des informations relayées sur une éventuelle arrivée de négociateurs iraniens à Islamabad ont été rapidement démenties, illustrant le degré d’incertitude entourant le processus diplomatique. Par ailleurs, la télévision d’État iranienne n’a pas évoqué ces négociations dans ses principaux bulletins, alimentant les interrogations sur la volonté réelle de Téhéran de s’engager dans ces discussions.

Au-delà des incertitudes sur la participation des acteurs, les divergences de fond entre les États-Unis et l’Iran demeurent importantes. Les questions liées au programme nucléaire iranien, à la sécurité régionale et à la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz figurent parmi les principaux points de blocage.

Du côté iranien, les autorités ont notamment exclu toute limitation de leur programme d’enrichissement d’uranium, une exigence pourtant centrale pour Washington et ses alliés. Cette position complique les perspectives d’un accord global à court terme.

Par ailleurs, les tensions restent vives dans plusieurs zones de la région. Des tirs de roquettes depuis le Liban ont récemment déclenché des alertes en Israël, tandis que le Hezbollah revendique des opérations contre des positions israéliennes . Ces développements fragilisent davantage le cessez-le-feu et compliquent les efforts diplomatiques en cours.

Un enjeu politique interne aux États-Unis

Au-delà de la dimension internationale, la mission confiée à JD Vance revêt également un enjeu politique interne. Âgé de 41 ans, le vice-président est considéré comme un candidat potentiel à la succession de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2028.

Sa capacité à obtenir des avancées diplomatiques significatives pourrait renforcer sa crédibilité sur la scène nationale et internationale. À l’inverse, un échec pourrait fragiliser sa position, notamment face à d’autres figures de l’administration, telles que le secrétaire d’État Marco Rubio, également perçu comme un prétendant potentiel.

Dans ce contexte, certains analystes estiment que même un accord partiel ou temporaire pourrait être considéré comme un succès politique, dans la mesure où il permettrait de stabiliser la situation sans nécessairement résoudre l’ensemble des différends structurels.

Les prochaines étapes des négociations dépendront en grande partie de l’évolution de la situation sur le terrain et de la capacité des différentes parties à respecter les engagements liés au cessez-le-feu. Plusieurs acteurs internationaux, dont des pays européens et des organisations multilatérales, appellent à une désescalade durable et à une reprise des discussions « de bonne foi ».

LNT avec AFP

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Guerre au Moyen-Orient : entre détente fragile et incertitudes, les marchés mondiaux restent sous tension https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-entre-detente-fragile-et-incertitudes-les-marches-mondiaux-restent-sous-tension/ Fri, 10 Apr 2026 08:21:29 +0000 https://lnt.ma/?p=544844 Les marchés financiers et les grandes économies mondiales continuent de s’ajuster aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, alors qu’un cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l’Iran est entré dans son troisième jour. Si certains indicateurs traduisent un apaisement relatif, les incertitudes persistent quant à la stabilité durable de la situation et à ses répercussions économiques […]

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Les marchés financiers et les grandes économies mondiales continuent de s’ajuster aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, alors qu’un cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l’Iran est entré dans son troisième jour. Si certains indicateurs traduisent un apaisement relatif, les incertitudes persistent quant à la stabilité durable de la situation et à ses répercussions économiques globales.

Des marchés partagés entre optimisme et prudence

À l’approche d’éventuels pourparlers entre délégations américaine et iranienne, les marchés financiers affichent une posture mesurée. « Optimisme et prudence s’équilibrent », observe l’analyste Andreas Lipkow, reflétant un sentiment globalement attentiste.

Les cours du pétrole, principal baromètre des tensions géopolitiques, se maintiennent sous la barre des 100 dollars le baril. Vers 07H30 GMT, le Brent progressait à 97,62 dollars, tandis que le WTI atteignait 99,78 dollars, traduisant une stabilisation relative après les fortes fluctuations observées ces dernières semaines.

Sur les marchés actions, la tendance reste modérée. En Europe, les principales places évoluent légèrement à la hausse, avec des progressions limitées à Paris, Francfort, Londres et Milan. En Asie, les indices ont également clôturé en territoire positif, notamment à Tokyo, Séoul et Taipei, confirmant un regain de confiance prudent des investisseurs.

Des mesures pour sécuriser les flux énergétiques

Dans ce contexte, plusieurs pays cherchent à sécuriser leurs approvisionnements énergétiques face aux risques persistants. L’Australie et Singapour ont ainsi conclu un accord visant à garantir la continuité des échanges de carburants raffinés et de gaz naturel liquéfié.

Ces initiatives traduisent une volonté de prévenir toute rupture d’approvisionnement, alors que le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative des flux énergétiques mondiaux, demeure un point de vulnérabilité stratégique.

Par ailleurs, le Japon a annoncé son intention de puiser à nouveau dans ses réserves stratégiques de pétrole, afin de couvrir l’équivalent de 20 jours supplémentaires de consommation. Cette décision s’inscrit dans une logique de gestion préventive des risques liés aux tensions géopolitiques.

Impact sur les prix et les politiques publiques

En Europe, les effets de la récente volatilité des prix de l’énergie commencent à se répercuter sur les politiques publiques. En France, une baisse des prix des carburants à la pompe est anticipée dans les prochains jours, bien que les niveaux d’avant-crise ne soient pas attendus à court terme.

Dans le même temps, les autorités françaises ont autorisé la circulation des camions-citernes durant les week-ends et jours fériés jusqu’au 11 mai, afin de sécuriser l’approvisionnement des stations-service et d’éviter toute pénurie.

Ces mesures illustrent les ajustements nécessaires pour faire face aux perturbations induites par la hausse des prix des hydrocarbures, qui continuent d’affecter les chaînes d’approvisionnement.

Des tensions géopolitiques toujours présentes

Malgré le cessez-le-feu en cours, les tensions géopolitiques restent élevées. Le président américain Donald Trump a mis en garde l’Iran contre toute tentative d’imposer un péage aux navires transitant par le détroit d’Ormuz, soulignant l’importance stratégique de cette voie maritime.

Dans le même temps, des discussions sont en cours entre les États-Unis et leurs partenaires, notamment le Royaume-Uni, afin d’élaborer un plan visant à rétablir durablement la circulation dans cette zone clé du commerce international.

Sur un autre front, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé à la réactivation des sanctions sur le pétrole russe, partiellement levées en raison de la crise énergétique provoquée par le conflit au Moyen-Orient, illustrant les interactions complexes entre différentes crises géopolitiques.

Des perspectives économiques sous pression

Les institutions internationales commencent également à ajuster leurs prévisions en fonction de l’évolution de la situation. La Banque asiatique de développement anticipe un ralentissement de la croissance en Asie, avec un taux estimé à 5,1% pour 2026 et 2027.

Cette projection pourrait être revue à la baisse en cas de prolongation du conflit ou de perturbations durables des flux énergétiques. L’Asie, fortement dépendante des importations d’énergie, apparaît particulièrement exposée à ces risques.

Dans le secteur privé, certaines entreprises énergétiques bénéficient néanmoins de la hausse des prix observée ces dernières semaines. Le groupe américain Chevron prévoit ainsi un impact positif pouvant atteindre 2,2 milliards de dollars sur ses résultats du premier trimestre, lié à l’augmentation des cours des hydrocarbures.

LNT avec AFP

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Liban : des bombardements israéliens massifs fragilisent une trêve déjà vacillante https://lnt.ma/liban-des-bombardements-israeliens-massifs-fragilisent-une-treve-deja-vacillante/ Thu, 09 Apr 2026 10:11:05 +0000 https://lnt.ma/?p=544818 Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, l’armée israélienne a lancé, le 8 avril, une vague de frappes d’une intensité sans précédent sur le Liban, plongeant la région dans une nouvelle spirale de violence et remettant en cause les fragiles espoirs d’apaisement. Selon plusieurs sources concordantes, ces bombardements ont causé au moins 254 […]

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Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, l’armée israélienne a lancé, le 8 avril, une vague de frappes d’une intensité sans précédent sur le Liban, plongeant la région dans une nouvelle spirale de violence et remettant en cause les fragiles espoirs d’apaisement.

Selon plusieurs sources concordantes, ces bombardements ont causé au moins 254 morts et plus de 800 blessés en quelques heures, constituant l’un des épisodes les plus meurtriers depuis le début du conflit en 2026. Les frappes ont visé Beyrouth, le sud du pays et la vallée de la Bekaa, touchant des zones densément peuplées et provoquant d’importants dégâts matériels.

Ces attaques interviennent pourtant quelques heures seulement après l’annonce d’une trêve censée ouvrir la voie à des négociations régionales. Israël a rapidement précisé que cet accord ne concernait pas ses opérations contre le Hezbollah au Liban, créant une ambiguïté majeure autour de la portée réelle du cessez-le-feu  .

Sur le terrain, les conséquences humanitaires sont lourdes. Les hôpitaux libanais, déjà fragilisés, ont été submergés par l’afflux de blessés, tandis que les bombardements ont provoqué des déplacements massifs de population. Plus d’un million de personnes seraient désormais déplacées depuis le début des hostilités, et le bilan global dépasse les 1.500 morts en quelques semaines.

Au-delà de l’ampleur des pertes humaines, ces frappes interrogent sur leur opportunité politique et stratégique. Plusieurs observateurs soulignent que l’offensive israélienne intervient à un moment clé, alors que des discussions diplomatiques étaient en préparation. Du côté iranien, les autorités ont dénoncé une action rendant « les négociations dénuées de sens ».

Si l’armée israélienne affirme cibler des infrastructures du Hezbollah, de nombreux témoignages et rapports évoquent des frappes ayant touché des zones civiles, alimentant les critiques internationales. L’ONU et plusieurs organisations humanitaires ont ainsi dénoncé un bilan jugé « horrific » et appelé à l’extension immédiate du cessez-le-feu à l’ensemble du territoire libanais.

Cette escalade s’inscrit dans un conflit plus large, marqué par une succession de frappes et de représailles depuis début mars. Au total, les bombardements israéliens ont déjà causé des centaines de morts et des milliers de blessés, dans un contexte de tension régionale extrême où chaque opération militaire semble rapprocher davantage le spectre d’un embrasement généralisé.

En poursuivant ses opérations au Liban en marge de la trêve, Israël fragilise ainsi un équilibre déjà précaire, alimentant les incertitudes sur la capacité des acteurs internationaux à contenir le conflit et à imposer une désescalade durable.

 

LNT

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Le pétrole rebondit à cause des inquiétudes sur la trêve entre l’Iran et les États-Unis https://lnt.ma/le-petrole-rebondit-a-cause-des-inquietudes-sur-la-treve-entre-liran-et-les-etats-unis/ Thu, 09 Apr 2026 10:10:12 +0000 https://lnt.ma/?p=544815 Les cours du pétrole accélèrent leur rebond jeudi en raison des doutes sur la solidité du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis et à cause d’un détroit d’Ormuz encore largement paralysé. Vers 11H00 GMT (13H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 3,85% à […]

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Les cours du pétrole accélèrent leur rebond jeudi en raison des doutes sur la solidité du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis et à cause d’un détroit d’Ormuz encore largement paralysé.

Vers 11H00 GMT (13H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 3,85% à 98,40 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, gagnait 5,05% à 99,18 dollars.

Les frappes israéliennes sur le Liban mercredi, qui ont fait 182 morts et 890 blessés selon les autorités libanaises, font peser un « grave danger sur le cessez-le-feu et les efforts menés en faveur d’une paix durable et générale dans la région », a affirmé dans la nuit de mercredi à jeudi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, via un communiqué de son porte-parole.

L’optimisme initial lié au cessez-le-feu annoncé avait fait dégringoler les cours de l’or noir mercredi, mais « le marché s’est rapidement recentré sur la réalité sous-jacente: le détroit d’Ormuz reste de facto soumis à des restrictions, et le système pétrolier mondial est loin de fonctionner normalement », a souligné Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Mercredi, « le passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz a été totalement interrompu » après l’attaque israélienne contre le Liban, que l’Iran estime être une « violation du cessez-le-feu », a rapporté l’agence iranienne Fars.

Les Etats-Unis, qui estiment de leur côté que le Liban ne fait pas partie de l’accord de cessez-le-feu, ont averti qu’il serait « inacceptable » que l’Iran bloque à nouveau le détroit.

« Il semble déjà y avoir un désaccord sur le plan en 10 points effectivement en vigueur », laissant supposer que « le cessez-le-feu est mal conçu et mal appliqué », a relevé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Les inquiétudes pour le transit maritime se portent aussi sur l’annonce jeudi par la marine des Gardiens de la Révolution iraniens que les navires passant le détroit d’Ormuz devaient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, invoquant la possibilité de « mines » sur l’itinéraire habituel plus au large.

