Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Mon, 06 Apr 2026 11:00:21 +0000 fr-FR hourly 1 Marché à terme : lancement du portail de l’ICMAT pour accompagner le démarrage effectif https://lnt.ma/marche-a-terme-lancement-du-portail-de-licmat-pour-accompagner-une-nouvelle-etape-du-marche-financier/ Mon, 06 Apr 2026 10:59:56 +0000 https://lnt.ma/?p=544548 Bank Al-Maghrib et Autorité Marocaine du Marché des Capitaux ont annoncé la mise en ligne du portail institutionnel de l’Instance de Coordination du Marché à terme (ICMAT). Ce lancement intervient dans un contexte particulièrement symbolique, coïncidant avec le démarrage effectif du marché à terme d’instruments financiers au Maroc. Un lancement concomitant avec le démarrage du marché […]

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Bank Al-Maghrib et Autorité Marocaine du Marché des Capitaux ont annoncé la mise en ligne du portail institutionnel de l’Instance de Coordination du Marché à terme (ICMAT). Ce lancement intervient dans un contexte particulièrement symbolique, coïncidant avec le démarrage effectif du marché à terme d’instruments financiers au Maroc.

Un lancement concomitant avec le démarrage du marché à terme

La mise en ligne du portail intervient le même jour que la première cotation d’un contrat à terme ferme sur l’indice MASI 20, baptisé « Future MASI 20 », marquant le lancement opérationnel de ce nouveau segment de marché.

Cette étape constitue une avancée majeure dans le développement des instruments financiers au Maroc, en introduisant des mécanismes de couverture et de gestion des risques plus sophistiqués.

Le portail de l’ICMAT est conçu comme une plateforme de référence destinée à fournir une information complète, structurée et accessible à l’ensemble des intervenants du marché ainsi qu’au grand public.

Selon le communiqué, cet outil s’inscrit dans une stratégie d’accompagnement des acteurs du marché à terme, en facilitant l’accès à l’information et en renforçant la transparence de l’écosystème financier.

Un dispositif structuré autour de quatre piliers

Le portail propose une vision globale du marché à travers quatre axes principaux.

Le premier concerne l’organisation de l’ICMAT, détaillant ses missions, sa composition et ses modalités de fonctionnement. Le deuxième pilier porte sur le cadre réglementaire, avec une compilation des textes législatifs et réglementaires encadrant le marché à terme.

Le troisième axe est consacré à l’écosystème du marché, en fournissant des informations sur les entreprises de marché et les membres habilités. Enfin, un centre de ressources regroupe des publications, communiqués, guides pratiques, formulaires et une foire aux questions.

Instituée par la loi n°42-12 relative au marché à terme d’instruments financiers, l’ICMAT joue un rôle central dans la coordination des actions de Bank Al-Maghrib et de l’AMMC.

Elle est chargée d’assurer le contrôle conjoint du marché à terme, garantissant ainsi la cohérence du dispositif de régulation et la stabilité du système financier.

À travers le lancement de ce portail, les autorités financières entendent accompagner la montée en puissance du marché à terme et renforcer son attractivité.

Ce nouvel outil digital vise à améliorer la lisibilité du cadre réglementaire, à faciliter l’intégration des acteurs et à soutenir le développement de nouvelles pratiques financières.

LNT

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BMCI : une nette amélioration de la rentabilité dans un contexte porteur, entre dynamique commerciale et repositionnement stratégique https://lnt.ma/bmci-une-nette-amelioration-de-la-rentabilite-dans-un-contexte-porteur-entre-dynamique-commerciale-et-repositionnement-strategique/ Thu, 02 Apr 2026 15:50:33 +0000 https://lnt.ma/?p=544401 Le groupe BMCI a présenté des résultats 2025 marqués par une progression significative de sa rentabilité, portée par une dynamique commerciale solide et une amélioration de l’efficacité opérationnelle, dans un environnement macroéconomique jugé favorable par ses dirigeants. Lors de la conférence de présentation, les responsables de la banque ont insisté sur « une lecture claire […]

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Le groupe BMCI a présenté des résultats 2025 marqués par une progression significative de sa rentabilité, portée par une dynamique commerciale solide et une amélioration de l’efficacité opérationnelle, dans un environnement macroéconomique jugé favorable par ses dirigeants.

Lors de la conférence de présentation, les responsables de la banque ont insisté sur « une lecture claire d’une performance qui a fait la différence », soulignant que cette évolution s’inscrit dans « un contexte porteur en matière de business, avec une politique monétaire accommodante et une croissance au rendez-vous ».

Une progression marquée des résultats financiers

Au terme de l’exercice, le produit net bancaire consolidé s’établit à 3,94 milliards de dirhams, en hausse de 4,4%, soutenu par la progression de la marge d’intérêt (+4,1%) et des commissions (+7,9%), notamment sur les métiers spécialisés comme la monétique, le cash management et le trade.

Le résultat brut d’exploitation atteint 1,68 milliard de dirhams, en progression de 8,6%, traduisant un effet combiné de croissance des revenus et de maîtrise des charges. Dans le même temps, le coefficient d’exploitation s’améliore à 57,4%, en baisse de 176 points de base.

Le résultat net consolidé ressort ainsi à 420 millions de dirhams, en hausse de 28,9%, tandis que le résultat net social enregistre une progression encore plus marquée de 88,5%, à 550 millions de dirhams.

Les dirigeants ont souligné que cette performance reflète « une bonne dynamique opérationnelle » et une capacité accrue à générer de la rentabilité sur l’ensemble des métiers.

Une activité commerciale globalement dynamique

Sur le plan commercial, la banque affiche une évolution contrastée mais globalement positive. Les dépôts de la clientèle progressent de 4,4% pour atteindre 50,55 milliards de dirhams, portés par une collecte dynamique sur les ressources peu ou non rémunérées.

Lors de la conférence, les responsables ont précisé que cette évolution s’inscrit dans « une amélioration significative des dépôts (…) avec une part des ressources non ou faiblement rémunérées qui atteint près de 82% », traduisant une optimisation du coût de financement.

En parallèle, la production de crédits amortissables progresse de 19%, atteignant près de 11 milliards de dirhams, avec une dynamique particulièrement marquée sur le financement des entreprises et les crédits à l’équipement.

Les encours de crédits à la clientèle restent quasi stables (-0,6%), un recul attribué à un effet de base lié à des opérations ponctuelles en 2024.

Une gestion du risque contrastée mais maîtrisée

Le coût du risque consolidé s’inscrit en hausse de 12,5% à 912 millions de dirhams, traduisant un renforcement des provisions, notamment sur certains portefeuilles de crédits et filiales.

En revanche, dans les comptes sociaux, le coût du risque recule de 33,6%, avec un taux de couverture en amélioration à 81%, ce qui témoigne d’une meilleure qualité du portefeuille domestique.

Cette dualité reflète, selon les analystes, une gestion prudente des risques dans un contexte économique en reprise mais encore marqué par certaines incertitudes.

Un environnement macroéconomique jugé favorable

Les dirigeants de la BMCI ont largement insisté sur le contexte macroéconomique, qualifié de « très propice au développement », marqué par une croissance économique estimée à 4,8% en 2025 et attendue à 5,6% en 2026, ainsi qu’une inflation maîtrisée et des conditions monétaires stables.

Ils ont également souligné que « les ressources clientèle du marché bancaire ont progressé de 7,6%, tandis que les crédits à l’économie ont augmenté de 6,1% », portés notamment par les crédits à l’équipement.

Des transformations internes structurantes

L’exercice 2025 a également été marqué par plusieurs évolutions structurantes. La banque a notamment finalisé la fusion-absorption de sa filiale informatique BDSI, avec pour objectif de « simplifier l’organisation IT, renforcer le pilotage et améliorer l’efficacité opérationnelle ».

Lors de la conférence, les dirigeants ont précisé que cette opération vise à « mieux s’approprier les enjeux technologiques et améliorer la qualité de service », soulignant le rôle central de l’IT dans la transformation du modèle bancaire.

Par ailleurs, la certification Top Employer obtenue en 2025 et renouvelée en 2026 a été présentée comme un levier d’attractivité et de fidélisation des talents.

Des incertitudes stratégiques autour de l’actionnariat

Un élément notable concerne les discussions engagées par BNP Paribas en vue de l’éventuelle cession de sa participation dans la BMCI au groupe Holmarcom.

Le communiqué précise que ces discussions sont « à un stade préliminaire », sans impact immédiat sur les activités de la banque, BNP Paribas ayant confirmé sa volonté de maintenir ses activités de banque d’investissement au Maroc.

Lors de la conférence, les dirigeants ont évoqué « des discussions préliminaires » qui s’inscrivent dans une logique stratégique plus large, tout en rappelant que « rien n’est encore finalisé à ce stade ».

Selim Benabdelkhalek

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TAQA Morocco : une rentabilité sous pression, mais une transformation stratégique assumée https://lnt.ma/taqa-morocco-une-rentabilite-sous-pression-mais-une-transformation-strategique-assumee/ Thu, 02 Apr 2026 15:19:27 +0000 https://lnt.ma/?p=544398 Le groupe TAQA Morocco a présenté des résultats 2025 en léger repli, reflétant un environnement énergétique moins favorable, tout en mettant en avant la solidité de son modèle opérationnel et l’accélération de sa stratégie de diversification vers les activités bas carbone. Lors de la présentation des comptes, le président du directoire, Abdelmajid Iraqui Houssaini, a […]

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Le groupe TAQA Morocco a présenté des résultats 2025 en léger repli, reflétant un environnement énergétique moins favorable, tout en mettant en avant la solidité de son modèle opérationnel et l’accélération de sa stratégie de diversification vers les activités bas carbone.

Lors de la présentation des comptes, le président du directoire, Abdelmajid Iraqui Houssaini, a résumé cette double dynamique en soulignant que « les résultats de l’exercice 2025 traduisent la solidité de notre modèle opérationnel (…) dans un contexte de marché moins favorable », tout en mettant en avant « l’accélération de la stratégie de diversification ».

Des résultats en recul, mais une base opérationnelle solide

Au terme de l’exercice, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 10,6 milliards de dirhams, en baisse de 2,2%, tandis que l’EBITDA recule de 7,4% à 3,2 milliards de dirhams. Le résultat net part du groupe ressort, pour sa part, à 981 millions de dirhams, en diminution de 6,8% sur un an.

Ces évolutions traduisent, selon la direction, un effet combiné de facteurs techniques et de marché, notamment la réalisation d’opérations de maintenance planifiées et la volatilité des conditions internationales.

Malgré ce repli, la rentabilité reste robuste, avec une marge opérationnelle de 23%, et la structure financière demeure solide, avec un ratio dette nette/EBITDA de 1,7x.

Une organisation repensée pour accompagner la croissance

Au-delà des résultats financiers, la direction a largement insisté sur la transformation structurelle du groupe. Lors de la conférence de presse, les responsables ont expliqué que TAQA Morocco « passe d’un modèle historiquement centré sur un actif à une organisation structurée par grands métiers », couvrant les renouvelables, le bas carbone, l’eau et les infrastructures.

Cette évolution vise, selon eux, à « améliorer la lisibilité, l’efficacité dans l’allocation du capital et l’adaptation des modèles opérationnels à chaque activité ».

Dans ce cadre, quatre nouvelles filiales ont été créées en 2025, illustrant une volonté de structurer le développement futur autour de segments différenciés.

Le groupe a également mis en avant l’ampleur de ses ambitions à horizon 2030. Selon les indications fournies lors de la conférence, TAQA Morocco vise un changement d’échelle significatif, avec une montée en puissance rapide de ses capacités dans les renouvelables, le dessalement et les infrastructures.

Les dirigeants ont évoqué une transformation profonde du modèle, avec « une entreprise qui développe, construit et opère simultanément plusieurs projets », traduisant un passage vers un acteur intégré multi-métiers.

Dans cette dynamique, le projet éolien de Boujmil (144 MW) constitue un premier jalon concret, tandis que les projets liés à l’hydrogène vert et aux infrastructures eau-énergie viennent compléter ce positionnement.

Malgré la baisse du résultat net, le directoire propose la distribution d’un dividende de 38 dirhams par action, en progression de 3% par rapport à 2024, traduisant la volonté du groupe de maintenir une politique de rémunération stable et attractive pour les investisseurs.

Le marché du charbon et le dollar : des facteurs déterminants

Un élément central de l’exercice 2025 réside dans l’impact du contexte international sur les performances du groupe. Comme l’a reconnu la direction, l’évolution des résultats reste étroitement liée à des variables exogènes, en particulier les prix du charbon et la parité dollar/dirham.

L’analyse du marché met en évidence une double contrainte. D’une part, la baisse des prix du charbon sur les marchés internationaux a réduit mécaniquement les revenus liés à la facturation de l’énergie, indexée sur le coût du combustible. D’autre part, l’évolution défavorable du dollar a pesé sur les revenus libellés en devises.

Lors de la conférence, les dirigeants ont reconnu que ces cycles restent difficiles à anticiper, évoquant des marchés devenus plus volatils et moins lisibles qu’auparavant, avec des fluctuations désormais plus fréquentes.

Dans ce contexte, la direction insiste sur la nécessité de maintenir une discipline opérationnelle stricte, tout en accélérant la diversification afin de réduire progressivement l’exposition à ces facteurs.

En dépit des avancées stratégiques, la structure actuelle du groupe reste dominée par l’activité thermique. Comme le souligne l’analyse, les revenus proviennent encore intégralement du charbon, tandis que les projets renouvelables sont en phase de développement.

Cette situation met en lumière l’enjeu central des prochaines années : la capacité du groupe à transformer ses investissements en capacités opérationnelles effectives, dans un secteur marqué par des cycles longs et des contraintes de financement importantes.

Selim Benabdelkhalek

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TAMWILCOM confirme sa dynamique et adopte sa stratégie « JOSSOUR 2030 » https://lnt.ma/tamwilcom-confirme-sa-dynamique-et-adopte-sa-strategie-jossour-2030/ Thu, 02 Apr 2026 14:07:32 +0000 https://lnt.ma/?p=544358 Le Conseil d’administration de TAMWILCOM, présidé par Nadia Fettah, a tenu sa 12ᵉ session à Rabat, consacrée à l’examen des résultats de l’exercice 2025 et à l’adoption d’un nouveau plan stratégique à l’horizon 2030. À cette occasion, le Conseil a salué la progression soutenue de l’activité de l’institution, qui confirme son rôle structurant dans le […]

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Le Conseil d’administration de TAMWILCOM, présidé par Nadia Fettah, a tenu sa 12ᵉ session à Rabat, consacrée à l’examen des résultats de l’exercice 2025 et à l’adoption d’un nouveau plan stratégique à l’horizon 2030.

À cette occasion, le Conseil a salué la progression soutenue de l’activité de l’institution, qui confirme son rôle structurant dans le financement de l’économie nationale, en particulier au profit des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).

Une activité en croissance et un impact élargi

Les performances de TAMWILCOM au titre de l’année 2025 font ressortir une croissance globale de l’activité de 8%, traduite par la mobilisation de plus de 54 milliards de dirhams de crédits. Cette dynamique s’appuie sur un volume d’engagements de 34 milliards de dirhams, ayant bénéficié à plus de 86.000 opérateurs économiques.

Les TPME concentrent près de 72% de ces bénéficiaires, illustrant l’orientation stratégique de l’institution vers le soutien du tissu entrepreneurial national et le renforcement de l’accès au financement.

Au cœur du dispositif de TAMWILCOM, l’activité de garantie a permis de mobiliser plus de 44 milliards de dirhams de financements au profit des entreprises, à travers l’octroi de plus de 62.000 garanties.

Ces résultats confirment le positionnement de l’institution comme levier essentiel de facilitation de l’accès au crédit, en particulier pour les structures de petite taille confrontées à des contraintes de financement.

Une diversification des instruments de financement

Parallèlement, l’activité de cofinancement a enregistré une progression notable, avec des engagements atteignant près de 1,36 milliard de dirhams, en hausse de plus de 124%, portant sur plus de 10.000 crédits.

Dans ce cadre, le mécanisme « ILAYKI Invest », dédié à l’entrepreneuriat féminin, a mobilisé 52,5 millions de dirhams en faveur de projets portés par des femmes.

La fenêtre participative « DAAMA TAMWIL » a, de son côté, enregistré un volume d’engagements de 338 millions de dirhams, avec une progression de 17% des garanties accordées aux particuliers.

En matière d’innovation, les financements liés aux projets innovants et au capital-risque ont également connu une forte croissance de 128%, atteignant un volume de 78 millions de dirhams.

Au plan financier, les états arrêtés au 31 décembre 2025 témoignent de la solidité de l’institution. Le produit net bancaire s’est établi à 893 millions de dirhams, tandis que le résultat net a atteint 447 millions de dirhams.

Ces indicateurs traduisent une trajectoire de croissance maîtrisée, soutenue par une diversification des activités et une gestion rigoureuse.

« JOSSOUR 2030 » : une nouvelle feuille de route stratégique

Le Conseil d’administration a également approuvé le nouveau plan stratégique 2026-2030, baptisé « JOSSOUR 2030 », qui vise à renforcer le positionnement de TAMWILCOM en tant qu’acteur clé du financement des entreprises.

Ce plan repose sur plusieurs axes, notamment l’élargissement de l’accès au financement, l’accompagnement de la nouvelle génération d’entrepreneurs et le renforcement de l’inclusion financière à l’échelle territoriale.

À travers cette stratégie, l’institution ambitionne de consolider son rôle dans le développement économique du Royaume, en adaptant ses instruments aux évolutions du tissu entrepreneurial et aux besoins émergents.

À l’issue de ses travaux, le Conseil a salué l’engagement des équipes de TAMWILCOM dans la réalisation de ces performances et leur mobilisation pour la mise en œuvre de la nouvelle stratégie.

LNT avec CdP

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Managem : forte progression des résultats en 2025 portée par la montée en puissance des projets https://lnt.ma/managem-forte-progression-des-resultats-en-2025-portee-par-la-montee-en-puissance-des-projets/ Wed, 01 Apr 2026 13:50:24 +0000 https://lnt.ma/?p=544272 Le groupe Managem a enregistré une nette progression de ses indicateurs financiers au titre de l’exercice 2025, avec un chiffre d’affaires atteignant 13 694 millions de dirhams, en hausse de 55 % par rapport à l’année précédente. Cette évolution s’explique notamment par la mise en production de nouvelles capacités, au Maroc et à l’international, ainsi […]

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Le groupe Managem a enregistré une nette progression de ses indicateurs financiers au titre de l’exercice 2025, avec un chiffre d’affaires atteignant 13 694 millions de dirhams, en hausse de 55 % par rapport à l’année précédente.

Cette évolution s’explique notamment par la mise en production de nouvelles capacités, au Maroc et à l’international, ainsi que par un contexte favorable des cours des métaux.

L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) s’établit à 5 982 millions de dirhams, en progression de 125 %, traduisant une amélioration significative de la rentabilité opérationnelle, avec une marge de 44 % contre 30 % un an auparavant. Le résultat d’exploitation atteint 3 993 millions de dirhams, tandis que le résultat net part du groupe ressort à 3 002 millions de dirhams, porté notamment par le démarrage de nouveaux projets.

Lors de la conférence de presse  tenue le 31 mars 2026, le PDG du groupe, Imad Toumi, a dressé le bilan du cycle stratégique 2020-2025. Cette période a été marquée par une réorientation vers des projets de grande envergure, une optimisation du portefeuille d’actifs et une concentration sur des métaux tels que l’or, l’argent et le cuivre, explique M. Touni.

Le PDG souligne à ce titre une exécution « disciplinée et rigoureuse » du plan stratégique, reposant notamment sur l’excellence opérationnelle, la digitalisation des mines et le renouvellement des réserves, dans un contexte marqué par la hausse des cours des métaux.

Sur cinq ans, le groupe a engagé plus de 20 milliards de dirhams d’investissements, combinant développement de projets et opérations de croissance externe, dans un cadre de gestion présenté comme rigoureux. Parmi les projets structurants, les sites de Tizert au Maroc et de Boto au Sénégal ont été mis en production en 2025, avec une commercialisation dès le quatrième trimestre.

« On est en quelque sorte à la fin d’un cycle… une page qui est en train de tourner », a déclaré Imad Toumi, évoquant également « de très belles pages dans les années qui viennent », alors que le groupe amorce un nouveau cycle de développement à l’horizon 2030.

Par ailleurs, plusieurs projets restent en cours, notamment dans les sulfates de cobalt et le gaz à Tendrara (phase 1), dont les démarrages sont attendus en 2026. Le groupe a également annoncé un accord avec Norin Mining portant sur la cession de 45 % d’une joint-venture liée au projet aurifère de Gabgaba.

Dans ce contexte, le Conseil d’administration, réuni le 25 mars 2026, a décidé de proposer la distribution d’un dividende de 55 dirhams par action au titre de l’exercice 2025.

Asmaa Loudni

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BAM : Global Money Week 2026, pour renforcer l’éducation financière des jeunes https://lnt.ma/bam-global-money-week-2026-pour-renforcer-leducation-financiere-des-jeunes/ Tue, 31 Mar 2026 14:38:29 +0000 https://lnt.ma/?p=544394 La 14ᵉ édition de la « Global Money Week » (GMW) se tient au Maroc du 30 mars au 11 avril 2026, sous le thème « Smart Money Talks – L’argent, osons en parler », avec pour objectif de renforcer la culture financière des enfants et des jeunes à l’échelle nationale. Portée au niveau international […]

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La 14ᵉ édition de la « Global Money Week » (GMW) se tient au Maroc du 30 mars au 11 avril 2026, sous le thème « Smart Money Talks – L’argent, osons en parler », avec pour objectif de renforcer la culture financière des enfants et des jeunes à l’échelle nationale.

Portée au niveau international par le réseau d’éducation financière de l’Organisation de coopération et de développement économiques, cette initiative mobilise chaque année plus de 170 pays. Au Maroc, elle est coordonnée par la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière, en partenariat avec un large écosystème d’acteurs publics et privés.

Une initiative d’ampleur nationale en progression

L’édition précédente de la Global Money Week a permis de sensibiliser plus d’un million d’enfants et de jeunes à travers le Royaume, dont 53% de filles et 38% issus du milieu rural, avec la mobilisation de plus de 15.700 intervenants.

Forte de ces résultats, l’édition 2026 s’inscrit dans une dynamique d’élargissement, avec un déploiement prévu dans l’ensemble des régions et une implication accrue des partenaires institutionnels, éducatifs et financiers.

Briser les tabous autour de l’argent

Dans un contexte marqué par la digitalisation des usages financiers et l’émergence de nouveaux risques, notamment les arnaques en ligne et la désinformation, cette édition met l’accent sur la nécessité de libérer la parole autour des questions financières.

L’objectif est d’encourager les jeunes à comprendre les mécanismes de l’argent, à poser des questions sans tabou et à adopter des comportements financiers responsables, afin de renforcer leur autonomie et leur capacité à faire des choix éclairés.

Un programme diversifié au contact des jeunes

Durant deux semaines, un programme national sera déployé à travers différentes actions, combinant ateliers pratiques, interventions d’experts, activités pédagogiques en milieu scolaire et universitaire, ainsi que des visites d’institutions financières.

Des formats participatifs et interactifs, tels que des challenges et des activités ludiques, viendront compléter ce dispositif, avec une attention particulière portée aux jeunes issus de zones rurales et aux publics en situation de vulnérabilité.

Cette initiative s’adresse à un large public, allant des enfants à partir de 8 ans jusqu’aux jeunes adultes, incluant les élèves, les étudiants, les stagiaires de la formation professionnelle, ainsi que les jeunes entrepreneurs et porteurs de projets.

Une mobilisation digitale renforcée

Parallèlement aux activités de terrain, une campagne digitale est déployée sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, Instagram et TikTok, à travers des contenus courts et interactifs.

Cette stratégie vise à toucher les jeunes dans leurs espaces d’information habituels, à faciliter l’accès aux notions financières et à encourager l’échange autour de ces sujets.

Une dynamique collective pour ancrer l’éducation financière

La Global Money Week repose sur une mobilisation collective impliquant de nombreux acteurs, parmi lesquels Bank Al-Maghrib, l’Autorité marocaine du marché des capitaux ou encore des établissements d’enseignement et des institutions publiques.

Créée en 2013 à l’initiative de Bank Al-Maghrib, la FMEF a pour mission de renforcer les compétences financières de la population et de contribuer à son bien-être économique et à sa résilience.

LNT avec CdP

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Al Barid Bank : forte croissance du crédit et bond du résultat net en 2025 https://lnt.ma/al-barid-bank-forte-croissance-du-credit-et-bond-du-resultat-net-en-2025/ Tue, 31 Mar 2026 11:11:09 +0000 https://lnt.ma/?p=544153 Al Barid Bank a affiché des performances solides en 2025, portées par une dynamique commerciale soutenue et une progression notable de ses principaux indicateurs financiers. Réuni le 27 mars 2026, le Conseil de Surveillance de la banque a examiné les comptes arrêtés au 31 décembre 2025, mettant en avant une année marquée par une accélération […]

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Al Barid Bank a affiché des performances solides en 2025, portées par une dynamique commerciale soutenue et une progression notable de ses principaux indicateurs financiers. Réuni le 27 mars 2026, le Conseil de Surveillance de la banque a examiné les comptes arrêtés au 31 décembre 2025, mettant en avant une année marquée par une accélération de l’activité et un renforcement des fondamentaux.

Sur le plan commercial, la banque enregistre une nette progression de son activité de crédit. La distribution de crédits, notamment immobiliers et à la consommation, s’est élevée à 2,8 milliards de dirhams, soit une hausse annuelle significative de 47,8%. Une performance qui traduit un positionnement renforcé dans le financement des ménages et de l’économie.

Du côté de la collecte, les dépôts de la clientèle ont progressé de 5,5 milliards de dirhams, enregistrant une croissance de 7,3%. Cette évolution est portée principalement par la bonne tenue des comptes chèques locaux, en hausse de 14%, ainsi que par les comptes d’épargne, dont la part de marché atteint désormais 20%, consolidant la position de leader de la banque sur ce segment.

Les résultats financiers confirment cette dynamique. Le Produit Net Bancaire (PNB) s’établit à 3,2 milliards de dirhams, soutenu par la progression de la marge nette d’intérêt (+13,2%) et de la marge sur commissions (+5,8%). Dans ce contexte, le Résultat Net atteint 930,5 millions de dirhams, en forte hausse de 61,7% par rapport à l’année précédente.

