Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Thu, 25 Jun 2026 14:28:58 +0000 fr-FR hourly 1 L’AMMC relève le seuil de variation des nouvelles introductions en Bourse https://lnt.ma/lammc-releve-le-seuil-de-variation-des-nouvelles-introductions-en-bourse/ Thu, 25 Jun 2026 14:28:58 +0000 https://lnt.ma/?p=551882 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé un relèvement du seuil de variation maximale applicable aux titres nouvellement introduits à la Bourse de Casablanca, tout en rappelant aux professionnels du marché une série de bonnes pratiques destinées à préserver l’intégrité des opérations et le bon fonctionnement du marché. Cette décision s’inscrit dans le […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé un relèvement du seuil de variation maximale applicable aux titres nouvellement introduits à la Bourse de Casablanca, tout en rappelant aux professionnels du marché une série de bonnes pratiques destinées à préserver l’intégrité des opérations et le bon fonctionnement du marché.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des initiatives engagées par le régulateur pour dynamiser le marché boursier et améliorer le processus de formation des prix lors des introductions en Bourse, selon l’AMMC.

Depuis le 23 juin, les titres de capital nouvellement admis à la cote peuvent désormais évoluer dans une fourchette de ±20 % par rapport à leur cours de référence durant les cinq premières séances de cotation, contre un seuil plus restrictif auparavant. À l’issue de cette période, les valeurs retrouveront les limites de variation quotidiennes en vigueur, fixées à 10 % en mode continu et 6 % en mode fixing.

Des recommandations aux professionnels du marché

Parallèlement à cette évolution réglementaire, l’AMMC a rappelé aux sociétés de Bourse et aux autres intervenants plusieurs règles de bonnes pratiques afin de garantir la transparence des opérations d’introduction en Bourse.

Le régulateur recommande notamment d’éviter la saisie d’ordres dupliqués durant la phase de préouverture et de supprimer les doublons avant la séance de cotation. Il invite également les professionnels à ne pas transmettre d’ordres avant l’ouverture officielle via la plateforme Trader Work Station (TWS), afin de limiter les rejets techniques et de préserver l’intégrité du système de négociation.

L’Autorité insiste également sur le respect strict de la priorité chronologique dans le traitement des ordres et sur un encadrement rigoureux des ordres dits « à gérer », en rappelant qu’aucune annulation ne doit intervenir sans instruction formelle du client et sans enregistrement des échanges sur les lignes téléphoniques dédiées des sociétés de Bourse.

Renforcer les dispositifs techniques et les contrôles

L’AMMC appelle par ailleurs les intervenants à anticiper les pics de volumes susceptibles d’accompagner les premières séances de cotation en adaptant les capacités techniques de leurs plateformes de négociation en ligne.

Le régulateur recommande également un renforcement des dispositifs de contrôle interne, tant au premier qu’au second niveau, afin d’assurer la conformité des opérations en temps réel. Les professionnels sont enfin invités à exercer pleinement leur devoir de conseil et de mise en garde vis-à-vis des investisseurs lorsque certains ordres sont susceptibles de perturber le fonctionnement normal du marché ou de provoquer des mouvements brusques des cours.

SB

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Revolut réagit à l’intervention du Wali de Bank Al-Maghrib https://lnt.ma/revolut-reagit-a-lintervention-du-wali-de-bank-al-maghrib/ Thu, 25 Jun 2026 10:44:39 +0000 https://lnt.ma/?p=551834 Dans la foulée des déclarations du Wali de Bank Al-Maghrib lors de sa conférence de presse trimestrielle, Revolut a souhaité apporter les remarques suivantes : « Suite à la récente rencontre entre la direction de Revolut et Monsieur Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib – marquée par une conversation très chaleureuse et ouverte – je tiens à […]

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Dans la foulée des déclarations du Wali de Bank Al-Maghrib lors de sa conférence de presse trimestrielle, Revolut a souhaité apporter les remarques suivantes :

« Suite à la récente rencontre entre la direction de Revolut et Monsieur Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib – marquée par une conversation très chaleureuse et ouverte – je tiens à saluer la vision éclairée de la Banque Centrale, » a déclaré Yacine Faqir, Directeur Général de Revolut Maroc. « Nous comprenons et respectons parfaitement les contraintes actuelles de l’institution face aux multiples chantiers réglementaires ponctuels en cours. Lors de cet échange constructif, nous avons pu partager l’horizon de temps naturel que nécessite le déploiement d’une opération technologique et financière d’une telle envergure. Revolut reste pleinement engagé envers le projet marocain.».

LNT avec CdP

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Le G7 désigne le mal sans nommer le coupable https://lnt.ma/le-g7-designe-le-mal-sans-nommer-le-coupable/ Wed, 24 Jun 2026 16:38:52 +0000 https://lnt.ma/?p=551776 Le G7 s’est tenu avec succès en France à Évian la semaine dernière, sur la base de la conclusion d’un accord entre l’Iran et les États-Unis pour un cessez-le-feu « voulu » par Donald Trump et accepté par les autres belligérants. Car il s’agissait de l’arrêt des guerres, celle des USA avec l’Iran, mais aussi celle d’Israël […]

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Le G7 s’est tenu avec succès en France à Évian la semaine dernière, sur la base de la conclusion d’un accord entre l’Iran et les États-Unis pour un cessez-le-feu « voulu » par Donald Trump et accepté par les autres belligérants. Car il s’agissait de l’arrêt des guerres, celle des USA avec l’Iran, mais aussi celle d’Israël au Liban.

Toutefois, dès le lendemain de cet important évènement, les accords sur les trêves de la guerre et le début des négociations se sont évaporés.

Cependant, le G7 n’était pas un sommet uniquement politique mais aussi économique et financier. Preuve en est la déclaration finale des chefs d’État et de gouvernement le 17 juin « pour une croissance plus équilibrée, plus durable et plus résiliente et la réduction des déséquilibres mondiaux ».

Celle-ci a fait l’objet d’un communiqué au nom de tous les chefs d’État et de gouvernement présents, qui réaffirment leur attachement à la coopération multilatérale pour favoriser la croissance économique, la résilience et le développement au service d’une prospérité partagée. À cette fin, ils visent à répondre aux besoins et risques auxquels fait face l’économie mondiale, et à renforcer le dialogue avec leurs partenaires internationaux dont ceux présents comme l’Égypte, le Kenya et la République de Corée présents au G7, qui soutiennent leur déclaration.

Ce communiqué du G7 d’une part, vaut son pesant d’or parce qu’il établit des constats qui concernent l’économie mondiale, soit tous les pays sans distinction entre les riches et les pauvres tout en responsabilisant les puissances économiques sur les conséquences de leurs politiques économiques et d’autre part, propose des actions pour en corriger les travers.

Ainsi, l’essentiel de la réunion à Évian est bien défini dans la déclaration commune du G7, qui vise une croissance économique plus équilibrée, plus durable et plus résiliente.

Le constat majeur du rapport du G7 qui relève d’un accord inédit de ses membres, porte sur les mécanismes des déséquilibres macroéconomiques mondiaux et sur la nécessité d’y remédier par la coopération, plutôt que par le protectionnisme.

En effet, le G7 alerte sur l’incertitude économique et les pressions sur les chaînes d’approvisionnement (énergie, intrants agricoles, engrais). Il appelle certes au rétablissement d’un transit libre et sûr par le détroit d’Ormuz, mais aussi à des marchés énergétiques stables et transparents, tout en appelant les pays importateurs de pétrole à constituer des réserves de 90 jours selon la norme de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Par ailleurs le G7 partage une préoccupation plus globale qui porte sur la sécurité économique face aux « mesures et pratiques non marchandes » génératrices de distorsions, de surcapacités structurelles et de dépendances excessives de certains pays vis-à-vis d’autres. La Chine est tout particulièrement pointée du doigt.

Elle s’impose avec un excédent commercial record de 1 200 milliards de dollars, soit plus de 1 % du PIB mondial, alimenté par les subventions, la sous-évaluation du yuan et une stratégie de substitution des importations, sur fond de consommation intérieure atone. En clair, « cette puissance économique pratique un dumping mondial avec des marchandises compétitives à un niveau de 40 %, par des bas prix et un yuan faible maîtrisé par le pouvoir politique. Ce qui lui permet de réaliser un excédent commercial record qui crée des déficits commerciaux chez tous ses partenaires dont les États-Unis et l’Europe. De fait ce pays produit en réalité pour l’export car sa consommation intérieure est structurellement faible et sa production très élevée est écoulée à l’exportation. Elle conquiert les marchés par une politique de bas prix, rendue possible par des productions massives, créant ainsi de grands déséquilibres que l’OMC, Organisation mondiale du commerce, doit donc sécuriser. » Justement le G7 préconise de réformer l’OMC pour lui donner les armes de sécuriser certains marchés, ceux des secteurs stratégiques technologiques en particulier devenus critiques.

De même que sur ce chapitre des technologies émergentes, le sommet d’Évian considère que les pays occidentaux doivent donner mandat à leurs ministres des Finances et banquiers centraux, pour examiner les opportunités et risques de l’IA de rupture (Frontier AI) pour la finance et l’emploi, ainsi que pour le renforcement de la cybersécurité et la préparation aux technologies quantiques.

L’autre sujet fort qui a été au cœur de ce sommet porte sur les déséquilibres mondiaux ceux des comptes courants qui se sont creusés ces dernières années, faisant peser un risque sérieux sur la stabilité financière mondiale.

Pour agir, le G7 a fixé deux lignes de conduite. L’une pour les pays excédentaires leur demandant de stimuler la demande intérieure, renforcer les filets sociaux et éviter les mesures de distorsion. L’autre pour les pays déficitaires leur suggérant de soutenir l’épargne nationale et assainir les finances publiques.

Le texte appelle à une surveillance renforcée du FMI et de l’OCDE et à une action coordonnée, poursuivie dans le cadre du prochain G20 sous présidence américaine.

Car, les États-Unis ont un déficit courant de 3,5 % du PIB, lié à un déficit public supérieur à 6 % de 1 800 milliards de dollars par an, aggravé par les baisses d’impôts. La première puissance du monde est visée par l’appel à « l’assainissement des finances publiques ».

De même que l’Europe, encore excédentaire et qui dispose d’une forte capacité d’épargne, devrait réduire cet excédent à terme avec des investissements engagés dans la défense et le numérique. La déclaration finale du G7 sur le plan économique annonce des perspectives plutôt négatives, du fait des déséquilibres qui sont à l’origine de la guerre commerciale et qui pourraient dégénérer en crise mondiale. Un repli de la demande des pays déficitaires (États-Unis en tête) frapperait directement les pays excédentaires (Chine, Europe). L’avancée d’Évian tient à l’adhésion du G7, États-Unis compris, au principe de coopération et le retour au multilatéralisme alors remis en cause par le président Trump.

Or, l’un des principaux responsables de ces déséquilibres, la Chine, ne fait pas partie du G7. En conséquence, le dossier sera porté au prochain G20, aux États-Unis. Si la probabilité d’un accord rapide reste faible, le processus a été lancé à Évian, à l’initiative de la France, avec comme acquis que les enjeux dont dépend l’économie mondiale et qui impactent tout particulièrement les économies émergentes, ont été clairement posés.

 

Afifa Dassouli

 


Déclaration du G7 du 17 juin à Évian

Tandis que l’économie mondiale fait déjà face aux effets persistants de chocs préexistants et de transformations structurelles touchant le commerce et les investissements mondiaux, nous reconnaissons que l’incertitude économique mondiale a accru les risques pesant sur la croissance. Les pressions sur les chaînes d’approvisionnement en énergie, intrants agricoles et engrais se sont accrues, affectant les entreprises, les agriculteurs et les ménages partout dans le monde, particulièrement dans les pays les plus vulnérables. Nous reconnaissons que le rétablissement rapide d’un transit libre et sûr par le détroit d’Ormuz, sans aucune redevance, et un règlement rapide du conflit sont indispensables pour atténuer ces impacts négatifs et soutenir une croissance mondiale plus équilibrée, durable et résiliente. Nous soulignons l’importance d’un accès à l’énergie à un coût abordable et nous réaffirmons notre engagement en faveur du bon fonctionnement, de la stabilité et de la transparence des marchés de l’énergie et d’autres matières premières. Nous appelons tous les pays à éviter toute restriction arbitraire aux exportations et insistons sur l’importance de flux commerciaux sûrs. En particulier, nous soulignons l’importance du commerce des produits énergétiques dans la situation actuelle. Nous travaillerons ensemble à des réponses en matière de politiques publiques, qui devraient être temporaires, ciblées et responsables sur le plan budgétaire.

À l’avenir, ces événements soulignent l’importance de renforcer la résilience de nos économies grâce à des chaînes d’approvisionnement diversifiées et fiables, ainsi qu’à des systèmes énergétiques efficaces. Nous reconnaissons l’importance de coopérer dans le cadre des organisations internationales pertinentes, comme l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), d’une étroite coordination entre pays producteurs et consommateurs et de la coopération avec les pays touchés, y compris au sein du Partenariat pour une résilience renforcée de l’énergie et des ressources d’Asie (POWERR Asia), afin de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement et, plus largement, afin de préserver la stabilité économique et la stabilité des prix. Afin de renforcer la gestion des crises et d’atténuer leur impact, ce qui pourrait contribuer à la stabilisation des marchés de l’énergie, nous encourageons les pays importateurs de pétrole à mettre en place des systèmes de réserves pétrolières qui soient suffisants et efficaces, conformément à l’exigence de l’AIE de constituer des réserves de 90 jours, tout en évitant des effets procycliques. Nous réaffirmons également les engagements pris par le G7 en matière de taux de change. Nous constatons que les membres de l’OMC reconnaissent de plus en plus la nécessité d’améliorer la capacité de l’organisation à répondre aux réalités contemporaines du commerce international et à tenir compte des intérêts de ses Membres. Nous appelons à des discussions constructives afin d’impulser une réforme substantielle de l’Organisation.

Nous sommes déterminés à travailler de concert pour parvenir à une croissance équilibrée et durable qui soutienne notre sécurité économique et notre résilience et génère des bénéfices pour tous nos concitoyens. Nous réaffirmons nos préoccupations communes s’agissant des mesures et des pratiques non marchandes, et de leurs effets négatifs, incluant des distorsions durables des marchés, des surcapacités structurelles mondiales et les déséquilibres qui en résultent, des effets de contagion préjudiciables sur les marchés mondiaux, régionaux et nationaux et des dépendances économiques croissantes. Nous réaffirmons que des chaînes d’approvisionnement résilientes et fiables sont indispensables à la sécurité économique. Nous continuerons à approfondir nos échanges afin d’identifier les vulnérabilités affectant les secteurs stratégiques, y compris les technologies critiques, en vue de réduire les dépendances excessives, d’améliorer la sécurité et la résilience des chaînes d’approvisionnement et de réduire le risque de fuite des technologies. Nous reconnaissons qu’il est important de dialoguer avec des pays, au-delà du cadre du G7, notamment les économies émergentes et en développement, pour sensibiliser plus largement aux effets négatifs des mesures et pratiques non marchandes et soutenir des réponses éclairées et efficaces.

Nous appelons au renforcement des efforts des institutions financières internationales, notamment ceux du Fonds monétaire international (FMI) et des banques multilatérales de développement, et nous soulignons l’importance de la préparation aux crises, de leur atténuation et de leur gestion. Nous nous efforçons de promouvoir la stabilité macroéconomique, y compris en nous assurant que le système monétaire et financier international demeure résilient, efficace et adapté à l’évolution de l’économie mondiale.

Compte tenu de l’accroissement rapide des capacités des modèles d’intelligence artificielle de rupture (Frontier AI), nous demandons à nos ministres des Finances et Gouverneurs de banques centrales, en coordination avec les superviseurs financiers et les représentants des institutions financières internationales et des entreprises du secteur des technologies, de poursuivre les discussions sur les opportunités émergentes et les risques potentiels découlant de l’intelligence artificielle, notamment dans le secteur financier, tout en examinant les implications pour la productivité et les marchés du travail. Nous demandons également au groupe d’experts du G7 sur la cybersécurité de renforcer l’échange d’informations et de recenser des bonnes pratiques, en tant que de besoin, en prenant en compte les évolutions récentes des modèles d’intelligence artificielle de rupture. Nous encourageons également l’approfondissement du dialogue entre les agences de cybersécurité et les institutions compétentes en la matière, dans le cadre des groupes de travail existants du G7. Nous avons l’intention de poursuivre nos efforts afin de soutenir la préparation de notre système financier aux risques et opportunités liés aux technologies quantiques, conformément au rapport du groupe de travail des banques centrales du G7 sur les technologies quantiques (G7 central banks’ Quantum Technologies Working Group – QTWG) et nous demeurons engagés en vue de sécuriser les chaînes d’approvisionnement du secteur quantique.

Parvenir à une croissance équilibrée et durable grâce à une réduction des déséquilibres mondiaux

Nous notons avec préoccupation que les déséquilibres mondiaux ont persisté et se sont creusés au cours des dernières années, créant des risques pour notre objectif commun d’une croissance mondiale équilibrée et la stabilité financière. Depuis notre dernière réunion à Kananaskis, nos ministres des Finances ont entamé, avec les gouverneurs des banques centrales, des travaux pour étudier leurs facteurs et les risques qu’ils engendrent ainsi que pour élaborer des options permettant d’y remédier. Nous reconnaissons les efforts du FMI, y compris en matière de recherche, de conseil de politiques publiques et de surveillance, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G20 et le groupe d’experts universitaires du G7 sous présidence française, pour approfondir notre connaissance des facteurs, des principaux contributeurs et des risques de déséquilibres croissants et persistants, formuler des scénarios d’ajustement et des recommandations de politiques publiques pour promouvoir un rééquilibrage.

Les déséquilibres peuvent avoir des effets économiques négatifs, notamment sur les pays les plus pauvres, quand bien même la plupart de ces pays ne contribuent pas aux déséquilibres. Nous reconnaissons en outre l’importance d’une action coordonnée pour réduire les déséquilibres mondiaux croissants et persistants. La réduction des déséquilibres mondiaux pourrait permettre de parvenir à une croissance plus durable et plus équilibrée. Les déséquilibres actuels des comptes courants résultent en grande partie des dynamiques à l’œuvre en matière d’épargne et d’investissement. Ils peuvent également résulter des modèles de croissance nationaux, notamment des mesures et pratiques non marchandes, ainsi que des politiques sectorielles et budgétaires. Nous confirmons la nécessité de remédier à ces déséquilibres importants et persistants, ce qui est dans l’intérêt commun des économies excédentaires comme déficitaires. Dans ce contexte, nous visons des politiques publiques spécifiques promouvant une croissance équilibrée et la stabilité macroéconomique et nous encourageons les autres pays à faire de même. Repousser un rééquilibrage reposant sur des mesures nationales appropriées risque d’alimenter les tensions commerciales et pourrait conduire à une résorption désordonnée. Sur cette question, une action coordonnée serait la bienvenue.

Les pays avec des excédents externes importants et persistants devraient renforcer leurs sources nationales de croissance. En fonction des circonstances nationales, ces politiques de croissance pourraient inclure notamment : lever les contraintes pesant sur la croissance de la demande privée, améliorer les filets de sécurité sociale, éviter les mesures de distorsion entraînant des effets de bord négatifs sur d’autres pays, éliminer les obstacles à la croissance de la productivité et accroître l’investissement. Les pays avec d’importants déficits externes persistants devraient mettre en œuvre des politiques visant notamment à soutenir l’épargne nationale et l’assainissement des finances publiques. Ces mesures contribueraient à une croissance mondiale équilibrée et durable.

Nous appelons à renforcer encore la surveillance en cours des déséquilibres extérieurs dans le cadre des mécanismes du FMI en matière de surveillance bilatérale et multilatérale, en mettant davantage l’accent sur des scénarios tournés vers l’avenir, et en mesurant les effets sur toutes les économies, notamment les marchés émergents et les économies en développement. Nous appelons aussi le FMI et l’OCDE à assurer le suivi et à rendre compte des contributions des trajectoires des politiques nationales des grandes économies aux déséquilibres mondiaux, conformément à leurs expertises respectives.

Nous saluons la tenue du sommet de Convergence mondiale pour la croissance le 11 juin 2026. Nous réaffirmons notre souhait commun de faire converger notre approche avec celle des autres grandes économies sur les causes des déséquilibres mondiaux importants qui persistent et sur la nécessité d’y remédier. Nous poursuivrons ces efforts dans le cadre du G20 sous la présidence des États-Unis et au sein d’autres enceintes pertinentes.

La présente déclaration rend compte des résultats des discussions des membres du G7, qui ont bénéficié d’échanges fructueux avec les pays partenaires.

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Fininfo Solutions met l’accent sur les fonds alternatifs et anticipe le développement des ETF au Maroc https://lnt.ma/fininfo-solutions-met-laccent-sur-les-fonds-alternatifs-et-anticipe-le-developpement-des-etf-au-maroc/ Wed, 24 Jun 2026 16:08:28 +0000 https://lnt.ma/?p=551772 Fininfo Solutions a organisé, mardi à Casablanca, une conférence réunissant plusieurs acteurs de la place financière marocaine afin de présenter les dernières évolutions de ses solutions technologiques dédiées aux métiers du post-marché. La rencontre, qui a rassemblé des représentants de banques, de sociétés de gestion, de sociétés de bourse, de banques dépositaires ainsi que différents […]

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Fininfo Solutions a organisé, mardi à Casablanca, une conférence réunissant plusieurs acteurs de la place financière marocaine afin de présenter les dernières évolutions de ses solutions technologiques dédiées aux métiers du post-marché. La rencontre, qui a rassemblé des représentants de banques, de sociétés de gestion, de sociétés de bourse, de banques dépositaires ainsi que différents partenaires institutionnels, a été principalement consacrée aux fonds alternatifs et aux fonds indiciels cotés (ETF), considérés comme de nouveaux relais de développement du marché financier marocain.

Prenant la parole à cette occasion, le président et fondateur de Fininfo Solutions, Fares Gaied, a estimé que le marché financier marocain dispose aujourd’hui de l’un des écosystèmes les plus avancés et les plus innovants du continent africain. Selon lui, cette dynamique se traduit par l’émergence de nouveaux instruments financiers, l’évolution des infrastructures de marché et le renforcement progressif du cadre réglementaire.

Le responsable a souligné que les transformations actuelles du marché exigent une capacité d’anticipation de la part des différents intervenants. Il a indiqué que la stratégie de Fininfo Solutions consiste précisément à développer des solutions capables d’intégrer en amont les évolutions réglementaires et opérationnelles afin d’accompagner les institutions financières dans leurs transformations.

Spécialisée dans les métiers du post-marché, Fininfo Solutions propose des solutions couvrant plusieurs activités, notamment les fonctions dépositaires, les services aux émetteurs, le marché à terme et différentes lignes de métiers liées à l’infrastructure des marchés financiers. L’entreprise emploie aujourd’hui une soixantaine de collaborateurs, répartis entre ingénieurs et consultants, et accompagne plus de quatorze clients institutionnels.

Les fonds alternatifs, un nouveau chantier pour la place financière

L’un des principaux axes de la conférence a porté sur les fonds alternatifs, en particulier les Organismes de Placement Collectif en Capital (OPCC), les Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI) et les Fonds de Placement Collectif en Titrisation (FPCT).

Selon Fares Gaied, ces véhicules d’investissement représentent une opportunité importante pour le développement du marché financier marocain en ouvrant de nouvelles perspectives de financement, d’investissement et de diversification des actifs. Leur montée en puissance s’accompagne toutefois d’exigences accrues en matière de gouvernance, de contrôle des risques, de conformité réglementaire et d’efficacité opérationnelle.

Le dirigeant a expliqué que la plateforme développée par Fininfo Solutions a été conçue pour répondre à ces nouveaux besoins à travers un ensemble de fonctionnalités couvrant notamment les règlements de gestion, le pilotage des volets actifs et passifs des fonds, les fonctions dépositaires, les services aux émetteurs ainsi que le contrôle des ratios réglementaires.

L’ambition de l’entreprise est, selon lui, de permettre aux acteurs de marché de se concentrer sur leur cœur de métier en s’appuyant sur des outils technologiques robustes, conformes aux exigences réglementaires et capables d’évoluer avec les besoins futurs de la place financière.

Une approche centrée sur l’automatisation et la conformité

Lors de la présentation technique, le directeur Produit de Fininfo Solutions, Habib Tanoubi, a détaillé l’architecture développée autour des fonds alternatifs.

Il a notamment mis en avant l’automatisation du traitement des règlements de gestion, considérés comme des documents de référence permettant de créer automatiquement les différents référentiels nécessaires à la gestion opérationnelle des fonds.

Cette approche vise à réduire les interventions manuelles, à améliorer la qualité des données et à harmoniser les référentiels utilisés par les différentes parties prenantes du marché.

Selon Habib Tanoubi, l’objectif est également de renforcer la sécurisation des opérations et leur traçabilité. La plateforme a été conçue de manière à permettre un suivi détaillé des opérations réalisées sur les actifs et les passifs des fonds, tout en intégrant des mécanismes de contrôle automatisés.

Le responsable a indiqué que les fonctionnalités développées couvrent l’ensemble du cycle de vie des fonds alternatifs, depuis leur constitution jusqu’à leur exploitation quotidienne, en passant par les opérations de souscription, de valorisation, de gestion des actifs et de contrôle réglementaire.

L’architecture retenue repose également sur une logique de modularité et de montée en charge, afin d’accompagner l’évolution future des volumes d’opérations et l’arrivée de nouveaux produits financiers sur le marché.

Une vision consolidée des fonds et de leurs opérations

Parmi les nouveautés présentées figure également le développement de tableaux de bord offrant une vision consolidée des fonds alternatifs.

Selon les explications fournies par Fininfo Solutions, ces outils permettent de disposer, en temps réel, d’informations relatives à la composition des actifs, aux opérations réalisées, aux mouvements de souscription, aux contrôles effectués et aux différents indicateurs de suivi.

Cette vision consolidée vise à améliorer le pilotage des fonds et à renforcer les capacités de contrôle et de reporting des différents intervenants, dans un environnement où les exigences réglementaires et les attentes des investisseurs tendent à se renforcer.

La conférence a également donné lieu à de brefs retours d’expérience de plusieurs partenaires de l’entreprise, qui ont évoqué les évolutions du marché des fonds alternatifs et les enjeux liés à l’adaptation des systèmes d’information aux nouvelles exigences réglementaires et opérationnelles.

Les ETF dans le viseur de Fininfo Solutions

Au-delà des fonds alternatifs, Fininfo Solutions a également présenté les premières évolutions de sa plateforme destinées à accompagner le développement futur des Exchange Traded Funds (ETF).

Pour Fares Gaied, ces produits pourraient constituer l’un des prochains moteurs de croissance du marché financier marocain. L’entreprise a ainsi choisi d’anticiper cette évolution en développant dès à présent des fonctionnalités adaptées aux spécificités de ces instruments.

Selon les responsables de Fininfo Solutions, le développement des ETF s’inscrit dans une tendance internationale marquée par la diversification des produits d’investissement, la recherche de nouveaux instruments de gestion collective et le renforcement des solutions de réplication indicielle.

Selim Benabdelkhalek

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Entre résilience interne et incertitudes externes, Bank Al-Maghrib maintient le cap https://lnt.ma/entre-resilience-interne-et-incertitudes-externes-bank-al-maghrib-maintient-le-cap/ Wed, 24 Jun 2026 10:03:05 +0000 https://lnt.ma/?p=551730 Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année tenue le 23 juin, de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Une décision qui intervient dans un contexte économique marqué par des signaux contrastés : d’un côté, une accélération de la croissance économique portée notamment par le rebond […]

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Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année tenue le 23 juin, de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Une décision qui intervient dans un contexte économique marqué par des signaux contrastés : d’un côté, une accélération de la croissance économique portée notamment par le rebond de l’agriculture et la bonne tenue des activités non agricoles ; de l’autre, des tensions géopolitiques persistantes, une remontée des prix de l’énergie et des incertitudes entourant l’environnement international.

À travers ses nouvelles projections macroéconomiques et les explications fournies par son Wali, Bank Al-Maghrib dessine le portrait d’une économie marocaine qui affiche une capacité de résilience certaine, mais qui demeure exposée à des risques externes susceptibles d’influer sur sa trajectoire à moyen terme.

Un statu quo monétaire dans un environnement encore incertain

Le maintien du taux directeur à 2,25 % n’a pas constitué une surprise pour les marchés. La Banque centrale a justifié cette décision par l’évolution anticipée de l’inflation, qui reste compatible avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, par la consolidation de l’activité économique et par les fortes incertitudes qui continuent de peser sur l’économie mondiale.

L’institution monétaire souligne qu’elle continuera à suivre de près la conjoncture nationale et internationale et à adapter sa politique monétaire en fonction des données les plus récentes.

