Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 05 Jun 2026 09:19:45 +0000 fr-FR hourly 1 Annual Investor Conference 2026 : BMCE Capital réunit investisseurs et entreprises cotées à Marrakech https://lnt.ma/annual-investor-conference-2026-bmce-capital-reunit-investisseurs-et-entreprises-cotees-a-marrakech/ Fri, 05 Jun 2026 09:19:45 +0000 https://lnt.ma/?p=550430 La cinquième édition de l’Annual Investor Conference, organisée par BMCE Capital, a débuté jeudi 4 juin à Marrakech, réunissant pendant deux jours des investisseurs institutionnels marocains et internationaux ainsi que des entreprises cotées du Maroc et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Devenue au fil des années un rendez-vous régulier des marchés financiers régionaux, […]

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La cinquième édition de l’Annual Investor Conference, organisée par BMCE Capital, a débuté jeudi 4 juin à Marrakech, réunissant pendant deux jours des investisseurs institutionnels marocains et internationaux ainsi que des entreprises cotées du Maroc et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Devenue au fil des années un rendez-vous régulier des marchés financiers régionaux, cette conférence vise à renforcer les échanges entre investisseurs et émetteurs et à favoriser l’émergence de nouvelles opportunités d’investissement.

Organisé par la banque d’affaires du groupe Bank of Africa, l’événement intervient dans un contexte marqué par une dynamique croissante des marchés financiers africains et par une recherche accrue de diversification des sources de financement des entreprises. L’édition 2026 se distingue notamment par une présence renforcée d’acteurs issus de la zone UEMOA ainsi que par une participation plus importante d’investisseurs étrangers.

Un espace de dialogue entre investisseurs et entreprises

La conférence propose un programme articulé autour de rencontres B2B, de sessions d’échanges et de discussions stratégiques consacrées aux perspectives économiques et financières régionales. L’objectif est de permettre aux investisseurs d’accéder directement aux dirigeants des entreprises cotées afin de mieux appréhender leurs stratégies de développement, leurs performances et leurs perspectives de croissance.

Dans une déclaration à la presse, le directeur général de BMCE Capital Bourse, Majd Guebbas, a indiqué que cette cinquième édition rassemble « plus d’une quarantaine d’investisseurs locaux et internationaux », ainsi que des émetteurs provenant notamment de la zone UEMOA et des pays couverts par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Selon lui, cette rencontre constitue « un espace privilégié d’échanges, de dialogue et de partage entre les différents acteurs du marché financier », dans un environnement conçu pour favoriser les rencontres professionnelles et le développement d’opportunités d’investissement.

Majd Guebbas a également souligné l’importance de ces rendez-vous pour l’écosystème financier régional. « Ces conférences permettent aux investisseurs d’accéder directement à l’information auprès des émetteurs, tout en offrant à ces derniers l’opportunité d’expliquer leur stratégie, leur capacité d’adaptation dans un contexte complexe et les perspectives de leur développement », a-t-il affirmé. Une démarche qui, selon lui, contribue à renforcer la confiance des investisseurs dans les entreprises cotées et dans leurs trajectoires futures.

Une ouverture régionale renforcée

Après une édition 2025 marquée par un élargissement du périmètre régional de la conférence, l’Annual Investor Conference poursuit son développement avec une représentation accrue des marchés ouest-africains.

Cette orientation s’inscrit dans une volonté de favoriser les échanges entre les différentes places financières africaines et de renforcer la visibilité des entreprises cotées de la région auprès des investisseurs internationaux.

Interrogées à cette occasion, Khadija El Moussily et Dounia Filali, analystes au sein de BMCE Capital Global Research, ont souligné que l’événement vise avant tout à « renforcer le dialogue entre les émetteurs cotés et les investisseurs, dans un cadre structuré et orienté décision d’investissement ».

Selon elles, la conférence permet également « d’améliorer la circulation de l’information financière et de contribuer à une meilleure visibilité de la place marocaine auprès des investisseurs régionaux et étrangers ».

Les deux analystes précisent que cette édition devrait réunir « une cinquantaine d’investisseurs » représentant un large éventail de secteurs économiques, notamment les services financiers, les banques, les télécommunications, le tourisme, l’immobilier, les infrastructures, la santé, la technologie, la distribution ou encore les matériaux de construction.

Le marché actions marocain et les nouveaux instruments financiers à l’honneur

Parmi les nouveautés de cette édition figure l’organisation d’une séance plénière consacrée aux investisseurs étrangers afin de présenter les perspectives du marché actions marocain.

Pour Majd Guebbas, cette initiative intervient dans un contexte où « le marché actions marocain continue d’afficher une dynamique favorable ». Le responsable a estimé que les fondamentaux économiques du Royaume demeurent solides et que « la trajectoire de croissance reste robuste », malgré les incertitudes économiques internationales.

Il a également indiqué que la progression des résultats des entreprises observée en 2025 devrait se poursuivre au cours de l’année 2026.

L’autre temps fort annoncé concerne une conférence dédiée au marché à terme, organisée dans le contexte du lancement de ce nouveau compartiment du marché financier marocain.

Selon M. Guebbas, cette rencontre a pour objectif de faire découvrir ce nouvel outil financier aux investisseurs institutionnels et de les encourager à s’inscrire dans cette nouvelle phase de développement de la place financière marocaine.

Khadija El Moussily et Dounia Filali considèrent également que cette présentation constitue « un jalon important dans la modernisation de la place financière marocaine ».

Les perspectives des marchés régionaux au cœur des discussions

Les débats prévus durant la conférence portent également sur les principales tendances susceptibles d’influencer les marchés financiers africains au cours des prochaines années.

Les analystes de BMCE Capital Global Research estiment que les investisseurs accordent une attention particulière à la capacité des marchés régionaux à faire preuve de résilience dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, l’évolution des prix de l’énergie et les incertitudes entourant les conditions financières mondiales.

Selon elles, plusieurs secteurs devraient continuer à attirer l’attention des investisseurs, notamment les infrastructures, la transition énergétique, la gestion des ressources hydriques, la santé, le tourisme, les services financiers et la consommation.

« La sélectivité devrait être au cœur des discussions », soulignent-elles, en mettant l’accent sur des critères tels que la visibilité des résultats, la solidité des marges, la génération de trésorerie et la qualité de la gouvernance des entreprises.

Pour les organisateurs, l’Annual Investor Conference constitue également un outil destiné à renforcer l’accès des entreprises cotées à une base d’investisseurs plus large et plus diversifiée.

« L’enjeu dépasse la simple rencontre avec les investisseurs », expliquent Khadija El Moussily et Dounia Filali. « Il s’agit de construire une relation de confiance durable avec le marché, d’améliorer la compréhension de leur equity story et, à terme, de faciliter leur accès au capital pour accompagner leur croissance. »

SB

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Marché des capitaux : l’AMMC publie son guide de référence sur la gestion sous mandat https://lnt.ma/marche-des-capitaux-lammc-publie-son-guide-de-reference-sur-la-gestion-sous-mandat/ Thu, 04 Jun 2026 10:56:39 +0000 https://lnt.ma/?p=550403 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication de la version finale de son guide relatif à la gestion sous mandat (GSM), à l’issue d’une phase de consultation publique menée auprès des acteurs du marché. Ce document vise à encadrer une activité en développement sur le marché des capitaux marocain en proposant […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication de la version finale de son guide relatif à la gestion sous mandat (GSM), à l’issue d’une phase de consultation publique menée auprès des acteurs du marché. Ce document vise à encadrer une activité en développement sur le marché des capitaux marocain en proposant un ensemble de recommandations et de bonnes pratiques destinées aussi bien aux professionnels qu’aux investisseurs.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mission de l’AMMC de protection de l’épargne investie en instruments financiers et de promotion du bon fonctionnement du marché des capitaux. L’Autorité souligne que ce guide constitue désormais une référence pour l’exercice de la gestion sous mandat, en l’absence d’un cadre réglementaire spécifiquement consacré à cette activité.

Un cadre de référence pour les professionnels

Selon l’AMMC, le guide a été conçu pour accompagner les gestionnaires sous mandat dans l’exercice de leurs missions, en mettant à leur disposition un cadre détaillé fondé sur les meilleures pratiques professionnelles et les principes déontologiques applicables à la gestion d’actifs. L’objectif affiché est de favoriser une gestion réalisée dans l’intérêt exclusif des clients tout en renforçant les standards de transparence et de gouvernance du secteur.

Le document s’adresse également aux investisseurs, auxquels il fournit des recommandations destinées à faciliter leur relation avec les professionnels de la gestion sous mandat et à améliorer leur compréhension des mécanismes qui encadrent cette activité.

Accompagner le développement d’une activité en expansion

L’Autorité estime que, à l’instar des autres segments du marché des capitaux, la gestion sous mandat nécessite des règles de fonctionnement adaptées afin de garantir sa crédibilité et son développement dans des conditions conformes à l’intégrité du marché et à la stabilité financière.

Dans cette perspective, le guide compile les recommandations et les bonnes pratiques dont l’AMMC attend une application rigoureuse par les intervenants concernés. L’institution considère que cet encadrement est de nature à soutenir l’essor de cette activité tout en renforçant la protection des investisseurs.

La publication de cette version finale fait suite à une consultation publique ayant permis de recueillir les observations et contributions des professionnels du secteur. Selon l’AMMC, cette démarche participative a permis d’élaborer un document tenant compte des réalités opérationnelles du marché marocain tout en intégrant les standards reconnus en matière de gestion d’actifs.

L’Autorité invite ainsi les sociétés de gestion sous mandat ainsi que les investisseurs à s’approprier pleinement les recommandations contenues dans ce guide et à veiller à leur respect. Elle considère que cette démarche contribuera à faire de la gestion sous mandat un levier efficace de mobilisation de l’épargne et de financement de l’économie nationale.

LNT

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Eurobond 2026 : le Maroc réussit une levée de 2,25 milliards d’euros dans un contexte international tendu https://lnt.ma/eurobond-2026-le-maroc-reussit-une-levee-de-225-milliards-deuros-dans-un-contexte-international-tendu/ Thu, 04 Jun 2026 10:30:01 +0000 https://lnt.ma/?p=550396 Le Maroc a réalisé en mai 2026 une nouvelle sortie sur les marchés financiers internationaux à travers une émission souveraine en euros de 2,25 milliards d’euros. Selon une analyse publiée par Attijari Global Research (AGR), cette opération confirme la capacité du Royaume à mobiliser des financements extérieurs importants dans un environnement marqué par les tensions […]

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Le Maroc a réalisé en mai 2026 une nouvelle sortie sur les marchés financiers internationaux à travers une émission souveraine en euros de 2,25 milliards d’euros. Selon une analyse publiée par Attijari Global Research (AGR), cette opération confirme la capacité du Royaume à mobiliser des financements extérieurs importants dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, la persistance de taux d’intérêt élevés et une sélectivité accrue des investisseurs.

Au-delà du montant levé, l’opération est présentée comme une démonstration de la solidité de la signature souveraine marocaine et de sa capacité à saisir une fenêtre de marché favorable plutôt qu’à répondre à une contrainte de financement immédiate.

Une opération parmi les plus importantes réalisées par le Royaume

L’émission a été structurée en deux tranches. La première, d’un montant de 1,25 milliard d’euros sur huit ans, a été assortie d’un coupon de 4,75 % et d’un spread de 170 points de base. La seconde, de 1 milliard d’euros sur douze ans, affiche un coupon de 5,125 % pour un spread de 200 points de base. Ces niveaux se sont révélés inférieurs aux indications initiales du marché, qui tablaient respectivement sur 200 et 230 points de base.

Selon AGR, cette levée figure parmi les plus importantes réalisées par le Trésor marocain depuis plus d’une décennie, après celles de décembre 2020 et mars 2023. L’opération a suscité un intérêt marqué des investisseurs internationaux, avec un carnet d’ordres supérieur à 5 milliards d’euros, soit un taux de sursouscription de 2,3 fois.

Cette nouvelle émission permet également au Royaume d’allonger la maturité moyenne de sa dette extérieure, avec des échéances de huit et douze ans, contre quatre et dix ans lors de l’émission en euros réalisée en mars 2025.

L’étude souligne que le Maroc demeure le seul pays africain à avoir réalisé une émission souveraine en euros depuis le début de l’année 2026. À l’échelle des marchés émergents, le Royaume figure désormais parmi les dix principaux émetteurs d’eurobonds libellés en euros, aux côtés de pays comme le Brésil, le Mexique, l’Indonésie, la Turquie ou encore la Pologne.

Pour AGR, cette position reflète l’appétit des investisseurs pour la dette marocaine dans un contexte où les exigences en matière de qualité du risque se renforcent à l’échelle internationale.

Une fenêtre de marché exploitée avant un possible durcissement des conditions financières

Cette sortie intervient dans un contexte international marqué par une forte incertitude. L’escalade des tensions au Moyen-Orient, les risques inflationnistes associés et les programmes de réarmement en Europe alimentent les anticipations d’une remontée des taux directeurs en zone euro.

Selon l’analyse, la Banque centrale européenne pourrait relever ses taux de 50 points de base d’ici la fin de l’année 2026, tandis que la Réserve fédérale américaine maintiendrait une politique monétaire relativement stable avant une éventuelle hausse en 2027.

Dans ce contexte, le Maroc aurait profité d’une fenêtre de stabilité monétaire pour sécuriser des ressources à long terme dans des conditions jugées avantageuses. AGR considère ainsi que le Royaume agit davantage comme un émetteur souverain de référence capable de choisir le moment de ses interventions sur les marchés plutôt que comme un emprunteur contraint par ses besoins de financement.

L’un des principaux facteurs expliquant le succès de l’opération réside dans la solidité des fondamentaux macroéconomiques du Royaume. AGR souligne notamment l’amélioration récente de la perception du risque souverain marocain par les agences de notation. En mars 2026, Moody’s a relevé sa perspective sur la dette marocaine de stable à positive, tandis que S&P a confirmé la note du Royaume à « BBB- », confortant ainsi son statut d’« Investment Grade ».

Les réserves de change constituent également un élément de confiance. Elles devraient atteindre 473 milliards de dirhams en 2026, soit l’équivalent de 5,7 mois d’importations de biens et services, contre 321 milliards de dirhams en 2020. Cette évolution renforce la capacité du Maroc à absorber d’éventuels chocs extérieurs et à préserver la stabilité du dirham.

L’étude relève par ailleurs que les spreads obtenus lors de cette émission demeurent inférieurs à ceux enregistrés lors de précédentes opérations comparables, malgré un environnement mondial caractérisé par des taux d’intérêt plus élevés. Cette évolution traduit, selon AGR, une amélioration de la perception du risque associé à la signature marocaine.

Le choix de l’euro plutôt que du dollar

L’analyse met également en avant la pertinence du choix d’un financement en euros plutôt qu’en dollars. La divergence actuelle entre les politiques monétaires de la BCE et de la Réserve fédérale américaine se traduit par un différentiel de taux supérieur à 100 points de base sur les maturités longues.

Ainsi, pour une obligation de douze ans, le coût théorique d’un financement en dollars aurait atteint environ 6,12 %, contre 5,08 % pour une émission équivalente en euros. AGR estime que ce différentiel représente une économie potentielle de près de 10 millions d’euros par an sur la tranche longue de l’émission, soit environ 120 millions d’euros sur toute sa durée de vie.

Au-delà de l’avantage financier, le recours à l’euro présente également un intérêt en matière de gestion du risque de change. Plus de 75 % des exportations marocaines sont destinées à la zone euro et le dirham demeure indexé à 60 % sur la monnaie européenne dans le panier de référence de Bank Al-Maghrib. Cette configuration crée une forme de couverture naturelle du service de la dette.

Selon AGR, cette émission s’inscrit pleinement dans la stratégie de financement définie par la Loi de finances 2026. Grâce à cette opération, le taux de réalisation des financements extérieurs prévus pour l’année atteint déjà près de 99 % dès la fin du mois de mai, soit environ 31 milliards de dirhams.

Cette avance permet au Trésor de sécuriser une part importante de ses ressources extérieures dès le début de l’exercice et de limiter la pression sur le marché obligataire domestique, où la demande demeure soutenue.

AGR souligne également que le poids de la dette extérieure dans l’endettement global du Trésor reste maîtrisé. Il devrait s’établir à 27 % en 2026, un niveau conforme au benchmark de référence compris entre 25 % et 30 %. La dette extérieure atteindrait ainsi 324 milliards de dirhams, soit environ 17,5 % du PIB.

LNT

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Le collectif fiscal un outil de taille face à la crise https://lnt.ma/le-collectif-fiscal-un-outil-de-taille-face-a-la-crise/ Wed, 03 Jun 2026 18:48:57 +0000 https://lnt.ma/?p=550366 Le 19 mai dernier, soit une semaine avant l’Aid Al Adha, M. Fouzi Lekjaa ministre délégué en charge du budget, a annoncé par un décret 2.26.395, l’ouverture de 20 milliards de crédits supplémentaires pour le Budget général du pays. Il faut savoir que le recours au décret est un des trois outils réglementaires pour modifier […]

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Le 19 mai dernier, soit une semaine avant l’Aid Al Adha, M. Fouzi Lekjaa ministre délégué en charge du budget, a annoncé par un décret 2.26.395, l’ouverture de 20 milliards de crédits supplémentaires pour le Budget général du pays. Il faut savoir que le recours au décret est un des trois outils réglementaires pour modifier la Loi de Finances. Dans le cas d’espèce, ce décret est qualifié d’« express » parce qu’il permet de débloquer immédiatement du financement pour certaines urgences que connaît le Maroc en rallongeant le poste dépenses de la Loi de Finances 2026.

En effet, le Conseil de gouvernement peut en décider ainsi, pour un montant maximum de 3% des dépenses totales du budget, sans la validation du parlement. En d’autres termes, la sortie du décret suffit à débloquer et utiliser le budget en question et le parlement valide ultérieurement.

Cet usage intervient dans des cas d’exception : inondations ou catastrophe naturelle, flambée du prix du gaz butane quand une guerre, en l’occurrence celle des États-Unis contre l’Iran, fait monter le prix du pétrole et génère une inflation.

C’est ainsi que le ministre a pu dégager aujourd’hui une enveloppe de 20 milliards de dirhams qui ne représente qu’1,6% des dépenses du budget 2026 soit moins que le plafond autorisé de 3%.

Par ailleurs une précision s’impose, il ne s’agit pas d’une Loi de Finances rectificative qui consiste à apporter des changements au budget après le vote de la Loi de finances et son adoption. La loi de finance rectificative consiste en une correction de la LF basée sur des changements de prévisions des recettes et/ou des dépenses, qui se justifie entre autres par un dérapage du déficit comme avec la Covid par exemple.

Ainsi, le décret initié par le Ministre Délégué Fouzi Lekjaa répond à des dépenses d’urgences imprévues et donc non budgétisées qui se détaillent en différentes catégories.

Sur les 20 milliards de dirhams, 8 sont affectés à la flambée des prix du gaz et de du pétole qui impacte tout particulièrement le secteur du Transport et affecte diverses activités économiques. Cette manne sera donc logée dans la Caisse de Compensation dans l’objectif de maintenir la stabilité des prix du gaz butane et du transport des personnes et marchandises, préservant de fait le pouvoir d’achat des citoyens.

Puis, 6 autres milliards de dirhams, seront utilisés pour faire face aux impacts de la détérioration de la conjoncture économique internationale et couvrir les dépenses exceptionnelles imprévues par la Loi de Finances 2026.

Alors que 2 milliards de dirhams doivent couvrir les arriérés des engagements pris par les régions lors des dernières inondations destructives. Notamment celles des mesures décidées sur Hautes Instructions Royales pour les régions du Gharb et du Loukkos particulièrement touchées par les inondations.

Enfin, les 4 milliards de dirhams restant sont destinés à renforcer les fonds propres de certains établissements et entreprises publics.

Toutefois, dans sa démarche, le Conseil de gouvernement, en décidant le 18 mai de ce décret d’ouverture de crédits supplémentaires au budget général de l’État, s’est basé sur l’article 60 de la loi organique relative à la loi de finances qui permet de mobiliser des ressources additionnelles pour des dépenses exceptionnelles et imprévues en 2026.

En effet, comme l’a précisé le ministre devant le parlement, les 20 milliards d’augmentation des dépenses seront couverts par la bonne collecte des recettes fiscales à fin avril qui se sont montées à 10,9 milliards de dirhams en augmentation de 10 % par rapport à l’année dernière.

Et plus exactement ce sont les recettes de l’IS qui a connu une croissance inédite de 24,9 % démontrant ainsi les bons résultats réalisés par des entreprises, sachant que celles de la TVA ont cru de 3,9% uniquement, soit le maintien de la consommation par ailleurs.

De toute évidence l’activité économique du pays en croissance a permis aux entreprises de réaliser des bénéfices probants et à l’État d’engranger des recettes fiscales en IS de 25% plus importantes, sur lesquelles peut être, la loi de finances 2026 ne comptait pas autant. Même si ces dernières ne couvrent que la moitié des dépenses exceptionnelles que le budget doit couvrir à hauteur de 20 milliards de dirhams.

Toutefois, l’explosion des recettes d’IS permettront certes de maîtriser le déficit budgétaire qui aurait explosé sous le poids de telles dépenses, remettant en cause l’objectif de ramener ce dernier à 3% en 2026 contre 3,5% en 2025, un engagement de Lekjaa.

Mais, il ne faut pas oublier que c’est grâce à la réforme de la loi organique de la loi de finances qui a mis en place de tels outils d’intervention face aux crises économiques et tout autre choc extérieur, que le gouvernement a mis en place ce plan de financement des effets de la conjoncture internationale sur l’économie du Maroc.

En définitive, indirectement ce sont les entreprises marocaines qui ont connu en 2025 une forte activité, qui prennent en charge le bouclier anti-choc de l’État contre le gaz butane le transport et les sinistres. Même si, ces mêmes recettes fiscales d’IS, auraient été les bienvenues pour conforter les réalisations de la Loi de Finances 2026…

 

Afifa Dassouli

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URBA360 : Coface mise sur la donnée pour sécuriser les décisions des entreprises marocaines https://lnt.ma/urba360-coface-mise-sur-la-donnee-pour-securiser-les-decisions-des-entreprises-marocaines/ Wed, 03 Jun 2026 14:11:06 +0000 https://lnt.ma/?p=550314 Dans un contexte économique marqué par la multiplication des incertitudes géopolitiques, financières et commerciales, Coface a officiellement lancé au Maroc sa solution d’information d’entreprise URBA360, un outil destiné à aider les entreprises à mieux évaluer leurs partenaires, anticiper les risques et sécuriser leurs décisions de développement. À travers cette plateforme, Coface entend mettre à disposition […]

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Dans un contexte économique marqué par la multiplication des incertitudes géopolitiques, financières et commerciales, Coface a officiellement lancé au Maroc sa solution d’information d’entreprise URBA360, un outil destiné à aider les entreprises à mieux évaluer leurs partenaires, anticiper les risques et sécuriser leurs décisions de développement.

À travers cette plateforme, Coface entend mettre à disposition des acteurs économiques marocains une base d’informations couvrant plus de 250 millions d’entreprises dans 197 pays. L’objectif affiché est de fournir une vision globale de la situation financière, du comportement de paiement, du contexte sectoriel et du risque pays des entreprises, afin de faciliter la prise de décision dans un environnement de plus en plus complexe.

L’information comme outil de pilotage stratégique

Ouvrant la conférence de lancement, Benoît Ganzmann, Country Manager Maghreb, Afrique centrale et Afrique de l’Ouest de Coface, a souligné que les entreprises évoluent désormais dans un monde où « les repères économiques se complexifient » et où les risques géopolitiques, financiers ou climatiques doivent être intégrés de manière permanente dans les stratégies de développement.

Selon lui, les entreprises ne peuvent plus se contenter de réagir aux évolutions de leur environnement. « Elles doivent anticiper, analyser et décider plus vite, avec un niveau d’exigence toujours plus élevé », a-t-il déclaré, estimant que l’accès à une information fiable, structurée et immédiatement exploitable est devenu un élément central de la compétitivité.

Pour Coface, le lancement de cette solution intervient dans un contexte particulier pour le Royaume. Benoît Ganzmann a relevé que le Maroc connaît une dynamique économique soutenue, portée par des réformes structurelles et une ouverture accrue sur les marchés internationaux. Cette évolution s’accompagne toutefois de nouveaux défis pour les entreprises, appelées à mieux maîtriser leurs risques commerciaux et à sécuriser leurs relations d’affaires.

« Ce qui crée de la valeur, ce n’est pas seulement l’accès à l’information, mais la capacité à la qualifier, à la contextualiser et à la rendre utile pour la décision », a-t-il affirmé. Il a ajouté que l’ambition de Coface est de permettre aux entreprises marocaines de « renforcer leurs capacités d’anticipation, sécuriser leur développement et prendre des décisions plus rapides, plus éclairées et plus sereines ».

Un environnement économique marqué par l’incertitude

Présentant plus en détail la plateforme, Youssef Megzari, Manager Business Information chez Coface Maghreb, a replacé cette initiative dans l’évolution récente de l’économie mondiale. Selon lui, l’environnement international est aujourd’hui caractérisé par un ralentissement de la croissance, une inflation encore présente dans plusieurs économies, des tensions commerciales persistantes et une volatilité accrue des marchés.

Dans ce contexte, a-t-il expliqué, « gouverner, c’est savoir », soulignant que l’accès à l’information constitue désormais un levier essentiel pour la gestion des risques clients, fournisseurs et marchés.

Le responsable a rappelé que Coface s’appuie sur près de 80 ans d’expérience dans l’assurance-crédit et la gestion des risques commerciaux. Présente dans plus de 100 pays, l’entreprise évalue chaque année 162 économies et dispose d’une base de données couvrant 250 millions d’entreprises à travers le monde.

Youssef Megzari a également souligné que l’économie marocaine a profondément évolué au cours des dernières décennies. Selon lui, les risques auxquels sont confrontées les entreprises ne relèvent plus principalement des aléas climatiques, mais d’un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques, les fluctuations du commerce international et l’évolution rapide des marchés.

Une notation destinée à anticiper les risques

L’une des principales caractéristiques d’URBA360 réside dans son système de notation des entreprises. Coface attribue à chaque société un score allant de 0 à 10, destiné à mesurer sa probabilité de défaut de paiement sur un horizon de douze mois.

Cette notation s’appuie sur plusieurs critères, parmi lesquels la situation financière de l’entreprise, son historique de paiement, son secteur d’activité ainsi que les risques économiques du pays dans lequel elle opère.

La plateforme intègre également un indice de comportement de paiement, fondé sur les informations collectées par Coface dans le cadre de son activité d’assureur-crédit. Selon Youssef Megzari, cet indicateur permet d’identifier les éventuels retards de paiement vis-à-vis des fournisseurs et constitue souvent un signal précoce de difficultés financières.

« Le premier retard de paiement est généralement le premier signal d’alerte », a-t-il expliqué, indiquant que les analyses réalisées par Coface montrent qu’un incident de paiement peut accroître significativement le risque de défaillance d’une entreprise.

Outre les données financières détaillées, la solution propose des analyses sectorielles, des évaluations du risque pays ainsi qu’un système de surveillance continue permettant aux utilisateurs d’être informés des évolutions affectant les entreprises qu’ils suivent.

