Économie et Finance - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/economie-et-finance/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 23 Oct 2026 10:44:24 +0000 fr-FR hourly 1 Bourse de Casablanca : BKGR prévoit une hausse de 11,4 % des bénéfices des sociétés cotées en 2026 https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-bkgr-prevoit-une-hausse-de-114-des-benefices-des-societes-cotees-en-2026/ Fri, 23 Oct 2026 10:44:24 +0000 https://lnt.ma/?p=561763 Les perspectives financières des principales sociétés cotées à la Bourse de Casablanca demeurent favorables pour 2026 et 2027, selon les dernières projections de BMCE Capital Global Research (BKGR). Dans son rapport « Forecast 2026-2027 », publié en octobre 2026, le bureau de recherche anticipe une progression de 11,4 % du résultat net part du groupe […]

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Les perspectives financières des principales sociétés cotées à la Bourse de Casablanca demeurent favorables pour 2026 et 2027, selon les dernières projections de BMCE Capital Global Research (BKGR). Dans son rapport « Forecast 2026-2027 », publié en octobre 2026, le bureau de recherche anticipe une progression de 11,4 % du résultat net part du groupe (RNPG) de son échantillon de 40 valeurs en 2026, à près de 50,6 milliards de dirhams, suivie d’une hausse de 6,9 % en 2027, à 54,1 milliards. Cette évolution serait principalement soutenue par les secteurs minier et bancaire en 2026, avant un relais de croissance assuré par les banques, le BTP et l’électricité en 2027.

Les principales entreprises cotées à la Bourse de Casablanca devraient poursuivre leur croissance bénéficiaire au cours des deux prochaines années, malgré un environnement marqué par les tensions géopolitiques, la volatilité des matières premières et les pressions sur les coûts de production.

C’est ce qui ressort des prévisions publiées en octobre 2026 par BMCE Capital Global Research, qui analyse les perspectives financières d’un échantillon de 40 sociétés cotées, couvrant les secteurs industriels, financiers et des assurances.

Selon ces projections, le chiffre d’affaires agrégé de cet échantillon devrait atteindre 347,8 milliards de dirhams en 2026, contre 311,8 milliards en 2025, soit une progression de 11,5 %. La croissance se poursuivrait en 2027, à un rythme de 7,2 %, portant les revenus à 372,9 milliards de dirhams.

L’excédent brut d’exploitation (EBE) devrait, pour sa part, progresser de 8,6 % en 2026, à 113,5 milliards de dirhams, puis de 7,5 % en 2027, à 121,9 milliards.

Des bénéfices en hausse, mais marqués par des éléments exceptionnels

En matière de rentabilité, BKGR prévoit un RNPG global de 50,6 milliards de dirhams en 2026, contre 45,4 milliards en 2025, soit une croissance de 11,4 %.

Cette évolution serait notamment portée par le secteur minier, dont les performances bénéficieraient de la montée en puissance de nouvelles capacités de production et d’un environnement favorable aux cours des métaux précieux.

Le bureau de recherche intègre également dans ses prévisions une plus-value exceptionnelle de 1,5 milliard de dirhams que Managem pourrait comptabiliser au titre de la cession d’une participation de 45 % dans le projet aurifère Gabgaba, au Soudan.

Toutefois, cette contribution non récurrente conduit à nuancer la progression attendue des bénéfices.

Hors sociétés minières et après retraitement de l’effet exceptionnel lié à l’affaire IAM/WANA, la croissance du RNPG de l’échantillon ressortirait à 7,3 % en 2026.

En 2027, le résultat net agrégé atteindrait 54,1 milliards de dirhams, soit une augmentation de 6,9 %. Sur une base organique retraitée, la progression serait plus élevée, à 10,2 % selon BKGR.

Banques : une croissance soutenue par le crédit et la maîtrise du risque

Le secteur bancaire devrait constituer l’un des principaux moteurs de la croissance bénéficiaire sur la période étudiée.

Pour 2026, BKGR anticipe une progression de 5,1 % du produit net bancaire (PNB) des établissements de son échantillon, à 79,5 milliards de dirhams.

Cette évolution serait notamment soutenue par la hausse de 7,4 % de la marge d’intérêt et de 6,3 % de la marge sur commissions, dans un contexte de développement des encours de crédits et des activités transactionnelles.

En revanche, le résultat des opérations de marché devrait enregistrer un recul de 7,2 %, après plusieurs exercices favorables.

Le RNPG des établissements financiers progresserait de 12,3 % en 2026, à près de 20 milliards de dirhams, grâce notamment à une diminution anticipée de 17,2 % du coût du risque.

En 2027, la croissance bénéficiaire du secteur ralentirait à 7,8 %, portant le RNPG à 21,5 milliards de dirhams. Le PNB augmenterait de 5,9 %, à 84,2 milliards, tandis que le résultat brut d’exploitation progresserait de 6,7 %.

Pour BKGR, la croissance des bénéfices bancaires devrait ainsi reposer davantage sur les performances opérationnelles en 2027, après une année 2026 largement soutenue par l’allègement du coût du risque.

Industries : les mines en 2026, les infrastructures en 2027

Les entreprises industrielles de l’échantillon devraient enregistrer une progression de 12,9 % de leur chiffre d’affaires en 2026, à 241,6 milliards de dirhams.

Cette évolution serait principalement portée par Managem, TotalEnergies Marketing Maroc et LabelVie.

La croissance de Managem serait soutenue par les nouvelles mines de Boto et Tizert ainsi que par la bonne tenue des prix des métaux précieux. TotalEnergies Marketing Maroc bénéficierait, pour sa part, de la hausse des prix des produits pétroliers, tandis que LabelVie profiterait de l’expansion de son réseau commercial.

En 2027, le chiffre d’affaires industriel progresserait de 7,5 %, à 259,7 milliards de dirhams.

Cette croissance serait notamment soutenue par SGTM, à travers l’exécution des grands chantiers d’infrastructures, par LabelVie, grâce à la poursuite des ouvertures de magasins, et par Cosumar, qui pourrait bénéficier de conditions plus favorables pour la production sucrière.

Le RNPG industriel devrait atteindre 28,7 milliards de dirhams en 2026, en hausse de 11,3 %, puis 30,3 milliards en 2027, soit une progression de 5,8 %.

Pour cette dernière année, BKGR identifie notamment TAQA Morocco, Marsa Maroc et SGTM parmi les principaux contributeurs à l’amélioration des bénéfices.

Les investissements dans les infrastructures, en particulier à l’approche de la Coupe du monde 2030, devraient continuer de soutenir l’activité du BTP et des secteurs associés.

Assurances : une accélération des bénéfices attendue en 2027

Dans le secteur des assurances, les primes acquises nettes des compagnies suivies par BKGR devraient augmenter de 20,5 % en 2026, pour atteindre 26,7 milliards de dirhams.

Cette progression serait principalement soutenue par Wafa Assurance, dont l’activité Vie a bénéficié de souscriptions exceptionnelles sur les produits d’épargne au premier semestre.

L’évolution du secteur intégrerait également les effets de la fusion-absorption d’Allianz Maroc par Sanlam Maroc, effective depuis juillet 2026 avec un effet comptable rétroactif au 1er janvier.

Malgré cette croissance de l’activité, le RNPG des assureurs ne progresserait que de 4,2 % en 2026, à 1,9 milliard de dirhams, en raison notamment de l’alourdissement de la sinistralité et de résultats non techniques défavorables.

En 2027, BKGR anticipe une accélération de la croissance bénéficiaire à 15,3 %, portant le RNPG sectoriel à 2,2 milliards de dirhams.

Cette amélioration serait principalement soutenue par Sanlam Maroc, dont les bénéfices progresseraient de 44,4 %, ainsi que par Wafa Assurance et AtlantaSanad.

Une masse de dividendes qui pourrait atteindre 28,6 milliards de dirhams

L’amélioration attendue des résultats des sociétés cotées devrait également se traduire par une progression des distributions aux actionnaires.

Selon BKGR, la masse globale des dividendes de son échantillon de 40 valeurs devrait augmenter de 6,5 % en 2026, pour atteindre 26,4 milliards de dirhams, contre 24,8 milliards en 2025.

En 2027, elle progresserait de 8,5 %, à 28,6 milliards de dirhams.

Le rendement global du dividende ressortirait ainsi à 2,9 % en 2026, contre 2,6 % en 2025, avant d’atteindre 3,1 % en 2027, dans l’hypothèse d’une capitalisation boursière stable.

Ces perspectives reposent toutefois sur le maintien des politiques de distribution et sur la concrétisation des performances financières anticipées.

Des risques persistants pour les marges et la rentabilité

Malgré des perspectives globalement favorables, BMCE Capital Global Research identifie plusieurs facteurs susceptibles de peser sur les résultats des sociétés cotées.

Dans l’industrie, les principaux risques concernent la hausse des coûts énergétiques et des matières premières, les perturbations des chaînes d’approvisionnement, ainsi que les tensions sur les marges des entreprises du BTP.

Le secteur minier demeure également exposé à la volatilité des cours internationaux des métaux.

Pour les banques, les incertitudes portent notamment sur l’évolution du coût du risque, les exigences prudentielles et la contribution des activités de marché.

Dans les assurances, la persistance d’une sinistralité élevée et les fluctuations des marchés financiers pourraient limiter l’amélioration de la rentabilité.

Le bureau de recherche souligne également que ses prévisions pour le second semestre 2026 restent prudentes. Après une progression de 19,6 % du RNPG de son échantillon au premier semestre, la croissance implicite attendue pour la seconde moitié de l’année ne serait que de 3,2 %.

Au total, les projections de BKGR dessinent un scénario de croissance bénéficiaire qui se poursuivrait en 2027, avec une évolution des principaux moteurs de performance. Après la contribution importante des mines et de l’allègement du coût du risque bancaire en 2026, les grands projets d’infrastructures, les activités bancaires récurrentes et les investissements dans l’électricité devraient jouer un rôle plus important l’année suivante.

LNT

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Jet Energy obtient le visa de l’AMMC pour son introduction en Bourse https://lnt.ma/jet-energy-obtient-le-visa-de-lammc-pour-son-introduction-en-bourse/ Fri, 23 Oct 2026 10:19:10 +0000 https://lnt.ma/?p=561750 Jet Energy a obtenu, le 21 octobre 2026, le visa de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) pour son introduction à la Bourse de Casablanca. L’opération, entièrement réalisée par augmentation de capital, porte sur un montant compris entre 328,1 et 375,4 millions de dirhams, pour un prix de souscription situé entre 125 et 143 […]

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Jet Energy a obtenu, le 21 octobre 2026, le visa de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) pour son introduction à la Bourse de Casablanca. L’opération, entièrement réalisée par augmentation de capital, porte sur un montant compris entre 328,1 et 375,4 millions de dirhams, pour un prix de souscription situé entre 125 et 143 dirhams par action.

La période de souscription est prévue du 2 au 5 novembre 2026 à 15h30. Créée en 2012, l’entreprise intervient dans la réalisation de centrales photovoltaïques, le stockage d’énergie et les infrastructures électriques. Elle revendique plus de 330 MWc de puissance photovoltaïque cumulée et 125 MWh de capacité de stockage.

À fin juin 2026, son carnet de commandes atteignait 1,5 milliard de dirhams, selon les chiffres présentés par Ismail Tadlaoui, Directeur Général de Jet Energy lors de la conférence de presse organisée jeudi 22 octobre. L’entreprise indique disposer de commandes couvrant l’essentiel de son activité pour 2026 et 2027, ainsi qu’une partie de 2028.

L’introduction en Bourse doit notamment lui permettre de renforcer ses fonds propres pour financer son développement et répondre aux besoins de garanties associés aux projets énergétiques. Jet Energy entend aussi se positionner sur le marché du stockage par batteries et développer ses activités en Afrique de l’Ouest à partir de 2028.

La direction estime à 36 milliards de dirhams le marché potentiel des projets solaires annoncés au Maroc à l’horizon 2030. Elle vise, pour sa part, un chiffre d’affaires d’environ 1,1 milliard de dirhams et un EBITDA de 300 millions de dirhams à cette échéance.

Le prospectus visé par l’AMMC est disponible auprès des membres du syndicat de placement, au siège de Jet Energy et sur les sites internet de l’entreprise, de l’AMMC et de la Bourse de Casablanca.

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Bourse de Casablanca : feu vert à l’IPO de JET ENERGY https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-feu-vert-a-lipo-de-jet-energy/ Thu, 22 Oct 2026 11:25:05 +0000 https://lnt.ma/?p=561688 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé, mercredi 21 octobre 2026, avoir visé le prospectus relatif à l’introduction en Bourse de JET ENERGY. L’opération, réalisée par augmentation de capital, prévoit l’émission de 2,625 millions d’actions nouvelles, à un prix compris entre 125 et 143 dirhams. Le montant global de la levée de fonds […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé, mercredi 21 octobre 2026, avoir visé le prospectus relatif à l’introduction en Bourse de JET ENERGY. L’opération, réalisée par augmentation de capital, prévoit l’émission de 2,625 millions d’actions nouvelles, à un prix compris entre 125 et 143 dirhams. Le montant global de la levée de fonds devrait ainsi se situer entre 328,1 et 375,4 millions de dirhams. La période de souscription est fixée du 2 au 5 novembre 2026.

JET ENERGY franchit une nouvelle étape dans son projet d’introduction à la Bourse de Casablanca. L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé avoir accordé, le 21 octobre 2026, son visa au prospectus relatif à cette opération, sous la référence VI/EM/030/2026.

L’introduction en Bourse sera réalisée à travers une augmentation de capital, permettant à la société d’émettre de nouvelles actions et de mobiliser des ressources financières auprès des investisseurs.

L’opération a été préalablement autorisée par l’assemblée générale extraordinaire de JET ENERGY, réunie le 22 décembre 2025, puis par son conseil d’administration lors de sa réunion du 20 octobre 2026.

Une levée de fonds entre 328 et 375 millions de dirhams

Selon les caractéristiques communiquées par l’AMMC, JET ENERGY prévoit l’émission de 2.625.000 actions ordinaires nouvelles, d’une valeur nominale de 10 dirhams chacune.

La fourchette indicative du prix de souscription a été fixée entre 125 et 143 dirhams par action.

Sur cette base, le montant global de l’opération devrait être compris entre 328,125 millions et 375,375 millions de dirhams, en fonction du prix définitif retenu.

Les actions seront admises à la cote de la Bourse de Casablanca, au sein du compartiment Principal F.

Contrairement à une opération portant sur la cession de titres existants, cette introduction en Bourse repose sur l’émission d’actions nouvelles. Les fonds levés seront donc destinés à la société dans le cadre de son augmentation de capital.

Une période de souscription du 2 au 5 novembre

Le calendrier annoncé prévoit l’ouverture des souscriptions le lundi 2 novembre 2026.

Les investisseurs intéressés disposeront d’une période de quatre jours pour participer à l’opération, dont la clôture est programmée le jeudi 5 novembre à 15h30.

Le prospectus visé par l’AMMC comprend deux documents : le document de référence de JET ENERGY, portant sur l’exercice 2025 et le premier semestre 2026, ainsi que la note d’opération relative à l’introduction en Bourse.

Le document de référence a été enregistré par l’Autorité le 21 octobre 2026, sous la référence EN/EM/036/2026.

LNT

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Un projet de carburants solaires de cent mille tonnes à Tan-Tan https://lnt.ma/un-projet-de-carburants-solaires-de-cent-mille-tonnes-a-tan-tan/ Thu, 22 Oct 2026 11:17:34 +0000 https://lnt.ma/?p=561681 L’entreprise suisse Synhelion poursuit son projet d’implantation d’une unité de production commerciale de carburants de synthèse à Tan-Tan, dans le sud du Royaume, d’une capacité annoncée de 100 000 tonnes par an. L’aviation constitue le principal débouché commercial visé. Le secteur aérien est soumis à des obligations croissantes d’incorporation de carburants durables dans l’Union européenne, […]

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L’entreprise suisse Synhelion poursuit son projet d’implantation d’une unité de production commerciale de carburants de synthèse à Tan-Tan, dans le sud du Royaume, d’une capacité annoncée de 100 000 tonnes par an.

L’aviation constitue le principal débouché commercial visé. Le secteur aérien est soumis à des obligations croissantes d’incorporation de carburants durables dans l’Union européenne, ce qui structure la demande pour ce type de production.

Le choix du site repose sur les conditions naturelles. La région est présentée comme l’un des meilleurs emplacements au monde pour combiner ressource solaire et ressource éolienne, les procédés de carburants solaires exigeant une irradiation directe élevée.

Le projet reste à un stade préalable. L’entreprise travaille à l’obtention des autorisations environnementales, condition nécessaire à la conclusion d’accords définitifs avec les autorités marocaines, et prépare le lancement d’une étude. Un protocole d’accord avait été signé le mois dernier.

Le montant de l’investissement, le calendrier de réalisation et l’identité des partenaires marocains n’ont pas été communiqués. La compétitivité du coût de production demeure l’obstacle principal de cette filière, les carburants de synthèse restant aujourd’hui nettement plus chers que les carburants fossiles.

Le dossier rejoint les projets de molécules vertes que le Royaume cherche à attirer, dans le prolongement de l’offre Maroc pour l’hydrogène vert. Le programme gouvernemental inscrit l’hydrogène vert et la feuille de route de l’infrastructure gazière parmi les chantiers de souveraineté énergétique.

LNT

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Le déficit du Trésor ramené à trente-trois milliards de dirhams https://lnt.ma/le-deficit-du-tresor-ramene-a-trente-trois-milliards-de-dirhams/ Thu, 22 Oct 2026 10:52:23 +0000 https://lnt.ma/?p=561672 Le déficit du Trésor s’est établi à 33,3 milliards de dirhams à fin septembre 2026, contre 50,6 milliards un an plus tôt, selon les statistiques des finances publiques. L’amélioration provient pour l’essentiel des comptes spéciaux du Trésor, dont le solde est passé d’un déficit de 4 milliards de dirhams à un excédent de 22,5 milliards. […]

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Le déficit du Trésor s’est établi à 33,3 milliards de dirhams à fin septembre 2026, contre 50,6 milliards un an plus tôt, selon les statistiques des finances publiques.

L’amélioration provient pour l’essentiel des comptes spéciaux du Trésor, dont le solde est passé d’un déficit de 4 milliards de dirhams à un excédent de 22,5 milliards. Cet écart de 26,5 milliards explique à lui seul le recul du déficit global.

Les recettes ordinaires atteignent 337 milliards de dirhams, en hausse de 8,5%. Les recettes fiscales progressent de 12,1%, à près de 302 milliards, avec une hausse de 13,8% pour les impôts directs et de 10,2% pour les impôts indirects. Les recettes non fiscales reculent en revanche de 15,3%, à 35 milliards.

Du côté des dépenses, les dépenses ordinaires s’élèvent à 308,9 milliards de dirhams, en progression de 10,2%. La masse salariale augmente de 7,2% et les charges de compensation de 56%, cette dernière hausse traduisant l’effet du renchérissement des produits énergétiques importés. Les dépenses d’investissement atteignent 84,8 milliards, en hausse de 8,3%.

La structure de cette amélioration appelle une lecture prudente. Le dynamisme des recettes fiscales est réel, mais l’excédent des comptes spéciaux du Trésor résulte d’opérations de nature différente des flux budgétaires courants, et son caractère reproductible n’est pas établi.

Ces chiffres encadrent l’examen du projet de loi de finances pour 2027, qui retient un déficit budgétaire ramené à 3% du produit intérieur brut et dont la présentation au Parlement est prévue le vendredi 23 octobre.

LNT

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Un nouveau cycle ferroviaire annoncé pour 2030-2035 https://lnt.ma/un-nouveau-cycle-ferroviaire-annonce-pour-2030-2035/ Thu, 22 Oct 2026 10:38:53 +0000 https://lnt.ma/?p=561670 Le programme gouvernemental annonce un nouveau cycle d’investissement ferroviaire pour la période 2030-2035, parallèlement à l’achèvement des projets en cours. Le volet le plus structurant porte sur le lancement des travaux de prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu’à Agadir. Le document gouvernemental indique que cette extension comportera le raccordement de la ville d’Essaouira […]

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Le programme gouvernemental annonce un nouveau cycle d’investissement ferroviaire pour la période 2030-2035, parallèlement à l’achèvement des projets en cours.

Le volet le plus structurant porte sur le lancement des travaux de prolongement de la ligne à grande vitesse jusqu’à Agadir. Le document gouvernemental indique que cette extension comportera le raccordement de la ville d’Essaouira à ce réseau, formulation qui laisse entendre une liaison vers la grande vitesse sans que le tracé ait été confirmé par les autorités.

Un décret publié au Bulletin officiel le 7 septembre dernier ouvre les procédures d’expropriation pour une ligne à grande vitesse entre Marrakech et Agadir ainsi que pour une liaison entre Chichaoua et Essaouira.

Les autres composantes concernent le réseau classique. La ligne Casablanca-Khouribga-Oued Zem doit être réhabilitée. Une ligne nouvelle est prévue entre Oued Zem et Béni Mellal via Bejaâd, avec un embranchement vers Fquih Ben Salah. L’axe Benguerir-Safi doit être doublé et mis à niveau sur plus de 140 kilomètres, et la capacité de la ligne Fès-Oujda renforcée. Le programme prévoit également la réhabilitation de gares existantes et la construction de gares dites de nouvelle génération.

L’enveloppe financière de ce nouveau cycle et le calendrier détaillé des projets n’ont pas été communiqués.

Le programme en cours, doté de 134 milliards de dirhams selon la déclaration gouvernementale, doit voir sa mise en œuvre accélérée. Il comprend le prolongement de la grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, des services ferroviaires de type réseau express régional dans cinq régions, Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Tanger-Tétouan et l’Oriental, l’électrification de la ligne Fès-Oujda et l’achèvement du raccordement ferroviaire au port de Nador West Med.

Le financement de ce programme avait fait l’objet d’un forum international tenu les 14 et 15 octobre à Rabat, où les responsables de l’Office national des chemins de fer avaient indiqué que les ressources publiques traditionnelles ne pouvaient plus suffire.

LNT

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Un million d’emplois visés sans que le périmètre soit précisé https://lnt.ma/un-million-demplois-vises-sans-que-le-perimetre-soit-precise/ Thu, 22 Oct 2026 10:31:27 +0000 https://lnt.ma/?p=561667 Le programme gouvernemental retient un objectif d’environ un million d’emplois sur la législature 2026-2031, assorti d’une cible de chômage ramené à 7% à l’horizon 2031 et d’un taux d’activité des femmes porté à 21,2%. La cheffe du gouvernement n’a pas cité ce chiffre dans son intervention devant le Parlement. La répartition sectorielle est détaillée. L’industrie […]

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Le programme gouvernemental retient un objectif d’environ un million d’emplois sur la législature 2026-2031, assorti d’une cible de chômage ramené à 7% à l’horizon 2031 et d’un taux d’activité des femmes porté à 21,2%. La cheffe du gouvernement n’a pas cité ce chiffre dans son intervention devant le Parlement.

La répartition sectorielle est détaillée. L’industrie doit fournir 250 000 emplois nets, les services délocalisés à haute valeur ajoutée 270 000, les activités liées à la Coupe du monde 2030 360 000, les jeunes agriculteurs résidents 80 000 et le sport 40 000.

Plusieurs éléments restent à clarifier. Seuls les 250 000 postes industriels sont explicitement présentés comme des créations nettes, le texte ne précisant rien pour les 750 000 autres. La promesse électorale du parti majoritaire visait des emplois nets entre 2027 et 2031, précision absente de l’engagement gouvernemental.

La durabilité des 360 000 emplois liés à la Coupe du monde, qui représentent 36% de l’objectif, pose également question : ces postes pourraient être temporaires et disparaître après 2030. Une double comptabilisation entre les objectifs sectoriels et les emplois liés à la compétition n’est pas exclue.

La nature des 80 000 emplois agricoles n’est pas davantage établie, entre créations salariées, installations indépendantes et activités existantes. Le Haut-commissariat au plan ne compte plus comme emploi le travail destiné principalement à l’autoconsommation, et l’emploi agricole demeure dépendant des précipitations.

La comparaison avec l’exercice précédent appelle à la prudence. L’exécutif sortant s’était engagé sur un million de créations nettes sans atteindre cet objectif, la sécheresse et les destructions d’emplois en milieu rural étant invoquées. La refonte de l’enquête emploi du Haut-commissariat au plan en 2026 restreint par ailleurs la définition de l’emploi, ce qui complique la comparaison avec les séries antérieures.

LNT

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Le produit intérieur brut touristique atteint cent trente milliards https://lnt.ma/le-produit-interieur-brut-touristique-atteint-cent-trente-milliards/ Thu, 22 Oct 2026 10:30:17 +0000 https://lnt.ma/?p=561674 Le produit intérieur brut touristique s’est établi à 129,7 milliards de dirhams en 2025, contre 116,2 milliards en 2024, soit une progression de 11,7%, selon le compte satellite du tourisme publié par le Haut-commissariat au plan. Les données de l’exercice 2025 sont provisoires. La part du tourisme dans le produit intérieur brut national passe ainsi […]

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Le produit intérieur brut touristique s’est établi à 129,7 milliards de dirhams en 2025, contre 116,2 milliards en 2024, soit une progression de 11,7%, selon le compte satellite du tourisme publié par le Haut-commissariat au plan. Les données de l’exercice 2025 sont provisoires.

