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]]>En effet, face aux tensions géopolitiques mondiales qui continuent de peser sur les cours des matières premières et les chaînes d’approvisionnement, l’inflation devient une priorité constante des banques centrales. Les réponses apportées par la BCE, première banque centrale du G7 à réagir au choc énergétique, reposent principalement sur l’augmentation des taux directeurs pour lutter contre l’inflation. C’est en cela que la politique de Bank Al-Maghrib (BAM), qui maintient son cap, diffère. En réalité, les approches de chaque banque centrale seront désormais adaptées à la réalité économique propre à chaque pays ou zone concernée.
Ainsi, la BCE poursuit resserrement monétaire face aux tensions inflationnistes avec de nouvelles décisions prises le 10 septembre 2026. Elle a officialisé une nouvelle hausse de ses taux directeurs, marquant ainsi la deuxième augmentation de l’année après celle intervenue en juin. Une décision anticipée par les marchés, qui se traduit par un relèvement de 25 points de base de ses trois taux directeurs, à compter du 16 septembre : le taux de la facilité de dépôt, référence pour les marchés, passe de 2,25 % à 2,50 %, le taux de refinancement s’établit à 2,65 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,90 %. Il s’agit du niveau le plus élevé observé sur le taux marginal depuis 2005. Pourquoi ce durcissement ? La BCE justifie cette décision par un environnement géopolitique volatile. Comme le souligne son communiqué, le conflit au Moyen-Orient continue de générer des tensions fortes sur l’inflation, notamment via le canal énergétique (+14,3 %). Les perturbations dans les détroits stratégiques d’Ormuz et de Bab el-Mandeb ont tiré le baril de pétrole au-delà de la barre des 100 dollars à 108 hier. En zone euro, l’inflation est ressortie à 3,3 % en août (contre 2,9 % en juillet), son plus haut niveau depuis 2023. Face à ces données, la banque centrale a révisé ses projections d’inflation pour 2027 et martèle un message clair : « Nous sommes inscrits dans un durcissement qui durera le temps nécessaire ».
En contraste avec le resserrement européen, le positionnement de Bank Al-Maghrib privilégie la stabilisation et la prudence, le Conseil de BAM ayant opté pour le maintien du statu quo concernant son taux directeur, actuellement fixé à 2,25 %, lors de sa 5ᵉ réunion consécutive.
Sachant que les prévisions sur les fondamentaux macroéconomiques du Maroc tablent sur une croissance attendue à +5,6 %, le PIB marocain bénéficiant d’une campagne agricole exceptionnelle. L’inflation quant à elle serait maîtrisée autour de 0,8 % au niveau national (bien en deçà du taux observé en zone euro). Et, malgré la libéralisation du diesel et le risque lié à un baril au-delà des 100 dollars, l’impact sur les prix locaux reste pour l’instant contenu mais sous surveillance, même si l’absence de compensation directe fait peser la facture sur le consommateur final. Ainsi, bien que la croissance sur le front non agricole reste « fragile » face aux incertitudes mondiales, BAM maintient son cap prioritaire, celui de garantir la stabilité des prix tout en soutenant l’économie réelle.
Pour apprécier les décisions de notre banque centrale, il est nécessaire de bien en comprendre le rôle et les leviers. Car, pour piloter l’économie et maintenir un équilibre entre liquidité, inflation et croissance, Bank Al-Maghrib s’appuie sur quatre leviers fondamentaux.
Le taux directeur d’abord, qui est le taux auquel BAM prête aux banques commerciales. Une hausse du taux directeur renchérit le coût du crédit, ce qui ralentit la consommation et l’investissement et alimente l’inflation. À l’inverse, une baisse stimule l’activité. Interviennent ensuite, les opérations d’open market, lorsque BAM injecte ou retire de la liquidité en dirhams sur une base hebdomadaire selon les besoins du système bancaire. Puis, les réserves obligatoires qui correspondent au pourcentage de dépôts que les banques doivent bloquer auprès de la banque centrale pour réguler la masse monétaire en circulation.
Enfin, tout cela s’inscrit dans un cadre prudentiel et de surveillance auquel notre banque centrale souscrit, notamment celui de Bâle III avec une exigence de fonds propres renforcée pour prémunir le système contre les chocs financiers. Cela suppose également de prévoir un certain nombre de « stress tests », des simulations régulières de scénarios de crise comme la hausse du chômage, la chute de l’immobilier, etc. Et, dans le cas du Maroc, les chantiers encadrés par BAM sont nombreux, notamment concernant l’inclusion financière et le soutien à la TPE, à travers l’encadrement des taux d’intérêt, l’incitation au paiement mobile, la réduction des frais sur les produits bancaires basiques, ou encore le déploiement du scoring assisté par l’IA via les bureaux de crédit pour faciliter l’accès au financement des TPE, des projets innovants et soutenir le crédit à la consommation qui constitue une prolongation de salaire mensuel pour nombre de Marocains.
Rappelons que les TPME et TPE sont le maillon faible de l’économie, 40% de ces acteurs économiques ont des problèmes structurels selon BAM qui par différents mécanismes les rend « bancables ». Avec le nouveau scoring national avec IA via le Credit Bureau, une TPE sans bilan parfait peut avoir une note basée sur ses factures, ses paiements, son compte et voir son crédit débloquer. De même, BAM incite à l’usage de la finance participative et du paiement mobile pour les très petites entreprises.
Par ailleurs, BAM rend le crédit moins cher, puisque de fait, avec un taux directeur maintenu à 2,25% depuis mars 2026, les taux des crédits aux entreprises ont déjà baissé de 61 points de base depuis juin 2024. Et, surtout, la banque centrale force les banques à prêter avec des opérations d’avances à 7 jours chaque semaine, elle donne donc du cash aux banques pour financer l’économie réelle. Cela sans compter les lignes de refinancement garanties qui permettent à une banque de prêter à une TPME avec une garantie Tamwilcom (Damane) du fait que BAM lui refinance ce prêt à un taux préférentiel. Avec tous ces outils, Bank Al-Maghrib mène une politique adaptée à la conjoncture propre du pays.
En définitive, les politiques monétaires prennent en compte des réalités distinctes. D’un côté, une zone euro contrainte au resserrement face à la poussée inflationniste énergétique. De l’autre, le Maroc qui tire parti d’une inflation modérée et d’une bonne croissance économique dont il faut préserver les conditions de financement. Pour autant, la persistance des incertitudes géopolitiques et le maintien d’un baril élevé obligent Bank Al-Maghrib à opérer un « fine-tuning » permanent, dans une position d’équilibriste entre soutien de l’économie et vigilance face aux risques d’importation de l’inflation internationale.
Afifa Dassouli
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]]>The post Climat : Rabat accueille 33 entités internationales autour du financement de l’adaptation appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Rabat accueille pendant trois jours des représentants d’organismes chargés de mettre en œuvre des projets d’adaptation au changement climatique dans plusieurs pays. Organisé par le Fonds d’Adaptation avec l’ADA, en sa qualité d’Entité Nationale de Mise en Œuvre accréditée, le séminaire se déroule du 15 au 17 septembre.
Des représentants de 33 entités accréditées participent aux travaux, aux côtés de membres du Secrétariat du Fonds d’Adaptation. La rencontre doit permettre des échanges autour des mécanismes de financement de l’adaptation, du renforcement des capacités institutionnelles et du partage d’expériences entre les différentes entités.
Organisé annuellement depuis 2014, le séminaire aborde plusieurs dimensions liées au fonctionnement des Entités Nationales de Mise en Œuvre.
Les discussions portent notamment sur les procédures d’accréditation et de ré-accréditation, le suivi opérationnel des projets et leur gestion adaptative. Les participants doivent également examiner les politiques environnementales, sociales et de genre ainsi que les moyens d’améliorer l’accès aux différents guichets de financement proposés par le Fonds d’Adaptation.
Le partage et la valorisation des connaissances figurent également parmi les thèmes retenus, avec l’objectif de permettre aux entités participantes de confronter leurs pratiques et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des projets climatiques.
L’organisation de cette édition à Rabat permet à l’Agence pour le Développement Agricole de présenter les projets conduits au Maroc et son expérience dans la mobilisation de financements climatiques internationaux.
L’ADA avait notamment obtenu auprès du Fonds d’Adaptation un don de 10 millions de dollars pour financer le Projet d’Adaptation aux Changements Climatiques dans les Zones Oasiennes (PACCZO).
Mis en œuvre à partir de 2015 par l’ADA et exécuté par l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA), ce programme s’est achevé en 2023.
Le projet concernait la résilience climatique dans les zones oasiennes, particulièrement exposées aux contraintes liées à l’eau et aux transformations des conditions agricoles.
L’ADA prépare désormais un nouveau programme consacré aux écosystèmes oasiens. Le projet a été soumis au Fonds d’Adaptation avec une demande de financement de 20 millions de dollars.
Prévu sur cinq ans, il doit être déployé dans les provinces de Ouarzazate, Zagora et Tinghir, au niveau du bassin du Drâa.
Le programme vise plusieurs objectifs : préserver la viabilité des oasis, améliorer la gestion et l’accès aux ressources hydriques, développer une agriculture adaptée aux contraintes climatiques et diversifier les activités génératrices de revenus. Les femmes et les jeunes des zones rurales figurent parmi les populations ciblées en priorité. Le financement de ce projet reste toutefois soumis à l’approbation du Fonds d’Adaptation.
LNT
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]]>The post Maroc-BID : une nouvelle stratégie de partenariat en préparation pour les quatre prochaines années appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Le Maroc et le Groupe de la Banque islamique de développement préparent une nouvelle étape de leur coopération. En visite officielle à Rabat, le président du Groupe de la BID, Muhammad Al Jasser, a tenu plusieurs rencontres consacrées aux perspectives du partenariat et aux moyens d’accompagner les priorités de développement du Royaume.
Le responsable s’est notamment entretenu avec Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances et gouverneure de la BID pour le Maroc. Les discussions ont porté sur le développement du partenariat bilatéral et la coordination des interventions de la Banque avec les priorités nationales.
Parmi les principaux dossiers abordés figure l’élaboration d’une nouvelle Stratégie de partenariat-pays entre le Maroc et le Groupe de la BID pour les quatre prochaines années.
Muhammad Al Jasser a souligné l’importance d’une coordination étroite avec le ministère de l’Économie et des Finances pour assurer la mise en œuvre de cette stratégie conformément aux priorités définies par le Royaume.
Le Groupe de la Banque souhaite également approfondir sa coopération avec le Maroc dans une dimension régionale. Il a notamment fait part de sa volonté de soutenir davantage les initiatives de coopération avec les pays d’Afrique subsaharienne et les projets favorisant l’intégration régionale.
Cette orientation s’appuie notamment sur le rôle joué par le Maroc dans la coopération Sud-Sud et dans le partage d’expertise avec d’autres pays membres de l’institution. Muhammad Al Jasser a mis en avant la contribution du Royaume aux activités et initiatives de la Banque dans ces domaines.
La visite a également été marquée par la remise à Muhammad Al Jasser du Ouissam Alaouite au grade de Commandeur.
Au nom du Roi Mohammed VI, Nadia Fettah lui a remis cette distinction lors d’une cérémonie organisée au siège du ministère de l’Économie et des Finances, en présence de responsables gouvernementaux, de représentants du corps diplomatique et de membres du Hub régional de la BID à Rabat.
Cette distinction royale a été attribuée au président du Groupe de la BID en reconnaissance de ses efforts en faveur du développement de la coopération entre l’institution et le Maroc.
Dans son intervention, Muhammad Al Jasser a exprimé sa gratitude au Roi Mohammed VI et estimé que cette distinction reflétait la profondeur des relations entre le Maroc et le Groupe de la BID. Il a également considéré qu’elle dépassait sa personne et concernait plus largement les différents acteurs ayant contribué au partenariat de développement entre les deux parties.
Au cours de son déplacement, Muhammad Al Jasser a également rencontré Omar Kabbaj, conseiller du Roi Mohammed VI.
Les échanges ont porté sur les moyens de consolider les mécanismes de partenariat entre le Maroc et le Groupe de la Banque et sur l’accompagnement des projets de développement du Royaume. Le président de la BID a également renouvelé à cette occasion ses remerciements pour la distinction royale qui lui a été accordée.
LNT
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]]>The post Pouvoir d’achat : que peuvent promettre les partis de plus que l’État social ? appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Il fut un temps où la promesse électorale consistait à construire un État social. En 2026, la situation est différente. Une partie de cette promesse est déjà devenue une réalité budgétaire et administrative. Depuis le lancement de l’aide sociale directe en décembre 2023, l’État a installé un dispositif qui touche désormais près de 4 millions de ménages. Selon le bilan 2025 de l’Agence nationale du soutien social (ANSS), 3,9 millions de ménages sont concernés, soit une population couvrant 5,5 millions d’enfants et 1,7 million de personnes âgées. Entre le lancement du dispositif et fin décembre 2025, 51 milliards de dirhams ont été versés aux familles. L’enveloppe annuelle représente à elle seule environ 2 % du PIB.
Ce qui relevait hier de la promesse électorale est devenu une dépense publique récurrente.
En effet, la généralisation de la couverture médicale est un acquis. Le gouvernement sortant revendique d’ailleurs une couverture de l’AMO de 88 % de la population, soit plusieurs dizaines de millions de personnes, tandis que le soutien direct au logement est venu ajouter un autre instrument de transfert au bénéfice des ménages.
Même le salaire minimum a déjà été substantiellement revalorisé, le gouvernement indique une hausse de 15 % du SMIG dans les activités non agricoles, portant le salaire net mensuel de 2 638 à environ 3 047 dirhams, ainsi qu’une hausse de 20 % du SMAG, tandis que le salaire minimum dans la fonction publique a été porté à 4 500 dirhams.
Le constat est donc simple, l’État n’attend pas les élections pour agir sur le pouvoir d’achat. Il y consacre déjà des dizaines de milliards de dirhams.
Le problème change de nature
Ce qui rend précisément la campagne électorale intéressante est que la question n’est plus seulement « que faut-il faire pour améliorer le pouvoir d’achat » mais « que proposer de différent ou de plus efficace que ce qui existe déjà ? ».
Cette distinction est essentielle et une promesse de hausse d’une allocation n’a pas la même portée si l’allocation n’existait pas auparavant, ou si elle existe déjà et que le parti propose simplement de la revaloriser. Une promesse de hausse du salaire minimum n’a pas la même portée si le salaire minimum vient lui-même d’être relevé par le gouvernement. Une promesse de soutien aux familles doit enfin être comparée aux dispositifs déjà installés.
Or, tous les partis proposent un programme dans l’absolu, y compris ceux qui ont gouverné pendant de nombreuses et récentes années. Décryptages.
Le programme du RNI, est probablement le cas le plus révélateur. Le Rassemblement national des indépendants, qui dirige le gouvernement sortant, fait de la protection durable du pouvoir d’achat le premier engagement de son programme 2026-2031. Mais, une partie de cette proposition consiste précisément à prolonger et à sécuriser les dispositifs déjà mis en place. Le parti propose notamment d’indexer automatiquement l’aide sociale directe sur l’inflation, afin de protéger le pouvoir d’achat des quelque quatre millions de ménages bénéficiaires. Il propose également un « bouclier d’épargne » destiné aux travailleurs du secteur informel et veut maintenir le bénéfice de l’aide sociale pendant une année après la reprise d’un emploi, afin d’éviter que l’accès au travail n’entraîne immédiatement la perte du soutien public. Le RNI promet également un million d’emplois et une poursuite de la hausse des revenus et des retraites. La proximité avec l’existant est donc particulièrement forte.
Le RNI ne propose pas de revenir sur l’architecture de l’État social, il propose de la prolonger, de l’indexer et de l’élargir.
Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) adopte une autre approche avec plus de dépenses, mais aussi un changement de mécanismes. Son programme chiffre à 350 milliards de dirhams sur cinq ans le coût additionnel de ses engagements. Sur cette enveloppe, 150 milliards sont consacrés au « Pacte du pouvoir d’achat ». Le parti annonce également un million d’emplois sur la législature. Le programme du parti prévoit notamment un minimum de 3 000 dirhams pour les pensions, une aide sociale directe d’au moins 1 000 dirhams et une réforme fiscale destinée à alléger la pression sur une partie des salariés.
La différence avec le RNI est donc davantage visible, le PAM ne se contente pas d’indexer le dispositif existant. Il veut en modifier certains paramètres et augmenter le niveau de soutien.
Le parti apporte néanmoins un élément supplémentaire, il chiffre son programme et présente un schéma de financement reposant notamment sur l’effet de la croissance, les ressources des collectivités territoriales et la réallocation de dépenses publiques.
Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) va beaucoup plus loin dans le chiffrage. Son programme prévoit ainsi 575 milliards de dirhams de dépenses supplémentaires sur cinq ans, compensées, selon le parti, par 622 milliards de recettes additionnelles. Le PPS annonce ainsi un solde positif de près de 47 milliards de dirhams sur la période. Sur le pouvoir d’achat, le parti propose notamment, une hausse de 15 % du SMIG et du SMAG ; une aide publique portée à 1 000 dirhams ; une allocation de 1 000 dirhams par enfant scolarisé ; un minimum de pension de 3 000 dirhams ; un million d’emplois, dont 500 000 dans l’industrie et 150 000 dans le numérique. Mais, le gouvernement ayant déjà augmenté le SMIG de 15 % et le SMAG de 20 %, la promesse du PPS d’une hausse de 15 % des salaires minimums ne constitue donc pas, en elle-même, une rupture aussi importante que pourrait le laisser entendre le chiffre.
Pour les autres partis, les promesses sont moins faciles à comparer. L’Istiqlal, l’USFP et le PJD proposent eux aussi des mesures destinées à améliorer les revenus et à réduire les dépenses des ménages, mais leurs programmes sont moins facilement comparables sur le seul critère du coût global. L’Istiqlal met notamment l’accent sur la classe moyenne, les retraites et les familles, avec une prime au mariage pouvant atteindre 5 000 dirhams et une allocation mensuelle de 1 000 dirhams pour les diplômés à la recherche d’un emploi. L’USFP promet notamment une hausse de 20 % du salaire moyen et une révision régulière des revenus, ainsi que 500 000 emplois. Le PJD, de son côté, met l’accent sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics et la gouvernance, sans chiffrage global comparable aux programmes du PAM et du PPS à ce stade. Cette différence de méthode est donc elle-même un élément du débat. Car, un programme non chiffré n’est pas nécessairement moins ambitieux, mais il est beaucoup plus difficile à confronter au bilan budgétaire de l’État.
La grille de lecture et d’analyse que nos concitoyens peuvent suivre est donc triple. Ce qui existe déjà, soit l’Aide sociale directe, l’AMO, les revalorisations salariales, le soutien au logement. Ce qui prolonge l’existant à savoir indexer une aide déjà versée sur l’inflation, augmenter une allocation existante, étendre un dispositif à davantage de bénéficiaires.
Et le programme qui constitue une rupture en modifiant la fiscalité, changer les mécanismes de redistribution, agir sur les circuits de distribution, transformer le marché du travail ou modifier profondément le modèle de financement de l’État social.
Cette grille permet de relativiser les chiffres spectaculaires des programmes, un milliard de dirhams de dépenses nouvelles n’ayant pas la même signification qu’un milliard consacré à un dispositif déjà existant. Et inversement, une réforme qui coûte peu au budget mais modifie profondément le fonctionnement de l’économie peut avoir davantage d’impact sur le pouvoir d’achat à long terme. En définitive, avec 51 milliards de dirhams déjà versés au titre de l’aide sociale directe, près de quatre millions de ménages bénéficiaires, une couverture médicale très largement étendue et plusieurs revalorisations salariales déjà engagées, le débat et les promesses des partis ne peuvent plus se résumer à « Nous allons améliorer le pouvoir d’achat ».
Car l’enjeu de cette campagne n’est plus seulement de savoir qui promet le plus. Il est de savoir qui promet quelque chose de différent et surtout de réalisable. La vraie bataille électorale devrait donc se déplacer du volume des promesses vers leur valeur ajoutée par rapport à l’existant. Parce qu’en matière de pouvoir d’achat, l’État a déjà largement commencé à dépenser la promesse sociale.
Aux partis, désormais, de démontrer ce qu’ils pourraient apporter de plus…
Afifa Dassouli
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Le Plan d’Épargne en Actions, plus connu sous l’acronyme PEA, demeure peu utilisé au Maroc au regard de son intérêt patrimonial. Cette enveloppe permet aux particuliers d’investir à long terme dans des valeurs mobilières marocaines tout en bénéficiant, sous conditions, d’une exonération fiscale intégrale sur les dividendes et les plus-values. Son avantage est réel. Il ne doit cependant pas masquer la nature des placements concernés : des actifs exposés aux fluctuations des marchés et sans aucune garantie de préservation du capital.
Le PEA n’est ni un produit miracle ni un compte bancaire défiscalisé. Il pose un cadre contractuel destiné à organiser une épargne placée en actions. Son efficacité repose sur trois principes : accepter un horizon d’investissement d’au moins cinq ans, sélectionner des supports adaptés à son propre profil de risque investisseur et ne pas sacrifier la diversification patrimoniale à la simple recherche d’un avantage fiscal.
Une enveloppe d’épargne composée de deux comptes
Le PEA classique associe un compte espèces et un compte-titres. Le premier reçoit les versements, les dividendes distribués, les produits de cession et les liquidités momentanément non investies. Le second conserve les instruments financiers acquis. Tant que les fonds restent à l’intérieur de cette enveloppe, l’investisseur peut vendre un titre, en acheter un autre ou réinvestir ses revenus sans que ces opérations constituent, à elles seules, un retrait du plan.
Le dispositif est réservé aux personnes physiques majeures résidentes au Maroc ainsi qu’aux Marocains résidant à l’étranger. Chaque personne ne peut détenir qu’un seul PEA et chaque plan ne peut avoir qu’un seul titulaire. Il peut être ouvert auprès d’une banque, d’une société de bourse habilitée à tenir des comptes-titres ou de la Caisse de Dépôt et de Gestion. Le contrat mérite une lecture attentive, en particulier sur la date d’effet, les frais, les modalités de retrait et les conditions de transfert vers un autre établissement.
Le premier versement ne peut être inférieur à 100 dirhams. Les versements périodiques, permanents ou programmés, doivent atteindre au moins 2 400 dirhams par an. Le montant cumulé est plafonné à 2 millions de dirhams sur toute la durée de détention du PEA. Ce plafond concerne les sommes apportées par le titulaire et non la valeur atteinte par le portefeuille : les gains, dividendes et plus-values réinvestis peuvent ainsi porter la valeur du plan au-delà de ce montant.
Un univers d’investissement volontairement limité
Le PEA ne permet pas d’acquérir n’importe quel actif financier. Il accueille principalement les actions marocaines cotées à la Bourse de Casablanca, les certificats d’investissement marocains cotés, les droits d’attribution ou de souscription attachés à ces titres, ainsi que les parts ou actions d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières « Actions », composé à plus de 50% en actions.
En revanche, les actions étrangères, obligations, bons du Trésor, produits monétaires, produits structurés, cryptoactifs ou fonds non classés « Actions » ne sont pas éligibles. Cette spécialisation constitue à la fois la force et la limite du dispositif. Elle oriente l’épargne vers le financement en fonds propres des entreprises marocaines, mais concentre le portefeuille sur un seul marché, une seule monnaie et un nombre limité de secteurs.
L’investisseur peut gérer directement son portefeuille en sélectionnant des sociétés cotées. Cette approche suppose de savoir analyser leur activité, leurs comptes, leur endettement, leur gouvernance et leur valorisation. Elle exige également de limiter le poids de chaque ligne. Pour un épargnant débutant ou peu disponible, les OPCVM « Actions » offrent une gestion confiée à des professionnels et une diversification généralement plus immédiate. Ils comportent néanmoins leurs propres frais et restent exposés au risque de marché. Les frais sont différents selon les catégories d’OPCVM et peuvent s’avérer élevés en entrées et sorties annuelles qui se cumulent également aux frais de garde notamment. Toute décision d’investissement doit être concertée avec un professionnel et un banquier d’investissements.
Cinq ans pour acquérir l’avantage fiscal
L’atout central du PEA est l’exonération des revenus et profits de capitaux mobiliers générés dans le plan, à condition de respecter une durée minimale de cinq ans et l’ensemble des règles de fonctionnement. Les dividendes et plus-values peuvent alors être réinvestis sans frottement fiscal, ce qui favorise la capitalisation dans le temps.
L’effet peut devenir significatif sur une longue période. À titre d’exemple, un capital de 1 million de dirhams placé à un rendement annuel constant de 10 % atteindrait environ 1,61 million au bout de cinq ans, 2,59 millions après dix ans et près de 6,73 millions après vingt ans en l’absence d’impact fiscal et de frais. Dans un scénario théorique où chaque gain annuel subirait un prélèvement de 15 %, le capital final ressortirait respectivement à environ 1,50 million, 2,26 millions et 5,11 millions de dirhams. L’écart cumulé dépasserait ainsi 1,6 million de dirhams sur vingt ans.
Cette simulation illustre uniquement la mécanique de capitalisation. Elle ne constitue ni une prévision ni une promesse de rendement. Un taux régulier de 10 % est une hypothèse ambitieuse, alors que les performances boursières sont irrégulières, parfois négatives, et que les frais de gestion, de courtage et de conservation réduisent le rendement net.
Une épargne accessible, mais une sortie lourde de conséquences
Contrairement à une idée reçue, les fonds placés sur un PEA ne sont pas juridiquement bloqués pendant cinq ans. Le titulaire peut vendre ses titres et demander le retrait de son épargne. Mais tout retrait, même partiel, avant l’expiration de cette période entraîne la clôture automatique du plan et la perte de l’avantage fiscal. Les revenus et plus-values sont alors soumis à la fiscalité de droit commun applicable à la sortie.
