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]]>The post Lancement d’une consultation publique élargie sur le projet de Taxonomie Financière Verte appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Le ministère de l’Économie et des Finances, Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), ainsi que le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ont lancé une consultation publique sur le projet de taxonomie, dans le cadre de la poursuite du processus de finalisation du projet de taxonomie financière verte du Maroc (TFVM).
Cette consultation publique vise à recueillir les observations, commentaires et propositions des parties prenantes et du public intéressé, afin d’enrichir le projet de taxonomie et de contribuer à sa finalisation, indique le ministère de l’Économie et des Finances sur son site web.
Ce chantier structurant, mené avec l’appui technique de la Banque mondiale et d’Expertise France, du Groupe Agence Française de Développement (AFD), s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de la Stratégie de Développement de la Finance Climat à l’horizon 2030 et l’accélération de l’implémentation des engagements climatiques internationaux du Maroc, notamment ceux inscrits dans la nouvelle CDN (Contribution Déterminée au niveau National) 3.0, et la Stratégie nationale bas carbone (SNBC 2050).
La taxonomie financière verte du Maroc constitue un référentiel commun permettant de classifier les activités économiques considérées comme vertes, sur la base de critères scientifiques et techniques prédéfinis permettant de mieux saisir les opportunités d’investissement climatiques et une meilleure gestion des risques par le secteur financier.
Dans cette première phase, elle couvre les secteurs à fort impact climatique, notamment l’énergie, le transport et l’industrie. Elle a pour objectif de mettre à la disposition des acteurs publics, des institutions financières, des investisseurs et des entreprises publiques et privées un cadre harmonisé permettant d’identifier les activités et les projets d’investissements contribuant aux objectifs d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à leurs effets.
Les documents soumis à la consultation publique comprennent un chapitre dédié à l’atténuation des changements climatiques, couvrant les activités économiques contribuant à la réduction des émissions, ainsi qu’un chapitre dédié à l’adaptation aux effets des changements climatiques, portant sur les activités renforçant la résilience face aux risques climatiques.
Cette consultation publique vise notamment à recueillir les contributions des parties prenantes sur « les critères techniques proposés pour les activités couvertes », « la clarté du référentiel et sa facilité d’utilisation par les acteurs concernés », « les modalités de mise en œuvre progressive de la taxonomie » et « les besoins d’accompagnement, de clarification ou d’amélioration pour faciliter son utilisation ».
Les contributions éventuelles peuvent être transmises par voie électronique à l’adresse « [email protected] » au plus tard avant le 31 juillet 2026.
LNT
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]]>The post La DGI publie l’édition 2026 de son guide sur les incitations fiscales au profit du secteur du transport appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Selon la DGI, le Code général des impôts ainsi que le texte relatif à la fiscalité des collectivités territoriales prévoient un ensemble de mesures fiscales destinées à soutenir les investissements dans le transport et à renforcer la compétitivité des entreprises exerçant dans ce domaine.
Le guide recense les principaux dispositifs applicables en matière d’impôt sur les sociétés (IS), d’impôt sur le revenu (IR), de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de droits de timbre, de taxe spéciale annuelle sur les véhicules (TSAV), de taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique, ainsi que de taxe professionnelle.
À travers cette publication, l’administration fiscale entend offrir aux entreprises et aux investisseurs un outil de référence simplifié facilitant l’identification des différents avantages fiscaux prévus pour le secteur.
La DGI rappelle toutefois que ce document a une vocation exclusivement informative et pédagogique. Il ne saurait se substituer aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, qui demeurent les seules références juridiques applicables.
LNT
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]]>The post À Aix, l’Europe cherche une boussole dans un monde sans repères appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Il y avait quelque chose de paradoxal, cette année, à voir le parc Jourdan afficher complet sous une canicule record. Tandis que des brumisateurs tentaient de rafraîchir les tentes blanches où se pressaient canotiers et costumes sombres, les organisateurs du Cercle des économistes posaient une question qui, il y a dix ans encore, aurait paru incongrue dans une grand-messe libérale : « Peut-on encore parler de progrès ? ». Fondées en 2001, devenues le premier forum économique européen ouvert et gratuit, les Rencontres d’Aix ont réuni cette année plus de 400 intervenants d’une cinquantaine de nationalités et quelque 8 000 spectateurs, pour trois jours de débats retransmis en ligne.
Un forum saisi par le doute
« On est un peu perdu », concédait d’entrée Jean-Hervé Lorenzi, fondateur des Rencontres, constatant que la promesse d’une immense classe moyenne portée par le progrès n’était jamais advenue. Le ton était donné. Sur la scène d’ouverture, le sociologue Jean Viard a livré l’une des interventions les plus commentées, décrivant trois « ruptures anthropologiques » simultanées : une nature qui « a pris le pouvoir » sur les sociétés humaines, un patriarcat qui « explose », une intelligence artificielle qui bouscule les repères hérités. Son diagnostic dépasse le seul champ économique, selon lui, la perte du « désir de futur », nourrit directement la montée des extrêmes. « La politique, c’est du désir ; et si on n’a plus de désir, on va vers l’extrême droite », a-t-il lancé, avant d’adresser une pique aux responsables présents, coupables à ses yeux de « passer sans s’arrêter » et de ne plus lire les chercheurs.
Loin, pourtant, du décor décliniste que l’on prête volontiers à l’Europe, plusieurs voix ont défendu une lecture plus offensive. Maud Vinet, cofondatrice de la deeptech française Quobly, a rappelé que le continent conservait une longueur d’avance sur des terrains décisifs. « En matière d’informatique quantique, nous sommes en pointe, et c’est la prochaine révolution », a-t-elle affirmé, décrivant les verrous que cette technologie promet de faire sauter : la simulation de molécules complexes, aujourd’hui limitée à une trentaine d’atomes, ou l’optimisation de flux logistiques que le calcul classique plafonne à une centaine de paramètres. Démocratie, recherche médicale, quantique : autant d’atouts qu’une partie du forum a appelé à ne pas brader.
La souveraineté européenne comme fil rouge
C’est bien l’Europe, du reste, qui a constitué l’ossature intellectuelle de cette édition. Deux voix de premier plan ont porté un même message, le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde. Toutes deux ont refusé le récit du déclin pour défendre celui de l’accélération. Faisant de 2026 « l’année de la compétitivité », Antonio Costa a rappelé que les rapports de Mario Draghi et d’Enrico Letta servaient désormais de feuille de route partagée par la Commission, le Parlement et les États membres pour achever un marché intérieur encore fragmenté dans les télécommunications, l’énergie et les services financiers, simplifier les réglementations, bâtir une véritable Union des marchés de capitaux et investir dans la recherche, l’IA et les technologies stratégiques.
Christine Lagarde a prolongé la démonstration en plaçant le nerf de la guerre au centre « Tout commence avec le financement. » Pour illustrer la fragmentation qui asphyxie l’investissement européen, la présidente de la BCE a raconté avoir brandi, devant les dirigeants de l’Union, une simple feuille A4 recensant la multiplication des plateformes de marché, chambres de compensation et dépositaires centraux, une cartographie devenue le symbole d’un continent où les capitaux circulent trop mal. Sa doctrine tient en trois principes, diversifier fournisseurs et débouchés, rendre l’Europe « indispensable » dans les chaînes de valeur où elle demeure incontournable, et conquérir son indépendance énergétique par le nucléaire et les renouvelables.
Ni l’un ni l’autre n’ont plaidé le repli protectionniste. Au contraire, Lagarde a insisté sur un point trop souvent occulté, l’Europe reste « plébiscitée », nombre de banques centrales étrangères réclamant l’accès à ses mécanismes de liquidité en euros et à ses infrastructures de paiement instantané. La souveraineté monétaire, du reste, passera aussi par l’euro numérique et par des systèmes de paiement moins dépendants d’opérateurs soumis à des juridictions étrangères. Bémol à ces ambitions, forte d’un marché de 450 millions de consommateurs et d’une épargne abondante, l’Union investit pourtant moins que les États-Unis et la Chine dans son propre appareil productif, révélant le syndrome paradoxal d’un géant qui n’ose pas.
L’ombre portée de la présidentielle française
Impossible, enfin, d’ignorer l’échéance qui a plané sur les trois jours. À dix mois de la présidentielle française de 2027, Aix a pris des allures de répétition générale. Mais c’est une déclaration prononcée hors les murs qui aura le plus fait parler. Dans un entretien aux Échos publié le jour de l’ouverture, Christine Lagarde n’a pas exclu de quitter la présidence de la BCE avant la fin de son mandat, en octobre 2027, pour porter « une voix européenne » dans la campagne française. « C’est possible », a-t-elle confié, s’inquiétant qu’une « perspective réductrice de l’ancrage français au sein de l’Europe » ne s’impose dans le débat. Une intrusion assumée, qui interroge l’indépendance de la banque centrale autant qu’elle électrise déjà la course à l’Élysée. Candidats déclarés, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Marine Tondelier, Bruno Retailleau, se sont succédé dans les allées, tandis que le Cercle assumait d’en avoir exclu les formations qu’il juge extrêmes.
Trois jours durant, Aix aura ainsi tenu son rôle, celui moins de prédire l’avenir que tenter de lui redonner un horizon. « Le moteur de l’économie, c’est la stabilité et la confiance », rappelait sur place le président de la CCI Aix-Marseille Provence. Dans un monde sans repères, c’est peut-être la seule boussole qui vaille.
Afifa Dassouli
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]]>The post T2S Group Holding vise plus d’un milliard de dirhams avec son introduction en Bourse appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Présent sur le marché marocain des technologies médicales depuis plusieurs décennies, T2S Group Holding intervient dans la distribution d’équipements médicaux, les dispositifs médicaux, le diagnostic in vitro, les produits radiopharmaceutiques, les solutions numériques pour les établissements de santé ainsi que les services de maintenance. Le groupe s’appuie sur plusieurs filiales spécialisées, dont Cyclopharma, IM Alliance, Binarios et T2S, et distribue ses produits dans plus de vingt pays, principalement en Afrique.
Son activité repose sur un modèle mêlant vente d’équipements, fourniture de consommables et de réactifs, maintenance, services et solutions logicielles. Cette diversification permet au groupe de combiner des revenus liés aux investissements des établissements de santé avec des revenus récurrents issus notamment des contrats de maintenance, des consommables et des licences logicielles. En 2025, ces activités récurrentes représentaient plus de 45 % de son chiffre d’affaires.
Entre 2023 et 2025, le chiffre d’affaires consolidé du groupe est passé de 1,37 à 1,76 milliard de dirhams, soit une croissance annuelle moyenne de 13,3 %. Cette progression est portée par l’ensemble des métiers du groupe, notamment les dispositifs médicaux, les équipements d’oncologie, les blocs opératoires et les systèmes numériques. Le marché privé demeure son principal débouché, représentant près des trois quarts de son activité, tandis que les ventes au secteur public et en Afrique subsaharienne affichent également une progression soutenue.
Sur le plan financier, T2S fait état d’une amélioration de ses principaux indicateurs entre 2023 et 2025, avec une hausse du résultat opérationnel et du résultat net, parallèlement à une réduction de son endettement.
Le groupe entend poursuivre son développement en renforçant son offre dans les équipements médicaux et les solutions numériques, tout en accélérant son expansion sur les marchés africains. Il prévoit également d’élargir son portefeuille de produits, de développer de nouveaux partenariats internationaux et de réaliser des acquisitions ciblées afin de compléter son offre.
Les fonds levés dans le cadre de l’introduction en Bourse doivent notamment contribuer au financement de ces projets, parmi lesquels figurent la construction d’un second cyclotron à Fès, destiné à accroître les capacités de production de produits radiopharmaceutiques, le développement des activités de diagnostic in vitro et le renforcement des infrastructures numériques et de cybersécurité du groupe.
A. Loudni
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]]>The post Système financier : banques, assurances et marchés de capitaux affichent des fondamentaux solides, selon le CCSRS appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Dans son analyse, le CCSRS relève que l’économie mondiale a fait preuve d’une certaine résilience en 2025, soutenue par la demande intérieure et des politiques monétaires plus accommodantes, même si les tensions géopolitiques et le niveau élevé de l’endettement continuent d’alimenter les risques pesant sur les perspectives économiques.
Au Maroc, la croissance économique s’est renforcée pour atteindre 4,9 % en 2025, contre 4,4 % un an auparavant, bénéficiant notamment des bonnes conditions climatiques et de la bonne tenue des activités non agricoles. Selon les projections de Bank Al-Maghrib, cette croissance devrait s’établir à 5,2 % en 2026 avant de revenir à 3,1 % en 2027, sous l’hypothèse d’une campagne céréalière moyenne.
L’inflation est demeurée contenue à 0,8 % en 2025, tandis que le déficit budgétaire poursuit sa réduction progressive. Le ratio de la dette du Trésor devrait ainsi continuer à diminuer pour atteindre 65,1 % du PIB à l’horizon 2027.
Dans ce contexte, le secteur bancaire a enregistré une troisième année consécutive de consolidation de ses performances financières.
Le résultat net agrégé des établissements de crédit s’est établi à 19,2 milliards de dirhams à fin 2025, en progression de 22,2 % par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution s’explique principalement par la hausse du produit net bancaire et par le recul du coût du risque.
Parallèlement, l’activité de crédit est demeurée dynamique. Les concours accordés au secteur non financier ont progressé de 6,5 % en 2025, soutenus par la reprise de l’activité économique et l’assouplissement des conditions monétaires.
La qualité des portefeuilles de crédits s’est également légèrement améliorée. Le taux des créances en souffrance est revenu à 8,3 %, contre 8,4 % un an auparavant, tandis que leur taux de couverture par les provisions est resté stable autour de 68 %.
Sur le plan prudentiel, les principaux indicateurs demeurent largement supérieurs aux exigences réglementaires. Le ratio moyen de solvabilité atteint 16,1 % et le ratio des fonds propres de catégorie 1 s’établit à 13,5 %. Les exercices de stress tests réalisés par les autorités continuent par ailleurs de confirmer la capacité de résistance des principales banques face à des scénarios macroéconomiques particulièrement défavorables. Le ratio de liquidité à court terme demeure lui aussi supérieur au seuil réglementaire.
Le CCSRS relève également la poursuite de la croissance du secteur des assurances.
Le chiffre d’affaires global a atteint 63,2 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 7,5 %. Cette progression est portée aussi bien par la branche Vie (+8,4 %) que par la branche Non-Vie (+6,6 %). La branche Vie confirme notamment le redressement amorcé en 2024, grâce au dynamisme de l’activité épargne dont la collecte progresse de 8,9 %.
La rentabilité du secteur s’est également renforcée. Le résultat net atteint 5,3 milliards de dirhams, en hausse de 21,4 %, soutenu principalement par les performances financières des placements. Le rendement des fonds propres (ROE) s’établit ainsi à 11,1 %, son niveau le plus élevé depuis une décennie.
Profitant de la bonne orientation des marchés financiers, les plus-values latentes sur les portefeuilles d’investissement se sont fortement appréciées pour atteindre 62,5 milliards de dirhams. Le ratio des plus-values latentes représente désormais 23,8 % des placements, un niveau qualifié d’historique par le Comité.
Cette évolution a permis de renforcer sensiblement la marge de solvabilité du secteur, dont le ratio réglementaire atteint désormais 409,4 %, soit une progression de près de 55 points en une année. Les exercices de stress tests confirment, selon le CCSRS, la résilience globale des entreprises d’assurances face à des scénarios macroéconomiques et techniques défavorables.
Le Comité relève toutefois que la situation des régimes publics de retraite continue d’appeler une réforme de fond.
Si la deuxième tranche des augmentations salariales issues du dialogue social d’avril 2024 a permis d’améliorer certains indicateurs financiers, les déséquilibres structurels persistent et la viabilité de long terme des régimes n’a pas connu d’amélioration significative.
Le Comité s’est également penché sur l’évolution des marchés financiers.
Après deux années de forte progression, la Bourse de Casablanca est entrée dans une phase de consolidation au premier semestre 2026. À fin juin, le MASI reculait de 3,34 %, tandis que la capitalisation boursière demeurait quasiment stable autour de 1.043 milliards de dirhams. Cette évolution s’est accompagnée d’une hausse de la volatilité, sans remettre en cause les fondamentaux du marché.
Le marché obligataire est resté dynamique, avec 58,18 milliards de dirhams d’émissions de bons du Trésor à fin mai, tandis que les émissions de dette privée ont atteint 41 milliards de dirhams. Le CCSRS estime que cette évolution confirme le rôle croissant du marché des capitaux dans le financement de l’économie.
L’industrie de la gestion collective poursuit également son développement. L’actif net des OPCVM s’élève à près de 833 milliards de dirhams à mi-juin 2026, en progression de 6,1 % sur un an. Les souscriptions se sont principalement orientées vers les fonds obligataires court terme, les OPCVM monétaires et les fonds diversifiés.
Le Comité souligne enfin l’élargissement progressif de la base des investisseurs. Le nombre de comptes-titres a progressé de 8,3 % au premier trimestre 2026 pour atteindre plus de 434.000, tandis que les personnes physiques représentent près des trois quarts des porteurs de parts d’OPCVM.
SB
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]]>The post Achats : l’intelligence artificielle au cœur des débats des Assises de l’Excellence Achats 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Organisée au Kenzi Rose Garden, cette rencontre s’est articulée autour des principaux défis auxquels est confrontée la fonction achats, dans un contexte marqué par les mutations des chaînes d’approvisionnement, la recherche de gains de performance et l’intégration progressive des nouvelles technologies au sein des entreprises.
Partenaire stratégique de cette édition, SEMS a participé aux échanges en présentant ses solutions dédiées à la digitalisation des processus achats et de la supply chain. L’entreprise, également sponsor officiel des Trophées de l’Excellence Achats Maroc 2026, a notamment mis l’accent sur les applications de l’intelligence artificielle dans les métiers des achats.
À cette occasion, le CEO de SEMS, Abdelilah El Attari, a animé une conférence consacrée à l’« Agentic AI in Procurement ». Selon lui, l’intégration de l’intelligence artificielle agentique et des technologies de rupture constitue désormais « un moteur essentiel de la performance, de l’efficacité et de la création de valeur durable » au sein des organisations. Il a également indiqué que les solutions développées par SEMS visent à permettre aux directions achats d’anticiper les évolutions du marché et d’automatiser certains processus stratégiques, notamment dans le cadre des solutions Source-to-Pay.
Les débats ont également porté sur l’évolution du rôle des directions achats dans les entreprises. Intervenant lors de cette rencontre, le président du CNA Maroc, Younes Ouahman, a estimé que la fonction achats a connu une transformation importante au cours de la dernière décennie. Selon lui, elle est devenue « un levier majeur de compétitivité, de souveraineté et de résilience », le directeur achats occupant désormais une position centrale dans les relations entre l’entreprise et son écosystème de partenaires et de fournisseurs.
L’événement s’est achevé par la remise des Trophées de l’Excellence Achats Maroc 2026, destinés à distinguer plusieurs projets déployés dans différents secteurs d’activité.
Dans la catégorie Excellence Stratégique Achats, le prix a été attribué à Poste Maroc pour son projet de transformation de la fonction achats, portant notamment sur la gouvernance, la professionnalisation des pratiques et la création de valeur.
Le trophée Innovation & Collaboration Fournisseurs est revenu à Laprophan (Flowlink), récompensé pour la digitalisation de la relation fournisseurs, tandis que le prix Achats Responsables & Impact Durable a été décerné à Royal Air Maroc pour son projet d’électrification de son parc automobile.
Dans la catégorie Transformation Digitale & IA, Holcim a été distingué pour son portail fournisseurs destiné à automatiser plusieurs processus achats et à renforcer la collaboration avec ses partenaires.
Le trophée Développement Écosystème Local & Africain a été attribué ex æquo à Managem, pour la mise en place d’une gouvernance achats couvrant neuf pays africains, et à Royal Air Maroc pour son projet de développement de tags bagages conçus et fabriqués au Maroc.
Enfin, le Prix Spécial du Jury a été remis à Laprophan (Flowlink), saluant un projet distingué pour son niveau d’innovation, son impact et sa mise en œuvre.
LNT
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]]>The post Assurance : la fusion Sanlam Maroc-Allianz Maroc vise de nouvelles synergies de croissance appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>À cette occasion, l’Administrateur Directeur Général de Sanlam Maroc, Yahia Chraibi, a insisté sur le fait que cette fusion procède d’un choix stratégique des actionnaires plutôt que d’une contrainte économique. Selon lui, les deux groupes auraient pu conserver des structures distinctes ou céder leurs actifs, mais ont privilégié la création d’une entité unique afin de répondre à l’évolution des attentes des clients et aux transformations du marché marocain de l’assurance.
Le dirigeant a rappelé que Sanlam Maroc et Allianz Maroc disposent respectivement de plus de 75 et 70 années de présence dans le Royaume. Cette implantation historique leur a permis, selon lui, de développer des expertises complémentaires, que la nouvelle entité entend désormais réunir au sein d’une même organisation.
La fusion marocaine constitue l’aboutissement du rapprochement entre Sanlam et Allianz en Afrique, engagé après la création de leur joint-venture continentale. Yahia Chraibi a indiqué que des opérations similaires avaient déjà été menées dans plusieurs pays africains, le Maroc étant l’un des derniers marchés à finaliser ce processus, notamment en raison des procédures réglementaires nécessaires auprès des autorités compétentes.
L’opération a ainsi été réalisée dans le cadre d’une fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc, après les autorisations délivrées par les instances concernées, notamment l’Autorité de la concurrence, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ainsi que l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).
Selon les responsables, cette intégration s’accompagne d’un important travail d’harmonisation des organisations, des systèmes d’information, des offres commerciales et des processus internes afin d’assurer une transition progressive.
À l’issue de cette opération, la nouvelle entité revendique une position renforcée sur le marché national de l’assurance.
Yahia Chraibi a indiqué que le groupe représente désormais environ 14 % du marché marocain, avec un volume de primes de l’ordre de 8,1 milliards de dirhams sur l’exercice 2025. Il a précisé que cette position repose principalement sur les activités non-vie, où la compagnie atteint près de 23 % de part de marché.
Le dirigeant a également souligné le maintien de positions importantes sur plusieurs branches, notamment l’assurance automobile, les risques d’entreprises et l’assurance santé.
Selon les chiffres présentés, la compagnie couvre désormais plus de six millions d’assurés et s’appuie sur un réseau dépassant 750 points de vente répartis dans plus de 230 villes et localités rurales à travers le Royaume. Cette couverture territoriale est présentée comme un levier destiné à renforcer la proximité avec les assurés et les intermédiaires.
Pour Yahia Chraibi, le principal objectif consiste à créer un acteur disposant de moyens renforcés pour accompagner aussi bien les particuliers que les entreprises.
Il a expliqué que la complémentarité des deux compagnies devrait permettre d’améliorer les parcours clients, de mutualiser les expertises techniques et d’accroître les capacités d’innovation, notamment dans le domaine des services numériques.
Le dirigeant a également mis en avant le renforcement des capacités d’assurance destinées aux entreprises, en particulier pour les grands projets d’investissement et d’infrastructures. Selon lui, la taille du nouvel ensemble permettra d’assumer des engagements financiers plus importants en s’appuyant sur les capacités internationales des groupes Sanlam et Allianz, réduisant ainsi le recours aux mécanismes de coassurance ou à des réassureurs extérieurs.
