Économie et Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Thu, 10 Sep 2026 10:42:48 +0000 fr-FR hourly 1 Commerce mondial : la digitalisation pourrait générer 2.800 milliards de dollars d’échanges supplémentaires en 2031 https://lnt.ma/commerce-mondial-la-digitalisation-pourrait-generer-2-800-milliards-de-dollars-dechanges-supplementaires-en-2031/ Thu, 10 Sep 2026 10:42:48 +0000 https://lnt.ma/?p=559217 Une accélération de la digitalisation des échanges pourrait porter le commerce mondial 6,9% au-dessus du niveau attendu dans le scénario de référence en 2031, soit un gain de 2.800 milliards de dollars sur cette seule année. C’est ce qui ressort de l’édition 2026 du rapport « Future of Trade » de Standard Chartered, réalisée avec […]

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Une accélération de la digitalisation des échanges pourrait porter le commerce mondial 6,9% au-dessus du niveau attendu dans le scénario de référence en 2031, soit un gain de 2.800 milliards de dollars sur cette seule année. C’est ce qui ressort de l’édition 2026 du rapport « Future of Trade » de Standard Chartered, réalisée avec Oxford Economics. Les services seraient les principaux bénéficiaires de cette évolution, tandis que les entreprises restent confrontées aux coûts de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement et aux difficultés d’interconnexion de leurs systèmes numériques.

La digitalisation pourrait devenir l’un des principaux leviers de croissance du commerce international au cours des prochaines années. Selon le rapport Future of Trade: Navigating an Age of Structural Uncertainty, une adoption plus rapide des outils numériques permettrait de réduire une partie des coûts et des contraintes associés aux opérations transfrontalières.

L’étude repose sur une enquête menée par Oxford Economics auprès de 2.100 dirigeants et décideurs d’entreprises multinationales dans 27 marchés entre juin et juillet 2026, complétée par une modélisation économique. Les scénarios présentés sont toutefois qualifiés d’illustratifs et ne constituent pas des prévisions.

Les services, premiers bénéficiaires

Les effets de la digitalisation seraient particulièrement importants dans le commerce des services. Dans le scénario étudié, leurs échanges atteindraient en 2031 un niveau supérieur de 11,4% au scénario de référence, contre une hausse de 5,9% pour les biens.

Cette évolution serait notamment favorisée par une meilleure circulation des données, la généralisation des paiements numériques, l’interopérabilité des systèmes et la simplification des procédures de conformité.

Le commerce numérique des services connaît déjà une progression soutenue. Entre 2016 et 2025, les exportations de services fournis par voie numérique ont augmenté de 136% à l’échelle mondiale, contre 70% pour l’ensemble des exportations de biens et de services. Elles représentent désormais 14,7% des exportations mondiales.

Un potentiel de 6,7% au Moyen-Orient et en Afrique

Pour le Moyen-Orient et l’Afrique, une accélération de la digitalisation pourrait porter les échanges 6,7% au-dessus du scénario de référence.

La région est parallèlement confrontée à une forte pression sur les coûts. Quelque 85% des entreprises interrogées au Moyen-Orient et en Afrique anticipent une hausse d’au moins 10% des coûts commerciaux liée à la reconfiguration de leurs chaînes d’approvisionnement. Il s’agit de la proportion la plus élevée parmi les régions étudiées.

À l’échelle mondiale, 95% des entreprises interrogées prévoient d’ajuster leurs activités d’approvisionnement au cours des trois à cinq prochaines années. Près de 60% ne prévoient cependant ni d’entrer sur de nouveaux marchés ni de se retirer de ceux sur lesquels elles sont déjà présentes. Les stratégies se concentrent davantage sur les fournisseurs, les stocks et l’amélioration du fonctionnement des chaînes existantes.

Un enjeu pour les entreprises marocaines

Pour Cynthia El Asmar, directrice générale et responsable Coverage pour le Maroc chez Standard Chartered, les gains liés au numérique ne reposent pas uniquement sur l’adoption de nouveaux outils.

« Pour les entreprises marocaines, la compétitivité commerciale tient aussi à la vitesse de traitement des documents, à la rapidité d’encaissement des paiements et à la fluidité des expéditions tout au long de la chaîne d’approvisionnement », souligne-t-elle.

Elle estime que les infrastructures et les connexions commerciales du Maroc doivent être accompagnées d’une meilleure articulation des différents processus. Les banques peuvent, selon elle, intervenir dans la connexion entre paiements, financement et données de transaction afin de convertir les investissements numériques en gains opérationnels pour les entreprises actives à l’international.

L’interopérabilité reste un obstacle

Le rapport souligne toutefois un écart entre l’adoption d’outils numériques et la capacité des entreprises à en tirer des bénéfices simultanément dans plusieurs domaines.

Au Moyen-Orient et en Afrique, 79% des entreprises interrogées déclarent avoir obtenu des gains mesurables grâce à au moins une capacité numérique. À l’échelle mondiale, seules 7% font état de bénéfices dans cinq capacités numériques ou davantage.

L’interopérabilité avec les systèmes des partenaires externes constitue le principal obstacle, citée par 50% des répondants. Parmi les entreprises confrontées à des contraintes réglementaires, 49% mentionnent également les règles relatives à la protection et à la localisation des données.

Le rapport estime ainsi qu’une digitalisation plus poussée nécessitera des investissements coordonnés entre entreprises, banques et pouvoirs publics, mais également des normes et des règles compatibles entre les différents marchés. La part des accords commerciaux comprenant des dispositions spécifiquement consacrées au numérique est d’ailleurs passée de 48% sur la période 2015-2017 à 62% entre 2023 et 2025.

Le gain potentiel de 2.800 milliards de dollars avancé par l’étude correspond au niveau supplémentaire que pourrait atteindre le commerce mondial sur la seule année 2031 par rapport au scénario de référence. Il ne s’agit donc ni d’un montant cumulé entre 2027 et 2031 ni d’un gain annuel attendu dès aujourd’hui.

LNT

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Maroc-BID : une nouvelle stratégie de partenariat en préparation pour les quatre prochaines années https://lnt.ma/maroc-bid-une-nouvelle-strategie-de-partenariat-en-preparation-pour-les-quatre-prochaines-annees/ Thu, 10 Sep 2026 10:35:23 +0000 https://lnt.ma/?p=559214 Le président du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), Muhammad Al Jasser, a effectué une visite officielle à Rabat consacrée au renforcement du partenariat avec le Maroc. Les discussions ont notamment porté sur la préparation d’une nouvelle Stratégie de partenariat-pays pour les quatre prochaines années, l’accompagnement des priorités nationales et le développement de […]

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Le président du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), Muhammad Al Jasser, a effectué une visite officielle à Rabat consacrée au renforcement du partenariat avec le Maroc. Les discussions ont notamment porté sur la préparation d’une nouvelle Stratégie de partenariat-pays pour les quatre prochaines années, l’accompagnement des priorités nationales et le développement de la coopération avec l’Afrique subsaharienne. À cette occasion, Muhammad Al Jasser a également été décoré du Ouissam Alaouite au grade de Commandeur.

Le Maroc et le Groupe de la Banque islamique de développement préparent une nouvelle étape de leur coopération. En visite officielle à Rabat, le président du Groupe de la BID, Muhammad Al Jasser, a tenu plusieurs rencontres consacrées aux perspectives du partenariat et aux moyens d’accompagner les priorités de développement du Royaume.

Le responsable s’est notamment entretenu avec Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances et gouverneure de la BID pour le Maroc. Les discussions ont porté sur le développement du partenariat bilatéral et la coordination des interventions de la Banque avec les priorités nationales.

Une stratégie de partenariat sur quatre ans

Parmi les principaux dossiers abordés figure l’élaboration d’une nouvelle Stratégie de partenariat-pays entre le Maroc et le Groupe de la BID pour les quatre prochaines années.

Muhammad Al Jasser a souligné l’importance d’une coordination étroite avec le ministère de l’Économie et des Finances pour assurer la mise en œuvre de cette stratégie conformément aux priorités définies par le Royaume.

Le Groupe de la Banque souhaite également approfondir sa coopération avec le Maroc dans une dimension régionale. Il a notamment fait part de sa volonté de soutenir davantage les initiatives de coopération avec les pays d’Afrique subsaharienne et les projets favorisant l’intégration régionale.

Cette orientation s’appuie notamment sur le rôle joué par le Maroc dans la coopération Sud-Sud et dans le partage d’expertise avec d’autres pays membres de l’institution. Muhammad Al Jasser a mis en avant la contribution du Royaume aux activités et initiatives de la Banque dans ces domaines.

Muhammad Al Jasser décoré du Ouissam Alaouite

La visite a également été marquée par la remise à Muhammad Al Jasser du Ouissam Alaouite au grade de Commandeur.

Au nom du Roi Mohammed VI, Nadia Fettah lui a remis cette distinction lors d’une cérémonie organisée au siège du ministère de l’Économie et des Finances, en présence de responsables gouvernementaux, de représentants du corps diplomatique et de membres du Hub régional de la BID à Rabat.

Cette distinction royale a été attribuée au président du Groupe de la BID en reconnaissance de ses efforts en faveur du développement de la coopération entre l’institution et le Maroc.

Dans son intervention, Muhammad Al Jasser a exprimé sa gratitude au Roi Mohammed VI et estimé que cette distinction reflétait la profondeur des relations entre le Maroc et le Groupe de la BID. Il a également considéré qu’elle dépassait sa personne et concernait plus largement les différents acteurs ayant contribué au partenariat de développement entre les deux parties.

Au cours de son déplacement, Muhammad Al Jasser a également rencontré Omar Kabbaj, conseiller du Roi Mohammed VI.

Les échanges ont porté sur les moyens de consolider les mécanismes de partenariat entre le Maroc et le Groupe de la Banque et sur l’accompagnement des projets de développement du Royaume. Le président de la BID a également renouvelé à cette occasion ses remerciements pour la distinction royale qui lui a été accordée.

LNT

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Entrepreneuriat : 51.805 entreprises créées au premier semestre, quatre régions en concentrent 77% https://lnt.ma/entrepreneuriat-51-805-entreprises-creees-au-premier-semestre-quatre-regions-en-concentrent-77/ Thu, 10 Sep 2026 09:32:16 +0000 https://lnt.ma/?p=559186 Les créations enregistrées par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale se répartissent en 75% de personnes morales et 25% de personnes physiques. Casablanca-Settat concentre à elle seule près de 40% des immatriculations de sociétés. Le commerce arrive en tête des secteurs, devant la construction et l’immobilier. Le bilan semestriel de l’Office marocain de […]

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Les créations enregistrées par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale se répartissent en 75% de personnes morales et 25% de personnes physiques. Casablanca-Settat concentre à elle seule près de 40% des immatriculations de sociétés. Le commerce arrive en tête des secteurs, devant la construction et l’immobilier.

Le bilan semestriel de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale fait état de 51.805 entreprises créées entre janvier et juin 2026.

La ventilation par statut juridique montre la prédominance des structures sociétaires : les personnes morales représentent 75% des immatriculations, les personnes physiques 25%. Parmi les formes sociétaires, la société à responsabilité limitée à associé unique arrive en tête, devant la société à responsabilité limitée classique.

Cette répartition traduit une évolution des comportements entrepreneuriaux. Le recours à la forme sociétaire, même pour une activité individuelle, procède d’un arbitrage entre la limitation de la responsabilité patrimoniale et un formalisme comptable et fiscal plus contraignant. Sa progression signale une professionnalisation, mais aussi la recherche d’un statut permettant l’accès à la commande publique et au crédit bancaire, deux circuits largement fermés aux entreprises individuelles.

La géographie des créations demeure fortement concentrée. Casablanca-Settat représente près de 40% des immatriculations de sociétés. Avec Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, les quatre premières régions totalisent environ 77% du total national.

Cette concentration recoupe celle observée dans d’autres indicateurs. Le trafic aérien affiche une répartition comparable, cinq aéroports ayant absorbé 97,8% de la croissance des passagers au premier semestre. La création d’entreprises suit la même logique d’agglomération : elle se produit là où se trouvent déjà les marchés, les financements et les services aux entreprises.

La répartition sectorielle place le commerce en tête, avec 27,2% des créations, devant la construction et l’immobilier à 25,4% et les services divers à 20%. Le transport représente 7,5% et l’industrie 6,3%.

Ce dernier chiffre mérite d’être relevé. Une part de 6,3% pour l’industrie dans les créations d’entreprises, alors que la stratégie nationale repose sur l’industrialisation et l’ancrage de chaînes de valeur, indique que l’essentiel de l’effort industriel procède d’investissements de grande taille et d’implantations étrangères plutôt que d’un tissu de petites unités nouvelles.

L’Office a par ailleurs délivré plus de 68 000 certificats négatifs sur la période, document préalable à toute immatriculation, dont le nombre excède celui des créations effectives et mesure l’écart entre les projets déclarés et ceux qui aboutissent.

LNT

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Pétrole : le Brent repasse 100 dollars, la prochaine révision des carburants sous tension https://lnt.ma/petrole-le-brent-repasse-100-dollars-la-prochaine-revision-des-carburants-sous-tension/ Thu, 10 Sep 2026 09:11:35 +0000 https://lnt.ma/?p=559179 Le baril de Brent a atteint 100,12 dollars mercredi, son plus haut niveau depuis le 24 juillet, le WTI s’établissant à 94,67 dollars. La hausse atteint 12% en un mois. Les analystes évaluent entre 8 et 12 dollars la prime de risque géopolitique intégrée au baril, niveau comparable à celui de la guerre du Golfe […]

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Le baril de Brent a atteint 100,12 dollars mercredi, son plus haut niveau depuis le 24 juillet, le WTI s’établissant à 94,67 dollars. La hausse atteint 12% en un mois. Les analystes évaluent entre 8 et 12 dollars la prime de risque géopolitique intégrée au baril, niveau comparable à celui de la guerre du Golfe de 1991.

Le franchissement du seuil des 100 dollars est intervenu le mercredi 9 septembre. Le Brent a atteint 100,12 dollars le baril, au plus haut depuis le 24 juillet, et le brut américain WTI 94,67 dollars.

Trois événements ont convergé en quarante-huit heures. Le commandement central américain a détruit cinq pétroliers iraniens dans le Golfe persique et le golfe d’Oman. Les Houthis ont visé des terminaux pétroliers, des stations de pompage et des raffineries en Arabie saoudite, faisant soixante-treize blessés. L’Iran a répliqué par des tirs de missiles balistiques vers la Jordanie.

Deux points de passage concentrent le risque. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ vingt et un millions de barils par jour, et le détroit de Bab el-Mandeb. Les avertissements iraniens adressés à la navigation dans le Golfe ont conduit les armateurs à différer des livraisons et à supporter des coûts de stockage accrus.

Les analystes évaluent entre 8 et 12 dollars par baril la prime de risque géopolitique actuellement intégrée aux cours, niveau comparable à celui observé lors de la guerre du Golfe de 1991. Goldman Sachs envisage un baril à 120 dollars en cas d’aggravation des perturbations maritimes.

Pour le Royaume, la transmission de ce choc est mécanique et documentée. Les prix à la pompe sont indexés non sur le brut mais sur les cotations internationales des produits raffinés, avec un décalage de plusieurs semaines correspondant au cycle d’approvisionnement. La révision du 1er septembre avait déjà porté le gasoil en hausse de six centimes alors que le Brent reculait, effet de ce décalage. La prochaine révision, prévue au milieu du mois, intégrera au contraire une remontée des cotations.

Le calendrier place cette échéance en pleine campagne électorale, ouverte ce jeudi, où le pouvoir d’achat constitue le premier thème de mobilisation et où le salaire minimum fait l’objet d’une surenchère entre les principales formations.

L’effet ne se limite pas au carburant. La facture énergétique pèse sur la balance commerciale, dont le déficit s’est creusé de 26,5% à 244,69 milliards de dirhams à fin juillet, et sur les coûts de production industriels comme sur le transport routier de marchandises, dont les professionnels ont déposé un préavis de grève pour le 14 septembre en invoquant précisément l’insuffisance du soutien au carburant.

Un facteur atténue partiellement l’exposition nationale. Le retour de l’hydroélectricité, après un hiver exceptionnellement pluvieux, a permis de réduire de 21% en août les importations de gaz destinées à la production électrique.

LNT

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Fiscalité : une trentaine de plateformes numériques étrangères désormais enregistrées auprès du fisc https://lnt.ma/fiscalite-une-trentaine-de-plateformes-numeriques-etrangeres-desormais-enregistrees-aupres-du-fisc/ Thu, 10 Sep 2026 09:10:33 +0000 https://lnt.ma/?p=559181 Netflix, Google, Apple, Spotify, TikTok ou OpenAI figurent parmi les opérateurs assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée de 20% sur les services numériques fournis aux résidents marocains. Le dispositif repose sur le critère de la résidence habituelle du consommateur. Le portail dédié de la Direction générale des impôts a ouvert le 11 juin. […]

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Netflix, Google, Apple, Spotify, TikTok ou OpenAI figurent parmi les opérateurs assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée de 20% sur les services numériques fournis aux résidents marocains. Le dispositif repose sur le critère de la résidence habituelle du consommateur. Le portail dédié de la Direction générale des impôts a ouvert le 11 juin.

Le mécanisme est le produit d’une construction progressive. La loi de finances 2024 a posé le principe, le décret 2.25.862 en a fixé les modalités, et la Direction générale des impôts a mis en service en mai 2026 une plateforme en ligne destinée aux fournisseurs étrangers de services numériques. L’enregistrement a été ouvert le 11 juin, les premiers effets apparaissant sur les factures dès juillet.

Le principe retenu constitue le cœur de la réforme. La taxe s’applique en fonction de la résidence habituelle du consommateur et non du lieu d’établissement du prestataire : lorsqu’un service numérique est consommé par une personne dont la résidence habituelle se situe au Maroc, il est réputé consommé au Maroc. Ce critère résout le problème central de la fiscalité numérique, celui de services sans présence physique dans le pays où ils sont vendus.

Deux régimes de collecte coexistent. Pour les clients professionnels, les mécanismes d’autoliquidation existants continuent de s’appliquer. Pour les particuliers, les fournisseurs étrangers doivent s’enregistrer directement, déclarer leurs opérations et reverser la taxe via le portail de l’administration fiscale.

Une trentaine de plateformes sont concernées, au taux de 20%. La taxe apparaît sur les reçus comme une ligne distincte. La répercussion sur le prix final relève de la politique commerciale de chaque opérateur : certains l’absorbent, d’autres la transfèrent au consommateur.

La question de l’exécution demeure le point sensible du dispositif. Une administration fiscale ne dispose d’aucun moyen de contrôle physique sur un opérateur sans établissement au Maroc. La conformité repose de fait sur deux ressorts : le souci de réputation des grandes plateformes et l’existence, chez elles, de dispositifs de conformité déjà éprouvés sur d’autres marchés ayant adopté des règles comparables. Ce raisonnement vaut pour les acteurs de premier plan ; il est nettement plus fragile pour les opérateurs de taille intermédiaire ou situés dans des juridictions peu coopératives.

Le Maroc rejoint ainsi une soixantaine de pays ayant adopté un régime de taxe sur la valeur ajoutée applicable aux services numériques transfrontaliers, dans une logique inspirée des travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques.

LNT

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LASOBIO inaugure une nouvelle unité industrielle à Had Soualem https://lnt.ma/lasobio-inaugure-une-nouvelle-unite-industrielle-a-had-soualem/ Wed, 09 Sep 2026 10:56:09 +0000 https://lnt.ma/?p=559146 LASOBIO a inauguré une nouvelle unité industrielle dédiée à la production de compléments alimentaires, de produits cosmétiques et de boissons fonctionnelles. Installée à Had Soualem, le site, d’une superficie technique de 2 500 m² représente un investissement de 100 millions de dirhams. Il permet de produire sept formes galéniques, avec une capacité annoncée de 3 […]

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LASOBIO a inauguré une nouvelle unité industrielle dédiée à la production de compléments alimentaires, de produits cosmétiques et de boissons fonctionnelles. Installée à Had Soualem, le site, d’une superficie technique de 2 500 m² représente un investissement de 100 millions de dirhams.

Il permet de produire sept formes galéniques, avec une capacité annoncée de 3 millions d’unités par forme. L’unité couvre plusieurs étapes de la chaîne de production, de la formulation au conditionnement et au contrôle qualité.

Après plus de 45 ans d’activité, le groupe entend également renforcer la maîtrise de ses approvisionnements et la traçabilité des matières premières. LASOBIO indique s’appuyer sur des ingrédients dont les effets sont documentés par des études cliniques ainsi que sur des partenariats technologiques et industriels internationaux.

« Ce site ne sera pas seulement le nôtre. Nous voulons l’ouvrir à tous les entrepreneurs marocains. Celles et ceux qui ont les idées, l’audace et l’ambition, mais pas encore l’outil pour les concrétiser », a déclaré Hatim El Kabbaj, directeur général de LASOBIO, lors de l’inauguration.

La plateforme intègre notamment une méthode d’extraction végétale destinée à valoriser les plantes thérapeutiques marocaines et leur transformation industrielle. Elle dispose également d’un procédé de transformation moléculaire permettant de développer certains actifs sous des formes jusqu’ici peu disponibles sur le marché marocain, notamment les boissons fonctionnelles et les sérums.

LASOBIO prévoit par ailleurs d’ouvrir ses capacités industrielles à d’autres professionnels du secteur. L’objectif est de leur permettre de développer leurs propres produits, gammes et marques à partir des infrastructures et des savoir-faire du site.

« Produire au Maroc n’impose aucun compromis sur le niveau d’exigence. Notre ambition est de démontrer qu’un acteur industriel marocain peut atteindre des standards comparables à ceux des grands opérateurs internationaux tout en développant une offre pensée pour les besoins du consommateur marocain », a affirmé Ismail Guezzar, directeur Business Development de LASOBIO.

Le site compte dans un premier temps une soixantaine de collaborateurs directs. LASOBIO prévoit, à pleine capacité en 2030, plus de 150 emplois directs et près de 500 emplois indirects dans plusieurs activités, notamment l’agriculture, la logistique, la distribution et les services.

L’entreprise indique vouloir privilégier les compétences locales, notamment l’emploi des jeunes et des femmes, ainsi que la formation continue de ses équipes.

La nouvelle unité doit également accompagner le développement de LASOBIO à l’étranger. L’entreprise prépare le déploiement de sa marque allemande H3R LAB, dont la distribution dans plus de 1 000 points de vente en Allemagne est prévue à partir de janvier 2027.

