Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Thu, 22 Jan 2026 15:23:23 +0000 fr-FR hourly 1 BANK OF AFRICA obtient l’agrément de Négociateur Compensateur sur le marché à terme marocain https://lnt.ma/bank-of-africa-obtient-lagrement-de-negociateur-compensateur-sur-le-marche-a-terme-marocain/ Thu, 22 Jan 2026 15:23:23 +0000 https://lnt.ma/?p=540431 BANK OF AFRICA a annoncé, le 21 janvier 2026 à Casablanca, l’obtention de l’agrément de Négociateur Compensateur (NC) dans le cadre de l’opérationnalisation du marché à terme au Maroc. Cette autorisation marque une nouvelle étape dans le développement des activités de marché du Groupe et dans la structuration du marché des produits dérivés au niveau […]

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BANK OF AFRICA a annoncé, le 21 janvier 2026 à Casablanca, l’obtention de l’agrément de Négociateur Compensateur (NC) dans le cadre de l’opérationnalisation du marché à terme au Maroc. Cette autorisation marque une nouvelle étape dans le développement des activités de marché du Groupe et dans la structuration du marché des produits dérivés au niveau national.

Cet agrément permet à la banque d’assurer les fonctions de compensation des opérations sur produits dérivés standardisés, un rôle central dans la sécurisation des transactions financières. À ce titre, BANK OF AFRICA pourra garantir la bonne fin des opérations, contribuer à la fluidité des échanges et renforcer la transparence du marché à terme, tout en répondant aux exigences réglementaires en matière de gestion des risques, de gouvernance et de conformité.

Le statut de Négociateur Compensateur confère à la banque une responsabilité essentielle dans le fonctionnement du marché à terme, notamment à travers la compensation centrale des transactions sur produits dérivés. Cette fonction consiste à s’interposer entre les contreparties d’une opération afin de sécuriser les engagements pris, réduisant ainsi le risque de défaillance et renforçant la stabilité globale du marché.

Selon le communiqué, cet agrément atteste également du respect par la banque des standards les plus élevés en matière de gestion des risques, de conformité réglementaire, de gouvernance et d’infrastructures opérationnelles. Il confirme la capacité du Groupe à opérer dans un environnement financier de plus en plus sophistiqué, caractérisé par l’introduction de nouveaux instruments financiers et par une montée en complexité des mécanismes de couverture et de gestion des risques.

Un accompagnement renforcé des acteurs économiques

Grâce à ce nouveau statut, BANK OF AFRICA est désormais en mesure d’accompagner les opérateurs de marché, les investisseurs institutionnels et les entreprises dans leurs stratégies de couverture et de gestion des risques, en s’appuyant sur des solutions basées sur les contrats à terme.

Cette offre vise notamment à permettre aux entreprises de se prémunir contre la volatilité des marchés, qu’il s’agisse des taux d’intérêt, des devises, des matières premières ou d’autres variables financières. Elle répond à une demande croissante de solutions de gestion active des risques, dans un contexte économique marqué par l’incertitude internationale, la volatilité des marchés financiers et l’exposition accrue des entreprises aux chocs exogènes.

En élargissant sa gamme de services de marché, la banque entend renforcer sa capacité d’accompagnement stratégique auprès de ses clients, tout en consolidant sa position sur le segment des activités financières à forte valeur ajoutée.

L’obtention de cet agrément s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du marché des capitaux marocain, portée notamment par la mise en place progressive d’un marché à terme structuré. Ce chantier stratégique vise à doter l’écosystème financier national d’instruments avancés, capables d’améliorer la gestion des risques, la liquidité et l’efficience des marchés.

Dans ce cadre, la montée en puissance d’acteurs bancaires disposant des compétences, des infrastructures et des dispositifs de gouvernance nécessaires constitue un facteur clé de succès. Le positionnement de BANK OF AFRICA en tant que Négociateur Compensateur contribue ainsi à renforcer la crédibilité et l’attractivité de la place financière marocaine, aussi bien auprès des investisseurs nationaux qu’internationaux.

Le Groupe souligne que cette évolution confirme son rôle d’acteur systémique dans la transformation du secteur financier et dans l’accompagnement du développement économique. Elle s’inscrit également dans une logique de soutien à l’intégration progressive du marché marocain aux standards internationaux en matière de marchés dérivés.

Cette nouvelle avancée s’intègre dans la stratégie globale du Groupe, axée sur l’innovation, la diversification des activités de marché et la consolidation de son positionnement régional. En développant des solutions financières sophistiquées, BANK OF AFRICA ambitionne de répondre aux besoins évolutifs des entreprises, des institutions et des investisseurs, dans un environnement caractérisé par la complexification des mécanismes de financement et de couverture.

LNT

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Inflation : l’IPC annuel moyen progresse de 0,8 % en 2025, selon le HCP https://lnt.ma/inflation-lipc-annuel-moyen-progresse-de-08-en-2025-selon-le-hcp/ Thu, 22 Jan 2026 09:20:05 +0000 https://lnt.ma/?p=540399 L’indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen a enregistré une hausse de 0,8 % en 2025 par rapport à 2024, selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan. Cette évolution reflète une progression modérée des prix dans un contexte marqué par l’atténuation des tensions inflationnistes observées au cours des deux années […]

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L’indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen a enregistré une hausse de 0,8 % en 2025 par rapport à 2024, selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan. Cette évolution reflète une progression modérée des prix dans un contexte marqué par l’atténuation des tensions inflationnistes observées au cours des deux années précédentes.

D’après la note d’information du HCP, cette hausse résulte d’une augmentation de 0,8 % de l’indice des produits alimentaires et de 0,5 % pour les produits non alimentaires. Les variations des prix non alimentaires demeurent toutefois contrastées selon les catégories de biens et services, oscillant entre une baisse de 2,6 % pour le poste « Transport » et une hausse de 3,3 % pour les « Restaurants et hôtels ».

Sur la base de ces évolutions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et ceux à tarifs publics, aurait également progressé de 0,8 % en 2025, traduisant une dynamique des prix globalement contenue à l’échelle nationale.

Des disparités régionales marquées

L’analyse régionale met en évidence des écarts notables dans l’évolution annuelle des prix à la consommation. Les hausses les plus importantes ont été observées à Fès (1,7 %), suivie de Kénitra (1,3 %), Guelmim (1,2 %) et Settat (1,1 %). Les villes de Tétouan (1 %), Rabat et Errachidia (0,9 %), ainsi que Agadir et Tanger (0,8 %), affichent des progressions proches de la moyenne nationale.

À l’inverse, des augmentations plus modérées ont été enregistrées à Casablanca (0,7 %), Meknès, Dakhla et Al Hoceima (0,5 %), Béni Mellal (0,4 %), tandis que Marrakech (0,2 %) présente la variation la plus faible parmi les principales villes suivies.

Ces disparités traduisent des dynamiques locales différenciées, liées notamment aux structures de consommation, aux circuits d’approvisionnement et aux conditions économiques propres à chaque région.

Sur le seul mois de décembre 2025, l’IPC a enregistré une baisse de 0,1 % par rapport à novembre, portée par un recul de 0,3 % des prix des produits alimentaires, tandis que les prix des produits non alimentaires sont restés stables.

La diminution observée pour les produits alimentaires concerne principalement les « Huiles et graisses » (-3,9 %), les « Fruits » (-2,8 %) et les « Viandes » (-1,2 %). Ces baisses ont contribué à atténuer la pression sur le panier de consommation des ménages en fin d’année.

À l’inverse, certaines catégories ont enregistré des hausses sensibles, notamment les « Poissons et fruits de mer » (+3,3 %), les « Légumes » (+2,8 %), le poste « Lait, fromage et œufs » (+0,6 %), ainsi que « Café, thé et cacao » (+0,4 %). Ces évolutions reflètent à la fois des facteurs saisonniers, des variations de l’offre et des ajustements sur les marchés de produits frais.

Pour les produits non alimentaires, la baisse mensuelle concerne principalement les « Carburants » (-0,5 %), dans un contexte de détente relative des cours internationaux de l’énergie en fin d’année.

Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait enregistré une diminution de 0,2 % en décembre 2025 par rapport au mois précédent. Cette évolution confirme l’orientation modérée de la dynamique des prix hors produits volatils, traduisant une relative stabilité des coûts dans les principaux segments de consommation.

LNT

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Le FM6I lance un programme national de renforcement des capacités des entreprises marocaines https://lnt.ma/le-fm6i-lance-un-programme-national-de-renforcement-des-capacites-des-entreprises-marocaines/ Tue, 20 Jan 2026 16:15:35 +0000 https://lnt.ma/?p=540331 Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) a annoncé, mardi 20 janvier 2026 à Rabat, le lancement d’un programme dédié au renforcement des capacités des entreprises marocaines, dans une logique de préparation accrue à l’investissement et de professionnalisation du tissu productif national. Selon un communiqué du Fonds, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la […]

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Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I) a annoncé, mardi 20 janvier 2026 à Rabat, le lancement d’un programme dédié au renforcement des capacités des entreprises marocaines, dans une logique de préparation accrue à l’investissement et de professionnalisation du tissu productif national.

Selon un communiqué du Fonds, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la sélection, en juillet 2025, de quatorze fonds thématiques et sectoriels, présentés comme un pilier structurant de l’intervention du FM6I en matière de capital-investissement. Le nouveau programme vise à accompagner les entreprises dans leur alignement progressif avec les attentes des investisseurs, notamment sur les volets de gouvernance, de transparence financière, de structuration stratégique et de trajectoire de croissance.

Le FM6I indique que cette démarche répond à un enjeu central du développement économique national, à savoir la constitution d’une base entrepreneuriale plus compétitive, mieux structurée et plus pérenne. L’objectif affiché est de favoriser l’émergence d’un pipeline d’entreprises jugées suffisamment matures pour capter efficacement les ressources mobilisées par l’industrie du capital-investissement et contribuer ainsi à une montée en gamme du tissu économique.

Déployé sur une période de cinq ans, le programme cible 1.500 entreprises à travers l’ensemble du territoire national. Il repose sur un parcours structuré combinant plusieurs étapes, incluant un diagnostic approfondi des besoins, un appui stratégique, un accompagnement opérationnel et un travail sur la maturité financière des bénéficiaires. Cette approche doit permettre aux entreprises de mieux comprendre les différents instruments de financement existants et de se préparer plus concrètement à la mobilisation de capitaux.

Le FM6I précise que le programme adopte une approche territoriale, en intégrant des entreprises issues de toutes les régions du Royaume, tout en tenant compte des spécificités économiques locales et des priorités sectorielles nationales. Cette dimension territoriale est présentée comme un levier pour un développement plus équilibré du tissu entrepreneurial et une meilleure harmonisation avec les standards internationaux en matière de gestion et de financement des entreprises.

LNT

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Budget économique prévisionnel 2026 : entre rebond conjoncturel et fragilités structurelles https://lnt.ma/budget-economique-previsionnel-2026-entre-rebond-conjoncturel-et-fragilites-structurelles/ Tue, 20 Jan 2026 10:06:42 +0000 https://lnt.ma/?p=540291 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP), dans son Budget économique prévisionnel 2026, dresse un tableau à la fois encourageant et contrasté de l’économie marocaine. Si les perspectives de croissance apparaissent favorables à court terme, portées par un redressement agricole et une dynamique d’investissement soutenue, le document met en lumière des déséquilibres persistants, notamment en matière de […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP), dans son Budget économique prévisionnel 2026, dresse un tableau à la fois encourageant et contrasté de l’économie marocaine. Si les perspectives de croissance apparaissent favorables à court terme, portées par un redressement agricole et une dynamique d’investissement soutenue, le document met en lumière des déséquilibres persistants, notamment en matière de commerce extérieur et de modèle de croissance.

Un environnement international toujours incertain

Le cadrage du HCP s’inscrit dans un contexte mondial marqué par une croissance en ralentissement et des incertitudes géopolitiques durables. Le PIB mondial devrait progresser de 2,9 % en 2026, contre 3,2 % en 2025, sous l’effet de tensions commerciales, de politiques plus protectionnistes et d’une fragmentation accrue des chaînes de valeur. Dans ce cadre, le commerce mondial est appelé à décélérer, avec une hausse projetée de 2,5 % en 2026.

Les marchés des matières premières, en particulier ceux de l’énergie, devraient rester relativement apaisés, avec une tendance baissière des cours du pétrole et du gaz. Cette évolution contribuerait à une désinflation progressive à l’échelle internationale, tout en allégeant partiellement la facture énergétique des pays importateurs, dont le Maroc. La demande adressée au Royaume, qui avait fortement ralenti ces dernières années, devrait se redresser, passant de 0,4 % en 2024 à 3,1 % en 2025, puis 2,3 % en 2026.

Une croissance portée par l’agriculture et l’investissement

Dans ce contexte, le HCP anticipe une accélération de la croissance nationale, estimée à 4,7 % en 2025 et projetée à 5 % en 2026. Cette dynamique repose en grande partie sur le redressement du secteur agricole, après plusieurs campagnes affectées par la sécheresse. Sous l’hypothèse de conditions climatiques favorables, la valeur ajoutée agricole progresserait de 10,4 % en 2026, contre 4,5 % en 2025, contribuant à hauteur de 1,1 point à la croissance du PIB.

Les activités non agricoles devraient maintenir une trajectoire relativement stable, avec une croissance attendue de 4,5 % en 2025 puis 4,3 % en 2026. Le secteur secondaire serait soutenu par le BTP, l’industrie chimique et extractive, ainsi que par certaines branches intégrées aux chaînes de valeur mondiales, notamment l’aéronautique et le câblage automobile. En revanche, l’industrie textile et la filière des voitures de tourisme resteraient confrontées à des défis structurels liés à la transition énergétique et au ralentissement de la demande européenne.

Le secteur tertiaire continuerait de jouer un rôle central, porté par la reprise du tourisme, la bonne tenue des services marchands et le développement des activités liées au commerce, au transport et aux technologies numériques.

La demande intérieure demeure le principal moteur de la croissance. La consommation des ménages devrait progresser de 4,4 % en 2025 et de 4,1 % en 2026, soutenue par la revalorisation des salaires, l’amélioration des revenus agricoles et la montée en puissance des aides sociales directes.

L’investissement brut connaîtrait une dynamique marquée, avec une hausse de 16,3 % en 2025 puis de 8,7 % en 2026. Cette évolution est attribuée aux grands chantiers d’infrastructures, aux projets industriels en cours et aux préparatifs liés à la Coupe du monde 2030. Dans l’ensemble, la demande intérieure contribuerait à hauteur de 6,3 points à la croissance du PIB en 2026.

Un déficit commercial qui reste préoccupant

Malgré ces signaux positifs, le commerce extérieur demeure un point de fragilité. Le déficit commercial devrait s’établir à 21,3 % du PIB en 2025 et 21,1 % en 2026, traduisant une progression plus rapide des importations que des exportations.

Les ventes de phosphates et dérivés resteraient relativement dynamiques, mais les exportations de voitures de tourisme pourraient être affectées par la transition vers les véhicules électriques en Europe. Le HCP insiste sur le caractère structurel du déséquilibre commercial marocain, lié à une diversification encore insuffisante de l’offre exportable, malgré des progrès observés dans certaines filières industrielles.

Sur le plan budgétaire, le HCP anticipe une réduction graduelle du déficit, projeté à 3,6 % du PIB en 2025 puis 3,2 % en 2026. Cette amélioration reposerait sur une meilleure mobilisation des recettes ordinaires, qui atteindraient 23,8 % du PIB en 2026, grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale et à l’amélioration du recouvrement.

Dans le même temps, les dépenses d’investissement resteraient élevées, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’eau et de l’aménagement du territoire. Cette orientation traduit une volonté de soutenir la croissance à moyen terme, tout en améliorant la résilience de l’économie face aux chocs climatiques.

Le ratio de la dette publique globale devrait légèrement reculer, passant de 78,9 % du PIB en 2025 à 77,5 % en 2026. Cette évolution serait principalement due à une baisse de la dette intérieure du Trésor, tandis que la dette extérieure continuerait de progresser marginalement.

Sur le plan monétaire, le HCP prévoit une progression soutenue des crédits bancaires, contribuant à une expansion de la masse monétaire, dans un contexte de réserves de change jugées confortables.

Un modèle de croissance à repenser

Au-delà des projections conjoncturelles, le Budget économique prévisionnel 2026 soulève des enjeux plus structurels. Le HCP note un affaiblissement du modèle de croissance tiré principalement par la demande intérieure, dont la contribution moyenne a diminué entre 2000-2011 et 2012-2024.

Le document suggère implicitement la nécessité d’un rééquilibrage vers une plus grande contribution de la demande extérieure nette, à travers une diversification accrue des exportations, une montée en gamme de l’appareil productif et une meilleure intégration dans les chaînes de valeur internationales.

SB

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AGR : La Loi de Finances 2026, entre recettes rassurantes et engagements budgétaires ambitieux https://lnt.ma/agr-la-loi-de-finances-2026-entre-recettes-rassurantes-et-engagements-budgetaires-ambitieux/ Mon, 19 Jan 2026 09:34:12 +0000 https://lnt.ma/?p=540250 L’analyse de la Loi de Finances 2026 proposée par Attijari Global Research, dans son dernier Research Report consacré au budget de l’État, met en lumière un exercice budgétaire caractérisé par un niveau de recettes jugé solide, mais adossé à des engagements publics en nette progression. Ce travail d’expertise, fondé sur une lecture détaillée des agrégats […]

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L’analyse de la Loi de Finances 2026 proposée par Attijari Global Research, dans son dernier Research Report consacré au budget de l’État, met en lumière un exercice budgétaire caractérisé par un niveau de recettes jugé solide, mais adossé à des engagements publics en nette progression. Ce travail d’expertise, fondé sur une lecture détaillée des agrégats macroéconomiques et financiers, offre une grille de lecture structurée des choix opérés par le gouvernement et de leurs implications à moyen terme.

Selon ce rapport, la LF 2026 s’inscrit dans un contexte économique relativement porteur pour le Maroc, après plusieurs années marquées par des chocs climatiques et conjoncturels. Attijari Global Research souligne que la trajectoire de croissance retenue par le gouvernement, fixée à 4,6 % du PIB, repose sur des hypothèses considérées comme crédibles au regard des signaux observés en début d’exercice. Le redressement des conditions hydriques, avec une amélioration notable du niveau des barrages, crée un environnement plus favorable à l’activité agricole, dont la valeur ajoutée est attendue en hausse significative. Parallèlement, le secteur non agricole conserve une dynamique positive, soutenue par l’investissement, les services et une consommation intérieure relativement résiliente.

Dans son analyse, le Research Report insiste sur le rôle central de l’investissement dans la configuration macroéconomique de 2026. La formation brute de capital fixe bénéficie d’un environnement plus favorable aux flux d’investissements directs étrangers et d’une orientation toujours accommodante du crédit à l’équipement. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des grands chantiers structurants engagés ces dernières années, qu’il s’agisse d’infrastructures, de projets industriels ou de programmes liés à la transition énergétique et au développement territorial. Attijari Global Research relève également que la consommation des ménages reste un pilier de la croissance, portée par une inflation maîtrisée et par des transferts des Marocains résidant à l’étranger qui demeurent élevés.

Sur le plan des finances publiques, l’un des enseignements majeurs du rapport est la solidité des recettes ordinaires inscrites dans la LF 2026. Celles-ci atteignent un niveau historiquement élevé, principalement grâce à la progression des recettes fiscales. Attijari Global Research attribue cette performance à la reprise de l’activité économique, à l’amélioration du recouvrement et à la poursuite des réformes fiscales engagées par les autorités. En revanche, les recettes non fiscales affichent un léger repli, tout en restant substantielles, notamment du fait des contributions des entreprises et établissements publics.

Une hausse continue des dépenses publiques

En parallèle, le rapport met en évidence une hausse continue des dépenses publiques, traduisant des engagements budgétaires renforcés. La masse salariale augmente sous l’effet des recrutements dans des secteurs prioritaires, en particulier l’éducation et la santé, ainsi que des revalorisations salariales décidées dans le cadre du dialogue social. La charge de compensation, quant à elle, poursuit sa décrue, sous l’effet de la baisse des prix internationaux de l’énergie et de la réforme progressive du système de subventions, même si certaines rationalisations ont été étalées dans le temps.

L’investissement public connaît une nouvelle accélération, ce qu’Attijari Global Research interprète comme un choix stratégique visant à soutenir la croissance à moyen terme et à réduire les inégalités territoriales. Une part significative des dépenses d’investissement est concentrée dans les régions les plus dynamiques économiquement, mais le rapport note également un effort en faveur de territoires historiquement moins dotés en infrastructures. Cette orientation traduit une volonté de concilier compétitivité économique et cohésion sociale.

Malgré cette montée en puissance des dépenses, Attijari Global Research estime que les équilibres budgétaires demeurent globalement sous contrôle. Le solde ordinaire devrait s’améliorer en 2026, permettant à l’État de financer une part plus importante de ses investissements sans recourir excessivement à l’endettement. Le déficit budgétaire est projeté autour de 3 % du PIB, un niveau jugé soutenable, même s’il repose en partie sur la croissance plutôt que sur une compression structurelle des dépenses.

L’endettement public, analysé dans le rapport, devrait légèrement reculer en pourcentage du PIB, passant sous le seuil de 66 %, tout en continuant d’augmenter en valeur absolue. Attijari Global Research souligne toutefois que le coût de la dette tend à progresser, dans un contexte international marqué par des taux d’intérêt plus élevés et une part croissante de dette à taux variable.

Sur le plan fiscal, le Research Report met en évidence une LF 2026 qui ne bouleverse pas l’architecture du système, mais introduit des ajustements ciblés. Certaines mesures visent à renforcer l’équité fiscale et à lutter contre l’informel, notamment à travers des aménagements de l’impôt sur les sociétés et des incitations en faveur de la transformation des institutions de microfinance. La contribution sociale de solidarité est reconduite pour trois ans, avec des taux modulés en fonction des niveaux de bénéfices.

Le rapport relève également des mesures d’allègement ciblées, telles que la baisse des droits de douane sur les smartphones et les panneaux solaires, interprétée comme un signal en faveur du pouvoir d’achat et de la transition énergétique. En matière d’impôt sur le revenu, la revalorisation de la réduction pour charge de famille et l’exonération de certaines pensions de retraite du secteur privé traduisent une volonté de renforcer l’équité sociale.

La TVA fait l’objet d’ajustements sectoriels, notamment à travers l’exonération temporaire de certains intrants agricoles et des importations de bétail, afin de soutenir le secteur primaire et de stabiliser l’approvisionnement des marchés. D’autres dispositions visent à améliorer la transparence et la traçabilité des transactions, en particulier dans le domaine des droits d’enregistrement.

En conclusion, le Research Report d’Attijari Global Research présente la Loi de Finances 2026 comme un exercice budgétaire équilibré, cherchant à tirer parti d’une conjoncture favorable pour accélérer l’investissement public, sans compromettre la soutenabilité des finances de l’État. Si le niveau des recettes apparaît rassurant, l’ampleur des engagements budgétaires souligne la nécessité d’une vigilance accrue à moyen terme, dans un environnement encore exposé aux aléas climatiques, énergétiques et géopolitiques.

SB

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Risma : Une augmentation de capital pour répondre au cycle historique du tourisme marocain https://lnt.ma/risma-une-augmentation-de-capital-pour-repondre-au-cycle-historique-du-tourisme-marocain/ Fri, 16 Jan 2026 09:27:34 +0000 https://lnt.ma/?p=540185 Le secteur touristique marocain aborde une séquence considérée comme déterminante par les acteurs de la filière, portée par une stratégie nationale ambitieuse et par une accélération des investissements dans les infrastructures, la mobilité et l’hébergement. C’est dans ce contexte que Risma, l’un des principaux groupes hôteliers du Royaume, a annoncé le lancement d’une augmentation de […]

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Le secteur touristique marocain aborde une séquence considérée comme déterminante par les acteurs de la filière, portée par une stratégie nationale ambitieuse et par une accélération des investissements dans les infrastructures, la mobilité et l’hébergement. C’est dans ce contexte que Risma, l’un des principaux groupes hôteliers du Royaume, a annoncé le lancement d’une augmentation de capital de 450 millions de dirhams, réservée au public, afin de financer sa prochaine phase de développement et de renforcer son positionnement sur un marché en pleine expansion.

Dans son dossier de presse diffusé à l’occasion de cette opération, Risma présente le tourisme comme un pilier stratégique de l’économie marocaine, à la fois pourvoyeur d’emplois et vecteur de rayonnement international. Le groupe inscrit sa démarche dans cette dynamique, estimant que la conjoncture actuelle, marquée par l’organisation de grands événements internationaux et par une attractivité croissante du pays, crée des besoins additionnels en capacité hôtelière et en qualité de service. L’augmentation de capital est ainsi décrite comme une étape clé de sa trajectoire, destinée à soutenir son développement tout en préservant une structure financière jugée solide.

Fondé en 1993, Risma s’est progressivement imposé comme un acteur structurant de l’hôtellerie marocaine. Le groupe opère aujourd’hui un portefeuille de 24 établissements répartis dans 11 villes du Royaume, sous des enseignes internationales telles que Sofitel, MGallery, Novotel, Mercure, Ibis et Radisson Blu. Avec près de 3 679 chambres et environ 1 300 collaborateurs, il revendique une empreinte significative sur le marché national. En 2024, ses hôtels ont enregistré plus d’un million de nuitées, représentant environ 4 % du total national, avec un taux d’occupation moyen supérieur à la moyenne du secteur.

Au-delà de sa taille, Risma met en avant une expertise intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur hôtelière, de l’investissement et du développement à la construction, la rénovation et l’exploitation sous marques internationales. Cette approche s’accompagne d’une gouvernance structurée autour d’un Directoire et d’un Conseil de Surveillance, avec un actionnariat principalement composé d’institutionnels marocains, présenté comme un gage de stabilité et de vision de long terme. Le groupe souligne également son engagement en matière de responsabilité sociétale et environnementale, notamment à travers des initiatives de formation, d’efficacité énergétique et de gestion des ressources.

L’augmentation de capital de 450 millions de dirhams, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 4 décembre 2025, vise plusieurs objectifs. Une partie des fonds servira au refinancement de l’acquisition de la société Centre Multifonctionnel de Guéliz, qui détient les murs du Radisson Blu Hôtel Marrakech Carré Eden et du centre commercial Carré Eden Shopping Center. Le reste sera consacré au financement des programmes de développement et de rénovation du groupe, afin de maintenir ses établissements aux standards internationaux et de préparer l’expansion future de son parc.

Sur le plan stratégique, Risma articule sa vision autour de trois axes majeurs : l’extension ciblée de son réseau hôtelier, la diversification de ses enseignes et la valorisation de ses actifs existants. Le groupe ambitionne de porter son portefeuille à 28 établissements d’ici 2030, avec une capacité globale supérieure à 5 000 chambres. Cette trajectoire est justifiée par la demande croissante attendue, notamment dans la perspective de la Coupe du Monde FIFA 2030, qui nécessitera une offre hôtelière élargie et modernisée.

Le dossier de presse insiste sur le caractère porteur de l’environnement touristique marocain, marqué par des investissements publics massifs, une amélioration des infrastructures et une attractivité renforcée auprès des clientèles internationales, régionales et nationales. Dans ce cadre, Risma estime être bien positionné pour capter cette croissance grâce à son implantation territoriale, ses partenariats avec des marques mondiales et sa capacité à développer de nouvelles unités dans des destinations à fort potentiel.

L’opération financière est structurée en deux types d’ordres, avec un prix de souscription fixé à 300 dirhams par action et des modalités d’allocation fondées sur un principe de prorata. Le dispositif prévoit également des règles de couverture des souscriptions et de transvasement entre les deux catégories d’ordres, afin d’assurer une répartition équilibrée des titres.