La part du tourisme dans le produit intérieur brut national passe ainsi de 7,2 à 7,5%, soit un gain de 0,3 point. Sa part dans la production nationale s’élève à 7,1% contre 6,8%, et sa part dans la valeur ajoutée nationale à 7% contre 6,7%.

La production touristique atteint 199,4 milliards de dirhams, en hausse de 9,6%, et la valeur ajoutée touristique 106,8 milliards, en progression de 10,8%. Les impôts nets des subventions sur les produits touristiques s’élèvent à 23 milliards, en hausse de 16%.

La consommation touristique intérieure totalise 222,4 milliards de dirhams, en augmentation de 10,3%, soit 20,7 milliards supplémentaires. Le tourisme récepteur, celui des non-résidents, en représente 154 milliards, en hausse de 12,5%, sa part passant de 67,9 à 69,2%. Le tourisme interne et émetteur progresse plus modestement, de 5,5% à 68,4 milliards, et voit sa part reculer de 32,1 à 30,8%.

Cette évolution confirme la dépendance croissante du secteur à la demande étrangère, le marché intérieur progressant deux fois moins vite.

Le programme gouvernemental a annoncé le lancement d’une feuille de route touristique pour la période 2027-2030, visant 26 millions de touristes à l’horizon 2030, année où le Royaume coorganisera la Coupe du monde. Le secteur avait accueilli 19,8 millions de visiteurs en 2025.

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PLF 2027 : l’État social et le pouvoir d’achat à l’épreuve des chiffres https://lnt.ma/plf-2027-letat-social-et-le-pouvoir-dachat-a-lepreuve-des-chiffres/ Thu, 22 Oct 2026 10:00:54 +0000 https://lnt.ma/?p=561662 Le Roi Mohammed VI, a présidé un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du projet de loi de finances au titre de l’année 2027. Et, le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Efficience publique a présenté devant Sa Majesté un exposé sur les grandes lignes du PLF2027. Parmi […]

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Le Roi Mohammed VI, a présidé un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du projet de loi de finances au titre de l’année 2027. Et, le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Efficience publique a présenté devant Sa Majesté un exposé sur les grandes lignes du PLF2027.

Parmi les cinq priorités du PLF figurent la restauration du pouvoir d’achat et la consolidation des bases d’un État social durable. Soit, à partir de 2027, une réforme structurelle des marchés et des prix, des mesures de soutien au pouvoir d’achat, la poursuite de la généralisation de la couverture santé et la pérennité de ses régimes, une augmentation de la valeur du soutien social direct avec le doublement des efforts de mise à niveau des systèmes publics de santé et d’éducation, et le renforcement de l’accès au logement décent via le programme d’aide directe au logement.

Selon le ministre, le PLF 2027 prévoit la construction d’une économie forte, capable de financer l’ambition sociale et souveraine, tout en accélérant les réformes institutionnelles et en garantissant la stabilité des équilibres macroéconomiques et financiers.

Ces engagements de la loi de finances ont été corroborés par Fatima Ezzahra El Mansouri, Cheffe du gouvernement, qui dans sa présentation du programme devant le Parlement a affirmé « Nous voulons passer de l’élargissement de la généralisation de la protection sociale à la qualité du service. Nous voulons concentrer les ressources de l’État dans les priorités qui touchent les citoyens : emploi, conditions de vie, éducation, accès aux soins, logement ».

De fait, le pouvoir d’achat s’impose comme une priorité affichée à la fois dans le projet de loi de finances (PLF) 2027 et dans le programme du nouveau gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. Au-delà des engagements, qui traduisent une continuité dans le temps, la question centrale est celle des mesures concrètes citées par la Cheffe du gouvernement et de leur financement, afin que leur impact réel sur le quotidien des ménages soit mesurable.

Comment la restauration du pouvoir d’achat et la consolidation de l’État social vont-elles profiter de la réforme structurelle des marchés et des prix à partir de 2027 ? Comment la revalorisation de l’aide sociale directe et la poursuite de la généralisation de la couverture médicale vont-elles se concrétiser au cours des cinq prochaines années, sachant que l’attente des citoyens est forte et le fossé profond ?

Il s’agit de confronter ces nouvelles promesses aux mesures déjà engagées par l’État. Ce qui existe déjà en matière d’aides sociales directes, de soutien aux ménages, de couverture médicale et d’aides au logement, sur la base des montants et des bénéficiaires concernés.

Concrètement, qu’est-ce qui changera réellement pour les ménages, et quelle en sera la traduction en coût budgétaire, avec un calendrier d’application à l’appui, pour que les bénéficiaires connaissent les gains de pouvoir d’achat qu’ils peuvent en attendre ?

Cette approche permettra de dépasser le simple inventaire des annonces pour poser une question essentielle, le PLF 2027 et le programme gouvernemental apportent-ils des réponses nouvelles à la pression sur le pouvoir d’achat, ou s’agit-il seulement d’amplifier et de prolonger les dispositifs déjà existants ?

Il faut que « le pouvoir d’achat » ne soit pas seulement présenté comme une priorité politique, mais qu’il se traduise par des mesures chiffrées, assorties d’un calendrier de mise en œuvre sur la période 2027-2031, avec des objectifs déclinés en dispositifs et un déploiement précisé dans le temps, dates d’entrée en vigueur à l’appui.

Pour ce faire, et pour démontrer que ce plan sera effectivement déployé, il faut également examiner les modalités de financement. D’autant, qu’une annonce chiffrée constitue un engagement vérifiable. En un mot, il faut que le gouvernement El Mansouri passe des priorités aux engagements chiffrés et programmés.

Certes, en agissant à la fois sur les revenus disponibles des ménages et sur les conditions économiques qui pèsent sur leurs dépenses, l’objectif affiché se donne des chances de réussir.

Mais, la portée de cette feuille de route se mesurera à sa traduction budgétaire et réglementaire. Il faut que les montants annoncés, les échéances fixées et les dispositifs envisagés constituent une base permettant d’évaluer l’action publique sur plusieurs années.

Car le véritable enjeu du quinquennat sera de transformer ces engagements en résultats mesurables pour les ménages marocains, avec davantage de revenus et une meilleure protection. Tout un programme…

 

Afifa Dassouli

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Tobigo récompensée aux African Cristal Awards 2026 pour son humour https://lnt.ma/tobigo-recompensee-aux-african-cristal-awards-2026-pour-son-humour/ Wed, 21 Oct 2026 15:51:20 +0000 https://lnt.ma/?p=561642 La marque marocaine Tobigo, appartenant au groupe Biscuiterie Moderne Zine, a remporté le prix « Best Use of Humour » lors des African Cristal Awards 2026. Cette distinction récompense une campagne publicitaire réalisée en collaboration avec l’agence Clarke, mettant à contribution l’humour marocain comme ressort de communication. La marque Tobigo s’est distinguée lors de l’édition […]

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La marque marocaine Tobigo, appartenant au groupe Biscuiterie Moderne Zine, a remporté le prix « Best Use of Humour » lors des African Cristal Awards 2026. Cette distinction récompense une campagne publicitaire réalisée en collaboration avec l’agence Clarke, mettant à contribution l’humour marocain comme ressort de communication.

La marque Tobigo s’est distinguée lors de l’édition 2026 des African Cristal Awards, en obtenant le prix « Best Use of Humour », consacré à l’utilisation de l’humour dans la communication publicitaire.

Cette récompense concerne une campagne conçue pour la marque du groupe Biscuiterie Moderne Zine, en collaboration avec l’agence de communication Clarke.

Le choix de l’humour constitue l’un des principaux éléments de cette campagne, qui s’appuie sur des références culturelles marocaines, notamment la spontanéité et l’autodérision.

À travers cette approche, la marque et son agence ont cherché à développer un contenu publicitaire reposant sur des codes humoristiques familiers au public marocain.

LNT avec CdP

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African Cristal Festival 2026 : plusieurs agences marocaines distinguées https://lnt.ma/african-cristal-festival-2026-plusieurs-agences-marocaines-distinguees/ Wed, 21 Oct 2026 15:46:46 +0000 https://lnt.ma/?p=561633 La 11ᵉ édition de l’African Cristal Festival s’est achevée par une cérémonie de remise des prix au Musée de l’Automobile, à Bouskoura. Le palmarès 2026 distingue plusieurs agences marocaines dans différentes catégories : le film publicitaire, le digital, les réseaux sociaux et la stratégie média. Parmi les campagnes récompensées figurent « One Vache Qui Rit […]

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La 11ᵉ édition de l’African Cristal Festival s’est achevée par une cérémonie de remise des prix au Musée de l’Automobile, à Bouskoura. Le palmarès 2026 distingue plusieurs agences marocaines dans différentes catégories : le film publicitaire, le digital, les réseaux sociaux et la stratégie média.

Parmi les campagnes récompensées figurent « One Vache Qui Rit », réalisée par Klem Casablanca, « Aiguebelle – Men Dima Ou Mazal », signée Inception Communication Casablanca, et « The Next Ad Is Yours », d’Inwi et The Next Clic Casablanca. L’agence Les Fées Com Casablanca est également distinguée pour la campagne digitale « Cheje3 Deghya Ghay Rje3 », associée à la marque Jaouda.

D’autres agences marocaines apparaissent au palmarès, à savoir Zone Bleue / DePalma Casablanca pour le projet « GOAT » de ReKrute, Marcom Edge Casablanca pour la campagne « HANDS OFF » de Pantene, et Optimum Casablanca pour « Wedni Menek », associée à Auditec.

Un nouveau prix consacré aux médias

L’édition 2026 a introduit le Media Cristal, une catégorie dédiée aux agences médias et aux professionnels du secteur. Optimum Casablanca a été distinguée pour la planification média de la campagne inDrive, tandis que Marcom Edge Casablanca a été récompensée pour l’intégration des canaux dans la campagne « No One Can Describe the Taste », de Buenissimo.

En parallèle de la remise des prix, les conférences et débats ont porté sur l’évolution des usages médiatiques, le développement des capacités de production audiovisuelle en Afrique et les possibilités de financement des industries créatives. Les discussions ont également abordé l’intelligence artificielle, l’internationalisation des agences et la valorisation de la propriété intellectuelle africaine.

Les campagnes en compétition ont été évaluées par deux jurys réunissant 41 professionnels issus de 19 pays. Le Media Cristal Jury était présidé par Wissam Sahraoui, International Business Director de France Télévisions, tandis que l’African Cristal Jury était présidé par Patrick Bennett, Global Chief Creative Officer.

AL

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Conduite responsable des entreprises : le Maroc face aux nouvelles exigences de compétitivité et de transparence https://lnt.ma/conduite-responsable-des-entreprises-le-maroc-face-aux-nouvelles-exigences-de-competitivite-et-de-transparence/ Wed, 21 Oct 2026 14:28:01 +0000 https://lnt.ma/?p=561621 La conduite responsable des entreprises s’impose progressivement comme un enjeu d’accès aux marchés internationaux et d’attractivité des investissements. Réunis les 20 et 21 octobre à Rabat, à l’initiative de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) et de l’OCDE, plusieurs responsables institutionnels et représentants du secteur privé ont échangé sur les moyens […]

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La conduite responsable des entreprises s’impose progressivement comme un enjeu d’accès aux marchés internationaux et d’attractivité des investissements. Réunis les 20 et 21 octobre à Rabat, à l’initiative de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) et de l’OCDE, plusieurs responsables institutionnels et représentants du secteur privé ont échangé sur les moyens de renforcer l’intégration des standards internationaux dans les pratiques des entreprises marocaines. La rencontre a également été marquée par la signature de cinq accords de coopération.

Organisé autour du thème « La conduite responsable des entreprises au Maroc : un levier stratégique de durabilité et de compétitivité », cet événement de deux jours intervient dans un contexte marqué par le renforcement des exigences internationales en matière de transparence, de traçabilité et de gouvernance.

La rencontre coïncide avec le 50e anniversaire des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales et les 15 ans de l’engagement du Maroc en faveur de la conduite responsable des entreprises (CRE).

Pour Ali Seddiki, directeur général de l’AMDIE et président du Point de contact national (PCN) marocain, ces évolutions modifient progressivement les critères d’appréciation des entreprises par les investisseurs et les partenaires commerciaux.

« La transparence des pratiques, la traçabilité et le respect des standards internationaux occupent une place croissante dans les décisions d’investissement et les conditions d’accès aux marchés », a-t-il souligné.

Selon lui, l’enjeu ne consiste plus uniquement à attirer davantage d’investissements, mais également à améliorer leur qualité, notamment en matière de création d’emplois, de valeur ajoutée, de développement des compétences et d’intégration des écosystèmes industriels.

Des engagements à leur application effective

Allan Jorgensen, directeur du Centre de l’OCDE pour une conduite responsable des entreprises, a insisté sur l’évolution des attentes à l’égard des acteurs économiques, dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, le changement climatique et les transformations technologiques.

Il a notamment présenté les résultats du premier rapport mondial de l’OCDE sur la conduite responsable des entreprises, publié en 2026. Selon ce document, 69 % des grandes entreprises cotées dans le monde, représentant 95 % de la capitalisation boursière mondiale, disposent d’un engagement public en matière de conduite responsable.

Toutefois, la traduction de ces engagements dans les pratiques opérationnelles, notamment au sein des chaînes d’approvisionnement, demeure inégale.

Pour Allan Jorgensen, la conduite responsable doit être intégrée aussi bien aux décisions des entreprises qu’aux politiques publiques. Il a également rappelé que 84 % des pays membres de l’OCDE ont introduit des réglementations dans ce domaine.

Ces évolutions concernent directement le Maroc, notamment dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, de l’agriculture, des énergies renouvelables et des matières premières critiques.

L’intégrité, une composante de la compétitivité

De son côté, Mohamed Benalilou, président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), a mis l’accent sur le rôle de l’intégrité dans le fonctionnement des entreprises.

Selon lui, la prévention de la corruption ne peut se limiter à l’adoption de chartes éthiques ou de procédures internes. Elle doit également se traduire dans les décisions de gestion, les relations commerciales, la sélection des fournisseurs et la prévention des conflits d’intérêts.

Il a notamment insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de contrôle adaptés aux risques propres à chaque entreprise, tout en soulignant la responsabilité des pouvoirs publics dans la création d’un environnement économique transparent.

« Nous considérons le secteur privé comme un partenaire essentiel dans l’édification du système national d’intégrité », a-t-il déclaré, estimant que la coopération entre les institutions publiques et les entreprises constitue un élément important de la prévention de la corruption.

Entreprises publiques et PME face aux nouvelles exigences

La question de l’application concrète de ces principes a également été abordée par Khalid El Hattab, directeur général adjoint de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE), intervenant au nom de son directeur général, Abdellatif Zaghnoun.

Il a rappelé le rôle des établissements et entreprises publics en tant que donneurs d’ordre majeurs, dont les exigences en matière de gouvernance et de durabilité se répercutent sur leurs fournisseurs.

« En 15 ans, la conduite responsable est sortie des déclarations pour entrer dans les contrats », a-t-il relevé, soulignant que les entreprises doivent désormais être en mesure de démontrer la réalité de leurs engagements.

Il a également évoqué les travaux engagés par l’ANGSPE pour renforcer le suivi des performances extrafinancières des entreprises publiques, ainsi que le lancement d’une revue de leur gouvernance en coopération avec l’OCDE.

Pour Bouthayna Iraqui Houssaïni, présidente de la CGEM Rabat-Salé-Kénitra, ces nouvelles exigences représentent également un défi pour les PME, qui disposent généralement de moyens plus limités que les grands groupes.

Elle a ainsi plaidé pour des dispositifs proportionnés à la taille et aux capacités des entreprises, afin d’éviter que les obligations de diligence raisonnable ne se traduisent par des charges supplémentaires difficiles à supporter.

La responsable a rappelé les initiatives de la CGEM dans ce domaine, notamment son label RSE et le lancement, en 2025, du label « PME Responsable ».

Cinq accords pour renforcer la coopération

L’ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a pour sa part souligné l’importance de ces standards pour les entreprises exportatrices marocaines, rappelant que près des deux tiers des exportations du Royaume sont destinées à l’Union européenne.

Il a également réaffirmé le soutien de la coopération suisse, à travers le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), au programme régional de l’OCDE consacré à la conduite responsable des entreprises.

La rencontre s’est achevée par la signature de cinq mémorandums d’entente entre l’AMDIE et l’INPPLC, l’ANGSPE, la CGEM, l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) et la Fédération nationale de l’agroalimentaire (FENAGRI).

Selim Benabdelkhalek

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AEDGE Partners : dix projets immobiliers en développement au Maroc https://lnt.ma/aedge-partners-dix-projets-immobiliers-en-developpement-au-maroc/ Wed, 21 Oct 2026 12:32:45 +0000 https://lnt.ma/?p=561579 Fondée par Nadia Zahi Cherkaoui et Driss Fassi Fihri, AEDGE Partners structure des véhicules d’investissement dédiés au développement et à la valorisation d’opérations immobilières au Maroc, pour le compte d’investisseurs privés et institutionnels. En cinq ans, la société a constitué un portefeuille de 10 projets en développement, représentant 200 000 m² de surface de plancher […]

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Fondée par Nadia Zahi Cherkaoui et Driss Fassi Fihri, AEDGE Partners structure des véhicules d’investissement dédiés au développement et à la valorisation d’opérations immobilières au Maroc, pour le compte d’investisseurs privés et institutionnels.

En cinq ans, la société a constitué un portefeuille de 10 projets en développement, représentant 200 000 m² de surface de plancher et une valeur brute d’actifs de 3 milliards de dirhams. Son activité associe investissement, développement et gestion opérationnelle.

« Nous avons voulu construire une entreprise aux standards internationaux, avant de construire une marque. Nous ne cherchons pas à réinventer le métier, mais à l’exercer avec exigence, engagement et une vision de long terme», souligne Nadia Zahi Cherkaoui, CEO d’AEDGE Partners.

Des projets adaptés aux évolutions urbaines

À Casablanca, Casa Beyt prévoit la reconversion d’un bâtiment classé au patrimoine architectural et de plusieurs hangars industriels en un programme mixte associant bureaux, logements et commerces, dans le quartier Belvédère.

À Bouskoura, BOSKO Shopping Center associera commerces, showroom et bureaux, en tenant compte du développement de la zone d’activités tertiaires et des besoins des secteurs résidentiels environnants.

Au sein de Zenata Eco-City, le projet résidentiel Serenia s’inscrit dans le développement de cette nouvelle centralité urbaine, avec une approche intégrant des critères architecturaux et écologiques.

Pour AEDGE Partners, la conception d’une opération immobilière suppose de prendre en compte les usages et les caractéristiques de son territoire, au-delà de son seul potentiel financier.

« L’investissement immobilier demande une vraie capacité d’observation de la société couplée à une solide rigueur d’analyse. C’est un métier qui exige de l’expertise, de l’intuition, de la passion et des convictions », explique Nadia Zahi Cherkaoui.

La maîtrise du foncier, un enjeu central

Les contraintes foncières, juridiques, administratives, réglementaires et patrimoniales peuvent peser sur la faisabilité des projets immobiliers. AEDGE Partners met en avant son travail sur ces dossiers, notamment à travers Botanik Garden, à Marrakech, et Cap Bouskoura, à Casablanca.

« Le foncier simple n’existe plus. Les terrains ou les actifs sont souvent contraints, parfois bloqués. Notre particularité, c’est d’aller au-delà de ces obstacles : comprendre ce qui bloque, trouver les solutions adaptées et mener les projets jusqu’à leur réalisation. C’est ce que nous avons entrepris dans le cadre des projets Botanik Garden à Marrakech et Cap Bouskoura à Casablanca où nous avons réussi à transformer des fonciers complexes en opérations réalisables et créatrices de valeur », explique Driss Fassi Fihri, Directeur associé.

Les deux fondateurs disposent de parcours complémentaires. Nadia Zahi Cherkaoui compte 25 ans d’expérience dans la finance et l’investissement, dont 15 ans dans la gestion de fonds d’investissement immobiliers au Maroc. Driss Fassi Fihri possède près de 10 ans d’expérience en développement immobilier, acquise notamment chez Turner & Townsend à Londres. La société réunit aujourd’hui 35 collaborateurs.

AEDGE Partners présente la confiance des investisseurs et de ses partenaires comme un élément central de son modèle. Cette orientation accompagne sa nouvelle identité et sa signature : Trust is the Asset.

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Forum International de la TPE : Les enjeux de la compétitivité au cœur de la 7ème édition https://lnt.ma/forum-international-de-la-tpe-les-enjeux-de-la-competitivite-au-coeur-de-la-7eme-edition/ Wed, 21 Oct 2026 11:37:27 +0000 https://lnt.ma/?p=561595 Le Forum International de la TPE (FITPE) revient pour une 7ème édition qui se tiendra le 22 octobre à Casablanca, puis le 26 novembre à Tanger. Au menu : Fiscalité dans l’ère du digital, transformation digitale, intelligence. Organisé par Attitudes Conseil, cette édition fait suite à sa précédente tenue dans la ville de Dakhla, et poursuit […]

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Le Forum International de la TPE (FITPE) revient pour une 7ème édition qui se tiendra le 22 octobre à Casablanca, puis le 26 novembre à Tanger. Au menu : Fiscalité dans l’ère du digital, transformation digitale, intelligence.

Organisé par Attitudes Conseil, cette édition fait suite à sa précédente tenue dans la ville de Dakhla, et poursuit l’engagement du forum en faveur de l’accompagnement des petites et moyennes entreprises et des auto-entrepreneurs, avec un programme axé sur les enjeux fiscaux, technologiques et financiers qui conditionnent leur développement.

Placée sous le thème « TPME 2030 : Fiscalité, Digital & Financement au service de la compétitivité », cette édition intervient dans un contexte marqué par le renforcement des dispositifs nationaux d’accompagnement des petites entreprises, notamment à travers le Plan stratégique ORBIT 2030 de Maroc PME et le PACTE TPME lancé en avril 2026.

Les deux rencontres s’articuleront autour de trois ateliers thématiques. Le premier sur la fiscalité et la facturation électronique. Cet atelier sera animé par la DGI et sera consacré aux obligations fiscales et aux évolutions liées à la facturation électronique.

Le deuxième atelier sera consacré à l’IA et le Cloud : une session sur les applications concrètes des technologies numériques au service de la performance des TPME.

Le 3ème atelier débattra du Financement et sécurisation de l’activité. Cet atelier est animé avec Tamwilcom et la Fondation Création d’Entreprises (FCE) du Groupe Banque Populaire consacré aux solutions de financement et aux dispositifs d’accompagnement accessibles aux TPME.

Le programme prévoit également une présentation des dispositifs du PACTE TPME, des rencontres B2B et des sessions de speed networking.

À travers cette nouvelle édition organisée dans deux pôles économiques majeurs du Royaume, le FITPE réaffirme sa vocation de plateforme de proximité entre les entrepreneurs, les institutions publiques, les acteurs du financement et les entreprises partenaires, dit-on auprès des organisateurs.

Pour Amal Cherif Haouat, présidente du FITPE, les TPME ne manquent ni de talent ni d’audace : « Elles ont besoin d’une information claire, accessible et d’un accompagnement concret pour saisir les opportunités qui s’offrent à elles. Notre ambition est de rapprocher les dispositifs et les expertises des entrepreneurs, au plus près des territoires ».

Pour rappel, le FITPE, créé en mai 2013 à Casablanca, a voulu développer un modèle de rencontres itinérantes dédiées aux très petites entreprises. Ses six premières éditions, organisées dans différentes villes du Royaume jusqu’à Dakhla, ont permis de sensibiliser et d’accompagner plus de 4 000 TPE, auto-entrepreneurs et porteurs de projets, avec la mobilisation de partenaires institutionnels et économiques, notamment des ministères, de la CGEM, des CRI, des CCIS, de Maroc PME, de Tamwilcom et d’établissements bancaires et internationaux : APEFE – Wallonie-Bruxelles au Maroc et le BIT, le secrétariat permanent de l’Organisation internationale du Travail (BIT) au Maroc.

H.Z

 

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Campagne sucrière 2026-27 : Les professionnels affichent de l’optimisme https://lnt.ma/campagne-sucriere-2026-27-les-professionnels-affichent-de-loptimisme/ Wed, 21 Oct 2026 11:17:49 +0000 https://lnt.ma/?p=561577 Le Conseil d’Administration de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Sucre (FIMASUCRE) vient de tenir sa 48e session à Rabat. Cette réunion a été l’occasion de dresser le bilan de la campagne sucrière 2025-2026 et de faire le point sur la campagne agricole 2026-2027, dont le Conseil a validé le programme. Pour la fédération, il est […]

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Le Conseil d’Administration de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Sucre (FIMASUCRE) vient de tenir sa 48e session à Rabat. Cette réunion a été l’occasion de dresser le bilan de la campagne sucrière 2025-2026 et de faire le point sur la campagne agricole 2026-2027, dont le Conseil a validé le programme.