Autre axe souligné : la présence africaine du groupe. Grâce au réseau constitué dans une trentaine de pays, la compagnie entend proposer des solutions d’assurance couvrant plusieurs marchés africains à partir du Maroc, afin d’accompagner les entreprises marocaines et internationales engagées dans leur développement continental.
L’un des principaux messages adressés aux clients concerne l’absence de changement immédiat dans la gestion de leurs contrats.
Le guide d’information élaboré à l’occasion de la fusion précise que les contrats en cours demeurent valables jusqu’à leur échéance, sans modification des garanties, des tarifs ou des modalités de gestion. Les assurés n’ont aucune démarche particulière à effectuer et continuent de bénéficier des mêmes services ainsi que des mêmes interlocuteurs.
Les procédures de déclaration de sinistres, de remboursement ou de prise en charge restent également inchangées pendant la phase de transition. Les réseaux d’agents, de courtiers, les plateformes téléphoniques ainsi que les différents canaux de distribution continuent de fonctionner selon les modalités habituelles.
À moyen terme, les responsables prévoient toutefois une convergence progressive des offres commerciales et des outils de gestion afin de proposer des produits enrichis, des parcours clients simplifiés ainsi qu’un développement accru des services digitaux.
Le document précise également que les conditions tarifaires des contrats en cours ne sont pas modifiées par la fusion. Lors des renouvellements ou de nouvelles souscriptions, les évolutions tarifaires continueront d’être déterminées selon les critères habituels liés au profil de l’assuré, aux garanties choisies ou aux risques couverts, indépendamment de l’opération de fusion.
Interrogé sur les conséquences de la fusion pour les collaborateurs, Yahia Chraibi a indiqué que le processus de préparation avait débuté plusieurs années avant son aboutissement juridique.
Selon lui, cette période a permis d’anticiper une grande partie des ajustements organisationnels grâce aux mouvements naturels de personnel et à une politique de non-remplacement de certains départs, limitant ainsi les situations de doublons. Il a salué l’implication des équipes des deux compagnies, précisant que plus de 200 ateliers de travail avaient réuni environ 230 collaborateurs afin de construire les futurs processus communs et définir l’organisation cible.
Le responsable a également souligné la participation des réseaux d’intermédiaires, associés progressivement aux travaux de préparation afin d’assurer une transition la plus fluide possible pour les assurés.
Au-delà de l’intégration opérationnelle, la fusion devrait également se traduire par une évolution de l’identité de la compagnie.
Yahia Chraibi a indiqué qu’une démarche réglementaire avait été engagée afin d’adopter progressivement la dénomination SanlamAllianz Maroc, sous réserve des autorisations requises. Ce choix vise, selon lui, à conserver la notoriété des deux marques tout en reflétant le rapprochement déjà engagé à l’échelle du continent africain.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post T2S Group Holding obtient le visa de l’AMMC pour son introduction en Bourse appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>D’un montant global de près de 1,1 milliard de dirhams, cette introduction en Bourse combine une augmentation de capital réservée au public de 350 millions de dirhams, prime d’émission comprise, et une cession d’actions existantes représentant 750 millions de dirhams. L’AMMC a délivré son visa sous la référence VI/EM/021/2026.
Fondé en 1992 par Abderraouf Sordo, T2S Group Holding est aujourd’hui positionné comme un acteur marocain de référence dans la technologie médicale intégrée. Le groupe accompagne les établissements de santé publics et privés, les laboratoires d’analyses médicales et les centres de radiologie au Maroc ainsi que dans plusieurs pays d’Afrique francophone, en proposant des équipements de diagnostic et de traitement, ainsi que des services d’installation, de maintenance et de support technique.
Son modèle repose sur deux axes complémentaires. Le premier concerne la distribution, l’installation et la maintenance d’équipements médicaux de haute technologie couvrant notamment l’imagerie médicale, l’oncologie, les blocs opératoires, la robotique chirurgicale et les dispositifs médicaux spécialisés. Le second est consacré à la production industrielle et à la recherche et développement, avec notamment une unité de production de traceurs radiopharmaceutiques à Casablanca et un deuxième cyclotron prévu à Fès en 2028 afin de doubler les capacités de production destinées à la médecine nucléaire.
Le groupe développe également des solutions numériques destinées aux établissements de santé. Sa filiale spécialisée travaille notamment sur des modules intégrant l’intelligence artificielle pour assister les radiologues dans l’interprétation des images médicales. Ses activités couvrent sept segments principaux, parmi lesquels la radiologie, l’oncologie, les dispositifs médicaux, le diagnostic in vitro, la radiopharmacie, les systèmes d’information hospitaliers et les services après-vente.
Pour soutenir son développement, T2S Group s’appuie sur un réseau de plus de 40 partenaires industriels internationaux, dont GE HealthCare, BioMérieux, Accuray et Boston Scientific, ainsi que sur un portefeuille de plus de 8.000 références réparties dans une quinzaine de catégories de produits MedTech. Le groupe emploie 418 collaborateurs, dispose d’un entrepôt logistique de 3.000 m² et intervient dans plus de 20 pays africains.
Les fonds levés doivent permettre de poursuivre plusieurs axes de développement, notamment le renforcement des activités historiques, le lancement de nouvelles solutions technologiques, l’accélération de l’expansion internationale, en particulier en Afrique, ainsi qu’une stratégie de croissance externe reposant sur des acquisitions ciblées.
La période de souscription est prévue du 13 au 17 juillet 2026, avec un prix fixé à 223 dirhams par action. L’opération est coordonnée par CFG Finance, qui intervient en qualité de conseiller financier et coordinateur global.
LNT avec CdP
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]]>The post Bourse de Casablanca : les OPCVM et les entreprises marocaines dominent les échanges au T1 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Le volume global des transactions sur les compartiments central et de blocs s’est établi à 26,9 milliards de dirhams (MMDH), contre 38,5 MMDH au quatrième trimestre 2025 et 33,3 MMDH un an auparavant, traduisant un recul de l’activité sur la période.
Sur le compartiment Actions du marché central, les OPCVM ont généré 38,4% des volumes échangés, devant les personnes morales marocaines (27,2%) et les personnes physiques marocaines (22,6%). Les personnes morales étrangères ont représenté 6,1% des transactions, tandis que les investisseurs passant par le réseau bancaire et les personnes physiques étrangères ont respectivement contribué à hauteur de 5,4% et 0,3%.
Le rapport montre également des positions contrastées selon les catégories d’investisseurs. Les OPCVM ont affiché une position nette acheteuse, avec des acquisitions totalisant 10,8 MMDH, en baisse de 26,8%, pour des ventes de 9,3 MMDH, en progression de 6,1%. Les personnes morales marocaines se sont, à l’inverse, positionnées comme vendeuses nettes, avec 7,9 MMDH de cessions contre 6,3 MMDH d’achats.
Les personnes physiques marocaines ont également terminé le trimestre en position nette acheteuse, avec 6,2 MMDH d’achats et 5,6 MMDH de ventes. Les investisseurs institutionnels étrangers ont, pour leur part, réalisé 1,63 MMDH d’achats, en hausse de 70,2% sur un an, et 1,55 MMDH de ventes. Les ordres transitant par le réseau bancaire ont représenté 1,2 MMDH d’achats et 1,7 MMDH de ventes.
Au-delà des volumes, l’AMMC relève une intensification de l’activité en termes d’ordres et de contrats. Le nombre d’ordres de Bourse portant sur les titres de capital a atteint 869.262 au premier trimestre 2026, en progression de 59,2% par rapport à la même période de 2025 et de 9,4% par rapport au trimestre précédent. Le nombre de contrats a, de son côté, augmenté de 47,2% sur un an pour atteindre 416.399.
Le marché central est resté le principal lieu d’échange, concentrant 98% du volume global des transactions avec 26,3 MMDH, malgré une baisse de 16,7% par rapport au premier trimestre 2025. Le compartiment de blocs a, quant à lui, représenté 2% des échanges, pour un montant de 568,8 millions de dirhams.
LNT
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]]>Présentant les perspectives du marché actions, Khadija El Moussily a rappelé que le MASI avait enchaîné trois exercices particulièrement favorables, avec une progression de 12,8 % en 2023, de 22,2 % en 2024 puis de 27,6 % en 2025.
Dans ce contexte, la baisse observée depuis le début de l’année 2026 était, selon elle, largement anticipée. « Cette respiration n’est pas totalement une surprise », a-t-elle expliqué, estimant qu’après un parcours supérieur à 60 % en trois ans, une phase de consolidation apparaissait naturelle.
La responsable de la recherche actions de BMCE Capital Global Research souligne toutefois que l’ampleur du mouvement a été accentuée par plusieurs facteurs externes, notamment la dégradation du contexte géopolitique international et le regain d’aversion au risque observé sur les marchés financiers.
Pour autant, elle estime que les fondamentaux du marché marocain demeurent solides. Les prises de bénéfices enregistrées ces derniers mois interviennent après une importante revalorisation des actions, mais elles ne remettent pas en cause la capacité bénéficiaire des entreprises cotées.
L’un des principaux enseignements présentés lors de cette rencontre réside dans la progression régulière des résultats des sociétés cotées.
Selon Khadija El Moussily, la capacité bénéficiaire globale de la cote est passée d’environ 28,6 milliards de dirhams en 2021 à plus de 50 milliards de dirhams en 2025. Cette évolution traduit, selon elle, une amélioration structurelle des performances des entreprises, qui accompagne la hausse des indices boursiers.
Les résultats publiés au titre de l’exercice 2025 illustrent cette dynamique. Le chiffre d’affaires consolidé des sociétés cotées aurait progressé d’environ 11 % pour atteindre près de 345 milliards de dirhams, une évolution portée par la plupart des grands secteurs de la cote.
L’industrie figure parmi les principaux moteurs de cette croissance, soutenue notamment par la montée en puissance de plusieurs projets miniers ainsi que par l’amélioration des cours internationaux de certains métaux. Le secteur de la construction bénéficie également de l’accélération des grands chantiers d’infrastructures.
Du côté des établissements financiers, la croissance du produit net bancaire s’explique à la fois par la progression des volumes de crédits, l’optimisation des coûts de refinancement et la bonne tenue des activités de marché. Les effets de la baisse du taux directeur décidée par Bank Al-Maghrib en 2025 ont également contribué à soutenir certains revenus bancaires.
Au-delà des résultats, les analystes considèrent que les niveaux actuels de valorisation restent compatibles avec une poursuite du développement du marché.
Khadija El Moussily souligne que le ratio cours/bénéfices demeure proche de sa moyenne historique, malgré la progression enregistrée ces dernières années. Les projections réalisées pour 2026 et 2027 laissent même entrevoir une amélioration progressive de ces multiples grâce à la poursuite de la croissance des bénéfices.
Le rendement des dividendes devrait également se redresser légèrement après le recul mécanique observé en 2025, conséquence d’une hausse de la capitalisation boursière plus rapide que celle de la masse distribuée. Les estimations avancées font état d’un rendement voisin de 2,9 % en 2026, confortant le profil de rendement du marché marocain.
Les intervenants ont également insisté sur les transformations structurelles qu’a connues la Bourse de Casablanca ces dernières années.
La capitalisation boursière est passée d’environ 690 milliards de dirhams en 2021 à plus de 1.000 milliards de dirhams aujourd’hui, traduisant un changement d’échelle de la place financière marocaine. Cette progression s’est accompagnée d’une amélioration de la liquidité, avec une hausse des volumes échangés sur le marché central et un regain d’intérêt des investisseurs pour les introductions en Bourse.
Selon Khadija El Moussily, cette évolution renforce progressivement la profondeur du marché et sa capacité à absorber les épisodes de volatilité. Elle rappelle qu’en 2026, malgré plusieurs épisodes de tension liés au contexte géopolitique international, chaque phase de baisse a été suivie d’une stabilisation, voire d’un rebond, illustrant une meilleure résilience du marché marocain.
Les perspectives du marché restent également soutenues par un environnement économique jugé globalement favorable.
Les projections présentées tablent sur une croissance économique comprise entre 5,2 % et 5,7 % en 2026, portée par la reprise agricole, le maintien des investissements publics et privés ainsi que par l’accélération des grands chantiers d’infrastructures liés notamment aux préparatifs de la Coupe du monde 2030. La maîtrise de l’inflation, l’amélioration de la notation souveraine du Maroc et la poursuite des investissements structurants constituent, selon les analystes, des facteurs susceptibles de soutenir les résultats des entreprises cotées au cours des prochaines années.
Pour autant, les intervenants ont rappelé que plusieurs risques demeurent susceptibles d’influencer l’évolution du marché. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pourraient continuer d’affecter les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les aléas climatiques restent également un facteur d’incertitude pour l’économie nationale.
Au final, les analystes estiment que le principal enjeu pour les investisseurs consiste désormais à arbitrer entre des fondamentaux domestiques jugés solides et un environnement international devenu plus instable. Dans cette perspective, la consolidation actuelle apparaît davantage comme une phase de normalisation que comme un changement de tendance de long terme pour la Bourse de Casablanca.
Au-delà de l’analyse globale du marché, la conférence a également permis de mettre en lumière les perspectives de certains secteurs appelés à jouer un rôle moteur dans les prochaines années. Le secteur minier figure parmi ceux qui bénéficient actuellement d’un environnement favorable, marqué par la transition énergétique mondiale, le développement des infrastructures et une demande soutenue pour plusieurs métaux stratégiques.
Présentant son analyse, Noufel Aouragh a rappelé que le secteur connaît une profonde mutation, alimentée par les besoins croissants en cuivre, cobalt, argent ou encore or, utilisés aussi bien dans les technologies bas carbone que dans les équipements électriques et électroniques.
Selon lui, cette dynamique structurelle dépasse les fluctuations conjoncturelles observées sur les marchés des matières premières. Les investissements engagés dans les réseaux électriques, les véhicules électriques, les batteries et les infrastructures énergétiques continuent d’alimenter une demande soutenue pour plusieurs minerais, malgré les incertitudes économiques internationales.
L’analyste a souligné que cette évolution profite à plusieurs sociétés marocaines cotées, dont les résultats demeurent fortement corrélés à l’évolution des cours internationaux des métaux. Les investissements réalisés ces dernières années pour accroître les capacités de production et développer de nouveaux projets devraient, selon lui, soutenir leur croissance à moyen terme.
Il a toutefois rappelé que le secteur reste exposé à une volatilité importante, liée notamment aux fluctuations des prix internationaux, aux évolutions géopolitiques et aux perspectives de croissance des principales économies consommatrices de matières premières.
Pour les investisseurs, les valeurs minières continuent néanmoins d’offrir un potentiel de diversification au sein de la cote casablancaise, dans un contexte où les métaux stratégiques occupent une place croissante dans les chaînes de valeur mondiales.
La conférence s’est également intéressée aux perspectives de HPS, dont le positionnement sur les technologies de paiement continue d’attirer l’attention des investisseurs.
Présentant cette analyse, Marwa Farhat a rappelé que le groupe évolue sur un marché porté par l’accélération de la digitalisation des paiements, le développement du commerce électronique et l’adoption progressive des solutions de paiement numérique à l’échelle mondiale.
Selon elle, HPS poursuit une stratégie fondée sur l’expansion internationale de ses activités et sur le renforcement de son modèle récurrent, à travers le développement des revenus issus des abonnements et des services associés à sa plateforme PowerCARD.
L’analyste a également souligné que les investissements réalisés ces dernières années, notamment dans l’innovation et les acquisitions, continuent de peser sur certains indicateurs de rentabilité à court terme. Ils visent toutefois à renforcer le positionnement du groupe sur un marché mondial caractérisé par une concurrence technologique de plus en plus forte.
Elle estime que les perspectives de croissance demeurent favorables grâce à l’élargissement du portefeuille de clients internationaux, à la diversification géographique des revenus et à la poursuite de la transformation numérique des systèmes de paiement dans de nombreux pays.
Au-delà de ces analyses sectorielles, les différents intervenants ont convergé vers une lecture globalement constructive des perspectives du marché actions marocain.
Ils estiment que la phase actuelle correspond davantage à une normalisation des valorisations après plusieurs années de progression exceptionnelle qu’à une dégradation des fondamentaux économiques ou financiers des entreprises cotées.
Les principaux facteurs de soutien demeurent inchangés : une croissance économique attendue à un niveau relativement élevé, la poursuite des grands programmes d’investissement publics et privés, la préparation des échéances internationales de 2030, la progression des bénéfices des sociétés cotées et le maintien d’un environnement monétaire relativement accommodant.
À ces éléments s’ajoutent plusieurs réformes engagées sur le marché des capitaux, notamment le développement de nouveaux produits financiers, l’amélioration progressive de la liquidité de la cote et l’arrivée de nouveaux investisseurs institutionnels, susceptibles d’élargir la profondeur du marché.
Les intervenants ont néanmoins rappelé que les investisseurs devront continuer à composer avec un environnement international marqué par des incertitudes persistantes. Les tensions géopolitiques, l’évolution des politiques monétaires des grandes banques centrales, les fluctuations des prix des matières premières ainsi que les perspectives de croissance de l’économie mondiale demeurent autant de facteurs susceptibles d’influencer les marchés financiers.
Dans ce contexte, les analyses présentées lors de cette conférence convergent vers l’idée que la Bourse de Casablanca dispose encore de marges de progression à moyen terme, à condition que les fondamentaux économiques continuent de se renforcer et que les entreprises poursuivent leur trajectoire de croissance bénéficiaire. Après plusieurs années d’expansion rapide, le marché semble ainsi entrer dans une nouvelle phase, où la sélection des valeurs, la qualité des résultats et les perspectives sectorielles devraient jouer un rôle plus déterminant que la dynamique générale des indices.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post La BEI réaffirme son soutien au développement du Maroc appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>« Le Maroc est un partenaire stratégique pour l’Europe, et la BEI continuera à soutenir le Royaume dans cette dynamique de croissance, de prospérité et de développement social », a dit Mme Calviño à l’issue de sa visite au Maroc.
Elle a souligné que le Maroc constitue aujourd’hui « un pilier de stabilité, de sécurité et de prospérité » pour l’ensemble de la région.
Revenant sur les temps forts de sa visite, la présidente de la BEI a rappelé la signature d’un prêt de 365 millions d’euros (M€) destiné à renforcer les infrastructures de transport du Royaume, notamment les réseaux ferroviaires et autoroutiers.
Mme Calviño a également noté qu’au cours des quatre dernières années, la Banque a triplé le volume de ses financements en faveur des projets au Maroc, couvrant des secteurs stratégiques tels que l’éducation, l’énergie solaire et les infrastructures.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre l’institution financière européenne et le Royaume.
Partenaire de longue date du Maroc depuis près d’un demi-siècle, la BEI joue un rôle majeur en tant que bras financier de l’Union européenne, en soutenant des projets contribuant au développement économique, à la cohésion sociale et à l’action en faveur du climat.
LNT avec Map
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]]>The post Standard Chartered anticipe une croissance de 4,5 % du PIB marocain en 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Dans un communiqué publié mardi, la banque internationale souligne que cette perspective repose sur la résilience de l’économie marocaine et l’amélioration de ses perspectives de croissance, soutenues notamment par l’expansion de l’industrie manufacturière, les performances du secteur touristique, la vigueur de la demande des ménages et la poursuite des investissements publics et privés.
Selon Standard Chartered, les secteurs de l’industrie manufacturière, du tourisme et de la demande intérieure continuent de refléter la diversification progressive de l’économie marocaine. Les investissements réalisés dans les filières industrielles devraient contribuer à maintenir cette dynamique au cours des prochains mois.
L’institution estime également que l’amélioration attendue des conditions agricoles pourrait constituer un facteur de soutien supplémentaire à l’activité économique. Une récolte supérieure aux anticipations représenterait un potentiel de croissance additionnel pour l’économie nationale.
La banque souligne par ailleurs que la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales continue de renforcer l’attractivité du Maroc. Sa position géographique, ses capacités industrielles et sa connectivité permettent au Royaume de consolider son rôle de plateforme reliant l’Europe, l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient.
Cette évolution est soutenue par le développement des échanges commerciaux et des investissements dans plusieurs secteurs clés, renforçant la compétitivité du pays dans un contexte de diversification des flux mondiaux de commerce et de capitaux.
Cynthia El Asmar, directrice générale et responsable de la couverture pour Standard Chartered Maroc, estime que le Royaume continue de démontrer la solidité de ses fondamentaux économiques ainsi que l’efficacité de sa stratégie de développement de long terme.
Elle souligne que le Maroc a construit une économie diversifiée, appuyée sur une base industrielle en expansion, le développement des échanges commerciaux et des investissements soutenus dans les secteurs stratégiques, autant d’éléments qui renforcent son attractivité auprès des investisseurs et soutiennent sa trajectoire de croissance.
La responsable ajoute que la combinaison des capacités industrielles du Royaume, de sa connectivité et des investissements engagés dans les secteurs stratégiques renforce progressivement son rôle de passerelle entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Selon elle, cette position permettra au Maroc de capter de nouvelles opportunités à mesure que les flux internationaux de commerce et d’investissement évolueront.
Au-delà des prévisions pour 2026, Standard Chartered considère que les fondamentaux économiques du Maroc, le développement de ses capacités industrielles et sa position stratégique continueront de soutenir son attractivité à long terme. La banque estime que l’intégration croissante du Royaume dans les chaînes de valeur mondiales, ainsi que les investissements dans les infrastructures, l’industrie manufacturière et le tourisme, devraient lui permettre de maintenir une dynamique de croissance et de saisir de nouvelles opportunités dans les années à venir.
LNT avec CdP
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]]>The post Taux directeur : AGR anticipe une pause monétaire prolongée de Bank Al-Maghrib appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Selon les analystes d’AGR, la décision prise par la Banque centrale lors de sa réunion de juin traduit une approche prudente face à un environnement devenu plus complexe, notamment en raison du prolongement des tensions au Moyen-Orient et de leurs répercussions sur les prix de l’énergie.
Le maintien du taux directeur intervient alors que les perspectives macroéconomiques ont été revues. AGR anticipe désormais une croissance économique de 5,2 % en 2026, contre 5,6 % auparavant, tout en relevant sa prévision d’inflation de 0,8 % à 1,5 % pour cette année. Pour 2027, l’inflation est désormais attendue à 2,1 %, soit un niveau supérieur aux précédentes estimations.
Malgré cette révision, le bureau de recherche considère que plusieurs facteurs continuent de limiter les pressions inflationnistes domestiques. Il cite notamment une campagne agricole exceptionnelle, qui devrait contribuer à contenir les prix alimentaires, ainsi qu’une inflation sous-jacente qui resterait très modérée, estimée à seulement 0,2 % en 2026.
Pour AGR, la remontée des anticipations d’inflation réduit toutefois la capacité de Bank Al-Maghrib à assouplir davantage sa politique monétaire. L’écart entre le taux directeur et l’inflation attendue se resserre sensiblement, passant d’environ 145 points de base dans les précédentes projections à 75 points de base après les nouvelles estimations.
Dans ce contexte, les analystes estiment que la Banque centrale devrait privilégier le statu quo jusqu’à ce qu’une meilleure visibilité se dégage sur l’évolution des prix internationaux de l’énergie et sur les tensions géopolitiques.
Selon eux, un éventuel nouvel assouplissement monétaire ne pourrait intervenir qu’à partir du second semestre 2027, à condition que les prix du pétrole se normalisent et que la trajectoire désinflationniste se confirme au Maroc.