Selon Coface, URBA360 s’adresse aussi bien aux grandes entreprises qu’aux PME, aux banques et aux institutions financières. La plateforme peut être utilisée directement via une interface en ligne, intégrée aux systèmes d’information des entreprises grâce à des interfaces API ou encore déployée sur des portefeuilles complets de clients ou de fournisseurs.

Les responsables de Coface ont insisté sur le fait que l’outil constitue avant tout une solution d’aide à la décision. Il ne remplace pas les mécanismes d’assurance-crédit mais fournit aux utilisateurs des éléments d’analyse leur permettant d’ajuster leur exposition au risque et de mieux sélectionner leurs partenaires commerciaux.

Interrogés sur la fréquence de mise à jour des données, ils ont précisé que les informations ne reposaient pas uniquement sur les états financiers publiés annuellement. Les équipes de Coface assurent un suivi continu grâce aux informations remontant de leurs activités d’assurance-crédit, des incidents de paiement, des déclarations de sinistres ou encore des enquêtes réalisées par leurs analystes.

Les responsables de Coface ont également mis en avant la dimension internationale du dispositif. Le groupe s’appuie sur un réseau de centres d’information et d’analystes répartis à travers le monde afin d’assurer la collecte, la vérification et l’actualisation des données.

Une attention particulière est portée à l’Afrique subsaharienne, où Coface dispose d’équipes dédiées à la production et à la vérification de l’information économique, dans des marchés où les données publiques peuvent parfois être moins accessibles.

Selim Benabdelkhalek

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Bourse de Casablanca : les revenus des sociétés cotées progressent de 7,3 % au T1-2026, portés par les mines https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-les-revenus-des-societes-cotees-progressent-de-73-au-t1-2026-portes-par-les-mines/ Tue, 02 Jun 2026 15:22:33 +0000 https://lnt.ma/?p=550233 Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 87,7 milliards de dirhams au premier trimestre 2026, en hausse de 7,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon une analyse publiée par BMCE Capital Global Research. Cette progression a été principalement soutenue par la bonne […]

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Les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 87,7 milliards de dirhams au premier trimestre 2026, en hausse de 7,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon une analyse publiée par BMCE Capital Global Research. Cette progression a été principalement soutenue par la bonne dynamique du secteur minier et par les performances du secteur des assurances, tandis que les établissements financiers ont affiché un recul de leurs revenus.

D’après l’étude, les revenus globaux du marché sont passés de 81,8 milliards de dirhams au premier trimestre 2025 à 87,7 milliards de dirhams un an plus tard. Cette évolution reflète notamment la hausse de 10,4 % du chiffre d’affaires des sociétés industrielles, alors que les revenus des compagnies d’assurance et de courtage ont progressé de 24,3 %. À l’inverse, les revenus des institutions financières ont reculé de 4,1 % sur la période.

Les mines, principal moteur de croissance

Selon BMCE Capital Global Research, le secteur minier a constitué le principal contributeur à la croissance des revenus du marché au cours du trimestre. Les analystes attribuent cette performance à la montée en puissance de nouveaux projets industriels ainsi qu’à l’évolution favorable des cours des métaux précieux et des métaux de base.

Le groupe Managem s’est particulièrement distingué avec une progression de 147,5 % de son chiffre d’affaires trimestriel, atteignant 5,75 milliards de dirhams contre 2,32 milliards un an auparavant. Cette évolution s’explique notamment par la montée en régime des projets Boto et Tizert ainsi que par un environnement de marché favorable.

Le secteur minier dans son ensemble a vu ses revenus progresser de 132,8 %, à 6,5 milliards de dirhams.

Les activités financières pénalisées par les revenus de marché

À l’opposé, les établissements financiers ont connu un début d’année plus difficile. Leur produit net bancaire agrégé s’est établi à 24,1 milliards de dirhams, en baisse de 4,1 % par rapport au premier trimestre 2025.

Cette évolution est principalement liée à une contraction des revenus issus des opérations de marché, dans un contexte de comparaison défavorable avec le premier trimestre 2025, qui avait bénéficié des effets de l’assouplissement monétaire intervenu l’année précédente. Les analystes soulignent toutefois que les revenus récurrents demeurent orientés à la hausse, avec une progression de près de 8 % des marges d’intérêt et des commissions.

Parmi les principales banques cotées, Attijariwafa bank a enregistré une hausse de 2,9 % de son produit net bancaire trimestriel, tandis que Crédit du Maroc a progressé de 4,2 %. En revanche, la Banque Centrale Populaire a vu ses revenus reculer de 17,6 %, alors que Bank of Africa a affiché une baisse de 2,2 %.

Forte progression du secteur des assurances

Le secteur des assurances a pour sa part enregistré la plus forte croissance parmi les grands compartiments de la cote. Les primes émises ont atteint plus de 10 milliards de dirhams, en hausse de 24,3 % sur un an.

Cette évolution a été principalement portée par Wafa Assurance, dont les revenus ont progressé de 45,9 %, grâce notamment à une forte collecte dans les activités d’épargne et de prévoyance.

Un début d’année marqué par des effets calendaires

BMCE Capital Global Research note également que les taux de réalisation des objectifs annuels apparaissent légèrement inférieurs à ceux observés à la même période de l’année précédente. Les revenus du périmètre étudié représentent ainsi 21,8 % des prévisions annuelles, contre 23,3 % un an auparavant.

Selon les analystes, ce décalage s’explique notamment par la concentration du mois de Ramadan et de l’Aïd au cours du premier trimestre ainsi que par les fortes précipitations qui ont affecté certaines activités, en particulier dans le secteur des matériaux de construction.

Les investissements repartent à la hausse

Les investissements des sociétés cotées ont connu une progression significative au cours des trois premiers mois de l’année. L’enveloppe globale des dépenses d’investissement a atteint 6,2 milliards de dirhams, en hausse de 28,8 % par rapport au premier trimestre 2025.

Le secteur du transport s’est imposé comme le premier contributeur avec près de 2,5 milliards de dirhams d’investissements, principalement sous l’effet des projets menés par Marsa Maroc dans le cadre de l’extension des capacités portuaires et des préparatifs liés au port Nador West Med.

Les télécommunications arrivent en deuxième position avec 1,3 milliard de dirhams investis par Maroc Telecom, tandis que le secteur minier a consacré près de 964 millions de dirhams à la poursuite de plusieurs projets de développement.

Une dette nette en progression

Sur le plan bilanciel, la dette nette des sociétés cotées hors financières s’est établie à 72,9 milliards de dirhams à fin mars 2026, contre 69,7 milliards de dirhams à fin 2025, soit une hausse de 4,5 %.

Cette progression est principalement attribuée aux opérateurs télécoms, dont la dette nette représente 26 % du total, ainsi qu’aux sociétés minières qui concentrent 16 % de l’endettement observé. Les analystes soulignent notamment la poursuite des investissements dans les infrastructures télécoms ainsi que le financement des projets de développement miniers et énergétiques.

SB

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Douanes : plus de 2,1 millions de déclarations traitées en 2025, hausse des saisies de devises aux frontières https://lnt.ma/douanes-plus-de-21-millions-de-declarations-traitees-en-2025-hausse-des-saisies-de-devises-aux-frontieres/ Fri, 22 May 2026 09:51:43 +0000 https://lnt.ma/?p=549212 L’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) a enregistré une progression de son activité en 2025, marquée par une augmentation du nombre de déclarations douanières, un renforcement du contrôle aux frontières et une hausse des saisies de devises, selon son rapport annuel d’activité. Au total, 2.102.187 déclarations uniques de marchandises (DUM) ont été enregistrées au […]

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L’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) a enregistré une progression de son activité en 2025, marquée par une augmentation du nombre de déclarations douanières, un renforcement du contrôle aux frontières et une hausse des saisies de devises, selon son rapport annuel d’activité.

Au total, 2.102.187 déclarations uniques de marchandises (DUM) ont été enregistrées au cours de l’exercice 2025, contre 2.018.769 un an plus tôt, soit une progression de 4,13%.

Cette évolution est principalement portée par le dynamisme des opérations à l’import, qui totalisent 1.169.071 déclarations, en hausse de 5% sur un an. Selon l’ADII, cette progression s’explique notamment par l’augmentation des importations simples (+7,7%) et du transit à l’import (+6%), malgré le recul d’autres segments, comme les déclarations provisoires (-19,3%), les importations sous régimes économiques en douane (-1,9%) ou encore les marchandises produites localement soumises à la taxe intérieure de consommation (-33,7%).

Les exportations affichent, pour leur part, une croissance plus modérée de 2,9%. Cette progression repose principalement sur la hausse des opérations relevant des régimes de zones franches (+6%) ainsi que du transit export (+20%), alors que les exportations simples reculent de 6%.

L’activité intérieure liée aux opérations douanières a également progressé, avec une hausse de 6,8% des recettes associées. L’administration attribue cette évolution à l’augmentation des cessions et transferts sous régimes économiques en douane (+7,8%), à la progression des marchandises locales soumises à la TIC (+15,5%) ainsi qu’à la forte hausse du cabotage (+30,6%). À l’inverse, le transbordement enregistre un recul de 13,6%.

Sur le plan territorial, la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima demeure le principal pôle d’activité douanière du Royaume avec 1.063.446 déclarations traitées, en hausse de 3,9%. La région Casablanca-Settat conserve également un poids important dans l’activité nationale. À elles seules, ces deux directions régionales concentrent 87,4% du total des déclarations enregistrées.

Le rapport met également en lumière l’intensification du contrôle des voyageurs aux frontières, dans un contexte de renforcement de la lutte contre les petits trafics, les flux financiers illicites et le blanchiment de capitaux.

En 2025, les devises saisies lors des contrôles ont atteint près de 181 millions de dirhams, contre 167 millions en 2024.

L’ADII indique avoir constaté 12.178 affaires au cours de l’année, générant environ 114 millions de dirhams d’amendes transactionnelles, tandis que les droits et taxes perçus ont dépassé 205 millions de dirhams, en progression de 49% sur un an.

Sur le volet de la lutte contre le blanchiment, l’administration fait état de 21.788 déclarations de devises enregistrées, représentant une contre-valeur globale supérieure à 3,4 milliards de dirhams.

Ces résultats, selon l’ADII, reflètent à la fois le renforcement des dispositifs de renseignement et de contrôle ainsi que la coopération accrue avec les partenaires nationaux et internationaux, dans un contexte où les enjeux liés à la sécurisation des flux commerciaux et financiers prennent une place croissante dans l’action douanière.

LNT

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450 millions d’euros de la BAD pour accélérer la transition verte d’OCP Group https://lnt.ma/450-millions-deuros-de-la-bad-pour-accelerer-la-transition-verte-docp-group/ Fri, 22 May 2026 09:44:21 +0000 https://lnt.ma/?p=549179 Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe OCP ont signé, vendredi à Rabat, un accord portant sur une garantie partielle de crédit d’un montant de 450 millions d’euros afin de contribuer à financer le programme d’investissement du leader mondial des solutions de nutrition des plantes et des engrais phosphatés. Cette […]

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe OCP ont signé, vendredi à Rabat, un accord portant sur une garantie partielle de crédit d’un montant de 450 millions d’euros afin de contribuer à financer le programme d’investissement du leader mondial des solutions de nutrition des plantes et des engrais phosphatés.

Cette opération est destinée à soutenir la mobilisation par la Société Générale et BNP Paribas d’un financement vert d’un montant de 530 millions d’euros, indique un communiqué de la BAD.

La signature de cet accord, qui constitue une étape clé dans la mise en œuvre du programme d’investissement 2023‑2030 du Groupe OCP, permet de sécuriser des ressources financières de long terme auprès d’institutions financières internationales et ouvre la voie au déploiement effectif d’une série d’investissements prévus, fait savoir le communiqué.

Première du genre au Maroc, ce mécanisme de garantie illustre le rôle de la BAD en tant que catalyseur de financements innovants au service de la transition énergétique et de la gestion durable de l’eau. Il accompagne la stratégie du Groupe OCP visant à renforcer et moderniser ses chaînes de valeur tout en soutenant la résilience et la transformation durable des systèmes agricoles du Maroc.

Le programme s’inscrit pleinement dans les Quatre points cardinaux de l’institution financière panafricaine, notamment le Point cardinal 2 relatif à la mobilisation de capitaux à grande échelle et le Point cardinal 4 portant sur le développement d’infrastructures résilientes et créatrices de valeur.

« La signature de cet accord réaffirme notre engagement en faveur du programme d’investissement du Groupe OCP. Grâce à notre notation financière AAA, nous mobilisons des capitaux internationaux pour accélérer le développement d’une production d’engrais bas carbone, le déploiement des énergies renouvelables et la gestion durable de l’eau », a infiqué Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc.

« Ce sont autant de leviers stratégiques au service de la sécurité alimentaire du continent », a souligné M.Tarsim.

Pour le Groupe OCP, cet accord marque le passage à la phase de déploiement sur le terrain.

« Avec cet accord, nous franchissons une étape décisive vers un modèle industriel bas carbone et circulaire. Le soutien de la BAD renforce notre capacité à investir dans des solutions qui préservent les ressources, protègent les sols et accompagnent les agriculteurs », a affirmé Younes Kchia, directeur financier du Groupe OCP.

« Ensemble, nous contribuons à une croissance durable au service du Maroc, de l’Afrique et de la sécurité alimentaire mondiale », a dit M. Kchia.

Les ressources mobilisées dans le cadre de cet accord permettront de lancer des projets structurants axés sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le développement des énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité hydrique et énergétique des installations industrielles du Groupe OCP.

Elles contribueront également à promouvoir des pratiques agricoles durables, à préserver les sols et à renforcer la sécurité alimentaire, tout en soutenant une croissance industrielle bas carbone.

 

LNT avec Map

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Capital-investissement : l’AMIC fait état d’une année 2025 record pour le marché marocain https://lnt.ma/capital-investissement-lamic-fait-etat-dune-annee-2025-record-pour-le-marche-marocain/ Fri, 22 May 2026 09:04:40 +0000 https://lnt.ma/?p=549157 L’industrie marocaine du capital-investissement a enregistré en 2025 ses niveaux les plus élevés en matière de levées de fonds et de désinvestissements, selon le rapport d’activité annuel de l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), présenté à Casablanca. L’étude, réalisée avec Grant Thornton, couvre 23 sociétés de gestion et 56 fonds, représentant l’essentiel du marché […]

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L’industrie marocaine du capital-investissement a enregistré en 2025 ses niveaux les plus élevés en matière de levées de fonds et de désinvestissements, selon le rapport d’activité annuel de l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC), présenté à Casablanca. L’étude, réalisée avec Grant Thornton, couvre 23 sociétés de gestion et 56 fonds, représentant l’essentiel du marché national.

D’après les données publiées, les levées de capitaux ont atteint 6,576 milliards de dirhams en 2025, un niveau inédit pour le secteur. Ce volume marque une accélération de la dynamique observée ces dernières années, avec plus de 20 milliards de dirhams mobilisés sur la période 2020-2025, soit un montant quatre fois supérieur à celui enregistré entre 2014 et 2019.

Le rapport met en évidence une évolution de la structure des investisseurs. Alors que les capitaux étrangers dominaient historiquement les levées de fonds, la part des investisseurs marocains s’est nettement renforcée, atteignant 60% des montants levés entre 2020 et 2025, contre 30% sur la période précédente. L’AMIC souligne notamment le rôle du Fonds Mohammed VI pour l’investissement dans cette dynamique, tandis que la part relative des organismes internationaux de développement recule.

Sur le plan des investissements, 2,236 milliards de dirhams ont été déployés en 2025 à travers 64 opérations, comprenant 35 nouveaux investissements et 29 réinvestissements. Selon le rapport, 12 sociétés de gestion ont participé à ces opérations. Depuis 2020, près de 11 milliards de dirhams ont été investis, confirmant une montée en puissance progressive du secteur.

Le document relève également une progression du capital-amorçage et du capital-risque, qui représentent 60% des opérations réalisées en nombre en 2025. Cette évolution traduit une présence plus marquée des investissements orientés vers les entreprises en phase de démarrage, notamment les startups technologiques. En valeur toutefois, le capital développement demeure prédominant, concentrant l’essentiel des montants engagés.

La répartition géographique des investissements reste largement dominée par Casablanca-Settat, qui concentre près de 14 milliards de dirhams cumulés à fin 2025, soit plus de 70% des montants investis. Rabat-Salé-Kénitra et Fès-Meknès figurent parmi les autres régions les plus actives, même si l’écart demeure significatif.

Par secteur, les services arrivent en tête des investissements cumulés, devant la santé et la distribution. Le rapport note également une progression des technologies de l’information et de la communication parmi les segments les plus dynamiques.

Autre indicateur mis en avant : le niveau des sorties, qui atteint 4,199 milliards de dirhams en 2025, un nouveau record. En cumul, les désinvestissements totalisent 14,3 milliards de dirhams à fin 2025, répartis sur près de 200 opérations. L’AMIC observe un regain du marché boursier comme voie de sortie, les introductions en Bourse représentant 33% des désinvestissements en valeur.

En matière de performance, le rapport fait état d’un taux de rendement interne brut moyen de 14% sur la période 2000-2025, contre 12% un an auparavant, avec un multiple global de 1,9x et une durée moyenne d’investissement de 6,2 ans. Les secteurs de la santé, des services et de la construction affichent les rendements les plus élevés.

Pour les prochaines années, les projections des gestionnaires interrogés laissent entrevoir la poursuite de cette dynamique, avec des prévisions d’investissements de plus de 2 milliards de dirhams par an à horizon 2026-2027, dans un contexte où l’agroalimentaire, les nouvelles technologies et la santé figurent parmi les secteurs jugés les plus attractifs.

LNT

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DGI : dernier délai le 1er juin pour plusieurs déclarations fiscales https://lnt.ma/dgi-dernier-delai-le-1er-juin-pour-plusieurs-declarations-fiscales/ Thu, 21 May 2026 14:01:22 +0000 https://lnt.ma/?p=549121 La Direction Générale des Impôts (DGI) rappelle que le 1er juin 2026 constitue le dernier délai pour le dépôt de plusieurs déclarations fiscales au titre du mois d’avril 2026, appelant les catégories de contribuables concernées à effectuer leurs démarches par voie électronique via les téléservices « SIMPL ». Ce délai concerne notamment « les entreprises d’assurances et de […]

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La Direction Générale des Impôts (DGI) rappelle que le 1er juin 2026 constitue le dernier délai pour le dépôt de plusieurs déclarations fiscales au titre du mois d’avril 2026, appelant les catégories de contribuables concernées à effectuer leurs démarches par voie électronique via les téléservices « SIMPL ».

Ce délai concerne notamment « les entreprises d’assurances et de réassurance et les intermédiaires d’assurances », « les entreprises de production du ciment », « les sociétés de transport aérien non résidentes qui n’ont pas de siège social ou de représentation au Maroc », fait savoir la DGI dans des communiqués relatifs aux obligations fiscales des contribuables.

Il s’agit aussi « des exploitants de salles de spectacles cinématographiques et des organismes chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran et autres entreprises », des « contribuables titulaires de revenus professionnels et agricoles soumis à l’Impôt sur le Revenu selon le régime du RNR (Résultat Net Réel) » et des « sociétés de transport aérien résidentes au Maroc », ajoute la même source.

Pour les entreprises d’assurances et de réassurance et aux intermédiaires d’assurances, la DGI rappelle aux qu’elles sont tenues de procéder au versement de la taxe de solidarité contre les événements catastrophiques, par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».

Le taux de la taxe est fixé à 1,5% des primes, surprimes ou cotisations versées au titre des contrats d’assurances relatifs aux opérations prévues à l’article 2 du décret n° 2-24-1123. Toutefois, les primes, surprimes ou cotisations exigibles avant l’entrée en vigueur du décret n° 2-24-1123, mais non encore réglées, restent soumises à l’ancien taux de 1%.

En outre, les entreprises d’assurances et de réassurance et les intermédiaires d’assurances sont tenues de produire la déclaration de la liquidation de la taxe sur les contrats d’assurances au titre du mois d’avril dernier et de verser simultanément la taxe correspondante au plus tard le 1er juin 2026, par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».

A cet égard, ces contribuables doivent souscrire le relevé de la liquidation de la taxe sur les contrats d’assurances et le relevé des primes, surprimes et cotisations déductibles, échues au cours du mois avril 2026.

Pour ce qui est des entreprises de production du ciment, elles sont tenues de souscrire la déclaration de la taxe spéciale sur le ciment au titre du mois d’avril 2026 en précisant notamment les quantités de ciment vendues et celles utilisées pour la consommation interne comme matières intermédiaires, et de verser simultanément la taxe correspondante, fait savoir la direction, précisant que le taux de la taxe spéciale sur le ciment est fixé à 0,15 dirham par kilogramme de ciment.

Quant aux sociétés de transport aérien non résidentes ne disposant pas de siège social ou de représentation au Maroc et qui sont en compte avec l’Office National des Aéroports (ONDA), elles sont tenues de déposer la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique au titre du mois d’avril 2026, et de verser simultanément la taxe correspondante, auprès de l’ONDA, selon le modèle (ADM410B-22I) établi par l’administration, au plus tard le 1er juin 2026.

Toutefois, pour les sociétés susvisées qui ne sont pas en compte avec l’ONDA, elles sont tenues de déposer la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique au titre du mois d’avril 2026, et de verser simultanément la taxe correspondante selon le modèle (ADM420B-22I) établi par l’administration, au plus tard le 1er juin 2026.

À cet égard, la déclaration doit indiquer le nombre de passagers transportés au cours du mois d’avril 2026 sur les vols dont le départ est effectué à partir du Maroc et le montant global de la taxe afférente

Par ailleurs, la DGI rappelle aux exploitants de salles de spectacles cinématographiques, aux organismes chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran, ainsi qu’aux autres entreprises, qu’ils sont tenus de déposer la déclaration des annonces publicitaires sur écran au titre du mois d’avril 2026 et de verser en même temps les droits correspondants, et ce, au plus tard le 1er juin 2026, par procédé électronique, via l’Espace professionnel des téléservices « SIMPL-Enregistrement et Timbre ».

En revanche, lorsque les annonces sont effectuées auprès des organismes non-résidents chargés de la gestion ou de la vente des espaces publicitaires sur écran, le dépôt de la déclaration et le paiement des droits de timbre incombent aux annonceurs de publicité.

S’agissant des contribuables titulaires de revenus professionnels et agricoles soumis à l’Impôt sur le Revenu selon le régime du RNR, et dont le bénéfice annuel imposable est égal ou supérieur à un million de dirhams (MDH) au titre du dernier exercice clos, ils sont tenus de souscrire par procédé électronique la déclaration de la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus au titre de l’année 2026 et de verser simultanément le montant de la contribution afférente, au plus tard le 1er juin 2026. Cette déclaration doit être effectuée par procédé électronique via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-IR ».

Pour leur part, les sociétés de transport aérien résidentes au Maroc sont tenues de souscrire la déclaration de la taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique sur les billets d’avion, et de verser simultanément la taxe correspondante par procédé électronique, via l’espace professionnel des téléservices « SIMPL-Autres taxes ».

La déclaration doit notamment indiquer le nombre de passagers transportés au cours du mois d’avril 2026 sur les vols dont le départ est effectué à partir du Maroc et le montant global de la taxe y afférente.

 

LNT avec Map

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BAD : 200 M€ pour renforcer l’emploi et les compétences au Maroc https://lnt.ma/bad-200-me-pour-renforcer-lemploi-et-les-competences-au-maroc/ Thu, 21 May 2026 08:41:11 +0000 https://lnt.ma/?p=549089 Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 200 millions d’euros (M€) pour la mise en œuvre du programme « Cap Compétences 2030 ». Ce financement axé sur les résultats vise à renforcer la pertinence, la qualité et la diversification de l’offre de formation professionnelle, notamment à travers […]

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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un financement de 200 millions d’euros (M€) pour la mise en œuvre du programme « Cap Compétences 2030 ».

Ce financement axé sur les résultats vise à renforcer la pertinence, la qualité et la diversification de l’offre de formation professionnelle, notamment à travers la numérisation des services, le déploiement de dispositifs d’apprentissage à grande échelle et l’amélioration des mécanismes d’insertion sur le marché du travail, indique la Banque dans un communiqué publié jeudi.

Le programme « Cap Compétences 2030 » repose sur trois volets complémentaires, à savoir « le développement des compétences et des partenariats stratégiques » ; « une formation‑insertion inclusive, mieux adaptée aux besoins des entreprises » ; et « la transformation numérique, accompagnée d’un renforcement institutionnel et opérationnel ».

Le programme contribuera également à consolider les dispositifs existants et à améliorer leur efficacité ainsi que leur couverture.

À travers cette opération, la Banque entend faciliter l’accès à une offre de formation diversifiée et renforcer l’insertion professionnelle des bénéficiaires.

« Le programme Cap Compétences 2030 s’inscrit dans les priorités de la Feuille de route nationale pour l’emploi 2025-2030 et dans la vision stratégique du Groupe de la Banque autour des Quatre Points cardinaux. Notre objectif commun est de tirer parti du dividende démographique pour soutenir la création de valeur et promouvoir l’emploi, en particulier pour les jeunes et les femmes », a déclaré Achraf Tarsim, responsable du bureau‑pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Maroc, cité dans le communiqué.

L’intervention de la Banque s’inscrit dans une coordination étroite avec les partenaires techniques et financiers afin de renforcer la pertinence et la complémentarité des appuis aux politiques publiques.

Ce programme illustre l’engagement de long terme de l’institution panafricaine au Maroc dans les domaines du développement humain, de l’emploi et de l’inclusion sociale. Il s’appuie sur un portefeuille d’opérations axées sur les résultats, contribuant aux réformes structurelles du marché du travail et de la formation professionnelle.

Depuis sa création, le Groupe de la Banque africaine de développement a mobilisé plus de 15 milliards d’euros dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, l’emploi, les infrastructures, l’énergie et la gouvernance.

 

LNT avec Map

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Marché des capitaux : le CSPJ et l’AMMC formalisent un partenariat de coopération https://lnt.ma/marche-des-capitaux-le-cspj-et-lammc-formalisent-un-partenariat-de-cooperation/ Wed, 20 May 2026 14:50:07 +0000 https://lnt.ma/?p=549014 Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) ont signé, mercredi à Rabat, un accord-cadre de partenariat et de coopération visant à renforcer la coordination institutionnelle entre les deux instances autour des enjeux liés à la régulation financière, à la sécurité juridique des investissements et à la protection […]

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Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) ont signé, mercredi à Rabat, un accord-cadre de partenariat et de coopération visant à renforcer la coordination institutionnelle entre les deux instances autour des enjeux liés à la régulation financière, à la sécurité juridique des investissements et à la protection de l’ordre public économique et financier.

Signé par le président délégué du CSPJ, M’hammed Abdenabaoui, et le président de l’AMMC, Tarik Senhaji, cet accord prévoit la mise en place d’un cadre de coopération couvrant plusieurs volets, notamment l’échange d’expertises, la formation juridique spécialisée, le développement des capacités et le soutien à la recherche dans les domaines liés au marché des capitaux et au contentieux financier.

Selon les termes du partenariat, les deux institutions entendent organiser des formations et ateliers scientifiques portant sur la lutte contre les délits boursiers, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme ainsi que les évolutions récentes en matière de criminalité financière.

Le dispositif prévoit également l’organisation de séminaires et de journées d’étude consacrés aux infractions liées aux instruments financiers, ainsi que des espaces d’échange autour des implications juridiques des évolutions technologiques sur les marchés financiers.

