International - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 05 Jun 2026 11:05:50 +0000 fr-FR hourly 1 70 milliards de dollars pour l’ICE : les États-Unis renforcent leur machine à expulser https://lnt.ma/70-milliards-de-dollars-pour-lice-les-etats-unis-renforcent-leur-machine-a-expulser/ Fri, 05 Jun 2026 09:24:04 +0000 https://lnt.ma/?p=550489 Le Sénat américain a approuvé cette semaine un projet de loi prévoyant 70 milliards de dollars supplémentaires pour les agences fédérales chargées du contrôle migratoire, notamment l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et la Border Patrol. Soutenue par l’administration du président américain Donald Trump, cette enveloppe constitue l’un des plus importants financements jamais accordés à l’appareil […]

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Le Sénat américain a approuvé cette semaine un projet de loi prévoyant 70 milliards de dollars supplémentaires pour les agences fédérales chargées du contrôle migratoire, notamment l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et la Border Patrol. Soutenue par l’administration du président américain Donald Trump, cette enveloppe constitue l’un des plus importants financements jamais accordés à l’appareil de répression migratoire américain. Le texte a été adopté par 52 voix contre 47 et doit encore être validé par la Chambre des représentants avant son entrée en vigueur.

Présentée par ses promoteurs comme une mesure destinée à renforcer la sécurité des frontières et à lutter contre l’immigration clandestine, cette décision est dénoncée par de nombreuses organisations de défense des droits humains, des associations d’aide aux migrants et plusieurs élus démocrates qui y voient une nouvelle étape dans la militarisation de la politique migratoire américaine.

Une enveloppe colossale pour les expulsions

Le financement approuvé vise principalement à renforcer les capacités opérationnelles de l’ICE et de la Border Patrol sur plusieurs années. Selon les éléments débattus au Congrès, plusieurs dizaines de milliards de dollars devraient être consacrés au recrutement de nouveaux agents, à l’extension des centres de détention, à l’achat d’équipements technologiques de surveillance, au transport des migrants expulsés ainsi qu’au développement de partenariats avec les forces de police locales.

Les défenseurs du texte affirment que les États-Unis doivent disposer des moyens nécessaires pour contrôler leurs frontières et appliquer les décisions d’expulsion. Mais pour les critiques, cette logique transforme progressivement l’immigration en question exclusivement sécuritaire, au détriment des considérations humanitaires et du droit d’asile.

Une politique déjà largement financée

Ce nouveau financement intervient alors que l’ICE et la Border Patrol bénéficient déjà de budgets parmi les plus élevés des agences fédérales américaines. Plusieurs organisations spécialisées soulignent que le Congrès avait déjà approuvé, l’année précédente, des dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour soutenir la stratégie de contrôle migratoire de l’administration Trump.

Pour l’American Immigration Council, l’accumulation de ces crédits risque de créer un appareil sécuritaire d’une ampleur sans précédent, sans mécanismes de contrôle suffisants ni exigences supplémentaires en matière de responsabilité et de transparence. L’organisation estime que ces fonds pourraient être utilisés pendant plusieurs années avec un contrôle limité du Congrès.

Les critiques dénoncent une absence de garde-fous

L’un des principaux griefs formulés contre ce projet concerne l’absence de réformes parallèles destinées à encadrer les activités des agences migratoires. Plusieurs élus démocrates avaient tenté d’introduire des amendements visant à renforcer la supervision des opérations de l’ICE ou à imposer davantage de transparence, mais ces initiatives n’ont pas abouti.

Les opposants rappellent que ces derniers mois, plusieurs interventions d’agents fédéraux ont suscité une vive polémique aux États-Unis, notamment après des incidents mortels ayant impliqué les forces chargées du contrôle migratoire. Ces événements avaient alimenté les appels à une réforme profonde des pratiques de l’ICE et de la Border Patrol plutôt qu’à une augmentation de leurs moyens.

Une vision sécuritaire de l’immigration

Au-delà de la bataille budgétaire, ce vote illustre l’orientation choisie par l’administration Trump pour son second mandat. L’immigration demeure l’un des piliers centraux de son programme politique et le renforcement des expulsions figure parmi ses priorités affichées.

Pour les associations de défense des migrants, cette approche risque d’accentuer la peur au sein de nombreuses communautés immigrées vivant aux États-Unis, y compris parmi des personnes installées depuis des années dans le pays. Elles craignent également une augmentation des placements en détention et une intensification des opérations d’expulsion à grande échelle.

Un débat qui dépasse la question migratoire

Le vote du Sénat intervient dans un climat politique extrêmement polarisé. Les républicains présentent ce financement comme une nécessité en matière de sécurité nationale tandis que les démocrates dénoncent un choix budgétaire privilégiant la répression au détriment d’autres priorités comme la santé, l’éducation ou les infrastructures publiques.

Au-delà du montant record engagé, ce texte symbolise surtout l’évolution du débat américain sur l’immigration : une question de plus en plus abordée sous l’angle du contrôle, de la surveillance et de l’expulsion, alors même que les États-Unis continuent de se présenter comme une terre d’accueil façonnée par plusieurs générations d’immigrés.

 

LNT

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Guerre au Moyen-Orient: Le scénario d’une crise mondiale de la faim se « concrétise », avertit l’ONU https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-le-scenario-dune-crise-mondiale-de-la-faim-se-concretise-avertit-lonu/ Fri, 05 Jun 2026 09:23:06 +0000 https://lnt.ma/?p=550494 Le scénario d’une aggravation record de l’insécurité alimentaire dans le monde en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient est en train de se concrétiser, a averti l’ONU vendredi. Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU avait prévenu en mars, deux semaines après le déclenchement de la guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran, que près […]

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Le scénario d’une aggravation record de l’insécurité alimentaire dans le monde en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient est en train de se concrétiser, a averti l’ONU vendredi.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU avait prévenu en mars, deux semaines après le déclenchement de la guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran, que près de 45 millions de personnes supplémentaires pourraient être frappés par une insécurité alimentaire aiguë si le conflit ne cessait pas d’ici juin et si le prix du pétrole restait supérieur à 100 dollars le baril.

Ces personnes viendraient s’ajouter aux près de 320 millions qui souffrent déjà d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde.

Alors que les hostilités ont repris ces derniers jours au Moyen-Orient, en particulier autour du détroit d’Ormuz – voie stratégique pour l’approvisionnement en hydrocarbures verrouillée par Téhéran – « le scénario négatif est malheureusement en train de se concrétiser », a déclaré à l’AFP Jean-Martin Bauer, directeur du service d’analyse de la sécurité alimentaire du PAM.

« La fermeture d’Ormuz se traduit par une hausse de la faim », a-t-il ajouté, soulignant l’envolée des prix des denrées de base comme le riz et le blé.

Le PAM a également averti que « la crise entraîne d’importants effets de contagion, notamment par le biais des chocs sur les prix du carburant et des denrées alimentaires, des pertes de revenus et des perturbations du commerce », dans une note d’analyse.

« À mesure que ces facteurs interagissent avec des vulnérabilités préexistantes, ils se traduisent rapidement par des répercussions visibles sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance », note-t-il.

En Somalie par exemple, le PAM prévoit ainsi que près de 60 % des ménages ne pourront pas subvenir à leurs besoins essentiels, contre 47 % en 2025.

« Ce qui se profile, c’est le retour d’une crise mondiale du coût de la vie semblable à celle que nous avons connue en 2022 », après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, a mis en garde M. Bauer.

Mais le secteur de l’aide humanitaire, qui s’était alors rapidement mobilisé, est aujourd’hui durement touché par des coupes spectaculaires dans son financement, a-t-il rappelé.

L’aide internationale est également affectée par la hausse des coûts et les difficultés logistiques liés au conflit, relève l’analyse du PAM. « Le système humanitaire est pris en étau: l’augmentation des besoins et celle des coûts de mise en oeuvre entraînent des lacunes » dans la prise en charge, explique-t-elle.

L’organisation estime qu’elle aidera 1,5 million de personnes de moins que prévu initialement en 2026, et prévient que si le conflit devait se poursuivre pendant six mois, plus de neuf millions de personnes pourraient perdre toute assistance.

 

LNT avec Afp

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Israël poursuit ses frappes au Liban malgré l’annonce d’un cessez-le-feu https://lnt.ma/israel-poursuit-frappes-liban-malgre-cessez-le-feu/ Thu, 04 Jun 2026 09:26:52 +0000 https://lnt.ma/?p=550413 À peine annoncé, déjà fragilisé. Le cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban sous médiation américaine peine à produire ses effets sur le terrain. Alors que Washington, Beyrouth et Tel-Aviv ont officiellement convenu d’une mise en œuvre progressive de la trêve et de la création de zones sous contrôle exclusif de l’armée libanaise, les bombardements […]

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À peine annoncé, déjà fragilisé. Le cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban sous médiation américaine peine à produire ses effets sur le terrain. Alors que Washington, Beyrouth et Tel-Aviv ont officiellement convenu d’une mise en œuvre progressive de la trêve et de la création de zones sous contrôle exclusif de l’armée libanaise, les bombardements israéliens se poursuivent dans plusieurs régions du Liban, alimentant les craintes d’un nouvel embrasement régional.

Mercredi encore, des frappes israéliennes ont causé plusieurs morts au Liban, tandis que des drones continuaient de survoler Beyrouth. Quelques heures auparavant, Israël avait menacé de frapper la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du Hezbollah, malgré les efforts diplomatiques en cours pour consolider la trêve.

Cette situation nourrit un profond sentiment d’incompréhension au Liban. Car si l’accord de cessez-le-feu prévoit l’arrêt des hostilités et le renforcement du rôle de l’armée libanaise dans le sud du pays, les opérations militaires israéliennes se poursuivent. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a d’ailleurs affirmé que son armée continuerait ses opérations et maintiendrait sa présence dans une « zone de sécurité » au Liban-Sud, même après l’entrée en vigueur de l’accord.

Pour de nombreux responsables libanais, cette attitude vide la trêve de sa substance. Depuis plusieurs semaines, le président libanais Joseph Aoun dénonce des violations répétées du cessez-le-feu et accuse Israël de compromettre les efforts de stabilisation du pays. Des responsables libanais estiment que les frappes et les survols permanents empêchent le retour des populations déplacées et maintiennent un climat de peur dans plusieurs régions du pays.

Les chiffres témoignent de l’ampleur du drame humain. Depuis la reprise des hostilités au début du mois de mars, plus de 3.400 personnes ont été tuées au Liban et plus d’un million de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Les bombardements ont touché des villages, des infrastructures civiles et des quartiers résidentiels, aggravant une crise économique déjà dévastatrice pour le pays du Cèdre.

Plus inquiétant encore, plusieurs frappes ont visé ces derniers jours des secteurs éloignés des zones de combat traditionnelles. Fin mai, une attaque israélienne a touché la banlieue sud de Beyrouth, une première depuis plusieurs semaines, provoquant de nouveaux mouvements de panique parmi les habitants. Dans le sud du pays, plusieurs localités ont également été visées malgré les discussions diplomatiques en cours.

Cette poursuite des opérations militaires suscite également des interrogations sur les véritables objectifs israéliens. Officiellement, Tel-Aviv affirme vouloir empêcher toute reconstitution des capacités militaires du Hezbollah. Mais au Liban, nombre d’observateurs estiment que les frappes récurrentes et le maintien de troupes israéliennes sur certaines portions du territoire s’apparentent à une stratégie de pression permanente destinée à imposer un nouvel équilibre sécuritaire par la force.

Pendant ce temps, la population civile paie le prix fort. Dans plusieurs villages du sud, les habitants hésitent à rentrer chez eux malgré l’annonce du cessez-le-feu. Des quartiers entiers restent dévastés, tandis que les infrastructures essentielles peinent à être réhabilitées. Les autorités libanaises, confrontées à des ressources limitées, multiplient les appels à la communauté internationale pour protéger les civils et faire respecter les engagements pris dans le cadre de la trêve.

Alors que les négociations doivent se poursuivre dans les prochaines semaines, une question demeure : quelle crédibilité peut encore avoir un cessez-le-feu lorsque les bombardements continuent, que les populations restent déplacées et que la menace d’une nouvelle offensive sur Beyrouth plane toujours au-dessus du Liban ? Pour de nombreux Libanais, la paix promise ressemble aujourd’hui davantage à une pause précaire qu’à une véritable sortie de crise.

 

LNT

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SpaceX veut lever 75 milliards de dollars pour la plus grande entrée en Bourse de l’histoire https://lnt.ma/spacex-veut-lever-75-milliards-de-dollars-pour-la-plus-grande-entree-en-bourse-de-lhistoire/ Thu, 04 Jun 2026 09:25:26 +0000 https://lnt.ma/?p=550410 Elon Musk vise la plus grande entrée en Bourse de l’histoire avec sa société SpaceX, qui espère obtenir 75 milliards de dollars pour financer ses projets de voyage vers Mars et de centres de données dans l’espace. L’opération, qui pourrait intervenir dès le 12 juin, viendra exploser le record de levée de fonds lors d’une […]

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Elon Musk vise la plus grande entrée en Bourse de l’histoire avec sa société SpaceX, qui espère obtenir 75 milliards de dollars pour financer ses projets de voyage vers Mars et de centres de données dans l’espace.

L’opération, qui pourrait intervenir dès le 12 juin, viendra exploser le record de levée de fonds lors d’une entrée en Bourse: c’est trois fois le montant levé en 2019 par le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco.

Selon des documents publiés mercredi par le gendarme boursier américain (SEC), l’entreprise aérospatiale va mettre en vente plus de 555 millions d’actions au prix unitaire de 135 dollars. Et elle ajoutera des titres en cas de forte demande.

A ce prix, SpaceX affichera une valorisation stratosphérique de 1.765 milliards de dollars, la plaçant directement parmi les poids lourds de Wall Street.

C’est plus que le constructeur de véhicules électriques Tesla, l’autre joyau de l’homme le plus riche du monde.

Il pourrait d’ailleurs finir par les fusionner, selon Dan Ives, analyste de Wedbush Securities.

« (Elon) Musk souhaite détenir et contrôler une plus grande partie de l’écosystème de l’intelligence artificielle et, étape par étape, le Saint Graal pourrait consister à combiner d’une manière ou d’une autre SpaceX et Tesla afin de créer un lien entre ces deux géants de la technologie qui cherchent à mener la révolution de l’IA », note-t-il.

– « Etroitement liée à Elon Musk » –

Outre les lancements de fusées, SpaceX chapeaute déjà le réseau internet satellitaire Starlink, le laboratoire d’intelligence artificielle xAI et le réseau social X.

La société de Starbase (Texas) bénéficie d’un engouement particulier qui lui permet d’envisager une capitalisation boursière représentant près de cent fois son chiffre d’affaires, et ce, malgré une année 2025 déficitaire.

Avant même que ses actions soient disponibles, les investisseurs – y compris les particuliers – se sont rués sur les fonds de placement ou même les sites de paris pour tenter de profiter indirectement de la vague SpaceX.

« SpaceX est étroitement liée au succès d’Elon Musk, qui occupe les fonctions de directeur général, directeur technique et président du conseil d’administration », rappelle Thomas Shipp, du gestionnaire de fortune LPL Financial.

Le milliardaire gardera le contrôle de l’entreprise, en conservant un peu moins de la moitié du capital mais plus de 80% des droits de vote, selon les documents déposés auprès de la SEC. Et l’opération pourrait permettre à sa fortune personnelle de franchir la barre symbolique des 1.000 milliards de dollars.

Habitué à poster frénétiquement sur son réseau social X, Elon Musk n’a pas immédiatement réagi.

– « Test majeur » pour Wall Street –

« Cette cotation représente le premier test majeur pour les marchés d’actions après des années d’activité modérée en matière d’introductions en Bourse », souligne Dan Ives.

D’autres mastodontes pourraient rejoindre SpaceX dont Anthropic, fleuron américain de l’intelligence artificielle qui a annoncé avoir déposé lundi son projet de cotation.

OpenAI, le créateur de ChatGPT, pourrait lui emboîter le pas. Ces rivaux ont une valorisation qui s’approche des 1.000 milliards de dollars.

« Très souvent, ces entreprises (…) très médiatisées suscitent beaucoup d’enthousiasme » puis « leur cours s’effondre au cours des six premiers mois ou des douze premiers mois », prévient toutefois auprès de l’AFP Adam Sarhan, du cabinet 50 Park Investments.

SpaceX a reconnu que l’opération ne serait pas sans risque pour les investisseurs, soulignant qu’Elon Musk « aura le pouvoir de contrôler l’issue des questions nécessitant l’approbation des actionnaires, y compris l’élection » de son conseil d’administration.

L’entreprise reconnaît aussi un « niveau d’endettement élevé » susceptible d’avoir « un impact négatif significatif » sur sa situation financière.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole monte après de nouvelles attaques entre les États-Unis et l’Iran https://lnt.ma/le-petrole-monte-apres-de-nouvelles-attaques-entre-les-etats-unis-et-liran/ Wed, 03 Jun 2026 10:18:04 +0000 https://lnt.ma/?p=550303 Les cours du pétrole montent mercredi après de nouvelles attaques entre les Etats-Unis et l’Iran dans la nuit qui réduisent une partie de l’optimisme du marché sur la possibilité d’un accord entre les deux pays pour mettre fin à la guerre. Vers 09H35 GMT (11H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la […]

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Les cours du pétrole montent mercredi après de nouvelles attaques entre les Etats-Unis et l’Iran dans la nuit qui réduisent une partie de l’optimisme du marché sur la possibilité d’un accord entre les deux pays pour mettre fin à la guerre.

Vers 09H35 GMT (11H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, prenait 2,51% à 98,41 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 2,63% à 96,23 dollars.

Téhéran et Washington s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu qui semble de plus en plus fragile.

L’Iran a lancé selon l’armée américaine plusieurs missiles vers des pays de la région – « tous ont raté leur cible », a assuré le commandement américain pour le Moyen-Orient.

L’aéroport du Koweït a cependant été touché par des drones iraniens, faisant plusieurs blessés, a annoncé mercredi l’armée koweïtienne.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République d’Iran, ont rejeté la responsabilité sur les Etats-Unis, disant avoir agi en représailles à deux attaques distinctes.

« Les derniers développements suggèrent que les investisseurs ont peut-être été trop prompts à intégrer l’impact du protocole d’accord » évoqué par Washington en fin de semaine dernière, explique Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Ce dernier prévoyait une extension de 60 jours du cessez-le-feu et une ouverture du détroit d’Ormuz, selon le média américain Axios.

Désormais, « il n’est pas clair si les discussions pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit sont en cours », estime Mme Brooks.

Donald Trump assure que le contact entre les deux parties n’est pas rompu, malgré des informations publiées lundi par l’agence de presse iranienne Tasnim indiquant que les discussions étaient suspendues à cause des attaques israéliennes au Liban.

L’Iran exige que la guerre au Liban soit incluse dans les négociations, ce qui rend « la situation encore plus complexe », affirme Tamas Varga, analyste chez PVM.

Donald Trump avait aussi affirmé lundi qu’Israël et le Hezbollah lui avaient promis l’apaisement. Mais les affrontements au Liban se sont poursuivis.

Des frappes israéliennes ont fait six morts mercredi près de la ville de Tyr dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses raids, a affirmé une source médicale à l’AFP.

Résultat, « le marché va de plus en plus intégrer dans les prix l’anticipation d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz », anticipe Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Et si des signes de pénuries physiques de pétrole se profilent « la réaction du marché ne sera pas linéaire, mais se traduira par une forte hausse des prix », alerte l’analyste.

 

LNT avec Afp

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Bruxelles conseille aux États de cesser les contrôles aux frontières intérieures en Europe https://lnt.ma/bruxelles-conseille-aux-etats-de-cesser-les-controles-aux-frontieres-interieures-en-europe/ Tue, 02 Jun 2026 09:42:27 +0000 https://lnt.ma/?p=550221 La Commission européenne a recommandé mardi à plusieurs Etats de cesser les contrôles aux frontières intérieures au sein de l’Union européenne, pour privilégier une coopération régionale plus « efficace ». Ces derniers mois, plusieurs pays avaient annoncé rétablir ou poursuivre leurs contrôles aux frontières intérieures en Europe, au nom de la lutte contre l’immigration illégale ou de […]

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La Commission européenne a recommandé mardi à plusieurs Etats de cesser les contrôles aux frontières intérieures au sein de l’Union européenne, pour privilégier une coopération régionale plus « efficace ».

Ces derniers mois, plusieurs pays avaient annoncé rétablir ou poursuivre leurs contrôles aux frontières intérieures en Europe, au nom de la lutte contre l’immigration illégale ou de la menace terroriste: l’Autriche, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Slovénie, la Suède ainsi que la Norvège (pas dans l’UE mais dans Schengen).

A titre exceptionnel et temporaire, les Etats peuvent réintroduire ces contrôles entre voisins européens lorsqu’ils sont confrontés à une menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure, relève Bruxelles.

Mais la Commission souligne son attachement au principe de libre circulation au sein de l’espace Schengen.

Et elle insiste sur les conséquences négatives de ces contrôles internes, en particulier pour les travailleurs transfrontaliers.

