Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Thu, 06 Aug 2026 08:41:24 +0000 fr-FR hourly 1 La Bourse de Casablanca s’offre un nouveau site web et une nouvelle application mobile https://lnt.ma/la-bourse-de-casablanca-soffre-un-nouveau-site-web-et-une-nouvelle-application-mobile/ Thu, 06 Aug 2026 08:41:24 +0000 https://lnt.ma/?p=554449 La Bourse de Casablanca lance, ce 6 août 2026, un nouveau site internet ainsi qu’une nouvelle application mobile. Cette refonte numérique vise à moderniser les outils d’accès au marché boursier en proposant une plateforme plus intuitive, personnalisée et adaptée aux différents profils d’utilisateurs, qu’il s’agisse des investisseurs, des émetteurs, des professionnels du marché ou des […]

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La Bourse de Casablanca lance, ce 6 août 2026, un nouveau site internet ainsi qu’une nouvelle application mobile. Cette refonte numérique vise à moderniser les outils d’accès au marché boursier en proposant une plateforme plus intuitive, personnalisée et adaptée aux différents profils d’utilisateurs, qu’il s’agisse des investisseurs, des émetteurs, des professionnels du marché ou des régulateurs.

Cette évolution s’inscrit dans une démarche centrée sur les besoins des utilisateurs. La Bourse de Casablanca indique avoir conçu cette nouvelle plateforme à partir de consultations menées auprès des différentes parties prenantes de son écosystème, à travers des groupes de discussion, des ateliers de co-conception et des analyses des parcours utilisateurs.

Une navigation repensée

La nouvelle plateforme introduit une navigation personnalisée selon le profil de chaque utilisateur, avec pour objectif de faciliter l’accès aux informations et aux services recherchés.

L’architecture du site a été simplifiée afin d’améliorer l’expérience de navigation, tandis que le design, entièrement responsive, est adapté aux ordinateurs, tablettes et smartphones. Le portail sera accessible en français, en arabe et en anglais, avec une présentation reposant sur des cartes visuelles destinées à rendre les contenus plus lisibles.

Le nouveau site web centralise l’ensemble des marchés et services relevant du groupe Bourse de Casablanca. Les utilisateurs pourront ainsi accéder, depuis une interface unique, aux informations relatives aux marchés au comptant et à terme, aux données de marché, ainsi qu’aux services proposés par la Société de Gestion de la Bourse des Valeurs (SGMAT) et par la Chambre de Compensation (CCP Maroc).

Une application mobile disponible sur iOS et Android

En parallèle du nouveau portail web, la Bourse de Casablanca mettra en service une nouvelle application mobile, développée nativement pour les systèmes iOS et Android.

L’application permettra notamment de consulter en temps réel les cours de Bourse, les indices, les listes de valeurs suivies (« watchlists ») ainsi que les principales données de marché, avec une expérience utilisateur harmonisée entre les versions web et mobile.

La Bourse de Casablanca souligne avoir intégré les exigences de cybersécurité dès la phase de développement de ces nouveaux outils numériques.

Des tests d’intrusion, des vérifications des architectures techniques ainsi que des analyses du code ont été réalisés afin de renforcer la protection des données et d’assurer un niveau élevé de sécurité pour les utilisateurs.

LNT avec CdP

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Bourses mondiales : les marchés poursuivent leur envolée, portés par l’IA et le recul du pétrole https://lnt.ma/bourses-mondiales-les-marches-poursuivent-leur-envolee-portes-par-lia-et-le-recul-du-petrole/ Wed, 05 Aug 2026 09:38:35 +0000 https://lnt.ma/?p=554385 Les principales places boursières mondiales ont inscrit de nouveaux records mercredi, soutenues par l’amélioration des perspectives économiques, le reflux des prix du pétrole et un regain d’optimisme autour des valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle. Les investisseurs misent également sur une pause durable des hausses de taux d’intérêt dans plusieurs grandes économies, tandis que les […]

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Les principales places boursières mondiales ont inscrit de nouveaux records mercredi, soutenues par l’amélioration des perspectives économiques, le reflux des prix du pétrole et un regain d’optimisme autour des valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle. Les investisseurs misent également sur une pause durable des hausses de taux d’intérêt dans plusieurs grandes économies, tandis que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient semblent s’atténuer.

Les marchés européens ont ouvert en nette hausse, plusieurs indices atteignant de nouveaux sommets historiques. Paris, Francfort, Milan, Madrid, Amsterdam et Stockholm ont tous progressé dès les premiers échanges, profitant d’un contexte marqué par le recul des cours du pétrole, une saison de résultats d’entreprises globalement favorable et des perspectives macroéconomiques jugées plus encourageantes.

L’amélioration du climat économique est notamment liée au ralentissement de l’inflation en zone euro, qui permet à la Banque centrale européenne de maintenir sa pause dans le resserrement monétaire engagé ces dernières années. Cette évolution renforce l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués, alors que les actions européennes bénéficient encore d’une valorisation inférieure à celle de leurs homologues américaines.

L’intelligence artificielle continue de soutenir les marchés

L’optimisme s’est également propagé aux marchés asiatiques, dans le sillage des nouveaux records enregistrés à Wall Street la veille par le Dow Jones et le S&P 500.

À Tokyo, le Nikkei a terminé en hausse de 3,66 %, tandis que les places de Séoul, Taipei et Sydney ont également enregistré de solides progressions, portées principalement par les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs.

Les investisseurs continuent de parier sur la poursuite des investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle. Les commentaires jugés favorables concernant les prochaines générations de puces destinées à l’IA ont notamment soutenu plusieurs groupes asiatiques spécialisés dans les semi-conducteurs.

Cette dynamique reflète le retour de la confiance dans le potentiel de croissance du secteur technologique, après les interrogations apparues ces dernières semaines sur la rentabilité des investissements massifs consacrés à l’intelligence artificielle.

Quelques éléments de prudence demeurent toutefois. Les publications financières de certaines entreprises américaines ont rappelé que les dépenses liées à l’IA restent très élevées. Les investisseurs ont notamment réagi avec réserve à l’annonce d’une hausse des investissements de SpaceX dans ce domaine, entraînant un recul du titre lors des échanges après la clôture de Wall Street.

Le recul du pétrole améliore les perspectives

L’autre facteur majeur soutenant les marchés demeure la détente observée sur les cours du pétrole.

Les investisseurs estiment que la baisse des prix de l’énergie réduit les risques pesant sur la croissance mondiale, notamment pour les économies fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures.

Les perspectives diplomatiques au Moyen-Orient ont contribué à ce mouvement. Le président américain Donald Trump a récemment affirmé qu’une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz restait envisageable dans le cadre des négociations en cours avec l’Iran, tout en maintenant la pression sur Téhéran.

Dans ce contexte, le Brent est repassé sous le seuil des 80 dollars le baril, retrouvant des niveaux proches de ceux observés avant le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le baril de référence évoluait autour de 79 dollars mercredi matin, tandis que le WTI américain s’échangeait aux environs de 75 dollars.

Ce reflux marque un contraste avec les niveaux supérieurs à 120 dollars atteints au plus fort des tensions géopolitiques il y a quelques mois.

Pour les analystes, les investisseurs considèrent désormais le conflit au Moyen-Orient davantage comme un risque régional susceptible d’affecter temporairement l’offre pétrolière que comme un facteur capable de provoquer une récession mondiale.

LNT avec AFP

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Banques cotées : Attijari Global Research revoit à la baisse ses prévisions pour 2026 https://lnt.ma/banques-cotees-attijari-global-research-revoit-a-la-baisse-ses-previsions-pour-2026/ Tue, 04 Aug 2026 14:19:28 +0000 https://lnt.ma/?p=554366 Attijari Global Research (AGR) a revu à la baisse ses prévisions concernant les banques cotées à la Bourse de Casablanca pour 2026. Le bureau de recherche anticipe désormais une croissance limitée du produit net bancaire (PNB) agrégé de 1,1 %, contre 4,8 % auparavant, en raison du recul marqué des activités de marché observé au […]

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Attijari Global Research (AGR) a revu à la baisse ses prévisions concernant les banques cotées à la Bourse de Casablanca pour 2026. Le bureau de recherche anticipe désormais une croissance limitée du produit net bancaire (PNB) agrégé de 1,1 %, contre 4,8 % auparavant, en raison du recul marqué des activités de marché observé au premier trimestre. Malgré cette révision, AGR conserve des perspectives favorables à moyen terme, soutenues par la progression attendue des crédits et une normalisation des conditions de marché à partir de 2027.

Cette révision intervient à la suite de la publication des résultats du premier trimestre 2026, de l’analyse des tendances macroéconomiques et des indications fournies par les dirigeants des établissements bancaires. AGR prévoit également une progression plus modérée du résultat net part du groupe (RNPG) agrégé, désormais attendue à 3,5 %, contre une estimation précédente de 6,6 %.

Les activités de marché pèsent sur les résultats

Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire agrégé des banques cotées a reculé de 4,5 %, principalement en raison d’une contraction de 47,3 % des revenus issus des activités de marché. La remontée des taux d’intérêt a affecté les performances des portefeuilles obligataires, réduisant les gains réalisés sur ces actifs.

En parallèle, le coût du risque a enregistré une amélioration significative. Après une baisse de 6,5 % sur l’ensemble de l’exercice 2025, il a diminué de 58,7 % au premier trimestre 2026, grâce notamment à l’amélioration de la qualité des actifs, aux opérations d’assainissement des portefeuilles de crédits et aux efforts de recouvrement engagés par les banques. Cette évolution a permis de soutenir les bénéfices, le RNPG agrégé progressant de 2,2 % pour atteindre 5,8 milliards de dirhams.

Une reprise attendue à partir de 2027

Malgré des perspectives revues à la baisse pour 2026, AGR maintient un scénario plus favorable sur la période 2026-2028. Le bureau de recherche table sur une croissance annuelle moyenne de 6,9 % du PNB agrégé, portée par une progression moyenne de 7,4 % des crédits et par une normalisation graduelle des taux d’intérêt au Maroc. Les bénéfices des banques cotées devraient, quant à eux, progresser à un rythme annuel moyen de 9 % sur cette période.

AGR souligne toutefois que le coefficient d’exploitation devrait s’établir à 44,4 % en 2026, un niveau supérieur aux prévisions initiales, en raison d’investissements plus importants que prévu dans la transformation digitale. Le coût du risque devrait, pour sa part, reculer de 13 % cette année avant de revenir progressivement vers des niveaux proches de la période pré-Covid.

Des perspectives contrastées selon les établissements

Les prévisions diffèrent sensiblement d’une banque à l’autre.

Pour Attijariwafa bank, AGR maintient une croissance du PNB de 4,7 % en 2026, soutenue par une progression attendue de 8 % des crédits, malgré un recul anticipé des revenus de marché. En revanche, la croissance du RNPG est légèrement revue à la baisse, à 4,9 %.

La Banque Centrale Populaire (BCP) est l’établissement dont les perspectives sont le plus fortement révisées. AGR anticipe désormais une baisse de 3,9 % du PNB et un recul de 1,8 % du résultat net en 2026, avant un redressement attendu à partir de 2027.

Pour Bank of Africa, le PNB ne progresserait que de 0,2 %, la baisse des activités de marché étant en partie compensée par la hausse de la marge d’intérêt et des commissions. Le RNPG augmenterait de 1 %, bénéficiant d’une diminution du coût du risque.

CIH Bank conserverait, de son côté, l’un des profils de croissance les plus dynamiques du secteur. AGR relève sa prévision de croissance des crédits à 15,5 %, ce qui permettrait au PNB d’augmenter de 5 % et au RNPG de progresser de 6,7 % en 2026.

Les perspectives demeurent également favorables pour Crédit du Maroc, dont la croissance des crédits est désormais attendue à 10 %. Le PNB progresserait de 4,9 % en 2026 et le résultat net de 6,6 %, permettant à la banque de franchir le seuil du milliard de dirhams de bénéfice dès 2027, selon les projections d’AGR.

Pour BMCI, la baisse des revenus serait compensée par une amélioration plus marquée du coût du risque. AGR prévoit ainsi une progression de 20,6 % du RNPG, permettant à la banque de retrouver une capacité bénéficiaire de près de 500 millions de dirhams dès 2026.

Enfin, CFG Bank fait partie des rares établissements dont les perspectives sont revues à la hausse. AGR anticipe une progression de 14,1 % du PNB et une hausse de 17,5 % du résultat net en 2026, soutenues par le maintien d’une forte dynamique commerciale.

Dans sa conclusion, AGR estime que les établissements les plus exposés au recul des activités de marché seront BCP, Bank of Africa et BMCI, tandis qu’Attijariwafa bank devrait maintenir une croissance positive de ses revenus. CIH Bank, Crédit du Maroc et CFG Bank bénéficieraient, quant à eux, d’une activité commerciale plus dynamique et d’une progression soutenue des crédits. L’amélioration du coût du risque demeure, selon le bureau de recherche, le principal facteur de soutien à la rentabilité du secteur en 2026.

LNT

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Le Groupe BCP et Seniors Plus lancent « Bladi Tiqqa », une offre dédiée aux MDM https://lnt.ma/le-groupe-bcp-et-seniors-plus-lancent-bladi-tiqqa-une-offre-dediee-aux-mdm/ Wed, 29 Jul 2026 13:40:29 +0000 https://lnt.ma/?p=554071 Le Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) et Seniors Plus ont conclu un partenariat stratégique pour lancer « Bladi Tiqqa », une offre de services destinée aux Marocains du Monde (MDM) souhaitant accompagner leurs proches âgés de 60 ans et plus vivant au Maroc. Commercialisée en exclusivité auprès de la clientèle MDM du Groupe BCP, cette […]

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Le Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) et Seniors Plus ont conclu un partenariat stratégique pour lancer « Bladi Tiqqa », une offre de services destinée aux Marocains du Monde (MDM) souhaitant accompagner leurs proches âgés de 60 ans et plus vivant au Maroc. Commercialisée en exclusivité auprès de la clientèle MDM du Groupe BCP, cette solution associe les expertises des deux partenaires afin de proposer un accompagnement couvrant les principaux besoins des seniors, tandis que Maroc Assistance Internationale assurera son déploiement opérationnel.

Développée par Seniors Plus sous la marque TIQQA, présentée comme la première solution marocaine dédiée aux personnes âgées de plus de 60 ans, l’offre repose sur trois axes : Santé et Sécurité, Vie Active et Vie Pratique. L’objectif affiché est de favoriser l’autonomie des bénéficiaires tout en facilitant leur accompagnement au quotidien.

Commercialisée sous la dénomination Bladi Tiqqa, la solution comprend notamment des activités organisées dans plusieurs villes du Royaume, des services d’assistance à domicile, un accompagnement administratif, une aide pour les démarches du quotidien ainsi qu’un service de conciergerie disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Selon les partenaires, cette offre vise à permettre aux Marocains du Monde d’assurer à leurs proches âgés un accompagnement adapté, même lorsqu’ils résident à l’étranger.

Le partenariat repose sur une répartition des rôles entre les différents intervenants. Le Groupe BCP mobilise son réseau de distribution et sa connaissance de la clientèle des Marocains du Monde, tandis que Seniors Plus assure la conception et le développement des services proposés. Maroc Assistance Internationale, partenaire historique de Seniors Plus, est chargée de la mise en œuvre opérationnelle de l’offre et de son déploiement sur le terrain.

Pour Idriss Bensmail, directeur général de la Banque de détail du Groupe BCP, cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’accompagnement proposé aux Marocains du Monde depuis plusieurs décennies.

« Depuis plus de soixante ans, le Groupe BCP accompagne les Marocains du Monde dans les moments qui comptent le plus pour eux. Avec BLADI TIQQA, nous allons au-delà de la relation bancaire en leur proposant une solution concrète répondant aux besoins des seniors de plus de 60 ans. Notre ambition est simple : leur offrir davantage de sérénité, même à des milliers de kilomètres », a-t-il déclaré.

De son côté, le président-directeur général de Seniors Plus, Tarik Hajji, estime que cet accord constitue une étape importante dans le développement de l’entreprise.

Il souligne que ce partenariat avec le Groupe BCP permettra de rendre l’offre TIQQA accessible à une communauté exprimant, selon lui, une demande croissante pour des solutions dédiées aux personnes âgées.

Abdelmalek Mouatadid, directeur général de Maroc Assistance Internationale, met pour sa part en avant le rôle de son entreprise dans le déploiement de la nouvelle offre. Il indique que cette collaboration s’inscrit dans une démarche visant à proposer aux Marocains du Monde des parcours davantage digitalisés et centrés sur la qualité de service.

LNT

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Marché des capitaux : une dynamique soutenue portée par les réformes et la diversification des instruments https://lnt.ma/marche-des-capitaux-une-dynamique-soutenue-portee-par-les-reformes-et-la-diversification-des-instruments/ Wed, 29 Jul 2026 11:23:41 +0000 https://lnt.ma/?p=554058 Le marché des capitaux marocain a poursuivi son développement au cours des premiers mois de 2026, porté par la progression des principaux indicateurs boursiers, la croissance de la gestion collective et l’accélération des réformes engagées par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Dans sa Revue du Marché des Capitaux (n°14), le régulateur dresse un […]

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Le marché des capitaux marocain a poursuivi son développement au cours des premiers mois de 2026, porté par la progression des principaux indicateurs boursiers, la croissance de la gestion collective et l’accélération des réformes engagées par l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Dans sa Revue du Marché des Capitaux (n°14), le régulateur dresse un bilan marqué par une amélioration des performances des sociétés cotées, la montée en puissance de nouveaux instruments financiers et la poursuite des chantiers destinés à moderniser la place financière de Casablanca.

À fin mai 2026, le MASI s’est établi à 18.874,97 points, en progression de 5 % sur un an. La capitalisation boursière a atteint 1.100,6 milliards de dirhams, soit une hausse annuelle de 16,5 %. Cette évolution s’appuie sur les résultats des sociétés cotées, dont le chiffre d’affaires agrégé s’est élevé à 360 milliards de dirhams au titre de l’exercice 2025, en progression de 10 %, tandis que le résultat net global a bondi de 38,3 % pour atteindre 52 milliards de dirhams. Les banques demeurent le principal contributeur aux bénéfices de la cote, représentant 42 % des profits, devant les télécommunications et le secteur du bâtiment et des matériaux de construction.

L’activité de marché apparaît toutefois plus contrastée. Les volumes échangés sur les marchés central et de blocs se sont établis à 42,47 milliards de dirhams sur les cinq premiers mois de l’année, contre 54,14 milliards à la même période de 2025. La moyenne quotidienne des échanges a reculé à 441 millions de dirhams, tandis que le ratio de liquidité est revenu à 12,25 %, contre 13,92 % un an auparavant.

Les investisseurs institutionnels restent majoritaires

La structure des investisseurs demeure largement dominée par les institutionnels. Au premier trimestre 2026, les OPCVM ont représenté 38,4 % des volumes traités sur le marché actions, devant les personnes morales marocaines (27,2 %). Les personnes physiques marocaines ont contribué à hauteur de 23 %, tandis que les investisseurs étrangers ont porté leur part à 6 %, contre 4 % un an auparavant, traduisant un regain d’intérêt pour la place casablancaise.

La gestion collective poursuit également sa progression. À fin mai, les actifs nets des OPCVM ont atteint 827 milliards de dirhams, en hausse de 7 % sur un an. Les autres véhicules de placement collectif enregistrent eux aussi des évolutions favorables, avec des hausses de 22,5 % pour les OPCI, de 76 % pour les OPCC et de 83 % pour les FPCT. Ensemble, ces organismes totalisent désormais près de 1.000 milliards de dirhams d’actifs.

Au cours des cinq premiers mois de l’année, les OPCVM ont enregistré une collecte nette de 46 milliards de dirhams. Les investisseurs ont privilégié les fonds obligataires court terme et les fonds monétaires, tandis que les fonds obligataires moyen et long terme ont affiché une décollecte nette.

Un marché de la dette toujours dominé par les Bons du Trésor

À fin avril 2026, l’encours global des titres de créance s’élevait à 1.144 milliards de dirhams. Les Bons du Trésor représentent toujours l’essentiel de ce marché avec 70,4 % de l’encours, devant les obligations (19 %) et les titres de créances négociables. Les levées du Trésor ont atteint 47,7 milliards de dirhams durant les quatre premiers mois de l’année, tandis que les émissions obligataires se sont élevées à 6,5 milliards de dirhams.

Le marché du prêt de titres poursuit également son développement. Son volume a atteint 163 milliards de dirhams entre janvier et avril 2026, en hausse de 36,6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les Bons du Trésor concentrent près de 98 % des opérations, tandis que les OPCVM demeurent les principaux intervenants, à la fois comme emprunteurs et comme prêteurs.

Des réformes pour moderniser le marché

Au-delà des performances chiffrées, l’AMMC met en avant les avancées réglementaires engagées depuis le début de l’année. La publication de la nouvelle loi relative aux OPCVM et de son décret d’application constitue l’une des principales réformes. Ce nouveau cadre ouvre la voie à la diversification des instruments financiers et à l’introduction de produits répondant aux standards internationaux.

L’année 2026 a également été marquée par le lancement opérationnel du marché à terme d’instruments financiers, avec la première cotation du contrat Future MASI 20. En parallèle, Bank Al-Maghrib et l’AMMC ont lancé le portail de l’Instance de coordination du marché à terme (ICMAT), destiné à accompagner les opérateurs et le grand public dans le développement de ce nouveau segment.

L’AMMC a par ailleurs présenté ses priorités d’action pour 2026, articulées autour de quatre axes : le développement d’un marché plus efficient et accessible, l’accompagnement de l’innovation financière et de la durabilité, le renforcement de l’éducation financière et l’adaptation de la supervision aux évolutions du secteur. Le régulateur entend également poursuivre la digitalisation de ses activités et intégrer progressivement les technologies d’intelligence artificielle dans son fonctionnement.

En parallèle, plusieurs opérations d’appel public à l’épargne, d’émissions obligataires et de placements privés ont été visées par l’Autorité, tandis que de nouvelles initiatives ont été engagées en matière de prévention des abus de marché, de gestion sous mandat et de lutte contre le blanchiment de capitaux.

SB

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Attawfiq Microfinance obtient la certification internationale MSI 20000 https://lnt.ma/attawfiq-microfinance-obtient-la-certification-internationale-msi-20000/ Tue, 28 Jul 2026 15:33:16 +0000 https://lnt.ma/?p=554002 Attawfiq Microfinance, filiale du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP), a obtenu la certification internationale MSI 20000, une distinction qui évalue la qualité de la gouvernance financière et de la situation financière des entreprises et institutions. Délivrée par l’organisme indépendant COFICERT, cette certification vient reconnaître les pratiques de gouvernance, de gestion des risques et de performance […]

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Attawfiq Microfinance, filiale du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP), a obtenu la certification internationale MSI 20000, une distinction qui évalue la qualité de la gouvernance financière et de la situation financière des entreprises et institutions. Délivrée par l’organisme indépendant COFICERT, cette certification vient reconnaître les pratiques de gouvernance, de gestion des risques et de performance financière de l’établissement.

La certification a été remise lors d’une cérémonie organisée le 25 juin à la Bourse de Paris (Euronext), selon un communiqué publié par Attawfiq Microfinance.

Une certification axée sur la gouvernance financière

La certification MSI 20000 constitue un référentiel international destiné à évaluer la qualité de la situation financière des entreprises et des institutions.

Elle distingue les organisations répondant à des critères portant notamment sur la gouvernance, la gestion des risques, la maîtrise des actifs, la gestion des liquidités et la rentabilité.

Selon Attawfiq Microfinance, cette distinction reflète la solidité financière de l’institution ainsi que son engagement en faveur d’une gouvernance responsable et d’une démarche d’inclusion financière durable.

L’institution estime que l’obtention de cette certification vient conforter son positionnement en matière de transparence et de performance opérationnelle, tout en renforçant la confiance de ses différentes parties prenantes, notamment ses clients, ses partenaires et ses bailleurs de fonds.

Commentant cette distinction, le directeur général d’Attawfiq Microfinance, Hicham Kharrou, a indiqué qu’elle illustre « notre engagement en faveur des meilleures pratiques de gouvernance financière » et contribue à renforcer la confiance des partenaires ainsi que de l’ensemble de l’écosystème de la microfinance. Il a ajouté qu’elle encourage l’institution à poursuivre sa mission d’inclusion financière « avec le même niveau d’exigence et d’excellence ».

LNT

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Fonds souverains : Ithmar Capital et le fonds philippin Maharlika Investment Corporation renforcent leur coopération https://lnt.ma/fonds-souverains-ithmar-capital-et-le-fonds-philippin-maharlika-investment-corporation-renforcent-leur-cooperation/ Tue, 28 Jul 2026 15:01:15 +0000 https://lnt.ma/?p=553998 Ithmar Capital et Maharlika Investment Corporation (MIC), le fonds souverain de la République des Philippines, ont conclu un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération institutionnelle. Ce partenariat vise à favoriser les échanges d’expertise en matière de gouvernance, de gestion des fonds souverains et de développement des capacités institutionnelles, tout en consolidant les relations entre […]

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Ithmar Capital et Maharlika Investment Corporation (MIC), le fonds souverain de la République des Philippines, ont conclu un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération institutionnelle. Ce partenariat vise à favoriser les échanges d’expertise en matière de gouvernance, de gestion des fonds souverains et de développement des capacités institutionnelles, tout en consolidant les relations entre le Maroc et les Philippines.

L’accord a été signé mardi lors d’une cérémonie organisée par visioconférence en présence notamment de l’ambassadeur du Maroc aux Philippines, Mohammed Rida El Fassi, de l’ambassadeur des Philippines au Maroc, Leslie J. Baja, ainsi que du secrétaire philippin aux Finances et président du conseil d’administration de Maharlika Investment Corporation, Frederick D. Go.

Le protocole d’accord a été paraphé par le directeur général d’Ithmar Capital, Obaid Amrane, et le président-directeur général de MIC, Rafael D. Consing Jr.

L’accord établit un cadre structuré de coopération entre les deux fonds souverains afin de favoriser le partage d’expériences et des meilleures pratiques dans plusieurs domaines stratégiques liés à leur fonctionnement.

Il prévoit notamment la création d’un comité de pilotage conjoint chargé d’assurer le suivi des actions engagées dans le cadre de ce partenariat.

À l’issue de ces travaux, un rapport de recommandations sera élaboré afin d’accompagner Maharlika Investment Corporation dans le renforcement de ses capacités institutionnelles et dans l’adoption des standards internationaux de gouvernance applicables aux fonds souverains.

À l’occasion de la signature, le directeur général d’Ithmar Capital, Obaid Amrane, a indiqué que cette coopération s’inscrivait dans une logique de partage d’expériences entre institutions comparables.

Selon lui, ce partenariat traduit la volonté des deux organismes de promouvoir une gouvernance rigoureuse, d’échanger leurs expertises et de contribuer au développement durable, tout en consolidant les relations entre le Maroc et les Philippines.

De son côté, Rafael D. Consing Jr a souligné que cette collaboration devait permettre à Maharlika Investment Corporation de renforcer ses capacités institutionnelles et de poursuivre son objectif de devenir un fonds souverain répondant aux meilleurs standards internationaux en matière de transparence et de gouvernance.

Il a également mis en avant l’importance des échanges de bonnes pratiques, notamment dans la mise en œuvre des Principes de Santiago, qui constituent les lignes directrices internationales applicables aux fonds souverains.

Selon le communiqué, ce partenariat s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux d’Ithmar Capital.

Le fonds marocain assure actuellement la présidence de l’International Forum of Sovereign Wealth Funds (IFSWF), organisation qui regroupe les principaux fonds souverains à travers le monde.

Dans ce cadre, Ithmar Capital mettra son expertise au service de Maharlika Investment Corporation afin d’accompagner le fonds philippin dans le renforcement de ses capacités opérationnelles et dans sa perspective d’adhésion à l’IFSWF.

Au-delà de la coopération technique entre les deux institutions, l’accord vise également à renforcer les relations institutionnelles entre le Royaume du Maroc et la République des Philippines.

LNT

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Stabilité financière : un système résilient face à des risques en mutation https://lnt.ma/stabilite-financiere-un-systeme-resilient-face-a-des-risques-en-mutation/ Tue, 28 Jul 2026 10:53:44 +0000 https://lnt.ma/?p=553952 Les autorités financières marocaines, étaient réunies pour la première fois devant la presse pour présenter leur dernier rapport, globalement rassurant, sur la stabilité du système financier national. Banques, assurances et marchés de capitaux ont continué de renforcer leur solidité en 2025, dans un contexte marqué par une reprise de la croissance, une inflation maîtrisée et […]

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Les autorités financières marocaines, étaient réunies pour la première fois devant la presse pour présenter leur dernier rapport, globalement rassurant, sur la stabilité du système financier national. Banques, assurances et marchés de capitaux ont continué de renforcer leur solidité en 2025, dans un contexte marqué par une reprise de la croissance, une inflation maîtrisée et un environnement monétaire plus favorable. Les responsables de Bank Al-Maghrib (BAM), de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) soulignent toutefois que les tensions géopolitiques, les déséquilibres des régimes de retraite et l’émergence de nouveaux risques, notamment liés à l’intelligence artificielle, imposent de maintenir une vigilance élevée.

Treizième édition d’un exercice conduit conjointement par Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC, le Rapport sur la stabilité financière a été présenté lors d’une conférence de presse réunissant Touria Dahani, directrice de la Surveillance macroprudentielle à Bank Al-Maghrib, Amal Souifi, directrice de la Régulation et de la Normalisation des assurances à l’ACAPS, Mimoun Zbayer, directeur de la Prévoyance sociale à l’ACAPS, et Ikhlas Mettioui, directrice de la Gestion d’actifs et de la Protection de l’épargne à l’AMMC, le document offre une photographie détaillée de la résilience du système financier national.

Au-delà du diagnostic annuel, les trois autorités ont également présenté les évolutions de leur dispositif de coopération. Celui-ci s’appuie sur le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), institué par la loi bancaire, qui assure la coordination entre les différentes autorités de supervision. Cette architecture a été renforcée par une feuille de route commune couvrant la période 2026-2030, destinée à améliorer les capacités d’anticipation, de partage d’informations, de gestion des crises et de développement des outils macroprudentiels.

Un contexte économique plus favorable malgré les incertitudes internationales

L’analyse macroéconomique fait apparaître une amélioration sensible de l’environnement national en 2025. Après plusieurs années marquées par les chocs inflationnistes, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les effets des sécheresses successives, l’économie marocaine bénéficie d’un redressement de l’activité, soutenu par une reprise agricole significative, une progression des investissements et une consommation intérieure plus dynamique.