Le trafic reste largement réduit dans la zone, Lloyd’s List Intelligence évoquant des passages en baisse de 90% à travers le détroit d’Ormuz par rapport à la normale sur la semaine écoulée, parmi lesquels l’essentiel est désormais lié à l’Iran.

Tant que cette situation perdure, la capacité d’exportation de pétrole des pays du Golfe reste particulièrement limitée, ce qui est un facteur de hausse des prix.

 

LNT avec Afp

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Cessez-le-feu en Iran: « rebond de soulagement » sur les marchés https://lnt.ma/cessez-le-feu-en-iran-rebond-de-soulagement-sur-les-marches/ Wed, 08 Apr 2026 10:26:34 +0000 https://lnt.ma/?p=544715 Chute du pétrole, rebond des Bourses, détente sur les taux: les marchés ont vivement salué l’annonce d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran en l’échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz. « Le cessez-le-feu qui vient d’être annoncé est nettement favorable aux marchés, car il réduit directement le risque d’un choc d’inflation et de […]

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Chute du pétrole, rebond des Bourses, détente sur les taux: les marchés ont vivement salué l’annonce d’une trêve de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran en l’échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz.

« Le cessez-le-feu qui vient d’être annoncé est nettement favorable aux marchés, car il réduit directement le risque d’un choc d’inflation et de croissance alimenté par le pétrole », résume Stephen Dover, directeur du Franklin Templeton Institute, du gestionnaire d’actifs du même nom.

« Toutefois, compte tenu de son caractère temporaire et conditionnel, il doit être interprété comme un +rebond de soulagement+ et non comme un signal définitif de normalisation », ajoute-t-il, à l’unisson de réserves que partagent tous les analystes.

Le pétrole en baisse quasi historique

Principal canal de transmission des risques d’inflation à l’économie, le coût du pétrole a fortement reculé avec la perspective de la réouverture du détroit d’Ormuz, par où transite 20% de la production mondiale.

Le WTI américain s’échangeait à 95,06 dollars le baril contre 112,95 dollars la veille (-15,84%) pour des livraisons en mai, selon un pointage à 11H15 GMT.

Le Brent de la mer du Nord passait de 109,27 à 94,18 dollars le baril (-13,14%) sur des contrats à échéance du mois de juin.

« La chute massive du prix du pétrole montre que les investisseurs sont prêts à parier sur la réouverture du détroit d’Ormuz », souligne Kathleen Brooks, directrice de recherche à XTB.

« Toutefois, il convient de noter que le prix du pétrole se situe au-dessus de 90 dollars le baril, bien au-dessus de la moyenne de 81 dollars le baril pour le Brent sur les 12 derniers mois », ajoute-t-elle.

« Les perturbations physiques et logistiques ne disparaîtront pas du jour au lendemain », ajoute Ray Sharma-Ong d’Aberdeen Investments, qui mentionne également « des coûts de transport plus élevés, des primes d’assurance liées au risque de guerre, des retards, des congestions (…) ».

Bourses: retour de l’appétit pour le risque

L’annonce du cessez-le-feu a provoqué « un retour rapide de l’appétit pour le risque » sur les marchés, souligne Antoine Andreani, directeur de recherches à XTB France, qui s’interroge « sur la solidité du mouvement ».

Wall Street devrait ouvrir en hausse, moins fortement qu’en Europe, d’après les contrats à terme deux heures avant le coup de cloche: Dow Jones +2,73%, Nasdaq +3,46%, S&P 500 +2,79%.

En Europe, la reprise restait vigoureuse à la mi-journée: +5,21% à Francfort avec Siemens et Airbus en pointe, +4,80% à Paris tirée par ArcelorMittal (+12,88%), Safran (+11,34%) et Société Générale (+11,30%).

Londres progresse de 3,07% malgré la sévère correction qui touche les valeurs pétrolières (-6% pour BP, -5,76% pour Shell, tout comme TotalEnergies à Paris -4,84%).

A contrario, les actions des grandes compagnies aériennes européennes prenaient leur envol: +13,91% pour Air France/KLM à Paris et +10,92% pour Lufthansa à Francfort.

« On est typiquement dans un phénomène de FOMO (l’acronyme anglais pour la peur de passer à côté de la bonne affaire, NDLR): les investisseurs reviennent rapidement à l’achat pour ne pas rater le mouvement », souligne Antoine Andreani.

Baisse des taux d’intérêt

L’annonce du cessez-le-feu a provisoirement dissipé les risques d’une réaction en chaîne menant au relèvement des taux d’intérêt et au ralentissement de la croissance: coût du pétrole, inflation, besoin de réduire la masse monétaire en circulation au péril de l’activité…

Libérés de cette menace, les taux d’emprunt des dettes souveraines européennes étaient en forte baisse mercredi, après l’annonce de l’accord.

Référence en Europe, le taux d’emprunt de la dette allemande à dix ans tombait à 2,92% mercredi vers 11H15 GMT, contre 3,08% la veille sur le marché de la dette.

Son équivalent français passait à 3,54% contre 3,78% la veille et celui du Royaume-Uni descendait à 4,69% contre 4,90% la veille.

« Le mouvement de marché est très rapide et corrige au moins la moitié du mouvement sur les taux observé depuis le point bas du mois de février », souligne auprès de l’AFP Claudia Panseri, cheffe des investissements à UBS Wealth Management France.

« L’annonce d’un cessez-le-feu renforce à nouveau les probabilités de voir la Fed baisser ses taux cette année », veut croire Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché à IG France.

Idem pour la Banque centrale européenne (BCE), ajoute-t-il: « les probabilités pour une hausse de taux de la BCE en avril sont retombées à 20% ce matin » contre 60% auparavant.

 

LNT avec Afp

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Liban: Israël poursuit ses frappes malgré la trêve irano-américaine https://lnt.ma/liban-israel-poursuit-ses-frappes-malgre-la-treve-irano-americaine/ Wed, 08 Apr 2026 10:26:20 +0000 https://lnt.ma/?p=544702 Israël a mené mercredi plusieurs frappes sur le sud du Liban et multiplié ses ordres d’évacuation pour la population de cette vaste région et la banlieue sud de Beyrouth, affirmant que la trêve irano-américaine n’incluait pas le Liban. Le Hezbollah pro-iranien, qui a affirmé être aux portes d’une « victoire historique », ne s’est pas prononcé sur […]

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Israël a mené mercredi plusieurs frappes sur le sud du Liban et multiplié ses ordres d’évacuation pour la population de cette vaste région et la banlieue sud de Beyrouth, affirmant que la trêve irano-américaine n’incluait pas le Liban.

Le Hezbollah pro-iranien, qui a affirmé être aux portes d’une « victoire historique », ne s’est pas prononcé sur le cessez-le-feu mais n’a plus revendiqué d’attaques contre Israël depuis 01H00 locale environ (mardi 22H00 GMT).

Israël a déclaré soutenir la trêve de deux semaines conclue entre les États-Unis et l’Iran mais a précisé qu’elle « n’incluait pas le Liban ».

Son armée a appelé mercredi matin la population de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement islamiste Hezbollah, à évacuer en prévision de frappes à venir.

« La bataille continue au Liban », a déclaré le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne.

Il a ordonné sur X aux habitants d’une vaste zone, entre la frontière israélienne et le fleuve Zahrani, à une quarantaine de km plus au nord, d’évacuer.

Il a également diffusé d’autres ordres d’évacuation pour le sud, dont un bâtiment en plein coeur de la ville millénaire de Tyr.

Selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), plusieurs frappes ont visé mercredi matin plusieurs localités du sud du pays, dont un immeuble de la région de Tyr.

– « Prudence » –

Ali Mehdi, déplacé de Naqoura, ville frontalière occupée par l’armée israélienne, réfugié à Tyr, estime qu’il faut faire preuve de « prudence en attendant de voir si le cessez-le-feu nous inclut ou non ».

L’armée libanaise a appelé les déplacés à « attendre avant de rentrer » dans le sud du pays par précaution.

Le Hezbollah a, dans un communiqué, demandé à la population de ses bastions, dans le sud et l’est du pays ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth, de ne pas rentrer chez eux avant une « annonce officielle » de cessez-le-feu.

Un correspondant de l’AFP dans la région de Tyr a vu un petit nombre de personnes en voiture et des familles avec des enfants sur des motos rentrer vers des zones qu’ils avaient évacuées au début de la guerre.

Les frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars ont fait plus de 1.500 morts et plus d’un million de déplacés.

A Beyrouth, Ali Youssef, un livreur de 50 ans qui campe sous une tente aux abords de la banlieue sud, a affirmé qu’il attendait « un communiqué du Hezbollah » avant de décider de rentrer chez lui dans cette zone pilonnée par Israël.

« L’Iran ne va pas nous laisser tomber », a assuré cet homme, alors que Téhéran a dit avoir exigé pour accepter la trêve la fin des attaques contre ses alliés dans la région.

Peu avant l’annonce de la trêve régionale, huit personnes avaient été tuées et 22 blessées dans une frappe israélienne sur Saïda, principale ville du sud, selon le ministère de la Santé.

– « Paix durable »-

Le président libanais Joseph Aoun a salué la trêve et a affirmé que son pays oeuvrait à être inclus dans la « paix régionale ».

Il a souligné que « la décision de la guerre et de la paix (…) relève de l’Etat libanais seul ».

Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi déclaré que « personne ne négocie au nom du Liban, sauf l’Etat libanais ».

Une source officielle a indiqué à l’AFP que les autorités libanaises « n’ont pas été informées » de l’inclusion du Liban dans la trêve.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé que le cessez-le-feu devait « inclure pleinement le Liban » sur la durée.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a précisé que les Etats-Unis, l’Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu « partout », y compris au Liban, à la suite d’une médiation pakistanaise.

 

LNT avec Afp

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Conflit iranien : Nouvelles menaces alarmantes de la part de Trump https://lnt.ma/conflit-iranien-nouvelles-menaces-alarmantes-de-la-part-de-trump/ Tue, 07 Apr 2026 13:09:00 +0000 https://lnt.ma/?p=544637 Le président américain Donald Trump a de nouveau adopté un ton particulièrement belliqueux à l’égard de l’Iran, lundi, lors d’une conférence de presse organisée à la Maison Blanche, mêlant menaces explicites, annonces militaires et ouvertures diplomatiques, dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays. S’exprimant devant les journalistes, le chef de l’exécutif américain […]

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Le président américain Donald Trump a de nouveau adopté un ton particulièrement belliqueux à l’égard de l’Iran, lundi, lors d’une conférence de presse organisée à la Maison Blanche, mêlant menaces explicites, annonces militaires et ouvertures diplomatiques, dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays.

S’exprimant devant les journalistes, le chef de l’exécutif américain a évoqué la possibilité d’une escalade rapide du conflit, affirmant que l’Iran « entier pourrait être détruit en une seule nuit », précisant que cette échéance pourrait intervenir dès le lendemain si les discussions en cours n’aboutissaient pas. Il a également assuré que les forces américaines seraient en mesure de neutraliser en quelques heures des infrastructures stratégiques iraniennes, notamment des ponts et des centrales électriques.

Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre d’un ultimatum fixé à Téhéran, dont l’expiration était prévue mardi soir. Le président américain a toutefois affirmé ne pas s’inquiéter des implications juridiques d’éventuelles frappes visant des infrastructures civiles, tout en soutenant que la population iranienne pourrait soutenir une telle intervention.

Une conférence de presse centrée sur un double message

La conférence de presse, initialement convoquée pour revenir sur une opération de sauvetage d’un pilote américain, a rapidement pris une dimension géopolitique plus large. Donald Trump a alterné entre des propos offensifs et des signaux plus conciliants, reflétant une ligne de communication jugée fluctuante.

Dans la salle de briefing de la Maison Blanche, le président a ainsi reconnu que les autorités iraniennes négociaient « de bonne foi », tout en les accusant dans le même temps de chercher à tromper les dirigeants américains. Il a également évoqué les difficultés des échanges diplomatiques, décrivant un processus de communication indirect et complexe.

Plus tôt dans la journée, en marge d’une célébration de Pâques organisée dans les jardins de la Maison Blanche, il avait qualifié de « très importante » une proposition de cessez-le-feu de 45 jours formulée par des pays médiateurs, tout en estimant qu’elle demeurait insuffisante à ce stade.

Parmi les conditions évoquées par Washington figure la réouverture du détroit d’Ormuz, axe maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Le président américain a présenté cette exigence comme un élément central des discussions en cours, après avoir pourtant minimisé, ces derniers jours, l’importance de cette route commerciale.

Il a par ailleurs mentionné l’existence d’un plan envisageant l’instauration de droits de passage dans ce détroit, sans en préciser les modalités, laissant entrevoir une approche économique en parallèle des pressions militaires.