L’accord couvre aussi la coopération en matière d’amélioration de la transparence et de l’intégrité du marché des capitaux, l’échange de documents, d’études et de rapports spécialisés, ainsi que le développement de travaux de recherche consacrés à la législation financière et aux marchés de capitaux.

LNT

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Chocs des devises, quand la volatilité se transforme en fébrilité https://lnt.ma/chocs-des-devises-quand-la-volatilite-se-transforme-en-febrilite/ Wed, 20 May 2026 11:23:13 +0000 https://lnt.ma/?p=548921 Les conflits mondiaux guerres et autres foyers de tensions causent des dysfonctionnements économiques, financiers et monétaires. Quand le niveau des monnaies n’est plus maitrisé ni maitrisable les troubles économiques s’installent, créant une crise qui devient structurelle. Certes, toutes les économies ne sont pas touchées de la même façon ni au même niveau. Et les acteurs […]

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Les conflits mondiaux guerres et autres foyers de tensions causent des dysfonctionnements économiques, financiers et monétaires. Quand le niveau des monnaies n’est plus maitrisé ni maitrisable les troubles économiques s’installent, créant une crise qui devient structurelle. Certes, toutes les économies ne sont pas touchées de la même façon ni au même niveau. Et les acteurs engagés dans la guerre ne sont pas forcément les premiers ni les plus touchés. En effet, dès le premier semestre 2025, la volatilité des devises s’est accentuée créant une fébrilité des monnaies sur les marchés où EUR/USD, GBP/USD, USD/CAD évoluent depuis dans des rangs serrés. Tout choc géopolitique ou macro-économique déclenche des mouvements rapides sur leurs valeurs. Les moteurs de cette fébrilité en 2025-2026 tiennent au choc énergétique lequel est causé par les discordes géopolitiques. Tout particulièrement, la crise du détroit d’Ormuz depuis février 2026 a causé un stress général.

Ainsi, 29 devises africaines ont chuté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Si les exportateurs d’énergie comme le Nigeria, l’Angola profitent d’un prix du baril supérieur à 100 $, les importateurs comme le Kenya, l’Égypte ou le Ghana subissent durement le choc.

D’autant que les fondamentaux de leurs économies étaient déjà détériorés, avec un déficit budgétaire de taille et un niveau de dette budgétaire élevé, une inflation en hausse et une dégradation de l’emploi. Dans cette situation, la politique monétaire des banques centrales ne joue plus son rôle de stabilisateur face à l’inflation, comme la Fed qui est passée d’une volonté d’assouplissement au resserrement pour 2026, à cause de l’inflation à 3.8% en avril 2026. En conséquence, sachant que le marché des devises réagit plus aux attentes de taux qu’aux décisions elles-mêmes, l’euro a chuté à 1.1617$ et le dollar a perdu 9.4% en 2025, la plus forte baisse depuis 2017 à cause d’un déficit budgétaire américain à 2 000 Mds$ en 2025 et une dette publique à 30 000 Mds$.

En conséquence, certaines entreprises aux USA comme Amazon, McDonald’s, Coca-Cola subissent des pertes de change colossales de +2 Mds$ alors que les pays en développement sont très impactés par la volatilité financière sur les marchés de capitaux qui influence le commerce et l’économie réelle faisant de la gestion du risque de change une priorité.
Tant que le détroit d’Ormuz reste fermé, que le choc politique persistera et que le pétrole flambe, la volatilité des monnaies continuera depuis le pic d’avril 2025.

Parmi les monnaies les plus touchées par la fébrilité en 2025-2026, il y a les perdantes, celles des pays importateurs d’énergie et qui de plus ont une dette élevée, des déficits commerciaux et budgétaires importants, des réserves de change faibles, une dépendance au gaz, au tourisme comme le Shilling kényan, le Birr éthiopien et la Livre égyptienne qui sont menacées de dévaluation sous la pression des prix du pétrole. A l’opposé, les monnaies gagnantes sont celles des pays exportateurs comme le Brésil ou le Canada, la Norvège et l’Australie.

Dans ce contexte mondial le Dirham marocain est protégé structurellement par le régime de change, mais n’est pas immunisé. Le premier moteur de sa protection en 2026 repose sur la divergence énergétique qui agit entre les exportateurs et les importateurs.

L’EUR/MAD varie entre 10,72 et 10,85 en mai 2026 dans les eaux de sa moyenne annuelle de 10,81 MAD pour 1 EUR. Le dirham ne connait pas de chute, contrairement à d’autres monnaies de pays émergents.

Les soutiens du dirham sont d’abord les réserves de changes du pays qui dépassent les 350 milliards de dirhams soit 6 mais d’importations quand le FMI n’en exige pour la stabilité financière du pays que 3 mois, et la politique de change de Bank Al Maghrib, pour lisser les chocs et soutenir le dirham. Mais aussi des entrées de devises grâce au tourisme, les transferts MRE ou les exportations automobile et aéronautique.
Toutefois, le dirham subit les mêmes facteurs de pression que le reste du monde notamment les prix du pétrole et du blé importés en dollars. Au Maroc aussi, la guerre au Moyen-Orient fait monter la facture énergétique et alimentaire. Et, quand les investisseurs penchent vers le dollar, le MAD subit comme toutes les devises émergentes.

La question qui se pose est de savoir si le passage à un régime de change flexible d’ici 2026 tel que prévu par la réforme de change en perspective peut-il constituer une meilleure défense du dirham. La bande de fluctuation est déjà à ±5% contre ±2,5% en 2018 mais dans la conjoncture actuelle les mouvements pourraient s’amplifier.

Les mesures de soutien du dirham par Bank Al-Maghrib face à la fébrilité des devises reposent sur 4 autres leviers tout autant importants. Il s’agit de son intervention ciblée sur le marché interbancaire des changes. En effet, BAM n’intervient plus quotidiennement depuis 2024, le marché interbancaire fonctionnant seul dans la bande ±5%.

Mais, elle garde la main pour lisser les mouvements brutaux : si le MAD chute de 3% en 2 jours à cause d’un choc pétrolier, BAM vend des dollars pour freiner la dépréciation,
éviter les effets d’entraînement et couper les mouvements spéculatifs qui s’auto-amplifient. C’est une intervention « au coup par coup », pas une défense du cours à tout prix.

Globalement, quand la demande de dollars explose, BAM vend une partie de ses réserves pour fournir la liquidité et éviter un décrochage du MAD. Si le choc dure, BAM laisse le MAD glisser vers la borne basse de -5% pour préserver les réserves. Les réserves sont d’ailleurs jugées « stabilisées » par BAM en 2025, ce qui lui donne de la marge.

Ainsi, BAM a gardé un biais prudent en 2025-2026 pour éviter que la fébrilité externe ne se transforme en inflation importée. Conclusion, le dirham est stable mais surveillé et Bank Al-Maghrib veut éviter une dévaluation brutale avant le flottement complet. Pour les particuliers, la stratégie est de changer quand le taux est dans la fourchette haute.

En bref, BAM ne laisse pas le marché 100% libre, elle a des outils ad hoc pour y intervenir notamment le fait que les exportateurs doivent ramener une partie de leurs devises au Maroc. Cela crée un flux structurel de $ et € qui soutient l’offre.

Elle permet un encadrement par les produits dérivés : les forwards et swaps sont autorisés, mais les positions spéculatives pures sont limitées et elle contrôle l’exposition des banques au risque de change pour éviter une crise de liquidité en devises.

Selon le gouverneur Abdellatif Jouahri, «la réforme de change est bel et bien là, mais le tissu économique n’est pas prêt pour un flottement total », il évite les anticipations de dévaluation brutale qui alimentent la fébrilité. Résultat en pleine crise mondiale, le dirham a été une des devises émergentes les plus stables, dans la limite cependant que BAM ne peut pas aller contre un choc durable. Si le pétrole reste supérieur à 100$ sur plus de 12 mois, les conséquences seront forcément plus importantes.

 

Afifa Dassouli

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TVA sur les services numériques : la DGI active son dispositif pour les prestataires étrangers https://lnt.ma/tva-sur-les-services-numeriques-la-dgi-active-son-dispositif-pour-les-prestataires-etrangers/ Mon, 18 May 2026 13:10:10 +0000 https://lnt.ma/?p=548735 La Direction générale des impôts (DGI) a mis en service une nouvelle plateforme numérique destinée à encadrer la collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux services numériques fournis à distance par des opérateurs étrangers à des consommateurs situés au Maroc. Accessible via l’espace des téléservices du portail officiel de la DGI, […]

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La Direction générale des impôts (DGI) a mis en service une nouvelle plateforme numérique destinée à encadrer la collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux services numériques fournis à distance par des opérateurs étrangers à des consommateurs situés au Maroc.

Accessible via l’espace des téléservices du portail officiel de la DGI, ce dispositif, baptisé Taxation on digital services, cible les prestataires non résidents ne disposant pas d’établissement au Maroc, mais proposant des services numériques à des clients non assujettis à la TVA dans le Royaume.

À compter du 11 juin 2026, ces opérateurs devront se conformer aux nouvelles obligations prévues par l’article 28 du décret n° 2.25.862 modifiant le décret n° 2.06.574 relatif à l’application de la TVA. Le dispositif prévoit notamment l’obligation d’inscription auprès de l’administration fiscale marocaine afin d’obtenir un identifiant fiscal, ainsi que le dépôt d’une déclaration trimestrielle du chiffre d’affaires réalisé au Maroc.

Les prestataires concernés devront également s’acquitter de la TVA correspondante et tenir un registre détaillé des prestations numériques commercialisées sur le marché marocain par voie électronique. Ce registre devra être présenté à l’administration fiscale en cas de contrôle.

Pour accompagner le déploiement de cette réforme, la DGI a mis à disposition un guide pratique détaillant les modalités d’utilisation de la plateforme et les démarches déclaratives à accomplir.

LNT

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Morocco Capital Markets Days 2026 : le Maroc met en avant ses ambitions financières à Londres https://lnt.ma/morocco-capital-markets-days-2026-le-maroc-met-en-avant-ses-ambitions-financieres-a-londres/ Mon, 18 May 2026 10:56:55 +0000 https://lnt.ma/?p=548714 L’édition 2026 des Morocco Capital Markets Days (MCMD), organisée les 7 et 8 mai à Londres par la Bourse de Casablanca, a réuni près de 200 participants, parmi lesquels des investisseurs institutionnels internationaux et une importante délégation marocaine conduite par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah . Cet événement, qui vise à […]

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L’édition 2026 des Morocco Capital Markets Days (MCMD), organisée les 7 et 8 mai à Londres par la Bourse de Casablanca, a réuni près de 200 participants, parmi lesquels des investisseurs institutionnels internationaux et une importante délégation marocaine conduite par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah .

Cet événement, qui vise à promouvoir le marché des capitaux marocain auprès de la communauté financière internationale, s’est tenu dans un contexte marqué par le retour du Maroc au statut « Investment Grade », un élément mis en avant par les organisateurs comme un facteur de crédibilité renforcée pour la place financière nationale .

La conférence plénière, organisée sous le thème “From Investment Grade to Investment Scale: Morocco’s New Capital Markets Momentum”, a constitué le temps fort de cette édition. Intervenant à cette occasion, Nadia Fettah a souligné que l’enjeu consiste désormais à transformer cette crédibilité retrouvée en accélération économique, à travers des marchés de capitaux plus profonds, plus transparents et davantage connectés aux flux internationaux d’investissement .

Le président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Tarik Senhaji, a pour sa part mis en avant les réformes engagées pour renforcer la maturité du marché, évoquant notamment la diversification des instruments de financement, l’accompagnement de l’innovation et l’élargissement de la base d’investisseurs.

Le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, a également insisté sur l’entrée du marché marocain dans une nouvelle phase de développement, citant notamment le lancement du marché à terme et l’évolution du compartiment actions.

Les échanges ont également porté sur la trajectoire du marché marocain comparée à celle d’autres économies émergentes. Selon les données présentées lors de l’événement, trois introductions en Bourse ont permis de lever plus de 600 millions de dollars, tandis que la capitalisation boursière a franchi pour la première fois le seuil des 100 milliards de dollars .

En parallèle, les rencontres bilatérales entre entreprises marocaines cotées et investisseurs étrangers ont constitué un autre axe central de cette édition. Environ 40 entreprises marocaines ont participé à près de 220 réunions one-to-one avec une quarantaine d’investisseurs internationaux, illustrant la volonté des émetteurs marocains de renforcer leur visibilité auprès des grands fonds internationaux .

Le programme comprenait également plusieurs ateliers techniques, notamment avec Bloomberg autour du lancement du marché à terme, ainsi qu’avec l’International Accounting Standards Board (IASB/IFRS) et Fitch Ratings, autour des standards internationaux de reporting financier et d’évaluation des risques.

LNT avec CdP

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Finance verte : BAM et la BERD renforcent la gestion des risques climatiques https://lnt.ma/finance-verte-bam-et-la-berd-renforcent-la-gestion-des-risques-climatiques/ Thu, 14 May 2026 09:34:02 +0000 https://lnt.ma/?p=548489 Bank Al-Maghrib (BAM) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont clôturé, mardi à Casablanca, le programme de renforcement des capacités des banques en matière de gestion des risques climatiques. Initié en 2022 pour couvrir plusieurs modules sur la gestion des risques climatiques et de la transition climatique, ce programme a […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont clôturé, mardi à Casablanca, le programme de renforcement des capacités des banques en matière de gestion des risques climatiques.

Initié en 2022 pour couvrir plusieurs modules sur la gestion des risques climatiques et de la transition climatique, ce programme a été clôturé lors d’un événement de haut niveau qui a permis d’échanger sur les résultats dudit programme, les progrès réalisés et les nouveaux besoins à couvrir dans les prochaines étapes du partenariat entre la BERD, BAM et le secteur bancaire.

Intervenant à cette occasion, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a souligné que si la régulation des risques climatiques est fondamentale dans toute stratégie en matière de risques climatiques et de finance verte, le renforcement des capacités et la coopération internationale en constituent également des composantes majeures.

« Elles sont d’autant plus importantes que nous évoluons, aujourd’hui, dans un environnement fortement imprévisible, puisque marqué par le dérèglement climatique, les tensions géopolitiques et la volatilité réglementaire. Dans ce contexte, il nous appartient, en tant que Banque Centrale et autorité de supervision, de veiller à ce que les banques assurent la gestion des risques, y compris de ceux qui résultent du changement climatique », a-t-il poursuivi.

M. Bouazza a noté que le cadre réglementaire mis en place appelle les banques à une intégration progressive des risques climatiques dans la gouvernance et la gestion de leurs risques. « Nous continuons à travailler pour consolider ce cadre et l’adapter à la lumière de l’expérience acquise et aux évolutions des pratiques climatiques ».

Pour le DG de BAM, la gestion du risque climatique est désormais reconnue comme un enjeu prudentiel et économique par les banques qui sont sensibilisées au fait que l’absence d’un cadre méthodologique pour évaluer et traiter les risques liés au climat pourrait les exposer à d’importantes pertes sur les actifs sensibles à ces risques. Parallèlement, il a estimé que l’engagement des banques sur le front climatique ne doit pas se limiter uniquement à la conformité réglementaire, elles devraient également accompagner les entreprises dans la compréhension des risques climatiques et dans les changements à opérer dans leur business modèles en priorisant les plus exposées.

Et de soutenir : « Toutefois, l’action climatique des banques se heurte à plusieurs difficultés notamment l’absence d’une taxonomie et d’un cadre réglementaire spécifique aux entreprises qui favoriseraient la communication de données fiables sur leurs expositions sensibles aux risques climatiques ».

Pour faire face à ces difficultés, plusieurs travaux sont en cours avec le soutien des partenaires internationaux, via l’assistance technique, le développement des capacités internes et des mécanismes de garantie, a fait savoir M. Bouazza.

« En plus de la coopération instaurée avec la BERD, nous bénéficions de l’assistance technique de la Banque Mondiale et de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour faire avancer la feuille de route réglementaire nationale et renforcer les outils méthodologiques et analytiques telles que la taxonomie ou encore la boîte à outils pour la supervision des risques climatiques », a-t-il dit.

De leur côté, les banques devraient développer des capacités internes en vue de rehausser leurs compétences et l’expertise que nécessite l’intégration des risques climatiques dans leurs décisions pour identifier les opportunités de la transition climatique, a préconisé le DG de BAM.

Il a également rappelé que la stratégie nationale pour le développement de la finance climat à horizon 2030 constitue un cadre de dialogue approprié entre les Départements ministériels, les régulateurs et les acteurs du marché pour inciter le tissu économique à s’engager dans la transition vers des projets décarbonisés en vue de renforcer la cohérence des référentiels climatiques.

 

LNT avec Map

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Bank Al-Maghrib renouvelle son Conseil avec six nouveaux membres indépendants https://lnt.ma/bank-al-maghrib-renouvelle-son-conseil-avec-six-nouveaux-membres-independants/ Wed, 13 May 2026 14:00:00 +0000 https://lnt.ma/?p=548416 Bank Al-Maghrib a procédé au renouvellement de la composition de son Conseil à travers la nomination de six nouveaux membres indépendants. Publiée au Bulletin officiel, cette recomposition concerne les membres indépendants dont les mandats sont arrivés à échéance, sans modification de l’architecture institutionnelle permanente du Conseil, qui demeure articulée autour du wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif […]

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Bank Al-Maghrib a procédé au renouvellement de la composition de son Conseil à travers la nomination de six nouveaux membres indépendants. Publiée au Bulletin officiel, cette recomposition concerne les membres indépendants dont les mandats sont arrivés à échéance, sans modification de l’architecture institutionnelle permanente du Conseil, qui demeure articulée autour du wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, du directeur général de la Banque centrale, Abderrahim Bouazza, ainsi que du directeur du Trésor et des Finances extérieures, Mohammed Tarik Bchir.

Les nouvelles nominations traduisent une volonté de renforcer la diversité des expertises représentées au sein de l’organe de gouvernance de la Banque centrale, avec l’intégration de profils issus du monde académique, de l’administration économique et des institutions financières internationales.

Parmi les nouveaux membres figure Mounssif Aderkaoui, économiste affilié à l’Université Mohammed VI Polytechnique, dont les travaux portent sur les politiques publiques et les enjeux de développement économique. Son parcours comprend également des responsabilités dans des secteurs liés à l’économie et au tourisme.

Le Conseil accueille également Jilali Kenzi, ancien haut responsable du ministère de l’Économie et des Finances, passé notamment par l’Inspection générale des finances et la Direction du Trésor, avec une expérience centrée sur les politiques financières et la gestion publique.

Autre nomination, celle de Bouchra Rahmouni, professeure à l’Africa Business School de l’UM6P, dont les travaux portent notamment sur le développement inclusif, l’innovation sociale et les politiques de croissance.

Le champ académique est également représenté par Fouzi Mourji, enseignant-chercheur à l’Université Hassan II de Casablanca, spécialiste de l’économétrie appliquée et de l’économie du développement, ayant collaboré avec plusieurs organisations internationales, dont la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement.

Le Conseil intègre aussi Abdelhak Senhadji, ancien cadre dirigeant du Fonds monétaire international, fort d’une expérience dans les questions de politique budgétaire et de gestion macroéconomique, notamment dans les économies émergentes et à faible revenu.

Enfin, Raja Chakir rejoint l’instance avec une expertise en économie agricole, politiques environnementales et changement climatique. Chercheuse à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, son profil élargit le spectre des compétences représentées au sein du Conseil à des enjeux de durabilité et de transition climatique.

LNT

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Rapport de la Cour des comptes : majorité et opposition s’opposent sur la lecture du bilan gouvernemental https://lnt.ma/rapport-de-la-cour-des-comptes-majorite-et-opposition-sopposent-sur-la-lecture-du-bilan-gouvernemental/ Wed, 13 May 2026 13:24:36 +0000 https://lnt.ma/?p=548399 L’examen du rapport 2024-2025 de la Cour des comptes a donné lieu à de vifs échanges à la Chambre des représentants, où majorité et opposition ont affiché des lectures sensiblement divergentes des conclusions de l’institution dirigée par Zineb El Adaoui. Réunis en séance plénière pour discuter de l’exposé de la première présidente de la Cour […]

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L’examen du rapport 2024-2025 de la Cour des comptes a donné lieu à de vifs échanges à la Chambre des représentants, où majorité et opposition ont affiché des lectures sensiblement divergentes des conclusions de l’institution dirigée par Zineb El Adaoui.

Réunis en séance plénière pour discuter de l’exposé de la première présidente de la Cour des comptes sur l’action de l’institution au titre de l’exercice 2024-2025, les groupes parlementaires ont opposé deux interprétations distinctes du document. Là où la majorité y voit une validation de plusieurs orientations gouvernementales et des réformes engagées, l’opposition met davantage l’accent sur les dysfonctionnements relevés en matière de gouvernance et sur l’impact jugé insuffisant des politiques publiques sur le quotidien des citoyens.

Les formations de la majorité ont notamment souligné que le rapport met en lumière les avancées réalisées dans plusieurs chantiers structurants, en particulier la protection sociale, l’investissement et la gestion des ressources hydriques.

Le groupe du Rassemblement national des indépendants (RNI) a ainsi estimé que les observations de la Cour relatives à la généralisation de la couverture sociale traduisent l’engagement du gouvernement dans la mise en œuvre de ce chantier, tout en reconnaissant que des défis subsistent, notamment en matière de digitalisation et de réforme du système national de santé.

Le groupe Authenticité et Modernité (PAM) a, pour sa part, mis en avant le caractère objectif du rapport, tout en relevant que celui-ci souligne des insuffisances dans la gestion publique et la persistance de disparités territoriales, notamment en matière d’accès aux infrastructures, aux services de base et à l’emploi. Le groupe a plaidé pour un renforcement de l’investissement public dans les zones vulnérables et une accélération de la régionalisation avancée.

Le groupe istiqlalien a insisté sur les enjeux liés à la politique hydrique, saluant les efforts engagés dans le cadre des orientations royales, notamment à travers l’accélération des projets de barrages, d’interconnexion entre bassins hydrauliques et de dessalement de l’eau de mer. Il a toutefois relevé les défis persistants liés à la distribution, au traitement et à la réutilisation des eaux usées.

Du côté de l’opposition, les critiques ont porté sur l’écart entre les indicateurs macroéconomiques et la réalité sociale.

Le Groupe socialiste-opposition ittihadi a relevé que, selon les constats du rapport, près de 11 millions de Marocains demeurent en dehors du système de couverture sanitaire, estimant que la protection sociale ne peut atteindre ses objectifs sans résolution des difficultés liées au recouvrement des cotisations et à la continuité des droits des bénéficiaires.

Le Groupe haraki a reconnu l’amélioration de certains indicateurs économiques, tout en estimant que la question centrale demeure celle de l’impact concret de ces performances sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la réduction des disparités territoriales.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a, de son côté, pointé les retards dans la mise en œuvre de certains dispositifs réglementaires, notamment ceux liés à la Charte de l’investissement et au soutien aux PME, ainsi que les difficultés persistantes d’accès au foncier.

Le Groupe Justice et Développement (PJD) a critiqué les limites des résultats de la Charte de l’investissement, évoquant un manque de convergence entre politiques publiques et l’absence de mécanismes d’évaluation suffisants. Il a également attiré l’attention sur la situation des finances publiques, marquée selon lui par la persistance du déficit et l’augmentation de l’endettement.

Certaines voix individuelles ont également exprimé leurs réserves. La députée Fatima Tamni a estimé que l’augmentation des budgets publics ne s’est pas traduite par des résultats tangibles pour les citoyens, tandis que Nabila Mounib a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des hôpitaux publics.

LNT

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Mohammed Tarik Bchir officiellement installé à la tête de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures https://lnt.ma/mohammed-tarik-bchir-officiellement-installe-a-la-tete-de-la-direction-du-tresor-et-des-finances-exterieures/ Wed, 13 May 2026 10:54:00 +0000 https://lnt.ma/?p=548388 La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a présidé mardi la cérémonie d’installation de Mohammed Tarik Bchir en tant que nouveau directeur du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), au sein du ministère de l’Économie et des Finances. Cette cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs directeurs du ministère, ainsi que de hauts […]

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La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a présidé mardi la cérémonie d’installation de Mohammed Tarik Bchir en tant que nouveau directeur du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), au sein du ministère de l’Économie et des Finances.

Cette cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs directeurs du ministère, ainsi que de hauts responsables d’organismes partenaires et d’établissements placés sous tutelle.

À cette occasion, Nadia Fettah a adressé ses félicitations au nouveau responsable, saluant la confiance placée en lui et lui souhaitant pleine réussite dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

La ministre a également mis en avant le rôle stratégique de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures, en rappelant ses principales missions, notamment en matière de mobilisation des financements extérieurs, de développement et de régulation du secteur financier, ainsi que d’accompagnement des grandes réformes financières engagées par le Royaume.

Elle a par ailleurs rendu hommage à Fouzia Zaaboul, ancienne directrice du Trésor et des Finances Extérieures, en saluant, au nom du ministère, les efforts déployés et le travail accompli tout au long de son parcours à la tête de cette direction.

LNT

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Défense, énergie, dette : comment les tensions géopolitiques redessinent les finances publiques https://lnt.ma/defense-energie-dette-comment-les-tensions-geopolitiques-redessinent-les-finances-publiques/ Wed, 13 May 2026 10:25:54 +0000 https://lnt.ma/?p=548376 Pendant plusieurs décennies, dans de nombreuses économies avancées, les politiques budgétaires se sont principalement articulées autour de priorités relativement stabilisées : croissance, protection sociale, investissement public, modernisation des infrastructures ou encore transition énergétique. La fin de la guerre froide et l’approfondissement de la mondialisation avaient progressivement relégué les considérations stratégiques et militaires au second plan […]

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Pendant plusieurs décennies, dans de nombreuses économies avancées, les politiques budgétaires se sont principalement articulées autour de priorités relativement stabilisées : croissance, protection sociale, investissement public, modernisation des infrastructures ou encore transition énergétique. La fin de la guerre froide et l’approfondissement de la mondialisation avaient progressivement relégué les considérations stratégiques et militaires au second plan dans la construction budgétaire de plusieurs États, notamment en Europe.

Cette séquence semble aujourd’hui remise en question. La succession des crises de ces dernières années — pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine, tensions persistantes au Moyen-Orient, rivalités sino-américaines, fragmentation du commerce mondial et résurgence des préoccupations de souveraineté industrielle et technologique — a profondément modifié les paramètres de l’action publique. Les finances publiques se retrouvent désormais à l’intersection de plusieurs impératifs simultanés : renforcer la sécurité, amortir les chocs inflationnistes, financer la transition énergétique, soutenir la croissance et préserver la soutenabilité budgétaire.

Le Fonds monétaire international (FMI), dans son Fiscal Monitor publié en avril 2026, résume cette nouvelle équation en soulignant que les gouvernements évoluent dans un environnement marqué par des niveaux d’endettement élevés, des risques géopolitiques accrus et une réduction progressive des marges de manœuvre budgétaires. « Les vulnérabilités budgétaires restent importantes alors que l’incertitude mondiale demeure exceptionnellement élevée », note l’institution.

Dans ce contexte, un nouveau triangle de pression semble structurer les finances publiques contemporaines : défense, énergie et dette.

Le retour de la défense comme poste budgétaire structurant

Le premier changement majeur concerne la place des dépenses de défense dans les budgets publics. Pendant plusieurs décennies, dans une partie de l’Europe notamment, les dépenses militaires avaient cessé d’être un moteur majeur de la dynamique budgétaire. La guerre en Ukraine a brutalement changé cette donne.