Après cinq ans, le titulaire peut clôturer le PEA et retirer la totalité des fonds avec le bénéfice de l’exonération, ou conserver le plan afin de poursuivre les versements et les réinvestissements. Une règle doit cependant être anticipée : dès le premier retrait effectué après cinq ans, aucun nouveau versement n’est plus possible. L’épargnant qui souhaite continuer à alimenter son plan a donc intérêt à organiser ses besoins de liquidité avant d’effectuer cette première sortie.
Certaines situations entraînent également la clôture automatique du PEA, notamment le décès du titulaire, le non-respect des conditions d’éligibilité ou de fonctionnement, le transfert du domicile fiscal hors du Maroc ou le démembrement des titres inscrits dans le plan. Le PEA peut par ailleurs être transféré d’un établissement à un autre, sous réserve de préserver son antériorité et de maîtriser les frais et délais de l’opération.
PEA ou compte-titres : deux outils complémentaires
Le PEA et le compte-titres ordinaire ne répondent pas exactement au même objectif. Le premier offre une fiscalité privilégiée, mais impose un univers d’investissement restreint, un plafond de versements et une discipline de sortie. Le second ne bénéficie pas de l’exonération propre au PEA, mais offre généralement une plus grande liberté dans le choix des instruments et dans l’accès aux liquidités.
Pour une personne éligible souhaitant constituer une poche d’actions marocaines à long terme, le PEA constitue logiquement l’enveloppe à privilégier. Le compte-titres conserve cependant son utilité pour les actifs non éligibles, les besoins de liquidité, certaines stratégies de court terme ou une diversification plus large lorsqu’elle est juridiquement et opérationnellement accessible.
La fiscalité doit rester la conséquence de l’allocation patrimoniale et non son unique moteur. Remplir un PEA jusqu’à son plafond sans tenir compte de l’exposition déjà détenue au Maroc, à l’immobilier, à l’activité professionnelle ou au dirham peut accentuer une concentration existante. Une enveloppe fiscalement optimale peut ainsi produire une stratégie patrimoniale globalement déséquilibrée.
L’avantage fiscal n’efface pas le risque boursier
Une action représente une fraction du capital d’une entreprise. Sa valeur dépend des résultats, des perspectives, de l’endettement, de la gouvernance, de la conjoncture et des anticipations du marché. Le cours peut baisser fortement à court terme et rester durablement inférieur au prix d’acquisition. Les performances passées d’une action, d’un indice ou d’un OPCVM ne garantissent jamais des performances futures.
Le PEA expose donc à plusieurs risques : baisse générale du marché, volatilité, défaillance d’un émetteur, faible liquidité de certaines valeurs, concentration sectorielle et érosion du rendement par les frais. Il comporte également un risque de liquidité patrimoniale : un besoin d’argent imprévu avant cinq ans peut obliger l’épargnant à clôturer le plan dans de mauvaises conditions de marché et à perdre simultanément l’avantage fiscal.
Avant d’ouvrir un PEA, l’investisseur doit comparer les frais d’ouverture, de courtage, de garde, de distribution des dividendes, de règlement-livraison, de transfert et de clôture. Pour les OPCVM, il convient d’ajouter les droits d’entrée ou de sortie et les frais annuels de gestion. Des coûts apparemment modestes, répétés pendant plusieurs années, peuvent amputer sensiblement la performance finale.
Construire une stratégie avant de choisir les titres
Le PEA doit recevoir uniquement une épargne dont le titulaire n’a pas besoin à court terme. L’épargne de précaution, les dépenses familiales prévues, les échéances fiscales et les besoins professionnels doivent être couverts séparément. La capacité à supporter une perte temporaire ou durable doit être appréciée avant toute décision d’investissement.
Une démarche prudente peut être organisée autour de quelques principes simples :
Conclusion
Le PEA est, au Maroc comme ailleurs, un puissant outil patrimonial pour investir à long terme dans les entreprises nationales cotées. Son plafond de 2 millions de dirhams et l’exonération conditionnelle des dividendes et plus-values lui confèrent un potentiel de capitalisation réel. Il contribue aussi à orienter l’épargne vers le financement de l’économie productive plutôt qu’une économie de rente.
Sa réussite dépend toutefois moins de l’ouverture du plan que de la discipline avec laquelle il est utilisé. Préserver une réserve de liquidité, diversifier, maîtriser les frais, investir selon son profil personnel de risque-investisseur et accepter le temps long demeurent les véritables conditions de la performance et de l’intérêt de ce support. Le PEA permet d’optimiser la fiscalité dans le cadre d’une stratégie globale cohérente, mais ne corrigera jamais, à lui seul, une mauvaise allocation ou stratégie patrimoniale globale.
Cet article est rédigé à titre pédagogique et ne constitue en aucun cas une recommandation d’investissement. Les règles fiscales et contractuelles doivent être vérifiées, avec votre professionnel de confiance, à la date de d’ouverture du plan, à chaque opération et pour toute décision adaptée à la situation, aux objectifs et au profil de risque de l’investisseur.
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]]>Or ce prix augmente. Pas brutalement, pas spectaculairement, mais de façon structurelle, à l’international comme au Maroc. Et c’est précisément cette lente dérive du loyer de l’argent qui constitue aujourd’hui le principal risque pesant sur la stratégie retenue, un renchérissement de la dette domestique et, par ricochet, un frein au financement de l’économie, qu’il soit bancaire ou obligataire.
Le paradoxe marocain mérite d’être posé clairement. Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion de juin 2026. Il était à 2,50% en décembre 2025 avant de redescendre. Le message de la banque centrale est donc celui de la stabilité, voire du soutien à l’investissement. Pourtant, sur le terrain, le crédit ne suit pas. Le taux débiteur moyen s’est établi à 4,81% au deuxième trimestre 2026, contre 4,66% un an plus tôt. Quinze points de base de hausse, alors même que le taux directeur n’a pas bougé.
Trois explications se conjuguent. La première tient à la composition même du crédit distribué : la part des crédits à la consommation et des facilités de trésorerie accordées aux petites entreprises s’est accrue, or ces financements sont structurellement plus chers. La deuxième, plus préoccupante, relève de la prime de risque. Avec 102,3 milliards de dirhams de créances en souffrance, soit 8,3% du portefeuille bancaire, les établissements intègrent mécaniquement davantage de risque dans leur tarification. La troisième est technique : la transmission monétaire s’essouffle. Après la baisse du taux directeur de juin 2024, les taux débiteurs avaient reculé de 22 points de base. Cet effet s’est aujourd’hui dissipé.
Le contexte d’inflation ne fournit pourtant aucun alibi, les prix ayant reculé de 0,6% sur un an en juillet, après une moyenne de 0,8% sur les dix premiers mois de 2025. Par ailleurs, Bank Al-Maghrib table sur une inflation 1,3% en 2026 puis 1,9% en 2027. La menace est donc ailleurs avec la hausse des carburants et la libéralisation des prix de l’énergie qui pourraient réveiller l’inflation dès le printemps. Ce qui explique la prudence de la banque centrale, dont les observateurs anticipent désormais le maintien du taux directeur à 2,25% sur l’ensemble de l’année 2026.
Le résultat de cette configuration est peu satisfaisant pour tout le monde. L’emprunteur ne bénéficie d’aucune détente, son crédit coûte même légèrement plus cher qu’il y a un an, particulièrement s’il s’agit d’un ménage ou d’une TPME. L’épargnant, lui, voit les taux de dépôt suivre paresseusement le mouvement, pour un rendement réel qui demeure faible face à une inflation d’environ 1%. Le taux directeur est figé pour soutenir l’investissement, mais les banques ne répercutent plus et relèvent leurs propres conditions au nom du risque.
Mais, c’est aussi sur le marché obligataire que le sujet devient stratégique. Les taux montent sur le marché secondaire, portés par trois forces. L’anticipation d’inflation, d’abord parce que le marché intègre désormais une hausse des prix de 1,6% en 2026, contre 1,1% précédemment. Le risque international ensuite, le conflit au Moyen-Orient avec l’Iran faisant basculer les anticipations vers un scénario de resserrement monétaire. Enfin, l’équilibre entre offre et demande, avec un Trésor dont les besoins de financement s’accroissent au rythme de l’investissement public.
L’arithmétique est implacable, chaque fois que le Trésor émet des bons à deux, cinq ou dix ans, il doit servir un coupon plus élevé. Un dix ans qui passerait de 3% à 3,5% renchérirait de 50 millions de dirhams par an le coût de chaque tranche de 10 milliards levés. Rapporté à un encours de dette intérieure d’environ 700 milliards de dirhams, l’effet cumulé pèse rapidement sur le budget, c’est-à-dire précisément sur la marge que la nouvelle stratégie de financement entendait dégager.
S’y ajoute un effet d’éviction engendrant que les banques arbitrent en permanence entre prêter aux entreprises à 4,81% en moyenne, avec un taux de créances en souffrance de 8,3%, et se placer en bons du Trésor, à un rendement quasi sans risque et désormais croissant. Le choix est vite fait et le financement du secteur privé en fait les frais.
Pour autant, ce mouvement n’a rien de spécifiquement marocain. En réalité, les marchés mondiaux surveillent les taux comme le lait sur le feu. Les rendements souverains ont atteint des niveaux inédits depuis la crise financière, poussant les Bourses à reculer avant que le Trésor américain ne vienne au secours de sa propre dette en annonçant l’élargissement de son programme de rachats de titres, dont le montant pourra désormais atteindre quatre milliards de dollars sur les maturités longues, contre deux auparavant. Le rendement du trente ans américain, qui avait touché un record depuis 2007, a reflué de neuf points de base à 5,2%. Un geste de confiance, davantage qu’une solution.
Mais, il serait faux d’en déduire un effondrement, car les grands indices mondiaux ont continué de progresser et les résultats d’entreprises ont tenu malgré des taux élevés. Ainsi, les bénéfices par action des valeurs technologiques américaines ont bondi de 53% sur un an au deuxième trimestre, ceux des grandes capitalisations européennes de plus de 20%. Mais sous la surface des indices, les segments les plus endettés, l’immobilier résidentiel, certains groupes industriels européens aux marges comprimées et aux besoins d’investissement lourds, encaissent la remontée des rendements. Et le seuil de 5% sur le dix ans américain reste identifié comme un niveau psychologique au-delà duquel les investisseurs regarderaient de beaucoup plus près les raisons de cette tension.
Les gérants les plus prudents ne cachent plus leur inquiétude, un déraillement des taux longs peut survenir très vite, dans un cycle de creusement des déficits publics qui pèse mécaniquement sur les maturités éloignées et qui réagit désormais plus rapidement qu’auparavant. Beaucoup préfèrent aujourd’hui la dette d’entreprise à celle des États. S’y ajoute une critique de fond adressée aux banques centrales. Relever les taux ne fera baisser ni le prix du pétrole, ni celui des semi-conducteurs et de la mémoire, alors que ce sont ces deux composantes, énergétique et technologique, qui alimentent l’essentiel de l’inflation actuelle. Le déploiement de l’intelligence artificielle est, à ce stade, inflationniste avant d’être productif.
Reste la question de la communication monétaire, devenue un instrument à part entière. L’ère de l’engagement sur une trajectoire future de taux est révolue, ces promesses deviennent coûteuses dès que les circonstances changent. Les banques centrales expliquent désormais leur fonction de réaction, c’est-à-dire la manière dont elles lisent les données, évaluent les risques et arbitrent entre leurs objectifs. Les prévisions ne sont pas des promesses, et un monde exposé aux chocs impose de le dire.
Pour le Maroc, l’enjeu se résume à une tension de calendrier. Le marché financier domestique est appelé à financer l’investissement public au moment précis où le prix de l’argent cesse d’obéir au taux directeur. Ni la stabilité affichée par Bank Al-Maghrib, ni la faiblesse actuelle de l’inflation ne suffisent à garantir des conditions d’emprunt durablement favorables. La qualité de l’exécution, le calendrier des émissions, la profondeur du marché, la capacité à ne pas évincer le crédit privé, comptera autant que la stratégie elle-même.
Afifa Dassouli
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]]>The post Commerce extérieur : le déficit se creuse de 26,5% à fin juillet 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par un creusement du déficit commercial au cours des sept premiers mois de l’année. Les importations de biens ont progressé de 15,9%, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,05 milliards de dirhams.
Les exportations ont, de leur côté, augmenté de 8,4%, à 299,34 milliards de dirhams, soit une hausse de 23,17 milliards sur un an. Cet écart de rythme a porté le déficit commercial à 244,69 milliards de dirhams et fait reculer le taux de couverture des importations par les exportations de 3,8 points, à 55%.
La progression des importations concerne plusieurs catégories de produits. Les achats de produits bruts ont enregistré la hausse la plus importante, de 52,2%, pour atteindre 36,94 milliards de dirhams.
La facture énergétique a, quant à elle, progressé de 29,1%, à 81,20 milliards de dirhams.
Les importations de produits finis d’équipement ont augmenté de 20,8%, à 133,20 milliards de dirhams, tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3%, à 129,87 milliards.
Les achats de demi-produits et de produits alimentaires ont enregistré des hausses plus modérées, respectivement de 4,3% et 3%.
Du côté des exportations, la progression a notamment été soutenue par l’automobile. Les ventes du secteur à l’étranger ont atteint 107,14 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 14,9%.
Cette évolution résulte principalement de la progression du segment de la construction automobile, dont les exportations ont augmenté de 19,9%, à 42,48 milliards de dirhams. Le câblage affiche une hausse de 13,8%, à 40,62 milliards, tandis que le segment « Extérieur » progresse de 47,9%, à 3,42 milliards.
L’aéronautique a également enregistré une croissance soutenue, avec des exportations en hausse de 19,7%, à 20,56 milliards de dirhams. Les ventes du segment assemblage ont progressé de 24,3% et celles du segment EWIS de 10,4%.
L’agriculture et l’agroalimentaire affichent, pour leur part, une hausse de 7%, soutenue notamment par une progression de 13,3% de l’industrie alimentaire.
À l’inverse, les exportations de phosphates et dérivés ont reculé de 7,8%. Le textile et cuir a diminué de 5,5%, tandis que l’électronique et électricité a enregistré une baisse de 2,9%.
La balance des services présente une évolution plus favorable. Son excédent s’est accru de 13,2% pour atteindre 95,48 milliards de dirhams.
Les exportations de services ont progressé de 13,1%, à 193,38 milliards de dirhams, tandis que les importations ont augmenté de 12,9%, à 97,90 milliards.
Le tourisme contribue notamment à cette évolution. Les recettes voyages se sont établies à 79,01 milliards de dirhams sur les sept premiers mois de l’année, en hausse de 13,4%.
Les dépenses voyages ont parallèlement augmenté de 7,3%, à 19,92 milliards de dirhams. Le solde de la balance voyages ressort ainsi excédentaire de 59,08 milliards de dirhams, en amélioration de 15,7% sur un an.
Autre source importante de devises, les transferts effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont atteint 74,78 milliards de dirhams à fin juillet, contre 69,17 milliards un an plus tôt.
Ils enregistrent ainsi une progression annuelle de 8,1%.
Les investissements directs étrangers au Maroc affichent également une nette progression. Leur flux net s’est établi à 29,47 milliards de dirhams, en hausse de 58,5% par rapport aux sept premiers mois de 2025.
Cette évolution résulte d’une augmentation de 6,3% des recettes d’IDE, à 39,11 milliards de dirhams, combinée à une baisse de 47% des dépenses, à 9,64 milliards.
Concernant les investissements directs marocains à l’étranger, leur flux net s’est établi à 6,87 milliards de dirhams, contre 2,76 milliards un an auparavant. Les dépenses liées à ces investissements ont augmenté de 53,7%, à 17,03 milliards de dirhams, tandis que les recettes issues notamment des cessions ont progressé de 22,2%, à 10,16 milliards.
LNT
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]]>The post Liquidité bancaire : le déficit se creuse à 143,2 milliards de dirhams appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Les besoins de liquidité du système bancaire ont poursuivi leur progression à la mi-août. Sur la semaine allant du 12 au 18 août, le déficit moyen s’est établi à 143,2 milliards de dirhams, contre un niveau inférieur de 4,31% la semaine précédente.
Face à cette évolution, Bank Al-Maghrib a accru ses injections à travers ses avances à sept jours. Leur montant a atteint 55,03 milliards de dirhams, en hausse de 5,63 milliards par rapport à la précédente opération.
Malgré l’accentuation du besoin de liquidité, les conditions sur le marché interbancaire sont restées relativement stables.
Le taux moyen pondéré (TMP) s’est maintenu à 2,25% sur la semaine, soit un niveau identique à sa moyenne sur un mois et sur un an. Le taux MONIA a, pour sa part, progressé pour atteindre 2,21% le 18 août.
Les placements du Trésor ont parallèlement diminué. Leur encours quotidien maximal s’est établi autour de 12 milliards de dirhams, contre 13,5 milliards une semaine auparavant, selon BKGR. Au 19 août, l’encours quotidien ressortait à 5,9 milliards de dirhams.
Sur le marché primaire des bons du Trésor, la dernière adjudication s’est concentrée sur la maturité à 52 semaines.
Face à une demande totale de 4,14 milliards de dirhams sur les différentes maturités proposées, le Trésor a retenu 1,5 milliard de dirhams, soit un taux de satisfaction global de 36%. L’intégralité du montant retenu concerne la ligne à 52 semaines.
Le taux limite de cette maturité s’est établi à 2,3063%, avec un taux moyen pondéré de 2,2786%. Cette opération s’est traduite par une hausse de 0,5 point de base du taux primaire.
Sur le marché secondaire, les rendements ont évolué à la baisse sur l’essentiel de la courbe.
Le recul le plus marqué a concerné la maturité à 13 semaines, avec une diminution de 10,28 points de base. Les taux ont également baissé de 2,84 points de base sur le 26 semaines, de 1,97 point sur le 2 ans et de 1,94 point sur le 5 ans.
Les maturités longues ont en revanche légèrement progressé : les rendements à 20 et 30 ans ont chacun augmenté de 0,08 point de base. Les taux secondaires ressortaient ainsi à 2,07% pour le 13 semaines, 2,20% pour le 52 semaines, 2,85% pour le 5 ans, 3,30% pour le 10 ans et 4,15% pour le 30 ans.
Pour les prochaines semaines, BMCE Capital Global Research table sur une évolution globalement stable des taux obligataires à court terme.
Les analystes mettent notamment en avant un besoin de financement du Trésor qui reste contenu et une situation de trésorerie jugée confortable. Ces éléments devraient permettre au Trésor de poursuivre une gestion mesurée de ses levées et de limiter les pressions sur la courbe primaire.
Des ajustements ponctuels restent toutefois possibles sur les maturités courtes. Sur le marché secondaire, BKGR estime que la détente constatée sur la majeure partie de la courbe pourrait se prolonger modérément.
Cette dynamique pourrait néanmoins perdre progressivement de son intensité à l’approche de la fin du trimestre, une période susceptible d’inciter davantage les investisseurs à l’attentisme.
LNT
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]]>La dynamique du crédit bancaire s’est maintenue au terme des sept premiers mois de 2026. Selon les dernières statistiques de Bank Al-Maghrib, l’encours total a atteint 1.286,2 milliards de dirhams à fin juillet, soit une progression annuelle de 10,3%.
Cette évolution recouvre une hausse de 10,1% des crédits accordés aux agents non financiers et de 10,9% de ceux destinés aux agents financiers.
Le crédit bancaire au secteur non financier a accéléré en juillet, son rythme de croissance passant de 9,8% en juin à 10,1%.
Cette évolution s’explique principalement par la progression des concours accordés aux sociétés non financières privées, dont la croissance annuelle est passée de 8,1% à 11%. À l’inverse, celle des crédits aux sociétés non financières publiques a nettement ralenti, passant de 15,9% à 3,1%.
Dans le détail, les crédits aux entreprises non financières privées ont bénéficié d’une hausse de 18% des prêts à l’équipement, de 11,3% des facilités de trésorerie et de 10,8% des crédits à la promotion immobilière.
Toutes catégories d’emprunteurs confondues, la croissance des facilités de trésorerie s’est accélérée à 8,7%, contre 6,9% en juin. Celle des crédits à l’équipement a, en revanche, ralenti de 27,1% à 25,7%, notamment sous l’effet de la décélération des concours aux entreprises publiques.
Les conditions d’octroi des crédits seraient restées globalement inchangées au premier trimestre 2026, aussi bien pour les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) que pour les grandes entreprises, selon l’enquête de BAM auprès des banques.
Ces dernières font toutefois état d’une hausse de la demande de financement pour l’ensemble des catégories de crédit et d’entreprises.
Au deuxième trimestre, l’accès au financement bancaire a été jugé « normal » par les entreprises interrogées dans le cadre de l’enquête de conjoncture de la Banque centrale. Quelque 83% d’entre elles ont estimé que le coût du crédit était resté stable, contre 17% faisant état d’une hausse.
Le taux appliqué aux nouveaux crédits s’est établi à 4,81%, en augmentation de 2 points de base sur un trimestre. Il ressort à 4,56% pour les grandes entreprises et à 5,2% pour les TPME.
Du côté des ménages, l’encours des crédits a atteint 403,4 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 3,3% sur un an et de 1,9% par rapport à décembre 2025.
Les prêts à l’habitat ont progressé de 2,6%, tandis que les crédits à la consommation ont augmenté de 4,5%.
Le financement participatif destiné à l’habitat poursuit parallèlement sa progression. Son encours, constitué notamment de Mourabaha immobilière, a atteint 32,1 milliards de dirhams, contre 27,4 milliards un an auparavant, soit une hausse annuelle de 17,1%.
Les créances en souffrance ont, pour leur part, augmenté de 3,1% en juillet, après 1,9% en juin. Leur poids dans l’ensemble du crédit bancaire est toutefois resté stable à 8,1%.
En parallèle, les dépôts auprès des banques ont atteint 1.423,2 milliards de dirhams à fin juillet, enregistrant une progression de 9,1% sur un an.
Les dépôts des ménages se sont établis à 1.034,5 milliards de dirhams, également en hausse de 9,1%. Sur ce montant, 233,9 milliards de dirhams étaient détenus par les Marocains résidant à l’étranger.
Les entreprises non financières privées ont, quant à elles, porté leurs dépôts à 255,3 milliards de dirhams, soit une progression annuelle de 11,7%.
Concernant la rémunération de l’épargne, les taux des dépôts à terme ont diminué de 6 points de base pour les maturités à six mois et de 19 points de base pour celles à douze mois, pour s’établir respectivement à 2,45% et 2,58%.
Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a, en revanche, été fixé à 1,82% pour le second semestre 2026, en hausse de 21 points de base par rapport au semestre précédent.
L’agrégat monétaire M3 s’est établi à 2.195 milliards de dirhams en juillet, en hausse annuelle de 11,2%, contre 11,7% en juin.
Cette évolution intervient dans un contexte marqué par l’accélération du crédit bancaire au secteur non financier, mais également par la progression des créances nettes des institutions de dépôt sur l’administration centrale, passée de 2,6% à 5,7%, et par la hausse de 22,7% des avoirs officiels de réserve.
Le ralentissement de la croissance de M3 s’explique notamment par une progression moins rapide de la monnaie fiduciaire, à 18%, ainsi que des détentions en titres d’OPCVM monétaires, dont la croissance est revenue de 41,1% à 20,3%.
Les dépôts à vue ont affiché une croissance quasiment stable à 11,2%, tandis que celle des comptes d’épargne a légèrement accéléré, de 4,4% à 4,6%. La baisse des comptes à terme s’est, de son côté, atténuée, passant de 5,5% à 2,2%.
LNT
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]]>The post Banques : Bank Al-Maghrib désignée autorité de résolution des établissements défaillants appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Le dispositif marque un changement de doctrine. Jusqu’ici, la défaillance d’un établissement de crédit relevait pour l’essentiel du droit commun des entreprises en difficulté, cadre inadapté à des institutions dont l’arrêt brutal propage des effets sur l’ensemble du système financier et sur les déposants.
Le régime de résolution introduit une logique différente : intervenir en amont, avec des outils permettant de réorganiser, céder ou démanteler un établissement en préservant la continuité de ses fonctions critiques, notamment l’accès des clients à leurs dépôts et le fonctionnement des systèmes de paiement.
L’obligation faite aux banques d’élaborer des plans préventifs de redressement complète ce volet. Chaque établissement doit documenter à l’avance les mesures qu’il activerait en cas de dégradation de sa situation, exercice qui contraint à cartographier ses activités et ses dépendances.
Le rapport annuel sur la supervision bancaire identifie par ailleurs quatre priorités prudentielles pour la période : la cybersécurité, les risques climatiques, l’intelligence artificielle et l’Open Banking. Quatre domaines où le régulateur doit construire des méthodes d’évaluation sur des risques encore mal quantifiés.
Le secteur aborde cette réforme avec des indicateurs solides. Le ratio de solvabilité moyen s’établit à 16,1% pour un minimum réglementaire de 12%, le ratio de fonds propres de base à 13,5% pour un minimum de 9%, et le coefficient de liquidité à court terme à 172% pour une exigence de 100%.
Reste le point de vigilance récurrent : un encours de créances en souffrance de 102,3 milliards de dirhams, soit 8,3% du portefeuille de crédits, provisionné à hauteur de 68%.