Cette approche de prudence reflète la complexité du contexte actuel. Depuis plusieurs années, les banques centrales évoluent dans un environnement marqué par une succession de chocs exogènes : pandémie, tensions inflationnistes, perturbations logistiques mondiales, sécheresses récurrentes et, plus récemment, conflits géopolitiques.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a d’ailleurs insisté sur le caractère récurrent de ces crises et sur la nécessité, pour les institutions monétaires, de renforcer leur capacité d’adaptation et leur agilité face à des évolutions rapides des paradigmes économiques et financiers.

L’accord États-Unis-Iran apporte un répit, sans dissiper les risques

L’une des principales nouveautés de ce Conseil réside dans l’analyse détaillée des conséquences du conflit au Moyen-Orient et de l’accord récemment annoncé entre les États-Unis et l’Iran.

Selon Bank Al-Maghrib, cet accord laisse entrevoir une normalisation progressive du transport maritime et une détente potentielle des marchés énergétiques. Toutefois, la Banque centrale estime que l’activité économique mondiale continuera, à court terme, de subir les retombées du conflit.

Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions sur les marchés des matières premières et les risques pesant sur la sécurité énergétique mondiale demeurent des sources majeures d’incertitude.

Le détroit d’Ormuz constitue à cet égard un point de vigilance particulier. Une part importante des flux énergétiques mondiaux y transite quotidiennement. Toute perturbation durable pourrait non seulement renchérir les prix du pétrole mais également provoquer des difficultés d’approvisionnement pour plusieurs secteurs industriels.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a notamment évoqué l’impact potentiel de telles perturbations sur certains intrants stratégiques utilisés par l’industrie marocaine, notamment dans la production de fertilisants.

Une inflation en hausse, mais toujours maîtrisée

Les tensions géopolitiques ont déjà des effets perceptibles sur l’économie nationale.

En mai, les prix des carburants ont progressé de 27,6 % sur un an. Cette hausse de la facture énergétique, conjuguée à une remontée de l’inflation importée, devrait se traduire par une accélération de l’inflation domestique.

Après avoir évolué autour de 0,8 % en moyenne en 2024 et en 2025, l’inflation devrait atteindre 1,5 % cette année puis 2,1 % en 2027.

Ces niveaux restent relativement modérés comparativement à ceux observés dans plusieurs économies avancées ou émergentes.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils, serait particulièrement contenue cette année, à seulement 0,2 %. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix de certains produits alimentaires, notamment l’huile d’olive. Elle devrait néanmoins s’accélérer à 2,9 % en 2027, sous l’effet de la dissipation de cet effet favorable et de la progression de l’inflation importée.

Les anticipations des professionnels du secteur financier demeurent, elles aussi, relativement ancrées. Selon l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, les experts tablent sur une inflation moyenne de 2,2 % aussi bien à l’horizon de huit trimestres que de douze trimestres.

Une croissance soutenue par l’agriculture et l’investissement

Sur le plan de l’activité économique, les perspectives demeurent favorables.

Après une croissance estimée à 4,9 % en 2025, l’économie nationale devrait progresser de 5,2 % cette année avant de ralentir à 3,1 % en 2027, essentiellement sous l’effet de base lié à l’agriculture.

Le principal moteur de cette accélération réside dans le rebond attendu de la valeur ajoutée agricole.

Après une progression de 8,2 % en 2025, celle-ci devrait augmenter de 16 % en 2026, soutenue par une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite reculer de 7,6 % en 2027 dans l’hypothèse d’un retour à une production moyenne.

Les activités non agricoles devraient, pour leur part, maintenir une croissance soutenue de 4,2 % en moyenne en 2026 et en 2027, après une progression de 4,5 % l’année précédente.

Selon le Wali de Bank Al-Maghrib, cette dynamique devrait également continuer de bénéficier des importants programmes d’investissement engagés au Maroc.

L’effort d’investissement public, les grands projets d’infrastructures, les investissements des établissements publics, notamment ceux de l’OCP, ainsi que les projets liés au dessalement de l’eau de mer, à la transition énergétique ou encore à l’hydrogène vert constituent autant de facteurs susceptibles de soutenir la croissance au-delà de l’horizon 2030.

La Banque centrale estime également que l’investissement privé dispose encore d’importantes marges de progression.

Des tensions persistantes sur le marché du travail

Malgré l’amélioration de l’activité économique, le marché de l’emploi continue de présenter des fragilités structurelles.

Les résultats de la nouvelle enquête du Haut-Commissariat au Plan indiquent qu’au premier trimestre 2026, le taux de chômage s’est établi à 10,8 % au niveau national, à 13,5 % en milieu urbain et à 6,1 % en milieu rural.

Le taux d’emploi demeure particulièrement faible chez certaines catégories de la population, notamment les femmes et les jeunes.

Selon les données présentées par le Wali, le taux d’emploi des femmes s’établit à seulement 14,7 %, tandis que celui des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 16,6 %.

Ces chiffres mettent en évidence les défis persistants de l’inclusion économique et de la création d’emplois durables.

Le commerce extérieur sous pression

L’environnement international pèse également sur les comptes extérieurs.

La hausse des prix du pétrole et de certains intrants industriels, conjuguée à la poursuite de l’effort d’investissement, devrait se traduire par un alourdissement du déficit commercial.

La facture énergétique augmenterait de 26 % cette année pour atteindre 135 milliards de dirhams avant de reculer à 114,4 milliards en 2027. Parallèlement, les importations de biens d’équipement continueraient de progresser pour avoisiner 245 milliards de dirhams à l’horizon 2027.

Du côté des exportations, les perspectives demeurent globalement favorables.

Après un repli en 2025, les exportations automobiles devraient reprendre progressivement leur progression pour atteindre 190,8 milliards de dirhams en 2027.

Les exportations de phosphates et de dérivés continueraient également de progresser pour dépasser 110 milliards de dirhams.

Les recettes touristiques poursuivraient leur dynamique, passant de 138,6 milliards de dirhams en 2025 à plus de 161 milliards en 2027, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger devraient atteindre près de 130 milliards de dirhams.

Malgré ces performances, le déficit du compte courant devrait se creuser à 4 % du PIB cette année, contre 2,4 % en 2025, avant de revenir à 3,8 % en 2027.

Pour Bank Al-Maghrib, ce niveau ne constitue pas, à ce stade, une source de préoccupation majeure compte tenu de la solidité des réserves de change et de la capacité du pays à mobiliser des financements extérieurs.

Des réserves de change confortables

Les avoirs officiels de réserve continueraient de se renforcer.

Selon les projections de Bank Al-Maghrib, ils atteindraient près de 542 milliards de dirhams en 2027, soit l’équivalent de plus de six mois d’importations de biens et services.

La Banque centrale considère ce niveau comme particulièrement confortable dans le contexte actuel et comme un facteur de résilience important face aux chocs externes.

Le taux de change du dirham demeure, selon ses évaluations, globalement aligné sur les fondamentaux économiques.

Une transition progressive vers le ciblage de l’inflation

Au-delà de la décision de politique monétaire, Bank Al-Maghrib poursuit également les travaux préparatoires à l’adoption d’un régime de ciblage de l’inflation.

Le Wali a indiqué que le chantier est actuellement dans une phase de sensibilisation et de préparation technique associant les acteurs financiers, les milieux académiques et le secteur privé.

L’institution bénéficie de l’assistance technique du Fonds monétaire international ainsi que de partenariats avec d’autres banques centrales. Une simulation à blanc pourrait être réalisée en fin d’année, avant une éventuelle entrée en vigueur du nouveau dispositif à partir de 2027, sous réserve de l’évolution du contexte international.

Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large du rôle des banques centrales, désormais confrontées à des défis multiples liés aux transitions numériques, aux enjeux climatiques, à la cybersécurité, aux cryptoactifs et aux mutations rapides de l’économie mondiale.

Le dossier européen avance

Au cours de son point de presse, le Wali de Bank Al-Maghrib a également évoqué la directive européenne encadrant l’activité des banques étrangères au sein de l’Union européenne et ses implications potentielles pour les banques marocaines actives auprès des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Abdellatif Jouahri a indiqué qu’une task force réunissant notamment le ministère des Affaires étrangères, la Direction du Trésor et des Finances extérieures, les banques concernées et Bank Al-Maghrib a été mise en place afin de mener des discussions avec les autorités européennes et plusieurs États membres. Des échanges ont déjà eu lieu avec la France, tandis que des contacts sont engagés avec la Belgique et les Pays-Bas, et que d’autres rencontres sont prévues avec l’Espagne et l’Italie.

Le Wali s’est dit confiant quant à l’issue de ces discussions, tout en soulignant que le processus nécessitera du temps et devrait se poursuivre tout au long de l’année 2026. Il a par ailleurs relevé que les transferts des MRE continuent d’afficher une évolution favorable malgré ce contexte réglementaire.

Revolut, ce n’est pas pour tout de suite

Interrogé également sur l’intérêt manifesté par la néobanque britannique Revolut pour le marché marocain, Abdellatif Jouahri a indiqué avoir reçu, au début du mois de juin, les responsables de la fintech, venus présenter leurs perspectives de développement au Maroc et leur intérêt pour le Royaume en tant que porte d’entrée vers l’Afrique.

Le Wali a toutefois expliqué que plusieurs chantiers stratégiques mobilisent actuellement les autorités monétaires, notamment les discussions relatives à la directive européenne, les évaluations prévues par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ainsi que l’évaluation du Maroc par le Groupe d’action financière (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Selon lui, ces priorités ne permettent pas d’envisager, à ce stade, l’arrivée de nouveaux acteurs bancaires internationaux sur le marché marocain. Il a également rappelé que Revolut s’intéresse principalement aux services bancaires numériques, un segment sur lequel les établissements marocains sont déjà fortement positionnés.

Selim Benabdelkhalek

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Etude Visa : Au Maroc, l’IA s’impose dans les achats en ligne, mais la confiance demeure le principal enjeu https://lnt.ma/etude-visa-au-maroc-lia-simpose-dans-les-achats-en-ligne-mais-la-confiance-demeure-le-principal-enjeu/ Fri, 19 Jun 2026 14:55:30 +0000 https://lnt.ma/?p=551456 L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les habitudes de consommation des Marocains. Selon l’édition 2026 de l’étude « Stay Secure » de Visa, réalisée en partenariat avec Switch Al Maghrib (SWAM), 83 % des consommateurs au Maroc ont déjà eu recours à des outils d’IA pour les accompagner dans leurs achats en ligne. Toutefois, malgré cet […]

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L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les habitudes de consommation des Marocains. Selon l’édition 2026 de l’étude « Stay Secure » de Visa, réalisée en partenariat avec Switch Al Maghrib (SWAM), 83 % des consommateurs au Maroc ont déjà eu recours à des outils d’IA pour les accompagner dans leurs achats en ligne. Toutefois, malgré cet engouement, les questions de confiance et de sécurité continuent de conditionner l’adoption des nouvelles formes de commerce numérique.

L’étude, menée par Wakefield Research entre janvier et février 2026 auprès de consommateurs dans 17 marchés de la région CEMEA, met en évidence l’essor des usages de l’intelligence artificielle et du commerce social, tout en soulignant la persistance des préoccupations liées aux risques de fraude.

Une adoption croissante de l’IA dans le parcours d’achat

Les consommateurs marocains utilisent désormais l’intelligence artificielle à différentes étapes de leur expérience d’achat. Plus de la moitié des personnes interrogées s’appuient sur ces outils pour comparer les prix (55 %) ou trouver des idées de cadeaux (57 %), tandis que 42 % y recourent pour consulter des avis et des évaluations de produits.

Cette appropriation s’accompagne d’une perception largement positive de l’apport des nouvelles technologies. Près de 97 % des répondants estiment que les outils numériques, y compris ceux fondés sur l’IA, rendent les achats en ligne plus rapides et plus simples qu’auparavant.

L’IA influence également la découverte de nouveaux produits et services. Plus d’un consommateur sur deux (53 %) déclare avoir découvert de nouvelles marques ou enseignes grâce à des plateformes d’intelligence artificielle telles que ChatGPT ou Google Gemini.

Pour autant, l’adoption de l’IA montre certaines limites lorsqu’il s’agit de lui déléguer des opérations sensibles. Seuls 23 % des consommateurs marocains indiquent qu’ils seraient prêts à faire confiance à des agents d’intelligence artificielle pour finaliser leurs achats à leur place.

L’étude met également en évidence une évolution du regard porté sur l’intelligence artificielle en matière de cybersécurité. Plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) considèrent que l’IA permet aujourd’hui d’identifier plus facilement les tentatives d’escroquerie, tandis que 82 % estiment qu’elle jouera un rôle essentiel dans la protection contre la fraude à l’avenir.

Cette perception intervient dans un contexte de forte progression des usages numériques et de multiplication des points de contact entre consommateurs et plateformes en ligne.

L’essor du commerce social s’accompagne de nouveaux risques

Les achats directement réalisés via les réseaux sociaux connaissent une progression significative. Selon l’étude, 87 % des consommateurs marocains ont déjà acheté des produits à travers ces plateformes.

Cette évolution s’accompagne toutefois d’une exposition accrue aux risques de fraude. Près de 30 % des répondants déclarent avoir été victimes d’une arnaque financière au cours des douze derniers mois. Parmi eux, plus de la moitié (52 %) indiquent que l’incident est survenu sur les réseaux sociaux, davantage que sur les sites web, les places de marché en ligne ou les applications d’achat.

L’étude souligne également les préoccupations liées à l’exposition des plus jeunes aux risques du numérique. Ainsi, 92 % des consommateurs interrogés estiment que les enfants ont des difficultés à identifier les escroqueries en ligne.

Plus de six répondants sur dix (61 %) déclarent avoir déjà vu un enfant être victime d’une fraude dans le cadre d’activités de jeu ou d’achats en ligne. Cette préoccupation intervient alors que l’accès des jeunes aux outils de paiement numériques se développe progressivement. Environ 17 % des parents marocains indiquent que leurs enfants peuvent accéder à des applications de paiement mobile ou à des portefeuilles numériques.

Une forte attente envers les institutions

Face aux risques de fraude, les consommateurs marocains considèrent que la responsabilité de la protection repose avant tout sur les institutions. Près de la moitié des répondants (49 %) estiment que les banques et les établissements financiers doivent être les premiers acteurs de cette protection, devant les autorités publiques et les régulateurs (47 %) ainsi que les plateformes de commerce en ligne (29 %).

À l’inverse, seuls 9 % considèrent que cette responsabilité incombe en premier lieu aux consommateurs eux-mêmes.

Les attentes portent également sur des mécanismes de prévention plus proactifs. Ainsi, 64 % des répondants affirment qu’ils se sentiraient davantage en sécurité s’ils recevaient des alertes en temps réel de leur banque ou de leur application de paiement en cas d’activité suspecte. Par ailleurs, 36 % indiquent qu’ils seraient rassurés par la présence de logos ou de marques reconnues au moment du paiement.

Commentant les résultats de l’étude, Leila Serhan, Senior Vice President et Group Country Manager North Africa, Levant & Pakistan chez Visa, estime que la progression des achats en ligne et du commerce social s’accompagne d’une évolution parallèle des formes de fraude. Selon elle, les consommateurs considèrent la protection contre les arnaques comme une responsabilité partagée, tout en attendant des institutions financières, des gouvernements et des fournisseurs de paiement qu’ils jouent un rôle moteur dans la conception de systèmes de paiement intégrant la sécurité dès leur conception.

Même dans un contexte marqué par le développement du commerce assisté par l’intelligence artificielle, la dirigeante souligne que les consommateurs apprécient les gains de simplicité apportés par ces technologies, mais demeurent prudents lorsqu’il s’agit de leur confier la finalisation de leurs achats.

De son côté, la directrice générale de Switch Al Maghrib, Hanae Ben Driss, rappelle que la sécurité des paiements électroniques constitue un pilier fondamental de la confiance dans l’écosystème national. Selon elle, l’évolution des risques, dans un contexte de progression des paiements instantanés, impose de renforcer les capacités de détection et de prévention de la fraude grâce à des infrastructures robustes et à l’utilisation de l’intelligence artificielle.

LNT

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Bank Al-Maghrib publie un guide sur les demandes de crédit destinées aux entreprises https://lnt.ma/bank-al-maghrib-publie-un-guide-sur-les-demandes-de-credit-destinees-aux-entreprises/ Fri, 19 Jun 2026 13:19:33 +0000 https://lnt.ma/?p=551444 Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé la publication d’un nouveau numéro de sa série de guides « Infos utiles », consacré aux modalités d’information relatives aux demandes de crédit pour les entreprises. Disponible sur le site de la Banque centrale, ce guide s’inscrit dans une démarche visant à mieux décrypter les services et opérations bancaires, à […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé la publication d’un nouveau numéro de sa série de guides « Infos utiles », consacré aux modalités d’information relatives aux demandes de crédit pour les entreprises.

Disponible sur le site de la Banque centrale, ce guide s’inscrit dans une démarche visant à mieux décrypter les services et opérations bancaires, à informer les usagers des services bancaires sur leurs droits et obligations et à renforcer la sensibilisation du public aux questions liées à l’utilisation des services financiers.

Le document a également pour objectif de préciser les informations minimales que les établissements de crédit sont tenus de communiquer aux entreprises dans le cadre d’une demande de financement.

Structuré autour de neuf questions, le guide aborde les principales étapes du processus d’octroi d’un crédit. Il traite notamment des documents requis pour constituer un dossier de demande, des modalités de dépôt de cette demande, des délais de traitement ainsi que des conditions dans lesquelles un établissement de crédit peut accepter ou refuser une demande de financement.

Le guide apporte également des précisions sur les informations que les entreprises doivent fournir aux établissements de crédit et sur les démarches à entreprendre lorsque les exigences d’information prévues ne sont pas respectées.

Bank Al-Maghrib rappelle que ces obligations d’information font l’objet d’une directive réglementaire dont les dispositions sont entrées en vigueur en mai 2024.

Retrouvez le guide ici : https://www.bkam.ma/Actualites/Infos-utiles/Infos-utiles

LNT avec CdP

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L’AMMC lance un programme de mise en conformité volontaire pour la gestion sous mandat d’instruments financiers https://lnt.ma/lammc-lance-un-programme-de-mise-en-conformite-volontaire-pour-la-gestion-sous-mandat-dinstruments-financiers/ Fri, 19 Jun 2026 09:26:32 +0000 https://lnt.ma/?p=551400 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé le lancement d’un programme de mise en conformité volontaire dédié à l’activité de gestion sous mandat d’instruments financiers, dans le cadre de sa mission de supervision du marché des capitaux et de protection de l’épargne investie en instruments financiers. L’annonce a été faite à l’occasion d’une […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé le lancement d’un programme de mise en conformité volontaire dédié à l’activité de gestion sous mandat d’instruments financiers, dans le cadre de sa mission de supervision du marché des capitaux et de protection de l’épargne investie en instruments financiers.

L’annonce a été faite à l’occasion d’une rencontre organisée au siège de l’Autorité à Rabat, qui a réuni pour la première fois les sociétés de gestion sous mandat opérant sur la place financière marocaine.

Ce programme se matérialise par une charte déontologique et de bonnes pratiques à laquelle les sociétés de gestion sous mandat sont invitées à adhérer au plus tard le 2 juillet 2026.

Selon l’AMMC, cette initiative vise à accompagner le développement d’une activité en pleine croissance tout en favorisant l’alignement des pratiques des opérateurs sur les meilleurs standards en matière de gestion d’actifs pour compte de tiers. Elle intervient dans le prolongement de la publication par l’Autorité d’un guide consacré à la gestion sous mandat d’instruments financiers, élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs du marché.

À travers ce programme de mise en conformité volontaire, l’AMMC entend poursuivre ses actions en faveur de la protection des investisseurs et du renforcement de la confiance dans le marché des capitaux, considérée comme un levier essentiel de son développement et de sa contribution au financement de l’économie nationale.

L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux est l’institution chargée de la régulation du marché marocain des capitaux. Ses missions portent notamment sur la protection de l’épargne investie en instruments financiers ainsi que sur la garantie du bon fonctionnement et de la transparence du marché. Membre de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) depuis 1996, l’AMMC est également signataire, depuis 2007, de la convention multilatérale d’échange et de coopération de cette organisation, faisant du Maroc le 44e pays signataire et le troisième pays africain à adhérer à ce dispositif.

LNT avec CdP

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Bank Al-Maghrib lance la troisième édition de son Prix pour la recherche économique et financière https://lnt.ma/bank-al-maghrib-lance-la-troisieme-edition-de-son-prix-pour-la-recherche-economique-et-financiere/ Thu, 18 Jun 2026 08:51:39 +0000 https://lnt.ma/?p=551311 Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé le lancement de la troisième édition de son « Prix Bank Al-Maghrib pour la recherche économique et financière », une initiative destinée à encourager la production scientifique dans les domaines de l’économie et de la finance. L’appel à candidatures est ouvert aux chercheurs de nationalité marocaine âgés de moins de […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé le lancement de la troisième édition de son « Prix Bank Al-Maghrib pour la recherche économique et financière », une initiative destinée à encourager la production scientifique dans les domaines de l’économie et de la finance.

L’appel à candidatures est ouvert aux chercheurs de nationalité marocaine âgés de moins de 40 ans et ayant soutenu une thèse de doctorat en économie ou en finance au sein d’un établissement d’enseignement supérieur marocain ou étranger.

À l’issue de cette édition, deux distinctions seront attribuées : un prix d’excellence et un prix d’encouragement. Le jury se réserve également la possibilité de décerner un prix « coup de cœur ».

Les modalités de participation ainsi que la documentation relative au concours sont disponibles sur le site internet de Bank Al-Maghrib. La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 25 septembre 2026.

Selon la Banque centrale, ce prix s’inscrit dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale et vise à soutenir la recherche dans les domaines liés à ses missions, à renforcer les synergies avec le monde académique et à contribuer au rayonnement de la recherche économique ainsi qu’au développement de l’écosystème national de la recherche.

LNT

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Marché monétaire : un équilibre maintenu à l’approche de la réunion de Bank Al-Maghrib, constate AGR https://lnt.ma/marche-monetaire-un-equilibre-maintenu-a-lapproche-de-la-reunion-de-bank-al-maghrib-constate-agr/ Wed, 17 Jun 2026 10:53:21 +0000 https://lnt.ma/?p=551291 Le marché monétaire marocain continue d’afficher une situation équilibrée à l’approche de la deuxième réunion trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM) au titre de l’année 2026, selon les dernières analyses d’Attijari Global Research (AGR). Dans sa note hebdomadaire « Weekly Hebdo Taux – Fixed Income », couvrant la période du 5 au 11 juin 2026, AGR […]

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Le marché monétaire marocain continue d’afficher une situation équilibrée à l’approche de la deuxième réunion trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM) au titre de l’année 2026, selon les dernières analyses d’Attijari Global Research (AGR).

Dans sa note hebdomadaire « Weekly Hebdo Taux – Fixed Income », couvrant la période du 5 au 11 juin 2026, AGR indique que les taux interbancaires sont restés alignés sur le taux directeur de la Banque centrale, maintenu à 2,25 %.

L’indice monétaire de référence au jour le jour, le MONIA (Moroccan Overnight Index Average), a pour sa part enregistré un léger repli, sa moyenne hebdomadaire s’établissant à 2,21 %, contre 2,22 % la semaine précédente.

Selon AGR, le scénario central demeure celui d’un maintien d’une posture prudente de la part de Bank Al-Maghrib, dans un contexte marqué par la persistance des incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient.

Sur le plan de la liquidité bancaire, la demande des banques en monnaie centrale a reculé au cours de la semaine sous revue. Les injections de liquidités de la Banque centrale via les avances à sept jours se sont établies à 43,8 milliards de dirhams (MMDH), contre 55,4 MMDH une semaine auparavant.

Parallèlement, Bank Al-Maghrib a maintenu un soutien significatif au système bancaire à travers des prêts garantis et des opérations de pension livrée, pour un montant global de 100 MMDH.

De son côté, le Trésor a sensiblement renforcé ses placements de trésorerie. Les placements moyens de ses excédents de liquidité, à blanc et avec prise en pension, ont progressé d’environ 7 MMDH en une semaine pour dépasser 25 MMDH.

LNT

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Accord entre Washington et Téhéran : les marchés mondiaux saluent la perspective d’une détente énergétique https://lnt.ma/accord-entre-washington-et-teheran-les-marches-mondiaux-saluent-la-perspective-dune-detente-energetique/ Tue, 16 Jun 2026 10:54:02 +0000 https://lnt.ma/?p=551215 L’annonce d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a provoqué une vive réaction des marchés financiers mondiaux, alimentant un regain d’optimisme chez les investisseurs. La perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, a entraîné une forte baisse des cours de l’or noir et un rebond généralisé […]

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L’annonce d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a provoqué une vive réaction des marchés financiers mondiaux, alimentant un regain d’optimisme chez les investisseurs. La perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, a entraîné une forte baisse des cours de l’or noir et un rebond généralisé des principales places boursières en Asie, en Europe et aux États-Unis.

Les investisseurs ont principalement réagi à la possibilité d’un retour progressif des flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, par lequel passe habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole brut. Ce passage maritime était largement paralysé depuis le début du conflit entre l’Iran et les États-Unis à la fin du mois de février, alimentant des tensions sur les marchés de l’énergie et ravivant les craintes inflationnistes.

Le pétrole en nette baisse

L’annonce de l’accord a immédiatement pesé sur les cours du pétrole. Lundi, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a chuté d’environ 5 %, tandis que le WTI américain a reculé dans des proportions similaires.

La baisse s’est poursuivie mardi. En milieu de matinée, le Brent cédait encore près de 2 % à 81,53 dollars le baril, tandis que le WTI américain reculait de 2,20 % à 78,97 dollars.

Selon Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management, les marchés ont avant tout intégré une diminution de la « prime de risque » liée au détroit d’Ormuz. Une réouverture effective du passage maritime pourrait réduire les incertitudes pesant sur les transporteurs, les assureurs et les marchés de l’énergie.

Plusieurs analystes invitent toutefois à la prudence. Gregory Brew, d’Eurasia Group, estime qu’il faudra plusieurs semaines, voire un mois, pour que les flux pétroliers retrouvent une partie significative de leur niveau d’avant-guerre. Des opérations de déminage et des questions liées à la sécurité maritime pourraient encore ralentir la normalisation du trafic.

Michael Wan, analyste à la banque MUFG, souligne également que la pérennité de l’accord dépendra des modalités précises qui seront retenues par les deux parties, celles-ci n’ayant pas encore été dévoilées.

Un regain d’appétit pour le risque

Malgré ces incertitudes, la perspective d’un apaisement géopolitique a rapidement favorisé un retour des investisseurs vers les actifs jugés plus risqués.

À Wall Street, le mouvement a été particulièrement marqué. L’indice Dow Jones a progressé de 0,92 % pour clôturer à un niveau record de 51.671 points. Le Nasdaq, porté notamment par les valeurs technologiques, a bondi de 3,07 %, tandis que l’indice élargi S&P 500 a gagné 1,65 %.

« L’enthousiasme règne sur Wall Street », a résumé Peter Cardillo, analyste chez Spartan Capital Securities, estimant que les marchés ont accueilli favorablement la perspective d’une stabilisation du Moyen-Orient et d’une détente sur les marchés de l’énergie.

Les grandes valeurs technologiques ont largement contribué à cette progression. Nvidia a gagné 3,54 %, Alphabet 2,59 %, Microsoft 2,31 % et Apple 1,82 %.

Le mouvement a également bénéficié aux secteurs fortement consommateurs d’énergie. Les compagnies aériennes américaines ont progressé de manière significative, United Airlines gagnant 3,85 %, American Airlines 3,20 % et Alaska Air Group 3,72 %.

À l’inverse, les valeurs pétrolières ont été pénalisées par la baisse des cours du brut. Exxon Mobil a perdu 4,13 %, Chevron 3,64 % et ConocoPhillips 4 %.

L’Asie et l’Europe dans le sillage de Wall Street

Les marchés asiatiques ont eux aussi réagi favorablement à l’annonce de l’accord.

À Tokyo, l’indice Nikkei a enregistré une hausse de 4,99 % pour terminer à 69.317 points, tandis que l’indice élargi Topix a progressé de 3,03 %. À Séoul, le Kospi a bondi de 5,20 %. Les Bourses de Sydney et de Taipei ont respectivement gagné 1,25 % et 2,78 %, tandis que l’indice Hang Seng de Hong Kong évoluait également dans le vert.

Selon les analystes de Tokai Tokyo Intelligence, l’apaisement des inquiétudes liées à l’inflation énergétique a favorisé des achats sur un large éventail de valeurs.

En Europe, la tendance est demeurée positive. La Bourse de Paris a poursuivi sa progression mardi, le CAC 40 gagnant 0,59 % après avoir déjà progressé la veille. Les places de Francfort et de Londres ont également ouvert en hausse.