L’Allemagne constitue sans doute le cas le plus emblématique de ce basculement. Longtemps attachée à une doctrine de prudence militaire et de rigueur budgétaire, Berlin a opéré un tournant historique avec le concept de Zeitenwende, officialisé après le déclenchement du conflit ukrainien, et matérialisé par un fonds spécial de 100 milliards d’euros destiné à la modernisation de la Bundeswehr.

La Pologne, pour sa part, a accéléré de manière spectaculaire son effort de défense, dans un contexte de proximité immédiate avec le conflit et de volonté assumée de renforcer sa posture sécuritaire régionale.

À l’échelle communautaire, l’Union européenne évolue également. La Commission européenne soutient désormais davantage le financement de l’industrie de défense, tandis que plusieurs États membres revoient à la hausse leurs enveloppes militaires. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a d’ailleurs récemment insisté sur la nécessité pour les membres de l’Alliance d’accroître leurs capacités de défense face à un environnement stratégique durablement dégradé.

Même aux États-Unis, où les budgets militaires restent structurellement élevés, la montée des tensions internationales continue d’alimenter les arbitrages en faveur de la sécurité.

Ce mouvement dépasse la seule dimension militaire classique. Les dépenses liées à la cybersécurité, à la protection des infrastructures critiques, à la souveraineté technologique ou aux chaînes d’approvisionnement stratégiques s’inscrivent également dans cette nouvelle logique budgétaire.

L’énergie, autre canal majeur de pression budgétaire

La guerre ne pèse pas uniquement sur les budgets via les dépenses militaires. Les tensions géopolitiques exercent aussi un effet indirect mais puissant à travers les marchés énergétiques.

Le conflit ukrainien avait déjà mis en évidence la vulnérabilité des économies importatrices face à la flambée des prix du gaz et de l’électricité. Les tensions récurrentes au Moyen-Orient rappellent combien les équilibres pétroliers mondiaux restent sensibles aux crises géopolitiques.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) souligne régulièrement que la sécurité énergétique redevient un enjeu central de politique économique. Dans plusieurs pays européens, cette vulnérabilité s’est traduite par des interventions budgétaires massives.

En France, en Allemagne, en Espagne ou en Italie, les gouvernements ont mobilisé des milliards d’euros pour limiter l’impact des hausses énergétiques sur les ménages et les entreprises, via des boucliers tarifaires, des subventions ciblées ou des aides sectorielles.

Le FMI relève que ces mécanismes, s’ils ont permis de contenir le choc inflationniste à court terme, ont aussi accru la pression sur les finances publiques.

Le phénomène touche également les économies émergentes, où les subventions énergétiques restent souvent politiquement sensibles. Réduire les soutiens expose à des tensions sociales ; les maintenir alourdit la charge budgétaire.

À plus long terme, cette vulnérabilité accélère également les besoins d’investissement dans les infrastructures énergétiques, les renouvelables, les interconnexions et la diversification des approvisionnements.

Le retour de la dette comme contrainte centrale

Troisième composante de ce triangle : la dette.

Si la décennie ayant suivi la crise financière mondiale avait été marquée par des conditions monétaires exceptionnellement favorables, la situation a changé.

La remontée des taux d’intérêt dans les grandes économies a significativement accru le coût du refinancement des États. Selon le FMI, les charges d’intérêt augmentent désormais plus rapidement que plusieurs postes traditionnels de dépenses publiques dans de nombreux pays.

Autrement dit, les gouvernements doivent simultanément financer davantage de dépenses stratégiques… tout en consacrant une part croissante de leurs ressources au service de la dette.

La Banque mondiale, dans ses analyses sur l’espace budgétaire, alerte également sur l’érosion des marges de manœuvre des États, notamment dans les économies émergentes et en développement.

Ce changement est majeur. Durant la pandémie, l’endettement public avait permis des réponses budgétaires massives. Aujourd’hui, cette capacité apparaît plus contrainte.

Maroc : une exposition indirecte, mais un défi budgétaire bien réel

Le Maroc n’est pas directement impliqué dans les grands foyers de tensions géopolitiques actuels. Pourtant, le Royaume n’échappe pas aux conséquences budgétaires de ce nouvel environnement international.

Le premier facteur d’exposition demeure énergétique. Importateur net d’hydrocarbures, le Maroc reste mécaniquement sensible aux fluctuations des prix internationaux du pétrole et du gaz. Toute hausse prolongée des cours alourdit la facture énergétique nationale, exerce une pression sur l’inflation importée et affecte indirectement les équilibres budgétaires.

Cette vulnérabilité explique d’ailleurs l’accélération des investissements dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et la sécurisation de l’approvisionnement énergétique. Mais ces transitions exigent elles-mêmes des ressources importantes, publiques ou para-publiques.

Le deuxième défi concerne le niveau déjà élevé des engagements budgétaires nationaux.

Le Royaume mène simultanément plusieurs chantiers structurants : généralisation de la protection sociale, investissements hydriques face au stress climatique, développement industriel, infrastructures de transport, montée en puissance énergétique, territorialisation de l’investissement public et préparation des grands événements sportifs internationaux.

Le chantier de la généralisation de la protection sociale, voulu comme l’un des grands projets structurants du règne, mobilise à lui seul des moyens budgétaires significatifs. À cela s’ajoutent les besoins croissants liés à la sécurité hydrique, dans un contexte de pression climatique persistante.

L’organisation de la CAN 2025 et la préparation de la Coupe du monde 2030 impliquent également d’importants investissements en infrastructures, mobilité, hospitalité et modernisation urbaine.

À ces impératifs s’ajoute la question sécuritaire.

Sans être dans une logique comparable à celle de l’Europe orientale, le Maroc évolue dans un environnement régional complexe marqué par des enjeux sécuritaires, migratoires, cybernétiques et géopolitiques. Les dépenses de défense et de sécurité s’inscrivent donc dans une trajectoire de vigilance stratégique durable.

Le Royaume doit également intégrer une nouvelle dimension : celle de la souveraineté technologique.

Le développement du numérique, de la cybersécurité, des infrastructures critiques, de l’intelligence artificielle ou encore des capacités industrielles stratégiques devient progressivement un sujet budgétaire à part entière.

Enfin, le sujet de la dette reste central.

Bank Al-Maghrib insiste régulièrement sur la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques dans un environnement international incertain. Le FMI, dans ses consultations au titre de l’article IV, souligne quant à lui la résilience relative du cadre macroéconomique marocain, tout en rappelant l’importance de maintenir une trajectoire budgétaire crédible.

Le Maroc ne fait donc pas face à une crise budgétaire comparable à celle de certains États plus fragiles. Mais il doit gérer une équation plus exigeante : financer simultanément transformation économique, résilience sociale, sécurité stratégique et adaptation climatique, dans un contexte international plus volatil.

Un nouvel âge des arbitrages publics

Le grand changement n’est pas seulement comptable. Il est politique.

Quand les ressources deviennent plus contraintes, les arbitrages budgétaires changent de nature. Défense, énergie, dette, climat, santé, éducation, investissement productif : chaque priorité entre plus directement en concurrence avec les autres.

Le débat classique entre sécurité et bien-être social retrouve une actualité nouvelle, mais dans une version plus complexe, où s’ajoutent souveraineté énergétique, cybersécurité et résilience industrielle.

Les budgets publics redeviennent ainsi des instruments de souveraineté autant que de politique économique.

Comme le résume le FMI, les gouvernements évoluent désormais dans un environnement où les choix budgétaires doivent concilier impératifs de stabilité économique immédiate et besoins d’investissement stratégique de long terme.

Pour des pays comme le Maroc, l’enjeu ne consiste pas uniquement à contenir le déficit ou préserver la dette, mais à arbitrer entre des priorités de plus en plus nombreuses, souvent toutes présentées comme essentielles.

C’est sans doute là que se joue l’une des grandes recompositions économiques de cette décennie.

Selim Benabdelkhalek

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Fouzi Lekjaa annonce une hausse des recettes fiscales https://lnt.ma/fouzi-lekjaa-annonce-une-hausse-des-recettes-fiscales/ Wed, 13 May 2026 09:39:40 +0000 https://lnt.ma/?p=548355 L’exécution de la loi de finances (LF) de l’exercice 2026 fait ressortir une augmentation des recettes fiscales, en glissement annuel, de 10,4 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril dernier, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa. En réponse à des questions orales sur l’exécution de […]

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L’exécution de la loi de finances (LF) de l’exercice 2026 fait ressortir une augmentation des recettes fiscales, en glissement annuel, de 10,4 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril dernier, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.

En réponse à des questions orales sur l’exécution de la LF 2026, M. Lekjaa a précisé que le taux de réalisation a atteint 36,3% des prévisions de la LF, soulignant que cette évolution « exceptionnelle » concerne principalement l’impôt sur les sociétés (IS), qui a enregistré une hausse de 9,1 MMDH, soit +25% par rapport à fin avril 2025.

L’impôt sur le revenu (IR) a progressé, quant à lui, de 1 MMDH, soit +4,8%, tandis que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a augmenté de 1,3 MMDH (+4%), avec un taux de réalisation de 49% à fin avril, a fait savoir le ministre.

Il a également fait état d’une hausse des droits d’enregistrement et de timbre de 1 MMDH, soit près de 11,4%, ainsi que d’une augmentation des recettes de la taxe intérieure de consommation (TIC) de 854 millions de dirhams (MDH), relevant que ces indicateurs traduisent l’amélioration de la consommation intérieure de 7,4%.

S’agissant des dépenses, M. Lekjaa a affirmé que l’exécution de la LF « se déroule conformément aux prévisions », à l’exception des mesures liées à l’accompagnement des effets de la conjoncture actuelle et à l’atténuation de leurs impacts.

Dans ce cadre, il a précisé que la subvention du gaz butane représente un coût mensuel de 600 MDH pour maintenir les prix des bonbonnes, tandis que 650 MDH sont mobilisés chaque mois pour stabiliser les prix du transport et 300 MDH pour maintenir les prix de l’électricité à leurs niveaux actuels, notant que le coût de l’électricité à lui seul devrait atteindre 3 MMDH.

D’après le ministre, les recettes fiscales additionnelles liées à la TVA ne dépasseront pas, dans le meilleur des cas, 3 MMDH sur l’année, expliquant que la TIC n’est pas affectée par les variations de prix, puisqu’elle est calculée sur la base des volumes et non des prix.

Dans ce contexte, il a noté que la TVA ne représente que 0,46 dirham dans le prix d’un litre de gasoil, alors que le surcoût moyen lié aux répercussions de la crise s’élève à 3,7 dirhams/litre.

Concernant l’inflation, M. Lekjaa a fait savoir que ses niveaux sont restés inférieurs à 1% au cours des trois premiers mois de l’année, avant d’atteindre 0,9% en mars, exprimant l’espoir de maintenir ces taux « à des niveaux n’affectant pas de manière significative l’activité économique ».

Il a également rappelé que l’Exécutif s’oriente vers une réduction du déficit budgétaire à 3% du produit intérieur brut (PIB) à fin 2026, soit une baisse de 0,5 point comparativement à 2025, ajoutant que la dette poursuivra sa trajectoire descendante pour se stabiliser autour de 66% du PIB en 2026.

Par ailleurs, les recettes ordinaires sont passées de 256 MMDH en 2021 à 424 MMDH en 2025, avec un taux de croissance moyen de 13,5%, ce qui, selon le ministre, consacre une tendance structurelle et une nette amélioration au cours des cinq dernières années, notamment grâce à l’évolution de l’IS.

Il a, en outre, indiqué que le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé, dans le cadre des consultations relatives au renouvellement de la ligne de crédit modulable accordée au Maroc, que le Royaume remplit les critères d’éligibilité à ce mécanisme de financement, grâce à la solidité de sa politique macroéconomique. Cette situation a également permis à l’agence Standard & Poor’s de maintenir la notation du Maroc en catégorie « investment grade » avec une perspective stable, tandis que l’agence Moody’s a relevé la perspective de la note souveraine du Royaume de « stable » à « positive ».

Enfin, M. Lekjaa a mis en avant les progrès réalisés par le Maroc en matière de transparence budgétaire dans le cadre de « Open Budget 2025 », avec une amélioration de quatre points, estimant que cette performance est le fruit « des efforts institutionnels conjoints, Parlement et gouvernement, majorité et opposition, pour améliorer la gestion des finances publiques ».

 

LNT avec Map

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Finances publiques : le déficit budgétaire s’aggrave à 15,5 milliards de dirhams à fin avril https://lnt.ma/finances-publiques-le-deficit-budgetaire-saggrave-a-155-milliards-de-dirhams-a-fin-avril/ Wed, 13 May 2026 09:33:18 +0000 https://lnt.ma/?p=548342 Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 15,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril 2026, contre 11,8 MMDH à la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Cette évolution intervient malgré un solde positif de 27,9 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du […]

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Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 15,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril 2026, contre 11,8 MMDH à la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Cette évolution intervient malgré un solde positif de 27,9 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA).

Les recettes ordinaires du Trésor ont atteint 154,3 MMDH sur les quatre premiers mois de l’année, en progression de 7% en glissement annuel. Cette hausse a été soutenue par la progression des impôts directs (+9,8%), des impôts indirects (+11,3%), des droits de douane (+6,5%) ainsi que des droits d’enregistrement et de timbre (+11,5%). En revanche, les recettes non fiscales ont reculé de 20,6%, limitant la dynamique globale des encaissements.

Du côté des dépenses, la progression a été plus marquée. Les dépenses émises au titre du budget général se sont élevées à 219,4 MMDH, en hausse de 12,2% par rapport à fin avril 2025. Cette augmentation reflète notamment une hausse de 14,4% des dépenses de fonctionnement et de 19,6% des dépenses d’investissement, tandis que les charges de la dette budgétisée ont enregistré une légère baisse de 1,9%.

Dans le détail, les intérêts de la dette ont progressé de 6,1% pour atteindre 16,2 MMDH, alors que les remboursements du principal ont diminué de 7,1%, à 21,8 MMDH. Cette évolution résulte d’un recul des amortissements de la dette intérieure, partiellement compensé par une hausse des remboursements liés à la dette extérieure.

Malgré cet accroissement du déficit global, le solde ordinaire demeure légèrement positif, à plus de 1,63 MMDH à fin avril, traduisant un certain équilibre entre les recettes et les dépenses ordinaires hors investissement.

Les engagements de dépenses ont, pour leur part, atteint 369,9 MMDH, soit un taux global d’engagement de 41%, contre 39% un an auparavant, avec un taux d’émission sur engagements de 77%.

En parallèle, les recettes douanières ont poursuivi leur progression, atteignant 33,8 MMDH à fin avril, en hausse de 9,5% sur un an. Cette évolution est principalement portée par la fiscalité à l’importation.

Les recettes issues de la TVA à l’importation se sont établies à 20,66 MMDH, en progression de 7,7%, tandis que les droits de douane ont généré 5,56 MMDH (+6,5%). La Taxe intérieure sur la consommation (TIC) appliquée aux produits énergétiques a, quant à elle, affiché la plus forte progression, avec une hausse de 17,4% à 7,58 MMDH.

Au total, les recettes brutes de la fiscalité douanière, hors remboursements et restitutions fiscales, ont dépassé 39,3 MMDH, en progression de 11%.

LNT

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Services financiers de proximité : May Cash entre en jeu https://lnt.ma/services-financiers-de-proximite-may-cash-entre-en-jeu/ Mon, 11 May 2026 10:53:54 +0000 https://lnt.ma/?p=548177 Spécialisé dans les services de paiement et de transfert, Maymouna Services Financiers (MSF) est un acteur réglementé opérant dans le cadre des dispositions de BAM depuis 2018 avec comme principal objectif : contribuer activement au développement de l’inclusion financière au Maroc. C’est dans cette optique que s’inscrit le lancement aujourd’hui de ‘‘May Cash’’. MSF mène […]

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Spécialisé dans les services de paiement et de transfert, Maymouna Services Financiers (MSF) est un acteur réglementé opérant dans le cadre des dispositions de BAM depuis 2018 avec comme principal objectif : contribuer activement au développement de l’inclusion financière au Maroc. C’est dans cette optique que s’inscrit le lancement aujourd’hui de ‘‘May Cash’’.

MSF mène depuis vendredi dernier un roadshow l’amenant à Marrakech, Agadir, Meknès, Fès, Oujda, Tanger et Rabat). L’objectif de cette caravane consiste à rencontrer ses partenaires, les investisseurs et acteurs du secteur.

Au menu, le recrutement de partenaires/franchisés, la présentation officielle de la marque, la création d’une dynamique autour du lancement et par la même occasion l’installation de May Cash comme nouvel acteur crédible.

Casablanca fut la première étape où MSF a pu débattre et échanger autour de ce nouveau service dédié au développement d’un réseau de proximité à même d’offrir plusieurs services financiers et para-financiers.

Concrètement, les services proposés par May Cash comprennent le transfert d’argent national à travers plus de 2 000 agences de la Fondation Arrawaj et de Chaabi Cash, le transfert international, le paiement de factures, la distribution des aides étatiques et des services de proximité de la CNSS.

Le DG de MSF, Ahmed Chafak, explique que le lancement de May Cash reste animé par une profonde ambition : ‘‘ Nous voulons rapprocher les services financiers des citoyens et offrir de nouvelles opportunités aux entrepreneurs locaux ”.

Et de poursuivre que MSF entre aujourd’hui dans une phase d’accélération, portée par une ambition de développement et de consolidation de son positionnement à travers sa marque May Cash qui se positionne comme un levier stratégique clé pour renforcer la proximité et élargir l’accès aux services financiers à travers le territoire.

D’après lui, le déploiement terrain est déjà engagé, confirmant une dynamique opérationnelle active et structurée : ‘‘May Cash s’inscrit dans une nouvelle dynamique d’accès aux services financiers au Maroc, basée sur la proximité et l’inclusion’’.

Pour la première année, MSF vise un déploiement national de 270 agences Arrawaj et plus de 1000 points May Cash opérationnels.

Par rapport au marché, MSF affiche de l’optimisme à l’horizon. Au Maroc et selon les statistiques de 2024, le marché des transfert nationaux s’élève à 50 MMDH et celui des transferts internationaux à plus de 65 MMDH. C’est dire qu’il y de la place pour tout le monde, dit-on auprès de MSF pour qui le contexte offre également d’importantes opportunités de développement, notamment la subsistance de zones encore sous-équipées et peu couvertes en services financiers, la montée en puissance des programmes sociaux de l’Etat, étatiques et le besoin de réseaux fiables pour la distribution et une demande croissante de services proximité accessibles, rapides et simples…

Adossé à des partenaires institutionnels reconnus composés de Groupe Saraya Holding et la compagnie d’assurance AXA et autres investisseurs, MSF bénéficie d’une expertise sectorielle assurée par une équipe dirigeante expérimentée.

Se basant sur un réseau physique de proximité de la Fondation Arrawaj (Agent de Paiement Principal de MSF), pour garantir l’accessibilité et l’inclusion financière partout au Maroc.

H.Z

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Bourse de Casablanca : le MASI progresse de près de 2% sur la semaine https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-le-masi-progresse-de-pres-de-2-sur-la-semaine/ Sat, 09 May 2026 15:51:26 +0000 https://lnt.ma/?p=548099 La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 4 au 8 mai sur une orientation positive, portée par une progression de son indice principal, le MASI, qui a gagné 1,98% pour s’établir à 18.950,94 points. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique haussière qui a également concerné les principaux indices du marché. Le MASI 20, […]

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La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 4 au 8 mai sur une orientation positive, portée par une progression de son indice principal, le MASI, qui a gagné 1,98% pour s’établir à 18.950,94 points.

Cette évolution s’inscrit dans une dynamique haussière qui a également concerné les principaux indices du marché. Le MASI 20, qui regroupe les valeurs les plus liquides de la cote, a progressé de 2,07% à 1.384,03 points, tandis que le MASI ESG, composé des entreprises les mieux notées sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance selon Moody’s ESG Solutions, a enregistré une hausse de 1,25% à 1.338,62 points.

Le segment des petites et moyennes capitalisations a également affiché une performance soutenue, le MASI Mid and Small Cap progressant de 3,31% à 1.984,55 points.

Les industrielles en tête des progressions

Sur le plan sectoriel, les meilleures performances hebdomadaires ont été réalisées par les compartiments liés à l’industrie.

Le secteur des ingénieries et biens d’équipement industriels a signé la plus forte progression avec une hausse de 12,48%, suivi de l’industrie pharmaceutique (+10,15%) et de l’industrie agricole (+6,86%).

À l’inverse, certains compartiments ont évolué en territoire négatif, notamment celui des distributeurs, qui a reculé de 2,47%, devant la sylviculture et papier (-1,54%) et les assurances (-1,08%).

L’activité sur le marché est restée soutenue, avec un volume global d’échanges dépassant 1,26 milliard de dirhams, essentiellement concentré sur le marché central actions.

Les transactions ont été principalement dominées par Managem, qui a représenté 14,76% des échanges, suivie d’Attijariwafa Bank avec 9,42% et d’Itissalat Al-Maghrib avec 6,87%.

La capitalisation boursière totale de la place casablancaise a, pour sa part, franchi le seuil de 1.082,78 milliards de dirhams.

Du côté des performances individuelles, SMI a enregistré la plus forte hausse hebdomadaire, avec une progression de 15,23% à 10.198 dirhams. Elle est suivie par Stroc Industrie (+14,87% à 224 dirhams), Microdata (+13,17% à 765 dirhams), Balima (+11,01% à 229,8 dirhams) et Salafin (+8,98% à 484,95 dirhams).

À l’opposé, Rebab Company a accusé la plus forte baisse de la semaine, avec un recul de 9,44% à 95 dirhams. Promopharm a cédé 7,6% à 1.300 dirhams, tandis que Maroc Leasing a perdu 5,21% à 362 dirhams. M2M Group (-4,31% à 422 dirhams) et Label’Vie (-3,61% à 4.000 dirhams) figurent également parmi les principales contre-performances.

LNT

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La Bourse de Casablanca et Maroc PME concluent un partenariat pour accompagner les TPME vers le marché boursier https://lnt.ma/la-bourse-de-casablanca-et-maroc-pme-concluent-un-partenariat-pour-accompagner-les-tpme-vers-le-marche-boursier/ Wed, 06 May 2026 13:52:54 +0000 https://lnt.ma/?p=547313 La Bourse de Casablanca et l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (Maroc PME) ont signé une convention-cadre de partenariat stratégique destinée à renforcer l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) marocaines et à faciliter leur accès aux mécanismes de financement du marché des capitaux. Cet accord, signé le […]

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La Bourse de Casablanca et l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (Maroc PME) ont signé une convention-cadre de partenariat stratégique destinée à renforcer l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) marocaines et à faciliter leur accès aux mécanismes de financement du marché des capitaux.

Cet accord, signé le 29 avril par le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, et le directeur général de Maroc PME, Anouar Alaoui Ismaili, s’inscrit dans la dynamique nationale visant à renforcer la compétitivité, la résilience et la croissance des TPME.

À travers ce partenariat, les deux institutions ambitionnent de mettre en place un cadre de collaboration destiné à préparer les entreprises à fort potentiel aux exigences du financement boursier, notamment en matière de gouvernance, de transparence et de structuration financière.

Selon les signataires, cette initiative repose sur la complémentarité entre les dispositifs d’accompagnement déployés par Maroc PME, notamment dans le cadre du Pacte TPME 2025-2030, et l’expertise de la Bourse de Casablanca dans l’accompagnement des entreprises vers les marchés financiers.

Le partenariat s’articule autour de trois principaux axes. Le premier concerne la mise en place d’un mécanisme d’orientation et de mise en relation destiné à identifier les entreprises présentant un potentiel de développement et à les orienter vers les dispositifs d’accompagnement les plus adaptés.

Le deuxième axe porte sur le renforcement des capacités des TPME à travers des programmes communs de formation et de montée en compétences, portant notamment sur les critères d’éligibilité au marché boursier ainsi que sur les exigences liées à la gouvernance et à la transparence financière.

Le troisième volet prévoit l’organisation d’actions conjointes de sensibilisation, de rencontres régionales et d’événements visant à promouvoir les opportunités de financement offertes par le marché des capitaux et les dispositifs d’appui portés par Maroc PME.

À cette occasion, le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, a indiqué que cette convention s’inscrit dans la volonté de l’institution de renforcer son rôle de levier de financement de l’économie réelle.

« La Bourse de Casablanca réaffirme sa vocation de levier de financement à long terme au service de l’économie réelle. La convention conclue avec Maroc PME nous permettra de poursuivre l’identification et l’accompagnement des entreprises les plus prometteuses, en les préparant au mieux aux exigences du marché boursier et contribuer ainsi à l’émergence de véritables champions nationaux », a-t-il déclaré.

De son côté, le directeur général de Maroc PME, Anouar Alaoui Ismaili, a estimé que le Pacte TPME 2025-2030 marque « un changement de paradigme » dans l’accompagnement des entreprises marocaines.

« Le PACTE TPME consacre une approche d’accompagnement territorialisée, ouverte à tous les secteurs et couvrant tout le cycle de vie de l’entreprise », a-t-il affirmé, soulignant que cette dynamique repose sur « une logique de partenariat renforcé » mobilisant plusieurs acteurs institutionnels et économiques.

LNT

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De la stratégie de BNP Paribas à l’acquisition de la BMCI par Holmarcom https://lnt.ma/de-la-strategie-de-bnp-paribas-a-lacquisition-de-la-bmci-par-holmarcom/ Wed, 06 May 2026 09:51:44 +0000 https://lnt.ma/?p=547263 La cession annoncée de 67% du capital de BMCI, Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie à Holmarcom Finance Company, n’est pas une simple opération de capital dans le cadre d’un mouvement de recomposition du système bancaire marocain. En effet, il s’agit de la concrétisation de la réorientation stratégique du groupe français BNP Paribas qui […]

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La cession annoncée de 67% du capital de BMCI, Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie à Holmarcom Finance Company, n’est pas une simple opération de capital dans le cadre d’un mouvement de recomposition du système bancaire marocain. En effet, il s’agit de la concrétisation de la réorientation stratégique du groupe français BNP Paribas qui date de 2021.

Depuis cette date, BNP Paribas a lancé et concrétisé un retrait progressif de la banque de détail en Afrique subsaharienne. La logique du groupe a été de se désengager de la banque de détail à faible marge pour se concentrer sur les métiers « Corporate » & « Institutional Banking » et sur les métiers spécialisés.

BNP Paribas n’avait pas annoncé un « retrait total » d’Afrique. Elle a procédé à un recentrage stratégique qui s’appuyait sur l’abandon de la banque de détail dans l’objectif de réduire les risques et de se concentrer sur les marchés à forte valeur ajouté où le groupe a un avantage concurrentiel.

Les premières filiales victimes de cette décision dès 2021 ont été celles du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée, de Namibie et du Botswana dont le Produit Net Bancaire (chiffres d’affaires d’une banque) était bien inférieur à celui des filiales d’Afrique du Nord. En 2021, le Maroc seul faisait quatre fois le PNB de la 1ère filiale ouest-africaine. Depuis, la filiale tunisienne en a fait également les frais et celle de la BMCI se réalise dans cette continuité, instaurant un nouveau modèle au Maroc, celui de partenariat au lieu de filiale, dans l’objectif affiché de ne plus porter le coût de la banque de détail, mais de garder un relais commercial pour les clients internationaux de BNP Paribas via Holmarcom Finance Company et maintenant l’activité de CIB Banque d’investissement.

