Politique - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/national/politique/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 11 Sep 2026 10:59:13 +0000 fr-FR hourly 1 Législatives: 7 288 candidats et 1 850 listes pour 395 sièges, les femmes représentent 36,5% des candidatures https://lnt.ma/legislatives-7-288-candidats-et-1-850-listes-pour-395-sieges-les-femmes-representent-365-des-candidatures/ Fri, 11 Sep 2026 10:02:58 +0000 https://lnt.ma/?p=559264 Le dépôt s’est achevé le 9 septembre à midi. Les circonscriptions locales enregistrent 1 615 listes et 5 505 candidats, contre 1 472 listes et 5 046 candidats en 2021. Les circonscriptions régionales, exclusivement féminines, comptent 235 listes et 1 783 candidates. Vingt-huit formations politiques sont en lice. Le ministère de l’Intérieur a publié le […]

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Le dépôt s’est achevé le 9 septembre à midi. Les circonscriptions locales enregistrent 1 615 listes et 5 505 candidats, contre 1 472 listes et 5 046 candidats en 2021. Les circonscriptions régionales, exclusivement féminines, comptent 235 listes et 1 783 candidates. Vingt-huit formations politiques sont en lice.

Le ministère de l’Intérieur a publié le bilan définitif des candidatures pour le scrutin du 23 septembre.

Le total s’établit à 1 850 listes et 7 288 candidats, soit une moyenne supérieure à dix-huit candidats par siège à pourvoir.

La ventilation par type de circonscription éclaire la structure du scrutin. Les circonscriptions locales, qui pourvoient 305 sièges, comptent 1 615 listes et 5 505 candidats, en progression sur 2021 où l’on dénombrait 1 472 listes et 5 046 candidats. Les circonscriptions régionales, au nombre de douze et pourvoyant 90 sièges, enregistrent 235 listes et 1 783 candidates, ces sièges étant pour la première fois réservés exclusivement aux femmes.

La participation féminine atteint 2 658 candidatures, soit 36,47% du total. Cent vingt et une listes sont par ailleurs conduites par des femmes dans les circonscriptions locales, donnée qui mesure la place des candidates hors du mécanisme réservé.

Cette distinction mérite d’être faite. Un quota garantit un nombre de sièges ; il ne dit rien de la position des femmes dans la compétition ordinaire. Les 121 têtes de liste locales constituent de ce point de vue l’indicateur le plus significatif, celui de l’accès à des positions éligibles sans dispositif dédié.

Vingt-huit partis politiques participent au scrutin, auxquels s’ajoutent des alliances électorales récemment constituées. Le ministère relève un engouement significatif des citoyens pour la candidature par rapport aux scrutins précédents.

Parmi les candidats figurent 227 parlementaires sortants, dont 204 députés, soit plus de la moitié de la Chambre sortante se représentant devant les électeurs.

Le rapport de dix-huit candidats par siège traduit moins une compétition intense qu’une caractéristique du mode de scrutin. La représentation proportionnelle appliquée dans des circonscriptions de taille réduite, avec un quotient calculé sur les électeurs inscrits, disperse les sièges entre de nombreuses formations et rend l’investiture accessible à des partis dont les chances d’élection restent faibles.

La campagne électorale, ouverte le 10 septembre, s’achèvera le 22 à minuit.

LNT

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Campagne électorale : les dépenses en ligne plafonnées au tiers du budget https://lnt.ma/campagne-electorale-les-depenses-en-ligne-plafonnees-au-tiers-du-budget/ Fri, 11 Sep 2026 10:01:43 +0000 https://lnt.ma/?p=559268 Les décrets d’application fixent à 600 000 dirhams le budget maximal d’un candidat et limitent les dépenses en ligne au tiers du total, sans dépasser 800 000 dirhams pour une liste locale et 1,5 million pour une liste régionale. Le plafond couvre les réseaux sociaux, les moyens d’intelligence artificielle et toute plateforme électronique. Il ne […]

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Les décrets d’application fixent à 600 000 dirhams le budget maximal d’un candidat et limitent les dépenses en ligne au tiers du total, sans dépasser 800 000 dirhams pour une liste locale et 1,5 million pour une liste régionale. Le plafond couvre les réseaux sociaux, les moyens d’intelligence artificielle et toute plateforme électronique. Il ne s’applique qu’à compter du 10 septembre.

Le cadre financier de la campagne repose sur deux plafonds articulés.

Le premier porte sur le budget global : un candidat ne peut engager plus de 600 000 dirhams pour sa campagne.

Le second vise spécifiquement les dépenses en ligne, limitées au tiers du budget total de campagne, sans excéder 800 000 dirhams pour une liste de circonscription locale ni 1,5 million de dirhams pour une liste de circonscription régionale.

La définition retenue par les textes est volontairement extensive. Elle couvre l’ensemble des réseaux sociaux et des moyens d’intelligence artificielle, ainsi que toute plateforme électronique ou application recourant à internet ou à des logiciels informatiques. Sont donc visés la publicité sur les réseaux, les contenus générés par intelligence artificielle et les activités promotionnelles conduites en ligne.

L’encadrement comporte toutefois une limite temporelle qui en détermine la portée réelle. Il ne s’applique qu’à la période de campagne officielle, ouverte le 10 septembre. Les dépenses engagées auparavant échappent au plafond.

Or cette période antérieure a été active. Plusieurs formations de la majorité sortante ont conduit, depuis le printemps, des campagnes publicitaires soutenues sur les plateformes du groupe Meta. Le Rassemblement national des indépendants y a engagé le volume le plus important, des relevés le créditant de plus de 133 000 dollars de dépenses publicitaires avant l’ouverture officielle de la campagne. Le Parti authenticité et modernité et l’Istiqlal figurent également parmi les principaux annonceurs politiques de la période.

Ces dépenses sont documentées parce que les plateformes du groupe américain publient une bibliothèque publicitaire recensant les annonces à caractère politique, leur financeur et les montants engagés par tranches. Cette transparence, imposée par des réglementations étrangères, fournit au débat marocain une information que le droit national n’exige pas.

