Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Wed, 25 Feb 2026 11:42:33 +0000 fr-FR hourly 1 Banque européenne d’investissement : le Maroc parmi les principaux bénéficiaires en Afrique en 2025 https://lnt.ma/banque-europeenne-dinvestissement-le-maroc-parmi-les-principaux-beneficiaires-en-afrique-en-2025/ Wed, 25 Feb 2026 10:38:27 +0000 https://lnt.ma/?p=542266 Le Maroc figure parmi les premiers bénéficiaires africains des investissements du Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) en 2025, selon le rapport d’activité publié par l’institution à Bruxelles. Dans le Royaume, la BEI a notamment contribué au financement de projets liés à la production et à la distribution d’eau potable, avec pour objectif de renforcer la […]

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Le Maroc figure parmi les premiers bénéficiaires africains des investissements du Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) en 2025, selon le rapport d’activité publié par l’institution à Bruxelles.

Dans le Royaume, la BEI a notamment contribué au financement de projets liés à la production et à la distribution d’eau potable, avec pour objectif de renforcer la résilience des infrastructures hydriques face aux changements climatiques et d’assurer un accès équitable à l’eau dans les petites villes et les zones rurales. Ces interventions s’inscrivent dans une stratégie visant à soutenir les priorités nationales en matière de sécurité hydrique.

L’institution européenne a également appuyé les efforts de reconstruction à la suite du séisme d’Al Haouz. Son intervention s’est traduite par un programme axé sur la reconstruction et la réhabilitation d’écoles, d’hôpitaux, de routes et d’infrastructures essentielles, dans une approche intégrant les principes de résilience climatique, d’efficacité énergétique et de respect des normes sociales.

Au niveau mondial, le Groupe BEI a déployé plus de 9 milliards d’euros en 2025 par l’intermédiaire de BEI Monde, sa branche dédiée aux partenariats internationaux et au financement du développement. L’Afrique a bénéficié de 3,1 milliards d’euros, soit environ un tiers du volume total engagé.

Les investissements en Afrique ont soutenu des projets à fort impact, dont 46 % ont été consacrés à l’action climatique et à la durabilité environnementale. Selon la BEI, ces financements s’alignent sur les priorités nationales des pays partenaires ainsi que sur l’initiative « Global Gateway » de l’Union européenne, qui vise à promouvoir des infrastructures durables et des partenariats économiques mutuellement bénéfiques.

Grâce à ses financements et à son expertise technique, la BEI met en avant son rôle de chef de file dans le soutien à des projets de grande envergure dans des secteurs clés tels que l’eau, la santé, l’énergie propre, les transports et le développement du secteur privé. Une attention particulière est accordée à l’inclusion des jeunes et des femmes dans les dynamiques économiques soutenues.

Au cours des quatre dernières années, les investissements de la BEI en Afrique ont mobilisé 73 milliards d’euros, souligne l’institution, illustrant l’intensification de son engagement sur le continent.

Cité dans le communiqué, Nadia Calviño, présidente du Groupe BEI, a indiqué qu’en 2025 la banque a renforcé son soutien aux partenariats en Afrique « dans un esprit de respect réciproque ». Elle a ajouté que, en tant que bras financier de l’Union européenne, détenu par ses 27 États membres, la BEI intervient à travers des projets à fort impact, « tangibles pour les populations et sur lesquels peuvent s’appuyer les collectivités à travers l’Afrique ».

Partenaire clé de la stratégie « Global Gateway » de l’UE, BEI Monde a atteint en 2025 son objectif de mobilisation de 100 milliards d’euros d’investissements, avant l’échéance fixée à 2027. La même année, 75 % des investissements de la Banque en dehors de l’Union européenne ont soutenu des projets relevant de cette stratégie, mobilisant plus de 20 milliards d’euros.

LNT

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MEF : Un déficit budgétaire de 9,6 MMDH en janvier 2026 et besoin de financement de 15,5 MMDH https://lnt.ma/mef-un-deficit-budgetaire-de-96-mmdh-en-janvier-2026-et-besoin-de-financement-de-155-mmdh/ Tue, 24 Feb 2026 10:27:35 +0000 https://lnt.ma/?p=542174 La situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) fait ressortir, à fin janvier 2026, un déficit budgétaire de 9,6 milliards de dirhams (MMDH), contre 6,9 MMDH un an auparavant, selon les données publiées par le ministère de l’Économie et des Finances. Cette aggravation du déficit s’explique principalement par une baisse des recettes de 2,7 […]

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La situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) fait ressortir, à fin janvier 2026, un déficit budgétaire de 9,6 milliards de dirhams (MMDH), contre 6,9 MMDH un an auparavant, selon les données publiées par le ministère de l’Économie et des Finances.

Cette aggravation du déficit s’explique principalement par une baisse des recettes de 2,7 MMDH, conjuguée à une légère hausse des dépenses de 70 millions de dirhams. Les recettes ordinaires, nettes des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux, se sont établies à 29,77 MMDH, soit un taux de réalisation de 7 % par rapport aux prévisions de la Loi de finances 2026.

Les recettes fiscales ont reculé de 9,4 % pour s’établir à près de 27,9 MMDH, avec un taux de réalisation de 7,6 %. À l’inverse, les recettes non fiscales ont progressé de 19 %, atteignant plus de 1,25 MMDH. Les recettes de certains comptes spéciaux du Trésor (CST) ont, pour leur part, augmenté de 1,3 % à 618 millions de dirhams.

Du côté des dépenses, les dépenses globales, y compris celles des Services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA) et des CST, ont enregistré une légère hausse de 0,2 % pour atteindre 39,4 MMDH. Les dépenses ordinaires ont diminué de 22,4 % à 32,7 MMDH, avec un taux d’exécution de 8,6 %. Cette baisse recouvre un recul des dépenses au titre des biens et services de 23,6 % ainsi qu’une diminution des charges de compensation de 28,8 %. En revanche, les intérêts de la dette ont augmenté de 42,5 %.

L’évolution combinée des recettes et des dépenses ordinaires s’est traduite par un solde ordinaire déficitaire de 2,9 MMDH, contre un déficit de 9,7 MMDH à la même période de l’année précédente.

Les dépenses d’investissement ont, pour leur part, progressé de 15,1 % pour atteindre 15 MMDH, avec un taux de réalisation de 13 % par rapport aux prévisions de la Loi de finances 2026. Cette dynamique traduit la poursuite de l’effort d’investissement public en début d’exercice.

Les comptes spéciaux du Trésor ont dégagé un excédent de 8,3 MMDH, en baisse par rapport aux 15,8 MMDH enregistrés en janvier 2025.

Sur le plan du financement, la SCRT fait état d’un besoin de financement de 15,5 MMDH en janvier 2026, contre 26,2 MMDH un an auparavant, soit une diminution de 48,8 %. Pour couvrir ce besoin, les mobilisations nettes sur le marché domestique se sont élevées à 11,7 MMDH, tandis que les emprunts extérieurs nets ont atteint 1,4 MMDH.

Le flux de l’endettement intérieur comprend des souscriptions pour un montant de 19,7 MMDH et des remboursements en principal de 8 MMDH. S’agissant de l’endettement extérieur, il inclut des tirages de 2,3 MMDH et des amortissements de 877 millions de dirhams.

LNT

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Une rencontre CGEM–DGI pour « sécuriser » le dialogue fiscal https://lnt.ma/une-rencontre-cgem-dgi-pour-securiser-le-dialogue-fiscal/ Sun, 22 Feb 2026 11:40:07 +0000 https://lnt.ma/?p=542288 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a réuni, le 18 février 2026 à Casablanca, le Directeur général de la Direction générale des Impôts (DGI), Younes Idrissi Kaitouni, en présence du président de la CGEM, Chakib Alj, et des membres du Conseil national de l’entreprise (CNE). L’échange, centré sur les dispositions de la Loi […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a réuni, le 18 février 2026 à Casablanca, le Directeur général de la Direction générale des Impôts (DGI), Younes Idrissi Kaitouni, en présence du président de la CGEM, Chakib Alj, et des membres du Conseil national de l’entreprise (CNE). L’échange, centré sur les dispositions de la Loi de Finances 2026, visait à consolider la confiance entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques, avec un accent particulier sur les PME, souvent les plus exposées aux effets de trésorerie et aux contraintes de conformité.

Dès l’ouverture, Chakib Alj a inscrit la séquence dans un contexte qu’il juge « porteur » pour l’économie, en évoquant des projections de croissance « supérieure à 5 % » pour 2026, une inflation « maîtrisée » et une progression soutenue des recettes fiscales. Il a rappelé, à ce titre, une hausse de « plus de 14 % » des recettes en 2025, y voyant l’effet d’une dynamique d’investissement public et d’un environnement macroéconomique plus favorable. Le président de la CGEM a décrit un « cercle vertueux » : davantage d’investissements publics généreraient plus d’opportunités pour les entreprises, stimuleraient la croissance et, par ricochet, renforceraient les recettes fiscales, permettant à l’État de réinvestir et d’amplifier l’élan.

Recettes, assiette et fiscalité locale : le cadrage de la CGEM

Au-delà du constat macroéconomique, le patron de la CGEM a insisté sur la nature de l’effort fiscal attendu. Pour lui, la hausse des recettes ne devrait pas se traduire par une pression accrue sur le secteur formel déjà en conformité, mais reposer d’abord sur l’élargissement de l’assiette, la formalisation de l’informel, la croissance et la montée en gamme du tissu productif. Dans la même logique, il a souligné la nécessité de compléter la réforme fiscale par le chantier de refonte des taxes locales, sujet récurrent du dialogue public-privé en raison de ses implications directes sur l’investissement, l’attractivité territoriale et la lisibilité des charges pesant sur les entreprises.

Les échanges avec la salle ont confirmé ces préoccupations, en mettant notamment en avant la retenue à la source et la fiscalité locale, deux thèmes où les entreprises cherchent à anticiper les effets opérationnels des nouvelles dispositions, sans perdre de vue les enjeux de compétitivité et de prévisibilité.

Retenue à la source : outil anti-fraude ou risque de « trop-versé » ?

Cœur du débat, la retenue à la source s’est imposée comme l’un des pivots de la réforme fiscale des dernières années. Face aux membres de la CGEM, Younes Idrissi Kaitouni a défendu la généralisation progressive de ce mécanisme en la présentant comme un instrument de prévention de la fraude, et non comme un nouvel impôt. Le directeur de la DGI a rattaché ce chantier à la loi-cadre relative à la réforme fiscale, qu’il a décrite comme une ambition de « refonte en profondeur » ayant, selon lui, commencé à se matérialiser.

Du côté des entreprises, l’inquiétude s’est cristallisée autour d’un point précis : le risque de « trop-versé » et la nécessité de remboursements plus automatiques, particulièrement en matière de TVA. L’argument central consiste à rappeler que la retenue à la source n’est qu’un mode de prélèvement, qui ne devrait pas altérer la situation fiscale finale d’une entreprise. Mais dans la pratique, si le prélèvement en amont génère des crédits, la vitesse et l’automatisation des restitutions deviennent déterminantes pour éviter des tensions de trésorerie, surtout pour les prestataires à marges encadrées, ceux recourant à la sous-traitance ou les structures en phase de croissance.

La photographie chiffrée de la DGI et la question des restitutions

Pour situer l’ampleur du basculement, le directeur général a présenté une série d’indicateurs. Les recettes fiscales gérées par la DGI auraient atteint 291 milliards de dirhams en 2025, avec une progression de 74 % entre 2021 et 2025, et un poids passant de 20,3 % à 24,6 % du PIB, douanes comprises. Dans le détail, l’impôt sur les sociétés aurait bondi de 47,7 milliards à 100,3 milliards sur la période, tandis que la TVA intérieure et l’IR atteindraient chacun autour de 70 milliards, avec des hausses significatives.

En parallèle, la DGI a mis en avant la montée en puissance des remboursements et restitutions, présentés comme un élément d’équilibre du système. D’une moyenne annuelle de 7,3 milliards auparavant, ils atteindraient depuis 2022 une moyenne de 21 milliards, pour culminer à 25 milliards en 2025. L’administration y voit un appui à la trésorerie des entreprises et un signal d’industrialisation des processus.

C’est précisément à l’intersection entre sécurisation de la collecte et hausse des restitutions que la retenue à la source devient un point de friction. Pour répondre aux craintes, Younes Idrissi Kaitouni a martelé que « la retenue à la source n’a jamais été une fin en soi », la présentant comme un levier visant à réduire l’espace de non-conformité. Il a évoqué des recettes qui progresseraient « sans recourir au contrôle » et cité, à titre d’illustration, la forte progression de la contribution de certaines catégories de personnes physiques, ainsi que la hausse de l’IR sur les revenus locatifs, observée sans contrôle fiscal. Concernant la TVA, il a rappelé que le dispositif vise les prestations de services, où la valeur ajoutée est élevée, et a indiqué que les dossiers de remboursement directement liés à cette retenue resteraient très limités sur la période récente.

La Loi de Finances 2026 élargissant progressivement le champ des entreprises opérant la retenue, la discussion s’est déplacée vers les effets attendus. La DGI a indiqué que le seuil de généralisation à 200 millions de dirhams de chiffre d’affaires concernerait 1.655 entreprises, soit 0,5 % de l’économie, mais représentant une part majoritaire du chiffre d’affaires agrégé. Dans ce cadre, l’administration anticipe que des demandes de remboursement pourraient apparaître, notamment chez les prestataires recourant fortement à la sous-traitance, reconnaissant que la problématique pourrait se poser « sans doute ».

Pour rassurer, Younes Idrissi Kaitouni a relié sa réponse à une logique de restitution, affirmant qu’aucun dirham issu du contrôle fiscal ne devrait alimenter le budget de l’État, les recettes correspondantes ayant vocation à « retourner à l’économie » via les remboursements. Il a également annoncé qu’une circulaire sur le traitement des remboursements liés à la retenue à la source serait élaborée, en expliquant qu’elle n’a pas été finalisée avant d’écouter la CGEM, afin d’intégrer les remarques des entreprises.

Fiscalité immobilière : une initiative avec Yakeey pour “objectiver” les prix

La rencontre a aussi été marquée par une annonce sur la fiscalité immobilière. Interpellé sur l’absence de références publiques fiables permettant d’éviter les divergences d’appréciation lors des contrôles, le directeur général de la DGI a révélé un partenariat avec la start-up marocaine Yakeey. L’objectif affiché est de produire des “comparables” de prix, fondés sur des données de marché, destinés à encadrer le pouvoir d’appréciation de l’administration, notamment sur la taxe sur les profits fonciers.

Selon les explications avancées, la démarche vise à instaurer une base de comparaison dynamique, reposant sur la technologie et l’intelligence artificielle, avec anonymisation et sans intervention humaine dans la production des rapports. Deux sites pilotes sont annoncés, à Rabat et Casablanca, ciblant dans un premier temps le segment des appartements. La DGI entend prolonger la séquence par une concertation avec l’écosystème (promoteurs, notaires et autres intervenants), afin d’ajuster l’outil à la réalité du marché et de garantir l’adhésion.

Au terme de cette séquence, le diagnostic partagé semble tenir en une équation : sécuriser l’assiette et lutter contre la non-conformité, sans fragiliser le tissu formel par des effets de trésorerie ou d’incertitude. Entre la retenue à la source, les attentes sur l’automatisation des restitutions et la volonté d’objectiver les références en matière immobilière, la réunion CGEM–DGI a surtout mis en évidence une demande de lisibilité et de sécurité juridique, condition clé pour transformer la réforme fiscale en levier de compétitivité plutôt qu’en source de friction.

Selim Benabdelkhalek

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Bourse de Casablanca : le MASI en hausse de 0,69 % sur la semaine https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-le-masi-en-hausse-de-069-sur-la-semaine/ Sat, 21 Feb 2026 15:13:02 +0000 https://lnt.ma/?p=542072 La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 16 au 20 février 2026 sur une note positive, avec un indice principal MASI en progression de 0,69 %, à 18.701,04 points. L’indice MASI 20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides du marché, a enregistré une hausse de 0,95 % pour s’établir à 1.445,24 […]

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La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine du 16 au 20 février 2026 sur une note positive, avec un indice principal MASI en progression de 0,69 %, à 18.701,04 points.

L’indice MASI 20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides du marché, a enregistré une hausse de 0,95 % pour s’établir à 1.445,24 points. De son côté, le MASI ESG, composé des entreprises bénéficiant des meilleures notations en matière environnementale, sociale et de gouvernance selon Moody’s ESG Solutions, a avancé de 0,4 % à 1.261,16 points. L’indice MASI Mid and Small Cap, mesurant la performance des petites et moyennes capitalisations, a pour sa part progressé de 1,17 % à 1.891,27 points.

Sur le plan sectoriel, la dynamique haussière a été principalement portée par le compartiment « Participation et promotion immobilières », en hausse de 4,74 %. Les secteurs de la « Santé » et de « l’Industrie pharmaceutique » ont également affiché des performances notables, avec des gains respectifs de 3,24 % et 2,79 %. À l’inverse, les secteurs « Loisirs et hôtels » et « Chimie » ont accusé des replis marqués de 4,15 % et 4,13 %, suivis par le secteur des « Boissons », en baisse de 3,44 %.

Le volume global des échanges a dépassé 2,1 milliards de dirhams, concentré essentiellement sur le marché central « Actions ». Les transactions ont été dominées par Attijariwafa Bank, qui a représenté 14,8 % des volumes, suivie de SGTM avec 11,02 %, et de Minière Touissit avec 6,88 %.

La capitalisation boursière globale a dépassé 1.037,5 milliards de dirhams, traduisant la consolidation des valorisations sur le marché casablancais.

Du côté des valeurs individuelles, Balima a signé la meilleure performance hebdomadaire avec un gain de 9,73 % à 246,9 dirhams. Elle est suivie par Minière Touissit (+9,48 % à 3.350 dirhams), Addoha (+8,16 % à 30,5 dirhams), Résidences Dar Saada (+6,75 % à 161,25 dirhams) et Jet Contractors (+4,88 % à 2.727 dirhams).

À l’inverse, les plus fortes baisses ont concerné Zellidja (-6,12 % à 230 dirhams), S2M (-5,97 % à 545,4 dirhams), Maroc Leasing (-5,77 % à 353,05 dirhams), Salafin (-5,18 % à 560,4 dirhams) et Involys (-5,03 % à 170 dirhams).

LNT

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Fiscalité : La CGEM et la DGI jugent la dynamique actuelle « mature » https://lnt.ma/fiscalite-la-cgem-et-la-dgi-jugent-la-dynamique-actuelle-mature/ Thu, 19 Feb 2026 10:09:48 +0000 https://lnt.ma/?p=541939 La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, mercredi à Casablanca, une rencontre avec le Directeur Général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni, en présence du président de la Confédération, Chakib Alj. Cette réunion, à laquelle ont pris part les membres du Conseil National de l’Entreprise (CNE), s’est articulée autour des dispositions de la […]

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La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, mercredi à Casablanca, une rencontre avec le Directeur Général des Impôts, Younes Idrissi Kaitouni, en présence du président de la Confédération, Chakib Alj. Cette réunion, à laquelle ont pris part les membres du Conseil National de l’Entreprise (CNE), s’est articulée autour des dispositions de la Loi de Finances 2026 et visait à renforcer le dialogue entre l’administration fiscale et les opérateurs économiques, en particulier les petites et moyennes entreprises.

En ouverture des travaux, Chakib Alj a situé la rencontre dans un contexte macroéconomique qu’il a qualifié de porteur. « Cette rencontre intervient dans un contexte particulièrement porteur pour notre économie. Les projections pour 2026 annoncent une croissance supérieure à 5 %. L’inflation est maîtrisée. Les recettes fiscales progressent à un rythme soutenu, avec une hausse de plus de 14 % en 2025 », a-t-il affirmé. Selon lui, cette dynamique traduit un enchaînement vertueux entre investissement public, activité économique et mobilisation des ressources budgétaires. « Nous sommes clairement engagés dans un cercle vertueux : davantage d’investissements publics génèrent plus d’opportunités pour les entreprises, stimulent la croissance et renforcent les recettes fiscales, ce qui permet à l’État de réinvestir et d’amplifier cette dynamique », a-t-il ajouté.

Le président de la CGEM a toutefois rappelé que la progression des recettes fiscales doit, selon la Confédération, reposer prioritairement sur l’élargissement de l’assiette, la formalisation du secteur informel, la croissance économique et la montée en gamme du tissu productif national. Il a également insisté sur la nécessité de compléter la réforme fiscale par un chantier de refonte des taxes locales, considéré comme un levier de cohérence et de simplification pour les entreprises.

De son côté, Younes Idrissi Kaitouni a dressé un bilan des réformes engagées ces dernières années, estimant qu’elles ont atteint « un stade de maturité marqué par des résultats tangibles ». Il a mis en avant l’évolution des recettes fiscales, qui ont atteint 291 milliards de dirhams entre 2021 et 2025, soit une progression de 74 %, avec un poids porté à 24,6 % du produit intérieur brut. Selon lui, cette dynamique ne résulte pas d’un alourdissement de la pression fiscale, mais d’un élargissement de l’assiette et d’un renforcement des mécanismes de conformité et de lutte contre la fraude.

Le Directeur Général des Impôts est revenu sur la réforme de l’Impôt sur les sociétés (IS), dont les recettes sont passées de 47,7 milliards de dirhams à 100,3 milliards de dirhams sur la période considérée. Cette évolution, a-t-il expliqué, reflète à la fois la vitalité de l’activité économique et l’amélioration de la lisibilité du cadre fiscal. Il a également souligné la montée en puissance des remboursements et restitutions fiscaux, qui ont atteint 25 milliards de dirhams en 2025, traduisant, selon lui, une gestion plus efficiente et un soutien accru à la trésorerie des entreprises.

Concernant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), Younes Idrissi Kaitouni a indiqué que la réforme engagée vise à assurer la neutralité de cette taxe pour les entreprises, à travers l’alignement progressif des taux et l’amélioration des mécanismes de remboursement. Il a précisé que l’administration adapte également le dispositif fiscal aux nouveaux modèles économiques, notamment numériques, afin de garantir des conditions de concurrence équitables entre opérateurs nationaux et internationaux.

Enfin, le Directeur Général des Impôts a mis l’accent sur la modernisation de l’administration fiscale, inscrite dans la vision stratégique 2024-2028 de la DGI. Celle-ci repose sur la digitalisation des procédures, le renforcement du pilotage par les profils de conformité et l’amélioration de l’expérience usager. L’objectif affiché est d’instaurer un climat durable de sécurité juridique et de confiance entre l’État et l’entreprise.

LNT

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Le CMI lance “Fatourati Agrégateur” et élargit l’accès au paiement multicanal https://lnt.ma/le-cmi-lance-fatourati-agregateur-et-elargit-lacces-au-paiement-multicanal/ Wed, 18 Feb 2026 11:31:24 +0000 https://lnt.ma/?p=541859 Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a annoncé le lancement de « Fatourati Agrégateur », une nouvelle évolution de sa plateforme de règlement de créances, destinée aux éditeurs de logiciels, fintechs et plateformes digitales. Cette initiative vise à permettre l’intégration directe des services de paiement Fatourati dans des solutions tierces, afin d’accompagner la digitalisation des processus […]

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Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a annoncé le lancement de « Fatourati Agrégateur », une nouvelle évolution de sa plateforme de règlement de créances, destinée aux éditeurs de logiciels, fintechs et plateformes digitales. Cette initiative vise à permettre l’intégration directe des services de paiement Fatourati dans des solutions tierces, afin d’accompagner la digitalisation des processus financiers des entreprises.

Déployée depuis 2013, la plateforme Fatourati constitue aujourd’hui un dispositif central dans le règlement multicanal des créances au Maroc. Interconnectée à 32 banques et établissements de paiement, elle permet aux entreprises d’offrir des solutions de règlement accessibles via plus de 70 canaux digitaux et physiques, notamment le mobile banking, l’e-banking, les portefeuilles électroniques, les réseaux de proximité, les agences bancaires et les guichets automatiques.

Avec « Fatourati Agrégateur », le CMI ouvre désormais sa plateforme à un écosystème élargi d’acteurs technologiques. L’objectif est de transformer les logiciels de facturation en outils intégrés couvrant l’ensemble du cycle de règlement, de la génération de la facture au suivi du paiement. Les éditeurs peuvent ainsi intégrer des fonctionnalités telles que la génération de références ou de QR codes Fatourati et le suivi des règlements, sans intervenir dans la gestion des fonds, et dans le respect du cadre réglementaire en vigueur.

Selon Rachid Saihi, directeur général du CMI, cette ouverture s’inscrit dans une logique de coopération avec les éditeurs et fintechs, considérés comme des relais d’innovation. « Cette ouverture s’inscrit dans la volonté du CMI de travailler en synergie avec les éditeurs, fintechs et plateformes digitales (…) Elle contribue à améliorer les parcours de règlement de créances, à renforcer la traçabilité des flux financiers et à améliorer l’efficacité opérationnelle des entreprises et des institutions », a-t-il déclaré. Il a également souligné que l’intégration de Fatourati peut constituer, pour les éditeurs, un levier de différenciation en enrichissant leurs solutions d’une brique de règlement multicanal.

Sur le plan technique, cette nouvelle brique permet aux logiciels partenaires de couvrir l’intégralité du processus de règlement, tout en conservant une séparation claire entre l’outil de gestion et les flux financiers. Parallèlement à cette intégration via agrégateur, Fatourati reste accessible directement aux entreprises soit par une intégration API, soit via « Fatourati Collect », une application web permettant de générer et de suivre les créances sans développement spécifique.

À fin 2025, la plateforme Fatourati avait traité plus de 240 millions de transactions et permis la collecte de plus de 220 milliards de dirhams. Initialement adoptée par de grands opérateurs publics et privés, elle s’adresse désormais à un tissu plus large d’entreprises, incluant les PME et TPE, grâce à des modalités d’intégration adaptées à différents niveaux de maturité digitale.

LNT

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IGOC 2026 : « Vers un régime de change plus flexible, simplifié et accessible… », promet Driss Benchickh https://lnt.ma/igoc-2026-vers-un-regime-de-change-plus-flexible-simplifie-et-accessible-promet-driss-benchickh/ Wed, 18 Feb 2026 10:35:13 +0000 https://lnt.ma/?p=541844 L’Instruction Générale des Opérations de Change 2026 (IGOC 2026) a été en ce début de semaine au cœur d’une rencontre entre le patronat et la direction de l’Office des Changes. Les travaux ont permis de présenter les évolutions majeures apportées par l’IGOC 2026, notamment sa nouvelle architecture, les mesures d’assouplissement et de simplification introduites, ainsi […]

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L’Instruction Générale des Opérations de Change 2026 (IGOC 2026) a été en ce début de semaine au cœur d’une rencontre entre le patronat et la direction de l’Office des Changes. Les travaux ont permis de présenter les évolutions majeures apportées par l’IGOC 2026, notamment sa nouvelle architecture, les mesures d’assouplissement et de simplification introduites, ainsi que les modalités pratiques de mise en œuvre des nouvelles dispositions.

Pour son premier roadshow, la direction de l’Office de Change conduite par Driss Benchikh a atterrit au siège de la CGEM à Casablanca. Au menu : la présentation des nouveautés introduites dans l’IGOC de l’année en cours, démontrer les objectifs escomptés par les mesures prises à cet effet, mais surtout assurer sur l’essentiel à savoir, la simplification et l’adaptation du cadre réglementaire des changes constituant ainsi une priorité de la stratégie 2025-2029 de l’Office des Changes.