Pour la fédération, il est important de souligner dans un premier lieu que cette nouvelle campagne s’engage dans un contexte climatique et hydrique favorable : les barrages alimentant les cinq périmètres sucriers affichant un taux de remplissage moyen de 67 %, contre 32 % à la même période l’an dernier.

Le programme arrêté par le Conseil se veut ambitieux. Il porte sur une superficie totale de 63 000 hectares consacrée aux plantes sucrières, dont 60 000 hectares de betterave à sucre (18 500 ha dans le Doukkala, 15 500 ha dans le Tadla, 15 000 ha dans le Gharb, 6 000 ha dans le Loukkos et 5 000 ha dans la Moulouya) et 3 000 hectares de nouvelles plantations de canne à sucre dans le Gharb (2 000 ha) et le Loukkos (1 000 ha).

Ce programme devrait générer plus de 3 MMDH de retombées économiques pour les régions concernées, contribuant ainsi à la création de valeur et à l’amélioration des revenus des agriculteurs. Sur le terrain, les plantations de canne à sucre ont démarré le 20 août 2026, suivies des semis de betterave le 15 septembre 2026.

Le Conseil d’administration s’est montré reconnaissant à l’égard de l’engagement de l’ensemble des acteurs de la filière en faveur de la réussite de cette campagne, à commencer par l’État, à travers une aide de 70 Dhs par tonne de canne à sucre et de 80 Dhs par tonne de betterave, ainsi que l’appui des Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole (ORMVA) dans la gestion de l’eau d’irrigation et l’encadrement des agriculteurs. Idem pour la subvention des engrais et l’annulation des dettes des agriculteurs sinistrés du Gharb et du Loukkos, des mesures financées par l’État et le Groupe COSUMAR, pour un montant global de 425 MDH.

Compte tenu du caractère stratégique de la filière, les membres du Conseil d’Administration ont convenu d’une feuille de route pour cette campagne, visant à améliorer la productivité de la filière sucrière et à accroître la production nationale.

Les membres de la Fédération ont ainsi décidé de conjuguer les efforts de l’ensemble des acteurs pour la réussite du programme arrêté pour cette campagne, d’œuvrer à la réalisation des objectifs du contrat-programme conclu entre l’État et la Fédération à l’horizon 2030, de poursuivre la mécanisation des cultures sucrières, COSUMAR ayant consacré 120 MDH au renforcement et au renouvellement du parc de matériel agricole, de poursuivre la digitalisation des cultures sucrières grâce aux drones, à la plateforme digitale « ATTAISSIR » et aux techniques d’irrigation intelligente, et d’accompagner la modernisation des usines, pour laquelle COSUMAR a mobilisé près de 270 MDH.

H.Z

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Baromètre immobilier : De forts écarts de prix entre les quartiers d’une même ville https://lnt.ma/barometre-immobilier-de-forts-ecarts-de-prix-entre-les-quartiers-dune-meme-ville/ Wed, 21 Oct 2026 10:47:50 +0000 https://lnt.ma/?p=561568 Rabat affiche le prix moyen au m² le plus élevé pour les appartements, tandis que Casablanca arrive en tête sur le segment des villas. À Casablanca, le prix observé à Marina atteint 5,3 fois celui relevé à Hay Arrahma. Le Baromètre immobilier Agenz du 3e trimestre 2026 révèle des écarts importants de prix entre les […]

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Rabat affiche le prix moyen au m² le plus élevé pour les appartements, tandis que Casablanca arrive en tête sur le segment des villas. À Casablanca, le prix observé à Marina atteint 5,3 fois celui relevé à Hay Arrahma.

Le Baromètre immobilier Agenz du 3e trimestre 2026 révèle des écarts importants de prix entre les quartiers d’une même ville, tout en faisant ressortir des niveaux différents entre Casablanca, Rabat et Marrakech. Rabat affiche le prix moyen au m² le plus élevé pour les appartements, à 18 970 DH/m², tandis que Casablanca enregistre la moyenne la plus élevée pour les villas, à 16 681 DH/m².

Rabat en tête pour les appartements

À Rabat, le prix moyen des appartements s’établit à 18 970 DH/m². Le Quartier Administratif arrive en tête avec 25 046 DH/m², suivi du Haut Agdal à 23 533 DH/m², de Hay Riad à 23 324 DH/m² et de Souissi à 22 686 DH/m². À l’autre extrémité, Fadesa Nahda s’établit à 9 632 DH/m². Pour les villas, la moyenne atteint 14 479 DH/m².

À Casablanca, le prix moyen des appartements ressort à 12 912 DH/m². Marina atteint 33 380 DH/m², le niveau le plus élevé relevé dans cette édition, devant Val d’Anfa à 24 877 DH/m², El Manar-El Hank à 24 605 DH/m² et Aïn Diab à 23 870 DH/m².

À l’autre extrémité, Hay Arrahma se situe à 6 326 DH/m², Anassi à 6 796 DH/m² et Hay Albaraka à 7 110 DH/m². Le prix observé à Marina est ainsi 5,3 fois supérieur à celui de Hay Arrahma. Pour les villas, Casablanca affiche la moyenne la plus élevée des trois villes, à 16 681 DH/m², avec Aïn Diab à 24 743 DH/m² et Les Princesses à 24 289 DH/m².

Marrakech : des disparités également marquées

À Marrakech, le prix moyen des appartements s’établit à 15 840 DH/m². Prestigia affiche le prix le plus élevé, à 27 320 DH/m², devant l’Hivernage à 21 963 DH/m² et la Route de l’Ourika à 20 949 DH/m². À l’autre extrémité, Azzouzia se situe à 6 278 DH/m².

Pour les villas, la moyenne atteint 11 153 DH/m², avec Rahba Kedima à 26 442 DH/m², devant Golf Argana à 14 475 DH/m².

Pour Malik Belkeziz, CEO d’Agenz, « les écarts observés montrent qu’un marché immobilier se lit à l’échelle de la ville, et souvent du quartier ». Il précise que les valeurs atypiques sont exclues selon la méthode de l’écart interquartile, afin de limiter l’influence des valeurs extrêmes.

Le dispositif s’appuie sur plus de 100 agents immobiliers, 50 ingénieurs et data scientists et plus de 100 000 lignes de données internes.

Les prix présentés constituent des indicateurs de marché et ne se substituent pas aux référentiels ou évaluations établis par la DGI ou toute autre institution compétente.

H.Z

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Lutte contre la corruption : Une nouvelle feuille de route adoptée pour 2027-2028 https://lnt.ma/lutte-contre-la-corruption-une-nouvelle-feuille-de-route-adoptee-pour-2027-2028/ Wed, 21 Oct 2026 10:44:35 +0000 https://lnt.ma/?p=561549 L’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ont tenu, mardi 20 octobre à Rabat, leur sixième réunion annuelle de suivi de la Convention anticorruption […]

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L’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ont tenu, mardi 20 octobre à Rabat, leur sixième réunion annuelle de suivi de la Convention anticorruption dans le secteur financier. Cette rencontre a permis de dresser le bilan des actions réalisées en 2025-2026 et d’approuver une nouvelle feuille de route pour 2027-2028.

Organisée dans le cadre de la Convention de coopération dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption dans le secteur financier (CASF), signée en novembre 2019, cette réunion a permis aux quatre institutions d’examiner les réalisations des deux dernières années et de définir les priorités de leur coopération future.

Les discussions ont également porté sur les évolutions récentes des dispositifs de prévention de la corruption aux niveaux national et international.

Plus de 900 agents formés et sensibilisés

Le bilan 2025-2026 fait état de plusieurs initiatives destinées à renforcer les dispositifs de prévention et à promouvoir les principes de probité au sein des institutions financières.

Plus de 900 agents relevant des institutions signataires ont ainsi bénéficié de sessions ciblées de formation et de sensibilisation. Ces actions ont été accompagnées d’un renforcement du partenariat avec la Fondation marocaine pour l’éducation financière (FMEF), notamment pour consolider les compétences de ses formateurs en matière d’intégrité et de prévention de la corruption.

Parmi les autres réalisations figure l’organisation de la quatrième édition du Forum des organismes certifiés ISO 37001, norme internationale consacrée aux systèmes de management anticorruption. Cette rencontre a réuni plus de 70 responsables et cadres représentant 40 organismes issus des secteurs financier et non financier.

En parallèle, BAM, l’AMMC et l’ACAPS ont poursuivi, en coordination avec l’INPPLC, leurs travaux d’évaluation et de régulation des risques de corruption au sein du système financier.

Une nouvelle feuille de route pour 2027-2028

La réunion a également été marquée par l’approbation de la feuille de route 2027-2028, articulée autour de plusieurs priorités.

Les quatre institutions entendent poursuivre les actions de formation et de sensibilisation, tout en élaborant de nouveaux guides destinés à promouvoir une culture d’intégrité dans le secteur financier.

Une attention particulière sera accordée à la mise en œuvre des plans d’action issus des cartographies des risques de corruption, afin d’identifier les activités les plus exposées et de renforcer les mécanismes de prévention et de contrôle.

La feuille de route prévoit également d’intensifier le partage d’expériences et la diffusion des bonnes pratiques, ainsi que de développer les partenariats avec le monde académique et les institutions homologues à l’international.

Enfin, l’un des objectifs fixés pour 2027 concerne l’obtention, par l’INPPLC, de la certification ISO 37001, dans le cadre du renforcement de ses dispositifs internes de prévention et de gestion des risques de corruption.

LNT

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La dette publique visée à 62% du PIB https://lnt.ma/la-dette-publique-visee-a-62-du-pib/ Wed, 21 Oct 2026 10:38:14 +0000 https://lnt.ma/?p=561546 Le programme gouvernemental fixe un cadrage macroéconomique pour la période 2027-2031 qui sert de référence aux arbitrages budgétaires de la législature. La croissance moyenne visée est de 5% par an, l’inflation serait contenue autour de 2% par an, le déficit budgétaire ramené à 3% du produit intérieur brut sur la période 2026-2031, et la dette […]

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Le programme gouvernemental fixe un cadrage macroéconomique pour la période 2027-2031 qui sert de référence aux arbitrages budgétaires de la législature.

La croissance moyenne visée est de 5% par an, l’inflation serait contenue autour de 2% par an, le déficit budgétaire ramené à 3% du produit intérieur brut sur la période 2026-2031, et la dette publique ciblée à environ 62% du produit intérieur brut à l’horizon 2031. Le secteur privé devrait assurer les deux tiers de l’investissement national.

Ces objectifs sont plus ambitieux que les projections des institutions internationales. Le Fonds monétaire international retient 4,5% de croissance en 2026 et 4,2% en 2027, tandis que le cadrage du projet de loi de finances pour 2027, adopté en Conseil des ministres le 17 octobre, table sur 4,7% et une inflation de 0,7%.

La cible d’inflation de 2% mérite attention. Elle est supérieure au niveau actuel et aux prévisions du Fonds monétaire international, qui attend 0,9% en 2026 puis 1,4% en 2027. Elle traduit moins un objectif qu’un plafond de tolérance dans un contexte où la facture énergétique progresse de 32,6% à fin août et où le Brent évolue au-dessus de 110 dollars le baril, très au-dessus des 96 dollars retenus par l’institution de Washington.

La part de l’investissement privé constitue l’autre engagement structurant. La porter aux deux tiers du total suppose une inversion de la répartition actuelle, dans laquelle l’investissement public demeure prépondérant, et repose sur la charte de l’investissement, la réforme des centres régionaux d’investissement et l’appui aux petites et moyennes entreprises.

La cheffe du gouvernement a affirmé devant les deux Chambres que la mise en œuvre de ce programme relevait d’une responsabilité gouvernementale, adossée au contrôle du Parlement et à la contribution des forces vives et des médias.

Elle a par ailleurs annoncé le lancement d’une feuille de route touristique pour la période 2027-2030, visant 26 millions de touristes à l’horizon 2030, assortie du développement des coopératives et de la promotion de l’économie sociale et solidaire.

LNT

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Le seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu relevé https://lnt.ma/le-seuil-dexoneration-de-limpot-sur-le-revenu-releve/ Wed, 21 Oct 2026 10:32:53 +0000 https://lnt.ma/?p=561540 Le programme gouvernemental prévoit de porter le seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu de 40 000 à 60 000 dirhams de revenu net imposable annuel, soit environ 5 000 dirhams par mois contre 3 333 actuellement. Le barème serait simplifié. Le nombre de tranches imposables passerait de cinq à trois, avec des taux de […]

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Le programme gouvernemental prévoit de porter le seuil d’exonération de l’impôt sur le revenu de 40 000 à 60 000 dirhams de revenu net imposable annuel, soit environ 5 000 dirhams par mois contre 3 333 actuellement.

Le barème serait simplifié. Le nombre de tranches imposables passerait de cinq à trois, avec des taux de 10, 20 et 30%, et le taux marginal maximal serait ramené de 37 à 30%. Le barème en vigueur depuis le 1er janvier 2025 comporte cinq tranches et culmine à 37%.

Le déploiement s’étalerait progressivement entre 2027 et 2031, une évaluation du coût et des effets sur les ménages comme sur les recettes publiques devant précéder la mise en œuvre. La réforme serait accompagnée d’un élargissement de l’assiette fiscale et d’un renforcement de la lutte contre l’évasion.

Le dispositif retenu est plus mesuré que l’engagement de campagne du parti majoritaire, qui promettait l’exonération totale des salaires bruts inférieurs à 15 000 dirhams par mois, soit environ 12 500 dirhams nets, un taux de 10% entre 15 000 et 46 000 dirhams bruts et un taux maximal de 20%. Les deux références ne sont pas directement comparables, la promesse électorale portant sur le salaire brut mensuel et le nouveau seuil sur le revenu net imposable annuel.

Le coût budgétaire de la réforme gouvernementale n’est pas encore déterminé. La proposition électorale avait été chiffrée à plus de 30 milliards de dirhams de manque à gagner annuel. Sur la base d’un ordre de grandeur de 700 millions de dirhams par point de baisse du taux maximal, le passage de 37 à 30% représenterait un coût théorique de 4,9 milliards de dirhams, calcul qui n’intègre ni le relèvement du seuil ni le réaménagement des tranches intermédiaires.

Les seuils exacts des tranches intermédiaires et le régime des déductions n’ont pas été communiqués. Le projet de loi de finances pour 2027, déposé mardi au Parlement, doit préciser les premières étapes de ce calendrier.

LNT

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Entretien avec Mouna Benazzou : « Le Maroc doit devenir un véritable pôle de conception, d’ingénierie avancée et d’innovation » https://lnt.ma/entretien-avec-mouna-benazzou-le-maroc-doit-devenir-un-veritable-pole-de-conception-dingenierie-avancee-et-dinnovation/ Wed, 21 Oct 2026 09:55:06 +0000 https://lnt.ma/?p=561526 À l’occasion du Marrakech Air Show, Mouna Benazzou, Head of Capgemini Maroc, revient sur les perspectives du secteur aéronautique marocain et les leviers qui pourraient renforcer sa montée en valeur ajoutée. Dans cet entretien, elle évoque le rôle de la data et de l’intelligence artificielle dans la transformation industrielle, mais aussi les enjeux liés au […]

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À l’occasion du Marrakech Air Show, Mouna Benazzou, Head of Capgemini Maroc, revient sur les perspectives du secteur aéronautique marocain et les leviers qui pourraient renforcer sa montée en valeur ajoutée.

Dans cet entretien, elle évoque le rôle de la data et de l’intelligence artificielle dans la transformation industrielle, mais aussi les enjeux liés au développement des talents technologiques.

Le secteur aéronautique marocain a beaucoup gagné en maturité. Quelle est, selon vous, la prochaine étape pour monter encore en valeur ajoutée ?

Mouna Benazzou : Le Maroc a franchi une étape importante : nous ne sommes plus uniquement dans une logique d’implantation industrielle ou d’exécution. L’écosystème aéronautique s’est structuré, les compétences se sont développées et les industriels ont progressivement gagné en confiance dans les capacités locales.
À mes yeux, la prochaine étape est donc assez claire : faire du Maroc non seulement une plateforme industrielle performante, mais aussi un véritable pôle de conception, d’ingénierie avancée et d’innovation.
La valeur ajoutée de demain reposera sur notre capacité à renforcer la contribution du Maroc sur l’ensemble des activités stratégiques de la chaîne de valeur : conception, simulation, ingénierie des systèmes, matériaux, logiciels embarqués, data, IA et optimisation des processus industriels.
C’est là que l’ingénierie prend tout son sens. Elle permet de faire le lien entre la technologie et les enjeux très concrets des industriels : améliorer la performance, réduire les cycles de développement, maîtriser les coûts, accélérer l’innovation et répondre à des exigences toujours plus fortes en matière de qualité et de durabilité.

Le Maroc dispose aujourd’hui d’un atout considérable : des talents capables de travailler sur des problématiques complexes pour des clients internationaux, depuis le Maroc. Il faut maintenant continuer à renforcer ces expertises, pour que le Royaume soit non seulement un acteur industriel reconnu, mais aussi un véritable centre d’expertise et d’innovation pour l’industrie aéronautique.
À terme, l’enjeu est de ne plus seulement produire au Maroc, mais de penser, concevoir et innover au Maroc pour des marchés internationaux.

Concrètement, qu’est-ce que la data et l’IA changent aujourd’hui dans une industrie aussi exigeante que l’aéronautique ?

Dans une industrie aussi complexe et exigeante que l’aéronautique, la data et l’IA permettent avant tout de mieux anticiper, de fiabiliser les opérations et d’optimiser la performance à chaque étape de la chaîne de valeur.
Dans l’aéronautique, les données sont partout : conception, simulation, maintenance, production, qualité, supply chain… L’enjeu n’est donc plus simplement de disposer de la donnée, mais de savoir comment la transformer en intelligence opérationnelle. L’IA peut par exemple permettre d’anticiper des défaillances, d’optimiser la maintenance, d’accélérer certaines phases de conception ou encore d’identifier des pistes d’amélioration dans les processus industriels.
Mais je pense qu’il faut éviter une vision trop technocentrée de l’IA.

L’IA ne remplace pas l’expertise industrielle. Elle vient l’augmenter.

La véritable valeur apparaît lorsque l’on combine la puissance de la donnée et des algorithmes avec l’expérience des ingénieurs, leur compréhension des systèmes et leur capacité à résoudre des problèmes complexes.
C’est la combinaison entre l’intelligence humaine, l’excellence en ingénierie et l’innovation technologique qui définira la prochaine génération d’industries.
Nous le voyons déjà dans nos activités : lorsque nous combinons engineering, data et IA, nous pouvons aider nos clients à accélérer leurs cycles de R&D, à améliorer la performance de leurs produits et développer des solutions plus durables.
Et c’est probablement là que se situe le véritable enjeu : ne pas utiliser l’IA simplement pour faire plus vite, mais pour faire mieux, autrement et avec davantage d’impact.

Qu’est-ce qui distingue le Maroc comme hub de talents tech, et comment garder ces talents sur place ?

Le Maroc a plusieurs atouts, mais je pense que le premier est souvent sous-estimé : la qualité et la capacité d’adaptation de ses talents.
Nous avons une génération d’ingénieurs et de professionnels de la technologie qui évolue dans un environnement international, qui travaille sur des problématiques complexes et qui est capable de collaborer avec des équipes partout dans le monde. C’est une vraie force.
Mais attirer les talents ne suffit plus. La question aujourd’hui est de leur donner suffisamment de raisons de construire leur avenir au Maroc. Cela passe d’abord par la nature des projets auxquels ils ont accès. Un jeune ingénieur ne veut pas uniquement travailler sur un projet d’exécution. Il veut comprendre le problème, contribuer à la solution, développer son expertise et voir l’impact de son travail.

Cela passe également par les perspectives de carrière, l’exposition internationale, la formation continue et la possibilité de travailler sur les technologies qui vont façonner les prochaines années : IA, data, cloud, systèmes intelligents, ingénierie digitale…

Et c’est là que les entreprises ont une responsabilité importante. Elles doivent créer des environnements qui permettent aux talents d’apprendre, d’évoluer et de prendre progressivement davantage de responsabilités.

Le meilleur moyen de retenir les talents n’est pas uniquement de leur proposer un emploi. C’est de leur proposer un terrain de croissance.
Au Maroc, nous avons aujourd’hui l’opportunité de construire cet environnement : des projets internationaux, des expertises de pointe, des parcours de carrière et une proximité croissante avec les grands écosystèmes technologiques. C’est aussi pour cela que je crois beaucoup à la transmission. Le leadership ne consiste pas uniquement à atteindre ses propres objectifs. Il consiste aussi à donner aux générations qui arrivent les moyens d’aller plus loin que nous.
Cette culture de la transmission est essentielle pour développer durablement les talents et préparer la prochaine génération d’experts et de leaders.

En quoi un Global Delivery Center est-il devenu un partenaire stratégique pour les grands industriels, plutôt qu’un simple centre d’exécution ?

C’est probablement l’une des transformations les plus importantes que nous observons aujourd’hui. Pendant longtemps, un centre de delivery pouvait être perçu comme une capacité d’exécution : produire à distance, avec efficacité et compétitivité.

Cette définition est aujourd’hui largement dépassée. Un Global Delivery Center peut devenir un véritable Hub d’Expertise.

La différence tient à la nature de ce que l’on y construit. Lorsque les équipes ne se contentent plus d’exécuter des tâches, mais qu’elles apportent de l’expertise, de l’innovation, une capacité à résoudre des problèmes et une compréhension fine des enjeux du client, alors la relation change complètement.

Le GDC devient un prolongement des équipes du client.
Il peut contribuer à la conception de solutions, à l’accélération de la R&D, à la transformation digitale des opérations, à l’intégration de l’IA et de la data, mais aussi à la montée en compétences des organisations. Et surtout, il permet d’associer une compréhension fine des besoins du client à l’accès à un réseau international de compétences et d’expertises.

C’est ce passage d’une logique de capacité à une logique de valeur qui fait du GDC un partenaire stratégique. Pour le Maroc, c’est une opportunité considérable. Elle nous permet de renforcer notre contribution aux chaînes de valeur mondiales en exportant non seulement des capacités, mais aussi de l’expertise, des solutions et de l’innovation.

Cette évolution dépasse largement le seul secteur technologique. Elle concerne plus largement la place que le Maroc peut occuper dans les chaînes de valeur mondiales.

Propos recueillis pas Asmaa Loudni

 

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OCDE: Une seule recommandation pour le Maroc sur les déclarations fiscales https://lnt.ma/ocde-une-seule-recommandation-pour-le-maroc-sur-les-declarations-fiscales/ Tue, 20 Oct 2026 10:51:15 +0000 https://lnt.ma/?p=561495 Le Maroc ne reçoit qu’une seule recommandation dans la compilation 2026 des rapports d’examen par les pairs consacrés aux déclarations pays par pays, publiée par l’Organisation de coopération et de développement économiques dans le cadre du projet sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices. Le Royaume est jugé conforme au standard […]

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Le Maroc ne reçoit qu’une seule recommandation dans la compilation 2026 des rapports d’examen par les pairs consacrés aux déclarations pays par pays, publiée par l’Organisation de coopération et de développement économiques dans le cadre du projet sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices.

Le Royaume est jugé conforme au standard international en matière d’échange spontané de renseignements sur les décisions fiscales. Les évaluateurs relèvent qu’il dispose de procédures écrites d’échange d’informations répondant aux termes de référence, et qu’il continue de les satisfaire sur son cadre juridique et administratif interne comme sur l’utilisation appropriée des déclarations reçues.

Le cadre national impose l’obligation déclarative aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2021, pour les groupes dont le chiffre d’affaires consolidé dépasse 8,1225 milliards de dirhams. Le dépôt doit intervenir dans les douze mois suivant la clôture de l’exercice concerné. La déclaration par une entité mère de substitution est admise et l’obligation de dépôt local est suspendue. Le premier examen du cadre juridique interne avait été conduit en 2020-2021.

La recommandation unique porte sur l’échange effectif de ces déclarations avec les administrations partenaires. Le Maroc ne dispose d’aucune relation bilatérale d’échange en la matière, et l’Organisation lui recommande de conclure des accords entre autorités compétentes avec les juridictions du Cadre inclusif remplissant les conditions de confidentialité, de cohérence et d’utilisation appropriée. Ce point est inchangé depuis l’examen de 2019-2020.

À l’échelle mondiale, la compilation couvre 142 juridictions, dont plus de 120 ont inscrit l’obligation déclarative dans leur droit interne. Dix-neuf ont reçu une recommandation générale sur leur cadre juridique ou administratif et vingt-cinq des recommandations spécifiques. Cent dix disposent d’accords bilatéraux ou multilatéraux entre autorités compétentes, cent six ont été évaluées sur la confidentialité sans qu’un plan d’action soit recommandé, et quatre-vingt-quatorze ont fourni des informations sur l’utilisation appropriée.