Le contrôle intervient en aval. Les comptes de campagne doivent être déposés dans les quatre-vingt-dix jours suivant le scrutin auprès de la Cour des comptes, chargée de vérifier la conformité des dépenses aux plafonds réglementaires.

L’efficacité du dispositif reposera sur la capacité de la juridiction financière à rapprocher les déclarations des candidats des données publiées par les plateformes, exercice qui suppose un accès à ces registres et une méthode de conversion des montants déclarés en devises étrangères.

LNT

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Législatives: la campagne s’ouvre, l’intelligence artificielle entre dans le code pénal électoral https://lnt.ma/legislatives-la-campagne-souvre-lintelligence-artificielle-entre-dans-le-code-penal-electoral/ Thu, 10 Sep 2026 09:12:13 +0000 https://lnt.ma/?p=559177 La campagne électorale court du 10 au 22 septembre à minuit, en application de la loi organique 53.25. Les couleurs rouge et verte sont proscrites des supports non officiels, la propagande est interdite dans les lieux de culte, les établissements scolaires et les administrations. La diffusion de contenus électoraux le jour du scrutin est passible […]

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La campagne électorale court du 10 au 22 septembre à minuit, en application de la loi organique 53.25. Les couleurs rouge et verte sont proscrites des supports non officiels, la propagande est interdite dans les lieux de culte, les établissements scolaires et les administrations. La diffusion de contenus électoraux le jour du scrutin est passible de trois à six mois de prison.

La campagne pour l’élection des membres de la Chambre des représentants s’ouvre ce jeudi, treize jours avant le scrutin du 23 septembre. Elle prendra fin le 22 septembre à minuit.

Le cadre juridique applicable, fixé par la loi organique 53.25, comporte plusieurs séries de restrictions dont certaines sont nouvelles.

Sur l’affichage, les affiches non officielles, les programmes et les tracts électoraux ne peuvent utiliser les couleurs rouge et verte, ni leur combinaison. La règle protège les emblèmes nationaux d’une appropriation partisane.

Sur les lieux, la propagande est prohibée dans les lieux de culte, les établissements d’enseignement et les administrations publiques. Les organisateurs de marches ou de manifestations recourant à des haut-parleurs doivent en informer les autorités locales vingt-quatre heures à l’avance.

Le volet numérique constitue l’apport le plus significatif de ce scrutin. La diffusion de matériel électoral le jour du vote est interdite sur les réseaux sociaux, les plateformes de diffusion en continu, les outils d’intelligence artificielle et les services internet. Les infractions sont passibles de trois à six mois d’emprisonnement et d’une amende de 20 000 à 50 000 dirhams.

Cette disposition répond à une difficulté pratique bien identifiée. Le silence électoral, conçu pour un environnement médiatique où l’extinction de la propagande dépendait de quelques diffuseurs, devient inapplicable sans base pénale dès lors que chaque électeur dispose d’un canal de publication. Reste que la détection des contenus générés par intelligence artificielle, spécifiquement visés par le texte, suppose des moyens techniques dont l’existence n’a pas été documentée.

La neutralité administrative fait l’objet de sanctions plus lourdes encore. Les fonctionnaires qui distribueraient du matériel de campagne ou apporteraient leur soutien à un candidat encourent de six mois à un an d’emprisonnement et une amende de 50 000 à 100 000 dirhams.

Le contrôle financier intervient en aval. Les comptes de campagne devront être déposés dans les quatre-vingt-dix jours suivant le scrutin auprès de la Cour des comptes, chargée de vérifier la conformité des dépenses.

Le dispositif judiciaire a par ailleurs été préparé en amont. Le procureur général du Roi près la Cour de cassation a mis en place des cellules régionales et locales dédiées au contentieux électoral, coordonnées par une structure centrale placée auprès de la présidence du ministère public.

LNT

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Législatives du 23 septembre, 1 million… de promesses https://lnt.ma/legislatives-du-23-septembre-1-million-de-promesses/ Thu, 10 Sep 2026 09:06:51 +0000 https://lnt.ma/?p=559174 Alors que la campagne électorale s’ouvre officiellement le 10 septembre, sept programmes des principaux partis sont désormais disponibles incluant des centaines d’engagements, des centaines de milliards annoncés et un million d’emplois promis par presque tout le monde. Le RNI l’inscrit noir sur blanc dans son programme, le PAM également, le PPS aussi. Les autres formations […]

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Alors que la campagne électorale s’ouvre officiellement le 10 septembre, sept programmes des principaux partis sont désormais disponibles incluant des centaines d’engagements, des centaines de milliards annoncés et un million d’emplois promis par presque tout le monde.

Le RNI l’inscrit noir sur blanc dans son programme, le PAM également, le PPS aussi. Les autres formations se replient sur cinq cent mille, par prudence sans doute, mais le million est ainsi devenu l’unité de compte de cette campagne, la mise minimale pour être pris au sérieux. Et comme il est le même partout, il ne distingue plus personne.

Le problème est que ce chiffre ne repose sur rien de vérifiable et qu’il laisse dubitatif lorsque l’on sait qu’en quatre ans, l’économie marocaine a créé quelque 94.000 postes nets. Tenir la promesse supposerait donc d’en produire 200.000 par an en moyenne, soit de multiplier par plus de huit le rythme réellement observé. Pendant ce temps, le chômage au sens strict touche 1,25 million de personnes, près de trois jeunes actifs sur dix, et la sous-utilisation de la main-d’œuvre atteint 45% chez les 15-24 ans. Entre le diagnostic, qui est juste, et la promesse, qui est ronde, il manque une démonstration et ce n’est pas l’horizon de la Coupe du Monde 2030 qui à lui seul peut être la ligne de mire.