Devant les patrons d’entreprises, il a indiqué que la stratégie 2025-2029 de l’Office des Changes place la clarification, la lisibilité et l’accessibilité de la réglementation des changes au centre de ses priorités, dans une logique d’accompagnement de la transformation de l’économie nationale. Cette orientation, a-t-il expliqué, se traduit par la poursuite de l’assouplissement réglementaire à l’horizon 2026 et 2028, l’adoption de nouvelles mesures de libéralisation, ainsi que par la mise en place d’analyses d’impact visant à garantir une libéralisation progressive et maîtrisée.

Le DG de l’Office des Changes a également souligné le renforcement des facilités d’accès aux instruments de couverture, ainsi que les efforts de formation de l’écosystème aux évolutions réglementaires, afin de permettre aux opérateurs économiques d’intégrer pleinement les nouvelles dispositions.

Dans la même dynamique de modernisation des services, Benchikh a annoncé le lancement de la plateforme « OC E-Rendez-vous », une application structurée de gestion des prises de rendez-vous destinée à améliorer la planification et la prise en charge des usagers.

Ce nouvel outil a pour but de faciliter l’accès aux services de l’Office à travers un système de rendez-vous digitalisé, de réduire les délais d’attente, de garantir une prise en charge planifiée et ponctuelle, et d’offrir un parcours plus fluide et transparent aux entreprises et aux particuliers.

D’après lui, cette digitalisation contribue à renforcer la confiance des usagers à travers un service modernisé, plus efficient et mieux organisé, en cohérence avec l’ambition de doter le Royaume d’un régime des changes adapté à l’internationalisation croissante de son économie.

Par la même occasion, le DG de l’Office de Change est revenu sur les différentes nouveautés apportées par l’IGOC 2026, en lien notamment avec les dépenses en devises pour voyages professionnels et personnels. Ceci étant, la dotation « Voyages d’affaires » a été portée à 1 MDH au lieu de 500.000 Dhs pour les entités ne disposant pas de comptes en devises ou en dirhams convertibles, et à 1,5 MDH pour les opérateurs catégorisés.

En matière de « Voyages personnels », le plafond de la dotation supplémentaire a été relevé à 400.000 Dhs sur la base de 30% de l’IR, en maintenant la dotation de base à 100.000 Dhs, avec un plafond global de 500.000 Dhs. S’agissant des études à l’étranger, le plafond mensuel des frais de séjour a été porté à 15.000 Dhs au lieu de 12.000 Dhs, afin de tenir compte de l’augmentation du coût de la vie pour les étudiants.

Benchikh a fait savoir que le relèvement de la dotation annuelle dédiée au commerce électronique des start-up à 2 MDH, contre 1 MDH auparavant, s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement de la montée en puissance du digital et de réponse aux besoins croissants des jeunes entreprises innovantes en matière d’achats en ligne et de services numériques.

Il a, à cet égard, rappelé que la dotation e-commerce minimale annuelle a été fixée à 50.000 Dhs en faveur des sociétés nouvellement créées et de celles exonérées d’impôt, ainsi que pour les entreprises dont l’impôt payé est inférieur à 50.000 Dhs, afin de faciliter leur accès aux solutions digitales essentielles à leur démarrage.

Pour les personnes physiques résidentes et les MRE, la dotation e-commerce a été portée à 20.000 Dhs par personne et par année civile, au lieu de 15.000 Dhs, traduisant la volonté d’adapter le cadre réglementaire à l’évolution des usages numériques et à la hausse des dépenses en ligne des ménages.

Pour sa part, le président de la CGEM Chakib Alj a indiqué que l’IGOC de 2026 constitue un signal positif en faveur du renforcement de la compétitivité des entreprises, consacrant une logique de libéralisation progressive et maîtrisée, en phase avec la stratégie 2025-2029 de l’Office des Changes : ‘‘ la réglementation des changes, dans un contexte marqué par une dynamique soutenue des exportations et des investissements directs étrangers, ainsi que par un creusement du déficit commercial, devrait évoluer en facilitateur de l’ambition industrielle et exportatrice du Royaume, en accompagnant la montée en gamme et la substitution progressive aux importations’’.

En outre, il a insisté sur la nécessité de poursuivre l’amélioration du cadre juridique afin de garantir davantage de lisibilité et de prévisibilité aux opérateurs, notamment à travers une clarification des procédures de contrôle et de contentieux, ainsi qu’une adaptation des sanctions à la gravité des infractions, dans une logique de sécurité juridique et de confiance.

Lors de cette rencontre, les échanges ont porté notamment sur les mesures relatives à la promotion des exportations, au soutien à l’investissement, au développement du commerce électronique et à l’encadrement des voyages professionnels. À travers cette rencontre, la CGEM et l’Office des Changes ont tenu à réaffirmer leur volonté commune de consolider un cadre réglementaire facilitateur, contribuant à la compétitivité des entreprises et à leur développement à l’international.

H.Z

 

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Article IV : Le Maroc face au test de la constance réformatrice https://lnt.ma/article-iv-le-maroc-face-au-test-de-la-constance-reformatrice/ Wed, 18 Feb 2026 10:17:34 +0000 https://lnt.ma/?p=541838 Une équipe du FMI dirigée par Laura Jaramillo, une économiste qui occupe désormais le poste de cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Maroc, vient de terminer sa visite annuelle dans le pays du 29 janvier au 11 février. Dans le cadre de ce rituel, l’équipe du FMI a procédé à des […]

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Une équipe du FMI dirigée par Laura Jaramillo, une économiste qui occupe désormais le poste de cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Maroc, vient de terminer sa visite annuelle dans le pays du 29 janvier au 11 février. Dans le cadre de ce rituel, l’équipe du FMI a procédé à des échanges avec les hauts responsables du pays, du gouvernement marocain, de Bank Al‑Maghrib, ainsi qu’avec des représentants du secteur public et privé, des consultations prévues par l’article IV du Fonds.

Laura Jaramillo, économiste colombienne-américaine qui a rejoint le FMI en 2002, remplace Roberto Cardarelli qui a occupé ce poste depuis le début des années 2020- 2024 et reconnu la résilience de l’économie marocaine face aux crises successives, tout en insistant sur l’importance de la poursuite des réformes structurelles du pays pour assurer une croissance durable et inclusive.

L’une des principales responsabilités du FMI consiste à suivre les politiques économiques et financières de ses pays membres et de leur prodiguer des conseils dans le cadre de la surveillance qu’il exerce également aux niveaux mondial et régional, dans l’objectif de détecter les risques et recommander des changements de politique de nature à soutenir la croissance économique et à favoriser la stabilité financière.

Pour le Maroc, en tant que pays émergent en pleines réformes, un suivi vigilant par le FMI est essentiel pour détecter les risques susceptibles d’exiger que les pouvoirs publics prennent des mesures correctrices. D’autant que son économie est de plus en plus intégrée à l’échelle mondiale et que les politiques qu’il met en œuvre peuvent avoir des répercussions bien au-delà de ses frontières. D’ailleurs, le suivi exercé par le FMI porte sur un pays en particulier dans le cadre d’une surveillance bilatérale, ou sur l’ensemble de l’économie mondiale pour une surveillance multilatérale.

C’est dans le premier cas que le FMI exerce généralement ses activités de suivi en se rendant une fois par an dans les pays membres concernés comme le Maroc. Au cours de ces missions, les services du FMI s’entretiennent avec des responsables du gouvernement et de la banque centrale sur les risques pesant sur la stabilité intérieure et mondiale, ainsi que sur les mesures et les réformes à entreprendre pour y faire face.

Ces entretiens portent principalement sur le taux de change, les politiques monétaire, budgétaire et financière, ainsi que sur les réformes structurelles. Ils concernent également les évolutions observées dans d’autres domaines essentiels à la stabilité économique et financière, comme le changement climatique et le passage au numérique. Ses entretiens approfondis avec des interlocuteurs très variés permettent au FMI de mieux évaluer les politiques économiques et les perspectives de chaque pays.

Ainsi, une fois leur évaluation achevée, les services du FMI soumettent un rapport à l’examen du conseil d’administration de l’organisation internationale avant de transmettre leur rapport aux autorités nationales, ce qui conclut la procédure dite de consultations au titre de l’article IV. C’est ce rapport des services du FMI, que l’économiste en cheffe Laura Jaramillo chef de mission désignée pour le Maroc, vient de présenter la semaine dernière au Ministères des finances à Rabat.

Il est important de préciser que le FMI classe le Maroc dans le cadre de la région MENA, Moyen Orient, Afrique du Nord et Asie centrale, et que son dernier rapport sur les perspectives économiques régionales de mai 2025 considère que la région doit « se frayer un chemin dans le brouillard » du fait de la montée des tensions commerciales, l’incertitude entourant les politiques publiques à l’échelle mondiale et les conflits régionaux. Face à ce nouvel environnement les pays de la zone doivent privilégier la stabilité macroéconomique et accélérer leurs réformes structurelles.

Précisément, au terme de sa mission 2025, la cheffe de délégation a apprécié ses échanges avec les autorités marocaines et les représentants des secteurs public et privé qu’elle a qualifiés de « constructifs », réaffirmant la confiance du FMI dans les perspectives du Royaume, tout en soulignant la nécessité de « poursuivre les réformes structurelles et de gérer prudemment les risques ».

Le Maroc, est d’ailleurs reconnu comme étant un bon élève du FMI, gagnant à suivre ses recommandations et à les réaliser. Preuve en est, le Maroc a été soutenu par l’octroi de lignes de crédit successives pour renforcer ses réserves extérieures. La dernière en date, accordée en avril 2025, est une nouvelle ligne de crédit modulable (LCM) de 4,5 milliards de dollars sur deux ans, pour protéger le pays contre les risques de baisse de ces dernières, dans un contexte d’incertitude économique mondiale. Car, le point faible du pays réside dans le déficit de sa balance des paiements, qui découle du déficit de la balance commerciale avec un niveau des importations, élevé et croissant, qui ne se compense pas suffisamment avec les rentrées de devises des exportations, IDE et recettes du tourisme.

C’est la deuxième LCM accordée au Maroc, après celle de 2023, qui s’élévait à quelque 3,7262 milliards de DTS (environ 417% de la quote-part). Le Maroc avait également bénéficié de quatre accords successifs au titre de la Ligne de Précaution et de Liquidité (LPL) entre 2012 et 2020.

Toutefois, le FMI souligne que l’économie marocaine a démontré une résilience remarquable face aux chocs récents, malgré une succession de sécheresses qui ont réduit la production agricole et augmenté le chômage.

Par ailleurs, les conclusions, très favorables, du FMI sur l’économie marocaine relèvent notamment que la forte dynamique de croissance devrait se poursuivre en 2026 à 4,9%, soutenue par l’investissement public et privé ainsi qu’une production agricole robuste, en particulier grâce aux pluies récentes et abondantes.

Le FMI note également que la poursuite de la bonne performance des recettes, conjuguée à une réorientation des priorités en matière de dépenses, permettrait de dégager des marges pour accroître l’investissement dans le capital humain, et contribuerait à reconstituer les marges budgétaires.

Le Maroc pourrait aussi tirer profit des opportunités offertes par l’accélération de l’investissement public qui nécessite toutefois une gestion prudente des risques et un investissement accru dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

La création d’emplois durables demeure une priorité pressante pour le Fonds, appelant à un climat des affaires plus propice, un secteur privé plus dynamique, et davantage de réformes liées au marché du travail.

Au-delà de ces constats positifs, le FMI porte un intérêt bien marqué aux réformes engagées par le Maroc en appréciant d’une part celles récemment réalisées comme celles fiscales avec la modernisation de la TVA, l’introduction de la retenue à la source et la dématérialisation des procédures fiscales. Mais aussi, celle des finances publiques avec le renforcement du cadre budgétaire à moyen terme et la gestion de l’investissement public. Ou encore, celle des établissements et entreprises publics pour améliorer leur performance et leur gouvernance, du marché du travail avec la mise en œuvre de la Feuille de route pour l’emploi à horizon 2030 pour réduire le chômage et améliorer l’insertion professionnelle. Sans oublier la refonte du système financier par les réformes pour traiter les créances en souffrance et renforcer la résilience du système financier, couplée à la politique monétaire avec la transition vers un régime de ciblage de l’inflation et une plus grande flexibilité du taux de change.

En définitive, les conclusions de la mission au titre de l’article IV confirment que le Maroc avance sur une trajectoire globalement solide, portée par des réformes structurelles cohérentes et une gestion macroéconomique prudente.

Si les perspectives de croissance restent favorables et la résilience reconnue, les vulnérabilités extérieures et le défi de l’emploi rappellent que l’essentiel se joue désormais dans la profondeur et la constance des réformes. Plus qu’un satisfecit, ce rapport constitue une feuille de route exigeante : consolider les équilibres, investir dans le capital humain et transformer l’investissement en création durable de valeur et d’emplois.

 

Afifa Dassouli

 

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PwC : les directions financières marocaines entrent dans une nouvelle phase de transformation en 2026 https://lnt.ma/pwc-les-directions-financieres-marocaines-entrent-dans-une-nouvelle-phase-de-transformation-en-2026/ Tue, 17 Feb 2026 16:08:14 +0000 https://lnt.ma/?p=541808 Dans un environnement économique marqué par l’instabilité géopolitique, la pression réglementaire et l’accélération technologique, les directions financières marocaines abordent 2026 avec une posture à la fois prudente et stratégique. C’est ce qui ressort de la quatrième édition de l’étude « Priorités 2026 des Directions Financières – La Finance en mouvement », publiée par PwC Maroc. […]

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Dans un environnement économique marqué par l’instabilité géopolitique, la pression réglementaire et l’accélération technologique, les directions financières marocaines abordent 2026 avec une posture à la fois prudente et stratégique. C’est ce qui ressort de la quatrième édition de l’étude « Priorités 2026 des Directions Financières – La Finance en mouvement », publiée par PwC Maroc.

Réalisée auprès de 70 directions financières issues de dix secteurs d’activité – dont la banque et assurance (35,3 %), l’industrie (19,6 %) et la santé (11,8 %) – l’enquête met en évidence une confiance globalement stable malgré un contexte jugé imprévisible. À horizon d’un an, 91 % des dirigeants financiers se déclarent confiants quant aux perspectives de croissance de leur entreprise, tandis que ce taux atteint 95 % à l’horizon 2030.

Cette résilience s’inscrit dans un contexte national marqué par de grands projets structurants – infrastructures portuaires, transition énergétique, modernisation industrielle – mais aussi par des tensions commerciales internationales, une hausse des taux et une pression accrue sur les finances publiques.

Maîtrise des coûts et pression réglementaire en tête des risques

Pour 2026, la hausse persistante des coûts (21 %) demeure le principal risque anticipé par les directions financières. La pression fiscale et les évolutions réglementaires locales apparaissent en deuxième position (18 %), traduisant l’impact des réformes fiscales et des exigences accrues en matière de conformité, notamment avec la digitalisation des contrôles et la facturation électronique.

Les conflits géopolitiques (18 %) et la volatilité des taux d’intérêt et du dirham (12 %) complètent le tableau des préoccupations. À l’inverse, les risques climatiques (3 %) ou liés à l’incapacité à innover (4 %) restent moins prioritaires à court terme, révélant une focalisation sur la sécurisation immédiate des marges et du cash.

Dans ce contexte, le pilotage de la performance s’impose comme la priorité numéro un pour 2026. Après une année 2025 marquée par une croissance soutenue mais dépendante de secteurs spécifiques, les directions financières souhaitent renforcer leurs capacités d’analyse et d’anticipation.

Les modèles traditionnels de budgétisation et de reporting statique ne suffisent plus. Les entreprises cherchent désormais à déployer des outils de reporting en temps réel, des tableaux de bord prédictifs et des scénarios intégrant les dimensions financières et extra-financières. La digitalisation des processus – Procure-to-Pay, Order-to-Cash, clôture comptable – devient un levier central d’efficacité et de conformité.

Selon l’étude, les processus offrant les gains de productivité les plus significatifs grâce à la technologie sont le budget (69 %), le reporting (66 %), la trésorerie (58 %) et la clôture comptable (51 %).

L’IA progresse, mais reste en phase exploratoire

L’intelligence artificielle suscite un intérêt croissant. Les principaux cas d’usage identifiés concernent la production accélérée des états financiers (71 %), l’analyse documentaire (71 %) et le traitement des données non structurées (69 %). Les bénéfices attendus portent sur l’amélioration de la performance économique, l’efficacité des collaborateurs et la qualité des processus.

Toutefois, la maturité reste limitée : 37 % des directions financières n’ont encore initié aucun projet IA, 24 % sont en phase d’étude, 32 % expérimentent certains cas d’usage, et seulement 6 % ont déployé l’IA sur plusieurs processus. L’intégration à grande échelle demeure conditionnée par la qualité des données et la montée en compétences des équipes.

La gestion du cash constitue un autre axe stratégique. L’optimisation du besoin en fonds de roulement est citée par 74 % des répondants, suivie par l’automatisation des prévisions de trésorerie (64 %) et la négociation proactive avec les banques (46 %). Dans un contexte de liquidité sous tension, la culture « cash first » progresse au sein des organisations.

Si 84 % des répondants jugent leur modèle de costing fiable, près de la moitié identifie la qualité des données d’entrée comme principal levier d’amélioration. Le manque d’automatisation (56 %) et la multiplicité des sources de données (51 %) fragilisent encore la robustesse des analyses.

En matière de contrôle interne, 70,3 % des dirigeants estiment leur dispositif mature, mais les priorités d’évolution portent sur la digitalisation des contrôles (69 %), le déploiement de contrôles clés (49 %) et le renforcement des équipes (46 %). La gouvernance des données devient progressivement un chantier transverse, souvent co-piloté par la Direction Financière et la DSI.

Vers une finance plus stratégique et technologique

Au-delà des outils, l’étude souligne l’évolution des compétences attendues. Les directions financières souhaitent renforcer la maîtrise des normes et réglementations (70 %), les compétences en gestion de projet et transformation digitale (67 %), ainsi que la culture data (41 %).

En 2026, la fonction Finance ne se limite plus à la production d’états financiers. Elle s’affirme comme un acteur central de la transformation des modèles d’affaires, de la sécurisation de la confiance des parties prenantes et de la recherche d’efficience organisationnelle. Entre maîtrise des risques et adoption progressive de l’IA, les directions financières marocaines entrent dans une phase de mutation structurante, où la donnée, la technologie et la gouvernance deviennent les piliers d’une performance durable.

SB

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Inclusion financière : Lancement d’une « super-app » pour faire face à la désinformation boursière https://lnt.ma/inclusion-financiere-lancement-dune-super-app-pour-faire-face-a-la-desinformation-boursiere/ Tue, 17 Feb 2026 15:26:25 +0000 https://lnt.ma/?p=541800 Se positionnant comme un agrégateur d’écosystème, fédérant investisseurs particuliers, banques, sociétés de bourse et médias autour d’une mission commune, à savoir l’inclusion financière par la technologie et la pédagogie, EcoFinance Analytics lance la première « Super-App » marocaine. Objectif : réconcilier les Marocains avec la Bourse. Alors que le besoin d’éducation financière n’a jamais été aussi criant […]

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Se positionnant comme un agrégateur d’écosystème, fédérant investisseurs particuliers, banques, sociétés de bourse et médias autour d’une mission commune, à savoir l’inclusion financière par la technologie et la pédagogie, EcoFinance Analytics lance la première « Super-App » marocaine. Objectif : réconcilier les Marocains avec la Bourse.

Alors que le besoin d’éducation financière n’a jamais été aussi criant et que les autorités de régulation appellent à la vigilance face aux conseils non avisés sur les réseaux sociaux, une startup marocaine, labellisée Jeune Entreprise Innovante (JEI), lance une riposte constructive. EcoFinance Analytics dévoile aujourd’hui le premier écosystème 100% digital conçu pour rendre le pouvoir économique accessible au plus grand nombre.

Le constat est sans appel : selon une étude BlackRock (2024), 53% des jeunes refusent d’investir par manque de connaissances financières. Ce vide laisse le champ libre à la spéculation et aux promesses de gains irréalistes : « Il est temps de démystifier une finance longtemps enveloppée de mystères et réservée à une élite. Nous affirmons que la finance ne doit pas rester l’apanage d’un petit nombre d’initiés, mais devenir un outil libérateur pour l’ensemble de la société », explique Hal Benchetrit, CEO et fondateur d’EcoFinance Analytics.

Concrètement, et pour briser les barrières psychologiques et techniques, EcoFinance Analytics propose une approche qui se veut holistique et unique au Maroc.

Contrairement aux plateformes classiques où la désinformation circule librement, EcoTalks intègre une « Trust Architecture » (Architecture de Confiance). Grâce au système de Comptes Certifiés, les utilisateurs peuvent échanger directement avec des experts vérifiés, des institutions et des médias spécialisés. C’est un espace d’apprentissage collaboratif pour comprendre les mécanismes économiques avant de risquer son capital, dit-on auprès de la startup.

Dans un second temps, l’application permettra de passer à l’action via une interface intuitive. EcoInvest agit comme un hub stratégique offrant de nombreux outils d’aide à la prise de décision.

Au-delà de l’outil technologique, EcoFinance Analytics porte une ambition macroéconomique. Au Maroc, 10% de la population détient une part majeure du patrimoine financier, créant une vulnérabilité systémique. En démocratisant l’investissement, la startup vise deux objectifs nationaux :

Le premier vise à mobiliser l’épargne dormante des ménages pour financer l’économie réelle et les entreprises marocaines.

Le second consiste à réduire les inégalités en permettant à la classe moyenne et aux jeunes de se constituer un patrimoine, luttant ainsi contre le déterminisme social.

L’application EcoFinance Analytics sera disponible en téléchargement sur iOS et Android à partir du 17 février 2026.

Pour rappel, EcoFinance Analytics a été fondée par Hal Benchetrit. C’est une fintech marocaine labellisée « Jeune Entreprise Innovante ».

H.Z

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Bourse de Casablanca : certification de la 1ère cohorte du programme d’accompagnement des entreprises industrielles vers la croissance https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-certification-de-la-1ere-cohorte-du-programme-daccompagnement-des-entreprises-industrielles-vers-la-croissance/ Tue, 17 Feb 2026 10:04:12 +0000 https://lnt.ma/?p=541758 La cérémonie de certification de la première cohorte du programme d’accompagnement des entreprises industrielles vers la croissance s’est tenue lundi à Casablanca, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce et de la Bourse de Casablanca, avec l’appui de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et de l’Autorité marocaine du marché des […]

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La cérémonie de certification de la première cohorte du programme d’accompagnement des entreprises industrielles vers la croissance s’est tenue lundi à Casablanca, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce et de la Bourse de Casablanca, avec l’appui de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).

Cette première promotion regroupe 31 entreprises industrielles à fort potentiel opérant dans des secteurs jugés stratégiques, notamment l’agroalimentaire, la pharmaceutique, la chimie-parachimie, l’électricité et la métallurgie. Les entreprises participantes ont suivi un parcours d’accompagnement intensif combinant sessions collectives, ateliers pratiques et accompagnement individualisé.

Le programme s’est articulé autour de modules portant sur le « mindset entrepreneurial et l’ouverture du capital », la stratégie, la gouvernance et l’organisation, le panorama des solutions de financement ainsi que la construction et la valorisation de l’« equity story ». L’objectif affiché consiste à préparer ces entreprises à franchir un nouveau palier de développement et à envisager, le cas échéant, un recours au marché des capitaux.

Lancé le 3 octobre 2025, ce programme s’inscrit dans une démarche visant à dynamiser le marché des capitaux et à en faire un levier de financement au service du développement industriel du Royaume.

Intervenant lors de la cérémonie, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné la nécessité d’un changement d’échelle pour les entreprises nationales dans un contexte d’ouverture accrue de l’économie. Il a estimé que les expériences réussies d’entrepreneurs confrontés à la concurrence internationale démontrent la capacité des entreprises marocaines à s’imposer sur des marchés structurés et compétitifs. Selon lui, l’enjeu dépasse la seule performance individuelle et renvoie à la création durable de valeur et à l’émergence de champions nationaux.

Le directeur général de la Bourse de Casablanca, Nasser Seddiqi, a indiqué que la certification des 31 entreprises marque l’aboutissement d’une étape structurante. Il a précisé que cette première cohorte s’inscrit dans une démarche appelée à se poursuivre, avec le lancement imminent des deuxième et troisième cohortes, afin d’ancrer durablement ce dispositif au service du développement industriel.

Le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun-Touimi, a pour sa part relevé que cette initiative illustre la place centrale de l’entreprise industrielle dans l’ambition de développement du Royaume. Il a mis en avant la synergie entre le ministère de l’Industrie et du Commerce, la CGEM, l’AMMC et la Bourse de Casablanca, à l’origine du programme « Croissance ».

De son côté, le président de la CGEM, Chakib Alj, a précisé que le programme ne vise pas à multiplier les introductions en bourse à court terme ni à inciter artificiellement les entreprises à s’engager dans des opérations pour lesquelles elles ne seraient pas prêtes. Il s’agit, selon lui, de constituer un pipeline structuré d’entreprises capables d’accéder au marché des capitaux dans des conditions optimales, en renforçant notamment leur gouvernance, la fiabilité de leur information financière et leur organisation interne.

Le directeur par intérim du Trésor et des Finances extérieures, Mohamed Tarik Bchir, a estimé que cette initiative illustre la convergence entre action publique, marché financier et engagement du secteur privé. Il a souligné que la croissance industrielle durable suppose une articulation cohérente entre sphère réelle, sphère financière et écosystème entrepreneurial.

À l’issue de la cérémonie, l’appel à manifestation d’intérêt pour les deuxième et troisième cohortes a été officiellement lancé.

LNT

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Le Groupe BCP lance à Rabat la 3ᵉ édition des “Régionales de l’Investissement » https://lnt.ma/le-groupe-bcp-lance-a-rabat-la-3%e1%b5%89-edition-des-regionales-de-linvestissement/ Tue, 17 Feb 2026 09:38:55 +0000 https://lnt.ma/?p=541743 Le Groupe BCP a donné, lundi 16 février à Rabat, le coup d’envoi de la troisième édition de sa caravane nationale « Les Régionales de l’Investissement », un road show dédié à l’accompagnement, à la structuration et au financement des projets des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME) . L’étape inaugurale s’est tenue en […]

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Le Groupe BCP a donné, lundi 16 février à Rabat, le coup d’envoi de la troisième édition de sa caravane nationale « Les Régionales de l’Investissement », un road show dédié à l’accompagnement, à la structuration et au financement des projets des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME) .

L’étape inaugurale s’est tenue en présence notamment de Mme Naziha Belkeziz, Président Directeur Général du Groupe BCP, de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de responsables d’institutions partenaires de l’écosystème de l’investissement .

Cette nouvelle édition s’inscrit dans la mise en œuvre opérationnelle de la Charte de l’Investissement dédiée aux TPME et dans la dynamique de relance de l’investissement privé. Elle vise à rapprocher les dispositifs publics d’appui et les solutions financières des entrepreneurs, au plus près des territoires .

Une nouveauté majeure de cette édition réside dans l’intégration renforcée des Très Petites Entreprises (TPE) au cœur du dispositif. Le Groupe BCP affirme ainsi sa volonté d’élargir l’accès aux mécanismes de soutien et de financement à l’ensemble des acteurs du tissu économique, quelle que soit leur taille .

Fort des résultats des deux précédentes éditions – qui ont permis d’identifier plus de 1 700 projets représentant près de 33 milliards de dirhams d’intentions d’investissement et environ 21 milliards de dirhams de besoins de financement – le Groupe entend consolider cette dynamique et transformer les dispositifs publics en opportunités concrètes pour les entrepreneurs .

Conçues comme une plateforme de convergence entre entrepreneurs, institutions publiques, partenaires financiers et acteurs de l’accompagnement, « Les Régionales de l’Investissement » proposent des panels thématiques, des ateliers opérationnels, des sessions de diagnostic personnalisé et des rencontres B2B . L’objectif est de faciliter l’accès aux dispositifs d’appui, de renforcer la structuration financière des projets et d’accélérer leur concrétisation.

