Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Thu, 01 Jan 2026 14:21:07 +0000 fr-FR hourly 1 Échanges extérieurs : le déficit commercial s’alourdit à 328,8 milliards de dirhams à fin novembre https://lnt.ma/echanges-exterieurs-le-deficit-commercial-salourdit-a-3288-milliards-de-dirhams-a-fin-novembre/ Thu, 01 Jan 2026 14:21:07 +0000 https://lnt.ma/?p=539757 Le déficit commercial du Maroc a dépassé 328,8 milliards de dirhams à fin novembre 2025, enregistrant une hausse de 20,4 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données publiées par l’Office des changes. Cette aggravation s’explique par une progression plus rapide des importations de biens, en hausse de 9,2 % […]

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Le déficit commercial du Maroc a dépassé 328,8 milliards de dirhams à fin novembre 2025, enregistrant une hausse de 20,4 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données publiées par l’Office des changes. Cette aggravation s’explique par une progression plus rapide des importations de biens, en hausse de 9,2 % à plus de 725,34 milliards de dirhams, comparativement à celle des exportations, limitées à +1,8 % pour atteindre environ 423,54 milliards de dirhams. Dans ce contexte, le taux de couverture des importations par les exportations a reculé de 4,1 points pour s’établir à 56,3 %.

La hausse des importations est principalement tirée par l’augmentation des produits bruts, en progression de 34,9 %, des produits finis d’équipement (+15 %), des produits finis de consommation (+12,9 %), des demi-produits (+5,9 %) ainsi que des produits alimentaires (+4,3 %). Cette dynamique s’est néanmoins accompagnée d’un recul de la facture énergétique, qui s’est établie à 98,69 milliards de dirhams à fin novembre, en baisse de 5,3 % en glissement annuel. Ce repli est dû essentiellement à la diminution des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de 9,6 %, sous l’effet d’une baisse des prix de 15 %, malgré une hausse des quantités importées de 6,3 %. Le segment « gaz de pétrole et autres hydrocarbures » a également reculé de 7,1 % pour s’établir à 17,98 milliards de dirhams.

Du côté des exportations, la performance globale a été soutenue principalement par la progression du secteur des phosphates et dérivés, dont les ventes à l’étranger ont atteint 87,14 milliards de dirhams, en hausse de 13,8 %. Cette évolution est portée par l’augmentation des exportations de phosphates bruts (+28,9 %), d’acide phosphorique (+14,6 %) et d’engrais naturels et chimiques (+11,7 %). Le secteur aéronautique a également contribué à cette dynamique avec des exportations en hausse de 8,5 %, à plus de 26,26 milliards de dirhams, profitant de la progression des segments assemblage et systèmes de câblage électrique.

À l’inverse, des replis ont été observés dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture et l’agroalimentaire (-0,2 %), l’automobile (-3,1 %), le textile et cuir (-4,7 %) ainsi que l’électronique et l’électricité (-8,7 %), limitant la performance globale des exportations.

Parallèlement, la balance des services a continué de jouer un rôle d’amortisseur. Son excédent s’est accru de 15,1 % pour dépasser 147 milliards de dirhams, sous l’effet de la hausse des exportations de services (+11,4 % à 287,9 milliards de dirhams) et des importations (+7,8 % à 138,89 milliards de dirhams). Les recettes voyages se sont établies à 124,14 milliards de dirhams, en croissance de 18,7 %, tandis que les dépenses ont atteint 30,15 milliards de dirhams, en hausse de 12,7 %, portant le solde de la balance voyages à près de 93,98 milliards de dirhams, en amélioration de 20,8 %.

Les flux financiers extérieurs ont également affiché une évolution positive. Le flux net des investissements directs étrangers a dépassé 26,66 milliards de dirhams à fin novembre, en progression de 16,4 %. Les recettes liées aux IDE ont augmenté de 25,9 % pour atteindre 50,61 milliards de dirhams, alors que les dépenses se sont accrues de 38,5 % à 23,95 milliards de dirhams. Le flux net des investissements directs marocains à l’étranger a, pour sa part, progressé de 1 % à plus de 6,09 milliards de dirhams.

Enfin, les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont atteint 111,53 milliards de dirhams, contre 109,8 milliards un an auparavant, enregistrant une hausse modérée de 1,6 %.

LNT

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L’AMMC publie le 13ᵉ numéro de la Revue du Marché des Capitaux, marqué par une forte dynamique du marché en 2025 https://lnt.ma/lammc-publie-le-13%e1%b5%89-numero-de-la-revue-du-marche-des-capitaux-marque-par-une-forte-dynamique-du-marche-en-2025/ Wed, 31 Dec 2025 14:57:08 +0000 https://lnt.ma/?p=539747 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication du 13ᵉ numéro de sa Revue du Marché des Capitaux, couvrant les principaux faits marquants des troisième et quatrième trimestres de l’année 2025. Cette édition propose une vue d’ensemble des évolutions récentes du marché, à travers la présentation des chiffres clés des différents compartiments […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication du 13ᵉ numéro de sa Revue du Marché des Capitaux, couvrant les principaux faits marquants des troisième et quatrième trimestres de l’année 2025. Cette édition propose une vue d’ensemble des évolutions récentes du marché, à travers la présentation des chiffres clés des différents compartiments et une analyse des tendances ayant caractérisé l’exercice en cours.

Le focus de ce numéro est consacré à « la commercialisation des instruments financiers au regard de la pratique internationale », un thème jugé central pour la protection de l’épargne et le renforcement de la confiance des investisseurs dans le marché des capitaux.

Sur le plan des indicateurs, la revue met en évidence une croissance soutenue de l’activité boursière. La capitalisation du marché s’est établie à 1.036,57 milliards de dirhams à fin octobre 2025, enregistrant une hausse de 37,76 % par rapport à fin décembre 2024 et de 42,11 % en glissement annuel. Cette progression s’explique par la performance du MASI, en hausse de 32,92 %, portée par la dynamique positive de la majorité des secteurs cotés, avec 20 secteurs sur 24 ayant affiché une évolution favorable sur l’année.

Le marché secondaire a également connu une activité soutenue, avec un volume de transactions de 108,7 milliards de dirhams sur les dix premiers mois de l’année, soit près du double du volume observé en 2024. L’actif net des OPCVM s’est élevé à 790 milliards de dirhams à fin octobre, en augmentation de 21 % depuis le début de l’année.

Les autres véhicules de placement collectif ont eux aussi progressé à fin septembre 2025, avec une hausse de 70,6 % pour les OPCC, dont l’actif net atteint 4,79 milliards de dirhams, 109,6 milliards de dirhams pour les OPCI et 28,9 milliards de dirhams pour les fonds de placements collectifs en titrisation.

Sur le marché primaire, la période de mai à octobre 2025 a été marquée par deux introductions en Bourse totalisant 1,25 milliard de dirhams, cinq émissions obligataires pour un montant global de 4,2 milliards de dirhams et trois augmentations de capital de 4,7 milliards de dirhams, illustrant la vitalité des opérations de financement sur le marché.

Cette dynamique s’est accompagnée de réformes et de chantiers structurants. La revue revient notamment sur l’implication de l’AMMC dans le projet d’encadrement des crypto-actifs, mené en collaboration avec le Groupe de Travail National sur les Crypto-actifs, réunissant le ministère de l’Économie et des Finances, les régulateurs financiers, l’Office des changes et la Présidence du ministère public. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche de mise en cohérence du cadre normatif, dans laquelle le règlement général de l’AMMC constitue une étape clé.

Le numéro souligne également la poursuite du déploiement du marché à terme, à travers l’adoption de textes permettant l’introduction de nouveaux instruments financiers, ainsi que l’évolution du cadre des OPCVM, visant l’élargissement de l’univers d’investissement, notamment par l’introduction des OPCVM à règles de fonctionnement allégées et des ETF.

Enfin, les faits marquants mettent en lumière la nouvelle composition du Collège des sanctions, ainsi que le renforcement de l’engagement international de l’AMMC, illustré par l’accueil de la 23ᵉ session de l’Institut Francophone de la Régulation Financière et la participation à la World Investor Week.

LNT

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La Fédération Marocaine de l’Assurance publie le 11ᵉ numéro de son “Courrier de l’Assurance” https://lnt.ma/la-federation-marocaine-de-lassurance-publie-le-11%e1%b5%89-numero-de-son-courrier-de-lassurance/ Mon, 29 Dec 2025 10:22:21 +0000 https://lnt.ma/?p=539692 La Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) a annoncé la parution du 11ᵉ numéro de sa newsletter semestrielle, Le Courrier de l’Assurance. Cette nouvelle édition dresse un panorama des principales avancées enregistrées par le secteur en 2025, aussi bien sur les plans opérationnel et réglementaire qu’institutionnel et international. Selon la FMA, ce numéro s’inscrit dans une […]

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La Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) a annoncé la parution du 11ᵉ numéro de sa newsletter semestrielle, Le Courrier de l’Assurance. Cette nouvelle édition dresse un panorama des principales avancées enregistrées par le secteur en 2025, aussi bien sur les plans opérationnel et réglementaire qu’institutionnel et international.

Selon la FMA, ce numéro s’inscrit dans une phase clé de mise en œuvre concrète des réformes engagées ces dernières années, marquée par l’entrée en production de dispositifs structurants et par l’accélération de la modernisation du marché marocain de l’assurance.

Sur le volet opérationnel, la Fédération met en avant l’accélération de la digitalisation des processus, notamment à travers la mise en production du Registre National des Véhicules Assurés (RNVA), l’avancement de la dématérialisation de l’attestation d’assurance automobile via un code QR, ainsi que le déploiement progressif d’un dispositif de paiement multicanal des primes d’assurance automobile.

Le numéro consacre également une large place aux évolutions réglementaires structurantes. Il fait état de l’avancement du projet d’amendement du Dahir du 2 octobre 1984 relatif aux accidents corporels de la circulation, de l’introduction de nouveaux critères de tarification de la responsabilité civile automobile, ainsi que de la poursuite des travaux liés à la mise en place d’une solvabilité basée sur les risques et à l’alignement du cadre comptable marocain sur les normes IFRS.

Les enjeux sociaux et la protection des assurés figurent aussi parmi les priorités mises en exergue. La newsletter revient sur l’état d’avancement de l’Assurance Maladie Obligatoire, sur le basculement prévu des assurés relevant de l’article 114 vers la CNSS, ainsi que sur les réflexions en cours autour d’une éventuelle obligation d’assurance habitation, dans un contexte marqué par l’intensification des risques climatiques.

En matière d’inclusion et de gouvernance, la FMA souligne l’adoption de la Charte Genre par l’ensemble des entreprises d’assurance et de réassurance, ainsi que les actions menées pour renforcer la prévention de la fraude et promouvoir l’intégrité au sein du secteur.

Le 11ᵉ numéro du Courrier de l’Assurance met par ailleurs en avant le renforcement du rayonnement international du marché marocain, à travers la participation active de la Fédération et des acteurs du secteur aux grands rendez-vous régionaux et internationaux de l’assurance et de la réassurance en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, favorisant le partage d’expériences et la coopération interrégionale.

Un éclairage métier est également consacré à la fonction de Responsable Contrôle Interne et Conformité, présentée comme stratégique dans la gouvernance, la maîtrise des risques et le respect des exigences réglementaires au sein des entreprises d’assurance et de réassurance.

Enfin, cette édition publie les chiffres clés du premier semestre 2025, confirmant, selon la FMA, la solidité et la dynamique de croissance du marché marocain de l’assurance.

LNT

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L’AMMC publie un guide sur la gestion sous mandat d’instruments financiers https://lnt.ma/lammc-publie-un-guide-sur-la-gestion-sous-mandat-dinstruments-financiers/ Fri, 26 Dec 2025 08:28:29 +0000 https://lnt.ma/?p=539576 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) vient de publier un guide sur la gestion sous mandat d’instruments financiers. En effet, l’AMMC entend à travers ce guide présenter les contours de la gestion sous mandat, mettre en lumière ses particularités et, en l’absence pour l’heure d’une réglementation spécifique, en encadrer la pratique. Ce guide, élaboré […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) vient de publier un guide sur la gestion sous mandat d’instruments financiers.

En effet, l’AMMC entend à travers ce guide présenter les contours de la gestion sous mandat, mettre en lumière ses particularités et, en l’absence pour l’heure d’une réglementation spécifique, en encadrer la pratique.

Ce guide, élaboré dans une optique de protection de l’épargne investie sur le marché des capitaux, fournit ainsi des recommandations à la fois aux investisseurs désireux de déléguer la gestion de leurs placements afin de les accompagner dans leur relation avec les gestionnaires qu’ils auront choisis, mais également à ces derniers qui y trouveront un cadre détaillé leur permettant de mener au mieux leurs missions dans l’intérêt de leur clientèle et dans le respect des meilleures pratiques professionnelles et règles déontologiques applicables aux marchés des capitaux.

La publication de ce document s’inscrit dans le contexte de l’essor soutenu de la gestion individuelle de portefeuille pour le compte de tiers au Maroc.

Il s’agit d’une dynamique marquée, à la fois, par une augmentation du nombre d’intervenants opérant dans ce segment que par la croissance des encours qui y sont placés aussi bien par des investisseurs institutionnels que des particuliers.

Dans le détail, le guide s’articule autour de plusieurs axes portant notamment sur la définition de la gestion sous mandat et du mandat de gestion, les mentions minimales à intégrer dans ce dernier, les dispositifs recommandés à mettre en place par le gestionnaire pour exercer cette activité, les diligences à effectuer par le gestionnaire préalablement à toute signature d’un mandat de gestion, ainsi que celles incombant aux personnes souhaitant déléguer la gestion de leurs instruments financiers et liquidités à un professionnel.

LNT avec Map

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Administration fiscale : le FMI met en avant les réformes et avancées réalisées au Maroc https://lnt.ma/administration-fiscale-le-fmi-met-en-avant-les-reformes-et-avancees-realisees-au-maroc/ Thu, 25 Dec 2025 14:59:33 +0000 https://lnt.ma/?p=539567 Dans un rapport d’évaluation de la performance, rendu public jeudi, le Fonds monétaire international (FMI) a mis en avant les réformes et les avancées réalisées au Maroc en matière d’administration fiscale. Parmi les « points forts » du système de l’administration fiscale marocaine, le FMI cite la généralisation des téléprocédures rendues progressivement obligatoires et disponibles en permanence […]

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Dans un rapport d’évaluation de la performance, rendu public jeudi, le Fonds monétaire international (FMI) a mis en avant les réformes et les avancées réalisées au Maroc en matière d’administration fiscale.

Parmi les « points forts » du système de l’administration fiscale marocaine, le FMI cite la généralisation des téléprocédures rendues progressivement obligatoires et disponibles en permanence via la plateforme sécurisée SIMPL. Il s’agit aussi de la promotion d’une « culture axée sur le service favorisant le civisme fiscal volontaire en mettant à la disposition des contribuables les informations générales et individualisées et des services adaptés à leurs besoins ».

Dans cette évaluation de la performance du système de l’administration fiscale, le FMI salue également la « démarche structurée » de collecte de renseignements mise en œuvre par le Maroc en vue de détecter les contribuables potentiels et d’élargir l’assiette fiscale.

Le Royaume a également adopté une approche holistique et centralisée de gestion des risques de non-conformité soutenue par l’opérationnalisation du système de recoupement et d’analyse des données (SRAD), relève cette étude réalisée au cours de la période allant du 30 septembre au 13 octobre 2025 à l’aide de l’outil diagnostique d’évaluation de l’administration fiscale (TADAT).

Le Fonds a aussi mis l’accent sur les systèmes comptables automatisés et transparents mis en place par le Royaume ainsi que sur l’importance du Programme de contrôle fiscal basé sur les risques dont l’exécution est suivie « rigoureusement » pour évaluer la qualité et l’efficacité des contrôles.

L’institution monétaire internationale s’est également arrêtée sur les efforts déployés pour garantir une contribution régulière et structurée aux prévisions de recettes, y compris le suivi mensuel et les projections des remboursements de la TVA.

L’évaluation du FMI a toutefois pointé du doigt certains « points faibles », notamment la non utilisation des procédures contentieuses à la suite des contrôles fiscaux externes et les très longs délais de traitement du contentieux.

L’outil TADAT fournit une référence d’évaluation de la performance de l’administration fiscale qui peut être utilisée pour déterminer les priorités de réformes et, au fil d’évaluations ultérieures, pour mettre en lumière les résultats obtenus.

Cette deuxième évaluation du TADAT, qui fait suite à celle réalisée en 2018, met en évidence les progrès accomplis à la suite des réformes mises en œuvre depuis la première évaluation. Elle fournit une nouvelle référence qui peut être utilisée pour recentrer les priorités de réforme, selon le FMI.

 

LNT avec Map

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Inclusion financière : DAMANE CASH signe un partenariat avec la Fondation Zakoura, GIZ WoMENA, et la FMEF https://lnt.ma/inclusion-financiere-damane-cash-signe-un-partenariat-avec-la-fondation-zakoura-giz-womena-et-la-fmef/ Wed, 24 Dec 2025 13:52:59 +0000 https://lnt.ma/?p=539511 Damane Cash, la GIZ WoMENA, la Fondation Zakoura et la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF) ont annoncé la mise en place d’un partenariat stratégique visant le lancement du programme Nouara, une initiative conjointe dédiée à l’inclusion financière et à l’autonomisation économique des femmes en milieu rural. Ce programme cible dans un premier temps la […]

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Damane Cash, la GIZ WoMENA, la Fondation Zakoura et la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF) ont annoncé la mise en place d’un partenariat stratégique visant le lancement du programme Nouara, une initiative conjointe dédiée à l’inclusion financière et à l’autonomisation économique des femmes en milieu rural. Ce programme cible dans un premier temps la région Marrakech–Safi, avec l’ambition d’accompagner 1 500 femmes rurales à travers un parcours structuré combinant sensibilisation financière, formation et accompagnement entrepreneurial.

Le programme Nouara s’inscrit dans une dynamique de développement local fondée sur le renforcement des capacités économiques des femmes, considérées comme un pilier central de l’économie familiale en milieu rural. Dans de nombreuses zones, l’accès limité aux services financiers formels et la faible maîtrise des outils de gestion budgétaire constituent encore des freins majeurs à l’épargne, à la planification financière et à l’initiative entrepreneuriale. Les partenaires du programme entendent ainsi apporter des réponses concrètes et adaptées aux réalités locales afin de favoriser une meilleure gestion des finances personnelles et de renforcer la résilience économique des ménages.

Le dispositif se décline en deux composantes complémentaires. La première est consacrée à la sensibilisation aux finances personnelles. Elle portera sur des thématiques essentielles telles que la gestion du budget, l’épargne, l’assurance et l’utilisation des services financiers, avec pour objectif de permettre aux bénéficiaires de mieux comprendre et maîtriser les mécanismes de base de la vie financière. Cette phase vise à créer un socle de compétences indispensable pour sécuriser les revenus des ménages et encourager une relation durable avec les services financiers.

La seconde composante du programme concerne l’accompagnement entrepreneurial. Elle s’adresse à un sous-groupe de 200 bénéficiaires sélectionnées parmi les participantes, afin de soutenir la création ou le développement d’activités génératrices de revenus. Ce volet prévoit des formations ciblées en gestion, en trésorerie, en financement ainsi qu’en paiements digitaux, afin d’aider ces femmes à structurer leurs projets, à améliorer leur viabilité économique et à faciliter leur intégration dans les circuits financiers formels.

Le partenariat repose sur la complémentarité des expertises des différentes institutions impliquées. Damane Cash mettra à profit son savoir-faire en matière d’inclusion financière et de services de paiement, notamment pour faciliter l’accès aux solutions financières de proximité dans les territoires concernés. La GIZ WoMENA apportera son appui technique et son expérience dans les programmes d’autonomisation économique des femmes, en veillant à l’intégration des bonnes pratiques internationales adaptées au contexte marocain.

La Fondation Zakoura, en tant que porteuse du projet, sera chargée du déploiement opérationnel du programme et de son ancrage territorial auprès des communautés rurales. Elle assurera la mobilisation des bénéficiaires, la coordination des actions sur le terrain et le suivi des parcours individuels. De son côté, la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière contribuera par l’élaboration et la mise à disposition de kits pédagogiques d’éducation financière, développés selon les principes de l’OCDE et contextualisés pour répondre aux besoins spécifiques des femmes rurales marocaines.

LNT

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Nasser Seddiqi nommé Directeur général de la Bourse de Casablanca https://lnt.ma/nasser-seddiqi-nomme-directeur-general-de-la-bourse-de-casablanca/ Wed, 24 Dec 2025 09:54:49 +0000 https://lnt.ma/?p=539489 Le Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca a procédé, à l’unanimité, à la nomination de Nasser Seddiqi au poste de Directeur général, conformément aux dispositions légales et statutaires. Sa prise de fonctions interviendra le 19 janvier 2026. Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience en régulation financière, en gestion d’actifs et en gouvernance des […]

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Le Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca a procédé, à l’unanimité, à la nomination de Nasser Seddiqi au poste de Directeur général, conformément aux dispositions légales et statutaires. Sa prise de fonctions interviendra le 19 janvier 2026.

Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience en régulation financière, en gestion d’actifs et en gouvernance des marchés, M. Seddiqi a construit l’essentiel de son parcours au sein de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) ainsi que dans différentes institutions internationales. Le Conseil d’administration estime que cette expertise constitue un atout pour la poursuite du développement stratégique de la Bourse de Casablanca et lui a exprimé sa pleine confiance pour la réussite de ses nouvelles missions.

Avant sa nomination, Nasser Seddiqi occupait le poste de Directeur du Pôle Métiers de l’AMMC, en charge notamment de la supervision des marchés, de la gestion d’actifs et des émetteurs. À ce titre, il a été associé au pilotage de plusieurs chantiers structurants pour la place financière marocaine, parmi lesquels le développement de la finance durable et la mise en place du marché à terme.

Entre 2022 et 2025, il a également assuré la présidence de l’Instance de coordination du marché à terme, contribuant à la structuration de ce segment stratégique. Son parcours est par ailleurs marqué par une implication active au sein de différentes instances internationales, notamment l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO) et l’International Forum of Independent Audit Regulators (IFIAR), renforçant ainsi son exposition aux standards et pratiques internationales en matière de régulation et de gouvernance financière.

M. Seddiqi a débuté sa carrière à Paris au sein d’un cabinet d’audit international, où il a exercé pendant plusieurs années des missions d’audit et de conseil. Il a ensuite occupé diverses fonctions à l’international, notamment dans les secteurs bancaire et de la gestion d’actifs, avant de rejoindre l’AMMC en 2009. Il y a gravi progressivement les échelons, occupant successivement plusieurs postes de responsabilité, jusqu’à sa nomination à la tête du Pôle Métiers.

Sur le plan académique, Nasser Seddiqi est diplômé d’expertise comptable d’État français et titulaire de plusieurs certifications internationales liées au développement des marchés de capitaux et à la régulation financière. Il est notamment détenteur du « Global Certificate Program for Regulators of Securities Markets », délivré par la Harvard Law School en partenariat avec l’IOSCO.

LNT

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Stabilité financière : le CCSRS confirme la résilience du système financier marocain https://lnt.ma/stabilite-financiere-le-ccsrs-adopte-une-nouvelle-feuille-de-route-et-confirme-la-resilience-du-systeme-financier-marocain/ Wed, 24 Dec 2025 08:40:10 +0000 https://lnt.ma/?p=539483 Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a tenu, le 23 décembre 2025 au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat, sa vingt-deuxième réunion, consacrée à l’examen de la situation du système financier national et à l’adoption d’une nouvelle feuille de route en matière de stabilité financière. Cette rencontre a permis de […]

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Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a tenu, le 23 décembre 2025 au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat, sa vingt-deuxième réunion, consacrée à l’examen de la situation du système financier national et à l’adoption d’une nouvelle feuille de route en matière de stabilité financière. Cette rencontre a permis de dresser un bilan globalement rassurant, tout en traçant les priorités pour les années à venir dans un contexte international toujours marqué par de fortes incertitudes.

La nouvelle feuille de route validée par le Comité vise à consolider les acquis des dernières années et à renforcer davantage le cadre national de prévention et de gestion des risques systémiques. Elle s’articule autour de cinq axes structurants. Le premier concerne le renforcement du cadre institutionnel et légal, afin d’assurer une meilleure coordination entre les différentes autorités et une adaptation continue du dispositif réglementaire aux évolutions des marchés financiers. Le second axe porte sur l’approfondissement du dispositif analytique, à travers le développement des outils de surveillance et d’anticipation des risques, permettant une lecture plus fine des vulnérabilités potentielles.

Le troisième pilier est dédié au développement des instruments macroprudentiels, dans l’objectif de renforcer la capacité des autorités à agir de manière préventive face à l’accumulation de risques. Le quatrième axe concerne le cadre de résolution et de gestion de crise, avec l’ambition d’améliorer la préparation et la réactivité du système financier en cas de chocs majeurs. Enfin, la feuille de route accorde une importance particulière à la communication en matière de stabilité financière, considérée comme un levier essentiel pour renforcer la transparence, la confiance des acteurs économiques et la compréhension des enjeux par le grand public.

Une inflation « maîtrisée »

Lors de cette réunion, le CCSRS a également examiné la cartographie des risques systémiques et les travaux réalisés par son sous-comité mensuel. Ces analyses confirment que, malgré un environnement international incertain, marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des politiques économiques parfois restrictives, les perspectives macroéconomiques nationales demeurent favorables. La croissance économique devrait s’accélérer en 2025, portée par la reprise de plusieurs secteurs productifs et par la poursuite de l’investissement, avant de se stabiliser à un rythme soutenu sur les années suivantes. L’inflation, après une période de fortes pressions, s’inscrit dans une trajectoire maîtrisée, contribuant à un meilleur ancrage des anticipations et à la préservation du pouvoir d’achat.

Sur le plan des équilibres externes, le déficit du compte courant devrait rester contenu, soutenu par la solidité des recettes extérieures et par la bonne tenue des réserves officielles. Celles-ci continuent de se renforcer, offrant au pays un matelas de sécurité appréciable face aux chocs externes. Les finances publiques suivent également une trajectoire d’assainissement progressif, avec une réduction graduelle du déficit budgétaire et une stabilisation, puis un recul du ratio d’endettement, traduisant les efforts de maîtrise des dépenses et d’amélioration des recettes.

