International - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 15 May 2026 11:13:24 +0000 fr-FR hourly 1 Trump quitte la Chine en revendiquant des accords commerciaux « fantastiques » https://lnt.ma/trump-quitte-la-chine-en-revendiquant-des-accords-commerciaux-fantastiques/ Fri, 15 May 2026 09:05:40 +0000 https://lnt.ma/?p=548583 Donald Trump a quitté la Chine vendredi en revendiquant des accords commerciaux « fantastiques », mais sans signaler de percée sur des désaccords aux retombées globales comme la guerre avec l’Iran, à l’issue de deux jours de sommet avec son homologue Xi Jinping. M. Trump a dit avoir reçu des paroles encourageantes de M. Xi sur la […]

The post Trump quitte la Chine en revendiquant des accords commerciaux « fantastiques » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Donald Trump a quitté la Chine vendredi en revendiquant des accords commerciaux « fantastiques », mais sans signaler de percée sur des désaccords aux retombées globales comme la guerre avec l’Iran, à l’issue de deux jours de sommet avec son homologue Xi Jinping.

M. Trump a dit avoir reçu des paroles encourageantes de M. Xi sur la non-fourniture d’armes à l’Iran par la Chine et sa disponibilité à aider à une réouverture du détroit d’Ormuz.

Un communiqué des Affaires étrangères chinoises sur la situation au Moyen-Orient ne manifeste cependant aucune évolution significative de Pékin sur le sujet, tout en redisant son intention de continuer un « rôle constructif » dans les efforts de paix. Pékin répète que la guerre « n’aurait jamais dû se produire ».

M. Trump a essuyé jeudi une vigoureuse mise en garde de M. Xi sur le risque de « conflit » entre la Chine et les Etats-Unis au sujet de Taïwan, l’île sous gouvernement démocratique que la Chine considère comme l’une de ses provinces en attente de réunification et dont les Etats-Unis sont le principal soutien militaire et diplomatique.

La Chine a, quant à elle, mis en exergue le fait que les leaders des deux puissances rivales se sont entendus selon elle pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une « relation de stabilité stratégique constructive ». Un « nouveau paradigme » (agence Chine Nouvelle) défendu par la Chine qui cherchait avant tout dans le sommet à ramener plus de certitude et de prévisibilité dans les relations avec les Etats-Unis et les affaires du monde en plein tumulte.

« C’est une visite historique, qui fera date », a dit M. Xi à l’occasion d’une rencontre avec son homologue à Zhongnanhai, complexe abritant les hauts dirigeants chinois près de la Cité interdite.

« Nous avons conclu des accords commerciaux fantastiques, excellents pour nos deux pays », a dit M. Trump sans plus de précision.

– « Gros » Boeing –

Il a rapporté la promesse d’achat, faite par son hôte selon lui, de 200 « gros » Boeing, dans un entretien avec la chaîne Fox News. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois.

Il a assuré que la Chine voulait acheter du pétrole et des produits agricoles américains, sans donner de chiffres.

M. Trump avait emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. La Maison Blanche espérait repartir avec un certain nombre d’accords, par exemple dans le domaine de l’agriculture, ou de promesses d’investissements chinois aux Etats-Unis.

Aucun accord semblable n’avait été annoncé ou détaillé vendredi quelques heures après le départ de M. Trump.

Le sommet visait d’abord à contenir les tensions multiples. Les experts anticipaient qu’il ne produirait pas d’avancée significative sur les grandes querelles stratégiques et que M. Trump, empêtré dans la crise au Moyen-Orient, confronté à l’inflation aux Etats-Unis et allant au-devant d’élections à mi-mandat risquées, apprécierait de rentrer avec des engagements économiques concrets.

Les motifs de crispation abondent: Iran et Taïwan donc, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle (IA) et propriété intellectuelle…

Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples.

– Retenue chinoise –

MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre. Mais ce cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par M. Trump.

L’économie mondiale et celle de la Chine sont à présent impactées par le conflit iranien. La Chine est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe.

La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole.

L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois.

Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu’à présent une grande retenue.

M. Trump a assuré sur Fox News que M. Xi lui avait déclaré « avec force » qu’il ne fournirait pas de matériel militaire à l’Iran, a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la chaîne Fox News. Quant au détroit d’Ormuz, « il a dit: +Si je peux être d’une quelconque aide, je serai ravi d’aider+ », a assuré M. Trump.

M. Trump n’a pas évoqué publiquement les propos de M. Xi sur Taïwan.

La politique des États-Unis sur Taïwan « reste inchangée à ce jour », a dit le secrétaire d’Etat Marco Rubio à NBC News. Les Etats-Unis répondent systématiquement à la Chine que « tout ce qui imposerait ou forcerait un changement par rapport à la situation actuelle serait problématique », a-t-il dit.

 

LNT avec Afp

The post Trump quitte la Chine en revendiquant des accords commerciaux « fantastiques » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Washington cherche à inculper l’ex-président cubain Raúl Castro https://lnt.ma/washington-cherche-a-inculper-lex-president-cubain-raul-castro/ Fri, 15 May 2026 09:04:25 +0000 https://lnt.ma/?p=548591 Les Etats-Unis cherchent à inculper l’ex-président cubain Raul Castro, âgé de 94 ans, ont rapporté jeudi des médias américains, Washington accentuant la pression sur l’île communiste. Selon la chaîne CBS News, qui cite des responsables américains au fait du dossier, l’inculpation envisagée serait fondée sur une affaire remontant à 1996, lorsque deux avions civils pilotés […]

The post Washington cherche à inculper l’ex-président cubain Raúl Castro appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les Etats-Unis cherchent à inculper l’ex-président cubain Raul Castro, âgé de 94 ans, ont rapporté jeudi des médias américains, Washington accentuant la pression sur l’île communiste.

Selon la chaîne CBS News, qui cite des responsables américains au fait du dossier, l’inculpation envisagée serait fondée sur une affaire remontant à 1996, lorsque deux avions civils pilotés par des opposants à Fidel Castro avaient été abattus.

Le département américain de la Justice n’a pas répondu dans l’immédiat à la demande de commentaire de l’AFP.

Une inculpation de Raul Castro constituerait un rebondissement spectaculaire dans le cadre des tensions croissantes entre les États-Unis et Cuba, qui subit des méga-coupures de courant à répétition provoquées par le blocus pétrolier imposé par le président Donald Trump.

Le magnat a indiqué à plusieurs reprises qu’il souhaitait renverser le gouvernement cubain.

Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel à la présidence de Cuba, a opéré un rapprochement historique en 2015 avec les États-Unis sous la présidence de Barack Obama, que Trump a ensuite remis en cause.

 

LNT avec Afp

The post Washington cherche à inculper l’ex-président cubain Raúl Castro appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran accuse les Émirats arabes unis d’être un « partenaire actif » dans la guerre israélo-américaine https://lnt.ma/liran-accuse-les-emirats-arabes-unis-detre-un-partenaire-actif-dans-la-guerre-israelo-americaine/ Thu, 14 May 2026 09:33:12 +0000 https://lnt.ma/?p=548495 Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Emirats arabes unis de jouer un rôle « actif » aux côtés des Etats-Unis et d’Israël dans la guerre contre l’Iran. « Les Emirats arabes unis sont un partenaire actif de l’agression (contre l’Iran), cela ne fait aucun doute », a déclaré Abbas Araghchi au sommet des pays Brics […]

The post L’Iran accuse les Émirats arabes unis d’être un « partenaire actif » dans la guerre israélo-américaine appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Emirats arabes unis de jouer un rôle « actif » aux côtés des Etats-Unis et d’Israël dans la guerre contre l’Iran.

« Les Emirats arabes unis sont un partenaire actif de l’agression (contre l’Iran), cela ne fait aucun doute », a déclaré Abbas Araghchi au sommet des pays Brics en Inde. « Il est désormais évident qu’ils ont participé à ces attaques, peut-être même qu’ils ont agi directement contre nous ».

Il a également fait référence à la rencontre, qualifiée de « secrète » par Israël, entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président des Emirats Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, et dont Abou Dhabi dément la tenue.

 

LNT avec Afp

The post L’Iran accuse les Émirats arabes unis d’être un « partenaire actif » dans la guerre israélo-américaine appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Au sommet des grandes puissances, Xi prévient Trump du risque de « conflit » sur Taïwan https://lnt.ma/sommet-trump-chine-usa-xi-jinping-taiwan/ Thu, 14 May 2026 09:32:21 +0000 https://lnt.ma/?p=548498 Le président Xi Jinping a émis jeudi une sévère mise en garde à l’adresse de son homologue Donald Trump sur le risque de « conflit » au sujet de Taïwan, dès l’ouverture d’un sommet, placé sous le signe de multiples tensions bilatérales et globales. Sur un mode plus conciliant, M. Xi a promis d’ouvrir davantage son pays […]

The post Au sommet des grandes puissances, Xi prévient Trump du risque de « conflit » sur Taïwan appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le président Xi Jinping a émis jeudi une sévère mise en garde à l’adresse de son homologue Donald Trump sur le risque de « conflit » au sujet de Taïwan, dès l’ouverture d’un sommet, placé sous le signe de multiples tensions bilatérales et globales.

Sur un mode plus conciliant, M. Xi a promis d’ouvrir davantage son pays aux entreprises étrangères, y compris américaines. La Maison Blanche a fait état d’une convergence de vues entre MM. Trump et Xi sur la nécessité que le détroit d’Ormuz reste ouvert.

En dehors de propos faisant assaut de cordialité devant les caméras au début des entretiens, M. Trump est resté inhabituellement discret à l’entame de son séjour. Il a promis un « avenir fabuleux » aux relations entre Etats-Unis et Chine.

Les propos de M. Xi sur Taïwan rapportés par la télévision d’Etat alors que les discussions avec M. Trump étaient toujours en cours ont détonné.

« La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et Etats-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit », a déclaré M. Xi, employant un mot en mandarin ne signifiant pas nécessairement conflit militaire.

La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique mais se réserve la possibilité de recourir à la force.

– Tapis rouge –

La politique américaine sur Taïwan repose sur un soutien militaire robuste à l’île, sans reconnaissance à part entière ni soutien ouvert aux velléités d’indépendance.

La question de Taïwan est l’un des sujets de crispation qui abondent à l’ouverture du sommet: relations commerciales, guerre avec l’Iran, accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle… autant de querelles aux prolongements internationaux.

M. Trump entend faire pression pour que la Chine, un partenaire stratégique et économique primordial de l’Iran – elle est le principal pays importateur de son pétrole – use de son influence en vue d’une sortie de crise dans le Golfe, avait dit préalablement l’administration.

MM. Trump et Xi « ont convenu que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert afin de garantir la libre circulation des produits énergétiques », a dit la Maison Blanche. Son compte rendu n’évoque pas le sujet de Taïwan.

Mais, selon la Maison Blanche, M. Xi a exprimé son intérêt pour acheter davantage de pétrole américain pour réduire sa dépendance aux importations transitant par le détroit d’Ormuz. La Chine n’a pas évoqué un tel intérêt dans son propre compte rendu.

Au-delà du caractère exceptionnel de la visite, la première d’un président américain depuis celle que M. Trump avait lui-même effectuée en 2017, le sommet est largement présenté comme l’occasion pour les deux parties de maintenir une certaine stabilité entre les deux premières puissances économiques mondiales et de ne pas envenimer les crises existantes.

M. Xi a déroulé le tapis rouge à Donald Trump à son arrivée au monumental Palais du Peuple, haut lieu du pouvoir jouxtant au coeur de la capitale l’immense place Tiananmen pavoisée aux couleurs chinoises et américaines.

Après avoir passé en revue une garde militaire au son d’une salve de canons, puis salué une foule d’enfants portant des fleurs et agitant les drapeaux des deux pays en scandant « bienvenue, bienvenue, chaleureuse bienvenue! », MM. Xi et Trump sont rapidement entrés dans le dur des sujets qui fâchent.

– « Stabilité » –

Avant que les portes ne se referment sur les journalistes pour deux heures et quart d’entretiens, M. Trump, qui croit fort dans les relations personnelles entre puissants, a proclamé son « honneur d’être à (ses) côtés » et « l’honneur d’être (son) ami ». Il a promis des relations bilatérales « meilleures que jamais » et « un avenir fabuleux ».

M. Trump n’a évoqué spécifiquement aucune des querelles du moment, se concentrant sur les affaires qu’il espère voir réaliser par les nombreux chefs d’entreprise qui l’ont accompagné.

En haut de la liste de voeux de Washington figurent des accords dans le domaine de l’agriculture par exemple et peut-être la confirmation d’une commande massive d’avions auprès de Boeing.

M. Xi a promis devant les patrons américains que les portes de son pays allaient « s’ouvrir toujours plus grand », selon un média d’Etat.

MM. Xi et Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une « relation de stabilité statégique constructive », ont dit les Affaires étrangères chinoises.

Les deux superpuissances se sont livré en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples, dès après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

– « Pas des rivaux » –

MM. Xi et Trump ont conclu en octobre une trêve dont les suites devraient figurer parmi les sujets de discussion du sommet. Le sommet a été précédé de consultations commerciales en Corée du Sud. Elles ont eu des « résultats généralement équilibrés et positifs », a dit Pékin.

Depuis octobre, la Chine ressent directement l’impact d’autres politiques conduites par M. Trump, au Venezuela et plus encore en Iran.

« Nous devons être des partenaires, pas des rivaux », a dit M. Xi à M. Trump.

 

LNT avec Afp

The post Au sommet des grandes puissances, Xi prévient Trump du risque de « conflit » sur Taïwan appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Liban : Israël frappe encore Beyrouth, huit morts dans de nouvelles attaques https://lnt.ma/liban-israel-frappe-encore-beyrouth-huit-morts-dans-de-nouvelles-attaques/ Wed, 13 May 2026 09:34:51 +0000 https://lnt.ma/?p=548371 La spirale de violence se poursuit au Liban. Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes visant plusieurs véhicules sur l’autoroute reliant Beyrouth au sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Les attaques ont eu lieu à une vingtaine de kilomètres seulement de la capitale libanaise, dans […]

The post Liban : Israël frappe encore Beyrouth, huit morts dans de nouvelles attaques appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La spirale de violence se poursuit au Liban. Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes visant plusieurs véhicules sur l’autoroute reliant Beyrouth au sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Les attaques ont eu lieu à une vingtaine de kilomètres seulement de la capitale libanaise, dans une zone civile particulièrement fréquentée.

D’après les médias libanais et les images relayées par l’AFP, plusieurs voitures ont été réduites en cendres au milieu d’axes routiers très fréquentés, tandis que des secouristes tentaient d’évacuer les victimes sous le choc des habitants. La scène, devenue presque routinière au Liban depuis des mois, illustre une nouvelle fois l’extension des opérations israéliennes bien au-delà des zones frontalières.

Ces frappes interviennent alors même qu’une trêve fragile est officiellement en vigueur entre Israël et le Hezbollah. Pourtant, les bombardements israéliens se poursuivent quasiment quotidiennement sur le territoire libanais, alimentant une profonde inquiétude au sein de la population et des autorités de Beyrouth.

Depuis plusieurs semaines, les autorités libanaises dénoncent une violation répétée du droit international et du cessez-le-feu. Des quartiers résidentiels, des axes civils, des habitations et même des secouristes ont déjà été touchés lors d’opérations précédentes. Selon le ministère libanais de la Santé, des centaines de personnes ont été tuées depuis la reprise de l’escalade.

Au Liban, de plus en plus de voix accusent Israël d’imposer une stratégie de pression permanente sur un pays déjà fragilisé économiquement et politiquement. Les frappes répétées contre des zones civiles densément peuplées nourrissent également les critiques internationales contre l’armée israélienne, régulièrement accusée de disproportion dans l’usage de la force.

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte régional explosif, marqué par la guerre à Gaza, les tensions avec l’Iran et l’intensification des affrontements indirects dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Pour de nombreux observateurs, le risque d’un embrasement régional total n’a jamais été aussi élevé.

 

LNT

The post Liban : Israël frappe encore Beyrouth, huit morts dans de nouvelles attaques appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Macron annonce 23 milliards d’euros d’investissements au sommet Afrique-France de Nairobi https://lnt.ma/macron-annonce-23-milliards-deuros-dinvestissements-au-sommet-afrique-france-de-nairobi/ Tue, 12 May 2026 10:33:26 +0000 https://lnt.ma/?p=548288 L’Afrique a « besoin d’investissements » plutôt que d’aide publique, ont plaidé de concert lundi le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto, annonçant 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique au premier jour du sommet franco-africain de Nairobi. Ce sommet, intitulé « Africa Forward » (« En avant l’Afrique »), est organisé pour la première fois dans un […]

The post Macron annonce 23 milliards d’euros d’investissements au sommet Afrique-France de Nairobi appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Afrique a « besoin d’investissements » plutôt que d’aide publique, ont plaidé de concert lundi le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto, annonçant 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique au premier jour du sommet franco-africain de Nairobi.

Ce sommet, intitulé « Africa Forward » (« En avant l’Afrique »), est organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, et s’est ouvert lundi par une journée sur la jeunesse, le sport, la culture et les affaires, avant une journée avec les dirigeants africains mardi.

Sur les 23 milliards d’euros annoncés (14 milliards d’investissements français, publics et privés; 9 milliards d’investissements africains), les principaux secteurs concernés sont la transition énergétique (4,3 milliards), le numérique et l’IA (3,76), « l’économie bleue » (3,3), l’agriculture (1 milliard) et la santé (942 millions), a précisé l’Elysée.

M. Macron, qui veut mettre en avant une relation renouvelée avec le continent après des années de déboires dans plusieurs ex-colonies francophones, a critiqué les anciennes grand-messes franco-africaines, quand les dirigeants français venaient selon lui dire aux Africains: « voilà ce qui est bon pour vous, on va vous aider ».

« C’est plus du tout ce dont l’Afrique a besoin et ce qu’elle veut entendre », a-t-il assuré.

William Ruto lui a fait écho en affirmant ne plus « être en quête d’aide ou de prêts », mais d’investissements dans l’éducation et les infrastructures, notamment pour prendre le train de la révolution technologique de l’intelligence artificielle.

– « destins liés » –

Et « ça tombe bien parce que, nous, on n’a plus totalement les moyens non plus, si on est lucide », a ironisé le président français sous les rires d’un amphithéâtre de l’université de Nairobi, en référence à la baisse de l’aide publique au développement, en France comme dans les autres pays occidentaux confrontés à des difficultés budgétaires.

« L’Afrique, elle est en train de réussir » et « elle a besoin d’investissements pour être plus souveraine », a-t-il poursuivi.

M. Macron a donc clôturé la première journée par l’annonce de « 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique », estimant qu’ils vont créer « plus de 250.000 emplois directs en France et en Afrique ».

Il a martelé que les destins de l’Europe et de l’Afrique étaient liés: « Si vous échouez, on n’a aucune chance (…) Votre jeunesse quittera (vos pays) et on aura plein de tensions migratoires », a-t-il prévenu.

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, M. Macron a aussi assuré, dans un entretien publié par The Africa Report et Jeune Afrique, que « le paradoxe » était « que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle ».

« L’Europe défend l’ordre international, le multilatéralisme efficace, l’Etat de droit, le commerce libre et ouvert », tandis que les Etats-Unis et la Chine « sont dans une logique de confrontation commerciale », sans respect des règles.

– dernière tournée africaine –

William Ruto a lui « félicité » son homologue pour ce « recalibrage de la relation entre la France et l’Afrique ». « Il est la seule personne du G7 qui parle la langue des Africains », a-t-il même lancé.

Les deux dirigeants se retrouveront au sommet du G7, mi-juin à Evian, en France, notamment pour faire avancer leur projet commun de réforme de l’architecture financière internationale, afin qu’elle favorise notamment l’investissement privé en Afrique.

M. Macron doit régulièrement répondre aux critiques sur les déboires de la France dans plusieurs de ses ex-colonies africaines, notamment depuis le divorce avec trois pays sahéliens, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, après les putschs de 2020-2023.

« La France, depuis 25 ans, elle est bousculée en Afrique », a martelé le président français pour souligner la part de l’héritage des politiques passées dans la montée du sentiment antifrançais. « Et c’est normal et c’est très bien! », s’est-il exclamé.

Il s’est affiché avec le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, malgré certaines tensions passées, et a annoncé qu’il irait à l’automne au Sénégal et en Côte d’Ivoire, pour une probable dernière tournée africaine avant la fin de sa présidence dans un an.

Autre motif d’espoir pour lui: selon un sondage Ipsos bva commandé par la diplomatie française, 74% des personnes interrogées dans neuf pays africains déclarent avoir une bonne image de la France, un chiffre qui atteint 78% chez les plus jeunes. L’échantillon inclut l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Maroc ou encore le Sénégal, mais pas les pays sahéliens ni l’Algérie.

 

LNT avec Afp

The post Macron annonce 23 milliards d’euros d’investissements au sommet Afrique-France de Nairobi appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Indice de la démocratie 2025 : l’EIU relève une stabilisation mondiale, malgré des fragilités persistantes en Afrique subsaharienne https://lnt.ma/indice-de-la-democratie-2025-leiu-releve-une-stabilisation-mondiale-malgre-des-fragilites-persistantes-en-afrique-subsaharienne/ Mon, 11 May 2026 10:50:49 +0000 https://lnt.ma/?p=548153 L’Indice de la démocratie 2025 publié par l’Economist Intelligence Unit (EIU) fait état d’une stabilisation de la situation démocratique à l’échelle mondiale, après huit années consécutives de recul, tout en soulignant la persistance de fragilités institutionnelles dans plusieurs régions, notamment en Afrique subsaharienne. Selon les conclusions du rapport, relayées lundi à Abidjan, le score moyen […]

The post Indice de la démocratie 2025 : l’EIU relève une stabilisation mondiale, malgré des fragilités persistantes en Afrique subsaharienne appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Indice de la démocratie 2025 publié par l’Economist Intelligence Unit (EIU) fait état d’une stabilisation de la situation démocratique à l’échelle mondiale, après huit années consécutives de recul, tout en soulignant la persistance de fragilités institutionnelles dans plusieurs régions, notamment en Afrique subsaharienne.

Selon les conclusions du rapport, relayées lundi à Abidjan, le score moyen mondial de l’indice s’est établi à 5,19 sur 10 en 2025, contre 5,17 en 2024, marquant une légère amélioration présentée comme le premier signe de stabilisation depuis près d’une décennie.

Les auteurs de l’étude indiquent qu’environ 75 % des pays évalués ont enregistré soit une amélioration, soit une stabilité de leur score démocratique entre 2024 et 2025, traduisant une forme d’accalmie après plusieurs années de dégradation continue.

Cette évolution reste toutefois contrastée selon les régions. Le rapport relève notamment une détérioration de la situation démocratique aux États-Unis depuis l’investiture du président Donald Trump en janvier 2025.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, l’indice met en évidence une interruption d’une tendance baissière observée durant neuf années consécutives, portée notamment par des évolutions enregistrées dans certains pays comme la Bolivie, où l’organisation d’élections jugées libres et équitables a contribué à cette amélioration.