Les stratégistes de Natixis soulignent qu’une rotation sectorielle s’est opérée au profit de l’automobile, de l’industrie, des banques, des compagnies aériennes et des secteurs du voyage et des loisirs, au détriment de l’énergie, de la défense et de certaines valeurs défensives.

Pour Florian Ielpo, de Lombard Odier, les marchés « achètent la fin du choc pétrolier », même si les investisseurs ne considèrent pas encore que l’ensemble des risques inflationnistes ont disparu.

La détente énergétique profite aussi aux marchés émergents

L’amélioration du sentiment de marché s’est également reflétée sur d’autres places financières.

À Casablanca, le MASI a clôturé lundi en hausse de 4,46 %, soutenu notamment par les secteurs des mines, de la promotion immobilière et des services de transport. La capitalisation boursière a dépassé les 1.080 milliards de dirhams et les échanges ont porté sur plus de 544 millions de dirhams.

Si les marchés saluent aujourd’hui l’annonce d’un apaisement entre Washington et Téhéran, nombre d’analystes rappellent néanmoins que l’évolution future dépendra de la mise en œuvre effective de l’accord et du rétablissement progressif des flux énergétiques dans le détroit d’Ormuz.

SB

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Le programme de rachat de ses actions en propre est de retour https://lnt.ma/le-programme-de-rachat-de-ses-actions-en-propre-est-de-retour/ Tue, 16 Jun 2026 10:39:05 +0000 https://lnt.ma/?p=551207 Le programme de rachat d’actions est un outil de régulation du cours d’une action par son émetteur. Cet instrument de politique boursière a été beaucoup utilisé pour stabiliser la volatilité des cours à des moments où la bourse des valeurs faisait l’objet de spéculation sur certaines valeurs, était peu liquide et donc ne valorisait pas […]

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Le programme de rachat d’actions est un outil de régulation du cours d’une action par son émetteur. Cet instrument de politique boursière a été beaucoup utilisé pour stabiliser la volatilité des cours à des moments où la bourse des valeurs faisait l’objet de spéculation sur certaines valeurs, était peu liquide et donc ne valorisait pas correctement les sociétés cotées. Les émetteurs ont en conséquence utilisé leur programme de rachat pour lutter contre une correction à la baisse jugée comme injustifiée en particulier quand les bulles sectorielles ont éclaté, comme celle de l’immobilier, qui a été caractéristique de l’utilisation par les émetteurs de leur contrat de rachat pour réguler la frilosité de leur cours en bourse.

Toutefois, les programmes de rachat ont été encadrés et sont beaucoup moins utilisés que sur les places internationales.
En effet, l’AMMC, l’autorité du marché, autorise les sociétés cotées à racheter leurs propres actions, mais dans un cadre strict, avec des objectifs limités de régulation du cours et pas de soutien de ce dernier, la fixation d’un prix plancher ou plafond et dans un volume maximum de 10% du capital.

Dans la conjoncture actuelle, après une année 2025 fulgurante, qui a connu une explosion des indices boursiers quel qu’ils soient de presque 30%, et une capitalisation boursière qui a dépassé les 1 000 milliards de dirhams, en 2026, nombreuses sont les valeurs de la cote qui connaissent une correction de leur cours qui impacte les indices boursiers à la baisse.

Ainsi, le retour à l’utilisation des programmes de rachat redevient légitime. D’ailleurs, on constate que les sociétés cotées qui ont un programme de rachat « continu », c’est à dire voté en assemblée générale ordinaire dans le cadre d’un programme sur plusieurs années et renouvelé dans le temps, l’ont activé pour cerner la volatilité de leur cours boursier entre un cours plancher et un cours plafond au cout de quelques millions de dirhams.

C’est le cas public de la Banque Centrale Populaire, et aussi d’IAM, dont le programme de rachat est continu, bien que cette valeur, qui est de fait très liquide n’aurait en principe pas besoin « d’aide ». Ce dernier est adossé à Contrat de liquidité sur 1% du capital, soit 1,5 millions de titres que Maroc Telecom n’a pas encore exécuté dans de volumes significatifs.

Ce sont les 2 seules sociétés qui avaient activé un programme sur S1 2025. Pour la BCP, le programme de rachat déclenché porte sur 10.165.623 actions, soit 5% de son capital. Le prix d’intervention maximum est fixé 374 DH l’action et le minimum de vente à 201 DH. La période d’intervention s’étend du 20 juillet 2026 au 20 janvier 2028 pour une enveloppe qui peut aller jusqu’à 3,8 milliards DH. L’objection de ce programme de rachat de la banque est certes de fluidifier la liquidité du titre dans une conjoncture où l’action BCP a reculé de 14,3% entre janvier 2025 et mai 2026 alors qu’elle fait partie des valeurs les plus échangées sur le marché principal de la bourse avec 24,2 millions de titres traités. Ainsi, l’utilisation de son programme de rachat vise à éviter les gros écarts entre acheteurs et vendeurs, pas à faire monter le cours, comme elle l’a précédemment fait entre avril et mai 2025, en rachetant 530.000 de ses actions.

L’autre actualité qui porte sur les programmes de rachat d’actions par les sociétés cotées, vient de COSUMAR qui vient également d’annoncer le lancement de cet instrument à la faveur de la régulation de son cours en bourse en favorisant la liquidité du marché de ses titres.

Dans le cadre légal et réglementaire, le programme de rachat par COSUMAR de ses propres actions en vue de favoriser la liquidité du marché de ses titres est lancé.

Le Conseil d’Administration de la société a décidé de proposer à la prochaine Assemblée Générale Ordinaire la mise en place d’un programme de rachat par Cosumar de ses propres actions en Bourse pour un montant maximum de 120.000.000 de DH et la mise en place d’un contrat de liquidité adossé à ce programme à hauteur de 20% de celui-ci. Red Med Securities a été désigné pour l’exécuter, après la décision de l’Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra la 22 juin courant.

Ce programme repose sur un nombre maximum d’actions à détenir de 434 782 actions, soit 0,46% du capital pour un montant maximum de 120.000.000 de DH sur une durée de 18 mois. La fourchette de prix étant fixée à 150-266 DH par action COSUMAR, pour un cours moyen de 212 dirhams à compter du 20 Juillet 2026 et jusqu’au 20 Janvier 2028 avec un maximum d’actions à détenir de 86 956 actions, soit 20% du programme de son rachat.

Les objectifs du programme de rachat d’actions propres de COSUMAR reposent sur la liquidité de l’action sur le marché boursier. Mais, tout en précisant dans la note d’information que « COSUMAR ne vise pas la recherche d’un résultat financier, ni le soutien du cours en opposition à une tendance forte du marché ou la constitution d’un stock de titres en vue d’une opération financière ou d’une allocation aux salariés ».

Cette précision de COSUMAR sur la tendance du marché à utiliser les programmes de rachat de titres pour « soutenir les cours en bourse » par les sociétés cotées est en soi une bonne recommandation pour tout simplement bannir cette pratique, sachant que la profondeur du marché boursier est telle que cela devient de plus en plus difficile…

 

Afifa Dassouli

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L’Office des Changes lance la plateforme « SARF » pour digitaliser les opérations de change de devises https://lnt.ma/loffice-des-changes-lance-la-plateforme-sarf-pour-digitaliser-les-operations-de-change-de-devises/ Tue, 16 Jun 2026 09:14:01 +0000 https://lnt.ma/?p=551185 L’Office des Changes a annoncé le déploiement, à compter du 15 juin 2026, de sa nouvelle plateforme « SARF », dédiée à la gestion digitalisée, instantanée et sécurisée des opérations de change de devises. Selon un communiqué de l’institution, cette nouvelle solution s’inscrit dans le cadre de la modernisation des services destinés aux opérateurs de […]

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L’Office des Changes a annoncé le déploiement, à compter du 15 juin 2026, de sa nouvelle plateforme « SARF », dédiée à la gestion digitalisée, instantanée et sécurisée des opérations de change de devises.

Selon un communiqué de l’institution, cette nouvelle solution s’inscrit dans le cadre de la modernisation des services destinés aux opérateurs de change et vise à renforcer la traçabilité, la conformité et la supervision des opérations de devises au Maroc.

Le lancement de la plateforme intervient à l’issue d’un vaste programme de formation mené dans l’ensemble des régions du Royaume au profit des sociétés de change de devises.

L’Office des Changes indique avoir mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement afin de faciliter l’appropriation des fonctionnalités de la nouvelle plateforme. Une cellule dédiée a notamment été mobilisée pour assister les opérateurs durant la phase de lancement.

Des supports pédagogiques, comprenant des vidéos explicatives et des guides pratiques détaillant les modalités d’accès et d’utilisation de la plateforme, ont également été élaborés afin de faciliter la prise en main du nouvel outil.

Une gestion intégrée des opérations de change

Sur le plan fonctionnel, la plateforme « SARF » couvre l’ensemble des activités des opérateurs de change de devises.

Elle permet notamment la gestion des opérations d’achat et de vente de devises réalisées avec la clientèle, ainsi que l’édition des documents et bordereaux associés à ces transactions.

L’Office souligne que cette digitalisation vise à simplifier les procédures opérationnelles tout en améliorant la sécurité et la rapidité de traitement des opérations.

La nouvelle plateforme intègre également un dispositif d’assistance et d’accompagnement destiné à renforcer les mécanismes de vigilance et de conformité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

À travers cette fonctionnalité, l’Office des Changes entend fournir aux opérateurs des outils leur permettant de mieux répondre aux exigences réglementaires et de renforcer la sécurisation des transactions de change.

L’institution souligne que cette initiative vise à consolider la traçabilité des opérations, à améliorer l’accompagnement des opérateurs de change et à renforcer le dispositif de supervision du secteur.

LNT

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JAIDA et CHARI s’allient pour renforcer l’inclusion financière des micro-entrepreneurs https://lnt.ma/jaida-et-chari-sallient-pour-renforcer-linclusion-financiere-des-micro-entrepreneurs/ Mon, 15 Jun 2026 15:48:25 +0000 https://lnt.ma/?p=551157 JAIDA et CHARI ont signé un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération en faveur de l’inclusion financière, du développement du micro-entrepreneuriat et de l’accompagnement des acteurs de l’Économie sociale et solidaire (ESS) au Maroc. Ce partenariat repose sur la complémentarité des expertises des deux institutions. Filiale du Groupe CDG et société de financement agréée […]

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JAIDA et CHARI ont signé un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération en faveur de l’inclusion financière, du développement du micro-entrepreneuriat et de l’accompagnement des acteurs de l’Économie sociale et solidaire (ESS) au Maroc.

Ce partenariat repose sur la complémentarité des expertises des deux institutions. Filiale du Groupe CDG et société de financement agréée par Bank Al-Maghrib, JAIDA intervient dans le financement des acteurs de l’Économie sociale et solidaire, tandis que CHARI, établissement de paiement spécialisé dans l’inclusion financière digitale, développe des solutions technologiques destinées aux commerçants et aux très petites activités économiques.

À travers cette collaboration, les deux partenaires ambitionnent de faciliter l’accès aux solutions de financement pour les micro-entrepreneurs et les petites structures économiques, en s’appuyant sur les outils numériques et les données générées par l’écosystème digital de CHARI.

Un accompagnement ciblé des acteurs de proximité

L’accord prévoit notamment le développement de mécanismes de financement destinés aux commerçants de proximité, aux acteurs de la petite restauration, aux professionnels de la mobilité urbaine ainsi qu’à d’autres catégories de micro-entrepreneurs opérant au sein de l’écosystème de CHARI.

L’objectif est de soutenir le développement de leurs activités génératrices de revenus, d’améliorer leur accès aux ressources financières et de renforcer leur résilience économique dans un contexte marqué par l’importance croissante de l’inclusion financière et de la digitalisation des services.

Les deux partenaires soulignent que cette initiative vise à répondre aux besoins de populations souvent insuffisamment couvertes par les circuits traditionnels de financement, en leur proposant des solutions adaptées à leur taille, à leur activité et à leurs capacités de remboursement.

Le dispositif mis en place se distingue par une approche intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’identification et l’intégration des bénéficiaires jusqu’au financement et au suivi des projets.

Selon les signataires, l’utilisation des canaux numériques permettra d’assurer une traçabilité complète des opérations, une meilleure qualité dans l’instruction des dossiers ainsi qu’un suivi rigoureux des indicateurs de performance économique et sociale.

Cette approche doit également contribuer à renforcer la transparence des mécanismes de financement et à mesurer plus précisément les retombées du programme sur les bénéficiaires et sur les territoires concernés.

À travers cette coopération, JAIDA et CHARI entendent participer au renforcement du tissu entrepreneurial de proximité et à la création de valeur au niveau local.

Les deux institutions affichent ainsi l’ambition de favoriser une meilleure inclusion financière des populations traditionnellement moins desservies par les solutions bancaires classiques, tout en accompagnant le développement d’activités économiques créatrices de revenus et d’emplois.

LNT

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Banque mondiale – Maroc : 650 millions de dollars pour la transformation numérique et la résilience climatique https://lnt.ma/banque-mondiale-maroc-650-millions-de-dollars-pour-la-transformation-numerique-et-la-resilience-climatique/ Sun, 14 Jun 2026 15:23:28 +0000 https://lnt.ma/?p=551151 La Banque mondiale a approuvé un financement global de 650 millions de dollars destiné à soutenir deux chantiers stratégiques du Maroc : l’accélération de la transformation numérique et le renforcement de la résilience face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cybermenaces. Annoncée dans un communiqué de l’institution financière internationale, cette enveloppe se répartit […]

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La Banque mondiale a approuvé un financement global de 650 millions de dollars destiné à soutenir deux chantiers stratégiques du Maroc : l’accélération de la transformation numérique et le renforcement de la résilience face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cybermenaces.

Annoncée dans un communiqué de l’institution financière internationale, cette enveloppe se répartit entre un programme de 250 millions de dollars consacré à la transformation numérique et un second de 400 millions de dollars dédié au financement du climat et à la gestion des risques.

Selon la Banque mondiale, ces deux initiatives visent à accompagner les priorités de développement du Royaume tout en mobilisant davantage de capitaux privés au service de l’investissement et de l’innovation.

Le premier programme, doté de 250 millions de dollars, doit soutenir la mise en œuvre de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ». L’objectif est d’accélérer la numérisation des services publics, de renforcer l’écosystème des startups et de favoriser le développement des compétences numériques.

La Banque mondiale précise que ce financement contribuera notamment à généraliser les services publics numériques centrés sur l’utilisateur, à accompagner la migration des administrations vers des infrastructures cloud et à encourager l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Le programme prévoit également un appui à la transformation numérique des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), ainsi qu’au développement du secteur de l’externalisation, considéré comme un important gisement de création d’emplois.

L’institution de Bretton Woods souligne que cette initiative, élaborée en étroite concertation avec les autorités marocaines, vise des résultats mesurables à l’horizon 2031, avec une attention particulière portée à l’inclusion des jeunes et des femmes dans l’économie numérique.

Le projet ambitionne notamment de faciliter l’accès aux services publics à travers un portail national unifié, afin de réduire les démarches administratives physiques et d’améliorer l’expérience des usagers.

Soutenir l’innovation et mobiliser les capitaux privés

Au-delà de la modernisation des services publics, le programme entend renforcer les capacités d’innovation technologique du pays.

La Banque mondiale indique que des mécanismes de partage des risques soutenus par l’État devraient permettre de mobiliser près de 200 millions de dollars de capitaux privés destinés au financement des startups et à l’accompagnement de la digitalisation des PME.

Le dispositif prévoit également le développement de centres d’excellence spécialisés dans l’intelligence artificielle, ainsi que le renforcement des compétences numériques afin de répondre aux besoins croissants du marché du travail.

Le second programme, doté de 400 millions de dollars, vise à renforcer la résilience financière du Maroc face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cyberattaques.

Selon la Banque mondiale, cette initiative permettra de développer des instruments d’assurance dédiés aux catastrophes et aux cyber-risques, tout en renforçant les capacités institutionnelles du pays en matière de gestion des risques.

Le programme prévoit également l’amélioration des infrastructures de paiement numérique afin de faciliter les flux financiers en période de crise et de renforcer la capacité de réaction des autorités face aux chocs économiques ou climatiques.

Dans le même temps, les autorités de régulation financière bénéficieront d’un accompagnement destiné à renforcer la supervision des risques climatiques et cybernétiques pesant sur les secteurs bancaire et assurantiel.

L’un des volets majeurs de ce programme concerne la mobilisation de financements privés en faveur des infrastructures liées à la transition énergétique et à l’adaptation climatique.

À cet effet, une facilité de préparation de projets sera mise en place afin de constituer un portefeuille de projets jugés viables sur le plan commercial dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les transports durables et les infrastructures hydrauliques.

Au cours des cinq prochaines années, la Banque mondiale estime que ce programme pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 400 millions de dollars d’investissements privés supplémentaires.

L’objectif est également de mettre en place jusqu’à un milliard de dollars de financements prédéterminés destinés à être mobilisés rapidement en cas de catastrophe majeure, tout en élargissant la couverture contre les cyber-risques à au moins vingt institutions financières.

Cité dans le communiqué, Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, a souligné que ces deux programmes s’inscrivent au cœur des priorités de transformation du Royaume.

« Ces deux nouveaux programmes s’inscrivent au cœur des priorités de transformation du Maroc : une économie dynamisée par le numérique, un écosystème d’innovation dynamique et une nation financièrement résiliente, capable de gérer les risques climatiques, les catastrophes et les cyber-risques d’un monde en mutation rapide », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces initiatives contribueront à bâtir « une architecture intégrée pour la prochaine décennie du Maroc », en favorisant la mobilisation de capitaux privés, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes ainsi que la mise en œuvre des engagements climatiques du Royaume.

LNT

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Inforisk renforce son offre autour de la donnée d’entreprise https://lnt.ma/inforisk-renforce-son-offre-autour-de-la-donnee-dentreprise/ Fri, 12 Jun 2026 15:06:31 +0000 https://lnt.ma/?p=551007 Dans un environnement économique marqué par l’accélération de la digitalisation, le développement de l’intelligence artificielle et le renforcement des exigences réglementaires, la maîtrise de la donnée devient un enjeu stratégique pour les entreprises. C’est dans ce contexte qu’Inforisk, spécialiste marocain de la Smart Data B2B et partenaire du réseau mondial Dun & Bradstreet, a dévoilé […]

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Dans un environnement économique marqué par l’accélération de la digitalisation, le développement de l’intelligence artificielle et le renforcement des exigences réglementaires, la maîtrise de la donnée devient un enjeu stratégique pour les entreprises. C’est dans ce contexte qu’Inforisk, spécialiste marocain de la Smart Data B2B et partenaire du réseau mondial Dun & Bradstreet, a dévoilé à Casablanca trois nouvelles solutions destinées à accompagner les entreprises, les banques et les institutions dans la gestion des risques, la conformité et le pilotage de leur activité.

La donnée, un actif stratégique dans une économie en mutation

En ouverture de la conférence, Khalid Ayouch, président-directeur général d’Inforisk, a souligné que les entreprises évoluent aujourd’hui dans un environnement caractérisé par une croissance des échanges, une ouverture accrue de l’économie et l’apparition de nouveaux risques liés à la mondialisation et à la digitalisation.

Selon lui, les organisations doivent désormais répondre à plusieurs impératifs simultanés : identifier avec précision leurs partenaires, sécuriser leurs transactions, renforcer leurs dispositifs de connaissance client et de conformité, tout en anticipant les risques financiers et juridiques. « Les entreprises marocaines sont confrontées à des exigences de plus en plus fortes en matière de transparence et de maîtrise du risque », a-t-il déclaré, rappelant notamment l’importance des standards internationaux de conformité et de lutte contre le blanchiment de capitaux.

Le dirigeant a également insisté sur la place grandissante de la donnée dans les modèles économiques contemporains. Pour lui, la donnée d’entreprise doit désormais être considérée comme une véritable matière première industrielle. « Tous les jours, nous collectons, structurons, fiabilisons et enrichissons des informations qui alimentent ensuite des plateformes, des logiciels et des modèles d’analyse », a-t-il expliqué.

Cette approche est d’autant plus importante, selon lui, que le développement de l’intelligence artificielle repose avant tout sur la qualité des données disponibles. « Sans donnée fiable, structurée et mise à jour, il ne peut pas y avoir d’intelligence artificielle créatrice de valeur », a-t-il souligné.

Créée en 2005, Inforisk revendique aujourd’hui plus de 2.000 clients actifs, dont près de 60 % des 1.000 principales entreprises du Maroc. L’entreprise travaille également avec des banques, des compagnies d’assurance, des institutions publiques et des organismes internationaux.

Présentant les principaux indicateurs de l’entreprise, Amine Diouri, directeur produits, marketing stratégique et communication, a indiqué qu’Inforisk dispose d’une base de données couvrant près de 950.000 sociétés marocaines, enrichie par plus de 2,5 millions de bilans collectés depuis vingt ans. À cela s’ajoutent plus de 200.000 événements juridiques et économiques traités régulièrement ainsi qu’un important travail de mise à jour réalisé quotidiennement.

Le responsable a également rappelé que l’entreprise bénéficie de son intégration au réseau Dun & Bradstreet via sa joint-venture avec Altares. Cette connexion donne accès à une base mondiale couvrant plus de 600 millions d’entreprises dans 220 pays ainsi qu’à plusieurs milliards de données économiques. « Cela permet aux entreprises marocaines de trouver, d’évaluer et de sécuriser leurs relations avec des partenaires internationaux », a-t-il précisé.

Une cartographie de 12.000 groupes marocains

La première solution dévoilée concerne la cartographie des groupes d’entreprises. Baptisée « Solution Groupes », elle vise à offrir une vision consolidée des structures capitalistiques et des risques associés.

Amine Diouri a expliqué que les équipes d’Inforisk ont reconstitué les liens directs et indirects existant entre les entreprises marocaines afin d’identifier plus de 12.000 groupes économiques. Cette cartographie permet aux banques, directions financières et responsables du crédit d’obtenir une vision globale des risques plutôt qu’une lecture limitée à une seule entité juridique.

Selon lui, cette approche répond à un besoin croissant de consolidation de l’information. Une entreprise peut en effet présenter une situation financière satisfaisante prise isolément, alors que son groupe d’appartenance affiche un niveau d’endettement plus élevé ou des fragilités particulières. « L’objectif est de passer d’une vision unitaire à une vision consolidée du risque », a-t-il expliqué.

Cette cartographie peut également être utilisée à des fins de développement commercial, en permettant aux entreprises d’identifier l’ensemble des filiales appartenant à un même groupe.

Conformité : des exigences réglementaires renforcées

La deuxième solution présentée porte sur la conformité réglementaire. Elle intègre désormais des fonctionnalités avancées de vérification des bénéficiaires effectifs, de détection des personnes politiquement exposées (PEP), de contrôle des listes de sanctions internationales et d’analyse de la presse négative.

Amine Diouri a rappelé que ces obligations concernent aujourd’hui un nombre croissant d’acteurs, notamment les banques, les compagnies d’assurance, les experts-comptables, les cabinets juridiques ou encore certaines professions réglementées.

Selon les données présentées, Inforisk dispose actuellement d’informations sur plus de 800.000 bénéficiaires effectifs au Maroc et s’appuie sur les bases internationales de Dun & Bradstreet pour étendre ses vérifications au-delà des frontières nationales.

Khalid Ayouch a, pour sa part, souligné que la conformité est devenue un élément structurant de l’attractivité économique. Selon lui, le renforcement de la transparence contribue à consolider la crédibilité du Maroc auprès des investisseurs et des partenaires internationaux.

Le poste clients, un enjeu financier majeur

La troisième innovation concerne la gestion du poste clients et du recouvrement, un sujet particulièrement sensible pour les entreprises.

Amine Diouri a rappelé que les créances clients peuvent représenter jusqu’à 50 % du bilan de certaines PME et que de nombreuses entreprises ne disposent pas des ressources nécessaires pour suivre l’ensemble de leurs débiteurs. Selon lui, près de 90 % des entreprises ne relancent pas systématiquement tous leurs clients en retard de paiement.

La plateforme développée par Inforisk combine données économiques, automatisation et intelligence artificielle afin de permettre aux entreprises de suivre en temps réel l’évolution du risque client, de segmenter leur portefeuille et d’automatiser certaines actions de recouvrement.

Selon les estimations présentées, cette solution pourrait contribuer à réduire les retards de paiement de 30 % et à améliorer significativement la productivité des équipes concernées.

L’intelligence artificielle comme accélérateur, mais pas comme substitut

Interrogés sur l’impact de l’intelligence artificielle sur leur activité, les responsables d’Inforisk ont insisté sur la complémentarité entre technologie et expertise humaine.

Khalid Ayouch a expliqué que les nouveaux modèles d’IA permettent d’analyser des volumes de données beaucoup plus importants et d’améliorer la précision des outils d’évaluation des risques. Toutefois, il a rappelé que les résultats produits par ces systèmes restent dépendants de la qualité des informations collectées et des mécanismes de contrôle mis en place.

Amine Diouri a abondé dans le même sens en soulignant que les modèles développés par l’entreprise font l’objet de vérifications régulières afin de garantir leur cohérence et leur pertinence. « L’intelligence artificielle améliore la capacité d’analyse, mais elle ne remplace pas l’expertise humaine », a-t-il affirmé.

Selim Benabdelkhalek

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Émission du Trésor en Eurobonds : un tournant voulu par Nadia Fettah https://lnt.ma/emission-du-tresor-en-eurobonds-un-tournant-voulu-par-nadia-fettah/ Wed, 10 Jun 2026 17:00:53 +0000 https://lnt.ma/?p=550864 Le Trésor du Maroc vient de réaliser avec un grand succès une émission obligataire en Eurobonds. Celle-ci porte sur 2,5 milliards d’euros et est considérée comme étant celle de 2026, faisant suite à la précédente de mars 2025. A travers cette émission, le Trésor veut « consolider ses références sur des maturités plus longues », procéder à […]

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Le Trésor du Maroc vient de réaliser avec un grand succès une émission obligataire en Eurobonds. Celle-ci porte sur 2,5 milliards d’euros et est considérée comme étant celle de 2026, faisant suite à la précédente de mars 2025. A travers cette émission, le Trésor veut « consolider ses références sur des maturités plus longues », procéder à un remboursement anticipé de la dette de 2027 et financer des projets d’investissements publics.

D’autant que le contexte en 2026 est propice pour le Maroc et permet de profiter d’une fenêtre des marchés de capitaux internationaux favorable en matière de taux, avec des spreads compressés à la faveur de l’amélioration de sa notation souveraine par S&P qui a remonté le Royaume à BBB- en septembre 2025, le classant ainsi en seul pays africain noté « investment grade ».

Et pour cause, le Maroc est engagé dans une gestion budgétaire prudente et a entrepris des réformes profondes qui lui assurent une crédibilité retrouvée et le place dans les tops 10 des émissions Eurobond de 2026. C’est ainsi que les spreads au final, se sont limités à respectivement 170 pb pour la tranche à 8 ans et 200 pb pour celle de 12 ans, et un taux d’intérêt moyen de 4,75%, soit un gain de 30 points de base par rapport à l’émission précédente.

A ce sujet, il faut rappeler que le Maroc est retourné sur le marché des eurobonds en 2025 après 5 ans d’absence, sachant que la première émission en euros du Trésor marocain date de 2020. L’émission de mars 2025 se montait à 2 milliards d’euros en 2 tranches, de 900 millions d’euros sur 4 ans et 1,1 milliards de € sur 10 ans. Cette offre du Maroc avait été sursouscrite 3,3 fois de son montant.

L’opération de 2025 a été réalisée dans le contexte particulier du lancement de la Coupe du Monde 2030 que le Maroc coorganise avec l’Espagne et le Portugal, qui exige des besoins massifs, depuis largement entamés, comme la mise à niveau des aéroports, la construction des lignes de LGV, des hôtels, des stades et certaines rénovations urbaines, avec un coût total estimé à plus de 35 milliards de dollars d’ici 2035.

Il faut savoir qu’historiquement le Maroc émettait surtout en dollars USD. De fait, entre 2023 et 2025 les émissions obligataires du Trésor en devises étaient libellées en dollars. En, octobre 2023, il a levé 2,5 milliards de dollars en 3 tranches de 5 ans, 10,5 ans et 30 ans. Mais, selon une source du ministère des finances, la ministre des Finances, Nadia Fettah, considère qu’aujourd’hui, parce que le Maroc commerce avec l’Union européenne, emprunter en euros réduirait beaucoup le risque de change tout en évitant de dépendre à 100% du dollar, tout en optimisant les conditions de financement pour le Trésor. En un mot, les émissions en euros 2025-2026 ne seront pas des exceptions.