L’Union européenne maintient par ailleurs le Royaume sous suivi sur ce même volet des déclarations pays par pays.

LNT

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Un viaduc à neuf cents millions de dirhams pour la LGV https://lnt.ma/un-viaduc-a-neuf-cents-millions-de-dirhams-pour-la-lgv/ Tue, 20 Oct 2026 10:32:34 +0000 https://lnt.ma/?p=561490 Le viaduc de la Montée de Settat, l’un des principaux ouvrages d’art de la ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech, s’étend sur 1 400 mètres pour un coût d’environ 900 millions de dirhams. L’ouvrage repose sur 29 appuis et 28 travées de 50 mètres chacune, dont la hauteur varie de 6 à 36 […]

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Le viaduc de la Montée de Settat, l’un des principaux ouvrages d’art de la ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech, s’étend sur 1 400 mètres pour un coût d’environ 900 millions de dirhams.

L’ouvrage repose sur 29 appuis et 28 travées de 50 mètres chacune, dont la hauteur varie de 6 à 36 mètres. Sa construction mobilise 7 700 tonnes de charpente métallique, 62 500 mètres cubes de béton et 9,5 kilomètres de pieux de fondation. Elle est conduite par l’Office national des chemins de fer.

La ligne, longue d’environ 430 kilomètres, prolonge l’axe à grande vitesse Tanger-Kénitra et desservira Rabat et Casablanca avant d’atteindre Marrakech, pour une vitesse de conception de 350 kilomètres à l’heure. Son coût est estimé à environ 53 milliards de dirhams, hors matériel roulant.

Les travaux ont été lancés le 24 avril 2025 par le roi Mohammed VI depuis la gare de Rabat-Agdal. Le ministre du Transport et de la logistique indiquait le 25 mai dernier un taux d’avancement de 30%, pour une livraison prévue en septembre 2029.

L’ensemble du programme ferroviaire mobilise 96 milliards de dirhams, dont 29 milliards pour l’acquisition de 168 trains et 14 milliards pour le maintien de la performance du réseau. Dix entreprises ont été présélectionnées pour la construction des gares et des dépôts.

Le financement de ce programme figurait au cœur du forum international tenu les 14 et 15 octobre à Rabat, où les responsables de l’office ont indiqué que les ressources publiques traditionnelles ne pouvaient plus suffire, en détaillant le recours aux obligations vertes, à l’épargne longue des caisses de retraite et aux financements concessionnels.

LNT

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Libre Tribune : Au Maroc, le marketing d’influence se vend sur un seul chiffre. C’est le mauvais. https://lnt.ma/libre-tribune-au-maroc-le-marketing-dinfluence-se-vend-sur-un-seul-chiffre-cest-le-mauvais/ Mon, 19 Oct 2026 16:46:16 +0000 https://lnt.ma/?p=561467 Par Mostafa Mounasser Un dirigeant de PME industrielle m’a contacté il y a quelques mois. Il avait investi dans une campagne avec un influenceur marocain — 1,5 Millions d’abonnés Instagram, bonne visibilité dans sa cible géographique, contenu régulier. L’agence lui avait présenté les statistiques : taux d’engagement, portée, Le contrat avait été signé. Résultat : […]

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Par Mostafa Mounasser

Un dirigeant de PME industrielle m’a contacté il y a quelques mois. Il avait investi dans une campagne avec un influenceur marocain — 1,5 Millions d’abonnés Instagram, bonne visibilité dans sa cible géographique, contenu régulier. L’agence lui avait présenté les statistiques :

  • taux d’engagement,

  • portée,

Le contrat avait été signé.

Résultat :

  • Zéro commande identifiable.

  • Zéro appel entrant attribuable à la campagne.

  • Un budget dépensé,

  • et une conclusion que j’entends trop souvent :

« le marketing digital ne marche pas pour nous. »

Ce n’est pas le marketing digital qui n’a pas marché. C’est le critère d’achat qui était faux.

Un marché qui vend de la visibilité en la confondant avec la crédibilité

Le marketing d’influence au Maroc est en croissance. Instagram, TikTok, YouTube — les plateformes concentrent des audiences significatives. Des agences spécialisées se sont développées, des tarifs se sont fixés, des métriques se sont standardisées. C’est un marché qui s’est structuré rapidement.

Mais il s’est structuré autour d’un seul indicateur : le nombre d’abonnés.

C’est compréhensible. C’est un chiffre visible, comparable, facilement intégrable dans un brief. Il donne l’impression d’objectiver une décision qui, sans lui, paraîtrait subjective. Une PME qui achète 800 000 abonnés a l’impression d’acheter 800 000 expositions à son message.

Ce n’est pas ce qu’elle achète.

Ce que trente ans de recherche disent

En 1990, la chercheuse Roobina Ohanian a publié dans le Journal of Advertising une étude sur la crédibilité des prescripteurs — qu’il s’agisse de célébrités, d’experts, ou de figures d’influence. Son modèle identifie trois dimensions qui déterminent si un public fait confiance à quelqu’un :

  • L’expertise,

  • la fiabilité,

  • et l’attractivité.

L’expertise :

Ce prescripteur est-il perçu comme compétent sur le sujet dont il parle ? Par votre cible spécifique, pas par son audience générale.

La fiabilité :

Est-il vu comme sincère ? Ou comme quelqu’un qui promeut n’importe quel produit contre rémunération ?

L’attractivité :

Son audience se reconnaît-elle dans ce qu’il représente ? Pas « est-ce qu’elle l’admire » — est-ce que ses abonnés ressemblent à vos acheteurs ?

Le nombre d’abonnés n’apparaît dans aucune de ces trois dimensions.

Une PME de matériaux de construction qui collabore avec un influenceur lifestyle de 2 Millions d’abonnés n’a pas acheté de la crédibilité — elle a acheté de l’exposition auprès d’une audience qui n’a aucune raison de lui faire confiance sur ce sujet.

Le mécanisme que personne n’explique aux PME

Il y a un second problème, plus discret mais plus coûteux.

En 1994, les chercheurs Friestad et Wright ont démontré dans le Journal of Consumer Research que les consommateurs développent avec le temps une capacité à détecter les tentatives de persuasion commerciale. Quand ils reconnaissent qu’un message est sponsorisé, leur attention ne se porte plus sur le produit — elle se porte sur la manœuvre.

Ce mécanisme s’appelle le Persuasion Knowledge Model. Il explique pourquoi un commentaire en partenariat payé peut générer moins de confiance qu’un silence. L’audience ne rejette pas le produit : elle rejette l’intention.

Or, plus un influenceur est visible et bien connu pour ses collaborations commerciales, plus son audience a appris à activer ce mécanisme automatiquement. Le budget dépensé par la PME ne finance pas une recommandation, il finance un signal d’alarme dans l’esprit du consommateur.

Ce que les PME marocaines évaluent rarement avant de signer

Je ne dis pas que le marketing d’influence est inefficace. Je dis que l’évaluation est insuffisante.

Avant de signer avec un prescripteur, qu’il soit influenceur, ambassadeur de marque, partenaire de distribution ou expert sectoriel, trois questions méritent une réponse honnête.

1- Sa communauté le perçoit-elle comme compétent sur votre domaine spécifique ? Pas sur sa niche en général, sur ce que vous vendez, à qui vous le vendez.

2- A-t-il un historique de collaborations commerciales qui ont saturé sa crédibilité ? Une audience qui a appris à ne pas lui faire confiance sur les recommandations payées est une audience inutile pour vous.

3- Ses abonnés ressemblent-ils à vos clients réels, en secteur, en niveau de décision, en géographie ?

Ces questions ne figurent dans aucun brief standard d’agence. Parce qu’elles n’ont pas de réponse chiffrable simple. Elles exigent un travail d’analyse que le marché n’a pas encore intégré dans ses offres.

Le virage que le marché marocain peut encore prendre

Le marketing d’influence n’est pas une mode en train de passer. C’est un outil durable dont l’efficacité dépend entièrement de la qualité du critère d’achat.

Les PME marocaines qui obtiendront un retour sur investissement réel ne seront pas celles qui auront les budgets les plus élevés. Ce seront celles qui auront posé les bonnes questions avant de signer, et qui auront choisi un prescripteur crédible auprès de leur audience cible, plutôt qu’un prescripteur visible auprès de tout le monde.

La visibilité se loue. La crédibilité se choisit.

À propos de l’auteur

Mostafa Mounasser est fondateur de Maroc Mentor, cabinet d’accompagnement de dirigeants de PME marocaines. Fort de 31 ans de terrain dont 24 ans de direction d’entreprises au Maroc et en Turquie, il accompagne les dirigeants dans leur structuration, leur croissance et leur transformation. Il est Mentor certifié VC4A. Plus d’informations sur marocmentor.com

Il a également publié un ouvrage intitulé « Diriger autrement : 17 décisions pour reprendre le contrôle et construire une entreprise qui dure ».

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Financement des TPME : Bank of Africa met l’accent sur l’accompagnement des entreprises au-delà du crédit https://lnt.ma/financement-des-tpme-bank-of-africa-met-laccent-sur-laccompagnement-des-entreprises-au-dela-du-credit/ Mon, 19 Oct 2026 15:18:02 +0000 https://lnt.ma/?p=561460 Bank of Africa a pris part, samedi 17 octobre à Casablanca, au forum « Entrepreneurs en mouvement : Transformer les priorités en actions », organisé par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). À cette occasion, la banque a participé à une session consacrée au financement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), […]

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Bank of Africa a pris part, samedi 17 octobre à Casablanca, au forum « Entrepreneurs en mouvement : Transformer les priorités en actions », organisé par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). À cette occasion, la banque a participé à une session consacrée au financement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), mettant en avant la nécessité d’aborder leurs difficultés au-delà du seul accès au crédit, notamment en matière d’accompagnement, de structuration et de développement.

La question du financement et de l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises a figuré parmi les thématiques abordées lors du forum « Entrepreneurs en mouvement : Transformer les priorités en actions », organisé le 17 octobre 2026 par la CGEM, à l’Université Mohammed VI des Sciences et de la Santé (UM6SS), à Casablanca.

Organisée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette rencontre a réuni des acteurs économiques et institutionnels autour des principaux enjeux liés à la compétitivité, à l’investissement et à la transformation du tissu entrepreneurial marocain.

Bank of Africa a participé à cet événement dans le cadre de ses activités d’accompagnement des entreprises, en prenant notamment part aux échanges consacrés aux besoins des TPME.

Le financement, un enjeu parmi d’autres pour les TPME

La banque est intervenue dans une session thématique intitulée « TPME : le financement est-il vraiment le problème ? ».

Cette rencontre a permis d’aborder les difficultés rencontrées par les petites structures économiques, en élargissant les discussions au-delà des seules conditions d’accès au crédit bancaire.

Les échanges ont notamment porté sur les besoins d’accompagnement des entreprises, leur structuration et les moyens susceptibles de soutenir leur développement.

Cette approche repose sur le constat que les besoins des TPME ne se limitent pas nécessairement à la mobilisation de ressources financières. Leur développement peut également nécessiter un accompagnement adapté à leur organisation, à leurs capacités de gestion et à leurs perspectives de croissance.

Dans ce cadre, Bank of Africa a présenté son approche de l’accompagnement entrepreneurial, fondée sur l’articulation entre les solutions de financement et les dispositifs de soutien au développement des entreprises.

Renforcer les échanges entre banques et acteurs économiques

La participation de Bank of Africa s’inscrit également dans une démarche de dialogue avec les différents intervenants de l’écosystème entrepreneurial.

Le forum a constitué une occasion d’échanges entre les établissements financiers, les pouvoirs publics et les représentants du monde économique sur les conditions de développement des entreprises marocaines.

Parmi les sujets abordés figuraient les enjeux de compétitivité, les besoins de transformation des entreprises et les mécanismes susceptibles de faciliter leur croissance.

Pour les établissements bancaires, ces discussions permettent notamment de mieux identifier les contraintes rencontrées par les TPME et d’adapter les réponses proposées à leurs besoins.

LNT

 

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Les Marocains premiers acheteurs étrangers de logements en Espagne https://lnt.ma/les-marocains-premiers-acheteurs-etrangers-de-logements-en-espagne/ Mon, 19 Oct 2026 11:11:25 +0000 https://lnt.ma/?p=561444 Les Marocains sont devenus les premiers acquéreurs étrangers de logements en Espagne au premier semestre 2026, avec 4 960 acquisitions, soit 8% des opérations réalisées par des étrangers, selon les données du Conseil général du notariat espagnol. Ils devancent les Britanniques, avec 4 541 acquisitions et 7,3% du marché étranger, les Italiens, avec 4 109, […]

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Les Marocains sont devenus les premiers acquéreurs étrangers de logements en Espagne au premier semestre 2026, avec 4 960 acquisitions, soit 8% des opérations réalisées par des étrangers, selon les données du Conseil général du notariat espagnol.

Ils devancent les Britanniques, avec 4 541 acquisitions et 7,3% du marché étranger, les Italiens, avec 4 109, les Roumains, avec 3 974, et les Allemands, avec 3 907.

Ce classement s’établit dans un marché en net repli. Les acquisitions étrangères reculent de 13% sur un an, à 62 327 transactions, la plus forte baisse enregistrée depuis le premier semestre 2020. La part des acheteurs étrangers dans les ventes de logements libres revient à 18,3%, contre 19,2% un an plus tôt et 20,3% en 2024.

Le recul est particulièrement marqué chez les non-résidents, avec 22 940 opérations, en baisse de 18%. Les acheteurs résidant en Espagne représentent 63,2% des transactions étrangères, en repli de 9,7%, ce qui situe l’essentiel des acquisitions marocaines dans la communauté installée dans le pays plutôt que dans l’investissement depuis le Maroc.

Les baisses les plus notables concernent les acheteurs russes, chinois, américains et britanniques, tandis que les Vénézuéliens et les Colombiens progressent. Géographiquement, le repli touche la quasi-totalité des régions, les reculs les plus marqués étant enregistrés en Cantabrie, aux Canaries, dans la Communauté de Madrid, aux Baléares et dans la Communauté valencienne.

Le classement intervient alors que les relations entre Rabat et Madrid traversent une séquence tendue, après la crise migratoire de juillet, la visite du roi d’Espagne à Sebta et Melilla les 13 et 14 octobre, et la suspension de l’accord de Schengen entre l’Italie et l’Espagne.

LNT

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Le dirham s’apprécie face au dollar et à l’euro https://lnt.ma/le-dirham-sapprecie-face-au-dollar-et-a-leuro/ Mon, 19 Oct 2026 10:59:18 +0000 https://lnt.ma/?p=561442 Le dirham s’est apprécié de 1,26% face au dollar et de 1,39% face à l’euro au cours de la semaine du 8 au 14 octobre, selon les indicateurs hebdomadaires de Bank Al-Maghrib. La banque centrale n’a réalisé aucune opération d’adjudication sur le marché des changes durant cette période. Ce redressement interrompt une séquence de dépréciation. […]

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Le dirham s’est apprécié de 1,26% face au dollar et de 1,39% face à l’euro au cours de la semaine du 8 au 14 octobre, selon les indicateurs hebdomadaires de Bank Al-Maghrib. La banque centrale n’a réalisé aucune opération d’adjudication sur le marché des changes durant cette période.

Ce redressement interrompt une séquence de dépréciation. La monnaie nationale avait perdu 2,95% face au dollar et 1,47% face à l’euro sur la seule semaine du 1er au 7 octobre, après des reculs d’environ 2% face au dollar et de 1,4% face à l’euro sur les mois d’août et de septembre.

Les avoirs officiels de réserve s’élevaient à 515,4 milliards de dirhams au 9 octobre, en baisse de 0,1% sur une semaine mais en hausse de 22,6% sur un an. Ce niveau confirme que la dépréciation observée depuis l’été tenait au creusement du déficit commercial plutôt qu’à une insuffisance de réserves.

Sur le marché monétaire, les interventions de la banque centrale ont porté sur un montant quotidien moyen de 148 milliards de dirhams, répartis entre 52,6 milliards d’avances à sept jours, 44,9 milliards de pensions livrées à plus long terme et 50,5 milliards de prêts garantis. Le volume quotidien moyen des échanges interbancaires s’est établi à 3,3 milliards de dirhams et le taux interbancaire moyen à 2,25%.

Lors de l’appel d’offres du 14 octobre, avec date de valeur au 15, la banque centrale a injecté 51,8 milliards de dirhams sous forme d’avances à sept jours.

Le mouvement de change accompagne la détente observée sur les marchés pétroliers à la mi-octobre, qui a permis une baisse de 20 centimes du prix du gasoil à la pompe à compter du 16 octobre.

LNT

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Le Conseil de la concurrence a rendu 202 décisions et avis https://lnt.ma/le-conseil-de-la-concurrence-a-rendu-202-decisions-et-avis/ Mon, 19 Oct 2026 10:57:02 +0000 https://lnt.ma/?p=561437 Le Conseil de la concurrence a rendu 202 décisions et avis en 2025, dont 196 décisions et 6 avis, selon son rapport annuel. Le contrôle des concentrations économiques en constitue l’essentiel, avec 190 décisions contre 162 un an plus tôt, soit une hausse de 17,3%. Sur ce volet, 185 opérations ont été autorisées et 5 […]

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Le Conseil de la concurrence a rendu 202 décisions et avis en 2025, dont 196 décisions et 6 avis, selon son rapport annuel. Le contrôle des concentrations économiques en constitue l’essentiel, avec 190 décisions contre 162 un an plus tôt, soit une hausse de 17,3%.

Sur ce volet, 185 opérations ont été autorisées et 5 déclarées non notifiables. Les engagements financiers déclarés atteignent 2 056,7 milliards de dirhams, montant qui correspond aux valeurs contractuelles et non aux investissements effectivement réalisés au Maroc. Les opérations impliquant des capitaux marocains représentent 56,92 milliards de dirhams.

La répartition éclaire ce contraste. Sur les opérations examinées, 82 concernaient exclusivement des parties étrangères, 68 des parties marocaines et 35 étaient mixtes. Les opérations sans participation marocaine concentrent plus de 97% des engagements déclarés, le régulateur étant compétent dès lors qu’une concentration produit des effets sur le marché national. Les secteurs les plus représentés sont l’industrie manufacturière, les services, la santé et les activités financières.

Le volet répressif demeure plus limité. Six décisions de sanction ont été prononcées, pour un total de plus de 43,385 millions de dirhams. Deux portaient sur des pratiques anticoncurrentielles, dans les plateformes de commande et de livraison de repas et dans l’approvisionnement en clinker, et quatre sur des concentrations réalisées sans autorisation préalable. Dans le dossier de la livraison de repas, un accord transactionnel approuvé en juillet 2025 prévoit la suppression des clauses d’exclusivité, davantage de transparence sur le classement des partenaires et un plafonnement des commissions à 30%.

Les avis sectoriels dressent des constats sévères. Dans la distribution alimentaire, le Conseil relève sur la période 2021-2023 une hausse des marges brutes en valeur pour certains produits et des déséquilibres entre fournisseurs et distributeurs, et recommande plus de transparence sur les prix et les marges. Dans le ciment, il relève que 26,6 des 27,3 millions de tonnes de capacité annuelle, soit plus de 97%, sont détenues par des cimenteries intégrées, avec des barrières à l’entrée importantes et une surcapacité structurelle.

Dans la minoterie, il pointe la dépendance aux importations de céréales, la surcapacité et les distorsions liées aux subventions, et recommande un meilleur ciblage des aides. Dans les médicaments, il relève la fragilité économique des grossistes-répartiteurs et des officines, sous l’effet de la compression des marges et de la hausse des charges, et recommande de réformer la fixation des prix et la rémunération, d’accélérer l’introduction des génériques et de moderniser la chaîne de distribution.

Le Conseil a tenu 267 réunions sur l’année, dont 12 du Collège, 74 de la Commission permanente et 181 de ses quatre sections.

Ces recommandations prennent un relief particulier alors que le projet de loi de finances pour 2027 annonce une réforme structurelle des marchés et des prix à compter de l’an prochain.

LNT

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Salon du Cheval d’El Jadida : plus de 160.000 visiteurs pour la 17e édition https://lnt.ma/salon-du-cheval-del-jadida-plus-de-160-000-visiteurs-pour-la-17e-edition/ Mon, 19 Oct 2026 10:45:19 +0000 https://lnt.ma/?p=561407 La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida, organisée du 13 au 18 octobre 2026 sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, a accueilli plus de 160.000 visiteurs. Selon le commissaire du Salon, El Habib Marzak, cette édition a été marquée par une participation internationale diversifiée, des compétitions équestres, des rencontres professionnelles et […]

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La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida, organisée du 13 au 18 octobre 2026 sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, a accueilli plus de 160.000 visiteurs. Selon le commissaire du Salon, El Habib Marzak, cette édition a été marquée par une participation internationale diversifiée, des compétitions équestres, des rencontres professionnelles et une programmation scientifique et culturelle. L’événement a également permis de mettre en valeur les traditions équestres des différentes régions du Royaume.

La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida s’est achevée dimanche 18 octobre, après six jours d’activités consacrées au monde équin, aux sports équestres et au patrimoine culturel marocain.

Organisée par l’Association du Salon du Cheval, cette manifestation a enregistré une fréquentation de plus de 160.000 visiteurs, selon les chiffres communiqués par son commissaire, El Habib Marzak.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette édition, ce dernier a dressé un bilan positif de l’événement, mettant notamment en avant la diversité des participants, le niveau des compétitions et la richesse des activités proposées.

Une fréquentation de plus de 160.000 visiteurs

Selon El Habib Marzak, la 17e édition a connu une participation importante, aussi bien au niveau national qu’international.

Le Salon a accueilli des représentants de plusieurs pays, permettant des échanges autour des pratiques équestres, des traditions liées au cheval et des différentes activités de la filière équine.

Le commissaire du Salon a également souligné la qualité des épreuves organisées durant les six jours de la manifestation, ainsi que le caractère disputé des compétitions.

Les spectacles équestres ont constitué un autre volet de la programmation, aux côtés des activités culturelles et des rencontres entre professionnels.

Avec plus de 160.000 visiteurs annoncés, cette édition confirme la capacité de l’événement à mobiliser un public autour des différentes dimensions du monde du cheval.

Un espace de rencontre pour les professionnels de la filière équine

Au-delà des compétitions et des spectacles, le Salon du Cheval d’El Jadida constitue un lieu de rencontre entre les différents acteurs du secteur équin.

Les échanges organisés à cette occasion ont permis aux professionnels du cheval et de l’équitation de se retrouver autour des questions liées à leurs activités et à l’évolution de la filière.

El Habib Marzak a notamment relevé l’intensité des rencontres professionnelles organisées durant cette édition.

Le Salon propose également un cadre d’échange entre les participants marocains et étrangers, contribuant à faire connaître les pratiques et les expériences développées dans différents pays.

Au fil de ses éditions, la manifestation a ainsi élargi sa dimension internationale, tout en conservant une place importante pour les traditions équestres nationales.

Le patrimoine équestre marocain à l’honneur

La valorisation du patrimoine culturel lié au cheval figure parmi les principaux objectifs du Salon.

La manifestation permet notamment aux différentes régions du Maroc de présenter leurs spécificités et leurs traditions équestres.

Cette dimension territoriale occupe une place particulière dans un pays où le cheval est associé à de nombreuses pratiques culturelles et manifestations traditionnelles.

Le Salon contribue ainsi à mettre en relation les expressions régionales du patrimoine équestre et les activités contemporaines du secteur.

Les animations et les spectacles proposés permettent également au public de découvrir différentes facettes de cet héritage, au-delà des seules compétitions sportives.

Une programmation scientifique et culturelle diversifiée

La 17e édition a également été marquée par l’organisation de conférences et de rencontres culturelles.

Ces activités ont complété la programmation sportive en proposant des espaces de réflexion et d’échange autour du monde équin.

La dimension scientifique et culturelle du Salon participe à son positionnement comme une manifestation qui ne se limite pas aux épreuves équestres.

Elle permet de réunir des publics aux profils variés, allant des professionnels de la filière aux passionnés d’équitation, en passant par les visiteurs intéressés par le patrimoine et les traditions marocaines.

Les compétitions et les spectacles de haut niveau ont, pour leur part, rythmé les différentes journées de l’événement.

Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le Salon du Cheval d’El Jadida s’est progressivement installé parmi les principales manifestations consacrées au secteur équin au Maroc.

Sa programmation associe les dimensions sportive, professionnelle, culturelle et patrimoniale, tout en favorisant la participation d’acteurs internationaux.