Dans ces conditions, la Commission recommande aux États concernés de supprimer progressivement les contrôles aux frontières intérieures, grâce à la coopération régionale.

Selon Bruxelles, des alternatives plus efficaces existent, comme « les contrôles de police non systématiques, l’identification biométrique mobile ou les technologies de suivi des véhicules ».

L’UE souligne aussi l’entrée en vigueur du pacte asile et migration, une législation qui « fournira aux États membres des outils plus efficaces pour faire face aux déplacements non autorisés dans l’espace Schengen ».

 

LNT avec Afp

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L’Iran réitère qu’un accord avec les États-Unis est conditionnel à un cessez-le-feu au Liban https://lnt.ma/liran-reitere-quun-accord-avec-les-etats-unis-est-conditionnel-a-un-cessez-le-feu-au-liban/ Mon, 01 Jun 2026 08:57:25 +0000 https://lnt.ma/?p=550112 L’Iran a réaffirmé lundi que tout accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban où l’armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran. « Nous insistons sur le fait qu’un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre […]

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L’Iran a réaffirmé lundi que tout accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban où l’armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran.

« Nous insistons sur le fait qu’un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre fin à la guerre » avec les Etats-Unis, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse à Téhéran à laquelle a participé l’AFP.

Les affrontements entre Israël et le Hezbollah sont quasi-quotidiens malgré la trêve du 17 avril, qui n’a jamais été respectée. Les Etats-Unis avaient été le médiateur pour faire taire les armes au Liban.

« Le blocus naval et l’escalade des crimes de guerre au Liban par le régime sioniste génocidaire (Israël, NDLR) témoignent clairement du non-respect du cessez-le-feu par les Etats-Unis », a réagi de son côté le chef du Parlement et principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

« Chaque choix a un prix qu’il faudra payer à un moment », a-t-il ajouté sans plus de précisions sur le réseau social X.

Ces propos ont été tenus quelques heures après l’ordre donné par Israël à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, mouvement soutenu politiquement, financièrement et militairement par l’Iran.

Le Hezbollah est fortement implanté dans la banlieue sud de la capitale libanaise, ainsi que dans le sud et dans l’est du pays.

L’armée israélienne a progressé ces derniers jours plus en profondeur dans le sud du Liban tout en poursuivant des frappes aériennes.

De son côté, le Hezbollah continue ses attaques de drones contre les positions israéliennes, dans le sud du Liban et dans le nord d’Israël.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a par ailleurs accusé les Etats-Unis de continuer à violer le fragile cessez-le-feu avec l’Iran, en vigueur depuis le 8 avril.

L’armée américaine a annoncé dimanche avoir mené des frappes dans le sud de l’Iran, ciblant des systèmes de radar et contrôle de drones.

« Les Etats-Unis violent également le cessez-le-feu, y compris ce matin », a fustigé Esmaïl Baghaï.

Cette attaque américaine est la troisième menée en un peu plus d’une semaine contre l’Iran qui a indiqué avoir répliqué militairement.

L’armée du Koweït a rapporté lundi une attaque de drones et missiles sans en préciser la provenance, tandis que les autorités de l’émirat ont pointé du doigt l’Iran.

 

LNT avec Afp

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Beyrouth sous la menace : Israël pousse le Liban au bord de l’embrasement malgré les appels internationaux https://lnt.ma/beyrouth-sous-la-menace-israel-pousse-le-liban-au-bord-de-lembrasement-malgre-les-appels-internationaux/ Mon, 01 Jun 2026 08:56:10 +0000 https://lnt.ma/?p=550145 Une nouvelle fois, la banlieue sud de Beyrouth retient son souffle. Lundi, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée israélienne de préparer des frappes contre la Dahiyé, bastion du Hezbollah dans la capitale libanaise, provoquant un mouvement de panique parmi les habitants et ravivant le spectre des destructions massives qui ont déjà marqué […]

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Une nouvelle fois, la banlieue sud de Beyrouth retient son souffle. Lundi, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée israélienne de préparer des frappes contre la Dahiyé, bastion du Hezbollah dans la capitale libanaise, provoquant un mouvement de panique parmi les habitants et ravivant le spectre des destructions massives qui ont déjà marqué l’histoire récente du Liban.

Face à cette nouvelle escalade, la France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. Le président français Emmanuel Macron a estimé que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban », alors que la région est déjà fragilisée par des mois de guerre, de déplacements de populations et d’effondrement économique.

Le communiqué israélien justifie cette décision par de prétendues « violations répétées du cessez-le-feu » par le Hezbollah. Pourtant, sur le terrain, de nombreuses voix dénoncent une stratégie israélienne qui semble dépasser largement le cadre d’une réponse militaire ciblée. Depuis plusieurs jours, l’armée israélienne progresse plus profondément dans le sud du Liban, multipliant les opérations terrestres et aériennes malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée depuis.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, les scènes observées après l’annonce israélienne rappellent les heures les plus sombres des précédentes guerres. Des centaines de familles ont quitté précipitamment leurs logements, entassant quelques affaires dans des voitures ou fuyant à pied, craignant une répétition des bombardements qui ont déjà ravagé plusieurs quartiers ces derniers mois. Des habitants interrogés par les médias ont évoqué une « panique générale » et la peur de voir la capitale libanaise replonger dans le chaos.

Cette menace intervient dans un contexte particulièrement lourd. Selon les autorités libanaises, plus de 3.400 personnes ont déjà été tuées depuis la reprise des hostilités et plus d’un million de personnes ont été déplacées à travers le pays.

Au-delà de l’argument sécuritaire avancé par Tel-Aviv, plusieurs observateurs pointent une stratégie plus large visant à exercer une pression maximale sur l’environnement civil du Hezbollah. La banlieue sud de Beyrouth, zone densément peuplée où vivent des centaines de milliers de personnes, est régulièrement présentée par les responsables israéliens comme une cible légitime. Certains responsables politiques israéliens sont même allés jusqu’à déclarer que cette zone pourrait « ressembler à Khan Younès », référence à l’une des villes les plus dévastées de Gaza.

Ces déclarations ravivent le débat autour de la « doctrine Dahiya », stratégie militaire associée à l’usage d’une force écrasante dans des zones urbaines considérées comme favorables à des groupes armés. Cette doctrine est régulièrement dénoncée par des juristes et organisations de défense des droits humains qui y voient une remise en cause du principe fondamental de distinction entre civils et combattants.

L’histoire récente de la Dahiyé nourrit également les inquiétudes. En 2006 déjà, une grande partie de cette banlieue avait été réduite en ruines sous les bombardements israéliens. Plus récemment, plusieurs frappes massives ont de nouveau détruit des quartiers entiers et provoqué d’importantes pertes humaines.

Pendant ce temps, les efforts diplomatiques apparaissent impuissants. Les États-Unis poursuivent des discussions avec l’Iran pour tenter de contenir l’embrasement régional, tandis que Beyrouth cherche à éviter une guerre totale dont le Liban, déjà exsangue économiquement, pourrait difficilement se relever.

La réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sera donc observée avec attention. Mais pour de nombreux Libanais, la question est désormais simple : combien de temps la communauté internationale continuera-t-elle à appeler à la retenue sans parvenir à empêcher que Beyrouth ne devienne, une nouvelle fois, le théâtre d’une destruction annoncée ?

 

LNT

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La Chine maintient ses accusations de militarisme contre le Japon https://lnt.ma/la-chine-maintient-ses-accusations-de-militarisme-contre-le-japon/ Mon, 01 Jun 2026 08:55:01 +0000 https://lnt.ma/?p=550142 La Chine a maintenu lundi ses accusations de militarisme contre le Japon, rejetant des propos tenus la veille par le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi. Shinjiro Koizumi avait renvoyé à la Chine ses accusations de militarisme, et dit que les activités militaires chinoises étaient « une source de grave préoccupation pour le Japon ». Il […]

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La Chine a maintenu lundi ses accusations de militarisme contre le Japon, rejetant des propos tenus la veille par le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi.

Shinjiro Koizumi avait renvoyé à la Chine ses accusations de militarisme, et dit que les activités militaires chinoises étaient « une source de grave préoccupation pour le Japon ». Il avait invoqué le nombre d’armes nucléaires et de bombardiers stratégiques chinois, lors d’un forum à Singapour sur la défense dans la région Asie-Pacifique.

Ces propos sont « totalement dénués de fondement », a dit lundi lors d’un point presse régulier Lin Jian, un porte-parole des Affaires étrangères chinoises. Ils « ne résistent pas à une série de faits et de chiffres historiques et juridiques, et n’abuseront pas les voisins asiatiques, ni la communauté internationale », a-t-il dit.

Il a renouvelé les accusations de Pékin contre le gouvernement de Sanae Takaichi d’avoir depuis son accession au pouvoir en 2025 accéléré le déploiement de missiles de longue et moyenne portées et assoupli les restrictions sur les exportations d’armes.

Le ministre japonais de la Défense, qu’il n’a pas nommé, « se soustrait délibérément à sa responsabilité historique et ignore sélectivement les faits susmentionnés », a déclaré Lin Jian.

Les relations historiquement délicates ou conflictuelles entre la Chine et le Japon et marquées par le souvenir des atrocités commises par l’armée japonaise notamment pendant la guerre sino-japonaise de 1937-1945 se sont à nouveau tendues en novembre 2025 quand la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, aux positions ultra-nationalistes, a laissé entendre que son pays pourrait réagir militairement à une attaque contre Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

 

LNT avec Afp

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Iran–États-Unis : les négociations se poursuivent malgré des divergences persistantes https://lnt.ma/iran-etats-unis-les-negociations-se-poursuivent-malgre-des-divergences-persistantes/ Sat, 30 May 2026 14:24:10 +0000 https://lnt.ma/?p=550063 Les discussions engagées entre l’Iran et les États-Unis en vue d’un accord destiné à consolider la trêve en vigueur depuis le 8 avril se poursuivent, mais plusieurs points de désaccord demeurent, selon des déclarations et informations relayées ces derniers jours par les deux parties. D’après des sources citées par l’AFP, un projet de protocole d’accord […]

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Les discussions engagées entre l’Iran et les États-Unis en vue d’un accord destiné à consolider la trêve en vigueur depuis le 8 avril se poursuivent, mais plusieurs points de désaccord demeurent, selon des déclarations et informations relayées ces derniers jours par les deux parties.

D’après des sources citées par l’AFP, un projet de protocole d’accord prévoirait notamment une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu actuellement en vigueur. Toutefois, aucun accord définitif n’a encore été conclu.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a confirmé que les échanges se poursuivaient avec Washington, tout en soulignant que Téhéran souhaitait parvenir à une cessation des hostilités sur l’ensemble des fronts régionaux, notamment au Liban.

De son côté, le président américain Donald Trump a indiqué qu’une décision pourrait intervenir prochainement. Il a toutefois réaffirmé plusieurs exigences américaines, notamment l’ouverture du détroit d’Ormuz au trafic maritime international et l’abandon définitif de toute perspective d’acquisition de l’arme nucléaire par l’Iran.

« L’Iran doit accepter qu’il n’aura jamais d’arme nucléaire », a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social, ajoutant que le stock iranien d’uranium hautement enrichi devrait être détruit.

Le détroit d’Ormuz au cœur des discussions

La question du détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux points de friction entre les deux pays. Cette voie maritime stratégique, par laquelle transite une part importante du commerce mondial d’hydrocarbures, fait l’objet de revendications contradictoires depuis le début du conflit.

Donald Trump a demandé que le détroit soit « ouvert immédiatement » et déminé. Selon des informations relayées par le média américain Axios, les États-Unis pourraient en contrepartie lever le blocus imposé aux ports iraniens et assouplir certaines sanctions visant les exportations pétrolières iraniennes.

Téhéran affiche toutefois une position plus réservée. Des sources citées par les agences iraniennes Fars et Tasnim ont indiqué que le projet d’accord actuellement discuté ne prévoit pas une ouverture totalement libre du détroit et que plusieurs modalités restent à négocier.

Le député iranien Alireza Salimi a également déclaré que la gestion du détroit relevait exclusivement de l’Iran et du Sultanat d’Oman, estimant que ces deux pays étaient seuls habilités à prendre des décisions concernant cette zone stratégique.

Parmi les demandes formulées par Téhéran figure également le déblocage d’une partie de ses avoirs financiers gelés à l’étranger. Selon des médias iraniens, environ 24 milliards de dollars seraient concernés dans une première phase.

Des sources citées par l’agence Fars ont affirmé qu’une partie de ces fonds devrait être mise à disposition dès l’annonce d’un éventuel protocole d’accord. Donald Trump a néanmoins déclaré qu’aucun transfert financier n’était prévu à ce stade.

Le dossier nucléaire reste sensible

La question nucléaire demeure le principal sujet de désaccord entre les deux pays. Les États-Unis et Israël accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran continue de démentir.

Selon Esmaïl Baghaï, les discussions en cours portent avant tout sur les conditions d’un accord de cessez-le-feu durable et non sur le programme nucléaire iranien, que Téhéran souhaiterait traiter dans une phase ultérieure des négociations.

Washington maintient cependant que cette question constitue un élément central de tout accord futur.

La diplomatie iranienne insiste également sur la nécessité d’obtenir des garanties solides quant au respect des engagements américains. Les autorités iraniennes rappellent régulièrement le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire de 2015, décidé lors du premier mandat de Donald Trump.

Selon plusieurs médias iraniens, Téhéran souhaiterait qu’un éventuel accord définitif bénéficie d’un cadre juridique international renforcé, notamment à travers une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dans ce contexte, les déclarations récentes des responsables américains témoignent d’une prudence persistante. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les États-Unis disposaient toujours des capacités nécessaires pour reprendre les hostilités si les négociations échouaient, tout en réaffirmant la volonté de Washington de parvenir à un accord répondant à ses « lignes rouges ».

LNT avec AFP

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Des frappes américaines sur l’Iran jettent un froid sur les négociations https://lnt.ma/des-frappes-americaines-sur-liran-jettent-un-froid-sur-les-negociations/ Tue, 26 May 2026 10:14:57 +0000 https://lnt.ma/?p=549453 Les Etats-Unis ont frappé le territoire iranien dans la nuit de lundi à mardi, pour la première fois depuis plusieurs semaines, portant un coup aux apparents progrès dans les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. L’Iran n’a pour l’heure pas officiellement confirmé l’information. Dans une déclaration écrite diffusée à la télévision d’Etat, […]

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Les Etats-Unis ont frappé le territoire iranien dans la nuit de lundi à mardi, pour la première fois depuis plusieurs semaines, portant un coup aux apparents progrès dans les négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

L’Iran n’a pour l’heure pas officiellement confirmé l’information. Dans une déclaration écrite diffusée à la télévision d’Etat, le guide suprême a préféré insister sur la perte d’influence supposée de Washington, qui s’éloigne selon lui « chaque jour davantage de son ancien statut » dans le Golfe.

Les Etats-Unis « n’ont plus de lieu sûr dans la région pour mener leur agressions », a estimé Mojtaba Khamenei, qui n’est pas apparu en public depuis sa prise de fonction début mars.

« Il n’y a aura pas de retour en arrière » et les pays du Golfe, frappés quasi-quotidiennement par l’Iran en représailles à l’offensive israélo-américaine après le 28 février, « ne serviront plus de boucliers aux bases américaines », a-t-il aussi déclaré.

Le cessez-feu conclu le 8 avril entre les Etats-Unis et l’Iran a été suivi de semaines de blocages et de menaces, jusqu’à ce que les deux parties fassent état d’avancées dans les discussions ces derniers jours. Donald Trump avait même laissé entrevoir un compromis imminent au cours du week-end.

Mais les espoirs de paix ont été douchés, d’une part par l’annonce d’Israël lundi de l’intensification de son offensive au Liban, puis par l’attaque américaine sur l’Iran.

– « Respecter leurs engagements » –

Selon le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), elle a visé « des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines ».

Plusieurs fortes explosions ont été entendues à Bandar Abbas (sud) vers minuit (20H30 GMT), selon des médias iraniens.

L’armée américaine a précisé « faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu », intervenu après plusieurs semaines de guerre qui ont fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et secoué l’économie mondiale.

Après l’annonce de ces frappes, les marchés mondiaux ont « retrouvé un ton plus prudent », malgré « l’optimisme du week-end », commente Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com. Les Bourses européennes ont ouvert sans direction franche et le pétrole est reparti à la hausse.

Les dernières frappes américaines connues remontent à début mai quand le sud de l’Iran avait été visé, provoquant une riposte de l’armée iranienne sur des bateaux dans le détroit d’Ormuz. Une « broutille », avait alors dit Donald Trump.

Sur le front diplomatique, de hauts responsables iraniens, dont le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se sont rendus lundi à Doha, une première depuis le début de la guerre.

« Nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions », a déclaré le même jour le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. « Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer ».

La Chine a appelé mardi « les parties concernées à respecter leurs engagements » et « à continuer à chercher par le dialogue et la négociation une solution qui prenne en compte les préoccupations légitimes » de chacun.

– Accords d’Abraham –

L’accord reste possible, a avancé le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, parlant de discussions « autour de la formulation précise du texte initial. « Cela prendra donc quelques jours », a-t-il estimé en marge d’une visite officielle en Inde.

Et d’ajouter: « le président a exprimé sa volonté de parvenir (à un accord). Soit il conclura un accord, soit il n’y aura aucun accord ».

Donald Trump cherche une issue à cette guerre qui a gravement perturbé l’économie mondiale en raison du quasi blocage par Téhéran du stratégique détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. Sa réouverture est un enjeu majeur des négociations en cours.

Donald Trump a par ailleurs aussi semblé faire monter les enjeux d’un éventuel accord de paix.

Dans un message sur les réseaux sociaux lundi, il a énuméré les dirigeants de pays à majorité musulmane avec lesquels il a discuté dernièrement, affirmant « qu’après tout le travail effectué par les Etats-Unis (…) tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham ».

Signés en 2020, ces accords ont débouché sur une normalisation des relations des Emirats arabes unis et de Bahreïn, deux proches alliés de Washington, avec Israël. Nombre d’Etats ont jusqu’ici refusé de les imiter, en particulier l’Arabie saoudite ainsi que la Syrie et le Liban, a fortiori depuis le conflit qui a ravagé la bande de Gaza.

 

LNT avec Afp

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L’Iran fait état de progrès mais un accord n’est pas imminent avec les États-Unis https://lnt.ma/liran-fait-etat-de-progres-mais-un-accord-nest-pas-imminent-avec-les-etats-unis/ Mon, 25 May 2026 09:34:11 +0000 https://lnt.ma/?p=549341 L’Iran a mentionné lundi des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent. « Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, […]

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L’Iran a mentionné lundi des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent.

« Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire. « Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer », a-t-il ajouté, accusant Washington d’être versatile.

Ces déclarations interviennent alors que l’Iran a indiqué finaliser un cadre en 14 points pour un accord visant à mettre durablement fin à la guerre avec les Etats-Unis, déclenchée le 28 février.

Si le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a évoqué la possible concrétisation d’un accord dès lundi, il est resté prudent et le président Donald Trump a demandé à ses négociateurs de ne pas « se précipiter ».

Lors de son point de presse, M. Baghaï a insisté sur le fait que le cadre en cours d’élaboration « visait à mettre fin à la guerre » dans l’ensemble de la région, y compris au Liban.

Il a répété que les détails concernant le programme nucléaire iranien, principal point de blocage pour Washington, n’étaient pas inclus et que cette question ne serait abordée qu’après un accord sur le cadre général.

Le texte comprend des clauses sur la levée du blocus naval américain imposé aux ports iraniens depuis le 13 avril, ainsi que sur les modalités concernant le stratégique détroit d’Ormuz, a-t-il précisé.

« Les actions américaines menées sous le prétexte d’un blocus naval doivent cesser et, dans le même temps, la République islamique d’Iran prendra les mesures nécessaires pour garantir un transit sûr dans le détroit d’Ormuz », a-t-il souligné.

Le trafic dans le détroit d’Ormuz est passé sous contrôle iranien depuis le début de la guerre.

L’Iran, qui n’autorise qu’un nombre limité de navires à traverser le détroit, exige que les bâtiments obtiennent l’aval de ses forces armées.

Selon le porte-parole iranien, l’Iran n’impose pas de péage aux navires transitant par le détroit, mais perçoit des frais pour des « services de navigation ».

« Les services fournis, à savoir les services de navigation ainsi que les mesures nécessaires à la protection de l’environnement du détroit d’Ormuz, du golfe Persique et de la mer d’Oman, nécessitent la perception de certains frais », a assuré Esmaïl Baghaï.

