Proche et Moyen Orient - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/proche-et-moyen-orient/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Wed, 01 Apr 2026 14:04:12 +0000 fr-FR hourly 1 L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz restera fermé à ses « ennemis » https://lnt.ma/liran-affirme-que-le-detroit-dormuz-restera-ferme-a-ses-ennemis/ Wed, 01 Apr 2026 10:23:08 +0000 https://lnt.ma/?p=544276 L’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions régionales. Cette déclaration, portée notamment par les Gardiens de la Révolution, marque une nouvelle escalade dans la crise qui secoue le Moyen-Orient et ses routes énergétiques stratégiques. Selon des sources proches des […]

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L’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions régionales. Cette déclaration, portée notamment par les Gardiens de la Révolution, marque une nouvelle escalade dans la crise qui secoue le Moyen-Orient et ses routes énergétiques stratégiques.

Selon des sources proches des autorités iraniennes, le passage est désormais interdit aux navires « venant ou à destination de ports appartenant aux alliés et soutiens des ennemis américano-sionistes », une formulation qui vise explicitement les États-Unis, Israël et leurs partenaires. 

Un axe maritime stratégique sous pression

Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule arabique, constitue l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial. En temps normal, près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz transitent par cette voie maritime. 

Depuis le début des tensions, le trafic maritime y a fortement chuté. Des données de suivi indiquent que la circulation des navires a parfois été réduite à des niveaux quasi nuls, avec des dizaines de bâtiments contraints de faire demi-tour ou de rester à l’ancre en raison des risques sécuritaires. 

Une fermeture partielle et sélective

Malgré les annonces de fermeture, l’Iran n’a pas totalement bloqué le détroit. Téhéran semble adopter une stratégie sélective, autorisant le passage de certains navires appartenant à des pays considérés comme « alliés » ou neutres, tout en interdisant l’accès à d’autres. 

Cette approche, qualifiée par certains analystes de « blocus différencié », s’inscrit dans une logique de pression géopolitique tout en évitant une rupture totale des échanges maritimes.

Par ailleurs, des routes alternatives ont été mises en place par les autorités iraniennes, obligeant les navires autorisés à suivre des itinéraires spécifiques sous contrôle, renforçant ainsi la capacité de surveillance de Téhéran sur cette zone stratégique. 

Une montée des incidents en mer

La situation sécuritaire s’est également dégradée ces dernières semaines. Plusieurs incidents impliquant des navires commerciaux ont été signalés dans le Golfe et à proximité du détroit, avec des attaques ou des interceptions qui ont contribué à renforcer le climat d’incertitude.

Au total, des dizaines de navires ont été touchés ou impliqués dans des incidents depuis le début du mois de mars, selon des sources spécialisées dans la sécurité maritime. 

Cette multiplication des événements alimente les inquiétudes quant à une possible extension du conflit au domaine maritime, avec des répercussions directes sur les chaînes d’approvisionnement internationales.

Des conséquences économiques mondiales

La situation dans le détroit d’Ormuz a déjà des effets notables sur les marchés énergétiques. La réduction du trafic et les risques accrus ont entraîné une hausse significative des prix du pétrole, qui ont dépassé les 100 dollars le baril lors des pics de tension. 

Au-delà des prix, cette crise met en évidence la vulnérabilité des routes énergétiques mondiales et l’impact immédiat que peuvent avoir les tensions géopolitiques sur les économies importatrices.

Une crise aux implications durables

L’affirmation iranienne d’un détroit « fermé à ses ennemis » s’inscrit dans une stratégie plus large de pression militaire et politique. Sans constituer un blocus total formel, cette posture contribue à maintenir un climat d’incertitude élevé, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.

Alors que les tensions persistent, la situation dans le détroit d’Ormuz reste un indicateur clé de l’évolution du conflit régional, avec des implications majeures pour le commerce mondial et la stabilité énergétique.

 

LNT

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Israël franchit un seuil inédit avec une loi de peine de mort ciblant les Palestiniens https://lnt.ma/israel-franchit-un-seuil-inedit-avec-une-loi-de-peine-de-mort-ciblant-les-palestiniens/ Tue, 31 Mar 2026 09:31:50 +0000 https://lnt.ma/?p=544147 Israël a adopté le 30 mars 2026 une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens condamnés pour des attaques mortelles, une décision qui suscite une vague de condamnations internationales et ravive les accusations de discrimination systémique. Porté par l’extrême droite et soutenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce texte marque une rupture […]

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Israël a adopté le 30 mars 2026 une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens condamnés pour des attaques mortelles, une décision qui suscite une vague de condamnations internationales et ravive les accusations de discrimination systémique. Porté par l’extrême droite et soutenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce texte marque une rupture majeure dans la politique pénale israélienne.

Votée par 62 voix contre 48 à la Knesset, la loi prévoit que les Palestiniens jugés par des tribunaux militaires en Cisjordanie occupée puissent être condamnés à mort, avec une exécution par pendaison dans un délai pouvant aller jusqu’à 90 jours, sans véritable possibilité d’appel ni de grâce. 

Une justice à deux vitesses dénoncée

Au cœur des critiques figure le caractère profondément asymétrique du dispositif. Bien que la loi soit formulée de manière générale, experts et ONG soulignent qu’elle ne s’applique, dans les faits, qu’aux Palestiniens, les colons israéliens relevant d’un autre système judiciaire. 

Cette dualité juridique, entre tribunaux militaires pour les Palestiniens et juridictions civiles pour les Israéliens, alimente les accusations d’un système judiciaire à deux vitesses. Des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, dénoncent une mesure « discriminatoire » et contraire aux normes du droit international. 

Une escalade politique et idéologique

Le texte a été porté notamment par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite israélienne, qui a revendiqué une ligne de fermeté radicale. La loi s’inscrit dans un contexte de durcissement général de la politique sécuritaire, marqué par une rhétorique de plus en plus offensive à l’égard des Palestiniens.

Pour de nombreux observateurs, cette législation dépasse la seule logique sécuritaire et s’inscrit dans une orientation idéologique visant à institutionnaliser une réponse punitive extrême, dans un climat déjà marqué par des tensions aiguës.

Une condamnation internationale croissante

L’adoption de cette loi a immédiatement suscité des réactions critiques à l’international. L’Union européenne a exprimé une « vive inquiétude », qualifiant la mesure de « recul manifeste » au regard des engagements démocratiques et des standards internationaux. 

Côté palestinien, le président Mahmoud Abbas a dénoncé une loi « raciste » et une violation flagrante du droit international, accusant Israël de chercher à légaliser des pratiques assimilées à des exécutions extrajudiciaires. 

Un tournant lourd de conséquences

Au-delà de ses implications juridiques, cette loi intervient dans un contexte de critiques récurrentes sur le traitement des Palestiniens dans les territoires occupés, notamment en matière de détention, d’usage de la force et de respect des droits fondamentaux.

Pour de nombreux analystes, elle pourrait accentuer les tensions déjà extrêmes dans la région, fragiliser davantage les perspectives de dialogue et exposer Israël à un isolement diplomatique accru.

Alors que des recours sont déjà en préparation devant la Cour suprême israélienne, l’adoption de ce texte ouvre une nouvelle séquence dans le conflit, où la question de la justice devient plus que jamais un terrain de confrontation politique, juridique et morale.

 

LNT

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Liban : Israël assume un projet d’occupation du sud du pays https://lnt.ma/liban-israel-assume-un-projet-doccupation-du-sud-du-pays/ Tue, 31 Mar 2026 09:30:24 +0000 https://lnt.ma/?p=544150 Israël franchit un nouveau cap dans sa stratégie régionale. En pleine escalade militaire, les autorités israéliennes ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir une présence militaire durable dans le sud du Liban après la guerre, sous couvert de « zone de sécurité ». Une perspective qui suscite de vives inquiétudes et ravive le spectre d’une […]

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Israël franchit un nouveau cap dans sa stratégie régionale. En pleine escalade militaire, les autorités israéliennes ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir une présence militaire durable dans le sud du Liban après la guerre, sous couvert de « zone de sécurité ». Une perspective qui suscite de vives inquiétudes et ravive le spectre d’une occupation prolongée.

Selon les déclarations du ministre israélien de la Défense, l’objectif est clair : établir une zone tampon allant jusqu’au fleuve Litani, contrôler les axes stratégiques et empêcher le retour de centaines de milliers de Libanais déplacés. 

Une stratégie de contrôle territorial assumée

Derrière l’argument sécuritaire avancé par Tel-Aviv, de nombreux observateurs dénoncent une volonté assumée de remodeler durablement le sud du Liban. Les plans évoqués incluent non seulement le contrôle militaire du territoire, mais aussi la destruction d’infrastructures et de villages proches de la frontière, dans une logique déjà observée dans d’autres zones de conflit. 

Des opérations militaires récentes ont déjà contribué à vider des localités entières de leurs habitants, avec des destructions massives d’infrastructures civiles et un déplacement de populations à grande échelle. 

Une répétition de l’histoire

Ce projet fait écho à un précédent lourd : l’occupation israélienne du sud du Liban entre 1978 et 2000, qui avait duré plus de deux décennies.  À l’époque déjà, Israël justifiait sa présence par des impératifs sécuritaires, tout en maintenant une zone tampon contrôlée militairement.

Aujourd’hui, la perspective d’un retour à ce schéma inquiète fortement, d’autant que des positions israéliennes sont déjà maintenues sur le territoire libanais malgré des accords de cessez-le-feu récents. 

Un coût humain déjà lourd

Le conflit en cours a déjà provoqué des conséquences dramatiques pour les populations civiles. Plus d’un million de personnes ont été déplacées et des centaines de civils ont perdu la vie dans les affrontements et bombardements. 

Des organisations internationales ont également documenté des destructions d’écoles et d’infrastructures civiles, qualifiées de possibles violations du droit international. 

Une escalade aux conséquences incertaines

Au-delà de l’impact immédiat, cette stratégie pourrait profondément déstabiliser la région. Le Hezbollah a déjà annoncé qu’il s’opposerait à toute occupation, laissant présager une intensification des combats.

Sur le plan diplomatique, cette annonce renforce les tensions et alimente les critiques sur une politique israélienne perçue comme expansionniste. Pour de nombreux analystes, la mise en place d’une telle zone tampon pourrait non seulement prolonger le conflit, mais aussi compromettre durablement toute perspective de stabilisation au Liban.

Dans un Moyen-Orient déjà fragilisé, l’hypothèse d’une occupation prolongée du sud du Liban apparaît ainsi comme un tournant majeur, aux implications sécuritaires, humanitaires et politiques potentiellement explosives.

 

LNT

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École bombardée en Iran: Téhéran fustige devant l’ONU une attaque « calculée » des États-Unis https://lnt.ma/ecole-bombardee-en-iran-teheran-fustige-devant-lonu-une-attaque-calculee-des-etats-unis/ Fri, 27 Mar 2026 09:30:40 +0000 https://lnt.ma/?p=543941 Le bombardement meurtrier d’une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’était pas une erreur de ciblage mais une attaque « calculée » des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans un message vidéo diffusé à Genève. L’attaque contre cette école « n’était ni un simple […]

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Le bombardement meurtrier d’une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’était pas une erreur de ciblage mais une attaque « calculée » des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans un message vidéo diffusé à Genève.

L’attaque contre cette école « n’était ni un simple +incident+, ni une +erreur de calcul +. Les déclarations contradictoires des États-Unis visant à justifier leur crime ne sauraient en aucun cas les exonérer de leur responsabilité », a accusé M. Araghchi, évoquant une attaque « calculée » de l’armée américaine dans ce message diffusé lors d’une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme à Genève.

« Plus de 175 élèves et enseignants ont été massacrés de sang-froid », a-t-il ajouté, qualifiant cette attaque de « crime de guerre et de crime contre l’humanité ».

En session annuelle à Genève, le Conseil tenait vendredi une réunion d’urgence sur la sécurité des enfants dans le conflit au Moyen-Orient, après le bombardement mortel de l’école de Minab, dans le sud du pays.

Le gouvernement iranien accuse l’armée américaine d’avoir frappé l’établissement. Le président américain Donald Trump a d’abord nié toute implication de son pays, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il « s’accommoderait » du résultat de l’enquête ouverte par le Pentagone.

Selon le quotidien The New York Times, qui cite des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile qui a frappé l’école a bien été tiré par l’armée américaine après une erreur de ciblage.

« À l’heure où les agresseurs américano-israéliens affirment eux-mêmes posséder les technologies les plus avancées et les systèmes militaires et informatiques les plus précis, nul ne peut croire que l’attaque contre cette école ait été autre chose qu’un acte délibéré et intentionnel », a insisté le ministre iranien.

« Cette atrocité est injustifiable, ne peut être dissimulée et ne doit pas susciter le silence et l’indifférence », a-t-il encore exhorté.

Le débat de vendredi devant le Conseil, demandé par l’Iran, Cuba et la Chine, est le second consacré cette semaine à la guerre au Moyen-Orient.

Mercredi, un débat demandé par Bahreïn au nom des six pays du Conseil de coopération du Golfe et de la Jordanie portait exclusivement sur les frappes iraniennes contre des pays de la région du Golfe et leurs conséquences pour les populations civiles.

À l’issue de ce débat, les 47 membres du Conseil ont adopté par consensus une résolution condamnant les « attaques odieuses » de l’Iran contre ses voisins du Golfe et appelant à des « réparations » rapides pour toutes les victimes de ces frappes.

Le Conseil n’a en revanche pas été saisi d’un projet de résolution pour le débat de vendredi.

 

LNT avec Afp

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Liban: Israël dit qu’il compte s’emparer d’une zone de « sécurité » jusqu’au Litani https://lnt.ma/liban-israel-dit-quil-compte-semparer-dune-zone-de-securite-jusquau-litani/ Tue, 24 Mar 2026 09:28:33 +0000 https://lnt.ma/?p=543738 Israël a indiqué envisager la mise en place d’une zone de “sécurité” au sud du Liban, s’étendant jusqu’au fleuve Litani, une annonce qui suscite de vives inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire dans la région. Selon les autorités israéliennes, cette mesure vise à éloigner les menaces du Hezbollah et à renforcer la protection de […]

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Israël a indiqué envisager la mise en place d’une zone de “sécurité” au sud du Liban, s’étendant jusqu’au fleuve Litani, une annonce qui suscite de vives inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire dans la région.

Selon les autorités israéliennes, cette mesure vise à éloigner les menaces du Hezbollah et à renforcer la protection de son territoire. Toutefois, cette perspective est perçue par de nombreux observateurs comme une extension significative de l’intervention militaire israélienne sur le sol libanais, ravivant le souvenir de précédentes incursions.

Le fleuve Litani, situé à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne, constitue une ligne stratégique au cœur des tensions entre Israël et le Hezbollah. Toute avancée militaire jusqu’à cette zone impliquerait un élargissement notable des opérations, avec des conséquences potentielles sur la stabilité régionale.

Du côté libanais, les autorités dénoncent une violation de leur souveraineté territoriale, alors que les frappes israéliennes se poursuivent dans plusieurs zones, notamment au sud du pays et dans la banlieue de Beyrouth. Les bombardements ont déjà provoqué d’importants déplacements de population et une dégradation de la situation humanitaire.

Plusieurs analystes estiment que cette stratégie pourrait accentuer les tensions et compliquer davantage toute tentative de désescalade. La communauté internationale appelle, de son côté, à la retenue, dans un contexte où les risques d’embrasement régional restent élevés.

Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah se multiplient, laissant craindre un élargissement du conflit au-delà des zones frontalières.

 

LNT avec Afp

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Moyen-Orient : l’eau, nouvelle dimension stratégique du conflit https://lnt.ma/moyen-orient-leau-nouvelle-dimension-strategique-du-conflit/ Sun, 22 Mar 2026 14:06:47 +0000 https://lnt.ma/?p=543668 La guerre en cours au Moyen-Orient ne se limite plus aux infrastructures énergétiques ou aux routes maritimes stratégiques. Elle s’étend désormais à un autre levier critique : l’eau, dont l’approvisionnement apparaît de plus en plus exposé aux tensions militaires et géopolitiques. Des infrastructures hydriques désormais ciblées Longtemps épargnées, les installations liées à l’eau, notamment les […]

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La guerre en cours au Moyen-Orient ne se limite plus aux infrastructures énergétiques ou aux routes maritimes stratégiques. Elle s’étend désormais à un autre levier critique : l’eau, dont l’approvisionnement apparaît de plus en plus exposé aux tensions militaires et géopolitiques.

Des infrastructures hydriques désormais ciblées

Longtemps épargnées, les installations liées à l’eau, notamment les usines de dessalement, font désormais partie des cibles potentielles. Des frappes ayant visé des infrastructures de ce type ont été signalées dans la région, traduisant une évolution du champ du conflit vers des secteurs essentiels à la vie quotidienne.

Dans un contexte d’escalade, les menaces se sont également intensifiées à l’encontre de ces installations, qui constituent un maillon vital pour l’approvisionnement en eau potable de plusieurs pays du Golfe.

La vulnérabilité de ces infrastructures s’explique par la dépendance élevée des pays du Moyen-Orient à l’eau dessalinisée. Dans une région où les ressources hydriques naturelles sont particulièrement limitées, les usines de dessalement jouent un rôle central pour répondre aux besoins domestiques et économiques.

Elles représentent ainsi une part significative de l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs pays, notamment dans les grandes métropoles. Cette dépendance structurelle renforce la dimension stratégique de ces installations, dont le fonctionnement conditionne directement la stabilité des systèmes urbains et économiques.

Au-delà des frappes directes, ces infrastructures présentent d’autres fragilités. Leur fonctionnement repose sur un approvisionnement énergétique constant, ce qui les rend sensibles à d’éventuelles coupures d’électricité. Elles peuvent également être affectées par des pollutions maritimes, notamment en cas de marées noires, susceptibles de perturber les processus de dessalement.

Face à ces risques, plusieurs États ont renforcé les dispositifs de sécurité autour des installations, incluant des mesures de protection contre les attaques par drones ou missiles, ainsi qu’un suivi accru de la qualité de l’eau et des conditions d’exploitation.

Des précédents encore limités mais significatifs

Si les attaques contre les infrastructures hydriques restent relativement rares, elles ne sont pas inédites. Des épisodes similaires ont été observés au cours des dernières décennies, notamment lors de conflits régionaux, bien que leur fréquence demeure limitée par rapport à d’autres types de cibles stratégiques.

La résurgence de ces pratiques dans le contexte actuel souligne toutefois une évolution des logiques de guerre, où les infrastructures civiles essentielles peuvent devenir des leviers de pression.

Les conséquences d’une perturbation durable de l’approvisionnement en eau pourraient être importantes. À court terme, elles se traduiraient par des rationnements ou des interruptions de service. À plus long terme, elles pourraient affecter des secteurs entiers de l’économie, tels que le tourisme, l’industrie ou encore les centres de données, fortement consommateurs d’eau.

Dans les scénarios les plus critiques, des mouvements de population pourraient également être observés, notamment dans les zones urbaines dépendantes de ces infrastructures.

Malgré ces risques, certains mécanismes de résilience existent. Les réseaux de dessalement sont parfois interconnectés, ce qui permet de compenser partiellement l’arrêt d’une installation. Par ailleurs, des capacités de stockage permettent de couvrir plusieurs jours de consommation.

Ces dispositifs offrent toutefois une protection limitée dans le temps et ne sauraient compenser des perturbations prolongées ou généralisées.

LNT avec AFP

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Le chef de la diplomatie omanaise accuse Washington de s’être « laissé entraîner » dans la guerre https://lnt.ma/le-chef-de-la-diplomatie-omanaise-accuse-washington-de-setre-laisse-entrainer-dans-la-guerre/ Thu, 19 Mar 2026 09:28:49 +0000 https://lnt.ma/?p=543624 Le ministre omanais des Affaires étrangères, ex-médiateur dans les discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, a accusé l’administration américaine de « s’être laissé entraîner » par Israël dans la guerre à un moment où un accord semblait « réellement possible ». Dans une tribune publiée jeudi par l’hebdomadaire britannique The Economist, Badr al-Busaidi abandonne la réserve diplomatique habituelle pour […]

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Le ministre omanais des Affaires étrangères, ex-médiateur dans les discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, a accusé l’administration américaine de « s’être laissé entraîner » par Israël dans la guerre à un moment où un accord semblait « réellement possible ».

Dans une tribune publiée jeudi par l’hebdomadaire britannique The Economist, Badr al-Busaidi abandonne la réserve diplomatique habituelle pour qualifier le conflit de « catastrophe ».

Washington et Téhéran ont été « à deux doigts de conclure un véritable accord » sur le programme nucléaire iranien au cours des neuf derniers mois, écrit-il.

La première occasion remonte au cycle de pourparlers menés jusqu’en juin 2025, juste avant le déclenchement de la guerre des 12 jours par Israël, dans laquelle sont brièvement intervenus les Etats-Unis en bombardant des sites nucléaires iraniens. La seconde est apparue en février 2026, juste avant que des frappes israélo-américaines ne tuent le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, déclenchant une guerre qui s’étend depuis dans tout le Moyen-Orient.