En réalité, il s’agit d’optimiser la dette avec une stratégie du Trésor qui consiste à diversifier les sources de financement, consolider les maturités longues et sécuriser les besoins externes tout en procédant à un remboursement anticipé de dette en 2027. Le Maroc profite ainsi de sa bonne image et de son rating retrouvé pour emprunter moins cher et financer les gros chantiers 2030 sans trop peser sur le budget.

Il semblerait que le Groupe OCP suive également cette nouvelle orientation, celle de s’endetter dorénavant en euros même si le groupe détient encore une dette en dollars et que la dette multilatérale vis-à-vis du FMI, la Banque Mondiale et la BAD restent libellée en dollars. En clair, le Maroc maintient le dollar pour les émissions de longues maturités à 30 ans pour le financement des entreprises publiques. Mais, il privilégie l’euro pour le financement de la Coupe du monde 2030 sachant que ces dépenses sont libellées en euros.

Le Royaume, en procédant à ces émissions en devises alimente également les réserves du pays en devises pour les maintenir entre 5 et 6 mois d’importations et soutenir le financement à moindre coût de son déficit commercial.

Le pays se concentre également sur la réduction de son endettement en général et sa dette extérieure en particulier sachant que le montant de cette dernière avait atteint les 466 MMDH représentant 30,2% du PIB en 2024. Elle a déjà diminué en 2025 et selon les prévisions pour 2026 dans la Loi de Finances, elle devrait se réduire à 324 milliards dirhams, 17,5% du PIB avec un poids dans l’endettement global du Trésor de 27% contre 30% précédemment. D’autant que le Trésor emprunte plus en dirhams sur le marché local pour limiter le risque de change. Alors que selon les projections du FMI pour le Maroc, la dette extérieure du pays connaîtrait un pic à 30,2%.

Toutefois, malgré toutes les précautions que le Maroc prend pour une meilleure maîtrise de sa dette extérieure, le plus important pour notre pays est de préserver les possibilités qui lui permettent d’émettre en devises sur les marchés de capitaux internationaux. Car, le Maroc reste un pays importateur net, qui importe plus qu’il n’exporte.  Et face au contexte actuel d’augmentation du prix du pétrole et du gaz en dollars qui pèse sur ses importations, sa position se fragilise.

 

Afifa Dassouli

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Rabat abrite la 45e Assemblée Générale Annuelle de la BAD Shelter Afrique https://lnt.ma/rabat-abrite-la-45e-assemblee-generale-annuelle-de-la-bad-shelter-afrique/ Tue, 09 Jun 2026 15:02:12 +0000 https://lnt.ma/?p=550750 Comme prévu, la ville de Rabat accueille du 9 au 11 juin la 45e Assemblée Générale Annuelle (AGA) de la Banque de Développement Shelter Afrique, sous le thème ‘L’avenir des villes : Financer un développement urbain inclusif, vert et résilient’’. et qui réuni des décideurs publics, investisseurs, experts du logement, partenaires au développement ainsi que […]

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Comme prévu, la ville de Rabat accueille du 9 au 11 juin la 45e Assemblée Générale Annuelle (AGA) de la Banque de Développement Shelter Afrique, sous le thème ‘L’avenir des villes : Financer un développement urbain inclusif, vert et résilient’’. et qui réuni des décideurs publics, investisseurs, experts du logement, partenaires au développement ainsi que des acteurs du secteur privé venus de toute l’Afrique et d’ailleurs.

Placée sous le thème « L’avenir des villes : Financer un développement urbain inclusif, vert et résilient », cette 45e AGA constitue une plateforme stratégique de dialogue sur les priorités urbaines du continent, la mobilisation de financements innovants et le renforcement des partenariats en faveur de villes durables et inclusives.

Au menu, l’événement comprend un symposium annuel, une table ronde ministérielle, les réunions statutaires de l’institution, des sessions d’affaires ainsi que plusieurs rencontres bilatérales entre investisseurs et parties prenantes du secteur du logement et des infrastructures urbaines.

A Rabat, des Ministres en charge du logement, des finances et du développement urbain issus des États membres, des représentants d’institutions financières régionales et internationales, des promoteurs immobiliers, des investisseurs institutionnels et des experts techniques sont attendus à cette rencontre de haut niveau.

‘‘ En accueillant cette 45e édition, le Royaume du Maroc réaffirme son engagement en faveur du développement urbain durable, du logement abordable, de la résilience climatique et de l’innovation financière au service des villes africaines’’, dit-on auprès des organisateurs.

S’exprimant sur la tenue de cette Assemblée Générale, la Direction de la BAD Shelter Afrique a souligné que cette rencontre intervient à un moment décisif pour les villes africaines confrontées à une urbanisation rapide et à des besoins croissants en infrastructures modernes et inclusives : ‘‘La 45e Assemblée Générale Annuelle offrira une occasion privilégiée d’identifier des solutions concrètes aux défis urbains du continent. Le Royaume du Maroc constitue un cadre propice pour approfondir les échanges sur l’avenir des villes africaines et les mécanismes de financement nécessaires à leur transformation durable’’.

Pour la BAD, le Royaume du Maroc dispose d’une expérience reconnue dans les domaines du logement, de l’aménagement territorial, des infrastructures durables et de la planification urbaine, faisant du pays un hôte naturel pour cette importante rencontre panafricaine.

Pour rappel, la BAD Shelter Afrique est une institution multilatérale créée par des gouvernements africains afin de promouvoir le financement du logement abordable, le développement urbain durable et les infrastructures connexes à travers le continent. Ses actionnaires comprennent 44 États africains ainsi que plusieurs institutions financières régionales et continentales.

Créée en 1981 à Lusaka, en Zambie, Shelter Afrique Development Bank (ShafDB) est une banque multilatérale de développement (BMD) panafricaine qui se consacre à la promotion et au financement de logements écologiques durables, au développement urbain et aux infrastructures connexes. L’institution participe au financement du logement et des infrastructures connexes tout au long de la chaîne de valeur, tant du côté de la demande que de l’offre, par l’intermédiaire de ses quatre (4) lignes d’activité : le groupe des institutions financières (FIG), le groupe du financement de projets (PFG), le groupe des partenariats souverains et public-privé (PPP) et le groupe de gestion de fonds (FMG).

H.Z


Ce qu’a dit Mme Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances

« L’Afrique s’urbanise à un rythme sans précédent. Des millions de citoyens rejoignent chaque année nos villes. Ce flux ne va pas ralentir. Il va s’accélérer. On parle d’un taux d’urbanisation qui devrait atteindre 65% en 2050 contre 54% en 2020, eu égard à une croissance démographique accélérée qui devrait être absorbée à hauteur de 80% par les agglomérations urbaines. C’est une opportunité. Oui. Mais c’est aussi un test de gouvernance. Déficit de logements. Infrastructures insuffisantes. Financement inadapté. Vulnérabilité climatique croissante. Le déficit de logements en Afrique est aujourd’hui estimé à 53 millions d’unités, représentant un besoin de financement de près de 1 400 milliards de dollars. D’ici 2030, ce déficit pourrait atteindre 130 millions de logements. À cela s’ajoute le coût croissant des phénomènes météorologiques extrêmes. En Afrique, il pourrait représenter 45 à 50 milliards de dollars par an d’ici 2040, soit près de 7% du PIB du continent, et accroître les besoins d’investissement de 10% à 15%. Ces réalités n’appellent pas des ajustements. Elles appellent des transformations — économiques, sociales, territoriales. De vraies transformations. À la hauteur de l’enjeu ».

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Eau potable: L’ONEE sécurise une levée de fonds de 250 M € auprès de la BERD https://lnt.ma/eau-potable-lonee-securise-une-levee-de-fonds-de-250-m-e-aupres-de-la-berd/ Tue, 09 Jun 2026 11:03:54 +0000 https://lnt.ma/?p=550708 L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a signé avec la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) une lettre d’intention portant sur la mise en place d’un nouveau programme de financement de 250 millions d’euros (environ 2,8 milliards de dirhams) destiné à soutenir la modernisation de ses infrastructures de production […]

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L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a signé avec la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) une lettre d’intention portant sur la mise en place d’un nouveau programme de financement de 250 millions d’euros (environ 2,8 milliards de dirhams) destiné à soutenir la modernisation de ses infrastructures de production d’eau potable, à déployer en deux tranches, assorti de subventions à l’investissement et à la mise en place d’assistance technique .

Cette lettre d’intention a été signée par Tarik Hamane, Directeur Général de l’ONEE, Matteo Patrone, Vice-président de la BERD et Said Jabrani, Directeur Général de la Société Nationale de Garantie et de Financement de l’Entreprise (SNGFE), en présence de Mohammed Tarik Bchir, Directeur du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), indique un communiqué conjoint.

Cette signature est intervenue en marge des Assemblées Annuelles de la BERD, tenues du 5 au 7 juin 2026 à Riga, en Lettonie, lors d’une réunion de haut niveau organisée entre la BERD, l’ONEE et la SNGFE sous l’égide du Ministère de l’Économie et des Finances, témoignant ainsi de la volonté commune des parties à promouvoir des projets structurants qui contribuent fortement à l’atténuation des effets du changement climatique, fait savoir le communiqué.

Ce nouveau partenariat vise à accompagner l’ONEE dans la mise en œuvre de son Plan d’équipement 2025-2030, qui prévoit d’importants investissements visant notamment à améliorer la performance technique des installations de production d’eau potable existantes tout en intégrant des standards renforcés en matière d’efficacité énergétique, souligne le communiqué.

A ce titre et face aux incertitudes liées au changement climatique et à l’évolution des besoins opérationnels, l’ONEE privilégie une approche de mise en œuvre flexible et adaptative, permettant d’assurer une meilleure résilience des infrastructures de production d’eau potable, relève la même source.

Ce financement sera garanti par la SNGFE dans le cadre de son programme dédié aux établissements et entreprises publics, marquant une étape importante dans la coopération entre Tamwilcom et la BERD au profit du financement des projets publics au Maroc.

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’une collaboration fructueuse engagée depuis 2014, au cours de laquelle la BERD a mobilisé près de 119 millions d’euros au profit du secteur de l’eau potable géré par l’ONEE dont un premier projet financé de 65 millions d’euros, centré également sur l’amélioration des performances de l’activité eau de l’ONEE, et qui se trouve aujourd’hui en phase d’achèvement, avec des résultats très satisfaisants.

À travers cette nouvelle étape de coopération, l’ONEE et la BERD réaffirment leur engagement commun en faveur du renforcement de la sécurité hydrique du Royaume et l’amélioration de la résilience des infrastructures face aux défis climatiques.

 

LNT avec Map

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Réinsertion des détenus : Bank Al-Maghrib et ses partenaires lancent un programme d’éducation financière https://lnt.ma/reinsertion-des-detenus-bank-al-maghrib-et-ses-partenaires-lancent-un-programme-deducation-financiere/ Mon, 08 Jun 2026 10:26:36 +0000 https://lnt.ma/?p=550606 Une convention de partenariat visant à promouvoir l’éducation financière en milieu carcéral a été signée vendredi à Rabat entre la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF), la Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) et la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes […]

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Une convention de partenariat visant à promouvoir l’éducation financière en milieu carcéral a été signée vendredi à Rabat entre la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF), la Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) et la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes de préparation à la réinsertion sociale et économique des détenus.

La cérémonie de signature s’est déroulée au siège central de Bank Al-Maghrib sous la présidence d’Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib et président du Conseil d’administration de la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière, de Mohamed Salah Tamek, Délégué général à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion, ainsi que d’Abdelwahed Jamali Idrissi, Coordinateur général de la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus.

Renforcer les compétences financières des détenus

La convention a pour objectif de renforcer la culture financière des détenus en leur permettant d’acquérir les connaissances nécessaires à une gestion plus efficace de leurs ressources et à une prise de décision financière éclairée et responsable. Les bénéficiaires seront sensibilisés aux principes de gestion budgétaire, de planification financière ainsi qu’aux différents services financiers disponibles et aux conditions d’accès à ces services.

Les partenaires considèrent que la maîtrise de ces compétences constitue un levier important pour favoriser l’autonomie économique des personnes concernées après leur sortie de prison et faciliter leur insertion dans la vie professionnelle et sociale.

Le programme s’adresse principalement aux détenus dont la libération est prévue à court terme. Une attention particulière sera accordée aux porteurs de projets, aux diplômés de l’enseignement supérieur ainsi qu’aux personnes ayant acquis des qualifications professionnelles durant leur période de détention.

Les sessions de formation prévues dans ce cadre porteront notamment sur l’importance de la gestion et de la planification financières, les différents produits et services financiers, leurs modalités d’utilisation ainsi que les risques qui peuvent leur être associés.

Cette initiative s’inscrit dans les programmes de réhabilitation et de préparation à la réinsertion menés par la DGAPR avec l’appui de plusieurs partenaires institutionnels. Elle vise à offrir aux détenus des outils pratiques leur permettant de mieux préparer leur retour dans la société et de développer leurs capacités à gérer leurs projets personnels ou professionnels après leur libération.

LNT

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Annual Investor Conference 2026 : BMCE Capital réunit investisseurs et entreprises cotées à Marrakech https://lnt.ma/annual-investor-conference-2026-bmce-capital-reunit-investisseurs-et-entreprises-cotees-a-marrakech/ Fri, 05 Jun 2026 09:19:45 +0000 https://lnt.ma/?p=550430 La cinquième édition de l’Annual Investor Conference, organisée par BMCE Capital, s’est déroulée les 4 et 5 juin à Marrakech, réunissant pendant deux jours des investisseurs institutionnels marocains et internationaux ainsi que des entreprises cotées du Maroc et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Devenue au fil des années un rendez-vous régulier des marchés […]

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La cinquième édition de l’Annual Investor Conference, organisée par BMCE Capital, s’est déroulée les 4 et 5 juin à Marrakech, réunissant pendant deux jours des investisseurs institutionnels marocains et internationaux ainsi que des entreprises cotées du Maroc et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Devenue au fil des années un rendez-vous régulier des marchés financiers régionaux, cette conférence vise à renforcer les échanges entre investisseurs et émetteurs et à favoriser l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement.

Organisé par la banque d’affaires du groupe Bank of Africa, l’événement intervient dans un contexte marqué par une dynamique croissante des marchés financiers africains et par une recherche accrue de diversification des sources de financement des entreprises. L’édition 2026 se distingue notamment par une présence renforcée d’acteurs issus de la zone UEMOA ainsi que par une participation plus importante d’investisseurs étrangers.

Un espace de dialogue entre investisseurs et entreprises

La conférence propose un programme articulé autour de rencontres B2B, de sessions d’échanges et de discussions stratégiques consacrées aux perspectives économiques et financières régionales. L’objectif est de permettre aux investisseurs d’accéder directement aux dirigeants des entreprises cotées afin de mieux appréhender leurs stratégies de développement, leurs performances et leurs perspectives de croissance.

Dans une déclaration à la presse, le directeur général de BMCE Capital Bourse, Majd Guebbas, a indiqué que cette cinquième édition rassemble « plus d’une quarantaine d’investisseurs locaux et internationaux », ainsi que des émetteurs provenant notamment de la zone UEMOA et des pays couverts par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Selon lui, cette rencontre constitue « un espace privilégié d’échanges, de dialogue et de partage entre les différents acteurs du marché financier », dans un environnement conçu pour favoriser les rencontres professionnelles et le développement d’opportunités d’investissement.

Majd Guebbas a également souligné l’importance de ces rendez-vous pour l’écosystème financier régional. « Ces conférences permettent aux investisseurs d’accéder directement à l’information auprès des émetteurs, tout en offrant à ces derniers l’opportunité d’expliquer leur stratégie, leur capacité d’adaptation dans un contexte complexe et les perspectives de leur développement », a-t-il affirmé. Une démarche qui, selon lui, contribue à renforcer la confiance des investisseurs dans les entreprises cotées et dans leurs trajectoires futures.

Une ouverture régionale renforcée

Après une édition 2025 marquée par un élargissement du périmètre régional de la conférence, l’Annual Investor Conference poursuit son développement avec une représentation accrue des marchés ouest-africains.

Cette orientation s’inscrit dans une volonté de favoriser les échanges entre les différentes places financières africaines et de renforcer la visibilité des entreprises cotées de la région auprès des investisseurs internationaux.

Interrogées à cette occasion, Khadija El Moussily et Dounia Filali, analystes au sein de BMCE Capital Global Research, ont souligné que l’événement vise avant tout à « renforcer le dialogue entre les émetteurs cotés et les investisseurs, dans un cadre structuré et orienté décision d’investissement ».

Selon elles, la conférence permet également « d’améliorer la circulation de l’information financière et de contribuer à une meilleure visibilité de la place marocaine auprès des investisseurs régionaux et étrangers ».

Les deux analystes précisent que cette édition devrait réunir « une cinquantaine d’investisseurs » représentant un large éventail de secteurs économiques, notamment les services financiers, les banques, les télécommunications, le tourisme, l’immobilier, les infrastructures, la santé, la technologie, la distribution ou encore les matériaux de construction.

Le marché actions marocain et les nouveaux instruments financiers à l’honneur

Parmi les nouveautés de cette édition figure l’organisation d’une séance plénière consacrée aux investisseurs étrangers afin de présenter les perspectives du marché actions marocain.

Pour Majd Guebbas, cette initiative intervient dans un contexte où « le marché actions marocain continue d’afficher une dynamique favorable ». Le responsable a estimé que les fondamentaux économiques du Royaume demeurent solides et que « la trajectoire de croissance reste robuste », malgré les incertitudes économiques internationales.

Il a également indiqué que la progression des résultats des entreprises observée en 2025 devrait se poursuivre au cours de l’année 2026.

L’autre temps fort annoncé concerne une conférence dédiée au marché à terme, organisée dans le contexte du lancement de ce nouveau compartiment du marché financier marocain.

Selon M. Guebbas, cette rencontre a pour objectif de faire découvrir ce nouvel outil financier aux investisseurs institutionnels et de les encourager à s’inscrire dans cette nouvelle phase de développement de la place financière marocaine.

Khadija El Moussily et Dounia Filali considèrent également que cette présentation constitue « un jalon important dans la modernisation de la place financière marocaine ».

Les perspectives des marchés régionaux au cœur des discussions

Les débats prévus durant la conférence portent également sur les principales tendances susceptibles d’influencer les marchés financiers africains au cours des prochaines années.

Les analystes de BMCE Capital Global Research estiment que les investisseurs accordent une attention particulière à la capacité des marchés régionaux à faire preuve de résilience dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, l’évolution des prix de l’énergie et les incertitudes entourant les conditions financières mondiales.

Selon elles, plusieurs secteurs devraient continuer à attirer l’attention des investisseurs, notamment les infrastructures, la transition énergétique, la gestion des ressources hydriques, la santé, le tourisme, les services financiers et la consommation.

« La sélectivité devrait être au cœur des discussions », soulignent-elles, en mettant l’accent sur des critères tels que la visibilité des résultats, la solidité des marges, la génération de trésorerie et la qualité de la gouvernance des entreprises.

Pour les organisateurs, l’Annual Investor Conference constitue également un outil destiné à renforcer l’accès des entreprises cotées à une base d’investisseurs plus large et plus diversifiée.

« L’enjeu dépasse la simple rencontre avec les investisseurs », expliquent Khadija El Moussily et Dounia Filali. « Il s’agit de construire une relation de confiance durable avec le marché, d’améliorer la compréhension de leur equity story et, à terme, de faciliter leur accès au capital pour accompagner leur croissance. »

SB

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Marché des capitaux : l’AMMC publie son guide de référence sur la gestion sous mandat https://lnt.ma/marche-des-capitaux-lammc-publie-son-guide-de-reference-sur-la-gestion-sous-mandat/ Thu, 04 Jun 2026 10:56:39 +0000 https://lnt.ma/?p=550403 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication de la version finale de son guide relatif à la gestion sous mandat (GSM), à l’issue d’une phase de consultation publique menée auprès des acteurs du marché. Ce document vise à encadrer une activité en développement sur le marché des capitaux marocain en proposant […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication de la version finale de son guide relatif à la gestion sous mandat (GSM), à l’issue d’une phase de consultation publique menée auprès des acteurs du marché. Ce document vise à encadrer une activité en développement sur le marché des capitaux marocain en proposant un ensemble de recommandations et de bonnes pratiques destinées aussi bien aux professionnels qu’aux investisseurs.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mission de l’AMMC de protection de l’épargne investie en instruments financiers et de promotion du bon fonctionnement du marché des capitaux. L’Autorité souligne que ce guide constitue désormais une référence pour l’exercice de la gestion sous mandat, en l’absence d’un cadre réglementaire spécifiquement consacré à cette activité.

Un cadre de référence pour les professionnels

Selon l’AMMC, le guide a été conçu pour accompagner les gestionnaires sous mandat dans l’exercice de leurs missions, en mettant à leur disposition un cadre détaillé fondé sur les meilleures pratiques professionnelles et les principes déontologiques applicables à la gestion d’actifs. L’objectif affiché est de favoriser une gestion réalisée dans l’intérêt exclusif des clients tout en renforçant les standards de transparence et de gouvernance du secteur.

Le document s’adresse également aux investisseurs, auxquels il fournit des recommandations destinées à faciliter leur relation avec les professionnels de la gestion sous mandat et à améliorer leur compréhension des mécanismes qui encadrent cette activité.

Accompagner le développement d’une activité en expansion

L’Autorité estime que, à l’instar des autres segments du marché des capitaux, la gestion sous mandat nécessite des règles de fonctionnement adaptées afin de garantir sa crédibilité et son développement dans des conditions conformes à l’intégrité du marché et à la stabilité financière.

Dans cette perspective, le guide compile les recommandations et les bonnes pratiques dont l’AMMC attend une application rigoureuse par les intervenants concernés. L’institution considère que cet encadrement est de nature à soutenir l’essor de cette activité tout en renforçant la protection des investisseurs.

La publication de cette version finale fait suite à une consultation publique ayant permis de recueillir les observations et contributions des professionnels du secteur. Selon l’AMMC, cette démarche participative a permis d’élaborer un document tenant compte des réalités opérationnelles du marché marocain tout en intégrant les standards reconnus en matière de gestion d’actifs.

L’Autorité invite ainsi les sociétés de gestion sous mandat ainsi que les investisseurs à s’approprier pleinement les recommandations contenues dans ce guide et à veiller à leur respect. Elle considère que cette démarche contribuera à faire de la gestion sous mandat un levier efficace de mobilisation de l’épargne et de financement de l’économie nationale.

LNT

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Eurobond 2026 : le Maroc réussit une levée de 2,25 milliards d’euros dans un contexte international tendu https://lnt.ma/eurobond-2026-le-maroc-reussit-une-levee-de-225-milliards-deuros-dans-un-contexte-international-tendu/ Thu, 04 Jun 2026 10:30:01 +0000 https://lnt.ma/?p=550396 Le Maroc a réalisé en mai 2026 une nouvelle sortie sur les marchés financiers internationaux à travers une émission souveraine en euros de 2,25 milliards d’euros. Selon une analyse publiée par Attijari Global Research (AGR), cette opération confirme la capacité du Royaume à mobiliser des financements extérieurs importants dans un environnement marqué par les tensions […]

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Le Maroc a réalisé en mai 2026 une nouvelle sortie sur les marchés financiers internationaux à travers une émission souveraine en euros de 2,25 milliards d’euros. Selon une analyse publiée par Attijari Global Research (AGR), cette opération confirme la capacité du Royaume à mobiliser des financements extérieurs importants dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, la persistance de taux d’intérêt élevés et une sélectivité accrue des investisseurs.

Au-delà du montant levé, l’opération est présentée comme une démonstration de la solidité de la signature souveraine marocaine et de sa capacité à saisir une fenêtre de marché favorable plutôt qu’à répondre à une contrainte de financement immédiate.

Une opération parmi les plus importantes réalisées par le Royaume

L’émission a été structurée en deux tranches. La première, d’un montant de 1,25 milliard d’euros sur huit ans, a été assortie d’un coupon de 4,75 % et d’un spread de 170 points de base. La seconde, de 1 milliard d’euros sur douze ans, affiche un coupon de 5,125 % pour un spread de 200 points de base. Ces niveaux se sont révélés inférieurs aux indications initiales du marché, qui tablaient respectivement sur 200 et 230 points de base.

Selon AGR, cette levée figure parmi les plus importantes réalisées par le Trésor marocain depuis plus d’une décennie, après celles de décembre 2020 et mars 2023. L’opération a suscité un intérêt marqué des investisseurs internationaux, avec un carnet d’ordres supérieur à 5 milliards d’euros, soit un taux de sursouscription de 2,3 fois.

Cette nouvelle émission permet également au Royaume d’allonger la maturité moyenne de sa dette extérieure, avec des échéances de huit et douze ans, contre quatre et dix ans lors de l’émission en euros réalisée en mars 2025.

L’étude souligne que le Maroc demeure le seul pays africain à avoir réalisé une émission souveraine en euros depuis le début de l’année 2026. À l’échelle des marchés émergents, le Royaume figure désormais parmi les dix principaux émetteurs d’eurobonds libellés en euros, aux côtés de pays comme le Brésil, le Mexique, l’Indonésie, la Turquie ou encore la Pologne.

Pour AGR, cette position reflète l’appétit des investisseurs pour la dette marocaine dans un contexte où les exigences en matière de qualité du risque se renforcent à l’échelle internationale.

Une fenêtre de marché exploitée avant un possible durcissement des conditions financières

Cette sortie intervient dans un contexte international marqué par une forte incertitude. L’escalade des tensions au Moyen-Orient, les risques inflationnistes associés et les programmes de réarmement en Europe alimentent les anticipations d’une remontée des taux directeurs en zone euro.

Selon l’analyse, la Banque centrale européenne pourrait relever ses taux de 50 points de base d’ici la fin de l’année 2026, tandis que la Réserve fédérale américaine maintiendrait une politique monétaire relativement stable avant une éventuelle hausse en 2027.

Dans ce contexte, le Maroc aurait profité d’une fenêtre de stabilité monétaire pour sécuriser des ressources à long terme dans des conditions jugées avantageuses. AGR considère ainsi que le Royaume agit davantage comme un émetteur souverain de référence capable de choisir le moment de ses interventions sur les marchés plutôt que comme un emprunteur contraint par ses besoins de financement.

L’un des principaux facteurs expliquant le succès de l’opération réside dans la solidité des fondamentaux macroéconomiques du Royaume. AGR souligne notamment l’amélioration récente de la perception du risque souverain marocain par les agences de notation. En mars 2026, Moody’s a relevé sa perspective sur la dette marocaine de stable à positive, tandis que S&P a confirmé la note du Royaume à « BBB- », confortant ainsi son statut d’« Investment Grade ».

Les réserves de change constituent également un élément de confiance. Elles devraient atteindre 473 milliards de dirhams en 2026, soit l’équivalent de 5,7 mois d’importations de biens et services, contre 321 milliards de dirhams en 2020. Cette évolution renforce la capacité du Maroc à absorber d’éventuels chocs extérieurs et à préserver la stabilité du dirham.

L’étude relève par ailleurs que les spreads obtenus lors de cette émission demeurent inférieurs à ceux enregistrés lors de précédentes opérations comparables, malgré un environnement mondial caractérisé par des taux d’intérêt plus élevés. Cette évolution traduit, selon AGR, une amélioration de la perception du risque associé à la signature marocaine.

Le choix de l’euro plutôt que du dollar

L’analyse met également en avant la pertinence du choix d’un financement en euros plutôt qu’en dollars. La divergence actuelle entre les politiques monétaires de la BCE et de la Réserve fédérale américaine se traduit par un différentiel de taux supérieur à 100 points de base sur les maturités longues.

Ainsi, pour une obligation de douze ans, le coût théorique d’un financement en dollars aurait atteint environ 6,12 %, contre 5,08 % pour une émission équivalente en euros. AGR estime que ce différentiel représente une économie potentielle de près de 10 millions d’euros par an sur la tranche longue de l’émission, soit environ 120 millions d’euros sur toute sa durée de vie.

Au-delà de l’avantage financier, le recours à l’euro présente également un intérêt en matière de gestion du risque de change. Plus de 75 % des exportations marocaines sont destinées à la zone euro et le dirham demeure indexé à 60 % sur la monnaie européenne dans le panier de référence de Bank Al-Maghrib. Cette configuration crée une forme de couverture naturelle du service de la dette.

Selon AGR, cette émission s’inscrit pleinement dans la stratégie de financement définie par la Loi de finances 2026. Grâce à cette opération, le taux de réalisation des financements extérieurs prévus pour l’année atteint déjà près de 99 % dès la fin du mois de mai, soit environ 31 milliards de dirhams.

Cette avance permet au Trésor de sécuriser une part importante de ses ressources extérieures dès le début de l’exercice et de limiter la pression sur le marché obligataire domestique, où la demande demeure soutenue.

AGR souligne également que le poids de la dette extérieure dans l’endettement global du Trésor reste maîtrisé. Il devrait s’établir à 27 % en 2026, un niveau conforme au benchmark de référence compris entre 25 % et 30 %. La dette extérieure atteindrait ainsi 324 milliards de dirhams, soit environ 17,5 % du PIB.