Comme souvent, on trouve dans les programmes électoraux tout et son contraire. Aussi, le PJD a présenté quant à lui 467 mesures, tout un programme, mais sans y attacher le moindre objectif chiffré, son secrétaire général expliquant qu’annoncer des chiffres serait trompeur si les alliances gouvernementales empêchaient ensuite de les tenir. Et, il faut le reconnaître, l’argument est habile et surtout révélateur, en plus de dédouaner le parti de Benkirane de justifier de ses mesures, parce qu’il revient à admettre, avant même le scrutin, qu’un programme électoral d’un seul parti ne vaut pas grand-chose tant que la coalition qui mènera tout le futur gouvernement marocain ne sera pas connue.

Autre paradoxe observable à l’œil nu, la dissonance entre le RNI, le PAM et l’Istiqlal, qui ont gouverné ensemble pendant cinq ans et qui se présentent aujourd’hui devant les électeurs avec trois récits différents du même bilan. Le PAM fait campagne sous le mot d’ordre « Pour changer de cap », ce qui est une manière singulière de solder une expérience à laquelle il a pleinement participé. L’Istiqlal multiplie les signes de différenciation vis-à-vis de ses partenaires tout en revendiquant son expérience du pouvoir comme argument de compétence. Quant au RNI, il promet un million d’emplois qu’il promettait déjà en 2021, sous une autre présidence et dans un tout autre contexte. Chacun revendique les réussites collectives et impute les insuffisances au voisin de table. Pourtant l’électeur, lui, n’aura qu’un bulletin pour trancher entre trois versions d’une même histoire et le risque est qu’il sanctionne les trois d’un coup.

Mais la plus grande question est de savoir à qui tout cela s’adresse. Les programmes débordent de mesures destinées à la jeunesse. Parcours pour les jeunes sans emploi ni formation, chèque-formation, contrats de première expérience, logements réservés, accompagnement de jeunes entreprises. Or les 18-24 ans ne pèsent que 4% du corps électoral, soit 632.046 inscrits, contre près de 915.000 il y a cinq ans. Plus largement, les listes définitives comptent 15,8 millions d’électeurs, soit 1,7 million de moins qu’en 2021, pour une population en âge de voter estimée à 27 millions. Près d’un tiers des inscrits ont plus de 60 ans. On promet donc massivement la jeunesse à un électorat qui vieillit, et l’on construit une offre pour des citoyens qui ne figurent pas sur les listes.

L’abstention sera un acteur important de ce vote, on le sait et si elle ne relève pas comme dans beaucoup de cas d’un désintérêt, le jugement politique de nombre de concitoyens qui considèrent que les élus ne tiennent pas leurs promesses risque de l’accentuer d’autant plus. Autrement dit, la surenchère chiffrée répond à une défiance qu’elle contribue elle-même à nourrir. Plus les engagements sont spectaculaires, plus leur non-réalisation viendra confirmer le procès instruit contre la classe politique par nos concitoyens.

C’est un mécanisme circulaire, ou un cercle vicieux dont personne ne semble décidé à sortir, et près de 12 millions de Marocains en âge de voter en ont déjà tiré une conclusion qui sonne déjà comme une sentence, celle de ne pas s’inscrire du tout.

Pour tous les autres, les partis et leurs ténors ont un peu moins de quinze jours pour nous convaincre que le million n’est pas qu’une promesse.

Zouhair Yata

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Législatives : Anciens visages, nouvelles promesses ! https://lnt.ma/legislatives-programmes-des-partis-politiques-ce-quil-faut-retenir/ Wed, 09 Sep 2026 09:10:21 +0000 https://lnt.ma/?p=559095 Abdelilah Benkirane, Rachid Talbi Alami, Abdellatif Ouahbi, Nizar Baraka, Mohamed Ouzzine, Aziz Akhannouch, Driss Lachgar, Nabil Benabdellah et autres Fouzi Lekjaa mènent depuis quelques semaines déjà une course acharnée pour convaincre. Épaulés par des membres des précédents gouvernements, souvent critiqués et pointés du doigt pour des engagements non tenus, ils refont surface avec de nouvelles […]

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Abdelilah Benkirane, Rachid Talbi Alami, Abdellatif Ouahbi, Nizar Baraka, Mohamed Ouzzine, Aziz Akhannouch, Driss Lachgar, Nabil Benabdellah et autres Fouzi Lekjaa mènent depuis quelques semaines déjà une course acharnée pour convaincre. Épaulés par des membres des précédents gouvernements, souvent critiqués et pointés du doigt pour des engagements non tenus, ils refont surface avec de nouvelles promesses électorales encore plus attirantes. Néanmoins, leur retour ravive le débat sur leur capacité à tenir leurs promesses et engagements. Certains veulent bien y croire. D’autres n’ont ni l’envie, ni la force de se fier à toutes ces promesses lancées ça et là, mais au final sans véritable impact sur leur quotidien de plus en plus difficile.

Le pouvoir d’achat et l’emploi s’imposent sans surprise comme les principaux terrains de convergence. Le relèvement du salaire minimum, le soutien aux ménages et aux petites entreprises, ainsi que la réduction du chômage occupent une place centrale dans plusieurs programmes. Mais la compétition électorale se joue également sur les chiffres. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) évalue à 224 milliards de dirhams l’enveloppe additionnelle nécessaire à son programme sur cinq ans, tandis que le Parti authenticité et modernité (PAM) avance 350 milliards. Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) va plus loin, avec 575 milliards de dirhams de dépenses supplémentaires, auxquels il oppose 622 milliards de recettes additionnelles. À l’inverse, le Parti de la justice et du développement (PJD) refuse de fixer des objectifs chiffrés en matière de croissance, de salaires ou de créations d’emplois.

Le RNI mise sur un « bouclier social »

Pour le RNI, qui se présente devant les électeurs après avoir dirigé la coalition gouvernementale depuis 2021, l’enjeu consiste à défendre une forme de continuité tout en proposant de nouveaux dispositifs. Son programme repose sur trois engagements majeurs et douze mesures opérationnelles, autour du pouvoir d’achat, des services publics et de l’inclusion économique.

Le premier axe prévoit la création d’un « bouclier social contre la vie chère ». L’aide sociale directe serait institutionnalisée et indexée sur l’inflation, avec un ajustement automatique lorsque celle-ci franchirait un certain seuil. Environ quatre millions de familles, représentant près de 12 millions de citoyens, seraient concernées.