Les échanges s’articulent autour de deux axes principaux : l’optimisation des dispositifs d’appui à l’investissement et la simplification du parcours des investisseurs, ainsi que l’accompagnement à l’export et à l’internationalisation des entreprises .

Dans ce cadre, un partenariat stratégique a été signé entre le Groupe BCP et l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE), visant à faciliter l’accès aux dispositifs d’appui à l’export et à structurer financièrement les projets d’expansion internationale .

Un mémorandum d’entente a également été conclu avec Maroc PME afin de renforcer l’accompagnement des TPME et de faciliter leur accès aux programmes d’appui technique et financier ainsi qu’aux solutions de financement proposées par le Groupe BCP .

Dans une déclaration reprise dans le dossier de presse, Mme Naziha Belkeziz a souligné que la mise en œuvre de la Charte de l’Investissement « gagne à être portée au plus près des territoires et des entrepreneurs », insistant sur la logique de proximité et de coordination avec les partenaires publics et privés .

La caravane 2026 débutera à Rabat avant de se déployer dans huit autres villes du Royaume, couvrant les principaux bassins économiques régionaux.

LNT avec CdP

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Intempéries : La FMA annonce l’activation du régime « Catastrophes naturelles » https://lnt.ma/intemperies-la-fma-annonce-activation-le-regime-catastrophes-naturelles/ Mon, 16 Feb 2026 19:34:12 +0000 https://lnt.ma/?p=541741 L’activation du régime de couverture contre les conséquences d’événements catastrophiques a été annoncée à la suite des inondations ayant récemment touché plusieurs provinces du Royaume. Dans un communiqué, la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) indique que le volet assurantiel de ce dispositif est désormais déclenché au profit des victimes disposant de contrats incluant cette garantie […]

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L’activation du régime de couverture contre les conséquences d’événements catastrophiques a été annoncée à la suite des inondations ayant récemment touché plusieurs provinces du Royaume. Dans un communiqué, la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) indique que le volet assurantiel de ce dispositif est désormais déclenché au profit des victimes disposant de contrats incluant cette garantie .

Cette décision intervient après l’annonce par le Chef du gouvernement du déclenchement de l’état d’événement catastrophique, au sens de la loi 110-14, pour plusieurs communes relevant des provinces de Kénitra, Larache, Sidi Kacem et Sidi Slimane . Ce cadre juridique permet l’activation des mécanismes d’indemnisation prévus par la législation en vigueur, au bénéfice des assurés concernés.

Dans ce contexte, la FMA précise que l’activation concerne les victimes disposant de contrats d’assurance intégrant la couverture contre les conséquences des événements catastrophiques . L’indemnisation matérielle et/ou corporelle est conditionnée par la localisation des assurés dans l’une des communes qui seront mentionnées dans l’acte administratif attendu dans les prochains jours, conformément aux dispositions réglementaires .

Plusieurs types de contrats sont concernés par ce dispositif. Il s’agit notamment des assurances couvrant les dommages aux biens, telles que les contrats Multirisque Habitation, Multirisque Industrielle ou Multirisque Commerciale . Les contrats d’assurance automobile sont également inclus, qu’il s’agisse des dégâts subis par le véhicule ou des préjudices corporels affectant le propriétaire, son conjoint et ses enfants, y compris en cas de décès . Par ailleurs, les contrats de responsabilité civile, à l’instar de la RC Exploitation, peuvent donner lieu à indemnisation pour les préjudices corporels causés à des tiers présents dans les locaux couverts par le contrat .

La Fédération Marocaine de l’Assurance invite les assurés et les bénéficiaires potentiels à se rapprocher de leurs intermédiaires en assurance afin de vérifier leurs droits et de procéder aux déclarations nécessaires . Les entreprises d’assurance, de leur côté, se chargeront d’inscrire directement sur le registre national de recensement les victimes assurées ayant introduit une demande d’indemnisation . Elles demeurent mobilisées, avec leurs réseaux de distribution, pour répondre aux interrogations des assurés et accompagner les démarches requises.

LNT avec CdP

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CAN 2025 : Visa relève une forte hausse des dépenses des visiteurs dans les villes hôtes au Maroc https://lnt.ma/can-2025-visa-releve-une-forte-hausse-des-depenses-des-visiteurs-dans-les-villes-hotes-au-maroc/ Sun, 15 Feb 2026 16:33:55 +0000 https://lnt.ma/?p=541662 Les analyses publiées par Visa à l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies CAF AFCON, Maroc 2025, mettent en évidence une progression marquée des dépenses des visiteurs dans les villes hôtes du Royaume pendant la période du tournoi, organisée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 . S’appuyant sur le Retail Spend Monitor […]

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Les analyses publiées par Visa à l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies CAF AFCON, Maroc 2025, mettent en évidence une progression marquée des dépenses des visiteurs dans les villes hôtes du Royaume pendant la période du tournoi, organisée du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 .

S’appuyant sur le Retail Spend Monitor élaboré par Visa Consulting & Analytics, ces données montrent une croissance annuelle significative des transactions transfrontalières, traduisant l’impact des grands événements sportifs sur les flux touristiques et les comportements de consommation.

Selon l’analyse, les dépenses entrantes ont enregistré une hausse de plus de 190 % des transactions transfrontalières en provenance des pays participants, sur une base annuelle. Cette dynamique a été principalement portée par les visiteurs originaires de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la République démocratique du Congo, qui ont représenté à eux seuls plus de 60 % de la croissance observée. Tous marchés confondus, les visiteurs en provenance de France, des États-Unis et du Royaume-Uni ont contribué à près de la moitié de la hausse totale des dépenses.

Les tendances de voyage confirment cette évolution. Les dépenses des visiteurs de courte durée, séjournant entre un et quatre jours et issus des pays participants, ont progressé de 120 %, tandis que celles des visiteurs de longue durée, restés cinq jours ou plus, ont augmenté de 210 %. Les six villes hôtes ont enregistré une progression des dépenses entrantes sur l’ensemble des marchés visiteurs. Rabat a affiché la plus forte hausse, avec une augmentation de 70 %, suivie de Tanger (+55 %) et de Casablanca (+50 %).

Les dépenses liées au sport ont également progressé de 45 % sur la période du tournoi, soutenues par une augmentation des achats de produits dérivés par les supporters et une activité accrue au sein des clubs sportifs. Par ailleurs, les dépenses du quotidien ont connu une hausse notable, avec une progression de 55 % des livraisons de repas à domicile et des courses alimentaires durant la compétition.

Commentant ces résultats, Sami Romdhane, Directeur Général de Visa Maroc, a indiqué que « ces tendances de dépenses révèlent une dynamique positive et généralisée sur des catégories clés, allant des transactions internationales et des séjours de courte durée aux achats liés au sport et aux dépenses domestiques ». Il a ajouté que ces données offrent « un aperçu de la manière dont les supporters et les visiteurs ont choisi de s’engager à travers le Maroc durant ce tournoi ».

De son côté, Nicolas Khoury, Senior Vice President et Head of Visa Consulting & Analytics région CEMEA, a souligné que « les données recueillies pendant la période du tournoi offrent une vision de l’évolution des comportements de consommation lors des événements majeurs ». Il a précisé que ces analyses permettent aux émetteurs et aux commerçants de concevoir des solutions et des offres plus ciblées, en s’appuyant sur une meilleure compréhension des besoins des clients.

L’étude repose sur un sous-ensemble de données VisaNet, complété par des estimations issues d’enquêtes pour les autres moyens de paiement, couvrant les activités liées au commerce de détail, aux voyages et aux expériences pendant la compétition .

À travers ces indicateurs, Visa met en lumière l’effet d’entraînement de la CAN 2025 sur l’activité économique locale, en particulier dans les villes hôtes, confirmant le rôle des grands événements sportifs comme catalyseurs des flux touristiques et des dépenses transfrontalières.

LNT avec Cdp

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Crédit du Maroc : un RNPG en hausse de 16,5% en 2025, sur fond d’accélération commerciale https://lnt.ma/credit-du-maroc-un-rnpg-en-hausse-de-165-en-2025-sur-fond-dacceleration-commerciale/ Fri, 13 Feb 2026 15:06:15 +0000 https://lnt.ma/?p=541630 Crédit du Maroc a clôturé l’exercice 2025 sur une progression notable de sa profitabilité, portée par une dynamique commerciale soutenue, une maîtrise des charges et un recul du coût du risque. Présentant les résultats annuels ce 13 février 2026, le management a mis en avant un environnement macroéconomique favorable et la poursuite du plan stratégique […]

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Crédit du Maroc a clôturé l’exercice 2025 sur une progression notable de sa profitabilité, portée par une dynamique commerciale soutenue, une maîtrise des charges et un recul du coût du risque. Présentant les résultats annuels ce 13 février 2026, le management a mis en avant un environnement macroéconomique favorable et la poursuite du plan stratégique « Cap 2028 », dans un contexte de transformation opérationnelle et technologique accélérée depuis l’entrée du groupe Holmarcom à son capital.

Le résultat net part du groupe (RNPG) s’est établi à 864 millions de dirhams (MDH), en hausse de 16,5% par rapport à 2024. Pour la direction, cette progression illustre une trajectoire de développement « maîtrisée », articulée autour d’un renforcement des fondamentaux, d’une discipline d’exécution accrue et d’une politique de risque jugée prudente.

Un cap stratégique maintenu et une “année de consolidation”

En introduction, Ali Benkirane, président du directoire, a réaffirmé la continuité du plan « Cap 2028 ». « Nous avons réalisé l’essentiel en installant des fondations solides qui nous permettront d’aller de l’avant », a-t-il déclaré, en estimant que les trois dernières années ont permis de poser les bases d’un établissement « solide et durable ». Dans la même séquence, il a qualifié 2025 d’« année de consolidation et de confirmation », insistant sur le travail mené « sur nos fondamentaux », le renforcement des équipes, la stabilisation des dispositifs et l’amélioration de la capacité opérationnelle.

Le dirigeant a également souligné la logique de trajectoire partagée avec l’actionnaire de référence : « Le Cap 2028 est donc maintenu (…) porté par la vision (…) du groupe Holmarcom », décrivant une ambition de construire « une banque moderne, innovante, simple, efficace et durable ». Dans son propos, Ali Benkirane a aussi insisté sur l’articulation entre croissance et contrôle des risques : « Dans notre modèle, nous ne faisons pas le choix entre la croissance et la gestion de nos risques. Les deux avancent ensemble. »

Crédits et dépôts : une accélération en 2025

Sur le plan commercial, Crédit du Maroc affiche une hausse de 11,0% des encours de crédits, à 62.863 MDH à fin décembre 2025. Les financements aux entreprises ont progressé de 12,2% à 37.382 MDH, tirés par les crédits à l’équipement et les crédits aux promoteurs, tous deux en hausse de 16,6%. Côté ménages, les encours atteignent 22.284 MDH (+4,8%), soutenus par les crédits à la consommation (+11,2%) et les crédits à l’habitat (+3,3%).

La collecte consolidée a, de son côté, augmenté de 7,4% à 61.228 MDH. Les ressources à vue s’établissent à 44.500 MDH (+11,6%), tandis que les comptes d’épargne atteignent 10.096 MDH et les dépôts à terme 5.081 MDH.

PNB en hausse, coefficient d’exploitation en amélioration

La performance 2025 s’est appuyée sur un produit net bancaire (PNB) consolidé en hausse de 8%, à 3,568 milliards de dirhams (MMDH). Dans le détail, la marge nette d’intérêt a progressé de 10,4% à 2,68 MMDH, le management citant la dynamique commerciale, l’optimisation du coût des ressources et la contribution des métiers spécialisés, notamment le leasing et le factoring. La marge sur commissions s’est appréciée de 7,3% à 494 MDH, dans un contexte de développement des activités patrimoniales et boursières, ainsi que de métiers comme le commerce international et la bancassurance. Le résultat des opérations de marché s’est établi autour de 499–500 MDH, avec une contribution mise en avant sur le change, tandis que la contribution des filiales au PNB a bondi de 28,2% pour un chiffre d’affaires global proche de 259 MDH.

Le résultat brut d’exploitation (RBE) s’est élevé à 1,916 MMDH, en hausse de 12,8%. Les charges générales d’exploitation ont progressé plus modérément, autour de 3% (1,65–1,652 MMDH), une évolution que la direction attribue notamment à l’effet des amortissements liés aux investissements. Cette combinaison a permis une amélioration du coefficient d’exploitation à 46,3%, soit un gain de 228 points de base sur un an.

En matière d’investissement, la banque indique avoir engagé 248 MDH en 2025, principalement destinés à la transformation technologique et au renforcement des capacités opérationnelles. Le directoire prévoit de proposer à l’Assemblée générale ordinaire un dividende brut de 48 dirhams par action.

Coût du risque en baisse et discours prudent sur 2026

L’un des marqueurs de l’exercice 2025 réside dans la baisse du coût du risque de 3,8% à 383 MDH. Les indicateurs de qualité d’actifs se sont améliorés : le taux de couverture des créances en souffrance atteint 89,5% (+206 points de base), tandis que le taux des créances douteuses et litigieuses recule de 38 points de base, pour un encours global de 4,43 MMDH.

Interrogé sur l’effet d’un cycle économique favorable, le management a reconnu « profiter d’un environnement très favorable », tout en martelant que cela « ne remet pas en question la qualité et le renforcement » du dispositif de gestion des risques. « La gestion des risques et le coût du risque, c’est des cycles (…) et c’est dans ces moments-là où on prépare l’avenir », a expliqué un intervenant, en soulignant le maintien d’une approche prudente sur l’octroi, la surveillance et le provisionnement, présenté comme aligné sur « les meilleurs standards internationaux ». La banque anticipe, dans cette logique, « une année favorable » sur le coût du risque en 2026, sans annoncer de relâchement des contrôles, y compris sur des segments considérés comme plus volatils (promotion immobilière, crédits à l’équipement, leasing, financement des PME).

CDM Pay et la transformation des paiements

L’année 2025 a également été marquée par le lancement de CDM Pay, filiale dédiée aux solutions de paiement électronique. Le top management a indiqué que ce projet, accéléré par la dynamique sectorielle et les évolutions du marché des paiements, a agi comme « un véritable catalyseur de transformation », obligeant la banque à gagner en agilité. La première étape a concerné l’acquisition, avec une équipe commerciale déployée auprès des commerçants et des TPME. Selon la direction, les premiers résultats sont « très satisfaisants », avec des parts de marché « un peu plus que 7% » sur des portefeuilles récupérés auprès du partenaire CMI. À moyen terme, CDM Pay est présenté comme un levier stratégique pour inscrire le paiement au cœur de la transformation digitale, avec l’objectif de proposer des solutions « innovantes » et « faciles » pour les clients et les commerçants.

Selim Benabdelkhalek

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Économie nationale : le FMI table sur une croissance de 4,9 % en 2026 et appelle à consolider les réformes https://lnt.ma/economie-nationale-le-fmi-table-sur-une-croissance-de-49-en-2026-et-appelle-a-consolider-les-reformes/ Fri, 13 Feb 2026 09:05:46 +0000 https://lnt.ma/?p=541548 La dynamique économique du Maroc devrait se maintenir en 2026, portée par l’investissement et une production agricole robuste, a affirmé la cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) au Maroc, Laura Jaramillo, à l’issue des consultations menées dans le cadre de l’article IV. « La croissance économique a atteint 4,9 % en 2025, portée […]

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La dynamique économique du Maroc devrait se maintenir en 2026, portée par l’investissement et une production agricole robuste, a affirmé la cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) au Maroc, Laura Jaramillo, à l’issue des consultations menées dans le cadre de l’article IV.

« La croissance économique a atteint 4,9 % en 2025, portée par la vigueur des secteurs agricole, de la construction et des services », a-t-elle indiqué lors d’un point de presse. « Cette dynamique devrait se maintenir en 2026, avec une croissance également projetée à 4,9 %, soutenue par l’investissement public et privé ainsi qu’une production agricole solide à la suite d’une pluviométrie exceptionnelle », a-t-elle précisé, soulignant que le risque climatique lié à la sécheresse apparaît « moins prononcé à court terme ».

S’agissant des prix, Laura Jaramillo a souligné que « l’inflation moyenne s’est établie à 0,8 % en 2025, reflétant une faible inflation alimentaire ». Elle a ajouté qu’elle « devrait progressivement augmenter pour atteindre environ 2 % d’ici mi-2027, sous l’effet des précédentes baisses du taux directeur et du renforcement de la croissance ».

Dans ce contexte, la responsable a estimé que « l’orientation globalement neutre de la politique monétaire demeure adaptée », tout en encourageant Bank Al-Maghrib à « poursuivre sa transition vers un régime de ciblage de l’inflation ». Cette évolution devra s’accompagner, selon elle, « d’une plus grande flexibilité du taux de change et d’une communication claire sur les étapes de cette transition », avec une phase pilote prévue en 2026 et une mise en œuvre en 2027.

Des risques extérieurs jugés globalement équilibrés

Sur le plan extérieur, Laura Jaramillo a relevé que « le déficit du compte courant devrait se creuser de manière modérée », en raison notamment de la forte composante importée des investissements publics accrus. Elle a toutefois précisé que « cette évolution interviendrait malgré une hausse des recettes touristiques » et qu’elle serait « partiellement financée par une augmentation des investissements directs étrangers ». Le niveau des réserves internationales demeure, selon elle, « adéquat ».

Interrogée sur les risques, la cheffe de mission a évoqué « un éventuel ralentissement de la zone euro, qui est le partenaire le plus important du Maroc », susceptible de peser sur les exportations et les IDE, ainsi que « la volatilité des prix des matières premières et du pétrole ». Elle a néanmoins estimé que « les risques pesant sur les perspectives sont de manière générale équilibrés ».

Concernant les finances publiques, Laura Jaramillo a salué « les avancées notables réalisées en matière de réformes fiscales et de modernisation de l’administration ». « Les autorités marocaines commencent à récolter les fruits de plusieurs années d’efforts, grâce aux réformes de la TVA et de l’impôt sur les sociétés, et à la dématérialisation », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé que « les recettes fiscales ont atteint 24,6 % du PIB en 2025 », enregistrant « une progression exceptionnelle au cours des deux dernières années ». Le déficit du gouvernement central s’est établi à « 3,5 % du PIB, contre 3,8 % prévu dans le budget 2025 ». Une partie de la surperformance des recettes, a-t-elle noté, « a servi à financer des investissements supplémentaires et des transferts aux établissements et entreprises publics ».

À cet égard, elle a recommandé de « mettre en réserve au moins une partie de cette surperformance afin de renforcer davantage les marges budgétaires ». Une telle approche, conjuguée à « une reconfiguration des dépenses », permettrait « d’accroître l’investissement dans le capital humain, notamment dans la santé et l’éducation ».

La dette publique, a-t-elle assuré, « demeure soutenable, avec un risque souverain modéré », et sa trajectoire devrait permettre « de reconstituer progressivement des marges budgétaires à moyen terme ». Sur la question des retraites, elle a salué « l’ouverture du dialogue entre les parties prenantes » et insisté sur « la nécessité d’assurer la soutenabilité financière du système ».

Le chômage des jeunes, un défi majeur

En matière d’emploi, Laura Jaramillo a reconnu que « le chômage, en particulier celui des jeunes, demeure un défi majeur ». Elle a appelé à « dynamiser davantage le secteur privé pour qu’il puisse créer plus d’emplois » et à renforcer « l’assistance technique et l’accès au financement apportés aux TPME ». Elle a également insisté sur la nécessité de « mieux adapter la formation aux besoins du marché du travail » afin de réduire l’inadéquation des compétences.

La responsable a salué « le ciblage plus précis du soutien financier et technique aux TPME », notamment à travers la Charte d’Investissement, les Centres régionaux d’investissement et le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, ainsi que la mise en œuvre continue de la « Feuille de route pour l’emploi 2030 ».

Enfin, sur le plan climatique, Laura Jaramillo a relevé que le Maroc met en place « des mesures pour améliorer sa résilience, surtout face à la sécheresse », en particulier à travers « le développement des infrastructures de dessalement et une meilleure gestion des ressources hydriques ».

Au terme de sa mission, la cheffe de délégation a indiqué que les échanges avec les autorités marocaines et les représentants des secteurs public et privé ont été « constructifs », réaffirmant la confiance du FMI dans les perspectives du Royaume, tout en soulignant la nécessité de « poursuivre les réformes structurelles et de gérer prudemment les risques ».

Selim Benabdelkhalek

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Finances publiques 2025: déficit maîtrisé, dette en hausse et recours accru au marché intérieur https://lnt.ma/finances-publiques-2025-deficit-maitrise-dette-en-hausse-et-recours-accru-au-marche-interieur/ Thu, 12 Feb 2026 13:29:38 +0000 https://lnt.ma/?p=541532 Le besoin de financement net du Trésor s’est établi à 74 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2025 et a été couvert à parts égales par le marché intérieur et le financement extérieur, selon le dernier rapport Budget Focus – Décembre 2025 publié par Attijari Global Research (AGR). Cette répartition contraste fortement avec les prévisions […]

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Le besoin de financement net du Trésor s’est établi à 74 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2025 et a été couvert à parts égales par le marché intérieur et le financement extérieur, selon le dernier rapport Budget Focus – Décembre 2025 publié par Attijari Global Research (AGR).

Cette répartition contraste fortement avec les prévisions de la Loi de Finances 2025, qui anticipait une contribution limitée à 11% pour le marché domestique contre 89% pour les financements extérieurs. En réalité, le financement intérieur a atteint 37,1 MMDH, soit un niveau 5,5 fois supérieur aux 6,7 MMDH initialement prévus. À l’inverse, le financement extérieur net s’est établi à 37 MMDH, en deçà des 51,5 MMDH programmés, avec un taux de réalisation de 72%.

Selon AGR, le recours plus marqué au marché domestique reflète une mobilisation accrue de la dette intérieure, qui a absorbé la moitié des besoins annuels du Trésor.

Sur le plan budgétaire, le déficit s’est établi à 60,5 MMDH, soit 3,5% du PIB, un niveau globalement conforme aux projections de la Loi de Finances. Cette maîtrise relative du déficit s’inscrit dans un contexte de performance soutenue des recettes et d’ajustement des dépenses.

La dette totale du Trésor est estimée à 1.163 MMDH à fin 2025, contre 1.082 MMDH en 2024. Dans le détail, la dette intérieure aurait atteint 849 MMDH, en progression de 4,6% sur un an, tandis que la dette extérieure aurait augmenté de 16,3% pour s’établir à 314 MMDH, sous l’effet d’un recours continu aux marchés internationaux.

Malgré cette hausse, la part de la dette extérieure représente environ 27% de l’endettement global, contre 24,9% en 2024, un niveau jugé conforme au benchmark de référence d’AGR, situé entre 25% et 30%. Le ratio d’endettement du Trésor rapporté au PIB est estimé à 67,2% en 2025, en légère baisse par rapport aux 67,7% enregistrés l’année précédente.

Ces données traduisent une trajectoire budgétaire marquée par une diversification des sources de financement et un maintien du niveau d’endettement dans une fourchette jugée soutenable par les analystes.

 

LNT

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2026, une conjoncture rare pour une économie émergente https://lnt.ma/2026-une-conjoncture-rare-pour-une-economie-emergente/ Wed, 11 Feb 2026 12:51:10 +0000 https://lnt.ma/?p=541427 Certes, les impacts économiques des pluies intenses des dernières semaines seront très importants et leurs effets positifs boosteront l’activité économique marocaine en 2026 avec un effet positif sur le PIB. Mais, dans l’immédiat, c’est l’amélioration des niveaux d’eau après sept ans de sécheresse qui constitue la bonne nouvelle. En effet, avec des réserves hydriques de […]

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Certes, les impacts économiques des pluies intenses des dernières semaines seront très importants et leurs effets positifs boosteront l’activité économique marocaine en 2026 avec un effet positif sur le PIB.

Mais, dans l’immédiat, c’est l’amélioration des niveaux d’eau après sept ans de sécheresse qui constitue la bonne nouvelle. En effet, avec des réserves hydriques de loin supérieures à la moyenne saisonnière, le pays renoue avec une sécurité hydrique pour l’agriculture. Avec la croissance des cultures, les agriculteurs vont bénéficier d’un tournant positif pour la saison agricole à venir qui va se concrétiser par une relance d’activité, donc de la production avec un potentiel de la stabilisation des filières agro-alimentaires grâce à de meilleures conditions agricoles. Ce qui créera de meilleures perspectives pour l’emploi rural. Comme la hausse significative des niveaux des barrages et des nappes phréatiques apportera une marge de sécurité hydrique pour l’irrigation et l’eau potable.

Par ailleurs, les indicateurs macroéconomiques du Maroc sont déjà au vert. Pour l’économie du Maroc, les astres se sont alignés tout particulièrement en 2025 avec des agrégats de l’année satisfaisants et des perspectives économiques particulièrement prometteuses. Ce constat d’une orientation positive quasi unanime de tous les indicateurs est une première pour le Maroc. En effet, au niveau de la croissance économique, le PIB affiche une progression inédite de 5,0%, avec des indicateurs sectoriels très rassurants à l’instar de l’agriculture avec un taux de remplissage moyen des barrages de 42,5%, de l’industrie dont le taux d’utilisation des capacités atteint 79%, du tourisme avec 19,8 millions d’arrivées ou encore de la facture énergétique qui s’allège grâce à un prix du baril durablement en deçà de 60 $.

Aussi, la situation budgétaire du pays s’est renforcée avec des recettes ordinaires qui au cours des 4 dernières années ont connu une progression moyenne de près de +30 MMDH alors que la charge de compensation ne constitue plus un fardeau, à 1,0% du PIB. Les finances publiques ont ainsi été portées par des recettes devenues solides en progression forte et constante depuis 2022. Et, la loi de finances 2026 poursuit cet élan affichant une hausse de +38 MMDH de ces revenus à 433 MMDH.

Cette tendance, se qualifie de saine, parce qu’alimentée par des recettes fiscales fruits de la croissance économique, qui résultent également de l’implémentation progressive des réformes de la TVA, de l’IS, et de l’IR, de la réduction des exonérations d’impôts qui ne représentent plus que 2% du PIB et des efforts de recouvrement menés par l’Administration fiscale.

Résultat, le solde ordinaire attendu est en hausse de +12 MMDH en 2026, ce qui permettrait de financer 40% de l’investissement du Trésor, contre 20% lors de la loi de finances 2025, couvrant ainsi les investissements qui se sont fortement multipliés atteignant des niveaux records. Et ce, alors que le déficit budgétaire et l’endettement poursuivent une tendance baissière.

Les principaux agrégats de la loi de finances 2026 mettent en évidence l’évolution des engagements du secteur public tant en matière de fonctionnement que d’investissement profitant de cette conjoncture favorable.

Ses prévisions de croissance pourront même excéder le taux prévu de 4,6% pour 2026 du fait que la pluviométrie projette une récolte agricole normale, avec une production céréalière qui pourrait surperformer l’hypothèse de 70 MQ prévue par la loi de finances.

De plus, sur le plan monétaire, l’inflation s’est limitée à 0,8%, les encours crédits ont accéléré leur progression à 6,2%, tandis que le taux de créances en souffrance se situe en novembre à 8,7%, stable par rapport à l’année précédente, ce qui permet d’accompagner le dynamisme de l’économie.

Dans ce contexte, en 2026, la dynamique de la demande se continuera grâce à la poursuite de grands chantiers structurants, à la FBCF qui connaîtra une hausse de +6,6%. De même que par l’investissement soutenu par le rebond des IDE de +40% en 2025 après +55% en 2024, des crédits à l’équipement à +16,8%, qui se reflète sur l’importation des biens d’équipement de +16,7%.