Une Afrique subsaharienne entre avancées ponctuelles et vulnérabilités persistantes

En Afrique subsaharienne, le rapport décrit une situation plus contrastée, marquée par la persistance de fragilités structurelles. Selon l’EIU, environ 85 % des régimes politiques de la région restent classés dans les catégories des régimes autoritaires ou hybrides.

Quelques évolutions positives sont néanmoins relevées. Le Sénégal et le Malawi ont ainsi accédé au statut de « démocraties imparfaites », selon le classement établi par l’institution.

S’agissant du Sénégal, le rapport met en avant plusieurs réformes adoptées en 2025 visant à renforcer la transparence institutionnelle et la lutte contre la corruption, notamment à travers l’adoption d’une législation sur la protection des lanceurs d’alerte et un meilleur accès aux informations publiques.

L’étude souligne également une montée de l’engagement politique des jeunes sur le continent, en particulier au Kenya et à Madagascar, où des mobilisations portées par des mouvements issus de la génération Z auraient contribué à influencer les dynamiques politiques et gouvernementales.

Les coups d’État et les crises institutionnelles continuent de peser

En parallèle, le rapport met en lumière la persistance de facteurs de déstabilisation, notamment le retour de coups d’État militaires dans certaines parties du continent.

La Guinée-Bissau et Madagascar ont ainsi enregistré des reculs significatifs de leurs scores démocratiques à la suite de ruptures institutionnelles impliquant des prises de pouvoir militaires, tandis que d’autres pays comme le Gabon et la Guinée sont présentés comme engagés dans des processus de retour progressif vers un régime civil.

Pour les auteurs du rapport, les défis sécuritaires, les crises institutionnelles récurrentes ainsi que les tensions liées aux successions politiques continuent d’affaiblir durablement les institutions démocratiques dans plusieurs pays africains.

Créé en 2006, l’Indice de la démocratie de l’Economist Intelligence Unit évalue chaque année 167 pays et territoires à travers cinq critères principaux : le processus électoral et le pluralisme, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, la culture politique et les libertés civiles.

LNT

The post Indice de la démocratie 2025 : l’EIU relève une stabilisation mondiale, malgré des fragilités persistantes en Afrique subsaharienne appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran et Trump campent sur leurs positions, le pétrole repart à la hausse https://lnt.ma/liran-et-trump-campent-sur-leurs-positions-le-petrole-repart-a-la-hausse/ Mon, 11 May 2026 08:28:59 +0000 https://lnt.ma/?p=548175 L’Iran a réclamé l’arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse. « La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran », a […]

The post L’Iran et Trump campent sur leurs positions, le pétrole repart à la hausse appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran a réclamé l’arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse.

« La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran », a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Avant de lister les revendications de la République islamique: « la fin de la guerre dans la région », y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et « la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années ».

La veille, le président américain s’était insurgé sur son réseau Truth Social: « je viens de lire la réponse des soi-disant +représentants+ de l’Iran. Je ne l’aime pas – C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE! ».

Des déclarations qui ont fait bondir les prix de l’or noir, semant le doute sur les marchés quant à une reprise imminente des pourparlers de paix et une réouverture rapide du détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, contrôlé par l’Iran depuis le début de la guerre le 28 février.

Vers 11H10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur le continent européen, gagnait 2,67% à 103,99 dollars. Soit une hausse de près de 50% comparé aux niveaux d’avant-guerre.

– La guerre « n’est pas finie » –

Après plus d’un mois de trêve entre les deux belligérants, les espoirs de règlement du conflit dans un avenir proche semblent minces.

Une seule session de discussions a eu lieu, le 11 avril à Islamabad via le médiateur pakistanais. Depuis, la voie diplomatique piétine pendant que sur le terrain, les incidents entre les deux camps se sont multipliés ces derniers jours aux abords du détroit d’Ormuz.

D’après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, la proposition de Téhéran prévoit une réouverture graduelle de cette voie maritime, et une levée simultanée du blocus naval américain.

Selon le quotidien, l’Iran mentionne par ailleurs des négociations sur le crucial dossier nucléaire dans un délai de 30 jours. Il offrirait de « diluer » une partie de son uranium hautement enrichi et de transférer le reste dans un « pays tiers », mais refuserait un démantèlement de ses équipements et un moratoire sur 20 ans de son processus d’enrichissement d’uranium.

Washington et de nombreux pays soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique, ce qu’il dément, défendant son droit au nucléaire civil.

« Il reste encore des matières nucléaires – de l’uranium enrichi – qui doivent être retirées d’Iran » et « des sites d’enrichissement à démanteler », avait affirmé dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS.

Il a aussi dit espérer la fin du pouvoir iranien, qui signifierait la chute, « comme un échafaudage » selon lui, des supplétifs de l’Iran au Yémen (Houthis), à Gaza (Hamas) et au Liban (Hezbollah).

La guerre, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, « a permis d’accomplir beaucoup de choses, mais elle n’est pas finie », a averti le responsable israélien.

– Nouveaux morts au Liban –

« Téhéran ne montre aucun signe de capitulation » et « calcule que la hausse des prix mondiaux du pétrole et les pénuries de produits obligeront Trump à mettre fin au conflit sans obtenir les concessions majeures, notamment nucléaires, qu’il recherche », analyse le centre de réflexion américain Soufan Center.

Dans le Golfe, de nouvelles attaques avaient été signalées dimanche.

Au Qatar, un vraquier en provenance d’Abou Dhabi a été visé par un drone dans les eaux territoriales, selon le ministère de la Défense.

L’agence de presse iranienne Fars a affirmé qu’il « battait pavillon américain », sans dire explicitement que l’Iran l’avait visé.

D’autres pays ont été ciblés par des drones: le Koweït n’en a pas précisé la provenance, mais Abou Dhabi a directement accusé Téhéran.

Dès le déclenchement de la guerre par Israël et les Etats-Unis, les monarchies du Golfe, alliées de Washington, avaient fait l’objet de frappes iraniennes.

Ces attaques interviennent deux jours après que l’armée américaine a visé deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, voie d’accès au détroit d’Ormuz.

Dans le sud du Liban, où les affrontements se poursuivent entre Israël et le Hezbollah malgré le cessez-le-feu censé être en vigueur depuis mi-avril, deux secouristes affiliés au mouvement pro-iranien et un soldat israélien ont été tués dimanche.

 

LNT avec Afp

The post L’Iran et Trump campent sur leurs positions, le pétrole repart à la hausse appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Sommet Xi-Trump: Pékin à la recherche de « plus de stabilité » internationale https://lnt.ma/sommet-xi-trump-pekin-a-la-recherche-de-plus-de-stabilite-internationale/ Mon, 11 May 2026 08:27:22 +0000 https://lnt.ma/?p=548172 Le président chinois Xi Jinping abordera le sommet très attendu cette semaine avec son homologue Donald Trump avec la volonté d’insuffler « plus de stabilité » dans les relations internationales, a dit Pékin lundi, en pleine crise au Moyen-Orient. La Chine a confirmé la visite de M. Trump, qui aura lieu de mercredi à vendredi. Elle avait […]

The post Sommet Xi-Trump: Pékin à la recherche de « plus de stabilité » internationale appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le président chinois Xi Jinping abordera le sommet très attendu cette semaine avec son homologue Donald Trump avec la volonté d’insuffler « plus de stabilité » dans les relations internationales, a dit Pékin lundi, en pleine crise au Moyen-Orient.

La Chine a confirmé la visite de M. Trump, qui aura lieu de mercredi à vendredi.

Elle avait déjà été annoncée par la Maison Blanche après un report de ce déplacement initialement programmé fin mars. Le milliardaire républicain avait invoqué la guerre avec l’Iran pour justifier cet ajournement.

Il s’agira de la première visite d’un président américain en Chine depuis celle effectuée par Donald Trump en 2017. Joe Biden n’avait pas fait le voyage pendant ses quatre années de mandat.

Les relations commerciales bilatérales devraient dominer les entretiens, après une année de confrontation à coups de droits de douanes et de restrictions multiples aux échanges.

Avant même le sommet Xi-Trump, des négociateurs commerciaux des deux pays, conduits par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le ministre américain des Finances Scott Bessent, doivent ainsi se rencontrer à Séoul.

MM. Xi et Trump avaient conclu une trêve temporaire en octobre et pourraient en étendre les termes lors de la visite.

– « Pied d’égalité » –

Au-delà du commerce, la crise au Moyen-Orient, avec ses retombées globales et son contrecoup pour la Chine, devrait prendre une place significative dans les discussions.

« La Chine entend travailler avec les Etats-Unis sur un pied d’égalité, dans un esprit de respect et de souci de l’intérêt mutuel, afin de développer la coopération, de gérer les différends et d’apporter plus de stabilité et de certitude dans un monde instable et interdépendant », a déclaré lundi devant la presse un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun.

Le géant asiatique est directement touché par le bras de fer américano-iranien et la quasi fermeture du détroit d’Ormuz.

La Chine est un partenaire économique et politique primordial de l’Iran. Elle est de loin la principale importatrice de son pétrole.

Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d’analyse Kpler.

Fortement tributaire du commerce international, la Chine commence à éprouver les effets de la guerre, même si elle semble mieux armée que ses voisins pour y faire face.

Les experts estiment que M. Xi aborde le sommet en relative position de force face à un Donald Trump empêtré dans le conflit au Moyen-Orient et soumis à la pression grandissante des élections américaines de mi-mandat en novembre.

Ils relèvent que la Chine retire de la crise un certain nombre de bienfaits dans sa rivalité avec les Etats-Unis, dont celui de se présenter au reste du monde comme un partenaire fiable, respectueux du droit international et, suivant une expression en vogue dans le discours officiel, « du bon côté de l’Histoire ».

Les mêmes analystes nuancent cependant: la Chine, avec sa forte dépendance aux échanges internationaux, n’a pas intérêt à ce que la situation dans le Golfe dure longtemps.

– Nouvelles sanctions américaines –

Pékin a mesuré ses critiques contre les Etats-Unis et son soutien à l’Iran depuis le début de la guerre fin février.

Le porte-parole des Affaires étrangères chinoises Guo Jiakun s’est contenté lundi de répondre que Pékin continuerait à jouer un rôle « positif » dans les efforts de sortie de crise.

Le département d’Etat américain avait annoncé vendredi sanctionner trois entreprises basées en Chine et coupables selon lui d’avoir fourni des images satellite employées par l’Iran dans ses hostilités contre les Etats-Unis.

La Chine est contre les « sanctions unilatérales illégales », a répondu Guo Jiakun.

« Le plus urgent, c’est d’éviter que le conflit ne reprenne, pas de l’instrumentaliser pour calomnier d’autres pays », a-t-il affirmé.

Le Trésor américain a également sanctionné plusieurs entreprises de Chine continentale et de Hong Kong, au nom de leur contribution supposée à l’armement de l’Iran.

Les analystes doutent que Pékin cède à la « pression » américaine sur l’Iran.

La Chine devrait chercher durant le sommet des acquis concrets, même s’ils sont minimes, par exemple sur les droits de douanes, selon les experts.

 

LNT avec Map

The post Sommet Xi-Trump: Pékin à la recherche de « plus de stabilité » internationale appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran questionne le « sérieux » des Etats-Unis, sans dévoiler sa réponse à un plan américain https://lnt.ma/liran-questionne-le-serieux-des-etats-unis-sans-devoiler-sa-reponse-a-un-plan-americain/ Sat, 09 May 2026 15:52:59 +0000 https://lnt.ma/?p=548106 L’Iran a mis en doute samedi le sérieux de la diplomatie américaine dans les tractations en cours pour trouver une issue au conflit au Moyen-Orient, sans toutefois communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington. Un mois après l’entrée en vigueur d’une trêve, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a fait […]

The post L’Iran questionne le « sérieux » des Etats-Unis, sans dévoiler sa réponse à un plan américain appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran a mis en doute samedi le sérieux de la diplomatie américaine dans les tractations en cours pour trouver une issue au conflit au Moyen-Orient, sans toutefois communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington.

Un mois après l’entrée en vigueur d’une trêve, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a fait part de ce scepticisme lors d’un entretien téléphonique avec son homologue turc, Hakan Fidan, au lendemain de nouveaux accrochages dans les eaux du Golfe.

« L’escalade récente des tensions par les forces américaines et leurs multiples violations du cessez-le-feu renforcent les soupçons sur la motivation et le sérieux de la partie américaine sur la voie de la diplomatie », a affirmé M. Araghchi, cité par l’agence iranienne Isna.

A Washington, le président Donald Trump avait pour sa part dit vendredi attendre dans la soirée une réponse des Iraniens à une proposition visant à mettre durablement fin aux hostilités. « Je devrais recevoir une lettre ce soir, donc on verra bien comment ça se passe », avait-il assuré à des journalistes.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d’Etat, avait lui indiqué que l’Iran étudiait toujours la proposition américaine.

Depuis le début de la guerre le 28 février, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l’Iran, Téhéran verrouille le stratégique détroit d’Ormuz, ce à quoi Washington a riposté en imposant le 13 avril un blocus des ports iraniens.

L’armée américaine a annoncé vendredi avoir « neutralisé » par voie aérienne deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, porte d’entrée du détroit, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Si les navires ne transportaient pas de cargaison selon l’armée, les images diffusées par le commandement militaire américain pour la région (Centcom) montrent d’épaisses colonnes de fumée s’échappant des postes de pilotage.

Téhéran a dénoncé auprès de l’ONU une « violation flagrante » de la trêve.

Et une source militaire citée par l’agence Tasnim a confirmé que les forces iraniennes avaient répliqué. « Après une période d’échanges de tirs, les affrontements ont cessé actuellement et le calme est revenu », a-t-elle stipulé.

La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.

Le bras de fer entre Téhéran et Washington à Ormuz a fait flamber les cours du pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord a ainsi terminé la semaine une nouvelle fois au-dessus de 100 dollars.

Le Royaume-Uni a annoncé samedi qu’il allait « prépositionner au Moyen Orient » un destroyer actuellement en Méditerranée, en prévision du déploiement d’une future mission internationale de sécurisation du transport dans le détroit d’Ormuz, une initiative co-dirigée par la France.

Selon des images satellites diffusées vendredi, une nappe de pétrole d’une cinquantaine de kilomètres carrés a été détectée dans le Golfe au large de l’île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays par lequel transite en temps normal 90% du brut d’Iran.

Selon l’Observatoire des conflits et de l’environnement, une ONG basée au Royaume-Uni, la nappe s’est toutefois « fortement réduite » samedi.

« Il n’y aucune information officielle sur des fuites de pétrole près de l’île de Kharg », a assuré le dirigeant de la commission parlementaire iranienne sur l’énergie, cité samedi par l’agence Isna.

Sur l’autre front du conflit, au Liban, Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs attaques mutuelles quotidiennes, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril, qu’ils s’accusent tous deux de violer.

L’armée israélienne a de nouveau ordonné, samedi, l’évacuation immédiate de plusieurs localités du sud du pays en vue d’attaques contre le mouvement chiite.

L’agence de presse libanaise ANI a ensuite fait état d’une série de frappes israéliennes dans cette région, mais aussi de trois frappes à environ 20 km au sud de Beyrouth.

Selon le ministère libanais de la Santé, un drone israélien a visé à trois reprises une moto dans la ville de Nabatiyé, tuant un ressortissant syrien et blessant gravement sa fille de 12 ans.
Le Hezbollah a ensuite déclaré avoir visé l’armée dans le nord d’Israël.

Le mouvement pro-iranien a entraîné Beyrouth dans la guerre le 2 mars, en relançant ses attaques sur Israël, après l’offensive conjointe des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait 2.750 morts depuis le début de la guerre, selon le bilan de vendredi du ministère de la Santé.

De nouvelles discussions entre les deux pays voisins – toujours techniquement en état de guerre – sont prévues à Washington les 14 et 15 mai. Le Hezbollah s’y oppose.

LNT avec AFP

The post L’Iran questionne le « sérieux » des Etats-Unis, sans dévoiler sa réponse à un plan américain appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Royaume-Uni : Starmer organise sa riposte après la défaite électorale du Labour https://lnt.ma/royaume-uni-starmer-organise-sa-riposte-apres-la-defaite-electorale-du-labour/ Sat, 09 May 2026 15:50:43 +0000 https://lnt.ma/?p=548101 Le premier ministre britannique Keir Starmer prépare sa riposte après la défaite des travaillistes aux élections locales de jeudi en Grande-Bretagne, déterminé à rester à Downing Street malgré les appels croissants samedi à son départ dans son propre camp. Le chef du gouvernement, très impopulaire, a promis d' »écouter les électeurs » sans pour autant « prendre un […]

The post Royaume-Uni : Starmer organise sa riposte après la défaite électorale du Labour appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le premier ministre britannique Keir Starmer prépare sa riposte après la défaite des travaillistes aux élections locales de jeudi en Grande-Bretagne, déterminé à rester à Downing Street malgré les appels croissants samedi à son départ dans son propre camp.
Le chef du gouvernement, très impopulaire, a promis d' »écouter les électeurs » sans pour autant « prendre un virage à droite ou à gauche », dans une tribune publiée samedi dans le quotidien de gauche The Guardian, alors que le scrutin a été marqué par la forte progression du parti anti-immigration Reform UK et du parti des Verts, très à gauche.

Keir Starmer affirme qu’il définira « dans les jours qui viennent » la voie à suivre et « le travail que fera (son) gouvernement dans les prochains mois ».

Il doit prendre la parole lundi, selon plusieurs médias britanniques, qui évoquent un possible remaniement.

« Je ne vais pas me retirer, cela plongerait le pays dans le chaos », a-t-il encore répété samedi, lors d’un déplacement au sud de Londres, promettant de donner plus « d’espoir » aux Britanniques.

Est-ce que cela suffira à calmer le mécontentement qui monte dans le camp travailliste ?

Plus d’une vingtaine de députés Labour et des responsables de syndicats alliés au parti ont ouvertement exprimé leurs doutes sur la capacité de Keir Starmer à mener le gouvernement.
« Si nous continuons avec Keir Starmer comme chef pour la prochaine élection, cela va être un désastre », a affirmé le député Clive Betts, samedi sur Times radio. Les électeurs « ne l’écoutent plus », a-t-il insisté.

Mais Keir Starmer garde à ce stade le soutien des ténors de l’exécutif, qui ont publié une série de messages de soutien dans la soirée de vendredi, lui offrant ainsi un sursis.

Et samedi matin le chef du gouvernement s’est affiché à Downing Street avec deux poids lourds du Labour. Il a reçu l’ancien Premier ministre Gordon Brown, qu’il a nommé envoyé spécial chargé de la finance mondiale et de la coopération, prenant la pose avec lui devant le N°10. Et il a nommé l’ancienne vice-présidente du parti Harriet Harman comme conseillère chargée de la lutte contre les violences sur les femmes et les filles.

Un important rendez-vous l’attend mercredi, avec le discours du roi devant le Parlement. Charles III y détaillera les projets de loi que le gouvernement prépare pour la prochaine session parlementaire.
Dans sa tribune au Guardian, Keir Starmer a reconnu des « erreurs » et estimé que les résultats « douloureux » des élections et la « fragmentation politique » sont la conséquence d’électeurs « frustrés par le statu quo ».

« Notre mission est de les convaincre que nous avons des réponses progressistes aux problèmes et défis qu’ils affrontent », a-t-il ajouté, citant le coût de la vie, l’immigration ou le manque d’opportunité pour les jeunes.

Mais s’il a obtenu un sursis, « il n’y a aucun exemple d’un Premier ministre qui a réussi à redresser une telle impopularité (…). Les gens ont décidé qu’ils ne l’aiment pas et je ne crois pas qu’ils vont changer d’avis », souligne auprès de l’AFP Robert Ford, professeur de sciences politiques à l’université de Manchester.

Avec quasiment tous les résultats du scrutin désormais connus, le tableau est sombre pour le Labour.

Au Pays de Galles, il a perdu le pouvoir au Parlement local, ce qui n’était jamais arrivé depuis sa création en 1999, au profit du parti indépendantiste Plaid Cymru. Même sans majorité absolue, son chef Rhun ap Iorwerth, s’est dit « prêt à former le prochain gouvernement gallois », qu’il devrait logiquement diriger.
En Ecosse, le Labour a reculé et termine au coude à coude avec Reform UK, dans un Parlement toujours dominé par le parti indépendantiste SNP, avec 58 sièges sur 129.

En Angleterre, les travaillistes ont gagné 997 sièges et en ont perdu 1.406. Le parti de Nigel Farage, Reform UK, poursuit sa rapide progression avec 1.444 sièges remportés, selon le décompte quasi-complet de la BBC.

Le Labour a perdu du terrain y compris dans le traditionnel « mur rouge » du nord de l’Angleterre.

Le scrutin est aussi marqué par le recul des Conservateurs (773 élus), derrière le parti Libéral-démocrates (834), et par la progression des Verts, parti très à gauche dirigé par Zack Polanski (515 sièges).

LNT avec AFP

The post Royaume-Uni : Starmer organise sa riposte après la défaite électorale du Labour appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran accuse les États-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu https://lnt.ma/liran-accuse-les-etats-unis-de-violation-flagrante-du-cessez-le-feu/ Fri, 08 May 2026 14:08:28 +0000 https://lnt.ma/?p=548054 Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé vendredi les Etats-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu, après des échanges de frappes entre les belligérants. « L’action menée hier soir constitue une violation flagrante du droit international et du cessez-le-feu. Toutefois, les forces de défense du pays ont infligé un coup dur à l’ennemi et repoussé ses […]

The post L’Iran accuse les États-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé vendredi les Etats-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu, après des échanges de frappes entre les belligérants.

« L’action menée hier soir constitue une violation flagrante du droit international et du cessez-le-feu. Toutefois, les forces de défense du pays ont infligé un coup dur à l’ennemi et repoussé ses attaques avec toute leur force », a affirmé le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï.

Les Etats-Unis ont dit avoir « ciblé des installations militaires iraniennes » jeudi après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz. Le président Donald Trump a toutefois assuré que la trêve en vigueur depuis un mois tenait toujours.

 

LNT avec Map

The post L’Iran accuse les États-Unis de « violation flagrante » du cessez-le-feu appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran crée une autorité spéciale pour percevoir les droits de passage à Ormuz https://lnt.ma/liran-cree-une-autorite-speciale-pour-percevoir-les-droits-de-passage-a-ormuz/ Fri, 08 May 2026 14:07:35 +0000 https://lnt.ma/?p=548061 L’Iran a créé une nouvelle agence gouvernementale chargée d’approuver les passages dans le détroit d’Ormuz et d’en percevoir les droits pour la navigation, a rapporté le journal spécialisé Lloyd’s List. Point de passage par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, Ormuz est devenu un foyer majeur de tensions depuis le début de la […]

The post L’Iran crée une autorité spéciale pour percevoir les droits de passage à Ormuz appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran a créé une nouvelle agence gouvernementale chargée d’approuver les passages dans le détroit d’Ormuz et d’en percevoir les droits pour la navigation, a rapporté le journal spécialisé Lloyd’s List.

