Finance

Finances publiques : le déficit budgétaire s’aggrave à 15,5 milliards de dirhams à fin avril

Par LNT
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Le déficit budgétaire du Maroc s’est établi à 15,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin avril 2026, contre 11,8 MMDH à la même période de l’année précédente, selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Cette évolution intervient malgré un solde positif de 27,9 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA).

Les recettes ordinaires du Trésor ont atteint 154,3 MMDH sur les quatre premiers mois de l’année, en progression de 7% en glissement annuel. Cette hausse a été soutenue par la progression des impôts directs (+9,8%), des impôts indirects (+11,3%), des droits de douane (+6,5%) ainsi que des droits d’enregistrement et de timbre (+11,5%). En revanche, les recettes non fiscales ont reculé de 20,6%, limitant la dynamique globale des encaissements.

Du côté des dépenses, la progression a été plus marquée. Les dépenses émises au titre du budget général se sont élevées à 219,4 MMDH, en hausse de 12,2% par rapport à fin avril 2025. Cette augmentation reflète notamment une hausse de 14,4% des dépenses de fonctionnement et de 19,6% des dépenses d’investissement, tandis que les charges de la dette budgétisée ont enregistré une légère baisse de 1,9%.

Dans le détail, les intérêts de la dette ont progressé de 6,1% pour atteindre 16,2 MMDH, alors que les remboursements du principal ont diminué de 7,1%, à 21,8 MMDH. Cette évolution résulte d’un recul des amortissements de la dette intérieure, partiellement compensé par une hausse des remboursements liés à la dette extérieure.

Malgré cet accroissement du déficit global, le solde ordinaire demeure légèrement positif, à plus de 1,63 MMDH à fin avril, traduisant un certain équilibre entre les recettes et les dépenses ordinaires hors investissement.

Les engagements de dépenses ont, pour leur part, atteint 369,9 MMDH, soit un taux global d’engagement de 41%, contre 39% un an auparavant, avec un taux d’émission sur engagements de 77%.

En parallèle, les recettes douanières ont poursuivi leur progression, atteignant 33,8 MMDH à fin avril, en hausse de 9,5% sur un an. Cette évolution est principalement portée par la fiscalité à l’importation.

Les recettes issues de la TVA à l’importation se sont établies à 20,66 MMDH, en progression de 7,7%, tandis que les droits de douane ont généré 5,56 MMDH (+6,5%). La Taxe intérieure sur la consommation (TIC) appliquée aux produits énergétiques a, quant à elle, affiché la plus forte progression, avec une hausse de 17,4% à 7,58 MMDH.

Au total, les recettes brutes de la fiscalité douanière, hors remboursements et restitutions fiscales, ont dépassé 39,3 MMDH, en progression de 11%.

LNT

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