Le secteur bancaire, pilier central du système financier, affiche des fondamentaux solides. Le CCSRS a relevé une rentabilité soutenue, conjuguée à une adéquation satisfaisante des fonds propres. Les ratios de solvabilité demeurent supérieurs aux seuils réglementaires, tandis que les indicateurs de liquidité restent confortables. Les tests de résistance macroéconomiques réalisés confirment la capacité des établissements bancaires à absorber des chocs sévères, sans compromettre la stabilité globale du système. Cette résilience est attribuée à la qualité du cadre prudentiel, à la diversification des activités et à la vigilance accrue des autorités de supervision.

Le Comité a également examiné l’évolution du marché des capitaux, qui poursuit une dynamique favorable. La Bourse de Casablanca a enregistré une progression notable, traduisant un regain d’intérêt des investisseurs et une amélioration de la confiance. La capitalisation boursière a atteint des niveaux élevés, soutenue par la performance des valeurs cotées et par un contexte de liquidité favorable. Le marché obligataire reste actif, avec des émissions régulières de bons du Trésor et une progression de l’encours de la dette privée, contribuant au financement de l’économie.

Par ailleurs, le CCSRS a été informé du lancement officiel du processus d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette échéance, prévue à partir de 2026, constitue un enjeu stratégique majeur pour le Royaume. Les autorités ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une mobilisation coordonnée de l’ensemble des acteurs concernés, afin de consolider les avancées réalisées et de répondre aux standards internationaux.

À l’issue de cette réunion, le CCSRS a souligné que la stabilité financière demeure un chantier permanent, nécessitant une vigilance continue, une adaptation constante des outils et une coordination étroite entre les institutions. La nouvelle feuille de route adoptée s’inscrit dans cette logique, avec pour ambition de préserver la résilience du système financier marocain, de soutenir le développement économique et de renforcer durablement la confiance des investisseurs et des citoyens.

Selim Benabdelkhalek

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Saham Paiements acquiert une partie du portefeuille commerçants du CMI https://lnt.ma/saham-paiements-acquiert-une-partie-du-portefeuille-commercants-du-cmi/ Tue, 23 Dec 2025 12:55:41 +0000 https://lnt.ma/?p=539437 Saham Paiements, filiale de Saham Bank opérant sur le marché des paiements électroniques par carte, s’apprête à reprendre une partie du portefeuille commerçants du Centre Monétique Interbancaire (CMI), dans le cadre de la modernisation des activités de paiement au Maroc. Cette évolution s’inscrit dans la volonté d’ouvrir davantage le marché à la concurrence entre Établissements […]

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Saham Paiements, filiale de Saham Bank opérant sur le marché des paiements électroniques par carte, s’apprête à reprendre une partie du portefeuille commerçants du Centre Monétique Interbancaire (CMI), dans le cadre de la modernisation des activités de paiement au Maroc.

Cette évolution s’inscrit dans la volonté d’ouvrir davantage le marché à la concurrence entre Établissements de Paiement, afin de favoriser la diversification des offres et de stimuler l’innovation au service des commerçants marocains, indique Saham dans un communiqué.

Saham Paiements s’aligne pleinement sur cette dynamique, et l’acquisition en cours d’une partie du portefeuille commerçants du CMI représente une étape clé dans son développement, relève la même source.

Cette acquisition permettra d’accélérer le déploiement de solutions modernes, simples et adaptées aux besoins de tous les segments de marché dans le domaine des paiements par carte.

Saham Paiements propose des solutions intégrées combinant accompagnement personnalisé et technologies de paiement innovantes, afin de soutenir le développement de l’activité commerciale de ses clients et de simplifier la gestion quotidienne de leurs paiements électroniques, que ce soit via Terminaux de paiement électroniques ou en e-commerce.

À travers cette opération, Saham Paiements réaffirme son engagement à jouer un rôle actif dans la transformation du secteur des paiements au Maroc, en plaçant la qualité de service, la proximité et l’innovation au cœur de sa mission.

« L’évolution du marché de l’acceptation monétique ouvre une nouvelle ère pour les solutions de paiement au Maroc. La reprise d’une partie des contrats commerciaux du CMI nous donne l’opportunité d’accompagner cette transition avec une approche centrée sur la valeur ajoutée pour nos commerçants, fondée sur l’innovation et la transparence », a indiqué le directeur général de Saham Paiements, Mohamed El Morabit, cité par le communiqué.

Saham Paiements est une filiale de Saham Bank, opérant sur le marché des paiements électroniques par carte.

 

LNT avec Map

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CAN 2025 : Bank Al-Maghrib émet une pièce et un billet commémoratifs https://lnt.ma/can-2025-bank-al-maghrib-emet-une-piece-et-un-billet-commemoratifs/ Mon, 22 Dec 2025 17:16:13 +0000 https://lnt.ma/?p=539394 Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé, lundi, l’émission d’une pièce commémorative en argent d’une valeur faciale de 250 dirhams et la mise en circulation d’un billet commémoratif de 100 dirhams, à l’occasion de l’organisation de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations -Maroc 2025 (CAN-2025). La pièce commémorative présente à l’avers l’effigie de Sa […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé, lundi, l’émission d’une pièce commémorative en argent d’une valeur faciale de 250 dirhams et la mise en circulation d’un billet commémoratif de 100 dirhams, à l’occasion de l’organisation de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations -Maroc 2025 (CAN-2025).

La pièce commémorative présente à l’avers l’effigie de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et l’inscription « محمد السادس », l’inscription en arabe « المملكة المغربية » et en tifinagh  » « , ainsi que le millésime « 2025 – 1447 ».

Au revers, la pièce comporte l’inscription « MOROCCO 2025 المغرب » , une représentation artistique du complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, surmontée par la carte de l’Afrique, avec des feux d’artifice festifs célébrant la CAN, ainsi que la valeur faciale en chiffres : « 250 » et en lettres arabes : « درهما وخمسون مائتان » , ajoute la même source.

Les caractéristiques techniques de la pièce commémorative se présentent comme suit : Alliage : Argent (925 millièmes) et Cuivre (75 millièmes) ; Poids : 28,28 grammes ; Diamètre : 38,61 millimètres ; Tranche : Cannelée ; Frappe : Proof.

De son côté, le billet commémoratif illustre l’engagement du Royaume en faveur du sport et met en exergue ses nouvelles infrastructures sportives.

Le recto de ce billet présente le portrait de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les armoiries du Royaume, une représentation stylisée du complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, la carte de l’Afrique, un motif d’arabesque marocaine et une stylisation d’un ballon de football.

Le verso du billet comporte la dénomination de l’Institut d’émission en lettres tifinagh et latines, une vue intérieure du complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, des silhouettes stylisées de joueurs en action, un ballon orné de la carte de l’Afrique, des étoiles dynamiques évoquant la célébration, ainsi qu’une mixture d’arabesques marocaines et de motifs africains.

Ce billet intègre plusieurs éléments de sécurité à la pointe de la technologie, tels que le fil de sécurité à fenêtres et à changement de couleurs avec effet dynamique, un motif de repérage recto/verso, des motifs imprimés par des encres spéciales, changeant de couleur selon l’angle de vision, des motifs avec un relief perceptible pour les malvoyants et des micro-textes.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, le directeur de Dar As-Sikkah, Hassan Regraga, a souligné que « les thèmes retenus dans les représentations graphiques traduisent la richesse culturelle du Royaume, son ancrage africain et le développement des infrastructures sportives ».

« Le billet commémoratif comporte, en plus des caractères tifinagh, des dispositifs de sécurité innovants, tels que des encres magnétiques changeant de couleur et des motifs en relief perceptibles pour les malvoyants », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que « l’ensemble des étapes de conception et de production du billet et de la pièce commémoratifs ont été intégralement réalisées par les compétences marocaines de Dar As-Sikkah ».

Doté d’un cours légal et d’un pouvoir libératoire, le billet commémoratif de 100 dirhams sera émis, en nombre limité, ce lundi et circulera concomitamment avec les coupures de 100 dirhams actuellement en vigueur.

 

LNT avec Map

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L’AMMC alerte contre les faux conseils financiers et les plateformes de trading frauduleuses https://lnt.ma/lammc-alerte-contre-les-faux-conseils-financiers-et-les-plateformes-de-trading-frauduleuses/ Mon, 22 Dec 2025 15:28:31 +0000 https://lnt.ma/?p=539389 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) met en garde le public et les investisseurs contre l’exercice non autorisé de l’activité de conseil en investissement financier et la recrudescence des plateformes de trading frauduleuses. Facilitées par les réseaux sociaux, ces pratiques exposent les épargnants à des risques et peuvent porter atteinte à l’intégrité du marché, […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) met en garde le public et les investisseurs contre l’exercice non autorisé de l’activité de conseil en investissement financier et la recrudescence des plateformes de trading frauduleuses.

Facilitées par les réseaux sociaux, ces pratiques exposent les épargnants à des risques et peuvent porter atteinte à l’intégrité du marché, explique l’AMMC dans un communiqué.

Diffusion croissante de conseils en investissement sans autorisation

Relevant la multiplication de recommandations d’achat ou de vente d’actions circulant en ligne ou sur des groupes privés de messagerie, l’AMMC précise que ces recommandations, d’apparence bienveillantes, pourraient constituer un exercice non autorisé de l’activité de conseil en investissement financier, une activité régie par la loi n°19.141 qui prévoit l’obtention d’une autorisation préalable sous forme d’un enregistrement auprès de l’Autorité.

Cet enregistrement est essentiel car il s’accompagne d’une réglementation stricte qui vise à garantir la protection des investisseurs, souligne la même source.

Et de noter que cette autorisation est construite autour d’un certain nombre de garde-fous dont notamment l’honorabilité du conseiller, sa compétence professionnelle et la prévention des conflits d’intérêts.

Ces recommandations peuvent également dissimuler des intentions manipulatrices, en particulier la technique dite de la bouilloire (ou pump and dump), consistant à pousser le public à acheter un titre avant que l’initiateur de la recommandation d’achat ne le cède afin d’en tirer profit.

Prolifération de plateformes de trading à caractère frauduleux

Par ailleurs, l’AMMC attire l’attention du public sur la prolifération de plateformes de trading potentiellement frauduleuses. Ces plateformes se présentent sous des apparences professionnelles, promettant des gains rapides et élevés et dans certains cas, peuvent recourir à l’usurpation d’identité des professionnels du marché dans l’objectif de gagner la confiance des investisseurs.

Leur fonctionnement suit un schéma récurrent : publicités mensongères, incitation à un premier dépôt, affichage de gains fictifs destinés à pousser les victimes à investir davantage, blocage des retraits, puis disparition totale de la plateforme.

Et de rappeler que certaines plateformes de trading (or, devises, etc.) ne relèvent pas du contrôle de l’AMMC et que la répression des escroqueries de ce type ressort du droit commun.

Sanctions encourues

L’AMMC rappelle que l’exercice non autorisé de l’activité de conseil en investissement ou la diffusion d’informations financières fausses ou trompeuses exposent leurs auteurs à des sanctions pénales incluant des peines d’emprisonnement et des amendes.

La vigilance, première protection de l’investisseur

La première protection de l’investisseur demeure sa capacité à s’informer et à vérifier la fiabilité des sources qu’il consulte, insiste l’AMMC, invitant le public à rester vigilant face aux promesses de gains élevés, à vérifier l’identité de ses interlocuteurs, à se méfier des conseils circulant, notamment sur les groupes privés de messagerie, et à consulter la liste officielle des conseillers en investissement financier disponible sur le site de l’Autorité.

Pour soutenir ses efforts de prévention, l’AMMC prévoit un dispositif digital de sensibilisation dédié à la lutte contre les escroqueries d’investissement. Elle rappelle par ailleurs que le portail d’éducation financière « Le marché des capitaux pour tous » est mis à la disposition du public pour mieux comprendre le fonctionnement du marché des capitaux et les différents concepts liés à l’investissement en instruments financiers.

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CDG Invest Management et le groupe Samta signent un protocole d’investissement https://lnt.ma/cdg-invest-management-et-le-groupe-samta-signent-un-protocole-dinvestissement/ Mon, 22 Dec 2025 11:52:59 +0000 https://lnt.ma/?p=539368 CDG Invest Management, à travers son fonds Nama Fund I, et le groupe Samta ont annoncé la signature d’un protocole d’investissement portant sur une prise de participation minoritaire au sein de Samta Metals & Alloys, filiale du groupe Samta, spécialisé notamment dans le recyclage du cuivre et de l’aluminium. Le projet vise la production de […]

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CDG Invest Management, à travers son fonds Nama Fund I, et le groupe Samta ont annoncé la signature d’un protocole d’investissement portant sur une prise de participation minoritaire au sein de Samta Metals & Alloys, filiale du groupe Samta, spécialisé notamment dans le recyclage du cuivre et de l’aluminium.

Le projet vise la production de cathodes et de fils de cuivre ainsi que de lingots d’alliage d’aluminium de haute pureté, destinés à l’alimentation de l’écosystème industriel local, indique un communiqué de CDG Invest.

Cette opération s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de développement de l’économie circulaire et d’accélération de la transition écologique de l’industrie, affirme le communiqué, notant qu’en structurant une filière marocaine de recyclage de métaux non ferreux, le projet renforce l’intégration locale de chaînes de valeur industrielles clés, notamment l’automobile, l’aéronautique et les équipements électriques, tout en réduisant la dépendance aux importations de matières premières.

L’investissement de Nama Fund I dotera Samta Metals & Alloys des moyens nécessaires pour finaliser et accélérer la mise en œuvre de son projet, avec l’ambition de renforcer progressivement les capacités de production pour positionner la société comme hub régional, à l’échelle de l’Afrique du Nord, dans le recyclage des métaux non ferreux et de production de matières premières durables.

« Nous sommes très heureux de nous associer au groupe Samta dans ce projet stratégique pour notre industrie locale. Cette opération répond à un double enjeu : d’une part, l’intégration locale de filières industrielles clés ; et d’autre part, la décarbonation de notre base industrielle », a indiqué le directeur général délégué de CDG Invest Management, Salaheddine Kamali, cité par le communiqué.

« Le recyclage du cuivre et de l’aluminium permet en effet de réduire l’empreinte carbone par rapport à la production primaire, d’autant que le projet s’appuiera exclusivement sur des énergies vertes. Nous sommes convaincus que Samta Metals & Alloys a le potentiel d’être un véritable champion national et régional de valorisation de métaux non ferreux », a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur général du groupe Samta, Ravi Agrawal, a affirmé: « Nous sommes honorés de collaborer avec CDG Invest Management pour concrétiser ce projet transformateur. Leur investissement renforce notre capacité à accélérer notre développement et à positionner Samta Metals & Alloys comme leader régional des produits en cuivre et en aluminium recyclés ».

« Il confirme également notre engagement à contribuer au renforcement des capacités industrielles du Maroc et à accompagner la transition vers une production verte et responsable. Nous tenons également à remercier Upline Corporate Finance pour leur soutien dans le cadre de cette opération », a-t-il poursuivi.

La finalisation de cette opération reste soumise à la levée des conditions suspensives usuelles.

CDG Invest Management, filiale de CDG Invest, est une société de gestion de fonds d’investissement multi-stratégies, régulée par l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC).

 

LNT avec Map

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Le Maroc face au choc dollar-euro https://lnt.ma/le-maroc-face-au-choc-dollar-euro/ Wed, 17 Dec 2025 14:30:09 +0000 https://lnt.ma/?p=539206 Bank Al Maghrib a tenu son dernier conseil de l’année 2025 ce mardi 16 décembre. Ce dernier, qui décide de l’orientation de sa politique monétaire, maintient son taux directeur à 2,25%. Sur le plan national, M. Le Gouverneur Jouahri a fait état de la bonne dynamique économique due aux investissements engagés à la faveur d’une […]

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Bank Al Maghrib a tenu son dernier conseil de l’année 2025 ce mardi 16 décembre. Ce dernier, qui décide de l’orientation de sa politique monétaire, maintient son taux directeur à 2,25%. Sur le plan national, M. Le Gouverneur Jouahri a fait état de la bonne dynamique économique due aux investissements engagés à la faveur d’une croissance économique soutenue, de la consolidation budgétaire et de l’allègement progressif de l’endettement du Trésor. La décision de BAM, se base ainsi de plus en plus sur la santé de l’économie au-delà de l’inflation, qui tout en étant bien maîtrisée à 0,8% n’est plus à elle seule le critère de la détermination du taux directeur. En revanche, il a déploré le ralentissement de l’économie mondiale compte tenu des différentes tensions qui l’agitent, considérant qu’elle ne se reprendrait qu’en 2027. En effet, le déclassement du Dollar par rapport à l’Euro est au centre de nombres de déséquilibres qui touchent tous les pays, dont le Maroc, du fait que ses échanges extérieurs avec ses principaux partenaires européens sont libellés en un Euro qui ne cesse de se renforcer. D’autant que la chute du Dollar ne sera pas conjoncturelle puisqu’elle est le résultat de décisions de la politique américaine qui prend un nouveau tournant.

Celle-ci est due à plusieurs facteurs, notamment : la nouvelle politique monétaire de la Réserve fédérale, FED, qui devrait aller dans le sens d’une baisse structurelle de la monnaie américaine renonçant à sa place de première devise des échanges mondiaux et de monnaie forte. En effet, les dernières décisions de la Fed qui actent une baisse des taux d’intérêt, s’expliquent par la dette publique des États-Unis qui atteint 36,2 trillions de dollars, et inquiète les investisseurs. Mais aussi par les tensions commerciales issues de la nouvelle politique tarifaire des États-Unis et la guerre commerciale avec la Chine, qui engendrent de l’inflation et par les fluctuations de taux sur les marchés de capitaux. C’est ainsi que le Dollar a perdu en 2025, 10,8% de sa valeur, la pire performance depuis 1973.

Ce résultat est pourtant voulu par les États-Unis qui ont plusieurs intérêts à avoir un Dollar faible. Le plus important étant de booster les exportations, en rendant les produits américains plus compétitifs à l’étranger, ce qui stimule les exportations et soutient l’économie. Le même raisonnement s’applique au tourisme et aux investissements étrangers qu’un Dollar faible attire car ils peuvent acheter plus avec leur monnaie. En conséquence, un Dollar faible peut inciter les partenaires commerciaux à ajuster leurs politiques économiques et à ouvrir leurs marchés aux produits américains.

Mais surtout, le « nouveau Dollar » donne un avantage géopolitique à Trump qui peut renforcer l’influence des États-Unis sur la scène internationale en rendant son pays plus attractif, en dépit de l’inflation qui accentue la volatilité, entraînant des variations importantes des cours boursiers.

Et, même si la Fed (Réserve fédérale américaine) peut protéger le Dollar en utilisant plusieurs outils de politique monétaire, comme l’augmentation de ses taux d’intérêt directeurs pour attirer les investisseurs étrangers, la vente des titres du Trésor américain pour réduire la masse monétaire, l’augmentation des réserves obligatoires des banques pour réduire la quantité de monnaie en circulation, ou en intervenant directement sur le marché des changes pour acheter ou vendre des dollars et influencer son cours. Preuve qu’un dollar faible est le fruit d’une volonté politique, instaurée par le président TRUMP, malgré ses répercussions, importantes sur les économies et celles des pays émergents en particulier pour qui un dollar faible déprécie leurs dettes extérieures parce qu’elles deviennent plus coûteuse à rembourser.

Face à cette situation la BCE a déjà pris des mesures pour soutenir l’économie européenne notamment avec la baisse de ses taux d’intérêt. Mais, avec l’écart persistant entre l’euro et le dollar, elle ne peut la protéger du fait de la différence de croissance économique avec les EU et les politiques monétaires divergentes. L’euro reste donc sous pression avec une progression de 13 % face au dollar cette année, alors que selon les analystes, une appréciation de 10 % ampute la croissance de la zone euro d’environ 0,5 %.

La BCE doit donc trouver un équilibre entre soutenir l’euro et éviter de freiner la croissance économique, ne serait-ce que parce qu’un euro trop fort à 1,650 dollar, rend les exportations européennes plus chères et moins compétitives, ralentissant ainsi l’économie du vieux continent.

Certes, la banque centrale européenne a baissé ses taux directeurs autour de 2% et compte les maintenir à ce niveau. Pour stimuler l’économie, la BCE peut envisager une nouvelle baisse de ses taux d’intérêt sachant que le taux d’inflation est à un objectif de 2%. Elle pourrait encourager les banques à prêter plus et accentuer les opérations de refinancement à long terme, pour les aider à financer leurs activités. Acheter des obligations de l’État ou d’autres titres de créances pour injecter de la liquidité dans l’économie, soit revenir à la politique de quantitative « Quantitative Easing ». Mais la Banque Centrale Européenne ne peut pas aussi facilement contrer la chute du dollar et les changements économiques structurelles qui en découleront au niveau mondial.

Le Maroc ayant une économie ouverte devrait également s’adapter à un euro fort et Bank Al Maghrib devrait y contribuer activement !

Afifa Dassouli

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Crédit du Maroc se renforce dans la finance durable à travers un partenariat avec la BERD https://lnt.ma/credit-du-maroc-se-renforce-dans-la-finance-durable-a-travers-un-partenariat-avec-la-berd/ Wed, 17 Dec 2025 11:11:47 +0000 https://lnt.ma/?p=539182 Crédit du Maroc a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans le cadre du programme GEFF Plus, visant à accompagner les entreprises marocaines dans leurs projets de transition énergétique. Cet accord s’inscrit dans la stratégie de développement responsable de la banque et dans les […]

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Crédit du Maroc a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans le cadre du programme GEFF Plus, visant à accompagner les entreprises marocaines dans leurs projets de transition énergétique. Cet accord s’inscrit dans la stratégie de développement responsable de la banque et dans les priorités nationales en matière de lutte contre le changement climatique.

Le partenariat porte sur la mise en place d’une ligne de financement de 50 millions d’euros destinée à soutenir une large gamme de projets verts. Les financements accordés concerneront notamment l’efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables, les économies d’eau ainsi que la construction durable. À travers ce dispositif, Crédit du Maroc entend renforcer son offre dédiée aux entreprises, en particulier celles engagées dans des démarches de modernisation et de réduction de leur empreinte environnementale.

Le programme GEFF Plus repose sur une approche combinant financement et accompagnement technique. Il permet aux bénéficiaires d’accéder à des subventions pouvant atteindre jusqu’à 15 % du montant de leurs investissements verts, en complément des prêts octroyés. Une assistance technique est également prévue afin d’appuyer les entreprises dans la conception, la structuration et la mise en œuvre de leurs projets. Pour les projets de plus grande envergure, notamment dans le secteur des énergies renouvelables, les financements peuvent atteindre jusqu’à 15 millions d’euros par sous-projet.

Selon Ali Chorfi, membre du directoire de Crédit du Maroc en charge du Corporate et Investment Banking, ce nouveau dispositif s’inscrit dans la continuité des précédents programmes GEFF déployés par la banque. Il a souligné que ces solutions ont rencontré un intérêt significatif auprès de la clientèle entreprise et qu’elles constituent à la fois un levier d’accompagnement de la transition énergétique et un axe de développement commercial pour l’établissement, en cohérence avec les engagements environnementaux du Maroc.

Au-delà de l’apport financier, le programme prévoit un soutien technique structurant. Les entreprises clientes de Crédit du Maroc pourront bénéficier de conseils spécialisés portant sur les choix technologiques, la mise en œuvre de solutions écologiques et l’accès à des experts en transition énergétique. Cet accompagnement vise à sécuriser les investissements et à maximiser leur impact environnemental, tout en facilitant l’adoption de pratiques plus durables.

De son côté, la BERD a indiqué que ce partenariat s’inscrit dans sa stratégie de soutien à la transition verte du Maroc. Greg Guyett, premier vice-président de l’institution, a estimé que ce programme de financement contribuera à mobiliser l’investissement privé en faveur de la résilience climatique et des technologies à faible émission de carbone, en appui aux objectifs du pays en matière de développement durable.

Crédit du Maroc rappelle que cette initiative vient compléter des mécanismes de financement vert déjà déployés depuis 2020, tels que les programmes Green Value Chain et GEFF 2, qui ont permis de financer des projets dans les domaines des énergies renouvelables, des bâtiments verts et des économies d’eau. Le nouveau partenariat avec la BERD renforce ainsi le positionnement de la banque comme acteur du financement durable.

À travers le programme GEFF Plus, Crédit du Maroc vise également à faciliter l’accès au financement pour les TPME, afin de les accompagner dans le respect des exigences climatiques nationales, notamment celles prévues par la circulaire « Climate Change » de Bank Al-Maghrib.

LNT

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Taux directeur, banques, financements et change : Abdellatif Jouahri précise les positions de Bank Al-Maghrib https://lnt.ma/taux-directeur-banques-financements-et-change-abdellatif-jouahri-precise-les-positions-de-bank-al-maghrib/ Wed, 17 Dec 2025 10:53:43 +0000 https://lnt.ma/?p=539169 Réuni mardi à Rabat dans le cadre de sa quatrième réunion trimestrielle de l’année 2025, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %. Une décision que le Wali de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, a commentée longuement lors du traditionnel point de presse marqué par des échanges […]

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Réuni mardi à Rabat dans le cadre de sa quatrième réunion trimestrielle de l’année 2025, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %. Une décision que le Wali de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, a commentée longuement lors du traditionnel point de presse marqué par des échanges nourris avec les journalistes, portant aussi bien sur la situation bancaire que sur les financements innovants, les TPME, la libéralisation du change ou encore la place du cash dans l’économie.

Sur le plan monétaire, le Wali a rappelé que le maintien du taux directeur repose sur une inflation qui demeure à des niveaux bas et sur une transmission encore partielle des précédentes baisses vers les taux débiteurs. Depuis le début du cycle d’assouplissement monétaire en juin 2024, la baisse cumulée des taux appliqués aux crédits bancaires au secteur non financier atteint 58 points de base, contre 75 points de base pour le taux directeur. « Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, le Conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur reste approprié », a-t-il indiqué, précisant que la Banque centrale continuera d’ajuster sa politique en fonction de l’évolution des données et du niveau d’incertitude.