LNT
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]]>The post Crédit : le taux débiteur moyen remonte à 4,81% appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Le mouvement peut sembler contre-intuitif. La banque centrale a maintenu son taux directeur à 2,25%, invoquant un contexte d’incertitude, et l’inflation reste contenue : l’indice des prix à la consommation a reculé de 1% en juillet sur un mois et de 0,6% sur un an.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette progression des taux à la clientèle sans hausse du loyer de l’argent central. La structure de la demande de crédit en fait partie : une évolution de la composition des nouveaux concours vers des catégories intrinsèquement plus chères, comme le crédit à la consommation ou la trésorerie des petites entreprises, tire mécaniquement la moyenne vers le haut.
La tarification du risque constitue un second facteur. Avec un encours de créances en souffrance de 102,3 milliards de dirhams, soit 8,3% du portefeuille, les établissements intègrent une prime de risque dans leurs conditions, particulièrement sur les segments les moins bien garantis.
Le crédit bancaire poursuit par ailleurs sa progression, la distribution ayant maintenu une croissance de l’ordre de 5% au cours des derniers mois.
Pour les emprunteurs, cette remontée renchérit le coût du financement à un moment où le crédit immobilier conventionnel stagne autour de 3% de croissance, quand la Mourabaha immobilière progresse de 16,7% sur un an pour atteindre 31,5 milliards de dirhams à fin juin.
L’évolution des taux constituera l’un des indicateurs à suivre pour mesurer la capacité du système bancaire à financer l’investissement, dont la progression a atteint 16,3% en 2025.
LNT
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]]>The post Financements innovants : après 109 milliards de dirhams mobilisés, l’État prépare la sortie appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>C’est l’un des dossiers les plus scrutés de la prochaine construction budgétaire. Le gouvernement s’apprête à bâtir le PLF 2027 sans s’appuyer sur les financements innovants, ce mécanisme devenu en quelques années un pilier discret mais central du financement de l’investissement public au Maroc. L’extinction, initialement programmée à l’horizon 2028, interviendrait ainsi avec un an d’avance.
Un montage inspiré du lease-back sur les actifs de l’État
Le principe est simple dans son architecture, complexe dans ses implications. L’État cède temporairement des actifs publics — hôpitaux, universités, tribunaux, bâtiments administratifs — à des investisseurs institutionnels, avant de les reprendre en location longue durée. Les acquéreurs sont pour l’essentiel des institutions publiques ou parapubliques : la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), la Caisse marocaine des retraites (CMR) et, depuis 2024, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), chacune opérant via un organisme de placement collectif immobilier (OPCI).
Conformément aux normes du FMI, ces opérations sont comptabilisées comme des recettes et non comme du financement, ce qui a permis d’améliorer optiquement les soldes budgétaires successifs — un point régulièrement soulevé par les analystes.
Une montée en puissance spectaculaire, puis le reflux
Les montants mobilisés racontent la trajectoire du dispositif. En 2023, les financements innovants avaient rapporté 25,4 milliards de dirhams portant sur 175 bâtiments. L’année suivante, le montant grimpait à 35,3 milliards de dirhams pour 592 bâtiments, un record. Au total, plus de 109 milliards de dirhams ont été levés depuis 2019.
Les prévisions pour 2025 et 2026 tablaient encore sur environ 35 milliards de dirhams par an, avant un reflux attendu à 25 milliards en 2027. C’est cette trajectoire descendante que le ministère des Finances entend désormais anticiper.
Le coût locatif, revers de la médaille
Car le mécanisme a un prix. Les charges locatives supportées par l’État au titre de ces actifs cédés puis reloués atteignaient environ 7 milliards de dirhams en 2025 — un montant appelé à s’inscrire durablement dans les dépenses de fonctionnement, alors même que les recettes exceptionnelles, elles, sont vouées à disparaître.
Le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, avait alerté sur cette équation : « Dans la programmation budgétaire triennale 2026-2028, ce montant devra diminuer. » Un avertissement désormais pris en compte.
Un PLF 2027 sous contrainte
Le PLF 2027 devra donc trouver ailleurs les marges de manœuvre perdues. La circulaire adressée aux ministres fixe un cap exigeant : un déficit budgétaire ramené à 3% du PIB et une dette publique contenue à 65%. Le gouvernement mise sur un resserrement des dépenses de fonctionnement, la préservation de l’effort d’investissement et, sur le volet fiscal, sur l’amélioration du rendement de l’impôt sans relèvement des taux. Un exercice d’équilibriste, dans un contexte où le déficit commercial s’est par ailleurs creusé de 23,5% au premier semestre.
LNT
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]]>The post Label Vie mobilise 500 MDH à travers une émission obligataire privée appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cette levée de fonds permettra à Label Vie de soutenir la poursuite de son développement en s’appuyant davantage sur le marché obligataire. L’entreprise entend ainsi renforcer ses capacités de financement tout en diversifiant les ressources mobilisées pour accompagner ses projets de croissance.
Selon les établissements ayant accompagné l’opération, cette émission traduit également la confiance des investisseurs institutionnels dans les fondamentaux financiers du groupe ainsi que dans ses perspectives de développement.
L’opération a été menée avec l’appui de Valoris Corporate Finance, Valoris Securities, CIH Bank et Saham Bank, qui sont intervenus dans la structuration, la coordination et le placement de cette émission obligataire privée.
À l’issue de l’opération, les établissements partenaires ont salué la confiance accordée par Label Vie et remercié les investisseurs ayant contribué au succès de cette levée de fonds.
LNT
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]]>The post La Bourse de Casablanca s’offre un nouveau site web et une nouvelle application mobile appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cette évolution s’inscrit dans une démarche centrée sur les besoins des utilisateurs. La Bourse de Casablanca indique avoir conçu cette nouvelle plateforme à partir de consultations menées auprès des différentes parties prenantes de son écosystème, à travers des groupes de discussion, des ateliers de co-conception et des analyses des parcours utilisateurs.
La nouvelle plateforme introduit une navigation personnalisée selon le profil de chaque utilisateur, avec pour objectif de faciliter l’accès aux informations et aux services recherchés.
L’architecture du site a été simplifiée afin d’améliorer l’expérience de navigation, tandis que le design, entièrement responsive, est adapté aux ordinateurs, tablettes et smartphones. Le portail sera accessible en français, en arabe et en anglais, avec une présentation reposant sur des cartes visuelles destinées à rendre les contenus plus lisibles.
Le nouveau site web centralise l’ensemble des marchés et services relevant du groupe Bourse de Casablanca. Les utilisateurs pourront ainsi accéder, depuis une interface unique, aux informations relatives aux marchés au comptant et à terme, aux données de marché, ainsi qu’aux services proposés par la Société de Gestion de la Bourse des Valeurs (SGMAT) et par la Chambre de Compensation (CCP Maroc).
En parallèle du nouveau portail web, la Bourse de Casablanca mettra en service une nouvelle application mobile, développée nativement pour les systèmes iOS et Android.
L’application permettra notamment de consulter en temps réel les cours de Bourse, les indices, les listes de valeurs suivies (« watchlists ») ainsi que les principales données de marché, avec une expérience utilisateur harmonisée entre les versions web et mobile.
La Bourse de Casablanca souligne avoir intégré les exigences de cybersécurité dès la phase de développement de ces nouveaux outils numériques.
Des tests d’intrusion, des vérifications des architectures techniques ainsi que des analyses du code ont été réalisés afin de renforcer la protection des données et d’assurer un niveau élevé de sécurité pour les utilisateurs.
LNT avec CdP
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]]>The post Bourses mondiales : les marchés poursuivent leur envolée, portés par l’IA et le recul du pétrole appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Les marchés européens ont ouvert en nette hausse, plusieurs indices atteignant de nouveaux sommets historiques. Paris, Francfort, Milan, Madrid, Amsterdam et Stockholm ont tous progressé dès les premiers échanges, profitant d’un contexte marqué par le recul des cours du pétrole, une saison de résultats d’entreprises globalement favorable et des perspectives macroéconomiques jugées plus encourageantes.
L’amélioration du climat économique est notamment liée au ralentissement de l’inflation en zone euro, qui permet à la Banque centrale européenne de maintenir sa pause dans le resserrement monétaire engagé ces dernières années. Cette évolution renforce l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués, alors que les actions européennes bénéficient encore d’une valorisation inférieure à celle de leurs homologues américaines.
L’optimisme s’est également propagé aux marchés asiatiques, dans le sillage des nouveaux records enregistrés à Wall Street la veille par le Dow Jones et le S&P 500.
À Tokyo, le Nikkei a terminé en hausse de 3,66 %, tandis que les places de Séoul, Taipei et Sydney ont également enregistré de solides progressions, portées principalement par les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs.
Les investisseurs continuent de parier sur la poursuite des investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle. Les commentaires jugés favorables concernant les prochaines générations de puces destinées à l’IA ont notamment soutenu plusieurs groupes asiatiques spécialisés dans les semi-conducteurs.
Cette dynamique reflète le retour de la confiance dans le potentiel de croissance du secteur technologique, après les interrogations apparues ces dernières semaines sur la rentabilité des investissements massifs consacrés à l’intelligence artificielle.
Quelques éléments de prudence demeurent toutefois. Les publications financières de certaines entreprises américaines ont rappelé que les dépenses liées à l’IA restent très élevées. Les investisseurs ont notamment réagi avec réserve à l’annonce d’une hausse des investissements de SpaceX dans ce domaine, entraînant un recul du titre lors des échanges après la clôture de Wall Street.
L’autre facteur majeur soutenant les marchés demeure la détente observée sur les cours du pétrole.
Les investisseurs estiment que la baisse des prix de l’énergie réduit les risques pesant sur la croissance mondiale, notamment pour les économies fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures.
Les perspectives diplomatiques au Moyen-Orient ont contribué à ce mouvement. Le président américain Donald Trump a récemment affirmé qu’une réouverture prochaine du détroit d’Ormuz restait envisageable dans le cadre des négociations en cours avec l’Iran, tout en maintenant la pression sur Téhéran.
Dans ce contexte, le Brent est repassé sous le seuil des 80 dollars le baril, retrouvant des niveaux proches de ceux observés avant le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le baril de référence évoluait autour de 79 dollars mercredi matin, tandis que le WTI américain s’échangeait aux environs de 75 dollars.
Ce reflux marque un contraste avec les niveaux supérieurs à 120 dollars atteints au plus fort des tensions géopolitiques il y a quelques mois.
Pour les analystes, les investisseurs considèrent désormais le conflit au Moyen-Orient davantage comme un risque régional susceptible d’affecter temporairement l’offre pétrolière que comme un facteur capable de provoquer une récession mondiale.
LNT avec AFP
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]]>The post Banques cotées : Attijari Global Research revoit à la baisse ses prévisions pour 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cette révision intervient à la suite de la publication des résultats du premier trimestre 2026, de l’analyse des tendances macroéconomiques et des indications fournies par les dirigeants des établissements bancaires. AGR prévoit également une progression plus modérée du résultat net part du groupe (RNPG) agrégé, désormais attendue à 3,5 %, contre une estimation précédente de 6,6 %.
Au premier trimestre 2026, le produit net bancaire agrégé des banques cotées a reculé de 4,5 %, principalement en raison d’une contraction de 47,3 % des revenus issus des activités de marché. La remontée des taux d’intérêt a affecté les performances des portefeuilles obligataires, réduisant les gains réalisés sur ces actifs.
En parallèle, le coût du risque a enregistré une amélioration significative. Après une baisse de 6,5 % sur l’ensemble de l’exercice 2025, il a diminué de 58,7 % au premier trimestre 2026, grâce notamment à l’amélioration de la qualité des actifs, aux opérations d’assainissement des portefeuilles de crédits et aux efforts de recouvrement engagés par les banques. Cette évolution a permis de soutenir les bénéfices, le RNPG agrégé progressant de 2,2 % pour atteindre 5,8 milliards de dirhams.
Malgré des perspectives revues à la baisse pour 2026, AGR maintient un scénario plus favorable sur la période 2026-2028. Le bureau de recherche table sur une croissance annuelle moyenne de 6,9 % du PNB agrégé, portée par une progression moyenne de 7,4 % des crédits et par une normalisation graduelle des taux d’intérêt au Maroc. Les bénéfices des banques cotées devraient, quant à eux, progresser à un rythme annuel moyen de 9 % sur cette période.
AGR souligne toutefois que le coefficient d’exploitation devrait s’établir à 44,4 % en 2026, un niveau supérieur aux prévisions initiales, en raison d’investissements plus importants que prévu dans la transformation digitale. Le coût du risque devrait, pour sa part, reculer de 13 % cette année avant de revenir progressivement vers des niveaux proches de la période pré-Covid.
Les prévisions diffèrent sensiblement d’une banque à l’autre.
Pour Attijariwafa bank, AGR maintient une croissance du PNB de 4,7 % en 2026, soutenue par une progression attendue de 8 % des crédits, malgré un recul anticipé des revenus de marché. En revanche, la croissance du RNPG est légèrement revue à la baisse, à 4,9 %.
La Banque Centrale Populaire (BCP) est l’établissement dont les perspectives sont le plus fortement révisées. AGR anticipe désormais une baisse de 3,9 % du PNB et un recul de 1,8 % du résultat net en 2026, avant un redressement attendu à partir de 2027.
Pour Bank of Africa, le PNB ne progresserait que de 0,2 %, la baisse des activités de marché étant en partie compensée par la hausse de la marge d’intérêt et des commissions. Le RNPG augmenterait de 1 %, bénéficiant d’une diminution du coût du risque.
CIH Bank conserverait, de son côté, l’un des profils de croissance les plus dynamiques du secteur. AGR relève sa prévision de croissance des crédits à 15,5 %, ce qui permettrait au PNB d’augmenter de 5 % et au RNPG de progresser de 6,7 % en 2026.
Les perspectives demeurent également favorables pour Crédit du Maroc, dont la croissance des crédits est désormais attendue à 10 %. Le PNB progresserait de 4,9 % en 2026 et le résultat net de 6,6 %, permettant à la banque de franchir le seuil du milliard de dirhams de bénéfice dès 2027, selon les projections d’AGR.
Pour BMCI, la baisse des revenus serait compensée par une amélioration plus marquée du coût du risque. AGR prévoit ainsi une progression de 20,6 % du RNPG, permettant à la banque de retrouver une capacité bénéficiaire de près de 500 millions de dirhams dès 2026.
Enfin, CFG Bank fait partie des rares établissements dont les perspectives sont revues à la hausse. AGR anticipe une progression de 14,1 % du PNB et une hausse de 17,5 % du résultat net en 2026, soutenues par le maintien d’une forte dynamique commerciale.
Dans sa conclusion, AGR estime que les établissements les plus exposés au recul des activités de marché seront BCP, Bank of Africa et BMCI, tandis qu’Attijariwafa bank devrait maintenir une croissance positive de ses revenus. CIH Bank, Crédit du Maroc et CFG Bank bénéficieraient, quant à eux, d’une activité commerciale plus dynamique et d’une progression soutenue des crédits. L’amélioration du coût du risque demeure, selon le bureau de recherche, le principal facteur de soutien à la rentabilité du secteur en 2026.
LNT
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]]>The post Le Groupe BCP et Seniors Plus lancent « Bladi Tiqqa », une offre dédiée aux MDM appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Développée par Seniors Plus sous la marque TIQQA, présentée comme la première solution marocaine dédiée aux personnes âgées de plus de 60 ans, l’offre repose sur trois axes : Santé et Sécurité, Vie Active et Vie Pratique. L’objectif affiché est de favoriser l’autonomie des bénéficiaires tout en facilitant leur accompagnement au quotidien.
Commercialisée sous la dénomination Bladi Tiqqa, la solution comprend notamment des activités organisées dans plusieurs villes du Royaume, des services d’assistance à domicile, un accompagnement administratif, une aide pour les démarches du quotidien ainsi qu’un service de conciergerie disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Selon les partenaires, cette offre vise à permettre aux Marocains du Monde d’assurer à leurs proches âgés un accompagnement adapté, même lorsqu’ils résident à l’étranger.
Le partenariat repose sur une répartition des rôles entre les différents intervenants. Le Groupe BCP mobilise son réseau de distribution et sa connaissance de la clientèle des Marocains du Monde, tandis que Seniors Plus assure la conception et le développement des services proposés. Maroc Assistance Internationale, partenaire historique de Seniors Plus, est chargée de la mise en œuvre opérationnelle de l’offre et de son déploiement sur le terrain.
Pour Idriss Bensmail, directeur général de la Banque de détail du Groupe BCP, cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’accompagnement proposé aux Marocains du Monde depuis plusieurs décennies.
« Depuis plus de soixante ans, le Groupe BCP accompagne les Marocains du Monde dans les moments qui comptent le plus pour eux. Avec BLADI TIQQA, nous allons au-delà de la relation bancaire en leur proposant une solution concrète répondant aux besoins des seniors de plus de 60 ans. Notre ambition est simple : leur offrir davantage de sérénité, même à des milliers de kilomètres », a-t-il déclaré.
De son côté, le président-directeur général de Seniors Plus, Tarik Hajji, estime que cet accord constitue une étape importante dans le développement de l’entreprise.
Il souligne que ce partenariat avec le Groupe BCP permettra de rendre l’offre TIQQA accessible à une communauté exprimant, selon lui, une demande croissante pour des solutions dédiées aux personnes âgées.
Abdelmalek Mouatadid, directeur général de Maroc Assistance Internationale, met pour sa part en avant le rôle de son entreprise dans le déploiement de la nouvelle offre. Il indique que cette collaboration s’inscrit dans une démarche visant à proposer aux Marocains du Monde des parcours davantage digitalisés et centrés sur la qualité de service.
LNT
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]]>The post Marché des capitaux : une dynamique soutenue portée par les réformes et la diversification des instruments appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>À fin mai 2026, le MASI s’est établi à 18.874,97 points, en progression de 5 % sur un an. La capitalisation boursière a atteint 1.100,6 milliards de dirhams, soit une hausse annuelle de 16,5 %. Cette évolution s’appuie sur les résultats des sociétés cotées, dont le chiffre d’affaires agrégé s’est élevé à 360 milliards de dirhams au titre de l’exercice 2025, en progression de 10 %, tandis que le résultat net global a bondi de 38,3 % pour atteindre 52 milliards de dirhams. Les banques demeurent le principal contributeur aux bénéfices de la cote, représentant 42 % des profits, devant les télécommunications et le secteur du bâtiment et des matériaux de construction.
L’activité de marché apparaît toutefois plus contrastée. Les volumes échangés sur les marchés central et de blocs se sont établis à 42,47 milliards de dirhams sur les cinq premiers mois de l’année, contre 54,14 milliards à la même période de 2025. La moyenne quotidienne des échanges a reculé à 441 millions de dirhams, tandis que le ratio de liquidité est revenu à 12,25 %, contre 13,92 % un an auparavant.
La structure des investisseurs demeure largement dominée par les institutionnels. Au premier trimestre 2026, les OPCVM ont représenté 38,4 % des volumes traités sur le marché actions, devant les personnes morales marocaines (27,2 %). Les personnes physiques marocaines ont contribué à hauteur de 23 %, tandis que les investisseurs étrangers ont porté leur part à 6 %, contre 4 % un an auparavant, traduisant un regain d’intérêt pour la place casablancaise.
La gestion collective poursuit également sa progression. À fin mai, les actifs nets des OPCVM ont atteint 827 milliards de dirhams, en hausse de 7 % sur un an. Les autres véhicules de placement collectif enregistrent eux aussi des évolutions favorables, avec des hausses de 22,5 % pour les OPCI, de 76 % pour les OPCC et de 83 % pour les FPCT. Ensemble, ces organismes totalisent désormais près de 1.000 milliards de dirhams d’actifs.
Au cours des cinq premiers mois de l’année, les OPCVM ont enregistré une collecte nette de 46 milliards de dirhams. Les investisseurs ont privilégié les fonds obligataires court terme et les fonds monétaires, tandis que les fonds obligataires moyen et long terme ont affiché une décollecte nette.
À fin avril 2026, l’encours global des titres de créance s’élevait à 1.144 milliards de dirhams. Les Bons du Trésor représentent toujours l’essentiel de ce marché avec 70,4 % de l’encours, devant les obligations (19 %) et les titres de créances négociables. Les levées du Trésor ont atteint 47,7 milliards de dirhams durant les quatre premiers mois de l’année, tandis que les émissions obligataires se sont élevées à 6,5 milliards de dirhams.
Le marché du prêt de titres poursuit également son développement. Son volume a atteint 163 milliards de dirhams entre janvier et avril 2026, en hausse de 36,6 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les Bons du Trésor concentrent près de 98 % des opérations, tandis que les OPCVM demeurent les principaux intervenants, à la fois comme emprunteurs et comme prêteurs.
Au-delà des performances chiffrées, l’AMMC met en avant les avancées réglementaires engagées depuis le début de l’année. La publication de la nouvelle loi relative aux OPCVM et de son décret d’application constitue l’une des principales réformes. Ce nouveau cadre ouvre la voie à la diversification des instruments financiers et à l’introduction de produits répondant aux standards internationaux.
L’année 2026 a également été marquée par le lancement opérationnel du marché à terme d’instruments financiers, avec la première cotation du contrat Future MASI 20. En parallèle, Bank Al-Maghrib et l’AMMC ont lancé le portail de l’Instance de coordination du marché à terme (ICMAT), destiné à accompagner les opérateurs et le grand public dans le développement de ce nouveau segment.
L’AMMC a par ailleurs présenté ses priorités d’action pour 2026, articulées autour de quatre axes : le développement d’un marché plus efficient et accessible, l’accompagnement de l’innovation financière et de la durabilité, le renforcement de l’éducation financière et l’adaptation de la supervision aux évolutions du secteur. Le régulateur entend également poursuivre la digitalisation de ses activités et intégrer progressivement les technologies d’intelligence artificielle dans son fonctionnement.
En parallèle, plusieurs opérations d’appel public à l’épargne, d’émissions obligataires et de placements privés ont été visées par l’Autorité, tandis que de nouvelles initiatives ont été engagées en matière de prévention des abus de marché, de gestion sous mandat et de lutte contre le blanchiment de capitaux.
SB
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]]>The post Attawfiq Microfinance obtient la certification internationale MSI 20000 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>La certification a été remise lors d’une cérémonie organisée le 25 juin à la Bourse de Paris (Euronext), selon un communiqué publié par Attawfiq Microfinance.
La certification MSI 20000 constitue un référentiel international destiné à évaluer la qualité de la situation financière des entreprises et des institutions.
Elle distingue les organisations répondant à des critères portant notamment sur la gouvernance, la gestion des risques, la maîtrise des actifs, la gestion des liquidités et la rentabilité.
Selon Attawfiq Microfinance, cette distinction reflète la solidité financière de l’institution ainsi que son engagement en faveur d’une gouvernance responsable et d’une démarche d’inclusion financière durable.
L’institution estime que l’obtention de cette certification vient conforter son positionnement en matière de transparence et de performance opérationnelle, tout en renforçant la confiance de ses différentes parties prenantes, notamment ses clients, ses partenaires et ses bailleurs de fonds.
Commentant cette distinction, le directeur général d’Attawfiq Microfinance, Hicham Kharrou, a indiqué qu’elle illustre « notre engagement en faveur des meilleures pratiques de gouvernance financière » et contribue à renforcer la confiance des partenaires ainsi que de l’ensemble de l’écosystème de la microfinance. Il a ajouté qu’elle encourage l’institution à poursuivre sa mission d’inclusion financière « avec le même niveau d’exigence et d’excellence ».
LNT
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]]>The post Fonds souverains : Ithmar Capital et le fonds philippin Maharlika Investment Corporation renforcent leur coopération appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>L’accord a été signé mardi lors d’une cérémonie organisée par visioconférence en présence notamment de l’ambassadeur du Maroc aux Philippines, Mohammed Rida El Fassi, de l’ambassadeur des Philippines au Maroc, Leslie J. Baja, ainsi que du secrétaire philippin aux Finances et président du conseil d’administration de Maharlika Investment Corporation, Frederick D. Go.
Le protocole d’accord a été paraphé par le directeur général d’Ithmar Capital, Obaid Amrane, et le président-directeur général de MIC, Rafael D. Consing Jr.
L’accord établit un cadre structuré de coopération entre les deux fonds souverains afin de favoriser le partage d’expériences et des meilleures pratiques dans plusieurs domaines stratégiques liés à leur fonctionnement.
Il prévoit notamment la création d’un comité de pilotage conjoint chargé d’assurer le suivi des actions engagées dans le cadre de ce partenariat.
À l’issue de ces travaux, un rapport de recommandations sera élaboré afin d’accompagner Maharlika Investment Corporation dans le renforcement de ses capacités institutionnelles et dans l’adoption des standards internationaux de gouvernance applicables aux fonds souverains.
À l’occasion de la signature, le directeur général d’Ithmar Capital, Obaid Amrane, a indiqué que cette coopération s’inscrivait dans une logique de partage d’expériences entre institutions comparables.
Selon lui, ce partenariat traduit la volonté des deux organismes de promouvoir une gouvernance rigoureuse, d’échanger leurs expertises et de contribuer au développement durable, tout en consolidant les relations entre le Maroc et les Philippines.
De son côté, Rafael D. Consing Jr a souligné que cette collaboration devait permettre à Maharlika Investment Corporation de renforcer ses capacités institutionnelles et de poursuivre son objectif de devenir un fonds souverain répondant aux meilleurs standards internationaux en matière de transparence et de gouvernance.
Il a également mis en avant l’importance des échanges de bonnes pratiques, notamment dans la mise en œuvre des Principes de Santiago, qui constituent les lignes directrices internationales applicables aux fonds souverains.
Selon le communiqué, ce partenariat s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux d’Ithmar Capital.