« Ce fut un choc, mais pas une surprise, lorsque le 28 février – quelques heures seulement après les pourparlers les plus importants – Israël et les Etats-Unis ont de nouveau lancé une frappe militaire illégale contre la paix qui avait brièvement semblé réellement possible », relate Badr al-Busaidi.

Il accuse l’administration américaine de « s’être laissé entraîner dans cette guerre », persuadée par les « dirigeants israéliens » qu’une « capitulation sans condition suivrait rapidement l’assaut initial ». Et y voit là « la plus grande erreur d’appréciation de l’administration américaine ».

« Les amis des Etats-Unis ont le devoir de dire la vérité », souligne-t-il, les appelant à dire à leur allié américain « à quel point » il a « perdu le contrôle de sa propre politique étrangère ».

Le quotidien The Guardian a révélé mardi que le conseiller britannique à la sécurité nationale, Jonathan Powell, avait assisté à la dernière session de négociations américano-iraniennes à Genève le 26 février et avait jugé les propositions de Téhéran « suffisamment importantes pour éviter une guerre précipitée ».

 

LNT avec Afp

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Guerre au Moyen-Orient, l’économique mondiale sous tension https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-leconomique-mondiale-sous-tension/ Wed, 18 Mar 2026 10:49:21 +0000 https://lnt.ma/?p=543521 Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 19e jour, ses effets sur l’économie mondiale se confirment et s’intensifient, affectant simultanément les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement, les politiques monétaires et plusieurs secteurs industriels. Entre volatilité des cours du pétrole, ajustements des flux commerciaux et incertitudes financières, l’économie mondiale évolue dans un environnement marqué […]

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Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 19e jour, ses effets sur l’économie mondiale se confirment et s’intensifient, affectant simultanément les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement, les politiques monétaires et plusieurs secteurs industriels. Entre volatilité des cours du pétrole, ajustements des flux commerciaux et incertitudes financières, l’économie mondiale évolue dans un environnement marqué par une forte instabilité.

Repli des cours du pétrole dans un marché sous pression

Les marchés pétroliers ont enregistré un léger reflux mercredi matin, après plusieurs séances de forte hausse. Vers 8h20 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, reculait de 1,20% à 102,18 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, référence internationale, cédait 2,62% à 93,69 dollars.

Cette détente relative intervient dans un contexte de réorganisation progressive des flux énergétiques. Comme le souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, « la région se réorganise face à l’éventualité d’un conflit prolongé », traduisant une adaptation progressive des acteurs du marché à un environnement géopolitique dégradé.

Un élément notable concerne la reprise partielle des exportations pétrolières irakiennes. Bagdad a annoncé la remise en circulation d’environ 250.000 barils par jour, acheminés par oléoduc vers un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome. Cette reprise, bien que limitée par rapport aux volumes habituels du pays, qui s’élèvent à environ 3,5 millions de barils par jour, contribue à atténuer temporairement les tensions sur l’offre mondiale.

Par ailleurs, le déblocage des réserves stratégiques décidé par les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), à hauteur de 400 millions de barils, commence à produire ses effets. L’ouverture des stocks japonais marque le début de ce processus, appelé à s’accélérer dans les semaines à venir.

Des marchés financiers en quête de repères

Sur les marchés financiers, la tendance reste prudente mais globalement orientée à la hausse en début de séance européenne. Vers 8h20 GMT, les principales places boursières européennes évoluaient dans le vert, avec Paris en hausse de 0,72%, Londres de 0,27%, Francfort de 0,61% et Milan de 0,51%.

Cette ouverture positive s’inscrit dans un contexte de relative stabilisation des prix du pétrole et de baisse des rendements obligataires souverains européens, traduisant un certain apaisement des tensions immédiates.

En Asie, les marchés avaient déjà affiché une orientation favorable. La Bourse de Tokyo a ainsi clôturé en progression de 2,86%, tandis que Séoul enregistrait une hausse de plus de 5%. D’autres places, comme Taipei, Sydney et Hong Kong, ont également évolué à la hausse, les investisseurs anticipant les décisions des grandes banques centrales.

Les banques centrales face à un choc inflationniste potentiel

La guerre au Moyen-Orient ravive les préoccupations liées à l’inflation, en particulier à travers le canal énergétique. Dans ce contexte, la Réserve fédérale américaine (Fed) doit annoncer sa décision de politique monétaire dans la journée, suivie de celles de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre.

Les analystes s’attendent majoritairement à un statu quo sur les taux directeurs, dans un environnement marqué par une forte incertitude. L’expression « wait and see » devrait dominer la communication des banques centrales, alors que les autorités monétaires tentent d’évaluer l’ampleur et la durée du choc en cours.

La hausse des prix de l’énergie pourrait en effet retarder la désinflation observée ces derniers mois, compliquant les arbitrages entre soutien à la croissance et stabilité des prix.

Perturbations des chaînes d’approvisionnement énergétiques

Le conflit a profondément perturbé les flux énergétiques mondiaux, en particulier dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part significative du commerce mondial de pétrole et de gaz.

Face à ces contraintes, plusieurs pays cherchent à sécuriser leurs approvisionnements. La Corée du Sud a ainsi annoncé la réception de 18 millions de barils supplémentaires en provenance des Émirats arabes unis, via des routes alternatives permettant d’éviter le détroit.

Dans le même temps, l’Iran exerce un contrôle accru sur le trafic maritime dans la zone, en sélectionnant les navires autorisés à transiter, ce qui accentue les incertitudes pour les opérateurs logistiques et énergétiques.

La situation a conduit l’Organisation maritime internationale (OMI) à convoquer une réunion de crise à Londres, consacrée à la sécurité des navires et des équipages. Environ 20.000 marins se trouvent actuellement bloqués sur plus de 3.200 navires dans la région, illustrant l’ampleur des perturbations.

Impacts sectoriels : énergie, industrie et transport sous tension

Les conséquences du conflit se répercutent sur plusieurs secteurs économiques. L’industrie pétrochimique en Asie est particulièrement affectée par les difficultés d’approvisionnement en naphta, un dérivé pétrolier essentiel à la production de plastiques.

Au Japon et en Corée du Sud, certaines entreprises ont déjà réduit leur production. Le groupe Mitsui Chemicals a ainsi diminué sa production d’éthylène dans deux de ses usines, en raison des incertitudes sur l’approvisionnement.

Dans d’autres régions, les tensions énergétiques se traduisent par des mesures d’ajustement. Au Sri Lanka, les autorités ont appelé les propriétaires de véhicules électriques à limiter leur consommation nocturne, afin de réduire la pression sur un système électrique dépendant du charbon et du gazole importé.

Ces évolutions illustrent la propagation du choc au-delà du seul marché pétrolier, affectant l’ensemble des chaînes de valeur industrielles et énergétiques.

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Trump loin de susciter « l’enthousiasme » avec sa demande d’aide sur le détroit d’Ormuz https://lnt.ma/trump-loin-de-susciter-lenthousiasme-avec-sa-demande-daide-sur-le-detroit-dormuz/ Tue, 17 Mar 2026 10:12:21 +0000 https://lnt.ma/?p=543452 Le président américain Donald Trump a appelé ses alliés à participer à une mission internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, un passage stratégique fortement perturbé par le conflit en cours avec l’Iran. Cette initiative intervient alors que cette voie maritime, par laquelle transite environ 20% du pétrole mondial, est quasi paralysée, alimentant les tensions […]

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Le président américain Donald Trump a appelé ses alliés à participer à une mission internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, un passage stratégique fortement perturbé par le conflit en cours avec l’Iran. Cette initiative intervient alors que cette voie maritime, par laquelle transite environ 20% du pétrole mondial, est quasi paralysée, alimentant les tensions sur les marchés énergétiques. 

Dans un message adressé à plusieurs puissances, notamment la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni, le président américain a estimé que les pays dépendants de cette route énergétique devaient contribuer à sa sécurisation, évoquant même des conséquences pour l’avenir de l’OTAN en cas d’inaction. 

Des réponses contrastées

Les réactions internationales à cet appel se révèlent toutefois prudentes, voire négatives.

En Europe, plusieurs pays ont clairement marqué leurs réserves. L’Allemagne a rejeté toute participation militaire, estimant que le conflit ne relevait pas de ses intérêts directs. « Ce n’est pas notre guerre », a notamment déclaré le ministre allemand de la Défense. 

L’Espagne et la Grèce ont également exclu toute implication militaire dans le détroit, tandis que l’Union européenne privilégie une approche diplomatique et envisage d’éventuels ajustements de ses missions existantes, sans engagement direct à ce stade. 

Le Royaume-Uni, de son côté, s’est dit favorable à une coordination avec ses alliés, mais sans s’engager dans une intervention militaire immédiate, évoquant la nécessité d’un « plan collectif viable ». 

Prudence en Asie et refus de certains alliés

En Asie, la prudence domine également. Le Japon a indiqué ne pas envisager, pour l’instant, l’envoi de navires de guerre dans la zone. 

La Corée du Sud a, quant à elle, évoqué un examen en cours, rappelant que toute décision nécessiterait l’approbation de son Parlement. 

L’Australie a clairement refusé de participer à une telle mission navale. 

Vers une coalition incertaine

Face à ces réticences, la perspective d’une coalition internationale reste incertaine. Certains pays européens, dont la France, ont évoqué la possibilité d’une mission d’escorte à caractère défensif, mais uniquement dans un cadre multilatéral et à condition d’une désescalade partielle du conflit. 

Dans ce contexte, les États-Unis pourraient être amenés à assumer seuls, au moins dans un premier temps, la sécurisation du détroit d’Ormuz, alors que les tensions régionales et les risques pour le commerce mondial d’hydrocarbures restent élevés.

Cette séquence illustre les divergences entre Washington et ses partenaires sur la gestion du conflit et souligne la difficulté à bâtir une réponse internationale coordonnée face à une crise aux implications économiques mondiales.

 

LNT

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Israël annonce des opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban https://lnt.ma/israel-annonce-des-operations-terrestres-contre-le-hezbollah-au-liban/ Mon, 16 Mar 2026 10:40:13 +0000 https://lnt.ma/?p=543352 Israël a annoncé lundi le lancement d’opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban, dans un contexte d’escalade militaire régionale qui se poursuit depuis plus de deux semaines. Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’inquiéter les marchés et les gouvernements en raison de leurs implications pour l’approvisionnement […]

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Israël a annoncé lundi le lancement d’opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban, dans un contexte d’escalade militaire régionale qui se poursuit depuis plus de deux semaines. Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’inquiéter les marchés et les gouvernements en raison de leurs implications pour l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon l’armée israélienne, des « opérations terrestres limitées et ciblées » ont été engagées contre des positions du Hezbollah dans le sud du Liban. Ces actions visent, selon le communiqué militaire, des bastions considérés comme stratégiques pour le mouvement chiite soutenu par l’Iran.

Depuis le début du mois, des unités israéliennes accompagnées de blindés ont mené plusieurs incursions dans cette région frontalière. L’armée israélienne présente ces opérations comme des actions défensives destinées à « éliminer des combattants opérant dans la zone ».

Israël a récemment intensifié ses frappes aériennes sur plusieurs zones du Liban, notamment dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth. Les autorités israéliennes ont également évoqué la possibilité de créer une zone tampon le long de la frontière entre les deux pays.

Parallèlement aux opérations au Liban, les bombardements se poursuivent en Iran. À Téhéran, plusieurs explosions ont été signalées lundi à la mi-journée après une nuit marquée par de nouvelles frappes aériennes.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé les bombardements visant des dépôts de carburant dans la capitale, estimant qu’ils « violent le droit international et constituent un écocide ».

LNT avec AFP

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Guerre au Moyen-Orient : les derniers développements https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-les-derniers-developpements/ Fri, 13 Mar 2026 09:55:20 +0000 https://lnt.ma/?p=543275 La guerre opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël se poursuit et s’étend progressivement à plusieurs zones du Moyen-Orient, près de deux semaines après le début des hostilités le 28 février 2026, déclenchées par des frappes coordonnées contre des installations militaires iraniennes.  Intensification des frappes et des ripostes Ces derniers jours, […]

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La guerre opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël se poursuit et s’étend progressivement à plusieurs zones du Moyen-Orient, près de deux semaines après le début des hostilités le 28 février 2026, déclenchées par des frappes coordonnées contre des installations militaires iraniennes. 

Intensification des frappes et des ripostes

Ces derniers jours, l’armée israélienne a annoncé avoir mené de nouvelles frappes contre des infrastructures militaires en Iran, notamment dans la capitale Téhéran et dans l’ouest du pays. Certaines opérations auraient visé des bases militaires et des installations liées aux programmes de missiles iraniens. 

En réponse, l’Iran poursuit ses tirs de missiles et de drones contre Israël et des intérêts américains dans la région, tout en promettant de poursuivre les hostilités. Le nouveau guide suprême iranien a affirmé que la guerre devait continuer et a évoqué la possibilité de maintenir une pression militaire sur les forces adverses. 

Extension régionale du conflit

Les affrontements se sont également étendus au Liban, où l’armée israélienne mène des frappes contre des positions du Hezbollah, allié de Téhéran. Ces opérations ont provoqué d’importants dégâts et de nombreuses victimes, tandis que le mouvement chiite libanais a riposté par des tirs de missiles et de drones vers Israël. 

Dans d’autres parties de la région, plusieurs pays du Golfe et installations stratégiques ont été visés par des attaques de drones ou de missiles, illustrant l’extension progressive du conflit au-delà du seul territoire iranien. 

Tensions autour du détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures, est devenu l’un des principaux points de tension. Les autorités iraniennes ont évoqué la possibilité de maintenir fermé ce corridor vital, par lequel transite une part importante du pétrole et du gaz transportés dans le monde. 

Cette situation a provoqué de fortes inquiétudes sur les marchés énergétiques, les analystes redoutant des perturbations majeures de l’approvisionnement mondial en pétrole. 

Une guerre aux conséquences croissantes

Le conflit a déjà fait des centaines de morts et des milliers de blessés dans plusieurs pays de la région, tandis que les infrastructures énergétiques, militaires et civiles sont régulièrement ciblées. 

Face à cette escalade, de nombreux dirigeants internationaux appellent à une désescalade rapide et à la reprise du dialogue, craignant que la poursuite des hostilités ne déstabilise davantage le Moyen-Orient et n’entraîne des répercussions économiques et sécuritaires à l’échelle mondiale.

Pour l’heure, aucune perspective claire de cessez-le-feu n’a émergé, et les opérations militaires se poursuivent sur plusieurs fronts, alimentant les craintes d’une extension durable du conflit dans la région.

 

LNT

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La guerre au Moyen-Orient, une perturbation « historique » de l’approvisionnement mondial en pétrole https://lnt.ma/la-guerre-au-moyen-orient-une-perturbation-historique-de-lapprovisionnement-mondial-en-petrole/ Thu, 12 Mar 2026 10:02:54 +0000 https://lnt.ma/?p=543203 La guerre au Moyen-Orient, marquée par le blocage du détroit d’Ormuz, provoque la plus grave perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole jamais enregistrée, a averti jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce passage maritime stratégique, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est fortement […]

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La guerre au Moyen-Orient, marquée par le blocage du détroit d’Ormuz, provoque la plus grave perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole jamais enregistrée, a averti jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce passage maritime stratégique, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est fortement paralysé depuis le déclenchement du conflit le 28 février.

Les hostilités ont débuté après des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Depuis, la situation a perturbé l’acheminement des hydrocarbures et fragilisé les infrastructures énergétiques de la région.

Selon un rapport de l’AIE, les pays du Golfe ont réduit leur production d’au moins 10 millions de barils par jour, conséquence directe du blocage du détroit d’Ormuz, que l’Iran contrôle de facto. Face à la volatilité des marchés, les 32 pays membres de l’AIE, dont les États-Unis, ont décidé mercredi de libérer 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, un déblocage inédit destiné à calmer les tensions sur les marchés.

Malgré cette mesure, les prix du pétrole restent fortement orientés à la hausse. Jeudi matin, le baril de Brent progressait de 6,6% à 98,04 dollars, tandis que le WTI, référence américaine, gagnait 6,3% à 92,72 dollars. Les marchés boursiers asiatiques ont également réagi à cette instabilité, avec une baisse d’environ 1% à Tokyo.

Attaques et tensions dans le Golfe

La situation sécuritaire dans la région continue de se dégrader. Des explosions ont été entendues jeudi dans le centre de Dubaï. Bahreïn a également dénoncé une attaque iranienne contre des réservoirs d’hydrocarbures, tandis que des infrastructures énergétiques et portuaires ont été visées dans plusieurs pays.

À Oman, un incendie s’est déclaré dans des réservoirs de carburant du port de Salalah après une attaque de drone. L’Arabie saoudite a signalé une nouvelle attaque visant le champ pétrolier de Shaybah. Au Koweït, des dégâts ont été rapportés après une attaque de drones contre l’aéroport de la capitale.

Par ailleurs, une attaque contre deux pétroliers au large de l’Irak a fait au moins un mort et plusieurs disparus, selon les autorités portuaires.

Menaces économiques et financières

Au-delà du secteur énergétique, les tensions commencent à affecter les services financiers de la région. Plusieurs entreprises occidentales ont pris des mesures de précaution : la banque américaine Citi ainsi que les cabinets de conseil Deloitte et PwC ont évacué ou fermé leurs bureaux à Dubaï.

Du côté iranien, les autorités ont évoqué la possibilité de cibler les intérêts occidentaux dans une stratégie de représailles. Les Gardiens de la Révolution ont évoqué la perspective d’une « guerre d’usure » susceptible d’avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale.

Un coût économique croissant

Le coût de l’opération militaire est également significatif pour les États-Unis. Selon des informations rapportées par le New York Times, la première semaine de guerre aurait déjà coûté plus de 11 milliards de dollars à Washington. Le Centre d’études stratégiques et internationales estime, pour sa part, que les 100 premières heures du conflit ont représenté 3,7 milliards de dollars.

Malgré ces tensions, le président américain Donald Trump a affirmé que la situation dans le détroit d’Ormuz resterait sous contrôle et que les perturbations devraient être temporaires.

Extension du conflit au Liban

Parallèlement, les combats se poursuivent au Liban. Israël a mené de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth visant le Hezbollah. Selon les autorités libanaises, ces bombardements ont fait au moins sept morts supplémentaires, portant à plus de 800.000 le nombre de personnes déplacées.

Dans le même temps, Israël a lancé une nouvelle vague de frappes contre Téhéran, après que l’Iran a affirmé avoir mené une opération conjointe avec le Hezbollah contre plusieurs cibles israéliennes, incluant des bases militaires et le siège du service de sécurité intérieure.

La multiplication des attaques et des représailles alimente les craintes d’une extension du conflit dans l’ensemble de la région, avec des répercussions directes sur les marchés énergétiques et l’économie mondiale.

 

LNT

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L’armée américaine « pas prête » à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz https://lnt.ma/larmee-americaine-pas-prete-a-escorter-des-petroliers-dans-le-detroit-dormuz/ Thu, 12 Mar 2026 10:00:28 +0000 https://lnt.ma/?p=543216 L’armée américaine a indiqué ne pas être prête, à ce stade, à assurer l’escorte de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique actuellement au cœur de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Selon des responsables militaires cités par plusieurs médias internationaux, les forces armées américaines ne disposent pas encore des moyens logistiques et opérationnels […]

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L’armée américaine a indiqué ne pas être prête, à ce stade, à assurer l’escorte de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique actuellement au cœur de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Selon des responsables militaires cités par plusieurs médias internationaux, les forces armées américaines ne disposent pas encore des moyens logistiques et opérationnels nécessaires pour garantir de manière immédiate la protection des navires commerciaux transitant par ce couloir maritime. Cette déclaration intervient alors que la sécurité de la navigation dans la zone suscite de vives inquiétudes sur les marchés énergétiques.

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points de passage les plus sensibles du commerce mondial d’hydrocarbures. Chaque jour, près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par ce corridor maritime reliant le Golfe persique au reste du monde.

La situation s’est particulièrement tendue ces dernières semaines à la suite de l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Des attaques visant des infrastructures énergétiques, des navires marchands et des installations portuaires ont été signalées dans plusieurs pays du Golfe, renforçant les risques pour le transport maritime.

Dans ce contexte, plusieurs compagnies pétrolières et opérateurs maritimes ont exprimé leurs préoccupations quant à la sécurité des routes maritimes dans la région. Certains armateurs envisagent déjà de réduire ou de suspendre temporairement leurs passages dans le détroit si les conditions de sécurité venaient à se détériorer davantage.

Les autorités américaines n’excluent toutefois pas la mise en place ultérieure d’un dispositif de protection maritime, éventuellement en coordination avec des alliés régionaux et internationaux. Une telle opération nécessiterait la mobilisation de navires militaires supplémentaires ainsi qu’une coordination étroite avec les marines partenaires présentes dans la zone.

Pour l’heure, Washington continue de suivre de près l’évolution de la situation dans le Golfe, alors que la sécurité du détroit d’Ormuz reste un enjeu central pour la stabilité des marchés énergétiques mondiaux.