Cession bancaire : un processus strictement encadré

Interrogé sur les discussions en cours entre BNP Paribas et le groupe Holmarcom, Abdellatif Jouahri a confirmé que Bank Al-Maghrib est informée de l’existence de contacts préliminaires entre les deux parties. Il a toutefois tenu à rappeler que la Banque centrale n’intervient ni dans le choix de l’acheteur ni dans celui du vendeur. « Ce sont des discussions préliminaires qui peuvent aboutir ou ne pas aboutir », a-t-il souligné.

En revanche, si l’opération devait se concrétiser, elle donnerait nécessairement lieu à un changement de contrôle, impliquant l’octroi d’un nouvel agrément conformément à la loi bancaire. « Un dossier d’agrément est un dossier assez épais », a précisé le Wali, indiquant qu’il porte notamment sur le projet industriel à moyen terme, la solidité de l’actionnariat de référence et le respect de l’ensemble des règles prudentielles. La décision finale revient au Comité des établissements de crédit, composé de représentants du ministère des Finances et de Bank Al-Maghrib.

Financements innovants : un risque assimilé à l’État

Sur les financements innovants, largement souscrits par les organismes de protection sociale et la CDG, le Wali a tenu à dissocier ces opérations des déséquilibres structurels que connaissent certaines caisses de retraite. « Il n’y a pas de lien entre ces opérations et les déficits des caisses », a-t-il affirmé, en soulignant que l’opérateur est l’État, qui garantit les loyers et inscrit les charges correspondantes dans la loi de finances.

Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib intervient exclusivement sur le plan prudentiel, en accordant à ces opérations une pondération de risque nulle. « Nous considérons qu’il s’agit d’un risque étatique assimilable à celui de l’État », a expliqué Abdellatif Jouahri, précisant que la Banque centrale veille à la clarté des engagements contractuels et à leur inscription budgétaire. Le choix de souscrire ou non relève en revanche des instances de gouvernance des caisses concernées.

TPME : vers un scoring national obligatoire

Le financement des TPME a également occupé une place centrale dans les échanges. Le Wali a rappelé que, malgré les dispositifs existants, une part importante des projets présentés aux banques continue d’être refusée. Pour y remédier, Bank Al-Maghrib travaille à la mise en place d’un scoring national de la TPME, élaboré en collaboration avec le Credit Bureau.

« Les banques seront obligées d’utiliser ce scoring », a indiqué Abdellatif Jouahri. En cas de rejet d’un dossier ou de modification du score, elles devront justifier leur décision. Parallèlement, un dispositif d’accompagnement renforcé sera assuré par les Centres régionaux d’investissement et Maroc PME, avec une attention particulière portée aux régions situées en dehors de l’axe Casablanca-Rabat. L’objectif affiché est de dépasser les résultats du programme Intelaka et de renforcer durablement les fondations des TPME.

Libéralisation du change : une approche résolument prudente

Sur la libéralisation du régime de change, le Wali a adopté un ton ferme, appelant à éviter toute précipitation. Il a confirmé que la Banque centrale se concentrera d’abord sur la mise en place du ciblage de l’inflation, prévu comme année pilote en 2026, avant une généralisation en 2027. « Tant que j’assume cette responsabilité, nous avancerons de la manière la plus prudente possible », a-t-il déclaré, excluant toute transition rapide vers un régime de change plus flexible.

Selon lui, la principale contrainte réside dans la préparation insuffisante du tissu des TPME, encore peu armé pour gérer les risques liés à la volatilité du change. « Ce n’est pas un refus, c’est une question de capacité et de maturité économique », a-t-il insisté.

Cash et informalité

Enfin, Abdellatif Jouahri a annoncé que le rapport final sur l’usage du cash est achevé et a été transmis au ministère de l’Économie et des Finances ainsi qu’à la Chefferie du gouvernement. Des concertations sont attendues afin d’identifier les leviers permettant de réduire l’usage du numéraire et de lutter contre l’informel, dans une approche progressive et coordonnée.

Selim Benabdelkhalek

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Bourse de Casablanca : l’introduction de SGTM, une opération d’une ampleur historique https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-lintroduction-de-sgtm-une-operation-dune-ampleur-historique/ Tue, 16 Dec 2025 13:57:51 +0000 https://lnt.ma/?p=539201 La Bourse de Casablanca a accueilli, le mardi 16 décembre 2025, la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) à l’occasion de sa première cotation, portant à 80 le nombre de sociétés cotées sur la place financière. Cette introduction en Bourse, la troisième réalisée en 2025, s’est distinguée par son ampleur et par la mobilisation […]

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La Bourse de Casablanca a accueilli, le mardi 16 décembre 2025, la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) à l’occasion de sa première cotation, portant à 80 le nombre de sociétés cotées sur la place financière. Cette introduction en Bourse, la troisième réalisée en 2025, s’est distinguée par son ampleur et par la mobilisation qu’elle a suscitée auprès des investisseurs, confirmant le regain d’intérêt pour le marché actions marocain.

L’opération a enregistré une sursouscription de 34,1 fois, avec un montant global de demandes dépassant 171 milliards de dirhams, pour une levée initiale de 5,04 milliards de dirhams. Plus de 171.000 souscripteurs ont participé à l’opération, un niveau inédit dans l’histoire récente du marché, traduisant une participation massive et diversifiée, tant des investisseurs particuliers que des institutionnels, marocains et étrangers.

Selon la Bourse de Casablanca, ce succès illustre à la fois la maturité du marché boursier et sa capacité à mobiliser l’épargne au service du financement des entreprises et de l’économie nationale. Il confirme également le rôle croissant de la place casablancaise comme plateforme de financement structurante pour les grandes entreprises marocaines, en cohérence avec les orientations du Nouveau Modèle de Développement.

Sur le plan opérationnel, l’IPO de SGTM a porté sur 12 millions d’actions, avec un flottant post-opération de 20 %. Le titre est coté sous le libellé « SGTM S.A », ticker GTM, sur le compartiment Principal A, avec un cycle de négociation en continu. L’opération a reçu le visa de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) le 17 novembre 2025, et la période de souscription s’est étendue du 1er au 8 décembre.

Lors de la cérémonie de première cotation, le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, a souligné que l’introduction de SGTM intervenait dans un contexte favorable, marqué par un retour progressif des introductions en Bourse et par une dynamique haussière du nombre de souscripteurs. Il a mis en avant la mobilisation conjointe des réseaux bancaires, des sociétés de Bourse et des investisseurs, considérée comme un indicateur de confiance dans l’économie nationale et dans le marché boursier comme véhicule de financement de long terme.

Fondée en 1971, SGTM s’est imposée en plus de cinq décennies comme l’un des acteurs majeurs du secteur du bâtiment et des infrastructures stratégiques au Maroc. Le groupe, aujourd’hui indépendant et 100 % marocain, revendique plus de 1.000 projets réalisés dans des domaines clés tels que le transport, l’énergie, la santé, l’industrie ou encore les équipements structurants. Son positionnement repose sur une expertise couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception à la maintenance, en passant par la construction et la production de matériaux.

À travers cette introduction en Bourse, SGTM entend financer une nouvelle phase de développement, axée sur la consolidation de son leadership national, l’accélération de son expansion en Afrique et la diversification de ses activités vers des métiers à plus forte valeur ajoutée. L’opération vise également à institutionnaliser son capital, à renforcer sa gouvernance et à améliorer sa transparence, tout en associant un plus large public d’investisseurs à son projet de croissance.

L’IPO de SGTM s’inscrit dans un contexte plus large de regain de confiance des investisseurs envers le marché boursier marocain. Après les introductions de Vicenne et de Cash Plus, l’opération de SGTM se distingue par son caractère historique, établissant un nouveau record en termes de nombre de souscripteurs, dépassant le précédent record observé lors de l’introduction de Maroc Telecom en 2004.

Cette dynamique est notamment portée par l’élargissement de la base d’investisseurs, facilité par la mobilisation du réseau bancaire et le développement des plateformes de souscription en ligne, qui ont contribué à démocratiser l’accès au marché boursier. Elle confirme également l’attractivité du marché actions pour les entreprises souhaitant financer leurs plans de développement par l’épargne publique.

LNT

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Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 2,25 % dans un contexte d’inflation maîtrisée https://lnt.ma/bank-al-maghrib-maintient-son-taux-directeur-a-225-dans-un-contexte-dinflation-maitrisee/ Tue, 16 Dec 2025 13:49:01 +0000 https://lnt.ma/?p=539143 e Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM), réuni mardi à Rabat dans le cadre de sa quatrième réunion trimestrielle de l’année 2025, a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %, confirmant ainsi l’orientation prudente de la politique monétaire nationale. Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, la Banque centrale explique cette […]

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e Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM), réuni mardi à Rabat dans le cadre de sa quatrième réunion trimestrielle de l’année 2025, a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %, confirmant ainsi l’orientation prudente de la politique monétaire nationale.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, la Banque centrale explique cette décision par l’évolution de l’inflation à des niveaux bas, conjuguée à un environnement marqué par un degré d’incertitude toujours élevé. Ces incertitudes sont liées, selon BAM, à la persistance des tensions géoéconomiques au plan international, ainsi qu’aux conditions climatiques internes, qui continuent d’influencer la dynamique de l’activité économique.

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a réaffirmé qu’il poursuivra un suivi attentif de l’évolution de la conjoncture nationale et internationale, et qu’il continuera de fonder ses décisions de politique monétaire, réunion après réunion, sur la base des données macroéconomiques les plus actualisées.

Sur le plan des perspectives de croissance, Bank Al-Maghrib anticipe une accélération notable de l’activité économique en 2025. La croissance devrait s’établir à 5 % sur l’ensemble de l’année, avant de se consolider à un rythme moyen de 4,5 % au cours des deux années suivantes. Cette performance serait portée à la fois par la reprise du secteur agricole et par la poursuite de la dynamique des activités non agricoles.

S’agissant du secteur agricole, la Banque centrale indique que la valeur ajoutée devrait progresser de 5 % en 2025, sous l’hypothèse d’un retour à des campagnes céréalières moyennes avoisinant 50 millions de quintaux. Elle augmenterait ensuite de 4 % en 2026, puis de 2 % en 2027. Cette évolution reflète une normalisation progressive de la production agricole après plusieurs années marquées par des aléas climatiques.

Les activités non agricoles devraient, quant à elles, conserver un rythme de croissance soutenu, bénéficiant notamment de la forte dynamique de l’investissement. Leur croissance est projetée à 5 % en 2025, avant de s’établir à 4,8 % en 2026 et à 4,5 % en 2027, traduisant la résilience des secteurs productifs et des services.

Concernant l’évolution des prix, Bank Al-Maghrib prévoit un taux d’inflation de 0,8 % pour l’ensemble de l’année 2025. Cette inflation modérée s’explique principalement par l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, ainsi que par la baisse des prix des carburants et des lubrifiants. Sur les dix premiers mois de l’année, l’inflation moyenne s’est maintenue à ce même niveau.

Selon les projections de la Banque centrale, l’inflation devrait s’accélérer graduellement pour atteindre 1,3 % en 2026, puis 1,9 % en 2027, des niveaux jugés compatibles avec l’objectif de stabilité des prix. L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à forte volatilité et les prix administrés, ressortirait à 0,7 % en 2025 et en 2026, avant de s’établir à 1,9 % en 2027.

Les anticipations d’inflation demeurent, par ailleurs, bien ancrées. Les experts du secteur financier, interrogés dans le cadre de l’enquête trimestrielle menée par Bank Al-Maghrib, anticipent au quatrième trimestre 2025 un taux d’inflation moyen de 2 % à l’horizon de huit trimestres et de 2,2 % à l’horizon de douze trimestres.

LNT

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Rabat : signature d’un accord-cadre de coopération entre l’ACAPS et l’Université Mohammed VI Polytechnique https://lnt.ma/rabat-signature-dun-accord-cadre-de-cooperation-entre-lacaps-et-luniversite-mohammed-vi-polytechnique/ Mon, 15 Dec 2025 14:38:50 +0000 https://lnt.ma/?p=539103 L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont signé, jeudi à Rabat, un accord-cadre de coopération portant sur l’enseignement, la formation continue, le renforcement des compétences, la recherche et l’éducation financière dans les domaines de l’assurance et de la prévoyance sociale. Cet accord vise à […]

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L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont signé, jeudi à Rabat, un accord-cadre de coopération portant sur l’enseignement, la formation continue, le renforcement des compétences, la recherche et l’éducation financière dans les domaines de l’assurance et de la prévoyance sociale.

Cet accord vise à établir un cadre structuré de collaboration entre les deux institutions, en mobilisant leurs expertises respectives et en favorisant le partage de connaissances dans des domaines d’intérêt commun. Il ambitionne de mettre à contribution les capacités académiques, scientifiques et technologiques de l’UM6P, en les articulant avec les compétences techniques, réglementaires et institutionnelles de l’ACAPS.

Dans ce cadre, les deux parties prévoient le développement de projets conjoints, incluant l’organisation de programmes de formation initiale et continue, des actions d’appui académique, ainsi que la conduite de travaux de recherche et de développement en lien avec les enjeux actuels et futurs du secteur des assurances et de la prévoyance sociale.

La coopération englobe également un volet consacré à l’éducation financière. Celui-ci porte notamment sur la conception, l’adaptation et la diffusion de supports pédagogiques destinés à différents publics, ainsi que sur la mise en œuvre d’initiatives innovantes s’appuyant à la fois sur les capacités scientifiques de l’UM6P et sur l’expertise technique de l’ACAPS.

Les deux institutions ont souligné que ce partenariat a vocation à contribuer au renforcement des compétences et à l’amélioration de la compréhension des mécanismes de l’assurance et de la prévoyance sociale, dans un contexte marqué par l’évolution des besoins des assurés et par les transformations réglementaires et technologiques du secteur.

LNT

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Finance Islamique : L’IFSB peaufine à Marrakech ses priorités pour son sommet de 2026 à Oman https://lnt.ma/finance-islamique-lifsb-peaufine-a-marrakech-ses-priorites-pour-son-sommet-de-2026-a-oman/ Mon, 15 Dec 2025 08:51:10 +0000 https://lnt.ma/?p=539069 La ville ocre vient d’abriter les travaux de la 47ème réunion du Conseil des Services Financiers Islamiques (IFSB / Islamic Financial Services Board). Une étape de plus vers la consolidation de la présence africaine au sein de l’organisation. Par la même occasion, cette édition a été marquée par l’adoption de plusieurs mesures stratégiques pour la […]

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La ville ocre vient d’abriter les travaux de la 47ème réunion du Conseil des Services Financiers Islamiques (IFSB / Islamic Financial Services Board). Une étape de plus vers la consolidation de la présence africaine au sein de l’organisation. Par la même occasion, cette édition a été marquée par l’adoption de plusieurs mesures stratégiques pour la régulation de la finance islamique.

A Marrakech, cette réunion présidée par Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib (BAM) et président de l’IFSB pour l’année 2025, a adopté une note d’orientation relative aux risques financiers liés au climat pour les institutions offrant des services financiers islamiques dans le segment bancaire, ainsi qu’une nouvelle structure du Comité technique de l’IFSB visant à renforcer la représentativité sectorielle.

Dans un communiqué, le Conseil déclare avoir également validé le soutien au programme d’assistance technique de l’IFSB pour 2026 et les réformes de gouvernance en cours au sein du Secrétariat. Et de préciser que deux nouveaux membres associés ont rejoint l’IFSB, à savoir l’Agence Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) et la Banque du Ghana.

Lors de cette réunion du Conseil de l’IFSB, M. Jouahri a souligné que plusieurs questions structurelles ont été examinées, dont le renforcement de la gouvernance de l’organisation et la sécurisation de ses ressources financières, afin de lui permettre de mener à bien ses nouvelles missions. Il s’agit, a noté le Wali de BAM, de répondre aux défis auxquels la finance islamique est confrontée.

Pour sa part, le SG de l’IFSB, Dr Ghiath Shabsigh, a indiqué que la finance islamique se trouve à un moment charnière : « Le rôle du Secrétariat est d’accompagner les membres afin qu’ils puissent naviguer dans un environnement complexe et rester en avance », a-t-dit.

Et de poursuivre que les délibérations de ce 47ème Conseil reflètent les progrès importants réalisés dans le cadre du Plan stratégique 2025-2027, notamment en matière de renforcement des capacités techniques, de consolidation du suivi de la stabilité, d’avancées dans les travaux de politique et de recherche, de réformes institutionnelles et d’un engagement accru avec les parties prenantes clés.

Dr Ghiath Shabsigh a tenu à préciser qu’à l’approche du 17ème Sommet de l’IFSB, prévu à Oman en février 2026, « notre priorité demeure orientée vers les domaines à fort impact : renforcer la résilience des marchés du Sukuk, soutenir les institutions financières non bancaires, et intégrer l’inclusion financière, la technologie et les enjeux climatiques dans les cadres réglementaires de la finance islamique ».

A noter que pour l’année 2026, Khalid Ebrahim Humaidan, Gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn, assurera la présidence, tandis que Olayemi Cardoso, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, assumera la vice-présidence à compter du 1er janvier prochain.

Pour rappel, l’IFSB est une organisation internationale dédiée à la promotion de la solidité et de la stabilité de l’industrie des services financiers islamiques, en élaborant des normes internationales pour la régulation et la supervision de ces services, en soutenant leur adoption et leur mise en œuvre cohérente, ainsi qu’en accompagnant le développement sain du secteur à travers des actions de renforcement des capacités et d’assistance technique.

Basé à Kuala Lumpur (Malaisie) et opérationnel depuis 2003, le Conseil collabore étroitement avec d’autres organisations internationales, des autorités de régulation et de supervision, ainsi que des partenaires régionaux. Il aligne ses efforts sur les standards mondiaux en faveur d’une croissance durable et d’un développement harmonieux de la finance islamique, et constitue une plateforme privilégiée de coopération et de partage de connaissances entre ses membres.

H.Z

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Bourse de Casablanca : Engouement record pour l’IPO de Cash Plus https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-engouement-record-pour-lipo-de-cash-plus/ Mon, 08 Dec 2025 09:42:58 +0000 https://lnt.ma/?p=538783 L’introduction en Bourse (IPO – Initial Public Offering) de Cash Plus a été sursouscrite 64 fois par 80.759 souscripteurs, soit un taux de satisfaction de 1,56%, a annoncé, lundi à Casablanca, le directeur général par intérim de la Bourse de Casablanca, Mohamed Saad. « Nous accueillons aujourd’hui à la Bourse de Casablanca Cash Plus, un intervenant […]

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L’introduction en Bourse (IPO – Initial Public Offering) de Cash Plus a été sursouscrite 64 fois par 80.759 souscripteurs, soit un taux de satisfaction de 1,56%, a annoncé, lundi à Casablanca, le directeur général par intérim de la Bourse de Casablanca, Mohamed Saad.

« Nous accueillons aujourd’hui à la Bourse de Casablanca Cash Plus, un intervenant du marché de l’inclusion financière et un leader de l’innovation et de la croissance. L’opération est sursouscrite 64 fois, en accueillant 80.759 souscripteurs », a dit M. Saad lors de la cérémonie de première cotation du groupe, tenue en présence notamment du président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, le président-directeur général de Cash Plus, Nabil Amar, et le directeur du Pôle Métiers à l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Nasser Seddiqi, ainsi que plusieurs dirigeants d’entreprises.

Et de poursuivre : « Cette opération nous conforte et nous rassure, car, depuis quatre à cinq ans, la Bourse de Casablanca œuvre activement à renforcer son accessibilité et à attirer des entreprises issues de secteurs d’activité variés ».

Ainsi, M. Saad s’est dit fier de l’IPO de cette fintech qui rejoindra la cote casablancaise, tout en poursuivant son propre développement, sa croissance et son ancrage territorial dans l’ensemble des régions du Royaume.

Pour sa part, M. Amar a souligné que cette introduction en Bourse constitue une étape historique dans la trajectoire de croissance de Cash Plus, faisant part de ses remerciements aux souscripteurs qui ont accordé leur confiance et adhéré à la vision du groupe, laquelle est axée sur une digitalisation progressive, inclusive et déjà porteuse de résultats.

« Aujourd’hui, près de deux millions de Marocains disposent d’un compte doté d’un RIB, leur permettant de percevoir salaires et aides sociales, mais également d’effectuer des opérations via notre application mobile ou au sein de notre réseau de 5.000 agences réparties sur l’ensemble du territoire », a-t-il fait savoir.

M. Amar a aussi précisé que cette opération vise à accélérer la stratégie de digitalisation de l’entreprise, à équiper davantage de commerçants, à renforcer les moyens de paiement et à développer une application financière complète, conçue pour simplifier le quotidien des Marocains, ajoutant que les capitaux levés grâce à cette IPO permettront au groupe d’aller plus vite et plus loin, au service de l’inclusion financière du Royaume.

Avec un montant souscrit de près de 48,82 milliards de dirhams (MMDH) et 244.163.978 actions demandées, l’IPO de Cash Plus a rencontré un engouement exceptionnel de la part des investisseurs, témoignant de la confiance du marché à la fois dans la Bourse de Casablanca et dans le modèle de croissance du groupe et son rôle stratégique pour l’inclusion financière au Maroc.

D’un montant global de 750 millions de dirhams (MDH), l’opération, deuxième de l’année 2025, a confirmé le vif intérêt des investisseurs pour le secteur de la technologie financière et pour les entreprises innovantes.

Cet intérêt constitue un indicateur de la maturité du marché et de l’attrait croissant pour des modèles de croissance innovants et à impact social. Il illustre également la capacité du marché à mobiliser l’épargne en faveur du financement des entreprises et de l’économie nationale.

L’IPO permet à Cash Plus de lever les fonds nécessaires à l’accélération de son plan de développement. Les 400 MDH levés par augmentation de capital, soutiendront trois axes stratégiques à savoir, le renforcement du maillage territorial, l’accélération de la transformation digitale avec le développement d’une « super application » et la saisie d’opportunités de croissance externe. Par ailleurs, l’arrivée de Cash Plus à la Bourse de Casablanca renforce la dynamique positive du marché, reconfirme parfaitement le rôle de la Bourse comme partenaire de long terme pour les entreprises en croissance et ce, en parfaite adéquation avec les objectifs du Nouveau Modèle de Développement qui place l’inclusion financière et la digitalisation au cœur de ses priorités.

 

LNT avec Map

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CFC renforce les échanges économiques ouest-africains lors de son Africa Tour 2025 https://lnt.ma/cfc-renforce-les-echanges-economiques-ouest-africains-lors-de-son-africa-tour-2025/ Sat, 06 Dec 2025 13:44:17 +0000 https://lnt.ma/?p=538890 Du 17 au 21 novembre, Casablanca Finance City (CFC) a mené une délégation d’une vingtaine d’entreprises membres de sa communauté au Bénin, au Togo et au Ghana pour la deuxième édition du CFC Africa Tour. Après une première édition réussie au Sénégal et en Côte d’Ivoire en 2024, cette tournée confirme le rôle de CFC dans […]

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Du 17 au 21 novembre, Casablanca Finance City (CFC) a mené une délégation d’une vingtaine d’entreprises membres de sa communauté au Bénin, au Togo et au Ghana pour la deuxième édition du CFC Africa Tour. Après une première édition réussie au Sénégal et en Côte d’Ivoire en 2024, cette tournée confirme le rôle de CFC dans le renforcement des échanges économiques en Afrique de l’Ouest.

Les entreprises participantes – actives dans l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, le numérique, le conseil, la santé ou la construction – étaient accompagnées de représentants d’institutions marocaines telles que le Ministère de l’Industrie et du Commerce, l’AMDIE, la CDG et MASEN. Leur présence illustre l’engagement du Royaume à soutenir l’expansion africaine des membres de CFC.

 

CFC Africa Tour : un levier stratégique pour rapprocher les écosystèmes économiques africains

Conçu comme un outil d’intégration continentale au service des entreprises membres, le CFC Africa Tour est un pilier de l’offre CFC. En favorisant des rencontres avec acteurs institutionnels, agences d’investissement et opérateurs locaux, il facilite les contacts stratégiques avec les acteurs économiques, décideurs et institutionnels africains, tout en favorisant l’identification de projets d’investissements et de partenariats concrets.

“Cette tournée a pour vocation de créer des passerelles, de rapprocher des écosystèmes, et de favoriser la naissance de projets structurants porteurs de valeur ajoutée et d’impact”, a souligné Hicham Chaoudri, Directeur des Affaires Institutionnelles et des Partenariats Africains de CFC.

Cette initiative s’inscrit dans la vision de SM le Roi Mohammed VI, qui place l’Afrique au cœur des priorités du Royaume, et vise à attirer investissements et talents via le hub de Casablanca : “Aujourd’hui plus que jamais, renforcer les investissements intra-africains n’est plus une option : c’est une nécessité. Comme l’a souligné Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu l’Assiste : L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique.”, a ajouté Hicham Chaoudri.

 

Le Bénin, un pôle industriel et commercial en forte croissance

La tournée a débuté au Bénin, dont la croissance économique a atteint 7,5 % en 2024.  Le pays constitue la porte d’entrée vers le marché de la CEDEAO, représentant plus de 300 millions de consommateurs. L’inauguration du Tour a bénéficié d’un fort appui institutionnel, notamment celui de S.E.M Rachid Rguibi, Ambassadeur du Maroc au Bénin, représenté par M. Mohammed El Yamani, chef de mission adjoint, ainsi que la participation de M. Éric Kader Tabé Gbian, Secrétaire Général du Ministère de l’Industrie et du Commerce béninois.

La délégation CFC a également rencontré Mme Shadiya Alimatou Assouman, Ministre de l’Industrie et du Commerce, et visité la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé, constatant le développement croissant de l’industrialisation dans le textile, l’agroalimentaire et la pharmacie.

 

Le Togo, un hub logistique régional et un modèle de réformes structurelles

La délégation s’est ensuite rendue au Togo, dont le PIB devrait croître de 6,6 % en 2025. Classé premier pays réformateur de la sous-région selon le rapport Business Ready 2024, le Togo offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs. Le forum d’affaires co-organisé par CFC et l’API-ZF en présence de M. Hamid Mechino, chargé d’affaires de l’Ambassade du Maroc, a renforcé les liens économiques et approfondi les perspectives de coopération, dans la continuité du protocole d’accord signé en juillet 2025.

