Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Wed, 07 Oct 2026 10:54:43 +0000 fr-FR hourly 1 AGR : Le Maroc affiche une résilience supérieure à plusieurs économies comparables https://lnt.ma/agr-le-maroc-affiche-une-resilience-superieure-a-plusieurs-economies-comparables/ Wed, 07 Oct 2026 10:37:42 +0000 https://lnt.ma/?p=560679 Dans un environnement international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des prix énergétiques élevés et des conditions financières plus contraignantes, l’économie marocaine conserve des indicateurs relativement solides. Croissance, inflation, finances publiques et investissement placent le Royaume dans une situation plus favorable que plusieurs économies africaines, selon l’édition du 29 septembre 2026 d’« AfricaDev Insights », […]

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Dans un environnement international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des prix énergétiques élevés et des conditions financières plus contraignantes, l’économie marocaine conserve des indicateurs relativement solides. Croissance, inflation, finances publiques et investissement placent le Royaume dans une situation plus favorable que plusieurs économies africaines, selon l’édition du 29 septembre 2026 d’« AfricaDev Insights », publiée par Attijari Global Research (AGR). Cette résilience reste néanmoins exposée à la hausse du pétrole et au ralentissement attendu de l’économie mondiale.

L’économie mondiale résiste mieux qu’anticipé en 2026. Selon les données de l’OCDE reprises par Attijari Global Research, la croissance mondiale devrait atteindre 2,9%, contre une prévision de 2,8% en juin. Cette résistance demeure toutefois inégale. Les économies bénéficiant des investissements liés à l’intelligence artificielle affichent de meilleures performances, tandis que celles directement exposées aux tensions géopolitiques et énergétiques subissent davantage de pressions.

Pour les pays africains, AGR identifie notamment un risque lié à l’enchaînement entre hausse des prix de l’énergie, inflation et taux d’intérêt. Une prolongation de cette situation pourrait peser sur les devises, renchérir les financements souverains et alourdir les factures énergétiques.

Une croissance marocaine parmi les plus élevées

Dans ce contexte, le Maroc continue d’afficher une croissance relativement soutenue. Le tableau comparatif présenté par AGR, sur la base des prévisions du FMI d’avril 2026, anticipait une progression du PIB marocain de 4,9% en 2026, soit l’une des performances les plus élevées parmi les huit économies africaines étudiées.

Seule la Côte d’Ivoire, avec 6,2%, afficherait une croissance supérieure. L’Égypte est attendue à 4,2%, le Cameroun à 3,3%, le Congo à 2,8%, le Gabon à 2,7%, le Sénégal à 2,2% et la Tunisie à 2,1%.

Des projections plus récentes de Bank Al-Maghrib ont depuis ramené la croissance marocaine à 4,4% en 2026, contre 5,2% précédemment. Malgré cette révision, le rythme reste relativement élevé. La valeur ajoutée agricole devrait notamment progresser de 16%, soutenue par une récolte céréalière estimée à 93 millions de quintaux, tandis que la croissance non agricole ralentirait à 3,1%.

Une inflation qui distingue le Maroc

La comparaison avec les autres économies africaines apparaît particulièrement favorable sur le front des prix. En août, l’inflation au Maroc s’est établie à -0,3%, après -0,6% en juillet. Bank Al-Maghrib prévoit désormais une inflation moyenne de seulement 0,7% en 2026.

Même les projections plus anciennes du FMI reprises dans le tableau comparatif d’AGR, qui anticipaient une inflation de 1,3% au Maroc, font apparaître un écart important avec plusieurs pays : 13,2% en Égypte, 6,5% en Tunisie, 3,5% au Cameroun et 2,8% au Congo.

Cette maîtrise des prix constitue un amortisseur dans un environnement où plusieurs banques centrales africaines doivent composer avec des tensions inflationnistes persistantes. La récente décision de Bank Al-Maghrib de maintenir son taux directeur à 2,25% s’inscrit dans ce contexte, sans constituer désormais l’élément central de l’analyse.

Des finances publiques relativement contenues

La résilience marocaine ressort également de la comparaison des finances publiques. Selon les projections du FMI reprises par AGR, l’endettement du Maroc représenterait 65,8% du PIB en 2026, puis 64,9% en 2027.

Ce niveau demeure nettement inférieur à ceux attendus en Égypte, à 87%, au Congo, à 91,3%, au Gabon, à 86,1%, au Sénégal, à 132,3%, ou encore en Tunisie, à 84,9%. Le Cameroun et la Côte d’Ivoire affichent en revanche des ratios plus faibles.

Le déficit budgétaire marocain est estimé à 3,9% du PIB en 2026 dans ces mêmes projections. À titre de comparaison, il atteindrait 12,1% en Égypte, 6,4% au Gabon, 6,7% au Sénégal et 7,6% en Tunisie.

Autre indicateur, l’investissement représenterait 26,1% du PIB marocain en 2026. Le Royaume conserve ainsi un niveau relativement élevé, supérieur notamment à ceux de l’Égypte, du Cameroun, de la Tunisie et de la Côte d’Ivoire.

L’énergie, principal risque extérieur

Cette situation relativement favorable ne protège cependant pas le Maroc des chocs internationaux. La principale vulnérabilité identifiée dans la note concerne l’énergie. À la période étudiée par AGR, le Brent évoluait au-dessus de 104 dollars le baril, en progression de plus de 71% depuis le début de l’année, dans un contexte de tensions géopolitiques et d’incertitudes sur l’offre mondiale.

Pour le Maroc, importateur net d’énergie, une prolongation de prix élevés pourrait alourdir les importations, dégrader le compte courant et alimenter à terme des pressions inflationnistes. Le déficit courant est ainsi attendu à 3,1% du PIB en 2026 selon les projections du FMI reprises par AGR.

L’appréciation du dollar constitue une autre source de vigilance puisqu’elle renchérit potentiellement les importations facturées dans cette devise.

LNT

 

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PLF27 : une marge de manœuvre restreinte pour le nouveau gouvernement https://lnt.ma/plf27-une-marge-de-manoeuvre-restreinte-pour-le-nouveau-gouvernement/ Wed, 07 Oct 2026 10:12:34 +0000 https://lnt.ma/?p=560659 Le nouveau gouvernement, dont la première tâche sera de boucler la Loi de finances pour adopter un budget pour 2027, ne va-t-il pas reprendre le texte préparé par celui qui le précède ? Cette question s’impose du fait qu’il dispose de plusieurs raisons objectives de conserver l’ossature du PLF préparé par l’équipe sortante. En effet, […]

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Le nouveau gouvernement, dont la première tâche sera de boucler la Loi de finances pour adopter un budget pour 2027, ne va-t-il pas reprendre le texte préparé par celui qui le précède ? Cette question s’impose du fait qu’il dispose de plusieurs raisons objectives de conserver l’ossature du PLF préparé par l’équipe sortante. En effet, pour y apporter ses propres arbitrages, il ne dispose pas du temps nécessaire pour élaborer des propositions, les présenter aux deux Chambres en respect de la règle en vigueur. Le contexte et les échéances ne s’y prêtent pas. Car à la date du 6 octobre 2026, Fatima Ezzahra El Mansouri qui a été nommée cheffe du gouvernement le 29 septembre mène encore les consultations pour former son équipe, alors que le PLF 2027 a, lui, déjà fait l’objet d’un cadrage par le gouvernement précédent, avec une échéance légale de dépôt au plus tard le 20 octobre.

En réalité, le projet de budget 2027 ne constitue pas une simple feuille blanche. Des engagements sociaux, des investissements territoriaux, de grands chantiers y sont détaillés avec une trajectoire du déficit budgétaire dans une programmation triennale.

Sur le plan institutionnel sa préparation n’a pas commencé après les élections. Le gouvernement sortant avait déjà présenté, le 22 juillet dernier, devant les commissions des finances des deux Chambres, le cadre général de préparation du budget 2027 et la programmation budgétaire triennale 2027-2029.

La note de cadrage, diffusée en août, a fixé quatre grandes priorités : consolider les acquis économiques, réduire les disparités territoriales, renforcer l’État social et préserver les équilibres financiers. De fait, une grande partie de l’architecture budgétaire a donc été fixée.

Le nouveau gouvernement peut évidemment modifier ses priorités et procéder à des arbitrages. Mais repartir entièrement d’une page blanche signifierait réexaminer, en quelques semaines, une programmation déjà construite, alors que le calendrier constitutionnel et organique du PLF impose une procédure précise. Là est clairement la première raison pour privilégier la continuité de l’architecture du projet et les changements ciblés sur son contenu.

D’autant que concrètement les dépenses sociales de 2027 pour prendre cet exemple, ne relèvent plus d’une promesse nouvelle. Le dialogue social a déjà produit des engagements financiers importants. Le coût global des mesures prises dans ce cadre doit atteindre 49,7 milliards de dirhams en 2027, contre 48,3 milliards en 2026. Le salaire moyen net dans la fonction publique est passé de 8.237 DH en 2021 à 10.600 DH en 2025, tandis que le salaire minimum net mensuel est passé de 3.258 à 4.500 DH. Dans le secteur privé, le SMIG non agricole a également été relevé de 20 %, tandis que le SMAG a augmenté de 25 %.

Pour le prochain gouvernement, revenir sur cette architecture ne serait donc pas simplement une question de réécriture budgétaire. Il faudrait également assumer les conséquences économiques, sociales et politiques d’une remise en cause d’engagements déjà négociés. Le même raisonnement s’appliquant à l’aide sociale directe dont le dispositif couvre désormais près de 4 millions de ménages et plus de 5 millions d’enfants, pour un coût mensuel d’environ 2,2 milliards de dirhams. Les crédits mobilisés depuis son lancement ont déjà dépassé 60 milliards de dirhams et font partie intégrante des dépenses récurrentes de l’État. Même constat pour la protection sociale et la santé.

La généralisation de la protection sociale constitue un autre verrou de continuité. Le cadrage du PLF 2027 fait état d’une couverture de l’AMO supérieure à 87 % de la population, contre 42 % avant le lancement de la réforme. Parallèlement, le programme de réhabilitation des établissements de soins se poursuit, après 1 400 établissements déjà mis à niveau, un nouveau programme porte sur 1 600 centres de santé.

Ce dernier programme représente à lui seul une enveloppe globale proche de 6 milliards de dirhams.

Il ne s’agit donc plus d’un choix théorique entre deux politiques publiques, des infrastructures sont en cours de réalisation, des programmes sont engagés, des personnels ont été recrutés et des systèmes de santé sont progressivement réorganisés.

Le prochain gouvernement ne peut que décider d’accélérer, de réorienter ou d’évaluer ces politiques.

Idem pour les 210 milliards de dirhams affectés aux territoires qui sont en soi un autre argument de continuité. En effet, le développement territorial est probablement l’un des éléments les plus structurants du PLF 2027. La nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré est établie sur huit ans et les transferts financiers aux régions doivent, eux, atteindre au moins 12 milliards de dirhams par an à partir de 2027.

Le prochain gouvernement devra encore une fois poursuivre une programmation dont le principe, le financement et le calendrier ont déjà été annoncés. Car plus de 1 200 communes rurales et environ 17 millions d’habitants sont concernés par les différents programmes territoriaux.

Enfin, le facteur le plus important, relève de la contrainte budgétaire qui limite fortement la marge de manœuvre de la nouvelle équipe gouvernementale. Le PLF 2027 a été construit autour d’un objectif de déficit de 3 % du PIB et d’une dette publique ramenée autour de 65 % du PIB en 2027, avec une trajectoire vers 63 % à l’horizon 2029.

Le cadrage prévoit de contenir les dépenses de fonctionnement, de limiter les créations de postes et de donner la priorité aux investissements considérés comme stratégiques. C’est là que se trouve le paradoxe du prochain gouvernement. Il peut vouloir changer de politique, mais il ne dispose pas d’une enveloppe budgétaire infinie pour le faire. S’il souhaite financer de nouvelles mesures, augmenter certaines dépenses publiques ou lancer de nouveaux programmes, il lui faudra trouver les recettes correspondantes ou réduire d’autres dépenses.

La marge de manœuvre politique est donc nécessairement plus étroite que la marge de manœuvre déclarative. La réalité que la politique budgétaire ne peut pas ignorer est que certains investissements dépassent largement la durée d’un mandat. Le Maroc poursuit notamment ses investissements dans l’eau, les infrastructures de transport, l’industrie, l’énergie et les infrastructures liées à l’échéance de 2030. L’extension de la LGV entre Kénitra et Marrakech porte sur environ 430 kilomètres, avec des connexions prévues avec plusieurs infrastructures stratégiques, notamment les aéroports et les stades. Ces programmes ont une caractéristique commune, leur calendrier ne correspond pas au calendrier électoral.

En définitive, les chiffres racontent une réalité assez simple, en 2027, une grande partie de la dépense publique sera déjà la conséquence de décisions prises avant le changement de gouvernement. L’alternance politique ne signifie donc pas nécessairement une alternance budgétaire immédiate.

 

Afifa Dassouli


Les chiffres qui rendent la rupture budgétaire plus difficile

 

Indicateur Situation / objectif
Croissance prévue en 2027 4,1 %
Déficit cible 3 % du PIB
Dette publique visée en 2027 ≈ 65 % du PIB
Programmes territoriaux 210 MMDH sur 8 ans
Transferts aux régions ≥ 12 MMDH/an dès 2027
Aide sociale directe ≈ 4 millions de ménages
Coût mensuel de l’aide sociale directe ≈ 2,2 MMDH
Coût annuel des mesures sociales issues du dialogue social 49,7 MMDH en 2027
Couverture AMO > 87 %
Centres de santé à réhabiliter 1 600
Extension LGV Kénitra-Marrakech ≈ 430 km
Eau dessalée visée à horizon 2030 1,7 milliard m³/an

 

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Taux directeur : AGR prédit le statu quo pour le reste de l’année https://lnt.ma/taux-directeur-agr-predit-le-statu-quo-pour-le-reste-de-lannee/ Tue, 06 Oct 2026 09:39:48 +0000 https://lnt.ma/?p=560593 Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion de septembre 2026, prolongeant pour la sixième fois consécutive la pause engagée en mars 2025. Dans une note publiée le 30 septembre, Attijari Global Research (AGR) estime que cette décision traduit un arbitrage entre une inflation domestique contenue, une croissance révisée à […]

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Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion de septembre 2026, prolongeant pour la sixième fois consécutive la pause engagée en mars 2025. Dans une note publiée le 30 septembre, Attijari Global Research (AGR) estime que cette décision traduit un arbitrage entre une inflation domestique contenue, une croissance révisée à la baisse et des risques externes qui se renforcent, notamment sous l’effet des tensions sur les marchés énergétiques et du durcissement monétaire international.

Dans son Research Paper intitulé « Bank Al-Maghrib : un statu quo prudent face au risque énergétique mondial », Attijari Global Research analyse le maintien du taux directeur à 2,25% comme un choix de prudence. La note, dont les analyses sont notamment portées par Lamyae Oudghiri, directrice des activités de marché, et Meryeme Hadi, Senior Associate, s’appuie sur les données de Bank Al-Maghrib et du HCP ainsi que sur les calculs et estimations d’AGR.

Une inflation encore contenue

Le premier élément plaidant en faveur du statu quo reste l’évolution des prix. En août 2026, l’inflation s’est établie à -0,3% en glissement annuel, principalement sous l’effet du recul de 3,9% des prix alimentaires. Cette baisse a permis de compenser la hausse de 7,3% enregistrée dans les transports.

Certains indicateurs appellent néanmoins à la vigilance. L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,8% sur un mois en août, tandis que l’inflation sous-jacente est repassée légèrement en territoire positif, à 0,1%, contre -0,1% en juillet. AGR y voit les premiers signes d’une possible inflexion de la dynamique des prix.

Bank Al-Maghrib a parallèlement abaissé sa prévision d’inflation pour 2026 à 0,7%, contre 1,5% auparavant. Elle devrait toutefois remonter à 1,5% en 2027. L’inflation sous-jacente connaîtrait une évolution plus marquée, passant de -0,2% en 2026 à 2,2% l’année suivante.

Une croissance ramenée à 4,4%

Le maintien du taux directeur intervient également dans un contexte de révision à la baisse des perspectives de croissance. Celle-ci est désormais attendue à 4,4% en 2026, contre une estimation précédente de 5,2%.

Cette correction intervient malgré une progression attendue de 16% de la valeur ajoutée agricole, soutenue notamment par une récolte céréalière de 93 millions de quintaux. Elle s’explique surtout par une évolution moins favorable des activités non agricoles, dont la croissance est désormais estimée à 3,1%, contre 4,2% précédemment.

Dans ces conditions, AGR considère qu’un resserrement immédiat de la politique monétaire risquerait de peser davantage sur l’activité. Les conditions de financement demeurent par ailleurs relativement favorables : le crédit bancaire au secteur non financier devrait progresser de 8,1% en 2026, contre 4,8% en 2025. Les taux débiteurs ont toutefois augmenté de 15 points de base au deuxième trimestre, à 4,81%.

Le durcissement international change la donne

La principale source d’incertitude vient désormais de l’extérieur. Selon AGR, le contexte monétaire mondial est redevenu plus restrictif. En septembre, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux de 25 points de base, portant les Fed Funds dans une fourchette de 3,75% à 4%. La Banque centrale européenne a également augmenté son taux de dépôt de 25 points de base, à 2,50%.

Les marchés anticipent de nouvelles hausses d’ici à la fin de l’année. Ce mouvement s’accompagne d’une remontée des rendements obligataires : depuis début août, le taux américain à dix ans a progressé de 30 points de base à 5%, contre une hausse de 47 points de base à 3,6% en Allemagne et de 54 points de base à 3,4% au Japon.

Pour le Maroc, cette évolution pourrait notamment se transmettre par un renchérissement du coût des financements externes. Elle pourrait également réduire progressivement la marge de manœuvre de Bank Al-Maghrib si les écarts de taux avec les grandes économies se resserrent.

AGR identifie surtout le canal énergétique comme l’une des principales menaces pesant sur le scénario monétaire marocain. Les tensions géopolitiques en Europe et au Moyen-Orient ainsi que les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont poussé le Brent vers les 100 dollars le baril. Or, les projections de BAM reposent sur un prix moyen de 88 dollars en 2026, puis de 73,5 dollars en 2027.

Une persistance du choc pétrolier pourrait avoir plusieurs conséquences. AGR prévoit déjà une hausse de 28% de la facture énergétique en 2026, tandis que le déficit courant atteindrait 4,6% du PIB, contre 2,4% en 2025. À cela s’ajouteraient les effets de l’inflation importée, notamment sur les produits alimentaires, ainsi que d’éventuelles pressions sur le dirham liées au resserrement des politiques monétaires américaine et européenne.

Les composantes alimentation et transport, qui représentent près de la moitié du panier de l’indice des prix à la consommation au Maroc, seraient particulièrement exposées à une prolongation de ces tensions. Selon AGR, leur persistance pourrait ramener l’inflation au-dessus de 2%.

Deux facteurs continuent cependant de jouer un rôle d’amortisseur. Les réserves de change devraient dépasser 500 milliards de dirhams en 2026, représentant environ 5,8 mois d’importations de biens et services. Le déficit budgétaire est, de son côté, attendu à 3% du PIB, contre 3,5% en 2025.

Dans ce contexte, Attijari Global Research maintient son scénario d’un taux directeur inchangé à 2,25% sur l’ensemble de 2026. Les analystes n’écartent toutefois pas un changement d’orientation au premier semestre 2027 si le choc énergétique devait s’aggraver.

LNT

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Tamwilcom lance à Tanger sa « Tournée des Territoires » et une nouvelle offre de cofinancement https://lnt.ma/tamwilcom-lance-a-tanger-sa-tournee-des-territoires-et-une-nouvelle-offre-de-cofinancement/ Fri, 02 Oct 2026 11:25:58 +0000 https://lnt.ma/?p=560500 Tamwilcom a donné, jeudi 1er octobre à Tanger, le coup d’envoi de sa « Tournée des Territoires », une initiative appelée à parcourir onze régions du Royaume. Inscrite dans le cadre de son plan stratégique JOSSOUR 2030, cette démarche vise à renforcer les échanges avec les acteurs économiques locaux et les partenaires financiers. La première […]

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Tamwilcom a donné, jeudi 1er octobre à Tanger, le coup d’envoi de sa « Tournée des Territoires », une initiative appelée à parcourir onze régions du Royaume. Inscrite dans le cadre de son plan stratégique JOSSOUR 2030, cette démarche vise à renforcer les échanges avec les acteurs économiques locaux et les partenaires financiers. La première étape a également été marquée par le lancement d’une offre de cofinancement ciblant notamment les femmes cheffes d’entreprise, les Marocains du Monde porteurs de projets et les investissements verts.

Tamwilcom renforce son approche territoriale. L’institution a choisi Tanger pour lancer sa « Tournée des Territoires », une initiative destinée à multiplier les rencontres avec les établissements financiers et, désormais, directement avec les entreprises dans les différentes régions du Maroc.

Cette première étape, organisée en présence de Said Jabrani, directeur général de Tamwilcom, s’inscrit dans le prolongement des actions de proximité déjà conduites par l’institution auprès de son écosystème.

Elle prend toutefois une nouvelle dimension dans le cadre de JOSSOUR 2030, le plan stratégique 2026-2030 de Tamwilcom, qui prévoit notamment de renforcer l’impact territorial de ses interventions et la mobilisation des acteurs économiques.

Rapprocher les mécanismes de financement des entreprises

À travers cette tournée, Tamwilcom entend notamment mieux faire connaître ses mécanismes de garantie et de financement auprès des entreprises et des partenaires financiers.

L’objectif affiché est également de renforcer le dialogue avec les écosystèmes régionaux afin de mieux identifier les besoins exprimés localement et d’adapter les solutions proposées aux caractéristiques des différents territoires.

La démarche doit ainsi permettre aux entreprises de disposer d’un contact plus direct avec l’institution pour mieux comprendre les instruments de financement auxquels elles peuvent accéder.

« Avec la Tournée des territoires, nous renforçons notre proximité avec les acteurs économiques et nos partenaires financiers », explique Said Jabrani. Pour le directeur général de Tamwilcom, l’initiative doit permettre de « rapprocher davantage nos solutions des entreprises » et d’accompagner, avec les partenaires financiers, les projets contribuant à la transformation de l’économie.

Une nouvelle offre de cofinancement

La première escale à Tanger a été marquée par le lancement d’une nouvelle offre de cofinancement développée en partenariat avec les établissements bancaires.

Le dispositif cible trois catégories considérées comme prioritaires : les femmes cheffes d’entreprise, les Marocains du Monde souhaitant réaliser un projet d’investissement au Maroc et les entreprises engagées dans des investissements verts et durables.

L’offre prévoit notamment un taux préférentiel permettant aux bénéficiaires remplissant les critères d’éligibilité d’accéder à des conditions de financement plus avantageuses pour leurs projets d’investissement.

Les rencontres organisées avec les entreprises dans le cadre de la tournée serviront notamment à présenter les modalités de cette nouvelle offre ainsi que les conditions permettant d’en bénéficier.

À travers ce mécanisme, Tamwilcom cherche à rapprocher les solutions de financement des besoins des entreprises, tout en s’appuyant sur les établissements bancaires pour assurer leur déploiement.

Des prix pour les partenaires financiers régionaux

La « Tournée des Territoires » introduit également un dispositif destiné aux partenaires financiers de Tamwilcom.

L’institution a annoncé la création des Prix des meilleurs partenaires financiers au niveau régional. Ces distinctions doivent mettre en avant les établissements ayant contribué à la mobilisation des mécanismes de garantie proposés par Tamwilcom et à l’accompagnement des entreprises dans la réalisation de leurs projets.

Cette initiative vise ainsi à valoriser le rôle des partenaires bancaires dans la diffusion des dispositifs de financement et de garantie à l’échelle territoriale.

Dix autres régions après Tanger

Après cette première étape dans la capitale du Détroit, la tournée doit se poursuivre dans dix autres régions du Royaume. Chaque escale comprendra des rencontres avec les établissements bancaires ainsi qu’avec les entreprises.

La démarche s’inscrit plus largement dans les orientations de JOSSOUR 2030, qui prévoit de renforcer le rôle de Tamwilcom comme levier du financement de l’économie au cours de la période 2026-2030.

LNT

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Bourse de Casablanca : les bénéfices progressent de 12,9% au premier semestre, portés par les minières https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-les-benefices-progressent-de-129-au-premier-semestre-portes-par-les-minieres/ Fri, 02 Oct 2026 11:24:15 +0000 https://lnt.ma/?p=560475 Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont enregistré une progression de leurs principaux agrégats financiers au premier semestre 2026. Selon l’analyse de BMCE Capital Global Research (BKGR), le chiffre d’affaires agrégé des 72 sociétés ayant publié leurs comptes atteint 189,6 milliards de dirhams, en hausse de 10,3%, tandis que leur résultat net part […]

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Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont enregistré une progression de leurs principaux agrégats financiers au premier semestre 2026. Selon l’analyse de BMCE Capital Global Research (BKGR), le chiffre d’affaires agrégé des 72 sociétés ayant publié leurs comptes atteint 189,6 milliards de dirhams, en hausse de 10,3%, tandis que leur résultat net part du groupe (RNPG) progresse de 12,9% à 29,6 milliards. Une évolution qui reste toutefois fortement concentrée sur le secteur minier et, plus particulièrement, sur Managem. Hors cette dernière, la capacité bénéficiaire globale du marché serait restée quasiment stable.

Les résultats semestriels des entreprises cotées à Casablanca font apparaître une progression de l’activité, mais également des écarts importants entre secteurs. Sur les six premiers mois de 2026, les revenus agrégés des 72 sociétés prises en compte par BKGR se sont établis à 189,6 milliards de dirhams, contre 171,9 milliards un an auparavant.

Cette hausse de 10,3% repose principalement sur les valeurs industrielles, dont le chiffre d’affaires augmente de 13,2% à 124,8 milliards de dirhams. Les assurances affichent également une progression marquée, avec des primes acquises nettes en hausse de 21,4% à 13,7 milliards.

Les financières évoluent plus modérément. Leur produit net bancaire augmente de 1,6% à 51,2 milliards de dirhams, dans un contexte marqué notamment par le recul des résultats issus des activités de marché.

La contribution du secteur minier apparaît déjà importante à ce niveau : sans les minières, la croissance du chiffre d’affaires agrégé aurait été limitée à 6%.

Les minières tirent la rentabilité opérationnelle

Le résultat d’exploitation agrégé des sociétés étudiées progresse de 5,4%, à 56,6 milliards de dirhams.

La performance est principalement portée par les industries, dont le résultat opérationnel augmente de 14,8% à 25,5 milliards de dirhams. Retraitée de l’effet exceptionnel lié au litige Maroc Telecom-Wana enregistré dans la base de comparaison, la progression du résultat d’exploitation industriel ressort à 26,2%.

Là encore, le secteur minier occupe une place déterminante. Le résultat d’exploitation de Managem a été multiplié par près de 6,7, tandis que celui de SMI a plus que doublé. BKGR relie notamment ces évolutions à la hausse des cours des métaux précieux et de base.

D’autres secteurs affichent également des progressions. Dans les technologies, le résultat d’exploitation agrégé des logiciels et services informatiques augmente de 50,4%. HPS enregistre une progression de 168,4% de son résultat d’exploitation et M2M de 325%.

Dans les matériaux de construction et les infrastructures, Sonasid affiche une hausse de 46,1% de son résultat d’exploitation, contre 16,3% pour Ciments du Maroc et 13,8% pour SGTM.

Ces performances ne doivent cependant pas masquer la forte concentration de la progression. Hors minières, le résultat d’exploitation global du marché aurait reculé de 3% au premier semestre.

Managem concentre l’essentiel de la hausse des bénéfices

La même tendance apparaît au niveau des résultats nets. Le RNPG agrégé atteint 29,6 milliards de dirhams, en progression de 12,9% sur un an.

BKGR souligne toutefois que Managem contribue à elle seule à hauteur de près de 3,4 milliards de dirhams à cette augmentation. Hors Managem, la capacité bénéficiaire globale du marché serait ainsi restée globalement stable par rapport au premier semestre 2025.

Le RNPG de Managem atteint 3,78 milliards de dirhams, contre 380 millions un an plus tôt. Cette progression est notamment associée à la montée en régime des mines de Boto au Sénégal et de Tizert au Maroc ainsi qu’à l’évolution des cours des métaux.

Plus globalement, le secteur des mines apporte 3,6 milliards de dirhams à la croissance du RNPG agrégé, ce qui en fait de loin le premier contributeur.

Les industries affichent ainsi un bénéfice net cumulé de 14,7 milliards de dirhams, en hausse de 20,3%. Mais hors minières, leur RNPG recule de 10% à 10,5 milliards.

Parmi les autres évolutions notables, Label Vie affiche un RNPG de 370 millions de dirhams, en hausse de 37,3%, tandis que Sonasid progresse de 72% à 167 millions. Marsa Maroc atteint pour sa part 869 millions de dirhams, en progression de 12,4%. HPS renoue avec un résultat positif de 35 millions de dirhams, après une perte de 47 millions au premier semestre 2025.

Les banques bénéficient de la baisse du coût du risque

Le secteur financier présente une configuration différente. Son résultat brut d’exploitation recule de 1,8% à 29,6 milliards de dirhams, mais son RNPG progresse parallèlement de 6,7%, à 13,7 milliards.

Cette évolution intervient dans un contexte d’allègement de 35% du coût du risque, dont le ratio passe de 1,2% à 0,7%.

Dans le détail, Attijariwafa bank affiche un RNPG de 5,94 milliards de dirhams, en hausse de 1,1%. Celui de Bank of Africa progresse de 10,2% à 2,48 milliards, tandis que BCP enregistre une augmentation de 10,4% à 3,22 milliards.

Crédit du Maroc affiche une progression de 19,4% à 532 millions de dirhams et BMCI de 58,2% à 353 millions. Le RNPG de CFG Bank augmente de 10,4% à 200 millions, alors que celui de CIH Bank reste pratiquement stable à 617 millions.

BKGR relève néanmoins que 68% de l’amélioration du RNPG des financières provient de BCP et que les comptes sociaux de cette dernière intègrent une reprise de provisions d’environ 1,5 milliard de dirhams.

Assurances : forte activité, progression plus limitée des bénéfices

Les compagnies d’assurances et de courtage enregistrent de leur côté une croissance de 21,4% de leur activité, à 13,7 milliards de dirhams. Leur résultat technique progresse de 12,6% à près de 1,6 milliard.

La hausse du bénéfice net reste toutefois plus contenue, à 3,4%, pour atteindre 1,16 milliard de dirhams.

Sanlam Maroc enregistre notamment une forte progression de son résultat technique, qui passe de 209 à 480 millions de dirhams. À l’inverse, celui de Wafa Assurance recule de 15,7%, malgré une hausse de son RNPG de 2,7% à 606 millions de dirhams.

Des performances très contrastées selon les secteurs

Au-delà des grands compartiments de la cote, plusieurs secteurs affichent des évolutions marquées.

L’hôtellerie et les loisirs voient leur chiffre d’affaires progresser de 32,2%, tandis que le RNPG de Risma passe de 117 à 313 millions de dirhams, intégrant toutefois 169 millions liés à des cessions.