 

LNT avec Afp

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Israël intensifie la pression au Liban et ordonne l’évacuation de plusieurs villages https://lnt.ma/israel-intensifie-la-pression-au-liban-et-ordonne-levacuation-de-plusieurs-villages/ Mon, 25 May 2026 09:33:28 +0000 https://lnt.ma/?p=549349 L’armée israélienne a de nouveau ordonné l’évacuation immédiate de plusieurs villages du sud du Liban, dans une escalade qui suscite de vives inquiétudes sur le terrain et relance les accusations de déplacements forcés de populations civiles. Selon plusieurs médias internationaux, ces ordres d’évacuation ont visé ces derniers jours une dizaine de localités situées notamment dans […]

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L’armée israélienne a de nouveau ordonné l’évacuation immédiate de plusieurs villages du sud du Liban, dans une escalade qui suscite de vives inquiétudes sur le terrain et relance les accusations de déplacements forcés de populations civiles. Selon plusieurs médias internationaux, ces ordres d’évacuation ont visé ces derniers jours une dizaine de localités situées notamment dans les régions de Nabatieh et du sud du Litani, avant de nouvelles frappes israéliennes.

Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a demandé aux habitants de quitter leurs maisons et de s’éloigner d’au moins 1.000 mètres, évoquant des opérations imminentes contre des positions supposées du Hezbollah. Mais sur le terrain, plusieurs frappes ont touché des zones habitées, y compris des villages qui n’étaient pas concernés par les ordres d’évacuation.

Ces opérations interviennent malgré le cessez-le-feu parrainé par les États-Unis et annoncé en avril dernier, un accord qui n’a jamais réellement mis fin aux bombardements israéliens quotidiens sur le territoire libanais. Reuters souligne que les attaques et les avertissements d’évacuation se poursuivent bien au-delà de la « zone tampon » revendiquée par Israël dans le sud du pays.

Le bilan humain continue de s’alourdir. Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 3.000 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités en mars, dont des enfants, des femmes et des secouristes. Des frappes israéliennes récentes ont notamment coûté la vie à plusieurs ambulanciers et membres des services de secours dans le sud du Liban, provoquant l’indignation des autorités libanaises qui dénoncent des violations du droit international humanitaire.

Des organisations internationales et des responsables onusiens s’alarment également de la multiplication des ordres d’évacuation massifs. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a estimé que ces déplacements forcés à grande échelle pourraient contrevenir au droit international, notamment lorsqu’aucune garantie de sécurité n’est offerte aux civils déplacés.

Plusieurs enquêtes médiatiques internationales évoquent aussi une stratégie israélienne visant à remodeler durablement le sud du Liban à travers la création de zones de sécurité et l’occupation de portions du territoire libanais. Le Financial Times affirme qu’Israël contrôle désormais des centaines de kilomètres carrés dans le sud du pays dans le cadre de la stratégie militaire du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Sur le terrain, de nombreux villages du sud libanais apparaissent aujourd’hui largement détruits. Des médias internationaux parlent d’« urbicide » et d’« écocide » après les destructions massives enregistrées dans plusieurs localités comme Bint Jbeil, où des infrastructures civiles, des terres agricoles, des écoles et des hôpitaux ont été sévèrement endommagés ou rasés.

Alors que les tensions restent extrêmement élevées entre Israël et le Hezbollah, les habitants du sud du Liban continuent de vivre au rythme des alertes, des frappes aériennes et des déplacements forcés, dans un climat de guerre qui ne cesse de s’enliser.

 

LNT

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Gaza: l’OMS alerte sur les « pénuries critiques » de matériel médical https://lnt.ma/gaza-loms-alerte-sur-les-penuries-critiques-de-materiel-medical/ Fri, 22 May 2026 09:42:54 +0000 https://lnt.ma/?p=549217 De graves pénuries de matériel médical empêchent les hôpitaux et centres de santé de fonctionner pleinement à Gaza, a alerté l’OMS vendredi, dénonçant les restrictions israéliennes sur l’entrée de ces fournitures essentielles. Lors d’un point presse à Genève, la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les territoires palestiniens, Reinhilde Van de Weerdt, […]

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De graves pénuries de matériel médical empêchent les hôpitaux et centres de santé de fonctionner pleinement à Gaza, a alerté l’OMS vendredi, dénonçant les restrictions israéliennes sur l’entrée de ces fournitures essentielles.

Lors d’un point presse à Genève, la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les territoires palestiniens, Reinhilde Van de Weerdt, a expliqué que 53% des hôpitaux et 58% des centres de santé sont opérationnels mais que partiellement.

C’est en grande partie parce « qu’ils sont confrontés à des pénuries critiques de médicaments et de matériel médical », a-t-elle expliqué.

La représentante de l’OMS a expliqué que « le problème » résidait dans le fait que certaines des fournitures médicales « sont classées par Israël comme des biens à double usage ».

« Cela doit changer. Nous parlons de fournitures médicales reconnues au niveau international. Elles doivent être traitées comme telles », a-t-elle affirmé, soulignant que « les procédures bureaucratiques et les restrictions d’accès aux médicaments et fournitures essentiels reconnus au niveau international doivent être levées ».

Elle a donné quelques exemples de matériel médical n’étant pas autorisé à entrer dans Gaza.

« En Jordanie, un hôpital préfabriqué attend depuis des mois de pouvoir faire entrer à Gaza du matériel de laboratoire, des réactifs, des concentrateurs d’oxygène et du matériel orthopédique », a-t-elle détaillé.

« Sans équipements de laboratoire et sans réactifs, nous ne pouvons pas diagnostiquer les maladies ni détecter les flambées épidémiques potentielles » et « sans concentrateurs d’oxygène, les patients en état critique mourront tout simplement », a-t-elle alerté.

Selon l’OMS, plus de 43.000 personnes à Gaza, dont 10.000 enfants, ont subi des blessures nécessitant rééducation, prothèses et dispositifs d’assistance sur le long terme.

Ces pénuries de matériel médical s’inscrivent dans un contexte d’attaques répétées contre les infrastructures médicales. L’OMS a recensé 22 attaques contre les services de santé à Gaza cette année.

Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur le 10 octobre à Gaza, quelques jours après le deuxième anniversaire du début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages du 7-Octobre qui restaient détenus à Gaza, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l’armée israélienne (qui contrôle encore plus de 50% de la bande de Gaza) apparaît complètement grippé depuis des semaines.

 

LNT avec Afp

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Flottille pour Gaza : plusieurs pays européens dénoncent le traitement infligé aux militants détenus par Israël https://lnt.ma/flottille-pour-gaza-plusieurs-pays-europeens-denoncent-le-traitement-inflige-aux-militants-detenus-par-israel/ Thu, 21 May 2026 08:42:11 +0000 https://lnt.ma/?p=549055 Plusieurs pays européens ont vivement réagi, mercredi, après la diffusion d’une vidéo montrant des militants d’une flottille humanitaire à destination de Gaza détenus par les autorités israéliennes dans des conditions dénoncées comme contraires aux principes humanitaires et aux droits fondamentaux. Les images, diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir sur […]

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Plusieurs pays européens ont vivement réagi, mercredi, après la diffusion d’une vidéo montrant des militants d’une flottille humanitaire à destination de Gaza détenus par les autorités israéliennes dans des conditions dénoncées comme contraires aux principes humanitaires et aux droits fondamentaux.

Les images, diffusées par le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir sur le réseau social X, montrent des dizaines de militants agenouillés sur le pont d’un navire militaire, les mains attachées et le front au sol, sur fond d’hymne national israélien. La séquence montre également le ministre israélien s’adressant aux détenus tout en brandissant un drapeau israélien. Rappelons que trois Marocains, dont un journaliste, faisaient partie de ces militants.

La diffusion de cette vidéo a suscité de nombreuses réactions officielles en Europe. La France, l’Espagne, l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas ont annoncé des démarches diplomatiques, allant jusqu’à convoquer les représentants diplomatiques israéliens.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé des « agissements inadmissibles », tandis que son homologue espagnol José Manuel Albares a qualifié ce traitement de « monstrueux », « indigne » et « inhumain », réclamant des excuses publiques de la part d’Israël.

L’Italie a exprimé son indignation et demandé la libération immédiate de ses ressortissants concernés. La Belgique a, de son côté, évoqué des images « profondément troublantes », qualifiant la situation d’« inacceptable ».

Aux Pays-Bas, le Premier ministre Rob Jetten a dénoncé un traitement « inhumain », tandis que le ministre des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur israélien. La Grèce a également annoncé une protestation officielle, appelant au respect du droit international humanitaire et à la libération immédiate de ses citoyens impliqués dans l’opération.

L’Allemagne et l’Irlande ont également exprimé leurs préoccupations. L’ambassadeur allemand en Israël a jugé ces images incompatibles avec les valeurs fondamentales partagées entre pays partenaires, tandis que la ministre irlandaise des Affaires étrangères s’est dite « consternée » et a appelé à la libération immédiate des militants irlandais arrêtés.

La commissaire européenne chargée de la gestion des crises, Hadja Lahbib, a elle aussi réagi publiquement, estimant que les personnes concernées n’étaient pas des criminels mais des militants cherchant à acheminer une aide humanitaire vers Gaza.

Cet épisode intervient après l’interception, lundi, par les forces israéliennes de la Global Sumud Flotilla, un convoi d’environ cinquante navires partis de Turquie avec pour objectif déclaré de briser le blocus imposé à la bande de Gaza. Des centaines de militants étrangers auraient été conduits au port d’Ashdod, dans le sud d’Israël, où ils sont actuellement détenus selon plusieurs sources.

LNT

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Le pétrole hésite face à une situation « sur le fil » au Moyen-Orient https://lnt.ma/le-petrole-hesite-face-a-une-situation-sur-le-fil-au-moyen-orient/ Thu, 21 May 2026 08:40:50 +0000 https://lnt.ma/?p=549102 Les cours du pétrole hésitent jeudi, Donald Trump décrivant une situation « sur le fil », et alternant entre des déclarations optimistes sur une résolution du conflit au Moyen-Orient et des menaces contre l’Iran. « C’est sur le fil, croyez-moi. Si nous n’obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. […]

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Les cours du pétrole hésitent jeudi, Donald Trump décrivant une situation « sur le fil », et alternant entre des déclarations optimistes sur une résolution du conflit au Moyen-Orient et des menaces contre l’Iran.

« C’est sur le fil, croyez-moi. Si nous n’obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. Il faut obtenir les bonnes réponses. Elles devront être entièrement, à 100 %, satisfaisantes », a averti le président américain.

Pour le marché pétrolier, « il en résulte une volatilité importante des prix, sans pour autant aboutir à l’unique évolution qui compte vraiment: la réouverture du détroit d’Ormuz et la normalisation des flux énergétiques dans la région », résume Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Vers 09H45 GMT (11H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 0,69% à 104,30 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, cédait 0,54% à 97,73 dollars.

« Pour l’instant, le marché adhère à l’optimisme de Trump sur un accord », explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, alors que mercredi, les cours ont plongé quand Donald Trump a déclaré une entrée dans la « dernière phase » des négociations avec l’Iran.

Le marché attend surtout la réponse de Téhéran, qui a annoncé mercredi soir examiner une nouvelle proposition de paix américaine via le médiateur pakistanais.

La diplomatie a éclipsé les données sur une forte baisse des stocks commerciaux de pétrole brut aux Etats-Unis qui ont baissé de près de 7,9 millions de barils, beaucoup plus qu’attendu par le marché, durant la période de sept jours achevée le 15 mai.

Et la SPR (« strategic petroleum reserve ») a perdu quant à elle presque 10 millions de barils durant la même période, et s’affiche au plus bas depuis juillet 2024, alors que le gouvernement américain tente d’atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient.

C’est la plus forte baisse hebdomadaire depuis les années 1980, à la fois pour les stocks commerciaux et pour la SPR, selon Bloomberg.

Cette situation fait écho à la mise en garde de l’Agence internationale sur une fonte « record » des réserves de pétrole à travers le monde.

Même si le détroit d’Ormuz ouvre rapidement comme le marché l’anticipe actuellement, la baisse des cours « ne sera probablement pas aussi importante que beaucoup l’espèrent », à cause des réserves à reconstruire et de problèmes logistiques pour retrouver une production normale dans le Golfe, affirme M. Rasmussen.

 

LNT avec Afp

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L’Iran promet une guerre au-delà du Moyen-Orient si Trump décide d’attaquer https://lnt.ma/liran-promet-une-guerre-au-dela-du-moyen-orient-si-trump-decide-dattaquer/ Wed, 20 May 2026 08:20:39 +0000 https://lnt.ma/?p=548980 L’Iran a promis mercredi d’étendre la guerre « au-delà de la région » du Moyen-Orient si les Etats-Unis l’attaquent à nouveau, après des menaces de Donald Trump de reprendre les hostilités faute de percée dans les négociations de paix. « Si l’agression contre l’Iran se répète, la guerre régionale promise s’étendra cette fois bien au-delà de la région, […]

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L’Iran a promis mercredi d’étendre la guerre « au-delà de la région » du Moyen-Orient si les Etats-Unis l’attaquent à nouveau, après des menaces de Donald Trump de reprendre les hostilités faute de percée dans les négociations de paix.

« Si l’agression contre l’Iran se répète, la guerre régionale promise s’étendra cette fois bien au-delà de la région, et nos coups dévastateurs vous écraseront », ont affirmé les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis le 8 avril entre Téhéran et Washington, après plus d’un mois de guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

Le conflit a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban où le Hezbollah pro-iranien a attaqué Israël, qui a ensuite envahi le sud du pays.

La guerre a aussi gravement perturbé l’économie mondiale, entre bond des cours du pétrole et pénuries rampantes de matières premières, en raison du quasi blocage du stratégique détroit d’Ormuz par Téhéran.

Après une première séance infructueuse de négociations à Islamabad le 11 avril, les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran, via des médiateurs dont le Pakistan, piétinent depuis plus d’un mois, chaque partie campant sur ses positions.

– « Deux ou trois jours » –

« L’ennemi américano-sioniste (…) doit savoir que, malgré l’offensive menée contre nous par toutes les capacités de deux armées, les plus coûteuses du monde, nous n’avons pas déployé toute la puissance de la Révolution islamique », ont ajouté les Gardiens.

Mardi, le président américain Donald Trump avait de nouveau menacé de frapper l’Iran si un accord pour mettre durablement fin à la guerre n’était pas trouvé avec ce pays, tout en réitérant qu’il espérait ne pas devoir relancer les hostilités.

Il a dit donner à Téhéran « deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine ».

Washington assure que le dialogue se poursuit malgré tout. « Il y a beaucoup d’allers-retours » avec la partie iranienne, a déclaré mardi le vice-président JD Vance, évoquant même de « bons progrès. »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a prévenu de son côté qu’un « retour à la guerre réserverait bien davantage de surprises » de la part de son pays.

Les frappes lancées le 28 février ont coûté la vie à plusieurs hauts responsables iraniens, dont le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, déclenchant des attaques de représailles de Téhéran à travers la région, en particulier les riches pétromonarchies du Golfe.

L’une d’entre elles, le Qatar, avait appelé mardi à donner « plus de temps » à la diplomatie pour régler le conflit.

Autre possible signe d’une poursuite des discussions en coulisse, le ministre pakistanais de l’Intérieur s’est à nouveau rendu mercredi à Téhéran pour rencontrer des hauts responsables de la République islamique, selon des sources diplomatiques citées par l’agence officielle Irna.

– Discussions Moscou-Pékin –

La Chine, principal partenaire commercial de l’Iran, et la Russie, alliée stratégique de la République islamique, ont quant à elles souligné mercredi la nécessité « de revenir au dialogue et aux négociations dès que possible », selon le texte d’une déclaration commune publiée par le Kremlin lors d’une visite du président Vladimir Poutine à Pékin.

Les deux pays sont en « accord complet » quant au fait que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran violent la loi internationale, selon la même source.

Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié transitait avant la guerre par le détroit d’Ormuz. Téhéran a annoncé lundi la création d’un nouvel organisme chargé de superviser cette voie maritime et de faire payer des droits de passage aux navires.

Un pétrolier sud-coréen a emprunté mercredi le détroit, un passage facilité par Téhéran, a annoncé le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Hyun, sans donner davantage de détails. La Corée du Sud, comme de nombreux pays asiatiques, dépend fortement des importations de carburant en provenance du Moyen-Orient.

Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 1,79% à 109,29 dollars, la mention d’une coordination avec l’Iran de la Corée du Sud, qui possède d’importantes raffineries, étant perçu par le marché comme un soulagement.

 

LNT avec Afp

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Israël au bord de la crise politique après un premier vote pour dissoudre le Parlement https://lnt.ma/israel-au-bord-de-la-crise-politique-apres-un-premier-vote-pour-dissoudre-le-parlement/ Wed, 20 May 2026 08:19:50 +0000 https://lnt.ma/?p=548975 Le gouvernement de Benjamin Netanyahu traverse l’une des plus graves crises politiques de ces dernières années. La Knesset a approuvé mercredi en lecture préliminaire un projet de loi visant à dissoudre le Parlement israélien, ouvrant la voie à des élections anticipées qui pourraient marquer la fin du règne politique de Benyamin Netanyahu, déjà fragilisé par […]

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Le gouvernement de Benjamin Netanyahu traverse l’une des plus graves crises politiques de ces dernières années. La Knesset a approuvé mercredi en lecture préliminaire un projet de loi visant à dissoudre le Parlement israélien, ouvrant la voie à des élections anticipées qui pourraient marquer la fin du règne politique de Benyamin Netanyahu, déjà fragilisé par la guerre à Gaza, les divisions internes et les accusations de corruption qui le poursuivent depuis plusieurs années.

Le texte a été adopté à une écrasante majorité de 110 voix contre zéro, un signal fort de l’isolement politique grandissant du Premier ministre israélien. Cette première étape parlementaire devra encore être suivie de plusieurs lectures avant une dissolution définitive de la Knesset, mais elle révèle déjà l’ampleur des fractures au sein de la coalition la plus à droite de l’histoire d’Israël.

Au cœur de la crise figure le conflit autour de la conscription militaire des ultraorthodoxes. Les partis religieux alliés de Netanyahu reprochent au gouvernement son incapacité à faire adopter une loi exemptant les étudiants des écoles talmudiques du service militaire obligatoire, alors que des milliers de soldats israéliens sont mobilisés depuis des mois sur plusieurs fronts, notamment à Gaza et au Liban.

Mais derrière cette crise institutionnelle se cache surtout une contestation de plus en plus profonde contre Netanyahu et sa gestion de la guerre à Gaza. Depuis les attaques du 7 octobre 2023 et l’offensive israélienne qui a suivi, le Premier ministre israélien est accusé par une partie de l’opinion publique israélienne et internationale d’avoir plongé le pays dans une spirale de violence permanente, tout en échouant à ramener la sécurité promise à la population israélienne.

Les opérations militaires israéliennes à Gaza ont provoqué une catastrophe humanitaire majeure. Plusieurs organisations internationales et ONG accusent Israël d’avoir mené des bombardements massifs contre des zones civiles, causant des dizaines de milliers de morts palestiniens et détruisant une grande partie des infrastructures de l’enclave. Cette guerre, qui devait selon Netanyahu “éradiquer le Hamas”, a surtout accentué l’isolement diplomatique d’Israël et alimenté une contestation internationale croissante.

À l’intérieur même d’Israël, la colère monte également contre Netanyahu, accusé d’avoir privilégié sa survie politique au détriment de toute perspective de sortie de crise. Des familles d’otages israéliens détenus à Gaza dénoncent régulièrement l’absence d’accord durable pour leur libération, tandis que l’opposition accuse le Premier ministre de prolonger le conflit pour éviter sa chute politique et judiciaire.

Cette crise intervient alors que Netanyahu reste visé par plusieurs affaires de corruption et que des discussions autour d’un éventuel accord judiciaire continuent d’alimenter les spéculations politiques à Tel-Aviv. Plusieurs médias israéliens évoquent même la possibilité d’un retrait définitif de la vie politique en échange d’un arrangement judiciaire.

Sur le plan électoral, les sondages annoncent un net recul du Likoud et de ses alliés nationalistes et religieux. Une nouvelle alliance d’opposition réunissant l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et Yair Lapid tente désormais de capitaliser sur l’usure du pouvoir et sur le rejet croissant de Netanyahu dans une partie de la société israélienne.

Malgré tout, de nombreux observateurs estiment que même en cas d’élections anticipées, Israël pourrait replonger dans un nouveau blocage politique, tant les divisions idéologiques sont profondes et tant le débat public reste dominé par la guerre, le nationalisme et la radicalisation du paysage politique israélien.

Pour plusieurs analystes, ce premier vote vers la dissolution du Parlement apparaît surtout comme le symptôme d’un pouvoir fragilisé par une guerre interminable, une crise morale et sécuritaire majeure, ainsi qu’un isolement diplomatique de plus en plus visible sur la scène internationale.

 

LNT

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L’armée israélienne appelle à l’évacuation de douze villages du sud du Liban https://lnt.ma/larmee-israelienne-appelle-a-levacuation-de-douze-villages-du-sud-du-liban/ Tue, 19 May 2026 10:04:47 +0000 https://lnt.ma/?p=548837 L’armée israélienne a de nouveau semé la panique au Liban en ordonnant l’évacuation immédiate de douze villages du sud du pays, une décision qui alimente les accusations croissantes contre Israël de mener une politique de déplacement forcé des populations civiles libanaises. L’ordre d’évacuation, diffusé par Tsahal, vise plusieurs localités proches de la frontière, déjà dévastées […]

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L’armée israélienne a de nouveau semé la panique au Liban en ordonnant l’évacuation immédiate de douze villages du sud du pays, une décision qui alimente les accusations croissantes contre Israël de mener une politique de déplacement forcé des populations civiles libanaises. L’ordre d’évacuation, diffusé par Tsahal, vise plusieurs localités proches de la frontière, déjà dévastées par des mois de bombardements et d’incursions militaires israéliennes.