 

LNT

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Le bombardement d’une école en Iran dû à une erreur de l’armée américaine https://lnt.ma/le-bombardement-dune-ecole-en-iran-du-a-une-erreur-de-larmee-americaine/ Wed, 11 Mar 2026 16:43:29 +0000 https://lnt.ma/?p=543160 Le bombardement d’une école primaire pour filles à Minab, dans le sud de l’Iran, continue de susciter une vive controverse internationale. L’attaque, survenue le 28 février 2026, a fait plus de 160 morts, en majorité des écolières âgées de 7 à 12 ans, et plusieurs dizaines de blessés, selon les autorités iraniennes et des organisations […]

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Le bombardement d’une école primaire pour filles à Minab, dans le sud de l’Iran, continue de susciter une vive controverse internationale. L’attaque, survenue le 28 février 2026, a fait plus de 160 morts, en majorité des écolières âgées de 7 à 12 ans, et plusieurs dizaines de blessés, selon les autorités iraniennes et des organisations internationales. 

Une frappe au premier jour de la guerre

L’explosion s’est produite en pleine matinée scolaire, au moment où les élèves se trouvaient en classe dans l’établissement Shajareh Tayyebeh. Le bâtiment a été gravement endommagé et une partie du toit s’est effondrée, ensevelissant de nombreuses victimes sous les décombres. 

Le bombardement est intervenu lors des premières frappes menées contre l’Iran dans le cadre de l’escalade militaire impliquant les États-Unis et Israël. La ville de Minab, située dans la province d’Hormozgan, abrite également des installations liées aux Gardiens de la révolution iraniens, ce qui pourrait expliquer la présence de cibles militaires à proximité de l’école. 

Des éléments pointent vers une responsabilité américaine

Plusieurs analyses d’images satellites, de vidéos et de débris retrouvés sur place suggèrent que la frappe pourrait avoir été réalisée par un missile de type Tomahawk, une arme de croisière utilisée notamment par les forces américaines. 

Des responsables américains ont indiqué qu’une enquête militaire interne était en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque. Selon des sources proches du dossier, les premières investigations évoquent la possibilité d’une erreur de ciblage liée à des renseignements obsolètes, l’attaque visant initialement une installation militaire située à proximité. 

Débat politique et réactions internationales

L’incident a suscité de fortes réactions sur la scène internationale. Des experts des Nations unies ont condamné la frappe et appelé à une enquête indépendante, rappelant que les écoles et les enfants bénéficient d’une protection particulière en vertu du droit international humanitaire. 

Aux États-Unis, plusieurs responsables politiques ont également demandé des explications sur cette frappe. Certains sénateurs ont qualifié l’attaque de « terrible erreur » si la responsabilité américaine venait à être confirmée. 

Une responsabilité encore officiellement examinée

À ce stade, l’administration américaine n’a pas officiellement reconnu la responsabilité de la frappe et indique attendre les conclusions complètes de l’enquête. Le président américain a, pour sa part, évoqué la possibilité d’autres scénarios, affirmant que les circonstances de l’attaque restaient à établir. 

Le bombardement de l’école de Minab demeure aujourd’hui l’un des épisodes les plus meurtriers pour les civils depuis le début du conflit, et symbolise les risques élevés d’erreurs de ciblage dans les opérations militaires menées à proximité de zones habitées.

 

LNT

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L’Iran prêt à une guerre d’usure qui « détruirait » l’économie mondiale https://lnt.ma/liran-pret-a-une-guerre-dusure-qui-detruirait-leconomie-mondiale/ Wed, 11 Mar 2026 16:42:31 +0000 https://lnt.ma/?p=543156 Alors que le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël se poursuit depuis plusieurs jours, Téhéran affirme être prêt à s’engager dans une guerre d’usure prolongée, qui pourrait, selon ses responsables militaires, avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale. Selon un responsable des Gardiens de la révolution iranienne, les adversaires de l’Iran doivent envisager la […]

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Alors que le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël se poursuit depuis plusieurs jours, Téhéran affirme être prêt à s’engager dans une guerre d’usure prolongée, qui pourrait, selon ses responsables militaires, avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale.

Selon un responsable des Gardiens de la révolution iranienne, les adversaires de l’Iran doivent envisager la possibilité d’un conflit long susceptible d’affaiblir durablement leurs capacités militaires et d’affecter l’économie mondiale. Cette déclaration intervient dans un contexte d’intensification des opérations militaires et d’attaques visant notamment des infrastructures énergétiques et des routes maritimes stratégiques. 

Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions

L’un des principaux points de crispation concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde. La perturbation de cette voie maritime essentielle a déjà entraîné de fortes tensions sur les marchés de l’énergie. 

Dans ce contexte, plusieurs incidents ont été signalés dans la zone, notamment des attaques contre des navires commerciaux et la pose de mines maritimes, ce qui complique la reprise normale du trafic maritime. Ces actions alimentent les craintes d’une crise énergétique internationale. 

Les marchés de l’énergie sous pression

Face au risque de rupture d’approvisionnement, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et plusieurs pays ont annoncé des mesures exceptionnelles. Une libération massive d’environ 400 millions de barils provenant des réserves stratégiques a été décidée afin de stabiliser les marchés et contenir la hausse des prix du pétrole. 

Malgré ces initiatives, les analystes estiment que la situation reste fragile. La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ou une extension du conflit pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie, une hausse du coût de la vie et des perturbations importantes dans le commerce mondial. 

Une guerre sans issue rapide en vue

Sur le plan diplomatique, plusieurs dirigeants internationaux ont exprimé leur inquiétude quant à l’absence de stratégie claire pour mettre fin au conflit. Certains responsables européens redoutent qu’une guerre prolongée n’entraîne une déstabilisation régionale et des conséquences économiques durables à l’échelle mondiale. 

Pour l’heure, les combats se poursuivent et les tensions demeurent élevées au Moyen-Orient, laissant planer l’incertitude sur l’évolution du conflit et ses impacts potentiels sur l’économie mondiale.

 

LNT

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Trump assure qu’il « ne reste pratiquement rien à frapper » en Iran https://lnt.ma/trump-assure-quil-ne-reste-pratiquement-rien-a-frapper-en-iran/ Wed, 11 Mar 2026 16:40:16 +0000 https://lnt.ma/?p=543163 Donald Trump, qui multiplie les déclarations sur une fin prochaine de l’offensive américaine en Iran, a assuré mercredi qu’il « ne restait pratiquement rien à frapper » dans le pays, dans un entretien téléphonique avec le site Axios. Dans le même temps, l’armée américaine a laissé entendre qu’elle pourrait désormais frapper les ports iraniens. « Dès que je […]

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Donald Trump, qui multiplie les déclarations sur une fin prochaine de l’offensive américaine en Iran, a assuré mercredi qu’il « ne restait pratiquement rien à frapper » dans le pays, dans un entretien téléphonique avec le site Axios.

Dans le même temps, l’armée américaine a laissé entendre qu’elle pourrait désormais frapper les ports iraniens.

« Dès que je souhaiterai que ça s’arrête, ça s’arrêtera », a encore dit le président américain, prédisant que la guerre s’arrêterait « bientôt », peu après que le ministre israélien de la Défense a déclaré que l’offensive menée conjointement par Israël et les Etats-Unis se poursuivrait « sans limite de temps ».

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a appelé mercredi les civils iraniens à se tenir éloignés des ports du détroit d’Ormuz, utilisés, selon Washington, à des fins militaires par Téhéran.

« Des ports civils utilisés à des fins militaires perdent leur statut protégé et deviennent des cibles militaires légitimes selon le droit international », a indiqué le Centcom.

Les Etats-Unis ont déjà été accusés d’avoir frappé une cible civile, une école plus précisément.

Le New York Times cite mercredi une enquête en cours de l’armée américaine, qui attribue la responsabilité de ce tir de missile aux Etats-Unis.

Donald Trump avait d’abord accusé l’Iran, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il « s’accommoderait » du résultat de l’enquête.

– Tir sur une école –

Selon les autorités iraniennes, l’explosion à Minab, dans le sud du pays, s’est produite au premier jour de la guerre le 28 février et a fait plus de 150 morts.

L’AFP n’a pas été en mesure d’accéder au site pour vérifier de manière indépendante le bilan ou les circonstances des faits.

Face à l’envolée des cours du pétrole qui menace l’économie mondiale et l’impact politique délétère d’un conflit prolongé pour son parti, Donald Trump avait brusquement changé de ton lundi, déclarant que la guerre ne serait qu' »une excursion de courte durée ».

Le républicain de 79 ans a aussi dit plusieurs fois que les opérations militaires étaient très en avance sur le calendrier de quatre ou cinq semaines qu’il avait lui-même avancé au début de la guerre, le 28 février.

Comme à son habitude, Donald Trump a aussi eu des propos en contradiction avec la perspective d’une fin rapide du conflit.

Lundi, il avait menacé l’Iran de frapper « beaucoup, beaucoup plus fort », et déclaré: « nous avons laissé de côté les cibles les plus importantes au cas où nous en ayons besoin plus tard ».

 

LNT avec Afp

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Le pétrole remonte, à nouveau porté par la guerre au Moyen-Orient https://lnt.ma/le-petrole-remonte-a-nouveau-porte-par-la-guerre-au-moyen-orient/ Wed, 11 Mar 2026 11:58:45 +0000 https://lnt.ma/?p=543131 Les cours du pétrole grimpent mercredi, la guerre au Moyen-Orient menaçant toujours l’approvisionnement, bien que la perspective d’un déblocage des réserves stratégiques de brut de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ait quelque peu apaisé les marchés. « La situation restera alarmante tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert », estime Tamas Varga, de PVM Energy. […]

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Les cours du pétrole grimpent mercredi, la guerre au Moyen-Orient menaçant toujours l’approvisionnement, bien que la perspective d’un déblocage des réserves stratégiques de brut de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ait quelque peu apaisé les marchés.

« La situation restera alarmante tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert », estime Tamas Varga, de PVM Energy. « D’ici là », note l’analyste, les producteurs du Golfe « réduiront volontairement leur production afin d’éviter un remplissage trop rapide des stocks ».

Au moins trois navires (un porte-container, un cargo et un vraquier) ont été frappés mercredi à proximité de cette voie maritime cruciale où transite environ 20% de la production de pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) dans le monde.

L’agence maritime britannique UKMTO, qui rapporte ces faits, a répertorié 14 incidents visant des navires depuis le début du conflit, le 28 février.

Les chefs d’Etat et de gouvernement du G7 se réunissent justement mercredi après-midi par visioconférence pour tenter d' »atténuer » les « conséquences économiques » de cette guerre, et peut-être trancher la question sensible d’un recours aux réserves stratégiques de pétrole pour contrer la flambée des prix.

« Cependant, il reste à voir si » une telle mesure « aura un impact plus important que de simplement faire gagner du temps au marché », tempère Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

Quelque 300 à 400 millions de barils appartenant à ces stocks, constitués sous l’égide de l’AIE, pourraient être libérés, d’après des informations de Bloomberg et du Financial Times.

Couplée à des propos jugés rassurants de Donald Trump lundi soir sur une issue rapide de la guerre, cette perspective avait fait lourdement rechuter les cours mardi.

Contribuant aussi à cette baisse, un message du ministre américain de l’Energie, publié mardi puis supprimé dans la foulée, affirmait que la Marine américaine avait escorté un premier pétrolier pour lui permettre de franchir le détroit d’Ormuz.

Vers 10H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, remontait de 3,86%, à 91,19 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,58%, à 87,27 dollars.

Les deux références du brut avaient pris plus de 5% quelques minutes plus tôt.

 

LNT avec Afp

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Liban: plus de 100.000 nouveaux déplacés par la guerre en 24 heures, selon le HCR https://lnt.ma/liban-plus-de-100-000-nouveaux-deplaces-par-la-guerre-en-24-heures-selon-le-hcr/ Tue, 10 Mar 2026 10:05:51 +0000 https://lnt.ma/?p=543058 Plus de 667.000 personnes ont été déplacées par les frappes israéliennes sur le Liban, soit 100.000 personnes supplémentaires en 24 heures, a annoncé mardi le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Alors que le pays est soumis à d’intenses bombardements israéliens depuis lundi, « plus de 667.000 personnes au Liban se sont enregistrées comme […]

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Plus de 667.000 personnes ont été déplacées par les frappes israéliennes sur le Liban, soit 100.000 personnes supplémentaires en 24 heures, a annoncé mardi le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Alors que le pays est soumis à d’intenses bombardements israéliens depuis lundi, « plus de 667.000 personnes au Liban se sont enregistrées comme déplacées sur la plateforme en ligne du gouvernement, soit une augmentation de 100.000 personnes en une seule journée », a rapporté devant la presse à Genève Karolina Lindholm Billing, représentante du HCR dans ce pays.

« Et le nombre de personnes déplacées continue d’augmenter au moment où nous parlons », a-t-elle ajouté.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que le Hezbollah, mouvement chiite allié de l’Iran, a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l’Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

« Environ 120.000 personnes déplacées sont hébergées dans des sites collectifs désignés par le gouvernement, mais beaucoup d’autres sont hébergées chez des proches ou des amis ou recherchent encore un logement, et nous voyons des voitures alignées dans les rues avec des gens qui y dorment, ainsi que sur les trottoirs », a indiqué Mme Lindholm Billing.

« Beaucoup de personnes déplacées le sont pour la deuxième fois depuis les hostilités de 2024 et la plupart ont fui précipitamment, presque sans rien, et cherchent refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans la région du nord du Liban et dans certaines parties de la Becca », a-t-elle expliqué.

Le HCR, dont l’opération au Liban n’est actuellement financée qu’à hauteur de 14%, soutient le gouvernement et les autorités locales dans la réponse humanitaire à la crise, selon un communiqué de l’organisation.

A ce jour, le HCR a distribué environ 168.000 articles de secours à plus de 63.000 personnes déplacées dans plus de 270 abris collectifs désignés par le gouvernement. Il s’agit notamment de matelas, de couvertures, de sacs de couchage, de lampes solaires ou de jerricans.

« On observe également une augmentation des mouvements de population vers la Syrie, selon les autorités syriennes », a indiqué Mme Lindholm Billing.

« Plus de 78.000 Syriens sont entrés en Syrie depuis le Liban depuis le début de l’escalade des tensions, auxquels s’ajoutent plus de 7.700 Libanais », a-t-elle détaillé.

Les équipes du HCR sont présentes aux points de passage frontaliers syriens, aux côtés des autorités et de leurs partenaires, afin d’apporter une aide humanitaire d’urgence aux personnes arrivant en Syrie.

 

LNT avec Map

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L’eau, enjeu dangereux de la guerre au Moyen-Orient https://lnt.ma/leau-enjeu-dangereux-de-la-guerre-au-moyen-orient/ Mon, 09 Mar 2026 09:56:40 +0000 https://lnt.ma/?p=543010 Les attaques contre l’eau sont peu fréquentes en temps de guerre mais elles ont fait leur apparition dans le conflit au Moyen-Orient avec des frappes sur des usines de dessalement d’eau de mer, un secteur vital pour des millions d’habitants dans la région. Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée dimanche par une […]

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Les attaques contre l’eau sont peu fréquentes en temps de guerre mais elles ont fait leur apparition dans le conflit au Moyen-Orient avec des frappes sur des usines de dessalement d’eau de mer, un secteur vital pour des millions d’habitants dans la région.

Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée dimanche par une attaque de drones iraniens ont affirmé les autorités, au lendemain d’accusations iraniennes d’une frappe similaire sur l’île de Qeshm, en Iran, qui aurait affecté l’approvisionnement en eau de 30 villages.

Ces frappes sont encore contenues mais « le premier qui ose s’attaquer à l’eau déclenche une guerre qui est bien plus faramineuse que celle qu’on a aujourd’hui », prévient Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’eau, interrogée par l’AFP.

L’eau désalinisée, pourquoi c’est important?

Dans une région parmi les plus arides du monde et où la disponibilité de l’eau est dix fois inférieure à la moyenne mondiale selon la Banque mondiale, les usines de désalinisation ont un rôle vital pour l’économie et la consommation d’eau potable de ses millions d’habitants.

Environ 42% de la capacité mondiale de dessalement est présente au Moyen-Orient, montre une récente étude publiée dans la revue Nature. Aux Emirats arabes unis, 42% de l’eau potable provient de ces usines, 90% au Koweït, 86% à Oman et 70% en Arabie saoudite, détaille une note de l’Institut français des relations internationales (Ifri) de 2022.

« Là-bas, sans eau désalinisée, il n’y a rien », résume Esther Crauser-Delbourg. C’est particulièrement stratégique dans les grandes métropoles comme Dubaï et Ryad.

Déjà en 2010, une note d’analyse de la CIA affirmait que « la perturbation des installations de dessalement dans la plupart des pays arabes pourrait avoir des conséquences plus graves que la perte de toute autre industrie ou matière première ».

Et en 2008, le site Wikileaks révélait un câble diplomatique américain disant que « Ryad devrait évacuer dans un délai d’une semaine », dans le cas où l’usine de désalinisation de Jubail qui l’alimente, ou ses oléoducs, étaient « gravement endommagés ou détruits ».

Quelles menaces pèsent sur elles?

Outre des frappes rapportées ce week-end, ces usines sont vulnérables aux coupures du courant qui les alimente et à d’éventuelles contaminations de l’eau de mer, notamment de marées noires, affirment plusieurs connaisseurs à l’AFP.

« On a renforcé la sécurité d’accès, les contrôles dans le périmètre immédiat des usines », détaille auprès de l’AFP Philippe Bourdeaux, directeur de la zone déléguée Afrique/Moyen-Orient de l’entreprise française Veolia, qui alimente en eau désalinisée les régions de Mascate, Sour, et Salalah, à Oman, et de Jubail en Arabie saoudite.

« Les récents événements nous poussent bien sûr à être très attentifs. Nous suivons de très près la situation des installations », ajoute-t-il, précisant que « dans certains pays, les autorités ont mis des batteries de missiles autour des plus grosses usines, contre la menace drone ou missile ».

Pour les marées noires, les opérateurs disposent d’outils pour en diminuer les nuisances.

Quels sont les précédents?

Quelques attaques contre des usines de désalinisation se sont produites au cours des dix dernières années: le Yémen et l’Arabie saoudite se sont mutuellement attaqués, et Gaza a subi des frappes israéliennes, rapporte le groupe de réflexion californien Pacific Institute qui tient un registre des conflits liés à l’eau.

Avant 2016, il faut remonter à 1991 et la guerre du Golfe pour voir de telles attaques.

Quels effets en cas d’attaque?

Cela peut aller de perturbations ponctuelles à des conséquences beaucoup plus lourdes si cela dure.

« On va potentiellement voir des grandes villes en exode. Et puis des rationnements », imagine Esther Crauser-Delbourg, avec des effets en chaîne sur l’économie: tourisme, industrie, et centres de données, très consommateurs d’eau pour être rafraichis.

Des garde-fous existent, tempère Philippe Bourdeaux de Veolia: les usines de désalinisation sont souvent interconnectées, ce qui peut limiter les conséquences de l’arrêt d’une seule usine, détaille-t-il.

Il ajoute qu’elles ont en général plusieurs jours, de deux à sept, de consommation en réserve, de quoi contenir les pénuries tant que les pannes ne durent pas trop longtemps.

 

LNT avec Afp

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Liban: HRW accuse Israël d’utiliser « illégalement » du phosphore blanc https://lnt.ma/liban-hrw-accuse-israel-dutiliser-illegalement-du-phosphore-blanc/ Mon, 09 Mar 2026 09:55:22 +0000 https://lnt.ma/?p=543013 L’organisation Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi Israël d’avoir utilisé « illégalement » du phosphore blanc sur des zones résidentielles peuplées dans le sud du Liban mardi, juste après la reprise du conflit entre Israël et le mouvement du Hezbollah. « L’armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l’artillerie au-dessus d’habitations le […]

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L’organisation Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi Israël d’avoir utilisé « illégalement » du phosphore blanc sur des zones résidentielles peuplées dans le sud du Liban mardi, juste après la reprise du conflit entre Israël et le mouvement du Hezbollah.

« L’armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l’artillerie au-dessus d’habitations le 3 mars 2026, dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban », affirme l’ONG dans un communiqué.

HRW dit avoir « vérifié et géolocalisé sept images montrant des munitions au phosphore blanc » qui ont explosé « au-dessus d’une zone résidentielle » et des agents de la Défense civile intervenant pour éteindre un incendie touchant des maisons, « qui a probablement été causé par des morceaux de feutre imprégnés de phosphore blanc ».

Dimanche, l’Agence nationale d’information (Ani, officielle) a par ailleurs accusé Israël d’avoir « ciblé Tal Nahas et Khiam (deux autres localités frontalières, ndlr) avec des tirs d’artillerie et des bombardements au phosphore ».

Cette substance qui s’enflamme au contact de l’oxygène peut être utilisée pour créer des écrans de fumée et éclairer les champs de bataille.

Mais elle peut également être utilisée comme arme incendiaire et provoquer des incendies, de graves brûlures, des lésions respiratoires, des défaillances d’organes et même la mort.