Sachant que le secteur tertiaire demeure le premier contributeur à la croissance économique du fait de son poids et de ses performances qui s’inscrivent dans la régularité. Les services devraient afficher, selon les hypothèses de la loi de finances 2026, une hausse de +4,2% après +4,1% dans la loi de finances 2025.

En conséquence, le climat des affaires au Maroc, est au beau fixe, concrétisé par un regain de la notation « Investment Grade ».

Les dernières pluies, confortent ainsi les hypothèses macroéconomiques pour l’année 2026, les rendant réalistes. Ainsi, globalement, l’économie marocaine devrait consolider ce nouveau pallier de croissance près du seuil de +5%, confirmant une dynamique nettement supérieure au niveau de la croissance long terme qui se situe autour de +3,5%.

Une configuration qui devient plausible dans une économie qui de fait conduit une politique budgétaire quasi-expansionniste tout en maintenant un contrôle de l’encours de la dette, loin du niveau de 70%, seuil de tolérance de dette pour les pays émergents. Une comparaison qui s’impose pour un pays qui entre dans le groupe de pays qualifiés comme tel…

 

Afifa Yata

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Marché des bons du Trésor: Attijariwafa Bank, BMCE Capital et la BCP en tête en 2025 https://lnt.ma/marche-des-bons-du-tresor-attijariwafa-bank-bmce-capital-et-la-bcp-en-tete-en-2025/ Tue, 10 Feb 2026 08:55:22 +0000 https://lnt.ma/?p=541303 Attijariwafa Bank, BMCE Capital et la Banque Centrale Populaire (BCP) occupent les trois premières places dans le classement annuel des banques Intermédiaires en Valeurs du Trésor (IVT) les plus actives sur le marché des bons du Trésor au titre de l’année 2025, a annoncé, récemment, le ministère de l’Économie et des Finances. Conformément aux dispositions […]

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Attijariwafa Bank, BMCE Capital et la Banque Centrale Populaire (BCP) occupent les trois premières places dans le classement annuel des banques Intermédiaires en Valeurs du Trésor (IVT) les plus actives sur le marché des bons du Trésor au titre de l’année 2025, a annoncé, récemment, le ministère de l’Économie et des Finances.

Conformément aux dispositions des conventions conclues entre la Direction du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE) et les banques IVT, cette direction procède à la publication du classement annuel des trois banques IVT les plus actives sur le marché des valeurs du Trésor, indique le ministère sur son site web.

En effet, l’établissement de ce classement repose sur une analyse des performances des banques IVT, explique la même source.

Dans le détail, l’évaluation porte sur la qualité d’animation des marchés primaire et secondaire des bons du Trésor, la participation aux opérations de gestion active de la dette intérieure ainsi que le respect des engagements de cotation électronique des bons du Trésor.

Cette évaluation intègre également la qualité du conseil fourni et la pertinence des informations communiquées à la Direction.

 

LNT avec Map

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Crédit bancaire : encours de 1.258,1 MMDH en 2025, les dépôts en hausse de 7,5% https://lnt.ma/credit-bancaire-encours-de-1-2581-mmdh-en-2025-les-depots-en-hausse-de-75/ Tue, 10 Feb 2026 08:50:09 +0000 https://lnt.ma/?p=541289 L’encours du crédit bancaire s’est établi à 1.258,1 milliards de dirhams (MMDH) en 2025, enregistrant une progression annuelle de 8%, selon le tableau de bord « Crédits-Dépôts bancaires » publié par Bank Al-Maghrib (BAM). Cette évolution recouvre une hausse de 4,7% des crédits accordés aux agents non financiers et une progression de 23,2% de ceux […]

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L’encours du crédit bancaire s’est établi à 1.258,1 milliards de dirhams (MMDH) en 2025, enregistrant une progression annuelle de 8%, selon le tableau de bord « Crédits-Dépôts bancaires » publié par Bank Al-Maghrib (BAM).

Cette évolution recouvre une hausse de 4,7% des crédits accordés aux agents non financiers et une progression de 23,2% de ceux destinés aux agents financiers. Les concours aux entreprises non financières privées ont enregistré une augmentation annuelle de 3%, portée principalement par la hausse de 13,9% des crédits à l’équipement et de 5,6% des prêts à la promotion immobilière. En revanche, les facilités de trésorerie ont accusé un repli de 4,1%.

Les crédits accordés aux ménages ont progressé de 3,6% en glissement annuel, sous l’effet notamment de l’augmentation de 3,3% des prêts à l’habitat et de 5% des crédits à la consommation.

S’agissant des dépôts, ils se sont établis à 1.367,7 MMDH à fin décembre 2025, en hausse annuelle de 7,5%. Les dépôts des ménages ont augmenté de 5,9% pour atteindre 978,7 MMDH, dont 222,8 MMDH détenus par les Marocains résidant à l’étranger (MRE). Les dépôts des entreprises non financières privées se sont, quant à eux, inscrits en hausse de 10% pour s’établir à 260,5 MMDH.

BAM indique également que les taux de rémunération des dépôts à terme ont enregistré, d’un mois à l’autre, une hausse de 22 points de base pour ceux à six mois et de 4 points de base pour ceux à douze mois, atteignant respectivement 2,53% et 2,64% à fin décembre 2025. Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a été fixé à 1,61% pour le premier semestre 2026, en baisse de 30 points de base par rapport au semestre précédent.

Par ailleurs, le financement participatif destiné à l’habitat, notamment sous forme de Mourabaha immobilière, a poursuivi sa progression pour atteindre 29,7 MMDH en 2025, contre 24,9 MMDH un an auparavant, soit une hausse annuelle de 19,3%.

LNT

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Conférence APSB : liquidité, profondeur et confiance, défis d’un marché boursier en expansion https://lnt.ma/conference-apsb-liquidite-profondeur-et-confiance-defis-dun-marche-boursier-en-expansion/ Mon, 09 Feb 2026 14:30:04 +0000 https://lnt.ma/?p=541262 La place financière de Casablanca a été, ce lundi 9 février 2026, au cœur d’un échange approfondi sur ses perspectives d’évolution à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB), sous le thème « Le marché boursier marocain à l’aube d’une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? ». […]

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La place financière de Casablanca a été, ce lundi 9 février 2026, au cœur d’un échange approfondi sur ses perspectives d’évolution à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association Professionnelle des Sociétés de Bourse (APSB), sous le thème « Le marché boursier marocain à l’aube d’une nouvelle ère : quels défis et quelles attentes ? ». Cette rencontre a réuni les principaux acteurs institutionnels et professionnels du marché des capitaux afin d’analyser les transformations en cours et les conditions d’une consolidation durable.

Autour de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, ont pris part aux débats le président de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Tarik Senhaji, le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, le directeur général de la Bourse, Nasser Seddiqi, le président de Maroclear, Mounir Razki, ainsi que le président de l’APSB, Amine Maamri.

Un marché en phase d’accélération

Dans son intervention, Amine Maamri a souligné que l’année 2025 avait confirmé le rôle central du marché boursier dans le financement de l’économie nationale. Il a évoqué une progression marquée des indicateurs, avec une capitalisation ayant dépassé 1 000 milliards de dirhams et des volumes en hausse, traduisant selon lui une confiance renforcée.

Toutefois, il a insisté sur le fait qu’un marché financier « ne se mesure pas uniquement à sa stabilité », mais à sa capacité à générer de la liquidité et à attirer durablement les investisseurs. La profondeur du marché, la diversification des instruments et l’élargissement de la base des investisseurs ont ainsi été identifiés comme des chantiers prioritaires.

La ministre Nadia Fettah a replacé ces enjeux dans une séquence macroéconomique qu’elle a qualifiée de favorable. Rappelant que la bourse est souvent perçue comme un « thermomètre » de l’économie, elle a estimé que, dans les phases d’accélération, elle doit devenir « un moteur, un outil de transformation ». Selon elle, la question n’est plus seulement de financer l’économie, mais de diversifier les sources de financement et de partager plus largement la création de valeur.

Liquidité, profondeur et confiance : des priorités convergentes

Les interventions ont convergé vers un diagnostic commun : la dynamique récente demeure concentrée sur un nombre limité de grandes capitalisations, et la liquidité doit être consolidée sur la durée. « Le défi n’est pas seulement d’introduire des sociétés, c’est aussi de faire vivre les titres dans la durée », a souligné la ministre, appelant à un effort collectif pour développer le marché secondaire, notamment pour les PME.

Elle a également rappelé que « la liquidité ne se décrète pas par la loi, elle se construit par des stratégies et par l’innovation des acteurs privés », tout en affirmant l’engagement des pouvoirs publics à créer un environnement favorable. La préparation des introductions en bourse, qui s’inscrit souvent sur plusieurs années, suppose un accompagnement structuré des entreprises et une coordination avec les fonds d’investissement, les banques d’affaires et les dispositifs publics de soutien.

Pour Tarik Senhaji, président de l’AMMC, la période actuelle doit être transformée en « maturité structurelle et durable ». Il a salué la progression du nombre d’investisseurs particuliers, qu’il a qualifiée d’avancée en matière de démocratisation de l’investissement, tout en soulignant l’exigence accrue en matière de communication financière, de transparence et d’éducation des investisseurs. La crédibilité du marché repose, selon lui, sur la qualité de son fonctionnement, la maîtrise des risques opérationnels et le respect des standards internationaux.

Modernisation des infrastructures et rôle des intermédiaires

Le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, a insisté sur la nécessité d’un développement durable du marché, capable d’absorber les chocs et d’offrir des mécanismes d’animation efficaces. Il a souligné l’évolution du rôle des intermédiaires boursiers, appelés à dépasser la simple exécution des ordres pour devenir des partenaires stratégiques des émetteurs et des investisseurs.

Nasser Seddiqi, directeur général de la Bourse de Casablanca, a pour sa part évoqué les réformes structurelles engagées, notamment la transformation de la Bourse en groupe intégré et le renforcement des mécanismes d’animation et de gestion des risques. Il a également mis en avant la progression du marché primaire au cours des trois dernières années et l’augmentation de la participation des investisseurs particuliers, soulignant la nécessité d’accompagner cette évolution par des efforts accrus en matière de formation et de pédagogie.

La dimension post-marché a été abordée par Mounir Razki, président de Maroclear, qui a rappelé que la maturité d’un marché se mesure aussi à la robustesse, à la modernité et à la résilience de ses infrastructures. Il a insisté sur l’importance de la digitalisation, de la standardisation des processus et de la réduction des délais de traitement pour renforcer la sécurité et l’efficience des opérations.

Le marché à terme, une étape structurante

Dans ce contexte, la ministre Nadia Fettah a annoncé que le lancement du marché à terme est prévu pour le 6 avril 2026. Selon elle, cette évolution « marquera une étape structurante pour notre place financière », en offrant aux investisseurs de nouveaux outils de couverture, en améliorant la formation des prix et en contribuant à renforcer la liquidité et l’attractivité globale du marché. Elle a également indiqué que l’objectif demeure de renforcer la présence du Maroc dans les grands indices internationaux, notamment le MSCI, dans un contexte mondial de recomposition des flux d’investissement.

Au-delà de cette annonce, l’ensemble des intervenants ont insisté sur la responsabilité partagée qui incombe aux pouvoirs publics, aux régulateurs, aux infrastructures de marché, aux intermédiaires et aux entreprises pour transformer la dynamique actuelle en trajectoire durable.

Selim Benabdelkhalek

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Atelier : Gros plan sur l’IS, l’IR et la TVA dans la Loi de Finances 2026 https://lnt.ma/atelier-gros-plan-sur-lis-lir-et-la-tva-dans-la-loi-de-finances-2026/ Sun, 08 Feb 2026 08:14:58 +0000 https://lnt.ma/?p=541216 Dans le cadre de ses activités de formation,«Elytsmart Consulting» organise le 10 février prochain un atelier professionnel consacré au mesures fiscales du Loi de Finances 2026. Un focus particulier sera dédié au mécanisme de la retenue à la source. La ville de Casablanca accueillera, le mardi 10 février un atelier dédié aux dispositions fiscales de […]

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Dans le cadre de ses activités de formation,«Elytsmart Consulting» organise le 10 février prochain un atelier professionnel consacré au mesures fiscales du Loi de Finances 2026. Un focus particulier sera dédié au mécanisme de la retenue à la source.

La ville de Casablanca accueillera, le mardi 10 février un atelier dédié aux dispositions fiscales de la Loi de Finances 2026. Cette rencontre réunira des chefs d’entreprise, des hommes d’affaires ainsi que des professionnels issus de différents secteurs économiques, autour d’échanges et d’analyses portant sur les nouveautés fiscales de l’exercice 2026.

Cet atelier a pour objectif de présenter de manière structurée et accessible les principales évolutions introduites par la Loi de Finances, en mettant l’accent sur leurs implications pratiques, notamment en matière de fiscalité, de climat des affaires et d’investissement.

Un focus particulier sera consacré au mécanisme de la retenue à la source, à travers une rétrospective des principales dispositions fiscales qui l’encadrent, couvrant les différents impôts concernés, notamment l’Impôt sur les Sociétés (IS), l’Impôt sur le Revenu (IR) et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), depuis l’entrée en vigueur des nouvelles règles régissant ce mode de paiement de l’impôt.

Les travaux de cet atelier seront animés par M. Youssef El Ouadi, expert économique, financier et comptable avec la participation de M. Khalid Zazou, expert en droit fiscal, qui proposeront une lecture transversale et pédagogique des nouvelles dispositions, tout en apportant un éclairage sur les enjeux et perspectives pour les entreprises.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un cycle de conférences et d’ateliers que «Elytsmart Consulting» prévoit d’organiser dans d’autres villes du Royaume, dans le but de favoriser le partage d’expertise, le débat professionnel et la réflexion collective autour des évolutions économiques et juridiques, en particulier dans le domaine fiscal.

H.Z

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Banques cotées : le coût du risque en baisse après deux ans de hausse, constate AGR https://lnt.ma/banques-cotees-le-cout-du-risque-en-baisse-apres-deux-ans-de-hausse-constate-agr/ Sat, 07 Feb 2026 14:15:19 +0000 https://lnt.ma/?p=541203 Le produit net bancaire (PNB) des sept banques cotées à la Bourse de Casablanca s’est établi à 72 milliards de dirhams (MMDH) à fin septembre 2025, enregistrant une hausse de 6% en glissement annuel, selon les données publiées par Attijari Global Research (AGR) dans son rapport « Research Report – Equity » de février 2026. […]

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Le produit net bancaire (PNB) des sept banques cotées à la Bourse de Casablanca s’est établi à 72 milliards de dirhams (MMDH) à fin septembre 2025, enregistrant une hausse de 6% en glissement annuel, selon les données publiées par Attijari Global Research (AGR) dans son rapport « Research Report – Equity » de février 2026.

D’après AGR, les réalisations du secteur bancaire coté à fin septembre sont globalement conformes aux prévisions initiales. Cette progression du PNB reflète une dynamique soutenue de l’activité dans un environnement marqué par des conditions de financement relativement favorables.

Le résultat net part du groupe (RNPG) des banques cotées a, pour sa part, progressé de 13,6% pour atteindre 17 MMDH à fin septembre. Cette performance s’explique notamment par un effet volume positif et par plusieurs facteurs favorables, dont l’optimisation du coût de la ressource. Le poids des ressources à vue dans les dépôts s’est établi à 73%, contribuant à l’amélioration des marges.

AGR souligne également la montée en puissance des activités de marché dans un contexte de taux favorable, ainsi que l’essor du digital banking. Ces évolutions ont permis une optimisation du réseau de distribution et une amélioration de l’efficacité opérationnelle, traduite par un recul du coefficient d’exploitation à 41%.

Sur le plan de la qualité des actifs, la note fait état d’une baisse du coût du risque de 9,8% après deux années consécutives de hausse. Cette amélioration est attribuée à une meilleure qualité des portefeuilles, tant au Maroc que dans les filiales africaines des groupes bancaires concernés.

S’agissant des perspectives, AGR estime que le secteur bancaire coté demeure sous-évalué en Bourse. Le rapport indique qu’à horizon 2026-2027, le rendement des fonds propres (ROE) dépasserait pour la première fois la barre des 13%, tandis que le ratio cours/bénéfice (P/E) ressortirait à un niveau historiquement bas de 12,6x sur la même période.

Selon les analystes d’AGR, cette configuration – caractérisée par une rentabilité financière en amélioration et une valorisation boursière modérée – offrirait un potentiel d’appréciation estimé à 26% pour le secteur bancaire coté en 2026, sous réserve du maintien des conditions macroéconomiques et financières actuelles.

LNT

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Paiements numériques : la BAD accorde un don de 510.000 dollars au fonds de BAM https://lnt.ma/paiements-numeriques-la-bad-accorde-un-don-de-510-000-dollars-au-fonds-de-bam/ Fri, 06 Feb 2026 09:05:30 +0000 https://lnt.ma/?p=541122 Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), à travers le Fonds pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI), a accordé un don de 510.000 dollars américains au profit du Fonds de développement de l’acceptation des paiements électroniques mis en place par Bank Al-Maghrib (BAM). Ce financement vise à soutenir le développement à plus […]

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), à travers le Fonds pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI), a accordé un don de 510.000 dollars américains au profit du Fonds de développement de l’acceptation des paiements électroniques mis en place par Bank Al-Maghrib (BAM).

Ce financement vise à soutenir le développement à plus grande échelle des paiements numériques, l’inclusion financière tout en contribuant à la réduction de l’usage du numéraire au Maroc, indique la BAD dans un communique.

Ce don s’inscrit en complément des ressources financières mobilisées par Bank Al-Maghrib pour mettre en place ledit fonds dont l’objectif est d’encourager l’adoption des paiements électroniques par les commerçants, réduisant ainsi la dépendance aux espèces et soutenant la transition vers une économie numérique.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie de développement des paiements numériques, notamment dans ses axes relatifs à la promotion des paiements, à la digitalisation des transactions et à la réduction de la dépendance au numéraire.

« Cet accord contribuera à élargir l’accès aux services financiers pour les populations et les commerçants et renforce l’écosystème national des paiements, consolidant les bases d’une économie numérique inclusive et durable », a indique Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc.

De son côté, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza, a souligné que « le Fonds d’acquisition constitue un levier structurant pour accélérer l’adoption des paiements électroniques au Maroc ».

Selon lui, l’appui de partenaires internationaux, dont la BAD à travers l’ADFI, vient renforcer une initiative nationale visant à promouvoir l’usage des paiements électroniques au service de l’inclusion économique et sociale.

Le Fonds pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI), hébergé par la BAD, a été lancé en 2019 pour accélérer la croissance, l’adoption et l’utilisation des services financiers numériques pour des millions d’Africains, en particulier les femmes.

Il soutient des initiatives stratégiques dans trois domaines : infrastructures financières numériques, politiques et réglementation, produits et innovation, avec l’inclusion des femmes et le renforcement des capacités comme priorités transversales.

Les partenaires actuels de l’ADFI sont l’Agence française de développement (AFD), le Groupe de la BAD, la Fondation Gates, le Luxembourg, la France et l’Inde.

Depuis 1978, le Groupe de la BAD a mobilisé près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc, couvrant des secteurs stratégiques tels que les transports, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le secteur financier.

 

LNT avec Map

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TGR : Noureddine Bensouda quitte ses fonctions à la tête de l’institution https://lnt.ma/tgr-noureddine-bensouda-quitte-ses-fonctions-apres-quatorze-ans-a-la-tete-de-linstitution/ Thu, 05 Feb 2026 15:00:24 +0000 https://lnt.ma/?p=541106 Un changement intervient à la tête de la Trésorerie générale du Royaume. Noureddine Bensouda a quitté ses fonctions, selon des informations concordantes, mettant fin à près de seize années passées à la direction de cette institution centrale des finances publiques marocaines. Nommé en avril 2010, Noureddine Bensouda aura durablement marqué l’action de la Trésorerie générale […]

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Un changement intervient à la tête de la Trésorerie générale du Royaume. Noureddine Bensouda a quitté ses fonctions, selon des informations concordantes, mettant fin à près de seize années passées à la direction de cette institution centrale des finances publiques marocaines.

Nommé en avril 2010, Noureddine Bensouda aura durablement marqué l’action de la Trésorerie générale du Royaume, pilier de l’architecture financière de l’État. La TGR joue un rôle stratégique dans l’exécution budgétaire, la gestion de la trésorerie de l’État, la tenue de la comptabilité publique ainsi que le contrôle financier des collectivités territoriales, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la régionalisation avancée.

Haut fonctionnaire reconnu, Noureddine Bensouda s’est distingué par son implication dans les chantiers de modernisation de la gestion financière publique. Son mandat a été marqué par le renforcement des mécanismes de contrôle, l’amélioration de la transparence budgétaire et l’accompagnement des réformes visant à aligner les finances publiques sur des exigences accrues de performance, de soutenabilité et de rigueur comptable.

Sous sa direction, la TGR a évolué dans un contexte de profondes transformations des politiques publiques, marqué par la montée en charge des réformes budgétaires, l’élargissement des compétences financières des collectivités territoriales et l’adaptation des outils de gestion aux standards modernes de gouvernance financière. Ces évolutions ont contribué à renforcer le rôle de la Trésorerie générale comme acteur clé de la sécurisation des équilibres financiers de l’État.

Avant sa nomination à la tête de la TGR, Noureddine Bensouda avait occupé le poste de directeur général des Impôts. À ce titre, il avait conduit plusieurs réformes structurantes de l’administration fiscale, axées notamment sur la modernisation des outils de gestion, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’amélioration de la relation entre l’administration et les contribuables.

LNT

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Chute des métaux précieux et des cryptomonnaies : les marchés face à une correction simultanée https://lnt.ma/chute-des-metaux-precieux-et-des-cryptomonnaies-les-marches-face-a-une-correction-simultanee/ Wed, 04 Feb 2026 13:43:21 +0000 https://lnt.ma/?p=541014 Les marchés financiers mondiaux ont été marqués ces dernières semaines par un mouvement de correction simultané touchant aussi bien les minerais précieux que les cryptomonnaies. Après une période prolongée de hausse ayant conduit plusieurs actifs à des niveaux historiques, les cours de l’or, de l’argent et de certains métaux stratégiques ont enregistré des replis significatifs, […]

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Les marchés financiers mondiaux ont été marqués ces dernières semaines par un mouvement de correction simultané touchant aussi bien les minerais précieux que les cryptomonnaies. Après une période prolongée de hausse ayant conduit plusieurs actifs à des niveaux historiques, les cours de l’or, de l’argent et de certains métaux stratégiques ont enregistré des replis significatifs, tandis que les principales cryptomonnaies ont connu une volatilité accrue, accompagnée de baisses parfois brutales. Cette convergence baissière, inhabituelle par son ampleur et sa synchronisation, a relancé le débat sur la nature des cycles actuels et sur les liens de plus en plus étroits entre différentes classes d’actifs.

Sur le marché des métaux précieux, la correction a mis fin à une séquence haussière alimentée par des tensions géopolitiques persistantes, des anticipations inflationnistes et une demande soutenue de la part des investisseurs institutionnels. L’or, longtemps considéré comme une valeur refuge en période d’incertitude, a vu son prix reculer après avoir atteint des sommets historiques. L’argent, dont les mouvements sont traditionnellement plus volatils, a subi des ajustements encore plus marqués. Ces replis ont également concerné d’autres métaux précieux, tels que le platine et le palladium, pénalisés par un environnement macroéconomique moins favorable et par des ajustements de positions sur les marchés à terme.

Parallèlement, l’univers des cryptomonnaies a été confronté à une phase de baisse notable. Le Bitcoin, principal actif numérique par sa capitalisation, a perdu une part importante de sa valeur en l’espace de quelques séances, entraînant dans son sillage l’Ethereum et plusieurs autres cryptomonnaies majeures. Cette dynamique a été amplifiée par l’utilisation massive de produits dérivés et de mécanismes à effet de levier, qui ont provoqué des liquidations en chaîne lorsque certains seuils techniques ont été franchis. Les volumes échangés ont fortement augmenté, traduisant une nervosité accrue des investisseurs et une réévaluation rapide des anticipations de marché.

Les raisons d’une chute généralisée

Les facteurs expliquant ces mouvements convergent autour d’un changement de perception du contexte macroéconomique mondial. Les marchés ont intégré de nouvelles anticipations concernant l’évolution des politiques monétaires, en particulier aux États-Unis, où la perspective d’un maintien prolongé de taux d’intérêt élevés a renforcé le dollar. Dans ce cadre, les actifs ne générant pas de rendement, comme l’or, ont vu leur attractivité relative diminuer. Les cryptomonnaies, bien que reposant sur des logiques différentes, se sont également révélées sensibles à ce resserrement des conditions financières, notamment en raison de leur dépendance à la liquidité globale.

À ces considérations macroéconomiques s’ajoute une dimension technique. Les hausses rapides observées au cours des mois précédents avaient attiré une part croissante d’investissements spéculatifs, souvent fondés sur des stratégies de court terme. Lorsque les premiers signaux de retournement sont apparus, les ventes se sont accélérées, alimentées par des mécanismes automatiques et des ajustements de portefeuille visant à sécuriser les gains accumulés. Ce phénomène a contribué à amplifier la baisse, tant sur les marchés des métaux que sur ceux des actifs numériques.

L’un des éléments les plus commentés de cette séquence est la corrélation observée entre les métaux précieux et les cryptomonnaies. Traditionnellement perçus comme des actifs de nature différente, ces instruments ont évolué de concert, reflétant une logique de réduction globale du risque. Face à un environnement incertain, de nombreux investisseurs ont privilégié des actifs jugés plus liquides ou moins volatils à court terme, au détriment de positions considérées comme plus exposées aux fluctuations rapides des marchés.

Cette situation soulève également des interrogations sur le rôle des cryptomonnaies en tant qu’alternative aux valeurs refuges traditionnelles. Si certains acteurs continuent de considérer le Bitcoin comme une réserve de valeur à long terme, les récents épisodes de volatilité rappellent sa sensibilité aux dynamiques financières globales et aux comportements spéculatifs. De leur côté, les métaux précieux conservent une place centrale dans les stratégies de diversification, même si leur évolution récente montre qu’ils ne sont pas immunisés contre des phases de correction prononcées.

Malgré l’ampleur des baisses observées, plusieurs analystes estiment que ces mouvements pourraient s’inscrire dans une phase de consolidation plutôt que dans un retournement durable de tendance. À moyen et long terme, les fondamentaux soutenant la demande de métaux précieux, tels que les incertitudes géopolitiques et les besoins industriels, demeurent présents. De même, l’écosystème des cryptomonnaies continue d’évoluer, porté par l’innovation technologique et l’intérêt persistant de certains investisseurs institutionnels.

LNT

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Développement urbain et immobilier : un partenariat stratégique signé à Jeddah pour des projets au Maroc https://lnt.ma/developpement-urbain-et-immobilier-un-partenariat-strategique-signe-a-jeddah-pour-des-projets-au-maroc/ Wed, 04 Feb 2026 13:33:27 +0000 https://lnt.ma/?p=541007 Un accord de partenariat stratégique a été signé en janvier dernier à Jeddah, en Arabie saoudite, entre l’Union Arabe pour la Construction et le Développement Immobilier et le holding marocain FFP, en vue de la structuration et de la mise en œuvre de projets majeurs de développement urbain et immobilier au Royaume du Maroc. La […]

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Un accord de partenariat stratégique a été signé en janvier dernier à Jeddah, en Arabie saoudite, entre l’Union Arabe pour la Construction et le Développement Immobilier et le holding marocain FFP, en vue de la structuration et de la mise en œuvre de projets majeurs de développement urbain et immobilier au Royaume du Maroc. La signature s’inscrit dans une dynamique de renforcement des partenariats arabes et de soutien aux efforts de développement urbain.