Au-delà du dossier iranien, la conférence de presse a également été l’occasion pour l’administration américaine de mettre en avant une opération de sauvetage d’un aviateur dont l’appareil avait été abattu dans le sud-ouest de l’Iran.

Selon les éléments communiqués, plus de 170 avions militaires ont été mobilisés dans le cadre de cette mission, présentée comme une démonstration des capacités opérationnelles des forces armées américaines. Le président a souligné que cette intervention avait « capté l’attention du monde entier », insistant sur son caractère spectaculaire.

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a lui aussi pris la parole pour établir un parallèle entre cette opération et des références religieuses liées à la fête de Pâques, dans un registre mêlant rhétorique spirituelle et valorisation de l’action militaire.

Lors de son intervention, le président américain a également critiqué plusieurs médias, notamment CNN et The New York Times, les accusant d’avoir révélé des informations sensibles relatives à l’opération de sauvetage. Il a évoqué des mesures possibles à l’encontre des journalistes concernés et de leurs sources.

Interrogé sur l’impopularité du conflit auprès d’une partie de l’opinion publique américaine, Donald Trump a adopté un ton critique, estimant que certains citoyens souhaitant un retrait des troupes américaines faisaient preuve d’une mauvaise appréciation de la situation.

Dans une autre déclaration, il a évoqué la possibilité de s’emparer des ressources pétrolières iraniennes, tout en reconnaissant que cette option se heurtait à une réticence au sein de la population américaine, majoritairement favorable à un désengagement.

LNT

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Espace : les astronautes d’Artémis 2 entrent dans la sphère d’influence lunaire avant un survol historique https://lnt.ma/espace-les-astronautes-dartemis-2-entrent-dans-la-sphere-dinfluence-lunaire-avant-un-survol-historique/ Mon, 06 Apr 2026 10:08:45 +0000 https://lnt.ma/?p=544537 La mission Artemis II a franchi une étape décisive lundi avec l’entrée de son équipage dans la sphère d’influence gravitationnelle de la Lune, marquant l’approche du premier survol habité de l’astre depuis plus de cinquante ans. Plus de quatre jours après leur décollage depuis la Floride, les quatre astronautes s’apprêtent à accomplir un moment inédit […]

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La mission Artemis II a franchi une étape décisive lundi avec l’entrée de son équipage dans la sphère d’influence gravitationnelle de la Lune, marquant l’approche du premier survol habité de l’astre depuis plus de cinquante ans.

Plus de quatre jours après leur décollage depuis la Floride, les quatre astronautes s’apprêtent à accomplir un moment inédit dans l’histoire récente de l’exploration spatiale.

Une étape clé : l’entrée dans l’influence lunaire

À 04H42 GMT, les astronautes ont franchi un seuil critique en pénétrant dans la zone où la gravité de la Lune prend le dessus sur celle de la Terre, amorçant ainsi la phase la plus symbolique de la mission.

Ce passage marque le début de la dernière ligne droite avant le survol de la Lune, point culminant d’un voyage qui doit permettre de tester les capacités humaines et technologiques en vue des futures missions habitées.

L’équipage est composé des astronautes américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman, ainsi que du Canadien Jeremy Hansen.

Les astronautes d’Artémis 2 deviendront les premiers humains à voler autour de la Lune depuis les missions du programme Apollo program, dont la dernière remonte à 1972.

Cette mission se distingue également par sa dimension symbolique, puisqu’elle inclut pour la première fois une femme et un astronaute noir dans un vol lunaire.

Contrairement aux missions Apollo, l’équipage ne se posera pas sur la Lune, mais effectuera un survol rapproché à bord du vaisseau Orion.

Pendant environ sept heures, à partir de 18H45 GMT, la Lune occupera entièrement le champ de vision des astronautes.

« Elle apparaîtra comme un ballon de basket tenu à bout de bras », a expliqué Noah Petro, responsable du laboratoire de géologie planétaire de la NASA.

Les astronautes auront pour mission d’observer et de décrire les formations géologiques lunaires, en s’appuyant sur une préparation de plus de deux ans.

Leurs observations, complétées par des photographies et des notes, devraient permettre d’enrichir les connaissances scientifiques sur l’histoire et la composition de la Lune.

Une mission à forte portée symbolique

La mission sera retransmise en direct sur plusieurs plateformes, avec une interruption d’environ 40 minutes lorsque le vaisseau passera derrière la Lune, rendant les communications impossibles.

« Entendre cet équipage décrire la surface lunaire va vous donner la chair de poule », a déclaré Kelsey Young, responsable scientifique de la mission.

Pour de nombreux observateurs, ce moment constitue une première générationnelle, la plupart du public n’ayant jamais vécu les missions Apollo.

Les astronautes d’Artémis 2 devraient également battre un record en devenant les humains les plus éloignés de la Terre, à plus de 406.000 kilomètres.

Ils survoleront la face cachée de la Lune, une région encore peu observée directement par des humains, et pourraient découvrir des formations jamais vues lors des missions Apollo.

« Nous verrons probablement des régions que les astronautes d’Apollo n’avaient pas pu observer », a souligné Jacob Bleacher, responsable scientifique à la NASA.

Au cours de leur trajectoire, les astronautes devraient assister à une éclipse solaire, ainsi qu’à un lever et un coucher de la Terre vus depuis l’orbite lunaire.

Ces images rappellent la célèbre photographie du « lever de Terre » capturée lors de la mission Apollo 8 en 1968, qui avait profondément marqué les perceptions de la planète.

« Au milieu de tout ce vide, notre planète est une oasis », a déclaré Victor Glover, évoquant la fragilité et la singularité de la Terre.

Si cette mission et les suivantes se déroulent comme prévu, la NASA ambitionne de faire alunir des astronautes à l’horizon 2028.

LNT avec AFP

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Moyen-Orient : nouvelles frappes iraniennes et escalade des tensions avec Washington https://lnt.ma/moyen-orient-nouvelles-frappes-iraniennes-et-escalade-des-tensions-avec-washington/ Mon, 06 Apr 2026 10:04:33 +0000 https://lnt.ma/?p=544533 L’intensification du conflit au Moyen-Orient s’est poursuivie lundi avec de nouvelles frappes menées par l’Iran contre Israël et plusieurs pays du Golfe, dans un contexte marqué par une montée des tensions avec les États-Unis et des menaces répétées du président Donald Trump. Plus d’un mois après le déclenchement des hostilités, la situation continue de se […]

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L’intensification du conflit au Moyen-Orient s’est poursuivie lundi avec de nouvelles frappes menées par l’Iran contre Israël et plusieurs pays du Golfe, dans un contexte marqué par une montée des tensions avec les États-Unis et des menaces répétées du président Donald Trump.

Plus d’un mois après le déclenchement des hostilités, la situation continue de se dégrader, alimentant les craintes d’une escalade régionale majeure et d’un enlisement du conflit.

Des frappes multiples et un bilan humain qui s’alourdit

Selon les informations disponibles, Téhéran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël, du Koweït et des Émirats arabes unis, élargissant ainsi le périmètre géographique des affrontements.

En Israël, deux corps ont été retrouvés sous les décombres d’un immeuble touché par une frappe à Haïfa, tandis que deux autres personnes restent portées disparues.

Dans les pays du Golfe, les Émirats arabes unis ont signalé un blessé après la chute de débris de drones interceptés, tandis que le Koweït a également été visé par des attaques.

En Iran, les frappes israéliennes ont endommagé une installation gazière à Téhéran, provoquant des coupures d’approvisionnement, et touché une université adjacente. Plusieurs quartiers résidentiels ont également été visés, entraînant l’évacuation de huit hôpitaux et la mort d’au moins cinq personnes à Qom, selon des médias locaux.

Les tensions ont été exacerbées par les déclarations de Donald Trump, qui a fixé un ultimatum à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, menaçant de frapper des infrastructures stratégiques en cas de refus.

Face à ces déclarations, un responsable iranien, Kazem Gharibabadi, a dénoncé de possibles « crimes de guerre », tandis que le commandement militaire iranien a averti que les prochaines représailles pourraient être « bien plus dévastatrices ».

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a également réagi en affirmant que « toute notre région va brûler » si les tensions continuaient de s’intensifier.

Un conflit sans perspective immédiate de désescalade

Depuis l’attaque initiale du 28 février, les échanges de frappes se succèdent quotidiennement, sans signe tangible d’apaisement.

Au Liban, le Hezbollah a revendiqué de nouveaux tirs de roquettes vers Israël, tandis que des frappes israéliennes ont visé la banlieue sud de Beyrouth, faisant plusieurs victimes civiles.

Dans ce contexte, les analystes estiment que la probabilité d’un accord rapide reste faible. L’expert en sécurité Danny Citrinowicz juge ainsi que la perspective d’un compromis entre Washington et Téhéran est « quasi inexistante » dans les conditions actuelles.

Malgré l’intensité des combats, des efforts diplomatiques se poursuivent. Oman, pays stratégique situé face à l’Iran, a engagé des discussions avec Téhéran sur la réouverture du détroit d’Ormuz.

Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a multiplié les contacts avec ses homologues pakistanais et égyptien, dans le cadre d’initiatives de médiation régionales.

Ces démarches restent toutefois fragiles et peinent à s’imposer face à la dynamique militaire en cours.

Un impact direct sur les marchés énergétiques

Les tensions géopolitiques continuent de peser sur les marchés de l’énergie, les prix du pétrole se maintenant autour de 110 dollars le baril.

Cette situation reflète les inquiétudes liées à la perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative de l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Malgré la décision de plusieurs pays de l’OPEP+ d’augmenter leur production à partir de mai, les marchés restent sensibles à toute évolution du conflit.

Au-delà du marché pétrolier, les effets de la crise se font déjà sentir dans plusieurs pays. En Égypte, par exemple, les autorités ont instauré un couvre-feu commercial pour faire face aux conséquences économiques de la hausse des prix de l’énergie.

LNT avec AFP

 

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Israël ciblé par l’Iran, Trump menace les infrastructures iraniennnes https://lnt.ma/israel-cible-par-liran-trump-menace-les-infrastructures-iraniennnes/ Fri, 03 Apr 2026 08:37:49 +0000 https://lnt.ma/?p=544459 Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis franchit un nouveau seuil de gravité, marqué par une intensification des frappes et des menaces explicites visant des infrastructures civiles iraniennes. Alors que Téhéran multiplie les tirs de missiles contre Israël, Washington durcit son discours et assume une stratégie de pression maximale, suscitant de vives critiques sur […]

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Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis franchit un nouveau seuil de gravité, marqué par une intensification des frappes et des menaces explicites visant des infrastructures civiles iraniennes. Alors que Téhéran multiplie les tirs de missiles contre Israël, Washington durcit son discours et assume une stratégie de pression maximale, suscitant de vives critiques sur le plan international.

Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par une offensive conjointe américano-israélienne contre des cibles iraniennes, la région est plongée dans une spirale d’escalade.  Les frappes initiales, visant notamment des installations militaires et stratégiques, ont rapidement été suivies de représailles iraniennes contre Israël et des intérêts américains dans la région.

Ces derniers jours, l’intensité du conflit s’est accentuée. L’Iran a lancé de nouvelles salves de missiles contre des zones israéliennes, causant des dégâts matériels et alimentant un climat de tension permanente.  En réponse, les États-Unis ont revendiqué des frappes de plus en plus ciblées, y compris contre des infrastructures majeures.

Des infrastructures civiles dans le viseur

Le tournant le plus controversé du conflit réside dans les menaces assumées par Washington de viser directement des infrastructures civiles iraniennes. Le président américain Donald Trump a ainsi déclaré que les États-Unis pourraient frapper des ponts, des centrales électriques et d’autres installations essentielles, affirmant que « ce qui a été détruit jusqu’ici n’est qu’un début ». 

Ces propos font suite à une frappe ayant détruit un pont majeur en Iran, causant des victimes civiles et marquant une escalade significative dans la nature des cibles visées. 

Des experts en droit international alertent sur le risque de violations graves des conventions de Genève, qui interdisent les attaques contre des infrastructures civiles indispensables à la population. 

Une stratégie contestée et risquée

Cette évolution de la doctrine militaire américaine, soutenue par Israël, suscite de nombreuses interrogations. Pour plusieurs analystes, le ciblage d’infrastructures civiles traduit un changement de paradigme, visant à exercer une pression maximale sur l’État iranien, au risque d’aggraver les souffrances des populations.

Des frappes ont déjà touché des installations sensibles, avec des conséquences directes sur les réseaux de transport, l’énergie et, selon certaines sources, des infrastructures médicales et hydriques. 