La note souligne également que l’environnement monétaire international est devenu plus restrictif. La Banque centrale européenne a relevé son principal taux directeur de 25 points de base en juin, tandis que la Réserve fédérale américaine maintient une politique prudente face à une inflation toujours élevée.
Selon AGR, cette évolution réduit les marges de manœuvre des banques centrales des économies émergentes, dont Bank Al-Maghrib, qui doivent également tenir compte des équilibres de change et des mouvements de capitaux.
Les analystes estiment par ailleurs que les tensions actuelles au Moyen-Orient demeurent le principal facteur de risque pour les prochains mois. Une prolongation du conflit pourrait alimenter une nouvelle hausse des cours du pétrole, renforcer l’inflation importée et exercer une pression supplémentaire sur les prix au Maroc.
En parallèle, AGR relève plusieurs éléments susceptibles d’amortir ces risques. Les réserves officielles de change devraient dépasser 500 milliards de dirhams en 2026, soit près de six mois d’importations, tandis que le crédit bancaire au secteur non financier poursuivrait sa progression.
Le rapport souligne également que la transmission des précédentes baisses du taux directeur vers les taux débiteurs est désormais pratiquement achevée, ce qui permettrait de continuer à soutenir le financement de l’économie sans nécessiter de nouvel assouplissement monétaire à court terme.
Dans ce contexte, Attijari Global Research considère que Bank Al-Maghrib devrait conserver une posture attentiste au cours des prochains trimestres, en surveillant principalement l’évolution de l’inflation importée, des prix de l’énergie et des conditions monétaires internationales avant d’envisager une éventuelle inflexion de sa politique.
LNT
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]]>The post L’AMMC relève le seuil de variation des nouvelles introductions en Bourse appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cette décision s’inscrit dans le cadre des initiatives engagées par le régulateur pour dynamiser le marché boursier et améliorer le processus de formation des prix lors des introductions en Bourse, selon l’AMMC.
Depuis le 23 juin, les titres de capital nouvellement admis à la cote peuvent désormais évoluer dans une fourchette de ±20 % par rapport à leur cours de référence durant les cinq premières séances de cotation, contre un seuil plus restrictif auparavant. À l’issue de cette période, les valeurs retrouveront les limites de variation quotidiennes en vigueur, fixées à 10 % en mode continu et 6 % en mode fixing.
Parallèlement à cette évolution réglementaire, l’AMMC a rappelé aux sociétés de Bourse et aux autres intervenants plusieurs règles de bonnes pratiques afin de garantir la transparence des opérations d’introduction en Bourse.
Le régulateur recommande notamment d’éviter la saisie d’ordres dupliqués durant la phase de préouverture et de supprimer les doublons avant la séance de cotation. Il invite également les professionnels à ne pas transmettre d’ordres avant l’ouverture officielle via la plateforme Trader Work Station (TWS), afin de limiter les rejets techniques et de préserver l’intégrité du système de négociation.
L’Autorité insiste également sur le respect strict de la priorité chronologique dans le traitement des ordres et sur un encadrement rigoureux des ordres dits « à gérer », en rappelant qu’aucune annulation ne doit intervenir sans instruction formelle du client et sans enregistrement des échanges sur les lignes téléphoniques dédiées des sociétés de Bourse.
L’AMMC appelle par ailleurs les intervenants à anticiper les pics de volumes susceptibles d’accompagner les premières séances de cotation en adaptant les capacités techniques de leurs plateformes de négociation en ligne.
Le régulateur recommande également un renforcement des dispositifs de contrôle interne, tant au premier qu’au second niveau, afin d’assurer la conformité des opérations en temps réel. Les professionnels sont enfin invités à exercer pleinement leur devoir de conseil et de mise en garde vis-à-vis des investisseurs lorsque certains ordres sont susceptibles de perturber le fonctionnement normal du marché ou de provoquer des mouvements brusques des cours.
SB
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]]>The post Revolut réagit à l’intervention du Wali de Bank Al-Maghrib appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>« Suite à la récente rencontre entre la direction de Revolut et Monsieur Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib – marquée par une conversation très chaleureuse et ouverte – je tiens à saluer la vision éclairée de la Banque Centrale, » a déclaré Yacine Faqir, Directeur Général de Revolut Maroc. « Nous comprenons et respectons parfaitement les contraintes actuelles de l’institution face aux multiples chantiers réglementaires ponctuels en cours. Lors de cet échange constructif, nous avons pu partager l’horizon de temps naturel que nécessite le déploiement d’une opération technologique et financière d’une telle envergure. Revolut reste pleinement engagé envers le projet marocain.».
LNT avec CdP
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]]>The post Le G7 désigne le mal sans nommer le coupable appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Toutefois, dès le lendemain de cet important évènement, les accords sur les trêves de la guerre et le début des négociations se sont évaporés.
Cependant, le G7 n’était pas un sommet uniquement politique mais aussi économique et financier. Preuve en est la déclaration finale des chefs d’État et de gouvernement le 17 juin « pour une croissance plus équilibrée, plus durable et plus résiliente et la réduction des déséquilibres mondiaux ».
Celle-ci a fait l’objet d’un communiqué au nom de tous les chefs d’État et de gouvernement présents, qui réaffirment leur attachement à la coopération multilatérale pour favoriser la croissance économique, la résilience et le développement au service d’une prospérité partagée. À cette fin, ils visent à répondre aux besoins et risques auxquels fait face l’économie mondiale, et à renforcer le dialogue avec leurs partenaires internationaux dont ceux présents comme l’Égypte, le Kenya et la République de Corée présents au G7, qui soutiennent leur déclaration.
Ce communiqué du G7 d’une part, vaut son pesant d’or parce qu’il établit des constats qui concernent l’économie mondiale, soit tous les pays sans distinction entre les riches et les pauvres tout en responsabilisant les puissances économiques sur les conséquences de leurs politiques économiques et d’autre part, propose des actions pour en corriger les travers.
Ainsi, l’essentiel de la réunion à Évian est bien défini dans la déclaration commune du G7, qui vise une croissance économique plus équilibrée, plus durable et plus résiliente.
Le constat majeur du rapport du G7 qui relève d’un accord inédit de ses membres, porte sur les mécanismes des déséquilibres macroéconomiques mondiaux et sur la nécessité d’y remédier par la coopération, plutôt que par le protectionnisme.
En effet, le G7 alerte sur l’incertitude économique et les pressions sur les chaînes d’approvisionnement (énergie, intrants agricoles, engrais). Il appelle certes au rétablissement d’un transit libre et sûr par le détroit d’Ormuz, mais aussi à des marchés énergétiques stables et transparents, tout en appelant les pays importateurs de pétrole à constituer des réserves de 90 jours selon la norme de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Par ailleurs le G7 partage une préoccupation plus globale qui porte sur la sécurité économique face aux « mesures et pratiques non marchandes » génératrices de distorsions, de surcapacités structurelles et de dépendances excessives de certains pays vis-à-vis d’autres. La Chine est tout particulièrement pointée du doigt.
Elle s’impose avec un excédent commercial record de 1 200 milliards de dollars, soit plus de 1 % du PIB mondial, alimenté par les subventions, la sous-évaluation du yuan et une stratégie de substitution des importations, sur fond de consommation intérieure atone. En clair, « cette puissance économique pratique un dumping mondial avec des marchandises compétitives à un niveau de 40 %, par des bas prix et un yuan faible maîtrisé par le pouvoir politique. Ce qui lui permet de réaliser un excédent commercial record qui crée des déficits commerciaux chez tous ses partenaires dont les États-Unis et l’Europe. De fait ce pays produit en réalité pour l’export car sa consommation intérieure est structurellement faible et sa production très élevée est écoulée à l’exportation. Elle conquiert les marchés par une politique de bas prix, rendue possible par des productions massives, créant ainsi de grands déséquilibres que l’OMC, Organisation mondiale du commerce, doit donc sécuriser. » Justement le G7 préconise de réformer l’OMC pour lui donner les armes de sécuriser certains marchés, ceux des secteurs stratégiques technologiques en particulier devenus critiques.
De même que sur ce chapitre des technologies émergentes, le sommet d’Évian considère que les pays occidentaux doivent donner mandat à leurs ministres des Finances et banquiers centraux, pour examiner les opportunités et risques de l’IA de rupture (Frontier AI) pour la finance et l’emploi, ainsi que pour le renforcement de la cybersécurité et la préparation aux technologies quantiques.
L’autre sujet fort qui a été au cœur de ce sommet porte sur les déséquilibres mondiaux ceux des comptes courants qui se sont creusés ces dernières années, faisant peser un risque sérieux sur la stabilité financière mondiale.
Pour agir, le G7 a fixé deux lignes de conduite. L’une pour les pays excédentaires leur demandant de stimuler la demande intérieure, renforcer les filets sociaux et éviter les mesures de distorsion. L’autre pour les pays déficitaires leur suggérant de soutenir l’épargne nationale et assainir les finances publiques.
Le texte appelle à une surveillance renforcée du FMI et de l’OCDE et à une action coordonnée, poursuivie dans le cadre du prochain G20 sous présidence américaine.
Car, les États-Unis ont un déficit courant de 3,5 % du PIB, lié à un déficit public supérieur à 6 % de 1 800 milliards de dollars par an, aggravé par les baisses d’impôts. La première puissance du monde est visée par l’appel à « l’assainissement des finances publiques ».
De même que l’Europe, encore excédentaire et qui dispose d’une forte capacité d’épargne, devrait réduire cet excédent à terme avec des investissements engagés dans la défense et le numérique. La déclaration finale du G7 sur le plan économique annonce des perspectives plutôt négatives, du fait des déséquilibres qui sont à l’origine de la guerre commerciale et qui pourraient dégénérer en crise mondiale. Un repli de la demande des pays déficitaires (États-Unis en tête) frapperait directement les pays excédentaires (Chine, Europe). L’avancée d’Évian tient à l’adhésion du G7, États-Unis compris, au principe de coopération et le retour au multilatéralisme alors remis en cause par le président Trump.
Or, l’un des principaux responsables de ces déséquilibres, la Chine, ne fait pas partie du G7. En conséquence, le dossier sera porté au prochain G20, aux États-Unis. Si la probabilité d’un accord rapide reste faible, le processus a été lancé à Évian, à l’initiative de la France, avec comme acquis que les enjeux dont dépend l’économie mondiale et qui impactent tout particulièrement les économies émergentes, ont été clairement posés.
Afifa Dassouli
Déclaration du G7 du 17 juin à Évian
Tandis que l’économie mondiale fait déjà face aux effets persistants de chocs préexistants et de transformations structurelles touchant le commerce et les investissements mondiaux, nous reconnaissons que l’incertitude économique mondiale a accru les risques pesant sur la croissance. Les pressions sur les chaînes d’approvisionnement en énergie, intrants agricoles et engrais se sont accrues, affectant les entreprises, les agriculteurs et les ménages partout dans le monde, particulièrement dans les pays les plus vulnérables. Nous reconnaissons que le rétablissement rapide d’un transit libre et sûr par le détroit d’Ormuz, sans aucune redevance, et un règlement rapide du conflit sont indispensables pour atténuer ces impacts négatifs et soutenir une croissance mondiale plus équilibrée, durable et résiliente. Nous soulignons l’importance d’un accès à l’énergie à un coût abordable et nous réaffirmons notre engagement en faveur du bon fonctionnement, de la stabilité et de la transparence des marchés de l’énergie et d’autres matières premières. Nous appelons tous les pays à éviter toute restriction arbitraire aux exportations et insistons sur l’importance de flux commerciaux sûrs. En particulier, nous soulignons l’importance du commerce des produits énergétiques dans la situation actuelle. Nous travaillerons ensemble à des réponses en matière de politiques publiques, qui devraient être temporaires, ciblées et responsables sur le plan budgétaire.
À l’avenir, ces événements soulignent l’importance de renforcer la résilience de nos économies grâce à des chaînes d’approvisionnement diversifiées et fiables, ainsi qu’à des systèmes énergétiques efficaces. Nous reconnaissons l’importance de coopérer dans le cadre des organisations internationales pertinentes, comme l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), d’une étroite coordination entre pays producteurs et consommateurs et de la coopération avec les pays touchés, y compris au sein du Partenariat pour une résilience renforcée de l’énergie et des ressources d’Asie (POWERR Asia), afin de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement et, plus largement, afin de préserver la stabilité économique et la stabilité des prix. Afin de renforcer la gestion des crises et d’atténuer leur impact, ce qui pourrait contribuer à la stabilisation des marchés de l’énergie, nous encourageons les pays importateurs de pétrole à mettre en place des systèmes de réserves pétrolières qui soient suffisants et efficaces, conformément à l’exigence de l’AIE de constituer des réserves de 90 jours, tout en évitant des effets procycliques. Nous réaffirmons également les engagements pris par le G7 en matière de taux de change. Nous constatons que les membres de l’OMC reconnaissent de plus en plus la nécessité d’améliorer la capacité de l’organisation à répondre aux réalités contemporaines du commerce international et à tenir compte des intérêts de ses Membres. Nous appelons à des discussions constructives afin d’impulser une réforme substantielle de l’Organisation.

Nous sommes déterminés à travailler de concert pour parvenir à une croissance équilibrée et durable qui soutienne notre sécurité économique et notre résilience et génère des bénéfices pour tous nos concitoyens. Nous réaffirmons nos préoccupations communes s’agissant des mesures et des pratiques non marchandes, et de leurs effets négatifs, incluant des distorsions durables des marchés, des surcapacités structurelles mondiales et les déséquilibres qui en résultent, des effets de contagion préjudiciables sur les marchés mondiaux, régionaux et nationaux et des dépendances économiques croissantes. Nous réaffirmons que des chaînes d’approvisionnement résilientes et fiables sont indispensables à la sécurité économique. Nous continuerons à approfondir nos échanges afin d’identifier les vulnérabilités affectant les secteurs stratégiques, y compris les technologies critiques, en vue de réduire les dépendances excessives, d’améliorer la sécurité et la résilience des chaînes d’approvisionnement et de réduire le risque de fuite des technologies. Nous reconnaissons qu’il est important de dialoguer avec des pays, au-delà du cadre du G7, notamment les économies émergentes et en développement, pour sensibiliser plus largement aux effets négatifs des mesures et pratiques non marchandes et soutenir des réponses éclairées et efficaces.
Nous appelons au renforcement des efforts des institutions financières internationales, notamment ceux du Fonds monétaire international (FMI) et des banques multilatérales de développement, et nous soulignons l’importance de la préparation aux crises, de leur atténuation et de leur gestion. Nous nous efforçons de promouvoir la stabilité macroéconomique, y compris en nous assurant que le système monétaire et financier international demeure résilient, efficace et adapté à l’évolution de l’économie mondiale.
Compte tenu de l’accroissement rapide des capacités des modèles d’intelligence artificielle de rupture (Frontier AI), nous demandons à nos ministres des Finances et Gouverneurs de banques centrales, en coordination avec les superviseurs financiers et les représentants des institutions financières internationales et des entreprises du secteur des technologies, de poursuivre les discussions sur les opportunités émergentes et les risques potentiels découlant de l’intelligence artificielle, notamment dans le secteur financier, tout en examinant les implications pour la productivité et les marchés du travail. Nous demandons également au groupe d’experts du G7 sur la cybersécurité de renforcer l’échange d’informations et de recenser des bonnes pratiques, en tant que de besoin, en prenant en compte les évolutions récentes des modèles d’intelligence artificielle de rupture. Nous encourageons également l’approfondissement du dialogue entre les agences de cybersécurité et les institutions compétentes en la matière, dans le cadre des groupes de travail existants du G7. Nous avons l’intention de poursuivre nos efforts afin de soutenir la préparation de notre système financier aux risques et opportunités liés aux technologies quantiques, conformément au rapport du groupe de travail des banques centrales du G7 sur les technologies quantiques (G7 central banks’ Quantum Technologies Working Group – QTWG) et nous demeurons engagés en vue de sécuriser les chaînes d’approvisionnement du secteur quantique.
Parvenir à une croissance équilibrée et durable grâce à une réduction des déséquilibres mondiaux
Nous notons avec préoccupation que les déséquilibres mondiaux ont persisté et se sont creusés au cours des dernières années, créant des risques pour notre objectif commun d’une croissance mondiale équilibrée et la stabilité financière. Depuis notre dernière réunion à Kananaskis, nos ministres des Finances ont entamé, avec les gouverneurs des banques centrales, des travaux pour étudier leurs facteurs et les risques qu’ils engendrent ainsi que pour élaborer des options permettant d’y remédier. Nous reconnaissons les efforts du FMI, y compris en matière de recherche, de conseil de politiques publiques et de surveillance, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G20 et le groupe d’experts universitaires du G7 sous présidence française, pour approfondir notre connaissance des facteurs, des principaux contributeurs et des risques de déséquilibres croissants et persistants, formuler des scénarios d’ajustement et des recommandations de politiques publiques pour promouvoir un rééquilibrage.
Les déséquilibres peuvent avoir des effets économiques négatifs, notamment sur les pays les plus pauvres, quand bien même la plupart de ces pays ne contribuent pas aux déséquilibres. Nous reconnaissons en outre l’importance d’une action coordonnée pour réduire les déséquilibres mondiaux croissants et persistants. La réduction des déséquilibres mondiaux pourrait permettre de parvenir à une croissance plus durable et plus équilibrée. Les déséquilibres actuels des comptes courants résultent en grande partie des dynamiques à l’œuvre en matière d’épargne et d’investissement. Ils peuvent également résulter des modèles de croissance nationaux, notamment des mesures et pratiques non marchandes, ainsi que des politiques sectorielles et budgétaires. Nous confirmons la nécessité de remédier à ces déséquilibres importants et persistants, ce qui est dans l’intérêt commun des économies excédentaires comme déficitaires. Dans ce contexte, nous visons des politiques publiques spécifiques promouvant une croissance équilibrée et la stabilité macroéconomique et nous encourageons les autres pays à faire de même. Repousser un rééquilibrage reposant sur des mesures nationales appropriées risque d’alimenter les tensions commerciales et pourrait conduire à une résorption désordonnée. Sur cette question, une action coordonnée serait la bienvenue.
Les pays avec des excédents externes importants et persistants devraient renforcer leurs sources nationales de croissance. En fonction des circonstances nationales, ces politiques de croissance pourraient inclure notamment : lever les contraintes pesant sur la croissance de la demande privée, améliorer les filets de sécurité sociale, éviter les mesures de distorsion entraînant des effets de bord négatifs sur d’autres pays, éliminer les obstacles à la croissance de la productivité et accroître l’investissement. Les pays avec d’importants déficits externes persistants devraient mettre en œuvre des politiques visant notamment à soutenir l’épargne nationale et l’assainissement des finances publiques. Ces mesures contribueraient à une croissance mondiale équilibrée et durable.
Nous appelons à renforcer encore la surveillance en cours des déséquilibres extérieurs dans le cadre des mécanismes du FMI en matière de surveillance bilatérale et multilatérale, en mettant davantage l’accent sur des scénarios tournés vers l’avenir, et en mesurant les effets sur toutes les économies, notamment les marchés émergents et les économies en développement. Nous appelons aussi le FMI et l’OCDE à assurer le suivi et à rendre compte des contributions des trajectoires des politiques nationales des grandes économies aux déséquilibres mondiaux, conformément à leurs expertises respectives.
Nous saluons la tenue du sommet de Convergence mondiale pour la croissance le 11 juin 2026. Nous réaffirmons notre souhait commun de faire converger notre approche avec celle des autres grandes économies sur les causes des déséquilibres mondiaux importants qui persistent et sur la nécessité d’y remédier. Nous poursuivrons ces efforts dans le cadre du G20 sous la présidence des États-Unis et au sein d’autres enceintes pertinentes.
La présente déclaration rend compte des résultats des discussions des membres du G7, qui ont bénéficié d’échanges fructueux avec les pays partenaires.
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]]>Prenant la parole à cette occasion, le président et fondateur de Fininfo Solutions, Fares Gaied, a estimé que le marché financier marocain dispose aujourd’hui de l’un des écosystèmes les plus avancés et les plus innovants du continent africain. Selon lui, cette dynamique se traduit par l’émergence de nouveaux instruments financiers, l’évolution des infrastructures de marché et le renforcement progressif du cadre réglementaire.
Le responsable a souligné que les transformations actuelles du marché exigent une capacité d’anticipation de la part des différents intervenants. Il a indiqué que la stratégie de Fininfo Solutions consiste précisément à développer des solutions capables d’intégrer en amont les évolutions réglementaires et opérationnelles afin d’accompagner les institutions financières dans leurs transformations.
Spécialisée dans les métiers du post-marché, Fininfo Solutions propose des solutions couvrant plusieurs activités, notamment les fonctions dépositaires, les services aux émetteurs, le marché à terme et différentes lignes de métiers liées à l’infrastructure des marchés financiers. L’entreprise emploie aujourd’hui une soixantaine de collaborateurs, répartis entre ingénieurs et consultants, et accompagne plus de quatorze clients institutionnels.
L’un des principaux axes de la conférence a porté sur les fonds alternatifs, en particulier les Organismes de Placement Collectif en Capital (OPCC), les Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI) et les Fonds de Placement Collectif en Titrisation (FPCT).
Selon Fares Gaied, ces véhicules d’investissement représentent une opportunité importante pour le développement du marché financier marocain en ouvrant de nouvelles perspectives de financement, d’investissement et de diversification des actifs. Leur montée en puissance s’accompagne toutefois d’exigences accrues en matière de gouvernance, de contrôle des risques, de conformité réglementaire et d’efficacité opérationnelle.
Le dirigeant a expliqué que la plateforme développée par Fininfo Solutions a été conçue pour répondre à ces nouveaux besoins à travers un ensemble de fonctionnalités couvrant notamment les règlements de gestion, le pilotage des volets actifs et passifs des fonds, les fonctions dépositaires, les services aux émetteurs ainsi que le contrôle des ratios réglementaires.
L’ambition de l’entreprise est, selon lui, de permettre aux acteurs de marché de se concentrer sur leur cœur de métier en s’appuyant sur des outils technologiques robustes, conformes aux exigences réglementaires et capables d’évoluer avec les besoins futurs de la place financière.
Lors de la présentation technique, le directeur Produit de Fininfo Solutions, Habib Tanoubi, a détaillé l’architecture développée autour des fonds alternatifs.
Il a notamment mis en avant l’automatisation du traitement des règlements de gestion, considérés comme des documents de référence permettant de créer automatiquement les différents référentiels nécessaires à la gestion opérationnelle des fonds.
Cette approche vise à réduire les interventions manuelles, à améliorer la qualité des données et à harmoniser les référentiels utilisés par les différentes parties prenantes du marché.
Selon Habib Tanoubi, l’objectif est également de renforcer la sécurisation des opérations et leur traçabilité. La plateforme a été conçue de manière à permettre un suivi détaillé des opérations réalisées sur les actifs et les passifs des fonds, tout en intégrant des mécanismes de contrôle automatisés.
Le responsable a indiqué que les fonctionnalités développées couvrent l’ensemble du cycle de vie des fonds alternatifs, depuis leur constitution jusqu’à leur exploitation quotidienne, en passant par les opérations de souscription, de valorisation, de gestion des actifs et de contrôle réglementaire.