LNT

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FMI-Banque mondiale : croissance, dette publique et intelligence artificielle au cœur des Assemblées annuelles de Bangkok https://lnt.ma/fmi-banque-mondiale-croissance-dette-publique-et-intelligence-artificielle-au-coeur-des-assemblees-annuelles-de-bangkok/ Mon, 19 Oct 2026 10:10:07 +0000 https://lnt.ma/?p=561400 Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, organisées cette semaine à Bangkok, ont été consacrées aux principaux défis de l’économie mondiale, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, les contraintes budgétaires et les transformations technologiques. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de croissance, la […]

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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, organisées cette semaine à Bangkok, ont été consacrées aux principaux défis de l’économie mondiale, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, les contraintes budgétaires et les transformations technologiques. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de croissance, la maîtrise de l’inflation, la soutenabilité des finances publiques et les conséquences de l’intelligence artificielle sur les économies. Le Maroc a participé aux travaux et plaidé pour une mobilisation accrue des financements privés en faveur du développement.

Les responsables économiques et financiers réunis à Bangkok à l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale ont examiné les principaux risques pesant sur l’économie mondiale et les réponses susceptibles de renforcer la résilience des États.

Cette rencontre, qui a rassemblé des représentants des gouvernements, des institutions financières internationales et du secteur privé, s’est déroulée dans un environnement caractérisé par des incertitudes persistantes sur les perspectives de croissance et les conditions de financement.

Les débats ont principalement porté sur la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques tout en maintenant les capacités d’investissement des États, notamment dans les infrastructures, les services publics et les secteurs stratégiques.

L’intelligence artificielle s’est également imposée parmi les sujets majeurs, en raison de ses effets potentiels sur la productivité, l’emploi et les besoins énergétiques.

Croissance mondiale : des perspectives soumises à plusieurs incertitudes

Les perspectives de croissance et l’évolution de l’inflation ont occupé une place importante dans les discussions.

Les participants ont notamment examiné les conditions permettant aux économies de maintenir leur activité tout en maîtrisant les déséquilibres macroéconomiques.

Dans un contexte international incertain, les politiques économiques doivent composer avec plusieurs impératifs : soutenir la croissance, préserver la stabilité des prix et éviter une dégradation excessive des finances publiques.

Ces objectifs peuvent toutefois entrer en tension, particulièrement lorsque les gouvernements disposent de marges budgétaires limitées.

Les échanges ont ainsi souligné l’importance d’adapter les réponses économiques aux caractéristiques et aux vulnérabilités propres à chaque pays.

La résilience face aux chocs extérieurs constitue également un enjeu central, notamment pour les économies exposées aux fluctuations des prix internationaux, aux évolutions des conditions financières ou aux perturbations des échanges commerciaux.

Les discussions ont mis en évidence la nécessité de renforcer les capacités d’anticipation et d’ajustement des politiques économiques afin de limiter les effets de ces différents risques.

Finances publiques : concilier discipline budgétaire et investissement

La soutenabilité des finances publiques a constitué un autre axe majeur des Assemblées annuelles.

Les échanges ont porté sur la maîtrise des dépenses publiques, l’efficacité des mécanismes de subvention et la préservation des capacités d’investissement des États.

La question est particulièrement importante dans les pays confrontés à des besoins élevés de financement, alors que les contraintes budgétaires limitent les possibilités d’intervention publique.

Les participants ont ainsi abordé la nécessité de mieux orienter les ressources disponibles vers les dépenses susceptibles de soutenir durablement la croissance et d’améliorer les conditions de vie des populations.

L’efficacité des politiques publiques et la qualité de la dépense constituent, dans ce cadre, des paramètres importants pour concilier les objectifs économiques et sociaux.

La mobilisation de financements supplémentaires a également figuré parmi les principales préoccupations.

Dans ce contexte, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé de nouveaux engagements à hauteur de 100 millions de dollars.

Cette annonce intervient alors que le financement du développement demeure confronté à des contraintes importantes, notamment en raison des besoins croissants des économies et des limites des ressources publiques.

Les discussions ont ainsi mis l’accent sur la recherche d’un équilibre entre discipline budgétaire, investissement productif et maintien des politiques sociales.

L’intelligence artificielle, nouveau facteur de transformation économique

Au-delà des questions monétaires et budgétaires, l’intelligence artificielle a occupé une place transversale dans les travaux des Assemblées.

Cette technologie est considérée comme un facteur potentiel de transformation des systèmes productifs, avec des conséquences sur l’organisation du travail, les compétences et les modèles économiques.

Les discussions ont notamment porté sur les gains de productivité que pourrait générer son adoption, mais également sur les conditions nécessaires pour permettre à un plus grand nombre de pays et d’entreprises d’en bénéficier.

Les participants ont également examiné les interactions entre le développement de l’intelligence artificielle, l’augmentation des besoins énergétiques et les contraintes financières auxquelles font face les États.

L’essor des infrastructures numériques et des capacités de calcul pose en effet la question des investissements nécessaires pour accompagner cette transformation technologique.

Ces besoins doivent être pris en compte dans un contexte où plusieurs économies cherchent simultanément à maîtriser leur endettement et à financer leurs priorités de développement.

Les échanges ont ainsi souligné l’importance de politiques publiques capables d’accompagner les mutations technologiques sans accentuer les déséquilibres économiques.

La formation, l’adaptation des compétences et l’accès aux technologies figurent parmi les dimensions à considérer pour favoriser une diffusion plus large des bénéfices de l’intelligence artificielle.

Le financement du développement au centre des préoccupations

Les Assemblées annuelles ont également permis d’aborder les difficultés rencontrées par les pays en développement pour mobiliser les ressources nécessaires à leurs projets économiques et sociaux.

La question du financement concerne notamment les infrastructures, les investissements productifs et les politiques destinées à soutenir l’emploi.

Dans un environnement marqué par des contraintes budgétaires, la mobilisation de capitaux privés apparaît comme l’un des moyens d’élargir les capacités de financement.

Les discussions ont ainsi porté sur la nécessité de renforcer les mécanismes permettant d’orienter davantage de ressources vers les projets de développement.

L’objectif est de concilier la préservation des équilibres financiers avec la poursuite des investissements nécessaires à la croissance.

Cette problématique concerne particulièrement les économies qui doivent répondre simultanément à des besoins importants en infrastructures, en services publics et en transformation productive.

Le Maroc plaide pour une mobilisation accrue des capitaux privés

Le Maroc a pris part aux travaux des Assemblées annuelles à travers une délégation composée de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, de Bank Al-Maghrib et des représentations du Royaume auprès du FMI et de la Banque mondiale.

La délégation marocaine a participé aux différentes réunions et tenu plusieurs rencontres en marge de l’événement.

Lors de la 114e réunion du Comité du développement, instance conjointe de la Banque mondiale et du FMI, le Royaume a plaidé en faveur d’une mobilisation accrue des financements privés au service du développement.

Cette position s’inscrit dans les discussions internationales consacrées aux moyens de compléter les ressources publiques et de répondre aux besoins croissants d’investissement.

Le recours aux capitaux privés constitue notamment un enjeu pour les économies cherchant à accélérer la réalisation de leurs projets tout en préservant leurs équilibres budgétaires.

La participation marocaine a également été marquée par une évolution de son positionnement au sein des instances de concertation financière internationales.

Le Maroc accède à la deuxième vice-présidence du G24

En marge des Assemblées annuelles, le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des vingt-quatre (G24), à compter du 1er novembre 2026.

Cette instance coordonne les positions des pays en développement sur les principales questions monétaires et financières internationales.

Elle constitue un cadre de concertation sur les politiques économiques, le financement du développement et le fonctionnement du système financier international.

La désignation du Maroc à cette fonction lui permettra de participer davantage aux travaux de coordination des positions des pays membres.

Elle intervient dans un contexte où les discussions sur la réforme de l’architecture financière internationale et l’accès des économies en développement aux ressources financières occupent une place importante.

Des défis économiques de plus en plus interdépendants

Les travaux de Bangkok ont mis en évidence les liens entre plusieurs enjeux qui structurent désormais les politiques économiques.

La croissance, la stabilité des prix, la soutenabilité de la dette, le financement des investissements et l’adoption des nouvelles technologies ne peuvent être envisagés indépendamment les uns des autres.

Les États doivent notamment composer avec la nécessité de préserver leurs équilibres budgétaires tout en mobilisant des ressources pour financer les transformations économiques.

L’intelligence artificielle ajoute une nouvelle dimension à ces arbitrages, en ouvrant des perspectives de productivité tout en nécessitant des investissements importants dans les infrastructures et les compétences.

Pour les pays en développement, la question de l’accès au financement demeure centrale afin de transformer ces perspectives en projets économiques concrets.

LNT 

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Transport touristique : La hausse continue des carburants inquiète les professionnels https://lnt.ma/transport-touristique-la-hausse-continue-des-carburants-inquiete-les-professionnels/ Mon, 19 Oct 2026 09:41:09 +0000 https://lnt.ma/?p=561397 L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) alerte sur l’aggravation des difficultés financières du secteur et appelle à un plan de sauvetage urgent ainsi qu’à l’ouverture d’un dialogue avec le nouveau gouvernement. L’Organisation marocaine du transport touristique vient de rendre public un rapport mettant en lumière la dégradation de la situation économique et organisationnelle des entreprises […]

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L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) alerte sur l’aggravation des difficultés financières du secteur et appelle à un plan de sauvetage urgent ainsi qu’à l’ouverture d’un dialogue avec le nouveau gouvernement.

L’Organisation marocaine du transport touristique vient de rendre public un rapport mettant en lumière la dégradation de la situation économique et organisationnelle des entreprises du transport touristique au Maroc. Face à la hausse des coûts d’exploitation, à l’érosion des marges bénéficiaires et à l’accumulation des engagements financiers, l’organisation alerte sur les risques de défaillance et de faillite auxquels sont confrontées plusieurs entreprises du secteur.

Selon les données présentées dans ce rapport, les dépenses de carburant représentent désormais près de 30 % du chiffre d’affaires des entreprises concernées, avant même la prise en compte des autres charges d’exploitation, notamment le financement des véhicules, les assurances, l’entretien, les salaires, les cotisations sociales, les pièces de rechange et les frais administratifs.

Et de préciser que la dynamique positive du tourisme marocain, soit 19,8 millions de visiteurs en 2025 générant 138 MMDH de recettes touristiques en devises, ne s’est pas traduite automatiquement par une amélioration de la situation financière de toutes les composantes de la chaîne touristique, notamment celle des entreprises de transport touristique.

D’après les témoignages recueillis auprès des professionnels, certaines entreprises poursuivent leur activité malgré l’épuisement de leur trésorerie, la diminution de leurs marges et l’augmentation de leurs engagements financiers. Cette situation est aggravée par la saisonnalité de la demande, les trajets à vide, les temps d’attente, les retards de paiement et la difficulté de réviser les tarifs des contrats en cours pour tenir compte de l’évolution des coûts.

Parmi les principales préoccupations soulevées figure l’insuffisance des aides destinées au carburant au regard des dépenses réellement supportées par les entreprises. Selon les estimations de l’OMTT concernant les situations professionnelles examinées, les aides ne couvriraient même pas 15 % de l’augmentation de la facture de carburant. Cette proportion concerne la hausse des coûts et non le montant total de la facture.

Le rapport de l’OMTT fait également état des préoccupations des professionnels concernant le prix d’acquisition et d’équipement des véhicules, les conditions de financement et les pratiques commerciales de certains importateurs et distributeurs.

Les délais de livraison, les garanties, la disponibilité des pièces de rechange et la qualité du SAV figurent aussi parmi les difficultés soulevées. L’organisation appelle à l’ouverture d’un dialogue professionnel avec les acteurs concernés afin de renforcer la transparence des offres commerciales, d’améliorer les conditions d’acquisition et d’entretien des véhicules et de traiter toute pratique avérée contraire aux règles de la concurrence.

Elle considère que le renouvellement du parc ne pourra se concrétiser sans des conditions de financement adaptées permettant aux entreprises d’investir dans des véhicules modernes tout en préservant leur capacité à honorer leurs obligations financières et sociales.

Le rapport ne limite pas la crise aux seules difficultés financières. Il met également en évidence des dysfonctionnements réglementaires et administratifs qui nécessiteraient, selon l’organisation, une révision concertée du cahier des charges et du cadre législatif et réglementaire encadrant le transport touristique.

L’organisation appelle aussi à une simplification des procédures administratives, à l’unification des pièces exigées, à la fixation de délais de traitement clairs et à la mise en place de dispositifs permettant aux professionnels de suivre leurs dossiers et de connaître les motifs des décisions administratives ainsi que les voies de recours disponibles.

Face à tous ces défis, l’OMTT préconise un programme national structuré autour de trois axes prioritaires. Le premier se rapporte au rétablissement de l’équilibre financier des entreprises. Cette démarche passerait par la révision des aides au carburant, un diagnostic documenté de la trésorerie et de l’endettement, la négociation de rééchelonnements des financements pour les entreprises dont les difficultés sont établies, l’étude de facilités de règlement des dettes fiscales et sociales conformément aux procédures en vigueur, ainsi que la mise en place d’un accompagnement adapté au renouvellement du parc.

La deuxième priorité concerne la réforme des conditions d’investissement et d’exercice de l’activité et la troisième priorité se penche sur l’amélioration des services et la préparation du secteur à l’échéance de 2030.

En conclusion de son rapport, l’Organisation marocaine du transport touristique appelle à l’ouverture d’un dialogue urgent avec le Gouvernement El Mansouri…

H.Z

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SUV Premium : Le nouveau Mercedes GLB arrive https://lnt.ma/suv-premium-le-nouveau-mercedes-glb-arrive/ Sun, 18 Oct 2026 12:08:18 +0000 https://lnt.ma/?p=561612 Mercedes-Benz élargit sa gamme au Maroc avec le nouveau GLB 200, équipé d’une motorisation hybride 48 V développant une puissance thermique de 120 kW (163 ch), associée à une transmission à traction avant. Le modèle intègre également le système d’exploitation Mercedes-Benz (MB.OS) et la nouvelle interface MBUX, qui utilise notamment des technologies d’intelligence artificielle développées […]

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Mercedes-Benz élargit sa gamme au Maroc avec le nouveau GLB 200, équipé d’une motorisation hybride 48 V développant une puissance thermique de 120 kW (163 ch), associée à une transmission à traction avant. Le modèle intègre également le système d’exploitation Mercedes-Benz (MB.OS) et la nouvelle interface MBUX, qui utilise notamment des technologies d’intelligence artificielle développées par Microsoft et Google.

Pouvant accueillir jusqu’à sept personnes, le nouveau GLB propose un habitacle modulable, destiné notamment aux usages familiaux. Le modèle bénéficie également de plusieurs évolutions technologiques, tant au niveau de sa motorisation que de ses équipements numériques.

Côté mécanique, le GLB 200 est équipé d’un nouveau moteur turbo quatre cylindres de 1,5 litre, associé à un système d’hybridation légère de 48 volts. Le moteur électrique complète la puissance du moteur thermique avec un apport supplémentaire pouvant atteindre 22 kW, disponible pendant 20 secondes à 3 000 tr/min.

Ce moteur électrique et ses composants sont intégrés directement dans une nouvelle boîte de vitesses électrifiée à double embrayage et huit rapports (8F-eDCT). Le système est alimenté par une batterie lithium-ion de 48 volts, d’une capacité pouvant atteindre 1,3 kWh.

À vitesse urbaine et dans des conditions de conduite souples, le GLB hybride peut fonctionner temporairement en mode 100 % électrique, lorsque la puissance requise est inférieure à 22 kW. Le véhicule dispose également d’une fonction de roulage en roue libre, avec découplage de la chaîne cinématique, utilisable jusqu’à environ 100 km/h.

Le système permet par ailleurs de récupérer de l’énergie lors des phases de décélération, sur les huit rapports de transmission, avec une puissance de récupération pouvant atteindre 25 kW.

Selon les données techniques communiquées, le GLB 200 affiche une puissance combinée de 184 ch et un couple de 330 Nm. Il peut accélérer de 0 à 100 km/h en 8,7 secondes et atteindre une vitesse maximale de 208 km/h. Sa consommation mixte homologuée selon le cycle WLTP se situe entre 5,8 et 6,4 litres aux 100 kilomètres.

Commercialisé au Maroc par Auto Nejma, le nouveau Mercedes-Benz GLB 200 est proposé à partir de 549 000 DH.

HZ

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Compétitivité : la CGEM appelle à faire de l’innovation et de l’intelligence artificielle les moteurs de la croissance https://lnt.ma/competitivite-la-cgem-appelle-a-faire-de-linnovation-et-de-lintelligence-artificielle-les-moteurs-de-la-croissance/ Sun, 18 Oct 2026 11:29:26 +0000 https://lnt.ma/?p=561389 Le Maroc doit renforcer sa compétitivité internationale en privilégiant l’innovation, la productivité et la création de valeur ajoutée plutôt que de s’appuyer principalement sur les coûts de production. C’est l’un des principaux messages formulés par les responsables de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), samedi 17 octobre à Casablanca, lors du forum « […]

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Le Maroc doit renforcer sa compétitivité internationale en privilégiant l’innovation, la productivité et la création de valeur ajoutée plutôt que de s’appuyer principalement sur les coûts de production. C’est l’un des principaux messages formulés par les responsables de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), samedi 17 octobre à Casablanca, lors du forum « Entrepreneurs en mouvement : Transformer les priorités en actions ». Devant plus de 800 chefs d’entreprise, le président de la Confédération, Mehdi Tazi, et son vice-président général, Mohamed Bachiri, ont appelé à accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle, à soutenir les TPME et à développer de nouvelles filières industrielles. Deux accords de partenariat ont également été signés dans les domaines de l’innovation, de la formation et de la santé.

La transformation du modèle de compétitivité de l’économie marocaine était au centre du forum « Entrepreneurs en mouvement : Transformer les priorités en actions », organisé samedi 17 octobre à Casablanca par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI.

Réunissant plus de 800 chefs d’entreprise, cette rencontre a été consacrée aux principaux leviers susceptibles d’accompagner la croissance de l’économie nationale, notamment l’investissement, l’innovation, l’intelligence artificielle, le financement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), la formation et le développement des exportations.

Les interventions du président de la CGEM, Mehdi Tazi, et de son vice-président général, Mohamed Bachiri, ont particulièrement insisté sur la nécessité de faire évoluer le positionnement international du Maroc vers des activités à plus forte valeur ajoutée.

Passer d’une compétitivité par les coûts à une compétitivité par l’innovation

Dans son intervention à l’ouverture du forum, Mehdi Tazi a estimé que le Maroc devait poursuivre la transformation de son économie en renforçant sa capacité d’innovation.

« Une économie qui vend des heures de travail aura toujours un concurrent moins cher. Une économie qui vend de l’innovation se bat sur un autre terrain que celui du prix », a-t-il déclaré.

Pour le président de la CGEM, la compétitivité fondée principalement sur les coûts de production présente des limites dans un environnement international marqué par une concurrence croissante.

Il a ainsi plaidé pour un positionnement reposant davantage sur la technologie, les compétences et la création de valeur.

Mehdi Tazi a rappelé que le Maroc avait progressivement renforcé sa présence dans les chaînes de valeur mondiales grâce au développement de plusieurs secteurs, notamment l’automobile, l’aéronautique, l’offshoring, les engrais et les énergies renouvelables.

Il a également cité le rôle des infrastructures logistiques, particulièrement Tanger Med, dans l’intégration de l’économie nationale aux échanges internationaux.

Selon les chiffres avancés par le président de la CGEM, les exportations marocaines ont été multipliées par plus de quatre en vingt ans, pour atteindre 470 milliards de dirhams en 2025.

Cette évolution traduit, selon lui, les progrès réalisés par le Royaume en matière d’industrialisation et d’ouverture commerciale.

Le responsable a toutefois souligné que ce positionnement devait être consolidé par des efforts continus en matière d’investissement, de formation, de compétitivité et de développement des entreprises exportatrices.

Reproduire le modèle automobile dans de nouvelles filières

Parmi les orientations défendues par Mehdi Tazi figure l’extension à de nouveaux secteurs du modèle de développement industriel appliqué à l’automobile et à l’aéronautique.

Ce modèle repose notamment sur l’implantation de grands donneurs d’ordre autour desquels se structure progressivement un réseau de fournisseurs et de sous-traitants.

Ces entreprises peuvent ensuite développer leurs compétences, améliorer leurs capacités de production et accéder à leur tour aux marchés internationaux.

Pour le président de la CGEM, cette démarche pourrait être reproduite dans d’autres filières présentant un potentiel de développement.

Il a également mis en avant plusieurs avantages compétitifs dont dispose le Maroc, notamment ses infrastructures logistiques et ses zones d’accélération industrielle.

Le responsable a par ailleurs évoqué le potentiel d’une électricité verte produite à un coût proche de 50 centimes le kilowattheure, soit, selon son estimation, environ deux fois moins que le coût actuel.

Cette perspective pourrait constituer un facteur de compétitivité pour les activités industrielles fortement consommatrices d’énergie, sous réserve de la concrétisation des conditions de production et d’approvisionnement correspondantes.

L’intelligence artificielle appelée à transformer la concurrence

L’intelligence artificielle a occupé une place importante dans les échanges.

Pour Mohamed Bachiri, vice-président général de la CGEM, cette technologie devrait modifier profondément les conditions de la compétition économique, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.

« L’IA transforme déjà les métiers, les processus de production et les modèles économiques, offrant aux entreprises d’importantes perspectives en matière de productivité, de qualité, de développement de nouveaux services et d’accès à de nouveaux marchés », a-t-il souligné.

Selon lui, l’adoption des nouvelles technologies représente désormais un enjeu majeur pour les entreprises marocaines.

« Sur ce sujet, il faut aller vite car notre compétitivité reposera de plus en plus sur notre capacité à maîtriser la technologie et à en tirer la valeur », a-t-il affirmé.

Le vice-président général de la CGEM a notamment insisté sur la nécessité d’investir davantage dans les technologies, la recherche et développement et les compétences.

L’objectif est de permettre aux entreprises d’améliorer leur productivité, de développer de nouveaux produits et services et de renforcer leur présence sur les marchés.

Pour Mohamed Bachiri, le prochain palier de croissance de l’économie marocaine nécessitera ainsi un accroissement de la valeur produite, au-delà de la seule augmentation des capacités de production.

TPME et startups : faciliter le financement et l’accès aux marchés

Le développement des TPME a constitué un autre axe important des interventions.

Mehdi Tazi a souligné que ces entreprises avaient besoin de plusieurs formes d’accompagnement pour renforcer leurs capacités de croissance.

Il a notamment évoqué l’accès aux fonds propres, les mécanismes de garantie bancaire et les possibilités d’accès aux marchés.

Ces différents leviers doivent permettre aux entreprises de financer leurs investissements, de développer leurs activités et d’améliorer leur compétitivité.

Concernant les startups, le président de la CGEM a insisté sur l’importance des premières commandes, qui permettent aux jeunes entreprises de tester leurs produits, de les améliorer et de disposer de premières références commerciales.

Cette question concerne particulièrement les entreprises innovantes, dont le développement dépend souvent de leur capacité à accéder à des clients et à démontrer la viabilité de leurs solutions.

Mohamed Bachiri a également mis en avant l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs marocains investissant des secteurs technologiques complexes.

Il a notamment cité les technologies de défense, l’agriculture de précision, le financement agricole, la transformation du commerce traditionnel et la mobilité urbaine.

Pour le vice-président général de la CGEM, ces initiatives illustrent les possibilités de développement de nouvelles activités à forte valeur ajoutée au Maroc.

Des attentes en matière de simplification administrative

Au-delà des enjeux technologiques et financiers, Mehdi Tazi a appelé à améliorer l’environnement administratif et réglementaire des entreprises.

Le président de la CGEM a notamment plaidé pour des procédures plus rapides, des règles plus claires et une fiscalité plus équitable.

Il a préconisé que les administrations soient tenues de répondre aux demandes des entreprises dans des délais préalablement définis.

Il a également insisté sur la nécessité de motiver les décisions de refus, afin de renforcer la transparence des procédures.

Ces propositions s’inscrivent dans les préoccupations du patronat concernant la prévisibilité de l’environnement des affaires et les conditions de réalisation des projets d’investissement.

Le responsable a également mis en avant les opportunités offertes par les stratégies nationales dans les domaines de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’industrie, du numérique et de l’intelligence artificielle.

Ces chantiers sont présentés comme autant de domaines susceptibles de générer de nouveaux investissements et de favoriser l’émergence de filières économiques.

Un partenariat pour développer le Morocco Innovation Lab

Le forum a également été marqué par la signature de deux accords de partenariat.

Le premier est un protocole d’entente conclu entre la CGEM et le Conseil de la région Casablanca-Settat pour accompagner le développement du Morocco Innovation Lab (MIL).

Ce dispositif vise à soutenir les entreprises de la région dans leur transformation et leur montée en compétitivité.

Les actions envisagées concernent notamment la formation, l’accompagnement, l’accélération des projets et la mise en réseau des entreprises.

Le protocole prévoit de développer le MIL en tant que centre régional de compétences et d’innovation, avec une attention particulière portée aux TPME et aux startups.

Cette initiative entend ainsi contribuer à renforcer l’écosystème entrepreneurial régional et à faciliter l’accès des entreprises aux ressources nécessaires à leur développement.