Des exportations vers le Royaume-Uni sont également annoncées pour 2027. LASOBIO prévoit parallèlement de développer ses partenariats avec des entreprises internationales dans les compléments alimentaires, les boissons fonctionnelles et les cosmétiques, notamment avec le britannique Goodrays.

« Notre objectif et notre ambition est de montrer que l’excellence, le Made in Morocco et le Made by Morocco sont tout à fait capables d’être synonymes de réussite à l’étranger », a souligné Hatim El Kabbaj.

À terme, LASOBIO souhaite aussi développer une activité dans l’industrie pharmaceutique, qui viendrait compléter son offre actuelle dans les secteurs de la santé et du bien-être.

A. Loudni

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Maroc-Türkiye : la CTCIM lance ses activités avec l’ambition de renforcer les investissements bilatéraux https://lnt.ma/maroc-turkiye-la-ctcim-lance-ses-activites-avec-lambition-de-renforcer-les-investissements-bilateraux/ Wed, 09 Sep 2026 10:13:14 +0000 https://lnt.ma/?p=559132 La Chambre Turque de Commerce et d’Industrie au Maroc (CTCIM) a officiellement lancé ses activités le 8 septembre à Casablanca, à l’occasion d’une première rencontre d’affaires réunissant responsables institutionnels, dirigeants d’entreprises et investisseurs marocains et turcs. Présidée par Musa Tangören, la Chambre a présenté une feuille de route structurée autour de trois priorités : l’investissement, […]

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La Chambre Turque de Commerce et d’Industrie au Maroc (CTCIM) a officiellement lancé ses activités le 8 septembre à Casablanca, à l’occasion d’une première rencontre d’affaires réunissant responsables institutionnels, dirigeants d’entreprises et investisseurs marocains et turcs. Présidée par Musa Tangören, la Chambre a présenté une feuille de route structurée autour de trois priorités : l’investissement, la production et la connexion entre les écosystèmes économiques des deux pays.

La CTCIM entend renforcer son rôle d’intermédiaire entre les entreprises marocaines et turques. Réunie sous le thème « Connecter les opportunités, créer de la valeur », la rencontre organisée à Casablanca s’est tenue en présence de l’ambassadeur de Türkiye au Maroc, Mustafa İlker Kılıç, ainsi que de représentants d’entreprises et de partenaires institutionnels des deux pays.

L’événement intervient dans une année marquant à la fois le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre le Maroc et la Türkiye et les 20 ans de leur Accord de libre-échange.

Investissement, production et connexion

La nouvelle feuille de route de la Chambre repose sur trois axes : « investissement, production, connexion ». L’objectif affiché est notamment d’accompagner les entreprises turques souhaitant investir au Maroc et, dans l’autre sens, de faciliter l’accès des entreprises marocaines à des partenaires en Türkiye.

Plusieurs instruments sont prévus : rencontres B2B et événements de networking, missions commerciales, réunions d’information sur la réglementation et l’environnement des affaires, présentation des opportunités sectorielles et développement de coopérations avec les institutions publiques, les représentations diplomatiques et les chambres de commerce. La CTCIM prévoit également de renforcer ses liens avec les autres chambres de commerce étrangères présentes au Maroc.

« Notre vraie force vient de notre capacité à réunir les bonnes personnes et les bonnes institutions à la même table. Notre objectif n’est pas de parler de commerce, mais de construire ensemble des investissements, une production et des partenariats durables », a déclaré Musa Tangören.

Des échanges à 6 milliards de dollars

La CTCIM entend s’appuyer sur une présence économique turque déjà importante au Maroc. Selon les données présentées lors de la rencontre, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 6 milliards de dollars, tandis que plus de 300 entreprises turques opèrent dans le Royaume.

Parmi les exemples cités, BIM emploie directement plus de 7.000 personnes au Maroc. Sanipak a, pour sa part, investi 600 millions de dirhams au cours des trois dernières années et réalise 98% de sa production dans le Royaume. Des enseignes comme LC Waikiki, Flormar et FLO sont également implantées sur le marché marocain.

En 2025, la Türkiye était le cinquième fournisseur du Maroc et son neuvième marché d’exportation. Les investissements turcs au Maroc avaient, de leur côté, dépassé le milliard de dollars, selon les données présentées par l’ambassadeur Mustafa İlker Kılıç.

Le diplomate turc a également mis l’accent sur la structure des échanges entre les deux économies. « Nous nous réjouissons que la majorité des importations en provenance de Türkiye soit constituée d’intrants pour les sociétés marocaines, ce qui contribue directement à la création de valeur, à la compétitivité et au pouvoir d’achat au Maroc, notamment grâce à leur bon rapport qualité-prix », a-t-il déclaré.

Selon lui, la CTCIM peut jouer un rôle de « passerelle » entre les secteurs privés marocain et turc, dans une approche reposant sur le bénéfice mutuel.

La complémentarité des deux économies mise en avant

Pour Musa Tangören, installé et actif à Casablanca depuis près de huit ans, la complémentarité géographique et économique des deux pays peut également servir de base à des projets tournés vers des marchés tiers.

La Türkiye dispose notamment de connexions avec l’Europe, l’Asie et les pays du Golfe, tandis que le Maroc bénéficie de son positionnement vers l’Afrique et l’espace atlantique. La Chambre souhaite exploiter ces complémentarités pour développer de nouveaux modèles de partenariat.

La CTCIM se présente comme une institution indépendante ouverte aux entreprises turques comme marocaines. Elle compte actuellement plus de 50 membres actifs dans des secteurs allant de la distribution et de l’industrie au textile, à la logistique, au tourisme, à la construction et aux services. Elle dispose depuis juin dernier d’un bureau permanent à Casablanca.

LNT

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Pouvoir d’achat : que peuvent promettre les partis de plus que l’État social ? https://lnt.ma/pouvoir-dachat-que-peuvent-promettre-les-partis-de-plus-que-letat-social/ Wed, 09 Sep 2026 10:08:43 +0000 https://lnt.ma/?p=559129 Avant de promettre davantage aux citoyens marocains, les partis politiques doivent d’abord expliquer et justifier ce qu’ils feront de plus que l’État. Aides sociales directes, couverture médicale, hausse des salaires, soutien au logement : une partie substantielle de leur logiciel social est déjà prévu et appliqué par la politique publique. À quelques semaines des législatives, […]

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Avant de promettre davantage aux citoyens marocains, les partis politiques doivent d’abord expliquer et justifier ce qu’ils feront de plus que l’État. Aides sociales directes, couverture médicale, hausse des salaires, soutien au logement : une partie substantielle de leur logiciel social est déjà prévu et appliqué par la politique publique. À quelques semaines des législatives, la vraie bataille devrait donc porter moins sur la quantité de promesses que sur leur écart avec l’existant, leur coût et leur financement.

Il fut un temps où la promesse électorale consistait à construire un État social. En 2026, la situation est différente. Une partie de cette promesse est déjà devenue une réalité budgétaire et administrative. Depuis le lancement de l’aide sociale directe en décembre 2023, l’État a installé un dispositif qui touche désormais près de 4 millions de ménages. Selon le bilan 2025 de l’Agence nationale du soutien social (ANSS), 3,9 millions de ménages sont concernés, soit une population couvrant 5,5 millions d’enfants et 1,7 million de personnes âgées. Entre le lancement du dispositif et fin décembre 2025, 51 milliards de dirhams ont été versés aux familles. L’enveloppe annuelle représente à elle seule environ 2 % du PIB.

Ce qui relevait hier de la promesse électorale est devenu une dépense publique récurrente.

En effet, la généralisation de la couverture médicale est un acquis. Le gouvernement sortant revendique d’ailleurs une couverture de l’AMO de 88 % de la population, soit plusieurs dizaines de millions de personnes, tandis que le soutien direct au logement est venu ajouter un autre instrument de transfert au bénéfice des ménages.

Même le salaire minimum a déjà été substantiellement revalorisé, le gouvernement indique une hausse de 15 % du SMIG dans les activités non agricoles, portant le salaire net mensuel de 2 638 à environ 3 047 dirhams, ainsi qu’une hausse de 20 % du SMAG, tandis que le salaire minimum dans la fonction publique a été porté à 4 500 dirhams.

Le constat est donc simple, l’État n’attend pas les élections pour agir sur le pouvoir d’achat. Il y consacre déjà des dizaines de milliards de dirhams.

 

Le problème change de nature

Ce qui rend précisément la campagne électorale intéressante est que la question n’est plus seulement « que faut-il faire pour améliorer le pouvoir d’achat » mais « que proposer de différent ou de plus efficace que ce qui existe déjà ? ».

Cette distinction est essentielle et une promesse de hausse d’une allocation n’a pas la même portée si l’allocation n’existait pas auparavant, ou si elle existe déjà et que le parti propose simplement de la revaloriser. Une promesse de hausse du salaire minimum n’a pas la même portée si le salaire minimum vient lui-même d’être relevé par le gouvernement. Une promesse de soutien aux familles doit enfin être comparée aux dispositifs déjà installés.

Or, tous les partis proposent un programme dans l’absolu, y compris ceux qui ont gouverné pendant de nombreuses et récentes années. Décryptages.

Le programme du RNI, est probablement le cas le plus révélateur. Le Rassemblement national des indépendants, qui dirige le gouvernement sortant, fait de la protection durable du pouvoir d’achat le premier engagement de son programme 2026-2031. Mais, une partie de cette proposition consiste précisément à prolonger et à sécuriser les dispositifs déjà mis en place. Le parti propose notamment d’indexer automatiquement l’aide sociale directe sur l’inflation, afin de protéger le pouvoir d’achat des quelque quatre millions de ménages bénéficiaires. Il propose également un « bouclier d’épargne » destiné aux travailleurs du secteur informel et veut maintenir le bénéfice de l’aide sociale pendant une année après la reprise d’un emploi, afin d’éviter que l’accès au travail n’entraîne immédiatement la perte du soutien public. Le RNI promet également un million d’emplois et une poursuite de la hausse des revenus et des retraites. La proximité avec l’existant est donc particulièrement forte.

Le RNI ne propose pas de revenir sur l’architecture de l’État social, il propose de la prolonger, de l’indexer et de l’élargir.

Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) adopte une autre approche avec plus de dépenses, mais aussi un changement de mécanismes. Son programme chiffre à 350 milliards de dirhams sur cinq ans le coût additionnel de ses engagements. Sur cette enveloppe, 150 milliards sont consacrés au « Pacte du pouvoir d’achat ». Le parti annonce également un million d’emplois sur la législature. Le programme du parti prévoit notamment un minimum de 3 000 dirhams pour les pensions, une aide sociale directe d’au moins 1 000 dirhams et une réforme fiscale destinée à alléger la pression sur une partie des salariés.

La différence avec le RNI est donc davantage visible, le PAM ne se contente pas d’indexer le dispositif existant. Il veut en modifier certains paramètres et augmenter le niveau de soutien.

Le parti apporte néanmoins un élément supplémentaire, il chiffre son programme et présente un schéma de financement reposant notamment sur l’effet de la croissance, les ressources des collectivités territoriales et la réallocation de dépenses publiques.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) va beaucoup plus loin dans le chiffrage. Son programme prévoit ainsi 575 milliards de dirhams de dépenses supplémentaires sur cinq ans, compensées, selon le parti, par 622 milliards de recettes additionnelles. Le PPS annonce ainsi un solde positif de près de 47 milliards de dirhams sur la période. Sur le pouvoir d’achat, le parti propose notamment, une hausse de 15 % du SMIG et du SMAG ; une aide publique portée à 1 000 dirhams ; une allocation de 1 000 dirhams par enfant scolarisé ; un minimum de pension de 3 000 dirhams ; un million d’emplois, dont 500 000 dans l’industrie et 150 000 dans le numérique. Mais, le gouvernement ayant déjà augmenté le SMIG de 15 % et le SMAG de 20 %, la promesse du PPS d’une hausse de 15 % des salaires minimums ne constitue donc pas, en elle-même, une rupture aussi importante que pourrait le laisser entendre le chiffre.

Pour les autres partis, les promesses sont moins faciles à comparer. L’Istiqlal, l’USFP et le PJD proposent eux aussi des mesures destinées à améliorer les revenus et à réduire les dépenses des ménages, mais leurs programmes sont moins facilement comparables sur le seul critère du coût global. L’Istiqlal met notamment l’accent sur la classe moyenne, les retraites et les familles, avec une prime au mariage pouvant atteindre 5 000 dirhams et une allocation mensuelle de 1 000 dirhams pour les diplômés à la recherche d’un emploi. L’USFP promet notamment une hausse de 20 % du salaire moyen et une révision régulière des revenus, ainsi que 500 000 emplois. Le PJD, de son côté, met l’accent sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les services publics et la gouvernance, sans chiffrage global comparable aux programmes du PAM et du PPS à ce stade. Cette différence de méthode est donc elle-même un élément du débat. Car, un programme non chiffré n’est pas nécessairement moins ambitieux, mais il est beaucoup plus difficile à confronter au bilan budgétaire de l’État.

La grille de lecture et d’analyse que nos concitoyens peuvent suivre est donc triple. Ce qui existe déjà, soit l’Aide sociale directe, l’AMO, les revalorisations salariales, le soutien au logement. Ce qui prolonge l’existant à savoir indexer une aide déjà versée sur l’inflation, augmenter une allocation existante, étendre un dispositif à davantage de bénéficiaires.

Et le programme qui constitue une rupture en modifiant la fiscalité, changer les mécanismes de redistribution, agir sur les circuits de distribution, transformer le marché du travail ou modifier profondément le modèle de financement de l’État social.

Cette grille permet de relativiser les chiffres spectaculaires des programmes, un milliard de dirhams de dépenses nouvelles n’ayant pas la même signification qu’un milliard consacré à un dispositif déjà existant. Et inversement, une réforme qui coûte peu au budget mais modifie profondément le fonctionnement de l’économie peut avoir davantage d’impact sur le pouvoir d’achat à long terme. En définitive, avec 51 milliards de dirhams déjà versés au titre de l’aide sociale directe, près de quatre millions de ménages bénéficiaires, une couverture médicale très largement étendue et plusieurs revalorisations salariales déjà engagées, le débat et les promesses des partis ne peuvent plus se résumer à « Nous allons améliorer le pouvoir d’achat ».

Car l’enjeu de cette campagne n’est plus seulement de savoir qui promet le plus. Il est de savoir qui promet quelque chose de différent et surtout de réalisable. La vraie bataille électorale devrait donc se déplacer du volume des promesses vers leur valeur ajoutée par rapport à l’existant. Parce qu’en matière de pouvoir d’achat, l’État a déjà largement commencé à dépenser la promesse sociale.

Aux partis, désormais, de démontrer ce qu’ils pourraient apporter de plus…

Afifa Dassouli

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Hydrocarbures : l’ONHYM devient société anonyme, les projets gaziers entrent dans une phase décisive https://lnt.ma/hydrocarbures-lonhym-devient-societe-anonyme-les-projets-gaziers-entrent-dans-une-phase-decisive/ Wed, 09 Sep 2026 09:36:03 +0000 https://lnt.ma/?p=559105 La loi 56.24 transforme l’Office national des hydrocarbures et des mines en société anonyme, l’État demeurant actionnaire majoritaire. Le nouveau statut affranchit l’établissement des règles de la commande publique et lui permet de créer des filiales et de prendre des participations. La réforme intervient au moment où Tendrara entre en production et où l’offshore atlantique […]

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La loi 56.24 transforme l’Office national des hydrocarbures et des mines en société anonyme, l’État demeurant actionnaire majoritaire. Le nouveau statut affranchit l’établissement des règles de la commande publique et lui permet de créer des filiales et de prendre des participations. La réforme intervient au moment où Tendrara entre en production et où l’offshore atlantique s’ouvre.

La loi 56.24, publiée au Bulletin officiel, met fin au statut d’établissement public de l’Office national des hydrocarbures et des mines pour lui substituer celui de société anonyme.

Le contenu de la réforme est d’abord juridique. Une structure soumise au droit des sociétés dispose d’une latitude supérieure pour créer des filiales, prendre des participations, conclure des partenariats stratégiques et mobiliser de nouvelles sources de financement. Elle sort par ailleurs du champ de la réglementation des marchés publics qui encadrait jusqu’ici ses procédures d’achat et de contractualisation.

L’État conserve la majorité du capital et le contrôle des décisions stratégiques relatives à la gestion des ressources naturelles.

La contrepartie de cette souplesse est explicite. L’affranchissement des procédures publiques suppose un renforcement des mécanismes internes de gouvernance : transparence, mise en concurrence, traçabilité des décisions et prévention des conflits d’intérêts. La transformation statutaire ne garantit pas par elle-même l’efficacité, qui dépendra de la qualité de la gestion et de la capacité à concilier logique industrielle et intérêt public, notamment sur les missions de recherche à rentabilité incertaine mais à portée stratégique.

Le calendrier de la réforme coïncide avec une séquence opérationnelle chargée.

Le projet de Tendrara, dans l’Oriental, est entré en phase de production initiale en décembre 2025, avec environ six mois de retard sur le calendrier annoncé. Sa structure capitalistique associe Mana Energy Limited, contrôlée par Attijariwafa bank, à hauteur de 55%, l’Office à 25% et le britannique Sound Energy à 20%. Un contrat de dix ans a été conclu avec Afriquia Gaz pour la fourniture de 100 millions de mètres cubes de gaz naturel liquéfié par an à compter de la première livraison commerciale.

L’offshore atlantique constitue le second front. Dix nouveaux permis d’exploration y ont été attribués, dans une zone où le projet Anchois, au large de Larache, reste le plus avancé.

L’enjeu se mesure aux importations. Le Royaume a acheté environ 466 millions de mètres cubes de gaz par le gazoduc Maghreb-Europe sur les huit premiers mois de l’année, avec un repli de 21% en août lié au retour de l’hydroélectricité. Toute production nationale substituée à ces achats allège la facture énergétique et le besoin en devises, ce qui donne à la réforme de l’Office une portée qui dépasse la question statutaire.

LNT

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Teleperformance : Moulay Hafid Elalamy détient désormais 12,5% du capital https://lnt.ma/teleperformance-moulay-hafid-elalamy-detient-desormais-125-du-capital/ Wed, 09 Sep 2026 09:34:29 +0000 https://lnt.ma/?p=559101 L’homme d’affaires marocain a bouclé début septembre un contrat dérivé de 355 millions d’euros arrangé par Morgan Stanley, portant sa participation directe dans le groupe français à 12,5%. La totalité des actions acquises a été gagée. Président du conseil d’administration depuis août 2024, il est le premier Marocain à diriger le conseil d’une société du […]

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L’homme d’affaires marocain a bouclé début septembre un contrat dérivé de 355 millions d’euros arrangé par Morgan Stanley, portant sa participation directe dans le groupe français à 12,5%. La totalité des actions acquises a été gagée. Président du conseil d’administration depuis août 2024, il est le premier Marocain à diriger le conseil d’une société du CAC 40.

L’opération repose sur un mécanisme financier précis. Le groupe Saham a eu recours à un contrat d’échange sur rendement total, ou total return swap, arrangé par Morgan Stanley. Cet instrument procure une exposition économique à un titre sans acquisition immédiate en Bourse, ce qui permet de constituer une position progressivement, à l’abri des mouvements de marché que déclencherait un achat massif à découvert.

Le dénouement du contrat, pour un montant de 355 millions d’euros, s’est traduit début septembre par la conversion de cette exposition en détention directe, portant la participation à environ 12,5% du capital. La totalité des actions ainsi acquises a été donnée en gage, mécanisme habituel de financement d’acquisition dont la contrepartie est une exposition au cours du titre.

L’origine de cette position remonte à 2023. Saham avait cédé à Teleperformance sa participation dans Majorel, coentreprise d’externalisation détenue avec l’allemand Bertelsmann, et une partie du prix avait été réglée en titres du groupe français.

Moulay Hafid Elalamy préside le conseil d’administration de Teleperformance depuis août 2024. Il est le premier Marocain à diriger le conseil d’une société cotée au CAC 40. Saham avait indiqué, au lancement de l’opération, ne pas avoir l’intention de prendre le contrôle du groupe.

La séquence prend un relief particulier au regard de l’actualité du secteur au Maroc. Le Conseil de la concurrence examine actuellement le rachat de la société marocaine Unifitel par Majorel Africa, filiale du même groupe Teleperformance, opération dont le délai d’observations des tiers s’achève le 14 septembre. Dans le même temps, la loi française interdisant le démarchage téléphonique sans consentement préalable, entrée en vigueur le 11 août, a fait ses premières victimes parmi les petites structures marocaines, la fédération du secteur évaluant à 10 000 le nombre d’emplois concernés.

Les trois mouvements dessinent une même logique. Un choc réglementaire fragilise les opérateurs mono-activité ; les grands groupes diversifiés consolident le marché ; et un investisseur marocain renforce sa position au capital du premier d’entre eux. Le secteur marocain de l’externalisation en sort plus intégré à un ensemble international, avec un centre de décision situé à Paris mais un actionnaire de référence casablancais.

LNT

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Libre Tribune : PEA, un produit financier défiscalisé mais malheureusement négligé https://lnt.ma/pea-un-produit-financier-defiscalise-mais-malheureusement-neglige/ Tue, 08 Sep 2026 15:13:01 +0000 https://lnt.ma/?p=559074 Le cabinet Roche Mameri et Associés, réseau Exygene Group, composé de quatre cabinets en France et au Maroc, est spécialisé dans les services financiers aux entreprises. M. Karim MAMERI, associé expert-comptable, et Hakim ESSADIQ, associé responsable du réseau Maroc, ont récemment publié une étude sur le Plan d’Épargne en Actions et son adoption au Maroc.  […]

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Le cabinet Roche Mameri et Associés, réseau Exygene Group, composé de quatre cabinets en France et au Maroc, est spécialisé dans les services financiers aux entreprises. M. Karim MAMERI, associé expert-comptable, et Hakim ESSADIQ, associé responsable du réseau Maroc, ont récemment publié une étude sur le Plan d’Épargne en Actions et son adoption au Maroc. 

 

Le Plan d’Épargne en Actions, plus connu sous l’acronyme PEA, demeure peu utilisé au Maroc au regard de son intérêt patrimonial. Cette enveloppe permet aux particuliers d’investir à long terme dans des valeurs mobilières marocaines tout en bénéficiant, sous conditions, d’une exonération fiscale intégrale sur les dividendes et les plus-values. Son avantage est réel. Il ne doit cependant pas masquer la nature des placements concernés : des actifs exposés aux fluctuations des marchés et sans aucune garantie de préservation du capital.

