L’Iran dit continuer à étudier la proposition américaine pour mettre fin à la guerre
Les autorités iraniennes ont confirmé, ce mardi, poursuivre l’étude de la dernière proposition américaine visant à mettre un terme au conflit qui oppose depuis plusieurs semaines Téhéran aux États-Unis et à leurs alliés régionaux. Cette annonce intervient alors que les discussions diplomatiques semblent entrer dans une phase décisive, malgré une méfiance persistante entre les deux camps.
Selon plusieurs médias américains et internationaux, Washington et Téhéran seraient désormais proches d’un accord préliminaire prenant la forme d’un mémorandum d’entente en 14 points. Ce document, encore en cours de négociation, viserait à instaurer officiellement la fin des hostilités et à ouvrir une période de discussions plus larges sur les questions nucléaires et sécuritaires.
D’après les éléments ayant filtré, le projet américain prévoirait notamment un moratoire de longue durée sur l’enrichissement d’uranium iranien, un allègement progressif des sanctions américaines, la libération d’avoirs iraniens gelés ainsi qu’un assouplissement des restrictions autour du détroit d’Ormuz, devenu l’un des principaux points de tension du conflit.
Les négociations seraient menées à travers plusieurs canaux diplomatiques et médiateurs régionaux, notamment le Pakistan, qui joue un rôle actif dans les échanges indirects entre les deux parties.
Toutefois, malgré cette avancée apparente, les divergences restent importantes. Plusieurs responsables iraniens ont rapidement tempéré l’optimisme affiché par certains médias occidentaux. Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission parlementaire iranienne chargée de la sécurité nationale et de la politique étrangère, a ainsi qualifié la proposition américaine de simple “wishlist américaine” plutôt que d’accord réaliste.
Du côté américain, le président Donald Trump a affirmé que “la guerre pourrait prendre fin” si l’Iran acceptait les termes proposés, tout en menaçant de nouvelles frappes militaires en cas d’échec des discussions.
Le conflit, qui a profondément déstabilisé la région depuis le début de l’année, a notamment provoqué une flambée des tensions dans le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les États-Unis avaient récemment annoncé la suspension temporaire de certaines opérations navales dans la zone afin de laisser une chance aux négociations.
Sur les marchés, les premiers signes d’apaisement ont déjà eu un impact notable. Les prix du pétrole ont fortement reculé après les informations évoquant un possible accord entre Washington et Téhéran, tandis que plusieurs places boursières mondiales ont enregistré des hausses.
Malgré cette dynamique diplomatique, de nombreuses zones d’ombre demeurent. Les discussions sur le programme balistique iranien, le soutien de Téhéran à ses alliés régionaux ou encore la durée exacte des restrictions nucléaires restent particulièrement sensibles. Plusieurs observateurs estiment ainsi qu’un accord global demeure encore loin d’être garanti, même si les deux parties semblent vouloir éviter une nouvelle escalade militaire majeure.
LNT