Santé et entreprises : une convention avec la Fondation Mohammed VI

Le deuxième accord a été signé entre la CGEM et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé.

Cette convention-cadre vise à renforcer les liens entre le secteur de la santé et le monde de l’entreprise.

Elle prévoit notamment le développement d’une offre de formation adaptée aux besoins des entreprises, ainsi que des actions destinées à favoriser l’innovation collaborative.

La coopération Sud-Sud figure également parmi les axes retenus.

Le partenariat comprend, par ailleurs, des initiatives consacrées à la promotion de la santé et du bien-être au sein du tissu entrepreneurial.

L’objectif est de développer des programmes communs mobilisant les compétences et les ressources des deux institutions.

La montée en gamme de l’économie comme objectif

Les discussions du forum ont également porté sur l’attractivité internationale du Maroc, la valorisation de la marque nationale, l’évolution des modèles entrepreneuriaux et les perspectives de l’économie de la création de contenu.

Pour Mohamed Bachiri, le Maroc a renforcé sa capacité à attirer de grands investisseurs et à développer des filières industrielles intégrées aux chaînes de valeur internationales.

Il estime toutefois que la poursuite de cette dynamique nécessite de nouveaux efforts en matière de productivité et d’innovation.

Le vice-président général de la CGEM a également souligné l’importance de la qualité de l’exécution, du développement des compétences et de la capacité des dirigeants à adapter leurs stratégies aux transformations économiques.

Les responsables patronaux ont ainsi défendu une approche reposant sur plusieurs leviers complémentaires : l’investissement technologique, la formation, l’amélioration de l’environnement des affaires, le financement des TPME et le développement de nouvelles filières industrielles.

 

LNT

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PLF 2027 : le Roi Mohammed VI préside un Conseil des ministres consacré aux orientations budgétaires https://lnt.ma/plf-2027-le-roi-mohammed-vi-preside-un-conseil-des-ministres-consacre-aux-orientations-budgetaires/ Sun, 18 Oct 2026 11:25:14 +0000 https://lnt.ma/?p=561386 Le Roi Mohammed VI a présidé, samedi 17 octobre au Palais Royal de Rabat, un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du Projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2027. Le texte s’articule autour de cinq grandes priorités, notamment la restauration du pouvoir d’achat, l’insertion des jeunes, le […]

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Le Roi Mohammed VI a présidé, samedi 17 octobre au Palais Royal de Rabat, un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du Projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2027. Le texte s’articule autour de cinq grandes priorités, notamment la restauration du pouvoir d’achat, l’insertion des jeunes, le développement territorial, le renforcement de la souveraineté stratégique et la consolidation de l’économie nationale. Une enveloppe de 25 milliards de dirhams est prévue pour accélérer la mise en œuvre de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré.

Les orientations générales du Projet de loi de finances 2027 ont été examinées et adoptées lors d’un Conseil des ministres présidé, samedi 17 octobre 2026, par le Roi Mohammed VI au Palais Royal de Rabat.

Conformément aux dispositions de l’article 49 de la Constitution, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa, a présenté devant le Souverain les principales orientations du projet de budget pour l’année prochaine.

Selon le communiqué du Cabinet Royal, ce projet intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des incertitudes économiques et géopolitiques, la progression des tendances protectionnistes et l’intensification de la concurrence autour des ressources énergétiques, des technologies et des financements.

Le gouvernement entend, dans ce contexte, poursuivre les réformes économiques et sociales, tout en préservant les équilibres macroéconomiques et budgétaires.

Une croissance de 4,7 % attendue en 2026

Les prévisions présentées lors du Conseil des ministres font état d’une croissance de l’économie nationale de 4,7 % à la fin de l’année 2026.

L’inflation devrait, pour sa part, être contenue à 0,7 %, tandis que le déficit budgétaire serait ramené à 3 % du produit intérieur brut (PIB).

Ces projections constituent le cadre macroéconomique dans lequel s’inscrit la préparation du PLF 2027.

Le gouvernement devra ainsi concilier le financement des politiques sociales, la poursuite des grands investissements et le maintien des équilibres des finances publiques.

Le projet de budget repose sur cinq priorités, qui couvrent à la fois les conditions de vie des citoyens, l’emploi, le développement territorial, la souveraineté stratégique et la compétitivité de l’économie.

Pouvoir d’achat : une réforme des marchés et des prix annoncée pour 2027

La première priorité du PLF 2027 concerne la restauration du pouvoir d’achat et la consolidation des fondements d’un État social financièrement soutenable.

Dans ce cadre, une réforme structurelle des marchés et des prix doit être engagée à partir de 2027. Elle sera accompagnée de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat des ménages.

Le communiqué ne précise toutefois pas, à ce stade, les modalités de cette réforme ni les secteurs qui seront directement concernés.

Le gouvernement prévoit également de poursuivre la généralisation de la couverture médicale, tout en accordant une attention particulière à la soutenabilité financière des régimes de protection sociale.

La revalorisation de l’aide sociale directe figure aussi parmi les engagements annoncés.

Les systèmes publics de santé et d’éducation feront l’objet de nouvelles actions de mise à niveau, dans le prolongement des réformes engagées dans ces deux secteurs.

Le PLF prévoit par ailleurs de renforcer l’accès à un logement décent, notamment à travers la poursuite du programme d’aide directe au logement.

Cette première orientation associe ainsi plusieurs dimensions de la politique sociale : les revenus des ménages, les dépenses de consommation, l’accès aux services publics et les conditions de logement.

Un programme national intégré pour les jeunes sur la période 2027-2031

La deuxième priorité porte sur l’insertion des jeunes dans l’éducation, la formation et l’emploi décent.

Le gouvernement prévoit, à cet effet, le lancement d’un programme national intégré pour les jeunes couvrant la période 2027-2031.

Ce dispositif reposera sur plusieurs mécanismes complémentaires, notamment la formation, l’incubation de projets et la facilitation de l’accès au financement.

Il prévoit également de mobiliser des instruments de garantie et des mécanismes permettant aux jeunes d’accéder plus facilement aux marchés.

L’objectif annoncé est de dépasser la multiplication des programmes sectoriels dispersés, dont les limites sont relevées dans le communiqué du Cabinet Royal.

La nouvelle approche doit permettre de mieux coordonner les interventions publiques et d’assurer un suivi des parcours des jeunes, depuis l’éducation et la formation jusqu’à l’accès à l’emploi et au logement.

Cette orientation traduit la volonté de traiter l’insertion économique et sociale des jeunes de manière plus globale, en tenant compte des différentes étapes de leur parcours.

Le gouvernement considère cette question comme l’un des enjeux les plus urgents de la période à venir.

Les modalités de financement et les objectifs chiffrés du programme 2027-2031 n’ont pas encore été détaillés.

Développement territorial : 25 milliards de dirhams mobilisés

La troisième priorité concerne l’accélération de la régionalisation avancée et la mise en œuvre de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré.

Le gouvernement prévoit de mobiliser une enveloppe budgétaire de l’ordre de 25 milliards de dirhams pour accélérer le déploiement de ces programmes.

Cette orientation s’inscrit dans le cadre des Hautes Orientations Royales relatives à la réduction des disparités territoriales et à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique à l’échelle régionale.

Elle prévoit notamment une réorganisation des compétences régionales, selon une approche privilégiant la clarté des responsabilités et l’efficacité des interventions.

Le renforcement des mécanismes de coordination et de contractualisation entre l’État et les régions figure également parmi les mesures annoncées.

Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre de la Charte nationale de la déconcentration administrative.

Cette réforme vise à renforcer les capacités de décision et d’exécution des administrations territoriales, afin de faciliter la réalisation des projets de développement.

La mobilisation des 25 milliards de dirhams constitue l’un des principaux engagements financiers explicitement mentionnés dans les orientations du PLF 2027.

Le communiqué ne précise cependant pas la répartition de cette enveloppe entre les régions ou les différents programmes concernés.

Eau, énergie, alimentation et numérique : quatre axes de souveraineté

La quatrième priorité porte sur le renforcement de la souveraineté stratégique du Maroc dans les domaines hydrique, énergétique, alimentaire et numérique.

La sécurisation des ressources en eau demeure un objectif central, dans un contexte où les besoins des populations, de l’agriculture et des activités économiques nécessitent une adaptation continue des infrastructures hydriques.

Sur le plan énergétique, le gouvernement prévoit d’accélérer le programme de développement des énergies renouvelables.

Il entend également poursuivre le déploiement de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert, ainsi que la mise en œuvre progressive de la feuille de route consacrée aux infrastructures gazières.

Ces différents chantiers doivent contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement énergétique et à renforcer les capacités nationales dans des secteurs considérés comme stratégiques.

La sécurité alimentaire constitue un autre axe de cette priorité, avec des mesures annoncées pour garantir l’approvisionnement du pays.

Enfin, le projet prévoit de renforcer la souveraineté numérique nationale, sans détailler à ce stade les dispositifs qui seront mobilisés.

Cette orientation regroupe ainsi plusieurs secteurs dont la sécurisation est présentée comme essentielle à la résilience économique et au développement du Royaume.

Investissement privé et TPME au cœur de la stratégie économique

La cinquième priorité concerne la construction d’une économie capable de financer durablement les ambitions sociales et les projets de souveraineté stratégique.

Le gouvernement prévoit de poursuivre les réformes institutionnelles tout en veillant à la préservation des équilibres macroéconomiques et budgétaires.

Cette orientation doit notamment permettre de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des grands projets de développement et des stratégies sectorielles.

Le PLF 2027 accorde également une place importante au développement de nouveaux écosystèmes industriels souverains.

Le renforcement de l’investissement privé constitue, dans ce cadre, un levier central de la politique économique.

Le gouvernement prévoit de consolider les mécanismes de soutien prévus par la Charte de l’investissement et de poursuivre la réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI).

Une attention particulière sera également accordée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), dont le développement est présenté comme une composante importante de la dynamique économique.

L’objectif est de faciliter l’investissement productif, d’accompagner les entreprises et de renforcer les capacités de création d’activités économiques.

Un budget articulé autour des priorités sociales et des équilibres financiers

Les orientations générales du PLF 2027 traduisent une volonté d’articuler plusieurs objectifs : soutenir le pouvoir d’achat, améliorer l’accès aux services publics, favoriser l’insertion des jeunes et accélérer les investissements territoriaux et stratégiques.

Cette démarche devra être conduite dans un environnement international caractérisé par des tensions persistantes sur les échanges, l’énergie, les technologies et les conditions de financement.

Le cadrage macroéconomique présenté au Conseil des ministres, avec une croissance attendue de 4,7 % en 2026, une inflation de 0,7 % et un déficit budgétaire ramené à 3 % du PIB, constitue l’un des éléments de référence de cette stratégie.

Les annonces relatives à la réforme des marchés et des prix, au programme national intégré pour les jeunes 2027-2031 et à l’enveloppe de 25 milliards de dirhams destinée au développement territorial figurent parmi les principales orientations nouvelles du projet.

L’examen du texte budgétaire permettra de préciser les dotations sectorielles, les modalités de financement et les mesures prévues pour concrétiser ces engagements.

 

LNT

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CIH Bank et Yakeey intègrent la recherche de logements et le financement dans une même application https://lnt.ma/cih-bank-et-yakeey-integrent-la-recherche-de-logements-et-le-financement-dans-une-meme-application/ Sat, 17 Oct 2026 16:06:16 +0000 https://lnt.ma/?p=561463 CIH Bank et la startup marocaine Yakeey ont présenté, vendredi 16 octobre à Casablanca, une nouvelle plateforme immobilière intégrée à l’application CIH Mobile. Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de rechercher un bien immobilier, de consulter les offres disponibles et d’engager une demande de crédit dans un parcours numérique unifié. Les deux partenaires entendent ainsi simplifier […]

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CIH Bank et la startup marocaine Yakeey ont présenté, vendredi 16 octobre à Casablanca, une nouvelle plateforme immobilière intégrée à l’application CIH Mobile. Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de rechercher un bien immobilier, de consulter les offres disponibles et d’engager une demande de crédit dans un parcours numérique unifié. Les deux partenaires entendent ainsi simplifier les différentes étapes de l’acquisition immobilière, de la recherche du logement à la préparation de son financement.

CIH Bank poursuit le développement de ses services numériques avec l’intégration d’une plateforme de recherche immobilière au sein de son application mobile. Développée en partenariat avec Yakeey, cette nouvelle fonctionnalité vise à rapprocher deux étapes traditionnellement distinctes du parcours d’acquisition : la recherche d’un bien et l’obtention d’un financement bancaire.

Présentée lors d’une conférence de presse organisée le 16 octobre au Four Seasons Casablanca, cette initiative s’inscrit dans la stratégie de digitalisation de la banque et dans son positionnement historique sur le marché du crédit immobilier.

Un parcours immobilier intégré à CIH Mobile

La nouvelle plateforme permet aux utilisateurs de consulter des annonces immobilières directement depuis CIH Mobile, d’identifier les biens correspondant à leurs critères et d’engager une demande de financement en ligne.

L’objectif est de réduire les démarches et les échanges entre différents interlocuteurs, en regroupant plusieurs étapes du projet immobilier dans une même interface.

Lors de la présentation, le directeur général de CIH Bank, Lotfi Sekkat, a expliqué que l’établissement souhaitait intervenir plus tôt dans le parcours de ses clients. Traditionnellement sollicitée après l’identification d’un bien, la banque entend désormais accompagner les acquéreurs dès la phase de recherche.

Selon lui, les difficultés rencontrées par les particuliers concernent non seulement l’accès au crédit, mais également la définition du budget, l’identification du logement et la compréhension des procédures d’acquisition.

L’intégration de Yakeey s’accompagne ainsi de la création d’un espace immobilier permettant de centraliser les recherches, de réaliser des simulations de financement et de suivre les démarches engagées.

Lotfi Sekkat a également évoqué la possibilité d’accompagner les clients souhaitant vendre un bien avant d’en acquérir un autre.

Pour assurer le suivi des projets, CIH Bank prévoit une équipe dédiée associant des collaborateurs de la banque et de Yakeey. Cette organisation doit notamment permettre d’identifier les difficultés rencontrées par les clients et de suivre les délais des différentes procédures.

Yakeey mise sur la vérification des annonces et l’évaluation des prix

De son côté, Yakeey apporte ses outils technologiques et son expertise du marché immobilier.

Son fondateur et directeur général, Karim Beqqali, a notamment évoqué les difficultés liées à la fiabilité des annonces, à la disponibilité des biens et au manque de visibilité sur les prix.

« Au Maroc, acheter un logement ressemble encore trop souvent à un parcours du combattant : on cherche le bien d’un côté, le financement de l’autre, sans jamais être sûr de rien », a-t-il déclaré.

Pour répondre à ces difficultés, la startup indique procéder à la vérification des biens proposés, notamment concernant leur existence, leur disponibilité et leurs conditions de commercialisation. Les annonces référencées s’inscrivent dans le cadre de mandats de vente.

Yakeey développe également des outils d’évaluation immobilière reposant sur des données de transactions et des technologies d’intelligence artificielle, afin de fournir aux acheteurs et aux vendeurs des éléments de comparaison sur les prix.

Selon les chiffres communiqués lors de la présentation, l’entreprise dispose de plus de 5.000 biens vérifiés, d’un réseau de plus de 1.000 conseillers immobiliers indépendants et de plus de 130 collaborateurs spécialisés dans l’immobilier, les technologies et les données.

Un rapprochement entre banque et technologies immobilières

Pour CIH Bank, ce partenariat constitue une extension de son offre au-delà du financement immobilier traditionnel.

« Au fil du temps, CIH Bank a fait évoluer son offre pour répondre aux transformations des modes de vie et aux nouvelles attentes des clients », a indiqué Amal Mouhoub, directrice générale adjointe chargée de la communication et du marketing stratégique.

Cette évolution s’inscrit dans une tendance de rapprochement entre les services bancaires et les plateformes numériques spécialisées.

L’intégration des fonctionnalités de recherche et de financement pourrait notamment faciliter la préparation des dossiers et l’accès aux informations nécessaires à une acquisition immobilière.

La première version de la plateforme devrait être progressivement enrichie de nouveaux services, selon les deux partenaires.

Une émission télévisée pour accompagner le lancement

Le lancement s’accompagne également d’un dispositif de communication comprenant une émission télévisée produite conjointement par CIH Bank et Yakeey.

Intitulée « Chkoun Yl9ali Dar », elle sera diffusée sur la chaîne 2M, avec huit émissions programmées à raison d’une par semaine.

Le programme abordera différentes étapes du parcours immobilier, notamment la recherche de logements, les possibilités d’acquisition et les solutions de financement.

Selim Benabdelkhalek

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216 jeunes, dont des Marocains, achèvent la première édition du programme AeroSTAR de Boeing https://lnt.ma/216-jeunes-dont-des-marocains-achevent-la-premiere-edition-du-programme-aerostar-de-boeing/ Fri, 16 Oct 2026 15:38:25 +0000 https://lnt.ma/?p=561355 Le programme AeroSTAR, développé par Boeing et Amideast, a achevé sa première édition avec la participation de 216 lycéens issus de cinq pays, dont le Maroc. Destinée aux jeunes âgés de 15 à 18 ans, cette initiative vise à faire découvrir les métiers de l’aéronautique et du spatial à travers des formations, des rencontres avec […]

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Le programme AeroSTAR, développé par Boeing et Amideast, a achevé sa première édition avec la participation de 216 lycéens issus de cinq pays, dont le Maroc. Destinée aux jeunes âgés de 15 à 18 ans, cette initiative vise à faire découvrir les métiers de l’aéronautique et du spatial à travers des formations, des rencontres avec des professionnels et des expériences pratiques. La première promotion s’est réunie à Amman, en Jordanie, du 9 au 12 octobre 2026, pour un camp régional de clôture. Une deuxième édition est annoncée, avec un recrutement qui débute ce mois-ci.

Boeing et l’organisation américaine Amideast ont annoncé l’achèvement de la première édition du programme AeroSTAR, une initiative de formation et d’orientation professionnelle destinée aux lycéens intéressés par les métiers de l’aviation et du spatial.

Au total, 216 jeunes âgés de 15 à 18 ans, originaires du Maroc, d’Égypte, de Jordanie, du Koweït et des Émirats arabes unis, ont participé à cette première promotion.

Le programme vise à accompagner les élèves dans leurs choix d’études supérieures et à leur permettre de mieux connaître les différentes perspectives professionnelles offertes par l’industrie aérospatiale.

Il repose notamment sur une combinaison de formations, d’activités pratiques, de mentorat et de rencontres avec des entreprises du secteur.

Une formation de 60 heures associant théorie et pratique

Le parcours AeroSTAR comprend plusieurs étapes destinées à familiariser les participants avec les métiers de l’aéronautique et du spatial.

La première, baptisée AeroSTAR Academy, consiste en un programme d’apprentissage de 60 heures associant des connaissances sur l’industrie aéronautique à des compétences comportementales et professionnelles.

Les élèves y abordent notamment le travail en équipe, la communication, la résolution de problèmes, le leadership et la pensée créative.

Cette formation est complétée par des interventions de professionnels du secteur, permettant aux participants de mieux comprendre les exigences et les possibilités de carrière dans les différentes branches de l’industrie.

Le programme comprend également l’AeroSTAR Challenge, un concours national au cours duquel les équipes élaborent et présentent des projets devant des professionnels de l’aéronautique.

Les équipes les mieux classées accèdent ensuite à un camp régional réunissant les représentants des pays participants.

Selon les organisateurs, plus de 90 % des élèves ayant suivi cette première édition ont déclaré que leur intérêt pour les carrières dans l’aviation et le spatial s’était renforcé à l’issue du programme.

Ce résultat repose sur les déclarations des participants et traduit, selon Boeing et Amideast, l’intérêt de ce type d’initiative pour l’orientation professionnelle des jeunes.

Le Maroc représenté au camp régional d’Amman

La première édition s’est achevée par un camp régional organisé du 9 au 12 octobre à Amman, en Jordanie.

Cette rencontre a réuni les équipes gagnantes des concours nationaux organisés dans les cinq pays participants, dont le Maroc.

Durant quatre jours, les élèves ont pris part à des présentations de projets, à des ateliers d’orientation professionnelle et à des visites d’installations aéronautiques.

Le programme comprenait notamment une visite de l’aéroport international Queen Alia, organisée par Airport International Group (AIG), dans le cadre de son partenariat avec Amideast.

Les participants ont également découvert les installations de Joramco, entreprise spécialisée dans la maintenance, la réparation et la révision d’aéronefs, basée à Amman et appartenant à Dubai Aerospace Enterprise (DAE).

Ces visites ont permis aux jeunes d’observer différentes activités liées à l’exploitation aéroportuaire et à la maintenance aéronautique.

Elles visaient également à leur présenter des métiers qui ne se limitent pas au pilotage ou à la conception d’avions, mais concernent aussi les opérations au sol, l’ingénierie, les services techniques et l’entretien des appareils.

Des besoins importants en compétences aéronautiques

Le développement du programme AeroSTAR s’inscrit dans un contexte de croissance attendue des besoins en personnel qualifié dans l’industrie aéronautique.

Selon les estimations présentées par Boeing, la flotte aérienne régionale devrait doubler au cours des deux prochaines décennies.

Le constructeur américain estime que cette évolution nécessitera le recrutement de 236 000 nouveaux professionnels de l’aviation au Moyen-Orient et de 75 000 en Afrique sur cette période.

Ces projections concernent différents métiers nécessaires au fonctionnement et au développement du transport aérien.

Pour Wael Zaoud, directeur général de Boeing pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, la sensibilisation des jeunes aux carrières aéronautiques constitue un moyen d’accompagner ces besoins futurs.

« AeroSTAR est notre investissement proactif pour constituer un vivier local de talents solide, susciter dès le plus jeune âge l’intérêt pour les carrières dans l’aéronautique et doter la prochaine génération des compétences nécessaires pour faire avancer notre industrie », a-t-il déclaré.

Le programme entend ainsi intervenir en amont des parcours universitaires et professionnels, en donnant aux lycéens des éléments d’information susceptibles d’orienter leurs choix de formation.

Favoriser les échanges avec les professionnels du secteur

Pour Amideast, l’un des principaux objectifs du programme consiste à mettre les jeunes en contact avec des professionnels de l’industrie et à leur permettre de découvrir concrètement leur environnement de travail.

Greta C. Holtz, présidente-directrice générale d’Amideast, souligne l’importance de ces expériences dans la construction des projets d’orientation.

« AeroSTAR illustre la force qu’il y a à mettre les jeunes en contact direct avec des professionnels du secteur et à leur faire découvrir concrètement le monde de l’aviation et du spatial », a-t-elle indiqué.

Selon elle, les rencontres avec des professionnels et les visites de sites peuvent permettre aux élèves d’envisager des parcours qu’ils n’auraient pas nécessairement considérés auparavant.

L’initiative repose ainsi sur une approche associant acquisition de connaissances, développement de compétences transversales et découverte des réalités professionnelles.

Pour les participants marocains, elle constitue également une occasion d’échanger avec des jeunes d’autres pays de la région autour de projets liés à l’aéronautique et au spatial.

Une deuxième promotion en préparation

Boeing et Amideast ont annoncé le lancement du recrutement de la deuxième promotion d’AeroSTAR à partir d’octobre 2026.

Les élèves des pays participants, dont le Maroc, pourront déposer leur candidature à travers les plateformes locales d’Amideast.

Les organisateurs prévoient d’élargir la portée du programme au cours de sa deuxième année afin de permettre à davantage de jeunes de découvrir les possibilités de formation et de carrière dans le secteur aérospatial.

Cette nouvelle édition devrait conserver les principales composantes du dispositif, notamment les formations, les concours nationaux et les activités d’immersion professionnelle.

L’initiative s’inscrit plus largement dans les actions éducatives menées par Amideast au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ainsi que dans les programmes de soutien à la formation développés par Boeing dans la région.

Le constructeur américain indique avoir consacré 16 millions de dollars à des initiatives communautaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord au cours des cinq dernières années, avec 360 000 personnes concernées selon ses données.

LNT

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INSA Connect Forum : les entreprises marocaines face au défi de l’intelligence artificielle https://lnt.ma/insa-connect-forum-les-entreprises-marocaines-face-au-defi-de-lintelligence-artificielle/ Fri, 16 Oct 2026 14:01:20 +0000 https://lnt.ma/?p=561327 L’intelligence artificielle était au centre de l’INSA Connect Forum, organisé le 15 octobre à Casablanca par INSA Alumni Maroc, en partenariat avec la CGEM, Deloitte et Palo Alto Networks. Placée sous le thème « L’IA au Maroc : du Potentiel à l’Impact », la rencontre a réuni des dirigeants autour de ses effets sur la […]

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L’intelligence artificielle était au centre de l’INSA Connect Forum, organisé le 15 octobre à Casablanca par INSA Alumni Maroc, en partenariat avec la CGEM, Deloitte et Palo Alto Networks. Placée sous le thème « L’IA au Maroc : du Potentiel à l’Impact », la rencontre a réuni des dirigeants autour de ses effets sur la compétitivité, les modèles économiques et l’emploi.