Selon les médias libanais et internationaux, ces injonctions ont été suivies de nouvelles frappes aériennes israéliennes sur différentes régions du Liban-Sud et de la Békaa. Des habitants ont fui dans la précipitation vers Beyrouth ou vers des zones jugées plus sûres, alors que beaucoup étaient revenus récemment dans leurs villages après le cessez-le-feu.

Pour de nombreux observateurs, cette stratégie israélienne rappelle directement les méthodes utilisées à Gaza : destruction massive des infrastructures civiles, déplacements de population et transformation progressive de régions entières en zones inhabitables. Le ministre israélien Bezalel Smotrich avait d’ailleurs déclaré que la banlieue sud de Beyrouth « ressemblera bientôt à Khan Younès », en référence à la ville palestinienne largement détruite par les bombardements israéliens.

Les ONG internationales tirent désormais la sonnette d’alarme. La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) estime que ces ordres d’évacuation soulèvent « de graves préoccupations au regard du droit international humanitaire ». L’organisation accuse Israël de mener une campagne « injustifiée » au Liban sans garanties pour les civils et sans couloirs de protection sécurisés pour les déplacés.

Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) dénonce également des transferts forcés de populations, interdits par le droit international. Selon plusieurs rapports, plus d’un million de Libanais auraient déjà été concernés par les multiples ordres d’évacuation émis par Israël depuis l’intensification du conflit avec le Hezbollah.

Sur le terrain, les conséquences sont catastrophiques. Des villages comme Aïta ach-Chab, Naqoura ou encore Aalma ech Chaab ont été en grande partie rasés par les frappes israéliennes au cours des derniers mois. Des images satellites relayées par plusieurs médias montrent des quartiers entiers transformés en champs de ruines.

Des accusations encore plus graves émergent également concernant les opérations israéliennes dans le sud du Liban. Plusieurs enquêtes médiatiques et ONG évoquent des pillages de maisons par des soldats israéliens, des destructions systématiques de biens civils et même des exécutions sommaires lors d’opérations militaires.

Malgré l’existence d’un cessez-le-feu censé limiter les hostilités, les bombardements israéliens continuent quotidiennement. Rien que ces dernières semaines, plusieurs frappes ont touché des immeubles résidentiels, des véhicules civils et même des secouristes libanais. Le bilan humain ne cesse de s’alourdir, tandis que la communauté internationale peine à imposer une désescalade.

Pour une partie croissante de l’opinion publique arabe et internationale, Israël ne cherche plus uniquement à neutraliser le Hezbollah, mais mène désormais une stratégie assumée de pression collective contre les populations civiles du Liban-Sud, avec le risque d’ouvrir un nouveau front régional majeur au Moyen-Orient.

 

LNT

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Interception de la « flottille pour Gaza » par Israël: Ankara dénonce « un acte de piraterie » https://lnt.ma/interception-de-la-flottille-pour-gaza-par-israel-ankara-denonce-un-acte-de-piraterie/ Mon, 18 May 2026 09:41:11 +0000 https://lnt.ma/?p=548707 L’interception de la flottille humanitaire “Global Sumud” par Israël provoque une nouvelle onde de choc diplomatique et ravive les accusations de violations répétées du droit international contre l’État hébreu. Ankara a dénoncé avec virulence un « acte de piraterie », accusant Israël d’avoir attaqué des civils et des militants humanitaires en pleine mer alors qu’ils […]

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L’interception de la flottille humanitaire “Global Sumud” par Israël provoque une nouvelle onde de choc diplomatique et ravive les accusations de violations répétées du droit international contre l’État hébreu. Ankara a dénoncé avec virulence un « acte de piraterie », accusant Israël d’avoir attaqué des civils et des militants humanitaires en pleine mer alors qu’ils tentaient d’acheminer de l’aide vers une bande de Gaza plongée dans une catastrophe humanitaire sans précédent.

Selon plusieurs sources concordantes, les forces navales israéliennes ont intercepté la flottille dans les eaux internationales, au large de la Crète, loin des côtes de Gaza. Des navires de guerre israéliens auraient encerclé le convoi, brouillé les communications puis procédé à l’arraisonnement de plusieurs embarcations transportant des centaines de militants venus de dizaines de pays.

Dans un communiqué particulièrement offensif, le ministère turc des Affaires étrangères a accusé Israël d’avoir « ciblé les valeurs humanitaires et le droit international ». Ankara estime que cette opération constitue une violation flagrante de la liberté de navigation et appelle la communauté internationale à adopter « une position unie face à cet acte illégal ».

Les organisateurs de la flottille affirment que plus de vingt bateaux ont été interceptés et qu’environ 175 militants ont été arrêtés. Plusieurs témoignages évoquent un « raid violent » mené en pleine Méditerranée, certains navires ayant été endommagés et laissés à la dérive après l’intervention israélienne.

L’opération israélienne intervient dans un contexte où Gaza continue de subir un siège dévastateur et des bombardements massifs ayant provoqué des dizaines de milliers de morts et une crise humanitaire majeure. Pour les militants de la flottille, cette mission visait avant tout à attirer l’attention du monde sur la famine, les pénuries médicales et l’effondrement des infrastructures civiles dans l’enclave palestinienne.

L’intervention israélienne a également suscité des condamnations en Espagne, en Italie et dans plusieurs organisations internationales. Madrid a dénoncé une opération « illégale », tandis que des responsables politiques européens ont parlé « d’enlèvements de civils » en haute mer.

Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle interception rappelle fortement l’assaut meurtrier du Mavi Marmara en 2010, lorsque des commandos israéliens avaient attaqué une flottille humanitaire turque, provoquant la mort de plusieurs militants et une crise diplomatique majeure entre Ankara et Tel-Aviv. Depuis cet épisode, Israël reste régulièrement accusé d’utiliser une force disproportionnée contre les initiatives civiles cherchant à briser le blocus de Gaza.

Plusieurs ONG et militants pro-palestiniens parlent désormais ouvertement de « terrorisme d’État » et de « piraterie internationale », estimant qu’Israël agit en toute impunité malgré les critiques croissantes de la communauté internationale. Des appels à des sanctions diplomatiques et judiciaires contre l’État hébreu commencent également à émerger dans plusieurs capitales.

 

LNT

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L’Iran annonce officiellement la création d’un organisme chargé de gérer le détroit d’Ormuz https://lnt.ma/liran-annonce-officiellement-la-creation-dun-organisme-charge-de-gerer-le-detroit-dormuz/ Mon, 18 May 2026 09:40:34 +0000 https://lnt.ma/?p=548711 L’Iran a formalisé lundi la création d’un nouvel organisme pour la gestion du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures que Téhéran contrôle depuis le début de la guerre. L’Autorité du détroit du Golfe Persique (#PGSA) a désormais son compte officiel, à travers lequel elle fournira « des mises à jour en temps […]

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L’Iran a formalisé lundi la création d’un nouvel organisme pour la gestion du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures que Téhéran contrôle depuis le début de la guerre.

L’Autorité du détroit du Golfe Persique (#PGSA) a désormais son compte officiel, à travers lequel elle fournira « des mises à jour en temps réel sur les opérations » dans le détroit. L’annonce a été relayée sur les réseaux sociaux par le Conseil suprême de sécurité nationale et par la Marine des Gardiens de la Révolution.

Les prérogatives exactes de cette nouvelle structure n’ont pas été dévoilées dans l’immédiat. Mais selon le journal spécialisé Lloyd’s List, elle est « chargée d’approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz ».

Les navires sont tenus de fournir des informations détaillées sur leur propriétaire, leur assurance, les membres d’équipage et leur itinéraire de transit prévu, d’après la même source.

Plus tôt ce mois-ci, la télévision d’Etat iranienne Press TV avait présenté cet organisme comme un « système destiné à exercer la souveraineté » de l’Iran sur le détroit d’Ormuz.

Dimanche, le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, a affirmé que le pays avait « mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic » dans le détroit, qui serait bientôt opérationnel.

Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par une offensive américano-israélienne, l’Iran martèle que le trafic dans le détroit « ne retrouverait pas sa situation d’avant-guerre ».

Le mois dernier, Téhéran a annoncé avoir perçu les premiers revenus issus des péages imposés sur cette voie stratégique.

Le contrôle iranien de ce passage maritime, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole, perturbe les marchés énergétiques mondiaux et offre à Téhéran un important levier stratégique.

Les Etats-Unis maintiennent de leur côté leur propre blocus des ports iraniens malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

 

LNT avec Afp

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Trump quitte la Chine en revendiquant des accords commerciaux « fantastiques » https://lnt.ma/trump-quitte-la-chine-en-revendiquant-des-accords-commerciaux-fantastiques/ Fri, 15 May 2026 09:05:40 +0000 https://lnt.ma/?p=548583 Donald Trump a quitté la Chine vendredi en revendiquant des accords commerciaux « fantastiques », mais sans signaler de percée sur des désaccords aux retombées globales comme la guerre avec l’Iran, à l’issue de deux jours de sommet avec son homologue Xi Jinping. M. Trump a dit avoir reçu des paroles encourageantes de M. Xi sur la […]

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Donald Trump a quitté la Chine vendredi en revendiquant des accords commerciaux « fantastiques », mais sans signaler de percée sur des désaccords aux retombées globales comme la guerre avec l’Iran, à l’issue de deux jours de sommet avec son homologue Xi Jinping.

M. Trump a dit avoir reçu des paroles encourageantes de M. Xi sur la non-fourniture d’armes à l’Iran par la Chine et sa disponibilité à aider à une réouverture du détroit d’Ormuz.

Un communiqué des Affaires étrangères chinoises sur la situation au Moyen-Orient ne manifeste cependant aucune évolution significative de Pékin sur le sujet, tout en redisant son intention de continuer un « rôle constructif » dans les efforts de paix. Pékin répète que la guerre « n’aurait jamais dû se produire ».

M. Trump a essuyé jeudi une vigoureuse mise en garde de M. Xi sur le risque de « conflit » entre la Chine et les Etats-Unis au sujet de Taïwan, l’île sous gouvernement démocratique que la Chine considère comme l’une de ses provinces en attente de réunification et dont les Etats-Unis sont le principal soutien militaire et diplomatique.

La Chine a, quant à elle, mis en exergue le fait que les leaders des deux puissances rivales se sont entendus selon elle pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une « relation de stabilité stratégique constructive ». Un « nouveau paradigme » (agence Chine Nouvelle) défendu par la Chine qui cherchait avant tout dans le sommet à ramener plus de certitude et de prévisibilité dans les relations avec les Etats-Unis et les affaires du monde en plein tumulte.

« C’est une visite historique, qui fera date », a dit M. Xi à l’occasion d’une rencontre avec son homologue à Zhongnanhai, complexe abritant les hauts dirigeants chinois près de la Cité interdite.

« Nous avons conclu des accords commerciaux fantastiques, excellents pour nos deux pays », a dit M. Trump sans plus de précision.

– « Gros » Boeing –

Il a rapporté la promesse d’achat, faite par son hôte selon lui, de 200 « gros » Boeing, dans un entretien avec la chaîne Fox News. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois.

Il a assuré que la Chine voulait acheter du pétrole et des produits agricoles américains, sans donner de chiffres.

M. Trump avait emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. La Maison Blanche espérait repartir avec un certain nombre d’accords, par exemple dans le domaine de l’agriculture, ou de promesses d’investissements chinois aux Etats-Unis.

Aucun accord semblable n’avait été annoncé ou détaillé vendredi quelques heures après le départ de M. Trump.

Le sommet visait d’abord à contenir les tensions multiples. Les experts anticipaient qu’il ne produirait pas d’avancée significative sur les grandes querelles stratégiques et que M. Trump, empêtré dans la crise au Moyen-Orient, confronté à l’inflation aux Etats-Unis et allant au-devant d’élections à mi-mandat risquées, apprécierait de rentrer avec des engagements économiques concrets.

Les motifs de crispation abondent: Iran et Taïwan donc, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle (IA) et propriété intellectuelle…

Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples.

– Retenue chinoise –

MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre. Mais ce cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par M. Trump.

L’économie mondiale et celle de la Chine sont à présent impactées par le conflit iranien. La Chine est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe.

La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole.

L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois.

Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu’à présent une grande retenue.

M. Trump a assuré sur Fox News que M. Xi lui avait déclaré « avec force » qu’il ne fournirait pas de matériel militaire à l’Iran, a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la chaîne Fox News. Quant au détroit d’Ormuz, « il a dit: +Si je peux être d’une quelconque aide, je serai ravi d’aider+ », a assuré M. Trump.

M. Trump n’a pas évoqué publiquement les propos de M. Xi sur Taïwan.

La politique des États-Unis sur Taïwan « reste inchangée à ce jour », a dit le secrétaire d’Etat Marco Rubio à NBC News. Les Etats-Unis répondent systématiquement à la Chine que « tout ce qui imposerait ou forcerait un changement par rapport à la situation actuelle serait problématique », a-t-il dit.

 

LNT avec Afp

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Washington cherche à inculper l’ex-président cubain Raúl Castro https://lnt.ma/washington-cherche-a-inculper-lex-president-cubain-raul-castro/ Fri, 15 May 2026 09:04:25 +0000 https://lnt.ma/?p=548591 Les Etats-Unis cherchent à inculper l’ex-président cubain Raul Castro, âgé de 94 ans, ont rapporté jeudi des médias américains, Washington accentuant la pression sur l’île communiste. Selon la chaîne CBS News, qui cite des responsables américains au fait du dossier, l’inculpation envisagée serait fondée sur une affaire remontant à 1996, lorsque deux avions civils pilotés […]

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Les Etats-Unis cherchent à inculper l’ex-président cubain Raul Castro, âgé de 94 ans, ont rapporté jeudi des médias américains, Washington accentuant la pression sur l’île communiste.

Selon la chaîne CBS News, qui cite des responsables américains au fait du dossier, l’inculpation envisagée serait fondée sur une affaire remontant à 1996, lorsque deux avions civils pilotés par des opposants à Fidel Castro avaient été abattus.

Le département américain de la Justice n’a pas répondu dans l’immédiat à la demande de commentaire de l’AFP.

Une inculpation de Raul Castro constituerait un rebondissement spectaculaire dans le cadre des tensions croissantes entre les États-Unis et Cuba, qui subit des méga-coupures de courant à répétition provoquées par le blocus pétrolier imposé par le président Donald Trump.

Le magnat a indiqué à plusieurs reprises qu’il souhaitait renverser le gouvernement cubain.

Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel à la présidence de Cuba, a opéré un rapprochement historique en 2015 avec les États-Unis sous la présidence de Barack Obama, que Trump a ensuite remis en cause.

 

LNT avec Afp

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L’Iran accuse les Émirats arabes unis d’être un « partenaire actif » dans la guerre israélo-américaine https://lnt.ma/liran-accuse-les-emirats-arabes-unis-detre-un-partenaire-actif-dans-la-guerre-israelo-americaine/ Thu, 14 May 2026 09:33:12 +0000 https://lnt.ma/?p=548495 Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Emirats arabes unis de jouer un rôle « actif » aux côtés des Etats-Unis et d’Israël dans la guerre contre l’Iran. « Les Emirats arabes unis sont un partenaire actif de l’agression (contre l’Iran), cela ne fait aucun doute », a déclaré Abbas Araghchi au sommet des pays Brics […]

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Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Emirats arabes unis de jouer un rôle « actif » aux côtés des Etats-Unis et d’Israël dans la guerre contre l’Iran.

« Les Emirats arabes unis sont un partenaire actif de l’agression (contre l’Iran), cela ne fait aucun doute », a déclaré Abbas Araghchi au sommet des pays Brics en Inde. « Il est désormais évident qu’ils ont participé à ces attaques, peut-être même qu’ils ont agi directement contre nous ».

Il a également fait référence à la rencontre, qualifiée de « secrète » par Israël, entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président des Emirats Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, et dont Abou Dhabi dément la tenue.

 

LNT avec Afp

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Au sommet des grandes puissances, Xi prévient Trump du risque de « conflit » sur Taïwan https://lnt.ma/sommet-trump-chine-usa-xi-jinping-taiwan/ Thu, 14 May 2026 09:32:21 +0000 https://lnt.ma/?p=548498 Le président Xi Jinping a émis jeudi une sévère mise en garde à l’adresse de son homologue Donald Trump sur le risque de « conflit » au sujet de Taïwan, dès l’ouverture d’un sommet, placé sous le signe de multiples tensions bilatérales et globales. Sur un mode plus conciliant, M. Xi a promis d’ouvrir davantage son pays […]

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Le président Xi Jinping a émis jeudi une sévère mise en garde à l’adresse de son homologue Donald Trump sur le risque de « conflit » au sujet de Taïwan, dès l’ouverture d’un sommet, placé sous le signe de multiples tensions bilatérales et globales.

Sur un mode plus conciliant, M. Xi a promis d’ouvrir davantage son pays aux entreprises étrangères, y compris américaines. La Maison Blanche a fait état d’une convergence de vues entre MM. Trump et Xi sur la nécessité que le détroit d’Ormuz reste ouvert.

En dehors de propos faisant assaut de cordialité devant les caméras au début des entretiens, M. Trump est resté inhabituellement discret à l’entame de son séjour. Il a promis un « avenir fabuleux » aux relations entre Etats-Unis et Chine.

Les propos de M. Xi sur Taïwan rapportés par la télévision d’Etat alors que les discussions avec M. Trump étaient toujours en cours ont détonné.

« La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et Etats-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit », a déclaré M. Xi, employant un mot en mandarin ne signifiant pas nécessairement conflit militaire.

La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique mais se réserve la possibilité de recourir à la force.

– Tapis rouge –

La politique américaine sur Taïwan repose sur un soutien militaire robuste à l’île, sans reconnaissance à part entière ni soutien ouvert aux velléités d’indépendance.

La question de Taïwan est l’un des sujets de crispation qui abondent à l’ouverture du sommet: relations commerciales, guerre avec l’Iran, accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle… autant de querelles aux prolongements internationaux.

M. Trump entend faire pression pour que la Chine, un partenaire stratégique et économique primordial de l’Iran – elle est le principal pays importateur de son pétrole – use de son influence en vue d’une sortie de crise dans le Golfe, avait dit préalablement l’administration.

MM. Trump et Xi « ont convenu que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert afin de garantir la libre circulation des produits énergétiques », a dit la Maison Blanche. Son compte rendu n’évoque pas le sujet de Taïwan.

Mais, selon la Maison Blanche, M. Xi a exprimé son intérêt pour acheter davantage de pétrole américain pour réduire sa dépendance aux importations transitant par le détroit d’Ormuz. La Chine n’a pas évoqué un tel intérêt dans son propre compte rendu.

Au-delà du caractère exceptionnel de la visite, la première d’un président américain depuis celle que M. Trump avait lui-même effectuée en 2017, le sommet est largement présenté comme l’occasion pour les deux parties de maintenir une certaine stabilité entre les deux premières puissances économiques mondiales et de ne pas envenimer les crises existantes.

M. Xi a déroulé le tapis rouge à Donald Trump à son arrivée au monumental Palais du Peuple, haut lieu du pouvoir jouxtant au coeur de la capitale l’immense place Tiananmen pavoisée aux couleurs chinoises et américaines.

Après avoir passé en revue une garde militaire au son d’une salve de canons, puis salué une foule d’enfants portant des fleurs et agitant les drapeaux des deux pays en scandant « bienvenue, bienvenue, chaleureuse bienvenue! », MM. Xi et Trump sont rapidement entrés dans le dur des sujets qui fâchent.

– « Stabilité » –

Avant que les portes ne se referment sur les journalistes pour deux heures et quart d’entretiens, M. Trump, qui croit fort dans les relations personnelles entre puissants, a proclamé son « honneur d’être à (ses) côtés » et « l’honneur d’être (son) ami ». Il a promis des relations bilatérales « meilleures que jamais » et « un avenir fabuleux ».

M. Trump n’a évoqué spécifiquement aucune des querelles du moment, se concentrant sur les affaires qu’il espère voir réaliser par les nombreux chefs d’entreprise qui l’ont accompagné.

En haut de la liste de voeux de Washington figurent des accords dans le domaine de l’agriculture par exemple et peut-être la confirmation d’une commande massive d’avions auprès de Boeing.

M. Xi a promis devant les patrons américains que les portes de son pays allaient « s’ouvrir toujours plus grand », selon un média d’Etat.

MM. Xi et Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une « relation de stabilité statégique constructive », ont dit les Affaires étrangères chinoises.

Les deux superpuissances se sont livré en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples, dès après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

– « Pas des rivaux » –

MM. Xi et Trump ont conclu en octobre une trêve dont les suites devraient figurer parmi les sujets de discussion du sommet. Le sommet a été précédé de consultations commerciales en Corée du Sud. Elles ont eu des « résultats généralement équilibrés et positifs », a dit Pékin.