L’architecture retenue repose également sur une logique de modularité et de montée en charge, afin d’accompagner l’évolution future des volumes d’opérations et l’arrivée de nouveaux produits financiers sur le marché.
Parmi les nouveautés présentées figure également le développement de tableaux de bord offrant une vision consolidée des fonds alternatifs.
Selon les explications fournies par Fininfo Solutions, ces outils permettent de disposer, en temps réel, d’informations relatives à la composition des actifs, aux opérations réalisées, aux mouvements de souscription, aux contrôles effectués et aux différents indicateurs de suivi.
Cette vision consolidée vise à améliorer le pilotage des fonds et à renforcer les capacités de contrôle et de reporting des différents intervenants, dans un environnement où les exigences réglementaires et les attentes des investisseurs tendent à se renforcer.
La conférence a également donné lieu à de brefs retours d’expérience de plusieurs partenaires de l’entreprise, qui ont évoqué les évolutions du marché des fonds alternatifs et les enjeux liés à l’adaptation des systèmes d’information aux nouvelles exigences réglementaires et opérationnelles.
Au-delà des fonds alternatifs, Fininfo Solutions a également présenté les premières évolutions de sa plateforme destinées à accompagner le développement futur des Exchange Traded Funds (ETF).
Pour Fares Gaied, ces produits pourraient constituer l’un des prochains moteurs de croissance du marché financier marocain. L’entreprise a ainsi choisi d’anticiper cette évolution en développant dès à présent des fonctionnalités adaptées aux spécificités de ces instruments.
Selon les responsables de Fininfo Solutions, le développement des ETF s’inscrit dans une tendance internationale marquée par la diversification des produits d’investissement, la recherche de nouveaux instruments de gestion collective et le renforcement des solutions de réplication indicielle.
Selim Benabdelkhalek
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]]>À travers ses nouvelles projections macroéconomiques et les explications fournies par son Wali, Bank Al-Maghrib dessine le portrait d’une économie marocaine qui affiche une capacité de résilience certaine, mais qui demeure exposée à des risques externes susceptibles d’influer sur sa trajectoire à moyen terme.
Le maintien du taux directeur à 2,25 % n’a pas constitué une surprise pour les marchés. La Banque centrale a justifié cette décision par l’évolution anticipée de l’inflation, qui reste compatible avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, par la consolidation de l’activité économique et par les fortes incertitudes qui continuent de peser sur l’économie mondiale.
L’institution monétaire souligne qu’elle continuera à suivre de près la conjoncture nationale et internationale et à adapter sa politique monétaire en fonction des données les plus récentes.
Cette approche de prudence reflète la complexité du contexte actuel. Depuis plusieurs années, les banques centrales évoluent dans un environnement marqué par une succession de chocs exogènes : pandémie, tensions inflationnistes, perturbations logistiques mondiales, sécheresses récurrentes et, plus récemment, conflits géopolitiques.
Le Wali de Bank Al-Maghrib a d’ailleurs insisté sur le caractère récurrent de ces crises et sur la nécessité, pour les institutions monétaires, de renforcer leur capacité d’adaptation et leur agilité face à des évolutions rapides des paradigmes économiques et financiers.
L’une des principales nouveautés de ce Conseil réside dans l’analyse détaillée des conséquences du conflit au Moyen-Orient et de l’accord récemment annoncé entre les États-Unis et l’Iran.
Selon Bank Al-Maghrib, cet accord laisse entrevoir une normalisation progressive du transport maritime et une détente potentielle des marchés énergétiques. Toutefois, la Banque centrale estime que l’activité économique mondiale continuera, à court terme, de subir les retombées du conflit.
Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions sur les marchés des matières premières et les risques pesant sur la sécurité énergétique mondiale demeurent des sources majeures d’incertitude.
Le détroit d’Ormuz constitue à cet égard un point de vigilance particulier. Une part importante des flux énergétiques mondiaux y transite quotidiennement. Toute perturbation durable pourrait non seulement renchérir les prix du pétrole mais également provoquer des difficultés d’approvisionnement pour plusieurs secteurs industriels.
Le Wali de Bank Al-Maghrib a notamment évoqué l’impact potentiel de telles perturbations sur certains intrants stratégiques utilisés par l’industrie marocaine, notamment dans la production de fertilisants.
Les tensions géopolitiques ont déjà des effets perceptibles sur l’économie nationale.
En mai, les prix des carburants ont progressé de 27,6 % sur un an. Cette hausse de la facture énergétique, conjuguée à une remontée de l’inflation importée, devrait se traduire par une accélération de l’inflation domestique.
Après avoir évolué autour de 0,8 % en moyenne en 2024 et en 2025, l’inflation devrait atteindre 1,5 % cette année puis 2,1 % en 2027.
Ces niveaux restent relativement modérés comparativement à ceux observés dans plusieurs économies avancées ou émergentes.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils, serait particulièrement contenue cette année, à seulement 0,2 %. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix de certains produits alimentaires, notamment l’huile d’olive. Elle devrait néanmoins s’accélérer à 2,9 % en 2027, sous l’effet de la dissipation de cet effet favorable et de la progression de l’inflation importée.
Les anticipations des professionnels du secteur financier demeurent, elles aussi, relativement ancrées. Selon l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, les experts tablent sur une inflation moyenne de 2,2 % aussi bien à l’horizon de huit trimestres que de douze trimestres.
Sur le plan de l’activité économique, les perspectives demeurent favorables.
Après une croissance estimée à 4,9 % en 2025, l’économie nationale devrait progresser de 5,2 % cette année avant de ralentir à 3,1 % en 2027, essentiellement sous l’effet de base lié à l’agriculture.
Le principal moteur de cette accélération réside dans le rebond attendu de la valeur ajoutée agricole.
Après une progression de 8,2 % en 2025, celle-ci devrait augmenter de 16 % en 2026, soutenue par une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite reculer de 7,6 % en 2027 dans l’hypothèse d’un retour à une production moyenne.
Les activités non agricoles devraient, pour leur part, maintenir une croissance soutenue de 4,2 % en moyenne en 2026 et en 2027, après une progression de 4,5 % l’année précédente.
Selon le Wali de Bank Al-Maghrib, cette dynamique devrait également continuer de bénéficier des importants programmes d’investissement engagés au Maroc.
L’effort d’investissement public, les grands projets d’infrastructures, les investissements des établissements publics, notamment ceux de l’OCP, ainsi que les projets liés au dessalement de l’eau de mer, à la transition énergétique ou encore à l’hydrogène vert constituent autant de facteurs susceptibles de soutenir la croissance au-delà de l’horizon 2030.
La Banque centrale estime également que l’investissement privé dispose encore d’importantes marges de progression.
Malgré l’amélioration de l’activité économique, le marché de l’emploi continue de présenter des fragilités structurelles.
Les résultats de la nouvelle enquête du Haut-Commissariat au Plan indiquent qu’au premier trimestre 2026, le taux de chômage s’est établi à 10,8 % au niveau national, à 13,5 % en milieu urbain et à 6,1 % en milieu rural.
Le taux d’emploi demeure particulièrement faible chez certaines catégories de la population, notamment les femmes et les jeunes.
Selon les données présentées par le Wali, le taux d’emploi des femmes s’établit à seulement 14,7 %, tandis que celui des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 16,6 %.
Ces chiffres mettent en évidence les défis persistants de l’inclusion économique et de la création d’emplois durables.
L’environnement international pèse également sur les comptes extérieurs.
La hausse des prix du pétrole et de certains intrants industriels, conjuguée à la poursuite de l’effort d’investissement, devrait se traduire par un alourdissement du déficit commercial.
La facture énergétique augmenterait de 26 % cette année pour atteindre 135 milliards de dirhams avant de reculer à 114,4 milliards en 2027. Parallèlement, les importations de biens d’équipement continueraient de progresser pour avoisiner 245 milliards de dirhams à l’horizon 2027.
Du côté des exportations, les perspectives demeurent globalement favorables.
Après un repli en 2025, les exportations automobiles devraient reprendre progressivement leur progression pour atteindre 190,8 milliards de dirhams en 2027.
Les exportations de phosphates et de dérivés continueraient également de progresser pour dépasser 110 milliards de dirhams.
Les recettes touristiques poursuivraient leur dynamique, passant de 138,6 milliards de dirhams en 2025 à plus de 161 milliards en 2027, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger devraient atteindre près de 130 milliards de dirhams.
Malgré ces performances, le déficit du compte courant devrait se creuser à 4 % du PIB cette année, contre 2,4 % en 2025, avant de revenir à 3,8 % en 2027.
Pour Bank Al-Maghrib, ce niveau ne constitue pas, à ce stade, une source de préoccupation majeure compte tenu de la solidité des réserves de change et de la capacité du pays à mobiliser des financements extérieurs.
Les avoirs officiels de réserve continueraient de se renforcer.
Selon les projections de Bank Al-Maghrib, ils atteindraient près de 542 milliards de dirhams en 2027, soit l’équivalent de plus de six mois d’importations de biens et services.
La Banque centrale considère ce niveau comme particulièrement confortable dans le contexte actuel et comme un facteur de résilience important face aux chocs externes.
Le taux de change du dirham demeure, selon ses évaluations, globalement aligné sur les fondamentaux économiques.
Au-delà de la décision de politique monétaire, Bank Al-Maghrib poursuit également les travaux préparatoires à l’adoption d’un régime de ciblage de l’inflation.
Le Wali a indiqué que le chantier est actuellement dans une phase de sensibilisation et de préparation technique associant les acteurs financiers, les milieux académiques et le secteur privé.
L’institution bénéficie de l’assistance technique du Fonds monétaire international ainsi que de partenariats avec d’autres banques centrales. Une simulation à blanc pourrait être réalisée en fin d’année, avant une éventuelle entrée en vigueur du nouveau dispositif à partir de 2027, sous réserve de l’évolution du contexte international.
Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large du rôle des banques centrales, désormais confrontées à des défis multiples liés aux transitions numériques, aux enjeux climatiques, à la cybersécurité, aux cryptoactifs et aux mutations rapides de l’économie mondiale.
Au cours de son point de presse, le Wali de Bank Al-Maghrib a également évoqué la directive européenne encadrant l’activité des banques étrangères au sein de l’Union européenne et ses implications potentielles pour les banques marocaines actives auprès des Marocains résidant à l’étranger (MRE).
Abdellatif Jouahri a indiqué qu’une task force réunissant notamment le ministère des Affaires étrangères, la Direction du Trésor et des Finances extérieures, les banques concernées et Bank Al-Maghrib a été mise en place afin de mener des discussions avec les autorités européennes et plusieurs États membres. Des échanges ont déjà eu lieu avec la France, tandis que des contacts sont engagés avec la Belgique et les Pays-Bas, et que d’autres rencontres sont prévues avec l’Espagne et l’Italie.
Le Wali s’est dit confiant quant à l’issue de ces discussions, tout en soulignant que le processus nécessitera du temps et devrait se poursuivre tout au long de l’année 2026. Il a par ailleurs relevé que les transferts des MRE continuent d’afficher une évolution favorable malgré ce contexte réglementaire.
Interrogé également sur l’intérêt manifesté par la néobanque britannique Revolut pour le marché marocain, Abdellatif Jouahri a indiqué avoir reçu, au début du mois de juin, les responsables de la fintech, venus présenter leurs perspectives de développement au Maroc et leur intérêt pour le Royaume en tant que porte d’entrée vers l’Afrique.
Le Wali a toutefois expliqué que plusieurs chantiers stratégiques mobilisent actuellement les autorités monétaires, notamment les discussions relatives à la directive européenne, les évaluations prévues par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ainsi que l’évaluation du Maroc par le Groupe d’action financière (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Selon lui, ces priorités ne permettent pas d’envisager, à ce stade, l’arrivée de nouveaux acteurs bancaires internationaux sur le marché marocain. Il a également rappelé que Revolut s’intéresse principalement aux services bancaires numériques, un segment sur lequel les établissements marocains sont déjà fortement positionnés.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post Etude Visa : Au Maroc, l’IA s’impose dans les achats en ligne, mais la confiance demeure le principal enjeu appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>L’étude, menée par Wakefield Research entre janvier et février 2026 auprès de consommateurs dans 17 marchés de la région CEMEA, met en évidence l’essor des usages de l’intelligence artificielle et du commerce social, tout en soulignant la persistance des préoccupations liées aux risques de fraude.
Les consommateurs marocains utilisent désormais l’intelligence artificielle à différentes étapes de leur expérience d’achat. Plus de la moitié des personnes interrogées s’appuient sur ces outils pour comparer les prix (55 %) ou trouver des idées de cadeaux (57 %), tandis que 42 % y recourent pour consulter des avis et des évaluations de produits.
Cette appropriation s’accompagne d’une perception largement positive de l’apport des nouvelles technologies. Près de 97 % des répondants estiment que les outils numériques, y compris ceux fondés sur l’IA, rendent les achats en ligne plus rapides et plus simples qu’auparavant.
L’IA influence également la découverte de nouveaux produits et services. Plus d’un consommateur sur deux (53 %) déclare avoir découvert de nouvelles marques ou enseignes grâce à des plateformes d’intelligence artificielle telles que ChatGPT ou Google Gemini.
Pour autant, l’adoption de l’IA montre certaines limites lorsqu’il s’agit de lui déléguer des opérations sensibles. Seuls 23 % des consommateurs marocains indiquent qu’ils seraient prêts à faire confiance à des agents d’intelligence artificielle pour finaliser leurs achats à leur place.
L’étude met également en évidence une évolution du regard porté sur l’intelligence artificielle en matière de cybersécurité. Plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) considèrent que l’IA permet aujourd’hui d’identifier plus facilement les tentatives d’escroquerie, tandis que 82 % estiment qu’elle jouera un rôle essentiel dans la protection contre la fraude à l’avenir.
Cette perception intervient dans un contexte de forte progression des usages numériques et de multiplication des points de contact entre consommateurs et plateformes en ligne.
Les achats directement réalisés via les réseaux sociaux connaissent une progression significative. Selon l’étude, 87 % des consommateurs marocains ont déjà acheté des produits à travers ces plateformes.
Cette évolution s’accompagne toutefois d’une exposition accrue aux risques de fraude. Près de 30 % des répondants déclarent avoir été victimes d’une arnaque financière au cours des douze derniers mois. Parmi eux, plus de la moitié (52 %) indiquent que l’incident est survenu sur les réseaux sociaux, davantage que sur les sites web, les places de marché en ligne ou les applications d’achat.
L’étude souligne également les préoccupations liées à l’exposition des plus jeunes aux risques du numérique. Ainsi, 92 % des consommateurs interrogés estiment que les enfants ont des difficultés à identifier les escroqueries en ligne.
Plus de six répondants sur dix (61 %) déclarent avoir déjà vu un enfant être victime d’une fraude dans le cadre d’activités de jeu ou d’achats en ligne. Cette préoccupation intervient alors que l’accès des jeunes aux outils de paiement numériques se développe progressivement. Environ 17 % des parents marocains indiquent que leurs enfants peuvent accéder à des applications de paiement mobile ou à des portefeuilles numériques.
Face aux risques de fraude, les consommateurs marocains considèrent que la responsabilité de la protection repose avant tout sur les institutions. Près de la moitié des répondants (49 %) estiment que les banques et les établissements financiers doivent être les premiers acteurs de cette protection, devant les autorités publiques et les régulateurs (47 %) ainsi que les plateformes de commerce en ligne (29 %).
À l’inverse, seuls 9 % considèrent que cette responsabilité incombe en premier lieu aux consommateurs eux-mêmes.
Les attentes portent également sur des mécanismes de prévention plus proactifs. Ainsi, 64 % des répondants affirment qu’ils se sentiraient davantage en sécurité s’ils recevaient des alertes en temps réel de leur banque ou de leur application de paiement en cas d’activité suspecte. Par ailleurs, 36 % indiquent qu’ils seraient rassurés par la présence de logos ou de marques reconnues au moment du paiement.
Commentant les résultats de l’étude, Leila Serhan, Senior Vice President et Group Country Manager North Africa, Levant & Pakistan chez Visa, estime que la progression des achats en ligne et du commerce social s’accompagne d’une évolution parallèle des formes de fraude. Selon elle, les consommateurs considèrent la protection contre les arnaques comme une responsabilité partagée, tout en attendant des institutions financières, des gouvernements et des fournisseurs de paiement qu’ils jouent un rôle moteur dans la conception de systèmes de paiement intégrant la sécurité dès leur conception.
Même dans un contexte marqué par le développement du commerce assisté par l’intelligence artificielle, la dirigeante souligne que les consommateurs apprécient les gains de simplicité apportés par ces technologies, mais demeurent prudents lorsqu’il s’agit de leur confier la finalisation de leurs achats.
De son côté, la directrice générale de Switch Al Maghrib, Hanae Ben Driss, rappelle que la sécurité des paiements électroniques constitue un pilier fondamental de la confiance dans l’écosystème national. Selon elle, l’évolution des risques, dans un contexte de progression des paiements instantanés, impose de renforcer les capacités de détection et de prévention de la fraude grâce à des infrastructures robustes et à l’utilisation de l’intelligence artificielle.
LNT
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]]>The post Bank Al-Maghrib publie un guide sur les demandes de crédit destinées aux entreprises appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Disponible sur le site de la Banque centrale, ce guide s’inscrit dans une démarche visant à mieux décrypter les services et opérations bancaires, à informer les usagers des services bancaires sur leurs droits et obligations et à renforcer la sensibilisation du public aux questions liées à l’utilisation des services financiers.
Le document a également pour objectif de préciser les informations minimales que les établissements de crédit sont tenus de communiquer aux entreprises dans le cadre d’une demande de financement.
Structuré autour de neuf questions, le guide aborde les principales étapes du processus d’octroi d’un crédit. Il traite notamment des documents requis pour constituer un dossier de demande, des modalités de dépôt de cette demande, des délais de traitement ainsi que des conditions dans lesquelles un établissement de crédit peut accepter ou refuser une demande de financement.
Le guide apporte également des précisions sur les informations que les entreprises doivent fournir aux établissements de crédit et sur les démarches à entreprendre lorsque les exigences d’information prévues ne sont pas respectées.
Bank Al-Maghrib rappelle que ces obligations d’information font l’objet d’une directive réglementaire dont les dispositions sont entrées en vigueur en mai 2024.
Retrouvez le guide ici : https://www.bkam.ma/Actualites/Infos-utiles/Infos-utiles
LNT avec CdP
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]]>The post L’AMMC lance un programme de mise en conformité volontaire pour la gestion sous mandat d’instruments financiers appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>L’annonce a été faite à l’occasion d’une rencontre organisée au siège de l’Autorité à Rabat, qui a réuni pour la première fois les sociétés de gestion sous mandat opérant sur la place financière marocaine.
Ce programme se matérialise par une charte déontologique et de bonnes pratiques à laquelle les sociétés de gestion sous mandat sont invitées à adhérer au plus tard le 2 juillet 2026.
Selon l’AMMC, cette initiative vise à accompagner le développement d’une activité en pleine croissance tout en favorisant l’alignement des pratiques des opérateurs sur les meilleurs standards en matière de gestion d’actifs pour compte de tiers. Elle intervient dans le prolongement de la publication par l’Autorité d’un guide consacré à la gestion sous mandat d’instruments financiers, élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs du marché.
À travers ce programme de mise en conformité volontaire, l’AMMC entend poursuivre ses actions en faveur de la protection des investisseurs et du renforcement de la confiance dans le marché des capitaux, considérée comme un levier essentiel de son développement et de sa contribution au financement de l’économie nationale.
L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux est l’institution chargée de la régulation du marché marocain des capitaux. Ses missions portent notamment sur la protection de l’épargne investie en instruments financiers ainsi que sur la garantie du bon fonctionnement et de la transparence du marché. Membre de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) depuis 1996, l’AMMC est également signataire, depuis 2007, de la convention multilatérale d’échange et de coopération de cette organisation, faisant du Maroc le 44e pays signataire et le troisième pays africain à adhérer à ce dispositif.
LNT avec CdP
The post L’AMMC lance un programme de mise en conformité volontaire pour la gestion sous mandat d’instruments financiers appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>The post Bank Al-Maghrib lance la troisième édition de son Prix pour la recherche économique et financière appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>L’appel à candidatures est ouvert aux chercheurs de nationalité marocaine âgés de moins de 40 ans et ayant soutenu une thèse de doctorat en économie ou en finance au sein d’un établissement d’enseignement supérieur marocain ou étranger.
À l’issue de cette édition, deux distinctions seront attribuées : un prix d’excellence et un prix d’encouragement. Le jury se réserve également la possibilité de décerner un prix « coup de cœur ».
Les modalités de participation ainsi que la documentation relative au concours sont disponibles sur le site internet de Bank Al-Maghrib. La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 25 septembre 2026.
Selon la Banque centrale, ce prix s’inscrit dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale et vise à soutenir la recherche dans les domaines liés à ses missions, à renforcer les synergies avec le monde académique et à contribuer au rayonnement de la recherche économique ainsi qu’au développement de l’écosystème national de la recherche.
LNT
The post Bank Al-Maghrib lance la troisième édition de son Prix pour la recherche économique et financière appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>The post Marché monétaire : un équilibre maintenu à l’approche de la réunion de Bank Al-Maghrib, constate AGR appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Dans sa note hebdomadaire « Weekly Hebdo Taux – Fixed Income », couvrant la période du 5 au 11 juin 2026, AGR indique que les taux interbancaires sont restés alignés sur le taux directeur de la Banque centrale, maintenu à 2,25 %.
L’indice monétaire de référence au jour le jour, le MONIA (Moroccan Overnight Index Average), a pour sa part enregistré un léger repli, sa moyenne hebdomadaire s’établissant à 2,21 %, contre 2,22 % la semaine précédente.
Selon AGR, le scénario central demeure celui d’un maintien d’une posture prudente de la part de Bank Al-Maghrib, dans un contexte marqué par la persistance des incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient.
Sur le plan de la liquidité bancaire, la demande des banques en monnaie centrale a reculé au cours de la semaine sous revue. Les injections de liquidités de la Banque centrale via les avances à sept jours se sont établies à 43,8 milliards de dirhams (MMDH), contre 55,4 MMDH une semaine auparavant.
Parallèlement, Bank Al-Maghrib a maintenu un soutien significatif au système bancaire à travers des prêts garantis et des opérations de pension livrée, pour un montant global de 100 MMDH.
De son côté, le Trésor a sensiblement renforcé ses placements de trésorerie. Les placements moyens de ses excédents de liquidité, à blanc et avec prise en pension, ont progressé d’environ 7 MMDH en une semaine pour dépasser 25 MMDH.
LNT
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]]>The post Accord entre Washington et Téhéran : les marchés mondiaux saluent la perspective d’une détente énergétique appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Les investisseurs ont principalement réagi à la possibilité d’un retour progressif des flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, par lequel passe habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole brut. Ce passage maritime était largement paralysé depuis le début du conflit entre l’Iran et les États-Unis à la fin du mois de février, alimentant des tensions sur les marchés de l’énergie et ravivant les craintes inflationnistes.
L’annonce de l’accord a immédiatement pesé sur les cours du pétrole. Lundi, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a chuté d’environ 5 %, tandis que le WTI américain a reculé dans des proportions similaires.
La baisse s’est poursuivie mardi. En milieu de matinée, le Brent cédait encore près de 2 % à 81,53 dollars le baril, tandis que le WTI américain reculait de 2,20 % à 78,97 dollars.