L’industrie agricole, représentée dans l’étude par CMGP Group, affiche une croissance de 41,7% de son chiffre d’affaires et de 34,7% de son bénéfice.

Le secteur de la santé augmente ses revenus de 18,5% et son RNPG de 4,3%. À l’opposé, l’agroalimentaire et les boissons enregistrent un recul de 27,3% de leur bénéfice agrégé, notamment sous l’effet des résultats de Lesieur Cristal.

Les télécommunications constituent pour leur part le principal contributeur négatif à l’évolution du bénéfice agrégé, avec un impact de -1,65 milliard de dirhams. Cette baisse s’explique essentiellement par un effet de base lié au produit exceptionnel enregistré par Maroc Telecom au premier semestre 2025 dans le cadre du litige avec Wana Corporate.

Au total, sur les 55 entreprises industrielles ayant publié leurs résultats et étudiées par BKGR, 35 affichent un RNPG en progression par rapport au premier semestre 2025.

LNT

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Le MASI recule de 2,66% au troisième trimestre https://lnt.ma/le-masi-recule-de-266-au-troisieme-trimestre/ Fri, 02 Oct 2026 10:27:13 +0000 https://lnt.ma/?p=560476 L’indice de référence de la Bourse de Casablanca a terminé le trimestre à 17 733,06 points, en repli de 2,66%, avec un MASI 20 en baisse de 4% et un MASI ESG en hausse de 1,39%. La dispersion sectorielle est marquée : cinq secteurs seulement finissent en hausse, dix-neuf en baisse. Les mines progressent de […]

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L’indice de référence de la Bourse de Casablanca a terminé le trimestre à 17 733,06 points, en repli de 2,66%, avec un MASI 20 en baisse de 4% et un MASI ESG en hausse de 1,39%.

La dispersion sectorielle est marquée : cinq secteurs seulement finissent en hausse, dix-neuf en baisse. Les mines progressent de 14,85%, les télécommunications de 4,03% et les sociétés de placement immobilier de 3,97%. À l’inverse, les holdings et sociétés de portefeuille cèdent 16,75%, l’agroalimentaire 13,15% et l’industrie agricole 13,01%.

Le contraste entre les mines et l’agroalimentaire résume le trimestre. La hausse du compartiment minier accompagne la fermeté des cours des métaux, tandis que le recul des valeurs agroalimentaires traduit la pression sur les marges dans un contexte de renchérissement des intrants importés.

Le volume échangé s’établit à environ 21,82 milliards de dirhams, Managem venant en tête de l’activité avec 1,96 milliard, suivi d’Attijariwafa bank et de Marsa Maroc. Parmi les valeurs, Zellidja progresse de 29,27% et Managem de 18,52%, tandis que Cartier Saada recule de 34,97% et Stokvis Nord Afrique de 21,92%.

La capitalisation boursière atteint 1 043,75 milliards de dirhams à la fin du trimestre.

Ce repli intervient après plusieurs trimestres de progression soutenue et dans une période marquée par l’attente du scrutin législatif puis par celle de la formation du gouvernement, séquence pendant laquelle les investisseurs institutionnels tendent à différer leurs arbitrages.

LNT

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Attijariwafa bank prend le contrôle de Société Générale Ghana https://lnt.ma/attijariwafa-bank-prend-le-controle-de-societe-generale-ghana/ Fri, 02 Oct 2026 10:25:34 +0000 https://lnt.ma/?p=560472 Le groupe bancaire marocain a signé un accord portant sur l’acquisition de 55,22% du capital de la filiale ghanéenne de Société Générale, opération qui lui ouvre pour la première fois le marché de l’Afrique anglophone de l’Ouest. Le fonds de sécurité sociale ghanéen reprend parallèlement 5% du capital, ce qui porte à 60,22% la participation […]

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Le groupe bancaire marocain a signé un accord portant sur l’acquisition de 55,22% du capital de la filiale ghanéenne de Société Générale, opération qui lui ouvre pour la première fois le marché de l’Afrique anglophone de l’Ouest.

Le fonds de sécurité sociale ghanéen reprend parallèlement 5% du capital, ce qui porte à 60,22% la participation conjointe des deux acquéreurs. La transaction demeure soumise à l’approbation des autorités de régulation marocaines et ghanéennes. Le montant n’a pas été rendu public.

L’établissement cédé est une banque universelle solidement implantée, avec plus de 500 salariés et quarante agences réparties dans vingt-quatre villes. À la clôture de l’exercice 2025, il affichait un produit net bancaire de 1,356 milliard de cedis et un résultat net de 397 millions, pour un total de bilan de 9,7 milliards de cedis.

L’opération s’inscrit dans le mouvement de retrait progressif de Société Générale de plusieurs marchés africains, engagé depuis 2023, dont les groupes marocains et panafricains ont été les principaux repreneurs. Pour Attijariwafa bank, elle complète un dispositif jusqu’ici concentré sur l’Afrique francophone et sur le Maghreb : le groupe est présent dans vingt-sept pays, emploie environ 22 000 personnes et sert douze millions de clients à travers plus de 8 000 points de vente.

Le président-directeur général, Mohamed El Kettani, a lié l’acquisition à la confiance du groupe dans les perspectives de développement du Ghana et à son engagement d’accompagnement de long terme des économies où il opère, en indiquant s’appuyer sur les équipes en place.

Le Ghana constitue la deuxième économie d’Afrique de l’Ouest après le Nigeria et le premier producteur d’or du continent, deux caractéristiques qui en font un marché de financement du négoce et des matières premières.

LNT

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Cash Plus et Damanesign s’associent pour faciliter l’accès à la signature électronique qualifiée au Maroc https://lnt.ma/cash-plus-et-damanesign-sassocient-pour-faciliter-lacces-a-la-signature-electronique-qualifiee-au-maroc/ Thu, 01 Oct 2026 15:47:26 +0000 https://lnt.ma/?p=560438 Cash Plus et Damanesign ont conclu un partenariat destiné à faciliter l’accès des entreprises et des professionnels aux certificats de signature électronique qualifiée. Le dispositif s’appuie, dans une première phase, sur 13 agences Cash Plus réparties dans 11 villes, qui serviront de points de dépôt des dossiers et de retrait des clés de signature électronique. […]

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Cash Plus et Damanesign ont conclu un partenariat destiné à faciliter l’accès des entreprises et des professionnels aux certificats de signature électronique qualifiée. Le dispositif s’appuie, dans une première phase, sur 13 agences Cash Plus réparties dans 11 villes, qui serviront de points de dépôt des dossiers et de retrait des clés de signature électronique.

Cash Plus et Damanesign renforcent leur coopération dans le domaine des services numériques. Les deux entreprises ont annoncé, mercredi 1er octobre, la mise en place d’un dispositif visant à rapprocher les services de signature électronique qualifiée des entreprises, établissements publics et professionnels.

Dans le cadre de ce partenariat, Cash Plus intervient en qualité d’autorité d’enregistrement déléguée. Treize de ses agences ont été retenues, dans un premier temps, pour permettre aux utilisateurs de déposer leur dossier et d’effectuer les opérations de vérification d’identité nécessaires.

Après validation par Damanesign, les bénéficiaires pourront retirer auprès de ces mêmes agences une clé USB sécurisée contenant leur certificat électronique.

Le dispositif est déployé dans 11 villes : Agadir, Casablanca, Dakhla, Fès, Kénitra, Laâyoune, Marrakech, Nador, Oujda, Rabat et Tanger.

Il cible notamment les entreprises, indépendamment de leur forme juridique, les établissements publics, les professions réglementées, dont les notaires, experts et avocats, ainsi que les opérateurs intervenant dans l’import-export.

Les certificats concernés permettent d’effectuer plusieurs démarches nécessitant une signature électronique, notamment celles liées aux déclarations douanières via BADR, aux marchés publics, à la plateforme Rokhas ou encore à GID Fournisseurs.

Cette initiative intervient dans un contexte de dématérialisation croissante des procédures administratives et professionnelles, qui accroît les besoins en matière d’identification et de sécurisation des transactions électroniques.

« En mettant certaines de nos agences à disposition comme points de dépôt et de retrait, nous contribuons à rendre le parcours plus accessible et plus simple pour les entreprises et les professionnels concernés », explique Nabil Amar, PDG de Cash Plus.

La répartition des responsabilités entre les deux partenaires demeure distincte. Cash Plus assure l’accueil de proximité, le dépôt des dossiers et certaines étapes du parcours utilisateur, tandis que Damanesign reste chargé de la délivrance des certificats électroniques et de leur conformité aux exigences applicables.

Pour Zouhair Hamdaoui, PDG de Damanesign, le développement de la signature électronique dépend également de la capacité à proposer « un parcours clair et accessible ». Il souligne que le partenariat doit permettre de rapprocher les certificats des entreprises et professionnels dans plusieurs régions, tout en maintenant les exigences de vérification, de sécurité et de conformité.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la loi n°43-20 relative aux services de confiance pour les transactions électroniques. Damanesign dispose d’un agrément de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI) en qualité de prestataire de services de confiance.

LNT avec CdP

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Bank of Africa : le RNPG progresse de 10% à 2,5 MMDH au premier semestre 2026 https://lnt.ma/bank-of-africa-le-rnpg-progresse-de-10-a-25-mmdh-au-premier-semestre-2026/ Tue, 29 Sep 2026 14:40:44 +0000 https://lnt.ma/?p=560276 BMCE Group a enregistré un résultat net part du groupe (RNPG) de 2,5 milliards de dirhams au premier semestre 2026, en progression de 10% sur un an. Cette hausse intervient malgré une évolution limitée du produit net bancaire et un recul des revenus des activités de marché. Le groupe a notamment bénéficié de la progression […]

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BMCE Group a enregistré un résultat net part du groupe (RNPG) de 2,5 milliards de dirhams au premier semestre 2026, en progression de 10% sur un an. Cette hausse intervient malgré une évolution limitée du produit net bancaire et un recul des revenus des activités de marché. Le groupe a notamment bénéficié de la progression de ses activités bancaires récurrentes et d’une diminution de 16% du coût du risque.

Bank of Africa clôture les six premiers mois de 2026 sur une progression de son résultat net. Le RNPG s’est établi à 2,5 milliards de dirhams, contre un niveau inférieur de 10% au premier semestre 2025, selon la communication financière du groupe.

En social, le résultat net de la banque a également progressé, mais à un rythme moins soutenu, avec une hausse de 4% à 1,9 milliard de dirhams à fin juin.

Le PNB atteint 10,5 MMDH

Le produit net bancaire consolidé s’est élevé à 10,5 milliards de dirhams, en progression de 1% sur un an.

Cette évolution recouvre des tendances contrastées selon les métiers. Les activités bancaires récurrentes ont progressé, avec une marge d’intérêts en hausse de 7% et une marge sur commissions qui augmente de 10%.

Cette dynamique a toutefois été en partie neutralisée par la contraction des revenus issus des activités de marché, qui ont diminué de 37% par rapport au premier semestre 2025.

La structure des revenus du groupe fait ainsi apparaître, sur la période, une contribution plus importante du cœur des activités bancaires, dans un contexte moins favorable pour les activités de marché.

Hausse des charges d’exploitation

Sur le volet opérationnel, les charges générales d’exploitation consolidées ont augmenté de 8% au cours du semestre.

Cette progression a pesé sur le coefficient d’exploitation, qui s’est établi à 44,2% à fin juin 2026, contre 41,5% un an auparavant. Cet indicateur mesure la part des revenus absorbée par les charges d’exploitation.

Dans ces conditions, le résultat brut d’exploitation de Bank of Africa a reculé de 3%, pour ressortir à 5,9 milliards de dirhams.

L’amélioration du résultat net intervient donc malgré le tassement du résultat opérationnel, grâce notamment à l’évolution du coût du risque.

Le coût du risque recule de 16%

Le coût du risque consolidé s’est contracté de 16%, pour atteindre 1,4 milliard de dirhams à fin juin.

Rapporté aux encours, le ratio du coût du risque s’est établi à 1%, contre 1,5% au terme du premier semestre 2025.

Cette diminution a contribué à soutenir la progression du résultat net du groupe et à compenser l’effet de la hausse des charges ainsi que la baisse des revenus provenant des activités de marché.

Crédits et dépôts en progression de 4%

L’activité commerciale affiche également une progression des encours depuis le début de l’année.

Les crédits consolidés à la clientèle, hors opérations de « Resales », ont augmenté de 4% entre décembre 2025 et juin 2026, pour atteindre 243 milliards de dirhams.

Les dépôts consolidés de la clientèle, hors opérations de « Repos », ont évolué au même rythme, avec une hausse de 4% sur la période pour s’établir à 286 milliards de dirhams.

LNT

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Financement des PME : l’AMMC et la CGEM veulent rapprocher les entreprises du marché des capitaux https://lnt.ma/financement-des-pme-lammc-et-la-cgem-veulent-rapprocher-les-entreprises-du-marche-des-capitaux/ Tue, 29 Sep 2026 14:09:08 +0000 https://lnt.ma/?p=560273 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) entendent renforcer l’accès des PME aux financements offerts par le marché des capitaux. Réunis à Casablanca, dirigeants d’entreprises, investisseurs institutionnels et opérateurs de marché ont notamment insisté sur la nécessité de préparer davantage les PME aux exigences de ces […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) entendent renforcer l’accès des PME aux financements offerts par le marché des capitaux. Réunis à Casablanca, dirigeants d’entreprises, investisseurs institutionnels et opérateurs de marché ont notamment insisté sur la nécessité de préparer davantage les PME aux exigences de ces modes de financement, en travaillant en amont sur leur gouvernance, leur management et la qualité de leur information financière. Communiqué de presse AMMC CGEM…

Le marché des capitaux peut-il prendre une place plus importante dans le financement des PME marocaines ? C’est autour de cette question que l’AMMC et la CGEM ont organisé, au siège de la Confédération à Casablanca, une conférence consacrée au thème « Marché de capitaux et financement de la PME ».

La rencontre a rassemblé des chefs d’entreprise, des investisseurs institutionnels, des opérateurs du marché et des représentants d’associations professionnelles. L’objectif affiché par les deux institutions est d’accroître la mobilisation du marché des capitaux en faveur des PME et, plus largement, des entreprises susceptibles de soutenir la croissance et l’emploi. Communiqué de presse AMMC CGEM…

Préparer les PME plusieurs années en amont

Pour le président de la CGEM, Mehdi Tazi, l’un des principaux enjeux réside dans la constitution d’un vivier d’entreprises suffisamment structurées pour pouvoir accéder au marché des capitaux.

« Une introduction en Bourse se prépare plusieurs années en amont : elle suppose de structurer l’entreprise, de renforcer sa gouvernance et son management, et de disposer d’une information financière fiable », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’accompagnement doit donc commencer avant même que l’entreprise n’envisage concrètement une opération sur le marché. « Notre ambition doit être de construire ce parcours et d’accompagner davantage de PME vers les standards qui leur permettront de changer d’échelle », a-t-il ajouté. Communiqué de presse AMMC CGEM…

Cette approche place ainsi la préparation interne des entreprises au centre de la problématique : gouvernance, organisation, transparence financière et capacité à répondre aux exigences des investisseurs constituent autant de conditions préalables à un recours plus important au marché.

Un marché appelé à « gagner en proximité »

De son côté, le président de l’AMMC, Tarik Senhaji, a mis l’accent sur la capacité du marché des capitaux à accompagner le changement d’échelle de l’économie marocaine.

Il a rappelé les transformations engagées ces dernières années afin d’approfondir le marché et d’élargir les solutions de financement proposées aux entreprises. Mais pour le président de l’AMMC, l’élargissement de l’offre ne suffit pas à lui seul à renforcer son utilisation par les PME.

Estimant que le marché a gagné en profondeur mais doit désormais « gagner en proximité », Tarik Senhaji a appelé les acteurs du secteur à aller davantage à la rencontre des entreprises et à mieux comprendre leurs trajectoires et leurs besoins.

L’objectif consiste notamment à intervenir plus tôt dans le développement des projets afin que les solutions de financement soient construites à partir des besoins des entreprises, plutôt que de reposer uniquement sur les instruments déjà disponibles. Communiqué de presse AMMC CGEM…

La rencontre s’inscrit dans une réflexion plus large sur la diversification des sources de financement accessibles aux PME. Le marché des capitaux peut en effet offrir différents mécanismes permettant aux entreprises de financer leur développement et leur changement d’échelle.

Les travaux de la conférence ont été organisés autour de deux panels. Le premier était consacré au financement des PME par le marché des capitaux, tandis que le second portait sur la préparation des entreprises souhaitant y accéder.

Des retours d’expérience ont également été présentés. Selon le bilan dressé par les organisateurs, les échanges ont mis en avant l’existence de plusieurs solutions de financement, mais aussi la nécessité de renforcer l’accompagnement des entreprises afin d’en élargir l’utilisation. Communiqué de presse AMMC CGEM…

Au-delà de l’accès des PME aux marchés, l’AMMC et la CGEM placent également cette démarche dans une logique de mobilisation de l’épargne nationale au profit de l’économie réelle.

Les deux institutions indiquent vouloir élargir l’utilisation du marché des capitaux et renforcer ses liens avec les entreprises, avec pour objectif de transformer davantage l’épargne disponible en financements destinés au tissu productif. Communiqué de presse AMMC CGEM…

Pour les PME, la question ne porte donc pas uniquement sur la disponibilité de nouveaux instruments financiers. Les échanges organisés à Casablanca mettent également en évidence l’enjeu de leur préparation en amont et de leur capacité à satisfaire aux standards nécessaires pour attirer des investisseurs.

LNT

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Finances locales : les collectivités territoriales dégagent un excédent de 10 MMDH à fin août https://lnt.ma/finances-locales-les-collectivites-territoriales-degagent-un-excedent-de-10-mmdh-a-fin-aout/ Tue, 29 Sep 2026 09:38:29 +0000 https://lnt.ma/?p=560212 Les collectivités territoriales ont dégagé un excédent global de 10 milliards de dirhams à fin août 2026, contre 9,61 milliards un an auparavant, selon la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Cette évolution intervient dans un contexte de progression des recettes ordinaires, soutenues notamment par une hausse de 15% des recettes fiscales. Les ressources transférées par […]

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Les collectivités territoriales ont dégagé un excédent global de 10 milliards de dirhams à fin août 2026, contre 9,61 milliards un an auparavant, selon la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Cette évolution intervient dans un contexte de progression des recettes ordinaires, soutenues notamment par une hausse de 15% des recettes fiscales. Les ressources transférées par l’État et celles directement gérées par les collectivités affichent également une augmentation sur les huit premiers mois de l’année.

Les finances des collectivités territoriales affichent un solde positif à fin août 2026. Selon le dernier Bulletin mensuel de statistiques des finances locales (BMSFL) de la Trésorerie Générale du Royaume, l’exécution de leurs budgets fait ressortir un excédent global de 10 milliards de dirhams, légèrement supérieur aux 9,61 milliards enregistrés à la même période de 2025.

Ce montant tient compte d’un solde positif de 2,25 milliards de dirhams provenant des comptes spéciaux et des budgets annexes. La TGR précise que cet excédent est notamment destiné à couvrir les dépenses déjà engagées et qui doivent être payées au cours de l’exercice 2026.

À fin août, les recettes ordinaires des collectivités territoriales ont atteint 39,3 milliards de dirhams, en progression de 9,9% sur un an.

Cette hausse résulte notamment de l’évolution des ressources transférées, en augmentation de 8,2%, ainsi que des recettes directement gérées par les collectivités territoriales, qui progressent de 19,1%.

Dans le même temps, les dépenses ordinaires ont augmenté à un rythme plus modéré, de 2,8%, pour atteindre 18,9 milliards de dirhams.

Cette évolution recouvre notamment une hausse de 3,1% des dépenses de personnel et de 3% des dépenses consacrées aux autres biens et services.

Les recettes fiscales en hausse de 15%

La progression des ressources locales est particulièrement visible au niveau de la fiscalité. Les recettes fiscales des collectivités territoriales se sont élevées à 34,7 milliards de dirhams à fin août 2026, soit une augmentation de 15% par rapport aux huit premiers mois de 2025.

Selon la TGR, cette hausse est portée à la fois par les impôts directs, dont les recettes augmentent de 20,8%, et par les impôts indirects, en progression de 10%.

La fiscalité représente ainsi 88,1% des recettes globales des collectivités territoriales à fin août.

Les ressources transférées se sont, pour leur part, établies à 22,4 milliards de dirhams, contre 20,7 milliards un an auparavant, soit une progression de 8,2%.

Cette évolution résulte principalement de la hausse de 12,2% de la part revenant aux collectivités territoriales dans le produit de la TVA, ce qui représente 1,66 milliard de dirhams supplémentaire. La part des régions dans les recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR) augmente, de son côté, de 39,1%, soit 1,41 milliard de dirhams additionnel.

La TVA demeure une composante importante du financement local, puisqu’elle représente à elle seule 39% des recettes des collectivités territoriales.

Les ressources gérées par l’État pour le compte des collectivités territoriales ont atteint 8,75 milliards de dirhams, en hausse de 6,5%.

Cette progression s’explique notamment par une augmentation de 7,3% des recettes de la taxe de services communaux et de 6,7% de celles provenant de la taxe professionnelle.

Les ressources directement gérées par les collectivités ont enregistré une progression plus soutenue. Elles sont passées de 6,87 milliards de dirhams à fin août 2025 à 8,19 milliards un an plus tard.

La taxe sur les terrains urbains non bâtis constitue la principale composante de ces ressources, avec 2,94 milliards de dirhams. Elle est suivie de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal, qui a généré 857 millions de dirhams, et de la taxe sur les opérations de construction, avec 712 millions.

Au-delà du seul solde dégagé durant les huit premiers mois de 2026, les excédents globaux figurant dans les budgets des collectivités territoriales atteignent 73 milliards de dirhams. Ce montant comprend à la fois les excédents reportés des exercices antérieurs et celui dégagé au titre de l’année en cours.

Selon la TGR, ces ressources sont destinées à couvrir les engagements liés aux dépenses de fonctionnement et d’équipement. Le reliquat constitue une trésorerie disponible permettant notamment de régler les dépenses exigibles, parmi lesquelles les salaires, les factures d’eau et d’électricité, les loyers, les intérêts de la dette ou encore les charges liées à la gestion déléguée.

La répartition de ces excédents montre par ailleurs le poids des communes dans les finances locales : elles concentrent 64,7% des excédents globaux des collectivités territoriales.

LNT

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MFC Talks : Paiements instantanés, le Maroc face au défi de l’adoption https://lnt.ma/mfc-talks-paiements-instantanes-le-maroc-face-au-defi-de-ladoption/ Fri, 25 Sep 2026 11:22:36 +0000 https://lnt.ma/?p=560074 Le Maroc dispose désormais d’infrastructures permettant de développer les paiements instantanés, mais leur adoption reste encore nettement en retrait par rapport au potentiel du marché. Réunis à l’occasion de la 11ᵉ édition des MFC Talks, organisée le 24 septembre par le Morocco Fintech Center en partenariat avec HPS, régulateurs, opérateurs et Fintechs ont mis en […]

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Le Maroc dispose désormais d’infrastructures permettant de développer les paiements instantanés, mais leur adoption reste encore nettement en retrait par rapport au potentiel du marché. Réunis à l’occasion de la 11ᵉ édition des MFC Talks, organisée le 24 septembre par le Morocco Fintech Center en partenariat avec HPS, régulateurs, opérateurs et Fintechs ont mis en avant un changement de priorité : après la construction des infrastructures, l’enjeu porte désormais sur les usages, l’acceptation par les commerçants et la création de services capables de concurrencer le cash.

Le Royaume dispose déjà d’infrastructures et d’un cadre institutionnel permettant aux fonds de circuler rapidement, mais la disponibilité de ces outils ne s’est pas encore traduite par une adoption massive des moyens de paiement électroniques. C’est l’un des principaux constats dressés lors des MFC Talks consacrés à la maturité du marché marocain et aux opportunités offertes aux Fintechs.

En ouverture de la rencontre, Mohamed Horani, PDG de HPS, a replacé cette évolution dans un mouvement plus large associant technologie, marché et réglementation. Selon lui, plusieurs transformations convergent actuellement : paiement instantané, open banking, intelligence artificielle, stablecoins et réflexion autour des monnaies numériques de banques centrales. Le paiement instantané modifie notamment le rapport au temps en permettant à la valeur de circuler en quelques secondes et en continu.

Pour Mohamed Horani, l’enjeu consiste désormais à utiliser les infrastructures existantes pour développer de nouveaux services. Il a notamment appelé à renforcer l’open innovation entre banques, institutions et Fintechs afin de faciliter le passage des projets de l’expérimentation au marché. L’objectif affiché est également de faire du marché marocain un terrain de développement pour des solutions susceptibles, à terme, de changer d’échelle.

Des infrastructures en avance sur les usages

Les échanges ont cependant fait apparaître un décalage entre les capacités techniques disponibles et leur utilisation effective. Selon les données évoquées lors du panel, le potentiel immédiat d’acceptation serait d’environ 1,5 million de commerçants équipables, alors que le nombre de commerçants actifs dans le paiement électronique se situerait autour de 60.000. Les intervenants ont également relevé que le cash continuait d’occuper une place prépondérante dans les transactions.

Le Maroc n’en est pourtant pas au début de la construction de son écosystème. Les travaux engagés au cours des dernières années ont notamment porté sur l’interopérabilité, les établissements de paiement, le paiement mobile et, plus récemment, le virement instantané. Pour les intervenants, le défi se déplace donc progressivement de l’infrastructure vers l’adoption.

Cette évolution conduit également Bank Al-Maghrib à faire évoluer son approche. Fadwa Jouali, directrice adjointe des systèmes et moyens de paiement à Bank Al-Maghrib, a expliqué que le régulateur intervient désormais davantage comme « architecte de l’écosystème », avec l’objectif d’améliorer l’interopérabilité, de structurer les infrastructures et de créer un cadre favorisant à la fois l’adoption et la concurrence.

Convaincre les commerçants

L’un des principaux enjeux reste l’acceptation par les petits commerçants. Les participants ont notamment évoqué les coûts, la simplicité des parcours, les habitudes liées au cash et la nécessité d’apporter aux professionnels une valeur ajoutée dépassant la seule possibilité d’encaisser électroniquement.

Parmi les solutions envisagées figure le Soft POS, qui permet de transformer un smartphone équipé de la technologie NFC en terminal de paiement. Cette solution pourrait réduire le coût d’équipement et faciliter l’accès au paiement électronique pour les micro-commerçants.

Mais le paiement instantané ne répond pas nécessairement aux mêmes besoins pour toutes les entreprises. Les intervenants ont notamment distingué l’instantanéité de la transaction du besoin de règlement rapide du commerçant. Pour certaines activités, les priorités peuvent davantage porter sur le rapprochement des opérations en fin de journée, la gestion des remboursements, les annulations ou encore la maîtrise du risque.

L’enjeu serait donc moins d’imposer un nouveau moyen de paiement que d’intégrer plusieurs solutions dans un même parcours. Un commerçant pourrait ainsi accepter carte, paiement mobile, QR code ou paiement instantané à travers une interface commune. Cette harmonisation permettrait d’éviter la multiplication des dispositifs tout en laissant au consommateur le choix de son moyen de paiement.

Vers une gouvernance plus intégrée

Cette logique de convergence se retrouve également dans les réflexions autour d’un schéma domestique plus intégré. Selon les échanges, l’écosystème dispose déjà de plusieurs infrastructures et moyens de paiement, mais leur fragmentation peut compliquer aussi bien leur utilisation que leur communication auprès du public.

Bank Al-Maghrib travaille ainsi sur une vision visant à disposer de règles et de standards davantage harmonisés entre les différents moyens de paiement. L’objectif serait de s’appuyer sur les infrastructures existantes tout en organisant des « routes » communes permettant de développer de nouveaux usages.

La sécurité constitue parallèlement une composante centrale de cette évolution. Avec l’accélération des paiements et la multiplication des canaux numériques, les dispositifs de détection de la fraude doivent eux aussi fonctionner plus rapidement. Les discussions ont notamment porté sur le monitoring en temps réel, mais également sur le facteur humain et la sensibilisation des utilisateurs face aux techniques d’ingénierie sociale.

Un terrain pour les Fintechs

Pour les Fintechs marocaines, cette nouvelle phase pourrait ouvrir plusieurs champs de développement. Au-delà du traitement technique de la transaction, la valeur pourrait progressivement se déplacer vers les services associés : orchestration de plusieurs moyens de paiement, rapprochement comptable, gestion du risque, fidélisation, expérience utilisateur ou services destinés aux petits commerçants.

L’open banking et l’intelligence artificielle pourraient également élargir ces possibilités. Mohamed Horani estime que l’enjeu est désormais de construire sur les infrastructures existantes plutôt que de les reproduire, afin de concentrer les investissements sur la création de nouveaux services.

Le développement du paiement instantané apparaît ainsi moins comme une rupture isolée que comme une nouvelle composante d’un écosystème en transformation. Après plusieurs années consacrées à l’infrastructure et à l’interopérabilité, la prochaine étape dépendra surtout de la capacité des acteurs à convertir ces acquis techniques en usages quotidiens, aussi bien pour les particuliers que pour les commerçants et les entreprises.

Selim Benabdelkhalek

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BKGR : Attijariwafa bank profite de l’accélération du cycle d’investissement au Maroc https://lnt.ma/bkgr-attijariwafa-bank-profite-de-lacceleration-du-cycle-dinvestissement-au-maroc/ Fri, 25 Sep 2026 09:40:28 +0000 https://lnt.ma/?p=560040 Porté par l’accélération de l’investissement au Maroc, Attijariwafa bank affiche une progression soutenue de ses financements aux entreprises et à l’équipement. Dans une note publiée le 24 septembre, BMCE Capital Global Research (BKGR) relève notamment une hausse de 36% des crédits à l’équipement au premier semestre 2026 et anticipe la poursuite de cette dynamique, soutenue […]

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Porté par l’accélération de l’investissement au Maroc, Attijariwafa bank affiche une progression soutenue de ses financements aux entreprises et à l’équipement. Dans une note publiée le 24 septembre, BMCE Capital Global Research (BKGR) relève notamment une hausse de 36% des crédits à l’équipement au premier semestre 2026 et anticipe la poursuite de cette dynamique, soutenue par les grands projets d’infrastructures, les énergies renouvelables et les industries exportatrices. Le bureau de recherche relève parallèlement une amélioration du profil de risque du groupe et identifie l’international ainsi que le nouveau plan stratégique « GOAL 2030 » parmi ses principaux relais de croissance.

Attijariwafa bank apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires de l’accélération du cycle d’investissement actuellement observée au Maroc. Selon une analyse de BMCE Capital Global Research, le groupe bancaire a enregistré au premier semestre 2026 une progression de 36% de ses crédits à l’équipement, à 142 milliards de dirhams, tandis que les financements accordés aux entreprises ont augmenté de 14%, pour atteindre 227 milliards de dirhams.