LNT

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Le collectif fiscal un outil de taille face à la crise https://lnt.ma/le-collectif-fiscal-un-outil-de-taille-face-a-la-crise/ Wed, 03 Jun 2026 18:48:57 +0000 https://lnt.ma/?p=550366 Le 19 mai dernier, soit une semaine avant l’Aid Al Adha, M. Fouzi Lekjaa ministre délégué en charge du budget, a annoncé par un décret 2.26.395, l’ouverture de 20 milliards de crédits supplémentaires pour le Budget général du pays. Il faut savoir que le recours au décret est un des trois outils réglementaires pour modifier […]

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Le 19 mai dernier, soit une semaine avant l’Aid Al Adha, M. Fouzi Lekjaa ministre délégué en charge du budget, a annoncé par un décret 2.26.395, l’ouverture de 20 milliards de crédits supplémentaires pour le Budget général du pays. Il faut savoir que le recours au décret est un des trois outils réglementaires pour modifier la Loi de Finances. Dans le cas d’espèce, ce décret est qualifié d’« express » parce qu’il permet de débloquer immédiatement du financement pour certaines urgences que connaît le Maroc en rallongeant le poste dépenses de la Loi de Finances 2026.

En effet, le Conseil de gouvernement peut en décider ainsi, pour un montant maximum de 3% des dépenses totales du budget, sans la validation du parlement. En d’autres termes, la sortie du décret suffit à débloquer et utiliser le budget en question et le parlement valide ultérieurement.

Cet usage intervient dans des cas d’exception : inondations ou catastrophe naturelle, flambée du prix du gaz butane quand une guerre, en l’occurrence celle des États-Unis contre l’Iran, fait monter le prix du pétrole et génère une inflation.

C’est ainsi que le ministre a pu dégager aujourd’hui une enveloppe de 20 milliards de dirhams qui ne représente qu’1,6% des dépenses du budget 2026 soit moins que le plafond autorisé de 3%.

Par ailleurs une précision s’impose, il ne s’agit pas d’une Loi de Finances rectificative qui consiste à apporter des changements au budget après le vote de la Loi de finances et son adoption. La loi de finance rectificative consiste en une correction de la LF basée sur des changements de prévisions des recettes et/ou des dépenses, qui se justifie entre autres par un dérapage du déficit comme avec la Covid par exemple.

Ainsi, le décret initié par le Ministre Délégué Fouzi Lekjaa répond à des dépenses d’urgences imprévues et donc non budgétisées qui se détaillent en différentes catégories.

Sur les 20 milliards de dirhams, 8 sont affectés à la flambée des prix du gaz et de du pétole qui impacte tout particulièrement le secteur du Transport et affecte diverses activités économiques. Cette manne sera donc logée dans la Caisse de Compensation dans l’objectif de maintenir la stabilité des prix du gaz butane et du transport des personnes et marchandises, préservant de fait le pouvoir d’achat des citoyens.

Puis, 6 autres milliards de dirhams, seront utilisés pour faire face aux impacts de la détérioration de la conjoncture économique internationale et couvrir les dépenses exceptionnelles imprévues par la Loi de Finances 2026.

Alors que 2 milliards de dirhams doivent couvrir les arriérés des engagements pris par les régions lors des dernières inondations destructives. Notamment celles des mesures décidées sur Hautes Instructions Royales pour les régions du Gharb et du Loukkos particulièrement touchées par les inondations.

Enfin, les 4 milliards de dirhams restant sont destinés à renforcer les fonds propres de certains établissements et entreprises publics.

Toutefois, dans sa démarche, le Conseil de gouvernement, en décidant le 18 mai de ce décret d’ouverture de crédits supplémentaires au budget général de l’État, s’est basé sur l’article 60 de la loi organique relative à la loi de finances qui permet de mobiliser des ressources additionnelles pour des dépenses exceptionnelles et imprévues en 2026.

En effet, comme l’a précisé le ministre devant le parlement, les 20 milliards d’augmentation des dépenses seront couverts par la bonne collecte des recettes fiscales à fin avril qui se sont montées à 10,9 milliards de dirhams en augmentation de 10 % par rapport à l’année dernière.

Et plus exactement ce sont les recettes de l’IS qui a connu une croissance inédite de 24,9 % démontrant ainsi les bons résultats réalisés par des entreprises, sachant que celles de la TVA ont cru de 3,9% uniquement, soit le maintien de la consommation par ailleurs.

De toute évidence l’activité économique du pays en croissance a permis aux entreprises de réaliser des bénéfices probants et à l’État d’engranger des recettes fiscales en IS de 25% plus importantes, sur lesquelles peut être, la loi de finances 2026 ne comptait pas autant. Même si ces dernières ne couvrent que la moitié des dépenses exceptionnelles que le budget doit couvrir à hauteur de 20 milliards de dirhams.

Toutefois, l’explosion des recettes d’IS permettront certes de maîtriser le déficit budgétaire qui aurait explosé sous le poids de telles dépenses, remettant en cause l’objectif de ramener ce dernier à 3% en 2026 contre 3,5% en 2025, un engagement de Lekjaa.

Mais, il ne faut pas oublier que c’est grâce à la réforme de la loi organique de la loi de finances qui a mis en place de tels outils d’intervention face aux crises économiques et tout autre choc extérieur, que le gouvernement a mis en place ce plan de financement des effets de la conjoncture internationale sur l’économie du Maroc.

En définitive, indirectement ce sont les entreprises marocaines qui ont connu en 2025 une forte activité, qui prennent en charge le bouclier anti-choc de l’État contre le gaz butane le transport et les sinistres. Même si, ces mêmes recettes fiscales d’IS, auraient été les bienvenues pour conforter les réalisations de la Loi de Finances 2026…

 

Afifa Dassouli

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URBA360 : Coface mise sur la donnée pour sécuriser les décisions des entreprises marocaines https://lnt.ma/urba360-coface-mise-sur-la-donnee-pour-securiser-les-decisions-des-entreprises-marocaines/ Wed, 03 Jun 2026 14:11:06 +0000 https://lnt.ma/?p=550314 Dans un contexte économique marqué par la multiplication des incertitudes géopolitiques, financières et commerciales, Coface a officiellement lancé au Maroc sa solution d’information d’entreprise URBA360, un outil destiné à aider les entreprises à mieux évaluer leurs partenaires, anticiper les risques et sécuriser leurs décisions de développement. À travers cette plateforme, Coface entend mettre à disposition […]

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Dans un contexte économique marqué par la multiplication des incertitudes géopolitiques, financières et commerciales, Coface a officiellement lancé au Maroc sa solution d’information d’entreprise URBA360, un outil destiné à aider les entreprises à mieux évaluer leurs partenaires, anticiper les risques et sécuriser leurs décisions de développement.

À travers cette plateforme, Coface entend mettre à disposition des acteurs économiques marocains une base d’informations couvrant plus de 250 millions d’entreprises dans 197 pays. L’objectif affiché est de fournir une vision globale de la situation financière, du comportement de paiement, du contexte sectoriel et du risque pays des entreprises, afin de faciliter la prise de décision dans un environnement de plus en plus complexe.

L’information comme outil de pilotage stratégique

Ouvrant la conférence de lancement, Benoît Ganzmann, Country Manager Maghreb, Afrique centrale et Afrique de l’Ouest de Coface, a souligné que les entreprises évoluent désormais dans un monde où « les repères économiques se complexifient » et où les risques géopolitiques, financiers ou climatiques doivent être intégrés de manière permanente dans les stratégies de développement.

Selon lui, les entreprises ne peuvent plus se contenter de réagir aux évolutions de leur environnement. « Elles doivent anticiper, analyser et décider plus vite, avec un niveau d’exigence toujours plus élevé », a-t-il déclaré, estimant que l’accès à une information fiable, structurée et immédiatement exploitable est devenu un élément central de la compétitivité.

Pour Coface, le lancement de cette solution intervient dans un contexte particulier pour le Royaume. Benoît Ganzmann a relevé que le Maroc connaît une dynamique économique soutenue, portée par des réformes structurelles et une ouverture accrue sur les marchés internationaux. Cette évolution s’accompagne toutefois de nouveaux défis pour les entreprises, appelées à mieux maîtriser leurs risques commerciaux et à sécuriser leurs relations d’affaires.

« Ce qui crée de la valeur, ce n’est pas seulement l’accès à l’information, mais la capacité à la qualifier, à la contextualiser et à la rendre utile pour la décision », a-t-il affirmé. Il a ajouté que l’ambition de Coface est de permettre aux entreprises marocaines de « renforcer leurs capacités d’anticipation, sécuriser leur développement et prendre des décisions plus rapides, plus éclairées et plus sereines ».

Un environnement économique marqué par l’incertitude

Présentant plus en détail la plateforme, Youssef Megzari, Manager Business Information chez Coface Maghreb, a replacé cette initiative dans l’évolution récente de l’économie mondiale. Selon lui, l’environnement international est aujourd’hui caractérisé par un ralentissement de la croissance, une inflation encore présente dans plusieurs économies, des tensions commerciales persistantes et une volatilité accrue des marchés.

Dans ce contexte, a-t-il expliqué, « gouverner, c’est savoir », soulignant que l’accès à l’information constitue désormais un levier essentiel pour la gestion des risques clients, fournisseurs et marchés.

Le responsable a rappelé que Coface s’appuie sur près de 80 ans d’expérience dans l’assurance-crédit et la gestion des risques commerciaux. Présente dans plus de 100 pays, l’entreprise évalue chaque année 162 économies et dispose d’une base de données couvrant 250 millions d’entreprises à travers le monde.

Youssef Megzari a également souligné que l’économie marocaine a profondément évolué au cours des dernières décennies. Selon lui, les risques auxquels sont confrontées les entreprises ne relèvent plus principalement des aléas climatiques, mais d’un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques, les fluctuations du commerce international et l’évolution rapide des marchés.

Une notation destinée à anticiper les risques

L’une des principales caractéristiques d’URBA360 réside dans son système de notation des entreprises. Coface attribue à chaque société un score allant de 0 à 10, destiné à mesurer sa probabilité de défaut de paiement sur un horizon de douze mois.

Cette notation s’appuie sur plusieurs critères, parmi lesquels la situation financière de l’entreprise, son historique de paiement, son secteur d’activité ainsi que les risques économiques du pays dans lequel elle opère.

La plateforme intègre également un indice de comportement de paiement, fondé sur les informations collectées par Coface dans le cadre de son activité d’assureur-crédit. Selon Youssef Megzari, cet indicateur permet d’identifier les éventuels retards de paiement vis-à-vis des fournisseurs et constitue souvent un signal précoce de difficultés financières.

« Le premier retard de paiement est généralement le premier signal d’alerte », a-t-il expliqué, indiquant que les analyses réalisées par Coface montrent qu’un incident de paiement peut accroître significativement le risque de défaillance d’une entreprise.

Outre les données financières détaillées, la solution propose des analyses sectorielles, des évaluations du risque pays ainsi qu’un système de surveillance continue permettant aux utilisateurs d’être informés des évolutions affectant les entreprises qu’ils suivent.

Selon Coface, URBA360 s’adresse aussi bien aux grandes entreprises qu’aux PME, aux banques et aux institutions financières. La plateforme peut être utilisée directement via une interface en ligne, intégrée aux systèmes d’information des entreprises grâce à des interfaces API ou encore déployée sur des portefeuilles complets de clients ou de fournisseurs.

Les responsables de Coface ont insisté sur le fait que l’outil constitue avant tout une solution d’aide à la décision. Il ne remplace pas les mécanismes d’assurance-crédit mais fournit aux utilisateurs des éléments d’analyse leur permettant d’ajuster leur exposition au risque et de mieux sélectionner leurs partenaires commerciaux.

Interrogés sur la fréquence de mise à jour des données, ils ont précisé que les informations ne reposaient pas uniquement sur les états financiers publiés annuellement. Les équipes de Coface assurent un suivi continu grâce aux informations remontant de leurs activités d’assurance-crédit, des incidents de paiement, des déclarations de sinistres ou encore des enquêtes réalisées par leurs analystes.

Les responsables de Coface ont également mis en avant la dimension internationale du dispositif. Le groupe s’appuie sur un réseau de centres d’information et d’analystes répartis à travers le monde afin d’assurer la collecte, la vérification et l’actualisation des données.

Une attention particulière est portée à l’Afrique subsaharienne, où Coface dispose d’équipes dédiées à la production et à la vérification de l’information économique, dans des marchés où les données publiques peuvent parfois être moins accessibles.

Selim Benabdelkhalek

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Bourse de Casablanca : les revenus des sociétés cotées progressent de 7,3 % au T1-2026, portés par les mines https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-les-revenus-des-societes-cotees-progressent-de-73-au-t1-2026-portes-par-les-mines/ Tue, 02 Jun 2026 15:22:33 +0000 https://lnt.ma/?p=550233 Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 87,7 milliards de dirhams au premier trimestre 2026, en hausse de 7,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon une analyse publiée par BMCE Capital Global Research. Cette progression a été principalement soutenue par la bonne […]

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Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 87,7 milliards de dirhams au premier trimestre 2026, en hausse de 7,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon une analyse publiée par BMCE Capital Global Research. Cette progression a été principalement soutenue par la bonne dynamique du secteur minier et par les performances du secteur des assurances, tandis que les établissements financiers ont affiché un recul de leurs revenus.

D’après l’étude, les revenus globaux du marché sont passés de 81,8 milliards de dirhams au premier trimestre 2025 à 87,7 milliards de dirhams un an plus tard. Cette évolution reflète notamment la hausse de 10,4 % du chiffre d’affaires des sociétés industrielles, alors que les revenus des compagnies d’assurance et de courtage ont progressé de 24,3 %. À l’inverse, les revenus des institutions financières ont reculé de 4,1 % sur la période.

Les mines, principal moteur de croissance

Selon BMCE Capital Global Research, le secteur minier a constitué le principal contributeur à la croissance des revenus du marché au cours du trimestre. Les analystes attribuent cette performance à la montée en puissance de nouveaux projets industriels ainsi qu’à l’évolution favorable des cours des métaux précieux et des métaux de base.

Le groupe Managem s’est particulièrement distingué avec une progression de 147,5 % de son chiffre d’affaires trimestriel, atteignant 5,75 milliards de dirhams contre 2,32 milliards un an auparavant. Cette évolution s’explique notamment par la montée en régime des projets Boto et Tizert ainsi que par un environnement de marché favorable.

Le secteur minier dans son ensemble a vu ses revenus progresser de 132,8 %, à 6,5 milliards de dirhams.

Les activités financières pénalisées par les revenus de marché

À l’opposé, les établissements financiers ont connu un début d’année plus difficile. Leur produit net bancaire agrégé s’est établi à 24,1 milliards de dirhams, en baisse de 4,1 % par rapport au premier trimestre 2025.

Cette évolution est principalement liée à une contraction des revenus issus des opérations de marché, dans un contexte de comparaison défavorable avec le premier trimestre 2025, qui avait bénéficié des effets de l’assouplissement monétaire intervenu l’année précédente. Les analystes soulignent toutefois que les revenus récurrents demeurent orientés à la hausse, avec une progression de près de 8 % des marges d’intérêt et des commissions.

Parmi les principales banques cotées, Attijariwafa bank a enregistré une hausse de 2,9 % de son produit net bancaire trimestriel, tandis que Crédit du Maroc a progressé de 4,2 %. En revanche, la Banque Centrale Populaire a vu ses revenus reculer de 17,6 %, alors que Bank of Africa a affiché une baisse de 2,2 %.

Forte progression du secteur des assurances

Le secteur des assurances a pour sa part enregistré la plus forte croissance parmi les grands compartiments de la cote. Les primes émises ont atteint plus de 10 milliards de dirhams, en hausse de 24,3 % sur un an.

Cette évolution a été principalement portée par Wafa Assurance, dont les revenus ont progressé de 45,9 %, grâce notamment à une forte collecte dans les activités d’épargne et de prévoyance.

Un début d’année marqué par des effets calendaires

BMCE Capital Global Research note également que les taux de réalisation des objectifs annuels apparaissent légèrement inférieurs à ceux observés à la même période de l’année précédente. Les revenus du périmètre étudié représentent ainsi 21,8 % des prévisions annuelles, contre 23,3 % un an auparavant.

Selon les analystes, ce décalage s’explique notamment par la concentration du mois de Ramadan et de l’Aïd au cours du premier trimestre ainsi que par les fortes précipitations qui ont affecté certaines activités, en particulier dans le secteur des matériaux de construction.

Les investissements repartent à la hausse

Les investissements des sociétés cotées ont connu une progression significative au cours des trois premiers mois de l’année. L’enveloppe globale des dépenses d’investissement a atteint 6,2 milliards de dirhams, en hausse de 28,8 % par rapport au premier trimestre 2025.

Le secteur du transport s’est imposé comme le premier contributeur avec près de 2,5 milliards de dirhams d’investissements, principalement sous l’effet des projets menés par Marsa Maroc dans le cadre de l’extension des capacités portuaires et des préparatifs liés au port Nador West Med.

Les télécommunications arrivent en deuxième position avec 1,3 milliard de dirhams investis par Maroc Telecom, tandis que le secteur minier a consacré près de 964 millions de dirhams à la poursuite de plusieurs projets de développement.

Une dette nette en progression

Sur le plan bilanciel, la dette nette des sociétés cotées hors financières s’est établie à 72,9 milliards de dirhams à fin mars 2026, contre 69,7 milliards de dirhams à fin 2025, soit une hausse de 4,5 %.

Cette progression est principalement attribuée aux opérateurs télécoms, dont la dette nette représente 26 % du total, ainsi qu’aux sociétés minières qui concentrent 16 % de l’endettement observé. Les analystes soulignent notamment la poursuite des investissements dans les infrastructures télécoms ainsi que le financement des projets de développement miniers et énergétiques.

SB

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Douanes : plus de 2,1 millions de déclarations traitées en 2025, hausse des saisies de devises aux frontières https://lnt.ma/douanes-plus-de-21-millions-de-declarations-traitees-en-2025-hausse-des-saisies-de-devises-aux-frontieres/ Fri, 22 May 2026 09:51:43 +0000 https://lnt.ma/?p=549212 L’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) a enregistré une progression de son activité en 2025, marquée par une augmentation du nombre de déclarations douanières, un renforcement du contrôle aux frontières et une hausse des saisies de devises, selon son rapport annuel d’activité. Au total, 2.102.187 déclarations uniques de marchandises (DUM) ont été enregistrées au […]

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L’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) a enregistré une progression de son activité en 2025, marquée par une augmentation du nombre de déclarations douanières, un renforcement du contrôle aux frontières et une hausse des saisies de devises, selon son rapport annuel d’activité.

Au total, 2.102.187 déclarations uniques de marchandises (DUM) ont été enregistrées au cours de l’exercice 2025, contre 2.018.769 un an plus tôt, soit une progression de 4,13%.

Cette évolution est principalement portée par le dynamisme des opérations à l’import, qui totalisent 1.169.071 déclarations, en hausse de 5% sur un an. Selon l’ADII, cette progression s’explique notamment par l’augmentation des importations simples (+7,7%) et du transit à l’import (+6%), malgré le recul d’autres segments, comme les déclarations provisoires (-19,3%), les importations sous régimes économiques en douane (-1,9%) ou encore les marchandises produites localement soumises à la taxe intérieure de consommation (-33,7%).

Les exportations affichent, pour leur part, une croissance plus modérée de 2,9%. Cette progression repose principalement sur la hausse des opérations relevant des régimes de zones franches (+6%) ainsi que du transit export (+20%), alors que les exportations simples reculent de 6%.

L’activité intérieure liée aux opérations douanières a également progressé, avec une hausse de 6,8% des recettes associées. L’administration attribue cette évolution à l’augmentation des cessions et transferts sous régimes économiques en douane (+7,8%), à la progression des marchandises locales soumises à la TIC (+15,5%) ainsi qu’à la forte hausse du cabotage (+30,6%). À l’inverse, le transbordement enregistre un recul de 13,6%.

Sur le plan territorial, la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima demeure le principal pôle d’activité douanière du Royaume avec 1.063.446 déclarations traitées, en hausse de 3,9%. La région Casablanca-Settat conserve également un poids important dans l’activité nationale. À elles seules, ces deux directions régionales concentrent 87,4% du total des déclarations enregistrées.

Le rapport met également en lumière l’intensification du contrôle des voyageurs aux frontières, dans un contexte de renforcement de la lutte contre les petits trafics, les flux financiers illicites et le blanchiment de capitaux.

En 2025, les devises saisies lors des contrôles ont atteint près de 181 millions de dirhams, contre 167 millions en 2024.

L’ADII indique avoir constaté 12.178 affaires au cours de l’année, générant environ 114 millions de dirhams d’amendes transactionnelles, tandis que les droits et taxes perçus ont dépassé 205 millions de dirhams, en progression de 49% sur un an.

Sur le volet de la lutte contre le blanchiment, l’administration fait état de 21.788 déclarations de devises enregistrées, représentant une contre-valeur globale supérieure à 3,4 milliards de dirhams.

Ces résultats, selon l’ADII, reflètent à la fois le renforcement des dispositifs de renseignement et de contrôle ainsi que la coopération accrue avec les partenaires nationaux et internationaux, dans un contexte où les enjeux liés à la sécurisation des flux commerciaux et financiers prennent une place croissante dans l’action douanière.

LNT

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450 millions d’euros de la BAD pour accélérer la transition verte d’OCP Group https://lnt.ma/450-millions-deuros-de-la-bad-pour-accelerer-la-transition-verte-docp-group/ Fri, 22 May 2026 09:44:21 +0000 https://lnt.ma/?p=549179 Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe OCP ont signé, vendredi à Rabat, un accord portant sur une garantie partielle de crédit d’un montant de 450 millions d’euros afin de contribuer à financer le programme d’investissement du leader mondial des solutions de nutrition des plantes et des engrais phosphatés. Cette […]

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe OCP ont signé, vendredi à Rabat, un accord portant sur une garantie partielle de crédit d’un montant de 450 millions d’euros afin de contribuer à financer le programme d’investissement du leader mondial des solutions de nutrition des plantes et des engrais phosphatés.

Cette opération est destinée à soutenir la mobilisation par la Société Générale et BNP Paribas d’un financement vert d’un montant de 530 millions d’euros, indique un communiqué de la BAD.

La signature de cet accord, qui constitue une étape clé dans la mise en œuvre du programme d’investissement 2023‑2030 du Groupe OCP, permet de sécuriser des ressources financières de long terme auprès d’institutions financières internationales et ouvre la voie au déploiement effectif d’une série d’investissements prévus, fait savoir le communiqué.

Première du genre au Maroc, ce mécanisme de garantie illustre le rôle de la BAD en tant que catalyseur de financements innovants au service de la transition énergétique et de la gestion durable de l’eau. Il accompagne la stratégie du Groupe OCP visant à renforcer et moderniser ses chaînes de valeur tout en soutenant la résilience et la transformation durable des systèmes agricoles du Maroc.

Le programme s’inscrit pleinement dans les Quatre points cardinaux de l’institution financière panafricaine, notamment le Point cardinal 2 relatif à la mobilisation de capitaux à grande échelle et le Point cardinal 4 portant sur le développement d’infrastructures résilientes et créatrices de valeur.

« La signature de cet accord réaffirme notre engagement en faveur du programme d’investissement du Groupe OCP. Grâce à notre notation financière AAA, nous mobilisons des capitaux internationaux pour accélérer le développement d’une production d’engrais bas carbone, le déploiement des énergies renouvelables et la gestion durable de l’eau », a infiqué Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc.

« Ce sont autant de leviers stratégiques au service de la sécurité alimentaire du continent », a souligné M.Tarsim.

Pour le Groupe OCP, cet accord marque le passage à la phase de déploiement sur le terrain.

« Avec cet accord, nous franchissons une étape décisive vers un modèle industriel bas carbone et circulaire. Le soutien de la BAD renforce notre capacité à investir dans des solutions qui préservent les ressources, protègent les sols et accompagnent les agriculteurs », a affirmé Younes Kchia, directeur financier du Groupe OCP.

« Ensemble, nous contribuons à une croissance durable au service du Maroc, de l’Afrique et de la sécurité alimentaire mondiale », a dit M. Kchia.

Les ressources mobilisées dans le cadre de cet accord permettront de lancer des projets structurants axés sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité hydrique et énergétique des installations industrielles du Groupe OCP.

Elles contribueront également à promouvoir des pratiques agricoles durables, à préserver les sols et à renforcer la sécurité alimentaire, tout en soutenant une croissance industrielle bas carbone.

 

LNT avec Map

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Capital-investissement : l’AMIC fait état d’une année 2025 record pour le marché marocain https://lnt.ma/capital-investissement-lamic-fait-etat-dune-annee-2025-record-pour-le-marche-marocain/ Fri, 22 May 2026 09:04:40 +0000 https://lnt.ma/?p=549157 L’industrie marocaine du capital-investissement a enregistré en 2025 ses niveaux les plus élevés en matière de levées de fonds et de désinvestissements, selon le rapport d’activité annuel de l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), présenté à Casablanca. L’étude, réalisée avec Grant Thornton, couvre 23 sociétés de gestion et 56 fonds, représentant l’essentiel du marché […]

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L’industrie marocaine du capital-investissement a enregistré en 2025 ses niveaux les plus élevés en matière de levées de fonds et de désinvestissements, selon le rapport d’activité annuel de l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), présenté à Casablanca. L’étude, réalisée avec Grant Thornton, couvre 23 sociétés de gestion et 56 fonds, représentant l’essentiel du marché national.

D’après les données publiées, les levées de capitaux ont atteint 6,576 milliards de dirhams en 2025, un niveau inédit pour le secteur. Ce volume marque une accélération de la dynamique observée ces dernières années, avec plus de 20 milliards de dirhams mobilisés sur la période 2020-2025, soit un montant quatre fois supérieur à celui enregistré entre 2014 et 2019.

Le rapport met en évidence une évolution de la structure des investisseurs. Alors que les capitaux étrangers dominaient historiquement les levées de fonds, la part des investisseurs marocains s’est nettement renforcée, atteignant 60% des montants levés entre 2020 et 2025, contre 30% sur la période précédente. L’AMIC souligne notamment le rôle du Fonds Mohammed VI pour l’investissement dans cette dynamique, tandis que la part relative des organismes internationaux de développement recule.

Sur le plan des investissements, 2,236 milliards de dirhams ont été déployés en 2025 à travers 64 opérations, comprenant 35 nouveaux investissements et 29 réinvestissements. Selon le rapport, 12 sociétés de gestion ont participé à ces opérations. Depuis 2020, près de 11 milliards de dirhams ont été investis, confirmant une montée en puissance progressive du secteur.

Le document relève également une progression du capital-amorçage et du capital-risque, qui représentent 60% des opérations réalisées en nombre en 2025. Cette évolution traduit une présence plus marquée des investissements orientés vers les entreprises en phase de démarrage, notamment les startups technologiques. En valeur toutefois, le capital développement demeure prédominant, concentrant l’essentiel des montants engagés.

La répartition géographique des investissements reste largement dominée par Casablanca-Settat, qui concentre près de 14 milliards de dirhams cumulés à fin 2025, soit plus de 70% des montants investis. Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès figurent parmi les autres régions les plus actives, même si l’écart demeure significatif.

Par secteur, les services arrivent en tête des investissements cumulés, devant la santé et la distribution. Le rapport note également une progression des technologies de l’information et de la communication parmi les segments les plus dynamiques.

Autre indicateur mis en avant : le niveau des sorties, qui atteint 4,199 milliards de dirhams en 2025, un nouveau record. En cumul, les désinvestissements totalisent 14,3 milliards de dirhams à fin 2025, répartis sur près de 200 opérations. L’AMIC observe un regain du marché boursier comme voie de sortie, les introductions en Bourse représentant 33% des désinvestissements en valeur.

En matière de performance, le rapport fait état d’un taux de rendement interne brut moyen de 14% sur la période 2000-2025, contre 12% un an auparavant, avec un multiple global de 1,9x et une durée moyenne d’investissement de 6,2 ans. Les secteurs de la santé, des services et de la construction affichent les rendements les plus élevés.

Pour les prochaines années, les projections des gestionnaires interrogés laissent entrevoir la poursuite de cette dynamique, avec des prévisions d’investissements de plus de 2 milliards de dirhams par an à horizon 2026-2027, dans un contexte où l’agroalimentaire, les nouvelles technologies et la santé figurent parmi les secteurs jugés les plus attractifs.