À l’issue de cette réunion, le Conseil de Surveillance a salué l’engagement des équipes et du management, soulignant leur contribution à la mise en œuvre de la stratégie de développement de la banque. Une stratégie qui semble porter ses fruits, dans un contexte où Al Barid Bank renforce son rôle dans le financement de l’économie nationale.

 

LNT avec Cdp

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Global Money Week : l’ACAPS renforce son dispositif d’éducation financière des jeunes https://lnt.ma/global-money-week-lacaps-renforce-son-dispositif-deducation-financiere-des-jeunes/ Mon, 30 Mar 2026 15:44:49 +0000 https://lnt.ma/?p=544092 L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) a annoncé le déploiement d’un ensemble d’initiatives destinées à renforcer l’éducation financière des jeunes, à l’occasion de la 14e édition de la campagne internationale « Global Money Week ». Au Maroc, les actions se déroulent du 30 mars au 11 avril 2026. Placée sous […]

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L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) a annoncé le déploiement d’un ensemble d’initiatives destinées à renforcer l’éducation financière des jeunes, à l’occasion de la 14e édition de la campagne internationale « Global Money Week ». Au Maroc, les actions se déroulent du 30 mars au 11 avril 2026.

Placée sous le thème « L’argent, osons en parler », cette édition met l’accent sur la nécessité d’un dialogue ouvert autour des questions financières, afin d’aider les jeunes à acquérir des réflexes adaptés et à prendre des décisions éclairées en matière de gestion de leurs ressources.

Une stratégie de sensibilisation multicanale

Dans ce cadre, l’ACAPS déploie un dispositif de sensibilisation reposant sur plusieurs formats pédagogiques, visant à toucher les jeunes dans leurs différents espaces d’apprentissage et d’information.

Cette approche s’inscrit dans les missions de l’Autorité, notamment en matière de protection des assurés et des bénéficiaires, en favorisant une meilleure compréhension des mécanismes de couverture, de prévoyance et de gestion des risques.

Parmi les initiatives phares figure le lancement de la chaîne « ACAPS Podcast » sur la plateforme Spotify. Ce programme propose des entretiens avec des experts, destinés à vulgariser les notions liées à l’assurance et à la prévoyance sociale, dans un format accessible au grand public.

L’ACAPS prévoit également la publication d’un support éducatif sous forme de cahier de jeux intitulé « Comprendre l’assurance ». Conçu pour un public jeune, cet outil vise à transmettre de manière ludique et interactive les concepts fondamentaux de l’assurance.

Par ailleurs, un jeu radiophonique pédagogique sera diffusé sur des chaînes à forte audience auprès des jeunes. Ce format interactif ambitionne de renforcer la compréhension des mécanismes d’assurance, tout en encourageant la participation à travers des récompenses.

En complément, des sessions de sensibilisation seront organisées dans des établissements scolaires et universitaires, afin de familiariser les élèves et les étudiants avec les principes de base de l’assurance, son utilité dans la vie quotidienne et son rôle dans la protection contre les risques.

Les actions menées par l’ACAPS s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale d’éducation financière, pilotée par la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière, et s’alignent sur les objectifs de la campagne internationale Global Money Week.

Cette initiative est portée à l’échelle mondiale par l’Organisation de coopération et de développement économiques à travers son Réseau international pour l’éducation financière, avec pour ambition de doter les jeunes des compétences nécessaires pour prendre des décisions financières responsables.

LNT

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Akdital affiche une forte croissance de ses résultats en 2025 et accélère son expansion https://lnt.ma/akdital-affiche-une-forte-croissance-de-ses-resultats-en-2025-et-accelere-son-expansion/ Sat, 28 Mar 2026 11:30:01 +0000 https://lnt.ma/?p=544007 Le groupe Akdital a clôturé l’exercice 2025 sur des performances financières en nette progression, portées par une dynamique d’expansion soutenue et une montée en puissance de son activité médicale à l’échelle nationale. Présentant les résultats annuels du groupe, le directeur général délégué en charge des opérations supports et transformation, Ilyas El Harti, a indiqué que […]

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Le groupe Akdital a clôturé l’exercice 2025 sur des performances financières en nette progression, portées par une dynamique d’expansion soutenue et une montée en puissance de son activité médicale à l’échelle nationale.

Présentant les résultats annuels du groupe, le directeur général délégué en charge des opérations supports et transformation, Ilyas El Harti, a indiqué que le résultat net s’est établi à près de 500 millions de dirhams, en hausse de 42% par rapport à 2024. Le chiffre d’affaires a, pour sa part, atteint 4,4 milliards de dirhams, enregistrant une progression de 49% sur la même période.

Une croissance portée par l’expansion du réseau

Selon Ilyas El Harti, cette performance s’explique notamment par l’intégration des nouvelles ouvertures réalisées en 2024 et 2025, qui représentent près de la moitié du périmètre consolidé du groupe. À cela s’ajoute une maîtrise des charges opérationnelles et des coûts de structure.

Le président-directeur général du groupe, Rochdi Talib, a souligné que l’année 2025 a été marquée par l’ouverture de huit nouveaux établissements, portant le réseau à 41 structures réparties dans 24 villes à travers le Royaume.

Cette expansion s’est accompagnée d’un renforcement significatif des capacités hospitalières, avec un total de 4.505 lits à fin 2025, ainsi que le déploiement d’infrastructures médicales comprenant 243 blocs opératoires, 1.076 lits de soins intensifs et 381 unités de réanimation.

Une activité médicale en forte progression

Le groupe a poursuivi la montée en puissance de son activité, avec plus de 566.000 patients pris en charge en 2025, soit une hausse de 60% par rapport à l’année précédente. Une large part de cette activité est réalisée en dehors de l’axe Casablanca-Rabat, illustrant un positionnement territorial élargi.

Dans le détail, 22.768 patients ont été traités en oncologie, tandis que plus de 31.000 naissances ont été enregistrées au sein des établissements du groupe, confirmant son rôle croissant dans le système de santé national.

Sur le plan de l’innovation, Rochdi Talib a mis en avant la réalisation de 200 chirurgies robotisées au cours de l’année, ainsi que plusieurs interventions pionnières au Maroc et en Afrique, traduisant une volonté de convergence vers les standards internationaux.

Au-delà des indicateurs financiers, le groupe met en avant son impact sur l’accès aux soins, notamment en dehors des principaux pôles urbains. Ainsi, 75% de ses installations médicales sont situées hors de l’axe Casablanca-Rabat, tout comme 80% de la patientèle en oncologie et en chirurgie lourde.

Ces éléments traduisent, selon Ilyas El Harti, un engagement en faveur de la généralisation de l’assurance maladie obligatoire (AMO), en rapprochant l’offre de soins des populations à l’échelle nationale.

Le groupe a également consolidé sa crédibilité internationale à travers l’obtention de certifications, notamment la distinction Platine Qmentum International pour deux de ses établissements.

Dans la continuité de cette dynamique, Akdital ambitionne de porter son réseau à 60 établissements à l’horizon 2028, contre 40 actuellement, tout en poursuivant son expansion à l’international.

Des projets sont ainsi en cours dans plusieurs pays, notamment aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Tunisie, traduisant une stratégie de diversification géographique.

Par ailleurs, le Conseil d’administration a décidé de proposer à l’Assemblée générale la distribution d’un dividende de 14 dirhams par action au titre de l’exercice 2025, reflétant la solidité financière du groupe.

LNT

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Marché obligataire et monétaire : poursuite de la hausse des taux secondaires, stabilité des interventions de BAM https://lnt.ma/marche-obligataire-et-monetaire-poursuite-de-la-hausse-des-taux-secondaires-stabilite-des-interventions-de-bam/ Sat, 28 Mar 2026 11:25:47 +0000 https://lnt.ma/?p=544003 Les conditions de financement sur les marchés financiers domestiques ont évolué dans des directions contrastées au cours de la période du 24 au 26 mars 2026, marquées par une hausse des taux sur le marché obligataire secondaire et une stabilité relative de la liquidité bancaire, selon les dernières analyses d’Attijari Global Research (AGR). Des taux […]

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Les conditions de financement sur les marchés financiers domestiques ont évolué dans des directions contrastées au cours de la période du 24 au 26 mars 2026, marquées par une hausse des taux sur le marché obligataire secondaire et une stabilité relative de la liquidité bancaire, selon les dernières analyses d’Attijari Global Research (AGR).

Des taux obligataires en hausse sur le secondaire

D’après la note « Weekly Hebdo Taux – Fixed Income » publiée par Attijari Global Research, les taux sur le marché secondaire ont poursuivi leur tendance haussière, notamment sur le segment long terme.

Cette progression s’est traduite par une augmentation de l’ordre de 10 points de base, confirmant une pression persistante sur la courbe des taux. Cette dynamique reflète, selon les analystes, les ajustements opérés par les investisseurs en matière d’exigences de rendement, dans un contexte marqué par des incertitudes macroéconomiques et financières.

Sur le marché primaire, le Trésor a choisi de ne pas lever de fonds lors de la dernière séance d’adjudication du mois de mars, malgré une demande estimée à 3,6 milliards de dirhams. Au total, les levées cumulées sur l’ensemble du mois n’ont pas dépassé 7 milliards de dirhams, alors que les besoins de financement étaient estimés à 11,8 milliards, soit un taux de réalisation inférieur à 60%.

Ce positionnement du Trésor s’inscrit dans une stratégie d’arbitrage face aux conditions de marché, alors que la remontée des taux pourrait renchérir le coût de financement.

Au-delà de la gestion des émissions du Trésor, AGR souligne que plusieurs facteurs devraient continuer d’influencer l’évolution des taux au cours des prochaines semaines.

Parmi ces déterminants figurent la capacité du Trésor à contenir ses besoins de financement, mais aussi les anticipations liées à une éventuelle reprise du cycle d’assouplissement monétaire par Bank Al-Maghrib.

Ces anticipations restent toutefois conditionnées à la confirmation d’une trajectoire désinflationniste et à une atténuation progressive des risques géopolitiques internationaux, qui continuent de peser sur les marchés financiers.

Une liquidité bancaire globalement stable

Sur le marché monétaire, la situation apparaît plus stable. Bank Al-Maghrib a maintenu ses interventions hebdomadaires à un niveau quasi inchangé de 160,2 milliards de dirhams sur la période étudiée.

Dans le détail, les avances à 7 jours ont légèrement progressé pour atteindre 63,2 milliards de dirhams, tandis que les injections de liquidité à plus long terme sont restées stables à 97 milliards de dirhams depuis fin février.

Les placements du Trésor sur le marché monétaire, sous forme de pensions livrées et à blanc, se sont établis autour de 8 milliards de dirhams, un niveau globalement en ligne avec la moyenne observée depuis le début de l’année.

Dans ce contexte, les taux interbancaires sont demeurés en adéquation avec le taux directeur fixé à 2,25%, confirmant une certaine stabilité des conditions de financement à court terme.

Toutefois, l’indice MONIA, qui reflète le coût des transactions interbancaires au jour le jour, a enregistré une hausse de 12 points de base sur une semaine, passant de 2,11% à 2,23%. Cette évolution traduit un léger resserrement des conditions de liquidité sur le marché.

LNT avec AGR

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Assurance : Sanlam Maroc améliore sa rentabilité en 2025 malgré un repli du chiffre d’affaires https://lnt.ma/assurance-sanlam-maroc-ameliore-sa-rentabilite-en-2025-malgre-un-repli-du-chiffre-daffaires/ Thu, 26 Mar 2026 15:12:07 +0000 https://lnt.ma/?p=543901 Sanlam Maroc a présenté ses résultats annuels 2025, caractérisés par une hausse de la rentabilité malgré un léger recul de l’activité. Dans un contexte marqué par des évolutions du marché et des pressions sur certaines branches, la compagnie s’est appuyée sur la performance de ses placements financiers et une maîtrise de ses coûts. Le chiffre […]

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Sanlam Maroc a présenté ses résultats annuels 2025, caractérisés par une hausse de la rentabilité malgré un léger recul de l’activité. Dans un contexte marqué par des évolutions du marché et des pressions sur certaines branches, la compagnie s’est appuyée sur la performance de ses placements financiers et une maîtrise de ses coûts.

Le chiffre d’affaires s’établit à 6,19 milliards de dirhams, en baisse de 1,4% par rapport à 2024. Ce recul est principalement lié à la chute de l’activité Vie (-31%), conséquence directe de la fin du partenariat de bancassurance avec Crédit du Maroc. En revanche, les activités non-vie continuent de progresser, avec une hausse de 8% en automobile et de 5,3% sur les risques corporels. À fin 2025, le non-vie représente désormais 91% du portefeuille global.

Malgré ce contexte, le résultat net atteint 452 millions de dirhams, en progression de près de 8% sur un an, confirmant l’orientation stratégique du groupe vers une croissance rentable. « Nous poursuivons une stratégie de croissance rentable, axée sur la création de valeur plutôt que sur le volume », a affirmé Yahia Chraibi, directeur général de Sanlam Maroc.

Cet exercice est marqué par la forte progression du résultat financier, qui passe d’environ 600 millions de dirhams en 2024 à 974 millions en 2025. Cette performance s’explique par la bonne tenue des marchés, à la fois sur les taux et sur les actions, mais aussi par un intérêt croissant des assurés pour les produits adossés aux marchés financiers, notamment les contrats en unités de compte.

Les placements financiers atteignent ainsi près de 18 milliards de dirhams, en hausse de 6,5%, tandis que les fonds propres progressent à 5,45 milliards de dirhams (+2,2%). Les provisions techniques s’élèvent, quant à elles, à 15,63 milliards de dirhams, traduisant le renforcement de la solidité bilancielle de la compagnie.

L’entreprise a distribué un dividende de 98 dirhams par action, contre 81 dirhams un an auparavant, soit une progression d’environ 20%. Le groupe maintient une fourchette de distribution comprise entre 65% et 75% du résultat, avec la possibilité de la dépasser ponctuellement.

Fusion avec Allianz Maroc

Le projet de fusion avec Allianz Maroc, toujours en cours et soumis à conditions, constitue un levier stratégique majeur, explique M. Charibi. L’opération devrait permettre de renforcer la taille critique du groupe, d’élargir son réseau de distribution qui passerait de 550 à plus de 750 points de vente et de générer des synergies, tant en coûts qu’en revenus.

« La taille est un facteur clé dans notre secteur. Cette opération nous permettra de consolider notre position et de gagner en pertinence sur le marché », a indiqué Yahia Chraibi.

Si les impacts précis, notamment en matière de sinistralité ou de résultats financiers consolidés, restent à déterminer, la direction affiche un optimisme prudent quant aux perspectives de l’ensemble fusionné.

Au-delà des performances financières, Sanlam Maroc met en avant ses engagements en matière de responsabilité sociale, notamment à travers le programme « Génération sportive », visant à promouvoir l’accès au sport dans les écoles publiques.

La compagnie insiste également sur la qualité de service et la culture client comme piliers de différenciation, dans un marché de plus en plus concurrentiel.

Asmaa Loudni

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AGR : Bank Al-Maghrib maintient le cap du statu quo dans un environnement incertain https://lnt.ma/agr-bank-al-maghrib-maintient-le-cap-du-statu-quo-dans-un-environnement-incertain/ Wed, 25 Mar 2026 09:43:37 +0000 https://lnt.ma/?p=543803 Attijari Global Research met en avant le maintien d’une posture prudente de Bank Al-Maghrib, qui a décidé de conserver son taux directeur inchangé à 2,25% lors de sa première réunion de politique monétaire de 2026, dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques. Une décision alignée sur un environnement international instable Selon le […]

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Attijari Global Research met en avant le maintien d’une posture prudente de Bank Al-Maghrib, qui a décidé de conserver son taux directeur inchangé à 2,25% lors de sa première réunion de politique monétaire de 2026, dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques.

Une décision alignée sur un environnement international instable

Selon le rapport, cette décision s’inscrit dans un contexte global dominé par l’escalade des tensions au Moyen-Orient, mais aussi par la persistance d’autres facteurs d’incertitude, notamment les conflits internationaux et les tensions commerciales.

Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib adopte une posture qualifiée « d’attentiste », privilégiant le statu quo à l’instar des grandes banques centrales internationales, telles que la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, qui ont également marqué une pause dans leurs cycles monétaires.

Le rapport souligne que ce maintien intervient malgré une inflation maîtrisée et des fondamentaux économiques jugés solides, traduisant la volonté de préserver des marges de manœuvre face aux risques exogènes.

Les données analysées mettent en évidence une trajectoire désinflationniste au Maroc, avec des prix en recul en début d’année 2026, notamment sous l’effet du repli des prix alimentaires et de la détente de la facture énergétique.

Dans ce contexte, les projections tablent sur une inflation contenue autour de 0,8% en 2026, un niveau nettement inférieur à la cible de stabilité des prix, estimée à 2%.

Parallèlement, les perspectives de croissance apparaissent particulièrement favorables. Le rapport évoque une révision à la hausse de la croissance économique à 5,6% en 2026, portée notamment par le rebond attendu de la production agricole et le dynamisme des activités non agricoles, soutenues par l’investissement.

Une transmission encore partielle de la politique monétaire

Malgré les baisses cumulées du taux directeur engagées depuis 2024, la transmission vers les taux débiteurs reste incomplète. Le rapport souligne un décalage entre l’évolution du taux directeur et celle des conditions de financement, ce qui incite la banque centrale à temporiser.

Dans le même temps, les conditions monétaires restent marquées par un déficit structurel de liquidité bancaire, appelé à se creuser davantage dans les prochaines années, en lien avec l’augmentation de la circulation fiduciaire.

Le rapport met en avant l’existence d’un espace de manœuvre pour un éventuel assouplissement monétaire à moyen terme. L’écart entre le taux directeur et le niveau d’inflation confère des taux réels positifs, créant un environnement favorable à d’éventuelles baisses futures, sous réserve d’une stabilisation du contexte international.

Dans son scénario central, Attijari Global Research estime que la banque centrale pourrait reprendre son cycle de baisse des taux à partir de 2027, avec un objectif autour de 2,0%, à condition que les risques géopolitiques s’atténuent et que la trajectoire désinflationniste se confirme.

L’analyse insiste enfin sur le rôle déterminant du contexte géopolitique, notamment la guerre au Moyen-Orient, qui influence directement les prix de l’énergie et, par ricochet, les équilibres macroéconomiques nationaux.

Une prolongation du conflit pourrait ainsi accentuer les pressions inflationnistes importées, notamment via les coûts de transport et des produits alimentaires, qui représentent une part significative du panier de consommation.

Dans ce contexte, la prudence demeure le principal fil conducteur de la politique monétaire marocaine, dans l’attente d’une meilleure visibilité sur l’évolution de l’environnement international.

LNT

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Finances publiques : le déficit budgétaire s’aggrave à fin février 2026 https://lnt.ma/finances-publiques-le-deficit-budgetaire-saggrave-a-fin-fevrier-2026/ Fri, 20 Mar 2026 12:35:10 +0000 https://lnt.ma/?p=543661 La situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) fait ressortir un déficit budgétaire de 34,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin février 2026, contre 24,8 MMDH à la même période de l’année précédente, selon les données publiées par le Ministère de l’Économie et des Finances du Maroc. Cette évolution s’explique principalement par un recul […]

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La situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) fait ressortir un déficit budgétaire de 34,5 milliards de dirhams (MMDH) à fin février 2026, contre 24,8 MMDH à la même période de l’année précédente, selon les données publiées par le Ministère de l’Économie et des Finances du Maroc.

Cette évolution s’explique principalement par un recul des recettes conjugué à une progression des dépenses. Les recettes ordinaires nettes ont ainsi diminué de 2,5 MMDH, soit un repli de 4,7% en glissement annuel, avec un taux de réalisation de 11,8% par rapport aux prévisions de la loi de finances 2026.

Les recettes fiscales ont enregistré une baisse de 2,9 MMDH (-5,6%), avec un taux de réalisation de 13,3%. Parallèlement, les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux ont atteint 4,3 MMDH, en légère hausse.

Les dépenses ordinaires se sont établies à 73,9 MMDH, en recul de 647 millions de dirhams par rapport à fin février 2025, avec un taux d’exécution de 19,5%. Cette évolution recouvre des tendances divergentes : une hausse des dépenses de biens et services (+0,5%) et des charges d’intérêts de la dette (+4,6%), contrebalancée par une baisse significative des charges de compensation (-31,6%).

Dans ce contexte, le solde ordinaire ressort déficitaire à hauteur de 22,7 MMDH, contre 20,8 MMDH un an auparavant.

À l’inverse, les dépenses d’investissement ont connu une progression marquée, atteignant 23,1 MMDH, en hausse de 6,3 MMDH sur un an, avec un taux de réalisation de 20,1% des prévisions annuelles.

Les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un excédent de 11,4 MMDH, en recul par rapport aux 12,9 MMDH enregistrés à fin février 2025.

Dans ce contexte, le besoin de financement du Trésor s’est établi à 40,9 MMDH, en amélioration par rapport aux 42,9 MMDH observés un an auparavant.

Pour couvrir ce besoin, le Trésor a mobilisé des ressources nettes de 19,3 MMDH sur le marché intérieur. L’endettement domestique a reposé sur des souscriptions de 34,6 MMDH et des remboursements en principal de 15,3 MMDH.

Sur le plan extérieur, les emprunts nets se sont établis à 976 millions de dirhams, incluant des tirages de 3,2 MMDH et des amortissements de 2,2 MMDH.

LNT

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Marché boursier : les investisseurs institutionnels et les particuliers dominent les échanges au T4 2025 https://lnt.ma/marche-boursier-les-investisseurs-institutionnels-et-les-particuliers-dominent-les-echanges-au-t4-2025/ Fri, 20 Mar 2026 12:32:12 +0000 https://lnt.ma/?p=543658 La structure des investisseurs sur le marché boursier marocain reste marquée par une forte concentration des volumes entre acteurs nationaux. Selon l’Autorité marocaine du marché des capitaux, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et les personnes morales marocaines ont représenté ensemble 66,6% des volumes de transactions sur le marché central au quatrième […]

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La structure des investisseurs sur le marché boursier marocain reste marquée par une forte concentration des volumes entre acteurs nationaux. Selon l’Autorité marocaine du marché des capitaux, les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et les personnes morales marocaines ont représenté ensemble 66,6% des volumes de transactions sur le marché central au quatrième trimestre 2025.

Une prédominance des investisseurs domestiques

Derrière ce bloc majoritaire, les personnes physiques marocaines ont contribué à hauteur de 21,2% des volumes, confirmant leur présence significative dans les échanges. Les investisseurs étrangers, ainsi que les opérations transitant via le réseau bancaire, restent en retrait, avec des parts respectives de 6% et 5,9% du volume global.

Cette configuration traduit une prédominance des investisseurs domestiques dans l’animation du marché, dans un contexte où la participation étrangère demeure relativement limitée.

Une activité en léger repli malgré une dynamique annuelle soutenue

Au total, le volume transactionnel sur le marché boursier, incluant les compartiments central et blocs, s’est établi à 38,5 milliards de dirhams (MMDH) au quatrième trimestre 2025, en baisse de 3,9% par rapport à la même période de 2024.

Sur le plan des indices, la dynamique annuelle est restée globalement positive, malgré un repli trimestriel de 0,9% pour le MASI et de 4% pour le MASI 20.

Des positions nettes acheteuses pour les principaux acteurs

Dans le détail, les OPCVM se sont positionnés en nets acheteurs, avec des acquisitions de 9,9 MMDH contre des ventes de 7,8 MMDH. Leurs volumes ont enregistré une progression marquée en glissement annuel, avec une hausse de 48,6% des achats et de 49,7% des ventes.

Les personnes morales marocaines ont également affiché une position nette acheteuse, avec des achats de 12,2 MMDH et des ventes de 11,3 MMDH. Ces volumes ont progressé respectivement de 56% et 46% par rapport au quatrième trimestre 2024.

Une activité contrastée pour les autres catégories d’investisseurs

Les personnes physiques marocaines ont généré des ventes de 6,7 MMDH, en hausse de 39% sur un an, mais en recul par rapport au trimestre précédent. Leurs achats ont atteint 6,4 MMDH, en progression de 50,4% en glissement annuel, mais également en baisse par rapport au troisième trimestre 2025.

Pour les investisseurs opérant via le réseau bancaire, les ventes se sont élevées à 2,6 MMDH, tandis que les achats ont atteint 986 millions de dirhams, avec des hausses respectives significatives par rapport à l’année précédente.

Les personnes morales étrangères ont, pour leur part, enregistré des ventes de 2,4 MMDH, soit plus du double du niveau observé un an auparavant. Leurs achats, évalués à 1,3 MMDH, ont également progressé, traduisant une activité accrue mais encore limitée en volume relatif.

LNT

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Du détroit d’Ormuz au MASI, les ondes de choc au Maroc https://lnt.ma/du-detroit-dormuz-au-masi-les-ondes-de-choc-au-maroc/ Thu, 19 Mar 2026 09:32:23 +0000 https://lnt.ma/?p=543580 La guerre au Moyen-Orient et son impact économique mondial met les places financières sous pression. Tous les marchés actions sont concernés, les indices boursiers ont reculé notamment en Europe, avec une baisse de 6% pour le CAC 40 pour ne parler que du français. Les secteurs les plus touchés sont le bancaire, l’énergie, l’industrie, l’aéronautique […]

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La guerre au Moyen-Orient et son impact économique mondial met les places financières sous pression. Tous les marchés actions sont concernés, les indices boursiers ont reculé notamment en Europe, avec une baisse de 6% pour le CAC 40 pour ne parler que du français. Les secteurs les plus touchés sont le bancaire, l’énergie, l’industrie, l’aéronautique et le luxe, en bref ceux qui sont au cœur de la croissance économique. Et pour cause, le prix du pétrole ne cesse de grimper dépassant les 109 dollars le baril aujourd’hui en raison du blocage du détroit d’Ormuz. Les risques explosant, les taux d’intérêt ne cessent de s’apprécier notamment ceux des rendements des bons du trésor américain à 10 ans, une des références du marché obligataire international, avec plus 1,5 points de base. Le dollar est également affecté en ne cessant de s’apprécier face aux devises majeures, au détriment d’un euro qui a perdu près de 0,7%. En conséquence, les inquiétudes inflationnistes reviennent mettant à mal les décisions des banques centrales.