LNT

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Stratégie 2025-2026 de BKGR : une année record pour les marchés marocains, un cycle d’opportunités qui s’ouvre https://lnt.ma/strategie-2025-2026-de-bkgr-une-annee-record-pour-les-marches-marocains-un-cycle-dopportunites-qui-souvre/ Thu, 15 Jan 2026 14:41:19 +0000 https://lnt.ma/?p=540173 L’étude annuelle « Strategy 2025-2026 » publiée par BMCE Capital Global Research (BKGR), dresse un panorama détaillé de l’environnement macroéconomique, financier et boursier du Maroc, tout en proposant un cadre stratégique pour l’année 2026. L’année 2025 est décrite par BKGR comme un exercice exceptionnel, tant sur le plan économique que financier, dans un environnement mondial […]

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L’étude annuelle « Strategy 2025-2026 » publiée par BMCE Capital Global Research (BKGR), dresse un panorama détaillé de l’environnement macroéconomique, financier et boursier du Maroc, tout en proposant un cadre stratégique pour l’année 2026.

L’année 2025 est décrite par BKGR comme un exercice exceptionnel, tant sur le plan économique que financier, dans un environnement mondial pourtant marqué par de fortes turbulences. Les tensions géopolitiques, les frictions commerciales sino-américaines et la montée des incertitudes autour des politiques monétaires ont entretenu une volatilité élevée sur les marchés internationaux, favorisant notamment une envolée historique de l’or et une nervosité persistante sur les matières premières énergétiques.

Dans ce contexte global instable, l’économie marocaine a fait preuve de résilience. BKGR souligne que la politique monétaire conduite par Bank Al-Maghrib s’est inscrite dans une logique d’assouplissement prudent, avec une baisse du taux directeur à 2,25 % en mars 2025, suivie d’un maintien de ce niveau jusqu’à la fin de l’année. Cette orientation a permis de soutenir l’activité sans provoquer de tensions inflationnistes, l’inflation demeurant quasi nulle à fin novembre.

La croissance économique est estimée autour de 5 % en 2025, confirmant la solidité de la reprise amorcée en 2024. Cette performance est portée par la dynamique non agricole, soutenue par l’investissement public et privé et par la poursuite des grands projets structurants, notamment la modernisation des stades, l’extension des aéroports de Casablanca, Marrakech et Tanger, ainsi que le renforcement des écosystèmes industriels.

Sur le plan externe, BKGR relève toutefois la persistance de déséquilibres, avec un déficit commercial élevé, conséquence directe de la hausse marquée des importations de biens d’équipement, dans le sillage de la forte politique d’investissement. La dépendance aux importations énergétiques et céréalières continue de peser sur la balance commerciale, même si la bonne tenue des exportations, en particulier dans les métiers mondiaux du Maroc comme les phosphates, a partiellement amorti ce choc.

L’un des faits structurants de l’année 2025, tel que mis en avant dans l’étude, reste le relèvement de la notation souveraine du Maroc par Standard & Poor’s, consacrant le retour du Royaume au statut Investment Grade. Cette évolution est interprétée par BKGR comme une reconnaissance de la solidité des fondamentaux macroéconomiques et de la crédibilité du cadre budgétaire, facilitant l’accès du Maroc aux marchés financiers internationaux et renforçant l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Ces améliorations macrofinancières se sont pleinement reflétées sur le marché actions. La Bourse de Casablanca a signé l’une de ses meilleures performances historiques, avec un MASI en hausse de plus de 27 % sur l’année et une capitalisation boursière dépassant pour la première fois les 1 000 milliards de dirhams. BKGR souligne également la nette progression des volumes, le retour marqué des investisseurs particuliers et la contribution positive de plusieurs introductions en Bourse, dans un contexte de modernisation du marché, notamment avec la préparation du lancement des ETF et du marché à terme.

L’étude met aussi en lumière la forte amélioration des résultats des sociétés cotées, avec une croissance de plus de 40 % du résultat net part du groupe agrégé au premier semestre, portée par les secteurs bancaire, industriel, télécoms et par la montée en puissance du secteur de la santé.

Pour 2026, BKGR adopte un scénario de normalisation. L’environnement est qualifié de « FANI » – friable, anxiogène, non linéaire et incompréhensible – traduisant la persistance d’incertitudes géopolitiques et macrofinancières. La croissance du PIB est projetée autour de 4,5 %, avec une inflation toujours contenue et un maintien d’une politique monétaire accommodante. L’année 2026 devrait également marquer une étape préparatoire vers l’adoption, à partir de 2027, d’un régime de ciblage de l’inflation, préalable à la flexibilisation progressive du dirham.

Sur le plan budgétaire, BKGR anticipe une poursuite de la consolidation, avec un déficit ciblé à 3 % du PIB, tout en maintenant un effort d’investissement public élevé, estimé à près de 380 milliards de dirhams, orienté vers l’éducation, la santé et les infrastructures hydriques.

Dans ce cadre, la stratégie d’investissement 2026 proposée par BKGR repose sur une architecture de portefeuille en trois piliers. Le moteur principal, majoritaire, privilégie des valeurs offrant stabilité, visibilité et génération récurrente de cash-flow. Le moteur intermédiaire cible des sociétés à croissance maîtrisée, capables de créer de la valeur de manière lisible et soutenable. Enfin, une composante plus tactique, limitée en poids, vise la création d’alpha opportuniste à travers des positions temporaires liées à des catalyseurs spécifiques, notamment des publications financières, des opérations de marché ou de nouvelles IPO.

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Maroc : La Banque mondiale salue des réformes réglementaires « plus profondes que prévues » https://lnt.ma/maroc-la-banque-mondiale-salue-des-reformes-reglementaires-plus-profondes-que-prevues/ Thu, 15 Jan 2026 08:37:27 +0000 https://lnt.ma/?p=540155 Les réformes réglementaires engagées au Maroc pour renforcer le rôle du secteur privé pourraient avoir des effets positifs significatifs sur la croissance économique, la réduction de l’économie informelle et la création d’emplois. C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour des Perspectives économiques mondiales publiée par le Groupe de la Banque mondiale. L’institution […]

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Les réformes réglementaires engagées au Maroc pour renforcer le rôle du secteur privé pourraient avoir des effets positifs significatifs sur la croissance économique, la réduction de l’économie informelle et la création d’emplois. C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour des Perspectives économiques mondiales publiée par le Groupe de la Banque mondiale.

L’institution internationale souligne que les réformes mises en œuvre sont jugées « plus profondes que prévu » et qu’elles constituent un levier important pour améliorer le climat des affaires et dynamiser l’investissement privé. Ces évolutions réglementaires sont appelées à favoriser une meilleure intégration des acteurs économiques dans le secteur formel, contribuant ainsi à élargir l’assiette productive et à soutenir l’emploi.

Le rapport relève également l’impact favorable de conditions météorologiques plus clémentes sur la reprise de la production agricole dans le Royaume, après plusieurs années marquées par la sécheresse. Cette amélioration conjoncturelle contribue à soutenir l’activité économique globale.

Sur le plan des équilibres extérieurs, la Banque mondiale note une amélioration des balances courantes, en partie grâce à la progression des envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger et à la hausse des recettes touristiques. Ces deux sources de devises jouent un rôle stabilisateur important pour l’économie nationale.

Concernant les finances publiques, l’institution estime que les déficits budgétaires des pays importateurs de pétrole, dont le Maroc, devraient se réduire sur la période 2026-2027. Cette évolution serait liée, entre autres, aux politiques budgétaires restrictives mises en place, destinées à contenir les déséquilibres et à renforcer la soutenabilité des finances publiques.

En matière de croissance, la Banque mondiale prévoit pour le Maroc un taux moyen de 4,4 % en 2026. Cette performance serait toutefois accompagnée d’une expansion plus modérée dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie manufacturière, ainsi que d’une progression plus contenue de l’emploi, traduisant la persistance de défis structurels en matière de productivité et d’intégration du marché du travail.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale anticipe un léger fléchissement de la croissance à 2,6 % en 2026, avant un redressement à 2,7 % en 2027, ce qui traduirait une phase de stabilisation de l’économie mondiale sur les deux prochaines années.

LNT

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Bourse : la tentation spéculative et le risque d’un retour de bâton https://lnt.ma/bourse-la-tentation-speculative-et-le-risque-dun-retour-de-baton/ Tue, 13 Jan 2026 13:05:04 +0000 https://lnt.ma/?p=540069 L’activité de la Bourse de Casablanca flambe depuis 2024. Les introductions en bourse se succèdent et se chiffrent en milliards de dirhams. Les souscripteurs suivent, les OPV sont sursouscrites à plusieurs reprises, démontrant un fort appétit des personnes morales, des OPCVM et des investisseurs institutionnels, notamment les caisses de retraite et les compagnies d’assurances, tandis […]

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L’activité de la Bourse de Casablanca flambe depuis 2024. Les introductions en bourse se succèdent et se chiffrent en milliards de dirhams. Les souscripteurs suivent, les OPV sont sursouscrites à plusieurs reprises, démontrant un fort appétit des personnes morales, des OPCVM et des investisseurs institutionnels, notamment les caisses de retraite et les compagnies d’assurances, tandis que les petits porteurs se multiplient.

Il apparaît ainsi que les liquidités ne manquent pas pour financer l’activité économique, encouragée par la politique d’investissements, notamment dans les grands travaux, et soutenue par les mesures incitatives de la charte d’investissement. Toutefois, les risques liés à une telle surchauffe ne sont pas toujours suffisamment pris en compte, en particulier par les spéculateurs qui jouent clairement sur les cours. L’autorité de tutelle du marché des capitaux a d’ailleurs été alertée sur ce type de pratiques.

La manipulation des cours, l’un des mécanismes classiques de la spéculation, a notamment été dénoncée sur le titre SGTM, dont la capitalisation boursière a dépassé les 56 milliards de dirhams. Cette situation alimente un engouement certain, mais fait peser le risque d’une correction brutale, susceptible d’entraîner des pertes au détriment des quelque 20 000 petits porteurs, dont le nombre a été multiplié par dix au cours des deux dernières années.

Certes, le financement par la bourse des valeurs, l’un des compartiments du marché des capitaux, est gratuit pour les entreprises. Celles-ci bénéficient de financements massifs en contrepartie d’une simple promesse de rendements futurs. Elles n’ont aucune obligation de remboursement du capital, contrairement à un emprunt bancaire, ni à supporter des charges d’intérêts.

D’autant plus que, pour s’introduire en bourse, une entreprise peut accéder à des compartiments aux règles relativement souples, comme le marché de la croissance ou du développement. Outre la forme juridique de Société Anonyme et un capital minimum de 10 millions de dirhams, une seule année d’états financiers publiés est exigée, sans contrainte relative à un niveau minimal de chiffre d’affaires. Des conditions peu contraignantes.

Les souscripteurs des sociétés cotées attendent un rendement provenant de deux sources : la distribution de dividendes et, surtout, l’appréciation des cours boursiers. Si les investisseurs institutionnels s’inscrivent généralement dans une logique de moyen et long terme, et font preuve de patience, de nombreux petits porteurs cherchent au contraire des gains rapides et suivent de très près l’évolution des cours. Ce comportement fébrile peut les conduire à vendre précipitamment, de manière conjoncturelle.
Dans les faits, il ne s’agit pas toujours de « petits » porteurs. Ils disposent souvent de liquidités importantes, longtemps restées dormantes, cherchant à se valoriser, la bourse constituant l’un des canaux privilégiés pour ce type de placement.

Le marché regorge ainsi de liquidités, mais il s’agit essentiellement de l’épargne nationale, collectée par les caisses de retraite, les compagnies d’assurances et les OPCVM auprès des souscripteurs, au titre de l’assurance maladie, de la retraite, de la retraite complémentaire ou encore des contrats d’assurance vie.
Il convient de rappeler que la Bourse de Casablanca, malgré les différentes réformes engagées depuis 1993 jusqu’à 2024, et la création de nouveaux compartiments, a connu des périodes d’illiquidité et d’inefficience, marquées par des PER élevés. La spéculation, traduisant une déconnexion des cours boursiers des fondamentaux économiques, ainsi que la faiblesse ou la stagnation des dividendes distribués, ont alors entamé la confiance des investisseurs.

La bourse a également permis à certaines sociétés familiales, notamment dans l’immobilier, de lever des montants considérables. Toutefois, malgré le recours à des programmes de rachat d’actions, plusieurs de ces entreprises n’ont pas réussi à soutenir leurs cours, lesquels ont fini par s’effondrer, occasionnant des pertes importantes pour les petits porteurs.

Par ailleurs, les banques d’affaires portent aussi une part de responsabilité, en valorisant certaines entreprises à des niveaux élevés lors de leur introduction en bourse. Ces opérations ont principalement profité aux actionnaires fondateurs, qui ont cédé une partie de leur capital, contribuant à la cherté des titres. Dans plusieurs cas, les entreprises concernées n’ont pas tenu leurs promesses de rentabilité, entraînant une baisse de leurs cours.

Un autre risque du marché financier réside dans le comportement de certains opérateurs économiques qui, face à l’ouverture du robinet boursier, cherchent à profiter de cette manne de capitaux gratuits. Ils procèdent à la création de holdings de circonstance, regroupant plusieurs entreprises introduites successivement en bourse, transférant ainsi aux souscripteurs des risques multiples.

Dans ce contexte, un renforcement de la surveillance du marché boursier par les instances compétentes s’impose. Le rôle de l’AMMC est central, tant en amont des introductions en bourse, à travers un durcissement de la réglementation, qu’en aval, via un suivi permanent du marché. À cet égard, la mise en garde d’Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, demeure d’actualité « les cours boursiers sont comparables à des arbres qui ne montent jamais jusqu’au ciel ».

 

Afifa Dassouli

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Paiements, identité, cybersécurité : APIDE 2026 réunit l’écosystème africain à Marrakech https://lnt.ma/paiements-identite-cybersecurite-apide-2026-reunit-lecosysteme-africain-a-marrakech/ Tue, 13 Jan 2026 11:34:27 +0000 https://lnt.ma/?p=540090 Dans un contexte marqué par l’accélération des paiements numériques, l’essor des identités digitales et la montée en puissance des enjeux de gouvernance et de cybersécurité, la ville de Marrakech accueille, les 13 et 14 janvier 2026, la 20e édition de l’Africa Pay & ID Expo (APIDE). Organisé par One Africa Forums, ce rendez-vous s’est progressivement […]

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Dans un contexte marqué par l’accélération des paiements numériques, l’essor des identités digitales et la montée en puissance des enjeux de gouvernance et de cybersécurité, la ville de Marrakech accueille, les 13 et 14 janvier 2026, la 20e édition de l’Africa Pay & ID Expo (APIDE). Organisé par One Africa Forums, ce rendez-vous s’est progressivement imposé comme l’un des principaux espaces africains de dialogue sur la confiance numérique, réunissant décideurs publics, régulateurs, institutions financières et acteurs technologiques autour d’une question structurante : comment bâtir des écosystèmes digitaux africains fondés sur la confiance entre l’État, l’économie et le citoyen.

Cette édition anniversaire marque un tournant symbolique dans l’histoire d’APIDE. Après deux décennies de débats consacrés à l’innovation et à la diffusion des technologies de paiement, l’événement entre dans une phase de maturité stratégique où l’enjeu central devient la structuration durable des écosystèmes numériques. La programmation 2026 s’articule autour de trois piliers : les paiements et l’inclusion financière, l’identité numérique et la gouvernance, ainsi que la cybersécurité et la protection des données. Ces thématiques sont réunies par un fil conducteur commun, celui de la confiance comme condition de la massification des usages et de la transformation économique.

Pour la première fois, cette édition est précédée d’un roadshow panafricain ayant parcouru plusieurs capitales, notamment Lagos, Accra, Nairobi et Addis-Abeba. Cette démarche vise à ancrer les échanges dans les réalités de terrain et à construire un programme pensé depuis le Maroc mais co-élaboré avec des acteurs de l’ensemble du continent.

Un continent porté par sa jeunesse

La conférence d’ouverture était consacrée à l’avenir des paiements en Afrique, avec une keynote d’Abdeslam Alaoui Smaili, fondateur et PDG de HPS, autour de la trajectoire du marché et des leaders appelés à façonner les prochaines années. Dans son intervention, il a mis en avant une transformation profonde du continent, portée par une population jeune, connectée et capable de « sauter » certaines étapes technologiques pour adopter directement les solutions les plus avancées. Il a souligné que le marché africain connaît une croissance soutenue, avec une progression annuelle estimée à plus de 16 % du nombre de transactions et de plus de 10 % du nombre de cartes, une tendance observée à l’échelle mondiale mais particulièrement marquée en Afrique.

Au-delà des volumes, Abdeslam Alaoui Smaili a insisté sur un phénomène plus structurant : l’augmentation rapide de la valeur des transactions, signe d’une rencontre de plus en plus étroite entre usage et technologie. Selon lui, « la création de valeur dans l’économie passe par l’enrichissement de la donnée transactionnelle », qui ouvre la voie à de nouveaux services tels que le crédit, l’épargne ou l’assurance. Il a également relevé l’essor des wallets et des paiements intégrés dans des environnements digitaux, ainsi que la bascule progressive vers des paiements non cash dans plusieurs régions du monde, une dynamique appelée à se renforcer en Afrique.

L’une des tendances majeures mises en avant concerne le déploiement rapide des systèmes de paiement instantané sur le continent. Plus de trente pays africains disposent déjà de telles infrastructures, soutenues par des politiques publiques de plus en plus volontaristes. Pour Abdeslam Alaoui Smaili, l’instantanéité constitue un levier clé pour transformer l’économie, favoriser l’interopérabilité et accélérer l’intégration régionale, notamment à travers le développement de corridors transfrontaliers intra-africains.

Ces orientations ont trouvé un écho dans la première conférence-débat, consacrée à la modernisation des infrastructures de paiement. Les intervenants, parmi lesquels Imelda Ngunzu (Mastercard), Ndeda Nakhulo (Pesaflow Kenya), Jean-Philippe Wolyniec (OpenWay), Mohamed Abdelrahman (Central Bank of Egypt), Mohammed Amarti Riffi (S2M) et Arnaud Crouzet (Consult Hyperion), ont confronté leurs expériences autour d’une question centrale : faut-il moderniser l’existant ou changer de paradigme.

Une transformation irréversible

Pour Arnaud Crouzet, vice-président Business Consulting de Consult Hyperion, le secteur est entré dans une phase de transformation irréversible. « La technologie et la réglementation permettent aujourd’hui d’imaginer de nouvelles approches, mais ce sont surtout les acteurs traditionnels qui doivent apprendre à se remettre en cause et à travailler en partenariat », a-t-il estimé, soulignant le potentiel du marché africain en matière de collaborations et de paiements transfrontaliers.

Du côté du Kenya, Ndeda Nakhulo a expliqué que Pesaflow avait commencé avec une infrastructure legacy avant de migrer progressivement vers le cloud afin d’améliorer l’expérience utilisateur. « Le continent est jeune et digital. Il fallait donc une plateforme adaptable, capable de gérer des volumes importants tout en réduisant la friction pour l’utilisateur », a-t-elle indiqué, précisant que la société traite aujourd’hui plusieurs dizaines de milliards de transactions.

La perspective des banques centrales a été portée par Mohamed Abdelrahman, représentant de la Banque centrale d’Égypte. Selon lui, les réseaux de paiement instantané ne sont plus une option mais « la seule infrastructure capable de concurrencer réellement le cash ». Il a cité l’exemple égyptien, marqué par le lancement d’un réseau national de paiement instantané et par la mise en place d’un schéma domestique de cartes, combinant souveraineté technologique et coopération avec les réseaux internationaux.

Les discussions ont également porté sur l’importance de l’orchestration des différents moyens de paiement. Mohammed Amarti Riffi, directeur Business Development et Alliances stratégiques de S2M, a souligné que l’avenir réside dans la capacité à combiner cartes, wallets, QR codes et paiements instantanés au sein d’un « digital payment stack » unifié. Pour lui, « l’instant payment n’est pas un produit mais une façon d’orchestrer l’ensemble des expériences de paiement », dans un contexte de pression croissante sur les marges et de concurrence accrue entre schémas.

Au-delà des infrastructures, les débats ont mis en lumière la centralité de la donnée, de la gouvernance et de la protection du consommateur. Les intervenants ont rappelé que l’innovation ne peut être durable sans une attention particulière portée à la sécurité, à la confidentialité et à l’expérience utilisateur, conditions indispensables pour instaurer la confiance et favoriser l’adoption massive des solutions numériques.

Selim Benabdelkhalek

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AGR revoit à la hausse ses prévisions de la parité USD/MAD à court terme https://lnt.ma/agr-revoit-a-la-hausse-ses-previsions-de-la-parite-usd-mad-a-court-terme/ Mon, 12 Jan 2026 14:09:51 +0000 https://lnt.ma/?p=540045 Attijari Global Research (AGR) a annoncé avoir révisé à la hausse ses prévisions concernant l’évolution de la parité USD/MAD à horizon un, deux et trois mois, dans sa dernière note « Weekly MAD Insights – Currencies ». Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’évolution défavorable attendue de l’euro face au dollar et par […]

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Attijari Global Research (AGR) a annoncé avoir révisé à la hausse ses prévisions concernant l’évolution de la parité USD/MAD à horizon un, deux et trois mois, dans sa dernière note « Weekly MAD Insights – Currencies ». Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’évolution défavorable attendue de l’euro face au dollar et par des conditions de liquidité spécifiques sur le marché des changes domestique.

Selon AGR, les nouvelles projections reposent d’abord sur les perspectives de la parité EUR/USD, qui devraient se traduire par une légère dépréciation de l’euro par rapport au billet vert à l’horizon de trois mois, comparativement aux niveaux observés actuellement sur le marché spot. À cela s’ajoutent les dynamiques de liquidité du dirham, pour lesquelles le bureau d’études anticipe un resserrement progressif des spreads sur les horizons d’un à trois mois.

Dans ce cadre, les niveaux cibles de la parité USD/MAD sont désormais établis à 9,24 à un mois, 9,28 à deux mois et 9,33 à trois mois, contre un cours spot de 9,14 observé récemment. Pour la parité EUR/MAD, les prévisions ressortent à 10,81, 10,86 et 10,92 sur les mêmes horizons, alors que le niveau spot se situait autour de 10,72.

En parallèle, AGR revient sur l’évolution récente du marché, indiquant que la paire USD/MAD s’est appréciée de 0,27 % sur la période allant du 29 décembre 2025 au 2 janvier 2026, passant de 9,11 à 9,14. Cette progression est attribuée principalement à un effet panier positif de +0,33 %, lié à l’appréciation du dollar face à l’euro sur le marché international. Ce mouvement a été partiellement compensé par un effet liquidité de -0,06 %, consécutif à un allègement des conditions de liquidité du dirham.

AGR précise également que les spreads de liquidité se sont détendus de cinq points de base au cours de cette période, pour ressortir à -3,39 %, traduisant une amélioration relative de la disponibilité du dirham sur le marché.

Dans ce contexte, le bureau d’études recommande aux opérateurs de mettre en place des stratégies de couverture sur des horizons compris entre un et trois mois afin de se prémunir contre la poursuite de la volatilité sur le marché des changes. Cette orientation s’inscrit dans une approche prudente face aux incertitudes liées à l’évolution des principales devises et aux conditions de liquidité locales.

LNT

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Bourse de Casablanca : les OPCVM et les particuliers marocains dominent les échanges au troisième trimestre 2025 https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-les-opcvm-et-les-particuliers-marocains-dominent-les-echanges-au-troisieme-trimestre-2025/ Fri, 09 Jan 2026 09:57:57 +0000 https://lnt.ma/?p=539964 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a publié son rapport sur le profil des investisseurs en Bourse pour le troisième trimestre 2025, mettant en lumière une forte concentration des échanges sur le compartiment actions du marché central de la Bourse de Casablanca au profit des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a publié son rapport sur le profil des investisseurs en Bourse pour le troisième trimestre 2025, mettant en lumière une forte concentration des échanges sur le compartiment actions du marché central de la Bourse de Casablanca au profit des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et des personnes physiques marocaines.

Selon les données arrêtées à fin septembre 2025, ces deux catégories d’investisseurs ont représenté à elles seules 63,4 % du volume global des transactions réalisées durant le trimestre. Cette prépondérance confirme leur rôle central dans l’animation du marché actions, dans un contexte marqué par une nette reprise de l’activité boursière et une amélioration des indicateurs de performance.

Les personnes morales marocaines se classent en troisième position avec une part de 24,9 % du volume échangé, suivies des investisseurs dont les ordres transitent via le réseau bancaire (5,8 %) et des personnes morales étrangères (5,5 %). Cette répartition traduit un marché principalement porté par l’épargne nationale, tant institutionnelle qu’individuelle.

Le volume transactionnel global sur le marché central des actions a atteint 34,4 milliards de dirhams au troisième trimestre 2025, contre 13,1 milliards de dirhams sur la même période de l’année précédente, soit une progression de 162 % en glissement annuel. Cette dynamique s’est accompagnée d’une évolution favorable des indices boursiers, avec une hausse trimestrielle de 4 % pour le MASI et de 3,5 % pour le MASI 20, témoignant d’un climat de marché globalement porteur.

Dans le détail, les OPCVM se sont positionnés en acheteurs nets sur le trimestre. Ils ont réalisé des achats pour un montant de 11,6 milliards de dirhams et des ventes pour 8,4 milliards de dirhams. Comparativement au troisième trimestre 2024, leurs volumes d’achats et de ventes ont été multipliés respectivement par 2,3 et 2,2, illustrant un renforcement significatif de leur présence sur le marché actions.

Les personnes physiques marocaines ont également affiché une activité soutenue. Leurs achats se sont élevés à 9 milliards de dirhams, en hausse de 2,7 fois par rapport au même trimestre de l’année précédente et de 15,7 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Du côté des ventes, elles ont totalisé 9,1 milliards de dirhams, soit une progression de 2,8 fois en glissement annuel et de 14,2 % en variation trimestrielle. Ce niveau d’activité place les particuliers marocains parmi les principaux moteurs de la liquidité boursière, traduisant un regain d’intérêt pour les placements en actions.

À l’inverse, les personnes morales marocaines se sont retrouvées en position nette vendeuse. Elles ont procédé à des ventes pour 8,2 milliards de dirhams, contre des achats de 6,7 milliards de dirhams. Par rapport au troisième trimestre 2024, leurs volumes d’achats et de ventes ont été multipliés par 2,1, ce qui reflète une intensification de leurs opérations malgré une orientation globale à la cession sur la période.

Les investisseurs dont les ordres transitent via le réseau bancaire ont enregistré des achats de 1,3 milliard de dirhams et des ventes de 2,2 milliards de dirhams. En glissement annuel, leurs achats ont été multipliés par trois et leurs ventes par 2,2, indiquant une montée en puissance progressive de cette catégorie, même si son poids reste limité dans l’ensemble des transactions.

Quant aux personnes morales étrangères, elles ont réalisé des ventes de 1,9 milliard de dirhams, en hausse de 2,5 fois par rapport au troisième trimestre 2024 et de 4,7 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Leurs achats se sont établis à 1,4 milliard de dirhams, soit près du double du volume observé un an auparavant. Malgré cette progression, leur contribution au volume global demeure modeste, ce qui suggère une implication encore prudente des investisseurs étrangers sur le marché actions marocain au cours de la période.

Au-delà des chiffres, cette photographie du troisième trimestre 2025 met en évidence une configuration de marché largement dominée par l’épargne domestique, avec un rôle moteur des OPCVM et des particuliers marocains. Cette structure confère au marché une certaine résilience, mais pose également la question de la diversification des profils d’investisseurs et du renforcement de l’attractivité de la place pour les capitaux internationaux.

LNT

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Bank Al-Maghrib publie son premier “Guide du parcours Fintech” pour structurer l’accès au cadre réglementaire https://lnt.ma/bank-al-maghrib-publie-son-premier-guide-du-parcours-fintech-pour-structurer-lacces-au-cadre-reglementaire/ Fri, 09 Jan 2026 09:56:01 +0000 https://lnt.ma/?p=539959 Bank Al-Maghrib a rendu public en décembre 2025 le Guide du parcours Fintech auprès de Bank Al-Maghrib, un document de référence destiné à orienter les porteurs de projets fintech dans leurs interactions avec l’autorité monétaire. Deux principaux éléments à retenir : le guide précise les activités fintech qui tombent sous l’autorité de la banque centrale, […]

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Bank Al-Maghrib a rendu public en décembre 2025 le Guide du parcours Fintech auprès de Bank Al-Maghrib, un document de référence destiné à orienter les porteurs de projets fintech dans leurs interactions avec l’autorité monétaire. Deux principaux éléments à retenir : le guide précise les activités fintech qui tombent sous l’autorité de la banque centrale, ainsi que les démarches à suivre pour obtenir un agrément, par exemple en tant que société de financement.