Depuis octobre, la Chine ressent directement l’impact d’autres politiques conduites par M. Trump, au Venezuela et plus encore en Iran.

« Nous devons être des partenaires, pas des rivaux », a dit M. Xi à M. Trump.

 

LNT avec Afp

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Liban : Israël frappe encore Beyrouth, huit morts dans de nouvelles attaques https://lnt.ma/liban-israel-frappe-encore-beyrouth-huit-morts-dans-de-nouvelles-attaques/ Wed, 13 May 2026 09:34:51 +0000 https://lnt.ma/?p=548371 La spirale de violence se poursuit au Liban. Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes visant plusieurs véhicules sur l’autoroute reliant Beyrouth au sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Les attaques ont eu lieu à une vingtaine de kilomètres seulement de la capitale libanaise, dans […]

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La spirale de violence se poursuit au Liban. Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes visant plusieurs véhicules sur l’autoroute reliant Beyrouth au sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Les attaques ont eu lieu à une vingtaine de kilomètres seulement de la capitale libanaise, dans une zone civile particulièrement fréquentée.

D’après les médias libanais et les images relayées par l’AFP, plusieurs voitures ont été réduites en cendres au milieu d’axes routiers très fréquentés, tandis que des secouristes tentaient d’évacuer les victimes sous le choc des habitants. La scène, devenue presque routinière au Liban depuis des mois, illustre une nouvelle fois l’extension des opérations israéliennes bien au-delà des zones frontalières.

Ces frappes interviennent alors même qu’une trêve fragile est officiellement en vigueur entre Israël et le Hezbollah. Pourtant, les bombardements israéliens se poursuivent quasiment quotidiennement sur le territoire libanais, alimentant une profonde inquiétude au sein de la population et des autorités de Beyrouth.

Depuis plusieurs semaines, les autorités libanaises dénoncent une violation répétée du droit international et du cessez-le-feu. Des quartiers résidentiels, des axes civils, des habitations et même des secouristes ont déjà été touchés lors d’opérations précédentes. Selon le ministère libanais de la Santé, des centaines de personnes ont été tuées depuis la reprise de l’escalade.

Au Liban, de plus en plus de voix accusent Israël d’imposer une stratégie de pression permanente sur un pays déjà fragilisé économiquement et politiquement. Les frappes répétées contre des zones civiles densément peuplées nourrissent également les critiques internationales contre l’armée israélienne, régulièrement accusée de disproportion dans l’usage de la force.

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte régional explosif, marqué par la guerre à Gaza, les tensions avec l’Iran et l’intensification des affrontements indirects dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Pour de nombreux observateurs, le risque d’un embrasement régional total n’a jamais été aussi élevé.

 

LNT

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Macron annonce 23 milliards d’euros d’investissements au sommet Afrique-France de Nairobi https://lnt.ma/macron-annonce-23-milliards-deuros-dinvestissements-au-sommet-afrique-france-de-nairobi/ Tue, 12 May 2026 10:33:26 +0000 https://lnt.ma/?p=548288 L’Afrique a « besoin d’investissements » plutôt que d’aide publique, ont plaidé de concert lundi le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto, annonçant 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique au premier jour du sommet franco-africain de Nairobi. Ce sommet, intitulé « Africa Forward » (« En avant l’Afrique »), est organisé pour la première fois dans un […]

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L’Afrique a « besoin d’investissements » plutôt que d’aide publique, ont plaidé de concert lundi le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto, annonçant 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique au premier jour du sommet franco-africain de Nairobi.

Ce sommet, intitulé « Africa Forward » (« En avant l’Afrique »), est organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, et s’est ouvert lundi par une journée sur la jeunesse, le sport, la culture et les affaires, avant une journée avec les dirigeants africains mardi.

Sur les 23 milliards d’euros annoncés (14 milliards d’investissements français, publics et privés; 9 milliards d’investissements africains), les principaux secteurs concernés sont la transition énergétique (4,3 milliards), le numérique et l’IA (3,76), « l’économie bleue » (3,3), l’agriculture (1 milliard) et la santé (942 millions), a précisé l’Elysée.

M. Macron, qui veut mettre en avant une relation renouvelée avec le continent après des années de déboires dans plusieurs ex-colonies francophones, a critiqué les anciennes grand-messes franco-africaines, quand les dirigeants français venaient selon lui dire aux Africains: « voilà ce qui est bon pour vous, on va vous aider ».

« C’est plus du tout ce dont l’Afrique a besoin et ce qu’elle veut entendre », a-t-il assuré.

William Ruto lui a fait écho en affirmant ne plus « être en quête d’aide ou de prêts », mais d’investissements dans l’éducation et les infrastructures, notamment pour prendre le train de la révolution technologique de l’intelligence artificielle.

– « destins liés » –

Et « ça tombe bien parce que, nous, on n’a plus totalement les moyens non plus, si on est lucide », a ironisé le président français sous les rires d’un amphithéâtre de l’université de Nairobi, en référence à la baisse de l’aide publique au développement, en France comme dans les autres pays occidentaux confrontés à des difficultés budgétaires.

« L’Afrique, elle est en train de réussir » et « elle a besoin d’investissements pour être plus souveraine », a-t-il poursuivi.

M. Macron a donc clôturé la première journée par l’annonce de « 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique », estimant qu’ils vont créer « plus de 250.000 emplois directs en France et en Afrique ».

Il a martelé que les destins de l’Europe et de l’Afrique étaient liés: « Si vous échouez, on n’a aucune chance (…) Votre jeunesse quittera (vos pays) et on aura plein de tensions migratoires », a-t-il prévenu.

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, M. Macron a aussi assuré, dans un entretien publié par The Africa Report et Jeune Afrique, que « le paradoxe » était « que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle ».

« L’Europe défend l’ordre international, le multilatéralisme efficace, l’Etat de droit, le commerce libre et ouvert », tandis que les Etats-Unis et la Chine « sont dans une logique de confrontation commerciale », sans respect des règles.

– dernière tournée africaine –

William Ruto a lui « félicité » son homologue pour ce « recalibrage de la relation entre la France et l’Afrique ». « Il est la seule personne du G7 qui parle la langue des Africains », a-t-il même lancé.

Les deux dirigeants se retrouveront au sommet du G7, mi-juin à Evian, en France, notamment pour faire avancer leur projet commun de réforme de l’architecture financière internationale, afin qu’elle favorise notamment l’investissement privé en Afrique.

M. Macron doit régulièrement répondre aux critiques sur les déboires de la France dans plusieurs de ses ex-colonies africaines, notamment depuis le divorce avec trois pays sahéliens, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, après les putschs de 2020-2023.

« La France, depuis 25 ans, elle est bousculée en Afrique », a martelé le président français pour souligner la part de l’héritage des politiques passées dans la montée du sentiment antifrançais. « Et c’est normal et c’est très bien! », s’est-il exclamé.

Il s’est affiché avec le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, malgré certaines tensions passées, et a annoncé qu’il irait à l’automne au Sénégal et en Côte d’Ivoire, pour une probable dernière tournée africaine avant la fin de sa présidence dans un an.

Autre motif d’espoir pour lui: selon un sondage Ipsos bva commandé par la diplomatie française, 74% des personnes interrogées dans neuf pays africains déclarent avoir une bonne image de la France, un chiffre qui atteint 78% chez les plus jeunes. L’échantillon inclut l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Maroc ou encore le Sénégal, mais pas les pays sahéliens ni l’Algérie.

 

LNT avec Afp

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Indice de la démocratie 2025 : l’EIU relève une stabilisation mondiale, malgré des fragilités persistantes en Afrique subsaharienne https://lnt.ma/indice-de-la-democratie-2025-leiu-releve-une-stabilisation-mondiale-malgre-des-fragilites-persistantes-en-afrique-subsaharienne/ Mon, 11 May 2026 10:50:49 +0000 https://lnt.ma/?p=548153 L’Indice de la démocratie 2025 publié par l’Economist Intelligence Unit (EIU) fait état d’une stabilisation de la situation démocratique à l’échelle mondiale, après huit années consécutives de recul, tout en soulignant la persistance de fragilités institutionnelles dans plusieurs régions, notamment en Afrique subsaharienne. Selon les conclusions du rapport, relayées lundi à Abidjan, le score moyen […]

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L’Indice de la démocratie 2025 publié par l’Economist Intelligence Unit (EIU) fait état d’une stabilisation de la situation démocratique à l’échelle mondiale, après huit années consécutives de recul, tout en soulignant la persistance de fragilités institutionnelles dans plusieurs régions, notamment en Afrique subsaharienne.

Selon les conclusions du rapport, relayées lundi à Abidjan, le score moyen mondial de l’indice s’est établi à 5,19 sur 10 en 2025, contre 5,17 en 2024, marquant une légère amélioration présentée comme le premier signe de stabilisation depuis près d’une décennie.

Les auteurs de l’étude indiquent qu’environ 75 % des pays évalués ont enregistré soit une amélioration, soit une stabilité de leur score démocratique entre 2024 et 2025, traduisant une forme d’accalmie après plusieurs années de dégradation continue.

Cette évolution reste toutefois contrastée selon les régions. Le rapport relève notamment une détérioration de la situation démocratique aux États-Unis depuis l’investiture du président Donald Trump en janvier 2025.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, l’indice met en évidence une interruption d’une tendance baissière observée durant neuf années consécutives, portée notamment par des évolutions enregistrées dans certains pays comme la Bolivie, où l’organisation d’élections jugées libres et équitables a contribué à cette amélioration.

Une Afrique subsaharienne entre avancées ponctuelles et vulnérabilités persistantes

En Afrique subsaharienne, le rapport décrit une situation plus contrastée, marquée par la persistance de fragilités structurelles. Selon l’EIU, environ 85 % des régimes politiques de la région restent classés dans les catégories des régimes autoritaires ou hybrides.

Quelques évolutions positives sont néanmoins relevées. Le Sénégal et le Malawi ont ainsi accédé au statut de « démocraties imparfaites », selon le classement établi par l’institution.

S’agissant du Sénégal, le rapport met en avant plusieurs réformes adoptées en 2025 visant à renforcer la transparence institutionnelle et la lutte contre la corruption, notamment à travers l’adoption d’une législation sur la protection des lanceurs d’alerte et un meilleur accès aux informations publiques.

L’étude souligne également une montée de l’engagement politique des jeunes sur le continent, en particulier au Kenya et à Madagascar, où des mobilisations portées par des mouvements issus de la génération Z auraient contribué à influencer les dynamiques politiques et gouvernementales.

Les coups d’État et les crises institutionnelles continuent de peser

En parallèle, le rapport met en lumière la persistance de facteurs de déstabilisation, notamment le retour de coups d’État militaires dans certaines parties du continent.

La Guinée-Bissau et Madagascar ont ainsi enregistré des reculs significatifs de leurs scores démocratiques à la suite de ruptures institutionnelles impliquant des prises de pouvoir militaires, tandis que d’autres pays comme le Gabon et la Guinée sont présentés comme engagés dans des processus de retour progressif vers un régime civil.

Pour les auteurs du rapport, les défis sécuritaires, les crises institutionnelles récurrentes ainsi que les tensions liées aux successions politiques continuent d’affaiblir durablement les institutions démocratiques dans plusieurs pays africains.

Créé en 2006, l’Indice de la démocratie de l’Economist Intelligence Unit évalue chaque année 167 pays et territoires à travers cinq critères principaux : le processus électoral et le pluralisme, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, la culture politique et les libertés civiles.

LNT

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L’Iran et Trump campent sur leurs positions, le pétrole repart à la hausse https://lnt.ma/liran-et-trump-campent-sur-leurs-positions-le-petrole-repart-a-la-hausse/ Mon, 11 May 2026 08:28:59 +0000 https://lnt.ma/?p=548175 L’Iran a réclamé l’arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse. « La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran », a […]

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L’Iran a réclamé l’arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse.

« La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran », a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Avant de lister les revendications de la République islamique: « la fin de la guerre dans la région », y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et « la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années ».

La veille, le président américain s’était insurgé sur son réseau Truth Social: « je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l’Iran. Je ne l’aime pas – C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE! ».

Des déclarations qui ont fait bondir les prix de l’or noir, semant le doute sur les marchés quant à une reprise imminente des pourparlers de paix et une réouverture rapide du détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, contrôlé par l’Iran depuis le début de la guerre le 28 février.

Vers 11H10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur le continent européen, gagnait 2,67% à 103,99 dollars. Soit une hausse de près de 50% comparé aux niveaux d’avant-guerre.

– La guerre « n’est pas finie » –

Après plus d’un mois de trêve entre les deux belligérants, les espoirs de règlement du conflit dans un avenir proche semblent minces.

Une seule session de discussions a eu lieu, le 11 avril à Islamabad via le médiateur pakistanais. Depuis, la voie diplomatique piétine pendant que sur le terrain, les incidents entre les deux camps se sont multipliés ces derniers jours aux abords du détroit d’Ormuz.

D’après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle de cette voie maritime, et une levée simultanée du blocus naval américain.

Selon le quotidien, l’Iran mentionne par ailleurs des négociations sur le crucial dossier nucléaire dans un délai de 30 jours. Il offrirait de « diluer » une partie de son uranium hautement enrichi et de transférer le reste dans un « pays tiers », mais refuserait un démantèlement de ses équipements et un moratoire sur 20 ans de son processus d’enrichissement d’uranium.

Washington et de nombreux pays soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique, ce qu’il dément, défendant son droit au nucléaire civil.

« Il reste encore des matières nucléaires – de l’uranium enrichi – qui doivent être retirées d’Iran » et « des sites d’enrichissement à démanteler », avait affirmé dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS.

Il a aussi dit espérer la fin du pouvoir iranien, qui signifierait la chute, « comme un échafaudage » selon lui, des supplétifs de l’Iran au Yémen (Houthis), à Gaza (Hamas) et au Liban (Hezbollah).

La guerre, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, « a permis d’accomplir beaucoup de choses, mais elle n’est pas finie », a averti le responsable israélien.

– Nouveaux morts au Liban –

« Téhéran ne montre aucun signe de capitulation » et « calcule que la hausse des prix mondiaux du pétrole et les pénuries de produits obligeront Trump à mettre fin au conflit sans obtenir les concessions majeures, notamment nucléaires, qu’il recherche », analyse le centre de réflexion américain Soufan Center.

Dans le Golfe, de nouvelles attaques avaient été signalées dimanche.

Au Qatar, un vraquier en provenance d’Abou Dhabi a été visé par un drone dans les eaux territoriales, selon le ministère de la Défense.

L’agence de presse iranienne Fars a affirmé qu’il « battait pavillon américain », sans dire explicitement que l’Iran l’avait visé.

D’autres pays ont été ciblés par des drones: le Koweït n’en a pas précisé la provenance, mais Abou Dhabi a directement accusé Téhéran.

Dès le déclenchement de la guerre par Israël et les Etats-Unis, les monarchies du Golfe, alliées de Washington, avaient fait l’objet de frappes iraniennes.

Ces attaques interviennent deux jours après que l’armée américaine a visé deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, voie d’accès au détroit d’Ormuz.

Dans le sud du Liban, où les affrontements se poursuivent entre Israël et le Hezbollah malgré le cessez-le-feu censé être en vigueur depuis mi-avril, deux secouristes affiliés au mouvement pro-iranien et un soldat israélien ont été tués dimanche.

 

LNT avec Afp

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Sommet Xi-Trump: Pékin à la recherche de « plus de stabilité » internationale https://lnt.ma/sommet-xi-trump-pekin-a-la-recherche-de-plus-de-stabilite-internationale/ Mon, 11 May 2026 08:27:22 +0000 https://lnt.ma/?p=548172 Le président chinois Xi Jinping abordera le sommet très attendu cette semaine avec son homologue Donald Trump avec la volonté d’insuffler « plus de stabilité » dans les relations internationales, a dit Pékin lundi, en pleine crise au Moyen-Orient. La Chine a confirmé la visite de M. Trump, qui aura lieu de mercredi à vendredi. Elle avait […]

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Le président chinois Xi Jinping abordera le sommet très attendu cette semaine avec son homologue Donald Trump avec la volonté d’insuffler « plus de stabilité » dans les relations internationales, a dit Pékin lundi, en pleine crise au Moyen-Orient.

La Chine a confirmé la visite de M. Trump, qui aura lieu de mercredi à vendredi.

Elle avait déjà été annoncée par la Maison Blanche après un report de ce déplacement initialement programmé fin mars. Le milliardaire républicain avait invoqué la guerre avec l’Iran pour justifier cet ajournement.

Il s’agira de la première visite d’un président américain en Chine depuis celle effectuée par Donald Trump en 2017. Joe Biden n’avait pas fait le voyage pendant ses quatre années de mandat.

Les relations commerciales bilatérales devraient dominer les entretiens, après une année de confrontation à coups de droits de douanes et de restrictions multiples aux échanges.

Avant même le sommet Xi-Trump, des négociateurs commerciaux des deux pays, conduits par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le ministre américain des Finances Scott Bessent, doivent ainsi se rencontrer à Séoul.

MM. Xi et Trump avaient conclu une trêve temporaire en octobre et pourraient en étendre les termes lors de la visite.

– « Pied d’égalité » –

Au-delà du commerce, la crise au Moyen-Orient, avec ses retombées globales et son contrecoup pour la Chine, devrait prendre une place significative dans les discussions.

« La Chine entend travailler avec les Etats-Unis sur un pied d’égalité, dans un esprit de respect et de souci de l’intérêt mutuel, afin de développer la coopération, de gérer les différends et d’apporter plus de stabilité et de certitude dans un monde instable et interdépendant », a déclaré lundi devant la presse un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun.

Le géant asiatique est directement touché par le bras de fer américano-iranien et la quasi fermeture du détroit d’Ormuz.

La Chine est un partenaire économique et politique primordial de l’Iran. Elle est de loin la principale importatrice de son pétrole.

Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d’analyse Kpler.

Fortement tributaire du commerce international, la Chine commence à éprouver les effets de la guerre, même si elle semble mieux armée que ses voisins pour y faire face.

Les experts estiment que M. Xi aborde le sommet en relative position de force face à un Donald Trump empêtré dans le conflit au Moyen-Orient et soumis à la pression grandissante des élections américaines de mi-mandat en novembre.

Ils relèvent que la Chine retire de la crise un certain nombre de bienfaits dans sa rivalité avec les Etats-Unis, dont celui de se présenter au reste du monde comme un partenaire fiable, respectueux du droit international et, suivant une expression en vogue dans le discours officiel, « du bon côté de l’Histoire ».

Les mêmes analystes nuancent cependant: la Chine, avec sa forte dépendance aux échanges internationaux, n’a pas intérêt à ce que la situation dans le Golfe dure longtemps.

– Nouvelles sanctions américaines –

Pékin a mesuré ses critiques contre les Etats-Unis et son soutien à l’Iran depuis le début de la guerre fin février.

Le porte-parole des Affaires étrangères chinoises Guo Jiakun s’est contenté lundi de répondre que Pékin continuerait à jouer un rôle « positif » dans les efforts de sortie de crise.

Le département d’Etat américain avait annoncé vendredi sanctionner trois entreprises basées en Chine et coupables selon lui d’avoir fourni des images satellite employées par l’Iran dans ses hostilités contre les Etats-Unis.

La Chine est contre les « sanctions unilatérales illégales », a répondu Guo Jiakun.

« Le plus urgent, c’est d’éviter que le conflit ne reprenne, pas de l’instrumentaliser pour calomnier d’autres pays », a-t-il affirmé.

Le Trésor américain a également sanctionné plusieurs entreprises de Chine continentale et de Hong Kong, au nom de leur contribution supposée à l’armement de l’Iran.

Les analystes doutent que Pékin cède à la « pression » américaine sur l’Iran.

La Chine devrait chercher durant le sommet des acquis concrets, même s’ils sont minimes, par exemple sur les droits de douanes, selon les experts.

 

LNT avec Map

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L’Iran questionne le « sérieux » des Etats-Unis, sans dévoiler sa réponse à un plan américain https://lnt.ma/liran-questionne-le-serieux-des-etats-unis-sans-devoiler-sa-reponse-a-un-plan-americain/ Sat, 09 May 2026 15:52:59 +0000 https://lnt.ma/?p=548106 L’Iran a mis en doute samedi le sérieux de la diplomatie américaine dans les tractations en cours pour trouver une issue au conflit au Moyen-Orient, sans toutefois communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington. Un mois après l’entrée en vigueur d’une trêve, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a fait […]

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L’Iran a mis en doute samedi le sérieux de la diplomatie américaine dans les tractations en cours pour trouver une issue au conflit au Moyen-Orient, sans toutefois communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington.

Un mois après l’entrée en vigueur d’une trêve, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a fait part de ce scepticisme lors d’un entretien téléphonique avec son homologue turc, Hakan Fidan, au lendemain de nouveaux accrochages dans les eaux du Golfe.