Représentant le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique, M. Atsou Ayawo Sikpa, Directeur général de l’API-ZF, a déclaré : “Le Togo continuera de travailler sans relâche au renforcement de la coopération bilatérale. Les potentialités de nos deux pays sont considérables, et nous espérons que les partenariats noués porteront des retombées positives durables pour nos économies.”

L’étape togolaise a également été marquée par des rencontres de haut niveau avec le Ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté Économique et avec le Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts. Elle s’est conclue par la visite du Port Autonome de Lomé (PAL), seul port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest, hub logistique majeur et porte d’entrée vers les pays de l’hinterland.

 

Le Ghana, un environnement d’affaires attractif et ouvert à l’investissement

La tournée s’est achevée au Ghana, dont les relations diplomatiques et économiques avec le Maroc se sont renforcées depuis la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2017. Le 21 novembre, la délégation, accompagnée de S.E.M Imane Ouaadil, Ambassadrice du Royaume du Maroc au Ghana, a rencontré le Ghana Investment Promotion Centre (GIPC) et l’Association of Ghana Industries (AGI).

Simon Madjie, CEO du GIPC, a présenté des initiatives gouvernementales visant à améliorer l’environnement des affaires et à stimuler l’investissement privé telles que la vision 24-Hour Economy et le programme Big Push Agenda, tout en soulignant la stabilité et le dynamisme de l’économie ghanéenne. Ces échanges ont mis en lumière plusieurs secteurs à fort potentiel pour les investisseurs, notamment la fintech, les infrastructures, le tourisme, l’eau, la construction, l’agro-industrie et les énergies renouvelables.

 

Casablanca Finance City, un catalyseur de la coopération économique africaine

Avec plus de 24 partenariats conclus avec des agences africaines de promotion des investissements, CFC renforce son positionnement de plateforme panafricaine au service de l’intégration économique continentale, de l’attraction des investissements dans le continent et de l’impulsion de projets économiques à fort impact.

 

LNT avec Cdp

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La Chambre des conseillers adopte à la majorité le projet de loi de finances 2026 https://lnt.ma/la-chambre-des-conseillers-adopte-a-la-majorite-le-projet-de-loi-de-finances-2026/ Fri, 05 Dec 2025 09:11:25 +0000 https://lnt.ma/?p=538698 La Chambre des conseillers a adopté, jeudi, à la majorité, l’intégralité du projet de loi de finances (PLF) n°50.25 pour l’année budgétaire 2026, au terme d’une séance plénière tenue en présence du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa. Le texte a été approuvé par 36 voix pour, 12 voix contre et 6 abstentions. Ce […]

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La Chambre des conseillers a adopté, jeudi, à la majorité, l’intégralité du projet de loi de finances (PLF) n°50.25 pour l’année budgétaire 2026, au terme d’une séance plénière tenue en présence du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.

Le texte a été approuvé par 36 voix pour, 12 voix contre et 6 abstentions. Ce vote intervient à l’issue du processus d’examen en commission puis en séance plénière, marqué par la présentation des grandes orientations du budget, la discussion des priorités sectorielles et l’examen des amendements proposés par les différents groupes et groupements parlementaires.

Plus tôt dans la journée, la Chambre des conseillers avait adopté, également à la majorité, la première partie du projet de loi de finances, consacrée notamment aux dispositions fiscales et aux mesures de nature à encadrer les ressources de l’État. La seconde partie, relative aux crédits de dépenses et aux budgets des départements ministériels et institutions publiques, a ensuite été examinée et soumise au vote en séance plénière.

Le texte sera transmis à la Chambre des représentants pour une deuxième lecture, conformément aux dispositions de la Constitution et du règlement intérieur des deux Chambres. Cette seconde lecture permettra aux députés de se prononcer à nouveau sur le texte, dans la version amendée par la Chambre des conseillers.

LNT

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Rabat : signature de la Charte relative au financement et à l’accompagnement des TPE https://lnt.ma/rabat-signature-de-la-charte-relative-au-financement-et-a-laccompagnement-des-tpe/ Fri, 05 Dec 2025 08:58:53 +0000 https://lnt.ma/?p=538696 La Charte relative au financement et à l’accompagnement des très petites entreprises (TPE) a été signée jeudi à Rabat par le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Bank Al-Maghrib (BAM), Tamwilcom, Maroc PME, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), la […]

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La Charte relative au financement et à l’accompagnement des très petites entreprises (TPE) a été signée jeudi à Rabat par le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Bank Al-Maghrib (BAM), Tamwilcom, Maroc PME, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), la Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM) et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Intervenant lors de la cérémonie de signature, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a rappelé que le secteur financier doit accompagner la volonté exprimée au plus haut niveau de l’État pour réduire les écarts entre les territoires. Il a souligné que l’un des principaux défis demeure l’importance du cash dans l’économie marocaine : la circulation fiduciaire représente 28 % du PIB, un taux parmi les plus élevés au niveau international.

Selon M. Jouahri, les solutions identifiées passent notamment par le renforcement du numérique, du digital et de l’intelligence artificielle. Il a également évoqué la stratégie d’inclusion financière visant à assurer un point d’accès aux services financiers dans chaque commune du Royaume.

Banques et institutions financières mobilisées

Le vice-président du GPBM, Mohamed El Kettani, a mis en avant les efforts conjoints menés par la Banque centrale et les différentes institutions impliquées pour soutenir les TPE. Il a indiqué que cette Charte établit des lignes directrices claires qui orienteront les activités du secteur bancaire dans les prochains mois.

M. El Kettani a insisté sur la nécessité de spécialiser les équipes dédiées aux TPE, de digitaliser davantage les offres bancaires et d’améliorer les modèles de scoring grâce à une base nationale de données comportementales. Selon lui, l’intelligence artificielle jouera un rôle clé pour traiter chaque mois plusieurs dizaines de milliers de dossiers de petits crédits.

Pour le représentant de la CGEM à la Chambre des Conseillers, Youssef El Alaoui, 90 % des entreprises affiliées à la Confédération sont des PME ou des TPE. Il a souligné que la Charte complète l’arsenal de financement existant, notamment en intégrant un système national de scoring, un accompagnement non financier et un reporting régulier.

Selon lui, une meilleure coordination entre les institutions, un accès facilité au financement et un renforcement des capacités entrepreneuriales permettront aux TPE d’accéder à des trajectoires de croissance plus solides.

Le directeur général de Tamwilcom, Said Jabrani, a rappelé pour sa part que son institution a contribué en 2024 à la mobilisation de 41 milliards de dirhams de financements, dont 89 % ont bénéficié aux TPE. Il a précisé que Tamwilcom délègue depuis une décennie la gestion des dossiers inférieurs à un million de dirhams aux banques et qu’elle s’engage à améliorer sa politique de garantie afin d’accompagner tous les dossiers transmis par le secteur bancaire.

Un dispositif aligné sur la Charte de l’investissement

La Charte TPE s’inscrit dans le prolongement de la Charte de l’investissement, qui a introduit de nouveaux mécanismes de soutien destinés notamment aux TPME, afin de renforcer la création d’emplois, encourager l’investissement privé et réduire les disparités territoriales.

Elle s’inscrit également dans la continuité des efforts menés depuis plus de vingt ans pour améliorer l’accès des TPE au financement, notamment dans le cadre de la Stratégie nationale d’inclusion financière portée conjointement par BAM et le ministère de l’Économie et des Finances.

Les TPE représentent près de 94 % du tissu productif national et jouent un rôle important dans la création d’emplois, bien que leur potentiel reste largement sous-exploité. La Charte vise ainsi à lever les freins qui entravent leur développement et à favoriser une croissance plus inclusive.

Les parties signataires s’engagent à mettre en œuvre plusieurs actions concrètes :

– Renforcement des offres de crédits et de garanties adaptées aux besoins des TPE ;
– Mise en place, par BAM, d’un mécanisme de refinancement spécifique aux TPE à taux préférentiel (opérationnel depuis mars 2025) ;
– Modernisation des dispositifs internes de notation pour intégrer le futur système national de scoring prévu début 2026 ;
– Coordination des programmes d’accompagnement, de formation et de soutien technique destinés aux TPE.

La Charte institue également un Comité TPE chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre des engagements pris.

LNT

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Consolidation financière : une fonction en mutation, au cœur de la crédibilité du marché marocain https://lnt.ma/consolidation-financiere-une-fonction-en-mutation-au-coeur-de-la-credibilite-du-marche-marocain/ Thu, 04 Dec 2025 15:54:50 +0000 https://lnt.ma/?p=538686 La Bourse de Casablanca a accueilli la présentation des premiers résultats de la première enquête nationale sur les pratiques de consolidation au Maroc, menée par l’Association marocaine des Consolideurs Financiers (AMCF) auprès de 51 groupes. Au-delà des chiffres, cette restitution a donné lieu à un échange nourri entre praticiens, régulateurs et experts, confirmant que la […]

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La Bourse de Casablanca a accueilli la présentation des premiers résultats de la première enquête nationale sur les pratiques de consolidation au Maroc, menée par l’Association marocaine des Consolideurs Financiers (AMCF) auprès de 51 groupes. Au-delà des chiffres, cette restitution a donné lieu à un échange nourri entre praticiens, régulateurs et experts, confirmant que la consolidation n’est plus un simple exercice comptable, mais un pilier de la confiance sur le marché des capitaux.

En ouverture, Zineb Guennouni, directeur exécutif du développement de la Bourse de Casablanca, a rappelé que la solidité d’un marché financier « ne réside pas dans la technologie, ni dans les règles, ni dans les infrastructures visibles », mais d’abord dans « la qualité de l’information financière ». La consolidation, souvent perçue comme un sujet technique, se trouve ainsi « au cœur de la transparence, de la visibilité et de la crédibilité » de la place casablancaise. La généralisation des comptes consolidés, l’alignement progressif sur les IFRS et la montée en puissance des exigences des investisseurs traduisent, selon elle, une économie qui se structure et une gouvernance qui s’améliore, mais qui impose aux émetteurs, cotés ou non, un niveau croissant d’exigence.

Un contexte boursier dynamique qui renforce les exigences de transparence

Zineb Guennouni a inscrit cette enquête dans un contexte boursier particulièrement dynamique. L’année 2025 s’annonce comme « une année exceptionnelle », marquée par un nombre record de sociétés cotées, avec le franchissement imminent du cap des 80 émetteurs, un marché stabilisé sur des niveaux élevés et plus de 80 000 investisseurs actifs. Les récents taux de sursouscription, parfois supérieurs à 40 fois, témoignent de cet appétit. Cette dynamique, a-t-elle averti, crée une responsabilité accrue en matière de transparence, car « les investisseurs qui regardent la place de Casablanca appliquent les mêmes grilles d’analyse et les mêmes exigences que sur les grandes places internationales ».

Dans ce contexte, la consolidation devient un enjeu stratégique pour les entreprises cotées mais aussi pour celles qui envisagent de recourir demain au marché pour financer leur croissance. S’adressant aux groupes non cotés, Zineb Guennouni a insisté sur le fait que, tôt ou tard, ils auront besoin de lever de la dette ou des fonds propres, et que les investisseurs qui les accompagneront « auront exactement les mêmes besoins de lisibilité et de confiance ». La qualité de l’information consolidée constitue, dès aujourd’hui, « un avantage stratégique » dans un Maroc en pleine transformation, où la fonction finance est appelée à jouer un rôle central dans le financement de l’investissement.

Une enquête inédite pour dresser un état des lieux structuré des pratiques

Pour le président de l’AMCF, Khalid Raji, cette enquête marque une étape structurante pour la profession. Il a rappelé que l’idée remonte à la création de l’Association et s’est concrétisée en 2024 avant de déboucher sur cette première restitution en 2025. « La consolidation n’est plus un simple exercice technique », a-t-il souligné, mais « un levier stratégique pour renforcer la transparence, la gouvernance et la confiance des investisseurs », dans un environnement caractérisé par l’évolution permanente des normes, l’élargissement des groupes et l’essor du reporting extra-financier. L’enquête ne vise pas à distribuer des bons ou des mauvais points, mais à dresser « un état des lieux fidèle » des pratiques, à identifier les défis opérationnels et à éclairer les besoins en compétences, en outils et en accompagnement.

Présentée par Anass Radi, vice-président de l’AMCF, et Siham Akla, membre du conseil d’administration, l’étude repose sur un dispositif mixte combinant un questionnaire de 53 questions structuré autour de huit axes et des entretiens qualitatifs avec les responsables de consolidation. Les 51 groupes interrogés sont majoritairement de taille intermédiaire : 57 % emploient entre 1 000 et 10 000 salariés. Le Maroc reste la principale zone d’implantation, avec une expansion notable vers l’Afrique subsaharienne, puis l’Europe. Quarante pour cent des groupes sont détenus par des institutions publiques, tandis que 31 % seulement sont cotés en Bourse.

Normes comptables, reporting et usage stratégique des comptes consolidés

Sur le plan normatif, le paysage apparaît relativement équilibré : environ la moitié des groupes appliquent les IFRS et 48 % se réfèrent encore aux normes marocaines du CNC. Quelques groupes gèrent un double référentiel, mais ils demeurent minoritaires. S’agissant des motivations, la consolidation est encore perçue, pour 29 % des répondants, d’abord comme un exercice de conformité légale, la transparence vis-à-vis des investisseurs arrivant en second rang. Ce constat évolue toutefois, avec une utilisation grandissante des comptes consolidés pour le pilotage stratégique : 69 % des groupes indiquent que leurs comptes consolidés sont effectivement utilisés par le top management.

L’un des enseignements forts de l’enquête concerne l’organisation de la fonction. Au Maroc, 71 % des groupes internalisent la consolidation, un choix souvent justifié par la maîtrise de la chaîne de production de l’information et par des impératifs de confidentialité, notamment dans les groupes familiaux non cotés. Vingt pour cent externalisent totalement cette fonction, faute de ressources ou d’outils adaptés, tandis que 10 % adoptent un modèle mixte, avec un noyau interne renforcé ponctuellement par des experts pour des opérations complexes, telles que fusions, acquisitions ou changements de référentiel. Parmi les groupes qui internalisent, 67 % disposent d’une entité dédiée, rattachée dans plus de 70 % des cas à la direction financière et, plus rarement, à la direction générale.

Sous-investissement en capital humain et forte pression sur les équipes

Cette structuration masque néanmoins un sous-investissement en capital humain. La plupart des départements consolidation comptent entre un et trois collaborateurs, avec une prédominance de profils juniors ayant entre deux et quatre ans d’expérience. Les consolideurs disposant de 10 à 20 ans de pratique sont rares, dans un contexte de turnover élevé. Les entretiens mettent en avant deux explications récurrentes : la forte pression des délais et la technicité du métier, d’un côté, et l’attractivité des marchés étrangers pour ces profils, de l’autre, notamment en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays du Golfe.

Sur les rythmes de clôture, les pratiques restent hétérogènes. Environ un tiers des groupes consolident leurs comptes sur une base trimestrielle, près de 30 % sur une base semestrielle et 20 % annuellement. Une minorité se rapproche d’une fréquence mensuelle. Si les délais de clôture tendent à se réduire, les délais de publication dépassent encore souvent 90 jours. L’un des facteurs explicatifs tient au fait que près de 70 % des plaquettes de publication sont encore produites manuellement, sans automatisation des flux entre systèmes.

Gouvernance, documentation et processus intra-groupes encore perfectibles

Les enjeux de gouvernance ressortent également avec acuité. Un quart des groupes ne dispose d’aucune documentation formalisée en matière de consolidation (manuel de consolidation, règles de retraitement IFRS, procédures intra-groupes). Chez les autres, les manuels existants sont souvent jugés trop généraux et insuffisamment détaillés pour garantir l’homogénéisation des pratiques au sein du groupe. Cette absence de formalisme renforce la dépendance aux personnes et fragilise l’application d’un principe clé de la consolidation : l’homogénisation des comptes des différentes entités, au-delà du seul référentiel comptable.

Les systèmes d’information illustrent la même dualité. Quarante-deux pour cent des groupes s’appuient encore sur Excel comme outil principal de consolidation, tandis qu’une proportion équivalente recourt à des solutions spécialisées de type SAP BFC. Mais 67 % ne disposent pas d’interface entre l’outil de consolidation et la comptabilité générale, et 92 % n’ont pas d’intégration avec les outils de planification budgétaire, alors même que la consolidation prévisionnelle progresse. Ce manque d’interfaçage limite la fiabilisation des données et réduit la capacité à exploiter pleinement la richesse analytique des comptes consolidés, notamment pour le forecast, l’analyse par secteur ou par zone géographique.

Quatre priorités de transformation pour une fonction plus intégrée et plus visible

En conclusion de leur présentation, Anass Radi et Siham Akla ont dégagé quatre grandes priorités de transformation, qui ont été largement reprises lors des échanges avec la salle. Il s’agit d’abord du déploiement d’outils dédiés et intégrés couvrant l’ensemble de la chaîne, de la consolidation au reporting. Vient ensuite le renforcement de la gouvernance à travers des manuels, procédures et règles d’homogénisation formalisés. Troisième axe, l’amélioration des processus intra-groupes, en particulier la réconciliation des transactions, encore largement manuelle. Enfin, les consolidateurs insistent sur la nécessité d’investir dans la formation des équipes et de renforcer l’engagement des directions générales, condition indispensable pour faire évoluer les pratiques.

SB

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AMMC : visa sur le prospectus relatif à l’émission par FEC d’un emprunt obligataire ordinaire de 2 MMDH https://lnt.ma/ammc-visa-sur-le-prospectus-relatif-a-lemission-par-fec-dun-emprunt-obligataire-ordinaire-de-2-mmdh/ Thu, 04 Dec 2025 13:44:51 +0000 https://lnt.ma/?p=538669 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé avoir visé, mercredi, un prospectus relatif à l’émission par FEC (Fonds d’équipement communal) d’un emprunt obligataire ordinaire de 2 milliards de dirhams (MMDH). D’une maturité de 15 ans et 45 jours, cet emprunt, dont la période de souscription s’étale du 10 au 12 décembre 2025 inclus, […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé avoir visé, mercredi, un prospectus relatif à l’émission par FEC (Fonds d’équipement communal) d’un emprunt obligataire ordinaire de 2 milliards de dirhams (MMDH).

D’une maturité de 15 ans et 45 jours, cet emprunt, dont la période de souscription s’étale du 10 au 12 décembre 2025 inclus, est composé de deux tranches non cotées, indique l’Autorité dans un communiqué.

Pour la tranche A, le taux d’intérêt facial, situé entre 2,8% et 2,9%, est révisable annuellement. Ce taux est fixé pour la 1ère année, en référence aux taux moyen pondéré 6 mois (180 jours) publiés par Bank Al-Maghrib.

Concernant la tranche B, le taux d’intérêt (entre 2,76% et 2,81%) est également révisable annuellement. Pour la 1ère année, ce taux est fixé en référence au taux Bons du Trésor 52 semaines publié par Bank Al-Maghrib en date du 26 novembre 2025.

La prime de risque varie entre 55 et 65 points de base (pbs) pour la tranche A et entre 45 et 50 pbs pour la tranche B.

LNT

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PLF 2026: Fouzi Lekjaa défend un chantier social et économique de long terme https://lnt.ma/plf-2026-fouzi-lekjaa-defend-un-chantier-social-et-economique-de-long-terme/ Thu, 04 Dec 2025 09:50:41 +0000 https://lnt.ma/?p=538666 Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a affirmé, mercredi à Rabat, que le projet de loi de finances (PLF) de 2026 s’inscrit dans un processus historique qui s’étend sur plus de 26 ans, en ligne avec les Hautes Orientations Royales visant à bâtir un modèle de développement conciliant les dimensions économique et sociale. […]

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Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a affirmé, mercredi à Rabat, que le projet de loi de finances (PLF) de 2026 s’inscrit dans un processus historique qui s’étend sur plus de 26 ans, en ligne avec les Hautes Orientations Royales visant à bâtir un modèle de développement conciliant les dimensions économique et sociale.

Intervenant lors d’une séance plénière à la Chambre des conseillers, consacrée à la discussion générale du PLF 2026, M. Lekjaa a rappelé que l’Exécutif a veillé depuis le début de son mandat à mettre en œuvre le chantier de l’Etat social conformément à un agenda clair et un calendrier défini.

Il a précisé qu’environ 12 millions de citoyens bénéficient aujourd’hui de l’aide directe, selon un dispositif fondé sur un ensemble de mécanismes de ciblage, soulignant que ce chantier ne peut être évalué à l’échelle d’une seule année budgétaire ni d’une seule législature gouvernementale ou parlementaire. Il s’agit, pour M. Lekjaa, d’un projet progressif reposant sur la capitalisation et l’accumulation, jusqu’à atteindre sa pleine maturité et réaliser ses objectifs. Le ministre a fait savoir que le coût de cet effort gouvernemental s’élève à près de 50 milliards de dirhams (MMDH), notant l’existence d’aspects qui nécessitent un suivi permanent et une approche dynamique et positive, notamment en ce qui concerne les modalités d’éligibilité des différentes catégories, actuellement en cours de révision.

Au sujet du logement, M. Lekjaa a expliqué qu’une décision politique a été prise pour passer d’un dispositif reposant sur les exonérations fiscales à un système d’aide directe, assorti de critères, de conditions et d’enveloppes financières suffisantes pour son déploiement. Cette orientation, a-t-il poursuivi, se reflète clairement dans les tableaux et projections budgétaires du projet de loi de finances.

En outre, le ministre a indiqué que le pilier social englobe l’effort soutenu d’amélioration des systèmes d’éducation et de santé, soulignant que l’accélération de la construction, de la réhabilitation et de la programmation des hôpitaux, ainsi que les crédits qui leur sont dédiés, s’inscrivent dans un choix politique structurant, traduit par une classification budgétaire validée par la loi organique relative à la loi de finances.

Sur le plan économique, M. Lekjaa a affirmé que les choix stratégiques du Royaume constituent une fierté pour tous, compte tenu de leur pertinence et de leur capacité d’adaptation aux transformations et chocs mondiaux.

L’économie nationale, a-t-il rappelé, a réussi à dépasser les répercussions de la pandémie de Covid-19, démontrant une résilience élevée, et se dirige vers la clôture de l’exercice en cours avec un déficit de 3,5% et une réduction de la dette publique à moins de 66%, tout en maintenant la même dynamique en 2026, ce qui constitue un acquis majeur pour le Royaume.

Pour ce qui est de la réforme fiscale, M. Lekjaa a fait savoir qu’elle a permis au Maroc d’enregistrer une hausse annuelle de 18% des recettes sans augmentation de la pression fiscale. Bien au contraire, l’impôt sur les sociétés (IS) a été abaissé de 30% à 20% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 millions de dirhams (MDH), a-t-il noté. S’agissant de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré, annoncée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans le Discours du Trône, M. Lekjaa a souligné que le gouvernement a interagi avec les Hautes Orientations Royales en intégrant l’ensemble des mesures nécessaires pour assurer une mise en œuvre optimale et en temps opportun. Il a rappelé, à cet effet, la création d’un compte spécial destiné à accueillir les différents programmes contenus dans le discours Royal.

Le gouvernement, a ajouté le ministre, a lancé un débat public, associant diverses catégories de la société, en vue d’élaborer des programmes répondant aux priorités de la population. Ces programmes seront inscrits dans le cadre de ce compte, lequel sera doté d’une enveloppe financière largement supérieure aux 20 MMDH prévus dans le PLF.

 

LNT avec Map

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Bilan d’exécution de la Loi de Finances 2025 : Un déficit budgétaire de 60 milliards de dhs https://lnt.ma/bilan-dexecution-de-la-loi-de-finances-2025-un-deficit-budgetaire-de-60-milliards-de-dhs/ Wed, 03 Dec 2025 10:38:10 +0000 https://lnt.ma/?p=538622 Le projet de loi de finances 2026 a été adopté en première lecture par la Chambre des Représentants le 14 novembre dernier et devrait l’être définitivement au plus tard le 10 décembre prochain. En même temps, le ministère des Finances a publié sa note de conjoncture datée de novembre, très actualisée, qui expose les exécutions […]

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Le projet de loi de finances 2026 a été adopté en première lecture par la Chambre des Représentants le 14 novembre dernier et devrait l’être définitivement au plus tard le 10 décembre prochain.

En même temps, le ministère des Finances a publié sa note de conjoncture datée de novembre, très actualisée, qui expose les exécutions de la loi de finances 2025 avec ses réalisations économiques et budgétaires.

Rappelons que la loi de finances 2025 est la première d’une programmation budgétaire triennale 2025-2027, qui s’inscrit dans une stratégie visant à réduire progressivement le déficit budgétaire, avec des objectifs de 4,1% à 3,5% du PIB en 2025, 3% en 2026 et 3% en 2027, après avoir modernisé le régime fiscal avec des allègements en faveur des entreprises et des particuliers, renforcé les budgets santé et éducation, et encouragé l’investissement étranger notamment. Et ce, en comptant sur un taux de croissance économique de 4%.

A ce titre, les chiffres et analyses de la Note de conjoncture du ministère des Finances de novembre nous permettent d’évaluer le niveau d’exécution de la Loi de Finances 2025 à la veille de l’entrée en vigueur de celle de 2026 le premier janvier prochain.

Ainsi, dans un environnement économique international, la zone Euro en particulier terminerait l’année avec une croissance atone de moins de 1% pour les principaux pays du continent que sont l’Allemagne avec 0,2%, la France 0,7% et l’Italie 0,4%. Le Maroc devant faire beaucoup mieux avec une tendance à la hausse de sa croissance dans tous les secteurs de son économie. En effet, le secteur agricole, qui suscite toutes les inquiétudes, a connu à fin juin une hausse de sa valeur ajoutée de + 4,6%, le secteur industriel de 5,2% et le tourisme de 14% à fin octobre avec 16,6 millions d’arrivées touristiques en 2025.
Mais, le plus important c’est que les deux facteurs « connus et reconnus » de la croissance économique, à savoir la consommation et l’investissement se conjuguent pour booster la croissance au Maroc. En effet, selon la note de conjoncture en question la consommation des ménages « maintient sa vigueur, soutenue par les mesures en faveur du pouvoir d’achat mises en œuvre par les pouvoirs publics, dans un contexte d’inflation qui reste maîtrisée (+0,1% en octobre). Elle bénéficie aussi des transferts des MRE (+1,1% à 92,7 milliards de dirhams à fin septembre), de la création de 220.000 postes d’emplois rémunérés au T3-2025 et de la hausse des crédits à la consommation (+4,2% à fin septembre) ».

