La spirale de violence se poursuit au Liban. Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes visant plusieurs véhicules sur l’autoroute reliant Beyrouth au sud du pays, selon le ministère libanais de la Santé. Les attaques ont eu lieu à une vingtaine de kilomètres seulement de la capitale libanaise, dans une zone civile particulièrement fréquentée.
D’après les médias libanais et les images relayées par l’AFP, plusieurs voitures ont été réduites en cendres au milieu d’axes routiers très fréquentés, tandis que des secouristes tentaient d’évacuer les victimes sous le choc des habitants. La scène, devenue presque routinière au Liban depuis des mois, illustre une nouvelle fois l’extension des opérations israéliennes bien au-delà des zones frontalières.
Ces frappes interviennent alors même qu’une trêve fragile est officiellement en vigueur entre Israël et le Hezbollah. Pourtant, les bombardements israéliens se poursuivent quasiment quotidiennement sur le territoire libanais, alimentant une profonde inquiétude au sein de la population et des autorités de Beyrouth.
Depuis plusieurs semaines, les autorités libanaises dénoncent une violation répétée du droit international et du cessez-le-feu. Des quartiers résidentiels, des axes civils, des habitations et même des secouristes ont déjà été touchés lors d’opérations précédentes. Selon le ministère libanais de la Santé, des centaines de personnes ont été tuées depuis la reprise de l’escalade.
Au Liban, de plus en plus de voix accusent Israël d’imposer une stratégie de pression permanente sur un pays déjà fragilisé économiquement et politiquement. Les frappes répétées contre des zones civiles densément peuplées nourrissent également les critiques internationales contre l’armée israélienne, régulièrement accusée de disproportion dans l’usage de la force.
Cette nouvelle attaque survient dans un contexte régional explosif, marqué par la guerre à Gaza, les tensions avec l’Iran et l’intensification des affrontements indirects dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Pour de nombreux observateurs, le risque d’un embrasement régional total n’a jamais été aussi élevé.
LNT