Le parti propose parallèlement de porter progressivement le salaire minimum à 5 000 dirhams par mois, d’améliorer les pensions de retraite et de réduire l’écart entre le SMIG agricole et celui des autres secteurs. Pour les classes moyennes, une déduction fiscale pouvant atteindre 5 000 dirhams par an et par enfant est envisagée afin d’alléger les dépenses de scolarisation.

Les services publics constituent le deuxième pilier. Dans l’éducation, le RNI promet la généralisation des écoles et collèges « pionniers » d’ici 2028, puis des lycées pionniers d’ici 2031, ainsi qu’une réduction d’au moins 50 % de la déperdition scolaire. Le nombre d’universités passerait de 12 à 27. Dans la santé, le parti vise une densité de 45 professionnels pour 10 000 habitants en 2030 et prévoit la mise à niveau de 1 600 établissements de soins primaires, complétée par 200 nouvelles structures.

Sur l’emploi, l’objectif affiché est de ramener le chômage sous 9 % à l’horizon 2030, avec environ 250 000 insertions professionnelles par an. L’industrie, le tourisme, l’agriculture, le numérique, l’artisanat et les chantiers liés à la Coupe du monde 2030 sont identifiés comme les principaux moteurs.

Le PAM place le pouvoir d’achat au centre

Partenaire du RNI au sein de la majorité sortante, le PAM présente une offre sensiblement différente. Son programme est articulé autour de cinq « pactes » et chiffré à 350 milliards de dirhams sur cinq ans, dont 150 milliards consacrés au pouvoir d’achat, 100 milliards à la citoyenneté et 50 milliards respectivement à la jeunesse et à la sécurité stratégique.

Parmi les mesures les plus marquantes figure la gratuité des factures d’électricité inférieures à 100 dirhams par mois. Celle-ci serait financée par une contribution de solidarité prélevée sur les ménages consommant davantage. Le PAM propose également une importante réforme de l’impôt sur le revenu : le nombre de tranches passerait de six à trois et le taux marginal supérieur serait ramené de 37 % à 20 %.

Comme le RNI, le parti rejoint l’objectif d’un salaire minimum à 5 000 dirhams et avance celui d’un million d’emplois créés. Pour les 2,9 millions de jeunes actuellement hors emploi, éducation et formation, il propose un programme national intégré privilégiant les contrats formels assortis d’une couverture sociale.

Le financement constitue ici l’un des principaux enjeux. Sur les 350 milliards annoncés, 300 milliards proviendraient des effets de la croissance et de l’élargissement de l’assiette fiscale, 40 milliards des collectivités territoriales et 10 milliards de réallocations budgétaires et de gains d’efficience. Cette architecture repose notamment sur une hypothèse de croissance annuelle de 5 % entre 2027 et 2031.

L’Istiqlal privilégie souveraineté et confiance

L’Istiqlal construit pour sa part son programme autour de cinq engagements et d’un diagnostic plus large : celui d’un environnement international devenu durablement instable. Crises sanitaires, guerres, perturbations des chaînes d’approvisionnement, changement climatique, intelligence artificielle et protectionnisme conduisent le parti à placer la souveraineté et la résilience au centre de son offre.

Son premier engagement concerne la cohésion des familles, avec notamment une aide pouvant atteindre 5 000 dirhams pour les jeunes en instance de mariage, un congé parental flexible et rémunéré et des déductions fiscales liées aux frais de scolarité.

Le deuxième porte sur la lutte contre la corruption, la rente et les conflits d’intérêts, à travers une loi dédiée, le renforcement de la déclaration de patrimoine et des prérogatives du Conseil de la concurrence.

Sur le pouvoir d’achat, l’Istiqlal propose un mécanisme de suivi des marges sur les produits de consommation courante, le relèvement progressif du salaire minimum et des retraites ainsi qu’un dispositif de financement du premier logement destiné aux jeunes et à la classe moyenne.

Le quatrième engagement porte sur le renforcement de l’école et de l’hôpital publics. Le cinquième est consacré à la souveraineté stratégique. Le parti veut créer une « boussole souveraine nationale » permettant d’identifier les dépendances du Royaume et propose une loi-cadre sur le stockage stratégique. Il entend également favoriser la valeur produite au Maroc dans la commande publique et renforcer les capacités nationales dans la défense, la cybersécurité et l’alimentation.

Le PJD refuse la course aux chiffres

Le PJD adopte une démarche différente. Présenté le 7 septembre, son programme s’articule autour de cinq axes, mais refuse explicitement la compétition des objectifs quantifiés. Pas de cible annoncée en matière de croissance, de salaire minimum ou de nombre d’emplois à créer. Le parti justifie ce choix par sa volonté de ne pas formuler de « fausses promesses ».

L’emploi des jeunes est néanmoins placé au centre du projet. Le PJD propose de renforcer la formation professionnelle, de soutenir l’entrepreneuriat et d’accélérer le développement des filières vertes et numériques. Pour les très petites et petites entreprises, il préconise un accès facilité à la commande publique et au financement, ainsi que des réductions fiscales conditionnées à la création d’emplois.

Le programme met également l’accent sur la concurrence et le pouvoir d’achat. Il prévoit de renforcer les règles encadrant les relations entre entreprises publiques et privées, de durcir le contrôle des prix des produits alimentaires de base et de réformer les marchés de gros pour lutter contre la spéculation.

Cette stratégie permet au PJD de déplacer la discussion de l’ampleur des promesses vers leur crédibilité. Elle présente toutefois une limite : en l’absence d’objectifs quantifiés, l’évaluation future de l’exécution du programme devient également plus difficile.

Le PPS présente le programme le plus chiffré

À l’autre extrémité du spectre méthodologique se trouve le PPS. Sous le slogan « Osons ensemble », le parti présente 220 engagements répartis entre développement humain, économie et écologie, démocratie et géopolitique.