En ouvrant la conférence, Mehdi Tazi, président de la CGEM, a souligné l’importance stratégique de l’IA pour le secteur privé marocain. Il a distingué les transformations possibles à long terme des effets déjà observables, notamment sur les métiers du conseil, du développement informatique et des services. Selon lui, l’IA permet aux professionnels d’accélérer leurs analyses et d’augmenter leur capacité de travail, mais les entreprises doivent encore convertir leurs investissements en gains de productivité mesurables.

Mehdi Tazi a également identifié deux axes de développement pour le Maroc : tirer parti de ses ressources solaires et éoliennes pour accueillir des centres de données, et accompagner les entreprises dans l’adoption de l’IA. Il a particulièrement insisté sur les besoins des PME, qui disposent de moyens plus limités pour investir dans ces technologies.

Deux tables rondes ont rythmé les échanges : « L’IA, nouvelle frontière de la compétitivité marocaine » et « De l’expérimentation à la transformation : leadership, organisation, compétences, comment passer à l’échelle ».

Les échanges de la première table ronde ont porté sur les conditions permettant aux entreprises de passer de l’expérimentation à une utilisation concrète de l’IA.

Dans son intervention, Redouane Bellefqih, CEO de Deloitte Maroc, a insisté sur la nécessité d’inscrire l’IA dans une stratégie définie par la direction générale. S’appuyant sur l’exemple d’un groupe international du secteur de la santé, il a expliqué que le déploiement de ces outils devait partir des besoins métiers, avec des objectifs et des indicateurs adaptés à chaque activité. Il a également souligné l’importance de la qualité des données, de la formation des équipes et de la maîtrise des risques liés à leur utilisation.

Abdeslam Alaoui Smaili, CEO de HPS, a abordé les enjeux de l’intégration de l’IA dans les activités d’une entreprise technologique spécialisée dans les paiements. Son intervention a notamment porté sur le rôle des données, l’organisation des équipes et la nécessité de structurer les projets pour en tirer des résultats opérationnels.

De son côté, Mourad Taoufiki, chairman de Lorax Capital Partners Maroc, a illustré les gains possibles à partir de son expérience chez Amazon. Il a évoqué l’utilisation de l’IA dans la génération de code, la prévision de la demande et la gestion des stocks. Ces applications permettent d’automatiser certaines opérations et d’améliorer l’organisation logistique. Il a toutefois souligné que l’enjeu ne se limite pas aux gains de productivité : les entreprises doivent aussi repenser leurs processus et la manière dont elles créent de la valeur.

Malika Ahmidouch, CEO d’Aishore, a pour sa part abordé les conséquences de l’IA sur le secteur de l’externalisation des services. Selon elle, l’automatisation remet en question le modèle historique fondé sur des tâches répétitives réalisées à grande échelle. Elle estime que les entreprises doivent se tourner davantage vers des activités spécialisées, notamment dans le cloud, la data, la cybersécurité et le développement logiciel.

Malika Ahmidouch a également souligné que l’IA pouvait accélérer la transformation numérique des entreprises marocaines, y compris les PME, en rendant accessibles des solutions auparavant coûteuses et longues à développer. Elle a plaidé pour une évolution des compétences vers des missions à plus forte valeur ajoutée.

Les échanges ont mis en évidence plusieurs conditions nécessaires à l’adoption de l’IA : une gouvernance claire, des données fiables, la formation des collaborateurs et une sélection rigoureuse des projets. La cybersécurité constitue également un enjeu central pour permettre un déploiement à plus grande échelle.

La matinée a également été consacrée à deux keynotes et à la présentation par Deloitte des enseignements de son étude internationale The State of AI in the Enterprise: The Untapped Edge.

L’après-midi a porté sur les applications opérationnelles de l’IA, avec trois sessions consacrées à la cybersécurité, aux agents d’intelligence artificielle et à l’élaboration d’une feuille de route permettant aux entreprises de prioriser, gouverner et déployer leurs projets.

Asmaa Loudni

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Près de mille cinq cents autorisations de cannabis retirées https://lnt.ma/pres-de-mille-cinq-cents-autorisations-de-cannabis-retirees/ Fri, 16 Oct 2026 10:56:32 +0000 https://lnt.ma/?p=561305 L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis a retiré 1 490 autorisations pour non-respect des procédures réglementaires, tous maillons de la filière confondus. Le gros du contingent concerne la culture, avec près de 1 300 autorisations retirées à des agriculteurs. Les 190 retraits restants se répartissent entre 60 autorisations d’importation de semences, 45 […]

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L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis a retiré 1 490 autorisations pour non-respect des procédures réglementaires, tous maillons de la filière confondus.

Le gros du contingent concerne la culture, avec près de 1 300 autorisations retirées à des agriculteurs. Les 190 retraits restants se répartissent entre 60 autorisations d’importation de semences, 45 de transformation et de fabrication, 35 de commercialisation, 31 d’exportation, 12 d’exportation de semences et 7 de transport.

Sur le plan agricole, la récolte de la variété locale beldia porte sur 1 100 hectares, soit 60% de la superficie qui lui est consacrée dans les trois provinces autorisées. À Taounate, elle est achevée à 92%. La récolte de la variété importée a commencé en octobre et doit se poursuivre jusqu’en décembre, en raison de cycles de maturation différents, et les superficies qui lui sont consacrées diminuent.

La filière mobilise environ 1 800 agriculteurs regroupés en 154 coopératives.

Les exportations de cannabis licite et de ses produits concernent quinze marchés étrangers pour l’année 2026. L’agence a par ailleurs reçu les notifications de protection internationale du logo des produits du cannabis marocain au Luxembourg et au Portugal, des notifications étant attendues en Allemagne et en Espagne dans les prochains mois. Le label national est également mobilisé pour appuyer le positionnement des opérateurs à l’étranger.

L’agence indique intensifier ses contrôles sur l’ensemble de la chaîne, de la production à la commercialisation et à la logistique, avec pour objectif de structurer une filière intégrée générant de la valeur ajoutée par la transformation et l’exportation.

Le volume de la production de la campagne en cours et la superficie totale semée n’ont pas été communiqués.

LNT

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Deux cent cinquante millions de dollars pour l’hôtellerie marocaine https://lnt.ma/deux-cent-cinquante-millions-de-dollars-pour-lhotellerie-marocaine/ Fri, 16 Oct 2026 10:47:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561302 Le groupe hôtelier égyptien Pickalbatros Hotels and Resorts a signé jeudi à Marrakech un accord de financement de 250 millions de dollars avec la Société financière internationale, filiale du groupe de la Banque mondiale, et Attijariwafa bank. Il s’agit de la plus importante opération de financement hôtelier soutenue par l’institution au Maroc. Les fonds doivent […]

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Le groupe hôtelier égyptien Pickalbatros Hotels and Resorts a signé jeudi à Marrakech un accord de financement de 250 millions de dollars avec la Société financière internationale, filiale du groupe de la Banque mondiale, et Attijariwafa bank. Il s’agit de la plus importante opération de financement hôtelier soutenue par l’institution au Maroc.

Les fonds doivent servir à l’acquisition d’établissements et à l’élargissement du portefeuille du groupe, ainsi qu’à la rénovation et à la montée en gamme d’actifs existants, dont le Sofitel Casablanca Tour Blanche et le Mövenpick Hotel Casablanca, récemment acquis, et des unités de Marrakech et d’Agadir.

Une partie de l’enveloppe est consacrée à l’efficacité énergétique et hydrique et à la réduction de l’empreinte environnementale, en vue d’un alignement sur les standards du bâtiment durable et du tourisme responsable.

Le groupe a ajouté plus de 1 400 chambres à son parc marocain au cours des deux dernières années, portant son portefeuille à plus de 2 700 chambres réparties sur neuf hôtels. L’opération doit soutenir environ 7 500 emplois directs et indirects, selon la Société financière internationale.

L’accord a été signé par le fondateur et président du groupe, Kamel Abou Aly, le fondateur et co-directeur général de Zilla Capital, Moustafa El-Shenety, le représentant de la Société financière internationale au Maroc, David Tinel, et le directeur général exécutif du groupe Attijariwafa bank, Mohamed Redouane El Alj. La répartition de l’enveloppe entre les deux prêteurs n’a pas été communiquée.

Le fondateur du groupe a présenté l’opération comme une marque de confiance dans le potentiel touristique du Royaume. Le représentant de la Société financière internationale a indiqué que le tourisme constituait un secteur prioritaire pour son institution, en particulier à l’approche de la Coupe du monde 2030.

Le Maroc a accueilli 19,8 millions de touristes en 2025, un record, et vise 26 millions de visiteurs à l’horizon 2030, année où il coorganisera la compétition avec l’Espagne et le Portugal.

LNT

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Le gasoil repasse sous seize dirhams le litre https://lnt.ma/le-gasoil-repasse-sous-seize-dirhams-le-litre/ Fri, 16 Oct 2026 10:22:02 +0000 https://lnt.ma/?p=561287 Le prix du gasoil baisse de 20 centimes par litre à partir du vendredi 16 octobre à minuit, pour s’établir autour de 15,61 dirhams contre environ 15,81 dirhams auparavant. Le prix de l’essence sans plomb reste inchangé, autour de 15,33 dirhams le litre. Ces niveaux sont indicatifs et varient selon les villes et les stations. […]

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Le prix du gasoil baisse de 20 centimes par litre à partir du vendredi 16 octobre à minuit, pour s’établir autour de 15,61 dirhams contre environ 15,81 dirhams auparavant. Le prix de l’essence sans plomb reste inchangé, autour de 15,33 dirhams le litre. Ces niveaux sont indicatifs et varient selon les villes et les stations.

Ce repli est le premier depuis trois mois, après une séquence continue de hausses. Le gasoil avait progressé de 65 à 70 centimes le 16 juillet, d’un dirham au début du mois d’août, de 65 centimes à la mi-août, de 6 centimes au début du mois de septembre, puis de 80 centimes dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, date à laquelle il avait franchi la barre des 16 dirhams. Le cumul de ces hausses atteint environ 3,2 dirhams depuis la mi-juillet, que la baisse de 20 centimes ramène à près de 3 dirhams nets.

L’essence a elle aussi connu plusieurs ajustements durant l’été, dont une hausse de 39 centimes lors de la révision de la fin septembre.

Le mouvement reflète la détente observée sur les marchés internationaux à la mi-octobre, après un pic consécutif aux tensions dans le Golfe. Le Brent s’échangeait mercredi à 105,76 dollars le baril, un niveau qui demeure très au-dessus de la moyenne de 96 dollars retenue par le Fonds monétaire international dans ses projections d’octobre, et au-dessus des 89,05 dollars du consensus d’analystes établi en septembre.

Les deux carburants restent donc à des niveaux élevés, qui continuent de peser sur les dépenses de transport des ménages et sur les coûts d’exploitation des professionnels. La facture énergétique du Royaume a progressé de 32,6% à fin août et le déficit commercial s’est creusé de 25,4%, à 282,6 milliards de dirhams.

LNT

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Les distributeurs réclament l’extension de l’aide carburant https://lnt.ma/les-distributeurs-reclament-lextension-de-laide-carburant/ Fri, 16 Oct 2026 10:21:41 +0000 https://lnt.ma/?p=561289 La Fédération Tijara, qui représente les acteurs de la distribution des produits de grande consommation, demande à l’État d’étendre aux distributeurs structurés disposant de leur propre flotte l’aide publique directe aujourd’hui réservée aux transporteurs routiers. Son président, Ali Tazi, plaide pour un soutien fondé sur des critères objectifs et proportionnel aux dépenses réelles en carburant, […]

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La Fédération Tijara, qui représente les acteurs de la distribution des produits de grande consommation, demande à l’État d’étendre aux distributeurs structurés disposant de leur propre flotte l’aide publique directe aujourd’hui réservée aux transporteurs routiers.

Son président, Ali Tazi, plaide pour un soutien fondé sur des critères objectifs et proportionnel aux dépenses réelles en carburant, ainsi que pour une concertation urgente entre les pouvoirs publics et les opérateurs, centrée sur la maîtrise des coûts de transport et le suivi des charges.

L’argumentaire repose sur un choix assumé par les membres de la fédération : ne pas répercuter la hausse du gasoil sur les prix à la consommation et absorber seuls le choc. Les opérateurs ont rationalisé leurs trajets et leur logistique, mais cet effort atteint selon eux ses limites structurelles, avec des marges en recul et un besoin en fonds de roulement en hausse.

Le dilemme est explicite. Répercuter le surcoût détruit les marges et la capacité d’investissement, mais ne pas le répercuter menace la rentabilité des entreprises. Une transmission intégrale nourrirait l’inflation et pèserait sur le pouvoir d’achat.

Le secteur déplace chaque année plusieurs centaines de millions de tonnes de produits, ce qui en fait l’un des premiers consommateurs de gasoil du pays en dehors du transport pour compte d’autrui.

Le gasoil avait franchi la barre des 16 dirhams le litre au début du mois d’octobre, après une hausse de 80 centimes, avant de revenir autour de 15,61 dirhams le 16 octobre. Le ministère chargé du transport et de la logistique a par ailleurs révisé à la hausse l’aide exceptionnelle destinée aux transporteurs routiers de marchandises, dispositif dont la fédération demande l’élargissement.

Aucune réponse des pouvoirs publics n’a été communiquée à cette demande. Le Conseil de la concurrence avait pour sa part relevé une transmission proche des variations des prix internationaux aux prix à la pompe.

LNT 

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Énergie, eau et industrie : trois salons professionnels réunis à Casablanca en novembre https://lnt.ma/energie-eau-et-industrie-trois-salons-professionnels-reunis-a-casablanca-en-novembre/ Thu, 15 Oct 2026 17:08:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561278 La Foire internationale de Casablanca accueillera, du 25 au 28 novembre 2026, les salons elec expo, EneR Event et Tronica Expo, consacrés respectivement à l’électricité, aux énergies renouvelables et à l’électronique. Organisée par la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), cette manifestation placera les infrastructures stratégiques et le dessalement au […]

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La Foire internationale de Casablanca accueillera, du 25 au 28 novembre 2026, les salons elec expo, EneR Event et Tronica Expo, consacrés respectivement à l’électricité, aux énergies renouvelables et à l’électronique. Organisée par la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), cette manifestation placera les infrastructures stratégiques et le dessalement au centre des échanges. L’Italie sera le pays à l’honneur de cette édition, qui devrait réunir des professionnels marocains et des participants de plus de trente pays.

Les enjeux liés à l’approvisionnement énergétique, à la gestion des ressources hydriques et à la modernisation industrielle seront au programme de trois salons professionnels organisés conjointement à Casablanca, du 25 au 28 novembre 2026.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette manifestation réunira la 19e édition d’elec expo, la 14e édition d’EneR Event et la 13e édition de Tronica Expo. Elle est organisée par la FENELEC, avec Global Fairs & Events en qualité d’organisateur délégué.

Le thème retenu, « Vision 2030 : Infrastructures stratégiques & dessalement au service de la souveraineté industrielle », traduit la volonté des organisateurs de mettre en relation plusieurs secteurs intervenant dans le développement des infrastructures énergétiques et industrielles.

La rencontre doit notamment permettre d’examiner les besoins en équipements, les solutions technologiques disponibles et les possibilités de coopération entre entreprises marocaines et partenaires internationaux.

Le dessalement au cœur des discussions

Le dessalement de l’eau occupera une place particulière dans le programme de cette édition. Cette activité nécessite en effet la mobilisation de plusieurs spécialités industrielles, notamment dans les domaines de l’électricité, de l’énergie, de l’automatisation et de la maintenance.

Selon la FENELEC, les discussions porteront sur les liens entre l’exploitation des stations de dessalement, leur alimentation électrique et l’intégration des énergies renouvelables.

Les professionnels aborderont également les questions relatives à la fiabilité des équipements, à la maîtrise de la consommation énergétique et à l’optimisation du coût de production de l’eau.

Ces problématiques s’inscrivent dans un contexte où le développement des infrastructures hydriques suppose des investissements dans les installations de production, mais également dans les équipements nécessaires à leur fonctionnement.

Le rapprochement entre les différentes filières représentées doit ainsi permettre de favoriser les échanges entre fournisseurs de technologies, bureaux d’études et opérateurs impliqués dans les projets de dessalement.

Les trois manifestations couvriront plusieurs segments de l’activité industrielle.

Elec expo, qui tiendra sa 19e édition, sera consacré à l’électricité, à l’éclairage, à l’électrotechnique et à l’automatisation industrielle. Les exposants présenteront notamment des équipements et des solutions destinés à la modernisation des installations électriques, à l’amélioration de leur fonctionnement et au renforcement de leur sécurité.

La 14e édition d’EneR Event portera, pour sa part, sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Les technologies présentées concerneront notamment la diversification des sources d’approvisionnement, la réduction des consommations et l’accompagnement des démarches de décarbonation des activités économiques.

Ces questions occupent une place croissante dans les stratégies industrielles, notamment en raison des enjeux de maîtrise des coûts énergétiques et d’amélioration des performances des installations.

Enfin, Tronica Expo, organisé pour la 13e fois, réunira des professionnels de l’électronique, de la sécurité électronique, du bâtiment intelligent, de l’avionique, de la mécatronique et de l’aéronautique.

Les systèmes intelligents et leurs applications industrielles figureront parmi les principales thématiques annoncées. Les échanges devraient notamment porter sur les technologies de contrôle, de supervision et d’automatisation, ainsi que sur leur contribution à la transformation des processus industriels.

En réunissant ces trois salons dans un même espace, les organisateurs entendent favoriser les échanges entre des métiers complémentaires et faciliter l’identification de solutions adaptées aux besoins des entreprises et des porteurs de projets.

L’Italie désignée pays à l’honneur

Cette édition sera également marquée par la participation de l’Italie en qualité de pays à l’honneur.

Un pavillon national sera organisé par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), avec la présence annoncée d’entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, l’électronique et l’électrotechnique.

Cette participation vise à favoriser les contacts entre opérateurs italiens et marocains, notamment dans les domaines de la fourniture d’équipements, des technologies industrielles et du développement de projets communs.

Les possibilités de coopération sur les marchés africains figureront également parmi les perspectives évoquées par les organisateurs.

La présence italienne s’inscrit ainsi dans la dimension internationale de la manifestation, qui devrait accueillir des participants de plus de trente pays, dont plusieurs représentants d’Afrique subsaharienne.

Au-delà des espaces d’exposition, le programme comprendra des conférences, des présentations technologiques et des rencontres d’affaires B2B.

Industriels, bureaux d’études, prescripteurs, décideurs publics et porteurs de projets sont attendus durant les quatre journées.

Ces rencontres doivent permettre aux entreprises participantes de présenter leurs activités, d’identifier des partenaires commerciaux et techniques et d’examiner les opportunités liées aux projets d’infrastructures énergétiques, hydriques et industrielles.

La FENELEC met également en avant les enjeux d’intégration industrielle locale, de développement des compétences et de transfert de technologies.

Ces différents axes visent à encourager la participation des entreprises marocaines aux projets d’investissement et à renforcer les échanges avec les fournisseurs et partenaires internationaux.

À travers cette édition, les organisateurs souhaitent inscrire les discussions dans les perspectives de développement industriel et infrastructurel du Maroc à l’horizon 2030.

Le choix de réunir les filières de l’électricité, des énergies renouvelables et de l’électronique répond notamment à leur interdépendance croissante dans la réalisation et l’exploitation des installations industrielles.

Le dessalement constitue, à cet égard, un exemple des besoins de coordination entre les différents métiers, compte tenu des exigences énergétiques, techniques et opérationnelles de ces infrastructures.

 

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Le Maroc accède à la deuxième vice-présidence du G-24 et se prépare à en assurer la présidence en 2028 https://lnt.ma/le-maroc-accede-a-la-deuxieme-vice-presidence-du-g-24-et-se-prepare-a-en-assurer-la-presidence-en-2028/ Thu, 15 Oct 2026 15:29:02 +0000 https://lnt.ma/?p=561274 Le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des Vingt-Quatre (G-24) à compter du 1er novembre 2026. Cette nomination, intervenue lors de la réunion ministérielle annuelle du groupe à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, ouvre la voie à une […]

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Le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des Vingt-Quatre (G-24) à compter du 1er novembre 2026. Cette nomination, intervenue lors de la réunion ministérielle annuelle du groupe à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, ouvre la voie à une première vice-présidence en 2027, puis à la présidence en 2028. Le Royaume entend mettre à profit ces responsabilités pour contribuer à la défense des intérêts des pays émergents et en développement dans les discussions sur la gouvernance financière internationale.

Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa participation aux instances de concertation économique et financière internationales. Le Royaume a été désigné pour occuper la deuxième vice-présidence du G-24, un groupe intergouvernemental chargé de coordonner les positions des pays en développement sur les grandes questions monétaires et financières internationales.

Cette désignation a été actée lors de la réunion ministérielle annuelle du G-24, organisée à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.

Le mandat marocain débutera officiellement le 1er novembre 2026. Il s’inscrit dans le cadre du mécanisme de rotation des responsabilités au sein du groupe, qui prévoit une progression vers la première vice-présidence en 2027, avant l’accession à la présidence en 2028.

Une présidence du G-24 en perspective pour 2028

La désignation du Maroc intervient dans le cadre du fonctionnement institutionnel du G-24, dont les responsabilités sont réparties selon un mécanisme de rotation entre les pays membres.

Ce dispositif doit permettre au Royaume d’occuper successivement trois niveaux de responsabilité au sein de l’organisation.

Après la deuxième vice-présidence à partir de novembre 2026, le Maroc devrait accéder à la première vice-présidence en 2027, puis prendre la présidence du groupe en 2028.

Cette évolution lui permettra de participer plus directement à la coordination des travaux et à la définition des priorités collectives du G-24.

Le groupe constitue un cadre de concertation entre pays émergents et en développement sur les politiques monétaires, les questions de financement et le fonctionnement des institutions financières internationales.

Ses travaux visent notamment à rapprocher les positions de ses membres avant les grandes réunions internationales, en particulier celles du FMI et de la Banque mondiale.

Pour le Maroc, cette nouvelle responsabilité représente une occasion de renforcer sa participation aux discussions multilatérales consacrées aux enjeux économiques et financiers des pays en développement.

Une réforme de l’architecture financière internationale parmi les priorités

À l’occasion de cette désignation, le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement de la coopération économique et financière internationale.

Le Royaume a notamment exprimé sa volonté de contribuer à la cohésion du G-24 et à la défense des priorités des économies émergentes et en développement.

L’un des principaux objectifs mis en avant concerne la promotion d’une architecture monétaire et financière internationale plus représentative, plus réactive et plus équitable.

Cette orientation renvoie aux débats sur la place des pays en développement dans les mécanismes de gouvernance financière mondiale, ainsi qu’à leur capacité à faire valoir leurs besoins spécifiques en matière de financement et de stabilité macroéconomique.

Le Maroc entend également participer au renforcement du dialogue entre les membres du groupe et à la recherche de positions communes sur les principaux défis économiques.

Il a, dans ce cadre, exprimé sa volonté de contribuer à l’élaboration de propositions concrètes susceptibles de répondre aux préoccupations partagées par les pays membres.

La recherche de consensus constitue ainsi l’un des axes annoncés de son engagement au sein du G-24.

Une délégation réunissant le ministère des Finances et Bank Al-Maghrib

La réunion ministérielle annuelle organisée à Bangkok a enregistré la participation d’une délégation marocaine composée de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, de Bank Al-Maghrib et des représentations du Royaume auprès du FMI et de la Banque mondiale.

Cette composition reflète la dimension à la fois budgétaire, monétaire et diplomatique des discussions menées dans le cadre du groupe.

Les travaux ont été présidés par le ministre des Finances du Nigeria, Taiwo Oyedele.

La rencontre a également connu la participation de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, ainsi que de Paschal Donohoe, directeur général et directeur des connaissances du Groupe de la Banque mondiale.

La présence de responsables de ces institutions a permis d’inscrire les discussions dans le cadre plus large des relations entre les pays en développement et les principaux organismes financiers multilatéraux.

Les tensions géopolitiques et le financement au centre des discussions

Les échanges ont porté sur plusieurs facteurs d’incertitude qui affectent l’environnement économique mondial.

Les participants ont notamment examiné les conséquences des tensions géopolitiques, de la fragmentation économique et du durcissement des conditions de financement.

Ces évolutions constituent des enjeux importants pour les pays émergents et en développement, dont les perspectives de croissance et les besoins d’investissement restent étroitement liés à l’évolution de la conjoncture internationale.

Le resserrement des conditions financières peut notamment compliquer l’accès aux ressources nécessaires au financement des infrastructures, des politiques publiques et des projets de développement.

La fragmentation de l’économie mondiale soulève, pour sa part, des questions relatives aux échanges commerciaux, aux flux d’investissement et à la coopération entre les différentes régions.