« L’utilisation illégale de phosphore blanc par l’armée israélienne sur des zones résidentielles est extrêmement alarmante et aura de graves conséquences pour les civils », a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur à Human Rights Watch, cité dans le communiqué.

« Israël devrait immédiatement arrêter cette pratique et les États qui fournissent des armes, y compris des munitions au phosphore blanc, devraient suspendre immédiatement l’aide militaire et les ventes d’armes » à ce pays, a-t-il ajouté.

Les autorités libanaises et HRW ont déjà accusé par le passé Israël d’avoir brûlé des régions boisées et des terres agricoles dans le sud en les bombardant au phosphore blanc.

Ces précédents, notamment en 2023 et 2024 dans des zones frontalières du sud du pays, « ont mis les civils en grave danger et contribué au déplacement de civils », selon HRW.

Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre régionale par une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël, entraînant des représailles israéliennes massives.

Depuis, l’armée israélienne a appelé à plusieurs reprises les habitants à évacuer immédiatement une vaste partie du sud du Liban, où vivent des centaines de milliers de civils.

En février, Beyrouth a également accusé Israël d’avoir pulvérise du glyphosate, un herbicide controversé, du côté libanais de la frontière, s’inquiétant des dégâts sur les terres agricoles et sur la population à long terme.

 

LNT avec Afp

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Washington menace d’intensifier les frappes contre l’Iran, Téhéran affirme qu’il ne « se rendra jamais » https://lnt.ma/washington-menace-dintensifier-les-frappes-contre-liran-teheran-affirme-quil-ne-se-rendra-jamais/ Sat, 07 Mar 2026 13:39:19 +0000 https://lnt.ma/?p=542955 La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran est entrée dans sa deuxième semaine et continue de s’étendre à plusieurs pays du Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a menacé d’accroître les frappes contre la République islamique, tandis que les autorités iraniennes affirment qu’aucune capitulation n’est envisageable malgré les bombardements en cours. Dans […]

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La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran est entrée dans sa deuxième semaine et continue de s’étendre à plusieurs pays du Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a menacé d’accroître les frappes contre la République islamique, tandis que les autorités iraniennes affirment qu’aucune capitulation n’est envisageable malgré les bombardements en cours.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a averti que l’Iran serait « frappé très durement », évoquant la possibilité d’étendre les opérations militaires à « des zones et des groupes de personnes qui n’avaient encore jamais été considérés comme des cibles ». Washington affirme que l’objectif de cette campagne est de détruire les capacités balistiques iraniennes et d’empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire, une intention que les autorités iraniennes contestent.

De nouvelles frappes en Iran

Dans la nuit de vendredi à samedi, une nouvelle vague de raids israéliens a visé plusieurs sites en Iran. Parmi les cibles figurent notamment une académie militaire, un centre de commandement souterrain ainsi qu’un site de stockage de missiles. Des images montrent également d’importants incendies et des colonnes de fumée s’élevant de l’aéroport international Mehrabad à Téhéran, l’un des principaux aéroports de la capitale iranienne.

La ville d’Ispahan, située dans le centre du pays, a également été visée selon des sources israéliennes. Ces opérations s’inscrivent dans la campagne militaire lancée le 28 février par les États-Unis et Israël.

Selon les autorités iraniennes, près d’un millier de personnes auraient été tuées depuis le début du conflit. Le porte-parole du gouvernement a indiqué que les victimes incluraient environ 30 % d’enfants, un bilan que les sources indépendantes ne sont pas en mesure de vérifier.

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a de son côté indiqué avoir frappé plus de 3.000 cibles depuis le déclenchement de l’opération baptisée « Fureur épique ». L’armée israélienne affirme également avoir mené des frappes contre plusieurs centaines d’objectifs militaires à travers l’Iran ces derniers jours.

L’Iran rejette toute capitulation

Face aux menaces américaines, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que l’Iran ne se rendrait pas. Dans un discours diffusé à la télévision d’État, il a déclaré que « les ennemis peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre ».

Le chef de l’État iranien a toutefois présenté des excuses aux pays voisins du Golfe pour les attaques menées contre leurs territoires depuis le début du conflit. Il a assuré qu’aucune nouvelle frappe ne viserait ces pays, sauf si une attaque contre l’Iran était lancée depuis leur sol.

Parallèlement, la marine iranienne a annoncé avoir lancé une « vague massive d’attaques de drones » contre des bases américaines dans la région et avoir pris pour cible un pétrolier dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie que l’Iran a déclaré fermer.

Des tensions régionales croissantes

Les répercussions du conflit se font désormais sentir dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Dans les monarchies du Golfe, les autorités restent en état d’alerte face aux attaques de missiles et de drones attribuées à l’Iran.

Aux Émirats arabes unis, les autorités ont indiqué avoir intercepté quinze missiles et 119 drones. Des explosions ont également été entendues à Dubaï et à Manama, la capitale de Bahreïn. L’aéroport international de Dubaï, le plus fréquenté au monde pour le trafic international, a annoncé la reprise partielle de ses opérations après une brève suspension liée à une interception aérienne.

La Jordanie a pour sa part accusé l’Iran d’avoir visé certaines de ses installations stratégiques, tandis que l’Arabie saoudite a annoncé avoir détruit dans la nuit un missile balistique qui se dirigeait vers la base aérienne du prince Sultan, où sont stationnés des militaires américains. Le ministre saoudien de la Défense, Khaled ben Salmane, a appelé l’Iran à la « sagesse » et l’a mis en garde contre « toute erreur d’appréciation ».

Le Liban entraîné dans le conflit

Le Liban est également de plus en plus impliqué dans la confrontation régionale. Le Hezbollah, mouvement soutenu par Téhéran, a lancé plusieurs attaques contre Israël en réponse à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors des premières frappes israélo-américaines.

Israël a répliqué par des bombardements massifs contre des positions du Hezbollah. Selon les autorités libanaises, ces frappes ont fait au moins 226 morts et environ 800 blessés depuis le début de l’escalade. Près de 300.000 personnes ont également été contraintes de fuir leur domicile, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la vallée de la Bekaa.

Dans la nuit de vendredi à samedi, une opération commando menée par l’armée israélienne dans l’est du Liban aurait fait au moins 41 morts, selon les autorités locales.

Face à cette situation, Israël a de nouveau appelé le Liban à désarmer le Hezbollah. Les autorités israéliennes ont averti que l’absence de mesures en ce sens pourrait conduire à des « mesures plus sévères ».

Des inquiétudes pour la stabilité régionale

Au-delà du Liban et du Golfe, le conflit commence également à avoir des répercussions dans d’autres zones sensibles. Une attaque de drones iraniens contre l’Azerbaïdjan, allié d’Israël, fait craindre une extension du conflit vers le Caucase.

Par ailleurs, les Gardiens de la Révolution iraniens ont indiqué avoir frappé des groupes kurdes iraniens dans le Kurdistan irakien, accusés de soutenir des activités séparatistes.

La multiplication des fronts militaires et les perturbations des flux énergétiques dans le détroit d’Ormuz contribuent déjà à faire grimper les cours du pétrole, alimentant les inquiétudes sur les conséquences économiques de ce conflit pour la région et pour l’économie mondiale.

LNT avec AFP

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École frappée en Iran : ce que l’on sait du bombardement de Minab https://lnt.ma/ecole-frappee-en-iran-ce-que-lon-sait-du-bombardement-de-minab/ Fri, 06 Mar 2026 11:07:24 +0000 https://lnt.ma/?p=542884 Une frappe meurtrière visant une école primaire dans le sud de l’Iran a suscité une vive polémique internationale et relancé les accusations autour de la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis. Les faits se sont déroulés le 28 février 2026 dans la ville de Minab, dans la province d’Hormozgan, près du détroit d’Ormuz.  […]

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Une frappe meurtrière visant une école primaire dans le sud de l’Iran a suscité une vive polémique internationale et relancé les accusations autour de la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis. Les faits se sont déroulés le 28 février 2026 dans la ville de Minab, dans la province d’Hormozgan, près du détroit d’Ormuz. 

Une école primaire touchée en pleine journée

Selon les autorités iraniennes et plusieurs enquêtes de médias internationaux, un missile a frappé l’école primaire pour filles Shajareh Tayyebeh entre 10 h et 10 h 45, alors que les élèves étaient en classe. 

Les bilans avancés par Téhéran évoquent entre 168 et 180 morts et environ 95 blessés, la majorité des victimes étant des écolières âgées de 7 à 12 ans, ainsi que des enseignants et du personnel scolaire. Ces chiffres n’ont toutefois pas été confirmés de manière indépendante par toutes les organisations internationales. 

Des accusations et des démentis

Le gouvernement iranien accuse les États-Unis et Israël d’être responsables de l’attaque et parle d’un crime de guerre visant des civils. 

De leur côté, les autorités américaines affirment ne pas cibler volontairement des infrastructures civiles et ont indiqué mener une enquête interne pour déterminer les circonstances de la frappe. 

Une tragédie devenue symbole du conflit

L’attaque contre l’école de Minab est considérée comme l’un des épisodes les plus meurtriers pour les civils depuis le début des bombardements dans la guerre actuelle entre l’Iran et ses adversaires. 

Des images diffusées par les médias iraniens montrent des salles de classe détruites, des sacs d’écoliers sous les décombres et des funérailles rassemblant des milliers de personnes dans la ville. 

Une enquête internationale réclamée

Face à l’ampleur de la tragédie, plusieurs organisations internationales et humanitaires ont appelé à une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de déterminer si le droit international humanitaire a été violé. 

Alors que les hostilités se poursuivent dans la région, cet événement illustre les risques croissants pour les populations civiles dans un conflit dont les conséquences dépassent désormais largement les frontières iraniennes.

 

LNT

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Liban: Israël pilonne la banlieue sud de Beyrouth, qui alerte sur « une catastrophe humanitaire » https://lnt.ma/liban-israel-pilonne-la-banlieue-sud-de-beyrouth-qui-alerte-sur-une-catastrophe-humanitaire/ Fri, 06 Mar 2026 11:06:57 +0000 https://lnt.ma/?p=542890 L’aviation israélienne a mené de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, dans un contexte d’escalade militaire régionale impliquant l’Iran, Israël et leurs alliés. Les bombardements ont également visé Saïda, principale ville du sud du Liban.  Selon les autorités libanaises, ces attaques ont provoqué d’importants dégâts matériels et de nouveaux déplacements […]

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L’aviation israélienne a mené de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, dans un contexte d’escalade militaire régionale impliquant l’Iran, Israël et leurs alliés. Les bombardements ont également visé Saïda, principale ville du sud du Liban. 

Selon les autorités libanaises, ces attaques ont provoqué d’importants dégâts matériels et de nouveaux déplacements de population, alors que des immeubles ont été détruits et plusieurs quartiers fortement endommagés. Des images diffusées par les médias montrent des rues jonchées de débris et des bâtiments effondrés dans la banlieue sud de la capitale. 

Le Premier ministre libanais a mis en garde contre « une catastrophe humanitaire », estimant que les frappes israéliennes entraînent un déplacement massif d’habitants et aggravent une situation déjà fragile dans le pays. 

Depuis l’extension du conflit au Liban au début de la semaine, au moins 123 personnes ont été tuées et plus de 680 blessées, selon le ministère libanais de la Santé. Les combats ont également poussé des milliers de civils à fuir certaines zones visées. 

De son côté, l’armée israélienne affirme cibler des infrastructures et positions du Hezbollah, mouvement libanais allié de l’Iran, qui a revendiqué plusieurs attaques contre le nord d’Israël ces derniers jours. 

Face à l’intensification des bombardements, Israël a également appelé les habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth à évacuer leurs domiciles, une mesure qui concerne des zones où vivent plusieurs centaines de milliers de personnes. 

Cette nouvelle escalade fait craindre une extension du conflit à l’ensemble du Liban, alors que la communauté internationale appelle à la désescalade pour éviter une aggravation de la crise humanitaire dans le pays.

 

LNT

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L’Iran accuse Israël et les États-Unis de cibler « délibérément » des zones civiles https://lnt.ma/liran-accuse-israel-et-les-etats-unis-de-cibler-deliberement-des-zones-civiles/ Thu, 05 Mar 2026 10:30:13 +0000 https://lnt.ma/?p=542788 L’Iran a accusé les États-Unis et Israël de cibler « délibérément » des zones civiles dans le cadre du conflit militaire en cours entre les trois pays, dénonçant des frappes qui auraient touché des infrastructures non militaires, dont des écoles, des hôpitaux et des quartiers résidentiels.  Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl […]

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L’Iran a accusé les États-Unis et Israël de cibler « délibérément » des zones civiles dans le cadre du conflit militaire en cours entre les trois pays, dénonçant des frappes qui auraient touché des infrastructures non militaires, dont des écoles, des hôpitaux et des quartiers résidentiels. 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, a affirmé que plusieurs sites civils avaient été visés à travers le pays. Selon Téhéran, ces frappes auraient touché notamment des établissements scolaires, des hôpitaux et des zones habitées dans différentes villes iraniennes. 

Les autorités iraniennes ont également évoqué une attaque contre une école dans la ville de Minab, dans le sud du pays, qui aurait fait de nombreuses victimes parmi les élèves et le personnel selon les médias d’État iraniens. Ces informations n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante par toutes les sources internationales. 

L’ambassadeur iranien auprès des Nations unies a saisi le Conseil de sécurité, affirmant que ces frappes constituaient des violations du droit international humanitaire et appelant à une protection accrue des civils. 

De leur côté, les responsables américains ont déclaré que leurs opérations visaient des objectifs militaires liés aux capacités stratégiques iraniennes, tandis que des responsables israéliens ont indiqué examiner les informations concernant certains incidents signalés. 

Ces accusations interviennent dans un contexte d’escalade rapide du conflit, déclenché par des frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre des cibles en Iran fin février, auxquelles Téhéran a répondu par des tirs de missiles et de drones visant des intérêts américains et israéliens dans la région. 

Alors que les combats se poursuivent, plusieurs organisations internationales et humanitaires appellent à la protection des populations civiles et à une désescalade du conflit, qui continue de faire craindre un élargissement de la crise au Moyen-Orient.

 

LNT

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Iran : de nouvelles frappes d’ampleur dans un conflit qui s’intensifie https://lnt.ma/liran-de-nouveau-cible-de-frappes-dampleur-dans-une-guerre-qui-ne-faiblit-pas/ Wed, 04 Mar 2026 12:17:03 +0000 https://lnt.ma/?p=542714 L’Iran a de nouveau été la cible de frappes militaires d’envergure dans la nuit de lundi à mardi, alors que le conflit qui l’oppose à Israël et aux États-Unis continue de s’intensifier au Moyen-Orient. Plusieurs explosions ont été signalées dans différentes régions du pays, notamment autour de sites militaires et d’infrastructures stratégiques, selon des sources […]

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L’Iran a de nouveau été la cible de frappes militaires d’envergure dans la nuit de lundi à mardi, alors que le conflit qui l’oppose à Israël et aux États-Unis continue de s’intensifier au Moyen-Orient. Plusieurs explosions ont été signalées dans différentes régions du pays, notamment autour de sites militaires et d’infrastructures stratégiques, selon des sources concordantes. 

Ces nouvelles attaques interviennent dans un contexte d’escalade rapide entre les différentes parties. Depuis plusieurs jours, les forces israéliennes et américaines mènent des opérations visant notamment des installations militaires iraniennes, tandis que Téhéran affirme riposter par des tirs de missiles et de drones contre des intérêts israéliens et des bases américaines dans la région. 

Selon plusieurs observateurs, cette confrontation marque l’une des phases les plus intenses des tensions entre l’Iran et ses adversaires depuis plusieurs années. Les premières frappes avaient ciblé des responsables militaires et des sites liés aux capacités balistiques iraniennes, dans un contexte de tensions autour du programme nucléaire de Téhéran et de la sécurité régionale. 

La crise a rapidement dépassé le cadre bilatéral. Des attaques et contre-attaques ont été signalées dans plusieurs pays du Golfe, tandis que la sécurité des installations énergétiques et des routes maritimes stratégiques, notamment le détroit d’Ormuz, suscite une inquiétude croissante. 

Les autorités iraniennes ont dénoncé ces frappes, affirmant qu’elles visaient des infrastructures et des zones civiles, et ont promis de poursuivre leurs représailles. De leur côté, Washington et Tel-Aviv affirment agir pour neutraliser des capacités militaires jugées menaçantes.

Sur le plan humanitaire, des organisations et ONG évoquent déjà un lourd bilan, avec plusieurs centaines de victimes signalées depuis le début des hostilités et des dégâts importants dans certaines zones urbaines. 

À ce stade, aucune désescalade ne semble se dessiner. Les analystes estiment que la durée et l’ampleur du conflit dépendront désormais de l’intensité des représailles et de l’implication éventuelle d’autres acteurs régionaux ou internationaux.

 

LNT

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L’Iran reporte les funérailles nationales pour Khamenei prévues mercredi https://lnt.ma/liran-reporte-les-funerailles-nationales-pour-khamenei-prevues-mercredi/ Wed, 04 Mar 2026 12:15:45 +0000 https://lnt.ma/?p=542732 L’Iran a décidé mercredi de reporter les obsèques nationales pour le guide suprême Ali Khamenei, initialement prévues dans la soirée à Téhéran, alors que le pays fait face depuis cinq jours à des frappes israélo-américaines. « La cérémonie d’adieu à l’imam martyr a été reportée (…) en anticipation d’une affluence sans précédent », a affirmé la télévision […]

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L’Iran a décidé mercredi de reporter les obsèques nationales pour le guide suprême Ali Khamenei, initialement prévues dans la soirée à Téhéran, alors que le pays fait face depuis cinq jours à des frappes israélo-américaines.

« La cérémonie d’adieu à l’imam martyr a été reportée (…) en anticipation d’une affluence sans précédent », a affirmé la télévision d’Etat, ajoutant que la nouvelle date serait « communiquée ultérieurement ».

Mercredi matin, un hommage avait été annoncé pour le soir même à Téhéran devant la dépouille d’Ali Khamenei, mort à 86 ans dans une frappe, et qui doit être inhumé dans la ville sainte de Machhad (nord-est), d’où il était originaire.

La capitale iranienne Téhéran fait l’objet depuis samedi de bombardements israélo-américains qui visent des infrastructures militaires et gouvernementales.

Les autorités n’ont fait aucun lien avec la situation sécuritaire.

« Cette cérémonie est reportée en raison de nombreux appels à travers le pays, de la participation attendue de millions de personnes et de la nécessité de fournir l’infrastructure adéquate » pour une telle foule, a précisé à la télévision Mohsen Mahmoudi, le directeur du Conseil islamique de coordination du développement de Téhéran, l’institution en charge de l’organisation des funérailles.

 

LNT avec Afp

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Washington ordonne le départ de ses diplomates « non-essentiel » de six pays du Moyen-Orient https://lnt.ma/washington-ordonne-le-depart-de-ses-diplomates-non-essentiel-de-six-pays-du-moyen-orient/ Tue, 03 Mar 2026 10:34:43 +0000 https://lnt.ma/?p=542598 Le ministère américain des Affaires étrangères a ordonné mardi le départ de son personnel diplomatique « non-essentiel » dans six pays du Moyen-Orient, au quatrième jour de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. L’ordre concerne les ambassades au Qatar, en Irak, en Jordanie, à Bahreïn, au Koweit et aux Emirats arabes unis. Le ministère demande « au personnel non-essentiel du […]

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Le ministère américain des Affaires étrangères a ordonné mardi le départ de son personnel diplomatique « non-essentiel » dans six pays du Moyen-Orient, au quatrième jour de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran.

L’ordre concerne les ambassades au Qatar, en Irak, en Jordanie, à Bahreïn, au Koweit et aux Emirats arabes unis.

Le ministère demande « au personnel non-essentiel du gouvernement des Etats-Unis et aux membres de leur famille » de quitter ces ambassades « en raison de la menace de conflit armé ».

Il fait état de « risque de violence terroriste » dans plusieurs des Etats concernés.

L’ambassade des Etats-Unis à Ryad a fermé et confirmé mardi avoir subi une attaque. Le ministère saoudien de la Défense avait auparavant fait état d' »un incendie limité » à la suite d’une attaque de deux drones.

Washington recommande à cet égard aux Américains présent en Arabie saoudite de rester confinés et ne plus se rendre à l’ambassade jusqu’à « nouvel ordre ».

Par ailleurs, la secrétaire d’Etat adjointe, Mora Namdar, a exhorté sur son compte X les citoyens américains « à quitter immédiatement » 14 pays de la région parmi lesquels Israël, l’Egypte et le Liban « en utilisant les transports commerciaux disponibles » en raison de « graves risques pour la sécurité ».

Outre les pays déjà nommés, il s’agit d’Oman, de la Syrie, du Yémen et de l’Iran.