Cette évolution intervient toutefois dans un environnement international qui demeure incertain. Les perspectives de croissance mondiale restent modérées, tandis que les tensions géopolitiques, les conflits régionaux et les risques liés au commerce international continuent d’alimenter l’incertitude sur les marchés financiers et les flux de capitaux. Les autorités estiment néanmoins que ces facteurs n’ont pas remis en cause, à ce stade, les fondamentaux du système financier marocain.

Selon Touria Dahani, l’approche macroprudentielle consiste précisément à détecter ces vulnérabilités avant qu’elles ne deviennent systémiques. Elle rappelle que les travaux menés conjointement par les trois autorités reposent désormais sur des échanges de données renforcés, des exercices réguliers de stress tests et une amélioration continue des outils de modélisation des risques.

Des banques qui confortent leur solidité

L’un des principaux enseignements du rapport concerne la robustesse du secteur bancaire marocain. Les indicateurs prudentiels demeurent largement supérieurs aux exigences réglementaires, tandis que les banques ont continué d’améliorer leur rentabilité au cours de l’exercice 2025.

Cette amélioration s’explique notamment par la progression du produit net bancaire, la normalisation progressive du coût du risque et la poursuite du développement du crédit. Les ratios de solvabilité et de liquidité restent confortables, permettant au secteur bancaire d’absorber d’éventuels chocs économiques.

Les autorités soulignent également que les établissements poursuivent leurs efforts d’adaptation aux nouvelles exigences prudentielles internationales, tout en intégrant progressivement les risques liés au changement climatique et à la cybersécurité dans leurs dispositifs de gestion.

Cette situation permet au système bancaire de continuer à financer l’économie tout en conservant des marges de sécurité importantes, élément jugé essentiel dans un contexte où les risques internationaux demeurent élevés.

Une gouvernance macroprudentielle renforcée

Au-delà de la seule surveillance bancaire, le rapport met en avant le renforcement continu du dispositif institutionnel marocain en matière de stabilité financière.

Le CCSRS, dont le secrétariat est assuré par Bank Al-Maghrib, coordonne les travaux de BAM, de l’ACAPS et de l’AMMC autour de plusieurs missions : analyse des risques systémiques, supervision des institutions d’importance systémique, coordination des actions de résolution de crise et développement des outils macroprudentiels.

La nouvelle feuille de route interautorités 2026-2030 prévoit notamment le développement d’un cadre analytique commun, le renforcement du partage sécurisé des données financières ainsi qu’une amélioration des dispositifs de communication et de sensibilisation autour des questions de stabilité financière.

Des risques nouveaux à surveiller

Si le constat général demeure favorable, les autorités insistent sur l’apparition de nouveaux facteurs de risque.

Interrogée lors de la conférence de presse sur les conséquences de l’essor de l’intelligence artificielle sur les marchés financiers, Ikhlas Mettioui a expliqué que cette thématique figure désormais parmi les préoccupations des régulateurs internationaux.

Elle rappelle que l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO) considère désormais les valorisations liées aux entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle comme un risque émergent.

Selon elle, les montants considérables investis dans certaines sociétés technologiques peuvent favoriser des phénomènes de concentration et la formation de bulles spéculatives susceptibles de provoquer des corrections brutales sur les marchés internationaux.

« Le marché marocain aujourd’hui est protégé de ces phénomènes », a-t-elle indiqué, tout en soulignant que les perturbations observées sur les marchés internationaux peuvent néanmoins avoir des répercussions indirectes sur les marchés nationaux.

À ces nouveaux risques s’ajoutent les tensions géopolitiques, régulièrement citées parmi les principaux facteurs d’incertitude susceptibles d’affecter la stabilité financière mondiale.

Un secteur des assurances en croissance, porté par l’épargne

Le rapport souligne également la bonne tenue du secteur des assurances et de la réassurance en 2025. L’activité a poursuivi sa progression, soutenue à la fois par les branches non-vie et par le développement continu de l’assurance vie, dans un contexte de reprise des marchés financiers et d’amélioration de la confiance des épargnants.

Lors de la conférence de presse, Amal Souifi a indiqué que le chiffre d’affaires du secteur avait progressé de 8,4 % en 2025, une évolution principalement portée par l’activité épargne. Si les contrats libellés en dirhams demeurent largement majoritaires, les contrats en unités de compte ont enregistré une progression particulièrement soutenue.

Selon elle, cette évolution reflète avant tout la bonne performance des marchés financiers.

« Les gens, quand ils ont vu que le marché s’est amélioré, penchent davantage pour les unités de compte parce qu’elles offrent un rendement potentiellement supérieur », a-t-elle expliqué, estimant que cette dynamique s’explique essentiellement par l’amélioration des performances boursières.

Cette tendance traduit une diversification progressive des comportements d’épargne des ménages, qui s’orientent davantage vers des supports offrant une exposition aux marchés financiers, même si ces produits demeurent plus sensibles aux fluctuations des marchés.

Au-delà de ces évolutions conjoncturelles, l’ACAPS poursuit également un chantier plus structurel destiné à accroître la pénétration de l’assurance au Maroc.

Amal Souifi a ainsi rappelé qu’une étude stratégique a permis d’identifier vingt et un leviers d’action visant à renforcer le rôle économique du secteur. Parmi les principales orientations figurent le développement de produits mieux adaptés aux besoins des populations encore insuffisamment couvertes, le renforcement de l’inclusion assurantielle ainsi que l’extension progressive de certaines assurances obligatoires.

Selon elle, cette feuille de route doit permettre d’améliorer durablement le taux de pénétration de l’assurance tout en consolidant la contribution du secteur au financement de l’économie.

Les retraites restent le principal point de vigilance

Si les banques et les assurances présentent des indicateurs globalement favorables, les régimes de retraite continuent de constituer le principal facteur de vulnérabilité identifié dans le rapport.

Mimoun Zbayer a rappelé que le vieillissement de la population demeure le déterminant majeur de la dégradation progressive des équilibres financiers des caisses de retraite.

Selon lui, le rapport démographique moyen s’établit aujourd’hui à 4,7 actifs pour un retraité, mais cette moyenne masque d’importantes disparités entre les différents régimes. Alors que la CNSS conserve encore un ratio compris entre sept et huit cotisants pour un pensionné, plusieurs autres régimes se situent déjà autour de deux actifs seulement pour un retraité.

Le responsable de l’ACAPS insiste également sur l’allongement continu de l’espérance de vie. À 60 ans, celle-ci est passée d’environ quinze années dans les années 1980 à plus de vingt-deux ans aujourd’hui, ce qui augmente mécaniquement la durée pendant laquelle les pensions doivent être versées.

À cette évolution démographique s’ajoute la baisse du taux de fécondité, désormais inférieur au seuil nécessaire au renouvellement des générations. Selon Mimoun Zbayer, cette transformation intervient au Maroc dans un laps de temps beaucoup plus court que celui observé dans plusieurs pays européens, ce qui accentue la pression sur les équilibres actuariels.

Les projections réalisées par l’autorité de contrôle reposent sur plusieurs paramètres — évolution démographique, recrutement, marché du travail, progression des salaires ou encore espérance de vie — qui font l’objet d’un suivi annuel.

« Un régime de retraite doit être piloté de très près », a-t-il souligné, estimant que des ajustements réguliers sont indispensables pour préserver sa viabilité financière sur le long terme.

Interrogé sur les effets des réformes déjà engagées, Mimoun Zbayer a indiqué que les dernières mesures avaient permis de prolonger l’horizon de viabilité de certains régimes d’environ trois années, tout en rappelant que de nouvelles réformes demeureront nécessaires.

Des marchés de capitaux en pleine évolution

L’Autorité marocaine du marché des capitaux a, pour sa part, mis l’accent sur les évolutions réglementaires destinées à accompagner la modernisation du marché financier.

Parmi les principaux chantiers figure la mise en œuvre de la nouvelle loi relative aux organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), qui ouvre notamment la voie à l’introduction des fonds indiciels cotés (ETF).

Ikhlas Mettioui a expliqué que les projets d’arrêtés nécessaires à l’application de la loi ont déjà été transmis au ministère de l’Économie et des Finances, tandis que les circulaires de l’AMMC sont en cours d’élaboration.

Parallèlement, un groupe de travail réunissant l’ensemble des acteurs du marché — sociétés de gestion, Bourse de Casablanca, banques dépositaires, dépositaire central et sociétés de bourse — travaille actuellement sur les prérequis opérationnels nécessaires au lancement des premiers ETF.

L’objectif affiché est de permettre l’introduction de ces nouveaux instruments avant la fin de l’année ou au début de l’année suivante, sous réserve de l’achèvement du processus réglementaire.

Pour l’AMMC, ces nouveaux véhicules d’investissement devraient contribuer à enrichir la gamme de produits disponibles, à renforcer la profondeur du marché et à améliorer progressivement sa liquidité.

Une stabilité confortée, mais une vigilance maintenue

Au terme de cette présentation, les trois autorités dressent donc un constat globalement rassurant. La reprise économique, l’amélioration de la situation financière des établissements bancaires, la progression de l’activité d’assurance et la bonne tenue des marchés contribuent à renforcer la résilience du système financier marocain.

Dans le même temps, les responsables soulignent que les risques évoluent rapidement. Les tensions géopolitiques, les mutations technologiques, les incertitudes pesant sur l’économie mondiale ainsi que les défis démographiques imposent une adaptation permanente des dispositifs de surveillance.

C’est précisément dans cette optique que s’inscrit la nouvelle feuille de route interautorités 2026-2030. Celle-ci vise à approfondir la coopération entre Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC autour d’objectifs communs : renforcer les capacités d’analyse, développer les outils macroprudentiels, améliorer le partage sécurisé des données et consolider les mécanismes de prévention et de gestion des crises.

Treize ans après la publication de la première édition du Rapport sur la stabilité financière, les autorités estiment ainsi disposer d’un dispositif de surveillance désormais mature, capable d’accompagner le développement du secteur financier tout en anticipant les risques susceptibles d’affecter sa stabilité. Le message demeure néanmoins prudent : si les fondamentaux apparaissent solides, la stabilité financière reste un objectif qui exige une veille permanente et une capacité d’adaptation continue face à un environnement économique et financier en constante évolution.

Selim Benabdelkhalek

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Supervision bancaire : Bank Al-Maghrib met en avant la solidité du secteur et accélère ses réformes https://lnt.ma/supervision-bancaire-bank-al-maghrib-met-en-avant-la-solidite-du-secteur-et-accelere-ses-reformes/ Wed, 22 Jul 2026 09:43:18 +0000 https://lnt.ma/?p=553616 Bank Al-Maghrib (BAM) dresse un bilan globalement positif du secteur bancaire marocain en 2025, marqué par une progression de l’activité, une amélioration de la rentabilité et le maintien de niveaux de solvabilité jugés confortables. Dans son 22ᵉ Rapport annuel sur la supervision bancaire, présenté mardi à Casablanca, la Banque centrale souligne également l’accélération des réformes […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) dresse un bilan globalement positif du secteur bancaire marocain en 2025, marqué par une progression de l’activité, une amélioration de la rentabilité et le maintien de niveaux de solvabilité jugés confortables. Dans son 22ᵉ Rapport annuel sur la supervision bancaire, présenté mardi à Casablanca, la Banque centrale souligne également l’accélération des réformes réglementaires et le renforcement de sa vigilance face aux nouveaux risques liés au numérique, au climat et à la cybersécurité.

Le rapport intervient dans un contexte où l’économie marocaine a évolué dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques. Malgré ce contexte, le secteur bancaire a poursuivi sa croissance, soutenu par le dynamisme de l’activité économique et une politique monétaire demeurée accommodante.

Une activité bancaire en progression

En 2025, les crédits bancaires ont progressé de 6,5 %, atteignant 1.238 milliards de dirhams, principalement grâce à l’accélération des crédits à l’équipement et à la hausse des crédits à la consommation. Les dépôts de la clientèle ont, de leur côté, augmenté de 7,6 % pour s’établir à près de 1.372 milliards de dirhams, soutenus essentiellement par les dépôts à vue.

Le paysage bancaire marocain comptait, à fin 2025, 95 établissements, contre 92 un an auparavant, dont 24 banques, 30 sociétés de financement, 20 établissements de paiement, 10 associations de microcrédit et plusieurs autres organismes spécialisés.

Dans le même temps, la poursuite de la digitalisation des services financiers s’est traduite par une nouvelle contraction du réseau physique bancaire. Le nombre d’agences est revenu à 5.541, soit 151 agences de moins qu’en 2024. À l’inverse, le réseau des guichets automatiques a continué de s’étendre avec 8.298 GAB, tandis que les établissements de paiement ont renforcé leur présence grâce à un réseau de 34.337 agents.

Une inclusion financière en progression

Le rapport met également en évidence une amélioration des indicateurs d’inclusion financière.

Le nombre de personnes physiques titulaires d’au moins un compte bancaire a atteint 19,3 millions, portant le taux de détention de comptes bancaires à 62 % de la population adulte, contre 58 % un an auparavant. Parallèlement, les comptes de paiement poursuivent leur développement avec 16,3 millions de comptes recensés à fin 2025.

Une rentabilité renforcée

Les performances financières des établissements de crédit se sont également améliorées.

Le produit net bancaire (PNB) des banques conventionnelles a progressé à 73,9 milliards de dirhams, tandis que leur résultat net agrégé a atteint 19,2 milliards de dirhams, en hausse de près de 22 % par rapport à 2024.

Cette évolution s’explique notamment par la progression des revenus récurrents et par la diminution du coût du risque, qui est revenu à 9,8 milliards de dirhams après la forte hausse observée l’année précédente.

Les banques participatives ont, elles aussi, poursuivi leur montée en puissance. Leur résultat net agrégé, positif depuis 2023, a doublé en 2025 pour atteindre près de 200 millions de dirhams, tandis que leurs financements ont progressé à 32,8 milliards de dirhams.

Des fondamentaux prudentiels jugés solides

Bank Al-Maghrib considère que les principaux indicateurs prudentiels demeurent à des niveaux confortables.

Le ratio moyen de solvabilité s’est établi à 16,1 %, largement au-dessus du minimum réglementaire de 12 %, tandis que le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 (CET1) est resté à 13,5 %, contre un minimum réglementaire fixé à 9 %.

Le ratio moyen de liquidité à court terme s’est maintenu à 172 %, bien au-dessus du seuil réglementaire de 100 %, traduisant une situation de liquidité jugée solide.

Le taux des créances en souffrance a légèrement diminué pour s’établir à 8,3 % sur base sociale et 8,8 % sur base consolidée. La Banque centrale souligne toutefois que leur volume a atteint 102,3 milliards de dirhams, ce qui justifie la poursuite des efforts de provisionnement et de gestion du risque de crédit.

Des réformes réglementaires d’ampleur

L’année 2025 a également été marquée par plusieurs évolutions du cadre réglementaire.

Bank Al-Maghrib a finalisé la réforme du régime de résolution bancaire, désormais adoptée par le Parlement, afin de renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des crises bancaires.

La Banque centrale a également renforcé le cadre prudentiel applicable aux créances en souffrance, en introduisant notamment une nouvelle catégorie de « créances sensibles » destinée à mieux anticiper les dégradations de la qualité du crédit avant le défaut de paiement. Des règles spécifiques ont également été définies pour les créances restructurées.

Par ailleurs, un cadre prudentiel spécifique a été mis en place pour la Société nationale de garantie et de financement de l’entreprise (SNGFE), afin d’adapter les exigences prudentielles à ses activités de garantie.

Cybersécurité, fintech et intelligence artificielle

Au-delà des risques bancaires traditionnels, le rapport souligne l’attention croissante portée aux nouveaux enjeux liés à la transformation numérique.

Bank Al-Maghrib indique avoir renforcé son dispositif de supervision des cyber-risques, généralisé le tableau de bord de cybersécurité à l’ensemble du secteur bancaire et finalisé un guide de bonnes pratiques destiné à renforcer la protection contre les attaques de type ransomware.

La Banque centrale poursuit également le développement de l’écosystème fintech, avec la publication du Guide du Parcours Fintech, l’accompagnement du lancement des activités de financement collaboratif, les travaux préparatoires à l’Open Banking en partenariat avec le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et la mise en place d’un groupe de travail consacré à l’encadrement de l’intelligence artificielle dans le secteur bancaire.

Une vigilance renforcée sur les nouveaux risques

Le rapport revient enfin sur plusieurs chantiers stratégiques conduits au cours de l’année.

Bank Al-Maghrib a poursuivi le renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en préparation de l’évaluation mutuelle du Maroc par le GAFIMOAN prévue en novembre 2026. Elle a également renforcé son dispositif de supervision des risques climatiques à travers de nouvelles directives réglementaires et la mise en œuvre de sa stratégie de finance climat à l’horizon 2030.

Enfin, la Banque centrale indique avoir consolidé ses mécanismes de protection de la clientèle bancaire, notamment par le développement du comparateur des tarifs bancaires, la réalisation d’opérations de « Mystery Shopping », le renforcement de l’accessibilité des services aux personnes en situation de handicap et le lancement de campagnes de sensibilisation contre le phishing.

LNT

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Bourse de Casablanca : le MASI recule de 2,27 % sur fond de repli des valeurs minières https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-le-masi-recule-de-227-sur-fond-de-repli-des-valeurs-minieres/ Sat, 18 Jul 2026 10:59:01 +0000 https://lnt.ma/?p=553382 La Bourse de Casablanca a terminé la semaine du 13 au 17 juillet en baisse, pénalisée notamment par le repli des valeurs minières et industrielles. L’indice principal MASI a cédé 2,27 %, tandis que la capitalisation boursière est restée supérieure à 1.000 milliards de dirhams. Les échanges ont, pour leur part, dépassé 1,38 milliard de […]

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La Bourse de Casablanca a terminé la semaine du 13 au 17 juillet en baisse, pénalisée notamment par le repli des valeurs minières et industrielles. L’indice principal MASI a cédé 2,27 %, tandis que la capitalisation boursière est restée supérieure à 1.000 milliards de dirhams. Les échanges ont, pour leur part, dépassé 1,38 milliard de dirhams, portés principalement par Managem, Attijariwafa bank et Marsa Maroc.

Après plusieurs semaines d’évolution favorable, le marché casablancais a enregistré une correction au cours de la semaine écoulée. Le MASI, principal indice de la Bourse de Casablanca, a clôturé à 17.578,83 points, en baisse de 2,27 %.

Les autres principaux indices ont également terminé en territoire négatif. Le MASI 20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides de la cote, a perdu 1,74 % pour s’établir à 1.302,58 points. De son côté, le MASI ESG, composé des entreprises les mieux notées selon les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a reculé de 2,55 % à 1.244,43 points.

Les petites et moyennes capitalisations ont enregistré la plus forte baisse de la semaine. Le MASI Mid and Small Cap a ainsi abandonné 3,61 % pour clôturer à 1.751,96 points.

Les valeurs minières sous pression

Sur le plan sectoriel, les compartiments liés aux matières premières ont été les plus touchés.

Le secteur des Mines a enregistré la plus forte baisse hebdomadaire avec un recul de 6,64 %, devant l’Industrie agricole (-6,48 %) et les Sociétés de portefeuilles-Holdings (-5,14 %).

À l’inverse, quelques secteurs sont parvenus à évoluer positivement malgré la tendance générale du marché. Les Sociétés de financement et autres activités financières ont progressé de 1,66 %, devant les Services de transport (+0,58 %) et le secteur Sylviculture et papier (+0,40 %).

Plus de 1,38 milliard de dirhams échangés

L’activité est demeurée soutenue sur le marché casablancais. Le volume global des échanges a dépassé 1,38 milliard de dirhams, réparti entre 734,22 millions de dirhams sur le marché central et 642,77 millions de dirhams sur le marché de blocs.

Les titres les plus actifs de la semaine ont été Managem, qui a concentré 14,31 % des échanges, suivie d’Attijariwafa bank (8,98 %) et de Sodep-Marsa Maroc (7,71 %).

Malgré la correction enregistrée par les principaux indices, la capitalisation boursière de la place casablancaise demeure supérieure au seuil symbolique des 1.000 milliards de dirhams, s’établissant à 1.005,23 milliards de dirhams.

Au niveau des valeurs individuelles, Rebab Company a enregistré le plus fort repli de la semaine, avec une baisse de 9,73 % à 88,01 dirhams.

Elle est suivie par Minière Touissit (-9,56 % à 4.350 DH), Aluminium du Maroc (-8,89 % à 1.732 DH), Lesieur Cristal (-7,58 % à 305 DH), Involys (-6,85 % à 121 DH) et CMGP Group (-6,48 % à 317 DH).

À l’opposé, plusieurs valeurs ont terminé la semaine en hausse. Salafin a signé la meilleure performance avec une progression de 7,57 % à 455 dirhams, devant Maroc Leasing (+7,38 % à 365,10 DH), IB Maroc.com (+7,08 % à 59 DH), Promopharm (+5,99 % à 1.345 DH) et Eqdom (+3,29 % à 1.600 DH).

LNT

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Phishing : BAM appelle à renforcer la coordination nationale face à l’essor des escroqueries financières https://lnt.ma/phishing-abdellatif-jouahri-appelle-a-renforcer-la-coordination-nationale-face-a-lessor-des-escroqueries-financieres/ Fri, 17 Jul 2026 14:28:02 +0000 https://lnt.ma/?p=553369 Nabil Badr, directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib (BAM), a appelé à une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs concernés pour lutter contre les escroqueries financières, dont les formes se multiplient avec l’essor des services numériques. Intervenant à l’ouverture d’un atelier national consacré au phishing, organisé conjointement par Bank Al-Maghrib et l’Autorité nationale […]

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Nabil Badr, directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib (BAM), a appelé à une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs concernés pour lutter contre les escroqueries financières, dont les formes se multiplient avec l’essor des services numériques. Intervenant à l’ouverture d’un atelier national consacré au phishing, organisé conjointement par Bank Al-Maghrib et l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF), il a insisté sur la nécessité de conjuguer prévention, innovation technologique, coopération institutionnelle et sensibilisation des citoyens afin de préserver la confiance dans le système financier.

Réunissant les autorités de supervision, les services chargés de l’application de la loi, les établissements financiers ainsi que des experts internationaux, notamment de la Banque du Portugal, cet atelier avait pour objectif d’échanger sur les nouvelles formes de fraude financière et les moyens de renforcer les mécanismes nationaux de prévention et de réponse.

Une digitalisation porteuse de nouveaux risques

Dans son allocution d’ouverture, Nabil Badr a rappelé que la digitalisation des services financiers constitue un levier important de modernisation de l’économie marocaine, favorisant l’inclusion financière, le développement des moyens de paiement électroniques et une meilleure intégration des citoyens et des entreprises dans l’économie formelle.

Cette évolution s’accompagne toutefois de nouveaux défis sécuritaires. Selon le directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib, l’utilisation croissante des technologies numériques élargit les surfaces d’exposition aux cybermenaces et offre aux réseaux criminels de nouvelles opportunités pour développer des schémas de fraude de plus en plus sophistiqués.

S’appuyant sur le rapport Global Financial Fraud Threat Assessment d’Interpol, il a rappelé que les pertes mondiales liées aux fraudes financières ont atteint 442 milliards de dollars en 2025.

Les fraudeurs ciblent désormais les utilisateurs

Nabil Badr a souligné que les modes opératoires ont profondément évolué ces dernières années. Les cybercriminels cherchent désormais moins à contourner les systèmes de sécurité des banques qu’à manipuler directement les utilisateurs des services financiers grâce à des techniques d’ingénierie sociale.

Phishing, faux messages bancaires, appels frauduleux, faux investissements, usurpation d’identité d’institutions publiques ou financières, ainsi que diffusion de liens malveillants via les réseaux sociaux figurent parmi les principales méthodes utilisées pour obtenir des informations confidentielles ou détourner des fonds.

Pour le responsable de Bank Al-Maghrib, ces pratiques portent directement atteinte à la confiance, qu’il considère comme le fondement même du fonctionnement du système financier. Elles constituent, selon lui, un défi majeur à un moment où le Royaume poursuit ses efforts en faveur de l’inclusion financière, de la généralisation des paiements numériques et de la réduction du recours aux espèces.

Un enjeu également lié au blanchiment de capitaux

Au-delà de la protection des consommateurs, Nabil Badr a souligné que les escroqueries financières représentent également une problématique d’intégrité financière.

Il a rappelé que les travaux du Groupe d’action financière (GAFI) mettent en évidence les liens croissants entre les cyberescroqueries, les opérations de blanchiment de capitaux et d’autres formes de criminalité financière, les fonds issus de ces fraudes étant souvent transférés à travers des circuits internationaux complexes.

Dans ce contexte, il a estimé que les escroqueries financières devaient être appréhendées non seulement sous l’angle de la cybersécurité, mais également comme un élément central des dispositifs de lutte contre les flux financiers illicites.

Un dispositif réglementaire progressivement renforcé

Face à ces évolutions, Nabil Badr a rappelé que Bank Al-Maghrib poursuit le renforcement de son dispositif réglementaire et prudentiel afin d’accompagner la transformation numérique du secteur bancaire tout en garantissant un niveau élevé de sécurité.

Il a notamment évoqué la publication, en juillet 2024, d’un premier guide de bonnes pratiques destiné aux établissements de crédit pour renforcer leurs dispositifs de prévention, de détection et de traitement des risques liés au phishing.

Un second guide, publié en juillet 2026, est consacré aux risques associés aux « comptes rebonds », utilisés comme comptes de transit dans les opérations frauduleuses. Ce référentiel propose des recommandations destinées à améliorer leur identification et leur traitement.

Le directeur de la supervision bancaire a également indiqué que Bank Al-Maghrib avait demandé aux établissements bancaires de renforcer la sécurité de leurs applications mobiles en généralisant notamment l’authentification multifactorielle et l’utilisation d’appareils de confiance reconnus par les banques pour la validation des opérations sensibles.

Une responsabilité collective

Au-delà du cadre réglementaire, Nabil Badr a insisté sur l’importance de la sensibilisation du grand public. Bank Al-Maghrib a ainsi mené, en coordination avec les établissements financiers, plusieurs campagnes d’information prenant la forme de guides pratiques, de capsules pédagogiques et, plus récemment, d’une campagne nationale d’envoi de SMS destinés à alerter les citoyens sur les risques de phishing.

Il a également appelé les banques et les établissements de paiement à poursuivre leurs investissements dans les systèmes de détection des fraudes, les dispositifs d’authentification renforcée, l’analyse comportementale des transactions et les mécanismes de réaction rapide.

Selon lui, la lutte contre les escroqueries financières ne peut être efficace que si elle repose sur une coopération étroite entre les autorités de supervision, les services chargés de l’application de la loi, les autorités judiciaires, les institutions financières, les opérateurs de télécommunications et les citoyens eux-mêmes.

Dans cette perspective, Nabil Badr a rappelé la création du Comité national de lutte contre les escroqueries financières, placé sous la coordination de l’Autorité nationale du renseignement financier. Il a toutefois estimé que les évolutions rapides des modes opératoires imposent désormais d’aller plus loin, en mettant en place un cadre opérationnel d’échange d’informations permettant de fluidifier la coopération entre banques, autorités judiciaires et services d’enquête afin d’accélérer l’identification et l’interpellation des auteurs de ces fraudes.

LNT

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Cybersécurité : les entreprises marocaines gagnent en maturité, mais de nouveaux défis émergent https://lnt.ma/cybersecurite-les-entreprises-marocaines-gagnent-en-maturite-mais-de-nouveaux-defis-emergent/ Fri, 17 Jul 2026 11:02:48 +0000 https://lnt.ma/?p=553357 La cybersécurité progresse au sein des entreprises marocaines, portée par une implication croissante des directions générales et une hausse des investissements. C’est l’un des principaux enseignements de la troisième édition de l’AUSIMètre, le baromètre annuel réalisé par PwC au Maroc et l’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM). Si l’étude met en évidence […]

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La cybersécurité progresse au sein des entreprises marocaines, portée par une implication croissante des directions générales et une hausse des investissements. C’est l’un des principaux enseignements de la troisième édition de l’AUSIMètre, le baromètre annuel réalisé par PwC au Maroc et l’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM). Si l’étude met en évidence une amélioration de la gouvernance cyber, elle souligne également l’apparition de nouveaux risques liés à l’intelligence artificielle, au cloud et aux technologies quantiques.

Réalisée auprès de 62 grandes entreprises et PME marocaines, cette édition 2026, placée sous le thème « De la défense à l’anticipation : la cybersécurité marocaine entre dans une nouvelle ère », dresse un état des lieux de la maturité numérique des organisations du Royaume et identifie les principaux défis auxquels elles sont confrontées. Les résultats ont été rassemblés dans un Livre blanc destiné à accompagner les entreprises dans le renforcement de leur résilience numérique.

Une gouvernance cyber en progression

L’étude met en évidence une amélioration du niveau global de maturité en cybersécurité. L’indice global atteint désormais 56 %, marquant le passage d’un niveau qualifié « En développement » à un niveau « Défini ».

Cette évolution s’accompagne d’un engagement accru des instances dirigeantes. Ainsi, 74 % des directions générales participent désormais aux décisions liées à la cybersécurité, contre 55 % un an auparavant. Parallèlement, plus de la moitié des entreprises interrogées (56 %) consacrent désormais plus de 5 % de leur budget informatique à la cybersécurité, un niveau qui rejoint les pratiques observées à l’international.

Selon les auteurs du rapport, cette évolution traduit un changement de perception : la cybersécurité n’est plus considérée comme une simple contrainte technique ou réglementaire, mais comme un enjeu stratégique intégré à la gouvernance des organisations. Les exigences réglementaires nationales, notamment la loi 05-20 et les directives de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), contribuent également à cette structuration.

Mohamed Saad, président de l’AUSIM, estime que le cyberespace est désormais devenu un élément central du fonctionnement des économies modernes. Il souligne que les entreprises marocaines renforcent progressivement leur gouvernance, tout en rappelant que des défis importants demeurent, notamment en matière de souveraineté numérique et de développement des compétences.

De nouvelles vulnérabilités apparaissent

Malgré ces progrès, le rapport met en lumière plusieurs « risques asymptomatiques », c’est-à-dire des vulnérabilités encore peu visibles mais susceptibles de produire des effets importants à moyen et long terme.

Le premier concerne l’intelligence artificielle. Si les entreprises reconnaissent largement son potentiel, les mécanismes de gouvernance restent encore insuffisamment développés, favorisant notamment le phénomène de « Shadow AI », caractérisé par l’utilisation non encadrée d’outils d’intelligence artificielle au sein des organisations.

Le deuxième risque identifié porte sur la dépendance croissante aux infrastructures cloud. De nombreuses entreprises ne disposent toujours pas de plans de réversibilité leur permettant de changer de fournisseur ou de récupérer leurs données en cas de besoin.

