L’Iran a créé une nouvelle agence gouvernementale chargée d’approuver les passages dans le détroit d’Ormuz et d’en percevoir les droits pour la navigation, a rapporté le journal spécialisé Lloyd’s List.
Point de passage par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, Ormuz est devenu un foyer majeur de tensions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.
Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril, la situation y demeure très conflictuelle, l’Iran bloquant le détroit et les Etats-Unis imposant un blocus des ports iraniens.
Plusieurs incidents s’y sont déroulés ces derniers jours, au moment où Washington cherche à conclure un accord avec Téhéran pour mettre fin durablement à la guerre et obtenir une reprise du trafic à Ormuz.
« L’Iran a créé une nouvelle Autorité du détroit du Golfe persique (PGSA) chargée d’approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz », a indiqué Lloyd’s List.
Selon cette source qui cite le formulaire de l’autorité, les navires sont tenus de fournir des informations détaillées sur leur propriétaire, leur assurance, les membres d’équipage et leur itinéraire de transit prévu.
La PGSA se présente, selon Lloyd’s List, comme la seule autorité habilitée à accorder des autorisations aux navires transitant par le détroit.
Mardi, la chaîne iranienne anglophone Press TV avait déclaré que l’Iran avait mis en place un « système visant à exercer sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz » et que les navires transitant par le détroit recevaient des « instructions » par e-mail.
Le 23 avril, un haut responsable du Parlement iranien avait annoncé que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage qu’il a instaurés dans le détroit.
LNT avec Afp