 

LNT avec Afp

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Israël frappe le Liban, la guerre s’étend dans la région https://lnt.ma/israel-frappe-le-liban-la-guerre-setend-dans-la-region/ Mon, 02 Mar 2026 10:00:35 +0000 https://lnt.ma/?p=542519 Israël a frappé lundi plusieurs cibles au Liban après des tirs revendiqués par le Hezbollah contre son territoire, étendant encore le conflit régional au troisième jour de l’offensive menée avec les États-Unis contre l’Iran. Alors que les frappes se poursuivent en Iran et que des explosions ont de nouveau retenti dans plusieurs capitales du Golfe, […]

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Israël a frappé lundi plusieurs cibles au Liban après des tirs revendiqués par le Hezbollah contre son territoire, étendant encore le conflit régional au troisième jour de l’offensive menée avec les États-Unis contre l’Iran. Alors que les frappes se poursuivent en Iran et que des explosions ont de nouveau retenti dans plusieurs capitales du Golfe, chaque camp affiche sa détermination à intensifier les opérations.

Frappes au Liban et avertissements israéliens

L’armée israélienne a annoncé avoir visé des positions du Hezbollah « à travers le Liban », en riposte à des tirs de missiles et de drones lancés dans la nuit contre le nord d’Israël. Selon les autorités libanaises, les bombardements ont fait au moins 31 morts et 149 blessés.

Des journalistes de l’AFP ont entendu de puissantes explosions à Beyrouth, notamment dans la banlieue sud, bastion du Hezbollah. Dans le sud du pays, des familles ont fui en voiture, certaines transportant des matelas sur le toit de leurs véhicules.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a enjoint aux habitants d’une cinquantaine de villages libanais de s’éloigner « d’au moins 1.000 mètres » de tout bâtiment susceptible d’être ciblé. « Le Hezbollah a lancé une campagne contre Israël pendant la nuit et est entièrement responsable de toute escalade », a déclaré le chef d’état-major israélien, le général Eyal Zamir. « Nous devons nous préparer à plusieurs jours de combats, de nombreux jours », a-t-il ajouté, précisant que les raids allaient s’intensifier.

Le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a affirmé avoir lancé « une salve de missiles et un essaim de drones » pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué samedi lors d’une frappe conjointe américano-israélienne.

Nouvelles frappes en Iran

En Iran, des médias d’État ont fait état de frappes dans l’ouest du pays ayant touché des immeubles résidentiels et causé trois morts. L’armée israélienne a parallèlement annoncé mener « des frappes à grande échelle » sur Téhéran, visant des infrastructures militaires et des centres de commandement.

Dimanche, le Pentagone avait indiqué avoir détruit le quartier général des Gardiens de la Révolution, tandis qu’Israël affirmait avoir « décapité le serpent » en éliminant de hauts responsables militaires iraniens. La télévision d’État iranienne a confirmé la mort de plusieurs figures clés, dont Mohammad Pakpour et Abdolrahim Moussavi.

À Téhéran, des rassemblements ont eu lieu en hommage à Ali Khamenei, avec des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël. D’autres vidéos vérifiées par l’AFP montrent également des scènes d’acclamations dans certains quartiers.

Ripostes iraniennes et tensions dans le Golfe

L’Iran a poursuivi ses frappes de représailles contre Israël, où au moins neuf personnes ont été tuées dimanche, selon les secours. Lundi matin, de nouvelles alertes aux missiles ont été déclenchées et des explosions ont été entendues à Jérusalem.

Des frappes iraniennes ont également visé des installations aux Émirats arabes unis, au Qatar, en Arabie saoudite et à Bahreïn. À Manama, les autorités ont signalé un mort. À Erbil, dans le nord de l’Irak, un photographe de l’AFP a observé l’interception d’au moins deux drones près de l’aéroport, qui accueille des forces américaines.

De nouvelles explosions ont été entendues à Doha, Abou Dhabi et Dubaï, tandis qu’une colonne de fumée s’élevait au Koweït au-dessus du secteur de l’ambassade américaine. Le Royaume-Uni a évoqué une « frappe de drone présumée » contre sa base d’Akrotiri, à Chypre.

Les Émirats, qui comptent trois morts depuis samedi, ont appelé Téhéran à revenir « à la raison ».

Position américaine et perspective d’un conflit prolongé

Le président Donald Trump a défendu l’offensive engagée contre l’Iran, évoquant une opération susceptible de durer « quatre à cinq semaines ». « Nous menons cette opération massive non seulement pour assurer notre sécurité ici et maintenant, mais aussi pour nos enfants et leurs enfants », a-t-il déclaré, estimant qu’un Iran doté de missiles longue portée et d’armes atomiques constituerait « une grave menace ».

Dans un message vidéo, il a appelé les Gardiens de la Révolution et les forces de sécurité iraniennes à « déposer les armes » en échange d’une immunité, sous peine de « faire face à une mort certaine ».

En réponse, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a affirmé que Téhéran ne négocierait pas avec Washington et que les États-Unis avaient « plongé la région dans le chaos ».

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth doit tenir une conférence de presse à Washington, la première d’un responsable américain depuis le début du conflit.

Une région sous haute tension

La multiplication des fronts – Iran, Israël, Liban, Golfe – accentue les craintes d’un embrasement généralisé. À Bagdad, des affrontements ont opposé forces de l’ordre et manifestants tentant de s’approcher de l’ambassade américaine.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que venger la mort du guide suprême était un droit « légitime », tandis que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a averti que l’Iran ne se fixait « aucune limite » dans son droit à se défendre.

LNT avec AFP

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Iran: les Gardiens de la Révolution annoncent avoir ciblé les bureaux de Netanyahu https://lnt.ma/iran-les-gardiens-de-la-revolution-annoncent-avoir-cible-les-bureaux-de-netanyahu/ Mon, 02 Mar 2026 09:56:02 +0000 https://lnt.ma/?p=542557 Les Gardiens de la Révolution iraniens, force militaire d’élite du pays, ont déclaré lundi que leurs récents tirs de missiles avaient visé les bureaux du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ainsi que le quartier général du commandant de l’armée de l’air d’Israël.  Selon un communiqué relayé par l’agence de presse Fars, les missiles utilisés lors […]

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Les Gardiens de la Révolution iraniens, force militaire d’élite du pays, ont déclaré lundi que leurs récents tirs de missiles avaient visé les bureaux du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ainsi que le quartier général du commandant de l’armée de l’air d’Israël. 

Selon un communiqué relayé par l’agence de presse Fars, les missiles utilisés lors de ces frappes sont du type Kheibar, et l’opération aurait été menée dans le cadre d’une série d’attaques coordonnées. Les Gardiens de la Révolution ont qualifié ces tirs d’“opération ciblée et surprise”, sans fournir pour l’heure de précisions supplémentaires sur l’étendue des dégâts ou d’éventuelles victimes parmi les personnes présentes sur les lieux ciblés. 

De son côté, l’État israélien n’a pas encore confirmé de manière indépendante les détails de ces allégations, et les autorités israéliennes n’ont publié aucune déclaration officielle immédiate sur d’éventuels dommages au bureau du Premier ministre ou à d’autres installations visées. 

Cette annonce intervient dans un contexte de tensions militaires accrues entre l’Iran et Israël, liées à une série d’escalades récentes au Moyen-Orient, notamment des frappes de part et d’autre impliquant des missiles et des opérations aériennes. 

Les autorités iraniennes n’ont pas encore fourni d’informations indépendantes confirmant la situation précise de M. Netanyahu ou du commandant de l’armée de l’air israélienne, et le calme reste précaire dans la région en attendant de possibles réactions diplomatiques ou militaires.

 

LNT

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Guerre en Iran, “Sheikh Mat” https://lnt.ma/guerre-en-iran-sheikh-mat/ Mon, 02 Mar 2026 00:00:54 +0000 https://lnt.ma/?p=542514 Personne ne peut dire qu’on ne l’avait pas vu venir. Depuis des mois, les signaux s’accumulaient, les positions se durcissaient, et les négociations avec l’Iran servaient moins de processus diplomatique sincère que de cadre narratif pour légitimer l’inévitable. Ce week-end, l’inévitable a eu lieu. Les États-Unis et Israël ont déclaré la guerre à l’Iran. Et […]

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Personne ne peut dire qu’on ne l’avait pas vu venir. Depuis des mois, les signaux s’accumulaient, les positions se durcissaient, et les négociations avec l’Iran servaient moins de processus diplomatique sincère que de cadre narratif pour légitimer l’inévitable. Ce week-end, l’inévitable a eu lieu. Les États-Unis et Israël ont déclaré la guerre à l’Iran. Et comme toujours dans ce Moyen-Orient qui ne respire plus, l’événement est à la fois brutal dans sa forme et parfaitement cohérent dans sa logique.

Pour comprendre ce qui se joue, il faut commencer par où la carte se lit le mieux : le détroit d’Ormuz. Ce couloir minuscule, vingt-et-un kilomètres de large à son point le plus étroit, concentre à lui seul près de 20% de la production mondiale de pétrole, dont celle des Émirats et de l’Arabie saoudite. Surtout, la Chine y fait transiter pas moins de 45% de sa consommation énergétique.

L’Iran, pays riverain, en est le gardien naturel et potentiellement le verrou. Après l’épisode vénézuélien, il ne faut pas être grand clerc pour saisir que Washington est engagé dans une séquence de sécurisation systématique des ressources stratégiques mondiales. Le pétrole du Golfe, comme celui d’Amérique latine, est trop précieux pour rester dans des mains que l’Oncle Sam juge peu fréquentables.

Il faut dire aussi que le calendrier intérieur américain n’était pas anodin. L’affaire Epstein, que l’administration s’évertuait à minimiser, continuait de polluer l’agenda médiatique avec une constance que les communicants de la Maison-Blanche ont eu beaucoup de mal à contenir. Les auditions du Congrès, dont celle caricaturale à souhait de l’Attorney General, les comparutions médiatisées du couple Clinton, les “excuses” de Bill Gates, l’arrestation du Prince Andrew, la démission fracassante du patron du Forum de Davos, autant de déflagrations qui ont agité l’opinion sans produire, curieusement, la cascade de mises en accusation que des révélations de cette ampleur auraient dû normalement engendrer. Dans ce contexte, une opération militaire d’envergure présente l’avantage immédiat de recalibrer l’agenda. Ce n’est jamais une coïncidence.

Pour Israël, c’est une autre histoire, bien plus ancienne et bien plus existentielle. L’Iran a fait de la destruction de l’État hébreu une profession de foi, de Khomeini à Khamenéï, sans jamais en démordre. Mais au-delà de la rhétorique, l’objectif de Tel Aviv en frappant Téhéran à travers cet accord avec Washington n’est pas seulement de neutraliser un adversaire direct, c’est de couper la tête du serpent pour décapiter tout l’écosystème qu’il finance. Le Hezbollah, principal bras armé de l’Iran dans la région, se retrouve ainsi orphelin de son parrain, du moins pour un temps. Au Liban comme dans la bande de Gaza, ce repositionnement offre à Israël des marges de manœuvre qu’il n’avait pas depuis des années.

Par ailleurs, les fissures du front intérieur iranien étaient déjà visibles. Les attaques ciblées des mois précédents, combinées au soutien apparent aux mouvements contestataires réprimés dans le sang fin 2025, avaient considérablement affaibli un régime qui, comme toutes les dictatures, présentait un front extravagant de cohésion face à l’ennemi tout en étant érodé de l’intérieur.

Dans la grande fracture entre monde sunnite et monde chiite qui structure depuis des siècles la géopolitique de la région, la mise à genoux de Téhéran ne provoque aucun déchiroir chez les capitales arabes alliées des États-Unis. C’est au contraire un soulèvement discret de la tête. Riyàd, Abu Dhabi, le Caire avaient leurs propres contentieux avec l’Iran, ses proxies, ses ambitions hégémoniques régionales. Pour ces pays, l’opération américano-israélienne fait une partie du travail qu’ils n’auraient pas pu ou voulu faire eux-mêmes.

Certains s’insurgent, à raison, de cet unilatéralisme. Mais l’unilatéralisme est mort depuis longtemps ; il était simplement en observation dans quelques discours d’amphithéâtres multilatéraux. Quand la Russie dénonce l’illégalité au regard du droit international, on aurait envie de lui rappeler ce qu’elle fait en Ukraine depuis des années. Quand la Chine plaide pour le respect des souverainetés, on pense à Taiwan, à la mer de Chine méridionale. Et le Conseil de sécurité de l’ONU, paralysé par ses droits de véto n’est plus qu’une scène de théâtre où de grandes puissances déclarent leurs bonnes intentions avant d’aller faire ce qu’elles avaient décidé de faire. La guerre en Irak, les annexions russes dans le Caucase et en mer Noire l’ont prouvé par le passé. L’épisode iranien le confirme aujourd’hui.

Pour le Maroc, le contexte n’est pas neutre non plus. En 2018, Rabat avait rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran, après avoir documenté le soutien explicite de l’Iran à la RASD et au Polisario, avec le relais du Hezbollah et la complicité affichée de la Mouradia d’Alger. L’Iran qualifiait conjointement avec nos voisins le Maroc de “puissance occupante” sur son propre territoire saharien. L’affaiblissement du régime iranien n’est donc pas, pour Rabat, une abstraction géopolitique.

Il reste pourtant une question que personne ne peut esquiver, celle de ce qui vient après. Les épisodes d’intervention militaire dans cette région du monde ont une longue et douloureuse tradition de lendemains qui déchantent. L’Irak en 2003 en est la leçon la plus cuisante. Détruire un régime est infiniment plus simple qu’assurer la transition qui suit. Ce qu’il faut donc espérer maintenant, c’est que l’escalade régionale reste contenue et que, dans ce tumulte, le peuple iranien soit enfin le grand gagnant de l’équation.

Après plus de cinquante ans de dictature théocratique, de privations, de répression et de sanctions occidentales qui ont appauvri et étouffé une nation aux apports civilisationnels parmi les plus anciens de l’humanité, les Iraniens méritent mieux que d’être le simple terrain de jeu des ambitions des autres. Pourvu, que les femmes iraniennes retrouvent leur liberté. Que les emprisonnés, les exécutés, les exilés, soient enfin réhabilités. Que ce grand peuple se retrouve, lui-même, hors du joug de ses geôliers.

Il y a une ironie cruelle dans tout cela, que l’Histoire retiendra peut-être. Les échecs ont été inventés en Perse et c’est de là que vient l’expression “Sheikh Mat” (le roi est mort) qui a traversé les siècles pour devenir l’“échec et mat” que le monde entier connaît. Avec la mort de Khamenei, le plateau est renversé. Reste à savoir qui ramassera les pièces, et dans quel ordre.

Zouhair Yata

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Gaza: la FIFA lance un vaste projet footballistique pour promouvoir la paix https://lnt.ma/gaza-la-fifa-lance-un-vaste-projet-footballistique-pour-promouvoir-la-paix/ Fri, 20 Feb 2026 10:34:47 +0000 https://lnt.ma/?p=541992 Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a annoncé, jeudi à Washington, un partenariat avec le Conseil de paix en vue de créer un « écosystème de football complet » à Gaza dans le but de promouvoir « la paix, la dignité et l’espoir ». L’annonce a été faite lors de la réunion inaugurale du Conseil de paix, tenue […]

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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a annoncé, jeudi à Washington, un partenariat avec le Conseil de paix en vue de créer un « écosystème de football complet » à Gaza dans le but de promouvoir « la paix, la dignité et l’espoir ».

L’annonce a été faite lors de la réunion inaugurale du Conseil de paix, tenue sous la présidence du Président Donald Trump, avec la participation des Chefs d’Etats et de Gouvernements et les ministres des affaires étrangères d’une cinquantaine de pays, dont le Maroc.

Le projet prévoit la construction de 50 mini-terrains FIFA Arena à 50.000 dollars chacun, cinq terrains de taille réglementaire à 1 million de dollars chacun, une académie FIFA à 15 millions de dollars et un stade national d’un coût estimé à 50 millions de dollars, selon la FIFA.

Ces investissements permettront de créer un écosystème footballistique complet destiné à soutenir les communautés et les générations futures, illustrant ainsi l’engagement commun du Conseil de paix et de la FIFA pour la paix, a assuré Gianni Infantino.

« Le football est le langage universel du monde. Il est parlé par six milliards de personnes (…) Il est synonyme d’espoir, de joie, de bonheur, de rassemblement et d’unité mondiale », a fait observer le président de la FIFA, se disant fier et heureux d’annoncer ce partenariat avec le Conseil de paix.

La FIFA souhaite apporter sa contribution aux efforts visant à soutenir la paix car « nous ne devons pas nous contenter de reconstruire des maisons, des écoles, des hôpitaux ou des routes (…) Nous devons également reconstruire et renforcer les émotions, l’espoir et la confiance des gens », a-t-il dit, ajoutant que « c’est justement ce que représente le football ».

D’après lui, la création d’un écosystème footballistique à Gaza soutiendra la création de ligues au niveau régional, amateur et chez les jeunes, renforçant ainsi l’engagement communautaire, tant sur le terrain qu’en dehors.

« Elle générera également diverses opportunités professionnelles, soutenant le développement des talents locaux, non seulement sur le terrain, mais dans tous les domaines qui font vivre le football », a relevé M. Infantino.

La mission initiale du Conseil de paix est d’œuvrer à la reconstruction de la bande de Gaza, mais le président américain l’a doté d’une vocation plus large visant la résolution des conflits dans le monde.

 

LNT avec Map

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L’Iran défend « son droit » à l’enrichissement nucléaire après une mise en garde de Washington https://lnt.ma/liran-defend-son-droit-a-lenrichissement-nucleaire-apres-une-mise-en-garde-de-washington/ Thu, 19 Feb 2026 10:41:18 +0000 https://lnt.ma/?p=541963 L’Iran a réaffirmé jeudi son “droit” à l’enrichissement nucléaire, au lendemain d’une mise en garde américaine évoquant “de nombreuses raisons” de frapper le pays en cas d’échec des pourparlers en cours. “La base de l’industrie nucléaire, c’est l’enrichissement”, a déclaré le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, assurant que le programme iranien […]

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L’Iran a réaffirmé jeudi son “droit” à l’enrichissement nucléaire, au lendemain d’une mise en garde américaine évoquant “de nombreuses raisons” de frapper le pays en cas d’échec des pourparlers en cours.

“La base de l’industrie nucléaire, c’est l’enrichissement”, a déclaré le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, assurant que le programme iranien progresse dans le respect des règles de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et qu’aucun pays ne peut priver Téhéran de ce droit à des fins pacifiques.

Mercredi, la Maison Blanche a exhorté l’Iran à conclure un accord, après une deuxième session de discussions indirectes à Genève, reprises le 6 février via une médiation omanaise. “L’Iran serait bien avisé de conclure un accord avec le président Trump”, a déclaré la porte-parole Karoline Leavitt, affirmant que Washington empêchera Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire “d’une manière ou d’une autre”.

Dans un contexte de renforcement du dispositif militaire américain dans le Golfe, avec notamment le déploiement de deux porte-avions, des médias américains ont évoqué la préparation d’options militaires, sans décision finale annoncée à ce stade.

Les discussions, gelées en juin après une brève confrontation militaire entre l’Iran et Israël, restent marquées par de profondes divergences. Washington exige notamment l’arrêt de l’enrichissement et l’inclusion du programme balistique iranien dans un éventuel accord, tandis que Téhéran limite les négociations au nucléaire et réclame la levée des sanctions.

L’Iran, qui nie vouloir se doter de l’arme atomique, a mis en garde contre toute tentative de lui “imposer” des conditions, menaçant de riposter à une éventuelle attaque.

 

LNT avec Afp

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L’Iran se prépare à des pourparlers avec Washington, Trump maintient la menace d’une intervention https://lnt.ma/liran-se-prepare-a-des-pourparlers-avec-washington-trump-maintient-la-menace-dune-intervention/ Tue, 03 Feb 2026 14:05:33 +0000 https://lnt.ma/?p=540904 Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a annoncé mardi avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères pour des négociations directes avec les Etats-Unis, mais a rejeté d’emblée toutes « demandes déraisonnables », Donald Trump menaçant à nouveau Téhéran de « mauvaises choses » en cas d’échec de la diplomatie. Une source arabe proche du dossier a indiqué à l’AFP que […]

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Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a annoncé mardi avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères pour des négociations directes avec les Etats-Unis, mais a rejeté d’emblée toutes « demandes déraisonnables », Donald Trump menaçant à nouveau Téhéran de « mauvaises choses » en cas d’échec de la diplomatie.

Une source arabe proche du dossier a indiqué à l’AFP que ces discussions, organisées grâce à la médiation de l’Egypte, du Qatar, d’Oman et de la Turquie, auraient « probablement » lieu vendredi, en Turquie.

Si le dialogue aboutit, « super ». Mais si non, « de mauvaises choses se produiraient probablement », a prévenu lundi le président américain, qui a envoyé des navires de guerre dans la région et échange ces derniers jours les menaces avec la République islamique.

M. Pezeshkian a annoncé sur X avoir mandaté le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, pour des négociations directes et « équitables » avec les Etats-Unis, « à condition qu’existe un environnement approprié, sans menaces ni demandes déraisonnables ».

Selon le site américain Axios et l’agence iranienne Tasnim, M. Araghchi ferait face à Steve Witkoff, l’émissaire de M. Trump.