Les analystes prévoient une volatilité des marchés de plus en plus accrue, ils sont donc très sensibles aux développements géopolitiques et aux guerres en particulier, car ils savent quand elles commencent et il leur est difficile d’en prévoir la fin, ni d’en mesurer l’impact sur l’économie mondiale.

D’ailleurs, le marché boursier casablancais, connaissant une correction importante avec son principal indice le MASI, qui accuse une forte correction de -12% sur la période allant du 20 février au 03 mars 2026, pose la question de l’intensité de cette contre-performances parce qu’il s’agit de l’une des plus importantes, africaines et européennes. Sur la même période, le MASI affiche une baisse plus prononcée que celle observée sur le marché égyptien, qui s’est déprécié de -8% alors que l’Égypte demeure plus exposée aux conséquences économiques de ce conflit géopolitique.

Toutefois, peut-on de ce simple fait lier directement le comportement de notre marché bousier aux évènements internationaux quand l’on a toujours caractérisé notre place financière de domestique ? Certes, la publication des résultats des sociétés cotées au titre du 4ème trimestre 2025, montre une accélération de la croissance des revenus de la cote à +12,2% à cette date, en contradiction avec la forte correction du marché, ce qui peut le laisser croire. Mais les analystes d’Attijari Global Research confirment que « la correction du MASI ne s’explique pas uniquement par les tensions géopolitiques, mais également par des facteurs purement domestiques ». La montée en force du poids des Particuliers contribue aujourd’hui à amplifier les phases baissières du marché. D’autre part, la multiplication des opérations de financement de l’État via les OPCI, aurait affaibli la position « acheteuse » des institutionnels envers les Actions. La guerre au Moyen-Orient ne peut donc justifier à elle seule la correction du MASI.

Mais au-delà de l’avis technique des opérateurs et observateurs du marché marocain, l’économie du pays reste très dépendante par ses besoins en hydrocarbures. Si, les guerres s’intensifient dans la durée, tout particulièrement celle en question qui s’étend aux pays du Golfe, nos principaux fournisseurs de pétrole, l’économie du pays aura du mal à rester résiliente comme l’a affirmé récemment Nadia Fettah la ministre des Finances. Car, le Maroc importe environ 90% de ses besoins en hydrocarbures, principalement des pays du Golfe, comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les importations ne sont pas bloquées, mais la facture énergétique augmente. L’économie marocaine est donc déjà touchée. Et, la hausse des prix du pétrole est effective à différents niveaux puisque les prix à la pompe du carburant ont augmenté affectant directement les ménages et les entreprises. Il est établi qu’une hausse de 10 dollars par baril peut ajouter 0,25-0,30 dollar par gallon d’essence. De façon globale, la hausse des prix du pétrole affecte l’économie du pays, tout en entraînant une inflation et une réduction du pouvoir d’achat des ménages. Tout particulièrement, les secteurs les plus exposés à la hausse du baril sont l’automobile, l’agro-industrie, l’industrie, le transport et la logistique, qui sont fortement dépendants des importations de pétrole et de gaz. Car la hausse des prix du pétrole affecte les coûts de production et de transport, ce qui se répercute sur les prix des biens et services.

De fait, le Maroc est vulnérable aux chocs pétroliers en raison de sa dépendance aux importations d’énergie même si le pays investit dans les énergies renouvelables pour la réduire en diversifiant ses sources d’énergie et réduire sa vulnérabilité.

Cette inflation importée se répercuterait d’autant plus sur les coûts de transport, de logistique et de production. De même que l’augmentation de sa facture énergétique creuserait le déficit commercial du Maroc, qui est déjà structurellement déficitaire. Cette même pression détériorerait les réserves de change qui se réduisant, peuvent affecter la stabilité de la monnaie nationale.

En définitive, la réponse à la question de savoir si l’actuelle importante dépréciation de la bourse est liée à la guerre au Moyen-Orient, se trouve inéluctablement dans les risques qu’encourt l’économie de notre pays dans son ensemble…

 

Afifa Dassouli

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PME : un débat à Tanger met l’accent sur les enjeux de financement et de gestion financière https://lnt.ma/pme-un-debat-a-tanger-met-laccent-sur-les-enjeux-de-financement-et-de-gestion-financiere/ Wed, 18 Mar 2026 14:45:16 +0000 https://lnt.ma/?p=543567 Un cercle de débat ramadanesque consacré aux « fondements du financement et de la gestion financière des petites entreprises au Maroc » s’est tenu à Tanger, à l’initiative de l’Instance marocaine des petites entreprises (IMPE), réunissant entrepreneurs, professionnels de la finance et représentants institutionnels. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la culture […]

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Un cercle de débat ramadanesque consacré aux « fondements du financement et de la gestion financière des petites entreprises au Maroc » s’est tenu à Tanger, à l’initiative de l’Instance marocaine des petites entreprises (IMPE), réunissant entrepreneurs, professionnels de la finance et représentants institutionnels.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la culture entrepreneuriale et à améliorer les compétences en gestion financière des porteurs de projets, tout en offrant un cadre d’échange autour des défis structurels auxquels font face les petites entreprises.

Un contexte marqué par de nouveaux dispositifs de soutien

Intervenant à cette occasion, le président de l’IMPE, Rachid Ouardighi, a souligné que cette cinquième édition intervient dans un contexte particulier, marqué par le lancement d’un nouveau dispositif de soutien dédié aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).

Il a indiqué que ce type de rencontre vise notamment à rapprocher les entrepreneurs des mécanismes d’accompagnement existants, qu’ils soient publics ou privés, tout en favorisant une meilleure compréhension des outils financiers et des opportunités disponibles.

Rappelant que les PME représentent plus de 95% du tissu entrepreneurial national, il a insisté sur leur rôle central dans la création d’emplois et la croissance économique, tout en mettant en évidence leur fragilité structurelle, notamment durant les premières années d’activité.

Selon M. Ouardighi, de nombreuses entreprises rencontrent des difficultés non pas en raison d’un manque d’idées ou de marchés, mais en raison de problématiques liées à la trésorerie, à la planification financière ou à la maîtrise des instruments commerciaux.

Il a notamment évoqué l’importance des évolutions introduites par la loi n° 71.24 modifiant le Code de commerce, entrée en vigueur début 2026, qui vise à sécuriser les transactions commerciales et à renforcer la confiance dans les échanges économiques.

Dans cette perspective, il a appelé à un engagement collectif impliquant l’État, le secteur bancaire et les entrepreneurs, afin de promouvoir l’inclusion financière et de renforcer les capacités de gestion des petites entreprises.

De son côté, Issam Sabour, a mis en avant les apports de la nouvelle législation, soulignant qu’elle introduit une approche davantage orientée vers la justice corrective que répressive.

Il a également insisté sur le rôle du chèque comme instrument central des transactions économiques, mettant en avant la confiance qu’il continue d’inspirer dans le tissu entrepreneurial.

Les dispositifs d’accompagnement à l’investissement

La représentante du Centre régional d’investissement (CRI) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Khaoula Elguermai, a présenté les contours du nouveau dispositif de soutien aux TPME.

Elle a détaillé les différents mécanismes mis en place, notamment les subventions à l’investissement, l’accompagnement individualisé et les incitations prévues par la Charte de l’investissement.

Ce dispositif prévoit notamment trois types d’aides : une aide à la création d’emplois permanents, une aide territoriale visant à renforcer l’attractivité de certaines zones, ainsi qu’une aide dédiée aux activités prioritaires, afin d’orienter les investissements vers des secteurs à fort potentiel.

Les échanges ont également porté sur les différentes sources de financement accessibles aux petites entreprises, incluant les financements bancaires et les mécanismes publics de soutien.

Les participants ont souligné l’importance d’une gestion rigoureuse de la trésorerie, d’une planification budgétaire adaptée et d’une maîtrise des risques pour assurer la pérennité des entreprises.

Ils ont, par ailleurs, insisté sur le rôle central de la formation et de l’accompagnement dans le renforcement des capacités des entrepreneurs, en vue de leur permettre de mieux appréhender les exigences du marché et de saisir les opportunités de financement.

LNT

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Le Crédit Agricole du Maroc primé pour la qualité de ses opérations internationales https://lnt.ma/le-credit-agricole-du-maroc-prime-pour-la-qualite-de-ses-operations-internationales/ Wed, 18 Mar 2026 14:39:02 +0000 https://lnt.ma/?p=543564 Le Crédit Agricole du Maroc a été distingué par la banque allemande Commerzbank en recevant le « STP Award 2025 », une récompense attribuée pour la qualité de ses opérations de paiements commerciaux et de transferts financiers à l’international. Cette distinction, accordée à un nombre limité d’institutions financières, met en avant la performance des processus opérationnels de […]

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Le Crédit Agricole du Maroc a été distingué par la banque allemande Commerzbank en recevant le « STP Award 2025 », une récompense attribuée pour la qualité de ses opérations de paiements commerciaux et de transferts financiers à l’international.

Cette distinction, accordée à un nombre limité d’institutions financières, met en avant la performance des processus opérationnels de la banque, notamment en matière de Straight Through Processing (STP). Ce dispositif permet un traitement automatisé et fluide des transactions, garantissant un haut niveau de fiabilité, de rapidité et de conformité aux standards internationaux.

À travers ce prix, Commerzbank souligne ainsi la capacité du Crédit Agricole du Maroc à assurer une gestion efficace des flux financiers transfrontaliers, dans un environnement où la qualité d’exécution et la maîtrise des risques constituent des enjeux majeurs.

Au-delà de la dimension technique, cette distinction reflète également la solidité des relations entre les deux institutions. Le Crédit Agricole du Maroc entretient en effet un partenariat de longue date avec Commerzbank, notamment dans les domaines du trade finance, des paiements internationaux et de la gestion de la relation commerciale.

La banque marocaine avait déjà été primée à plusieurs reprises par son partenaire allemand, notamment en 2014, 2017 et 2019, ce qui témoigne d’une continuité dans la qualité des échanges et des services fournis.

Cette nouvelle reconnaissance vient conforter le positionnement du Crédit Agricole du Maroc en tant qu’acteur de référence dans le domaine des opérations internationales. Elle illustre également les efforts engagés par l’établissement pour aligner ses pratiques sur les meilleurs standards du secteur bancaire mondial.

Dans un contexte marqué par l’intensification des échanges commerciaux et financiers, la capacité à traiter efficacement les transactions internationales constitue un facteur clé de compétitivité pour les institutions financières.

LNT

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Inclusion financière : TotalEnergies Marketing Maroc et Al Barid Bank scellent un partenariat https://lnt.ma/inclusion-financiere-totalenergies-marketing-maroc-et-al-barid-bank-scellent-un-partenariat/ Wed, 18 Mar 2026 10:23:45 +0000 https://lnt.ma/?p=543487 TotalEnergies Marketing Maroc et Al Barid Bank ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique visant à renforcer l’accès aux services financiers de proximité, en s’appuyant sur le réseau national de stations-service de TotalEnergies. Cet accord s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher les services bancaires du quotidien des citoyens et des professionnels, en investissant des […]

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TotalEnergies Marketing Maroc et Al Barid Bank ont annoncé la signature d’un partenariat stratégique visant à renforcer l’accès aux services financiers de proximité, en s’appuyant sur le réseau national de stations-service de TotalEnergies.

Cet accord s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher les services bancaires du quotidien des citoyens et des professionnels, en investissant des lieux à forte fréquentation et en facilitant l’accès aux solutions de paiement et aux services financiers.

Déploiement de solutions de paiement et de services bancaires

Le partenariat prévoit le déploiement de solutions de paiement par carte au sein des stations-service, notamment à travers l’installation de terminaux de paiement électronique (TPE) et l’intégration de solutions SoftPOS. Ces dernières permettent aux commerçants d’accepter les paiements sans contact via une application installée sur smartphone.

Ces dispositifs seront proposés par Barid Cash, filiale d’Al Barid Bank, dans le cadre d’une stratégie visant à accélérer la digitalisation des paiements.

L’accord inclut également l’installation de guichets automatiques bancaires ainsi que de points de vente Barid Cash dans certaines stations-service, afin de proposer une offre de services financiers de proximité, accessible à un large public.

Au-delà des services destinés au grand public, le partenariat prévoit la mise en place d’offres bancaires et de solutions de financement dédiées aux collaborateurs de TotalEnergies Marketing Maroc ainsi qu’aux gérants de stations-service.

Des actions spécifiques seront également menées pour encourager la bancarisation des employés des stations, dans une logique d’inclusion financière et d’intégration progressive dans le système financier formel.

Pour Abdesslam Rhnimi, Directeur général de TotalEnergies Marketing Maroc, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier les services proposés au-delà de l’énergie. « En nous associant à Al Barid Bank, nous renforçons notre engagement en faveur de la proximité et de l’inclusion financière. Ce partenariat illustre notre volonté de proposer, au-delà de l’énergie, des services utiles et accessibles au plus grand nombre », a-t-il déclaré.

De son côté, Al Amine Nejjar, Président du Directoire d’Al Barid Bank, a souligné l’ambition de l’établissement de renforcer l’accessibilité des services bancaires. « En investissant des lieux de vie à forte fréquentation, nous rapprochons concrètement la banque du quotidien des Marocains et accélérons la digitalisation des paiements au service de l’inclusion financière », a-t-il indiqué.

LNT avec CdP

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BAM maintient son taux directeur, Jouahri insiste sur une approche flexible https://lnt.ma/bank-al-maghrib-maintient-son-taux-directeur-a-225/ Tue, 17 Mar 2026 14:06:12 +0000 https://lnt.ma/?p=543463 Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25%, à l’issue de sa première réunion trimestrielle de l’année 2026 tenue mardi à Rabat. Une décision largement anticipée par les marchés, qui confirme la posture prudente de la Banque centrale face à un environnement international incertain, tout en prenant […]

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Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25%, à l’issue de sa première réunion trimestrielle de l’année 2026 tenue mardi à Rabat. Une décision largement anticipée par les marchés, qui confirme la posture prudente de la Banque centrale face à un environnement international incertain, tout en prenant acte d’une dynamique économique nationale jugée globalement favorable.

Dans son communiqué, BAM indique que ce statu quo monétaire repose sur plusieurs facteurs convergents, notamment « la poursuite de la dynamique notable de l’activité économique », des niveaux d’inflation modérés et la persistance de fortes incertitudes à l’échelle internationale, en particulier liées aux tensions géopolitiques. La Banque souligne également avoir intégré dans son analyse les résultats des stress tests réalisés pour évaluer la résilience de l’économie nationale face à différents scénarios de chocs externes.

Lors du point de presse tenu à l’issue de la réunion, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a insisté sur la nécessité d’adopter une approche flexible et réactive face à un environnement marqué par une forte volatilité. « Notre décision se fera réunion après réunion avec l’actualisation des données. Il faut actualiser les données », a-t-il déclaré, soulignant que la Banque centrale se tient prête à convoquer, si nécessaire, des réunions exceptionnelles « si les données et si la situation l’exigent ».

Une conjoncture internationale sous tension

L’analyse de BAM s’inscrit dans un contexte international dominé par l’incertitude, en particulier autour de l’évolution des prix de l’énergie. Abdellatif Jouahri a longuement détaillé les hypothèses envisagées par les institutions internationales et les grandes banques concernant le prix du pétrole, illustrant l’ampleur des divergences.

« Les hypothèses vont de 70 dollars à 140 dollars, c’est-à-dire que c’est du simple au double », a-t-il relevé, évoquant des projections très contrastées allant de scénarios modérés à des hypothèses extrêmes susceptibles d’entraîner une récession mondiale en cas de prolongation des tensions.

Face à cette incertitude, BAM a construit ses scénarios autour d’une hypothèse centrale située autour de 80 dollars le baril, tout en testant des scénarios plus sévères, allant jusqu’à 100, 130 voire 140 dollars. « Quelle que soit l’hypothèse que vous prenez, l’impact et les conséquences ne sont pas du tout les mêmes », a insisté le Wali, mettant en avant l’importance du canal énergétique dans la transmission des chocs à l’économie marocaine, notamment via la facture d’importation et les coûts de production.

Dans ce cadre, la Banque centrale indique suivre de près les développements géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient, et leurs implications potentielles sur l’inflation et l’activité économique. Le Conseil affirme ainsi qu’il continuera d’ajuster ses décisions « réunion par réunion », en fonction des données les plus récentes.

Une croissance économique portée par l’agriculture et l’investissement

Sur le plan interne, Bank Al-Maghrib fait état d’une amélioration notable de la croissance économique. Celle-ci aurait atteint 4,8% en 2025, portée à la fois par la reprise du secteur agricole et la bonne tenue des activités non agricoles.

Cette dynamique devrait s’accélérer en 2026, avec une croissance projetée à 5,6%, avant un ralentissement attendu à 3,5% en 2027. L’évolution prévue repose principalement sur une forte performance du secteur agricole, favorisée par des conditions climatiques jugées particulièrement favorables.

La production céréalière des trois principales cultures devrait ainsi atteindre 82 millions de quintaux, sur la base d’une superficie emblavée de 3,9 millions d’hectares. Dans ce contexte, la valeur ajoutée agricole progresserait de 14,4% en 2026, après une hausse estimée à 5% en 2025, avant de reculer en 2027 avec un retour à des conditions agricoles moyennes.

En parallèle, les activités non agricoles devraient maintenir une croissance soutenue, autour de 4,5%, tirée notamment par les investissements dans les infrastructures économiques et sociales. Cette dynamique confirme la résilience relative de l’économie marocaine, malgré les incertitudes externes.

Une inflation contenue, mais sous surveillance

S’agissant des prix, BAM prévoit une inflation globalement maîtrisée à court et moyen terme. Le taux d’inflation devrait s’établir à 0,8% en 2026, un niveau quasi stable par rapport à l’année précédente, avant de remonter progressivement à 1,4% en 2027.

Cette évolution s’explique notamment par la détente observée sur les prix de certains produits alimentaires et la baisse des prix des carburants. Toutefois, la Banque centrale anticipe une légère accélération de l’inflation à moyen terme, en lien avec une remontée attendue des cours du pétrole.

Les anticipations d’inflation s’inscrivent également en baisse. Selon l’enquête trimestrielle menée par BAM auprès des experts du secteur financier, les projections tablaient, avant le déclenchement du conflit en Iran, sur un taux moyen de 1,5% à l’horizon de huit trimestres et de 1,8% à douze trimestres.

Pour Abdellatif Jouahri, les perspectives à très court terme demeurent relativement stables. Il a ainsi indiqué que « sur les trois prochains mois, le taux d’inflation au Maroc devrait rester contenu dans les niveaux prévus », malgré les incertitudes liées à l’environnement international.

Accès au financement des TPE : un dispositif de scoring finalisé

Au-delà des orientations de politique monétaire, le Wali de Bank Al-Maghrib a également annoncé la finalisation d’un dispositif de scoring dédié aux très petites entreprises (TPE), dans le cadre de la mise en œuvre de la charte relative à leur financement, signée en décembre 2025.

« Nous avons finalisé le travail avec le Crédit Bureau, et nous avons maintenant une solution que nous allons présenter aux banques en ce qui concerne le scoring de la TPE », a-t-il précisé. L’objectif est d’accélérer le traitement des dossiers et d’améliorer l’accès des TPE au crédit.

Ce dispositif s’inscrit dans une approche plus large visant à renforcer l’inclusion financière et à soutenir le tissu productif. Une réunion consacrée à l’accompagnement des TPE est d’ailleurs prévue, sous le pilotage de MarocPME.

Abdellatif Jouahri a par ailleurs écarté l’hypothèse d’un effet d’éviction des TPE au profit des grands projets d’investissement. « Nous ne pensons pas qu’il y ait un effet d’éviction en ce qui concerne la TPE vis-à-vis du crédit bancaire », a-t-il affirmé, soulignant que les capacités de financement du système bancaire restent largement suffisantes.

Selon lui, les lignes mobilisables pour le financement des TPE pourraient atteindre 450 milliards de dirhams, alors que les encours actuels se situent autour de 150 à 160 milliards. « La marge est encore large », a-t-il insisté, appelant à rendre les projets davantage « bancables » pour faciliter leur accès au crédit.

Banques marocaines en Europe : un cadre sécurisé

Sur le plan international, le Wali de BAM s’est également montré confiant quant à la poursuite des activités des banques marocaines en Europe, à la suite de l’accord conclu avec la France concernant l’application de la directive européenne CRD VI.

« Le fait que l’accord que nous avons eu avec la France permette à nos banques de continuer l’opération relais sans grosse difficulté est déjà un atout important pour nous », a-t-il déclaré, estimant que cet acquis constitue un levier pour les discussions en cours avec d’autres pays européens.

Une task force pilotée par le ministère des Affaires étrangères poursuit ainsi les échanges avec plusieurs États membres de l’Union européenne, notamment la Belgique et les Pays-Bas, tandis que des discussions sont prévues avec l’Espagne et l’Italie.

Enfin, interrogé sur le projet de e-dirham, Abdellatif Jouahri a indiqué que les travaux se poursuivent, avec un horizon de moyen terme pouvant dépasser cinq ans. La priorité demeure, selon lui, la réduction de l’usage du cash et le développement des paiements électroniques.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du système financier, visant à accompagner la digitalisation de l’économie et à renforcer l’efficacité des transactions.

Selim Benabdelkhalek

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Éducation financière : l’AMMC mobilise les jeunes à l’occasion de la Global Money Week 2026 https://lnt.ma/education-financiere-lammc-mobilise-les-jeunes-a-loccasion-de-la-global-money-week-2026/ Tue, 17 Mar 2026 09:53:14 +0000 https://lnt.ma/?p=543421 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a lancé un dispositif d’envergure à l’occasion de la 14ᵉ édition de la Semaine de l’éducation financière (Global Money Week), organisée du 16 mars au 11 avril 2026. Cette initiative vise à renforcer la sensibilisation des jeunes aux enjeux financiers et à promouvoir une meilleure compréhension des mécanismes […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a lancé un dispositif d’envergure à l’occasion de la 14ᵉ édition de la Semaine de l’éducation financière (Global Money Week), organisée du 16 mars au 11 avril 2026. Cette initiative vise à renforcer la sensibilisation des jeunes aux enjeux financiers et à promouvoir une meilleure compréhension des mécanismes liés à l’épargne et à l’investissement.

Placée sous le thème « Parlons ensemble de la finance », cette campagne internationale, initiée par l’OCDE à travers son réseau INFE, ambitionne de favoriser une prise de décision éclairée chez les jeunes générations et de renforcer leur résilience économique à long terme.

Depuis son lancement, la Global Money Week a mobilisé plus de 170 pays, touchant plus de 71 millions d’enfants et de jeunes et près de 19 millions d’adultes à travers le monde. Au Maroc, l’édition 2025 a permis de sensibiliser plus de 1,2 million de bénéficiaires, témoignant de l’intérêt croissant pour les questions d’éducation financière.

Coordonnée au niveau national en partenariat avec la Fondation marocaine pour l’éducation financière (FMEF), cette initiative constitue un rendez-vous structurant pour l’AMMC, qui multiplie depuis 2018 les actions visant à rendre plus accessible l’univers du marché des capitaux au grand public, en particulier aux jeunes.

Un dispositif diversifié à destination des jeunes publics

Pour cette édition 2026, l’AMMC a mis en place un programme combinant actions de terrain et outils pédagogiques numériques. Plusieurs initiatives sont ainsi déployées dans différentes régions du Royaume, avec un ciblage spécifique des lycéens, étudiants et jeunes actifs.

Parmi les actions prévues figure notamment l’organisation de la 6ᵉ édition de la compétition « Quiz Finance », qui concerne huit lycées répartis dans six régions. Cette initiative vise à tester et renforcer les connaissances des élèves en matière de finance de manière interactive.

L’AMMC organise également des journées d’immersion et des ateliers de formation à destination des étudiants des grandes écoles et universités, afin de les familiariser avec les mécanismes du marché des capitaux et les métiers liés à la finance.

Dans le même esprit, une troisième édition du concours de bande dessinée est lancée en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, dans le but de sensibiliser les jeunes à travers des formats pédagogiques adaptés.

En parallèle des actions de terrain, l’AMMC développe plusieurs supports pédagogiques destinés à faciliter l’accès à l’information financière. L’Autorité met notamment en avant son portail « Le Marché des Capitaux pour Tous », qui propose des contenus éducatifs permettant de mieux comprendre le fonctionnement du marché financier et les différents instruments d’investissement.

Un parcours pédagogique modulaire est également déployé sur cette plateforme, accompagné de la publication de nouveaux guides de l’investisseur. Par ailleurs, une campagne d’éducation financière est menée sur les réseaux sociaux afin de toucher un public plus large, notamment les jeunes utilisateurs des outils numériques.

LNT

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Politique monétaire : les investisseurs anticipent un maintien du taux directeur https://lnt.ma/politique-monetaire-les-investisseurs-anticipent-un-maintien-du-taux-directeur/ Sat, 14 Mar 2026 16:28:48 +0000 https://lnt.ma/?p=543323 Les investisseurs financiers anticipent majoritairement un maintien du taux directeur de Bank Al-Maghrib (BAM) lors de la première réunion de politique monétaire de l’institution prévue le 17 mars 2026, selon les conclusions d’Attijari Global Research (AGR) et BMCE Capital Global Research (BKGR). Dans son « Research Report – Strategy », AGR indique que son sondage […]

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Les investisseurs financiers anticipent majoritairement un maintien du taux directeur de Bank Al-Maghrib (BAM) lors de la première réunion de politique monétaire de l’institution prévue le 17 mars 2026, selon les conclusions d’Attijari Global Research (AGR) et BMCE Capital Global Research (BKGR).

Dans son « Research Report – Strategy », AGR indique que son sondage mené au mois de mars fait apparaître « un consensus quasi-unanime des investisseurs au Maroc en faveur d’une stabilité du taux directeur de Bank Al-Maghrib ».

Une forte probabilité de statu quo

L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 35 investisseurs considérés parmi les plus influents du marché financier marocain. À l’issue de cette consultation, AGR estime à 99 % la probabilité d’un maintien du taux directeur lors de la réunion du Conseil de BAM, contre seulement 1 % pour une éventuelle hausse de 25 points de base.

La probabilité d’une baisse du taux directeur apparaît quant à elle nulle selon les résultats de ce sondage.