Enfin, l’étude attire l’attention sur la montée de la menace quantique, dont les conséquences potentielles sur les systèmes de chiffrement restent encore peu anticipées par les organisations marocaines. À ces défis technologiques s’ajoute une pénurie persistante de profils qualifiés en cybersécurité, qui limite les capacités d’innovation et de résilience des entreprises.

Externaliser sans perdre le pilotage

Pour Jamal Basrire, associé chez PwC et responsable Cloud Transformation & Cyber pour la France et le Maghreb, l’année 2026 marque l’entrée dans une nouvelle phase où l’intelligence artificielle malveillante accélère considérablement les capacités offensives des cyberattaquants.

Il relève par ailleurs l’existence d’une forte hétérogénéité entre les entreprises marocaines : près de 37 % affichent un niveau de maturité élevé et investissent massivement dans la cybersécurité, tandis qu’environ 30 % demeurent dans une situation plus fragile.

Dans ce contexte, il estime que l’externalisation de certaines fonctions spécialisées, comme les centres opérationnels de sécurité (SOC) ou les tests d’intrusion, constitue une solution pertinente, en particulier pour les PME qui représentent près des deux tiers de l’échantillon étudié. Il souligne toutefois que cette externalisation ne doit pas conduire les entreprises à abandonner leur pilotage stratégique, celui-ci devant rester sous leur responsabilité.

Trois priorités pour les dirigeants

Afin d’accompagner les organisations face à ces nouveaux défis, le rapport formule plusieurs recommandations à destination des comités exécutifs.

Les auteurs préconisent d’abord de renforcer les compétences disponibles en développant des programmes de reconversion professionnelle et en ouvrant les métiers de la cybersécurité à des profils non issus des filières informatiques, avec l’appui de l’intelligence artificielle.

Ils recommandent également d’intégrer dès aujourd’hui des exigences de crypto-agilité et de résistance aux futures technologies quantiques dans les nouveaux projets technologiques.

Enfin, ils appellent les entreprises à renforcer leur gouvernance de l’intelligence artificielle et du cloud, notamment en cartographiant les usages, en définissant des politiques internes adaptées et en testant régulièrement leurs plans de sortie des infrastructures cloud.

LNT

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Cartes bancaires : Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence saluent les premiers effets de la réforme https://lnt.ma/cartes-bancaires-bank-al-maghrib-et-le-conseil-de-la-concurrence-saluent-les-premiers-effets-de-la-reforme/ Wed, 15 Jul 2026 16:30:31 +0000 https://lnt.ma/?p=553224 Près de deux ans après le lancement de la réforme du marché du paiement électronique par carte, Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence dressent un premier bilan positif. Dans un communiqué conjoint, les deux institutions estiment que les mesures engagées ont favorisé l’ouverture du marché, renforcé la concurrence entre les opérateurs et […]

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Près de deux ans après le lancement de la réforme du marché du paiement électronique par carte, Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence dressent un premier bilan positif. Dans un communiqué conjoint, les deux institutions estiment que les mesures engagées ont favorisé l’ouverture du marché, renforcé la concurrence entre les opérateurs et contribué à réduire progressivement les coûts supportés par les commerçants.

Cette réforme découle de la décision rendue le 31 octobre 2024 par le Conseil de la concurrence, qui imposait au Centre Monétique Interbancaire (CMI) de cesser progressivement son activité d’acquisition monétique afin de permettre l’arrivée de nouveaux acteurs. Depuis le 1er novembre 2024, le CMI ne démarche plus de nouveaux commerçants et a achevé la cession de son portefeuille de contrats d’acquisition, conformément au calendrier fixé.

Le CMI conserve néanmoins son rôle de plateforme de traitement des transactions, les établissements de paiement bénéficiant d’un accès à ses infrastructures dans des conditions jugées équitables, transparentes et non discriminatoires.

Bank Al-Maghrib indique avoir accompagné les nouveaux acquéreurs dans le déploiement de leurs activités tout en veillant au respect des exigences en matière de sécurité, de continuité de service et de fiabilité des paiements. Selon les deux institutions, cette transition vers un marché ouvert s’est déroulée sans interruption pour les commerçants et les utilisateurs.

La réforme s’accompagne également d’une nouvelle baisse des commissions. Après avoir plafonné les frais d’interchange des paiements domestiques à 0,65 % en octobre 2024, BAM a décidé de les ramener à 0,50 % à compter du 1er octobre 2026. Un plafond spécifique de 0,15 % sera également appliqué aux paiements effectués auprès des administrations publiques et dans le commerce de proximité.

Pour la banque centrale, ces ajustements visent à diminuer le coût des transactions électroniques et à encourager une utilisation plus large des paiements par carte.

Au-delà de la concurrence, BAM et le Conseil de la concurrence rappellent que cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des moyens de paiement et de renforcement de l’inclusion financière. Les deux institutions affirment qu’elles poursuivront leur coopération afin d’assurer un suivi régulier du marché et de garantir aux particuliers comme aux entreprises un accès à des solutions de paiement électroniques sûres, accessibles et proposées à des coûts compétitifs.

LNT

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Lancement d’une consultation publique élargie sur le projet de Taxonomie Financière Verte https://lnt.ma/lancement-dune-consultation-publique-elargie-sur-le-projet-de-taxonomie-financiere-verte/ Sun, 12 Jul 2026 15:24:45 +0000 https://lnt.ma/?p=552923 Le ministère de l’Économie et des Finances, Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), ainsi que le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ont lancé une consultation publique sur le projet de taxonomie, dans le cadre de la […]

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La DGI publie l’édition 2026 de son guide sur les incitations fiscales au profit du secteur du transport https://lnt.ma/la-dgi-publie-ledition-2026-de-son-guide-sur-les-incitations-fiscales-au-profit-du-secteur-du-transport/ Fri, 10 Jul 2026 09:08:45 +0000 https://lnt.ma/?p=552862 La Direction générale des Impôts (DGI) a publié l’édition 2026 du guide consacré au dispositif d’incitations fiscales destiné au secteur du transport, dans le but de mieux faire connaître les avantages prévus par la législation fiscale en faveur des opérateurs du secteur. Selon la DGI, le Code général des impôts ainsi que le texte relatif […]

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La Direction générale des Impôts (DGI) a publié l’édition 2026 du guide consacré au dispositif d’incitations fiscales destiné au secteur du transport, dans le but de mieux faire connaître les avantages prévus par la législation fiscale en faveur des opérateurs du secteur.

Selon la DGI, le Code général des impôts ainsi que le texte relatif à la fiscalité des collectivités territoriales prévoient un ensemble de mesures fiscales destinées à soutenir les investissements dans le transport et à renforcer la compétitivité des entreprises exerçant dans ce domaine.

Le guide recense les principaux dispositifs applicables en matière d’impôt sur les sociétés (IS), d’impôt sur le revenu (IR), de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de droits de timbre, de taxe spéciale annuelle sur les véhicules (TSAV), de taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique, ainsi que de taxe professionnelle.

À travers cette publication, l’administration fiscale entend offrir aux entreprises et aux investisseurs un outil de référence simplifié facilitant l’identification des différents avantages fiscaux prévus pour le secteur.

La DGI rappelle toutefois que ce document a une vocation exclusivement informative et pédagogique. Il ne saurait se substituer aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, qui demeurent les seules références juridiques applicables.

LNT

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À Aix, l’Europe cherche une boussole dans un monde sans repères https://lnt.ma/a-aix-leurope-cherche-une-boussole-dans-un-monde-sans-reperes/ Wed, 08 Jul 2026 13:55:01 +0000 https://lnt.ma/?p=552739 Du 2 au 4 juillet 2026, la 26ᵉ édition des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence a réuni plus de 400 décideurs, économistes et responsables politiques autour d’un thème qui sonnait comme un aveu d’époque : « Naviguer dans un monde sans repères ». Entre urgence budgétaire française, plaidoyer pour une souveraineté européenne et interrogations sur le sens […]

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Du 2 au 4 juillet 2026, la 26ᵉ édition des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence a réuni plus de 400 décideurs, économistes et responsables politiques autour d’un thème qui sonnait comme un aveu d’époque : « Naviguer dans un monde sans repères ». Entre urgence budgétaire française, plaidoyer pour une souveraineté européenne et interrogations sur le sens même du progrès, le « Davos provençal » a livré la photographie d’un continent qui doute de sa puissance sans renoncer à ses atouts.

Il y avait quelque chose de paradoxal, cette année, à voir le parc Jourdan afficher complet sous une canicule record. Tandis que des brumisateurs tentaient de rafraîchir les tentes blanches où se pressaient canotiers et costumes sombres, les organisateurs du Cercle des économistes posaient une question qui, il y a dix ans encore, aurait paru incongrue dans une grand-messe libérale : « Peut-on encore parler de progrès ? ». Fondées en 2001, devenues le premier forum économique européen ouvert et gratuit, les Rencontres d’Aix ont réuni cette année plus de 400 intervenants d’une cinquantaine de nationalités et quelque 8 000 spectateurs, pour trois jours de débats retransmis en ligne.

Un forum saisi par le doute

« On est un peu perdu », concédait d’entrée Jean-Hervé Lorenzi, fondateur des Rencontres, constatant que la promesse d’une immense classe moyenne portée par le progrès n’était jamais advenue. Le ton était donné. Sur la scène d’ouverture, le sociologue Jean Viard a livré l’une des interventions les plus commentées, décrivant trois « ruptures anthropologiques » simultanées : une nature qui « a pris le pouvoir » sur les sociétés humaines, un patriarcat qui « explose », une intelligence artificielle qui bouscule les repères hérités. Son diagnostic dépasse le seul champ économique, selon lui, la perte du « désir de futur », nourrit directement la montée des extrêmes. « La politique, c’est du désir ; et si on n’a plus de désir, on va vers l’extrême droite », a-t-il lancé, avant d’adresser une pique aux responsables présents, coupables à ses yeux de « passer sans s’arrêter » et de ne plus lire les chercheurs.

Loin, pourtant, du décor décliniste que l’on prête volontiers à l’Europe, plusieurs voix ont défendu une lecture plus offensive. Maud Vinet, cofondatrice de la deeptech française Quobly, a rappelé que le continent conservait une longueur d’avance sur des terrains décisifs. « En matière d’informatique quantique, nous sommes en pointe, et c’est la prochaine révolution », a-t-elle affirmé, décrivant les verrous que cette technologie promet de faire sauter : la simulation de molécules complexes, aujourd’hui limitée à une trentaine d’atomes, ou l’optimisation de flux logistiques que le calcul classique plafonne à une centaine de paramètres. Démocratie, recherche médicale, quantique : autant d’atouts qu’une partie du forum a appelé à ne pas brader.

La souveraineté européenne comme fil rouge

C’est bien l’Europe, du reste, qui a constitué l’ossature intellectuelle de cette édition. Deux voix de premier plan ont porté un même message, le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde. Toutes deux ont refusé le récit du déclin pour défendre celui de l’accélération. Faisant de 2026 « l’année de la compétitivité », Antonio Costa a rappelé que les rapports de Mario Draghi et d’Enrico Letta servaient désormais de feuille de route partagée par la Commission, le Parlement et les États membres pour achever un marché intérieur encore fragmenté dans les télécommunications, l’énergie et les services financiers, simplifier les réglementations, bâtir une véritable Union des marchés de capitaux et investir dans la recherche, l’IA et les technologies stratégiques.

Christine Lagarde a prolongé la démonstration en plaçant le nerf de la guerre au centre « Tout commence avec le financement. » Pour illustrer la fragmentation qui asphyxie l’investissement européen, la présidente de la BCE a raconté avoir brandi, devant les dirigeants de l’Union, une simple feuille A4 recensant la multiplication des plateformes de marché, chambres de compensation et dépositaires centraux, une cartographie devenue le symbole d’un continent où les capitaux circulent trop mal. Sa doctrine tient en trois principes, diversifier fournisseurs et débouchés, rendre l’Europe « indispensable » dans les chaînes de valeur où elle demeure incontournable, et conquérir son indépendance énergétique par le nucléaire et les renouvelables.

Ni l’un ni l’autre n’ont plaidé le repli protectionniste. Au contraire, Lagarde a insisté sur un point trop souvent occulté, l’Europe reste « plébiscitée », nombre de banques centrales étrangères réclamant l’accès à ses mécanismes de liquidité en euros et à ses infrastructures de paiement instantané. La souveraineté monétaire, du reste, passera aussi par l’euro numérique et par des systèmes de paiement moins dépendants d’opérateurs soumis à des juridictions étrangères. Bémol à ces ambitions, forte d’un marché de 450 millions de consommateurs et d’une épargne abondante, l’Union investit pourtant moins que les États-Unis et la Chine dans son propre appareil productif, révélant le syndrome paradoxal d’un géant qui n’ose pas.

L’ombre portée de la présidentielle française

Impossible, enfin, d’ignorer l’échéance qui a plané sur les trois jours. À dix mois de la présidentielle française de 2027, Aix a pris des allures de répétition générale. Mais c’est une déclaration prononcée hors les murs qui aura le plus fait parler. Dans un entretien aux Échos publié le jour de l’ouverture, Christine Lagarde n’a pas exclu de quitter la présidence de la BCE avant la fin de son mandat, en octobre 2027, pour porter « une voix européenne » dans la campagne française. « C’est possible », a-t-elle confié, s’inquiétant qu’une « perspective réductrice de l’ancrage français au sein de l’Europe » ne s’impose dans le débat. Une intrusion assumée, qui interroge l’indépendance de la banque centrale autant qu’elle électrise déjà la course à l’Élysée. Candidats déclarés, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Marine Tondelier, Bruno Retailleau, se sont succédé dans les allées, tandis que le Cercle assumait d’en avoir exclu les formations qu’il juge extrêmes.

Trois jours durant, Aix aura ainsi tenu son rôle, celui moins de prédire l’avenir que tenter de lui redonner un horizon. « Le moteur de l’économie, c’est la stabilité et la confiance », rappelait sur place le président de la CCI Aix-Marseille Provence. Dans un monde sans repères, c’est peut-être la seule boussole qui vaille.

Afifa Dassouli

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T2S Group Holding vise plus d’un milliard de dirhams avec son introduction en Bourse https://lnt.ma/t2s-group-holding-vise-plus-dun-milliard-de-dirhams-avec-son-introduction-en-bourse/ Wed, 08 Jul 2026 10:27:07 +0000 https://lnt.ma/?p=552706 Spécialisé dans les technologies médicales, T2S Group Holding s’apprête à faire son entrée à la Bourse de Casablanca. En effet, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a délivré, le 6 juillet 2026, son visa sous la référence VI/EM/021/2026 pour cette opération. Le groupe prévoit une levée de près de 1,1 milliard de dirhams, composée […]

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Spécialisé dans les technologies médicales, T2S Group Holding s’apprête à faire son entrée à la Bourse de Casablanca. En effet, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a délivré, le 6 juillet 2026, son visa sous la référence VI/EM/021/2026 pour cette opération. Le groupe prévoit une levée de près de 1,1 milliard de dirhams, composée d’une augmentation de capital de 350 millions de dirhams et d’une cession d’actions de 750 millions de dirhams. La période de souscription est fixée du 13 au 17 juillet 2026, au prix de 223 dirhams par action.

Présent sur le marché marocain des technologies médicales depuis plusieurs décennies, T2S Group Holding intervient dans la distribution d’équipements médicaux, les dispositifs médicaux, le diagnostic in vitro, les produits radiopharmaceutiques, les solutions numériques pour les établissements de santé ainsi que les services de maintenance. Le groupe s’appuie sur plusieurs filiales spécialisées, dont Cyclopharma, IM Alliance, Binarios et T2S, et distribue ses produits dans plus de vingt pays, principalement en Afrique.

Son activité repose sur un modèle mêlant vente d’équipements, fourniture de consommables et de réactifs, maintenance, services et solutions logicielles. Cette diversification permet au groupe de combiner des revenus liés aux investissements des établissements de santé avec des revenus récurrents issus notamment des contrats de maintenance, des consommables et des licences logicielles. En 2025, ces activités récurrentes représentaient plus de 45 % de son chiffre d’affaires.

Entre 2023 et 2025, le chiffre d’affaires consolidé du groupe est passé de 1,37 à 1,76 milliard de dirhams, soit une croissance annuelle moyenne de 13,3 %. Cette progression est portée par l’ensemble des métiers du groupe, notamment les dispositifs médicaux, les équipements d’oncologie, les blocs opératoires et les systèmes numériques. Le marché privé demeure son principal débouché, représentant près des trois quarts de son activité, tandis que les ventes au secteur public et en Afrique subsaharienne affichent également une progression soutenue.

Sur le plan financier, T2S fait état d’une amélioration de ses principaux indicateurs entre 2023 et 2025, avec une hausse du résultat opérationnel et du résultat net, parallèlement à une réduction de son endettement.

Le groupe entend poursuivre son développement en renforçant son offre dans les équipements médicaux et les solutions numériques, tout en accélérant son expansion sur les marchés africains. Il prévoit également d’élargir son portefeuille de produits, de développer de nouveaux partenariats internationaux et de réaliser des acquisitions ciblées afin de compléter son offre.

Les fonds levés dans le cadre de l’introduction en Bourse doivent notamment contribuer au financement de ces projets, parmi lesquels figurent la construction d’un second cyclotron à Fès, destiné à accroître les capacités de production de produits radiopharmaceutiques, le développement des activités de diagnostic in vitro et le renforcement des infrastructures numériques et de cybersécurité du groupe.

A. Loudni

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Système financier : banques, assurances et marchés de capitaux affichent des fondamentaux solides, selon le CCSRS https://lnt.ma/systeme-financier-banques-assurances-et-marches-de-capitaux-affichent-des-fondamentaux-solides-selon-le-ccsrs/ Wed, 08 Jul 2026 08:49:39 +0000 https://lnt.ma/?p=552686 Le système financier marocain a poursuivi sa trajectoire de consolidation en 2025, porté par l’amélioration de la conjoncture économique, le renforcement des performances des établissements financiers et le maintien de marges prudentielles jugées confortables. Réuni mardi au siège de Bank Al-Maghrib, le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a dressé un […]

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Le système financier marocain a poursuivi sa trajectoire de consolidation en 2025, porté par l’amélioration de la conjoncture économique, le renforcement des performances des établissements financiers et le maintien de marges prudentielles jugées confortables. Réuni mardi au siège de Bank Al-Maghrib, le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a dressé un état des lieux global du secteur, faisant état de la résilience des banques, des assurances et des infrastructures des marchés financiers, tout en soulignant la nécessité de poursuivre plusieurs chantiers structurels, notamment dans le domaine des retraites et de la lutte contre le blanchiment de capitaux.

Une conjoncture économique plus favorable

Dans son analyse, le CCSRS relève que l’économie mondiale a fait preuve d’une certaine résilience en 2025, soutenue par la demande intérieure et des politiques monétaires plus accommodantes, même si les tensions géopolitiques et le niveau élevé de l’endettement continuent d’alimenter les risques pesant sur les perspectives économiques.

Au Maroc, la croissance économique s’est renforcée pour atteindre 4,9 % en 2025, contre 4,4 % un an auparavant, bénéficiant notamment des bonnes conditions climatiques et de la bonne tenue des activités non agricoles. Selon les projections de Bank Al-Maghrib, cette croissance devrait s’établir à 5,2 % en 2026 avant de revenir à 3,1 % en 2027, sous l’hypothèse d’une campagne céréalière moyenne.

L’inflation est demeurée contenue à 0,8 % en 2025, tandis que le déficit budgétaire poursuit sa réduction progressive. Le ratio de la dette du Trésor devrait ainsi continuer à diminuer pour atteindre 65,1 % du PIB à l’horizon 2027.

Les banques poursuivent l’amélioration de leurs résultats

Dans ce contexte, le secteur bancaire a enregistré une troisième année consécutive de consolidation de ses performances financières.

Le résultat net agrégé des établissements de crédit s’est établi à 19,2 milliards de dirhams à fin 2025, en progression de 22,2 % par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution s’explique principalement par la hausse du produit net bancaire et par le recul du coût du risque.

Parallèlement, l’activité de crédit est demeurée dynamique. Les concours accordés au secteur non financier ont progressé de 6,5 % en 2025, soutenus par la reprise de l’activité économique et l’assouplissement des conditions monétaires.

La qualité des portefeuilles de crédits s’est également légèrement améliorée. Le taux des créances en souffrance est revenu à 8,3 %, contre 8,4 % un an auparavant, tandis que leur taux de couverture par les provisions est resté stable autour de 68 %.

Sur le plan prudentiel, les principaux indicateurs demeurent largement supérieurs aux exigences réglementaires. Le ratio moyen de solvabilité atteint 16,1 % et le ratio des fonds propres de catégorie 1 s’établit à 13,5 %. Les exercices de stress tests réalisés par les autorités continuent par ailleurs de confirmer la capacité de résistance des principales banques face à des scénarios macroéconomiques particulièrement défavorables. Le ratio de liquidité à court terme demeure lui aussi supérieur au seuil réglementaire.

Le secteur des assurances maintient sa dynamique

Le CCSRS relève également la poursuite de la croissance du secteur des assurances.

Le chiffre d’affaires global a atteint 63,2 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 7,5 %. Cette progression est portée aussi bien par la branche Vie (+8,4 %) que par la branche Non-Vie (+6,6 %). La branche Vie confirme notamment le redressement amorcé en 2024, grâce au dynamisme de l’activité épargne dont la collecte progresse de 8,9 %.

La rentabilité du secteur s’est également renforcée. Le résultat net atteint 5,3 milliards de dirhams, en hausse de 21,4 %, soutenu principalement par les performances financières des placements. Le rendement des fonds propres (ROE) s’établit ainsi à 11,1 %, son niveau le plus élevé depuis une décennie.

Profitant de la bonne orientation des marchés financiers, les plus-values latentes sur les portefeuilles d’investissement se sont fortement appréciées pour atteindre 62,5 milliards de dirhams. Le ratio des plus-values latentes représente désormais 23,8 % des placements, un niveau qualifié d’historique par le Comité.

Cette évolution a permis de renforcer sensiblement la marge de solvabilité du secteur, dont le ratio réglementaire atteint désormais 409,4 %, soit une progression de près de 55 points en une année. Les exercices de stress tests confirment, selon le CCSRS, la résilience globale des entreprises d’assurances face à des scénarios macroéconomiques et techniques défavorables.

Le Comité relève toutefois que la situation des régimes publics de retraite continue d’appeler une réforme de fond.

Si la deuxième tranche des augmentations salariales issues du dialogue social d’avril 2024 a permis d’améliorer certains indicateurs financiers, les déséquilibres structurels persistent et la viabilité de long terme des régimes n’a pas connu d’amélioration significative.

Des marchés de capitaux en phase de consolidation

Le Comité s’est également penché sur l’évolution des marchés financiers.

Après deux années de forte progression, la Bourse de Casablanca est entrée dans une phase de consolidation au premier semestre 2026. À fin juin, le MASI reculait de 3,34 %, tandis que la capitalisation boursière demeurait quasiment stable autour de 1.043 milliards de dirhams. Cette évolution s’est accompagnée d’une hausse de la volatilité, sans remettre en cause les fondamentaux du marché.

Le marché obligataire est resté dynamique, avec 58,18 milliards de dirhams d’émissions de bons du Trésor à fin mai, tandis que les émissions de dette privée ont atteint 41 milliards de dirhams. Le CCSRS estime que cette évolution confirme le rôle croissant du marché des capitaux dans le financement de l’économie.

L’industrie de la gestion collective poursuit également son développement. L’actif net des OPCVM s’élève à près de 833 milliards de dirhams à mi-juin 2026, en progression de 6,1 % sur un an. Les souscriptions se sont principalement orientées vers les fonds obligataires court terme, les OPCVM monétaires et les fonds diversifiés.

Le Comité souligne enfin l’élargissement progressif de la base des investisseurs. Le nombre de comptes-titres a progressé de 8,3 % au premier trimestre 2026 pour atteindre plus de 434.000, tandis que les personnes physiques représentent près des trois quarts des porteurs de parts d’OPCVM.

SB

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Achats : l’intelligence artificielle au cœur des débats des Assises de l’Excellence Achats 2026 https://lnt.ma/achats-lintelligence-artificielle-au-coeur-des-debats-des-assises-de-lexcellence-achats-2026/ Tue, 07 Jul 2026 14:33:43 +0000 https://lnt.ma/?p=552676 La deuxième édition des Assises de l’Excellence Achats s’est tenue à Marrakech autour du thème « Innover – Collaborer – Performer dans les Achats de Demain », réunissant directeurs achats, responsables d’entreprises, experts et acteurs de l’industrie autour des évolutions de la fonction achats face aux transformations économiques et technologiques. L’événement a notamment mis en […]

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La deuxième édition des Assises de l’Excellence Achats s’est tenue à Marrakech autour du thème « Innover – Collaborer – Performer dans les Achats de Demain », réunissant directeurs achats, responsables d’entreprises, experts et acteurs de l’industrie autour des évolutions de la fonction achats face aux transformations économiques et technologiques. L’événement a notamment mis en lumière le rôle croissant de la digitalisation et de l’intelligence artificielle dans l’évolution des pratiques, tout en récompensant plusieurs initiatives portées par des entreprises marocaines.

Organisée au Kenzi Rose Garden, cette rencontre s’est articulée autour des principaux défis auxquels est confrontée la fonction achats, dans un contexte marqué par les mutations des chaînes d’approvisionnement, la recherche de gains de performance et l’intégration progressive des nouvelles technologies au sein des entreprises.

Partenaire stratégique de cette édition, SEMS a participé aux échanges en présentant ses solutions dédiées à la digitalisation des processus achats et de la supply chain. L’entreprise, également sponsor officiel des Trophées de l’Excellence Achats Maroc 2026, a notamment mis l’accent sur les applications de l’intelligence artificielle dans les métiers des achats.

À cette occasion, le CEO de SEMS, Abdelilah El Attari, a animé une conférence consacrée à l’« Agentic AI in Procurement ». Selon lui, l’intégration de l’intelligence artificielle agentique et des technologies de rupture constitue désormais « un moteur essentiel de la performance, de l’efficacité et de la création de valeur durable » au sein des organisations. Il a également indiqué que les solutions développées par SEMS visent à permettre aux directions achats d’anticiper les évolutions du marché et d’automatiser certains processus stratégiques, notamment dans le cadre des solutions Source-to-Pay.

Les débats ont également porté sur l’évolution du rôle des directions achats dans les entreprises. Intervenant lors de cette rencontre, le président du CNA Maroc, Younes Ouahman, a estimé que la fonction achats a connu une transformation importante au cours de la dernière décennie. Selon lui, elle est devenue « un levier majeur de compétitivité, de souveraineté et de résilience », le directeur achats occupant désormais une position centrale dans les relations entre l’entreprise et son écosystème de partenaires et de fournisseurs.

L’événement s’est achevé par la remise des Trophées de l’Excellence Achats Maroc 2026, destinés à distinguer plusieurs projets déployés dans différents secteurs d’activité.

Dans la catégorie Excellence Stratégique Achats, le prix a été attribué à Poste Maroc pour son projet de transformation de la fonction achats, portant notamment sur la gouvernance, la professionnalisation des pratiques et la création de valeur.

Le trophée Innovation & Collaboration Fournisseurs est revenu à Laprophan (Flowlink), récompensé pour la digitalisation de la relation fournisseurs, tandis que le prix Achats Responsables & Impact Durable a été décerné à Royal Air Maroc pour son projet d’électrification de son parc automobile.

Dans la catégorie Transformation Digitale & IA, Holcim a été distingué pour son portail fournisseurs destiné à automatiser plusieurs processus achats et à renforcer la collaboration avec ses partenaires.

Le trophée Développement Écosystème Local & Africain a été attribué ex æquo à Managem, pour la mise en place d’une gouvernance achats couvrant neuf pays africains, et à Royal Air Maroc pour son projet de développement de tags bagages conçus et fabriqués au Maroc.

Enfin, le Prix Spécial du Jury a été remis à Laprophan (Flowlink), saluant un projet distingué pour son niveau d’innovation, son impact et sa mise en œuvre.

LNT

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Assurance : la fusion Sanlam Maroc-Allianz Maroc vise de nouvelles synergies de croissance https://lnt.ma/assurance-la-fusion-sanlam-maroc-allianz-maroc-vise-de-nouvelles-synergies-de-croissance/ Tue, 07 Jul 2026 13:47:59 +0000 https://lnt.ma/?p=552651 Sanlam Maroc et Allianz Maroc ont officiellement concrétisé leur rapprochement à travers une opération de fusion-absorption, donnant naissance à un nouvel ensemble qui se positionne parmi les principaux acteurs du marché marocain de l’assurance. Présentée lors d’une conférence de presse à Casablanca, cette opération s’inscrit dans le prolongement du rapprochement engagé entre les groupes Sanlam […]

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Sanlam Maroc et Allianz Maroc ont officiellement concrétisé leur rapprochement à travers une opération de fusion-absorption, donnant naissance à un nouvel ensemble qui se positionne parmi les principaux acteurs du marché marocain de l’assurance. Présentée lors d’une conférence de presse à Casablanca, cette opération s’inscrit dans le prolongement du rapprochement engagé entre les groupes Sanlam et Allianz à l’échelle africaine et vise, selon ses responsables, à renforcer les capacités opérationnelles, l’offre de services et la proximité avec les assurés.

À cette occasion, l’Administrateur Directeur Général de Sanlam Maroc, Yahia Chraibi, a insisté sur le fait que cette fusion procède d’un choix stratégique des actionnaires plutôt que d’une contrainte économique. Selon lui, les deux groupes auraient pu conserver des structures distinctes ou céder leurs actifs, mais ont privilégié la création d’une entité unique afin de répondre à l’évolution des attentes des clients et aux transformations du marché marocain de l’assurance.

Le dirigeant a rappelé que Sanlam Maroc et Allianz Maroc disposent respectivement de plus de 75 et 70 années de présence dans le Royaume. Cette implantation historique leur a permis, selon lui, de développer des expertises complémentaires, que la nouvelle entité entend désormais réunir au sein d’une même organisation.

Une opération inscrite dans une stratégie panafricaine

La fusion marocaine constitue l’aboutissement du rapprochement entre Sanlam et Allianz en Afrique, engagé après la création de leur joint-venture continentale. Yahia Chraibi a indiqué que des opérations similaires avaient déjà été menées dans plusieurs pays africains, le Maroc étant l’un des derniers marchés à finaliser ce processus, notamment en raison des procédures réglementaires nécessaires auprès des autorités compétentes.