Les pays médiateurs aident notamment à finaliser le cadre de pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran – qui n’ont pas relation diplomatique directe depuis quatre décennies -, a expliqué lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

« Les efforts diplomatiques se « poursuivent de manière très intense », a affirmé le Qatar mardi.

– « Libérer les prisonniers » –

La pression s’accentue sur la République islamique depuis qu’elle a écrasé dans le sang début janvier un vaste mouvement de contestation, déclenché au départ par des manifestations contre le coût de la vie.

Mardi, Paris a estimé que les discussions irano-américaines devraient viser d’abord à « mettre fin à cette répression », qui a fait des milliers de morts selon les ONG de défense des droits. La diplomatie française a aussi appelé à « libérer les prisonniers, rétablir les communications, rendre sa liberté au peuple iranien » avant de « traiter des questions du nucléaire, des missiles, du soutien aux organisations terroristes ».

L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a recensé plus de 50.000 personnes arrêtées, et a pu confirmer 6.854 morts dans la mobilisation, en grande majorité des manifestants.

– « Pas d’armes nucléaires » –

Les pays occidentaux accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément. Des négociations entre les deux pays s’étaient tenues au printemps 2025, avant la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël, mais avaient notamment achoppé sur la question de l’enrichissement d’uranium.

Les Etats-Unis demandaient que l’Iran y renonce totalement, ce à quoi Téhéran se refuse, invoquant son droit au nucléaire civile en vertu du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont il est signataire.

« Le président Trump dit +pas d’armes nucléaires+ et nous sommes tout à fait d’accord avec ce point. (…) en contrepartie, nous attendons une levée des sanctions. Cet accord est donc possible. Ne parlons pas de choses impossibles », a insisté dimanche sur CNN M. Araghchi, dont le pays a aussi exclu de discuter de ses capacités de défense et balistiques.

La République islamique avait conclu en 2015 un accord encadrant strictement ses activités nucléaires, mais celui-ci était devenu caduc après un retrait unilatéral américain ordonné par Donald Trump lors de son premier mandat en 2018.

Mardi matin, un important incendie s’est par ailleurs déclaré dans un bazar de l’ouest de Téhéran selon un média local, mais sa cause n’est pour l’heure pas connue.

 

LNT avec Afp

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Après une mise en garde d’Ali Khamenei, Donald Trump dit espérer un accord avec l’Iran https://lnt.ma/apres-une-mise-en-garde-dali-khamenei-donald-trump-dit-esperer-un-accord-avec-liran/ Mon, 02 Feb 2026 08:24:00 +0000 https://lnt.ma/?p=540778 Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche espérer parvenir à un accord avec l’Iran, au lendemain d’une mise en garde du guide suprême iranien Ali Khamenei contre le risque d’une « guerre régionale » en cas d’attaque américaine. Ces déclarations croisées interviennent dans un contexte de fortes tensions diplomatiques, de pression militaire accrue dans […]

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Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche espérer parvenir à un accord avec l’Iran, au lendemain d’une mise en garde du guide suprême iranien Ali Khamenei contre le risque d’une « guerre régionale » en cas d’attaque américaine. Ces déclarations croisées interviennent dans un contexte de fortes tensions diplomatiques, de pression militaire accrue dans le Golfe et de fragilité persistante sur les marchés énergétiques.

« J’espère qu’on va trouver un accord », a affirmé Donald Trump, soulignant que la voie diplomatique restait, selon lui, préférable à une confrontation directe. Tout en laissant entendre que Washington se préparait à toutes les options, le président américain a ajouté que l’absence d’accord ouvrirait une phase d’incertitude majeure. Cette prise de position a été interprétée comme un signal d’apaisement relatif après plusieurs semaines de discours plus offensifs à l’égard de Téhéran.

Quelques heures plus tôt, Ali Khamenei avait averti que toute action militaire américaine contre l’Iran entraînerait une escalade dépassant les frontières nationales. « Les Américains doivent savoir que s’ils déclenchent une guerre, cette fois-ci ce sera une guerre régionale », a-t-il déclaré. Le guide suprême a également qualifié les récentes manifestations ayant secoué le pays de « véritable coup d’État », accusant les protestataires d’attaques contre les forces de sécurité, des bâtiments publics et des lieux de culte, et affirmant que cette tentative avait échoué.

Sur le plan économique, ces signaux contradictoires ont eu un impact immédiat sur les marchés. Les cours du pétrole ont reculé de plus de 3 % lors des premiers échanges en Asie, les investisseurs anticipant une possible désescalade des tensions et une moindre probabilité de perturbations majeures de l’approvisionnement énergétique mondial. Cette baisse intervient après plusieurs semaines de volatilité, alimentées par les craintes d’un conflit élargi au Moyen-Orient.

La situation intérieure iranienne reste toutefois marquée par un lourd bilan humain. Selon l’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), plus de 42.000 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement de contestation. L’organisation affirme avoir confirmé 6.842 morts, en majorité des manifestants, tout en indiquant que plus de 17.000 décès supplémentaires sont en cours de vérification. Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes, mais soutiennent que la majorité des victimes seraient des membres des forces de sécurité ou des civils tués lors d’actes qu’elles qualifient de terroristes.

Dans ce contexte tendu, la libération sous caution d’Erfan Soltani, un jeune manifestant de 26 ans devenu une figure emblématique de la contestation, a été perçue comme un signal contrasté. Arrêté au plus fort des manifestations en janvier, il avait suscité de vives inquiétudes internationales quant à un risque d’exécution. Les autorités iraniennes ont toutefois démenti qu’il encourait la peine capitale pour les chefs d’accusation retenus contre lui.

Sur le plan diplomatique, les positions restent mouvantes. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a indiqué que des pays de la région jouaient un rôle d’intermédiaires afin de rétablir un minimum de confiance avec Washington. Il a évoqué la possibilité de discussions si les États-Unis s’engageaient en faveur d’un « accord juste et équitable » garantissant l’absence d’armes nucléaires iraniennes, une accusation que Téhéran continue de rejeter.

Parallèlement, l’Union européenne a récemment inscrit les Gardiens de la Révolution sur sa liste des organisations terroristes, accusant cette force d’avoir orchestré la répression du mouvement de protestation. En réponse, le Parlement iranien a adopté une résolution symbolique qualifiant les armées européennes de « groupes terroristes », illustrant la dégradation du climat politique entre Téhéran et les capitales occidentales.

LNT avec AFP

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Trump affirme que l’Iran veut « négocier » alors que la contestation s’intensifie et que le bilan humain s’alourdit https://lnt.ma/trump-affirme-que-liran-veut-negocier-alors-que-la-contestation-sintensifie-et-que-le-bilan-humain-salourdit/ Mon, 12 Jan 2026 08:23:20 +0000 https://lnt.ma/?p=540020 Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l’Iran souhaitait « négocier » avec Washington, alors que la République islamique est confrontée à un vaste mouvement de contestation marqué par un alourdissement rapide du bilan humain. À bord de l’avion présidentiel Air Force One, le chef de l’exécutif américain a indiqué qu’une rencontre avec […]

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Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l’Iran souhaitait « négocier » avec Washington, alors que la République islamique est confrontée à un vaste mouvement de contestation marqué par un alourdissement rapide du bilan humain. À bord de l’avion présidentiel Air Force One, le chef de l’exécutif américain a indiqué qu’une rencontre avec des responsables iraniens était « en cours de préparation », tout en laissant planer la possibilité d’options militaires.

Donald Trump a estimé que les autorités iraniennes étaient en train de dépasser la « ligne rouge » qu’il avait fixée en matière de répression des manifestations, évoquant l’augmentation du nombre de morts parmi les protestataires. Il a précisé que l’armée américaine étudiait des « options très fortes », sans en détailler la nature.

Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 192 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement. L’organisation avertit toutefois que ce chiffre pourrait être bien plus élevé, dénonçant un « massacre » et un « crime majeur contre le peuple iranien ». L’IHR fait également état de plus de 2.600 arrestations à travers le pays.

La contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, à l’initiative de commerçants dénonçant la cherté de la vie. Elle s’est rapidement étendue à d’autres villes, devenant l’un des plus grands défis politiques pour la République islamique depuis sa proclamation en 1979. En réaction, les autorités ont imposé une coupure quasi totale d’internet, toujours en vigueur plus de 72 heures après sa mise en place, selon l’ONG Netblocks.

Peu après ses déclarations sur une éventuelle négociation, Donald Trump a indiqué que Téhéran avait pris contact la veille pour discuter, ajoutant qu’une rencontre était en préparation. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a toutefois averti que l’Iran riposterait à toute frappe américaine en ciblant des sites militaires et les voies de transport maritime des États-Unis.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, a exhorté les forces armées et de sécurité iraniennes à « se tenir aux côtés du peuple ». Cette prise de position intervient alors que les autorités iraniennes ont décrété trois jours de deuil national pour les « martyrs de la résistance », terme utilisé notamment pour désigner les membres des forces de sécurité tués lors des affrontements.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a, pour sa part, appelé la population à participer à une « marche de résistance » à l’échelle nationale, afin de dénoncer ce qu’il qualifie de violences commises par des « criminels terroristes urbains ». La télévision d’État a diffusé des images de bâtiments incendiés, dont une mosquée, ainsi que des funérailles de membres des forces de l’ordre.

Sur le terrain, les autorités tentent de montrer un retour progressif au calme. Le gouverneur de Téhéran a affirmé que le nombre de manifestations était en baisse et la télévision publique a diffusé des images de circulation fluide dans la capitale. Toutefois, de nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, parfois via des connexions satellitaires, montrent encore d’importants rassemblements dans plusieurs villes, dont Téhéran et Machhad.

Des images authentifiées montrent également des dizaines de corps enveloppés dans des sacs devant une morgue de la capitale, ainsi que des proches à la recherche de personnes disparues. Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI) a indiqué que les hôpitaux étaient saturés par l’afflux de blessés et que les réserves de sang s’amenuisaient.

À Téhéran, un journaliste de l’AFP a décrit une vie quotidienne presque paralysée, marquée par la fermeture de nombreux commerces et la rareté des déplacements. En parallèle, des manifestations de solidarité ont rassemblé des milliers de personnes dans plusieurs capitales européennes, notamment à Paris, Londres et Vienne, tandis qu’à Istanbul, la police a empêché des manifestants de s’approcher du consulat iranien.

LNT avec AFP

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Trente-sept ONG menacées par Israël d’interdiction d’accès à Gaza, l’ONU et l’UE protestent https://lnt.ma/trente-sept-ong-menacees-par-israel-dinterdiction-dacces-a-gaza-lonu-et-lue-protestent/ Wed, 31 Dec 2025 15:00:11 +0000 https://lnt.ma/?p=539748 Trente-sept organisations humanitaires sont menacées d’interdiction d’accès à Gaza dès jeudi, si elles ne transmettent pas d’ici là aux autorités israéliennes le nom de leurs employés palestiniens, une mesure dénoncée par l’ONU et l’Union européenne. Un porte-parole du ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme a donné ce chiffre à l’AFP […]

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Trente-sept organisations humanitaires sont menacées d’interdiction d’accès à Gaza dès jeudi, si elles ne transmettent pas d’ici là aux autorités israéliennes le nom de leurs employés palestiniens, une mesure dénoncée par l’ONU et l’Union européenne.

Un porte-parole du ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme a donné ce chiffre à l’AFP mercredi et publié la liste des ONG visées. Parmi elles figurent Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council, Care, World Vision et Oxfam.

« Ils ne veulent pas remettre la liste de leurs employés palestiniens parce qu’ils savent, comme nous le savons, que certains d’entre eux sont impliqués dans le terrorisme ou liés au Hamas », a accusé Gilad Zwick.

Ces organisations « auraient pu régler cela » mais « n’ont rien fait depuis dix mois. Et ce n’est pas un hasard ».

Les ONG peuvent encore s’exécuter d’ici minuit mercredi (22h00 GMT) pour échapper à l’interdiction. Mais « je doute fortement qu’elles fassent soudainement en moins de 12 heures ce qu’elles n’ont pas fait en dix mois, a-t-il ajouté.

– « Pas de passe-droit » –

« Elles devront satisfaire pleinement et clairement à tous les critères établis. Pas de passe-droit, pas de combine ».

Peu auparavant, l’Union européenne a averti Israël que cette suspension empêcherait l’acheminement d’une aide vitale sur un territoire dévasté par deux ans de guerre.

« Tous les obstacles à l’accès (de l’aide) humanitaire doivent être levés », a écrit la commissaire européenne Hadja Lahbib sur X.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a de son côté appelé les Etats à exiger d’Israël un changement de cap, jugeant que « de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza ».

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre dans le territoire palestinien.

Pour les autorités israéliennes, la nouvelle règlementation vise à empêcher des « acteurs hostiles ou des soutiens du terrorisme » d’opérer.

Mardi, elles ont également précisé que « les actes de délégitimation d’Israël, les poursuites judiciaires contre des soldats de Tsahal (armée israélienne, NDLR), la négation de la Shoah ainsi que la négation des événements du 7 octobre (constituaient) des motifs de retrait de licence ».

– « Précédent dangereux » –

Le ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme accuse nommément MSF d’avoir employé des individus « entretenant des liens avec des organisations terroristes ».

Contactée par l’AFP, l’ONG a répondu mardi qu’elle « n’emploierait jamais sciemment des personnes engagées dans des activités militaires » et assuré « poursuivre le dialogue » avec les autorités.

Mardi, les ministres des Affaires étrangères de dix pays, dont la France et le Royaume-Uni, avaient déjà exhorté Israël à « garantir un accès » à l’aide dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire demeure « catastrophique ».

« Nous espérons que cela marquera la fin de la guerre », déclare une Gazaouie. Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025 à Gaza, après deux années d’une guerre meurtrière entre l’armée israélienne et le Hamas palestinien.

Dans un territoire qui compte plus de deux millions d’habitants, « 1,3 million de personnes ont toujours urgemment besoin d’un abri », avaient-ils déploré. « Plus de la moitié des établissements de santé ne fonctionnent que partiellement » et la majorité de la population (1,6 million de personnes) est confrontée à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë ».
Selon un message sur X de l’ambassadrice d’Israël en Belgique, Idit Rosenzweig-Abu, « 104 organisations ont déposé une demande d’enregistrement (…). Seules 9 ont été rejetées. 37 n’ont pas achevé la procédure ».

La question de l’aide et de son utilisation est extrêmement sensible depuis le début de la guerre. En 2024, Israël avait déjà interdit à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d’opérer sur son sol, accusant certains de ses employés de participation à l’attaque du 7-Octobre.

Le patron de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié mercredi la réglementation israélienne de « dangereux précédent ». Selon lui, « ces restrictions s’inscrivent dans un schéma préoccupant de mépris du droit international humanitaire et de multiplication des obstacles aux opérations d’aide ».

Selon le Cogat, l’organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, 4.200 camions d’aide entrent en moyenne à Gaza chaque semaine, soit environ 600 par jour, conformément à l’accord de cessez-le-feu.

Mais seuls 100 à 300 transportent de l’aide humanitaire, selon des ONG et les Nations unies.

LNT avec AFP

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Trump reçoit le président syrien, une rencontre historique pour consacrer leur alliance https://lnt.ma/trump-recoit-le-president-syrien-une-rencontre-historique-pour-consacrer-leur-alliance/ Mon, 10 Nov 2025 13:04:55 +0000 https://lnt.ma/?p=537337 Donald Trump reçoit lundi à la Maison Blanche Ahmad al-Chareh, marquant une première historique pour un chef d’État syrien depuis l’indépendance du pays en 1946. Pour l’ancien jihadiste devenu président intérimaire, cette visite consacre son retour sur la scène internationale et son pays sort de l’isolement après moins d’un an au pouvoir. Arrivé samedi à […]

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Donald Trump reçoit lundi à la Maison Blanche Ahmad al-Chareh, marquant une première historique pour un chef d’État syrien depuis l’indépendance du pays en 1946. Pour l’ancien jihadiste devenu président intérimaire, cette visite consacre son retour sur la scène internationale et son pays sort de l’isolement après moins d’un an au pouvoir.

Arrivé samedi à Washington avec son ministre des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, M. Chareh a déjà rencontré dimanche la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, afin de discuter des « potentiels domaines de coopération » pour soutenir le développement économique syrien, selon la présidence syrienne. Après treize ans de guerre civile, la Syrie cherche à mobiliser des fonds pour sa reconstruction, estimée à plus de 216 milliards de dollars par la Banque mondiale.

Au cours de cette visite, Damas devrait signer un accord pour rejoindre la coalition internationale antijihadiste menée par les États-Unis, une priorité confirmée par une source diplomatique syrienne. Les Américains prévoient également d’établir une base militaire près de Damas « pour coordonner l’aide humanitaire et observer les développements entre la Syrie et Israël », selon une autre source diplomatique.

Cette rencontre « ouvre un nouveau chapitre dans la politique américaine au Moyen-Orient », estime Nick Heras, analyste au New Lines Institute for Strategy and Policy. Vendredi, les États-Unis ont retiré M. Chareh de la liste noire des terroristes. Depuis 2017 et jusqu’à décembre dernier, le FBI proposait une récompense de 10 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation, en raison de son passé au sein de Hayat Tahrir al-Sham, ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda. Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a levé les sanctions contre le dirigeant syrien, saluant son engagement à « lutter contre le terrorisme ».

Depuis sa prise de pouvoir, M. Chareh a multiplié les ouvertures vers l’Occident et les pays de la région, dont Israël, avec lequel la Syrie est théoriquement en guerre. Donald Trump avait déjà rencontré le dirigeant syrien en mai dans le Golfe. Selon Nick Heras, cette visite à la Maison Blanche a pour objectif de présenter M. Chareh non plus comme un terroriste, mais comme un dirigeant « pragmatique et flexible » capable de faire de la Syrie un pilier stratégique régional sous la direction américaine et saoudienne. Le président syrien cherche également la « bénédiction » de Trump pour débloquer des milliards de dollars destinés à la reconstruction et à la consolidation de son contrôle sur le pays.

Cette coopération avec Washington pourrait accentuer le déséquilibre entre Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement kurdes, qui contrôlent le nord-est du pays où sont stationnées la majorité des troupes américaines. L’ouverture d’une base américaine à l’aéroport militaire de Mazzeh, près de Damas, changerait la donne, alors que les négociations pour intégrer les FDS dans l’armée syrienne avancent lentement.

Trump et Chareh devraient également discuter des pourparlers engagés avec Israël en vue d’un accord de sécurité, permettant à l’État hébreu de se retirer des zones du sud occupées après la chute de Bachar al-Assad. En mai, le président américain avait déjà encouragé la Syrie à rejoindre les accords d’Abraham, qui avaient conduit plusieurs pays arabes à reconnaître Israël en 2020.

LNT avec AFP

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La Turquie réunit ses partenaires musulmans autour de Gaza https://lnt.ma/la-turquie-reunit-ses-partenaires-musulmans-autour-de-gaza/ Mon, 03 Nov 2025 09:33:25 +0000 https://lnt.ma/?p=536870 Istanbul accueillera lundi une réunion des ministres des Affaires étrangères de sept pays musulmans, organisée par la Turquie, afin de peser sur l’avenir de Gaza et de répondre à la situation sécuritaire et humanitaire toujours précaire dans la bande palestinienne, malgré le cessez-le-feu en vigueur. Les délégations de Turquie, Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, […]

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Istanbul accueillera lundi une réunion des ministres des Affaires étrangères de sept pays musulmans, organisée par la Turquie, afin de peser sur l’avenir de Gaza et de répondre à la situation sécuritaire et humanitaire toujours précaire dans la bande palestinienne, malgré le cessez-le-feu en vigueur. Les délégations de Turquie, Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Jordanie, Pakistan et Indonésie participeront à cette rencontre diplomatique de haut niveau.

Cette initiative intervient quelques semaines après que ces mêmes ministres ont été reçus par l’ancien président américain Donald Trump en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. M. Trump avait présenté six jours plus tard son plan visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza, qui a été suivi, le 10 octobre, par l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile, mettant fin à deux ans de guerre dévastatrice déclenchée par Israël à la suite d’une attaque inédite du Hamas sur son territoire.

En amont de la réunion de lundi, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a reçu samedi à Istanbul une délégation du bureau politique du Hamas, conduite par Khalil al-Hayya, négociateur en chef du mouvement islamiste palestinien. Lors d’un forum à Istanbul, M. Fidan a insisté sur la nécessité de « mettre fin au massacre à Gaza » et a souligné qu’un simple cessez-le-feu ne suffisait pas, réaffirmant son soutien à une solution à deux États.

Le chef de la diplomatie turque a également appelé à la reconnaissance du droit des Palestiniens à gouverner Gaza et à agir avec prudence, tout en plaidant pour la mise en place de mécanismes permettant aux Palestiniens d’assurer la sécurité et la gouvernance du territoire. Ankara entend par ailleurs renforcer l’aide humanitaire destinée aux habitants de Gaza, confrontés à des conditions de vie extrêmement difficiles.