« Alors que l’effort d’investissement est « stimulé par les grands chantiers structurants et les dépenses d’équipement du Budget général de l’État de +8,3% à 86,2 milliards de dirhams à fin octobre. Cette dynamique bénéficierait également du raffermissement notable à fin septembre des recettes des IDE de +39,5%, des importations de biens d’équipement +13,9% et des crédits à l’équipement de +22,8% ».

Par ailleurs la balance commerciale, un des agrégats fondamentaux de la stabilité du Maroc affiche des exportations en hausse de 3,6% à fin septembre, liée notamment à l’augmentation des exportations de phosphates et dérivés (+19,2%), de l’agriculture et agroalimentaire (+3,4%) et de l’aéronautique (+6,1%). Augmentation qui concerne également fortement les importations qui ont cru de 9,2% à la même date, tirées par l’ensemble des groupes de produits, à l’exception des importations des produits énergétiques qui ont reculé de 5,1%, portant le déficit commercial à 17,7% et engendrant ainsi un repli du taux de couverture de 3,1 points, à 57,2% à fin septembre.

Sur le plan budgétaire, la note de conjoncture, compte tenu de l’exécution de la Loi de Finances à fin octobre 2025, affiche un déficit budgétaire de 60,3 milliards de dirhams, contre 47,4 milliards l’année précédente. Il résulte d’un taux d’accroissement des dépenses globales de +56,3 milliards de dirhams soit +16,6%, supérieur à celui des recettes ordinaires qui ont pourtant augmenté de +14,9% à + 43,4 milliards de dirhams.

Et, ce sont les recettes fiscales qui encore cette année tiennent la dragée haute en la matière.  Sachant que si les recettes ordinaires (fiscales et non fiscales), ont enregistré un taux de réalisation de 84,5% à 334,1 milliards de dirhams, les seules recettes fiscales se sont raffermies de 15,2% pour atteindre 280,8 milliards de dirhams à la même date, à hauteur de 87,7% des prévisions de la Loi de Finances 2025.

Elles traduisent un élargissement de l’assiette fiscale engendré par la grande réforme fiscale avec ses réductions de taux. Donc, elles ont été impulsées par les recettes des impôts directs qui se sont consolidées de 23% à 134 milliards enregistrant un taux de réalisation exceptionnelle de 96,2%. Il s’agit de l’IS qui a pris 29,7% à 74,1 milliards de dirhams, avec la précision importante de son taux de réalisation de 101,5 %. Mais aussi, des recettes de l’IR qui se sont accrues de 15,8% pour se situer à 55,9 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation de 91,9% et de la TVA dont les recettes se sont améliorées de 9,1% à 79,7 milliards de dirhams pour un taux de réalisation de 79%.

Quant aux recettes non fiscales, elles ont également augmenté de 14,7% pour s’établir à 49,4 milliards de dirhams à fin octobre 2025, se concrétisant à hauteur de 69%. Cette évolution s’explique par l’appréciation des recettes en provenance des établissements et entreprises publics de 18,4% à 16,1 milliards de dirhams et des autres recettes non fiscales de 20% pour s’élever à 33,3 milliards de dirhams, dont 18,8 milliards au titre des mécanismes de financements innovants, résultat de la réforme en la matière et de 11,7 milliards au titre des produits divers des ministères.

Du côté des dépenses ordinaires, qui avec un taux de réalisation de 84,2% se sont appréciées de 16,1% à 298 milliards de dirhams, l’on retient deux éléments importants qui concernent d’une part, les dépenses en intérêts de la dette et celui des charges de la compensation de l’autre.

Le comportement des charges en intérêts de la dette constitue une ligne à regarder de près parce qu’exécutées à hauteur de 89,3%, elles ont augmenté de 23,6% pour atteindre 38,1 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre une hausse des charges en intérêts de la dette intérieure de 36,9% à 30,2 milliards de dirhams et une baisse de celles de la dette extérieure de 9,9% à 7,9 milliards de dirhams.

A noter également, la conversion économique du pays avec la baisse importante des charges de la compensation, qui ont enregistré un taux de réalisation de 93,1%, tout en reculant de 25,4% pour se situer à près de 16 milliards de dirhams uniquement. Cette évolution s’explique, d’une part, par la diminution des dépenses liées au gaz butane de -2,1 milliards de dirhams, au sucre de -1,2 milliard de dirhams et à la farine nationale de blé tendre de -441 millions de dirhams, ainsi que par la non-reconduction de la subvention en faveur des professionnels du secteur du transport routier, dont le montant accordé à la même période de l’année précédente avait atteint 1,7 milliard de dirhams.

Dans la note de conjoncture du ministère des Finances de novembre, c’est l’aggravation du niveau du déficit budgétaire à octobre 2025, qui passe de 47,4 à 60,3 milliards de dirhams qui retient l’attention ! Sachant que de la situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de 73 milliards de dirhams à deux mois de la fin de l’année, contre 52,4 milliards l’année précédente. Lequel besoin a été couvert par le recours aux financements intérieur et extérieur respectivement de 39,3 et 33,7 milliards de dirhams respectivement.

Toutefois, dans un Maroc qui bouge par la mise en œuvre de réformes tous azimuts, qui se traduisent par des investissements publics et privés de grande envergure, réalisés sur tout le pays avec un accent sur les secteurs prioritaires comme la santé et l’éducation dont la construction et la mise à niveau d’écoles et d’hôpitaux et des infrastructures, l’aggravation du déficit budgétaire se justifie et devrait s’améliorer au bout de la loi de finances triennale. D’autant que son financement est réalisé en dirhams et en devises pour un certain confort de la balance des paiements. La diminution du déficit budgétaire programmée par la Loi de finances triennale s’appuie sur la prévision d’une croissance résultant de ces efforts d’investissements qu’il faut mesurer également par des signes d’utilisation massive de nouvelles sources de financement alternatives et innovants comme le démontrent les chiffres publics du marché des capitaux, la bourse et le marché de la dette privée, qui accumulent les émissions d’obligations et les introductions en bourse en milliards de dirhams. Preuve s’il en est, les performances des indices MASI et MASI 20, qui à fin octobre 2025, affichent +28,8 et 29,8 % par rapport à fin octobre 2024…

 

Afifa Dassouli

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Entretien avec Ouns Lemseffer : « Le continent africain représente l’un des marchés les plus porteurs pour la croissance à long terme » https://lnt.ma/entretien-avec-ouns-lemseffer-le-continent-africain-represente-lun-des-marches-les-plus-porteurs-pour-la-croissance-a-long-terme/ Wed, 03 Dec 2025 10:05:01 +0000 https://lnt.ma/?p=538600 À l’occasion des Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum, Ouns Lemseffer, managing partner du bureau d’Ashurst au Maroc, a accepté de répondre à nos questions. Spécialiste du financement de projets, du financement structuré, des marchés de capitaux et du private equity en Afrique francophone, elle évoque les dynamiques actuelles du private capital en Afrique, […]

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À l’occasion des Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum, Ouns Lemseffer, managing partner du bureau d’Ashurst au Maroc, a accepté de répondre à nos questions. Spécialiste du financement de projets, du financement structuré, des marchés de capitaux et du private equity en Afrique francophone, elle évoque les dynamiques actuelles du private capital en Afrique, ainsi que les conditions nécessaires pour accélérer les investissements structurants.

 

La Nouvelle Tribune : Vous avez participé aux Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum à un moment où la mobilisation du capital privé est devenue un impératif pour l’Afrique. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur les dynamiques du private capital sur le continent ?

Ouns Lemseffer : Le private capital en Afrique est aujourd’hui à un tournant de maturité. Nous observons une évolution notable : les investisseurs ne perçoivent plus le continent uniquement sous l’angle du risque, mais davantage comme un horizon de diversification et de croissance structurelle et durables. Les investisseurs disposent d’une appétence croissante pour les projets bien structurés, innovant et à fort impact. Nous sommes passés d’une logique opportuniste à une logique de construction et de structuration de projets bancables sur le long terme dans des secteurs clés (transition énergétique, télécom, agribusiness, etc.) ce qui est un signe de maturité du marché.

L’Afrique nécessite environ 150 milliards de dollars par an pour combler ses besoins en infrastructures, contre 75 milliards actuellement investis. Quels leviers peuvent permettre d’accélérer ce rattrapage ?

Trois leviers me paraissent essentiels :

  1. Standardiser et sécuriser les initiatives et cadres réglementaires des PPP au sens large du terme

La prévisibilité juridique reste un facteur décisif pour accélérer les flux de capitaux privés. La standardisation donne de la visibilité aux investisseurs, réduit les coûts de transaction et accélère les délais de bouclage financier.

  1. Renforcer les mécanismes de réduction des risques (derisking)

Garanties de première perte, assurances politiques ou mécanismes de réhaussement de crédit : ces outils permettent de réduire le coût du capital et d’attirer des investisseurs institutionnels plus averses au risque. Certaines institutions offrent également des garanties de liquidité, permettant d’allonger la maturité de certains financements, en particulier pour le financement d’infrastructures durables pour des personnes à faible revenu.

  1. Innover et utiliser davantage les marchés de capitaux pour diversifier le profil des investisseurs

L’innovation financière est clé dans ces marchés. Les investisseurs sont en demande d’outils innovants qui permettent d’aligner les attentes des investisseurs internationaux et régionaux et les besoins des opérateurs publics ou privés. La titrisation, aujourd’hui utilisée comme outil de financement tout secteur confondu, en est un excellent exemple. Le succès du financement du Programme Electricité Pour Tous (PEPT) en Côte d’Ivoire (qui vient de boucler avec succès la deuxième phase de son financement) et auquel j’ai participé lors de ses deux phases, devrait être répliqué à plus grande échelle.

Cette opération emblématique a été soutenue par des partenaires techniques et financiers internationaux qui sont intervenus en qualité d’investisseurs de référence. La structuration s’est effectuée dans le cadre d’une approche holistique et d’une innovation inédite. J’espère voir cette structure se déployer à plus grande échelle sur l’ensemble du continent.

Vous insistez sur l’importance d’une approche holistique du cadre juridique. Quels sont, selon vous, les piliers réglementaires indispensables pour attirer les capitaux de long terme vers les infrastructures africaines ?

British International Investment (BII) a publié un rapport extrêmement intéressant en octobre 2025 sur le rôle de la titrisation dans le développement des marchés de capitaux en Afrique. Ils y décrivent de manière très intéressante et pertinente l’importance d’adopter une approche holistique du cadre juridique afin de passer à l’étape supérieure. Cela signifie :

  1. Un cadre réglementaire de la titrisation soutenu par un système de régulation et d’exécution prévisible et holistique, incluant un traitement fiscal neutre.
  2. Une offre adéquate d’actifs “titrisables”, c’est-à-dire des actifs répondant aux critères nécessaires en matière de qualité de crédit et de structuration, ainsi que des cédants disposés à les fournir.
  3. Des investisseurs capables et disposés à investir, créant une demande pour les actifs titrisés.
  4. Un écosystème de participants compétents, comprenant des conseillers transactionnels, fiduciaires, administrateurs, avocats, émetteurs et gestionnaires, ainsi que des régulateurs disposant des ressources nécessaires pour approuver, suivre et faire respecter les exigences de transparence et de responsabilité.
  5. Une stabilité macroéconomique, et, dans les phases initiales, idéalement la présence d’un “champion”, d’un “disrupteur” ou d’une “crise” suffisamment forte pour rompre le statu quo et impulser les changements nécessaires.

 

Le financement mixte devient un outil essentiel pour catalyser le capital privé. Comment évolue la structuration de ces mécanismes et quel rôle Ashurst joue-t-il dans ce domaine ?

Tout à fait. Le financement mixte a évolué pour être aujourd’hui catalyseur structurant des projets d’infrastructure et de transition énergétique.

Les innovations récentes portent sur :

  • la combinaison d’instruments différents (dette, equity, quasi-equity)
  • la combinaison d’investisseurs différents (banques commerciales, DFIs, ECAs, fonds de dette)

Avec mes collègues Meriem Komiha et Yasmine Hitane (qui ont également rejoint Ashurst), nous avions conseillé l’ensemble du pool de prêteurs composé de banques commerciales et de fonds de dette dans le cadre du financement innovant de la centrale à gaz Al Wahda de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) au Maroc d’une capacité de 990MW, d’un investissement total de 4,2 milliards de dirhams (420 millions d’euros). Il s’agit de la première mise en place de fonds de dette sur le Continent et nous sommes très fiers de voir le Maroc et l’ONEE comme pionnier dans l’utilisation des fonds de dettes pour la diversification des sources de financement dans le développement des infrastructures stratégiques. Cette opération fait suite à la réforme d’envergure de la loi 33-06 sur la titrisation à laquelle j’avais participé aux côtés du Ministère de l’Economie et des Finances pour faire de la titrisation un véritable outil de diversification des sources de financement. Ashurst dispose d’une expertise reconnue en financements structurés et notre rôle avec plusieurs autres associés comme Tom Longmuir et Agathe Motte et d’accélérer la standardisation de ces produits en innovants et blended finance en combinant les meilleurs standards internationaux et une connaissance approfondie du droit local dans chacun des marchés où nous opérons.

En matière de private equity, quels secteurs africains observez-vous aujourd’hui comme les plus porteurs : énergie, digital, agriculture, logistique, santé ?

Les opportunités les plus fortes se situent aujourd’hui dans :

  • Énergie et transition énergétique : particulièrement le solaire, les réseaux, le stockage et l’hydrogène bas-carbone.
  • Digital et infrastructures de données : Data centers, fibre, fintech : c’est un secteur où la demande croissance dépasse largement l’offre.
  • Logistique et supply chain: l’intégration régionale et l’essor du commerce intra-africain créent un besoin massif d’infrastructures logistiques.
  • Santé et pharma : Portée par l’urbanisation, la croissance démographique et les leçons post-Covid (souveraineté sanitaire).
  • Agro-industrie et chaînes de valeur agricoles : Un secteur en pleine montée en gamme avec un potentiel export croissant.

L’ouverture du bureau d’Ashurst à Casablanca marque une nouvelle étape forte pour la firme. Quels seront vos axes prioritaires au lancement des opérations au Maroc ?

L’ouverture du bureau de Casablanca marque une étape stratégique pour la Firme : il s’agit de créer une plateforme totalement intégrée à la solide équipe Afrique d’Ashurst basée à Londres, Paris, Madrid et au Moyen-Orient, qui accompagnera les clients qui opèrent ou investissent sur le continent, à travers un large éventail de dossiers, en développement de projets, financements y compris structurés, marchés de capitaux et M&A/Private Equity. L’équipe apporte un niveau additionnel d’expertises en financement de projets, financements structurés et dans la mobilisation de capitaux privés sous diverses formes, au Maroc ainsi que sur l’ensemble des pays d’Afrique francophone.

Enfin, quel message souhaitez-vous adresser aux investisseurs internationaux qui observent l’Afrique avec intérêt mais hésitent encore à y déployer du capital ?

Le continent africain représente l’un des marchés les plus porteurs pour la croissance à long terme. Les fondamentaux économiques s’améliorent : urbanisation rapide, adoption technologique, transition énergétique et intégration régionale. Certes, il existe des défis, mais ils s’accompagnent d’opportunités uniques pour ceux qui savent anticiper, innover et souhaitent investir avec un fort impact.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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Libre Tribune : La location de courte durée, un secteur enfin clarifié par les décrets 2025 ? https://lnt.ma/libre-tribune-la-location-de-courte-duree-un-secteur-enfin-clarifie-par-les-decrets-2025/ Tue, 02 Dec 2025 14:52:32 +0000 https://lnt.ma/?p=538565 Le cabinet Roche Mameri et Associés, réseau Exygene Group, composé de quatre cabinets en France et au Maroc, est spécialisé dans les services financiers aux entreprises. M. Karim MAMERI, associé expert-comptable, et Hakim ESSADIQ, associé responsable du réseau Maroc, ont récemment publié une étude sur le cadre légiférant la location de courte durée après les […]

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Le cabinet Roche Mameri et Associés, réseau Exygene Group, composé de quatre cabinets en France et au Maroc, est spécialisé dans les services financiers aux entreprises. M. Karim MAMERI, associé expert-comptable, et Hakim ESSADIQ, associé responsable du réseau Maroc, ont récemment publié une étude sur le cadre légiférant la location de courte durée après les modifications survenues en 2025.

 Face à l’essor des plateformes numériques et à la croissance continue des hébergements touristiques classiques et alternatifs, particulièrement dans les villes touristiques, la LCD fait désormais, en théorie, l’objet d’un encadrement juridique et fiscal renforcé. Les réformes introduites par les décrets de 2024 et 2025 viennent compléter la loi N° 61-00 relative aux établissements touristiques et la loi N° 80-14 encadrant les hébergements alternatifs non classés. Notre étude entend présenter une synthèse claire, complète et à jour de ce cadre réglementaire.

 

Catégories de location de courte durée

Le dispositif légal distingue désormais deux (2) types d’hébergements touristiques.

  • Les établissements touristiques classés qui continuent de disposer des avantages fiscaux de la loi N° 61-00, B.O N° 5030 du 15 août 2002, inscrits au Code Général des Impôts dans sa version 2025 et la loi N° 80-14, B.O du 15 octobre 2015 complétée par le décret N° 2.23.441, B.O du 7 août 2023.
  • Les hébergements alternatifs non classés : loi N° 80-14, décret 2.23.441 et autres décrets 2024 et 2025.

Ces différents types d’hébergement répondent à des obligations distinctes en matière d’autorisations, de normes et de fiscalité.

 

Etablissements touristiques classés : renvoi à la loi n° 61-00

Les hôtels, maisons d’hôtes classées, Riads classés, résidences touristiques, motels, villages de vacances, auberges, campings et autres structures similaires… relèvent historiquement de la loi 61-00, notamment en matière fiscale et de la loi N° 80-14.

 

Obligations principales

  • Autorisation préalable d’exploitation.
  • Décision de classement délivrée après inspection de la commission inter-administrative.
  • Strict respect des normes de sécurité, d’hygiène et de qualité.
  • Inspections régulières renforcées depuis 2025.
  • Tenue obligatoire d’un registre des nuitées clients et transmission de fiches de nuitées -numériques – quotidiennement aux autorités compétentes.

 

Hébergements alternatifs non-classés : renvoi à loi n° 80-14 et décrets complémentaires

Les logements meublés en LCD sans classement touristique : appartements, studios, villas, Riads non classés, logements gérés en direct, à travers des conciergeries ou plateformes sont soumis à la loi N° 80-14 et à ses décrets d’application de 2023 à 2025.

 

Obligations 2025

  • Délivrance par la Commune d’une Licence d’Exploitation Obligatoire pour une durée de validité de cinq (5) ans.
  • Présentation d’un permis d’habiter pour le logement en LCD pour obtenir la déclaration d’existence.
  • Déclaration du nombre d’unités louées par la personne morale ou la personne physique.
  • Respect du cahier des charges réglementaire pour la catégorie de l’hébergement.
  • Assurances multirisque habitation et responsabilité civile « LCD » obligatoires.
  • Soumission aux mêmes obligations déclaratives que celles applicables aux hébergements traditionnels en matière de nuitées.
  • Pas de limitation annuelle en termes de nombre de nuitées.
  • Les communes conseillent aux hébergeurs de privilégier le système de télédéclaration numérique des nuitées et la tenue d’un registre à viser mensuellement par les autorités compétentes.
  • Contrôles renforcés et réguliers par les autorités locales.

 

Fiscalité de la location de courte durée

Impôt sur le revenu pour les personnes physiques

La LCD constitue une activité commerciale et est imposée comme telle.

Les revenus issus de la LCD par une personne physique sont soumis au barème progressif de de l’article 73 du CGI. Dans les cas limitatifs de l’exercice de la LCD, exercée par des personnes physiques à titre individuel dans le cadre de l’auto-entrepreneur, prévu à l’article 42 bis du CGI, sont soumis à l’IR selon le taux de 1% du chiffre d’affaires encaissé dont le montant ne dépasse pas deux cent mille (200.000) dirhams pour les prestataires de services.

Toute location non déclarée expose, depuis 2025, à une application renforcée des pénalités prévues par le législateur et inscrites au Code Général des Impôt.

 

Impôt sur les sociétés pour les personnes morales

Les exploitations opérées par une personne morale sont soumises au taux d’IS prévu à l’article 19 du CGI.

 

Une distinction essentielle en matière de TVA

  • Etablissements classés : TVA au taux réduit de 10% (article 99-B-1 du CGI).
  • Hébergements non classés : TVA au taux normal de 20% (article 99-A).

Le bénéfice du taux réduit est donc strictement réservé aux hébergements touristiques et restaurateurs classés.

 

Fiscalité locale

Encadrée par la loi N°07-20 modificative de la loi N°47-06 :

  • Taxe professionnelle.
  • Taxe de séjour obligatoire pour toute LCD.
  • Taxe de Services Communaux.
  • Pas de Taxe de Promotion Touristique pour les établissements non classés.

 

Obligations sociales

Les employés affectés à la gestion de la LCD doivent être déclarés à la CNSS soient en tant que :

  • Personnel domestique.
  • Employés de conciergerie ou de sociétés d’hébergement de courte durée.
  • Personnel hôtelier pour les structures classées.

 

Avantages, risques et enjeux

La LCD peut offrir un rendement potentiel plus élevé que la LLD mais expose à une réglementation de plus en plus exigeante de son application.

Avantages

  • Rendements potentiellement supérieurs à la Location Longue Durée.
  • Flexibilité d’occupation et de jouissance du bien loué.
  • Tarification dynamique selon la saisonnalité.

Risques

  • Responsabilité civile et pénale du propriétaire.
  • Coût élevé des conciergeries (jusqu’à 30% des revenus bruts).
  • Usure accélérée des aménagements, agencements et mobiliers.
  • Risques de sanctions administratives et fiscales renforcés par les contrôles à partir de 2025.

 

Perspectives de réformes

Les professionnels appellent à un statut inspiré du modèle français de la Location Meublée Non Professionnelle (LMNP) afin d’encourager la déclaration intégrale des revenus tout en offrant un cadre fiscal incitatif par le biais de l’élargissement de l’assiette.

 

Un tel modèle favoriserait :

  • Une meilleure formalisation de l’emploi.
  • Une hausse des recettes fiscales par un élargissement de la base imposable.
  • Une amélioration de la qualité du parc d’hébergement.
  • Un renforcement effectif de l’image touristique du Maroc pour toutes les échéances de préparation de la « vision 2030 ».

 

Conclusion

Portée par un cadre réglementaire enfin clarifié, la location de courte durée au Maroc entame une véritable phase de structuration. La consolidation législative de 2025 marque une étape décisive : le secteur se dirige vers davantage de transparence, de professionnalisme et un encadrement mieux maîtrisé. L’objectif est clair : harmoniser les pratiques, renforcer le respect des obligations légales et garantir une croissance durable au service d’une offre touristique modernisée donc plus compétitive.

Sur le terrain, cependant, la mise en conformité des hébergements « alternatifs » avance difficilement. A Marrakech, de nombreux propriétaires ayant tenté la régularisation de leur situation auprès de leur commune d’appartenance se sont heurtés à l’impossibilité de faire enregistrer leur bien en hébergement de courte durée. Ce « vide administratif » est lié à la non-transmission, à ce jour, du canevas déterminant la catégorie à attribuer à ce type d’hébergements, par l’office du tourisme, pour l’obtention de la déclaration d’existence ou d’activité. En conséquence, les hébergeurs ne peuvent ni déclarer ni payer les taxes de séjour ni déposer les fiches et registres de nuitées auprès des autorités de sécurité. Pour tenter de débloquer cette situation dans les meilleurs délais, il est désormais conseillé de déposer des lettres de réclamation officielles auprès des bureaux d’ordre des Wilayas, dans l’espoir d’accélérer les procédures de régularisation.

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Crédit du Maroc : Une dynamique de croissance confirmée au 30 septembre 2025 https://lnt.ma/credit-du-maroc-une-dynamique-de-croissance-confirmee-au-30-septembre-2025/ Mon, 01 Dec 2025 10:22:13 +0000 https://lnt.ma/?p=538431 Crédit du Maroc a confirmé, au troisième trimestre 2025, une progression soutenue de l’ensemble de ses indicateurs commerciaux et financiers, traduisant un modèle de développement robuste et une maîtrise continue des risques. Les données publiées dans son communiqué financier arrêté au 30 septembre 2025 font apparaître une croissance généralisée des crédits, des dépôts, du produit […]

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Crédit du Maroc a confirmé, au troisième trimestre 2025, une progression soutenue de l’ensemble de ses indicateurs commerciaux et financiers, traduisant un modèle de développement robuste et une maîtrise continue des risques. Les données publiées dans son communiqué financier arrêté au 30 septembre 2025 font apparaître une croissance généralisée des crédits, des dépôts, du produit net bancaire et du résultat net consolidé.

Le volume des crédits à la clientèle a atteint 58,07 milliards de dirhams (MDH), en hausse de 5,2 % sur un an. Cette performance est portée principalement par une forte dynamique du marché des entreprises, où les crédits ont progressé de 8 %, notamment au profit des PME. Les crédits d’équipement ont enregistré une croissance significative de 21,2 %, le crédit-bail s’est accru de 44,4 %, tandis que les prêts aux promoteurs immobiliers ont augmenté de 18,4 %. Sur le segment des particuliers, la banque a renforcé son soutien aux ménages, avec une progression de 9,6 % des crédits à la consommation et de 2,5 % des crédits à l’habitat.

Les ressources consolidées ont atteint 58,47 MMDH, en hausse de 6,8 % sur douze mois. Cette évolution provient essentiellement de la dynamique des dépôts à vue, dont les encours ont augmenté de 10,7 % pour s’établir à 42,14 MMDH. Les dépôts d’épargne se sont stabilisés à 10,08 MMDH, tandis que les ressources à terme se sont chiffrées à 4,80 MMDH.