L’analyse par catégorie d’investisseurs montre également une convergence marquée des anticipations. Les investisseurs institutionnels locaux ainsi que les acteurs de référence du marché – c’est-à-dire des observateurs disposant d’une vision globale de l’évolution du marché financier sans intervenir directement sur celui-ci – se prononcent unanimement en faveur d’un statu quo du taux directeur.

Les investisseurs étrangers interrogés par AGR attribuent également une probabilité de 99 % au scénario d’un maintien du taux directeur, contre une probabilité de 1 % pour une hausse de 25 points de base.

Du côté des investisseurs individuels, la probabilité d’un statu quo est estimée à 96 %, tandis que 4 % des répondants anticipent une hausse du taux directeur de 25 points de base.

Les anticipations formulées par les investisseurs rejoignent celles d’autres institutions financières. Dans une note récente, BKGR estime également que Bank Al-Maghrib devrait maintenir son taux directeur lors de la réunion du 17 mars.

Selon BKGR, la banque centrale devrait privilégier une approche prudente dans un contexte macroéconomique marqué par une relative accalmie sur le plan interne mais par une volatilité persistante au niveau international.

Les analystes soulignent notamment que l’inflation au Maroc poursuit une phase de modération, ce qui contribue à réduire les pressions sur les prix. Toutefois, l’environnement économique mondial demeure marqué par des incertitudes, notamment en raison des tensions géopolitiques et de la volatilité des marchés de l’énergie.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs estiment que les autorités monétaires pourraient privilégier une phase d’observation afin d’évaluer l’évolution des indicateurs économiques avant d’envisager un éventuel ajustement de la politique monétaire.

Selon les résultats du sondage mené par BKGR auprès d’investisseurs institutionnels marocains, la majorité des participants considère que la politique monétaire actuelle demeure adaptée à la conjoncture économique.

Dans cette enquête, 86 % des investisseurs interrogés n’anticipent aucune nouvelle baisse du taux directeur au cours de l’année 2026. Une minorité des répondants envisage toutefois la possibilité d’une seule réduction des taux durant l’année.

LNT

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Conflit au Moyen-Orient : Coface alerte sur les risques économiques liés aux tensions énergétiques https://lnt.ma/conflit-au-moyen-orient-coface-alerte-sur-les-risques-economiques-lies-aux-tensions-energetiques/ Tue, 10 Mar 2026 10:44:33 +0000 https://lnt.ma/?p=543054 L’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran place les marchés de l’énergie sous une pression croissante et pourrait avoir des répercussions significatives sur l’économie mondiale en cas de prolongation du conflit, selon une analyse publiée par Coface. L’assureur-crédit souligne que, si aucune rupture majeure d’approvisionnement n’a encore été observée, les tensions autour du détroit […]

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L’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran place les marchés de l’énergie sous une pression croissante et pourrait avoir des répercussions significatives sur l’économie mondiale en cas de prolongation du conflit, selon une analyse publiée par Coface. L’assureur-crédit souligne que, si aucune rupture majeure d’approvisionnement n’a encore été observée, les tensions autour du détroit d’Ormuz constituent un facteur de risque majeur pour les marchés énergétiques et le commerce international.

Une réaction immédiate des marchés pétroliers

Les frappes américaines et israéliennes en Iran ont provoqué une réaction rapide sur les marchés de l’énergie. À l’ouverture des échanges, le prix du Brent a progressé de plus de 10 %, reflétant principalement l’augmentation de la prime de risque géopolitique plutôt que des perturbations concrètes de l’offre.

Avant l’escalade des tensions, les marchés pétroliers étaient caractérisés par un excédent d’offre. La production élevée des pays non membres de l’OPEP+ et la reconstitution rapide des stocks avaient contribué à maintenir les prix à un niveau relativement modéré, autour de 68 dollars le baril en moyenne en 2025.

Selon Coface, le conflit actuel modifie cependant les anticipations du marché en réintroduisant une forte incertitude sur la sécurité des approvisionnements énergétiques.

Le détroit d’Ormuz au centre des inquiétudes

L’analyse met en évidence le rôle stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole et près de 30 % des flux maritimes de brut. Cette position en fait l’un des points névralgiques du système énergétique mondial.

Selon Coface, les capacités permettant de contourner ce passage maritime sont limitées et ne suffiraient pas à absorber un choc majeur en cas d’interruption prolongée du trafic. Une perturbation durable pourrait ainsi propulser le prix du Brent au-delà des niveaux actuels et le conduire en territoire à trois chiffres.

Dans un scénario extrême, le baril pourrait dépasser le pic observé en février 2022 à 122 dollars, voire se rapprocher du record historique de 2008, lorsque le Brent avait atteint environ 147 dollars.

Le risque d’attaques sur les infrastructures énergétiques

Outre les perturbations du trafic maritime, Coface souligne le risque d’attaques contre les infrastructures pétrolières de la région. Bien que l’Iran ne soit pas le premier producteur du Moyen-Orient, son rôle reste significatif sur les marchés énergétiques.

Le pays produit plus de trois millions de barils par jour et en exporte près de deux millions, principalement vers la Chine. Une interruption de ces flux obligerait les acheteurs, notamment en Asie, à se tourner vers des sources d’approvisionnement alternatives plus coûteuses, accentuant la pression à la hausse sur les prix du pétrole.

Dans un contexte d’escalade, l’Iran pourrait également viser des installations énergétiques dans d’autres pays du Golfe. L’impact dépendrait alors de l’ampleur des dégâts et de la durée des perturbations, alors que les capacités de réserve de l’OPEP+ sont estimées à environ quatre à cinq millions de barils par jour.

Des répercussions sur le commerce mondial

Les conséquences potentielles du conflit dépassent le seul marché pétrolier. Le détroit d’Ormuz constitue également un corridor essentiel pour le transport de gaz naturel liquéfié, d’engrais, de métaux industriels et de produits pétrochimiques.

Plusieurs compagnies maritimes ont déjà annoncé des suspensions ou des détournements de routes commerciales, notamment via le cap de Bonne-Espérance. Ces changements d’itinéraires rallongent les délais de transport de neuf à quatorze jours et entraînent une hausse des coûts logistiques.

Cette désorganisation progressive des chaînes d’approvisionnement pourrait provoquer des tensions inflationnistes et accentuer les risques de pénuries, en particulier pour les économies fortement dépendantes des importations d’énergie.

Un risque macroéconomique global

Selon Coface, un scénario dans lequel le pétrole resterait durablement au-dessus de 100 dollars le baril aurait des conséquences macroéconomiques importantes. Une telle situation pourrait relancer l’inflation mondiale et contraindre les banques centrales à modifier leur politique monétaire.

Une augmentation prolongée de 15 dollars du prix du Brent pourrait retrancher environ 0,2 point de croissance mondiale tout en ajoutant près de 0,5 point d’inflation. Dans ce contexte, le risque de stagflation — combinaison d’une croissance faible et d’une inflation élevée — pourrait réapparaître comme une menace crédible pour l’économie mondiale.

Pour Ruben Nizard, responsable de la recherche sectorielle chez Coface, l’impact dépendra largement de la durée du conflit. « Un conflit limité à quelques jours ou semaines devrait avoir un impact limité. En revanche, si les tensions se prolongent, leurs effets macroéconomiques pourraient devenir majeurs et dépasser largement la question des prix de l’énergie », estime-t-il.

LNT

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Hausse du pétrole : les conséquences pour le Maroc https://lnt.ma/hausse-du-petrole-les-consequences-pour-le-maroc/ Mon, 09 Mar 2026 10:16:51 +0000 https://lnt.ma/?p=542969 Les guerres s’intensifient dans la durée, tout particulièrement celle au Moyen-Orient s’étend aux pays du Golfe, principaux exportateurs de pétrole. Or, le Maroc importe environ 90% de ses besoins en hydrocarbures, principalement des pays du Golfe, comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les importations ne sont pas bloquées, mais la facture énergétique augmente. […]

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Les guerres s’intensifient dans la durée, tout particulièrement celle au Moyen-Orient s’étend aux pays du Golfe, principaux exportateurs de pétrole. Or, le Maroc importe environ 90% de ses besoins en hydrocarbures, principalement des pays du Golfe, comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Les importations ne sont pas bloquées, mais la facture énergétique augmente. L’économie marocaine est déjà touchée. Et, la hausse des prix du pétrole l’impacte à différents niveaux.

Les prix à la pompe du carburant ont augmenté, affectant directement les ménages et les entreprises. Il est établi qu’une hausse de 10 dollars par baril peut ajouter 0,25-0,30 dollar par gallon d’essence. De façon globale, la hausse des prix du pétrole affecte l’économie du pays, tout en entraînant une inflation et une réduction du pouvoir d’achat des ménages. Tout particulièrement, les secteurs les plus exposés à la hausse du baril sont l’automobile, l’agro-industrie, l’industrie, le transport et la logistique, qui sont fortement dépendants des importations de pétrole et de gaz. Car la hausse des prix du pétrole affecte les coûts de production et de transport, ce qui se répercute sur les prix des biens et services.

De fait, le Maroc est vulnérable aux chocs pétroliers en raison de sa dépendance aux importations d’énergie même si le pays investit dans les énergies renouvelables pour la réduire en diversifiant ses sources d’énergie et en réduisant sa vulnérabilité. Si la situation actuelle devait durer, les tensions géopolitiques dans la région pèseraient de plus en plus à la hausse sur les prix du pétrole qui alourdiraient la facture énergétique du Maroc.

Cette inflation importée se répercuterait sur les coûts de transport, de logistique et de production. De même que l’augmentation de sa facture énergétique creuserait le déficit commercial du Maroc, qui est déjà structurellement déficitaire. Cette même pression détériorerait les réserves de change, qui, en se réduisant, peuvent affecter la stabilité de la monnaie nationale.

Concernant les phosphates, qui jouent un rôle primordial dans l’équilibre de la balance commerciale alors que le Maroc est l’un des principaux producteurs et exportateurs au monde, les coûts de leur production seraient touchés par la hausse des prix du pétrole même si le pays est bien positionné pour profiter de la situation en tant que producteur et premier exportateur mondial. En effet, le Groupe OCP a développé une stratégie ambitieuse pour accroître sa production et ses exportations. Le pays a vu ses exportations de phosphates et dérivés augmenter d’année en année depuis 2022.

Un récent rapport de l’Office des changes sur les exportations marocaines de phosphates et dérivés, souligne la croissance de la demande mondiale et la position du Maroc comme acteur clé.

Le retournement actuel de la hausse des prix du baril est d’autant plus déstabilisant pour notre pays, que ces derniers s’étaient stabilisés sur les dernières années. Après avoir atteint en 2022, 107 dollars le baril, ils sont descendus à 80 dollars environ en 2023, se sont stabilisés à ce niveau en 2024 et ont continué à diminuer en 2025 à moins de 70 dollars le baril. Les fluctuations du prix du baril de pétrole s’étant stabilisées du fait de la production de pétrole de schiste aux États-Unis, ils restent soumis aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Or, ils dépassent déjà les 90 dollars aujourd’hui.

Au niveau du budget public du Maroc, qui connaît une réelle stabilité grâce aux effets produits pour assurer son équilibre primaire, diminuer son déficit et l’endettement public, il risque de connaître une nouvelle pression avec l’augmentation de la facture énergétique et l’impact négatif sur la croissance économique.

D’autant que l’augmentation du prix du baril se conjugue avec les fluctuations des monnaies de notre panier de change, constitué de 40% de dollars et 60% d’euros, qui connaît aujourd’hui également des perturbations avec l’appréciation de la devise américaine.

En effet, le dirham marocain a connu des fluctuations face au dollar et à l’euro ces derniers temps, avec une appréciation soutenue du dollar américain et une dépréciation de l’euro impactant les échanges extérieurs du pays, notamment le coût des importations qui s’apprécie et la compétitivité des exportations qui se détériore.

Afifa Dassouli

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Assurance au Maroc : une activité en progression de 7,9 % à fin 2025 https://lnt.ma/assurance-au-maroc-une-activite-en-progression-de-79-a-fin-2025/ Wed, 04 Mar 2026 14:36:55 +0000 https://lnt.ma/?p=542756 Un rapport publié récemment par BMCE Global Research (BKGR) montre que le secteur des assurances au Maroc a enregistré une progression notable de son activité en 2025, selon les statistiques publiées par l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS). À la clôture de l’exercice, le volume des primes émises a atteint […]

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Un rapport publié récemment par BMCE Global Research (BKGR) montre que le secteur des assurances au Maroc a enregistré une progression notable de son activité en 2025, selon les statistiques publiées par l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS). À la clôture de l’exercice, le volume des primes émises a atteint 64,32 milliards de dirhams, en hausse de 7,9 % par rapport à l’année précédente.

Cette dynamique s’est également confirmée au dernier trimestre de l’année. Sur la seule période du quatrième trimestre, les primes émises ont progressé de 9,1 % en glissement annuel pour s’établir à 16,06 milliards de dirhams, traduisant une activité soutenue sur l’ensemble du marché.

La branche non-vie demeure prédominante

La structure du marché reste largement dominée par les activités d’assurance non-vie. À fin 2025, cette branche représente plus de 54,2 % du chiffre d’affaires total du secteur, avec un volume de primes de 34,85 milliards de dirhams, en hausse de 7,3 % par rapport à 2024.

Cette progression s’explique notamment par l’évolution favorable de plusieurs segments clés. L’assurance automobile continue de constituer le principal moteur de la branche non-vie, avec un volume de primes atteignant près de 16,41 milliards de dirhams, soit une augmentation de 8,2 % sur un an. Les garanties liées aux accidents corporels affichent également une progression de 7,1 %, totalisant environ 6,02 milliards de dirhams de primes.

Dans le même temps, la branche incendie enregistre une relative stabilité, avec une croissance limitée à 0,2 % pour atteindre près de 2,48 milliards de dirhams. Ces évolutions confirment la forte concentration de l’activité autour de certaines lignes de produits, en particulier l’automobile, qui demeure un pilier structurel du marché marocain de l’assurance.

Une croissance soutenue de l’assurance vie

La branche vie affiche également une évolution positive. Les primes émises dans ce segment se sont établies à 29,47 milliards de dirhams à fin 2025, en progression de 8,6 % par rapport à l’exercice précédent.

Cette croissance est portée principalement par les produits d’épargne en dirhams, qui totalisent 23,58 milliards de dirhams, en hausse de 6,4 %. Les contrats de prévoyance décès enregistrent également une progression de 6,4 %, atteignant 3,66 milliards de dirhams.

La dynamique la plus marquée concerne toutefois les produits d’épargne en unités de compte. Ces supports ont connu une progression significative de 43,8 %, pour atteindre 2,24 milliards de dirhams de primes. Cette évolution reflète un intérêt croissant pour les produits d’assurance liés aux marchés financiers, dans un contexte de diversification des placements et d’évolution de la demande des assurés.

Des placements en légère progression

Parallèlement à la croissance des primes, la valeur comptable du portefeuille de placements affectés au secteur des assurances a légèrement progressé. À fin 2025, elle s’élève à 232,7 milliards de dirhams, soit une augmentation de 1,2 % par rapport à l’année précédente.

L’analyse de la structure des actifs montre que les placements obligataires et assimilés demeurent dominants, représentant 47 % du portefeuille global, pour un montant de 109,17 milliards de dirhams. Toutefois, ces actifs de taux ont enregistré une légère baisse de 0,3 % sur la période.

À l’inverse, les investissements en actions ont progressé de 3,8 %, atteignant 100,39 milliards de dirhams et représentant environ 43 % du total des placements. Cette évolution illustre une diversification progressive des portefeuilles des assureurs, dans un contexte marqué par la recherche de rendement et par l’évolution des conditions des marchés financiers.

Un secteur porté par des fondamentaux solides

Dans l’ensemble, les données publiées par l’ACAPS confirment la solidité du secteur marocain des assurances, qui continue de bénéficier d’une dynamique de croissance régulière. L’évolution simultanée des branches vie et non-vie témoigne d’un élargissement de la demande pour les produits d’assurance, tant dans les domaines de la protection que de l’épargne.

La progression des primes et la stabilité relative des placements traduisent également la capacité du secteur à maintenir un niveau d’activité soutenu, malgré un environnement économique marqué par plusieurs incertitudes au niveau international.

Ces tendances confirment le rôle central du secteur des assurances dans l’écosystème financier marocain, à la fois comme acteur majeur de la gestion des risques et comme investisseur institutionnel contribuant au financement de l’économie nationale.

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Attijariwafa bank affiche un résultat record et clôture son plan @mbitions 2025 au-delà des objectifs https://lnt.ma/attijariwafa-bank-affiche-un-resultat-record-et-cloture-son-plan-mbitions-2025-au-dela-des-objectifs/ Mon, 02 Mar 2026 15:22:27 +0000 https://lnt.ma/?p=542569 Le groupe Attijariwafa bank (AWB) a publié des résultats en forte progression, marqués par un niveau de rentabilité inédit et l’achèvement réussi de son plan stratégique @mbitions 2025. À l’occasion d’une présentation aux investisseurs lundi 2 mars, Talal Ouazzani, Chief Sustainability Officer d’AWB, a détaillé les performances du groupe au 31 décembre 2025, lors d’une […]

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Le groupe Attijariwafa bank (AWB) a publié des résultats en forte progression, marqués par un niveau de rentabilité inédit et l’achèvement réussi de son plan stratégique @mbitions 2025.

À l’occasion d’une présentation aux investisseurs lundi 2 mars, Talal Ouazzani, Chief Sustainability Officer d’AWB, a détaillé les performances du groupe au 31 décembre 2025, lors d’une séance structurée autour de quatre volets – contexte, exécution stratégique, résultats IFRS consolidés et ratios prudentiels.

Le cadre macroéconomique marocain a été décrit comme porteur, avec une croissance annoncée à 4,7 % en 2025 et attendue à 5 % en 2026, une inflation contenue et une dynamique soutenue des investissements.

Des objectifs stratégiques dépassés

Revenant sur le plan @mbitions 2025, lancé en 2019 autour de trois axes – leadership panafricain, organisation « digital-first » et alignement sur les meilleurs standards de risque et de conformité – Talal Ouazzani a affirmé : « Nous pouvons dire que nous avons dépassé nos objectifs sur tous les indicateurs clés de performance ; le groupe est plus solide, plus agile et plus digital que jamais ».

Selon les chiffres communiqués, les actifs totaux ont atteint 795,9 milliards de dirhams, soit 109 % de l’objectif fixé. Les fonds propres se sont établis à 80,6 milliards de dirhams (108 % de la cible) et le produit net bancaire a atteint 35 milliards de dirhams, correspondant à 116 % de l’objectif initial. Le RoE s’est amélioré de 400 points de base pour atteindre 16 % en 2025.

Sur le plan opérationnel, la banque a mis en avant « la meilleure amélioration du coefficient d’exploitation du secteur, avec un gain de 1.000 points de base », depuis 2019, le ratio étant ramené de 47,8 % à 37,9 %.

Au titre de l’exercice 2025, le produit net bancaire consolidé s’établit à 34,9 milliards de dirhams, en progression organique de 7,3 % à taux constants et hors éléments non récurrents. Le résultat net part du groupe atteint 10,6 milliards de dirhams, en hausse de 18,1 % sur la même base, qualifié par la direction de « jalon important » dans l’histoire du groupe.

Dans le détail, le résultat d’intérêt progresse de 9 % à 21,1 milliards de dirhams, « reflétant à la fois la croissance des volumes et un léger élargissement de la marge nette d’intérêt ». Les commissions nettes augmentent de 8,3 % à 7,1 milliards, portées par l’activité transactionnelle et le trade finance. Les revenus de marché reculent de 6,6 % à 5,4 milliards, ce que le management présente comme « une normalisation après une performance exceptionnellement forte en 2024 ».

La charge du risque recule de 12,3 % à taux constants pour s’établir à 3,7 milliards de dirhams. Talal Ouazzani a souligné que le coût du risque, après avoir culminé à 151 points de base durant la pandémie, est revenu à 77 points de base en 2025, « se rapprochant de la moyenne observée entre 2012 et 2019, autour de 70 points de base ». Le taux de couverture des créances en stade 3 s’améliore à 76 %, renforçant la solidité du bilan.

Le Maroc, principal moteur de performance

La banque au Maroc, Europe et offshore contribue à 53 % du PNB et 65 % du résultat net part du groupe. Sur ce périmètre, le PNB progresse de 8,9 % et le résultat net part du groupe de 25,8 %, avec un coefficient d’exploitation de 35,7 %, présenté comme « le segment le plus efficient pour nous ».

Les crédits clientèle consolidés augmentent de 8 % à 447,9 milliards de dirhams, tandis que les dépôts progressent de 10 % à 527,2 milliards. La direction a mis en avant le rôle moteur des grands projets d’infrastructure et industriels au Maroc dans la croissance des encours corporate.

Le plan @mbitions 2025 a également été marqué par une accélération digitale. L’indice interne de maturité numérique est passé de 31 en 2019 à 74 en 2025, soit « une amélioration de 43 points, nous faisant passer du dernier quartile à un niveau nettement supérieur à la moyenne sectorielle ».

En 2025, 94 % des transactions ont été traitées via des canaux digitaux, avec plus de 45 millions de connexions mensuelles. L’application mobile « Tijari Mobile » affiche une note de 4,7, contre une moyenne sectorielle de 3,9.

Solidité prudentielle et perspectives

Sur le plan prudentiel, la position de liquidité est jugée robuste. Au Maroc, le groupe détient 88 milliards de dirhams d’actifs liquides de haute qualité, avec un LCR de 153 %. Sur base consolidée, le LCR atteint 176 %, soit 76 points au-dessus du minimum réglementaire.

Le ratio Tier 1 consolidé s’établit à 12,1 %, soit 310 points de base au-dessus du minimum exigé par Bank Al-Maghrib, et à 14,2 % au niveau social.

En conclusion, Talal Ouazzani a estimé que le groupe est « idéalement positionné pour être le partenaire bancaire de référence » dans un contexte marqué par les investissements structurants liés notamment aux infrastructures, à la transition énergétique et aux grands projets nationaux.

Selim Benabdelkhalek

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Groupe Addoha : accélération de la rentabilité et montée en puissance du pipeline en 2025 https://lnt.ma/groupe-addoha-acceleration-de-la-rentabilite-et-montee-en-puissance-du-pipeline-en-2025/ Mon, 02 Mar 2026 13:12:55 +0000 https://lnt.ma/?p=542566 Le Groupe Addoha a clôturé l’exercice 2025 sur une dynamique de redressement et d’accélération de la rentabilité, marquant l’aboutissement d’une phase stratégique centrée sur la restructuration financière et le renforcement des fondamentaux bilanciels . Dans son communiqué trimestriel relatif au quatrième trimestre 2025, le groupe indique avoir priorisé, au cours des derniers exercices, le renforcement […]

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Le Groupe Addoha a clôturé l’exercice 2025 sur une dynamique de redressement et d’accélération de la rentabilité, marquant l’aboutissement d’une phase stratégique centrée sur la restructuration financière et le renforcement des fondamentaux bilanciels .

Dans son communiqué trimestriel relatif au quatrième trimestre 2025, le groupe indique avoir priorisé, au cours des derniers exercices, le renforcement des capitaux propres, la maîtrise de l’endettement et l’amélioration des indicateurs du besoin en fonds de roulement . Fort de ces fondamentaux consolidés, il oriente désormais sa stratégie vers l’optimisation des marges, la rotation active du patrimoine foncier et la maximisation de la création de valeur.

Préventes et chiffre d’affaires sécurisé en progression

À fin décembre 2025, les préventes atteignent 11 035 unités, en hausse de 3 % par rapport à 2024 . L’Afrique de l’Ouest représente désormais 20 % des préventes, confirmant la montée en puissance des relais de croissance hors Maroc.

Le chiffre d’affaires sécurisé s’établit à 11,2 milliards de dirhams, contre 9,2 milliards un an auparavant, soit une progression de 22 % . Les filiales africaines contribuent à hauteur de 28 % à ce montant, offrant au groupe une visibilité accrue sur les revenus futurs.

Sur le plan opérationnel, plus de 26 000 unités sont en cours de production, dont 30 % en Afrique de l’Ouest . Le chiffre d’affaires total à terme à réaliser sur les tranches en production s’élève à près de 21 milliards de dirhams, avec 60 % des volumes affichant un taux d’avancement technique supérieur à 50 %, constituant un levier significatif de transformation en chiffre d’affaires .

Un pipeline positionné sur des localisations prime

Le groupe met en avant un pipeline de projets important, tant en nombre d’unités qu’en potentiel de chiffre d’affaires. Celui-ci se caractérise par des implantations sur des localisations prime à forte attractivité, une présence foncière dans 20 villes marocaines et cinq pays africains, ainsi qu’une forte liquidité commerciale .

Au Maroc, 19 601 unités sont en construction pour un potentiel de chiffre d’affaires de 16,8 milliards de dirhams, notamment à Rabat, Marrakech, Casablanca, Tanger ou encore Agadir . En Afrique de l’Ouest, 6 452 unités sont en cours de réalisation, représentant un potentiel de 4,2 milliards de dirhams, avec des projets au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Guinée .

Par ailleurs, le groupe a autorisé de nouveaux programmes structurants, dont le projet Blanca City Park à Casablanca (Rocade Sud-Ouest de Dar Bouazza), dédié au segment résidentiel de standing et affichant un potentiel de chiffre d’affaires estimé à 12 milliards de dirhams . À Abidjan, le programme mixte « Tours Eléphants » prévoit un centre commercial, des bureaux et quatre tours résidentielles de très haut standing en R+20 .

Sur le plan financier, le chiffre d’affaires consolidé du quatrième trimestre 2025 s’élève à 1 059 millions de dirhams, en progression de 61 % par rapport à la même période en 2024 . Le chiffre d’affaires cumulé annuel atteint 2,7 milliards de dirhams .

Le groupe précise que l’année 2025 a été marquée par l’entrée en vigueur de modifications du plan comptable du secteur immobilier, relatives notamment aux règles de comptabilisation des ventes. Selon l’ancien référentiel, le chiffre d’affaires consolidé aurait atteint 3,5 milliards de dirhams, en progression de 36 % par rapport à 2024 .

La marge brute 2025 ressort à 730 millions de dirhams, contre 660 millions en 2024, avec un taux de marge en hausse de 1,5 point à 27 % . Cette amélioration est attribuée à une meilleure maîtrise des coûts, à un mix-produit plus favorable et à la montée en puissance des projets prime.