Le PEA n’est ni un produit miracle ni un compte bancaire défiscalisé. Il pose un cadre contractuel destiné à organiser une épargne placée en actions. Son efficacité repose sur trois principes : accepter un horizon d’investissement d’au moins cinq ans, sélectionner des supports adaptés à son propre profil de risque investisseur et ne pas sacrifier la diversification patrimoniale à la simple recherche d’un avantage fiscal.

Une enveloppe d’épargne composée de deux comptes

Le PEA classique associe un compte espèces et un compte-titres. Le premier reçoit les versements, les dividendes distribués, les produits de cession et les liquidités momentanément non investies. Le second conserve les instruments financiers acquis. Tant que les fonds restent à l’intérieur de cette enveloppe, l’investisseur peut vendre un titre, en acheter un autre ou réinvestir ses revenus sans que ces opérations constituent, à elles seules, un retrait du plan.

Le dispositif est réservé aux personnes physiques majeures résidentes au Maroc ainsi qu’aux Marocains résidant à l’étranger. Chaque personne ne peut détenir qu’un seul PEA et chaque plan ne peut avoir qu’un seul titulaire. Il peut être ouvert auprès d’une banque, d’une société de bourse habilitée à tenir des comptes-titres ou de la Caisse de Dépôt et de Gestion. Le contrat mérite une lecture attentive, en particulier sur la date d’effet, les frais, les modalités de retrait et les conditions de transfert vers un autre établissement.

Le premier versement ne peut être inférieur à 100 dirhams. Les versements périodiques, permanents ou programmés, doivent atteindre au moins 2 400 dirhams par an. Le montant cumulé est plafonné à 2 millions de dirhams sur toute la durée de détention du PEA. Ce plafond concerne les sommes apportées par le titulaire et non la valeur atteinte par le portefeuille : les gains, dividendes et plus-values réinvestis peuvent ainsi porter la valeur du plan au-delà de ce montant.

Un univers d’investissement volontairement limité

Le PEA ne permet pas d’acquérir n’importe quel actif financier. Il accueille principalement les actions marocaines cotées à la Bourse de Casablanca, les certificats d’investissement marocains cotés, les droits d’attribution ou de souscription attachés à ces titres, ainsi que les parts ou actions d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières « Actions », composé à plus de 50% en actions.

En revanche, les actions étrangères, obligations, bons du Trésor, produits monétaires, produits structurés, cryptoactifs ou fonds non classés « Actions » ne sont pas éligibles. Cette spécialisation constitue à la fois la force et la limite du dispositif. Elle oriente l’épargne vers le financement en fonds propres des entreprises marocaines, mais concentre le portefeuille sur un seul marché, une seule monnaie et un nombre limité de secteurs.

L’investisseur peut gérer directement son portefeuille en sélectionnant des sociétés cotées. Cette approche suppose de savoir analyser leur activité, leurs comptes, leur endettement, leur gouvernance et leur valorisation. Elle exige également de limiter le poids de chaque ligne. Pour un épargnant débutant ou peu disponible, les OPCVM « Actions » offrent une gestion confiée à des professionnels et une diversification généralement plus immédiate. Ils comportent néanmoins leurs propres frais et restent exposés au risque de marché. Les frais sont différents selon les catégories d’OPCVM et peuvent s’avérer élevés en entrées et sorties annuelles qui se cumulent également aux frais de garde notamment. Toute décision d’investissement doit être concertée avec un professionnel et un banquier d’investissements.

Cinq ans pour acquérir l’avantage fiscal

L’atout central du PEA est l’exonération des revenus et profits de capitaux mobiliers générés dans le plan, à condition de respecter une durée minimale de cinq ans et l’ensemble des règles de fonctionnement. Les dividendes et plus-values peuvent alors être réinvestis sans frottement fiscal, ce qui favorise la capitalisation dans le temps.

L’effet peut devenir significatif sur une longue période. À titre d’exemple, un capital de 1 million de dirhams placé à un rendement annuel constant de 10 % atteindrait environ 1,61 million au bout de cinq ans, 2,59 millions après dix ans et près de 6,73 millions après vingt ans en l’absence d’impact fiscal et de frais. Dans un scénario théorique où chaque gain annuel subirait un prélèvement de 15 %, le capital final ressortirait respectivement à environ 1,50 million, 2,26 millions et 5,11 millions de dirhams. L’écart cumulé dépasserait ainsi 1,6 million de dirhams sur vingt ans.

Cette simulation illustre uniquement la mécanique de capitalisation. Elle ne constitue ni une prévision ni une promesse de rendement. Un taux régulier de 10 % est une hypothèse ambitieuse, alors que les performances boursières sont irrégulières, parfois négatives, et que les frais de gestion, de courtage et de conservation réduisent le rendement net.

Une épargne accessible, mais une sortie lourde de conséquences

Contrairement à une idée reçue, les fonds placés sur un PEA ne sont pas juridiquement bloqués pendant cinq ans. Le titulaire peut vendre ses titres et demander le retrait de son épargne. Mais tout retrait, même partiel, avant l’expiration de cette période entraîne la clôture automatique du plan et la perte de l’avantage fiscal. Les revenus et plus-values sont alors soumis à la fiscalité de droit commun applicable à la sortie.

Après cinq ans, le titulaire peut clôturer le PEA et retirer la totalité des fonds avec le bénéfice de l’exonération, ou conserver le plan afin de poursuivre les versements et les réinvestissements. Une règle doit cependant être anticipée : dès le premier retrait effectué après cinq ans, aucun nouveau versement n’est plus possible. L’épargnant qui souhaite continuer à alimenter son plan a donc intérêt à organiser ses besoins de liquidité avant d’effectuer cette première sortie.

Certaines situations entraînent également la clôture automatique du PEA, notamment le décès du titulaire, le non-respect des conditions d’éligibilité ou de fonctionnement, le transfert du domicile fiscal hors du Maroc ou le démembrement des titres inscrits dans le plan. Le PEA peut par ailleurs être transféré d’un établissement à un autre, sous réserve de préserver son antériorité et de maîtriser les frais et délais de l’opération.

PEA ou compte-titres : deux outils complémentaires

Le PEA et le compte-titres ordinaire ne répondent pas exactement au même objectif. Le premier offre une fiscalité privilégiée, mais impose un univers d’investissement restreint, un plafond de versements et une discipline de sortie. Le second ne bénéficie pas de l’exonération propre au PEA, mais offre généralement une plus grande liberté dans le choix des instruments et dans l’accès aux liquidités.

Pour une personne éligible souhaitant constituer une poche d’actions marocaines à long terme, le PEA constitue logiquement l’enveloppe à privilégier. Le compte-titres conserve cependant son utilité pour les actifs non éligibles, les besoins de liquidité, certaines stratégies de court terme ou une diversification plus large lorsqu’elle est juridiquement et opérationnellement accessible.

La fiscalité doit rester la conséquence de l’allocation patrimoniale et non son unique moteur. Remplir un PEA jusqu’à son plafond sans tenir compte de l’exposition déjà détenue au Maroc, à l’immobilier, à l’activité professionnelle ou au dirham peut accentuer une concentration existante. Une enveloppe fiscalement optimale peut ainsi produire une stratégie patrimoniale globalement déséquilibrée.

L’avantage fiscal n’efface pas le risque boursier

Une action représente une fraction du capital d’une entreprise. Sa valeur dépend des résultats, des perspectives, de l’endettement, de la gouvernance, de la conjoncture et des anticipations du marché. Le cours peut baisser fortement à court terme et rester durablement inférieur au prix d’acquisition. Les performances passées d’une action, d’un indice ou d’un OPCVM ne garantissent jamais des performances futures.

Le PEA expose donc à plusieurs risques : baisse générale du marché, volatilité, défaillance d’un émetteur, faible liquidité de certaines valeurs, concentration sectorielle et érosion du rendement par les frais. Il comporte également un risque de liquidité patrimoniale : un besoin d’argent imprévu avant cinq ans peut obliger l’épargnant à clôturer le plan dans de mauvaises conditions de marché et à perdre simultanément l’avantage fiscal.

Avant d’ouvrir un PEA, l’investisseur doit comparer les frais d’ouverture, de courtage, de garde, de distribution des dividendes, de règlement-livraison, de transfert et de clôture. Pour les OPCVM, il convient d’ajouter les droits d’entrée ou de sortie et les frais annuels de gestion. Des coûts apparemment modestes, répétés pendant plusieurs années, peuvent amputer sensiblement la performance finale.

Construire une stratégie avant de choisir les titres

Le PEA doit recevoir uniquement une épargne dont le titulaire n’a pas besoin à court terme. L’épargne de précaution, les dépenses familiales prévues, les échéances fiscales et les besoins professionnels doivent être couverts séparément. La capacité à supporter une perte temporaire ou durable doit être appréciée avant toute décision d’investissement.

Une démarche prudente peut être organisée autour de quelques principes simples :

  • Définir le poids maximal du PEA dans le patrimoine global, en tenant compte des actifs professionnels, immobiliers et financiers déjà détenus.
  • Diversifier entre plusieurs sociétés, secteurs et fonds, sans confondre multiplication des lignes et véritable diversification économique.
  • Investir progressivement afin d’éviter de concentrer toute l’épargne sur un seul point de marché, sans considérer cette méthode comme une garantie contre les pertes.
  • Suivre périodiquement la qualité des supports, les pondérations, les frais et les besoins de liquidité, sans multiplier les arbitrages dictés par l’émotion.
  • Conserver le contrat signé, les preuves de versement, les avis d’opéré, les relevés de portefeuille et la documentation des instruments choisis.

Conclusion

Le PEA est, au Maroc comme ailleurs, un puissant outil patrimonial pour investir à long terme dans les entreprises nationales cotées. Son plafond de 2 millions de dirhams et l’exonération conditionnelle des dividendes et plus-values lui confèrent un potentiel de capitalisation réel. Il contribue aussi à orienter l’épargne vers le financement de l’économie productive plutôt qu’une économie de rente.

Sa réussite dépend toutefois moins de l’ouverture du plan que de la discipline avec laquelle il est utilisé. Préserver une réserve de liquidité, diversifier, maîtriser les frais, investir selon son profil personnel de risque-investisseur et accepter le temps long demeurent les véritables conditions de la performance et de l’intérêt de ce support. Le PEA permet d’optimiser la fiscalité dans le cadre d’une stratégie globale cohérente, mais ne corrigera jamais, à lui seul, une mauvaise allocation ou stratégie patrimoniale globale.

Cet article est rédigé à titre pédagogique et ne constitue en aucun cas une recommandation d’investissement. Les règles fiscales et contractuelles doivent être vérifiées, avec votre professionnel de confiance, à la date de d’ouverture du plan, à chaque opération et pour toute décision adaptée à la situation, aux objectifs et au profil de risque de l’investisseur.

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AIM 2026 : le Maroc met en avant ses opportunités d’investissement à Dubaï https://lnt.ma/aim-2026-le-maroc-met-en-avant-ses-opportunites-dinvestissement-a-dubai/ Tue, 08 Sep 2026 10:31:51 +0000 https://lnt.ma/?p=559032 La 15e édition du sommet international de l’investissement « AIM » s’est ouverte lundi à Dubaï avec la participation de représentants de plus de 180 pays, dont le Maroc. Présent à travers un pavillon porté par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) sous la marque « Morocco Now », le Royaume […]

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La 15e édition du sommet international de l’investissement « AIM » s’est ouverte lundi à Dubaï avec la participation de représentants de plus de 180 pays, dont le Maroc. Présent à travers un pavillon porté par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) sous la marque « Morocco Now », le Royaume entend profiter de ce rendez-vous pour présenter ses opportunités d’investissement et multiplier les rencontres avec des partenaires régionaux et internationaux.

Le Maroc participe à l’édition 2026 du sommet AIM, organisée sous le thème « Refaçonner la prospérité mondiale : ouvrir de nouvelles voies d’investissement vers un avenir durable et inclusif ». L’événement rassemble chefs d’entreprise, investisseurs, responsables gouvernementaux et décideurs autour de l’évolution des flux mondiaux de capitaux et des nouvelles perspectives d’investissement.

La présence marocaine est coordonnée par l’AMDIE, qui dispose d’un pavillon sous la bannière « Morocco Now ». Plusieurs établissements publics participent également au sommet, notamment la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), l’Agence pour le développement agricole (ADA), l’Agence de développement du digital (ADD) et CDG Incept, filiale du Groupe Caisse de Dépôt et de Gestion.

Automobile, aéronautique et textile parmi les secteurs présentés

Selon Assia Ben Saad, directrice des partenariats et de la coopération à l’AMDIE, la participation marocaine vise notamment à présenter aux investisseurs les possibilités offertes dans différents secteurs de l’économie nationale.

L’automobile, l’aéronautique et le textile figurent parmi les activités mises en avant, aux côtés des autres opportunités d’investissement proposées au Maroc. Le pavillon fournit également aux opérateurs intéressés des informations sur les dispositifs et incitations disponibles.

Le sommet doit parallèlement permettre à l’AMDIE et aux autres organismes présents d’organiser une série de rencontres avec des investisseurs et partenaires actuels ou potentiels.

Ces échanges concernent notamment des acteurs du Bahreïn, du Koweït et de l’Émirat de Sharjah, mais également des partenaires internationaux. Pour l’AMDIE, ces réunions doivent permettre d’examiner de nouvelles perspectives d’investissement et d’identifier des possibilités de partenariats, aussi bien avec l’Agence qu’avec d’autres acteurs marocains.

Plus de 400 sessions au programme

Le sommet AIM est consacré aux grandes évolutions de l’investissement international, avec une attention particulière portée cette année à la durabilité, à l’innovation et à l’inclusion.

L’édition 2026 prévoit plus de 400 sessions, conférences, forums régionaux et internationaux ainsi que des tables rondes. Plus de 1.380 intervenants et partenaires issus notamment d’organisations internationales doivent prendre part aux différentes activités. Une exposition et une cérémonie de remise des prix AIM figurent également au programme.

Les discussions sont structurées autour de trois axes principaux : les marchés mondiaux, les économies du futur et la nouvelle génération.

L’objectif affiché est notamment de renforcer les échanges entre gouvernements, investisseurs et innovateurs, mais aussi d’examiner les transformations qui affectent les flux de capitaux et les stratégies d’investissement.

Une carte mondiale de l’investissement en mutation

Lors de la séance d’ouverture, le président du sommet et ministre émirati du Commerce extérieur, Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, a estimé que la géographie mondiale des investissements connaissait des transformations importantes.

Selon lui, la durabilité joue désormais un rôle croissant dans l’orientation des capitaux vers de nouveaux secteurs et projets. « Le monde connaît aujourd’hui la coexistence de plusieurs sphères économiques ; nous assistons à une transformation fondamentale de l’influence sur la finance et l’économie mondiales », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que la durabilité contribuait à remodeler différents secteurs industriels en Asie, en Afrique et dans d’autres régions du monde.

Dans ce contexte, le sommet entend favoriser les partenariats transfrontaliers et les échanges de connaissances, tout en explorant les moyens pour les économies de s’adapter aux transformations en cours.

LNT

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Transport routier : les professionnels du fret annoncent une grève à partir du 14 septembre https://lnt.ma/transport-routier-les-professionnels-du-fret-annoncent-une-greve-a-partir-du-14-septembre/ Tue, 08 Sep 2026 10:30:50 +0000 https://lnt.ma/?p=559029 Quatre organisations du secteur ont déposé un préavis de grève illimitée pour le lundi 14 septembre. Elles jugent insuffisante l’aide de cinquante centimes par litre de carburant et réclament son versement mensuel régulier. La retenue à la source de 75% sur la taxe sur la valeur ajoutée figure également parmi les griefs. Le préavis a […]

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Quatre organisations du secteur ont déposé un préavis de grève illimitée pour le lundi 14 septembre. Elles jugent insuffisante l’aide de cinquante centimes par litre de carburant et réclament son versement mensuel régulier. La retenue à la source de 75% sur la taxe sur la valeur ajoutée figure également parmi les griefs.

Le préavis a été notifié le 7 septembre par quatre organisations professionnelles : le Syndicat national démocratique du transport, l’Association marocaine du transport routier international et de la logistique, la Fédération du transport et de la logistique du port de Casablanca et le Syndicat national méditerranéen du transport et des métiers. Copies en ont été adressées aux ministères de l’Intérieur, des Finances et du Transport.

Quatre revendications structurent le mouvement

La première porte sur le soutien au carburant. Les transporteurs jugent insuffisante l’aide actuelle de cinquante centimes par litre et demandent qu’elle soit versée mensuellement et de manière régulière, la question du calendrier de versement pesant autant que celle du montant sur la trésorerie des entreprises.

La deuxième concerne la fiscalité. La retenue à la source de 75% sur la taxe sur la valeur ajoutée crée, selon les organisations, une difficulté de trésorerie pour des sociétés qui doivent par ailleurs honorer leurs obligations. Ce mécanisme, conçu pour sécuriser le recouvrement fiscal dans un secteur où l’informel est répandu, transfère de fait un besoin de financement vers les opérateurs déclarés.

La troisième vise le programme de renouvellement du parc. Les professionnels estiment la prime au remplacement et à la mise à la casse insuffisante, et relèvent que son assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée complique l’administration fiscale du dispositif.

La quatrième est de méthode. Les organisations dénoncent des décisions prises unilatéralement par les départements concernés, sans concertation réelle avec la profession.

L’enjeu dépasse le secteur. Le transport routier assure l’essentiel de l’acheminement des marchandises à l’intérieur du Royaume, des intrants industriels aux produits agricoles frais en passant par l’approvisionnement des grandes surfaces. Une interruption prolongée se traduit rapidement par des tensions sur les circuits de distribution, avec un effet sur les prix qui apparaît en quelques jours sur les produits périssables.

Le calendrier n’est pas neutre. La date du 14 septembre intervient quatre jours après l’ouverture de la campagne électorale et neuf jours avant le scrutin du 23 septembre, séquence durant laquelle la capacité du gouvernement sortant à négocier est réduite.

Les organisations conditionnent la levée du mouvement à l’ouverture d’un dialogue et à la satisfaction de leurs revendications.

LNT

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Outsourcing: le rachat d’Unifitel par le groupe Majorel soumis au Conseil de la concurrence https://lnt.ma/outsourcing-le-rachat-dunifitel-par-le-groupe-majorel-soumis-au-conseil-de-la-concurrence/ Tue, 08 Sep 2026 08:26:41 +0000 https://lnt.ma/?p=559039 L’opération porte sur l’acquisition de 100% du capital et des droits de vote d’Unifitel par Majorel Africa, filiale du groupe Teleperformance. Le Conseil de la concurrence a ouvert le 3 septembre un délai de dix jours pour les observations des tiers, qui s’achève le 14 septembre. La concentration intervient au moment où le secteur encaisse […]

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L’opération porte sur l’acquisition de 100% du capital et des droits de vote d’Unifitel par Majorel Africa, filiale du groupe Teleperformance. Le Conseil de la concurrence a ouvert le 3 septembre un délai de dix jours pour les observations des tiers, qui s’achève le 14 septembre. La concentration intervient au moment où le secteur encaisse le choc de la loi française sur le démarchage.

Le Conseil de la concurrence a publié le 3 septembre le communiqué relatif au projet de concentration économique portant sur la prise de contrôle exclusif d’Unifitel par Majorel Africa, à travers l’acquisition de la totalité du capital et des droits de vote associés.

Majorel Africa est une holding de droit marocain au capital de 230,3 millions de dirhams, rattachée au groupe Teleperformance. Unifitel exerce dans les services d’externalisation aux entreprises : gestion de la relation client, support après-vente et recouvrement pour le compte d’établissements financiers.

La procédure suit le cadre fixé par la loi 104-12 et le décret 2-14-652. Les tiers intéressés disposaient d’un délai de dix jours, courant jusqu’au 14 septembre, pour présenter leurs observations. Le Conseil précise que les informations publiées émanent des parties notifiantes, restent soumises à vérification de la complétude du dossier, et que cette publication ne préjuge pas de sa position finale.

Le calendrier de l’opération mérite d’être rapporté à l’état du secteur. La loi française interdisant le démarchage téléphonique sans consentement préalable est entrée en vigueur le 11 août. Trois semaines plus tard, un centre implanté au Technopark avait cessé son activité, des enseignes avaient été retirées et des baux non renouvelés, la Fédération nationale des centres d’appels évaluant à 10 000 le nombre d’emplois concernés sur un secteur de 150 000 personnes.

Ces deux mouvements ne sont pas contradictoires mais complémentaires. Un choc réglementaire qui frappe une activité déclenche presque mécaniquement une phase de concentration : les structures diversifiées et capitalisées absorbent celles qui ne peuvent absorber la perte d’un donneur d’ordre. Le résultat est un secteur plus solide sur le plan financier, plus concentré, et dont l’emploi total est inférieur au point de départ.

C’est précisément ce que le Conseil de la concurrence est chargé d’apprécier. L’examen d’une concentration porte sur l’effet de l’opération sur la structure du marché pertinent, exercice qui suppose ici de délimiter ce marché : l’externalisation de la relation client pour donneurs d’ordre francophones constitue-t-elle un marché distinct de l’externalisation en général, question dont dépend l’appréciation du degré de concentration résultant.

Aucune indication n’a été rendue publique sur les effectifs d’Unifitel ni sur le montant de la transaction.

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Riz : la production repart mais les importations ont plus que doublé en trois ans https://lnt.ma/riz-la-production-repart-mais-les-importations-ont-plus-que-double-en-trois-ans/ Mon, 07 Sep 2026 10:13:47 +0000 https://lnt.ma/?p=556543 Les achats extérieurs de riz sont passés de 54 980 tonnes en 2022 à 118 843 tonnes en 2025, soit une progression de 116%. Rapportées à la production nationale, elles sont passées de 140% à plus de 800%. Une enquête de sauvegarde ouverte en avril doit établir si la filière subit un dommage grave. La […]

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Les achats extérieurs de riz sont passés de 54 980 tonnes en 2022 à 118 843 tonnes en 2025, soit une progression de 116%. Rapportées à la production nationale, elles sont passées de 140% à plus de 800%. Une enquête de sauvegarde ouverte en avril doit établir si la filière subit un dommage grave.