Son programme prévoit 575 milliards de dirhams de dépenses publiques supplémentaires sur cinq ans et 622 milliards de recettes additionnelles. Sur les dépenses annoncées, près de 324 milliards iraient à la santé, à l’éducation, à la solidarité, à l’emploi, à la culture et au sport.

Dans la santé, 47 milliards de dirhams supplémentaires permettraient, selon le programme, d’ajouter 9 000 lits publics, 15 000 médecins et 33 500 infirmiers et techniciens. L’éducation mobiliserait 117 milliards supplémentaires, tandis que la solidarité et l’emploi représenteraient 124,5 milliards.

Le PPS vise également un million d’emplois sur cinq ans. Dans l’industrie, il veut porter la contribution du secteur au PIB de 15,3 % à 20 %, créer 500 000 emplois industriels nets et réduire de moitié le déficit commercial. Pour le numérique, la cible est une contribution de 10 % au PIB et 300 000 emplois en 2031.

Cette précision rend le programme plus facilement évaluable, mais expose aussi davantage ses hypothèses à la critique. Son financement suppose notamment une croissance réelle de 5 % par an et une augmentation de la pression fiscale. Une partie des recettes annoncées proviendrait par ailleurs de l’accroissement naturel des recettes fiscales lié à la croissance, ce qui pose la question de leur disponibilité réelle pour financer de nouvelles dépenses.

USFP et Mouvement populaire : redistribution et mesures ciblées

L’USFP place pour sa part la « croissance équitable » au centre de ses vingt engagements. Le parti entend mesurer davantage l’efficacité de l’action publique à travers son impact sur le revenu des ménages et propose de réorienter l’investissement public vers les territoires les plus défavorisés.

Son programme comporte également un important volet de gouvernance : déclaration obligatoire de patrimoine, renforcement de l’indépendance du Conseil de la concurrence, réexamen périodique des exonérations fiscales et encadrement des conflits entre responsabilités publiques et intérêts économiques. La participation économique des femmes constitue aussi une priorité, le parti partant du constat que quatre Marocaines en âge de travailler sur cinq restent hors du marché du travail.

Le Mouvement populaire privilégie, de son côté, une accumulation de mesures ciblées. Son « contrat haraki » comprend 14 axes et 70 mesures. Il prévoit notamment un « compte fiscal social » permettant de déduire jusqu’à 500 dirhams par mois et par famille de certaines dépenses d’éducation, ainsi qu’une aide pouvant atteindre 500 dirhams pour la scolarisation des enfants des ménages démunis.

Pour l’emploi, le MP propose des exonérations fiscales pour les très petites entreprises au capital inférieur ou égal à 500 000 dirhams lorsqu’elles créent au moins trois emplois. Il veut également remplacer le modèle actuel d’intermédiation de l’Anapec par une plateforme numérique s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle.

Sur le commerce extérieur, le parti affiche une orientation plus interventionniste : il propose de doubler le nombre d’entreprises exportatrices pour atteindre 12 000, mais aussi de pouvoir suspendre temporairement certaines exportations agricoles lorsque le marché intérieur connaît une pénurie ou une hausse anormale des prix.

Comme on peut le constater, ce sont de nouvelles promesses où l’on se veut généreux et compréhensible de la situation socio-économique des Marocains. Parallèlement, l’expérience ne cesse de démontrer jusqu’à présent cet écart persistant entre les annonces officielles et les attentes des citoyens. Plusieurs réformes et projets, présentés comme des leviers de transformation, peinent encore à se concrétiser. Cette lenteur a fini par nourrir un climat de défiance, dans lequel la capacité des responsables à produire des résultats tangibles, est régulièrement questionnée. C’est dire qu’aujourd’hui plus que jamais, l’échéance de septembre 2026 s’impose comme une étape charnière, où la crédibilité des engagements politiques sera mise à l’épreuve de la réalité économique et sociale…

HZ

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Sahara : la Grèce juge la proposition marocaine d’autonomie « la solution la plus réalisable » https://lnt.ma/sahara-la-grece-juge-la-proposition-marocaine-dautonomie-la-solution-la-plus-realisable/ Tue, 08 Sep 2026 10:27:15 +0000 https://lnt.ma/?p=559025 Le ministre grec des Affaires étrangères, Georges Gerapetritis, s’est exprimé lundi à Athènes à l’issue d’un entretien avec Nasser Bourita. Il a qualifié l’initiative marocaine de contribution sérieuse et crédible au processus onusien. Membre non permanent du Conseil de sécurité pour 2025-2026, la Grèce avait voté la résolution 2797. La position a été formulée le […]

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Le ministre grec des Affaires étrangères, Georges Gerapetritis, s’est exprimé lundi à Athènes à l’issue d’un entretien avec Nasser Bourita. Il a qualifié l’initiative marocaine de contribution sérieuse et crédible au processus onusien. Membre non permanent du Conseil de sécurité pour 2025-2026, la Grèce avait voté la résolution 2797.

La position a été formulée le 7 septembre à Athènes, à l’occasion de la visite du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Le chef de la diplomatie grecque a indiqué que la proposition marocaine d’autonomie constituait une contribution sérieuse et crédible au processus onusien en cours, et qu’elle pourrait constituer la solution la plus réalisable pour le règlement définitif de ce différend régional.

Le poids de cette déclaration tient moins à sa formulation, désormais courante parmi les capitales européennes, qu’au statut de son auteur. La Grèce siège comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2025-2026. Elle figurait parmi les onze États ayant voté la résolution 2797 du 31 octobre 2025, texte qui affirme que l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réaliste et applicable au différend, et qui invite les parties à négocier sans conditions préalables sur cette base.

Athènes a par ailleurs soutenu les efforts de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies conduits selon ce cadre.

Le calendrier confère à cette prise de position une portée pratique. Le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental expire le 31 octobre 2026, et la résolution de l’an dernier prescrivait une revue stratégique de ce mandat dont les conclusions doivent alimenter la décision d’octobre. Le Conseil de sécurité devra se prononcer dans un cadre profondément modifié, et la position exprimée par un membre siégeant constitue un indicateur de l’état des rapports de force au sein de l’organe.