LNT

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DGI : dernier délai le 1er juin pour plusieurs déclarations fiscales https://lnt.ma/dgi-dernier-delai-le-1er-juin-pour-plusieurs-declarations-fiscales/ Thu, 21 May 2026 14:01:22 +0000 https://lnt.ma/?p=549121 La Direction Générale des Impôts (DGI) rappelle que le 1er juin 2026 constitue le dernier délai pour le dépôt de plusieurs déclarations fiscales au titre du mois d’avril 2026, appelant les catégories de contribuables concernées à effectuer leurs démarches par voie électronique via les téléservices « SIMPL ». Ce délai concerne notamment « les entreprises d’assurances et de […]

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La Direction Générale des Impôts (DGI) rappelle que le 1er juin 2026 constitue le dernier délai pour le dépôt de plusieurs déclarations fiscales au titre du mois d’avril 2026, appelant les catégories de contribuables concernées à effectuer leurs démarches par voie électronique via les téléservices « SIMPL ».

Ce délai concerne notamment « les entreprises d’assurances et de réassurance et les intermédiaires d’assurances », « les entreprises de production du ciment », « les sociétés de transport aérien non résidentes qui n’ont pas de siège social ou de représentation au Maroc », fait savoir la DGI dans des communiqués relatifs aux obligations fiscales des contribuables.

Il s’agit aussi « des exploitants de salles de spectacles cinématographiques et des organismes chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran et autres entreprises », des « contribuables titulaires de revenus professionnels et agricoles soumis à l’Impôt sur le Revenu selon le régime du RNR (Résultat Net Réel) » et des « sociétés de transport aérien résidentes au Maroc », ajoute la même source.

Pour les entreprises d’assurances et de réassurance et aux intermédiaires d’assurances, la DGI rappelle aux qu’elles sont tenues de procéder au versement de la taxe de solidarité contre les événements catastrophiques, par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».

Le taux de la taxe est fixé à 1,5% des primes, surprimes ou cotisations versées au titre des contrats d’assurances relatifs aux opérations prévues à l’article 2 du décret n° 2-24-1123. Toutefois, les primes, surprimes ou cotisations exigibles avant l’entrée en vigueur du décret n° 2-24-1123, mais non encore réglées, restent soumises à l’ancien taux de 1%.

En outre, les entreprises d’assurances et de réassurance et les intermédiaires d’assurances sont tenues de produire la déclaration de la liquidation de la taxe sur les contrats d’assurances au titre du mois d’avril dernier et de verser simultanément la taxe correspondante au plus tard le 1er juin 2026, par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».

A cet égard, ces contribuables doivent souscrire le relevé de la liquidation de la taxe sur les contrats d’assurances et le relevé des primes, surprimes et cotisations déductibles, échues au cours du mois avril 2026.

Pour ce qui est des entreprises de production du ciment, elles sont tenues de souscrire la déclaration de la taxe spéciale sur le ciment au titre du mois d’avril 2026 en précisant notamment les quantités de ciment vendues et celles utilisées pour la consommation interne comme matières intermédiaires, et de verser simultanément la taxe correspondante, fait savoir la direction, précisant que le taux de la taxe spéciale sur le ciment est fixé à 0,15 dirham par kilogramme de ciment.

Quant aux sociétés de transport aérien non résidentes ne disposant pas de siège social ou de représentation au Maroc et qui sont en compte avec l’Office National des Aéroports (ONDA), elles sont tenues de déposer la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique au titre du mois d’avril 2026, et de verser simultanément la taxe correspondante, auprès de l’ONDA, selon le modèle (ADM410B-22I) établi par l’administration, au plus tard le 1er juin 2026.

Toutefois, pour les sociétés susvisées qui ne sont pas en compte avec l’ONDA, elles sont tenues de déposer la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique au titre du mois d’avril 2026, et de verser simultanément la taxe correspondante selon le modèle (ADM420B-22I) établi par l’administration, au plus tard le 1er juin 2026.

À cet égard, la déclaration doit indiquer le nombre de passagers transportés au cours du mois d’avril 2026 sur les vols dont le départ est effectué à partir du Maroc et le montant global de la taxe afférente

Par ailleurs, la DGI rappelle aux exploitants de salles de spectacles cinématographiques, aux organismes chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran, ainsi qu’aux autres entreprises, qu’ils sont tenus de déposer la déclaration des annonces publicitaires sur écran au titre du mois d’avril 2026 et de verser en même temps les droits correspondants, et ce, au plus tard le 1er juin 2026, par procédé électronique, via l’Espace professionnel des téléservices « SIMPL-Enregistrement et Timbre ».

En revanche, lorsque les annonces sont effectuées auprès des organismes non-résidents chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran, le dépôt de la déclaration et le paiement des droits de timbre incombent aux annonceurs de publicité.

S’agissant des contribuables titulaires de revenus professionnels et agricoles soumis à l’Impôt sur le Revenu selon le régime du RNR, et dont le bénéfice annuel imposable est égal ou supérieur à un million de dirhams (MDH) au titre du dernier exercice clos, ils sont tenus de souscrire par procédé électronique la déclaration de la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus au titre de l’année 2026 et de verser simultanément le montant de la contribution afférente, au plus tard le 1er juin 2026. Cette déclaration doit être effectuée par procédé électronique via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-IR ».

Pour leur part, les sociétés de transport aérien résidentes au Maroc sont tenues de souscrire la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique sur les billets d’avion, et de verser simultanément la taxe correspondante par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».

La déclaration doit notamment indiquer le nombre de passagers transportés au cours du mois d’avril 2026 sur les vols dont le départ est effectué à partir du Maroc et le montant global de la taxe y afférente.

 

LNT avec Map

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BAD : 200 M€ pour renforcer l’emploi et les compétences au Maroc https://lnt.ma/bad-200-me-pour-renforcer-lemploi-et-les-competences-au-maroc/ Thu, 21 May 2026 08:41:11 +0000 https://lnt.ma/?p=549089 Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 200 millions d’euros (M€) pour la mise en œuvre du programme « Cap Compétences 2030 ». Ce financement axé sur les résultats vise à renforcer la pertinence, la qualité et la diversification de l’offre de formation professionnelle, notamment à travers […]

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 200 millions d’euros (M€) pour la mise en œuvre du programme « Cap Compétences 2030 ».

Ce financement axé sur les résultats vise à renforcer la pertinence, la qualité et la diversification de l’offre de formation professionnelle, notamment à travers la numérisation des services, le déploiement de dispositifs d’apprentissage à grande échelle et l’amélioration des mécanismes d’insertion sur le marché du travail, indique la Banque dans un communiqué publié jeudi.

Le programme « Cap Compétences 2030 » repose sur trois volets complémentaires, à savoir « le développement des compétences et des partenariats stratégiques » ; « une formation‑insertion inclusive, mieux adaptée aux besoins des entreprises » ; et « la transformation numérique, accompagnée d’un renforcement institutionnel et opérationnel ».

Le programme contribuera également à consolider les dispositifs existants et à améliorer leur efficacité ainsi que leur couverture.

À travers cette opération, la Banque entend faciliter l’accès à une offre de formation diversifiée et renforcer l’insertion professionnelle des bénéficiaires.

« Le programme Cap Compétences 2030 s’inscrit dans les priorités de la Feuille de route nationale pour l’emploi 2025-2030 et dans la vision stratégique du Groupe de la Banque autour des Quatre Points cardinaux. Notre objectif commun est de tirer parti du dividende démographique pour soutenir la création de valeur et promouvoir l’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes », a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau‑pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc, cité dans le communiqué.

L’intervention de la Banque s’inscrit dans une coordination étroite avec les partenaires techniques et financiers afin de renforcer la pertinence et la complémentarité des appuis aux politiques publiques.

Ce programme illustre l’engagement de long terme de l’institution panafricaine au Maroc dans les domaines du développement humain, de l’emploi et de l’inclusion sociale. Il s’appuie sur un portefeuille d’opérations axées sur les résultats, contribuant aux réformes structurelles du marché du travail et de la formation professionnelle.

Depuis sa création, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé plus de 15 milliards d’euros dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’emploi, les infrastructures, l’énergie et la gouvernance.

 

LNT avec Map

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Marché des capitaux : le CSPJ et l’AMMC formalisent un partenariat de coopération https://lnt.ma/marche-des-capitaux-le-cspj-et-lammc-formalisent-un-partenariat-de-cooperation/ Wed, 20 May 2026 14:50:07 +0000 https://lnt.ma/?p=549014 Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) ont signé, mercredi à Rabat, un accord-cadre de partenariat et de coopération visant à renforcer la coordination institutionnelle entre les deux instances autour des enjeux liés à la régulation financière, à la sécurité juridique des investissements et à la protection […]

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Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) ont signé, mercredi à Rabat, un accord-cadre de partenariat et de coopération visant à renforcer la coordination institutionnelle entre les deux instances autour des enjeux liés à la régulation financière, à la sécurité juridique des investissements et à la protection de l’ordre public économique et financier.

Signé par le président délégué du CSPJ, M’hammed Abdenabaoui, et le président de l’AMMC, Tarik Senhaji, cet accord prévoit la mise en place d’un cadre de coopération couvrant plusieurs volets, notamment l’échange d’expertises, la formation juridique spécialisée, le développement des capacités et le soutien à la recherche dans les domaines liés au marché des capitaux et au contentieux financier.

Selon les termes du partenariat, les deux institutions entendent organiser des formations et ateliers scientifiques portant sur la lutte contre les délits boursiers, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme ainsi que les évolutions récentes en matière de criminalité financière.

Le dispositif prévoit également l’organisation de séminaires et de journées d’étude consacrés aux infractions liées aux instruments financiers, ainsi que des espaces d’échange autour des implications juridiques des évolutions technologiques sur les marchés financiers.

L’accord couvre aussi la coopération en matière d’amélioration de la transparence et de l’intégrité du marché des capitaux, l’échange de documents, d’études et de rapports spécialisés, ainsi que le développement de travaux de recherche consacrés à la législation financière et aux marchés de capitaux.

LNT

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Chocs des devises, quand la volatilité se transforme en fébrilité https://lnt.ma/chocs-des-devises-quand-la-volatilite-se-transforme-en-febrilite/ Wed, 20 May 2026 11:23:13 +0000 https://lnt.ma/?p=548921 Les conflits mondiaux guerres et autres foyers de tensions causent des dysfonctionnements économiques, financiers et monétaires. Quand le niveau des monnaies n’est plus maitrisé ni maitrisable les troubles économiques s’installent, créant une crise qui devient structurelle. Certes, toutes les économies ne sont pas touchées de la même façon ni au même niveau. Et les acteurs […]

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Les conflits mondiaux guerres et autres foyers de tensions causent des dysfonctionnements économiques, financiers et monétaires. Quand le niveau des monnaies n’est plus maitrisé ni maitrisable les troubles économiques s’installent, créant une crise qui devient structurelle. Certes, toutes les économies ne sont pas touchées de la même façon ni au même niveau. Et les acteurs engagés dans la guerre ne sont pas forcément les premiers ni les plus touchés. En effet, dès le premier semestre 2025, la volatilité des devises s’est accentuée créant une fébrilité des monnaies sur les marchés où EUR/USD, GBP/USD, USD/CAD évoluent depuis dans des rangs serrés. Tout choc géopolitique ou macro-économique déclenche des mouvements rapides sur leurs valeurs. Les moteurs de cette fébrilité en 2025-2026 tiennent au choc énergétique lequel est causé par les discordes géopolitiques. Tout particulièrement, la crise du détroit d’Ormuz depuis février 2026 a causé un stress général.

Ainsi, 29 devises africaines ont chuté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Si les exportateurs d’énergie comme le Nigeria, l’Angola profitent d’un prix du baril supérieur à 100 $, les importateurs comme le Kenya, l’Égypte ou le Ghana subissent durement le choc.

D’autant que les fondamentaux de leurs économies étaient déjà détériorés, avec un déficit budgétaire de taille et un niveau de dette budgétaire élevé, une inflation en hausse et une dégradation de l’emploi. Dans cette situation, la politique monétaire des banques centrales ne joue plus son rôle de stabilisateur face à l’inflation, comme la Fed qui est passée d’une volonté d’assouplissement au resserrement pour 2026, à cause de l’inflation à 3.8% en avril 2026. En conséquence, sachant que le marché des devises réagit plus aux attentes de taux qu’aux décisions elles-mêmes, l’euro a chuté à 1.1617$ et le dollar a perdu 9.4% en 2025, la plus forte baisse depuis 2017 à cause d’un déficit budgétaire américain à 2 000 Mds$ en 2025 et une dette publique à 30 000 Mds$.

En conséquence, certaines entreprises aux USA comme Amazon, McDonald’s, Coca-Cola subissent des pertes de change colossales de +2 Mds$ alors que les pays en développement sont très impactés par la volatilité financière sur les marchés de capitaux qui influence le commerce et l’économie réelle faisant de la gestion du risque de change une priorité.
Tant que le détroit d’Ormuz reste fermé, que le choc politique persistera et que le pétrole flambe, la volatilité des monnaies continuera depuis le pic d’avril 2025.

Parmi les monnaies les plus touchées par la fébrilité en 2025-2026, il y a les perdantes, celles des pays importateurs d’énergie et qui de plus ont une dette élevée, des déficits commerciaux et budgétaires importants, des réserves de change faibles, une dépendance au gaz, au tourisme comme le Shilling kényan, le Birr éthiopien et la Livre égyptienne qui sont menacées de dévaluation sous la pression des prix du pétrole. A l’opposé, les monnaies gagnantes sont celles des pays exportateurs comme le Brésil ou le Canada, la Norvège et l’Australie.

Dans ce contexte mondial le Dirham marocain est protégé structurellement par le régime de change, mais n’est pas immunisé. Le premier moteur de sa protection en 2026 repose sur la divergence énergétique qui agit entre les exportateurs et les importateurs.

L’EUR/MAD varie entre 10,72 et 10,85 en mai 2026 dans les eaux de sa moyenne annuelle de 10,81 MAD pour 1 EUR. Le dirham ne connait pas de chute, contrairement à d’autres monnaies de pays émergents.

Les soutiens du dirham sont d’abord les réserves de changes du pays qui dépassent les 350 milliards de dirhams soit 6 mais d’importations quand le FMI n’en exige pour la stabilité financière du pays que 3 mois, et la politique de change de Bank Al Maghrib, pour lisser les chocs et soutenir le dirham. Mais aussi des entrées de devises grâce au tourisme, les transferts MRE ou les exportations automobile et aéronautique.
Toutefois, le dirham subit les mêmes facteurs de pression que le reste du monde notamment les prix du pétrole et du blé importés en dollars. Au Maroc aussi, la guerre au Moyen-Orient fait monter la facture énergétique et alimentaire. Et, quand les investisseurs penchent vers le dollar, le MAD subit comme toutes les devises émergentes.

La question qui se pose est de savoir si le passage à un régime de change flexible d’ici 2026 tel que prévu par la réforme de change en perspective peut-il constituer une meilleure défense du dirham. La bande de fluctuation est déjà à ±5% contre ±2,5% en 2018 mais dans la conjoncture actuelle les mouvements pourraient s’amplifier.

Les mesures de soutien du dirham par Bank Al-Maghrib face à la fébrilité des devises reposent sur 4 autres leviers tout autant importants. Il s’agit de son intervention ciblée sur le marché interbancaire des changes. En effet, BAM n’intervient plus quotidiennement depuis 2024, le marché interbancaire fonctionnant seul dans la bande ±5%.

Mais, elle garde la main pour lisser les mouvements brutaux : si le MAD chute de 3% en 2 jours à cause d’un choc pétrolier, BAM vend des dollars pour freiner la dépréciation,
éviter les effets d’entraînement et couper les mouvements spéculatifs qui s’auto-amplifient. C’est une intervention « au coup par coup », pas une défense du cours à tout prix.

Globalement, quand la demande de dollars explose, BAM vend une partie de ses réserves pour fournir la liquidité et éviter un décrochage du MAD. Si le choc dure, BAM laisse le MAD glisser vers la borne basse de -5% pour préserver les réserves. Les réserves sont d’ailleurs jugées « stabilisées » par BAM en 2025, ce qui lui donne de la marge.

Ainsi, BAM a gardé un biais prudent en 2025-2026 pour éviter que la fébrilité externe ne se transforme en inflation importée. Conclusion, le dirham est stable mais surveillé et Bank Al-Maghrib veut éviter une dévaluation brutale avant le flottement complet. Pour les particuliers, la stratégie est de changer quand le taux est dans la fourchette haute.

En bref, BAM ne laisse pas le marché 100% libre, elle a des outils ad hoc pour y intervenir notamment le fait que les exportateurs doivent ramener une partie de leurs devises au Maroc. Cela crée un flux structurel de $ et € qui soutient l’offre.

Elle permet un encadrement par les produits dérivés : les forwards et swaps sont autorisés, mais les positions spéculatives pures sont limitées et elle contrôle l’exposition des banques au risque de change pour éviter une crise de liquidité en devises.

Selon le gouverneur Abdellatif Jouahri, «la réforme de change est bel et bien là, mais le tissu économique n’est pas prêt pour un flottement total », il évite les anticipations de dévaluation brutale qui alimentent la fébrilité. Résultat en pleine crise mondiale, le dirham a été une des devises émergentes les plus stables, dans la limite cependant que BAM ne peut pas aller contre un choc durable. Si le pétrole reste supérieur à 100$ sur plus de 12 mois, les conséquences seront forcément plus importantes.

 

Afifa Dassouli

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TVA sur les services numériques : la DGI active son dispositif pour les prestataires étrangers https://lnt.ma/tva-sur-les-services-numeriques-la-dgi-active-son-dispositif-pour-les-prestataires-etrangers/ Mon, 18 May 2026 13:10:10 +0000 https://lnt.ma/?p=548735 La Direction générale des impôts (DGI) a mis en service une nouvelle plateforme numérique destinée à encadrer la collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux services numériques fournis à distance par des opérateurs étrangers à des consommateurs situés au Maroc. Accessible via l’espace des téléservices du portail officiel de la DGI, […]

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La Direction générale des impôts (DGI) a mis en service une nouvelle plateforme numérique destinée à encadrer la collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux services numériques fournis à distance par des opérateurs étrangers à des consommateurs situés au Maroc.

Accessible via l’espace des téléservices du portail officiel de la DGI, ce dispositif, baptisé Taxation on digital services, cible les prestataires non résidents ne disposant pas d’établissement au Maroc, mais proposant des services numériques à des clients non assujettis à la TVA dans le Royaume.

À compter du 11 juin 2026, ces opérateurs devront se conformer aux nouvelles obligations prévues par l’article 28 du décret n° 2.25.862 modifiant le décret n° 2.06.574 relatif à l’application de la TVA. Le dispositif prévoit notamment l’obligation d’inscription auprès de l’administration fiscale marocaine afin d’obtenir un identifiant fiscal, ainsi que le dépôt d’une déclaration trimestrielle du chiffre d’affaires réalisé au Maroc.

Les prestataires concernés devront également s’acquitter de la TVA correspondante et tenir un registre détaillé des prestations numériques commercialisées sur le marché marocain par voie électronique. Ce registre devra être présenté à l’administration fiscale en cas de contrôle.

Pour accompagner le déploiement de cette réforme, la DGI a mis à disposition un guide pratique détaillant les modalités d’utilisation de la plateforme et les démarches déclaratives à accomplir.

LNT

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Morocco Capital Markets Days 2026 : le Maroc met en avant ses ambitions financières à Londres https://lnt.ma/morocco-capital-markets-days-2026-le-maroc-met-en-avant-ses-ambitions-financieres-a-londres/ Mon, 18 May 2026 10:56:55 +0000 https://lnt.ma/?p=548714 L’édition 2026 des Morocco Capital Markets Days (MCMD), organisée les 7 et 8 mai à Londres par la Bourse de Casablanca, a réuni près de 200 participants, parmi lesquels des investisseurs institutionnels internationaux et une importante délégation marocaine conduite par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah . Cet événement, qui vise à […]

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L’édition 2026 des Morocco Capital Markets Days (MCMD), organisée les 7 et 8 mai à Londres par la Bourse de Casablanca, a réuni près de 200 participants, parmi lesquels des investisseurs institutionnels internationaux et une importante délégation marocaine conduite par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah .

Cet événement, qui vise à promouvoir le marché des capitaux marocain auprès de la communauté financière internationale, s’est tenu dans un contexte marqué par le retour du Maroc au statut « Investment Grade », un élément mis en avant par les organisateurs comme un facteur de crédibilité renforcée pour la place financière nationale .

La conférence plénière, organisée sous le thème “From Investment Grade to Investment Scale: Morocco’s New Capital Markets Momentum”, a constitué le temps fort de cette édition. Intervenant à cette occasion, Nadia Fettah a souligné que l’enjeu consiste désormais à transformer cette crédibilité retrouvée en accélération économique, à travers des marchés de capitaux plus profonds, plus transparents et davantage connectés aux flux internationaux d’investissement .

Le président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Tarik Senhaji, a pour sa part mis en avant les réformes engagées pour renforcer la maturité du marché, évoquant notamment la diversification des instruments de financement, l’accompagnement de l’innovation et l’élargissement de la base d’investisseurs.

Le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, a également insisté sur l’entrée du marché marocain dans une nouvelle phase de développement, citant notamment le lancement du marché à terme et l’évolution du compartiment actions.

Les échanges ont également porté sur la trajectoire du marché marocain comparée à celle d’autres économies émergentes. Selon les données présentées lors de l’événement, trois introductions en Bourse ont permis de lever plus de 600 millions de dollars, tandis que la capitalisation boursière a franchi pour la première fois le seuil des 100 milliards de dollars .

En parallèle, les rencontres bilatérales entre entreprises marocaines cotées et investisseurs étrangers ont constitué un autre axe central de cette édition. Environ 40 entreprises marocaines ont participé à près de 220 réunions one-to-one avec une quarantaine d’investisseurs internationaux, illustrant la volonté des émetteurs marocains de renforcer leur visibilité auprès des grands fonds internationaux .

Le programme comprenait également plusieurs ateliers techniques, notamment avec Bloomberg autour du lancement du marché à terme, ainsi qu’avec l’International Accounting Standards Board (IASB/IFRS) et Fitch Ratings, autour des standards internationaux de reporting financier et d’évaluation des risques.

LNT avec CdP

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Finance verte : BAM et la BERD renforcent la gestion des risques climatiques https://lnt.ma/finance-verte-bam-et-la-berd-renforcent-la-gestion-des-risques-climatiques/ Thu, 14 May 2026 09:34:02 +0000 https://lnt.ma/?p=548489 Bank Al-Maghrib (BAM) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont clôturé, mardi à Casablanca, le programme de renforcement des capacités des banques en matière de gestion des risques climatiques. Initié en 2022 pour couvrir plusieurs modules sur la gestion des risques climatiques et de la transition climatique, ce programme a […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont clôturé, mardi à Casablanca, le programme de renforcement des capacités des banques en matière de gestion des risques climatiques.

Initié en 2022 pour couvrir plusieurs modules sur la gestion des risques climatiques et de la transition climatique, ce programme a été clôturé lors d’un événement de haut niveau qui a permis d’échanger sur les résultats dudit programme, les progrès réalisés et les nouveaux besoins à couvrir dans les prochaines étapes du partenariat entre la BERD, BAM et le secteur bancaire.

Intervenant à cette occasion, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a souligné que si la régulation des risques climatiques est fondamentale dans toute stratégie en matière de risques climatiques et de finance verte, le renforcement des capacités et la coopération internationale en constituent également des composantes majeures.

« Elles sont d’autant plus importantes que nous évoluons, aujourd’hui, dans un environnement fortement imprévisible, puisque marqué par le dérèglement climatique, les tensions géopolitiques et la volatilité réglementaire. Dans ce contexte, il nous appartient, en tant que Banque Centrale et autorité de supervision, de veiller à ce que les banques assurent la gestion des risques, y compris de ceux qui résultent du changement climatique », a-t-il poursuivi.

M. Bouazza a noté que le cadre réglementaire mis en place appelle les banques à une intégration progressive des risques climatiques dans la gouvernance et la gestion de leurs risques. « Nous continuons à travailler pour consolider ce cadre et l’adapter à la lumière de l’expérience acquise et aux évolutions des pratiques climatiques ».

Pour le DG de BAM, la gestion du risque climatique est désormais reconnue comme un enjeu prudentiel et économique par les banques qui sont sensibilisées au fait que l’absence d’un cadre méthodologique pour évaluer et traiter les risques liés au climat pourrait les exposer à d’importantes pertes sur les actifs sensibles à ces risques. Parallèlement, il a estimé que l’engagement des banques sur le front climatique ne doit pas se limiter uniquement à la conformité réglementaire, elles devraient également accompagner les entreprises dans la compréhension des risques climatiques et dans les changements à opérer dans leur business modèles en priorisant les plus exposées.

Et de soutenir : « Toutefois, l’action climatique des banques se heurte à plusieurs difficultés notamment l’absence d’une taxonomie et d’un cadre réglementaire spécifique aux entreprises qui favoriseraient la communication de données fiables sur leurs expositions sensibles aux risques climatiques ».

Pour faire face à ces difficultés, plusieurs travaux sont en cours avec le soutien des partenaires internationaux, via l’assistance technique, le développement des capacités internes et des mécanismes de garantie, a fait savoir M. Bouazza.

« En plus de la coopération instaurée avec la BERD, nous bénéficions de l’assistance technique de la Banque Mondiale et de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour faire avancer la feuille de route réglementaire nationale et renforcer les outils méthodologiques et analytiques telles que la taxonomie ou encore la boîte à outils pour la supervision des risques climatiques », a-t-il dit.

De leur côté, les banques devraient développer des capacités internes en vue de rehausser leurs compétences et l’expertise que nécessite l’intégration des risques climatiques dans leurs décisions pour identifier les opportunités de la transition climatique, a préconisé le DG de BAM.

Il a également rappelé que la stratégie nationale pour le développement de la finance climat à horizon 2030 constitue un cadre de dialogue approprié entre les Départements ministériels, les régulateurs et les acteurs du marché pour inciter le tissu économique à s’engager dans la transition vers des projets décarbonisés en vue de renforcer la cohérence des référentiels climatiques.

 

LNT avec Map

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Bank Al-Maghrib renouvelle son Conseil avec six nouveaux membres indépendants https://lnt.ma/bank-al-maghrib-renouvelle-son-conseil-avec-six-nouveaux-membres-independants/ Wed, 13 May 2026 14:00:00 +0000 https://lnt.ma/?p=548416 Bank Al-Maghrib a procédé au renouvellement de la composition de son Conseil à travers la nomination de six nouveaux membres indépendants. Publiée au Bulletin officiel, cette recomposition concerne les membres indépendants dont les mandats sont arrivés à échéance, sans modification de l’architecture institutionnelle permanente du Conseil, qui demeure articulée autour du wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif […]

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Bank Al-Maghrib a procédé au renouvellement de la composition de son Conseil à travers la nomination de six nouveaux membres indépendants. Publiée au Bulletin officiel, cette recomposition concerne les membres indépendants dont les mandats sont arrivés à échéance, sans modification de l’architecture institutionnelle permanente du Conseil, qui demeure articulée autour du wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, du directeur général de la Banque centrale, Abderrahim Bouazza, ainsi que du directeur du Trésor et des Finances extérieures, Mohammed Tarik Bchir.

Les nouvelles nominations traduisent une volonté de renforcer la diversité des expertises représentées au sein de l’organe de gouvernance de la Banque centrale, avec l’intégration de profils issus du monde académique, de l’administration économique et des institutions financières internationales.

Parmi les nouveaux membres figure Mounssif Aderkaoui, économiste affilié à l’Université Mohammed VI Polytechnique, dont les travaux portent sur les politiques publiques et les enjeux de développement économique. Son parcours comprend également des responsabilités dans des secteurs liés à l’économie et au tourisme.

Le Conseil accueille également Jilali Kenzi, ancien haut responsable du ministère de l’Économie et des Finances, passé notamment par l’Inspection générale des finances et la Direction du Trésor, avec une expérience centrée sur les politiques financières et la gestion publique.

Autre nomination, celle de Bouchra Rahmouni, professeure à l’Africa Business School de l’UM6P, dont les travaux portent notamment sur le développement inclusif, l’innovation sociale et les politiques de croissance.

Le champ académique est également représenté par Fouzi Mourji, enseignant-chercheur à l’Université Hassan II de Casablanca, spécialiste de l’économétrie appliquée et de l’économie du développement, ayant collaboré avec plusieurs organisations internationales, dont la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement.

Le Conseil intègre aussi Abdelhak Senhadji, ancien cadre dirigeant du Fonds monétaire international, fort d’une expérience dans les questions de politique budgétaire et de gestion macroéconomique, notamment dans les économies émergentes et à faible revenu.

Enfin, Raja Chakir rejoint l’instance avec une expertise en économie agricole, politiques environnementales et changement climatique. Chercheuse à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, son profil élargit le spectre des compétences représentées au sein du Conseil à des enjeux de durabilité et de transition climatique.