« L’escalade récente des tensions par les forces américaines et leurs multiples violations du cessez-le-feu renforcent les soupçons sur la motivation et le sérieux de la partie américaine sur la voie de la diplomatie », a affirmé M. Araghchi, cité par l’agence iranienne Isna.

A Washington, le président Donald Trump avait pour sa part dit vendredi attendre dans la soirée une réponse des Iraniens à une proposition visant à mettre durablement fin aux hostilités. « Je devrais recevoir une lettre ce soir, donc on verra bien comment ça se passe », avait-il assuré à des journalistes.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d’Etat, avait lui indiqué que l’Iran étudiait toujours la proposition américaine.

Depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l’Iran, Téhéran verrouille le stratégique détroit d’Ormuz, ce à quoi Washington a riposté en imposant le 13 avril un blocus des ports iraniens.

L’armée américaine a annoncé vendredi avoir « neutralisé » par voie aérienne deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, porte d’entrée du détroit, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Si les navires ne transportaient pas de cargaison selon l’armée, les images diffusées par le commandement militaire américain pour la région (Centcom) montrent d’épaisses colonnes de fumée s’échappant des postes de pilotage.

Téhéran a dénoncé auprès de l’ONU une « violation flagrante » de la trêve.

Et une source militaire citée par l’agence Tasnim a confirmé que les forces iraniennes avaient répliqué. « Après une période d’échanges de tirs, les affrontements ont cessé actuellement et le calme est revenu », a-t-elle stipulé.

La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.

Le bras de fer entre Téhéran et Washington à Ormuz a fait flamber les cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord a ainsi terminé la semaine une nouvelle fois au-dessus de 100 dollars.

Le Royaume-Uni a annoncé samedi qu’il allait « prépositionner au Moyen Orient » un destroyer actuellement en Méditerranée, en prévision du déploiement d’une future mission internationale de sécurisation du transport dans le détroit d’Ormuz, une initiative co-dirigée par la France.

Selon des images satellites diffusées vendredi, une nappe de pétrole d’une cinquantaine de kilomètres carrés a été détectée dans le Golfe au large de l’île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays par lequel transite en temps normal 90% du brut d’Iran.

Selon l’Observatoire des conflits et de l’environnement, une ONG basée au Royaume-Uni, la nappe s’est toutefois « fortement réduite » samedi.

« Il n’y aucune information officielle sur des fuites de pétrole près de l’île de Kharg », a assuré le dirigeant de la commission parlementaire iranienne sur l’énergie, cité samedi par l’agence Isna.

Sur l’autre front du conflit, au Liban, Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs attaques mutuelles quotidiennes, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril, qu’ils s’accusent tous deux de violer.

L’armée israélienne a de nouveau ordonné, samedi, l’évacuation immédiate de plusieurs localités du sud du pays en vue d’attaques contre le mouvement chiite.

L’agence de presse libanaise ANI a ensuite fait état d’une série de frappes israéliennes dans cette région, mais aussi de trois frappes à environ 20 km au sud de Beyrouth.

Selon le ministère libanais de la Santé, un drone israélien a visé à trois reprises une moto dans la ville de Nabatiyé, tuant un ressortissant syrien et blessant gravement sa fille de 12 ans.
Le Hezbollah a ensuite déclaré avoir visé l’armée dans le nord d’Israël.

Le mouvement pro-iranien a entraîné Beyrouth dans la guerre le 2 mars, en relançant ses attaques sur Israël, après l’offensive conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait 2.750 morts depuis le début de la guerre, selon le bilan de vendredi du ministère de la Santé.

De nouvelles discussions entre les deux pays voisins – toujours techniquement en état de guerre – sont prévues à Washington les 14 et 15 mai. Le Hezbollah s’y oppose.

LNT avec AFP

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Royaume-Uni : Starmer organise sa riposte après la défaite électorale du Labour https://lnt.ma/royaume-uni-starmer-organise-sa-riposte-apres-la-defaite-electorale-du-labour/ Sat, 09 May 2026 15:50:43 +0000 https://lnt.ma/?p=548101 Le premier ministre britannique Keir Starmer prépare sa riposte après la défaite des travaillistes aux élections locales de jeudi en Grande-Bretagne, déterminé à rester à Downing Street malgré les appels croissants samedi à son départ dans son propre camp. Le chef du gouvernement, très impopulaire, a promis d' »écouter les électeurs » sans pour autant « prendre un […]

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Le premier ministre britannique Keir Starmer prépare sa riposte après la défaite des travaillistes aux élections locales de jeudi en Grande-Bretagne, déterminé à rester à Downing Street malgré les appels croissants samedi à son départ dans son propre camp.
Le chef du gouvernement, très impopulaire, a promis d' »écouter les électeurs » sans pour autant « prendre un virage à droite ou à gauche », dans une tribune publiée samedi dans le quotidien de gauche The Guardian, alors que le scrutin a été marqué par la forte progression du parti anti-immigration Reform UK et du parti des Verts, très à gauche.

Keir Starmer affirme qu’il définira « dans les jours qui viennent » la voie à suivre et « le travail que fera (son) gouvernement dans les prochains mois ».

Il doit prendre la parole lundi, selon plusieurs médias britanniques, qui évoquent un possible remaniement.

« Je ne vais pas me retirer, cela plongerait le pays dans le chaos », a-t-il encore répété samedi, lors d’un déplacement au sud de Londres, promettant de donner plus « d’espoir » aux Britanniques.

Est-ce que cela suffira à calmer le mécontentement qui monte dans le camp travailliste ?

Plus d’une vingtaine de députés Labour et des responsables de syndicats alliés au parti ont ouvertement exprimé leurs doutes sur la capacité de Keir Starmer à mener le gouvernement.
« Si nous continuons avec Keir Starmer comme chef pour la prochaine élection, cela va être un désastre », a affirmé le député Clive Betts, samedi sur Times radio. Les électeurs « ne l’écoutent plus », a-t-il insisté.

Mais Keir Starmer garde à ce stade le soutien des ténors de l’exécutif, qui ont publié une série de messages de soutien dans la soirée de vendredi, lui offrant ainsi un sursis.

Et samedi matin le chef du gouvernement s’est affiché à Downing Street avec deux poids lourds du Labour. Il a reçu l’ancien Premier ministre Gordon Brown, qu’il a nommé envoyé spécial chargé de la finance mondiale et de la coopération, prenant la pose avec lui devant le N°10. Et il a nommé l’ancienne vice-présidente du parti Harriet Harman comme conseillère chargée de la lutte contre les violences sur les femmes et les filles.

Un important rendez-vous l’attend mercredi, avec le discours du roi devant le Parlement. Charles III y détaillera les projets de loi que le gouvernement prépare pour la prochaine session parlementaire.
Dans sa tribune au Guardian, Keir Starmer a reconnu des « erreurs » et estimé que les résultats « douloureux » des élections et la « fragmentation politique » sont la conséquence d’électeurs « frustrés par le statu quo ».

« Notre mission est de les convaincre que nous avons des réponses progressistes aux problèmes et défis qu’ils affrontent », a-t-il ajouté, citant le coût de la vie, l’immigration ou le manque d’opportunité pour les jeunes.

Mais s’il a obtenu un sursis, « il n’y a aucun exemple d’un Premier ministre qui a réussi à redresser une telle impopularité (…). Les gens ont décidé qu’ils ne l’aiment pas et je ne crois pas qu’ils vont changer d’avis », souligne auprès de l’AFP Robert Ford, professeur de sciences politiques à l’université de Manchester.

Avec quasiment tous les résultats du scrutin désormais connus, le tableau est sombre pour le Labour.

Au Pays de Galles, il a perdu le pouvoir au Parlement local, ce qui n’était jamais arrivé depuis sa création en 1999, au profit du parti indépendantiste Plaid Cymru. Même sans majorité absolue, son chef Rhun ap Iorwerth, s’est dit « prêt à former le prochain gouvernement gallois », qu’il devrait logiquement diriger.
En Ecosse, le Labour a reculé et termine au coude à coude avec Reform UK, dans un Parlement toujours dominé par le parti indépendantiste SNP, avec 58 sièges sur 129.

En Angleterre, les travaillistes ont gagné 997 sièges et en ont perdu 1.406. Le parti de Nigel Farage, Reform UK, poursuit sa rapide progression avec 1.444 sièges remportés, selon le décompte quasi-complet de la BBC.

Le Labour a perdu du terrain y compris dans le traditionnel « mur rouge » du nord de l’Angleterre.

Le scrutin est aussi marqué par le recul des Conservateurs (773 élus), derrière le parti Libéral-démocrates (834), et par la progression des Verts, parti très à gauche dirigé par Zack Polanski (515 sièges).

LNT avec AFP

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L’Iran accuse les États-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu https://lnt.ma/liran-accuse-les-etats-unis-de-violation-flagrante-du-cessez-le-feu/ Fri, 08 May 2026 14:08:28 +0000 https://lnt.ma/?p=548054 Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé vendredi les Etats-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu, après des échanges de frappes entre les belligérants. « L’action menée hier soir constitue une violation flagrante du droit international et du cessez-le-feu. Toutefois, les forces de défense du pays ont infligé un coup dur à l’ennemi et repoussé ses […]

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Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé vendredi les Etats-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu, après des échanges de frappes entre les belligérants.

« L’action menée hier soir constitue une violation flagrante du droit international et du cessez-le-feu. Toutefois, les forces de défense du pays ont infligé un coup dur à l’ennemi et repoussé ses attaques avec toute leur force », a affirmé le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï.

Les Etats-Unis ont dit avoir « ciblé des installations militaires iraniennes » jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz. Le président Donald Trump a toutefois assuré que la trêve en vigueur depuis un mois tenait toujours.

 

LNT avec Map

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L’Iran crée une autorité spéciale pour percevoir les droits de passage à Ormuz https://lnt.ma/liran-cree-une-autorite-speciale-pour-percevoir-les-droits-de-passage-a-ormuz/ Fri, 08 May 2026 14:07:35 +0000 https://lnt.ma/?p=548061 L’Iran a créé une nouvelle agence gouvernementale chargée d’approuver les passages dans le détroit d’Ormuz et d’en percevoir les droits pour la navigation, a rapporté le journal spécialisé Lloyd’s List. Point de passage par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, Ormuz est devenu un foyer majeur de tensions depuis le début de la […]

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L’Iran a créé une nouvelle agence gouvernementale chargée d’approuver les passages dans le détroit d’Ormuz et d’en percevoir les droits pour la navigation, a rapporté le journal spécialisé Lloyd’s List.

Point de passage par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, Ormuz est devenu un foyer majeur de tensions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, la situation y demeure très conflictuelle, l’Iran bloquant le détroit et les Etats-Unis imposant un blocus des ports iraniens.

Plusieurs incidents s’y sont déroulés ces derniers jours, au moment où Washington cherche à conclure un accord avec Téhéran pour mettre fin durablement à la guerre et obtenir une reprise du trafic à Ormuz.

« L’Iran a créé une nouvelle Autorité du détroit du Golfe persique (PGSA) chargée d’approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz », a indiqué Lloyd’s List.

Selon cette source qui cite le formulaire de l’autorité, les navires sont tenus de fournir des informations détaillées sur leur propriétaire, leur assurance, les membres d’équipage et leur itinéraire de transit prévu.

La PGSA se présente, selon Lloyd’s List, comme la seule autorité habilitée à accorder des autorisations aux navires transitant par le détroit.

Mardi, la chaîne iranienne anglophone Press TV avait déclaré que l’Iran avait mis en place un « système visant à exercer sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz » et que les navires transitant par le détroit recevaient des « instructions » par e-mail.

Le 23 avril, un haut responsable du Parlement iranien avait annoncé que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage qu’il a instaurés dans le détroit.

 

LNT avec Afp

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Le monde dans l’attente d’une réponse iranienne à une proposition américaine https://lnt.ma/le-monde-dans-lattente-dune-reponse-iranienne-a-une-proposition-americaine/ Thu, 07 May 2026 09:15:12 +0000 https://lnt.ma/?p=547422 Les chancelleries et les marchés mondiaux attendent jeudi la réponse de Téhéran à la dernière proposition de Washington en vue de mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et de rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz. Parlant de « très bonnes discussions dans les dernières 24 heures », Donald Trump a jugé mercredi « très possible » un accord […]

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Les chancelleries et les marchés mondiaux attendent jeudi la réponse de Téhéran à la dernière proposition de Washington en vue de mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et de rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz.

Parlant de « très bonnes discussions dans les dernières 24 heures », Donald Trump a jugé mercredi « très possible » un accord de paix avec l’Iran, générant une chute du prix du pétrole et une flambée des places boursières, même s’il a de nouveau agité la menace d’une reprise des bombardements.

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des « grands progrès accomplis en vue d’un accord », la suspension de l’opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d’Ormuz.

– Protocole d’accord –

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

« Deux responsables américains et deux autres sources informées du dossier » ont fait état « d’un protocole d’accord d’une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées », selon le site d’information en ligne américain Axios.

« L’accord verrait l’Iran s’engager à un moratoire sur l’enrichissement nucléaire, les Etats-Unis accepter de lever leurs sanctions et de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés, et les deux parties lever les restrictions entourant le transit par le détroit d’Ormuz », affirme le site.

Si l’Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa « reddition », il s’est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant que son pays « examinait toujours le plan et la proposition américaine ».

– Projet de résolution –

Selon la chaîne américaine NBC News, le revirement de M. Trump sur son projet d’escorte de navires à Ormuz est intervenu après que l’Arabie saoudite – dont le prince héritier Mohammed ben Salmane aurait parlé directement avec le président américain – a refusé de permettre aux forces américaines d’utiliser son espace aérien et ses bases pour cette opération.

Evoquant la campagne américano-israélienne contre l’Iran jusqu’au cessez-le-feu du 8 avril, le milliardaire républicain avait déjà évoqué mercredi une fin de l’opération « Fureur épique » en cas d’accord, menaçant autrement l’Iran de nouveaux bombardements à « une intensité bien plus forte qu’avant ».

A l’ONU, Washington et les Etats du Golfe ont préparé une résolution au Conseil de sécurité exigeant que Téhéran cesse ses attaques, révèle l’emplacement de ses mines et s’abstienne d’imposer un péage à la navigation, a annoncé le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. Un vote devrait intervenir dans les prochains jours.

– « Bon espoir » –

Le lancement lundi de l’opération américaine dans le détroit d’Ormuz s’est accompagné d’accrochages en mer entre Iraniens et Américains, et d’attaques contre les Emirats arabes unis imputées à l’Iran mais démenties par lui, après des semaines de calme relatif.

Téhéran a nié jeudi toute implication dans l’explosion survenue sur un cargo sud-coréen, le HMM Namu, dans le détroit lundi, via un communiqué de son ambassade à Séoul.

Les cours du pétrole sont en baisse jeudi, le marché se montrant plus optimiste depuis l’annonce de M. Trump mercredi. Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 2,82% à 98,41 dollars.

Les Bourses européennes ont elles ouvert sans direction franche, les investisseurs restant dans l’attente d’un accord concret.

Alors que le Pakistan, médiateur dans le conflit, a aussi dit avoir « bon espoir » que l’actuelle dynamique aboutisse à une paix durable, certains en Iran ne cachent pas leur lassitude.

« Que vous soyez en Iran ou non, la pression psychologique est intense. Tout le monde est déprimé et sans espoir à cause de ce jeu psychologique », confie Azadeh, une traductrice de 43 ans jointe par une journaliste de l’AFP à Paris.

Sur le front libanais, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir que l’armée avait visé un commandant de haut rang du Hezbollah à Beyrouth.

Un commandant du mouvement pro-iranien a bien été tué dans cette frappe – la première sur la banlieue sud de la capitale depuis le cessez-le-feu du 17 avril, a indiqué à l’AFP une source proche du Hezbollah.

Le ministère libanais de la Santé a aussi recensé 11 morts dans le pays dans des bombardements israéliens, malgré la trêve.

 

LNT avec Afp

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Hantavirus: trois rapatriements en Europe, la bateau en route pour les Canaries https://lnt.ma/hantavirus-trois-rapatriements-en-europe-la-bateau-en-route-pour-les-canaries/ Thu, 07 May 2026 09:14:30 +0000 https://lnt.ma/?p=547429 Trois personnes évacuées d’un bateau de croisière frappé par un rare foyer d’hantavirus ayant tué trois passagers ont été rapatriées en Europe pour une prise en charge sanitaire, les autres restant confinés à bord où « plus personne » n’a de symptômes jeudi, en attendant de pouvoir débarquer aux Canaries. Dans l’Atlantique, le navire MV Hondius est […]

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Trois personnes évacuées d’un bateau de croisière frappé par un rare foyer d’hantavirus ayant tué trois passagers ont été rapatriées en Europe pour une prise en charge sanitaire, les autres restant confinés à bord où « plus personne » n’a de symptômes jeudi, en attendant de pouvoir débarquer aux Canaries.

Dans l’Atlantique, le navire MV Hondius est en route entre le Cap-Vert et Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, où il doit arriver ce weekend avant une évacuation des passagers prévue en début de semaine prochaine.

« Plus aucune personne n’a de symptômes à bord », a annoncé jeudi à la mi-journée le croisiériste Oceanwide Expeditions dans un communiqué.

Selon le site de suivi maritime Marine Traffic, le bateau devrait arriver aux Canaries dimanche en milieu de journée.

Les autorités sanitaires cherchent toujours à comprendre l’origine du foyer et identifier de possibles cas contact.

Il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique contre ce virus qui peut être contracté au contact de rongeurs et dont la souche des Andes, retrouvée sur des passagers infectés, est la seule à être connue pour des cas de transmission interhumaine.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la première contamination a eu lieu avant le début de l’expédition le 1er avril car le premier passager décédé, un Néerlandais de 70 ans, a présenté des symptômes dès le 6 avril.

« La période d’incubation – qui est le moment entre l’infection et le début des symptômes – est d’entre une et six semaines » mais, généralement, « plutôt autour de deux-trois semaines », a expliqué à l’AFP Anaïs Legand, experte technique sur les fièvres hémorragiques virales à l’OMS.

Donc la première personne contaminée « a eu très clairement une exposition avant d’embarquer sur le bateau, certainement liée à un rongeur », a-t-elle insisté.

– « Pas pris au sérieux » –

Les trois passagers décédés depuis le début de la croisière, qui reliait Ushuaïa en Argentine au Cap-Vert, sont un septuagénaire néerlandais, son épouse et une Allemande.

Un homme est hospitalisé à Johannesburg, un autre à Zurich (Suisse) et trois personnes ont été évacuées du bateau via le Cap-Vert mercredi: deux sont arrivées mercredi soir à Amsterdam et l’une prise en charge au centre médical universitaire de Leyde (LUMC), aux Pays-Bas, l’autre, cas contact asymptomatique, à l’hôpital de Düsseldorf (Allemagne). Jeudi matin, l’avion transportant le troisième évacué s’est posé à Amsterdam sans que l’on sache dans l’immédiat où il serait examiné.

Une hôtesse de l’air de la compagnie néerlandaise KLM est par ailleurs en cours de dépistage jeudi après avoir présenté de légers symptômes, selon le ministère néerlandais de la Santé. Selon le média RTL nieuws, cette femme, hospitalisée à Amsterdam, a été en contact avec la passagère néerlandaise décédée.

KLM avait signalé mercredi qu’une personne décédée après avoir voyagé à bord du MV Hondius était montée « brièvement » à bord d’un de ses avions reliant Johannesburg à Amsterdam, mais débarquée avant le décollage.

Des inquiétudes montent aussi sur l’île de Sainte-Hélène, où 29 passagers ont quitté le navire le 24 avril, selon le croisiériste.

Tous ont été « contactés » et « nous nous efforçons de recenser tous les passagers et membres d’équipage qui ont embarqué et débarqué aux différentes escales du MV Hondius », a ajouté la compagnie.

Parmi ces passagers débarqués, un vidéaste turc, Ruhi Çenet, a déploré mercredi auprès de l’AFP que l’équipage n’ait « pas pris le problème suffisamment au sérieux ». Jusqu’à ce débarquement, « la vie a poursuivi son cours » sur le bateau malgré la mort du passager néerlandais le 11 avril et l’équipage n’a pas « envisagé la possibilité d’une telle maladie contagieuse », a-t-il raconté.

Dans son communiqué jeudi, le croisiériste a fait valoir que « le premier cas confirmé » n’a « pas été rapporté » avant le 4 mai.

– Risque « faible » –

Le MV Hondius, qui a quitté mercredi la baie de Praia, au Cap-Vert, avec une vingtaine de nationalités différentes à bord, est attendu ce weekend à Granadilla, à Tenerife, malgré l’opposition des autorités locales.

« Tous les passagers resteront à bord du navire de croisière jusqu’à l’arrivée » des avions chargés de les rapatrier, a indiqué le ministère espagnol de l’Intérieur.

« Un dispositif conjoint d’évaluation sanitaire et d’évacuation sera mis en place pour rapatrier tous les passagers, à moins que leur état de santé ne l’empêche », a souligné la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez.