Présenté comme un outil d’accompagnement et de clarification, ce guide entend donner de la visibilité sur les démarches réglementaires, les délais indicatifs et les exigences documentaires applicables aux start-up innovantes opérant dans le champ des services financiers.

Dans son préambule, la Banque centrale précise que ce document a vocation à informer et non à se substituer aux textes législatifs et réglementaires en vigueur. Il exclut de son périmètre les innovations développées par des établissements déjà agréés, ainsi que les solutions dites “RegTech” et “SupTech”, centrées respectivement sur la conformité et la supervision. L’objectif affiché est de soutenir l’émergence d’un écosystème fintech “dynamique, inclusif et responsable”, en balisant les différentes étapes du dialogue entre les porteurs de projets et le régulateur.

Le guide rappelle qu’il n’existe pas de définition légale formelle de la fintech, mais s’appuie sur celle du Conseil de stabilité financière et du Comité de Bâle, qui la décrivent comme toute innovation financière fondée sur la technologie, susceptible d’avoir un impact significatif sur les marchés et les établissements financiers. Deux grandes catégories sont distinguées : les “fintech métier”, couvrant les services bancaires de base, et les “fintech support”, englobant des solutions transverses comme la blockchain, l’intelligence artificielle, le cloud ou les outils de cybersécurité, dont la liste détaillée figure dans un tableau de classification.

Le rôle de Bank Al-Maghrib est précisé autour de ses missions classiques de régulation bancaire : élaboration de la réglementation, délivrance des agréments et supervision des activités à caractère bancaire, parmi lesquelles l’octroi de crédits, la collecte de dépôts, la gestion des moyens de paiement et l’exécution des transferts de fonds. Dans une logique de promotion de l’innovation, la Banque indique travailler à l’adaptation du cadre réglementaire, à l’interaction avec la communauté fintech et à l’accompagnement des projets tout au long du processus d’instruction.

Sur le plan opérationnel, la Direction de la Supervision Bancaire est désignée comme point d’entrée unique. Les projets sont traités par le Département de la régulation de la finance digitale et celui de la Réglementation et des Agréments, avec la possibilité d’orienter les porteurs vers d’autres autorités comme l’AMMC, l’ACAPS ou l’Office des Changes selon la nature de l’activité envisagée.

Le parcours débute par une prise de contact formalisée par courrier électronique ou postal. Le guide détaille ensuite deux niveaux d’échanges préalables : la consultation réglementaire, organisée sous deux jours pour répondre à des questions générales, et la consultation d’avis sur un projet précis, donnant lieu à une réunion de présentation dans un délai de deux semaines. À ce stade, le porteur est invité à fournir une note de présentation incluant la description de l’activité, un business plan sur au moins trois ans, la structure de financement et le calendrier prévisionnel, afin de permettre à la Banque d’émettre un avis écrit.

Lorsque le projet relève d’un agrément obligatoire, la procédure formelle est enclenchée. Le guide décrit la constitution du dossier selon un modèle type disponible sur le site de Bank Al-Maghrib, son dépôt par voie électronique et l’organisation d’une réunion dans les quinze jours suivant l’accusé de réception. La présentation attendue couvre la gouvernance, l’actionnariat, le projet, le business plan sur cinq ans, ainsi que les dispositifs de contrôle interne, de lutte contre le blanchiment de capitaux, de protection des consommateurs et des données personnelles.

L’instruction de la demande repose sur une analyse itérative portant sur le modèle d’affaires, la solidité financière, la maîtrise des risques et la capacité du porteur à mener le projet à terme. Bank Al-Maghrib fixe un délai maximal de quatre mois à compter de la réception complète du dossier. En cas d’absence de réponse prolongée du porteur, le dossier peut être classé sans suite.

La décision finale est prise par le Comité des établissements de crédit, présidé par le Wali de Bank Al-Maghrib, qui peut accorder un agrément sans réserve, l’assortir d’engagements ou opposer un refus motivé. En cas d’accord, l’agrément est publié au Bulletin officiel et la fintech est autorisée à démarrer ses activités sous supervision.

Les annexes dressent enfin la liste des activités nécessitant un agrément – réception de fonds du public, opérations de crédit, services de paiement, financement collaboratif – ainsi que les différents statuts délivrés par Bank Al-Maghrib, avec leurs bases légales et délais d’instruction, allant de 45 jours pour certaines sociétés de crowdfunding à quatre mois pour les banques, établissements de paiement ou sociétés de transfert de fonds.

SB

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OMTPME : la donnée comme levier d’action pour les TPME https://lnt.ma/omtpme-la-donnee-comme-levier-daction-pour-les-tpme/ Wed, 07 Jan 2026 13:13:13 +0000 https://lnt.ma/?p=539905 À l’occasion d’un point de presse organisé le 7 janvier 2026, l’Observatoire marocain de la très petite, petite et moyenne entreprise (OMTPME) a présenté la 6e édition de son rapport annuel, dans un format qui entend réaffirmer une ambition : « produire des connaissances robustes et neutres pour un meilleur éclairage de la décision publique […]

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À l’occasion d’un point de presse organisé le 7 janvier 2026, l’Observatoire marocain de la très petite, petite et moyenne entreprise (OMTPME) a présenté la 6e édition de son rapport annuel, dans un format qui entend réaffirmer une ambition : « produire des connaissances robustes et neutres pour un meilleur éclairage de la décision publique », selon sa directrice, Mme Amal Idrissi, en ouverture de la conférence.

Dans son propos introductif, la responsable a rappelé le point de départ : les TPME constituent « le cœur même du tissu productif » et, pour mieux les comprendre et mieux orienter les politiques publiques, le besoin de données « fiables, harmonisées et accessibles » s’impose comme une condition de méthode. L’Observatoire, créé en 2013, se présente ainsi comme un pôle national de référence pour la collecte, la fiabilisation et l’analyse de micro-données sur les entreprises, avec une promesse centrale : renforcer la crédibilité scientifique, l’indépendance analytique et la transparence des traitements.

Trois outils « propriétaires » pour fiabiliser et rendre comparables les bases administratives

Le cœur de la présentation a porté sur les fondations techniques de cette production statistique. L’OMTPME explique avoir développé en interne trois outils de fiabilisation et d’harmonisation des données, mobilisant data science, intelligence artificielle et apprentissage automatique, afin de dépasser des contraintes structurelles des bases administratives : lacunes de géolocalisation, coexistence de nomenclatures sectorielles, et absence de l’information sur le genre du dirigeant dans de nombreux systèmes.

Le premier outil vise la lecture territoriale : un algorithme de géolocalisation et de référencement qui couvre l’ensemble du territoire national, avec un référentiel détaillé (régions, provinces, cercles et communes) et la capacité de géolocaliser des entreprises dépourvues de code géographique, en harmonisant les codes des villes. Dans l’argumentaire de l’Observatoire, la portée est directe : une localisation plus fiable permet des diagnostics territoriaux plus pertinents et, potentiellement, un meilleur ciblage des dispositifs publics.

Le deuxième outil s’attaque à l’interopérabilité sectorielle dans le temps, en réponse à la coexistence de la NMA 1999 et de la NMA 2010, qui crée des ruptures dans les séries et complique les comparaisons. L’OMTPME dit avoir recours à une méthode de similarité sémantique pour automatiser des correspondances entre activités, assorties de scores de similarité, afin d’assurer la continuité des séries statistiques.

Enfin, le troisième outil concerne la production de données désagrégées par genre, un chantier présenté comme déterminant pour les politiques d’inclusion. Mme Idrissi a insisté sur une approche hybride combinant machine learning et outils d’IA de type LLM, afin d’affiner l’identification du genre à partir du prénom, en tenant compte du contexte culturel et linguistique. L’Observatoire met en avant la réutilisabilité de ces outils par des administrations, mais aussi par des acteurs privés, notamment dans une logique de suivi des écarts d’accès au financement.

Un tissu entrepreneurial en légère progression, mais très concentré

Sur le volet des résultats 2024, le rapport annuel met en évidence un effectif de 380 230 entreprises personnes morales, en hausse de 1,3% par rapport à 2023. La structure demeure dominée par les entreprises de petite taille : 94% affichent un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions de dirhams, tandis que les grandes entreprises (au-delà de 175 millions) représentent 0,5% seulement. Territorialement, l’axe Tanger–El Jadida reste prédominant, avec une concentration proche de 65% des entreprises, traduisant à la fois l’attractivité des principaux pôles et la persistance des déséquilibres régionaux.

La dynamique de création demeure soutenue : près de 96 000 entreprises (personnes morales et physiques) ont été créées, dont environ 68 000 personnes morales, avec une progression globale de 2%. La région Casablanca-Settat concentre à elle seule 36,8% des nouvelles créations, devant Marrakech-Safi (13,1%) et Rabat-Salé-Kénitra (13%). En parallèle, les dissolutions des entreprises personnes morales augmentent de 6,3% en 2024, totalisant 11 596 unités, avec un fait saillant : plus de la moitié des entreprises dissoutes ont moins de cinq ans.

Chiffre d’affaires, export, valeur ajoutée : une croissance réelle, mais polarisée

L’OMTPME chiffre le chiffre d’affaires cumulé des entreprises personnes morales à 2 628,1 milliards de dirhams en 2024, en hausse de 9,4%. Toutefois, la création de valeur apparaît concentrée : les grandes entreprises génèrent 63,7% du chiffre d’affaires et 64,7% de la valeur ajoutée, cette dernière atteignant 536,5 milliards de dirhams (+16,6%). Casablanca-Settat pèse 59% du chiffre d’affaires national, devant Rabat-Salé-Kénitra (14,9%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (10%), tandis que ces trois régions concentrent 85,6% de la valeur ajoutée.

À l’export, le chiffre d’affaires à l’export atteint 520,5 milliards de dirhams en 2024 (+12,7%). L’industrie manufacturière domine (56,5% du total) et enregistre une forte progression (+42,7%), quand les industries extractives reculent nettement. Là encore, l’export reste polarisé : les grandes entreprises représentent près de 80% du total, et les trois pôles Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Rabat-Salé-Kénitra concentrent 88,7% de l’export.

Emploi, salaires, entrepreneuriat féminin : des avancées, des limites structurelles

Sur le marché du travail formel, les emplois déclarés à la CNSS totalisent 4 067 593 en 2024, en hausse de 2%. Les TPME restent majoritaires dans l’emploi déclaré, tandis que la dynamique d’emplois profite davantage aux grandes structures. La masse salariale atteint 221,8 milliards de dirhams (+8,6%), avec une structure encore fortement concentrée dans les bas niveaux de rémunération : 72,7% des salariés perçoivent moins de 4 000 dirhams, malgré l’effet mécanique des revalorisations successives du SMIG.

L’entrepreneuriat féminin demeure, lui, à un niveau jugé structurellement bas : 60 363 entreprises personnes morales sont dirigées par des femmes, soit 15,5% du total. Sur l’accès au crédit, 150 584 entreprises bénéficient d’un encours total de 630,4 milliards de dirhams ; les entreprises dirigées par des femmes représentent 14,7% des bénéficiaires et 10,8% de l’encours, avec une forte concentration à Casablanca-Settat.

Interrogée sur l’absence des régions du Sud dans les rapports régionaux, Mme Idrissi a expliqué que la représentativité statistique restait insuffisante, en raison notamment d’une faible déclaration, et a indiqué qu’un chantier de collecte est engagé, avec des partenaires institutionnels, pour améliorer la couverture territoriale via un recensement ciblé. Sur les travaux attendus au premier semestre 2026, elle a confirmé un calendrier de publications conjointes avec des partenaires internationaux sur la transformation digitale des entreprises, la dynamique et la productivité, l’entrepreneuriat féminin et les délais de paiement, ainsi qu’une étude sur les industries culturelles et créatives.

Au fil de la conférence, un message a traversé la présentation : la croissance du tissu productif est réelle, mais les indicateurs soulignent des fragilités persistantes — notamment dans la phase critique des 2 à 5 ans, dans l’équilibre territorial et dans l’accès au financement des petites structures et des entreprises dirigées par des femmes — ce qui renforce, selon l’Observatoire, l’urgence de politiques mieux ciblées, fondées sur des données plus interopérables et davantage partagées entre institutions.

Selim Benabdelkhalek

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Perspectives économiques : le Maroc aborde 2026 avec des fondamentaux solides selon Standard Chartered https://lnt.ma/perspectives-economiques-le-maroc-aborde-2026-avec-des-fondamentaux-solides-selon-standard-chartered/ Tue, 06 Jan 2026 16:09:18 +0000 https://lnt.ma/?p=539868 Dans un environnement international marqué par le ralentissement du commerce mondial, la persistance des tensions géopolitiques et la fin progressive des cycles de baisse des taux d’intérêt, Standard Chartered Global Research a publié son rapport annuel Global Focus 2026, qui analyse les principales tendances susceptibles d’influencer les marchés mondiaux et les économies émergentes, dont le […]

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Dans un environnement international marqué par le ralentissement du commerce mondial, la persistance des tensions géopolitiques et la fin progressive des cycles de baisse des taux d’intérêt, Standard Chartered Global Research a publié son rapport annuel Global Focus 2026, qui analyse les principales tendances susceptibles d’influencer les marchés mondiaux et les économies émergentes, dont le Maroc.

Le rapport anticipe une croissance de l’économie mondiale de 3,4 % en 2026, portée par l’investissement et la résilience de la demande intérieure dans plusieurs régions. Cette dynamique mondiale revêt une importance particulière pour le Maroc, dont la trajectoire de croissance demeure étroitement liée à la demande extérieure, aux conditions financières internationales et à l’appétit des investisseurs pour les marchés émergents.

Dans ce contexte, Standard Chartered Global Research estime que le Maroc aborde l’année 2026 dans une position relativement favorable. La croissance nationale est projetée à 4,5 %, après une performance supérieure aux attentes en 2025, estimée à 4,8 %, son niveau le plus élevé depuis la période post-pandémie. Cette dynamique est attribuée à la vigueur des secteurs non agricoles, notamment les services et l’industrie, ainsi qu’à l’accélération des investissements publics et privés, en particulier dans le cadre des grands projets liés à la préparation de la Coupe du monde 2030. La poursuite du processus de désinflation contribuerait également à soutenir la consommation des ménages, tandis que les recettes touristiques et les transferts des Marocains résidant à l’étranger continueraient de jouer un rôle stabilisateur de la demande.

Le rapport relève néanmoins plusieurs défis. Le déficit pluviométrique enregistré en début de campagne limite la reprise du secteur agricole, le déficit du compte courant devrait se creuser pour atteindre 2,5 % du PIB en raison de la hausse attendue des importations de biens d’équipement, et des tensions sociales potentielles pourraient influer sur le rythme des réformes.

Malgré ces contraintes, les fondamentaux macroéconomiques sont jugés solides. Le gouvernement maintiendrait son orientation en faveur de la consolidation budgétaire, avec un objectif de déficit public ramené à 3 % du PIB en 2026. De son côté, Bank Al-Maghrib devrait conserver son taux directeur à 2 %, tout en préparant la transition vers un régime de ciblage de l’inflation à l’horizon 2027, ce qui impliquerait une plus grande flexibilité du dirham et un renforcement de la crédibilité du cadre macroéconomique.

Commentant ces perspectives, Cynthia El Asmar, Country Head & Head of Coverage pour le Maroc, a estimé que le Royaume fait preuve d’une résilience notable face à la volatilité internationale, soulignant que les perspectives pour 2026 reposent sur la solidité des secteurs non agricoles, la dynamique d’investissement à l’échelle nationale et un environnement inflationniste plus favorable. Elle a également mis en avant l’évolution du cadre monétaire comme un facteur de stabilité à moyen terme.

LNT

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Attijariwafa bank et l’INSEA renforcent leur partenariat pour rapprocher formation et emploi https://lnt.ma/attijariwafa-bank-et-linsea-renforcent-leur-partenariat-pour-rapprocher-formation-et-emploi/ Tue, 06 Jan 2026 16:00:57 +0000 https://lnt.ma/?p=539861 Le groupe Attijariwafa bank et l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA) ont signé, le 29 décembre 2025 à Casablanca, une convention de partenariat visant à structurer et approfondir leur coopération en matière de formation et d’insertion professionnelle. Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une relation de longue date entre les deux institutions et […]

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Le groupe Attijariwafa bank et l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA) ont signé, le 29 décembre 2025 à Casablanca, une convention de partenariat visant à structurer et approfondir leur coopération en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une relation de longue date entre les deux institutions et repose sur une volonté commune de mieux aligner les parcours académiques avec les besoins du marché du travail, dans un contexte marqué par l’évolution rapide des métiers et des compétences.

Le partenariat prévoit la mise en commun des expertises des deux parties afin de renforcer l’employabilité des étudiants de l’INSEA. Il entend notamment multiplier les opportunités d’immersion en entreprise, favoriser le recrutement de jeunes diplômés, développer des dispositifs tels que les programmes graduate, l’alternance ou encore les « company projects », et encourager la réalisation de projets conjoints dans les domaines de l’innovation et de l’entrepreneuriat.

Lors de la cérémonie de signature, organisée au siège du groupe bancaire, le directeur général adjoint en charge du capital humain d’Attijariwafa bank, Mohamed Soussi, a souligné que ce partenariat vise à consolider durablement le lien entre excellence académique et monde de l’entreprise, dans une logique de préparation de talents capables d’évoluer dans un environnement en transformation.

De son côté, le directeur général de l’INSEA, Mohamed Jaouad El Qasmi, a indiqué que cette collaboration s’inscrit dans la nouvelle stratégie de développement de l’institut, qui accorde une place centrale au rapprochement entre formation académique et exigences professionnelles. Cette stratégie se traduit notamment par la création d’un Collège des entreprises, la reconnaissance internationale du diplôme de l’INSEA, la mise en place d’un référentiel qualité et le renforcement de la visibilité de l’établissement auprès des acteurs économiques.

LNT

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Banques : le déficit de liquidité se réduit à 151,6 milliards de dirhams fin décembre https://lnt.ma/banques-le-deficit-de-liquidite-se-reduit-a-1516-milliards-de-dirhams-fin-decembre/ Tue, 06 Jan 2026 15:59:08 +0000 https://lnt.ma/?p=539859 Le déficit de liquidité bancaire moyen s’est légèrement allégé durant la période du 25 au 30 décembre 2025 pour s’établir à 151,6 milliards de dirhams, enregistrant une baisse de 0,88 % sur une semaine, selon les données publiées par BMCE Capital Global Research. Cette évolution s’est produite dans un contexte de hausse des avances à […]

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Le déficit de liquidité bancaire moyen s’est légèrement allégé durant la période du 25 au 30 décembre 2025 pour s’établir à 151,6 milliards de dirhams, enregistrant une baisse de 0,88 % sur une semaine, selon les données publiées par BMCE Capital Global Research.

Cette évolution s’est produite dans un contexte de hausse des avances à sept jours de Bank Al-Maghrib, dont l’encours a progressé de 1,9 milliard de dirhams pour atteindre 69,3 milliards de dirhams. Dans le même temps, l’encours quotidien maximal des placements du Trésor a fortement augmenté, passant de 19,8 milliards à 25,5 milliards de dirhams.

Sur le plan des taux, le taux moyen pondéré s’est maintenu à 2,25 %, tandis que le taux de référence au jour le jour, le MONIA, a légèrement progressé à 2,268 %. Pour la période à venir, Bank Al-Maghrib devrait renforcer ses interventions sur le marché monétaire, avec un volume d’avances à sept jours projeté à près de 71 milliards de dirhams.

Marché obligataire : forte mobilisation sur la ligne de 2 ans

Sur le marché obligataire primaire, la période du 25 au 30 décembre a été marquée par une importante levée sur la ligne de deux ans. Lors de la dernière adjudication, le Trésor a mobilisé un total de 3,15 milliards de dirhams, soit 35 % du montant proposé, dont 2,25 milliards de dirhams sur l’échéance de deux ans et 900 millions de dirhams sur celle de 26 semaines.

Les taux limites ressortent à 2,2 % pour la maturité de 26 semaines et à 2,5363 % pour celle de deux ans, ce qui s’est traduit par une hausse de 2,7 points de base du taux primaire sur cette dernière ligne.

Sur le marché secondaire, l’évolution a été contrastée. Des baisses ont été observées sur les maturités de 26 et 13 semaines ainsi que sur celle de 15 ans, tandis que les maturités de cinq et dix ans ont enregistré de légères hausses.

Après le rachat de bons du Trésor dont le règlement est intervenu fin décembre, le Trésor a repris ses levées en ce début d’année afin de contenir les tensions sur les taux et de profiter de la profondeur du marché pour anticiper les besoins de financement à venir. Selon les analystes, cette situation devrait se traduire par un maintien d’une courbe de taux globalement stable, avec seulement des ajustements techniques limités.

LNT

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Marché des capitaux, des produits financiers sophistiqués au service de la croissance https://lnt.ma/marche-des-capitaux-des-produits-financiers-sophistiques-au-service-de-la-croissance/ Tue, 06 Jan 2026 15:37:46 +0000 https://lnt.ma/?p=539855 La dernière revue du Marché des Capitaux de l’AMMC, publie des indicateurs du marché des capitaux qui affichent une croissance soutenue de tous les compartiments de ce dernier ! A commencer par la bourse de Casablanca dont la capitalisation boursière s’est établie à 1 036,57 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 37,76 % par […]

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La dernière revue du Marché des Capitaux de l’AMMC, publie des indicateurs du marché des capitaux qui affichent une croissance soutenue de tous les compartiments de ce dernier ! A commencer par la bourse de Casablanca dont la capitalisation boursière s’est établie à 1 036,57 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 37,76 % par rapport à 2024. Alors que le MASI, principal indice boursier, a quant à lui progressé de 32,92%. Cette performance a été partagée par la majorité des secteurs, 20 secteurs sur 24 ayant enregistré une progression positive en 2025.

En conséquence, le marché secondaire qui traite l’offre et la demande des actions cotées, a enregistré un volume de transactions de 108,7 milliards de dirhams sur les dix premiers mois de l’année, soit près du double de celui observé en 2024.

Parmi les principaux donneurs d’ordres, les OPCVM ont vu leur actif net atteindre 790 milliards de dirhams à fin octobre 2025, en hausse de 21 % depuis le début de l’année. Les autres véhicules de placement collectif ont également progressé à fin septembre 2025, avec une hausse de 70,6 % pour les OPCC, dont l’actif net s’élève à 4,79 milliards de dirhams, 109,6 milliards pour les OPCI et 28,9 milliards pour les FPCT. Alors que sur le marché primaire, 2025 a connu deux introductions en bourse de 1,25 milliard de dirhams, cinq emprunts obligataires pour un montant global de 4,2 milliards et trois augmentations de capital de 4,7 milliards.

Entre 2024 et 2025, la bourse a ainsi affirmé son rôle dans le financement désintermédié de l’économie. Cette transition a été longtemps attendue par les acteurs économiques qui se finançaient principalement auprès des banques sous forme de dettes, dans des montants moindres à un certain coût. Cet élan de diversification des sources de financements a été d’ailleurs partagé par les autres compartiments du marché des capitaux, celui de la dette privée qui s’impose auprès de celle publique qui occupe une part importante. Ce dynamisme est bien sûr le fait de l’économie du pays, de la politique d’investissement appuyée par une charte incitative, le Fonds Mohammed VI pour l’investissement qui rapproche l’investissement privée des projets publics et intègre les petites entreprises dans ce nouveau processus en en renforçant les capitaux propres.

C’est dire que le financement désintermédié est alors installé, les banques n’occupent plus la principale place dans le financement de l’économie marocaine et le marché des capitaux prend une place de plus en plus importante avec des produits financiers de plus en plus sophistiqués. En effet, ce ne sont pas seulement les introductions en bourse qui se succèdent en milliards de dirhams, les entreprises marocaines et l’économie dans sa globalité sont irriguées d’une palette exhaustive de sources de financement de leur activité domestique mais aussi de leur croissance externe généralement en faveur de pays africains. Il s’agit d’opérations de capital à l’international orchestrées par les sociétés cotées, de fusions acquisitions ou d’augmentation de capital pour leur croissance externe, comme le montrent ces exemples récents.

Celui du Groupe BCP, qui vient de finaliser l’acquisition de 20,17% d’ABI, Atlantic Business International, portant sa participation à 100%. Il a acquis ce complément de participation d’ADP II Holding 7 LP, pour un prix de 1,88 MrdDH, confirmant son encrage en Afrique en consolidant ainsi son contrôle sur une plateforme financière panafricaine majeure.

Sachant qu’ABI se classe au 5ème rang du secteur bancaire en Afrique de l’Ouest (UMOA et Guinée), avec un encours de crédits de 38,9 MrdDH et un portefeuille de près de 885 000 clients. Le groupe ABI opère à travers 10 banques et 4 compagnies d’assurances, présentes dans 9 pays d’Afrique subsaharienne.

De même qu’Akdital, le groupe opérant dans la santé à travers des cliniques et hôpitaux multidisciplinaires, annonce deux opérations de croissance externe à l’international. La première consiste en la signature d’un mémorandum d’entente pour l’acquisition de la majorité des parts de l’hôpital Bishri, à La Mecque, en Arabie Saoudite.

L’établissement offrira dans deux ans, une capacité litière de 120 lits en cardiologie, chirurgie, réanimation et radiologie. Avec la précision qu’Akdital a déjà fait l’acquisition de l’Hôpital Al Mishari à Riyad, s’inscrivant ainsi durablement dans l’écosystème de santé régional. Il a également réalisé l’acquisition de 100 % du capital de Taoufik Hospitals Group (THG) en Tunisie, pour une valeur totale de 90 millions de dollars. Ce dernier détient 4 établissements hospitaliers privés, qui représentent une capacité litière de plus de 600 lits dont 100 lits de réanimation. Il s’agit de la première implantation du groupe en Afrique du Nord hors Maroc.

Par ailleurs le CMGP Group, leader dans les secteurs de l’irrigation, de l’énergie solaire, des agro-fournitures et des infrastructures de l’eau, déjà présent en Afrique de l’Ouest, annonce une offre d’acquisition portant sur 70% du capital de SODIPIRE SARL qui fondée en 2013, est spécialisée dans l’importation et la distribution de tracteurs et d’équipements agricoles. Le groupe CMGP centralise ses activités internationales en renforçant son positionnement sur les marchés africains.

Puis le Crédit du Maroc annonce la réalisation effective de l’opération aux termes de laquelle la banque intègre le tour de table de Nema Capital, société spécialisée dans la gestion des Organismes de Placement Collectif Immobilier (OPCI). Crédit du Maroc et Ynexis Group (anciennement Yamed Group) détiennent désormais chacun 50 % du capital de Nema Capital. Il s’agit d’un acteur clé de l’immobilier marocain avec une expertise dans la promotion immobilière et la société de gestion d’actifs. Nema Capital OPCI, étant indépendante et faisant partie du groupe Ynexis, s’appuiera sur les expertises de ses deux actionnaires pour renforcer sa position sur le marché des OPCI et poursuivre le déploiement de sa stratégie de développement. Crédit du Maroc renforce son positionnement dans les métiers de la banque d’investissement, et vient enrichir son offre actuelle articulée autour des activités de marché, de l’intermédiation boursière, des OPCVM, des Securities Services et du Conseil.

Dans le secteur bancaire, une éventuelle cession de la participation de BNP Paribas, actionnaire majoritaire dans la BMCI, a été confirmé par la banque dans un communiqué. Il s’agit de discussions exclusives avec le groupe Holmarcom, partenaire et actionnaire de la BMCI depuis 30 ans. Une telle opération ferait que le groupe Holmarcom serait à la tête de deux banques considérées comme relativement petites par rapport aux principales banques commerciales du pays que sont la BCP, AWB et BOA. Et que peut être pourrait-il les fusionner pour créer une banque commerciale de taille plus importante, sachant que BNP Paribas a également informé la BMCI de sa volonté de poursuivre les activités de banque d’investissement de son bureau régional au Maroc.