Point de passage par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, Ormuz est devenu un foyer majeur de tensions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, la situation y demeure très conflictuelle, l’Iran bloquant le détroit et les Etats-Unis imposant un blocus des ports iraniens.

Plusieurs incidents s’y sont déroulés ces derniers jours, au moment où Washington cherche à conclure un accord avec Téhéran pour mettre fin durablement à la guerre et obtenir une reprise du trafic à Ormuz.

« L’Iran a créé une nouvelle Autorité du détroit du Golfe persique (PGSA) chargée d’approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz », a indiqué Lloyd’s List.

Selon cette source qui cite le formulaire de l’autorité, les navires sont tenus de fournir des informations détaillées sur leur propriétaire, leur assurance, les membres d’équipage et leur itinéraire de transit prévu.

La PGSA se présente, selon Lloyd’s List, comme la seule autorité habilitée à accorder des autorisations aux navires transitant par le détroit.

Mardi, la chaîne iranienne anglophone Press TV avait déclaré que l’Iran avait mis en place un « système visant à exercer sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz » et que les navires transitant par le détroit recevaient des « instructions » par e-mail.

Le 23 avril, un haut responsable du Parlement iranien avait annoncé que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage qu’il a instaurés dans le détroit.

 

LNT avec Afp

The post L’Iran crée une autorité spéciale pour percevoir les droits de passage à Ormuz appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le monde dans l’attente d’une réponse iranienne à une proposition américaine https://lnt.ma/le-monde-dans-lattente-dune-reponse-iranienne-a-une-proposition-americaine/ Thu, 07 May 2026 09:15:12 +0000 https://lnt.ma/?p=547422 Les chancelleries et les marchés mondiaux attendent jeudi la réponse de Téhéran à la dernière proposition de Washington en vue de mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et de rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz. Parlant de « très bonnes discussions dans les dernières 24 heures », Donald Trump a jugé mercredi « très possible » un accord […]

The post Le monde dans l’attente d’une réponse iranienne à une proposition américaine appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les chancelleries et les marchés mondiaux attendent jeudi la réponse de Téhéran à la dernière proposition de Washington en vue de mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et de rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz.

Parlant de « très bonnes discussions dans les dernières 24 heures », Donald Trump a jugé mercredi « très possible » un accord de paix avec l’Iran, générant une chute du prix du pétrole et une flambée des places boursières, même s’il a de nouveau agité la menace d’une reprise des bombardements.

Mardi, le président américain avait annoncé, compte tenu des « grands progrès accomplis en vue d’un accord », la suspension de l’opération américaine lancée seulement la veille pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit d’Ormuz.

– Protocole d’accord –

Téhéran verrouille ce passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.

Washington maintient de son côté son blocus des ports iraniens lancé le 13 avril.

« Deux responsables américains et deux autres sources informées du dossier » ont fait état « d’un protocole d’accord d’une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées », selon le site d’information en ligne américain Axios.

« L’accord verrait l’Iran s’engager à un moratoire sur l’enrichissement nucléaire, les Etats-Unis accepter de lever leurs sanctions et de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés, et les deux parties lever les restrictions entourant le transit par le détroit d’Ormuz », affirme le site.

Si l’Iran a estimé que les Etats-Unis cherchaient à forcer sa « reddition », il s’est gardé de claquer la porte, le porte-parole de sa diplomatie, Esmaïl Baghaï, affirmant que son pays « examinait toujours le plan et la proposition américaine ».

– Projet de résolution –

Selon la chaîne américaine NBC News, le revirement de M. Trump sur son projet d’escorte de navires à Ormuz est intervenu après que l’Arabie saoudite – dont le prince héritier Mohammed ben Salmane aurait parlé directement avec le président américain – a refusé de permettre aux forces américaines d’utiliser son espace aérien et ses bases pour cette opération.

Evoquant la campagne américano-israélienne contre l’Iran jusqu’au cessez-le-feu du 8 avril, le milliardaire républicain avait déjà évoqué mercredi une fin de l’opération « Fureur épique » en cas d’accord, menaçant autrement l’Iran de nouveaux bombardements à « une intensité bien plus forte qu’avant ».

A l’ONU, Washington et les Etats du Golfe ont préparé une résolution au Conseil de sécurité exigeant que Téhéran cesse ses attaques, révèle l’emplacement de ses mines et s’abstienne d’imposer un péage à la navigation, a annoncé le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. Un vote devrait intervenir dans les prochains jours.

– « Bon espoir » –

Le lancement lundi de l’opération américaine dans le détroit d’Ormuz s’est accompagné d’accrochages en mer entre Iraniens et Américains, et d’attaques contre les Emirats arabes unis imputées à l’Iran mais démenties par lui, après des semaines de calme relatif.

Téhéran a nié jeudi toute implication dans l’explosion survenue sur un cargo sud-coréen, le HMM Namu, dans le détroit lundi, via un communiqué de son ambassade à Séoul.

Les cours du pétrole sont en baisse jeudi, le marché se montrant plus optimiste depuis l’annonce de M. Trump mercredi. Vers 09H40 GMT (11H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 2,82% à 98,41 dollars.

Les Bourses européennes ont elles ouvert sans direction franche, les investisseurs restant dans l’attente d’un accord concret.

Alors que le Pakistan, médiateur dans le conflit, a aussi dit avoir « bon espoir » que l’actuelle dynamique aboutisse à une paix durable, certains en Iran ne cachent pas leur lassitude.

« Que vous soyez en Iran ou non, la pression psychologique est intense. Tout le monde est déprimé et sans espoir à cause de ce jeu psychologique », confie Azadeh, une traductrice de 43 ans jointe par une journaliste de l’AFP à Paris.

Sur le front libanais, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir que l’armée avait visé un commandant de haut rang du Hezbollah à Beyrouth.

Un commandant du mouvement pro-iranien a bien été tué dans cette frappe – la première sur la banlieue sud de la capitale depuis le cessez-le-feu du 17 avril, a indiqué à l’AFP une source proche du Hezbollah.

Le ministère libanais de la Santé a aussi recensé 11 morts dans le pays dans des bombardements israéliens, malgré la trêve.

 

LNT avec Afp

The post Le monde dans l’attente d’une réponse iranienne à une proposition américaine appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Hantavirus: trois rapatriements en Europe, la bateau en route pour les Canaries https://lnt.ma/hantavirus-trois-rapatriements-en-europe-la-bateau-en-route-pour-les-canaries/ Thu, 07 May 2026 09:14:30 +0000 https://lnt.ma/?p=547429 Trois personnes évacuées d’un bateau de croisière frappé par un rare foyer d’hantavirus ayant tué trois passagers ont été rapatriées en Europe pour une prise en charge sanitaire, les autres restant confinés à bord où « plus personne » n’a de symptômes jeudi, en attendant de pouvoir débarquer aux Canaries. Dans l’Atlantique, le navire MV Hondius est […]

The post Hantavirus: trois rapatriements en Europe, la bateau en route pour les Canaries appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Trois personnes évacuées d’un bateau de croisière frappé par un rare foyer d’hantavirus ayant tué trois passagers ont été rapatriées en Europe pour une prise en charge sanitaire, les autres restant confinés à bord où « plus personne » n’a de symptômes jeudi, en attendant de pouvoir débarquer aux Canaries.

Dans l’Atlantique, le navire MV Hondius est en route entre le Cap-Vert et Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, où il doit arriver ce weekend avant une évacuation des passagers prévue en début de semaine prochaine.

« Plus aucune personne n’a de symptômes à bord », a annoncé jeudi à la mi-journée le croisiériste Oceanwide Expeditions dans un communiqué.

Selon le site de suivi maritime Marine Traffic, le bateau devrait arriver aux Canaries dimanche en milieu de journée.

Les autorités sanitaires cherchent toujours à comprendre l’origine du foyer et identifier de possibles cas contact.

Il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique contre ce virus qui peut être contracté au contact de rongeurs et dont la souche des Andes, retrouvée sur des passagers infectés, est la seule à être connue pour des cas de transmission interhumaine.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la première contamination a eu lieu avant le début de l’expédition le 1er avril car le premier passager décédé, un Néerlandais de 70 ans, a présenté des symptômes dès le 6 avril.

« La période d’incubation – qui est le moment entre l’infection et le début des symptômes – est d’entre une et six semaines » mais, généralement, « plutôt autour de deux-trois semaines », a expliqué à l’AFP Anaïs Legand, experte technique sur les fièvres hémorragiques virales à l’OMS.

Donc la première personne contaminée « a eu très clairement une exposition avant d’embarquer sur le bateau, certainement liée à un rongeur », a-t-elle insisté.

– « Pas pris au sérieux » –

Les trois passagers décédés depuis le début de la croisière, qui reliait Ushuaïa en Argentine au Cap-Vert, sont un septuagénaire néerlandais, son épouse et une Allemande.

Un homme est hospitalisé à Johannesburg, un autre à Zurich (Suisse) et trois personnes ont été évacuées du bateau via le Cap-Vert mercredi: deux sont arrivées mercredi soir à Amsterdam et l’une prise en charge au centre médical universitaire de Leyde (LUMC), aux Pays-Bas, l’autre, cas contact asymptomatique, à l’hôpital de Düsseldorf (Allemagne). Jeudi matin, l’avion transportant le troisième évacué s’est posé à Amsterdam sans que l’on sache dans l’immédiat où il serait examiné.

Une hôtesse de l’air de la compagnie néerlandaise KLM est par ailleurs en cours de dépistage jeudi après avoir présenté de légers symptômes, selon le ministère néerlandais de la Santé. Selon le média RTL nieuws, cette femme, hospitalisée à Amsterdam, a été en contact avec la passagère néerlandaise décédée.

KLM avait signalé mercredi qu’une personne décédée après avoir voyagé à bord du MV Hondius était montée « brièvement » à bord d’un de ses avions reliant Johannesburg à Amsterdam, mais débarquée avant le décollage.

Des inquiétudes montent aussi sur l’île de Sainte-Hélène, où 29 passagers ont quitté le navire le 24 avril, selon le croisiériste.

Tous ont été « contactés » et « nous nous efforçons de recenser tous les passagers et membres d’équipage qui ont embarqué et débarqué aux différentes escales du MV Hondius », a ajouté la compagnie.

Parmi ces passagers débarqués, un vidéaste turc, Ruhi Çenet, a déploré mercredi auprès de l’AFP que l’équipage n’ait « pas pris le problème suffisamment au sérieux ». Jusqu’à ce débarquement, « la vie a poursuivi son cours » sur le bateau malgré la mort du passager néerlandais le 11 avril et l’équipage n’a pas « envisagé la possibilité d’une telle maladie contagieuse », a-t-il raconté.

Dans son communiqué jeudi, le croisiériste a fait valoir que « le premier cas confirmé » n’a « pas été rapporté » avant le 4 mai.

– Risque « faible » –

Le MV Hondius, qui a quitté mercredi la baie de Praia, au Cap-Vert, avec une vingtaine de nationalités différentes à bord, est attendu ce weekend à Granadilla, à Tenerife, malgré l’opposition des autorités locales.

« Tous les passagers resteront à bord du navire de croisière jusqu’à l’arrivée » des avions chargés de les rapatrier, a indiqué le ministère espagnol de l’Intérieur.

« Un dispositif conjoint d’évaluation sanitaire et d’évacuation sera mis en place pour rapatrier tous les passagers, à moins que leur état de santé ne l’empêche », a souligné la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez.

Les pays de l’UE doivent prendre en charge leurs ressortissants, éventuellement aidés par la Commission européenne, tandis que l’évacuation des passagers extra-européens est toujours en préparation.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué à l’AFP qu’il « ne pens(ait) pas » que la situation soit similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19. « Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible », selon lui.

Selon l’itinéraire reconstitué par les autorités argentines, le couple de Néerlandais décédés était en Amérique du Sud depuis fin novembre, et a voyagé plusieurs mois entre Argentine, Chili, Uruguay et de nouveau Argentine fin mars, avant d’embarquer sur le navire à Ushuaïa le 1er avril.

L’hantavirus est endémique dans certaines régions d’Argentine, andines notamment, avec au moins une soixantaine de cas par an ces dernières années.

 

LNT avec Afp

The post Hantavirus: trois rapatriements en Europe, la bateau en route pour les Canaries appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran dit continuer à étudier la proposition américaine pour mettre fin à la guerre https://lnt.ma/liran-dit-continuer-a-etudier-la-proposition-americaine-pour-mettre-fin-a-la-guerre/ Wed, 06 May 2026 11:31:56 +0000 https://lnt.ma/?p=547322 Les autorités iraniennes ont confirmé, ce mardi, poursuivre l’étude de la dernière proposition américaine visant à mettre un terme au conflit qui oppose depuis plusieurs semaines Téhéran aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Cette annonce intervient alors que les discussions diplomatiques semblent entrer dans une phase décisive, malgré une méfiance persistante entre les deux […]

The post L’Iran dit continuer à étudier la proposition américaine pour mettre fin à la guerre appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les autorités iraniennes ont confirmé, ce mardi, poursuivre l’étude de la dernière proposition américaine visant à mettre un terme au conflit qui oppose depuis plusieurs semaines Téhéran aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Cette annonce intervient alors que les discussions diplomatiques semblent entrer dans une phase décisive, malgré une méfiance persistante entre les deux camps.

Selon plusieurs médias américains et internationaux, Washington et Téhéran seraient désormais proches d’un accord préliminaire prenant la forme d’un mémorandum d’entente en 14 points. Ce document, encore en cours de négociation, viserait à instaurer officiellement la fin des hostilités et à ouvrir une période de discussions plus larges sur les questions nucléaires et sécuritaires.

D’après les éléments ayant filtré, le projet américain prévoirait notamment un moratoire de longue durée sur l’enrichissement d’uranium iranien, un allègement progressif des sanctions américaines, la libération d’avoirs iraniens gelés ainsi qu’un assouplissement des restrictions autour du détroit d’Ormuz, devenu l’un des principaux points de tension du conflit.

Les négociations seraient menées à travers plusieurs canaux diplomatiques et médiateurs régionaux, notamment le Pakistan, qui joue un rôle actif dans les échanges indirects entre les deux parties.

Toutefois, malgré cette avancée apparente, les divergences restent importantes. Plusieurs responsables iraniens ont rapidement tempéré l’optimisme affiché par certains médias occidentaux. Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission parlementaire iranienne chargée de la sécurité nationale et de la politique étrangère, a ainsi qualifié la proposition américaine de simple “wishlist américaine” plutôt que d’accord réaliste.

Du côté américain, le président Donald Trump a affirmé que “la guerre pourrait prendre fin” si l’Iran acceptait les termes proposés, tout en menaçant de nouvelles frappes militaires en cas d’échec des discussions.

Le conflit, qui a profondément déstabilisé la région depuis le début de l’année, a notamment provoqué une flambée des tensions dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les États-Unis avaient récemment annoncé la suspension temporaire de certaines opérations navales dans la zone afin de laisser une chance aux négociations.

Sur les marchés, les premiers signes d’apaisement ont déjà eu un impact notable. Les prix du pétrole ont fortement reculé après les informations évoquant un possible accord entre Washington et Téhéran, tandis que plusieurs places boursières mondiales ont enregistré des hausses.

Malgré cette dynamique diplomatique, de nombreuses zones d’ombre demeurent. Les discussions sur le programme balistique iranien, le soutien de Téhéran à ses alliés régionaux ou encore la durée exacte des restrictions nucléaires restent particulièrement sensibles. Plusieurs observateurs estiment ainsi qu’un accord global demeure encore loin d’être garanti, même si les deux parties semblent vouloir éviter une nouvelle escalade militaire majeure.

 

LNT

The post L’Iran dit continuer à étudier la proposition américaine pour mettre fin à la guerre appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Hantavirus : l’OMS écarte un scénario type Covid-19 https://lnt.ma/hantavirus-loms-ecarte-un-scenario-type-covid-19/ Wed, 06 May 2026 11:30:19 +0000 https://lnt.ma/?p=547330 Le risque présenté par le foyer d’hantavirus identifié sur un bateau de croisière est « faible » pour « le reste du monde », a déclaré mercredi à l’AFP, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour qui la situation diffère du début de la pandémie de Covid-19. Interrogé par l’AFP à Genève sur le niveau […]

The post Hantavirus : l’OMS écarte un scénario type Covid-19 appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le risque présenté par le foyer d’hantavirus identifié sur un bateau de croisière est « faible » pour « le reste du monde », a déclaré mercredi à l’AFP, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour qui la situation diffère du début de la pandémie de Covid-19.

Interrogé par l’AFP à Genève sur le niveau d’urgence de ce foyer apparemment né à bord du HV Hondius dans l’Atlantique, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dit qu’il « ne pense pas » que celui-ci soit similaire à celui des débuts de la pandémie de Covid-19.

« Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible », a ajouté le patron de l’OMS.

« Nous avons actuellement (…) huit cas suspects. Trois des patients ont été évacués il y a à peine quelques heures », a rappelé M. Tedros, évoquant deux membres d’équipage malades et une personne cas contact asymptomatique qui ont décollé mercredi du Cap-Vert à bord de deux avions médicalisés.

Le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest-africaine avec quelque 150 personnes à bord, attendait après cette évacuation de mettre le cap vers Tenerife dans l’archipel des Canaries, où il doit accoster dans « un délai de trois jours », selon les autorités espagnoles.

« De là, bien sûr, les autres passagers rejoindront leurs pays respectifs », a ajouté M. Tedros, confirmant les propos tenus un peu plus tôt par la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez.

« Nous avons déjà à bord des professionnels de santé, dont du personnel de l’OMS. Et nous continuerons à surveiller et à soutenir les personnes à bord. Nous suivrons également la situation à l’extérieur », a ajouté le chef de l’OMS alors que deux passagers récents du MV Hondius ont été testés positifs à Johannesbourg et Zurich, où ils sont hospitalisés.

 

LNT avec Afp

The post Hantavirus : l’OMS écarte un scénario type Covid-19 appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Ormuz: le bras de fer n’a « même pas commencé », avertit l’Iran face à l’opération américaine https://lnt.ma/ormuz-le-bras-de-fer-na-meme-pas-commence-avertit-liran-face-a-loperation-americaine/ Tue, 05 May 2026 10:32:55 +0000 https://lnt.ma/?p=547195 L’Iran a accentué ses menaces mardi face à l’opération américaine visant à aider des navires à franchir le détroit d’Ormuz, au lendemain d’accrochages et d’une reprise des frappes sur les Emirats qui mettent en péril le cessez-le-feu. Depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République […]

The post Ormuz: le bras de fer n’a « même pas commencé », avertit l’Iran face à l’opération américaine appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran a accentué ses menaces mardi face à l’opération américaine visant à aider des navires à franchir le détroit d’Ormuz, au lendemain d’accrochages et d’une reprise des frappes sur les Emirats qui mettent en péril le cessez-le-feu.

Depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran contrôle cette voie stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Face à cette situation qui a fait bondir le prix du pétrole à des niveaux inédits depuis 2022, Washington tente par tous les moyens de faire pression sur Téhéran.

Il a imposé le 8 avril un blocus des ports iraniens et a lancé lundi l’opération Project Freedom (« Projet Liberté ») pour permettre à des bateaux bloqués de franchir le détroit, alors que plus de 900 étaient présents dans le Golfe fin avril, immobilisant quelque 20.000 marins, selon des sites spécialisés.

Téhéran a répliqué par des tirs de missiles et de drones contre des bâtiments militaires américains, qui ont été interceptés selon le commandement américain pour la région (Centcom). Séoul a de son côté fait état d’une « explosion » suivie d’un incendie sur un navire sud-coréen dans le détroit.

« Nous savons bien que la poursuite de la situation actuelle est intenable pour les Etats-Unis, alors que nous n’avons même pas encore commencé », a tonné mardi l’influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de file des négociations avec Washington.

Il a accusé les Etats-Unis et leurs alliés de « mettre en péril » la sécurité du transport maritime.

– Les Emirats visés –

Côté américain, le Centcom assure, malgré les démentis iraniens, que deux navires marchands battant pavillon américain, sous escorte des Etats-Unis, ont franchi « avec succès » le détroit d’Ormuz, au premier jour de la mise en oeuvre de l’opération. Celle-ci « marche très bien », s’est félicité Donald Trump.

Le géant danois du transport Maersk a lui annoncé qu’un de ses bateaux transportant des véhicules avait pu passer le détroit le 4 mai, « accompagné de moyens militaires américains ». Il était coincé depuis le début de la guerre fin février.

Les forces américaines ont aussi dit avoir détruit six embarcations iraniennes « qui représentaient une menace pour la navigation commerciale » .

Là aussi, Téhéran a nié tout dommage sur ses navires, et a accusé les Etats-Unis d’avoir tué cinq civils en ciblant deux bateaux partis d’Oman pour rejoindre la côte iranienne.

Sur la terre ferme, les hostilités ont également repris: les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés par des missiles de croisière « lancés depuis l’Iran ». Une attaque de drone sur le site pétrolier de Fujaïrah, l’un des rares accessibles dans la région sans passer par le Golfe, a fait trois blessés et provoqué un incendie.

Le ministère émirati des Affaires étrangères a dénoncé « une escalade dangereuse », ajoutant que le pays se réservait le droit de riposter.

Et à Oman, deux personnes ont été blessées dans l’attaque d’un immeuble à Bukha, sur le détroit d’Ormuz, selon un média d’Etat.

– « Aventurisme militaire » américain –

Dans ce contexte, le baril de Brent, référence internationale du brut, reste à des niveaux très élevés, autour de 113 dollars, en-deçà toutefois du sommet de 126 dollars atteint la semaine dernière.

« La rhétorique de l’Iran et des Etats-Unis laisse entendre qu’il est probable que la violence s’intensifie avant qu’une solution diplomatique puisse être trouvée », analyse Kathleen Brooks, directrice de recherche pour le courtier XTB.

Assurant qu’il n’avait pas le « projet » de procéder à des frappes contre les pays de la région – les premières depuis la conclusion du cessez-le-feu -, l’Iran a imputé ces attaques à « l’aventurisme militaire américain visant à créer un passage » dans le détroit.

« Les événements à Ormuz démontrent qu’il n’y a pas de solution militaire à une crise politique », a souligné le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Plusieurs pays ont condamné les frappes iraniennes, jugées « inacceptables » par le président français Emmanuel Macron, quand l’Arabie saoudite a mis en garde contre une nouvelle « escalade militaire » dans le Golfe.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé Téhéran à « s’engager véritablement dans des négociations », tout comme le chancelier allemand Friedrich Merz.

Les divergences restent importantes entre les deux pays ennemis, Téhéran refusant apparemment à ce stade d’aborder le crucial dossier nucléaire, et les tentatives de relancer les pourparlers ont jusqu’à présent échoué, malgré une première rencontre directe à Islamabad le 11 avril.