Le produit net bancaire (PNB) consolidé a progressé de 9,8 % pour atteindre 2,68 MMDH. La marge nette d’intérêt a augmenté de 10,9 % à 1,99 MMDH, grâce à la hausse des encours de crédit et au renforcement de la collecte. La marge sur commissions s’est établie à 379 MDH (+8 %), tirée par les performances des filiales spécialisées, notamment en leasing, factoring, marché des capitaux et commerce international. Le résultat des opérations de marché s’est inscrit en hausse de 6,3 % pour atteindre 385 MDH.

Cette dynamique s’est traduite par une amélioration notable du résultat brut d’exploitation, en hausse de 13,1 % à 1,47 MMDH, portée par la progression du PNB et la maîtrise continue des charges générales d’exploitation. Le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 162 points de base pour s’établir à 45,2 %, selon les données figurant dans le communiqué.

La banque a également renforcé la qualité de son portefeuille grâce à une baisse marquée du coût du risque, qui s’est établi à 228 MDH, en recul de 21 %. Les créances en souffrance ont diminué de 5,9 % pour se situer à 4,31 MMDH, contribuant à l’amélioration du taux de créances douteuses et litigieuses à 7,4 %, contre 8,3 % un an plus tôt. Le taux de couverture des créances douteuses a progressé pour atteindre 88,7 %, confirmant une politique de provisionnement prudente.

Au total, le résultat net consolidé part du groupe s’est établi à 690 MDH, en hausse de 19,9 % par rapport à la même période de 2024, traduisant la capacité de Crédit du Maroc à renforcer durablement sa rentabilité dans un environnement économique en transformation. Le ratio de solvabilité s’est inscrit à 13,86 %, supérieur au minimum réglementaire, selon le tableau présenté dans le document.

Enfin, les investissements engagés par la banque ont atteint 200 MDH sur l’année, principalement orientés vers la transformation digitale et technologique

LNT

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Africa Investment Forum 2025 : Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, catalyseur d’un nouveau cycle d’investissement privé en Afrique https://lnt.ma/africa-investment-forum-2025-le-fonds-mohammed-vi-pour-linvestissement-catalyseur-dun-nouveau-cycle-dinvestissement-prive-en-afrique/ Mon, 01 Dec 2025 08:34:08 +0000 https://lnt.ma/?p=538426 Lors de son intervention en Keynote au Africa Investment Forum 2025, la Directrice générale du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I), Nezha Hayat, a rappelé le rôle central du fonds souverain marocain dans la transformation du paysage de l’investissement, tant au Maroc qu’à l’échelle continentale. Elle a insisté sur la nature profondément structurante du FM6I, […]

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Lors de son intervention en Keynote au Africa Investment Forum 2025, la Directrice générale du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I), Nezha Hayat, a rappelé le rôle central du fonds souverain marocain dans la transformation du paysage de l’investissement, tant au Maroc qu’à l’échelle continentale. Elle a insisté sur la nature profondément structurante du FM6I, qu’elle décrit comme « un catalyseur et un accélérateur », alignant stratégies publiques et capitaux privés tout en transformant les ambitions nationales en projets bancables.

Selon Mme Hayat, le modèle du FM6I repose sur une logique d’effet de levier sans précédent dans le capital-investissement marocain. Grâce à la sélection de 14 sociétés de gestion, le Fonds a permis de mobiliser 14,5 milliards de dirhams (MMDH) de capitaux privés, auxquels s’ajoutent 4,5 MMDH investis directement par le FM6I. Au total, près de 19 MMDH seront injectés dans l’économie marocaine, illustrant un effet multiplicateur supérieur à 4x. « C’est là l’essence même de notre modèle : un capital public qui multiplie l’investissement privé », a-t-elle souligné.

Au-delà du financement, le FM6I se positionne comme un accélérateur systémique capable de réduire les risques, de débloquer des projets, de sécuriser les investisseurs et de favoriser la transformation verte et digitale des entreprises. Pour Mme Hayat, cette approche traduit une conviction forte : « Nous transformons l’initiative publique en dynamique privée. Et nous transformons cette dynamique en opportunités réelles pour l’économie et l’emploi. »

Guidé par les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le FM6I s’inscrit désormais comme un pilier essentiel de la nouvelle architecture nationale de l’investissement. Son action vise à stimuler des projets plus ambitieux, renforcer la compétitivité des entreprises, accélérer la création d’emplois et favoriser une économie marocaine plus durable et résiliente. « Ensemble, nous formons les piliers d’une architecture financière africaine renouvelée, destinée à accompagner la transformation structurelle du continent », a déclaré Mme Hayat en conclusion.

En marge de son intervention, la Directrice générale du FM6I a tenu une réunion bilatérale avec le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Sidi Ould Tah. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’un partenariat engagé dès l’opérationnalisation du Fonds en 2023, visant à accompagner le développement de projets structurants et renforcer la mobilisation de capitaux privés au Maroc.

Les échanges ont porté sur le rôle catalytique du FM6I dans l’investissement productif, sur le développement de solutions conjointes en faveur des PME, des infrastructures durables et des projets stratégiques, ainsi que sur l’élargissement de la coopération entre institutions souveraines et acteurs multilatéraux. Les deux parties ont également insisté sur l’importance du partage de bonnes pratiques, notamment autour du modèle marocain d’investissement public-privé, afin de contribuer à une dynamique continentale d’intégration financière et de transformation économique.

LNT

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Bourse : AGR recommande de souscrire à l’IPO du groupe SGTM https://lnt.ma/bourse-agr-recommande-de-souscrire-a-lipo-du-groupe-sgtm/ Mon, 01 Dec 2025 08:09:07 +0000 https://lnt.ma/?p=538422 Selon Attijari Global Research (AGR), l’introduction en Bourse du groupe Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM), d’un montant de 5 milliards de dirhams, marque un tournant majeur pour la place financière de Casablanca et pour tout le secteur du BTP. En s’affichant comme la deuxième plus grande IPO de l’histoire du marché marocain après […]

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Selon Attijari Global Research (AGR), l’introduction en Bourse du groupe Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM), d’un montant de 5 milliards de dirhams, marque un tournant majeur pour la place financière de Casablanca et pour tout le secteur du BTP. En s’affichant comme la deuxième plus grande IPO de l’histoire du marché marocain après celle de Maroc Telecom en 2004, cette opération consacre l’émergence d’un champion national appelé à jouer un rôle structurant dans la décennie d’investissements qui s’ouvre pour le Maroc.

L’analyse publiée par AGR met en lumière les multiples raisons qui justifient une recommandation claire : souscrire. Le rapport souligne que le groupe SGTM se trouve au croisement d’un contexte macroéconomique favorable, de perspectives sectorielles exceptionnelles et d’un positionnement stratégique sur l’ensemble de la chaîne de valeur du BTP. Cette combinaison place le groupe dans une situation unique pour capter la très forte dynamique des investissements publics et privés attendus d’ici 2030.

L’indice sectoriel BTP illustre déjà ce mouvement : entre 2023 et 2025, il a bondi de près de 330 %, dopé par l’effervescence autour des projets nationaux, des chantiers d’infrastructures et de la préparation de la Coupe du monde 2030 que le Maroc co-organisera. Dans cette même période, le MASI n’a progressé « que » de 60 %, ce qui témoigne de la surperformance structurelle du secteur et de l’intérêt croissant des investisseurs pour les entreprises exposées aux grands travaux. SGTM arrive donc en Bourse au moment précis où le marché manifeste un appétit particulier pour ce type d’acteurs.

Le rapport rappelle également que les entreprises alignées sur les priorités stratégiques de l’État ont historiquement enregistré des performances remarquables. Cosumar, accompagnant le Plan Maroc Vert, Marsa Maroc dans la stratégie portuaire 2030 ou encore Akdital dans la dynamique de généralisation de l’AMO, ont affiché des progressions allant de 120 % à plus de 360 % sur des cycles de trois à cinq ans. Dans cette perspective, AGR estime que SGTM, situé au cœur du « Programme National d’Infrastructure 2030 » et premier opérateur en capacité de réalisation de grands ouvrages, présente un potentiel comparable, voire supérieur.

Le contexte économique national conforte cette vision. À partir de 2025, le Maroc devrait atteindre un nouveau palier de croissance durable supérieur à 4,5 %, porté par les réformes structurelles, la modernisation de l’industrie, l’accélération des investissements publics et la montée en puissance d’une économie de projets. Entre 2024 et 2026, l’investissement public devrait s’établir autour de 350 milliards de dirhams par an, soit environ 60 % de plus que le rythme observé entre 2019 et 2022. Cette intensification historique constitue le moteur principal du cycle haussier attendu pour tout le secteur du BTP.

Un indicateur emblématique confirme cette dynamique : les ventes nationales de ciment. Après une longue période de stagnation, elles connaissent une rupture profonde, avec une croissance attendue entre 8 % et 9 % par an jusqu’en 2028. Pour un opérateur intégré comme SGTM, cette inversion de tendance se traduit par une visibilité exceptionnelle sur plusieurs années de commandes, et par une capacité accrue à honorer des projets d’envergure nationale.

Le rapport d’AGR consacre une large analyse au positionnement de SGTM, soulignant que l’entreprise couvre toute la chaîne de valeur du BTP : bâtiments tertiaires, infrastructures hydrauliques, travaux portuaires et maritimes, ouvrages d’art, projets industriels et énergétiques. À travers ses filiales et ses équipes multidisciplinaires, SGTM est capable de déployer simultanément plusieurs chantiers complexes sur l’ensemble du territoire.

Plusieurs projets emblématiques illustrent cette expertise : les campus de l’UM6P, l’autoroute de l’eau reliant le Sebou au Bouregreg, les infrastructures portuaires de Dakhla Atlantique et de Nador West Med, ainsi que divers projets de mobilité et logistique. Cette capacité d’exécution, combinée à une forte capitalisation technique et humaine, constitue l’un des arguments majeurs du rapport.

Les méthodes de réalisation développées par SGTM sont également mises en avant. Le modèle « Fast Track », qui permet de réduire considérablement les délais de construction, a déjà démontré son efficacité lors de la rénovation du stade Moulay Abdellah réalisée en un temps record de 14 mois. L’offre « clés en main », qui intègre génie civil, montage mécanique et process technologique, a également fait ses preuves, notamment dans les projets industriels tels que l’usine de ciment Novacim. Ces approches différenciantes renforcent la compétitivité du groupe dans un marché où les contraintes de délais sont devenues déterminantes.

Sur le plan financier, le Business Plan présenté par SGTM est qualifié de prudent. Il table sur un taux de croissance annuel moyen de 7,5 % du chiffre d’affaires entre 2025 et 2028, alors que les analystes jugent que la dynamique sectorielle et la taille du carnet de commandes — évalué à 37 milliards de dirhams à fin mai 2025 — pourraient conduire à des performances plus élevées. AGR estime que le résultat net consolidé pourrait dépasser les 1,7 milliard de dirhams à l’horizon 2028, soit une croissance moyenne de l’ordre de 16 % par an.

Du point de vue de la valorisation, les multiples ressortent comme attractifs : un P/E moyen de 16,3x sur 2026-2028, ce qui représente une décote d’environ 19 % par rapport au niveau historique du MASI estimé à 20x. À cela s’ajoute un rendement de dividende projeté supérieur à 4 % en 2028, nettement plus élevé que la moyenne du marché et que les rendements obligataires souverains de maturité équivalente. Ces éléments plaident pour une surperformance potentielle du titre à moyen terme.

Enfin, cette IPO modifie les équilibres sectoriels de la Bourse de Casablanca. Avec l’entrée de SGTM, la part du secteur BTP dans la capitalisation totale devrait passer de 6 % à 8,3 %, propulsant ce secteur dans le trio de tête des secteurs les plus représentés.

En conclusion, l’introduction en Bourse de SGTM se présente non seulement comme une opération financière majeure, mais aussi comme un événement stratégique susceptible de redessiner la trajectoire du marché actions marocain. Pour AGR, le message est clair : SGTM est bien positionnée pour devenir l’un des titres phares de la décennie 2025-2035, à la croisée des grands projets nationaux et des ambitions d’un Maroc en pleine transformation.

LNT

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AMMC : feu vert à une émission obligataire de plus de 449 MDH par Alliances https://lnt.ma/ammc-feu-vert-a-une-emission-obligataire-de-plus-de-449-mdh-par-alliances/ Sat, 29 Nov 2025 10:13:16 +0000 https://lnt.ma/?p=538384 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé, vendredi, avoir visé le prospectus relatif à une nouvelle émission obligataire de la société Alliances Développement Immobilier, d’un montant supérieur à 449,4 millions de dirhams (MDH). Cette opération est réservée aux détenteurs d’obligations émises par « FT DOMUS » et est assortie de garanties réelles sous […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé, vendredi, avoir visé le prospectus relatif à une nouvelle émission obligataire de la société Alliances Développement Immobilier, d’un montant supérieur à 449,4 millions de dirhams (MDH). Cette opération est réservée aux détenteurs d’obligations émises par « FT DOMUS » et est assortie de garanties réelles sous forme d’hypothèque.

Selon le communiqué de l’AMMC, l’emprunt obligataire est d’une maturité de 7 ans, avec une valeur nominale unitaire de 100 dirhams. La période de souscription est fixée du 9 au 12 décembre 2025 inclus. Le taux d’intérêt facial est révisable annuellement et s’établit, pour la première année, à 3,62 %, avec une prime de risque de 130 points de base.

LNT

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La Bourse de Casablanca clôture la semaine en hausse, le MASI gagne 2,19 % https://lnt.ma/la-bourse-de-casablanca-cloture-la-semaine-en-hausse-le-masi-gagne-219/ Sat, 29 Nov 2025 10:12:20 +0000 https://lnt.ma/?p=538382 La Bourse de Casablanca a terminé la semaine du 24 au 28 novembre 2025 sur une dynamique favorable, marquée par une progression notable de ses principaux indices. Le MASI, indice global regroupant l’ensemble des valeurs cotées, a gagné 2,19 % pour atteindre 18.603,59 points, confirmant un climat de confiance renforcé sur le marché. Le MASI […]

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La Bourse de Casablanca a terminé la semaine du 24 au 28 novembre 2025 sur une dynamique favorable, marquée par une progression notable de ses principaux indices. Le MASI, indice global regroupant l’ensemble des valeurs cotées, a gagné 2,19 % pour atteindre 18.603,59 points, confirmant un climat de confiance renforcé sur le marché.

Le MASI 20, qui rassemble les vingt valeurs les plus liquides, a affiché une hausse de 2,65 % à 1.516,88 points, tandis que le MASI ESG, indicateur des entreprises les mieux notées sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) par Moody’s ESG Solutions, a progressé de 1,78 % à 1.258,57 points.

Les petites et moyennes capitalisations ont également évolué positivement : le MASI Mid and Small Cap a pris 1,6 % à 1.797,78 points, traduisant un intérêt soutenu pour ce segment.

Sur le plan sectoriel, les performances ont été contrastées. Les plus fortes hausses ont été enregistrées par :

  • Santé : +10,15 %

  • Industrie agricole : +5,38 %

  • Participation et promotion immobilières : +3,36 %

  • Sociétés de financement et autres activités financières : +3,36 %

En revanche, certains indices ont reculé, notamment :

  • Ingénieries et biens d’équipements industriels : -4,51 %

  • Pétrole et gaz : -2,15 %

  • Transport : -1,91 %

Les échanges ont atteint près de 1,4 milliard de dirhams, principalement sur le marché central « Actions ». Trois valeurs ont concentré l’essentiel des transactions : Akdital (25,92 % du volume), Sodep-Marsa Maroc (11,12 %) et Attijariwafa Bank (8,85 %).

La capitalisation boursière a dépassé 982,4 milliards de dirhams, confirmant la solidité du marché.

Au niveau des valeurs individuelles, plusieurs titres se sont distingués. Les meilleures performances hebdomadaires reviennent à :

  • Vicenne : +16,22 % à 523 DH

  • Involys : +10,28 % à 234,9 DH

  • Akdital : +8,87 % à 1.350 DH

  • TGCC : +8,14 % à 930 DH

  • Maroc Leasing : +7,32 % à 365,95 DH

À l’opposé, les plus fortes baisses ont concerné :

  • Zellidja : -11,62 % à 215,65 DH

  • BMCI : -7,14 % à 520 DH

  • AGMA : -5,99 % à 6.391 DH

  • Colorado : -5,64 % à 82 DH

  • Stroc Industrie : -5,08 % à 280 DH

LNT

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Crédit bancaire et masse monétaire : une dynamique modérée en octobre 2025 https://lnt.ma/credit-bancaire-et-masse-monetaire-une-dynamique-moderee-en-octobre-2025/ Sat, 29 Nov 2025 10:03:37 +0000 https://lnt.ma/?p=538380 Les données publiées par Bank Al-Maghrib (BAM) dans son bulletin des statistiques monétaires montrent une évolution globalement stable du financement de l’économie en octobre 2025, marquée par une accélération du crédit au secteur non financier et une croissance soutenue de la masse monétaire, malgré une légère décélération par rapport au mois précédent. Selon BAM, le […]

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Les données publiées par Bank Al-Maghrib (BAM) dans son bulletin des statistiques monétaires montrent une évolution globalement stable du financement de l’économie en octobre 2025, marquée par une accélération du crédit au secteur non financier et une croissance soutenue de la masse monétaire, malgré une légère décélération par rapport au mois précédent.

Selon BAM, le crédit bancaire au secteur non financier a progressé de 3,6 % en octobre, après 3 % en septembre. Cette hausse s’explique par un renforcement du financement accordé aux sociétés non financières privées, dont la croissance est passée de 0,8 % à 1,4 %, ainsi qu’aux entreprises publiques, dont le crédit a augmenté de 11 % après 6,4 %. Les prêts aux ménages se sont également inscrits en légère amélioration, enregistrant une croissance de 3,1 % contre 2,9 % un mois auparavant.

Par catégorie de crédit, les évolutions restent contrastées. La baisse des facilités de trésorerie s’est atténuée à -4,8 %, tandis que les crédits à la consommation ont progressé de 4,5 %. Les crédits à l’équipement, en hausse de 16,4 %, maintiennent un rythme quasi stable, tout comme les prêts à l’immobilier, dont la croissance s’établit à 3,2 %.

Les créances en souffrance ont marqué une quasi-stagnation, avec une progression annuelle de 3,7 %. Leur ratio rapporté au crédit est resté stable à 8,6 %, le même niveau qu’en septembre, traduisant une situation maîtrisée malgré un contexte de hausse graduelle du financement.

Parallèlement, la masse monétaire a poursuivi sa croissance. L’agrégat M3 s’est établi à 1.982,14 milliards de dirhams en octobre 2025, en progression annuelle de 7,4 %, après 7,8 % en septembre. Cette évolution reste dynamique, bien qu’en légère décélération.

BAM explique cette tendance par plusieurs facteurs. D’une part, la croissance des créances nettes sur l’Administration centrale a ralenti de 1,4 % à 0,3 %. D’autre part, la progression du crédit bancaire au secteur non financier a contribué à soutenir l’agrégat, passant de 3 % à 3,6 %.

Les avoirs officiels de réserve, en revanche, ont connu une accélération notable, avec une hausse de 19,6 % après 14,1 %, renforçant la position extérieure du Royaume.

La variation des composantes de la masse monétaire reflète des mouvements contrastés. Les détentions en OPCVM monétaires, en ralentissement, ont vu leur progression annuelle passer à 9,1 %. La monnaie fiduciaire, en revanche, a augmenté de 11,7 %, traduisant une demande persistante de liquidités. Les comptes à terme ont progressé de 1,4 %, tandis que les dépôts à vue ont maintenu un rythme élevé (+10,2 %). Les comptes d’épargne, pour leur part, n’ont augmenté que de 1,9 %.

L’analyse par secteur institutionnel montre que les actifs monétaires des ménages, hors numéraire, ont quasi stagné à 6,5 %. Les sociétés non financières privées ont enregistré une hausse de 10,8 %, portée par l’accélération des dépôts à vue et un ralentissement moins marqué des dépôts à terme. Leurs détentions en OPCVM monétaires ont, en revanche, nettement décéléré (12,7 % après 29,6 %). Les entreprises publiques, quant à elles, ont vu la progression de leurs actifs monétaires ralentir.

LNT

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RCI Finance Maroc : L’AMMC vise le prospectus relatif à l’émission d’un emprunt obligataire ordinaire https://lnt.ma/rci-finance-maroc-lammc-vise-le-prospectus-relatif-a-lemission-dun-emprunt-obligataire-ordinaire/ Sat, 29 Nov 2025 08:51:29 +0000 https://lnt.ma/?p=538398 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé avoir visé, en date du 28 novembre 2025, le prospectus relatif à l’émission par RCI Finance Maroc d’un emprunt obligataire ordinaire. Cette opération, référencée VI/EM/039/2025, s’inscrit dans la stratégie de financement de la société et intervient après l’enregistrement, par l’AMMC, du document de référence 2024 de […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé avoir visé, en date du 28 novembre 2025, le prospectus relatif à l’émission par RCI Finance Maroc d’un emprunt obligataire ordinaire. Cette opération, référencée VI/EM/039/2025, s’inscrit dans la stratégie de financement de la société et intervient après l’enregistrement, par l’AMMC, du document de référence 2024 de l’émetteur et de sa première actualisation.

Selon le prospectus visé, l’émission porte sur un plafond global de 900 millions de dirhams, réparti en trois tranches non cotées. Ces tranches se distinguent par des maturités respectives de 2 ans (Tranche A), 3 ans (Tranche B) et 4 ans (Tranche C), avec un remboursement du principal in fine.

Le taux d’intérêt facial sera révisable toutes les 13 semaines. Pour la première période, il correspondra au taux plein 13 semaines déterminé en référence à la courbe des taux de référence du marché secondaire des bons du Trésor publiée par Bank Al-Maghrib le 4 décembre 2025, augmenté d’une prime de risque. Celle-ci est fixée à 45 points de base pour la Tranche A, 55 pbs pour la Tranche B et 65 pbs pour la Tranche C.

L’allocation des titres se fera par adjudication au prorata, sans priorisation entre les tranches, et leur négociabilité s’effectuera de gré à gré, en dehors de la Bourse.

La période de souscription s’étalera du 5 au 9 décembre 2025 inclus, précise l’AMMC.
Comme l’exige la réglementation, le prospectus est mis à disposition du public, aussi bien au siège social de RCI Finance Maroc que sur le site internet de l’émetteur, ainsi que sur le site de l’AMMC.

LNT

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AIF 2025 : Une édition qui veut affirmer une ambition africaine partagée https://lnt.ma/aif-2025-une-edition-qui-veut-affirmer-une-ambition-africaine-partagee/ Fri, 28 Nov 2025 15:22:12 +0000 https://lnt.ma/?p=538358 Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, l’édition 2025 de l’Africa Investment Forum (AIF), organisée du 26 au 28 novembre à Rabat, a confirmé la volonté croissante du continent de mobiliser les investissements privés, d’accélérer son intégration économique et de renforcer ses capacités industrielles, financières et logistiques. Les différentes interventions ont mis en […]

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Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, l’édition 2025 de l’Africa Investment Forum (AIF), organisée du 26 au 28 novembre à Rabat, a confirmé la volonté croissante du continent de mobiliser les investissements privés, d’accélérer son intégration économique et de renforcer ses capacités industrielles, financières et logistiques. Les différentes interventions ont mis en valeur à la fois la dynamique continentale et le rôle structurant du Maroc, dont la trajectoire de développement demeure étroitement liée à celle de l’Afrique.

Lors de la cérémonie de clôture, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a affirmé que la vision marocaine repose sur une conviction claire : « Le Maroc avance vite, mais jamais seul. Notre trajectoire nationale est indissociable de celle du continent ». Elle a rappelé que le Royaume, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, défend depuis plus de deux décennies une stratégie fondée sur la coopération, la co-investissement et l’intégration régionale.

Mme Fettah a également salué les résultats enregistrés lors des Market Days de l’AIF 2025, qui ont généré plus de 15,2 milliards de dollars d’intérêts d’investissement, couvrant des secteurs déterminants tels que l’énergie, les infrastructures, le transport, l’agro-industrie, les technologies numériques et les fintechs. Selon elle, ces engagements illustrent le sérieux des réformes opérées par les pays africains pour renforcer la prévisibilité et créer des environnements propices à l’investissement privé.

Le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), Sidi Ould Tah, a confirmé cet engouement en soulignant que les projets présentés cette année bénéficient d’études environnementales, sociales et financières solides, ce qui a renforcé la confiance des investisseurs. Il a précisé que 39 projets bancables ont été soumis en boardrooms, dont les deux tiers relèvent de secteurs dans lesquels le Maroc et la BAD disposent d’une expertise reconnue, comme l’énergie et le transport. « Le travail commence maintenant : il s’agit de transformer ces annonces en actions concrètes », a-t-il déclaré.

La question de l’intégration continentale a également dominé les discussions. Intervenant lors d’un panel consacré à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), la directrice générale adjointe de Casablanca Finance City (CFC), Lamia Merzouki, a souligné le rôle déterminant des centres financiers africains comme accélérateurs stratégiques. Elle a présenté un plan d’action articulé autour de quatre piliers, visant notamment à renforcer le dialogue public-privé, combler le déficit infrastructurel, harmoniser les cadres juridiques et réglementaires, et promouvoir la libre circulation des capitaux et des compétences.

Mme Merzouki a rappelé que CFC accueille aujourd’hui le Fonds Africa50 et des équipes pilotant plus de 20 milliards de dollars de projets en Afrique, démontrant la capacité des centres financiers à structurer et attirer des investissements majeurs au service du développement continental.

La connectivité du continent est apparue comme une autre priorité stratégique. Les intervenants du panel dédié ont appelé à une amélioration substantielle des infrastructures aériennes, routières et frontalières. La vice-présidente de la BAD, Nnenna Mwabufo, a souligné qu’une mise en œuvre effective du Marché unique africain du transport aérien pourrait générer jusqu’à 1,3 milliard de dollars de PIB supplémentaire et plus de 150.000 emplois dans une douzaine de pays.

La Chief Operating Officer de Royal Air Maroc, Ilham Kazzini, a rappelé pour sa part que l’Afrique ne représente que 2% du trafic aérien mondial, malgré 20% de la population. Elle a mis en avant les efforts de la compagnie pour renforcer les liaisons intra-africaines, en lien avec l’objectif d’atteindre une flotte de 130 avions en 2030 et 200 en 2037. Les questions de digitalisation, d’harmonisation des procédures et de fluidification des contrôles ont également été mises en avant comme leviers décisifs pour améliorer la mobilité.