La riziculture marocaine, concentrée dans le périmètre du Gharb, sort de plusieurs exercices difficiles marqués par la sécheresse puis par des inondations. La campagne en cours bénéficie du retour des précipitations et de la reconstitution des réserves hydrauliques, avec une production orientée à la hausse.

Cette reprise intervient toutefois dans un environnement de marché profondément modifié. Les importations de riz ont progressé de 54 980 tonnes en 2022 à 118 843 tonnes en 2025, soit une hausse de 116% en trois ans. Le rapport entre les volumes importés et la production nationale est passé de 139,7% à 807,2% sur la même période.

Ce second ratio mérite explication. Il ne signifie pas que la consommation a été multipliée par huit, mais que la production nationale s’est effondrée pendant que les importations progressaient, effet combiné de la sécheresse sur les surfaces irriguées et de l’afflux de riz étranger.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a ouvert le 13 avril une enquête de sauvegarde, à la demande de deux opérateurs représentant 78% de la production nationale. La procédure porte sur le riz blanchi et le riz étuvé destinés à la consommation humaine directe, à l’exclusion des variétés spécialisées comme le basmati.

L’objet de l’enquête est d’établir si l’augmentation massive des importations cause un dommage grave à la branche de production nationale, condition posée par les règles de l’Organisation mondiale du commerce pour l’adoption d’une mesure de sauvegarde. Les parties intéressées, producteurs nationaux, importateurs et exportateurs étrangers, avaient jusqu’au 15 mai pour se faire enregistrer.

Les causes invoquées de la poussée des importations sont extérieures au Royaume : une surabondance de l’offre mondiale, l’assouplissement des restrictions à l’exportation dans les pays producteurs, notamment en Asie, et les perturbations des marchés internationaux.

L’arbitrage posé est classique en politique commerciale. Une mesure de sauvegarde protège les producteurs et les surfaces cultivées, mais renchérit un produit alimentaire de base pour le consommateur. Dans une filière dont la production nationale ne couvre qu’une fraction de la demande, l’effet sur le prix de détail est mécaniquement plus rapide que l’effet sur les surfaces replantées, qui suppose plusieurs campagnes.

La décision attendue engagera par ailleurs la crédibilité du dispositif marocain de défense commerciale, encore peu utilisé sur les produits agricoles.

LNT

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Centres d’appels: trois semaines après la fin du démarchage en France, 10 000 emplois touchés https://lnt.ma/centres-dappels-trois-semaines-apres-la-fin-du-demarchage-en-france-10-000-emplois-touches/ Mon, 07 Sep 2026 10:01:46 +0000 https://lnt.ma/?p=556536 Un centre du Technopark a fermé, affectant une cinquantaine de salariés. Des enseignes ont été retirées, des baux non renouvelés. La Fédération nationale des centres d’appels évalue à 10 000 le nombre d’emplois concernés, sur un secteur de 150 000 personnes. Les grands opérateurs diversifiés rappellent que la prospection sortante ne pèse que moins de […]

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Un centre du Technopark a fermé, affectant une cinquantaine de salariés. Des enseignes ont été retirées, des baux non renouvelés. La Fédération nationale des centres d’appels évalue à 10 000 le nombre d’emplois concernés, sur un secteur de 150 000 personnes. Les grands opérateurs diversifiés rappellent que la prospection sortante ne pèse que moins de 15% de leur activité.

Trois semaines après l’entrée en vigueur, le 11 août, de la loi française interdisant le démarchage téléphonique sans consentement préalable, les premiers effets sont mesurables sur le tissu marocain de l’externalisation.

Un centre implanté au Technopark a cessé son activité, affectant une cinquantaine de salariés. Le secrétaire général de la Fédération nationale des centres d’appels, Ayoub Saoud, relève que certaines entreprises ont déjà retiré leurs enseignes, signe qu’il juge parlant, et que d’autres n’ont pas renouvelé leurs baux commerciaux.

Les estimations d’emplois affectés varient considérablement selon les sources. La fédération avance le chiffre de 10 000 postes concernés. Les évaluations antérieures, émanant du ministère de l’Inclusion économique, portaient sur 40 000 à 50 000 emplois menacés, sur un secteur employant environ 150 000 personnes.

Cette dispersion des chiffres n’est pas seulement statistique. Elle recouvre un désaccord d’appréciation entre acteurs du secteur.

Le président de la Fédération marocaine de l’externalisation de services, Youssef Chraibi, maintient que la mesure ne concerne que la prospection commerciale non sollicitée, laquelle représente selon lui moins de 15% de l’activité des centres de contact. Les grands opérateurs diversifiés, positionnés sur le service client, les appels entrants et le support technique, sont effectivement peu exposés.

Les petites structures mono-activité n’ont pas cette souplesse. Sans clientèle diversifiée ni réserves de trésorerie, elles ne peuvent absorber la perte d’un donneur d’ordre unique. S’y ajoute une vulnérabilité sociale spécifique : les salariés non déclarés ne bénéficient d’aucune protection lorsque leur employeur cesse son activité, ce qui rend le décompte officiel des pertes d’emploi structurellement incomplet.

Un élément de méthode complique la mesure. La loi est entrée en vigueur en pleine période de congés, moment où l’essentiel des plateaux de prospection est à l’arrêt. Les effets réels ne seront donc lisibles qu’avec la reprise complète de l’activité, dans les semaines à venir.

Deux dynamiques se superposent enfin. Le secteur connaissait déjà une rotation de personnel élevée, pouvant atteindre 50% par an, et l’adoption des agents conversationnels automatisés réduit indépendamment la demande d’opérateurs humains sur les tâches standardisées. La loi française accélère une contraction déjà engagée plutôt qu’elle ne la déclenche.

Aucune mesure spécifique d’accompagnement ou de reclassement n’a été annoncée à ce stade pour les salariés concernés.

LNT

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Tourisme : 14,1 millions d’arrivées, l’objectif 2030 encore loin https://lnt.ma/tourisme-141-millions-darrivees-lobjectif-2030-encore-loin/ Mon, 07 Sep 2026 10:00:48 +0000 https://lnt.ma/?p=556538 Le Royaume a accueilli 14,1 millions de touristes sur les huit premiers mois de l’année, en progression de 4,5%, soit environ 608 000 visiteurs supplémentaires. Le mois d’août a franchi pour la première fois la barre des deux millions d’arrivées. L’horizon fixé pour 2030 reste néanmoins distant de près de la moitié du volume actuel. […]

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Le Royaume a accueilli 14,1 millions de touristes sur les huit premiers mois de l’année, en progression de 4,5%, soit environ 608 000 visiteurs supplémentaires. Le mois d’août a franchi pour la première fois la barre des deux millions d’arrivées. L’horizon fixé pour 2030 reste néanmoins distant de près de la moitié du volume actuel.

Les données communiquées par le ministère du Tourisme portent à 14,1 millions le nombre de touristes accueillis entre janvier et août 2026, en hausse de 4,5% par rapport à la même période de 2025.

Le mois d’août constitue le fait marquant de la saison. Il a dépassé pour la première fois deux millions d’arrivées sur un seul mois, en progression de 3% sur un an. Cette performance confirme la capacité du Royaume à absorber des pics de fréquentation estivale, exercice qui met à l’épreuve les capacités aéroportuaires, hôtelières et de transport intérieur.

Le rythme mérite toutefois d’être rapporté aux objectifs affichés. L’année 2025 s’était close sur près de 20 millions de visiteurs et 138 milliards de dirhams de recettes voyages. La cible fixée pour 2030 est de 26 millions de touristes, contre 17,4 millions en 2024. Atteindre ce niveau suppose de maintenir une croissance annuelle nettement supérieure aux 4,5% observés cette année.

C’est cet écart qui explique l’ampleur des investissements engagés. Le programme lié à l’organisation de la Coupe du monde 2030, conjointe avec l’Espagne et le Portugal, mobilise une enveloppe globale de l’ordre de 200 milliards de dirhams sur l’ensemble des chantiers d’infrastructures, dont plus de la moitié pour les stades et le transport.

Le détail des financements est désormais public. Le Trésor a affecté 25 milliards de dirhams aux stades et aux centres d’entraînement, complétés par 17 milliards levés auprès des banques et sur le marché de la dette privée, ainsi qu’un emprunt obligataire international de deux milliards d’euros émis en mars 2025. La ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech, longue de 430 kilomètres, représente à elle seule 53 milliards de dirhams hors matériel roulant, pour une mise en service visée en 2029. Le Grand Stade Hassan II, près de Casablanca, prévu pour 115 000 spectateurs, est estimé à 5 milliards de dirhams.

Les retombées projetées par les organisations spécialisées situent les recettes de la compétition entre deux et trois milliards d’euros, pour un impact économique global de huit à dix milliards de dollars, un supplément de croissance de un à deux points et demi de produit intérieur brut, et 130 000 à 160 000 emplois.

La contrainte identifiée est celle de la capacité d’hébergement. Le Royaume vise 60 000 lits supplémentaires, soit une augmentation d’environ 20% du parc classé, condition sans laquelle la croissance des arrivées se heurte à un plafond physique en haute saison.

Les analystes rappellent enfin les précédents sud-africain et brésilien, où des équipements sportifs surdimensionnés sont demeurés sous-utilisés après la compétition, et recommandent des stades multifonctionnels dont l’exploitation ne dépende pas du seul football.

LNT

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Tourisme : le Maroc dépasse les 14 millions d’arrivées à fin août 2026 https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-depasse-les-14-millions-darrivees-a-fin-aout-2026/ Sat, 05 Sep 2026 13:29:54 +0000 https://lnt.ma/?p=556505 Le Maroc a accueilli 14,1 millions de touristes au cours des huit premiers mois de 2026, soit une progression de 4,5% par rapport à la même période de l’année précédente, selon le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire. Le seul mois d’août a dépassé, pour la première fois, le seuil […]

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Le Maroc a accueilli 14,1 millions de touristes au cours des huit premiers mois de 2026, soit une progression de 4,5% par rapport à la même période de l’année précédente, selon le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire. Le seul mois d’août a dépassé, pour la première fois, le seuil des deux millions d’arrivées.

La fréquentation touristique au Maroc a poursuivi sa progression durant la saison estivale. À fin août 2026, le Royaume a enregistré 14,1 millions d’arrivées touristiques, contre un niveau inférieur de près de 608.000 visiteurs durant la même période de 2025.

Cette évolution correspond à une croissance de 4,5% en glissement annuel, selon les données communiquées par le ministère du Tourisme.

Plus de deux millions de touristes en août

Le mois d’août a enregistré un nouveau seuil en matière de fréquentation. Pour la première fois, plus de deux millions de touristes ont été accueillis au Maroc au cours de ce seul mois.

La fréquentation d’août 2026 ressort ainsi en progression de 3% par rapport à août 2025. Pour le ministère, ces données traduisent la poursuite de la dynamique observée pendant la saison estivale.

Le rythme de croissance enregistré en août demeure toutefois légèrement inférieur à celui observé sur l’ensemble des huit premiers mois de l’année, qui s’établit à 4,5%.

La ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, inscrit ces résultats dans le cadre de la politique touristique engagée au cours des dernières années.

« La dynamique du tourisme marocain s’inscrit durablement sur des bases solides. La Feuille de Route 2023-2026 a démontré qu’en investissant de manière ciblée sur les leviers clés, les résultats suivent, tant en termes d’affluence que d’impact socio-économique », a-t-elle déclaré.

La Feuille de Route 2023-2026 constitue le cadre de référence de la stratégie touristique actuellement mise en œuvre. Les chiffres communiqués à fin août interviennent ainsi dans la dernière année de son déploiement.

Au-delà de l’augmentation du nombre d’arrivées, le ministère entend poursuivre le développement du secteur en élargissant ses retombées aux différents territoires et aux acteurs de la filière.

« Le potentiel reste considérable. La prochaine phase devra nous permettre de le démultiplier et d’en faire bénéficier davantage l’ensemble des territoires et des acteurs du secteur », a indiqué Fatim-Zahra Ammor.

Les données à fin août prolongent ainsi la progression de la fréquentation touristique enregistrée depuis le début de l’année. Avec 14,1 millions de visiteurs en huit mois et plus de deux millions sur le seul mois d’août, le secteur aborde les derniers mois de 2026 avec un volume d’arrivées supérieur à celui observé à la même période de 2025.

LNT

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Éolien en mer : les études du premier parc offshore marocain lancées au large d’Essaouira https://lnt.ma/eolien-en-mer-les-etudes-du-premier-parc-offshore-marocain-lancees-au-large-dessaouira/ Fri, 04 Sep 2026 12:33:16 +0000 https://lnt.ma/?p=556450 Un contrat de 1,99 million d’euros, soit environ 21,6 millions de dirhams, financé par la Banque européenne d’investissement, a été attribué pour les études de faisabilité du projet. Le parc viserait environ 1 000 mégawatts sur 211 kilomètres carrés, à 10 à 20 kilomètres des côtes. Les études courent sur vingt-quatre mois, pour un chantier […]

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Un contrat de 1,99 million d’euros, soit environ 21,6 millions de dirhams, financé par la Banque européenne d’investissement, a été attribué pour les études de faisabilité du projet. Le parc viserait environ 1 000 mégawatts sur 211 kilomètres carrés, à 10 à 20 kilomètres des côtes. Les études courent sur vingt-quatre mois, pour un chantier envisagé vers 2029.

Le Maroc engage la phase préparatoire de son entrée dans l’éolien en mer. Un contrat d’études de faisabilité, d’un montant de 1,99 million d’euros financé par la Banque européenne d’investissement, a été attribué à un consortium international associant des bureaux d’études européens et les sociétés marocaines Phenixa et NOVEC. Le projet est porté par l’Agence marocaine pour l’énergie durable.

Les paramètres du site sont désormais établis. La zone retenue couvre 211 kilomètres carrés, à une distance comprise entre 10 et 20 kilomètres des côtes d’Essaouira, avec des profondeurs d’eau de 25 à 65 mètres. Cette bathymétrie est déterminante : elle reste compatible avec des fondations fixes, technologie mature et nettement moins coûteuse que l’éolien flottant, qui devient nécessaire au-delà d’une soixantaine de mètres.

La capacité visée est de l’ordre de 1 000 mégawatts, le chantier étant envisagé aux alentours de 2029.

Les études porteront sur la faisabilité technique, la viabilité économique et les incidences environnementales et sociales : technologies de turbines, câbles sous-marins, postes électriques en mer, raccordement au réseau et infrastructures portuaires nécessaires. Cette dernière composante est souvent sous-estimée alors qu’elle conditionne le reste : l’assemblage et la maintenance d’un parc en mer exigent des quais renforcés, des surfaces de stockage et des navires spécialisés dont aucun port marocain ne dispose aujourd’hui.

Trois obstacles sont identifiés par les analystes du secteur : la constitution de compétences maritimes spécialisées, l’élaboration d’un cadre réglementaire pour les autorisations en mer, actuellement inexistant, et la structuration de chaînes d’approvisionnement industrielles pour la maintenance.

L’intérêt du procédé se comprend au regard du parc existant. Les capacités éoliennes terrestres du Royaume, concentrées à Tarfaya, Tanger et Midelt, atteignent des facteurs de charge élevés. L’éolien en mer offre un régime de vent plus régulier et des surfaces sans conflit d’usage foncier, au prix d’un coût d’investissement par mégawatt sensiblement supérieur.

Le projet accompagne un effort parallèle sur le réseau, un financement de 300 millions d’euros visant à accroître la capacité de transport nationale de 1 850 mégavoltampères, condition d’intégration de toute nouvelle capacité renouvelable.

LNT

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Solaire : le chinois CEEC décroche le contrat de Noor Midelt I, 630 mégawatts et 1 300 mégawattheures de stockage https://lnt.ma/solaire-le-chinois-ceec-decroche-le-contrat-de-noor-midelt-i-630-megawatts-et-1-300-megawattheures-de-stockage/ Fri, 04 Sep 2026 12:31:39 +0000 https://lnt.ma/?p=556447 China Energy Engineering Corporation a été retenu pour le contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction du complexe solaire de Noor Midelt I. Le projet associe environ 630 mégawatts-crête de photovoltaïque à près de 1 300 mégawattheures de stockage par batteries. Il deviendrait la plus grande installation africaine combinant solaire et stockage sur un site unique. […]

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China Energy Engineering Corporation a été retenu pour le contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction du complexe solaire de Noor Midelt I. Le projet associe environ 630 mégawatts-crête de photovoltaïque à près de 1 300 mégawattheures de stockage par batteries. Il deviendrait la plus grande installation africaine combinant solaire et stockage sur un site unique.

Le groupe chinois China Energy Engineering Corporation a remporté le contrat portant sur l’ingénierie, la fourniture des équipements, la construction, l’installation et la mise en service du complexe de Noor Midelt I, dans la province de Midelt.

Les paramètres techniques situent l’ambition du projet. La capacité photovoltaïque est fixée à environ 630 mégawatts-crête, adossée à une capacité de stockage par batteries de près de 1 300 mégawattheures. À l’achèvement, l’installation constituerait le plus grand ensemble africain combinant production solaire et stockage sur un seul site.

L’élément déterminant de ce montage n’est pas la puissance installée mais le rapport entre les deux composantes. Un parc photovoltaïque produit selon la course du soleil, avec un pic en milieu de journée et une production nulle le soir, précisément au moment où la demande domestique atteint son maximum. Une capacité de stockage de l’ordre de 1 300 mégawattheures permet de décaler plusieurs heures de production vers la pointe du soir, ce qui transforme la nature du service rendu au réseau : l’installation cesse d’être une source intermittente pour devenir une capacité partiellement pilotable.

Cette caractéristique explique le choix technologique. Le projet Noor Midelt I avait été initialement conçu autour d’une combinaison de photovoltaïque et de solaire à concentration, technologie qui assure le stockage par sels fondus. La chute du coût des batteries lithium-ion sur la dernière décennie a rendu la seconde option économiquement supérieure, évolution qui s’observe sur l’ensemble des grands projets solaires mondiaux.

Le projet s’inscrit dans l’objectif national de porter à 52% la part des capacités électriques renouvelables à l’horizon 2030. Cet objectif suppose non seulement l’installation de nouvelles capacités mais la capacité du réseau à absorber une production variable, ce qui déplace l’enjeu vers le stockage et le renforcement des lignes de transport.

L’attribution à un groupe chinois d’un contrat de cette taille prolonge une tendance observable sur les grands appels d’offres énergétiques du continent, où les entreprises chinoises combinent capacité d’exécution, intégration verticale de la chaîne d’approvisionnement des panneaux et des batteries, et accès à des financements adossés.

LNT

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Marché des capitaux : Le coût de l’argent, angle mort de la nouvelle stratégie du financement https://lnt.ma/marche-des-capitaux-le-cout-de-largent-angle-mort-de-la-nouvelle-strategie-du-financement/ Thu, 03 Sep 2026 09:09:32 +0000 https://lnt.ma/?p=556391 Dans son dernier discours du Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a officialisé un tournant que les milieux financiers attendaient depuis longtemps, celle du financement des investissements publics par le marché financier marocain, privé par définition. La logique est limpide, en sollicitant l’épargne domestique plutôt que le seul budget de l’État, le Royaume allège […]

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Dans son dernier discours du Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a officialisé un tournant que les milieux financiers attendaient depuis longtemps, celle du financement des investissements publics par le marché financier marocain, privé par définition. La logique est limpide, en sollicitant l’épargne domestique plutôt que le seul budget de l’État, le Royaume allège ses dépenses budgétaires, contient son déficit et maîtrise la progression de la dette du Trésor. L’orientation est saine, cohérente avec la montée en puissance de l’investissement public, qui a progressé de 16,3% en 2025. Reste une variable que ni le discours ni la volonté politique ne commandent, le prix auquel cet argent sera levé.

Or ce prix augmente. Pas brutalement, pas spectaculairement, mais de façon structurelle, à l’international comme au Maroc. Et c’est précisément cette lente dérive du loyer de l’argent qui constitue aujourd’hui le principal risque pesant sur la stratégie retenue, un renchérissement de la dette domestique et, par ricochet, un frein au financement de l’économie, qu’il soit bancaire ou obligataire.

Le paradoxe marocain mérite d’être posé clairement. Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion de juin 2026. Il était à 2,50% en décembre 2025 avant de redescendre. Le message de la banque centrale est donc celui de la stabilité, voire du soutien à l’investissement. Pourtant, sur le terrain, le crédit ne suit pas. Le taux débiteur moyen s’est établi à 4,81% au deuxième trimestre 2026, contre 4,66% un an plus tôt. Quinze points de base de hausse, alors même que le taux directeur n’a pas bougé.

Trois explications se conjuguent. La première tient à la composition même du crédit distribué : la part des crédits à la consommation et des facilités de trésorerie accordées aux petites entreprises s’est accrue, or ces financements sont structurellement plus chers. La deuxième, plus préoccupante, relève de la prime de risque. Avec 102,3 milliards de dirhams de créances  en souffrance, soit 8,3% du portefeuille bancaire, les établissements intègrent mécaniquement davantage de risque dans leur tarification. La troisième est technique : la transmission monétaire s’essouffle. Après la baisse du taux directeur de juin 2024, les taux débiteurs avaient reculé de 22 points de base. Cet effet s’est aujourd’hui dissipé.

Le contexte d’inflation ne fournit pourtant aucun alibi, les prix ayant reculé de 0,6% sur un an en juillet, après une moyenne de 0,8% sur les dix premiers mois de 2025. Par ailleurs, Bank Al-Maghrib table sur une inflation 1,3% en 2026 puis 1,9% en 2027. La menace est donc ailleurs avec la hausse des carburants et la libéralisation des prix de l’énergie qui pourraient réveiller l’inflation dès le printemps. Ce qui explique la prudence de la banque centrale, dont les observateurs anticipent désormais le maintien du taux directeur à 2,25% sur l’ensemble de l’année 2026.

Le résultat de cette configuration est peu satisfaisant pour tout le monde. L’emprunteur ne bénéficie d’aucune détente, son crédit coûte même légèrement plus cher qu’il y a un an, particulièrement s’il s’agit d’un ménage ou d’une TPME. L’épargnant, lui, voit les taux de dépôt suivre paresseusement le mouvement, pour un rendement réel qui demeure faible face à une inflation d’environ 1%. Le taux directeur est figé pour soutenir l’investissement, mais les banques ne répercutent plus et relèvent leurs propres conditions au nom du risque.