Le résultat net consolidé dépasse 500 millions de dirhams, contre 304 millions un an plus tôt, soit une progression de 64 % . Le groupe y voit la confirmation d’une amélioration significative du levier opérationnel et l’entrée dans un cycle de croissance plus sélectif et structurellement plus rentable.

Structure financière consolidée et perspectives

Malgré l’accélération de la production, l’endettement net demeure maîtrisé avec un gearing autour de 30 % . Les capitaux propres consolidés dépassent 10 milliards de dirhams à fin décembre 2025, confirmant le renforcement de la solidité bilancielle .

À l’issue de cette phase de restructuration, le Groupe Addoha aborde les prochains exercices avec un niveau élevé de chiffre d’affaires sécurisé, un pipeline à fort potentiel de revenus, des actifs positionnés sur des localisations à forte liquidité et une rentabilité en amélioration structurelle .

Dans un contexte de mutation du secteur immobilier et de durcissement des exigences financières, le groupe semble ainsi amorcer un repositionnement axé sur la qualité des actifs, la discipline financière et la création de valeur à moyen et long terme.

Selim Benabdelkhalek

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Casablanca : L’Office des Changes et l’Ordre des Experts-Comptables scellent un partenariat stratégique https://lnt.ma/casablanca-loffice-des-changes-et-lordre-des-experts-comptables-scellent-un-partenariat-strategique/ Sat, 28 Feb 2026 13:22:22 +0000 https://lnt.ma/?p=542502 L’Office des Changes et le Conseil national de l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) du Maroc ont procédé, mardi à Casablanca, à la signature d’une convention-cadre de partenariat destinée à formaliser et renforcer leur coopération institutionnelle. Cet accord a été conclu à l’occasion d’une rencontre consacrée à la présentation des principales dispositions de l’Instruction générale des opérations […]

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L’Office des Changes et le Conseil national de l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) du Maroc ont procédé, mardi à Casablanca, à la signature d’une convention-cadre de partenariat destinée à formaliser et renforcer leur coopération institutionnelle. Cet accord a été conclu à l’occasion d’une rencontre consacrée à la présentation des principales dispositions de l’Instruction générale des opérations de change (IGOC) de 2026.

La convention a été signée par Driss Benchikh, directeur de Office des Changes, et Faïçal Mekouar, président du Conseil national de Ordre des Experts-Comptables du Maroc. Elle institue un cadre structuré de coopération et d’échange entre les deux parties, autour d’objectifs communs liés à l’accompagnement des opérateurs économiques et au renforcement de la conformité aux règles en matière de changes.

Selon le communiqué diffusé à cette occasion, cet accord prévoit le développement d’actions conjointes de formation et de renforcement des compétences dans les domaines d’intérêt commun. Il s’agit notamment de favoriser une meilleure appropriation des évolutions réglementaires par les professionnels, en particulier les experts-comptables, appelés à jouer un rôle central dans l’application et l’interprétation des dispositions relatives à la réglementation des changes.

Au-delà de la formation, la convention prévoit également la conduite d’études et de travaux de recherche à caractère économique et financier. Cette dimension analytique vise à approfondir la compréhension des enjeux liés aux flux financiers internationaux, aux opérations de change et à leurs impacts sur l’économie nationale. Les deux institutions entendent ainsi contribuer à l’élaboration d’analyses partagées susceptibles d’éclairer les décideurs et les acteurs économiques.

L’accord inclut par ailleurs l’organisation conjointe d’actions de sensibilisation et d’évènements professionnels. Ces initiatives auront pour objectif de renforcer la diffusion de l’information réglementaire, de promouvoir les bonnes pratiques et de favoriser un dialogue permanent entre l’administration et les professionnels du chiffre. Dans un contexte marqué par l’évolution continue des cadres normatifs et par l’internationalisation croissante des activités économiques, cette coordination est appelée à consolider la sécurité juridique et la transparence des opérations.

La signature de cette convention-cadre traduit l’engagement de l’Office des Changes en faveur du dialogue institutionnel et du partage d’expertise. Elle s’inscrit dans une stratégie d’ouverture et de concertation permanente adoptée par l’institution avec ses partenaires institutionnels et les acteurs clés de l’écosystème économique national. À travers ce partenariat, l’Office réaffirme sa volonté d’accompagner les professionnels dans la mise en œuvre des réformes et des évolutions réglementaires.

La rencontre de Casablanca a également constitué une occasion privilégiée pour présenter les principales innovations introduites par l’IGOC 2026. Les échanges ont notamment porté sur la nouvelle structuration du texte, conçue pour en améliorer la lisibilité et l’accessibilité, ainsi que sur les mesures d’assouplissement et de facilitation prévues par la nouvelle instruction. Les modalités d’application de ces dispositions ont été détaillées, dans une optique de clarification et d’anticipation des enjeux opérationnels pour les entreprises et leurs conseils.

L’IGOC 2026 s’inscrit dans la continuité des efforts engagés par les autorités pour moderniser le cadre réglementaire des changes, en l’adaptant aux exigences d’une économie ouverte et intégrée aux circuits financiers internationaux. Les mesures de simplification et de facilitation introduites visent à fluidifier les opérations, tout en préservant les impératifs de contrôle et de conformité.

Les discussions ont également mis en lumière le dispositif d’accompagnement des opérateurs économiques mis en place par l’Office des Changes. Dans ce cadre, le rôle des experts-comptables apparaît déterminant. En tant qu’interlocuteurs privilégiés des entreprises, ils assurent une fonction de conseil et de veille réglementaire essentielle pour garantir la bonne application des règles en vigueur. Leur implication dans la diffusion des nouvelles dispositions et dans l’assistance aux entreprises contribue à sécuriser les transactions et à prévenir les risques de non-conformité.

LNT

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AUSIM : Mohamed Saad élu président pour le mandat 2026-2028 https://lnt.ma/ausim-mohamed-saad-elu-president-pour-le-mandat-2026-2028/ Fri, 27 Feb 2026 12:12:21 +0000 https://lnt.ma/?p=542450 L’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM) a tenu, le 26 février 2026 à Casablanca, son Assemblée Générale Ordinaire au terme de laquelle Mohamed Saad a été élu président pour le mandat 2026-2028. Directeur Général Adjoint de la Bourse de Casablanca, il succède à Hicham Chiguer. Une nouvelle présidence placée sous le signe […]

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L’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM) a tenu, le 26 février 2026 à Casablanca, son Assemblée Générale Ordinaire au terme de laquelle Mohamed Saad a été élu président pour le mandat 2026-2028. Directeur Général Adjoint de la Bourse de Casablanca, il succède à Hicham Chiguer.

Une nouvelle présidence placée sous le signe de la transformation numérique

Engagé de longue date au sein de l’association, Mohamed Saad a présenté une orientation stratégique articulée autour de la doctrine « BOLD, BRAVE, FORWARD ». Ce nouveau mandat entend positionner la technologie comme un levier de croissance inclusif, durable et souverain pour le Maroc, en cohérence avec la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 ».

« L’adrénaline du travail associatif est unique. Mon engagement, aux côtés d’un Bureau d’experts, vise à faire de l’AUSIM non seulement un carrefour d’échange, mais un acteur influent des stratégies numériques de notre pays », a déclaré le nouveau président à l’issue de son élection.

L’ambition affichée consiste à renforcer le rôle de l’AUSIM en tant qu’espace de réflexion et de proposition sur les enjeux liés aux systèmes d’information, à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle et à la transformation digitale des organisations publiques et privées.

Pour mener à bien ce mandat, Mohamed Saad sera accompagné d’un Bureau composé de professionnels issus de différents secteurs. Mohamed Essaidi, Chef de Pôle SI & Transformation Digitale à la Caisse Marocaine des Retraites, occupera le poste de Secrétaire Général. Rachid Baarbi, CDIO chez Assurances Lyazidi & Fils, assurera la fonction de Trésorier.

Le Bureau comprend également Mohammed Aamir Qodad (Fondation Mohammed VI), Fahd Meski (Concentrix), Aziz Knina (Les Eaux Minérales d’Oulmès), Younes Ait Bamoh (Ciments du Maroc), Reda Ourich (PEPSI – VBM), Salwa Chaaibi (Centre Régional d’Investissement Marrakech-Safi), Hicham Badr Eddine (Orange Maroc) et Hafed Chahir (Managem).

Cette composition reflète la diversité des secteurs représentés au sein de l’association, allant de l’industrie et des télécommunications aux services et aux institutions publiques.

Le président sortant, Hicham Chiguer, a été salué pour le bilan de son mandat, marqué notamment par un renforcement de la visibilité et de la crédibilité de l’AUSIM à l’échelle internationale. Sous sa présidence, l’association a consolidé son positionnement comme interlocuteur reconnu sur les questions liées à la transformation digitale au Maroc.

Créée il y a 33 ans, l’AUSIM regroupe aujourd’hui 125 organisations membres, comprenant des PME et de grands groupes nationaux. Les entités représentées couvrent les secteurs primaire, secondaire et tertiaire et représentent, selon l’association, plus de 20 % du PIB national en termes de chiffre d’affaires cumulé.

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Banque européenne d’investissement : le Maroc parmi les principaux bénéficiaires en Afrique en 2025 https://lnt.ma/banque-europeenne-dinvestissement-le-maroc-parmi-les-principaux-beneficiaires-en-afrique-en-2025/ Wed, 25 Feb 2026 10:38:27 +0000 https://lnt.ma/?p=542266 Le Maroc figure parmi les premiers bénéficiaires africains des investissements du Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) en 2025, selon le rapport d’activité publié par l’institution à Bruxelles. Dans le Royaume, la BEI a notamment contribué au financement de projets liés à la production et à la distribution d’eau potable, avec pour objectif de renforcer la […]

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Le Maroc figure parmi les premiers bénéficiaires africains des investissements du Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) en 2025, selon le rapport d’activité publié par l’institution à Bruxelles.

Dans le Royaume, la BEI a notamment contribué au financement de projets liés à la production et à la distribution d’eau potable, avec pour objectif de renforcer la résilience des infrastructures hydriques face aux changements climatiques et d’assurer un accès équitable à l’eau dans les petites villes et les zones rurales. Ces interventions s’inscrivent dans une stratégie visant à soutenir les priorités nationales en matière de sécurité hydrique.

L’institution européenne a également appuyé les efforts de reconstruction à la suite du séisme d’Al Haouz. Son intervention s’est traduite par un programme axé sur la reconstruction et la réhabilitation d’écoles, d’hôpitaux, de routes et d’infrastructures essentielles, dans une approche intégrant les principes de résilience climatique, d’efficacité énergétique et de respect des normes sociales.

Au niveau mondial, le Groupe BEI a déployé plus de 9 milliards d’euros en 2025 par l’intermédiaire de BEI Monde, sa branche dédiée aux partenariats internationaux et au financement du développement. L’Afrique a bénéficié de 3,1 milliards d’euros, soit environ un tiers du volume total engagé.

Les investissements en Afrique ont soutenu des projets à fort impact, dont 46 % ont été consacrés à l’action climatique et à la durabilité environnementale. Selon la BEI, ces financements s’alignent sur les priorités nationales des pays partenaires ainsi que sur l’initiative « Global Gateway » de l’Union européenne, qui vise à promouvoir des infrastructures durables et des partenariats économiques mutuellement bénéfiques.

Grâce à ses financements et à son expertise technique, la BEI met en avant son rôle de chef de file dans le soutien à des projets de grande envergure dans des secteurs clés tels que l’eau, la santé, l’énergie propre, les transports et le développement du secteur privé. Une attention particulière est accordée à l’inclusion des jeunes et des femmes dans les dynamiques économiques soutenues.

Au cours des quatre dernières années, les investissements de la BEI en Afrique ont mobilisé 73 milliards d’euros, souligne l’institution, illustrant l’intensification de son engagement sur le continent.

Cité dans le communiqué, Nadia Calviño, présidente du Groupe BEI, a indiqué qu’en 2025 la banque a renforcé son soutien aux partenariats en Afrique « dans un esprit de respect réciproque ». Elle a ajouté que, en tant que bras financier de l’Union européenne, détenu par ses 27 États membres, la BEI intervient à travers des projets à fort impact, « tangibles pour les populations et sur lesquels peuvent s’appuyer les collectivités à travers l’Afrique ».

Partenaire clé de la stratégie « Global Gateway » de l’UE, BEI Monde a atteint en 2025 son objectif de mobilisation de 100 milliards d’euros d’investissements, avant l’échéance fixée à 2027. La même année, 75 % des investissements de la Banque en dehors de l’Union européenne ont soutenu des projets relevant de cette stratégie, mobilisant plus de 20 milliards d’euros.

LNT

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MEF : Un déficit budgétaire de 9,6 MMDH en janvier 2026 et besoin de financement de 15,5 MMDH https://lnt.ma/mef-un-deficit-budgetaire-de-96-mmdh-en-janvier-2026-et-besoin-de-financement-de-155-mmdh/ Tue, 24 Feb 2026 10:27:35 +0000 https://lnt.ma/?p=542174 La situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) fait ressortir, à fin janvier 2026, un déficit budgétaire de 9,6 milliards de dirhams (MMDH), contre 6,9 MMDH un an auparavant, selon les données publiées par le ministère de l’Économie et des Finances. Cette aggravation du déficit s’explique principalement par une baisse des recettes de 2,7 […]

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La situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) fait ressortir, à fin janvier 2026, un déficit budgétaire de 9,6 milliards de dirhams (MMDH), contre 6,9 MMDH un an auparavant, selon les données publiées par le ministère de l’Économie et des Finances.

Cette aggravation du déficit s’explique principalement par une baisse des recettes de 2,7 MMDH, conjuguée à une légère hausse des dépenses de 70 millions de dirhams. Les recettes ordinaires, nettes des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, se sont établies à 29,77 MMDH, soit un taux de réalisation de 7 % par rapport aux prévisions de la Loi de finances 2026.

Les recettes fiscales ont reculé de 9,4 % pour s’établir à près de 27,9 MMDH, avec un taux de réalisation de 7,6 %. À l’inverse, les recettes non fiscales ont progressé de 19 %, atteignant plus de 1,25 MMDH. Les recettes de certains comptes spéciaux du Trésor (CST) ont, pour leur part, augmenté de 1,3 % à 618 millions de dirhams.

Du côté des dépenses, les dépenses globales, y compris celles des Services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) et des CST, ont enregistré une légère hausse de 0,2 % pour atteindre 39,4 MMDH. Les dépenses ordinaires ont diminué de 22,4 % à 32,7 MMDH, avec un taux d’exécution de 8,6 %. Cette baisse recouvre un recul des dépenses au titre des biens et services de 23,6 % ainsi qu’une diminution des charges de compensation de 28,8 %. En revanche, les intérêts de la dette ont augmenté de 42,5 %.

L’évolution combinée des recettes et des dépenses ordinaires s’est traduite par un solde ordinaire déficitaire de 2,9 MMDH, contre un déficit de 9,7 MMDH à la même période de l’année précédente.

Les dépenses d’investissement ont, pour leur part, progressé de 15,1 % pour atteindre 15 MMDH, avec un taux de réalisation de 13 % par rapport aux prévisions de la Loi de finances 2026. Cette dynamique traduit la poursuite de l’effort d’investissement public en début d’exercice.

Les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un excédent de 8,3 MMDH, en baisse par rapport aux 15,8 MMDH enregistrés en janvier 2025.

Sur le plan du financement, la SCRT fait état d’un besoin de financement de 15,5 MMDH en janvier 2026, contre 26,2 MMDH un an auparavant, soit une diminution de 48,8 %. Pour couvrir ce besoin, les mobilisations nettes sur le marché domestique se sont élevées à 11,7 MMDH, tandis que les emprunts extérieurs nets ont atteint 1,4 MMDH.

Le flux de l’endettement intérieur comprend des souscriptions pour un montant de 19,7 MMDH et des remboursements en principal de 8 MMDH. S’agissant de l’endettement extérieur, il inclut des tirages de 2,3 MMDH et des amortissements de 877 millions de dirhams.

LNT

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Une rencontre CGEM–DGI pour « sécuriser » le dialogue fiscal https://lnt.ma/une-rencontre-cgem-dgi-pour-securiser-le-dialogue-fiscal/ Sun, 22 Feb 2026 11:40:07 +0000 https://lnt.ma/?p=542288 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a réuni, le 18 février 2026 à Casablanca, le Directeur général de la Direction générale des Impôts (DGI), Younes Idrissi Kaitouni, en présence du président de la CGEM, Chakib Alj, et des membres du Conseil national de l’entreprise (CNE). L’échange, centré sur les dispositions de la Loi […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a réuni, le 18 février 2026 à Casablanca, le Directeur général de la Direction générale des Impôts (DGI), Younes Idrissi Kaitouni, en présence du président de la CGEM, Chakib Alj, et des membres du Conseil national de l’entreprise (CNE). L’échange, centré sur les dispositions de la Loi de Finances 2026, visait à consolider la confiance entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques, avec un accent particulier sur les PME, souvent les plus exposées aux effets de trésorerie et aux contraintes de conformité.

Dès l’ouverture, Chakib Alj a inscrit la séquence dans un contexte qu’il juge « porteur » pour l’économie, en évoquant des projections de croissance « supérieure à 5 % » pour 2026, une inflation « maîtrisée » et une progression soutenue des recettes fiscales. Il a rappelé, à ce titre, une hausse de « plus de 14 % » des recettes en 2025, y voyant l’effet d’une dynamique d’investissement public et d’un environnement macroéconomique plus favorable. Le président de la CGEM a décrit un « cercle vertueux » : davantage d’investissements publics généreraient plus d’opportunités pour les entreprises, stimuleraient la croissance et, par ricochet, renforceraient les recettes fiscales, permettant à l’État de réinvestir et d’amplifier l’élan.

Recettes, assiette et fiscalité locale : le cadrage de la CGEM

Au-delà du constat macroéconomique, le patron de la CGEM a insisté sur la nature de l’effort fiscal attendu. Pour lui, la hausse des recettes ne devrait pas se traduire par une pression accrue sur le secteur formel déjà en conformité, mais reposer d’abord sur l’élargissement de l’assiette, la formalisation de l’informel, la croissance et la montée en gamme du tissu productif. Dans la même logique, il a souligné la nécessité de compléter la réforme fiscale par le chantier de refonte des taxes locales, sujet récurrent du dialogue public-privé en raison de ses implications directes sur l’investissement, l’attractivité territoriale et la lisibilité des charges pesant sur les entreprises.

Les échanges avec la salle ont confirmé ces préoccupations, en mettant notamment en avant la retenue à la source et la fiscalité locale, deux thèmes où les entreprises cherchent à anticiper les effets opérationnels des nouvelles dispositions, sans perdre de vue les enjeux de compétitivité et de prévisibilité.

Retenue à la source : outil anti-fraude ou risque de « trop-versé » ?

Cœur du débat, la retenue à la source s’est imposée comme l’un des pivots de la réforme fiscale des dernières années. Face aux membres de la CGEM, Younes Idrissi Kaitouni a défendu la généralisation progressive de ce mécanisme en la présentant comme un instrument de prévention de la fraude, et non comme un nouvel impôt. Le directeur de la DGI a rattaché ce chantier à la loi-cadre relative à la réforme fiscale, qu’il a décrite comme une ambition de « refonte en profondeur » ayant, selon lui, commencé à se matérialiser.

Du côté des entreprises, l’inquiétude s’est cristallisée autour d’un point précis : le risque de « trop-versé » et la nécessité de remboursements plus automatiques, particulièrement en matière de TVA. L’argument central consiste à rappeler que la retenue à la source n’est qu’un mode de prélèvement, qui ne devrait pas altérer la situation fiscale finale d’une entreprise. Mais dans la pratique, si le prélèvement en amont génère des crédits, la vitesse et l’automatisation des restitutions deviennent déterminantes pour éviter des tensions de trésorerie, surtout pour les prestataires à marges encadrées, ceux recourant à la sous-traitance ou les structures en phase de croissance.

La photographie chiffrée de la DGI et la question des restitutions

Pour situer l’ampleur du basculement, le directeur général a présenté une série d’indicateurs. Les recettes fiscales gérées par la DGI auraient atteint 291 milliards de dirhams en 2025, avec une progression de 74 % entre 2021 et 2025, et un poids passant de 20,3 % à 24,6 % du PIB, douanes comprises. Dans le détail, l’impôt sur les sociétés aurait bondi de 47,7 milliards à 100,3 milliards sur la période, tandis que la TVA intérieure et l’IR atteindraient chacun autour de 70 milliards, avec des hausses significatives.

En parallèle, la DGI a mis en avant la montée en puissance des remboursements et restitutions, présentés comme un élément d’équilibre du système. D’une moyenne annuelle de 7,3 milliards auparavant, ils atteindraient depuis 2022 une moyenne de 21 milliards, pour culminer à 25 milliards en 2025. L’administration y voit un appui à la trésorerie des entreprises et un signal d’industrialisation des processus.

C’est précisément à l’intersection entre sécurisation de la collecte et hausse des restitutions que la retenue à la source devient un point de friction. Pour répondre aux craintes, Younes Idrissi Kaitouni a martelé que « la retenue à la source n’a jamais été une fin en soi », la présentant comme un levier visant à réduire l’espace de non-conformité. Il a évoqué des recettes qui progresseraient « sans recourir au contrôle » et cité, à titre d’illustration, la forte progression de la contribution de certaines catégories de personnes physiques, ainsi que la hausse de l’IR sur les revenus locatifs, observée sans contrôle fiscal. Concernant la TVA, il a rappelé que le dispositif vise les prestations de services, où la valeur ajoutée est élevée, et a indiqué que les dossiers de remboursement directement liés à cette retenue resteraient très limités sur la période récente.

La Loi de Finances 2026 élargissant progressivement le champ des entreprises opérant la retenue, la discussion s’est déplacée vers les effets attendus. La DGI a indiqué que le seuil de généralisation à 200 millions de dirhams de chiffre d’affaires concernerait 1.655 entreprises, soit 0,5 % de l’économie, mais représentant une part majoritaire du chiffre d’affaires agrégé. Dans ce cadre, l’administration anticipe que des demandes de remboursement pourraient apparaître, notamment chez les prestataires recourant fortement à la sous-traitance, reconnaissant que la problématique pourrait se poser « sans doute ».

Pour rassurer, Younes Idrissi Kaitouni a relié sa réponse à une logique de restitution, affirmant qu’aucun dirham issu du contrôle fiscal ne devrait alimenter le budget de l’État, les recettes correspondantes ayant vocation à « retourner à l’économie » via les remboursements. Il a également annoncé qu’une circulaire sur le traitement des remboursements liés à la retenue à la source serait élaborée, en expliquant qu’elle n’a pas été finalisée avant d’écouter la CGEM, afin d’intégrer les remarques des entreprises.

Fiscalité immobilière : une initiative avec Yakeey pour “objectiver” les prix

La rencontre a aussi été marquée par une annonce sur la fiscalité immobilière. Interpellé sur l’absence de références publiques fiables permettant d’éviter les divergences d’appréciation lors des contrôles, le directeur général de la DGI a révélé un partenariat avec la start-up marocaine Yakeey. L’objectif affiché est de produire des “comparables” de prix, fondés sur des données de marché, destinés à encadrer le pouvoir d’appréciation de l’administration, notamment sur la taxe sur les profits fonciers.

Selon les explications avancées, la démarche vise à instaurer une base de comparaison dynamique, reposant sur la technologie et l’intelligence artificielle, avec anonymisation et sans intervention humaine dans la production des rapports. Deux sites pilotes sont annoncés, à Rabat et Casablanca, ciblant dans un premier temps le segment des appartements. La DGI entend prolonger la séquence par une concertation avec l’écosystème (promoteurs, notaires et autres intervenants), afin d’ajuster l’outil à la réalité du marché et de garantir l’adhésion.

Au terme de cette séquence, le diagnostic partagé semble tenir en une équation : sécuriser l’assiette et lutter contre la non-conformité, sans fragiliser le tissu formel par des effets de trésorerie ou d’incertitude. Entre la retenue à la source, les attentes sur l’automatisation des restitutions et la volonté d’objectiver les références en matière immobilière, la réunion CGEM–DGI a surtout mis en évidence une demande de lisibilité et de sécurité juridique, condition clé pour transformer la réforme fiscale en levier de compétitivité plutôt qu’en source de friction.

Selim Benabdelkhalek

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Bourse de Casablanca : le MASI en hausse de 0,69 % sur la semaine https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-le-masi-en-hausse-de-069-sur-la-semaine/ Sat, 21 Feb 2026 15:13:02 +0000 https://lnt.ma/?p=542072 La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 16 au 20 février 2026 sur une note positive, avec un indice principal MASI en progression de 0,69 %, à 18.701,04 points. L’indice MASI 20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides du marché, a enregistré une hausse de 0,95 % pour s’établir à 1.445,24 […]

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La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 16 au 20 février 2026 sur une note positive, avec un indice principal MASI en progression de 0,69 %, à 18.701,04 points.

L’indice MASI 20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides du marché, a enregistré une hausse de 0,95 % pour s’établir à 1.445,24 points. De son côté, le MASI ESG, composé des entreprises bénéficiant des meilleures notations en matière environnementale, sociale et de gouvernance selon Moody’s ESG Solutions, a avancé de 0,4 % à 1.261,16 points. L’indice MASI Mid and Small Cap, mesurant la performance des petites et moyennes capitalisations, a pour sa part progressé de 1,17 % à 1.891,27 points.

Sur le plan sectoriel, la dynamique haussière a été principalement portée par le compartiment « Participation et promotion immobilières », en hausse de 4,74 %. Les secteurs de la « Santé » et de « l’Industrie pharmaceutique » ont également affiché des performances notables, avec des gains respectifs de 3,24 % et 2,79 %. À l’inverse, les secteurs « Loisirs et hôtels » et « Chimie » ont accusé des replis marqués de 4,15 % et 4,13 %, suivis par le secteur des « Boissons », en baisse de 3,44 %.

Le volume global des échanges a dépassé 2,1 milliards de dirhams, concentré essentiellement sur le marché central « Actions ». Les transactions ont été dominées par Attijariwafa Bank, qui a représenté 14,8 % des volumes, suivie de SGTM avec 11,02 %, et de Minière Touissit avec 6,88 %.

La capitalisation boursière globale a dépassé 1.037,5 milliards de dirhams, traduisant la consolidation des valorisations sur le marché casablancais.