Le PDG de Scanning Systems, Mory Diane, a, quant à lui, insisté sur l’importance d’une intégration technologique des systèmes de douane, de santé et d’immigration pour fluidifier les flux commerciaux et sécuriser les frontières. Il a cité des expériences africaines ayant permis de multiplier par près de dix la capacité de traitement de certains postes frontaliers grâce à des solutions technologiques avancées.

Au-delà des chiffres, cette édition de l’AIF aura révélé une Afrique qui « assume son ambition et se définit par ses solutions », selon les termes de Nadia Fettah. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’un engagement renforcé du capital africain, de la poursuite des réformes, et de partenariats internationaux alignés sur les priorités des États.

Pour la BAD comme pour les partenaires fondateurs du Forum, l’édition 2025 marque « un nouveau départ » dans la mobilisation des ressources privées en faveur du développement du continent.

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Rabat : La digitalisation des paiements au Maroc au centre d’une conférence https://lnt.ma/rabat-la-digitalisation-des-paiements-au-maroc-au-centre-dune-conference/ Thu, 27 Nov 2025 09:54:03 +0000 https://lnt.ma/?p=538258 La transformation numérique et l’avenir des paiements digitaux ont été au centre des débats, mercredi à Rabat, lors de la conférence “The Future of Morocco’s Digital Economy” organisée par le Policy Center for the New South (PCNS), en partenariat avec VISA. L’événement a réuni des experts, chercheurs et acteurs de l’écosystème financier pour examiner les […]

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La transformation numérique et l’avenir des paiements digitaux ont été au centre des débats, mercredi à Rabat, lors de la conférence “The Future of Morocco’s Digital Economy” organisée par le Policy Center for the New South (PCNS), en partenariat avec VISA. L’événement a réuni des experts, chercheurs et acteurs de l’écosystème financier pour examiner les enjeux, opportunités et défis liés à la digitalisation des paiements, à la souveraineté numérique et à la gouvernance des données.

Intervenant à l’ouverture des travaux, le président exécutif du PCNS, Karim El Aynaoui, a rappelé que la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19 a constitué un moment de bascule, révélant l’importance stratégique du numérique pour la résilience, la souveraineté technologique et la continuité économique. Les évolutions technologiques convergent, selon lui, vers des plateformes intégrées regroupant paiement, commerce et mobilité, une tendance mondiale à laquelle le Maroc s’aligne progressivement.

M. El Aynaoui a également mis en avant les efforts menés au sein de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), particulièrement dans le développement d’un écosystème d’innovation dynamique. Il a cité les programmes dédiés aux startups, l’initiative “Stargate” ainsi que le lancement d’un nouvel incubateur destiné à soutenir l’émergence de solutions technologiques nationales. Ces initiatives, a-t-il souligné, s’inscrivent dans une stratégie visant à renforcer la capacité du pays à maîtriser ses chaînes de valeur numériques.

De son côté, le directeur général de Visa Maroc, Sami Romdhane, a salué la collaboration avec le PCNS autour d’une thématique qu’il juge centrale pour le futur de l’économie marocaine. Il a souligné que le numérique figure aujourd’hui parmi les principales priorités des institutions publiques, des banques, des opérateurs privés et des fintechs, relevant que l’essor d’une économie digitale performante repose sur une approche collective et concertée entre les différents acteurs.

M. Romdhane a précisé que VISA concentre ses efforts sur l’innovation dans les paiements, considérés comme un maillon essentiel de l’activité économique, puisqu’ils interviennent à l’issue ou au début de toute transaction commerciale. Il a souligné que la réflexion sur la digitalisation de l’économie implique également d’évaluer la fiabilité des infrastructures existantes et l’efficacité des processus, deux aspects déterminants pour assurer une transition fluide et sécurisée vers des solutions de paiement modernes.

La conférence s’est structurée autour de deux panels complémentaires. Le premier, intitulé “Digitalisation de l’économie marocaine : perspectives croisées”, a permis d’analyser les avancées, les obstacles et les priorités stratégiques pour accélérer la transformation numérique à l’échelle nationale. Le second panel, “Paiement digital : accélérateur de croissance et d’inclusion”, s’est focalisé sur les leviers permettant d’étendre l’usage des paiements électroniques, d’améliorer l’inclusion financière et de favoriser la formalisation de segments économiques encore peu intégrés.

Les intervenants ont notamment insisté sur la nécessité d’un cadre de gouvernance des données robuste, garantissant transparence, sécurité et confiance, ainsi que sur l’importance de partenariats public-privé pour soutenir les investissements technologiques et l’innovation. La souveraineté numérique a également occupé une place centrale dans les discussions, en lien avec la capacité du Maroc à développer des plateformes locales et à réduire sa dépendance vis-à-vis d’infrastructures étrangères.

LNT

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Épargne, IPOs, FBCF : l’effet domino https://lnt.ma/epargne-ipos-fbcf-leffet-domino/ Wed, 26 Nov 2025 14:28:47 +0000 https://lnt.ma/?p=538213 Entre 2023 et 2024, la Bourse a pris un nouvel élan incontestable. Les performances des indices MASI et MASI 20 ont pris respectivement +23,9% et +25,4% d’une année à l’autre. Ce saut spectaculaire s’est concrétisé par une progression de la capitalisation boursière de 20,18%, de 626 milliards de dirhams en 2023 à 752,44 à fin […]

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Entre 2023 et 2024, la Bourse a pris un nouvel élan incontestable. Les performances des indices MASI et MASI 20 ont pris respectivement +23,9% et +25,4% d’une année à l’autre. Ce saut spectaculaire s’est concrétisé par une progression de la capitalisation boursière de 20,18%, de 626 milliards de dirhams en 2023 à 752,44 à fin 2024. De même, la liquidité du marché s’est confortée avec un volume transactionnel global en 2024 de 99 milliards de dirhams, en hausse de 52,29% par rapport à 2023, quand le volume transactionnel au niveau du marché central de la Bourse de Casablanca s’est établi en 2024 à 61 milliards de dirhams, en hausse de 82,4% par rapport à l’année 2023.

Cette dynamique a été instiguée par les opérations d’introductions en bourse qui se sont multipliées, animant le marché et augmentant sa capitalisation boursière avec des volumes traités au quotidien qui créent un effet boomerang pour une meilleure liquidité du marché financier.

En effet, les 66 opérations financières en bourse de 2024 en hausse de 83% par rapport à l’année 2023, ont créé des événements notables et mobilisé une épargne de 108 milliards de dirhams, soit le plus important montant réalisé au cours des 10 dernières années.

Le volume global des opérations sur titres de capital visées par l’AMMC en 2024 a atteint 7,3 milliards de dirhams contre 3,4 milliards de dirhams une année auparavant, soit une hausse de 118%.

Concrètement, cette année-là il y a eu essentiellement l’introduction en Bourse de CMGP Group, un leader marocain dans les solutions solaires et l’infrastructure de l’eau, pour un montant de 1,1 milliard de dirhams qui a été sursouscrite 37 fois. Et, celle de CFG Bank qui a levé 600 millions de dirhams en décembre 2023, avec une sursouscription de 35 fois. Pour 2025, on attend début décembre, en plus de Cashplus qui est en cours, l’immense introduction en bourse de la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM), qui vise à lever 5,04 milliards de dirhams. Ces introductions en bourse témoignent de l’intérêt croissant des investisseurs pour les entreprises marocaines, notamment celles qui opèrent dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture et la finance.

En effet, la cartographie des investisseurs sur le marché boursier est caractérisée par la forte présence des institutionnels et des personnes morales. Dont les OPCVM qui sur le compartiment actions sur le marché central, concentrent 36,7 % du volume total des transactions, suivis des personnes physiques marocaines avec une part de 27,9%, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le troisième trimestre 2017. Les personnes morales marocaines ne représentent plus que 25,4 %, et les personnes morales étrangères 6,3 %.

Les institutionnels collecteurs de liquidités, comme les compagnies d’assurances, les caisses de retraite et les gestionnaires de fonds collectifs de placement, sont toujours les premiers intervenants collecteurs d’épargne du marché des capitaux dans l’objectif de rentabiliser leurs avoirs au profit de leurs clients et d’eux-mêmes.

C’est ce qu’ils ont traditionnellement fait, sauf qu’ils sont tenus de souscrire à la dette du Trésor dont ils doivent détenir une proportion bien définie pour contribuer au financement du budget public, à des taux d’intérêts peu rémunératifs.

Donc, pour améliorer leur rendement, ils ont recours au marché boursier sachant que celui des obligations privées donne des rendements fixes également et à peine plus intéressant que la dette publique.

Toutefois, à leur grand regret, le marché boursier, depuis sa réforme en 1993 est resté peu dynamique n’offrant que peu de nouveaux papiers, donc peu de liquidité et d’efficience ! En conséquence, les institutionnels se sont contentés de constituer des fonds de portefeuille d’actions sures, de sociétés connues pour leur solidité financière même si leur rendement boursier restait faible et leur dividende yeld pas suffisamment rémunérateur.

Pourtant, ces institutionnels collecteurs d’épargne des ménages sont destinés, au-delà de la recherche de rendement, à utiliser leurs immenses moyens pour financer l’investissement national privé. Celui que les entreprises réalisent notamment pour le développement de leur acticité par leur croissance externe pour s’agrandir et s’étendre au Maroc et à l’international. Les premiers prétendants à leur contribution étant les entreprises cotées à la bourse, plus attractives et surtout transparentes.

Mais jusqu’à présent, ces entreprises privées privilégiaient le financement bancaire à celui du marché financier, mettant la bourse en stand-by.

Depuis fin 2023, en 2024 et 2025, c’est justement ce qui a changé ! Le marché financier a été fortement sollicité par des appels publics à l’épargne de milliards de dirhams renforçant le mode de financement de la bourse et donc le financement désintermédié.

Alors que sur les 20 dernières années, les introductions en bourses étaient conservatrices, se faisaient par cessions de capital pour permettre aux actionnaires fondateurs de réaliser des bénéfices en valorisant leur activité antérieure, et donc ne finançaient pas des projets d’investissements. De fait, un nouveau vent souffle sur le marché financier marocain parce qu’aujourd’hui, non seulement les IPO se succèdent, mais elles consistent en des augmentations de capital pour financer leur croissance.

C’est ainsi que l’épargne nationale collectée par les institutionnels et qui se cumulaient chez eux sous forme de FBCF, commence à jouer son rôle de financement de l’économie. En effet, la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) est un indicateur économique qui mesure la valeur totale des biens de capital fixe nouvellement produits et acquis par les entreprises, les ménages et les administrations publiques au cours d’un an.

Concrètement, la FBCF comprend les investissements en équipements (machines, véhicules, etc.), les constructions (bâtiments, routes, ponts, etc.) et les améliorations apportées aux actifs existants sous forme de rénovations et extensions. Ainsi, la FBCF est un indicateur important de l’investissement et de la croissance économique d’un pays.

Si par exemple la FBCF d’un pays est de 20% du PIB, cela signifie que 20% de la production totale du pays est consacrée à l’investissement en capital. Elle indique donc son effort d’investissement, évalue la capacité de production de son économie et donc les tendances de sa croissance économique. Selon les derniers chiffres de la FBCF du pays, celle-ci reste faible et donc gagnerait à profiter de l’élan boursier en cours pour s’améliorer. Car selon les chiffres publiés, en 2022 elle indiquait 1330 milliards de dirhams soit 3,6% du PIB, en augmentation par rapport aux 1284 MMdhs de 2021. En 2023, elle affichait une croissance de 10,1% pour 1463 MMdhs, confirmant sa tendance à l’amélioration.

Cette forte tendance qui met enfin en valeur le rôle du marché boursier dans le financement de l’investissement à la faveur des entreprises cotées est donc très positive !

Elle répond entièrement à l’appel de Sa Majesté de faire contribuer le privé à hauteur des deux tiers des besoins d’investissements du pays à l’objectif de 2030.

Il s’agit d’un tournant très important pour notre économie et ses principaux acteurs, les entreprises et les ménages consommateurs. Et bien sûr, également, pour les opérateurs financiers du marché des capitaux qui vont aussi améliorer leurs rendements…

 

Afifa Dassouli

 

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Africa Investment Forum 2025 : L’Afrique, une opportunité unique d’investissement https://lnt.ma/africa-investment-forum-2025-lafrique-une-opportunite-unique-dinvestissement/ Wed, 26 Nov 2025 13:57:16 +0000 https://lnt.ma/?p=538198 C’est dans un contexte marqué par une effervescence économique continentale qu’une nouvelle édition de l’Africa Investment Forum (AIF) a ouvert en ce mercredi 26 novembre ses travaux à Rabat. L’objectif principal : faire de l’investissement privé en Afrique un catalyseur essentiel de cette croissance escomptée dans le grand espoir d’accélérer le développement du Continent.  La […]

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C’est dans un contexte marqué par une effervescence économique continentale qu’une nouvelle édition de l’Africa Investment Forum (AIF) a ouvert en ce mercredi 26 novembre ses travaux à Rabat. L’objectif principal : faire de l’investissement privé en Afrique un catalyseur essentiel de cette croissance escomptée dans le grand espoir d’accélérer le développement du Continent. 

La 6ème édition de l’Africa Investment Forum (AIF), un espace regroupant les gros bonnets de la finance africaine, à leur tête la BAD, ainsi qu’une palette d’acteurs économiques aussi bien officiels que privés, se déroule du 26 au 28 novembre à Rabat.

Cette édition 2025 tenue sous le thème « Réduire les écarts : mobiliser les capitaux privés pour libérer le plein potentiel de l’Afrique », résonne comme une véritable feuille de route. L’enjeu se mesure ainsi en projets financés, opérationnels et accélérateurs de transformation.

Cette édition se veut également une plateforme incontournable, en ouvrant la voie à des investissements stratégiques soutenant la transformation économique de l’Afrique, et en fournissant un accès direct à des opportunités de transactions à travers le Continent.

De l’avis des différents intervenants et participants ici à Rabat, l’Afrique constitue une opportunité unique d’investissement, avec une population qui devrait doubler d’ici 2050 à 2,4 milliards d’habitants, une demande en logement estimée à 1,4 milliard d’euros et des opportunités annuelles d’investissements en infrastructures atteignant 170 milliards de dollars.

A travers les débats, on retient également qu’à l’heure où les chaînes de valeur se redessinent sous l’effet de la régionalisation, de la transition énergétique et de la volonté des grandes puissances de sécuriser leurs approvisionnements, le continent apparaît comme un pivot logistique et productif majeur.

La mise en œuvre progressive de la ‘‘Zone de Libre-Échange Continentale Africain’’ (ZLECAF) amplifie cette dynamique. Cette zone modifie la perception des investisseurs en leur offrant la possibilité d’accéder à tout un espace continental en pleine expansion, ce qui permet aux projets transfrontaliers, aux plateformes d’exportation et aux chaînes industrielles régionales de jouer le rôle de moteurs du capital-investissement.

Parallèlement, la richesse en matière de ressources constitue un levier d’investissement de premier plan. Qu’il s’agisse des minerais critiques indispensables à la transition énergétique, du potentiel hydrogène vert, du solaire et de l’éolien continental, des terres agricoles fertiles ou des réservoirs de biodiversité, l’Afrique concentre des actifs qui sont au cœur des priorités industrielles mondiales.

Pour les différents participants, ces ressources ne sont plus seulement une matière première à exporter mais un socle d’industrialisation, de transformation locale et de création d’emplois.
Il est toutefois important de constater que c’est la troisième fois  consécutive que l’AIF se tient à Rabat. D’ailleurs, lors des deux dernières, les projets mis en avant reflètent les priorités de la transformation structurelle du continent qui portent, entre autres, sur les énergies renouvelables, les infrastructures de transport, les hubs logistiques, l’industrie et la chaînes de valeur, la santé, l’agriculture durable, l’économie numérique, la connectivité, etc.

Autant de secteurs dont l’impact dépasse les frontières, puisqu’ils conditionnent l’emploi, l’inclusion, l’industrialisation et l’intégration régionale, et permettent de créer un effet d’entraînement massif, en phase avec le besoin d’infrastructures en Afrique.

Cet intérêt renouvelé repose aussi sur une réalité géoéconomique dans laquelle l’Afrique occupe désormais un emplacement stratégique au sein du commerce international.

Néanmoins, une chose est sûre, l’édition de l’AIF de cette année promet un changement d’échelle pour l’Afrique, à condition que les engagements pris, se traduisent en investissements créateurs d’emplois, de richesse et de valeur ajoutée.

Pour rappel, depuis son lancement en 2018, l’AIF a suscité plus de 180 milliards de dollars d’intérêts d’investissement pour des projets d’envergures dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de la santé et de l’agriculture, renforçant ainsi son statut de principale plateforme d’investissement en Afrique pour les investisseurs mondiaux. Son événement annuel phare, les Market Days, constitue de ce fait un espace privilégié dédié à mettre en lumière, à discuter et à faire avancer les opportunités d’investissement à travers l’Afrique.

Devant une salle archicomble, le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), Sidi Ould Tah, a bien voulu démontrer l’importance des capitaux privés pour le développement des économies africaines. Idem pour le potentiel humain, majoritairement jeune, dont regorge le continent.

 

H.Z

 


Le défi d’investir en Afrique selon Nadia Fettah

‘‘Selon les analyses internationales, le monde devra mobiliser 4 000 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour atteindre les ODD. Pour l’Afrique seule, le besoin est estimé à environ 1 300 milliards de dollars chaque année. Face à ce besoin colossal, les financements publics, indispensables mais limités, ne suffisent plus. Il devient impératif d’élargir la base des investisseurs, d’attirer des capitaux privés et d’innover dans les mécanismes de mobilisation financière. Le secteur privé doit occuper une place centrale : sa capacité à investir, innover, industrialiser, créer de la valeur et réduire les risques systémiques est indispensable pour accompagner les grandes transitions africaines, énergétique, numérique, industrielle, agricole et logistique. Ces impératifs rejoignent les dynamiques internationales les plus récentes, notamment l’Engagement de Séville, qui appelle explicitement à une mobilisation accrue du secteur privé dans le financement du développement durable. De même, la BAD, dont je salue ici la stratégie ambitieuse 2024-2033, place au cœur de ses priorités la transformation structurelle du continent, l’accès au financement, l’appui aux PME et les partenariats public-privé. Donner et recevoir ne sont pas deux mouvements distincts : ils sont consubstantiels l’un de l’autre. Nous construisons nos conditions internes pour mieux attirer les financements externes, et nous mobilisons ces financements pour accélérer nos réformes internes. C’est ce cercle vertueux qui permettra à l’Afrique d’exprimer pleinement son potentiel. Le Maroc s’est fixé un objectif clair : porter la part de l’investissement privé à deux tiers du total national d’ici 2035, contre un tiers aujourd’hui. Cette ambition résume une conviction profonde : l’investissement privé est la clé de l’emploi, de l’innovation et de la compétitivité. L’Africa Investment Forum, dont le Maroc est une nouvelle fois fier d’être l’hôte, incarne parfaitement cette dynamique. Son thème 2025, « Combler l’écart : mobiliser le capital privé pour libérer tout le potentiel de l’Afrique », résume un défi collectif pour mobiliser les ressources et faire émerger une génération de projets ambitieux et durables’’.

 


L’avis de Sidi Ould Tah, Président du Groupe de la BAD

« Si l’Afrique regorge d’opportunités d’investissement, un déficit de financement persistant continue à entraver la réalisation de notre ambition commune. Pour cela, nos institutions financières, nos fonds de garantie, nos fonds souverains, nos fonds de pension, nos assurances, nos bourses gagneraient à mieux travailler ensemble et développer des synergies […] Notre continent connaît une croissance démographique remarquable qui en fera d’ici 2050 deux quarts de l’humanité. Nous devons transformer cette démographie en force économique »


De la « Mission 300 » 

Les annonces majeures au menu des ‘‘ Market Days’’ de l’AIF sont :

La présentation des Pactes nationaux pour l’énergie ; les feuilles de route des pays engagés pour atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici 2030 ; les opportunités d’investissement mobilisant gouvernements, bailleurs et secteur privé ; les avancées de l’initiative visant à connecter 300 millions de personnes supplémentaires sur le continent.

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Renforcement des capacités actuarielles en Afrique francophone : l’ACAPS, la FMA, l’AAI et l’AMA unissent leurs efforts https://lnt.ma/renforcement-des-capacites-actuarielles-en-afrique-francophone-lacaps-la-fma-laai-et-lama-unissent-leurs-efforts/ Tue, 25 Nov 2025 13:57:44 +0000 https://lnt.ma/?p=538118 L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS), en partenariat avec la Fédération Marocaine d’Assurance (FMA), l’Association Actuarielle Internationale (AAI) et l’Association Marocaine des Actuaires (AMA), organise les 25 et 26 novembre 2025 à Casablanca une session de formation dédiée au renforcement des capacités actuarielles au sein du secteur assurantiel de l’Afrique […]

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L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS), en partenariat avec la Fédération Marocaine d’Assurance (FMA), l’Association Actuarielle Internationale (AAI) et l’Association Marocaine des Actuaires (AMA), organise les 25 et 26 novembre 2025 à Casablanca une session de formation dédiée au renforcement des capacités actuarielles au sein du secteur assurantiel de l’Afrique francophone. Cette initiative vise à soutenir le développement des compétences techniques nécessaires à la consolidation d’un marché de l’assurance résilient et conforme aux exigences internationales.

Selon les organisateurs, cette session s’inscrit dans la continuité des efforts communs déployés pour accompagner les régulateurs, les compagnies d’assurances, les réassureurs et les acteurs professionnels dans la maîtrise des outils actuariels, l’amélioration des pratiques prudentielles et la gestion des risques. L’objectif est d’offrir un cadre structuré permettant de renforcer la gouvernance technique et de mieux répondre aux standards internationaux qui régissent la profession actuarielle.

La formation servira également de plateforme d’échange entre experts, régulateurs et professionnels du secteur. Les discussions porteront notamment sur le rôle stratégique de la fonction actuarielle dans une supervision fondée sur les risques, la soutenabilité des régimes de prévoyance et d’assurance, ainsi que les exigences de compétence, d’indépendance et d’éthique encadrant cette discipline. Les thématiques abordées répondent aux besoins identifiés par les autorités de supervision et les acteurs du marché, qu’il s’agisse de la fiabilité des évaluations techniques, de l’anticipation des risques ou de la protection des assurés.

À travers cette initiative, l’ACAPS, la FMA, l’AAI et l’AMA souhaitent appuyer la professionnalisation des fonctions actuarielles et encourager une harmonisation des pratiques de calcul, de modélisation et de gestion des risques à l’échelle régionale.

LNT

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Rapport : Bank Al-Maghrib met en avant la résilience des infrastructures de marché et accélère la modernisation des paiements https://lnt.ma/rapport-bank-al-maghrib-met-en-avant-la-resilience-des-infrastructures-de-marche-et-accelere-la-modernisation-des-paiements/ Tue, 25 Nov 2025 13:54:17 +0000 https://lnt.ma/?p=538116 Bank Al-Maghrib a publié son rapport annuel 2024 sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement, un document qui dresse un état des lieux détaillé de la résilience des systèmes de règlement et de compensation, ainsi que de la dynamique de modernisation des instruments de paiement au Maroc. Le Wali de la […]

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Bank Al-Maghrib a publié son rapport annuel 2024 sur les infrastructures des marchés financiers et les moyens de paiement, un document qui dresse un état des lieux détaillé de la résilience des systèmes de règlement et de compensation, ainsi que de la dynamique de modernisation des instruments de paiement au Maroc. Le Wali de la Banque y souligne que, malgré un contexte international marqué par l’incertitude géopolitique et les chocs climatiques, les infrastructures de marchés financiers (IMFs) nationales sont restées stables, disponibles et sécurisées.

Sur le plan macroéconomique, le rapport rappelle que l’économie marocaine a subi en 2024 une troisième année consécutive de déficit pluviométrique, avec un stress hydrique persistant pesant sur la production agricole. Cette situation s’est toutefois accompagnée de la poursuite de grands chantiers structurants, notamment dans les domaines de la protection sociale, de la transition énergétique et de la digitalisation, permettant au pays de maintenir sa trajectoire de développement. C’est dans ce cadre que Bank Al-Maghrib a poursuivi ses missions de surveillance des IMFs et de sécurisation des moyens de paiement.

Le rapport met en avant la solidité du Système des règlements bruts du Maroc (SRBM), qui demeure le cœur du dispositif de règlement en monnaie banque centrale. En 2024, ce système a traité un volume global de 25.262 milliards de dirhams, soit l’équivalent du PIB annuel réglé en 16 jours d’exploitation, illustrant son rôle central dans le fonctionnement des marchés financiers. La disponibilité technique du SRBM s’est élevée à 99,89 %, avec un taux de rejet des opérations pour insuffisance de provision restant très faible, ce qui confirme l’efficacité opérationnelle et la robustesse de la gestion des risques de liquidité.

S’agissant des systèmes de paiement de détail, le Système interbancaire marocain de télé-compensation (SIMT) a poursuivi sa progression, avec 136,3 millions d’opérations échangées pour un montant de 2.524,2 milliards de dirhams en 2024. La montée en puissance de la Plateforme de compensation des virements instantanés (PCVI) se confirme également, avec 16,3 millions d’opérations traitées en 2024 pour un montant de 61,7 milliards de dirhams, en nette hausse par rapport à son lancement mi-2023. Le rapport souligne que le ratio de compensation du SIMT, à 9,87 %, traduit un effet de netting jugé très efficient, réduisant fortement les besoins de liquidité pour les participants.

Le dispositif de règlement-livraison des titres et de compensation boursière a, lui aussi, enregistré des évolutions significatives. Maroclear voit la capitalisation des valeurs qu’il conserve progresser à 2.532 milliards de dirhams, portée notamment par la hausse des compartiments actions et organismes de placement collectif. La chambre de compensation de la Bourse de Casablanca a, de son côté, accompagné la montée en régime des flux, avec un doublement du nombre quotidien moyen d’opérations sur la filière Bourse et une préparation active au lancement du marché à terme, en lien avec la future Chambre de compensation contrepartie centrale (CCP).