Mais, c’est aussi sur le marché obligataire que le sujet devient stratégique. Les taux montent sur le marché secondaire, portés par trois forces. L’anticipation d’inflation, d’abord parce que le marché intègre désormais une hausse des prix de 1,6% en 2026, contre 1,1% précédemment. Le risque international ensuite, le conflit au Moyen-Orient avec l’Iran faisant basculer les anticipations vers un scénario de resserrement monétaire. Enfin, l’équilibre entre offre et demande, avec un Trésor dont les besoins de financement s’accroissent au rythme de l’investissement public.

L’arithmétique est implacable, chaque fois que le Trésor émet des bons à deux, cinq ou dix ans, il doit servir un coupon plus élevé. Un dix ans qui passerait de 3% à 3,5% renchérirait de 50 millions de dirhams par an le coût de chaque tranche de 10 milliards levés. Rapporté à un encours de dette intérieure d’environ 700 milliards de dirhams, l’effet cumulé pèse rapidement sur le budget, c’est-à-dire précisément sur la marge que la nouvelle stratégie de financement entendait dégager.

S’y ajoute un effet d’éviction engendrant que les banques arbitrent en permanence entre prêter aux entreprises à 4,81% en moyenne, avec un taux de créances en souffrance de 8,3%, et se placer en bons du Trésor, à un rendement quasi sans risque et désormais croissant. Le choix est vite fait et le financement du secteur privé en fait les frais.

Pour autant, ce mouvement n’a rien de spécifiquement marocain. En réalité, les marchés mondiaux surveillent les taux comme le lait sur le feu. Les rendements souverains ont atteint des niveaux inédits depuis la crise financière, poussant les Bourses à reculer avant que le Trésor américain ne vienne au secours de sa propre dette en annonçant l’élargissement de son programme de rachats de titres, dont le montant pourra désormais atteindre quatre milliards de dollars sur les maturités longues, contre deux auparavant. Le rendement du trente ans américain, qui avait touché un record depuis 2007, a reflué de neuf points de base à 5,2%. Un geste de confiance, davantage qu’une solution.

Mais, il serait faux d’en déduire un effondrement, car les grands indices mondiaux ont continué de progresser et les résultats d’entreprises ont tenu malgré des taux élevés. Ainsi, les bénéfices par action des valeurs technologiques américaines ont bondi de 53% sur un an au deuxième trimestre, ceux des grandes capitalisations européennes de plus de 20%. Mais sous la surface des indices, les segments les plus endettés, l’immobilier résidentiel, certains groupes industriels européens aux marges comprimées et aux besoins d’investissement lourds, encaissent la remontée des rendements. Et le seuil de 5% sur le dix ans américain reste identifié comme un niveau psychologique au-delà duquel les investisseurs regarderaient de beaucoup plus près les raisons de cette tension.

Les gérants les plus prudents ne cachent plus leur inquiétude, un déraillement des taux longs peut survenir très vite, dans un cycle de creusement des déficits publics qui pèse mécaniquement sur les maturités éloignées et qui réagit désormais plus rapidement qu’auparavant. Beaucoup préfèrent aujourd’hui la dette d’entreprise à celle des États. S’y ajoute une critique de fond adressée aux banques centrales. Relever les taux ne fera baisser ni le prix du pétrole, ni celui des semi-conducteurs et de la mémoire, alors que ce sont ces deux composantes, énergétique et technologique, qui alimentent l’essentiel de l’inflation actuelle. Le déploiement de l’intelligence artificielle est, à ce stade, inflationniste avant d’être productif.

Reste la question de la communication monétaire, devenue un instrument à part entière. L’ère de l’engagement sur une trajectoire future de taux est révolue, ces promesses deviennent coûteuses dès que les circonstances changent. Les banques centrales expliquent désormais leur fonction de réaction, c’est-à-dire la manière dont elles lisent les données, évaluent les risques et arbitrent entre leurs objectifs. Les prévisions ne sont pas des promesses, et un monde exposé aux chocs impose de le dire.

Pour le Maroc, l’enjeu se résume à une tension de calendrier. Le marché financier domestique est appelé à financer l’investissement public au moment précis où le prix de l’argent cesse d’obéir au taux directeur. Ni la stabilité affichée par Bank Al-Maghrib, ni la faiblesse actuelle de l’inflation ne suffisent à garantir des conditions d’emprunt durablement favorables. La qualité de l’exécution, le calendrier des émissions, la profondeur du marché, la capacité à ne pas évincer le crédit privé, comptera autant que la stratégie elle-même.

Afifa Dassouli

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Jumia Maroc annonce le lancement de Jumia Festival https://lnt.ma/jumia-maroc-annonce-le-lancement-de-jumia-festival/ Wed, 02 Sep 2026 11:42:10 +0000 https://lnt.ma/?p=556276 Lancé le 31 août, le Jumia Festival 2026 se poursuit jusqu’au 20 septembre. Durant cette période, la plateforme propose des offres et promotions dans plusieurs catégories, avec la participation de marques nationales et internationales telles qu’Adidas, DeFacto ou encore Epson. L’événement permettra notamment de découvrir des offres exclusives, des promotions renouvelées et des ventes flash […]

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Lancé le 31 août, le Jumia Festival 2026 se poursuit jusqu’au 20 septembre. Durant cette période, la plateforme propose des offres et promotions dans plusieurs catégories, avec la participation de marques nationales et internationales telles qu’Adidas, DeFacto ou encore Epson.

L’événement permettra notamment de découvrir des offres exclusives, des promotions renouvelées et des ventes flash quotidiennes, avec un dispositif particulièrement pensé pour accompagner les consommateurs pendant la période de rentrée.

« Jumia Festival est devenu un rendez-vous important pour les consommateurs comme pour nos partenaires. Cette nouvelle édition traduit notre ambition de proposer une expérience de shopping en ligne à la fois simple, compétitive et adaptée aux attentes du marché marocain. Nous souhaitons permettre à nos clients d’accéder facilement à leurs marques préférées pour préparer la rentrée scolaire, tout en leur faisant bénéficier d’offres particulièrement attractives pendant toute la durée du Festival », déclare Marcelle Monkam Siayojie, CEO de Jumia Maroc.

Pour cette édition, Adidas est le partenaire principal du Festival. D’autres marques, parmi lesquelles Moulinex, DeFacto, Birkenstock et Epson, participent également à l’opération.

Les consommateurs pourront également bénéficier, sur une sélection de références éligibles, de la livraison gratuite vers les points relais Jumia répartis à travers tout le pays, ainsi que des dispositifs de retour prévus par Jumia.

Jumia Festival s’appuie sur la force de la marketplace Jumia Maroc avec plusieurs millions de visiteurs chaque mois, plusieurs centaines de milliers de produits disponibles et un réseau de plus de 5000 vendeurs marocains.

La plateforme constitue également un canal de vente pour les TPE, PME et commerçants indépendants qui y sont présents. Ceux-ci peuvent accéder partout au Maroc, de bénéficier d’une logistique mutualisée et de disposer d’outils adaptés au développement de leur activité en ligne.

AL

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Commerce extérieur : le déficit se creuse de 26,5% à fin juillet 2026 https://lnt.ma/commerce-exterieur-le-deficit-se-creuse-de-265-a-fin-juillet-2026/ Wed, 02 Sep 2026 09:58:53 +0000 https://lnt.ma/?p=556277 Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 244,69 milliards de dirhams à fin juillet 2026, en hausse de 26,5% sur un an, selon l’Office des changes. Une détérioration liée à une progression des importations nettement plus rapide que celle des exportations. Dans le même temps, les recettes voyages ont atteint 79 milliards de dirhams, […]

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Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 244,69 milliards de dirhams à fin juillet 2026, en hausse de 26,5% sur un an, selon l’Office des changes. Une détérioration liée à une progression des importations nettement plus rapide que celle des exportations. Dans le même temps, les recettes voyages ont atteint 79 milliards de dirhams, les transferts des MRE 74,78 milliards et le flux net des investissements directs étrangers a progressé de 58,5%.

Les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par un creusement du déficit commercial au cours des sept premiers mois de l’année. Les importations de biens ont progressé de 15,9%, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,05 milliards de dirhams.

Les exportations ont, de leur côté, augmenté de 8,4%, à 299,34 milliards de dirhams, soit une hausse de 23,17 milliards sur un an. Cet écart de rythme a porté le déficit commercial à 244,69 milliards de dirhams et fait reculer le taux de couverture des importations par les exportations de 3,8 points, à 55%.

La facture énergétique augmente de 29,1%

La progression des importations concerne plusieurs catégories de produits. Les achats de produits bruts ont enregistré la hausse la plus importante, de 52,2%, pour atteindre 36,94 milliards de dirhams.

La facture énergétique a, quant à elle, progressé de 29,1%, à 81,20 milliards de dirhams.

Les importations de produits finis d’équipement ont augmenté de 20,8%, à 133,20 milliards de dirhams, tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3%, à 129,87 milliards.

Les achats de demi-produits et de produits alimentaires ont enregistré des hausses plus modérées, respectivement de 4,3% et 3%.

L’automobile dépasse 107 milliards de dirhams à l’export

Du côté des exportations, la progression a notamment été soutenue par l’automobile. Les ventes du secteur à l’étranger ont atteint 107,14 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 14,9%.

Cette évolution résulte principalement de la progression du segment de la construction automobile, dont les exportations ont augmenté de 19,9%, à 42,48 milliards de dirhams. Le câblage affiche une hausse de 13,8%, à 40,62 milliards, tandis que le segment « Extérieur » progresse de 47,9%, à 3,42 milliards.

L’aéronautique a également enregistré une croissance soutenue, avec des exportations en hausse de 19,7%, à 20,56 milliards de dirhams. Les ventes du segment assemblage ont progressé de 24,3% et celles du segment EWIS de 10,4%.

L’agriculture et l’agroalimentaire affichent, pour leur part, une hausse de 7%, soutenue notamment par une progression de 13,3% de l’industrie alimentaire.

À l’inverse, les exportations de phosphates et dérivés ont reculé de 7,8%. Le textile et cuir a diminué de 5,5%, tandis que l’électronique et électricité a enregistré une baisse de 2,9%.

L’excédent des services approche 95,5 milliards de dirhams

La balance des services présente une évolution plus favorable. Son excédent s’est accru de 13,2% pour atteindre 95,48 milliards de dirhams.

Les exportations de services ont progressé de 13,1%, à 193,38 milliards de dirhams, tandis que les importations ont augmenté de 12,9%, à 97,90 milliards.

Le tourisme contribue notamment à cette évolution. Les recettes voyages se sont établies à 79,01 milliards de dirhams sur les sept premiers mois de l’année, en hausse de 13,4%.

Les dépenses voyages ont parallèlement augmenté de 7,3%, à 19,92 milliards de dirhams. Le solde de la balance voyages ressort ainsi excédentaire de 59,08 milliards de dirhams, en amélioration de 15,7% sur un an.

Les transferts des MRE atteignent 74,78 milliards de dirhams

Autre source importante de devises, les transferts effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont atteint 74,78 milliards de dirhams à fin juillet, contre 69,17 milliards un an plus tôt.

Ils enregistrent ainsi une progression annuelle de 8,1%.

Forte progression du flux net des IDE

Les investissements directs étrangers au Maroc affichent également une nette progression. Leur flux net s’est établi à 29,47 milliards de dirhams, en hausse de 58,5% par rapport aux sept premiers mois de 2025.

Cette évolution résulte d’une augmentation de 6,3% des recettes d’IDE, à 39,11 milliards de dirhams, combinée à une baisse de 47% des dépenses, à 9,64 milliards.

Concernant les investissements directs marocains à l’étranger, leur flux net s’est établi à 6,87 milliards de dirhams, contre 2,76 milliards un an auparavant. Les dépenses liées à ces investissements ont augmenté de 53,7%, à 17,03 milliards de dirhams, tandis que les recettes issues notamment des cessions ont progressé de 22,2%, à 10,16 milliards.

LNT

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Liquidité bancaire : le déficit se creuse à 143,2 milliards de dirhams https://lnt.ma/liquidite-bancaire-le-deficit-se-creuse-a-1432-milliards-de-dirhams/ Tue, 01 Sep 2026 10:04:44 +0000 https://lnt.ma/?p=556240 Le déficit moyen de liquidité bancaire s’est accentué de 4,31% entre le 12 et le 18 août 2026 pour atteindre 143,2 milliards de dirhams, selon le dernier « Fixed Income Weekly » de BMCE Capital Global Research (BKGR). Dans ce contexte, les avances à sept jours de Bank Al-Maghrib ont augmenté de 5,6 milliards de […]

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Le déficit moyen de liquidité bancaire s’est accentué de 4,31% entre le 12 et le 18 août 2026 pour atteindre 143,2 milliards de dirhams, selon le dernier « Fixed Income Weekly » de BMCE Capital Global Research (BKGR). Dans ce contexte, les avances à sept jours de Bank Al-Maghrib ont augmenté de 5,6 milliards de dirhams, à 55 milliards, tandis que le taux moyen pondéré interbancaire est resté stable à 2,25%.

Les besoins de liquidité du système bancaire ont poursuivi leur progression à la mi-août. Sur la semaine allant du 12 au 18 août, le déficit moyen s’est établi à 143,2 milliards de dirhams, contre un niveau inférieur de 4,31% la semaine précédente.

Face à cette évolution, Bank Al-Maghrib a accru ses injections à travers ses avances à sept jours. Leur montant a atteint 55,03 milliards de dirhams, en hausse de 5,63 milliards par rapport à la précédente opération.

Le taux interbancaire reste stable à 2,25%

Malgré l’accentuation du besoin de liquidité, les conditions sur le marché interbancaire sont restées relativement stables.

Le taux moyen pondéré (TMP) s’est maintenu à 2,25% sur la semaine, soit un niveau identique à sa moyenne sur un mois et sur un an. Le taux MONIA a, pour sa part, progressé pour atteindre 2,21% le 18 août.

Les placements du Trésor ont parallèlement diminué. Leur encours quotidien maximal s’est établi autour de 12 milliards de dirhams, contre 13,5 milliards une semaine auparavant, selon BKGR. Au 19 août, l’encours quotidien ressortait à 5,9 milliards de dirhams.

Sur le marché primaire des bons du Trésor, la dernière adjudication s’est concentrée sur la maturité à 52 semaines.

Face à une demande totale de 4,14 milliards de dirhams sur les différentes maturités proposées, le Trésor a retenu 1,5 milliard de dirhams, soit un taux de satisfaction global de 36%. L’intégralité du montant retenu concerne la ligne à 52 semaines.

Le taux limite de cette maturité s’est établi à 2,3063%, avec un taux moyen pondéré de 2,2786%. Cette opération s’est traduite par une hausse de 0,5 point de base du taux primaire.

Détente sur la majorité des maturités secondaires

Sur le marché secondaire, les rendements ont évolué à la baisse sur l’essentiel de la courbe.

Le recul le plus marqué a concerné la maturité à 13 semaines, avec une diminution de 10,28 points de base. Les taux ont également baissé de 2,84 points de base sur le 26 semaines, de 1,97 point sur le 2 ans et de 1,94 point sur le 5 ans.

Les maturités longues ont en revanche légèrement progressé : les rendements à 20 et 30 ans ont chacun augmenté de 0,08 point de base. Les taux secondaires ressortaient ainsi à 2,07% pour le 13 semaines, 2,20% pour le 52 semaines, 2,85% pour le 5 ans, 3,30% pour le 10 ans et 4,15% pour le 30 ans.

BKGR anticipe une stabilité des taux à court terme

Pour les prochaines semaines, BMCE Capital Global Research table sur une évolution globalement stable des taux obligataires à court terme.

Les analystes mettent notamment en avant un besoin de financement du Trésor qui reste contenu et une situation de trésorerie jugée confortable. Ces éléments devraient permettre au Trésor de poursuivre une gestion mesurée de ses levées et de limiter les pressions sur la courbe primaire.

Des ajustements ponctuels restent toutefois possibles sur les maturités courtes. Sur le marché secondaire, BKGR estime que la détente constatée sur la majeure partie de la courbe pourrait se prolonger modérément.

Cette dynamique pourrait néanmoins perdre progressivement de son intensité à l’approche de la fin du trimestre, une période susceptible d’inciter davantage les investisseurs à l’attentisme.

LNT

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Aérien : plus de 22 millions de passagers en sept mois, mais cinq aéroports captent toute la croissance https://lnt.ma/aerien-plus-de-22-millions-de-passagers-en-sept-mois-mais-cinq-aeroports-captent-toute-la-croissance/ Tue, 01 Sep 2026 10:04:24 +0000 https://lnt.ma/?p=556246 Le trafic des aéroports du Royaume a dépassé 22 millions de passagers de janvier à juillet. Sur le premier semestre, Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger et Rabat ont absorbé 97,8% de la progression et concentrent 84,4% du trafic national. Plusieurs plateformes régionales reculent, dont Tan-Tan de près de 44%. Les aéroports marocains ont accueilli plus de […]

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Le trafic des aéroports du Royaume a dépassé 22 millions de passagers de janvier à juillet. Sur le premier semestre, Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger et Rabat ont absorbé 97,8% de la progression et concentrent 84,4% du trafic national. Plusieurs plateformes régionales reculent, dont Tan-Tan de près de 44%.

Les aéroports marocains ont accueilli plus de 22 millions de passagers au cours des sept premiers mois de 2026, selon l’Office national des aéroports. Sur le seul premier semestre, le trafic s’est établi à 18,8 millions de voyageurs, contre 17,3 millions un an plus tôt, soit une progression de 8,8% et un gain de 1,53 million de passagers.

La lecture globale de ces chiffres est flatteuse. Leur répartition l’est moins.

Cinq plateformes, Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger et Rabat, ont capté 1 494 505 passagers supplémentaires, soit 97,8% de la croissance nationale. Elles concentrent désormais 84,4% du trafic. L’ensemble des autres aéroports du Royaume n’a gagné que 33 909 passagers sur la période.

Plusieurs plateformes régionales sont en recul. Tan-Tan perd 43,82% de son trafic, Ouarzazate 15,21%, Tétouan 8,98%, Guelmim 7,45%, Oujda 6,21%, Fès reculant marginalement de 0,22%. Quelques aéroports secondaires progressent, Beni Mellal de 28,34%, Errachidia de 16,88% et Essaouira de 11,85%, mais sur des volumes trop faibles pour infléchir la tendance.

Cette concentration a une cause identifiable. La croissance du trafic est portée par l’ouverture de lignes par les compagnies à bas coût et par le renforcement des bases aériennes, décisions commerciales qui obéissent à des seuils de rentabilité. Une plateforme régionale n’atteint ces seuils qu’au-delà d’un volume minimal, ce qui produit un effet de cercle : les aéroports déjà fréquentés attirent les nouvelles fréquences, les autres s’en éloignent.

L’enjeu dépasse le transport aérien. Les aéroports régionaux ont été conçus comme des instruments d’aménagement du territoire, destinés à désenclaver des provinces et à irriguer des destinations touristiques secondaires. Un trafic en repli sur ces plateformes signifie que l’infrastructure existe sans produire l’effet économique attendu, avec des coûts d’exploitation qui demeurent.

Le calendrier ajoute une contrainte. Les programmes d’extension et de modernisation engagés dans la perspective de la Coupe du monde 2030 portent en priorité sur les grandes plateformes, celles-là mêmes qui absorbent déjà la quasi-totalité de la croissance. La question de la desserte des territoires intermédiaires reste, elle, entière.

LNT

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Carburants: le gasoil augmente encore, alors que le Brent a reculé de 5% en une semaine https://lnt.ma/carburants-le-gasoil-augmente-encore-alors-que-le-brent-a-recule-de-5-en-une-semaine/ Tue, 01 Sep 2026 10:01:25 +0000 https://lnt.ma/?p=556244 La révision du 1er septembre porte le gasoil en hausse de six centimes par litre, l’essence restant inchangée. La séquence intervient après un repli des cours internationaux du brut, le Brent ayant cédé 5,3% sur la dernière semaine d’août. L’écart entre le mouvement du baril et celui de la pompe nourrit à nouveau la controverse […]

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La révision du 1er septembre porte le gasoil en hausse de six centimes par litre, l’essence restant inchangée. La séquence intervient après un repli des cours internationaux du brut, le Brent ayant cédé 5,3% sur la dernière semaine d’août. L’écart entre le mouvement du baril et celui de la pompe nourrit à nouveau la controverse sur la formation des prix.

Les distributeurs ont procédé à la révision bimensuelle des prix à la pompe applicable à compter du 1er septembre. Le gasoil augmente de 0,06 dirham par litre. L’essence super sans plomb est épargnée par cette révision et demeure au niveau atteint à la mi-août.

La hausse est modeste dans son montant. Elle est en revanche contre-intuitive dans son sens, si l’on s’en tient à la seule lecture du marché pétrolier.

La dernière semaine d’août a été marquée par un net repli des cours. Le Brent a terminé autour de 89,10 dollars le baril, en recul de 5,3% sur la semaine, tandis que le WTI s’établissait à environ 82,89 dollars, en baisse de 4,3%. Le brut de référence était descendu jusqu’à 87,84 dollars le 26 août. Ce mouvement fait suite à deux semaines de forte progression, durant lesquelles le Brent avait gagné près de 13%.

L’explication de ce décalage tient d’abord à un principe de mécanique tarifaire régulièrement rappelé et rarement intégré dans le débat public : les prix marocains à la pompe ne sont pas indexés sur le baril de brut mais sur les cotations internationales des produits raffinés. Le gasoil et l’essence y forment deux marchés distincts, avec leurs propres équilibres d’offre et de demande.

Or les tensions sur l’approvisionnement en distillats moyens continuent de peser plus lourdement sur le gasoil que sur l’essence. Le contexte géopolitique y contribue directement : le conflit impliquant l’Iran a retiré du marché une part significative de l’offre mondiale, et le trafic dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un quart du brut échangé dans le monde, demeure perturbé.

S’y ajoute un décalage temporel. Les prix affichés à la pompe reflètent les cargaisons acquises plusieurs semaines auparavant, ce qui explique qu’un repli récent des cotations ne se traduise pas immédiatement à la station.

Ces explications techniques n’épuisent pas la question. Chaque révision ravive une controverse ancienne sur la répartition de la valeur entre le prix international, les taxes et les marges des distributeurs, portée par les associations de consommateurs et par une partie du champ politique. La transparence de la formation des prix reste, depuis la libéralisation du secteur, l’un des sujets sur lesquels l’information publique disponible demeure la plus limitée.