Quant au Groupe CTM, via sa filiale Issal Tanger, il a été désigné nouvel opérateur du transport urbain à Tanger. De ce fait, la Compagnie de Transports au Maroc (CTM) annonce l’attribution, du contrat de gestion déléguée du service public de transport au profit du groupement CTM/Transdev, par le Conseil de l’Établissement de Coopération Intercommunale Al Boughaz (ECI Al Boughaz). La gestion opérationnelle sera assurée par Issal Tanger, filiale de CTM, qui exploitera l’ensemble du réseau de transport urbain et périurbain de la ville de Tanger, incluant également le service BHNS, et ce pour une durée de 10 ans. Dès le démarrage, Issal Tanger déploiera des autobus neufs couvrant toutes les lignes urbaines et périurbaines, garantissant ainsi la continuité et la montée en qualité du service public, conformément aux engagements pris avec l’autorité délégante. Cette attribution s’inscrit pleinement dans la stratégie de développement du Groupe CTM visant à renforcer sa position d’acteur de référence dans la mobilité urbaine au Maroc et à accompagner les collectivités locales dans la modernisation de leurs services de transport. Concrétisant sa croissance externe, le Groupe CTM pilote aujourd’hui 3 filiales opérationnelles dédiées au transport urbain, Issal Madina (Tétouan), Issal Fès et désormais Issal Tanger.

Un autre groupe, celui de Managem annonce la conclusion d’un nouvel accord portant sur la cession, au profit de Norin Mining, d’un bloc additionnel d’actions représentant 45% du capital de la JV détenant indirectement le projet aurifère de Gabgaba–Bloc 15, en République du Soudan, pour un montant de 420 millions de dollars américains. À l’issue du closing de l’opération, Norin Mining détiendra 80% du capital de la JV, tandis que Managem conservera 20% du capital… Cet accord avec Norin Mining constitue une étape stratégique majeure dans le développement du projet d’or de Gabgaba – Bloc 15. Sa finalisation établira un cadre propice à la mobilisation du financement bancaire nécessaire à la construction du projet WG03, la prochaine phase industrielle du développement de Gabgaba destinée à accroître les capacités de production de 120 000 oz supplémentaires d’or par an et à optimiser la valorisation du gisement. Cette évolution dans le partenariat donnera une nouvelle dimension au projet aurifère au Soudan, en mobilisant des moyens financiers et techniques supplémentaires. Elle renforcera la viabilité à long terme du projet, contribuera de manière durable au développement économique du pays, et générera des retombées positives et mesurables pour les communautés locales ainsi que pour l’ensemble des parties prenantes.

Dans cette même vaque d’opérations de capital réalisées par les sociétés cotées pour leur croissance externe au Maroc et en Afrique, la Société des Boissons du Maroc (SBM) annonce la signature d’un contrat de souscription d’actions avec la société Africa Retail Market (ARM), distributeur exclusif au Maroc des produits des enseignes Hyper U, Super U et U Express, qu’elle exploite à travers un réseau de huit magasins. Dans le cadre de cette opération, SBM s’est engagée à souscrire un montant de 50 millions de dirhams, correspondant à 33,33 % du capital social d’Africa Retail Market, à l’occasion d’une augmentation de capital qui lui sera réservée. Cette opération s’inscrit dans la continuité du partenariat historique entre les deux sociétés. Elle permettra à SBM de faire son retour au capital de ARM et de renforcer leur coopération stratégique en vue de développer leurs activités respectives.

Si ces opérations montrent le dynamisme du marché des capitaux, l’AMMC est investie dans d’autres réformes pour d’autres produits de financement par des réformes profondes notamment le projet d’encadrement des crypto-actifs en collaboration avec le Groupe de Travail National sur les Crypto-actifs (GTNCA). Ces travaux s’inscrivent dans la mise en cohérence du cadre normatif, dont le Règlement Général de l’AMMC constitue une étape clé pour un environnement plus clair et réactif.

Aussi, elle poursuit le déploiement du marché à terme, avec l’adoption des textes nécessaires à la mise en place de nouveaux instruments financiers. Ces avancées complètent l’évolution du cadre des OPCVM, visant l’élargissement de l’univers d’investissement et l’introduction des OPCVM à RFA et des ETF qui connaissent un grand succès sur les marchés financiers occidentaux.

En définitive, par leur croissance externe, les sociétés cotées permettent au marché des capitaux marocain de prendre une taille et une place importante dans le financement de l’économie marocaine, mais lui donnent également une dimension internationale opérant ainsi le positionnement du Maroc en Afrique.

 

Afifa Dassouli

 

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Dispositif de soutien aux TPME : Karim Zidane fait un premier bilan https://lnt.ma/dispositif-de-soutien-aux-tpme-karim-zidane-fait-un-premier-bilan/ Tue, 06 Jan 2026 09:10:49 +0000 https://lnt.ma/?p=539835 Le nouveau dispositif de soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises a permis l’approbation de 89 projets d’investissement pour un montant global dépassant 1,28 milliard de dirhams, a annoncé lundi à la Chambre des représentants le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane. En réponse […]

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Le nouveau dispositif de soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises a permis l’approbation de 89 projets d’investissement pour un montant global dépassant 1,28 milliard de dirhams, a annoncé lundi à la Chambre des représentants le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane.

En réponse à une question orale portant sur les mécanismes de soutien à l’entreprise et la promotion de l’investissement, le ministre a précisé que ces projets devraient aboutir à la création d’environ 5.000 emplois. À ce rythme de déploiement, ce segment d’entreprises pourrait générer près de 40.000 emplois par an, a-t-il ajouté.

Karim Zidane a rappelé que le gouvernement poursuit la mise en œuvre d’un dispositif combinant un soutien de base et un appui ciblé aux entreprises à caractère stratégique ainsi qu’aux TPME, soulignant que ces mécanismes ont contribué à dynamiser l’investissement au niveau national.

S’exprimant également sur l’amélioration du climat des affaires, le ministre a indiqué que 98 % des initiatives prévues dans la feuille de route 2022–2026 ont été lancées, avec un taux d’exécution global de 67 %. L’objectif est désormais d’atteindre un taux de réalisation de 100 % et de finaliser les actions restantes au cours de l’année en cours.

Selon M. Zidane, cette feuille de route reflète la volonté des pouvoirs publics de renforcer la coordination entre les différents acteurs de l’écosystème de l’investissement, de simplifier les procédures et d’améliorer la qualité des services offerts aux entreprises et aux porteurs de projets.

Dans cette dynamique, il a précisé que les opérations de préparation, d’étude, d’approbation, de mise en œuvre et de décaissement des subventions pour les projets d’un montant inférieur à 250 millions de dirhams ont été déléguées au niveau régional afin d’accélérer les processus décisionnels. Les centres régionaux d’investissement ont ainsi été chargés de superviser le déploiement du dispositif de soutien dédié aux TPME.

LNT

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Balance commerciale : la hausse des importations portée par la dynamique de l’investissement, selon Omar Hejira https://lnt.ma/balance-commerciale-la-hausse-des-importations-portee-par-la-dynamique-de-linvestissement-selon-omar-hejira/ Tue, 06 Jan 2026 09:05:24 +0000 https://lnt.ma/?p=539830 L’évolution de la balance commerciale du Maroc et l’augmentation des importations s’inscrivent dans une tendance jugée « naturelle », reflet de la dynamique d’investissement et de l’activité économique que connaît le Royaume. C’est ce qu’a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, en réponse à des […]

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L’évolution de la balance commerciale du Maroc et l’augmentation des importations s’inscrivent dans une tendance jugée « naturelle », reflet de la dynamique d’investissement et de l’activité économique que connaît le Royaume. C’est ce qu’a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, en réponse à des questions orales sur les efforts visant à réduire le déficit commercial.

Selon le responsable gouvernemental, près de 62 % des importations marocaines sont considérées comme incompressibles, dans la mesure où elles concernent des intrants essentiels à la production et à l’investissement. Ces importations se répartissent principalement entre les produits énergétiques, qui représentent 13 %, les biens d’équipement pour 24 %, les matières premières pour 21 %, ainsi que les céréales et produits agricoles pour 4 %.

Omar Hejira a souligné que cette structure des importations accompagne la dynamique des grands chantiers et des projets structurants engagés dans le pays, notamment dans les domaines des infrastructures, tels que les routes et les ports, ainsi que dans plusieurs secteurs industriels, à l’instar de l’automobile, de l’aéronautique et de la construction navale. Ces secteurs, en phase d’expansion, restent dépendants de l’importation d’une partie des intrants et des matières premières nécessaires à leur fonctionnement.

Le secrétaire d’État a, par ailleurs, mis en avant le rôle central de l’industrialisation locale dans la stratégie économique nationale, tout en rappelant que ce processus demeure, à court et moyen terme, tributaire de l’approvisionnement extérieur pour certains composants et équipements.

S’agissant du renforcement des exportations, M. Hejira a indiqué que le gouvernement poursuit la mise en œuvre de la feuille de route du commerce extérieur. Celle-ci repose notamment sur la diversification de l’offre exportable, l’élargissement des marchés cibles, le soutien aux entreprises exportatrices, l’évaluation des accords de libre-échange existants ainsi que la digitalisation des procédures liées au commerce extérieur. L’objectif affiché est de contribuer progressivement à la réduction du déficit de la balance commerciale, tout en accompagnant la dynamique de croissance et d’investissement de l’économie marocaine.

LNT

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L’AMMC enregistre FINEOPOLIS Capital en tant que conseiller en investissement financier https://lnt.ma/lammc-enregistre-fineopolis-capital-en-tant-que-conseiller-en-investissement-financier/ Mon, 05 Jan 2026 14:06:32 +0000 https://lnt.ma/?p=539815 L’Autorité marocaine du marché des capitaux a procédé, le 26 décembre 2025, à l’enregistrement de la société FINEOPOLIS Capital S.A.R.L afin de lui permettre d’exercer les activités de conseil en investissement financier relevant des catégories n°1 et n°2 prévues par la circulaire n°01/20 relative aux Conseillers en investissement financier. À travers cet enregistrement, FINEOPOLIS Capital […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux a procédé, le 26 décembre 2025, à l’enregistrement de la société FINEOPOLIS Capital S.A.R.L afin de lui permettre d’exercer les activités de conseil en investissement financier relevant des catégories n°1 et n°2 prévues par la circulaire n°01/20 relative aux Conseillers en investissement financier.

À travers cet enregistrement, FINEOPOLIS Capital est habilitée à fournir à sa clientèle des prestations couvrant le conseil pour l’acquisition ou l’aliénation d’instruments financiers, l’accompagnement en gestion de portefeuille, ainsi que le conseil et l’assistance en matière de gestion de patrimoine. Son champ d’intervention inclut également le conseil et l’appui en gestion financière et en ingénierie financière au profit des organismes ou personnes morales faisant appel public à l’épargne.

La société est par ailleurs autorisée à intervenir dans le cadre des opérations d’appel public à l’épargne et à accompagner les entreprises lors de leurs opérations d’introduction en bourse, ainsi que dans les phases postérieures à ces opérations.

LNT

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Échanges extérieurs : le déficit commercial s’alourdit à 328,8 milliards de dirhams à fin novembre https://lnt.ma/echanges-exterieurs-le-deficit-commercial-salourdit-a-3288-milliards-de-dirhams-a-fin-novembre/ Thu, 01 Jan 2026 14:21:07 +0000 https://lnt.ma/?p=539757 Le déficit commercial du Maroc a dépassé 328,8 milliards de dirhams à fin novembre 2025, enregistrant une hausse de 20,4 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données publiées par l’Office des changes. Cette aggravation s’explique par une progression plus rapide des importations de biens, en hausse de 9,2 % […]

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Le déficit commercial du Maroc a dépassé 328,8 milliards de dirhams à fin novembre 2025, enregistrant une hausse de 20,4 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données publiées par l’Office des changes. Cette aggravation s’explique par une progression plus rapide des importations de biens, en hausse de 9,2 % à plus de 725,34 milliards de dirhams, comparativement à celle des exportations, limitées à +1,8 % pour atteindre environ 423,54 milliards de dirhams. Dans ce contexte, le taux de couverture des importations par les exportations a reculé de 4,1 points pour s’établir à 56,3 %.

La hausse des importations est principalement tirée par l’augmentation des produits bruts, en progression de 34,9 %, des produits finis d’équipement (+15 %), des produits finis de consommation (+12,9 %), des demi-produits (+5,9 %) ainsi que des produits alimentaires (+4,3 %). Cette dynamique s’est néanmoins accompagnée d’un recul de la facture énergétique, qui s’est établie à 98,69 milliards de dirhams à fin novembre, en baisse de 5,3 % en glissement annuel. Ce repli est dû essentiellement à la diminution des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de 9,6 %, sous l’effet d’une baisse des prix de 15 %, malgré une hausse des quantités importées de 6,3 %. Le segment « gaz de pétrole et autres hydrocarbures » a également reculé de 7,1 % pour s’établir à 17,98 milliards de dirhams.

Du côté des exportations, la performance globale a été soutenue principalement par la progression du secteur des phosphates et dérivés, dont les ventes à l’étranger ont atteint 87,14 milliards de dirhams, en hausse de 13,8 %. Cette évolution est portée par l’augmentation des exportations de phosphates bruts (+28,9 %), d’acide phosphorique (+14,6 %) et d’engrais naturels et chimiques (+11,7 %). Le secteur aéronautique a également contribué à cette dynamique avec des exportations en hausse de 8,5 %, à plus de 26,26 milliards de dirhams, profitant de la progression des segments assemblage et systèmes de câblage électrique.

À l’inverse, des replis ont été observés dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture et l’agroalimentaire (-0,2 %), l’automobile (-3,1 %), le textile et cuir (-4,7 %) ainsi que l’électronique et l’électricité (-8,7 %), limitant la performance globale des exportations.

Parallèlement, la balance des services a continué de jouer un rôle d’amortisseur. Son excédent s’est accru de 15,1 % pour dépasser 147 milliards de dirhams, sous l’effet de la hausse des exportations de services (+11,4 % à 287,9 milliards de dirhams) et des importations (+7,8 % à 138,89 milliards de dirhams). Les recettes voyages se sont établies à 124,14 milliards de dirhams, en croissance de 18,7 %, tandis que les dépenses ont atteint 30,15 milliards de dirhams, en hausse de 12,7 %, portant le solde de la balance voyages à près de 93,98 milliards de dirhams, en amélioration de 20,8 %.

Les flux financiers extérieurs ont également affiché une évolution positive. Le flux net des investissements directs étrangers a dépassé 26,66 milliards de dirhams à fin novembre, en progression de 16,4 %. Les recettes liées aux IDE ont augmenté de 25,9 % pour atteindre 50,61 milliards de dirhams, alors que les dépenses se sont accrues de 38,5 % à 23,95 milliards de dirhams. Le flux net des investissements directs marocains à l’étranger a, pour sa part, progressé de 1 % à plus de 6,09 milliards de dirhams.

Enfin, les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont atteint 111,53 milliards de dirhams, contre 109,8 milliards un an auparavant, enregistrant une hausse modérée de 1,6 %.

LNT

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L’AMMC publie le 13ᵉ numéro de la Revue du Marché des Capitaux, marqué par une forte dynamique du marché en 2025 https://lnt.ma/lammc-publie-le-13%e1%b5%89-numero-de-la-revue-du-marche-des-capitaux-marque-par-une-forte-dynamique-du-marche-en-2025/ Wed, 31 Dec 2025 14:57:08 +0000 https://lnt.ma/?p=539747 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication du 13ᵉ numéro de sa Revue du Marché des Capitaux, couvrant les principaux faits marquants des troisième et quatrième trimestres de l’année 2025. Cette édition propose une vue d’ensemble des évolutions récentes du marché, à travers la présentation des chiffres clés des différents compartiments […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a annoncé la publication du 13ᵉ numéro de sa Revue du Marché des Capitaux, couvrant les principaux faits marquants des troisième et quatrième trimestres de l’année 2025. Cette édition propose une vue d’ensemble des évolutions récentes du marché, à travers la présentation des chiffres clés des différents compartiments et une analyse des tendances ayant caractérisé l’exercice en cours.

Le focus de ce numéro est consacré à « la commercialisation des instruments financiers au regard de la pratique internationale », un thème jugé central pour la protection de l’épargne et le renforcement de la confiance des investisseurs dans le marché des capitaux.

Sur le plan des indicateurs, la revue met en évidence une croissance soutenue de l’activité boursière. La capitalisation du marché s’est établie à 1.036,57 milliards de dirhams à fin octobre 2025, enregistrant une hausse de 37,76 % par rapport à fin décembre 2024 et de 42,11 % en glissement annuel. Cette progression s’explique par la performance du MASI, en hausse de 32,92 %, portée par la dynamique positive de la majorité des secteurs cotés, avec 20 secteurs sur 24 ayant affiché une évolution favorable sur l’année.

Le marché secondaire a également connu une activité soutenue, avec un volume de transactions de 108,7 milliards de dirhams sur les dix premiers mois de l’année, soit près du double du volume observé en 2024. L’actif net des OPCVM s’est élevé à 790 milliards de dirhams à fin octobre, en augmentation de 21 % depuis le début de l’année.

Les autres véhicules de placement collectif ont eux aussi progressé à fin septembre 2025, avec une hausse de 70,6 % pour les OPCC, dont l’actif net atteint 4,79 milliards de dirhams, 109,6 milliards de dirhams pour les OPCI et 28,9 milliards de dirhams pour les fonds de placements collectifs en titrisation.

Sur le marché primaire, la période de mai à octobre 2025 a été marquée par deux introductions en Bourse totalisant 1,25 milliard de dirhams, cinq émissions obligataires pour un montant global de 4,2 milliards de dirhams et trois augmentations de capital de 4,7 milliards de dirhams, illustrant la vitalité des opérations de financement sur le marché.

Cette dynamique s’est accompagnée de réformes et de chantiers structurants. La revue revient notamment sur l’implication de l’AMMC dans le projet d’encadrement des crypto-actifs, mené en collaboration avec le Groupe de Travail National sur les Crypto-actifs, réunissant le ministère de l’Économie et des Finances, les régulateurs financiers, l’Office des changes et la Présidence du ministère public. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche de mise en cohérence du cadre normatif, dans laquelle le règlement général de l’AMMC constitue une étape clé.

Le numéro souligne également la poursuite du déploiement du marché à terme, à travers l’adoption de textes permettant l’introduction de nouveaux instruments financiers, ainsi que l’évolution du cadre des OPCVM, visant l’élargissement de l’univers d’investissement, notamment par l’introduction des OPCVM à règles de fonctionnement allégées et des ETF.

Enfin, les faits marquants mettent en lumière la nouvelle composition du Collège des sanctions, ainsi que le renforcement de l’engagement international de l’AMMC, illustré par l’accueil de la 23ᵉ session de l’Institut Francophone de la Régulation Financière et la participation à la World Investor Week.

LNT

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La Fédération Marocaine de l’Assurance publie le 11ᵉ numéro de son “Courrier de l’Assurance” https://lnt.ma/la-federation-marocaine-de-lassurance-publie-le-11%e1%b5%89-numero-de-son-courrier-de-lassurance/ Mon, 29 Dec 2025 10:22:21 +0000 https://lnt.ma/?p=539692 La Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) a annoncé la parution du 11ᵉ numéro de sa newsletter semestrielle, Le Courrier de l’Assurance. Cette nouvelle édition dresse un panorama des principales avancées enregistrées par le secteur en 2025, aussi bien sur les plans opérationnel et réglementaire qu’institutionnel et international. Selon la FMA, ce numéro s’inscrit dans une […]

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La Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA) a annoncé la parution du 11ᵉ numéro de sa newsletter semestrielle, Le Courrier de l’Assurance. Cette nouvelle édition dresse un panorama des principales avancées enregistrées par le secteur en 2025, aussi bien sur les plans opérationnel et réglementaire qu’institutionnel et international.

Selon la FMA, ce numéro s’inscrit dans une phase clé de mise en œuvre concrète des réformes engagées ces dernières années, marquée par l’entrée en production de dispositifs structurants et par l’accélération de la modernisation du marché marocain de l’assurance.

Sur le volet opérationnel, la Fédération met en avant l’accélération de la digitalisation des processus, notamment à travers la mise en production du Registre National des Véhicules Assurés (RNVA), l’avancement de la dématérialisation de l’attestation d’assurance automobile via un code QR, ainsi que le déploiement progressif d’un dispositif de paiement multicanal des primes d’assurance automobile.

Le numéro consacre également une large place aux évolutions réglementaires structurantes. Il fait état de l’avancement du projet d’amendement du Dahir du 2 octobre 1984 relatif aux accidents corporels de la circulation, de l’introduction de nouveaux critères de tarification de la responsabilité civile automobile, ainsi que de la poursuite des travaux liés à la mise en place d’une solvabilité basée sur les risques et à l’alignement du cadre comptable marocain sur les normes IFRS.

Les enjeux sociaux et la protection des assurés figurent aussi parmi les priorités mises en exergue. La newsletter revient sur l’état d’avancement de l’Assurance Maladie Obligatoire, sur le basculement prévu des assurés relevant de l’article 114 vers la CNSS, ainsi que sur les réflexions en cours autour d’une éventuelle obligation d’assurance habitation, dans un contexte marqué par l’intensification des risques climatiques.

En matière d’inclusion et de gouvernance, la FMA souligne l’adoption de la Charte Genre par l’ensemble des entreprises d’assurance et de réassurance, ainsi que les actions menées pour renforcer la prévention de la fraude et promouvoir l’intégrité au sein du secteur.

Le 11ᵉ numéro du Courrier de l’Assurance met par ailleurs en avant le renforcement du rayonnement international du marché marocain, à travers la participation active de la Fédération et des acteurs du secteur aux grands rendez-vous régionaux et internationaux de l’assurance et de la réassurance en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, favorisant le partage d’expériences et la coopération interrégionale.

Un éclairage métier est également consacré à la fonction de Responsable Contrôle Interne et Conformité, présentée comme stratégique dans la gouvernance, la maîtrise des risques et le respect des exigences réglementaires au sein des entreprises d’assurance et de réassurance.

Enfin, cette édition publie les chiffres clés du premier semestre 2025, confirmant, selon la FMA, la solidité et la dynamique de croissance du marché marocain de l’assurance.

LNT

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L’AMMC publie un guide sur la gestion sous mandat d’instruments financiers https://lnt.ma/lammc-publie-un-guide-sur-la-gestion-sous-mandat-dinstruments-financiers/ Fri, 26 Dec 2025 08:28:29 +0000 https://lnt.ma/?p=539576 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) vient de publier un guide sur la gestion sous mandat d’instruments financiers. En effet, l’AMMC entend à travers ce guide présenter les contours de la gestion sous mandat, mettre en lumière ses particularités et, en l’absence pour l’heure d’une réglementation spécifique, en encadrer la pratique. Ce guide, élaboré […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) vient de publier un guide sur la gestion sous mandat d’instruments financiers.

En effet, l’AMMC entend à travers ce guide présenter les contours de la gestion sous mandat, mettre en lumière ses particularités et, en l’absence pour l’heure d’une réglementation spécifique, en encadrer la pratique.

Ce guide, élaboré dans une optique de protection de l’épargne investie sur le marché des capitaux, fournit ainsi des recommandations à la fois aux investisseurs désireux de déléguer la gestion de leurs placements afin de les accompagner dans leur relation avec les gestionnaires qu’ils auront choisis, mais également à ces derniers qui y trouveront un cadre détaillé leur permettant de mener au mieux leurs missions dans l’intérêt de leur clientèle et dans le respect des meilleures pratiques professionnelles et règles déontologiques applicables aux marchés des capitaux.

La publication de ce document s’inscrit dans le contexte de l’essor soutenu de la gestion individuelle de portefeuille pour le compte de tiers au Maroc.

Il s’agit d’une dynamique marquée, à la fois, par une augmentation du nombre d’intervenants opérant dans ce segment que par la croissance des encours qui y sont placés aussi bien par des investisseurs institutionnels que des particuliers.

Dans le détail, le guide s’articule autour de plusieurs axes portant notamment sur la définition de la gestion sous mandat et du mandat de gestion, les mentions minimales à intégrer dans ce dernier, les dispositifs recommandés à mettre en place par le gestionnaire pour exercer cette activité, les diligences à effectuer par le gestionnaire préalablement à toute signature d’un mandat de gestion, ainsi que celles incombant aux personnes souhaitant déléguer la gestion de leurs instruments financiers et liquidités à un professionnel.

LNT avec Map

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Administration fiscale : le FMI met en avant les réformes et avancées réalisées au Maroc https://lnt.ma/administration-fiscale-le-fmi-met-en-avant-les-reformes-et-avancees-realisees-au-maroc/ Thu, 25 Dec 2025 14:59:33 +0000 https://lnt.ma/?p=539567 Dans un rapport d’évaluation de la performance, rendu public jeudi, le Fonds monétaire international (FMI) a mis en avant les réformes et les avancées réalisées au Maroc en matière d’administration fiscale. Parmi les « points forts » du système de l’administration fiscale marocaine, le FMI cite la généralisation des téléprocédures rendues progressivement obligatoires et disponibles en permanence […]

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Dans un rapport d’évaluation de la performance, rendu public jeudi, le Fonds monétaire international (FMI) a mis en avant les réformes et les avancées réalisées au Maroc en matière d’administration fiscale.

Parmi les « points forts » du système de l’administration fiscale marocaine, le FMI cite la généralisation des téléprocédures rendues progressivement obligatoires et disponibles en permanence via la plateforme sécurisée SIMPL. Il s’agit aussi de la promotion d’une « culture axée sur le service favorisant le civisme fiscal volontaire en mettant à la disposition des contribuables les informations générales et individualisées et des services adaptés à leurs besoins ».

Dans cette évaluation de la performance du système de l’administration fiscale, le FMI salue également la « démarche structurée » de collecte de renseignements mise en œuvre par le Maroc en vue de détecter les contribuables potentiels et d’élargir l’assiette fiscale.

Le Royaume a également adopté une approche holistique et centralisée de gestion des risques de non-conformité soutenue par l’opérationnalisation du système de recoupement et d’analyse des données (SRAD), relève cette étude réalisée au cours de la période allant du 30 septembre au 13 octobre 2025 à l’aide de l’outil diagnostique d’évaluation de l’administration fiscale (TADAT).

Le Fonds a aussi mis l’accent sur les systèmes comptables automatisés et transparents mis en place par le Royaume ainsi que sur l’importance du Programme de contrôle fiscal basé sur les risques dont l’exécution est suivie « rigoureusement » pour évaluer la qualité et l’efficacité des contrôles.

L’institution monétaire internationale s’est également arrêtée sur les efforts déployés pour garantir une contribution régulière et structurée aux prévisions de recettes, y compris le suivi mensuel et les projections des remboursements de la TVA.

L’évaluation du FMI a toutefois pointé du doigt certains « points faibles », notamment la non utilisation des procédures contentieuses à la suite des contrôles fiscaux externes et les très longs délais de traitement du contentieux.

L’outil TADAT fournit une référence d’évaluation de la performance de l’administration fiscale qui peut être utilisée pour déterminer les priorités de réformes et, au fil d’évaluations ultérieures, pour mettre en lumière les résultats obtenus.

Cette deuxième évaluation du TADAT, qui fait suite à celle réalisée en 2018, met en évidence les progrès accomplis à la suite des réformes mises en œuvre depuis la première évaluation. Elle fournit une nouvelle référence qui peut être utilisée pour recentrer les priorités de réforme, selon le FMI.