L’opération a ainsi été réalisée dans le cadre d’une fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc, après les autorisations délivrées par les instances concernées, notamment l’Autorité de la concurrence, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ainsi que l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

Selon les responsables, cette intégration s’accompagne d’un important travail d’harmonisation des organisations, des systèmes d’information, des offres commerciales et des processus internes afin d’assurer une transition progressive.

Un acteur de premier plan sur le marché marocain

À l’issue de cette opération, la nouvelle entité revendique une position renforcée sur le marché national de l’assurance.

Yahia Chraibi a indiqué que le groupe représente désormais environ 14 % du marché marocain, avec un volume de primes de l’ordre de 8,1 milliards de dirhams sur l’exercice 2025. Il a précisé que cette position repose principalement sur les activités non-vie, où la compagnie atteint près de 23 % de part de marché.

Le dirigeant a également souligné le maintien de positions importantes sur plusieurs branches, notamment l’assurance automobile, les risques d’entreprises et l’assurance santé.

Selon les chiffres présentés, la compagnie couvre désormais plus de six millions d’assurés et s’appuie sur un réseau dépassant 750 points de vente répartis dans plus de 230 villes et localités rurales à travers le Royaume. Cette couverture territoriale est présentée comme un levier destiné à renforcer la proximité avec les assurés et les intermédiaires.

Renforcer la capacité d’accompagnement

Pour Yahia Chraibi, le principal objectif consiste à créer un acteur disposant de moyens renforcés pour accompagner aussi bien les particuliers que les entreprises.

Il a expliqué que la complémentarité des deux compagnies devrait permettre d’améliorer les parcours clients, de mutualiser les expertises techniques et d’accroître les capacités d’innovation, notamment dans le domaine des services numériques.

Le dirigeant a également mis en avant le renforcement des capacités d’assurance destinées aux entreprises, en particulier pour les grands projets d’investissement et d’infrastructures. Selon lui, la taille du nouvel ensemble permettra d’assumer des engagements financiers plus importants en s’appuyant sur les capacités internationales des groupes Sanlam et Allianz, réduisant ainsi le recours aux mécanismes de coassurance ou à des réassureurs extérieurs.

Autre axe souligné : la présence africaine du groupe. Grâce au réseau constitué dans une trentaine de pays, la compagnie entend proposer des solutions d’assurance couvrant plusieurs marchés africains à partir du Maroc, afin d’accompagner les entreprises marocaines et internationales engagées dans leur développement continental.

L’un des principaux messages adressés aux clients concerne l’absence de changement immédiat dans la gestion de leurs contrats.

Le guide d’information élaboré à l’occasion de la fusion précise que les contrats en cours demeurent valables jusqu’à leur échéance, sans modification des garanties, des tarifs ou des modalités de gestion. Les assurés n’ont aucune démarche particulière à effectuer et continuent de bénéficier des mêmes services ainsi que des mêmes interlocuteurs.

Les procédures de déclaration de sinistres, de remboursement ou de prise en charge restent également inchangées pendant la phase de transition. Les réseaux d’agents, de courtiers, les plateformes téléphoniques ainsi que les différents canaux de distribution continuent de fonctionner selon les modalités habituelles.

À moyen terme, les responsables prévoient toutefois une convergence progressive des offres commerciales et des outils de gestion afin de proposer des produits enrichis, des parcours clients simplifiés ainsi qu’un développement accru des services digitaux.

Le document précise également que les conditions tarifaires des contrats en cours ne sont pas modifiées par la fusion. Lors des renouvellements ou de nouvelles souscriptions, les évolutions tarifaires continueront d’être déterminées selon les critères habituels liés au profil de l’assuré, aux garanties choisies ou aux risques couverts, indépendamment de l’opération de fusion.

Une transformation conduite sur plusieurs années

Interrogé sur les conséquences de la fusion pour les collaborateurs, Yahia Chraibi a indiqué que le processus de préparation avait débuté plusieurs années avant son aboutissement juridique.

Selon lui, cette période a permis d’anticiper une grande partie des ajustements organisationnels grâce aux mouvements naturels de personnel et à une politique de non-remplacement de certains départs, limitant ainsi les situations de doublons. Il a salué l’implication des équipes des deux compagnies, précisant que plus de 200 ateliers de travail avaient réuni environ 230 collaborateurs afin de construire les futurs processus communs et définir l’organisation cible.

Le responsable a également souligné la participation des réseaux d’intermédiaires, associés progressivement aux travaux de préparation afin d’assurer une transition la plus fluide possible pour les assurés.

Au-delà de l’intégration opérationnelle, la fusion devrait également se traduire par une évolution de l’identité de la compagnie.

Yahia Chraibi a indiqué qu’une démarche réglementaire avait été engagée afin d’adopter progressivement la dénomination SanlamAllianz Maroc, sous réserve des autorisations requises. Ce choix vise, selon lui, à conserver la notoriété des deux marques tout en reflétant le rapprochement déjà engagé à l’échelle du continent africain.

Selim Benabdelkhalek

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T2S Group Holding obtient le visa de l’AMMC pour son introduction en Bourse https://lnt.ma/t2s-group-holding-obtient-le-visa-de-lammc-pour-son-introduction-en-bourse/ Mon, 06 Jul 2026 09:36:25 +0000 https://lnt.ma/?p=552493 T2S Group Holding a obtenu le visa de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) pour son introduction à la Bourse de Casablanca, une opération destinée à accompagner la stratégie de développement de ce groupe spécialisé dans les technologies médicales (MedTech). D’un montant global de près de 1,1 milliard de dirhams, cette introduction en Bourse […]

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T2S Group Holding a obtenu le visa de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) pour son introduction à la Bourse de Casablanca, une opération destinée à accompagner la stratégie de développement de ce groupe spécialisé dans les technologies médicales (MedTech).

D’un montant global de près de 1,1 milliard de dirhams, cette introduction en Bourse combine une augmentation de capital réservée au public de 350 millions de dirhams, prime d’émission comprise, et une cession d’actions existantes représentant 750 millions de dirhams. L’AMMC a délivré son visa sous la référence VI/EM/021/2026.

Fondé en 1992 par Abderraouf Sordo, T2S Group Holding est aujourd’hui positionné comme un acteur marocain de référence dans la technologie médicale intégrée. Le groupe accompagne les établissements de santé publics et privés, les laboratoires d’analyses médicales et les centres de radiologie au Maroc ainsi que dans plusieurs pays d’Afrique francophone, en proposant des équipements de diagnostic et de traitement, ainsi que des services d’installation, de maintenance et de support technique.

Son modèle repose sur deux axes complémentaires. Le premier concerne la distribution, l’installation et la maintenance d’équipements médicaux de haute technologie couvrant notamment l’imagerie médicale, l’oncologie, les blocs opératoires, la robotique chirurgicale et les dispositifs médicaux spécialisés. Le second est consacré à la production industrielle et à la recherche et développement, avec notamment une unité de production de traceurs radiopharmaceutiques à Casablanca et un deuxième cyclotron prévu à Fès en 2028 afin de doubler les capacités de production destinées à la médecine nucléaire.

Le groupe développe également des solutions numériques destinées aux établissements de santé. Sa filiale spécialisée travaille notamment sur des modules intégrant l’intelligence artificielle pour assister les radiologues dans l’interprétation des images médicales. Ses activités couvrent sept segments principaux, parmi lesquels la radiologie, l’oncologie, les dispositifs médicaux, le diagnostic in vitro, la radiopharmacie, les systèmes d’information hospitaliers et les services après-vente.

Pour soutenir son développement, T2S Group s’appuie sur un réseau de plus de 40 partenaires industriels internationaux, dont GE HealthCare, BioMérieux, Accuray et Boston Scientific, ainsi que sur un portefeuille de plus de 8.000 références réparties dans une quinzaine de catégories de produits MedTech. Le groupe emploie 418 collaborateurs, dispose d’un entrepôt logistique de 3.000 m² et intervient dans plus de 20 pays africains.

Les fonds levés doivent permettre de poursuivre plusieurs axes de développement, notamment le renforcement des activités historiques, le lancement de nouvelles solutions technologiques, l’accélération de l’expansion internationale, en particulier en Afrique, ainsi qu’une stratégie de croissance externe reposant sur des acquisitions ciblées.

La période de souscription est prévue du 13 au 17 juillet 2026, avec un prix fixé à 223 dirhams par action. L’opération est coordonnée par CFG Finance, qui intervient en qualité de conseiller financier et coordinateur global.

LNT avec CdP

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Bourse de Casablanca : les OPCVM et les entreprises marocaines dominent les échanges au T1 https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-les-opcvm-et-les-entreprises-marocaines-dominent-les-echanges-au-t1/ Fri, 03 Jul 2026 10:09:37 +0000 https://lnt.ma/?p=552373 Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et les personnes morales marocaines ont représenté 65,6% des flux du marché central de la Bourse de Casablanca au cours du premier trimestre 2026, selon le dernier rapport de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) consacré au profil des investisseurs en Bourse. Le volume global […]

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Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et les personnes morales marocaines ont représenté 65,6% des flux du marché central de la Bourse de Casablanca au cours du premier trimestre 2026, selon le dernier rapport de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) consacré au profil des investisseurs en Bourse.

Le volume global des transactions sur les compartiments central et de blocs s’est établi à 26,9 milliards de dirhams (MMDH), contre 38,5 MMDH au quatrième trimestre 2025 et 33,3 MMDH un an auparavant, traduisant un recul de l’activité sur la période.

Sur le compartiment Actions du marché central, les OPCVM ont généré 38,4% des volumes échangés, devant les personnes morales marocaines (27,2%) et les personnes physiques marocaines (22,6%). Les personnes morales étrangères ont représenté 6,1% des transactions, tandis que les investisseurs passant par le réseau bancaire et les personnes physiques étrangères ont respectivement contribué à hauteur de 5,4% et 0,3%.

Le rapport montre également des positions contrastées selon les catégories d’investisseurs. Les OPCVM ont affiché une position nette acheteuse, avec des acquisitions totalisant 10,8 MMDH, en baisse de 26,8%, pour des ventes de 9,3 MMDH, en progression de 6,1%. Les personnes morales marocaines se sont, à l’inverse, positionnées comme vendeuses nettes, avec 7,9 MMDH de cessions contre 6,3 MMDH d’achats.

Les personnes physiques marocaines ont également terminé le trimestre en position nette acheteuse, avec 6,2 MMDH d’achats et 5,6 MMDH de ventes. Les investisseurs institutionnels étrangers ont, pour leur part, réalisé 1,63 MMDH d’achats, en hausse de 70,2% sur un an, et 1,55 MMDH de ventes. Les ordres transitant par le réseau bancaire ont représenté 1,2 MMDH d’achats et 1,7 MMDH de ventes.

Au-delà des volumes, l’AMMC relève une intensification de l’activité en termes d’ordres et de contrats. Le nombre d’ordres de Bourse portant sur les titres de capital a atteint 869.262 au premier trimestre 2026, en progression de 59,2% par rapport à la même période de 2025 et de 9,4% par rapport au trimestre précédent. Le nombre de contrats a, de son côté, augmenté de 47,2% sur un an pour atteindre 416.399.

Le marché central est resté le principal lieu d’échange, concentrant 98% du volume global des transactions avec 26,3 MMDH, malgré une baisse de 16,7% par rapport au premier trimestre 2025. Le compartiment de blocs a, quant à lui, représenté 2% des échanges, pour un montant de 568,8 millions de dirhams.

LNT

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Bourse de Casablanca : après trois années d’euphorie, une phase de consolidation portée par des fondamentaux solides https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-apres-trois-annees-deuphorie-une-phase-de-consolidation-portee-par-des-fondamentaux-solides/ Thu, 02 Jul 2026 14:25:26 +0000 https://lnt.ma/?p=552308 Après trois années de forte progression, la Bourse de Casablanca évolue depuis le début de 2026 dans un environnement plus volatil. Si le MASI a marqué le pas après les performances enregistrées en 2023, 2024 et 2025, les analystes considèrent que cette correction s’inscrit davantage dans un mouvement de consolidation que dans une remise en […]

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Après trois années de forte progression, la Bourse de Casablanca évolue depuis le début de 2026 dans un environnement plus volatil. Si le MASI a marqué le pas après les performances enregistrées en 2023, 2024 et 2025, les analystes considèrent que cette correction s’inscrit davantage dans un mouvement de consolidation que dans une remise en cause des fondamentaux du marché. Lors d’une conférence consacrée aux perspectives des marchés financiers, les intervenants ont souligné que la dynamique de croissance des sociétés cotées, le contexte macroéconomique favorable et les grands projets d’investissement continuent de soutenir les perspectives de la place casablancaise, malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes.

Une correction après trois années de forte progression

Présentant les perspectives du marché actions, Khadija El Moussily a rappelé que le MASI avait enchaîné trois exercices particulièrement favorables, avec une progression de 12,8 % en 2023, de 22,2 % en 2024 puis de 27,6 % en 2025.

Dans ce contexte, la baisse observée depuis le début de l’année 2026 était, selon elle, largement anticipée. « Cette respiration n’est pas totalement une surprise », a-t-elle expliqué, estimant qu’après un parcours supérieur à 60 % en trois ans, une phase de consolidation apparaissait naturelle.

La responsable de la recherche actions de BMCE Capital Global Research souligne toutefois que l’ampleur du mouvement a été accentuée par plusieurs facteurs externes, notamment la dégradation du contexte géopolitique international et le regain d’aversion au risque observé sur les marchés financiers.

Pour autant, elle estime que les fondamentaux du marché marocain demeurent solides. Les prises de bénéfices enregistrées ces derniers mois interviennent après une importante revalorisation des actions, mais elles ne remettent pas en cause la capacité bénéficiaire des entreprises cotées.

Des fondamentaux qui continuent de se renforcer

L’un des principaux enseignements présentés lors de cette rencontre réside dans la progression régulière des résultats des sociétés cotées.

Selon Khadija El Moussily, la capacité bénéficiaire globale de la cote est passée d’environ 28,6 milliards de dirhams en 2021 à plus de 50 milliards de dirhams en 2025. Cette évolution traduit, selon elle, une amélioration structurelle des performances des entreprises, qui accompagne la hausse des indices boursiers.

Les résultats publiés au titre de l’exercice 2025 illustrent cette dynamique. Le chiffre d’affaires consolidé des sociétés cotées aurait progressé d’environ 11 % pour atteindre près de 345 milliards de dirhams, une évolution portée par la plupart des grands secteurs de la cote.

L’industrie figure parmi les principaux moteurs de cette croissance, soutenue notamment par la montée en puissance de plusieurs projets miniers ainsi que par l’amélioration des cours internationaux de certains métaux. Le secteur de la construction bénéficie également de l’accélération des grands chantiers d’infrastructures.

Du côté des établissements financiers, la croissance du produit net bancaire s’explique à la fois par la progression des volumes de crédits, l’optimisation des coûts de refinancement et la bonne tenue des activités de marché. Les effets de la baisse du taux directeur décidée par Bank Al-Maghrib en 2025 ont également contribué à soutenir certains revenus bancaires.

Des valorisations jugées encore attractives

Au-delà des résultats, les analystes considèrent que les niveaux actuels de valorisation restent compatibles avec une poursuite du développement du marché.

Khadija El Moussily souligne que le ratio cours/bénéfices demeure proche de sa moyenne historique, malgré la progression enregistrée ces dernières années. Les projections réalisées pour 2026 et 2027 laissent même entrevoir une amélioration progressive de ces multiples grâce à la poursuite de la croissance des bénéfices.

Le rendement des dividendes devrait également se redresser légèrement après le recul mécanique observé en 2025, conséquence d’une hausse de la capitalisation boursière plus rapide que celle de la masse distribuée. Les estimations avancées font état d’un rendement voisin de 2,9 % en 2026, confortant le profil de rendement du marché marocain.

Une place financière plus profonde et plus liquide

Les intervenants ont également insisté sur les transformations structurelles qu’a connues la Bourse de Casablanca ces dernières années.

La capitalisation boursière est passée d’environ 690 milliards de dirhams en 2021 à plus de 1.000 milliards de dirhams aujourd’hui, traduisant un changement d’échelle de la place financière marocaine. Cette progression s’est accompagnée d’une amélioration de la liquidité, avec une hausse des volumes échangés sur le marché central et un regain d’intérêt des investisseurs pour les introductions en Bourse.

Selon Khadija El Moussily, cette évolution renforce progressivement la profondeur du marché et sa capacité à absorber les épisodes de volatilité. Elle rappelle qu’en 2026, malgré plusieurs épisodes de tension liés au contexte géopolitique international, chaque phase de baisse a été suivie d’une stabilisation, voire d’un rebond, illustrant une meilleure résilience du marché marocain.

Un environnement macroéconomique toujours favorable

Les perspectives du marché restent également soutenues par un environnement économique jugé globalement favorable.

Les projections présentées tablent sur une croissance économique comprise entre 5,2 % et 5,7 % en 2026, portée par la reprise agricole, le maintien des investissements publics et privés ainsi que par l’accélération des grands chantiers d’infrastructures liés notamment aux préparatifs de la Coupe du monde 2030. La maîtrise de l’inflation, l’amélioration de la notation souveraine du Maroc et la poursuite des investissements structurants constituent, selon les analystes, des facteurs susceptibles de soutenir les résultats des entreprises cotées au cours des prochaines années.

Pour autant, les intervenants ont rappelé que plusieurs risques demeurent susceptibles d’influencer l’évolution du marché. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pourraient continuer d’affecter les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les aléas climatiques restent également un facteur d’incertitude pour l’économie nationale.

Au final, les analystes estiment que le principal enjeu pour les investisseurs consiste désormais à arbitrer entre des fondamentaux domestiques jugés solides et un environnement international devenu plus instable. Dans cette perspective, la consolidation actuelle apparaît davantage comme une phase de normalisation que comme un changement de tendance de long terme pour la Bourse de Casablanca.

Le secteur minier porté par un cycle favorable des matières premières

Au-delà de l’analyse globale du marché, la conférence a également permis de mettre en lumière les perspectives de certains secteurs appelés à jouer un rôle moteur dans les prochaines années. Le secteur minier figure parmi ceux qui bénéficient actuellement d’un environnement favorable, marqué par la transition énergétique mondiale, le développement des infrastructures et une demande soutenue pour plusieurs métaux stratégiques.

Présentant son analyse, Noufel Aouragh a rappelé que le secteur connaît une profonde mutation, alimentée par les besoins croissants en cuivre, cobalt, argent ou encore or, utilisés aussi bien dans les technologies bas carbone que dans les équipements électriques et électroniques.

Selon lui, cette dynamique structurelle dépasse les fluctuations conjoncturelles observées sur les marchés des matières premières. Les investissements engagés dans les réseaux électriques, les véhicules électriques, les batteries et les infrastructures énergétiques continuent d’alimenter une demande soutenue pour plusieurs minerais, malgré les incertitudes économiques internationales.

L’analyste a souligné que cette évolution profite à plusieurs sociétés marocaines cotées, dont les résultats demeurent fortement corrélés à l’évolution des cours internationaux des métaux. Les investissements réalisés ces dernières années pour accroître les capacités de production et développer de nouveaux projets devraient, selon lui, soutenir leur croissance à moyen terme.

Il a toutefois rappelé que le secteur reste exposé à une volatilité importante, liée notamment aux fluctuations des prix internationaux, aux évolutions géopolitiques et aux perspectives de croissance des principales économies consommatrices de matières premières.

Pour les investisseurs, les valeurs minières continuent néanmoins d’offrir un potentiel de diversification au sein de la cote casablancaise, dans un contexte où les métaux stratégiques occupent une place croissante dans les chaînes de valeur mondiales.

HPS mise sur l’internationalisation de ses activités

La conférence s’est également intéressée aux perspectives de HPS, dont le positionnement sur les technologies de paiement continue d’attirer l’attention des investisseurs.

Présentant cette analyse, Marwa Farhat a rappelé que le groupe évolue sur un marché porté par l’accélération de la digitalisation des paiements, le développement du commerce électronique et l’adoption progressive des solutions de paiement numérique à l’échelle mondiale.

Selon elle, HPS poursuit une stratégie fondée sur l’expansion internationale de ses activités et sur le renforcement de son modèle récurrent, à travers le développement des revenus issus des abonnements et des services associés à sa plateforme PowerCARD.

L’analyste a également souligné que les investissements réalisés ces dernières années, notamment dans l’innovation et les acquisitions, continuent de peser sur certains indicateurs de rentabilité à court terme. Ils visent toutefois à renforcer le positionnement du groupe sur un marché mondial caractérisé par une concurrence technologique de plus en plus forte.

Elle estime que les perspectives de croissance demeurent favorables grâce à l’élargissement du portefeuille de clients internationaux, à la diversification géographique des revenus et à la poursuite de la transformation numérique des systèmes de paiement dans de nombreux pays.

Des perspectives qui restent orientées positivement

Au-delà de ces analyses sectorielles, les différents intervenants ont convergé vers une lecture globalement constructive des perspectives du marché actions marocain.

Ils estiment que la phase actuelle correspond davantage à une normalisation des valorisations après plusieurs années de progression exceptionnelle qu’à une dégradation des fondamentaux économiques ou financiers des entreprises cotées.

Les principaux facteurs de soutien demeurent inchangés : une croissance économique attendue à un niveau relativement élevé, la poursuite des grands programmes d’investissement publics et privés, la préparation des échéances internationales de 2030, la progression des bénéfices des sociétés cotées et le maintien d’un environnement monétaire relativement accommodant.

À ces éléments s’ajoutent plusieurs réformes engagées sur le marché des capitaux, notamment le développement de nouveaux produits financiers, l’amélioration progressive de la liquidité de la cote et l’arrivée de nouveaux investisseurs institutionnels, susceptibles d’élargir la profondeur du marché.

Les intervenants ont néanmoins rappelé que les investisseurs devront continuer à composer avec un environnement international marqué par des incertitudes persistantes. Les tensions géopolitiques, l’évolution des politiques monétaires des grandes banques centrales, les fluctuations des prix des matières premières ainsi que les perspectives de croissance de l’économie mondiale demeurent autant de facteurs susceptibles d’influencer les marchés financiers.

Dans ce contexte, les analyses présentées lors de cette conférence convergent vers l’idée que la Bourse de Casablanca dispose encore de marges de progression à moyen terme, à condition que les fondamentaux économiques continuent de se renforcer et que les entreprises poursuivent leur trajectoire de croissance bénéficiaire. Après plusieurs années d’expansion rapide, le marché semble ainsi entrer dans une nouvelle phase, où la sélection des valeurs, la qualité des résultats et les perspectives sectorielles devraient jouer un rôle plus déterminant que la dynamique générale des indices.

Selim Benabdelkhalek

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La BEI réaffirme son soutien au développement du Maroc https://lnt.ma/la-bei-reaffirme-son-soutien-au-developpement-du-maroc/ Thu, 02 Jul 2026 10:17:19 +0000 https://lnt.ma/?p=552289 La Banque européenne d’investissement (BEI) poursuivra son accompagnement du Maroc dans sa trajectoire de croissance, de prospérité et de développement social, a affirmé, mercredi à Rabat, sa présidente, Nadia Calviño. « Le Maroc est un partenaire stratégique pour l’Europe, et la BEI continuera à soutenir le Royaume dans cette dynamique de croissance, de prospérité et de […]

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La Banque européenne d’investissement (BEI) poursuivra son accompagnement du Maroc dans sa trajectoire de croissance, de prospérité et de développement social, a affirmé, mercredi à Rabat, sa présidente, Nadia Calviño.

« Le Maroc est un partenaire stratégique pour l’Europe, et la BEI continuera à soutenir le Royaume dans cette dynamique de croissance, de prospérité et de développement social », a dit Mme Calviño à l’issue de sa visite au Maroc.

Elle a souligné que le Maroc constitue aujourd’hui « un pilier de stabilité, de sécurité et de prospérité » pour l’ensemble de la région.

Revenant sur les temps forts de sa visite, la présidente de la BEI a rappelé la signature d’un prêt de 365 millions d’euros (M€) destiné à renforcer les infrastructures de transport du Royaume, notamment les réseaux ferroviaires et autoroutiers.

Mme Calviño a également noté qu’au cours des quatre dernières années, la Banque a triplé le volume de ses financements en faveur des projets au Maroc, couvrant des secteurs stratégiques tels que l’éducation, l’énergie solaire et les infrastructures.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre l’institution financière européenne et le Royaume.

Partenaire de longue date du Maroc depuis près d’un demi-siècle, la BEI joue un rôle majeur en tant que bras financier de l’Union européenne, en soutenant des projets contribuant au développement économique, à la cohésion sociale et à l’action en faveur du climat.

 

LNT avec Map

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Standard Chartered anticipe une croissance de 4,5 % du PIB marocain en 2026 https://lnt.ma/standard-chartered-anticipe-une-croissance-de-45-du-pib-marocain-en-2026/ Tue, 30 Jun 2026 14:47:28 +0000 https://lnt.ma/?p=552166 Standard Chartered table sur une croissance de 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) du Maroc en 2026, estimant que l’économie nationale continuera de bénéficier de fondamentaux solides, d’une activité industrielle soutenue et de la poursuite des investissements dans plusieurs secteurs stratégiques. Dans un communiqué publié mardi, la banque internationale souligne que cette perspective repose […]

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Standard Chartered table sur une croissance de 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) du Maroc en 2026, estimant que l’économie nationale continuera de bénéficier de fondamentaux solides, d’une activité industrielle soutenue et de la poursuite des investissements dans plusieurs secteurs stratégiques.

Dans un communiqué publié mardi, la banque internationale souligne que cette perspective repose sur la résilience de l’économie marocaine et l’amélioration de ses perspectives de croissance, soutenues notamment par l’expansion de l’industrie manufacturière, les performances du secteur touristique, la vigueur de la demande des ménages et la poursuite des investissements publics et privés.

Une dynamique portée par plusieurs secteurs

Selon Standard Chartered, les secteurs de l’industrie manufacturière, du tourisme et de la demande intérieure continuent de refléter la diversification progressive de l’économie marocaine. Les investissements réalisés dans les filières industrielles devraient contribuer à maintenir cette dynamique au cours des prochains mois.

L’institution estime également que l’amélioration attendue des conditions agricoles pourrait constituer un facteur de soutien supplémentaire à l’activité économique. Une récolte supérieure aux anticipations représenterait un potentiel de croissance additionnel pour l’économie nationale.

La banque souligne par ailleurs que la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales continue de renforcer l’attractivité du Maroc. Sa position géographique, ses capacités industrielles et sa connectivité permettent au Royaume de consolider son rôle de plateforme reliant l’Europe, l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient.

Cette évolution est soutenue par le développement des échanges commerciaux et des investissements dans plusieurs secteurs clés, renforçant la compétitivité du pays dans un contexte de diversification des flux mondiaux de commerce et de capitaux.

Des fondamentaux jugés solides

Cynthia El Asmar, directrice générale et responsable de la couverture pour Standard Chartered Maroc, estime que le Royaume continue de démontrer la solidité de ses fondamentaux économiques ainsi que l’efficacité de sa stratégie de développement de long terme.

Elle souligne que le Maroc a construit une économie diversifiée, appuyée sur une base industrielle en expansion, le développement des échanges commerciaux et des investissements soutenus dans les secteurs stratégiques, autant d’éléments qui renforcent son attractivité auprès des investisseurs et soutiennent sa trajectoire de croissance.

La responsable ajoute que la combinaison des capacités industrielles du Royaume, de sa connectivité et des investissements engagés dans les secteurs stratégiques renforce progressivement son rôle de passerelle entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Selon elle, cette position permettra au Maroc de capter de nouvelles opportunités à mesure que les flux internationaux de commerce et d’investissement évolueront.

Au-delà des prévisions pour 2026, Standard Chartered considère que les fondamentaux économiques du Maroc, le développement de ses capacités industrielles et sa position stratégique continueront de soutenir son attractivité à long terme. La banque estime que l’intégration croissante du Royaume dans les chaînes de valeur mondiales, ainsi que les investissements dans les infrastructures, l’industrie manufacturière et le tourisme, devraient lui permettre de maintenir une dynamique de croissance et de saisir de nouvelles opportunités dans les années à venir.

LNT avec CdP

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Taux directeur : AGR anticipe une pause monétaire prolongée de Bank Al-Maghrib https://lnt.ma/taux-directeur-agr-anticipe-une-pause-monetaire-prolongee-de-bank-al-maghrib/ Sat, 27 Jun 2026 13:00:49 +0000 https://lnt.ma/?p=552059 Bank Al-Maghrib devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % jusqu’à la fin de 2026, dans un contexte marqué par une remontée des risques inflationnistes à l’échelle internationale et une forte incertitude géopolitique, estime Attijari Global Research (AGR) dans sa dernière note consacrée à la politique monétaire. Selon les analystes d’AGR, la décision prise par […]

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Bank Al-Maghrib devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % jusqu’à la fin de 2026, dans un contexte marqué par une remontée des risques inflationnistes à l’échelle internationale et une forte incertitude géopolitique, estime Attijari Global Research (AGR) dans sa dernière note consacrée à la politique monétaire.

Selon les analystes d’AGR, la décision prise par la Banque centrale lors de sa réunion de juin traduit une approche prudente face à un environnement devenu plus complexe, notamment en raison du prolongement des tensions au Moyen-Orient et de leurs répercussions sur les prix de l’énergie.

Le maintien du taux directeur intervient alors que les perspectives macroéconomiques ont été revues. AGR anticipe désormais une croissance économique de 5,2 % en 2026, contre 5,6 % auparavant, tout en relevant sa prévision d’inflation de 0,8 % à 1,5 % pour cette année. Pour 2027, l’inflation est désormais attendue à 2,1 %, soit un niveau supérieur aux précédentes estimations.

Malgré cette révision, le bureau de recherche considère que plusieurs facteurs continuent de limiter les pressions inflationnistes domestiques. Il cite notamment une campagne agricole exceptionnelle, qui devrait contribuer à contenir les prix alimentaires, ainsi qu’une inflation sous-jacente qui resterait très modérée, estimée à seulement 0,2 % en 2026.

Une marge de manœuvre plus réduite

Pour AGR, la remontée des anticipations d’inflation réduit toutefois la capacité de Bank Al-Maghrib à assouplir davantage sa politique monétaire. L’écart entre le taux directeur et l’inflation attendue se resserre sensiblement, passant d’environ 145 points de base dans les précédentes projections à 75 points de base après les nouvelles estimations.

Dans ce contexte, les analystes estiment que la Banque centrale devrait privilégier le statu quo jusqu’à ce qu’une meilleure visibilité se dégage sur l’évolution des prix internationaux de l’énergie et sur les tensions géopolitiques.

Selon eux, un éventuel nouvel assouplissement monétaire ne pourrait intervenir qu’à partir du second semestre 2027, à condition que les prix du pétrole se normalisent et que la trajectoire désinflationniste se confirme au Maroc.