Le fonds marocain assure actuellement la présidence de l’International Forum of Sovereign Wealth Funds (IFSWF), organisation qui regroupe les principaux fonds souverains à travers le monde.
Dans ce cadre, Ithmar Capital mettra son expertise au service de Maharlika Investment Corporation afin d’accompagner le fonds philippin dans le renforcement de ses capacités opérationnelles et dans sa perspective d’adhésion à l’IFSWF.
Au-delà de la coopération technique entre les deux institutions, l’accord vise également à renforcer les relations institutionnelles entre le Royaume du Maroc et la République des Philippines.
LNT
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]]>The post Stabilité financière : un système résilient face à des risques en mutation appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Treizième édition d’un exercice conduit conjointement par Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC, le Rapport sur la stabilité financière a été présenté lors d’une conférence de presse réunissant Touria Dahani, directrice de la Surveillance macroprudentielle à Bank Al-Maghrib, Amal Souifi, directrice de la Régulation et de la Normalisation des assurances à l’ACAPS, Mimoun Zbayer, directeur de la Prévoyance sociale à l’ACAPS, et Ikhlas Mettioui, directrice de la Gestion d’actifs et de la Protection de l’épargne à l’AMMC, le document offre une photographie détaillée de la résilience du système financier national.
Au-delà du diagnostic annuel, les trois autorités ont également présenté les évolutions de leur dispositif de coopération. Celui-ci s’appuie sur le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS), institué par la loi bancaire, qui assure la coordination entre les différentes autorités de supervision. Cette architecture a été renforcée par une feuille de route commune couvrant la période 2026-2030, destinée à améliorer les capacités d’anticipation, de partage d’informations, de gestion des crises et de développement des outils macroprudentiels.
L’analyse macroéconomique fait apparaître une amélioration sensible de l’environnement national en 2025. Après plusieurs années marquées par les chocs inflationnistes, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et les effets des sécheresses successives, l’économie marocaine bénéficie d’un redressement de l’activité, soutenu par une reprise agricole significative, une progression des investissements et une consommation intérieure plus dynamique.
Cette évolution intervient toutefois dans un environnement international qui demeure incertain. Les perspectives de croissance mondiale restent modérées, tandis que les tensions géopolitiques, les conflits régionaux et les risques liés au commerce international continuent d’alimenter l’incertitude sur les marchés financiers et les flux de capitaux. Les autorités estiment néanmoins que ces facteurs n’ont pas remis en cause, à ce stade, les fondamentaux du système financier marocain.
Selon Touria Dahani, l’approche macroprudentielle consiste précisément à détecter ces vulnérabilités avant qu’elles ne deviennent systémiques. Elle rappelle que les travaux menés conjointement par les trois autorités reposent désormais sur des échanges de données renforcés, des exercices réguliers de stress tests et une amélioration continue des outils de modélisation des risques.
L’un des principaux enseignements du rapport concerne la robustesse du secteur bancaire marocain. Les indicateurs prudentiels demeurent largement supérieurs aux exigences réglementaires, tandis que les banques ont continué d’améliorer leur rentabilité au cours de l’exercice 2025.
Cette amélioration s’explique notamment par la progression du produit net bancaire, la normalisation progressive du coût du risque et la poursuite du développement du crédit. Les ratios de solvabilité et de liquidité restent confortables, permettant au secteur bancaire d’absorber d’éventuels chocs économiques.
Les autorités soulignent également que les établissements poursuivent leurs efforts d’adaptation aux nouvelles exigences prudentielles internationales, tout en intégrant progressivement les risques liés au changement climatique et à la cybersécurité dans leurs dispositifs de gestion.
Cette situation permet au système bancaire de continuer à financer l’économie tout en conservant des marges de sécurité importantes, élément jugé essentiel dans un contexte où les risques internationaux demeurent élevés.
Au-delà de la seule surveillance bancaire, le rapport met en avant le renforcement continu du dispositif institutionnel marocain en matière de stabilité financière.
Le CCSRS, dont le secrétariat est assuré par Bank Al-Maghrib, coordonne les travaux de BAM, de l’ACAPS et de l’AMMC autour de plusieurs missions : analyse des risques systémiques, supervision des institutions d’importance systémique, coordination des actions de résolution de crise et développement des outils macroprudentiels.
La nouvelle feuille de route interautorités 2026-2030 prévoit notamment le développement d’un cadre analytique commun, le renforcement du partage sécurisé des données financières ainsi qu’une amélioration des dispositifs de communication et de sensibilisation autour des questions de stabilité financière.
Si le constat général demeure favorable, les autorités insistent sur l’apparition de nouveaux facteurs de risque.
Interrogée lors de la conférence de presse sur les conséquences de l’essor de l’intelligence artificielle sur les marchés financiers, Ikhlas Mettioui a expliqué que cette thématique figure désormais parmi les préoccupations des régulateurs internationaux.
Elle rappelle que l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO) considère désormais les valorisations liées aux entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle comme un risque émergent.
Selon elle, les montants considérables investis dans certaines sociétés technologiques peuvent favoriser des phénomènes de concentration et la formation de bulles spéculatives susceptibles de provoquer des corrections brutales sur les marchés internationaux.
« Le marché marocain aujourd’hui est protégé de ces phénomènes », a-t-elle indiqué, tout en soulignant que les perturbations observées sur les marchés internationaux peuvent néanmoins avoir des répercussions indirectes sur les marchés nationaux.
À ces nouveaux risques s’ajoutent les tensions géopolitiques, régulièrement citées parmi les principaux facteurs d’incertitude susceptibles d’affecter la stabilité financière mondiale.
Le rapport souligne également la bonne tenue du secteur des assurances et de la réassurance en 2025. L’activité a poursuivi sa progression, soutenue à la fois par les branches non-vie et par le développement continu de l’assurance vie, dans un contexte de reprise des marchés financiers et d’amélioration de la confiance des épargnants.
Lors de la conférence de presse, Amal Souifi a indiqué que le chiffre d’affaires du secteur avait progressé de 8,4 % en 2025, une évolution principalement portée par l’activité épargne. Si les contrats libellés en dirhams demeurent largement majoritaires, les contrats en unités de compte ont enregistré une progression particulièrement soutenue.
Selon elle, cette évolution reflète avant tout la bonne performance des marchés financiers.
« Les gens, quand ils ont vu que le marché s’est amélioré, penchent davantage pour les unités de compte parce qu’elles offrent un rendement potentiellement supérieur », a-t-elle expliqué, estimant que cette dynamique s’explique essentiellement par l’amélioration des performances boursières.
Cette tendance traduit une diversification progressive des comportements d’épargne des ménages, qui s’orientent davantage vers des supports offrant une exposition aux marchés financiers, même si ces produits demeurent plus sensibles aux fluctuations des marchés.
Au-delà de ces évolutions conjoncturelles, l’ACAPS poursuit également un chantier plus structurel destiné à accroître la pénétration de l’assurance au Maroc.
Amal Souifi a ainsi rappelé qu’une étude stratégique a permis d’identifier vingt et un leviers d’action visant à renforcer le rôle économique du secteur. Parmi les principales orientations figurent le développement de produits mieux adaptés aux besoins des populations encore insuffisamment couvertes, le renforcement de l’inclusion assurantielle ainsi que l’extension progressive de certaines assurances obligatoires.
Selon elle, cette feuille de route doit permettre d’améliorer durablement le taux de pénétration de l’assurance tout en consolidant la contribution du secteur au financement de l’économie.
Si les banques et les assurances présentent des indicateurs globalement favorables, les régimes de retraite continuent de constituer le principal facteur de vulnérabilité identifié dans le rapport.
Mimoun Zbayer a rappelé que le vieillissement de la population demeure le déterminant majeur de la dégradation progressive des équilibres financiers des caisses de retraite.
Selon lui, le rapport démographique moyen s’établit aujourd’hui à 4,7 actifs pour un retraité, mais cette moyenne masque d’importantes disparités entre les différents régimes. Alors que la CNSS conserve encore un ratio compris entre sept et huit cotisants pour un pensionné, plusieurs autres régimes se situent déjà autour de deux actifs seulement pour un retraité.
Le responsable de l’ACAPS insiste également sur l’allongement continu de l’espérance de vie. À 60 ans, celle-ci est passée d’environ quinze années dans les années 1980 à plus de vingt-deux ans aujourd’hui, ce qui augmente mécaniquement la durée pendant laquelle les pensions doivent être versées.
À cette évolution démographique s’ajoute la baisse du taux de fécondité, désormais inférieur au seuil nécessaire au renouvellement des générations. Selon Mimoun Zbayer, cette transformation intervient au Maroc dans un laps de temps beaucoup plus court que celui observé dans plusieurs pays européens, ce qui accentue la pression sur les équilibres actuariels.
Les projections réalisées par l’autorité de contrôle reposent sur plusieurs paramètres — évolution démographique, recrutement, marché du travail, progression des salaires ou encore espérance de vie — qui font l’objet d’un suivi annuel.
« Un régime de retraite doit être piloté de très près », a-t-il souligné, estimant que des ajustements réguliers sont indispensables pour préserver sa viabilité financière sur le long terme.
Interrogé sur les effets des réformes déjà engagées, Mimoun Zbayer a indiqué que les dernières mesures avaient permis de prolonger l’horizon de viabilité de certains régimes d’environ trois années, tout en rappelant que de nouvelles réformes demeureront nécessaires.
L’Autorité marocaine du marché des capitaux a, pour sa part, mis l’accent sur les évolutions réglementaires destinées à accompagner la modernisation du marché financier.
Parmi les principaux chantiers figure la mise en œuvre de la nouvelle loi relative aux organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), qui ouvre notamment la voie à l’introduction des fonds indiciels cotés (ETF).
Ikhlas Mettioui a expliqué que les projets d’arrêtés nécessaires à l’application de la loi ont déjà été transmis au ministère de l’Économie et des Finances, tandis que les circulaires de l’AMMC sont en cours d’élaboration.
Parallèlement, un groupe de travail réunissant l’ensemble des acteurs du marché — sociétés de gestion, Bourse de Casablanca, banques dépositaires, dépositaire central et sociétés de bourse — travaille actuellement sur les prérequis opérationnels nécessaires au lancement des premiers ETF.
L’objectif affiché est de permettre l’introduction de ces nouveaux instruments avant la fin de l’année ou au début de l’année suivante, sous réserve de l’achèvement du processus réglementaire.
Pour l’AMMC, ces nouveaux véhicules d’investissement devraient contribuer à enrichir la gamme de produits disponibles, à renforcer la profondeur du marché et à améliorer progressivement sa liquidité.
Au terme de cette présentation, les trois autorités dressent donc un constat globalement rassurant. La reprise économique, l’amélioration de la situation financière des établissements bancaires, la progression de l’activité d’assurance et la bonne tenue des marchés contribuent à renforcer la résilience du système financier marocain.
Dans le même temps, les responsables soulignent que les risques évoluent rapidement. Les tensions géopolitiques, les mutations technologiques, les incertitudes pesant sur l’économie mondiale ainsi que les défis démographiques imposent une adaptation permanente des dispositifs de surveillance.
C’est précisément dans cette optique que s’inscrit la nouvelle feuille de route interautorités 2026-2030. Celle-ci vise à approfondir la coopération entre Bank Al-Maghrib, l’ACAPS et l’AMMC autour d’objectifs communs : renforcer les capacités d’analyse, développer les outils macroprudentiels, améliorer le partage sécurisé des données et consolider les mécanismes de prévention et de gestion des crises.
Treize ans après la publication de la première édition du Rapport sur la stabilité financière, les autorités estiment ainsi disposer d’un dispositif de surveillance désormais mature, capable d’accompagner le développement du secteur financier tout en anticipant les risques susceptibles d’affecter sa stabilité. Le message demeure néanmoins prudent : si les fondamentaux apparaissent solides, la stabilité financière reste un objectif qui exige une veille permanente et une capacité d’adaptation continue face à un environnement économique et financier en constante évolution.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post Supervision bancaire : Bank Al-Maghrib met en avant la solidité du secteur et accélère ses réformes appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Le rapport intervient dans un contexte où l’économie marocaine a évolué dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques. Malgré ce contexte, le secteur bancaire a poursuivi sa croissance, soutenu par le dynamisme de l’activité économique et une politique monétaire demeurée accommodante.
En 2025, les crédits bancaires ont progressé de 6,5 %, atteignant 1.238 milliards de dirhams, principalement grâce à l’accélération des crédits à l’équipement et à la hausse des crédits à la consommation. Les dépôts de la clientèle ont, de leur côté, augmenté de 7,6 % pour s’établir à près de 1.372 milliards de dirhams, soutenus essentiellement par les dépôts à vue.
Le paysage bancaire marocain comptait, à fin 2025, 95 établissements, contre 92 un an auparavant, dont 24 banques, 30 sociétés de financement, 20 établissements de paiement, 10 associations de microcrédit et plusieurs autres organismes spécialisés.
Dans le même temps, la poursuite de la digitalisation des services financiers s’est traduite par une nouvelle contraction du réseau physique bancaire. Le nombre d’agences est revenu à 5.541, soit 151 agences de moins qu’en 2024. À l’inverse, le réseau des guichets automatiques a continué de s’étendre avec 8.298 GAB, tandis que les établissements de paiement ont renforcé leur présence grâce à un réseau de 34.337 agents.
Le rapport met également en évidence une amélioration des indicateurs d’inclusion financière.
Le nombre de personnes physiques titulaires d’au moins un compte bancaire a atteint 19,3 millions, portant le taux de détention de comptes bancaires à 62 % de la population adulte, contre 58 % un an auparavant. Parallèlement, les comptes de paiement poursuivent leur développement avec 16,3 millions de comptes recensés à fin 2025.
Les performances financières des établissements de crédit se sont également améliorées.
Le produit net bancaire (PNB) des banques conventionnelles a progressé à 73,9 milliards de dirhams, tandis que leur résultat net agrégé a atteint 19,2 milliards de dirhams, en hausse de près de 22 % par rapport à 2024.
Cette évolution s’explique notamment par la progression des revenus récurrents et par la diminution du coût du risque, qui est revenu à 9,8 milliards de dirhams après la forte hausse observée l’année précédente.
Les banques participatives ont, elles aussi, poursuivi leur montée en puissance. Leur résultat net agrégé, positif depuis 2023, a doublé en 2025 pour atteindre près de 200 millions de dirhams, tandis que leurs financements ont progressé à 32,8 milliards de dirhams.
Bank Al-Maghrib considère que les principaux indicateurs prudentiels demeurent à des niveaux confortables.
Le ratio moyen de solvabilité s’est établi à 16,1 %, largement au-dessus du minimum réglementaire de 12 %, tandis que le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 (CET1) est resté à 13,5 %, contre un minimum réglementaire fixé à 9 %.
Le ratio moyen de liquidité à court terme s’est maintenu à 172 %, bien au-dessus du seuil réglementaire de 100 %, traduisant une situation de liquidité jugée solide.
Le taux des créances en souffrance a légèrement diminué pour s’établir à 8,3 % sur base sociale et 8,8 % sur base consolidée. La Banque centrale souligne toutefois que leur volume a atteint 102,3 milliards de dirhams, ce qui justifie la poursuite des efforts de provisionnement et de gestion du risque de crédit.
L’année 2025 a également été marquée par plusieurs évolutions du cadre réglementaire.
Bank Al-Maghrib a finalisé la réforme du régime de résolution bancaire, désormais adoptée par le Parlement, afin de renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des crises bancaires.
La Banque centrale a également renforcé le cadre prudentiel applicable aux créances en souffrance, en introduisant notamment une nouvelle catégorie de « créances sensibles » destinée à mieux anticiper les dégradations de la qualité du crédit avant le défaut de paiement. Des règles spécifiques ont également été définies pour les créances restructurées.
Par ailleurs, un cadre prudentiel spécifique a été mis en place pour la Société nationale de garantie et de financement de l’entreprise (SNGFE), afin d’adapter les exigences prudentielles à ses activités de garantie.
Au-delà des risques bancaires traditionnels, le rapport souligne l’attention croissante portée aux nouveaux enjeux liés à la transformation numérique.
Bank Al-Maghrib indique avoir renforcé son dispositif de supervision des cyber-risques, généralisé le tableau de bord de cybersécurité à l’ensemble du secteur bancaire et finalisé un guide de bonnes pratiques destiné à renforcer la protection contre les attaques de type ransomware.
La Banque centrale poursuit également le développement de l’écosystème fintech, avec la publication du Guide du Parcours Fintech, l’accompagnement du lancement des activités de financement collaboratif, les travaux préparatoires à l’Open Banking en partenariat avec le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et la mise en place d’un groupe de travail consacré à l’encadrement de l’intelligence artificielle dans le secteur bancaire.
Le rapport revient enfin sur plusieurs chantiers stratégiques conduits au cours de l’année.
Bank Al-Maghrib a poursuivi le renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en préparation de l’évaluation mutuelle du Maroc par le GAFIMOAN prévue en novembre 2026. Elle a également renforcé son dispositif de supervision des risques climatiques à travers de nouvelles directives réglementaires et la mise en œuvre de sa stratégie de finance climat à l’horizon 2030.
Enfin, la Banque centrale indique avoir consolidé ses mécanismes de protection de la clientèle bancaire, notamment par le développement du comparateur des tarifs bancaires, la réalisation d’opérations de « Mystery Shopping », le renforcement de l’accessibilité des services aux personnes en situation de handicap et le lancement de campagnes de sensibilisation contre le phishing.
LNT
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]]>The post Bourse de Casablanca : le MASI recule de 2,27 % sur fond de repli des valeurs minières appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Après plusieurs semaines d’évolution favorable, le marché casablancais a enregistré une correction au cours de la semaine écoulée. Le MASI, principal indice de la Bourse de Casablanca, a clôturé à 17.578,83 points, en baisse de 2,27 %.
Les autres principaux indices ont également terminé en territoire négatif. Le MASI 20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides de la cote, a perdu 1,74 % pour s’établir à 1.302,58 points. De son côté, le MASI ESG, composé des entreprises les mieux notées selon les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a reculé de 2,55 % à 1.244,43 points.
Les petites et moyennes capitalisations ont enregistré la plus forte baisse de la semaine. Le MASI Mid and Small Cap a ainsi abandonné 3,61 % pour clôturer à 1.751,96 points.
Sur le plan sectoriel, les compartiments liés aux matières premières ont été les plus touchés.
Le secteur des Mines a enregistré la plus forte baisse hebdomadaire avec un recul de 6,64 %, devant l’Industrie agricole (-6,48 %) et les Sociétés de portefeuilles-Holdings (-5,14 %).
À l’inverse, quelques secteurs sont parvenus à évoluer positivement malgré la tendance générale du marché. Les Sociétés de financement et autres activités financières ont progressé de 1,66 %, devant les Services de transport (+0,58 %) et le secteur Sylviculture et papier (+0,40 %).
L’activité est demeurée soutenue sur le marché casablancais. Le volume global des échanges a dépassé 1,38 milliard de dirhams, réparti entre 734,22 millions de dirhams sur le marché central et 642,77 millions de dirhams sur le marché de blocs.
Les titres les plus actifs de la semaine ont été Managem, qui a concentré 14,31 % des échanges, suivie d’Attijariwafa bank (8,98 %) et de Sodep-Marsa Maroc (7,71 %).
Malgré la correction enregistrée par les principaux indices, la capitalisation boursière de la place casablancaise demeure supérieure au seuil symbolique des 1.000 milliards de dirhams, s’établissant à 1.005,23 milliards de dirhams.
Au niveau des valeurs individuelles, Rebab Company a enregistré le plus fort repli de la semaine, avec une baisse de 9,73 % à 88,01 dirhams.
Elle est suivie par Minière Touissit (-9,56 % à 4.350 DH), Aluminium du Maroc (-8,89 % à 1.732 DH), Lesieur Cristal (-7,58 % à 305 DH), Involys (-6,85 % à 121 DH) et CMGP Group (-6,48 % à 317 DH).
À l’opposé, plusieurs valeurs ont terminé la semaine en hausse. Salafin a signé la meilleure performance avec une progression de 7,57 % à 455 dirhams, devant Maroc Leasing (+7,38 % à 365,10 DH), IB Maroc.com (+7,08 % à 59 DH), Promopharm (+5,99 % à 1.345 DH) et Eqdom (+3,29 % à 1.600 DH).
LNT
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]]>The post Phishing : BAM appelle à renforcer la coordination nationale face à l’essor des escroqueries financières appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Réunissant les autorités de supervision, les services chargés de l’application de la loi, les établissements financiers ainsi que des experts internationaux, notamment de la Banque du Portugal, cet atelier avait pour objectif d’échanger sur les nouvelles formes de fraude financière et les moyens de renforcer les mécanismes nationaux de prévention et de réponse.
Dans son allocution d’ouverture, Nabil Badr a rappelé que la digitalisation des services financiers constitue un levier important de modernisation de l’économie marocaine, favorisant l’inclusion financière, le développement des moyens de paiement électroniques et une meilleure intégration des citoyens et des entreprises dans l’économie formelle.
Cette évolution s’accompagne toutefois de nouveaux défis sécuritaires. Selon le directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib, l’utilisation croissante des technologies numériques élargit les surfaces d’exposition aux cybermenaces et offre aux réseaux criminels de nouvelles opportunités pour développer des schémas de fraude de plus en plus sophistiqués.
S’appuyant sur le rapport Global Financial Fraud Threat Assessment d’Interpol, il a rappelé que les pertes mondiales liées aux fraudes financières ont atteint 442 milliards de dollars en 2025.
Nabil Badr a souligné que les modes opératoires ont profondément évolué ces dernières années. Les cybercriminels cherchent désormais moins à contourner les systèmes de sécurité des banques qu’à manipuler directement les utilisateurs des services financiers grâce à des techniques d’ingénierie sociale.
Phishing, faux messages bancaires, appels frauduleux, faux investissements, usurpation d’identité d’institutions publiques ou financières, ainsi que diffusion de liens malveillants via les réseaux sociaux figurent parmi les principales méthodes utilisées pour obtenir des informations confidentielles ou détourner des fonds.
Pour le responsable de Bank Al-Maghrib, ces pratiques portent directement atteinte à la confiance, qu’il considère comme le fondement même du fonctionnement du système financier. Elles constituent, selon lui, un défi majeur à un moment où le Royaume poursuit ses efforts en faveur de l’inclusion financière, de la généralisation des paiements numériques et de la réduction du recours aux espèces.
Au-delà de la protection des consommateurs, Nabil Badr a souligné que les escroqueries financières représentent également une problématique d’intégrité financière.
Il a rappelé que les travaux du Groupe d’action financière (GAFI) mettent en évidence les liens croissants entre les cyberescroqueries, les opérations de blanchiment de capitaux et d’autres formes de criminalité financière, les fonds issus de ces fraudes étant souvent transférés à travers des circuits internationaux complexes.
Dans ce contexte, il a estimé que les escroqueries financières devaient être appréhendées non seulement sous l’angle de la cybersécurité, mais également comme un élément central des dispositifs de lutte contre les flux financiers illicites.
Face à ces évolutions, Nabil Badr a rappelé que Bank Al-Maghrib poursuit le renforcement de son dispositif réglementaire et prudentiel afin d’accompagner la transformation numérique du secteur bancaire tout en garantissant un niveau élevé de sécurité.
Il a notamment évoqué la publication, en juillet 2024, d’un premier guide de bonnes pratiques destiné aux établissements de crédit pour renforcer leurs dispositifs de prévention, de détection et de traitement des risques liés au phishing.
Un second guide, publié en juillet 2026, est consacré aux risques associés aux « comptes rebonds », utilisés comme comptes de transit dans les opérations frauduleuses. Ce référentiel propose des recommandations destinées à améliorer leur identification et leur traitement.
Le directeur de la supervision bancaire a également indiqué que Bank Al-Maghrib avait demandé aux établissements bancaires de renforcer la sécurité de leurs applications mobiles en généralisant notamment l’authentification multifactorielle et l’utilisation d’appareils de confiance reconnus par les banques pour la validation des opérations sensibles.
Au-delà du cadre réglementaire, Nabil Badr a insisté sur l’importance de la sensibilisation du grand public. Bank Al-Maghrib a ainsi mené, en coordination avec les établissements financiers, plusieurs campagnes d’information prenant la forme de guides pratiques, de capsules pédagogiques et, plus récemment, d’une campagne nationale d’envoi de SMS destinés à alerter les citoyens sur les risques de phishing.
Il a également appelé les banques et les établissements de paiement à poursuivre leurs investissements dans les systèmes de détection des fraudes, les dispositifs d’authentification renforcée, l’analyse comportementale des transactions et les mécanismes de réaction rapide.
Selon lui, la lutte contre les escroqueries financières ne peut être efficace que si elle repose sur une coopération étroite entre les autorités de supervision, les services chargés de l’application de la loi, les autorités judiciaires, les institutions financières, les opérateurs de télécommunications et les citoyens eux-mêmes.
Dans cette perspective, Nabil Badr a rappelé la création du Comité national de lutte contre les escroqueries financières, placé sous la coordination de l’Autorité nationale du renseignement financier. Il a toutefois estimé que les évolutions rapides des modes opératoires imposent désormais d’aller plus loin, en mettant en place un cadre opérationnel d’échange d’informations permettant de fluidifier la coopération entre banques, autorités judiciaires et services d’enquête afin d’accélérer l’identification et l’interpellation des auteurs de ces fraudes.