 

LNT avec Map

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Inclusion financière : DAMANE CASH signe un partenariat avec la Fondation Zakoura, GIZ WoMENA, et la FMEF https://lnt.ma/inclusion-financiere-damane-cash-signe-un-partenariat-avec-la-fondation-zakoura-giz-womena-et-la-fmef/ Wed, 24 Dec 2025 13:52:59 +0000 https://lnt.ma/?p=539511 Damane Cash, la GIZ WoMENA, la Fondation Zakoura et la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF) ont annoncé la mise en place d’un partenariat stratégique visant le lancement du programme Nouara, une initiative conjointe dédiée à l’inclusion financière et à l’autonomisation économique des femmes en milieu rural. Ce programme cible dans un premier temps la […]

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Damane Cash, la GIZ WoMENA, la Fondation Zakoura et la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière (FMEF) ont annoncé la mise en place d’un partenariat stratégique visant le lancement du programme Nouara, une initiative conjointe dédiée à l’inclusion financière et à l’autonomisation économique des femmes en milieu rural. Ce programme cible dans un premier temps la région Marrakech–Safi, avec l’ambition d’accompagner 1 500 femmes rurales à travers un parcours structuré combinant sensibilisation financière, formation et accompagnement entrepreneurial.

Le programme Nouara s’inscrit dans une dynamique de développement local fondée sur le renforcement des capacités économiques des femmes, considérées comme un pilier central de l’économie familiale en milieu rural. Dans de nombreuses zones, l’accès limité aux services financiers formels et la faible maîtrise des outils de gestion budgétaire constituent encore des freins majeurs à l’épargne, à la planification financière et à l’initiative entrepreneuriale. Les partenaires du programme entendent ainsi apporter des réponses concrètes et adaptées aux réalités locales afin de favoriser une meilleure gestion des finances personnelles et de renforcer la résilience économique des ménages.

Le dispositif se décline en deux composantes complémentaires. La première est consacrée à la sensibilisation aux finances personnelles. Elle portera sur des thématiques essentielles telles que la gestion du budget, l’épargne, l’assurance et l’utilisation des services financiers, avec pour objectif de permettre aux bénéficiaires de mieux comprendre et maîtriser les mécanismes de base de la vie financière. Cette phase vise à créer un socle de compétences indispensable pour sécuriser les revenus des ménages et encourager une relation durable avec les services financiers.

La seconde composante du programme concerne l’accompagnement entrepreneurial. Elle s’adresse à un sous-groupe de 200 bénéficiaires sélectionnées parmi les participantes, afin de soutenir la création ou le développement d’activités génératrices de revenus. Ce volet prévoit des formations ciblées en gestion, en trésorerie, en financement ainsi qu’en paiements digitaux, afin d’aider ces femmes à structurer leurs projets, à améliorer leur viabilité économique et à faciliter leur intégration dans les circuits financiers formels.

Le partenariat repose sur la complémentarité des expertises des différentes institutions impliquées. Damane Cash mettra à profit son savoir-faire en matière d’inclusion financière et de services de paiement, notamment pour faciliter l’accès aux solutions financières de proximité dans les territoires concernés. La GIZ WoMENA apportera son appui technique et son expérience dans les programmes d’autonomisation économique des femmes, en veillant à l’intégration des bonnes pratiques internationales adaptées au contexte marocain.

La Fondation Zakoura, en tant que porteuse du projet, sera chargée du déploiement opérationnel du programme et de son ancrage territorial auprès des communautés rurales. Elle assurera la mobilisation des bénéficiaires, la coordination des actions sur le terrain et le suivi des parcours individuels. De son côté, la Fondation Marocaine pour l’Éducation Financière contribuera par l’élaboration et la mise à disposition de kits pédagogiques d’éducation financière, développés selon les principes de l’OCDE et contextualisés pour répondre aux besoins spécifiques des femmes rurales marocaines.

LNT

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Nasser Seddiqi nommé Directeur général de la Bourse de Casablanca https://lnt.ma/nasser-seddiqi-nomme-directeur-general-de-la-bourse-de-casablanca/ Wed, 24 Dec 2025 09:54:49 +0000 https://lnt.ma/?p=539489 Le Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca a procédé, à l’unanimité, à la nomination de Nasser Seddiqi au poste de Directeur général, conformément aux dispositions légales et statutaires. Sa prise de fonctions interviendra le 19 janvier 2026. Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience en régulation financière, en gestion d’actifs et en gouvernance des […]

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Le Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca a procédé, à l’unanimité, à la nomination de Nasser Seddiqi au poste de Directeur général, conformément aux dispositions légales et statutaires. Sa prise de fonctions interviendra le 19 janvier 2026.

Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience en régulation financière, en gestion d’actifs et en gouvernance des marchés, M. Seddiqi a construit l’essentiel de son parcours au sein de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) ainsi que dans différentes institutions internationales. Le Conseil d’administration estime que cette expertise constitue un atout pour la poursuite du développement stratégique de la Bourse de Casablanca et lui a exprimé sa pleine confiance pour la réussite de ses nouvelles missions.

Avant sa nomination, Nasser Seddiqi occupait le poste de Directeur du Pôle Métiers de l’AMMC, en charge notamment de la supervision des marchés, de la gestion d’actifs et des émetteurs. À ce titre, il a été associé au pilotage de plusieurs chantiers structurants pour la place financière marocaine, parmi lesquels le développement de la finance durable et la mise en place du marché à terme.

Entre 2022 et 2025, il a également assuré la présidence de l’Instance de coordination du marché à terme, contribuant à la structuration de ce segment stratégique. Son parcours est par ailleurs marqué par une implication active au sein de différentes instances internationales, notamment l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO) et l’International Forum of Independent Audit Regulators (IFIAR), renforçant ainsi son exposition aux standards et pratiques internationales en matière de régulation et de gouvernance financière.

M. Seddiqi a débuté sa carrière à Paris au sein d’un cabinet d’audit international, où il a exercé pendant plusieurs années des missions d’audit et de conseil. Il a ensuite occupé diverses fonctions à l’international, notamment dans les secteurs bancaire et de la gestion d’actifs, avant de rejoindre l’AMMC en 2009. Il y a gravi progressivement les échelons, occupant successivement plusieurs postes de responsabilité, jusqu’à sa nomination à la tête du Pôle Métiers.

Sur le plan académique, Nasser Seddiqi est diplômé d’expertise comptable d’État français et titulaire de plusieurs certifications internationales liées au développement des marchés de capitaux et à la régulation financière. Il est notamment détenteur du « Global Certificate Program for Regulators of Securities Markets », délivré par la Harvard Law School en partenariat avec l’IOSCO.

LNT

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Stabilité financière : le CCSRS confirme la résilience du système financier marocain https://lnt.ma/stabilite-financiere-le-ccsrs-adopte-une-nouvelle-feuille-de-route-et-confirme-la-resilience-du-systeme-financier-marocain/ Wed, 24 Dec 2025 08:40:10 +0000 https://lnt.ma/?p=539483 Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a tenu, le 23 décembre 2025 au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat, sa vingt-deuxième réunion, consacrée à l’examen de la situation du système financier national et à l’adoption d’une nouvelle feuille de route en matière de stabilité financière. Cette rencontre a permis de […]

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Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a tenu, le 23 décembre 2025 au siège de Bank Al-Maghrib à Rabat, sa vingt-deuxième réunion, consacrée à l’examen de la situation du système financier national et à l’adoption d’une nouvelle feuille de route en matière de stabilité financière. Cette rencontre a permis de dresser un bilan globalement rassurant, tout en traçant les priorités pour les années à venir dans un contexte international toujours marqué par de fortes incertitudes.

La nouvelle feuille de route validée par le Comité vise à consolider les acquis des dernières années et à renforcer davantage le cadre national de prévention et de gestion des risques systémiques. Elle s’articule autour de cinq axes structurants. Le premier concerne le renforcement du cadre institutionnel et légal, afin d’assurer une meilleure coordination entre les différentes autorités et une adaptation continue du dispositif réglementaire aux évolutions des marchés financiers. Le second axe porte sur l’approfondissement du dispositif analytique, à travers le développement des outils de surveillance et d’anticipation des risques, permettant une lecture plus fine des vulnérabilités potentielles.

Le troisième pilier est dédié au développement des instruments macroprudentiels, dans l’objectif de renforcer la capacité des autorités à agir de manière préventive face à l’accumulation de risques. Le quatrième axe concerne le cadre de résolution et de gestion de crise, avec l’ambition d’améliorer la préparation et la réactivité du système financier en cas de chocs majeurs. Enfin, la feuille de route accorde une importance particulière à la communication en matière de stabilité financière, considérée comme un levier essentiel pour renforcer la transparence, la confiance des acteurs économiques et la compréhension des enjeux par le grand public.

Une inflation « maîtrisée »

Lors de cette réunion, le CCSRS a également examiné la cartographie des risques systémiques et les travaux réalisés par son sous-comité mensuel. Ces analyses confirment que, malgré un environnement international incertain, marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des politiques économiques parfois restrictives, les perspectives macroéconomiques nationales demeurent favorables. La croissance économique devrait s’accélérer en 2025, portée par la reprise de plusieurs secteurs productifs et par la poursuite de l’investissement, avant de se stabiliser à un rythme soutenu sur les années suivantes. L’inflation, après une période de fortes pressions, s’inscrit dans une trajectoire maîtrisée, contribuant à un meilleur ancrage des anticipations et à la préservation du pouvoir d’achat.

Sur le plan des équilibres externes, le déficit du compte courant devrait rester contenu, soutenu par la solidité des recettes extérieures et par la bonne tenue des réserves officielles. Celles-ci continuent de se renforcer, offrant au pays un matelas de sécurité appréciable face aux chocs externes. Les finances publiques suivent également une trajectoire d’assainissement progressif, avec une réduction graduelle du déficit budgétaire et une stabilisation, puis un recul du ratio d’endettement, traduisant les efforts de maîtrise des dépenses et d’amélioration des recettes.

Le secteur bancaire, pilier central du système financier, affiche des fondamentaux solides. Le CCSRS a relevé une rentabilité soutenue, conjuguée à une adéquation satisfaisante des fonds propres. Les ratios de solvabilité demeurent supérieurs aux seuils réglementaires, tandis que les indicateurs de liquidité restent confortables. Les tests de résistance macroéconomiques réalisés confirment la capacité des établissements bancaires à absorber des chocs sévères, sans compromettre la stabilité globale du système. Cette résilience est attribuée à la qualité du cadre prudentiel, à la diversification des activités et à la vigilance accrue des autorités de supervision.

Le Comité a également examiné l’évolution du marché des capitaux, qui poursuit une dynamique favorable. La Bourse de Casablanca a enregistré une progression notable, traduisant un regain d’intérêt des investisseurs et une amélioration de la confiance. La capitalisation boursière a atteint des niveaux élevés, soutenue par la performance des valeurs cotées et par un contexte de liquidité favorable. Le marché obligataire reste actif, avec des émissions régulières de bons du Trésor et une progression de l’encours de la dette privée, contribuant au financement de l’économie.

Par ailleurs, le CCSRS a été informé du lancement officiel du processus d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette échéance, prévue à partir de 2026, constitue un enjeu stratégique majeur pour le Royaume. Les autorités ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une mobilisation coordonnée de l’ensemble des acteurs concernés, afin de consolider les avancées réalisées et de répondre aux standards internationaux.

À l’issue de cette réunion, le CCSRS a souligné que la stabilité financière demeure un chantier permanent, nécessitant une vigilance continue, une adaptation constante des outils et une coordination étroite entre les institutions. La nouvelle feuille de route adoptée s’inscrit dans cette logique, avec pour ambition de préserver la résilience du système financier marocain, de soutenir le développement économique et de renforcer durablement la confiance des investisseurs et des citoyens.

Selim Benabdelkhalek

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Saham Paiements acquiert une partie du portefeuille commerçants du CMI https://lnt.ma/saham-paiements-acquiert-une-partie-du-portefeuille-commercants-du-cmi/ Tue, 23 Dec 2025 12:55:41 +0000 https://lnt.ma/?p=539437 Saham Paiements, filiale de Saham Bank opérant sur le marché des paiements électroniques par carte, s’apprête à reprendre une partie du portefeuille commerçants du Centre Monétique Interbancaire (CMI), dans le cadre de la modernisation des activités de paiement au Maroc. Cette évolution s’inscrit dans la volonté d’ouvrir davantage le marché à la concurrence entre Établissements […]

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Saham Paiements, filiale de Saham Bank opérant sur le marché des paiements électroniques par carte, s’apprête à reprendre une partie du portefeuille commerçants du Centre Monétique Interbancaire (CMI), dans le cadre de la modernisation des activités de paiement au Maroc.

Cette évolution s’inscrit dans la volonté d’ouvrir davantage le marché à la concurrence entre Établissements de Paiement, afin de favoriser la diversification des offres et de stimuler l’innovation au service des commerçants marocains, indique Saham dans un communiqué.

Saham Paiements s’aligne pleinement sur cette dynamique, et l’acquisition en cours d’une partie du portefeuille commerçants du CMI représente une étape clé dans son développement, relève la même source.

Cette acquisition permettra d’accélérer le déploiement de solutions modernes, simples et adaptées aux besoins de tous les segments de marché dans le domaine des paiements par carte.

Saham Paiements propose des solutions intégrées combinant accompagnement personnalisé et technologies de paiement innovantes, afin de soutenir le développement de l’activité commerciale de ses clients et de simplifier la gestion quotidienne de leurs paiements électroniques, que ce soit via Terminaux de paiement électroniques ou en e-commerce.

À travers cette opération, Saham Paiements réaffirme son engagement à jouer un rôle actif dans la transformation du secteur des paiements au Maroc, en plaçant la qualité de service, la proximité et l’innovation au cœur de sa mission.

« L’évolution du marché de l’acceptation monétique ouvre une nouvelle ère pour les solutions de paiement au Maroc. La reprise d’une partie des contrats commerciaux du CMI nous donne l’opportunité d’accompagner cette transition avec une approche centrée sur la valeur ajoutée pour nos commerçants, fondée sur l’innovation et la transparence », a indiqué le directeur général de Saham Paiements, Mohamed El Morabit, cité par le communiqué.

Saham Paiements est une filiale de Saham Bank, opérant sur le marché des paiements électroniques par carte.

 

LNT avec Map

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CAN 2025 : Bank Al-Maghrib émet une pièce et un billet commémoratifs https://lnt.ma/can-2025-bank-al-maghrib-emet-une-piece-et-un-billet-commemoratifs/ Mon, 22 Dec 2025 17:16:13 +0000 https://lnt.ma/?p=539394 Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé, lundi, l’émission d’une pièce commémorative en argent d’une valeur faciale de 250 dirhams et la mise en circulation d’un billet commémoratif de 100 dirhams, à l’occasion de l’organisation de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations -Maroc 2025 (CAN-2025). La pièce commémorative présente à l’avers l’effigie de Sa […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) a annoncé, lundi, l’émission d’une pièce commémorative en argent d’une valeur faciale de 250 dirhams et la mise en circulation d’un billet commémoratif de 100 dirhams, à l’occasion de l’organisation de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations -Maroc 2025 (CAN-2025).

La pièce commémorative présente à l’avers l’effigie de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et l’inscription « محمد السادس », l’inscription en arabe « المملكة المغربية » et en tifinagh  » « , ainsi que le millésime « 2025 – 1447 ».

Au revers, la pièce comporte l’inscription « MOROCCO 2025 المغرب » , une représentation artistique du complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, surmontée par la carte de l’Afrique, avec des feux d’artifice festifs célébrant la CAN, ainsi que la valeur faciale en chiffres : « 250 » et en lettres arabes : « درهما وخمسون مائتان » , ajoute la même source.

Les caractéristiques techniques de la pièce commémorative se présentent comme suit : Alliage : Argent (925 millièmes) et Cuivre (75 millièmes) ; Poids : 28,28 grammes ; Diamètre : 38,61 millimètres ; Tranche : Cannelée ; Frappe : Proof.

De son côté, le billet commémoratif illustre l’engagement du Royaume en faveur du sport et met en exergue ses nouvelles infrastructures sportives.

Le recto de ce billet présente le portrait de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les armoiries du Royaume, une représentation stylisée du complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, la carte de l’Afrique, un motif d’arabesque marocaine et une stylisation d’un ballon de football.

Le verso du billet comporte la dénomination de l’Institut d’émission en lettres tifinagh et latines, une vue intérieure du complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, des silhouettes stylisées de joueurs en action, un ballon orné de la carte de l’Afrique, des étoiles dynamiques évoquant la célébration, ainsi qu’une mixture d’arabesques marocaines et de motifs africains.

Ce billet intègre plusieurs éléments de sécurité à la pointe de la technologie, tels que le fil de sécurité à fenêtres et à changement de couleurs avec effet dynamique, un motif de repérage recto/verso, des motifs imprimés par des encres spéciales, changeant de couleur selon l’angle de vision, des motifs avec un relief perceptible pour les malvoyants et des micro-textes.

Dans une déclaration à la presse à cette occasion, le directeur de Dar As-Sikkah, Hassan Regraga, a souligné que « les thèmes retenus dans les représentations graphiques traduisent la richesse culturelle du Royaume, son ancrage africain et le développement des infrastructures sportives ».

« Le billet commémoratif comporte, en plus des caractères tifinagh, des dispositifs de sécurité innovants, tels que des encres magnétiques changeant de couleur et des motifs en relief perceptibles pour les malvoyants », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que « l’ensemble des étapes de conception et de production du billet et de la pièce commémoratifs ont été intégralement réalisées par les compétences marocaines de Dar As-Sikkah ».

Doté d’un cours légal et d’un pouvoir libératoire, le billet commémoratif de 100 dirhams sera émis, en nombre limité, ce lundi et circulera concomitamment avec les coupures de 100 dirhams actuellement en vigueur.

 

LNT avec Map

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L’AMMC alerte contre les faux conseils financiers et les plateformes de trading frauduleuses https://lnt.ma/lammc-alerte-contre-les-faux-conseils-financiers-et-les-plateformes-de-trading-frauduleuses/ Mon, 22 Dec 2025 15:28:31 +0000 https://lnt.ma/?p=539389 L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) met en garde le public et les investisseurs contre l’exercice non autorisé de l’activité de conseil en investissement financier et la recrudescence des plateformes de trading frauduleuses. Facilitées par les réseaux sociaux, ces pratiques exposent les épargnants à des risques et peuvent porter atteinte à l’intégrité du marché, […]

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L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) met en garde le public et les investisseurs contre l’exercice non autorisé de l’activité de conseil en investissement financier et la recrudescence des plateformes de trading frauduleuses.

Facilitées par les réseaux sociaux, ces pratiques exposent les épargnants à des risques et peuvent porter atteinte à l’intégrité du marché, explique l’AMMC dans un communiqué.

Diffusion croissante de conseils en investissement sans autorisation

Relevant la multiplication de recommandations d’achat ou de vente d’actions circulant en ligne ou sur des groupes privés de messagerie, l’AMMC précise que ces recommandations, d’apparence bienveillantes, pourraient constituer un exercice non autorisé de l’activité de conseil en investissement financier, une activité régie par la loi n°19.141 qui prévoit l’obtention d’une autorisation préalable sous forme d’un enregistrement auprès de l’Autorité.

Cet enregistrement est essentiel car il s’accompagne d’une réglementation stricte qui vise à garantir la protection des investisseurs, souligne la même source.

Et de noter que cette autorisation est construite autour d’un certain nombre de garde-fous dont notamment l’honorabilité du conseiller, sa compétence professionnelle et la prévention des conflits d’intérêts.

Ces recommandations peuvent également dissimuler des intentions manipulatrices, en particulier la technique dite de la bouilloire (ou pump and dump), consistant à pousser le public à acheter un titre avant que l’initiateur de la recommandation d’achat ne le cède afin d’en tirer profit.

Prolifération de plateformes de trading à caractère frauduleux

Par ailleurs, l’AMMC attire l’attention du public sur la prolifération de plateformes de trading potentiellement frauduleuses. Ces plateformes se présentent sous des apparences professionnelles, promettant des gains rapides et élevés et dans certains cas, peuvent recourir à l’usurpation d’identité des professionnels du marché dans l’objectif de gagner la confiance des investisseurs.

Leur fonctionnement suit un schéma récurrent : publicités mensongères, incitation à un premier dépôt, affichage de gains fictifs destinés à pousser les victimes à investir davantage, blocage des retraits, puis disparition totale de la plateforme.

Et de rappeler que certaines plateformes de trading (or, devises, etc.) ne relèvent pas du contrôle de l’AMMC et que la répression des escroqueries de ce type ressort du droit commun.

Sanctions encourues

L’AMMC rappelle que l’exercice non autorisé de l’activité de conseil en investissement ou la diffusion d’informations financières fausses ou trompeuses exposent leurs auteurs à des sanctions pénales incluant des peines d’emprisonnement et des amendes.

La vigilance, première protection de l’investisseur

La première protection de l’investisseur demeure sa capacité à s’informer et à vérifier la fiabilité des sources qu’il consulte, insiste l’AMMC, invitant le public à rester vigilant face aux promesses de gains élevés, à vérifier l’identité de ses interlocuteurs, à se méfier des conseils circulant, notamment sur les groupes privés de messagerie, et à consulter la liste officielle des conseillers en investissement financier disponible sur le site de l’Autorité.

Pour soutenir ses efforts de prévention, l’AMMC prévoit un dispositif digital de sensibilisation dédié à la lutte contre les escroqueries d’investissement. Elle rappelle par ailleurs que le portail d’éducation financière « Le marché des capitaux pour tous » est mis à la disposition du public pour mieux comprendre le fonctionnement du marché des capitaux et les différents concepts liés à l’investissement en instruments financiers.

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CDG Invest Management et le groupe Samta signent un protocole d’investissement https://lnt.ma/cdg-invest-management-et-le-groupe-samta-signent-un-protocole-dinvestissement/ Mon, 22 Dec 2025 11:52:59 +0000 https://lnt.ma/?p=539368 CDG Invest Management, à travers son fonds Nama Fund I, et le groupe Samta ont annoncé la signature d’un protocole d’investissement portant sur une prise de participation minoritaire au sein de Samta Metals & Alloys, filiale du groupe Samta, spécialisé notamment dans le recyclage du cuivre et de l’aluminium. Le projet vise la production de […]

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CDG Invest Management, à travers son fonds Nama Fund I, et le groupe Samta ont annoncé la signature d’un protocole d’investissement portant sur une prise de participation minoritaire au sein de Samta Metals & Alloys, filiale du groupe Samta, spécialisé notamment dans le recyclage du cuivre et de l’aluminium.

Le projet vise la production de cathodes et de fils de cuivre ainsi que de lingots d’alliage d’aluminium de haute pureté, destinés à l’alimentation de l’écosystème industriel local, indique un communiqué de CDG Invest.

Cette opération s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de développement de l’économie circulaire et d’accélération de la transition écologique de l’industrie, affirme le communiqué, notant qu’en structurant une filière marocaine de recyclage de métaux non ferreux, le projet renforce l’intégration locale de chaînes de valeur industrielles clés, notamment l’automobile, l’aéronautique et les équipements électriques, tout en réduisant la dépendance aux importations de matières premières.

L’investissement de Nama Fund I dotera Samta Metals & Alloys des moyens nécessaires pour finaliser et accélérer la mise en œuvre de son projet, avec l’ambition de renforcer progressivement les capacités de production pour positionner la société comme hub régional, à l’échelle de l’Afrique du Nord, dans le recyclage des métaux non ferreux et de production de matières premières durables.

« Nous sommes très heureux de nous associer au groupe Samta dans ce projet stratégique pour notre industrie locale. Cette opération répond à un double enjeu : d’une part, l’intégration locale de filières industrielles clés ; et d’autre part, la décarbonation de notre base industrielle », a indiqué le directeur général délégué de CDG Invest Management, Salaheddine Kamali, cité par le communiqué.

« Le recyclage du cuivre et de l’aluminium permet en effet de réduire l’empreinte carbone par rapport à la production primaire, d’autant que le projet s’appuiera exclusivement sur des énergies vertes. Nous sommes convaincus que Samta Metals & Alloys a le potentiel d’être un véritable champion national et régional de valorisation de métaux non ferreux », a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur général du groupe Samta, Ravi Agrawal, a affirmé: « Nous sommes honorés de collaborer avec CDG Invest Management pour concrétiser ce projet transformateur. Leur investissement renforce notre capacité à accélérer notre développement et à positionner Samta Metals & Alloys comme leader régional des produits en cuivre et en aluminium recyclés ».

« Il confirme également notre engagement à contribuer au renforcement des capacités industrielles du Maroc et à accompagner la transition vers une production verte et responsable. Nous tenons également à remercier Upline Corporate Finance pour leur soutien dans le cadre de cette opération », a-t-il poursuivi.

La finalisation de cette opération reste soumise à la levée des conditions suspensives usuelles.

CDG Invest Management, filiale de CDG Invest, est une société de gestion de fonds d’investissement multi-stratégies, régulée par l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC).

 

LNT avec Map

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Le Maroc face au choc dollar-euro https://lnt.ma/le-maroc-face-au-choc-dollar-euro/ Wed, 17 Dec 2025 14:30:09 +0000 https://lnt.ma/?p=539206 Bank Al Maghrib a tenu son dernier conseil de l’année 2025 ce mardi 16 décembre. Ce dernier, qui décide de l’orientation de sa politique monétaire, maintient son taux directeur à 2,25%. Sur le plan national, M. Le Gouverneur Jouahri a fait état de la bonne dynamique économique due aux investissements engagés à la faveur d’une […]

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Bank Al Maghrib a tenu son dernier conseil de l’année 2025 ce mardi 16 décembre. Ce dernier, qui décide de l’orientation de sa politique monétaire, maintient son taux directeur à 2,25%. Sur le plan national, M. Le Gouverneur Jouahri a fait état de la bonne dynamique économique due aux investissements engagés à la faveur d’une croissance économique soutenue, de la consolidation budgétaire et de l’allègement progressif de l’endettement du Trésor. La décision de BAM, se base ainsi de plus en plus sur la santé de l’économie au-delà de l’inflation, qui tout en étant bien maîtrisée à 0,8% n’est plus à elle seule le critère de la détermination du taux directeur. En revanche, il a déploré le ralentissement de l’économie mondiale compte tenu des différentes tensions qui l’agitent, considérant qu’elle ne se reprendrait qu’en 2027. En effet, le déclassement du Dollar par rapport à l’Euro est au centre de nombres de déséquilibres qui touchent tous les pays, dont le Maroc, du fait que ses échanges extérieurs avec ses principaux partenaires européens sont libellés en un Euro qui ne cesse de se renforcer. D’autant que la chute du Dollar ne sera pas conjoncturelle puisqu’elle est le résultat de décisions de la politique américaine qui prend un nouveau tournant.

Celle-ci est due à plusieurs facteurs, notamment : la nouvelle politique monétaire de la Réserve fédérale, FED, qui devrait aller dans le sens d’une baisse structurelle de la monnaie américaine renonçant à sa place de première devise des échanges mondiaux et de monnaie forte. En effet, les dernières décisions de la Fed qui actent une baisse des taux d’intérêt, s’expliquent par la dette publique des États-Unis qui atteint 36,2 trillions de dollars, et inquiète les investisseurs. Mais aussi par les tensions commerciales issues de la nouvelle politique tarifaire des États-Unis et la guerre commerciale avec la Chine, qui engendrent de l’inflation et par les fluctuations de taux sur les marchés de capitaux. C’est ainsi que le Dollar a perdu en 2025, 10,8% de sa valeur, la pire performance depuis 1973.

Ce résultat est pourtant voulu par les États-Unis qui ont plusieurs intérêts à avoir un Dollar faible. Le plus important étant de booster les exportations, en rendant les produits américains plus compétitifs à l’étranger, ce qui stimule les exportations et soutient l’économie. Le même raisonnement s’applique au tourisme et aux investissements étrangers qu’un Dollar faible attire car ils peuvent acheter plus avec leur monnaie. En conséquence, un Dollar faible peut inciter les partenaires commerciaux à ajuster leurs politiques économiques et à ouvrir leurs marchés aux produits américains.

Mais surtout, le « nouveau Dollar » donne un avantage géopolitique à Trump qui peut renforcer l’influence des États-Unis sur la scène internationale en rendant son pays plus attractif, en dépit de l’inflation qui accentue la volatilité, entraînant des variations importantes des cours boursiers.