Le rapport détaille par ailleurs la dynamique des paiements électroniques. Le switch monétique et mobile HPSS a traité 289,3 millions d’autorisations par carte bancaire en 2024, en hausse de plus de 16 %, pour un montant de 207,6 milliards de dirhams. Le taux d’autorisations approuvées atteint 87,1 %, tandis que le taux de disponibilité de la plateforme monétique est de 99,98 %. Le développement du paiement mobile se poursuit également, avec plus de 235.000 autorisations traitées et un volume croissant de transactions interopérables.

Au-delà des indicateurs opérationnels, Bank Al-Maghrib insiste sur le renforcement du cadre de surveillance et de la résilience, notamment en matière de cybersécurité. La Banque a déployé la méthodologie CROE pour mesurer la maturité cyber des infrastructures et a intégré ces résultats dans son outil interne de notation RIBAT, qui évalue la résilience des IMFs selon les principes de la Banque des règlements internationaux. La note globale du pilier « résilience des IMFs » s’établit à 1,43 en 2024, indiquant un niveau de risque faible pour la stabilité financière et une amélioration par rapport à l’exercice précédent.

Enfin, le rapport souligne que l’année 2024 a marqué une étape importante dans la préparation de la Stratégie nationale des paiements, élaborée en concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Cette stratégie vise à moderniser l’infrastructure des paiements, à renforcer la confiance dans les solutions numériques et à accélérer l’inclusion financière. Dans la même logique, la Banque met en avant la mise en place de Morocco Fintech Center, présenté comme un hub d’innovation regroupant startups, institutions financières, investisseurs et régulateurs, destiné à accompagner l’essor d’une industrie nationale de la finance numérique et à soutenir l’ancrage des nouveaux usages de paiement dans l’économie marocaine.

SB

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Chambre des conseillers : le PLF 2026 consolide la dynamique de réforme, selon Nadia Fettah https://lnt.ma/chambre-des-conseillers-le-plf-2026-consolide-la-dynamique-de-reforme-selon-nadia-fettah/ Tue, 25 Nov 2025 09:32:13 +0000 https://lnt.ma/?p=538100 La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a indiqué lundi à la Chambre des conseillers que le projet de loi de finances (PLF) 2026 confirme la priorité accordée aux dimensions sociale et territoriale, tout en maintenant la dynamique des réformes structurelles engagées. Elle intervenait devant la Commission des finances en présence du ministre […]

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La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a indiqué lundi à la Chambre des conseillers que le projet de loi de finances (PLF) 2026 confirme la priorité accordée aux dimensions sociale et territoriale, tout en maintenant la dynamique des réformes structurelles engagées. Elle intervenait devant la Commission des finances en présence du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.

Mme Fettah a souligné que le PLF s’inscrit dans la continuité des Hautes Orientations Royales centrées sur le développement humain, l’amélioration des conditions de vie et la qualité des politiques publiques. Selon elle, les progrès actés dans plusieurs secteurs servent aujourd’hui de base solide pour poursuivre les réformes.

Elle a mis en avant la place prépondérante de la dimension sociale, en particulier les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre des aides sociales directes. En matière de santé, elle a évoqué des avancées significatives mais a rappelé l’urgence d’accélérer la réforme de ce secteur stratégique. Pour l’éducation, elle a insisté sur les efforts visant à rehausser la qualité du système, en estimant que leur réussite nécessite l’implication de tous les acteurs concernés.

La ministre a également rappelé l’importance accordée à la dimension territoriale. Le PLF prévoit en effet des programmes de développement intégrés destinés à promouvoir des modèles économiques régionaux adaptés aux spécificités locales, capables de générer de l’emploi et de renforcer l’attractivité des territoires. Elle a précisé que les budgets sectoriels incluent des mesures couvrant un large éventail de priorités.

De son côté, Fouzi Lekjaa a affirmé que les réformes menées ces dernières années ont permis une amélioration notable des indicateurs des finances publiques. Il a annoncé que le déficit budgétaire devrait passer sous la barre des 3 % en 2026, grâce notamment à la progression des recettes de l’État. Il a rappelé que les institutions financières internationales saluent régulièrement la solidité de la situation financière du Maroc, ce qui renforce sa capacité à accompagner les transformations économiques et sociales.

Le ministre délégué a noté que le gouvernement a dû mobiliser des ressources importantes pour faire face aux urgences, notamment la flambée des prix des céréales, la stabilisation des prix des carburants et le soutien aux factures d’eau et d’électricité, afin de préserver le pouvoir d’achat.

S’agissant des financements innovants, M. Lekjaa a indiqué que le Maroc s’oriente vers des mécanismes diversifiés pour soutenir les grands projets, tout en préservant l’autonomie de décision et la soutenabilité macroéconomique.

Au sein de la Commission, les groupes de la majorité ont salué un projet jugé complet, aligné sur les priorités sociales et économiques, et marqué par l’augmentation des budgets dédiés à la santé et à l’éducation. L’opposition a, en revanche, regretté un manque de concertation avec les syndicats et estimé que les réformes ne produisent pas suffisamment d’effets concrets pour les citoyens, appelant à davantage d’efforts pour l’emploi, les jeunes, les retraités et la réforme fiscale.

LNT

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CDG Invest Growth formalise une prise de participation minoritaire dans Sodalmu https://lnt.ma/cdg-invest-growth-formalise-une-prise-de-participation-minoritaire-dans-sodalmu/ Mon, 24 Nov 2025 08:18:37 +0000 https://lnt.ma/?p=538021 CDG Invest Growth a annoncé, le 21 novembre 2025, la signature d’un accord en vue de l’entrée de son cinquième fonds, Capmezzanine V (FPCC-RFA), au capital de Sodalmu, société marocaine spécialisée dans la production et la distribution de boissons gazeuses sous la marque ICE. Le closing de l’opération demeure conditionné à l’obtention de l’autorisation du […]

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CDG Invest Growth a annoncé, le 21 novembre 2025, la signature d’un accord en vue de l’entrée de son cinquième fonds, Capmezzanine V (FPCC-RFA), au capital de Sodalmu, société marocaine spécialisée dans la production et la distribution de boissons gazeuses sous la marque ICE. Le closing de l’opération demeure conditionné à l’obtention de l’autorisation du Conseil de la Concurrence.

Cette prise de participation minoritaire s’inscrit dans une logique de consolidation de l’ancrage marocain de Sodalmu et de ses produits « Made in Morocco », portés par une marque locale positionnée principalement sur le marché national. L’opération illustre l’intérêt de CDG Invest Growth pour les entreprises de consommation à fort potentiel de développement, ainsi que son rôle dans l’accompagnement de sociétés en croissance.

Selon le communiqué diffusé à cette occasion, l’entrée de Capmezzanine V au capital de Sodalmu vise à soutenir les perspectives de développement de l’entreprise, tant en matière d’investissement industriel que de renforcement de sa présence commerciale. Le partenariat financier et stratégique avec CDG Invest Growth doit contribuer à structurer les prochaines étapes de croissance de la marque ICE dans un marché des boissons concurrentiel et en évolution.

Le directeur général de CDG Invest Growth, Hassan Laaziri, a indiqué que cette opération va au-delà d’un simple apport en capital, en soulignant l’engagement de l’investisseur aux côtés d’une entreprise marocaine en pleine expansion. Il a mis en avant la volonté d’accompagner Sodalmu dans une trajectoire de développement durable, en s’appuyant sur des équipes jugées engagées et sur un projet aligné avec les valeurs du gestionnaire de fonds.

LNT

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Le dispositif catalytique de soutien aux fonds startups lancé officiellement https://lnt.ma/le-dispositif-catalytique-de-soutien-aux-fonds-startups-lance-officiellement/ Fri, 21 Nov 2025 14:23:56 +0000 https://lnt.ma/?p=537986 Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 », une convention portant sur le lancement d’un dispositif catalytique de soutien aux fonds dédiés aux startups a été signée, le 21 novembre 2025 à Rabat, entre le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration […]

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Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 », une convention portant sur le lancement d’un dispositif catalytique de soutien aux fonds dédiés aux startups a été signée, le 21 novembre 2025 à Rabat, entre le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration (MTNRA), le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I), la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et TAMWILCOM. Cet accord formalise un partenariat institutionnel visant à renforcer l’écosystème du capital-risque au service des jeunes entreprises innovantes.

En vertu de cette convention, TAMWILCOM assurera l’opérationnalisation du dispositif de soutien du MTNRA pour les fonds startups sélectionnés dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le FM6I, en coordination avec le MTNRA et la CDG. Les fonds de capital-risque retenus pourront bénéficier soit d’un mécanisme de couverture contre le risque de premières pertes, soit d’un investissement direct de TAMWILCOM, pour le compte du MTNRA, dans des conditions présentées comme alignées sur les standards internationaux du capital-investissement dédié aux startups.

Le mécanisme de couverture est conçu pour orienter davantage de capitaux vers cette classe d’actifs en réduisant le risque supporté par les investisseurs. Il vise notamment à favoriser le financement des phases d’amorçage et de croissance des startups marocaines, segment souvent considéré comme le plus exposé en termes de profil de risque. Ce dispositif s’inscrit dans la logique de mobilisation de ressources privées et publiques autour du financement de l’innovation.

Une première liste de neuf sociétés de gestion de fonds startups a été présélectionnée à l’issue du processus engagé. Ces premiers fonds projettent de mobiliser près de 2,5 milliards de dirhams en faveur des startups marocaines, en intégrant les contributions du MTNRA via TAMWILCOM, du FM6I, de la CDG, ainsi que celles d’investisseurs tiers, locaux et étrangers, qui devront être réunies par les sociétés de gestion concernées.

La liste des sociétés de gestion présélectionnées couvre plusieurs stades de développement des startups, avec trois fonds positionnés sur la catégorie « Pre-Seed », deux sur la catégorie « Seed » et quatre sur la catégorie « Séries A et plus ». Cette structuration est destinée à assurer un continuum de financement, depuis les premières phases d’amorçage jusqu’aux tours de table plus avancés, afin d’accompagner les entreprises innovantes à des moments clés de leur trajectoire.

Les sociétés de gestion retenues interviennent sur un spectre sectoriel diversifié, incluant la fintech, l’agritech, l’edtech, la healthtech, la climatetech et d’autres segments liés à l’innovation. Le profil des gestionnaires est également varié, avec trois équipes nationales, cinq internationales et un consortium mixte, ce qui reflète une combinaison d’expertises locales et internationales dans la gestion de fonds spécialisés.

LNT

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PLF : le ministère de l’Économie et des Finances publie le Budget citoyen 2026 https://lnt.ma/plf-le-ministere-de-leconomie-et-des-finances-publie-le-budget-citoyen-2026/ Thu, 20 Nov 2025 13:32:03 +0000 https://lnt.ma/?p=537919 Le ministère de l’Économie et des Finances a annoncé, jeudi à Rabat, la publication du Budget citoyen 2026, un document destiné à faciliter la compréhension du Projet de loi de finances (PLF) et de ses principales dispositions. Conçu comme un outil pédagogique, ce support vise à rendre plus accessibles les orientations budgétaires de l’État, en […]

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Le ministère de l’Économie et des Finances a annoncé, jeudi à Rabat, la publication du Budget citoyen 2026, un document destiné à faciliter la compréhension du Projet de loi de finances (PLF) et de ses principales dispositions. Conçu comme un outil pédagogique, ce support vise à rendre plus accessibles les orientations budgétaires de l’État, en proposant une présentation synthétique et simplifiée des choix économiques opérés pour l’année à venir.

Accessible sur le site du ministère, le Budget citoyen résume les données essentielles du budget de l’État et met en avant les programmes et projets publics les plus significatifs. Il permet ainsi aux citoyens de mieux appréhender l’affectation des ressources, la structure des dépenses et les mesures financières prévues dans le cadre du PLF, qu’il s’agisse des dispositifs budgétaires, fiscaux ou douaniers. L’objectif est de renforcer la transparence de l’action publique en offrant une lecture claire d’un document technique souvent jugé complexe.

Le ministère souligne que cette publication s’inscrit dans une démarche visant à simplifier davantage le contenu de la loi de finances, en adoptant un langage adapté au grand public. Dans cette perspective, le Budget citoyen sert de passerelle entre la technicité des textes financiers et les préoccupations quotidiennes des citoyens, en présentant de manière structurée les choix de politique économique et les priorités retenues.

Le document met également en lumière les grandes orientations de la loi de finances, notamment celles liées à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens et au renforcement des politiques publiques. À travers cette initiative, le ministère entend offrir une lecture synthétique des axes prioritaires, afin de permettre au public de mieux comprendre les actions engagées et les réformes en cours.

LNT

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Bourse de Casablanca : Plus de 5 MMDH pour l’IPO de SGTM ! https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-plus-de-5-mmdh-pour-lipo-de-sgtm/ Wed, 19 Nov 2025 15:08:59 +0000 https://lnt.ma/?p=537881 Du papier neuf plus que bienvenu pour la Bourse de Casablanca, et une étape de développement décisive pour la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM). En effet, cette dernière vient d’obtenir le visa de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) pour son introduction en Bourse. Ce visa, délivré le 17 novembre 2025, autorise […]

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Du papier neuf plus que bienvenu pour la Bourse de Casablanca, et une étape de développement décisive pour la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM). En effet, cette dernière vient d’obtenir le visa de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) pour son introduction en Bourse. Ce visa, délivré le 17 novembre 2025, autorise une opération portant sur 20 % du capital, pour un montant maximal de 5,04 milliards de dirhams. Cette ouverture du capital est conçue pour accompagner la croissance du groupe, consolider sa stratégie de développement et renforcer sa transparence ainsi que sa visibilité sur les marchés financiers.

Fondée en 1972, SGTM est une entreprise familiale marocaine devenue l’un des principaux acteurs du secteur des BTP et des infrastructures stratégiques. Avec plus de 1.000 projets réalisés dans des secteurs variés — transport, énergie, eau, santé, industrie, enseignement ou culture — le groupe emploie plus de 21.000 collaborateurs à fin 2024 et dispose d’un parc de 2.500 engins. Son portefeuille de projets couvre également plusieurs pays africains, dont le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, consolidant son positionnement continental.

L’opération d’introduction en Bourse revêt une portée particulière pour la SGTM, comme l’a souligné Hamza Kabbaj, Directeur Général Délégué du Groupe, lors de la conférence de présentation de l’opération ce mercredi 19 novembre. « La SGTM franchit aujourd’hui un cap important de son histoire. Entreprise marocaine fondée en 1972, opérant depuis plus de 50 ans sur les grands projets d’infrastructures marocains — ports, barrages, aéroports, chantiers industriels, universités, hôpitaux — cette opération de près de 5 milliards de dirhams est destinée à tous les Marocains, avec l’ambition d’être une opération populaire », a-t-il déclaré. Il a ajouté que cette démarche s’inscrit dans la continuité des valeurs portées par les fondateurs : « La SGTM, dans son ADN, sous l’énergie de ses fondateurs, si Mohamed El Khebbaj, continue à exercer son métier au service du Maroc. Cette opération est destinée à nos employés, à tous les Marocains, pour une entreprise marocaine qui est là pour construire le Maroc avec les Marocains. »

L’introduction en Bourse vise ainsi à institutionnaliser davantage SGTM tout en renforçant son rayonnement national et continental. Elle permettra également d’associer les collaborateurs et les citoyens à la trajectoire de croissance du groupe, en faisant de cette opération un levier de participation et de mobilisation autour d’un acteur industriel historique du Royaume. La période de souscription est prévue du 1ᵉʳ au 8 décembre 2025 à 15h30. Le prix d’introduction a été fixé à 380 dirhams pour le type d’ordre II, et 420 dirhams pour les types d’ordre III et IV. Les actions seront disponibles au sein des agences bancaires et sociétés de Bourse membres du syndicat de placement. Le prospectus complet est accessible gratuitement sur les sites de l’AMMC, de la Bourse de Casablanca et de SGTM. Attijari Finances Corp. assure le rôle de conseiller financier et coordinateur global de l’opération.

SB

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Cash, inclusion financière, néobanques : Le secteur des paiements change d’échelle https://lnt.ma/cash-inclusion-financiere-neobanques-le-secteur-des-paiements-change-dechelle/ Wed, 19 Nov 2025 10:07:26 +0000 https://lnt.ma/?p=537840 L’évolution vers le numérique des paiements des factures de tout genre et des taxes et impôts est aujourd’hui incontestable. Le CMI, centre monétique interbancaire, est l’un des pionniers en la matière, notamment avec le service « Fatourati » a accompagné les habitudes de consommation en facilitant leur paiement. En effet, sur les dix dernières années, le CMI […]

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L’évolution vers le numérique des paiements des factures de tout genre et des taxes et impôts est aujourd’hui incontestable. Le CMI, centre monétique interbancaire, est l’un des pionniers en la matière, notamment avec le service « Fatourati » a accompagné les habitudes de consommation en facilitant leur paiement. En effet, sur les dix dernières années, le CMI est passé d’environ trente mille transactions par an, pour cent millions de dirhams, à deux cent dix-huit millions de transactions en 2024, pour cent quatre-vingt-treize milliards de dirhams collectés pour l’ensemble de ses clients, administration opérateurs télécom, entreprises d’eau et d’électricité etc…

Grâce à l’innovation, en dix ans, ce parcours s’est étendu à de grands donneurs d’ordre qui ont mené des programmes de digitalisation pour parfaire l’interaction d’une chaine. Il s’agit bien sûr des banques et des établissements de paiement, qui à travers des kiosques, agences et autres commerces, permettent aujourd’hui de collecter les paiements partout au Maroc.

Du fait que le taux de bancarisation au Maroc reste structurellement faible, 58% en 2024, l’intervention des établissements de paiement dans l’utilisation du cash en particulier, est en importante progression, et est même encouragée par la stratégie nationale d’inclusion financière ainsi que la digitalisation des aides publiques qui soutiennent cette expansion des comptes de paiements.

Et, l’arrivée de « néobanques » pourrait reconfigurer les fondamentaux du secteur des paiements au Maroc initié par la présence d’acteurs historiques du transfert d’argent (notamment Wafacash, Damane Cash, Barid Cash et Chaabi Cash), qui s’appuient sur des groupes bancaires ou d’institutionnels solides.

Mais un constat s’impose, les paiements numériques sont très prisés par les clients en général et surtout les payeurs particuliers. Le principal intérêt pour ces derniers porte sur le gain de temps. En effet, ils payent toutes leurs factures au même endroit, sur une application de leur téléphone mobile et souvent gratuitement parce que les facturiers en supportent les frais. D’autant que les personnes non bancarisées ou celles qui préfèrent payer en espèces en bénéficient également en réglant dans des points de vente de proximité : épiceries, bureaux de tabac, kiosques, etc. Attijariwafa Bank, comme toutes les banques qui ont accompagné cette transformation, a par exemple développé avec le CMI, « Fawatir », une application pour ces points de vente qui encaissent des espèces. Tous les moyens pour cerner le paiement en cash sont donc mis en œuvre.

Pour ce qui concerne les facturiers que sont les sociétés qui émettent des factures, leurs directions financières profitent de la fluidité de ce processus qui va de la facturation à l’arrivée des fonds sur leur compte bancaire, créant ainsi à leur faveur un cycle de trésorerie raccourci. Alors qu’auparavant leur organisation était basée sur des agences de paiement avec des équipes mobilisées, soit des coûts informatiques, humains et de gestion du cash associé au risque de vol. Cette externalisation de la collecte du recouvrement, allège les besoins en fonds de roulement de ces entreprises qui reçoivent leurs règlements de façon garantie en J+2.

Ce type de canaux privilégiés de paiement des factures ne peut que se démultiplier avec l’IA, l’industrialisation des process et les innovations diverses. Car le citoyen marocain, de la jeune génération en particulier, a une manière différente de consommer et donc des attentes auxquelles il faut répondre encore et encore ! Il s’agit d’intégrer les entreprises, PME en masse, qui développement des e-services, pour permettre aux clients de choisir, depuis une application, sa place dans un train ou un billet de spectacle, sachant que la condition de ces avancées porte sur la confiance et la sécurité, donc la fiabilité. Avoir accès à tous les canaux d’encaissement bancaire et des établissements de paiement en une seule connexion est le mot d’ordre de la révolution des moyens de paiement qui est en cours.

C’est d’ailleurs dans ce contexte que Cash Plus, première Fintech à franchir le pas, s’est introduit en bourse en tant qu’acteur reconnu dans le secteur des services financiers au Maroc, particulièrement dans les activités relatives au transfert d’argent. De fait elle contribue activement à la démocratisation des moyens de paiements par l’accès aux services financiers donné aux populations non bancarisées.

En tant qu’acteur du secteur des Établissements de Paiement (EDP) au Maroc, Cash Plus est bien positionné pour bénéficier d’un contexte sectoriel porteur marqué par la montée en puissance des transferts formels grâce à une nouvelle dynamique des segments MRE et Touristique. Mais aussi par l’accélération de la digitalisation et des paiements électroniques au Maroc, et la forte implication de l’État dans le soutien de l’inclusion financière du pays.

A cet effet, Cash Plus, fait valoir son modèle hybride (présence physique et digitale), combinant un réseau d’agences dense et des solutions de paiement digitales, pour adresser les segments peu bancarisés et les accompagner progressivement vers les solutions digitales.

Enfin, un double constat s’impose. Ces nouveaux acteurs digitaux, qualifiés de « néobanques », jouent un rôle moteur pour le Maroc en assurant d’une part un accès digitalisé de plus en plus important aux non-bancarisés mais également une meilleure intégration du cash à l’économie réelle à travers la digitalisation de sa collecte.

 

Afifa Dassouli

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Feu vert à l’introduction en bourse de la SGTM https://lnt.ma/feu-vert-a-lintroduction-en-bourse-de-la-sgtm/ Tue, 18 Nov 2025 10:56:47 +0000 https://lnt.ma/?p=537808 La Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) a annoncé avoir obtenu le visa de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), sous le numéro VI/EM/037/2025 en date du 17 novembre 2025, pour son opération d’introduction à la Bourse de Casablanca par cession d’actions. Selon le communiqué de la société, cette introduction en bourse s’inscrit […]

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La Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) a annoncé avoir obtenu le visa de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), sous le numéro VI/EM/037/2025 en date du 17 novembre 2025, pour son opération d’introduction à la Bourse de Casablanca par cession d’actions.

Selon le communiqué de la société, cette introduction en bourse s’inscrit dans la stratégie de croissance et d’ouverture du Groupe et vise à accompagner son développement à long terme. L’opération sera réalisée par la mise sur le marché de 20% du capital de SGTM, soit un montant global maximal de 5,04 milliards de dirhams, cédés au public.

La société souligne que cette étape marque une nouvelle phase de structuration et d’institutionnalisation, en permettant l’entrée de nouveaux partenaires au capital. L’opération a également pour objectif de renforcer la transparence et la performance, d’accroître la notoriété de SGTM et de consolider son rayonnement à l’échelle continentale, tout en facilitant son accès futur aux marchés financiers pour financer ses projets et soutenir sa trajectoire de croissance.

L’introduction en bourse prévoit aussi un axe social et managérial, à travers l’association des collaborateurs au développement de leur entreprise. En ouvrant le capital, SGTM entend partager une partie de la valeur créée avec ses équipes, dans une logique de fidélisation et de mobilisation autour des objectifs stratégiques du Groupe.

La période de souscription est programmée du 1er au 8 décembre 2025 à 15h30 (GMT+1). Le prix d’introduction de l’action a été fixé à 380 dirhams pour le type d’ordre II et à 420 dirhams pour les types d’ordre III et IV. Les titres SGTM seront disponibles à l’achat dans l’ensemble des agences bancaires et sociétés de bourse membres du syndicat de placement.

Fondé en 1972, SGTM est un groupe familial indépendant à capital 100% marocain. Acteur majeur du secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) et des infrastructures stratégiques, il totalise plus de 50 ans d’activité au service des grands chantiers du Royaume. Le Groupe revendique plus de 1.000 projets emblématiques réalisés dans les secteurs du transport, de l’énergie et de l’eau, de la santé, de l’industrie, de l’enseignement et de la culture.

À fin 2024, SGTM emploie plus de 21.000 collaborateurs et dispose d’un parc de 2.500 engins, lui permettant de répondre à des projets d’envergure dans différentes régions du pays. La société indique, par ailleurs, bénéficier d’un portefeuille conséquent de projets contractualisés couvrant plusieurs segments d’activité, ce qui constitue un socle de visibilité pour ses perspectives de développement à moyen terme.

LNT avec Cdp

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L’ACAPS et la Banque de France signent une convention de coopération en éducation financière https://lnt.ma/lacaps-et-la-banque-de-france-signent-une-convention-de-cooperation-en-education-financiere/ Mon, 17 Nov 2025 13:47:38 +0000 https://lnt.ma/?p=537762 L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et la Banque de France ont signé, lundi à Paris, une convention de coopération visant à renforcer leurs actions conjointes en matière d’éducation financière. Cet accord s’inscrit dans la continuité des initiatives menées par les deux institutions pour promouvoir une meilleure compréhension des notions […]

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L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et la Banque de France ont signé, lundi à Paris, une convention de coopération visant à renforcer leurs actions conjointes en matière d’éducation financière.

Cet accord s’inscrit dans la continuité des initiatives menées par les deux institutions pour promouvoir une meilleure compréhension des notions financières auprès du grand public. Il porte notamment sur l’utilisation et l’adaptation de contenus pédagogiques dédiés à l’apprentissage des fondamentaux de la finance, parmi lesquels la collection des « Cahiers financiers ».

La convention prévoit également le développement de supports éducatifs adaptés aux besoins de différents publics, ainsi qu’un cadre d’échanges réguliers portant sur les pratiques pédagogiques, les stratégies nationales et les outils déployés pour accroître l’autonomie financière des citoyens.

Selon l’ACAPS, cette coopération vient appuyer les missions de l’Autorité en matière de protection des assurés et de diffusion de la culture financière. Elle s’intègre dans les efforts continus visant à aider les citoyens à mieux comprendre les concepts liés à l’assurance et à la prévoyance sociale, afin de leur permettre de prendre des décisions éclairées et de mieux appréhender leurs droits et obligations.

LNT

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