Le calendrier donne à cette révision une résonance particulière. Elle intervient à la veille de la rentrée scolaire, période de dépenses contraintes pour les ménages, et à trois semaines des élections législatives du 23 septembre, dans une campagne où le pouvoir d’achat s’annonce comme le premier thème de mobilisation.

LNT

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Tourisme : La destination ‘‘Maroc’’ maintient son dynamisme… https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-frole-les-94-millions-de-visiteurs-au-premier-semestre-2026/ Tue, 01 Sep 2026 10:00:04 +0000 https://lnt.ma/?p=556242 Le nombre de visiteurs au Maroc a avoisiné les 9,4 millions de personnes au terme du premier semestre de 2026, en accroissement de 6% en glissement annuel, selon la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF). Cette performance fait suite à la progression des arrivées en provenance de plusieurs marchés. Selon la DEPF dans […]

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Le nombre de visiteurs au Maroc a avoisiné les 9,4 millions de personnes au terme du premier semestre de 2026, en accroissement de 6% en glissement annuel, selon la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF).

Cette performance fait suite à la progression des arrivées en provenance de plusieurs marchés. Selon la DEPF dans sa récente note de conjoncture, cette dynamique est en effet portée par la croissance des principaux marchés émetteurs, notamment la France (+9%), l’Allemagne (+14%), la Belgique (+9%), les Pays-Bas (+10%), l’Italie (+6%), la Pologne (+32%), le Royaume-Uni (+4%) et les États-Unis (+9%).

S’agissant des nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés, elles se sont renforcées de 9% à fin juin dernier, après une augmentation de 12% un an auparavant.

Cette progression a bénéficié de l’attractivité croissante de plusieurs destinations du Royaume, comme le traduit le raffermissement des nuitées à Marrakech (+10%), Agadir (+11%), Casablanca (+11%), Tanger (+10%), Ouarzazate (+23%), Rabat (+20%), Al Haouz (+7%), Fès (+6%), Essaouira (+6%) et Errachidia (+9%).

Selon la DEPF, cette consolidation découle de leurs hausses enregistrées, respectivement, de 23,5% au premier trimestre et de 21,2% au deuxième 2026.

Les recettes voyages atteignent 64,9 milliards de dirhams

La progression de la fréquentation touristique s’est également accompagnée d’une hausse des recettes voyages. Celles-ci ont atteint 64,9 milliards de dirhams à fin juin 2026, en augmentation de 15,9% sur un an.

À titre de comparaison, leur progression s’était établie à 12,1% à la même période de l’année précédente.

Selon les données de la DEPF, cette évolution intervient après les hausses enregistrées au cours des deux premiers trimestres de 2026. La Direction fait état de progressions respectives de 23,5% au premier trimestre et de 21,2% au deuxième trimestre.

HZ

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Le crédit bancaire poursuit sa progression à deux chiffres https://lnt.ma/le-credit-bancaire-poursuit-sa-progression-a-deux-chiffres/ Tue, 01 Sep 2026 09:27:12 +0000 https://lnt.ma/?p=556232 Le crédit bancaire a poursuivi sa progression en juillet 2026, avec un encours global de 1.286,2 milliards de dirhams, en hausse de 10,3% sur un an, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Le financement du secteur non financier a accéléré à 10,1%, porté notamment par les concours aux entreprises privées. Dans le même temps, les dépôts bancaires […]

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Le crédit bancaire a poursuivi sa progression en juillet 2026, avec un encours global de 1.286,2 milliards de dirhams, en hausse de 10,3% sur un an, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Le financement du secteur non financier a accéléré à 10,1%, porté notamment par les concours aux entreprises privées. Dans le même temps, les dépôts bancaires ont progressé de 9,1% à 1.423,2 milliards de dirhams, tandis que la masse monétaire a augmenté de 11,2%.

La dynamique du crédit bancaire s’est maintenue au terme des sept premiers mois de 2026. Selon les dernières statistiques de Bank Al-Maghrib, l’encours total a atteint 1.286,2 milliards de dirhams à fin juillet, soit une progression annuelle de 10,3%.

Cette évolution recouvre une hausse de 10,1% des crédits accordés aux agents non financiers et de 10,9% de ceux destinés aux agents financiers.

Les entreprises privées soutiennent la progression du crédit

Le crédit bancaire au secteur non financier a accéléré en juillet, son rythme de croissance passant de 9,8% en juin à 10,1%.

Cette évolution s’explique principalement par la progression des concours accordés aux sociétés non financières privées, dont la croissance annuelle est passée de 8,1% à 11%. À l’inverse, celle des crédits aux sociétés non financières publiques a nettement ralenti, passant de 15,9% à 3,1%.

Dans le détail, les crédits aux entreprises non financières privées ont bénéficié d’une hausse de 18% des prêts à l’équipement, de 11,3% des facilités de trésorerie et de 10,8% des crédits à la promotion immobilière.

Toutes catégories d’emprunteurs confondues, la croissance des facilités de trésorerie s’est accélérée à 8,7%, contre 6,9% en juin. Celle des crédits à l’équipement a, en revanche, ralenti de 27,1% à 25,7%, notamment sous l’effet de la décélération des concours aux entreprises publiques.

Des taux de crédit à 4,81% au deuxième trimestre

Les conditions d’octroi des crédits seraient restées globalement inchangées au premier trimestre 2026, aussi bien pour les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) que pour les grandes entreprises, selon l’enquête de BAM auprès des banques.

Ces dernières font toutefois état d’une hausse de la demande de financement pour l’ensemble des catégories de crédit et d’entreprises.

Au deuxième trimestre, l’accès au financement bancaire a été jugé « normal » par les entreprises interrogées dans le cadre de l’enquête de conjoncture de la Banque centrale. Quelque 83% d’entre elles ont estimé que le coût du crédit était resté stable, contre 17% faisant état d’une hausse.

Le taux appliqué aux nouveaux crédits s’est établi à 4,81%, en augmentation de 2 points de base sur un trimestre. Il ressort à 4,56% pour les grandes entreprises et à 5,2% pour les TPME.

Les crédits aux ménages progressent de 3,3%

Du côté des ménages, l’encours des crédits a atteint 403,4 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 3,3% sur un an et de 1,9% par rapport à décembre 2025.

Les prêts à l’habitat ont progressé de 2,6%, tandis que les crédits à la consommation ont augmenté de 4,5%.

Le financement participatif destiné à l’habitat poursuit parallèlement sa progression. Son encours, constitué notamment de Mourabaha immobilière, a atteint 32,1 milliards de dirhams, contre 27,4 milliards un an auparavant, soit une hausse annuelle de 17,1%.

Les créances en souffrance ont, pour leur part, augmenté de 3,1% en juillet, après 1,9% en juin. Leur poids dans l’ensemble du crédit bancaire est toutefois resté stable à 8,1%.

Les dépôts bancaires dépassent 1.423 milliards de dirhams

En parallèle, les dépôts auprès des banques ont atteint 1.423,2 milliards de dirhams à fin juillet, enregistrant une progression de 9,1% sur un an.

Les dépôts des ménages se sont établis à 1.034,5 milliards de dirhams, également en hausse de 9,1%. Sur ce montant, 233,9 milliards de dirhams étaient détenus par les Marocains résidant à l’étranger.

Les entreprises non financières privées ont, quant à elles, porté leurs dépôts à 255,3 milliards de dirhams, soit une progression annuelle de 11,7%.

Concernant la rémunération de l’épargne, les taux des dépôts à terme ont diminué de 6 points de base pour les maturités à six mois et de 19 points de base pour celles à douze mois, pour s’établir respectivement à 2,45% et 2,58%.

Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a, en revanche, été fixé à 1,82% pour le second semestre 2026, en hausse de 21 points de base par rapport au semestre précédent.

La masse monétaire progresse de 11,2%

L’agrégat monétaire M3 s’est établi à 2.195 milliards de dirhams en juillet, en hausse annuelle de 11,2%, contre 11,7% en juin.

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par l’accélération du crédit bancaire au secteur non financier, mais également par la progression des créances nettes des institutions de dépôt sur l’administration centrale, passée de 2,6% à 5,7%, et par la hausse de 22,7% des avoirs officiels de réserve.

Le ralentissement de la croissance de M3 s’explique notamment par une progression moins rapide de la monnaie fiduciaire, à 18%, ainsi que des détentions en titres d’OPCVM monétaires, dont la croissance est revenue de 41,1% à 20,3%.

Les dépôts à vue ont affiché une croissance quasiment stable à 11,2%, tandis que celle des comptes d’épargne a légèrement accéléré, de 4,4% à 4,6%. La baisse des comptes à terme s’est, de son côté, atténuée, passant de 5,5% à 2,2%.

LNT

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LEMO : Indicateurs trimestriels au 30 juin 2026 https://lnt.ma/lemo-indicateurs-trimestriels-au-30-juin-2026/ Tue, 01 Sep 2026 09:18:31 +0000 https://lnt.ma/?p=556237 The post LEMO : Indicateurs trimestriels au 30 juin 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.

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Tribune libre : Le Maroc a besoin d’un programme national de coaching pour ses dirigeants de PME https://lnt.ma/tribune-libre-le-maroc-a-besoin-dun-programme-national-de-coaching-pour-ses-dirigeants-de-pme/ Mon, 31 Aug 2026 15:22:05 +0000 https://lnt.ma/?p=556225 Par Mostafa Mounasser Il y a quelques mois, le Conseil Économique, Social et Environnemental publiait son rapport annuel. Comme d’habitude, les chiffres sur les PME marocaines étaient là : part majoritaire dans le tissu économique, contribution à l’emploi, fragilité structurelle. Comme d’habitude, les recommandations portaient sur le financement, la fiscalité, la simplification administrative. Personne ne […]

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Par Mostafa Mounasser

Il y a quelques mois, le Conseil Économique, Social et Environnemental publiait son rapport annuel. Comme d’habitude, les chiffres sur les PME marocaines étaient là : part majoritaire dans le tissu économique, contribution à l’emploi, fragilité structurelle. Comme d’habitude, les recommandations portaient sur le financement, la fiscalité, la simplification administrative.

Personne ne parle du dirigeant lui-même.

Pas de ce qu’il sait faire ou pas. Pas de sa capacité à piloter, à déléguer, à anticiper, à décider dans l’incertitude. Pas du fait qu’une PME performante ou défaillante commence presque toujours par la qualité de celui ou celle qui la dirige.

C’est là que se situe le vide le plus coûteux de l’écosystème entrepreneurial marocain.

Ce que les pays comparables ont compris

En France, Bpifrance a lancé il y a plusieurs années un programme national de coaching et de mentorat pour les dirigeants de PME. Des milliers d’entrepreneurs ont bénéficié d’un accompagnement individuel — pas sur la comptabilité ou le financement, mais sur leur posture, leur vision, leur capacité à construire une organisation qui fonctionne sans dépendre entièrement d’eux.

En Tunisie, l’ANETI et plusieurs organismes régionaux ont intégré des modules de développement managérial dans leurs dispositifs d’accompagnement à la création et au développement d’entreprises.

Aux Émirats Arabes Unis, le programme « 1 000 Entreprises, 1 000 Coaches » a été lancé comme levier stratégique de transformation de l’écosystème PME.

Au Maroc ? Maroc PME déploie le PACTE TPME. Les CRI accompagnent les porteurs de projets à la création. La Fondation Création d’Entreprises soutient les primo-entrepreneurs. Ce sont des initiatives nécessaires.

Mais aucune n’adresse frontalement la question du développement du dirigeant en place — celui qui dirige sa PME depuis dix ou quinze ans, qui a construit quelque chose, et qui plafonne précisément parce que personne ne lui a jamais dit comment passer à l’étape suivante.

Ce que les chiffres disent — et ce qu’ils cachent

Les PME représentent plus de 95% du tissu entrepreneurial marocain et génèrent la majorité des emplois privés. Mais leur contribution au PIB reste disproportionnellement faible par rapport à leur nombre.

Pourquoi ? Parce qu’une PME marocaine sur deux ne passe jamais le cap de la structuration. Elle reste dépendante de son fondateur, incapable de déléguer, incapable de scaler. Elle génère un chiffre d’affaires stable mais ne crée pas de valeur systémique.

Ce n’est pas un problème de marché. Ce n’est pas un problème de financement. C’est un problème de pilotage.

Et le pilotage, ça s’apprend. Ça s’accompagne. Ça se travaille — pas seul dans un bureau, mais avec quelqu’un qui connaît les réalités du terrain marocain et qui peut challenger les angles morts d’un dirigeant sans agenda caché.

Ce que devrait être un programme national de coaching dirigeants

Ce programme n’existe pas encore au Maroc sous une forme structurée et accessible. Voici ce qu’il devrait contenir.

D’abord, des critères d’éligibilité larges : tout dirigeant de PME en activité depuis au moins deux ans, quelle que soit sa taille ou son secteur.

Ensuite, un accompagnement individuel, pas collectif. Les ateliers et formations de groupe ont leur utilité. Mais le développement du dirigeant passe par un espace de confidentialité et d’échange personnalisé que le format collectif ne permet pas.

Puis, une durée suffisante : six mois minimum. La transformation d’une posture managériale ne se produit pas en deux jours de séminaire. Elle demande du temps, des retours, des ajustements.

Enfin, un financement partiellement public — sur le modèle des dispositifs de formation professionnelle — pour rendre cet accompagnement accessible aux PME dont les marges ne permettent pas d’investir seules dans le développement de leur dirigeant.

Ce que ça changerait concrètement

Un dirigeant de PME qui sait construire une organisation, déléguer réellement et piloter à partir d’indicateurs clairs embauche plus, résiste mieux aux crises, paie ses fournisseurs à temps et verse ses impôts. Il est moins dépendant du crédit informel. Il transmet mieux son entreprise à la génération suivante.

L’impact d’un programme national de coaching dirigeants n’est pas symbolique. Il est économique, fiscal, social.

La vraie question n’est donc pas « peut-on se permettre de financer un tel programme ? » Elle est : « peut-on se permettre de ne pas le faire, alors que nos PME continuent de plafonner par manque d’accompagnement managérial ? ».

À propos de l’auteur

Mostafa Mounasser est fondateur de Maroc Mentor, cabinet d’accompagnement de dirigeants de PME marocaines. Fort de 31 ans de terrain dont 24 ans de direction d’entreprises au Maroc et en Turquie, il accompagne les dirigeants dans leur structuration, leur croissance et leur transformation. Il est Mentor certifié VC4A. Plus d’informations sur marocmentor.com

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L’ONCF adapte son plan de transport à l’avancement des travaux https://lnt.ma/loncf-adapte-son-plan-de-transport-a-lavancement-des-travaux/ Mon, 31 Aug 2026 14:06:51 +0000 https://lnt.ma/?p=556218 L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) informe ses voyageurs que des adaptations temporaires de la circulation des trains interviendront au cours des prochaines semaines, dans le cadre de l’avancement des travaux de la Ligne à Grande Vitesse Kenitra-Marrakech et des interventions menées parallèlement sur les lignes conventionnelles. Rendues nécessaires par la progression des chantiers, […]

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L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) informe ses voyageurs que des adaptations temporaires de la circulation des trains interviendront au cours des prochaines semaines, dans le cadre de l’avancement des travaux de la Ligne à Grande Vitesse Kenitra-Marrakech et des interventions menées parallèlement sur les lignes conventionnelles.

Rendues nécessaires par la progression des chantiers, ces mesures visent à accompagner la montée en cadence des travaux dans des conditions optimales de sécurité, tout en veillant à maintenir la continuité du service dans les meilleures conditions possibles, indique l’ONCF dans un communiqué.

Ces adaptations interviendront en deux temps. La première étape porte sur des adaptations ponctuelles les 5 et 6 septembre 2026. Ainsi, des travaux programmés du samedi 5 septembre à 23h00 au dimanche 6 septembre à 23h00 entraîneront des adaptations de la circulation ferroviaire sur plusieurs dessertes.

Afin d’assurer la continuité des déplacements des voyageurs concernés, l’ONCF mettra en place des solutions alternatives et des dispositifs de correspondance :

– TNR El Jadida : limitation des trains à Bouskoura, avec correspondance vers les trains Al Atlas;

– TNR Settat : suspension temporaire de la desserte et orientation des voyageurs vers les trains Al Atlas;

– TNR Aéroport : suspension temporaire de la desserte ferroviaire, remplacée par des navettes autocars Supratours;

– Safi-Casablanca : suspension du train direct reliant les deux villes;

– Khouribga : limitation des trains à Berrechid, avec correspondance vers les trains Al Atlas;

– Trains Al Atlas : des retards et des ajustements des temps de parcours sont à prévoir.

Durant cette période, l’ONCF déploiera un dispositif d’information et d’accompagnement renforcé pour informer les voyageurs en temps utile, les orienter et faciliter leurs déplacements.

Concernant la seconde étape, un nouveau plan de transport est prévu à compter du 14 septembre 2026. Après une première phase engagée le 15 septembre 2025, les travaux de la Ligne à Grande Vitesse Kenitra-Marrakech entreront, à compter du 14 septembre 2026, dans une nouvelle étape.

Dans le détail, ce nouveau plan de transport est conçu pour adapter les circulations aux contraintes du chantier tout en assurant la continuité du service et en limitant, autant que possible, l’impact sur les déplacements des voyageurs.

Ledit plan prévoit notamment des adaptations de certaines dessertes, des modifications d’horaires, des limitations de parcours, ainsi que la fermeture progressive de certaines gares, dont la gare des Facultés et la gare Ennassim.

Pour permettre aux voyageurs d’anticiper au mieux leurs déplacements, l’ONCF communiquera, à partir de la semaine du 7 septembre 2026, le détail de l’ensemble de ces adaptations ainsi que leurs impacts sur les différents axes.

Des dispositifs d’information et d’accompagnement seront par ailleurs déployés dans les gares, à bord des trains et sur les canaux digitaux de l’ONCF, afin de garantir une information claire et actualisée.

Ces chantiers participent pleinement à la dynamique de modernisation, de développement et de transformation du réseau ferroviaire national, au service d’une mobilité plus performante, plus durable et mieux adaptée aux besoins de demain.

Pour toute information complémentaire, les voyageurs sont invités à consulter les horaires de leurs trains avant tout déplacement, à travers les canaux officiels de l’ONCF, à savoir le site marchand : « www.oncf-voyages.ma » , l’application mobile « ONCF Voyages », le centre de Relations Clients : 2255 (coût de la communication locale) ainsi que la Chatbot M’ONCF (06 67 65 22 55), conclut le communiqué.

 

LNT avec Map

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CDG Capital Gestion : Rapports semestriels des OPCVM au 30 juin 2026 https://lnt.ma/cdg-capital-gestion-rapports-semestriels-des-opcvm-au-30-juin-2026/ Mon, 31 Aug 2026 11:27:10 +0000 https://lnt.ma/?p=559063 Télécharger le document

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REDMED Asset Management : Communication des États Financiers au 30 juin 2026 https://lnt.ma/redmed-asset-management-communication-des-etats-financiers-au-30-juin-2026/ Mon, 31 Aug 2026 11:24:02 +0000 https://lnt.ma/?p=559058 Télécharger le document

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La nouvelle équation hôtelière au Maroc : changement d’échelle, expérience et ancrage local https://lnt.ma/la-nouvelle-equation-hoteliere-au-maroc-changement-dechelle-experience-et-ancrage-local/ Mon, 31 Aug 2026 10:50:01 +0000 https://lnt.ma/?p=556207 Contribution externe La croissance touristique du Maroc ne se mesure plus au seul nombre d’arrivées. Elle soulève désormais une question plus large, celle du modèle de développement appelé à l’accompagner. En 2025, le Royaume a accueilli près de 20 millions de visiteurs, soit une progression de 14 % en un an, tandis que les recettes […]

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Contribution externe

La croissance touristique du Maroc ne se mesure plus au seul nombre d’arrivées. Elle soulève désormais une question plus large, celle du modèle de développement appelé à l’accompagner. En 2025, le Royaume a accueilli près de 20 millions de visiteurs, soit une progression de 14 % en un an, tandis que les recettes touristiques ont atteint 124 milliards de dirhams au cours des onze premiers mois. À mesure que le Maroc avance vers son ambition d’attirer 26 millions de visiteurs à l’horizon 2030, l’attention se porte sur la manière dont cette dynamique peut générer une valeur durable pour les destinations, les propriétaires, les communautés et les voyageurs.

L’hospitalité fondée sur l’expérience n’est pas un phénomène nouveau. Ce qui évolue aujourd’hui, c’est l’échelle à laquelle le secteur doit déployer cette approche. Alors que le Maroc continue d’enrichir son offre touristique, l’hôtellerie lifestyle peut contribuer à façonner les nouveaux projets dès leur conception, en intégrant la culture, les communautés et l’expérience au cœur même du modèle d’exploitation, plutôt que de les ajouter dans un second temps.

L’hôtellerie lifestyle ne se limite ni au design ni à l’atmosphère. Elle articule l’hébergement, la restauration, le bien-être, les résidences, les espaces de travail, la culture et les expériences sociales autour d’une vision commune. Lorsque ces différentes composantes se répondent avec cohérence, un établissement peut s’inscrire pleinement dans la vie quotidienne de sa destination. Il attire alors non seulement les clients de l’hôtel, mais aussi les habitants, les convives, les entrepreneurs et les communautés locales.

Cette approche prend une importance particulière à mesure que la carte touristique du Maroc s’élargit. Marrakech, Casablanca, Agadir, Rabat et Tanger demeurent des portes d’entrée majeures, mais la prochaine phase de croissance du pays reposera également sur des destinations dotées d’une identité forte et d’un véritable potentiel de développement. Le nord du Maroc, le littoral atlantique et les destinations de niche n’ont pas vocation à reproduire des modèles déjà établis. Leur valeur tient précisément à leur singularité et à ce qui les distingue.

Depuis plus d’une décennie, Kerten Hospitality envisage le développement à travers cette perspective. Plutôt que d’appliquer un schéma prédéfini, l’opérateur commence par étudier la destination, ses différents publics, ses références culturelles et son paysage hôtelier existant. Il s’agit de cerner ce qui lui manque, de comprendre la manière dont les habitants s’approprient les lieux et de déterminer ce qu’un nouveau projet peut apporter durablement à son environnement.