Les pays de l’UE doivent prendre en charge leurs ressortissants, éventuellement aidés par la Commission européenne, tandis que l’évacuation des passagers extra-européens est toujours en préparation.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué à l’AFP qu’il « ne pens(ait) pas » que la situation soit similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19. « Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible », selon lui.

Selon l’itinéraire reconstitué par les autorités argentines, le couple de Néerlandais décédés était en Amérique du Sud depuis fin novembre, et a voyagé plusieurs mois entre Argentine, Chili, Uruguay et de nouveau Argentine fin mars, avant d’embarquer sur le navire à Ushuaïa le 1er avril.

L’hantavirus est endémique dans certaines régions d’Argentine, andines notamment, avec au moins une soixantaine de cas par an ces dernières années.

 

LNT avec Afp

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L’Iran dit continuer à étudier la proposition américaine pour mettre fin à la guerre https://lnt.ma/liran-dit-continuer-a-etudier-la-proposition-americaine-pour-mettre-fin-a-la-guerre/ Wed, 06 May 2026 11:31:56 +0000 https://lnt.ma/?p=547322 Les autorités iraniennes ont confirmé, ce mardi, poursuivre l’étude de la dernière proposition américaine visant à mettre un terme au conflit qui oppose depuis plusieurs semaines Téhéran aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Cette annonce intervient alors que les discussions diplomatiques semblent entrer dans une phase décisive, malgré une méfiance persistante entre les deux […]

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Les autorités iraniennes ont confirmé, ce mardi, poursuivre l’étude de la dernière proposition américaine visant à mettre un terme au conflit qui oppose depuis plusieurs semaines Téhéran aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Cette annonce intervient alors que les discussions diplomatiques semblent entrer dans une phase décisive, malgré une méfiance persistante entre les deux camps.

Selon plusieurs médias américains et internationaux, Washington et Téhéran seraient désormais proches d’un accord préliminaire prenant la forme d’un mémorandum d’entente en 14 points. Ce document, encore en cours de négociation, viserait à instaurer officiellement la fin des hostilités et à ouvrir une période de discussions plus larges sur les questions nucléaires et sécuritaires.

D’après les éléments ayant filtré, le projet américain prévoirait notamment un moratoire de longue durée sur l’enrichissement d’uranium iranien, un allègement progressif des sanctions américaines, la libération d’avoirs iraniens gelés ainsi qu’un assouplissement des restrictions autour du détroit d’Ormuz, devenu l’un des principaux points de tension du conflit.

Les négociations seraient menées à travers plusieurs canaux diplomatiques et médiateurs régionaux, notamment le Pakistan, qui joue un rôle actif dans les échanges indirects entre les deux parties.

Toutefois, malgré cette avancée apparente, les divergences restent importantes. Plusieurs responsables iraniens ont rapidement tempéré l’optimisme affiché par certains médias occidentaux. Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission parlementaire iranienne chargée de la sécurité nationale et de la politique étrangère, a ainsi qualifié la proposition américaine de simple “wishlist américaine” plutôt que d’accord réaliste.

Du côté américain, le président Donald Trump a affirmé que “la guerre pourrait prendre fin” si l’Iran acceptait les termes proposés, tout en menaçant de nouvelles frappes militaires en cas d’échec des discussions.

Le conflit, qui a profondément déstabilisé la région depuis le début de l’année, a notamment provoqué une flambée des tensions dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les États-Unis avaient récemment annoncé la suspension temporaire de certaines opérations navales dans la zone afin de laisser une chance aux négociations.

Sur les marchés, les premiers signes d’apaisement ont déjà eu un impact notable. Les prix du pétrole ont fortement reculé après les informations évoquant un possible accord entre Washington et Téhéran, tandis que plusieurs places boursières mondiales ont enregistré des hausses.

Malgré cette dynamique diplomatique, de nombreuses zones d’ombre demeurent. Les discussions sur le programme balistique iranien, le soutien de Téhéran à ses alliés régionaux ou encore la durée exacte des restrictions nucléaires restent particulièrement sensibles. Plusieurs observateurs estiment ainsi qu’un accord global demeure encore loin d’être garanti, même si les deux parties semblent vouloir éviter une nouvelle escalade militaire majeure.

 

LNT

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Hantavirus : l’OMS écarte un scénario type Covid-19 https://lnt.ma/hantavirus-loms-ecarte-un-scenario-type-covid-19/ Wed, 06 May 2026 11:30:19 +0000 https://lnt.ma/?p=547330 Le risque présenté par le foyer d’hantavirus identifié sur un bateau de croisière est « faible » pour « le reste du monde », a déclaré mercredi à l’AFP, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour qui la situation diffère du début de la pandémie de Covid-19. Interrogé par l’AFP à Genève sur le niveau […]

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Le risque présenté par le foyer d’hantavirus identifié sur un bateau de croisière est « faible » pour « le reste du monde », a déclaré mercredi à l’AFP, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour qui la situation diffère du début de la pandémie de Covid-19.

Interrogé par l’AFP à Genève sur le niveau d’urgence de ce foyer apparemment né à bord du HV Hondius dans l’Atlantique, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dit qu’il « ne pense pas » que celui-ci soit similaire à celui des débuts de la pandémie de Covid-19.

« Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible », a ajouté le patron de l’OMS.

« Nous avons actuellement (…) huit cas suspects. Trois des patients ont été évacués il y a à peine quelques heures », a rappelé M. Tedros, évoquant deux membres d’équipage malades et une personne cas contact asymptomatique qui ont décollé mercredi du Cap-Vert à bord de deux avions médicalisés.

Le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest-africaine avec quelque 150 personnes à bord, attendait après cette évacuation de mettre le cap vers Tenerife dans l’archipel des Canaries, où il doit accoster dans « un délai de trois jours », selon les autorités espagnoles.

« De là, bien sûr, les autres passagers rejoindront leurs pays respectifs », a ajouté M. Tedros, confirmant les propos tenus un peu plus tôt par la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez.

« Nous avons déjà à bord des professionnels de santé, dont du personnel de l’OMS. Et nous continuerons à surveiller et à soutenir les personnes à bord. Nous suivrons également la situation à l’extérieur », a ajouté le chef de l’OMS alors que deux passagers récents du MV Hondius ont été testés positifs à Johannesbourg et Zurich, où ils sont hospitalisés.

 

LNT avec Afp

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Ormuz: le bras de fer n’a « même pas commencé », avertit l’Iran face à l’opération américaine https://lnt.ma/ormuz-le-bras-de-fer-na-meme-pas-commence-avertit-liran-face-a-loperation-americaine/ Tue, 05 May 2026 10:32:55 +0000 https://lnt.ma/?p=547195 L’Iran a accentué ses menaces mardi face à l’opération américaine visant à aider des navires à franchir le détroit d’Ormuz, au lendemain d’accrochages et d’une reprise des frappes sur les Emirats qui mettent en péril le cessez-le-feu. Depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République […]

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L’Iran a accentué ses menaces mardi face à l’opération américaine visant à aider des navires à franchir le détroit d’Ormuz, au lendemain d’accrochages et d’une reprise des frappes sur les Emirats qui mettent en péril le cessez-le-feu.

Depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran contrôle cette voie stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Face à cette situation qui a fait bondir le prix du pétrole à des niveaux inédits depuis 2022, Washington tente par tous les moyens de faire pression sur Téhéran.

Il a imposé le 8 avril un blocus des ports iraniens et a lancé lundi l’opération Project Freedom (« Projet Liberté ») pour permettre à des bateaux bloqués de franchir le détroit, alors que plus de 900 étaient présents dans le Golfe fin avril, immobilisant quelque 20.000 marins, selon des sites spécialisés.

Téhéran a répliqué par des tirs de missiles et de drones contre des bâtiments militaires américains, qui ont été interceptés selon le commandement américain pour la région (Centcom). Séoul a de son côté fait état d’une « explosion » suivie d’un incendie sur un navire sud-coréen dans le détroit.

« Nous savons bien que la poursuite de la situation actuelle est intenable pour les Etats-Unis, alors que nous n’avons même pas encore commencé », a tonné mardi l’influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de file des négociations avec Washington.

Il a accusé les Etats-Unis et leurs alliés de « mettre en péril » la sécurité du transport maritime.

– Les Emirats visés –

Côté américain, le Centcom assure, malgré les démentis iraniens, que deux navires marchands battant pavillon américain, sous escorte des Etats-Unis, ont franchi « avec succès » le détroit d’Ormuz, au premier jour de la mise en oeuvre de l’opération. Celle-ci « marche très bien », s’est félicité Donald Trump.

Le géant danois du transport Maersk a lui annoncé qu’un de ses bateaux transportant des véhicules avait pu passer le détroit le 4 mai, « accompagné de moyens militaires américains ». Il était coincé depuis le début de la guerre fin février.

Les forces américaines ont aussi dit avoir détruit six embarcations iraniennes « qui représentaient une menace pour la navigation commerciale » .

Là aussi, Téhéran a nié tout dommage sur ses navires, et a accusé les Etats-Unis d’avoir tué cinq civils en ciblant deux bateaux partis d’Oman pour rejoindre la côte iranienne.

Sur la terre ferme, les hostilités ont également repris: les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par des missiles de croisière « lancés depuis l’Iran ». Une attaque de drone sur le site pétrolier de Fujaïrah, l’un des rares accessibles dans la région sans passer par le Golfe, a fait trois blessés et provoqué un incendie.

Le ministère émirati des Affaires étrangères a dénoncé « une escalade dangereuse », ajoutant que le pays se réservait le droit de riposter.

Et à Oman, deux personnes ont été blessées dans l’attaque d’un immeuble à Bukha, sur le détroit d’Ormuz, selon un média d’Etat.

– « Aventurisme militaire » américain –

Dans ce contexte, le baril de Brent, référence internationale du brut, reste à des niveaux très élevés, autour de 113 dollars, en-deçà toutefois du sommet de 126 dollars atteint la semaine dernière.

« La rhétorique de l’Iran et des Etats-Unis laisse entendre qu’il est probable que la violence s’intensifie avant qu’une solution diplomatique puisse être trouvée », analyse Kathleen Brooks, directrice de recherche pour le courtier XTB.

Assurant qu’il n’avait pas le « projet » de procéder à des frappes contre les pays de la région – les premières depuis la conclusion du cessez-le-feu -, l’Iran a imputé ces attaques à « l’aventurisme militaire américain visant à créer un passage » dans le détroit.

« Les événements à Ormuz démontrent qu’il n’y a pas de solution militaire à une crise politique », a souligné le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Plusieurs pays ont condamné les frappes iraniennes, jugées « inacceptables » par le président français Emmanuel Macron, quand l’Arabie saoudite a mis en garde contre une nouvelle « escalade militaire » dans le Golfe.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé Téhéran à « s’engager véritablement dans des négociations », tout comme le chancelier allemand Friedrich Merz.

Les divergences restent importantes entre les deux pays ennemis, Téhéran refusant apparemment à ce stade d’aborder le crucial dossier nucléaire, et les tentatives de relancer les pourparlers ont jusqu’à présent échoué, malgré une première rencontre directe à Islamabad le 11 avril.

 

LNT avec Afp

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Espagne : saisie record de 35 à 40 tonnes de cocaïne au large des Canaries https://lnt.ma/espagne-saisie-record-de-35-a-40-tonnes-de-cocaine-au-large-des-canaries/ Mon, 04 May 2026 14:01:50 +0000 https://lnt.ma/?p=547092 La Garde civile espagnole a annoncé, lundi, avoir intercepté au large des îles Canaries un navire transportant ce qui pourrait constituer l’une des plus importantes cargaisons de cocaïne jamais saisies, avec un volume estimé entre 35 et 40 tonnes. L’opération, menée vendredi dans les eaux internationales, a permis l’arraisonnement du bâtiment, ensuite escorté vers l’archipel, […]

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La Garde civile espagnole a annoncé, lundi, avoir intercepté au large des îles Canaries un navire transportant ce qui pourrait constituer l’une des plus importantes cargaisons de cocaïne jamais saisies, avec un volume estimé entre 35 et 40 tonnes.

L’opération, menée vendredi dans les eaux internationales, a permis l’arraisonnement du bâtiment, ensuite escorté vers l’archipel, précise la même source, ajoutant qu’une vingtaine de personnes ont été interpellées.

Selon les premières estimations, la cale du navire était « entièrement remplie » de ballots de drogue, laissant présager une saisie d’une ampleur exceptionnelle, qualifiée d’ »historique ».

Les autorités poursuivent actuellement la fouille du bateau, désormais à quai aux Canaries. Le navire avait appareillé de Freetown, capitale de la Sierra Leone, à destination de Benghazi, en Libye. Toutefois, les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un transbordement en mer vers des embarcations plus petites, en vue d’acheminer la drogue vers différents points d’entrée en Europe.

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a confirmé qu’il s’agit de « l’une des plus importantes saisies, tant au niveau national qu’international », sans fournir davantage de détails, l’enquête étant couverte par le secret de l’instruction.

En 2024, les autorités espagnoles avaient déjà réalisé une saisie record de 13 tonnes de cocaïne à bord d’un porte-conteneurs arrivé au port d’Algésiras en provenance d’Équateur. En janvier dernier, près de 10 tonnes avaient également été interceptées en mer lors d’une autre opération d’envergure.

 

LNT avec Map

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Négociations: l’Iran appelle les États-Unis à abandonner leurs « demandes excessives » https://lnt.ma/negociations-liran-appelle-les-etats-unis-a-abandonner-leurs-demandes-excessives/ Mon, 04 May 2026 14:00:45 +0000 https://lnt.ma/?p=547075 L’Iran a appelé lundi les Etats-Unis à « adopter une approche raisonnable » et à abandonner les « demandes excessives », après avoir reçu une réponse de Washington à sa nouvelle proposition dans le cadre des négociations de paix entre les deux pays. « A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer […]

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L’Iran a appelé lundi les Etats-Unis à « adopter une approche raisonnable » et à abandonner les « demandes excessives », après avoir reçu une réponse de Washington à sa nouvelle proposition dans le cadre des négociations de paix entre les deux pays.

« A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer les leçons du passé. Nous avons négocié à deux reprises sur les aspects nucléaires et, simultanément, nous avons été attaqués par les Etats-Unis », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Téhéran était engagé dans des discussions avec Washington concernant le programme nucléaire iranien lorsque les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, comme en juin 2025 lors de la guerre de 12 jours.

Un fragile cessez-le-feu est désormais en vigueur depuis le 8 avril après 40 jours de bombardements, mais les négociations piétinent.

Si les Iraniens et Américains ont repris le dialogue par l’intermédiaire du Pakistan, les pourparlers qui ont eu lieu à Islamabad le 11 avril se sont soldés par un échec.

Pour tenter de sortir de l’impasse, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, avait indiqué dimanche la diplomatie iranienne, disant examiner cette réponse.

« L’autre partie doit se résoudre à adopter une approche raisonnable et abandonner les demandes excessives concernant l’Iran », a affirmé Esmaïl Baghaï lors d’un point de presse hebdomadaire auquel l’AFP a assisté.

L’un des principaux points d’achoppement est le contrôle exercé par l’Iran sur le stratégique détroit d’Ormuz, quasi bloqué depuis le début de la guerre, et par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis allaient escorter les navires pour débloquer cette voie navigable. L’armée américaine sera attaquée si elle s’approche du détroit, a mis en garde l’Iran.

« Les Américains doivent comprendre qu’ils ne peuvent recourir aux menaces et au langage de la force contre la nation iranienne », a souligné M. Baghaï.

« La République islamique d’Iran a montré qu’elle se considérait comme la gardienne et la protectrice du détroit d’Ormuz », a-t-il poursuivi, relevant qu’avant la guerre cette voie était « sûre et sécurisée ».

Selon le porte-parole, « la communauté internationale doit demander des comptes aux Etats-Unis et au régime sioniste (Israël, NDLR) pour avoir provoqué l’insécurité sur cette voie maritime et créé des problèmes dont les répercussions se font sentir partout dans le monde ».

 

LNT avec Afp

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Blocus du détroit d’Ormuz: le baril de Brent s’envole à plus de 125 dollars https://lnt.ma/blocus-du-detroit-dormuz-le-baril-de-brent-senvole-a-plus-de-125-dollars/ Thu, 30 Apr 2026 10:13:54 +0000 https://lnt.ma/?p=546958 Les prix du pétrole s’envolent de nouveau jeudi après l’évocation par la Maison Blanche d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz et des informations de presse, le baril de Brent grimpant de plus de 7,5% et dépassant les 125 dollars. Vers 05H00 GMT le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, […]

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Les prix du pétrole s’envolent de nouveau jeudi après l’évocation par la Maison Blanche d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz et des informations de presse, le baril de Brent grimpant de plus de 7,5% et dépassant les 125 dollars.

Vers 05H00 GMT le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, flambait de 5,61% à 124,65 dollars, quelques minutes après avoir bondi d’environ 7,5% à 126,41 dollars.

A la même heure, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du mpannearché américain, grimpait de 3,11% à 110,20 dollars.

Le président américain Donald Trump doit être briefé jeudi sur de possibles nouvelles opérations militaires contre l’Iran, par l’amiral Brad Cooper, commandant du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), a rapporté le média américain Axios s’appuyant sur deux sources anonymes.

Le média ajoute que le Centcom a préparé des options prévoyant une vague de frappes « courtes et puissantes » contre l’Iran, visant probablement des infrastructures, dans l’espoir de sortir de l’impasse des négociations.

 

LNT avec Afp

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La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, selon RSF https://lnt.ma/la-liberte-de-la-presse-au-plus-bas-depuis-25-ans-dans-le-monde-selon-rsf/ Thu, 30 Apr 2026 10:12:17 +0000 https://lnt.ma/?p=546961 La liberté de la presse a atteint son plus bas niveau depuis un quart de siècle dans le monde, alerte jeudi Reporters sans frontières (RSF) dans son classement annuel, plus de la moitié des pays étant en situation « difficile » ou « très grave ». « En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais […]

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La liberté de la presse a atteint son plus bas niveau depuis un quart de siècle dans le monde, alerte jeudi Reporters sans frontières (RSF) dans son classement annuel, plus de la moitié des pays étant en situation « difficile » ou « très grave ».

« En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas », écrit l’organisation dans la note qui accompagne ce classement. RSF attribue en partie cette dégradation au « développement d’un arsenal législatif de plus en plus restrictif, notamment lié aux politiques de sécurité nationale » depuis 2001, l’année des attaques du 11-septembre aux États-Unis.

Dans le même temps, le taux de population vivant dans un pays où la situation de la liberté de la presse est « bonne » a plongé, passant de 20% à « moins de 1% ».

Seuls sept pays du nord de l’Europe, dont la Norvège en tête, font partie de cette catégorie. La France se classe 25e (« situation plutôt bonne »).

Les États-Unis, qui avaient déjà basculé d’une situation « plutôt bonne » à « problématique » en 2024, année de la réélection de Donald Trump, perdent sept places et sont 64e, « tandis que plusieurs pays d’Amérique latine plongent dans la spirale de la violence et de la répression ».

Au-delà des attaques du président américain contre la presse — « une pratique systématique » –, la situation aux États-Unis a aussi été marquée par la détention puis l’expulsion du journaliste salvadorien Mario Guevara, qui dénonçait les arrestations de migrants, ou par la réduction drastique des financements de l’audiovisuel extérieur américain.

La plus forte baisse en 2026 est attribuée au Niger (120e, -37 places), symbole de « la dégradation de la liberté de la presse au Sahel depuis plusieurs années », entre « les attaques de groupes armés et (les) juntes au pouvoir », écrit RSF.

« Certains pays étaient des fleurons de la liberté de la presse mais elle s’est profondément dégradée avec l’arrivée de régimes militaires comme au Mali (121e) ou au Burkina Faso (110e) », a souligné auprès de l’AFP la directrice éditoriale de RSF, Anne Bocandé.

L’Arabie Saoudite (176e, -14 places), où le chroniqueur Turki al-Jasser a été exécuté en juin par l’État, « fait unique dans le monde », côtoie la Russie, l’Iran et la Chine à la toute fin du classement, fermé par l’Érythrée (180e).

 

LNT avec Afp

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Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes https://lnt.ma/conflit-dans-le-golfe-washington-dit-examiner-les-propositions-iraniennes/ Tue, 28 Apr 2026 09:30:06 +0000 https://lnt.ma/?p=546764 Les Etats-Unis ont dit lundi examiner les dernières propositions iraniennes pour débloquer le détroit d’Ormuz, deux mois après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine qui fragilise l’économie mondiale. Une nouvelle proposition iranienne est « en cours d’examen », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait […]

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Les Etats-Unis ont dit lundi examiner les dernières propositions iraniennes pour débloquer le détroit d’Ormuz, deux mois après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine qui fragilise l’économie mondiale.

Une nouvelle proposition iranienne est « en cours d’examen », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait une nouvelle offre via les médiateurs pakistanais.

Les tentatives de relance des discussions sur un arrêt durable des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz – ébauchées il y a plus de deux semaines au Pakistan – ont jusqu’à présent échoué face à la fermeté affichée par les deux camps, bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur depuis bientôt trois semaines.

Avant la guerre, quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux passait par le détroit, désormais soumis à un double blocus iranien et américain qui fait flamber les cours.