Cette évolution intervient dans un contexte de forte progression du crédit à l’investissement. À fin juin, les crédits à l’équipement du secteur bancaire marocain atteignaient 344,2 milliards de dirhams, en hausse de 32,3% sur un an. Attijariwafa bank affiche ainsi sur ce segment un rythme de progression supérieur à celui du marché. BKGR rappelle également que le groupe avait capté 53% de la production de nouveaux crédits à l’équipement en 2025.

Les grands investissements comme moteur du crédit

Pour le bureau de recherche, cette dynamique devrait se prolonger au cours des prochains exercices. Les projets d’infrastructures liés notamment à la Coupe du monde, les investissements dans les énergies renouvelables et le développement des industries exportatrices, parmi lesquelles l’aéronautique et les véhicules électriques, devraient continuer à alimenter la demande de financement.

BKGR prévoit ainsi que l’encours net de crédits du groupe atteindra 481,5 milliards de dirhams en 2026, en progression de 7,5%, puis 515,2 milliards en 2027, soit une nouvelle hausse de 7%. Le segment Corporate devrait rester le principal contributeur à cette évolution.

La collecte évolue également à la hausse. Les dépôts consolidés ont atteint 553,8 milliards de dirhams à fin juin 2026, dont près de 74% sous forme de ressources non rémunérées. Dans un environnement marqué par un taux directeur maintenu à 2,25%, cette structure contribue à contenir le coût de refinancement du groupe. Les dépôts devraient, selon les projections de BKGR, atteindre 569,4 milliards de dirhams en 2026 puis 609,3 milliards en 2027.

Un PNB attendu à 37,1 milliards de dirhams en 2026

Au premier semestre, le produit net bancaire consolidé s’est établi à 18,4 milliards de dirhams, en progression de 4%. Cette évolution a été principalement portée par la marge d’intérêt, en hausse de 8,2% à 11,2 milliards de dirhams, et par les commissions, qui progressent de 3,6% à 3,6 milliards. Le résultat des activités de marché s’est, en revanche, contracté de 3,2%, à 2,9 milliards de dirhams.

BKGR table sur une accélération du PNB à 37,1 milliards de dirhams sur l’ensemble de 2026, puis à 39,2 milliards en 2027. La marge d’intérêt devrait continuer à représenter près de 61% des revenus du groupe.

La progression de l’activité s’accompagne toutefois d’une hausse des charges d’exploitation, qui ont augmenté de 8,4% au premier semestre, à 6,8 milliards de dirhams. Le coefficient d’exploitation s’est ainsi établi à 36,8%, contre 35,3% un an auparavant. BKGR associe notamment l’évolution future des charges aux investissements technologiques et à la montée en puissance de « SIMPLE ».

Une amélioration du profil de risque

La croissance du crédit ne s’est, jusqu’ici, pas accompagnée d’une détérioration des indicateurs de risque. Le coût du risque consolidé a reculé de 11,2% au premier semestre, à 1,2 milliard de dirhams. Les créances en souffrance ont parallèlement diminué de 0,8%, à 21,3 milliards de dirhams sur base sociale.

Le taux de contentieux est ainsi revenu à 6,6%, contre 7% à fin 2025, tandis que le taux de couverture s’est amélioré à 69,4%. À titre de comparaison, BKGR relève un taux de contentieux de 8,1% pour l’ensemble du secteur bancaire.

Le résultat net part du groupe (RNPG) s’est établi à 5,94 milliards de dirhams au premier semestre, en progression limitée de 1,1%. Pour l’ensemble de l’exercice, BKGR anticipe un RNPG de 11,6 milliards de dirhams, en hausse de 9,1%, avant 12,5 milliards en 2027.

L’Afrique reste un relais de développement

L’activité internationale constitue un autre axe important. La banque de détail à l’international a généré 6,1 milliards de dirhams de PNB et 1,8 milliard de dirhams de RNPG au premier semestre. Elle représente ainsi 33,4% du PNB consolidé et 29,8% du résultat net part du groupe, alors qu’elle ne pèse que 23,8% du bilan consolidé.

Les trajectoires diffèrent toutefois selon les marchés. Le management anticipe une croissance de la distribution de crédit supérieure à 30% en monnaie locale en Égypte, comprise entre 7% et 8% en Afrique de l’Ouest et proche de 5% en Tunisie. BKGR estime par ailleurs qu’une reprise de la croissance externe pourrait être envisagée au cours des prochaines années, en citant notamment l’Afrique de l’Est comme potentiel relais géographique.

« GOAL 2030 » mise sur le digital et de nouveaux revenus

Le nouveau plan « GOAL 2030 » doit ouvrir une autre phase dans le développement du groupe après le dépassement de plusieurs objectifs du précédent plan stratégique. En 2025, le total bilan avait atteint 795,9 milliards de dirhams, soit 109% de l’objectif fixé, tandis que le PNB, à 34,9 milliards, représentait 116% de la cible.

La digitalisation constitue l’un des principaux leviers du nouveau cycle. Au premier semestre 2026, 94,9% des transactions ont été réalisées via les canaux digitaux, contre 74,2% en 2019. Dans le même temps, le nombre de connexions aux plateformes numériques est passé de 71,5 millions à 181,5 millions.

Dans ce contexte, BKGR considère que la croissance future devrait davantage reposer sur la monétisation de cette base de clientèle, notamment à travers les paiements digitaux, la finance embarquée et le renforcement des métiers transactionnels. La note cite notamment le lancement de « SIMPLE », présenté comme une néobanque sous forme de « Super App » réunissant paiement, épargne, investissement et services du quotidien.

Sur le plan financier, le groupe dispose également de marges de manœuvre en matière de solvabilité. Son ratio Tier 1 consolidé s’établissait à 12% au premier semestre, contre un minimum réglementaire de 9%, tandis que le ratio de liquidité LCR atteignait 180%. Ces niveaux devraient également lui permettre d’aborder le durcissement du cadre prudentiel attendu à partir de 2027 avec des marges de fonds propres, selon l’analyse de BKGR.

Dans sa note, BMCE Capital Global Research a relevé son objectif de cours sur Attijariwafa bank de 910 à 932 dirhams. Ce niveau est à comparer à un cours de 691,1 dirhams à la clôture du 23 septembre 2026.

LNT

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Pourquoi le contexte boursier encourage les spéculateurs fraudeurs https://lnt.ma/pourquoi-le-contexte-boursier-encourage-les-speculateurs-fraudeurs/ Wed, 23 Sep 2026 10:45:23 +0000 https://lnt.ma/?p=559870 Pour replacer dans leur contexte les phénomènes spéculatifs et la recrudescence des plateformes frauduleuses, il faut rappeler que la Bourse de Casablanca a connu des années fastes. Elle a ainsi suscité un appétit inédit chez les investisseurs, notamment les petits porteurs, dont le nombre a atteint un record de plus de 60 000. En effet, […]

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Pour replacer dans leur contexte les phénomènes spéculatifs et la recrudescence des plateformes frauduleuses, il faut rappeler que la Bourse de Casablanca a connu des années fastes. Elle a ainsi suscité un appétit inédit chez les investisseurs, notamment les petits porteurs, dont le nombre a atteint un record de plus de 60 000.

En effet, le MASI, principal indice boursier, s’est apprécié de 12,8 % en 2023, de 22,2 % en 2024 et de 27,6 % en 2025, portant la capitalisation au-delà de 1 000 milliards de dirhams. Ce niveau de performance inédit s’est toutefois révélé intenable comme en témoigne la correction continue qui est à l’œuvre depuis début septembre. La Bourse enchaîne ainsi sa cinquième semaine de baisse, avec un MASI passé sous la barre des 18 000 points, à 17 592.

Certes, les prises de bénéfices des institutionnels, après une hausse cumulée de 75 %, en sont l’une des causes. Mais la remontée des taux obligataires en est une autre. Lorsque le rendement du Bon du Trésor à 10 ans progresse, les actions deviennent moins attractives, leur prime de risque se réduisant d’autant.

À cela s’ajoutent le risque géopolitique, avec une hausse des prix de l’énergie qui alimente l’inflation à moyen terme, et le rééquilibrage opéré fin août par Morgan Stanley Capital International (MSCI), qui a provoqué des sorties de capitaux étrangers.

MSCI est le premier fournisseur d’indices boursiers au monde. C’est lui qui détermine quelles places et quelles valeurs intègrent les paniers dans lesquels investissent les fonds étrangers. Pour la Bourse de Casablanca, l’enjeu est donc vital. Le Maroc figure dans la catégorie MSCI Frontier Markets, et non dans celle des Emerging Markets, et dispose de son propre indice, le MSCI Morocco.

Lors de chaque rééquilibrage trimestriel (février, mai, août et novembre), si MSCI augmente le poids du Maroc, des milliards de dollars de fonds passifs achètent automatiquement des titres comme Attijariwafa bank, BCP, Maroc Telecom ou LafargeHolcim. À l’inverse, s’il réduit ce poids ou retire une valeur marocaine de ses indices, ces mêmes fonds vendent mécaniquement.

C’est précisément ce qui s’est produit fin août 2026, MSCI a réduit le poids de certaines grandes capitalisations marocaines dans son indice Frontier. Il en a résulté des ventes automatiques de la part des investisseurs étrangers, à l’origine d’une partie de la correction de 6,6 % intervenue par la suite.

D’où l’ambition de la Bourse de Casablanca d’accéder au statut de marché émergent (« Emerging Markets »), qui lui permettrait d’attirer dix fois plus de flux étrangers qu’en catégorie Frontier. Les petits porteurs l’ont bien compris, lorsque le poids du Maroc augmente dans les indices MSCI, les étrangers achètent. Dans le cas contraire, ils vendent, même si les résultats des entreprises sont bons.

La bonne nouvelle pour les petits porteurs, c’est qu’avec la correction, les valorisations se détendent. Le PER moyen est passé de 20,9x en janvier à 18,8x début juillet. Et les résultats restent solides puisque les sociétés cotées affichent une hausse de 10,7 % de leur chiffre d’affaires au premier semestre 2026.

C’est précisément dans ce climat d’incertitude, où des petits porteurs habitués à des gains records voient leur portefeuille fondre semaine après semaine, que prospèrent les spéculateurs fraudeurs, prompts à promettre sur les réseaux sociaux des rendements garantis que le marché ne leur offre plus.

 

Afifa Dassouli

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L’AMMC alerte contre les conseils en ligne et les plateformes boursières frauduleuses https://lnt.ma/lammc-alerte-contre-les-conseils-en-ligne-et-les-plateformes-boursieres-frauduleuses/ Wed, 23 Sep 2026 10:45:15 +0000 https://lnt.ma/?p=559868 Le 16 septembre dernier, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a tiré la sonnette d’alarme pour la seconde fois, en faisant état dans un communiqué d’une recrudescence des offres boursières frauduleuses diffusées sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée. Le régulateur remet ainsi au centre du débat la question de la […]

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Le 16 septembre dernier, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a tiré la sonnette d’alarme pour la seconde fois, en faisant état dans un communiqué d’une recrudescence des offres boursières frauduleuses diffusées sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée.

Le régulateur remet ainsi au centre du débat la question de la fiabilité des conseils boursiers diffusés sur Internet, par des plateformes, comptes spécialisés et groupes privés qui promettent des gains rapides. Ces spéculateurs font diverger les investisseurs des différentes sources officielles ou professionnelles pour s’informer, dans l’optique d’investir ou de placer leur argent à la Bourse.

De fait, investir en Bourse n’a jamais été aussi accessible. Quelques clics suffisent aujourd’hui pour consulter un cours, suivre une action, constituer un portefeuille virtuel ou encore rejoindre une communauté d’investisseurs sur les réseaux sociaux. Toutefois, cette démocratisation de l’accès à l’information a un revers, celui de la multiplication des conseils non vérifiés et, plus grave encore, de l’intrusion de plateformes frauduleuses qui se présentent comme des intermédiaires légitimes. Certaines vont jusqu’à usurper l’identité de l’AMMC en utilisant son logo, des cachets ou de faux certificats d’agrément pour donner une apparence officielle à leurs offres, créant ainsi un terrain à risque : celui de WhatsApp, de Telegram et des réseaux sociaux en général.

Leur démarche consiste à écarter l’investisseur des sources d’information vérifiables en lui faisant des recommandations appuyées par une diffusion de groupes dont l’identité et le statut ne sont pas clairement établis. Le scénario décrit par l’AMMC est d’ailleurs particulièrement révélateur.

« Tout commence par une publicité sur un réseau social. L’internaute est ensuite invité à rejoindre un groupe WhatsApp ou Telegram présenté comme un espace d’apprentissage, de conseil ou d’échange entre investisseurs. Une fois intégré au groupe, il est incité à effectuer un premier versement. »

Les escrocs peuvent ensuite afficher de prétendus gains ou performances afin de convaincre la victime d’augmenter son investissement. Le piège apparaît souvent au moment du retrait. L’investisseur découvre que son argent est bloqué et qu’il doit parfois payer des « frais » ou une « commission » supplémentaire pour récupérer ses fonds. Selon l’AMMC, ce mécanisme fait partie des pratiques courantes observées dans ces escroqueries, le faux agrément étant au cœur du piège qui leur est tendu. En effet, le plus dangereux réside dans la sophistication de certaines arnaques par leur apparence, une plateforme frauduleuse peut aller jusqu’à utiliser le logo de l’AMMC, présenter un prétendu certificat d’agrément ou reproduire des éléments visuels destinés à rassurer l’investisseur. À ce titre, l’AMMC recommande de vérifier systématiquement l’identité et le statut de l’entité proposant l’investissement et de s’assurer qu’elle est dûment habilitée en consultant les listes des intervenants et entités habilités accessibles sur le site du régulateur.

Mais, c’est surtout la promesse de rendement garanti qui ne laisse aucun discernement à l’investisseur, alors qu’elle constitue en soi un signal d’alerte. À juste titre, dans son communiqué du 16 septembre, l’AMMC recommande explicitement au public de se méfier de toute promesse de rendement élevé ou garanti et de ne pas verser de fonds avant d’avoir vérifié l’identité et le statut de l’interlocuteur. Ce principe est d’autant plus important que les réseaux sociaux brouillent parfois la frontière entre information, opinion et conseil en investissement.

Car un influenceur peut présenter une action en Bourse, expliquer le comportement de son cours ou commenter l’évolution du MASI, sans qu’il s’agisse d’un conseil professionnel surtout qu’il ne dispose pas d’une habilitation pour exercer une activité réglementée.

Or, malheureusement, on constate que « les influenceurs financiers » se multiplient avec la montée en puissance des réseaux sociaux.  Une nouvelle catégorie d’intermédiaires dans l’univers boursier se développe à grande vitesse, les créateurs de contenu financier sur YouTube, Instagram ou d’autres plateformes, et consacre leurs contenus à l’analyse de sociétés cotées, à la lecture des résultats financiers ou à la vulgarisation de la Bourse de Casablanca.

Mais attention, un contenu pédagogique n’est pas une recommandation d’investissement, et une recommandation trouvée sur les réseaux sociaux ne remplace pas la vérification de l’identité et du statut de celui qui la diffuse.

L’AMMC identifie donc les réseaux sociaux et les groupes privés de messagerie comme des zones nécessitant une vigilance particulière. Dans ses priorités d’action 2026, elle souligne notamment « les risques liés aux plateformes de trading frauduleuses et aux conseils diffusés sur les réseaux sociaux ou les groupes privés ». Pour se prémunir des méfaits des tricheurs et autres spéculateurs boursiers dont il s’agit, le grand public dispose de trois niveaux pour s’informer sur la Bourse.

À travers les plateformes officielles, qui permettent d’apprendre avant d’investir, comme sur le site de la Bourse de Casablanca qui permet notamment de consulter les informations relatives au marché, les cours et les publications des sociétés cotées. La Bourse propose d’ailleurs également une rubrique dédiée à l’éducation financière ou encore l’outil e-Bourse, une plateforme de simulation de trading. Elle permet d’acheter et de vendre des actions virtuelles, de gérer un portefeuille fictif et de suivre des données issues du marché réel, sans engager d’argent réel. L’objectif est précisément de permettre aux utilisateurs de se familiariser avec les mécanismes boursiers et de tester des stratégies dans un environnement pédagogique.

Pour un débutant, cette étape est essentielle, comprendre le fonctionnement du marché avant de risquer son épargne.

Ensuite, les internautes peuvent accéder à des plateformes d’analyse, des sources institutionnelles qui donnent des recommandations d’investissement, une nouvelle génération de plateformes marocaines d’analyse financière. L’intérêt de ce type d’outil est différent de celui d’un conseiller en investissement car il s’agit avant tout de mettre les données à disposition de l’investisseur afin qu’il puisse effectuer sa propre analyse.

Enfin, les professionnels dont l’analyse devient une recommandation par les sociétés de Bourse et leurs départements de recherche. Les investisseurs peuvent notamment retrouver des analyses produites par les équipes de recherche de plusieurs établissements actifs sur le marché marocain. Ces publications peuvent contenir des analyses financières, des objectifs de cours ou encore des recommandations telles que « Achat », « Conserver » ou « Vendre ».

La différence avec une simple publication sur un réseau social est importante, il faut toujours vérifier qui est à l’origine du conseil et dans quel cadre il est délivré.

C’est précisément sur cette question de l’habilitation que l’AMMC insiste et dénonce qu’une vidéo YouTube, un groupe WhatsApp, une plateforme de données, une publication d’une société cotée et une note de recherche d’un professionnel ne répondent pas au même objectif et ne présentent pas nécessairement les mêmes garanties.

L’Autorité rappelle également que les faits susceptibles de constituer des infractions pénales relèvent des autorités judiciaires et invite les personnes confrontées à ce type de pratiques à les signaler à l’AMMC et, lorsque cela est nécessaire, à déposer plainte auprès des autorités compétentes. Sachant que des arrestations pour fraude sur le marché financier causant des pertes pour les victimes ont été identifiées et condamnées… En somme, la prudence est cardinale face à la recrudescence de ces phénomènes de fraude de plus en plus sophistiquées, au risque d’y perdre plus que des plumes.

 

Afifa Dassouli

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Le déficit du Trésor s’allège à 58,6 milliards de dirhams https://lnt.ma/le-deficit-du-tresor-sallege-a-586-milliards-de-dirhams/ Wed, 23 Sep 2026 10:24:44 +0000 https://lnt.ma/?p=559866 Le déficit budgétaire s’est établi à 58,6 milliards de dirhams à fin août 2026, contre 59,5 milliards à la même date de l’année précédente, selon la situation des charges et ressources du Trésor. L’amélioration, d’un peu moins d’un milliard, résulte d’une progression des recettes légèrement supérieure à celle des dépenses. Les recettes ont augmenté de […]

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Le déficit budgétaire s’est établi à 58,6 milliards de dirhams à fin août 2026, contre 59,5 milliards à la même date de l’année précédente, selon la situation des charges et ressources du Trésor. L’amélioration, d’un peu moins d’un milliard, résulte d’une progression des recettes légèrement supérieure à celle des dépenses.

Les recettes ont augmenté de 25,5 milliards de dirhams, les dépenses de 24,6 milliards, le solde bénéficiant en outre d’une meilleure performance des comptes spéciaux du Trésor. Les recettes fiscales nettes atteignent 247,5 milliards de dirhams, soit un taux de réalisation de 67,5% par rapport aux prévisions de la loi de finances. Les recettes non fiscales s’élèvent à 29,5 milliards, alimentées notamment par les contributions d’établissements publics, dont 4,4 milliards versés par Bank Al-Maghrib et 4,1 milliards par le groupe OCP.

Du côté des dépenses, les charges ordinaires s’établissent à 268,2 milliards de dirhams, avec un taux d’exécution de 70,7%. L’investissement atteint 75,7 milliards, en progression de 11,4% sur un an. Le solde ordinaire ressort positif à 12,2 milliards, ce qui signifie que les recettes courantes couvrent les dépenses courantes et qu’une partie de l’investissement est financée sans recours à l’emprunt.

Un écart de chiffrage circule dans les publications. Une première série de données, issue de la Trésorerie générale du Royaume, faisait état d’un déficit de 56,9 milliards de dirhams à la même date. La différence tient aux périmètres retenus, la situation des charges et ressources du Trésor intégrant des éléments de solde que le suivi mensuel de la Trésorerie présente différemment.

La trajectoire demeure contrainte. Le cadrage préparatoire du projet de loi de finances 2027 vise un déficit de 3% du produit intérieur brut, tandis que l’agence Fitch attend 4% cette année, contre 3,5% en 2025, en raison de la facture énergétique. L’écart entre les deux appréciations constitue l’un des points de discussion du prochain exercice budgétaire.

LNT

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Paiement digital : Visa mise sur l’élargissement de l’acceptation au Maroc https://lnt.ma/paiement-digital-visa-mise-sur-lelargissement-de-lacceptation-au-maroc/ Tue, 22 Sep 2026 10:20:11 +0000 https://lnt.ma/?p=559809 Malgré la progression des cartes, des infrastructures et du nombre d’acteurs, l’usage du cash reste dominant au Maroc et une large partie des commerçants demeure encore en dehors de l’écosystème du paiement électronique. Réunis le 17 septembre à l’occasion du « Visa Acceptance Day », des responsables de Visa et des professionnels du secteur ont […]

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Malgré la progression des cartes, des infrastructures et du nombre d’acteurs, l’usage du cash reste dominant au Maroc et une large partie des commerçants demeure encore en dehors de l’écosystème du paiement électronique. Réunis le 17 septembre à l’occasion du « Visa Acceptance Day », des responsables de Visa et des professionnels du secteur ont passé en revue les principaux freins à l’acceptation des paiements digitaux, mais aussi les opportunités liées aux petits commerces, au tourisme, aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle.

Le développement du paiement électronique au Maroc dispose encore d’une importante marge de progression. C’est l’un des principaux constats dressés lors du « Visa Acceptance Day », organisé jeudi 17 septembre 2026. L’événement a réuni différents acteurs de l’écosystème afin d’aborder les transformations de l’acceptation des paiements, de la sécurité des transactions aux nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle.

Pour Sami Romdhane, directeur général de Visa Maroc, l’évolution du commerce s’accompagne d’une transformation progressive des moyens de paiement. Après le développement du commerce électronique et des paiements mobiles, l’émergence du « commerce agentique », dans lequel des agents d’intelligence artificielle peuvent intervenir dans le parcours d’achat, constitue désormais une nouvelle étape.

Cette évolution intervient alors que le potentiel du marché marocain reste largement inexploité. Une étude présentée par Ibtissam Moatadid, Manager Merchant Sales & Acquiring chez Visa Maroc, estime à 2,6 millions le nombre de commerces et d’activités entrepreneuriales dans le Royaume. Seulement 120.000 seraient équipés de solutions de paiement digital, tandis que le nombre de points d’acceptation équipés de terminaux de paiement s’établirait autour de 80.000.

Les petits commerces au centre des enjeux

Pour Visa, l’enjeu ne consiste toutefois pas uniquement à multiplier les équipements. Il s’agit également d’en développer l’usage. L’entreprise estime que l’élargissement du réseau d’acceptation doit notamment passer par les petites villes, les commerces de proximité et certaines catégories de commerçants jusqu’ici peu couvertes.

« Poser un TPE chez un commerçant et voir une transaction par mois » ne suffit pas à développer véritablement le paiement digital, a relevé Ibtissam Moatadid, qui insiste sur la nécessité de travailler simultanément sur l’équipement et sur la fréquence d’utilisation.

Selon l’étude présentée lors de l’événement, 67 % des répondants considèrent le paiement digital comme un levier de croissance et 70 % estiment qu’il peut contribuer à augmenter les revenus. Le téléphone apparaît également comme un moyen de réduire les barrières à l’entrée : 63 % des répondants le considèrent comme un levier potentiel de développement, notamment parce qu’il peut être transformé en terminal d’acceptation sans nécessiter l’installation d’un TPE traditionnel.

Cette technologie, souvent désignée sous le terme de « Tap to Phone », permet à un smartphone compatible de recevoir directement des paiements sans contact. Visa y voit notamment une solution pour les petits commerçants, artisans et professionnels mobiles.

Du paiement à l’expérience client

L’évolution du marché ne concerne pas uniquement les équipements. Pour Ghita Belkhayat, Director VAS Acceptance chez Visa, le paiement tend progressivement à devenir une composante intégrée et moins visible du parcours d’achat.

Après les cartes bancaires, qui ont réduit la nécessité de transporter des espèces, le commerce électronique a limité les déplacements et les applications mobiles ont rendu les transactions accessibles depuis pratiquement n’importe quel lieu. La prochaine étape pourrait être celle d’un commerce dans lequel un assistant d’intelligence artificielle recherche un produit, compare les offres et réalise une transaction au nom de son utilisateur.

Cette transformation renforce parallèlement les attentes en matière de simplicité et de personnalisation. D’après les données présentées par Visa, 60 % des consommateurs souhaitent disposer d’une expérience personnalisée, tandis que 74 % veulent pouvoir utiliser le moyen de paiement de leur choix, indépendamment du lieu ou du moment.

La sécurité reste un préalable

La simplification du parcours de paiement doit cependant s’accompagner d’un renforcement de la sécurité. Les responsables de Visa ont insisté sur le risque que représente la fraude pour la confiance des consommateurs et des commerçants.

L’objectif consiste à trouver un équilibre entre détection des opérations frauduleuses et limitation des refus injustifiés de transactions légitimes. Selon les chiffres présentés lors de la rencontre, le passage à certains outils récents de gestion du risque permettrait, en moyenne, de réduire la fraude de 32 % tout en augmentant le taux d’acceptation de 29 %.

La tokenisation constitue un autre élément de cette stratégie. Le principe consiste à remplacer les informations sensibles d’une carte par un identifiant numérique afin de réduire leur exposition lors des transactions. Cette technologie est appelée à jouer un rôle accru avec le développement des paiements réalisés par des agents d’intelligence artificielle.

L’IA ouvre une nouvelle étape du commerce

Le « commerce agentique » a ainsi occupé une place importante dans les échanges. Dans ce modèle, le consommateur pourrait confier à un assistant numérique la recherche, la comparaison puis l’achat d’un produit en définissant préalablement ses préférences et ses limites de dépense.

Pour rendre ces usages possibles, Visa travaille notamment sur des mécanismes permettant d’identifier les agents, d’évaluer leur fiabilité et d’encadrer les transactions qu’ils réalisent. L’enjeu est de permettre l’automatisation tout en maintenant le contrôle du consommateur et la sécurité du commerçant.

Cette évolution s’accompagne d’une diversification des solutions d’acceptation. Les responsables de Visa ont notamment évoqué les liens de paiement pouvant être transmis par messagerie ou réseaux sociaux, les solutions de facturation numérique, les paiements récurrents ou encore les outils permettant aux petits commerçants de gérer simultanément leurs ventes, leurs stocks et leurs encaissements.

Ces solutions pourraient notamment répondre aux besoins des vendeurs utilisant Instagram ou WhatsApp, qui restent encore largement dépendants des espèces ou de processus de paiement séparés de leur activité commerciale.

À l’approche des grands événements internationaux que le Maroc accueillera dans les prochaines années, Visa considère enfin le tourisme, le transport, les commerces de proximité et les petites entreprises comme des secteurs susceptibles d’accélérer l’adoption. L’enjeu sera moins de disposer de nouvelles technologies que d’étendre leur utilisation quotidienne, tout en maintenant la confiance et la sécurité nécessaires au passage progressif du cash vers les moyens de paiement électroniques.

Selim Benabdelkhalek

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Bourse : le MASI signe sa pire semaine depuis le début de la guerre au Moyen-Orient https://lnt.ma/bourse-le-masi-signe-sa-pire-semaine-depuis-le-debut-de-la-guerre-au-moyen-orient/ Tue, 22 Sep 2026 10:18:57 +0000 https://lnt.ma/?p=559795 L’indice MASI a perdu plus de 5% sur cinq séances, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Il a clôturé le vendredi 18 septembre en recul de 2,18%, à 17 592,46 points, sur des volumes élevés d’environ 624 millions de dirhams. Sur six séances, entre le 10 et le 18 […]

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L’indice MASI a perdu plus de 5% sur cinq séances, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Il a clôturé le vendredi 18 septembre en recul de 2,18%, à 17 592,46 points, sur des volumes élevés d’environ 624 millions de dirhams. Sur six séances, entre le 10 et le 18 septembre, la correction atteint 6,6%.

Les indices dérivés suivent la même pente. Le MASI 20 a cédé 2,35% pour s’établir à 1 282,32 points, avec une contre-performance annuelle de 13,69%. Le MASI ESG recule de 1,96% à 1 307,79 points et le MASI Mid de 1,60% à 1 674,50 points. La capitalisation boursière ressort à 1 035,64 milliards de dirhams.

Trois facteurs sont avancés par les opérateurs. Le premier tient à la remontée des rendements obligataires, qui renchérit le taux sans risque et réduit mécaniquement l’attrait relatif des actions. Le deuxième relève du risque géopolitique, avec les perturbations de la chaîne d’approvisionnement saoudienne et un baril de Brent maintenu au-dessus de 100 dollars. Le troisième est technique : la correction a été alimentée par des flux vendeurs émanant des organismes de placement collectif, qui ont accentué la pression sur un marché déjà fragilisé.

Sur la séance du 18 septembre, les plus fortes hausses ont été enregistrées par CMT, en progression de 9,97%, PRO avec 5,87% et SMI avec 3,54%. À l’inverse, WAA a cédé 7,50%, BCI 6,90% et LHM 5,96%.

Le repli intervient après un incident technique qui avait conduit, le 17 septembre, à la suspension de la séance puis à l’annulation de l’intégralité des transactions du jour, la bascule vers le site de secours ayant échoué. Cette interruption n’explique pas la correction, mais elle a ajouté un élément d’incertitude opérationnelle à un marché déjà orienté à la baisse.

La configuration renvoie à une question de fond. Une place dont la capitalisation reste concentrée sur un nombre restreint de valeurs et dont la liquidité dépend fortement des arbitrages de quelques grands gérants collectifs amplifie les mouvements dans les deux sens.

LNT

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Bank Al-Maghrib maintient son conseil mais renonce au point de presse de son wali https://lnt.ma/bank-al-maghrib-maintient-son-conseil-mais-renonce-au-point-de-presse-de-son-wali/ Tue, 22 Sep 2026 10:09:56 +0000 https://lnt.ma/?p=559793 Bank Al-Maghrib a annulé la conférence de presse traditionnellement tenue par son wali à l’issue du conseil trimestriel, prévue ce mardi 22 septembre, en invoquant la nécessité de préserver la neutralité institutionnelle durant les dernières heures précédant le scrutin législatif. Le conseil se réunit néanmoins comme prévu. La banque centrale publiera ses décisions de politique […]

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Bank Al-Maghrib a annulé la conférence de presse traditionnellement tenue par son wali à l’issue du conseil trimestriel, prévue ce mardi 22 septembre, en invoquant la nécessité de préserver la neutralité institutionnelle durant les dernières heures précédant le scrutin législatif.

Le conseil se réunit néanmoins comme prévu. La banque centrale publiera ses décisions de politique monétaire ainsi que son rapport, y compris l’annonce relative au taux directeur, par voie de communiqués écrits plutôt que par une prise de parole publique. Les journalistes ont été invités à adresser leurs questions au département de la communication par courrier électronique ou par téléphone.