Selon Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management, les marchés ont avant tout intégré une diminution de la « prime de risque » liée au détroit d’Ormuz. Une réouverture effective du passage maritime pourrait réduire les incertitudes pesant sur les transporteurs, les assureurs et les marchés de l’énergie.
Plusieurs analystes invitent toutefois à la prudence. Gregory Brew, d’Eurasia Group, estime qu’il faudra plusieurs semaines, voire un mois, pour que les flux pétroliers retrouvent une partie significative de leur niveau d’avant-guerre. Des opérations de déminage et des questions liées à la sécurité maritime pourraient encore ralentir la normalisation du trafic.
Michael Wan, analyste à la banque MUFG, souligne également que la pérennité de l’accord dépendra des modalités précises qui seront retenues par les deux parties, celles-ci n’ayant pas encore été dévoilées.
Malgré ces incertitudes, la perspective d’un apaisement géopolitique a rapidement favorisé un retour des investisseurs vers les actifs jugés plus risqués.
À Wall Street, le mouvement a été particulièrement marqué. L’indice Dow Jones a progressé de 0,92 % pour clôturer à un niveau record de 51.671 points. Le Nasdaq, porté notamment par les valeurs technologiques, a bondi de 3,07 %, tandis que l’indice élargi S&P 500 a gagné 1,65 %.
« L’enthousiasme règne sur Wall Street », a résumé Peter Cardillo, analyste chez Spartan Capital Securities, estimant que les marchés ont accueilli favorablement la perspective d’une stabilisation du Moyen-Orient et d’une détente sur les marchés de l’énergie.
Les grandes valeurs technologiques ont largement contribué à cette progression. Nvidia a gagné 3,54 %, Alphabet 2,59 %, Microsoft 2,31 % et Apple 1,82 %.
Le mouvement a également bénéficié aux secteurs fortement consommateurs d’énergie. Les compagnies aériennes américaines ont progressé de manière significative, United Airlines gagnant 3,85 %, American Airlines 3,20 % et Alaska Air Group 3,72 %.
À l’inverse, les valeurs pétrolières ont été pénalisées par la baisse des cours du brut. Exxon Mobil a perdu 4,13 %, Chevron 3,64 % et ConocoPhillips 4 %.
Les marchés asiatiques ont eux aussi réagi favorablement à l’annonce de l’accord.
À Tokyo, l’indice Nikkei a enregistré une hausse de 4,99 % pour terminer à 69.317 points, tandis que l’indice élargi Topix a progressé de 3,03 %. À Séoul, le Kospi a bondi de 5,20 %. Les Bourses de Sydney et de Taipei ont respectivement gagné 1,25 % et 2,78 %, tandis que l’indice Hang Seng de Hong Kong évoluait également dans le vert.
Selon les analystes de Tokai Tokyo Intelligence, l’apaisement des inquiétudes liées à l’inflation énergétique a favorisé des achats sur un large éventail de valeurs.
En Europe, la tendance est demeurée positive. La Bourse de Paris a poursuivi sa progression mardi, le CAC 40 gagnant 0,59 % après avoir déjà progressé la veille. Les places de Francfort et de Londres ont également ouvert en hausse.
Les stratégistes de Natixis soulignent qu’une rotation sectorielle s’est opérée au profit de l’automobile, de l’industrie, des banques, des compagnies aériennes et des secteurs du voyage et des loisirs, au détriment de l’énergie, de la défense et de certaines valeurs défensives.
Pour Florian Ielpo, de Lombard Odier, les marchés « achètent la fin du choc pétrolier », même si les investisseurs ne considèrent pas encore que l’ensemble des risques inflationnistes ont disparu.
L’amélioration du sentiment de marché s’est également reflétée sur d’autres places financières.
À Casablanca, le MASI a clôturé lundi en hausse de 4,46 %, soutenu notamment par les secteurs des mines, de la promotion immobilière et des services de transport. La capitalisation boursière a dépassé les 1.080 milliards de dirhams et les échanges ont porté sur plus de 544 millions de dirhams.
Si les marchés saluent aujourd’hui l’annonce d’un apaisement entre Washington et Téhéran, nombre d’analystes rappellent néanmoins que l’évolution future dépendra de la mise en œuvre effective de l’accord et du rétablissement progressif des flux énergétiques dans le détroit d’Ormuz.
SB
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]]>The post Le programme de rachat de ses actions en propre est de retour appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Toutefois, les programmes de rachat ont été encadrés et sont beaucoup moins utilisés que sur les places internationales.
En effet, l’AMMC, l’autorité du marché, autorise les sociétés cotées à racheter leurs propres actions, mais dans un cadre strict, avec des objectifs limités de régulation du cours et pas de soutien de ce dernier, la fixation d’un prix plancher ou plafond et dans un volume maximum de 10% du capital.
Dans la conjoncture actuelle, après une année 2025 fulgurante, qui a connu une explosion des indices boursiers quel qu’ils soient de presque 30%, et une capitalisation boursière qui a dépassé les 1 000 milliards de dirhams, en 2026, nombreuses sont les valeurs de la cote qui connaissent une correction de leur cours qui impacte les indices boursiers à la baisse.
Ainsi, le retour à l’utilisation des programmes de rachat redevient légitime. D’ailleurs, on constate que les sociétés cotées qui ont un programme de rachat « continu », c’est à dire voté en assemblée générale ordinaire dans le cadre d’un programme sur plusieurs années et renouvelé dans le temps, l’ont activé pour cerner la volatilité de leur cours boursier entre un cours plancher et un cours plafond au cout de quelques millions de dirhams.
C’est le cas public de la Banque Centrale Populaire, et aussi d’IAM, dont le programme de rachat est continu, bien que cette valeur, qui est de fait très liquide n’aurait en principe pas besoin « d’aide ». Ce dernier est adossé à Contrat de liquidité sur 1% du capital, soit 1,5 millions de titres que Maroc Telecom n’a pas encore exécuté dans de volumes significatifs.
Ce sont les 2 seules sociétés qui avaient activé un programme sur S1 2025. Pour la BCP, le programme de rachat déclenché porte sur 10.165.623 actions, soit 5% de son capital. Le prix d’intervention maximum est fixé 374 DH l’action et le minimum de vente à 201 DH. La période d’intervention s’étend du 20 juillet 2026 au 20 janvier 2028 pour une enveloppe qui peut aller jusqu’à 3,8 milliards DH. L’objection de ce programme de rachat de la banque est certes de fluidifier la liquidité du titre dans une conjoncture où l’action BCP a reculé de 14,3% entre janvier 2025 et mai 2026 alors qu’elle fait partie des valeurs les plus échangées sur le marché principal de la bourse avec 24,2 millions de titres traités. Ainsi, l’utilisation de son programme de rachat vise à éviter les gros écarts entre acheteurs et vendeurs, pas à faire monter le cours, comme elle l’a précédemment fait entre avril et mai 2025, en rachetant 530.000 de ses actions.
L’autre actualité qui porte sur les programmes de rachat d’actions par les sociétés cotées, vient de COSUMAR qui vient également d’annoncer le lancement de cet instrument à la faveur de la régulation de son cours en bourse en favorisant la liquidité du marché de ses titres.
Dans le cadre légal et réglementaire, le programme de rachat par COSUMAR de ses propres actions en vue de favoriser la liquidité du marché de ses titres est lancé.
Le Conseil d’Administration de la société a décidé de proposer à la prochaine Assemblée Générale Ordinaire la mise en place d’un programme de rachat par Cosumar de ses propres actions en Bourse pour un montant maximum de 120.000.000 de DH et la mise en place d’un contrat de liquidité adossé à ce programme à hauteur de 20% de celui-ci. Red Med Securities a été désigné pour l’exécuter, après la décision de l’Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra la 22 juin courant.
Ce programme repose sur un nombre maximum d’actions à détenir de 434 782 actions, soit 0,46% du capital pour un montant maximum de 120.000.000 de DH sur une durée de 18 mois. La fourchette de prix étant fixée à 150-266 DH par action COSUMAR, pour un cours moyen de 212 dirhams à compter du 20 Juillet 2026 et jusqu’au 20 Janvier 2028 avec un maximum d’actions à détenir de 86 956 actions, soit 20% du programme de son rachat.
Les objectifs du programme de rachat d’actions propres de COSUMAR reposent sur la liquidité de l’action sur le marché boursier. Mais, tout en précisant dans la note d’information que « COSUMAR ne vise pas la recherche d’un résultat financier, ni le soutien du cours en opposition à une tendance forte du marché ou la constitution d’un stock de titres en vue d’une opération financière ou d’une allocation aux salariés ».
Cette précision de COSUMAR sur la tendance du marché à utiliser les programmes de rachat de titres pour « soutenir les cours en bourse » par les sociétés cotées est en soi une bonne recommandation pour tout simplement bannir cette pratique, sachant que la profondeur du marché boursier est telle que cela devient de plus en plus difficile…
Afifa Dassouli
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]]>The post L’Office des Changes lance la plateforme « SARF » pour digitaliser les opérations de change de devises appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Selon un communiqué de l’institution, cette nouvelle solution s’inscrit dans le cadre de la modernisation des services destinés aux opérateurs de change et vise à renforcer la traçabilité, la conformité et la supervision des opérations de devises au Maroc.
Le lancement de la plateforme intervient à l’issue d’un vaste programme de formation mené dans l’ensemble des régions du Royaume au profit des sociétés de change de devises.
L’Office des Changes indique avoir mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement afin de faciliter l’appropriation des fonctionnalités de la nouvelle plateforme. Une cellule dédiée a notamment été mobilisée pour assister les opérateurs durant la phase de lancement.
Des supports pédagogiques, comprenant des vidéos explicatives et des guides pratiques détaillant les modalités d’accès et d’utilisation de la plateforme, ont également été élaborés afin de faciliter la prise en main du nouvel outil.
Sur le plan fonctionnel, la plateforme « SARF » couvre l’ensemble des activités des opérateurs de change de devises.
Elle permet notamment la gestion des opérations d’achat et de vente de devises réalisées avec la clientèle, ainsi que l’édition des documents et bordereaux associés à ces transactions.
L’Office souligne que cette digitalisation vise à simplifier les procédures opérationnelles tout en améliorant la sécurité et la rapidité de traitement des opérations.
La nouvelle plateforme intègre également un dispositif d’assistance et d’accompagnement destiné à renforcer les mécanismes de vigilance et de conformité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).
À travers cette fonctionnalité, l’Office des Changes entend fournir aux opérateurs des outils leur permettant de mieux répondre aux exigences réglementaires et de renforcer la sécurisation des transactions de change.
L’institution souligne que cette initiative vise à consolider la traçabilité des opérations, à améliorer l’accompagnement des opérateurs de change et à renforcer le dispositif de supervision du secteur.
LNT
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]]>The post JAIDA et CHARI s’allient pour renforcer l’inclusion financière des micro-entrepreneurs appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Ce partenariat repose sur la complémentarité des expertises des deux institutions. Filiale du Groupe CDG et société de financement agréée par Bank Al-Maghrib, JAIDA intervient dans le financement des acteurs de l’Économie sociale et solidaire, tandis que CHARI, établissement de paiement spécialisé dans l’inclusion financière digitale, développe des solutions technologiques destinées aux commerçants et aux très petites activités économiques.
À travers cette collaboration, les deux partenaires ambitionnent de faciliter l’accès aux solutions de financement pour les micro-entrepreneurs et les petites structures économiques, en s’appuyant sur les outils numériques et les données générées par l’écosystème digital de CHARI.
L’accord prévoit notamment le développement de mécanismes de financement destinés aux commerçants de proximité, aux acteurs de la petite restauration, aux professionnels de la mobilité urbaine ainsi qu’à d’autres catégories de micro-entrepreneurs opérant au sein de l’écosystème de CHARI.
L’objectif est de soutenir le développement de leurs activités génératrices de revenus, d’améliorer leur accès aux ressources financières et de renforcer leur résilience économique dans un contexte marqué par l’importance croissante de l’inclusion financière et de la digitalisation des services.
Les deux partenaires soulignent que cette initiative vise à répondre aux besoins de populations souvent insuffisamment couvertes par les circuits traditionnels de financement, en leur proposant des solutions adaptées à leur taille, à leur activité et à leurs capacités de remboursement.
Le dispositif mis en place se distingue par une approche intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’identification et l’intégration des bénéficiaires jusqu’au financement et au suivi des projets.
Selon les signataires, l’utilisation des canaux numériques permettra d’assurer une traçabilité complète des opérations, une meilleure qualité dans l’instruction des dossiers ainsi qu’un suivi rigoureux des indicateurs de performance économique et sociale.
Cette approche doit également contribuer à renforcer la transparence des mécanismes de financement et à mesurer plus précisément les retombées du programme sur les bénéficiaires et sur les territoires concernés.
À travers cette coopération, JAIDA et CHARI entendent participer au renforcement du tissu entrepreneurial de proximité et à la création de valeur au niveau local.
Les deux institutions affichent ainsi l’ambition de favoriser une meilleure inclusion financière des populations traditionnellement moins desservies par les solutions bancaires classiques, tout en accompagnant le développement d’activités économiques créatrices de revenus et d’emplois.
LNT
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]]>The post Banque mondiale – Maroc : 650 millions de dollars pour la transformation numérique et la résilience climatique appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Annoncée dans un communiqué de l’institution financière internationale, cette enveloppe se répartit entre un programme de 250 millions de dollars consacré à la transformation numérique et un second de 400 millions de dollars dédié au financement du climat et à la gestion des risques.
Selon la Banque mondiale, ces deux initiatives visent à accompagner les priorités de développement du Royaume tout en mobilisant davantage de capitaux privés au service de l’investissement et de l’innovation.
Le premier programme, doté de 250 millions de dollars, doit soutenir la mise en œuvre de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ». L’objectif est d’accélérer la numérisation des services publics, de renforcer l’écosystème des startups et de favoriser le développement des compétences numériques.
La Banque mondiale précise que ce financement contribuera notamment à généraliser les services publics numériques centrés sur l’utilisateur, à accompagner la migration des administrations vers des infrastructures cloud et à encourager l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Le programme prévoit également un appui à la transformation numérique des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), ainsi qu’au développement du secteur de l’externalisation, considéré comme un important gisement de création d’emplois.
L’institution de Bretton Woods souligne que cette initiative, élaborée en étroite concertation avec les autorités marocaines, vise des résultats mesurables à l’horizon 2031, avec une attention particulière portée à l’inclusion des jeunes et des femmes dans l’économie numérique.
Le projet ambitionne notamment de faciliter l’accès aux services publics à travers un portail national unifié, afin de réduire les démarches administratives physiques et d’améliorer l’expérience des usagers.
Au-delà de la modernisation des services publics, le programme entend renforcer les capacités d’innovation technologique du pays.
La Banque mondiale indique que des mécanismes de partage des risques soutenus par l’État devraient permettre de mobiliser près de 200 millions de dollars de capitaux privés destinés au financement des startups et à l’accompagnement de la digitalisation des PME.
Le dispositif prévoit également le développement de centres d’excellence spécialisés dans l’intelligence artificielle, ainsi que le renforcement des compétences numériques afin de répondre aux besoins croissants du marché du travail.
Le second programme, doté de 400 millions de dollars, vise à renforcer la résilience financière du Maroc face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cyberattaques.
Selon la Banque mondiale, cette initiative permettra de développer des instruments d’assurance dédiés aux catastrophes et aux cyber-risques, tout en renforçant les capacités institutionnelles du pays en matière de gestion des risques.
Le programme prévoit également l’amélioration des infrastructures de paiement numérique afin de faciliter les flux financiers en période de crise et de renforcer la capacité de réaction des autorités face aux chocs économiques ou climatiques.
Dans le même temps, les autorités de régulation financière bénéficieront d’un accompagnement destiné à renforcer la supervision des risques climatiques et cybernétiques pesant sur les secteurs bancaire et assurantiel.
L’un des volets majeurs de ce programme concerne la mobilisation de financements privés en faveur des infrastructures liées à la transition énergétique et à l’adaptation climatique.
À cet effet, une facilité de préparation de projets sera mise en place afin de constituer un portefeuille de projets jugés viables sur le plan commercial dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les transports durables et les infrastructures hydrauliques.
Au cours des cinq prochaines années, la Banque mondiale estime que ce programme pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 400 millions de dollars d’investissements privés supplémentaires.
L’objectif est également de mettre en place jusqu’à un milliard de dollars de financements prédéterminés destinés à être mobilisés rapidement en cas de catastrophe majeure, tout en élargissant la couverture contre les cyber-risques à au moins vingt institutions financières.
Cité dans le communiqué, Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, a souligné que ces deux programmes s’inscrivent au cœur des priorités de transformation du Royaume.
« Ces deux nouveaux programmes s’inscrivent au cœur des priorités de transformation du Maroc : une économie dynamisée par le numérique, un écosystème d’innovation dynamique et une nation financièrement résiliente, capable de gérer les risques climatiques, les catastrophes et les cyber-risques d’un monde en mutation rapide », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces initiatives contribueront à bâtir « une architecture intégrée pour la prochaine décennie du Maroc », en favorisant la mobilisation de capitaux privés, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes ainsi que la mise en œuvre des engagements climatiques du Royaume.
LNT
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]]>The post Inforisk renforce son offre autour de la donnée d’entreprise appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>En ouverture de la conférence, Khalid Ayouch, président-directeur général d’Inforisk, a souligné que les entreprises évoluent aujourd’hui dans un environnement caractérisé par une croissance des échanges, une ouverture accrue de l’économie et l’apparition de nouveaux risques liés à la mondialisation et à la digitalisation.
Selon lui, les organisations doivent désormais répondre à plusieurs impératifs simultanés : identifier avec précision leurs partenaires, sécuriser leurs transactions, renforcer leurs dispositifs de connaissance client et de conformité, tout en anticipant les risques financiers et juridiques. « Les entreprises marocaines sont confrontées à des exigences de plus en plus fortes en matière de transparence et de maîtrise du risque », a-t-il déclaré, rappelant notamment l’importance des standards internationaux de conformité et de lutte contre le blanchiment de capitaux.
Le dirigeant a également insisté sur la place grandissante de la donnée dans les modèles économiques contemporains. Pour lui, la donnée d’entreprise doit désormais être considérée comme une véritable matière première industrielle. « Tous les jours, nous collectons, structurons, fiabilisons et enrichissons des informations qui alimentent ensuite des plateformes, des logiciels et des modèles d’analyse », a-t-il expliqué.
Cette approche est d’autant plus importante, selon lui, que le développement de l’intelligence artificielle repose avant tout sur la qualité des données disponibles. « Sans donnée fiable, structurée et mise à jour, il ne peut pas y avoir d’intelligence artificielle créatrice de valeur », a-t-il souligné.
Créée en 2005, Inforisk revendique aujourd’hui plus de 2.000 clients actifs, dont près de 60 % des 1.000 principales entreprises du Maroc. L’entreprise travaille également avec des banques, des compagnies d’assurance, des institutions publiques et des organismes internationaux.
Présentant les principaux indicateurs de l’entreprise, Amine Diouri, directeur produits, marketing stratégique et communication, a indiqué qu’Inforisk dispose d’une base de données couvrant près de 950.000 sociétés marocaines, enrichie par plus de 2,5 millions de bilans collectés depuis vingt ans. À cela s’ajoutent plus de 200.000 événements juridiques et économiques traités régulièrement ainsi qu’un important travail de mise à jour réalisé quotidiennement.
Le responsable a également rappelé que l’entreprise bénéficie de son intégration au réseau Dun & Bradstreet via sa joint-venture avec Altares. Cette connexion donne accès à une base mondiale couvrant plus de 600 millions d’entreprises dans 220 pays ainsi qu’à plusieurs milliards de données économiques. « Cela permet aux entreprises marocaines de trouver, d’évaluer et de sécuriser leurs relations avec des partenaires internationaux », a-t-il précisé.
La première solution dévoilée concerne la cartographie des groupes d’entreprises. Baptisée « Solution Groupes », elle vise à offrir une vision consolidée des structures capitalistiques et des risques associés.
Amine Diouri a expliqué que les équipes d’Inforisk ont reconstitué les liens directs et indirects existant entre les entreprises marocaines afin d’identifier plus de 12.000 groupes économiques. Cette cartographie permet aux banques, directions financières et responsables du crédit d’obtenir une vision globale des risques plutôt qu’une lecture limitée à une seule entité juridique.
Selon lui, cette approche répond à un besoin croissant de consolidation de l’information. Une entreprise peut en effet présenter une situation financière satisfaisante prise isolément, alors que son groupe d’appartenance affiche un niveau d’endettement plus élevé ou des fragilités particulières. « L’objectif est de passer d’une vision unitaire à une vision consolidée du risque », a-t-il expliqué.
Cette cartographie peut également être utilisée à des fins de développement commercial, en permettant aux entreprises d’identifier l’ensemble des filiales appartenant à un même groupe.
La deuxième solution présentée porte sur la conformité réglementaire. Elle intègre désormais des fonctionnalités avancées de vérification des bénéficiaires effectifs, de détection des personnes politiquement exposées (PEP), de contrôle des listes de sanctions internationales et d’analyse de la presse négative.
Amine Diouri a rappelé que ces obligations concernent aujourd’hui un nombre croissant d’acteurs, notamment les banques, les compagnies d’assurance, les experts-comptables, les cabinets juridiques ou encore certaines professions réglementées.
Selon les données présentées, Inforisk dispose actuellement d’informations sur plus de 800.000 bénéficiaires effectifs au Maroc et s’appuie sur les bases internationales de Dun & Bradstreet pour étendre ses vérifications au-delà des frontières nationales.
Khalid Ayouch a, pour sa part, souligné que la conformité est devenue un élément structurant de l’attractivité économique. Selon lui, le renforcement de la transparence contribue à consolider la crédibilité du Maroc auprès des investisseurs et des partenaires internationaux.
La troisième innovation concerne la gestion du poste clients et du recouvrement, un sujet particulièrement sensible pour les entreprises.
Amine Diouri a rappelé que les créances clients peuvent représenter jusqu’à 50 % du bilan de certaines PME et que de nombreuses entreprises ne disposent pas des ressources nécessaires pour suivre l’ensemble de leurs débiteurs. Selon lui, près de 90 % des entreprises ne relancent pas systématiquement tous leurs clients en retard de paiement.
La plateforme développée par Inforisk combine données économiques, automatisation et intelligence artificielle afin de permettre aux entreprises de suivre en temps réel l’évolution du risque client, de segmenter leur portefeuille et d’automatiser certaines actions de recouvrement.
Selon les estimations présentées, cette solution pourrait contribuer à réduire les retards de paiement de 30 % et à améliorer significativement la productivité des équipes concernées.
Interrogés sur l’impact de l’intelligence artificielle sur leur activité, les responsables d’Inforisk ont insisté sur la complémentarité entre technologie et expertise humaine.
Khalid Ayouch a expliqué que les nouveaux modèles d’IA permettent d’analyser des volumes de données beaucoup plus importants et d’améliorer la précision des outils d’évaluation des risques. Toutefois, il a rappelé que les résultats produits par ces systèmes restent dépendants de la qualité des informations collectées et des mécanismes de contrôle mis en place.