LNT

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Rapport de la Cour des comptes : majorité et opposition s’opposent sur la lecture du bilan gouvernemental https://lnt.ma/rapport-de-la-cour-des-comptes-majorite-et-opposition-sopposent-sur-la-lecture-du-bilan-gouvernemental/ Wed, 13 May 2026 13:24:36 +0000 https://lnt.ma/?p=548399 L’examen du rapport 2024-2025 de la Cour des comptes a donné lieu à de vifs échanges à la Chambre des représentants, où majorité et opposition ont affiché des lectures sensiblement divergentes des conclusions de l’institution dirigée par Zineb El Adaoui. Réunis en séance plénière pour discuter de l’exposé de la première présidente de la Cour […]

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L’examen du rapport 2024-2025 de la Cour des comptes a donné lieu à de vifs échanges à la Chambre des représentants, où majorité et opposition ont affiché des lectures sensiblement divergentes des conclusions de l’institution dirigée par Zineb El Adaoui.

Réunis en séance plénière pour discuter de l’exposé de la première présidente de la Cour des comptes sur l’action de l’institution au titre de l’exercice 2024-2025, les groupes parlementaires ont opposé deux interprétations distinctes du document. Là où la majorité y voit une validation de plusieurs orientations gouvernementales et des réformes engagées, l’opposition met davantage l’accent sur les dysfonctionnements relevés en matière de gouvernance et sur l’impact jugé insuffisant des politiques publiques sur le quotidien des citoyens.

Les formations de la majorité ont notamment souligné que le rapport met en lumière les avancées réalisées dans plusieurs chantiers structurants, en particulier la protection sociale, l’investissement et la gestion des ressources hydriques.

Le groupe du Rassemblement national des indépendants (RNI) a ainsi estimé que les observations de la Cour relatives à la généralisation de la couverture sociale traduisent l’engagement du gouvernement dans la mise en œuvre de ce chantier, tout en reconnaissant que des défis subsistent, notamment en matière de digitalisation et de réforme du système national de santé.

Le groupe Authenticité et Modernité (PAM) a, pour sa part, mis en avant le caractère objectif du rapport, tout en relevant que celui-ci souligne des insuffisances dans la gestion publique et la persistance de disparités territoriales, notamment en matière d’accès aux infrastructures, aux services de base et à l’emploi. Le groupe a plaidé pour un renforcement de l’investissement public dans les zones vulnérables et une accélération de la régionalisation avancée.

Le groupe istiqlalien a insisté sur les enjeux liés à la politique hydrique, saluant les efforts engagés dans le cadre des orientations royales, notamment à travers l’accélération des projets de barrages, d’interconnexion entre bassins hydrauliques et de dessalement de l’eau de mer. Il a toutefois relevé les défis persistants liés à la distribution, au traitement et à la réutilisation des eaux usées.

Du côté de l’opposition, les critiques ont porté sur l’écart entre les indicateurs macroéconomiques et la réalité sociale.

Le Groupe socialiste-opposition ittihadi a relevé que, selon les constats du rapport, près de 11 millions de Marocains demeurent en dehors du système de couverture sanitaire, estimant que la protection sociale ne peut atteindre ses objectifs sans résolution des difficultés liées au recouvrement des cotisations et à la continuité des droits des bénéficiaires.

Le Groupe haraki a reconnu l’amélioration de certains indicateurs économiques, tout en estimant que la question centrale demeure celle de l’impact concret de ces performances sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la réduction des disparités territoriales.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a, de son côté, pointé les retards dans la mise en œuvre de certains dispositifs réglementaires, notamment ceux liés à la Charte de l’investissement et au soutien aux PME, ainsi que les difficultés persistantes d’accès au foncier.

Le Groupe Justice et Développement (PJD) a critiqué les limites des résultats de la Charte de l’investissement, évoquant un manque de convergence entre politiques publiques et l’absence de mécanismes d’évaluation suffisants. Il a également attiré l’attention sur la situation des finances publiques, marquée selon lui par la persistance du déficit et l’augmentation de l’endettement.

Certaines voix individuelles ont également exprimé leurs réserves. La députée Fatima Tamni a estimé que l’augmentation des budgets publics ne s’est pas traduite par des résultats tangibles pour les citoyens, tandis que Nabila Mounib a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des hôpitaux publics.

LNT

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Mohammed Tarik Bchir officiellement installé à la tête de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures https://lnt.ma/mohammed-tarik-bchir-officiellement-installe-a-la-tete-de-la-direction-du-tresor-et-des-finances-exterieures/ Wed, 13 May 2026 10:54:00 +0000 https://lnt.ma/?p=548388 La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a présidé mardi la cérémonie d’installation de Mohammed Tarik Bchir en tant que nouveau directeur du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), au sein du ministère de l’Économie et des Finances. Cette cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs directeurs du ministère, ainsi que de hauts […]

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La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a présidé mardi la cérémonie d’installation de Mohammed Tarik Bchir en tant que nouveau directeur du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), au sein du ministère de l’Économie et des Finances.

Cette cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs directeurs du ministère, ainsi que de hauts responsables d’organismes partenaires et d’établissements placés sous tutelle.

À cette occasion, Nadia Fettah a adressé ses félicitations au nouveau responsable, saluant la confiance placée en lui et lui souhaitant pleine réussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

La ministre a également mis en avant le rôle stratégique de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures, en rappelant ses principales missions, notamment en matière de mobilisation des financements extérieurs, de développement et de régulation du secteur financier, ainsi que d’accompagnement des grandes réformes financières engagées par le Royaume.

Elle a par ailleurs rendu hommage à Fouzia Zaaboul, ancienne directrice du Trésor et des Finances Extérieures, en saluant, au nom du ministère, les efforts déployés et le travail accompli tout au long de son parcours à la tête de cette direction.

LNT

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Défense, énergie, dette : comment les tensions géopolitiques redessinent les finances publiques https://lnt.ma/defense-energie-dette-comment-les-tensions-geopolitiques-redessinent-les-finances-publiques/ Wed, 13 May 2026 10:25:54 +0000 https://lnt.ma/?p=548376 Pendant plusieurs décennies, dans de nombreuses économies avancées, les politiques budgétaires se sont principalement articulées autour de priorités relativement stabilisées : croissance, protection sociale, investissement public, modernisation des infrastructures ou encore transition énergétique. La fin de la guerre froide et l’approfondissement de la mondialisation avaient progressivement relégué les considérations stratégiques et militaires au second plan […]

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Pendant plusieurs décennies, dans de nombreuses économies avancées, les politiques budgétaires se sont principalement articulées autour de priorités relativement stabilisées : croissance, protection sociale, investissement public, modernisation des infrastructures ou encore transition énergétique. La fin de la guerre froide et l’approfondissement de la mondialisation avaient progressivement relégué les considérations stratégiques et militaires au second plan dans la construction budgétaire de plusieurs États, notamment en Europe.

Cette séquence semble aujourd’hui remise en question. La succession des crises de ces dernières années — pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, tensions persistantes au Moyen-Orient, rivalités sino-américaines, fragmentation du commerce mondial et résurgence des préoccupations de souveraineté industrielle et technologique — a profondément modifié les paramètres de l’action publique. Les finances publiques se retrouvent désormais à l’intersection de plusieurs impératifs simultanés : renforcer la sécurité, amortir les chocs inflationnistes, financer la transition énergétique, soutenir la croissance et préserver la soutenabilité budgétaire.

Le Fonds monétaire international (FMI), dans son Fiscal Monitor publié en avril 2026, résume cette nouvelle équation en soulignant que les gouvernements évoluent dans un environnement marqué par des niveaux d’endettement élevés, des risques géopolitiques accrus et une réduction progressive des marges de manœuvre budgétaires. « Les vulnérabilités budgétaires restent importantes alors que l’incertitude mondiale demeure exceptionnellement élevée », note l’institution.

Dans ce contexte, un nouveau triangle de pression semble structurer les finances publiques contemporaines : défense, énergie et dette.

Le retour de la défense comme poste budgétaire structurant

Le premier changement majeur concerne la place des dépenses de défense dans les budgets publics. Pendant plusieurs décennies, dans une partie de l’Europe notamment, les dépenses militaires avaient cessé d’être un moteur majeur de la dynamique budgétaire. La guerre en Ukraine a brutalement changé cette donne.

L’Allemagne constitue sans doute le cas le plus emblématique de ce basculement. Longtemps attachée à une doctrine de prudence militaire et de rigueur budgétaire, Berlin a opéré un tournant historique avec le concept de Zeitenwende, officialisé après le déclenchement du conflit ukrainien, et matérialisé par un fonds spécial de 100 milliards d’euros destiné à la modernisation de la Bundeswehr.

La Pologne, pour sa part, a accéléré de manière spectaculaire son effort de défense, dans un contexte de proximité immédiate avec le conflit et de volonté assumée de renforcer sa posture sécuritaire régionale.

À l’échelle communautaire, l’Union européenne évolue également. La Commission européenne soutient désormais davantage le financement de l’industrie de défense, tandis que plusieurs États membres revoient à la hausse leurs enveloppes militaires. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a d’ailleurs récemment insisté sur la nécessité pour les membres de l’Alliance d’accroître leurs capacités de défense face à un environnement stratégique durablement dégradé.

Même aux États-Unis, où les budgets militaires restent structurellement élevés, la montée des tensions internationales continue d’alimenter les arbitrages en faveur de la sécurité.

Ce mouvement dépasse la seule dimension militaire classique. Les dépenses liées à la cybersécurité, à la protection des infrastructures critiques, à la souveraineté technologique ou aux chaînes d’approvisionnement stratégiques s’inscrivent également dans cette nouvelle logique budgétaire.

L’énergie, autre canal majeur de pression budgétaire

La guerre ne pèse pas uniquement sur les budgets via les dépenses militaires. Les tensions géopolitiques exercent aussi un effet indirect mais puissant à travers les marchés énergétiques.

Le conflit ukrainien avait déjà mis en évidence la vulnérabilité des économies importatrices face à la flambée des prix du gaz et de l’électricité. Les tensions récurrentes au Moyen-Orient rappellent combien les équilibres pétroliers mondiaux restent sensibles aux crises géopolitiques.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) souligne régulièrement que la sécurité énergétique redevient un enjeu central de politique économique. Dans plusieurs pays européens, cette vulnérabilité s’est traduite par des interventions budgétaires massives.

En France, en Allemagne, en Espagne ou en Italie, les gouvernements ont mobilisé des milliards d’euros pour limiter l’impact des hausses énergétiques sur les ménages et les entreprises, via des boucliers tarifaires, des subventions ciblées ou des aides sectorielles.

Le FMI relève que ces mécanismes, s’ils ont permis de contenir le choc inflationniste à court terme, ont aussi accru la pression sur les finances publiques.

Le phénomène touche également les économies émergentes, où les subventions énergétiques restent souvent politiquement sensibles. Réduire les soutiens expose à des tensions sociales ; les maintenir alourdit la charge budgétaire.

À plus long terme, cette vulnérabilité accélère également les besoins d’investissement dans les infrastructures énergétiques, les renouvelables, les interconnexions et la diversification des approvisionnements.

Le retour de la dette comme contrainte centrale

Troisième composante de ce triangle : la dette.

Si la décennie ayant suivi la crise financière mondiale avait été marquée par des conditions monétaires exceptionnellement favorables, la situation a changé.

La remontée des taux d’intérêt dans les grandes économies a significativement accru le coût du refinancement des États. Selon le FMI, les charges d’intérêt augmentent désormais plus rapidement que plusieurs postes traditionnels de dépenses publiques dans de nombreux pays.

Autrement dit, les gouvernements doivent simultanément financer davantage de dépenses stratégiques… tout en consacrant une part croissante de leurs ressources au service de la dette.

La Banque mondiale, dans ses analyses sur l’espace budgétaire, alerte également sur l’érosion des marges de manœuvre des États, notamment dans les économies émergentes et en développement.

Ce changement est majeur. Durant la pandémie, l’endettement public avait permis des réponses budgétaires massives. Aujourd’hui, cette capacité apparaît plus contrainte.

Maroc : une exposition indirecte, mais un défi budgétaire bien réel

Le Maroc n’est pas directement impliqué dans les grands foyers de tensions géopolitiques actuels. Pourtant, le Royaume n’échappe pas aux conséquences budgétaires de ce nouvel environnement international.

Le premier facteur d’exposition demeure énergétique. Importateur net d’hydrocarbures, le Maroc reste mécaniquement sensible aux fluctuations des prix internationaux du pétrole et du gaz. Toute hausse prolongée des cours alourdit la facture énergétique nationale, exerce une pression sur l’inflation importée et affecte indirectement les équilibres budgétaires.

Cette vulnérabilité explique d’ailleurs l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et la sécurisation de l’approvisionnement énergétique. Mais ces transitions exigent elles-mêmes des ressources importantes, publiques ou para-publiques.

Le deuxième défi concerne le niveau déjà élevé des engagements budgétaires nationaux.

Le Royaume mène simultanément plusieurs chantiers structurants : généralisation de la protection sociale, investissements hydriques face au stress climatique, développement industriel, infrastructures de transport, montée en puissance énergétique, territorialisation de l’investissement public et préparation des grands événements sportifs internationaux.

Le chantier de la généralisation de la protection sociale, voulu comme l’un des grands projets structurants du règne, mobilise à lui seul des moyens budgétaires significatifs. À cela s’ajoutent les besoins croissants liés à la sécurité hydrique, dans un contexte de pression climatique persistante.

L’organisation de la CAN 2025 et la préparation de la Coupe du monde 2030 impliquent également d’importants investissements en infrastructures, mobilité, hospitalité et modernisation urbaine.

À ces impératifs s’ajoute la question sécuritaire.

Sans être dans une logique comparable à celle de l’Europe orientale, le Maroc évolue dans un environnement régional complexe marqué par des enjeux sécuritaires, migratoires, cybernétiques et géopolitiques. Les dépenses de défense et de sécurité s’inscrivent donc dans une trajectoire de vigilance stratégique durable.

Le Royaume doit également intégrer une nouvelle dimension : celle de la souveraineté technologique.

Le développement du numérique, de la cybersécurité, des infrastructures critiques, de l’intelligence artificielle ou encore des capacités industrielles stratégiques devient progressivement un sujet budgétaire à part entière.

Enfin, le sujet de la dette reste central.

Bank Al-Maghrib insiste régulièrement sur la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques dans un environnement international incertain. Le FMI, dans ses consultations au titre de l’article IV, souligne quant à lui la résilience relative du cadre macroéconomique marocain, tout en rappelant l’importance de maintenir une trajectoire budgétaire crédible.

Le Maroc ne fait donc pas face à une crise budgétaire comparable à celle de certains États plus fragiles. Mais il doit gérer une équation plus exigeante : financer simultanément transformation économique, résilience sociale, sécurité stratégique et adaptation climatique, dans un contexte international plus volatil.

Un nouvel âge des arbitrages publics

Le grand changement n’est pas seulement comptable. Il est politique.

Quand les ressources deviennent plus contraintes, les arbitrages budgétaires changent de nature. Défense, énergie, dette, climat, santé, éducation, investissement productif : chaque priorité entre plus directement en concurrence avec les autres.

Le débat classique entre sécurité et bien-être social retrouve une actualité nouvelle, mais dans une version plus complexe, où s’ajoutent souveraineté énergétique, cybersécurité et résilience industrielle.

Les budgets publics redeviennent ainsi des instruments de souveraineté autant que de politique économique.

Comme le résume le FMI, les gouvernements évoluent désormais dans un environnement où les choix budgétaires doivent concilier impératifs de stabilité économique immédiate et besoins d’investissement stratégique de long terme.

Pour des pays comme le Maroc, l’enjeu ne consiste pas uniquement à contenir le déficit ou préserver la dette, mais à arbitrer entre des priorités de plus en plus nombreuses, souvent toutes présentées comme essentielles.

C’est sans doute là que se joue l’une des grandes recompositions économiques de cette décennie.

Selim Benabdelkhalek

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Fouzi Lekjaa annonce une hausse des recettes fiscales https://lnt.ma/fouzi-lekjaa-annonce-une-hausse-des-recettes-fiscales/ Wed, 13 May 2026 09:39:40 +0000 https://lnt.ma/?p=548355 L’exécution de la loi de finances (LF) de l’exercice 2026 fait ressortir une augmentation des recettes fiscales, en glissement annuel, de 10,4 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril dernier, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa. En réponse à des questions orales sur l’exécution de […]

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L’exécution de la loi de finances (LF) de l’exercice 2026 fait ressortir une augmentation des recettes fiscales, en glissement annuel, de 10,4 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril dernier, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.

En réponse à des questions orales sur l’exécution de la LF 2026, M. Lekjaa a précisé que le taux de réalisation a atteint 36,3% des prévisions de la LF, soulignant que cette évolution « exceptionnelle » concerne principalement l’impôt sur les sociétés (IS), qui a enregistré une hausse de 9,1 MMDH, soit +25% par rapport à fin avril 2025.

L’impôt sur le revenu (IR) a progressé, quant à lui, de 1 MMDH, soit +4,8%, tandis que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a augmenté de 1,3 MMDH (+4%), avec un taux de réalisation de 49% à fin avril, a fait savoir le ministre.

Il a également fait état d’une hausse des droits d’enregistrement et de timbre de 1 MMDH, soit près de 11,4%, ainsi que d’une augmentation des recettes de la taxe intérieure de consommation (TIC) de 854 millions de dirhams (MDH), relevant que ces indicateurs traduisent l’amélioration de la consommation intérieure de 7,4%.

S’agissant des dépenses, M. Lekjaa a affirmé que l’exécution de la LF « se déroule conformément aux prévisions », à l’exception des mesures liées à l’accompagnement des effets de la conjoncture actuelle et à l’atténuation de leurs impacts.

Dans ce cadre, il a précisé que la subvention du gaz butane représente un coût mensuel de 600 MDH pour maintenir les prix des bonbonnes, tandis que 650 MDH sont mobilisés chaque mois pour stabiliser les prix du transport et 300 MDH pour maintenir les prix de l’électricité à leurs niveaux actuels, notant que le coût de l’électricité à lui seul devrait atteindre 3 MMDH.

D’après le ministre, les recettes fiscales additionnelles liées à la TVA ne dépasseront pas, dans le meilleur des cas, 3 MMDH sur l’année, expliquant que la TIC n’est pas affectée par les variations de prix, puisqu’elle est calculée sur la base des volumes et non des prix.

Dans ce contexte, il a noté que la TVA ne représente que 0,46 dirham dans le prix d’un litre de gasoil, alors que le surcoût moyen lié aux répercussions de la crise s’élève à 3,7 dirhams/litre.

Concernant l’inflation, M. Lekjaa a fait savoir que ses niveaux sont restés inférieurs à 1% au cours des trois premiers mois de l’année, avant d’atteindre 0,9% en mars, exprimant l’espoir de maintenir ces taux « à des niveaux n’affectant pas de manière significative l’activité économique ».

Il a également rappelé que l’Exécutif s’oriente vers une réduction du déficit budgétaire à 3% du produit intérieur brut (PIB) à fin 2026, soit une baisse de 0,5 point comparativement à 2025, ajoutant que la dette poursuivra sa trajectoire descendante pour se stabiliser autour de 66% du PIB en 2026.

Par ailleurs, les recettes ordinaires sont passées de 256 MMDH en 2021 à 424 MMDH en 2025, avec un taux de croissance moyen de 13,5%, ce qui, selon le ministre, consacre une tendance structurelle et une nette amélioration au cours des cinq dernières années, notamment grâce à l’évolution de l’IS.

Il a, en outre, indiqué que le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé, dans le cadre des consultations relatives au renouvellement de la ligne de crédit modulable accordée au Maroc, que le Royaume remplit les critères d’éligibilité à ce mécanisme de financement, grâce à la solidité de sa politique macroéconomique. Cette situation a également permis à l’agence Standard & Poor’s de maintenir la notation du Maroc en catégorie « investment grade » avec une perspective stable, tandis que l’agence Moody’s a relevé la perspective de la note souveraine du Royaume de « stable » à « positive ».

Enfin, M. Lekjaa a mis en avant les progrès réalisés par le Maroc en matière de transparence budgétaire dans le cadre de « Open Budget 2025 », avec une amélioration de quatre points, estimant que cette performance est le fruit « des efforts institutionnels conjoints, Parlement et gouvernement, majorité et opposition, pour améliorer la gestion des finances publiques ».

 

LNT avec Map

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Finances publiques : le déficit budgétaire s’aggrave à 15,5 milliards de dirhams à fin avril https://lnt.ma/finances-publiques-le-deficit-budgetaire-saggrave-a-155-milliards-de-dirhams-a-fin-avril/ Wed, 13 May 2026 09:33:18 +0000 https://lnt.ma/?p=548342 Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 15,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril 2026, contre 11,8 MMDH à la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Cette évolution intervient malgré un solde positif de 27,9 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du […]

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Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 15,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril 2026, contre 11,8 MMDH à la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Cette évolution intervient malgré un solde positif de 27,9 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA).

Les recettes ordinaires du Trésor ont atteint 154,3 MMDH sur les quatre premiers mois de l’année, en progression de 7% en glissement annuel. Cette hausse a été soutenue par la progression des impôts directs (+9,8%), des impôts indirects (+11,3%), des droits de douane (+6,5%) ainsi que des droits d’enregistrement et de timbre (+11,5%). En revanche, les recettes non fiscales ont reculé de 20,6%, limitant la dynamique globale des encaissements.

Du côté des dépenses, la progression a été plus marquée. Les dépenses émises au titre du budget général se sont élevées à 219,4 MMDH, en hausse de 12,2% par rapport à fin avril 2025. Cette augmentation reflète notamment une hausse de 14,4% des dépenses de fonctionnement et de 19,6% des dépenses d’investissement, tandis que les charges de la dette budgétisée ont enregistré une légère baisse de 1,9%.

Dans le détail, les intérêts de la dette ont progressé de 6,1% pour atteindre 16,2 MMDH, alors que les remboursements du principal ont diminué de 7,1%, à 21,8 MMDH. Cette évolution résulte d’un recul des amortissements de la dette intérieure, partiellement compensé par une hausse des remboursements liés à la dette extérieure.

Malgré cet accroissement du déficit global, le solde ordinaire demeure légèrement positif, à plus de 1,63 MMDH à fin avril, traduisant un certain équilibre entre les recettes et les dépenses ordinaires hors investissement.

Les engagements de dépenses ont, pour leur part, atteint 369,9 MMDH, soit un taux global d’engagement de 41%, contre 39% un an auparavant, avec un taux d’émission sur engagements de 77%.

En parallèle, les recettes douanières ont poursuivi leur progression, atteignant 33,8 MMDH à fin avril, en hausse de 9,5% sur un an. Cette évolution est principalement portée par la fiscalité à l’importation.

Les recettes issues de la TVA à l’importation se sont établies à 20,66 MMDH, en progression de 7,7%, tandis que les droits de douane ont généré 5,56 MMDH (+6,5%). La Taxe intérieure sur la consommation (TIC) appliquée aux produits énergétiques a, quant à elle, affiché la plus forte progression, avec une hausse de 17,4% à 7,58 MMDH.

Au total, les recettes brutes de la fiscalité douanière, hors remboursements et restitutions fiscales, ont dépassé 39,3 MMDH, en progression de 11%.

LNT

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Services financiers de proximité : May Cash entre en jeu https://lnt.ma/services-financiers-de-proximite-may-cash-entre-en-jeu/ Mon, 11 May 2026 10:53:54 +0000 https://lnt.ma/?p=548177 Spécialisé dans les services de paiement et de transfert, Maymouna Services Financiers (MSF) est un acteur réglementé opérant dans le cadre des dispositions de BAM depuis 2018 avec comme principal objectif : contribuer activement au développement de l’inclusion financière au Maroc. C’est dans cette optique que s’inscrit le lancement aujourd’hui de ‘‘May Cash’’. MSF mène […]

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Spécialisé dans les services de paiement et de transfert, Maymouna Services Financiers (MSF) est un acteur réglementé opérant dans le cadre des dispositions de BAM depuis 2018 avec comme principal objectif : contribuer activement au développement de l’inclusion financière au Maroc. C’est dans cette optique que s’inscrit le lancement aujourd’hui de ‘‘May Cash’’.

MSF mène depuis vendredi dernier un roadshow l’amenant à Marrakech, Agadir, Meknès, Fès, Oujda, Tanger et Rabat). L’objectif de cette caravane consiste à rencontrer ses partenaires, les investisseurs et acteurs du secteur.

Au menu, le recrutement de partenaires/franchisés, la présentation officielle de la marque, la création d’une dynamique autour du lancement et par la même occasion l’installation de May Cash comme nouvel acteur crédible.

Casablanca fut la première étape où MSF a pu débattre et échanger autour de ce nouveau service dédié au développement d’un réseau de proximité à même d’offrir plusieurs services financiers et para-financiers.

Concrètement, les services proposés par May Cash comprennent le transfert d’argent national à travers plus de 2 000 agences de la Fondation Arrawaj et de Chaabi Cash, le transfert international, le paiement de factures, la distribution des aides étatiques et des services de proximité de la CNSS.

Le DG de MSF, Ahmed Chafak, explique que le lancement de May Cash reste animé par une profonde ambition : ‘‘ Nous voulons rapprocher les services financiers des citoyens et offrir de nouvelles opportunités aux entrepreneurs locaux ”.

Et de poursuivre que MSF entre aujourd’hui dans une phase d’accélération, portée par une ambition de développement et de consolidation de son positionnement à travers sa marque May Cash qui se positionne comme un levier stratégique clé pour renforcer la proximité et élargir l’accès aux services financiers à travers le territoire.

D’après lui, le déploiement terrain est déjà engagé, confirmant une dynamique opérationnelle active et structurée : ‘‘May Cash s’inscrit dans une nouvelle dynamique d’accès aux services financiers au Maroc, basée sur la proximité et l’inclusion’’.

Pour la première année, MSF vise un déploiement national de 270 agences Arrawaj et plus de 1000 points May Cash opérationnels.

Par rapport au marché, MSF affiche de l’optimisme à l’horizon. Au Maroc et selon les statistiques de 2024, le marché des transfert nationaux s’élève à 50 MMDH et celui des transferts internationaux à plus de 65 MMDH. C’est dire qu’il y de la place pour tout le monde, dit-on auprès de MSF pour qui le contexte offre également d’importantes opportunités de développement, notamment la subsistance de zones encore sous-équipées et peu couvertes en services financiers, la montée en puissance des programmes sociaux de l’Etat, étatiques et le besoin de réseaux fiables pour la distribution et une demande croissante de services proximité accessibles, rapides et simples…

Adossé à des partenaires institutionnels reconnus composés de Groupe Saraya Holding et la compagnie d’assurance AXA et autres investisseurs, MSF bénéficie d’une expertise sectorielle assurée par une équipe dirigeante expérimentée.

Se basant sur un réseau physique de proximité de la Fondation Arrawaj (Agent de Paiement Principal de MSF), pour garantir l’accessibilité et l’inclusion financière partout au Maroc.

H.Z

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Bourse de Casablanca : le MASI progresse de près de 2% sur la semaine https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-le-masi-progresse-de-pres-de-2-sur-la-semaine/ Sat, 09 May 2026 15:51:26 +0000 https://lnt.ma/?p=548099 La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 4 au 8 mai sur une orientation positive, portée par une progression de son indice principal, le MASI, qui a gagné 1,98% pour s’établir à 18.950,94 points. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique haussière qui a également concerné les principaux indices du marché. Le MASI 20, […]

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La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 4 au 8 mai sur une orientation positive, portée par une progression de son indice principal, le MASI, qui a gagné 1,98% pour s’établir à 18.950,94 points.

Cette évolution s’inscrit dans une dynamique haussière qui a également concerné les principaux indices du marché. Le MASI 20, qui regroupe les valeurs les plus liquides de la cote, a progressé de 2,07% à 1.384,03 points, tandis que le MASI ESG, composé des entreprises les mieux notées sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance selon Moody’s ESG Solutions, a enregistré une hausse de 1,25% à 1.338,62 points.

Le segment des petites et moyennes capitalisations a également affiché une performance soutenue, le MASI Mid and Small Cap progressant de 3,31% à 1.984,55 points.

Les industrielles en tête des progressions

Sur le plan sectoriel, les meilleures performances hebdomadaires ont été réalisées par les compartiments liés à l’industrie.

Le secteur des ingénieries et biens d’équipement industriels a signé la plus forte progression avec une hausse de 12,48%, suivi de l’industrie pharmaceutique (+10,15%) et de l’industrie agricole (+6,86%).

À l’inverse, certains compartiments ont évolué en territoire négatif, notamment celui des distributeurs, qui a reculé de 2,47%, devant la sylviculture et papier (-1,54%) et les assurances (-1,08%).

L’activité sur le marché est restée soutenue, avec un volume global d’échanges dépassant 1,26 milliard de dirhams, essentiellement concentré sur le marché central actions.