L’institution justifie sa décision par l’obligation de respecter les principes démocratiques et de garantir sa neutralité en s’abstenant de déclarations publiques à forte visibilité au moment où s’achève la campagne électorale. La formule tranche avec la pratique habituelle, le point de presse du wali constituant l’un des rares moments où la banque centrale commente publiquement la conjoncture, les perspectives de croissance et l’état du système bancaire.

Cette réserve s’explique par la nature même du contenu attendu. Le conseil de septembre est celui qui actualise les projections macroéconomiques de l’institution, lesquelles portent sur la croissance, l’inflation, les comptes extérieurs et les finances publiques. Or ces évaluations entrent directement en résonance avec les bilans revendiqués et les programmes défendus durant la campagne, notamment sur le cadrage préparatoire du projet de loi de finances 2027, dont la banque centrale juge les hypothèses de croissance plus optimistes que les siennes.

Le marché n’anticipe aucune inflexion. Selon une enquête d’Attijari Global Research menée auprès de 35 investisseurs, 93% tablent sur le maintien du taux directeur à 2,25%, position corroborée par une seconde enquête conduite par BKGR.

L’arbitrage reste néanmoins inhabituel. L’inflation domestique demeure contenue tandis que l’environnement extérieur s’est brutalement dégradé, avec un baril au-dessus de 100 dollars et une facture énergétique en forte progression. La Réserve fédérale américaine a tranché en sens inverse la semaine dernière, relevant son taux d’un quart de point face au même choc d’offre.

LNT

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Startups : le Fonds Innov Invest obtient la plus haute notation de la Banque mondiale https://lnt.ma/startups-le-fonds-innov-invest-obtient-la-plus-haute-notation-de-la-banque-mondiale/ Fri, 18 Sep 2026 09:04:51 +0000 https://lnt.ma/?p=559608 Le Fonds Innov Invest (FII), dispositif public de financement et d’accompagnement de l’entrepreneuriat innovant mis en œuvre par Tamwilcom pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances, a obtenu la notation « Highly Satisfactory » de la Banque mondiale, soit le niveau le plus élevé de son système d’évaluation. Depuis son lancement en […]

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Le Fonds Innov Invest (FII), dispositif public de financement et d’accompagnement de l’entrepreneuriat innovant mis en œuvre par Tamwilcom pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances, a obtenu la notation « Highly Satisfactory » de la Banque mondiale, soit le niveau le plus élevé de son système d’évaluation. Depuis son lancement en 2017, le programme a accompagné près de 1.000 entrepreneurs et financé plus de 500 startups, pour plus de 590 millions de dirhams mobilisés.

Le Fonds Innov Invest obtient la meilleure appréciation de la Banque mondiale. Lancé en 2017 avec l’appui financier et technique de l’institution internationale, le programme a reçu la notation « Highly Satisfactory », selon Tamwilcom.

Cette distinction a été présentée à l’occasion d’une cérémonie organisée à Rabat en présence notamment de Mohammed Tarik Bchir, directeur du Trésor et des Finances Extérieures, d’Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ainsi que de plusieurs acteurs de l’écosystème marocain des startups.

Plus de 590 millions de dirhams mobilisés

Depuis son lancement, le Fonds Innov Invest a accompagné près de 1.000 entrepreneurs et participé au financement de plus de 500 startups. Le montant total mobilisé dépasse 590 millions de dirhams, sous différentes formes comprenant des aides, des prêts et des investissements.

Le dispositif a également participé à la structuration de quatre fonds d’amorçage et de capital-risque. Ces véhicules ont investi plus de 500 millions de dirhams dans une quarantaine de startups.

Sur le volet de l’innovation technologique, plus de 40 brevets ont été déposés dans le cadre des projets accompagnés, selon les données communiquées par Tamwilcom.

À travers ces différents instruments, le FII vise notamment à répondre aux difficultés de financement rencontrées par les entreprises innovantes aux premiers stades de leur développement, une phase durant laquelle l’accès aux mécanismes classiques de financement peut être plus limité.

« Une reconnaissance forte du travail accompli »

Pour le directeur général de Tamwilcom, Said Jabrani, l’évaluation de la Banque mondiale vient reconnaître les résultats obtenus depuis le lancement du programme.

« La notation “Highly Satisfactory” attribuée par la Banque mondiale constitue une reconnaissance forte du travail accompli collectivement dans le cadre du Fonds Innov Invest. Elle confirme la pertinence d’un modèle qui a permis de rapprocher le financement des besoins spécifiques des startups et de contribuer à structurer leur écosystème au Maroc », a-t-il déclaré.

Tamwilcom entend désormais prolonger cette intervention dans le cadre de son plan stratégique JOSSOUR 2030, notamment à travers un renforcement des mécanismes destinés aux startups et une plus grande articulation avec les autres programmes publics consacrés à l’innovation.

« Cette reconnaissance nous engage à poursuivre cette dynamique dans le cadre de notre nouveau plan stratégique JOSSOUR 2030, en renforçant notre intervention en faveur des startups et les synergies avec les différentes initiatives publiques dédiées à l’innovation et à l’entrepreneuriat », a ajouté Said Jabrani.

Cette nouvelle étape doit notamment s’articuler avec les offres Venture Building et Venture Capital, actuellement en cours de déploiement à l’initiative du ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration dans le cadre de la stratégie « Digital Morocco 2030 ».

L’objectif est de compléter les instruments existants en intervenant à différents stades de développement des jeunes entreprises, depuis leur structuration jusqu’à leurs besoins en capital.

LNT

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Marché à terme : Un cadre réglementaire globalement achevé, préparation de l’entrée en activité des opérateurs https://lnt.ma/marche-a-terme-un-cadre-reglementaire-globalement-acheve-preparation-de-lentree-en-activite-des-operateurs/ Thu, 17 Sep 2026 15:45:32 +0000 https://lnt.ma/?p=559594 Bank Al-Maghrib et l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) ont publié le premier rapport d’activité de l’Instance de Coordination du Marché à Terme (ICMAT), couvrant la période 2019-2025. Le document retrace la construction du cadre réglementaire et prudentiel du futur marché à terme marocain, la transformation des infrastructures de marché et le processus d’agrément […]

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Bank Al-Maghrib et l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) ont publié le premier rapport d’activité de l’Instance de Coordination du Marché à Terme (ICMAT), couvrant la période 2019-2025. Le document retrace la construction du cadre réglementaire et prudentiel du futur marché à terme marocain, la transformation des infrastructures de marché et le processus d’agrément des premiers opérateurs. Trois membres négociateurs ont été agréés en septembre 2025, tandis que les dossiers de trois membres négociateurs-compensateurs avaient été finalisés à la clôture de la période couverte par le rapport.

Six ans après sa création, l’Instance de Coordination du Marché à Terme dresse un premier bilan de la préparation de ce nouveau compartiment du marché financier marocain. Instituée par la loi n°42-12 relative au marché à terme d’instruments financiers, l’ICMAT réunit quatre membres permanents, deux représentants de Bank Al-Maghrib et deux de l’AMMC. Sa présidence est exercée alternativement par les deux institutions pour des mandats de deux ans.

L’objectif assigné au marché à terme est notamment de mettre à la disposition des entreprises, des banques et des investisseurs institutionnels des instruments permettant de couvrir certains risques, tout en contribuant au développement de la liquidité et de nouveaux produits sur le marché des capitaux.

Un cadre réglementaire progressivement construit

L’ICMAT coordonne le contrôle conjoint exercé par Bank Al-Maghrib et l’AMMC. Ses prérogatives couvrent notamment les règles de fonctionnement du marché et de la chambre de compensation, les exigences financières imposées aux opérateurs, le dispositif prudentiel, l’instruction des demandes d’agrément ainsi que certains aspects du contrôle des membres.

La coopération entre les deux régulateurs a été formalisée par un protocole d’accord signé le 12 janvier 2023. Celui-ci prévoit notamment la mutualisation des ressources et des expertises, l’échange d’informations, la veille réglementaire ainsi que l’organisation d’actions de formation et de sensibilisation. Le règlement intérieur de l’ICMAT avait pour sa part été approuvé en septembre 2022.

Le rapport indique que la majeure partie du corpus réglementaire nécessaire à l’opérationnalisation du marché a été finalisée. Ces travaux ont été menés en concertation notamment avec la Direction du Trésor et des Finances Extérieures et la Bourse de Casablanca.

Le règlement général de la société gestionnaire du marché à terme a ainsi été publié en 2022. Il encadre notamment la conception, l’admission, la négociation et la radiation des instruments financiers ainsi que l’adhésion et le contrôle des membres négociateurs. Celui de la chambre de compensation, publié en mars 2023, définit notamment les règles d’adhésion, les modalités de compensation, la gestion du fonds de garantie et les procédures applicables en cas de défaillance d’un membre.

Une nouvelle architecture autour d’une holding

L’année 2024 a également été marquée par la validation de la transformation de la Société Gestionnaire de la Bourse en holding des infrastructures de marché. L’opération, approuvée par le Comité du Marché des Capitaux le 12 novembre 2024, doit permettre de regrouper plusieurs maillons de la chaîne de traitement des transactions.

Selon l’architecture présentée dans le rapport, la holding doit détenir 100% de la société gestionnaire du marché au comptant et 100% de celle du marché à terme. Elle détiendra également 51% de la chambre de compensation et prendra une participation de 34% dans Maroclear.

Le capital de la future société gestionnaire du marché à terme est fixé dans ce schéma à 50 millions de dirhams, tandis que la chambre de compensation est dotée de 100 millions de dirhams. Les actionnaires de la holding restent les banques à hauteur de 39%, la CDG à 25%, les sociétés de bourse à 20%, les compagnies d’assurance à 11% et Casablanca Finance City Authority à 5%.

Des exigences financières selon le profil des opérateurs

Le dispositif prévoit parallèlement plusieurs seuils de capital. Le minimum réglementaire de la société gestionnaire du marché à terme est fixé à 25 millions de dirhams et celui de la chambre de compensation à 100 millions.

Pour les membres négociateurs, le capital minimum est de 3 millions de dirhams lorsqu’ils interviennent pour le compte de tiers et de 5 millions lorsqu’ils opèrent également pour leur propre compte.

Les exigences imposées aux membres compensateurs augmentent avec le nombre de membres négociateurs dont ils prennent en charge les opérations. Elles vont de 20 millions de dirhams pour un seul membre à 40 millions pour quinze membres ou plus. Pour les acteurs cumulant les fonctions de négociation et de compensation, les exigences correspondant aux deux activités s’additionnent.

Un dispositif prudentiel renforcé

Une part importante des travaux menés depuis 2019 a porté sur la gestion des risques. Pour la chambre de compensation, un arrêté publié en août 2025 impose notamment des règles de liquidité et de solvabilité ainsi que trois ratios prudentiels à respecter en permanence.

Des exigences spécifiques s’appliquent également aux membres négociateurs et compensateurs. Elles portent sur la couverture des risques, la concentration des positions, l’exposition à un même client, la liquidité et le niveau des fonds propres.

Les membres négociateurs doivent notamment disposer d’actifs liquides permettant de couvrir au moins trois mois de dépenses de fonctionnement. Pour les membres compensateurs hors banques agréées, l’exigence correspond à six mois de dépenses. Le dispositif prévoit également des pondérations de risque deux fois plus élevées pour les compensateurs que pour les simples négociateurs.

Cette architecture a bénéficié de l’accompagnement de la Banque mondiale. Entre 2020 et 2023, quatre missions de conseil ont porté successivement sur la gestion des risques et les prérequis techniques, la résilience opérationnelle, la convergence réglementaire avec les normes internationales ainsi que la coopération entre les autorités de supervision.

Trois premiers négociateurs agréés

L’une des principales étapes franchies concerne l’arrivée des futurs opérateurs. Un dispositif d’agrément a été instauré en 2024, avec un cahier des charges précisant les exigences juridiques, techniques et financières applicables aux candidats.

En 2025, l’ICMAT a instruit plusieurs dossiers déposés par des banques et des sociétés de bourse. Le 18 septembre 2025, CFG Marchés, CDG Capital Bourse et BMCE Capital Bourse ont obtenu leur agrément en qualité de membres négociateurs.

L’instruction des dossiers de trois futurs membres négociateurs-compensateurs — CDG Capital, Attijariwafa Bank et Bank of Africa — avait également été finalisée. Au moment couvert par le rapport, leurs décisions d’agrément étaient encore en cours d’examen par le ministre chargé des Finances.

Assureurs et investisseurs institutionnels appelés à participer

L’ICMAT a parallèlement engagé des actions de sensibilisation auprès des futurs membres du marché. Des séances techniques ont notamment porté sur le cadre réglementaire et les procédures d’agrément.

Des échanges ont également été conduits avec le secteur des assurances, à travers l’ACAPS et la Fédération Marocaine de l’Assurance, autour des conditions prudentielles et opérationnelles de leur intervention sur le futur marché. L’enjeu identifié par le rapport est notamment de disposer de teneurs de marché capables de contribuer à la liquidité des échanges.

Le rapport considère ainsi que l’achèvement du cadre réglementaire et l’agrément des premiers membres constituent des étapes déterminantes de l’opérationnalisation du marché à terme. Il souligne toutefois que la profondeur effective du marché dépendra de son appropriation par les acteurs financiers et de l’intégration progressive des investisseurs institutionnels, notamment les compagnies d’assurance et les caisses de retraite.

SB

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Investissement : l’AMMC alerte sur la recrudescence des plateformes frauduleuses https://lnt.ma/investissement-lammc-alerte-sur-la-recrudescence-des-plateformes-frauduleuses/ Thu, 17 Sep 2026 14:59:02 +0000 https://lnt.ma/?p=559590 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) appelle les épargnants à renforcer leur vigilance face à la multiplication d’offres d’investissement frauduleuses diffusées sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie. Certaines plateformes usurpent l’identité de l’Autorité, notamment son logo ou de prétendus certificats d’agrément, tandis que les victimes sont incitées à effectuer des versements […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) appelle les épargnants à renforcer leur vigilance face à la multiplication d’offres d’investissement frauduleuses diffusées sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie. Certaines plateformes usurpent l’identité de l’Autorité, notamment son logo ou de prétendus certificats d’agrément, tandis que les victimes sont incitées à effectuer des versements successifs sur la base de gains fictifs avant de se voir empêcher de récupérer leurs fonds.

L’AMMC met une nouvelle fois en garde le public contre les escroqueries liées à l’investissement financier. Dans un communiqué publié le 16 septembre, le régulateur fait état d’une « recrudescence » des plateformes frauduleuses, principalement promues à travers les réseaux sociaux et les services de messagerie instantanée.

Pour renforcer leur crédibilité auprès des investisseurs potentiels, certaines de ces plateformes utilisent frauduleusement l’identité de l’AMMC. Logo, cachets ou encore faux certificats d’agrément peuvent ainsi être présentés afin de donner une apparence officielle aux offres proposées.

Des groupes privés avant les premiers versements

Le mode opératoire décrit par l’Autorité suit généralement plusieurs étapes. Les personnes ciblées sont d’abord exposées à des publicités ou à des contenus promotionnels sur les réseaux sociaux. Elles sont ensuite invitées à rejoindre des groupes privés, notamment sur WhatsApp ou Telegram, présentés comme des espaces consacrés aux conseils, aux échanges ou à l’apprentissage en matière d’investissement.

Les utilisateurs sont alors incités à réaliser un premier versement. Des gains fictifs ou simulés peuvent ensuite apparaître sur les plateformes afin de les encourager à investir des montants supplémentaires.

Les difficultés surviennent lorsque les investisseurs cherchent à récupérer leur argent. Selon l’AMMC, les retraits peuvent alors être bloqués. Les utilisateurs peuvent également être invités à payer de nouveaux frais ou des commissions, prétendument nécessaires pour débloquer les sommes déjà versées.

Se méfier des rendements élevés ou garantis

Face à ces pratiques, l’AMMC recommande notamment aux épargnants de se méfier des promesses de rendement élevé ou garanti et de ne procéder à aucun versement avant d’avoir vérifié l’identité ainsi que le statut de leur interlocuteur.

L’Autorité invite également le public à contrôler l’authenticité des documents qui lui sont présentés comme provenant de ses services et à rester prudent face aux recommandations d’investissement circulant sur les réseaux sociaux ou dans des groupes privés de messagerie.

Avant de confier des fonds à un intermédiaire ou de suivre un conseil en investissement financier, les épargnants sont également appelés à vérifier que l’entité concernée dispose effectivement des habilitations requises. Les listes des opérateurs autorisés sont publiées par l’AMMC sur son site institutionnel.

Signaler les pratiques suspectes

Le régulateur rappelle par ailleurs l’existence de son portail d’éducation financière, « Le marché des capitaux pour tous », qui propose des contenus consacrés au fonctionnement du marché, aux produits d’investissement et aux précautions à prendre avant d’engager son épargne.

Enfin, les personnes confrontées à des pratiques suspectes sont invitées à les signaler à l’AMMC et, lorsque les faits sont susceptibles de constituer une infraction pénale, à déposer plainte auprès des autorités compétentes. L’Autorité précise que le traitement des éventuelles infractions pénales relève des autorités judiciaires.

LNT

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Quand la BCE change de ton, BAM ne suit pas https://lnt.ma/quand-la-bce-change-de-ton-bam-ne-suit-pas/ Wed, 16 Sep 2026 09:17:44 +0000 https://lnt.ma/?p=559463 Alors que Bank Al-Maghrib agissait dans le sens des politiques monétaires des pays occidentaux, dans le respect d’une certaine orthodoxie et des enjeux économiques, les dernières décisions de la Banque centrale européenne (BCE) creusent désormais un grand écart entre les deux institutions. En effet, face aux tensions géopolitiques mondiales qui continuent de peser sur les […]

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Alors que Bank Al-Maghrib agissait dans le sens des politiques monétaires des pays occidentaux, dans le respect d’une certaine orthodoxie et des enjeux économiques, les dernières décisions de la Banque centrale européenne (BCE) creusent désormais un grand écart entre les deux institutions.

En effet, face aux tensions géopolitiques mondiales qui continuent de peser sur les cours des matières premières et les chaînes d’approvisionnement, l’inflation devient une priorité constante des banques centrales. Les réponses apportées par la BCE, première banque centrale du G7 à réagir au choc énergétique, reposent principalement sur l’augmentation des taux directeurs pour lutter contre l’inflation. C’est en cela que la politique de Bank Al-Maghrib (BAM), qui maintient son cap, diffère. En réalité, les approches de chaque banque centrale seront désormais adaptées à la réalité économique propre à chaque pays ou zone concernée.

Ainsi, la BCE poursuit resserrement monétaire face aux tensions inflationnistes avec de nouvelles décisions prises le 10 septembre 2026. Elle a officialisé une nouvelle hausse de ses taux directeurs, marquant ainsi la deuxième augmentation de l’année après celle intervenue en juin. Une décision anticipée par les marchés, qui se traduit par un relèvement de 25 points de base de ses trois taux directeurs, à compter du 16 septembre : le taux de la facilité de dépôt, référence pour les marchés, passe de 2,25 % à 2,50 %, le taux de refinancement s’établit à 2,65 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,90 %. Il s’agit du niveau le plus élevé observé sur le taux marginal depuis 2005. Pourquoi ce durcissement ? La BCE justifie cette décision par un environnement géopolitique volatile. Comme le souligne son communiqué, le conflit au Moyen-Orient continue de générer des tensions fortes sur l’inflation, notamment via le canal énergétique (+14,3 %). Les perturbations dans les détroits stratégiques d’Ormuz et de Bab el-Mandeb ont tiré le baril de pétrole au-delà de la barre des 100 dollars à 108 hier. En zone euro, l’inflation est ressortie à 3,3 % en août (contre 2,9 % en juillet), son plus haut niveau depuis 2023. Face à ces données, la banque centrale a révisé ses projections d’inflation pour 2027 et martèle un message clair : « Nous sommes inscrits dans un durcissement qui durera le temps nécessaire ».

En contraste avec le resserrement européen, le positionnement de Bank Al-Maghrib privilégie la stabilisation et la prudence, le Conseil de BAM ayant opté pour le maintien du statu quo concernant son taux directeur, actuellement fixé à 2,25 %, lors de sa 5ᵉ réunion consécutive.

Sachant que les prévisions sur les fondamentaux macroéconomiques du Maroc tablent sur une croissance attendue à +5,6 %, le PIB marocain bénéficiant d’une campagne agricole exceptionnelle. L’inflation quant à elle serait maîtrisée autour de 0,8 % au niveau national (bien en deçà du taux observé en zone euro). Et, malgré la libéralisation du diesel et le risque lié à un baril au-delà des 100 dollars, l’impact sur les prix locaux reste pour l’instant contenu mais sous surveillance, même si l’absence de compensation directe fait peser la facture sur le consommateur final. Ainsi, bien que la croissance sur le front non agricole reste « fragile » face aux incertitudes mondiales, BAM maintient son cap prioritaire, celui de garantir la stabilité des prix tout en soutenant l’économie réelle.

Pour apprécier les décisions de notre banque centrale, il est nécessaire de bien en comprendre le rôle et les leviers. Car, pour piloter l’économie et maintenir un équilibre entre liquidité, inflation et croissance, Bank Al-Maghrib s’appuie sur quatre leviers fondamentaux.

Le taux directeur d’abord, qui est le taux auquel BAM prête aux banques commerciales. Une hausse du taux directeur renchérit le coût du crédit, ce qui ralentit la consommation et l’investissement et alimente l’inflation. À l’inverse, une baisse stimule l’activité. Interviennent ensuite, les opérations d’open market, lorsque BAM injecte ou retire de la liquidité en dirhams sur une base hebdomadaire selon les besoins du système bancaire. Puis, les réserves obligatoires qui correspondent au pourcentage de dépôts que les banques doivent bloquer auprès de la banque centrale pour réguler la masse monétaire en circulation.

Enfin, tout cela s’inscrit dans un cadre prudentiel et de surveillance auquel notre banque centrale souscrit, notamment celui de Bâle III avec une exigence de fonds propres renforcée pour prémunir le système contre les chocs financiers. Cela suppose également de prévoir un certain nombre de « stress tests », des simulations régulières de scénarios de crise comme la hausse du chômage, la chute de l’immobilier, etc. Et, dans le cas du Maroc, les chantiers encadrés par BAM sont nombreux, notamment concernant l’inclusion financière et le soutien à la TPE, à travers l’encadrement des taux d’intérêt, l’incitation au paiement mobile, la réduction des frais sur les produits bancaires basiques, ou encore le déploiement du scoring assisté par l’IA via les bureaux de crédit pour faciliter l’accès au financement des TPE, des projets innovants et soutenir le crédit à la consommation qui constitue une prolongation de salaire mensuel pour nombre de Marocains.

Rappelons que les TPME et TPE sont le maillon faible de l’économie, 40% de ces acteurs économiques ont des problèmes structurels selon BAM qui par différents mécanismes les rend « bancables ». Avec le nouveau scoring national avec IA via le Credit Bureau, une TPE sans bilan parfait peut avoir une note basée sur ses factures, ses paiements, son compte et voir son crédit débloquer. De même, BAM incite à l’usage de la finance participative et du paiement mobile pour les très petites entreprises.

Par ailleurs, BAM rend le crédit moins cher, puisque de fait, avec un taux directeur maintenu à 2,25% depuis mars 2026, les taux des crédits aux entreprises ont déjà baissé de 61 points de base depuis juin 2024. Et, surtout, la banque centrale force les banques à prêter avec des opérations d’avances à 7 jours chaque semaine, elle donne donc du cash aux banques pour financer l’économie réelle. Cela sans compter les lignes de refinancement garanties qui permettent à une banque de prêter à une TPME avec une garantie Tamwilcom (Damane) du fait que BAM lui refinance ce prêt à un taux préférentiel. Avec tous ces outils, Bank Al-Maghrib mène une politique adaptée à la conjoncture propre du pays.

En définitive, les politiques monétaires prennent en compte des réalités distinctes. D’un côté, une zone euro contrainte au resserrement face à la poussée inflationniste énergétique. De l’autre, le Maroc qui tire parti d’une inflation modérée et d’une bonne croissance économique dont il faut préserver les conditions de financement. Pour autant, la persistance des incertitudes géopolitiques et le maintien d’un baril élevé obligent Bank Al-Maghrib à opérer un « fine-tuning » permanent, dans une position d’équilibriste entre soutien de l’économie et vigilance face aux risques d’importation de l’inflation internationale.

Afifa Dassouli

 

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Climat : Rabat accueille 33 entités internationales autour du financement de l’adaptation https://lnt.ma/climat-rabat-accueille-33-entites-internationales-autour-du-financement-de-ladaptation/ Tue, 15 Sep 2026 15:15:10 +0000 https://lnt.ma/?p=559440 Le Fonds d’Adaptation organise du 15 au 17 septembre 2026 à Rabat son Séminaire annuel des Entités Nationales de Mise en Œuvre, en collaboration avec l’Agence pour le Développement Agricole (ADA). La rencontre réunit les représentants de 33 entités accréditées et porte notamment sur l’accès aux financements climatiques, la gestion des projets d’adaptation et le […]

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Le Fonds d’Adaptation organise du 15 au 17 septembre 2026 à Rabat son Séminaire annuel des Entités Nationales de Mise en Œuvre, en collaboration avec l’Agence pour le Développement Agricole (ADA). La rencontre réunit les représentants de 33 entités accréditées et porte notamment sur l’accès aux financements climatiques, la gestion des projets d’adaptation et le renforcement des capacités institutionnelles. L’ADA y présente également l’expérience marocaine, alors qu’un nouveau projet de 20 millions de dollars destiné aux oasis du bassin du Drâa a été soumis au Fonds pour financement.

Rabat accueille pendant trois jours des représentants d’organismes chargés de mettre en œuvre des projets d’adaptation au changement climatique dans plusieurs pays. Organisé par le Fonds d’Adaptation avec l’ADA, en sa qualité d’Entité Nationale de Mise en Œuvre accréditée, le séminaire se déroule du 15 au 17 septembre.

Des représentants de 33 entités accréditées participent aux travaux, aux côtés de membres du Secrétariat du Fonds d’Adaptation. La rencontre doit permettre des échanges autour des mécanismes de financement de l’adaptation, du renforcement des capacités institutionnelles et du partage d’expériences entre les différentes entités.

Accréditation, gestion des projets et accès aux financements

Organisé annuellement depuis 2014, le séminaire aborde plusieurs dimensions liées au fonctionnement des Entités Nationales de Mise en Œuvre.

Les discussions portent notamment sur les procédures d’accréditation et de ré-accréditation, le suivi opérationnel des projets et leur gestion adaptative. Les participants doivent également examiner les politiques environnementales, sociales et de genre ainsi que les moyens d’améliorer l’accès aux différents guichets de financement proposés par le Fonds d’Adaptation.

Le partage et la valorisation des connaissances figurent également parmi les thèmes retenus, avec l’objectif de permettre aux entités participantes de confronter leurs pratiques et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des projets climatiques.

L’ADA présente l’expérience marocaine

L’organisation de cette édition à Rabat permet à l’Agence pour le Développement Agricole de présenter les projets conduits au Maroc et son expérience dans la mobilisation de financements climatiques internationaux.

L’ADA avait notamment obtenu auprès du Fonds d’Adaptation un don de 10 millions de dollars pour financer le Projet d’Adaptation aux Changements Climatiques dans les Zones Oasiennes (PACCZO).

Mis en œuvre à partir de 2015 par l’ADA et exécuté par l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), ce programme s’est achevé en 2023.

Le projet concernait la résilience climatique dans les zones oasiennes, particulièrement exposées aux contraintes liées à l’eau et aux transformations des conditions agricoles.

Un nouveau projet de 20 millions de dollars pour le Drâa

L’ADA prépare désormais un nouveau programme consacré aux écosystèmes oasiens. Le projet a été soumis au Fonds d’Adaptation avec une demande de financement de 20 millions de dollars.

Prévu sur cinq ans, il doit être déployé dans les provinces de Ouarzazate, Zagora et Tinghir, au niveau du bassin du Drâa.

Le programme vise plusieurs objectifs : préserver la viabilité des oasis, améliorer la gestion et l’accès aux ressources hydriques, développer une agriculture adaptée aux contraintes climatiques et diversifier les activités génératrices de revenus. Les femmes et les jeunes des zones rurales figurent parmi les populations ciblées en priorité. Le financement de ce projet reste toutefois soumis à l’approbation du Fonds d’Adaptation.

LNT

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Maroc-BID : une nouvelle stratégie de partenariat en préparation pour les quatre prochaines années https://lnt.ma/maroc-bid-une-nouvelle-strategie-de-partenariat-en-preparation-pour-les-quatre-prochaines-annees/ Thu, 10 Sep 2026 10:35:23 +0000 https://lnt.ma/?p=559214 Le président du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), Muhammad Al Jasser, a effectué une visite officielle à Rabat consacrée au renforcement du partenariat avec le Maroc. Les discussions ont notamment porté sur la préparation d’une nouvelle Stratégie de partenariat-pays pour les quatre prochaines années, l’accompagnement des priorités nationales et le développement de […]

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Le président du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), Muhammad Al Jasser, a effectué une visite officielle à Rabat consacrée au renforcement du partenariat avec le Maroc. Les discussions ont notamment porté sur la préparation d’une nouvelle Stratégie de partenariat-pays pour les quatre prochaines années, l’accompagnement des priorités nationales et le développement de la coopération avec l’Afrique subsaharienne. À cette occasion, Muhammad Al Jasser a également été décoré du Ouissam Alaouite au grade de Commandeur.

Le Maroc et le Groupe de la Banque islamique de développement préparent une nouvelle étape de leur coopération. En visite officielle à Rabat, le président du Groupe de la BID, Muhammad Al Jasser, a tenu plusieurs rencontres consacrées aux perspectives du partenariat et aux moyens d’accompagner les priorités de développement du Royaume.

Le responsable s’est notamment entretenu avec Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances et gouverneure de la BID pour le Maroc. Les discussions ont porté sur le développement du partenariat bilatéral et la coordination des interventions de la Banque avec les priorités nationales.

Une stratégie de partenariat sur quatre ans

Parmi les principaux dossiers abordés figure l’élaboration d’une nouvelle Stratégie de partenariat-pays entre le Maroc et le Groupe de la BID pour les quatre prochaines années.

Muhammad Al Jasser a souligné l’importance d’une coordination étroite avec le ministère de l’Économie et des Finances pour assurer la mise en œuvre de cette stratégie conformément aux priorités définies par le Royaume.

Le Groupe de la Banque souhaite également approfondir sa coopération avec le Maroc dans une dimension régionale. Il a notamment fait part de sa volonté de soutenir davantage les initiatives de coopération avec les pays d’Afrique subsaharienne et les projets favorisant l’intégration régionale.

Cette orientation s’appuie notamment sur le rôle joué par le Maroc dans la coopération Sud-Sud et dans le partage d’expertise avec d’autres pays membres de l’institution. Muhammad Al Jasser a mis en avant la contribution du Royaume aux activités et initiatives de la Banque dans ces domaines.

Muhammad Al Jasser décoré du Ouissam Alaouite

La visite a également été marquée par la remise à Muhammad Al Jasser du Ouissam Alaouite au grade de Commandeur.