Amine Diouri a abondé dans le même sens en soulignant que les modèles développés par l’entreprise font l’objet de vérifications régulières afin de garantir leur cohérence et leur pertinence. « L’intelligence artificielle améliore la capacité d’analyse, mais elle ne remplace pas l’expertise humaine », a-t-il affirmé.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post Émission du Trésor en Eurobonds : un tournant voulu par Nadia Fettah appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>D’autant que le contexte en 2026 est propice pour le Maroc et permet de profiter d’une fenêtre des marchés de capitaux internationaux favorable en matière de taux, avec des spreads compressés à la faveur de l’amélioration de sa notation souveraine par S&P qui a remonté le Royaume à BBB- en septembre 2025, le classant ainsi en seul pays africain noté « investment grade ».
Et pour cause, le Maroc est engagé dans une gestion budgétaire prudente et a entrepris des réformes profondes qui lui assurent une crédibilité retrouvée et le place dans les tops 10 des émissions Eurobond de 2026. C’est ainsi que les spreads au final, se sont limités à respectivement 170 pb pour la tranche à 8 ans et 200 pb pour celle de 12 ans, et un taux d’intérêt moyen de 4,75%, soit un gain de 30 points de base par rapport à l’émission précédente.
A ce sujet, il faut rappeler que le Maroc est retourné sur le marché des eurobonds en 2025 après 5 ans d’absence, sachant que la première émission en euros du Trésor marocain date de 2020. L’émission de mars 2025 se montait à 2 milliards d’euros en 2 tranches, de 900 millions d’euros sur 4 ans et 1,1 milliards de € sur 10 ans. Cette offre du Maroc avait été sursouscrite 3,3 fois de son montant.
L’opération de 2025 a été réalisée dans le contexte particulier du lancement de la Coupe du Monde 2030 que le Maroc coorganise avec l’Espagne et le Portugal, qui exige des besoins massifs, depuis largement entamés, comme la mise à niveau des aéroports, la construction des lignes de LGV, des hôtels, des stades et certaines rénovations urbaines, avec un coût total estimé à plus de 35 milliards de dollars d’ici 2035.
Il faut savoir qu’historiquement le Maroc émettait surtout en dollars USD. De fait, entre 2023 et 2025 les émissions obligataires du Trésor en devises étaient libellées en dollars. En, octobre 2023, il a levé 2,5 milliards de dollars en 3 tranches de 5 ans, 10,5 ans et 30 ans. Mais, selon une source du ministère des finances, la ministre des Finances, Nadia Fettah, considère qu’aujourd’hui, parce que le Maroc commerce avec l’Union européenne, emprunter en euros réduirait beaucoup le risque de change tout en évitant de dépendre à 100% du dollar, tout en optimisant les conditions de financement pour le Trésor. En un mot, les émissions en euros 2025-2026 ne seront pas des exceptions.
En réalité, il s’agit d’optimiser la dette avec une stratégie du Trésor qui consiste à diversifier les sources de financement, consolider les maturités longues et sécuriser les besoins externes tout en procédant à un remboursement anticipé de dette en 2027. Le Maroc profite ainsi de sa bonne image et de son rating retrouvé pour emprunter moins cher et financer les gros chantiers 2030 sans trop peser sur le budget.
Il semblerait que le Groupe OCP suive également cette nouvelle orientation, celle de s’endetter dorénavant en euros même si le groupe détient encore une dette en dollars et que la dette multilatérale vis-à-vis du FMI, la Banque Mondiale et la BAD restent libellée en dollars. En clair, le Maroc maintient le dollar pour les émissions de longues maturités à 30 ans pour le financement des entreprises publiques. Mais, il privilégie l’euro pour le financement de la Coupe du monde 2030 sachant que ces dépenses sont libellées en euros.
Le Royaume, en procédant à ces émissions en devises alimente également les réserves du pays en devises pour les maintenir entre 5 et 6 mois d’importations et soutenir le financement à moindre coût de son déficit commercial.
Le pays se concentre également sur la réduction de son endettement en général et sa dette extérieure en particulier sachant que le montant de cette dernière avait atteint les 466 MMDH représentant 30,2% du PIB en 2024. Elle a déjà diminué en 2025 et selon les prévisions pour 2026 dans la Loi de Finances, elle devrait se réduire à 324 milliards dirhams, 17,5% du PIB avec un poids dans l’endettement global du Trésor de 27% contre 30% précédemment. D’autant que le Trésor emprunte plus en dirhams sur le marché local pour limiter le risque de change. Alors que selon les projections du FMI pour le Maroc, la dette extérieure du pays connaîtrait un pic à 30,2%.
Toutefois, malgré toutes les précautions que le Maroc prend pour une meilleure maîtrise de sa dette extérieure, le plus important pour notre pays est de préserver les possibilités qui lui permettent d’émettre en devises sur les marchés de capitaux internationaux. Car, le Maroc reste un pays importateur net, qui importe plus qu’il n’exporte. Et face au contexte actuel d’augmentation du prix du pétrole et du gaz en dollars qui pèse sur ses importations, sa position se fragilise.
Afifa Dassouli
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]]>The post Rabat abrite la 45e Assemblée Générale Annuelle de la BAD Shelter Afrique appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Placée sous le thème « L’avenir des villes : Financer un développement urbain inclusif, vert et résilient », cette 45e AGA constitue une plateforme stratégique de dialogue sur les priorités urbaines du continent, la mobilisation de financements innovants et le renforcement des partenariats en faveur de villes durables et inclusives.
Au menu, l’événement comprend un symposium annuel, une table ronde ministérielle, les réunions statutaires de l’institution, des sessions d’affaires ainsi que plusieurs rencontres bilatérales entre investisseurs et parties prenantes du secteur du logement et des infrastructures urbaines.
A Rabat, des Ministres en charge du logement, des finances et du développement urbain issus des États membres, des représentants d’institutions financières régionales et internationales, des promoteurs immobiliers, des investisseurs institutionnels et des experts techniques sont attendus à cette rencontre de haut niveau.
‘‘ En accueillant cette 45e édition, le Royaume du Maroc réaffirme son engagement en faveur du développement urbain durable, du logement abordable, de la résilience climatique et de l’innovation financière au service des villes africaines’’, dit-on auprès des organisateurs.
S’exprimant sur la tenue de cette Assemblée Générale, la Direction de la BAD Shelter Afrique a souligné que cette rencontre intervient à un moment décisif pour les villes africaines confrontées à une urbanisation rapide et à des besoins croissants en infrastructures modernes et inclusives : ‘‘La 45e Assemblée Générale Annuelle offrira une occasion privilégiée d’identifier des solutions concrètes aux défis urbains du continent. Le Royaume du Maroc constitue un cadre propice pour approfondir les échanges sur l’avenir des villes africaines et les mécanismes de financement nécessaires à leur transformation durable’’.
Pour la BAD, le Royaume du Maroc dispose d’une expérience reconnue dans les domaines du logement, de l’aménagement territorial, des infrastructures durables et de la planification urbaine, faisant du pays un hôte naturel pour cette importante rencontre panafricaine.
Pour rappel, la BAD Shelter Afrique est une institution multilatérale créée par des gouvernements africains afin de promouvoir le financement du logement abordable, le développement urbain durable et les infrastructures connexes à travers le continent. Ses actionnaires comprennent 44 États africains ainsi que plusieurs institutions financières régionales et continentales.
Créée en 1981 à Lusaka, en Zambie, Shelter Afrique Development Bank (ShafDB) est une banque multilatérale de développement (BMD) panafricaine qui se consacre à la promotion et au financement de logements écologiques durables, au développement urbain et aux infrastructures connexes. L’institution participe au financement du logement et des infrastructures connexes tout au long de la chaîne de valeur, tant du côté de la demande que de l’offre, par l’intermédiaire de ses quatre (4) lignes d’activité : le groupe des institutions financières (FIG), le groupe du financement de projets (PFG), le groupe des partenariats souverains et public-privé (PPP) et le groupe de gestion de fonds (FMG).
H.Z
Ce qu’a dit Mme Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances
« L’Afrique s’urbanise à un rythme sans précédent. Des millions de citoyens rejoignent chaque année nos villes. Ce flux ne va pas ralentir. Il va s’accélérer. On parle d’un taux d’urbanisation qui devrait atteindre 65% en 2050 contre 54% en 2020, eu égard à une croissance démographique accélérée qui devrait être absorbée à hauteur de 80% par les agglomérations urbaines. C’est une opportunité. Oui. Mais c’est aussi un test de gouvernance. Déficit de logements. Infrastructures insuffisantes. Financement inadapté. Vulnérabilité climatique croissante. Le déficit de logements en Afrique est aujourd’hui estimé à 53 millions d’unités, représentant un besoin de financement de près de 1 400 milliards de dollars. D’ici 2030, ce déficit pourrait atteindre 130 millions de logements. À cela s’ajoute le coût croissant des phénomènes météorologiques extrêmes. En Afrique, il pourrait représenter 45 à 50 milliards de dollars par an d’ici 2040, soit près de 7% du PIB du continent, et accroître les besoins d’investissement de 10% à 15%. Ces réalités n’appellent pas des ajustements. Elles appellent des transformations — économiques, sociales, territoriales. De vraies transformations. À la hauteur de l’enjeu ».
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]]>The post Eau potable: L’ONEE sécurise une levée de fonds de 250 M € auprès de la BERD appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cette lettre d’intention a été signée par Tarik Hamane, Directeur Général de l’ONEE, Matteo Patrone, Vice-président de la BERD et Said Jabrani, Directeur Général de la Société Nationale de Garantie et de Financement de l’Entreprise (SNGFE), en présence de Mohammed Tarik Bchir, Directeur du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), indique un communiqué conjoint.
Cette signature est intervenue en marge des Assemblées Annuelles de la BERD, tenues du 5 au 7 juin 2026 à Riga, en Lettonie, lors d’une réunion de haut niveau organisée entre la BERD, l’ONEE et la SNGFE sous l’égide du Ministère de l’Économie et des Finances, témoignant ainsi de la volonté commune des parties à promouvoir des projets structurants qui contribuent fortement à l’atténuation des effets du changement climatique, fait savoir le communiqué.
Ce nouveau partenariat vise à accompagner l’ONEE dans la mise en œuvre de son Plan d’équipement 2025-2030, qui prévoit d’importants investissements visant notamment à améliorer la performance technique des installations de production d’eau potable existantes tout en intégrant des standards renforcés en matière d’efficacité énergétique, souligne le communiqué.
A ce titre et face aux incertitudes liées au changement climatique et à l’évolution des besoins opérationnels, l’ONEE privilégie une approche de mise en œuvre flexible et adaptative, permettant d’assurer une meilleure résilience des infrastructures de production d’eau potable, relève la même source.
Ce financement sera garanti par la SNGFE dans le cadre de son programme dédié aux établissements et entreprises publics, marquant une étape importante dans la coopération entre Tamwilcom et la BERD au profit du financement des projets publics au Maroc.
Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’une collaboration fructueuse engagée depuis 2014, au cours de laquelle la BERD a mobilisé près de 119 millions d’euros au profit du secteur de l’eau potable géré par l’ONEE dont un premier projet financé de 65 millions d’euros, centré également sur l’amélioration des performances de l’activité eau de l’ONEE, et qui se trouve aujourd’hui en phase d’achèvement, avec des résultats très satisfaisants.
À travers cette nouvelle étape de coopération, l’ONEE et la BERD réaffirment leur engagement commun en faveur du renforcement de la sécurité hydrique du Royaume et l’amélioration de la résilience des infrastructures face aux défis climatiques.
LNT avec Map
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]]>The post Réinsertion des détenus : Bank Al-Maghrib et ses partenaires lancent un programme d’éducation financière appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>La cérémonie de signature s’est déroulée au siège central de Bank Al-Maghrib sous la présidence d’Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib et président du Conseil d’administration de la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière, de Mohamed Salah Tamek, Délégué général à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion, ainsi que d’Abdelwahed Jamali Idrissi, Coordinateur général de la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus.
La convention a pour objectif de renforcer la culture financière des détenus en leur permettant d’acquérir les connaissances nécessaires à une gestion plus efficace de leurs ressources et à une prise de décision financière éclairée et responsable. Les bénéficiaires seront sensibilisés aux principes de gestion budgétaire, de planification financière ainsi qu’aux différents services financiers disponibles et aux conditions d’accès à ces services.
Les partenaires considèrent que la maîtrise de ces compétences constitue un levier important pour favoriser l’autonomie économique des personnes concernées après leur sortie de prison et faciliter leur insertion dans la vie professionnelle et sociale.
Le programme s’adresse principalement aux détenus dont la libération est prévue à court terme. Une attention particulière sera accordée aux porteurs de projets, aux diplômés de l’enseignement supérieur ainsi qu’aux personnes ayant acquis des qualifications professionnelles durant leur période de détention.
Les sessions de formation prévues dans ce cadre porteront notamment sur l’importance de la gestion et de la planification financières, les différents produits et services financiers, leurs modalités d’utilisation ainsi que les risques qui peuvent leur être associés.
Cette initiative s’inscrit dans les programmes de réhabilitation et de préparation à la réinsertion menés par la DGAPR avec l’appui de plusieurs partenaires institutionnels. Elle vise à offrir aux détenus des outils pratiques leur permettant de mieux préparer leur retour dans la société et de développer leurs capacités à gérer leurs projets personnels ou professionnels après leur libération.
LNT
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]]>The post Annual Investor Conference 2026 : BMCE Capital réunit investisseurs et entreprises cotées à Marrakech appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Organisé par la banque d’affaires du groupe Bank of Africa, l’événement intervient dans un contexte marqué par une dynamique croissante des marchés financiers africains et par une recherche accrue de diversification des sources de financement des entreprises. L’édition 2026 se distingue notamment par une présence renforcée d’acteurs issus de la zone UEMOA ainsi que par une participation plus importante d’investisseurs étrangers.
La conférence propose un programme articulé autour de rencontres B2B, de sessions d’échanges et de discussions stratégiques consacrées aux perspectives économiques et financières régionales. L’objectif est de permettre aux investisseurs d’accéder directement aux dirigeants des entreprises cotées afin de mieux appréhender leurs stratégies de développement, leurs performances et leurs perspectives de croissance.
Dans une déclaration à la presse, le directeur général de BMCE Capital Bourse, Majd Guebbas, a indiqué que cette cinquième édition rassemble « plus d’une quarantaine d’investisseurs locaux et internationaux », ainsi que des émetteurs provenant notamment de la zone UEMOA et des pays couverts par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Selon lui, cette rencontre constitue « un espace privilégié d’échanges, de dialogue et de partage entre les différents acteurs du marché financier », dans un environnement conçu pour favoriser les rencontres professionnelles et le développement d’opportunités d’investissement.
Majd Guebbas a également souligné l’importance de ces rendez-vous pour l’écosystème financier régional. « Ces conférences permettent aux investisseurs d’accéder directement à l’information auprès des émetteurs, tout en offrant à ces derniers l’opportunité d’expliquer leur stratégie, leur capacité d’adaptation dans un contexte complexe et les perspectives de leur développement », a-t-il affirmé. Une démarche qui, selon lui, contribue à renforcer la confiance des investisseurs dans les entreprises cotées et dans leurs trajectoires futures.
Après une édition 2025 marquée par un élargissement du périmètre régional de la conférence, l’Annual Investor Conference poursuit son développement avec une représentation accrue des marchés ouest-africains.
Cette orientation s’inscrit dans une volonté de favoriser les échanges entre les différentes places financières africaines et de renforcer la visibilité des entreprises cotées de la région auprès des investisseurs internationaux.
Interrogées à cette occasion, Khadija El Moussily et Dounia Filali, analystes au sein de BMCE Capital Global Research, ont souligné que l’événement vise avant tout à « renforcer le dialogue entre les émetteurs cotés et les investisseurs, dans un cadre structuré et orienté décision d’investissement ».
Selon elles, la conférence permet également « d’améliorer la circulation de l’information financière et de contribuer à une meilleure visibilité de la place marocaine auprès des investisseurs régionaux et étrangers ».
Les deux analystes précisent que cette édition devrait réunir « une cinquantaine d’investisseurs » représentant un large éventail de secteurs économiques, notamment les services financiers, les banques, les télécommunications, le tourisme, l’immobilier, les infrastructures, la santé, la technologie, la distribution ou encore les matériaux de construction.
Parmi les nouveautés de cette édition figure l’organisation d’une séance plénière consacrée aux investisseurs étrangers afin de présenter les perspectives du marché actions marocain.
Pour Majd Guebbas, cette initiative intervient dans un contexte où « le marché actions marocain continue d’afficher une dynamique favorable ». Le responsable a estimé que les fondamentaux économiques du Royaume demeurent solides et que « la trajectoire de croissance reste robuste », malgré les incertitudes économiques internationales.
Il a également indiqué que la progression des résultats des entreprises observée en 2025 devrait se poursuivre au cours de l’année 2026.
L’autre temps fort annoncé concerne une conférence dédiée au marché à terme, organisée dans le contexte du lancement de ce nouveau compartiment du marché financier marocain.
Selon M. Guebbas, cette rencontre a pour objectif de faire découvrir ce nouvel outil financier aux investisseurs institutionnels et de les encourager à s’inscrire dans cette nouvelle phase de développement de la place financière marocaine.
Khadija El Moussily et Dounia Filali considèrent également que cette présentation constitue « un jalon important dans la modernisation de la place financière marocaine ».
Les débats prévus durant la conférence portent également sur les principales tendances susceptibles d’influencer les marchés financiers africains au cours des prochaines années.
Les analystes de BMCE Capital Global Research estiment que les investisseurs accordent une attention particulière à la capacité des marchés régionaux à faire preuve de résilience dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, l’évolution des prix de l’énergie et les incertitudes entourant les conditions financières mondiales.
Selon elles, plusieurs secteurs devraient continuer à attirer l’attention des investisseurs, notamment les infrastructures, la transition énergétique, la gestion des ressources hydriques, la santé, le tourisme, les services financiers et la consommation.
« La sélectivité devrait être au cœur des discussions », soulignent-elles, en mettant l’accent sur des critères tels que la visibilité des résultats, la solidité des marges, la génération de trésorerie et la qualité de la gouvernance des entreprises.
Pour les organisateurs, l’Annual Investor Conference constitue également un outil destiné à renforcer l’accès des entreprises cotées à une base d’investisseurs plus large et plus diversifiée.
« L’enjeu dépasse la simple rencontre avec les investisseurs », expliquent Khadija El Moussily et Dounia Filali. « Il s’agit de construire une relation de confiance durable avec le marché, d’améliorer la compréhension de leur equity story et, à terme, de faciliter leur accès au capital pour accompagner leur croissance. »
SB
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]]>The post Marché des capitaux : l’AMMC publie son guide de référence sur la gestion sous mandat appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mission de l’AMMC de protection de l’épargne investie en instruments financiers et de promotion du bon fonctionnement du marché des capitaux. L’Autorité souligne que ce guide constitue désormais une référence pour l’exercice de la gestion sous mandat, en l’absence d’un cadre réglementaire spécifiquement consacré à cette activité.
Selon l’AMMC, le guide a été conçu pour accompagner les gestionnaires sous mandat dans l’exercice de leurs missions, en mettant à leur disposition un cadre détaillé fondé sur les meilleures pratiques professionnelles et les principes déontologiques applicables à la gestion d’actifs. L’objectif affiché est de favoriser une gestion réalisée dans l’intérêt exclusif des clients tout en renforçant les standards de transparence et de gouvernance du secteur.
Le document s’adresse également aux investisseurs, auxquels il fournit des recommandations destinées à faciliter leur relation avec les professionnels de la gestion sous mandat et à améliorer leur compréhension des mécanismes qui encadrent cette activité.
L’Autorité estime que, à l’instar des autres segments du marché des capitaux, la gestion sous mandat nécessite des règles de fonctionnement adaptées afin de garantir sa crédibilité et son développement dans des conditions conformes à l’intégrité du marché et à la stabilité financière.
Dans cette perspective, le guide compile les recommandations et les bonnes pratiques dont l’AMMC attend une application rigoureuse par les intervenants concernés. L’institution considère que cet encadrement est de nature à soutenir l’essor de cette activité tout en renforçant la protection des investisseurs.
La publication de cette version finale fait suite à une consultation publique ayant permis de recueillir les observations et contributions des professionnels du secteur. Selon l’AMMC, cette démarche participative a permis d’élaborer un document tenant compte des réalités opérationnelles du marché marocain tout en intégrant les standards reconnus en matière de gestion d’actifs.
L’Autorité invite ainsi les sociétés de gestion sous mandat ainsi que les investisseurs à s’approprier pleinement les recommandations contenues dans ce guide et à veiller à leur respect. Elle considère que cette démarche contribuera à faire de la gestion sous mandat un levier efficace de mobilisation de l’épargne et de financement de l’économie nationale.
LNT
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]]>The post Eurobond 2026 : le Maroc réussit une levée de 2,25 milliards d’euros dans un contexte international tendu appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Au-delà du montant levé, l’opération est présentée comme une démonstration de la solidité de la signature souveraine marocaine et de sa capacité à saisir une fenêtre de marché favorable plutôt qu’à répondre à une contrainte de financement immédiate.
L’émission a été structurée en deux tranches. La première, d’un montant de 1,25 milliard d’euros sur huit ans, a été assortie d’un coupon de 4,75 % et d’un spread de 170 points de base. La seconde, de 1 milliard d’euros sur douze ans, affiche un coupon de 5,125 % pour un spread de 200 points de base. Ces niveaux se sont révélés inférieurs aux indications initiales du marché, qui tablaient respectivement sur 200 et 230 points de base.
Selon AGR, cette levée figure parmi les plus importantes réalisées par le Trésor marocain depuis plus d’une décennie, après celles de décembre 2020 et mars 2023. L’opération a suscité un intérêt marqué des investisseurs internationaux, avec un carnet d’ordres supérieur à 5 milliards d’euros, soit un taux de sursouscription de 2,3 fois.
Cette nouvelle émission permet également au Royaume d’allonger la maturité moyenne de sa dette extérieure, avec des échéances de huit et douze ans, contre quatre et dix ans lors de l’émission en euros réalisée en mars 2025.
L’étude souligne que le Maroc demeure le seul pays africain à avoir réalisé une émission souveraine en euros depuis le début de l’année 2026. À l’échelle des marchés émergents, le Royaume figure désormais parmi les dix principaux émetteurs d’eurobonds libellés en euros, aux côtés de pays comme le Brésil, le Mexique, l’Indonésie, la Turquie ou encore la Pologne.
Pour AGR, cette position reflète l’appétit des investisseurs pour la dette marocaine dans un contexte où les exigences en matière de qualité du risque se renforcent à l’échelle internationale.
Cette sortie intervient dans un contexte international marqué par une forte incertitude. L’escalade des tensions au Moyen-Orient, les risques inflationnistes associés et les programmes de réarmement en Europe alimentent les anticipations d’une remontée des taux directeurs en zone euro.
Selon l’analyse, la Banque centrale européenne pourrait relever ses taux de 50 points de base d’ici la fin de l’année 2026, tandis que la Réserve fédérale américaine maintiendrait une politique monétaire relativement stable avant une éventuelle hausse en 2027.
Dans ce contexte, le Maroc aurait profité d’une fenêtre de stabilité monétaire pour sécuriser des ressources à long terme dans des conditions jugées avantageuses. AGR considère ainsi que le Royaume agit davantage comme un émetteur souverain de référence capable de choisir le moment de ses interventions sur les marchés plutôt que comme un emprunteur contraint par ses besoins de financement.