Cette stratégie, dénoncée par Téhéran comme une « dérive morale », alimente les tensions et renforce la détermination iranienne à riposter. Elle accroît également les risques d’extension du conflit à l’ensemble de la région.

Une guerre aux conséquences globales

Au-delà du théâtre militaire, cette escalade a des répercussions mondiales. Le conflit perturbe les routes énergétiques, notamment dans le détroit d’Ormuz, et entraîne une hausse significative des prix du pétrole, affectant les économies à l’échelle globale. 

Sur le plan humanitaire, le bilan s’alourdit de jour en jour, avec des milliers de victimes et des millions de déplacés.  Les appels à la désescalade se multiplient, notamment de la part des organisations internationales, qui redoutent un embrasement régional incontrôlable.

Une impasse diplomatique

Malgré les tensions, aucune issue diplomatique claire ne se dessine. Les déclarations de Washington, combinées à l’engagement militaire israélien, laissent présager une poursuite du conflit dans les semaines à venir, sans calendrier précis de désengagement.

Dans ce contexte, la multiplication des frappes et des menaces contre des infrastructures civiles marque un tournant inquiétant. Elle pose la question du respect du droit international et des limites de l’usage de la force, dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflits.

Alors que les hostilités se poursuivent, la communauté internationale reste confrontée à un risque croissant d’extension du conflit, dont les conséquences pourraient dépasser largement le cadre régional.

 

LNT

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Le pétrole s’envole de plus de 7%, attisé par le ton offensif de Trump https://lnt.ma/le-petrole-senvole-de-plus-de-7-attise-par-le-ton-offensif-de-trump/ Thu, 02 Apr 2026 10:18:33 +0000 https://lnt.ma/?p=544345 Les cours du pétrole rebondissent jeudi, prenant plus de 7%, après un discours plus offensif que prévu de la part de Donald Trump, qui a douché les espoirs d’un apaisement rapide de la guerre qu’il mène contre l’Iran. Le président américain a promis mercredi de frapper « extrêmement durement » l’Iran pendant encore deux à trois semaines, […]

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Les cours du pétrole rebondissent jeudi, prenant plus de 7%, après un discours plus offensif que prévu de la part de Donald Trump, qui a douché les espoirs d’un apaisement rapide de la guerre qu’il mène contre l’Iran.

Le président américain a promis mercredi de frapper « extrêmement durement » l’Iran pendant encore deux à trois semaines, menaçant notamment ses infrastructures énergétiques, bien qu’il se soit aussi dit « proche de remplir » les objectifs stratégiques américains.

« La réaffirmation par le président que les pays dépendants du détroit d’Ormuz doivent agir pour garantir sa réouverture a soutenu la hausse de la prime de risque du Brent », « laissant présager de nouvelles opérations militaires dans les prochains jours », rapporte aussi Claudio Galimberti, analyste de Rystad Energy, basé au Texas.

Après avoir reculé depuis le début de la semaine dans la perspective d’une accalmie, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, grimpait de 7,28% vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), à 108,52 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 7,06% à 107,19 dollars.

Car en attendant, « le détroit d’Ormuz est toujours de facto fermé », ce qui « réduit l’offre de pétrole sur le marché », constate Ryan Sweet, d’Oxford Economics.

« La libération des réserves stratégiques et la réduction des stocks seront d’autant moins efficaces que leur niveau diminuera, si le détroit d’Ormuz reste fermé », ajoute-t-il.

Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) mercredi, la réserve stratégique des États-Unis a perdu environ 300.000 barils durant la période de sept jours achevée le 27 mars.

L’organisme a au passage signalé une « hausse significative de 5,5 millions de barils des stocks (commerciaux, ndlr) de brut américains la semaine dernière », signale Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown, « qui aurait normalement pesé sur les prix, mais qui est passée inaperçue dans le contexte actuel ».

 

LNT avec Afp

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Les opérations américano-israéliennes « cause première » du blocage d’Ormuz, selon Pékin https://lnt.ma/les-operations-americano-israeliennes-cause-premiere-du-blocage-dormuz-selon-pekin/ Thu, 02 Apr 2026 10:17:22 +0000 https://lnt.ma/?p=544347 Pékin a désigné jeudi les Etats-Unis, Israël et leurs opérations contre l’Iran comme la « cause première » du blocage du détroit d’Ormuz, voyant dans un arrêt immédiat des hostilités le seul moyen de rétablir le trafic maritime. Pékin réagissait à la première allocution à la nation du président américain Donald Trump depuis le début de l’offensive […]

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Pékin a désigné jeudi les Etats-Unis, Israël et leurs opérations contre l’Iran comme la « cause première » du blocage du détroit d’Ormuz, voyant dans un arrêt immédiat des hostilités le seul moyen de rétablir le trafic maritime.

Pékin réagissait à la première allocution à la nation du président américain Donald Trump depuis le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

M. Trump a promis que les Etats-Unis allaient continuer à frapper l’Iran « extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines ». M. Trump a aussi incité les pays qui reçoivent du pétrole via le détroit d’Ormuz à en prendre le contrôle.

Le blocage du détroit par l’Iran a impacté l’économie globale et affecté la Chine. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d’analyse Kpler.

Plusieurs compagnies aériennes chinoises, dont la compagnie nationale Air China, ont ainsi annoncé une prochaine hausse de leurs surcharges carburant sur les vols intérieurs, alors que la guerre fait grimper les prix du kérosène.

« La cause première des perturbations de la navigation dans le détroit d’Ormuz réside dans les opérations militaires illégales menées par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran », a déclaré lors d’un point presse régulier une porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Mao Ning, en réponse aux propos de M. Trump.

« Seuls un cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités, synonymes de paix et de stabilité dans la région du Golfe, préserveront fondamentalement la sécurité et la fluidité du trafic maritime international », a-t-elle dit.

Elle a réitéré le mantra chinois selon lequel le cessez-le-feu devait être instauré « immédiatement ».

La Chine et l’Iran sont des partenaires stratégiques et commerciaux. La Chine a vivement réprouvé les frappes américaines et israéliennes. Elle a aussi implicitement critiqué les frappes iraniennes contre les pays de la région et le blocage du détroit d’Ormuz.

Elle a cependant fait preuve de retenue depuis le début de la guerre et se garde d’un soutien massif à l’Iran qui pourrait nuire à ses autres intérêts régionaux, dont ses relations avec les pays du Golfe.

Pékin multiplie les contacts diplomatiques et s’est redite prête jeudi à jouer un « rôle constructif » pour la réouverture du détroit.

Plusieurs bateaux chinois ont franchi le détroit ces derniers jours grâce à ce que Pékin a appelé cette semaine un « effort de coordination avec les parties concernées », sans préciser lesquelles.

La deuxième économie mondiale, fortement tributaire des échanges internationaux, s’emploie à limiter les retombées de la crise.

Air China, ainsi que China Southern et sa filiale Xiamen Air ont indiqué dans des communiqués mercredi qu’elles augmenteraient à partir de dimanche les surcharges carburant sur les lignes domestiques de 60 yuans (7,55 euros) sur les vols allant jusqu’à 800 kilomètres et de 120 yuans (environ 15 euros) sur les vols plus longs. Les compagnies Spring Airlines et Juneyao Airlines ont également décidé des hausses.

De nombreuses compagnies aériennes internationales ont pris des mesures similaires.

La Chine avait annoncé fin mars que, dans le cadre de son mécanisme de fixation des prix, elle prenait des mesures temporaires pour limiter la hausse des tarifs des carburants afin « d’atténuer l’impact de (la) flambée exceptionnelle des prix internationaux ».

Les experts conviennent communément que la Chine est moins vulnérable qu’un certain nombre de pays asiatiques aux retombées de la crise, mais préviennent qu’elle pourrait en subir plus durement le contrecoup si le conflit se prolongeait, en particulier à cause de ses effets sur le commerce international.

 

LNT avec Afp

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L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz restera fermé à ses « ennemis » https://lnt.ma/liran-affirme-que-le-detroit-dormuz-restera-ferme-a-ses-ennemis/ Wed, 01 Apr 2026 10:23:08 +0000 https://lnt.ma/?p=544276 L’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions régionales. Cette déclaration, portée notamment par les Gardiens de la Révolution, marque une nouvelle escalade dans la crise qui secoue le Moyen-Orient et ses routes énergétiques stratégiques. Selon des sources proches des […]

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L’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions régionales. Cette déclaration, portée notamment par les Gardiens de la Révolution, marque une nouvelle escalade dans la crise qui secoue le Moyen-Orient et ses routes énergétiques stratégiques.

Selon des sources proches des autorités iraniennes, le passage est désormais interdit aux navires « venant ou à destination de ports appartenant aux alliés et soutiens des ennemis américano-sionistes », une formulation qui vise explicitement les États-Unis, Israël et leurs partenaires. 

Un axe maritime stratégique sous pression

Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule arabique, constitue l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial. En temps normal, près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz transitent par cette voie maritime. 

Depuis le début des tensions, le trafic maritime y a fortement chuté. Des données de suivi indiquent que la circulation des navires a parfois été réduite à des niveaux quasi nuls, avec des dizaines de bâtiments contraints de faire demi-tour ou de rester à l’ancre en raison des risques sécuritaires. 

Une fermeture partielle et sélective

Malgré les annonces de fermeture, l’Iran n’a pas totalement bloqué le détroit. Téhéran semble adopter une stratégie sélective, autorisant le passage de certains navires appartenant à des pays considérés comme « alliés » ou neutres, tout en interdisant l’accès à d’autres. 

Cette approche, qualifiée par certains analystes de « blocus différencié », s’inscrit dans une logique de pression géopolitique tout en évitant une rupture totale des échanges maritimes.

Par ailleurs, des routes alternatives ont été mises en place par les autorités iraniennes, obligeant les navires autorisés à suivre des itinéraires spécifiques sous contrôle, renforçant ainsi la capacité de surveillance de Téhéran sur cette zone stratégique. 

Une montée des incidents en mer

La situation sécuritaire s’est également dégradée ces dernières semaines. Plusieurs incidents impliquant des navires commerciaux ont été signalés dans le Golfe et à proximité du détroit, avec des attaques ou des interceptions qui ont contribué à renforcer le climat d’incertitude.

Au total, des dizaines de navires ont été touchés ou impliqués dans des incidents depuis le début du mois de mars, selon des sources spécialisées dans la sécurité maritime. 

Cette multiplication des événements alimente les inquiétudes quant à une possible extension du conflit au domaine maritime, avec des répercussions directes sur les chaînes d’approvisionnement internationales.

Des conséquences économiques mondiales

La situation dans le détroit d’Ormuz a déjà des effets notables sur les marchés énergétiques. La réduction du trafic et les risques accrus ont entraîné une hausse significative des prix du pétrole, qui ont dépassé les 100 dollars le baril lors des pics de tension. 

Au-delà des prix, cette crise met en évidence la vulnérabilité des routes énergétiques mondiales et l’impact immédiat que peuvent avoir les tensions géopolitiques sur les économies importatrices.

Une crise aux implications durables

L’affirmation iranienne d’un détroit « fermé à ses ennemis » s’inscrit dans une stratégie plus large de pression militaire et politique. Sans constituer un blocus total formel, cette posture contribue à maintenir un climat d’incertitude élevé, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.

Alors que les tensions persistent, la situation dans le détroit d’Ormuz reste un indicateur clé de l’évolution du conflit régional, avec des implications majeures pour le commerce mondial et la stabilité énergétique.

 

LNT

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Foot: l’Espagne à nouveau confrontée au fléau du racisme dans ses stades https://lnt.ma/foot-lespagne-a-nouveau-confrontee-au-fleau-du-racisme-dans-ses-stades/ Wed, 01 Apr 2026 10:22:03 +0000 https://lnt.ma/?p=544285 La police a ouvert mercredi une enquête sur les chants racistes entonnés lors du match amical Espagne-Egypte à Barcelone, une « honte » pour le gouvernement espagnol, et une nouvelle illustration de l’impuissance des pouvoirs publics face au racisme dans les stades. Ce qui devait être une simple rencontre de préparation à la Coupe du monde 2026, […]

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La police a ouvert mercredi une enquête sur les chants racistes entonnés lors du match amical Espagne-Egypte à Barcelone, une « honte » pour le gouvernement espagnol, et une nouvelle illustration de l’impuissance des pouvoirs publics face au racisme dans les stades.

Ce qui devait être une simple rencontre de préparation à la Coupe du monde 2026, entre deux nations déjà qualifiées pour la compétition, a viré au fiasco, mardi soir, au terme d’un match nul (0-0) marqué par des chants racistes (« Qui ne saute pas est musulman ! ») dans les tribunes de Cornella, l’enceinte de l’Espanyol Barcelone.