 

LNT avec Afp

The post Ormuz: le bras de fer n’a « même pas commencé », avertit l’Iran face à l’opération américaine appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Espagne : saisie record de 35 à 40 tonnes de cocaïne au large des Canaries https://lnt.ma/espagne-saisie-record-de-35-a-40-tonnes-de-cocaine-au-large-des-canaries/ Mon, 04 May 2026 14:01:50 +0000 https://lnt.ma/?p=547092 La Garde civile espagnole a annoncé, lundi, avoir intercepté au large des îles Canaries un navire transportant ce qui pourrait constituer l’une des plus importantes cargaisons de cocaïne jamais saisies, avec un volume estimé entre 35 et 40 tonnes. L’opération, menée vendredi dans les eaux internationales, a permis l’arraisonnement du bâtiment, ensuite escorté vers l’archipel, […]

The post Espagne : saisie record de 35 à 40 tonnes de cocaïne au large des Canaries appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Garde civile espagnole a annoncé, lundi, avoir intercepté au large des îles Canaries un navire transportant ce qui pourrait constituer l’une des plus importantes cargaisons de cocaïne jamais saisies, avec un volume estimé entre 35 et 40 tonnes.

L’opération, menée vendredi dans les eaux internationales, a permis l’arraisonnement du bâtiment, ensuite escorté vers l’archipel, précise la même source, ajoutant qu’une vingtaine de personnes ont été interpellées.

Selon les premières estimations, la cale du navire était « entièrement remplie » de ballots de drogue, laissant présager une saisie d’une ampleur exceptionnelle, qualifiée d’ »historique ».

Les autorités poursuivent actuellement la fouille du bateau, désormais à quai aux Canaries. Le navire avait appareillé de Freetown, capitale de la Sierra Leone, à destination de Benghazi, en Libye. Toutefois, les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un transbordement en mer vers des embarcations plus petites, en vue d’acheminer la drogue vers différents points d’entrée en Europe.

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a confirmé qu’il s’agit de « l’une des plus importantes saisies, tant au niveau national qu’international », sans fournir davantage de détails, l’enquête étant couverte par le secret de l’instruction.

En 2024, les autorités espagnoles avaient déjà réalisé une saisie record de 13 tonnes de cocaïne à bord d’un porte-conteneurs arrivé au port d’Algésiras en provenance d’Équateur. En janvier dernier, près de 10 tonnes avaient également été interceptées en mer lors d’une autre opération d’envergure.

 

LNT avec Map

The post Espagne : saisie record de 35 à 40 tonnes de cocaïne au large des Canaries appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Négociations: l’Iran appelle les États-Unis à abandonner leurs « demandes excessives » https://lnt.ma/negociations-liran-appelle-les-etats-unis-a-abandonner-leurs-demandes-excessives/ Mon, 04 May 2026 14:00:45 +0000 https://lnt.ma/?p=547075 L’Iran a appelé lundi les Etats-Unis à « adopter une approche raisonnable » et à abandonner les « demandes excessives », après avoir reçu une réponse de Washington à sa nouvelle proposition dans le cadre des négociations de paix entre les deux pays. « A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer […]

The post Négociations: l’Iran appelle les États-Unis à abandonner leurs « demandes excessives » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Iran a appelé lundi les Etats-Unis à « adopter une approche raisonnable » et à abandonner les « demandes excessives », après avoir reçu une réponse de Washington à sa nouvelle proposition dans le cadre des négociations de paix entre les deux pays.

« A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer les leçons du passé. Nous avons négocié à deux reprises sur les aspects nucléaires et, simultanément, nous avons été attaqués par les Etats-Unis », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Téhéran était engagé dans des discussions avec Washington concernant le programme nucléaire iranien lorsque les Etats-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, comme en juin 2025 lors de la guerre de 12 jours.

Un fragile cessez-le-feu est désormais en vigueur depuis le 8 avril après 40 jours de bombardements, mais les négociations piétinent.

Si les Iraniens et Américains ont repris le dialogue par l’intermédiaire du Pakistan, les pourparlers qui ont eu lieu à Islamabad le 11 avril se sont soldés par un échec.

Pour tenter de sortir de l’impasse, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, avait indiqué dimanche la diplomatie iranienne, disant examiner cette réponse.

« L’autre partie doit se résoudre à adopter une approche raisonnable et abandonner les demandes excessives concernant l’Iran », a affirmé Esmaïl Baghaï lors d’un point de presse hebdomadaire auquel l’AFP a assisté.

L’un des principaux points d’achoppement est le contrôle exercé par l’Iran sur le stratégique détroit d’Ormuz, quasi bloqué depuis le début de la guerre, et par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis allaient escorter les navires pour débloquer cette voie navigable. L’armée américaine sera attaquée si elle s’approche du détroit, a mis en garde l’Iran.

« Les Américains doivent comprendre qu’ils ne peuvent recourir aux menaces et au langage de la force contre la nation iranienne », a souligné M. Baghaï.

« La République islamique d’Iran a montré qu’elle se considérait comme la gardienne et la protectrice du détroit d’Ormuz », a-t-il poursuivi, relevant qu’avant la guerre cette voie était « sûre et sécurisée ».

Selon le porte-parole, « la communauté internationale doit demander des comptes aux Etats-Unis et au régime sioniste (Israël, NDLR) pour avoir provoqué l’insécurité sur cette voie maritime et créé des problèmes dont les répercussions se font sentir partout dans le monde ».

 

LNT avec Afp

The post Négociations: l’Iran appelle les États-Unis à abandonner leurs « demandes excessives » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Blocus du détroit d’Ormuz: le baril de Brent s’envole à plus de 125 dollars https://lnt.ma/blocus-du-detroit-dormuz-le-baril-de-brent-senvole-a-plus-de-125-dollars/ Thu, 30 Apr 2026 10:13:54 +0000 https://lnt.ma/?p=546958 Les prix du pétrole s’envolent de nouveau jeudi après l’évocation par la Maison Blanche d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz et des informations de presse, le baril de Brent grimpant de plus de 7,5% et dépassant les 125 dollars. Vers 05H00 GMT le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, […]

The post Blocus du détroit d’Ormuz: le baril de Brent s’envole à plus de 125 dollars appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les prix du pétrole s’envolent de nouveau jeudi après l’évocation par la Maison Blanche d’un blocus prolongé du détroit d’Ormuz et des informations de presse, le baril de Brent grimpant de plus de 7,5% et dépassant les 125 dollars.

Vers 05H00 GMT le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, flambait de 5,61% à 124,65 dollars, quelques minutes après avoir bondi d’environ 7,5% à 126,41 dollars.

A la même heure, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du mpannearché américain, grimpait de 3,11% à 110,20 dollars.

Le président américain Donald Trump doit être briefé jeudi sur de possibles nouvelles opérations militaires contre l’Iran, par l’amiral Brad Cooper, commandant du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), a rapporté le média américain Axios s’appuyant sur deux sources anonymes.

Le média ajoute que le Centcom a préparé des options prévoyant une vague de frappes « courtes et puissantes » contre l’Iran, visant probablement des infrastructures, dans l’espoir de sortir de l’impasse des négociations.

 

LNT avec Afp

The post Blocus du détroit d’Ormuz: le baril de Brent s’envole à plus de 125 dollars appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, selon RSF https://lnt.ma/la-liberte-de-la-presse-au-plus-bas-depuis-25-ans-dans-le-monde-selon-rsf/ Thu, 30 Apr 2026 10:12:17 +0000 https://lnt.ma/?p=546961 La liberté de la presse a atteint son plus bas niveau depuis un quart de siècle dans le monde, alerte jeudi Reporters sans frontières (RSF) dans son classement annuel, plus de la moitié des pays étant en situation « difficile » ou « très grave ». « En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais […]

The post La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, selon RSF appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La liberté de la presse a atteint son plus bas niveau depuis un quart de siècle dans le monde, alerte jeudi Reporters sans frontières (RSF) dans son classement annuel, plus de la moitié des pays étant en situation « difficile » ou « très grave ».

« En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas », écrit l’organisation dans la note qui accompagne ce classement. RSF attribue en partie cette dégradation au « développement d’un arsenal législatif de plus en plus restrictif, notamment lié aux politiques de sécurité nationale » depuis 2001, l’année des attaques du 11-septembre aux États-Unis.

Dans le même temps, le taux de population vivant dans un pays où la situation de la liberté de la presse est « bonne » a plongé, passant de 20% à « moins de 1% ».

Seuls sept pays du nord de l’Europe, dont la Norvège en tête, font partie de cette catégorie. La France se classe 25e (« situation plutôt bonne »).

Les États-Unis, qui avaient déjà basculé d’une situation « plutôt bonne » à « problématique » en 2024, année de la réélection de Donald Trump, perdent sept places et sont 64e, « tandis que plusieurs pays d’Amérique latine plongent dans la spirale de la violence et de la répression ».

Au-delà des attaques du président américain contre la presse — « une pratique systématique » –, la situation aux États-Unis a aussi été marquée par la détention puis l’expulsion du journaliste salvadorien Mario Guevara, qui dénonçait les arrestations de migrants, ou par la réduction drastique des financements de l’audiovisuel extérieur américain.

La plus forte baisse en 2026 est attribuée au Niger (120e, -37 places), symbole de « la dégradation de la liberté de la presse au Sahel depuis plusieurs années », entre « les attaques de groupes armés et (les) juntes au pouvoir », écrit RSF.

« Certains pays étaient des fleurons de la liberté de la presse mais elle s’est profondément dégradée avec l’arrivée de régimes militaires comme au Mali (121e) ou au Burkina Faso (110e) », a souligné auprès de l’AFP la directrice éditoriale de RSF, Anne Bocandé.

L’Arabie Saoudite (176e, -14 places), où le chroniqueur Turki al-Jasser a été exécuté en juin par l’État, « fait unique dans le monde », côtoie la Russie, l’Iran et la Chine à la toute fin du classement, fermé par l’Érythrée (180e).

 

LNT avec Afp

The post La liberté de la presse au plus bas depuis 25 ans dans le monde, selon RSF appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes https://lnt.ma/conflit-dans-le-golfe-washington-dit-examiner-les-propositions-iraniennes/ Tue, 28 Apr 2026 09:30:06 +0000 https://lnt.ma/?p=546764 Les Etats-Unis ont dit lundi examiner les dernières propositions iraniennes pour débloquer le détroit d’Ormuz, deux mois après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine qui fragilise l’économie mondiale. Une nouvelle proposition iranienne est « en cours d’examen », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait […]

The post Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les Etats-Unis ont dit lundi examiner les dernières propositions iraniennes pour débloquer le détroit d’Ormuz, deux mois après le déclenchement de l’offensive israélo-américaine qui fragilise l’économie mondiale.

Une nouvelle proposition iranienne est « en cours d’examen », a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait une nouvelle offre via les médiateurs pakistanais.

Les tentatives de relance des discussions sur un arrêt durable des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz – ébauchées il y a plus de deux semaines au Pakistan – ont jusqu’à présent échoué face à la fermeté affichée par les deux camps, bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur depuis bientôt trois semaines.

Avant la guerre, quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux passait par le détroit, désormais soumis à un double blocus iranien et américain qui fait flamber les cours.

Selon le site Axios – relayé par l’agence officielle iranienne Irna – Téhéran a formulé une nouvelle offre qui vise à rouvrir le détroit tout en renvoyant à une date ultérieure les négociations sur le dossier nucléaire.

– « Mieux que ce que nous pensions » –

A Washington, où le président Donald Trump a conduit une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité lundi, l’administration américaine ne s’est pas exprimée sur le détail de la proposition.

« Nous n’allons clairement pas négocier par voie de presse », a indiqué le secrétaire d’Etat Marco Rubio, interrogé sur le sujet. L’offre « est meilleure que ce que nous pensions qu’ils nous proposeraient », a-t-il toutefois assuré.

Mais « nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d’avoir à tout moment l’arme nucléaire à leur portée », a insisté le diplomate.

Après l’annulation par les Etats-Unis d’un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Il a à cette occasion imputé l’échec des pourparlers aux « exigences excessives » des Etats-Unis.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l’Iran malgré les milliers de frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

« Il est devenu évident que la République islamique est un système stable, robuste et puissant », a-t-il déclaré à M. Poutine, selon la télévision d’Etat russe.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera « tout » pour que « la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible », a de son côté assuré le président russe, soulignant vouloir « continuer sa relation stratégique » avec l’Iran.

– Bilan révisé à Minab –

Téhéran exige en vue d’une normalisation dans le Golfe des « garanties crédibles » pour sa sécurité, a déclaré l’ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU au cours de laquelle des dizaines de pays ont condamné le blocage du détroit d’Ormuz.

Le Parlement iranien prépare une loi prévoyant de placer celui-ci sous l’autorité des forces armées.

Selon ce texte, les navires israéliens auraient l’interdiction d’y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

« Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d’instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l’utiliser », a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Sur le terrain, à Téhéran, « la situation est devenue effrayante », témoigne Farshad, un chef d’entreprise de 41 ans. « Les gens sont choqués de ne pas avoir d’argent pour acheter quoi que ce soit ou pour manger », dit-il à l’AFP.

Déclenchée par une attaque des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l’école de Minab, dans le sud de l’Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d’Etat iranienne.

Sur le front libanais, des frappes israéliennes dans le sud du pays, où Israël dit viser le Hezbollah pro-iranien, ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé.

Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d’après un décompte de l’AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé son refus des négociations directes prévues entre le Liban et Israël sous l’égide des Etats-Unis.

 

LNT avec Afp

The post Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Trump tiendra lundi une réunion de crise sur l’Iran https://lnt.ma/trump-tiendra-lundi-une-reunion-de-crise-sur-liran/ Mon, 27 Apr 2026 09:06:10 +0000 https://lnt.ma/?p=546135 Donald Trump tiendra lundi une réunion de crise sur l’Iran, selon des médias américains, alors que les négociations piétinent sur le cessez-le-feu et la réouverture à la navigation du détroit d’Ormuz. Le président américain se réunira lundi avec son équipe dirigeante de sécurité nationale et de politique étrangère, a indiqué sur X Barak David, un […]

The post Trump tiendra lundi une réunion de crise sur l’Iran appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Donald Trump tiendra lundi une réunion de crise sur l’Iran, selon des médias américains, alors que les négociations piétinent sur le cessez-le-feu et la réouverture à la navigation du détroit d’Ormuz.

Le président américain se réunira lundi avec son équipe dirigeante de sécurité nationale et de politique étrangère, a indiqué sur X Barak David, un journaliste du site Axios habituellement bien informé, notamment sur les questions liées à Israël.

« La réunion devrait porter sur l’impasse actuelle dans les négociations avec l’Iran et sur les options possibles pour les prochaines étapes de la guerre », a-t-il ajouté.

La chaine ABC cite de son côté « deux responsables américains au fait des préparatifs ».

Selon elle, « l’administration Trump se montre de plus en plus confiante quant à l’impact de son blocus naval en cours des ports iraniens, et de plus en plus sceptique quant à la capacité des discussions avec les négociateurs actuels de l’Iran à produire les résultats escomptés ».

Axios affirme par ailleurs que l’Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

ABC affirme, citant une de ses deux sources, que les conditions posées par Téhéran semblent « très en deçà des lignes rouges fixées par l’administration » américaine.

Les tentatives de relance des discussions ébauchées début avril dans la capitale pakistanaise ont pour l’instant échoué face à la fermeté affichée par les protagonistes.

Vladimir Poutine va rencontrer lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui poursuit un ballet diplomatique destiné à recueillir des soutiens dans la guerre contre Washington, après un rendez-vous manqué entre responsables américains et iraniens à Islamabad.

 

LNT avec Afp

The post Trump tiendra lundi une réunion de crise sur l’Iran appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Chine menace l’UE en cas d’adoption d’un plan « made in Europe » https://lnt.ma/la-chine-menace-lue-en-cas-dadoption-dun-plan-made-in-europe/ Mon, 27 Apr 2026 09:05:48 +0000 https://lnt.ma/?p=546124 Pékin a menacé lundi de prendre des mesures contre l’Union européenne si cette dernière adopte sans prendre en compte les positions chinoises une loi visant à réindustrialiser l’Europe et qu’elle juge discriminatoire. Le projet de loi dite d' »accélération industrielle » présenté le 4 mars par la Commission européenne, l’exécutif de l’UE, devra être approuvé par les […]

The post La Chine menace l’UE en cas d’adoption d’un plan « made in Europe » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Pékin a menacé lundi de prendre des mesures contre l’Union européenne si cette dernière adopte sans prendre en compte les positions chinoises une loi visant à réindustrialiser l’Europe et qu’elle juge discriminatoire.

Le projet de loi dite d' »accélération industrielle » présenté le 4 mars par la Commission européenne, l’exécutif de l’UE, devra être approuvé par les Etats membres et le Parlement européen.

Le ministère chinois du Commerce a indiqué dans un communiqué avoir soumis le 24 avril ses commentaires à la Commission et exprimé ses « graves préoccupations ».

« La Chine suivra attentivement le processus législatif » et « se tient prête à dialoguer », a dit le ministère.

« Si l’UE ignore les suggestions de la Chine et insiste pour faire adopter ce texte, portant ainsi préjudice aux intérêts des entreprises chinoises, la Chine n’aura d’autre choix que de prendre des contre-mesures », a-t-il prévenu.

Le texte exigerait des entreprises de secteurs jugés stratégiques « un nombre ou un pourcentage de composants critiques originaires d’Europe » quand elles bénéficient de fonds publics, selon le vice-président de la Commission européenne, le Français Stéphane Séjourné.

Le texte cible l’industrie automobile, les technologies d’énergies décarbonées (panneaux solaires, batteries, pompes à chaleur, centrales nucléaires…), les industries lourdes.

Sans être nommée, la Chine semble clairement visée. Les Européens dénoncent de longue date la concurrence déloyale exercée selon eux par les entreprises chinoises fortement subventionnées.

Le texte « impose de nombreuses restrictions aux investissements étrangers dans quatre secteurs stratégiques émergents: les batteries, les véhicules électriques, le photovoltaïque et les matières premières cruciales; il instaure des clauses exclusives d’+origine UE+ dans la passation des marchés publics et des politiques de soutien public », dit le ministère chinois. « Les investisseurs chinois seront en butte à la discrimination », assure-t-il.

 

LNT avec Afp

The post La Chine menace l’UE en cas d’adoption d’un plan « made in Europe » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Cessez-le-feu précaire au Liban, statu quo avec l’Iran https://lnt.ma/cessez-le-feu-precaire-au-liban-statu-quo-avec-liran/ Fri, 24 Apr 2026 11:58:22 +0000 https://lnt.ma/?p=546023 Prolongé de trois semaines, le cessez-le-feu au Liban reste très fragile vendredi, le Hezbollah pro-iranien accusant de nouveau Israël de ne pas le respecter et se réservant le droit de riposter à ses « agressions ». Alors que le statu quo demeure avec l’Iran, sans signe de reprise de discussions pour trouver une fin durable à la […]

The post Cessez-le-feu précaire au Liban, statu quo avec l’Iran appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Prolongé de trois semaines, le cessez-le-feu au Liban reste très fragile vendredi, le Hezbollah pro-iranien accusant de nouveau Israël de ne pas le respecter et se réservant le droit de riposter à ses « agressions ».

Alors que le statu quo demeure avec l’Iran, sans signe de reprise de discussions pour trouver une fin durable à la guerre, Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu au Liban, pays précipité dans la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Mais le Hezbollah pro-iranien, qui rejette ces pourparlers entre représentants israéliens et libanais à Washington, a annoncé par la voix d’un de ses députés, Ali Fayad, que la prolongation n’avait « pas de sens » au vu des « actes d’hostilité » persistants d’Israël.

Le mouvement pro-iranien se réserve le droit de riposter aux « agressions » d’Israël, a-t-il ajouté, selon un communiqué diffusé par son parti.

En vigueur depuis le 17 avril, mais régulièrement violée par les belligérants, la trêve devait s’achever dimanche.

Le conflit a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés au Liban depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah avait rouvert les hostilités contre Israël.

Donald Trump a assuré que les Etats-Unis allaient « collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah ».

L’organisation chiite poursuit ses opérations dans le sud du pays, où Israël entend créer une « zone de sécurité » au prix de destructions de villages et de bombardements.

A Tyr, Mohamad Ali Hijazi cherchait toujours dans les décombres d’un immeuble des souvenirs de sa famille, dont cinq membres ont été tués par une frappe israélienne, quelques minutes avant le début de la première trêve.

« Je n’ai toujours pas compris ce qui s’est passé. Ma vie a été détruite. Je n’ai pas dormi depuis cinq jours (…) je sens que mon coeur va s’arrêter », dit ce Franco-Libanais de 48 ans.

Par ailleurs, la Finul, la force de l’Onu, a annoncé vendredi la mort d’un de ses Casques bleus indonésien blessé le 29 mars dans le sud.

– « Le plus vite possible » –

Résolument optimiste, M. Trump a dit s’attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent « dans les semaines à venir », ce qui serait historique pour ces deux pays techniquement en état de guerre depuis 1948.

Le président libanais, qui a jusqu’à présent écarté la perspective d’une telle rencontre, est attendu vendredi au sommet européen d’Ayia Napa, à Chypre, aux côtés de ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et syrien Ahmed al-Chareh et du prince héritier de Jordanie, Hussein ben Abdallah.

Les Vingt-Sept veulent s’engager davantage pour la désescalade au Moyen-Orient, ont-ils affirmé vendredi à Chypre.

« Nous avons tous intérêt » à ce que la stabilité revienne « le plus vite possible », a estimé le président français Emmanuel Macron, alors que Donald Trump ne semble pas pressé.

Il a affirmé avoir « tout le temps du monde » pour négocier une paix avec l’Iran, tout en maintenant une pression militaire: un troisième porte-avions américain, le George Bush, navigue à proximité de la région.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a de son côté dit n’attendre que le feu vert des Etats-Unis pour reprendre les frappes contre l’Iran.

– Diplomatie dans l’impasse –

Les négociations diplomatiques qui devaient reprendre en début de semaine à Islamabad entre les belligérants américain et iranien, après un échec le 11 avril, sont toujours dans les limbes.

Toutefois, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s’est entretenu vendredi avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, ainsi qu’avec le puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir.

Le président américain a avancé des « divisions » au sein du pouvoir à Téhéran pour expliquer l’ajournement sine die des discussions.

En réponse, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei ont donné jeudi un gage d’unité, évoquant sur leurs réseaux sociaux « un Dieu, une nation, un dirigeant, un seul chemin ».

Près de deux mois après son déclenchement, la guerre continue de peser sur les marchés de l’énergie et sur l’économie mondiale, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril.

Le trafic est à l’arrêt dans le détroit d’Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Bien que les frappes iraniennes ont cessé dans le Golfe, la situation reste instable: deux drones en provenance d’Irak ont visé des postes-frontières dans le nord du Koweït, a déclaré vendredi l’armée koweïtienne, rapportant des dégâts mais pas de victimes.