Au nom du Roi Mohammed VI, Nadia Fettah lui a remis cette distinction lors d’une cérémonie organisée au siège du ministère de l’Économie et des Finances, en présence de responsables gouvernementaux, de représentants du corps diplomatique et de membres du Hub régional de la BID à Rabat.

Cette distinction royale a été attribuée au président du Groupe de la BID en reconnaissance de ses efforts en faveur du développement de la coopération entre l’institution et le Maroc.

Dans son intervention, Muhammad Al Jasser a exprimé sa gratitude au Roi Mohammed VI et estimé que cette distinction reflétait la profondeur des relations entre le Maroc et le Groupe de la BID. Il a également considéré qu’elle dépassait sa personne et concernait plus largement les différents acteurs ayant contribué au partenariat de développement entre les deux parties.

Au cours de son déplacement, Muhammad Al Jasser a également rencontré Omar Kabbaj, conseiller du Roi Mohammed VI.

Les échanges ont porté sur les moyens de consolider les mécanismes de partenariat entre le Maroc et le Groupe de la Banque et sur l’accompagnement des projets de développement du Royaume. Le président de la BID a également renouvelé à cette occasion ses remerciements pour la distinction royale qui lui a été accordée.

LNT

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Pouvoir d’achat : que peuvent promettre les partis de plus que l’État social ? https://lnt.ma/pouvoir-dachat-que-peuvent-promettre-les-partis-de-plus-que-letat-social/ Wed, 09 Sep 2026 10:08:43 +0000 https://lnt.ma/?p=559129 Avant de promettre davantage aux citoyens marocains, les partis politiques doivent d’abord expliquer et justifier ce qu’ils feront de plus que l’État. Aides sociales directes, couverture médicale, hausse des salaires, soutien au logement : une partie substantielle de leur logiciel social est déjà prévu et appliqué par la politique publique. À quelques semaines des législatives, […]

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Avant de promettre davantage aux citoyens marocains, les partis politiques doivent d’abord expliquer et justifier ce qu’ils feront de plus que l’État. Aides sociales directes, couverture médicale, hausse des salaires, soutien au logement : une partie substantielle de leur logiciel social est déjà prévu et appliqué par la politique publique. À quelques semaines des législatives, la vraie bataille devrait donc porter moins sur la quantité de promesses que sur leur écart avec l’existant, leur coût et leur financement.

Il fut un temps où la promesse électorale consistait à construire un État social. En 2026, la situation est différente. Une partie de cette promesse est déjà devenue une réalité budgétaire et administrative. Depuis le lancement de l’aide sociale directe en décembre 2023, l’État a installé un dispositif qui touche désormais près de 4 millions de ménages. Selon le bilan 2025 de l’Agence nationale du soutien social (ANSS), 3,9 millions de ménages sont concernés, soit une population couvrant 5,5 millions d’enfants et 1,7 million de personnes âgées. Entre le lancement du dispositif et fin décembre 2025, 51 milliards de dirhams ont été versés aux familles. L’enveloppe annuelle représente à elle seule environ 2 % du PIB.

Ce qui relevait hier de la promesse électorale est devenu une dépense publique récurrente.

En effet, la généralisation de la couverture médicale est un acquis. Le gouvernement sortant revendique d’ailleurs une couverture de l’AMO de 88 % de la population, soit plusieurs dizaines de millions de personnes, tandis que le soutien direct au logement est venu ajouter un autre instrument de transfert au bénéfice des ménages.

Même le salaire minimum a déjà été substantiellement revalorisé, le gouvernement indique une hausse de 15 % du SMIG dans les activités non agricoles, portant le salaire net mensuel de 2 638 à environ 3 047 dirhams, ainsi qu’une hausse de 20 % du SMAG, tandis que le salaire minimum dans la fonction publique a été porté à 4 500 dirhams.

Le constat est donc simple, l’État n’attend pas les élections pour agir sur le pouvoir d’achat. Il y consacre déjà des dizaines de milliards de dirhams.

 

Le problème change de nature

Ce qui rend précisément la campagne électorale intéressante est que la question n’est plus seulement « que faut-il faire pour améliorer le pouvoir d’achat » mais « que proposer de différent ou de plus efficace que ce qui existe déjà ? ».

Cette distinction est essentielle et une promesse de hausse d’une allocation n’a pas la même portée si l’allocation n’existait pas auparavant, ou si elle existe déjà et que le parti propose simplement de la revaloriser. Une promesse de hausse du salaire minimum n’a pas la même portée si le salaire minimum vient lui-même d’être relevé par le gouvernement. Une promesse de soutien aux familles doit enfin être comparée aux dispositifs déjà installés.

Or, tous les partis proposent un programme dans l’absolu, y compris ceux qui ont gouverné pendant de nombreuses et récentes années. Décryptages.

Le programme du RNI, est probablement le cas le plus révélateur. Le Rassemblement national des indépendants, qui dirige le gouvernement sortant, fait de la protection durable du pouvoir d’achat le premier engagement de son programme 2026-2031. Mais, une partie de cette proposition consiste précisément à prolonger et à sécuriser les dispositifs déjà mis en place. Le parti propose notamment d’indexer automatiquement l’aide sociale directe sur l’inflation, afin de protéger le pouvoir d’achat des quelque quatre millions de ménages bénéficiaires. Il propose également un « bouclier d’épargne » destiné aux travailleurs du secteur informel et veut maintenir le bénéfice de l’aide sociale pendant une année après la reprise d’un emploi, afin d’éviter que l’accès au travail n’entraîne immédiatement la perte du soutien public. Le RNI promet également un million d’emplois et une poursuite de la hausse des revenus et des retraites. La proximité avec l’existant est donc particulièrement forte.

Le RNI ne propose pas de revenir sur l’architecture de l’État social, il propose de la prolonger, de l’indexer et de l’élargir.

Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) adopte une autre approche avec plus de dépenses, mais aussi un changement de mécanismes. Son programme chiffre à 350 milliards de dirhams sur cinq ans le coût additionnel de ses engagements. Sur cette enveloppe, 150 milliards sont consacrés au « Pacte du pouvoir d’achat ». Le parti annonce également un million d’emplois sur la législature. Le programme du parti prévoit notamment un minimum de 3 000 dirhams pour les pensions, une aide sociale directe d’au moins 1 000 dirhams et une réforme fiscale destinée à alléger la pression sur une partie des salariés.

La différence avec le RNI est donc davantage visible, le PAM ne se contente pas d’indexer le dispositif existant. Il veut en modifier certains paramètres et augmenter le niveau de soutien.

Le parti apporte néanmoins un élément supplémentaire, il chiffre son programme et présente un schéma de financement reposant notamment sur l’effet de la croissance, les ressources des collectivités territoriales et la réallocation de dépenses publiques.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) va beaucoup plus loin dans le chiffrage. Son programme prévoit ainsi 575 milliards de dirhams de dépenses supplémentaires sur cinq ans, compensées, selon le parti, par 622 milliards de recettes additionnelles. Le PPS annonce ainsi un solde positif de près de 47 milliards de dirhams sur la période. Sur le pouvoir d’achat, le parti propose notamment, une hausse de 15 % du SMIG et du SMAG ; une aide publique portée à 1 000 dirhams ; une allocation de 1 000 dirhams par enfant scolarisé ; un minimum de pension de 3 000 dirhams ; un million d’emplois, dont 500 000 dans l’industrie et 150 000 dans le numérique. Mais, le gouvernement ayant déjà augmenté le SMIG de 15 % et le SMAG de 20 %, la promesse du PPS d’une hausse de 15 % des salaires minimums ne constitue donc pas, en elle-même, une rupture aussi importante que pourrait le laisser entendre le chiffre.

Pour les autres partis, les promesses sont moins faciles à comparer. L’Istiqlal, l’USFP et le PJD proposent eux aussi des mesures destinées à améliorer les revenus et à réduire les dépenses des ménages, mais leurs programmes sont moins facilement comparables sur le seul critère du coût global. L’Istiqlal met notamment l’accent sur la classe moyenne, les retraites et les familles, avec une prime au mariage pouvant atteindre 5 000 dirhams et une allocation mensuelle de 1 000 dirhams pour les diplômés à la recherche d’un emploi. L’USFP promet notamment une hausse de 20 % du salaire moyen et une révision régulière des revenus, ainsi que 500 000 emplois. Le PJD, de son côté, met l’accent sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics et la gouvernance, sans chiffrage global comparable aux programmes du PAM et du PPS à ce stade. Cette différence de méthode est donc elle-même un élément du débat. Car, un programme non chiffré n’est pas nécessairement moins ambitieux, mais il est beaucoup plus difficile à confronter au bilan budgétaire de l’État.

La grille de lecture et d’analyse que nos concitoyens peuvent suivre est donc triple. Ce qui existe déjà, soit l’Aide sociale directe, l’AMO, les revalorisations salariales, le soutien au logement. Ce qui prolonge l’existant à savoir indexer une aide déjà versée sur l’inflation, augmenter une allocation existante, étendre un dispositif à davantage de bénéficiaires.

Et le programme qui constitue une rupture en modifiant la fiscalité, changer les mécanismes de redistribution, agir sur les circuits de distribution, transformer le marché du travail ou modifier profondément le modèle de financement de l’État social.

Cette grille permet de relativiser les chiffres spectaculaires des programmes, un milliard de dirhams de dépenses nouvelles n’ayant pas la même signification qu’un milliard consacré à un dispositif déjà existant. Et inversement, une réforme qui coûte peu au budget mais modifie profondément le fonctionnement de l’économie peut avoir davantage d’impact sur le pouvoir d’achat à long terme. En définitive, avec 51 milliards de dirhams déjà versés au titre de l’aide sociale directe, près de quatre millions de ménages bénéficiaires, une couverture médicale très largement étendue et plusieurs revalorisations salariales déjà engagées, le débat et les promesses des partis ne peuvent plus se résumer à « Nous allons améliorer le pouvoir d’achat ».

Car l’enjeu de cette campagne n’est plus seulement de savoir qui promet le plus. Il est de savoir qui promet quelque chose de différent et surtout de réalisable. La vraie bataille électorale devrait donc se déplacer du volume des promesses vers leur valeur ajoutée par rapport à l’existant. Parce qu’en matière de pouvoir d’achat, l’État a déjà largement commencé à dépenser la promesse sociale.

Aux partis, désormais, de démontrer ce qu’ils pourraient apporter de plus…

Afifa Dassouli

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Libre Tribune : PEA, un produit financier défiscalisé mais malheureusement négligé https://lnt.ma/pea-un-produit-financier-defiscalise-mais-malheureusement-neglige/ Tue, 08 Sep 2026 15:13:01 +0000 https://lnt.ma/?p=559074 Le cabinet Roche Mameri et Associés, réseau Exygene Group, composé de quatre cabinets en France et au Maroc, est spécialisé dans les services financiers aux entreprises. M. Karim MAMERI, associé expert-comptable, et Hakim ESSADIQ, associé responsable du réseau Maroc, ont récemment publié une étude sur le Plan d’Épargne en Actions et son adoption au Maroc.  […]

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Le cabinet Roche Mameri et Associés, réseau Exygene Group, composé de quatre cabinets en France et au Maroc, est spécialisé dans les services financiers aux entreprises. M. Karim MAMERI, associé expert-comptable, et Hakim ESSADIQ, associé responsable du réseau Maroc, ont récemment publié une étude sur le Plan d’Épargne en Actions et son adoption au Maroc. 

 

Le Plan d’Épargne en Actions, plus connu sous l’acronyme PEA, demeure peu utilisé au Maroc au regard de son intérêt patrimonial. Cette enveloppe permet aux particuliers d’investir à long terme dans des valeurs mobilières marocaines tout en bénéficiant, sous conditions, d’une exonération fiscale intégrale sur les dividendes et les plus-values. Son avantage est réel. Il ne doit cependant pas masquer la nature des placements concernés : des actifs exposés aux fluctuations des marchés et sans aucune garantie de préservation du capital.

Le PEA n’est ni un produit miracle ni un compte bancaire défiscalisé. Il pose un cadre contractuel destiné à organiser une épargne placée en actions. Son efficacité repose sur trois principes : accepter un horizon d’investissement d’au moins cinq ans, sélectionner des supports adaptés à son propre profil de risque investisseur et ne pas sacrifier la diversification patrimoniale à la simple recherche d’un avantage fiscal.

Une enveloppe d’épargne composée de deux comptes

Le PEA classique associe un compte espèces et un compte-titres. Le premier reçoit les versements, les dividendes distribués, les produits de cession et les liquidités momentanément non investies. Le second conserve les instruments financiers acquis. Tant que les fonds restent à l’intérieur de cette enveloppe, l’investisseur peut vendre un titre, en acheter un autre ou réinvestir ses revenus sans que ces opérations constituent, à elles seules, un retrait du plan.

Le dispositif est réservé aux personnes physiques majeures résidentes au Maroc ainsi qu’aux Marocains résidant à l’étranger. Chaque personne ne peut détenir qu’un seul PEA et chaque plan ne peut avoir qu’un seul titulaire. Il peut être ouvert auprès d’une banque, d’une société de bourse habilitée à tenir des comptes-titres ou de la Caisse de Dépôt et de Gestion. Le contrat mérite une lecture attentive, en particulier sur la date d’effet, les frais, les modalités de retrait et les conditions de transfert vers un autre établissement.

Le premier versement ne peut être inférieur à 100 dirhams. Les versements périodiques, permanents ou programmés, doivent atteindre au moins 2 400 dirhams par an. Le montant cumulé est plafonné à 2 millions de dirhams sur toute la durée de détention du PEA. Ce plafond concerne les sommes apportées par le titulaire et non la valeur atteinte par le portefeuille : les gains, dividendes et plus-values réinvestis peuvent ainsi porter la valeur du plan au-delà de ce montant.

Un univers d’investissement volontairement limité

Le PEA ne permet pas d’acquérir n’importe quel actif financier. Il accueille principalement les actions marocaines cotées à la Bourse de Casablanca, les certificats d’investissement marocains cotés, les droits d’attribution ou de souscription attachés à ces titres, ainsi que les parts ou actions d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières « Actions », composé à plus de 50% en actions.

En revanche, les actions étrangères, obligations, bons du Trésor, produits monétaires, produits structurés, cryptoactifs ou fonds non classés « Actions » ne sont pas éligibles. Cette spécialisation constitue à la fois la force et la limite du dispositif. Elle oriente l’épargne vers le financement en fonds propres des entreprises marocaines, mais concentre le portefeuille sur un seul marché, une seule monnaie et un nombre limité de secteurs.

L’investisseur peut gérer directement son portefeuille en sélectionnant des sociétés cotées. Cette approche suppose de savoir analyser leur activité, leurs comptes, leur endettement, leur gouvernance et leur valorisation. Elle exige également de limiter le poids de chaque ligne. Pour un épargnant débutant ou peu disponible, les OPCVM « Actions » offrent une gestion confiée à des professionnels et une diversification généralement plus immédiate. Ils comportent néanmoins leurs propres frais et restent exposés au risque de marché. Les frais sont différents selon les catégories d’OPCVM et peuvent s’avérer élevés en entrées et sorties annuelles qui se cumulent également aux frais de garde notamment. Toute décision d’investissement doit être concertée avec un professionnel et un banquier d’investissements.

Cinq ans pour acquérir l’avantage fiscal

L’atout central du PEA est l’exonération des revenus et profits de capitaux mobiliers générés dans le plan, à condition de respecter une durée minimale de cinq ans et l’ensemble des règles de fonctionnement. Les dividendes et plus-values peuvent alors être réinvestis sans frottement fiscal, ce qui favorise la capitalisation dans le temps.

L’effet peut devenir significatif sur une longue période. À titre d’exemple, un capital de 1 million de dirhams placé à un rendement annuel constant de 10 % atteindrait environ 1,61 million au bout de cinq ans, 2,59 millions après dix ans et près de 6,73 millions après vingt ans en l’absence d’impact fiscal et de frais. Dans un scénario théorique où chaque gain annuel subirait un prélèvement de 15 %, le capital final ressortirait respectivement à environ 1,50 million, 2,26 millions et 5,11 millions de dirhams. L’écart cumulé dépasserait ainsi 1,6 million de dirhams sur vingt ans.

Cette simulation illustre uniquement la mécanique de capitalisation. Elle ne constitue ni une prévision ni une promesse de rendement. Un taux régulier de 10 % est une hypothèse ambitieuse, alors que les performances boursières sont irrégulières, parfois négatives, et que les frais de gestion, de courtage et de conservation réduisent le rendement net.

Une épargne accessible, mais une sortie lourde de conséquences

Contrairement à une idée reçue, les fonds placés sur un PEA ne sont pas juridiquement bloqués pendant cinq ans. Le titulaire peut vendre ses titres et demander le retrait de son épargne. Mais tout retrait, même partiel, avant l’expiration de cette période entraîne la clôture automatique du plan et la perte de l’avantage fiscal. Les revenus et plus-values sont alors soumis à la fiscalité de droit commun applicable à la sortie.

Après cinq ans, le titulaire peut clôturer le PEA et retirer la totalité des fonds avec le bénéfice de l’exonération, ou conserver le plan afin de poursuivre les versements et les réinvestissements. Une règle doit cependant être anticipée : dès le premier retrait effectué après cinq ans, aucun nouveau versement n’est plus possible. L’épargnant qui souhaite continuer à alimenter son plan a donc intérêt à organiser ses besoins de liquidité avant d’effectuer cette première sortie.

Certaines situations entraînent également la clôture automatique du PEA, notamment le décès du titulaire, le non-respect des conditions d’éligibilité ou de fonctionnement, le transfert du domicile fiscal hors du Maroc ou le démembrement des titres inscrits dans le plan. Le PEA peut par ailleurs être transféré d’un établissement à un autre, sous réserve de préserver son antériorité et de maîtriser les frais et délais de l’opération.

PEA ou compte-titres : deux outils complémentaires

Le PEA et le compte-titres ordinaire ne répondent pas exactement au même objectif. Le premier offre une fiscalité privilégiée, mais impose un univers d’investissement restreint, un plafond de versements et une discipline de sortie. Le second ne bénéficie pas de l’exonération propre au PEA, mais offre généralement une plus grande liberté dans le choix des instruments et dans l’accès aux liquidités.

Pour une personne éligible souhaitant constituer une poche d’actions marocaines à long terme, le PEA constitue logiquement l’enveloppe à privilégier. Le compte-titres conserve cependant son utilité pour les actifs non éligibles, les besoins de liquidité, certaines stratégies de court terme ou une diversification plus large lorsqu’elle est juridiquement et opérationnellement accessible.

La fiscalité doit rester la conséquence de l’allocation patrimoniale et non son unique moteur. Remplir un PEA jusqu’à son plafond sans tenir compte de l’exposition déjà détenue au Maroc, à l’immobilier, à l’activité professionnelle ou au dirham peut accentuer une concentration existante. Une enveloppe fiscalement optimale peut ainsi produire une stratégie patrimoniale globalement déséquilibrée.

L’avantage fiscal n’efface pas le risque boursier

Une action représente une fraction du capital d’une entreprise. Sa valeur dépend des résultats, des perspectives, de l’endettement, de la gouvernance, de la conjoncture et des anticipations du marché. Le cours peut baisser fortement à court terme et rester durablement inférieur au prix d’acquisition. Les performances passées d’une action, d’un indice ou d’un OPCVM ne garantissent jamais des performances futures.

Le PEA expose donc à plusieurs risques : baisse générale du marché, volatilité, défaillance d’un émetteur, faible liquidité de certaines valeurs, concentration sectorielle et érosion du rendement par les frais. Il comporte également un risque de liquidité patrimoniale : un besoin d’argent imprévu avant cinq ans peut obliger l’épargnant à clôturer le plan dans de mauvaises conditions de marché et à perdre simultanément l’avantage fiscal.

Avant d’ouvrir un PEA, l’investisseur doit comparer les frais d’ouverture, de courtage, de garde, de distribution des dividendes, de règlement-livraison, de transfert et de clôture. Pour les OPCVM, il convient d’ajouter les droits d’entrée ou de sortie et les frais annuels de gestion. Des coûts apparemment modestes, répétés pendant plusieurs années, peuvent amputer sensiblement la performance finale.

Construire une stratégie avant de choisir les titres

Le PEA doit recevoir uniquement une épargne dont le titulaire n’a pas besoin à court terme. L’épargne de précaution, les dépenses familiales prévues, les échéances fiscales et les besoins professionnels doivent être couverts séparément. La capacité à supporter une perte temporaire ou durable doit être appréciée avant toute décision d’investissement.

Une démarche prudente peut être organisée autour de quelques principes simples :

  • Définir le poids maximal du PEA dans le patrimoine global, en tenant compte des actifs professionnels, immobiliers et financiers déjà détenus.
  • Diversifier entre plusieurs sociétés, secteurs et fonds, sans confondre multiplication des lignes et véritable diversification économique.
  • Investir progressivement afin d’éviter de concentrer toute l’épargne sur un seul point de marché, sans considérer cette méthode comme une garantie contre les pertes.
  • Suivre périodiquement la qualité des supports, les pondérations, les frais et les besoins de liquidité, sans multiplier les arbitrages dictés par l’émotion.
  • Conserver le contrat signé, les preuves de versement, les avis d’opéré, les relevés de portefeuille et la documentation des instruments choisis.

Conclusion

Le PEA est, au Maroc comme ailleurs, un puissant outil patrimonial pour investir à long terme dans les entreprises nationales cotées. Son plafond de 2 millions de dirhams et l’exonération conditionnelle des dividendes et plus-values lui confèrent un potentiel de capitalisation réel. Il contribue aussi à orienter l’épargne vers le financement de l’économie productive plutôt qu’une économie de rente.

Sa réussite dépend toutefois moins de l’ouverture du plan que de la discipline avec laquelle il est utilisé. Préserver une réserve de liquidité, diversifier, maîtriser les frais, investir selon son profil personnel de risque-investisseur et accepter le temps long demeurent les véritables conditions de la performance et de l’intérêt de ce support. Le PEA permet d’optimiser la fiscalité dans le cadre d’une stratégie globale cohérente, mais ne corrigera jamais, à lui seul, une mauvaise allocation ou stratégie patrimoniale globale.

Cet article est rédigé à titre pédagogique et ne constitue en aucun cas une recommandation d’investissement. Les règles fiscales et contractuelles doivent être vérifiées, avec votre professionnel de confiance, à la date de d’ouverture du plan, à chaque opération et pour toute décision adaptée à la situation, aux objectifs et au profil de risque de l’investisseur.

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Marché des capitaux : Le coût de l’argent, angle mort de la nouvelle stratégie du financement https://lnt.ma/marche-des-capitaux-le-cout-de-largent-angle-mort-de-la-nouvelle-strategie-du-financement/ Thu, 03 Sep 2026 09:09:32 +0000 https://lnt.ma/?p=556391 Dans son dernier discours du Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a officialisé un tournant que les milieux financiers attendaient depuis longtemps, celle du financement des investissements publics par le marché financier marocain, privé par définition. La logique est limpide, en sollicitant l’épargne domestique plutôt que le seul budget de l’État, le Royaume allège […]

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Dans son dernier discours du Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a officialisé un tournant que les milieux financiers attendaient depuis longtemps, celle du financement des investissements publics par le marché financier marocain, privé par définition. La logique est limpide, en sollicitant l’épargne domestique plutôt que le seul budget de l’État, le Royaume allège ses dépenses budgétaires, contient son déficit et maîtrise la progression de la dette du Trésor. L’orientation est saine, cohérente avec la montée en puissance de l’investissement public, qui a progressé de 16,3% en 2025. Reste une variable que ni le discours ni la volonté politique ne commandent, le prix auquel cet argent sera levé.

Or ce prix augmente. Pas brutalement, pas spectaculairement, mais de façon structurelle, à l’international comme au Maroc. Et c’est précisément cette lente dérive du loyer de l’argent qui constitue aujourd’hui le principal risque pesant sur la stratégie retenue, un renchérissement de la dette domestique et, par ricochet, un frein au financement de l’économie, qu’il soit bancaire ou obligataire.

Le paradoxe marocain mérite d’être posé clairement. Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion de juin 2026. Il était à 2,50% en décembre 2025 avant de redescendre. Le message de la banque centrale est donc celui de la stabilité, voire du soutien à l’investissement. Pourtant, sur le terrain, le crédit ne suit pas. Le taux débiteur moyen s’est établi à 4,81% au deuxième trimestre 2026, contre 4,66% un an plus tôt. Quinze points de base de hausse, alors même que le taux directeur n’a pas bougé.

Trois explications se conjuguent. La première tient à la composition même du crédit distribué : la part des crédits à la consommation et des facilités de trésorerie accordées aux petites entreprises s’est accrue, or ces financements sont structurellement plus chers. La deuxième, plus préoccupante, relève de la prime de risque. Avec 102,3 milliards de dirhams de créances  en souffrance, soit 8,3% du portefeuille bancaire, les établissements intègrent mécaniquement davantage de risque dans leur tarification. La troisième est technique : la transmission monétaire s’essouffle. Après la baisse du taux directeur de juin 2024, les taux débiteurs avaient reculé de 22 points de base. Cet effet s’est aujourd’hui dissipé.

Le contexte d’inflation ne fournit pourtant aucun alibi, les prix ayant reculé de 0,6% sur un an en juillet, après une moyenne de 0,8% sur les dix premiers mois de 2025. Par ailleurs, Bank Al-Maghrib table sur une inflation 1,3% en 2026 puis 1,9% en 2027. La menace est donc ailleurs avec la hausse des carburants et la libéralisation des prix de l’énergie qui pourraient réveiller l’inflation dès le printemps. Ce qui explique la prudence de la banque centrale, dont les observateurs anticipent désormais le maintien du taux directeur à 2,25% sur l’ensemble de l’année 2026.

Le résultat de cette configuration est peu satisfaisant pour tout le monde. L’emprunteur ne bénéficie d’aucune détente, son crédit coûte même légèrement plus cher qu’il y a un an, particulièrement s’il s’agit d’un ménage ou d’une TPME. L’épargnant, lui, voit les taux de dépôt suivre paresseusement le mouvement, pour un rendement réel qui demeure faible face à une inflation d’environ 1%. Le taux directeur est figé pour soutenir l’investissement, mais les banques ne répercutent plus et relèvent leurs propres conditions au nom du risque.

Mais, c’est aussi sur le marché obligataire que le sujet devient stratégique. Les taux montent sur le marché secondaire, portés par trois forces. L’anticipation d’inflation, d’abord parce que le marché intègre désormais une hausse des prix de 1,6% en 2026, contre 1,1% précédemment. Le risque international ensuite, le conflit au Moyen-Orient avec l’Iran faisant basculer les anticipations vers un scénario de resserrement monétaire. Enfin, l’équilibre entre offre et demande, avec un Trésor dont les besoins de financement s’accroissent au rythme de l’investissement public.

L’arithmétique est implacable, chaque fois que le Trésor émet des bons à deux, cinq ou dix ans, il doit servir un coupon plus élevé. Un dix ans qui passerait de 3% à 3,5% renchérirait de 50 millions de dirhams par an le coût de chaque tranche de 10 milliards levés. Rapporté à un encours de dette intérieure d’environ 700 milliards de dirhams, l’effet cumulé pèse rapidement sur le budget, c’est-à-dire précisément sur la marge que la nouvelle stratégie de financement entendait dégager.

S’y ajoute un effet d’éviction engendrant que les banques arbitrent en permanence entre prêter aux entreprises à 4,81% en moyenne, avec un taux de créances en souffrance de 8,3%, et se placer en bons du Trésor, à un rendement quasi sans risque et désormais croissant. Le choix est vite fait et le financement du secteur privé en fait les frais.

Pour autant, ce mouvement n’a rien de spécifiquement marocain. En réalité, les marchés mondiaux surveillent les taux comme le lait sur le feu. Les rendements souverains ont atteint des niveaux inédits depuis la crise financière, poussant les Bourses à reculer avant que le Trésor américain ne vienne au secours de sa propre dette en annonçant l’élargissement de son programme de rachats de titres, dont le montant pourra désormais atteindre quatre milliards de dollars sur les maturités longues, contre deux auparavant. Le rendement du trente ans américain, qui avait touché un record depuis 2007, a reflué de neuf points de base à 5,2%. Un geste de confiance, davantage qu’une solution.

Mais, il serait faux d’en déduire un effondrement, car les grands indices mondiaux ont continué de progresser et les résultats d’entreprises ont tenu malgré des taux élevés. Ainsi, les bénéfices par action des valeurs technologiques américaines ont bondi de 53% sur un an au deuxième trimestre, ceux des grandes capitalisations européennes de plus de 20%. Mais sous la surface des indices, les segments les plus endettés, l’immobilier résidentiel, certains groupes industriels européens aux marges comprimées et aux besoins d’investissement lourds, encaissent la remontée des rendements. Et le seuil de 5% sur le dix ans américain reste identifié comme un niveau psychologique au-delà duquel les investisseurs regarderaient de beaucoup plus près les raisons de cette tension.

Les gérants les plus prudents ne cachent plus leur inquiétude, un déraillement des taux longs peut survenir très vite, dans un cycle de creusement des déficits publics qui pèse mécaniquement sur les maturités éloignées et qui réagit désormais plus rapidement qu’auparavant. Beaucoup préfèrent aujourd’hui la dette d’entreprise à celle des États. S’y ajoute une critique de fond adressée aux banques centrales. Relever les taux ne fera baisser ni le prix du pétrole, ni celui des semi-conducteurs et de la mémoire, alors que ce sont ces deux composantes, énergétique et technologique, qui alimentent l’essentiel de l’inflation actuelle. Le déploiement de l’intelligence artificielle est, à ce stade, inflationniste avant d’être productif.

Reste la question de la communication monétaire, devenue un instrument à part entière. L’ère de l’engagement sur une trajectoire future de taux est révolue, ces promesses deviennent coûteuses dès que les circonstances changent. Les banques centrales expliquent désormais leur fonction de réaction, c’est-à-dire la manière dont elles lisent les données, évaluent les risques et arbitrent entre leurs objectifs. Les prévisions ne sont pas des promesses, et un monde exposé aux chocs impose de le dire.

Pour le Maroc, l’enjeu se résume à une tension de calendrier. Le marché financier domestique est appelé à financer l’investissement public au moment précis où le prix de l’argent cesse d’obéir au taux directeur. Ni la stabilité affichée par Bank Al-Maghrib, ni la faiblesse actuelle de l’inflation ne suffisent à garantir des conditions d’emprunt durablement favorables. La qualité de l’exécution, le calendrier des émissions, la profondeur du marché, la capacité à ne pas évincer le crédit privé, comptera autant que la stratégie elle-même.