Mercredi matin, la police catalane a indiqué avoir ouvert une enquête pour ces chants « islamophobes et xénophobes ».

« Les insultes et les chants racistes nous font honte en tant que société », a dénoncé de son côté le ministre de la Justice Félix Bolaños sur X, son homologue de l’Education et des Sports Milagros Tolon promettant de son côté que le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez allait prendre « les mesures nécessaires pour éradiquer ces comportements ».

– « Dégoût total » –

La Fédération espagnole de football a pour sa part « condamné tout acte de violence dans les stades », assurant « s’associer au message d’un football contre le racisme » affiché sur les écrans géants à la mi-temps de la rencontre, tandis que son président Rafael Louzán, a lui évoqué des chants « isolés » qui « ne doivent pas se reproduire ».

Des réactions jugées insuffisantes par une partie de la presse espagnole, qui a jugé que la rencontre aurait dû être arrêtée par l’arbitre, comme le veut le protocole mis en place par l’UEFA en cas d’incidents racistes ou discriminatoires en tribunes ou sur la pelouse.

En conférence de presse d’après match, le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente a exprimé son « dégoût total et absolu face à toute attitude xénophobe, raciste ou irrespectueuse », dénonçant des chants « intolérables » et appelant à « identifier » et sanctionner leurs auteurs.

« Nous devons tous nous entraider pour que les chants racistes soient éradiqués des terrains de football », avait ajouté le milieu de terrain Pedri face à la presse. « Nous n’aimons pas ça ».

Malgré les efforts des autorités et plusieurs condamnations en justice, le football espagnol ne parvient toujours pas à éradiquer le racisme dans ses stades et sur les terrains, et les incidents se multiplient ces derniers mois.

La star brésilienne du Real Madrid Vinicius Junior, devenu le symbole de la lutte contre les discriminations dans le monde du football, en a été la cible la plus fréquente depuis son arrivée à Madrid en 2018. Mais seule une partie de ces incidents ont mené à des sanctions.

Le fait que même la sélection espagnole, symbole de l’unité du pays, ne soit pas épargnée par ce fléau est un bien mauvais signal, alors que l’Espagne doit organiser la prochaine Coupe du monde de football en 2030 au côté du Portugal… et du Maroc, pays dont l’immense majorité de la population est musulmane.

 

LNT avec Afp

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Israël franchit un seuil inédit avec une loi de peine de mort ciblant les Palestiniens https://lnt.ma/israel-franchit-un-seuil-inedit-avec-une-loi-de-peine-de-mort-ciblant-les-palestiniens/ Tue, 31 Mar 2026 09:31:50 +0000 https://lnt.ma/?p=544147 Israël a adopté le 30 mars 2026 une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens condamnés pour des attaques mortelles, une décision qui suscite une vague de condamnations internationales et ravive les accusations de discrimination systémique. Porté par l’extrême droite et soutenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce texte marque une rupture […]

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Israël a adopté le 30 mars 2026 une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens condamnés pour des attaques mortelles, une décision qui suscite une vague de condamnations internationales et ravive les accusations de discrimination systémique. Porté par l’extrême droite et soutenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce texte marque une rupture majeure dans la politique pénale israélienne.

Votée par 62 voix contre 48 à la Knesset, la loi prévoit que les Palestiniens jugés par des tribunaux militaires en Cisjordanie occupée puissent être condamnés à mort, avec une exécution par pendaison dans un délai pouvant aller jusqu’à 90 jours, sans véritable possibilité d’appel ni de grâce. 

Une justice à deux vitesses dénoncée

Au cœur des critiques figure le caractère profondément asymétrique du dispositif. Bien que la loi soit formulée de manière générale, experts et ONG soulignent qu’elle ne s’applique, dans les faits, qu’aux Palestiniens, les colons israéliens relevant d’un autre système judiciaire. 

Cette dualité juridique, entre tribunaux militaires pour les Palestiniens et juridictions civiles pour les Israéliens, alimente les accusations d’un système judiciaire à deux vitesses. Des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, dénoncent une mesure « discriminatoire » et contraire aux normes du droit international. 

Une escalade politique et idéologique

Le texte a été porté notamment par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite israélienne, qui a revendiqué une ligne de fermeté radicale. La loi s’inscrit dans un contexte de durcissement général de la politique sécuritaire, marqué par une rhétorique de plus en plus offensive à l’égard des Palestiniens.

Pour de nombreux observateurs, cette législation dépasse la seule logique sécuritaire et s’inscrit dans une orientation idéologique visant à institutionnaliser une réponse punitive extrême, dans un climat déjà marqué par des tensions aiguës.

Une condamnation internationale croissante

L’adoption de cette loi a immédiatement suscité des réactions critiques à l’international. L’Union européenne a exprimé une « vive inquiétude », qualifiant la mesure de « recul manifeste » au regard des engagements démocratiques et des standards internationaux. 

Côté palestinien, le président Mahmoud Abbas a dénoncé une loi « raciste » et une violation flagrante du droit international, accusant Israël de chercher à légaliser des pratiques assimilées à des exécutions extrajudiciaires. 

Un tournant lourd de conséquences

Au-delà de ses implications juridiques, cette loi intervient dans un contexte de critiques récurrentes sur le traitement des Palestiniens dans les territoires occupés, notamment en matière de détention, d’usage de la force et de respect des droits fondamentaux.

Pour de nombreux analystes, elle pourrait accentuer les tensions déjà extrêmes dans la région, fragiliser davantage les perspectives de dialogue et exposer Israël à un isolement diplomatique accru.

Alors que des recours sont déjà en préparation devant la Cour suprême israélienne, l’adoption de ce texte ouvre une nouvelle séquence dans le conflit, où la question de la justice devient plus que jamais un terrain de confrontation politique, juridique et morale.

 

LNT

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Liban : Israël assume un projet d’occupation du sud du pays https://lnt.ma/liban-israel-assume-un-projet-doccupation-du-sud-du-pays/ Tue, 31 Mar 2026 09:30:24 +0000 https://lnt.ma/?p=544150 Israël franchit un nouveau cap dans sa stratégie régionale. En pleine escalade militaire, les autorités israéliennes ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir une présence militaire durable dans le sud du Liban après la guerre, sous couvert de « zone de sécurité ». Une perspective qui suscite de vives inquiétudes et ravive le spectre d’une […]

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Israël franchit un nouveau cap dans sa stratégie régionale. En pleine escalade militaire, les autorités israéliennes ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir une présence militaire durable dans le sud du Liban après la guerre, sous couvert de « zone de sécurité ». Une perspective qui suscite de vives inquiétudes et ravive le spectre d’une occupation prolongée.

Selon les déclarations du ministre israélien de la Défense, l’objectif est clair : établir une zone tampon allant jusqu’au fleuve Litani, contrôler les axes stratégiques et empêcher le retour de centaines de milliers de Libanais déplacés. 

Une stratégie de contrôle territorial assumée

Derrière l’argument sécuritaire avancé par Tel-Aviv, de nombreux observateurs dénoncent une volonté assumée de remodeler durablement le sud du Liban. Les plans évoqués incluent non seulement le contrôle militaire du territoire, mais aussi la destruction d’infrastructures et de villages proches de la frontière, dans une logique déjà observée dans d’autres zones de conflit. 

Des opérations militaires récentes ont déjà contribué à vider des localités entières de leurs habitants, avec des destructions massives d’infrastructures civiles et un déplacement de populations à grande échelle. 

Une répétition de l’histoire

Ce projet fait écho à un précédent lourd : l’occupation israélienne du sud du Liban entre 1978 et 2000, qui avait duré plus de deux décennies.  À l’époque déjà, Israël justifiait sa présence par des impératifs sécuritaires, tout en maintenant une zone tampon contrôlée militairement.

Aujourd’hui, la perspective d’un retour à ce schéma inquiète fortement, d’autant que des positions israéliennes sont déjà maintenues sur le territoire libanais malgré des accords de cessez-le-feu récents. 

Un coût humain déjà lourd

Le conflit en cours a déjà provoqué des conséquences dramatiques pour les populations civiles. Plus d’un million de personnes ont été déplacées et des centaines de civils ont perdu la vie dans les affrontements et bombardements. 

Des organisations internationales ont également documenté des destructions d’écoles et d’infrastructures civiles, qualifiées de possibles violations du droit international. 

Une escalade aux conséquences incertaines

Au-delà de l’impact immédiat, cette stratégie pourrait profondément déstabiliser la région. Le Hezbollah a déjà annoncé qu’il s’opposerait à toute occupation, laissant présager une intensification des combats.

Sur le plan diplomatique, cette annonce renforce les tensions et alimente les critiques sur une politique israélienne perçue comme expansionniste. Pour de nombreux analystes, la mise en place d’une telle zone tampon pourrait non seulement prolonger le conflit, mais aussi compromettre durablement toute perspective de stabilisation au Liban.

Dans un Moyen-Orient déjà fragilisé, l’hypothèse d’une occupation prolongée du sud du Liban apparaît ainsi comme un tournant majeur, aux implications sécuritaires, humanitaires et politiques potentiellement explosives.

 

LNT

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L’Espagne a fermé son espace aérien aux avions américains engagés dans la guerre contre l’Iran https://lnt.ma/lespagne-a-ferme-son-espace-aerien-aux-avions-americains-engages-dans-la-guerre-contre-liran/ Mon, 30 Mar 2026 08:22:45 +0000 https://lnt.ma/?p=544066 L’Espagne, dont le gouvernement de gauche est « totalement opposé » aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, a fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans cette guerre, a annoncé lundi la ministre espagnole de la Défense. « L’utilisation des bases (américaines en Espagne, ndlr) n’est pas autorisée, et bien entendu l’utilisation de l’espace aérien espagnol pour des […]

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L’Espagne, dont le gouvernement de gauche est « totalement opposé » aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, a fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans cette guerre, a annoncé lundi la ministre espagnole de la Défense.

« L’utilisation des bases (américaines en Espagne, ndlr) n’est pas autorisée, et bien entendu l’utilisation de l’espace aérien espagnol pour des actions en lien avec la guerre en Iran ne l’est pas non plus », a indiqué Margarita Robles dans des déclarations transmises à l’AFP, confirmant une information du quotidien El País.

Dans les faits, « le refus de coopération de l’Espagne a compliqué l’opération » américaine au Moyen-Orient, affirme El País, car certains bombardiers de Washington ont « dû contourner la péninsule ibérique pour entrer par le détroit de Gibraltar », les obligeant « à modifier leurs itinéraires » et la logistique.

« Le veto espagnol ne comporte qu’une seule exception : en cas d’urgence, le transit ou l’atterrissage des aéronefs concernés est autorisé », poursuit le quotidien, ce que Margarita Robles n’a, de son côté, pas précisé.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est fermement opposé à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran depuis le 28 février, l’ayant qualifié d' »illégale » et d' »erreur extraordinaire ».

Ces propos lui ont valu de vives critiques du président américain Donald Trump, qui a menacé en représailles de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid de laisser l’armée américaine utiliser ses deux bases situées en Espagne dans son opération militaire contre l’Iran.

El País précise toutefois que « toutes les missions prévues par l’accord bilatéral avec Washington restent en vigueur » concernant ces deux bases américaines d’Andalousie, dans le sud de l’Espagne.

La base navale de Rota et celle aérienne de Morón sont héritées d’un accord signé entre Washington et Madrid en 1953 sous Franco.

Au-delà de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump reproche depuis plusieurs mois à l’Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par le locataire de la Maison Blanche.

 

LNT avec Afp

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Pas de pause dans les bombardements, le pétrole en hausse dans le sillage de Trump https://lnt.ma/pas-de-pause-dans-les-bombardements-le-petrole-en-hausse-dans-le-sillage-de-trump/ Mon, 30 Mar 2026 08:21:11 +0000 https://lnt.ma/?p=544072 L’Iran et Israël ont échangé de nouveaux tirs de missiles lundi, sur fond de nouvelle hausse des prix du pétrole, dopés par les derniers propos de Donald Trump sur une éventuelle intervention terrestre américaine en Iran. Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une […]

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L’Iran et Israël ont échangé de nouveaux tirs de missiles lundi, sur fond de nouvelle hausse des prix du pétrole, dopés par les derniers propos de Donald Trump sur une éventuelle intervention terrestre américaine en Iran.

Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l’Iran, continue de peser sur l’économie mondiale, notamment via le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par où transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Les cours du brut, qui ont augmenté de plus de 50% depuis le début de la guerre, ont de nouveau progressé lundi matin (+2,5%, à plus de 115 dollars), soutenus par les déclarations du président américain qui a évoqué dimanche une possible opération terrestre en Iran pour s’emparer du terminal pétrolier de l’île de Kharg, le plus grand du pays, et « prendre le pétrole » iranien.