LNT
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]]>The post Cybersécurité : les entreprises marocaines gagnent en maturité, mais de nouveaux défis émergent appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Réalisée auprès de 62 grandes entreprises et PME marocaines, cette édition 2026, placée sous le thème « De la défense à l’anticipation : la cybersécurité marocaine entre dans une nouvelle ère », dresse un état des lieux de la maturité numérique des organisations du Royaume et identifie les principaux défis auxquels elles sont confrontées. Les résultats ont été rassemblés dans un Livre blanc destiné à accompagner les entreprises dans le renforcement de leur résilience numérique.
L’étude met en évidence une amélioration du niveau global de maturité en cybersécurité. L’indice global atteint désormais 56 %, marquant le passage d’un niveau qualifié « En développement » à un niveau « Défini ».
Cette évolution s’accompagne d’un engagement accru des instances dirigeantes. Ainsi, 74 % des directions générales participent désormais aux décisions liées à la cybersécurité, contre 55 % un an auparavant. Parallèlement, plus de la moitié des entreprises interrogées (56 %) consacrent désormais plus de 5 % de leur budget informatique à la cybersécurité, un niveau qui rejoint les pratiques observées à l’international.
Selon les auteurs du rapport, cette évolution traduit un changement de perception : la cybersécurité n’est plus considérée comme une simple contrainte technique ou réglementaire, mais comme un enjeu stratégique intégré à la gouvernance des organisations. Les exigences réglementaires nationales, notamment la loi 05-20 et les directives de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), contribuent également à cette structuration.
Mohamed Saad, président de l’AUSIM, estime que le cyberespace est désormais devenu un élément central du fonctionnement des économies modernes. Il souligne que les entreprises marocaines renforcent progressivement leur gouvernance, tout en rappelant que des défis importants demeurent, notamment en matière de souveraineté numérique et de développement des compétences.
Malgré ces progrès, le rapport met en lumière plusieurs « risques asymptomatiques », c’est-à-dire des vulnérabilités encore peu visibles mais susceptibles de produire des effets importants à moyen et long terme.
Le premier concerne l’intelligence artificielle. Si les entreprises reconnaissent largement son potentiel, les mécanismes de gouvernance restent encore insuffisamment développés, favorisant notamment le phénomène de « Shadow AI », caractérisé par l’utilisation non encadrée d’outils d’intelligence artificielle au sein des organisations.
Le deuxième risque identifié porte sur la dépendance croissante aux infrastructures cloud. De nombreuses entreprises ne disposent toujours pas de plans de réversibilité leur permettant de changer de fournisseur ou de récupérer leurs données en cas de besoin.
Enfin, l’étude attire l’attention sur la montée de la menace quantique, dont les conséquences potentielles sur les systèmes de chiffrement restent encore peu anticipées par les organisations marocaines. À ces défis technologiques s’ajoute une pénurie persistante de profils qualifiés en cybersécurité, qui limite les capacités d’innovation et de résilience des entreprises.
Pour Jamal Basrire, associé chez PwC et responsable Cloud Transformation & Cyber pour la France et le Maghreb, l’année 2026 marque l’entrée dans une nouvelle phase où l’intelligence artificielle malveillante accélère considérablement les capacités offensives des cyberattaquants.
Il relève par ailleurs l’existence d’une forte hétérogénéité entre les entreprises marocaines : près de 37 % affichent un niveau de maturité élevé et investissent massivement dans la cybersécurité, tandis qu’environ 30 % demeurent dans une situation plus fragile.
Dans ce contexte, il estime que l’externalisation de certaines fonctions spécialisées, comme les centres opérationnels de sécurité (SOC) ou les tests d’intrusion, constitue une solution pertinente, en particulier pour les PME qui représentent près des deux tiers de l’échantillon étudié. Il souligne toutefois que cette externalisation ne doit pas conduire les entreprises à abandonner leur pilotage stratégique, celui-ci devant rester sous leur responsabilité.
Afin d’accompagner les organisations face à ces nouveaux défis, le rapport formule plusieurs recommandations à destination des comités exécutifs.
Les auteurs préconisent d’abord de renforcer les compétences disponibles en développant des programmes de reconversion professionnelle et en ouvrant les métiers de la cybersécurité à des profils non issus des filières informatiques, avec l’appui de l’intelligence artificielle.
Ils recommandent également d’intégrer dès aujourd’hui des exigences de crypto-agilité et de résistance aux futures technologies quantiques dans les nouveaux projets technologiques.
Enfin, ils appellent les entreprises à renforcer leur gouvernance de l’intelligence artificielle et du cloud, notamment en cartographiant les usages, en définissant des politiques internes adaptées et en testant régulièrement leurs plans de sortie des infrastructures cloud.
LNT
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]]>The post Cartes bancaires : Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence saluent les premiers effets de la réforme appeared first on La Nouvelle Tribune.
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]]>The post Lancement d’une consultation publique élargie sur le projet de Taxonomie Financière Verte appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Le ministère de l’Économie et des Finances, Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), ainsi que le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ont lancé une consultation publique sur le projet de taxonomie, dans le cadre de la poursuite du processus de finalisation du projet de taxonomie financière verte du Maroc (TFVM).
Cette consultation publique vise à recueillir les observations, commentaires et propositions des parties prenantes et du public intéressé, afin d’enrichir le projet de taxonomie et de contribuer à sa finalisation, indique le ministère de l’Économie et des Finances sur son site web.
Ce chantier structurant, mené avec l’appui technique de la Banque mondiale et d’Expertise France, du Groupe Agence Française de Développement (AFD), s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de la Stratégie de Développement de la Finance Climat à l’horizon 2030 et l’accélération de l’implémentation des engagements climatiques internationaux du Maroc, notamment ceux inscrits dans la nouvelle CDN (Contribution Déterminée au niveau National) 3.0, et la Stratégie nationale bas carbone (SNBC 2050).
La taxonomie financière verte du Maroc constitue un référentiel commun permettant de classifier les activités économiques considérées comme vertes, sur la base de critères scientifiques et techniques prédéfinis permettant de mieux saisir les opportunités d’investissement climatiques et une meilleure gestion des risques par le secteur financier.
Dans cette première phase, elle couvre les secteurs à fort impact climatique, notamment l’énergie, le transport et l’industrie. Elle a pour objectif de mettre à la disposition des acteurs publics, des institutions financières, des investisseurs et des entreprises publiques et privées un cadre harmonisé permettant d’identifier les activités et les projets d’investissements contribuant aux objectifs d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à leurs effets.
Les documents soumis à la consultation publique comprennent un chapitre dédié à l’atténuation des changements climatiques, couvrant les activités économiques contribuant à la réduction des émissions, ainsi qu’un chapitre dédié à l’adaptation aux effets des changements climatiques, portant sur les activités renforçant la résilience face aux risques climatiques.
Cette consultation publique vise notamment à recueillir les contributions des parties prenantes sur « les critères techniques proposés pour les activités couvertes », « la clarté du référentiel et sa facilité d’utilisation par les acteurs concernés », « les modalités de mise en œuvre progressive de la taxonomie » et « les besoins d’accompagnement, de clarification ou d’amélioration pour faciliter son utilisation ».
Les contributions éventuelles peuvent être transmises par voie électronique à l’adresse « [email protected] » au plus tard avant le 31 juillet 2026.
LNT
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]]>The post La DGI publie l’édition 2026 de son guide sur les incitations fiscales au profit du secteur du transport appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Selon la DGI, le Code général des impôts ainsi que le texte relatif à la fiscalité des collectivités territoriales prévoient un ensemble de mesures fiscales destinées à soutenir les investissements dans le transport et à renforcer la compétitivité des entreprises exerçant dans ce domaine.
Le guide recense les principaux dispositifs applicables en matière d’impôt sur les sociétés (IS), d’impôt sur le revenu (IR), de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), de droits de timbre, de taxe spéciale annuelle sur les véhicules (TSAV), de taxe aérienne pour la solidarité et la promotion touristique, ainsi que de taxe professionnelle.
À travers cette publication, l’administration fiscale entend offrir aux entreprises et aux investisseurs un outil de référence simplifié facilitant l’identification des différents avantages fiscaux prévus pour le secteur.
La DGI rappelle toutefois que ce document a une vocation exclusivement informative et pédagogique. Il ne saurait se substituer aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, qui demeurent les seules références juridiques applicables.
LNT
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]]>The post À Aix, l’Europe cherche une boussole dans un monde sans repères appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Il y avait quelque chose de paradoxal, cette année, à voir le parc Jourdan afficher complet sous une canicule record. Tandis que des brumisateurs tentaient de rafraîchir les tentes blanches où se pressaient canotiers et costumes sombres, les organisateurs du Cercle des économistes posaient une question qui, il y a dix ans encore, aurait paru incongrue dans une grand-messe libérale : « Peut-on encore parler de progrès ? ». Fondées en 2001, devenues le premier forum économique européen ouvert et gratuit, les Rencontres d’Aix ont réuni cette année plus de 400 intervenants d’une cinquantaine de nationalités et quelque 8 000 spectateurs, pour trois jours de débats retransmis en ligne.
Un forum saisi par le doute
« On est un peu perdu », concédait d’entrée Jean-Hervé Lorenzi, fondateur des Rencontres, constatant que la promesse d’une immense classe moyenne portée par le progrès n’était jamais advenue. Le ton était donné. Sur la scène d’ouverture, le sociologue Jean Viard a livré l’une des interventions les plus commentées, décrivant trois « ruptures anthropologiques » simultanées : une nature qui « a pris le pouvoir » sur les sociétés humaines, un patriarcat qui « explose », une intelligence artificielle qui bouscule les repères hérités. Son diagnostic dépasse le seul champ économique, selon lui, la perte du « désir de futur », nourrit directement la montée des extrêmes. « La politique, c’est du désir ; et si on n’a plus de désir, on va vers l’extrême droite », a-t-il lancé, avant d’adresser une pique aux responsables présents, coupables à ses yeux de « passer sans s’arrêter » et de ne plus lire les chercheurs.
Loin, pourtant, du décor décliniste que l’on prête volontiers à l’Europe, plusieurs voix ont défendu une lecture plus offensive. Maud Vinet, cofondatrice de la deeptech française Quobly, a rappelé que le continent conservait une longueur d’avance sur des terrains décisifs. « En matière d’informatique quantique, nous sommes en pointe, et c’est la prochaine révolution », a-t-elle affirmé, décrivant les verrous que cette technologie promet de faire sauter : la simulation de molécules complexes, aujourd’hui limitée à une trentaine d’atomes, ou l’optimisation de flux logistiques que le calcul classique plafonne à une centaine de paramètres. Démocratie, recherche médicale, quantique : autant d’atouts qu’une partie du forum a appelé à ne pas brader.
La souveraineté européenne comme fil rouge
C’est bien l’Europe, du reste, qui a constitué l’ossature intellectuelle de cette édition. Deux voix de premier plan ont porté un même message, le président du Conseil européen Antonio Costa et la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde. Toutes deux ont refusé le récit du déclin pour défendre celui de l’accélération. Faisant de 2026 « l’année de la compétitivité », Antonio Costa a rappelé que les rapports de Mario Draghi et d’Enrico Letta servaient désormais de feuille de route partagée par la Commission, le Parlement et les États membres pour achever un marché intérieur encore fragmenté dans les télécommunications, l’énergie et les services financiers, simplifier les réglementations, bâtir une véritable Union des marchés de capitaux et investir dans la recherche, l’IA et les technologies stratégiques.
Christine Lagarde a prolongé la démonstration en plaçant le nerf de la guerre au centre « Tout commence avec le financement. » Pour illustrer la fragmentation qui asphyxie l’investissement européen, la présidente de la BCE a raconté avoir brandi, devant les dirigeants de l’Union, une simple feuille A4 recensant la multiplication des plateformes de marché, chambres de compensation et dépositaires centraux, une cartographie devenue le symbole d’un continent où les capitaux circulent trop mal. Sa doctrine tient en trois principes, diversifier fournisseurs et débouchés, rendre l’Europe « indispensable » dans les chaînes de valeur où elle demeure incontournable, et conquérir son indépendance énergétique par le nucléaire et les renouvelables.
Ni l’un ni l’autre n’ont plaidé le repli protectionniste. Au contraire, Lagarde a insisté sur un point trop souvent occulté, l’Europe reste « plébiscitée », nombre de banques centrales étrangères réclamant l’accès à ses mécanismes de liquidité en euros et à ses infrastructures de paiement instantané. La souveraineté monétaire, du reste, passera aussi par l’euro numérique et par des systèmes de paiement moins dépendants d’opérateurs soumis à des juridictions étrangères. Bémol à ces ambitions, forte d’un marché de 450 millions de consommateurs et d’une épargne abondante, l’Union investit pourtant moins que les États-Unis et la Chine dans son propre appareil productif, révélant le syndrome paradoxal d’un géant qui n’ose pas.
L’ombre portée de la présidentielle française
Impossible, enfin, d’ignorer l’échéance qui a plané sur les trois jours. À dix mois de la présidentielle française de 2027, Aix a pris des allures de répétition générale. Mais c’est une déclaration prononcée hors les murs qui aura le plus fait parler. Dans un entretien aux Échos publié le jour de l’ouverture, Christine Lagarde n’a pas exclu de quitter la présidence de la BCE avant la fin de son mandat, en octobre 2027, pour porter « une voix européenne » dans la campagne française. « C’est possible », a-t-elle confié, s’inquiétant qu’une « perspective réductrice de l’ancrage français au sein de l’Europe » ne s’impose dans le débat. Une intrusion assumée, qui interroge l’indépendance de la banque centrale autant qu’elle électrise déjà la course à l’Élysée. Candidats déclarés, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Marine Tondelier, Bruno Retailleau, se sont succédé dans les allées, tandis que le Cercle assumait d’en avoir exclu les formations qu’il juge extrêmes.
Trois jours durant, Aix aura ainsi tenu son rôle, celui moins de prédire l’avenir que tenter de lui redonner un horizon. « Le moteur de l’économie, c’est la stabilité et la confiance », rappelait sur place le président de la CCI Aix-Marseille Provence. Dans un monde sans repères, c’est peut-être la seule boussole qui vaille.
Afifa Dassouli
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]]>The post T2S Group Holding vise plus d’un milliard de dirhams avec son introduction en Bourse appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Présent sur le marché marocain des technologies médicales depuis plusieurs décennies, T2S Group Holding intervient dans la distribution d’équipements médicaux, les dispositifs médicaux, le diagnostic in vitro, les produits radiopharmaceutiques, les solutions numériques pour les établissements de santé ainsi que les services de maintenance. Le groupe s’appuie sur plusieurs filiales spécialisées, dont Cyclopharma, IM Alliance, Binarios et T2S, et distribue ses produits dans plus de vingt pays, principalement en Afrique.
Son activité repose sur un modèle mêlant vente d’équipements, fourniture de consommables et de réactifs, maintenance, services et solutions logicielles. Cette diversification permet au groupe de combiner des revenus liés aux investissements des établissements de santé avec des revenus récurrents issus notamment des contrats de maintenance, des consommables et des licences logicielles. En 2025, ces activités récurrentes représentaient plus de 45 % de son chiffre d’affaires.
Entre 2023 et 2025, le chiffre d’affaires consolidé du groupe est passé de 1,37 à 1,76 milliard de dirhams, soit une croissance annuelle moyenne de 13,3 %. Cette progression est portée par l’ensemble des métiers du groupe, notamment les dispositifs médicaux, les équipements d’oncologie, les blocs opératoires et les systèmes numériques. Le marché privé demeure son principal débouché, représentant près des trois quarts de son activité, tandis que les ventes au secteur public et en Afrique subsaharienne affichent également une progression soutenue.
Sur le plan financier, T2S fait état d’une amélioration de ses principaux indicateurs entre 2023 et 2025, avec une hausse du résultat opérationnel et du résultat net, parallèlement à une réduction de son endettement.
Le groupe entend poursuivre son développement en renforçant son offre dans les équipements médicaux et les solutions numériques, tout en accélérant son expansion sur les marchés africains. Il prévoit également d’élargir son portefeuille de produits, de développer de nouveaux partenariats internationaux et de réaliser des acquisitions ciblées afin de compléter son offre.
Les fonds levés dans le cadre de l’introduction en Bourse doivent notamment contribuer au financement de ces projets, parmi lesquels figurent la construction d’un second cyclotron à Fès, destiné à accroître les capacités de production de produits radiopharmaceutiques, le développement des activités de diagnostic in vitro et le renforcement des infrastructures numériques et de cybersécurité du groupe.
A. Loudni
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]]>The post Système financier : banques, assurances et marchés de capitaux affichent des fondamentaux solides, selon le CCSRS appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Dans son analyse, le CCSRS relève que l’économie mondiale a fait preuve d’une certaine résilience en 2025, soutenue par la demande intérieure et des politiques monétaires plus accommodantes, même si les tensions géopolitiques et le niveau élevé de l’endettement continuent d’alimenter les risques pesant sur les perspectives économiques.
Au Maroc, la croissance économique s’est renforcée pour atteindre 4,9 % en 2025, contre 4,4 % un an auparavant, bénéficiant notamment des bonnes conditions climatiques et de la bonne tenue des activités non agricoles. Selon les projections de Bank Al-Maghrib, cette croissance devrait s’établir à 5,2 % en 2026 avant de revenir à 3,1 % en 2027, sous l’hypothèse d’une campagne céréalière moyenne.
L’inflation est demeurée contenue à 0,8 % en 2025, tandis que le déficit budgétaire poursuit sa réduction progressive. Le ratio de la dette du Trésor devrait ainsi continuer à diminuer pour atteindre 65,1 % du PIB à l’horizon 2027.
Dans ce contexte, le secteur bancaire a enregistré une troisième année consécutive de consolidation de ses performances financières.
Le résultat net agrégé des établissements de crédit s’est établi à 19,2 milliards de dirhams à fin 2025, en progression de 22,2 % par rapport à l’exercice précédent. Cette évolution s’explique principalement par la hausse du produit net bancaire et par le recul du coût du risque.
Parallèlement, l’activité de crédit est demeurée dynamique. Les concours accordés au secteur non financier ont progressé de 6,5 % en 2025, soutenus par la reprise de l’activité économique et l’assouplissement des conditions monétaires.
La qualité des portefeuilles de crédits s’est également légèrement améliorée. Le taux des créances en souffrance est revenu à 8,3 %, contre 8,4 % un an auparavant, tandis que leur taux de couverture par les provisions est resté stable autour de 68 %.
Sur le plan prudentiel, les principaux indicateurs demeurent largement supérieurs aux exigences réglementaires. Le ratio moyen de solvabilité atteint 16,1 % et le ratio des fonds propres de catégorie 1 s’établit à 13,5 %. Les exercices de stress tests réalisés par les autorités continuent par ailleurs de confirmer la capacité de résistance des principales banques face à des scénarios macroéconomiques particulièrement défavorables. Le ratio de liquidité à court terme demeure lui aussi supérieur au seuil réglementaire.
Le CCSRS relève également la poursuite de la croissance du secteur des assurances.
Le chiffre d’affaires global a atteint 63,2 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 7,5 %. Cette progression est portée aussi bien par la branche Vie (+8,4 %) que par la branche Non-Vie (+6,6 %). La branche Vie confirme notamment le redressement amorcé en 2024, grâce au dynamisme de l’activité épargne dont la collecte progresse de 8,9 %.
La rentabilité du secteur s’est également renforcée. Le résultat net atteint 5,3 milliards de dirhams, en hausse de 21,4 %, soutenu principalement par les performances financières des placements. Le rendement des fonds propres (ROE) s’établit ainsi à 11,1 %, son niveau le plus élevé depuis une décennie.
Profitant de la bonne orientation des marchés financiers, les plus-values latentes sur les portefeuilles d’investissement se sont fortement appréciées pour atteindre 62,5 milliards de dirhams. Le ratio des plus-values latentes représente désormais 23,8 % des placements, un niveau qualifié d’historique par le Comité.
Cette évolution a permis de renforcer sensiblement la marge de solvabilité du secteur, dont le ratio réglementaire atteint désormais 409,4 %, soit une progression de près de 55 points en une année. Les exercices de stress tests confirment, selon le CCSRS, la résilience globale des entreprises d’assurances face à des scénarios macroéconomiques et techniques défavorables.
Le Comité relève toutefois que la situation des régimes publics de retraite continue d’appeler une réforme de fond.
Si la deuxième tranche des augmentations salariales issues du dialogue social d’avril 2024 a permis d’améliorer certains indicateurs financiers, les déséquilibres structurels persistent et la viabilité de long terme des régimes n’a pas connu d’amélioration significative.
Le Comité s’est également penché sur l’évolution des marchés financiers.
Après deux années de forte progression, la Bourse de Casablanca est entrée dans une phase de consolidation au premier semestre 2026. À fin juin, le MASI reculait de 3,34 %, tandis que la capitalisation boursière demeurait quasiment stable autour de 1.043 milliards de dirhams. Cette évolution s’est accompagnée d’une hausse de la volatilité, sans remettre en cause les fondamentaux du marché.
Le marché obligataire est resté dynamique, avec 58,18 milliards de dirhams d’émissions de bons du Trésor à fin mai, tandis que les émissions de dette privée ont atteint 41 milliards de dirhams. Le CCSRS estime que cette évolution confirme le rôle croissant du marché des capitaux dans le financement de l’économie.
L’industrie de la gestion collective poursuit également son développement. L’actif net des OPCVM s’élève à près de 833 milliards de dirhams à mi-juin 2026, en progression de 6,1 % sur un an. Les souscriptions se sont principalement orientées vers les fonds obligataires court terme, les OPCVM monétaires et les fonds diversifiés.
Le Comité souligne enfin l’élargissement progressif de la base des investisseurs. Le nombre de comptes-titres a progressé de 8,3 % au premier trimestre 2026 pour atteindre plus de 434.000, tandis que les personnes physiques représentent près des trois quarts des porteurs de parts d’OPCVM.
SB
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]]>The post Achats : l’intelligence artificielle au cœur des débats des Assises de l’Excellence Achats 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Organisée au Kenzi Rose Garden, cette rencontre s’est articulée autour des principaux défis auxquels est confrontée la fonction achats, dans un contexte marqué par les mutations des chaînes d’approvisionnement, la recherche de gains de performance et l’intégration progressive des nouvelles technologies au sein des entreprises.
Partenaire stratégique de cette édition, SEMS a participé aux échanges en présentant ses solutions dédiées à la digitalisation des processus achats et de la supply chain. L’entreprise, également sponsor officiel des Trophées de l’Excellence Achats Maroc 2026, a notamment mis l’accent sur les applications de l’intelligence artificielle dans les métiers des achats.
À cette occasion, le CEO de SEMS, Abdelilah El Attari, a animé une conférence consacrée à l’« Agentic AI in Procurement ». Selon lui, l’intégration de l’intelligence artificielle agentique et des technologies de rupture constitue désormais « un moteur essentiel de la performance, de l’efficacité et de la création de valeur durable » au sein des organisations. Il a également indiqué que les solutions développées par SEMS visent à permettre aux directions achats d’anticiper les évolutions du marché et d’automatiser certains processus stratégiques, notamment dans le cadre des solutions Source-to-Pay.
Les débats ont également porté sur l’évolution du rôle des directions achats dans les entreprises. Intervenant lors de cette rencontre, le président du CNA Maroc, Younes Ouahman, a estimé que la fonction achats a connu une transformation importante au cours de la dernière décennie. Selon lui, elle est devenue « un levier majeur de compétitivité, de souveraineté et de résilience », le directeur achats occupant désormais une position centrale dans les relations entre l’entreprise et son écosystème de partenaires et de fournisseurs.
L’événement s’est achevé par la remise des Trophées de l’Excellence Achats Maroc 2026, destinés à distinguer plusieurs projets déployés dans différents secteurs d’activité.
Dans la catégorie Excellence Stratégique Achats, le prix a été attribué à Poste Maroc pour son projet de transformation de la fonction achats, portant notamment sur la gouvernance, la professionnalisation des pratiques et la création de valeur.
Le trophée Innovation & Collaboration Fournisseurs est revenu à Laprophan (Flowlink), récompensé pour la digitalisation de la relation fournisseurs, tandis que le prix Achats Responsables & Impact Durable a été décerné à Royal Air Maroc pour son projet d’électrification de son parc automobile.
Dans la catégorie Transformation Digitale & IA, Holcim a été distingué pour son portail fournisseurs destiné à automatiser plusieurs processus achats et à renforcer la collaboration avec ses partenaires.
Le trophée Développement Écosystème Local & Africain a été attribué ex æquo à Managem, pour la mise en place d’une gouvernance achats couvrant neuf pays africains, et à Royal Air Maroc pour son projet de développement de tags bagages conçus et fabriqués au Maroc.
Enfin, le Prix Spécial du Jury a été remis à Laprophan (Flowlink), saluant un projet distingué pour son niveau d’innovation, son impact et sa mise en œuvre.
LNT
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]]>The post Assurance : la fusion Sanlam Maroc-Allianz Maroc vise de nouvelles synergies de croissance appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>À cette occasion, l’Administrateur Directeur Général de Sanlam Maroc, Yahia Chraibi, a insisté sur le fait que cette fusion procède d’un choix stratégique des actionnaires plutôt que d’une contrainte économique. Selon lui, les deux groupes auraient pu conserver des structures distinctes ou céder leurs actifs, mais ont privilégié la création d’une entité unique afin de répondre à l’évolution des attentes des clients et aux transformations du marché marocain de l’assurance.
Le dirigeant a rappelé que Sanlam Maroc et Allianz Maroc disposent respectivement de plus de 75 et 70 années de présence dans le Royaume. Cette implantation historique leur a permis, selon lui, de développer des expertises complémentaires, que la nouvelle entité entend désormais réunir au sein d’une même organisation.