Ces efforts diplomatiques d’Ankara, qui multiplie les contacts avec les pays de la région et tente de tempérer la position pro-israélienne des États-Unis, sont toutefois perçus avec méfiance par Israël, qui reproche à la Turquie sa proximité avec le Hamas. Les autorités israéliennes ont réaffirmé à plusieurs reprises leur opposition à la participation turque à la force internationale de stabilisation prévue à Gaza dans le cadre du plan de Donald Trump. Cette force, composée principalement de troupes de pays arabes et musulmans, doit se déployer progressivement à Gaza à mesure que l’armée israélienne s’en retire, et seuls des pays jugés « impartiaux » pourront y participer, selon le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar.

La méfiance israélienne à l’égard de la Turquie se manifeste également sur le terrain : une équipe de secouristes turcs dépêchée pour participer à la recherche de corps, y compris israéliens, dans les ruines de Gaza, attendait toujours en fin de semaine dernière l’autorisation d’entrer sur le territoire palestinien, selon Ankara.

Cette rencontre d’Istanbul sera observée de près par la communauté internationale, alors que la région reste sous tension et que la reconstruction et la stabilisation de Gaza représentent un enjeu majeur pour la paix et la sécurité au Moyen-Orient.

LNT avec AFP 

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Israël et le Hamas concluent un accord de cessez-le-feu à Gaza sous médiation américaine https://lnt.ma/israel-et-le-hamas-concluent-un-accord-de-cessez-le-feu-a-gaza-sous-mediation-americaine/ Thu, 09 Oct 2025 08:46:40 +0000 https://lnt.ma/?p=535460 Après quatre jours de négociations intensives en Égypte, Israël et le Hamas sont parvenus jeudi à un accord de cessez-le-feu assorti d’un échange d’otages et de prisonniers, sous la pression du président américain Donald Trump. Cet accord, qui doit être signé dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, marque une étape majeure après deux années […]

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Après quatre jours de négociations intensives en Égypte, Israël et le Hamas sont parvenus jeudi à un accord de cessez-le-feu assorti d’un échange d’otages et de prisonniers, sous la pression du président américain Donald Trump. Cet accord, qui doit être signé dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, marque une étape majeure après deux années de massacre à Gaza.

Selon une source palestinienne proche des discussions, le texte prévoit la libération des otages encore vivants contre près de 2.000 prisonniers palestiniens détenus par Israël, parallèlement à des retraits progressifs de l’armée israélienne et à l’entrée massive d’aides humanitaires. Le Hamas a insisté sur l’acheminement quotidien d’au moins 400 camions d’aide durant les premiers jours de trêve, un volume appelé à croître.

Donald Trump a salué « un grand jour pour Israël » et s’est dit « fier d’annoncer qu’Israël et le Hamas ont tous deux accepté la première phase » de son plan, qui prévoit un cessez-le-feu, la libération des otages dans les 72 heures et un redéploiement israélien. Le président américain a évoqué une possible visite au Moyen-Orient dans les prochains jours.

Réactions contrastées en Israël et à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit réunir son cabinet pour ratifier l’accord. Il a promis de « ramener tous nos précieux otages », mais a répété que l’armée resterait dans une grande partie de la bande de Gaza et que le Hamas devait être désarmé.

Dans sa coalition, les divisions apparaissent. Le ministre d’extrême droite Bezalel Smotrich a annoncé qu’il voterait contre l’accord, estimant qu’il s’agissait d’un abandon du combat sans destruction totale du Hamas. Plusieurs alliés ultranationalistes de Netanyahu avaient déjà menacé de quitter le gouvernement si la guerre prenait fin sans victoire militaire décisive.

En Israël, l’annonce a toutefois provoqué des scènes de liesse à Tel-Aviv, notamment sur la place des Otages où familles et partisans se sont enlacés et ont allumé des bougies en hommage aux captifs.

À Gaza, et particulièrement à Khan Younès, des habitants sont descendus dans les rues, entre chants et applaudissements. « Dieu merci ! Malgré tous les morts et la perte d’êtres chers, nous sommes heureux aujourd’hui après l’annonce du cessez-le-feu », a confié à l’AFP Ayman al-Najjar, un Gazaoui venu célébrer devant l’hôpital Nasser.

Les détails de l’accord

Le plan présenté par la Maison-Blanche le 29 septembre repose sur quatre volets :

  • un cessez-le-feu immédiat,

  • l’échange otages–prisonniers dans un délai de 72 heures,

  • le retrait par étapes de l’armée israélienne de Gaza,

  • et l’engagement à un processus de désarmement du Hamas.

Si le mouvement palestinien a accepté de libérer les otages et exige le retrait total israélien, il n’a pas confirmé son adhésion au volet du désarmement. De son côté, Israël maintient que ce point est non négociable.

LNT avec AFP

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Bayt Mal Al-Qods: 2 millions de dollars de projets pour soutenir les familles palestiniennes https://lnt.ma/bayt-mal-al-qods-2-millions-de-dollars-de-projets-pour-soutenir-les-familles-palestiniennes/ Wed, 08 Oct 2025 09:40:54 +0000 https://lnt.ma/?p=535410 Une kyrielle de projets d’un budget avoisinant les 2 millions de dollars en faveur de la population palestinienne sont en cours d’exécution au cours du 4e trimestre de 2025, a annoncé mardi à Rabat, le directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui. S’exprimant à l’occasion de la rentrée […]

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Une kyrielle de projets d’un budget avoisinant les 2 millions de dollars en faveur de la population palestinienne sont en cours d’exécution au cours du 4e trimestre de 2025, a annoncé mardi à Rabat, le directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui.

S’exprimant à l’occasion de la rentrée sociale et économique 2025-2026 à Al-Qods, M. Cherkaoui a expliqué que l’Agence a commencé lundi l’exécution d’une série de projets au profit de familles dans plusieurs camps relevant du gouvernorat de la Ville Sainte, dont Kalandia, Al-Eizariya, Abu Dis, ainsi que dans les villes du nord-ouest du gouvernorat.

Ces projets touchent notamment à l’élevage ovin et bovin, à la production de fromages et de laitages, à la pâtisserie ainsi qu’à la couture, la broderie et l’esthétique, outre la distribution de kiosques polyvalents équipés, a-t-il précisé.

Les équipes de l’Agence distribueront également du matériel de collecte d’olives au profit des oléiculteurs maqdessis, dans le cadre de la campagne « Aouna », une initiative visant à renforcer le soutien accordé aux agriculteurs palestiniens dans le cadre du projet « Somoud », soutenu par l’Agence en partenariat avec plusieurs entités dont le ministère palestinien de l’Agriculture, le gouvernorat d’Al Qods et le Land Research Center (LRC) dans la Ville Sainte, a relevé M. Cherkaoui.

En dépit de conjoncture complexe, l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, relevant du Comité Al-Qods, a poursuivi ses actions en faveur des Palestiniens et leurs institutions à Al-Qods et dans certaines zones de Cisjordanie et de la bande de Gaza, a-t-il poursuivi, ajoutant que l’Agence, dans le cadre de son plan annuel, a lancé des projets pour 6,5 millions de dollars durant la période allant du 7 octobre 2023 au 30 juin 2025.

L’Agence adhéré aux efforts du Royaume afin de porter secours aux Gazaouis frères et lancé d’importantes initiatives dont les retombées bénéficieront à quelque 300 enfants amputés lors de guerre israélienne sur Gaza ainsi qu’à 500 orphelins des deux parents, outre le soutien au système éducatif et de santé mentale, a-t-il ajouté, en notant qu’afin de garantir l’efficacité des programmes et des projets, l’Agence se focalise sur l’amélioration de la gestion en adoptant le numérique comme solution stratégique, notamment après l’obtention de la certification « ISO » en matière de gestion des dons et de sécurité informatique.

De son côté, l’ambassadeur de Palestine au Maroc, Jamal Choubaki, a salué « le rôle important que joue l’Agence Bayt Mal Al Qods Acharif, sous les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al Qods, qui ne cesse de réaffirmer la nécessité de soutenir la résilience des Maqdessis ».

Ces efforts s’inscrivent dans le cadre d’un plan socio-économique de terrain visant l’autonomisation des populations de la Ville Sainte et le soutien aux agriculteurs et aux professionnels à travers des initiatives concrètes de développement, a souligné le diplomate palestinien.

A l’occasion du lancement la saison sociale et économique à Al Qods 2025-2026, une convention de financement de plusieurs projets a été signée entre l’Association marocaine d’appui à la reconstruction en Palestine et l’Agence Bayt Mal Al Qods Acharif, pour un coût global de six millions de dirhams.

Cette convention traduit le soutien constant du Royaume au peuple palestinien frère, a affirmé le président de l’Association marocaine d’appui à la reconstruction en Palestine, Mohamed Jamal Bouzidi, ajoutant que ces nouveaux projets de développement et d’action humanitaire visent à renforcer la résilience des Palestiniens sur leur terre, à autonomiser les catégories vulnérables et à améliorer les conditions de vie des populations d’Al Qods et de Gaza.

Cette convention porte sur le financement de projets générateurs de revenus au profit des groupes vulnérables, la récolte des olives en soutien aux agriculteurs des villages d’Al Qods, la distribution de paniers alimentaires dans la bande de Gaza, ainsi qu’un projet éducatif au profit des enfants de la bande, l’installation d’un camp pour les déplacés d’origine ou de nationalité marocaines à Gaza, outre une intervention d’urgence pour lutter contre les maladies dermatologiques dans les espaces accueillant les déplacés dans la bande.

 

LNT avec Map

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Le plan de paix de Trump pour Gaza accueilli avec prudence, son application très incertaine https://lnt.ma/le-plan-de-paix-de-trump-pour-gaza-accueilli-avec-prudence-son-application-tres-incertaine/ Wed, 01 Oct 2025 08:49:41 +0000 https://lnt.ma/?p=535126 L’application du « plan de paix » présenté par le président américain Donald Trump reste très incertaine, alors que le mouvement islamiste n’a pas encore réagi officiellement et qu’Israël apparaît profondément divisé, selon plusieurs observateurs internationaux. Selon une source palestinienne proche du Hamas citée mardi par l’AFP, le mouvement examine actuellement la proposition américaine, un processus qui […]

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L’application du « plan de paix » présenté par le président américain Donald Trump reste très incertaine, alors que le mouvement islamiste n’a pas encore réagi officiellement et qu’Israël apparaît profondément divisé, selon plusieurs observateurs internationaux.

Selon une source palestinienne proche du Hamas citée mardi par l’AFP, le mouvement examine actuellement la proposition américaine, un processus qui pourrait prendre « plusieurs jours ». Cette même source rappelle que le Hamas souhaite « un accord global » incluant la fin complète de la guerre, le retrait total d’Israël de la bande de Gaza, la levée du blocus instauré depuis 2007 et la reconstruction du territoire.

Le plan américain laisse toutefois en suspens plusieurs points cruciaux, notamment le calendrier du retrait israélien et le cadre du désarmement du Hamas, des sujets déjà au cœur des précédentes négociations. « Si ce plan est une base de discussion, le Hamas pourrait y répondre favorablement. Mais si c’est présenté comme un texte à prendre ou à laisser, le mouvement ne peut l’accepter en l’état », estime Hugh Lovatt, spécialiste du Moyen-Orient au Conseil européen des relations internationales (ECFR).

Selon l’expert, le Hamas a déjà laissé entendre qu’il pourrait envisager de ne plus gouverner Gaza après la guerre, ainsi qu’un processus de réduction de ses capacités militaires, à condition qu’un projet politique global mène à la fin du conflit israélo-palestinien. Mardi, Hossam Badran, membre de son bureau politique, a toutefois réaffirmé auprès de l’AFP « le droit à résister à l’occupation israélienne ».

L’analyste palestinien Iyad al-Qarra souligne de son côté le dilemme du Hamas : un rejet pur et simple du plan risquerait de le présenter comme l’obstacle à la paix internationale, tandis qu’une acceptation dans sa forme actuelle reviendrait, selon lui, à « légitimer la destruction de la résistance ».

Les ambiguïtés de Benjamin Netanyahu

Du côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué l’initiative américaine en apparaissant aux côtés de Donald Trump lors de l’annonce à la Maison Blanche. Mais dès le lendemain, dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux, il a affirmé que l’armée israélienne « resterait dans la majeure partie de la bande de Gaza », semblant ainsi contredire la disposition centrale du plan prévoyant un retrait progressif.

« Netanyahu tient un double discours : l’un destiné à la communauté internationale, l’autre à sa base électorale de droite en Israël », analyse Gayil Talshir, professeure de sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem. Lors de la présentation du plan, le Premier ministre avait déjà envisagé un possible échec, en avertissant que si le Hamas rejetait la proposition ou la torpillait, Israël « achèverait le travail par ses propres moyens ».

Certains observateurs estiment que M. Netanyahu pourrait voir dans un rejet du Hamas l’opportunité de se dégager d’un plan délicat, tout en rejetant sur ses adversaires la responsabilité de l’échec. Des familles d’otages détenus à Gaza et une partie de l’opposition israélienne l’accusent depuis des mois de freiner les efforts diplomatiques afin de prolonger le conflit pour des raisons politiques internes.

Les divisions de l’extrême droite israélienne

Le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël, compte dans sa coalition des alliés d’extrême droite qui rejettent catégoriquement toute fin de guerre avant l’élimination du Hamas. Ces partenaires refusent également la perspective d’un État palestinien, évoquée dans le plan américain.

Mardi, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a qualifié l’initiative de Donald Trump « d’échec diplomatique ». Dans le même sens, Yossi Dagan, président du conseil des colonies du nord de la Cisjordanie, a dénoncé une « ligne rouge » avec l’idée d’un futur État palestinien.

Selon Gayil Talshir, si le Hamas venait à accepter le plan, M. Netanyahu risquerait de perdre sa majorité. « Beaucoup de colons pensent déjà qu’il les a trahis », souligne-t-elle. Dans sa communication de mardi, le Premier ministre a d’ailleurs réaffirmé son opposition de longue date à un État palestinien, allant jusqu’à affirmer que ce point n’était pas inclus dans le plan américain.

Entre le Hamas qui, en acceptant de se désarmer, perdrait à la fois sa raison d’être et sa seule façon de résister face à Israël, et les nombreux pro-guerre du gouvernement israélien, l’acceptation du plan Trump, que beaucoup jugent à l’avantage d’Israël, est plus qu’incertaine.

LNT avec AFP

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Hammouchi en visite de travail à l’État des Émirats Arabes Unis https://lnt.ma/hammouchi-en-visite-de-travail-a-letat-des-emirats-arabes-unis/ Thu, 25 Sep 2025 11:19:25 +0000 https://lnt.ma/?p=534896 Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du Territoire, M. Abdellatif Hammouchi, effectue, depuis mardi 23 septembre, une visite de travail à l’Etat des Émirats Arabes Unis, accompagné d’une importante délégation sécuritaire, dans le cadre des efforts visant à consolider le partenariat sécuritaire et à renforcer la coopération entre les deux […]

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Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du Territoire, M. Abdellatif Hammouchi, effectue, depuis mardi 23 septembre, une visite de travail à l’Etat des Émirats Arabes Unis, accompagné d’une importante délégation sécuritaire, dans le cadre des efforts visant à consolider le partenariat sécuritaire et à renforcer la coopération entre les deux pays dans divers domaines policiers et sécuritaires.

Cette visite a été marquée par la tenue d’une rencontre avec le directeur du Service de Sécurité de l’État émirati, M. Talal Rashid Al Zaabi, accompagné de hauts responsables sécuritaires émiratis, indique un communiqué de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), ajoutant que cette réunion a donné lieu à des discussions et des consultations bilatérales portant sur différentes questions d’intérêt commun.

Ces entretiens ont porté également sur les différents défis sécuritaires et menaces liés au contexte international et régional, notamment les risques de terrorisme et d’extrémisme dans les zones de tension à travers le monde, notamment dans la région du Sahel en Afrique, précise la même source.

La réunion a été l’occasion d’examiner et de discuter des moyens à même de renforcer la coopération opérationnelle entre les deux pays pour faire face aux diverses menaces liées au terrorisme et à la criminalité organisée transfrontalière, en activant et en dynamisant les canaux de mise en œuvre d’opérations de sécurité conjointes, en tant que mécanismes ayant prouvé leur efficience en matière de coopération internationale.

De même, la rencontre a permis d’intensifier et de diversifier les formes et les niveaux de coopération bilatérale, notamment à travers l’échange d’expertise et d’expériences dans tous les domaines sécuritaires, ainsi que le renforcement de la coordination bilatérale et l’échange d’informations en vue d’assurer une riposte ferme et proactive aux divers actes hostiles menaçant la sécurité des deux pays.

 

LNT avec Map

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Question palestinienne: Le Maroc réaffirme à New York son soutien à la solution des deux États https://lnt.ma/question-palestinienne-le-maroc-reaffirme-a-new-york-son-soutien-a-la-solution-des-deux-etats/ Wed, 24 Sep 2025 09:13:39 +0000 https://lnt.ma/?p=534743 Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a réaffirmé, mardi à New York, le soutien du Maroc à la solution à deux Etats au Moyen-Orient qui demeure « la seule voie » pour instaurer la paix dans la région. « Le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, reste convaincu que la […]

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Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a réaffirmé, mardi à New York, le soutien du Maroc à la solution à deux Etats au Moyen-Orient qui demeure « la seule voie » pour instaurer la paix dans la région.

« Le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, reste convaincu que la solution à deux États est la seule voie pour instaurer une paix durable et globale au Moyen-Orient », a souligné M. Akhannouch dans sa déclaration au nom du Maroc à la 80è Assemblée générale de l’ONU.

Il a relevé que cette solution « ne peut être ni différée ni marginalisée, mais doit au contraire devenir une obligation morale et une exigence politique immédiate », réitérant par la même la nécessité d’ouvrir les perspectives pour une solution politique crédible et fixer un calendrier précis qui garantisse les droits légitimes du peuple palestinien.

Dans cette veine, le Chef du gouvernement a également réaffirmé le soutien du Maroc à l’établissement d’un État palestinien indépendant sur les frontières de juin 1967, avec Al-Qods-Est pour capitale et Gaza comme partie intégrante de cet Etat, sans pourtant perdre de vue l’importance d’intégrer la dimension économique dans le processus de paix.

Après avoir souligné la nécessité de soutenir l’Autorité palestinienne pour qu’elle renforce ses institutions et réponde aux attentes du peuple palestinien dans la sécurité, la dignité et le développement, M. Akhannouch a mis l’accent sur l’importance de mettre en place des mécanismes sécuritaires durables dans la région qui soient ancrés dans le droit international et le respect mutuel.

Il a, en outre, renouvelé l’appel du Royaume à une mobilisation de la communauté internationale pour sortir la région de la crise actuelle et mettre fin à la guerre, en œuvrant pour un cessez-le-feu immédiat et en favorisant le retour à la table des négociations.

Il s’agit aussi de garantir l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, sans entraves ni conditions, de renforcer le rôle vital de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et de mettre en œuvre la feuille de route pour la reconstruction, adoptée lors du Sommet arabe extraordinaire, sous la direction de l’Autorité palestinienne et sous une supervision conjointe arabe et internationale.

Le Chef du gouvernement a, par ailleurs, réaffirmé l’attachement constant du Maroc, sous la conduite de SM le Roi, en faveur de la défense des lieux saints, notamment la Mosquée Al-Aqsa, notant que cet engagement se manifeste dans le travail conjoint de la diplomatie marocaine et de l’Agence Bayt Mal Al-Qods, bras exécutif du Comité Al-Qods.

Cette agence, a-t-il dit, met en œuvre sur le terrain des projets vitaux visant à préserver le statut juridique d’Al-Qods, à protéger son identité culturelle et à soutenir les droits et aspirations légitimes du peuple palestinien.

Dans le même esprit de fraternité, M. Akhannouch a exprimé la solidarité du Royaume avec le Qatar, la Syrie et le Liban face aux attaques israéliennes contre leurs territoires.

Il a enfin indiqué que le Maroc appelle à des solutions pacifiques en Libye, au Yémen, au Soudan et en Somalie, qui respectent la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de ces pays, loin des ingérences étrangères.

 

LNT avec Map

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Accusations de génocide contre Israël, ce qu’il faut savoir https://lnt.ma/accusations-de-genocide-contre-israel-ce-quil-faut-savoir/ Thu, 18 Sep 2025 11:21:59 +0000 https://lnt.ma/?p=534511 La pression s’amplifie sur Israël après la publication, le 16 septembre, d’un rapport accablant d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU, concluant que l’État hébreu commet un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza. Selon cette commission, dirigée par l’ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme Navi Pillay, Israël aurait commis « quatre des […]

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La pression s’amplifie sur Israël après la publication, le 16 septembre, d’un rapport accablant d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU, concluant que l’État hébreu commet un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza. Selon cette commission, dirigée par l’ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme Navi Pillay, Israël aurait commis « quatre des cinq actes constitutifs du génocide » définis par la Convention de 1948, parmi lesquels le meurtre de membres du groupe visé et la soumission intentionnelle à des conditions d’existence entraînant sa destruction physique totale ou partielle.