Rappelons cependant que BMCI a été créée en 1943 au Maroc, que BNP Paribas est actionnaire et partenaire depuis plus de 30 ans avec finalement 67% du capital au côté d’Axa Assurance et d’un petit flottant en bourse. Autre précision, en 2002, BNP Paribas a acquis le réseau d’ABN Amro Bank Maroc et l’a intégré à la BMCI en guise de renforcement.

La BMCI a donc été créée, comme son nom l’indique, pour financer le commerce et l’industrie au Maroc, en tant que banque universelle de détail pour particuliers et PME, et de
financement des entreprises dont les plus grandes d’entre elles. Mais aussi de Banque d’investissement avec des activités de conseil, et sur les marchés de capitaux via BNP Paribas CIB. En prenant le contrôle de BMCI, l’objectif de BNP Paribas était d’exercer un ancrage historique au Maroc pour servir sa clientèle internationale tout en servant les besoins domestiques des clients via le réseau BMCI.

M. Jean-Laurent Bonnafé, Administrateur Directeur Général de BNP Paribas & M. Mohamed Hassan Bensalah, Président Directeur Général du Groupe Holmarcom

 

Mais le Groupe bancaire international BNP Paribas a été très discret sur sa détermination à réaliser sa nouvelle stratégie, notamment au Maroc où il n’a pas annoncé ses intentions. BMCI a continué à participer à la dynamisation du secteur bancaire marocain dont les banques marocaines ont connu une croissance interne et externe, dans leur pays et à l’international notamment en Afrique. Tout en diversifiant leurs activités à tous les métiers bancaires et financiers et s’externalisant en allant chercher de la valeur ajoutée en Afrique. Le secteur bancaire a continué à se consolider en tant qu’industrie d’une grande profondeur.

Toutefois, très vite la nouvelle stratégie de désengagement de BNP Paribas s’est répandue au Maroc et la cession éventuelle de BMCI avec.

Même si, cette dernière s’étant attelée au changement de son système d’information et se prévalant de son statut juridique de banque marocaine a temporisé cette éventualité, dans les faits, BMCI en tant que filiale de BNP PARIBAS, a dû suivre voire se plier aux décisions de ses actionnaires.

Petit à petit elle n’a plus eu d’objectifs de croissance au Maroc ni engagé d’investissements. Seuls les résultats en termes de rendement traduit par un Return on Equity, ROE à plus de 8% comptaient. Il se disait même que les décisions de crédits étaient soumises à des mesures de risque et plus généralement de conformités qui dépassaient de loin les règles de supervision de BAM, pourtant régies par les avancées imposées par Bâle 1, 2 et 3.

Avec la cession de la majorité du capital de la branche de détails de la Banque Marocaine pour la commerce international, BNP Paribas continue donc à mettre en œuvre son plan stratégique, se concentrant sur les marchés où le groupe a une « maîtrise des risques » et des « forces », réalisant ainsi un Résultat net (part du groupe) peu égalé de 12,225 milliards € en 2025.

De plus, BNP Paribas a eu aussi la facilité que le groupe Holmarcom était déjà actionnaire de BMCI par sa compagnie d’assurance Atlanta Sanad et qu’à ce titre le Président Mohamed Bensalah en tant qu’Administrateur de la banque était proche du dossier. De plus, Holmarcom Finance Compagnie venant d’acquérir une autre banque CDM, avait une expérience récente sur laquelle il s’est appuyé. Ainsi, depuis le 29 avril dernier, l’opération qui porte sur le transfert de la participation majoritaire de 67% du capital de BMCI à la holding d’Holmarcom, dès lors ratifiée par BNP Paribas, est en phase d’obtenir les autorisations réglementaires de Bank Al Maghrib.

En définitive, cette opération va contribuer à la transformation du paysage bancaire marocain qui a connu nombre d’opérations de capital à la faveur, dans un premier temps, d’un élargissement du secteur et peut être, dans un second temps, d’une concentration.

En effet, aux côtés des grandes banques reconnues comme telles AWB, BCP et BOA, le marché a connu l’arrivée de CFG avec son introduction en bourse tonitruante, puis la restructuration et capitalisation par la CDG pour la montée en puissance du CIH. La récente acquisition par le groupe Saham de la filiale française de Société Générale qui a marqué la marocanisation du capital de la banque, suivie de la même opération de rachat de CDM par Holmarcom, couronnée par l’acquisition de BMCI par le même groupe de la famille Bensalah conforte les mutations en cours du secteur.

Et, si la distribution du secteur bancaire entre grandes et petites banques ne varie pas à cette échelle, l’éventuelle fusion entre les deux banques du groupe Holmarcom, CDM et BMCI, pourrait changer la donne. Une éventualité qui pourrait être profitable pour les deux banques, sachant que CDM est réputée plus proche des PME quand la BMCI a plus de grandes entreprises dans son portefeuille…

 

Afifa Dassouli

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CIH Bank : Attijari Global Research maintient sa recommandation d’achat après les résultats 2025 https://lnt.ma/cih-bank-attijari-global-research-maintient-sa-recommandation-dachat-apres-les-resultats-2025/ Wed, 06 May 2026 08:48:28 +0000 https://lnt.ma/?p=547236 CIH Bank a franchi en 2025 un nouveau cap financier en dépassant pour la première fois le seuil d’un milliard de dirhams de bénéfices consolidés, des performances jugées conformes aux anticipations d’Attijari Global Research, qui maintient sa recommandation d’achat sur le titre avec un cours cible de 492 dirhams. Dans une note publiée le 5 […]

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CIH Bank a franchi en 2025 un nouveau cap financier en dépassant pour la première fois le seuil d’un milliard de dirhams de bénéfices consolidés, des performances jugées conformes aux anticipations d’Attijari Global Research, qui maintient sa recommandation d’achat sur le titre avec un cours cible de 492 dirhams.

Dans une note publiée le 5 mai 2026, le bureau de recherche souligne que les réalisations de la banque « confortent » son scénario de croissance pour la période 2025-2027, estimant que les résultats annuels traduisent la poursuite de la dynamique commerciale et opérationnelle du groupe.

Le produit net bancaire (PNB) s’est établi à 5,423 milliards de dirhams en 2025, en progression de 14,4% par rapport à l’exercice précédent, légèrement au-dessus des prévisions des analystes. Cette évolution a été principalement portée par la marge d’intérêt, en hausse de 12,9%, soutenue par une croissance soutenue des crédits à la clientèle.

Selon la note, les crédits consolidés ont progressé de 16,7% pour atteindre 118,1 milliards de dirhams, tirés notamment par les crédits à l’équipement au Maroc, qui ont enregistré une hausse de près de 50% à 16,1 milliards de dirhams. La marge sur commissions a, pour sa part, augmenté de 9,4% à 464 millions de dirhams, tandis que les activités de marché et autres revenus se sont appréciés de 19,5% à 1,576 milliard de dirhams.

Sur le plan opérationnel, le coefficient d’exploitation s’est amélioré à 42,9%, contre 43,9% un an auparavant, un niveau considéré comme inférieur à la moyenne du secteur bancaire marocain estimée à 43% en 2025.

Le coût du risque a néanmoins poursuivi sa hausse, atteignant 1,209 milliard de dirhams, soit une progression de 12,9% sur un an. Malgré cette évolution, le taux du coût du risque s’est légèrement amélioré à 97 points de base, contre 100 points de base en 2024.

Le résultat net part du groupe (RNPG) a ainsi progressé de 24,4% pour atteindre 1,089 milliard de dirhams, un niveau pratiquement conforme aux estimations initiales des analystes. Attijari Global Research relève que cette performance permet à CIH Bank de dépasser pour la première fois la barre symbolique du milliard de dirhams de bénéfices consolidés.

Concernant la rémunération des actionnaires, le dividende par action a été maintenu à 14 dirhams, un niveau inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 16 dirhams. Le taux de distribution ressort ainsi à 54%, contre une moyenne de 86% observée avant la crise sanitaire sur la période 2015-2019.

Dans ses projections, Attijari Global Research anticipe la poursuite de la croissance des principaux indicateurs du groupe bancaire sur les exercices 2026 et 2027. Le PNB devrait atteindre 5,63 milliards de dirhams en 2026 puis 5,96 milliards en 2027, tandis que le RNPG progresserait respectivement à 1,16 milliard puis 1,216 milliard de dirhams.

Les analystes tablent également sur une amélioration graduelle de la rentabilité, avec un retour sur fonds propres (ROE) attendu à 12,5% en 2025 avant une légère normalisation à partir de 2026.

Au niveau boursier, le titre CIH affichait, au 5 mai 2026, un cours de 356 dirhams pour une capitalisation de 12,7 milliards de dirhams. Malgré une baisse de 12,7% sur douze mois, Attijari Global Research estime que le potentiel de revalorisation demeure significatif, avec un upside évalué à 38% par rapport au cours cible maintenu à 492 dirhams.

La note souligne enfin que les perspectives de la banque reposent sur la poursuite de la dynamique du crédit, le renforcement de l’activité commerciale et la montée en puissance progressive des activités à plus forte valeur ajoutée, dans un environnement marqué par une concurrence accrue au sein du secteur bancaire marocain.

LNT

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Éducation financière : la FMEF renforce ses actions et noue un partenariat avec le ministère de l’Agriculture https://lnt.ma/education-financiere-la-fmef-renforce-ses-actions-et-noue-un-partenariat-avec-le-ministere-de-lagriculture/ Mon, 04 May 2026 08:24:45 +0000 https://lnt.ma/?p=547036 La Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière a tenu, le 29 avril 2026, son Conseil d’administration et son Assemblée générale ordinaire, sous la présidence de Abdellatif Jouahri, également président de la fondation, en présence des institutions membres. Lors de cette réunion, les participants ont passé en revue les principales réalisations de l’année 2025 ainsi que les […]

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La Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière a tenu, le 29 avril 2026, son Conseil d’administration et son Assemblée générale ordinaire, sous la présidence de Abdellatif Jouahri, également président de la fondation, en présence des institutions membres.

Lors de cette réunion, les participants ont passé en revue les principales réalisations de l’année 2025 ainsi que les perspectives de développement des programmes de la fondation pour les prochaines années.

Selon les données présentées, l’année 2025 a été marquée par un renforcement du déploiement des actions d’éducation financière à grande échelle. Au total, 70.827 personnes ont bénéficié de programmes de formation et d’accompagnement, soit une progression de 23 % par rapport à 2024. Les femmes représentent 52 % des bénéficiaires, tandis que les jeunes en constituent 21 %.

Parallèlement, les actions de sensibilisation ont touché directement plus de 112.163 personnes, sans compter les initiatives relayées à travers les médias, les réseaux sociaux et les campagnes digitales.

Ces résultats sont présentés comme le fruit d’une coordination entre la fondation et ses partenaires, incluant des administrations publiques, des institutions financières et des acteurs de la société civile, dans une logique de synergie entre les secteurs public et privé.

La Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière a également engagé plusieurs projets visant à accélérer sa transformation digitale, à optimiser ses processus et à mettre en place des dispositifs d’évaluation de l’impact de ses programmes sur les populations ciblées.

En marge de ce Conseil d’administration, une convention de partenariat a été signée avec le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts. Cet accord vise à instaurer un cadre structuré de coopération pour l’intégration de l’éducation financière dans les programmes d’accompagnement et de formation déployés par le département de l’Agriculture.

Selon les termes de cette convention, ce partenariat a pour objectif de renforcer les capacités financières des populations ciblées, notamment les agriculteurs, les stagiaires de la formation professionnelle, ainsi que les jeunes et les femmes porteurs de projets en milieu rural.

L’initiative entend ainsi contribuer à l’amélioration de l’inclusion financière et au développement socio-économique, en facilitant l’accès aux connaissances et aux outils nécessaires à une meilleure gestion financière.

Créée en 2013 à l’initiative de Bank Al-Maghrib, la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière a pour mission de fédérer les acteurs concernés autour d’objectifs communs en matière d’éducation financière et de contribuer au renforcement des compétences financières de la population.

LNT

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Holmarcom renforce son pôle bancaire avec l’acquisition de la BMCI https://lnt.ma/holmarcom-renforce-son-pole-bancaire-avec-lacquisition-de-la-bmci/ Wed, 29 Apr 2026 19:42:07 +0000 https://lnt.ma/?p=546912 Holmarcom Finance Company (HFC) et le groupe BNP Paribas annoncent la signature d’un accord en vue de l’acquisition par HFC de l’intégralité de la participation détenue par BNP Paribas dans sa filiale marocaine, la Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI). Cette acquisition s’accompagnera de la mise en place d’un partenariat entre les deux […]

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Holmarcom Finance Company (HFC) et le groupe BNP Paribas annoncent la signature d’un accord en vue de l’acquisition par HFC de l’intégralité de la participation détenue par BNP Paribas dans sa filiale marocaine, la Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI). Cette acquisition s’accompagnera de la mise en place d’un partenariat entre les deux groupes.

Dans le cadre de cet accord, HFC fera l’acquisition de l’intégralité de la participation de 67 % détenue par BNP Paribas dans la BMCI. La réalisation effective de cette transaction, attendue pour le 4ème trimestre 2026, est soumise à l’obtention des autorisations réglementaires requises au Maroc, notamment auprès de Bank Al Maghrib et du Conseil de la Concurrence.

Cette opération s’accompagnera de la mise en place d’un partenariat commercial de long terme entre les deux groupes, permettant aux clients de la BMCI, ainsi qu’à ceux de BNP Paribas opérant au Maroc, de continuer à bénéficier de services complémentaires à forte valeur ajoutée.

BNP Paribas réaffirme son engagement dans le Royaume du Maroc, où il prévoit de poursuivre le développement des activités de BNP Paribas CIB et les activités de location longue durée avec Arval Maroc, tandis que l’accord de partenariat commercial avec HFC assurera la continuité des services auprès des entreprises clientes du groupe BNP Paribas et de celles de la BMCI.

Par ailleurs, il est convenu qu’après la réalisation de la transaction, BNP Paribas accompagnera l’intégration de la BMCI au sein du groupe Holmarcom durant la phase de transition.

Partenaire historique et actionnaire de la BMCI depuis plus de 30 ans, le groupe Holmarcom entend, à travers cette opération, accélérer sa stratégie de développement sur le marché bancaire. Cette ambition se matérialiserait par un rapprochement entre Crédit du Maroc et la BMCI en vue de faire émerger un acteur bancaire de plus grande envergure, doté d’expertises et de capacités renforcées, lui permettant de créer davantage de valeur pour ses clients, d’offrir plus d’opportunités à ses collaborateurs et de renforcer sa contribution à l’économie nationale.

Les collaborateurs seront pleinement associés à cette dynamique, dans une démarche de construction collective et dans une logique de continuité. Une attention particulière sera également portée à la préservation des intérêts des clients, avec un engagement constant en faveur du maintien des services et de la qualité de l’accompagnement.

« Cette acquisition marque une étape structurante dans notre trajectoire de développement, portée par l’ambition de bâtir un groupe financier intégré autour de la banque, de l’assurance et des services financiers spécialisés. Nous l’abordons avec une conviction profonde : rien de durable ne se construit sans la confiance des clients ni l’engagement des femmes et des hommes qui donnent vie à nos organisations. Ce sont eux qui donnent du sens à notre action et qui nous permettront d’inscrire ce projet dans une perspective de long terme, au service du développement économique du Royaume. »
a déclaré M. Mohamed Hassan Bensalah, PDG du Groupe Holmarcom.

« Nous sommes heureux de conclure cet accord avec le groupe Holmarcom, que nous connaissons depuis plus de 30 ans en tant qu’actionnaire et partenaire de la BMCI. Cet accord permet l’ouverture d’une nouvelle phase de développement pour l’activité de la banque, ses clients et ses collaborateurs, que nous remercions pour leur engagement. Il consolide les relations établies et les coopérations construites au fil du temps. BNP Paribas entend préserver son ancrage historique au Maroc et s’appuiera sur un partenariat avec Holmarcom Finance Company pour continuer à servir les besoins domestiques de ses clients à travers la BMCI. » a déclaré M. Thierry Laborde, Directeur Général Délégué du Groupe BNP Paribas.

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Le Maroc et ses amortisseurs contre les chocs externes https://lnt.ma/le-maroc-et-ses-amortisseurs-contre-les-chocs-externes/ Wed, 29 Apr 2026 13:52:04 +0000 https://lnt.ma/?p=546871 Les guerres continuent et leur impact sur l’économie mondiale se traduit par une crise économique planétaire qui impacte différemment les pays émergents qui sont les principaux perdants. Le Maroc qui s’affirme comme tel, semble tenir le choc. Il n’est certes pas « immunisé », mais la résilience dont on qualifiait le pays, s’est transformée en résistance structurelle. […]

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Les guerres continuent et leur impact sur l’économie mondiale se traduit par une crise économique planétaire qui impacte différemment les pays émergents qui sont les principaux perdants.

Le Maroc qui s’affirme comme tel, semble tenir le choc. Il n’est certes pas « immunisé », mais la résilience dont on qualifiait le pays, s’est transformée en résistance structurelle. Car, depuis il s’est doté d’ « amortisseurs » contre les chocs extérieurs qui lui permettent de mettre en place une stratégie contre les risques d’inflation engendrée par l’augmentation du prix du pétrole et du gaz, ainsi que les problèmes de transport et de logistique dus entre autres au blocage du détroit d’Ormuz.

Ce constat propre au Maroc est conforté par les chiffres très prometteurs au 1er trimestre 2026 des réalisations du tourisme, qui après avoir dépassé les 18 millions d’entrées en 2025, a connu 4,3 millions d’arrivées en 3 mois et 1,6 millions pour le seul mois de mars, en croissance de 18% par rapport à mars 2025. Alors que les recettes en devises atteignent les 21 milliards de dirhams pour les 2 premiers mois de l’année à + 22%. En conséquence, le trafic global des aéroports du pays explose et celle de la compagnie nationale Royal Air Maroc également. Sachant que le tourisme est sensible à l’incertitude géopolitique, il est possible que le Maroc profite du détour des voyageurs des pays du Golf proches des terrains de conflits.

L’autre bonne nouvelle concerne l’industrie aéronautique marocaine qui connait le même essor avec une nouvelle usine de pièces de moteurs d’avions avec un investissement de 76 millions de dollars contribuant à la croissance des IDE qui ont dépassé les 50 milliards de dirhams réalisés en 2025.

Toutefois, le Maroc reste importateur net de produits énergétiques pour couvrir 90% de ses besoins alors que le prix du Brent est passé de 70 $ à plus de 100 $ le baril entre fin 2025 et fin avril 2026, faisant de sa facture énergétique le premier poste de son déficit commercial. Face à ce choc inflationniste le Maroc engage plus de 6 milliards de dirhams par mois pour protéger les citoyens avec une prise en charge de l’appréciation du prix du gaz et de l’électricité, mais aussi en subventionnant les transporteurs économiques. Mais l’État n’a pas touché aux taxes appliquées au hydrocarbures continuant à profiter de cette manne fiscale pour faire face à l’appréciation des importations de ces derniers dont il est dépendant. C’est là encore un de ses amortisseurs !

L’autre force du pays repose sur le Groupe OCP dont les performances en matière de productions d’engrais constituent un autre amortisseur géopolitique pour le pays.  En effet, il faut savoir que le Groupe OCP contrôle environ 70% des réserves mondiales de phosphate. La Russie et la Biélorussie étant sanctionnées, il est devenu le fournisseur de préférence pour des pays dont les besoins sont majeurs comme l’Inde ou le Brésil et en Afrique, qui constitue un des terrains privilégiés de son développement à travers son entité OCP Africa. Ce scénario qui se maintient en 2026 combiné à une augmentation de près de 35% des prix des engrais depuis fin février constitue une contribution indirecte pour le Maroc qui lui permet de compenser une part importante de sa facture pétrolière.

Par ailleurs, le Maroc est également engagé dans une diversification énergétique accélérée. Ainsi, les énergies renouvelables se sont imposées dans le mix électrique, la part de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables au Maroc ayant atteint un peu plus de 46 % en 2025 avec l’objectif d’atteindre les 52% en 2030. Le Royaume collabore également activement avec l’Union européenne sur la transition vers l’hydrogène vert qui permettrait aux Européens de réduire leur dépendance au gaz russe, tout comme le gazoduc Nigeria-Maroc qui devient une priorité pour une Union européenne dont les circonstances actuelles de guerre en Iran poussent vers une accélération de sa politique de financement de ce type de projets impliquant le Maroc.

D’autre part, pour ce qui concerne les problèmes de positionnement logistique du pays, Tanger Med est devenu le 1er port d’Afrique, sur le détroit de Gibraltar. Selon les analystes, si Ormuz reste fermé et que la mer Noire devient risquée, les flux Europe-Afrique-Asie vont prendre le détour par le Maroc y compris pour les câbles sous-marins et data centers, encore un autre amortisseur éventuel du pays.
Alors que la plus grande force du pays a toujours été la stabilité politique, celle-ci s’est encore renforcée avec l’amélioration de la gestion budgétaire de l’État, la maîtrise de la dette publique à 70% du PIB assortie d’une note « investment grade » accordée par deux agences qui la juge soutenable. Le Maroc encaisse les effets de la crise du pétrole mais ne plie pas et utilise ses nouveaux atouts pour résister.

En conséquence, la croissance de l’économie marocaine devrait rester positive autour de 2,5-3% en 2026 contre 1,8% pour la région MENA (hors Iran) même si les guerres persistent.

Le FMI a affirmé que « l’impact sur les économies en développement serait près de 2 fois plus sévère en cas d’escalade. Leur situation avec les chiffres d’avril 2026, les expose à un triple choc énergétique avec les prix du pétrole et du gaz qui croient de 55% du fait que 40% des raffineries mondiales sont actuellement touchées par la fermeture d’Ormuz alors que l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, la Turquie, l’Égypte et le Maroc sont des importateurs nets. Le Nigeria, les Philippines, le Sri Lanka sont aussi des pays qui souffrent d’une dette déjà élevée qui fait face à un dollar fort, des taux d’intérêt élevés qui en renchérissent le coût de la dette voire l’explose comme an Argentine, Égypte, au Ghana, Pakistan et en Tunisie… »

A ce titre, le Royaume se distingue des pays émergents qui encaissent les chocs actuels de façon brutale.

 

Afifa Dassouli

 

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SIAM 2026 : Abderrahim Bouazza met l’accent sur l’inclusion financière rurale comme levier de transformation agricole https://lnt.ma/siam-2026-abderrahim-bouazza-met-laccent-sur-linclusion-financiere-rurale-comme-levier-de-transformation-agricole/ Thu, 23 Apr 2026 14:42:26 +0000 https://lnt.ma/?p=545948 L’inclusion financière en milieu rural a été au centre d’un side event organisé dans le cadre du Salon international de l’Agriculture au Maroc, où le Directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a mis en avant les avancées enregistrées et les défis persistants en matière d’accès aux services financiers dans le monde rural, estimant que […]

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L’inclusion financière en milieu rural a été au centre d’un side event organisé dans le cadre du Salon international de l’Agriculture au Maroc, où le Directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a mis en avant les avancées enregistrées et les défis persistants en matière d’accès aux services financiers dans le monde rural, estimant que ce chantier constitue un levier central pour une agriculture « souveraine, résiliente, inclusive et durable ».

Dans son intervention, M. Bouazza a rappelé que « l’inclusion financière est un processus qui nécessite beaucoup de moyens, d’efforts et un engagement continu », ajoutant que l’objectif demeure de garantir « l’accès effectif des individus et des entreprises à des services financiers utiles et abordables, fournis de manière responsable et durable ». Il a situé cette dynamique dans le prolongement des actions menées par la banque centrale et renforcées depuis 2019 avec la mise en place de la stratégie nationale d’inclusion financière, qui cible en priorité le monde rural, les femmes et les jeunes.

Abordant les disparités territoriales, M. Bouazza a indiqué que, si la couverture en points d’accès aux services financiers dans les zones rurales a progressé pour atteindre 60 %, « 450 communes rurales ne disposent d’aucun point d’accès aux services financiers ». Il a précisé que Bank Al-Maghrib a demandé aux acteurs bancaires d’assurer la couverture de ces communes, « sous réserve que les conditions de connexion routière et télécom le permettent ».

Il a également rappelé les dispositifs mis en place pour améliorer l’accessibilité des services financiers, évoquant la solution nationale de paiement mobile lancée en 2018 en collaboration avec l’Agence nationale de réglementation des télécommunications, le secteur bancaire et les opérateurs télécoms. « Toutefois, l’usage de ce mode de paiement reste peu développé notamment dans le milieu rural », a-t-il relevé, tout en soulignant que l’introduction du virement instantané en 2023 s’est révélée « un mode efficace pour répondre aux besoins des différents segments de la population ».

Sur le volet des coûts des services bancaires, M. Bouazza a rappelé que Bank Al-Maghrib veille à ce que « les personnes à faible revenu supportent des frais réduits et raisonnables », précisant qu’une directive a été émise afin que « l’ensemble des services bancaires de base soient gratuits ».

Le responsable a également mis l’accent sur la dimension éducative du chantier. Il a indiqué que les programmes conduits par la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière ont bénéficié, à hauteur de 25 % au cours des trois dernières années, aux populations rurales, en particulier les femmes au foyer, les femmes entrepreneures et les artisans. Ces programmes portent, selon lui, sur « l’utilisation des comptes bancaires et des moyens de paiement de manière sécurisée, la gestion des revenus saisonniers, la budgétisation des dépenses, l’épargne de précaution et le financement des projets économiques ».

Dans son intervention, M. Bouazza a également souligné le rôle que pourrait jouer le Morocco Fintech Center dans la digitalisation des services financiers, notamment à travers l’accompagnement de fintechs développant « des solutions innovantes, en particulier des plateformes Agritech » susceptibles de renforcer l’inclusion financière des porteurs de projets dans le secteur agricole.

Revenant sur la coopération avec le département de l’Agriculture, il a mis en avant trois initiatives conjointes. La première, a-t-il expliqué, porte sur l’autonomisation économique des femmes rurales. La deuxième concerne « la conception d’un nouveau modèle de financement adapté aux conditions des petits agriculteurs et à leurs chaînes de valeur », mené avec l’appui de l’International Finance Corporation et reposant sur des partenariats innovants entre institutions financières et agritechs.

La troisième initiative, présentée comme une première opération pilote lancée à l’occasion du SIAM, concerne l’équipement de 50 coopératives agricoles en terminaux de paiement électronique. Selon M. Bouazza, cette opération vise à « promouvoir la digitalisation des transactions et l’inclusion financière des acteurs ruraux ». Il a salué, à ce titre, l’engagement de l’Association Professionnelle des Établissements de Paiement dans la mise en œuvre de cette initiative.

Tout en relevant que « des facteurs socio-culturels continuent de limiter l’appropriation des services financiers par certains segments de la population », notamment dans les zones périphériques, M. Bouazza a estimé que la collaboration engagée entre les différents acteurs publics et privés favorise « une nouvelle approche » fondée sur des initiatives ciblant des communautés spécifiques avec une perspective d’inclusion économique.

Concluant son intervention, il a affirmé être convaincu que cette coopération est appelée « à se renforcer davantage face aux défis climatiques, technologiques et sociaux », plaidant pour un engagement continu en faveur de solutions financières innovantes au service de l’entrepreneuriat rural et de l’insertion des jeunes.