La déclaration grecque s’inscrit enfin dans la position commune de l’Union européenne, dont elle renforce la cohérence entre les vingt-sept États membres. Cette convergence européenne s’est constituée par étapes depuis 2022, avec les prises de position successives de Madrid, Berlin, Paris et de plusieurs capitales d’Europe centrale et orientale.

LNT

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Législatives : le PJD présente un programme sans objectifs chiffrés, à contre-courant de ses concurrents https://lnt.ma/legislatives-le-pjd-presente-un-programme-sans-objectifs-chiffres-a-contre-courant-de-ses-concurrents/ Tue, 08 Sep 2026 08:27:07 +0000 https://lnt.ma/?p=559036 Le Parti de la justice et du développement a dévoilé lundi à Rabat un programme articulé autour de cinq axes et centré sur l’emploi des jeunes. Il refuse d’avancer des cibles chiffrées sur la croissance, les salaires ou les créations de postes, au moment où ses concurrents rivalisent d’engagements quantifiés. Le parti évoque un programme […]

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Le Parti de la justice et du développement a dévoilé lundi à Rabat un programme articulé autour de cinq axes et centré sur l’emploi des jeunes. Il refuse d’avancer des cibles chiffrées sur la croissance, les salaires ou les créations de postes, au moment où ses concurrents rivalisent d’engagements quantifiés. Le parti évoque un programme sans fausses promesses.

La présentation s’est tenue le 7 septembre à Rabat. Le programme place l’emploi des jeunes au rang d’indicateur économique principal, en s’appuyant sur deux données : plus de 1,6 million de personnes sans emploi et un taux de chômage supérieur à 37% chez les 15-24 ans.

Les propositions portent sur le renforcement de la formation professionnelle, le soutien à l’entrepreneuriat et le développement des filières vertes et numériques. Le parti avance également des mesures en faveur des très petites et petites entreprises : facilitation de l’accès à la commande publique et aux financements, réductions fiscales conditionnées, et incitations publiques indexées sur la création d’emplois et l’achat local.

Deux autres volets complètent l’ensemble. La régulation de la concurrence, avec un renforcement des règles et de la transparence entre entreprises publiques et privées destiné à prévenir les avantages concurrentiels indus. Et la protection du consommateur, avec un durcissement du contrôle des prix des produits alimentaires de base et une réforme des marchés de gros visant la spéculation.

Le parti inscrit ces orientations dans ce qu’il nomme une économie de la dignité, articulée à la souveraineté dans les secteurs alimentaire, hydrique, énergétique et sanitaire.

Le choix méthodologique constitue l’élément le plus remarquable de cette présentation. Le parti refuse de fixer des objectifs chiffrés en matière d’emploi, de salaires ou de croissance, position qu’il justifie par le refus des fausses promesses.

Ce positionnement s’explique par la séquence en cours. Le Rassemblement national des indépendants et le Parti authenticité et modernité se sont engagés à porter le salaire minimum de 3 400 à 5 000 dirhams et avancent chacun un objectif d’un million d’emplois, le second chiffrant son programme à 350 milliards de dirhams sur cinq ans. En refusant d’entrer dans cette compétition, le Parti de la justice et du développement fait porter le débat sur la crédibilité des engagements plutôt que sur leur ampleur.

La stratégie comporte un risque symétrique. Un programme sans cible quantifiée échappe à la critique de l’irréalisme, mais se prive aussi de tout instrument de vérification, ce que ses adversaires ne manqueront pas de relever.

Le parti a par ailleurs lancé une plateforme numérique destinée à recueillir les recommandations des électeurs.

LNT

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Salaires: le SMIG à 5 000 dirhams devient le point commun des programmes électoraux https://lnt.ma/salaires-le-smig-a-5-000-dirhams-devient-le-point-commun-des-programmes-electoraux/ Mon, 07 Sep 2026 10:02:06 +0000 https://lnt.ma/?p=556540 Le Rassemblement national des indépendants s’est engagé vendredi à porter le salaire minimum de 3 400 à 5 000 dirhams. Réuni dimanche à Dakhla devant environ 17 000 personnes, le Parti authenticité et modernité a déclaré partager cet objectif, tout en interrogeant le financement des programmes sociaux existants. La convergence sur le chiffre laisse ouverte […]

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Le Rassemblement national des indépendants s’est engagé vendredi à porter le salaire minimum de 3 400 à 5 000 dirhams. Réuni dimanche à Dakhla devant environ 17 000 personnes, le Parti authenticité et modernité a déclaré partager cet objectif, tout en interrogeant le financement des programmes sociaux existants. La convergence sur le chiffre laisse ouverte la question du calendrier.

L’engagement le plus visible de cette précampagne porte sur le salaire minimum. Le Rassemblement national des indépendants a annoncé le 5 septembre son intention de porter le salaire minimum interprofessionnel garanti à 5 000 dirhams, contre 3 400 dirhams aujourd’hui, dans le cadre de son volet consacré au pouvoir d’achat.

Deux jours plus tard, depuis Dakhla et devant environ 17 000 participants, Fouzi Lekjaa a indiqué au nom du Parti authenticité et modernité que sa formation partageait cet objectif, en déclarant que tous s’accordaient pour porter le salaire minimum à 5 000 dirhams.

Il a assorti cet accord d’une réserve, en interrogeant l’exécution des engagements électoraux antérieurs et le financement des programmes sociaux en cours, notamment l’enveloppe de 130 milliards de dirhams affectée par le gouvernement sortant à la réduction des disparités sociales et territoriales.

La convergence des deux principales formations de la majorité sortante sur un même chiffre appelle deux observations.

La première est arithmétique. Un relèvement de 3 400 à 5 000 dirhams représente une progression de 47%. Appliqué au secteur privé formel, il modifie la structure de coût des activités intensives en main-d’œuvre peu qualifiée, au premier rang desquelles l’agriculture, le textile, la construction et les centres d’appels, précisément les secteurs les plus exposés à la concurrence internationale par les coûts. Aucun des deux programmes ne précise à ce stade le calendrier ni le mécanisme de mise en œuvre, deux paramètres qui déterminent entièrement l’effet réel de la mesure.