Et, même si la Fed (Réserve fédérale américaine) peut protéger le Dollar en utilisant plusieurs outils de politique monétaire, comme l’augmentation de ses taux d’intérêt directeurs pour attirer les investisseurs étrangers, la vente des titres du Trésor américain pour réduire la masse monétaire, l’augmentation des réserves obligatoires des banques pour réduire la quantité de monnaie en circulation, ou en intervenant directement sur le marché des changes pour acheter ou vendre des dollars et influencer son cours. Preuve qu’un dollar faible est le fruit d’une volonté politique, instaurée par le président TRUMP, malgré ses répercussions, importantes sur les économies et celles des pays émergents en particulier pour qui un dollar faible déprécie leurs dettes extérieures parce qu’elles deviennent plus coûteuse à rembourser.

Face à cette situation la BCE a déjà pris des mesures pour soutenir l’économie européenne notamment avec la baisse de ses taux d’intérêt. Mais, avec l’écart persistant entre l’euro et le dollar, elle ne peut la protéger du fait de la différence de croissance économique avec les EU et les politiques monétaires divergentes. L’euro reste donc sous pression avec une progression de 13 % face au dollar cette année, alors que selon les analystes, une appréciation de 10 % ampute la croissance de la zone euro d’environ 0,5 %.

La BCE doit donc trouver un équilibre entre soutenir l’euro et éviter de freiner la croissance économique, ne serait-ce que parce qu’un euro trop fort à 1,650 dollar, rend les exportations européennes plus chères et moins compétitives, ralentissant ainsi l’économie du vieux continent.

Certes, la banque centrale européenne a baissé ses taux directeurs autour de 2% et compte les maintenir à ce niveau. Pour stimuler l’économie, la BCE peut envisager une nouvelle baisse de ses taux d’intérêt sachant que le taux d’inflation est à un objectif de 2%. Elle pourrait encourager les banques à prêter plus et accentuer les opérations de refinancement à long terme, pour les aider à financer leurs activités. Acheter des obligations de l’État ou d’autres titres de créances pour injecter de la liquidité dans l’économie, soit revenir à la politique de quantitative « Quantitative Easing ». Mais la Banque Centrale Européenne ne peut pas aussi facilement contrer la chute du dollar et les changements économiques structurelles qui en découleront au niveau mondial.

Le Maroc ayant une économie ouverte devrait également s’adapter à un euro fort et Bank Al Maghrib devrait y contribuer activement !

Afifa Dassouli

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Crédit du Maroc se renforce dans la finance durable à travers un partenariat avec la BERD https://lnt.ma/credit-du-maroc-se-renforce-dans-la-finance-durable-a-travers-un-partenariat-avec-la-berd/ Wed, 17 Dec 2025 11:11:47 +0000 https://lnt.ma/?p=539182 Crédit du Maroc a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans le cadre du programme GEFF Plus, visant à accompagner les entreprises marocaines dans leurs projets de transition énergétique. Cet accord s’inscrit dans la stratégie de développement responsable de la banque et dans les […]

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Crédit du Maroc a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), dans le cadre du programme GEFF Plus, visant à accompagner les entreprises marocaines dans leurs projets de transition énergétique. Cet accord s’inscrit dans la stratégie de développement responsable de la banque et dans les priorités nationales en matière de lutte contre le changement climatique.

Le partenariat porte sur la mise en place d’une ligne de financement de 50 millions d’euros destinée à soutenir une large gamme de projets verts. Les financements accordés concerneront notamment l’efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables, les économies d’eau ainsi que la construction durable. À travers ce dispositif, Crédit du Maroc entend renforcer son offre dédiée aux entreprises, en particulier celles engagées dans des démarches de modernisation et de réduction de leur empreinte environnementale.

Le programme GEFF Plus repose sur une approche combinant financement et accompagnement technique. Il permet aux bénéficiaires d’accéder à des subventions pouvant atteindre jusqu’à 15 % du montant de leurs investissements verts, en complément des prêts octroyés. Une assistance technique est également prévue afin d’appuyer les entreprises dans la conception, la structuration et la mise en œuvre de leurs projets. Pour les projets de plus grande envergure, notamment dans le secteur des énergies renouvelables, les financements peuvent atteindre jusqu’à 15 millions d’euros par sous-projet.

Selon Ali Chorfi, membre du directoire de Crédit du Maroc en charge du Corporate et Investment Banking, ce nouveau dispositif s’inscrit dans la continuité des précédents programmes GEFF déployés par la banque. Il a souligné que ces solutions ont rencontré un intérêt significatif auprès de la clientèle entreprise et qu’elles constituent à la fois un levier d’accompagnement de la transition énergétique et un axe de développement commercial pour l’établissement, en cohérence avec les engagements environnementaux du Maroc.

Au-delà de l’apport financier, le programme prévoit un soutien technique structurant. Les entreprises clientes de Crédit du Maroc pourront bénéficier de conseils spécialisés portant sur les choix technologiques, la mise en œuvre de solutions écologiques et l’accès à des experts en transition énergétique. Cet accompagnement vise à sécuriser les investissements et à maximiser leur impact environnemental, tout en facilitant l’adoption de pratiques plus durables.

De son côté, la BERD a indiqué que ce partenariat s’inscrit dans sa stratégie de soutien à la transition verte du Maroc. Greg Guyett, premier vice-président de l’institution, a estimé que ce programme de financement contribuera à mobiliser l’investissement privé en faveur de la résilience climatique et des technologies à faible émission de carbone, en appui aux objectifs du pays en matière de développement durable.

Crédit du Maroc rappelle que cette initiative vient compléter des mécanismes de financement vert déjà déployés depuis 2020, tels que les programmes Green Value Chain et GEFF 2, qui ont permis de financer des projets dans les domaines des énergies renouvelables, des bâtiments verts et des économies d’eau. Le nouveau partenariat avec la BERD renforce ainsi le positionnement de la banque comme acteur du financement durable.

À travers le programme GEFF Plus, Crédit du Maroc vise également à faciliter l’accès au financement pour les TPME, afin de les accompagner dans le respect des exigences climatiques nationales, notamment celles prévues par la circulaire « Climate Change » de Bank Al-Maghrib.

LNT

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Taux directeur, banques, financements et change : Abdellatif Jouahri précise les positions de Bank Al-Maghrib https://lnt.ma/taux-directeur-banques-financements-et-change-abdellatif-jouahri-precise-les-positions-de-bank-al-maghrib/ Wed, 17 Dec 2025 10:53:43 +0000 https://lnt.ma/?p=539169 Réuni mardi à Rabat dans le cadre de sa quatrième réunion trimestrielle de l’année 2025, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %. Une décision que le Wali de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, a commentée longuement lors du traditionnel point de presse marqué par des échanges […]

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Réuni mardi à Rabat dans le cadre de sa quatrième réunion trimestrielle de l’année 2025, le Conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %. Une décision que le Wali de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, a commentée longuement lors du traditionnel point de presse marqué par des échanges nourris avec les journalistes, portant aussi bien sur la situation bancaire que sur les financements innovants, les TPME, la libéralisation du change ou encore la place du cash dans l’économie.

Sur le plan monétaire, le Wali a rappelé que le maintien du taux directeur repose sur une inflation qui demeure à des niveaux bas et sur une transmission encore partielle des précédentes baisses vers les taux débiteurs. Depuis le début du cycle d’assouplissement monétaire en juin 2024, la baisse cumulée des taux appliqués aux crédits bancaires au secteur non financier atteint 58 points de base, contre 75 points de base pour le taux directeur. « Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, le Conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur reste approprié », a-t-il indiqué, précisant que la Banque centrale continuera d’ajuster sa politique en fonction de l’évolution des données et du niveau d’incertitude.

Cession bancaire : un processus strictement encadré

Interrogé sur les discussions en cours entre BNP Paribas et le groupe Holmarcom, Abdellatif Jouahri a confirmé que Bank Al-Maghrib est informée de l’existence de contacts préliminaires entre les deux parties. Il a toutefois tenu à rappeler que la Banque centrale n’intervient ni dans le choix de l’acheteur ni dans celui du vendeur. « Ce sont des discussions préliminaires qui peuvent aboutir ou ne pas aboutir », a-t-il souligné.

En revanche, si l’opération devait se concrétiser, elle donnerait nécessairement lieu à un changement de contrôle, impliquant l’octroi d’un nouvel agrément conformément à la loi bancaire. « Un dossier d’agrément est un dossier assez épais », a précisé le Wali, indiquant qu’il porte notamment sur le projet industriel à moyen terme, la solidité de l’actionnariat de référence et le respect de l’ensemble des règles prudentielles. La décision finale revient au Comité des établissements de crédit, composé de représentants du ministère des Finances et de Bank Al-Maghrib.

Financements innovants : un risque assimilé à l’État

Sur les financements innovants, largement souscrits par les organismes de protection sociale et la CDG, le Wali a tenu à dissocier ces opérations des déséquilibres structurels que connaissent certaines caisses de retraite. « Il n’y a pas de lien entre ces opérations et les déficits des caisses », a-t-il affirmé, en soulignant que l’opérateur est l’État, qui garantit les loyers et inscrit les charges correspondantes dans la loi de finances.

Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib intervient exclusivement sur le plan prudentiel, en accordant à ces opérations une pondération de risque nulle. « Nous considérons qu’il s’agit d’un risque étatique assimilable à celui de l’État », a expliqué Abdellatif Jouahri, précisant que la Banque centrale veille à la clarté des engagements contractuels et à leur inscription budgétaire. Le choix de souscrire ou non relève en revanche des instances de gouvernance des caisses concernées.

TPME : vers un scoring national obligatoire

Le financement des TPME a également occupé une place centrale dans les échanges. Le Wali a rappelé que, malgré les dispositifs existants, une part importante des projets présentés aux banques continue d’être refusée. Pour y remédier, Bank Al-Maghrib travaille à la mise en place d’un scoring national de la TPME, élaboré en collaboration avec le Credit Bureau.

« Les banques seront obligées d’utiliser ce scoring », a indiqué Abdellatif Jouahri. En cas de rejet d’un dossier ou de modification du score, elles devront justifier leur décision. Parallèlement, un dispositif d’accompagnement renforcé sera assuré par les Centres régionaux d’investissement et Maroc PME, avec une attention particulière portée aux régions situées en dehors de l’axe Casablanca-Rabat. L’objectif affiché est de dépasser les résultats du programme Intelaka et de renforcer durablement les fondations des TPME.

Libéralisation du change : une approche résolument prudente

Sur la libéralisation du régime de change, le Wali a adopté un ton ferme, appelant à éviter toute précipitation. Il a confirmé que la Banque centrale se concentrera d’abord sur la mise en place du ciblage de l’inflation, prévu comme année pilote en 2026, avant une généralisation en 2027. « Tant que j’assume cette responsabilité, nous avancerons de la manière la plus prudente possible », a-t-il déclaré, excluant toute transition rapide vers un régime de change plus flexible.

Selon lui, la principale contrainte réside dans la préparation insuffisante du tissu des TPME, encore peu armé pour gérer les risques liés à la volatilité du change. « Ce n’est pas un refus, c’est une question de capacité et de maturité économique », a-t-il insisté.

Cash et informalité

Enfin, Abdellatif Jouahri a annoncé que le rapport final sur l’usage du cash est achevé et a été transmis au ministère de l’Économie et des Finances ainsi qu’à la Chefferie du gouvernement. Des concertations sont attendues afin d’identifier les leviers permettant de réduire l’usage du numéraire et de lutter contre l’informel, dans une approche progressive et coordonnée.

Selim Benabdelkhalek

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Bourse de Casablanca : l’introduction de SGTM, une opération d’une ampleur historique https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-lintroduction-de-sgtm-une-operation-dune-ampleur-historique/ Tue, 16 Dec 2025 13:57:51 +0000 https://lnt.ma/?p=539201 La Bourse de Casablanca a accueilli, le mardi 16 décembre 2025, la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) à l’occasion de sa première cotation, portant à 80 le nombre de sociétés cotées sur la place financière. Cette introduction en Bourse, la troisième réalisée en 2025, s’est distinguée par son ampleur et par la mobilisation […]

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La Bourse de Casablanca a accueilli, le mardi 16 décembre 2025, la Société Générale des Travaux du Maroc (SGTM) à l’occasion de sa première cotation, portant à 80 le nombre de sociétés cotées sur la place financière. Cette introduction en Bourse, la troisième réalisée en 2025, s’est distinguée par son ampleur et par la mobilisation qu’elle a suscitée auprès des investisseurs, confirmant le regain d’intérêt pour le marché actions marocain.

L’opération a enregistré une sursouscription de 34,1 fois, avec un montant global de demandes dépassant 171 milliards de dirhams, pour une levée initiale de 5,04 milliards de dirhams. Plus de 171.000 souscripteurs ont participé à l’opération, un niveau inédit dans l’histoire récente du marché, traduisant une participation massive et diversifiée, tant des investisseurs particuliers que des institutionnels, marocains et étrangers.

Selon la Bourse de Casablanca, ce succès illustre à la fois la maturité du marché boursier et sa capacité à mobiliser l’épargne au service du financement des entreprises et de l’économie nationale. Il confirme également le rôle croissant de la place casablancaise comme plateforme de financement structurante pour les grandes entreprises marocaines, en cohérence avec les orientations du Nouveau Modèle de Développement.

Sur le plan opérationnel, l’IPO de SGTM a porté sur 12 millions d’actions, avec un flottant post-opération de 20 %. Le titre est coté sous le libellé « SGTM S.A », ticker GTM, sur le compartiment Principal A, avec un cycle de négociation en continu. L’opération a reçu le visa de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) le 17 novembre 2025, et la période de souscription s’est étendue du 1er au 8 décembre.

Lors de la cérémonie de première cotation, le président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, a souligné que l’introduction de SGTM intervenait dans un contexte favorable, marqué par un retour progressif des introductions en Bourse et par une dynamique haussière du nombre de souscripteurs. Il a mis en avant la mobilisation conjointe des réseaux bancaires, des sociétés de Bourse et des investisseurs, considérée comme un indicateur de confiance dans l’économie nationale et dans le marché boursier comme véhicule de financement de long terme.

Fondée en 1971, SGTM s’est imposée en plus de cinq décennies comme l’un des acteurs majeurs du secteur du bâtiment et des infrastructures stratégiques au Maroc. Le groupe, aujourd’hui indépendant et 100 % marocain, revendique plus de 1.000 projets réalisés dans des domaines clés tels que le transport, l’énergie, la santé, l’industrie ou encore les équipements structurants. Son positionnement repose sur une expertise couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conception à la maintenance, en passant par la construction et la production de matériaux.

À travers cette introduction en Bourse, SGTM entend financer une nouvelle phase de développement, axée sur la consolidation de son leadership national, l’accélération de son expansion en Afrique et la diversification de ses activités vers des métiers à plus forte valeur ajoutée. L’opération vise également à institutionnaliser son capital, à renforcer sa gouvernance et à améliorer sa transparence, tout en associant un plus large public d’investisseurs à son projet de croissance.

L’IPO de SGTM s’inscrit dans un contexte plus large de regain de confiance des investisseurs envers le marché boursier marocain. Après les introductions de Vicenne et de Cash Plus, l’opération de SGTM se distingue par son caractère historique, établissant un nouveau record en termes de nombre de souscripteurs, dépassant le précédent record observé lors de l’introduction de Maroc Telecom en 2004.

Cette dynamique est notamment portée par l’élargissement de la base d’investisseurs, facilité par la mobilisation du réseau bancaire et le développement des plateformes de souscription en ligne, qui ont contribué à démocratiser l’accès au marché boursier. Elle confirme également l’attractivité du marché actions pour les entreprises souhaitant financer leurs plans de développement par l’épargne publique.

LNT

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Bank Al-Maghrib maintient son taux directeur à 2,25 % dans un contexte d’inflation maîtrisée https://lnt.ma/bank-al-maghrib-maintient-son-taux-directeur-a-225-dans-un-contexte-dinflation-maitrisee/ Tue, 16 Dec 2025 13:49:01 +0000 https://lnt.ma/?p=539143 e Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM), réuni mardi à Rabat dans le cadre de sa quatrième réunion trimestrielle de l’année 2025, a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %, confirmant ainsi l’orientation prudente de la politique monétaire nationale. Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, la Banque centrale explique cette […]

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e Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM), réuni mardi à Rabat dans le cadre de sa quatrième réunion trimestrielle de l’année 2025, a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,25 %, confirmant ainsi l’orientation prudente de la politique monétaire nationale.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, la Banque centrale explique cette décision par l’évolution de l’inflation à des niveaux bas, conjuguée à un environnement marqué par un degré d’incertitude toujours élevé. Ces incertitudes sont liées, selon BAM, à la persistance des tensions géoéconomiques au plan international, ainsi qu’aux conditions climatiques internes, qui continuent d’influencer la dynamique de l’activité économique.

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a réaffirmé qu’il poursuivra un suivi attentif de l’évolution de la conjoncture nationale et internationale, et qu’il continuera de fonder ses décisions de politique monétaire, réunion après réunion, sur la base des données macroéconomiques les plus actualisées.

Sur le plan des perspectives de croissance, Bank Al-Maghrib anticipe une accélération notable de l’activité économique en 2025. La croissance devrait s’établir à 5 % sur l’ensemble de l’année, avant de se consolider à un rythme moyen de 4,5 % au cours des deux années suivantes. Cette performance serait portée à la fois par la reprise du secteur agricole et par la poursuite de la dynamique des activités non agricoles.

S’agissant du secteur agricole, la Banque centrale indique que la valeur ajoutée devrait progresser de 5 % en 2025, sous l’hypothèse d’un retour à des campagnes céréalières moyennes avoisinant 50 millions de quintaux. Elle augmenterait ensuite de 4 % en 2026, puis de 2 % en 2027. Cette évolution reflète une normalisation progressive de la production agricole après plusieurs années marquées par des aléas climatiques.

Les activités non agricoles devraient, quant à elles, conserver un rythme de croissance soutenu, bénéficiant notamment de la forte dynamique de l’investissement. Leur croissance est projetée à 5 % en 2025, avant de s’établir à 4,8 % en 2026 et à 4,5 % en 2027, traduisant la résilience des secteurs productifs et des services.

Concernant l’évolution des prix, Bank Al-Maghrib prévoit un taux d’inflation de 0,8 % pour l’ensemble de l’année 2025. Cette inflation modérée s’explique principalement par l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, ainsi que par la baisse des prix des carburants et des lubrifiants. Sur les dix premiers mois de l’année, l’inflation moyenne s’est maintenue à ce même niveau.

Selon les projections de la Banque centrale, l’inflation devrait s’accélérer graduellement pour atteindre 1,3 % en 2026, puis 1,9 % en 2027, des niveaux jugés compatibles avec l’objectif de stabilité des prix. L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à forte volatilité et les prix administrés, ressortirait à 0,7 % en 2025 et en 2026, avant de s’établir à 1,9 % en 2027.

Les anticipations d’inflation demeurent, par ailleurs, bien ancrées. Les experts du secteur financier, interrogés dans le cadre de l’enquête trimestrielle menée par Bank Al-Maghrib, anticipent au quatrième trimestre 2025 un taux d’inflation moyen de 2 % à l’horizon de huit trimestres et de 2,2 % à l’horizon de douze trimestres.

LNT

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Rabat : signature d’un accord-cadre de coopération entre l’ACAPS et l’Université Mohammed VI Polytechnique https://lnt.ma/rabat-signature-dun-accord-cadre-de-cooperation-entre-lacaps-et-luniversite-mohammed-vi-polytechnique/ Mon, 15 Dec 2025 14:38:50 +0000 https://lnt.ma/?p=539103 L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont signé, jeudi à Rabat, un accord-cadre de coopération portant sur l’enseignement, la formation continue, le renforcement des compétences, la recherche et l’éducation financière dans les domaines de l’assurance et de la prévoyance sociale. Cet accord vise à […]

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L’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont signé, jeudi à Rabat, un accord-cadre de coopération portant sur l’enseignement, la formation continue, le renforcement des compétences, la recherche et l’éducation financière dans les domaines de l’assurance et de la prévoyance sociale.

Cet accord vise à établir un cadre structuré de collaboration entre les deux institutions, en mobilisant leurs expertises respectives et en favorisant le partage de connaissances dans des domaines d’intérêt commun. Il ambitionne de mettre à contribution les capacités académiques, scientifiques et technologiques de l’UM6P, en les articulant avec les compétences techniques, réglementaires et institutionnelles de l’ACAPS.

Dans ce cadre, les deux parties prévoient le développement de projets conjoints, incluant l’organisation de programmes de formation initiale et continue, des actions d’appui académique, ainsi que la conduite de travaux de recherche et de développement en lien avec les enjeux actuels et futurs du secteur des assurances et de la prévoyance sociale.

La coopération englobe également un volet consacré à l’éducation financière. Celui-ci porte notamment sur la conception, l’adaptation et la diffusion de supports pédagogiques destinés à différents publics, ainsi que sur la mise en œuvre d’initiatives innovantes s’appuyant à la fois sur les capacités scientifiques de l’UM6P et sur l’expertise technique de l’ACAPS.

Les deux institutions ont souligné que ce partenariat a vocation à contribuer au renforcement des compétences et à l’amélioration de la compréhension des mécanismes de l’assurance et de la prévoyance sociale, dans un contexte marqué par l’évolution des besoins des assurés et par les transformations réglementaires et technologiques du secteur.

LNT

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Finance Islamique : L’IFSB peaufine à Marrakech ses priorités pour son sommet de 2026 à Oman https://lnt.ma/finance-islamique-lifsb-peaufine-a-marrakech-ses-priorites-pour-son-sommet-de-2026-a-oman/ Mon, 15 Dec 2025 08:51:10 +0000 https://lnt.ma/?p=539069 La ville ocre vient d’abriter les travaux de la 47ème réunion du Conseil des Services Financiers Islamiques (IFSB / Islamic Financial Services Board). Une étape de plus vers la consolidation de la présence africaine au sein de l’organisation. Par la même occasion, cette édition a été marquée par l’adoption de plusieurs mesures stratégiques pour la […]

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La ville ocre vient d’abriter les travaux de la 47ème réunion du Conseil des Services Financiers Islamiques (IFSB / Islamic Financial Services Board). Une étape de plus vers la consolidation de la présence africaine au sein de l’organisation. Par la même occasion, cette édition a été marquée par l’adoption de plusieurs mesures stratégiques pour la régulation de la finance islamique.

A Marrakech, cette réunion présidée par Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib (BAM) et président de l’IFSB pour l’année 2025, a adopté une note d’orientation relative aux risques financiers liés au climat pour les institutions offrant des services financiers islamiques dans le segment bancaire, ainsi qu’une nouvelle structure du Comité technique de l’IFSB visant à renforcer la représentativité sectorielle.

Dans un communiqué, le Conseil déclare avoir également validé le soutien au programme d’assistance technique de l’IFSB pour 2026 et les réformes de gouvernance en cours au sein du Secrétariat. Et de préciser que deux nouveaux membres associés ont rejoint l’IFSB, à savoir l’Agence Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) et la Banque du Ghana.

Lors de cette réunion du Conseil de l’IFSB, M. Jouahri a souligné que plusieurs questions structurelles ont été examinées, dont le renforcement de la gouvernance de l’organisation et la sécurisation de ses ressources financières, afin de lui permettre de mener à bien ses nouvelles missions. Il s’agit, a noté le Wali de BAM, de répondre aux défis auxquels la finance islamique est confrontée.

Pour sa part, le SG de l’IFSB, Dr Ghiath Shabsigh, a indiqué que la finance islamique se trouve à un moment charnière : « Le rôle du Secrétariat est d’accompagner les membres afin qu’ils puissent naviguer dans un environnement complexe et rester en avance », a-t-dit.

Et de poursuivre que les délibérations de ce 47ème Conseil reflètent les progrès importants réalisés dans le cadre du Plan stratégique 2025-2027, notamment en matière de renforcement des capacités techniques, de consolidation du suivi de la stabilité, d’avancées dans les travaux de politique et de recherche, de réformes institutionnelles et d’un engagement accru avec les parties prenantes clés.

Dr Ghiath Shabsigh a tenu à préciser qu’à l’approche du 17ème Sommet de l’IFSB, prévu à Oman en février 2026, « notre priorité demeure orientée vers les domaines à fort impact : renforcer la résilience des marchés du Sukuk, soutenir les institutions financières non bancaires, et intégrer l’inclusion financière, la technologie et les enjeux climatiques dans les cadres réglementaires de la finance islamique ».

A noter que pour l’année 2026, Khalid Ebrahim Humaidan, Gouverneur de la Banque centrale de Bahreïn, assurera la présidence, tandis que Olayemi Cardoso, Gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, assumera la vice-présidence à compter du 1er janvier prochain.

Pour rappel, l’IFSB est une organisation internationale dédiée à la promotion de la solidité et de la stabilité de l’industrie des services financiers islamiques, en élaborant des normes internationales pour la régulation et la supervision de ces services, en soutenant leur adoption et leur mise en œuvre cohérente, ainsi qu’en accompagnant le développement sain du secteur à travers des actions de renforcement des capacités et d’assistance technique.

Basé à Kuala Lumpur (Malaisie) et opérationnel depuis 2003, le Conseil collabore étroitement avec d’autres organisations internationales, des autorités de régulation et de supervision, ainsi que des partenaires régionaux. Il aligne ses efforts sur les standards mondiaux en faveur d’une croissance durable et d’un développement harmonieux de la finance islamique, et constitue une plateforme privilégiée de coopération et de partage de connaissances entre ses membres.

H.Z

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Bourse de Casablanca : Engouement record pour l’IPO de Cash Plus https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-engouement-record-pour-lipo-de-cash-plus/ Mon, 08 Dec 2025 09:42:58 +0000 https://lnt.ma/?p=538783 L’introduction en Bourse (IPO – Initial Public Offering) de Cash Plus a été sursouscrite 64 fois par 80.759 souscripteurs, soit un taux de satisfaction de 1,56%, a annoncé, lundi à Casablanca, le directeur général par intérim de la Bourse de Casablanca, Mohamed Saad. « Nous accueillons aujourd’hui à la Bourse de Casablanca Cash Plus, un intervenant […]

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L’introduction en Bourse (IPO – Initial Public Offering) de Cash Plus a été sursouscrite 64 fois par 80.759 souscripteurs, soit un taux de satisfaction de 1,56%, a annoncé, lundi à Casablanca, le directeur général par intérim de la Bourse de Casablanca, Mohamed Saad.

« Nous accueillons aujourd’hui à la Bourse de Casablanca Cash Plus, un intervenant du marché de l’inclusion financière et un leader de l’innovation et de la croissance. L’opération est sursouscrite 64 fois, en accueillant 80.759 souscripteurs », a dit M. Saad lors de la cérémonie de première cotation du groupe, tenue en présence notamment du président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Brahim Benjelloun Touimi, le président-directeur général de Cash Plus, Nabil Amar, et le directeur du Pôle Métiers à l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Nasser Seddiqi, ainsi que plusieurs dirigeants d’entreprises.

Et de poursuivre : « Cette opération nous conforte et nous rassure, car, depuis quatre à cinq ans, la Bourse de Casablanca œuvre activement à renforcer son accessibilité et à attirer des entreprises issues de secteurs d’activité variés ».

Ainsi, M. Saad s’est dit fier de l’IPO de cette fintech qui rejoindra la cote casablancaise, tout en poursuivant son propre développement, sa croissance et son ancrage territorial dans l’ensemble des régions du Royaume.

Pour sa part, M. Amar a souligné que cette introduction en Bourse constitue une étape historique dans la trajectoire de croissance de Cash Plus, faisant part de ses remerciements aux souscripteurs qui ont accordé leur confiance et adhéré à la vision du groupe, laquelle est axée sur une digitalisation progressive, inclusive et déjà porteuse de résultats.

« Aujourd’hui, près de deux millions de Marocains disposent d’un compte doté d’un RIB, leur permettant de percevoir salaires et aides sociales, mais également d’effectuer des opérations via notre application mobile ou au sein de notre réseau de 5.000 agences réparties sur l’ensemble du territoire », a-t-il fait savoir.