La note souligne également que l’environnement monétaire international est devenu plus restrictif. La Banque centrale européenne a relevé son principal taux directeur de 25 points de base en juin, tandis que la Réserve fédérale américaine maintient une politique prudente face à une inflation toujours élevée.

Selon AGR, cette évolution réduit les marges de manœuvre des banques centrales des économies émergentes, dont Bank Al-Maghrib, qui doivent également tenir compte des équilibres de change et des mouvements de capitaux.

Les analystes estiment par ailleurs que les tensions actuelles au Moyen-Orient demeurent le principal facteur de risque pour les prochains mois. Une prolongation du conflit pourrait alimenter une nouvelle hausse des cours du pétrole, renforcer l’inflation importée et exercer une pression supplémentaire sur les prix au Maroc.

En parallèle, AGR relève plusieurs éléments susceptibles d’amortir ces risques. Les réserves officielles de change devraient dépasser 500 milliards de dirhams en 2026, soit près de six mois d’importations, tandis que le crédit bancaire au secteur non financier poursuivrait sa progression.

Le rapport souligne également que la transmission des précédentes baisses du taux directeur vers les taux débiteurs est désormais pratiquement achevée, ce qui permettrait de continuer à soutenir le financement de l’économie sans nécessiter de nouvel assouplissement monétaire à court terme.

Dans ce contexte, Attijari Global Research considère que Bank Al-Maghrib devrait conserver une posture attentiste au cours des prochains trimestres, en surveillant principalement l’évolution de l’inflation importée, des prix de l’énergie et des conditions monétaires internationales avant d’envisager une éventuelle inflexion de sa politique.

LNT

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L’AMMC relève le seuil de variation des nouvelles introductions en Bourse https://lnt.ma/lammc-releve-le-seuil-de-variation-des-nouvelles-introductions-en-bourse/ Thu, 25 Jun 2026 14:28:58 +0000 https://lnt.ma/?p=551882 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé un relèvement du seuil de variation maximale applicable aux titres nouvellement introduits à la Bourse de Casablanca, tout en rappelant aux professionnels du marché une série de bonnes pratiques destinées à préserver l’intégrité des opérations et le bon fonctionnement du marché. Cette décision s’inscrit dans le […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé un relèvement du seuil de variation maximale applicable aux titres nouvellement introduits à la Bourse de Casablanca, tout en rappelant aux professionnels du marché une série de bonnes pratiques destinées à préserver l’intégrité des opérations et le bon fonctionnement du marché.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des initiatives engagées par le régulateur pour dynamiser le marché boursier et améliorer le processus de formation des prix lors des introductions en Bourse, selon l’AMMC.

Depuis le 23 juin, les titres de capital nouvellement admis à la cote peuvent désormais évoluer dans une fourchette de ±20 % par rapport à leur cours de référence durant les cinq premières séances de cotation, contre un seuil plus restrictif auparavant. À l’issue de cette période, les valeurs retrouveront les limites de variation quotidiennes en vigueur, fixées à 10 % en mode continu et 6 % en mode fixing.

Des recommandations aux professionnels du marché

Parallèlement à cette évolution réglementaire, l’AMMC a rappelé aux sociétés de Bourse et aux autres intervenants plusieurs règles de bonnes pratiques afin de garantir la transparence des opérations d’introduction en Bourse.

Le régulateur recommande notamment d’éviter la saisie d’ordres dupliqués durant la phase de préouverture et de supprimer les doublons avant la séance de cotation. Il invite également les professionnels à ne pas transmettre d’ordres avant l’ouverture officielle via la plateforme Trader Work Station (TWS), afin de limiter les rejets techniques et de préserver l’intégrité du système de négociation.

L’Autorité insiste également sur le respect strict de la priorité chronologique dans le traitement des ordres et sur un encadrement rigoureux des ordres dits « à gérer », en rappelant qu’aucune annulation ne doit intervenir sans instruction formelle du client et sans enregistrement des échanges sur les lignes téléphoniques dédiées des sociétés de Bourse.

Renforcer les dispositifs techniques et les contrôles

L’AMMC appelle par ailleurs les intervenants à anticiper les pics de volumes susceptibles d’accompagner les premières séances de cotation en adaptant les capacités techniques de leurs plateformes de négociation en ligne.

Le régulateur recommande également un renforcement des dispositifs de contrôle interne, tant au premier qu’au second niveau, afin d’assurer la conformité des opérations en temps réel. Les professionnels sont enfin invités à exercer pleinement leur devoir de conseil et de mise en garde vis-à-vis des investisseurs lorsque certains ordres sont susceptibles de perturber le fonctionnement normal du marché ou de provoquer des mouvements brusques des cours.

SB

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Revolut réagit à l’intervention du Wali de Bank Al-Maghrib https://lnt.ma/revolut-reagit-a-lintervention-du-wali-de-bank-al-maghrib/ Thu, 25 Jun 2026 10:44:39 +0000 https://lnt.ma/?p=551834 Dans la foulée des déclarations du Wali de Bank Al-Maghrib lors de sa conférence de presse trimestrielle, Revolut a souhaité apporter les remarques suivantes : « Suite à la récente rencontre entre la direction de Revolut et Monsieur Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib – marquée par une conversation très chaleureuse et ouverte – je tiens à […]

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Dans la foulée des déclarations du Wali de Bank Al-Maghrib lors de sa conférence de presse trimestrielle, Revolut a souhaité apporter les remarques suivantes :

« Suite à la récente rencontre entre la direction de Revolut et Monsieur Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib – marquée par une conversation très chaleureuse et ouverte – je tiens à saluer la vision éclairée de la Banque Centrale, » a déclaré Yacine Faqir, Directeur Général de Revolut Maroc. « Nous comprenons et respectons parfaitement les contraintes actuelles de l’institution face aux multiples chantiers réglementaires ponctuels en cours. Lors de cet échange constructif, nous avons pu partager l’horizon de temps naturel que nécessite le déploiement d’une opération technologique et financière d’une telle envergure. Revolut reste pleinement engagé envers le projet marocain.».

LNT avec CdP

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Le G7 désigne le mal sans nommer le coupable https://lnt.ma/le-g7-designe-le-mal-sans-nommer-le-coupable/ Wed, 24 Jun 2026 16:38:52 +0000 https://lnt.ma/?p=551776 Le G7 s’est tenu avec succès en France à Évian la semaine dernière, sur la base de la conclusion d’un accord entre l’Iran et les États-Unis pour un cessez-le-feu « voulu » par Donald Trump et accepté par les autres belligérants. Car il s’agissait de l’arrêt des guerres, celle des USA avec l’Iran, mais aussi celle d’Israël […]

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Le G7 s’est tenu avec succès en France à Évian la semaine dernière, sur la base de la conclusion d’un accord entre l’Iran et les États-Unis pour un cessez-le-feu « voulu » par Donald Trump et accepté par les autres belligérants. Car il s’agissait de l’arrêt des guerres, celle des USA avec l’Iran, mais aussi celle d’Israël au Liban.

Toutefois, dès le lendemain de cet important évènement, les accords sur les trêves de la guerre et le début des négociations se sont évaporés.

Cependant, le G7 n’était pas un sommet uniquement politique mais aussi économique et financier. Preuve en est la déclaration finale des chefs d’État et de gouvernement le 17 juin « pour une croissance plus équilibrée, plus durable et plus résiliente et la réduction des déséquilibres mondiaux ».

Celle-ci a fait l’objet d’un communiqué au nom de tous les chefs d’État et de gouvernement présents, qui réaffirment leur attachement à la coopération multilatérale pour favoriser la croissance économique, la résilience et le développement au service d’une prospérité partagée. À cette fin, ils visent à répondre aux besoins et risques auxquels fait face l’économie mondiale, et à renforcer le dialogue avec leurs partenaires internationaux dont ceux présents comme l’Égypte, le Kenya et la République de Corée présents au G7, qui soutiennent leur déclaration.

Ce communiqué du G7 d’une part, vaut son pesant d’or parce qu’il établit des constats qui concernent l’économie mondiale, soit tous les pays sans distinction entre les riches et les pauvres tout en responsabilisant les puissances économiques sur les conséquences de leurs politiques économiques et d’autre part, propose des actions pour en corriger les travers.

Ainsi, l’essentiel de la réunion à Évian est bien défini dans la déclaration commune du G7, qui vise une croissance économique plus équilibrée, plus durable et plus résiliente.

Le constat majeur du rapport du G7 qui relève d’un accord inédit de ses membres, porte sur les mécanismes des déséquilibres macroéconomiques mondiaux et sur la nécessité d’y remédier par la coopération, plutôt que par le protectionnisme.

En effet, le G7 alerte sur l’incertitude économique et les pressions sur les chaînes d’approvisionnement (énergie, intrants agricoles, engrais). Il appelle certes au rétablissement d’un transit libre et sûr par le détroit d’Ormuz, mais aussi à des marchés énergétiques stables et transparents, tout en appelant les pays importateurs de pétrole à constituer des réserves de 90 jours selon la norme de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Par ailleurs le G7 partage une préoccupation plus globale qui porte sur la sécurité économique face aux « mesures et pratiques non marchandes » génératrices de distorsions, de surcapacités structurelles et de dépendances excessives de certains pays vis-à-vis d’autres. La Chine est tout particulièrement pointée du doigt.

Elle s’impose avec un excédent commercial record de 1 200 milliards de dollars, soit plus de 1 % du PIB mondial, alimenté par les subventions, la sous-évaluation du yuan et une stratégie de substitution des importations, sur fond de consommation intérieure atone. En clair, « cette puissance économique pratique un dumping mondial avec des marchandises compétitives à un niveau de 40 %, par des bas prix et un yuan faible maîtrisé par le pouvoir politique. Ce qui lui permet de réaliser un excédent commercial record qui crée des déficits commerciaux chez tous ses partenaires dont les États-Unis et l’Europe. De fait ce pays produit en réalité pour l’export car sa consommation intérieure est structurellement faible et sa production très élevée est écoulée à l’exportation. Elle conquiert les marchés par une politique de bas prix, rendue possible par des productions massives, créant ainsi de grands déséquilibres que l’OMC, Organisation mondiale du commerce, doit donc sécuriser. » Justement le G7 préconise de réformer l’OMC pour lui donner les armes de sécuriser certains marchés, ceux des secteurs stratégiques technologiques en particulier devenus critiques.

De même que sur ce chapitre des technologies émergentes, le sommet d’Évian considère que les pays occidentaux doivent donner mandat à leurs ministres des Finances et banquiers centraux, pour examiner les opportunités et risques de l’IA de rupture (Frontier AI) pour la finance et l’emploi, ainsi que pour le renforcement de la cybersécurité et la préparation aux technologies quantiques.

L’autre sujet fort qui a été au cœur de ce sommet porte sur les déséquilibres mondiaux ceux des comptes courants qui se sont creusés ces dernières années, faisant peser un risque sérieux sur la stabilité financière mondiale.

Pour agir, le G7 a fixé deux lignes de conduite. L’une pour les pays excédentaires leur demandant de stimuler la demande intérieure, renforcer les filets sociaux et éviter les mesures de distorsion. L’autre pour les pays déficitaires leur suggérant de soutenir l’épargne nationale et assainir les finances publiques.

Le texte appelle à une surveillance renforcée du FMI et de l’OCDE et à une action coordonnée, poursuivie dans le cadre du prochain G20 sous présidence américaine.

Car, les États-Unis ont un déficit courant de 3,5 % du PIB, lié à un déficit public supérieur à 6 % de 1 800 milliards de dollars par an, aggravé par les baisses d’impôts. La première puissance du monde est visée par l’appel à « l’assainissement des finances publiques ».

De même que l’Europe, encore excédentaire et qui dispose d’une forte capacité d’épargne, devrait réduire cet excédent à terme avec des investissements engagés dans la défense et le numérique. La déclaration finale du G7 sur le plan économique annonce des perspectives plutôt négatives, du fait des déséquilibres qui sont à l’origine de la guerre commerciale et qui pourraient dégénérer en crise mondiale. Un repli de la demande des pays déficitaires (États-Unis en tête) frapperait directement les pays excédentaires (Chine, Europe). L’avancée d’Évian tient à l’adhésion du G7, États-Unis compris, au principe de coopération et le retour au multilatéralisme alors remis en cause par le président Trump.

Or, l’un des principaux responsables de ces déséquilibres, la Chine, ne fait pas partie du G7. En conséquence, le dossier sera porté au prochain G20, aux États-Unis. Si la probabilité d’un accord rapide reste faible, le processus a été lancé à Évian, à l’initiative de la France, avec comme acquis que les enjeux dont dépend l’économie mondiale et qui impactent tout particulièrement les économies émergentes, ont été clairement posés.

 

Afifa Dassouli

 


Déclaration du G7 du 17 juin à Évian

Tandis que l’économie mondiale fait déjà face aux effets persistants de chocs préexistants et de transformations structurelles touchant le commerce et les investissements mondiaux, nous reconnaissons que l’incertitude économique mondiale a accru les risques pesant sur la croissance. Les pressions sur les chaînes d’approvisionnement en énergie, intrants agricoles et engrais se sont accrues, affectant les entreprises, les agriculteurs et les ménages partout dans le monde, particulièrement dans les pays les plus vulnérables. Nous reconnaissons que le rétablissement rapide d’un transit libre et sûr par le détroit d’Ormuz, sans aucune redevance, et un règlement rapide du conflit sont indispensables pour atténuer ces impacts négatifs et soutenir une croissance mondiale plus équilibrée, durable et résiliente. Nous soulignons l’importance d’un accès à l’énergie à un coût abordable et nous réaffirmons notre engagement en faveur du bon fonctionnement, de la stabilité et de la transparence des marchés de l’énergie et d’autres matières premières. Nous appelons tous les pays à éviter toute restriction arbitraire aux exportations et insistons sur l’importance de flux commerciaux sûrs. En particulier, nous soulignons l’importance du commerce des produits énergétiques dans la situation actuelle. Nous travaillerons ensemble à des réponses en matière de politiques publiques, qui devraient être temporaires, ciblées et responsables sur le plan budgétaire.

À l’avenir, ces événements soulignent l’importance de renforcer la résilience de nos économies grâce à des chaînes d’approvisionnement diversifiées et fiables, ainsi qu’à des systèmes énergétiques efficaces. Nous reconnaissons l’importance de coopérer dans le cadre des organisations internationales pertinentes, comme l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), d’une étroite coordination entre pays producteurs et consommateurs et de la coopération avec les pays touchés, y compris au sein du Partenariat pour une résilience renforcée de l’énergie et des ressources d’Asie (POWERR Asia), afin de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement et, plus largement, afin de préserver la stabilité économique et la stabilité des prix. Afin de renforcer la gestion des crises et d’atténuer leur impact, ce qui pourrait contribuer à la stabilisation des marchés de l’énergie, nous encourageons les pays importateurs de pétrole à mettre en place des systèmes de réserves pétrolières qui soient suffisants et efficaces, conformément à l’exigence de l’AIE de constituer des réserves de 90 jours, tout en évitant des effets procycliques. Nous réaffirmons également les engagements pris par le G7 en matière de taux de change. Nous constatons que les membres de l’OMC reconnaissent de plus en plus la nécessité d’améliorer la capacité de l’organisation à répondre aux réalités contemporaines du commerce international et à tenir compte des intérêts de ses Membres. Nous appelons à des discussions constructives afin d’impulser une réforme substantielle de l’Organisation.

Nous sommes déterminés à travailler de concert pour parvenir à une croissance équilibrée et durable qui soutienne notre sécurité économique et notre résilience et génère des bénéfices pour tous nos concitoyens. Nous réaffirmons nos préoccupations communes s’agissant des mesures et des pratiques non marchandes, et de leurs effets négatifs, incluant des distorsions durables des marchés, des surcapacités structurelles mondiales et les déséquilibres qui en résultent, des effets de contagion préjudiciables sur les marchés mondiaux, régionaux et nationaux et des dépendances économiques croissantes. Nous réaffirmons que des chaînes d’approvisionnement résilientes et fiables sont indispensables à la sécurité économique. Nous continuerons à approfondir nos échanges afin d’identifier les vulnérabilités affectant les secteurs stratégiques, y compris les technologies critiques, en vue de réduire les dépendances excessives, d’améliorer la sécurité et la résilience des chaînes d’approvisionnement et de réduire le risque de fuite des technologies. Nous reconnaissons qu’il est important de dialoguer avec des pays, au-delà du cadre du G7, notamment les économies émergentes et en développement, pour sensibiliser plus largement aux effets négatifs des mesures et pratiques non marchandes et soutenir des réponses éclairées et efficaces.

Nous appelons au renforcement des efforts des institutions financières internationales, notamment ceux du Fonds monétaire international (FMI) et des banques multilatérales de développement, et nous soulignons l’importance de la préparation aux crises, de leur atténuation et de leur gestion. Nous nous efforçons de promouvoir la stabilité macroéconomique, y compris en nous assurant que le système monétaire et financier international demeure résilient, efficace et adapté à l’évolution de l’économie mondiale.

Compte tenu de l’accroissement rapide des capacités des modèles d’intelligence artificielle de rupture (Frontier AI), nous demandons à nos ministres des Finances et Gouverneurs de banques centrales, en coordination avec les superviseurs financiers et les représentants des institutions financières internationales et des entreprises du secteur des technologies, de poursuivre les discussions sur les opportunités émergentes et les risques potentiels découlant de l’intelligence artificielle, notamment dans le secteur financier, tout en examinant les implications pour la productivité et les marchés du travail. Nous demandons également au groupe d’experts du G7 sur la cybersécurité de renforcer l’échange d’informations et de recenser des bonnes pratiques, en tant que de besoin, en prenant en compte les évolutions récentes des modèles d’intelligence artificielle de rupture. Nous encourageons également l’approfondissement du dialogue entre les agences de cybersécurité et les institutions compétentes en la matière, dans le cadre des groupes de travail existants du G7. Nous avons l’intention de poursuivre nos efforts afin de soutenir la préparation de notre système financier aux risques et opportunités liés aux technologies quantiques, conformément au rapport du groupe de travail des banques centrales du G7 sur les technologies quantiques (G7 central banks’ Quantum Technologies Working Group – QTWG) et nous demeurons engagés en vue de sécuriser les chaînes d’approvisionnement du secteur quantique.

Parvenir à une croissance équilibrée et durable grâce à une réduction des déséquilibres mondiaux

Nous notons avec préoccupation que les déséquilibres mondiaux ont persisté et se sont creusés au cours des dernières années, créant des risques pour notre objectif commun d’une croissance mondiale équilibrée et la stabilité financière. Depuis notre dernière réunion à Kananaskis, nos ministres des Finances ont entamé, avec les gouverneurs des banques centrales, des travaux pour étudier leurs facteurs et les risques qu’ils engendrent ainsi que pour élaborer des options permettant d’y remédier. Nous reconnaissons les efforts du FMI, y compris en matière de recherche, de conseil de politiques publiques et de surveillance, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G20 et le groupe d’experts universitaires du G7 sous présidence française, pour approfondir notre connaissance des facteurs, des principaux contributeurs et des risques de déséquilibres croissants et persistants, formuler des scénarios d’ajustement et des recommandations de politiques publiques pour promouvoir un rééquilibrage.

Les déséquilibres peuvent avoir des effets économiques négatifs, notamment sur les pays les plus pauvres, quand bien même la plupart de ces pays ne contribuent pas aux déséquilibres. Nous reconnaissons en outre l’importance d’une action coordonnée pour réduire les déséquilibres mondiaux croissants et persistants. La réduction des déséquilibres mondiaux pourrait permettre de parvenir à une croissance plus durable et plus équilibrée. Les déséquilibres actuels des comptes courants résultent en grande partie des dynamiques à l’œuvre en matière d’épargne et d’investissement. Ils peuvent également résulter des modèles de croissance nationaux, notamment des mesures et pratiques non marchandes, ainsi que des politiques sectorielles et budgétaires. Nous confirmons la nécessité de remédier à ces déséquilibres importants et persistants, ce qui est dans l’intérêt commun des économies excédentaires comme déficitaires. Dans ce contexte, nous visons des politiques publiques spécifiques promouvant une croissance équilibrée et la stabilité macroéconomique et nous encourageons les autres pays à faire de même. Repousser un rééquilibrage reposant sur des mesures nationales appropriées risque d’alimenter les tensions commerciales et pourrait conduire à une résorption désordonnée. Sur cette question, une action coordonnée serait la bienvenue.

Les pays avec des excédents externes importants et persistants devraient renforcer leurs sources nationales de croissance. En fonction des circonstances nationales, ces politiques de croissance pourraient inclure notamment : lever les contraintes pesant sur la croissance de la demande privée, améliorer les filets de sécurité sociale, éviter les mesures de distorsion entraînant des effets de bord négatifs sur d’autres pays, éliminer les obstacles à la croissance de la productivité et accroître l’investissement. Les pays avec d’importants déficits externes persistants devraient mettre en œuvre des politiques visant notamment à soutenir l’épargne nationale et l’assainissement des finances publiques. Ces mesures contribueraient à une croissance mondiale équilibrée et durable.

Nous appelons à renforcer encore la surveillance en cours des déséquilibres extérieurs dans le cadre des mécanismes du FMI en matière de surveillance bilatérale et multilatérale, en mettant davantage l’accent sur des scénarios tournés vers l’avenir, et en mesurant les effets sur toutes les économies, notamment les marchés émergents et les économies en développement. Nous appelons aussi le FMI et l’OCDE à assurer le suivi et à rendre compte des contributions des trajectoires des politiques nationales des grandes économies aux déséquilibres mondiaux, conformément à leurs expertises respectives.

Nous saluons la tenue du sommet de Convergence mondiale pour la croissance le 11 juin 2026. Nous réaffirmons notre souhait commun de faire converger notre approche avec celle des autres grandes économies sur les causes des déséquilibres mondiaux importants qui persistent et sur la nécessité d’y remédier. Nous poursuivrons ces efforts dans le cadre du G20 sous la présidence des États-Unis et au sein d’autres enceintes pertinentes.

La présente déclaration rend compte des résultats des discussions des membres du G7, qui ont bénéficié d’échanges fructueux avec les pays partenaires.

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Fininfo Solutions met l’accent sur les fonds alternatifs et anticipe le développement des ETF au Maroc https://lnt.ma/fininfo-solutions-met-laccent-sur-les-fonds-alternatifs-et-anticipe-le-developpement-des-etf-au-maroc/ Wed, 24 Jun 2026 16:08:28 +0000 https://lnt.ma/?p=551772 Fininfo Solutions a organisé, mardi à Casablanca, une conférence réunissant plusieurs acteurs de la place financière marocaine afin de présenter les dernières évolutions de ses solutions technologiques dédiées aux métiers du post-marché. La rencontre, qui a rassemblé des représentants de banques, de sociétés de gestion, de sociétés de bourse, de banques dépositaires ainsi que différents […]

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Fininfo Solutions a organisé, mardi à Casablanca, une conférence réunissant plusieurs acteurs de la place financière marocaine afin de présenter les dernières évolutions de ses solutions technologiques dédiées aux métiers du post-marché. La rencontre, qui a rassemblé des représentants de banques, de sociétés de gestion, de sociétés de bourse, de banques dépositaires ainsi que différents partenaires institutionnels, a été principalement consacrée aux fonds alternatifs et aux fonds indiciels cotés (ETF), considérés comme de nouveaux relais de développement du marché financier marocain.

Prenant la parole à cette occasion, le président et fondateur de Fininfo Solutions, Fares Gaied, a estimé que le marché financier marocain dispose aujourd’hui de l’un des écosystèmes les plus avancés et les plus innovants du continent africain. Selon lui, cette dynamique se traduit par l’émergence de nouveaux instruments financiers, l’évolution des infrastructures de marché et le renforcement progressif du cadre réglementaire.

Le responsable a souligné que les transformations actuelles du marché exigent une capacité d’anticipation de la part des différents intervenants. Il a indiqué que la stratégie de Fininfo Solutions consiste précisément à développer des solutions capables d’intégrer en amont les évolutions réglementaires et opérationnelles afin d’accompagner les institutions financières dans leurs transformations.

Spécialisée dans les métiers du post-marché, Fininfo Solutions propose des solutions couvrant plusieurs activités, notamment les fonctions dépositaires, les services aux émetteurs, le marché à terme et différentes lignes de métiers liées à l’infrastructure des marchés financiers. L’entreprise emploie aujourd’hui une soixantaine de collaborateurs, répartis entre ingénieurs et consultants, et accompagne plus de quatorze clients institutionnels.

Les fonds alternatifs, un nouveau chantier pour la place financière

L’un des principaux axes de la conférence a porté sur les fonds alternatifs, en particulier les Organismes de Placement Collectif en Capital (OPCC), les Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI) et les Fonds de Placement Collectif en Titrisation (FPCT).

Selon Fares Gaied, ces véhicules d’investissement représentent une opportunité importante pour le développement du marché financier marocain en ouvrant de nouvelles perspectives de financement, d’investissement et de diversification des actifs. Leur montée en puissance s’accompagne toutefois d’exigences accrues en matière de gouvernance, de contrôle des risques, de conformité réglementaire et d’efficacité opérationnelle.

Le dirigeant a expliqué que la plateforme développée par Fininfo Solutions a été conçue pour répondre à ces nouveaux besoins à travers un ensemble de fonctionnalités couvrant notamment les règlements de gestion, le pilotage des volets actifs et passifs des fonds, les fonctions dépositaires, les services aux émetteurs ainsi que le contrôle des ratios réglementaires.

L’ambition de l’entreprise est, selon lui, de permettre aux acteurs de marché de se concentrer sur leur cœur de métier en s’appuyant sur des outils technologiques robustes, conformes aux exigences réglementaires et capables d’évoluer avec les besoins futurs de la place financière.

Une approche centrée sur l’automatisation et la conformité

Lors de la présentation technique, le directeur Produit de Fininfo Solutions, Habib Tanoubi, a détaillé l’architecture développée autour des fonds alternatifs.

Il a notamment mis en avant l’automatisation du traitement des règlements de gestion, considérés comme des documents de référence permettant de créer automatiquement les différents référentiels nécessaires à la gestion opérationnelle des fonds.

Cette approche vise à réduire les interventions manuelles, à améliorer la qualité des données et à harmoniser les référentiels utilisés par les différentes parties prenantes du marché.

Selon Habib Tanoubi, l’objectif est également de renforcer la sécurisation des opérations et leur traçabilité. La plateforme a été conçue de manière à permettre un suivi détaillé des opérations réalisées sur les actifs et les passifs des fonds, tout en intégrant des mécanismes de contrôle automatisés.

Le responsable a indiqué que les fonctionnalités développées couvrent l’ensemble du cycle de vie des fonds alternatifs, depuis leur constitution jusqu’à leur exploitation quotidienne, en passant par les opérations de souscription, de valorisation, de gestion des actifs et de contrôle réglementaire.

L’architecture retenue repose également sur une logique de modularité et de montée en charge, afin d’accompagner l’évolution future des volumes d’opérations et l’arrivée de nouveaux produits financiers sur le marché.

Une vision consolidée des fonds et de leurs opérations

Parmi les nouveautés présentées figure également le développement de tableaux de bord offrant une vision consolidée des fonds alternatifs.

Selon les explications fournies par Fininfo Solutions, ces outils permettent de disposer, en temps réel, d’informations relatives à la composition des actifs, aux opérations réalisées, aux mouvements de souscription, aux contrôles effectués et aux différents indicateurs de suivi.

Cette vision consolidée vise à améliorer le pilotage des fonds et à renforcer les capacités de contrôle et de reporting des différents intervenants, dans un environnement où les exigences réglementaires et les attentes des investisseurs tendent à se renforcer.

La conférence a également donné lieu à de brefs retours d’expérience de plusieurs partenaires de l’entreprise, qui ont évoqué les évolutions du marché des fonds alternatifs et les enjeux liés à l’adaptation des systèmes d’information aux nouvelles exigences réglementaires et opérationnelles.

Les ETF dans le viseur de Fininfo Solutions

Au-delà des fonds alternatifs, Fininfo Solutions a également présenté les premières évolutions de sa plateforme destinées à accompagner le développement futur des Exchange Traded Funds (ETF).

Pour Fares Gaied, ces produits pourraient constituer l’un des prochains moteurs de croissance du marché financier marocain. L’entreprise a ainsi choisi d’anticiper cette évolution en développant dès à présent des fonctionnalités adaptées aux spécificités de ces instruments.

Selon les responsables de Fininfo Solutions, le développement des ETF s’inscrit dans une tendance internationale marquée par la diversification des produits d’investissement, la recherche de nouveaux instruments de gestion collective et le renforcement des solutions de réplication indicielle.

Selim Benabdelkhalek

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Entre résilience interne et incertitudes externes, Bank Al-Maghrib maintient le cap https://lnt.ma/entre-resilience-interne-et-incertitudes-externes-bank-al-maghrib-maintient-le-cap/ Wed, 24 Jun 2026 10:03:05 +0000 https://lnt.ma/?p=551730 Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année tenue le 23 juin, de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Une décision qui intervient dans un contexte économique marqué par des signaux contrastés : d’un côté, une accélération de la croissance économique portée notamment par le rebond […]

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Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, lors de sa deuxième réunion trimestrielle de l’année tenue le 23 juin, de maintenir son taux directeur à 2,25 %. Une décision qui intervient dans un contexte économique marqué par des signaux contrastés : d’un côté, une accélération de la croissance économique portée notamment par le rebond de l’agriculture et la bonne tenue des activités non agricoles ; de l’autre, des tensions géopolitiques persistantes, une remontée des prix de l’énergie et des incertitudes entourant l’environnement international.

À travers ses nouvelles projections macroéconomiques et les explications fournies par son Wali, Bank Al-Maghrib dessine le portrait d’une économie marocaine qui affiche une capacité de résilience certaine, mais qui demeure exposée à des risques externes susceptibles d’influer sur sa trajectoire à moyen terme.

Un statu quo monétaire dans un environnement encore incertain

Le maintien du taux directeur à 2,25 % n’a pas constitué une surprise pour les marchés. La Banque centrale a justifié cette décision par l’évolution anticipée de l’inflation, qui reste compatible avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, par la consolidation de l’activité économique et par les fortes incertitudes qui continuent de peser sur l’économie mondiale.

L’institution monétaire souligne qu’elle continuera à suivre de près la conjoncture nationale et internationale et à adapter sa politique monétaire en fonction des données les plus récentes.

Cette approche de prudence reflète la complexité du contexte actuel. Depuis plusieurs années, les banques centrales évoluent dans un environnement marqué par une succession de chocs exogènes : pandémie, tensions inflationnistes, perturbations logistiques mondiales, sécheresses récurrentes et, plus récemment, conflits géopolitiques.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a d’ailleurs insisté sur le caractère récurrent de ces crises et sur la nécessité, pour les institutions monétaires, de renforcer leur capacité d’adaptation et leur agilité face à des évolutions rapides des paradigmes économiques et financiers.