Selon le site Axios – relayé par l’agence officielle iranienne Irna – Téhéran a formulé une nouvelle offre qui vise à rouvrir le détroit tout en renvoyant à une date ultérieure les négociations sur le dossier nucléaire.

– « Mieux que ce que nous pensions » –

A Washington, où le président Donald Trump a conduit une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité lundi, l’administration américaine ne s’est pas exprimée sur le détail de la proposition.

« Nous n’allons clairement pas négocier par voie de presse », a indiqué le secrétaire d’Etat Marco Rubio, interrogé sur le sujet. L’offre « est meilleure que ce que nous pensions qu’ils nous proposeraient », a-t-il toutefois assuré.

Mais « nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d’avoir à tout moment l’arme nucléaire à leur portée », a insisté le diplomate.

Après l’annulation par les Etats-Unis d’un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Il a à cette occasion imputé l’échec des pourparlers aux « exigences excessives » des Etats-Unis.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l’Iran malgré les milliers de frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

« Il est devenu évident que la République islamique est un système stable, robuste et puissant », a-t-il déclaré à M. Poutine, selon la télévision d’Etat russe.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera « tout » pour que « la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible », a de son côté assuré le président russe, soulignant vouloir « continuer sa relation stratégique » avec l’Iran.

– Bilan révisé à Minab –

Téhéran exige en vue d’une normalisation dans le Golfe des « garanties crédibles » pour sa sécurité, a déclaré l’ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU au cours de laquelle des dizaines de pays ont condamné le blocage du détroit d’Ormuz.

Le Parlement iranien prépare une loi prévoyant de placer celui-ci sous l’autorité des forces armées.

Selon ce texte, les navires israéliens auraient l’interdiction d’y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

« Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d’instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l’utiliser », a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Sur le terrain, à Téhéran, « la situation est devenue effrayante », témoigne Farshad, un chef d’entreprise de 41 ans. « Les gens sont choqués de ne pas avoir d’argent pour acheter quoi que ce soit ou pour manger », dit-il à l’AFP.

Déclenchée par une attaque des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l’école de Minab, dans le sud de l’Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d’Etat iranienne.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes dans le sud du pays, où Israël dit viser le Hezbollah pro-iranien, ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé.

Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d’après un décompte de l’AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé son refus des négociations directes prévues entre le Liban et Israël sous l’égide des Etats-Unis.

 

LNT avec Afp

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Trump tiendra lundi une réunion de crise sur l’Iran https://lnt.ma/trump-tiendra-lundi-une-reunion-de-crise-sur-liran/ Mon, 27 Apr 2026 09:06:10 +0000 https://lnt.ma/?p=546135 Donald Trump tiendra lundi une réunion de crise sur l’Iran, selon des médias américains, alors que les négociations piétinent sur le cessez-le-feu et la réouverture à la navigation du détroit d’Ormuz. Le président américain se réunira lundi avec son équipe dirigeante de sécurité nationale et de politique étrangère, a indiqué sur X Barak David, un […]

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Donald Trump tiendra lundi une réunion de crise sur l’Iran, selon des médias américains, alors que les négociations piétinent sur le cessez-le-feu et la réouverture à la navigation du détroit d’Ormuz.

Le président américain se réunira lundi avec son équipe dirigeante de sécurité nationale et de politique étrangère, a indiqué sur X Barak David, un journaliste du site Axios habituellement bien informé, notamment sur les questions liées à Israël.

« La réunion devrait porter sur l’impasse actuelle dans les négociations avec l’Iran et sur les options possibles pour les prochaines étapes de la guerre », a-t-il ajouté.

La chaine ABC cite de son côté « deux responsables américains au fait des préparatifs ».

Selon elle, « l’administration Trump se montre de plus en plus confiante quant à l’impact de son blocus naval en cours des ports iraniens, et de plus en plus sceptique quant à la capacité des discussions avec les négociateurs actuels de l’Iran à produire les résultats escomptés ».

Axios affirme par ailleurs que l’Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

ABC affirme, citant une de ses deux sources, que les conditions posées par Téhéran semblent « très en deçà des lignes rouges fixées par l’administration » américaine.

Les tentatives de relance des discussions ébauchées début avril dans la capitale pakistanaise ont pour l’instant échoué face à la fermeté affichée par les protagonistes.

Vladimir Poutine va rencontrer lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui poursuit un ballet diplomatique destiné à recueillir des soutiens dans la guerre contre Washington, après un rendez-vous manqué entre responsables américains et iraniens à Islamabad.

 

LNT avec Afp

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La Chine menace l’UE en cas d’adoption d’un plan « made in Europe » https://lnt.ma/la-chine-menace-lue-en-cas-dadoption-dun-plan-made-in-europe/ Mon, 27 Apr 2026 09:05:48 +0000 https://lnt.ma/?p=546124 Pékin a menacé lundi de prendre des mesures contre l’Union européenne si cette dernière adopte sans prendre en compte les positions chinoises une loi visant à réindustrialiser l’Europe et qu’elle juge discriminatoire. Le projet de loi dite d' »accélération industrielle » présenté le 4 mars par la Commission européenne, l’exécutif de l’UE, devra être approuvé par les […]

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Pékin a menacé lundi de prendre des mesures contre l’Union européenne si cette dernière adopte sans prendre en compte les positions chinoises une loi visant à réindustrialiser l’Europe et qu’elle juge discriminatoire.

Le projet de loi dite d' »accélération industrielle » présenté le 4 mars par la Commission européenne, l’exécutif de l’UE, devra être approuvé par les Etats membres et le Parlement européen.

Le ministère chinois du Commerce a indiqué dans un communiqué avoir soumis le 24 avril ses commentaires à la Commission et exprimé ses « graves préoccupations ».

« La Chine suivra attentivement le processus législatif » et « se tient prête à dialoguer », a dit le ministère.

« Si l’UE ignore les suggestions de la Chine et insiste pour faire adopter ce texte, portant ainsi préjudice aux intérêts des entreprises chinoises, la Chine n’aura d’autre choix que de prendre des contre-mesures », a-t-il prévenu.

Le texte exigerait des entreprises de secteurs jugés stratégiques « un nombre ou un pourcentage de composants critiques originaires d’Europe » quand elles bénéficient de fonds publics, selon le vice-président de la Commission européenne, le Français Stéphane Séjourné.

Le texte cible l’industrie automobile, les technologies d’énergies décarbonées (panneaux solaires, batteries, pompes à chaleur, centrales nucléaires…), les industries lourdes.

Sans être nommée, la Chine semble clairement visée. Les Européens dénoncent de longue date la concurrence déloyale exercée selon eux par les entreprises chinoises fortement subventionnées.

Le texte « impose de nombreuses restrictions aux investissements étrangers dans quatre secteurs stratégiques émergents: les batteries, les véhicules électriques, le photovoltaïque et les matières premières cruciales; il instaure des clauses exclusives d’+origine UE+ dans la passation des marchés publics et des politiques de soutien public », dit le ministère chinois. « Les investisseurs chinois seront en butte à la discrimination », assure-t-il.

 

LNT avec Afp

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Cessez-le-feu précaire au Liban, statu quo avec l’Iran https://lnt.ma/cessez-le-feu-precaire-au-liban-statu-quo-avec-liran/ Fri, 24 Apr 2026 11:58:22 +0000 https://lnt.ma/?p=546023 Prolongé de trois semaines, le cessez-le-feu au Liban reste très fragile vendredi, le Hezbollah pro-iranien accusant de nouveau Israël de ne pas le respecter et se réservant le droit de riposter à ses « agressions ». Alors que le statu quo demeure avec l’Iran, sans signe de reprise de discussions pour trouver une fin durable à la […]

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Prolongé de trois semaines, le cessez-le-feu au Liban reste très fragile vendredi, le Hezbollah pro-iranien accusant de nouveau Israël de ne pas le respecter et se réservant le droit de riposter à ses « agressions ».

Alors que le statu quo demeure avec l’Iran, sans signe de reprise de discussions pour trouver une fin durable à la guerre, Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, pays précipité dans la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Mais le Hezbollah pro-iranien, qui rejette ces pourparlers entre représentants israéliens et libanais à Washington, a annoncé par la voix d’un de ses députés, Ali Fayad, que la prolongation n’avait « pas de sens » au vu des « actes d’hostilité » persistants d’Israël.

Le mouvement pro-iranien se réserve le droit de riposter aux « agressions » d’Israël, a-t-il ajouté, selon un communiqué diffusé par son parti.

En vigueur depuis le 17 avril, mais régulièrement violée par les belligérants, la trêve devait s’achever dimanche.

Le conflit a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah avait rouvert les hostilités contre Israël.

Donald Trump a assuré que les Etats-Unis allaient « collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah ».

L’organisation chiite poursuit ses opérations dans le sud du pays, où Israël entend créer une « zone de sécurité » au prix de destructions de villages et de bombardements.

A Tyr, Mohamad Ali Hijazi cherchait toujours dans les décombres d’un immeuble des souvenirs de sa famille, dont cinq membres ont été tués par une frappe israélienne, quelques minutes avant le début de la première trêve.

« Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé. Ma vie a été détruite. Je n’ai pas dormi depuis cinq jours (…) je sens que mon coeur va s’arrêter », dit ce Franco-Libanais de 48 ans.

Par ailleurs, la Finul, la force de l’Onu, a annoncé vendredi la mort d’un de ses Casques bleus indonésien blessé le 29 mars dans le sud.

– « Le plus vite possible » –

Résolument optimiste, M. Trump a dit s’attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent « dans les semaines à venir », ce qui serait historique pour ces deux pays techniquement en état de guerre depuis 1948.

Le président libanais, qui a jusqu’à présent écarté la perspective d’une telle rencontre, est attendu vendredi au sommet européen d’Ayia Napa, à Chypre, aux côtés de ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et syrien Ahmed al-Chareh et du prince héritier de Jordanie, Hussein ben Abdallah.

Les Vingt-Sept veulent s’engager davantage pour la désescalade au Moyen-Orient, ont-ils affirmé vendredi à Chypre.

« Nous avons tous intérêt » à ce que la stabilité revienne « le plus vite possible », a estimé le président français Emmanuel Macron, alors que Donald Trump ne semble pas pressé.

Il a affirmé avoir « tout le temps du monde » pour négocier une paix avec l’Iran, tout en maintenant une pression militaire: un troisième porte-avions américain, le George Bush, navigue à proximité de la région.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a de son côté dit n’attendre que le feu vert des Etats-Unis pour reprendre les frappes contre l’Iran.

– Diplomatie dans l’impasse –

Les négociations diplomatiques qui devaient reprendre en début de semaine à Islamabad entre les belligérants américain et iranien, après un échec le 11 avril, sont toujours dans les limbes.

Toutefois, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s’est entretenu vendredi avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, ainsi qu’avec le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir.

Le président américain a avancé des « divisions » au sein du pouvoir à Téhéran pour expliquer l’ajournement sine die des discussions.

En réponse, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei ont donné jeudi un gage d’unité, évoquant sur leurs réseaux sociaux « un Dieu, une nation, un dirigeant, un seul chemin ».

Près de deux mois après son déclenchement, la guerre continue de peser sur les marchés de l’énergie et sur l’économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril.

Le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Bien que les frappes iraniennes ont cessé dans le Golfe, la situation reste instable: deux drones en provenance d’Irak ont visé des postes-frontières dans le nord du Koweït, a déclaré vendredi l’armée koweïtienne, rapportant des dégâts mais pas de victimes.

 

LNT avec Afp

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La Chine annonce des restrictions visant sept compagnies et entités européennes pour ventes d’armes à Taïwan https://lnt.ma/la-chine-annonce-des-restrictions-visant-sept-compagnies-et-entites-europeennes-pour-ventes-darmes-a-taiwan/ Fri, 24 Apr 2026 11:57:56 +0000 https://lnt.ma/?p=546017 La Chine a annoncé vendredi imposer des restrictions à sept compagnies et entités européennes actives notamment dans les domaines de l’armement et de la défense pour ventes d’armes ou « collusion » avec Taïwan. Les sept entités sont placées sur la liste de contrôle des exportations avec effet immédiat, a annoncé le ministère du Commerce dans un […]

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La Chine a annoncé vendredi imposer des restrictions à sept compagnies et entités européennes actives notamment dans les domaines de l’armement et de la défense pour ventes d’armes ou « collusion » avec Taïwan.

Les sept entités sont placées sur la liste de contrôle des exportations avec effet immédiat, a annoncé le ministère du Commerce dans un communiqué. Concrètement, les exportateurs chinois ont pour interdiction de leur fournir des biens à double usage potentiel civil ou militaire, précise le ministère.

Les sept entités sont le groupe FN Browning et la filiale Fabrique nationale Herstal, fabricants d’armes légères basés en Belgique, l’Allemand Hensoldt AG (radars, capteurs avionique…), les sociétés tchèques Excalibur et Omnipol (équipement militaire), la branche tchèque de Spaceknow (USA, imagerie satellite) et le centre national tchèque VZLU Aerospace.

La Chine leur reproche d’avoir « participé à des ventes d’armes à Taïwan ou (de s’être) livrées à une collusion avec Taïwan », a dit le ministère.

La Chine communiste considère Taïwan, sous gouvernement démocratique, comme une partie « inaliénable » du territoire chinois, et la « réunification » comme non négociable et inéluctable. Elle se réserve le droit de recourir à la force pour mener à bien la « réunification ».

Les sanctions chinoises interdisent aussi « aux organisations et aux particuliers étrangers de transférer ou de fournir aux sept entités des biens à double usage originaires de la République populaire de Chine », dit le ministère.

 

LNT avec Afp

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Des dizaines de milliers de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse, alerte l’ONU https://lnt.ma/des-dizaines-de-milliers-de-somaliens-chasses-de-chez-eux-par-la-secheresse-alerte-lonu/ Fri, 24 Apr 2026 11:56:19 +0000 https://lnt.ma/?p=546014 La sécheresse qui sévit en Somalie a déjà provoqué le déplacement de 62.000 personnes dans seulement cinq districts du pays, a annoncé vendredi l’Organisation internationale des migrations (OIM), précisant que ce nombre pourrait atteindre les 300.000 sur tout le territoire. « La sécheresse est désormais responsable des trois quarts des nouveaux déplacements de population dans les […]

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La sécheresse qui sévit en Somalie a déjà provoqué le déplacement de 62.000 personnes dans seulement cinq districts du pays, a annoncé vendredi l’Organisation internationale des migrations (OIM), précisant que ce nombre pourrait atteindre les 300.000 sur tout le territoire.

« La sécheresse est désormais responsable des trois quarts des nouveaux déplacements de population dans les cinq districts les plus touchés de Somalie », a déclaré devant des journalistes à Genève Brian Kelly, coordonnateur principal des programmes de l’OIM en Somalie, joint depuis le Kenya.

Selon l’OIM, sur les 90 districts que compte le pays, ceux de Baidoa, Dayniile, Kahda, Diinsoor et Doolow, dans la moitié sud, sont parmi les plus durement touchés par cette sécheresse qui survient après deux saisons des pluies consécutives sans précipitations suffisantes.

Sur place, cette situation « entraîne de mauvaises récoltes et l’effondrement des moyens de subsistance, aggravant la faim et exerçant une pression croissante sur des infrastructures déjà limitées », explique l’organisation onusienne.

Et la situation risque de s’aggraver, prévient l’OIM, dont les projections indiquent qu' »environ 125.000 personnes supplémentaires pourraient être déplacées par la sécheresse d’avril à fin juin, malgré les prévisions de pluie ».

Nombre d’entre elles se dirigent vers des zones urbaines comme Mogadiscio et Baidoa et des camps de déplacés déjà saturés, où l’accès à un abri, à l’eau et aux services essentiels demeure limité, explique l’organisation.

Dans les zones sinistrées, les structures de santé constatent une augmentation des cas de malnutrition, notamment chez les enfants, ajoute-t-elle.

Fin février, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), organisme de l’ONU qui mesure la faim et la malnutrition dans le monde, indiquait que la population classée comme étant dans une situation « de crise ou pire » aavait « presque doublé entre début 2025 et février/mars 2026 pour atteindre le chiffre stupéfiant de 6,5 millions de personnes ».

Selon M. Kelly, les agences des Nations unies et les ONG partenaires n’ont reçu que 14% du financement total demandé pour l’aide humanitaire en Somalie cette année.

Si l’OIM a récemment lancé un appel de 10 millions de dollars pour les besoins d’urgence, cette aide «  »ne permettra pas de répondre à tous les besoins », a prévenu M. Kelly.

« Sans une action rapide, la sécheresse continuera d’alimenter les déplacements de population, la faim et la vulnérabilité en Somalie », a poursuivi le responsable de l’OIM.

 

LNT avec Afp

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Le « made in China » rêve d’une embellie avec la visite de Trump https://lnt.ma/le-made-in-china-reve-dune-embellie-avec-la-visite-de-trump/ Thu, 23 Apr 2026 09:52:36 +0000 https://lnt.ma/?p=545917 Dans la chaleur d’un immense marché de gros du sud de la Chine, entourés de vêtements et chaussures, des commerçants espèrent que la visite annoncée de Donald Trump allégera les taxes américaines qui pénalisent leurs exportations. Les fabricants et usines de la province du Guangdong, le coeur manufacturier du pays, ont subi de plein fouet […]

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Dans la chaleur d’un immense marché de gros du sud de la Chine, entourés de vêtements et chaussures, des commerçants espèrent que la visite annoncée de Donald Trump allégera les taxes américaines qui pénalisent leurs exportations.

Les fabricants et usines de la province du Guangdong, le coeur manufacturier du pays, ont subi de plein fouet ces dernières années les droits de douane du locataire de la Maison Blanche.

La guerre commerciale mondiale lancée par M. Trump en 2025 après son retour au pouvoir avait entraîné sur certains produits chinois des surtaxes exorbitantes allant jusqu’à 145%.

Certes, une trêve d’un an sur l’essentiel des taxes a été conclue en octobre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping. Mais pour les vendeurs du marché de Canton, les commandes se sont taries.

« C’est assez net. Les clients américains ont presque disparu », affirme Zhou Hua, responsable des ventes chez « 1988 », un fabricant de jeans.

La province du Guangdong représentait l’an passé environ un cinquième du commerce extérieur chinois, soit 9.490 milliards de yuans (plus de 1.186 milliards d’euros), selon les Douanes chinoises.

La Maison Blanche a annoncé que M. Trump se rendrait en Chine les 14 et 15 mai après un report de plusieurs semaines à cause de la guerre au Moyen-Orient. Pékin n’a pas confirmé ces dates.

Zhou Hua espère que cette visite entraînera une baisse des droits de douane et relancera la demande pour ses jeans.

Les Etats-Unis ne pèsent qu’environ 10% des exportations de « 1988 », qui vend surtout en Chine et ailleurs dans le monde. Mais ils sont une plaque tournante de la mode et donc un marché stratégique, où être présent et visible peut déboucher sur de nouveaux contrats.

« On ne veut pas mettre tous nos oeufs dans le même panier », explique M. Zhou.

La Cour suprême des Etats-Unis a annulé en février une grande partie des taxes mondiales décrétées par M. Trump.

Ce dernier a instauré dans la foulée une nouvelle surtaxe universelle de 10%, valable 150 jours, qui s’applique aussi aux produits chinois.

– Espoirs de paix –

Selon Guo Tao, le patron de « 1988 », la visite de M. Trump aidera à « briser la glace ».

« Quand les deux pays se livrent une guerre des droits de douane, tout le monde y perd, ce n’est gagnant pour personne », dit-il.

Il s’inquiète aussi de la hausse du coût des matières premières, alimentée par la guerre au Moyen-Orient.

« En tant que commerçants, tout ce qu’on veut, c’est une économie prospère, un pays stable et la paix dans le monde ».

Dans les allées du marché de gros, acheteurs chinois et étrangers marchandent. A côté, des responsables de stands font la promotion de leurs produits en direct sur internet devant leurs écrans de smartphones.

Une vendeuse de sacs à main, Mme Zhuang, explique que sa petite échoppe n’est pas directement touchée par les taxes américaines, mais qu’elle en ressent « clairement » les répercussions, car les clients chinois sont davantage soucieux de leur budget.

« Pour ce qui est de mes attentes » vis-à-vis de la visite du président américain, « je n’en ai aucune », tranche-t-elle, jugeant M. Trump « peu digne de confiance ».

Dans un autre marché de gros de Canton, des bandelettes roses et des boules à facettes pendent au plafond de la boutique de Wen Linpeng, qui vend savons colorés, parfums et produits de maquillage.

Son activité n’est pas tournée vers les Etats-Unis, mais il espère que le déplacement de M. Trump favorisera la coopération entre les deux pays.

La Chine accueillera le président américain à bras ouverts s’il est « vraiment sincère », présage-t-il.

« S’il n’est pas sympa, s’il exige des concessions de la Chine ou nous force la main sur quelque chose, on lui rendra la monnaie de sa pièce », prévient-il.

« Mais s’il est prêt à coopérer, on sera ravi de travailler avec lui. »

 

LNT avec Afp

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