M. Amar a aussi précisé que cette opération vise à accélérer la stratégie de digitalisation de l’entreprise, à équiper davantage de commerçants, à renforcer les moyens de paiement et à développer une application financière complète, conçue pour simplifier le quotidien des Marocains, ajoutant que les capitaux levés grâce à cette IPO permettront au groupe d’aller plus vite et plus loin, au service de l’inclusion financière du Royaume.

Avec un montant souscrit de près de 48,82 milliards de dirhams (MMDH) et 244.163.978 actions demandées, l’IPO de Cash Plus a rencontré un engouement exceptionnel de la part des investisseurs, témoignant de la confiance du marché à la fois dans la Bourse de Casablanca et dans le modèle de croissance du groupe et son rôle stratégique pour l’inclusion financière au Maroc.

D’un montant global de 750 millions de dirhams (MDH), l’opération, deuxième de l’année 2025, a confirmé le vif intérêt des investisseurs pour le secteur de la technologie financière et pour les entreprises innovantes.

Cet intérêt constitue un indicateur de la maturité du marché et de l’attrait croissant pour des modèles de croissance innovants et à impact social. Il illustre également la capacité du marché à mobiliser l’épargne en faveur du financement des entreprises et de l’économie nationale.

L’IPO permet à Cash Plus de lever les fonds nécessaires à l’accélération de son plan de développement. Les 400 MDH levés par augmentation de capital, soutiendront trois axes stratégiques à savoir, le renforcement du maillage territorial, l’accélération de la transformation digitale avec le développement d’une « super application » et la saisie d’opportunités de croissance externe. Par ailleurs, l’arrivée de Cash Plus à la Bourse de Casablanca renforce la dynamique positive du marché, reconfirme parfaitement le rôle de la Bourse comme partenaire de long terme pour les entreprises en croissance et ce, en parfaite adéquation avec les objectifs du Nouveau Modèle de Développement qui place l’inclusion financière et la digitalisation au cœur de ses priorités.

 

LNT avec Map

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CFC renforce les échanges économiques ouest-africains lors de son Africa Tour 2025 https://lnt.ma/cfc-renforce-les-echanges-economiques-ouest-africains-lors-de-son-africa-tour-2025/ Sat, 06 Dec 2025 13:44:17 +0000 https://lnt.ma/?p=538890 Du 17 au 21 novembre, Casablanca Finance City (CFC) a mené une délégation d’une vingtaine d’entreprises membres de sa communauté au Bénin, au Togo et au Ghana pour la deuxième édition du CFC Africa Tour. Après une première édition réussie au Sénégal et en Côte d’Ivoire en 2024, cette tournée confirme le rôle de CFC dans […]

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Du 17 au 21 novembre, Casablanca Finance City (CFC) a mené une délégation d’une vingtaine d’entreprises membres de sa communauté au Bénin, au Togo et au Ghana pour la deuxième édition du CFC Africa Tour. Après une première édition réussie au Sénégal et en Côte d’Ivoire en 2024, cette tournée confirme le rôle de CFC dans le renforcement des échanges économiques en Afrique de l’Ouest.

Les entreprises participantes – actives dans l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, le numérique, le conseil, la santé ou la construction – étaient accompagnées de représentants d’institutions marocaines telles que le Ministère de l’Industrie et du Commerce, l’AMDIE, la CDG et MASEN. Leur présence illustre l’engagement du Royaume à soutenir l’expansion africaine des membres de CFC.

 

CFC Africa Tour : un levier stratégique pour rapprocher les écosystèmes économiques africains

Conçu comme un outil d’intégration continentale au service des entreprises membres, le CFC Africa Tour est un pilier de l’offre CFC. En favorisant des rencontres avec acteurs institutionnels, agences d’investissement et opérateurs locaux, il facilite les contacts stratégiques avec les acteurs économiques, décideurs et institutionnels africains, tout en favorisant l’identification de projets d’investissements et de partenariats concrets.

“Cette tournée a pour vocation de créer des passerelles, de rapprocher des écosystèmes, et de favoriser la naissance de projets structurants porteurs de valeur ajoutée et d’impact”, a souligné Hicham Chaoudri, Directeur des Affaires Institutionnelles et des Partenariats Africains de CFC.

Cette initiative s’inscrit dans la vision de SM le Roi Mohammed VI, qui place l’Afrique au cœur des priorités du Royaume, et vise à attirer investissements et talents via le hub de Casablanca : “Aujourd’hui plus que jamais, renforcer les investissements intra-africains n’est plus une option : c’est une nécessité. Comme l’a souligné Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu l’Assiste : L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique.”, a ajouté Hicham Chaoudri.

 

Le Bénin, un pôle industriel et commercial en forte croissance

La tournée a débuté au Bénin, dont la croissance économique a atteint 7,5 % en 2024.  Le pays constitue la porte d’entrée vers le marché de la CEDEAO, représentant plus de 300 millions de consommateurs. L’inauguration du Tour a bénéficié d’un fort appui institutionnel, notamment celui de S.E.M Rachid Rguibi, Ambassadeur du Maroc au Bénin, représenté par M. Mohammed El Yamani, chef de mission adjoint, ainsi que la participation de M. Éric Kader Tabé Gbian, Secrétaire Général du Ministère de l’Industrie et du Commerce béninois.

La délégation CFC a également rencontré Mme Shadiya Alimatou Assouman, Ministre de l’Industrie et du Commerce, et visité la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé, constatant le développement croissant de l’industrialisation dans le textile, l’agroalimentaire et la pharmacie.

 

Le Togo, un hub logistique régional et un modèle de réformes structurelles

La délégation s’est ensuite rendue au Togo, dont le PIB devrait croître de 6,6 % en 2025. Classé premier pays réformateur de la sous-région selon le rapport Business Ready 2024, le Togo offre de nombreuses opportunités pour les investisseurs. Le forum d’affaires co-organisé par CFC et l’API-ZF en présence de M. Hamid Mechino, chargé d’affaires de l’Ambassade du Maroc, a renforcé les liens économiques et approfondi les perspectives de coopération, dans la continuité du protocole d’accord signé en juillet 2025.

Représentant le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique, M. Atsou Ayawo Sikpa, Directeur général de l’API-ZF, a déclaré : “Le Togo continuera de travailler sans relâche au renforcement de la coopération bilatérale. Les potentialités de nos deux pays sont considérables, et nous espérons que les partenariats noués porteront des retombées positives durables pour nos économies.”

L’étape togolaise a également été marquée par des rencontres de haut niveau avec le Ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté Économique et avec le Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts. Elle s’est conclue par la visite du Port Autonome de Lomé (PAL), seul port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest, hub logistique majeur et porte d’entrée vers les pays de l’hinterland.

 

Le Ghana, un environnement d’affaires attractif et ouvert à l’investissement

La tournée s’est achevée au Ghana, dont les relations diplomatiques et économiques avec le Maroc se sont renforcées depuis la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2017. Le 21 novembre, la délégation, accompagnée de S.E.M Imane Ouaadil, Ambassadrice du Royaume du Maroc au Ghana, a rencontré le Ghana Investment Promotion Centre (GIPC) et l’Association of Ghana Industries (AGI).

Simon Madjie, CEO du GIPC, a présenté des initiatives gouvernementales visant à améliorer l’environnement des affaires et à stimuler l’investissement privé telles que la vision 24-Hour Economy et le programme Big Push Agenda, tout en soulignant la stabilité et le dynamisme de l’économie ghanéenne. Ces échanges ont mis en lumière plusieurs secteurs à fort potentiel pour les investisseurs, notamment la fintech, les infrastructures, le tourisme, l’eau, la construction, l’agro-industrie et les énergies renouvelables.

 

Casablanca Finance City, un catalyseur de la coopération économique africaine

Avec plus de 24 partenariats conclus avec des agences africaines de promotion des investissements, CFC renforce son positionnement de plateforme panafricaine au service de l’intégration économique continentale, de l’attraction des investissements dans le continent et de l’impulsion de projets économiques à fort impact.

 

LNT avec Cdp

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La Chambre des conseillers adopte à la majorité le projet de loi de finances 2026 https://lnt.ma/la-chambre-des-conseillers-adopte-a-la-majorite-le-projet-de-loi-de-finances-2026/ Fri, 05 Dec 2025 09:11:25 +0000 https://lnt.ma/?p=538698 La Chambre des conseillers a adopté, jeudi, à la majorité, l’intégralité du projet de loi de finances (PLF) n°50.25 pour l’année budgétaire 2026, au terme d’une séance plénière tenue en présence du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa. Le texte a été approuvé par 36 voix pour, 12 voix contre et 6 abstentions. Ce […]

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La Chambre des conseillers a adopté, jeudi, à la majorité, l’intégralité du projet de loi de finances (PLF) n°50.25 pour l’année budgétaire 2026, au terme d’une séance plénière tenue en présence du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.

Le texte a été approuvé par 36 voix pour, 12 voix contre et 6 abstentions. Ce vote intervient à l’issue du processus d’examen en commission puis en séance plénière, marqué par la présentation des grandes orientations du budget, la discussion des priorités sectorielles et l’examen des amendements proposés par les différents groupes et groupements parlementaires.

Plus tôt dans la journée, la Chambre des conseillers avait adopté, également à la majorité, la première partie du projet de loi de finances, consacrée notamment aux dispositions fiscales et aux mesures de nature à encadrer les ressources de l’État. La seconde partie, relative aux crédits de dépenses et aux budgets des départements ministériels et institutions publiques, a ensuite été examinée et soumise au vote en séance plénière.

Le texte sera transmis à la Chambre des représentants pour une deuxième lecture, conformément aux dispositions de la Constitution et du règlement intérieur des deux Chambres. Cette seconde lecture permettra aux députés de se prononcer à nouveau sur le texte, dans la version amendée par la Chambre des conseillers.

LNT

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Rabat : signature de la Charte relative au financement et à l’accompagnement des TPE https://lnt.ma/rabat-signature-de-la-charte-relative-au-financement-et-a-laccompagnement-des-tpe/ Fri, 05 Dec 2025 08:58:53 +0000 https://lnt.ma/?p=538696 La Charte relative au financement et à l’accompagnement des très petites entreprises (TPE) a été signée jeudi à Rabat par le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Bank Al-Maghrib (BAM), Tamwilcom, Maroc PME, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), la […]

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La Charte relative au financement et à l’accompagnement des très petites entreprises (TPE) a été signée jeudi à Rabat par le ministère de l’Économie et des Finances, le ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Bank Al-Maghrib (BAM), Tamwilcom, Maroc PME, le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), la Fédération nationale des associations de microcrédit (FNAM) et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Intervenant lors de la cérémonie de signature, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a rappelé que le secteur financier doit accompagner la volonté exprimée au plus haut niveau de l’État pour réduire les écarts entre les territoires. Il a souligné que l’un des principaux défis demeure l’importance du cash dans l’économie marocaine : la circulation fiduciaire représente 28 % du PIB, un taux parmi les plus élevés au niveau international.

Selon M. Jouahri, les solutions identifiées passent notamment par le renforcement du numérique, du digital et de l’intelligence artificielle. Il a également évoqué la stratégie d’inclusion financière visant à assurer un point d’accès aux services financiers dans chaque commune du Royaume.

Banques et institutions financières mobilisées

Le vice-président du GPBM, Mohamed El Kettani, a mis en avant les efforts conjoints menés par la Banque centrale et les différentes institutions impliquées pour soutenir les TPE. Il a indiqué que cette Charte établit des lignes directrices claires qui orienteront les activités du secteur bancaire dans les prochains mois.

M. El Kettani a insisté sur la nécessité de spécialiser les équipes dédiées aux TPE, de digitaliser davantage les offres bancaires et d’améliorer les modèles de scoring grâce à une base nationale de données comportementales. Selon lui, l’intelligence artificielle jouera un rôle clé pour traiter chaque mois plusieurs dizaines de milliers de dossiers de petits crédits.

Pour le représentant de la CGEM à la Chambre des Conseillers, Youssef El Alaoui, 90 % des entreprises affiliées à la Confédération sont des PME ou des TPE. Il a souligné que la Charte complète l’arsenal de financement existant, notamment en intégrant un système national de scoring, un accompagnement non financier et un reporting régulier.

Selon lui, une meilleure coordination entre les institutions, un accès facilité au financement et un renforcement des capacités entrepreneuriales permettront aux TPE d’accéder à des trajectoires de croissance plus solides.

Le directeur général de Tamwilcom, Said Jabrani, a rappelé pour sa part que son institution a contribué en 2024 à la mobilisation de 41 milliards de dirhams de financements, dont 89 % ont bénéficié aux TPE. Il a précisé que Tamwilcom délègue depuis une décennie la gestion des dossiers inférieurs à un million de dirhams aux banques et qu’elle s’engage à améliorer sa politique de garantie afin d’accompagner tous les dossiers transmis par le secteur bancaire.

Un dispositif aligné sur la Charte de l’investissement

La Charte TPE s’inscrit dans le prolongement de la Charte de l’investissement, qui a introduit de nouveaux mécanismes de soutien destinés notamment aux TPME, afin de renforcer la création d’emplois, encourager l’investissement privé et réduire les disparités territoriales.

Elle s’inscrit également dans la continuité des efforts menés depuis plus de vingt ans pour améliorer l’accès des TPE au financement, notamment dans le cadre de la Stratégie nationale d’inclusion financière portée conjointement par BAM et le ministère de l’Économie et des Finances.

Les TPE représentent près de 94 % du tissu productif national et jouent un rôle important dans la création d’emplois, bien que leur potentiel reste largement sous-exploité. La Charte vise ainsi à lever les freins qui entravent leur développement et à favoriser une croissance plus inclusive.

Les parties signataires s’engagent à mettre en œuvre plusieurs actions concrètes :

– Renforcement des offres de crédits et de garanties adaptées aux besoins des TPE ;
– Mise en place, par BAM, d’un mécanisme de refinancement spécifique aux TPE à taux préférentiel (opérationnel depuis mars 2025) ;
– Modernisation des dispositifs internes de notation pour intégrer le futur système national de scoring prévu début 2026 ;
– Coordination des programmes d’accompagnement, de formation et de soutien technique destinés aux TPE.

La Charte institue également un Comité TPE chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre des engagements pris.

LNT

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Consolidation financière : une fonction en mutation, au cœur de la crédibilité du marché marocain https://lnt.ma/consolidation-financiere-une-fonction-en-mutation-au-coeur-de-la-credibilite-du-marche-marocain/ Thu, 04 Dec 2025 15:54:50 +0000 https://lnt.ma/?p=538686 La Bourse de Casablanca a accueilli la présentation des premiers résultats de la première enquête nationale sur les pratiques de consolidation au Maroc, menée par l’Association marocaine des Consolideurs Financiers (AMCF) auprès de 51 groupes. Au-delà des chiffres, cette restitution a donné lieu à un échange nourri entre praticiens, régulateurs et experts, confirmant que la […]

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La Bourse de Casablanca a accueilli la présentation des premiers résultats de la première enquête nationale sur les pratiques de consolidation au Maroc, menée par l’Association marocaine des Consolideurs Financiers (AMCF) auprès de 51 groupes. Au-delà des chiffres, cette restitution a donné lieu à un échange nourri entre praticiens, régulateurs et experts, confirmant que la consolidation n’est plus un simple exercice comptable, mais un pilier de la confiance sur le marché des capitaux.

En ouverture, Zineb Guennouni, directeur exécutif du développement de la Bourse de Casablanca, a rappelé que la solidité d’un marché financier « ne réside pas dans la technologie, ni dans les règles, ni dans les infrastructures visibles », mais d’abord dans « la qualité de l’information financière ». La consolidation, souvent perçue comme un sujet technique, se trouve ainsi « au cœur de la transparence, de la visibilité et de la crédibilité » de la place casablancaise. La généralisation des comptes consolidés, l’alignement progressif sur les IFRS et la montée en puissance des exigences des investisseurs traduisent, selon elle, une économie qui se structure et une gouvernance qui s’améliore, mais qui impose aux émetteurs, cotés ou non, un niveau croissant d’exigence.

Un contexte boursier dynamique qui renforce les exigences de transparence

Zineb Guennouni a inscrit cette enquête dans un contexte boursier particulièrement dynamique. L’année 2025 s’annonce comme « une année exceptionnelle », marquée par un nombre record de sociétés cotées, avec le franchissement imminent du cap des 80 émetteurs, un marché stabilisé sur des niveaux élevés et plus de 80 000 investisseurs actifs. Les récents taux de sursouscription, parfois supérieurs à 40 fois, témoignent de cet appétit. Cette dynamique, a-t-elle averti, crée une responsabilité accrue en matière de transparence, car « les investisseurs qui regardent la place de Casablanca appliquent les mêmes grilles d’analyse et les mêmes exigences que sur les grandes places internationales ».

Dans ce contexte, la consolidation devient un enjeu stratégique pour les entreprises cotées mais aussi pour celles qui envisagent de recourir demain au marché pour financer leur croissance. S’adressant aux groupes non cotés, Zineb Guennouni a insisté sur le fait que, tôt ou tard, ils auront besoin de lever de la dette ou des fonds propres, et que les investisseurs qui les accompagneront « auront exactement les mêmes besoins de lisibilité et de confiance ». La qualité de l’information consolidée constitue, dès aujourd’hui, « un avantage stratégique » dans un Maroc en pleine transformation, où la fonction finance est appelée à jouer un rôle central dans le financement de l’investissement.

Une enquête inédite pour dresser un état des lieux structuré des pratiques

Pour le président de l’AMCF, Khalid Raji, cette enquête marque une étape structurante pour la profession. Il a rappelé que l’idée remonte à la création de l’Association et s’est concrétisée en 2024 avant de déboucher sur cette première restitution en 2025. « La consolidation n’est plus un simple exercice technique », a-t-il souligné, mais « un levier stratégique pour renforcer la transparence, la gouvernance et la confiance des investisseurs », dans un environnement caractérisé par l’évolution permanente des normes, l’élargissement des groupes et l’essor du reporting extra-financier. L’enquête ne vise pas à distribuer des bons ou des mauvais points, mais à dresser « un état des lieux fidèle » des pratiques, à identifier les défis opérationnels et à éclairer les besoins en compétences, en outils et en accompagnement.

Présentée par Anass Radi, vice-président de l’AMCF, et Siham Akla, membre du conseil d’administration, l’étude repose sur un dispositif mixte combinant un questionnaire de 53 questions structuré autour de huit axes et des entretiens qualitatifs avec les responsables de consolidation. Les 51 groupes interrogés sont majoritairement de taille intermédiaire : 57 % emploient entre 1 000 et 10 000 salariés. Le Maroc reste la principale zone d’implantation, avec une expansion notable vers l’Afrique subsaharienne, puis l’Europe. Quarante pour cent des groupes sont détenus par des institutions publiques, tandis que 31 % seulement sont cotés en Bourse.

Normes comptables, reporting et usage stratégique des comptes consolidés

Sur le plan normatif, le paysage apparaît relativement équilibré : environ la moitié des groupes appliquent les IFRS et 48 % se réfèrent encore aux normes marocaines du CNC. Quelques groupes gèrent un double référentiel, mais ils demeurent minoritaires. S’agissant des motivations, la consolidation est encore perçue, pour 29 % des répondants, d’abord comme un exercice de conformité légale, la transparence vis-à-vis des investisseurs arrivant en second rang. Ce constat évolue toutefois, avec une utilisation grandissante des comptes consolidés pour le pilotage stratégique : 69 % des groupes indiquent que leurs comptes consolidés sont effectivement utilisés par le top management.

L’un des enseignements forts de l’enquête concerne l’organisation de la fonction. Au Maroc, 71 % des groupes internalisent la consolidation, un choix souvent justifié par la maîtrise de la chaîne de production de l’information et par des impératifs de confidentialité, notamment dans les groupes familiaux non cotés. Vingt pour cent externalisent totalement cette fonction, faute de ressources ou d’outils adaptés, tandis que 10 % adoptent un modèle mixte, avec un noyau interne renforcé ponctuellement par des experts pour des opérations complexes, telles que fusions, acquisitions ou changements de référentiel. Parmi les groupes qui internalisent, 67 % disposent d’une entité dédiée, rattachée dans plus de 70 % des cas à la direction financière et, plus rarement, à la direction générale.

Sous-investissement en capital humain et forte pression sur les équipes

Cette structuration masque néanmoins un sous-investissement en capital humain. La plupart des départements consolidation comptent entre un et trois collaborateurs, avec une prédominance de profils juniors ayant entre deux et quatre ans d’expérience. Les consolideurs disposant de 10 à 20 ans de pratique sont rares, dans un contexte de turnover élevé. Les entretiens mettent en avant deux explications récurrentes : la forte pression des délais et la technicité du métier, d’un côté, et l’attractivité des marchés étrangers pour ces profils, de l’autre, notamment en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays du Golfe.

Sur les rythmes de clôture, les pratiques restent hétérogènes. Environ un tiers des groupes consolident leurs comptes sur une base trimestrielle, près de 30 % sur une base semestrielle et 20 % annuellement. Une minorité se rapproche d’une fréquence mensuelle. Si les délais de clôture tendent à se réduire, les délais de publication dépassent encore souvent 90 jours. L’un des facteurs explicatifs tient au fait que près de 70 % des plaquettes de publication sont encore produites manuellement, sans automatisation des flux entre systèmes.

Gouvernance, documentation et processus intra-groupes encore perfectibles

Les enjeux de gouvernance ressortent également avec acuité. Un quart des groupes ne dispose d’aucune documentation formalisée en matière de consolidation (manuel de consolidation, règles de retraitement IFRS, procédures intra-groupes). Chez les autres, les manuels existants sont souvent jugés trop généraux et insuffisamment détaillés pour garantir l’homogénéisation des pratiques au sein du groupe. Cette absence de formalisme renforce la dépendance aux personnes et fragilise l’application d’un principe clé de la consolidation : l’homogénisation des comptes des différentes entités, au-delà du seul référentiel comptable.

Les systèmes d’information illustrent la même dualité. Quarante-deux pour cent des groupes s’appuient encore sur Excel comme outil principal de consolidation, tandis qu’une proportion équivalente recourt à des solutions spécialisées de type SAP BFC. Mais 67 % ne disposent pas d’interface entre l’outil de consolidation et la comptabilité générale, et 92 % n’ont pas d’intégration avec les outils de planification budgétaire, alors même que la consolidation prévisionnelle progresse. Ce manque d’interfaçage limite la fiabilisation des données et réduit la capacité à exploiter pleinement la richesse analytique des comptes consolidés, notamment pour le forecast, l’analyse par secteur ou par zone géographique.

Quatre priorités de transformation pour une fonction plus intégrée et plus visible

En conclusion de leur présentation, Anass Radi et Siham Akla ont dégagé quatre grandes priorités de transformation, qui ont été largement reprises lors des échanges avec la salle. Il s’agit d’abord du déploiement d’outils dédiés et intégrés couvrant l’ensemble de la chaîne, de la consolidation au reporting. Vient ensuite le renforcement de la gouvernance à travers des manuels, procédures et règles d’homogénisation formalisés. Troisième axe, l’amélioration des processus intra-groupes, en particulier la réconciliation des transactions, encore largement manuelle. Enfin, les consolidateurs insistent sur la nécessité d’investir dans la formation des équipes et de renforcer l’engagement des directions générales, condition indispensable pour faire évoluer les pratiques.

SB

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AMMC : visa sur le prospectus relatif à l’émission par FEC d’un emprunt obligataire ordinaire de 2 MMDH https://lnt.ma/ammc-visa-sur-le-prospectus-relatif-a-lemission-par-fec-dun-emprunt-obligataire-ordinaire-de-2-mmdh/ Thu, 04 Dec 2025 13:44:51 +0000 https://lnt.ma/?p=538669 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé avoir visé, mercredi, un prospectus relatif à l’émission par FEC (Fonds d’équipement communal) d’un emprunt obligataire ordinaire de 2 milliards de dirhams (MMDH). D’une maturité de 15 ans et 45 jours, cet emprunt, dont la période de souscription s’étale du 10 au 12 décembre 2025 inclus, […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé avoir visé, mercredi, un prospectus relatif à l’émission par FEC (Fonds d’équipement communal) d’un emprunt obligataire ordinaire de 2 milliards de dirhams (MMDH).

D’une maturité de 15 ans et 45 jours, cet emprunt, dont la période de souscription s’étale du 10 au 12 décembre 2025 inclus, est composé de deux tranches non cotées, indique l’Autorité dans un communiqué.

Pour la tranche A, le taux d’intérêt facial, situé entre 2,8% et 2,9%, est révisable annuellement. Ce taux est fixé pour la 1ère année, en référence aux taux moyen pondéré 6 mois (180 jours) publiés par Bank Al-Maghrib.

Concernant la tranche B, le taux d’intérêt (entre 2,76% et 2,81%) est également révisable annuellement. Pour la 1ère année, ce taux est fixé en référence au taux Bons du Trésor 52 semaines publié par Bank Al-Maghrib en date du 26 novembre 2025.

La prime de risque varie entre 55 et 65 points de base (pbs) pour la tranche A et entre 45 et 50 pbs pour la tranche B.

LNT

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PLF 2026: Fouzi Lekjaa défend un chantier social et économique de long terme https://lnt.ma/plf-2026-fouzi-lekjaa-defend-un-chantier-social-et-economique-de-long-terme/ Thu, 04 Dec 2025 09:50:41 +0000 https://lnt.ma/?p=538666 Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a affirmé, mercredi à Rabat, que le projet de loi de finances (PLF) de 2026 s’inscrit dans un processus historique qui s’étend sur plus de 26 ans, en ligne avec les Hautes Orientations Royales visant à bâtir un modèle de développement conciliant les dimensions économique et sociale. […]

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Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a affirmé, mercredi à Rabat, que le projet de loi de finances (PLF) de 2026 s’inscrit dans un processus historique qui s’étend sur plus de 26 ans, en ligne avec les Hautes Orientations Royales visant à bâtir un modèle de développement conciliant les dimensions économique et sociale.

Intervenant lors d’une séance plénière à la Chambre des conseillers, consacrée à la discussion générale du PLF 2026, M. Lekjaa a rappelé que l’Exécutif a veillé depuis le début de son mandat à mettre en œuvre le chantier de l’Etat social conformément à un agenda clair et un calendrier défini.

Il a précisé qu’environ 12 millions de citoyens bénéficient aujourd’hui de l’aide directe, selon un dispositif fondé sur un ensemble de mécanismes de ciblage, soulignant que ce chantier ne peut être évalué à l’échelle d’une seule année budgétaire ni d’une seule législature gouvernementale ou parlementaire. Il s’agit, pour M. Lekjaa, d’un projet progressif reposant sur la capitalisation et l’accumulation, jusqu’à atteindre sa pleine maturité et réaliser ses objectifs. Le ministre a fait savoir que le coût de cet effort gouvernemental s’élève à près de 50 milliards de dirhams (MMDH), notant l’existence d’aspects qui nécessitent un suivi permanent et une approche dynamique et positive, notamment en ce qui concerne les modalités d’éligibilité des différentes catégories, actuellement en cours de révision.

Au sujet du logement, M. Lekjaa a expliqué qu’une décision politique a été prise pour passer d’un dispositif reposant sur les exonérations fiscales à un système d’aide directe, assorti de critères, de conditions et d’enveloppes financières suffisantes pour son déploiement. Cette orientation, a-t-il poursuivi, se reflète clairement dans les tableaux et projections budgétaires du projet de loi de finances.

En outre, le ministre a indiqué que le pilier social englobe l’effort soutenu d’amélioration des systèmes d’éducation et de santé, soulignant que l’accélération de la construction, de la réhabilitation et de la programmation des hôpitaux, ainsi que les crédits qui leur sont dédiés, s’inscrivent dans un choix politique structurant, traduit par une classification budgétaire validée par la loi organique relative à la loi de finances.

Sur le plan économique, M. Lekjaa a affirmé que les choix stratégiques du Royaume constituent une fierté pour tous, compte tenu de leur pertinence et de leur capacité d’adaptation aux transformations et chocs mondiaux.

L’économie nationale, a-t-il rappelé, a réussi à dépasser les répercussions de la pandémie de Covid-19, démontrant une résilience élevée, et se dirige vers la clôture de l’exercice en cours avec un déficit de 3,5% et une réduction de la dette publique à moins de 66%, tout en maintenant la même dynamique en 2026, ce qui constitue un acquis majeur pour le Royaume.