 

LNT avec Afp

The post Cessez-le-feu précaire au Liban, statu quo avec l’Iran appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Chine annonce des restrictions visant sept compagnies et entités européennes pour ventes d’armes à Taïwan https://lnt.ma/la-chine-annonce-des-restrictions-visant-sept-compagnies-et-entites-europeennes-pour-ventes-darmes-a-taiwan/ Fri, 24 Apr 2026 11:57:56 +0000 https://lnt.ma/?p=546017 La Chine a annoncé vendredi imposer des restrictions à sept compagnies et entités européennes actives notamment dans les domaines de l’armement et de la défense pour ventes d’armes ou « collusion » avec Taïwan. Les sept entités sont placées sur la liste de contrôle des exportations avec effet immédiat, a annoncé le ministère du Commerce dans un […]

The post La Chine annonce des restrictions visant sept compagnies et entités européennes pour ventes d’armes à Taïwan appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Chine a annoncé vendredi imposer des restrictions à sept compagnies et entités européennes actives notamment dans les domaines de l’armement et de la défense pour ventes d’armes ou « collusion » avec Taïwan.

Les sept entités sont placées sur la liste de contrôle des exportations avec effet immédiat, a annoncé le ministère du Commerce dans un communiqué. Concrètement, les exportateurs chinois ont pour interdiction de leur fournir des biens à double usage potentiel civil ou militaire, précise le ministère.

Les sept entités sont le groupe FN Browning et la filiale Fabrique nationale Herstal, fabricants d’armes légères basés en Belgique, l’Allemand Hensoldt AG (radars, capteurs avionique…), les sociétés tchèques Excalibur et Omnipol (équipement militaire), la branche tchèque de Spaceknow (USA, imagerie satellite) et le centre national tchèque VZLU Aerospace.

La Chine leur reproche d’avoir « participé à des ventes d’armes à Taïwan ou (de s’être) livrées à une collusion avec Taïwan », a dit le ministère.

La Chine communiste considère Taïwan, sous gouvernement démocratique, comme une partie « inaliénable » du territoire chinois, et la « réunification » comme non négociable et inéluctable. Elle se réserve le droit de recourir à la force pour mener à bien la « réunification ».

Les sanctions chinoises interdisent aussi « aux organisations et aux particuliers étrangers de transférer ou de fournir aux sept entités des biens à double usage originaires de la République populaire de Chine », dit le ministère.

 

LNT avec Afp

The post La Chine annonce des restrictions visant sept compagnies et entités européennes pour ventes d’armes à Taïwan appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Des dizaines de milliers de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse, alerte l’ONU https://lnt.ma/des-dizaines-de-milliers-de-somaliens-chasses-de-chez-eux-par-la-secheresse-alerte-lonu/ Fri, 24 Apr 2026 11:56:19 +0000 https://lnt.ma/?p=546014 La sécheresse qui sévit en Somalie a déjà provoqué le déplacement de 62.000 personnes dans seulement cinq districts du pays, a annoncé vendredi l’Organisation internationale des migrations (OIM), précisant que ce nombre pourrait atteindre les 300.000 sur tout le territoire. « La sécheresse est désormais responsable des trois quarts des nouveaux déplacements de population dans les […]

The post Des dizaines de milliers de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse, alerte l’ONU appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La sécheresse qui sévit en Somalie a déjà provoqué le déplacement de 62.000 personnes dans seulement cinq districts du pays, a annoncé vendredi l’Organisation internationale des migrations (OIM), précisant que ce nombre pourrait atteindre les 300.000 sur tout le territoire.

« La sécheresse est désormais responsable des trois quarts des nouveaux déplacements de population dans les cinq districts les plus touchés de Somalie », a déclaré devant des journalistes à Genève Brian Kelly, coordonnateur principal des programmes de l’OIM en Somalie, joint depuis le Kenya.

Selon l’OIM, sur les 90 districts que compte le pays, ceux de Baidoa, Dayniile, Kahda, Diinsoor et Doolow, dans la moitié sud, sont parmi les plus durement touchés par cette sécheresse qui survient après deux saisons des pluies consécutives sans précipitations suffisantes.

Sur place, cette situation « entraîne de mauvaises récoltes et l’effondrement des moyens de subsistance, aggravant la faim et exerçant une pression croissante sur des infrastructures déjà limitées », explique l’organisation onusienne.

Et la situation risque de s’aggraver, prévient l’OIM, dont les projections indiquent qu' »environ 125.000 personnes supplémentaires pourraient être déplacées par la sécheresse d’avril à fin juin, malgré les prévisions de pluie ».

Nombre d’entre elles se dirigent vers des zones urbaines comme Mogadiscio et Baidoa et des camps de déplacés déjà saturés, où l’accès à un abri, à l’eau et aux services essentiels demeure limité, explique l’organisation.

Dans les zones sinistrées, les structures de santé constatent une augmentation des cas de malnutrition, notamment chez les enfants, ajoute-t-elle.

Fin février, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), organisme de l’ONU qui mesure la faim et la malnutrition dans le monde, indiquait que la population classée comme étant dans une situation « de crise ou pire » aavait « presque doublé entre début 2025 et février/mars 2026 pour atteindre le chiffre stupéfiant de 6,5 millions de personnes ».

Selon M. Kelly, les agences des Nations unies et les ONG partenaires n’ont reçu que 14% du financement total demandé pour l’aide humanitaire en Somalie cette année.

Si l’OIM a récemment lancé un appel de 10 millions de dollars pour les besoins d’urgence, cette aide «  »ne permettra pas de répondre à tous les besoins », a prévenu M. Kelly.

« Sans une action rapide, la sécheresse continuera d’alimenter les déplacements de population, la faim et la vulnérabilité en Somalie », a poursuivi le responsable de l’OIM.

 

LNT avec Afp

The post Des dizaines de milliers de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse, alerte l’ONU appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le « made in China » rêve d’une embellie avec la visite de Trump https://lnt.ma/le-made-in-china-reve-dune-embellie-avec-la-visite-de-trump/ Thu, 23 Apr 2026 09:52:36 +0000 https://lnt.ma/?p=545917 Dans la chaleur d’un immense marché de gros du sud de la Chine, entourés de vêtements et chaussures, des commerçants espèrent que la visite annoncée de Donald Trump allégera les taxes américaines qui pénalisent leurs exportations. Les fabricants et usines de la province du Guangdong, le coeur manufacturier du pays, ont subi de plein fouet […]

The post Le « made in China » rêve d’une embellie avec la visite de Trump appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Dans la chaleur d’un immense marché de gros du sud de la Chine, entourés de vêtements et chaussures, des commerçants espèrent que la visite annoncée de Donald Trump allégera les taxes américaines qui pénalisent leurs exportations.

Les fabricants et usines de la province du Guangdong, le coeur manufacturier du pays, ont subi de plein fouet ces dernières années les droits de douane du locataire de la Maison Blanche.

La guerre commerciale mondiale lancée par M. Trump en 2025 après son retour au pouvoir avait entraîné sur certains produits chinois des surtaxes exorbitantes allant jusqu’à 145%.

Certes, une trêve d’un an sur l’essentiel des taxes a été conclue en octobre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping. Mais pour les vendeurs du marché de Canton, les commandes se sont taries.

« C’est assez net. Les clients américains ont presque disparu », affirme Zhou Hua, responsable des ventes chez « 1988 », un fabricant de jeans.

La province du Guangdong représentait l’an passé environ un cinquième du commerce extérieur chinois, soit 9.490 milliards de yuans (plus de 1.186 milliards d’euros), selon les Douanes chinoises.

La Maison Blanche a annoncé que M. Trump se rendrait en Chine les 14 et 15 mai après un report de plusieurs semaines à cause de la guerre au Moyen-Orient. Pékin n’a pas confirmé ces dates.

Zhou Hua espère que cette visite entraînera une baisse des droits de douane et relancera la demande pour ses jeans.

Les Etats-Unis ne pèsent qu’environ 10% des exportations de « 1988 », qui vend surtout en Chine et ailleurs dans le monde. Mais ils sont une plaque tournante de la mode et donc un marché stratégique, où être présent et visible peut déboucher sur de nouveaux contrats.

« On ne veut pas mettre tous nos oeufs dans le même panier », explique M. Zhou.

La Cour suprême des Etats-Unis a annulé en février une grande partie des taxes mondiales décrétées par M. Trump.

Ce dernier a instauré dans la foulée une nouvelle surtaxe universelle de 10%, valable 150 jours, qui s’applique aussi aux produits chinois.

– Espoirs de paix –

Selon Guo Tao, le patron de « 1988 », la visite de M. Trump aidera à « briser la glace ».

« Quand les deux pays se livrent une guerre des droits de douane, tout le monde y perd, ce n’est gagnant pour personne », dit-il.

Il s’inquiète aussi de la hausse du coût des matières premières, alimentée par la guerre au Moyen-Orient.

« En tant que commerçants, tout ce qu’on veut, c’est une économie prospère, un pays stable et la paix dans le monde ».

Dans les allées du marché de gros, acheteurs chinois et étrangers marchandent. A côté, des responsables de stands font la promotion de leurs produits en direct sur internet devant leurs écrans de smartphones.

Une vendeuse de sacs à main, Mme Zhuang, explique que sa petite échoppe n’est pas directement touchée par les taxes américaines, mais qu’elle en ressent « clairement » les répercussions, car les clients chinois sont davantage soucieux de leur budget.

« Pour ce qui est de mes attentes » vis-à-vis de la visite du président américain, « je n’en ai aucune », tranche-t-elle, jugeant M. Trump « peu digne de confiance ».

Dans un autre marché de gros de Canton, des bandelettes roses et des boules à facettes pendent au plafond de la boutique de Wen Linpeng, qui vend savons colorés, parfums et produits de maquillage.

Son activité n’est pas tournée vers les Etats-Unis, mais il espère que le déplacement de M. Trump favorisera la coopération entre les deux pays.

La Chine accueillera le président américain à bras ouverts s’il est « vraiment sincère », présage-t-il.

« S’il n’est pas sympa, s’il exige des concessions de la Chine ou nous force la main sur quelque chose, on lui rendra la monnaie de sa pièce », prévient-il.

« Mais s’il est prêt à coopérer, on sera ravi de travailler avec lui. »

 

LNT avec Afp

The post Le « made in China » rêve d’une embellie avec la visite de Trump appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’ex-dirigeant philippin Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI https://lnt.ma/lex-dirigeant-philippin-rodrigo-duterte-sera-juge-devant-la-cpi/ Thu, 23 Apr 2026 09:51:48 +0000 https://lnt.ma/?p=545914 Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI a annoncé jeudi la Cour pénale internationale, qui a confirmé les accusations de crimes contre l’humanité à l’encontre de l’ex-dirigeant philippin, présumément commis pendant sa « guerre contre la drogue ». « Les juges de la phase préliminaire ont confirmé à l’unanimité l’ensemble des chefs d’accusation (…) retenus contre Rodrigo Roa […]

The post L’ex-dirigeant philippin Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI a annoncé jeudi la Cour pénale internationale, qui a confirmé les accusations de crimes contre l’humanité à l’encontre de l’ex-dirigeant philippin, présumément commis pendant sa « guerre contre la drogue ».

« Les juges de la phase préliminaire ont confirmé à l’unanimité l’ensemble des chefs d’accusation (…) retenus contre Rodrigo Roa Duterte et l’ont renvoyé en jugement », a indiqué la CPI dans un communiqué.

Les procureurs de la CPI ont inculpé l’ancien homme fort de Manille, âgé de 81 ans, de trois chefs d’accusation pour crimes contre l’humanité, lui reprochant d’être impliqué dans au moins 76 meurtres liés à sa « guerre contre la drogue » qui aurait fait plusieurs milliers de victimes.

M. Duterte sera le premier ancien chef d’État asiatique à comparaître devant la CPI, qui juge les individus pour les crimes les plus graves au monde, tels que les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

La Cour traverse actuellement la période la plus difficile de ses 24 ans d’existence, les États-Unis ayant imposé des sanctions à des juges et des responsables clés après que la CPI a émis des mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens dans le cadre de la guerre à Gaza.

« La confirmation de ces chefs d’accusation marque une étape importante dans les efforts déployés par le Bureau pour faire en sorte que les responsables rendent des comptes aux victimes d’exécutions extrajudiciaires présumées et d’autres exactions », a réagi le Bureau du procureur dans un communiqué.

La CPI doit désormais constituer un collège de juges, mais il faudra probablement attendre plusieurs mois avant que le procès ne débute.

Nicholas Kaufman, avocat de M. Duterte, a affirmé de son côté que la défense démontrera pendant le procès que la « politique d’État » attribuée à l’ex-président « n’est que pure fiction ».

La défense « démontrera également que les témoignages (…) si volontiers colportés par les nombreux détracteurs de l’ancien président, n’ont absolument aucun poids », a-t-il affirmé dans un communiqué envoyé à l’AFP.

Il est probable que M. Duterte ne comparaisse pas en personne face aux juges, sa défense affirmant qu’il est trop affaibli mentalement.

La seule fois où il a été vu depuis son arrestation, était lors d’une première comparution par visioconférence, dans laquelle il paraissait désorienté et affaibli.

« Motifs sérieux »

Les juges de la phase préliminaire ont conclu qu’il existait « des motifs sérieux de croire que Duterte est responsable des crimes contre l’humanité », selon le communiqué de la CPI.

Lors de l’audience de « confirmation des charges » qui s’est tenue en février, les procureurs ont affirmé que M. Duterte avait fait tuer des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés de drogue.

« Des décennies passées à assassiner son propre peuple, à assassiner les enfants des Philippines, et il prétend avoir fait tout cela pour son pays. Il ne le nie pas », avait résumé Julian Nicholls, du bureau du procureur.

Le premier chef d’accusation à l’encontre de M. Duterte concerne son implication présumée en tant que coauteur dans 19 meurtres commis entre 2013 et 2016, alors qu’il était maire de Davao.

Le deuxième chef d’accusation porte sur 14 meurtres de « cibles de grande importance » commis en 2016 et 2017, alors qu’il était président.

Le troisième chef d’accusation porte sur 43 meurtres commis lors d’opérations de « nettoyage » visant des consommateurs ou des revendeurs de drogue présumés de bas niveau à travers les Philippines entre 2016 et 2018.

Lors de l’audience de confirmation des charges, la défense a clamé l' »innocence sans réserve » de M. Duterte, affirmant que si ses discours étaient truffés de menaces, il n’existait aucun lien avéré entre la rhétorique de son client et les crimes présumés.

Dans une procédure distincte, la Chambre d’appel de la CPI a confirmé mercredi la compétence de la Cour dans cette affaire, rejetant ainsi un pourvoi de la défense.

Ritz Lee Santos, directrice d’Amnesty International Philippines, a salué cette décision, la qualifiant de « moment historique pour les victimes et la justice internationale ».

« Cela envoie un message clair : ceux qui sont accusés d’avoir commis des meurtres généralisés et systématiques, constitutifs de crimes contre l’humanité, se retrouveront un jour sur le banc des accusés, devant répondre de leurs actes devant la justice », a-t-elle ajouté.

 

LNT avec Afp

The post L’ex-dirigeant philippin Rodrigo Duterte sera jugé devant la CPI appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Corée du Nord soupçonnée d’un vol de 290 millions de dollars en cryptomonnaies https://lnt.ma/la-coree-du-nord-soupconnee-dun-vol-de-290-millions-de-dollars-en-cryptomonnaies/ Wed, 22 Apr 2026 11:28:34 +0000 https://lnt.ma/?p=545779 Un groupe de pirates informatiques nord-coréens est soupçonné d’avoir dérobé l’équivalent de 290 millions de dollars en cryptomonnaies ce week-end, selon l’une des plateformes concernées, ce qui en fait le plus grand vol d’actifs numériques de l’année. Le média spécialisé dans les cryptoactifs Coindesk a rapporté qu’une attaque informatique a été commise samedi sur le […]

The post La Corée du Nord soupçonnée d’un vol de 290 millions de dollars en cryptomonnaies appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Un groupe de pirates informatiques nord-coréens est soupçonné d’avoir dérobé l’équivalent de 290 millions de dollars en cryptomonnaies ce week-end, selon l’une des plateformes concernées, ce qui en fait le plus grand vol d’actifs numériques de l’année.

Le média spécialisé dans les cryptoactifs Coindesk a rapporté qu’une attaque informatique a été commise samedi sur le coffre-fort de KelpDAO, une plateforme de finance décentralisée (DeFi) spécialisée dans le restaking (le réinvestissement des cryptomonnaies placées, permettant de toucher des intérêts).

Au cours du piratage, deux serveurs hébergés par une autre application, LayerZero, ont été compromis, a précisé KelpDAO ce mardi.

Cette faille a permis de « vider » des jetons (tokens) liés à ethereum, la deuxième plus grande cryptomonnaie en terme de capitalisation après le bitcoin.

« Le 18 avril 2026, KelpDAO a été victime d’une attaque qui a entraîné une perte d’environ 290 millions de dollar », a déclaré LayerZero dans un communiqué.

« Les premiers indices laissent à penser que cette attaque est le fait d’un acteur étatique hautement sophistiqué, probablement le groupe nord-coréen Lazarus », a ajouté l’application.

Ce vol « rendra l’entrée dans le monde de la DeFi plus effrayante pour les nouveaux arrivants », a averti Henri Arslanian, cofondateur de Nine Blocks Capital Management.

Pour lui, « c’est clairement l’oeuvre du groupe Lazarus de Corée du Nord ».

« Aucun autre groupe au monde ne dispose de l’expertise et de la puissance nécessaires pour mener un tel piratage », a-t-il souligné mercredi dans une note.

En 2024, un groupe d’experts de l’ONU avait estimé que la Corée du Nord avait notamment volé plus de 3 milliards de dollars en cryptomonnaies depuis 2017 pour financer son programme d’armes nucléaires.

L’Equipe multilatérale de surveillance des sanctions (MSMT), chargée de s’assurer de la mise en oeuvre des sanctions des Nations unies relatives à la Corée du Nord, a établi que les pirates informatiques nord-coréens ont dérobé au moins 1,65 milliard de dollars entre janvier et septembre 2025.

Sur ce montant, 1,4 milliard a été subtilisé en février 2025, à la plateforme d’échange de cryptomonnaies Bybit.

 

LNT avec Afp

The post La Corée du Nord soupçonnée d’un vol de 290 millions de dollars en cryptomonnaies appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Trump prolonge sine die la trêve avec l’Iran https://lnt.ma/trump-prolonge-sine-die-la-treve-avec-liran/ Wed, 22 Apr 2026 10:08:09 +0000 https://lnt.ma/?p=545774 Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l’Iran afin de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix, affirmant mercredi que la République islamique « s’effondre financièrement » en raison du blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Alors que l’Iran n’a pas confirmé dans l’immédiat une prolongation du cessez-le-feu, un porte-conteneur a […]

The post Trump prolonge sine die la trêve avec l’Iran appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l’Iran afin de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix, affirmant mercredi que la République islamique « s’effondre financièrement » en raison du blocage du détroit stratégique d’Ormuz.

Alors que l’Iran n’a pas confirmé dans l’immédiat une prolongation du cessez-le-feu, un porte-conteneur a été touché mercredi par des tirs iraniens au large d’Oman, provoquant des dégâts mais sans faire de victimes, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Et un cargo quittant l’Iran a été stoppé par des tirs, selon la même source, sans faire état de dommages ou blessés.

Le président américain, qui avait évoqué une fin de la trêve – entrée en vigueur le 8 avril – pour mercredi soir, heure de Washington, a finalement annoncé qu’il la prolongeait à la demande des médiateurs pakistanais.

Il a parlé d’une extension jusqu’à ce que « l’Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d’une manière ou d’une autre » pour obtenir une fin durable au conflit, déclenché par une attaque israélo-américaine contre l’Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions sont chaque jour plus lourdes sur l’économie mondiale.

M. Trump a invoqué dans un message sur Truth Social des divisions au sommet du pouvoir iranien, et estimé que « l’Iran s’effondre financièrement » à cause du blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Les Etats-Unis vont poursuivre de leur côté le blocus des ports iraniens, a-t-il promis.

– « Adieu » au pétrole –

Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a salué l’annonce de Donald Trump sur le cessez-le-feu, saluant une « avancée importante vers la désescalade ».

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a dit espérer que les deux parties parviendraient « à conclure un +accord de paix+ lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad », après une première session le 11 avril.

Le vice-président américain JD Vance, qui devait de nouveau partir pour le Pakistan pour des négociations, était finalement resté aux Etats-Unis mardi, selon la Maison Blanche.

L’Iran s’était de son côté refusé à envoyer une délégation à Islamabad, exigeant la fin du blocus américain de ses ports, « un acte de guerre » selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Téhéran avait aussi menacé de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant davantage en péril l’approvisionnement pétrolier mondial.

« Si leur territoire et leurs installations sont mis au service des ennemis pour attaquer la nation iranienne, ils peuvent dire adieu à la production pétrolière au Moyen-Orient », avaient averti les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran.

Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, avait estimé mardi soir sur X que « d’ici quelques jours, les sites de stockage sur l’île de Kharg (point névralgique de l’industrie pétrole iranienne, ndlr) seront saturés et les fragiles puits de pétrole iranien seront fermés ».

Les cours de pétrole, qui ont flambé depuis le déclenchement du conflit, se sont affichés sans direction mercredi en Asie, après l’annonce de la prolongation du cessez-le-feu.

Mercredi et jeudi, le Royaume-Uni doit accueillir des militaires d’une trentaine de pays pour discuter de la formation d’une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d’Ormuz.

– Un mort au Liban –

A Téhéran, où les principaux aéroports ont rouvert lundi après plusieurs semaines, la vie a repris son cours.

Mobina Rasoulian, une étudiante de 19 ans, savoure le répit apporté par la trêve. « Je suis sortie sans me stresser (…) je suis allée dans les cafés, restaurants, ici et là », a raconté la jeune femme, rencontrée par l’AFP dans une rue de la capitale.

Mais pour Saghar, 39 ans, interrogée depuis Paris, « il n’y a pas de lumière au bout du tunnel ». « La situation économique est horrible » et le pouvoir arrête des gens « pour rien. Les exécutions se multiplient ».

Sur l’autre front de la guerre, de nouvelles discussions directes entre Israël et le Liban doivent avoir lieu jeudi à Washington, selon la diplomatie américaine.

Un cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties s’ accusent de violer.

Une frappe israélienne dans l’est du Liban a fait mercredi un mort et deux blessés d’après l’agence officielle libanaise ANI.

L’armée israélienne, qui contrôle au Liban une bande de territoire le long de la frontière, a aussi fait exploser plusieurs maisons à Al-Bayada, dans le sud, selon la même source.

Selon le dernier bilan officiel, 2.454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

The post Trump prolonge sine die la trêve avec l’Iran appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Attaques iranniennes: Bourita participe à une session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe https://lnt.ma/attaques-iranniennes-bourita-participe-a-une-session-extraordinaire-du-conseil-de-la-ligue-arabe/ Tue, 21 Apr 2026 15:41:20 +0000 https://lnt.ma/?p=545715 Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a participé mardi à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue par visioconférence, et consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes. Cette réunion s’inscrit dans une série de […]

The post Attaques iranniennes: Bourita participe à une session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a participé mardi à la session extraordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel, tenue par visioconférence, et consacrée aux attaques iraniennes illégales contre des Etats arabes.