La fusion marocaine constitue l’aboutissement du rapprochement entre Sanlam et Allianz en Afrique, engagé après la création de leur joint-venture continentale. Yahia Chraibi a indiqué que des opérations similaires avaient déjà été menées dans plusieurs pays africains, le Maroc étant l’un des derniers marchés à finaliser ce processus, notamment en raison des procédures réglementaires nécessaires auprès des autorités compétentes.
L’opération a ainsi été réalisée dans le cadre d’une fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc, après les autorisations délivrées par les instances concernées, notamment l’Autorité de la concurrence, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ainsi que l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).
Selon les responsables, cette intégration s’accompagne d’un important travail d’harmonisation des organisations, des systèmes d’information, des offres commerciales et des processus internes afin d’assurer une transition progressive.
À l’issue de cette opération, la nouvelle entité revendique une position renforcée sur le marché national de l’assurance.
Yahia Chraibi a indiqué que le groupe représente désormais environ 14 % du marché marocain, avec un volume de primes de l’ordre de 8,1 milliards de dirhams sur l’exercice 2025. Il a précisé que cette position repose principalement sur les activités non-vie, où la compagnie atteint près de 23 % de part de marché.
Le dirigeant a également souligné le maintien de positions importantes sur plusieurs branches, notamment l’assurance automobile, les risques d’entreprises et l’assurance santé.
Selon les chiffres présentés, la compagnie couvre désormais plus de six millions d’assurés et s’appuie sur un réseau dépassant 750 points de vente répartis dans plus de 230 villes et localités rurales à travers le Royaume. Cette couverture territoriale est présentée comme un levier destiné à renforcer la proximité avec les assurés et les intermédiaires.
Pour Yahia Chraibi, le principal objectif consiste à créer un acteur disposant de moyens renforcés pour accompagner aussi bien les particuliers que les entreprises.
Il a expliqué que la complémentarité des deux compagnies devrait permettre d’améliorer les parcours clients, de mutualiser les expertises techniques et d’accroître les capacités d’innovation, notamment dans le domaine des services numériques.
Le dirigeant a également mis en avant le renforcement des capacités d’assurance destinées aux entreprises, en particulier pour les grands projets d’investissement et d’infrastructures. Selon lui, la taille du nouvel ensemble permettra d’assumer des engagements financiers plus importants en s’appuyant sur les capacités internationales des groupes Sanlam et Allianz, réduisant ainsi le recours aux mécanismes de coassurance ou à des réassureurs extérieurs.
Autre axe souligné : la présence africaine du groupe. Grâce au réseau constitué dans une trentaine de pays, la compagnie entend proposer des solutions d’assurance couvrant plusieurs marchés africains à partir du Maroc, afin d’accompagner les entreprises marocaines et internationales engagées dans leur développement continental.
L’un des principaux messages adressés aux clients concerne l’absence de changement immédiat dans la gestion de leurs contrats.
Le guide d’information élaboré à l’occasion de la fusion précise que les contrats en cours demeurent valables jusqu’à leur échéance, sans modification des garanties, des tarifs ou des modalités de gestion. Les assurés n’ont aucune démarche particulière à effectuer et continuent de bénéficier des mêmes services ainsi que des mêmes interlocuteurs.
Les procédures de déclaration de sinistres, de remboursement ou de prise en charge restent également inchangées pendant la phase de transition. Les réseaux d’agents, de courtiers, les plateformes téléphoniques ainsi que les différents canaux de distribution continuent de fonctionner selon les modalités habituelles.
À moyen terme, les responsables prévoient toutefois une convergence progressive des offres commerciales et des outils de gestion afin de proposer des produits enrichis, des parcours clients simplifiés ainsi qu’un développement accru des services digitaux.
Le document précise également que les conditions tarifaires des contrats en cours ne sont pas modifiées par la fusion. Lors des renouvellements ou de nouvelles souscriptions, les évolutions tarifaires continueront d’être déterminées selon les critères habituels liés au profil de l’assuré, aux garanties choisies ou aux risques couverts, indépendamment de l’opération de fusion.
Interrogé sur les conséquences de la fusion pour les collaborateurs, Yahia Chraibi a indiqué que le processus de préparation avait débuté plusieurs années avant son aboutissement juridique.
Selon lui, cette période a permis d’anticiper une grande partie des ajustements organisationnels grâce aux mouvements naturels de personnel et à une politique de non-remplacement de certains départs, limitant ainsi les situations de doublons. Il a salué l’implication des équipes des deux compagnies, précisant que plus de 200 ateliers de travail avaient réuni environ 230 collaborateurs afin de construire les futurs processus communs et définir l’organisation cible.
Le responsable a également souligné la participation des réseaux d’intermédiaires, associés progressivement aux travaux de préparation afin d’assurer une transition la plus fluide possible pour les assurés.
Au-delà de l’intégration opérationnelle, la fusion devrait également se traduire par une évolution de l’identité de la compagnie.
Yahia Chraibi a indiqué qu’une démarche réglementaire avait été engagée afin d’adopter progressivement la dénomination SanlamAllianz Maroc, sous réserve des autorisations requises. Ce choix vise, selon lui, à conserver la notoriété des deux marques tout en reflétant le rapprochement déjà engagé à l’échelle du continent africain.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post T2S Group Holding obtient le visa de l’AMMC pour son introduction en Bourse appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>D’un montant global de près de 1,1 milliard de dirhams, cette introduction en Bourse combine une augmentation de capital réservée au public de 350 millions de dirhams, prime d’émission comprise, et une cession d’actions existantes représentant 750 millions de dirhams. L’AMMC a délivré son visa sous la référence VI/EM/021/2026.
Fondé en 1992 par Abderraouf Sordo, T2S Group Holding est aujourd’hui positionné comme un acteur marocain de référence dans la technologie médicale intégrée. Le groupe accompagne les établissements de santé publics et privés, les laboratoires d’analyses médicales et les centres de radiologie au Maroc ainsi que dans plusieurs pays d’Afrique francophone, en proposant des équipements de diagnostic et de traitement, ainsi que des services d’installation, de maintenance et de support technique.
Son modèle repose sur deux axes complémentaires. Le premier concerne la distribution, l’installation et la maintenance d’équipements médicaux de haute technologie couvrant notamment l’imagerie médicale, l’oncologie, les blocs opératoires, la robotique chirurgicale et les dispositifs médicaux spécialisés. Le second est consacré à la production industrielle et à la recherche et développement, avec notamment une unité de production de traceurs radiopharmaceutiques à Casablanca et un deuxième cyclotron prévu à Fès en 2028 afin de doubler les capacités de production destinées à la médecine nucléaire.
Le groupe développe également des solutions numériques destinées aux établissements de santé. Sa filiale spécialisée travaille notamment sur des modules intégrant l’intelligence artificielle pour assister les radiologues dans l’interprétation des images médicales. Ses activités couvrent sept segments principaux, parmi lesquels la radiologie, l’oncologie, les dispositifs médicaux, le diagnostic in vitro, la radiopharmacie, les systèmes d’information hospitaliers et les services après-vente.
Pour soutenir son développement, T2S Group s’appuie sur un réseau de plus de 40 partenaires industriels internationaux, dont GE HealthCare, BioMérieux, Accuray et Boston Scientific, ainsi que sur un portefeuille de plus de 8.000 références réparties dans une quinzaine de catégories de produits MedTech. Le groupe emploie 418 collaborateurs, dispose d’un entrepôt logistique de 3.000 m² et intervient dans plus de 20 pays africains.
Les fonds levés doivent permettre de poursuivre plusieurs axes de développement, notamment le renforcement des activités historiques, le lancement de nouvelles solutions technologiques, l’accélération de l’expansion internationale, en particulier en Afrique, ainsi qu’une stratégie de croissance externe reposant sur des acquisitions ciblées.
La période de souscription est prévue du 13 au 17 juillet 2026, avec un prix fixé à 223 dirhams par action. L’opération est coordonnée par CFG Finance, qui intervient en qualité de conseiller financier et coordinateur global.
LNT avec CdP
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]]>The post Bourse de Casablanca : les OPCVM et les entreprises marocaines dominent les échanges au T1 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Le volume global des transactions sur les compartiments central et de blocs s’est établi à 26,9 milliards de dirhams (MMDH), contre 38,5 MMDH au quatrième trimestre 2025 et 33,3 MMDH un an auparavant, traduisant un recul de l’activité sur la période.
Sur le compartiment Actions du marché central, les OPCVM ont généré 38,4% des volumes échangés, devant les personnes morales marocaines (27,2%) et les personnes physiques marocaines (22,6%). Les personnes morales étrangères ont représenté 6,1% des transactions, tandis que les investisseurs passant par le réseau bancaire et les personnes physiques étrangères ont respectivement contribué à hauteur de 5,4% et 0,3%.
Le rapport montre également des positions contrastées selon les catégories d’investisseurs. Les OPCVM ont affiché une position nette acheteuse, avec des acquisitions totalisant 10,8 MMDH, en baisse de 26,8%, pour des ventes de 9,3 MMDH, en progression de 6,1%. Les personnes morales marocaines se sont, à l’inverse, positionnées comme vendeuses nettes, avec 7,9 MMDH de cessions contre 6,3 MMDH d’achats.
Les personnes physiques marocaines ont également terminé le trimestre en position nette acheteuse, avec 6,2 MMDH d’achats et 5,6 MMDH de ventes. Les investisseurs institutionnels étrangers ont, pour leur part, réalisé 1,63 MMDH d’achats, en hausse de 70,2% sur un an, et 1,55 MMDH de ventes. Les ordres transitant par le réseau bancaire ont représenté 1,2 MMDH d’achats et 1,7 MMDH de ventes.
Au-delà des volumes, l’AMMC relève une intensification de l’activité en termes d’ordres et de contrats. Le nombre d’ordres de Bourse portant sur les titres de capital a atteint 869.262 au premier trimestre 2026, en progression de 59,2% par rapport à la même période de 2025 et de 9,4% par rapport au trimestre précédent. Le nombre de contrats a, de son côté, augmenté de 47,2% sur un an pour atteindre 416.399.
Le marché central est resté le principal lieu d’échange, concentrant 98% du volume global des transactions avec 26,3 MMDH, malgré une baisse de 16,7% par rapport au premier trimestre 2025. Le compartiment de blocs a, quant à lui, représenté 2% des échanges, pour un montant de 568,8 millions de dirhams.
LNT
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]]>The post Bourse de Casablanca : après trois années d’euphorie, une phase de consolidation portée par des fondamentaux solides appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Présentant les perspectives du marché actions, Khadija El Moussily a rappelé que le MASI avait enchaîné trois exercices particulièrement favorables, avec une progression de 12,8 % en 2023, de 22,2 % en 2024 puis de 27,6 % en 2025.
Dans ce contexte, la baisse observée depuis le début de l’année 2026 était, selon elle, largement anticipée. « Cette respiration n’est pas totalement une surprise », a-t-elle expliqué, estimant qu’après un parcours supérieur à 60 % en trois ans, une phase de consolidation apparaissait naturelle.
La responsable de la recherche actions de BMCE Capital Global Research souligne toutefois que l’ampleur du mouvement a été accentuée par plusieurs facteurs externes, notamment la dégradation du contexte géopolitique international et le regain d’aversion au risque observé sur les marchés financiers.
Pour autant, elle estime que les fondamentaux du marché marocain demeurent solides. Les prises de bénéfices enregistrées ces derniers mois interviennent après une importante revalorisation des actions, mais elles ne remettent pas en cause la capacité bénéficiaire des entreprises cotées.
L’un des principaux enseignements présentés lors de cette rencontre réside dans la progression régulière des résultats des sociétés cotées.
Selon Khadija El Moussily, la capacité bénéficiaire globale de la cote est passée d’environ 28,6 milliards de dirhams en 2021 à plus de 50 milliards de dirhams en 2025. Cette évolution traduit, selon elle, une amélioration structurelle des performances des entreprises, qui accompagne la hausse des indices boursiers.
Les résultats publiés au titre de l’exercice 2025 illustrent cette dynamique. Le chiffre d’affaires consolidé des sociétés cotées aurait progressé d’environ 11 % pour atteindre près de 345 milliards de dirhams, une évolution portée par la plupart des grands secteurs de la cote.
L’industrie figure parmi les principaux moteurs de cette croissance, soutenue notamment par la montée en puissance de plusieurs projets miniers ainsi que par l’amélioration des cours internationaux de certains métaux. Le secteur de la construction bénéficie également de l’accélération des grands chantiers d’infrastructures.
Du côté des établissements financiers, la croissance du produit net bancaire s’explique à la fois par la progression des volumes de crédits, l’optimisation des coûts de refinancement et la bonne tenue des activités de marché. Les effets de la baisse du taux directeur décidée par Bank Al-Maghrib en 2025 ont également contribué à soutenir certains revenus bancaires.
Au-delà des résultats, les analystes considèrent que les niveaux actuels de valorisation restent compatibles avec une poursuite du développement du marché.
Khadija El Moussily souligne que le ratio cours/bénéfices demeure proche de sa moyenne historique, malgré la progression enregistrée ces dernières années. Les projections réalisées pour 2026 et 2027 laissent même entrevoir une amélioration progressive de ces multiples grâce à la poursuite de la croissance des bénéfices.
Le rendement des dividendes devrait également se redresser légèrement après le recul mécanique observé en 2025, conséquence d’une hausse de la capitalisation boursière plus rapide que celle de la masse distribuée. Les estimations avancées font état d’un rendement voisin de 2,9 % en 2026, confortant le profil de rendement du marché marocain.
Les intervenants ont également insisté sur les transformations structurelles qu’a connues la Bourse de Casablanca ces dernières années.
La capitalisation boursière est passée d’environ 690 milliards de dirhams en 2021 à plus de 1.000 milliards de dirhams aujourd’hui, traduisant un changement d’échelle de la place financière marocaine. Cette progression s’est accompagnée d’une amélioration de la liquidité, avec une hausse des volumes échangés sur le marché central et un regain d’intérêt des investisseurs pour les introductions en Bourse.
Selon Khadija El Moussily, cette évolution renforce progressivement la profondeur du marché et sa capacité à absorber les épisodes de volatilité. Elle rappelle qu’en 2026, malgré plusieurs épisodes de tension liés au contexte géopolitique international, chaque phase de baisse a été suivie d’une stabilisation, voire d’un rebond, illustrant une meilleure résilience du marché marocain.
Les perspectives du marché restent également soutenues par un environnement économique jugé globalement favorable.
Les projections présentées tablent sur une croissance économique comprise entre 5,2 % et 5,7 % en 2026, portée par la reprise agricole, le maintien des investissements publics et privés ainsi que par l’accélération des grands chantiers d’infrastructures liés notamment aux préparatifs de la Coupe du monde 2030. La maîtrise de l’inflation, l’amélioration de la notation souveraine du Maroc et la poursuite des investissements structurants constituent, selon les analystes, des facteurs susceptibles de soutenir les résultats des entreprises cotées au cours des prochaines années.
Pour autant, les intervenants ont rappelé que plusieurs risques demeurent susceptibles d’influencer l’évolution du marché. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, pourraient continuer d’affecter les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les aléas climatiques restent également un facteur d’incertitude pour l’économie nationale.
Au final, les analystes estiment que le principal enjeu pour les investisseurs consiste désormais à arbitrer entre des fondamentaux domestiques jugés solides et un environnement international devenu plus instable. Dans cette perspective, la consolidation actuelle apparaît davantage comme une phase de normalisation que comme un changement de tendance de long terme pour la Bourse de Casablanca.
Au-delà de l’analyse globale du marché, la conférence a également permis de mettre en lumière les perspectives de certains secteurs appelés à jouer un rôle moteur dans les prochaines années. Le secteur minier figure parmi ceux qui bénéficient actuellement d’un environnement favorable, marqué par la transition énergétique mondiale, le développement des infrastructures et une demande soutenue pour plusieurs métaux stratégiques.
Présentant son analyse, Noufel Aouragh a rappelé que le secteur connaît une profonde mutation, alimentée par les besoins croissants en cuivre, cobalt, argent ou encore or, utilisés aussi bien dans les technologies bas carbone que dans les équipements électriques et électroniques.
Selon lui, cette dynamique structurelle dépasse les fluctuations conjoncturelles observées sur les marchés des matières premières. Les investissements engagés dans les réseaux électriques, les véhicules électriques, les batteries et les infrastructures énergétiques continuent d’alimenter une demande soutenue pour plusieurs minerais, malgré les incertitudes économiques internationales.
L’analyste a souligné que cette évolution profite à plusieurs sociétés marocaines cotées, dont les résultats demeurent fortement corrélés à l’évolution des cours internationaux des métaux. Les investissements réalisés ces dernières années pour accroître les capacités de production et développer de nouveaux projets devraient, selon lui, soutenir leur croissance à moyen terme.
Il a toutefois rappelé que le secteur reste exposé à une volatilité importante, liée notamment aux fluctuations des prix internationaux, aux évolutions géopolitiques et aux perspectives de croissance des principales économies consommatrices de matières premières.
Pour les investisseurs, les valeurs minières continuent néanmoins d’offrir un potentiel de diversification au sein de la cote casablancaise, dans un contexte où les métaux stratégiques occupent une place croissante dans les chaînes de valeur mondiales.
La conférence s’est également intéressée aux perspectives de HPS, dont le positionnement sur les technologies de paiement continue d’attirer l’attention des investisseurs.
Présentant cette analyse, Marwa Farhat a rappelé que le groupe évolue sur un marché porté par l’accélération de la digitalisation des paiements, le développement du commerce électronique et l’adoption progressive des solutions de paiement numérique à l’échelle mondiale.
Selon elle, HPS poursuit une stratégie fondée sur l’expansion internationale de ses activités et sur le renforcement de son modèle récurrent, à travers le développement des revenus issus des abonnements et des services associés à sa plateforme PowerCARD.
L’analyste a également souligné que les investissements réalisés ces dernières années, notamment dans l’innovation et les acquisitions, continuent de peser sur certains indicateurs de rentabilité à court terme. Ils visent toutefois à renforcer le positionnement du groupe sur un marché mondial caractérisé par une concurrence technologique de plus en plus forte.
Elle estime que les perspectives de croissance demeurent favorables grâce à l’élargissement du portefeuille de clients internationaux, à la diversification géographique des revenus et à la poursuite de la transformation numérique des systèmes de paiement dans de nombreux pays.
Au-delà de ces analyses sectorielles, les différents intervenants ont convergé vers une lecture globalement constructive des perspectives du marché actions marocain.
Ils estiment que la phase actuelle correspond davantage à une normalisation des valorisations après plusieurs années de progression exceptionnelle qu’à une dégradation des fondamentaux économiques ou financiers des entreprises cotées.
Les principaux facteurs de soutien demeurent inchangés : une croissance économique attendue à un niveau relativement élevé, la poursuite des grands programmes d’investissement publics et privés, la préparation des échéances internationales de 2030, la progression des bénéfices des sociétés cotées et le maintien d’un environnement monétaire relativement accommodant.
À ces éléments s’ajoutent plusieurs réformes engagées sur le marché des capitaux, notamment le développement de nouveaux produits financiers, l’amélioration progressive de la liquidité de la cote et l’arrivée de nouveaux investisseurs institutionnels, susceptibles d’élargir la profondeur du marché.
Les intervenants ont néanmoins rappelé que les investisseurs devront continuer à composer avec un environnement international marqué par des incertitudes persistantes. Les tensions géopolitiques, l’évolution des politiques monétaires des grandes banques centrales, les fluctuations des prix des matières premières ainsi que les perspectives de croissance de l’économie mondiale demeurent autant de facteurs susceptibles d’influencer les marchés financiers.
Dans ce contexte, les analyses présentées lors de cette conférence convergent vers l’idée que la Bourse de Casablanca dispose encore de marges de progression à moyen terme, à condition que les fondamentaux économiques continuent de se renforcer et que les entreprises poursuivent leur trajectoire de croissance bénéficiaire. Après plusieurs années d’expansion rapide, le marché semble ainsi entrer dans une nouvelle phase, où la sélection des valeurs, la qualité des résultats et les perspectives sectorielles devraient jouer un rôle plus déterminant que la dynamique générale des indices.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post La BEI réaffirme son soutien au développement du Maroc appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>« Le Maroc est un partenaire stratégique pour l’Europe, et la BEI continuera à soutenir le Royaume dans cette dynamique de croissance, de prospérité et de développement social », a dit Mme Calviño à l’issue de sa visite au Maroc.
Elle a souligné que le Maroc constitue aujourd’hui « un pilier de stabilité, de sécurité et de prospérité » pour l’ensemble de la région.
Revenant sur les temps forts de sa visite, la présidente de la BEI a rappelé la signature d’un prêt de 365 millions d’euros (M€) destiné à renforcer les infrastructures de transport du Royaume, notamment les réseaux ferroviaires et autoroutiers.
Mme Calviño a également noté qu’au cours des quatre dernières années, la Banque a triplé le volume de ses financements en faveur des projets au Maroc, couvrant des secteurs stratégiques tels que l’éducation, l’énergie solaire et les infrastructures.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre l’institution financière européenne et le Royaume.
Partenaire de longue date du Maroc depuis près d’un demi-siècle, la BEI joue un rôle majeur en tant que bras financier de l’Union européenne, en soutenant des projets contribuant au développement économique, à la cohésion sociale et à l’action en faveur du climat.
LNT avec Map
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]]>The post Standard Chartered anticipe une croissance de 4,5 % du PIB marocain en 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Dans un communiqué publié mardi, la banque internationale souligne que cette perspective repose sur la résilience de l’économie marocaine et l’amélioration de ses perspectives de croissance, soutenues notamment par l’expansion de l’industrie manufacturière, les performances du secteur touristique, la vigueur de la demande des ménages et la poursuite des investissements publics et privés.
Selon Standard Chartered, les secteurs de l’industrie manufacturière, du tourisme et de la demande intérieure continuent de refléter la diversification progressive de l’économie marocaine. Les investissements réalisés dans les filières industrielles devraient contribuer à maintenir cette dynamique au cours des prochains mois.
L’institution estime également que l’amélioration attendue des conditions agricoles pourrait constituer un facteur de soutien supplémentaire à l’activité économique. Une récolte supérieure aux anticipations représenterait un potentiel de croissance additionnel pour l’économie nationale.
La banque souligne par ailleurs que la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales continue de renforcer l’attractivité du Maroc. Sa position géographique, ses capacités industrielles et sa connectivité permettent au Royaume de consolider son rôle de plateforme reliant l’Europe, l’Afrique, l’Asie et le Moyen-Orient.
Cette évolution est soutenue par le développement des échanges commerciaux et des investissements dans plusieurs secteurs clés, renforçant la compétitivité du pays dans un contexte de diversification des flux mondiaux de commerce et de capitaux.
Cynthia El Asmar, directrice générale et responsable de la couverture pour Standard Chartered Maroc, estime que le Royaume continue de démontrer la solidité de ses fondamentaux économiques ainsi que l’efficacité de sa stratégie de développement de long terme.
Elle souligne que le Maroc a construit une économie diversifiée, appuyée sur une base industrielle en expansion, le développement des échanges commerciaux et des investissements soutenus dans les secteurs stratégiques, autant d’éléments qui renforcent son attractivité auprès des investisseurs et soutiennent sa trajectoire de croissance.
La responsable ajoute que la combinaison des capacités industrielles du Royaume, de sa connectivité et des investissements engagés dans les secteurs stratégiques renforce progressivement son rôle de passerelle entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Selon elle, cette position permettra au Maroc de capter de nouvelles opportunités à mesure que les flux internationaux de commerce et d’investissement évolueront.
Au-delà des prévisions pour 2026, Standard Chartered considère que les fondamentaux économiques du Maroc, le développement de ses capacités industrielles et sa position stratégique continueront de soutenir son attractivité à long terme. La banque estime que l’intégration croissante du Royaume dans les chaînes de valeur mondiales, ainsi que les investissements dans les infrastructures, l’industrie manufacturière et le tourisme, devraient lui permettre de maintenir une dynamique de croissance et de saisir de nouvelles opportunités dans les années à venir.
LNT avec CdP
The post Standard Chartered anticipe une croissance de 4,5 % du PIB marocain en 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>The post Taux directeur : AGR anticipe une pause monétaire prolongée de Bank Al-Maghrib appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Selon les analystes d’AGR, la décision prise par la Banque centrale lors de sa réunion de juin traduit une approche prudente face à un environnement devenu plus complexe, notamment en raison du prolongement des tensions au Moyen-Orient et de leurs répercussions sur les prix de l’énergie.
Le maintien du taux directeur intervient alors que les perspectives macroéconomiques ont été revues. AGR anticipe désormais une croissance économique de 5,2 % en 2026, contre 5,6 % auparavant, tout en relevant sa prévision d’inflation de 0,8 % à 1,5 % pour cette année. Pour 2027, l’inflation est désormais attendue à 2,1 %, soit un niveau supérieur aux précédentes estimations.
Malgré cette révision, le bureau de recherche considère que plusieurs facteurs continuent de limiter les pressions inflationnistes domestiques. Il cite notamment une campagne agricole exceptionnelle, qui devrait contribuer à contenir les prix alimentaires, ainsi qu’une inflation sous-jacente qui resterait très modérée, estimée à seulement 0,2 % en 2026.
Pour AGR, la remontée des anticipations d’inflation réduit toutefois la capacité de Bank Al-Maghrib à assouplir davantage sa politique monétaire. L’écart entre le taux directeur et l’inflation attendue se resserre sensiblement, passant d’environ 145 points de base dans les précédentes projections à 75 points de base après les nouvelles estimations.
Dans ce contexte, les analystes estiment que la Banque centrale devrait privilégier le statu quo jusqu’à ce qu’une meilleure visibilité se dégage sur l’évolution des prix internationaux de l’énergie et sur les tensions géopolitiques.