SB

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Le Maroc lance une stratégie nationale pour structurer le financement des chaînes de valeur https://lnt.ma/le-maroc-lance-une-strategie-nationale-pour-structurer-le-financement-des-chaines-de-valeur/ Wed, 22 Apr 2026 14:08:54 +0000 https://lnt.ma/?p=545816 Le ministère de l’Économie et des Finances et Bank Al-Maghrib ont lancé, mercredi à Casablanca, la stratégie nationale de financement des chaînes de valeur (Supply Chain Finance – SCF), une initiative élaborée avec l’appui de International Finance Corporation, visant à structurer un cadre propice au développement de solutions de financement destinées à améliorer l’accès des […]

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Le ministère de l’Économie et des Finances et Bank Al-Maghrib ont lancé, mercredi à Casablanca, la stratégie nationale de financement des chaînes de valeur (Supply Chain Finance – SCF), une initiative élaborée avec l’appui de International Finance Corporation, visant à structurer un cadre propice au développement de solutions de financement destinées à améliorer l’accès des entreprises, notamment les PME, aux ressources nécessaires pour couvrir leurs besoins en fonds de roulement.

Cette stratégie s’inscrit dans un contexte marqué par les contraintes persistantes auxquelles font face les très petites, petites et moyennes entreprises, qui représentent 99,5 % du tissu entrepreneurial national et 70,6 % des emplois formels, mais dont la contribution au PIB et aux exportations reste limitée au regard de leur poids économique. Les délais de paiement, les difficultés d’accès au financement, la faible digitalisation et la fragilité des trésoreries figurent parmi les principaux freins identifiés.

Les promoteurs de cette initiative présentent la Supply Chain Finance comme une réponse structurante à ces contraintes. Ce dispositif regroupe un ensemble de solutions permettant d’optimiser la gestion du fonds de roulement et des liquidités entre donneurs d’ordre, fournisseurs et institutions financières, à travers des instruments comme l’affacturage, l’affacturage inversé, le financement des bons de commande, le financement des distributeurs ou encore les solutions basées sur les stocks.

Un potentiel encore peu exploité

Les documents présentés à l’occasion du lancement soulignent qu’une étude réalisée en 2020 a estimé le potentiel du marché marocain de la SCF à plus de 80 milliards de dirhams, alors que les opérations effectives ne représentaient qu’environ 6 milliards de dirhams à cette date. Ils indiquent également que le taux de pénétration de l’affacturage au Maroc demeure limité, à 2 % du PIB en 2023, contre 4 % au niveau mondial et 12 % en Europe.

Selon les concepteurs de la stratégie, ce décalage traduit un potentiel important de développement encore sous-exploité, dans un environnement où l’offre demeure concentrée sur un nombre limité d’instruments et bénéficie principalement aux grandes entreprises, tandis qu’une large part des PME reste peu couverte.

C’est dans cette perspective que la stratégie vise à élargir et diversifier l’offre de financement, à améliorer l’accès des PME aux solutions adaptées, à contribuer à la réduction des tensions liées aux délais de paiement et à renforcer la résilience des chaînes de valeur.

Une architecture en trois piliers

L’architecture retenue repose sur trois piliers stratégiques. Le premier porte sur la consolidation et la mise à l’échelle des solutions existantes sur le marché intérieur, en particulier l’affacturage et l’affacturage inversé, dans le cadre réglementaire actuel.

Le deuxième pilier prévoit un élargissement progressif de l’offre vers d’autres instruments, notamment le financement des bons de commande, des distributeurs et des stocks, ainsi que des programmes fondés sur des instruments négociables électroniques.

Le troisième pilier vise à étendre progressivement le champ de la SCF aux transactions internationales et à la finance participative, dans une logique d’élargissement de la couverture du dispositif à d’autres segments du marché.

Cette architecture est soutenue par cinq leviers transversaux portant sur le renforcement des capacités, la création d’un environnement juridique et opérationnel favorable, les mécanismes de partage des risques et de refinancement, les infrastructures technologiques et l’engagement des grands donneurs d’ordre publics.

Le volet technologique constitue l’un des axes mis en avant dans le dispositif présenté. La stratégie considère les plateformes numériques comme un élément clé pour le déploiement à grande échelle de la Supply Chain Finance, en facilitant les échanges de données, la traçabilité, la gestion du risque et l’automatisation des opérations.

Plusieurs scénarios sont envisagés pour le Maroc, allant de plateformes portées par des institutions financières privées à des modèles collaboratifs associant secteur public et secteur privé, voire à une plateforme nationale à couverture élargie. Les arbitrages sur ce volet doivent être affinés durant la phase de mise en œuvre.

Cette dimension technologique est également présentée comme liée aux enjeux de digitalisation des chaînes de valeur, de prévention des fraudes et de modernisation des infrastructures de financement.

Une mise en œuvre sur quatre ans

Le déploiement de la stratégie est conçu sur un horizon estimé à environ quatre ans, avec une montée en charge progressive en fonction des priorités et de l’engagement des parties prenantes. La gouvernance prévue repose sur trois niveaux : un comité de pilotage coprésidé par le ministère de l’Économie et des Finances et Bank Al-Maghrib, une cellule de gestion de programme, ainsi que des groupes de travail thématiques chargés du suivi des chantiers techniques.

Un dispositif de suivi et d’évaluation doit accompagner ce déploiement, avec des indicateurs destinés à mesurer l’avancement des actions, le nombre d’institutions proposant des solutions SCF, la diversification des instruments disponibles et le volume de PME financées.

Les prochaines étapes annoncées portent sur la mise en place des instances de gouvernance, la mobilisation des parties prenantes et la finalisation des outils d’opérationnalisation, notamment le planning détaillé de mise en œuvre et les instruments de suivi. Les documents rappellent par ailleurs que le diagnostic ayant servi de base à cette stratégie a été conduit principalement entre 2021 et 2022.

SB

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LBC/FT : l’AMMC réunit les acteurs du marché des capitaux autour des préparatifs de l’évaluation du GAFIMOAN https://lnt.ma/lbc-ft-lammc-reunit-les-acteurs-du-marche-des-capitaux-autour-des-preparatifs-de-levaluation-du-gafimoan/ Wed, 22 Apr 2026 09:07:52 +0000 https://lnt.ma/?p=545727 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux a organisé, en partenariat avec l’Autorité nationale du renseignement financier et la Commission nationale chargée de l’application des sanctions des Nations unies, un séminaire de sensibilisation consacré à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), dans un contexte marqué par les préparatifs de […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux a organisé, en partenariat avec l’Autorité nationale du renseignement financier et la Commission nationale chargée de l’application des sanctions des Nations unies, un séminaire de sensibilisation consacré à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), dans un contexte marqué par les préparatifs de l’évaluation mutuelle du Royaume par le GAFIMOAN.

Cette rencontre a réuni les principaux intervenants du marché des capitaux, notamment les dirigeants des sociétés de bourse, des sociétés de gestion et des entités exerçant le conseil en investissement financier, dans le cadre du déploiement de la stratégie de l’AMMC en matière de LBC/FT et du renforcement de l’approche fondée sur les risques face à l’évolution et à la complexification des activités financières.

L’ouverture du séminaire a été marquée par les interventions des présidents des trois institutions partenaires, qui ont mis l’accent sur les enjeux liés au contexte actuel et sur la nécessité d’une mobilisation coordonnée en perspective de l’évaluation mutuelle. Les échanges ont porté sur le renforcement des dispositifs de conformité, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et la consolidation des mécanismes de prévention et de détection.

Lors de la première session, l’ANRF a présenté un bilan opérationnel de sa relation avec les personnes assujetties, en mettant l’accent sur le rôle des déclarations de soupçon, considérées comme un indicateur de l’efficacité des dispositifs mis en œuvre par les acteurs du marché. Les discussions ont notamment porté sur les exigences en matière de vigilance et sur l’importance du signalement dans le fonctionnement global du dispositif national de lutte contre les flux financiers illicites.

Une seconde session a été consacrée à la présentation, par l’ANRF, des principales conclusions du troisième rapport d’évaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Cet exercice a permis de partager avec les participants une lecture actualisée des risques identifiés, dans une logique de diffusion des constats et d’appropriation des priorités par les acteurs du marché.

De son côté, l’AMMC a présenté les résultats de la mise à jour de la cartographie sectorielle des risques relative au marché des capitaux. Cette présentation a porté sur les niveaux de conformité et d’efficacité des dispositifs LBC/FT au sein des activités placées sous sa supervision, dans une perspective de suivi des vulnérabilités sectorielles et de renforcement des mécanismes de contrôle.

L’autorité a également profité de cette rencontre pour présenter son guide sur l’approche basée sur les risques, destiné aux professionnels du marché. Cet outil vise à accompagner l’implémentation de cette approche au niveau des structures concernées, dans le cadre d’une adaptation des dispositifs internes aux profils de risques identifiés.

Ce séminaire, le huitième du genre, s’inscrit dans les actions menées par l’AMMC pour accompagner les intervenants du marché des capitaux et renforcer les dispositifs LBC/FT de la place, en cohérence avec les priorités définies pour l’année 2026. D’autres actions de sensibilisation devraient être organisées dans les prochains jours au profit des professionnels du secteur.

LNT avec CdP

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Casablanca-Settat annonce l’émission d’un emprunt obligataire régional de 1 MMDH https://lnt.ma/casablanca-settat-annonce-lemission-dun-emprunt-obligataire-regional-de-1-mmdh/ Fri, 17 Apr 2026 09:47:46 +0000 https://lnt.ma/?p=545418 La Région Casablanca-Settat a finalisé jeudi l’émission d’un emprunt obligataire régional d’un montant de 1 milliard de dirhams (MMDH) sur le marché des capitaux marocain, devenant la première région du Royaume à réaliser une telle opération financière. Cette émission constitue une étape majeure dans la mobilisation de financements innovants au service du développement territorial et […]

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La Région Casablanca-Settat a finalisé jeudi l’émission d’un emprunt obligataire régional d’un montant de 1 milliard de dirhams (MMDH) sur le marché des capitaux marocain, devenant la première région du Royaume à réaliser une telle opération financière.

Cette émission constitue une étape majeure dans la mobilisation de financements innovants au service du développement territorial et dans l’accès des collectivités territoriales au marché des capitaux.

L’opération a suscité un intérêt marqué des investisseurs institutionnels. Les souscripteurs nationaux à cette émission sont la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), la Banque Centrale Populaire (BCP), BMCE Capital Gestion, CIH Capital Management, Wafa Gestion, Marogest et Upline Capital Gestion, aux côtés d’un investisseur international de premier plan, la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD).

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, le directeur du Bureau de la BERD au Maroc, Haytham Eissa, s’est dit fier de soutenir la Région de Casablanca-Settat à travers l’émission de cet emprunt obligatoire qui inclut un investissement de 400 millions de dirhams de la part de la BERD, en plus d’une assistance technique de 2 millions d’euros, destiné à l’élaboration et au déploiement du plan d’action pour une Région verte.

M. Eissa a noté qu’il s’agit de la première émission du genre pour une région au Maroc, estimant que cette réalisation vient consacrer la vision du Royaume en matière de décentralisation.

De son côté, le président du Conseil de la région de Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz, a qualifié cette opération d' »historique », expliquant que cet emprunt constitue une première étape dans le financement du Plan de Développement Régional.

Cette opération, a-t-il relevé, s’inscrit dans le cadre de l’application des Hautes Orientations Royales qui promeuvent l’élaboration de mécanismes de financement innovants pour dépasser les mécanismes traditionnels.

Selon la Région, cette enveloppe financera également l’élaboration, aux fins de l’amélioration des performances financières et opérationnelles de la Région, d’un plan qui comprendra un cadre de transformation numérique et une feuille de route pour la mise en œuvre d’un progiciel de gestion intégré.

Les fonds levés permettront de soutenir la mise en œuvre des projets structurants inscrits dans le Plan de Développement Régional 2022-2027, tout en ouvrant la voie à l’intégration de la Région Casablanca-Settat dans le programme Green Cities de la BERD, dédié au financement de solutions urbaines durables et innovantes.

Cette émission obligataire s’inscrit dans les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI exprimées dans Son message adressé aux participants des Assises de la Régionalisation Avancée de Tanger, notamment en matière de diversification des sources de financement des Régions.

Selon la Région, cet emprunt constitue également un témoignage de confiance de la part du marché et des investisseurs envers les initiatives et projets de développement durable et inclusif portés par la Région Casablanca-Settat, en partenariat avec ses acteurs locaux et internationaux.

Cette opération intervient en outre après l’assainissement approfondi de l’encours de la dette initialement contractée par la Région, renforçant ainsi sa crédibilité financière et sa capacité à mobiliser des ressources au service du développement territorial.

A cet effet, il convient de rappeler que la Région a réduit ses engagements en matière de dette de 1 milliard et 31 millions de dirhams depuis le 1er octobre 2021, avant d’émettre cet emprunt.

Parallèlement, la Région a engagé pour la même période 10 MMDH à titre d’investissements programmées dont 7 MMDH payés.

 

LNT avec Map

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Gestion d’actifs : Valoris Management obtient la note “Excellent(mar)” de Fitch Ratings https://lnt.ma/gestion-dactifs-valoris-management-obtient-la-note-excellentmar-de-fitch-ratings/ Wed, 15 Apr 2026 11:37:31 +0000 https://lnt.ma/?p=545201 Valoris Management a annoncé le relèvement de sa notation nationale de qualité de gestion d’investissement (IMQR) par Fitch Ratings, passant de « Strong (mar) » à « Excellent (mar) », avec une perspective stable. Cette évolution vient consacrer la solidité du modèle de gestion de l’entreprise dans un environnement marqué par le développement de l’industrie […]

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Valoris Management a annoncé le relèvement de sa notation nationale de qualité de gestion d’investissement (IMQR) par Fitch Ratings, passant de « Strong (mar) » à « Excellent (mar) », avec une perspective stable. Cette évolution vient consacrer la solidité du modèle de gestion de l’entreprise dans un environnement marqué par le développement de l’industrie des OPCVM au Maroc.

Cette amélioration reflète, selon le communiqué, la qualité des dispositifs de gestion mis en place par Valoris Management, notamment en matière de gouvernance, de processus d’investissement, de gestion des risques et d’organisation interne. Elle traduit également le renforcement de la position du gestionnaire sur le marché, appuyé par un historique d’activité consolidé.

Le rehaussement de la notation s’appuie sur un processus d’investissement jugé rigoureux ainsi que sur un cadre structuré de gestion des risques et des ressources. L’entreprise bénéficie en outre de plus de 25 années d’expérience, un facteur qui contribue à la crédibilité de son positionnement dans le secteur de la gestion d’actifs.

Pour Mostafa Hassani, Directeur général de Valoris Management, cette reconnaissance constitue une étape importante dans le développement de la société. « Cette amélioration de notation constitue une reconnaissance importante du travail accompli par nos équipes et de la solidité de notre modèle de gestion », a-t-il déclaré, soulignant l’ambition de maintenir des standards élevés dans un contexte concurrentiel.

Basée à Casablanca, Valoris Management est spécialisée dans la gestion d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). À fin 2025, la société gérait un actif d’environ 65 milliards de dirhams, témoignant de son ancrage sur le marché et de sa capacité à accompagner ses clients dans la structuration et la gestion de leurs investissements.

LNT avec CdP

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Nouveaux risques, nouvelles réponses : l’assurance à l’épreuve des transformations mondiales https://lnt.ma/nouveaux-risques-nouvelles-reponses-lassurance-a-lepreuve-des-transformations-mondiales/ Wed, 15 Apr 2026 11:27:33 +0000 https://lnt.ma/?p=545181 La 12ᵉ édition des Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance s’est ouverte ce mercredi 15 mars dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes économiques et géopolitiques, réunissant plus de 1.100 participants dont près de 250 invités internationaux. Placée sous le thème « Nouveaux services et couvertures : l’assurance à la conquête de nouveaux territoires […]

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La 12ᵉ édition des Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance s’est ouverte ce mercredi 15 mars dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes économiques et géopolitiques, réunissant plus de 1.100 participants dont près de 250 invités internationaux. Placée sous le thème « Nouveaux services et couvertures : l’assurance à la conquête de nouveaux territoires », cette édition met en lumière les mutations profondes qui redessinent le secteur, tant au niveau des risques que des modèles économiques et des attentes des assurés.

Une transformation accélérée des risques et des métiers

Dès l’ouverture, les intervenants ont souligné l’évolution rapide et structurelle des risques auxquels sont confrontées les économies. « Les risques changent, évoluent et se transforment, et de nouveaux risques apparaissent », a relevé Rachid Baddou, vice-président délégué de la Fédération marocaine de l’assurance (FMA), évoquant notamment les effets de la pandémie, l’essor des cybermenaces ou encore les tensions géopolitiques. Dans ce contexte, il a appelé à « explorer de nouveaux territoires » et à repenser en profondeur les métiers de l’assurance, en intégrant de nouveaux services et en élargissant le périmètre d’intervention du secteur.

Cette dynamique s’inscrit dans une transformation plus large du rôle des assureurs, désormais appelés à dépasser leur fonction traditionnelle d’indemnisation pour devenir des acteurs de la résilience économique et sociale. Le président de la FMA, Hassan Bensalah, a ainsi souligné que le monde est entré dans « une nouvelle phase d’incertitude » depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, avec des répercussions déjà visibles sur les prix de l’énergie, les coûts de transport et l’inflation.

Des risques systémiques de plus en plus complexes

Au-delà de ces effets conjoncturels, il a mis en avant une transformation plus profonde du risque lui-même, désormais marqué par une dimension systémique et globale. « Les entreprises, les investisseurs mais aussi les citoyens sont désormais exposés à des risques qui dépassent largement le cadre traditionnel de l’assurance », a-t-il indiqué, citant les risques politiques, climatiques, cyber et géostratégiques. Dans ce contexte, la question d’une « assurance plus géopolitique » se pose, alors que certains risques restent difficilement mutualisables en raison de leur caractère massif et simultané.

Face à ces défis, les intervenants ont insisté sur la nécessité de repenser les mécanismes de couverture, en renforçant notamment les partenariats entre acteurs publics et privés, ainsi que le rôle des réassureurs. Parallèlement, la digitalisation et l’innovation technologique apparaissent comme des leviers clés pour élargir l’accès à l’assurance, notamment en Afrique où une large part de la population reste encore en dehors du système assurantiel.

« Grâce au mobile, l’assurance peut devenir simple, accessible et immédiate », a souligné Hassan Bensalah, mettant en avant le rôle croissant des fintechs et des insurtechs dans la transformation du secteur. Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’accompagner cette évolution par des efforts en matière de pédagogie, de simplicité et de confiance, rappelant que « l’assurance repose sur une promesse essentielle : protéger face à un avenir incertain ».

Dans ce contexte, la régulation est appelée à jouer un rôle central pour encadrer l’innovation tout en garantissant la protection des assurés et la solidité du secteur. Le président de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), Abderrahim Chaffai, a ainsi annoncé l’entrée imminente dans une phase avancée du processus d’adoption du Livre IV du Code des assurances, destiné à moderniser un cadre réglementaire datant de 2002.

Un cadre réglementaire en cours de modernisation

Selon lui, cette réforme vise à « répondre aux exigences de l’ensemble des acteurs » et à créer un environnement propice à l’innovation, en phase avec les standards internationaux. Elle s’inscrit dans une stratégie plus globale de transformation du secteur, articulée autour de plusieurs axes, dont l’élargissement de l’accès à l’assurance, le développement de nouveaux produits et la modernisation des modèles opérationnels.

À cet égard, les performances du marché marocain témoignent d’une dynamique positive, avec un chiffre d’affaires dépassant 67 milliards de dirhams en 2025 et des prestations versées avoisinant 56 milliards de dirhams. Le secteur joue également un rôle croissant en tant qu’investisseur institutionnel, avec des placements dépassant 240 milliards de dirhams, contribuant ainsi au financement de l’économie nationale.

Cependant, des marges de progression importantes subsistent, notamment en matière de taux de pénétration et d’inclusion assurantielle. Dans cette optique, l’ACAPS met en avant le développement de la micro-assurance et l’ouverture de nouveaux canaux de distribution, notamment via les établissements de paiement, afin de proposer des produits plus accessibles et adaptés aux besoins des populations.

Par ailleurs, la transformation du secteur s’accompagne d’une évolution des modèles économiques, marquée par l’intégration croissante de la data, de l’intelligence artificielle et des solutions digitales. Ces technologies permettent d’améliorer l’expérience client, de renforcer la transparence et d’optimiser les processus de supervision, tout en ouvrant la voie à de nouvelles formes d’assurance, telles que l’assurance embarquée ou paramétrique.

Enfin, les intervenants ont souligné l’importance du capital humain dans cette transformation, dans un contexte où les métiers de l’assurance évoluent rapidement sous l’effet des innovations technologiques. « L’assurance reste par essence un métier de confiance », a rappelé Hassan Bensalah, insistant sur la nécessité d’attirer et de former de nouveaux talents, notamment issus des générations Y et Z, en quête de sens et d’impact.

Selim Benabdelkhalek

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RMA et l’Université Mohammed VI Polytechnique signent un accord de collaboration https://lnt.ma/rma-et-luniversite-mohammed-vi-polytechnique-signent-un-accord-de-collaboration/ Wed, 15 Apr 2026 11:02:42 +0000 https://lnt.ma/?p=545161 RMA et l’Université Mohammed VI Polytechnique ont annoncé la signature d’un accord de collaboration visant à accélérer l’innovation dans le secteur de l’assurance au Maroc, à travers un rapprochement entre recherche académique, expertise métier et écosystème entrepreneurial. Au cœur de cet accord figure le lancement d’un programme d’Open Innovation dédié à l’InsurTech, qui sera déployé […]

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RMA et l’Université Mohammed VI Polytechnique ont annoncé la signature d’un accord de collaboration visant à accélérer l’innovation dans le secteur de l’assurance au Maroc, à travers un rapprochement entre recherche académique, expertise métier et écosystème entrepreneurial.

Au cœur de cet accord figure le lancement d’un programme d’Open Innovation dédié à l’InsurTech, qui sera déployé par l’Open Innovation Hub de l’UM6P. Ce dispositif vise à identifier et accompagner des startups innovantes, capables de répondre à des problématiques technologiques et opérationnelles concrètes exprimées par RMA. L’objectif est de structurer des phases d’expérimentation, de test et de co-création, permettant d’évaluer les solutions développées avant leur éventuel déploiement à grande échelle.

Ce programme entend ainsi favoriser l’émergence de solutions adaptées aux besoins du secteur, tout en renforçant les interactions entre les acteurs industriels et les jeunes entreprises technologiques. Il s’inscrit dans une logique d’innovation collaborative, visant à accélérer la transformation des modèles traditionnels de l’assurance.

Parallèlement, le partenariat prévoit un important volet dédié à la formation et au développement des talents. Les deux institutions s’engagent à mettre en place des programmes conjoints incluant formation, mentorat, stages et initiatives autour de l’intelligence artificielle. L’objectif est d’accompagner la montée en compétences des profils, notamment des managers, face aux mutations technologiques et aux nouveaux enjeux du secteur.

RMA participera également aux forums de recrutement et aux événements organisés par l’UM6P, contribuant ainsi à renforcer les passerelles entre le monde académique et le marché du travail. Cette dimension vise à faciliter l’insertion professionnelle des étudiants tout en répondant aux besoins en compétences des entreprises.

Le partenariat prévoit en outre le développement de projets de co-création avec des startups matures, notamment à travers la réalisation de preuves de concept (POC) appliquées à des cas d’usage concrets dans le domaine de l’InsurTech et de l’expérience client. Ces initiatives permettront de tester la pertinence des solutions dans des conditions réelles, avant leur éventuelle industrialisation.

Au-delà de ces projets, les deux partenaires entendent dynamiser l’écosystème d’innovation à travers l’organisation d’événements dédiés, tels que des hackathons, des programmes d’idéation et d’accélération, ainsi que des « learning expeditions ». Ces dispositifs visent à favoriser l’ouverture, l’échange de bonnes pratiques et l’exposition à des expériences internationales.

LNT

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Conflit au Moyen-Orient : le regard du FMI sur les nouveaux risques pesant sur la croissance mondiale https://lnt.ma/conflit-au-moyen-orient-le-regard-du-fmi-sur-les-nouveaux-risques-pesant-sur-la-croissance-mondiale/ Wed, 15 Apr 2026 10:17:41 +0000 https://lnt.ma/?p=545151 À rebours des anticipations optimistes qui prévalaient encore au début de l’année, l’économie mondiale se trouve aujourd’hui confrontée à un choc géopolitique majeur, dont les répercussions dépassent largement le seul cadre régional. Dans cette tribune que nous reproduisons ci-après, Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste du Fonds monétaire international et directeur du département de la recherche, analyse […]

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À rebours des anticipations optimistes qui prévalaient encore au début de l’année, l’économie mondiale se trouve aujourd’hui confrontée à un choc géopolitique majeur, dont les répercussions dépassent largement le seul cadre régional. Dans cette tribune que nous reproduisons ci-après, Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste du Fonds monétaire international et directeur du département de la recherche, analyse les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et les marges de manœuvre dont disposent les pouvoirs publics pour en limiter l’impact. Nommé à ce poste en 2022, cet économiste français, également professeur à l’Université de Californie à Berkeley, est reconnu pour ses travaux en macroéconomie internationale et en finance globale. S’appuyant sur les enseignements récents des crises inflationnistes et des chocs énergétiques, l’auteur met en lumière les mécanismes à l’œuvre — hausse des prix des matières premières, tensions sur les chaînes d’approvisionnement, durcissement des conditions financières — ainsi que les risques d’un ralentissement marqué de la croissance mondiale. Il souligne, dans ce contexte, la nécessité d’une réponse coordonnée, articulée autour de politiques monétaires prudentes, de mesures budgétaires ciblées et d’un renforcement de la coopération internationale, condition essentielle à la préservation de la stabilité économique globale.

 

La guerre assombrit les perspectives de l’économie mondiale et force les pouvoirs publics à redéfinir leurs priorités d’action

Par Pierre-Olivier Gourinchas

Le conflit au Moyen-Orient a freiné la dynamique de croissance. Afin de limiter les dégâts, il convient de mettre en place des politiques adéquates et de renforcer la coopération internationale.

L’année dernière s’est terminée sur une note optimiste, en dépit de perturbations majeures des échanges commerciaux et d’une incertitude entourant les politiques publiques. Le secteur privé s’est adapté à l’évolution du climat des affaires, tandis que des effets compensatoires importants ont été obtenus grâce au niveau plus bas que prévu des droits de douane appliqués par les États-Unis, à des mesures de soutien budgétaire et à des conditions financières favorables, associés à de solides gains de productivité et à un essor dans le domaine technologique. Malgré certains risques de ralentissement, on s’attendait à ce que cette dynamique se poursuive en 2026, et la prévision de la croissance mondiale avait été portée à 3,4 % avant le conflit.

La guerre au Moyen-Orient a mis fin à cet élan. La fermeture du détroit d’Ormuz et les graves dommages causés à des installations essentielles dans une région qui tient une place centrale dans l’approvisionnement mondial en hydrocarbures font craindre une crise énergétique majeure en cas de poursuite des affrontements.

Les conséquences économiques de la guerre

La durée et l’envergure du conflit, ainsi que le temps que prendra la normalisation de la production et du transport d’énergie après la fin des hostilités, détermineront l’ampleur finale du choc.

Cet impact dépendra de trois vecteurs.