Cette réunion s’inscrit dans une série de rencontres dédiées à l’examen des agressions répétées de l’Iran contre des pays arabes ainsi que de leurs répercussions sur la région et sur la paix et la sécurité internationales, en vue de dégager une position arabe unifiée face à ces violations continues, afin d’y mettre un terme et de contrer toute tentative menaçant la stabilité de ces États.

Dans ce contexte régional et international, le Royaume du Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, n’a eu de cesse de condamner avec la plus grande fermeté toutes les agressions iraniennes abjectes visant des pays arabes frères, et de réaffirmer sa pleine solidarité avec ces États et son soutien total aux mesures qu’ils prennent pour défendre leur souveraineté et garantir la sécurité de leurs citoyens et des résidents sur leur territoire, dans le respect du Droit international.

Le Maroc a également été parmi les premiers pays à saluer l’annonce d’une trêve entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran, ainsi que le lancement de négociations entre les deux parties, dans l’espoir de parvenir à un accord politique mettant fin au conflit et aux menaces iraniennes dans la région.

Cette réunion a été convoquée à l’initiative du Royaume de Bahreïn, qui assure la présidence actuelle du Conseil de la Ligue au niveau ministériel, dans un contexte régional marqué par la trêve entre Washington et Téhéran sur fond de prudence et de vigilance.

 

LNT avec Map

The post Attaques iranniennes: Bourita participe à une session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le pétrole en forte hausse avec les tensions autour d’Ormuz https://lnt.ma/le-petrole-en-forte-hausse-avec-les-tensions-autour-dormuz/ Mon, 20 Apr 2026 09:09:18 +0000 https://lnt.ma/?p=545568 Les cours du pétrole sont en forte hausse lundi, l’Iran étant revenu samedi sur sa décision d’ouvrir le détroit d’Ormuz, ravivant les tensions avec les Etats-Unis avant la fin du cessez-le-feu. Téhéran a affirmé que le maintien du blocus américain des ports iraniens, alors que l’Iran avait annoncé l’ouverture du détroit vendredi, était le motif […]

The post Le pétrole en forte hausse avec les tensions autour d’Ormuz appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les cours du pétrole sont en forte hausse lundi, l’Iran étant revenu samedi sur sa décision d’ouvrir le détroit d’Ormuz, ravivant les tensions avec les Etats-Unis avant la fin du cessez-le-feu.

Téhéran a affirmé que le maintien du blocus américain des ports iraniens, alors que l’Iran avait annoncé l’ouverture du détroit vendredi, était le motif derrière la reprise du « strict contrôle » d’Ormuz.

Un navire de la CMA CGM a même fait l’objet samedi de « tirs de semonce », a indiqué dimanche à l’AFP le groupe français de transport maritime.

La marine militaire américaine a de son côté ouvert le feu sur un cargo iranien qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens par les Etats-Unis et en a pris le contrôle, a affirmé dimanche Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Dimanche, les passages du détroit étaient réduits à zéro, selon le site Marine Traffic.

Résultat, « les flux physiques de pétrole restent limités par des perturbations dans les acheminements, l’allongement des délais de transport et la hausse des coûts de fret et d’assurance », affirme Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 5,24% à 95,12 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 5,82% à 88,73 dollars.

Malgré un rebond important des cours par rapport à vendredi, ce niveau de prix laisse supposer que « le marché continue de manifester une forte conviction qu’une solution sera trouvée » entre les Etats-Unis et l’Iran, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Pourtant, l’incertitude plane lundi sur la tenue de nouvelles négociations au Pakistan entre Téhéran et Washington, à moins de deux jours de l’expiration du cessez-le-feu.

Pour le moment, « nous n’avons pas de projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, mettant en doute le « sérieux » des Etats-Unis dans le processus diplomatique.

Sans accord entre Washington et Téhéran, les prix devraient remonter fortement car « chaque jour où le détroit d’Ormuz reste fermé nous rapproche d’un moment potentiellement très douloureux de pénuries », explique M. Schieldrop.

 

LNT avec Afp

The post Le pétrole en forte hausse avec les tensions autour d’Ormuz appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Japon: séisme de magnitude 7,5 dans le nord, alerte au tsunami https://lnt.ma/japon-seisme-de-magnitude-75-dans-le-nord-alerte-au-tsunami/ Mon, 20 Apr 2026 09:08:04 +0000 https://lnt.ma/?p=545565 Un violent séisme de magnitude 7,5 a frappé le nord du Japon lundi, a indiqué l’Agence météorologique japonaise (JMA), qui a émis une alerte au tsunami prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres. Le séisme, évalué dans un premier temps à une magnitude de 7,4, s’est produit à 16H53 (07H53 GMT) dans les eaux du […]

The post Japon: séisme de magnitude 7,5 dans le nord, alerte au tsunami appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Un violent séisme de magnitude 7,5 a frappé le nord du Japon lundi, a indiqué l’Agence météorologique japonaise (JMA), qui a émis une alerte au tsunami prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres.

Le séisme, évalué dans un premier temps à une magnitude de 7,4, s’est produit à 16H53 (07H53 GMT) dans les eaux du Pacifique, au large du nord de la préfecture d’Iwate. Les secousses ont été si violentes qu’elles ont fait trembler pendant plus d’une minute de grands immeubles jusqu’à Tokyo, à plusieurs centaines de kilomètres de l’épicentre.

Une vague de tsunami de 80 centimètres a été observée à 17H34 (08H34 GMT) dans un port de Kuji, situé dans la préfecture d’Iwate, deux minutes après une première de 70 centimètres et 41 minutes après la secousse sismique, a indiqué la JMA.

Plus tôt, l’agence avait émis une alerte au tsunami et averti que des dégâts dus aux vagues étaient à prévoir. Le bureau de la Première ministre a rapidement indiqué avoir mis en place une cellule de gestion de crise.

« Évacuez immédiatement les régions côtières et les zones riveraines vers un endroit plus sûr, tel qu’un terrain surélevé ou un bâtiment d’évacuation. Les vagues du tsunami devraient frapper à plusieurs reprises. Ne quittez pas les lieux sûrs tant que l’alerte n’est pas levée », a immédiatement déclaré la JMA, relayée par la chaine de télévision NHK qui a interrompu ses programmes.

Des images de NHK au sol et prises depuis les airs ne montraient pas de dégâts visibles immédiatement autour de plusieurs ports d’Iwate.

« Pendant environ une semaine, soyez vigilants face aux répliques. Sachez également que des répliques susceptibles de provoquer des secousses encore plus fortes peuvent se produire souvent dans les deux ou trois jours qui suivent un séisme majeur », a averti un membre de la JMA lors d’un point-presse.

La Première ministre Sanae Takaichi a elle aussi pris la parole pour demander aux habitants des zones concernées par les alertes de se « mettre à l’abri dans des endroits plus élevés et plus sûrs ».

– Le traumatisme de 2011 –

Le pays est toujours traumatisé par le séisme de magnitude 9,0 de mars 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l’origine de quelque 18.500 morts ou disparus. Ce séisme s’était déclenché sur la côte pacifique du Japon, le long de la fosse de Nankai, au large du pays.

Cette fosse sous-marine de 800 kilomètres est la zone où la plaque océanique de la mer des Philippines glisse lentement sous la plaque continentale sur laquelle repose le Japon.

Le gouvernement estime qu’un méga-séisme dans la fosse de Nankai, suivi d’un tsunami, pourrait tuer jusqu’à 298.000 personnes et causer jusqu’à 2.000 milliards de dollars de dégâts.

En 2024, la JMA avait utilisé pour la première fois un nouvel échelon de classification, une alerte sur la possibilité d’un « méga-séisme » le long de la fosse de Nankai.

La JMA avait levé l’avis au bout d’une semaine, mais celui-ci avait entraîné des achats de panique de produits de base comme le riz et poussé des vacanciers à annuler des réservations hôtelières.

Elle avait émis un second avis de « méga-séisme » pendant une semaine en décembre 2025 après une secousse de magnitude 7,5 au large de la côte nord. Le séisme du 8 décembre avait déclenché des vagues de tsunami atteignant jusqu’à 70 centimètres et fait plus de 40 blessés, sans qu’aucun dégât majeur ne soit signalé.

L’année précédente, le 1er janvier 2024, un séisme de magnitude 7,5 – qui était alors le plus fort ressenti dans le pays depuis plus de dix ans – avait frappé la péninsule de Noto (centre) et causé la mort de près de 470 personnes.

Le Japon se trouve à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques, sur la bordure occidentale de la « ceinture de feu » du Pacifique, et figure parmi les pays les plus actifs au monde d’un point de vue sismique.

L’archipel, qui compte environ 125 millions d’habitants, subit quelque 1.500 secousses chaque année.

 

LNT avec Afp

The post Japon: séisme de magnitude 7,5 dans le nord, alerte au tsunami appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le pétrole baisse avec des espoirs d’apaisement au Moyen-Orient https://lnt.ma/le-petrole-baisse-avec-des-espoirs-dapaisement-au-moyen-orient/ Fri, 17 Apr 2026 09:06:44 +0000 https://lnt.ma/?p=545434 Les cours du pétrole retombent vendredi après être nettement monté jeudi, le sentiment optimiste sur un apaisement du conflit au Moyen-Orient l’emportant avant le week-end sur les inquiétudes liées à l’offre pétrolière amputée par la paralysie du détroit d’Ormuz. Donald Trump a déclaré que l’Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l’une des exigences […]

The post Le pétrole baisse avec des espoirs d’apaisement au Moyen-Orient appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les cours du pétrole retombent vendredi après être nettement monté jeudi, le sentiment optimiste sur un apaisement du conflit au Moyen-Orient l’emportant avant le week-end sur les inquiétudes liées à l’offre pétrolière amputée par la paralysie du détroit d’Ormuz.

Donald Trump a déclaré que l’Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l’une des exigences des Etats-Unis pour parvenir à un accord avec Téhéran.

« Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord », a-t-il ajouté à la suite de cette déclaration, ravivant les espoirs d’un apaisement au Moyen-Orient.

Vendredi marque aussi l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu au Liban, de nature à rassurer les marchés alors que la fin des hostilités au Liban est l’une des exigences de Téhéran pour négocier avec les Etats-Unis.

Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, perdait 2,41% à 96,99 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, tombait de 3,03% à 91,82 dollars.

Cependant, « même si le détroit d’Ormuz venait à rouvrir, il faudrait plusieurs mois avant que la situation ne revienne à la normale », tempère Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

La hausse des prix enregistrée jeudi souligne cette « pression à la hausse constante tant que le détroit d’Ormuz reste fermé, d’autant plus que le pétrole iranien fait désormais défaut », explique l’analyste.

En plus de la quasi-paralysie orchestrée par l’Iran de ce détroit stratégique entre le Golfe et le golfe d’Oman (par où transite habituellement près de 20% de la production de pétrole mondiale et du gaz naturel liquéfié), les Etats-Unis ont débuté lundi un blocage des navires en provenance de ports iraniens.

Cela devrait réduire davantage l’offre de pétrole en privant le marché des barils que l’Iran continuait d’exporter via Ormuz depuis le début de la guerre (essentiellement vers la Chine) et qui s’ajouteraient aux « environ 13 millions de barils par jour » déjà perdus, selon les analystes d’ING.

 

LNT avec Afp

The post Le pétrole baisse avec des espoirs d’apaisement au Moyen-Orient appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Pas de dernier sommet européen pour Orban https://lnt.ma/pas-de-dernier-sommet-europeen-pour-orban/ Thu, 16 Apr 2026 10:51:47 +0000 https://lnt.ma/?p=545321 Pas de grands adieux à l’UE: le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui entretient des relations très tendues avec Bruxelles, boudera un sommet de dirigeants européens prévu à Chypre la semaine prochaine, et qui aurait pu être son dernier. Le dirigeant nationaliste a été défait aux élections législatives dimanche, mettant fin à ses 16 ans […]

The post Pas de dernier sommet européen pour Orban appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Pas de grands adieux à l’UE: le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui entretient des relations très tendues avec Bruxelles, boudera un sommet de dirigeants européens prévu à Chypre la semaine prochaine, et qui aurait pu être son dernier.

Le dirigeant nationaliste a été défait aux élections législatives dimanche, mettant fin à ses 16 ans de règne à la tête de la Hongrie.

Il doit quitter le pouvoir en mai. Et avait donc été invité à une réunion informelle des 27 dirigeants de l’UE, prévue le 23 et 24 avril, à Chypre.

Mais Viktor Orban a décidé de manquer ce sommet « afin de préparer la transition gouvernementale », a indiqué jeudi son ministre des Affaires européennes, Janos Boka, sur Facebook.

Les participations du Premier ministre hongrois à ces réunions de dirigeants européens ont été marquées par de nombreux coups d’éclats : du « salut, dictateur! » que lui avait lancé Jean-Claude Juncker, alors président de la Commission européenne, à la comédie diplomatique, désormais célèbre, lors de laquelle Viktor Orban s’était excusé de la table le temps que ses homologues valident l’ouverture de pourparlers avec l’Ukraine sur son adhésion à l’UE – il y était opposé et l’unanimité des présents était requise.

Les relations du Premier ministre hongrois avec les autres dirigeants européens se sont particulièrement crispées au cours des derniers mois, en raison notamment de son refus de débloquer un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine en guerre contre la Russie.

Lors du dernier sommet européen, en mars, le chancelier allemand Friedrich Merz avait ainsi fustigé la « déloyauté » de Viktor Orban. Il s’est réjoui lundi de la possibilité « d’aboutir encore plus facilement à des décisions communes au sein du Conseil européen » avec le prochain dirigeant hongrois, Peter Magyar.

 

LNT avec Afp

The post Pas de dernier sommet européen pour Orban appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le chef du HCR appelle à une aide « urgente » au Liban en guerre https://lnt.ma/le-chef-du-hcr-appelle-a-une-aide-urgente-au-liban-en-guerre/ Wed, 15 Apr 2026 10:34:42 +0000 https://lnt.ma/?p=545189 Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Barham Saleh, a appelé mercredi la communauté internationale à apporter un soutien urgent au Liban, dont un cinquième de la population est déplacée en raison de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. « J’appelle la communauté internationale à fournir un soutien et une aide d’urgence […]

The post Le chef du HCR appelle à une aide « urgente » au Liban en guerre appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Barham Saleh, a appelé mercredi la communauté internationale à apporter un soutien urgent au Liban, dont un cinquième de la population est déplacée en raison de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

« J’appelle la communauté internationale à fournir un soutien et une aide d’urgence au Liban », a-t-il déclaré, après une rencontre avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam à Beyrouth.

« Les conséquences humanitaires de cette guerre sont immenses, et j’insiste sur la nécessité d’épargner les civils et l’infrastructure civile (…) des attaques », a déclaré le responsable onusien, en visite au Liban depuis mardi.

« Le Liban ne mérite pas d’être prisonnier d’un cycle récurrent de violence, il mérite le soutien et la stabilité », a-t-il ajouté.

Le chef du HCR a indiqué que son agence n’avait reçu qu' »une partie » des 61 millions de dollars qu’elle avait demandés pour aider le Liban à gérer la crise de déplacés « sans précédent » à laquelle il fait face.

La somme demandée par le HCR fait partie des 308 millions de dollars que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait réclamés en urgence pour le Liban où il s’est rendu en mars, à peine deux semaines après le début de la guerre.

Les frappes israéliennes sur le Liban depuis le 2 mars ont fait plus d’un million de déplacés, soit un cinquième de la population libanaise.

Parmi eux, plus de 140.000 sont dans des centres d’accueil aménagés par l’Etat.

Le Liban, qui subit une crise économique aiguë depuis 2019, ne s’est toujours pas remis de conséquences de la guerre précédente entre le Hezbollah et Israël qui s’était terminée en novembre 2024.

 

LNT avec Afp

The post Le chef du HCR appelle à une aide « urgente » au Liban en guerre appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Chine réaffirme son soutien à Cuba face aux pressions américaines https://lnt.ma/la-chine-reaffirme-son-soutien-a-cuba-face-aux-pressions-americaines/ Wed, 15 Apr 2026 10:33:23 +0000 https://lnt.ma/?p=545184 La Chine a réaffirmé mercredi qu’elle soutiendrait « résolument » Cuba face aux pressions et menaces persistantes des États-Unis. « La Chine s’oppose fermement à la diplomatie coercitive et soutiendra résolument Cuba dans la préservation de sa souveraineté nationale et sa résistance aux ingérences étrangères », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lors d’un […]

The post La Chine réaffirme son soutien à Cuba face aux pressions américaines appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Chine a réaffirmé mercredi qu’elle soutiendrait « résolument » Cuba face aux pressions et menaces persistantes des États-Unis.

« La Chine s’oppose fermement à la diplomatie coercitive et soutiendra résolument Cuba dans la préservation de sa souveraineté nationale et sa résistance aux ingérences étrangères », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, lors d’un point presse régulier.

Les relations historiquement conflictuelles entre les deux voisins et ennemis idéologiques cubain et américain connaissent un nouveau regain de tensions.

Le président américain Donald Trump empêche les exportations de pétrole vers Cuba depuis la chute du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, principal allié régional de La Havane, capturé par l’armée américaine début janvier et détenu aux Etats-Unis.

M. Trump menace de représailles les pays qui expédient du brut vers Cuba. Ce blocus aggrave la crise économique et énergétique que l’île subit depuis des années.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel a déclaré la semaine passée qu’il ne démissionnerait pas sous la pression des Etats-Unis, et a appelé au dialogue avec Washington.

Pékin et La Havane sont des alliés de longue date, et la Chine s’est constamment opposée à l’embargo commercial que les Etats-Unis imposent à Cuba depuis des décennies.

Fin janvier, la Chine s’était engagée à fournir « soutien et assistance » à Cuba face aux menaces répétées des Etats-Unis, condamnant les pressions de Washington qui « compromettent la paix et la stabilité régionales ».

 

LNT avec Afp

The post La Chine réaffirme son soutien à Cuba face aux pressions américaines appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Portrait : A Janvry, Christian Schoettl est plus qu’un maire, c’est une icône… https://lnt.ma/portrait-a-janvry-christian-schoettl-est-plus-quun-maire-cest-une-icone/ Tue, 14 Apr 2026 16:21:45 +0000 https://lnt.ma/?p=545131 A la tête de la Mairie de Janvry depuis 1989, Christian Schoettl est considéré comme un Maire d’exception. Après plus de trente ans aux commandes de ce village, l’homme incarne aujourd’hui une passion, une vision, une ambition, et surtout, un profond attachement à ses valeurs et ses engagements à même de faire de Janvry, un […]

The post Portrait : A Janvry, Christian Schoettl est plus qu’un maire, c’est une icône… appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
A la tête de la Mairie de Janvry depuis 1989, Christian Schoettl est considéré comme un Maire d’exception. Après plus de trente ans aux commandes de ce village, l’homme incarne aujourd’hui une passion, une vision, une ambition, et surtout, un profond attachement à ses valeurs et ses engagements à même de faire de Janvry, un joyeux petit sanctuaire.

En France, Janvry est un village de l’Essonne, situé à 28 km au sud-ouest de Paris. Intégré au Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, Janvry est célèbre pour son dynamisme associatif et ses événements insolites qui lui ont valu la 5ème place au concours du « Village Préféré des Français ».

Fin novembre et début décembre de chaque année, Janvry, réputé également comme l’un des plus authentiques d’Île-de-France avec ses artisans et ses parades spectaculaires, attire des milliers de visiteurs. En été, le village installe une véritable plage avec 190 tonnes de sable, des palmiers et une piscine chauffée.

Durant toute l’année, un espace gratuit de 6 hectares est ouvert où l’on peut croiser des lamas, des kangourous et des chèvres. Le village abrite un château du XVIIe siècle inscrit aux monuments historiques et l’église Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Durant l’hiver, ce village de plus de 670 habitants a procédé à l’installation d’une piste de ski.

Mais ici à Janvry, M. Christian Schoettl, maire depuis de plus de trente ans, est un symbole fédérateur, mobilisateur et fortement engagé pour une gestion locale productive, créatrice de valeur ajoutée, durable et parfaitement intégré dans son entourage environnemental.

D’ailleurs, à Janvry, le premier tour des élections municipales 2026 a été décisif. Le conseil municipal est élu au premier tour, sans qu’un second scrutin soit nécessaire. La liste de M. Christian Schoettl a remporté ces élections municipales dès le 1ier tour avec 100% des suffrages exprimés.

Sur le terrain, ce qui anime Christian Schoettl, n’envoie guère à l’étonnement. Son programme et sa vision pour son village relèvent du simple, du sérieux et de l’engagement indéfectible pour l’intérêt général du village, sa nature, ses habitants et ses visiteurs. C’est ainsi l’approche de M.Christian Schoettl pour un développement durable de Janvry et qui a apparemment marché et qui continue de convaincre bon nombre des habitants qui ont vu dans sa démarche une réponse correcte à leurs attentes et aspirations.

Dans son quotidien, l’homme est connu pour sa détermination d’aller jusqu’au bout de ses projets et chantiers. En effet, l’un des plus grands succès de Janvry, c’est sûrement son Marché de Noël. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus beaux de France. Il attire chaque année près de 160.000 visiteurs. C’est l’une des fiertés du maire.

Les courses de chameaux, de dromadaires et autres camélidés est un autre succès fulgurant à mettre à son actif. Les courses de chameaux, qui ont lieu en septembre dernier dans un champ de la commune, ont fait venir 16.000 personnes dans ce petit village de l’Essonne.

Et on ne s’arrête pas en si bon chemin ! Janvry a aussi sa plage en été avec sable, transats, parasols et piscine. Cette plage, il a fallu la défendre bec et ongles. Mais la grande fierté du Maire de Janvry, c’est aussi les 260 bénévoles qui travaillent pour la réussite de tous les projets de la commune. Ces bénévoles se retrouvent tous les ans autour d’un somptueux repas pour les remercier de leur travail et de leur investissement personnel.

Depuis près de 40 ans, Christian Schoettl ne cesse de démontrer son grand amour pour Janvry, incarnant de ce fait un engagement de proximité à même de transformer un village en une véritable communauté vivante et solidaire. Un véritable cas d’école…

H.Z

The post Portrait : A Janvry, Christian Schoettl est plus qu’un maire, c’est une icône… appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Premiers pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, sans le Hezbollah https://lnt.ma/premiers-pourparlers-entre-le-liban-et-israel-a-washington-sans-le-hezbollah/ Tue, 14 Apr 2026 08:22:24 +0000 https://lnt.ma/?p=545068 Washington accueille mardi des pourparlers directs de paix, les premiers du genre depuis 1993, entre des représentants du Liban et d’Israël mais avec un grand absent, le Hezbollah, réduisant les perspectives d’accord. Parallèlement, le blocus américain des ports d’Iran, jugé mardi « dangereux et irresponsable » par Pékin, se poursuit au lendemain de son entrée en vigueur, […]

The post Premiers pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, sans le Hezbollah appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Washington accueille mardi des pourparlers directs de paix, les premiers du genre depuis 1993, entre des représentants du Liban et d’Israël mais avec un grand absent, le Hezbollah, réduisant les perspectives d’accord.