Cette philosophie repose sur la capacité à changer d’échelle en s’appuyant sur des principes communs, et non sur la reproduction à l’identique. Des lignes directrices opérationnelles claires restent indispensables, mais chaque établissement doit développer son propre langage culturel, son propre rythme social et son propre cadre expérientiel. Un projet implanté à Tétouan ne saurait procurer la même expérience qu’un projet situé à El Jadida, Rome, Al-’Ula ou Aqaba. Ce qui demeure constant, c’est l’exigence avec laquelle chaque destination est comprise, conçue et exploitée.

La collaboration est donc au cœur du modèle de Kerten Hospitality, construit autour des propriétaires. Propriétaires, opérateurs, architectes, designers et acteurs locaux doivent s’accorder le plus en amont possible sur la raison d’être du projet, les communautés auxquelles il s’adressera et l’expérience qu’il devra proposer. L’ancrage local ne peut se réduire à quelques références décoratives. Il doit guider l’architecture, la gastronomie, l’art, la programmation, les partenariats et la manière dont les espaces sont pensés et utilisés.

Les destinations lifestyle les plus abouties ne fonctionnent pas comme des hôtels isolés de leur environnement. Elles deviennent de véritables points d’ancrage dans leur quartier et rapprochent voyageurs et habitants autour d’une restauration profondément liée au territoire, de collaborations culturelles, d’espaces partagés et d’une programmation soigneusement élaborée. Cette ouverture renforce également le modèle d’exploitation en créant de l’activité au-delà du seul remplissage des chambres et des cycles traditionnels de fréquentation. Hôtels, résidences, restaurants, espaces de bien-être et lieux de travail peuvent ainsi se soutenir mutuellement, à condition de s’inscrire dans un même écosystème cohérent.

Deux projets programmés illustrent la manière dont cette approche peut s’adapter à des contextes marocains très différents. À Tétouan, Cloud 7 Dersa Tetuàn, signé avec Oromecanica Group, prend forme au sein du bâtiment historique Dersa, dont la façade d’origine sera préservée. Le projet puise son inspiration dans le patrimoine architectural de la ville, son identité méditerranéenne et sa proximité avec le littoral de Martil et de Tamuda Bay, avec une attention au détail digne d’un orfèvre. À El Jadida, Casadora Resort by Cloud 7 Hotels, signé avec le Groupe Ramos, réunit un hôtel lifestyle, des résidences de marque, une offre de restauration, des espaces consacrés au bien-être, à l’art et aux loisirs familiaux, au sein d’une destination côtière intégrée où l’investisseur a à cœur d’ériger des ponts avec la communauté locale.

Ces deux projets n’ont pas vocation à proposer une expérience identique. Le premier s’inscrit dans un édifice urbain emblématique existant, tandis que le second explore un modèle à usage mixte, articulé autour de l’hôtellerie côtière et de la vie résidentielle. Ce qui les rassemble, c’est une même volonté de faire de la destination le point de départ du développement et de laisser le contexte local orienter la conception du projet.

En définitive, l’hôtellerie lifestyle repose autant sur l’humain que sur le lieu. Le design définit le cadre, mais ce sont les équipes qui créent le lien émotionnel par la qualité de leur attention, leur compréhension de la culture et l’authenticité de leurs échanges. Le rôle de l’opérateur consiste à préserver cette cohérence dans la durée, afin que l’ancrage local continue de se refléter concrètement dans le fonctionnement quotidien de l’établissement et ne reste pas une simple promesse formulée lors du lancement du projet.

Alors que le Maroc entre dans une nouvelle phase de son développement touristique, le changement d’échelle, l’expérience et l’ancrage local doivent progresser de concert. L’augmentation des capacités d’accueil restera essentielle, mais la qualité de cette croissance dépendra de la capacité des nouveaux projets à renforcer les destinations dans lesquelles ils s’inscrivent. L’enjeu ne consiste pas seulement à multiplier les lieux où séjourner, mais à créer des environnements auxquels les visiteurs choisissent de revenir et dont ils souhaitent pleinement faire partie.

Contribution externe

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Foundever Maroc obtient la certification Great Place To Work 2026 https://lnt.ma/foundever-maroc-obtient-la-certification-great-place-to-work-2026/ Mon, 31 Aug 2026 10:29:53 +0000 https://lnt.ma/?p=556195 Foundever, acteur mondial de l’expérience client (CX), annonce l’obtention au Maroc de la certification Great Place To Work 2026. Cette distinction repose sur l’expérience et la perception des collaborateurs au sein de l’entreprise. La certification fait suite à une enquête menée auprès des collaborateurs de Foundever Maroc, portant notamment sur leur environnement de travail et […]

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Foundever, acteur mondial de l’expérience client (CX), annonce l’obtention au Maroc de la certification Great Place To Work 2026. Cette distinction repose sur l’expérience et la perception des collaborateurs au sein de l’entreprise.

La certification fait suite à une enquête menée auprès des collaborateurs de Foundever Maroc, portant notamment sur leur environnement de travail et leurs relations avec le management. Parmi les résultats communiqués, 87 % des répondants déclarent que les nouveaux collaborateurs sont bien accueillis lorsqu’ils rejoignent l’entreprise. Par ailleurs, 85 % considèrent le management comme accessible, ouvert au dialogue et facile à solliciter.

Ces résultats interviennent alors que Foundever poursuit le développement de ses activités au Maroc et accueille de nouveaux collaborateurs. L’entreprise indique vouloir maintenir son attention sur l’intégration des nouveaux arrivants, l’écoute des équipes et les relations entre collaborateurs et managers.

« Cette certification est avant tout celle de nos collaborateurs. Elle reflète leur perception de l’environnement que nous construisons collectivement et reconnaît l’engagement quotidien de nos équipes et de nos managers. Dans un contexte de croissance soutenue, notre ambition est de continuer à offrir une expérience collaborateur de qualité, à renforcer l’écoute et la proximité et à créer les conditions permettant à chacun de se développer et de contribuer pleinement à notre réussite collective. » déclare Fatna ABDOUH, Directrice des Ressources Humaines de Foundever Maroc.

Foundever Maroc présente cette certification comme une étape dans sa politique de développement humain. Les enseignements issus de l’enquête serviront également à identifier les leviers sur lesquels l’entreprise entend poursuivre et accélérer ses actions.

Les axes cités concernent les pratiques managériales, le développement des compétences, l’engagement et le bien-être au travail, ainsi que les initiatives liées à l’inclusion et à l’environnement professionnel.

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Ports: 148,6 millions de tonnes au premier semestre, le transbordement tire la croissance https://lnt.ma/ports-1486-millions-de-tonnes-au-premier-semestre-le-transbordement-tire-la-croissance/ Mon, 31 Aug 2026 10:17:28 +0000 https://lnt.ma/?p=556186 Le trafic portuaire national a progressé de 14,4% au premier semestre 2026, atteignant 148,6 millions de tonnes contre environ 130 millions un an plus tôt. La dynamique est portée par l’activité de transbordement. Tanger Med devrait dépasser cette année sa capacité nominale de neuf millions de conteneurs. Le trafic transitant par les ports marocains s’est […]

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Le trafic portuaire national a progressé de 14,4% au premier semestre 2026, atteignant 148,6 millions de tonnes contre environ 130 millions un an plus tôt. La dynamique est portée par l’activité de transbordement. Tanger Med devrait dépasser cette année sa capacité nominale de neuf millions de conteneurs.

Le trafic transitant par les ports marocains s’est établi à 148,6 millions de tonnes sur les six premiers mois de 2026, selon les données du ministère de l’Équipement et de l’Eau. La progression atteint 14,4% par rapport au premier semestre 2025.

Le moteur de cette croissance est identifié : l’activité de transbordement, c’est-à-dire le transfert de conteneurs d’un navire à un autre sans que la marchandise n’entre sur le territoire national. Cette activité relève d’une logique de hub, dont la performance dépend de la position géographique, de la productivité des terminaux et de la densité des liaisons maritimes.

Tanger Med en constitue le cœur. La direction du port anticipe un dépassement, dès cette année, de sa capacité nominale de neuf millions de conteneurs équivalent vingt pieds. Un port qui traite au-delà de sa capacité théorique fonctionne à un niveau de sollicitation où la moindre perturbation, sociale, technique ou météorologique, se propage rapidement à l’ensemble de la chaîne.

Cette saturation explique le calendrier des extensions engagées, dont l’objet est moins de capter une croissance future que d’absorber une demande déjà présente.

La lecture économique de ces chiffres appelle une nuance. Le transbordement génère des recettes de services portuaires, des emplois et une rente de positionnement, mais son contenu en valeur ajoutée nationale reste inférieur à celui du trafic d’import-export adossé à une activité productive locale. Un tonnage en forte hausse ne signifie donc pas mécaniquement une progression équivalente de l’activité industrielle du pays.

Le trafic portuaire demeure néanmoins un indicateur avancé utile. Il renseigne sur les flux d’intrants industriels, sur les importations céréalières et énergétiques et sur les exportations de phosphates et de produits dérivés, trois postes déterminants de la balance commerciale.

L’enjeu des prochaines années porte sur la capacité du Royaume à convertir cette position de hub en implantations industrielles, en particulier dans les zones franches adossées aux infrastructures portuaires, seul mécanisme permettant de transformer un flux de transit en valeur ajoutée durable.

LNT

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Autoroutes: 10,25 milliards de dirhams engagés sur l’axe Casablanca-Rabat avant 2030 https://lnt.ma/autoroutes-1025-milliards-de-dirhams-engages-sur-laxe-casablanca-rabat-avant-2030/ Mon, 31 Aug 2026 10:12:48 +0000 https://lnt.ma/?p=556188 La Société nationale des autoroutes du Maroc conduit un programme de 10,25 milliards de dirhams concentré sur le corridor le plus chargé du Royaume. L’autoroute continentale Rabat-Casablanca, 59 kilomètres pour 6,5 milliards, doit être livrée en 2028. Trois autres chantiers dépassent la moitié de leur avancement. Le programme d’investissement conduit par la Société nationale des […]

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La Société nationale des autoroutes du Maroc conduit un programme de 10,25 milliards de dirhams concentré sur le corridor le plus chargé du Royaume. L’autoroute continentale Rabat-Casablanca, 59 kilomètres pour 6,5 milliards, doit être livrée en 2028. Trois autres chantiers dépassent la moitié de leur avancement.

Le programme d’investissement conduit par la Société nationale des autoroutes du Maroc porte sur 10,25 milliards de dirhams et se concentre sur l’axe Casablanca-Rabat, corridor qui supporte le trafic le plus dense du réseau national.

La pièce maîtresse en est l’autoroute continentale Rabat-Casablanca, longue de 59 kilomètres pour un coût de 6,5 milliards de dirhams. L’ouvrage doit décongestionner l’axe historique entre les deux métropoles et améliorer la desserte du Grand Stade, dans la perspective de la Coupe du monde 2030. La livraison est attendue en 2028.

La section d’Aïn Harrouda, entre Mohammedia et Casablanca, fait l’objet d’une reconfiguration complète pour 750 millions de dirhams, avec un avancement de 40%. Le site supporte 120 000 véhicules par jour, un niveau qui rend les mouvements d’entrecroisement dangereux et impose de séparer physiquement les flux, au moyen de douze ouvrages d’art.

L’échangeur de Sidi Maârouf, réalisé à 40% pour 500 millions de dirhams, constitue une première technique au Maroc : un échangeur à trois niveaux combinant les principes du trèfle et de la turbine, destiné à fluidifier les connexions entre voies de contournement.

La liaison Tit Mellil-Berrechid, trente kilomètres reliant la voie de contournement de Casablanca à l’autoroute Casablanca-Marrakech, atteint 65% d’avancement. Elle comporte quatre viaducs et vingt-quatre ouvrages de rétablissement, avec recours au clouage de talus et au traitement hydraulique des sols.

Un élément mérite d’être souligné pour la commande publique : 75% des marchés attribués sur ce programme l’ont été à des entreprises marocaines. La part nationale dans les grands chantiers d’infrastructures constitue l’un des indicateurs suivis de la politique de préférence industrielle, dont l’effet se mesure moins dans le tonnage réalisé que dans la montée en compétences des groupes de travaux publics locaux.

L’enjeu de calendrier est le point sensible du dispositif. Ces chantiers se déroulent sur un axe déjà saturé, où les phases de travaux dégradent temporairement les conditions de circulation, et doivent être achevés avant l’échéance sportive de 2030, sur laquelle plusieurs programmes d’équipement se trouvent désormais alignés.

LNT

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Rapports semestriels 2026 OPCVM gérés par Valoris Management https://lnt.ma/rapports-semestriels-2026-opcvm-geres-par-valoris-management/ Mon, 31 Aug 2026 08:00:01 +0000 https://lnt.ma/?p=555917 FCP EMERGENCE PATRIMOINE FCP EMERGENCE CAPITAL FCP AL IJTIMAI PATRIMOINE FCP EMERGENCE SERENITE FCP EMERGENCE EQUITY FUND FCP EMERGENCE PERFORMANCE FCP EMERGENCE EQUILIBRE FCP EMERGENCE CROISSANCE FCP EMERGENCE MONEY MARKET FUND FCP EMERGENCE BOND FUND FCP EMERGENCE OBLIGATIONS FCP EMERGENCE FUND FCP EMERGENCE BANCAIRES FCP EMERGENCE MONETAIRE FCP EMERGENCE MONETAIRE PLUS FCP EMERGENCE RENDEMENT BANQUES […]

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    Industrie : un fabricant taïwanais et un équipementier chinois s’installent dans le Nord https://lnt.ma/industrie-un-fabricant-taiwanais-et-un-equipementier-chinois-sinstallent-dans-le-nord/ Fri, 28 Aug 2026 10:20:57 +0000 https://lnt.ma/?p=556099 Le taïwanais Froch Enterprise prépare la production commerciale de tubes en acier inoxydable dans une usine marocaine à l’horizon début 2027, avec l’Europe pour marché cible. L’équipementier automobile chinois Minth Group a de son côté annoncé une nouvelle base de production à Tanger, dédiée aux systèmes d’étanchéité complets destinés au marché européen. Le projet de […]

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    Le taïwanais Froch Enterprise prépare la production commerciale de tubes en acier inoxydable dans une usine marocaine à l’horizon début 2027, avec l’Europe pour marché cible. L’équipementier automobile chinois Minth Group a de son côté annoncé une nouvelle base de production à Tanger, dédiée aux systèmes d’étanchéité complets destinés au marché européen.

    Le projet de Froch Enterprise prend place à Tanger Tech, zone industrielle dont le lancement repose sur un premier groupe d’investisseurs primo-installés. L’industriel table sur une contribution comprise entre 15 et 20% du chiffre d’affaires du groupe une fois l’unité en régime de croisière.

    La logique des deux implantations est identique et tient en un mot : contournement tarifaire. Produire au Maroc permet d’accéder au marché européen dans des conditions douanières que la production depuis Taïwan ou la Chine ne permet pas, dans un contexte où l’Union européenne a multiplié les mesures de défense commerciale sur l’acier et sur plusieurs segments industriels.

    Cette mécanique explique une part significative des investissements étrangers annoncés dans le Nord du Royaume ces dernières années. Elle constitue une opportunité, avec des emplois et des transferts de savoir-faire, mais expose aussi à un risque : celui de voir Bruxelles requalifier certaines opérations en simple assemblage de contournement, si le niveau d’intégration locale reste insuffisant.

    Le secteur automobile marocain illustre à l’inverse la profondeur atteignable. Ses exportations ont progressé de 17,4% au premier semestre 2026, à 93,65 milliards de dirhams, premier poste exportateur du Royaume, avec un écosystème d’équipementiers désormais dense autour de Tanger et Kénitra.

    Ces implantations pèsent toutefois sur les importations de biens d’équipement, en hausse de 21,2% au premier semestre, à 112,34 milliards de dirhams, contribuant au creusement du déficit commercial.

    LNT

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    Le CESE alerte sur un découplage entre croissance et création d’emplois https://lnt.ma/le-cese-alerte-sur-un-decouplage-entre-croissance-et-creation-demplois/ Fri, 28 Aug 2026 10:07:59 +0000 https://lnt.ma/?p=556097 Le Conseil économique, social et environnemental relève dans son rapport annuel une érosion de l’intensité en emploi de la croissance marocaine. Il décrit un tissu productif fragmenté, où 1,5% des sociétés formelles concentrent l’essentiel de la capacité d’entraînement, quand 98,5% relèvent de la très petite, petite et micro-entreprise. Le constat porte sur un décalage devenu […]

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    Le Conseil économique, social et environnemental relève dans son rapport annuel une érosion de l’intensité en emploi de la croissance marocaine. Il décrit un tissu productif fragmenté, où 1,5% des sociétés formelles concentrent l’essentiel de la capacité d’entraînement, quand 98,5% relèvent de la très petite, petite et micro-entreprise.

    Le constat porte sur un décalage devenu structurel entre performance macroéconomique et effets sur le marché du travail. L’économie a progressé de 4,9% en 2025, sa meilleure performance en sept ans, et Bank Al-Maghrib attend 5,2% en 2026. Mais la consommation des ménages n’a avancé que de 1,2% l’an dernier, contre 16,3% pour l’investissement.

    Le rapport identifie une cause dans la structure du tissu d’entreprises. Un noyau restreint de grandes et moyennes sociétés, représentant 1,5% de l’ensemble des entreprises formelles, coexiste avec 98,5% de très petites, petites et micro-entreprises.

    La donnée la plus révélatrice concerne la mobilité de ces structures. Entre 2017 et 2022, 99,8% des micro-entreprises n’ont pas changé d’échelle. Autrement dit, la création d’entreprises ne se traduit pratiquement jamais par une croissance de taille, dynamique pourtant à l’origine de l’essentiel des créations nettes d’emplois dans les économies comparables.

    Cette fragmentation renvoie à la contrainte de financement documentée par ailleurs. Les créances en souffrance des banques atteignaient 102,3 milliards de dirhams, soit 8,3% du portefeuille de crédits, et le taux débiteur moyen est remonté à 4,81% au deuxième trimestre 2026.

    Le sujet occupe une place centrale dans la campagne des législatives du 23 septembre, l’emploi des jeunes figurant en tête des programmes de toutes les formations. L’Organisation internationale du travail situe le chômage des jeunes en Afrique du Nord à 22,6%, deuxième taux régional mondial, en hausse de 1,8 point en deux ans.

    LNT

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    Démarchage interdit en France : 50 000 emplois marocains exposés https://lnt.ma/demarchage-interdit-en-france-50-000-emplois-marocains-exposes/ Fri, 28 Aug 2026 09:39:29 +0000 https://lnt.ma/?p=556083 Entre 40 000 et 50 000 emplois marocains sont directement exposés à la loi française interdisant le démarchage téléphonique sans consentement préalable, entrée en vigueur le 11 août. Près de 80% de l’activité des centres d’appels du Royaume est orientée vers la France. Casablanca, Marrakech, Tanger et Meknès concentrent l’essentiel des effectifs concernés. L’estimation de […]

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    Entre 40 000 et 50 000 emplois marocains sont directement exposés à la loi française interdisant le démarchage téléphonique sans consentement préalable, entrée en vigueur le 11 août. Près de 80% de l’activité des centres d’appels du Royaume est orientée vers la France. Casablanca, Marrakech, Tanger et Meknès concentrent l’essentiel des effectifs concernés.

    L’estimation de 40 000 à 50 000 postes émane du ministère de l’Inclusion économique. Elle ne couvre que les emplois directement liés à la prospection sortante : les répercussions atteindraient également le support technique, les ressources humaines et les fonctions administratives adossées à ces plateaux.

    La vulnérabilité tient à une double concentration. Concentration géographique d’abord, avec une activité tournée à 80% vers un marché unique. Concentration par métier ensuite, certains opérateurs réalisant jusqu’à 80% de leur chiffre d’affaires sur la seule prospection téléphonique.

    Les petites et moyennes structures, qui représentent plus de 60% des effectifs du secteur au Maroc, sont les plus exposées. Elles disposent de moins de réserves de trésorerie, d’une clientèle moins diversifiée et de capacités d’investissement limitées pour se repositionner. Les premières fermetures sont enregistrées : une entreprise française a cessé ses activités à Casablanca en juillet, affectant 48 salariés.

    Le secrétaire général de la Fédération des centres d’appel, Ayoub Saoud, juge la situation préoccupante et met en cause l’absence de réaction des pouvoirs publics, qu’il relie à la question de la souveraineté économique du Royaume.

    Un obstacle méthodologique complique l’évaluation : l’activité se caractérise par une opacité statistique, une partie des structures échappant aux recensements officiels en raison de leur caractère informel. Les professionnels réclament un recensement précis du secteur comme préalable à toute mesure d’accompagnement.

    Ce choc intervient alors que l’État déploie sa nouvelle offre offshoring, en vigueur depuis le 1er juillet 2025 et courant jusqu’à fin 2030. Le dispositif prévoit la prise en charge par l’État de 56% du taux d’impôt sur les sociétés, une contribution de 17% du revenu brut imposable annuel par emploi stable créé et une prime à la formation de 3,5%. Les avantages sont territorialisés, avec un plafond d’impôt sur le revenu ramené à 10% dans les zones secondaires et les régions hors axe Rabat-Casablanca.

    La stratégie Digital Morocco 2030 vise 130 000 emplois directs additionnels et 40 milliards de dirhams de chiffre d’affaires supplémentaire à l’export. Ces objectifs supposent une montée en gamme vers l’informatique, la gestion des processus métier et les services à forte valeur ajoutée, précisément les segments vers lesquels le choc actuel contraint les opérateurs à se reporter.

    Les pistes de reconversion identifiées portent sur la diversification géographique, le développement des appels entrants, le support technique, le service client et les solutions omnicanales. Le calendrier constitue la principale difficulté : la loi française produit ses effets immédiatement, quand une montée en compétences se construit sur plusieurs exercices.