Du côté des valeurs individuelles, Balima a signé la meilleure performance hebdomadaire avec un gain de 9,73 % à 246,9 dirhams. Elle est suivie par Minière Touissit (+9,48 % à 3.350 dirhams), Addoha (+8,16 % à 30,5 dirhams), Résidences Dar Saada (+6,75 % à 161,25 dirhams) et Jet Contractors (+4,88 % à 2.727 dirhams).

À l’inverse, les plus fortes baisses ont concerné Zellidja (-6,12 % à 230 dirhams), S2M (-5,97 % à 545,4 dirhams), Maroc Leasing (-5,77 % à 353,05 dirhams), Salafin (-5,18 % à 560,4 dirhams) et Involys (-5,03 % à 170 dirhams).

LNT

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Fiscalité : La CGEM et la DGI jugent la dynamique actuelle « mature » https://lnt.ma/fiscalite-la-cgem-et-la-dgi-jugent-la-dynamique-actuelle-mature/ Thu, 19 Feb 2026 10:09:48 +0000 https://lnt.ma/?p=541939 La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, mercredi à Casablanca, une rencontre avec le Directeur Général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni, en présence du président de la Confédération, Chakib Alj. Cette réunion, à laquelle ont pris part les membres du Conseil National de l’Entreprise (CNE), s’est articulée autour des dispositions de la […]

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La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, mercredi à Casablanca, une rencontre avec le Directeur Général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni, en présence du président de la Confédération, Chakib Alj. Cette réunion, à laquelle ont pris part les membres du Conseil National de l’Entreprise (CNE), s’est articulée autour des dispositions de la Loi de Finances 2026 et visait à renforcer le dialogue entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques, en particulier les petites et moyennes entreprises.

En ouverture des travaux, Chakib Alj a situé la rencontre dans un contexte macroéconomique qu’il a qualifié de porteur. « Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement porteur pour notre économie. Les projections pour 2026 annoncent une croissance supérieure à 5 %. L’inflation est maîtrisée. Les recettes fiscales progressent à un rythme soutenu, avec une hausse de plus de 14 % en 2025 », a-t-il affirmé. Selon lui, cette dynamique traduit un enchaînement vertueux entre investissement public, activité économique et mobilisation des ressources budgétaires. « Nous sommes clairement engagés dans un cercle vertueux : davantage d’investissements publics génèrent plus d’opportunités pour les entreprises, stimulent la croissance et renforcent les recettes fiscales, ce qui permet à l’État de réinvestir et d’amplifier cette dynamique », a-t-il ajouté.

Le président de la CGEM a toutefois rappelé que la progression des recettes fiscales doit, selon la Confédération, reposer prioritairement sur l’élargissement de l’assiette, la formalisation du secteur informel, la croissance économique et la montée en gamme du tissu productif national. Il a également insisté sur la nécessité de compléter la réforme fiscale par un chantier de refonte des taxes locales, considéré comme un levier de cohérence et de simplification pour les entreprises.

De son côté, Younes Idrissi Kaitouni a dressé un bilan des réformes engagées ces dernières années, estimant qu’elles ont atteint « un stade de maturité marqué par des résultats tangibles ». Il a mis en avant l’évolution des recettes fiscales, qui ont atteint 291 milliards de dirhams entre 2021 et 2025, soit une progression de 74 %, avec un poids porté à 24,6 % du produit intérieur brut. Selon lui, cette dynamique ne résulte pas d’un alourdissement de la pression fiscale, mais d’un élargissement de l’assiette et d’un renforcement des mécanismes de conformité et de lutte contre la fraude.

Le Directeur Général des Impôts est revenu sur la réforme de l’Impôt sur les sociétés (IS), dont les recettes sont passées de 47,7 milliards de dirhams à 100,3 milliards de dirhams sur la période considérée. Cette évolution, a-t-il expliqué, reflète à la fois la vitalité de l’activité économique et l’amélioration de la lisibilité du cadre fiscal. Il a également souligné la montée en puissance des remboursements et restitutions fiscaux, qui ont atteint 25 milliards de dirhams en 2025, traduisant, selon lui, une gestion plus efficiente et un soutien accru à la trésorerie des entreprises.

Concernant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), Younes Idrissi Kaitouni a indiqué que la réforme engagée vise à assurer la neutralité de cette taxe pour les entreprises, à travers l’alignement progressif des taux et l’amélioration des mécanismes de remboursement. Il a précisé que l’administration adapte également le dispositif fiscal aux nouveaux modèles économiques, notamment numériques, afin de garantir des conditions de concurrence équitables entre opérateurs nationaux et internationaux.

Enfin, le Directeur Général des Impôts a mis l’accent sur la modernisation de l’administration fiscale, inscrite dans la vision stratégique 2024-2028 de la DGI. Celle-ci repose sur la digitalisation des procédures, le renforcement du pilotage par les profils de conformité et l’amélioration de l’expérience usager. L’objectif affiché est d’instaurer un climat durable de sécurité juridique et de confiance entre l’État et l’entreprise.

LNT

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Le CMI lance “Fatourati Agrégateur” et élargit l’accès au paiement multicanal https://lnt.ma/le-cmi-lance-fatourati-agregateur-et-elargit-lacces-au-paiement-multicanal/ Wed, 18 Feb 2026 11:31:24 +0000 https://lnt.ma/?p=541859 Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a annoncé le lancement de « Fatourati Agrégateur », une nouvelle évolution de sa plateforme de règlement de créances, destinée aux éditeurs de logiciels, fintechs et plateformes digitales. Cette initiative vise à permettre l’intégration directe des services de paiement Fatourati dans des solutions tierces, afin d’accompagner la digitalisation des processus […]

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Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a annoncé le lancement de « Fatourati Agrégateur », une nouvelle évolution de sa plateforme de règlement de créances, destinée aux éditeurs de logiciels, fintechs et plateformes digitales. Cette initiative vise à permettre l’intégration directe des services de paiement Fatourati dans des solutions tierces, afin d’accompagner la digitalisation des processus financiers des entreprises.

Déployée depuis 2013, la plateforme Fatourati constitue aujourd’hui un dispositif central dans le règlement multicanal des créances au Maroc. Interconnectée à 32 banques et établissements de paiement, elle permet aux entreprises d’offrir des solutions de règlement accessibles via plus de 70 canaux digitaux et physiques, notamment le mobile banking, l’e-banking, les portefeuilles électroniques, les réseaux de proximité, les agences bancaires et les guichets automatiques.

Avec « Fatourati Agrégateur », le CMI ouvre désormais sa plateforme à un écosystème élargi d’acteurs technologiques. L’objectif est de transformer les logiciels de facturation en outils intégrés couvrant l’ensemble du cycle de règlement, de la génération de la facture au suivi du paiement. Les éditeurs peuvent ainsi intégrer des fonctionnalités telles que la génération de références ou de QR codes Fatourati et le suivi des règlements, sans intervenir dans la gestion des fonds, et dans le respect du cadre réglementaire en vigueur.

Selon Rachid Saihi, directeur général du CMI, cette ouverture s’inscrit dans une logique de coopération avec les éditeurs et fintechs, considérés comme des relais d’innovation. « Cette ouverture s’inscrit dans la volonté du CMI de travailler en synergie avec les éditeurs, fintechs et plateformes digitales (…) Elle contribue à améliorer les parcours de règlement de créances, à renforcer la traçabilité des flux financiers et à améliorer l’efficacité opérationnelle des entreprises et des institutions », a-t-il déclaré. Il a également souligné que l’intégration de Fatourati peut constituer, pour les éditeurs, un levier de différenciation en enrichissant leurs solutions d’une brique de règlement multicanal.

Sur le plan technique, cette nouvelle brique permet aux logiciels partenaires de couvrir l’intégralité du processus de règlement, tout en conservant une séparation claire entre l’outil de gestion et les flux financiers. Parallèlement à cette intégration via agrégateur, Fatourati reste accessible directement aux entreprises soit par une intégration API, soit via « Fatourati Collect », une application web permettant de générer et de suivre les créances sans développement spécifique.

À fin 2025, la plateforme Fatourati avait traité plus de 240 millions de transactions et permis la collecte de plus de 220 milliards de dirhams. Initialement adoptée par de grands opérateurs publics et privés, elle s’adresse désormais à un tissu plus large d’entreprises, incluant les PME et TPE, grâce à des modalités d’intégration adaptées à différents niveaux de maturité digitale.

LNT

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IGOC 2026 : « Vers un régime de change plus flexible, simplifié et accessible… », promet Driss Benchickh https://lnt.ma/igoc-2026-vers-un-regime-de-change-plus-flexible-simplifie-et-accessible-promet-driss-benchickh/ Wed, 18 Feb 2026 10:35:13 +0000 https://lnt.ma/?p=541844 L’Instruction Générale des Opérations de Change 2026 (IGOC 2026) a été en ce début de semaine au cœur d’une rencontre entre le patronat et la direction de l’Office des Changes. Les travaux ont permis de présenter les évolutions majeures apportées par l’IGOC 2026, notamment sa nouvelle architecture, les mesures d’assouplissement et de simplification introduites, ainsi […]

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L’Instruction Générale des Opérations de Change 2026 (IGOC 2026) a été en ce début de semaine au cœur d’une rencontre entre le patronat et la direction de l’Office des Changes. Les travaux ont permis de présenter les évolutions majeures apportées par l’IGOC 2026, notamment sa nouvelle architecture, les mesures d’assouplissement et de simplification introduites, ainsi que les modalités pratiques de mise en œuvre des nouvelles dispositions.

Pour son premier roadshow, la direction de l’Office de Change conduite par Driss Benchikh a atterrit au siège de la CGEM à Casablanca. Au menu : la présentation des nouveautés introduites dans l’IGOC de l’année en cours, démontrer les objectifs escomptés par les mesures prises à cet effet, mais surtout assurer sur l’essentiel à savoir, la simplification et l’adaptation du cadre réglementaire des changes constituant ainsi une priorité de la stratégie 2025-2029 de l’Office des Changes.

Devant les patrons d’entreprises, il a indiqué que la stratégie 2025-2029 de l’Office des Changes place la clarification, la lisibilité et l’accessibilité de la réglementation des changes au centre de ses priorités, dans une logique d’accompagnement de la transformation de l’économie nationale. Cette orientation, a-t-il expliqué, se traduit par la poursuite de l’assouplissement réglementaire à l’horizon 2026 et 2028, l’adoption de nouvelles mesures de libéralisation, ainsi que par la mise en place d’analyses d’impact visant à garantir une libéralisation progressive et maîtrisée.

Le DG de l’Office des Changes a également souligné le renforcement des facilités d’accès aux instruments de couverture, ainsi que les efforts de formation de l’écosystème aux évolutions réglementaires, afin de permettre aux opérateurs économiques d’intégrer pleinement les nouvelles dispositions.

Dans la même dynamique de modernisation des services, Benchikh a annoncé le lancement de la plateforme « OC E-Rendez-vous », une application structurée de gestion des prises de rendez-vous destinée à améliorer la planification et la prise en charge des usagers.

Ce nouvel outil a pour but de faciliter l’accès aux services de l’Office à travers un système de rendez-vous digitalisé, de réduire les délais d’attente, de garantir une prise en charge planifiée et ponctuelle, et d’offrir un parcours plus fluide et transparent aux entreprises et aux particuliers.

D’après lui, cette digitalisation contribue à renforcer la confiance des usagers à travers un service modernisé, plus efficient et mieux organisé, en cohérence avec l’ambition de doter le Royaume d’un régime des changes adapté à l’internationalisation croissante de son économie.

Par la même occasion, le DG de l’Office de Change est revenu sur les différentes nouveautés apportées par l’IGOC 2026, en lien notamment avec les dépenses en devises pour voyages professionnels et personnels. Ceci étant, la dotation « Voyages d’affaires » a été portée à 1 MDH au lieu de 500.000 Dhs pour les entités ne disposant pas de comptes en devises ou en dirhams convertibles, et à 1,5 MDH pour les opérateurs catégorisés.

En matière de « Voyages personnels », le plafond de la dotation supplémentaire a été relevé à 400.000 Dhs sur la base de 30% de l’IR, en maintenant la dotation de base à 100.000 Dhs, avec un plafond global de 500.000 Dhs. S’agissant des études à l’étranger, le plafond mensuel des frais de séjour a été porté à 15.000 Dhs au lieu de 12.000 Dhs, afin de tenir compte de l’augmentation du coût de la vie pour les étudiants.

Benchikh a fait savoir que le relèvement de la dotation annuelle dédiée au commerce électronique des start-up à 2 MDH, contre 1 MDH auparavant, s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement de la montée en puissance du digital et de réponse aux besoins croissants des jeunes entreprises innovantes en matière d’achats en ligne et de services numériques.

Il a, à cet égard, rappelé que la dotation e-commerce minimale annuelle a été fixée à 50.000 Dhs en faveur des sociétés nouvellement créées et de celles exonérées d’impôt, ainsi que pour les entreprises dont l’impôt payé est inférieur à 50.000 Dhs, afin de faciliter leur accès aux solutions digitales essentielles à leur démarrage.

Pour les personnes physiques résidentes et les MRE, la dotation e-commerce a été portée à 20.000 Dhs par personne et par année civile, au lieu de 15.000 Dhs, traduisant la volonté d’adapter le cadre réglementaire à l’évolution des usages numériques et à la hausse des dépenses en ligne des ménages.

Pour sa part, le président de la CGEM Chakib Alj a indiqué que l’IGOC de 2026 constitue un signal positif en faveur du renforcement de la compétitivité des entreprises, consacrant une logique de libéralisation progressive et maîtrisée, en phase avec la stratégie 2025-2029 de l’Office des Changes : ‘‘ la réglementation des changes, dans un contexte marqué par une dynamique soutenue des exportations et des investissements directs étrangers, ainsi que par un creusement du déficit commercial, devrait évoluer en facilitateur de l’ambition industrielle et exportatrice du Royaume, en accompagnant la montée en gamme et la substitution progressive aux importations’’.

En outre, il a insisté sur la nécessité de poursuivre l’amélioration du cadre juridique afin de garantir davantage de lisibilité et de prévisibilité aux opérateurs, notamment à travers une clarification des procédures de contrôle et de contentieux, ainsi qu’une adaptation des sanctions à la gravité des infractions, dans une logique de sécurité juridique et de confiance.

Lors de cette rencontre, les échanges ont porté notamment sur les mesures relatives à la promotion des exportations, au soutien à l’investissement, au développement du commerce électronique et à l’encadrement des voyages professionnels. À travers cette rencontre, la CGEM et l’Office des Changes ont tenu à réaffirmer leur volonté commune de consolider un cadre réglementaire facilitateur, contribuant à la compétitivité des entreprises et à leur développement à l’international.

H.Z

 

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Article IV : Le Maroc face au test de la constance réformatrice https://lnt.ma/article-iv-le-maroc-face-au-test-de-la-constance-reformatrice/ Wed, 18 Feb 2026 10:17:34 +0000 https://lnt.ma/?p=541838 Une équipe du FMI dirigée par Laura Jaramillo, une économiste qui occupe désormais le poste de cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Maroc, vient de terminer sa visite annuelle dans le pays du 29 janvier au 11 février. Dans le cadre de ce rituel, l’équipe du FMI a procédé à des […]

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Une équipe du FMI dirigée par Laura Jaramillo, une économiste qui occupe désormais le poste de cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Maroc, vient de terminer sa visite annuelle dans le pays du 29 janvier au 11 février. Dans le cadre de ce rituel, l’équipe du FMI a procédé à des échanges avec les hauts responsables du pays, du gouvernement marocain, de Bank Al‑Maghrib, ainsi qu’avec des représentants du secteur public et privé, des consultations prévues par l’article IV du Fonds.

Laura Jaramillo, économiste colombienne-américaine qui a rejoint le FMI en 2002, remplace Roberto Cardarelli qui a occupé ce poste depuis le début des années 2020- 2024 et reconnu la résilience de l’économie marocaine face aux crises successives, tout en insistant sur l’importance de la poursuite des réformes structurelles du pays pour assurer une croissance durable et inclusive.

L’une des principales responsabilités du FMI consiste à suivre les politiques économiques et financières de ses pays membres et de leur prodiguer des conseils dans le cadre de la surveillance qu’il exerce également aux niveaux mondial et régional, dans l’objectif de détecter les risques et recommander des changements de politique de nature à soutenir la croissance économique et à favoriser la stabilité financière.

Pour le Maroc, en tant que pays émergent en pleines réformes, un suivi vigilant par le FMI est essentiel pour détecter les risques susceptibles d’exiger que les pouvoirs publics prennent des mesures correctrices. D’autant que son économie est de plus en plus intégrée à l’échelle mondiale et que les politiques qu’il met en œuvre peuvent avoir des répercussions bien au-delà de ses frontières. D’ailleurs, le suivi exercé par le FMI porte sur un pays en particulier dans le cadre d’une surveillance bilatérale, ou sur l’ensemble de l’économie mondiale pour une surveillance multilatérale.

C’est dans le premier cas que le FMI exerce généralement ses activités de suivi en se rendant une fois par an dans les pays membres concernés comme le Maroc. Au cours de ces missions, les services du FMI s’entretiennent avec des responsables du gouvernement et de la banque centrale sur les risques pesant sur la stabilité intérieure et mondiale, ainsi que sur les mesures et les réformes à entreprendre pour y faire face.

Ces entretiens portent principalement sur le taux de change, les politiques monétaire, budgétaire et financière, ainsi que sur les réformes structurelles. Ils concernent également les évolutions observées dans d’autres domaines essentiels à la stabilité économique et financière, comme le changement climatique et le passage au numérique. Ses entretiens approfondis avec des interlocuteurs très variés permettent au FMI de mieux évaluer les politiques économiques et les perspectives de chaque pays.

Ainsi, une fois leur évaluation achevée, les services du FMI soumettent un rapport à l’examen du conseil d’administration de l’organisation internationale avant de transmettre leur rapport aux autorités nationales, ce qui conclut la procédure dite de consultations au titre de l’article IV. C’est ce rapport des services du FMI, que l’économiste en cheffe Laura Jaramillo chef de mission désignée pour le Maroc, vient de présenter la semaine dernière au Ministères des finances à Rabat.

Il est important de préciser que le FMI classe le Maroc dans le cadre de la région MENA, Moyen Orient, Afrique du Nord et Asie centrale, et que son dernier rapport sur les perspectives économiques régionales de mai 2025 considère que la région doit « se frayer un chemin dans le brouillard » du fait de la montée des tensions commerciales, l’incertitude entourant les politiques publiques à l’échelle mondiale et les conflits régionaux. Face à ce nouvel environnement les pays de la zone doivent privilégier la stabilité macroéconomique et accélérer leurs réformes structurelles.

Précisément, au terme de sa mission 2025, la cheffe de délégation a apprécié ses échanges avec les autorités marocaines et les représentants des secteurs public et privé qu’elle a qualifiés de « constructifs », réaffirmant la confiance du FMI dans les perspectives du Royaume, tout en soulignant la nécessité de « poursuivre les réformes structurelles et de gérer prudemment les risques ».

Le Maroc, est d’ailleurs reconnu comme étant un bon élève du FMI, gagnant à suivre ses recommandations et à les réaliser. Preuve en est, le Maroc a été soutenu par l’octroi de lignes de crédit successives pour renforcer ses réserves extérieures. La dernière en date, accordée en avril 2025, est une nouvelle ligne de crédit modulable (LCM) de 4,5 milliards de dollars sur deux ans, pour protéger le pays contre les risques de baisse de ces dernières, dans un contexte d’incertitude économique mondiale. Car, le point faible du pays réside dans le déficit de sa balance des paiements, qui découle du déficit de la balance commerciale avec un niveau des importations, élevé et croissant, qui ne se compense pas suffisamment avec les rentrées de devises des exportations, IDE et recettes du tourisme.

C’est la deuxième LCM accordée au Maroc, après celle de 2023, qui s’élévait à quelque 3,7262 milliards de DTS (environ 417% de la quote-part). Le Maroc avait également bénéficié de quatre accords successifs au titre de la Ligne de Précaution et de Liquidité (LPL) entre 2012 et 2020.

Toutefois, le FMI souligne que l’économie marocaine a démontré une résilience remarquable face aux chocs récents, malgré une succession de sécheresses qui ont réduit la production agricole et augmenté le chômage.

Par ailleurs, les conclusions, très favorables, du FMI sur l’économie marocaine relèvent notamment que la forte dynamique de croissance devrait se poursuivre en 2026 à 4,9%, soutenue par l’investissement public et privé ainsi qu’une production agricole robuste, en particulier grâce aux pluies récentes et abondantes.

Le FMI note également que la poursuite de la bonne performance des recettes, conjuguée à une réorientation des priorités en matière de dépenses, permettrait de dégager des marges pour accroître l’investissement dans le capital humain, et contribuerait à reconstituer les marges budgétaires.

Le Maroc pourrait aussi tirer profit des opportunités offertes par l’accélération de l’investissement public qui nécessite toutefois une gestion prudente des risques et un investissement accru dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

La création d’emplois durables demeure une priorité pressante pour le Fonds, appelant à un climat des affaires plus propice, un secteur privé plus dynamique, et davantage de réformes liées au marché du travail.

Au-delà de ces constats positifs, le FMI porte un intérêt bien marqué aux réformes engagées par le Maroc en appréciant d’une part celles récemment réalisées comme celles fiscales avec la modernisation de la TVA, l’introduction de la retenue à la source et la dématérialisation des procédures fiscales. Mais aussi, celle des finances publiques avec le renforcement du cadre budgétaire à moyen terme et la gestion de l’investissement public. Ou encore, celle des établissements et entreprises publics pour améliorer leur performance et leur gouvernance, du marché du travail avec la mise en œuvre de la Feuille de route pour l’emploi à horizon 2030 pour réduire le chômage et améliorer l’insertion professionnelle. Sans oublier la refonte du système financier par les réformes pour traiter les créances en souffrance et renforcer la résilience du système financier, couplée à la politique monétaire avec la transition vers un régime de ciblage de l’inflation et une plus grande flexibilité du taux de change.

En définitive, les conclusions de la mission au titre de l’article IV confirment que le Maroc avance sur une trajectoire globalement solide, portée par des réformes structurelles cohérentes et une gestion macroéconomique prudente.

Si les perspectives de croissance restent favorables et la résilience reconnue, les vulnérabilités extérieures et le défi de l’emploi rappellent que l’essentiel se joue désormais dans la profondeur et la constance des réformes. Plus qu’un satisfecit, ce rapport constitue une feuille de route exigeante : consolider les équilibres, investir dans le capital humain et transformer l’investissement en création durable de valeur et d’emplois.

 

Afifa Dassouli

 

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PwC : les directions financières marocaines entrent dans une nouvelle phase de transformation en 2026 https://lnt.ma/pwc-les-directions-financieres-marocaines-entrent-dans-une-nouvelle-phase-de-transformation-en-2026/ Tue, 17 Feb 2026 16:08:14 +0000 https://lnt.ma/?p=541808 Dans un environnement économique marqué par l’instabilité géopolitique, la pression réglementaire et l’accélération technologique, les directions financières marocaines abordent 2026 avec une posture à la fois prudente et stratégique. C’est ce qui ressort de la quatrième édition de l’étude « Priorités 2026 des Directions Financières – La Finance en mouvement », publiée par PwC Maroc. […]

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Dans un environnement économique marqué par l’instabilité géopolitique, la pression réglementaire et l’accélération technologique, les directions financières marocaines abordent 2026 avec une posture à la fois prudente et stratégique. C’est ce qui ressort de la quatrième édition de l’étude « Priorités 2026 des Directions Financières – La Finance en mouvement », publiée par PwC Maroc.

Réalisée auprès de 70 directions financières issues de dix secteurs d’activité – dont la banque et assurance (35,3 %), l’industrie (19,6 %) et la santé (11,8 %) – l’enquête met en évidence une confiance globalement stable malgré un contexte jugé imprévisible. À horizon d’un an, 91 % des dirigeants financiers se déclarent confiants quant aux perspectives de croissance de leur entreprise, tandis que ce taux atteint 95 % à l’horizon 2030.

Cette résilience s’inscrit dans un contexte national marqué par de grands projets structurants – infrastructures portuaires, transition énergétique, modernisation industrielle – mais aussi par des tensions commerciales internationales, une hausse des taux et une pression accrue sur les finances publiques.

Maîtrise des coûts et pression réglementaire en tête des risques

Pour 2026, la hausse persistante des coûts (21 %) demeure le principal risque anticipé par les directions financières. La pression fiscale et les évolutions réglementaires locales apparaissent en deuxième position (18 %), traduisant l’impact des réformes fiscales et des exigences accrues en matière de conformité, notamment avec la digitalisation des contrôles et la facturation électronique.

Les conflits géopolitiques (18 %) et la volatilité des taux d’intérêt et du dirham (12 %) complètent le tableau des préoccupations. À l’inverse, les risques climatiques (3 %) ou liés à l’incapacité à innover (4 %) restent moins prioritaires à court terme, révélant une focalisation sur la sécurisation immédiate des marges et du cash.

Dans ce contexte, le pilotage de la performance s’impose comme la priorité numéro un pour 2026. Après une année 2025 marquée par une croissance soutenue mais dépendante de secteurs spécifiques, les directions financières souhaitent renforcer leurs capacités d’analyse et d’anticipation.

Les modèles traditionnels de budgétisation et de reporting statique ne suffisent plus. Les entreprises cherchent désormais à déployer des outils de reporting en temps réel, des tableaux de bord prédictifs et des scénarios intégrant les dimensions financières et extra-financières. La digitalisation des processus – Procure-to-Pay, Order-to-Cash, clôture comptable – devient un levier central d’efficacité et de conformité.

Selon l’étude, les processus offrant les gains de productivité les plus significatifs grâce à la technologie sont le budget (69 %), le reporting (66 %), la trésorerie (58 %) et la clôture comptable (51 %).

L’IA progresse, mais reste en phase exploratoire

L’intelligence artificielle suscite un intérêt croissant. Les principaux cas d’usage identifiés concernent la production accélérée des états financiers (71 %), l’analyse documentaire (71 %) et le traitement des données non structurées (69 %). Les bénéfices attendus portent sur l’amélioration de la performance économique, l’efficacité des collaborateurs et la qualité des processus.