Selon eux, un éventuel nouvel assouplissement monétaire ne pourrait intervenir qu’à partir du second semestre 2027, à condition que les prix du pétrole se normalisent et que la trajectoire désinflationniste se confirme au Maroc.
La note souligne également que l’environnement monétaire international est devenu plus restrictif. La Banque centrale européenne a relevé son principal taux directeur de 25 points de base en juin, tandis que la Réserve fédérale américaine maintient une politique prudente face à une inflation toujours élevée.
Selon AGR, cette évolution réduit les marges de manœuvre des banques centrales des économies émergentes, dont Bank Al-Maghrib, qui doivent également tenir compte des équilibres de change et des mouvements de capitaux.
Les analystes estiment par ailleurs que les tensions actuelles au Moyen-Orient demeurent le principal facteur de risque pour les prochains mois. Une prolongation du conflit pourrait alimenter une nouvelle hausse des cours du pétrole, renforcer l’inflation importée et exercer une pression supplémentaire sur les prix au Maroc.
En parallèle, AGR relève plusieurs éléments susceptibles d’amortir ces risques. Les réserves officielles de change devraient dépasser 500 milliards de dirhams en 2026, soit près de six mois d’importations, tandis que le crédit bancaire au secteur non financier poursuivrait sa progression.
Le rapport souligne également que la transmission des précédentes baisses du taux directeur vers les taux débiteurs est désormais pratiquement achevée, ce qui permettrait de continuer à soutenir le financement de l’économie sans nécessiter de nouvel assouplissement monétaire à court terme.
Dans ce contexte, Attijari Global Research considère que Bank Al-Maghrib devrait conserver une posture attentiste au cours des prochains trimestres, en surveillant principalement l’évolution de l’inflation importée, des prix de l’énergie et des conditions monétaires internationales avant d’envisager une éventuelle inflexion de sa politique.
LNT
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]]>The post L’AMMC relève le seuil de variation des nouvelles introductions en Bourse appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Cette décision s’inscrit dans le cadre des initiatives engagées par le régulateur pour dynamiser le marché boursier et améliorer le processus de formation des prix lors des introductions en Bourse, selon l’AMMC.
Depuis le 23 juin, les titres de capital nouvellement admis à la cote peuvent désormais évoluer dans une fourchette de ±20 % par rapport à leur cours de référence durant les cinq premières séances de cotation, contre un seuil plus restrictif auparavant. À l’issue de cette période, les valeurs retrouveront les limites de variation quotidiennes en vigueur, fixées à 10 % en mode continu et 6 % en mode fixing.
Parallèlement à cette évolution réglementaire, l’AMMC a rappelé aux sociétés de Bourse et aux autres intervenants plusieurs règles de bonnes pratiques afin de garantir la transparence des opérations d’introduction en Bourse.
Le régulateur recommande notamment d’éviter la saisie d’ordres dupliqués durant la phase de préouverture et de supprimer les doublons avant la séance de cotation. Il invite également les professionnels à ne pas transmettre d’ordres avant l’ouverture officielle via la plateforme Trader Work Station (TWS), afin de limiter les rejets techniques et de préserver l’intégrité du système de négociation.
L’Autorité insiste également sur le respect strict de la priorité chronologique dans le traitement des ordres et sur un encadrement rigoureux des ordres dits « à gérer », en rappelant qu’aucune annulation ne doit intervenir sans instruction formelle du client et sans enregistrement des échanges sur les lignes téléphoniques dédiées des sociétés de Bourse.
L’AMMC appelle par ailleurs les intervenants à anticiper les pics de volumes susceptibles d’accompagner les premières séances de cotation en adaptant les capacités techniques de leurs plateformes de négociation en ligne.
Le régulateur recommande également un renforcement des dispositifs de contrôle interne, tant au premier qu’au second niveau, afin d’assurer la conformité des opérations en temps réel. Les professionnels sont enfin invités à exercer pleinement leur devoir de conseil et de mise en garde vis-à-vis des investisseurs lorsque certains ordres sont susceptibles de perturber le fonctionnement normal du marché ou de provoquer des mouvements brusques des cours.
SB
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]]>The post Revolut réagit à l’intervention du Wali de Bank Al-Maghrib appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>« Suite à la récente rencontre entre la direction de Revolut et Monsieur Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib – marquée par une conversation très chaleureuse et ouverte – je tiens à saluer la vision éclairée de la Banque Centrale, » a déclaré Yacine Faqir, Directeur Général de Revolut Maroc. « Nous comprenons et respectons parfaitement les contraintes actuelles de l’institution face aux multiples chantiers réglementaires ponctuels en cours. Lors de cet échange constructif, nous avons pu partager l’horizon de temps naturel que nécessite le déploiement d’une opération technologique et financière d’une telle envergure. Revolut reste pleinement engagé envers le projet marocain.».
LNT avec CdP
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]]>The post Le G7 désigne le mal sans nommer le coupable appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Toutefois, dès le lendemain de cet important évènement, les accords sur les trêves de la guerre et le début des négociations se sont évaporés.
Cependant, le G7 n’était pas un sommet uniquement politique mais aussi économique et financier. Preuve en est la déclaration finale des chefs d’État et de gouvernement le 17 juin « pour une croissance plus équilibrée, plus durable et plus résiliente et la réduction des déséquilibres mondiaux ».
Celle-ci a fait l’objet d’un communiqué au nom de tous les chefs d’État et de gouvernement présents, qui réaffirment leur attachement à la coopération multilatérale pour favoriser la croissance économique, la résilience et le développement au service d’une prospérité partagée. À cette fin, ils visent à répondre aux besoins et risques auxquels fait face l’économie mondiale, et à renforcer le dialogue avec leurs partenaires internationaux dont ceux présents comme l’Égypte, le Kenya et la République de Corée présents au G7, qui soutiennent leur déclaration.
Ce communiqué du G7 d’une part, vaut son pesant d’or parce qu’il établit des constats qui concernent l’économie mondiale, soit tous les pays sans distinction entre les riches et les pauvres tout en responsabilisant les puissances économiques sur les conséquences de leurs politiques économiques et d’autre part, propose des actions pour en corriger les travers.
Ainsi, l’essentiel de la réunion à Évian est bien défini dans la déclaration commune du G7, qui vise une croissance économique plus équilibrée, plus durable et plus résiliente.
Le constat majeur du rapport du G7 qui relève d’un accord inédit de ses membres, porte sur les mécanismes des déséquilibres macroéconomiques mondiaux et sur la nécessité d’y remédier par la coopération, plutôt que par le protectionnisme.
En effet, le G7 alerte sur l’incertitude économique et les pressions sur les chaînes d’approvisionnement (énergie, intrants agricoles, engrais). Il appelle certes au rétablissement d’un transit libre et sûr par le détroit d’Ormuz, mais aussi à des marchés énergétiques stables et transparents, tout en appelant les pays importateurs de pétrole à constituer des réserves de 90 jours selon la norme de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Par ailleurs le G7 partage une préoccupation plus globale qui porte sur la sécurité économique face aux « mesures et pratiques non marchandes » génératrices de distorsions, de surcapacités structurelles et de dépendances excessives de certains pays vis-à-vis d’autres. La Chine est tout particulièrement pointée du doigt.
Elle s’impose avec un excédent commercial record de 1 200 milliards de dollars, soit plus de 1 % du PIB mondial, alimenté par les subventions, la sous-évaluation du yuan et une stratégie de substitution des importations, sur fond de consommation intérieure atone. En clair, « cette puissance économique pratique un dumping mondial avec des marchandises compétitives à un niveau de 40 %, par des bas prix et un yuan faible maîtrisé par le pouvoir politique. Ce qui lui permet de réaliser un excédent commercial record qui crée des déficits commerciaux chez tous ses partenaires dont les États-Unis et l’Europe. De fait ce pays produit en réalité pour l’export car sa consommation intérieure est structurellement faible et sa production très élevée est écoulée à l’exportation. Elle conquiert les marchés par une politique de bas prix, rendue possible par des productions massives, créant ainsi de grands déséquilibres que l’OMC, Organisation mondiale du commerce, doit donc sécuriser. » Justement le G7 préconise de réformer l’OMC pour lui donner les armes de sécuriser certains marchés, ceux des secteurs stratégiques technologiques en particulier devenus critiques.
De même que sur ce chapitre des technologies émergentes, le sommet d’Évian considère que les pays occidentaux doivent donner mandat à leurs ministres des Finances et banquiers centraux, pour examiner les opportunités et risques de l’IA de rupture (Frontier AI) pour la finance et l’emploi, ainsi que pour le renforcement de la cybersécurité et la préparation aux technologies quantiques.
L’autre sujet fort qui a été au cœur de ce sommet porte sur les déséquilibres mondiaux ceux des comptes courants qui se sont creusés ces dernières années, faisant peser un risque sérieux sur la stabilité financière mondiale.
Pour agir, le G7 a fixé deux lignes de conduite. L’une pour les pays excédentaires leur demandant de stimuler la demande intérieure, renforcer les filets sociaux et éviter les mesures de distorsion. L’autre pour les pays déficitaires leur suggérant de soutenir l’épargne nationale et assainir les finances publiques.
Le texte appelle à une surveillance renforcée du FMI et de l’OCDE et à une action coordonnée, poursuivie dans le cadre du prochain G20 sous présidence américaine.
Car, les États-Unis ont un déficit courant de 3,5 % du PIB, lié à un déficit public supérieur à 6 % de 1 800 milliards de dollars par an, aggravé par les baisses d’impôts. La première puissance du monde est visée par l’appel à « l’assainissement des finances publiques ».
De même que l’Europe, encore excédentaire et qui dispose d’une forte capacité d’épargne, devrait réduire cet excédent à terme avec des investissements engagés dans la défense et le numérique. La déclaration finale du G7 sur le plan économique annonce des perspectives plutôt négatives, du fait des déséquilibres qui sont à l’origine de la guerre commerciale et qui pourraient dégénérer en crise mondiale. Un repli de la demande des pays déficitaires (États-Unis en tête) frapperait directement les pays excédentaires (Chine, Europe). L’avancée d’Évian tient à l’adhésion du G7, États-Unis compris, au principe de coopération et le retour au multilatéralisme alors remis en cause par le président Trump.
Or, l’un des principaux responsables de ces déséquilibres, la Chine, ne fait pas partie du G7. En conséquence, le dossier sera porté au prochain G20, aux États-Unis. Si la probabilité d’un accord rapide reste faible, le processus a été lancé à Évian, à l’initiative de la France, avec comme acquis que les enjeux dont dépend l’économie mondiale et qui impactent tout particulièrement les économies émergentes, ont été clairement posés.
Afifa Dassouli
Déclaration du G7 du 17 juin à Évian
Tandis que l’économie mondiale fait déjà face aux effets persistants de chocs préexistants et de transformations structurelles touchant le commerce et les investissements mondiaux, nous reconnaissons que l’incertitude économique mondiale a accru les risques pesant sur la croissance. Les pressions sur les chaînes d’approvisionnement en énergie, intrants agricoles et engrais se sont accrues, affectant les entreprises, les agriculteurs et les ménages partout dans le monde, particulièrement dans les pays les plus vulnérables. Nous reconnaissons que le rétablissement rapide d’un transit libre et sûr par le détroit d’Ormuz, sans aucune redevance, et un règlement rapide du conflit sont indispensables pour atténuer ces impacts négatifs et soutenir une croissance mondiale plus équilibrée, durable et résiliente. Nous soulignons l’importance d’un accès à l’énergie à un coût abordable et nous réaffirmons notre engagement en faveur du bon fonctionnement, de la stabilité et de la transparence des marchés de l’énergie et d’autres matières premières. Nous appelons tous les pays à éviter toute restriction arbitraire aux exportations et insistons sur l’importance de flux commerciaux sûrs. En particulier, nous soulignons l’importance du commerce des produits énergétiques dans la situation actuelle. Nous travaillerons ensemble à des réponses en matière de politiques publiques, qui devraient être temporaires, ciblées et responsables sur le plan budgétaire.
À l’avenir, ces événements soulignent l’importance de renforcer la résilience de nos économies grâce à des chaînes d’approvisionnement diversifiées et fiables, ainsi qu’à des systèmes énergétiques efficaces. Nous reconnaissons l’importance de coopérer dans le cadre des organisations internationales pertinentes, comme l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), d’une étroite coordination entre pays producteurs et consommateurs et de la coopération avec les pays touchés, y compris au sein du Partenariat pour une résilience renforcée de l’énergie et des ressources d’Asie (POWERR Asia), afin de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement et, plus largement, afin de préserver la stabilité économique et la stabilité des prix. Afin de renforcer la gestion des crises et d’atténuer leur impact, ce qui pourrait contribuer à la stabilisation des marchés de l’énergie, nous encourageons les pays importateurs de pétrole à mettre en place des systèmes de réserves pétrolières qui soient suffisants et efficaces, conformément à l’exigence de l’AIE de constituer des réserves de 90 jours, tout en évitant des effets procycliques. Nous réaffirmons également les engagements pris par le G7 en matière de taux de change. Nous constatons que les membres de l’OMC reconnaissent de plus en plus la nécessité d’améliorer la capacité de l’organisation à répondre aux réalités contemporaines du commerce international et à tenir compte des intérêts de ses Membres. Nous appelons à des discussions constructives afin d’impulser une réforme substantielle de l’Organisation.

Nous sommes déterminés à travailler de concert pour parvenir à une croissance équilibrée et durable qui soutienne notre sécurité économique et notre résilience et génère des bénéfices pour tous nos concitoyens. Nous réaffirmons nos préoccupations communes s’agissant des mesures et des pratiques non marchandes, et de leurs effets négatifs, incluant des distorsions durables des marchés, des surcapacités structurelles mondiales et les déséquilibres qui en résultent, des effets de contagion préjudiciables sur les marchés mondiaux, régionaux et nationaux et des dépendances économiques croissantes. Nous réaffirmons que des chaînes d’approvisionnement résilientes et fiables sont indispensables à la sécurité économique. Nous continuerons à approfondir nos échanges afin d’identifier les vulnérabilités affectant les secteurs stratégiques, y compris les technologies critiques, en vue de réduire les dépendances excessives, d’améliorer la sécurité et la résilience des chaînes d’approvisionnement et de réduire le risque de fuite des technologies. Nous reconnaissons qu’il est important de dialoguer avec des pays, au-delà du cadre du G7, notamment les économies émergentes et en développement, pour sensibiliser plus largement aux effets négatifs des mesures et pratiques non marchandes et soutenir des réponses éclairées et efficaces.
Nous appelons au renforcement des efforts des institutions financières internationales, notamment ceux du Fonds monétaire international (FMI) et des banques multilatérales de développement, et nous soulignons l’importance de la préparation aux crises, de leur atténuation et de leur gestion. Nous nous efforçons de promouvoir la stabilité macroéconomique, y compris en nous assurant que le système monétaire et financier international demeure résilient, efficace et adapté à l’évolution de l’économie mondiale.
Compte tenu de l’accroissement rapide des capacités des modèles d’intelligence artificielle de rupture (Frontier AI), nous demandons à nos ministres des Finances et Gouverneurs de banques centrales, en coordination avec les superviseurs financiers et les représentants des institutions financières internationales et des entreprises du secteur des technologies, de poursuivre les discussions sur les opportunités émergentes et les risques potentiels découlant de l’intelligence artificielle, notamment dans le secteur financier, tout en examinant les implications pour la productivité et les marchés du travail. Nous demandons également au groupe d’experts du G7 sur la cybersécurité de renforcer l’échange d’informations et de recenser des bonnes pratiques, en tant que de besoin, en prenant en compte les évolutions récentes des modèles d’intelligence artificielle de rupture. Nous encourageons également l’approfondissement du dialogue entre les agences de cybersécurité et les institutions compétentes en la matière, dans le cadre des groupes de travail existants du G7. Nous avons l’intention de poursuivre nos efforts afin de soutenir la préparation de notre système financier aux risques et opportunités liés aux technologies quantiques, conformément au rapport du groupe de travail des banques centrales du G7 sur les technologies quantiques (G7 central banks’ Quantum Technologies Working Group – QTWG) et nous demeurons engagés en vue de sécuriser les chaînes d’approvisionnement du secteur quantique.
Parvenir à une croissance équilibrée et durable grâce à une réduction des déséquilibres mondiaux
Nous notons avec préoccupation que les déséquilibres mondiaux ont persisté et se sont creusés au cours des dernières années, créant des risques pour notre objectif commun d’une croissance mondiale équilibrée et la stabilité financière. Depuis notre dernière réunion à Kananaskis, nos ministres des Finances ont entamé, avec les gouverneurs des banques centrales, des travaux pour étudier leurs facteurs et les risques qu’ils engendrent ainsi que pour élaborer des options permettant d’y remédier. Nous reconnaissons les efforts du FMI, y compris en matière de recherche, de conseil de politiques publiques et de surveillance, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G20 et le groupe d’experts universitaires du G7 sous présidence française, pour approfondir notre connaissance des facteurs, des principaux contributeurs et des risques de déséquilibres croissants et persistants, formuler des scénarios d’ajustement et des recommandations de politiques publiques pour promouvoir un rééquilibrage.
Les déséquilibres peuvent avoir des effets économiques négatifs, notamment sur les pays les plus pauvres, quand bien même la plupart de ces pays ne contribuent pas aux déséquilibres. Nous reconnaissons en outre l’importance d’une action coordonnée pour réduire les déséquilibres mondiaux croissants et persistants. La réduction des déséquilibres mondiaux pourrait permettre de parvenir à une croissance plus durable et plus équilibrée. Les déséquilibres actuels des comptes courants résultent en grande partie des dynamiques à l’œuvre en matière d’épargne et d’investissement. Ils peuvent également résulter des modèles de croissance nationaux, notamment des mesures et pratiques non marchandes, ainsi que des politiques sectorielles et budgétaires. Nous confirmons la nécessité de remédier à ces déséquilibres importants et persistants, ce qui est dans l’intérêt commun des économies excédentaires comme déficitaires. Dans ce contexte, nous visons des politiques publiques spécifiques promouvant une croissance équilibrée et la stabilité macroéconomique et nous encourageons les autres pays à faire de même. Repousser un rééquilibrage reposant sur des mesures nationales appropriées risque d’alimenter les tensions commerciales et pourrait conduire à une résorption désordonnée. Sur cette question, une action coordonnée serait la bienvenue.
Les pays avec des excédents externes importants et persistants devraient renforcer leurs sources nationales de croissance. En fonction des circonstances nationales, ces politiques de croissance pourraient inclure notamment : lever les contraintes pesant sur la croissance de la demande privée, améliorer les filets de sécurité sociale, éviter les mesures de distorsion entraînant des effets de bord négatifs sur d’autres pays, éliminer les obstacles à la croissance de la productivité et accroître l’investissement. Les pays avec d’importants déficits externes persistants devraient mettre en œuvre des politiques visant notamment à soutenir l’épargne nationale et l’assainissement des finances publiques. Ces mesures contribueraient à une croissance mondiale équilibrée et durable.
Nous appelons à renforcer encore la surveillance en cours des déséquilibres extérieurs dans le cadre des mécanismes du FMI en matière de surveillance bilatérale et multilatérale, en mettant davantage l’accent sur des scénarios tournés vers l’avenir, et en mesurant les effets sur toutes les économies, notamment les marchés émergents et les économies en développement. Nous appelons aussi le FMI et l’OCDE à assurer le suivi et à rendre compte des contributions des trajectoires des politiques nationales des grandes économies aux déséquilibres mondiaux, conformément à leurs expertises respectives.
Nous saluons la tenue du sommet de Convergence mondiale pour la croissance le 11 juin 2026. Nous réaffirmons notre souhait commun de faire converger notre approche avec celle des autres grandes économies sur les causes des déséquilibres mondiaux importants qui persistent et sur la nécessité d’y remédier. Nous poursuivrons ces efforts dans le cadre du G20 sous la présidence des États-Unis et au sein d’autres enceintes pertinentes.
La présente déclaration rend compte des résultats des discussions des membres du G7, qui ont bénéficié d’échanges fructueux avec les pays partenaires.
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]]>Prenant la parole à cette occasion, le président et fondateur de Fininfo Solutions, Fares Gaied, a estimé que le marché financier marocain dispose aujourd’hui de l’un des écosystèmes les plus avancés et les plus innovants du continent africain. Selon lui, cette dynamique se traduit par l’émergence de nouveaux instruments financiers, l’évolution des infrastructures de marché et le renforcement progressif du cadre réglementaire.
Le responsable a souligné que les transformations actuelles du marché exigent une capacité d’anticipation de la part des différents intervenants. Il a indiqué que la stratégie de Fininfo Solutions consiste précisément à développer des solutions capables d’intégrer en amont les évolutions réglementaires et opérationnelles afin d’accompagner les institutions financières dans leurs transformations.
Spécialisée dans les métiers du post-marché, Fininfo Solutions propose des solutions couvrant plusieurs activités, notamment les fonctions dépositaires, les services aux émetteurs, le marché à terme et différentes lignes de métiers liées à l’infrastructure des marchés financiers. L’entreprise emploie aujourd’hui une soixantaine de collaborateurs, répartis entre ingénieurs et consultants, et accompagne plus de quatorze clients institutionnels.
L’un des principaux axes de la conférence a porté sur les fonds alternatifs, en particulier les Organismes de Placement Collectif en Capital (OPCC), les Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI) et les Fonds de Placement Collectif en Titrisation (FPCT).
Selon Fares Gaied, ces véhicules d’investissement représentent une opportunité importante pour le développement du marché financier marocain en ouvrant de nouvelles perspectives de financement, d’investissement et de diversification des actifs. Leur montée en puissance s’accompagne toutefois d’exigences accrues en matière de gouvernance, de contrôle des risques, de conformité réglementaire et d’efficacité opérationnelle.
Le dirigeant a expliqué que la plateforme développée par Fininfo Solutions a été conçue pour répondre à ces nouveaux besoins à travers un ensemble de fonctionnalités couvrant notamment les règlements de gestion, le pilotage des volets actifs et passifs des fonds, les fonctions dépositaires, les services aux émetteurs ainsi que le contrôle des ratios réglementaires.
L’ambition de l’entreprise est, selon lui, de permettre aux acteurs de marché de se concentrer sur leur cœur de métier en s’appuyant sur des outils technologiques robustes, conformes aux exigences réglementaires et capables d’évoluer avec les besoins futurs de la place financière.
Lors de la présentation technique, le directeur Produit de Fininfo Solutions, Habib Tanoubi, a détaillé l’architecture développée autour des fonds alternatifs.
Il a notamment mis en avant l’automatisation du traitement des règlements de gestion, considérés comme des documents de référence permettant de créer automatiquement les différents référentiels nécessaires à la gestion opérationnelle des fonds.
Cette approche vise à réduire les interventions manuelles, à améliorer la qualité des données et à harmoniser les référentiels utilisés par les différentes parties prenantes du marché.
Selon Habib Tanoubi, l’objectif est également de renforcer la sécurisation des opérations et leur traçabilité. La plateforme a été conçue de manière à permettre un suivi détaillé des opérations réalisées sur les actifs et les passifs des fonds, tout en intégrant des mécanismes de contrôle automatisés.
Le responsable a indiqué que les fonctionnalités développées couvrent l’ensemble du cycle de vie des fonds alternatifs, depuis leur constitution jusqu’à leur exploitation quotidienne, en passant par les opérations de souscription, de valorisation, de gestion des actifs et de contrôle réglementaire.
L’architecture retenue repose également sur une logique de modularité et de montée en charge, afin d’accompagner l’évolution future des volumes d’opérations et l’arrivée de nouveaux produits financiers sur le marché.
Parmi les nouveautés présentées figure également le développement de tableaux de bord offrant une vision consolidée des fonds alternatifs.
Selon les explications fournies par Fininfo Solutions, ces outils permettent de disposer, en temps réel, d’informations relatives à la composition des actifs, aux opérations réalisées, aux mouvements de souscription, aux contrôles effectués et aux différents indicateurs de suivi.
Cette vision consolidée vise à améliorer le pilotage des fonds et à renforcer les capacités de contrôle et de reporting des différents intervenants, dans un environnement où les exigences réglementaires et les attentes des investisseurs tendent à se renforcer.
La conférence a également donné lieu à de brefs retours d’expérience de plusieurs partenaires de l’entreprise, qui ont évoqué les évolutions du marché des fonds alternatifs et les enjeux liés à l’adaptation des systèmes d’information aux nouvelles exigences réglementaires et opérationnelles.
Au-delà des fonds alternatifs, Fininfo Solutions a également présenté les premières évolutions de sa plateforme destinées à accompagner le développement futur des Exchange Traded Funds (ETF).
Pour Fares Gaied, ces produits pourraient constituer l’un des prochains moteurs de croissance du marché financier marocain. L’entreprise a ainsi choisi d’anticiper cette évolution en développant dès à présent des fonctionnalités adaptées aux spécificités de ces instruments.
Selon les responsables de Fininfo Solutions, le développement des ETF s’inscrit dans une tendance internationale marquée par la diversification des produits d’investissement, la recherche de nouveaux instruments de gestion collective et le renforcement des solutions de réplication indicielle.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post Entre résilience interne et incertitudes externes, Bank Al-Maghrib maintient le cap appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>À travers ses nouvelles projections macroéconomiques et les explications fournies par son Wali, Bank Al-Maghrib dessine le portrait d’une économie marocaine qui affiche une capacité de résilience certaine, mais qui demeure exposée à des risques externes susceptibles d’influer sur sa trajectoire à moyen terme.