Afifa Dassouli

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Commerce extérieur : le déficit se creuse de 26,5% à fin juillet 2026 https://lnt.ma/commerce-exterieur-le-deficit-se-creuse-de-265-a-fin-juillet-2026/ Wed, 02 Sep 2026 09:58:53 +0000 https://lnt.ma/?p=556277 Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 244,69 milliards de dirhams à fin juillet 2026, en hausse de 26,5% sur un an, selon l’Office des changes. Une détérioration liée à une progression des importations nettement plus rapide que celle des exportations. Dans le même temps, les recettes voyages ont atteint 79 milliards de dirhams, […]

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Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 244,69 milliards de dirhams à fin juillet 2026, en hausse de 26,5% sur un an, selon l’Office des changes. Une détérioration liée à une progression des importations nettement plus rapide que celle des exportations. Dans le même temps, les recettes voyages ont atteint 79 milliards de dirhams, les transferts des MRE 74,78 milliards et le flux net des investissements directs étrangers a progressé de 58,5%.

Les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par un creusement du déficit commercial au cours des sept premiers mois de l’année. Les importations de biens ont progressé de 15,9%, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,05 milliards de dirhams.

Les exportations ont, de leur côté, augmenté de 8,4%, à 299,34 milliards de dirhams, soit une hausse de 23,17 milliards sur un an. Cet écart de rythme a porté le déficit commercial à 244,69 milliards de dirhams et fait reculer le taux de couverture des importations par les exportations de 3,8 points, à 55%.

La facture énergétique augmente de 29,1%

La progression des importations concerne plusieurs catégories de produits. Les achats de produits bruts ont enregistré la hausse la plus importante, de 52,2%, pour atteindre 36,94 milliards de dirhams.

La facture énergétique a, quant à elle, progressé de 29,1%, à 81,20 milliards de dirhams.

Les importations de produits finis d’équipement ont augmenté de 20,8%, à 133,20 milliards de dirhams, tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3%, à 129,87 milliards.

Les achats de demi-produits et de produits alimentaires ont enregistré des hausses plus modérées, respectivement de 4,3% et 3%.

L’automobile dépasse 107 milliards de dirhams à l’export

Du côté des exportations, la progression a notamment été soutenue par l’automobile. Les ventes du secteur à l’étranger ont atteint 107,14 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 14,9%.

Cette évolution résulte principalement de la progression du segment de la construction automobile, dont les exportations ont augmenté de 19,9%, à 42,48 milliards de dirhams. Le câblage affiche une hausse de 13,8%, à 40,62 milliards, tandis que le segment « Extérieur » progresse de 47,9%, à 3,42 milliards.

L’aéronautique a également enregistré une croissance soutenue, avec des exportations en hausse de 19,7%, à 20,56 milliards de dirhams. Les ventes du segment assemblage ont progressé de 24,3% et celles du segment EWIS de 10,4%.

L’agriculture et l’agroalimentaire affichent, pour leur part, une hausse de 7%, soutenue notamment par une progression de 13,3% de l’industrie alimentaire.

À l’inverse, les exportations de phosphates et dérivés ont reculé de 7,8%. Le textile et cuir a diminué de 5,5%, tandis que l’électronique et électricité a enregistré une baisse de 2,9%.

L’excédent des services approche 95,5 milliards de dirhams

La balance des services présente une évolution plus favorable. Son excédent s’est accru de 13,2% pour atteindre 95,48 milliards de dirhams.

Les exportations de services ont progressé de 13,1%, à 193,38 milliards de dirhams, tandis que les importations ont augmenté de 12,9%, à 97,90 milliards.

Le tourisme contribue notamment à cette évolution. Les recettes voyages se sont établies à 79,01 milliards de dirhams sur les sept premiers mois de l’année, en hausse de 13,4%.

Les dépenses voyages ont parallèlement augmenté de 7,3%, à 19,92 milliards de dirhams. Le solde de la balance voyages ressort ainsi excédentaire de 59,08 milliards de dirhams, en amélioration de 15,7% sur un an.

Les transferts des MRE atteignent 74,78 milliards de dirhams

Autre source importante de devises, les transferts effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont atteint 74,78 milliards de dirhams à fin juillet, contre 69,17 milliards un an plus tôt.

Ils enregistrent ainsi une progression annuelle de 8,1%.

Forte progression du flux net des IDE

Les investissements directs étrangers au Maroc affichent également une nette progression. Leur flux net s’est établi à 29,47 milliards de dirhams, en hausse de 58,5% par rapport aux sept premiers mois de 2025.

Cette évolution résulte d’une augmentation de 6,3% des recettes d’IDE, à 39,11 milliards de dirhams, combinée à une baisse de 47% des dépenses, à 9,64 milliards.

Concernant les investissements directs marocains à l’étranger, leur flux net s’est établi à 6,87 milliards de dirhams, contre 2,76 milliards un an auparavant. Les dépenses liées à ces investissements ont augmenté de 53,7%, à 17,03 milliards de dirhams, tandis que les recettes issues notamment des cessions ont progressé de 22,2%, à 10,16 milliards.

LNT

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Liquidité bancaire : le déficit se creuse à 143,2 milliards de dirhams https://lnt.ma/liquidite-bancaire-le-deficit-se-creuse-a-1432-milliards-de-dirhams/ Tue, 01 Sep 2026 10:04:44 +0000 https://lnt.ma/?p=556240 Le déficit moyen de liquidité bancaire s’est accentué de 4,31% entre le 12 et le 18 août 2026 pour atteindre 143,2 milliards de dirhams, selon le dernier « Fixed Income Weekly » de BMCE Capital Global Research (BKGR). Dans ce contexte, les avances à sept jours de Bank Al-Maghrib ont augmenté de 5,6 milliards de […]

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Le déficit moyen de liquidité bancaire s’est accentué de 4,31% entre le 12 et le 18 août 2026 pour atteindre 143,2 milliards de dirhams, selon le dernier « Fixed Income Weekly » de BMCE Capital Global Research (BKGR). Dans ce contexte, les avances à sept jours de Bank Al-Maghrib ont augmenté de 5,6 milliards de dirhams, à 55 milliards, tandis que le taux moyen pondéré interbancaire est resté stable à 2,25%.

Les besoins de liquidité du système bancaire ont poursuivi leur progression à la mi-août. Sur la semaine allant du 12 au 18 août, le déficit moyen s’est établi à 143,2 milliards de dirhams, contre un niveau inférieur de 4,31% la semaine précédente.

Face à cette évolution, Bank Al-Maghrib a accru ses injections à travers ses avances à sept jours. Leur montant a atteint 55,03 milliards de dirhams, en hausse de 5,63 milliards par rapport à la précédente opération.

Le taux interbancaire reste stable à 2,25%

Malgré l’accentuation du besoin de liquidité, les conditions sur le marché interbancaire sont restées relativement stables.

Le taux moyen pondéré (TMP) s’est maintenu à 2,25% sur la semaine, soit un niveau identique à sa moyenne sur un mois et sur un an. Le taux MONIA a, pour sa part, progressé pour atteindre 2,21% le 18 août.

Les placements du Trésor ont parallèlement diminué. Leur encours quotidien maximal s’est établi autour de 12 milliards de dirhams, contre 13,5 milliards une semaine auparavant, selon BKGR. Au 19 août, l’encours quotidien ressortait à 5,9 milliards de dirhams.

Sur le marché primaire des bons du Trésor, la dernière adjudication s’est concentrée sur la maturité à 52 semaines.

Face à une demande totale de 4,14 milliards de dirhams sur les différentes maturités proposées, le Trésor a retenu 1,5 milliard de dirhams, soit un taux de satisfaction global de 36%. L’intégralité du montant retenu concerne la ligne à 52 semaines.

Le taux limite de cette maturité s’est établi à 2,3063%, avec un taux moyen pondéré de 2,2786%. Cette opération s’est traduite par une hausse de 0,5 point de base du taux primaire.

Détente sur la majorité des maturités secondaires

Sur le marché secondaire, les rendements ont évolué à la baisse sur l’essentiel de la courbe.

Le recul le plus marqué a concerné la maturité à 13 semaines, avec une diminution de 10,28 points de base. Les taux ont également baissé de 2,84 points de base sur le 26 semaines, de 1,97 point sur le 2 ans et de 1,94 point sur le 5 ans.

Les maturités longues ont en revanche légèrement progressé : les rendements à 20 et 30 ans ont chacun augmenté de 0,08 point de base. Les taux secondaires ressortaient ainsi à 2,07% pour le 13 semaines, 2,20% pour le 52 semaines, 2,85% pour le 5 ans, 3,30% pour le 10 ans et 4,15% pour le 30 ans.

BKGR anticipe une stabilité des taux à court terme

Pour les prochaines semaines, BMCE Capital Global Research table sur une évolution globalement stable des taux obligataires à court terme.

Les analystes mettent notamment en avant un besoin de financement du Trésor qui reste contenu et une situation de trésorerie jugée confortable. Ces éléments devraient permettre au Trésor de poursuivre une gestion mesurée de ses levées et de limiter les pressions sur la courbe primaire.

Des ajustements ponctuels restent toutefois possibles sur les maturités courtes. Sur le marché secondaire, BKGR estime que la détente constatée sur la majeure partie de la courbe pourrait se prolonger modérément.

Cette dynamique pourrait néanmoins perdre progressivement de son intensité à l’approche de la fin du trimestre, une période susceptible d’inciter davantage les investisseurs à l’attentisme.

LNT

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Le crédit bancaire poursuit sa progression à deux chiffres https://lnt.ma/le-credit-bancaire-poursuit-sa-progression-a-deux-chiffres/ Tue, 01 Sep 2026 09:27:12 +0000 https://lnt.ma/?p=556232 Le crédit bancaire a poursuivi sa progression en juillet 2026, avec un encours global de 1.286,2 milliards de dirhams, en hausse de 10,3% sur un an, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Le financement du secteur non financier a accéléré à 10,1%, porté notamment par les concours aux entreprises privées. Dans le même temps, les dépôts bancaires […]

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Le crédit bancaire a poursuivi sa progression en juillet 2026, avec un encours global de 1.286,2 milliards de dirhams, en hausse de 10,3% sur un an, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Le financement du secteur non financier a accéléré à 10,1%, porté notamment par les concours aux entreprises privées. Dans le même temps, les dépôts bancaires ont progressé de 9,1% à 1.423,2 milliards de dirhams, tandis que la masse monétaire a augmenté de 11,2%.

La dynamique du crédit bancaire s’est maintenue au terme des sept premiers mois de 2026. Selon les dernières statistiques de Bank Al-Maghrib, l’encours total a atteint 1.286,2 milliards de dirhams à fin juillet, soit une progression annuelle de 10,3%.

Cette évolution recouvre une hausse de 10,1% des crédits accordés aux agents non financiers et de 10,9% de ceux destinés aux agents financiers.

Les entreprises privées soutiennent la progression du crédit

Le crédit bancaire au secteur non financier a accéléré en juillet, son rythme de croissance passant de 9,8% en juin à 10,1%.

Cette évolution s’explique principalement par la progression des concours accordés aux sociétés non financières privées, dont la croissance annuelle est passée de 8,1% à 11%. À l’inverse, celle des crédits aux sociétés non financières publiques a nettement ralenti, passant de 15,9% à 3,1%.

Dans le détail, les crédits aux entreprises non financières privées ont bénéficié d’une hausse de 18% des prêts à l’équipement, de 11,3% des facilités de trésorerie et de 10,8% des crédits à la promotion immobilière.

Toutes catégories d’emprunteurs confondues, la croissance des facilités de trésorerie s’est accélérée à 8,7%, contre 6,9% en juin. Celle des crédits à l’équipement a, en revanche, ralenti de 27,1% à 25,7%, notamment sous l’effet de la décélération des concours aux entreprises publiques.

Des taux de crédit à 4,81% au deuxième trimestre

Les conditions d’octroi des crédits seraient restées globalement inchangées au premier trimestre 2026, aussi bien pour les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) que pour les grandes entreprises, selon l’enquête de BAM auprès des banques.

Ces dernières font toutefois état d’une hausse de la demande de financement pour l’ensemble des catégories de crédit et d’entreprises.

Au deuxième trimestre, l’accès au financement bancaire a été jugé « normal » par les entreprises interrogées dans le cadre de l’enquête de conjoncture de la Banque centrale. Quelque 83% d’entre elles ont estimé que le coût du crédit était resté stable, contre 17% faisant état d’une hausse.

Le taux appliqué aux nouveaux crédits s’est établi à 4,81%, en augmentation de 2 points de base sur un trimestre. Il ressort à 4,56% pour les grandes entreprises et à 5,2% pour les TPME.

Les crédits aux ménages progressent de 3,3%

Du côté des ménages, l’encours des crédits a atteint 403,4 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 3,3% sur un an et de 1,9% par rapport à décembre 2025.

Les prêts à l’habitat ont progressé de 2,6%, tandis que les crédits à la consommation ont augmenté de 4,5%.

Le financement participatif destiné à l’habitat poursuit parallèlement sa progression. Son encours, constitué notamment de Mourabaha immobilière, a atteint 32,1 milliards de dirhams, contre 27,4 milliards un an auparavant, soit une hausse annuelle de 17,1%.

Les créances en souffrance ont, pour leur part, augmenté de 3,1% en juillet, après 1,9% en juin. Leur poids dans l’ensemble du crédit bancaire est toutefois resté stable à 8,1%.

Les dépôts bancaires dépassent 1.423 milliards de dirhams

En parallèle, les dépôts auprès des banques ont atteint 1.423,2 milliards de dirhams à fin juillet, enregistrant une progression de 9,1% sur un an.

Les dépôts des ménages se sont établis à 1.034,5 milliards de dirhams, également en hausse de 9,1%. Sur ce montant, 233,9 milliards de dirhams étaient détenus par les Marocains résidant à l’étranger.

Les entreprises non financières privées ont, quant à elles, porté leurs dépôts à 255,3 milliards de dirhams, soit une progression annuelle de 11,7%.

Concernant la rémunération de l’épargne, les taux des dépôts à terme ont diminué de 6 points de base pour les maturités à six mois et de 19 points de base pour celles à douze mois, pour s’établir respectivement à 2,45% et 2,58%.

Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a, en revanche, été fixé à 1,82% pour le second semestre 2026, en hausse de 21 points de base par rapport au semestre précédent.

La masse monétaire progresse de 11,2%

L’agrégat monétaire M3 s’est établi à 2.195 milliards de dirhams en juillet, en hausse annuelle de 11,2%, contre 11,7% en juin.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par l’accélération du crédit bancaire au secteur non financier, mais également par la progression des créances nettes des institutions de dépôt sur l’administration centrale, passée de 2,6% à 5,7%, et par la hausse de 22,7% des avoirs officiels de réserve.

Le ralentissement de la croissance de M3 s’explique notamment par une progression moins rapide de la monnaie fiduciaire, à 18%, ainsi que des détentions en titres d’OPCVM monétaires, dont la croissance est revenue de 41,1% à 20,3%.

Les dépôts à vue ont affiché une croissance quasiment stable à 11,2%, tandis que celle des comptes d’épargne a légèrement accéléré, de 4,4% à 4,6%. La baisse des comptes à terme s’est, de son côté, atténuée, passant de 5,5% à 2,2%.

LNT

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Banques : Bank Al-Maghrib désignée autorité de résolution des établissements défaillants https://lnt.ma/banques-bank-al-maghrib-designee-autorite-de-resolution-des-etablissements-defaillants/ Mon, 24 Aug 2026 09:21:24 +0000 https://lnt.ma/?p=555706 Le nouveau régime de résolution bancaire adopté cette année désigne Bank Al-Maghrib comme autorité de résolution, avec la capacité d’intervenir sur un établissement défaillant avant l’ouverture d’une procédure collective. Les banques devront élaborer des plans préventifs de redressement. Le dispositif marque un changement de doctrine. Jusqu’ici, la défaillance d’un établissement de crédit relevait pour l’essentiel […]

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Le nouveau régime de résolution bancaire adopté cette année désigne Bank Al-Maghrib comme autorité de résolution, avec la capacité d’intervenir sur un établissement défaillant avant l’ouverture d’une procédure collective. Les banques devront élaborer des plans préventifs de redressement.

Le dispositif marque un changement de doctrine. Jusqu’ici, la défaillance d’un établissement de crédit relevait pour l’essentiel du droit commun des entreprises en difficulté, cadre inadapté à des institutions dont l’arrêt brutal propage des effets sur l’ensemble du système financier et sur les déposants.

Le régime de résolution introduit une logique différente : intervenir en amont, avec des outils permettant de réorganiser, céder ou démanteler un établissement en préservant la continuité de ses fonctions critiques, notamment l’accès des clients à leurs dépôts et le fonctionnement des systèmes de paiement.

L’obligation faite aux banques d’élaborer des plans préventifs de redressement complète ce volet. Chaque établissement doit documenter à l’avance les mesures qu’il activerait en cas de dégradation de sa situation, exercice qui contraint à cartographier ses activités et ses dépendances.

Le rapport annuel sur la supervision bancaire identifie par ailleurs quatre priorités prudentielles pour la période : la cybersécurité, les risques climatiques, l’intelligence artificielle et l’Open Banking. Quatre domaines où le régulateur doit construire des méthodes d’évaluation sur des risques encore mal quantifiés.

Le secteur aborde cette réforme avec des indicateurs solides. Le ratio de solvabilité moyen s’établit à 16,1% pour un minimum réglementaire de 12%, le ratio de fonds propres de base à 13,5% pour un minimum de 9%, et le coefficient de liquidité à court terme à 172% pour une exigence de 100%.

Reste le point de vigilance récurrent : un encours de créances en souffrance de 102,3 milliards de dirhams, soit 8,3% du portefeuille de crédits, provisionné à hauteur de 68%.

LNT

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Crédit : le taux débiteur moyen remonte à 4,81% https://lnt.ma/credit-le-taux-debiteur-moyen-remonte-a-481/ Mon, 24 Aug 2026 09:20:14 +0000 https://lnt.ma/?p=555714 Le taux débiteur global appliqué par les banques marocaines s’est établi à 4,81% au deuxième trimestre 2026, contre 4,66% un an plus tôt, soit une hausse de 15 points de base. Une remontée qui intervient alors que Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur inchangé. Le mouvement peut sembler contre-intuitif. La banque centrale a maintenu son […]

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Le taux débiteur global appliqué par les banques marocaines s’est établi à 4,81% au deuxième trimestre 2026, contre 4,66% un an plus tôt, soit une hausse de 15 points de base. Une remontée qui intervient alors que Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur inchangé.

Le mouvement peut sembler contre-intuitif. La banque centrale a maintenu son taux directeur à 2,25%, invoquant un contexte d’incertitude, et l’inflation reste contenue : l’indice des prix à la consommation a reculé de 1% en juillet sur un mois et de 0,6% sur un an.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette progression des taux à la clientèle sans hausse du loyer de l’argent central. La structure de la demande de crédit en fait partie : une évolution de la composition des nouveaux concours vers des catégories intrinsèquement plus chères, comme le crédit à la consommation ou la trésorerie des petites entreprises, tire mécaniquement la moyenne vers le haut.

La tarification du risque constitue un second facteur. Avec un encours de créances en souffrance de 102,3 milliards de dirhams, soit 8,3% du portefeuille, les établissements intègrent une prime de risque dans leurs conditions, particulièrement sur les segments les moins bien garantis.

Le crédit bancaire poursuit par ailleurs sa progression, la distribution ayant maintenu une croissance de l’ordre de 5% au cours des derniers mois.

Pour les emprunteurs, cette remontée renchérit le coût du financement à un moment où le crédit immobilier conventionnel stagne autour de 3% de croissance, quand la Mourabaha immobilière progresse de 16,7% sur un an pour atteindre 31,5 milliards de dirhams à fin juin.

L’évolution des taux constituera l’un des indicateurs à suivre pour mesurer la capacité du système bancaire à financer l’investissement, dont la progression a atteint 16,3% en 2025.

LNT

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Financements innovants : après 109 milliards de dirhams mobilisés, l’État prépare la sortie https://lnt.ma/financements-innovants-apres-109-milliards-de-dirhams-mobilises-letat-prepare-la-sortie/ Sun, 16 Aug 2026 10:23:34 +0000 https://lnt.ma/?p=554848 Le ministère des Finances construira le projet de loi de finances 2027 sans recourir aux financements innovants, un an avant l’échéance annoncée. Un mécanisme qui aura permis de lever plus de 109 milliards de dirhams depuis 2019, mais dont le coût locatif commence à peser sur le budget. C’est l’un des dossiers les plus scrutés […]

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Le ministère des Finances construira le projet de loi de finances 2027 sans recourir aux financements innovants, un an avant l’échéance annoncée. Un mécanisme qui aura permis de lever plus de 109 milliards de dirhams depuis 2019, mais dont le coût locatif commence à peser sur le budget.

C’est l’un des dossiers les plus scrutés de la prochaine construction budgétaire. Le gouvernement s’apprête à bâtir le PLF 2027 sans s’appuyer sur les financements innovants, ce mécanisme devenu en quelques années un pilier discret mais central du financement de l’investissement public au Maroc. L’extinction, initialement programmée à l’horizon 2028, interviendrait ainsi avec un an d’avance.

Un montage inspiré du lease-back sur les actifs de l’État

Le principe est simple dans son architecture, complexe dans ses implications. L’État cède temporairement des actifs publics — hôpitaux, universités, tribunaux, bâtiments administratifs — à des investisseurs institutionnels, avant de les reprendre en location longue durée. Les acquéreurs sont pour l’essentiel des institutions publiques ou parapubliques : la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), la Caisse marocaine des retraites (CMR) et, depuis 2024, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), chacune opérant via un organisme de placement collectif immobilier (OPCI).

Conformément aux normes du FMI, ces opérations sont comptabilisées comme des recettes et non comme du financement, ce qui a permis d’améliorer optiquement les soldes budgétaires successifs — un point régulièrement soulevé par les analystes.

Une montée en puissance spectaculaire, puis le reflux

Les montants mobilisés racontent la trajectoire du dispositif. En 2023, les financements innovants avaient rapporté 25,4 milliards de dirhams portant sur 175 bâtiments. L’année suivante, le montant grimpait à 35,3 milliards de dirhams pour 592 bâtiments, un record. Au total, plus de 109 milliards de dirhams ont été levés depuis 2019.

Les prévisions pour 2025 et 2026 tablaient encore sur environ 35 milliards de dirhams par an, avant un reflux attendu à 25 milliards en 2027. C’est cette trajectoire descendante que le ministère des Finances entend désormais anticiper.

Le coût locatif, revers de la médaille

Car le mécanisme a un prix. Les charges locatives supportées par l’État au titre de ces actifs cédés puis reloués atteignaient environ 7 milliards de dirhams en 2025 — un montant appelé à s’inscrire durablement dans les dépenses de fonctionnement, alors même que les recettes exceptionnelles, elles, sont vouées à disparaître.

Le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, avait alerté sur cette équation : « Dans la programmation budgétaire triennale 2026-2028, ce montant devra diminuer. » Un avertissement désormais pris en compte.

Un PLF 2027 sous contrainte

Le PLF 2027 devra donc trouver ailleurs les marges de manœuvre perdues. La circulaire adressée aux ministres fixe un cap exigeant : un déficit budgétaire ramené à 3% du PIB et une dette publique contenue à 65%. Le gouvernement mise sur un resserrement des dépenses de fonctionnement, la préservation de l’effort d’investissement et, sur le volet fiscal, sur l’amélioration du rendement de l’impôt sans relèvement des taux. Un exercice d’équilibriste, dans un contexte où le déficit commercial s’est par ailleurs creusé de 23,5% au premier semestre.

 

LNT

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Label Vie mobilise 500 MDH à travers une émission obligataire privée https://lnt.ma/label-vie-mobilise-500-mdh-a-travers-une-emission-obligataire-privee/ Thu, 06 Aug 2026 13:57:15 +0000 https://lnt.ma/?p=554492 Le groupe Label Vie a réalisé une émission obligataire ordinaire par placement privé d’un montant de 500 millions de dirhams. L’opération, structurée et coordonnée par Valoris Corporate Finance, Valoris Securities, CIH Bank et Saham Bank, s’inscrit dans la stratégie de financement du distributeur et vise à accompagner son programme d’investissement tout en diversifiant ses sources […]

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Le groupe Label Vie a réalisé une émission obligataire ordinaire par placement privé d’un montant de 500 millions de dirhams. L’opération, structurée et coordonnée par Valoris Corporate Finance, Valoris Securities, CIH Bank et Saham Bank, s’inscrit dans la stratégie de financement du distributeur et vise à accompagner son programme d’investissement tout en diversifiant ses sources de financement.

Cette levée de fonds permettra à Label Vie de soutenir la poursuite de son développement en s’appuyant davantage sur le marché obligataire. L’entreprise entend ainsi renforcer ses capacités de financement tout en diversifiant les ressources mobilisées pour accompagner ses projets de croissance.

Selon les établissements ayant accompagné l’opération, cette émission traduit également la confiance des investisseurs institutionnels dans les fondamentaux financiers du groupe ainsi que dans ses perspectives de développement.

L’opération a été menée avec l’appui de Valoris Corporate Finance, Valoris Securities, CIH Bank et Saham Bank, qui sont intervenus dans la structuration, la coordination et le placement de cette émission obligataire privée.

À l’issue de l’opération, les établissements partenaires ont salué la confiance accordée par Label Vie et remercié les investisseurs ayant contribué au succès de cette levée de fonds.

LNT

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La Bourse de Casablanca s’offre un nouveau site web et une nouvelle application mobile https://lnt.ma/la-bourse-de-casablanca-soffre-un-nouveau-site-web-et-une-nouvelle-application-mobile/ Thu, 06 Aug 2026 08:41:24 +0000 https://lnt.ma/?p=554449 La Bourse de Casablanca lance, ce 6 août 2026, un nouveau site internet ainsi qu’une nouvelle application mobile. Cette refonte numérique vise à moderniser les outils d’accès au marché boursier en proposant une plateforme plus intuitive, personnalisée et adaptée aux différents profils d’utilisateurs, qu’il s’agisse des investisseurs, des émetteurs, des professionnels du marché ou des […]

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La Bourse de Casablanca lance, ce 6 août 2026, un nouveau site internet ainsi qu’une nouvelle application mobile. Cette refonte numérique vise à moderniser les outils d’accès au marché boursier en proposant une plateforme plus intuitive, personnalisée et adaptée aux différents profils d’utilisateurs, qu’il s’agisse des investisseurs, des émetteurs, des professionnels du marché ou des régulateurs.

Cette évolution s’inscrit dans une démarche centrée sur les besoins des utilisateurs. La Bourse de Casablanca indique avoir conçu cette nouvelle plateforme à partir de consultations menées auprès des différentes parties prenantes de son écosystème, à travers des groupes de discussion, des ateliers de co-conception et des analyses des parcours utilisateurs.

Une navigation repensée

La nouvelle plateforme introduit une navigation personnalisée selon le profil de chaque utilisateur, avec pour objectif de faciliter l’accès aux informations et aux services recherchés.

L’architecture du site a été simplifiée afin d’améliorer l’expérience de navigation, tandis que le design, entièrement responsive, est adapté aux ordinateurs, tablettes et smartphones. Le portail sera accessible en français, en arabe et en anglais, avec une présentation reposant sur des cartes visuelles destinées à rendre les contenus plus lisibles.

Le nouveau site web centralise l’ensemble des marchés et services relevant du groupe Bourse de Casablanca. Les utilisateurs pourront ainsi accéder, depuis une interface unique, aux informations relatives aux marchés au comptant et à terme, aux données de marché, ainsi qu’aux services proposés par la Société de Gestion de la Bourse des Valeurs (SGMAT) et par la Chambre de Compensation (CCP Maroc).

Une application mobile disponible sur iOS et Android

En parallèle du nouveau portail web, la Bourse de Casablanca mettra en service une nouvelle application mobile, développée nativement pour les systèmes iOS et Android.

L’application permettra notamment de consulter en temps réel les cours de Bourse, les indices, les listes de valeurs suivies (« watchlists ») ainsi que les principales données de marché, avec une expérience utilisateur harmonisée entre les versions web et mobile.

La Bourse de Casablanca souligne avoir intégré les exigences de cybersécurité dès la phase de développement de ces nouveaux outils numériques.

Des tests d’intrusion, des vérifications des architectures techniques ainsi que des analyses du code ont été réalisés afin de renforcer la protection des données et d’assurer un niveau élevé de sécurité pour les utilisateurs.

LNT avec CdP

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Bourses mondiales : les marchés poursuivent leur envolée, portés par l’IA et le recul du pétrole https://lnt.ma/bourses-mondiales-les-marches-poursuivent-leur-envolee-portes-par-lia-et-le-recul-du-petrole/ Wed, 05 Aug 2026 09:38:35 +0000 https://lnt.ma/?p=554385 Les principales places boursières mondiales ont inscrit de nouveaux records mercredi, soutenues par l’amélioration des perspectives économiques, le reflux des prix du pétrole et un regain d’optimisme autour des valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle. Les investisseurs misent également sur une pause durable des hausses de taux d’intérêt dans plusieurs grandes économies, tandis que les […]

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Les principales places boursières mondiales ont inscrit de nouveaux records mercredi, soutenues par l’amélioration des perspectives économiques, le reflux des prix du pétrole et un regain d’optimisme autour des valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle. Les investisseurs misent également sur une pause durable des hausses de taux d’intérêt dans plusieurs grandes économies, tandis que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient semblent s’atténuer.

Les marchés européens ont ouvert en nette hausse, plusieurs indices atteignant de nouveaux sommets historiques. Paris, Francfort, Milan, Madrid, Amsterdam et Stockholm ont tous progressé dès les premiers échanges, profitant d’un contexte marqué par le recul des cours du pétrole, une saison de résultats d’entreprises globalement favorable et des perspectives macroéconomiques jugées plus encourageantes.

L’amélioration du climat économique est notamment liée au ralentissement de l’inflation en zone euro, qui permet à la Banque centrale européenne de maintenir sa pause dans le resserrement monétaire engagé ces dernières années. Cette évolution renforce l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués, alors que les actions européennes bénéficient encore d’une valorisation inférieure à celle de leurs homologues américaines.

L’intelligence artificielle continue de soutenir les marchés

L’optimisme s’est également propagé aux marchés asiatiques, dans le sillage des nouveaux records enregistrés à Wall Street la veille par le Dow Jones et le S&P 500.

À Tokyo, le Nikkei a terminé en hausse de 3,66 %, tandis que les places de Séoul, Taipei et Sydney ont également enregistré de solides progressions, portées principalement par les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs.

Les investisseurs continuent de parier sur la poursuite des investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle. Les commentaires jugés favorables concernant les prochaines générations de puces destinées à l’IA ont notamment soutenu plusieurs groupes asiatiques spécialisés dans les semi-conducteurs.

Cette dynamique reflète le retour de la confiance dans le potentiel de croissance du secteur technologique, après les interrogations apparues ces dernières semaines sur la rentabilité des investissements massifs consacrés à l’intelligence artificielle.

Quelques éléments de prudence demeurent toutefois. Les publications financières de certaines entreprises américaines ont rappelé que les dépenses liées à l’IA restent très élevées. Les investisseurs ont notamment réagi avec réserve à l’annonce d’une hausse des investissements de SpaceX dans ce domaine, entraînant un recul du titre lors des échanges après la clôture de Wall Street.

Le recul du pétrole améliore les perspectives

L’autre facteur majeur soutenant les marchés demeure la détente observée sur les cours du pétrole.

Les investisseurs estiment que la baisse des prix de l’énergie réduit les risques pesant sur la croissance mondiale, notamment pour les économies fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures.