Parallèlement, le blocus américain des ports d’Iran, jugé mardi « dangereux et irresponsable » par Pékin, se poursuit au lendemain de son entrée en vigueur, après l’échec de discussions au Pakistan entre Washington et Téhéran.

La guerre, déclenchée le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran, a embrasé le Moyen-Orient, déstabilisé l’économie mondiale et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Un fragile cessez-le-feu est en place depuis le 8 avril. Mais selon Israël et les Etats-Unis, il n’inclut pas le Liban, où les frappes israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien continuent.

Depuis que le pays a été entraîné début mars par le Hezbollah dans le conflit, les bombardements ont fait plus de 2.000 morts et déplacé plus d’un million de personnes.

Avant même la rencontre prévue à Washington, le chef de la formation libanaise, Naïm Qassem, a réclamé son « annulation », dénonçant une « capitulation ».

Les discussions doivent se dérouler en fin de matinée à Washington sous la médiation du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, avec les ambassadeurs israélien et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadeh Moawad, ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa.

– « Fatigués » –

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a posé deux conditions aux pourparlers: le « désarmement du Hezbollah » et la recherche d’un « véritable accord de paix ».

Selon un responsable du département d’Etat, parlant sous couvert d’anonymat, les discussions ont pour objectif « de garantir la sécurité à long terme de la frontière nord d’Israël et à soutenir la détermination du gouvernement libanais à rétablir sa pleine souveraineté sur son territoire et sa vie politique ».

Côté libanais, le président Joseph Aoun a dit espérer la conclusion d’un accord sur un cessez-le-feu, « dans le but d’entamer des négociations directes entre le Liban et Israël », techniquement en état de guerre depuis des décennies.

A Beyrouth, des Libanais, las des guerres successives avec Israël, mettent leurs espoirs dans ces discussions.

« Nous sommes pour (les négociations) si c’est dans l’intérêt du Liban, si cela résout les problèmes », dit à l’AFP Kamal Ayad, un réparateur de fenêtres de 49 ans. « Nous voulons la paix, pour nos enfants et notre avenir, nous sommes fatigués, nous avons vécu tant de guerres ».

L’administration américaine insiste sur le désarmement du Hezbollah, regrettant que l’armée libanaise n’ait pas su ou pu le faire jusqu’à présent. Mais Washington est entre deux feux, exigeant le respect de l’intégrité territoriale du Liban, tout en soutenant le droit d’Israël à se défendre.

Il va falloir « beaucoup d’imagination et d’optimisme pour penser » que le différend entre Israël et le Liban « puisse être résolu à Washington », souligne un ancien responsable israélien de la Défense. « Il sera très difficile de parvenir à un accord, et Israël va créer une zone tampon dans le nord, très similaire à celle que nous avons à Gaza », dit-il sous couvert d’anonymat.

Israël prévoit d’établir une « zone de sécurité » dans le sud du Liban, que ses forces ont envahi pour éliminer selon eux la menace que le Hezbollah pose pour les habitants du nord d’Israël.

Un précédent cessez-le-feu avait été décrété en novembre 2024 mais Israël avait continué de pilonner les zones frontalières pour anéantir les positions du Hezbollah et neutraliser ses chefs.

– « Irresponsable » –

En Iran, le blocus maritime des Etats-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d’Oman est toujours en cours.

Pékin, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit d’Ormuz, stratégique pour le commerce notamment des hydrocarbures et verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre.

Le blocus « ne fera qu’exacerber les tensions, fragiliser un accord de cessez-le-feu déjà fragile et compromettre encore davantage la sécurité du passage dans le détroit », a regretté Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, parlant d’un comportement « dangereux et irresponsable ».

Une visioconférence doit être organisée par la France et le Royaume-Uni vendredi entre des « pays non belligérants prêts à contribuer » à « une mission défensive » à Ormuz pour restaurer la liberté de navigation, selon l’Elysée.

Le président américain Donald Trump a menacé de « destruction » tout « navire d’attaque rapide » iranien forçant le blocus. En retour, Téhéran a dénoncé un acte « illégal » de « piraterie » et averti qu’il s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si la sécurité de ses ports était « menacée ».

 

LNT avec Afp

The post Premiers pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, sans le Hezbollah appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le jeu risqué de Trump en s’en prenant au pape https://lnt.ma/le-jeu-risque-de-trump-en-sen-prenant-au-pape/ Tue, 14 Apr 2026 08:21:24 +0000 https://lnt.ma/?p=545075 En prenant pour cible le pape Léon XIV, qui a critiqué la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump court le risque d’en subir les répercussions politiques nationales. En accusant le souverain pontife d’être « faible » en matière de lutte contre la criminalité et d’être « nul en politique étrangère », le président américain […]

The post Le jeu risqué de Trump en s’en prenant au pape appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
En prenant pour cible le pape Léon XIV, qui a critiqué la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump court le risque d’en subir les répercussions politiques nationales.

En accusant le souverain pontife d’être « faible » en matière de lutte contre la criminalité et d’être « nul en politique étrangère », le président américain a d’abord irrité certains de ses alliés. Comme la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a condamné lundi ces paroles.

Mais le septuagénaire républicain risque surtout de s’aliéner une partie de la droite religieuse lors des élections cruciales de mi-mandat en novembre.

D’autant plus que la joute verbale, opposant le commandant-en-chef de l’armée la plus puissante de la planète au chef des 1,4 milliard de catholiques dans le monde, ne semble pas en voie de s’apaiser.

Donald Trump, qui multiplie les références à Dieu depuis l’entrée en guerre des Etats-Unis, a ainsi dit lundi qu’il ne comptait pas présenter ses excuses au pape, le qualifiant encore une fois de « très faible ».

« Il n’y a rien à regretter. Il a tort », a dit le maître de la Maison Blanche, déjà échaudé par Léon XIV, né aux États-Unis, qui avait dénoncé l’offensive de son administration contre l’immigration illégale et l’intervention américaine au Venezuela.

M. Trump a laissé entendre que Léon n’avait été élu pape en mai 2025 que parce qu’il était américain et qu’il pourrait servir de passerelle avec son gouvernement.

– « Devoir moral » –

De son côté, Léon XIV a assuré que l’Eglise avait « le devoir moral de s’exprimer très clairement contre la guerre ». « Je n’ai pas peur, ni de l’administration Trump, ni de m’exprimer haut et fort sur le message de l’Evangile », a-t-il dit.

La semaine précédente, Léon XIV avait jugé « inacceptable » la menace de Donald Trump d' »anéantir la civilisation iranienne ».

Le président américain a également publié, sur son réseau Truth Social, une image générée par intelligence artificielle le figurant en Jésus-Christ, entouré d’un halo de lumière céleste, imposant sa main sur le front d’un homme souffrant.

L’illustration, reprenant de nombreux codes de l’imagerie religieuse, n’a pas été du goût de plusieurs figures de la droite chrétienne, qui ont rapidement dénoncé une représentation « blasphématoire ».

Face à ces réactions indignées, M. Trump a retiré l’image et tenté de convaincre qu’elle le présentait en fait en… médecin.

Le président – qui se dit chrétien sans être vraiment pratiquant – a bénéficié d’un soutien considérable de la part des chrétiens et évangéliques conservateurs lors de ses mandats. Malgré ses trois mariages et les divers scandales liés à son nom.

Mais ce socle pourrait s’effriter.

L’ancienne nageuse de compétition Riley Gaines, devenue une voix écoutée parmi les chrétiens conservateurs américains, s’est ainsi insurgée contre l’image publiée par Donald Trump. « On ne se moque pas de Dieu », a-t-elle asséné.

L’ex-élue républicaine au Congrès Marjorie Taylor Greene, ancienne fidèle de Donald Trump, s’est également indignée et a jugé que le pape s’opposait « à juste titre à la guerre de Trump en Iran ».

Elle a rappelé que le milliardaire avait choisi le dimanche de Pâques pour écrire sur sa plateforme Truth Social une « tirade maléfique »: « Ouvrez le putain de Détroit, bande de tarés, ou vous vivrez en enfer », avait menacé le président. Avant d’ajouter: « Gloire à Allah ».

 

LNT avec Afp

The post Le jeu risqué de Trump en s’en prenant au pape appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Attentat à Blida: une attaque terroriste en pleine visite papale en Algérie https://lnt.ma/attentat-a-blida-une-attaque-terroriste-en-pleine-visite-papale-en-algerie/ Mon, 13 Apr 2026 19:34:23 +0000 https://lnt.ma/?p=545018 L’Algérie a été frappée ce lundi par une série d’attentats à Blida, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, mettant en lumière de graves défaillances dans son dispositif sécuritaire, à un moment particulièrement sensible pour le pays. Selon plusieurs sources, deux attentats-suicides ont visé des sites sensibles, notamment un siège de la sécurité et une installation […]

The post Attentat à Blida: une attaque terroriste en pleine visite papale en Algérie appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Algérie a été frappée ce lundi par une série d’attentats à Blida, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, mettant en lumière de graves défaillances dans son dispositif sécuritaire, à un moment particulièrement sensible pour le pays.

Selon plusieurs sources, deux attentats-suicides ont visé des sites sensibles, notamment un siège de la sécurité et une installation privée, dans une ville pourtant considérée comme hautement surveillée. Les assaillants ont été neutralisés, mais ces attaques ont provoqué des explosions et semé la panique parmi la population. 

Le timing de ces attaques suscite de nombreuses interrogations. Elles surviennent au moment même de la visite du pape Léon XIV en Algérie, un événement d’envergure internationale qui aurait dû s’accompagner d’un dispositif sécuritaire renforcé. 

Cette concomitance met en évidence un contraste saisissant entre la communication officielle des autorités et la réalité du terrain. Alors que le pays cherchait à projeter une image de stabilité et d’ouverture, ces attentats révèlent au contraire une vulnérabilité persistante face aux menaces sécuritaires.

Plus encore, le fait que des cibles sensibles aient pu être approchées par des kamikazes interroge directement l’efficacité des services de renseignement. Plusieurs observateurs pointent des lacunes dans l’anticipation et la prévention, suggérant une défaillance structurelle dans la gestion du risque terroriste. 

Au-delà de l’aspect sécuritaire, cet épisode fragilise la crédibilité des autorités algériennes sur la scène internationale. Accueillir une visite papale tout en étant incapable de prévenir des attaques sur son propre territoire expose un déficit de coordination et de préparation difficile à ignorer.

Ces événements relancent également les inquiétudes quant à la résurgence de foyers de tension internes, dans un contexte régional déjà instable. Ils rappellent que, malgré des années de discours sur le retour à la stabilité, le pays reste exposé à des menaces profondes, susceptibles de resurgir à tout moment.

 

LNT

The post Attentat à Blida: une attaque terroriste en pleine visite papale en Algérie appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Trump veut bloquer les ports iraniens, Téhéran crie à la « piraterie » https://lnt.ma/trump-veut-bloquer-les-ports-iraniens-teheran-crie-a-la-piraterie/ Mon, 13 Apr 2026 10:34:38 +0000 https://lnt.ma/?p=544985 Les Etats-Unis doivent commencer à bloquer lundi les ports iraniens au lendemain de l’échec de pourparlers avec l’Iran, qui crie à la « piraterie » et menace de s’en prendre aux ports de la région. Lundi 14H00 GMT: c’est à cette heure que le président américain Donald Trump a prévu d’imposer un blocus aux ports iraniens, une […]

The post Trump veut bloquer les ports iraniens, Téhéran crie à la « piraterie » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les Etats-Unis doivent commencer à bloquer lundi les ports iraniens au lendemain de l’échec de pourparlers avec l’Iran, qui crie à la « piraterie » et menace de s’en prendre aux ports de la région.

Lundi 14H00 GMT: c’est à cette heure que le président américain Donald Trump a prévu d’imposer un blocus aux ports iraniens, une perspective qui refait flamber les cours du pétrole et inquiète particulièrement la Chine.

D’avance, l’armée iranienne a dénoncé un blocus « illégal », qui relève de la « piraterie », et menacé ses voisins du Golfe, déjà ciblés par des frappes iraniennes lors de la guerre déclenchée fin février par l’offensive israélo-américaine sur l’Iran.

« Si la sécurité des ports de la République islamique (…) est menacée, aucun port dans le Golfe persique et la mer d’Arabie ne sera en sécurité », a averti le commandement militaire iranien dans un communiqué lu à la télévision.

Après l’accalmie des derniers jours, le baril de pétrole a directement commencé la semaine au-dessus du prix symbolique de 100 dollars, bondissant de plus de 7% pour le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, et de plus de 8% pour le WTI, référence américaine, vers 05H00 GMT.

Avec le blocus des ports, « on peut supposer que l’intention de Trump est d’essayer de priver l’Iran de ses revenus d’exportation et d’obliger ses principaux importateurs de pétrole, particulièrement la Chine, à faire pression sur Téhéran pour qu’il lève son blocage du détroit » d’Ormuz, analyse depuis New York le centre de réflexion Soufan Center.

La Chine, qui dépend largement de l’Iran pour son approvisionnement pétrolier, a appelé au rétablissement d’une navigation « sans entraves » dans le détroit, qui voit passer en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.

Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a pour sa part réclamé sa réouverture « au plus vite ».

– Critiques des alliés –

Mais même du côté des alliés de Washington, le blocus naval américain est critiqué.

« Nous ne soutenons pas le blocus », a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer, tandis que Madrid estime qu’il n’a « aucun sens ».

L’Allemagne, elle, ressentira « encore longtemps les conséquences » de la guerre au Moyen-Orient, « même lorsqu’elle sera terminée », a averti le chancelier Friedrich Merz, après avoir annoncé des mesures pour soulager les consommateurs et les entreprises face à la hausse des prix des carburants.

L’incapacité de Washington et Téhéran à trouver un accord après plus de 20 heures de pourparlers au Pakistan inquiète, après plus de six semaines d’une guerre qui a fait plus de 6.000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l’économie mondiale.

Le respect du cessez-le-feu de deux semaines, qui doit expirer le 22 avril, reste incertain: si le Pakistan, médiateur dans les pourparlers infructueux, a appelé à son respect, ni les Etats-Unis ni l’Iran n’ont évoqué le sujet.

Sans fermer la porte à une reprise des tractations, Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité de l’échec des discussions.

Donald Trump a mis la faute sur le refus des Iraniens de renoncer à se doter de l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran.

« S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien », a assuré M. Trump.

Selon l’Iran, un accord était « à deux doigts » d’être trouvé. Pour le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l’un des principaux négociateurs de la République islamique, l’échec est dû au « jusqu’au-boutisme américain ».

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, avait auparavant évoqué « une atmosphère de suspicion et de méfiance », jugeant « évident » qu’un accord ne pouvait être obtenu « en une seule session ».

– Poursuite des attaques au Liban –

Au Liban, deuxième terrain principal de la guerre, les attaques se poursuivent, Israël ayant soutenu que ce front n’était pas inclus dans la décision de cessez-le-feu.

Lundi, le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah a affirmé avoir lancé des roquettes sur deux localités israéliennes juste de l’autre côté de la frontière.

Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de quatre personnes après une frappe israélienne sur la localité de Maaraoub, dans le sud du pays. Le conflit a tué plus de 2.000 personnes au total dans le pays.

Des pourparlers sont toujours prévus mardi entre des représentants libanais et américains à Washington, après le feu vert donné par Israël sous pression américaine.

« La guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban », a affirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lors d’une première visite dans le sud du Liban, dont l’armée israélienne a pris le contrôle.

Son homologue libanais, Nawaf Salam, a assuré que Beyrouth oeuvrait à obtenir par la négociation un retrait total d’Israël.

 

LNT avec Afp

The post Trump veut bloquer les ports iraniens, Téhéran crie à la « piraterie » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le pétrole rebondit au-delà de 100 dollars après l’annonce du blocus des ports iraniens https://lnt.ma/le-petrole-rebondit-au-dela-de-100-dollars-apres-lannonce-du-blocus-des-ports-iraniens/ Mon, 13 Apr 2026 10:33:55 +0000 https://lnt.ma/?p=544991 Les prix du pétrole rebondissaient de 7% lundi en fin d’échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l’annonce par les États-Unis d’un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression. Le pétrole flambe à nouveau Alors qu’il était redescendu autour de 97 dollars en fin […]

The post Le pétrole rebondit au-delà de 100 dollars après l’annonce du blocus des ports iraniens appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les prix du pétrole rebondissaient de 7% lundi en fin d’échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l’annonce par les États-Unis d’un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression.

Le pétrole flambe à nouveau

Alors qu’il était redescendu autour de 97 dollars en fin de semaine dernière, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai rebondissait de 7,40% à 103,70 dollars lundi vers 06H40 GMT.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, s’échangeait à 101,79 dollars, en hausse de 6,97%. Tous deux ont gagné plus de 8% en début d’échanges.

L’armée américaine a affirmé qu’elle débuterait un blocus des ports iraniens à partir de lundi 14H00 GMT, après l’échec des pourparlers au Pakistan.

Mais elle a précisé qu’elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l’Iran à travers le détroit d’Ormuz, passage stratégique où transite d’ordinaire un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.

« Les menaces du président des États-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l’Iran (…) sont tout à fait ridicules et amusantes », a répliqué le chef de la marine militaire iranienne, l’amiral Shahram Irani.

Après l’échec de négociations irano-américaines ce week-end, le Pakistan, hôte de ces discussions, a appelé au respect de la trêve de deux semaines convenue entre les deux parties – dont aucune ne s’est exprimée sur le devenir du cessez-le-feu censé expirer le 22 avril.

« Nous entamons une nouvelle semaine sur fond d’escalade du conflit », observe Kathleen Brooks, analyste de XTB.

« L’Iran a affirmé que toute approche de navires militaires américains dans le détroit serait considérée comme une violation de l’accord de cessez-le-feu et entraînerait une riposte militaire. La perspective d’une reprise des combats pourrait perturber les marchés et faire grimper les prix du pétrole », insiste-t-elle.

« L’absence d’accord signifie que le détroit d’Ormuz reste fermé et pourrait devenir encore plus dangereux (…) Le conflit entre dans sa sixième semaine et nous pourrions commencer à percevoir plus clairement les dégâts économiques », prévient Mme Brooks.

« Même sans reprise totale des hostilités, le prix du brut devrait rester soutenu tant que le détroit demeurera un point de tension », reconnaît Charu Chanana, de Saxo Markets.

« L’échec des négociations est préjudiciable aux marchés car il annule une partie des bénéfices (de la récente trêve). Cependant, la diplomatie n’étant pas totalement abandonnée, on n’observe pas automatiquement un retour aux niveaux de panique les plus extrêmes atteints » au début du conflit, tempère-t-elle.

En conséquent, note-t-elle, « la situation se résume à un entre-deux: ni guerre, ni paix, et les investisseurs se trouvent dans une situation instable (…) chaque information en provenance d’Ormuz, Washington, Téhéran ou Israël peut faire fluctuer les marchés rapidement ».

Bourses d’Asie sous pression

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en repli de 0,74% à 56.502,77 points.

A Séoul, l’indice phare Kospi a lâché 0,86%. La Bourse de Sydney a perdu 0,39% et l’indice hongkongais Hang Seng cédait 1,07% vers 06H40 GMT.

« La déclaration du président Trump concernant un blocus risque d’accroître la confusion. Il donc probable que le marché restera suspendu à la situation en Iran cette semaine », commentait le courtier Monex Securities.

« Nous anticipons une hausse de la volatilité (…) Les marchés doivent faire preuve de patience en raison de la complexité du processus de paix: un accord définitif permettant la réouverture d’Ormuz dès le premier cycle de négociations était, de toute évidence, improbable », complète Kathleen Brooks.

L’or trébuche, retour des craintes inflationnistes

L’or chute face au retour de craintes inflationnistes après l’échec des pourparlers irano-américains et l’aggravation des tensions sur l’approvisionnement énergétique en cas de blocus américain d’Ormuz.

Le cours du métal jaune a perdu jusqu’à 2,2% lundi en début de séance et s’échangeait autour de 4.727 dollars l’once (-0,5%) vers 06H40 GMT.

La flambée des prix du pétrole accroît les risques inflationnistes, augmentant la probabilité que les banques centrales retardent ou relèvent leurs taux d’intérêt – ce qui est négatif pour l’or, qui ne génère pas de rendement.

De son côté, la monnaie américaine s’appréciait de 0,26% face à la devise nippone, à 159,68 yens pour un dollar.

 

LNT avec Afp

The post Le pétrole rebondit au-delà de 100 dollars après l’annonce du blocus des ports iraniens appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Hongrie : Viktor Orbán balayé, fin de 16 ans de pouvoir https://lnt.ma/hongrie-viktor-orban-balaye-fin-de-16-ans-de-pouvoir/ Mon, 13 Apr 2026 10:32:51 +0000 https://lnt.ma/?p=544988 La Hongrie a basculé. Après seize années de pouvoir quasi ininterrompu, Viktor Orbán a été défait lors des élections législatives du 12 avril 2026, dans un scrutin qualifié d’historique à l’échelle européenne. Face à lui, l’opposition menée par Péter Magyar a remporté une victoire écrasante, mettant fin à l’un des règnes politiques les plus longs […]

The post Hongrie : Viktor Orbán balayé, fin de 16 ans de pouvoir appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Hongrie a basculé. Après seize années de pouvoir quasi ininterrompu, Viktor Orbán a été défait lors des élections législatives du 12 avril 2026, dans un scrutin qualifié d’historique à l’échelle européenne. Face à lui, l’opposition menée par Péter Magyar a remporté une victoire écrasante, mettant fin à l’un des règnes politiques les plus longs de l’Union européenne. 

Selon les résultats quasi définitifs, le parti Tisza obtient plus de 53 % des suffrages et décroche jusqu’à 138 sièges sur 199 au Parlement, soit une majorité qualifiée lui permettant de modifier la Constitution.  Un basculement massif qui traduit une volonté claire des électeurs de tourner la page du modèle « illibéral » défendu par Orbán depuis 2010.

Une sanction électorale nette

Le scrutin a été marqué par une participation record avoisinant les 80 %, signe d’une forte mobilisation, notamment des jeunes électeurs.  Cette dynamique a largement profité à l’opposition, dans un contexte de mécontentement croissant face à la stagnation économique, à l’inflation et aux accusations récurrentes de corruption visant le pouvoir en place. 

Ancien proche du système Orbán, Péter Magyar a su capitaliser sur cette lassitude. Son positionnement, à la fois conservateur et pro-européen, a permis de fédérer un électorat large, allant des déçus du Fidesz aux électeurs traditionnellement opposés au pouvoir. 