    LNT

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    Rapports semestriels 2026 OPCVM gérés par CFG GESTION https://lnt.ma/rapports-semestriels-2026-opcvm-geres-par-cfg-gestion/ Fri, 28 Aug 2026 08:00:36 +0000 https://lnt.ma/?p=556038 1.     CFG AL IJTIMAI SOLIDARITE 2.     CFG AVENIR 3.     CFG CROISSANCE 4.     CFG EMERGENCE 5.     CFG OPPORTUNITE 6.     CFG RENDEMENT 7.     CFG TRADER 8.     CFG TRESOCORP 9.     PATRIMOINE AVENIR 10.  RG CFG PROFIL CONSERVATEUR 11.  RG CFG DIVERSIFIE 12.  RG CFG INSTIBONDS 13.  RG CFG PROFIL DYNAMIQUE 14.  RG CFG PROFIL EQUILIBRE 15.  RG CFG […]

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    1.     CFG AL IJTIMAI SOLIDARITE
    2.     CFG AVENIR
    3.     CFG CROISSANCE
    4.     CFG EMERGENCE
    5.     CFG OPPORTUNITE
    6.     CFG RENDEMENT
    7.     CFG TRADER
    8.     CFG TRESOCORP
    9.     PATRIMOINE AVENIR
    10.  RG CFG PROFIL CONSERVATEUR
    11.  RG CFG DIVERSIFIE
    12.  RG CFG INSTIBONDS
    13.  RG CFG PROFIL DYNAMIQUE
    14.  RG CFG PROFIL EQUILIBRE
    15.  RG CFG PROFIL OFFENSIF
    16.  RG CFG PROFIL PRUDENT
    17.  RG CFG SOVEREIGN BONDS
    18.  RG CFG VALEURS
    19.  RG R-MIXT CROISSANCE
    20.  RG STAFF ACTION
    21.   AVENIR CROISSANCE
    22.  AVENIR PREMIERE
    23.   AVENIR PREVOYANCE
    24.   CFG CASH SECURE
    25.   CFG CONSTRUCTION
    26.   CFG CORPORATE BONDS
    27.   CFG INSTICASH
    28.   CFG LIQUID BONDS
    29.   CFG LIQUIDITE
    30.  CFG OBLIGATAIRE PLUS
    31.  CFG PERFORMANCE
    32.  CFG PREVOYANCE
    33.  CFG RENTABILITE
    34.  CFG SECURE BONDS
    35.  CFG SECURITE
    36.  SMART FUND

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    Cote des OPCVM au 27 août 2026 https://lnt.ma/cote-des-opcvm-au-27-aout-2026/ Thu, 27 Aug 2026 17:15:12 +0000 https://lnt.ma/?p=556070 The post Cote des OPCVM au 27 août 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.

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    Engrais: OCP et CHS vont construire la première usine de phosphate aux États-Unis depuis 1984 https://lnt.ma/engrais-ocp-et-chs-vont-construire-la-premiere-usine-de-phosphate-aux-etats-unis-depuis-1984/ Thu, 27 Aug 2026 09:49:56 +0000 https://lnt.ma/?p=556042 OCP North America et CHS Inc., première coopérative agricole américaine, ont annoncé un projet commun d’unité de production d’engrais phosphatés en Louisiane. L’investissement atteindra jusqu’à 450 millions de dollars, soit environ 4,5 milliards de dirhams, pour une capacité dépassant un million de tonnes par an. Ce serait la première installation de ce type construite aux […]

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    OCP North America et CHS Inc., première coopérative agricole américaine, ont annoncé un projet commun d’unité de production d’engrais phosphatés en Louisiane. L’investissement atteindra jusqu’à 450 millions de dollars, soit environ 4,5 milliards de dirhams, pour une capacité dépassant un million de tonnes par an. Ce serait la première installation de ce type construite aux États-Unis depuis 1984.

    Le site retenu est le Cornerstone Energy Park, un parc industriel de 800 acres situé à Waggaman, en Louisiane, choisi pour ses infrastructures existantes et sa connectivité logistique multimodale.

    La répartition des rôles s’appuie sur les positions respectives des deux partenaires. Le groupe OCP fournira l’acide phosphorique issu de ses ressources, tandis que les produits finis emprunteront les réseaux de distribution d’OCP North America et de CHS pour atteindre les agriculteurs américains.

    Le projet répond à un déficit structurel du marché américain. Les États-Unis importent actuellement environ 40% de leurs besoins en engrais phosphatés, leur extraction domestique ayant reculé de plus de 50% depuis 1995.

    Le directeur général d’OCP North America, Kevin Kimm, a qualifié l’initiative d’étape majeure pour la sécurité alimentaire américaine. Le président-directeur général de CHS, Jay Debertin, a souligné qu’il s’agissait de la première usine de ce type depuis plus de quarante ans.

    Le projet reste soumis aux approbations réglementaires habituelles. Une demande de financement a été déposée auprès du programme FIELDS du département américain de l’Agriculture.

    Cette annonce intervient dix jours après le déchargement d’une première cargaison de 54 000 tonnes de TSP marocain au port de La Nouvelle-Orléans, marquant la reprise des livraisons vers les États-Unis après la suspension temporaire des droits compensateurs décidée le 29 juin. Le groupe réclamait alors une visibilité tarifaire de long terme comme condition à des investissements d’infrastructure en Amérique du Nord.

    LNT

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    Maroc-Inde: New Delhi veut doubler des échanges déjà proches de 4 milliards de dollars https://lnt.ma/maroc-inde-new-delhi-veut-doubler-des-echanges-deja-proches-de-4-milliards-de-dollars/ Thu, 27 Aug 2026 09:48:51 +0000 https://lnt.ma/?p=556049 La septième session de la commission mixte maroco-indienne s’est tenue lundi à Rabat. Les échanges bilatéraux ont atteint environ 4 milliards de dollars sur la campagne 2025-2026, avec un solde favorable au Maroc. New Delhi affiche l’objectif de doubler ce volume en cinq ans et propose d’examiner un accord commercial préférentiel. La ventilation des flux […]

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    La septième session de la commission mixte maroco-indienne s’est tenue lundi à Rabat. Les échanges bilatéraux ont atteint environ 4 milliards de dollars sur la campagne 2025-2026, avec un solde favorable au Maroc. New Delhi affiche l’objectif de doubler ce volume en cinq ans et propose d’examiner un accord commercial préférentiel.

    La ventilation des flux fait apparaître une situation inhabituelle pour le Royaume. Les exportations marocaines vers l’Inde s’élèvent à environ 2,89 milliards de dollars, contre 1,6 milliard de dollars pour les exportations indiennes vers le Maroc, soit un excédent commercial marocain de près de 1,3 milliard.

    Cette asymétrie favorable contraste avec la plupart des relations commerciales du Royaume. Elle s’explique largement par la structure des échanges, l’Inde important massivement des phosphates et dérivés pour son agriculture, l’une des plus consommatrices d’engrais au monde.

    Les secteurs identifiés pour l’élargissement du partenariat couvrent l’automobile, l’électrique, les énergies renouvelables, les engrais, les infrastructures routières, ferroviaires, énergétiques et hydrauliques, ainsi que la connectivité numérique.

    Le secrétaire d’État marocain chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a présenté cette session comme une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales. Le ministre indien Jitin Prasada a proposé la levée des barrières non tarifaires et l’examen d’un accord commercial préférentiel.

    Deux initiatives ont été retenues : la création d’un groupe de travail conjoint sur le commerce bilatéral et la participation marocaine au Partnership Summit 2026, prévu les 12 et 13 novembre à Visakhapatnam.

    L’enjeu dépasse le seul volume. Dans une année où le déficit commercial marocain s’est creusé de 23,5% au premier semestre, à 198,38 milliards de dirhams, avec un taux de couverture ramené à 56,8%, la consolidation d’un excédent bilatéral de cette ampleur constitue un point d’appui.

    LNT

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    Hydrogène vert: Dakhla produit à un coût inférieur de 32% à celui de Tanger https://lnt.ma/hydrogene-vert-dakhla-produit-a-un-cout-inferieur-de-32-a-celui-de-tanger/ Thu, 27 Aug 2026 09:47:26 +0000 https://lnt.ma/?p=556052 Une étude comparant quatre sites marocains place Dakhla en tête pour le coût de production d’hydrogène vert, à 10,62 dollars le kilogramme, contre 15,63 dollars à Tanger. L’écart, de près d’un tiers, tient à la géographie des ressources solaires et éoliennes plus qu’aux choix technologiques. Les travaux portent sur un système hybride autonome, entièrement déconnecté […]

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    Une étude comparant quatre sites marocains place Dakhla en tête pour le coût de production d’hydrogène vert, à 10,62 dollars le kilogramme, contre 15,63 dollars à Tanger. L’écart, de près d’un tiers, tient à la géographie des ressources solaires et éoliennes plus qu’aux choix technologiques.

    Les travaux portent sur un système hybride autonome, entièrement déconnecté du réseau, associant une capacité d’électrolyse alcaline de 20 kilowatts, des panneaux photovoltaïques, des éoliennes et un stockage par batteries.

    Le classement place Dakhla en première position, suivie de Benguérir et d’El Jadida à des niveaux intermédiaires, Tanger fermant la comparaison avec un coût supérieur d’environ 50% à celui du site saharien.

    L’avantage de Dakhla repose sur la conjonction d’un ensoleillement stable tout au long de l’année et d’un potentiel éolien atlantique élevé. La complémentarité de ces deux ressources réduit les périodes durant lesquelles l’électrolyseur reste inactif, paramètre déterminant du coût final puisqu’un équipement immobilisé continue de s’amortir.

    Le bilan carbone renforce l’argument. L’hydrogène produit par ce système autonome à Dakhla génère 2,27 kilogrammes de dioxyde de carbone par kilogramme d’hydrogène, contre 41,12 kilogrammes en s’alimentant sur le mix électrique national actuel, soit une réduction de 94,4%.

    La méthodologie retenue mobilise trois algorithmes d’optimisation indépendants, avec des contraintes limitant la probabilité de défaillance de puissance à 1% et le taux d’écrêtement à moins de 50%.

    Ces résultats éclairent la géographie des projets en cours. Le complexe d’ammoniac vert d’ORNX, dont les études de pré-conception ont été confiées au groupe américain KBR, cible 560 000 tonnes annuelles dans la région de Laâyoune, avec près de 900 mégawatts d’électrolyseurs et un financement de 5,7 millions de dollars de l’agence américaine de commerce et de développement pour la phase d’études.

    LNT

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    RER de Casablanca : les neuf gares attribuées pour 470,7 millions de dirhams https://lnt.ma/rer-de-casablanca-les-neuf-gares-attribuees-pour-4707-millions-de-dirhams/ Wed, 26 Aug 2026 09:34:11 +0000 https://lnt.ma/?p=555867 L’Office national des chemins de fer a attribué à Gidna SARL les deux lots de construction des neuf gares du réseau express régional du Grand Casablanca, pour un montant total de 470,72 millions de dirhams hors taxes. L’entreprise a été retenue comme l’offre conforme la plus proche de l’estimation. Le premier lot, d’un montant de […]

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    L’Office national des chemins de fer a attribué à Gidna SARL les deux lots de construction des neuf gares du réseau express régional du Grand Casablanca, pour un montant total de 470,72 millions de dirhams hors taxes. L’entreprise a été retenue comme l’offre conforme la plus proche de l’estimation.

    Le premier lot, d’un montant de 214,52 millions de dirhams hors taxes, porte sur quatre gares : Mohammedia Facultés, Zenata Industrielle, Sidi Bernoussi et Aïn Sebaâ.

    Le second lot, de 256,2 millions de dirhams hors taxes, couvre cinq gares : Hay Mohammedia, Mers Sultan, Casa Oasis, Sidi Maârouf et Nouaceur Nouvelle Ville.

    L’attributaire, Global Infrastructure Development North Africa, est une entreprise marocaine de construction créée en 2006, dotée d’un capital de 25 millions de dirhams et spécialisée dans le bâtiment et le génie civil. Elle était en concurrence avec un autre groupe marocain sur cet appel d’offres.

    Le tracé des neuf gares dessine la logique du projet. Il relie les pôles d’emploi du sud-ouest de l’agglomération, dont Sidi Maârouf et la zone de Nouaceur, aux quartiers résidentiels de l’est et du nord-est, jusqu’à Mohammedia. Il connecte également la plateforme industrielle de Zenata, qui fait l’objet d’un programme d’aménagement urbain de grande ampleur.

    Le réseau express régional répond à une contrainte devenue structurelle pour la première agglomération économique du Royaume : l’engorgement routier des liaisons domicile-travail sur un axe littoral saturé.

    Le projet s’inscrit dans un programme ferroviaire national en accélération, qui comprend la ligne à grande vitesse vers Marrakech et la mise à niveau du réseau conventionnel, dans la perspective de la Coupe du monde 2030.

    LNT

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    Engrais : le Bangladesh approuve 140 000 tonnes supplémentaires auprès d’OCP Nutricrops https://lnt.ma/engrais-le-bangladesh-approuve-140-000-tonnes-supplementaires-aupres-docp-nutricrops/ Wed, 26 Aug 2026 09:10:40 +0000 https://lnt.ma/?p=555865 Dacca a validé l’achat de 140 000 tonnes d’engrais phosphatés auprès d’OCP Nutricrops, réparties entre 80 000 tonnes de DAP et 60 000 tonnes de TSP. Cette tranche s’inscrit dans un accord-cadre renouvelé en juin, portant sur un volume pouvant atteindre 1,3 million de tonnes pour la campagne 2026-2027. L’accord-cadre conclu avec le Bangladesh prévoit […]

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    Dacca a validé l’achat de 140 000 tonnes d’engrais phosphatés auprès d’OCP Nutricrops, réparties entre 80 000 tonnes de DAP et 60 000 tonnes de TSP. Cette tranche s’inscrit dans un accord-cadre renouvelé en juin, portant sur un volume pouvant atteindre 1,3 million de tonnes pour la campagne 2026-2027.

    L’accord-cadre conclu avec le Bangladesh prévoit une fourniture pouvant aller jusqu’à 1,3 million de tonnes d’engrais phosphatés, dont 750 000 tonnes de TSP, le triple superphosphate.

    Le pays constitue l’un des débouchés asiatiques structurants pour la filière marocaine. Son agriculture, essentiellement rizicole et fortement intensive, dépend d’importations régulières d’intrants phosphatés, avec des appels d’offres publics récurrents dont les volumes se comptent en centaines de milliers de tonnes.

    Cette approbation intervient dans une séquence commerciale favorable pour le groupe. Une première cargaison d’environ 54 000 tonnes de TSP marocain a été déchargée le 17 août au port de La Nouvelle-Orléans, marquant la reprise des livraisons vers les États-Unis après la suspension temporaire des droits compensateurs décidée par Washington le 29 juin.

    La diversification géographique des débouchés répond à une nécessité comptable. Au premier semestre 2026, les exportations marocaines de phosphates et dérivés ont reculé de 2,3%, à 45,42 milliards de dirhams, l’un des rares postes en baisse dans une balance commerciale par ailleurs déficitaire de 198,38 milliards de dirhams.

    La position marocaine sur ce marché repose sur la détention des principales réserves mondiales de phosphate et sur une stratégie d’intégration en aval, le groupe ayant progressivement déplacé son modèle de la vente de roche brute vers celle d’engrais transformés à plus forte valeur ajoutée.

    LNT

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    Epson relance sa campagne de rentrée avec Shakira https://lnt.ma/epson-relance-sa-campagne-de-rentree-avec-shakira/ Mon, 24 Aug 2026 13:12:49 +0000 https://lnt.ma/?p=555742 Après le succès de la première édition, Epson renouvelle pour la deuxième année au Maroc sa campagne « Révélez les talents de vos enfants avec EcoTank », à l’occasion de la rentrée scolaire 2026. À travers cette initiative, la marque souhaite accompagner les familles en proposant aux jeunes des opportunités d’apprentissage et d’épanouissement qui vont […]

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    Après le succès de la première édition, Epson renouvelle pour la deuxième année au Maroc sa campagne « Révélez les talents de vos enfants avec EcoTank », à l’occasion de la rentrée scolaire 2026. À travers cette initiative, la marque souhaite accompagner les familles en proposant aux jeunes des opportunités d’apprentissage et d’épanouissement qui vont au-delà du cadre scolaire. Dans la continuité de son partenariat avec Shakira, Epson poursuit cette année sa collaboration avec l’artiste pour encourager la créativité, l’apprentissage et le développement des talents des jeunes au-delà du cadre scolaire.

    Cette année, Epson fait évoluer son offre en élargissant les possibilités proposées aux bénéficiaires. À l’achat d’une imprimante EcoTank, l’offre, valable sur l’ensemble de la gamme EcoTank, incluant les gammes Home, Home Plus, Business et Business Plus, permet aux bénéficiaires de profiter d’une offre d’une valeur pouvant atteindre 650 DHS, donnant accès à jusqu’à quatre cours parmi une sélection d’activités éducatives, sportives et artistiques. Pour bénéficier de l’offre, il suffit de scanner le QR code disponible sur les supports promotionnels après l’achat, puis d’enregistrer son achat et son justificatif sur le microsite dédié, qui inclut également les termes et conditions.

    Une offre enrichie autour de l’apprentissage et du développement des talents

    Pour les cours en ligne, l’offre s’appuie notamment sur des partenaires tels que Duolingo, Upskillist, iSchool Tech, iCodeJr, Just Tutors et International Open Academy, proposant des formations et activités autour des langues, des mathématiques et de l’anglais, du soutien scolaire, du codage, de l’intelligence artificielle et du développement de compétences numériques.

    L’offre s’étend également à un large choix d’activités sportives et artistiques, grâce à un réseau de plus d’une centaine de partenaires répartis dans toutes les régions du Maroc. Les jeunes peuvent ainsi accéder à des activités couvrant notamment le football, le basketball, les arts martiaux, la danse, la musique, la gymnastique et la natation.

    Dans la continuité de la campagne précédente, Epson met également à la disposition des familles Creative Corner, sa plateforme gratuite de ressources créatives à imprimer. La plateforme propose de nombreux contenus permettant aux enfants et à leurs parents de prolonger l’apprentissage et d’encourager la créativité à la maison.

    En complément de l’offre, des activations pour la rentrée scolaire seront organisées dans plusieurs magasins partenaires, notamment Marjane, Biougnach, Bousfiha, Brand & Corners et Electroplanet. Ces activations permettront notamment aux consommateurs de profiter de goodies et de ramettes de papier offertes, particulièrement durant les week-ends.

    Le rôle des supports physiques dans un environnement d’apprentissage de plus en plus numérique

    Alors que les familles cherchent à trouver le bon équilibre entre outils numériques et supports physiques, plusieurs études soulignent l’intérêt de préserver une diversité de modes d’apprentissage. Un récent rapport de l’OCDE, How’s Life for Children in the Digital Age?, souligne que si les outils numériques offrent de précieuses opportunités d’apprentissage, une utilisation excessive des écrans peut également avoir des effets négatifs sur le bien-être des enfants.

    Cette tendance est également illustrée par une récente étude Epson1 : 69 % des parents et enseignants interrogés constatent une fatigue liée à l’utilisation des ordinateurs portables et tablettes chez les élèves, tandis que 59 % estiment que les supports imprimés sont plus agréables pour les yeux. Plus de la moitié des répondants considèrent par ailleurs que les supports imprimés favorisent une lecture et une compréhension plus approfondies. Dans ce contexte, disposer d’une imprimante fiable à la maison peut aider les familles à rester organisées tout au long de l’année scolaire, en permettant d’imprimer rapidement devoirs, supports de révision, projets scolaires et activités créatives.

    EcoTank : une solution pensée pour accompagner l’apprentissage au quotidien

    Fort du succès mondial de sa gamme EcoTank, Epson propose des imprimantes conçues pour répondre aux besoins des familles, des étudiants et des enseignants. Grâce à leur technologie sans cartouche, basée sur un système de réservoirs d’encre rechargeables, les imprimantes EcoTank peuvent permettre jusqu’à 90 % d’économies sur les coûts d’impression2 par rapport aux imprimantes comparables. Elles sont également équipées de bouteilles d’encre haute capacité, avec un jeu de bouteilles permettant de disposer d’une autonomie d’impression pouvant aller jusqu’à trois ans 3 dans certaines conditions d’utilisation. Cette grande autonomie, associée à leur simplicité d’utilisation, permet aux familles d’imprimer les contenus nécessaires à l’apprentissage et aux projets créatifs sans avoir à se soucier fréquemment du remplacement des consommables.

    La campagne se déploie au Maroc du 21 août au 15 octobre 2026.

     

    Cdp

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    Banques : Bank Al-Maghrib désignée autorité de résolution des établissements défaillants https://lnt.ma/banques-bank-al-maghrib-designee-autorite-de-resolution-des-etablissements-defaillants/ Mon, 24 Aug 2026 09:21:24 +0000 https://lnt.ma/?p=555706 Le nouveau régime de résolution bancaire adopté cette année désigne Bank Al-Maghrib comme autorité de résolution, avec la capacité d’intervenir sur un établissement défaillant avant l’ouverture d’une procédure collective. Les banques devront élaborer des plans préventifs de redressement. Le dispositif marque un changement de doctrine. Jusqu’ici, la défaillance d’un établissement de crédit relevait pour l’essentiel […]

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    Le nouveau régime de résolution bancaire adopté cette année désigne Bank Al-Maghrib comme autorité de résolution, avec la capacité d’intervenir sur un établissement défaillant avant l’ouverture d’une procédure collective. Les banques devront élaborer des plans préventifs de redressement.

    Le dispositif marque un changement de doctrine. Jusqu’ici, la défaillance d’un établissement de crédit relevait pour l’essentiel du droit commun des entreprises en difficulté, cadre inadapté à des institutions dont l’arrêt brutal propage des effets sur l’ensemble du système financier et sur les déposants.

    Le régime de résolution introduit une logique différente : intervenir en amont, avec des outils permettant de réorganiser, céder ou démanteler un établissement en préservant la continuité de ses fonctions critiques, notamment l’accès des clients à leurs dépôts et le fonctionnement des systèmes de paiement.

    L’obligation faite aux banques d’élaborer des plans préventifs de redressement complète ce volet. Chaque établissement doit documenter à l’avance les mesures qu’il activerait en cas de dégradation de sa situation, exercice qui contraint à cartographier ses activités et ses dépendances.

    Le rapport annuel sur la supervision bancaire identifie par ailleurs quatre priorités prudentielles pour la période : la cybersécurité, les risques climatiques, l’intelligence artificielle et l’Open Banking. Quatre domaines où le régulateur doit construire des méthodes d’évaluation sur des risques encore mal quantifiés.

    Le secteur aborde cette réforme avec des indicateurs solides. Le ratio de solvabilité moyen s’établit à 16,1% pour un minimum réglementaire de 12%, le ratio de fonds propres de base à 13,5% pour un minimum de 9%, et le coefficient de liquidité à court terme à 172% pour une exigence de 100%.

    Reste le point de vigilance récurrent : un encours de créances en souffrance de 102,3 milliards de dirhams, soit 8,3% du portefeuille de crédits, provisionné à hauteur de 68%.

    LNT

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