L’accord États-Unis-Iran apporte un répit, sans dissiper les risques

L’une des principales nouveautés de ce Conseil réside dans l’analyse détaillée des conséquences du conflit au Moyen-Orient et de l’accord récemment annoncé entre les États-Unis et l’Iran.

Selon Bank Al-Maghrib, cet accord laisse entrevoir une normalisation progressive du transport maritime et une détente potentielle des marchés énergétiques. Toutefois, la Banque centrale estime que l’activité économique mondiale continuera, à court terme, de subir les retombées du conflit.

Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions sur les marchés des matières premières et les risques pesant sur la sécurité énergétique mondiale demeurent des sources majeures d’incertitude.

Le détroit d’Ormuz constitue à cet égard un point de vigilance particulier. Une part importante des flux énergétiques mondiaux y transite quotidiennement. Toute perturbation durable pourrait non seulement renchérir les prix du pétrole mais également provoquer des difficultés d’approvisionnement pour plusieurs secteurs industriels.

Le Wali de Bank Al-Maghrib a notamment évoqué l’impact potentiel de telles perturbations sur certains intrants stratégiques utilisés par l’industrie marocaine, notamment dans la production de fertilisants.

Une inflation en hausse, mais toujours maîtrisée

Les tensions géopolitiques ont déjà des effets perceptibles sur l’économie nationale.

En mai, les prix des carburants ont progressé de 27,6 % sur un an. Cette hausse de la facture énergétique, conjuguée à une remontée de l’inflation importée, devrait se traduire par une accélération de l’inflation domestique.

Après avoir évolué autour de 0,8 % en moyenne en 2024 et en 2025, l’inflation devrait atteindre 1,5 % cette année puis 2,1 % en 2027.

Ces niveaux restent relativement modérés comparativement à ceux observés dans plusieurs économies avancées ou émergentes.

L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils, serait particulièrement contenue cette année, à seulement 0,2 %. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix de certains produits alimentaires, notamment l’huile d’olive. Elle devrait néanmoins s’accélérer à 2,9 % en 2027, sous l’effet de la dissipation de cet effet favorable et de la progression de l’inflation importée.

Les anticipations des professionnels du secteur financier demeurent, elles aussi, relativement ancrées. Selon l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, les experts tablent sur une inflation moyenne de 2,2 % aussi bien à l’horizon de huit trimestres que de douze trimestres.

Une croissance soutenue par l’agriculture et l’investissement

Sur le plan de l’activité économique, les perspectives demeurent favorables.

Après une croissance estimée à 4,9 % en 2025, l’économie nationale devrait progresser de 5,2 % cette année avant de ralentir à 3,1 % en 2027, essentiellement sous l’effet de base lié à l’agriculture.

Le principal moteur de cette accélération réside dans le rebond attendu de la valeur ajoutée agricole.

Après une progression de 8,2 % en 2025, celle-ci devrait augmenter de 16 % en 2026, soutenue par une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite reculer de 7,6 % en 2027 dans l’hypothèse d’un retour à une production moyenne.

Les activités non agricoles devraient, pour leur part, maintenir une croissance soutenue de 4,2 % en moyenne en 2026 et en 2027, après une progression de 4,5 % l’année précédente.

Selon le Wali de Bank Al-Maghrib, cette dynamique devrait également continuer de bénéficier des importants programmes d’investissement engagés au Maroc.

L’effort d’investissement public, les grands projets d’infrastructures, les investissements des établissements publics, notamment ceux de l’OCP, ainsi que les projets liés au dessalement de l’eau de mer, à la transition énergétique ou encore à l’hydrogène vert constituent autant de facteurs susceptibles de soutenir la croissance au-delà de l’horizon 2030.

La Banque centrale estime également que l’investissement privé dispose encore d’importantes marges de progression.

Des tensions persistantes sur le marché du travail

Malgré l’amélioration de l’activité économique, le marché de l’emploi continue de présenter des fragilités structurelles.

Les résultats de la nouvelle enquête du Haut-Commissariat au Plan indiquent qu’au premier trimestre 2026, le taux de chômage s’est établi à 10,8 % au niveau national, à 13,5 % en milieu urbain et à 6,1 % en milieu rural.

Le taux d’emploi demeure particulièrement faible chez certaines catégories de la population, notamment les femmes et les jeunes.

Selon les données présentées par le Wali, le taux d’emploi des femmes s’établit à seulement 14,7 %, tandis que celui des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 16,6 %.

Ces chiffres mettent en évidence les défis persistants de l’inclusion économique et de la création d’emplois durables.

Le commerce extérieur sous pression

L’environnement international pèse également sur les comptes extérieurs.

La hausse des prix du pétrole et de certains intrants industriels, conjuguée à la poursuite de l’effort d’investissement, devrait se traduire par un alourdissement du déficit commercial.

La facture énergétique augmenterait de 26 % cette année pour atteindre 135 milliards de dirhams avant de reculer à 114,4 milliards en 2027. Parallèlement, les importations de biens d’équipement continueraient de progresser pour avoisiner 245 milliards de dirhams à l’horizon 2027.

Du côté des exportations, les perspectives demeurent globalement favorables.

Après un repli en 2025, les exportations automobiles devraient reprendre progressivement leur progression pour atteindre 190,8 milliards de dirhams en 2027.

Les exportations de phosphates et de dérivés continueraient également de progresser pour dépasser 110 milliards de dirhams.

Les recettes touristiques poursuivraient leur dynamique, passant de 138,6 milliards de dirhams en 2025 à plus de 161 milliards en 2027, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger devraient atteindre près de 130 milliards de dirhams.

Malgré ces performances, le déficit du compte courant devrait se creuser à 4 % du PIB cette année, contre 2,4 % en 2025, avant de revenir à 3,8 % en 2027.

Pour Bank Al-Maghrib, ce niveau ne constitue pas, à ce stade, une source de préoccupation majeure compte tenu de la solidité des réserves de change et de la capacité du pays à mobiliser des financements extérieurs.

Des réserves de change confortables

Les avoirs officiels de réserve continueraient de se renforcer.

Selon les projections de Bank Al-Maghrib, ils atteindraient près de 542 milliards de dirhams en 2027, soit l’équivalent de plus de six mois d’importations de biens et services.

La Banque centrale considère ce niveau comme particulièrement confortable dans le contexte actuel et comme un facteur de résilience important face aux chocs externes.

Le taux de change du dirham demeure, selon ses évaluations, globalement aligné sur les fondamentaux économiques.

Une transition progressive vers le ciblage de l’inflation

Au-delà de la décision de politique monétaire, Bank Al-Maghrib poursuit également les travaux préparatoires à l’adoption d’un régime de ciblage de l’inflation.

Le Wali a indiqué que le chantier est actuellement dans une phase de sensibilisation et de préparation technique associant les acteurs financiers, les milieux académiques et le secteur privé.

L’institution bénéficie de l’assistance technique du Fonds monétaire international ainsi que de partenariats avec d’autres banques centrales. Une simulation à blanc pourrait être réalisée en fin d’année, avant une éventuelle entrée en vigueur du nouveau dispositif à partir de 2027, sous réserve de l’évolution du contexte international.

Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large du rôle des banques centrales, désormais confrontées à des défis multiples liés aux transitions numériques, aux enjeux climatiques, à la cybersécurité, aux cryptoactifs et aux mutations rapides de l’économie mondiale.

Le dossier européen avance

Au cours de son point de presse, le Wali de Bank Al-Maghrib a également évoqué la directive européenne encadrant l’activité des banques étrangères au sein de l’Union européenne et ses implications potentielles pour les banques marocaines actives auprès des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Abdellatif Jouahri a indiqué qu’une task force réunissant notamment le ministère des Affaires étrangères, la Direction du Trésor et des Finances extérieures, les banques concernées et Bank Al-Maghrib a été mise en place afin de mener des discussions avec les autorités européennes et plusieurs États membres. Des échanges ont déjà eu lieu avec la France, tandis que des contacts sont engagés avec la Belgique et les Pays-Bas, et que d’autres rencontres sont prévues avec l’Espagne et l’Italie.

Le Wali s’est dit confiant quant à l’issue de ces discussions, tout en soulignant que le processus nécessitera du temps et devrait se poursuivre tout au long de l’année 2026. Il a par ailleurs relevé que les transferts des MRE continuent d’afficher une évolution favorable malgré ce contexte réglementaire.

Revolut, ce n’est pas pour tout de suite

Interrogé également sur l’intérêt manifesté par la néobanque britannique Revolut pour le marché marocain, Abdellatif Jouahri a indiqué avoir reçu, au début du mois de juin, les responsables de la fintech, venus présenter leurs perspectives de développement au Maroc et leur intérêt pour le Royaume en tant que porte d’entrée vers l’Afrique.

Le Wali a toutefois expliqué que plusieurs chantiers stratégiques mobilisent actuellement les autorités monétaires, notamment les discussions relatives à la directive européenne, les évaluations prévues par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ainsi que l’évaluation du Maroc par le Groupe d’action financière (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Selon lui, ces priorités ne permettent pas d’envisager, à ce stade, l’arrivée de nouveaux acteurs bancaires internationaux sur le marché marocain. Il a également rappelé que Revolut s’intéresse principalement aux services bancaires numériques, un segment sur lequel les établissements marocains sont déjà fortement positionnés.

Selim Benabdelkhalek

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Etude Visa : Au Maroc, l’IA s’impose dans les achats en ligne, mais la confiance demeure le principal enjeu https://lnt.ma/etude-visa-au-maroc-lia-simpose-dans-les-achats-en-ligne-mais-la-confiance-demeure-le-principal-enjeu/ Fri, 19 Jun 2026 14:55:30 +0000 https://lnt.ma/?p=551456 L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les habitudes de consommation des Marocains. Selon l’édition 2026 de l’étude « Stay Secure » de Visa, réalisée en partenariat avec Switch Al Maghrib (SWAM), 83 % des consommateurs au Maroc ont déjà eu recours à des outils d’IA pour les accompagner dans leurs achats en ligne. Toutefois, malgré cet […]

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L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les habitudes de consommation des Marocains. Selon l’édition 2026 de l’étude « Stay Secure » de Visa, réalisée en partenariat avec Switch Al Maghrib (SWAM), 83 % des consommateurs au Maroc ont déjà eu recours à des outils d’IA pour les accompagner dans leurs achats en ligne. Toutefois, malgré cet engouement, les questions de confiance et de sécurité continuent de conditionner l’adoption des nouvelles formes de commerce numérique.

L’étude, menée par Wakefield Research entre janvier et février 2026 auprès de consommateurs dans 17 marchés de la région CEMEA, met en évidence l’essor des usages de l’intelligence artificielle et du commerce social, tout en soulignant la persistance des préoccupations liées aux risques de fraude.

Une adoption croissante de l’IA dans le parcours d’achat

Les consommateurs marocains utilisent désormais l’intelligence artificielle à différentes étapes de leur expérience d’achat. Plus de la moitié des personnes interrogées s’appuient sur ces outils pour comparer les prix (55 %) ou trouver des idées de cadeaux (57 %), tandis que 42 % y recourent pour consulter des avis et des évaluations de produits.

Cette appropriation s’accompagne d’une perception largement positive de l’apport des nouvelles technologies. Près de 97 % des répondants estiment que les outils numériques, y compris ceux fondés sur l’IA, rendent les achats en ligne plus rapides et plus simples qu’auparavant.

L’IA influence également la découverte de nouveaux produits et services. Plus d’un consommateur sur deux (53 %) déclare avoir découvert de nouvelles marques ou enseignes grâce à des plateformes d’intelligence artificielle telles que ChatGPT ou Google Gemini.

Pour autant, l’adoption de l’IA montre certaines limites lorsqu’il s’agit de lui déléguer des opérations sensibles. Seuls 23 % des consommateurs marocains indiquent qu’ils seraient prêts à faire confiance à des agents d’intelligence artificielle pour finaliser leurs achats à leur place.

L’étude met également en évidence une évolution du regard porté sur l’intelligence artificielle en matière de cybersécurité. Plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) considèrent que l’IA permet aujourd’hui d’identifier plus facilement les tentatives d’escroquerie, tandis que 82 % estiment qu’elle jouera un rôle essentiel dans la protection contre la fraude à l’avenir.

Cette perception intervient dans un contexte de forte progression des usages numériques et de multiplication des points de contact entre consommateurs et plateformes en ligne.

L’essor du commerce social s’accompagne de nouveaux risques

Les achats directement réalisés via les réseaux sociaux connaissent une progression significative. Selon l’étude, 87 % des consommateurs marocains ont déjà acheté des produits à travers ces plateformes.

Cette évolution s’accompagne toutefois d’une exposition accrue aux risques de fraude. Près de 30 % des répondants déclarent avoir été victimes d’une arnaque financière au cours des douze derniers mois. Parmi eux, plus de la moitié (52 %) indiquent que l’incident est survenu sur les réseaux sociaux, davantage que sur les sites web, les places de marché en ligne ou les applications d’achat.

L’étude souligne également les préoccupations liées à l’exposition des plus jeunes aux risques du numérique. Ainsi, 92 % des consommateurs interrogés estiment que les enfants ont des difficultés à identifier les escroqueries en ligne.

Plus de six répondants sur dix (61 %) déclarent avoir déjà vu un enfant être victime d’une fraude dans le cadre d’activités de jeu ou d’achats en ligne. Cette préoccupation intervient alors que l’accès des jeunes aux outils de paiement numériques se développe progressivement. Environ 17 % des parents marocains indiquent que leurs enfants peuvent accéder à des applications de paiement mobile ou à des portefeuilles numériques.

Une forte attente envers les institutions

Face aux risques de fraude, les consommateurs marocains considèrent que la responsabilité de la protection repose avant tout sur les institutions. Près de la moitié des répondants (49 %) estiment que les banques et les établissements financiers doivent être les premiers acteurs de cette protection, devant les autorités publiques et les régulateurs (47 %) ainsi que les plateformes de commerce en ligne (29 %).

À l’inverse, seuls 9 % considèrent que cette responsabilité incombe en premier lieu aux consommateurs eux-mêmes.

Les attentes portent également sur des mécanismes de prévention plus proactifs. Ainsi, 64 % des répondants affirment qu’ils se sentiraient davantage en sécurité s’ils recevaient des alertes en temps réel de leur banque ou de leur application de paiement en cas d’activité suspecte. Par ailleurs, 36 % indiquent qu’ils seraient rassurés par la présence de logos ou de marques reconnues au moment du paiement.

Commentant les résultats de l’étude, Leila Serhan, Senior Vice President et Group Country Manager North Africa, Levant & Pakistan chez Visa, estime que la progression des achats en ligne et du commerce social s’accompagne d’une évolution parallèle des formes de fraude. Selon elle, les consommateurs considèrent la protection contre les arnaques comme une responsabilité partagée, tout en attendant des institutions financières, des gouvernements et des fournisseurs de paiement qu’ils jouent un rôle moteur dans la conception de systèmes de paiement intégrant la sécurité dès leur conception.

Même dans un contexte marqué par le développement du commerce assisté par l’intelligence artificielle, la dirigeante souligne que les consommateurs apprécient les gains de simplicité apportés par ces technologies, mais demeurent prudents lorsqu’il s’agit de leur confier la finalisation de leurs achats.

De son côté, la directrice générale de Switch Al Maghrib, Hanae Ben Driss, rappelle que la sécurité des paiements électroniques constitue un pilier fondamental de la confiance dans l’écosystème national. Selon elle, l’évolution des risques, dans un contexte de progression des paiements instantanés, impose de renforcer les capacités de détection et de prévention de la fraude grâce à des infrastructures robustes et à l’utilisation de l’intelligence artificielle.

LNT

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Bank Al-Maghrib publie un guide sur les demandes de crédit destinées aux entreprises https://lnt.ma/bank-al-maghrib-publie-un-guide-sur-les-demandes-de-credit-destinees-aux-entreprises/ Fri, 19 Jun 2026 13:19:33 +0000 https://lnt.ma/?p=551444 Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé la publication d’un nouveau numéro de sa série de guides « Infos utiles », consacré aux modalités d’information relatives aux demandes de crédit pour les entreprises. Disponible sur le site de la Banque centrale, ce guide s’inscrit dans une démarche visant à mieux décrypter les services et opérations bancaires, à […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé la publication d’un nouveau numéro de sa série de guides « Infos utiles », consacré aux modalités d’information relatives aux demandes de crédit pour les entreprises.

Disponible sur le site de la Banque centrale, ce guide s’inscrit dans une démarche visant à mieux décrypter les services et opérations bancaires, à informer les usagers des services bancaires sur leurs droits et obligations et à renforcer la sensibilisation du public aux questions liées à l’utilisation des services financiers.

Le document a également pour objectif de préciser les informations minimales que les établissements de crédit sont tenus de communiquer aux entreprises dans le cadre d’une demande de financement.

Structuré autour de neuf questions, le guide aborde les principales étapes du processus d’octroi d’un crédit. Il traite notamment des documents requis pour constituer un dossier de demande, des modalités de dépôt de cette demande, des délais de traitement ainsi que des conditions dans lesquelles un établissement de crédit peut accepter ou refuser une demande de financement.

Le guide apporte également des précisions sur les informations que les entreprises doivent fournir aux établissements de crédit et sur les démarches à entreprendre lorsque les exigences d’information prévues ne sont pas respectées.

Bank Al-Maghrib rappelle que ces obligations d’information font l’objet d’une directive réglementaire dont les dispositions sont entrées en vigueur en mai 2024.

Retrouvez le guide ici : https://www.bkam.ma/Actualites/Infos-utiles/Infos-utiles

LNT avec CdP

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L’AMMC lance un programme de mise en conformité volontaire pour la gestion sous mandat d’instruments financiers https://lnt.ma/lammc-lance-un-programme-de-mise-en-conformite-volontaire-pour-la-gestion-sous-mandat-dinstruments-financiers/ Fri, 19 Jun 2026 09:26:32 +0000 https://lnt.ma/?p=551400 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé le lancement d’un programme de mise en conformité volontaire dédié à l’activité de gestion sous mandat d’instruments financiers, dans le cadre de sa mission de supervision du marché des capitaux et de protection de l’épargne investie en instruments financiers. L’annonce a été faite à l’occasion d’une […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé le lancement d’un programme de mise en conformité volontaire dédié à l’activité de gestion sous mandat d’instruments financiers, dans le cadre de sa mission de supervision du marché des capitaux et de protection de l’épargne investie en instruments financiers.

L’annonce a été faite à l’occasion d’une rencontre organisée au siège de l’Autorité à Rabat, qui a réuni pour la première fois les sociétés de gestion sous mandat opérant sur la place financière marocaine.

Ce programme se matérialise par une charte déontologique et de bonnes pratiques à laquelle les sociétés de gestion sous mandat sont invitées à adhérer au plus tard le 2 juillet 2026.

Selon l’AMMC, cette initiative vise à accompagner le développement d’une activité en pleine croissance tout en favorisant l’alignement des pratiques des opérateurs sur les meilleurs standards en matière de gestion d’actifs pour compte de tiers. Elle intervient dans le prolongement de la publication par l’Autorité d’un guide consacré à la gestion sous mandat d’instruments financiers, élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs du marché.

À travers ce programme de mise en conformité volontaire, l’AMMC entend poursuivre ses actions en faveur de la protection des investisseurs et du renforcement de la confiance dans le marché des capitaux, considérée comme un levier essentiel de son développement et de sa contribution au financement de l’économie nationale.

L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux est l’institution chargée de la régulation du marché marocain des capitaux. Ses missions portent notamment sur la protection de l’épargne investie en instruments financiers ainsi que sur la garantie du bon fonctionnement et de la transparence du marché. Membre de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) depuis 1996, l’AMMC est également signataire, depuis 2007, de la convention multilatérale d’échange et de coopération de cette organisation, faisant du Maroc le 44e pays signataire et le troisième pays africain à adhérer à ce dispositif.

LNT avec CdP

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Bank Al-Maghrib lance la troisième édition de son Prix pour la recherche économique et financière https://lnt.ma/bank-al-maghrib-lance-la-troisieme-edition-de-son-prix-pour-la-recherche-economique-et-financiere/ Thu, 18 Jun 2026 08:51:39 +0000 https://lnt.ma/?p=551311 Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé le lancement de la troisième édition de son « Prix Bank Al-Maghrib pour la recherche économique et financière », une initiative destinée à encourager la production scientifique dans les domaines de l’économie et de la finance. L’appel à candidatures est ouvert aux chercheurs de nationalité marocaine âgés de moins de […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé le lancement de la troisième édition de son « Prix Bank Al-Maghrib pour la recherche économique et financière », une initiative destinée à encourager la production scientifique dans les domaines de l’économie et de la finance.

L’appel à candidatures est ouvert aux chercheurs de nationalité marocaine âgés de moins de 40 ans et ayant soutenu une thèse de doctorat en économie ou en finance au sein d’un établissement d’enseignement supérieur marocain ou étranger.

À l’issue de cette édition, deux distinctions seront attribuées : un prix d’excellence et un prix d’encouragement. Le jury se réserve également la possibilité de décerner un prix « coup de cœur ».

Les modalités de participation ainsi que la documentation relative au concours sont disponibles sur le site internet de Bank Al-Maghrib. La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 25 septembre 2026.

Selon la Banque centrale, ce prix s’inscrit dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale et vise à soutenir la recherche dans les domaines liés à ses missions, à renforcer les synergies avec le monde académique et à contribuer au rayonnement de la recherche économique ainsi qu’au développement de l’écosystème national de la recherche.

LNT

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Marché monétaire : un équilibre maintenu à l’approche de la réunion de Bank Al-Maghrib, constate AGR https://lnt.ma/marche-monetaire-un-equilibre-maintenu-a-lapproche-de-la-reunion-de-bank-al-maghrib-constate-agr/ Wed, 17 Jun 2026 10:53:21 +0000 https://lnt.ma/?p=551291 Le marché monétaire marocain continue d’afficher une situation équilibrée à l’approche de la deuxième réunion trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM) au titre de l’année 2026, selon les dernières analyses d’Attijari Global Research (AGR). Dans sa note hebdomadaire « Weekly Hebdo Taux – Fixed Income », couvrant la période du 5 au 11 juin 2026, AGR […]

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Le marché monétaire marocain continue d’afficher une situation équilibrée à l’approche de la deuxième réunion trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM) au titre de l’année 2026, selon les dernières analyses d’Attijari Global Research (AGR).

Dans sa note hebdomadaire « Weekly Hebdo Taux – Fixed Income », couvrant la période du 5 au 11 juin 2026, AGR indique que les taux interbancaires sont restés alignés sur le taux directeur de la Banque centrale, maintenu à 2,25 %.

L’indice monétaire de référence au jour le jour, le MONIA (Moroccan Overnight Index Average), a pour sa part enregistré un léger repli, sa moyenne hebdomadaire s’établissant à 2,21 %, contre 2,22 % la semaine précédente.

Selon AGR, le scénario central demeure celui d’un maintien d’une posture prudente de la part de Bank Al-Maghrib, dans un contexte marqué par la persistance des incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient.

Sur le plan de la liquidité bancaire, la demande des banques en monnaie centrale a reculé au cours de la semaine sous revue. Les injections de liquidités de la Banque centrale via les avances à sept jours se sont établies à 43,8 milliards de dirhams (MMDH), contre 55,4 MMDH une semaine auparavant.

Parallèlement, Bank Al-Maghrib a maintenu un soutien significatif au système bancaire à travers des prêts garantis et des opérations de pension livrée, pour un montant global de 100 MMDH.

De son côté, le Trésor a sensiblement renforcé ses placements de trésorerie. Les placements moyens de ses excédents de liquidité, à blanc et avec prise en pension, ont progressé d’environ 7 MMDH en une semaine pour dépasser 25 MMDH.

LNT

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Accord entre Washington et Téhéran : les marchés mondiaux saluent la perspective d’une détente énergétique https://lnt.ma/accord-entre-washington-et-teheran-les-marches-mondiaux-saluent-la-perspective-dune-detente-energetique/ Tue, 16 Jun 2026 10:54:02 +0000 https://lnt.ma/?p=551215 L’annonce d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a provoqué une vive réaction des marchés financiers mondiaux, alimentant un regain d’optimisme chez les investisseurs. La perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, a entraîné une forte baisse des cours de l’or noir et un rebond généralisé […]

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L’annonce d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a provoqué une vive réaction des marchés financiers mondiaux, alimentant un regain d’optimisme chez les investisseurs. La perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole, a entraîné une forte baisse des cours de l’or noir et un rebond généralisé des principales places boursières en Asie, en Europe et aux États-Unis.

Les investisseurs ont principalement réagi à la possibilité d’un retour progressif des flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, par lequel passe habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole brut. Ce passage maritime était largement paralysé depuis le début du conflit entre l’Iran et les États-Unis à la fin du mois de février, alimentant des tensions sur les marchés de l’énergie et ravivant les craintes inflationnistes.

Le pétrole en nette baisse

L’annonce de l’accord a immédiatement pesé sur les cours du pétrole. Lundi, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a chuté d’environ 5 %, tandis que le WTI américain a reculé dans des proportions similaires.

La baisse s’est poursuivie mardi. En milieu de matinée, le Brent cédait encore près de 2 % à 81,53 dollars le baril, tandis que le WTI américain reculait de 2,20 % à 78,97 dollars.

Selon Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management, les marchés ont avant tout intégré une diminution de la « prime de risque » liée au détroit d’Ormuz. Une réouverture effective du passage maritime pourrait réduire les incertitudes pesant sur les transporteurs, les assureurs et les marchés de l’énergie.

Plusieurs analystes invitent toutefois à la prudence. Gregory Brew, d’Eurasia Group, estime qu’il faudra plusieurs semaines, voire un mois, pour que les flux pétroliers retrouvent une partie significative de leur niveau d’avant-guerre. Des opérations de déminage et des questions liées à la sécurité maritime pourraient encore ralentir la normalisation du trafic.

Michael Wan, analyste à la banque MUFG, souligne également que la pérennité de l’accord dépendra des modalités précises qui seront retenues par les deux parties, celles-ci n’ayant pas encore été dévoilées.

Un regain d’appétit pour le risque

Malgré ces incertitudes, la perspective d’un apaisement géopolitique a rapidement favorisé un retour des investisseurs vers les actifs jugés plus risqués.

À Wall Street, le mouvement a été particulièrement marqué. L’indice Dow Jones a progressé de 0,92 % pour clôturer à un niveau record de 51.671 points. Le Nasdaq, porté notamment par les valeurs technologiques, a bondi de 3,07 %, tandis que l’indice élargi S&P 500 a gagné 1,65 %.

« L’enthousiasme règne sur Wall Street », a résumé Peter Cardillo, analyste chez Spartan Capital Securities, estimant que les marchés ont accueilli favorablement la perspective d’une stabilisation du Moyen-Orient et d’une détente sur les marchés de l’énergie.

Les grandes valeurs technologiques ont largement contribué à cette progression. Nvidia a gagné 3,54 %, Alphabet 2,59 %, Microsoft 2,31 % et Apple 1,82 %.

Le mouvement a également bénéficié aux secteurs fortement consommateurs d’énergie. Les compagnies aériennes américaines ont progressé de manière significative, United Airlines gagnant 3,85 %, American Airlines 3,20 % et Alaska Air Group 3,72 %.

À l’inverse, les valeurs pétrolières ont été pénalisées par la baisse des cours du brut. Exxon Mobil a perdu 4,13 %, Chevron 3,64 % et ConocoPhillips 4 %.

L’Asie et l’Europe dans le sillage de Wall Street

Les marchés asiatiques ont eux aussi réagi favorablement à l’annonce de l’accord.

À Tokyo, l’indice Nikkei a enregistré une hausse de 4,99 % pour terminer à 69.317 points, tandis que l’indice élargi Topix a progressé de 3,03 %. À Séoul, le Kospi a bondi de 5,20 %. Les Bourses de Sydney et de Taipei ont respectivement gagné 1,25 % et 2,78 %, tandis que l’indice Hang Seng de Hong Kong évoluait également dans le vert.

Selon les analystes de Tokai Tokyo Intelligence, l’apaisement des inquiétudes liées à l’inflation énergétique a favorisé des achats sur un large éventail de valeurs.

En Europe, la tendance est demeurée positive. La Bourse de Paris a poursuivi sa progression mardi, le CAC 40 gagnant 0,59 % après avoir déjà progressé la veille. Les places de Francfort et de Londres ont également ouvert en hausse.

Les stratégistes de Natixis soulignent qu’une rotation sectorielle s’est opérée au profit de l’automobile, de l’industrie, des banques, des compagnies aériennes et des secteurs du voyage et des loisirs, au détriment de l’énergie, de la défense et de certaines valeurs défensives.

Pour Florian Ielpo, de Lombard Odier, les marchés « achètent la fin du choc pétrolier », même si les investisseurs ne considèrent pas encore que l’ensemble des risques inflationnistes ont disparu.

La détente énergétique profite aussi aux marchés émergents

L’amélioration du sentiment de marché s’est également reflétée sur d’autres places financières.

À Casablanca, le MASI a clôturé lundi en hausse de 4,46 %, soutenu notamment par les secteurs des mines, de la promotion immobilière et des services de transport. La capitalisation boursière a dépassé les 1.080 milliards de dirhams et les échanges ont porté sur plus de 544 millions de dirhams.

Si les marchés saluent aujourd’hui l’annonce d’un apaisement entre Washington et Téhéran, nombre d’analystes rappellent néanmoins que l’évolution future dépendra de la mise en œuvre effective de l’accord et du rétablissement progressif des flux énergétiques dans le détroit d’Ormuz.

SB

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Le programme de rachat de ses actions en propre est de retour https://lnt.ma/le-programme-de-rachat-de-ses-actions-en-propre-est-de-retour/ Tue, 16 Jun 2026 10:39:05 +0000 https://lnt.ma/?p=551207 Le programme de rachat d’actions est un outil de régulation du cours d’une action par son émetteur. Cet instrument de politique boursière a été beaucoup utilisé pour stabiliser la volatilité des cours à des moments où la bourse des valeurs faisait l’objet de spéculation sur certaines valeurs, était peu liquide et donc ne valorisait pas […]

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Le programme de rachat d’actions est un outil de régulation du cours d’une action par son émetteur. Cet instrument de politique boursière a été beaucoup utilisé pour stabiliser la volatilité des cours à des moments où la bourse des valeurs faisait l’objet de spéculation sur certaines valeurs, était peu liquide et donc ne valorisait pas correctement les sociétés cotées. Les émetteurs ont en conséquence utilisé leur programme de rachat pour lutter contre une correction à la baisse jugée comme injustifiée en particulier quand les bulles sectorielles ont éclaté, comme celle de l’immobilier, qui a été caractéristique de l’utilisation par les émetteurs de leur contrat de rachat pour réguler la frilosité de leur cours en bourse.