L’un des principaux facteurs expliquant le succès de l’opération réside dans la solidité des fondamentaux macroéconomiques du Royaume. AGR souligne notamment l’amélioration récente de la perception du risque souverain marocain par les agences de notation. En mars 2026, Moody’s a relevé sa perspective sur la dette marocaine de stable à positive, tandis que S&P a confirmé la note du Royaume à « BBB- », confortant ainsi son statut d’« Investment Grade ».
Les réserves de change constituent également un élément de confiance. Elles devraient atteindre 473 milliards de dirhams en 2026, soit l’équivalent de 5,7 mois d’importations de biens et services, contre 321 milliards de dirhams en 2020. Cette évolution renforce la capacité du Maroc à absorber d’éventuels chocs extérieurs et à préserver la stabilité du dirham.
L’étude relève par ailleurs que les spreads obtenus lors de cette émission demeurent inférieurs à ceux enregistrés lors de précédentes opérations comparables, malgré un environnement mondial caractérisé par des taux d’intérêt plus élevés. Cette évolution traduit, selon AGR, une amélioration de la perception du risque associé à la signature marocaine.
L’analyse met également en avant la pertinence du choix d’un financement en euros plutôt qu’en dollars. La divergence actuelle entre les politiques monétaires de la BCE et de la Réserve fédérale américaine se traduit par un différentiel de taux supérieur à 100 points de base sur les maturités longues.
Ainsi, pour une obligation de douze ans, le coût théorique d’un financement en dollars aurait atteint environ 6,12 %, contre 5,08 % pour une émission équivalente en euros. AGR estime que ce différentiel représente une économie potentielle de près de 10 millions d’euros par an sur la tranche longue de l’émission, soit environ 120 millions d’euros sur toute sa durée de vie.
Au-delà de l’avantage financier, le recours à l’euro présente également un intérêt en matière de gestion du risque de change. Plus de 75 % des exportations marocaines sont destinées à la zone euro et le dirham demeure indexé à 60 % sur la monnaie européenne dans le panier de référence de Bank Al-Maghrib. Cette configuration crée une forme de couverture naturelle du service de la dette.
Selon AGR, cette émission s’inscrit pleinement dans la stratégie de financement définie par la Loi de finances 2026. Grâce à cette opération, le taux de réalisation des financements extérieurs prévus pour l’année atteint déjà près de 99 % dès la fin du mois de mai, soit environ 31 milliards de dirhams.
Cette avance permet au Trésor de sécuriser une part importante de ses ressources extérieures dès le début de l’exercice et de limiter la pression sur le marché obligataire domestique, où la demande demeure soutenue.
AGR souligne également que le poids de la dette extérieure dans l’endettement global du Trésor reste maîtrisé. Il devrait s’établir à 27 % en 2026, un niveau conforme au benchmark de référence compris entre 25 % et 30 %. La dette extérieure atteindrait ainsi 324 milliards de dirhams, soit environ 17,5 % du PIB.
LNT
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]]>The post Le collectif fiscal un outil de taille face à la crise appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>En effet, le Conseil de gouvernement peut en décider ainsi, pour un montant maximum de 3% des dépenses totales du budget, sans la validation du parlement. En d’autres termes, la sortie du décret suffit à débloquer et utiliser le budget en question et le parlement valide ultérieurement.
Cet usage intervient dans des cas d’exception : inondations ou catastrophe naturelle, flambée du prix du gaz butane quand une guerre, en l’occurrence celle des États-Unis contre l’Iran, fait monter le prix du pétrole et génère une inflation.
C’est ainsi que le ministre a pu dégager aujourd’hui une enveloppe de 20 milliards de dirhams qui ne représente qu’1,6% des dépenses du budget 2026 soit moins que le plafond autorisé de 3%.
Par ailleurs une précision s’impose, il ne s’agit pas d’une Loi de Finances rectificative qui consiste à apporter des changements au budget après le vote de la Loi de finances et son adoption. La loi de finance rectificative consiste en une correction de la LF basée sur des changements de prévisions des recettes et/ou des dépenses, qui se justifie entre autres par un dérapage du déficit comme avec la Covid par exemple.
Ainsi, le décret initié par le Ministre Délégué Fouzi Lekjaa répond à des dépenses d’urgences imprévues et donc non budgétisées qui se détaillent en différentes catégories.
Sur les 20 milliards de dirhams, 8 sont affectés à la flambée des prix du gaz et de du pétole qui impacte tout particulièrement le secteur du Transport et affecte diverses activités économiques. Cette manne sera donc logée dans la Caisse de Compensation dans l’objectif de maintenir la stabilité des prix du gaz butane et du transport des personnes et marchandises, préservant de fait le pouvoir d’achat des citoyens.
Puis, 6 autres milliards de dirhams, seront utilisés pour faire face aux impacts de la détérioration de la conjoncture économique internationale et couvrir les dépenses exceptionnelles imprévues par la Loi de Finances 2026.
Alors que 2 milliards de dirhams doivent couvrir les arriérés des engagements pris par les régions lors des dernières inondations destructives. Notamment celles des mesures décidées sur Hautes Instructions Royales pour les régions du Gharb et du Loukkos particulièrement touchées par les inondations.
Enfin, les 4 milliards de dirhams restant sont destinés à renforcer les fonds propres de certains établissements et entreprises publics.
Toutefois, dans sa démarche, le Conseil de gouvernement, en décidant le 18 mai de ce décret d’ouverture de crédits supplémentaires au budget général de l’État, s’est basé sur l’article 60 de la loi organique relative à la loi de finances qui permet de mobiliser des ressources additionnelles pour des dépenses exceptionnelles et imprévues en 2026.
En effet, comme l’a précisé le ministre devant le parlement, les 20 milliards d’augmentation des dépenses seront couverts par la bonne collecte des recettes fiscales à fin avril qui se sont montées à 10,9 milliards de dirhams en augmentation de 10 % par rapport à l’année dernière.
Et plus exactement ce sont les recettes de l’IS qui a connu une croissance inédite de 24,9 % démontrant ainsi les bons résultats réalisés par des entreprises, sachant que celles de la TVA ont cru de 3,9% uniquement, soit le maintien de la consommation par ailleurs.
De toute évidence l’activité économique du pays en croissance a permis aux entreprises de réaliser des bénéfices probants et à l’État d’engranger des recettes fiscales en IS de 25% plus importantes, sur lesquelles peut être, la loi de finances 2026 ne comptait pas autant. Même si ces dernières ne couvrent que la moitié des dépenses exceptionnelles que le budget doit couvrir à hauteur de 20 milliards de dirhams.
Toutefois, l’explosion des recettes d’IS permettront certes de maîtriser le déficit budgétaire qui aurait explosé sous le poids de telles dépenses, remettant en cause l’objectif de ramener ce dernier à 3% en 2026 contre 3,5% en 2025, un engagement de Lekjaa.
Mais, il ne faut pas oublier que c’est grâce à la réforme de la loi organique de la loi de finances qui a mis en place de tels outils d’intervention face aux crises économiques et tout autre choc extérieur, que le gouvernement a mis en place ce plan de financement des effets de la conjoncture internationale sur l’économie du Maroc.
En définitive, indirectement ce sont les entreprises marocaines qui ont connu en 2025 une forte activité, qui prennent en charge le bouclier anti-choc de l’État contre le gaz butane le transport et les sinistres. Même si, ces mêmes recettes fiscales d’IS, auraient été les bienvenues pour conforter les réalisations de la Loi de Finances 2026…
Afifa Dassouli
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]]>The post URBA360 : Coface mise sur la donnée pour sécuriser les décisions des entreprises marocaines appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>À travers cette plateforme, Coface entend mettre à disposition des acteurs économiques marocains une base d’informations couvrant plus de 250 millions d’entreprises dans 197 pays. L’objectif affiché est de fournir une vision globale de la situation financière, du comportement de paiement, du contexte sectoriel et du risque pays des entreprises, afin de faciliter la prise de décision dans un environnement de plus en plus complexe.
Ouvrant la conférence de lancement, Benoît Ganzmann, Country Manager Maghreb, Afrique centrale et Afrique de l’Ouest de Coface, a souligné que les entreprises évoluent désormais dans un monde où « les repères économiques se complexifient » et où les risques géopolitiques, financiers ou climatiques doivent être intégrés de manière permanente dans les stratégies de développement.
Selon lui, les entreprises ne peuvent plus se contenter de réagir aux évolutions de leur environnement. « Elles doivent anticiper, analyser et décider plus vite, avec un niveau d’exigence toujours plus élevé », a-t-il déclaré, estimant que l’accès à une information fiable, structurée et immédiatement exploitable est devenu un élément central de la compétitivité.
Pour Coface, le lancement de cette solution intervient dans un contexte particulier pour le Royaume. Benoît Ganzmann a relevé que le Maroc connaît une dynamique économique soutenue, portée par des réformes structurelles et une ouverture accrue sur les marchés internationaux. Cette évolution s’accompagne toutefois de nouveaux défis pour les entreprises, appelées à mieux maîtriser leurs risques commerciaux et à sécuriser leurs relations d’affaires.
« Ce qui crée de la valeur, ce n’est pas seulement l’accès à l’information, mais la capacité à la qualifier, à la contextualiser et à la rendre utile pour la décision », a-t-il affirmé. Il a ajouté que l’ambition de Coface est de permettre aux entreprises marocaines de « renforcer leurs capacités d’anticipation, sécuriser leur développement et prendre des décisions plus rapides, plus éclairées et plus sereines ».
Présentant plus en détail la plateforme, Youssef Megzari, Manager Business Information chez Coface Maghreb, a replacé cette initiative dans l’évolution récente de l’économie mondiale. Selon lui, l’environnement international est aujourd’hui caractérisé par un ralentissement de la croissance, une inflation encore présente dans plusieurs économies, des tensions commerciales persistantes et une volatilité accrue des marchés.
Dans ce contexte, a-t-il expliqué, « gouverner, c’est savoir », soulignant que l’accès à l’information constitue désormais un levier essentiel pour la gestion des risques clients, fournisseurs et marchés.
Le responsable a rappelé que Coface s’appuie sur près de 80 ans d’expérience dans l’assurance-crédit et la gestion des risques commerciaux. Présente dans plus de 100 pays, l’entreprise évalue chaque année 162 économies et dispose d’une base de données couvrant 250 millions d’entreprises à travers le monde.
Youssef Megzari a également souligné que l’économie marocaine a profondément évolué au cours des dernières décennies. Selon lui, les risques auxquels sont confrontées les entreprises ne relèvent plus principalement des aléas climatiques, mais d’un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques, les fluctuations du commerce international et l’évolution rapide des marchés.
L’une des principales caractéristiques d’URBA360 réside dans son système de notation des entreprises. Coface attribue à chaque société un score allant de 0 à 10, destiné à mesurer sa probabilité de défaut de paiement sur un horizon de douze mois.
Cette notation s’appuie sur plusieurs critères, parmi lesquels la situation financière de l’entreprise, son historique de paiement, son secteur d’activité ainsi que les risques économiques du pays dans lequel elle opère.
La plateforme intègre également un indice de comportement de paiement, fondé sur les informations collectées par Coface dans le cadre de son activité d’assureur-crédit. Selon Youssef Megzari, cet indicateur permet d’identifier les éventuels retards de paiement vis-à-vis des fournisseurs et constitue souvent un signal précoce de difficultés financières.
« Le premier retard de paiement est généralement le premier signal d’alerte », a-t-il expliqué, indiquant que les analyses réalisées par Coface montrent qu’un incident de paiement peut accroître significativement le risque de défaillance d’une entreprise.
Outre les données financières détaillées, la solution propose des analyses sectorielles, des évaluations du risque pays ainsi qu’un système de surveillance continue permettant aux utilisateurs d’être informés des évolutions affectant les entreprises qu’ils suivent.
Selon Coface, URBA360 s’adresse aussi bien aux grandes entreprises qu’aux PME, aux banques et aux institutions financières. La plateforme peut être utilisée directement via une interface en ligne, intégrée aux systèmes d’information des entreprises grâce à des interfaces API ou encore déployée sur des portefeuilles complets de clients ou de fournisseurs.
Les responsables de Coface ont insisté sur le fait que l’outil constitue avant tout une solution d’aide à la décision. Il ne remplace pas les mécanismes d’assurance-crédit mais fournit aux utilisateurs des éléments d’analyse leur permettant d’ajuster leur exposition au risque et de mieux sélectionner leurs partenaires commerciaux.
Interrogés sur la fréquence de mise à jour des données, ils ont précisé que les informations ne reposaient pas uniquement sur les états financiers publiés annuellement. Les équipes de Coface assurent un suivi continu grâce aux informations remontant de leurs activités d’assurance-crédit, des incidents de paiement, des déclarations de sinistres ou encore des enquêtes réalisées par leurs analystes.
Les responsables de Coface ont également mis en avant la dimension internationale du dispositif. Le groupe s’appuie sur un réseau de centres d’information et d’analystes répartis à travers le monde afin d’assurer la collecte, la vérification et l’actualisation des données.
Une attention particulière est portée à l’Afrique subsaharienne, où Coface dispose d’équipes dédiées à la production et à la vérification de l’information économique, dans des marchés où les données publiques peuvent parfois être moins accessibles.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post Bourse de Casablanca : les revenus des sociétés cotées progressent de 7,3 % au T1-2026, portés par les mines appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>D’après l’étude, les revenus globaux du marché sont passés de 81,8 milliards de dirhams au premier trimestre 2025 à 87,7 milliards de dirhams un an plus tard. Cette évolution reflète notamment la hausse de 10,4 % du chiffre d’affaires des sociétés industrielles, alors que les revenus des compagnies d’assurance et de courtage ont progressé de 24,3 %. À l’inverse, les revenus des institutions financières ont reculé de 4,1 % sur la période.
Selon BMCE Capital Global Research, le secteur minier a constitué le principal contributeur à la croissance des revenus du marché au cours du trimestre. Les analystes attribuent cette performance à la montée en puissance de nouveaux projets industriels ainsi qu’à l’évolution favorable des cours des métaux précieux et des métaux de base.
Le groupe Managem s’est particulièrement distingué avec une progression de 147,5 % de son chiffre d’affaires trimestriel, atteignant 5,75 milliards de dirhams contre 2,32 milliards un an auparavant. Cette évolution s’explique notamment par la montée en régime des projets Boto et Tizert ainsi que par un environnement de marché favorable.
Le secteur minier dans son ensemble a vu ses revenus progresser de 132,8 %, à 6,5 milliards de dirhams.
À l’opposé, les établissements financiers ont connu un début d’année plus difficile. Leur produit net bancaire agrégé s’est établi à 24,1 milliards de dirhams, en baisse de 4,1 % par rapport au premier trimestre 2025.
Cette évolution est principalement liée à une contraction des revenus issus des opérations de marché, dans un contexte de comparaison défavorable avec le premier trimestre 2025, qui avait bénéficié des effets de l’assouplissement monétaire intervenu l’année précédente. Les analystes soulignent toutefois que les revenus récurrents demeurent orientés à la hausse, avec une progression de près de 8 % des marges d’intérêt et des commissions.
Parmi les principales banques cotées, Attijariwafa bank a enregistré une hausse de 2,9 % de son produit net bancaire trimestriel, tandis que Crédit du Maroc a progressé de 4,2 %. En revanche, la Banque Centrale Populaire a vu ses revenus reculer de 17,6 %, alors que Bank of Africa a affiché une baisse de 2,2 %.
Le secteur des assurances a pour sa part enregistré la plus forte croissance parmi les grands compartiments de la cote. Les primes émises ont atteint plus de 10 milliards de dirhams, en hausse de 24,3 % sur un an.
Cette évolution a été principalement portée par Wafa Assurance, dont les revenus ont progressé de 45,9 %, grâce notamment à une forte collecte dans les activités d’épargne et de prévoyance.
BMCE Capital Global Research note également que les taux de réalisation des objectifs annuels apparaissent légèrement inférieurs à ceux observés à la même période de l’année précédente. Les revenus du périmètre étudié représentent ainsi 21,8 % des prévisions annuelles, contre 23,3 % un an auparavant.
Selon les analystes, ce décalage s’explique notamment par la concentration du mois de Ramadan et de l’Aïd au cours du premier trimestre ainsi que par les fortes précipitations qui ont affecté certaines activités, en particulier dans le secteur des matériaux de construction.
Les investissements des sociétés cotées ont connu une progression significative au cours des trois premiers mois de l’année. L’enveloppe globale des dépenses d’investissement a atteint 6,2 milliards de dirhams, en hausse de 28,8 % par rapport au premier trimestre 2025.
Le secteur du transport s’est imposé comme le premier contributeur avec près de 2,5 milliards de dirhams d’investissements, principalement sous l’effet des projets menés par Marsa Maroc dans le cadre de l’extension des capacités portuaires et des préparatifs liés au port Nador West Med.
Les télécommunications arrivent en deuxième position avec 1,3 milliard de dirhams investis par Maroc Telecom, tandis que le secteur minier a consacré près de 964 millions de dirhams à la poursuite de plusieurs projets de développement.
Sur le plan bilanciel, la dette nette des sociétés cotées hors financières s’est établie à 72,9 milliards de dirhams à fin mars 2026, contre 69,7 milliards de dirhams à fin 2025, soit une hausse de 4,5 %.
Cette progression est principalement attribuée aux opérateurs télécoms, dont la dette nette représente 26 % du total, ainsi qu’aux sociétés minières qui concentrent 16 % de l’endettement observé. Les analystes soulignent notamment la poursuite des investissements dans les infrastructures télécoms ainsi que le financement des projets de développement miniers et énergétiques.
SB
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]]>The post Douanes : plus de 2,1 millions de déclarations traitées en 2025, hausse des saisies de devises aux frontières appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Au total, 2.102.187 déclarations uniques de marchandises (DUM) ont été enregistrées au cours de l’exercice 2025, contre 2.018.769 un an plus tôt, soit une progression de 4,13%.
Cette évolution est principalement portée par le dynamisme des opérations à l’import, qui totalisent 1.169.071 déclarations, en hausse de 5% sur un an. Selon l’ADII, cette progression s’explique notamment par l’augmentation des importations simples (+7,7%) et du transit à l’import (+6%), malgré le recul d’autres segments, comme les déclarations provisoires (-19,3%), les importations sous régimes économiques en douane (-1,9%) ou encore les marchandises produites localement soumises à la taxe intérieure de consommation (-33,7%).
Les exportations affichent, pour leur part, une croissance plus modérée de 2,9%. Cette progression repose principalement sur la hausse des opérations relevant des régimes de zones franches (+6%) ainsi que du transit export (+20%), alors que les exportations simples reculent de 6%.
L’activité intérieure liée aux opérations douanières a également progressé, avec une hausse de 6,8% des recettes associées. L’administration attribue cette évolution à l’augmentation des cessions et transferts sous régimes économiques en douane (+7,8%), à la progression des marchandises locales soumises à la TIC (+15,5%) ainsi qu’à la forte hausse du cabotage (+30,6%). À l’inverse, le transbordement enregistre un recul de 13,6%.
Sur le plan territorial, la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima demeure le principal pôle d’activité douanière du Royaume avec 1.063.446 déclarations traitées, en hausse de 3,9%. La région Casablanca-Settat conserve également un poids important dans l’activité nationale. À elles seules, ces deux directions régionales concentrent 87,4% du total des déclarations enregistrées.
Le rapport met également en lumière l’intensification du contrôle des voyageurs aux frontières, dans un contexte de renforcement de la lutte contre les petits trafics, les flux financiers illicites et le blanchiment de capitaux.
En 2025, les devises saisies lors des contrôles ont atteint près de 181 millions de dirhams, contre 167 millions en 2024.
L’ADII indique avoir constaté 12.178 affaires au cours de l’année, générant environ 114 millions de dirhams d’amendes transactionnelles, tandis que les droits et taxes perçus ont dépassé 205 millions de dirhams, en progression de 49% sur un an.
Sur le volet de la lutte contre le blanchiment, l’administration fait état de 21.788 déclarations de devises enregistrées, représentant une contre-valeur globale supérieure à 3,4 milliards de dirhams.
Ces résultats, selon l’ADII, reflètent à la fois le renforcement des dispositifs de renseignement et de contrôle ainsi que la coopération accrue avec les partenaires nationaux et internationaux, dans un contexte où les enjeux liés à la sécurisation des flux commerciaux et financiers prennent une place croissante dans l’action douanière.
LNT
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]]>The post 450 millions d’euros de la BAD pour accélérer la transition verte d’OCP Group appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cette opération est destinée à soutenir la mobilisation par la Société Générale et BNP Paribas d’un financement vert d’un montant de 530 millions d’euros, indique un communiqué de la BAD.
La signature de cet accord, qui constitue une étape clé dans la mise en œuvre du programme d’investissement 2023‑2030 du Groupe OCP, permet de sécuriser des ressources financières de long terme auprès d’institutions financières internationales et ouvre la voie au déploiement effectif d’une série d’investissements prévus, fait savoir le communiqué.
Première du genre au Maroc, ce mécanisme de garantie illustre le rôle de la BAD en tant que catalyseur de financements innovants au service de la transition énergétique et de la gestion durable de l’eau. Il accompagne la stratégie du Groupe OCP visant à renforcer et moderniser ses chaînes de valeur tout en soutenant la résilience et la transformation durable des systèmes agricoles du Maroc.
Le programme s’inscrit pleinement dans les Quatre points cardinaux de l’institution financière panafricaine, notamment le Point cardinal 2 relatif à la mobilisation de capitaux à grande échelle et le Point cardinal 4 portant sur le développement d’infrastructures résilientes et créatrices de valeur.
« La signature de cet accord réaffirme notre engagement en faveur du programme d’investissement du Groupe OCP. Grâce à notre notation financière AAA, nous mobilisons des capitaux internationaux pour accélérer le développement d’une production d’engrais bas carbone, le déploiement des énergies renouvelables et la gestion durable de l’eau », a infiqué Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc.
« Ce sont autant de leviers stratégiques au service de la sécurité alimentaire du continent », a souligné M.Tarsim.
Pour le Groupe OCP, cet accord marque le passage à la phase de déploiement sur le terrain.
« Avec cet accord, nous franchissons une étape décisive vers un modèle industriel bas carbone et circulaire. Le soutien de la BAD renforce notre capacité à investir dans des solutions qui préservent les ressources, protègent les sols et accompagnent les agriculteurs », a affirmé Younes Kchia, directeur financier du Groupe OCP.
« Ensemble, nous contribuons à une croissance durable au service du Maroc, de l’Afrique et de la sécurité alimentaire mondiale », a dit M. Kchia.
Les ressources mobilisées dans le cadre de cet accord permettront de lancer des projets structurants axés sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité hydrique et énergétique des installations industrielles du Groupe OCP.
Elles contribueront également à promouvoir des pratiques agricoles durables, à préserver les sols et à renforcer la sécurité alimentaire, tout en soutenant une croissance industrielle bas carbone.
LNT avec Map
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]]>The post Capital-investissement : l’AMIC fait état d’une année 2025 record pour le marché marocain appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>D’après les données publiées, les levées de capitaux ont atteint 6,576 milliards de dirhams en 2025, un niveau inédit pour le secteur. Ce volume marque une accélération de la dynamique observée ces dernières années, avec plus de 20 milliards de dirhams mobilisés sur la période 2020-2025, soit un montant quatre fois supérieur à celui enregistré entre 2014 et 2019.