L’accord a été paraphé par le président de l’Union Arabe pour la Construction et le Développement Immobilier, Lahiq bin Al-Otaibi, et par Salah Eddine El Badry, représentant le holding FFP. Il vise à mobiliser des ressources financières et techniques afin d’accompagner des projets structurants dans les domaines de l’immobilier et des infrastructures urbaines au Maroc.

Selon les termes de l’accord, une enveloppe de financement estimative pouvant atteindre 300 millions de dollars américains sera dédiée exclusivement au financement de projets situés au Maroc. Cette enveloppe pourra être mobilisée à travers différents mécanismes, incluant des fonds d’investissement immobilier, des structures de financement dédiées, ainsi que des financements bancaires et de développement d’origine arabe, islamique et internationale.

La supervision exécutive de ces mécanismes de financement sera assurée par le holding FFP, qui jouera un rôle central dans l’activation et la coordination des ressources nécessaires à la réalisation des projets retenus dans le cadre de ce partenariat.

FFP désigné acteur exécutif principal

Dans le cadre de l’accord, le holding FFP est désigné comme acteur exécutif principal. À ce titre, il est chargé de l’ensemble des missions opérationnelles liées à la préparation des projets, à leur structuration technique et financière, ainsi qu’à la création de sociétés à objet spécifique (Special Purpose Vehicles – SPV) lorsque cela est requis.

Le holding assurera également la coordination avec les partenaires financiers, les institutions bancaires et les organismes de développement concernés, pour les projets validés au titre de cet accord. Cette organisation vise à garantir une mise en œuvre structurée et conforme aux standards de gouvernance et de transparence en vigueur.

L’accord définit par ailleurs un cadre institutionnel clair pour la mise en œuvre du partenariat. L’Union Arabe pour la Construction et le Développement Immobilier se voit confier un rôle de coordination, de supervision institutionnelle et d’orientation stratégique, tandis que le holding FFP assume la responsabilité de l’exécution opérationnelle et technique des projets.

L’ensemble des actions prévues sera conduit dans le respect des lois et réglementations en vigueur au Royaume du Maroc, en lien avec les autorités compétentes et les acteurs institutionnels concernés.

Cette initiative s’inscrit dans le contexte de la dynamique de développement soutenue que connaît le Maroc, notamment à l’approche de grands événements sportifs internationaux. Les projets envisagés pourraient ainsi accompagner les programmes liés à l’organisation de compétitions de portée mondiale, dont la Coupe du monde de football, ainsi que les chantiers de mise à niveau urbaine.

Le partenariat vise également à contribuer au développement de l’offre de logement et au renforcement des infrastructures économiques et sociales, dans un contexte marqué par une urbanisation croissante et des besoins accrus en équipements structurants.

Il est précisé que l’accord signé à Jeddah constitue un partenariat stratégique non contraignant sur le plan financier. Des conventions d’exécution distinctes seront conclues pour chaque projet, afin de définir de manière précise les modalités d’exécution, de financement et de gouvernance propres à chaque opération.

Cette approche graduelle vise à assurer une meilleure maîtrise des risques, tout en permettant une adaptation des montages financiers et opérationnels aux spécificités de chaque projet.

LNT

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Énergies renouvelables : la Cour des comptes appelle à accélérer la mise en œuvre des programmes https://lnt.ma/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-appelle-a-accelerer-la-mise-en-oeuvre-des-programmes/ Wed, 04 Feb 2026 11:01:07 +0000 https://lnt.ma/?p=540998 La Cour des comptes a relevé un bilan globalement positif du développement des énergies renouvelables au Maroc jusqu’à fin 2024, tout en soulignant la nécessité d’intensifier les efforts afin d’accélérer la mise en œuvre des programmes prévus et d’atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030. Cette évaluation figure dans le rapport annuel 2024-2025 de l’institution, […]

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La Cour des comptes a relevé un bilan globalement positif du développement des énergies renouvelables au Maroc jusqu’à fin 2024, tout en soulignant la nécessité d’intensifier les efforts afin d’accélérer la mise en œuvre des programmes prévus et d’atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030. Cette évaluation figure dans le rapport annuel 2024-2025 de l’institution, consacré notamment à l’analyse des politiques publiques et à la gouvernance du secteur énergétique.

Un cadre stratégique ambitieux à l’horizon 2030

Dans son rapport, la Cour rappelle que le plan d’équipement électrique 2025-2030 constitue l’un des piliers de la stratégie énergétique nationale. Ce plan vise la réalisation d’une capacité installée totale de 15.672 mégawatts, pour un coût estimé à 120 milliards de dirhams. Sur ce volume, 12.445 mégawatts sont destinés au développement des sources d’énergies renouvelables et des dispositifs de stockage, traduisant l’orientation affirmée du Royaume en faveur d’un mix énergétique plus durable.

Au-delà de la production, le plan prévoit également l’accélération des investissements dans le réseau de transport de l’électricité, l’aboutissement des projets d’interconnexion électrique avec les pays partenaires, ainsi que le développement du secteur du gaz naturel. Ce dernier est présenté comme une énergie de transition, appelée à accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables et à contribuer à la stabilité du système électrique national.

Tout en reconnaissant les avancées réalisées, la Cour des comptes insiste sur l’importance de renforcer les mécanismes de suivi de l’exécution du plan d’équipement électrique 2025-2030, couvrant la production, le stockage et le transport. Selon l’institution, un suivi rigoureux et structuré est indispensable pour garantir le respect des délais et l’atteinte des objectifs assignés au secteur.

La Cour recommande également une amélioration de la gouvernance du secteur énergétique, en mettant l’accent sur la nécessité de disposer d’une stratégie claire et cohérente. Elle appelle, dans ce cadre, à l’instauration d’un cadre juridique adéquat pour le développement du secteur du gaz naturel, afin d’en faire un levier effectif de la transition énergétique et d’assurer son intégration harmonieuse dans le mix national.

Le gaz naturel comme énergie de transition

Le rapport souligne que le développement du gaz naturel revêt une importance particulière dans la phase actuelle de transition énergétique. En tant qu’énergie de transition, le gaz est appelé à jouer un rôle d’appoint pour compenser l’intermittence des énergies renouvelables et sécuriser l’approvisionnement électrique. La Cour considère toutefois que ce potentiel ne pourra être pleinement exploité qu’à travers une vision stratégique claire, soutenue par un cadre réglementaire et institutionnel approprié.

Cette approche vise à concilier les impératifs de durabilité environnementale avec les exigences de sécurité énergétique et de compétitivité économique, dans un contexte marqué par l’évolution des marchés internationaux de l’énergie et par les engagements climatiques du Maroc.

Parallèlement à l’analyse du secteur énergétique, la Cour des comptes a examiné l’état d’avancement de la réforme des Établissements et Entreprises Publics (EEP), dans le cadre de son suivi annuel. À ce titre, elle a relevé que le programme de restructuration du portefeuille public des établissements publics à caractère non commercial rencontre des difficultés d’exécution.

Ces difficultés sont attribuées, selon le rapport, à l’absence d’un mécanisme décisionnel dédié, chargé d’activer les opérations de restructuration programmées. En l’état actuel, ces opérations demeurent largement tributaires des initiatives des autorités ministérielles de tutelle, ce qui limite leur portée et ralentit leur mise en œuvre.

Une politique actionnariale encore au stade préparatoire

La Cour a également noté que la Politique actionnariale de l’État, adoptée par le Conseil du Gouvernement le 12 décembre 2024, n’a pas encore effectivement démarré. Cette politique est pourtant considérée comme un levier structurant pour améliorer la performance, la gouvernance et la cohérence stratégique du portefeuille public.

L’institution souligne que le retard observé dans le déploiement de cette politique pourrait freiner les efforts de réforme et réduire l’impact attendu des transformations engagées au niveau des EEP, y compris dans les secteurs stratégiques comme l’énergie.

SB

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Le dollar sous pression en 2026 : une fragilité plus structurelle que conjoncturelle https://lnt.ma/le-dollar-sous-pression-en-2026-une-fragilite-plus-structurelle-que-conjoncturelle/ Wed, 04 Feb 2026 10:08:28 +0000 https://lnt.ma/?p=540969 Le dollar entame l’année sur une trajectoire clairement baissière, prolongeant une tendance amorcée en 2025. Cette évolution n’est pas uniquement cyclique. Elle révèle deux vulnérabilités structurelles majeures pour la monnaie américaine à l’horizon 2026 : l’évolution de la gouvernance de la Réserve fédérale et la dégradation continue de la balance courante des États-Unis, en particulier […]

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Le dollar entame l’année sur une trajectoire clairement baissière, prolongeant une tendance amorcée en 2025. Cette évolution n’est pas uniquement cyclique. Elle révèle deux vulnérabilités structurelles majeures pour la monnaie américaine à l’horizon 2026 : l’évolution de la gouvernance de la Réserve fédérale et la dégradation continue de la balance courante des États-Unis, en particulier de la balance des revenus, souvent moins commentée que le déficit commercial mais potentiellement plus dangereuse.

Le débat public se focalise traditionnellement sur le déficit commercial américain. Celui-ci reste effectivement élevé, porté par une dynamique d’importations nettement plus soutenue que celle des exportations. En 2024, le déficit de la balance courante s’est creusé pour atteindre 7,2 %, soit 237,6 milliards de dollars. Les importations de biens ont progressé de 15,4 milliards de dollars pour atteindre près de 794 milliards, tandis que les exportations n’augmentaient que de 2,3 milliards, à 516 milliards de dollars. Les déséquilibres bilatéraux restent marqués, notamment avec la Chine, l’Union européenne, le Mexique et le Vietnam.

Cependant, le point le plus critique se situe ailleurs. La balance des revenus des États-Unis est désormais négative et continue de se détériorer. Les revenus reçus de l’étranger augmentent, mais moins vite que ceux versés au reste du monde. Cette situation reflète l’accumulation d’un stock de dette extérieure dont le coût devient de plus en plus lourd. Contrairement à un déficit commercial, que l’on peut théoriquement corriger par un ralentissement de la demande intérieure, un déficit de la balance des revenus est beaucoup plus rigide. Il possède une inertie structurelle qui empêche toute correction rapide, sauf à agir sur deux leviers : une baisse significative des taux d’intérêt servis au reste du monde ou une dépréciation du dollar.

C’est précisément dans ce contexte que la politique monétaire américaine devient centrale. Pour rétablir durablement une balance des revenus positive, les États-Unis devraient réduire fortement le taux d’intérêt moyen qu’ils versent aux détenteurs étrangers de leur dette. Or cette option suppose un assouplissement monétaire marqué. Le remplacement prochain de Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale renforce cette perspective. Le futur président de la Fed est attendu sur une ligne plus accommodante, ce qui contribuerait mécaniquement à la poursuite de la baisse du dollar.

Cette orientation est politiquement assumée par Donald Trump, pour qui un dollar faible constitue un instrument stratégique. L’objectif est clair : améliorer la compétitivité des exportations américaines dans un contexte de guerre commerciale persistante. Le déficit commercial américain a d’ailleurs atteint 56 milliards de dollars sur les dix premiers mois de 2025, tandis que, sur la même période, la zone euro enregistrait un excédent de 144,6 milliards d’euros.

Sur les marchés des changes, les effets sont déjà visibles. Le dollar connaît l’un de ses pires débuts d’année depuis plusieurs décennies. En 2025, il a perdu près de 10 %, revenant à son plus bas niveau depuis début 2022. En ce début d’année, il recule fortement face au franc suisse, au yen et à l’euro. Alors que la devise européenne a récemment atteint 1,1950 dollar et le franchissement du seuil de 1,20 est désormais envisagé par de nombreux opérateurs. Cette dynamique concerne également le yen, la livre sterling et le yuan, conséquence d’une faiblesse généralisée du billet vert.

Pour autant, le scénario d’un dollar durablement affaibli n’est pas sans risques. Les marchés avaient initialement sous-estimé un facteur clé : l’impact inflationniste d’une dépréciation prolongée de la monnaie américaine. Car, une baisse trop rapide ou trop prolongée des taux par la Fed pourrait stimuler l’activité à court terme, mais au prix d’un regain d’inflation à moyen terme. Sachant que l’inflation érode les rendements réels, ce qui pousse les investisseurs à revoir leurs allocations. C’est précisément ce mouvement de réallocation qui s’observe actuellement, avec un intérêt croissant pour les actifs européens.

Cette appréciation de l’euro n’est cependant pas neutre pour l’économie de la zone euro. Selon les économistes, une hausse de 10 % du taux de change réduit le PIB et l’inflation d’environ 0,3 point. Avec une croissance attendue à 1,2 % en 2026, un euro durablement au-dessus de 1,20 dollar ramènerait cette prévision autour de 0,9 %, tandis que l’inflation reculerait de 2 % à 1,7 %. Les pays et secteurs les plus exposés seraient les grandes économies exportatrices, au premier rang desquelles l’Allemagne, la France et l’Italie.

Enfin, cette baisse du dollar n’est pas sans conséquences pour les économies émergentes, notamment le Maroc. La dépréciation du billet vert face au dirham présente des effets contrastés mais globalement favorables. Environ la moitié des importations marocaines étant libellées en dollars, leur coût diminue, allégeant la facture énergétique et industrielle. À l’inverse, les exportateurs, dont 35 à 40 % des ventes sont facturées en dollars, voient leurs revenus en dirhams se contracter. Néanmoins, compte tenu du poids supérieur des importations par rapport aux exportations, l’impact global sur la balance commerciale reste positif. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger, majoritairement effectués en euros, bénéficient également de la hausse de la monnaie européenne. À cela s’ajoute un effet de déflation importée qui soutient le pouvoir d’achat et la compétitivité des entreprises.

Surtout, l’effet attendu de la baisse du dollar intervient alors que l’Office des Changes vient de publier les chiffres du comportement des balances commerciales, des marchandises, des services  et de voyages pour 2025, lesquelles s’améliorant peuvent supporter l’effet dollar. En effet, les échanges commerciaux de marchandises montrent une hausse des importations de biens de 8% à 822 milliards de dirhams dont une partie peut bénéficier de la baisse du dollar comme le déficit commercial qui se creuse à 15,8% .

Pour la balance des services, les importations de services ont cru de +9,7% en 2025 alors et l’excédent de la balance des services s’affiche à +14,2% . Quand la balance des voyages, elle, a atteint 138 milliards en 2025 contre 114 MMDHS en 2024. Sans oublier les recettes des investissements directs étrangers qui se sont élevés à 56 milliards de dirhams en 2025 en hausse de 28%….

En définitive, la faiblesse du dollar en 2026 ne relève pas d’un simple ajustement de marché, mais d’un déséquilibre plus profond entre choix monétaires, contraintes budgétaires et position extérieure des États-Unis. Si cette dynamique ouvre des opportunités pour certaines économies, dont le Maroc, elle recompose aussi les rapports de force monétaires et commerciaux à l’échelle mondiale.

 

Afifa Dassouli

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FT/LBC : L’ACAPS rassemble les professionnels de l’assurance https://lnt.ma/ft-lbc-lacaps-rassemble-les-professionnels-de-lassurance/ Tue, 03 Feb 2026 16:08:57 +0000 https://lnt.ma/?p=540929 L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) a réuni, le 3 février 2026 à Rabat, l’ensemble des acteurs du secteur des assurances autour de la thématique du renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions […]

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L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) a réuni, le 3 février 2026 à Rabat, l’ensemble des acteurs du secteur des assurances autour de la thématique du renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions de sensibilisation engagées par l’Autorité afin de consolider l’efficacité des mécanismes de prévention et de conformité au sein du secteur.

Placée sous le thème « Dispositif LBC/FT dans le secteur des assurances : état des lieux et enjeux d’efficacité », la réunion visait à renforcer le dialogue entre l’ACAPS et les opérateurs du marché sur les exigences réglementaires, les évolutions en cours et les défis opérationnels liés à la mise en œuvre effective des dispositifs LBC/FT. Elle a réuni notamment la Fédération Marocaine de l’Assurance, la Fédération Nationale des Agents et Courtiers d’Assurance au Maroc, les entreprises d’assurances et de réassurance, ainsi que plusieurs institutions nationales impliquées dans le dispositif de prévention de la criminalité financière.

Les échanges ont permis de dresser un état des lieux des avancées enregistrées ces dernières années en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. À cet égard, il a été rappelé que les efforts conjoints des autorités nationales et des secteurs assujettis ont permis au Maroc de satisfaire aux engagements pris dans le cadre du suivi renforcé du Groupe d’Action Financière, conduisant à la sortie du Royaume de la liste grise en février 2023.

Dans ce contexte, l’ACAPS a souligné la poursuite de sa contribution aux travaux nationaux visant à renforcer la prévention de la criminalité financière, en coordination avec les différentes autorités et institutions concernées. La rencontre a également été l’occasion d’aborder les perspectives liées à la prochaine évaluation mutuelle du Maroc, prévue en 2026 par le Groupe d’Action Financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Cette échéance mettra particulièrement l’accent sur la durabilité des réformes engagées et sur l’effectivité des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, y compris au niveau du secteur des assurances.

Les discussions ont mis en lumière plusieurs leviers destinés à renforcer l’efficacité des dispositifs LBC/FT, notamment à travers l’amélioration des obligations de vigilance, l’adaptation continue du cadre réglementaire et le renforcement de la coordination opérationnelle entre les différents acteurs. Les exigences applicables aux opérateurs, les évolutions du cadre national ainsi que les modalités de coopération interinstitutionnelle ont fait l’objet d’échanges approfondis.

Par ailleurs, l’ACAPS a présenté les principales conclusions issues de ses actions de supervision, ainsi que des retours d’expérience relatifs aux démarches de mise en conformité entreprises par les acteurs du secteur. Les défis rencontrés dans l’application concrète des dispositifs LBC/FT ont également été partagés, dans une perspective d’amélioration continue.

LNT avec CdP

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Pérennité des régimes d’assurance maladie, la Cour des Comptes donne l’alerte ! https://lnt.ma/perennite-des-regimes-dassurance-maladie-la-cour-des-comptes-donne-lalerte/ Mon, 02 Feb 2026 14:15:19 +0000 https://lnt.ma/?p=540825 Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes est revenue sur la délicate problématique concernant le nombre d’adhérents à l’AMO et les équilibres financiers. Le rapport démontre en effet une hausse continuelle des adhérents non travailleurs accaparant la plus grande partie des inscrits, ce qui est en mesure de faire subir à la CNSS des […]

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Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes est revenue sur la délicate problématique concernant le nombre d’adhérents à l’AMO et les équilibres financiers. Le rapport démontre en effet une hausse continuelle des adhérents non travailleurs accaparant la plus grande partie des inscrits, ce qui est en mesure de faire subir à la CNSS des déséquilibres financiers difficiles à soutenir pour tous les régimes d’assurances à l’exception du secteur privé.

Le dernier rapport annuel de la Cour des comptes au titre de 2024-2025 a révélé que, malgré la progression notable enregistrée dans le nombre global des personnes immatriculées à l’AMO, qui a atteint près de 31,94 millions de personnes à fin 2024, le nombre total des bénéficiaires effectifs de celle-ci, n’a pas dépassé 25,6 millions de personnes, soit un taux de couverture effectif qui avoisine 70% (sans tenir compte des régimes de couverture spécifiques).

La Cour a souligné également que malgré les actions menées pour le maintien de leurs équilibres financiers, la majorité des régimes de l’AMO (à l’exception de celui relatif aux salariés du secteur privé) connaissent des déséquilibres financiers dus principalement au manque de mécanismes pour la maîtrise des dépenses de l’AMO qui ont évolué de plus de 83%, durant la période 2022-2024, contre seulement 36% pour les ressources.

Le rapport a, de même, noté que les établissements de santé publics restent peu attractifs pour les personnes assurées, précisant qu’en 2024, le secteur privé s’est approprié près de 91% des dépenses des prestations de soins des régimes AMO, contre 9% seulement pour le secteur public.

Concernant l’aide sociale directe, dont la mise en œuvre a démarré en décembre 2023, les charges directes y afférentes ont atteint en 2024 un montant d’environ 24,89 MMDH dont, 9,13 MMDH concernent les Allocations forfaitaires, 15,04 MMDH relatifs à la protection contre les risques liés à l’enfance, 45 MDH au titre des Allocations de naissance et 670 MDH au titre de l’Aide supplémentaire pour la rentrée scolaire.

Compte tenu des défis auxquels fait face la réforme de la protection sociale, la Cour a recommandé d’activer l’ensemble des instances intervenant dans la gestion du système de protection sociale, d’actualiser et d’évaluer le système et les mécanismes de ciblage en vigueur, et de mettre en place des évaluations périodiques concernant l’efficacité des différentes composantes de la protection sociale, appelant à mobiliser et à diversifier les sources de financement durables pour les composantes de la protection sociale, au développement et à la mise à niveau des établissements de soins de santé publics, en plus d’assurer la coordination entre la politique de la protection sociale et les autres politiques économiques et sociales.

Le rapport note par ailleurs que le taux de couverture par l’assurance au niveau de l’ensemble de la population (36,82 millions d’habitants selon le recensement de 2024), est passé de 73 % à la fin du mois de décembre 2022 à 87 % en 2024, soit  13 % de la population qui est encore non couverte par l’assurance.

Mais cette hausse du nombre d’inscrits n’est pas répartie de façon optimale selon les chiffres. Il ressort des disparités entre les différentes catégories ciblées, notamment en ce qui concerne le régime « AMO des travailleurs non-salariés », dont le nombre d’inscrits n’a pas dépassé 3,5 millions de personnes, contre un objectif de 11 millions, dans le même temps, le nombre de bénéficiaires du régime « AMO Tadamon » pour les personnes démunies sans revenus, a dépassé 14,47 millions de personnes, pour un objectif initial de 11 millions, au cours de l’année 2024.

Le rapport souligne que le taux de couverture effective des personnes inscrites à l’assurance est passé de 60 % en 2022 à 70 % en 2024, sans tenir compte des régimes exceptionnels (mutuelles, caisses internes, assurances privées, etc.).

Il indique que « cette évolution reflète une amélioration tangible, tout en montrant qu’environ 30,4 % de la population, soit l’équivalent de 11 millions de personnes, demeuraient encore en dehors du champ de la couverture assurantielle en 2024 ».

La Cour des compte pointe du doigt l’insuffisance des mesures mises en place pour créer des équilibres financiers. Seule l’assurance des salariés du secteur privé se trouve dans l’équilibre financier, face à tous les autres régimes qui souffrent de ce problème qui menace la durabilité des régimes d’assurance et leur financement.

La Cour estime que parmi les principales causes de cette situation figure l’absence de mécanismes de maîtrise des dépenses d’assurance, lesquelles augmentent à un rythme supérieur à celui de l’évolution des cotisations.

Selon les données communiquées par les organismes gestionnaires de l’assurance, ces dépenses sont passées de 13,62 à 24,95 MMDH entre 2022 et 2024, soit une hausse de 83 %.

Ces hausses des dépenses contrastent avec les ressources des régimes d’assurance qui n’ont enregistré qu’un taux de croissance de 36 %, et c’est « ce qui a entraîné un déficit marqué des soldes techniques et globaux de plusieurs régimes », souligne le document.

De son côté, le régime « AMO des travailleurs non-salariés » a enregistré en 2024 un déficit technique avoisinant 136 MDH, tandis qu’ « AMO général », a connu un déficit financier de 425 MDH en 2024.

H.Z

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Finances publiques : le déficit budgétaire ramené à 3,5 % du PIB en 2025 https://lnt.ma/finances-publiques-le-deficit-budgetaire-ramene-a-35-du-pib-en-2025/ Fri, 30 Jan 2026 10:49:50 +0000 https://lnt.ma/?p=540712 Les finances publiques marocaines ont enregistré en 2025 une amélioration de leurs principaux équilibres, marquée notamment par une réduction du déficit budgétaire et une progression soutenue des recettes. Le déficit s’est établi à 60,5 milliards de dirhams, représentant 3,5 % du produit intérieur brut, un niveau conforme aux objectifs fixés par la loi de finances […]

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Les finances publiques marocaines ont enregistré en 2025 une amélioration de leurs principaux équilibres, marquée notamment par une réduction du déficit budgétaire et une progression soutenue des recettes. Le déficit s’est établi à 60,5 milliards de dirhams, représentant 3,5 % du produit intérieur brut, un niveau conforme aux objectifs fixés par la loi de finances et en amélioration de 0,3 point par rapport à l’année précédente.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de progression des recettes, qui ont augmenté de 52,9 milliards de dirhams, à un rythme légèrement supérieur à celui des dépenses, en hausse de 51,9 milliards. Cette dynamique a contribué à la poursuite du recul du ratio de la dette du Trésor, ramené à 67,2 % du PIB en 2025.

Les recettes ordinaires ont dépassé les prévisions initiales, atteignant un taux de réalisation de 107,3 %. Elles se sont établies à plus de 424 milliards de dirhams, en progression annuelle de 14,2 %. Cette performance est principalement portée par les recettes fiscales, qui ont franchi le seuil de 342 milliards de dirhams, en hausse de 14,7 %, avec un taux de réalisation de 106,9 %.

Dans le détail, l’impôt sur les sociétés a enregistré une croissance notable, soutenue par une amélioration des acomptes et un renforcement du complément de régularisation. L’impôt sur le revenu a également progressé, notamment grâce aux opérations de régularisation fiscale volontaire et à la hausse des prélèvements sur les profits financiers. La taxe sur la valeur ajoutée a bénéficié de l’augmentation des recettes issues tant des importations que des opérations domestiques. Les taxes intérieures de consommation ont, quant à elles, été soutenues par la progression des recettes liées aux produits énergétiques et aux tabacs, dans un contexte de révision du cadre fiscal.

Du côté des dépenses ordinaires, celles-ci se sont établies à 348,7 milliards de dirhams, affichant un taux d’exécution proche de 99 %. Leur progression est principalement attribuable à la hausse des charges liées aux biens et services ainsi qu’à l’augmentation des intérêts de la dette. À l’inverse, les dépenses de compensation ont enregistré un net recul, contribuant à la maîtrise des charges globales. Cette évolution s’est traduite par un solde ordinaire excédentaire de près de 75,5 milliards de dirhams, contre 61,8 milliards un an auparavant.

Les dépenses d’investissement ont atteint 125,3 milliards de dirhams, en hausse de 7,8 milliards par rapport à 2024, avec un taux de réalisation de près de 119 %. Ce niveau reflète la poursuite de l’effort public en matière d’infrastructures, d’équipements et de projets structurants.

Parallèlement, le besoin de financement du Trésor s’est élevé à 74 milliards de dirhams en 2025. Ce besoin a été couvert à parts quasi égales par les marchés domestique et international, à travers des mobilisations nettes respectives de 37,1 et 37 milliards de dirhams. L’endettement intérieur a porté sur des souscriptions totalisant 174,2 milliards de dirhams, tandis que les remboursements ont atteint 140,6 milliards. Les emprunts extérieurs ont intégré à la fois des tirages sur les marchés financiers internationaux et des amortissements.

LNT

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L’AMDIE précise ses priorités pour 2026 après un premier bilan 2025 jugé solide https://lnt.ma/lamdie-precise-ses-priorites-pour-2026-apres-un-premier-bilan-2025-juge-solide/ Wed, 28 Jan 2026 14:46:01 +0000 https://lnt.ma/?p=540637 Réuni le 26 janvier 2026 à Rabat, le Conseil d’administration de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) a examiné les réalisations du premier semestre 2025 et validé les grandes orientations de son plan d’action ainsi que son budget pour l’année 2026. Cette session, présidée par le ministre délégué chargé de l’Investissement, […]

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Réuni le 26 janvier 2026 à Rabat, le Conseil d’administration de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) a examiné les réalisations du premier semestre 2025 et validé les grandes orientations de son plan d’action ainsi que son budget pour l’année 2026. Cette session, présidée par le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, s’inscrit dans la dynamique nationale visant à renforcer l’attractivité du Maroc, stimuler l’investissement productif et soutenir la compétitivité des exportations.