La seconde est institutionnelle. Le salaire minimum ne relève pas de la seule décision gouvernementale mais du dialogue social tripartite associant l’État, les organisations patronales et les syndicats. Un engagement de campagne sur ce terrain constitue une position de négociation, non une décision.

Le débat s’inscrit dans un contexte documenté. La consommation des ménages progresse à un rythme très inférieur à celui du produit intérieur brut, le crédit aux ménages stagne à 3,3% quand celui des entreprises privées atteint 11%, et le taux d’activité demeure faible, particulièrement chez les femmes. L’écart entre performance macroéconomique et pouvoir d’achat ressenti constitue le thème central de la campagne qui s’ouvre le 10 septembre.

Les deux formations avancent par ailleurs un objectif d’un million d’emplois créés, le Parti authenticité et modernité chiffrant son programme à 350 milliards de dirhams sur cinq ans, soit environ 70 milliards par an.

LNT

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Maroc-Danemark : vers un partenariat stratégique couvrant sécurité, économie et climat https://lnt.ma/maroc-danemark-vers-un-partenariat-strategique-couvrant-securite-economie-et-climat/ Sat, 05 Sep 2026 13:33:17 +0000 https://lnt.ma/?p=556507 Le Maroc et le Danemark préparent un accord de partenariat stratégique qui devrait être conclu en décembre prochain à Rabat, à l’issue d’une rencontre vendredi à Copenhague entre les chefs de la diplomatie des deux pays, Nasser Bourita et Lars Løkke Rasmussen. Le ministre danois des Affaires étrangères a mis en avant le rôle du […]

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Le Maroc et le Danemark préparent un accord de partenariat stratégique qui devrait être conclu en décembre prochain à Rabat, à l’issue d’une rencontre vendredi à Copenhague entre les chefs de la diplomatie des deux pays, Nasser Bourita et Lars Løkke Rasmussen. Le ministre danois des Affaires étrangères a mis en avant le rôle du Maroc comme partenaire de l’Europe, tout en réaffirmant la position de Copenhague considérant le plan marocain d’autonomie pour le Sahara comme une « bonne base » pour parvenir à une solution agréée par les parties.

Les relations entre Rabat et Copenhague devraient franchir une nouvelle étape dans les prochains mois. À l’occasion d’une visite de travail de Nasser Bourita au Danemark, les deux pays ont avancé dans la préparation d’un partenariat stratégique couvrant plusieurs domaines de coopération.

À l’issue de leur entretien, Lars Løkke Rasmussen a indiqué devant la presse danoise que les discussions avaient abouti à des résultats positifs. « L’Europe et le Danemark ont besoin d’un ami fiable comme le Maroc », a déclaré le ministre danois des Affaires étrangères.

Il a également qualifié le Royaume d’« allié sur le flanc sud », dans un contexte où les deux pays souhaitent approfondir leurs relations politiques, sécuritaires et économiques.

Un accord stratégique attendu en décembre

Selon Lars Løkke Rasmussen, le futur accord devrait être signé en décembre à Rabat. Les deux parties poursuivent actuellement les discussions afin d’en définir les différents volets.

Le partenariat doit notamment porter sur les relations politiques, la coopération sécuritaire, les échanges économiques, le climat et les investissements.

Le Maroc et le Danemark prévoient également la mise en place d’une chambre de commerce destinée à accompagner le développement de leurs relations économiques.

La coopération sécuritaire a également été abordée lors de la rencontre. Le ministre danois a notamment évoqué la question de l’extradition des criminels, qui devrait faire l’objet de discussions plus approfondies dans le cadre du partenariat stratégique en préparation.

Copenhague réaffirme sa position sur le Sahara

La question du Sahara a également occupé une place dans les échanges entre les deux ministres. Lars Løkke Rasmussen a réaffirmé la position danoise sur la proposition marocaine d’autonomie.

Le chef de la diplomatie danoise a déclaré que son pays saluait, « conformément à la position de l’Union européenne », l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Il a qualifié la proposition marocaine d’autonomie de « crédible », estimant qu’elle « apporte une contribution sérieuse et essentielle au processus onusien en cours ».

Pour Copenhague, le plan d’autonomie constitue ainsi « une bonne base pour une solution agréée par les parties ».

Cette formulation maintient la position danoise dans le cadre du processus conduit sous l’égide des Nations unies, tout en accordant une place centrale à la proposition présentée par le Maroc.

Une possible évolution de la position danoise

Lars Løkke Rasmussen a également évoqué la possibilité d’une évolution ultérieure de la position de son pays. Selon les propos rapportés à l’issue de la rencontre, le Danemark poursuit ses discussions avec le Maroc sur ce dossier et pourrait faire évoluer sa position pour la rapprocher de celle des États-Unis.

Le ministre danois n’a toutefois pas annoncé, à ce stade, de modification formelle de la position de Copenhague au-delà du soutien exprimé au plan d’autonomie comme base pour une solution négociée.

LNT

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Législatives : le PAM chiffre son programme à 350 milliards de dirhams, l’USFP mise sur l’équité https://lnt.ma/legislatives-le-pam-chiffre-son-programme-a-350-milliards-de-dirhams-lusfp-mise-sur-lequite/ Thu, 03 Sep 2026 08:53:56 +0000 https://lnt.ma/?p=556376 Le Parti authenticité et modernité a présenté un programme articulé en cinq pactes, pour un coût de 350 milliards de dirhams sur cinq ans, soit environ 70 milliards par an. Il propose de ramener l’impôt sur le revenu de six à trois tranches et de plafonner son taux maximal à 20%. L’Union socialiste des forces […]

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Le Parti authenticité et modernité a présenté un programme articulé en cinq pactes, pour un coût de 350 milliards de dirhams sur cinq ans, soit environ 70 milliards par an. Il propose de ramener l’impôt sur le revenu de six à trois tranches et de plafonner son taux maximal à 20%. L’Union socialiste des forces populaires avance de son côté vingt engagements centrés sur la redistribution.