Les transactions ont été principalement dominées par Managem, qui a représenté 14,76% des échanges, suivie d’Attijariwafa Bank avec 9,42% et d’Itissalat Al-Maghrib avec 6,87%.

La capitalisation boursière totale de la place casablancaise a, pour sa part, franchi le seuil de 1.082,78 milliards de dirhams.

Du côté des performances individuelles, SMI a enregistré la plus forte hausse hebdomadaire, avec une progression de 15,23% à 10.198 dirhams. Elle est suivie par Stroc Industrie (+14,87% à 224 dirhams), Microdata (+13,17% à 765 dirhams), Balima (+11,01% à 229,8 dirhams) et Salafin (+8,98% à 484,95 dirhams).

À l’opposé, Rebab Company a accusé la plus forte baisse de la semaine, avec un recul de 9,44% à 95 dirhams. Promopharm a cédé 7,6% à 1.300 dirhams, tandis que Maroc Leasing a perdu 5,21% à 362 dirhams. M2M Group (-4,31% à 422 dirhams) et Label’Vie (-3,61% à 4.000 dirhams) figurent également parmi les principales contre-performances.

LNT

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La Bourse de Casablanca et Maroc PME concluent un partenariat pour accompagner les TPME vers le marché boursier https://lnt.ma/la-bourse-de-casablanca-et-maroc-pme-concluent-un-partenariat-pour-accompagner-les-tpme-vers-le-marche-boursier/ Wed, 06 May 2026 13:52:54 +0000 https://lnt.ma/?p=547313 La Bourse de Casablanca et l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (Maroc PME) ont signé une convention-cadre de partenariat stratégique destinée à renforcer l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) marocaines et à faciliter leur accès aux mécanismes de financement du marché des capitaux. Cet accord, signé le […]

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La Bourse de Casablanca et l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (Maroc PME) ont signé une convention-cadre de partenariat stratégique destinée à renforcer l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) marocaines et à faciliter leur accès aux mécanismes de financement du marché des capitaux.

Cet accord, signé le 29 avril par le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, et le directeur général de Maroc PME, Anouar Alaoui Ismaili, s’inscrit dans la dynamique nationale visant à renforcer la compétitivité, la résilience et la croissance des TPME.

À travers ce partenariat, les deux institutions ambitionnent de mettre en place un cadre de collaboration destiné à préparer les entreprises à fort potentiel aux exigences du financement boursier, notamment en matière de gouvernance, de transparence et de structuration financière.

Selon les signataires, cette initiative repose sur la complémentarité entre les dispositifs d’accompagnement déployés par Maroc PME, notamment dans le cadre du Pacte TPME 2025-2030, et l’expertise de la Bourse de Casablanca dans l’accompagnement des entreprises vers les marchés financiers.

Le partenariat s’articule autour de trois principaux axes. Le premier concerne la mise en place d’un mécanisme d’orientation et de mise en relation destiné à identifier les entreprises présentant un potentiel de développement et à les orienter vers les dispositifs d’accompagnement les plus adaptés.

Le deuxième axe porte sur le renforcement des capacités des TPME à travers des programmes communs de formation et de montée en compétences, portant notamment sur les critères d’éligibilité au marché boursier ainsi que sur les exigences liées à la gouvernance et à la transparence financière.

Le troisième volet prévoit l’organisation d’actions conjointes de sensibilisation, de rencontres régionales et d’événements visant à promouvoir les opportunités de financement offertes par le marché des capitaux et les dispositifs d’appui portés par Maroc PME.

À cette occasion, le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, a indiqué que cette convention s’inscrit dans la volonté de l’institution de renforcer son rôle de levier de financement de l’économie réelle.

« La Bourse de Casablanca réaffirme sa vocation de levier de financement à long terme au service de l’économie réelle. La convention conclue avec Maroc PME nous permettra de poursuivre l’identification et l’accompagnement des entreprises les plus prometteuses, en les préparant au mieux aux exigences du marché boursier et contribuer ainsi à l’émergence de véritables champions nationaux », a-t-il déclaré.

De son côté, le directeur général de Maroc PME, Anouar Alaoui Ismaili, a estimé que le Pacte TPME 2025-2030 marque « un changement de paradigme » dans l’accompagnement des entreprises marocaines.

« Le PACTE TPME consacre une approche d’accompagnement territorialisée, ouverte à tous les secteurs et couvrant tout le cycle de vie de l’entreprise », a-t-il affirmé, soulignant que cette dynamique repose sur « une logique de partenariat renforcé » mobilisant plusieurs acteurs institutionnels et économiques.

LNT

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De la stratégie de BNP Paribas à l’acquisition de la BMCI par Holmarcom https://lnt.ma/de-la-strategie-de-bnp-paribas-a-lacquisition-de-la-bmci-par-holmarcom/ Wed, 06 May 2026 09:51:44 +0000 https://lnt.ma/?p=547263 La cession annoncée de 67% du capital de BMCI, Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie à Holmarcom Finance Company, n’est pas une simple opération de capital dans le cadre d’un mouvement de recomposition du système bancaire marocain. En effet, il s’agit de la concrétisation de la réorientation stratégique du groupe français BNP Paribas qui […]

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La cession annoncée de 67% du capital de BMCI, Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie à Holmarcom Finance Company, n’est pas une simple opération de capital dans le cadre d’un mouvement de recomposition du système bancaire marocain. En effet, il s’agit de la concrétisation de la réorientation stratégique du groupe français BNP Paribas qui date de 2021.

Depuis cette date, BNP Paribas a lancé et concrétisé un retrait progressif de la banque de détail en Afrique subsaharienne. La logique du groupe a été de se désengager de la banque de détail à faible marge pour se concentrer sur les métiers « Corporate » & « Institutional Banking » et sur les métiers spécialisés.

BNP Paribas n’avait pas annoncé un « retrait total » d’Afrique. Elle a procédé à un recentrage stratégique qui s’appuyait sur l’abandon de la banque de détail dans l’objectif de réduire les risques et de se concentrer sur les marchés à forte valeur ajouté où le groupe a un avantage concurrentiel.

Les premières filiales victimes de cette décision dès 2021 ont été celles du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée, de Namibie et du Botswana dont le Produit Net Bancaire (chiffres d’affaires d’une banque) était bien inférieur à celui des filiales d’Afrique du Nord. En 2021, le Maroc seul faisait quatre fois le PNB de la 1ère filiale ouest-africaine. Depuis, la filiale tunisienne en a fait également les frais et celle de la BMCI se réalise dans cette continuité, instaurant un nouveau modèle au Maroc, celui de partenariat au lieu de filiale, dans l’objectif affiché de ne plus porter le coût de la banque de détail, mais de garder un relais commercial pour les clients internationaux de BNP Paribas via Holmarcom Finance Company et maintenant l’activité de CIB Banque d’investissement.

Rappelons cependant que BMCI a été créée en 1943 au Maroc, que BNP Paribas est actionnaire et partenaire depuis plus de 30 ans avec finalement 67% du capital au côté d’Axa Assurance et d’un petit flottant en bourse. Autre précision, en 2002, BNP Paribas a acquis le réseau d’ABN Amro Bank Maroc et l’a intégré à la BMCI en guise de renforcement.

La BMCI a donc été créée, comme son nom l’indique, pour financer le commerce et l’industrie au Maroc, en tant que banque universelle de détail pour particuliers et PME, et de
financement des entreprises dont les plus grandes d’entre elles. Mais aussi de Banque d’investissement avec des activités de conseil, et sur les marchés de capitaux via BNP Paribas CIB. En prenant le contrôle de BMCI, l’objectif de BNP Paribas était d’exercer un ancrage historique au Maroc pour servir sa clientèle internationale tout en servant les besoins domestiques des clients via le réseau BMCI.

M. Jean-Laurent Bonnafé, Administrateur Directeur Général de BNP Paribas & M. Mohamed Hassan Bensalah, Président Directeur Général du Groupe Holmarcom

 

Mais le Groupe bancaire international BNP Paribas a été très discret sur sa détermination à réaliser sa nouvelle stratégie, notamment au Maroc où il n’a pas annoncé ses intentions. BMCI a continué à participer à la dynamisation du secteur bancaire marocain dont les banques marocaines ont connu une croissance interne et externe, dans leur pays et à l’international notamment en Afrique. Tout en diversifiant leurs activités à tous les métiers bancaires et financiers et s’externalisant en allant chercher de la valeur ajoutée en Afrique. Le secteur bancaire a continué à se consolider en tant qu’industrie d’une grande profondeur.

Toutefois, très vite la nouvelle stratégie de désengagement de BNP Paribas s’est répandue au Maroc et la cession éventuelle de BMCI avec.

Même si, cette dernière s’étant attelée au changement de son système d’information et se prévalant de son statut juridique de banque marocaine a temporisé cette éventualité, dans les faits, BMCI en tant que filiale de BNP PARIBAS, a dû suivre voire se plier aux décisions de ses actionnaires.

Petit à petit elle n’a plus eu d’objectifs de croissance au Maroc ni engagé d’investissements. Seuls les résultats en termes de rendement traduit par un Return on Equity, ROE à plus de 8% comptaient. Il se disait même que les décisions de crédits étaient soumises à des mesures de risque et plus généralement de conformités qui dépassaient de loin les règles de supervision de BAM, pourtant régies par les avancées imposées par Bâle 1, 2 et 3.

Avec la cession de la majorité du capital de la branche de détails de la Banque Marocaine pour la commerce international, BNP Paribas continue donc à mettre en œuvre son plan stratégique, se concentrant sur les marchés où le groupe a une « maîtrise des risques » et des « forces », réalisant ainsi un Résultat net (part du groupe) peu égalé de 12,225 milliards € en 2025.

De plus, BNP Paribas a eu aussi la facilité que le groupe Holmarcom était déjà actionnaire de BMCI par sa compagnie d’assurance Atlanta Sanad et qu’à ce titre le Président Mohamed Bensalah en tant qu’Administrateur de la banque était proche du dossier. De plus, Holmarcom Finance Compagnie venant d’acquérir une autre banque CDM, avait une expérience récente sur laquelle il s’est appuyé. Ainsi, depuis le 29 avril dernier, l’opération qui porte sur le transfert de la participation majoritaire de 67% du capital de BMCI à la holding d’Holmarcom, dès lors ratifiée par BNP Paribas, est en phase d’obtenir les autorisations réglementaires de Bank Al Maghrib.

En définitive, cette opération va contribuer à la transformation du paysage bancaire marocain qui a connu nombre d’opérations de capital à la faveur, dans un premier temps, d’un élargissement du secteur et peut être, dans un second temps, d’une concentration.

En effet, aux côtés des grandes banques reconnues comme telles AWB, BCP et BOA, le marché a connu l’arrivée de CFG avec son introduction en bourse tonitruante, puis la restructuration et capitalisation par la CDG pour la montée en puissance du CIH. La récente acquisition par le groupe Saham de la filiale française de Société Générale qui a marqué la marocanisation du capital de la banque, suivie de la même opération de rachat de CDM par Holmarcom, couronnée par l’acquisition de BMCI par le même groupe de la famille Bensalah conforte les mutations en cours du secteur.

Et, si la distribution du secteur bancaire entre grandes et petites banques ne varie pas à cette échelle, l’éventuelle fusion entre les deux banques du groupe Holmarcom, CDM et BMCI, pourrait changer la donne. Une éventualité qui pourrait être profitable pour les deux banques, sachant que CDM est réputée plus proche des PME quand la BMCI a plus de grandes entreprises dans son portefeuille…

 

Afifa Dassouli

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CIH Bank : Attijari Global Research maintient sa recommandation d’achat après les résultats 2025 https://lnt.ma/cih-bank-attijari-global-research-maintient-sa-recommandation-dachat-apres-les-resultats-2025/ Wed, 06 May 2026 08:48:28 +0000 https://lnt.ma/?p=547236 CIH Bank a franchi en 2025 un nouveau cap financier en dépassant pour la première fois le seuil d’un milliard de dirhams de bénéfices consolidés, des performances jugées conformes aux anticipations d’Attijari Global Research, qui maintient sa recommandation d’achat sur le titre avec un cours cible de 492 dirhams. Dans une note publiée le 5 […]

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CIH Bank a franchi en 2025 un nouveau cap financier en dépassant pour la première fois le seuil d’un milliard de dirhams de bénéfices consolidés, des performances jugées conformes aux anticipations d’Attijari Global Research, qui maintient sa recommandation d’achat sur le titre avec un cours cible de 492 dirhams.

Dans une note publiée le 5 mai 2026, le bureau de recherche souligne que les réalisations de la banque « confortent » son scénario de croissance pour la période 2025-2027, estimant que les résultats annuels traduisent la poursuite de la dynamique commerciale et opérationnelle du groupe.

Le produit net bancaire (PNB) s’est établi à 5,423 milliards de dirhams en 2025, en progression de 14,4% par rapport à l’exercice précédent, légèrement au-dessus des prévisions des analystes. Cette évolution a été principalement portée par la marge d’intérêt, en hausse de 12,9%, soutenue par une croissance soutenue des crédits à la clientèle.

Selon la note, les crédits consolidés ont progressé de 16,7% pour atteindre 118,1 milliards de dirhams, tirés notamment par les crédits à l’équipement au Maroc, qui ont enregistré une hausse de près de 50% à 16,1 milliards de dirhams. La marge sur commissions a, pour sa part, augmenté de 9,4% à 464 millions de dirhams, tandis que les activités de marché et autres revenus se sont appréciés de 19,5% à 1,576 milliard de dirhams.

Sur le plan opérationnel, le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 42,9%, contre 43,9% un an auparavant, un niveau considéré comme inférieur à la moyenne du secteur bancaire marocain estimée à 43% en 2025.

Le coût du risque a néanmoins poursuivi sa hausse, atteignant 1,209 milliard de dirhams, soit une progression de 12,9% sur un an. Malgré cette évolution, le taux du coût du risque s’est légèrement amélioré à 97 points de base, contre 100 points de base en 2024.

Le résultat net part du groupe (RNPG) a ainsi progressé de 24,4% pour atteindre 1,089 milliard de dirhams, un niveau pratiquement conforme aux estimations initiales des analystes. Attijari Global Research relève que cette performance permet à CIH Bank de dépasser pour la première fois la barre symbolique du milliard de dirhams de bénéfices consolidés.

Concernant la rémunération des actionnaires, le dividende par action a été maintenu à 14 dirhams, un niveau inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 16 dirhams. Le taux de distribution ressort ainsi à 54%, contre une moyenne de 86% observée avant la crise sanitaire sur la période 2015-2019.

Dans ses projections, Attijari Global Research anticipe la poursuite de la croissance des principaux indicateurs du groupe bancaire sur les exercices 2026 et 2027. Le PNB devrait atteindre 5,63 milliards de dirhams en 2026 puis 5,96 milliards en 2027, tandis que le RNPG progresserait respectivement à 1,16 milliard puis 1,216 milliard de dirhams.

Les analystes tablent également sur une amélioration graduelle de la rentabilité, avec un retour sur fonds propres (ROE) attendu à 12,5% en 2025 avant une légère normalisation à partir de 2026.

Au niveau boursier, le titre CIH affichait, au 5 mai 2026, un cours de 356 dirhams pour une capitalisation de 12,7 milliards de dirhams. Malgré une baisse de 12,7% sur douze mois, Attijari Global Research estime que le potentiel de revalorisation demeure significatif, avec un upside évalué à 38% par rapport au cours cible maintenu à 492 dirhams.

La note souligne enfin que les perspectives de la banque reposent sur la poursuite de la dynamique du crédit, le renforcement de l’activité commerciale et la montée en puissance progressive des activités à plus forte valeur ajoutée, dans un environnement marqué par une concurrence accrue au sein du secteur bancaire marocain.

LNT

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Éducation financière : la FMEF renforce ses actions et noue un partenariat avec le ministère de l’Agriculture https://lnt.ma/education-financiere-la-fmef-renforce-ses-actions-et-noue-un-partenariat-avec-le-ministere-de-lagriculture/ Mon, 04 May 2026 08:24:45 +0000 https://lnt.ma/?p=547036 La Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière a tenu, le 29 avril 2026, son Conseil d’administration et son Assemblée générale ordinaire, sous la présidence de Abdellatif Jouahri, également président de la fondation, en présence des institutions membres. Lors de cette réunion, les participants ont passé en revue les principales réalisations de l’année 2025 ainsi que les […]

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La Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière a tenu, le 29 avril 2026, son Conseil d’administration et son Assemblée générale ordinaire, sous la présidence de Abdellatif Jouahri, également président de la fondation, en présence des institutions membres.

Lors de cette réunion, les participants ont passé en revue les principales réalisations de l’année 2025 ainsi que les perspectives de développement des programmes de la fondation pour les prochaines années.

Selon les données présentées, l’année 2025 a été marquée par un renforcement du déploiement des actions d’éducation financière à grande échelle. Au total, 70.827 personnes ont bénéficié de programmes de formation et d’accompagnement, soit une progression de 23 % par rapport à 2024. Les femmes représentent 52 % des bénéficiaires, tandis que les jeunes en constituent 21 %.

Parallèlement, les actions de sensibilisation ont touché directement plus de 112.163 personnes, sans compter les initiatives relayées à travers les médias, les réseaux sociaux et les campagnes digitales.

Ces résultats sont présentés comme le fruit d’une coordination entre la fondation et ses partenaires, incluant des administrations publiques, des institutions financières et des acteurs de la société civile, dans une logique de synergie entre les secteurs public et privé.

La Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière a également engagé plusieurs projets visant à accélérer sa transformation digitale, à optimiser ses processus et à mettre en place des dispositifs d’évaluation de l’impact de ses programmes sur les populations ciblées.

En marge de ce Conseil d’administration, une convention de partenariat a été signée avec le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts. Cet accord vise à instaurer un cadre structuré de coopération pour l’intégration de l’éducation financière dans les programmes d’accompagnement et de formation déployés par le département de l’Agriculture.

Selon les termes de cette convention, ce partenariat a pour objectif de renforcer les capacités financières des populations ciblées, notamment les agriculteurs, les stagiaires de la formation professionnelle, ainsi que les jeunes et les femmes porteurs de projets en milieu rural.

L’initiative entend ainsi contribuer à l’amélioration de l’inclusion financière et au développement socio-économique, en facilitant l’accès aux connaissances et aux outils nécessaires à une meilleure gestion financière.

Créée en 2013 à l’initiative de Bank Al-Maghrib, la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière a pour mission de fédérer les acteurs concernés autour d’objectifs communs en matière d’éducation financière et de contribuer au renforcement des compétences financières de la population.

LNT

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Holmarcom renforce son pôle bancaire avec l’acquisition de la BMCI https://lnt.ma/holmarcom-renforce-son-pole-bancaire-avec-lacquisition-de-la-bmci/ Wed, 29 Apr 2026 19:42:07 +0000 https://lnt.ma/?p=546912 Holmarcom Finance Company (HFC) et le groupe BNP Paribas annoncent la signature d’un accord en vue de l’acquisition par HFC de l’intégralité de la participation détenue par BNP Paribas dans sa filiale marocaine, la Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI). Cette acquisition s’accompagnera de la mise en place d’un partenariat entre les deux […]

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Holmarcom Finance Company (HFC) et le groupe BNP Paribas annoncent la signature d’un accord en vue de l’acquisition par HFC de l’intégralité de la participation détenue par BNP Paribas dans sa filiale marocaine, la Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI). Cette acquisition s’accompagnera de la mise en place d’un partenariat entre les deux groupes.

Dans le cadre de cet accord, HFC fera l’acquisition de l’intégralité de la participation de 67 % détenue par BNP Paribas dans la BMCI. La réalisation effective de cette transaction, attendue pour le 4ème trimestre 2026, est soumise à l’obtention des autorisations réglementaires requises au Maroc, notamment auprès de Bank Al Maghrib et du Conseil de la Concurrence.

Cette opération s’accompagnera de la mise en place d’un partenariat commercial de long terme entre les deux groupes, permettant aux clients de la BMCI, ainsi qu’à ceux de BNP Paribas opérant au Maroc, de continuer à bénéficier de services complémentaires à forte valeur ajoutée.

BNP Paribas réaffirme son engagement dans le Royaume du Maroc, où il prévoit de poursuivre le développement des activités de BNP Paribas CIB et les activités de location longue durée avec Arval Maroc, tandis que l’accord de partenariat commercial avec HFC assurera la continuité des services auprès des entreprises clientes du groupe BNP Paribas et de celles de la BMCI.

Par ailleurs, il est convenu qu’après la réalisation de la transaction, BNP Paribas accompagnera l’intégration de la BMCI au sein du groupe Holmarcom durant la phase de transition.

Partenaire historique et actionnaire de la BMCI depuis plus de 30 ans, le groupe Holmarcom entend, à travers cette opération, accélérer sa stratégie de développement sur le marché bancaire. Cette ambition se matérialiserait par un rapprochement entre Crédit du Maroc et la BMCI en vue de faire émerger un acteur bancaire de plus grande envergure, doté d’expertises et de capacités renforcées, lui permettant de créer davantage de valeur pour ses clients, d’offrir plus d’opportunités à ses collaborateurs et de renforcer sa contribution à l’économie nationale.

Les collaborateurs seront pleinement associés à cette dynamique, dans une démarche de construction collective et dans une logique de continuité. Une attention particulière sera également portée à la préservation des intérêts des clients, avec un engagement constant en faveur du maintien des services et de la qualité de l’accompagnement.

« Cette acquisition marque une étape structurante dans notre trajectoire de développement, portée par l’ambition de bâtir un groupe financier intégré autour de la banque, de l’assurance et des services financiers spécialisés. Nous l’abordons avec une conviction profonde : rien de durable ne se construit sans la confiance des clients ni l’engagement des femmes et des hommes qui donnent vie à nos organisations. Ce sont eux qui donnent du sens à notre action et qui nous permettront d’inscrire ce projet dans une perspective de long terme, au service du développement économique du Royaume. »
a déclaré M. Mohamed Hassan Bensalah, PDG du Groupe Holmarcom.

« Nous sommes heureux de conclure cet accord avec le groupe Holmarcom, que nous connaissons depuis plus de 30 ans en tant qu’actionnaire et partenaire de la BMCI. Cet accord permet l’ouverture d’une nouvelle phase de développement pour l’activité de la banque, ses clients et ses collaborateurs, que nous remercions pour leur engagement. Il consolide les relations établies et les coopérations construites au fil du temps. BNP Paribas entend préserver son ancrage historique au Maroc et s’appuiera sur un partenariat avec Holmarcom Finance Company pour continuer à servir les besoins domestiques de ses clients à travers la BMCI. » a déclaré M. Thierry Laborde, Directeur Général Délégué du Groupe BNP Paribas.

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Le Maroc et ses amortisseurs contre les chocs externes https://lnt.ma/le-maroc-et-ses-amortisseurs-contre-les-chocs-externes/ Wed, 29 Apr 2026 13:52:04 +0000 https://lnt.ma/?p=546871 Les guerres continuent et leur impact sur l’économie mondiale se traduit par une crise économique planétaire qui impacte différemment les pays émergents qui sont les principaux perdants. Le Maroc qui s’affirme comme tel, semble tenir le choc. Il n’est certes pas « immunisé », mais la résilience dont on qualifiait le pays, s’est transformée en résistance structurelle. […]

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Les guerres continuent et leur impact sur l’économie mondiale se traduit par une crise économique planétaire qui impacte différemment les pays émergents qui sont les principaux perdants.

Le Maroc qui s’affirme comme tel, semble tenir le choc. Il n’est certes pas « immunisé », mais la résilience dont on qualifiait le pays, s’est transformée en résistance structurelle. Car, depuis il s’est doté d’ « amortisseurs » contre les chocs extérieurs qui lui permettent de mettre en place une stratégie contre les risques d’inflation engendrée par l’augmentation du prix du pétrole et du gaz, ainsi que les problèmes de transport et de logistique dus entre autres au blocage du détroit d’Ormuz.

Ce constat propre au Maroc est conforté par les chiffres très prometteurs au 1er trimestre 2026 des réalisations du tourisme, qui après avoir dépassé les 18 millions d’entrées en 2025, a connu 4,3 millions d’arrivées en 3 mois et 1,6 millions pour le seul mois de mars, en croissance de 18% par rapport à mars 2025. Alors que les recettes en devises atteignent les 21 milliards de dirhams pour les 2 premiers mois de l’année à + 22%. En conséquence, le trafic global des aéroports du pays explose et celle de la compagnie nationale Royal Air Maroc également. Sachant que le tourisme est sensible à l’incertitude géopolitique, il est possible que le Maroc profite du détour des voyageurs des pays du Golf proches des terrains de conflits.

L’autre bonne nouvelle concerne l’industrie aéronautique marocaine qui connait le même essor avec une nouvelle usine de pièces de moteurs d’avions avec un investissement de 76 millions de dollars contribuant à la croissance des IDE qui ont dépassé les 50 milliards de dirhams réalisés en 2025.

Toutefois, le Maroc reste importateur net de produits énergétiques pour couvrir 90% de ses besoins alors que le prix du Brent est passé de 70 $ à plus de 100 $ le baril entre fin 2025 et fin avril 2026, faisant de sa facture énergétique le premier poste de son déficit commercial. Face à ce choc inflationniste le Maroc engage plus de 6 milliards de dirhams par mois pour protéger les citoyens avec une prise en charge de l’appréciation du prix du gaz et de l’électricité, mais aussi en subventionnant les transporteurs économiques. Mais l’État n’a pas touché aux taxes appliquées au hydrocarbures continuant à profiter de cette manne fiscale pour faire face à l’appréciation des importations de ces derniers dont il est dépendant. C’est là encore un de ses amortisseurs !

L’autre force du pays repose sur le Groupe OCP dont les performances en matière de productions d’engrais constituent un autre amortisseur géopolitique pour le pays.  En effet, il faut savoir que le Groupe OCP contrôle environ 70% des réserves mondiales de phosphate. La Russie et la Biélorussie étant sanctionnées, il est devenu le fournisseur de préférence pour des pays dont les besoins sont majeurs comme l’Inde ou le Brésil et en Afrique, qui constitue un des terrains privilégiés de son développement à travers son entité OCP Africa. Ce scénario qui se maintient en 2026 combiné à une augmentation de près de 35% des prix des engrais depuis fin février constitue une contribution indirecte pour le Maroc qui lui permet de compenser une part importante de sa facture pétrolière.

Par ailleurs, le Maroc est également engagé dans une diversification énergétique accélérée. Ainsi, les énergies renouvelables se sont imposées dans le mix électrique, la part de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables au Maroc ayant atteint un peu plus de 46 % en 2025 avec l’objectif d’atteindre les 52% en 2030. Le Royaume collabore également activement avec l’Union européenne sur la transition vers l’hydrogène vert qui permettrait aux Européens de réduire leur dépendance au gaz russe, tout comme le gazoduc Nigeria-Maroc qui devient une priorité pour une Union européenne dont les circonstances actuelles de guerre en Iran poussent vers une accélération de sa politique de financement de ce type de projets impliquant le Maroc.

D’autre part, pour ce qui concerne les problèmes de positionnement logistique du pays, Tanger Med est devenu le 1er port d’Afrique, sur le détroit de Gibraltar. Selon les analystes, si Ormuz reste fermé et que la mer Noire devient risquée, les flux Europe-Afrique-Asie vont prendre le détour par le Maroc y compris pour les câbles sous-marins et data centers, encore un autre amortisseur éventuel du pays.
Alors que la plus grande force du pays a toujours été la stabilité politique, celle-ci s’est encore renforcée avec l’amélioration de la gestion budgétaire de l’État, la maîtrise de la dette publique à 70% du PIB assortie d’une note « investment grade » accordée par deux agences qui la juge soutenable. Le Maroc encaisse les effets de la crise du pétrole mais ne plie pas et utilise ses nouveaux atouts pour résister.

En conséquence, la croissance de l’économie marocaine devrait rester positive autour de 2,5-3% en 2026 contre 1,8% pour la région MENA (hors Iran) même si les guerres persistent.

Le FMI a affirmé que « l’impact sur les économies en développement serait près de 2 fois plus sévère en cas d’escalade. Leur situation avec les chiffres d’avril 2026, les expose à un triple choc énergétique avec les prix du pétrole et du gaz qui croient de 55% du fait que 40% des raffineries mondiales sont actuellement touchées par la fermeture d’Ormuz alors que l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, la Turquie, l’Égypte et le Maroc sont des importateurs nets. Le Nigeria, les Philippines, le Sri Lanka sont aussi des pays qui souffrent d’une dette déjà élevée qui fait face à un dollar fort, des taux d’intérêt élevés qui en renchérissent le coût de la dette voire l’explose comme an Argentine, Égypte, au Ghana, Pakistan et en Tunisie… »

A ce titre, le Royaume se distingue des pays émergents qui encaissent les chocs actuels de façon brutale.

 

Afifa Dassouli

 

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