Tout d’abord, le renchérissement des produits de base constitue un parfait exemple de choc d’offre négatif : il fait grimper le coût des biens et services à forte intensité énergétique, perturbe les chaînes d’approvisionnement, attise l’inflation globale et entame le pouvoir d’achat.

Ensuite, ces effets pourraient être amplifiés alors que travailleurs et entreprises cherchent à compenser leurs pertes de revenus, ce qui risque de provoquer des spirales prix-salaires, en particulier lorsque les anticipations d’inflation sont mal ancrées.

Enfin, l’augmentation des risques macroéconomiques et la perspective d’un resserrement des politiques monétaires pourraient déclencher une réévaluation soudaine sur les marchés financiers, comprimant la valeur des actifs, gonflant les primes de risque, provoquant un exode des capitaux et une appréciation du dollar, ce qui durcirait les conditions financières et freinerait la demande globale.

Selon nos prévisions de référence, qui présupposent un conflit de courte durée et une hausse modérée de 19 % des cours des produits de base énergétiques en 2026, la croissance mondiale ne devrait être que de 3,1 % cette année, tandis que l’inflation globale devrait passer à 4,4 %, ce qui constitue un écart très net par rapport à la tendance de désinflation observée ces dernières années à l’échelle mondiale.

Une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz et de nouveaux dégâts pour les infrastructures de forage et de raffinage perturberaient plus profondément et plus durablement l’économie mondiale. Dans un scénario défavorable, s’appuyant sur une hausse plus marquée des prix de l’énergie cette année, conjuguée à une augmentation des anticipations d’inflation et à un resserrement des conditions financières, la croissance devrait tomber à 2,5 % en 2026 et l’inflation grimper à 5,4 %.

Dans un scénario très défavorable, caractérisé par des perturbations de l’approvisionnement en énergie qui se poursuivraient jusqu’à l’année prochaine, ainsi que par un désancrage net des anticipations d’inflation et un fort resserrement des conditions financières, la croissance mondiale déclinerait à 2 % cette année et l’année prochaine, et l’inflation dépasserait 6 %. Malgré l’annonce récente d’un cessez-le-feu temporaire, le tort est fait et les risques de détérioration demeurent élevés.

Les conséquences seront ressenties différemment selon les pays. Comme lors des précédentes flambées des prix des produits de base, les pays importateurs s’avèrent particulièrement à risque. Les pays en développement et les pays à faible revenu, en particulier ceux qui présentent des facteurs de vulnérabilité et disposent de réserves limitées, seront vraisemblablement les plus durement frappés. Les pays du Golfe exportateurs d’énergie subiront les conséquences économiques de la destruction d’infrastructures, des perturbations de la production, des contraintes à l’exportation, ainsi que du ralentissement du tourisme et de l’activité économique. Les envois de fonds à destination des pays d’origine des travailleurs migrants de la région chuteront.

Leçons de la crise de 2022

Le choc actuel fait écho à l’envolée des prix des produits de base observée en 2022, dans le sillage de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’inflation mondiale avait alors atteint son plus haut niveau depuis les années 70. Lors de cet épisode, le resserrement synchronisé des politiques et la désinflation sans récession qui s’en sont suivis sont largement considérés comme un exemple de riposte réussie.

Faut-il nous attendre à des résultats similaires cette fois-ci ? Il y a des raisons d’en douter. En 2022, les tensions inflationnistes étaient déjà fortes, tenant aux circonstances consécutives à la pandémie : déséquilibres entre l’offre et la demande, pénuries de main-d’œuvre et abondance des liquidités. Aujourd’hui, une situation moins tendue sur les marchés du travail et des bilans revenus à la normale ont atténué les tensions sous-jacentes, même si l’inflation demeure supérieure à l’objectif dans certains pays, notamment aux États-Unis. Si le choc restait modéré, l’inflation serait plus limitée, ce qui concorde avec notre scénario de référence.

Mais l’épisode précédent a laissé des séquelles. Les niveaux des prix irrémédiablement plus élevés soulèvent plus d’inquiétudes liées au coût de la vie et rendent les anticipations d’inflation plus sensibles à de nouvelles hausses de prix. L’envolée des prix en 2022 résultait aussi d’une courbe d’offre globale exceptionnellement pentue, car la forte demande se heurtait à des goulets d’étranglement au niveau de l’offre, ce qui a permis aux banques centrales de parvenir à la désinflation avec des pertes de production limitées. La courbe d’offre semble aujourd’hui être redevenue plus plate et la désinflation pourrait se révéler plus coûteuse.

 

Politiques publiques

Comment devraient réagir les banques centrales ? La constatation la plus évidente est qu’une fin rapide et ordonnée de la guerre est le meilleur moyen de limiter les dommages pour l’économie. En outre, les banques centrales peuvent généralement ne pas tenir compte d’une flambée des prix de l’énergie, tant que les anticipations d’inflation restent bien ancrées. Le choc sur l’énergie bride déjà l’activité tout en augmentant les prix, et une banque centrale ne peut guère, à elle seule, influer sur les prix mondiaux de l’énergie. Mais si les anticipations d’inflation à moyen ou long terme remontent à mesure de la hausse des prix et des salaires, le rétablissement de la stabilité des prix doit l’emporter sur la croissance à court terme, ce qui nécessitera un resserrement rapide de la politique monétaire. Si la flexibilité des changes permet d’axer la politique monétaire sur la stabilité des prix, des interventions sur le marché des changes ou des mesures de gestion des mouvements de capitaux peuvent être envisagées dans certains cas, conformément au cadre stratégique intégré du FMI.

Que convient-il de faire sur le plan budgétaire ? Les mesures non ciblées, telles que les plafonnements des prix ou les subventions, sont prisées, mais elles sont souvent mal conçues et coûteuses. Compte tenu de la faiblesse des marges de manœuvre budgétaires, du niveau élevé des déficits et d’une dette publique en hausse, toute mesure de soutien doit être bien ciblée, temporaire, assortie de clauses de caducité automatique claires et conformes aux plans budgétaires à moyen terme pour que les réserves puissent être reconstituées. Il est aussi fondamental de s’abstenir de mener une relance budgétaire en période d’accélération de l’inflation afin de ne pas compliquer la tâche de la banque centrale.

Préserver les signaux de prix est important : des prix élevés transmettent un signal de rareté et indiquent la nécessité de réduire la demande et d’accroître l’offre. Ni le contrôle des prix ni les restrictions à l’exportation ne peuvent changer cette réalité. Pis encore, ce type de mesures pourrait avoir les effets inverses de ceux escomptés : faire grimper les prix sous-jacents, entraîner un rationnement et créer des répercussions négatives sur d’autres pays. Si nécessaire, des transferts directs et ciblés, destinés aux ménages et aux entreprises vulnérables, donnent un meilleur résultat à un coût budgétaire moindre, par rapport aux subventions généralisées. Trop souvent, ces leçons sont restées lettre morte en 2022. Les pays devraient s’efforcer de faire mieux cette fois-ci.

Enfin, si les conditions financières viennent à nettement se durcir et l’activité mondiale à se dégrader sensiblement, les politiques monétaire et budgétaire doivent pouvoir être réorientées vers le soutien de l’économie et la protection du système financier, et s’accompagner de mesures financières et de liquidité appropriées.

 

La résilience face aux défis

Ce dernier conflit met en évidence les tensions croissantes qui pèsent sur l’ordre international : les alliances s’effritent, de nouveaux conflits surgissent et les préoccupations de sécurité nationale influencent les politiques économiques. Nos chapitres analytiques permettent d’examiner les conséquences macroéconomiques de l’accroissement des capacités de défense et de tirer des enseignements pour les pays en situation de conflit ou de reconstruction. Les conclusions donnent à réfléchir : au-delà de son bilan humain, la guerre entraîne des coûts économiques élevés et durables et impose des choix difficiles.

Outre les conflits ouverts, les tensions géopolitiques dessinent un monde de plus en plus multipolaire, dans lequel des vagues de restrictions commerciales imposées par tous les grands blocs économiques portent atteinte à la coopération internationale et à la croissance. Si cette évolution peut intensifier les politiques de repli sur soi, les échanges commerciaux se réorientent aussi vers de nouveaux partenaires et accords régionaux, qui ne coïncident pas nécessairement avec les anciennes frontières géopolitiques.

La guerre exige une attention immédiate, mais nous ne devons pas perdre de vue la recherche d’une croissance durable. Les avancées en matière d’intelligence artificielle (IA), en particulier l’IA agentique, laissent espérer d’importants gains de productivité, lesquels constituent le facteur déterminant de l’amélioration des niveaux de vie. Cela étant, la transition pourrait s’avérer difficile : les marchés pourraient prendre le pas sur les paramètres fondamentaux, ce qui fait craindre des corrections et une transformation rapide qui pourrait entraîner des déplacements de travailleurs et peser sur la demande. Les décideurs devraient encourager le déploiement et l’adoption de ces technologies, tout en investissant dans les compétences afin de faciliter la transition sur le marché du travail. La guerre devrait aussi inciter à adopter plus rapidement des énergies renouvelables, ce qui peut accroître la résilience face aux chocs sur les prix de l’énergie, améliorer la sécurité énergétique et appuyer la transition climatique.

L’économie mondiale est aux prises avec un nouveau défi de taille. Et, même si elle risque de devenir plus multipolaire, cela ne signifie pas pour autant qu’elle doive devenir plus fragmentée. Nous devons continuer à renforcer la coopération internationale. Si des mesures idoines étaient prises, notamment la cessation immédiate des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz, les dommages pourraient rester limités. Les organisations financières internationales comme le FMI sont le fruit d’une vision forgée au lendemain d’une guerre et de ses ravages : promouvoir la coopération et l’intégration économiques et financières dans l’intérêt de tous. Plus que jamais, ces principes sont indispensables à la préservation de la prospérité mondiale.

 

 

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500 millions de dollars de la Banque mondiale pour l’emploi et la croissance verte au Maroc https://lnt.ma/500-millions-de-dollars-de-la-banque-mondiale-pour-lemploi-et-la-croissance-verte-au-maroc/ Tue, 14 Apr 2026 08:24:07 +0000 https://lnt.ma/?p=545066 Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale vient d’approuver une enveloppe de financement de 500 millions de dollars en faveur du Maroc, au titre du premier prêt à l’appui des politiques de développement pour l’emploi et la croissance verte. « Cet engagement majeur vise à élargir les possibilités d’emploi grâce à de meilleures politiques du […]

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Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale vient d’approuver une enveloppe de financement de 500 millions de dollars en faveur du Maroc, au titre du premier prêt à l’appui des politiques de développement pour l’emploi et la croissance verte.

« Cet engagement majeur vise à élargir les possibilités d’emploi grâce à de meilleures politiques du marché du travail, à la dynamisation du tissu des petites et moyennes entreprises (PME) et à des investissements catalytiques dans les énergies propres, l’efficacité énergétique et les industries pharmaceutiques tournées vers l’exportation », précise dans un communiqué l’institution internationale basée à Washington.

Ce financement, premier d’une série de trois opérations programmées, soutient la Feuille de route pour l’emploi du Maroc dans des domaines où le changement peut véritablement améliorer la vie de la population, relève la même source.

Selon la Banque mondiale, l’objectif est de créer davantage de débouchés pour les jeunes et les femmes en développant les programmes d’intervention sur le marché du travail, au bénéfice de plus de 330.000 demandeurs d’emploi d’ici 2029, et en alignant mieux les systèmes d’éducation et de formation professionnelle sur les besoins du secteur privé.

Par ailleurs, l’institution de Bretton Woods indique que l’activité féminine sera également soutenue par l’ajout de plus de 40.000 places dans l’offre de services de garde d’enfants agréés et par la création de 1.200 emplois directs pour les femmes dans ce secteur.

Au-delà des réformes du climat d’investissement, note le communiqué, cette opération soutient également des mesures visant à améliorer l’environnement des entreprises, avec un accent particulier sur les PME, ces efforts s’inscrivant dans une démarche plus large de promotion d’une économie plus inclusive et résiliente.

Dans le cadre de ce programme, le Maroc s’attache à moderniser les règles d’insolvabilité afin de faciliter le traitement des difficultés financières des entreprises, à renforcer les mécanismes de garantie de crédit en faveur des PME et à simplifier les procédures d’investissement par l’intermédiaire des Centres régionaux d’investissement (CRI), ajoute la même source.

Alors que le Maroc s’emploie à développer son secteur des énergies renouvelables, ce financement apporte un soutien opportun pour lever les obstacles qui ont jusqu’à présent tenu les investisseurs privés à l’écart, souligne-t-on. Il vient également appuyer l’essor des services d’efficacité énergétique et le développement de la présence de l’industrie pharmaceutique marocaine sur les marchés internationaux, avec pour objectif d’exportation de multiplier par près de sept d’ici 2029.

Partant du constat que la création d’emplois, la croissance des entreprises et la transition écologique sont étroitement liées, le Groupe de la Banque mondiale précise que ce programme est conçu pour répondre à ces enjeux de manière intégrée.

Il s’agit notamment de remédier au chômage des jeunes et à la faible participation des femmes au marché du travail, de lever les contraintes transversales et sectorielles qui maintiennent l’investissement privé en deçà de son potentiel, et de réduire la vulnérabilité du secteur énergétique aux chocs extérieurs tout en renforçant sa compétitivité.

Ancrée dans les réformes déjà engagées au Maroc, cette opération apporte un appui financier et un élan stratégique pour accélérer les progrès, souligne le communiqué, ajoutant qu’elle est structurée selon une approche programmatique, et conçue pour produire des résultats concrets sur le terrain.

À mesure que les réformes s’installeront, poursuit-on, les opérations successives approfondiront la transformation du climat d’investissement et élargiront les perspectives de croissance verte et inclusive, jetant ainsi les bases d’un changement durable.

« Ces réformes s’attaquent à l’un des obstacles les plus persistants à la création d’emplois au Maroc : l’émergence trop lente d’entreprises à forte croissance », a déclaré Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division à la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, cité dans le communiqué.

Il a ajouté qu’en améliorant simultanément « l’environnement des affaires, en levant les contraintes sectorielles spécifiques et en soutenant l’essor d’entreprises à fort potentiel, cette opération contribue à créer les conditions nécessaires pour que les entreprises puissent se développer, surmonter leurs difficultés financières et attirer des investissements durables ».

 

LNT avec Map

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Les marchés mondiaux en nette hausse après l’annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient https://lnt.ma/les-marches-mondiaux-en-nette-hausse-apres-lannonce-du-cessez-le-feu-au-moyen-orient/ Wed, 08 Apr 2026 14:39:12 +0000 https://lnt.ma/?p=544736 Les marchés financiers internationaux ont enregistré une forte progression mercredi, portés par l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, accompagné d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Cette évolution, perçue comme un signal de désescalade après plusieurs semaines de tensions, a entraîné un regain marqué de l’appétit pour le risque sur l’ensemble des […]

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Les marchés financiers internationaux ont enregistré une forte progression mercredi, portés par l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, accompagné d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Cette évolution, perçue comme un signal de désescalade après plusieurs semaines de tensions, a entraîné un regain marqué de l’appétit pour le risque sur l’ensemble des grandes places boursières, en particulier à Bourse de New York.

Wall Street portée par un retour de la confiance

À l’ouverture de la séance, les principaux indices américains ont affiché des hausses significatives. Le Dow Jones progressait de près de 3%, tandis que le Nasdaq gagnait plus de 3,5% et que le S&P 500 avançait de plus de 2,5%, traduisant un net soulagement des investisseurs face à la perspective d’une accalmie géopolitique.

Ce mouvement intervient après une période de forte volatilité sur les marchés, alimentée par les risques de perturbation des flux énergétiques mondiaux et leurs répercussions sur l’inflation et la croissance. L’annonce de la trêve, même temporaire, a contribué à atténuer ces inquiétudes, favorisant un repositionnement rapide des investisseurs vers les actifs risqués.

Selon plusieurs analystes, cette réaction traduit avant tout un ajustement des anticipations. « Les marchés mondiaux se sont éloignés du précipice », résume ainsi Fawad Razaqzada, analyste pour Forex.com, soulignant le caractère immédiat du soulagement observé.

Un mouvement généralisé à l’échelle mondiale

La tendance haussière ne s’est pas limitée aux États-Unis. En Europe, les principales places boursières ont également enregistré des progressions marquées en cours de séance, avec des gains significatifs à Paris, Francfort ou Madrid. Les marchés asiatiques avaient, de leur côté, ouvert la voie dès les premières heures de la journée.

À Tokyo, l’indice Nikkei a progressé de plus de 5%, tandis que la Bourse de Séoul a enregistré une hausse proche de 7%. D’autres places, telles que Taipei ou Hong Kong, ont également évolué en territoire nettement positif.

Cette synchronisation des marchés traduit l’impact global de la détente géopolitique sur les anticipations économiques. La réduction du risque d’un choc énergétique majeur a contribué à restaurer un climat de confiance, incitant les investisseurs à revenir sur les marchés actions.

Le pétrole en forte baisse, principal facteur de détente

En parallèle de la hausse des marchés boursiers, les prix du pétrole ont connu un recul particulièrement marqué. Le Brent et le WTI ont chuté de plus de 15%, repassant sous la barre des 100 dollars le baril.

Cette évolution s’explique par la perspective d’une réouverture du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique par lequel transite environ un cinquième de la production mondiale de pétrole. La diminution du risque de perturbation de l’approvisionnement a entraîné une disparition rapide de la prime de risque qui s’était installée sur les marchés.

« La chute massive du prix du pétrole montre que les investisseurs sont prêts à parier sur la réouverture du détroit d’Ormuz », observe Kathleen Brooks, directrice de recherche chez XTB.

Cette baisse des prix de l’énergie a également contribué à alléger les anticipations inflationnistes, renforçant l’optimisme des investisseurs quant aux perspectives économiques à court terme.

Réallocation rapide vers les actifs risqués

Dans ce contexte, les flux d’investissement se sont rapidement réorientés vers les actifs les plus sensibles à la conjoncture économique. Les secteurs fortement dépendants des coûts énergétiques, tels que le transport aérien, ont bénéficié de cette dynamique.

À l’inverse, les valeurs pétrolières ont enregistré des replis, affectées par la chute des cours du brut. Ce mouvement sectoriel illustre la rapidité avec laquelle les investisseurs ajustent leurs portefeuilles en fonction des évolutions géopolitiques.

« Les investisseurs attendaient désespérément des nouvelles encourageantes (…) et sont désormais disposés à reprendre des niveaux de risque significatifs », note Michael Brown, analyste chez Pepperstone.

Ce phénomène s’apparente, selon certains observateurs, à un effet de rattrapage, après une période marquée par un repositionnement défensif.

Une détente sur les marchés obligataires

L’impact du cessez-le-feu s’est également fait sentir sur les marchés obligataires. Les taux d’emprunt souverains ont reculé, traduisant une diminution des anticipations de resserrement monétaire liées à une éventuelle flambée des prix de l’énergie.

En Europe, le rendement des obligations à dix ans a ainsi enregistré une baisse notable, reflétant une amélioration du climat financier global.

Cette détente s’inscrit dans un enchaînement classique : la baisse des prix du pétrole réduit les pressions inflationnistes, ce qui atténue la probabilité de hausses de taux par les banques centrales.

Des incertitudes persistantes sur la durée du mouvement

Malgré l’ampleur du rebond observé, les analystes soulignent que des incertitudes demeurent quant à la durabilité de cette tendance.

« La grande question est désormais de savoir s’il s’agit simplement d’un rebond technique ou du début d’un mouvement plus durable », estime Fawad Razaqzada.

Plusieurs facteurs pourraient en effet limiter l’optimisme des marchés, notamment l’incertitude entourant la mise en œuvre effective du cessez-le-feu et la reprise concrète du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Certains experts rappellent également que les perturbations logistiques et les tensions géopolitiques ne disparaissent pas immédiatement, même en cas de trêve. « Les investisseurs ont toujours besoin de savoir si les hostilités ont réellement cessé (…) et à quelle vitesse l’approvisionnement énergétique pourra se rétablir », souligne ainsi Charu Chanana, analyste chez Saxo Markets.

LNT avec AFP

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Sonasid : forte progression des résultats en 2025, portée par la reprise du BTP https://lnt.ma/sonasid-forte-progression-des-resultats-en-2025-portee-par-la-reprise-du-btp/ Tue, 07 Apr 2026 12:32:56 +0000 https://lnt.ma/?p=544609 Le groupe Sonasid a enregistré une nette amélioration de ses performances financières au titre de l’exercice 2025, portée par le dynamisme du secteur national de la construction et l’efficacité de son plan de développement. Au 31 décembre 2025, le chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 6 386 millions de dirhams, en progression de 16 % […]

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Le groupe Sonasid a enregistré une nette amélioration de ses performances financières au titre de l’exercice 2025, portée par le dynamisme du secteur national de la construction et l’efficacité de son plan de développement.

Au 31 décembre 2025, le chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 6 386 millions de dirhams, en progression de 16 % par rapport à 2024. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des volumes de vente, dans un contexte de reprise de l’activité dans le BTP, explique le management.

Sur le plan de la rentabilité, le groupe affiche une progression marquée de ses indicateurs. L’EBITDA consolidé atteint 610 millions de dirhams, en hausse de 69 %, tandis que le résultat d’exploitation s’élève à 437 millions de dirhams, soit une augmentation de 97 %, par rapport à l’année précédente. Le résultat net part du groupe ressort à 272 millions de dirhams, en croissance de 93 %.

Cette amélioration reflète notamment les effets du déploiement du plan stratégique, axé sur la réduction des coûts, le renforcement des capacités industrielles, le développement des activités de recyclage et la dynamique commerciale. La contribution de la filiale Longometal Armatures a également soutenu la performance globale, a souligné M. Ismail Akalay, Directeur général de Sonasid lors de la conférence de presse tenue le 6 avril 2026.

Au niveau social, le chiffre d’affaires s’établit à 6 224 millions de dirhams (+16 %), avec un résultat d’exploitation en hausse de 80 % à 396 millions de dirhams et un résultat net de 261 millions de dirhams (+73 %).

Dans ce contexte, le Conseil d’administration a proposé la distribution d’un dividende global de 202,8 millions de dirhams, soit 52 dirhams par action.

Concernant les perspectives, le groupe prévoit de poursuivre le déploiement de son plan « Act For Impact », en mettant l’accent sur la compétitivité industrielle, l’innovation et le développement commercial. La modernisation de l’aciérie constitue un axe central de cette stratégie. Par ailleurs, Sonasid prévoit d’élargir son périmètre d’activité dès le premier semestre 2026, avec le lancement d’un projet de valorisation du cuivre et de l’aluminium.

Le groupe indique vouloir s’appuyer sur son expertise industrielle et sur la dynamique du secteur du BTP afin de poursuivre une trajectoire de croissance maîtrisée au cours des prochaines années.

Asmaa Loudni

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Marché à terme : BMCE Capital réalise ses premières opérations sur les contrats MASI20 https://lnt.ma/marche-a-terme-bmce-capital-realise-ses-premieres-operations-sur-les-contrats-masi20/ Tue, 07 Apr 2026 09:16:13 +0000 https://lnt.ma/?p=544586 BMCE Capital a annoncé avoir traité avec succès ses premières opérations sur les contrats à terme MASI20, à l’occasion du lancement officiel du marché à terme au Maroc. Une première participation au lancement du marché à terme Dans un communiqué, le groupe a souligné que cette première participation s’inscrit dans la dynamique nationale visant à […]

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BMCE Capital a annoncé avoir traité avec succès ses premières opérations sur les contrats à terme MASI20, à l’occasion du lancement officiel du marché à terme au Maroc.

Une première participation au lancement du marché à terme

Dans un communiqué, le groupe a souligné que cette première participation s’inscrit dans la dynamique nationale visant à doter la place financière marocaine d’instruments modernes d’investissement, de couverture et de gestion des risques.

« Fort de la mobilisation de ses expertises, le pôle Banque d’affaires de Bank of Africa – BMCE Group, BMCE Capital s’inscrit pleinement dans cette dynamique structurante », indique le communiqué.

Dans le cadre de ce lancement, plusieurs entités du groupe ont été mobilisées pour assurer le bon fonctionnement des opérations.

BMCE Capital Markets assure l’animation et le market making sur le marché à terme, contribuant ainsi à la liquidité de ce nouveau segment.

De son côté, BMCE Capital Bourse, en tant que membre négociateur agréé, permet aux investisseurs d’accéder aux contrats à terme cotés à la Bourse de Casablanca, tout en les accompagnant dans l’appropriation de ces nouveaux instruments.

Enfin, BMCE Capital Solutions intervient pour garantir la bonne exécution et le dénouement des opérations, en s’appuyant sur un dispositif conforme aux standards internationaux en matière de gestion des risques et de contrôle opérationnel.

LNT avec CdP

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Marché à terme : lancement du portail de l’ICMAT pour accompagner le démarrage effectif https://lnt.ma/marche-a-terme-lancement-du-portail-de-licmat-pour-accompagner-une-nouvelle-etape-du-marche-financier/ Mon, 06 Apr 2026 10:59:56 +0000 https://lnt.ma/?p=544548 Bank Al-Maghrib et Autorité Marocaine du Marché des Capitaux ont annoncé la mise en ligne du portail institutionnel de l’Instance de Coordination du Marché à terme (ICMAT). Ce lancement intervient dans un contexte particulièrement symbolique, coïncidant avec le démarrage effectif du marché à terme d’instruments financiers au Maroc. Un lancement concomitant avec le démarrage du marché […]

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Bank Al-Maghrib et Autorité Marocaine du Marché des Capitaux ont annoncé la mise en ligne du portail institutionnel de l’Instance de Coordination du Marché à terme (ICMAT). Ce lancement intervient dans un contexte particulièrement symbolique, coïncidant avec le démarrage effectif du marché à terme d’instruments financiers au Maroc.

Un lancement concomitant avec le démarrage du marché à terme

La mise en ligne du portail intervient le même jour que la première cotation d’un contrat à terme ferme sur l’indice MASI 20, baptisé « Future MASI 20 », marquant le lancement opérationnel de ce nouveau segment de marché.

Cette étape constitue une avancée majeure dans le développement des instruments financiers au Maroc, en introduisant des mécanismes de couverture et de gestion des risques plus sophistiqués.

Le portail de l’ICMAT est conçu comme une plateforme de référence destinée à fournir une information complète, structurée et accessible à l’ensemble des intervenants du marché ainsi qu’au grand public.

Selon le communiqué, cet outil s’inscrit dans une stratégie d’accompagnement des acteurs du marché à terme, en facilitant l’accès à l’information et en renforçant la transparence de l’écosystème financier.

Un dispositif structuré autour de quatre piliers

Le portail propose une vision globale du marché à travers quatre axes principaux.

Le premier concerne l’organisation de l’ICMAT, détaillant ses missions, sa composition et ses modalités de fonctionnement. Le deuxième pilier porte sur le cadre réglementaire, avec une compilation des textes législatifs et réglementaires encadrant le marché à terme.

Le troisième axe est consacré à l’écosystème du marché, en fournissant des informations sur les entreprises de marché et les membres habilités. Enfin, un centre de ressources regroupe des publications, communiqués, guides pratiques, formulaires et une foire aux questions.

Instituée par la loi n°42-12 relative au marché à terme d’instruments financiers, l’ICMAT joue un rôle central dans la coordination des actions de Bank Al-Maghrib et de l’AMMC.

Elle est chargée d’assurer le contrôle conjoint du marché à terme, garantissant ainsi la cohérence du dispositif de régulation et la stabilité du système financier.