Dans un environnement international marqué par une forte concurrence pour l’attraction des capitaux, l’AMDIE a poursuivi en 2025 le déploiement d’une stratégie de promotion ciblée, articulée autour de 55 actions conduites au niveau national et international, couvrant 17 marchés. Ces initiatives ont visé à consolider le positionnement du Royaume comme plateforme régionale d’investissement et d’exportation, en mettant en avant ses atouts structurels, notamment la qualité des infrastructures, la stabilité macroéconomique, la position géostratégique et le capital humain.

Au terme du premier semestre, l’Agence affiche un taux de réalisation supérieur à 90 % de ses objectifs annuels, traduisant une dynamique soutenue en matière de prospection, d’accompagnement des investisseurs et de promotion sectorielle. La Commission nationale des investissements a, dans ce cadre, approuvé 64 projets de conventions et d’avenants représentant un volume global de 55,1 milliards de dirhams, avec à la clé plus de 13 000 emplois directs attendus. Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Charte de l’investissement, 250 projets publics et privés ont ainsi été instruits pour un montant cumulé de 414 milliards de dirhams.

Parallèlement, l’AMDIE a intensifié ses actions de terrain auprès des investisseurs étrangers, à travers l’organisation de 56 visites de délégations internationales issues de 19 pays, principalement dans les secteurs des énergies, des mines, des infrastructures et de l’automobile. Cette approche vise à renforcer la visibilité de l’offre marocaine et à favoriser l’émergence de projets structurants à fort impact économique et social.

Sur le volet export, l’Agence a poursuivi le déploiement de ses programmes d’accompagnement « Export Morocco Now » et « Export Morocco Now Women », permettant de soutenir 182 entreprises et coopératives dans leur développement à l’international. L’objectif est de renforcer la diversification des marchés, d’améliorer la compétitivité des entreprises marocaines et de favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Les actions en direction des Marocains du monde ont également été renforcées, avec l’organisation de six journées économiques en Europe et l’implication active de la diaspora dans plusieurs événements de promotion, afin de mobiliser leur potentiel d’investissement et d’expertise au service du développement national.

Pour 2026, l’AMDIE entend consolider ces acquis, intensifier la promotion sectorielle, renforcer l’accompagnement des investisseurs et des exportateurs, et approfondir son ancrage territorial.

LNT

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Mobilité intelligente : la startup marocaine Enakl lève 2,3 millions de dollars pour accélérer son développement https://lnt.ma/mobilite-intelligente-la-startup-marocaine-enakl-leve-23-millions-de-dollars-pour-accelerer-son-developpement/ Wed, 28 Jan 2026 14:28:38 +0000 https://lnt.ma/?p=540634 La startup marocaine Enakl a annoncé la clôture d’un tour de financement Seed de 2,3 millions de dollars, finalisé fin décembre 2025, après une première levée de fonds de 1,4 million de dollars réalisée à la fin de l’année 2024. Cette nouvelle opération vise à accompagner l’accélération du déploiement de ses solutions de mobilité collective […]

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La startup marocaine Enakl a annoncé la clôture d’un tour de financement Seed de 2,3 millions de dollars, finalisé fin décembre 2025, après une première levée de fonds de 1,4 million de dollars réalisée à la fin de l’année 2024. Cette nouvelle opération vise à accompagner l’accélération du déploiement de ses solutions de mobilité collective intelligente au Maroc, tout en préparant le lancement de sa future offre SaaS destinée aux opérateurs et aux grands comptes.

Ce tour de table réunit trois nouveaux investisseurs marocains – Azur Innovation Fund, Witamax et MFounders – ainsi que la reconduction de l’engagement de deux investisseurs historiques, Catalyst Fund et Digital Africa. L’opération témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs pour les solutions technologiques dédiées à la mobilité durable et à l’optimisation des transports collectifs dans un contexte urbain marqué par une forte congestion.

Fondée en 2022 par Samir Bennani et Charles Pommarède, Enakl développe une technologie propriétaire permettant de concevoir, déployer et piloter en temps réel des réseaux de transport collectif flexibles et optimisés. L’entreprise entend répondre à plusieurs enjeux structurels, notamment la fluidité des déplacements domicile-travail, la réduction de la congestion urbaine, l’amélioration de l’accès à l’emploi et la décarbonation des trajets quotidiens.

Après dix-huit mois de recherche et développement, la plateforme développée par Enakl est désormais pleinement opérationnelle et déployée sur le terrain. En 2025, la startup a franchi une étape significative en remportant un premier marché public pilote avec la Région Casablanca-Settat, marquant son entrée dans le champ des solutions à destination des acteurs publics. Cette première collaboration institutionnelle constitue un jalon stratégique dans la trajectoire de croissance de l’entreprise.

Les fonds levés permettront notamment de renforcer les équipes commerciales, de lancer la première version de l’offre SaaS à destination des opérateurs et des grands comptes, ainsi que de tester de nouveaux modèles de développement des flottes de transport collectif. L’objectif est de consolider la présence d’Enakl sur le marché national, tout en préparant une expansion progressive à l’international.

Pour les investisseurs, le positionnement d’Enakl répond à des enjeux structurants du développement urbain et territorial. Adnane Filali, managing partner d’Azur Innovation Fund, souligne que la startup « répond à un enjeu structurant de mobilité et d’optimisation des flottes, avec une approche technologique et opérationnelle » jugée porteuse d’un fort potentiel de création de valeur. Il met également en avant la qualité d’exécution déjà démontrée par l’équipe fondatrice sur un marché en forte croissance.

De son côté, Ilan Benhaim, entrepreneur et investisseur au sein de MFounders, explique que ce choix d’investissement repose sur l’expertise reconnue de l’équipe fondatrice dans le domaine du transport au Maroc, ainsi que sur la dimension scalable du modèle économique, conçu pour un déploiement à la fois national et international. Il estime que le transport constitue un levier central du développement urbain et rural, capable de générer des impacts économiques et sociaux durables.

À travers ce nouveau financement, Enakl ambitionne de consolider sa position sur le segment émergent de la mobilité collective intelligente, en s’appuyant sur l’innovation technologique, l’analyse de données en temps réel et l’optimisation dynamique des flux. Dans un contexte où les politiques publiques marocaines accordent une attention croissante à la mobilité durable, à l’inclusion territoriale et à la transition écologique, les solutions proposées par la startup s’inscrivent dans une dynamique de transformation des modes de transport.

LNT

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L’ACAPS et la Commission malgache de supervision financière signent un accord de coopération https://lnt.ma/lacaps-et-la-commission-malgache-de-supervision-financiere-signent-un-accord-de-cooperation/ Wed, 28 Jan 2026 10:57:08 +0000 https://lnt.ma/?p=540621 L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et la Commission de Supervision Bancaire et Financière (CSBF) de Madagascar ont procédé, le 27 janvier 2026 à Nosy-Be, à la signature d’un protocole d’accord destiné à encadrer et structurer leur coopération en matière de supervision des activités d’assurance et de réassurance. Cet accord […]

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L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et la Commission de Supervision Bancaire et Financière (CSBF) de Madagascar ont procédé, le 27 janvier 2026 à Nosy-Be, à la signature d’un protocole d’accord destiné à encadrer et structurer leur coopération en matière de supervision des activités d’assurance et de réassurance. Cet accord marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations institutionnelles entre les deux autorités de régulation et s’inscrit dans une dynamique de coopération Sud-Sud visant le partage d’expertise et la consolidation des cadres prudentiels.

Signé par le président de l’ACAPS, Abderrahim Chaffai, et son homologue malgache, Aivo H. Andrianarivelo, président de la CSBF, ce protocole d’accord formalise la volonté des deux institutions de développer un dialogue régulier et structuré, fondé sur une meilleure compréhension mutuelle de leurs pratiques de supervision. L’objectif affiché est d’accompagner l’évolution des marchés de l’assurance dans un contexte marqué par des transformations rapides des modèles économiques, des risques émergents et des exigences accrues en matière de protection des assurés.

À travers ce partenariat, l’ACAPS et la CSBF entendent mettre en place des modalités de coopération adaptées aux enjeux communs du secteur assurantiel. Il s’agit notamment de renforcer la solidité financière des opérateurs, d’améliorer les dispositifs de gestion des risques, d’élever les standards de gouvernance et de contribuer à l’adaptation continue des cadres réglementaires et prudentiels aux évolutions du marché. La coopération portera également sur l’échange d’informations, le partage d’expériences et le développement d’actions conjointes de formation et de renforcement des capacités.

L’accord vise ainsi à consolider les dispositifs de supervision afin de garantir la stabilité, l’intégrité et le bon fonctionnement des marchés de l’assurance, dans l’intérêt direct des assurés et des bénéficiaires de contrats. Dans un environnement financier de plus en plus interconnecté, la coordination entre autorités de régulation apparaît comme un levier stratégique pour anticiper les risques systémiques, harmoniser les pratiques et accompagner le développement sain des marchés.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération Sud-Sud, privilégiant les partenariats entre institutions africaines afin de renforcer les capacités locales et de promouvoir des solutions adaptées aux réalités économiques et sociales des pays concernés. Elle reflète également l’engagement des deux autorités à contribuer activement à la construction d’écosystèmes financiers plus résilients, inclusifs et performants.

Pour la Commission de Supervision Bancaire et Financière de Madagascar, cet accord constitue un levier supplémentaire dans l’accomplissement de ses missions de réglementation, de contrôle et de supervision des établissements bancaires, financiers et assurantiels. Chargée de veiller à la stabilité du système financier national, la CSBF intervient également dans le domaine des assurances pour garantir la solvabilité des opérateurs, la bonne gestion des risques et la protection des assurés.

Du côté marocain, l’ACAPS poursuit à travers ce partenariat sa stratégie d’ouverture internationale et de coopération institutionnelle, visant à partager son expérience en matière de supervision assurantielle et de prévoyance sociale, tout en s’enrichissant des bonnes pratiques développées par ses partenaires africains. Cette approche collaborative s’inscrit dans la volonté de contribuer au renforcement des capacités des autorités de contrôle du continent et à l’émergence de standards de supervision harmonisés.

LNT avec CdP

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AMMC : une feuille de route 2026 pour renforcer le rôle du marché des capitaux https://lnt.ma/ammc-une-feuille-de-route-2026-pour-renforcer-le-role-du-marche-des-capitaux/ Tue, 27 Jan 2026 13:57:58 +0000 https://lnt.ma/?p=540580 Forte d’une dynamique jugée favorable en 2025, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a présenté, à Rabat le 27 janvier 2026, ses priorités d’actions pour l’année 2026. L’Autorité inscrit cette programmation dans la continuité d’un engagement adopté depuis 2021, visant à adapter son intervention aux évolutions du marché, à répondre aux attentes des opérateurs […]

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Forte d’une dynamique jugée favorable en 2025, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a présenté, à Rabat le 27 janvier 2026, ses priorités d’actions pour l’année 2026. L’Autorité inscrit cette programmation dans la continuité d’un engagement adopté depuis 2021, visant à adapter son intervention aux évolutions du marché, à répondre aux attentes des opérateurs et à donner davantage de lisibilité à son action, en reliant les réalisations de l’année écoulée aux chantiers prioritaires à venir.

Le document s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2024-2028 de l’AMMC, dont les priorités 2026 déclinent cinq axes structurants. La logique affichée consiste à consolider les fondements d’un marché « efficient et accessible », tout en accompagnant des transitions considérées comme décisives : la durabilité, l’innovation technologique et l’inclusion financière. Dans cette perspective, l’AMMC met en avant une ambition centrale : faire du marché des capitaux un levier stratégique pour financer l’économie réelle, protéger l’épargne et soutenir la compétitivité du Maroc.

Cette feuille de route intervient après une année 2025 présentée comme particulièrement dynamique. Les levées de fonds sur les différents segments ont enregistré des évolutions notables : le volume des émissions obligataires a plus que doublé, tandis que le segment actions a progressé de près de 70 %, porté notamment par trois introductions en bourse totalisant 6 milliards de dirhams. La gestion collective a également marqué une accélération, avec des souscriptions nettes en OPCVM atteignant 84,8 milliards de dirhams, soit près du double du niveau de 2024. Enfin, le marché de la titrisation a connu une hausse significative, les montants levés s’établissant à 15,5 milliards de dirhams contre 2,4 milliards un an auparavant.

Cinq axes « structurants »

Dans ce contexte, le premier axe des priorités 2026 vise à poursuivre le développement d’un marché des capitaux efficient et accessible, avec une orientation explicite vers l’élargissement du financement par le marché et le soutien à la dynamique boursière. L’enjeu est double : consolider l’attractivité de la place pour les émetteurs et renforcer l’accessibilité pour les investisseurs, dans un environnement où l’approfondissement du marché demeure une condition clé de la diversification des sources de financement de l’économie.

Le deuxième axe met l’accent sur l’innovation financière et la durabilité. L’AMMC entend contribuer à la mise en œuvre d’un cadre stratégique de finance durable et de gouvernance, tout en soutenant l’innovation afin de favoriser l’émergence de nouvelles solutions de financement, d’améliorer l’efficience du marché et de renforcer l’inclusion financière. Cette priorité traduit une volonté d’alignement sur les tendances internationales, où les sujets ESG, la transparence extra-financière, la résilience opérationnelle et les usages technologiques deviennent des paramètres structurants de l’accès aux capitaux. Dans la même dynamique, l’Autorité souligne l’importance de la coopération régionale, envisagée comme un levier de convergence des pratiques et de renforcement du positionnement du Maroc dans l’écosystème financier régional.

Le troisième axe est consacré à l’éducation financière, présentée comme un instrument essentiel de mobilisation de l’épargne et de protection des investisseurs. L’AMMC prévoit d’élargir la portée de ses actions de sensibilisation, tout en consolidant le cadre de l’habilitation et de l’accompagnement des acteurs. L’objectif est de favoriser une meilleure compréhension des produits financiers, dans un contexte de diversification croissante de l’offre et d’émergence de nouveaux canaux d’accès à l’investissement.

Le quatrième axe porte sur l’adaptation du dispositif de supervision à un marché en évolution constante. L’Autorité entend renforcer une supervision fondée sur les risques, développer les contrôles thématiques et maintenir une vigilance accrue sur l’intégrité du marché et la protection des investisseurs. Elle met également l’accent sur l’accompagnement des acteurs dans la mise en œuvre des dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, considérés comme des piliers de la crédibilité et de l’attractivité de la place financière.

Enfin, un axe transversal complète cette feuille de route, centré sur la modernisation interne de l’AMMC. Il prévoit la poursuite de la digitalisation, l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les processus, ainsi que le renforcement des compétences internes et la démarche de responsabilité sociétale. L’approche vise à doter le régulateur d’outils et de capacités adaptés à la complexification des marchés, à l’augmentation des volumes et à l’évolution rapide des risques.

SB

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Bank of Africa lance “PME Invest by BOA”, une offre intégrée pour accompagner l’investissement des TPME https://lnt.ma/bank-of-africa-lance-pme-invest-by-boa-une-offre-integree-pour-accompagner-linvestissement-des-tpme/ Tue, 27 Jan 2026 09:36:41 +0000 https://lnt.ma/?p=540561 Bank of Africa (BOA) a lancé, lundi à Casablanca, “PME Invest by BOA”, une offre intégrée destinée à accompagner les projets d’investissement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Présentée comme une approche “One Stop Shop”, l’offre combine plusieurs leviers : solutions de financement adaptées, mécanismes de cofinancement avec Tamwilcom, accès aux primes à l’investissement […]

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Bank of Africa (BOA) a lancé, lundi à Casablanca, “PME Invest by BOA”, une offre intégrée destinée à accompagner les projets d’investissement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Présentée comme une approche “One Stop Shop”, l’offre combine plusieurs leviers : solutions de financement adaptées, mécanismes de cofinancement avec Tamwilcom, accès aux primes à l’investissement via les Centres régionaux d’investissement (CRI), ainsi qu’un programme d’appui et des conditions de financement incitatives. Le lancement a été marqué par un événement institutionnel organisé sous le thème : “TPME : une charte, des engagements renouvelés et un écosystème mobilisé”, en présence de partenaires tels que le CRI Casablanca-Settat, Tamwilcom, l’AMDIE et Maroc PME.

Une TPME au cœur du récit de transformation économique

Dans son intervention, Khalid Nasr, directeur général exécutif de BOA-BMCE Group, a replacé l’annonce dans une lecture plus large de la conjoncture et des priorités publiques. Selon lui, la TPME représente “plus de 95% de notre tissu productif” et “emploie plus des trois quarts des emplois formels”, tout en restant insuffisamment intégrée dans les flux d’investissement. Il a décrit la dynamique actuelle comme une transformation profonde, où l’investissement doit être perçu non comme une simple contrainte financière, mais comme un signal de confiance dans l’avenir.

Le dirigeant a insisté sur l’ambition de BOA de se positionner au-delà du rôle de bailleur de fonds, en revendiquant une posture de partenaire de long terme de l’entrepreneur : ingénierie financière, accompagnement opérationnel et mise en relation avec des écosystèmes nationaux et internationaux. La nouvelle Charte de l’investissement est présentée, dans ce discours, comme un cadre structurant qui rend l’intervention publique plus lisible et plus ciblée, notamment autour de l’emploi stable, du soutien aux régions et de la priorisation des secteurs.

C’est dans cette logique que BOA a formalisé “PME Invest by BOA”, décrite par Khalid Nasr comme une offre qui “contient le financement”, mais aussi “le cofinancement avec des dispositifs publics”. Il a également mis en avant des conditions tarifaires avantageuses et l’accès à un réseau élargi, dans l’idée de réduire les frictions qui freinent souvent l’investissement des TPME : montage de dossiers, compréhension des dispositifs, articulation entre la banque, l’administration et les organismes d’appui.

BOA prévoit, par ailleurs, de décliner cette démarche dans les territoires. Khalid Nasr a annoncé une série de rencontres régionales à travers les différentes régions du Royaume, afin de renforcer la proximité et l’ancrage territorial de la banque, et d’accompagner la diffusion des opportunités offertes par la Charte.

Des premiers résultats prometteurs

Intervenant au nom du ministère de l’Investissement, Ghali Skalli, directeur général de l’Investissement et du Climat des affaires, a salué le lancement de l’offre, en le situant dans une dynamique de mobilisation collective entre l’État, les banques et le secteur privé. Il a rappelé que les TPE/TPME portent la dynamique économique quotidienne mais restent confrontées à des défis persistants : accès au financement, structuration, montée en gamme, formalisation et intégration dans les chaînes de valeur.

Le représentant du ministère a mis en avant des premiers indicateurs d’activité du dispositif TPME issu de la Charte : près de 130 demandes de conventions déposées à date, représentant plus de 1,7 milliard de dirhams d’investissement et une perspective de plus de 6.500 emplois directs et indirects. Il a également insisté sur la dimension territoriale : plus de 60% des projets et du volume d’investissement seraient situés en dehors de l’axe classique El Jadida–Tanger, un signal présenté comme un début de rééquilibrage.

Sur l’opérationnalisation, le ministère insiste sur une approche déconcentrée : les CRI jouent un rôle de point d’entrée unique, chargé d’instruire les demandes et de coordonner l’écosystème régional afin de réduire les délais et de rapprocher la décision du terrain. Dans cette perspective, l’offre “PME Invest by BOA” est présentée comme un prolongement bancaire aligné sur la Charte, apportant des solutions plus lisibles selon les phases de développement de l’entreprise.

Du côté du patronat, Samia Terhzaz, directrice générale déléguée de la CGEM, a rappelé que les TPME constituent le socle du tissu entrepreneurial, mais que leur contribution à la création de valeur et à l’investissement reste en deçà de leur poids. Elle a cité un sondage réalisé auprès des membres de la CGEM selon lequel plus de 60% des entreprises continuent de faire face à des difficultés d’accès au financement bancaire. Ces difficultés, a-t-elle précisé, ne relèvent pas uniquement du coût du crédit ou du niveau des fonds propres, mais tiennent aussi à des obstacles structurels : gouvernance, transparence financière, structuration, traçabilité et capacité à présenter des projets “crédibles” et “pérennes”.

Mme Terhzaz a insisté sur l’idée que les incitations et subventions, bien que nécessaires, ne suffisent pas à elles seules : l’enjeu est également celui de l’accompagnement, de la préparation des entreprises aux exigences des financeurs et de la construction de trajectoires de croissance. Elle a rappelé l’engagement de la CGEM, aux côtés de Tamwilcom, de Bank Al-Maghrib, du GPBM et des banques, dans une charte nationale dédiée à l’amélioration de l’accès au financement des très petites entreprises, visant à développer des produits mieux adaptés et à assurer un suivi régulier.

Détails du dispositif TPME

Le dispositif TPME de la Charte vise ainsi des projets d’investissement portés par des TPME créant des emplois stables et produisant des biens et services, avec des avantages pouvant atteindre jusqu’à 30% du montant de l’investissement primable selon les cas.

Les conditions d’éligibilité côté entreprise incluent notamment un chiffre d’affaires compris entre 1 et 200 millions de dirhams sur l’une des trois dernières années (avec un régime spécifique pour les entreprises nouvellement créées), et des conditions liées au capital, dont un plafond de détention pour éviter qu’une grande entreprise (au-delà de 200 millions de dirhams de chiffre d’affaires) ne contrôle plus de 25% du capital.

Côté projet, quatre critères majeurs ont été détaillés : un investissement compris entre 1 million et moins de 50 millions de dirhams, un ratio emploi/capex supérieur à 1,5 (avec un ratio spécifique pour le tourisme), l’appartenance à une liste de secteurs prioritaires définie par territoire et région, et une mobilisation de fonds propres d’au moins 10%. Les primes évoquées incluent une prime liée à l’emploi stable (de 5% à 10%), une prime territoriale (variable selon les zones, avec des cas spécifiques par province), et une prime liée aux activités prioritaires (annoncée à 10%). Le versement est structuré en deux phases, avec un premier déblocage à 50% de réalisation de l’investissement, puis un second après respect des engagements, notamment en matière d’emplois sur une durée de référence.

Selim Benabdelkhalek

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Marchés financiers : l’or franchit le seuil historique des 5.000 dollars, les Bourses évoluent dans la prudence https://lnt.ma/marches-financiers-lor-franchit-le-seuil-historique-des-5-000-dollars-les-bourses-evoluent-dans-la-prudence/ Mon, 26 Jan 2026 10:18:01 +0000 https://lnt.ma/?p=540530 Les marchés financiers mondiaux ont entamé la semaine dans un climat de prudence marqué, tandis que l’or a atteint un nouveau sommet historique en dépassant, pour la première fois, la barre symbolique des 5.000 dollars l’once. Cette envolée du métal précieux reflète un regain marqué de l’aversion au risque, dans un contexte international dominé par […]

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Les marchés financiers mondiaux ont entamé la semaine dans un climat de prudence marqué, tandis que l’or a atteint un nouveau sommet historique en dépassant, pour la première fois, la barre symbolique des 5.000 dollars l’once. Cette envolée du métal précieux reflète un regain marqué de l’aversion au risque, dans un contexte international dominé par de fortes incertitudes économiques, financières et géopolitiques.

L’or au plus haut, porté par le climat d’incertitude

L’once d’or s’est hissée lundi jusqu’à 5.111,07 dollars, établissant un record absolu, avant de se maintenir autour de 5.097 dollars en matinée. Cette progression spectaculaire s’inscrit dans une tendance haussière de long terme : en janvier 2024, l’once se négociait encore légèrement au-dessus de 2.000 dollars. En l’espace de deux ans, sa valeur a donc plus que doublé.

Ce mouvement est largement attribué au rôle traditionnel de valeur refuge joué par l’or dans les périodes de forte instabilité. Les marchés sont notamment préoccupés par les orientations de la politique américaine sous la présidence de Donald Trump, marquées par des annonces fluctuantes et des prises de position souvent imprévisibles. Ces revirements ont contribué à éroder la confiance des investisseurs dans le dollar et les obligations souveraines américaines, pourtant considérés historiquement comme des actifs refuges.

Les tensions diplomatiques récentes autour du Groenland ont également nourri ce climat d’inquiétude. Les déclarations du président américain, laissant entendre une possible volonté de prise de contrôle du territoire, assorties de menaces de sanctions commerciales à l’encontre de partenaires européens, ont renforcé la nervosité des marchés avant un apaisement partiel du discours officiel. Dans ce contexte, l’or apparaît comme une alternative privilégiée pour la préservation du capital.

Plus largement, la hausse persistante du métal jaune est soutenue par la dépréciation de plusieurs devises et l’alourdissement du niveau d’endettement public dans de nombreux pays, deux facteurs qui renforcent l’attrait pour les actifs tangibles. La demande des banques centrales, désireuses de diversifier leurs réserves, contribue également à entretenir cette dynamique.

Des marchés boursiers en attente d’éléments déterminants

Sur les marchés d’actions, l’ambiance est restée mesurée, les investisseurs se montrant attentistes à l’orée d’une semaine dense en annonces économiques et financières. En Europe, les principales places ont évolué sans direction franche. Paris reculait légèrement, Francfort oscillait autour de l’équilibre, tandis que Londres et Milan affichaient de modestes gains.

Cette prudence s’explique en grande partie par l’imminence de la réunion de la Réserve fédérale américaine, prévue mardi et mercredi. Les marchés scruteront attentivement les indications fournies par la banque centrale sur l’orientation future de sa politique monétaire, dans un contexte de pressions politiques croissantes. Le président de la Fed, Jerome Powell, fait face à une période délicate, marquée par des tensions avec l’exécutif américain, alors que Donald Trump appelle depuis plusieurs mois à une poursuite des baisses de taux.

L’enjeu est d’autant plus important que la trajectoire des taux d’intérêt conditionne directement les perspectives de croissance, les flux de capitaux et les valorisations boursières. Toute inflexion du discours de la Fed pourrait provoquer des ajustements rapides sur l’ensemble des marchés financiers.

La saison des résultats sous surveillance

Autre facteur clé de la semaine : la publication de résultats trimestriels de plusieurs géants technologiques américains. Meta et Microsoft doivent dévoiler leurs performances mercredi, suivis par Apple jeudi. Ces annonces sont particulièrement attendues, dans un contexte où le secteur technologique joue un rôle moteur dans la dynamique des marchés et dans l’orientation des investissements mondiaux.

Les investisseurs chercheront notamment à évaluer la solidité de la croissance des revenus, la maîtrise des coûts et les perspectives liées à l’intelligence artificielle, devenue un axe stratégique majeur pour ces entreprises. Les résultats pourraient influencer significativement l’évolution des indices, tant à Wall Street qu’en Europe et en Asie.

Géopolitique et commerce international : des tensions persistantes

Les préoccupations géopolitiques demeurent également au premier plan. Le président américain a récemment évoqué la possibilité d’imposer des droits de douane de 100 % sur les importations canadiennes en cas d’accord commercial entre le Canada et la Chine. Cette déclaration a ravivé les craintes de nouvelles tensions commerciales, susceptibles de peser sur les échanges internationaux et sur la croissance mondiale.

En Asie, les marchés ont d’ailleurs évolué sans élan, à l’image de Hong Kong et Shanghai, en légère baisse. À Tokyo, la Bourse a reculé plus nettement, pénalisée notamment par les mouvements sur le marché des changes.

Le yen se redresse, soutenu par des anticipations d’intervention

La devise japonaise a enregistré une nette appréciation, gagnant plus de 1 % face au dollar. Ce mouvement est alimenté par des informations laissant entendre que la Réserve fédérale américaine pourrait soutenir une éventuelle intervention de Tokyo afin de freiner la dépréciation du yen. La monnaie nippone avait perdu près de 6 % face au billet vert au cours des six derniers mois, atteignant des niveaux historiquement bas.