Toutefois, la maturité reste limitée : 37 % des directions financières n’ont encore initié aucun projet IA, 24 % sont en phase d’étude, 32 % expérimentent certains cas d’usage, et seulement 6 % ont déployé l’IA sur plusieurs processus. L’intégration à grande échelle demeure conditionnée par la qualité des données et la montée en compétences des équipes.

La gestion du cash constitue un autre axe stratégique. L’optimisation du besoin en fonds de roulement est citée par 74 % des répondants, suivie par l’automatisation des prévisions de trésorerie (64 %) et la négociation proactive avec les banques (46 %). Dans un contexte de liquidité sous tension, la culture « cash first » progresse au sein des organisations.

Si 84 % des répondants jugent leur modèle de costing fiable, près de la moitié identifie la qualité des données d’entrée comme principal levier d’amélioration. Le manque d’automatisation (56 %) et la multiplicité des sources de données (51 %) fragilisent encore la robustesse des analyses.

En matière de contrôle interne, 70,3 % des dirigeants estiment leur dispositif mature, mais les priorités d’évolution portent sur la digitalisation des contrôles (69 %), le déploiement de contrôles clés (49 %) et le renforcement des équipes (46 %). La gouvernance des données devient progressivement un chantier transverse, souvent co-piloté par la Direction Financière et la DSI.

Vers une finance plus stratégique et technologique

Au-delà des outils, l’étude souligne l’évolution des compétences attendues. Les directions financières souhaitent renforcer la maîtrise des normes et réglementations (70 %), les compétences en gestion de projet et transformation digitale (67 %), ainsi que la culture data (41 %).

En 2026, la fonction Finance ne se limite plus à la production d’états financiers. Elle s’affirme comme un acteur central de la transformation des modèles d’affaires, de la sécurisation de la confiance des parties prenantes et de la recherche d’efficience organisationnelle. Entre maîtrise des risques et adoption progressive de l’IA, les directions financières marocaines entrent dans une phase de mutation structurante, où la donnée, la technologie et la gouvernance deviennent les piliers d’une performance durable.

SB

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Inclusion financière : Lancement d’une « super-app » pour faire face à la désinformation boursière https://lnt.ma/inclusion-financiere-lancement-dune-super-app-pour-faire-face-a-la-desinformation-boursiere/ Tue, 17 Feb 2026 15:26:25 +0000 https://lnt.ma/?p=541800 Se positionnant comme un agrégateur d’écosystème, fédérant investisseurs particuliers, banques, sociétés de bourse et médias autour d’une mission commune, à savoir l’inclusion financière par la technologie et la pédagogie, EcoFinance Analytics lance la première « Super-App » marocaine. Objectif : réconcilier les Marocains avec la Bourse. Alors que le besoin d’éducation financière n’a jamais été aussi criant […]

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Se positionnant comme un agrégateur d’écosystème, fédérant investisseurs particuliers, banques, sociétés de bourse et médias autour d’une mission commune, à savoir l’inclusion financière par la technologie et la pédagogie, EcoFinance Analytics lance la première « Super-App » marocaine. Objectif : réconcilier les Marocains avec la Bourse.

Alors que le besoin d’éducation financière n’a jamais été aussi criant et que les autorités de régulation appellent à la vigilance face aux conseils non avisés sur les réseaux sociaux, une startup marocaine, labellisée Jeune Entreprise Innovante (JEI), lance une riposte constructive. EcoFinance Analytics dévoile aujourd’hui le premier écosystème 100% digital conçu pour rendre le pouvoir économique accessible au plus grand nombre.

Le constat est sans appel : selon une étude BlackRock (2024), 53% des jeunes refusent d’investir par manque de connaissances financières. Ce vide laisse le champ libre à la spéculation et aux promesses de gains irréalistes : « Il est temps de démystifier une finance longtemps enveloppée de mystères et réservée à une élite. Nous affirmons que la finance ne doit pas rester l’apanage d’un petit nombre d’initiés, mais devenir un outil libérateur pour l’ensemble de la société », explique Hal Benchetrit, CEO et fondateur d’EcoFinance Analytics.

Concrètement, et pour briser les barrières psychologiques et techniques, EcoFinance Analytics propose une approche qui se veut holistique et unique au Maroc.

Contrairement aux plateformes classiques où la désinformation circule librement, EcoTalks intègre une « Trust Architecture » (Architecture de Confiance). Grâce au système de Comptes Certifiés, les utilisateurs peuvent échanger directement avec des experts vérifiés, des institutions et des médias spécialisés. C’est un espace d’apprentissage collaboratif pour comprendre les mécanismes économiques avant de risquer son capital, dit-on auprès de la startup.

Dans un second temps, l’application permettra de passer à l’action via une interface intuitive. EcoInvest agit comme un hub stratégique offrant de nombreux outils d’aide à la prise de décision.

Au-delà de l’outil technologique, EcoFinance Analytics porte une ambition macroéconomique. Au Maroc, 10% de la population détient une part majeure du patrimoine financier, créant une vulnérabilité systémique. En démocratisant l’investissement, la startup vise deux objectifs nationaux :

Le premier vise à mobiliser l’épargne dormante des ménages pour financer l’économie réelle et les entreprises marocaines.

Le second consiste à réduire les inégalités en permettant à la classe moyenne et aux jeunes de se constituer un patrimoine, luttant ainsi contre le déterminisme social.

L’application EcoFinance Analytics sera disponible en téléchargement sur iOS et Android à partir du 17 février 2026.

Pour rappel, EcoFinance Analytics a été fondée par Hal Benchetrit. C’est une fintech marocaine labellisée « Jeune Entreprise Innovante ».

H.Z

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Bourse de Casablanca : certification de la 1ère cohorte du programme d’accompagnement des entreprises industrielles vers la croissance https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-certification-de-la-1ere-cohorte-du-programme-daccompagnement-des-entreprises-industrielles-vers-la-croissance/ Tue, 17 Feb 2026 10:04:12 +0000 https://lnt.ma/?p=541758 La cérémonie de certification de la première cohorte du programme d’accompagnement des entreprises industrielles vers la croissance s’est tenue lundi à Casablanca, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce et de la Bourse de Casablanca, avec l’appui de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et de l’Autorité marocaine du marché des […]

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La cérémonie de certification de la première cohorte du programme d’accompagnement des entreprises industrielles vers la croissance s’est tenue lundi à Casablanca, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce et de la Bourse de Casablanca, avec l’appui de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

Cette première promotion regroupe 31 entreprises industrielles à fort potentiel opérant dans des secteurs jugés stratégiques, notamment l’agroalimentaire, la pharmaceutique, la chimie-parachimie, l’électricité et la métallurgie. Les entreprises participantes ont suivi un parcours d’accompagnement intensif combinant sessions collectives, ateliers pratiques et accompagnement individualisé.

Le programme s’est articulé autour de modules portant sur le « mindset entrepreneurial et l’ouverture du capital », la stratégie, la gouvernance et l’organisation, le panorama des solutions de financement ainsi que la construction et la valorisation de l’« equity story ». L’objectif affiché consiste à préparer ces entreprises à franchir un nouveau palier de développement et à envisager, le cas échéant, un recours au marché des capitaux.

Lancé le 3 octobre 2025, ce programme s’inscrit dans une démarche visant à dynamiser le marché des capitaux et à en faire un levier de financement au service du développement industriel du Royaume.

Intervenant lors de la cérémonie, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné la nécessité d’un changement d’échelle pour les entreprises nationales dans un contexte d’ouverture accrue de l’économie. Il a estimé que les expériences réussies d’entrepreneurs confrontés à la concurrence internationale démontrent la capacité des entreprises marocaines à s’imposer sur des marchés structurés et compétitifs. Selon lui, l’enjeu dépasse la seule performance individuelle et renvoie à la création durable de valeur et à l’émergence de champions nationaux.

Le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, a indiqué que la certification des 31 entreprises marque l’aboutissement d’une étape structurante. Il a précisé que cette première cohorte s’inscrit dans une démarche appelée à se poursuivre, avec le lancement imminent des deuxième et troisième cohortes, afin d’ancrer durablement ce dispositif au service du développement industriel.

Le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun-Touimi, a pour sa part relevé que cette initiative illustre la place centrale de l’entreprise industrielle dans l’ambition de développement du Royaume. Il a mis en avant la synergie entre le ministère de l’Industrie et du Commerce, la CGEM, l’AMMC et la Bourse de Casablanca, à l’origine du programme « Croissance ».

De son côté, le président de la CGEM, Chakib Alj, a précisé que le programme ne vise pas à multiplier les introductions en bourse à court terme ni à inciter artificiellement les entreprises à s’engager dans des opérations pour lesquelles elles ne seraient pas prêtes. Il s’agit, selon lui, de constituer un pipeline structuré d’entreprises capables d’accéder au marché des capitaux dans des conditions optimales, en renforçant notamment leur gouvernance, la fiabilité de leur information financière et leur organisation interne.

Le directeur par intérim du Trésor et des Finances extérieures, Mohamed Tarik Bchir, a estimé que cette initiative illustre la convergence entre action publique, marché financier et engagement du secteur privé. Il a souligné que la croissance industrielle durable suppose une articulation cohérente entre sphère réelle, sphère financière et écosystème entrepreneurial.

À l’issue de la cérémonie, l’appel à manifestation d’intérêt pour les deuxième et troisième cohortes a été officiellement lancé.

LNT

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Le Groupe BCP lance à Rabat la 3ᵉ édition des “Régionales de l’Investissement » https://lnt.ma/le-groupe-bcp-lance-a-rabat-la-3%e1%b5%89-edition-des-regionales-de-linvestissement/ Tue, 17 Feb 2026 09:38:55 +0000 https://lnt.ma/?p=541743 Le Groupe BCP a donné, lundi 16 février à Rabat, le coup d’envoi de la troisième édition de sa caravane nationale « Les Régionales de l’Investissement », un road show dédié à l’accompagnement, à la structuration et au financement des projets des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME) . L’étape inaugurale s’est tenue en […]

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Le Groupe BCP a donné, lundi 16 février à Rabat, le coup d’envoi de la troisième édition de sa caravane nationale « Les Régionales de l’Investissement », un road show dédié à l’accompagnement, à la structuration et au financement des projets des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME) .

L’étape inaugurale s’est tenue en présence notamment de Mme Naziha Belkeziz, Président Directeur Général du Groupe BCP, de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de responsables d’institutions partenaires de l’écosystème de l’investissement .

Cette nouvelle édition s’inscrit dans la mise en œuvre opérationnelle de la Charte de l’Investissement dédiée aux TPME et dans la dynamique de relance de l’investissement privé. Elle vise à rapprocher les dispositifs publics d’appui et les solutions financières des entrepreneurs, au plus près des territoires .

Une nouveauté majeure de cette édition réside dans l’intégration renforcée des Très Petites Entreprises (TPE) au cœur du dispositif. Le Groupe BCP affirme ainsi sa volonté d’élargir l’accès aux mécanismes de soutien et de financement à l’ensemble des acteurs du tissu économique, quelle que soit leur taille .

Fort des résultats des deux précédentes éditions – qui ont permis d’identifier plus de 1 700 projets représentant près de 33 milliards de dirhams d’intentions d’investissement et environ 21 milliards de dirhams de besoins de financement – le Groupe entend consolider cette dynamique et transformer les dispositifs publics en opportunités concrètes pour les entrepreneurs .

Conçues comme une plateforme de convergence entre entrepreneurs, institutions publiques, partenaires financiers et acteurs de l’accompagnement, « Les Régionales de l’Investissement » proposent des panels thématiques, des ateliers opérationnels, des sessions de diagnostic personnalisé et des rencontres B2B . L’objectif est de faciliter l’accès aux dispositifs d’appui, de renforcer la structuration financière des projets et d’accélérer leur concrétisation.

Les échanges s’articulent autour de deux axes principaux : l’optimisation des dispositifs d’appui à l’investissement et la simplification du parcours des investisseurs, ainsi que l’accompagnement à l’export et à l’internationalisation des entreprises .

Dans ce cadre, un partenariat stratégique a été signé entre le Groupe BCP et l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE), visant à faciliter l’accès aux dispositifs d’appui à l’export et à structurer financièrement les projets d’expansion internationale .

Un mémorandum d’entente a également été conclu avec Maroc PME afin de renforcer l’accompagnement des TPME et de faciliter leur accès aux programmes d’appui technique et financier ainsi qu’aux solutions de financement proposées par le Groupe BCP .

Dans une déclaration reprise dans le dossier de presse, Mme Naziha Belkeziz a souligné que la mise en œuvre de la Charte de l’Investissement « gagne à être portée au plus près des territoires et des entrepreneurs », insistant sur la logique de proximité et de coordination avec les partenaires publics et privés .

La caravane 2026 débutera à Rabat avant de se déployer dans huit autres villes du Royaume, couvrant les principaux bassins économiques régionaux.

LNT avec CdP

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Intempéries : La FMA annonce l’activation du régime « Catastrophes naturelles » https://lnt.ma/intemperies-la-fma-annonce-activation-le-regime-catastrophes-naturelles/ Mon, 16 Feb 2026 19:34:12 +0000 https://lnt.ma/?p=541741 L’activation du régime de couverture contre les conséquences d’événements catastrophiques a été annoncée à la suite des inondations ayant récemment touché plusieurs provinces du Royaume. Dans un communiqué, la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) indique que le volet assurantiel de ce dispositif est désormais déclenché au profit des victimes disposant de contrats incluant cette garantie […]

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L’activation du régime de couverture contre les conséquences d’événements catastrophiques a été annoncée à la suite des inondations ayant récemment touché plusieurs provinces du Royaume. Dans un communiqué, la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) indique que le volet assurantiel de ce dispositif est désormais déclenché au profit des victimes disposant de contrats incluant cette garantie .

Cette décision intervient après l’annonce par le Chef du gouvernement du déclenchement de l’état d’événement catastrophique, au sens de la loi 110-14, pour plusieurs communes relevant des provinces de Kénitra, Larache, Sidi Kacem et Sidi Slimane . Ce cadre juridique permet l’activation des mécanismes d’indemnisation prévus par la législation en vigueur, au bénéfice des assurés concernés.

Dans ce contexte, la FMA précise que l’activation concerne les victimes disposant de contrats d’assurance intégrant la couverture contre les conséquences des événements catastrophiques . L’indemnisation matérielle et/ou corporelle est conditionnée par la localisation des assurés dans l’une des communes qui seront mentionnées dans l’acte administratif attendu dans les prochains jours, conformément aux dispositions réglementaires .

Plusieurs types de contrats sont concernés par ce dispositif. Il s’agit notamment des assurances couvrant les dommages aux biens, telles que les contrats Multirisque Habitation, Multirisque Industrielle ou Multirisque Commerciale . Les contrats d’assurance automobile sont également inclus, qu’il s’agisse des dégâts subis par le véhicule ou des préjudices corporels affectant le propriétaire, son conjoint et ses enfants, y compris en cas de décès . Par ailleurs, les contrats de responsabilité civile, à l’instar de la RC Exploitation, peuvent donner lieu à indemnisation pour les préjudices corporels causés à des tiers présents dans les locaux couverts par le contrat .

La Fédération Marocaine de l’Assurance invite les assurés et les bénéficiaires potentiels à se rapprocher de leurs intermédiaires en assurance afin de vérifier leurs droits et de procéder aux déclarations nécessaires . Les entreprises d’assurance, de leur côté, se chargeront d’inscrire directement sur le registre national de recensement les victimes assurées ayant introduit une demande d’indemnisation . Elles demeurent mobilisées, avec leurs réseaux de distribution, pour répondre aux interrogations des assurés et accompagner les démarches requises.

LNT avec CdP

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CAN 2025 : Visa relève une forte hausse des dépenses des visiteurs dans les villes hôtes au Maroc https://lnt.ma/can-2025-visa-releve-une-forte-hausse-des-depenses-des-visiteurs-dans-les-villes-hotes-au-maroc/ Sun, 15 Feb 2026 16:33:55 +0000 https://lnt.ma/?p=541662 Les analyses publiées par Visa à l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies CAF AFCON, Maroc 2025, mettent en évidence une progression marquée des dépenses des visiteurs dans les villes hôtes du Royaume pendant la période du tournoi, organisée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 . S’appuyant sur le Retail Spend Monitor […]

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Les analyses publiées par Visa à l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies CAF AFCON, Maroc 2025, mettent en évidence une progression marquée des dépenses des visiteurs dans les villes hôtes du Royaume pendant la période du tournoi, organisée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 .

S’appuyant sur le Retail Spend Monitor élaboré par Visa Consulting & Analytics, ces données montrent une croissance annuelle significative des transactions transfrontalières, traduisant l’impact des grands événements sportifs sur les flux touristiques et les comportements de consommation.

Selon l’analyse, les dépenses entrantes ont enregistré une hausse de plus de 190 % des transactions transfrontalières en provenance des pays participants, sur une base annuelle. Cette dynamique a été principalement portée par les visiteurs originaires de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la République démocratique du Congo, qui ont représenté à eux seuls plus de 60 % de la croissance observée. Tous marchés confondus, les visiteurs en provenance de France, des États-Unis et du Royaume-Uni ont contribué à près de la moitié de la hausse totale des dépenses.

Les tendances de voyage confirment cette évolution. Les dépenses des visiteurs de courte durée, séjournant entre un et quatre jours et issus des pays participants, ont progressé de 120 %, tandis que celles des visiteurs de longue durée, restés cinq jours ou plus, ont augmenté de 210 %. Les six villes hôtes ont enregistré une progression des dépenses entrantes sur l’ensemble des marchés visiteurs. Rabat a affiché la plus forte hausse, avec une augmentation de 70 %, suivie de Tanger (+55 %) et de Casablanca (+50 %).

Les dépenses liées au sport ont également progressé de 45 % sur la période du tournoi, soutenues par une augmentation des achats de produits dérivés par les supporters et une activité accrue au sein des clubs sportifs. Par ailleurs, les dépenses du quotidien ont connu une hausse notable, avec une progression de 55 % des livraisons de repas à domicile et des courses alimentaires durant la compétition.

Commentant ces résultats, Sami Romdhane, Directeur Général de Visa Maroc, a indiqué que « ces tendances de dépenses révèlent une dynamique positive et généralisée sur des catégories clés, allant des transactions internationales et des séjours de courte durée aux achats liés au sport et aux dépenses domestiques ». Il a ajouté que ces données offrent « un aperçu de la manière dont les supporters et les visiteurs ont choisi de s’engager à travers le Maroc durant ce tournoi ».

De son côté, Nicolas Khoury, Senior Vice President et Head of Visa Consulting & Analytics région CEMEA, a souligné que « les données recueillies pendant la période du tournoi offrent une vision de l’évolution des comportements de consommation lors des événements majeurs ». Il a précisé que ces analyses permettent aux émetteurs et aux commerçants de concevoir des solutions et des offres plus ciblées, en s’appuyant sur une meilleure compréhension des besoins des clients.

L’étude repose sur un sous-ensemble de données VisaNet, complété par des estimations issues d’enquêtes pour les autres moyens de paiement, couvrant les activités liées au commerce de détail, aux voyages et aux expériences pendant la compétition .

À travers ces indicateurs, Visa met en lumière l’effet d’entraînement de la CAN 2025 sur l’activité économique locale, en particulier dans les villes hôtes, confirmant le rôle des grands événements sportifs comme catalyseurs des flux touristiques et des dépenses transfrontalières.

LNT avec Cdp

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Crédit du Maroc : un RNPG en hausse de 16,5% en 2025, sur fond d’accélération commerciale https://lnt.ma/credit-du-maroc-un-rnpg-en-hausse-de-165-en-2025-sur-fond-dacceleration-commerciale/ Fri, 13 Feb 2026 15:06:15 +0000 https://lnt.ma/?p=541630 Crédit du Maroc a clôturé l’exercice 2025 sur une progression notable de sa profitabilité, portée par une dynamique commerciale soutenue, une maîtrise des charges et un recul du coût du risque. Présentant les résultats annuels ce 13 février 2026, le management a mis en avant un environnement macroéconomique favorable et la poursuite du plan stratégique […]

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Crédit du Maroc a clôturé l’exercice 2025 sur une progression notable de sa profitabilité, portée par une dynamique commerciale soutenue, une maîtrise des charges et un recul du coût du risque. Présentant les résultats annuels ce 13 février 2026, le management a mis en avant un environnement macroéconomique favorable et la poursuite du plan stratégique « Cap 2028 », dans un contexte de transformation opérationnelle et technologique accélérée depuis l’entrée du groupe Holmarcom à son capital.

Le résultat net part du groupe (RNPG) s’est établi à 864 millions de dirhams (MDH), en hausse de 16,5% par rapport à 2024. Pour la direction, cette progression illustre une trajectoire de développement « maîtrisée », articulée autour d’un renforcement des fondamentaux, d’une discipline d’exécution accrue et d’une politique de risque jugée prudente.

Un cap stratégique maintenu et une “année de consolidation”

En introduction, Ali Benkirane, président du directoire, a réaffirmé la continuité du plan « Cap 2028 ». « Nous avons réalisé l’essentiel en installant des fondations solides qui nous permettront d’aller de l’avant », a-t-il déclaré, en estimant que les trois dernières années ont permis de poser les bases d’un établissement « solide et durable ». Dans la même séquence, il a qualifié 2025 d’« année de consolidation et de confirmation », insistant sur le travail mené « sur nos fondamentaux », le renforcement des équipes, la stabilisation des dispositifs et l’amélioration de la capacité opérationnelle.

Le dirigeant a également souligné la logique de trajectoire partagée avec l’actionnaire de référence : « Le Cap 2028 est donc maintenu (…) porté par la vision (…) du groupe Holmarcom », décrivant une ambition de construire « une banque moderne, innovante, simple, efficace et durable ». Dans son propos, Ali Benkirane a aussi insisté sur l’articulation entre croissance et contrôle des risques : « Dans notre modèle, nous ne faisons pas le choix entre la croissance et la gestion de nos risques. Les deux avancent ensemble. »

Crédits et dépôts : une accélération en 2025

Sur le plan commercial, Crédit du Maroc affiche une hausse de 11,0% des encours de crédits, à 62.863 MDH à fin décembre 2025. Les financements aux entreprises ont progressé de 12,2% à 37.382 MDH, tirés par les crédits à l’équipement et les crédits aux promoteurs, tous deux en hausse de 16,6%. Côté ménages, les encours atteignent 22.284 MDH (+4,8%), soutenus par les crédits à la consommation (+11,2%) et les crédits à l’habitat (+3,3%).

La collecte consolidée a, de son côté, augmenté de 7,4% à 61.228 MDH. Les ressources à vue s’établissent à 44.500 MDH (+11,6%), tandis que les comptes d’épargne atteignent 10.096 MDH et les dépôts à terme 5.081 MDH.

PNB en hausse, coefficient d’exploitation en amélioration

La performance 2025 s’est appuyée sur un produit net bancaire (PNB) consolidé en hausse de 8%, à 3,568 milliards de dirhams (MMDH). Dans le détail, la marge nette d’intérêt a progressé de 10,4% à 2,68 MMDH, le management citant la dynamique commerciale, l’optimisation du coût des ressources et la contribution des métiers spécialisés, notamment le leasing et le factoring. La marge sur commissions s’est appréciée de 7,3% à 494 MDH, dans un contexte de développement des activités patrimoniales et boursières, ainsi que de métiers comme le commerce international et la bancassurance. Le résultat des opérations de marché s’est établi autour de 499–500 MDH, avec une contribution mise en avant sur le change, tandis que la contribution des filiales au PNB a bondi de 28,2% pour un chiffre d’affaires global proche de 259 MDH.

Le résultat brut d’exploitation (RBE) s’est élevé à 1,916 MMDH, en hausse de 12,8%. Les charges générales d’exploitation ont progressé plus modérément, autour de 3% (1,65–1,652 MMDH), une évolution que la direction attribue notamment à l’effet des amortissements liés aux investissements. Cette combinaison a permis une amélioration du coefficient d’exploitation à 46,3%, soit un gain de 228 points de base sur un an.

En matière d’investissement, la banque indique avoir engagé 248 MDH en 2025, principalement destinés à la transformation technologique et au renforcement des capacités opérationnelles. Le directoire prévoit de proposer à l’Assemblée générale ordinaire un dividende brut de 48 dirhams par action.

Coût du risque en baisse et discours prudent sur 2026

L’un des marqueurs de l’exercice 2025 réside dans la baisse du coût du risque de 3,8% à 383 MDH. Les indicateurs de qualité d’actifs se sont améliorés : le taux de couverture des créances en souffrance atteint 89,5% (+206 points de base), tandis que le taux des créances douteuses et litigieuses recule de 38 points de base, pour un encours global de 4,43 MMDH.

Interrogé sur l’effet d’un cycle économique favorable, le management a reconnu « profiter d’un environnement très favorable », tout en martelant que cela « ne remet pas en question la qualité et le renforcement » du dispositif de gestion des risques. « La gestion des risques et le coût du risque, c’est des cycles (…) et c’est dans ces moments-là où on prépare l’avenir », a expliqué un intervenant, en soulignant le maintien d’une approche prudente sur l’octroi, la surveillance et le provisionnement, présenté comme aligné sur « les meilleurs standards internationaux ». La banque anticipe, dans cette logique, « une année favorable » sur le coût du risque en 2026, sans annoncer de relâchement des contrôles, y compris sur des segments considérés comme plus volatils (promotion immobilière, crédits à l’équipement, leasing, financement des PME).

CDM Pay et la transformation des paiements

L’année 2025 a également été marquée par le lancement de CDM Pay, filiale dédiée aux solutions de paiement électronique. Le top management a indiqué que ce projet, accéléré par la dynamique sectorielle et les évolutions du marché des paiements, a agi comme « un véritable catalyseur de transformation », obligeant la banque à gagner en agilité. La première étape a concerné l’acquisition, avec une équipe commerciale déployée auprès des commerçants et des TPME. Selon la direction, les premiers résultats sont « très satisfaisants », avec des parts de marché « un peu plus que 7% » sur des portefeuilles récupérés auprès du partenaire CMI. À moyen terme, CDM Pay est présenté comme un levier stratégique pour inscrire le paiement au cœur de la transformation digitale, avec l’objectif de proposer des solutions « innovantes » et « faciles » pour les clients et les commerçants.