« Si les Etats-Unis lançaient une invasion terrestre de l’Iran, ou si Téhéran intensifiait ses frappes de représailles contre les infrastructures énergétiques ou fermait complètement le détroit, les projections d’un baril de pétrole à 200 dollars ne seraient plus une hypothèse farfelue », a ainsi estimé Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, un courtier spécialisé dans le pétrole.

Un navire américain d’assaut amphibie, à la tête d’un groupe naval comprenant « quelque 3.500 » marins et soldats du corps des Marines est arrivé dans la région vendredi, selon le commandement militaire américain.

« L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre », avait dénoncé dimanche le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Avant d’avertir: « Nos hommes attendent l’arrivée des soldats américains sur le terrain pour les attaquer et punir une bonne fois pour toute leurs alliés régionaux ».

Donald Trump continue toutefois de souffler le chaud et le froid, tant sur la suite des opérations militaires que sur d’éventuels pourparlers avec le pouvoir iranien.

Il a ainsi assuré dimanche qu' »un changement de régime » avait eu lieu en Iran, après les morts des principaux dirigeants de la République islamique dans des bombardements, dont celle au début de la guerre du guide suprême Ali Khamenei, remplacé depuis par son fils Mojtaba, qui n’est toujours pas apparu en public.

« Nous avons affaire à des personnes différentes », « bien plus raisonnables » que leurs prédécesseurs, a déclaré le président américain à des journalistes.

De quoi entrevoir de prochaines négociations? Il est resté flou sur le sujet, disant « entrevoir un accord », « peut-être bientôt », avec ces nouveaux responsables iraniens qu’il ne nomme pas.

Ces derniers jours, le Pakistan, voisin de l’Iran, s’est proposé pour « accueillir et faciliter » des « pourparlers significatifs » entre les deux pays.

– Irruption des Houthis –

Les bombardements se sont poursuivis lundi matin à travers la région.

L’armée israélienne a annoncé frapper de nouveau des sites militaires à Téhéran, en réponse à une attaque de missiles venus d’Iran.

Le gouvernement iranien a assuré dans la matinée que le courant était complètement rétabli à Téhéran et dans sa région, après avoir été coupé la veille à la suite d’attaques contre des installations électriques.

Dans le Golfe, où l’Iran a encore ciblé ce week-end des infrastructures économiques, le Koweït et l’Arabie saoudite ont été visés lundi par de nouvelles attaques. Le premier a déploré une attaque iranienne contre une usine de dessalement qui génère aussi de l’électricité, où un ressortissant indien a été tué. L’Iran a démenti en accusant Israël.

Le gouvernement saoudien a lui indiqué avoir intercepté cinq missiles balistiques qui se dirigeaient vers l’est du pays.

De son côté, Israël, attaqué ce weekend par les Houthis pro-iraniens du Yémen, a dit vouloir « étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban, fief du groupe armé pro-iranien Hezbollah qu’il continue de bombarder jusque dans la banlieue de Beyrouth.

Les bombardements des rebelles houthis, les premiers dans ce conflit, ont renforcé l’inquiétude des marchés, faisant craindre une extension de la guerre en mer Rouge, vers laquelle l’Arabie saoudite a déplacé une grande partie de ses exportations de pétrole pour éviter Ormuz.

Dans le sud du Liban, l’explosion d’un projectile d’origine inconnue a tué un Casque bleu indonésien de l’ONU, a annoncé Jakarta.

L’armée libanaise a elle annoncé la mort d’un soldat dans une frappe israélienne ayant visé, pour la première fois depuis le début de la guerre, l’un de ses barrages dans le sud.

Le gouvernement iranien a par ailleurs assuré que son ambassadeur au Liban resterait sur place, malgré l’ordre d’expulsion émis par les autorités libanaises qui l’accusent d’ingérence.

Israël s’est doté dans la nuit d’un nouveau budget, prévoyant une augmentation massive des ressources allouées à la défense. Le budget approuvé propose une augmentation de près de neuf milliards d’euros, sur un budget total d’environ 40 milliards, soit plus du double qu’en 2023.

 

LNT avec Afp

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KESSA, le laboratoire narratif qui veut reprogrammer l’imaginaire africain https://lnt.ma/kessa-le-laboratoire-narratif-qui-veut-reprogrammer-limaginaire-africain/ Sat, 28 Mar 2026 14:00:05 +0000 https://lnt.ma/?p=544012 Il y a des questions qui semblent simples jusqu’à ce qu’on les pose à quelque trente personnes venues de quatorze pays d’Afrique et de la diaspora. « What is a story? » La réponse, projetée en temps réel sur un écran lors de la première édition de KESSA, a donné un nuage de mots dont trois ont […]

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Il y a des questions qui semblent simples jusqu’à ce qu’on les pose à quelque trente personnes venues de quatorze pays d’Afrique et de la diaspora. « What is a story? » La réponse, projetée en temps réel sur un écran lors de la première édition de KESSA, a donné un nuage de mots dont trois ont dominé : perspective, connection, experience. Pas information. Pas contenu. Pas stratégie. Trois mots qui disent quelque chose d’essentiel sur ce que cette cohorte exceptionnelle est venue faire au Maroc en ce mois de mars 2025, non pas apprendre à produire des récits, mais comprendre pourquoi ils existent, à qui ils appartiennent, et ce qu’il en coûte de les laisser à d’autres.

KESSA, premier programme panafricain dédié aux nouveaux langages du récit africain, est né d’une conviction partagée par l’UM6P Story School et La French African Foundation : les histoires ne sont plus seulement faites de mots. Elles sont faites d’images, de gestes, de données, de sons, d’algorithmes. Et la génération qui porte ces langages est déjà là, en train de travailler, de créer, de construire, souvent sans espace pour se rencontrer, croiser les disciplines, expérimenter ensemble. KESSA est cet espace. Pas un cours. Pas un programme. Une résidence. Un laboratoire narratif, à l’image du continent.

Pourquoi le storytelling est la question politique centrale de notre époque

Ce que les écoles de communication n’enseignent pas toujours clairement, le récit n’est pas un outil de communication. C’est un outil de construction de réalité. La différence est fondamentale.

Yuval Noah Harari l’a formulé mieux que personne dans Sapiens : ce qui distingue l’homo sapiens de toutes les autres espèces n’est pas l’outil, ni le pouce opposable, ni même le cerveau. C’est la capacité à croire en des fictions partagées. Les nations, les religions, l’argent, les droits de l’homme. Rien de tout cela n’existe dans la nature. Tout cela existe parce qu’assez de personnes ont accepté de partager la même histoire. Qui contrôle le récit contrôle l’identité. Et l’identité, c’est le pouvoir.

Cette vérité n’a pas attendu Harari pour être comprise. Les Pharaons commanditaient leurs propres hiéroglyphes. Chaque régime totalitaire de l’histoire moderne a compris, avant tout le reste, qu’il fallait contrôler le récit. Goebbels n’a pas inventé la propagande, il l’a industrialisée. Walter Benjamin, en 1936, écrivait que le conteur rend son récit à l’expérience de ceux qui l’écoutent. Pas reflète. Pas rapporte. Rend. Une histoire ne décrit pas le monde. Elle façonne la manière dont le monde est ressenti.

C’est précisément parce que cette puissance est réelle que la question africaine est urgente.

Le récit africain : une question de souveraineté

À la question « What is a story? », la réponse de Kessa est perspective. Pas vérité. Pas fait. Perspective. Cette réponse collective, donnée par vingt-neuf praticiens africains du récit, est en elle-même une prise de position : une histoire est d’abord un point de vue. Et un point de vue appartient à quelqu’un.

Or pendant des siècles, le point de vue sur l’Afrique a appartenu à d’autres. La formule attribuée à Chinua Achebe reste d’une précision implacable : « Until the lion learns to write, every story will glorify the hunter. » L’Afrique a été, pendant trop longtemps, le lion dans cette métaphore.

Ce qui change aujourd’hui est à la fois spectaculaire et fragile. L’Afrique est le continent le plus jeune de la planète. Son âge médian est de dix-neuf ans. D’ici 2050, un être humain sur quatre sera africain. L’économie créative du continent est projetée à vingt milliards de dollars d’ici 2030 selon Brookings Institution. Les plateformes numériques ont redistribué une partie du pouvoir de diffusion. Des voix comme Chimamanda Ngozi Adichie, qui alertait dans sa conférence TED sur le danger d’une histoire unique, ont contribué à rendre visible ce qui était systématiquement occulté.

La question de la définition du récit africain n’est pas tranchée. Elle est vivante, tendue, productive. La narration africaine est en expansion, mais elle ne parle pas encore d’une seule voix. Et c’est peut-être une bonne chose.

L’IA : nouveau Gutenberg ou nouvelle menace ?

Une donnée continue de résonner : en 2026, l’intelligence artificielle générera environ 90% de l’ensemble du contenu en ligne mondial. Ce chiffre, issu d’une étude Goldman Sachs de 2024, mérite qu’on s’y arrête. Il signifie que les récits qui circuleront dans le monde, ceux qui façonnent les opinions, construisent les croyances, fabriquent les réalités, seront de plus en plus produits par quelque chose qui n’a jamais eu d’expérience. Qui n’a jamais perdu quelqu’un. Qui n’a jamais eu faim. Qui n’a jamais été colonisé.

L’IA connaît la forme du storytelling mieux que presque n’importe qui. Elle a ingéré l’intégralité du patrimoine narratif de l’humanité. Elle connaît chaque structure, chaque archétype, chaque déclencheur émotionnel. Ce qu’elle ne peut pas connaître, ce qu’elle ne pourra jamais connaître aussi finement que l’être humain, c’est l’intention derrière le récit.

Et c’est précisément cette intention qui fait toute la différence.

Sur l’IA, les participants de Kessa laissent entrevoir une position nuancée, loin des deux caricatures habituelles : ni techno-enthousiasme naïf, ni rejet réflexe. L’IA comme outil d’amplification, oui, à condition que ce soit la voix africaine qui soit amplifiée, et non sa déformation algorithmique.

L’UNESCO le rappelle, plus de cinq cents langues africaines sont en danger de disparition dans les deux prochaines générations. C’est cinq cents univers narratifs, cinq cents façons de découper le réel, cinq cents mémoires collectives qui pourraient s’éteindre, précisément au moment où l’IA apprend à générer du contenu en s’appuyant sur ce qui est déjà le plus représenté dans les données d’entraînement. Le risque n’est pas que l’IA remplace les conteurs africains. Le risque est qu’elle les rende inaudibles noyés dans l’océan digital.

Ce que KESSA construit

Face à ces enjeux, KESSA n’est pas une réponse. C’est une posture. Le manifeste du programme le formule sans détour : « Raconter l’Afrique, c’est transformer des perceptions, façonner des futurs, reprogrammer l’imaginaire. »

Ce que la première cohorte incarne, c’est précisément cette multiplicité que ni le discours pan-africaniste unifiant ni le regard extérieur réducteur ne peuvent saisir. Vingt-neuf praticiens qui viennent du Kenya et du Malawi, de Somalie et de Tunisie, du Nigeria et du Rwanda, d’Afrique du Sud et du Gabon, en passant par le Maroc, et qui, pour la première fois, partagent un espace commun non pas pour se définir collectivement, mais pour se rencontrer dans leurs différences.

Il y a quarante mille ans, dans une grotte d’Indonésie, un être humain a pressé sa main contre une paroi et laissé une marque qui disait : j’étais là. Cette marque a survécu à tous les empires, à toutes les langues, à toutes les technologies. Le besoin irréductible qu’elle exprime, marquer son existence dans le monde à travers un récit, n’a pas bougé d’un millimètre.

KESSA existe pour que ce besoin, en version africaine, en version contemporaine, en version augmentée par la science et le numérique, continue de s’exprimer avec la force, la précision et la souveraineté qu’il mérite.

Le lion est déterminé à reprendre la plume et à raconter lui-même l’histoire.

Zouhair Yata


La cohorte : trente voix, un seul continent en mouvement

La première édition réunit une sélection de participants dont la diversité des profils est, en elle-même, une démonstration de thèse. Cinq grandes familles de pratiques sont représentées, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur du récit africain contemporain.