Les perspectives diplomatiques au Moyen-Orient ont contribué à ce mouvement. Le président américain Donald Trump a récemment affirmé qu’une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz restait envisageable dans le cadre des négociations en cours avec l’Iran, tout en maintenant la pression sur Téhéran.

Dans ce contexte, le Brent est repassé sous le seuil des 80 dollars le baril, retrouvant des niveaux proches de ceux observés avant le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le baril de référence évoluait autour de 79 dollars mercredi matin, tandis que le WTI américain s’échangeait aux environs de 75 dollars.

Ce reflux marque un contraste avec les niveaux supérieurs à 120 dollars atteints au plus fort des tensions géopolitiques il y a quelques mois.

Pour les analystes, les investisseurs considèrent désormais le conflit au Moyen-Orient davantage comme un risque régional susceptible d’affecter temporairement l’offre pétrolière que comme un facteur capable de provoquer une récession mondiale.

LNT avec AFP

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Banques cotées : Attijari Global Research revoit à la baisse ses prévisions pour 2026 https://lnt.ma/banques-cotees-attijari-global-research-revoit-a-la-baisse-ses-previsions-pour-2026/ Tue, 04 Aug 2026 14:19:28 +0000 https://lnt.ma/?p=554366 Attijari Global Research (AGR) a revu à la baisse ses prévisions concernant les banques cotées à la Bourse de Casablanca pour 2026. Le bureau de recherche anticipe désormais une croissance limitée du produit net bancaire (PNB) agrégé de 1,1 %, contre 4,8 % auparavant, en raison du recul marqué des activités de marché observé au […]

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Attijari Global Research (AGR) a revu à la baisse ses prévisions concernant les banques cotées à la Bourse de Casablanca pour 2026. Le bureau de recherche anticipe désormais une croissance limitée du produit net bancaire (PNB) agrégé de 1,1 %, contre 4,8 % auparavant, en raison du recul marqué des activités de marché observé au premier trimestre. Malgré cette révision, AGR conserve des perspectives favorables à moyen terme, soutenues par la progression attendue des crédits et une normalisation des conditions de marché à partir de 2027.

Cette révision intervient à la suite de la publication des résultats du premier trimestre 2026, de l’analyse des tendances macroéconomiques et des indications fournies par les dirigeants des établissements bancaires. AGR prévoit également une progression plus modérée du résultat net part du groupe (RNPG) agrégé, désormais attendue à 3,5 %, contre une estimation précédente de 6,6 %.

Les activités de marché pèsent sur les résultats

Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire agrégé des banques cotées a reculé de 4,5 %, principalement en raison d’une contraction de 47,3 % des revenus issus des activités de marché. La remontée des taux d’intérêt a affecté les performances des portefeuilles obligataires, réduisant les gains réalisés sur ces actifs.

En parallèle, le coût du risque a enregistré une amélioration significative. Après une baisse de 6,5 % sur l’ensemble de l’exercice 2025, il a diminué de 58,7 % au premier trimestre 2026, grâce notamment à l’amélioration de la qualité des actifs, aux opérations d’assainissement des portefeuilles de crédits et aux efforts de recouvrement engagés par les banques. Cette évolution a permis de soutenir les bénéfices, le RNPG agrégé progressant de 2,2 % pour atteindre 5,8 milliards de dirhams.

Une reprise attendue à partir de 2027

Malgré des perspectives revues à la baisse pour 2026, AGR maintient un scénario plus favorable sur la période 2026-2028. Le bureau de recherche table sur une croissance annuelle moyenne de 6,9 % du PNB agrégé, portée par une progression moyenne de 7,4 % des crédits et par une normalisation graduelle des taux d’intérêt au Maroc. Les bénéfices des banques cotées devraient, quant à eux, progresser à un rythme annuel moyen de 9 % sur cette période.

AGR souligne toutefois que le coefficient d’exploitation devrait s’établir à 44,4 % en 2026, un niveau supérieur aux prévisions initiales, en raison d’investissements plus importants que prévu dans la transformation digitale. Le coût du risque devrait, pour sa part, reculer de 13 % cette année avant de revenir progressivement vers des niveaux proches de la période pré-Covid.

Des perspectives contrastées selon les établissements

Les prévisions diffèrent sensiblement d’une banque à l’autre.

Pour Attijariwafa bank, AGR maintient une croissance du PNB de 4,7 % en 2026, soutenue par une progression attendue de 8 % des crédits, malgré un recul anticipé des revenus de marché. En revanche, la croissance du RNPG est légèrement revue à la baisse, à 4,9 %.

La Banque Centrale Populaire (BCP) est l’établissement dont les perspectives sont le plus fortement révisées. AGR anticipe désormais une baisse de 3,9 % du PNB et un recul de 1,8 % du résultat net en 2026, avant un redressement attendu à partir de 2027.

Pour Bank of Africa, le PNB ne progresserait que de 0,2 %, la baisse des activités de marché étant en partie compensée par la hausse de la marge d’intérêt et des commissions. Le RNPG augmenterait de 1 %, bénéficiant d’une diminution du coût du risque.

CIH Bank conserverait, de son côté, l’un des profils de croissance les plus dynamiques du secteur. AGR relève sa prévision de croissance des crédits à 15,5 %, ce qui permettrait au PNB d’augmenter de 5 % et au RNPG de progresser de 6,7 % en 2026.

Les perspectives demeurent également favorables pour Crédit du Maroc, dont la croissance des crédits est désormais attendue à 10 %. Le PNB progresserait de 4,9 % en 2026 et le résultat net de 6,6 %, permettant à la banque de franchir le seuil du milliard de dirhams de bénéfice dès 2027, selon les projections d’AGR.

Pour BMCI, la baisse des revenus serait compensée par une amélioration plus marquée du coût du risque. AGR prévoit ainsi une progression de 20,6 % du RNPG, permettant à la banque de retrouver une capacité bénéficiaire de près de 500 millions de dirhams dès 2026.

Enfin, CFG Bank fait partie des rares établissements dont les perspectives sont revues à la hausse. AGR anticipe une progression de 14,1 % du PNB et une hausse de 17,5 % du résultat net en 2026, soutenues par le maintien d’une forte dynamique commerciale.

Dans sa conclusion, AGR estime que les établissements les plus exposés au recul des activités de marché seront BCP, Bank of Africa et BMCI, tandis qu’Attijariwafa bank devrait maintenir une croissance positive de ses revenus. CIH Bank, Crédit du Maroc et CFG Bank bénéficieraient, quant à eux, d’une activité commerciale plus dynamique et d’une progression soutenue des crédits. L’amélioration du coût du risque demeure, selon le bureau de recherche, le principal facteur de soutien à la rentabilité du secteur en 2026.

LNT

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Le Groupe BCP et Seniors Plus lancent « Bladi Tiqqa », une offre dédiée aux MDM https://lnt.ma/le-groupe-bcp-et-seniors-plus-lancent-bladi-tiqqa-une-offre-dediee-aux-mdm/ Wed, 29 Jul 2026 13:40:29 +0000 https://lnt.ma/?p=554071 Le Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) et Seniors Plus ont conclu un partenariat stratégique pour lancer « Bladi Tiqqa », une offre de services destinée aux Marocains du Monde (MDM) souhaitant accompagner leurs proches âgés de 60 ans et plus vivant au Maroc. Commercialisée en exclusivité auprès de la clientèle MDM du Groupe BCP, cette […]

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Le Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) et Seniors Plus ont conclu un partenariat stratégique pour lancer « Bladi Tiqqa », une offre de services destinée aux Marocains du Monde (MDM) souhaitant accompagner leurs proches âgés de 60 ans et plus vivant au Maroc. Commercialisée en exclusivité auprès de la clientèle MDM du Groupe BCP, cette solution associe les expertises des deux partenaires afin de proposer un accompagnement couvrant les principaux besoins des seniors, tandis que Maroc Assistance Internationale assurera son déploiement opérationnel.

Développée par Seniors Plus sous la marque TIQQA, présentée comme la première solution marocaine dédiée aux personnes âgées de plus de 60 ans, l’offre repose sur trois axes : Santé et Sécurité, Vie Active et Vie Pratique. L’objectif affiché est de favoriser l’autonomie des bénéficiaires tout en facilitant leur accompagnement au quotidien.

Commercialisée sous la dénomination Bladi Tiqqa, la solution comprend notamment des activités organisées dans plusieurs villes du Royaume, des services d’assistance à domicile, un accompagnement administratif, une aide pour les démarches du quotidien ainsi qu’un service de conciergerie disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Selon les partenaires, cette offre vise à permettre aux Marocains du Monde d’assurer à leurs proches âgés un accompagnement adapté, même lorsqu’ils résident à l’étranger.

Le partenariat repose sur une répartition des rôles entre les différents intervenants. Le Groupe BCP mobilise son réseau de distribution et sa connaissance de la clientèle des Marocains du Monde, tandis que Seniors Plus assure la conception et le développement des services proposés. Maroc Assistance Internationale, partenaire historique de Seniors Plus, est chargée de la mise en œuvre opérationnelle de l’offre et de son déploiement sur le terrain.

Pour Idriss Bensmail, directeur général de la Banque de détail du Groupe BCP, cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’accompagnement proposé aux Marocains du Monde depuis plusieurs décennies.

« Depuis plus de soixante ans, le Groupe BCP accompagne les Marocains du Monde dans les moments qui comptent le plus pour eux. Avec BLADI TIQQA, nous allons au-delà de la relation bancaire en leur proposant une solution concrète répondant aux besoins des seniors de plus de 60 ans. Notre ambition est simple : leur offrir davantage de sérénité, même à des milliers de kilomètres », a-t-il déclaré.

De son côté, le président-directeur général de Seniors Plus, Tarik Hajji, estime que cet accord constitue une étape importante dans le développement de l’entreprise.

Il souligne que ce partenariat avec le Groupe BCP permettra de rendre l’offre TIQQA accessible à une communauté exprimant, selon lui, une demande croissante pour des solutions dédiées aux personnes âgées.

Abdelmalek Mouatadid, directeur général de Maroc Assistance Internationale, met pour sa part en avant le rôle de son entreprise dans le déploiement de la nouvelle offre. Il indique que cette collaboration s’inscrit dans une démarche visant à proposer aux Marocains du Monde des parcours davantage digitalisés et centrés sur la qualité de service.

LNT

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Marché des capitaux : une dynamique soutenue portée par les réformes et la diversification des instruments https://lnt.ma/marche-des-capitaux-une-dynamique-soutenue-portee-par-les-reformes-et-la-diversification-des-instruments/ Wed, 29 Jul 2026 11:23:41 +0000 https://lnt.ma/?p=554058 Le marché des capitaux marocain a poursuivi son développement au cours des premiers mois de 2026, porté par la progression des principaux indicateurs boursiers, la croissance de la gestion collective et l’accélération des réformes engagées par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Dans sa Revue du Marché des Capitaux (n°14), le régulateur dresse un […]

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Le marché des capitaux marocain a poursuivi son développement au cours des premiers mois de 2026, porté par la progression des principaux indicateurs boursiers, la croissance de la gestion collective et l’accélération des réformes engagées par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Dans sa Revue du Marché des Capitaux (n°14), le régulateur dresse un bilan marqué par une amélioration des performances des sociétés cotées, la montée en puissance de nouveaux instruments financiers et la poursuite des chantiers destinés à moderniser la place financière de Casablanca.

À fin mai 2026, le MASI s’est établi à 18.874,97 points, en progression de 5 % sur un an. La capitalisation boursière a atteint 1.100,6 milliards de dirhams, soit une hausse annuelle de 16,5 %. Cette évolution s’appuie sur les résultats des sociétés cotées, dont le chiffre d’affaires agrégé s’est élevé à 360 milliards de dirhams au titre de l’exercice 2025, en progression de 10 %, tandis que le résultat net global a bondi de 38,3 % pour atteindre 52 milliards de dirhams. Les banques demeurent le principal contributeur aux bénéfices de la cote, représentant 42 % des profits, devant les télécommunications et le secteur du bâtiment et des matériaux de construction.

L’activité de marché apparaît toutefois plus contrastée. Les volumes échangés sur les marchés central et de blocs se sont établis à 42,47 milliards de dirhams sur les cinq premiers mois de l’année, contre 54,14 milliards à la même période de 2025. La moyenne quotidienne des échanges a reculé à 441 millions de dirhams, tandis que le ratio de liquidité est revenu à 12,25 %, contre 13,92 % un an auparavant.

Les investisseurs institutionnels restent majoritaires

La structure des investisseurs demeure largement dominée par les institutionnels. Au premier trimestre 2026, les OPCVM ont représenté 38,4 % des volumes traités sur le marché actions, devant les personnes morales marocaines (27,2 %). Les personnes physiques marocaines ont contribué à hauteur de 23 %, tandis que les investisseurs étrangers ont porté leur part à 6 %, contre 4 % un an auparavant, traduisant un regain d’intérêt pour la place casablancaise.

La gestion collective poursuit également sa progression. À fin mai, les actifs nets des OPCVM ont atteint 827 milliards de dirhams, en hausse de 7 % sur un an. Les autres véhicules de placement collectif enregistrent eux aussi des évolutions favorables, avec des hausses de 22,5 % pour les OPCI, de 76 % pour les OPCC et de 83 % pour les FPCT. Ensemble, ces organismes totalisent désormais près de 1.000 milliards de dirhams d’actifs.

Au cours des cinq premiers mois de l’année, les OPCVM ont enregistré une collecte nette de 46 milliards de dirhams. Les investisseurs ont privilégié les fonds obligataires court terme et les fonds monétaires, tandis que les fonds obligataires moyen et long terme ont affiché une décollecte nette.

Un marché de la dette toujours dominé par les Bons du Trésor

À fin avril 2026, l’encours global des titres de créance s’élevait à 1.144 milliards de dirhams. Les Bons du Trésor représentent toujours l’essentiel de ce marché avec 70,4 % de l’encours, devant les obligations (19 %) et les titres de créances négociables. Les levées du Trésor ont atteint 47,7 milliards de dirhams durant les quatre premiers mois de l’année, tandis que les émissions obligataires se sont élevées à 6,5 milliards de dirhams.

Le marché du prêt de titres poursuit également son développement. Son volume a atteint 163 milliards de dirhams entre janvier et avril 2026, en hausse de 36,6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les Bons du Trésor concentrent près de 98 % des opérations, tandis que les OPCVM demeurent les principaux intervenants, à la fois comme emprunteurs et comme prêteurs.

Des réformes pour moderniser le marché

Au-delà des performances chiffrées, l’AMMC met en avant les avancées réglementaires engagées depuis le début de l’année. La publication de la nouvelle loi relative aux OPCVM et de son décret d’application constitue l’une des principales réformes. Ce nouveau cadre ouvre la voie à la diversification des instruments financiers et à l’introduction de produits répondant aux standards internationaux.

L’année 2026 a également été marquée par le lancement opérationnel du marché à terme d’instruments financiers, avec la première cotation du contrat Future MASI 20. En parallèle, Bank Al-Maghrib et l’AMMC ont lancé le portail de l’Instance de coordination du marché à terme (ICMAT), destiné à accompagner les opérateurs et le grand public dans le développement de ce nouveau segment.

L’AMMC a par ailleurs présenté ses priorités d’action pour 2026, articulées autour de quatre axes : le développement d’un marché plus efficient et accessible, l’accompagnement de l’innovation financière et de la durabilité, le renforcement de l’éducation financière et l’adaptation de la supervision aux évolutions du secteur. Le régulateur entend également poursuivre la digitalisation de ses activités et intégrer progressivement les technologies d’intelligence artificielle dans son fonctionnement.

En parallèle, plusieurs opérations d’appel public à l’épargne, d’émissions obligataires et de placements privés ont été visées par l’Autorité, tandis que de nouvelles initiatives ont été engagées en matière de prévention des abus de marché, de gestion sous mandat et de lutte contre le blanchiment de capitaux.

SB

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Attawfiq Microfinance obtient la certification internationale MSI 20000 https://lnt.ma/attawfiq-microfinance-obtient-la-certification-internationale-msi-20000/ Tue, 28 Jul 2026 15:33:16 +0000 https://lnt.ma/?p=554002 Attawfiq Microfinance, filiale du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP), a obtenu la certification internationale MSI 20000, une distinction qui évalue la qualité de la gouvernance financière et de la situation financière des entreprises et institutions. Délivrée par l’organisme indépendant COFICERT, cette certification vient reconnaître les pratiques de gouvernance, de gestion des risques et de performance […]

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Attawfiq Microfinance, filiale du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP), a obtenu la certification internationale MSI 20000, une distinction qui évalue la qualité de la gouvernance financière et de la situation financière des entreprises et institutions. Délivrée par l’organisme indépendant COFICERT, cette certification vient reconnaître les pratiques de gouvernance, de gestion des risques et de performance financière de l’établissement.

La certification a été remise lors d’une cérémonie organisée le 25 juin à la Bourse de Paris (Euronext), selon un communiqué publié par Attawfiq Microfinance.

Une certification axée sur la gouvernance financière

La certification MSI 20000 constitue un référentiel international destiné à évaluer la qualité de la situation financière des entreprises et des institutions.

Elle distingue les organisations répondant à des critères portant notamment sur la gouvernance, la gestion des risques, la maîtrise des actifs, la gestion des liquidités et la rentabilité.

Selon Attawfiq Microfinance, cette distinction reflète la solidité financière de l’institution ainsi que son engagement en faveur d’une gouvernance responsable et d’une démarche d’inclusion financière durable.

L’institution estime que l’obtention de cette certification vient conforter son positionnement en matière de transparence et de performance opérationnelle, tout en renforçant la confiance de ses différentes parties prenantes, notamment ses clients, ses partenaires et ses bailleurs de fonds.

Commentant cette distinction, le directeur général d’Attawfiq Microfinance, Hicham Kharrou, a indiqué qu’elle illustre « notre engagement en faveur des meilleures pratiques de gouvernance financière » et contribue à renforcer la confiance des partenaires ainsi que de l’ensemble de l’écosystème de la microfinance. Il a ajouté qu’elle encourage l’institution à poursuivre sa mission d’inclusion financière « avec le même niveau d’exigence et d’excellence ».

LNT

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Fonds souverains : Ithmar Capital et le fonds philippin Maharlika Investment Corporation renforcent leur coopération https://lnt.ma/fonds-souverains-ithmar-capital-et-le-fonds-philippin-maharlika-investment-corporation-renforcent-leur-cooperation/ Tue, 28 Jul 2026 15:01:15 +0000 https://lnt.ma/?p=553998 Ithmar Capital et Maharlika Investment Corporation (MIC), le fonds souverain de la République des Philippines, ont conclu un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération institutionnelle. Ce partenariat vise à favoriser les échanges d’expertise en matière de gouvernance, de gestion des fonds souverains et de développement des capacités institutionnelles, tout en consolidant les relations entre […]

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Ithmar Capital et Maharlika Investment Corporation (MIC), le fonds souverain de la République des Philippines, ont conclu un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération institutionnelle. Ce partenariat vise à favoriser les échanges d’expertise en matière de gouvernance, de gestion des fonds souverains et de développement des capacités institutionnelles, tout en consolidant les relations entre le Maroc et les Philippines.

L’accord a été signé mardi lors d’une cérémonie organisée par visioconférence en présence notamment de l’ambassadeur du Maroc aux Philippines, Mohammed Rida El Fassi, de l’ambassadeur des Philippines au Maroc, Leslie J. Baja, ainsi que du secrétaire philippin aux Finances et président du conseil d’administration de Maharlika Investment Corporation, Frederick D. Go.

Le protocole d’accord a été paraphé par le directeur général d’Ithmar Capital, Obaid Amrane, et le président-directeur général de MIC, Rafael D. Consing Jr.

L’accord établit un cadre structuré de coopération entre les deux fonds souverains afin de favoriser le partage d’expériences et des meilleures pratiques dans plusieurs domaines stratégiques liés à leur fonctionnement.

Il prévoit notamment la création d’un comité de pilotage conjoint chargé d’assurer le suivi des actions engagées dans le cadre de ce partenariat.

À l’issue de ces travaux, un rapport de recommandations sera élaboré afin d’accompagner Maharlika Investment Corporation dans le renforcement de ses capacités institutionnelles et dans l’adoption des standards internationaux de gouvernance applicables aux fonds souverains.

À l’occasion de la signature, le directeur général d’Ithmar Capital, Obaid Amrane, a indiqué que cette coopération s’inscrivait dans une logique de partage d’expériences entre institutions comparables.

Selon lui, ce partenariat traduit la volonté des deux organismes de promouvoir une gouvernance rigoureuse, d’échanger leurs expertises et de contribuer au développement durable, tout en consolidant les relations entre le Maroc et les Philippines.

De son côté, Rafael D. Consing Jr a souligné que cette collaboration devait permettre à Maharlika Investment Corporation de renforcer ses capacités institutionnelles et de poursuivre son objectif de devenir un fonds souverain répondant aux meilleurs standards internationaux en matière de transparence et de gouvernance.

Il a également mis en avant l’importance des échanges de bonnes pratiques, notamment dans la mise en œuvre des Principes de Santiago, qui constituent les lignes directrices internationales applicables aux fonds souverains.

Selon le communiqué, ce partenariat s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux d’Ithmar Capital.

Le fonds marocain assure actuellement la présidence de l’International Forum of Sovereign Wealth Funds (IFSWF), organisation qui regroupe les principaux fonds souverains à travers le monde.

Dans ce cadre, Ithmar Capital mettra son expertise au service de Maharlika Investment Corporation afin d’accompagner le fonds philippin dans le renforcement de ses capacités opérationnelles et dans sa perspective d’adhésion à l’IFSWF.

Au-delà de la coopération technique entre les deux institutions, l’accord vise également à renforcer les relations institutionnelles entre le Royaume du Maroc et la République des Philippines.

LNT

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Stabilité financière : un système résilient face à des risques en mutation https://lnt.ma/stabilite-financiere-un-systeme-resilient-face-a-des-risques-en-mutation/ Tue, 28 Jul 2026 10:53:44 +0000 https://lnt.ma/?p=553952 Les autorités financières marocaines, étaient réunies pour la première fois devant la presse pour présenter leur dernier rapport, globalement rassurant, sur la stabilité du système financier national. Banques, assurances et marchés de capitaux ont continué de renforcer leur solidité en 2025, dans un contexte marqué par une reprise de la croissance, une inflation maîtrisée et […]

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Les autorités financières marocaines, étaient réunies pour la première fois devant la presse pour présenter leur dernier rapport, globalement rassurant, sur la stabilité du système financier national. Banques, assurances et marchés de capitaux ont continué de renforcer leur solidité en 2025, dans un contexte marqué par une reprise de la croissance, une inflation maîtrisée et un environnement monétaire plus favorable. Les responsables de Bank Al-Maghrib (BAM), de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) soulignent toutefois que les tensions géopolitiques, les déséquilibres des régimes de retraite et l’émergence de nouveaux risques, notamment liés à l’intelligence artificielle, imposent de maintenir une vigilance élevée.

Treizième édition d’un exercice conduit conjointement par Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC, le Rapport sur la stabilité financière a été présenté lors d’une conférence de presse réunissant Touria Dahani, directrice de la Surveillance macroprudentielle à Bank Al-Maghrib, Amal Souifi, directrice de la Régulation et de la Normalisation des assurances à l’ACAPS, Mimoun Zbayer, directeur de la Prévoyance sociale à l’ACAPS, et Ikhlas Mettioui, directrice de la Gestion d’actifs et de la Protection de l’épargne à l’AMMC, le document offre une photographie détaillée de la résilience du système financier national.

Au-delà du diagnostic annuel, les trois autorités ont également présenté les évolutions de leur dispositif de coopération. Celui-ci s’appuie sur le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), institué par la loi bancaire, qui assure la coordination entre les différentes autorités de supervision. Cette architecture a été renforcée par une feuille de route commune couvrant la période 2026-2030, destinée à améliorer les capacités d’anticipation, de partage d’informations, de gestion des crises et de développement des outils macroprudentiels.

Un contexte économique plus favorable malgré les incertitudes internationales

L’analyse macroéconomique fait apparaître une amélioration sensible de l’environnement national en 2025. Après plusieurs années marquées par les chocs inflationnistes, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les effets des sécheresses successives, l’économie marocaine bénéficie d’un redressement de l’activité, soutenu par une reprise agricole significative, une progression des investissements et une consommation intérieure plus dynamique.

Cette évolution intervient toutefois dans un environnement international qui demeure incertain. Les perspectives de croissance mondiale restent modérées, tandis que les tensions géopolitiques, les conflits régionaux et les risques liés au commerce international continuent d’alimenter l’incertitude sur les marchés financiers et les flux de capitaux. Les autorités estiment néanmoins que ces facteurs n’ont pas remis en cause, à ce stade, les fondamentaux du système financier marocain.

Selon Touria Dahani, l’approche macroprudentielle consiste précisément à détecter ces vulnérabilités avant qu’elles ne deviennent systémiques. Elle rappelle que les travaux menés conjointement par les trois autorités reposent désormais sur des échanges de données renforcés, des exercices réguliers de stress tests et une amélioration continue des outils de modélisation des risques.

Des banques qui confortent leur solidité

L’un des principaux enseignements du rapport concerne la robustesse du secteur bancaire marocain. Les indicateurs prudentiels demeurent largement supérieurs aux exigences réglementaires, tandis que les banques ont continué d’améliorer leur rentabilité au cours de l’exercice 2025.

Cette amélioration s’explique notamment par la progression du produit net bancaire, la normalisation progressive du coût du risque et la poursuite du développement du crédit. Les ratios de solvabilité et de liquidité restent confortables, permettant au secteur bancaire d’absorber d’éventuels chocs économiques.

Les autorités soulignent également que les établissements poursuivent leurs efforts d’adaptation aux nouvelles exigences prudentielles internationales, tout en intégrant progressivement les risques liés au changement climatique et à la cybersécurité dans leurs dispositifs de gestion.

Cette situation permet au système bancaire de continuer à financer l’économie tout en conservant des marges de sécurité importantes, élément jugé essentiel dans un contexte où les risques internationaux demeurent élevés.

Une gouvernance macroprudentielle renforcée

Au-delà de la seule surveillance bancaire, le rapport met en avant le renforcement continu du dispositif institutionnel marocain en matière de stabilité financière.

Le CCSRS, dont le secrétariat est assuré par Bank Al-Maghrib, coordonne les travaux de BAM, de l’ACAPS et de l’AMMC autour de plusieurs missions : analyse des risques systémiques, supervision des institutions d’importance systémique, coordination des actions de résolution de crise et développement des outils macroprudentiels.

La nouvelle feuille de route interautorités 2026-2030 prévoit notamment le développement d’un cadre analytique commun, le renforcement du partage sécurisé des données financières ainsi qu’une amélioration des dispositifs de communication et de sensibilisation autour des questions de stabilité financière.

Des risques nouveaux à surveiller

Si le constat général demeure favorable, les autorités insistent sur l’apparition de nouveaux facteurs de risque.

Interrogée lors de la conférence de presse sur les conséquences de l’essor de l’intelligence artificielle sur les marchés financiers, Ikhlas Mettioui a expliqué que cette thématique figure désormais parmi les préoccupations des régulateurs internationaux.

Elle rappelle que l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO) considère désormais les valorisations liées aux entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle comme un risque émergent.

Selon elle, les montants considérables investis dans certaines sociétés technologiques peuvent favoriser des phénomènes de concentration et la formation de bulles spéculatives susceptibles de provoquer des corrections brutales sur les marchés internationaux.

« Le marché marocain aujourd’hui est protégé de ces phénomènes », a-t-elle indiqué, tout en soulignant que les perturbations observées sur les marchés internationaux peuvent néanmoins avoir des répercussions indirectes sur les marchés nationaux.

À ces nouveaux risques s’ajoutent les tensions géopolitiques, régulièrement citées parmi les principaux facteurs d’incertitude susceptibles d’affecter la stabilité financière mondiale.

Un secteur des assurances en croissance, porté par l’épargne

Le rapport souligne également la bonne tenue du secteur des assurances et de la réassurance en 2025. L’activité a poursuivi sa progression, soutenue à la fois par les branches non-vie et par le développement continu de l’assurance vie, dans un contexte de reprise des marchés financiers et d’amélioration de la confiance des épargnants.

Lors de la conférence de presse, Amal Souifi a indiqué que le chiffre d’affaires du secteur avait progressé de 8,4 % en 2025, une évolution principalement portée par l’activité épargne. Si les contrats libellés en dirhams demeurent largement majoritaires, les contrats en unités de compte ont enregistré une progression particulièrement soutenue.

Selon elle, cette évolution reflète avant tout la bonne performance des marchés financiers.

« Les gens, quand ils ont vu que le marché s’est amélioré, penchent davantage pour les unités de compte parce qu’elles offrent un rendement potentiellement supérieur », a-t-elle expliqué, estimant que cette dynamique s’explique essentiellement par l’amélioration des performances boursières.

Cette tendance traduit une diversification progressive des comportements d’épargne des ménages, qui s’orientent davantage vers des supports offrant une exposition aux marchés financiers, même si ces produits demeurent plus sensibles aux fluctuations des marchés.

Au-delà de ces évolutions conjoncturelles, l’ACAPS poursuit également un chantier plus structurel destiné à accroître la pénétration de l’assurance au Maroc.

Amal Souifi a ainsi rappelé qu’une étude stratégique a permis d’identifier vingt et un leviers d’action visant à renforcer le rôle économique du secteur. Parmi les principales orientations figurent le développement de produits mieux adaptés aux besoins des populations encore insuffisamment couvertes, le renforcement de l’inclusion assurantielle ainsi que l’extension progressive de certaines assurances obligatoires.

Selon elle, cette feuille de route doit permettre d’améliorer durablement le taux de pénétration de l’assurance tout en consolidant la contribution du secteur au financement de l’économie.

Les retraites restent le principal point de vigilance

Si les banques et les assurances présentent des indicateurs globalement favorables, les régimes de retraite continuent de constituer le principal facteur de vulnérabilité identifié dans le rapport.

Mimoun Zbayer a rappelé que le vieillissement de la population demeure le déterminant majeur de la dégradation progressive des équilibres financiers des caisses de retraite.

Selon lui, le rapport démographique moyen s’établit aujourd’hui à 4,7 actifs pour un retraité, mais cette moyenne masque d’importantes disparités entre les différents régimes. Alors que la CNSS conserve encore un ratio compris entre sept et huit cotisants pour un pensionné, plusieurs autres régimes se situent déjà autour de deux actifs seulement pour un retraité.

Le responsable de l’ACAPS insiste également sur l’allongement continu de l’espérance de vie. À 60 ans, celle-ci est passée d’environ quinze années dans les années 1980 à plus de vingt-deux ans aujourd’hui, ce qui augmente mécaniquement la durée pendant laquelle les pensions doivent être versées.

À cette évolution démographique s’ajoute la baisse du taux de fécondité, désormais inférieur au seuil nécessaire au renouvellement des générations. Selon Mimoun Zbayer, cette transformation intervient au Maroc dans un laps de temps beaucoup plus court que celui observé dans plusieurs pays européens, ce qui accentue la pression sur les équilibres actuariels.