Le rapport met en évidence une évolution de la structure des investisseurs. Alors que les capitaux étrangers dominaient historiquement les levées de fonds, la part des investisseurs marocains s’est nettement renforcée, atteignant 60% des montants levés entre 2020 et 2025, contre 30% sur la période précédente. L’AMIC souligne notamment le rôle du Fonds Mohammed VI pour l’investissement dans cette dynamique, tandis que la part relative des organismes internationaux de développement recule.
Sur le plan des investissements, 2,236 milliards de dirhams ont été déployés en 2025 à travers 64 opérations, comprenant 35 nouveaux investissements et 29 réinvestissements. Selon le rapport, 12 sociétés de gestion ont participé à ces opérations. Depuis 2020, près de 11 milliards de dirhams ont été investis, confirmant une montée en puissance progressive du secteur.
Le document relève également une progression du capital-amorçage et du capital-risque, qui représentent 60% des opérations réalisées en nombre en 2025. Cette évolution traduit une présence plus marquée des investissements orientés vers les entreprises en phase de démarrage, notamment les startups technologiques. En valeur toutefois, le capital développement demeure prédominant, concentrant l’essentiel des montants engagés.
La répartition géographique des investissements reste largement dominée par Casablanca-Settat, qui concentre près de 14 milliards de dirhams cumulés à fin 2025, soit plus de 70% des montants investis. Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès figurent parmi les autres régions les plus actives, même si l’écart demeure significatif.
Par secteur, les services arrivent en tête des investissements cumulés, devant la santé et la distribution. Le rapport note également une progression des technologies de l’information et de la communication parmi les segments les plus dynamiques.
Autre indicateur mis en avant : le niveau des sorties, qui atteint 4,199 milliards de dirhams en 2025, un nouveau record. En cumul, les désinvestissements totalisent 14,3 milliards de dirhams à fin 2025, répartis sur près de 200 opérations. L’AMIC observe un regain du marché boursier comme voie de sortie, les introductions en Bourse représentant 33% des désinvestissements en valeur.
En matière de performance, le rapport fait état d’un taux de rendement interne brut moyen de 14% sur la période 2000-2025, contre 12% un an auparavant, avec un multiple global de 1,9x et une durée moyenne d’investissement de 6,2 ans. Les secteurs de la santé, des services et de la construction affichent les rendements les plus élevés.
Pour les prochaines années, les projections des gestionnaires interrogés laissent entrevoir la poursuite de cette dynamique, avec des prévisions d’investissements de plus de 2 milliards de dirhams par an à horizon 2026-2027, dans un contexte où l’agroalimentaire, les nouvelles technologies et la santé figurent parmi les secteurs jugés les plus attractifs.
LNT
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]]>The post DGI : dernier délai le 1er juin pour plusieurs déclarations fiscales appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Ce délai concerne notamment « les entreprises d’assurances et de réassurance et les intermédiaires d’assurances », « les entreprises de production du ciment », « les sociétés de transport aérien non résidentes qui n’ont pas de siège social ou de représentation au Maroc », fait savoir la DGI dans des communiqués relatifs aux obligations fiscales des contribuables.
Il s’agit aussi « des exploitants de salles de spectacles cinématographiques et des organismes chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran et autres entreprises », des « contribuables titulaires de revenus professionnels et agricoles soumis à l’Impôt sur le Revenu selon le régime du RNR (Résultat Net Réel) » et des « sociétés de transport aérien résidentes au Maroc », ajoute la même source.
Pour les entreprises d’assurances et de réassurance et aux intermédiaires d’assurances, la DGI rappelle aux qu’elles sont tenues de procéder au versement de la taxe de solidarité contre les événements catastrophiques, par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».
Le taux de la taxe est fixé à 1,5% des primes, surprimes ou cotisations versées au titre des contrats d’assurances relatifs aux opérations prévues à l’article 2 du décret n° 2-24-1123. Toutefois, les primes, surprimes ou cotisations exigibles avant l’entrée en vigueur du décret n° 2-24-1123, mais non encore réglées, restent soumises à l’ancien taux de 1%.
En outre, les entreprises d’assurances et de réassurance et les intermédiaires d’assurances sont tenues de produire la déclaration de la liquidation de la taxe sur les contrats d’assurances au titre du mois d’avril dernier et de verser simultanément la taxe correspondante au plus tard le 1er juin 2026, par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».
A cet égard, ces contribuables doivent souscrire le relevé de la liquidation de la taxe sur les contrats d’assurances et le relevé des primes, surprimes et cotisations déductibles, échues au cours du mois avril 2026.
Pour ce qui est des entreprises de production du ciment, elles sont tenues de souscrire la déclaration de la taxe spéciale sur le ciment au titre du mois d’avril 2026 en précisant notamment les quantités de ciment vendues et celles utilisées pour la consommation interne comme matières intermédiaires, et de verser simultanément la taxe correspondante, fait savoir la direction, précisant que le taux de la taxe spéciale sur le ciment est fixé à 0,15 dirham par kilogramme de ciment.
Quant aux sociétés de transport aérien non résidentes ne disposant pas de siège social ou de représentation au Maroc et qui sont en compte avec l’Office National des Aéroports (ONDA), elles sont tenues de déposer la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique au titre du mois d’avril 2026, et de verser simultanément la taxe correspondante, auprès de l’ONDA, selon le modèle (ADM410B-22I) établi par l’administration, au plus tard le 1er juin 2026.
Toutefois, pour les sociétés susvisées qui ne sont pas en compte avec l’ONDA, elles sont tenues de déposer la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique au titre du mois d’avril 2026, et de verser simultanément la taxe correspondante selon le modèle (ADM420B-22I) établi par l’administration, au plus tard le 1er juin 2026.
À cet égard, la déclaration doit indiquer le nombre de passagers transportés au cours du mois d’avril 2026 sur les vols dont le départ est effectué à partir du Maroc et le montant global de la taxe afférente
Par ailleurs, la DGI rappelle aux exploitants de salles de spectacles cinématographiques, aux organismes chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran, ainsi qu’aux autres entreprises, qu’ils sont tenus de déposer la déclaration des annonces publicitaires sur écran au titre du mois d’avril 2026 et de verser en même temps les droits correspondants, et ce, au plus tard le 1er juin 2026, par procédé électronique, via l’Espace professionnel des téléservices « SIMPL-Enregistrement et Timbre ».
En revanche, lorsque les annonces sont effectuées auprès des organismes non-résidents chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran, le dépôt de la déclaration et le paiement des droits de timbre incombent aux annonceurs de publicité.
S’agissant des contribuables titulaires de revenus professionnels et agricoles soumis à l’Impôt sur le Revenu selon le régime du RNR, et dont le bénéfice annuel imposable est égal ou supérieur à un million de dirhams (MDH) au titre du dernier exercice clos, ils sont tenus de souscrire par procédé électronique la déclaration de la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus au titre de l’année 2026 et de verser simultanément le montant de la contribution afférente, au plus tard le 1er juin 2026. Cette déclaration doit être effectuée par procédé électronique via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-IR ».
Pour leur part, les sociétés de transport aérien résidentes au Maroc sont tenues de souscrire la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique sur les billets d’avion, et de verser simultanément la taxe correspondante par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».
La déclaration doit notamment indiquer le nombre de passagers transportés au cours du mois d’avril 2026 sur les vols dont le départ est effectué à partir du Maroc et le montant global de la taxe y afférente.
LNT avec Map
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]]>The post BAD : 200 M€ pour renforcer l’emploi et les compétences au Maroc appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Ce financement axé sur les résultats vise à renforcer la pertinence, la qualité et la diversification de l’offre de formation professionnelle, notamment à travers la numérisation des services, le déploiement de dispositifs d’apprentissage à grande échelle et l’amélioration des mécanismes d’insertion sur le marché du travail, indique la Banque dans un communiqué publié jeudi.
Le programme « Cap Compétences 2030 » repose sur trois volets complémentaires, à savoir « le développement des compétences et des partenariats stratégiques » ; « une formation‑insertion inclusive, mieux adaptée aux besoins des entreprises » ; et « la transformation numérique, accompagnée d’un renforcement institutionnel et opérationnel ».
Le programme contribuera également à consolider les dispositifs existants et à améliorer leur efficacité ainsi que leur couverture.
À travers cette opération, la Banque entend faciliter l’accès à une offre de formation diversifiée et renforcer l’insertion professionnelle des bénéficiaires.
« Le programme Cap Compétences 2030 s’inscrit dans les priorités de la Feuille de route nationale pour l’emploi 2025-2030 et dans la vision stratégique du Groupe de la Banque autour des Quatre Points cardinaux. Notre objectif commun est de tirer parti du dividende démographique pour soutenir la création de valeur et promouvoir l’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes », a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau‑pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc, cité dans le communiqué.
L’intervention de la Banque s’inscrit dans une coordination étroite avec les partenaires techniques et financiers afin de renforcer la pertinence et la complémentarité des appuis aux politiques publiques.
Ce programme illustre l’engagement de long terme de l’institution panafricaine au Maroc dans les domaines du développement humain, de l’emploi et de l’inclusion sociale. Il s’appuie sur un portefeuille d’opérations axées sur les résultats, contribuant aux réformes structurelles du marché du travail et de la formation professionnelle.
Depuis sa création, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé plus de 15 milliards d’euros dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’emploi, les infrastructures, l’énergie et la gouvernance.
LNT avec Map
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]]>The post Marché des capitaux : le CSPJ et l’AMMC formalisent un partenariat de coopération appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Signé par le président délégué du CSPJ, M’hammed Abdenabaoui, et le président de l’AMMC, Tarik Senhaji, cet accord prévoit la mise en place d’un cadre de coopération couvrant plusieurs volets, notamment l’échange d’expertises, la formation juridique spécialisée, le développement des capacités et le soutien à la recherche dans les domaines liés au marché des capitaux et au contentieux financier.
Selon les termes du partenariat, les deux institutions entendent organiser des formations et ateliers scientifiques portant sur la lutte contre les délits boursiers, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme ainsi que les évolutions récentes en matière de criminalité financière.
Le dispositif prévoit également l’organisation de séminaires et de journées d’étude consacrés aux infractions liées aux instruments financiers, ainsi que des espaces d’échange autour des implications juridiques des évolutions technologiques sur les marchés financiers.
L’accord couvre aussi la coopération en matière d’amélioration de la transparence et de l’intégrité du marché des capitaux, l’échange de documents, d’études et de rapports spécialisés, ainsi que le développement de travaux de recherche consacrés à la législation financière et aux marchés de capitaux.
LNT
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]]>The post Chocs des devises, quand la volatilité se transforme en fébrilité appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Ainsi, 29 devises africaines ont chuté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Si les exportateurs d’énergie comme le Nigeria, l’Angola profitent d’un prix du baril supérieur à 100 $, les importateurs comme le Kenya, l’Égypte ou le Ghana subissent durement le choc.
D’autant que les fondamentaux de leurs économies étaient déjà détériorés, avec un déficit budgétaire de taille et un niveau de dette budgétaire élevé, une inflation en hausse et une dégradation de l’emploi. Dans cette situation, la politique monétaire des banques centrales ne joue plus son rôle de stabilisateur face à l’inflation, comme la Fed qui est passée d’une volonté d’assouplissement au resserrement pour 2026, à cause de l’inflation à 3.8% en avril 2026. En conséquence, sachant que le marché des devises réagit plus aux attentes de taux qu’aux décisions elles-mêmes, l’euro a chuté à 1.1617$ et le dollar a perdu 9.4% en 2025, la plus forte baisse depuis 2017 à cause d’un déficit budgétaire américain à 2 000 Mds$ en 2025 et une dette publique à 30 000 Mds$.
En conséquence, certaines entreprises aux USA comme Amazon, McDonald’s, Coca-Cola subissent des pertes de change colossales de +2 Mds$ alors que les pays en développement sont très impactés par la volatilité financière sur les marchés de capitaux qui influence le commerce et l’économie réelle faisant de la gestion du risque de change une priorité.
Tant que le détroit d’Ormuz reste fermé, que le choc politique persistera et que le pétrole flambe, la volatilité des monnaies continuera depuis le pic d’avril 2025.
Parmi les monnaies les plus touchées par la fébrilité en 2025-2026, il y a les perdantes, celles des pays importateurs d’énergie et qui de plus ont une dette élevée, des déficits commerciaux et budgétaires importants, des réserves de change faibles, une dépendance au gaz, au tourisme comme le Shilling kényan, le Birr éthiopien et la Livre égyptienne qui sont menacées de dévaluation sous la pression des prix du pétrole. A l’opposé, les monnaies gagnantes sont celles des pays exportateurs comme le Brésil ou le Canada, la Norvège et l’Australie.
Dans ce contexte mondial le Dirham marocain est protégé structurellement par le régime de change, mais n’est pas immunisé. Le premier moteur de sa protection en 2026 repose sur la divergence énergétique qui agit entre les exportateurs et les importateurs.
L’EUR/MAD varie entre 10,72 et 10,85 en mai 2026 dans les eaux de sa moyenne annuelle de 10,81 MAD pour 1 EUR. Le dirham ne connait pas de chute, contrairement à d’autres monnaies de pays émergents.
Les soutiens du dirham sont d’abord les réserves de changes du pays qui dépassent les 350 milliards de dirhams soit 6 mais d’importations quand le FMI n’en exige pour la stabilité financière du pays que 3 mois, et la politique de change de Bank Al Maghrib, pour lisser les chocs et soutenir le dirham. Mais aussi des entrées de devises grâce au tourisme, les transferts MRE ou les exportations automobile et aéronautique.
Toutefois, le dirham subit les mêmes facteurs de pression que le reste du monde notamment les prix du pétrole et du blé importés en dollars. Au Maroc aussi, la guerre au Moyen-Orient fait monter la facture énergétique et alimentaire. Et, quand les investisseurs penchent vers le dollar, le MAD subit comme toutes les devises émergentes.
La question qui se pose est de savoir si le passage à un régime de change flexible d’ici 2026 tel que prévu par la réforme de change en perspective peut-il constituer une meilleure défense du dirham. La bande de fluctuation est déjà à ±5% contre ±2,5% en 2018 mais dans la conjoncture actuelle les mouvements pourraient s’amplifier.
Les mesures de soutien du dirham par Bank Al-Maghrib face à la fébrilité des devises reposent sur 4 autres leviers tout autant importants. Il s’agit de son intervention ciblée sur le marché interbancaire des changes. En effet, BAM n’intervient plus quotidiennement depuis 2024, le marché interbancaire fonctionnant seul dans la bande ±5%.
Mais, elle garde la main pour lisser les mouvements brutaux : si le MAD chute de 3% en 2 jours à cause d’un choc pétrolier, BAM vend des dollars pour freiner la dépréciation,
éviter les effets d’entraînement et couper les mouvements spéculatifs qui s’auto-amplifient. C’est une intervention « au coup par coup », pas une défense du cours à tout prix.
Globalement, quand la demande de dollars explose, BAM vend une partie de ses réserves pour fournir la liquidité et éviter un décrochage du MAD. Si le choc dure, BAM laisse le MAD glisser vers la borne basse de -5% pour préserver les réserves. Les réserves sont d’ailleurs jugées « stabilisées » par BAM en 2025, ce qui lui donne de la marge.
Ainsi, BAM a gardé un biais prudent en 2025-2026 pour éviter que la fébrilité externe ne se transforme en inflation importée. Conclusion, le dirham est stable mais surveillé et Bank Al-Maghrib veut éviter une dévaluation brutale avant le flottement complet. Pour les particuliers, la stratégie est de changer quand le taux est dans la fourchette haute.
En bref, BAM ne laisse pas le marché 100% libre, elle a des outils ad hoc pour y intervenir notamment le fait que les exportateurs doivent ramener une partie de leurs devises au Maroc. Cela crée un flux structurel de $ et € qui soutient l’offre.
Elle permet un encadrement par les produits dérivés : les forwards et swaps sont autorisés, mais les positions spéculatives pures sont limitées et elle contrôle l’exposition des banques au risque de change pour éviter une crise de liquidité en devises.
Selon le gouverneur Abdellatif Jouahri, «la réforme de change est bel et bien là, mais le tissu économique n’est pas prêt pour un flottement total », il évite les anticipations de dévaluation brutale qui alimentent la fébrilité. Résultat en pleine crise mondiale, le dirham a été une des devises émergentes les plus stables, dans la limite cependant que BAM ne peut pas aller contre un choc durable. Si le pétrole reste supérieur à 100$ sur plus de 12 mois, les conséquences seront forcément plus importantes.
Afifa Dassouli
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]]>The post TVA sur les services numériques : la DGI active son dispositif pour les prestataires étrangers appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Accessible via l’espace des téléservices du portail officiel de la DGI, ce dispositif, baptisé Taxation on digital services, cible les prestataires non résidents ne disposant pas d’établissement au Maroc, mais proposant des services numériques à des clients non assujettis à la TVA dans le Royaume.
À compter du 11 juin 2026, ces opérateurs devront se conformer aux nouvelles obligations prévues par l’article 28 du décret n° 2.25.862 modifiant le décret n° 2.06.574 relatif à l’application de la TVA. Le dispositif prévoit notamment l’obligation d’inscription auprès de l’administration fiscale marocaine afin d’obtenir un identifiant fiscal, ainsi que le dépôt d’une déclaration trimestrielle du chiffre d’affaires réalisé au Maroc.
Les prestataires concernés devront également s’acquitter de la TVA correspondante et tenir un registre détaillé des prestations numériques commercialisées sur le marché marocain par voie électronique. Ce registre devra être présenté à l’administration fiscale en cas de contrôle.
Pour accompagner le déploiement de cette réforme, la DGI a mis à disposition un guide pratique détaillant les modalités d’utilisation de la plateforme et les démarches déclaratives à accomplir.
LNT
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]]>The post Morocco Capital Markets Days 2026 : le Maroc met en avant ses ambitions financières à Londres appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cet événement, qui vise à promouvoir le marché des capitaux marocain auprès de la communauté financière internationale, s’est tenu dans un contexte marqué par le retour du Maroc au statut « Investment Grade », un élément mis en avant par les organisateurs comme un facteur de crédibilité renforcée pour la place financière nationale .
La conférence plénière, organisée sous le thème “From Investment Grade to Investment Scale: Morocco’s New Capital Markets Momentum”, a constitué le temps fort de cette édition. Intervenant à cette occasion, Nadia Fettah a souligné que l’enjeu consiste désormais à transformer cette crédibilité retrouvée en accélération économique, à travers des marchés de capitaux plus profonds, plus transparents et davantage connectés aux flux internationaux d’investissement .
Le président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Tarik Senhaji, a pour sa part mis en avant les réformes engagées pour renforcer la maturité du marché, évoquant notamment la diversification des instruments de financement, l’accompagnement de l’innovation et l’élargissement de la base d’investisseurs.
Le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, a également insisté sur l’entrée du marché marocain dans une nouvelle phase de développement, citant notamment le lancement du marché à terme et l’évolution du compartiment actions.
Les échanges ont également porté sur la trajectoire du marché marocain comparée à celle d’autres économies émergentes. Selon les données présentées lors de l’événement, trois introductions en Bourse ont permis de lever plus de 600 millions de dollars, tandis que la capitalisation boursière a franchi pour la première fois le seuil des 100 milliards de dollars .
En parallèle, les rencontres bilatérales entre entreprises marocaines cotées et investisseurs étrangers ont constitué un autre axe central de cette édition. Environ 40 entreprises marocaines ont participé à près de 220 réunions one-to-one avec une quarantaine d’investisseurs internationaux, illustrant la volonté des émetteurs marocains de renforcer leur visibilité auprès des grands fonds internationaux .
Le programme comprenait également plusieurs ateliers techniques, notamment avec Bloomberg autour du lancement du marché à terme, ainsi qu’avec l’International Accounting Standards Board (IASB/IFRS) et Fitch Ratings, autour des standards internationaux de reporting financier et d’évaluation des risques.
LNT avec CdP
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]]>Initié en 2022 pour couvrir plusieurs modules sur la gestion des risques climatiques et de la transition climatique, ce programme a été clôturé lors d’un événement de haut niveau qui a permis d’échanger sur les résultats dudit programme, les progrès réalisés et les nouveaux besoins à couvrir dans les prochaines étapes du partenariat entre la BERD, BAM et le secteur bancaire.
Intervenant à cette occasion, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a souligné que si la régulation des risques climatiques est fondamentale dans toute stratégie en matière de risques climatiques et de finance verte, le renforcement des capacités et la coopération internationale en constituent également des composantes majeures.
« Elles sont d’autant plus importantes que nous évoluons, aujourd’hui, dans un environnement fortement imprévisible, puisque marqué par le dérèglement climatique, les tensions géopolitiques et la volatilité réglementaire. Dans ce contexte, il nous appartient, en tant que Banque Centrale et autorité de supervision, de veiller à ce que les banques assurent la gestion des risques, y compris de ceux qui résultent du changement climatique », a-t-il poursuivi.
M. Bouazza a noté que le cadre réglementaire mis en place appelle les banques à une intégration progressive des risques climatiques dans la gouvernance et la gestion de leurs risques. « Nous continuons à travailler pour consolider ce cadre et l’adapter à la lumière de l’expérience acquise et aux évolutions des pratiques climatiques ».
Pour le DG de BAM, la gestion du risque climatique est désormais reconnue comme un enjeu prudentiel et économique par les banques qui sont sensibilisées au fait que l’absence d’un cadre méthodologique pour évaluer et traiter les risques liés au climat pourrait les exposer à d’importantes pertes sur les actifs sensibles à ces risques. Parallèlement, il a estimé que l’engagement des banques sur le front climatique ne doit pas se limiter uniquement à la conformité réglementaire, elles devraient également accompagner les entreprises dans la compréhension des risques climatiques et dans les changements à opérer dans leur business modèles en priorisant les plus exposées.
Et de soutenir : « Toutefois, l’action climatique des banques se heurte à plusieurs difficultés notamment l’absence d’une taxonomie et d’un cadre réglementaire spécifique aux entreprises qui favoriseraient la communication de données fiables sur leurs expositions sensibles aux risques climatiques ».
Pour faire face à ces difficultés, plusieurs travaux sont en cours avec le soutien des partenaires internationaux, via l’assistance technique, le développement des capacités internes et des mécanismes de garantie, a fait savoir M. Bouazza.
« En plus de la coopération instaurée avec la BERD, nous bénéficions de l’assistance technique de la Banque Mondiale et de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour faire avancer la feuille de route réglementaire nationale et renforcer les outils méthodologiques et analytiques telles que la taxonomie ou encore la boîte à outils pour la supervision des risques climatiques », a-t-il dit.
De leur côté, les banques devraient développer des capacités internes en vue de rehausser leurs compétences et l’expertise que nécessite l’intégration des risques climatiques dans leurs décisions pour identifier les opportunités de la transition climatique, a préconisé le DG de BAM.
Il a également rappelé que la stratégie nationale pour le développement de la finance climat à horizon 2030 constitue un cadre de dialogue approprié entre les Départements ministériels, les régulateurs et les acteurs du marché pour inciter le tissu économique à s’engager dans la transition vers des projets décarbonisés en vue de renforcer la cohérence des référentiels climatiques.
LNT avec Map
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