Cette perspective d’intervention conjointe a redonné de la vigueur au yen, mais a également pesé sur la Bourse de Tokyo, traditionnellement sensible aux variations de change, notamment pour les valeurs exportatrices.

LNT avec AFP

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BANK OF AFRICA obtient l’agrément de Négociateur Compensateur sur le marché à terme marocain https://lnt.ma/bank-of-africa-obtient-lagrement-de-negociateur-compensateur-sur-le-marche-a-terme-marocain/ Thu, 22 Jan 2026 15:23:23 +0000 https://lnt.ma/?p=540431 BANK OF AFRICA a annoncé, le 21 janvier 2026 à Casablanca, l’obtention de l’agrément de Négociateur Compensateur (NC) dans le cadre de l’opérationnalisation du marché à terme au Maroc. Cette autorisation marque une nouvelle étape dans le développement des activités de marché du Groupe et dans la structuration du marché des produits dérivés au niveau […]

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BANK OF AFRICA a annoncé, le 21 janvier 2026 à Casablanca, l’obtention de l’agrément de Négociateur Compensateur (NC) dans le cadre de l’opérationnalisation du marché à terme au Maroc. Cette autorisation marque une nouvelle étape dans le développement des activités de marché du Groupe et dans la structuration du marché des produits dérivés au niveau national.

Cet agrément permet à la banque d’assurer les fonctions de compensation des opérations sur produits dérivés standardisés, un rôle central dans la sécurisation des transactions financières. À ce titre, BANK OF AFRICA pourra garantir la bonne fin des opérations, contribuer à la fluidité des échanges et renforcer la transparence du marché à terme, tout en répondant aux exigences réglementaires en matière de gestion des risques, de gouvernance et de conformité.

Le statut de Négociateur Compensateur confère à la banque une responsabilité essentielle dans le fonctionnement du marché à terme, notamment à travers la compensation centrale des transactions sur produits dérivés. Cette fonction consiste à s’interposer entre les contreparties d’une opération afin de sécuriser les engagements pris, réduisant ainsi le risque de défaillance et renforçant la stabilité globale du marché.

Selon le communiqué, cet agrément atteste également du respect par la banque des standards les plus élevés en matière de gestion des risques, de conformité réglementaire, de gouvernance et d’infrastructures opérationnelles. Il confirme la capacité du Groupe à opérer dans un environnement financier de plus en plus sophistiqué, caractérisé par l’introduction de nouveaux instruments financiers et par une montée en complexité des mécanismes de couverture et de gestion des risques.

Un accompagnement renforcé des acteurs économiques

Grâce à ce nouveau statut, BANK OF AFRICA est désormais en mesure d’accompagner les opérateurs de marché, les investisseurs institutionnels et les entreprises dans leurs stratégies de couverture et de gestion des risques, en s’appuyant sur des solutions basées sur les contrats à terme.

Cette offre vise notamment à permettre aux entreprises de se prémunir contre la volatilité des marchés, qu’il s’agisse des taux d’intérêt, des devises, des matières premières ou d’autres variables financières. Elle répond à une demande croissante de solutions de gestion active des risques, dans un contexte économique marqué par l’incertitude internationale, la volatilité des marchés financiers et l’exposition accrue des entreprises aux chocs exogènes.

En élargissant sa gamme de services de marché, la banque entend renforcer sa capacité d’accompagnement stratégique auprès de ses clients, tout en consolidant sa position sur le segment des activités financières à forte valeur ajoutée.

L’obtention de cet agrément s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du marché des capitaux marocain, portée notamment par la mise en place progressive d’un marché à terme structuré. Ce chantier stratégique vise à doter l’écosystème financier national d’instruments avancés, capables d’améliorer la gestion des risques, la liquidité et l’efficience des marchés.

Dans ce cadre, la montée en puissance d’acteurs bancaires disposant des compétences, des infrastructures et des dispositifs de gouvernance nécessaires constitue un facteur clé de succès. Le positionnement de BANK OF AFRICA en tant que Négociateur Compensateur contribue ainsi à renforcer la crédibilité et l’attractivité de la place financière marocaine, aussi bien auprès des investisseurs nationaux qu’internationaux.

Le Groupe souligne que cette évolution confirme son rôle d’acteur systémique dans la transformation du secteur financier et dans l’accompagnement du développement économique. Elle s’inscrit également dans une logique de soutien à l’intégration progressive du marché marocain aux standards internationaux en matière de marchés dérivés.

Cette nouvelle avancée s’intègre dans la stratégie globale du Groupe, axée sur l’innovation, la diversification des activités de marché et la consolidation de son positionnement régional. En développant des solutions financières sophistiquées, BANK OF AFRICA ambitionne de répondre aux besoins évolutifs des entreprises, des institutions et des investisseurs, dans un environnement caractérisé par la complexification des mécanismes de financement et de couverture.

LNT

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Inflation : l’IPC annuel moyen progresse de 0,8 % en 2025, selon le HCP https://lnt.ma/inflation-lipc-annuel-moyen-progresse-de-08-en-2025-selon-le-hcp/ Thu, 22 Jan 2026 09:20:05 +0000 https://lnt.ma/?p=540399 L’indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen a enregistré une hausse de 0,8 % en 2025 par rapport à 2024, selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan. Cette évolution reflète une progression modérée des prix dans un contexte marqué par l’atténuation des tensions inflationnistes observées au cours des deux années […]

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L’indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen a enregistré une hausse de 0,8 % en 2025 par rapport à 2024, selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan. Cette évolution reflète une progression modérée des prix dans un contexte marqué par l’atténuation des tensions inflationnistes observées au cours des deux années précédentes.

D’après la note d’information du HCP, cette hausse résulte d’une augmentation de 0,8 % de l’indice des produits alimentaires et de 0,5 % pour les produits non alimentaires. Les variations des prix non alimentaires demeurent toutefois contrastées selon les catégories de biens et services, oscillant entre une baisse de 2,6 % pour le poste « Transport » et une hausse de 3,3 % pour les « Restaurants et hôtels ».

Sur la base de ces évolutions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et ceux à tarifs publics, aurait également progressé de 0,8 % en 2025, traduisant une dynamique des prix globalement contenue à l’échelle nationale.

Des disparités régionales marquées

L’analyse régionale met en évidence des écarts notables dans l’évolution annuelle des prix à la consommation. Les hausses les plus importantes ont été observées à Fès (1,7 %), suivie de Kénitra (1,3 %), Guelmim (1,2 %) et Settat (1,1 %). Les villes de Tétouan (1 %), Rabat et Errachidia (0,9 %), ainsi que Agadir et Tanger (0,8 %), affichent des progressions proches de la moyenne nationale.

À l’inverse, des augmentations plus modérées ont été enregistrées à Casablanca (0,7 %), Meknès, Dakhla et Al Hoceima (0,5 %), Béni Mellal (0,4 %), tandis que Marrakech (0,2 %) présente la variation la plus faible parmi les principales villes suivies.

Ces disparités traduisent des dynamiques locales différenciées, liées notamment aux structures de consommation, aux circuits d’approvisionnement et aux conditions économiques propres à chaque région.

Sur le seul mois de décembre 2025, l’IPC a enregistré une baisse de 0,1 % par rapport à novembre, portée par un recul de 0,3 % des prix des produits alimentaires, tandis que les prix des produits non alimentaires sont restés stables.

La diminution observée pour les produits alimentaires concerne principalement les « Huiles et graisses » (-3,9 %), les « Fruits » (-2,8 %) et les « Viandes » (-1,2 %). Ces baisses ont contribué à atténuer la pression sur le panier de consommation des ménages en fin d’année.

À l’inverse, certaines catégories ont enregistré des hausses sensibles, notamment les « Poissons et fruits de mer » (+3,3 %), les « Légumes » (+2,8 %), le poste « Lait, fromage et œufs » (+0,6 %), ainsi que « Café, thé et cacao » (+0,4 %). Ces évolutions reflètent à la fois des facteurs saisonniers, des variations de l’offre et des ajustements sur les marchés de produits frais.

Pour les produits non alimentaires, la baisse mensuelle concerne principalement les « Carburants » (-0,5 %), dans un contexte de détente relative des cours internationaux de l’énergie en fin d’année.

Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait enregistré une diminution de 0,2 % en décembre 2025 par rapport au mois précédent. Cette évolution confirme l’orientation modérée de la dynamique des prix hors produits volatils, traduisant une relative stabilité des coûts dans les principaux segments de consommation.

LNT

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Le FM6I lance un programme national de renforcement des capacités des entreprises marocaines https://lnt.ma/le-fm6i-lance-un-programme-national-de-renforcement-des-capacites-des-entreprises-marocaines/ Tue, 20 Jan 2026 16:15:35 +0000 https://lnt.ma/?p=540331 Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) a annoncé, mardi 20 janvier 2026 à Rabat, le lancement d’un programme dédié au renforcement des capacités des entreprises marocaines, dans une logique de préparation accrue à l’investissement et de professionnalisation du tissu productif national. Selon un communiqué du Fonds, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la […]

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Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) a annoncé, mardi 20 janvier 2026 à Rabat, le lancement d’un programme dédié au renforcement des capacités des entreprises marocaines, dans une logique de préparation accrue à l’investissement et de professionnalisation du tissu productif national.

Selon un communiqué du Fonds, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la sélection, en juillet 2025, de quatorze fonds thématiques et sectoriels, présentés comme un pilier structurant de l’intervention du FM6I en matière de capital-investissement. Le nouveau programme vise à accompagner les entreprises dans leur alignement progressif avec les attentes des investisseurs, notamment sur les volets de gouvernance, de transparence financière, de structuration stratégique et de trajectoire de croissance.

Le FM6I indique que cette démarche répond à un enjeu central du développement économique national, à savoir la constitution d’une base entrepreneuriale plus compétitive, mieux structurée et plus pérenne. L’objectif affiché est de favoriser l’émergence d’un pipeline d’entreprises jugées suffisamment matures pour capter efficacement les ressources mobilisées par l’industrie du capital-investissement et contribuer ainsi à une montée en gamme du tissu économique.

Déployé sur une période de cinq ans, le programme cible 1.500 entreprises à travers l’ensemble du territoire national. Il repose sur un parcours structuré combinant plusieurs étapes, incluant un diagnostic approfondi des besoins, un appui stratégique, un accompagnement opérationnel et un travail sur la maturité financière des bénéficiaires. Cette approche doit permettre aux entreprises de mieux comprendre les différents instruments de financement existants et de se préparer plus concrètement à la mobilisation de capitaux.

Le FM6I précise que le programme adopte une approche territoriale, en intégrant des entreprises issues de toutes les régions du Royaume, tout en tenant compte des spécificités économiques locales et des priorités sectorielles nationales. Cette dimension territoriale est présentée comme un levier pour un développement plus équilibré du tissu entrepreneurial et une meilleure harmonisation avec les standards internationaux en matière de gestion et de financement des entreprises.

LNT

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Budget économique prévisionnel 2026 : entre rebond conjoncturel et fragilités structurelles https://lnt.ma/budget-economique-previsionnel-2026-entre-rebond-conjoncturel-et-fragilites-structurelles/ Tue, 20 Jan 2026 10:06:42 +0000 https://lnt.ma/?p=540291 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP), dans son Budget économique prévisionnel 2026, dresse un tableau à la fois encourageant et contrasté de l’économie marocaine. Si les perspectives de croissance apparaissent favorables à court terme, portées par un redressement agricole et une dynamique d’investissement soutenue, le document met en lumière des déséquilibres persistants, notamment en matière de […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP), dans son Budget économique prévisionnel 2026, dresse un tableau à la fois encourageant et contrasté de l’économie marocaine. Si les perspectives de croissance apparaissent favorables à court terme, portées par un redressement agricole et une dynamique d’investissement soutenue, le document met en lumière des déséquilibres persistants, notamment en matière de commerce extérieur et de modèle de croissance.

Un environnement international toujours incertain

Le cadrage du HCP s’inscrit dans un contexte mondial marqué par une croissance en ralentissement et des incertitudes géopolitiques durables. Le PIB mondial devrait progresser de 2,9 % en 2026, contre 3,2 % en 2025, sous l’effet de tensions commerciales, de politiques plus protectionnistes et d’une fragmentation accrue des chaînes de valeur. Dans ce cadre, le commerce mondial est appelé à décélérer, avec une hausse projetée de 2,5 % en 2026.

Les marchés des matières premières, en particulier ceux de l’énergie, devraient rester relativement apaisés, avec une tendance baissière des cours du pétrole et du gaz. Cette évolution contribuerait à une désinflation progressive à l’échelle internationale, tout en allégeant partiellement la facture énergétique des pays importateurs, dont le Maroc. La demande adressée au Royaume, qui avait fortement ralenti ces dernières années, devrait se redresser, passant de 0,4 % en 2024 à 3,1 % en 2025, puis 2,3 % en 2026.

Une croissance portée par l’agriculture et l’investissement

Dans ce contexte, le HCP anticipe une accélération de la croissance nationale, estimée à 4,7 % en 2025 et projetée à 5 % en 2026. Cette dynamique repose en grande partie sur le redressement du secteur agricole, après plusieurs campagnes affectées par la sécheresse. Sous l’hypothèse de conditions climatiques favorables, la valeur ajoutée agricole progresserait de 10,4 % en 2026, contre 4,5 % en 2025, contribuant à hauteur de 1,1 point à la croissance du PIB.

Les activités non agricoles devraient maintenir une trajectoire relativement stable, avec une croissance attendue de 4,5 % en 2025 puis 4,3 % en 2026. Le secteur secondaire serait soutenu par le BTP, l’industrie chimique et extractive, ainsi que par certaines branches intégrées aux chaînes de valeur mondiales, notamment l’aéronautique et le câblage automobile. En revanche, l’industrie textile et la filière des voitures de tourisme resteraient confrontées à des défis structurels liés à la transition énergétique et au ralentissement de la demande européenne.

Le secteur tertiaire continuerait de jouer un rôle central, porté par la reprise du tourisme, la bonne tenue des services marchands et le développement des activités liées au commerce, au transport et aux technologies numériques.

La demande intérieure demeure le principal moteur de la croissance. La consommation des ménages devrait progresser de 4,4 % en 2025 et de 4,1 % en 2026, soutenue par la revalorisation des salaires, l’amélioration des revenus agricoles et la montée en puissance des aides sociales directes.

L’investissement brut connaîtrait une dynamique marquée, avec une hausse de 16,3 % en 2025 puis de 8,7 % en 2026. Cette évolution est attribuée aux grands chantiers d’infrastructures, aux projets industriels en cours et aux préparatifs liés à la Coupe du monde 2030. Dans l’ensemble, la demande intérieure contribuerait à hauteur de 6,3 points à la croissance du PIB en 2026.

Un déficit commercial qui reste préoccupant

Malgré ces signaux positifs, le commerce extérieur demeure un point de fragilité. Le déficit commercial devrait s’établir à 21,3 % du PIB en 2025 et 21,1 % en 2026, traduisant une progression plus rapide des importations que des exportations.

Les ventes de phosphates et dérivés resteraient relativement dynamiques, mais les exportations de voitures de tourisme pourraient être affectées par la transition vers les véhicules électriques en Europe. Le HCP insiste sur le caractère structurel du déséquilibre commercial marocain, lié à une diversification encore insuffisante de l’offre exportable, malgré des progrès observés dans certaines filières industrielles.

Sur le plan budgétaire, le HCP anticipe une réduction graduelle du déficit, projeté à 3,6 % du PIB en 2025 puis 3,2 % en 2026. Cette amélioration reposerait sur une meilleure mobilisation des recettes ordinaires, qui atteindraient 23,8 % du PIB en 2026, grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale et à l’amélioration du recouvrement.

Dans le même temps, les dépenses d’investissement resteraient élevées, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’eau et de l’aménagement du territoire. Cette orientation traduit une volonté de soutenir la croissance à moyen terme, tout en améliorant la résilience de l’économie face aux chocs climatiques.

Le ratio de la dette publique globale devrait légèrement reculer, passant de 78,9 % du PIB en 2025 à 77,5 % en 2026. Cette évolution serait principalement due à une baisse de la dette intérieure du Trésor, tandis que la dette extérieure continuerait de progresser marginalement.

Sur le plan monétaire, le HCP prévoit une progression soutenue des crédits bancaires, contribuant à une expansion de la masse monétaire, dans un contexte de réserves de change jugées confortables.

Un modèle de croissance à repenser

Au-delà des projections conjoncturelles, le Budget économique prévisionnel 2026 soulève des enjeux plus structurels. Le HCP note un affaiblissement du modèle de croissance tiré principalement par la demande intérieure, dont la contribution moyenne a diminué entre 2000-2011 et 2012-2024.

Le document suggère implicitement la nécessité d’un rééquilibrage vers une plus grande contribution de la demande extérieure nette, à travers une diversification accrue des exportations, une montée en gamme de l’appareil productif et une meilleure intégration dans les chaînes de valeur internationales.

SB

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AGR : La Loi de Finances 2026, entre recettes rassurantes et engagements budgétaires ambitieux https://lnt.ma/agr-la-loi-de-finances-2026-entre-recettes-rassurantes-et-engagements-budgetaires-ambitieux/ Mon, 19 Jan 2026 09:34:12 +0000 https://lnt.ma/?p=540250 L’analyse de la Loi de Finances 2026 proposée par Attijari Global Research, dans son dernier Research Report consacré au budget de l’État, met en lumière un exercice budgétaire caractérisé par un niveau de recettes jugé solide, mais adossé à des engagements publics en nette progression. Ce travail d’expertise, fondé sur une lecture détaillée des agrégats […]

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L’analyse de la Loi de Finances 2026 proposée par Attijari Global Research, dans son dernier Research Report consacré au budget de l’État, met en lumière un exercice budgétaire caractérisé par un niveau de recettes jugé solide, mais adossé à des engagements publics en nette progression. Ce travail d’expertise, fondé sur une lecture détaillée des agrégats macroéconomiques et financiers, offre une grille de lecture structurée des choix opérés par le gouvernement et de leurs implications à moyen terme.

Selon ce rapport, la LF 2026 s’inscrit dans un contexte économique relativement porteur pour le Maroc, après plusieurs années marquées par des chocs climatiques et conjoncturels. Attijari Global Research souligne que la trajectoire de croissance retenue par le gouvernement, fixée à 4,6 % du PIB, repose sur des hypothèses considérées comme crédibles au regard des signaux observés en début d’exercice. Le redressement des conditions hydriques, avec une amélioration notable du niveau des barrages, crée un environnement plus favorable à l’activité agricole, dont la valeur ajoutée est attendue en hausse significative. Parallèlement, le secteur non agricole conserve une dynamique positive, soutenue par l’investissement, les services et une consommation intérieure relativement résiliente.

Dans son analyse, le Research Report insiste sur le rôle central de l’investissement dans la configuration macroéconomique de 2026. La formation brute de capital fixe bénéficie d’un environnement plus favorable aux flux d’investissements directs étrangers et d’une orientation toujours accommodante du crédit à l’équipement. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des grands chantiers structurants engagés ces dernières années, qu’il s’agisse d’infrastructures, de projets industriels ou de programmes liés à la transition énergétique et au développement territorial. Attijari Global Research relève également que la consommation des ménages reste un pilier de la croissance, portée par une inflation maîtrisée et par des transferts des Marocains résidant à l’étranger qui demeurent élevés.

Sur le plan des finances publiques, l’un des enseignements majeurs du rapport est la solidité des recettes ordinaires inscrites dans la LF 2026. Celles-ci atteignent un niveau historiquement élevé, principalement grâce à la progression des recettes fiscales. Attijari Global Research attribue cette performance à la reprise de l’activité économique, à l’amélioration du recouvrement et à la poursuite des réformes fiscales engagées par les autorités. En revanche, les recettes non fiscales affichent un léger repli, tout en restant substantielles, notamment du fait des contributions des entreprises et établissements publics.

Une hausse continue des dépenses publiques

En parallèle, le rapport met en évidence une hausse continue des dépenses publiques, traduisant des engagements budgétaires renforcés. La masse salariale augmente sous l’effet des recrutements dans des secteurs prioritaires, en particulier l’éducation et la santé, ainsi que des revalorisations salariales décidées dans le cadre du dialogue social. La charge de compensation, quant à elle, poursuit sa décrue, sous l’effet de la baisse des prix internationaux de l’énergie et de la réforme progressive du système de subventions, même si certaines rationalisations ont été étalées dans le temps.

L’investissement public connaît une nouvelle accélération, ce qu’Attijari Global Research interprète comme un choix stratégique visant à soutenir la croissance à moyen terme et à réduire les inégalités territoriales. Une part significative des dépenses d’investissement est concentrée dans les régions les plus dynamiques économiquement, mais le rapport note également un effort en faveur de territoires historiquement moins dotés en infrastructures. Cette orientation traduit une volonté de concilier compétitivité économique et cohésion sociale.

Malgré cette montée en puissance des dépenses, Attijari Global Research estime que les équilibres budgétaires demeurent globalement sous contrôle. Le solde ordinaire devrait s’améliorer en 2026, permettant à l’État de financer une part plus importante de ses investissements sans recourir excessivement à l’endettement. Le déficit budgétaire est projeté autour de 3 % du PIB, un niveau jugé soutenable, même s’il repose en partie sur la croissance plutôt que sur une compression structurelle des dépenses.

L’endettement public, analysé dans le rapport, devrait légèrement reculer en pourcentage du PIB, passant sous le seuil de 66 %, tout en continuant d’augmenter en valeur absolue. Attijari Global Research souligne toutefois que le coût de la dette tend à progresser, dans un contexte international marqué par des taux d’intérêt plus élevés et une part croissante de dette à taux variable.

Sur le plan fiscal, le Research Report met en évidence une LF 2026 qui ne bouleverse pas l’architecture du système, mais introduit des ajustements ciblés. Certaines mesures visent à renforcer l’équité fiscale et à lutter contre l’informel, notamment à travers des aménagements de l’impôt sur les sociétés et des incitations en faveur de la transformation des institutions de microfinance. La contribution sociale de solidarité est reconduite pour trois ans, avec des taux modulés en fonction des niveaux de bénéfices.

Le rapport relève également des mesures d’allègement ciblées, telles que la baisse des droits de douane sur les smartphones et les panneaux solaires, interprétée comme un signal en faveur du pouvoir d’achat et de la transition énergétique. En matière d’impôt sur le revenu, la revalorisation de la réduction pour charge de famille et l’exonération de certaines pensions de retraite du secteur privé traduisent une volonté de renforcer l’équité sociale.

La TVA fait l’objet d’ajustements sectoriels, notamment à travers l’exonération temporaire de certains intrants agricoles et des importations de bétail, afin de soutenir le secteur primaire et de stabiliser l’approvisionnement des marchés. D’autres dispositions visent à améliorer la transparence et la traçabilité des transactions, en particulier dans le domaine des droits d’enregistrement.

En conclusion, le Research Report d’Attijari Global Research présente la Loi de Finances 2026 comme un exercice budgétaire équilibré, cherchant à tirer parti d’une conjoncture favorable pour accélérer l’investissement public, sans compromettre la soutenabilité des finances de l’État. Si le niveau des recettes apparaît rassurant, l’ampleur des engagements budgétaires souligne la nécessité d’une vigilance accrue à moyen terme, dans un environnement encore exposé aux aléas climatiques, énergétiques et géopolitiques.

SB

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Risma : Une augmentation de capital pour répondre au cycle historique du tourisme marocain https://lnt.ma/risma-une-augmentation-de-capital-pour-repondre-au-cycle-historique-du-tourisme-marocain/ Fri, 16 Jan 2026 09:27:34 +0000 https://lnt.ma/?p=540185 Le secteur touristique marocain aborde une séquence considérée comme déterminante par les acteurs de la filière, portée par une stratégie nationale ambitieuse et par une accélération des investissements dans les infrastructures, la mobilité et l’hébergement. C’est dans ce contexte que Risma, l’un des principaux groupes hôteliers du Royaume, a annoncé le lancement d’une augmentation de […]

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Le secteur touristique marocain aborde une séquence considérée comme déterminante par les acteurs de la filière, portée par une stratégie nationale ambitieuse et par une accélération des investissements dans les infrastructures, la mobilité et l’hébergement. C’est dans ce contexte que Risma, l’un des principaux groupes hôteliers du Royaume, a annoncé le lancement d’une augmentation de capital de 450 millions de dirhams, réservée au public, afin de financer sa prochaine phase de développement et de renforcer son positionnement sur un marché en pleine expansion.

Dans son dossier de presse diffusé à l’occasion de cette opération, Risma présente le tourisme comme un pilier stratégique de l’économie marocaine, à la fois pourvoyeur d’emplois et vecteur de rayonnement international. Le groupe inscrit sa démarche dans cette dynamique, estimant que la conjoncture actuelle, marquée par l’organisation de grands événements internationaux et par une attractivité croissante du pays, crée des besoins additionnels en capacité hôtelière et en qualité de service. L’augmentation de capital est ainsi décrite comme une étape clé de sa trajectoire, destinée à soutenir son développement tout en préservant une structure financière jugée solide.

Fondé en 1993, Risma s’est progressivement imposé comme un acteur structurant de l’hôtellerie marocaine. Le groupe opère aujourd’hui un portefeuille de 24 établissements répartis dans 11 villes du Royaume, sous des enseignes internationales telles que Sofitel, MGallery, Novotel, Mercure, Ibis et Radisson Blu. Avec près de 3 679 chambres et environ 1 300 collaborateurs, il revendique une empreinte significative sur le marché national. En 2024, ses hôtels ont enregistré plus d’un million de nuitées, représentant environ 4 % du total national, avec un taux d’occupation moyen supérieur à la moyenne du secteur.

Au-delà de sa taille, Risma met en avant une expertise intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur hôtelière, de l’investissement et du développement à la construction, la rénovation et l’exploitation sous marques internationales. Cette approche s’accompagne d’une gouvernance structurée autour d’un Directoire et d’un Conseil de Surveillance, avec un actionnariat principalement composé d’institutionnels marocains, présenté comme un gage de stabilité et de vision de long terme. Le groupe souligne également son engagement en matière de responsabilité sociétale et environnementale, notamment à travers des initiatives de formation, d’efficacité énergétique et de gestion des ressources.

L’augmentation de capital de 450 millions de dirhams, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 4 décembre 2025, vise plusieurs objectifs. Une partie des fonds servira au refinancement de l’acquisition de la société Centre Multifonctionnel de Guéliz, qui détient les murs du Radisson Blu Hôtel Marrakech Carré Eden et du centre commercial Carré Eden Shopping Center. Le reste sera consacré au financement des programmes de développement et de rénovation du groupe, afin de maintenir ses établissements aux standards internationaux et de préparer l’expansion future de son parc.

Sur le plan stratégique, Risma articule sa vision autour de trois axes majeurs : l’extension ciblée de son réseau hôtelier, la diversification de ses enseignes et la valorisation de ses actifs existants. Le groupe ambitionne de porter son portefeuille à 28 établissements d’ici 2030, avec une capacité globale supérieure à 5 000 chambres. Cette trajectoire est justifiée par la demande croissante attendue, notamment dans la perspective de la Coupe du Monde FIFA 2030, qui nécessitera une offre hôtelière élargie et modernisée.

Le dossier de presse insiste sur le caractère porteur de l’environnement touristique marocain, marqué par des investissements publics massifs, une amélioration des infrastructures et une attractivité renforcée auprès des clientèles internationales, régionales et nationales. Dans ce cadre, Risma estime être bien positionné pour capter cette croissance grâce à son implantation territoriale, ses partenariats avec des marques mondiales et sa capacité à développer de nouvelles unités dans des destinations à fort potentiel.

L’opération financière est structurée en deux types d’ordres, avec un prix de souscription fixé à 300 dirhams par action et des modalités d’allocation fondées sur un principe de prorata. Le dispositif prévoit également des règles de couverture des souscriptions et de transvasement entre les deux catégories d’ordres, afin d’assurer une répartition équilibrée des titres.