Pour ce qui est de la réforme fiscale, M. Lekjaa a fait savoir qu’elle a permis au Maroc d’enregistrer une hausse annuelle de 18% des recettes sans augmentation de la pression fiscale. Bien au contraire, l’impôt sur les sociétés (IS) a été abaissé de 30% à 20% pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 millions de dirhams (MDH), a-t-il noté. S’agissant de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré, annoncée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans le Discours du Trône, M. Lekjaa a souligné que le gouvernement a interagi avec les Hautes Orientations Royales en intégrant l’ensemble des mesures nécessaires pour assurer une mise en œuvre optimale et en temps opportun. Il a rappelé, à cet effet, la création d’un compte spécial destiné à accueillir les différents programmes contenus dans le discours Royal.

Le gouvernement, a ajouté le ministre, a lancé un débat public, associant diverses catégories de la société, en vue d’élaborer des programmes répondant aux priorités de la population. Ces programmes seront inscrits dans le cadre de ce compte, lequel sera doté d’une enveloppe financière largement supérieure aux 20 MMDH prévus dans le PLF.

 

LNT avec Map

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Bilan d’exécution de la Loi de Finances 2025 : Un déficit budgétaire de 60 milliards de dhs https://lnt.ma/bilan-dexecution-de-la-loi-de-finances-2025-un-deficit-budgetaire-de-60-milliards-de-dhs/ Wed, 03 Dec 2025 10:38:10 +0000 https://lnt.ma/?p=538622 Le projet de loi de finances 2026 a été adopté en première lecture par la Chambre des Représentants le 14 novembre dernier et devrait l’être définitivement au plus tard le 10 décembre prochain. En même temps, le ministère des Finances a publié sa note de conjoncture datée de novembre, très actualisée, qui expose les exécutions […]

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Le projet de loi de finances 2026 a été adopté en première lecture par la Chambre des Représentants le 14 novembre dernier et devrait l’être définitivement au plus tard le 10 décembre prochain.

En même temps, le ministère des Finances a publié sa note de conjoncture datée de novembre, très actualisée, qui expose les exécutions de la loi de finances 2025 avec ses réalisations économiques et budgétaires.

Rappelons que la loi de finances 2025 est la première d’une programmation budgétaire triennale 2025-2027, qui s’inscrit dans une stratégie visant à réduire progressivement le déficit budgétaire, avec des objectifs de 4,1% à 3,5% du PIB en 2025, 3% en 2026 et 3% en 2027, après avoir modernisé le régime fiscal avec des allègements en faveur des entreprises et des particuliers, renforcé les budgets santé et éducation, et encouragé l’investissement étranger notamment. Et ce, en comptant sur un taux de croissance économique de 4%.

A ce titre, les chiffres et analyses de la Note de conjoncture du ministère des Finances de novembre nous permettent d’évaluer le niveau d’exécution de la Loi de Finances 2025 à la veille de l’entrée en vigueur de celle de 2026 le premier janvier prochain.

Ainsi, dans un environnement économique international, la zone Euro en particulier terminerait l’année avec une croissance atone de moins de 1% pour les principaux pays du continent que sont l’Allemagne avec 0,2%, la France 0,7% et l’Italie 0,4%. Le Maroc devant faire beaucoup mieux avec une tendance à la hausse de sa croissance dans tous les secteurs de son économie. En effet, le secteur agricole, qui suscite toutes les inquiétudes, a connu à fin juin une hausse de sa valeur ajoutée de + 4,6%, le secteur industriel de 5,2% et le tourisme de 14% à fin octobre avec 16,6 millions d’arrivées touristiques en 2025.
Mais, le plus important c’est que les deux facteurs « connus et reconnus » de la croissance économique, à savoir la consommation et l’investissement se conjuguent pour booster la croissance au Maroc. En effet, selon la note de conjoncture en question la consommation des ménages « maintient sa vigueur, soutenue par les mesures en faveur du pouvoir d’achat mises en œuvre par les pouvoirs publics, dans un contexte d’inflation qui reste maîtrisée (+0,1% en octobre). Elle bénéficie aussi des transferts des MRE (+1,1% à 92,7 milliards de dirhams à fin septembre), de la création de 220.000 postes d’emplois rémunérés au T3-2025 et de la hausse des crédits à la consommation (+4,2% à fin septembre) ».

« Alors que l’effort d’investissement est « stimulé par les grands chantiers structurants et les dépenses d’équipement du Budget général de l’État de +8,3% à 86,2 milliards de dirhams à fin octobre. Cette dynamique bénéficierait également du raffermissement notable à fin septembre des recettes des IDE de +39,5%, des importations de biens d’équipement +13,9% et des crédits à l’équipement de +22,8% ».

Par ailleurs la balance commerciale, un des agrégats fondamentaux de la stabilité du Maroc affiche des exportations en hausse de 3,6% à fin septembre, liée notamment à l’augmentation des exportations de phosphates et dérivés (+19,2%), de l’agriculture et agroalimentaire (+3,4%) et de l’aéronautique (+6,1%). Augmentation qui concerne également fortement les importations qui ont cru de 9,2% à la même date, tirées par l’ensemble des groupes de produits, à l’exception des importations des produits énergétiques qui ont reculé de 5,1%, portant le déficit commercial à 17,7% et engendrant ainsi un repli du taux de couverture de 3,1 points, à 57,2% à fin septembre.

Sur le plan budgétaire, la note de conjoncture, compte tenu de l’exécution de la Loi de Finances à fin octobre 2025, affiche un déficit budgétaire de 60,3 milliards de dirhams, contre 47,4 milliards l’année précédente. Il résulte d’un taux d’accroissement des dépenses globales de +56,3 milliards de dirhams soit +16,6%, supérieur à celui des recettes ordinaires qui ont pourtant augmenté de +14,9% à + 43,4 milliards de dirhams.

Et, ce sont les recettes fiscales qui encore cette année tiennent la dragée haute en la matière.  Sachant que si les recettes ordinaires (fiscales et non fiscales), ont enregistré un taux de réalisation de 84,5% à 334,1 milliards de dirhams, les seules recettes fiscales se sont raffermies de 15,2% pour atteindre 280,8 milliards de dirhams à la même date, à hauteur de 87,7% des prévisions de la Loi de Finances 2025.

Elles traduisent un élargissement de l’assiette fiscale engendré par la grande réforme fiscale avec ses réductions de taux. Donc, elles ont été impulsées par les recettes des impôts directs qui se sont consolidées de 23% à 134 milliards enregistrant un taux de réalisation exceptionnelle de 96,2%. Il s’agit de l’IS qui a pris 29,7% à 74,1 milliards de dirhams, avec la précision importante de son taux de réalisation de 101,5 %. Mais aussi, des recettes de l’IR qui se sont accrues de 15,8% pour se situer à 55,9 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation de 91,9% et de la TVA dont les recettes se sont améliorées de 9,1% à 79,7 milliards de dirhams pour un taux de réalisation de 79%.

Quant aux recettes non fiscales, elles ont également augmenté de 14,7% pour s’établir à 49,4 milliards de dirhams à fin octobre 2025, se concrétisant à hauteur de 69%. Cette évolution s’explique par l’appréciation des recettes en provenance des établissements et entreprises publics de 18,4% à 16,1 milliards de dirhams et des autres recettes non fiscales de 20% pour s’élever à 33,3 milliards de dirhams, dont 18,8 milliards au titre des mécanismes de financements innovants, résultat de la réforme en la matière et de 11,7 milliards au titre des produits divers des ministères.

Du côté des dépenses ordinaires, qui avec un taux de réalisation de 84,2% se sont appréciées de 16,1% à 298 milliards de dirhams, l’on retient deux éléments importants qui concernent d’une part, les dépenses en intérêts de la dette et celui des charges de la compensation de l’autre.

Le comportement des charges en intérêts de la dette constitue une ligne à regarder de près parce qu’exécutées à hauteur de 89,3%, elles ont augmenté de 23,6% pour atteindre 38,1 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre une hausse des charges en intérêts de la dette intérieure de 36,9% à 30,2 milliards de dirhams et une baisse de celles de la dette extérieure de 9,9% à 7,9 milliards de dirhams.

A noter également, la conversion économique du pays avec la baisse importante des charges de la compensation, qui ont enregistré un taux de réalisation de 93,1%, tout en reculant de 25,4% pour se situer à près de 16 milliards de dirhams uniquement. Cette évolution s’explique, d’une part, par la diminution des dépenses liées au gaz butane de -2,1 milliards de dirhams, au sucre de -1,2 milliard de dirhams et à la farine nationale de blé tendre de -441 millions de dirhams, ainsi que par la non-reconduction de la subvention en faveur des professionnels du secteur du transport routier, dont le montant accordé à la même période de l’année précédente avait atteint 1,7 milliard de dirhams.

Dans la note de conjoncture du ministère des Finances de novembre, c’est l’aggravation du niveau du déficit budgétaire à octobre 2025, qui passe de 47,4 à 60,3 milliards de dirhams qui retient l’attention ! Sachant que de la situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de 73 milliards de dirhams à deux mois de la fin de l’année, contre 52,4 milliards l’année précédente. Lequel besoin a été couvert par le recours aux financements intérieur et extérieur respectivement de 39,3 et 33,7 milliards de dirhams respectivement.

Toutefois, dans un Maroc qui bouge par la mise en œuvre de réformes tous azimuts, qui se traduisent par des investissements publics et privés de grande envergure, réalisés sur tout le pays avec un accent sur les secteurs prioritaires comme la santé et l’éducation dont la construction et la mise à niveau d’écoles et d’hôpitaux et des infrastructures, l’aggravation du déficit budgétaire se justifie et devrait s’améliorer au bout de la loi de finances triennale. D’autant que son financement est réalisé en dirhams et en devises pour un certain confort de la balance des paiements. La diminution du déficit budgétaire programmée par la Loi de finances triennale s’appuie sur la prévision d’une croissance résultant de ces efforts d’investissements qu’il faut mesurer également par des signes d’utilisation massive de nouvelles sources de financement alternatives et innovants comme le démontrent les chiffres publics du marché des capitaux, la bourse et le marché de la dette privée, qui accumulent les émissions d’obligations et les introductions en bourse en milliards de dirhams. Preuve s’il en est, les performances des indices MASI et MASI 20, qui à fin octobre 2025, affichent +28,8 et 29,8 % par rapport à fin octobre 2024…

 

Afifa Dassouli

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Entretien avec Ouns Lemseffer : « Le continent africain représente l’un des marchés les plus porteurs pour la croissance à long terme » https://lnt.ma/entretien-avec-ouns-lemseffer-le-continent-africain-represente-lun-des-marches-les-plus-porteurs-pour-la-croissance-a-long-terme/ Wed, 03 Dec 2025 10:05:01 +0000 https://lnt.ma/?p=538600 À l’occasion des Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum, Ouns Lemseffer, managing partner du bureau d’Ashurst au Maroc, a accepté de répondre à nos questions. Spécialiste du financement de projets, du financement structuré, des marchés de capitaux et du private equity en Afrique francophone, elle évoque les dynamiques actuelles du private capital en Afrique, […]

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À l’occasion des Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum, Ouns Lemseffer, managing partner du bureau d’Ashurst au Maroc, a accepté de répondre à nos questions. Spécialiste du financement de projets, du financement structuré, des marchés de capitaux et du private equity en Afrique francophone, elle évoque les dynamiques actuelles du private capital en Afrique, ainsi que les conditions nécessaires pour accélérer les investissements structurants.

 

La Nouvelle Tribune : Vous avez participé aux Market Days 2025 de l’Africa Investment Forum à un moment où la mobilisation du capital privé est devenue un impératif pour l’Afrique. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur les dynamiques du private capital sur le continent ?

Ouns Lemseffer : Le private capital en Afrique est aujourd’hui à un tournant de maturité. Nous observons une évolution notable : les investisseurs ne perçoivent plus le continent uniquement sous l’angle du risque, mais davantage comme un horizon de diversification et de croissance structurelle et durables. Les investisseurs disposent d’une appétence croissante pour les projets bien structurés, innovant et à fort impact. Nous sommes passés d’une logique opportuniste à une logique de construction et de structuration de projets bancables sur le long terme dans des secteurs clés (transition énergétique, télécom, agribusiness, etc.) ce qui est un signe de maturité du marché.

L’Afrique nécessite environ 150 milliards de dollars par an pour combler ses besoins en infrastructures, contre 75 milliards actuellement investis. Quels leviers peuvent permettre d’accélérer ce rattrapage ?

Trois leviers me paraissent essentiels :

  1. Standardiser et sécuriser les initiatives et cadres réglementaires des PPP au sens large du terme

La prévisibilité juridique reste un facteur décisif pour accélérer les flux de capitaux privés. La standardisation donne de la visibilité aux investisseurs, réduit les coûts de transaction et accélère les délais de bouclage financier.

  1. Renforcer les mécanismes de réduction des risques (derisking)

Garanties de première perte, assurances politiques ou mécanismes de réhaussement de crédit : ces outils permettent de réduire le coût du capital et d’attirer des investisseurs institutionnels plus averses au risque. Certaines institutions offrent également des garanties de liquidité, permettant d’allonger la maturité de certains financements, en particulier pour le financement d’infrastructures durables pour des personnes à faible revenu.

  1. Innover et utiliser davantage les marchés de capitaux pour diversifier le profil des investisseurs

L’innovation financière est clé dans ces marchés. Les investisseurs sont en demande d’outils innovants qui permettent d’aligner les attentes des investisseurs internationaux et régionaux et les besoins des opérateurs publics ou privés. La titrisation, aujourd’hui utilisée comme outil de financement tout secteur confondu, en est un excellent exemple. Le succès du financement du Programme Electricité Pour Tous (PEPT) en Côte d’Ivoire (qui vient de boucler avec succès la deuxième phase de son financement) et auquel j’ai participé lors de ses deux phases, devrait être répliqué à plus grande échelle.

Cette opération emblématique a été soutenue par des partenaires techniques et financiers internationaux qui sont intervenus en qualité d’investisseurs de référence. La structuration s’est effectuée dans le cadre d’une approche holistique et d’une innovation inédite. J’espère voir cette structure se déployer à plus grande échelle sur l’ensemble du continent.

Vous insistez sur l’importance d’une approche holistique du cadre juridique. Quels sont, selon vous, les piliers réglementaires indispensables pour attirer les capitaux de long terme vers les infrastructures africaines ?

British International Investment (BII) a publié un rapport extrêmement intéressant en octobre 2025 sur le rôle de la titrisation dans le développement des marchés de capitaux en Afrique. Ils y décrivent de manière très intéressante et pertinente l’importance d’adopter une approche holistique du cadre juridique afin de passer à l’étape supérieure. Cela signifie :

  1. Un cadre réglementaire de la titrisation soutenu par un système de régulation et d’exécution prévisible et holistique, incluant un traitement fiscal neutre.
  2. Une offre adéquate d’actifs “titrisables”, c’est-à-dire des actifs répondant aux critères nécessaires en matière de qualité de crédit et de structuration, ainsi que des cédants disposés à les fournir.
  3. Des investisseurs capables et disposés à investir, créant une demande pour les actifs titrisés.
  4. Un écosystème de participants compétents, comprenant des conseillers transactionnels, fiduciaires, administrateurs, avocats, émetteurs et gestionnaires, ainsi que des régulateurs disposant des ressources nécessaires pour approuver, suivre et faire respecter les exigences de transparence et de responsabilité.
  5. Une stabilité macroéconomique, et, dans les phases initiales, idéalement la présence d’un “champion”, d’un “disrupteur” ou d’une “crise” suffisamment forte pour rompre le statu quo et impulser les changements nécessaires.

 

Le financement mixte devient un outil essentiel pour catalyser le capital privé. Comment évolue la structuration de ces mécanismes et quel rôle Ashurst joue-t-il dans ce domaine ?

Tout à fait. Le financement mixte a évolué pour être aujourd’hui catalyseur structurant des projets d’infrastructure et de transition énergétique.

Les innovations récentes portent sur :

  • la combinaison d’instruments différents (dette, equity, quasi-equity)
  • la combinaison d’investisseurs différents (banques commerciales, DFIs, ECAs, fonds de dette)

Avec mes collègues Meriem Komiha et Yasmine Hitane (qui ont également rejoint Ashurst), nous avions conseillé l’ensemble du pool de prêteurs composé de banques commerciales et de fonds de dette dans le cadre du financement innovant de la centrale à gaz Al Wahda de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) au Maroc d’une capacité de 990MW, d’un investissement total de 4,2 milliards de dirhams (420 millions d’euros). Il s’agit de la première mise en place de fonds de dette sur le Continent et nous sommes très fiers de voir le Maroc et l’ONEE comme pionnier dans l’utilisation des fonds de dettes pour la diversification des sources de financement dans le développement des infrastructures stratégiques. Cette opération fait suite à la réforme d’envergure de la loi 33-06 sur la titrisation à laquelle j’avais participé aux côtés du Ministère de l’Economie et des Finances pour faire de la titrisation un véritable outil de diversification des sources de financement. Ashurst dispose d’une expertise reconnue en financements structurés et notre rôle avec plusieurs autres associés comme Tom Longmuir et Agathe Motte et d’accélérer la standardisation de ces produits en innovants et blended finance en combinant les meilleurs standards internationaux et une connaissance approfondie du droit local dans chacun des marchés où nous opérons.

En matière de private equity, quels secteurs africains observez-vous aujourd’hui comme les plus porteurs : énergie, digital, agriculture, logistique, santé ?

Les opportunités les plus fortes se situent aujourd’hui dans :

  • Énergie et transition énergétique : particulièrement le solaire, les réseaux, le stockage et l’hydrogène bas-carbone.
  • Digital et infrastructures de données : Data centers, fibre, fintech : c’est un secteur où la demande croissance dépasse largement l’offre.
  • Logistique et supply chain: l’intégration régionale et l’essor du commerce intra-africain créent un besoin massif d’infrastructures logistiques.
  • Santé et pharma : Portée par l’urbanisation, la croissance démographique et les leçons post-Covid (souveraineté sanitaire).
  • Agro-industrie et chaînes de valeur agricoles : Un secteur en pleine montée en gamme avec un potentiel export croissant.

L’ouverture du bureau d’Ashurst à Casablanca marque une nouvelle étape forte pour la firme. Quels seront vos axes prioritaires au lancement des opérations au Maroc ?

L’ouverture du bureau de Casablanca marque une étape stratégique pour la Firme : il s’agit de créer une plateforme totalement intégrée à la solide équipe Afrique d’Ashurst basée à Londres, Paris, Madrid et au Moyen-Orient, qui accompagnera les clients qui opèrent ou investissent sur le continent, à travers un large éventail de dossiers, en développement de projets, financements y compris structurés, marchés de capitaux et M&A/Private Equity. L’équipe apporte un niveau additionnel d’expertises en financement de projets, financements structurés et dans la mobilisation de capitaux privés sous diverses formes, au Maroc ainsi que sur l’ensemble des pays d’Afrique francophone.

Enfin, quel message souhaitez-vous adresser aux investisseurs internationaux qui observent l’Afrique avec intérêt mais hésitent encore à y déployer du capital ?

Le continent africain représente l’un des marchés les plus porteurs pour la croissance à long terme. Les fondamentaux économiques s’améliorent : urbanisation rapide, adoption technologique, transition énergétique et intégration régionale. Certes, il existe des défis, mais ils s’accompagnent d’opportunités uniques pour ceux qui savent anticiper, innover et souhaitent investir avec un fort impact.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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Libre Tribune : La location de courte durée, un secteur enfin clarifié par les décrets 2025 ? https://lnt.ma/libre-tribune-la-location-de-courte-duree-un-secteur-enfin-clarifie-par-les-decrets-2025/ Tue, 02 Dec 2025 14:52:32 +0000 https://lnt.ma/?p=538565 Le cabinet Roche Mameri et Associés, réseau Exygene Group, composé de quatre cabinets en France et au Maroc, est spécialisé dans les services financiers aux entreprises. M. Karim MAMERI, associé expert-comptable, et Hakim ESSADIQ, associé responsable du réseau Maroc, ont récemment publié une étude sur le cadre légiférant la location de courte durée après les […]

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Le cabinet Roche Mameri et Associés, réseau Exygene Group, composé de quatre cabinets en France et au Maroc, est spécialisé dans les services financiers aux entreprises. M. Karim MAMERI, associé expert-comptable, et Hakim ESSADIQ, associé responsable du réseau Maroc, ont récemment publié une étude sur le cadre légiférant la location de courte durée après les modifications survenues en 2025.

 Face à l’essor des plateformes numériques et à la croissance continue des hébergements touristiques classiques et alternatifs, particulièrement dans les villes touristiques, la LCD fait désormais, en théorie, l’objet d’un encadrement juridique et fiscal renforcé. Les réformes introduites par les décrets de 2024 et 2025 viennent compléter la loi N° 61-00 relative aux établissements touristiques et la loi N° 80-14 encadrant les hébergements alternatifs non classés. Notre étude entend présenter une synthèse claire, complète et à jour de ce cadre réglementaire.

 

Catégories de location de courte durée

Le dispositif légal distingue désormais deux (2) types d’hébergements touristiques.

  • Les établissements touristiques classés qui continuent de disposer des avantages fiscaux de la loi N° 61-00, B.O N° 5030 du 15 août 2002, inscrits au Code Général des Impôts dans sa version 2025 et la loi N° 80-14, B.O du 15 octobre 2015 complétée par le décret N° 2.23.441, B.O du 7 août 2023.
  • Les hébergements alternatifs non classés : loi N° 80-14, décret 2.23.441 et autres décrets 2024 et 2025.

Ces différents types d’hébergement répondent à des obligations distinctes en matière d’autorisations, de normes et de fiscalité.

 

Etablissements touristiques classés : renvoi à la loi n° 61-00

Les hôtels, maisons d’hôtes classées, Riads classés, résidences touristiques, motels, villages de vacances, auberges, campings et autres structures similaires… relèvent historiquement de la loi 61-00, notamment en matière fiscale et de la loi N° 80-14.

 

Obligations principales

  • Autorisation préalable d’exploitation.
  • Décision de classement délivrée après inspection de la commission inter-administrative.
  • Strict respect des normes de sécurité, d’hygiène et de qualité.
  • Inspections régulières renforcées depuis 2025.
  • Tenue obligatoire d’un registre des nuitées clients et transmission de fiches de nuitées -numériques – quotidiennement aux autorités compétentes.

 

Hébergements alternatifs non-classés : renvoi à loi n° 80-14 et décrets complémentaires

Les logements meublés en LCD sans classement touristique : appartements, studios, villas, Riads non classés, logements gérés en direct, à travers des conciergeries ou plateformes sont soumis à la loi N° 80-14 et à ses décrets d’application de 2023 à 2025.

 

Obligations 2025

  • Délivrance par la Commune d’une Licence d’Exploitation Obligatoire pour une durée de validité de cinq (5) ans.
  • Présentation d’un permis d’habiter pour le logement en LCD pour obtenir la déclaration d’existence.
  • Déclaration du nombre d’unités louées par la personne morale ou la personne physique.
  • Respect du cahier des charges réglementaire pour la catégorie de l’hébergement.
  • Assurances multirisque habitation et responsabilité civile « LCD » obligatoires.
  • Soumission aux mêmes obligations déclaratives que celles applicables aux hébergements traditionnels en matière de nuitées.
  • Pas de limitation annuelle en termes de nombre de nuitées.
  • Les communes conseillent aux hébergeurs de privilégier le système de télédéclaration numérique des nuitées et la tenue d’un registre à viser mensuellement par les autorités compétentes.
  • Contrôles renforcés et réguliers par les autorités locales.

 

Fiscalité de la location de courte durée

Impôt sur le revenu pour les personnes physiques

La LCD constitue une activité commerciale et est imposée comme telle.

Les revenus issus de la LCD par une personne physique sont soumis au barème progressif de de l’article 73 du CGI. Dans les cas limitatifs de l’exercice de la LCD, exercée par des personnes physiques à titre individuel dans le cadre de l’auto-entrepreneur, prévu à l’article 42 bis du CGI, sont soumis à l’IR selon le taux de 1% du chiffre d’affaires encaissé dont le montant ne dépasse pas deux cent mille (200.000) dirhams pour les prestataires de services.

Toute location non déclarée expose, depuis 2025, à une application renforcée des pénalités prévues par le législateur et inscrites au Code Général des Impôt.

 

Impôt sur les sociétés pour les personnes morales

Les exploitations opérées par une personne morale sont soumises au taux d’IS prévu à l’article 19 du CGI.

 

Une distinction essentielle en matière de TVA

  • Etablissements classés : TVA au taux réduit de 10% (article 99-B-1 du CGI).
  • Hébergements non classés : TVA au taux normal de 20% (article 99-A).

Le bénéfice du taux réduit est donc strictement réservé aux hébergements touristiques et restaurateurs classés.

 

Fiscalité locale

Encadrée par la loi N°07-20 modificative de la loi N°47-06 :

  • Taxe professionnelle.
  • Taxe de séjour obligatoire pour toute LCD.
  • Taxe de Services Communaux.
  • Pas de Taxe de Promotion Touristique pour les établissements non classés.

 

Obligations sociales

Les employés affectés à la gestion de la LCD doivent être déclarés à la CNSS soient en tant que :

  • Personnel domestique.
  • Employés de conciergerie ou de sociétés d’hébergement de courte durée.
  • Personnel hôtelier pour les structures classées.

 

Avantages, risques et enjeux

La LCD peut offrir un rendement potentiel plus élevé que la LLD mais expose à une réglementation de plus en plus exigeante de son application.

Avantages

  • Rendements potentiellement supérieurs à la Location Longue Durée.
  • Flexibilité d’occupation et de jouissance du bien loué.
  • Tarification dynamique selon la saisonnalité.

Risques

  • Responsabilité civile et pénale du propriétaire.
  • Coût élevé des conciergeries (jusqu’à 30% des revenus bruts).
  • Usure accélérée des aménagements, agencements et mobiliers.
  • Risques de sanctions administratives et fiscales renforcés par les contrôles à partir de 2025.

 

Perspectives de réformes

Les professionnels appellent à un statut inspiré du modèle français de la Location Meublée Non Professionnelle (LMNP) afin d’encourager la déclaration intégrale des revenus tout en offrant un cadre fiscal incitatif par le biais de l’élargissement de l’assiette.

 

Un tel modèle favoriserait :

  • Une meilleure formalisation de l’emploi.
  • Une hausse des recettes fiscales par un élargissement de la base imposable.
  • Une amélioration de la qualité du parc d’hébergement.
  • Un renforcement effectif de l’image touristique du Maroc pour toutes les échéances de préparation de la « vision 2030 ».

 

Conclusion

Portée par un cadre réglementaire enfin clarifié, la location de courte durée au Maroc entame une véritable phase de structuration. La consolidation législative de 2025 marque une étape décisive : le secteur se dirige vers davantage de transparence, de professionnalisme et un encadrement mieux maîtrisé. L’objectif est clair : harmoniser les pratiques, renforcer le respect des obligations légales et garantir une croissance durable au service d’une offre touristique modernisée donc plus compétitive.

Sur le terrain, cependant, la mise en conformité des hébergements « alternatifs » avance difficilement. A Marrakech, de nombreux propriétaires ayant tenté la régularisation de leur situation auprès de leur commune d’appartenance se sont heurtés à l’impossibilité de faire enregistrer leur bien en hébergement de courte durée. Ce « vide administratif » est lié à la non-transmission, à ce jour, du canevas déterminant la catégorie à attribuer à ce type d’hébergements, par l’office du tourisme, pour l’obtention de la déclaration d’existence ou d’activité. En conséquence, les hébergeurs ne peuvent ni déclarer ni payer les taxes de séjour ni déposer les fiches et registres de nuitées auprès des autorités de sécurité. Pour tenter de débloquer cette situation dans les meilleurs délais, il est désormais conseillé de déposer des lettres de réclamation officielles auprès des bureaux d’ordre des Wilayas, dans l’espoir d’accélérer les procédures de régularisation.

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