Le maintien du taux directeur à 2,25 % n’a pas constitué une surprise pour les marchés. La Banque centrale a justifié cette décision par l’évolution anticipée de l’inflation, qui reste compatible avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, par la consolidation de l’activité économique et par les fortes incertitudes qui continuent de peser sur l’économie mondiale.
L’institution monétaire souligne qu’elle continuera à suivre de près la conjoncture nationale et internationale et à adapter sa politique monétaire en fonction des données les plus récentes.
Cette approche de prudence reflète la complexité du contexte actuel. Depuis plusieurs années, les banques centrales évoluent dans un environnement marqué par une succession de chocs exogènes : pandémie, tensions inflationnistes, perturbations logistiques mondiales, sécheresses récurrentes et, plus récemment, conflits géopolitiques.
Le Wali de Bank Al-Maghrib a d’ailleurs insisté sur le caractère récurrent de ces crises et sur la nécessité, pour les institutions monétaires, de renforcer leur capacité d’adaptation et leur agilité face à des évolutions rapides des paradigmes économiques et financiers.
L’une des principales nouveautés de ce Conseil réside dans l’analyse détaillée des conséquences du conflit au Moyen-Orient et de l’accord récemment annoncé entre les États-Unis et l’Iran.
Selon Bank Al-Maghrib, cet accord laisse entrevoir une normalisation progressive du transport maritime et une détente potentielle des marchés énergétiques. Toutefois, la Banque centrale estime que l’activité économique mondiale continuera, à court terme, de subir les retombées du conflit.
Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les tensions sur les marchés des matières premières et les risques pesant sur la sécurité énergétique mondiale demeurent des sources majeures d’incertitude.
Le détroit d’Ormuz constitue à cet égard un point de vigilance particulier. Une part importante des flux énergétiques mondiaux y transite quotidiennement. Toute perturbation durable pourrait non seulement renchérir les prix du pétrole mais également provoquer des difficultés d’approvisionnement pour plusieurs secteurs industriels.
Le Wali de Bank Al-Maghrib a notamment évoqué l’impact potentiel de telles perturbations sur certains intrants stratégiques utilisés par l’industrie marocaine, notamment dans la production de fertilisants.
Les tensions géopolitiques ont déjà des effets perceptibles sur l’économie nationale.
En mai, les prix des carburants ont progressé de 27,6 % sur un an. Cette hausse de la facture énergétique, conjuguée à une remontée de l’inflation importée, devrait se traduire par une accélération de l’inflation domestique.
Après avoir évolué autour de 0,8 % en moyenne en 2024 et en 2025, l’inflation devrait atteindre 1,5 % cette année puis 2,1 % en 2027.
Ces niveaux restent relativement modérés comparativement à ceux observés dans plusieurs économies avancées ou émergentes.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils, serait particulièrement contenue cette année, à seulement 0,2 %. Cette évolution s’explique principalement par la baisse des prix de certains produits alimentaires, notamment l’huile d’olive. Elle devrait néanmoins s’accélérer à 2,9 % en 2027, sous l’effet de la dissipation de cet effet favorable et de la progression de l’inflation importée.
Les anticipations des professionnels du secteur financier demeurent, elles aussi, relativement ancrées. Selon l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, les experts tablent sur une inflation moyenne de 2,2 % aussi bien à l’horizon de huit trimestres que de douze trimestres.
Sur le plan de l’activité économique, les perspectives demeurent favorables.
Après une croissance estimée à 4,9 % en 2025, l’économie nationale devrait progresser de 5,2 % cette année avant de ralentir à 3,1 % en 2027, essentiellement sous l’effet de base lié à l’agriculture.
Le principal moteur de cette accélération réside dans le rebond attendu de la valeur ajoutée agricole.
Après une progression de 8,2 % en 2025, celle-ci devrait augmenter de 16 % en 2026, soutenue par une récolte céréalière estimée à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite reculer de 7,6 % en 2027 dans l’hypothèse d’un retour à une production moyenne.
Les activités non agricoles devraient, pour leur part, maintenir une croissance soutenue de 4,2 % en moyenne en 2026 et en 2027, après une progression de 4,5 % l’année précédente.
Selon le Wali de Bank Al-Maghrib, cette dynamique devrait également continuer de bénéficier des importants programmes d’investissement engagés au Maroc.
L’effort d’investissement public, les grands projets d’infrastructures, les investissements des établissements publics, notamment ceux de l’OCP, ainsi que les projets liés au dessalement de l’eau de mer, à la transition énergétique ou encore à l’hydrogène vert constituent autant de facteurs susceptibles de soutenir la croissance au-delà de l’horizon 2030.
La Banque centrale estime également que l’investissement privé dispose encore d’importantes marges de progression.
Malgré l’amélioration de l’activité économique, le marché de l’emploi continue de présenter des fragilités structurelles.
Les résultats de la nouvelle enquête du Haut-Commissariat au Plan indiquent qu’au premier trimestre 2026, le taux de chômage s’est établi à 10,8 % au niveau national, à 13,5 % en milieu urbain et à 6,1 % en milieu rural.
Le taux d’emploi demeure particulièrement faible chez certaines catégories de la population, notamment les femmes et les jeunes.
Selon les données présentées par le Wali, le taux d’emploi des femmes s’établit à seulement 14,7 %, tandis que celui des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 16,6 %.
Ces chiffres mettent en évidence les défis persistants de l’inclusion économique et de la création d’emplois durables.
L’environnement international pèse également sur les comptes extérieurs.
La hausse des prix du pétrole et de certains intrants industriels, conjuguée à la poursuite de l’effort d’investissement, devrait se traduire par un alourdissement du déficit commercial.
La facture énergétique augmenterait de 26 % cette année pour atteindre 135 milliards de dirhams avant de reculer à 114,4 milliards en 2027. Parallèlement, les importations de biens d’équipement continueraient de progresser pour avoisiner 245 milliards de dirhams à l’horizon 2027.
Du côté des exportations, les perspectives demeurent globalement favorables.
Après un repli en 2025, les exportations automobiles devraient reprendre progressivement leur progression pour atteindre 190,8 milliards de dirhams en 2027.
Les exportations de phosphates et de dérivés continueraient également de progresser pour dépasser 110 milliards de dirhams.
Les recettes touristiques poursuivraient leur dynamique, passant de 138,6 milliards de dirhams en 2025 à plus de 161 milliards en 2027, tandis que les transferts des Marocains résidant à l’étranger devraient atteindre près de 130 milliards de dirhams.
Malgré ces performances, le déficit du compte courant devrait se creuser à 4 % du PIB cette année, contre 2,4 % en 2025, avant de revenir à 3,8 % en 2027.
Pour Bank Al-Maghrib, ce niveau ne constitue pas, à ce stade, une source de préoccupation majeure compte tenu de la solidité des réserves de change et de la capacité du pays à mobiliser des financements extérieurs.
Les avoirs officiels de réserve continueraient de se renforcer.
Selon les projections de Bank Al-Maghrib, ils atteindraient près de 542 milliards de dirhams en 2027, soit l’équivalent de plus de six mois d’importations de biens et services.
La Banque centrale considère ce niveau comme particulièrement confortable dans le contexte actuel et comme un facteur de résilience important face aux chocs externes.
Le taux de change du dirham demeure, selon ses évaluations, globalement aligné sur les fondamentaux économiques.
Au-delà de la décision de politique monétaire, Bank Al-Maghrib poursuit également les travaux préparatoires à l’adoption d’un régime de ciblage de l’inflation.
Le Wali a indiqué que le chantier est actuellement dans une phase de sensibilisation et de préparation technique associant les acteurs financiers, les milieux académiques et le secteur privé.
L’institution bénéficie de l’assistance technique du Fonds monétaire international ainsi que de partenariats avec d’autres banques centrales. Une simulation à blanc pourrait être réalisée en fin d’année, avant une éventuelle entrée en vigueur du nouveau dispositif à partir de 2027, sous réserve de l’évolution du contexte international.
Cette évolution s’inscrit dans une transformation plus large du rôle des banques centrales, désormais confrontées à des défis multiples liés aux transitions numériques, aux enjeux climatiques, à la cybersécurité, aux cryptoactifs et aux mutations rapides de l’économie mondiale.
Au cours de son point de presse, le Wali de Bank Al-Maghrib a également évoqué la directive européenne encadrant l’activité des banques étrangères au sein de l’Union européenne et ses implications potentielles pour les banques marocaines actives auprès des Marocains résidant à l’étranger (MRE).
Abdellatif Jouahri a indiqué qu’une task force réunissant notamment le ministère des Affaires étrangères, la Direction du Trésor et des Finances extérieures, les banques concernées et Bank Al-Maghrib a été mise en place afin de mener des discussions avec les autorités européennes et plusieurs États membres. Des échanges ont déjà eu lieu avec la France, tandis que des contacts sont engagés avec la Belgique et les Pays-Bas, et que d’autres rencontres sont prévues avec l’Espagne et l’Italie.
Le Wali s’est dit confiant quant à l’issue de ces discussions, tout en soulignant que le processus nécessitera du temps et devrait se poursuivre tout au long de l’année 2026. Il a par ailleurs relevé que les transferts des MRE continuent d’afficher une évolution favorable malgré ce contexte réglementaire.
Interrogé également sur l’intérêt manifesté par la néobanque britannique Revolut pour le marché marocain, Abdellatif Jouahri a indiqué avoir reçu, au début du mois de juin, les responsables de la fintech, venus présenter leurs perspectives de développement au Maroc et leur intérêt pour le Royaume en tant que porte d’entrée vers l’Afrique.
Le Wali a toutefois expliqué que plusieurs chantiers stratégiques mobilisent actuellement les autorités monétaires, notamment les discussions relatives à la directive européenne, les évaluations prévues par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ainsi que l’évaluation du Maroc par le Groupe d’action financière (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Selon lui, ces priorités ne permettent pas d’envisager, à ce stade, l’arrivée de nouveaux acteurs bancaires internationaux sur le marché marocain. Il a également rappelé que Revolut s’intéresse principalement aux services bancaires numériques, un segment sur lequel les établissements marocains sont déjà fortement positionnés.
Selim Benabdelkhalek
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]]>The post Etude Visa : Au Maroc, l’IA s’impose dans les achats en ligne, mais la confiance demeure le principal enjeu appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>L’étude, menée par Wakefield Research entre janvier et février 2026 auprès de consommateurs dans 17 marchés de la région CEMEA, met en évidence l’essor des usages de l’intelligence artificielle et du commerce social, tout en soulignant la persistance des préoccupations liées aux risques de fraude.
Les consommateurs marocains utilisent désormais l’intelligence artificielle à différentes étapes de leur expérience d’achat. Plus de la moitié des personnes interrogées s’appuient sur ces outils pour comparer les prix (55 %) ou trouver des idées de cadeaux (57 %), tandis que 42 % y recourent pour consulter des avis et des évaluations de produits.
Cette appropriation s’accompagne d’une perception largement positive de l’apport des nouvelles technologies. Près de 97 % des répondants estiment que les outils numériques, y compris ceux fondés sur l’IA, rendent les achats en ligne plus rapides et plus simples qu’auparavant.
L’IA influence également la découverte de nouveaux produits et services. Plus d’un consommateur sur deux (53 %) déclare avoir découvert de nouvelles marques ou enseignes grâce à des plateformes d’intelligence artificielle telles que ChatGPT ou Google Gemini.
Pour autant, l’adoption de l’IA montre certaines limites lorsqu’il s’agit de lui déléguer des opérations sensibles. Seuls 23 % des consommateurs marocains indiquent qu’ils seraient prêts à faire confiance à des agents d’intelligence artificielle pour finaliser leurs achats à leur place.
L’étude met également en évidence une évolution du regard porté sur l’intelligence artificielle en matière de cybersécurité. Plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) considèrent que l’IA permet aujourd’hui d’identifier plus facilement les tentatives d’escroquerie, tandis que 82 % estiment qu’elle jouera un rôle essentiel dans la protection contre la fraude à l’avenir.
Cette perception intervient dans un contexte de forte progression des usages numériques et de multiplication des points de contact entre consommateurs et plateformes en ligne.
Les achats directement réalisés via les réseaux sociaux connaissent une progression significative. Selon l’étude, 87 % des consommateurs marocains ont déjà acheté des produits à travers ces plateformes.
Cette évolution s’accompagne toutefois d’une exposition accrue aux risques de fraude. Près de 30 % des répondants déclarent avoir été victimes d’une arnaque financière au cours des douze derniers mois. Parmi eux, plus de la moitié (52 %) indiquent que l’incident est survenu sur les réseaux sociaux, davantage que sur les sites web, les places de marché en ligne ou les applications d’achat.
L’étude souligne également les préoccupations liées à l’exposition des plus jeunes aux risques du numérique. Ainsi, 92 % des consommateurs interrogés estiment que les enfants ont des difficultés à identifier les escroqueries en ligne.
Plus de six répondants sur dix (61 %) déclarent avoir déjà vu un enfant être victime d’une fraude dans le cadre d’activités de jeu ou d’achats en ligne. Cette préoccupation intervient alors que l’accès des jeunes aux outils de paiement numériques se développe progressivement. Environ 17 % des parents marocains indiquent que leurs enfants peuvent accéder à des applications de paiement mobile ou à des portefeuilles numériques.
Face aux risques de fraude, les consommateurs marocains considèrent que la responsabilité de la protection repose avant tout sur les institutions. Près de la moitié des répondants (49 %) estiment que les banques et les établissements financiers doivent être les premiers acteurs de cette protection, devant les autorités publiques et les régulateurs (47 %) ainsi que les plateformes de commerce en ligne (29 %).
À l’inverse, seuls 9 % considèrent que cette responsabilité incombe en premier lieu aux consommateurs eux-mêmes.
Les attentes portent également sur des mécanismes de prévention plus proactifs. Ainsi, 64 % des répondants affirment qu’ils se sentiraient davantage en sécurité s’ils recevaient des alertes en temps réel de leur banque ou de leur application de paiement en cas d’activité suspecte. Par ailleurs, 36 % indiquent qu’ils seraient rassurés par la présence de logos ou de marques reconnues au moment du paiement.
Commentant les résultats de l’étude, Leila Serhan, Senior Vice President et Group Country Manager North Africa, Levant & Pakistan chez Visa, estime que la progression des achats en ligne et du commerce social s’accompagne d’une évolution parallèle des formes de fraude. Selon elle, les consommateurs considèrent la protection contre les arnaques comme une responsabilité partagée, tout en attendant des institutions financières, des gouvernements et des fournisseurs de paiement qu’ils jouent un rôle moteur dans la conception de systèmes de paiement intégrant la sécurité dès leur conception.
Même dans un contexte marqué par le développement du commerce assisté par l’intelligence artificielle, la dirigeante souligne que les consommateurs apprécient les gains de simplicité apportés par ces technologies, mais demeurent prudents lorsqu’il s’agit de leur confier la finalisation de leurs achats.
De son côté, la directrice générale de Switch Al Maghrib, Hanae Ben Driss, rappelle que la sécurité des paiements électroniques constitue un pilier fondamental de la confiance dans l’écosystème national. Selon elle, l’évolution des risques, dans un contexte de progression des paiements instantanés, impose de renforcer les capacités de détection et de prévention de la fraude grâce à des infrastructures robustes et à l’utilisation de l’intelligence artificielle.
LNT
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]]>The post Bank Al-Maghrib publie un guide sur les demandes de crédit destinées aux entreprises appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Disponible sur le site de la Banque centrale, ce guide s’inscrit dans une démarche visant à mieux décrypter les services et opérations bancaires, à informer les usagers des services bancaires sur leurs droits et obligations et à renforcer la sensibilisation du public aux questions liées à l’utilisation des services financiers.
Le document a également pour objectif de préciser les informations minimales que les établissements de crédit sont tenus de communiquer aux entreprises dans le cadre d’une demande de financement.
Structuré autour de neuf questions, le guide aborde les principales étapes du processus d’octroi d’un crédit. Il traite notamment des documents requis pour constituer un dossier de demande, des modalités de dépôt de cette demande, des délais de traitement ainsi que des conditions dans lesquelles un établissement de crédit peut accepter ou refuser une demande de financement.
Le guide apporte également des précisions sur les informations que les entreprises doivent fournir aux établissements de crédit et sur les démarches à entreprendre lorsque les exigences d’information prévues ne sont pas respectées.
Bank Al-Maghrib rappelle que ces obligations d’information font l’objet d’une directive réglementaire dont les dispositions sont entrées en vigueur en mai 2024.
Retrouvez le guide ici : https://www.bkam.ma/Actualites/Infos-utiles/Infos-utiles
LNT avec CdP
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]]>The post L’AMMC lance un programme de mise en conformité volontaire pour la gestion sous mandat d’instruments financiers appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>L’annonce a été faite à l’occasion d’une rencontre organisée au siège de l’Autorité à Rabat, qui a réuni pour la première fois les sociétés de gestion sous mandat opérant sur la place financière marocaine.
Ce programme se matérialise par une charte déontologique et de bonnes pratiques à laquelle les sociétés de gestion sous mandat sont invitées à adhérer au plus tard le 2 juillet 2026.
Selon l’AMMC, cette initiative vise à accompagner le développement d’une activité en pleine croissance tout en favorisant l’alignement des pratiques des opérateurs sur les meilleurs standards en matière de gestion d’actifs pour compte de tiers. Elle intervient dans le prolongement de la publication par l’Autorité d’un guide consacré à la gestion sous mandat d’instruments financiers, élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs du marché.
À travers ce programme de mise en conformité volontaire, l’AMMC entend poursuivre ses actions en faveur de la protection des investisseurs et du renforcement de la confiance dans le marché des capitaux, considérée comme un levier essentiel de son développement et de sa contribution au financement de l’économie nationale.
L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux est l’institution chargée de la régulation du marché marocain des capitaux. Ses missions portent notamment sur la protection de l’épargne investie en instruments financiers ainsi que sur la garantie du bon fonctionnement et de la transparence du marché. Membre de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) depuis 1996, l’AMMC est également signataire, depuis 2007, de la convention multilatérale d’échange et de coopération de cette organisation, faisant du Maroc le 44e pays signataire et le troisième pays africain à adhérer à ce dispositif.
LNT avec CdP
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]]>The post Bank Al-Maghrib lance la troisième édition de son Prix pour la recherche économique et financière appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>L’appel à candidatures est ouvert aux chercheurs de nationalité marocaine âgés de moins de 40 ans et ayant soutenu une thèse de doctorat en économie ou en finance au sein d’un établissement d’enseignement supérieur marocain ou étranger.
À l’issue de cette édition, deux distinctions seront attribuées : un prix d’excellence et un prix d’encouragement. Le jury se réserve également la possibilité de décerner un prix « coup de cœur ».
Les modalités de participation ainsi que la documentation relative au concours sont disponibles sur le site internet de Bank Al-Maghrib. La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 25 septembre 2026.
Selon la Banque centrale, ce prix s’inscrit dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale et vise à soutenir la recherche dans les domaines liés à ses missions, à renforcer les synergies avec le monde académique et à contribuer au rayonnement de la recherche économique ainsi qu’au développement de l’écosystème national de la recherche.
LNT
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]]>The post Marché monétaire : un équilibre maintenu à l’approche de la réunion de Bank Al-Maghrib, constate AGR appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Dans sa note hebdomadaire « Weekly Hebdo Taux – Fixed Income », couvrant la période du 5 au 11 juin 2026, AGR indique que les taux interbancaires sont restés alignés sur le taux directeur de la Banque centrale, maintenu à 2,25 %.
L’indice monétaire de référence au jour le jour, le MONIA (Moroccan Overnight Index Average), a pour sa part enregistré un léger repli, sa moyenne hebdomadaire s’établissant à 2,21 %, contre 2,22 % la semaine précédente.
Selon AGR, le scénario central demeure celui d’un maintien d’une posture prudente de la part de Bank Al-Maghrib, dans un contexte marqué par la persistance des incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient.
Sur le plan de la liquidité bancaire, la demande des banques en monnaie centrale a reculé au cours de la semaine sous revue. Les injections de liquidités de la Banque centrale via les avances à sept jours se sont établies à 43,8 milliards de dirhams (MMDH), contre 55,4 MMDH une semaine auparavant.
Parallèlement, Bank Al-Maghrib a maintenu un soutien significatif au système bancaire à travers des prêts garantis et des opérations de pension livrée, pour un montant global de 100 MMDH.
De son côté, le Trésor a sensiblement renforcé ses placements de trésorerie. Les placements moyens de ses excédents de liquidité, à blanc et avec prise en pension, ont progressé d’environ 7 MMDH en une semaine pour dépasser 25 MMDH.
LNT
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]]>The post Accord entre Washington et Téhéran : les marchés mondiaux saluent la perspective d’une détente énergétique appeared first on La Nouvelle Tribune.
]]>Les investisseurs ont principalement réagi à la possibilité d’un retour progressif des flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, par lequel passe habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole brut. Ce passage maritime était largement paralysé depuis le début du conflit entre l’Iran et les États-Unis à la fin du mois de février, alimentant des tensions sur les marchés de l’énergie et ravivant les craintes inflationnistes.
L’annonce de l’accord a immédiatement pesé sur les cours du pétrole. Lundi, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, a chuté d’environ 5 %, tandis que le WTI américain a reculé dans des proportions similaires.
La baisse s’est poursuivie mardi. En milieu de matinée, le Brent cédait encore près de 2 % à 81,53 dollars le baril, tandis que le WTI américain reculait de 2,20 % à 78,97 dollars.
Selon Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management, les marchés ont avant tout intégré une diminution de la « prime de risque » liée au détroit d’Ormuz. Une réouverture effective du passage maritime pourrait réduire les incertitudes pesant sur les transporteurs, les assureurs et les marchés de l’énergie.
Plusieurs analystes invitent toutefois à la prudence. Gregory Brew, d’Eurasia Group, estime qu’il faudra plusieurs semaines, voire un mois, pour que les flux pétroliers retrouvent une partie significative de leur niveau d’avant-guerre. Des opérations de déminage et des questions liées à la sécurité maritime pourraient encore ralentir la normalisation du trafic.
Michael Wan, analyste à la banque MUFG, souligne également que la pérennité de l’accord dépendra des modalités précises qui seront retenues par les deux parties, celles-ci n’ayant pas encore été dévoilées.
Malgré ces incertitudes, la perspective d’un apaisement géopolitique a rapidement favorisé un retour des investisseurs vers les actifs jugés plus risqués.
À Wall Street, le mouvement a été particulièrement marqué. L’indice Dow Jones a progressé de 0,92 % pour clôturer à un niveau record de 51.671 points. Le Nasdaq, porté notamment par les valeurs technologiques, a bondi de 3,07 %, tandis que l’indice élargi S&P 500 a gagné 1,65 %.
« L’enthousiasme règne sur Wall Street », a résumé Peter Cardillo, analyste chez Spartan Capital Securities, estimant que les marchés ont accueilli favorablement la perspective d’une stabilisation du Moyen-Orient et d’une détente sur les marchés de l’énergie.
Les grandes valeurs technologiques ont largement contribué à cette progression. Nvidia a gagné 3,54 %, Alphabet 2,59 %, Microsoft 2,31 % et Apple 1,82 %.
Le mouvement a également bénéficié aux secteurs fortement consommateurs d’énergie. Les compagnies aériennes américaines ont progressé de manière significative, United Airlines gagnant 3,85 %, American Airlines 3,20 % et Alaska Air Group 3,72 %.
À l’inverse, les valeurs pétrolières ont été pénalisées par la baisse des cours du brut. Exxon Mobil a perdu 4,13 %, Chevron 3,64 % et ConocoPhillips 4 %.
Les marchés asiatiques ont eux aussi réagi favorablement à l’annonce de l’accord.
À Tokyo, l’indice Nikkei a enregistré une hausse de 4,99 % pour terminer à 69.317 points, tandis que l’indice élargi Topix a progressé de 3,03 %. À Séoul, le Kospi a bondi de 5,20 %. Les Bourses de Sydney et de Taipei ont respectivement gagné 1,25 % et 2,78 %, tandis que l’indice Hang Seng de Hong Kong évoluait également dans le vert.
Selon les analystes de Tokai Tokyo Intelligence, l’apaisement des inquiétudes liées à l’inflation énergétique a favorisé des achats sur un large éventail de valeurs.
En Europe, la tendance est demeurée positive. La Bourse de Paris a poursuivi sa progression mardi, le CAC 40 gagnant 0,59 % après avoir déjà progressé la veille. Les places de Francfort et de Londres ont également ouvert en hausse.
Les stratégistes de Natixis soulignent qu’une rotation sectorielle s’est opérée au profit de l’automobile, de l’industrie, des banques, des compagnies aériennes et des secteurs du voyage et des loisirs, au détriment de l’énergie, de la défense et de certaines valeurs défensives.
Pour Florian Ielpo, de Lombard Odier, les marchés « achètent la fin du choc pétrolier », même si les investisseurs ne considèrent pas encore que l’ensemble des risques inflationnistes ont disparu.
L’amélioration du sentiment de marché s’est également reflétée sur d’autres places financières.
À Casablanca, le MASI a clôturé lundi en hausse de 4,46 %, soutenu notamment par les secteurs des mines, de la promotion immobilière et des services de transport. La capitalisation boursière a dépassé les 1.080 milliards de dirhams et les échanges ont porté sur plus de 544 millions de dirhams.
Si les marchés saluent aujourd’hui l’annonce d’un apaisement entre Washington et Téhéran, nombre d’analystes rappellent néanmoins que l’évolution future dépendra de la mise en œuvre effective de l’accord et du rétablissement progressif des flux énergétiques dans le détroit d’Ormuz.
SB
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