À travers le lancement de ce portail, les autorités financières entendent accompagner la montée en puissance du marché à terme et renforcer son attractivité.

Ce nouvel outil digital vise à améliorer la lisibilité du cadre réglementaire, à faciliter l’intégration des acteurs et à soutenir le développement de nouvelles pratiques financières.

LNT

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Trophées de l’assurance d’Afrique 2026 : l’innovation et l’inclusion au cœur des dynamiques sectorielles https://lnt.ma/trophees-de-lassurance-dafrique-2026-linnovation-et-linclusion-au-coeur-des-dynamiques-sectorielles/ Sun, 05 Apr 2026 11:08:28 +0000 https://lnt.ma/?p=545182 La quatrième édition des Trophées de l’assurance d’Afrique s’est tenue le 31 mars 2026, réunissant professionnels du secteur, acteurs de l’innovation et représentants de la presse spécialisée autour des évolutions du paysage assurantiel africain. Cette édition a mis en lumière une montée en puissance des initiatives technologiques et des solutions orientées vers une assurance plus […]

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La quatrième édition des Trophées de l’assurance d’Afrique s’est tenue le 31 mars 2026, réunissant professionnels du secteur, acteurs de l’innovation et représentants de la presse spécialisée autour des évolutions du paysage assurantiel africain. Cette édition a mis en lumière une montée en puissance des initiatives technologiques et des solutions orientées vers une assurance plus inclusive.

Selon François Oliver Edime, l’événement a atteint un niveau particulièrement élevé cette année. « Une édition d’un niveau très élevé, qui traduit la montée en gamme des innovations », a-t-il souligné, insistant sur la diversité des acteurs impliqués, allant au-delà des assureurs traditionnels pour inclure l’ensemble de l’écosystème.

Au total, onze trophées ont été décernés par un jury composé de spécialistes de la presse financière, d’acteurs de l’innovation et de professionnels du secteur. Les distinctions ont récompensé des solutions couvrant un large spectre, allant de l’InsurTech aux offres destinées aux grands comptes, en passant par des initiatives à forte dimension sociale.

Dans la catégorie InsurTech, l’entreprise FCB.ai a obtenu le Grand Prix de l’innovation technologique grâce à une solution d’automatisation du parcours client, illustrant l’intégration croissante de l’intelligence artificielle dans les processus assurantiels.

Plusieurs autres initiatives ont été distinguées pour leur capacité à améliorer l’accessibilité et l’efficacité des services. Dino a été récompensée pour sa plateforme de comparaison basée sur l’IA, tandis que Djolof Assur s’est illustrée avec une solution de souscription via WhatsApp. Koralink a également été primée pour son interface dédiée à la gestion des données médicales dans le football, en partenariat avec la Fédération Royale Marocaine de Football.

D’autres acteurs ont été distingués pour des solutions visant à structurer l’écosystème. ReparTrust a été récompensée pour sa plateforme connectant les différents intervenants de la réparation automobile, tandis que Smart MGA OS a été primée pour ses produits d’assurance sur mesure destinés aux entreprises.

Dans la catégorie des grands comptes, plusieurs compagnies ont été mises à l’honneur pour des offres ciblées. Allianz Maroc a été récompensée pour sa solution de gestion des accidents de travail, et AXA Maroc pour une offre dédiée aux femmes. En Afrique de l’Ouest, GAA Côte d’Ivoire s’est distinguée avec une application favorisant l’implication de l’assuré dans le suivi de son dossier.

Par ailleurs, Sanlam et Africa First Assist ont été primés pour leur offre Assur Auto Green+, orientée vers les véhicules électriques et hybrides, tandis que Wafa IMA Assistance a été distinguée pour une solution dédiée aux personnes âgées.

À travers ces distinctions, cette édition confirme une double tendance structurante : l’intégration accélérée des technologies dans les services d’assurance et le développement de solutions visant à élargir l’accès à la couverture assurantielle.

SB

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BMCI : une nette amélioration de la rentabilité dans un contexte porteur, entre dynamique commerciale et repositionnement stratégique https://lnt.ma/bmci-une-nette-amelioration-de-la-rentabilite-dans-un-contexte-porteur-entre-dynamique-commerciale-et-repositionnement-strategique/ Thu, 02 Apr 2026 15:50:33 +0000 https://lnt.ma/?p=544401 Le groupe BMCI a présenté des résultats 2025 marqués par une progression significative de sa rentabilité, portée par une dynamique commerciale solide et une amélioration de l’efficacité opérationnelle, dans un environnement macroéconomique jugé favorable par ses dirigeants. Lors de la conférence de présentation, les responsables de la banque ont insisté sur « une lecture claire […]

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Le groupe BMCI a présenté des résultats 2025 marqués par une progression significative de sa rentabilité, portée par une dynamique commerciale solide et une amélioration de l’efficacité opérationnelle, dans un environnement macroéconomique jugé favorable par ses dirigeants.

Lors de la conférence de présentation, les responsables de la banque ont insisté sur « une lecture claire d’une performance qui a fait la différence », soulignant que cette évolution s’inscrit dans « un contexte porteur en matière de business, avec une politique monétaire accommodante et une croissance au rendez-vous ».

Une progression marquée des résultats financiers

Au terme de l’exercice, le produit net bancaire consolidé s’établit à 3,94 milliards de dirhams, en hausse de 4,4%, soutenu par la progression de la marge d’intérêt (+4,1%) et des commissions (+7,9%), notamment sur les métiers spécialisés comme la monétique, le cash management et le trade.

Le résultat brut d’exploitation atteint 1,68 milliard de dirhams, en progression de 8,6%, traduisant un effet combiné de croissance des revenus et de maîtrise des charges. Dans le même temps, le coefficient d’exploitation s’améliore à 57,4%, en baisse de 176 points de base.

Le résultat net consolidé ressort ainsi à 420 millions de dirhams, en hausse de 28,9%, tandis que le résultat net social enregistre une progression encore plus marquée de 88,5%, à 550 millions de dirhams.

Les dirigeants ont souligné que cette performance reflète « une bonne dynamique opérationnelle » et une capacité accrue à générer de la rentabilité sur l’ensemble des métiers.

Une activité commerciale globalement dynamique

Sur le plan commercial, la banque affiche une évolution contrastée mais globalement positive. Les dépôts de la clientèle progressent de 4,4% pour atteindre 50,55 milliards de dirhams, portés par une collecte dynamique sur les ressources peu ou non rémunérées.

Lors de la conférence, les responsables ont précisé que cette évolution s’inscrit dans « une amélioration significative des dépôts (…) avec une part des ressources non ou faiblement rémunérées qui atteint près de 82% », traduisant une optimisation du coût de financement.

En parallèle, la production de crédits amortissables progresse de 19%, atteignant près de 11 milliards de dirhams, avec une dynamique particulièrement marquée sur le financement des entreprises et les crédits à l’équipement.

Les encours de crédits à la clientèle restent quasi stables (-0,6%), un recul attribué à un effet de base lié à des opérations ponctuelles en 2024.

Une gestion du risque contrastée mais maîtrisée

Le coût du risque consolidé s’inscrit en hausse de 12,5% à 912 millions de dirhams, traduisant un renforcement des provisions, notamment sur certains portefeuilles de crédits et filiales.

En revanche, dans les comptes sociaux, le coût du risque recule de 33,6%, avec un taux de couverture en amélioration à 81%, ce qui témoigne d’une meilleure qualité du portefeuille domestique.

Cette dualité reflète, selon les analystes, une gestion prudente des risques dans un contexte économique en reprise mais encore marqué par certaines incertitudes.

Un environnement macroéconomique jugé favorable

Les dirigeants de la BMCI ont largement insisté sur le contexte macroéconomique, qualifié de « très propice au développement », marqué par une croissance économique estimée à 4,8% en 2025 et attendue à 5,6% en 2026, ainsi qu’une inflation maîtrisée et des conditions monétaires stables.

Ils ont également souligné que « les ressources clientèle du marché bancaire ont progressé de 7,6%, tandis que les crédits à l’économie ont augmenté de 6,1% », portés notamment par les crédits à l’équipement.

Des transformations internes structurantes

L’exercice 2025 a également été marqué par plusieurs évolutions structurantes. La banque a notamment finalisé la fusion-absorption de sa filiale informatique BDSI, avec pour objectif de « simplifier l’organisation IT, renforcer le pilotage et améliorer l’efficacité opérationnelle ».

Lors de la conférence, les dirigeants ont précisé que cette opération vise à « mieux s’approprier les enjeux technologiques et améliorer la qualité de service », soulignant le rôle central de l’IT dans la transformation du modèle bancaire.

Par ailleurs, la certification Top Employer obtenue en 2025 et renouvelée en 2026 a été présentée comme un levier d’attractivité et de fidélisation des talents.

Des incertitudes stratégiques autour de l’actionnariat

Un élément notable concerne les discussions engagées par BNP Paribas en vue de l’éventuelle cession de sa participation dans la BMCI au groupe Holmarcom.

Le communiqué précise que ces discussions sont « à un stade préliminaire », sans impact immédiat sur les activités de la banque, BNP Paribas ayant confirmé sa volonté de maintenir ses activités de banque d’investissement au Maroc.

Lors de la conférence, les dirigeants ont évoqué « des discussions préliminaires » qui s’inscrivent dans une logique stratégique plus large, tout en rappelant que « rien n’est encore finalisé à ce stade ».

Selim Benabdelkhalek

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TAQA Morocco : une rentabilité sous pression, mais une transformation stratégique assumée https://lnt.ma/taqa-morocco-une-rentabilite-sous-pression-mais-une-transformation-strategique-assumee/ Thu, 02 Apr 2026 15:19:27 +0000 https://lnt.ma/?p=544398 Le groupe TAQA Morocco a présenté des résultats 2025 en léger repli, reflétant un environnement énergétique moins favorable, tout en mettant en avant la solidité de son modèle opérationnel et l’accélération de sa stratégie de diversification vers les activités bas carbone. Lors de la présentation des comptes, le président du directoire, Abdelmajid Iraqui Houssaini, a […]

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Le groupe TAQA Morocco a présenté des résultats 2025 en léger repli, reflétant un environnement énergétique moins favorable, tout en mettant en avant la solidité de son modèle opérationnel et l’accélération de sa stratégie de diversification vers les activités bas carbone.

Lors de la présentation des comptes, le président du directoire, Abdelmajid Iraqui Houssaini, a résumé cette double dynamique en soulignant que « les résultats de l’exercice 2025 traduisent la solidité de notre modèle opérationnel (…) dans un contexte de marché moins favorable », tout en mettant en avant « l’accélération de la stratégie de diversification ».

Des résultats en recul, mais une base opérationnelle solide

Au terme de l’exercice, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 10,6 milliards de dirhams, en baisse de 2,2%, tandis que l’EBITDA recule de 7,4% à 3,2 milliards de dirhams. Le résultat net part du groupe ressort, pour sa part, à 981 millions de dirhams, en diminution de 6,8% sur un an.

Ces évolutions traduisent, selon la direction, un effet combiné de facteurs techniques et de marché, notamment la réalisation d’opérations de maintenance planifiées et la volatilité des conditions internationales.

Malgré ce repli, la rentabilité reste robuste, avec une marge opérationnelle de 23%, et la structure financière demeure solide, avec un ratio dette nette/EBITDA de 1,7x.

Une organisation repensée pour accompagner la croissance

Au-delà des résultats financiers, la direction a largement insisté sur la transformation structurelle du groupe. Lors de la conférence de presse, les responsables ont expliqué que TAQA Morocco « passe d’un modèle historiquement centré sur un actif à une organisation structurée par grands métiers », couvrant les renouvelables, le bas carbone, l’eau et les infrastructures.

Cette évolution vise, selon eux, à « améliorer la lisibilité, l’efficacité dans l’allocation du capital et l’adaptation des modèles opérationnels à chaque activité ».

Dans ce cadre, quatre nouvelles filiales ont été créées en 2025, illustrant une volonté de structurer le développement futur autour de segments différenciés.

Le groupe a également mis en avant l’ampleur de ses ambitions à horizon 2030. Selon les indications fournies lors de la conférence, TAQA Morocco vise un changement d’échelle significatif, avec une montée en puissance rapide de ses capacités dans les renouvelables, le dessalement et les infrastructures.

Les dirigeants ont évoqué une transformation profonde du modèle, avec « une entreprise qui développe, construit et opère simultanément plusieurs projets », traduisant un passage vers un acteur intégré multi-métiers.

Dans cette dynamique, le projet éolien de Boujmil (144 MW) constitue un premier jalon concret, tandis que les projets liés à l’hydrogène vert et aux infrastructures eau-énergie viennent compléter ce positionnement.

Malgré la baisse du résultat net, le directoire propose la distribution d’un dividende de 38 dirhams par action, en progression de 3% par rapport à 2024, traduisant la volonté du groupe de maintenir une politique de rémunération stable et attractive pour les investisseurs.

Le marché du charbon et le dollar : des facteurs déterminants

Un élément central de l’exercice 2025 réside dans l’impact du contexte international sur les performances du groupe. Comme l’a reconnu la direction, l’évolution des résultats reste étroitement liée à des variables exogènes, en particulier les prix du charbon et la parité dollar/dirham.

L’analyse du marché met en évidence une double contrainte. D’une part, la baisse des prix du charbon sur les marchés internationaux a réduit mécaniquement les revenus liés à la facturation de l’énergie, indexée sur le coût du combustible. D’autre part, l’évolution défavorable du dollar a pesé sur les revenus libellés en devises.

Lors de la conférence, les dirigeants ont reconnu que ces cycles restent difficiles à anticiper, évoquant des marchés devenus plus volatils et moins lisibles qu’auparavant, avec des fluctuations désormais plus fréquentes.

Dans ce contexte, la direction insiste sur la nécessité de maintenir une discipline opérationnelle stricte, tout en accélérant la diversification afin de réduire progressivement l’exposition à ces facteurs.

En dépit des avancées stratégiques, la structure actuelle du groupe reste dominée par l’activité thermique. Comme le souligne l’analyse, les revenus proviennent encore intégralement du charbon, tandis que les projets renouvelables sont en phase de développement.

Cette situation met en lumière l’enjeu central des prochaines années : la capacité du groupe à transformer ses investissements en capacités opérationnelles effectives, dans un secteur marqué par des cycles longs et des contraintes de financement importantes.

Selim Benabdelkhalek

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TAMWILCOM confirme sa dynamique et adopte sa stratégie « JOSSOUR 2030 » https://lnt.ma/tamwilcom-confirme-sa-dynamique-et-adopte-sa-strategie-jossour-2030/ Thu, 02 Apr 2026 14:07:32 +0000 https://lnt.ma/?p=544358 Le Conseil d’administration de TAMWILCOM, présidé par Nadia Fettah, a tenu sa 12ᵉ session à Rabat, consacrée à l’examen des résultats de l’exercice 2025 et à l’adoption d’un nouveau plan stratégique à l’horizon 2030. À cette occasion, le Conseil a salué la progression soutenue de l’activité de l’institution, qui confirme son rôle structurant dans le […]

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Le Conseil d’administration de TAMWILCOM, présidé par Nadia Fettah, a tenu sa 12ᵉ session à Rabat, consacrée à l’examen des résultats de l’exercice 2025 et à l’adoption d’un nouveau plan stratégique à l’horizon 2030.

À cette occasion, le Conseil a salué la progression soutenue de l’activité de l’institution, qui confirme son rôle structurant dans le financement de l’économie nationale, en particulier au profit des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).

Une activité en croissance et un impact élargi

Les performances de TAMWILCOM au titre de l’année 2025 font ressortir une croissance globale de l’activité de 8%, traduite par la mobilisation de plus de 54 milliards de dirhams de crédits. Cette dynamique s’appuie sur un volume d’engagements de 34 milliards de dirhams, ayant bénéficié à plus de 86.000 opérateurs économiques.

Les TPME concentrent près de 72% de ces bénéficiaires, illustrant l’orientation stratégique de l’institution vers le soutien du tissu entrepreneurial national et le renforcement de l’accès au financement.

Au cœur du dispositif de TAMWILCOM, l’activité de garantie a permis de mobiliser plus de 44 milliards de dirhams de financements au profit des entreprises, à travers l’octroi de plus de 62.000 garanties.

Ces résultats confirment le positionnement de l’institution comme levier essentiel de facilitation de l’accès au crédit, en particulier pour les structures de petite taille confrontées à des contraintes de financement.

Une diversification des instruments de financement

Parallèlement, l’activité de cofinancement a enregistré une progression notable, avec des engagements atteignant près de 1,36 milliard de dirhams, en hausse de plus de 124%, portant sur plus de 10.000 crédits.

Dans ce cadre, le mécanisme « ILAYKI Invest », dédié à l’entrepreneuriat féminin, a mobilisé 52,5 millions de dirhams en faveur de projets portés par des femmes.

La fenêtre participative « DAAMA TAMWIL » a, de son côté, enregistré un volume d’engagements de 338 millions de dirhams, avec une progression de 17% des garanties accordées aux particuliers.

En matière d’innovation, les financements liés aux projets innovants et au capital-risque ont également connu une forte croissance de 128%, atteignant un volume de 78 millions de dirhams.

Au plan financier, les états arrêtés au 31 décembre 2025 témoignent de la solidité de l’institution. Le produit net bancaire s’est établi à 893 millions de dirhams, tandis que le résultat net a atteint 447 millions de dirhams.

Ces indicateurs traduisent une trajectoire de croissance maîtrisée, soutenue par une diversification des activités et une gestion rigoureuse.

« JOSSOUR 2030 » : une nouvelle feuille de route stratégique

Le Conseil d’administration a également approuvé le nouveau plan stratégique 2026-2030, baptisé « JOSSOUR 2030 », qui vise à renforcer le positionnement de TAMWILCOM en tant qu’acteur clé du financement des entreprises.

Ce plan repose sur plusieurs axes, notamment l’élargissement de l’accès au financement, l’accompagnement de la nouvelle génération d’entrepreneurs et le renforcement de l’inclusion financière à l’échelle territoriale.

À travers cette stratégie, l’institution ambitionne de consolider son rôle dans le développement économique du Royaume, en adaptant ses instruments aux évolutions du tissu entrepreneurial et aux besoins émergents.

À l’issue de ses travaux, le Conseil a salué l’engagement des équipes de TAMWILCOM dans la réalisation de ces performances et leur mobilisation pour la mise en œuvre de la nouvelle stratégie.

LNT avec CdP

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Managem : forte progression des résultats en 2025 portée par la montée en puissance des projets https://lnt.ma/managem-forte-progression-des-resultats-en-2025-portee-par-la-montee-en-puissance-des-projets/ Wed, 01 Apr 2026 13:50:24 +0000 https://lnt.ma/?p=544272 Le groupe Managem a enregistré une nette progression de ses indicateurs financiers au titre de l’exercice 2025, avec un chiffre d’affaires atteignant 13 694 millions de dirhams, en hausse de 55 % par rapport à l’année précédente. Cette évolution s’explique notamment par la mise en production de nouvelles capacités, au Maroc et à l’international, ainsi […]

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Le groupe Managem a enregistré une nette progression de ses indicateurs financiers au titre de l’exercice 2025, avec un chiffre d’affaires atteignant 13 694 millions de dirhams, en hausse de 55 % par rapport à l’année précédente.

Cette évolution s’explique notamment par la mise en production de nouvelles capacités, au Maroc et à l’international, ainsi que par un contexte favorable des cours des métaux.

L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) s’établit à 5 982 millions de dirhams, en progression de 125 %, traduisant une amélioration significative de la rentabilité opérationnelle, avec une marge de 44 % contre 30 % un an auparavant. Le résultat d’exploitation atteint 3 993 millions de dirhams, tandis que le résultat net part du groupe ressort à 3 002 millions de dirhams, porté notamment par le démarrage de nouveaux projets.

Lors de la conférence de presse  tenue le 31 mars 2026, le PDG du groupe, Imad Toumi, a dressé le bilan du cycle stratégique 2020-2025. Cette période a été marquée par une réorientation vers des projets de grande envergure, une optimisation du portefeuille d’actifs et une concentration sur des métaux tels que l’or, l’argent et le cuivre, explique M. Touni.

Le PDG souligne à ce titre une exécution « disciplinée et rigoureuse » du plan stratégique, reposant notamment sur l’excellence opérationnelle, la digitalisation des mines et le renouvellement des réserves, dans un contexte marqué par la hausse des cours des métaux.

Sur cinq ans, le groupe a engagé plus de 20 milliards de dirhams d’investissements, combinant développement de projets et opérations de croissance externe, dans un cadre de gestion présenté comme rigoureux. Parmi les projets structurants, les sites de Tizert au Maroc et de Boto au Sénégal ont été mis en production en 2025, avec une commercialisation dès le quatrième trimestre.

« On est en quelque sorte à la fin d’un cycle… une page qui est en train de tourner », a déclaré Imad Toumi, évoquant également « de très belles pages dans les années qui viennent », alors que le groupe amorce un nouveau cycle de développement à l’horizon 2030.

Par ailleurs, plusieurs projets restent en cours, notamment dans les sulfates de cobalt et le gaz à Tendrara (phase 1), dont les démarrages sont attendus en 2026. Le groupe a également annoncé un accord avec Norin Mining portant sur la cession de 45 % d’une joint-venture liée au projet aurifère de Gabgaba.

Dans ce contexte, le Conseil d’administration, réuni le 25 mars 2026, a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 55 dirhams par action au titre de l’exercice 2025.

Asmaa Loudni

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BAM : Global Money Week 2026, pour renforcer l’éducation financière des jeunes https://lnt.ma/bam-global-money-week-2026-pour-renforcer-leducation-financiere-des-jeunes/ Tue, 31 Mar 2026 14:38:29 +0000 https://lnt.ma/?p=544394 La 14ᵉ édition de la « Global Money Week » (GMW) se tient au Maroc du 30 mars au 11 avril 2026, sous le thème « Smart Money Talks – L’argent, osons en parler », avec pour objectif de renforcer la culture financière des enfants et des jeunes à l’échelle nationale. Portée au niveau international […]

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La 14ᵉ édition de la « Global Money Week » (GMW) se tient au Maroc du 30 mars au 11 avril 2026, sous le thème « Smart Money Talks – L’argent, osons en parler », avec pour objectif de renforcer la culture financière des enfants et des jeunes à l’échelle nationale.

Portée au niveau international par le réseau d’éducation financière de l’Organisation de coopération et de développement économiques, cette initiative mobilise chaque année plus de 170 pays. Au Maroc, elle est coordonnée par la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière, en partenariat avec un large écosystème d’acteurs publics et privés.

Une initiative d’ampleur nationale en progression

L’édition précédente de la Global Money Week a permis de sensibiliser plus d’un million d’enfants et de jeunes à travers le Royaume, dont 53% de filles et 38% issus du milieu rural, avec la mobilisation de plus de 15.700 intervenants.

Forte de ces résultats, l’édition 2026 s’inscrit dans une dynamique d’élargissement, avec un déploiement prévu dans l’ensemble des régions et une implication accrue des partenaires institutionnels, éducatifs et financiers.

Briser les tabous autour de l’argent

Dans un contexte marqué par la digitalisation des usages financiers et l’émergence de nouveaux risques, notamment les arnaques en ligne et la désinformation, cette édition met l’accent sur la nécessité de libérer la parole autour des questions financières.

L’objectif est d’encourager les jeunes à comprendre les mécanismes de l’argent, à poser des questions sans tabou et à adopter des comportements financiers responsables, afin de renforcer leur autonomie et leur capacité à faire des choix éclairés.

Un programme diversifié au contact des jeunes

Durant deux semaines, un programme national sera déployé à travers différentes actions, combinant ateliers pratiques, interventions d’experts, activités pédagogiques en milieu scolaire et universitaire, ainsi que des visites d’institutions financières.

Des formats participatifs et interactifs, tels que des challenges et des activités ludiques, viendront compléter ce dispositif, avec une attention particulière portée aux jeunes issus de zones rurales et aux publics en situation de vulnérabilité.

Cette initiative s’adresse à un large public, allant des enfants à partir de 8 ans jusqu’aux jeunes adultes, incluant les élèves, les étudiants, les stagiaires de la formation professionnelle, ainsi que les jeunes entrepreneurs et porteurs de projets.

Une mobilisation digitale renforcée

Parallèlement aux activités de terrain, une campagne digitale est déployée sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, Instagram et TikTok, à travers des contenus courts et interactifs.

Cette stratégie vise à toucher les jeunes dans leurs espaces d’information habituels, à faciliter l’accès aux notions financières et à encourager l’échange autour de ces sujets.

Une dynamique collective pour ancrer l’éducation financière

La Global Money Week repose sur une mobilisation collective impliquant de nombreux acteurs, parmi lesquels Bank Al-Maghrib, l’Autorité marocaine du marché des capitaux ou encore des établissements d’enseignement et des institutions publiques.

Créée en 2013 à l’initiative de Bank Al-Maghrib, la FMEF a pour mission de renforcer les compétences financières de la population et de contribuer à son bien-être économique et à sa résilience.

LNT avec CdP

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Al Barid Bank : forte croissance du crédit et bond du résultat net en 2025 https://lnt.ma/al-barid-bank-forte-croissance-du-credit-et-bond-du-resultat-net-en-2025/ Tue, 31 Mar 2026 11:11:09 +0000 https://lnt.ma/?p=544153 Al Barid Bank a affiché des performances solides en 2025, portées par une dynamique commerciale soutenue et une progression notable de ses principaux indicateurs financiers. Réuni le 27 mars 2026, le Conseil de Surveillance de la banque a examiné les comptes arrêtés au 31 décembre 2025, mettant en avant une année marquée par une accélération […]

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Al Barid Bank a affiché des performances solides en 2025, portées par une dynamique commerciale soutenue et une progression notable de ses principaux indicateurs financiers. Réuni le 27 mars 2026, le Conseil de Surveillance de la banque a examiné les comptes arrêtés au 31 décembre 2025, mettant en avant une année marquée par une accélération de l’activité et un renforcement des fondamentaux.

Sur le plan commercial, la banque enregistre une nette progression de son activité de crédit. La distribution de crédits, notamment immobiliers et à la consommation, s’est élevée à 2,8 milliards de dirhams, soit une hausse annuelle significative de 47,8%. Une performance qui traduit un positionnement renforcé dans le financement des ménages et de l’économie.

Du côté de la collecte, les dépôts de la clientèle ont progressé de 5,5 milliards de dirhams, enregistrant une croissance de 7,3%. Cette évolution est portée principalement par la bonne tenue des comptes chèques locaux, en hausse de 14%, ainsi que par les comptes d’épargne, dont la part de marché atteint désormais 20%, consolidant la position de leader de la banque sur ce segment.

Les résultats financiers confirment cette dynamique. Le Produit Net Bancaire (PNB) s’établit à 3,2 milliards de dirhams, soutenu par la progression de la marge nette d’intérêt (+13,2%) et de la marge sur commissions (+5,8%). Dans ce contexte, le Résultat Net atteint 930,5 millions de dirhams, en forte hausse de 61,7% par rapport à l’année précédente.

À l’issue de cette réunion, le Conseil de Surveillance a salué l’engagement des équipes et du management, soulignant leur contribution à la mise en œuvre de la stratégie de développement de la banque. Une stratégie qui semble porter ses fruits, dans un contexte où Al Barid Bank renforce son rôle dans le financement de l’économie nationale.

 

LNT avec Cdp

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