Dans ce contexte, les discussions ont souligné la nécessité de renforcer la coordination internationale afin de préserver la stabilité macroéconomique et de soutenir les perspectives de croissance.

Le G-24 entend ainsi poursuivre son rôle de concertation pour favoriser une meilleure prise en compte des besoins des économies émergentes dans les réponses apportées aux défis financiers mondiaux.

LNT

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Kénitra concentre 29% du chiffre d’affaires automobile national https://lnt.ma/kenitra-concentre-29-du-chiffre-daffaires-automobile-national/ Thu, 15 Oct 2026 10:43:06 +0000 https://lnt.ma/?p=561236 La région de Rabat-Salé-Kénitra représente 29% du chiffre d’affaires de l’industrie automobile marocaine, deuxième rang national derrière Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, qui en concentre 53%, et devant Casablanca-Settat, à 14%. Ces données portent sur l’exercice 2024 et proviennent du Baromètre de l’industrie marocaine 2025. La performance industrielle globale de la région, tous secteurs confondus, atteint environ 101 […]

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La région de Rabat-Salé-Kénitra représente 29% du chiffre d’affaires de l’industrie automobile marocaine, deuxième rang national derrière Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, qui en concentre 53%, et devant Casablanca-Settat, à 14%. Ces données portent sur l’exercice 2024 et proviennent du Baromètre de l’industrie marocaine 2025.

La performance industrielle globale de la région, tous secteurs confondus, atteint environ 101 milliards de dirhams en 2024, en hausse de 6,6% sur un an. Elle a quasiment doublé par rapport à 2021.

Le pôle s’est structuré autour de l’Atlantic Free Zone de Kénitra, qui accueille constructeurs et équipementiers de rang un et deux. La ville a bénéficié de sa position sur l’axe autoroutier et ferroviaire reliant Tanger à Casablanca, et de la proximité du port de Tanger Med comme du port Nador West Med pour les flux d’exportation.

À l’échelle nationale, les investissements dans le secteur automobile se sont élevés à 15,7 milliards de dirhams en 2024, contre 8,1 milliards en 2021, soit une progression d’environ 94% en trois ans.

Cette montée en puissance intervient au moment où l’Union européenne débat de l’instauration d’une préférence communautaire dans l’automobile. Le président français a annoncé mardi que Paris et Berlin finalisaient un accord destiné à mieux protéger l’industrie automobile européenne, et plaidé pour l’introduction d’un contenu européen dans les véhicules vendus sur le marché intérieur.

L’automobile est le premier secteur exportateur du Royaume et les sites installés au Maroc destinent l’essentiel de leur production au marché européen. Un mécanisme fondé sur un seuil de contenu régional constituerait donc un enjeu direct pour l’écosystème, selon qu’il retienne une définition strictement communautaire ou qu’il intègre les pays liés à l’Union par un accord d’association.

LNT

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L’ONCF cherche des financements hors budget https://lnt.ma/loncf-cherche-des-financements-hors-budget/ Thu, 15 Oct 2026 10:35:25 +0000 https://lnt.ma/?p=561234 La deuxième édition du forum international consacré aux solutions d’investissement et de financement pour l’avenir du rail africain se tient mercredi et jeudi à Rabat. Les responsables de l’Office national des chemins de fer y ont posé un constat : les financements publics traditionnels ne peuvent plus suffire à l’ampleur des besoins. Le programme ferroviaire […]

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La deuxième édition du forum international consacré aux solutions d’investissement et de financement pour l’avenir du rail africain se tient mercredi et jeudi à Rabat. Les responsables de l’Office national des chemins de fer y ont posé un constat : les financements publics traditionnels ne peuvent plus suffire à l’ampleur des besoins.

Le programme ferroviaire marocain mobilise 96 milliards de dirhams à l’horizon 2030, lancé en 2025. Il prévoit le prolongement de la grande vitesse jusqu’à Marrakech, portant le réseau à grande vitesse à environ 630 kilomètres, l’acquisition de 168 trains et la mise en place de services de proximité de type réseau express régional dans les grandes agglomérations, pour un trafic de plus de 55 millions de voyageurs par an.

Le financement demeure un défi majeur, a reconnu le directeur général de l’office, Mohamed Rabie Khlie. Le directeur du pôle finances, gouvernance et achats, Oussama Lachhab, a rappelé que les revenus du trafic voyageurs ne suffisent pas nécessairement à couvrir les coûts d’un projet ferroviaire.

Plusieurs instruments ont été passés en revue. L’épargne à long terme des caisses de retraite et des compagnies d’assurance, sur des horizons de quarante ans et plus, est présentée comme la ressource la plus adaptée à la durée de vie des actifs ferroviaires. Les banques de développement, le financement export auprès des banques commerciales pour accompagner les achats d’équipements, et les financements concessionnels destinés à abaisser le coût de la ressource complètent le dispositif.

L’office a par ailleurs recouru aux obligations vertes, à hauteur d’un milliard de dirhams en 2022, puis de deux milliards en 2025 et de deux milliards en 2026. Un financement dont le taux serait lié à des indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance est à l’étude.

Sur les partenariats public-privé, le responsable financier a mis en garde contre une confusion fréquente : l’erreur consiste à considérer le partenariat public-privé comme une source de financement, a-t-il déclaré, en soulignant que sa réussite dépend de la répartition des risques et de l’existence de compétences publiques suffisantes.

L’enjeu dépasse le cas marocain. Le déficit d’infrastructures ampute la croissance annuelle du continent d’environ deux points et peut entraîner une perte de productivité industrielle allant jusqu’à 40%, selon des estimations reprises par l’Union africaine.

LNT

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La BAD finance le rail et la formation professionnelle https://lnt.ma/la-bad-finance-le-rail-et-la-formation-professionnelle/ Thu, 15 Oct 2026 10:28:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561229 Les deux prêts consentis par la Banque africaine de développement au Maroc totalisent 405 millions d’euros, soit environ 4,4 milliards de dirhams, répartis entre les infrastructures ferroviaires et la formation professionnelle. Le premier volet, de 205 millions d’euros, soit environ 2,24 milliards de dirhams, est consacré à la modernisation du corridor ferroviaire reliant Kénitra à […]

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Les deux prêts consentis par la Banque africaine de développement au Maroc totalisent 405 millions d’euros, soit environ 4,4 milliards de dirhams, répartis entre les infrastructures ferroviaires et la formation professionnelle.

Le premier volet, de 205 millions d’euros, soit environ 2,24 milliards de dirhams, est consacré à la modernisation du corridor ferroviaire reliant Kénitra à Marrakech via Casablanca, afin d’en accroître la capacité, de réduire les temps de parcours et de renouveler les voies. Le financement couvre également l’acquisition d’appareils de voie pour les lignes classiques et à grande vitesse, de joints de dilatation pour les ouvrages d’art et d’équipements inscrits au plan de développement de l’Office national des chemins de fer.

Le second volet, de 200 millions d’euros, soit environ 2,18 milliards de dirhams, finance le programme Cap-compétences 2030, piloté par le ministère chargé de l’emploi. Il prévoit l’extension du dispositif d’apprentissage Tadaroj à 260 000 jeunes, dont la moitié de jeunes femmes, et celle du dispositif Taehil à 60 000 chercheurs d’emploi non diplômés.

Le programme comporte aussi la création d’une plateforme hybride de certification des formateurs par l’institut national de formation des formateurs, la numérisation de l’agence nationale pour l’emploi avec une agence virtuelle et des applications mobiles, et le renforcement des partenariats public-privé pour les instituts sectoriels.

Ce calibrage recoupe les priorités affichées par les pouvoirs publics. Le discours royal du 9 octobre a fait de l’emploi des jeunes la première priorité de la législature, et une note de la Banque mondiale publiée le 9 octobre liait la réduction durable de la pauvreté à la création d’emplois, en relevant un taux d’activité tombé à environ 43% en 2025.

Les conditions financières des deux prêts, taux et maturités, n’ont pas été communiquées.

LNT

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Le groupe OCP vise le contrôle total d’Emaphos https://lnt.ma/le-groupe-ocp-vise-le-controle-total-demaphos/ Thu, 15 Oct 2026 10:24:59 +0000 https://lnt.ma/?p=561226 Le groupe OCP a annoncé le renforcement de sa participation au capital d’Euro Maroc Phosphore, Emaphos, en vue d’en détenir la totalité. L’opération porte sur les parts détenues par le chimiste allemand Chemische Fabrik Budenheim et le belge Prayon, dont le groupe marocain possède par ailleurs 50% du capital. L’acquisition est conduite par OCP Specialty […]

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Le groupe OCP a annoncé le renforcement de sa participation au capital d’Euro Maroc Phosphore, Emaphos, en vue d’en détenir la totalité. L’opération porte sur les parts détenues par le chimiste allemand Chemische Fabrik Budenheim et le belge Prayon, dont le groupe marocain possède par ailleurs 50% du capital.

L’acquisition est conduite par OCP Specialty Products and Solutions, filiale détenue à 100% par le groupe. Elle reste soumise aux conditions suspensives usuelles et aux autorisations réglementaires requises, pour une finalisation attendue au début de l’année 2027. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.

Créée en 1996 à Jorf Lasfar, Emaphos produit de l’acide phosphorique purifié, produit à plus forte valeur ajoutée que l’acide marchand. Sa capacité, fixée initialement à 140 000 tonnes par an, a été portée à environ 300 000 tonnes en 2023.

L’opération doit permettre d’élargir les activités du groupe dans les phosphates de spécialité et d’approfondir l’intégration opérationnelle de l’unité. Les applications visées couvrent les engrais de spécialité, la transformation alimentaire, l’industrie pharmaceutique et les usages liés à la transition énergétique, notamment les matériaux pour batteries.

Le groupe indique que les deux partenaires sortants resteront des partenaires commerciaux stratégiques et poursuivront leurs relations d’approvisionnement existantes avec Emaphos, dont les positions sur les marchés internationaux doivent être préservées.

La prise de contrôle s’inscrit dans la stratégie de montée en gamme du groupe, qui cherche à déplacer son mix de produits vers des dérivés transformés plutôt que vers l’exportation de roche et d’acide brut.

LNT

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Ferroviaire : 134 MMDH pour moderniser le réseau d’ici 2030 https://lnt.ma/ferroviaire-134-mmdh-pour-moderniser-le-reseau-dici-2030/ Wed, 14 Oct 2026 16:06:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561203 Le Maroc poursuit le développement de ses infrastructures ferroviaires à travers un programme d’investissement, complété par des projets additionnels, représentant une enveloppe globale de 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Cette programmation comprend notamment le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, le raccordement du port Nador West Med, l’acquisition […]

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Le Maroc poursuit le développement de ses infrastructures ferroviaires à travers un programme d’investissement, complété par des projets additionnels, représentant une enveloppe globale de 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Cette programmation comprend notamment le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, le raccordement du port Nador West Med, l’acquisition de 168 nouveaux trains et le développement des services ferroviaires de proximité. Ces orientations ont été présentées mercredi 14 octobre à Rabat, lors du deuxième Forum international sur le financement des projets ferroviaires en Afrique.

Le Maroc entend accélérer la modernisation de son réseau ferroviaire à travers une programmation d’investissement dont l’enveloppe globale atteint 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030, en incluant un programme complémentaire.

Ce montant a été annoncé par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, dans une allocution prononcée en son nom par le secrétaire général du ministère, Zine El Abidine Britel, à l’ouverture du forum.

Les investissements concernent les infrastructures, le matériel roulant et les services de transport. Ils doivent notamment accompagner l’expansion urbaine, la progression des besoins de mobilité et le développement des activités économiques.

Grande vitesse, liaisons portuaires et trains de proximité

Parmi les principaux projets figure le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, destiné à renforcer les connexions entre plusieurs pôles économiques et urbains du Royaume.

Le programme comprend également le raccordement ferroviaire du port Nador West Med, afin d’améliorer l’articulation entre les infrastructures portuaires et le réseau national de transport de marchandises.

Le développement des trains de proximité dans les grandes agglomérations constitue une autre priorité, dans un contexte d’augmentation des déplacements quotidiens.

À ces projets s’ajoutent la modernisation du réseau existant et l’acquisition de 168 nouveaux trains, destinés à renouveler le matériel roulant et à renforcer les capacités de transport.

Selon le ministre, ces investissements doivent également accompagner les préparatifs de la Coupe du monde 2030, tout en répondant à des besoins de mobilité et de développement économique à plus long terme.

Un cadre contractuel entre l’État et l’ONCF

La réalisation de cette programmation repose sur un cadre contractuel établi entre l’État et l’Office national des chemins de fer (ONCF).

Ce dispositif définit les investissements à réaliser, leurs modalités de financement et les engagements respectifs des parties concernées.

Abdessamad Kayouh a également évoqué la mobilisation de financements importants, notamment à travers des instruments de financement verts, ainsi que le renforcement des mécanismes de gestion des risques financiers.

Ces orientations visent à diversifier les ressources disponibles et à accompagner des projets nécessitant des engagements financiers de longue durée.

Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de prévoir des financements couvrant non seulement la construction des infrastructures, mais également leur exploitation et leur maintenance.

Il a appelé à une mobilisation accrue des banques de développement et des institutions financières internationales et régionales, ainsi qu’au développement de mécanismes de garantie susceptibles de favoriser la participation des capitaux privés.

L’Afrique face au défi des corridors ferroviaires intégrés

Au-delà des projets marocains, les discussions ont porté sur le développement des réseaux ferroviaires à l’échelle continentale.

Le chef du département transport à la Commission de l’Union africaine, Eric Ntagengerwa, a souligné l’importance de privilégier des corridors transfrontaliers intégrés, reliant les ports, les zones industrielles, les plateformes logistiques et les marchés.

Selon lui, ces infrastructures pourraient contribuer à réduire les coûts de transport et à renforcer les échanges économiques entre les pays africains.

Il a rappelé que la mise en place d’un réseau ferroviaire intégré constitue l’un des projets de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Sa réalisation nécessite toutefois une meilleure coordination des projets, une harmonisation des normes techniques et la mobilisation de financements adaptés.

Eric Ntagengerwa a également insisté sur l’importance de cadres réglementaires prévisibles, de procédures transparentes de passation des marchés et de mécanismes de partage des risques pour attirer les investisseurs privés.

Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le deuxième Forum international sur le financement des projets ferroviaires en Afrique se tient à Rabat les 14 et 15 octobre 2026.

Coorganisée par l’Union internationale des chemins de fer (UIC) et l’ONCF, cette rencontre réunit des représentants des pouvoirs publics, des institutions financières, des opérateurs ferroviaires et des investisseurs.

Les échanges portent notamment sur les priorités d’investissement, les mécanismes de financement et l’interopérabilité des infrastructures.

LNT

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Pourquoi les institutionnels n’ont pas déserté la Bourse https://lnt.ma/pourquoi-les-institutionnels-nont-pas-deserte-la-bourse/ Wed, 14 Oct 2026 11:22:59 +0000 https://lnt.ma/?p=561172 Sur le marché financier, la bourse de Casablanca en l’occurrence, un constat s’impose, celui du manque d’intervention des investisseurs institutionnels marocains. Les chiffres sont éloquents, ce sont surtout les gros institutionnels marocains qui lèvent le pied, pas les petits porteurs. L’AMMC vient de publier le profil exact des investisseurs en bourse et en ressort la […]

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Sur le marché financier, la bourse de Casablanca en l’occurrence, un constat s’impose, celui du manque d’intervention des investisseurs institutionnels marocains. Les chiffres sont éloquents, ce sont surtout les gros institutionnels marocains qui lèvent le pied, pas les petits porteurs. L’AMMC vient de publier le profil exact des investisseurs en bourse et en ressort la distribution au premier trimestre 2026, sur le marché central actions. Ainsi, les OPCVM, organisme de placements collectifs, occupent la première place avec 38,4% du volume traité, 10,8 MMDH d’achats contre 9,3 MMDH de ventes, donc en net une intervention de +1,5 MMDH.

Les Personnes morales marocaines (holdings, assurances, banques) tiennent le second rang avec 27,2% du volume traité. Mais leurs interventions connaissent une baisse de 6,3 MMDH d’achats et aussi 7,9 MMDH de ventes, soit de sorties de la bourse. Ils s’avèrent donc être vendeurs net d’1,6 MMDH. Preuve s’il en est que les institutionnels marocains se détournent de la bourse.

Sachant que la troisième catégorie d’intervenants en bourse les Personnes physiques marocaines, occupent une place plus importante de 22,6%, tout en suivant également le mouvement de désengagement avec -6,2 MMDH d’achats et 5,6 MMDH de ventes. Leur part a toutefois explosé de 12% en moyenne sur la période 2019-2023, à plus de 22% aujourd’hui.

Un paradoxe s’impose face à ces chiffres, la bourse bénéficie de plus d’intervenants mais avec moins d’argent échangé. Car en effet, les particuliers sont 2,5 fois plus nombreux, passent beaucoup d’ordres, mais avec des petits tickets. Ils font tourner leur portefeuille 3 à 6 fois par an, contre 0,5 fois pour un OPCVM.

Les gros vendeurs qui font baisser les volumes en valeur sont les personnes morales marocaines, assureurs, caisses de retraites, fonds d’investissements et autres, qui arbitrent de plus en plus vers l’obligataire, dont les rendements sont plus attractifs à 3,8% en moyenne et donc plus rentable que le dividende moyen de 2,9%.

Au-delà de ces constats, avec les OPCI dont certains offrent plus de 6% de rémunération et les produits innovants de financements de projets public qui se financent sur le marché des capitaux, les institutionnels en cause ont tout simplement diversifié leurs interventions, voire restructuré leurs portefeuilles limités à la dette publique et des actions de fonds de portefeuille. Aujourd’hui, avec les OPCI notamment, ils investissent plus dans une nouvelle forme de l’immobilier qui s’avère plus rentable.

Un nouveau vent a soufflé sur la bourse de Casablanca et sur le marché des capitaux globalement.

Certes, d’importantes introductions en bourse ont commencé par le booster ces 3 dernières années en réveillant tous les intervenants confondus qui ont sur souscrit ces dernières plusieurs fois, révélant par la même une source d’épargne très importante qui n’attendait qu’à être investie.

Puis la création par l’État de produits dits innovants destinés à se financer sur le marché des capitaux, a créé de nouvelles opportunités d’investissements à ces mêmes institutionnels en leur donnant de meilleurs rendements notamment à travers les OPCI utilisés dans l’externalisation des actifs publics des administrations entre autres.

Mais, le marché obligataire, avec l’appréciation des taux d’intérêts, leur a permis une autre voie de diversification de leur portefeuille y compris dans les Bons du Trésor avec des taux plus élevés introduits par le Trésor.

A travers ce mouvement des investisseurs en bourse et l’arrivée de nouveaux produits financiers mieux rémunérés, la bourse de Casablanca sort d’une situation statique d’un marché illiquide et inefficace. Elle s’est transformée en un réel marché où différentes allocations, placements et investissements, sont possibles et tous les investisseurs en fonction de leur taille et de leur politique font désormais des choix nouveaux, qui changent en fonction des opportunités que le marché leur offre. En définitive, malgré les chiffres, on ne peut donc pas conclure que les institutionnels se retirent réellement de la bourse seulement parce que leur comportement à un instant T est différent…

 

Afifa Dassouli

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Les bénéfices ne suffisent plus à soutenir le MASI https://lnt.ma/les-benefices-ne-suffisent-plus-a-soutenir-le-masi/ Wed, 14 Oct 2026 10:53:28 +0000 https://lnt.ma/?p=561149 La croissance des résultats des sociétés cotées ne soutient plus l’indice de la Bourse de Casablanca, selon une étude consacrée aux résultats semestriels 2026 des sociétés cotées, publiée en octobre par un bureau de recherche de la place. Le MASI s’établissait à 16 893 points au 6 octobre, en recul de 10,4% depuis le début […]

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La croissance des résultats des sociétés cotées ne soutient plus l’indice de la Bourse de Casablanca, selon une étude consacrée aux résultats semestriels 2026 des sociétés cotées, publiée en octobre par un bureau de recherche de la place.

Le MASI s’établissait à 16 893 points au 6 octobre, en recul de 10,4% depuis le début de l’année. L’indice avait pourtant débuté 2026 en hausse, gagnant 3,8% jusqu’au 6 janvier pour atteindre 19 555 points. Il est ensuite descendu jusqu’à 16 399 points le 3 mars, soit un repli de 13% depuis le 1er janvier à cette date.

Le découplage apparaît dans la dynamique des résultats. Les bénéfices des sociétés cotées ont progressé d’environ 15% par an entre 2022 et 2025. Au premier semestre 2026, hors secteur minier, la progression s’est limitée à 6%.

Autrement dit, le moteur qui avait porté la valorisation de la place pendant trois ans a nettement ralenti, au moment où les investisseurs réévaluent les primes accordées pendant la phase d’expansion. Le repli de l’indice traduit ainsi moins une détérioration des fondamentaux qu’une normalisation des multiples, après une séquence où les cours avaient progressé plus vite que les résultats.

Le ralentissement des bénéfices hors mines invite à distinguer les contributions sectorielles. Le secteur minier, porté par les prix internationaux, a tiré les résultats agrégés vers le haut, ce qui masque la décélération observée dans les autres compartiments de la cote.

LNT

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Campagne agricole : Lancement des semis sur un programme de 63 000 ha de plantes sucrières https://lnt.ma/campagne-agricole-lancement-des-semis-sur-un-programme-de-63-000-ha-de-plantes-sucrieres/ Wed, 14 Oct 2026 10:45:26 +0000 https://lnt.ma/?p=561141 COSUMAR et ses agriculteurs partenaires engagent la campagne agricole 2026/2027 dans un contexte hydrique favorable. Les barrages qui alimentent les périmètres sucriers enregistrent une amélioration significative avec un taux de remplissage de 67 %, contre 32 % à la même date l’an dernier, témoignant de conditions hydriques nettement meilleures pour la nouvelle campagne. La campagne […]

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COSUMAR et ses agriculteurs partenaires engagent la campagne agricole 2026/2027 dans un contexte hydrique favorable. Les barrages qui alimentent les périmètres sucriers enregistrent une amélioration significative avec un taux de remplissage de 67 %, contre 32 % à la même date l’an dernier, témoignant de conditions hydriques nettement meilleures pour la nouvelle campagne.

La campagne agricole 2026/2027 mobilise des superficies importantes dans les différentes régions sucrières du Royaume, avec 60 000 hectares dédiés à la betterave à sucre, répartis entre Doukkala (18 500 ha), Tadla (15 500 ha), Gharb (15 000 ha), Loukkos (6 000 ha) et Moulouya (5 000 ha). En parallèle, 3 000 hectares de nouvelles plantations de canne à sucre sont prévus dans les régions du Gharb (2 000 ha) et du Loukkos (1 000 ha).

Ces superficies illustrent la dynamique de la filière sucrière nationale et son ancrage territorial. Leur mise en valeur devrait générer plus de 3 MMDH de retombées économiques au profit des régions concernées, contribuant ainsi au développement agricole, à la création de valeur et à l’accroissement des revenus des agriculteurs partenaires.

Dans le cadre de son modèle d’agrégation, le Groupe COSUMAR contractualise avec ses agriculteurs partenaires et les accompagne sur l’ensemble du cycle de culture, de l’approvisionnement en intrants agricoles jusqu’à la livraison de la récolte aux usines. Pour cette campagne, le Groupe a sécurisé les intrants agricoles (semences, engrais et produits phytosanitaires) et en assure le préfinancement pour un montant d’environ 800 MDH.

La mécanisation est généralisée depuis le semis jusqu’à la récolte et bénéficie cette année d’un investissement de renouvellement du parc des machines agricoles dédié aux plantes sucrières pour un montant de 120 MDH.

Le programme des superficies pour la campagne 2026/2027 est accompagné d’un ensemble d’investissements de 270 MDH consacrés à la modernisation technologique et à la mise à niveau des capacités de l’outil industriel, afin d’assurer la réception des récoltes dans de bonnes conditions.

Pour rappel, au cours de la campagne 2025/2026, le Groupe COSUMAR a réalisé une production nationale de 240 000 tonnes de sucre blanc issu des plantes sucrières locales, betterave et canne à sucre, dans un contexte d’inondations dans les périmètres du Gharb et du Loukkos. Les rendements moyens se sont établis à 55 tonnes par hectare pour la betterave à sucre et à 72 tonnes par hectare pour la canne à sucre.

Durant la campagne 2025/2026, les agriculteurs partenaires ont bénéficié d’un appui financier de l’Etat de 70 Dhs par tonne de canne et de 80 Dhs par tonne de betterave. Les engrais distribués aux agriculteurs sucriers ont été subventionnés et les agriculteurs sinistrés des périmètres du Gharb et Loukkos ont également bénéficié de l’annulation de leurs dettes au titre de la campagne écoulée. Ces deux mesures ont été financées conjointement par le Groupe COSUMAR et l’Etat. Le montant total mobilisé pour l’ensemble de ces actions s’élève à 425 MDH.

H.Z

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