Toutefois, les programmes de rachat ont été encadrés et sont beaucoup moins utilisés que sur les places internationales.
En effet, l’AMMC, l’autorité du marché, autorise les sociétés cotées à racheter leurs propres actions, mais dans un cadre strict, avec des objectifs limités de régulation du cours et pas de soutien de ce dernier, la fixation d’un prix plancher ou plafond et dans un volume maximum de 10% du capital.

Dans la conjoncture actuelle, après une année 2025 fulgurante, qui a connu une explosion des indices boursiers quel qu’ils soient de presque 30%, et une capitalisation boursière qui a dépassé les 1 000 milliards de dirhams, en 2026, nombreuses sont les valeurs de la cote qui connaissent une correction de leur cours qui impacte les indices boursiers à la baisse.

Ainsi, le retour à l’utilisation des programmes de rachat redevient légitime. D’ailleurs, on constate que les sociétés cotées qui ont un programme de rachat « continu », c’est à dire voté en assemblée générale ordinaire dans le cadre d’un programme sur plusieurs années et renouvelé dans le temps, l’ont activé pour cerner la volatilité de leur cours boursier entre un cours plancher et un cours plafond au cout de quelques millions de dirhams.

C’est le cas public de la Banque Centrale Populaire, et aussi d’IAM, dont le programme de rachat est continu, bien que cette valeur, qui est de fait très liquide n’aurait en principe pas besoin « d’aide ». Ce dernier est adossé à Contrat de liquidité sur 1% du capital, soit 1,5 millions de titres que Maroc Telecom n’a pas encore exécuté dans de volumes significatifs.

Ce sont les 2 seules sociétés qui avaient activé un programme sur S1 2025. Pour la BCP, le programme de rachat déclenché porte sur 10.165.623 actions, soit 5% de son capital. Le prix d’intervention maximum est fixé 374 DH l’action et le minimum de vente à 201 DH. La période d’intervention s’étend du 20 juillet 2026 au 20 janvier 2028 pour une enveloppe qui peut aller jusqu’à 3,8 milliards DH. L’objection de ce programme de rachat de la banque est certes de fluidifier la liquidité du titre dans une conjoncture où l’action BCP a reculé de 14,3% entre janvier 2025 et mai 2026 alors qu’elle fait partie des valeurs les plus échangées sur le marché principal de la bourse avec 24,2 millions de titres traités. Ainsi, l’utilisation de son programme de rachat vise à éviter les gros écarts entre acheteurs et vendeurs, pas à faire monter le cours, comme elle l’a précédemment fait entre avril et mai 2025, en rachetant 530.000 de ses actions.

L’autre actualité qui porte sur les programmes de rachat d’actions par les sociétés cotées, vient de COSUMAR qui vient également d’annoncer le lancement de cet instrument à la faveur de la régulation de son cours en bourse en favorisant la liquidité du marché de ses titres.

Dans le cadre légal et réglementaire, le programme de rachat par COSUMAR de ses propres actions en vue de favoriser la liquidité du marché de ses titres est lancé.

Le Conseil d’Administration de la société a décidé de proposer à la prochaine Assemblée Générale Ordinaire la mise en place d’un programme de rachat par Cosumar de ses propres actions en Bourse pour un montant maximum de 120.000.000 de DH et la mise en place d’un contrat de liquidité adossé à ce programme à hauteur de 20% de celui-ci. Red Med Securities a été désigné pour l’exécuter, après la décision de l’Assemblée Générale Ordinaire qui se tiendra la 22 juin courant.

Ce programme repose sur un nombre maximum d’actions à détenir de 434 782 actions, soit 0,46% du capital pour un montant maximum de 120.000.000 de DH sur une durée de 18 mois. La fourchette de prix étant fixée à 150-266 DH par action COSUMAR, pour un cours moyen de 212 dirhams à compter du 20 Juillet 2026 et jusqu’au 20 Janvier 2028 avec un maximum d’actions à détenir de 86 956 actions, soit 20% du programme de son rachat.

Les objectifs du programme de rachat d’actions propres de COSUMAR reposent sur la liquidité de l’action sur le marché boursier. Mais, tout en précisant dans la note d’information que « COSUMAR ne vise pas la recherche d’un résultat financier, ni le soutien du cours en opposition à une tendance forte du marché ou la constitution d’un stock de titres en vue d’une opération financière ou d’une allocation aux salariés ».

Cette précision de COSUMAR sur la tendance du marché à utiliser les programmes de rachat de titres pour « soutenir les cours en bourse » par les sociétés cotées est en soi une bonne recommandation pour tout simplement bannir cette pratique, sachant que la profondeur du marché boursier est telle que cela devient de plus en plus difficile…

 

Afifa Dassouli

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L’Office des Changes lance la plateforme « SARF » pour digitaliser les opérations de change de devises https://lnt.ma/loffice-des-changes-lance-la-plateforme-sarf-pour-digitaliser-les-operations-de-change-de-devises/ Tue, 16 Jun 2026 09:14:01 +0000 https://lnt.ma/?p=551185 L’Office des Changes a annoncé le déploiement, à compter du 15 juin 2026, de sa nouvelle plateforme « SARF », dédiée à la gestion digitalisée, instantanée et sécurisée des opérations de change de devises. Selon un communiqué de l’institution, cette nouvelle solution s’inscrit dans le cadre de la modernisation des services destinés aux opérateurs de […]

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L’Office des Changes a annoncé le déploiement, à compter du 15 juin 2026, de sa nouvelle plateforme « SARF », dédiée à la gestion digitalisée, instantanée et sécurisée des opérations de change de devises.

Selon un communiqué de l’institution, cette nouvelle solution s’inscrit dans le cadre de la modernisation des services destinés aux opérateurs de change et vise à renforcer la traçabilité, la conformité et la supervision des opérations de devises au Maroc.

Le lancement de la plateforme intervient à l’issue d’un vaste programme de formation mené dans l’ensemble des régions du Royaume au profit des sociétés de change de devises.

L’Office des Changes indique avoir mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement afin de faciliter l’appropriation des fonctionnalités de la nouvelle plateforme. Une cellule dédiée a notamment été mobilisée pour assister les opérateurs durant la phase de lancement.

Des supports pédagogiques, comprenant des vidéos explicatives et des guides pratiques détaillant les modalités d’accès et d’utilisation de la plateforme, ont également été élaborés afin de faciliter la prise en main du nouvel outil.

Une gestion intégrée des opérations de change

Sur le plan fonctionnel, la plateforme « SARF » couvre l’ensemble des activités des opérateurs de change de devises.

Elle permet notamment la gestion des opérations d’achat et de vente de devises réalisées avec la clientèle, ainsi que l’édition des documents et bordereaux associés à ces transactions.

L’Office souligne que cette digitalisation vise à simplifier les procédures opérationnelles tout en améliorant la sécurité et la rapidité de traitement des opérations.

La nouvelle plateforme intègre également un dispositif d’assistance et d’accompagnement destiné à renforcer les mécanismes de vigilance et de conformité en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

À travers cette fonctionnalité, l’Office des Changes entend fournir aux opérateurs des outils leur permettant de mieux répondre aux exigences réglementaires et de renforcer la sécurisation des transactions de change.

L’institution souligne que cette initiative vise à consolider la traçabilité des opérations, à améliorer l’accompagnement des opérateurs de change et à renforcer le dispositif de supervision du secteur.

LNT

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JAIDA et CHARI s’allient pour renforcer l’inclusion financière des micro-entrepreneurs https://lnt.ma/jaida-et-chari-sallient-pour-renforcer-linclusion-financiere-des-micro-entrepreneurs/ Mon, 15 Jun 2026 15:48:25 +0000 https://lnt.ma/?p=551157 JAIDA et CHARI ont signé un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération en faveur de l’inclusion financière, du développement du micro-entrepreneuriat et de l’accompagnement des acteurs de l’Économie sociale et solidaire (ESS) au Maroc. Ce partenariat repose sur la complémentarité des expertises des deux institutions. Filiale du Groupe CDG et société de financement agréée […]

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JAIDA et CHARI ont signé un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération en faveur de l’inclusion financière, du développement du micro-entrepreneuriat et de l’accompagnement des acteurs de l’Économie sociale et solidaire (ESS) au Maroc.

Ce partenariat repose sur la complémentarité des expertises des deux institutions. Filiale du Groupe CDG et société de financement agréée par Bank Al-Maghrib, JAIDA intervient dans le financement des acteurs de l’Économie sociale et solidaire, tandis que CHARI, établissement de paiement spécialisé dans l’inclusion financière digitale, développe des solutions technologiques destinées aux commerçants et aux très petites activités économiques.

À travers cette collaboration, les deux partenaires ambitionnent de faciliter l’accès aux solutions de financement pour les micro-entrepreneurs et les petites structures économiques, en s’appuyant sur les outils numériques et les données générées par l’écosystème digital de CHARI.

Un accompagnement ciblé des acteurs de proximité

L’accord prévoit notamment le développement de mécanismes de financement destinés aux commerçants de proximité, aux acteurs de la petite restauration, aux professionnels de la mobilité urbaine ainsi qu’à d’autres catégories de micro-entrepreneurs opérant au sein de l’écosystème de CHARI.

L’objectif est de soutenir le développement de leurs activités génératrices de revenus, d’améliorer leur accès aux ressources financières et de renforcer leur résilience économique dans un contexte marqué par l’importance croissante de l’inclusion financière et de la digitalisation des services.

Les deux partenaires soulignent que cette initiative vise à répondre aux besoins de populations souvent insuffisamment couvertes par les circuits traditionnels de financement, en leur proposant des solutions adaptées à leur taille, à leur activité et à leurs capacités de remboursement.

Le dispositif mis en place se distingue par une approche intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’identification et l’intégration des bénéficiaires jusqu’au financement et au suivi des projets.

Selon les signataires, l’utilisation des canaux numériques permettra d’assurer une traçabilité complète des opérations, une meilleure qualité dans l’instruction des dossiers ainsi qu’un suivi rigoureux des indicateurs de performance économique et sociale.

Cette approche doit également contribuer à renforcer la transparence des mécanismes de financement et à mesurer plus précisément les retombées du programme sur les bénéficiaires et sur les territoires concernés.

À travers cette coopération, JAIDA et CHARI entendent participer au renforcement du tissu entrepreneurial de proximité et à la création de valeur au niveau local.

Les deux institutions affichent ainsi l’ambition de favoriser une meilleure inclusion financière des populations traditionnellement moins desservies par les solutions bancaires classiques, tout en accompagnant le développement d’activités économiques créatrices de revenus et d’emplois.

LNT

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Banque mondiale – Maroc : 650 millions de dollars pour la transformation numérique et la résilience climatique https://lnt.ma/banque-mondiale-maroc-650-millions-de-dollars-pour-la-transformation-numerique-et-la-resilience-climatique/ Sun, 14 Jun 2026 15:23:28 +0000 https://lnt.ma/?p=551151 La Banque mondiale a approuvé un financement global de 650 millions de dollars destiné à soutenir deux chantiers stratégiques du Maroc : l’accélération de la transformation numérique et le renforcement de la résilience face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cybermenaces. Annoncée dans un communiqué de l’institution financière internationale, cette enveloppe se répartit […]

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La Banque mondiale a approuvé un financement global de 650 millions de dollars destiné à soutenir deux chantiers stratégiques du Maroc : l’accélération de la transformation numérique et le renforcement de la résilience face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cybermenaces.

Annoncée dans un communiqué de l’institution financière internationale, cette enveloppe se répartit entre un programme de 250 millions de dollars consacré à la transformation numérique et un second de 400 millions de dollars dédié au financement du climat et à la gestion des risques.

Selon la Banque mondiale, ces deux initiatives visent à accompagner les priorités de développement du Royaume tout en mobilisant davantage de capitaux privés au service de l’investissement et de l’innovation.

Le premier programme, doté de 250 millions de dollars, doit soutenir la mise en œuvre de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ». L’objectif est d’accélérer la numérisation des services publics, de renforcer l’écosystème des startups et de favoriser le développement des compétences numériques.

La Banque mondiale précise que ce financement contribuera notamment à généraliser les services publics numériques centrés sur l’utilisateur, à accompagner la migration des administrations vers des infrastructures cloud et à encourager l’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Le programme prévoit également un appui à la transformation numérique des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), ainsi qu’au développement du secteur de l’externalisation, considéré comme un important gisement de création d’emplois.

L’institution de Bretton Woods souligne que cette initiative, élaborée en étroite concertation avec les autorités marocaines, vise des résultats mesurables à l’horizon 2031, avec une attention particulière portée à l’inclusion des jeunes et des femmes dans l’économie numérique.

Le projet ambitionne notamment de faciliter l’accès aux services publics à travers un portail national unifié, afin de réduire les démarches administratives physiques et d’améliorer l’expérience des usagers.

Soutenir l’innovation et mobiliser les capitaux privés

Au-delà de la modernisation des services publics, le programme entend renforcer les capacités d’innovation technologique du pays.

La Banque mondiale indique que des mécanismes de partage des risques soutenus par l’État devraient permettre de mobiliser près de 200 millions de dollars de capitaux privés destinés au financement des startups et à l’accompagnement de la digitalisation des PME.

Le dispositif prévoit également le développement de centres d’excellence spécialisés dans l’intelligence artificielle, ainsi que le renforcement des compétences numériques afin de répondre aux besoins croissants du marché du travail.

Le second programme, doté de 400 millions de dollars, vise à renforcer la résilience financière du Maroc face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cyberattaques.

Selon la Banque mondiale, cette initiative permettra de développer des instruments d’assurance dédiés aux catastrophes et aux cyber-risques, tout en renforçant les capacités institutionnelles du pays en matière de gestion des risques.

Le programme prévoit également l’amélioration des infrastructures de paiement numérique afin de faciliter les flux financiers en période de crise et de renforcer la capacité de réaction des autorités face aux chocs économiques ou climatiques.

Dans le même temps, les autorités de régulation financière bénéficieront d’un accompagnement destiné à renforcer la supervision des risques climatiques et cybernétiques pesant sur les secteurs bancaire et assurantiel.

L’un des volets majeurs de ce programme concerne la mobilisation de financements privés en faveur des infrastructures liées à la transition énergétique et à l’adaptation climatique.

À cet effet, une facilité de préparation de projets sera mise en place afin de constituer un portefeuille de projets jugés viables sur le plan commercial dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les transports durables et les infrastructures hydrauliques.

Au cours des cinq prochaines années, la Banque mondiale estime que ce programme pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 400 millions de dollars d’investissements privés supplémentaires.

L’objectif est également de mettre en place jusqu’à un milliard de dollars de financements prédéterminés destinés à être mobilisés rapidement en cas de catastrophe majeure, tout en élargissant la couverture contre les cyber-risques à au moins vingt institutions financières.

Cité dans le communiqué, Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, a souligné que ces deux programmes s’inscrivent au cœur des priorités de transformation du Royaume.

« Ces deux nouveaux programmes s’inscrivent au cœur des priorités de transformation du Maroc : une économie dynamisée par le numérique, un écosystème d’innovation dynamique et une nation financièrement résiliente, capable de gérer les risques climatiques, les catastrophes et les cyber-risques d’un monde en mutation rapide », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces initiatives contribueront à bâtir « une architecture intégrée pour la prochaine décennie du Maroc », en favorisant la mobilisation de capitaux privés, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes ainsi que la mise en œuvre des engagements climatiques du Royaume.

LNT

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Inforisk renforce son offre autour de la donnée d’entreprise https://lnt.ma/inforisk-renforce-son-offre-autour-de-la-donnee-dentreprise/ Fri, 12 Jun 2026 15:06:31 +0000 https://lnt.ma/?p=551007 Dans un environnement économique marqué par l’accélération de la digitalisation, le développement de l’intelligence artificielle et le renforcement des exigences réglementaires, la maîtrise de la donnée devient un enjeu stratégique pour les entreprises. C’est dans ce contexte qu’Inforisk, spécialiste marocain de la Smart Data B2B et partenaire du réseau mondial Dun & Bradstreet, a dévoilé […]

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Dans un environnement économique marqué par l’accélération de la digitalisation, le développement de l’intelligence artificielle et le renforcement des exigences réglementaires, la maîtrise de la donnée devient un enjeu stratégique pour les entreprises. C’est dans ce contexte qu’Inforisk, spécialiste marocain de la Smart Data B2B et partenaire du réseau mondial Dun & Bradstreet, a dévoilé à Casablanca trois nouvelles solutions destinées à accompagner les entreprises, les banques et les institutions dans la gestion des risques, la conformité et le pilotage de leur activité.

La donnée, un actif stratégique dans une économie en mutation

En ouverture de la conférence, Khalid Ayouch, président-directeur général d’Inforisk, a souligné que les entreprises évoluent aujourd’hui dans un environnement caractérisé par une croissance des échanges, une ouverture accrue de l’économie et l’apparition de nouveaux risques liés à la mondialisation et à la digitalisation.

Selon lui, les organisations doivent désormais répondre à plusieurs impératifs simultanés : identifier avec précision leurs partenaires, sécuriser leurs transactions, renforcer leurs dispositifs de connaissance client et de conformité, tout en anticipant les risques financiers et juridiques. « Les entreprises marocaines sont confrontées à des exigences de plus en plus fortes en matière de transparence et de maîtrise du risque », a-t-il déclaré, rappelant notamment l’importance des standards internationaux de conformité et de lutte contre le blanchiment de capitaux.

Le dirigeant a également insisté sur la place grandissante de la donnée dans les modèles économiques contemporains. Pour lui, la donnée d’entreprise doit désormais être considérée comme une véritable matière première industrielle. « Tous les jours, nous collectons, structurons, fiabilisons et enrichissons des informations qui alimentent ensuite des plateformes, des logiciels et des modèles d’analyse », a-t-il expliqué.

Cette approche est d’autant plus importante, selon lui, que le développement de l’intelligence artificielle repose avant tout sur la qualité des données disponibles. « Sans donnée fiable, structurée et mise à jour, il ne peut pas y avoir d’intelligence artificielle créatrice de valeur », a-t-il souligné.

Créée en 2005, Inforisk revendique aujourd’hui plus de 2.000 clients actifs, dont près de 60 % des 1.000 principales entreprises du Maroc. L’entreprise travaille également avec des banques, des compagnies d’assurance, des institutions publiques et des organismes internationaux.

Présentant les principaux indicateurs de l’entreprise, Amine Diouri, directeur produits, marketing stratégique et communication, a indiqué qu’Inforisk dispose d’une base de données couvrant près de 950.000 sociétés marocaines, enrichie par plus de 2,5 millions de bilans collectés depuis vingt ans. À cela s’ajoutent plus de 200.000 événements juridiques et économiques traités régulièrement ainsi qu’un important travail de mise à jour réalisé quotidiennement.

Le responsable a également rappelé que l’entreprise bénéficie de son intégration au réseau Dun & Bradstreet via sa joint-venture avec Altares. Cette connexion donne accès à une base mondiale couvrant plus de 600 millions d’entreprises dans 220 pays ainsi qu’à plusieurs milliards de données économiques. « Cela permet aux entreprises marocaines de trouver, d’évaluer et de sécuriser leurs relations avec des partenaires internationaux », a-t-il précisé.

Une cartographie de 12.000 groupes marocains

La première solution dévoilée concerne la cartographie des groupes d’entreprises. Baptisée « Solution Groupes », elle vise à offrir une vision consolidée des structures capitalistiques et des risques associés.

Amine Diouri a expliqué que les équipes d’Inforisk ont reconstitué les liens directs et indirects existant entre les entreprises marocaines afin d’identifier plus de 12.000 groupes économiques. Cette cartographie permet aux banques, directions financières et responsables du crédit d’obtenir une vision globale des risques plutôt qu’une lecture limitée à une seule entité juridique.

Selon lui, cette approche répond à un besoin croissant de consolidation de l’information. Une entreprise peut en effet présenter une situation financière satisfaisante prise isolément, alors que son groupe d’appartenance affiche un niveau d’endettement plus élevé ou des fragilités particulières. « L’objectif est de passer d’une vision unitaire à une vision consolidée du risque », a-t-il expliqué.

Cette cartographie peut également être utilisée à des fins de développement commercial, en permettant aux entreprises d’identifier l’ensemble des filiales appartenant à un même groupe.

Conformité : des exigences réglementaires renforcées

La deuxième solution présentée porte sur la conformité réglementaire. Elle intègre désormais des fonctionnalités avancées de vérification des bénéficiaires effectifs, de détection des personnes politiquement exposées (PEP), de contrôle des listes de sanctions internationales et d’analyse de la presse négative.

Amine Diouri a rappelé que ces obligations concernent aujourd’hui un nombre croissant d’acteurs, notamment les banques, les compagnies d’assurance, les experts-comptables, les cabinets juridiques ou encore certaines professions réglementées.

Selon les données présentées, Inforisk dispose actuellement d’informations sur plus de 800.000 bénéficiaires effectifs au Maroc et s’appuie sur les bases internationales de Dun & Bradstreet pour étendre ses vérifications au-delà des frontières nationales.

Khalid Ayouch a, pour sa part, souligné que la conformité est devenue un élément structurant de l’attractivité économique. Selon lui, le renforcement de la transparence contribue à consolider la crédibilité du Maroc auprès des investisseurs et des partenaires internationaux.

Le poste clients, un enjeu financier majeur

La troisième innovation concerne la gestion du poste clients et du recouvrement, un sujet particulièrement sensible pour les entreprises.

Amine Diouri a rappelé que les créances clients peuvent représenter jusqu’à 50 % du bilan de certaines PME et que de nombreuses entreprises ne disposent pas des ressources nécessaires pour suivre l’ensemble de leurs débiteurs. Selon lui, près de 90 % des entreprises ne relancent pas systématiquement tous leurs clients en retard de paiement.

La plateforme développée par Inforisk combine données économiques, automatisation et intelligence artificielle afin de permettre aux entreprises de suivre en temps réel l’évolution du risque client, de segmenter leur portefeuille et d’automatiser certaines actions de recouvrement.

Selon les estimations présentées, cette solution pourrait contribuer à réduire les retards de paiement de 30 % et à améliorer significativement la productivité des équipes concernées.

L’intelligence artificielle comme accélérateur, mais pas comme substitut

Interrogés sur l’impact de l’intelligence artificielle sur leur activité, les responsables d’Inforisk ont insisté sur la complémentarité entre technologie et expertise humaine.

Khalid Ayouch a expliqué que les nouveaux modèles d’IA permettent d’analyser des volumes de données beaucoup plus importants et d’améliorer la précision des outils d’évaluation des risques. Toutefois, il a rappelé que les résultats produits par ces systèmes restent dépendants de la qualité des informations collectées et des mécanismes de contrôle mis en place.

Amine Diouri a abondé dans le même sens en soulignant que les modèles développés par l’entreprise font l’objet de vérifications régulières afin de garantir leur cohérence et leur pertinence. « L’intelligence artificielle améliore la capacité d’analyse, mais elle ne remplace pas l’expertise humaine », a-t-il affirmé.

Selim Benabdelkhalek

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Émission du Trésor en Eurobonds : un tournant voulu par Nadia Fettah https://lnt.ma/emission-du-tresor-en-eurobonds-un-tournant-voulu-par-nadia-fettah/ Wed, 10 Jun 2026 17:00:53 +0000 https://lnt.ma/?p=550864 Le Trésor du Maroc vient de réaliser avec un grand succès une émission obligataire en Eurobonds. Celle-ci porte sur 2,5 milliards d’euros et est considérée comme étant celle de 2026, faisant suite à la précédente de mars 2025. A travers cette émission, le Trésor veut « consolider ses références sur des maturités plus longues », procéder à […]

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Le Trésor du Maroc vient de réaliser avec un grand succès une émission obligataire en Eurobonds. Celle-ci porte sur 2,5 milliards d’euros et est considérée comme étant celle de 2026, faisant suite à la précédente de mars 2025. A travers cette émission, le Trésor veut « consolider ses références sur des maturités plus longues », procéder à un remboursement anticipé de la dette de 2027 et financer des projets d’investissements publics.

D’autant que le contexte en 2026 est propice pour le Maroc et permet de profiter d’une fenêtre des marchés de capitaux internationaux favorable en matière de taux, avec des spreads compressés à la faveur de l’amélioration de sa notation souveraine par S&P qui a remonté le Royaume à BBB- en septembre 2025, le classant ainsi en seul pays africain noté « investment grade ».

Et pour cause, le Maroc est engagé dans une gestion budgétaire prudente et a entrepris des réformes profondes qui lui assurent une crédibilité retrouvée et le place dans les tops 10 des émissions Eurobond de 2026. C’est ainsi que les spreads au final, se sont limités à respectivement 170 pb pour la tranche à 8 ans et 200 pb pour celle de 12 ans, et un taux d’intérêt moyen de 4,75%, soit un gain de 30 points de base par rapport à l’émission précédente.

A ce sujet, il faut rappeler que le Maroc est retourné sur le marché des eurobonds en 2025 après 5 ans d’absence, sachant que la première émission en euros du Trésor marocain date de 2020. L’émission de mars 2025 se montait à 2 milliards d’euros en 2 tranches, de 900 millions d’euros sur 4 ans et 1,1 milliards de € sur 10 ans. Cette offre du Maroc avait été sursouscrite 3,3 fois de son montant.

L’opération de 2025 a été réalisée dans le contexte particulier du lancement de la Coupe du Monde 2030 que le Maroc coorganise avec l’Espagne et le Portugal, qui exige des besoins massifs, depuis largement entamés, comme la mise à niveau des aéroports, la construction des lignes de LGV, des hôtels, des stades et certaines rénovations urbaines, avec un coût total estimé à plus de 35 milliards de dollars d’ici 2035.

Il faut savoir qu’historiquement le Maroc émettait surtout en dollars USD. De fait, entre 2023 et 2025 les émissions obligataires du Trésor en devises étaient libellées en dollars. En, octobre 2023, il a levé 2,5 milliards de dollars en 3 tranches de 5 ans, 10,5 ans et 30 ans. Mais, selon une source du ministère des finances, la ministre des Finances, Nadia Fettah, considère qu’aujourd’hui, parce que le Maroc commerce avec l’Union européenne, emprunter en euros réduirait beaucoup le risque de change tout en évitant de dépendre à 100% du dollar, tout en optimisant les conditions de financement pour le Trésor. En un mot, les émissions en euros 2025-2026 ne seront pas des exceptions.

En réalité, il s’agit d’optimiser la dette avec une stratégie du Trésor qui consiste à diversifier les sources de financement, consolider les maturités longues et sécuriser les besoins externes tout en procédant à un remboursement anticipé de dette en 2027. Le Maroc profite ainsi de sa bonne image et de son rating retrouvé pour emprunter moins cher et financer les gros chantiers 2030 sans trop peser sur le budget.

Il semblerait que le Groupe OCP suive également cette nouvelle orientation, celle de s’endetter dorénavant en euros même si le groupe détient encore une dette en dollars et que la dette multilatérale vis-à-vis du FMI, la Banque Mondiale et la BAD restent libellée en dollars. En clair, le Maroc maintient le dollar pour les émissions de longues maturités à 30 ans pour le financement des entreprises publiques. Mais, il privilégie l’euro pour le financement de la Coupe du monde 2030 sachant que ces dépenses sont libellées en euros.

Le Royaume, en procédant à ces émissions en devises alimente également les réserves du pays en devises pour les maintenir entre 5 et 6 mois d’importations et soutenir le financement à moindre coût de son déficit commercial.

Le pays se concentre également sur la réduction de son endettement en général et sa dette extérieure en particulier sachant que le montant de cette dernière avait atteint les 466 MMDH représentant 30,2% du PIB en 2024. Elle a déjà diminué en 2025 et selon les prévisions pour 2026 dans la Loi de Finances, elle devrait se réduire à 324 milliards dirhams, 17,5% du PIB avec un poids dans l’endettement global du Trésor de 27% contre 30% précédemment. D’autant que le Trésor emprunte plus en dirhams sur le marché local pour limiter le risque de change. Alors que selon les projections du FMI pour le Maroc, la dette extérieure du pays connaîtrait un pic à 30,2%.

Toutefois, malgré toutes les précautions que le Maroc prend pour une meilleure maîtrise de sa dette extérieure, le plus important pour notre pays est de préserver les possibilités qui lui permettent d’émettre en devises sur les marchés de capitaux internationaux. Car, le Maroc reste un pays importateur net, qui importe plus qu’il n’exporte.  Et face au contexte actuel d’augmentation du prix du pétrole et du gaz en dollars qui pèse sur ses importations, sa position se fragilise.

 

Afifa Dassouli

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Rabat abrite la 45e Assemblée Générale Annuelle de la BAD Shelter Afrique https://lnt.ma/rabat-abrite-la-45e-assemblee-generale-annuelle-de-la-bad-shelter-afrique/ Tue, 09 Jun 2026 15:02:12 +0000 https://lnt.ma/?p=550750 Comme prévu, la ville de Rabat accueille du 9 au 11 juin la 45e Assemblée Générale Annuelle (AGA) de la Banque de Développement Shelter Afrique, sous le thème ‘L’avenir des villes : Financer un développement urbain inclusif, vert et résilient’’. et qui réuni des décideurs publics, investisseurs, experts du logement, partenaires au développement ainsi que […]

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Comme prévu, la ville de Rabat accueille du 9 au 11 juin la 45e Assemblée Générale Annuelle (AGA) de la Banque de Développement Shelter Afrique, sous le thème ‘L’avenir des villes : Financer un développement urbain inclusif, vert et résilient’’. et qui réuni des décideurs publics, investisseurs, experts du logement, partenaires au développement ainsi que des acteurs du secteur privé venus de toute l’Afrique et d’ailleurs.

Placée sous le thème « L’avenir des villes : Financer un développement urbain inclusif, vert et résilient », cette 45e AGA constitue une plateforme stratégique de dialogue sur les priorités urbaines du continent, la mobilisation de financements innovants et le renforcement des partenariats en faveur de villes durables et inclusives.

Au menu, l’événement comprend un symposium annuel, une table ronde ministérielle, les réunions statutaires de l’institution, des sessions d’affaires ainsi que plusieurs rencontres bilatérales entre investisseurs et parties prenantes du secteur du logement et des infrastructures urbaines.

A Rabat, des Ministres en charge du logement, des finances et du développement urbain issus des États membres, des représentants d’institutions financières régionales et internationales, des promoteurs immobiliers, des investisseurs institutionnels et des experts techniques sont attendus à cette rencontre de haut niveau.