Du côté du cinéma et de la distribution globale, la cohorte compte des noms qui font déjà référence sur le continent. Mark Wambui, réalisateur et producteur kenyan, fondateur de RECA, a été reconnu parmi les vingt cinéastes émergents de Netflix et de l’UNESCO. Son film Echoes from the Earth a remporté le IGAD Media Award en 2025. À ses côtés, Kelvin Osoo Omundi, autre Kenyan, cumule les casquettes de producteur, distributeur et consultant, fondateur de Different Dimension Productions et co-fondateur de ENTA Studios, avec une expertise qui couvre l’intégralité de la chaîne cinématographique, du développement à la diffusion. Imara Njeri, photographe et présentatrice animalière kenyane, documente la faune d’Afrique de l’Est avec une exigence narrative rare, à l’intersection de la nature et de l’identité. Ann Nassanga, réalisatrice ougandaise fondatrice de Kalaverse, a construit avec son documentaire primé Little Faith une infrastructure narrative pour les filles des régions marginalisées. Fadumo Alimaad, cinéaste et écrivaine somalienne fondatrice de l’Arlo Art Space, travaille sur les voix féminines et la justice sociale. Imen Ghazouani, artiste multidisciplinaire et réalisatrice tunisienne formée à l’ESAC Carthage, explore de nouveaux espaces narratifs à la croisée des cultures. Meekah Jagun, directeur artistique nigérian et spécialiste de l’IA, est entré dans l’histoire comme le premier réalisateur africain de clips musicaux à figurer dans GQ. Tonye-Nathan Tamenokuro, co-fondateur de KOJ Visuals, a bâti une audience organique de deux millions d’abonnés avant de passer au long métrage. Jonathan Benaiah Ahabyona, documentariste ougandais, explore la relation entre les peuples, les lieux et la mémoire à travers la conservation et la culture. Gabriel Ogonda, connu sous son nom d’artiste Gabiro Mtu Necessary, musicien et créateur digital kenyan, utilise la satire pour capturer les réalités contemporaines africaines.

Parmi les leaders d’opinion, journalistes et professionnels des médias, le programme a réuni des figures dont l’influence dépasse largement les frontières de leurs pays d’origine. Mankaprr Conteh, journaliste culturelle sierra-léonaise établie aux États-Unis, est rédactrice au Rolling Stone où elle a signé des couvertures sur Megan Thee Stallion, SZA, Cardi B, et Rema, premier artiste africain noir à recevoir la distinction suprême du magazine. Elle est depuis août 2024 la fondatrice de la chronique Made in Africa du même titre. Delphine Vakunta, praticienne des communications stratégiques camerounaise et américaine, a conduit des missions humanitaires dans neuf pays et fonde sa démarche sur la conviction qu’une seule certitude compte : l’Afrique doit raconter sa propre histoire. Sheila Muthoni Washira a construit une communauté de plus de deux millions d’abonnés sur TikTok, Instagram et YouTube en faisant de la créativité et de la culture africaines le cœur de son contenu. Ibrahim Khalilulahi Usman, journaliste scientifique d’investigation ghanéen primé et fondateur d’Eco Media Africa, a formé plus de trois cents jeunes journalistes. Brian Amwai, journaliste et présentateur kenyan à K24TV, couvre la politique et la gouvernance est-africaine. Sophia Griss-Bembe, chercheuse indépendante centrafricaine et marocaine, travaille à l’intersection de la recherche historique et du storytelling audiovisuel, avec une attention particulière aux identités noires dans le monde arabe. Mohamed Mohamud, journaliste indépendant somalien et britannique, fondateur de Somali Sideways, construit des plateformes pour des récits authentiques qui transcendent les frontières géographiques.

Dans le champ art, design critique et culture urbaine, KESSA a sélectionné des praticiens qui repensent les formes mêmes du récit. Lerato Honde, designeuse et conteuse malawite, construit des archives visuelles et des plateformes participatives qui donnent aux communautés le pouvoir de façonner leurs propres futurs. Pumla Maswanganyi, designeuse stratégique sud-africaine dont la pratique est ancrée dans l’African Life-Centric Design, a collaboré avec Mozilla, l’Union africaine, Qatar Foundation et Tencent. Emmanuel Nguema Omeme, spécialiste gabonais de la fabrication numérique et de la modélisation 3D, fondateur de Garden Hut, matérialise les imaginaires africains à travers des outils numériques contemporains. Lazola Bandezi, productrice culturelle et stratège de marque sud-africaine, fondatrice de Mingo People, construit des plateformes à l’intersection du marketing, de la technologie et de l’impact culturel. Kenza Aloui, autrice et opératrice culturelle marocaine formée à Sciences Po Paris, travaille le récit à l’intersection du genre, de la mémoire et des politiques publiques. Son roman graphique (une nuit), paru en 2022, a reçu le prix Langues en dialogue en 2023. Joy Makena, avocate et éducatrice civique kenyane, démystifie les systèmes juridiques et politiques pour catalyser l’agentivité des citoyens.

Parmi les entrepreneurs du numérique et de la technologie, trois figures se distinguent par l’originalité de leur démarche. Nouran Farouk, co-fondatrice et CEO de Dosy en Égypte, première plateforme de mobilité en scooter réservée aux femmes dans la région MENA, a formé plus de huit mille femmes et créé trois mille opportunités de revenus. Elle a été désignée QS ImpACT Women SDG Leader of the Year 2025. Alya Hakim, fondatrice de Ghram COM Consulting en Tunisie et créatrice de la série digitale Howa W Hiya, atteint en moyenne deux cent cinquante mille vues par épisode en transformant des histoires réelles en dialogue social. Othmane Taky, entrepreneur marocain fondateur d’une plateforme B2B2C à l’intersection des ressources humaines et de la technologie, construit des outils qui repensent la relation entre les entreprises, leurs collaborateurs et les marques.

Enfin, dans le domaine de la muséologie, des archives et des scènes culturelles, la cohorte compte Tejumola Maurice-Diya, fondatrice du Fashioned Museum au Nigeria, qui reframe la mode africaine comme héritage, industrie et soft power. Sanelisiwe Yekani, comédienne, autrice et enseignante sud-africaine dont le premier single The Call figure dans le film Netflix Trading Places (2023). Huguette Umutoni, fondatrice de N’GAGE Africa au Rwanda et survivante du génocide contre les Tutsi de 1994, porte dans chaque salle une compréhension viscérale du prix qu’il y a à perdre le droit de raconter sa propre histoire. Zouhair Khaznaoui enfin, conteur marocain détenteur d’un record Guinness, co-fondateur du Festival International du Conte de Marrakech, ramène la tradition orale millénaire du hikayat vers des audiences internationales.

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École bombardée en Iran: Téhéran fustige devant l’ONU une attaque « calculée » des États-Unis https://lnt.ma/ecole-bombardee-en-iran-teheran-fustige-devant-lonu-une-attaque-calculee-des-etats-unis/ Fri, 27 Mar 2026 09:30:40 +0000 https://lnt.ma/?p=543941 Le bombardement meurtrier d’une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’était pas une erreur de ciblage mais une attaque « calculée » des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans un message vidéo diffusé à Genève. L’attaque contre cette école « n’était ni un simple […]

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Le bombardement meurtrier d’une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’était pas une erreur de ciblage mais une attaque « calculée » des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans un message vidéo diffusé à Genève.

L’attaque contre cette école « n’était ni un simple +incident+, ni une +erreur de calcul +. Les déclarations contradictoires des États-Unis visant à justifier leur crime ne sauraient en aucun cas les exonérer de leur responsabilité », a accusé M. Araghchi, évoquant une attaque « calculée » de l’armée américaine dans ce message diffusé lors d’une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme à Genève.

« Plus de 175 élèves et enseignants ont été massacrés de sang-froid », a-t-il ajouté, qualifiant cette attaque de « crime de guerre et de crime contre l’humanité ».

En session annuelle à Genève, le Conseil tenait vendredi une réunion d’urgence sur la sécurité des enfants dans le conflit au Moyen-Orient, après le bombardement mortel de l’école de Minab, dans le sud du pays.

Le gouvernement iranien accuse l’armée américaine d’avoir frappé l’établissement. Le président américain Donald Trump a d’abord nié toute implication de son pays, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il « s’accommoderait » du résultat de l’enquête ouverte par le Pentagone.

Selon le quotidien The New York Times, qui cite des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile qui a frappé l’école a bien été tiré par l’armée américaine après une erreur de ciblage.

« À l’heure où les agresseurs américano-israéliens affirment eux-mêmes posséder les technologies les plus avancées et les systèmes militaires et informatiques les plus précis, nul ne peut croire que l’attaque contre cette école ait été autre chose qu’un acte délibéré et intentionnel », a insisté le ministre iranien.

« Cette atrocité est injustifiable, ne peut être dissimulée et ne doit pas susciter le silence et l’indifférence », a-t-il encore exhorté.

Le débat de vendredi devant le Conseil, demandé par l’Iran, Cuba et la Chine, est le second consacré cette semaine à la guerre au Moyen-Orient.

Mercredi, un débat demandé par Bahreïn au nom des six pays du Conseil de coopération du Golfe et de la Jordanie portait exclusivement sur les frappes iraniennes contre des pays de la région du Golfe et leurs conséquences pour les populations civiles.

À l’issue de ce débat, les 47 membres du Conseil ont adopté par consensus une résolution condamnant les « attaques odieuses » de l’Iran contre ses voisins du Golfe et appelant à des « réparations » rapides pour toutes les victimes de ces frappes.

Le Conseil n’a en revanche pas été saisi d’un projet de résolution pour le débat de vendredi.

 

LNT avec Afp

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Trump reporte son ultimatum à l’Iran, le détroit d’Ormuz au menu du G7 https://lnt.ma/trump-reporte-son-ultimatum-a-liran-le-detroit-dormuz-au-menu-du-g7/ Fri, 27 Mar 2026 09:25:54 +0000 https://lnt.ma/?p=543944 Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois repoussé son ultimatum adressé à l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, dans un contexte de tensions persistantes et de discussions diplomatiques en cours. Initialement, Washington avait donné 48 heures à Téhéran pour rouvrir ce passage stratégique, menaçant de frapper ses infrastructures énergétiques en cas de […]

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Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois repoussé son ultimatum adressé à l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, dans un contexte de tensions persistantes et de discussions diplomatiques en cours.

Initialement, Washington avait donné 48 heures à Téhéran pour rouvrir ce passage stratégique, menaçant de frapper ses infrastructures énergétiques en cas de refus. Mais face à l’évolution des négociations, le délai a été prolongé à plusieurs reprises, désormais fixé au 6 avril, afin de laisser une marge supplémentaire au dialogue. 

Selon l’administration américaine, ces discussions « se passent très bien », bien que les autorités iraniennes continuent d’afficher leur scepticisme et de contester la version américaine des négociations. 

Le détroit d’Ormuz, enjeu central

Au cœur de cette crise, le détroit d’Ormuz reste un point névralgique. Ce corridor maritime, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est fortement perturbé depuis le début du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël. 

La fermeture partielle du détroit a provoqué une chute drastique du trafic maritime et une flambée des prix de l’énergie, renforçant les inquiétudes quant à l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Face à cette situation, Donald Trump a menacé de détruire les centrales électriques iraniennes pour forcer la réouverture du passage, tout en laissant la porte ouverte à une solution diplomatique. 

Le G7 en première ligne

La question du détroit d’Ormuz s’impose désormais comme un sujet central des discussions au sein du G7. Les grandes puissances ont convenu d’examiner la possibilité de sécuriser la navigation dans la zone, notamment à travers des opérations d’escorte de navires. 

Plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni et d’autres partenaires européens, ont déjà évoqué des dispositifs d’accompagnement maritime à caractère défensif, tandis que d’autres restent prudents face au risque d’escalade.

Toutefois, les divergences persistent entre alliés, certains États refusant de s’impliquer directement dans le conflit, tandis que d’autres privilégient une approche multilatérale conditionnée à une désescalade.

Une désescalade incertaine

Le report de l’ultimatum américain traduit à la fois une volonté d’éviter une confrontation directe et les limites de la pression militaire exercée sur Téhéran. Malgré des signaux d’ouverture, les positions restent éloignées, notamment sur les conditions de réouverture du détroit et les garanties exigées par l’Iran.

Dans ce contexte, le détroit d’Ormuz demeure un baromètre de la crise : sa réouverture effective pourrait marquer un début d’apaisement, tandis que sa fermeture prolongée continue de peser sur les marchés énergétiques et l’économie mondiale.

 

LNT avec Afp

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Le Parlement européen approuve la création de centres pour envoyer des migrants en dehors de l’UE https://lnt.ma/le-parlement-europeen-approuve-la-creation-de-centres-pour-envoyer-des-migrants-en-dehors-de-lue/ Thu, 26 Mar 2026 10:33:45 +0000 https://lnt.ma/?p=543883 Le Parlement européen a approuvé une mesure permettant la création de centres destinés à accueillir des migrants en dehors de l’Union européenne, marquant un nouveau durcissement de la politique migratoire du bloc. Ce dispositif, souvent désigné sous le terme de « hubs de retour », vise principalement les migrants déboutés du droit d’asile et faisant […]

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Le Parlement européen a approuvé une mesure permettant la création de centres destinés à accueillir des migrants en dehors de l’Union européenne, marquant un nouveau durcissement de la politique migratoire du bloc.