Les projections réalisées par l’autorité de contrôle reposent sur plusieurs paramètres — évolution démographique, recrutement, marché du travail, progression des salaires ou encore espérance de vie — qui font l’objet d’un suivi annuel.

« Un régime de retraite doit être piloté de très près », a-t-il souligné, estimant que des ajustements réguliers sont indispensables pour préserver sa viabilité financière sur le long terme.

Interrogé sur les effets des réformes déjà engagées, Mimoun Zbayer a indiqué que les dernières mesures avaient permis de prolonger l’horizon de viabilité de certains régimes d’environ trois années, tout en rappelant que de nouvelles réformes demeureront nécessaires.

Des marchés de capitaux en pleine évolution

L’Autorité marocaine du marché des capitaux a, pour sa part, mis l’accent sur les évolutions réglementaires destinées à accompagner la modernisation du marché financier.

Parmi les principaux chantiers figure la mise en œuvre de la nouvelle loi relative aux organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), qui ouvre notamment la voie à l’introduction des fonds indiciels cotés (ETF).

Ikhlas Mettioui a expliqué que les projets d’arrêtés nécessaires à l’application de la loi ont déjà été transmis au ministère de l’Économie et des Finances, tandis que les circulaires de l’AMMC sont en cours d’élaboration.

Parallèlement, un groupe de travail réunissant l’ensemble des acteurs du marché — sociétés de gestion, Bourse de Casablanca, banques dépositaires, dépositaire central et sociétés de bourse — travaille actuellement sur les prérequis opérationnels nécessaires au lancement des premiers ETF.

L’objectif affiché est de permettre l’introduction de ces nouveaux instruments avant la fin de l’année ou au début de l’année suivante, sous réserve de l’achèvement du processus réglementaire.

Pour l’AMMC, ces nouveaux véhicules d’investissement devraient contribuer à enrichir la gamme de produits disponibles, à renforcer la profondeur du marché et à améliorer progressivement sa liquidité.

Une stabilité confortée, mais une vigilance maintenue

Au terme de cette présentation, les trois autorités dressent donc un constat globalement rassurant. La reprise économique, l’amélioration de la situation financière des établissements bancaires, la progression de l’activité d’assurance et la bonne tenue des marchés contribuent à renforcer la résilience du système financier marocain.

Dans le même temps, les responsables soulignent que les risques évoluent rapidement. Les tensions géopolitiques, les mutations technologiques, les incertitudes pesant sur l’économie mondiale ainsi que les défis démographiques imposent une adaptation permanente des dispositifs de surveillance.

C’est précisément dans cette optique que s’inscrit la nouvelle feuille de route interautorités 2026-2030. Celle-ci vise à approfondir la coopération entre Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC autour d’objectifs communs : renforcer les capacités d’analyse, développer les outils macroprudentiels, améliorer le partage sécurisé des données et consolider les mécanismes de prévention et de gestion des crises.

Treize ans après la publication de la première édition du Rapport sur la stabilité financière, les autorités estiment ainsi disposer d’un dispositif de surveillance désormais mature, capable d’accompagner le développement du secteur financier tout en anticipant les risques susceptibles d’affecter sa stabilité. Le message demeure néanmoins prudent : si les fondamentaux apparaissent solides, la stabilité financière reste un objectif qui exige une veille permanente et une capacité d’adaptation continue face à un environnement économique et financier en constante évolution.

Selim Benabdelkhalek

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Supervision bancaire : Bank Al-Maghrib met en avant la solidité du secteur et accélère ses réformes https://lnt.ma/supervision-bancaire-bank-al-maghrib-met-en-avant-la-solidite-du-secteur-et-accelere-ses-reformes/ Wed, 22 Jul 2026 09:43:18 +0000 https://lnt.ma/?p=553616 Bank Al-Maghrib (BAM) dresse un bilan globalement positif du secteur bancaire marocain en 2025, marqué par une progression de l’activité, une amélioration de la rentabilité et le maintien de niveaux de solvabilité jugés confortables. Dans son 22ᵉ Rapport annuel sur la supervision bancaire, présenté mardi à Casablanca, la Banque centrale souligne également l’accélération des réformes […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) dresse un bilan globalement positif du secteur bancaire marocain en 2025, marqué par une progression de l’activité, une amélioration de la rentabilité et le maintien de niveaux de solvabilité jugés confortables. Dans son 22ᵉ Rapport annuel sur la supervision bancaire, présenté mardi à Casablanca, la Banque centrale souligne également l’accélération des réformes réglementaires et le renforcement de sa vigilance face aux nouveaux risques liés au numérique, au climat et à la cybersécurité.

Le rapport intervient dans un contexte où l’économie marocaine a évolué dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques. Malgré ce contexte, le secteur bancaire a poursuivi sa croissance, soutenu par le dynamisme de l’activité économique et une politique monétaire demeurée accommodante.

Une activité bancaire en progression

En 2025, les crédits bancaires ont progressé de 6,5 %, atteignant 1.238 milliards de dirhams, principalement grâce à l’accélération des crédits à l’équipement et à la hausse des crédits à la consommation. Les dépôts de la clientèle ont, de leur côté, augmenté de 7,6 % pour s’établir à près de 1.372 milliards de dirhams, soutenus essentiellement par les dépôts à vue.

Le paysage bancaire marocain comptait, à fin 2025, 95 établissements, contre 92 un an auparavant, dont 24 banques, 30 sociétés de financement, 20 établissements de paiement, 10 associations de microcrédit et plusieurs autres organismes spécialisés.

Dans le même temps, la poursuite de la digitalisation des services financiers s’est traduite par une nouvelle contraction du réseau physique bancaire. Le nombre d’agences est revenu à 5.541, soit 151 agences de moins qu’en 2024. À l’inverse, le réseau des guichets automatiques a continué de s’étendre avec 8.298 GAB, tandis que les établissements de paiement ont renforcé leur présence grâce à un réseau de 34.337 agents.

Une inclusion financière en progression

Le rapport met également en évidence une amélioration des indicateurs d’inclusion financière.

Le nombre de personnes physiques titulaires d’au moins un compte bancaire a atteint 19,3 millions, portant le taux de détention de comptes bancaires à 62 % de la population adulte, contre 58 % un an auparavant. Parallèlement, les comptes de paiement poursuivent leur développement avec 16,3 millions de comptes recensés à fin 2025.

Une rentabilité renforcée

Les performances financières des établissements de crédit se sont également améliorées.

Le produit net bancaire (PNB) des banques conventionnelles a progressé à 73,9 milliards de dirhams, tandis que leur résultat net agrégé a atteint 19,2 milliards de dirhams, en hausse de près de 22 % par rapport à 2024.

Cette évolution s’explique notamment par la progression des revenus récurrents et par la diminution du coût du risque, qui est revenu à 9,8 milliards de dirhams après la forte hausse observée l’année précédente.

Les banques participatives ont, elles aussi, poursuivi leur montée en puissance. Leur résultat net agrégé, positif depuis 2023, a doublé en 2025 pour atteindre près de 200 millions de dirhams, tandis que leurs financements ont progressé à 32,8 milliards de dirhams.

Des fondamentaux prudentiels jugés solides

Bank Al-Maghrib considère que les principaux indicateurs prudentiels demeurent à des niveaux confortables.

Le ratio moyen de solvabilité s’est établi à 16,1 %, largement au-dessus du minimum réglementaire de 12 %, tandis que le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 (CET1) est resté à 13,5 %, contre un minimum réglementaire fixé à 9 %.

Le ratio moyen de liquidité à court terme s’est maintenu à 172 %, bien au-dessus du seuil réglementaire de 100 %, traduisant une situation de liquidité jugée solide.

Le taux des créances en souffrance a légèrement diminué pour s’établir à 8,3 % sur base sociale et 8,8 % sur base consolidée. La Banque centrale souligne toutefois que leur volume a atteint 102,3 milliards de dirhams, ce qui justifie la poursuite des efforts de provisionnement et de gestion du risque de crédit.

Des réformes réglementaires d’ampleur

L’année 2025 a également été marquée par plusieurs évolutions du cadre réglementaire.

Bank Al-Maghrib a finalisé la réforme du régime de résolution bancaire, désormais adoptée par le Parlement, afin de renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des crises bancaires.

La Banque centrale a également renforcé le cadre prudentiel applicable aux créances en souffrance, en introduisant notamment une nouvelle catégorie de « créances sensibles » destinée à mieux anticiper les dégradations de la qualité du crédit avant le défaut de paiement. Des règles spécifiques ont également été définies pour les créances restructurées.

Par ailleurs, un cadre prudentiel spécifique a été mis en place pour la Société nationale de garantie et de financement de l’entreprise (SNGFE), afin d’adapter les exigences prudentielles à ses activités de garantie.

Cybersécurité, fintech et intelligence artificielle

Au-delà des risques bancaires traditionnels, le rapport souligne l’attention croissante portée aux nouveaux enjeux liés à la transformation numérique.

Bank Al-Maghrib indique avoir renforcé son dispositif de supervision des cyber-risques, généralisé le tableau de bord de cybersécurité à l’ensemble du secteur bancaire et finalisé un guide de bonnes pratiques destiné à renforcer la protection contre les attaques de type ransomware.

La Banque centrale poursuit également le développement de l’écosystème fintech, avec la publication du Guide du Parcours Fintech, l’accompagnement du lancement des activités de financement collaboratif, les travaux préparatoires à l’Open Banking en partenariat avec le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et la mise en place d’un groupe de travail consacré à l’encadrement de l’intelligence artificielle dans le secteur bancaire.

Une vigilance renforcée sur les nouveaux risques

Le rapport revient enfin sur plusieurs chantiers stratégiques conduits au cours de l’année.

Bank Al-Maghrib a poursuivi le renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en préparation de l’évaluation mutuelle du Maroc par le GAFIMOAN prévue en novembre 2026. Elle a également renforcé son dispositif de supervision des risques climatiques à travers de nouvelles directives réglementaires et la mise en œuvre de sa stratégie de finance climat à l’horizon 2030.

Enfin, la Banque centrale indique avoir consolidé ses mécanismes de protection de la clientèle bancaire, notamment par le développement du comparateur des tarifs bancaires, la réalisation d’opérations de « Mystery Shopping », le renforcement de l’accessibilité des services aux personnes en situation de handicap et le lancement de campagnes de sensibilisation contre le phishing.

LNT

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Bourse de Casablanca : le MASI recule de 2,27 % sur fond de repli des valeurs minières https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-le-masi-recule-de-227-sur-fond-de-repli-des-valeurs-minieres/ Sat, 18 Jul 2026 10:59:01 +0000 https://lnt.ma/?p=553382 La Bourse de Casablanca a terminé la semaine du 13 au 17 juillet en baisse, pénalisée notamment par le repli des valeurs minières et industrielles. L’indice principal MASI a cédé 2,27 %, tandis que la capitalisation boursière est restée supérieure à 1.000 milliards de dirhams. Les échanges ont, pour leur part, dépassé 1,38 milliard de […]

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La Bourse de Casablanca a terminé la semaine du 13 au 17 juillet en baisse, pénalisée notamment par le repli des valeurs minières et industrielles. L’indice principal MASI a cédé 2,27 %, tandis que la capitalisation boursière est restée supérieure à 1.000 milliards de dirhams. Les échanges ont, pour leur part, dépassé 1,38 milliard de dirhams, portés principalement par Managem, Attijariwafa bank et Marsa Maroc.

Après plusieurs semaines d’évolution favorable, le marché casablancais a enregistré une correction au cours de la semaine écoulée. Le MASI, principal indice de la Bourse de Casablanca, a clôturé à 17.578,83 points, en baisse de 2,27 %.

Les autres principaux indices ont également terminé en territoire négatif. Le MASI 20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides de la cote, a perdu 1,74 % pour s’établir à 1.302,58 points. De son côté, le MASI ESG, composé des entreprises les mieux notées selon les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a reculé de 2,55 % à 1.244,43 points.

Les petites et moyennes capitalisations ont enregistré la plus forte baisse de la semaine. Le MASI Mid and Small Cap a ainsi abandonné 3,61 % pour clôturer à 1.751,96 points.

Les valeurs minières sous pression

Sur le plan sectoriel, les compartiments liés aux matières premières ont été les plus touchés.

Le secteur des Mines a enregistré la plus forte baisse hebdomadaire avec un recul de 6,64 %, devant l’Industrie agricole (-6,48 %) et les Sociétés de portefeuilles-Holdings (-5,14 %).

À l’inverse, quelques secteurs sont parvenus à évoluer positivement malgré la tendance générale du marché. Les Sociétés de financement et autres activités financières ont progressé de 1,66 %, devant les Services de transport (+0,58 %) et le secteur Sylviculture et papier (+0,40 %).

Plus de 1,38 milliard de dirhams échangés

L’activité est demeurée soutenue sur le marché casablancais. Le volume global des échanges a dépassé 1,38 milliard de dirhams, réparti entre 734,22 millions de dirhams sur le marché central et 642,77 millions de dirhams sur le marché de blocs.

Les titres les plus actifs de la semaine ont été Managem, qui a concentré 14,31 % des échanges, suivie d’Attijariwafa bank (8,98 %) et de Sodep-Marsa Maroc (7,71 %).

Malgré la correction enregistrée par les principaux indices, la capitalisation boursière de la place casablancaise demeure supérieure au seuil symbolique des 1.000 milliards de dirhams, s’établissant à 1.005,23 milliards de dirhams.

Au niveau des valeurs individuelles, Rebab Company a enregistré le plus fort repli de la semaine, avec une baisse de 9,73 % à 88,01 dirhams.

Elle est suivie par Minière Touissit (-9,56 % à 4.350 DH), Aluminium du Maroc (-8,89 % à 1.732 DH), Lesieur Cristal (-7,58 % à 305 DH), Involys (-6,85 % à 121 DH) et CMGP Group (-6,48 % à 317 DH).

À l’opposé, plusieurs valeurs ont terminé la semaine en hausse. Salafin a signé la meilleure performance avec une progression de 7,57 % à 455 dirhams, devant Maroc Leasing (+7,38 % à 365,10 DH), IB Maroc.com (+7,08 % à 59 DH), Promopharm (+5,99 % à 1.345 DH) et Eqdom (+3,29 % à 1.600 DH).

LNT

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Phishing : BAM appelle à renforcer la coordination nationale face à l’essor des escroqueries financières https://lnt.ma/phishing-abdellatif-jouahri-appelle-a-renforcer-la-coordination-nationale-face-a-lessor-des-escroqueries-financieres/ Fri, 17 Jul 2026 14:28:02 +0000 https://lnt.ma/?p=553369 Nabil Badr, directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib (BAM), a appelé à une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs concernés pour lutter contre les escroqueries financières, dont les formes se multiplient avec l’essor des services numériques. Intervenant à l’ouverture d’un atelier national consacré au phishing, organisé conjointement par Bank Al-Maghrib et l’Autorité nationale […]

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Nabil Badr, directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib (BAM), a appelé à une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs concernés pour lutter contre les escroqueries financières, dont les formes se multiplient avec l’essor des services numériques. Intervenant à l’ouverture d’un atelier national consacré au phishing, organisé conjointement par Bank Al-Maghrib et l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF), il a insisté sur la nécessité de conjuguer prévention, innovation technologique, coopération institutionnelle et sensibilisation des citoyens afin de préserver la confiance dans le système financier.

Réunissant les autorités de supervision, les services chargés de l’application de la loi, les établissements financiers ainsi que des experts internationaux, notamment de la Banque du Portugal, cet atelier avait pour objectif d’échanger sur les nouvelles formes de fraude financière et les moyens de renforcer les mécanismes nationaux de prévention et de réponse.

Une digitalisation porteuse de nouveaux risques

Dans son allocution d’ouverture, Nabil Badr a rappelé que la digitalisation des services financiers constitue un levier important de modernisation de l’économie marocaine, favorisant l’inclusion financière, le développement des moyens de paiement électroniques et une meilleure intégration des citoyens et des entreprises dans l’économie formelle.

Cette évolution s’accompagne toutefois de nouveaux défis sécuritaires. Selon le directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib, l’utilisation croissante des technologies numériques élargit les surfaces d’exposition aux cybermenaces et offre aux réseaux criminels de nouvelles opportunités pour développer des schémas de fraude de plus en plus sophistiqués.

S’appuyant sur le rapport Global Financial Fraud Threat Assessment d’Interpol, il a rappelé que les pertes mondiales liées aux fraudes financières ont atteint 442 milliards de dollars en 2025.

Les fraudeurs ciblent désormais les utilisateurs

Nabil Badr a souligné que les modes opératoires ont profondément évolué ces dernières années. Les cybercriminels cherchent désormais moins à contourner les systèmes de sécurité des banques qu’à manipuler directement les utilisateurs des services financiers grâce à des techniques d’ingénierie sociale.

Phishing, faux messages bancaires, appels frauduleux, faux investissements, usurpation d’identité d’institutions publiques ou financières, ainsi que diffusion de liens malveillants via les réseaux sociaux figurent parmi les principales méthodes utilisées pour obtenir des informations confidentielles ou détourner des fonds.

Pour le responsable de Bank Al-Maghrib, ces pratiques portent directement atteinte à la confiance, qu’il considère comme le fondement même du fonctionnement du système financier. Elles constituent, selon lui, un défi majeur à un moment où le Royaume poursuit ses efforts en faveur de l’inclusion financière, de la généralisation des paiements numériques et de la réduction du recours aux espèces.

Un enjeu également lié au blanchiment de capitaux

Au-delà de la protection des consommateurs, Nabil Badr a souligné que les escroqueries financières représentent également une problématique d’intégrité financière.

Il a rappelé que les travaux du Groupe d’action financière (GAFI) mettent en évidence les liens croissants entre les cyberescroqueries, les opérations de blanchiment de capitaux et d’autres formes de criminalité financière, les fonds issus de ces fraudes étant souvent transférés à travers des circuits internationaux complexes.

Dans ce contexte, il a estimé que les escroqueries financières devaient être appréhendées non seulement sous l’angle de la cybersécurité, mais également comme un élément central des dispositifs de lutte contre les flux financiers illicites.

Un dispositif réglementaire progressivement renforcé

Face à ces évolutions, Nabil Badr a rappelé que Bank Al-Maghrib poursuit le renforcement de son dispositif réglementaire et prudentiel afin d’accompagner la transformation numérique du secteur bancaire tout en garantissant un niveau élevé de sécurité.

Il a notamment évoqué la publication, en juillet 2024, d’un premier guide de bonnes pratiques destiné aux établissements de crédit pour renforcer leurs dispositifs de prévention, de détection et de traitement des risques liés au phishing.

Un second guide, publié en juillet 2026, est consacré aux risques associés aux « comptes rebonds », utilisés comme comptes de transit dans les opérations frauduleuses. Ce référentiel propose des recommandations destinées à améliorer leur identification et leur traitement.

Le directeur de la supervision bancaire a également indiqué que Bank Al-Maghrib avait demandé aux établissements bancaires de renforcer la sécurité de leurs applications mobiles en généralisant notamment l’authentification multifactorielle et l’utilisation d’appareils de confiance reconnus par les banques pour la validation des opérations sensibles.

Une responsabilité collective

Au-delà du cadre réglementaire, Nabil Badr a insisté sur l’importance de la sensibilisation du grand public. Bank Al-Maghrib a ainsi mené, en coordination avec les établissements financiers, plusieurs campagnes d’information prenant la forme de guides pratiques, de capsules pédagogiques et, plus récemment, d’une campagne nationale d’envoi de SMS destinés à alerter les citoyens sur les risques de phishing.

Il a également appelé les banques et les établissements de paiement à poursuivre leurs investissements dans les systèmes de détection des fraudes, les dispositifs d’authentification renforcée, l’analyse comportementale des transactions et les mécanismes de réaction rapide.

Selon lui, la lutte contre les escroqueries financières ne peut être efficace que si elle repose sur une coopération étroite entre les autorités de supervision, les services chargés de l’application de la loi, les autorités judiciaires, les institutions financières, les opérateurs de télécommunications et les citoyens eux-mêmes.

Dans cette perspective, Nabil Badr a rappelé la création du Comité national de lutte contre les escroqueries financières, placé sous la coordination de l’Autorité nationale du renseignement financier. Il a toutefois estimé que les évolutions rapides des modes opératoires imposent désormais d’aller plus loin, en mettant en place un cadre opérationnel d’échange d’informations permettant de fluidifier la coopération entre banques, autorités judiciaires et services d’enquête afin d’accélérer l’identification et l’interpellation des auteurs de ces fraudes.

LNT

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Cybersécurité : les entreprises marocaines gagnent en maturité, mais de nouveaux défis émergent https://lnt.ma/cybersecurite-les-entreprises-marocaines-gagnent-en-maturite-mais-de-nouveaux-defis-emergent/ Fri, 17 Jul 2026 11:02:48 +0000 https://lnt.ma/?p=553357 La cybersécurité progresse au sein des entreprises marocaines, portée par une implication croissante des directions générales et une hausse des investissements. C’est l’un des principaux enseignements de la troisième édition de l’AUSIMètre, le baromètre annuel réalisé par PwC au Maroc et l’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM). Si l’étude met en évidence […]

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La cybersécurité progresse au sein des entreprises marocaines, portée par une implication croissante des directions générales et une hausse des investissements. C’est l’un des principaux enseignements de la troisième édition de l’AUSIMètre, le baromètre annuel réalisé par PwC au Maroc et l’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM). Si l’étude met en évidence une amélioration de la gouvernance cyber, elle souligne également l’apparition de nouveaux risques liés à l’intelligence artificielle, au cloud et aux technologies quantiques.

Réalisée auprès de 62 grandes entreprises et PME marocaines, cette édition 2026, placée sous le thème « De la défense à l’anticipation : la cybersécurité marocaine entre dans une nouvelle ère », dresse un état des lieux de la maturité numérique des organisations du Royaume et identifie les principaux défis auxquels elles sont confrontées. Les résultats ont été rassemblés dans un Livre blanc destiné à accompagner les entreprises dans le renforcement de leur résilience numérique.

Une gouvernance cyber en progression

L’étude met en évidence une amélioration du niveau global de maturité en cybersécurité. L’indice global atteint désormais 56 %, marquant le passage d’un niveau qualifié « En développement » à un niveau « Défini ».

Cette évolution s’accompagne d’un engagement accru des instances dirigeantes. Ainsi, 74 % des directions générales participent désormais aux décisions liées à la cybersécurité, contre 55 % un an auparavant. Parallèlement, plus de la moitié des entreprises interrogées (56 %) consacrent désormais plus de 5 % de leur budget informatique à la cybersécurité, un niveau qui rejoint les pratiques observées à l’international.

Selon les auteurs du rapport, cette évolution traduit un changement de perception : la cybersécurité n’est plus considérée comme une simple contrainte technique ou réglementaire, mais comme un enjeu stratégique intégré à la gouvernance des organisations. Les exigences réglementaires nationales, notamment la loi 05-20 et les directives de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), contribuent également à cette structuration.

Mohamed Saad, président de l’AUSIM, estime que le cyberespace est désormais devenu un élément central du fonctionnement des économies modernes. Il souligne que les entreprises marocaines renforcent progressivement leur gouvernance, tout en rappelant que des défis importants demeurent, notamment en matière de souveraineté numérique et de développement des compétences.

De nouvelles vulnérabilités apparaissent

Malgré ces progrès, le rapport met en lumière plusieurs « risques asymptomatiques », c’est-à-dire des vulnérabilités encore peu visibles mais susceptibles de produire des effets importants à moyen et long terme.

Le premier concerne l’intelligence artificielle. Si les entreprises reconnaissent largement son potentiel, les mécanismes de gouvernance restent encore insuffisamment développés, favorisant notamment le phénomène de « Shadow AI », caractérisé par l’utilisation non encadrée d’outils d’intelligence artificielle au sein des organisations.

Le deuxième risque identifié porte sur la dépendance croissante aux infrastructures cloud. De nombreuses entreprises ne disposent toujours pas de plans de réversibilité leur permettant de changer de fournisseur ou de récupérer leurs données en cas de besoin.

Enfin, l’étude attire l’attention sur la montée de la menace quantique, dont les conséquences potentielles sur les systèmes de chiffrement restent encore peu anticipées par les organisations marocaines. À ces défis technologiques s’ajoute une pénurie persistante de profils qualifiés en cybersécurité, qui limite les capacités d’innovation et de résilience des entreprises.

Externaliser sans perdre le pilotage

Pour Jamal Basrire, associé chez PwC et responsable Cloud Transformation & Cyber pour la France et le Maghreb, l’année 2026 marque l’entrée dans une nouvelle phase où l’intelligence artificielle malveillante accélère considérablement les capacités offensives des cyberattaquants.

Il relève par ailleurs l’existence d’une forte hétérogénéité entre les entreprises marocaines : près de 37 % affichent un niveau de maturité élevé et investissent massivement dans la cybersécurité, tandis qu’environ 30 % demeurent dans une situation plus fragile.

Dans ce contexte, il estime que l’externalisation de certaines fonctions spécialisées, comme les centres opérationnels de sécurité (SOC) ou les tests d’intrusion, constitue une solution pertinente, en particulier pour les PME qui représentent près des deux tiers de l’échantillon étudié. Il souligne toutefois que cette externalisation ne doit pas conduire les entreprises à abandonner leur pilotage stratégique, celui-ci devant rester sous leur responsabilité.

Trois priorités pour les dirigeants

Afin d’accompagner les organisations face à ces nouveaux défis, le rapport formule plusieurs recommandations à destination des comités exécutifs.

Les auteurs préconisent d’abord de renforcer les compétences disponibles en développant des programmes de reconversion professionnelle et en ouvrant les métiers de la cybersécurité à des profils non issus des filières informatiques, avec l’appui de l’intelligence artificielle.

Ils recommandent également d’intégrer dès aujourd’hui des exigences de crypto-agilité et de résistance aux futures technologies quantiques dans les nouveaux projets technologiques.

Enfin, ils appellent les entreprises à renforcer leur gouvernance de l’intelligence artificielle et du cloud, notamment en cartographiant les usages, en définissant des politiques internes adaptées et en testant régulièrement leurs plans de sortie des infrastructures cloud.

LNT

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Cartes bancaires : Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence saluent les premiers effets de la réforme https://lnt.ma/cartes-bancaires-bank-al-maghrib-et-le-conseil-de-la-concurrence-saluent-les-premiers-effets-de-la-reforme/ Wed, 15 Jul 2026 16:30:31 +0000 https://lnt.ma/?p=553224 Près de deux ans après le lancement de la réforme du marché du paiement électronique par carte, Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence dressent un premier bilan positif. Dans un communiqué conjoint, les deux institutions estiment que les mesures engagées ont favorisé l’ouverture du marché, renforcé la concurrence entre les opérateurs et […]

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Près de deux ans après le lancement de la réforme du marché du paiement électronique par carte, Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence dressent un premier bilan positif. Dans un communiqué conjoint, les deux institutions estiment que les mesures engagées ont favorisé l’ouverture du marché, renforcé la concurrence entre les opérateurs et contribué à réduire progressivement les coûts supportés par les commerçants.

Cette réforme découle de la décision rendue le 31 octobre 2024 par le Conseil de la concurrence, qui imposait au Centre Monétique Interbancaire (CMI) de cesser progressivement son activité d’acquisition monétique afin de permettre l’arrivée de nouveaux acteurs. Depuis le 1er novembre 2024, le CMI ne démarche plus de nouveaux commerçants et a achevé la cession de son portefeuille de contrats d’acquisition, conformément au calendrier fixé.

Le CMI conserve néanmoins son rôle de plateforme de traitement des transactions, les établissements de paiement bénéficiant d’un accès à ses infrastructures dans des conditions jugées équitables, transparentes et non discriminatoires.

Bank Al-Maghrib indique avoir accompagné les nouveaux acquéreurs dans le déploiement de leurs activités tout en veillant au respect des exigences en matière de sécurité, de continuité de service et de fiabilité des paiements. Selon les deux institutions, cette transition vers un marché ouvert s’est déroulée sans interruption pour les commerçants et les utilisateurs.

La réforme s’accompagne également d’une nouvelle baisse des commissions. Après avoir plafonné les frais d’interchange des paiements domestiques à 0,65 % en octobre 2024, BAM a décidé de les ramener à 0,50 % à compter du 1er octobre 2026. Un plafond spécifique de 0,15 % sera également appliqué aux paiements effectués auprès des administrations publiques et dans le commerce de proximité.

Pour la banque centrale, ces ajustements visent à diminuer le coût des transactions électroniques et à encourager une utilisation plus large des paiements par carte.

Au-delà de la concurrence, BAM et le Conseil de la concurrence rappellent que cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des moyens de paiement et de renforcement de l’inclusion financière. Les deux institutions affirment qu’elles poursuivront leur coopération afin d’assurer un suivi régulier du marché et de garantir aux particuliers comme aux entreprises un accès à des solutions de paiement électroniques sûres, accessibles et proposées à des coûts compétitifs.

LNT

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Lancement d’une consultation publique élargie sur le projet de Taxonomie Financière Verte https://lnt.ma/lancement-dune-consultation-publique-elargie-sur-le-projet-de-taxonomie-financiere-verte/ Sun, 12 Jul 2026 15:24:45 +0000 https://lnt.ma/?p=552923 Le ministère de l’Économie et des Finances, Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), ainsi que le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ont lancé une consultation publique sur le projet de taxonomie, dans le cadre de la […]

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La DGI publie l’édition 2026 de son guide sur les incitations fiscales au profit du secteur du transport https://lnt.ma/la-dgi-publie-ledition-2026-de-son-guide-sur-les-incitations-fiscales-au-profit-du-secteur-du-transport/ Fri, 10 Jul 2026 09:08:45 +0000 https://lnt.ma/?p=552862 La Direction générale des Impôts (DGI) a publié l’édition 2026 du guide consacré au dispositif d’incitations fiscales destiné au secteur du transport, dans le but de mieux faire connaître les avantages prévus par la législation fiscale en faveur des opérateurs du secteur. Selon la DGI, le Code général des impôts ainsi que le texte relatif […]

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La Direction générale des Impôts (DGI) a publié l’édition 2026 du guide consacré au dispositif d’incitations fiscales destiné au secteur du transport, dans le but de mieux faire connaître les avantages prévus par la législation fiscale en faveur des opérateurs du secteur.

Selon la DGI, le Code général des impôts ainsi que le texte relatif à la fiscalité des collectivités territoriales prévoient un ensemble de mesures fiscales destinées à soutenir les investissements dans le transport et à renforcer la compétitivité des entreprises exerçant dans ce domaine.

Le guide recense les principaux dispositifs applicables en matière d’impôt sur les sociétés (IS), d’impôt sur le revenu (IR), de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de droits de timbre, de taxe spéciale annuelle sur les véhicules (TSAV), de taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique, ainsi que de taxe professionnelle.

À travers cette publication, l’administration fiscale entend offrir aux entreprises et aux investisseurs un outil de référence simplifié facilitant l’identification des différents avantages fiscaux prévus pour le secteur.

La DGI rappelle toutefois que ce document a une vocation exclusivement informative et pédagogique. Il ne saurait se substituer aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, qui demeurent les seules références juridiques applicables.

LNT

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