Selim Benabdelkhalek

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Économie nationale : le FMI table sur une croissance de 4,9 % en 2026 et appelle à consolider les réformes https://lnt.ma/economie-nationale-le-fmi-table-sur-une-croissance-de-49-en-2026-et-appelle-a-consolider-les-reformes/ Fri, 13 Feb 2026 09:05:46 +0000 https://lnt.ma/?p=541548 La dynamique économique du Maroc devrait se maintenir en 2026, portée par l’investissement et une production agricole robuste, a affirmé la cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) au Maroc, Laura Jaramillo, à l’issue des consultations menées dans le cadre de l’article IV. « La croissance économique a atteint 4,9 % en 2025, portée […]

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La dynamique économique du Maroc devrait se maintenir en 2026, portée par l’investissement et une production agricole robuste, a affirmé la cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) au Maroc, Laura Jaramillo, à l’issue des consultations menées dans le cadre de l’article IV.

« La croissance économique a atteint 4,9 % en 2025, portée par la vigueur des secteurs agricole, de la construction et des services », a-t-elle indiqué lors d’un point de presse. « Cette dynamique devrait se maintenir en 2026, avec une croissance également projetée à 4,9 %, soutenue par l’investissement public et privé ainsi qu’une production agricole solide à la suite d’une pluviométrie exceptionnelle », a-t-elle précisé, soulignant que le risque climatique lié à la sécheresse apparaît « moins prononcé à court terme ».

S’agissant des prix, Laura Jaramillo a souligné que « l’inflation moyenne s’est établie à 0,8 % en 2025, reflétant une faible inflation alimentaire ». Elle a ajouté qu’elle « devrait progressivement augmenter pour atteindre environ 2 % d’ici mi-2027, sous l’effet des précédentes baisses du taux directeur et du renforcement de la croissance ».

Dans ce contexte, la responsable a estimé que « l’orientation globalement neutre de la politique monétaire demeure adaptée », tout en encourageant Bank Al-Maghrib à « poursuivre sa transition vers un régime de ciblage de l’inflation ». Cette évolution devra s’accompagner, selon elle, « d’une plus grande flexibilité du taux de change et d’une communication claire sur les étapes de cette transition », avec une phase pilote prévue en 2026 et une mise en œuvre en 2027.

Des risques extérieurs jugés globalement équilibrés

Sur le plan extérieur, Laura Jaramillo a relevé que « le déficit du compte courant devrait se creuser de manière modérée », en raison notamment de la forte composante importée des investissements publics accrus. Elle a toutefois précisé que « cette évolution interviendrait malgré une hausse des recettes touristiques » et qu’elle serait « partiellement financée par une augmentation des investissements directs étrangers ». Le niveau des réserves internationales demeure, selon elle, « adéquat ».

Interrogée sur les risques, la cheffe de mission a évoqué « un éventuel ralentissement de la zone euro, qui est le partenaire le plus important du Maroc », susceptible de peser sur les exportations et les IDE, ainsi que « la volatilité des prix des matières premières et du pétrole ». Elle a néanmoins estimé que « les risques pesant sur les perspectives sont de manière générale équilibrés ».

Concernant les finances publiques, Laura Jaramillo a salué « les avancées notables réalisées en matière de réformes fiscales et de modernisation de l’administration ». « Les autorités marocaines commencent à récolter les fruits de plusieurs années d’efforts, grâce aux réformes de la TVA et de l’impôt sur les sociétés, et à la dématérialisation », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé que « les recettes fiscales ont atteint 24,6 % du PIB en 2025 », enregistrant « une progression exceptionnelle au cours des deux dernières années ». Le déficit du gouvernement central s’est établi à « 3,5 % du PIB, contre 3,8 % prévu dans le budget 2025 ». Une partie de la surperformance des recettes, a-t-elle noté, « a servi à financer des investissements supplémentaires et des transferts aux établissements et entreprises publics ».

À cet égard, elle a recommandé de « mettre en réserve au moins une partie de cette surperformance afin de renforcer davantage les marges budgétaires ». Une telle approche, conjuguée à « une reconfiguration des dépenses », permettrait « d’accroître l’investissement dans le capital humain, notamment dans la santé et l’éducation ».

La dette publique, a-t-elle assuré, « demeure soutenable, avec un risque souverain modéré », et sa trajectoire devrait permettre « de reconstituer progressivement des marges budgétaires à moyen terme ». Sur la question des retraites, elle a salué « l’ouverture du dialogue entre les parties prenantes » et insisté sur « la nécessité d’assurer la soutenabilité financière du système ».

Le chômage des jeunes, un défi majeur

En matière d’emploi, Laura Jaramillo a reconnu que « le chômage, en particulier celui des jeunes, demeure un défi majeur ». Elle a appelé à « dynamiser davantage le secteur privé pour qu’il puisse créer plus d’emplois » et à renforcer « l’assistance technique et l’accès au financement apportés aux TPME ». Elle a également insisté sur la nécessité de « mieux adapter la formation aux besoins du marché du travail » afin de réduire l’inadéquation des compétences.

La responsable a salué « le ciblage plus précis du soutien financier et technique aux TPME », notamment à travers la Charte d’Investissement, les Centres régionaux d’investissement et le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, ainsi que la mise en œuvre continue de la « Feuille de route pour l’emploi 2030 ».

Enfin, sur le plan climatique, Laura Jaramillo a relevé que le Maroc met en place « des mesures pour améliorer sa résilience, surtout face à la sécheresse », en particulier à travers « le développement des infrastructures de dessalement et une meilleure gestion des ressources hydriques ».

Au terme de sa mission, la cheffe de délégation a indiqué que les échanges avec les autorités marocaines et les représentants des secteurs public et privé ont été « constructifs », réaffirmant la confiance du FMI dans les perspectives du Royaume, tout en soulignant la nécessité de « poursuivre les réformes structurelles et de gérer prudemment les risques ».

Selim Benabdelkhalek

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Finances publiques 2025: déficit maîtrisé, dette en hausse et recours accru au marché intérieur https://lnt.ma/finances-publiques-2025-deficit-maitrise-dette-en-hausse-et-recours-accru-au-marche-interieur/ Thu, 12 Feb 2026 13:29:38 +0000 https://lnt.ma/?p=541532 Le besoin de financement net du Trésor s’est établi à 74 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2025 et a été couvert à parts égales par le marché intérieur et le financement extérieur, selon le dernier rapport Budget Focus – Décembre 2025 publié par Attijari Global Research (AGR). Cette répartition contraste fortement avec les prévisions […]

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Le besoin de financement net du Trésor s’est établi à 74 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2025 et a été couvert à parts égales par le marché intérieur et le financement extérieur, selon le dernier rapport Budget Focus – Décembre 2025 publié par Attijari Global Research (AGR).

Cette répartition contraste fortement avec les prévisions de la Loi de Finances 2025, qui anticipait une contribution limitée à 11% pour le marché domestique contre 89% pour les financements extérieurs. En réalité, le financement intérieur a atteint 37,1 MMDH, soit un niveau 5,5 fois supérieur aux 6,7 MMDH initialement prévus. À l’inverse, le financement extérieur net s’est établi à 37 MMDH, en deçà des 51,5 MMDH programmés, avec un taux de réalisation de 72%.

Selon AGR, le recours plus marqué au marché domestique reflète une mobilisation accrue de la dette intérieure, qui a absorbé la moitié des besoins annuels du Trésor.

Sur le plan budgétaire, le déficit s’est établi à 60,5 MMDH, soit 3,5% du PIB, un niveau globalement conforme aux projections de la Loi de Finances. Cette maîtrise relative du déficit s’inscrit dans un contexte de performance soutenue des recettes et d’ajustement des dépenses.

La dette totale du Trésor est estimée à 1.163 MMDH à fin 2025, contre 1.082 MMDH en 2024. Dans le détail, la dette intérieure aurait atteint 849 MMDH, en progression de 4,6% sur un an, tandis que la dette extérieure aurait augmenté de 16,3% pour s’établir à 314 MMDH, sous l’effet d’un recours continu aux marchés internationaux.

Malgré cette hausse, la part de la dette extérieure représente environ 27% de l’endettement global, contre 24,9% en 2024, un niveau jugé conforme au benchmark de référence d’AGR, situé entre 25% et 30%. Le ratio d’endettement du Trésor rapporté au PIB est estimé à 67,2% en 2025, en légère baisse par rapport aux 67,7% enregistrés l’année précédente.

Ces données traduisent une trajectoire budgétaire marquée par une diversification des sources de financement et un maintien du niveau d’endettement dans une fourchette jugée soutenable par les analystes.

 

LNT

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2026, une conjoncture rare pour une économie émergente https://lnt.ma/2026-une-conjoncture-rare-pour-une-economie-emergente/ Wed, 11 Feb 2026 12:51:10 +0000 https://lnt.ma/?p=541427 Certes, les impacts économiques des pluies intenses des dernières semaines seront très importants et leurs effets positifs boosteront l’activité économique marocaine en 2026 avec un effet positif sur le PIB. Mais, dans l’immédiat, c’est l’amélioration des niveaux d’eau après sept ans de sécheresse qui constitue la bonne nouvelle. En effet, avec des réserves hydriques de […]

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Certes, les impacts économiques des pluies intenses des dernières semaines seront très importants et leurs effets positifs boosteront l’activité économique marocaine en 2026 avec un effet positif sur le PIB.

Mais, dans l’immédiat, c’est l’amélioration des niveaux d’eau après sept ans de sécheresse qui constitue la bonne nouvelle. En effet, avec des réserves hydriques de loin supérieures à la moyenne saisonnière, le pays renoue avec une sécurité hydrique pour l’agriculture. Avec la croissance des cultures, les agriculteurs vont bénéficier d’un tournant positif pour la saison agricole à venir qui va se concrétiser par une relance d’activité, donc de la production avec un potentiel de la stabilisation des filières agro-alimentaires grâce à de meilleures conditions agricoles. Ce qui créera de meilleures perspectives pour l’emploi rural. Comme la hausse significative des niveaux des barrages et des nappes phréatiques apportera une marge de sécurité hydrique pour l’irrigation et l’eau potable.

Par ailleurs, les indicateurs macroéconomiques du Maroc sont déjà au vert. Pour l’économie du Maroc, les astres se sont alignés tout particulièrement en 2025 avec des agrégats de l’année satisfaisants et des perspectives économiques particulièrement prometteuses. Ce constat d’une orientation positive quasi unanime de tous les indicateurs est une première pour le Maroc. En effet, au niveau de la croissance économique, le PIB affiche une progression inédite de 5,0%, avec des indicateurs sectoriels très rassurants à l’instar de l’agriculture avec un taux de remplissage moyen des barrages de 42,5%, de l’industrie dont le taux d’utilisation des capacités atteint 79%, du tourisme avec 19,8 millions d’arrivées ou encore de la facture énergétique qui s’allège grâce à un prix du baril durablement en deçà de 60 $.

Aussi, la situation budgétaire du pays s’est renforcée avec des recettes ordinaires qui au cours des 4 dernières années ont connu une progression moyenne de près de +30 MMDH alors que la charge de compensation ne constitue plus un fardeau, à 1,0% du PIB. Les finances publiques ont ainsi été portées par des recettes devenues solides en progression forte et constante depuis 2022. Et, la loi de finances 2026 poursuit cet élan affichant une hausse de +38 MMDH de ces revenus à 433 MMDH.

Cette tendance, se qualifie de saine, parce qu’alimentée par des recettes fiscales fruits de la croissance économique, qui résultent également de l’implémentation progressive des réformes de la TVA, de l’IS, et de l’IR, de la réduction des exonérations d’impôts qui ne représentent plus que 2% du PIB et des efforts de recouvrement menés par l’Administration fiscale.

Résultat, le solde ordinaire attendu est en hausse de +12 MMDH en 2026, ce qui permettrait de financer 40% de l’investissement du Trésor, contre 20% lors de la loi de finances 2025, couvrant ainsi les investissements qui se sont fortement multipliés atteignant des niveaux records. Et ce, alors que le déficit budgétaire et l’endettement poursuivent une tendance baissière.

Les principaux agrégats de la loi de finances 2026 mettent en évidence l’évolution des engagements du secteur public tant en matière de fonctionnement que d’investissement profitant de cette conjoncture favorable.

Ses prévisions de croissance pourront même excéder le taux prévu de 4,6% pour 2026 du fait que la pluviométrie projette une récolte agricole normale, avec une production céréalière qui pourrait surperformer l’hypothèse de 70 MQ prévue par la loi de finances.

De plus, sur le plan monétaire, l’inflation s’est limitée à 0,8%, les encours crédits ont accéléré leur progression à 6,2%, tandis que le taux de créances en souffrance se situe en novembre à 8,7%, stable par rapport à l’année précédente, ce qui permet d’accompagner le dynamisme de l’économie.

Dans ce contexte, en 2026, la dynamique de la demande se continuera grâce à la poursuite de grands chantiers structurants, à la FBCF qui connaîtra une hausse de +6,6%. De même que par l’investissement soutenu par le rebond des IDE de +40% en 2025 après +55% en 2024, des crédits à l’équipement à +16,8%, qui se reflète sur l’importation des biens d’équipement de +16,7%.

Sachant que le secteur tertiaire demeure le premier contributeur à la croissance économique du fait de son poids et de ses performances qui s’inscrivent dans la régularité. Les services devraient afficher, selon les hypothèses de la loi de finances 2026, une hausse de +4,2% après +4,1% dans la loi de finances 2025.

En conséquence, le climat des affaires au Maroc, est au beau fixe, concrétisé par un regain de la notation « Investment Grade ».

Les dernières pluies, confortent ainsi les hypothèses macroéconomiques pour l’année 2026, les rendant réalistes. Ainsi, globalement, l’économie marocaine devrait consolider ce nouveau pallier de croissance près du seuil de +5%, confirmant une dynamique nettement supérieure au niveau de la croissance long terme qui se situe autour de +3,5%.

Une configuration qui devient plausible dans une économie qui de fait conduit une politique budgétaire quasi-expansionniste tout en maintenant un contrôle de l’encours de la dette, loin du niveau de 70%, seuil de tolérance de dette pour les pays émergents. Une comparaison qui s’impose pour un pays qui entre dans le groupe de pays qualifiés comme tel…

 

Afifa Yata

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Marché des bons du Trésor: Attijariwafa Bank, BMCE Capital et la BCP en tête en 2025 https://lnt.ma/marche-des-bons-du-tresor-attijariwafa-bank-bmce-capital-et-la-bcp-en-tete-en-2025/ Tue, 10 Feb 2026 08:55:22 +0000 https://lnt.ma/?p=541303 Attijariwafa Bank, BMCE Capital et la Banque Centrale Populaire (BCP) occupent les trois premières places dans le classement annuel des banques Intermédiaires en Valeurs du Trésor (IVT) les plus actives sur le marché des bons du Trésor au titre de l’année 2025, a annoncé, récemment, le ministère de l’Économie et des Finances. Conformément aux dispositions […]

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Attijariwafa Bank, BMCE Capital et la Banque Centrale Populaire (BCP) occupent les trois premières places dans le classement annuel des banques Intermédiaires en Valeurs du Trésor (IVT) les plus actives sur le marché des bons du Trésor au titre de l’année 2025, a annoncé, récemment, le ministère de l’Économie et des Finances.

Conformément aux dispositions des conventions conclues entre la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE) et les banques IVT, cette direction procède à la publication du classement annuel des trois banques IVT les plus actives sur le marché des valeurs du Trésor, indique le ministère sur son site web.

En effet, l’établissement de ce classement repose sur une analyse des performances des banques IVT, explique la même source.

Dans le détail, l’évaluation porte sur la qualité d’animation des marchés primaire et secondaire des bons du Trésor, la participation aux opérations de gestion active de la dette intérieure ainsi que le respect des engagements de cotation électronique des bons du Trésor.

Cette évaluation intègre également la qualité du conseil fourni et la pertinence des informations communiquées à la Direction.

 

LNT avec Map

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Crédit bancaire : encours de 1.258,1 MMDH en 2025, les dépôts en hausse de 7,5% https://lnt.ma/credit-bancaire-encours-de-1-2581-mmdh-en-2025-les-depots-en-hausse-de-75/ Tue, 10 Feb 2026 08:50:09 +0000 https://lnt.ma/?p=541289 L’encours du crédit bancaire s’est établi à 1.258,1 milliards de dirhams (MMDH) en 2025, enregistrant une progression annuelle de 8%, selon le tableau de bord « Crédits-Dépôts bancaires » publié par Bank Al-Maghrib (BAM). Cette évolution recouvre une hausse de 4,7% des crédits accordés aux agents non financiers et une progression de 23,2% de ceux […]

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L’encours du crédit bancaire s’est établi à 1.258,1 milliards de dirhams (MMDH) en 2025, enregistrant une progression annuelle de 8%, selon le tableau de bord « Crédits-Dépôts bancaires » publié par Bank Al-Maghrib (BAM).

Cette évolution recouvre une hausse de 4,7% des crédits accordés aux agents non financiers et une progression de 23,2% de ceux destinés aux agents financiers. Les concours aux entreprises non financières privées ont enregistré une augmentation annuelle de 3%, portée principalement par la hausse de 13,9% des crédits à l’équipement et de 5,6% des prêts à la promotion immobilière. En revanche, les facilités de trésorerie ont accusé un repli de 4,1%.

Les crédits accordés aux ménages ont progressé de 3,6% en glissement annuel, sous l’effet notamment de l’augmentation de 3,3% des prêts à l’habitat et de 5% des crédits à la consommation.

S’agissant des dépôts, ils se sont établis à 1.367,7 MMDH à fin décembre 2025, en hausse annuelle de 7,5%. Les dépôts des ménages ont augmenté de 5,9% pour atteindre 978,7 MMDH, dont 222,8 MMDH détenus par les Marocains résidant à l’étranger (MRE). Les dépôts des entreprises non financières privées se sont, quant à eux, inscrits en hausse de 10% pour s’établir à 260,5 MMDH.

BAM indique également que les taux de rémunération des dépôts à terme ont enregistré, d’un mois à l’autre, une hausse de 22 points de base pour ceux à six mois et de 4 points de base pour ceux à douze mois, atteignant respectivement 2,53% et 2,64% à fin décembre 2025. Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a été fixé à 1,61% pour le premier semestre 2026, en baisse de 30 points de base par rapport au semestre précédent.

Par ailleurs, le financement participatif destiné à l’habitat, notamment sous forme de Mourabaha immobilière, a poursuivi sa progression pour atteindre 29,7 MMDH en 2025, contre 24,9 MMDH un an auparavant, soit une hausse annuelle de 19,3%.

LNT

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Conférence APSB : liquidité, profondeur et confiance, défis d’un marché boursier en expansion https://lnt.ma/conference-apsb-liquidite-profondeur-et-confiance-defis-dun-marche-boursier-en-expansion/ Mon, 09 Feb 2026 14:30:04 +0000 https://lnt.ma/?p=541262 La place financière de Casablanca a été, ce lundi 9 février 2026, au cœur d’un échange approfondi sur ses perspectives d’évolution à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB), sous le thème « Le marché boursier marocain à l’aube d’une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? ». […]

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La place financière de Casablanca a été, ce lundi 9 février 2026, au cœur d’un échange approfondi sur ses perspectives d’évolution à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB), sous le thème « Le marché boursier marocain à l’aube d’une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? ». Cette rencontre a réuni les principaux acteurs institutionnels et professionnels du marché des capitaux afin d’analyser les transformations en cours et les conditions d’une consolidation durable.

Autour de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, ont pris part aux débats le président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Tarik Senhaji, le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, le directeur général de la Bourse, Nasser Seddiqi, le président de Maroclear, Mounir Razki, ainsi que le président de l’APSB, Amine Maamri.

Un marché en phase d’accélération

Dans son intervention, Amine Maamri a souligné que l’année 2025 avait confirmé le rôle central du marché boursier dans le financement de l’économie nationale. Il a évoqué une progression marquée des indicateurs, avec une capitalisation ayant dépassé 1 000 milliards de dirhams et des volumes en hausse, traduisant selon lui une confiance renforcée.

Toutefois, il a insisté sur le fait qu’un marché financier « ne se mesure pas uniquement à sa stabilité », mais à sa capacité à générer de la liquidité et à attirer durablement les investisseurs. La profondeur du marché, la diversification des instruments et l’élargissement de la base des investisseurs ont ainsi été identifiés comme des chantiers prioritaires.

La ministre Nadia Fettah a replacé ces enjeux dans une séquence macroéconomique qu’elle a qualifiée de favorable. Rappelant que la bourse est souvent perçue comme un « thermomètre » de l’économie, elle a estimé que, dans les phases d’accélération, elle doit devenir « un moteur, un outil de transformation ». Selon elle, la question n’est plus seulement de financer l’économie, mais de diversifier les sources de financement et de partager plus largement la création de valeur.

Liquidité, profondeur et confiance : des priorités convergentes

Les interventions ont convergé vers un diagnostic commun : la dynamique récente demeure concentrée sur un nombre limité de grandes capitalisations, et la liquidité doit être consolidée sur la durée. « Le défi n’est pas seulement d’introduire des sociétés, c’est aussi de faire vivre les titres dans la durée », a souligné la ministre, appelant à un effort collectif pour développer le marché secondaire, notamment pour les PME.

Elle a également rappelé que « la liquidité ne se décrète pas par la loi, elle se construit par des stratégies et par l’innovation des acteurs privés », tout en affirmant l’engagement des pouvoirs publics à créer un environnement favorable. La préparation des introductions en bourse, qui s’inscrit souvent sur plusieurs années, suppose un accompagnement structuré des entreprises et une coordination avec les fonds d’investissement, les banques d’affaires et les dispositifs publics de soutien.

Pour Tarik Senhaji, président de l’AMMC, la période actuelle doit être transformée en « maturité structurelle et durable ». Il a salué la progression du nombre d’investisseurs particuliers, qu’il a qualifiée d’avancée en matière de démocratisation de l’investissement, tout en soulignant l’exigence accrue en matière de communication financière, de transparence et d’éducation des investisseurs. La crédibilité du marché repose, selon lui, sur la qualité de son fonctionnement, la maîtrise des risques opérationnels et le respect des standards internationaux.

Modernisation des infrastructures et rôle des intermédiaires

Le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, a insisté sur la nécessité d’un développement durable du marché, capable d’absorber les chocs et d’offrir des mécanismes d’animation efficaces. Il a souligné l’évolution du rôle des intermédiaires boursiers, appelés à dépasser la simple exécution des ordres pour devenir des partenaires stratégiques des émetteurs et des investisseurs.

Nasser Seddiqi, directeur général de la Bourse de Casablanca, a pour sa part évoqué les réformes structurelles engagées, notamment la transformation de la Bourse en groupe intégré et le renforcement des mécanismes d’animation et de gestion des risques. Il a également mis en avant la progression du marché primaire au cours des trois dernières années et l’augmentation de la participation des investisseurs particuliers, soulignant la nécessité d’accompagner cette évolution par des efforts accrus en matière de formation et de pédagogie.

La dimension post-marché a été abordée par Mounir Razki, président de Maroclear, qui a rappelé que la maturité d’un marché se mesure aussi à la robustesse, à la modernité et à la résilience de ses infrastructures. Il a insisté sur l’importance de la digitalisation, de la standardisation des processus et de la réduction des délais de traitement pour renforcer la sécurité et l’efficience des opérations.

Le marché à terme, une étape structurante

Dans ce contexte, la ministre Nadia Fettah a annoncé que le lancement du marché à terme est prévu pour le 6 avril 2026. Selon elle, cette évolution « marquera une étape structurante pour notre place financière », en offrant aux investisseurs de nouveaux outils de couverture, en améliorant la formation des prix et en contribuant à renforcer la liquidité et l’attractivité globale du marché. Elle a également indiqué que l’objectif demeure de renforcer la présence du Maroc dans les grands indices internationaux, notamment le MSCI, dans un contexte mondial de recomposition des flux d’investissement.

Au-delà de cette annonce, l’ensemble des intervenants ont insisté sur la responsabilité partagée qui incombe aux pouvoirs publics, aux régulateurs, aux infrastructures de marché, aux intermédiaires et aux entreprises pour transformer la dynamique actuelle en trajectoire durable.

Selim Benabdelkhalek

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Atelier : Gros plan sur l’IS, l’IR et la TVA dans la Loi de Finances 2026 https://lnt.ma/atelier-gros-plan-sur-lis-lir-et-la-tva-dans-la-loi-de-finances-2026/ Sun, 08 Feb 2026 08:14:58 +0000 https://lnt.ma/?p=541216 Dans le cadre de ses activités de formation,«Elytsmart Consulting» organise le 10 février prochain un atelier professionnel consacré au mesures fiscales du Loi de Finances 2026. Un focus particulier sera dédié au mécanisme de la retenue à la source. La ville de Casablanca accueillera, le mardi 10 février un atelier dédié aux dispositions fiscales de […]

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Dans le cadre de ses activités de formation,«Elytsmart Consulting» organise le 10 février prochain un atelier professionnel consacré au mesures fiscales du Loi de Finances 2026. Un focus particulier sera dédié au mécanisme de la retenue à la source.

La ville de Casablanca accueillera, le mardi 10 février un atelier dédié aux dispositions fiscales de la Loi de Finances 2026. Cette rencontre réunira des chefs d’entreprise, des hommes d’affaires ainsi que des professionnels issus de différents secteurs économiques, autour d’échanges et d’analyses portant sur les nouveautés fiscales de l’exercice 2026.

Cet atelier a pour objectif de présenter de manière structurée et accessible les principales évolutions introduites par la Loi de Finances, en mettant l’accent sur leurs implications pratiques, notamment en matière de fiscalité, de climat des affaires et d’investissement.

Un focus particulier sera consacré au mécanisme de la retenue à la source, à travers une rétrospective des principales dispositions fiscales qui l’encadrent, couvrant les différents impôts concernés, notamment l’Impôt sur les Sociétés (IS), l’Impôt sur le Revenu (IR) et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles régissant ce mode de paiement de l’impôt.

Les travaux de cet atelier seront animés par M. Youssef El Ouadi, expert économique, financier et comptable avec la participation de M. Khalid Zazou, expert en droit fiscal, qui proposeront une lecture transversale et pédagogique des nouvelles dispositions, tout en apportant un éclairage sur les enjeux et perspectives pour les entreprises.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un cycle de conférences et d’ateliers que «Elytsmart Consulting» prévoit d’organiser dans d’autres villes du Royaume, dans le but de favoriser le partage d’expertise, le débat professionnel et la réflexion collective autour des évolutions économiques et juridiques, en particulier dans le domaine fiscal.

H.Z

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