Dès l’annonce des résultats, Viktor Orbán a reconnu sa défaite, saluant la victoire de son adversaire tout en affirmant qu’il continuerait à jouer un rôle politique. 

Vers un tournant pro-européen

La victoire de Péter Magyar est largement interprétée comme un retour de la Hongrie dans le giron européen. Pendant des années, Budapest s’était opposée à Bruxelles sur de nombreux dossiers, notamment l’État de droit, la migration ou encore la guerre en Ukraine.

Le nouveau dirigeant a promis de « gouverner pour tous les Hongrois » et de restaurer les institutions démocratiques, tout en renforçant les liens avec l’Union européenne et l’OTAN.  Plusieurs dirigeants européens ont salué ce résultat, y voyant une opportunité de normaliser les relations avec Budapest et de débloquer des fonds européens gelés. 

Des défis structurels majeurs

Malgré l’ampleur de la victoire, la transition ne s’annonce pas simple. Le système mis en place par Orbán au fil des années — contrôle des médias, influence sur la justice, réseaux économiques proches du pouvoir — reste profondément ancré. 

Même avec une majorité renforcée, le nouveau gouvernement devra composer avec ces structures pour mener ses réformes. Les premières annonces évoquent déjà des mesures visant à restaurer l’indépendance de la justice, à lutter contre la corruption et à rééquilibrer les institutions. 

Une onde de choc en Europe

Au-delà des frontières hongroises, la défaite d’Orbán résonne comme un signal politique fort. Figure de proue du courant souverainiste et nationaliste en Europe, il incarnait une alternative au modèle libéral européen.

Son revers pourrait fragiliser l’influence des mouvements populistes sur le continent, même si certains analystes appellent à la prudence, rappelant que l’usure du pouvoir a aussi joué un rôle déterminant dans ce scrutin. 

À Budapest, la nuit électorale s’est transformée en scènes de liesse, avec des milliers de citoyens célébrant ce qu’ils perçoivent comme une « victoire de la démocratie ». 

Après seize ans d’un pouvoir centralisé et controversé, la Hongrie entre ainsi dans une nouvelle ère politique, encore incertaine, mais porteuse de profondes recompositions internes et européennes.

 

LNT avec Afp

The post Hongrie : Viktor Orbán balayé, fin de 16 ans de pouvoir appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Moyen-Orient : échec des négociations entre Washington et Téhéran, incertitudes autour de la trêve https://lnt.ma/moyen-orient-echec-des-negociations-entre-washington-et-teheran-incertitudes-autour-de-la-treve/ Sun, 12 Apr 2026 11:12:37 +0000 https://lnt.ma/?p=544926 Les négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, menées à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont soldées par un échec dimanche, au terme de plus de vingt heures de discussions. Cet échec fait planer des incertitudes sur la pérennité du cessez-le-feu de deux semaines conclu dans le cadre du conflit en cours au Moyen-Orient. Ces […]

The post Moyen-Orient : échec des négociations entre Washington et Téhéran, incertitudes autour de la trêve appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, menées à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont soldées par un échec dimanche, au terme de plus de vingt heures de discussions. Cet échec fait planer des incertitudes sur la pérennité du cessez-le-feu de deux semaines conclu dans le cadre du conflit en cours au Moyen-Orient.

Ces pourparlers constituaient un moment rare de dialogue direct entre deux pays en rupture depuis près d’un demi-siècle, depuis la Révolution islamique de 1979. Malgré cette tentative diplomatique, aucune avancée significative n’a été annoncée, et les deux parties restent divisées sur des questions clés, notamment le programme nucléaire iranien.

À l’issue des discussions, le vice-président américain JD Vance a évoqué une « offre finale et la meilleure possible », tout en regrettant l’absence d’engagement ferme de Téhéran à renoncer à ses ambitions nucléaires. Il a néanmoins laissé entendre que la porte restait ouverte à une reprise des discussions, accordant un délai supplémentaire à la partie iranienne pour examiner les propositions américaines.

Du côté iranien, les réactions ont été critiques. Mohammad Bagher Ghalibaf, qui dirigeait la délégation de Téhéran, a accusé les États-Unis d’être « incapables » de gagner la confiance de l’Iran, imputant l’échec des négociations à des exigences jugées excessives. La télévision d’État iranienne a également évoqué des « demandes déraisonnables » formulées par Washington.

Dans le même sens, l’ancien ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé que les discussions avaient échoué en raison de tentatives américaines de « dicter leurs conditions », illustrant la profondeur des divergences entre les deux parties.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a pour sa part évoqué « une atmosphère de suspicion et de méfiance », soulignant la complexité des enjeux abordés et la difficulté d’aboutir à un accord en une seule session de négociations.

Cet échec intervient alors qu’une trêve fragile, entrée en vigueur après plusieurs semaines de conflit, reste en place jusqu’au 22 avril. Toutefois, aucune des deux parties ne s’est clairement prononcée sur son avenir, alimentant les incertitudes quant à une possible reprise des hostilités. Le conflit, déclenché fin février par une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, a déjà fait des milliers de victimes et provoqué de fortes perturbations économiques à l’échelle mondiale.

L’un des points de tension majeurs concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Bloqué de facto par l’Iran depuis le début du conflit, il constitue un levier géopolitique central. Les États-Unis ont indiqué avoir engagé des opérations de sécurisation dans la zone, tandis que les Gardiens de la Révolution ont menacé de réagir « avec sévérité » à toute présence militaire jugée hostile.

Dans ce contexte tendu, l’Arabie saoudite a annoncé la remise en service de son oléoduc reliant l’est à l’ouest du pays, une infrastructure stratégique permettant de contourner le détroit d’Ormuz en cas de blocage. Cette reprise intervient après des attaques attribuées à l’Iran contre des installations énergétiques dans la région, dans le cadre des représailles à l’offensive israélo-américaine.

Sur le terrain, les conséquences du conflit restent lourdes. En Iran, les infrastructures civiles ont été touchées et une coupure quasi totale d’Internet se poursuit depuis plus de six semaines. Au Liban, théâtre d’affrontements entre Israël et le Hezbollah, le bilan humain s’alourdit, avec plus de 2.000 morts et plusieurs milliers de blessés recensés par les autorités locales.

Israël a par ailleurs indiqué que le Liban n’était pas inclus dans l’accord de cessez-le-feu conclu avec l’Iran, laissant présager une poursuite des opérations militaires sur ce front. Des discussions distinctes entre le Liban et Israël sont néanmoins envisagées à Washington, bien que contestées par le Hezbollah.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé vouloir parvenir à un accord de paix « qui tiendra pour des générations », sans toutefois préciser les contours d’un tel compromis.

LNT avec AFP

The post Moyen-Orient : échec des négociations entre Washington et Téhéran, incertitudes autour de la trêve appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
États-Unis : les démocrates misent sur une dynamique favorable à l’approche des élections de mi-mandat https://lnt.ma/etats-unis-les-democrates-misent-sur-une-dynamique-favorable-a-lapproche-des-elections-de-mi-mandat/ Sun, 12 Apr 2026 11:10:43 +0000 https://lnt.ma/?p=544930 À quelques mois des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, le Parti démocrate affiche un optimisme croissant, porté par une série de résultats électoraux récents jugés encourageants. Plusieurs observateurs évoquent la possibilité d’une « vague bleue », en référence à la couleur du parti, dans un contexte marqué par une polarisation politique persistante et […]

The post États-Unis : les démocrates misent sur une dynamique favorable à l’approche des élections de mi-mandat appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
À quelques mois des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, le Parti démocrate affiche un optimisme croissant, porté par une série de résultats électoraux récents jugés encourageants. Plusieurs observateurs évoquent la possibilité d’une « vague bleue », en référence à la couleur du parti, dans un contexte marqué par une polarisation politique persistante et un climat de défiance à l’égard du président Donald Trump.

Selon Andrew Koneschusky, analyste politique ayant travaillé pour les démocrates au Sénat, les signaux actuels sont favorables. « Il semble bel et bien qu’une vague bleue soit non seulement possible mais probable. Les démocrates continuent de surpasser les attentes et d’accroître leurs avances », affirme-t-il. Dans cette hypothèse, le parti pourrait espérer reprendre jusqu’à 40 sièges républicains, voire davantage, sur les 435 en jeu à la Chambre des représentants.

Cette dynamique s’est notamment illustrée lors de scrutins récents organisés en dehors des grandes échéances électorales. En Géorgie, un candidat démocrate a certes été battu dans une circonscription conservatrice, ancien fief de Marjorie Taylor Greene, mais il a significativement réduit l’écart avec son adversaire par rapport aux élections précédentes. Dans le Wisconsin, un démocrate est parvenu à s’imposer dans la municipalité de Waukesha, traditionnel bastion républicain.

Si ces résultats doivent être interprétés avec prudence, les analystes soulignent leur régularité et leur ampleur. En moyenne, les démocrates ont amélioré leur score d’environ 13 points lors des élections partielles depuis 2024. Parallèlement, ils ont remporté plusieurs dizaines de sièges dans les assemblées des États, sans que les républicains ne parviennent à inverser cette tendance.

Parmi les facteurs avancés pour expliquer cette progression figure le contexte international, notamment l’engagement des États-Unis dans un conflit au Moyen-Orient jugé impopulaire par une partie de l’opinion publique. Cette situation, conjuguée à la hausse des prix de l’énergie, alimente un mécontentement susceptible de peser sur le camp présidentiel. Certains observateurs établissent un parallèle avec les élections de 2006, marquées par un vote sanction après l’intervention américaine en Irak sous la présidence de George W. Bush.

Toutefois, plusieurs experts appellent à relativiser l’ampleur potentielle de cette dynamique. Pour l’analyste politique Donald Nieman, une progression démocrate est probable, mais elle resterait limitée. « Il y aura une vague bleue, mais elle ne sera pas assez puissante pour surfer dessus », estime-t-il, anticipant une majorité démocrate réduite à une dizaine de sièges à la Chambre des représentants. Il souligne également que la politique américaine demeure profondément polarisée, la plupart des électeurs ayant déjà des préférences bien établies.

Dans ce contexte, seuls une soixantaine de sièges seraient véritablement disputés, ce qui limite les marges de manœuvre des deux camps. Au Sénat, la reconquête de la majorité par les démocrates apparaît encore plus incertaine, en raison de la configuration des sièges soumis au renouvellement. Néanmoins, une telle hypothèse n’est plus exclue, selon certains analystes.

Pour l’administration Trump, une éventuelle perte de la majorité au Congrès pourrait compliquer la fin du mandat présidentiel. Une Chambre des représentants dominée par les démocrates serait en mesure de freiner certaines initiatives législatives et d’exercer un contrôle accru sur l’exécutif, notamment à travers l’ouverture d’enquêtes parlementaires. Elle pourrait également chercher à limiter les prérogatives du président en matière de politique étrangère, en particulier sur les questions d’intervention militaire.

Cependant, les performances électorales récentes ne traduisent pas nécessairement une adhésion massive au programme démocrate. Le Parti républicain continue de mobiliser des ressources financières importantes, notamment à travers des campagnes de collecte de fonds efficaces. Par ailleurs, certains observateurs pointent l’absence d’un message unifié au sein de l’opposition.

Caroline Welles, consultante travaillant pour des candidates démocrates, reconnaît que ces résultats constituent « une raison d’être optimiste », tout en appelant à la prudence. « Les élections de mi-mandat auront lieu dans plus de six mois, et le paysage politique pourrait avoir totalement changé d’ici-là », souligne-t-elle.

De son côté, Aaron Cutler, ancien collaborateur républicain à la Chambre des représentants devenu lobbyiste, estime que la droite conserve des chances de l’emporter. Selon lui, les démocrates peinent encore à proposer une alternative cohérente, leur discours restant principalement centré sur le rejet du camp adverse plutôt que sur la formulation d’un projet politique structuré.

LNT avec AFP

The post États-Unis : les démocrates misent sur une dynamique favorable à l’approche des élections de mi-mandat appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Hongrie : des élections législatives décisives entre fin de cycle et possible alternance https://lnt.ma/hongrie-des-elections-legislatives-decisives-entre-fin-de-cycle-et-possible-alternance/ Sun, 12 Apr 2026 11:03:18 +0000 https://lnt.ma/?p=544925 Les électeurs hongrois étaient appelés aux urnes dimanche pour des élections législatives à fort enjeu, susceptibles de marquer un tournant politique majeur après seize années de pouvoir du Premier ministre Viktor Orbán. Ce scrutin, suivi de près par les capitales européennes et occidentales, oppose le camp du pouvoir à une opposition revigorée incarnée par Péter […]

The post Hongrie : des élections législatives décisives entre fin de cycle et possible alternance appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les électeurs hongrois étaient appelés aux urnes dimanche pour des élections législatives à fort enjeu, susceptibles de marquer un tournant politique majeur après seize années de pouvoir du Premier ministre Viktor Orbán. Ce scrutin, suivi de près par les capitales européennes et occidentales, oppose le camp du pouvoir à une opposition revigorée incarnée par Péter Magyar.

Environ 7,5 millions d’électeurs en Hongrie, auxquels s’ajoutent près de 500.000 votants à l’étranger, étaient appelés à choisir entre plusieurs formations politiques dans un système électoral considéré comme favorable au parti au pouvoir, le Fidesz. Les bureaux de vote devaient fermer en début de soirée, dans l’attente de premiers résultats qui pourraient toutefois tarder en cas de scrutin serré.

Ce vote intervient dans un contexte de polarisation politique croissante, sur fond de ralentissement économique et de critiques internationales à l’égard de la gouvernance du pays. Les sondages d’instituts indépendants évoquent une possible percée du parti Tisza, dirigé par Péter Magyar, ancien membre du Fidesz devenu figure centrale de l’opposition en l’espace de deux ans.

Après avoir accompli son devoir électoral à Budapest, M. Magyar a qualifié ce scrutin d’« élection décisive », appelant les Hongrois à une mobilisation massive. « Nous choisissons entre l’Est et l’Ouest, entre la propagande et un débat public honnête, entre la corruption et une vie publique intègre », a-t-il déclaré, inscrivant son discours dans une logique de rupture avec la ligne politique actuelle.

Face à lui, Viktor Orbán, au pouvoir depuis 2010, brigue un cinquième mandat consécutif. Le dirigeant nationaliste a, de son côté, insisté sur les enjeux de souveraineté et les risques géopolitiques pesant sur l’Europe. Après avoir voté, il a évoqué une « crise majeure » susceptible d’affecter le continent, tout en mettant en avant les alliances internationales de la Hongrie. « Heureusement, nous avons beaucoup d’amis dans le monde », a-t-il affirmé, citant notamment les États-Unis, la Chine et la Russie, et dénonçant les pressions de Bruxelles.

Le scrutin met ainsi en lumière deux visions opposées de l’avenir du pays : l’une prônant un rapprochement avec les standards européens et une relance économique appuyée sur les financements de l’Union européenne, l’autre défendant un modèle souverainiste et une politique étrangère diversifiée.

Sur le terrain, les témoignages recueillis traduisent cette division. Certains électeurs expriment leur inquiétude face à une possible dérive autoritaire, tandis que d’autres redoutent une remise en cause des acquis perçus sous le gouvernement actuel. Cette polarisation s’inscrit dans un climat de campagne tendu, marqué par des accusations croisées entre les camps politiques.

Le Fidesz a bénéficié d’un soutien notable de figures politiques internationales, notamment du président américain Donald Trump, qui a publiquement appuyé Viktor Orbán. Son vice-président, JD Vance, s’est également rendu à Budapest durant la campagne, critiquant l’influence des institutions européennes sur la politique hongroise.

Sur le plan international, le scrutin est observé avec attention, notamment par l’Union européenne, qui entretient des relations tendues avec Budapest. Bruxelles a notamment gelé plusieurs milliards d’euros de financements, invoquant des préoccupations liées à l’État de droit. Par ailleurs, la proximité affichée de Viktor Orbán avec Vladimir Poutine, en particulier depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, alimente les critiques de ses partenaires européens.

Les analystes soulignent que l’issue du vote pourrait avoir des implications importantes pour l’équilibre politique en Europe centrale. Une victoire de l’opposition serait interprétée comme un signal de changement, tandis qu’un nouveau succès du Fidesz conforterait la trajectoire actuelle du pays, souvent qualifiée de « démocratie illibérale ».

Dans ce contexte, la participation pourrait atteindre des niveaux élevés, certains experts évoquant un taux proche de 75 %. Toutefois, en cas de résultats serrés, l’incertitude pourrait se prolonger plusieurs jours avant l’annonce officielle du vainqueur.

Des préoccupations ont également été exprimées quant à la transparence du scrutin. L’opposition a appelé les électeurs à signaler toute irrégularité, tandis que des accusations d’ingérence et d’achats de voix ont émergé au cours de la campagne. En réponse, le camp du pouvoir a dénoncé des tentatives de manipulation orchestrées par des acteurs étrangers.

Dans une déclaration, Viktor Orbán a insisté sur le respect du processus démocratique, affirmant que « la volonté du peuple doit toujours être respectée ». De son côté, Péter Magyar a appelé au calme et à la vigilance, soulignant l’importance d’un déroulement transparent du scrutin.

LNT avec AFP

The post Hongrie : des élections législatives décisives entre fin de cycle et possible alternance appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Guerre au Moyen-Orient, le point sur la situation après trois jours de cessez-le-feu https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-le-point-sur-la-situation-apres-trois-jours-de-cessez-le-feu/ Fri, 10 Apr 2026 08:22:51 +0000 https://lnt.ma/?p=544865 Le vice-président américain JD Vance a été désigné par le président Donald Trump pour piloter les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, alors qu’un cessez-le-feu fragile est entré dans son troisième jour. Cette mission, inédite à ce niveau de responsabilité pour un vice-président, intervient dans un contexte marqué par des […]

The post Guerre au Moyen-Orient, le point sur la situation après trois jours de cessez-le-feu appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le vice-président américain JD Vance a été désigné par le président Donald Trump pour piloter les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran, alors qu’un cessez-le-feu fragile est entré dans son troisième jour. Cette mission, inédite à ce niveau de responsabilité pour un vice-président, intervient dans un contexte marqué par des incertitudes persistantes sur le terrain et des divergences profondes entre les parties.

Envoyé au Pakistan pour ouvrir une séquence de négociations avec des représentants iraniens, JD Vance se voit confier un rôle central dans la tentative de transformation de la trêve actuelle en un accord de paix durable. Cette initiative marque un tournant dans sa trajectoire politique, lui qui s’était jusqu’ici montré relativement discret depuis le début du conflit.

Selon plusieurs observateurs, cette mission constitue un pari diplomatique. L’universitaire Aaron Wolf Mannes souligne ainsi qu’il est rare, voire inédit, qu’un vice-président américain conduise directement des négociations de cette nature, évoquant une démarche « très risquée » mais susceptible d’aboutir à un gain politique significatif en cas de succès.

JD Vance sera accompagné dans cette mission par l’émissaire spécial Steve Witkoff ainsi que par Jared Kushner, conseiller influent et proche du président américain, tous deux déjà impliqués dans des initiatives diplomatiques antérieures.

Un positionnement politique en tension

Le choix de JD Vance intervient dans un contexte particulier, marqué par son positionnement politique historiquement isolationniste. Ancien militaire engagé en Irak, il a construit sa carrière sur une critique des interventions militaires américaines à l’étranger, plaidant pour une réduction de l’implication des États-Unis dans les conflits internationaux.

D’après des informations de presse, il aurait été l’une des rares voix, au sein de l’administration, à s’opposer à une intervention militaire contre l’Iran avant le déclenchement des frappes conjointes israélo-américaines le 28 février. Il aurait notamment mis en garde contre les risques d’embrasement régional et les répercussions politiques internes.

Depuis le début des hostilités, le vice-président a adopté une posture mesurée, limitant ses prises de parole publiques. Il affirme néanmoins avoir été impliqué en coulisses dans les échanges diplomatiques, indiquant avoir été « beaucoup au téléphone » dans les semaines précédentes.

Des négociations fragilisées par la situation sur le terrain

La tenue des pourparlers au Pakistan intervient dans un contexte sécuritaire et diplomatique incertain. Islamabad, qui joue un rôle de médiateur, a renforcé les dispositifs de sécurité autour des lieux susceptibles d’accueillir les discussions, dans une atmosphère décrite comme particulièrement tendue.

Toutefois, la participation de la délégation iranienne reste sujette à caution. Des signaux contradictoires ont émergé, certains responsables iraniens conditionnant leur présence au respect du cessez-le-feu sur l’ensemble des fronts, notamment au Liban, où des frappes israéliennes ont récemment fait plus de 300 morts .

Dans ce contexte, des informations relayées sur une éventuelle arrivée de négociateurs iraniens à Islamabad ont été rapidement démenties, illustrant le degré d’incertitude entourant le processus diplomatique. Par ailleurs, la télévision d’État iranienne n’a pas évoqué ces négociations dans ses principaux bulletins, alimentant les interrogations sur la volonté réelle de Téhéran de s’engager dans ces discussions.

Au-delà des incertitudes sur la participation des acteurs, les divergences de fond entre les États-Unis et l’Iran demeurent importantes. Les questions liées au programme nucléaire iranien, à la sécurité régionale et à la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz figurent parmi les principaux points de blocage.

Du côté iranien, les autorités ont notamment exclu toute limitation de leur programme d’enrichissement d’uranium, une exigence pourtant centrale pour Washington et ses alliés. Cette position complique les perspectives d’un accord global à court terme.

Par ailleurs, les tensions restent vives dans plusieurs zones de la région. Des tirs de roquettes depuis le Liban ont récemment déclenché des alertes en Israël, tandis que le Hezbollah revendique des opérations contre des positions israéliennes . Ces développements fragilisent davantage le cessez-le-feu et compliquent les efforts diplomatiques en cours.

Un enjeu politique interne aux États-Unis

Au-delà de la dimension internationale, la mission confiée à JD Vance revêt également un enjeu politique interne. Âgé de 41 ans, le vice-président est considéré comme un candidat potentiel à la succession de Donald Trump lors de l’élection présidentielle de 2028.

Sa capacité à obtenir des avancées diplomatiques significatives pourrait renforcer sa crédibilité sur la scène nationale et internationale. À l’inverse, un échec pourrait fragiliser sa position, notamment face à d’autres figures de l’administration, telles que le secrétaire d’État Marco Rubio, également perçu comme un prétendant potentiel.

Dans ce contexte, certains analystes estiment que même un accord partiel ou temporaire pourrait être considéré comme un succès politique, dans la mesure où il permettrait de stabiliser la situation sans nécessairement résoudre l’ensemble des différends structurels.

Les prochaines étapes des négociations dépendront en grande partie de l’évolution de la situation sur le terrain et de la capacité des différentes parties à respecter les engagements liés au cessez-le-feu. Plusieurs acteurs internationaux, dont des pays européens et des organisations multilatérales, appellent à une désescalade durable et à une reprise des discussions « de bonne foi ».

LNT avec AFP

The post Guerre au Moyen-Orient, le point sur la situation après trois jours de cessez-le-feu appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>