‘‘ En accueillant cette 45e édition, le Royaume du Maroc réaffirme son engagement en faveur du développement urbain durable, du logement abordable, de la résilience climatique et de l’innovation financière au service des villes africaines’’, dit-on auprès des organisateurs.

S’exprimant sur la tenue de cette Assemblée Générale, la Direction de la BAD Shelter Afrique a souligné que cette rencontre intervient à un moment décisif pour les villes africaines confrontées à une urbanisation rapide et à des besoins croissants en infrastructures modernes et inclusives : ‘‘La 45e Assemblée Générale Annuelle offrira une occasion privilégiée d’identifier des solutions concrètes aux défis urbains du continent. Le Royaume du Maroc constitue un cadre propice pour approfondir les échanges sur l’avenir des villes africaines et les mécanismes de financement nécessaires à leur transformation durable’’.

Pour la BAD, le Royaume du Maroc dispose d’une expérience reconnue dans les domaines du logement, de l’aménagement territorial, des infrastructures durables et de la planification urbaine, faisant du pays un hôte naturel pour cette importante rencontre panafricaine.

Pour rappel, la BAD Shelter Afrique est une institution multilatérale créée par des gouvernements africains afin de promouvoir le financement du logement abordable, le développement urbain durable et les infrastructures connexes à travers le continent. Ses actionnaires comprennent 44 États africains ainsi que plusieurs institutions financières régionales et continentales.

Créée en 1981 à Lusaka, en Zambie, Shelter Afrique Development Bank (ShafDB) est une banque multilatérale de développement (BMD) panafricaine qui se consacre à la promotion et au financement de logements écologiques durables, au développement urbain et aux infrastructures connexes. L’institution participe au financement du logement et des infrastructures connexes tout au long de la chaîne de valeur, tant du côté de la demande que de l’offre, par l’intermédiaire de ses quatre (4) lignes d’activité : le groupe des institutions financières (FIG), le groupe du financement de projets (PFG), le groupe des partenariats souverains et public-privé (PPP) et le groupe de gestion de fonds (FMG).

H.Z


Ce qu’a dit Mme Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances

« L’Afrique s’urbanise à un rythme sans précédent. Des millions de citoyens rejoignent chaque année nos villes. Ce flux ne va pas ralentir. Il va s’accélérer. On parle d’un taux d’urbanisation qui devrait atteindre 65% en 2050 contre 54% en 2020, eu égard à une croissance démographique accélérée qui devrait être absorbée à hauteur de 80% par les agglomérations urbaines. C’est une opportunité. Oui. Mais c’est aussi un test de gouvernance. Déficit de logements. Infrastructures insuffisantes. Financement inadapté. Vulnérabilité climatique croissante. Le déficit de logements en Afrique est aujourd’hui estimé à 53 millions d’unités, représentant un besoin de financement de près de 1 400 milliards de dollars. D’ici 2030, ce déficit pourrait atteindre 130 millions de logements. À cela s’ajoute le coût croissant des phénomènes météorologiques extrêmes. En Afrique, il pourrait représenter 45 à 50 milliards de dollars par an d’ici 2040, soit près de 7% du PIB du continent, et accroître les besoins d’investissement de 10% à 15%. Ces réalités n’appellent pas des ajustements. Elles appellent des transformations — économiques, sociales, territoriales. De vraies transformations. À la hauteur de l’enjeu ».

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Eau potable: L’ONEE sécurise une levée de fonds de 250 M € auprès de la BERD https://lnt.ma/eau-potable-lonee-securise-une-levee-de-fonds-de-250-m-e-aupres-de-la-berd/ Tue, 09 Jun 2026 11:03:54 +0000 https://lnt.ma/?p=550708 L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a signé avec la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) une lettre d’intention portant sur la mise en place d’un nouveau programme de financement de 250 millions d’euros (environ 2,8 milliards de dirhams) destiné à soutenir la modernisation de ses infrastructures de production […]

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L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a signé avec la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) une lettre d’intention portant sur la mise en place d’un nouveau programme de financement de 250 millions d’euros (environ 2,8 milliards de dirhams) destiné à soutenir la modernisation de ses infrastructures de production d’eau potable, à déployer en deux tranches, assorti de subventions à l’investissement et à la mise en place d’assistance technique .

Cette lettre d’intention a été signée par Tarik Hamane, Directeur Général de l’ONEE, Matteo Patrone, Vice-président de la BERD et Said Jabrani, Directeur Général de la Société Nationale de Garantie et de Financement de l’Entreprise (SNGFE), en présence de Mohammed Tarik Bchir, Directeur du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), indique un communiqué conjoint.

Cette signature est intervenue en marge des Assemblées Annuelles de la BERD, tenues du 5 au 7 juin 2026 à Riga, en Lettonie, lors d’une réunion de haut niveau organisée entre la BERD, l’ONEE et la SNGFE sous l’égide du Ministère de l’Économie et des Finances, témoignant ainsi de la volonté commune des parties à promouvoir des projets structurants qui contribuent fortement à l’atténuation des effets du changement climatique, fait savoir le communiqué.

Ce nouveau partenariat vise à accompagner l’ONEE dans la mise en œuvre de son Plan d’équipement 2025-2030, qui prévoit d’importants investissements visant notamment à améliorer la performance technique des installations de production d’eau potable existantes tout en intégrant des standards renforcés en matière d’efficacité énergétique, souligne le communiqué.

A ce titre et face aux incertitudes liées au changement climatique et à l’évolution des besoins opérationnels, l’ONEE privilégie une approche de mise en œuvre flexible et adaptative, permettant d’assurer une meilleure résilience des infrastructures de production d’eau potable, relève la même source.

Ce financement sera garanti par la SNGFE dans le cadre de son programme dédié aux établissements et entreprises publics, marquant une étape importante dans la coopération entre Tamwilcom et la BERD au profit du financement des projets publics au Maroc.

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’une collaboration fructueuse engagée depuis 2014, au cours de laquelle la BERD a mobilisé près de 119 millions d’euros au profit du secteur de l’eau potable géré par l’ONEE dont un premier projet financé de 65 millions d’euros, centré également sur l’amélioration des performances de l’activité eau de l’ONEE, et qui se trouve aujourd’hui en phase d’achèvement, avec des résultats très satisfaisants.

À travers cette nouvelle étape de coopération, l’ONEE et la BERD réaffirment leur engagement commun en faveur du renforcement de la sécurité hydrique du Royaume et l’amélioration de la résilience des infrastructures face aux défis climatiques.

 

LNT avec Map

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Réinsertion des détenus : Bank Al-Maghrib et ses partenaires lancent un programme d’éducation financière https://lnt.ma/reinsertion-des-detenus-bank-al-maghrib-et-ses-partenaires-lancent-un-programme-deducation-financiere/ Mon, 08 Jun 2026 10:26:36 +0000 https://lnt.ma/?p=550606 Une convention de partenariat visant à promouvoir l’éducation financière en milieu carcéral a été signée vendredi à Rabat entre la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF), la Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) et la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes […]

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Une convention de partenariat visant à promouvoir l’éducation financière en milieu carcéral a été signée vendredi à Rabat entre la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF), la Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) et la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des programmes de préparation à la réinsertion sociale et économique des détenus.

La cérémonie de signature s’est déroulée au siège central de Bank Al-Maghrib sous la présidence d’Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib et président du Conseil d’administration de la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière, de Mohamed Salah Tamek, Délégué général à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion, ainsi que d’Abdelwahed Jamali Idrissi, Coordinateur général de la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus.

Renforcer les compétences financières des détenus

La convention a pour objectif de renforcer la culture financière des détenus en leur permettant d’acquérir les connaissances nécessaires à une gestion plus efficace de leurs ressources et à une prise de décision financière éclairée et responsable. Les bénéficiaires seront sensibilisés aux principes de gestion budgétaire, de planification financière ainsi qu’aux différents services financiers disponibles et aux conditions d’accès à ces services.

Les partenaires considèrent que la maîtrise de ces compétences constitue un levier important pour favoriser l’autonomie économique des personnes concernées après leur sortie de prison et faciliter leur insertion dans la vie professionnelle et sociale.

Le programme s’adresse principalement aux détenus dont la libération est prévue à court terme. Une attention particulière sera accordée aux porteurs de projets, aux diplômés de l’enseignement supérieur ainsi qu’aux personnes ayant acquis des qualifications professionnelles durant leur période de détention.

Les sessions de formation prévues dans ce cadre porteront notamment sur l’importance de la gestion et de la planification financières, les différents produits et services financiers, leurs modalités d’utilisation ainsi que les risques qui peuvent leur être associés.

Cette initiative s’inscrit dans les programmes de réhabilitation et de préparation à la réinsertion menés par la DGAPR avec l’appui de plusieurs partenaires institutionnels. Elle vise à offrir aux détenus des outils pratiques leur permettant de mieux préparer leur retour dans la société et de développer leurs capacités à gérer leurs projets personnels ou professionnels après leur libération.

LNT

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Annual Investor Conference 2026 : BMCE Capital réunit investisseurs et entreprises cotées à Marrakech https://lnt.ma/annual-investor-conference-2026-bmce-capital-reunit-investisseurs-et-entreprises-cotees-a-marrakech/ Fri, 05 Jun 2026 09:19:45 +0000 https://lnt.ma/?p=550430 La cinquième édition de l’Annual Investor Conference, organisée par BMCE Capital, s’est déroulée les 4 et 5 juin à Marrakech, réunissant pendant deux jours des investisseurs institutionnels marocains et internationaux ainsi que des entreprises cotées du Maroc et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Devenue au fil des années un rendez-vous régulier des marchés […]

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La cinquième édition de l’Annual Investor Conference, organisée par BMCE Capital, s’est déroulée les 4 et 5 juin à Marrakech, réunissant pendant deux jours des investisseurs institutionnels marocains et internationaux ainsi que des entreprises cotées du Maroc et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Devenue au fil des années un rendez-vous régulier des marchés financiers régionaux, cette conférence vise à renforcer les échanges entre investisseurs et émetteurs et à favoriser l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement.

Organisé par la banque d’affaires du groupe Bank of Africa, l’événement intervient dans un contexte marqué par une dynamique croissante des marchés financiers africains et par une recherche accrue de diversification des sources de financement des entreprises. L’édition 2026 se distingue notamment par une présence renforcée d’acteurs issus de la zone UEMOA ainsi que par une participation plus importante d’investisseurs étrangers.

Un espace de dialogue entre investisseurs et entreprises

La conférence propose un programme articulé autour de rencontres B2B, de sessions d’échanges et de discussions stratégiques consacrées aux perspectives économiques et financières régionales. L’objectif est de permettre aux investisseurs d’accéder directement aux dirigeants des entreprises cotées afin de mieux appréhender leurs stratégies de développement, leurs performances et leurs perspectives de croissance.

Dans une déclaration à la presse, le directeur général de BMCE Capital Bourse, Majd Guebbas, a indiqué que cette cinquième édition rassemble « plus d’une quarantaine d’investisseurs locaux et internationaux », ainsi que des émetteurs provenant notamment de la zone UEMOA et des pays couverts par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Selon lui, cette rencontre constitue « un espace privilégié d’échanges, de dialogue et de partage entre les différents acteurs du marché financier », dans un environnement conçu pour favoriser les rencontres professionnelles et le développement d’opportunités d’investissement.

Majd Guebbas a également souligné l’importance de ces rendez-vous pour l’écosystème financier régional. « Ces conférences permettent aux investisseurs d’accéder directement à l’information auprès des émetteurs, tout en offrant à ces derniers l’opportunité d’expliquer leur stratégie, leur capacité d’adaptation dans un contexte complexe et les perspectives de leur développement », a-t-il affirmé. Une démarche qui, selon lui, contribue à renforcer la confiance des investisseurs dans les entreprises cotées et dans leurs trajectoires futures.

Une ouverture régionale renforcée

Après une édition 2025 marquée par un élargissement du périmètre régional de la conférence, l’Annual Investor Conference poursuit son développement avec une représentation accrue des marchés ouest-africains.

Cette orientation s’inscrit dans une volonté de favoriser les échanges entre les différentes places financières africaines et de renforcer la visibilité des entreprises cotées de la région auprès des investisseurs internationaux.

Interrogées à cette occasion, Khadija El Moussily et Dounia Filali, analystes au sein de BMCE Capital Global Research, ont souligné que l’événement vise avant tout à « renforcer le dialogue entre les émetteurs cotés et les investisseurs, dans un cadre structuré et orienté décision d’investissement ».

Selon elles, la conférence permet également « d’améliorer la circulation de l’information financière et de contribuer à une meilleure visibilité de la place marocaine auprès des investisseurs régionaux et étrangers ».

Les deux analystes précisent que cette édition devrait réunir « une cinquantaine d’investisseurs » représentant un large éventail de secteurs économiques, notamment les services financiers, les banques, les télécommunications, le tourisme, l’immobilier, les infrastructures, la santé, la technologie, la distribution ou encore les matériaux de construction.

Le marché actions marocain et les nouveaux instruments financiers à l’honneur

Parmi les nouveautés de cette édition figure l’organisation d’une séance plénière consacrée aux investisseurs étrangers afin de présenter les perspectives du marché actions marocain.

Pour Majd Guebbas, cette initiative intervient dans un contexte où « le marché actions marocain continue d’afficher une dynamique favorable ». Le responsable a estimé que les fondamentaux économiques du Royaume demeurent solides et que « la trajectoire de croissance reste robuste », malgré les incertitudes économiques internationales.

Il a également indiqué que la progression des résultats des entreprises observée en 2025 devrait se poursuivre au cours de l’année 2026.

L’autre temps fort annoncé concerne une conférence dédiée au marché à terme, organisée dans le contexte du lancement de ce nouveau compartiment du marché financier marocain.

Selon M. Guebbas, cette rencontre a pour objectif de faire découvrir ce nouvel outil financier aux investisseurs institutionnels et de les encourager à s’inscrire dans cette nouvelle phase de développement de la place financière marocaine.

Khadija El Moussily et Dounia Filali considèrent également que cette présentation constitue « un jalon important dans la modernisation de la place financière marocaine ».

Les perspectives des marchés régionaux au cœur des discussions

Les débats prévus durant la conférence portent également sur les principales tendances susceptibles d’influencer les marchés financiers africains au cours des prochaines années.

Les analystes de BMCE Capital Global Research estiment que les investisseurs accordent une attention particulière à la capacité des marchés régionaux à faire preuve de résilience dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, l’évolution des prix de l’énergie et les incertitudes entourant les conditions financières mondiales.

Selon elles, plusieurs secteurs devraient continuer à attirer l’attention des investisseurs, notamment les infrastructures, la transition énergétique, la gestion des ressources hydriques, la santé, le tourisme, les services financiers et la consommation.

« La sélectivité devrait être au cœur des discussions », soulignent-elles, en mettant l’accent sur des critères tels que la visibilité des résultats, la solidité des marges, la génération de trésorerie et la qualité de la gouvernance des entreprises.

Pour les organisateurs, l’Annual Investor Conference constitue également un outil destiné à renforcer l’accès des entreprises cotées à une base d’investisseurs plus large et plus diversifiée.

« L’enjeu dépasse la simple rencontre avec les investisseurs », expliquent Khadija El Moussily et Dounia Filali. « Il s’agit de construire une relation de confiance durable avec le marché, d’améliorer la compréhension de leur equity story et, à terme, de faciliter leur accès au capital pour accompagner leur croissance. »

SB

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Marché des capitaux : l’AMMC publie son guide de référence sur la gestion sous mandat https://lnt.ma/marche-des-capitaux-lammc-publie-son-guide-de-reference-sur-la-gestion-sous-mandat/ Thu, 04 Jun 2026 10:56:39 +0000 https://lnt.ma/?p=550403 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication de la version finale de son guide relatif à la gestion sous mandat (GSM), à l’issue d’une phase de consultation publique menée auprès des acteurs du marché. Ce document vise à encadrer une activité en développement sur le marché des capitaux marocain en proposant […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication de la version finale de son guide relatif à la gestion sous mandat (GSM), à l’issue d’une phase de consultation publique menée auprès des acteurs du marché. Ce document vise à encadrer une activité en développement sur le marché des capitaux marocain en proposant un ensemble de recommandations et de bonnes pratiques destinées aussi bien aux professionnels qu’aux investisseurs.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mission de l’AMMC de protection de l’épargne investie en instruments financiers et de promotion du bon fonctionnement du marché des capitaux. L’Autorité souligne que ce guide constitue désormais une référence pour l’exercice de la gestion sous mandat, en l’absence d’un cadre réglementaire spécifiquement consacré à cette activité.

Un cadre de référence pour les professionnels

Selon l’AMMC, le guide a été conçu pour accompagner les gestionnaires sous mandat dans l’exercice de leurs missions, en mettant à leur disposition un cadre détaillé fondé sur les meilleures pratiques professionnelles et les principes déontologiques applicables à la gestion d’actifs. L’objectif affiché est de favoriser une gestion réalisée dans l’intérêt exclusif des clients tout en renforçant les standards de transparence et de gouvernance du secteur.

Le document s’adresse également aux investisseurs, auxquels il fournit des recommandations destinées à faciliter leur relation avec les professionnels de la gestion sous mandat et à améliorer leur compréhension des mécanismes qui encadrent cette activité.

Accompagner le développement d’une activité en expansion

L’Autorité estime que, à l’instar des autres segments du marché des capitaux, la gestion sous mandat nécessite des règles de fonctionnement adaptées afin de garantir sa crédibilité et son développement dans des conditions conformes à l’intégrité du marché et à la stabilité financière.

Dans cette perspective, le guide compile les recommandations et les bonnes pratiques dont l’AMMC attend une application rigoureuse par les intervenants concernés. L’institution considère que cet encadrement est de nature à soutenir l’essor de cette activité tout en renforçant la protection des investisseurs.

La publication de cette version finale fait suite à une consultation publique ayant permis de recueillir les observations et contributions des professionnels du secteur. Selon l’AMMC, cette démarche participative a permis d’élaborer un document tenant compte des réalités opérationnelles du marché marocain tout en intégrant les standards reconnus en matière de gestion d’actifs.

L’Autorité invite ainsi les sociétés de gestion sous mandat ainsi que les investisseurs à s’approprier pleinement les recommandations contenues dans ce guide et à veiller à leur respect. Elle considère que cette démarche contribuera à faire de la gestion sous mandat un levier efficace de mobilisation de l’épargne et de financement de l’économie nationale.

LNT

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Eurobond 2026 : le Maroc réussit une levée de 2,25 milliards d’euros dans un contexte international tendu https://lnt.ma/eurobond-2026-le-maroc-reussit-une-levee-de-225-milliards-deuros-dans-un-contexte-international-tendu/ Thu, 04 Jun 2026 10:30:01 +0000 https://lnt.ma/?p=550396 Le Maroc a réalisé en mai 2026 une nouvelle sortie sur les marchés financiers internationaux à travers une émission souveraine en euros de 2,25 milliards d’euros. Selon une analyse publiée par Attijari Global Research (AGR), cette opération confirme la capacité du Royaume à mobiliser des financements extérieurs importants dans un environnement marqué par les tensions […]

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Le Maroc a réalisé en mai 2026 une nouvelle sortie sur les marchés financiers internationaux à travers une émission souveraine en euros de 2,25 milliards d’euros. Selon une analyse publiée par Attijari Global Research (AGR), cette opération confirme la capacité du Royaume à mobiliser des financements extérieurs importants dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, la persistance de taux d’intérêt élevés et une sélectivité accrue des investisseurs.

Au-delà du montant levé, l’opération est présentée comme une démonstration de la solidité de la signature souveraine marocaine et de sa capacité à saisir une fenêtre de marché favorable plutôt qu’à répondre à une contrainte de financement immédiate.

Une opération parmi les plus importantes réalisées par le Royaume

L’émission a été structurée en deux tranches. La première, d’un montant de 1,25 milliard d’euros sur huit ans, a été assortie d’un coupon de 4,75 % et d’un spread de 170 points de base. La seconde, de 1 milliard d’euros sur douze ans, affiche un coupon de 5,125 % pour un spread de 200 points de base. Ces niveaux se sont révélés inférieurs aux indications initiales du marché, qui tablaient respectivement sur 200 et 230 points de base.

Selon AGR, cette levée figure parmi les plus importantes réalisées par le Trésor marocain depuis plus d’une décennie, après celles de décembre 2020 et mars 2023. L’opération a suscité un intérêt marqué des investisseurs internationaux, avec un carnet d’ordres supérieur à 5 milliards d’euros, soit un taux de sursouscription de 2,3 fois.

Cette nouvelle émission permet également au Royaume d’allonger la maturité moyenne de sa dette extérieure, avec des échéances de huit et douze ans, contre quatre et dix ans lors de l’émission en euros réalisée en mars 2025.

L’étude souligne que le Maroc demeure le seul pays africain à avoir réalisé une émission souveraine en euros depuis le début de l’année 2026. À l’échelle des marchés émergents, le Royaume figure désormais parmi les dix principaux émetteurs d’eurobonds libellés en euros, aux côtés de pays comme le Brésil, le Mexique, l’Indonésie, la Turquie ou encore la Pologne.

Pour AGR, cette position reflète l’appétit des investisseurs pour la dette marocaine dans un contexte où les exigences en matière de qualité du risque se renforcent à l’échelle internationale.

Une fenêtre de marché exploitée avant un possible durcissement des conditions financières

Cette sortie intervient dans un contexte international marqué par une forte incertitude. L’escalade des tensions au Moyen-Orient, les risques inflationnistes associés et les programmes de réarmement en Europe alimentent les anticipations d’une remontée des taux directeurs en zone euro.

Selon l’analyse, la Banque centrale européenne pourrait relever ses taux de 50 points de base d’ici la fin de l’année 2026, tandis que la Réserve fédérale américaine maintiendrait une politique monétaire relativement stable avant une éventuelle hausse en 2027.

Dans ce contexte, le Maroc aurait profité d’une fenêtre de stabilité monétaire pour sécuriser des ressources à long terme dans des conditions jugées avantageuses. AGR considère ainsi que le Royaume agit davantage comme un émetteur souverain de référence capable de choisir le moment de ses interventions sur les marchés plutôt que comme un emprunteur contraint par ses besoins de financement.

L’un des principaux facteurs expliquant le succès de l’opération réside dans la solidité des fondamentaux macroéconomiques du Royaume. AGR souligne notamment l’amélioration récente de la perception du risque souverain marocain par les agences de notation. En mars 2026, Moody’s a relevé sa perspective sur la dette marocaine de stable à positive, tandis que S&P a confirmé la note du Royaume à « BBB- », confortant ainsi son statut d’« Investment Grade ».

Les réserves de change constituent également un élément de confiance. Elles devraient atteindre 473 milliards de dirhams en 2026, soit l’équivalent de 5,7 mois d’importations de biens et services, contre 321 milliards de dirhams en 2020. Cette évolution renforce la capacité du Maroc à absorber d’éventuels chocs extérieurs et à préserver la stabilité du dirham.

L’étude relève par ailleurs que les spreads obtenus lors de cette émission demeurent inférieurs à ceux enregistrés lors de précédentes opérations comparables, malgré un environnement mondial caractérisé par des taux d’intérêt plus élevés. Cette évolution traduit, selon AGR, une amélioration de la perception du risque associé à la signature marocaine.

Le choix de l’euro plutôt que du dollar

L’analyse met également en avant la pertinence du choix d’un financement en euros plutôt qu’en dollars. La divergence actuelle entre les politiques monétaires de la BCE et de la Réserve fédérale américaine se traduit par un différentiel de taux supérieur à 100 points de base sur les maturités longues.

Ainsi, pour une obligation de douze ans, le coût théorique d’un financement en dollars aurait atteint environ 6,12 %, contre 5,08 % pour une émission équivalente en euros. AGR estime que ce différentiel représente une économie potentielle de près de 10 millions d’euros par an sur la tranche longue de l’émission, soit environ 120 millions d’euros sur toute sa durée de vie.

Au-delà de l’avantage financier, le recours à l’euro présente également un intérêt en matière de gestion du risque de change. Plus de 75 % des exportations marocaines sont destinées à la zone euro et le dirham demeure indexé à 60 % sur la monnaie européenne dans le panier de référence de Bank Al-Maghrib. Cette configuration crée une forme de couverture naturelle du service de la dette.

Selon AGR, cette émission s’inscrit pleinement dans la stratégie de financement définie par la Loi de finances 2026. Grâce à cette opération, le taux de réalisation des financements extérieurs prévus pour l’année atteint déjà près de 99 % dès la fin du mois de mai, soit environ 31 milliards de dirhams.

Cette avance permet au Trésor de sécuriser une part importante de ses ressources extérieures dès le début de l’exercice et de limiter la pression sur le marché obligataire domestique, où la demande demeure soutenue.

AGR souligne également que le poids de la dette extérieure dans l’endettement global du Trésor reste maîtrisé. Il devrait s’établir à 27 % en 2026, un niveau conforme au benchmark de référence compris entre 25 % et 30 %. La dette extérieure atteindrait ainsi 324 milliards de dirhams, soit environ 17,5 % du PIB.

LNT

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Le collectif fiscal un outil de taille face à la crise https://lnt.ma/le-collectif-fiscal-un-outil-de-taille-face-a-la-crise/ Wed, 03 Jun 2026 18:48:57 +0000 https://lnt.ma/?p=550366 Le 19 mai dernier, soit une semaine avant l’Aid Al Adha, M. Fouzi Lekjaa ministre délégué en charge du budget, a annoncé par un décret 2.26.395, l’ouverture de 20 milliards de crédits supplémentaires pour le Budget général du pays. Il faut savoir que le recours au décret est un des trois outils réglementaires pour modifier […]

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Le 19 mai dernier, soit une semaine avant l’Aid Al Adha, M. Fouzi Lekjaa ministre délégué en charge du budget, a annoncé par un décret 2.26.395, l’ouverture de 20 milliards de crédits supplémentaires pour le Budget général du pays. Il faut savoir que le recours au décret est un des trois outils réglementaires pour modifier la Loi de Finances. Dans le cas d’espèce, ce décret est qualifié d’« express » parce qu’il permet de débloquer immédiatement du financement pour certaines urgences que connaît le Maroc en rallongeant le poste dépenses de la Loi de Finances 2026.

En effet, le Conseil de gouvernement peut en décider ainsi, pour un montant maximum de 3% des dépenses totales du budget, sans la validation du parlement. En d’autres termes, la sortie du décret suffit à débloquer et utiliser le budget en question et le parlement valide ultérieurement.

Cet usage intervient dans des cas d’exception : inondations ou catastrophe naturelle, flambée du prix du gaz butane quand une guerre, en l’occurrence celle des États-Unis contre l’Iran, fait monter le prix du pétrole et génère une inflation.

C’est ainsi que le ministre a pu dégager aujourd’hui une enveloppe de 20 milliards de dirhams qui ne représente qu’1,6% des dépenses du budget 2026 soit moins que le plafond autorisé de 3%.

Par ailleurs une précision s’impose, il ne s’agit pas d’une Loi de Finances rectificative qui consiste à apporter des changements au budget après le vote de la Loi de finances et son adoption. La loi de finance rectificative consiste en une correction de la LF basée sur des changements de prévisions des recettes et/ou des dépenses, qui se justifie entre autres par un dérapage du déficit comme avec la Covid par exemple.

Ainsi, le décret initié par le Ministre Délégué Fouzi Lekjaa répond à des dépenses d’urgences imprévues et donc non budgétisées qui se détaillent en différentes catégories.

Sur les 20 milliards de dirhams, 8 sont affectés à la flambée des prix du gaz et de du pétole qui impacte tout particulièrement le secteur du Transport et affecte diverses activités économiques. Cette manne sera donc logée dans la Caisse de Compensation dans l’objectif de maintenir la stabilité des prix du gaz butane et du transport des personnes et marchandises, préservant de fait le pouvoir d’achat des citoyens.

Puis, 6 autres milliards de dirhams, seront utilisés pour faire face aux impacts de la détérioration de la conjoncture économique internationale et couvrir les dépenses exceptionnelles imprévues par la Loi de Finances 2026.

Alors que 2 milliards de dirhams doivent couvrir les arriérés des engagements pris par les régions lors des dernières inondations destructives. Notamment celles des mesures décidées sur Hautes Instructions Royales pour les régions du Gharb et du Loukkos particulièrement touchées par les inondations.

Enfin, les 4 milliards de dirhams restant sont destinés à renforcer les fonds propres de certains établissements et entreprises publics.

Toutefois, dans sa démarche, le Conseil de gouvernement, en décidant le 18 mai de ce décret d’ouverture de crédits supplémentaires au budget général de l’État, s’est basé sur l’article 60 de la loi organique relative à la loi de finances qui permet de mobiliser des ressources additionnelles pour des dépenses exceptionnelles et imprévues en 2026.

En effet, comme l’a précisé le ministre devant le parlement, les 20 milliards d’augmentation des dépenses seront couverts par la bonne collecte des recettes fiscales à fin avril qui se sont montées à 10,9 milliards de dirhams en augmentation de 10 % par rapport à l’année dernière.

Et plus exactement ce sont les recettes de l’IS qui a connu une croissance inédite de 24,9 % démontrant ainsi les bons résultats réalisés par des entreprises, sachant que celles de la TVA ont cru de 3,9% uniquement, soit le maintien de la consommation par ailleurs.

De toute évidence l’activité économique du pays en croissance a permis aux entreprises de réaliser des bénéfices probants et à l’État d’engranger des recettes fiscales en IS de 25% plus importantes, sur lesquelles peut être, la loi de finances 2026 ne comptait pas autant. Même si ces dernières ne couvrent que la moitié des dépenses exceptionnelles que le budget doit couvrir à hauteur de 20 milliards de dirhams.

Toutefois, l’explosion des recettes d’IS permettront certes de maîtriser le déficit budgétaire qui aurait explosé sous le poids de telles dépenses, remettant en cause l’objectif de ramener ce dernier à 3% en 2026 contre 3,5% en 2025, un engagement de Lekjaa.

Mais, il ne faut pas oublier que c’est grâce à la réforme de la loi organique de la loi de finances qui a mis en place de tels outils d’intervention face aux crises économiques et tout autre choc extérieur, que le gouvernement a mis en place ce plan de financement des effets de la conjoncture internationale sur l’économie du Maroc.

En définitive, indirectement ce sont les entreprises marocaines qui ont connu en 2025 une forte activité, qui prennent en charge le bouclier anti-choc de l’État contre le gaz butane le transport et les sinistres. Même si, ces mêmes recettes fiscales d’IS, auraient été les bienvenues pour conforter les réalisations de la Loi de Finances 2026…

 

Afifa Dassouli

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