Ce rapport, qui ne s’exprime pas au nom officiel de l’ONU mais s’appuie sur une méthodologie jugée proche des standards judiciaires, a été transmis à la Cour pénale internationale (CPI). Mme Pillay a affirmé que « des milliers d’informations » ont été partagées avec les procureurs de la CPI. Selon Thijs Bouwknegt, expert en génocide à l’université d’Amsterdam, ce document sera considéré comme une source parmi d’autres : « Si j’étais enquêteur, je l’examinerais attentivement et je l’intégrerais à un faisceau de preuves plus large », a-t-il indiqué, tout en rappelant que « l’impact réel d’un tel rapport dépend de la volonté politique des États d’agir ».

Deux juridictions de La Haye sont directement concernées par ce dossier. D’une part, la Cour internationale de justice (CIJ), qui traite les litiges entre États, examine la plainte déposée par l’Afrique du Sud accusant Israël de violer la Convention sur le génocide. La CIJ a déjà ordonné plusieurs mesures provisoires, notamment l’arrêt des opérations militaires à Rafah et la facilitation de l’acheminement de l’aide humanitaire, mais l’examen du fond de l’affaire pourrait s’étendre sur plusieurs années. D’autre part, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, sans toutefois retenir pour l’instant l’accusation de génocide.

Le contexte humanitaire reste dramatique. Depuis le début du conflit actuel, les actions militaires d’Israël ont causé, selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 64.000 morts palestiniens, en majorité des femmes et des mineurs, des chiffres jugés crédibles par l’ONU. Cette hécatombe nourrit la qualification de génocide avancée par plusieurs ONG locales et internationales, dont B’Tselem et Physicians for Human Rights, mais aussi par des historiens israéliens comme Omer Bartov ou Amos Goldberg.

Ces accusations surviennent alors que l’armée a lancé une vaste offensive terrestre visant à « reprendre le contrôle de la ville de Gaza », selon Israël. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu conteste la compétence de la CPI et rejette fermement les accusations de génocide, qu’il considère comme infondées et motivées politiquement. Néanmoins, la lenteur des procédures judiciaires internationales pourrait repousser tout jugement définitif à plusieurs années. La CIJ ne devrait pas tenir d’audiences sur le fond avant 2027, tandis que la CPI n’a fixé aucun calendrier pour trancher sur sa compétence contestée.

Dans l’immédiat, l’effet du rapport de la commission d’enquête est surtout politique et symbolique : il accrédite au niveau international l’idée que les violences commises à Gaza ne relèvent plus seulement de la qualification de crimes de guerre, mais atteignent potentiellement le seuil de génocide. Pour Navi Pillay, « un génocide est en cours à Gaza », une déclaration lourde de conséquences dans un contexte où la communauté internationale se divise sur les moyens de pression à exercer.

SB

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Sommet arabo‐islamique d’urgence à Doha: condamnation unanime de l’attaque israélienne contre le Qatar https://lnt.ma/sommet-arabo%e2%80%90islamique-durgence-a-doha-condamnation-unanime-de-lattaque-israelienne-contre-le-qatar/ Tue, 16 Sep 2025 09:34:32 +0000 https://lnt.ma/?p=534418 Les Rois et chefs d’État des pays islamiques et arabes participant au sommet arabo-islamique d’urgence, tenu lundi à Doha, ont réitéré leur solidarité avec le Qatar, condamnant l’agression israélienne contre la souveraineté de cet État. Dans la déclaration finale sanctionnant les travaux de ce sommet, ils ont souligné que l’agression israélienne contre l’État du Qatar […]

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Les Rois et chefs d’État des pays islamiques et arabes participant au sommet arabo-islamique d’urgence, tenu lundi à Doha, ont réitéré leur solidarité avec le Qatar, condamnant l’agression israélienne contre la souveraineté de cet État.

Dans la déclaration finale sanctionnant les travaux de ce sommet, ils ont souligné que l’agression israélienne contre l’État du Qatar et la poursuite des pratiques hostiles d’Israël compromettent les chances de paix et de coexistence pacifique dans la région.

Ils ont aussi rappelé que « cette agression contre le territoire qatari, un pays jouant un rôle clé de médiateur dans le cadre des efforts visant à instaurer un cessez-le-feu à Gaza, à mettre fin à la guerre et à obtenir la libération des otages et des prisonniers, constitue une escalade dangereuse et sape les efforts diplomatiques en faveur de la paix ».

Le Sommet a également souligné la nécessité de s’opposer et de faire face aux plans d’Israël visant à imposer une nouvelle réalité dans la région, notant que ces plans représentent une menace directe pour la stabilité et la sécurité régionale et internationale.

Il a été également rappelé qu’une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient ne saurait se réaliser en faisant fi de la question palestinienne et des droits du peuple palestinien, encore moins en recourant à la violence ou en visant les médiateurs, mais à travers le respect de l’initiative de paix arabe et des résolutions internationales y afférentes.

Le sommet arabo-islamique d’urgence a, dans ce sens, appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, à assumer ses responsabilités juridiques et morales pour mettre fin à l’occupation israélienne et à établir un calendrier contraignant à cet effet.

La déclaration finale a salué l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la Déclaration de New York sur la mise en œuvre de la solution à deux États et la création d’un État palestinien indépendant, traduisant la volonté internationale de soutenir les droits légitimes du peuple palestinien, en particulier son droit à la création d’un État indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Al Qods-Est pour capitale.

Les Rois et Chefs d’Etat arabes et islamiques ont par ailleurs affirmé leur soutien au Comité Al-Qods, présidé par SM le Roi Mohammed VI et à son bras exécutif l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, mettant l’accent sur la nécessité de soutenir les Maqdessis.

SAR le Prince Moulay Rachid a représenté SM le Roi Mohammed VI aux travaux de ce sommet.

La délégation marocaine à ce sommet était composée notamment du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, de l’ambassadeur du Maroc en Egypte et Représentant permanent du Royaume auprès de la Ligue des Etats arabes, Mohamed Aït Ouali et de l’ambassadeur du Royaume au Qatar, Mohamed Setri.

Ce sommet a été marqué par les discours de l’Emir de l’État du Qatar, Son Altesse Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani, du secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Hussein Ibrahim Taha, du Secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit et des chefs des délégations de plusieurs pays participants.

 

LNT avec Map

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Doha : ouverture du sommet arabo-islamique d’urgence avec la participation du Maroc https://lnt.ma/doha-ouverture-du-sommet-arabo-islamique-durgence-avec-la-participation-du-maroc/ Mon, 15 Sep 2025 15:49:15 +0000 https://lnt.ma/?p=534395 Les travaux du sommet arabo-islamique d’urgence ont officiellement débuté ce lundi à Doha, avec la participation de SAR le Prince Moulay Rachid, représentant SM le Roi Mohammed VI.  Arrivée et délégation marocaine Le Prince Moulay Rachid est arrivé ce lundi à l’aéroport international Hamad, où il a été accueilli par cheikh Saoud bin Abdulrahman bin […]

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Les travaux du sommet arabo-islamique d’urgence ont officiellement débuté ce lundi à Doha, avec la participation de SAR le Prince Moulay Rachid, représentant SM le Roi Mohammed VI. 

Arrivée et délégation marocaine

Le Prince Moulay Rachid est arrivé ce lundi à l’aéroport international Hamad, où il a été accueilli par cheikh Saoud bin Abdulrahman bin Hassan Al-Thani, Vice-Premier ministre et ministre chargé des affaires de défense du Qatar, ainsi que par l’ambassadeur du Maroc à Doha, Mohamed Setri. 

La délégation marocaine inclut également le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita ; l’ambassadeur permanent du Maroc auprès de la Ligue des États arabes ; ainsi que d’autres diplomates et membres de l’ambassade. 

Contexte et objet du sommet

Ce sommet extraordinaire a été convoqué à la suite de l’attaque israélienne du 9 septembre sur un complexe résidentiel à Doha, un événement qui a suscité des réactions internationales importantes. 

L’objectif de la réunion est de formuler une réponse collective — diplomatique et politique — face à cette attaque, de réaffirmer la solidarité des pays arabes et islamiques envers le Qatar, et de discuter des suites à donner concernant la sécurité et l’intégrité territoriale du pays. 

Participation attendue

Plusieurs chefs d’État et de gouvernement sont attendus au sommet, ainsi que des représentants de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). 

Le rôle du Maroc

Le Maroc, par la voix d’instances officielles, condamne fermement l’attaque sur Doha et réaffirme sa solidarité avec le Qatar. Le pays entend jouer un rôle actif dans la réponse diplomatique, et mettre en lumière sa position en faveur du respect des droits, de la souveraineté nationale, et de la paix régionale

 

LNT

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Israël frappe à Doha : ciblage des dirigeants du Hamas en terre qatarie https://lnt.ma/israel-frappe-doha-ciblage-dirigeants-hamas/ Tue, 09 Sep 2025 14:29:37 +0000 https://lnt.ma/?p=534147 Lundi 9 septembre 2025, une grande fumée s’est élevée à Doha, tandis que des explosions retentissaient dans le quartier de Katara, provoquant stupeur et indignation dans la capitale qatarie. Initialement relayées par Reuters et Al Jazeera, les images et témoignages ont rapidement révélé l’ampleur du drame : l’armée israélienne reconnus avoir mené une frappe ciblée […]

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Lundi 9 septembre 2025, une grande fumée s’est élevée à Doha, tandis que des explosions retentissaient dans le quartier de Katara, provoquant stupeur et indignation dans la capitale qatarie. Initialement relayées par Reuters et Al Jazeera, les images et témoignages ont rapidement révélé l’ampleur du drame : l’armée israélienne reconnus avoir mené une frappe ciblée contre les dirigeants du Hamas basés à Doha  .

Il s’agit là d’une première historique : jamais auparavant Israël n’avait lancé une attaque militaire sur le sol qatari, allié stratégique des États-Unis et pivot diplomatique dans le conflit israélo-palestinien.

Bilan humain et responsables visés

Selon les informations disponibles, la frappe a visé plusieurs figures éminentes du Hamas : Khalil al-Hayya, chef adjoint du bureau politique, Zaher Jabarin, responsable des opérations en Cisjordanie, mais aussi Khaled Mashaal, ancien dirigeant historique du mouvement, ainsi que d’autres membres influents du bureau politique  . L’opération, surnommée “Fire Summit”, aurait été coordonnée avec l’administration de Donald Trump, qui aurait donné son feu vert aux autorités israéliennes.

Riposte diplomatique et mise en péril des pourparlers

Le Qatar a immédiatement condamné cette attaque, la qualifiant de « lâche », violation flagrante du droit international et atteinte inacceptable à sa souveraineté. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, l’a qualifiée d’« attaque criminelle » en rappelant que l’opération s’est déroulée dans des zones résidentielles abritant des négociateurs du Hamas.

Cette frappe survient au moment où le Qatar jouait un rôle actif dans les négociations de cessez-le-feu, en lien avec les États-Unis et l’Égypte. Beaucoup craignent aujourd’hui que cet acte ne ruine les efforts de médiation, compromettant gravement l’équilibre diplomatique instable.

Une escalade aux répercussions régionales alarmantes

Cette offensive signe une escalade militaire sans précédent, portée par une stratégie visant la déstabilisation de la direction politique du Hamas, y compris en exil. Jusqu’ici, les actions ciblées d’Israël s’étaient limitées à des pays comme l’Iran, le Liban ou la Jordanie  .

Or, convertir Doha en zone de guerre risque d’embraser la région. Des observateurs comme Erik Skare soulignent que frapper une puissance régionale hôte de négociations constitue une ingérence grave dans un État tiers, susceptible d’entraîner des conséquences imprévisibles.

 

LNT

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Nasser, l’hôpital assassiné deux fois : la guerre contre les témoins https://lnt.ma/nasser-lhopital-assassine-deux-fois-la-guerre-contre-les-temoins/ Mon, 25 Aug 2025 19:45:32 +0000 https://lnt.ma/?p=533637 À Khan Younès, dans la bande de Gaza, l’hôpital Nasser a été visé par deux frappes israéliennes à quelques minutes d’intervalle. La première a éventré un étage du bâtiment. La seconde est tombée alors que journalistes, secouristes et soignants tentaient d’évacuer les blessés et de retrouver des corps sous les décombres. Vingt morts, au moins […]

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À Khan Younès, dans la bande de Gaza, l’hôpital Nasser a été visé par deux frappes israéliennes à quelques minutes d’intervalle. La première a éventré un étage du bâtiment. La seconde est tombée alors que journalistes, secouristes et soignants tentaient d’évacuer les blessés et de retrouver des corps sous les décombres. Vingt morts, au moins cinq journalistes, des membres de la défense civile et du personnel médical : un carnage assumé sous couvert d’« opération militaire ».

C’est une signature macabre qui se répète. Les « double frappes/double-tap » ; tirer une première fois, puis cibler ceux qui portent secours, sont dénoncées depuis longtemps par les ONG humanitaires. Ici, l’infraction est multiple et flagrante : frapper un hôpital, frapper des équipes médicales, frapper des journalistes, frapper des secouristes. Chacune de ces atteintes est en soi une violation grave des règles de la guerre. Les cumuler dans une même séquence relève d’un système, non d’un accident.

Nasser n’est pas un cas isolé. L’hôpital avait déjà été assiégé en 2024. Depuis octobre 2023, des dizaines d’établissements médicaux ont été touchés, certains rasés, des centaines de soignants tués. Les ONG parlent de « médicides » : une stratégie consistant à étouffer les soins pour épuiser une population entière.

La presse paie le prix fort. Le Comité pour la protection des journalistes recense près de 200 reporters tués depuis le début de la guerre, l’immense majorité palestiniens. C’est, à ce jour, le conflit le plus meurtrier de l’histoire contemporaine pour les journalistes. Leur élimination n’est plus un dommage collatéral : c’est une politique de l’ombre, une volonté de faire taire les témoins.

Combien de crimes de guerre dans ce seul épisode ? Au moins six chefs distincts peuvent être relevés : attaque contre un hôpital, contre des soignants, contre des journalistes, contre des secouristes, usage de la « double frappe », et disproportion évidente entre les pertes civiles et l’objectif militaire invoqué.

Mais la réalité dépasse ce cas : chaque jour, Gaza et la Cisjordanie sont le théâtre de bombardements sur des immeubles civils, de famines organisées, de déplacements forcés, de tirs sur des foules en quête d’aide. À l’échelle de la population, c’est un quotidien de violations systématiques. L’accumulation ne relève plus du drame accidentel mais de la politique assumée.

Comme si cela ne suffisait pas, Tel-Aviv a officialisé son feu vert au projet E1, qui prévoit de relier Jérusalem-Est aux colonies de Maalé Adoumim. Ce plan couperait la Cisjordanie en deux, rendant impossible un État palestinien viable. C’est un coup de grâce porté au droit international, si tant est qu’il existe, une provocation adressée à la communauté mondiale, qui répète ses « préoccupations » dans le vide.

Le déplacement de populations, l’installation de colons sur des territoires occupés : ce ne sont pas de simples gestes politiques, ce sont des violations majeures, reconnues et condamnées depuis des décennies. Israël, en annonçant ce plan, brandit ouvertement son mépris pour l’ordre international.

Bombarder un hôpital, puis ceux qui en sortent les blessés, c’est tenter d’éteindre à la fois la vie et le regard qui la raconte. Nasser devient le symbole d’une guerre menée non seulement contre un peuple, mais contre la vérité elle-même. Chaque missile abat un bâtiment, un soignant, un journaliste, et avec eux une parcelle de témoignage et d’espoir.

On peut discuter de géopolitique, de sécurité, de diplomatie. Mais au fond, il reste ce fait brut : à Gaza, on tue des civils, on affame une population, on bombarde des hôpitaux, on cible les reporters. Et pendant ce temps, on annonce de nouveaux plans de colonisation. L’histoire jugera. Mais aujourd’hui, il faut nommer les choses : ce sont des crimes, et ils se répètent chaque jour.

Ayoub Bouazzaoui

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Gaza : quatre journalistes d’Al Jazeera tués dans une frappe israélienne https://lnt.ma/gaza-quatre-journalistes-dal-jazeera-tues-dans-une-frappe-israelienne/ Mon, 11 Aug 2025 13:00:39 +0000 https://lnt.ma/?p=533376 Deux journalistes d’Al Jazeera, Anas Al Sharif et Mohamed Qreiqeh, ainsi que deux photographes, Ibrahim Zaher et Mohamed Noufal, ont été tués dimanche 10 août 2025 au soir dans un bombardement israélien visant une tente installée par des journalistes à proximité de l’hôpital al-Shifa, dans la ville de Gaza. Selon le directeur du complexe médical […]

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Deux journalistes d’Al Jazeera, Anas Al Sharif et Mohamed Qreiqeh, ainsi que deux photographes, Ibrahim Zaher et Mohamed Noufal, ont été tués dimanche 10 août 2025 au soir dans un bombardement israélien visant une tente installée par des journalistes à proximité de l’hôpital al-Shifa, dans la ville de Gaza.

Selon le directeur du complexe médical al-Shifa, la frappe a touché une zone considérée par les reporters comme un lieu sûr. Hani Al Shaer, correspondant d’Al Jazeera présent sur place, a affirmé que l’attaque avait visé spécifiquement la tente des journalistes et que la porte principale de l’hôpital avait également été endommagée.

L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué avoir ciblé Anas Al Sharif dans le cadre de ses opérations militaires.

Cet incident survient dans un contexte d’intensification des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, touchant notamment des infrastructures civiles, y compris des sites liés aux médias. Depuis le début du conflit, plusieurs journalistes ont été tués, parmi lesquels les collaborateurs d’Al Jazeera Ismail Al Ghoul et Hossam Shabat.

En mars 2025, la rapporteuse spéciale des Nations unies, Erin Khan, avait exprimé des préoccupations concernant la sécurité d’Anas Al Sharif, mentionnant des menaces à son encontre et soulignant les risques élevés auxquels sont exposés les journalistes dans la région.

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Gaza, la faim en attendant la fin https://lnt.ma/gaza-la-faim-en-attendant-la-fin/ Tue, 22 Jul 2025 15:01:45 +0000 https://lnt.ma/?p=532639 La bande de Gaza agonise sous les yeux d’un monde prétendument civilisé, spectateur indifférent d’une tragédie orchestrée par Israël avec un cynisme glaçant. L’objectif annoncé de « détruire le Hamas » dissimule mal une volonté bien plus sinistre : dépeupler méthodiquement ce territoire palestinien assiégé, soumis à une politique d’asphyxie économique et humanitaire sans précédent. […]

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La bande de Gaza agonise sous les yeux d’un monde prétendument civilisé, spectateur indifférent d’une tragédie orchestrée par Israël avec un cynisme glaçant. L’objectif annoncé de « détruire le Hamas » dissimule mal une volonté bien plus sinistre : dépeupler méthodiquement ce territoire palestinien assiégé, soumis à une politique d’asphyxie économique et humanitaire sans précédent. Les masques tombent, mais l’indignation internationale reste tiède, embarrassée et sélective.

Tandis que l’Occident s’est montré solidaire et ferme face à l’invasion russe en Ukraine, imposant à Moscou un isolement économique, sportif et diplomatique inédit, aucune action similaire ne vient sanctionner Israël pour ses crimes flagrants à Gaza. Les Russes sont exclus des compétitions internationales, isolés diplomatiquement, mis au ban des nations. Pendant ce temps, les dirigeants israéliens poursuivent impunément leur politique expansionniste, nourrissant un projet plus vaste et sinistre encore : le « Grand Israël ».

Des déclarations officielles israéliennes, explicites et glaçantes, ne laissent aucun doute sur leurs intentions. « Il faut raser Gaza », lançait sans complexe le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich. « Effacez Gaza de la carte », martelait Avigdor Lieberman, ancien ministre israélien de la Défense. Ce projet n’est pas simplement le délire d’un seul homme comme Benjamin Netanyahu. C’est une stratégie assumée et portée par tout un pan de la classe politique israélienne. Après Gaza, viendra le tour de la Cisjordanie, puis ce sera la Syrie, le Liban et au-delà, dans une logique d’annexion continue et brutale.

Le professeur John Mearsheimer l’a parfaitement analysé : « Israël n’a aucun intérêt à une paix juste, car cela entraverait son projet de domination régionale ». Norman Finkelstein, éminent intellectuel juif américain, dénonce quant à lui depuis des décennies la dérive criminelle d’Israël, parlant ouvertement de génocide à Gaza, une accusation étayée par les faits cruels du terrain : blocus alimentaire, bombardements incessants sur des civils, destruction systématique des infrastructures vitales.

La faim utilisée comme arme, voilà une réalité insupportable. À Gaza, la famine n’est pas un dommage collatéral, mais un objectif stratégique. L’Occident, si prompt à défendre les valeurs humanistes ailleurs, reste hypocritement muet face à cette catastrophe orchestrée, préférant le confort du silence complice aux impératifs moraux de la justice.

Aujourd’hui, il est urgent de dire les choses clairement : Israël mène une guerre d’annihilation contre Gaza. Tant que le monde fermera les yeux, cette tragédie se poursuivra, entachant pour toujours les consciences de ceux qui préfèrent détourner le regard.

 

Ayoub Bouazzaoui

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