LNT

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Stratégie 2025-2026 de BKGR : une année record pour les marchés marocains, un cycle d’opportunités qui s’ouvre https://lnt.ma/strategie-2025-2026-de-bkgr-une-annee-record-pour-les-marches-marocains-un-cycle-dopportunites-qui-souvre/ Thu, 15 Jan 2026 14:41:19 +0000 https://lnt.ma/?p=540173 L’étude annuelle « Strategy 2025-2026 » publiée par BMCE Capital Global Research (BKGR), dresse un panorama détaillé de l’environnement macroéconomique, financier et boursier du Maroc, tout en proposant un cadre stratégique pour l’année 2026. L’année 2025 est décrite par BKGR comme un exercice exceptionnel, tant sur le plan économique que financier, dans un environnement mondial […]

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L’étude annuelle « Strategy 2025-2026 » publiée par BMCE Capital Global Research (BKGR), dresse un panorama détaillé de l’environnement macroéconomique, financier et boursier du Maroc, tout en proposant un cadre stratégique pour l’année 2026.

L’année 2025 est décrite par BKGR comme un exercice exceptionnel, tant sur le plan économique que financier, dans un environnement mondial pourtant marqué par de fortes turbulences. Les tensions géopolitiques, les frictions commerciales sino-américaines et la montée des incertitudes autour des politiques monétaires ont entretenu une volatilité élevée sur les marchés internationaux, favorisant notamment une envolée historique de l’or et une nervosité persistante sur les matières premières énergétiques.

Dans ce contexte global instable, l’économie marocaine a fait preuve de résilience. BKGR souligne que la politique monétaire conduite par Bank Al-Maghrib s’est inscrite dans une logique d’assouplissement prudent, avec une baisse du taux directeur à 2,25 % en mars 2025, suivie d’un maintien de ce niveau jusqu’à la fin de l’année. Cette orientation a permis de soutenir l’activité sans provoquer de tensions inflationnistes, l’inflation demeurant quasi nulle à fin novembre.

La croissance économique est estimée autour de 5 % en 2025, confirmant la solidité de la reprise amorcée en 2024. Cette performance est portée par la dynamique non agricole, soutenue par l’investissement public et privé et par la poursuite des grands projets structurants, notamment la modernisation des stades, l’extension des aéroports de Casablanca, Marrakech et Tanger, ainsi que le renforcement des écosystèmes industriels.

Sur le plan externe, BKGR relève toutefois la persistance de déséquilibres, avec un déficit commercial élevé, conséquence directe de la hausse marquée des importations de biens d’équipement, dans le sillage de la forte politique d’investissement. La dépendance aux importations énergétiques et céréalières continue de peser sur la balance commerciale, même si la bonne tenue des exportations, en particulier dans les métiers mondiaux du Maroc comme les phosphates, a partiellement amorti ce choc.

L’un des faits structurants de l’année 2025, tel que mis en avant dans l’étude, reste le relèvement de la notation souveraine du Maroc par Standard & Poor’s, consacrant le retour du Royaume au statut Investment Grade. Cette évolution est interprétée par BKGR comme une reconnaissance de la solidité des fondamentaux macroéconomiques et de la crédibilité du cadre budgétaire, facilitant l’accès du Maroc aux marchés financiers internationaux et renforçant l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Ces améliorations macrofinancières se sont pleinement reflétées sur le marché actions. La Bourse de Casablanca a signé l’une de ses meilleures performances historiques, avec un MASI en hausse de plus de 27 % sur l’année et une capitalisation boursière dépassant pour la première fois les 1 000 milliards de dirhams. BKGR souligne également la nette progression des volumes, le retour marqué des investisseurs particuliers et la contribution positive de plusieurs introductions en Bourse, dans un contexte de modernisation du marché, notamment avec la préparation du lancement des ETF et du marché à terme.

L’étude met aussi en lumière la forte amélioration des résultats des sociétés cotées, avec une croissance de plus de 40 % du résultat net part du groupe agrégé au premier semestre, portée par les secteurs bancaire, industriel, télécoms et par la montée en puissance du secteur de la santé.

Pour 2026, BKGR adopte un scénario de normalisation. L’environnement est qualifié de « FANI » – friable, anxiogène, non linéaire et incompréhensible – traduisant la persistance d’incertitudes géopolitiques et macrofinancières. La croissance du PIB est projetée autour de 4,5 %, avec une inflation toujours contenue et un maintien d’une politique monétaire accommodante. L’année 2026 devrait également marquer une étape préparatoire vers l’adoption, à partir de 2027, d’un régime de ciblage de l’inflation, préalable à la flexibilisation progressive du dirham.

Sur le plan budgétaire, BKGR anticipe une poursuite de la consolidation, avec un déficit ciblé à 3 % du PIB, tout en maintenant un effort d’investissement public élevé, estimé à près de 380 milliards de dirhams, orienté vers l’éducation, la santé et les infrastructures hydriques.

Dans ce cadre, la stratégie d’investissement 2026 proposée par BKGR repose sur une architecture de portefeuille en trois piliers. Le moteur principal, majoritaire, privilégie des valeurs offrant stabilité, visibilité et génération récurrente de cash-flow. Le moteur intermédiaire cible des sociétés à croissance maîtrisée, capables de créer de la valeur de manière lisible et soutenable. Enfin, une composante plus tactique, limitée en poids, vise la création d’alpha opportuniste à travers des positions temporaires liées à des catalyseurs spécifiques, notamment des publications financières, des opérations de marché ou de nouvelles IPO.

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Maroc : La Banque mondiale salue des réformes réglementaires « plus profondes que prévues » https://lnt.ma/maroc-la-banque-mondiale-salue-des-reformes-reglementaires-plus-profondes-que-prevues/ Thu, 15 Jan 2026 08:37:27 +0000 https://lnt.ma/?p=540155 Les réformes réglementaires engagées au Maroc pour renforcer le rôle du secteur privé pourraient avoir des effets positifs significatifs sur la croissance économique, la réduction de l’économie informelle et la création d’emplois. C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour des Perspectives économiques mondiales publiée par le Groupe de la Banque mondiale. L’institution […]

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Les réformes réglementaires engagées au Maroc pour renforcer le rôle du secteur privé pourraient avoir des effets positifs significatifs sur la croissance économique, la réduction de l’économie informelle et la création d’emplois. C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour des Perspectives économiques mondiales publiée par le Groupe de la Banque mondiale.

L’institution internationale souligne que les réformes mises en œuvre sont jugées « plus profondes que prévu » et qu’elles constituent un levier important pour améliorer le climat des affaires et dynamiser l’investissement privé. Ces évolutions réglementaires sont appelées à favoriser une meilleure intégration des acteurs économiques dans le secteur formel, contribuant ainsi à élargir l’assiette productive et à soutenir l’emploi.

Le rapport relève également l’impact favorable de conditions météorologiques plus clémentes sur la reprise de la production agricole dans le Royaume, après plusieurs années marquées par la sécheresse. Cette amélioration conjoncturelle contribue à soutenir l’activité économique globale.

Sur le plan des équilibres extérieurs, la Banque mondiale note une amélioration des balances courantes, en partie grâce à la progression des envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger et à la hausse des recettes touristiques. Ces deux sources de devises jouent un rôle stabilisateur important pour l’économie nationale.

Concernant les finances publiques, l’institution estime que les déficits budgétaires des pays importateurs de pétrole, dont le Maroc, devraient se réduire sur la période 2026-2027. Cette évolution serait liée, entre autres, aux politiques budgétaires restrictives mises en place, destinées à contenir les déséquilibres et à renforcer la soutenabilité des finances publiques.

En matière de croissance, la Banque mondiale prévoit pour le Maroc un taux moyen de 4,4 % en 2026. Cette performance serait toutefois accompagnée d’une expansion plus modérée dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie manufacturière, ainsi que d’une progression plus contenue de l’emploi, traduisant la persistance de défis structurels en matière de productivité et d’intégration du marché du travail.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale anticipe un léger fléchissement de la croissance à 2,6 % en 2026, avant un redressement à 2,7 % en 2027, ce qui traduirait une phase de stabilisation de l’économie mondiale sur les deux prochaines années.

LNT

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Bourse : la tentation spéculative et le risque d’un retour de bâton https://lnt.ma/bourse-la-tentation-speculative-et-le-risque-dun-retour-de-baton/ Tue, 13 Jan 2026 13:05:04 +0000 https://lnt.ma/?p=540069 L’activité de la Bourse de Casablanca flambe depuis 2024. Les introductions en bourse se succèdent et se chiffrent en milliards de dirhams. Les souscripteurs suivent, les OPV sont sursouscrites à plusieurs reprises, démontrant un fort appétit des personnes morales, des OPCVM et des investisseurs institutionnels, notamment les caisses de retraite et les compagnies d’assurances, tandis […]

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L’activité de la Bourse de Casablanca flambe depuis 2024. Les introductions en bourse se succèdent et se chiffrent en milliards de dirhams. Les souscripteurs suivent, les OPV sont sursouscrites à plusieurs reprises, démontrant un fort appétit des personnes morales, des OPCVM et des investisseurs institutionnels, notamment les caisses de retraite et les compagnies d’assurances, tandis que les petits porteurs se multiplient.

Il apparaît ainsi que les liquidités ne manquent pas pour financer l’activité économique, encouragée par la politique d’investissements, notamment dans les grands travaux, et soutenue par les mesures incitatives de la charte d’investissement. Toutefois, les risques liés à une telle surchauffe ne sont pas toujours suffisamment pris en compte, en particulier par les spéculateurs qui jouent clairement sur les cours. L’autorité de tutelle du marché des capitaux a d’ailleurs été alertée sur ce type de pratiques.

La manipulation des cours, l’un des mécanismes classiques de la spéculation, a notamment été dénoncée sur le titre SGTM, dont la capitalisation boursière a dépassé les 56 milliards de dirhams. Cette situation alimente un engouement certain, mais fait peser le risque d’une correction brutale, susceptible d’entraîner des pertes au détriment des quelque 20 000 petits porteurs, dont le nombre a été multiplié par dix au cours des deux dernières années.

Certes, le financement par la bourse des valeurs, l’un des compartiments du marché des capitaux, est gratuit pour les entreprises. Celles-ci bénéficient de financements massifs en contrepartie d’une simple promesse de rendements futurs. Elles n’ont aucune obligation de remboursement du capital, contrairement à un emprunt bancaire, ni à supporter des charges d’intérêts.

D’autant plus que, pour s’introduire en bourse, une entreprise peut accéder à des compartiments aux règles relativement souples, comme le marché de la croissance ou du développement. Outre la forme juridique de Société Anonyme et un capital minimum de 10 millions de dirhams, une seule année d’états financiers publiés est exigée, sans contrainte relative à un niveau minimal de chiffre d’affaires. Des conditions peu contraignantes.

Les souscripteurs des sociétés cotées attendent un rendement provenant de deux sources : la distribution de dividendes et, surtout, l’appréciation des cours boursiers. Si les investisseurs institutionnels s’inscrivent généralement dans une logique de moyen et long terme, et font preuve de patience, de nombreux petits porteurs cherchent au contraire des gains rapides et suivent de très près l’évolution des cours. Ce comportement fébrile peut les conduire à vendre précipitamment, de manière conjoncturelle.
Dans les faits, il ne s’agit pas toujours de « petits » porteurs. Ils disposent souvent de liquidités importantes, longtemps restées dormantes, cherchant à se valoriser, la bourse constituant l’un des canaux privilégiés pour ce type de placement.

Le marché regorge ainsi de liquidités, mais il s’agit essentiellement de l’épargne nationale, collectée par les caisses de retraite, les compagnies d’assurances et les OPCVM auprès des souscripteurs, au titre de l’assurance maladie, de la retraite, de la retraite complémentaire ou encore des contrats d’assurance vie.
Il convient de rappeler que la Bourse de Casablanca, malgré les différentes réformes engagées depuis 1993 jusqu’à 2024, et la création de nouveaux compartiments, a connu des périodes d’illiquidité et d’inefficience, marquées par des PER élevés. La spéculation, traduisant une déconnexion des cours boursiers des fondamentaux économiques, ainsi que la faiblesse ou la stagnation des dividendes distribués, ont alors entamé la confiance des investisseurs.

La bourse a également permis à certaines sociétés familiales, notamment dans l’immobilier, de lever des montants considérables. Toutefois, malgré le recours à des programmes de rachat d’actions, plusieurs de ces entreprises n’ont pas réussi à soutenir leurs cours, lesquels ont fini par s’effondrer, occasionnant des pertes importantes pour les petits porteurs.

Par ailleurs, les banques d’affaires portent aussi une part de responsabilité, en valorisant certaines entreprises à des niveaux élevés lors de leur introduction en bourse. Ces opérations ont principalement profité aux actionnaires fondateurs, qui ont cédé une partie de leur capital, contribuant à la cherté des titres. Dans plusieurs cas, les entreprises concernées n’ont pas tenu leurs promesses de rentabilité, entraînant une baisse de leurs cours.

Un autre risque du marché financier réside dans le comportement de certains opérateurs économiques qui, face à l’ouverture du robinet boursier, cherchent à profiter de cette manne de capitaux gratuits. Ils procèdent à la création de holdings de circonstance, regroupant plusieurs entreprises introduites successivement en bourse, transférant ainsi aux souscripteurs des risques multiples.

Dans ce contexte, un renforcement de la surveillance du marché boursier par les instances compétentes s’impose. Le rôle de l’AMMC est central, tant en amont des introductions en bourse, à travers un durcissement de la réglementation, qu’en aval, via un suivi permanent du marché. À cet égard, la mise en garde d’Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, demeure d’actualité « les cours boursiers sont comparables à des arbres qui ne montent jamais jusqu’au ciel ».

 

Afifa Dassouli

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Paiements, identité, cybersécurité : APIDE 2026 réunit l’écosystème africain à Marrakech https://lnt.ma/paiements-identite-cybersecurite-apide-2026-reunit-lecosysteme-africain-a-marrakech/ Tue, 13 Jan 2026 11:34:27 +0000 https://lnt.ma/?p=540090 Dans un contexte marqué par l’accélération des paiements numériques, l’essor des identités digitales et la montée en puissance des enjeux de gouvernance et de cybersécurité, la ville de Marrakech accueille, les 13 et 14 janvier 2026, la 20e édition de l’Africa Pay & ID Expo (APIDE). Organisé par One Africa Forums, ce rendez-vous s’est progressivement […]

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Dans un contexte marqué par l’accélération des paiements numériques, l’essor des identités digitales et la montée en puissance des enjeux de gouvernance et de cybersécurité, la ville de Marrakech accueille, les 13 et 14 janvier 2026, la 20e édition de l’Africa Pay & ID Expo (APIDE). Organisé par One Africa Forums, ce rendez-vous s’est progressivement imposé comme l’un des principaux espaces africains de dialogue sur la confiance numérique, réunissant décideurs publics, régulateurs, institutions financières et acteurs technologiques autour d’une question structurante : comment bâtir des écosystèmes digitaux africains fondés sur la confiance entre l’État, l’économie et le citoyen.

Cette édition anniversaire marque un tournant symbolique dans l’histoire d’APIDE. Après deux décennies de débats consacrés à l’innovation et à la diffusion des technologies de paiement, l’événement entre dans une phase de maturité stratégique où l’enjeu central devient la structuration durable des écosystèmes numériques. La programmation 2026 s’articule autour de trois piliers : les paiements et l’inclusion financière, l’identité numérique et la gouvernance, ainsi que la cybersécurité et la protection des données. Ces thématiques sont réunies par un fil conducteur commun, celui de la confiance comme condition de la massification des usages et de la transformation économique.

Pour la première fois, cette édition est précédée d’un roadshow panafricain ayant parcouru plusieurs capitales, notamment Lagos, Accra, Nairobi et Addis-Abeba. Cette démarche vise à ancrer les échanges dans les réalités de terrain et à construire un programme pensé depuis le Maroc mais co-élaboré avec des acteurs de l’ensemble du continent.

Un continent porté par sa jeunesse

La conférence d’ouverture était consacrée à l’avenir des paiements en Afrique, avec une keynote d’Abdeslam Alaoui Smaili, fondateur et PDG de HPS, autour de la trajectoire du marché et des leaders appelés à façonner les prochaines années. Dans son intervention, il a mis en avant une transformation profonde du continent, portée par une population jeune, connectée et capable de « sauter » certaines étapes technologiques pour adopter directement les solutions les plus avancées. Il a souligné que le marché africain connaît une croissance soutenue, avec une progression annuelle estimée à plus de 16 % du nombre de transactions et de plus de 10 % du nombre de cartes, une tendance observée à l’échelle mondiale mais particulièrement marquée en Afrique.

Au-delà des volumes, Abdeslam Alaoui Smaili a insisté sur un phénomène plus structurant : l’augmentation rapide de la valeur des transactions, signe d’une rencontre de plus en plus étroite entre usage et technologie. Selon lui, « la création de valeur dans l’économie passe par l’enrichissement de la donnée transactionnelle », qui ouvre la voie à de nouveaux services tels que le crédit, l’épargne ou l’assurance. Il a également relevé l’essor des wallets et des paiements intégrés dans des environnements digitaux, ainsi que la bascule progressive vers des paiements non cash dans plusieurs régions du monde, une dynamique appelée à se renforcer en Afrique.

L’une des tendances majeures mises en avant concerne le déploiement rapide des systèmes de paiement instantané sur le continent. Plus de trente pays africains disposent déjà de telles infrastructures, soutenues par des politiques publiques de plus en plus volontaristes. Pour Abdeslam Alaoui Smaili, l’instantanéité constitue un levier clé pour transformer l’économie, favoriser l’interopérabilité et accélérer l’intégration régionale, notamment à travers le développement de corridors transfrontaliers intra-africains.

Ces orientations ont trouvé un écho dans la première conférence-débat, consacrée à la modernisation des infrastructures de paiement. Les intervenants, parmi lesquels Imelda Ngunzu (Mastercard), Ndeda Nakhulo (Pesaflow Kenya), Jean-Philippe Wolyniec (OpenWay), Mohamed Abdelrahman (Central Bank of Egypt), Mohammed Amarti Riffi (S2M) et Arnaud Crouzet (Consult Hyperion), ont confronté leurs expériences autour d’une question centrale : faut-il moderniser l’existant ou changer de paradigme.

Une transformation irréversible

Pour Arnaud Crouzet, vice-président Business Consulting de Consult Hyperion, le secteur est entré dans une phase de transformation irréversible. « La technologie et la réglementation permettent aujourd’hui d’imaginer de nouvelles approches, mais ce sont surtout les acteurs traditionnels qui doivent apprendre à se remettre en cause et à travailler en partenariat », a-t-il estimé, soulignant le potentiel du marché africain en matière de collaborations et de paiements transfrontaliers.

Du côté du Kenya, Ndeda Nakhulo a expliqué que Pesaflow avait commencé avec une infrastructure legacy avant de migrer progressivement vers le cloud afin d’améliorer l’expérience utilisateur. « Le continent est jeune et digital. Il fallait donc une plateforme adaptable, capable de gérer des volumes importants tout en réduisant la friction pour l’utilisateur », a-t-elle indiqué, précisant que la société traite aujourd’hui plusieurs dizaines de milliards de transactions.

La perspective des banques centrales a été portée par Mohamed Abdelrahman, représentant de la Banque centrale d’Égypte. Selon lui, les réseaux de paiement instantané ne sont plus une option mais « la seule infrastructure capable de concurrencer réellement le cash ». Il a cité l’exemple égyptien, marqué par le lancement d’un réseau national de paiement instantané et par la mise en place d’un schéma domestique de cartes, combinant souveraineté technologique et coopération avec les réseaux internationaux.

Les discussions ont également porté sur l’importance de l’orchestration des différents moyens de paiement. Mohammed Amarti Riffi, directeur Business Development et Alliances stratégiques de S2M, a souligné que l’avenir réside dans la capacité à combiner cartes, wallets, QR codes et paiements instantanés au sein d’un « digital payment stack » unifié. Pour lui, « l’instant payment n’est pas un produit mais une façon d’orchestrer l’ensemble des expériences de paiement », dans un contexte de pression croissante sur les marges et de concurrence accrue entre schémas.

Au-delà des infrastructures, les débats ont mis en lumière la centralité de la donnée, de la gouvernance et de la protection du consommateur. Les intervenants ont rappelé que l’innovation ne peut être durable sans une attention particulière portée à la sécurité, à la confidentialité et à l’expérience utilisateur, conditions indispensables pour instaurer la confiance et favoriser l’adoption massive des solutions numériques.

Selim Benabdelkhalek

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AGR revoit à la hausse ses prévisions de la parité USD/MAD à court terme https://lnt.ma/agr-revoit-a-la-hausse-ses-previsions-de-la-parite-usd-mad-a-court-terme/ Mon, 12 Jan 2026 14:09:51 +0000 https://lnt.ma/?p=540045 Attijari Global Research (AGR) a annoncé avoir révisé à la hausse ses prévisions concernant l’évolution de la parité USD/MAD à horizon un, deux et trois mois, dans sa dernière note « Weekly MAD Insights – Currencies ». Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’évolution défavorable attendue de l’euro face au dollar et par […]

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Attijari Global Research (AGR) a annoncé avoir révisé à la hausse ses prévisions concernant l’évolution de la parité USD/MAD à horizon un, deux et trois mois, dans sa dernière note « Weekly MAD Insights – Currencies ». Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’évolution défavorable attendue de l’euro face au dollar et par des conditions de liquidité spécifiques sur le marché des changes domestique.

Selon AGR, les nouvelles projections reposent d’abord sur les perspectives de la parité EUR/USD, qui devraient se traduire par une légère dépréciation de l’euro par rapport au billet vert à l’horizon de trois mois, comparativement aux niveaux observés actuellement sur le marché spot. À cela s’ajoutent les dynamiques de liquidité du dirham, pour lesquelles le bureau d’études anticipe un resserrement progressif des spreads sur les horizons d’un à trois mois.

Dans ce cadre, les niveaux cibles de la parité USD/MAD sont désormais établis à 9,24 à un mois, 9,28 à deux mois et 9,33 à trois mois, contre un cours spot de 9,14 observé récemment. Pour la parité EUR/MAD, les prévisions ressortent à 10,81, 10,86 et 10,92 sur les mêmes horizons, alors que le niveau spot se situait autour de 10,72.

En parallèle, AGR revient sur l’évolution récente du marché, indiquant que la paire USD/MAD s’est appréciée de 0,27 % sur la période allant du 29 décembre 2025 au 2 janvier 2026, passant de 9,11 à 9,14. Cette progression est attribuée principalement à un effet panier positif de +0,33 %, lié à l’appréciation du dollar face à l’euro sur le marché international. Ce mouvement a été partiellement compensé par un effet liquidité de -0,06 %, consécutif à un allègement des conditions de liquidité du dirham.

AGR précise également que les spreads de liquidité se sont détendus de cinq points de base au cours de cette période, pour ressortir à -3,39 %, traduisant une amélioration relative de la disponibilité du dirham sur le marché.

Dans ce contexte, le bureau d’études recommande aux opérateurs de mettre en place des stratégies de couverture sur des horizons compris entre un et trois mois afin de se prémunir contre la poursuite de la volatilité sur le marché des changes. Cette orientation s’inscrit dans une approche prudente face aux incertitudes liées à l’évolution des principales devises et aux conditions de liquidité locales.

LNT

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Bourse de Casablanca : les OPCVM et les particuliers marocains dominent les échanges au troisième trimestre 2025 https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-les-opcvm-et-les-particuliers-marocains-dominent-les-echanges-au-troisieme-trimestre-2025/ Fri, 09 Jan 2026 09:57:57 +0000 https://lnt.ma/?p=539964 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a publié son rapport sur le profil des investisseurs en Bourse pour le troisième trimestre 2025, mettant en lumière une forte concentration des échanges sur le compartiment actions du marché central de la Bourse de Casablanca au profit des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a publié son rapport sur le profil des investisseurs en Bourse pour le troisième trimestre 2025, mettant en lumière une forte concentration des échanges sur le compartiment actions du marché central de la Bourse de Casablanca au profit des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et des personnes physiques marocaines.

Selon les données arrêtées à fin septembre 2025, ces deux catégories d’investisseurs ont représenté à elles seules 63,4 % du volume global des transactions réalisées durant le trimestre. Cette prépondérance confirme leur rôle central dans l’animation du marché actions, dans un contexte marqué par une nette reprise de l’activité boursière et une amélioration des indicateurs de performance.

Les personnes morales marocaines se classent en troisième position avec une part de 24,9 % du volume échangé, suivies des investisseurs dont les ordres transitent via le réseau bancaire (5,8 %) et des personnes morales étrangères (5,5 %). Cette répartition traduit un marché principalement porté par l’épargne nationale, tant institutionnelle qu’individuelle.

Le volume transactionnel global sur le marché central des actions a atteint 34,4 milliards de dirhams au troisième trimestre 2025, contre 13,1 milliards de dirhams sur la même période de l’année précédente, soit une progression de 162 % en glissement annuel. Cette dynamique s’est accompagnée d’une évolution favorable des indices boursiers, avec une hausse trimestrielle de 4 % pour le MASI et de 3,5 % pour le MASI 20, témoignant d’un climat de marché globalement porteur.

Dans le détail, les OPCVM se sont positionnés en acheteurs nets sur le trimestre. Ils ont réalisé des achats pour un montant de 11,6 milliards de dirhams et des ventes pour 8,4 milliards de dirhams. Comparativement au troisième trimestre 2024, leurs volumes d’achats et de ventes ont été multipliés respectivement par 2,3 et 2,2, illustrant un renforcement significatif de leur présence sur le marché actions.

Les personnes physiques marocaines ont également affiché une activité soutenue. Leurs achats se sont élevés à 9 milliards de dirhams, en hausse de 2,7 fois par rapport au même trimestre de l’année précédente et de 15,7 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Du côté des ventes, elles ont totalisé 9,1 milliards de dirhams, soit une progression de 2,8 fois en glissement annuel et de 14,2 % en variation trimestrielle. Ce niveau d’activité place les particuliers marocains parmi les principaux moteurs de la liquidité boursière, traduisant un regain d’intérêt pour les placements en actions.

À l’inverse, les personnes morales marocaines se sont retrouvées en position nette vendeuse. Elles ont procédé à des ventes pour 8,2 milliards de dirhams, contre des achats de 6,7 milliards de dirhams. Par rapport au troisième trimestre 2024, leurs volumes d’achats et de ventes ont été multipliés par 2,1, ce qui reflète une intensification de leurs opérations malgré une orientation globale à la cession sur la période.

Les investisseurs dont les ordres transitent via le réseau bancaire ont enregistré des achats de 1,3 milliard de dirhams et des ventes de 2,2 milliards de dirhams. En glissement annuel, leurs achats ont été multipliés par trois et leurs ventes par 2,2, indiquant une montée en puissance progressive de cette catégorie, même si son poids reste limité dans l’ensemble des transactions.

Quant aux personnes morales étrangères, elles ont réalisé des ventes de 1,9 milliard de dirhams, en hausse de 2,5 fois par rapport au troisième trimestre 2024 et de 4,7 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Leurs achats se sont établis à 1,4 milliard de dirhams, soit près du double du volume observé un an auparavant. Malgré cette progression, leur contribution au volume global demeure modeste, ce qui suggère une implication encore prudente des investisseurs étrangers sur le marché actions marocain au cours de la période.

Au-delà des chiffres, cette photographie du troisième trimestre 2025 met en évidence une configuration de marché largement dominée par l’épargne domestique, avec un rôle moteur des OPCVM et des particuliers marocains. Cette structure confère au marché une certaine résilience, mais pose également la question de la diversification des profils d’investisseurs et du renforcement de l’attractivité de la place pour les capitaux internationaux.

LNT

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