Ce dispositif, souvent désigné sous le terme de « hubs de retour », vise principalement les migrants déboutés du droit d’asile et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire. Les États membres pourront ainsi ouvrir des centres dans des pays tiers afin d’y transférer ces personnes, voire de les y maintenir en attente de leur expulsion définitive. 

Cette réforme s’inscrit dans le cadre plus large du pacte européen sur la migration et l’asile, qui cherche à renforcer l’efficacité des procédures de retour. Actuellement, seule une minorité des décisions d’expulsion est effectivement appliquée au sein de l’Union, ce qui alimente les appels à un durcissement des règles. 

Le texte prévoit également un renforcement des mesures à l’encontre des migrants refusant de quitter le territoire, avec des sanctions pouvant aller de la confiscation de documents d’identité à des interdictions d’entrée prolongées sur le sol européen. 

Toutefois, cette orientation suscite de fortes critiques. Plusieurs ONG et formations politiques dénoncent un risque de violations des droits fondamentaux et une externalisation accrue de la gestion des demandes d’asile vers des pays tiers, parfois sans lien direct avec les personnes concernées. 

Ce vote illustre les divisions persistantes au sein de l’Union européenne sur la question migratoire, entre partisans d’une ligne plus ferme pour limiter les flux et défenseurs d’une approche axée sur la protection des droits des migrants.

 

LNT avec Map

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Le système du commerce mondial en proie aux « pires perturbations » depuis 80 ans, alerte la cheffe de l’OMC https://lnt.ma/le-systeme-du-commerce-mondial-en-proie-aux-pires-perturbations-depuis-80-ans-alerte-la-cheffe-de-lomc/ Thu, 26 Mar 2026 10:32:01 +0000 https://lnt.ma/?p=543880 Le système du commerce mondial est en proie aux « pires perturbations » depuis 80 ans, a alerté jeudi la directrice générale de l’OMC à l’ouverture de la 14e conférence ministérielle de l’organisation à Yaoundé, au Cameroun. « Le système du commerce mondial connaît ses pires perturbations depuis 80 ans », a déclaré la cheffe de l’Organisation mondiale du […]

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Le système du commerce mondial est en proie aux « pires perturbations » depuis 80 ans, a alerté jeudi la directrice générale de l’OMC à l’ouverture de la 14e conférence ministérielle de l’organisation à Yaoundé, au Cameroun.

« Le système du commerce mondial connaît ses pires perturbations depuis 80 ans », a déclaré la cheffe de l’Organisation mondiale du commerce, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala.

« Mais ces perturbations ne sont que le symptôme de bouleversements plus vastes qui ébranlent l’ordre international créé après la Seconde Guerre mondiale pour empêcher la répétition des horreurs de la première moitié du XXe siècle », a-t-elle ajouté.

Pendant quatre jours, les membres de l’Organisation mondiale du commerce se réunissent pour tenter de relancer une institution fragilisée par les tensions géopolitiques, les blocages des négociations et la montée du protectionnisme, alors que la guerre au Moyen-Orient fait peser une lourde menace sur les échanges mondiaux.

A l’ouverture de cette conférence, Mme Okonjo-Iweala, a dressé un tableau assez sombre de l’état du monde.

« L’ordre mondial et le système multilatéral que nous connaissions ont été irrévocablement transformés », a-t-elle ajouté.

« L’ampleur des problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui, même avant le conflit du Golfe, a déstabilisé les échanges d’énergie, d’engrais et de produits alimentaires. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales peinent à gérer la montée des tensions géopolitiques, l’intensification des pressions climatiques et l’évolution technologique rapide » et « ces bouleversements s’accompagnent d’une remise en question de plus en plus virulente du multilatéralisme », a-t-elle affirmé.

« Il semble opportun qu’en cette période de bouleversements mondiaux, marquée par des conflits au Moyen-Orient, au Soudan, en Ukraine et ailleurs, et en ces temps de grande incertitude et de profondes perturbations, nous nous soyons réunis en Afrique pour discuter de l’avenir du système commercial mondial », a relevé Mme Okonjo-Iweala

« L’Afrique est le continent de l’avenir », a-t-elle assuré.

Les conférences ministérielles de l’OMC se tiennent habituellement tous les deux ans. Il s’agit de la deuxième sur le continent africain, après Nairobi en 2015.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole baisse nettement après un plan de paix transmis par les États-Unis à l’Iran https://lnt.ma/le-petrole-baisse-nettement-apres-un-plan-de-paix-transmis-par-les-etats-unis-a-liran/ Wed, 25 Mar 2026 08:48:35 +0000 https://lnt.ma/?p=543816 Les cours du brut sont en baisse mercredi, en raison du plan de paix en 15 points qu’ont fait passer les Etats-Unis à l’Iran pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump continue de revendiquer des négociations « en ce moment » avec Téhéran. Mais les doutes sur leur réalité perdurent car l’Iran […]

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Les cours du brut sont en baisse mercredi, en raison du plan de paix en 15 points qu’ont fait passer les Etats-Unis à l’Iran pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Donald Trump continue de revendiquer des négociations « en ce moment » avec Téhéran. Mais les doutes sur leur réalité perdurent car l’Iran dément jusqu’à présent discuter avec les Etats-Unis.

« Ce qui est clair, en revanche c’est que Trump souhaite que cette guerre prenne fin », estime Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Vers 10H50 GMT (11H50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 5,42% à 98,83 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 5,39% à 87,37 dollars.

« Il reste extrêmement incertain de savoir comment l’Iran réagira », car les exigences américaines « ont peu de chances d’être acceptées » par Téhéran, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Parmi les 15 points, cinq concernent le programme nucléaire iranien, d’autres imposent l’abandon du soutien aux « proxys » dans la région, comme le Hezbollah ou le Hamas, et un point insiste pour que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.

Selon M. Rasmussen, « il n’y a toujours aucune perspective de réouverture prochaine du détroit d’Ormuz », par où transite habituellement environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Ce passage reste quasi-paralysé dans les faits, malgré l’affirmation par l’Iran que le détroit demeure ouvert aux « navires non hostiles », selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI).

Dans ce contexte, les préoccupations sur la disponibilité du pétrole brut s’accroissent.

Après une demande du Japon en ce sens, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui a récemment débloqué 400 millions de barils de pétrole tirés des réserves des pays membres, a affirmé être prête à mettre en place un nouveau déstockage « si et quand ce sera nécessaire ».

Pour l’instant, les fortes variations des cours s’expliquent par « un marché guidé par l’actualité », affirme Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

 

LNT avec Afp

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Pourquoi l’or et l’argent ont chuté avec la guerre https://lnt.ma/pourquoi-lor-et-largent-ont-chute-avec-la-guerre/ Wed, 25 Mar 2026 08:47:02 +0000 https://lnt.ma/?p=543813 Traditionnellement considérés comme des valeurs refuges, l’or et l’argent ont vu leurs prix chuter nettement avec le conflit au Moyen-Orient, effaçant la majeure partie des gains record accumulés depuis le début de l’année. Une dynamique à première vue paradoxale… mais qui a ses explications. – Besoin urgent de cash – Face à l’incertitude provoquée par […]

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Traditionnellement considérés comme des valeurs refuges, l’or et l’argent ont vu leurs prix chuter nettement avec le conflit au Moyen-Orient, effaçant la majeure partie des gains record accumulés depuis le début de l’année. Une dynamique à première vue paradoxale… mais qui a ses explications.

– Besoin urgent de cash –

Face à l’incertitude provoquée par la guerre, les investisseurs ont vendu rapidement certains actifs pour récupérer du cash et compenser leurs pertes ailleurs.

Ils se sont tournés vers l’or en premier, « compte tenu de l’ampleur de sa hausse » avant le conflit, explique Joshua Mahony, analyste chez Scope Markets. Le métal précieux a en effet frôlé fin janvier 5.600 dollars l’once (31,1 g), un record historique.

En liquidant l’or et l’argent, ils ont pu récupérer des dollars, la devise dans laquelle s’échangent les hydrocarbures comme le pétrole, dont les cours ont explosé avec le blocage du détroit d’Ormuz et les frappes sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient.

« Après des années de constitution de stocks, on s’attend à ce que les pays du Moyen-Orient, en particulier, se débarrassent d’une grande partie de leurs réserves (d’or, ndlr) alors que leurs revenus provenant de l’énergie s’écroulent », ajoute aussi M. Mahony.

Aujourd’hui, l’once d’or ne se négocie plus qu’autour de 4.550 dollars. L’argent s’échange à environ 73 dollars, loin de son pic de plus de 120 dollars atteint il y a deux mois.

– Des hausses de taux à venir –

Sur le plus long terme, la crainte d’une inflation dopée par la flambée du prix des hydrocarbures devrait contraindre la Réserve fédérale américaine –tout comme d’autres grandes banques centrales, d’ailleurs– à relever ses taux d’intérêt.

De telles hausses feraient du dollar et des obligations d’État américaines, des valeurs refuges plus attractives que les métaux précieux.

« L’or ne rapporte aucun rendement et est donc moins intéressant », là « où les liquidités pourraient bientôt offrir des retours plus élevés », explique Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

L’argent, aussi utilisé pour construire des panneaux solaires, des batteries de véhicules électriques ou encore des centres de données nécessaires au secteur de l’intelligence artificielle, a aussi souffert des craintes d’un ralentissement de la croissance mondiale, synonyme d’une moindre demande industrielle.

– Vols bloqués, demande fragilisée –

La guerre bloque le transport en avion de l’or et de l’argent en provenance et à destination de Dubaï, plaque tournante de 20% des flux mondiaux du métal vers l’Inde, relevait récemment le Conseil mondial de l’or (CMO), interrogé par l’AFP.

Le « marché physique » est ainsi « temporairement court-circuité ». « Le flux traditionnel de Londres vers l’Asie est bloqué, les principaux centres de transit perturbés et les acheteurs régionaux mis hors jeu », explique Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

Le Moyen-Orient, avec 270 tonnes d’or achetées l’an dernier par des particuliers (bijoux, barres, pièces), représentait près de 10% de la demande privée mondiale, plus que les États-Unis ou l’Europe, selon les calculs de l’AFP basés sur les chiffres du CMO.

Même si la demande locale n’est que « retardée », le prix s’ajuste à la baisse à court terme, selon M. Innes.

À plus long terme, si dette publique et stagflation persistent, l’or pourrait cependant redevenir « une protection contre l’instabilité économique et la dépréciation monétaire », souligne Ole Hansen, de Saxo Bank.

Et la demande mondiale pourra alors repartir.

 

LNT avec Afp

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Liban: Israël dit qu’il compte s’emparer d’une zone de « sécurité » jusqu’au Litani https://lnt.ma/liban-israel-dit-quil-compte-semparer-dune-zone-de-securite-jusquau-litani/ Tue, 24 Mar 2026 09:28:33 +0000 https://lnt.ma/?p=543738 Israël a indiqué envisager la mise en place d’une zone de “sécurité” au sud du Liban, s’étendant jusqu’au fleuve Litani, une annonce qui suscite de vives inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire dans la région. Selon les autorités israéliennes, cette mesure vise à éloigner les menaces du Hezbollah et à renforcer la protection de […]

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Israël a indiqué envisager la mise en place d’une zone de “sécurité” au sud du Liban, s’étendant jusqu’au fleuve Litani, une annonce qui suscite de vives inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire dans la région.

Selon les autorités israéliennes, cette mesure vise à éloigner les menaces du Hezbollah et à renforcer la protection de son territoire. Toutefois, cette perspective est perçue par de nombreux observateurs comme une extension significative de l’intervention militaire israélienne sur le sol libanais, ravivant le souvenir de précédentes incursions.

Le fleuve Litani, situé à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne, constitue une ligne stratégique au cœur des tensions entre Israël et le Hezbollah. Toute avancée militaire jusqu’à cette zone impliquerait un élargissement notable des opérations, avec des conséquences potentielles sur la stabilité régionale.

Du côté libanais, les autorités dénoncent une violation de leur souveraineté territoriale, alors que les frappes israéliennes se poursuivent dans plusieurs zones, notamment au sud du pays et dans la banlieue de Beyrouth. Les bombardements ont déjà provoqué d’importants déplacements de population et une dégradation de la situation humanitaire.

Plusieurs analystes estiment que cette stratégie pourrait accentuer les tensions et compliquer davantage toute tentative de désescalade. La communauté internationale appelle, de son côté, à la retenue, dans un contexte où les risques d’embrasement régional restent élevés.

Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah se multiplient, laissant craindre un élargissement du conflit au-delà des zones frontalières.

 

LNT avec Afp

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