La précampagne entre dans sa phase de chiffrage. Deux formations ont rendu publics leurs engagements, avec des approches qui éclairent les lignes de fracture du débat qui s’ouvrira le 10 septembre.

Le programme du Parti authenticité et modernité, présenté le 1er septembre, s’organise autour de cinq pactes pour une enveloppe totale de 350 milliards de dirhams sur la législature 2027-2031. La ventilation par priorité place le pouvoir d’achat en tête, avec 150 milliards de dirhams, devant la citoyenneté à 100 milliards, la jeunesse et la sécurité stratégique à 50 milliards chacune.

Deux propositions y concentrent l’attention. La première porte sur la gratuité des factures d’électricité inférieures à 100 dirhams par mois, sans conditions, financée par une contribution de solidarité assise sur les ménages à consommation plus élevée. La seconde concerne la fiscalité : le nombre de tranches de l’impôt sur le revenu serait ramené de six à trois, et le taux marginal supérieur abaissé de 37% à 20%.

Sur l’emploi, le parti propose un programme national intégré ciblant les 2,9 millions de jeunes actuellement hors éducation, formation et emploi, en insistant sur des contrats formels assortis d’une couverture sociale.

Le schéma de financement repose sur trois blocs : 300 milliards de dirhams attendus des effets de croissance et de l’élargissement de l’assiette fiscale, 40 milliards de la contribution des collectivités territoriales et 10 milliards de la réallocation budgétaire et des gains d’efficience. L’ensemble suppose une croissance annuelle de 5% sur la période 2027-2031, contre 3,7% en moyenne antérieure.

Les autres engagements sectoriels portent sur six sociétés régionales de distribution pour la modernisation des circuits agricoles, un mix électrique renouvelable à 52% en 2031, 400 ouvrages hydrauliques et six stations de dessalement, ainsi que la formation de 5 000 spécialistes en intelligence artificielle.

L’Union socialiste des forces populaires a retenu une architecture différente. Ses vingt engagements, portés par le premier secrétaire Driss Lachgar, sont organisés autour de la notion de croissance équitable, avec un déplacement affiché de l’indicateur budgétaire vers l’indicateur d’impact : le revenu des ménages est présenté comme le critère d’évaluation des politiques publiques.

Le parti met en avant la justice territoriale, en proposant de réorienter l’investissement public vers les régions défavorisées, au motif que le lieu de résidence ne devrait pas déterminer l’accès à l’éducation, aux soins ou à l’emploi. Il avance également des mesures de gouvernance, dont la déclaration obligatoire de patrimoine, le renforcement de l’indépendance du Conseil de la concurrence, la revue périodique des exonérations fiscales et l’engagement des candidats à ne pas cumuler fonction publique et intérêts économiques liés.

Sur la participation des femmes, il part d’un constat statistique : quatre femmes marocaines en âge de travailler sur cinq demeurent hors du marché du travail.

La comparaison des deux offres fait apparaître un partage classique. L’une mise sur la croissance pour financer la redistribution, l’autre sur la redistribution comme condition de la croissance. Le débat portera sur la crédibilité des hypothèses macroéconomiques dans le premier cas, sur celle des mécanismes d’exécution dans le second.

LNT

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Législatives : À couteaux tirés https://lnt.ma/legislatives-a-couteaux-tires/ Wed, 02 Sep 2026 10:55:35 +0000 https://lnt.ma/?p=556316 À trois semaines d’un scrutin qui engagera le pays jusqu’en 2030 (au moins !), la majorité sortante s’écharpe sur la propriété d’une dizaine d’élus, l’opposition rallume ses vieilles querelles et les partis exhument leurs revenants. Reste une question que personne ne semble pressé de poser : où est passé le programme ? Faut-il vraiment relire ce […]

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À trois semaines d’un scrutin qui engagera le pays jusqu’en 2030 (au moins !), la majorité sortante s’écharpe sur la propriété d’une dizaine d’élus, l’opposition rallume ses vieilles querelles et les partis exhument leurs revenants. Reste une question que personne ne semble pressé de poser : où est passé le programme ?

Faut-il vraiment relire ce qui a été dit par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis Tétouan le 29 juillet dernier ? Que les acquis économiques et sociaux du Royaume « transcendent les mandats gouvernemental et parlementaire », qu’ils sont le fruit d’une dynamique cumulative étalée sur des années et non le bilan d’un exécutif. La phrase ne nommait personne, et c’est précisément ce qui la rendait limpide. À la veille d’un scrutin, elle met les pendules à l’heure de la récupération politique. Le Souverain a pris soin d’y adjoindre le cahier des charges du prochain gouvernement, préserver les acquis et poursuivre les réformes d’envergure.

Un mois plus tard, le spectacle a changé de registre. Le 25 août, le bureau politique du RNI publie un communiqué d’une dureté inédite entre alliés de gouvernement, dénonce des pressions sur ses élus, cite huit noms et désigne le PAM. Quelques heures plus tard circule un enregistrement attribué à Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, qui raille l’idée d’appliquer les règles de la FIFA à la politique et jure que Fouzi Lekjaa n’aura pas les Finances. Le lendemain, le PAM réunit son bureau en urgence et renvoie son allié à 2021, quand le RNI présentait plus de dix-sept parlementaires venus de cinq formations, dont six du Tracteur. Le 27, à Oulad Nasser, Lekjaa réplique que « les véritables terroristes » sont ceux qui ont transformé la joie de l’Aïd en angoisse, la viande rouge demeurant hors de portée à 150 ou 160 dirhams le kilo. Le mot le plus lourd du vocabulaire politique marocain, lâché comme une bombe par un ministre du Budget en exercice.

Pourtant, cinq ans justement, c’est la durée pendant laquelle ces deux partis ont gouverné ensemble, voté les mêmes lois de finances et défendu le même bilan. Les voilà qui convoquent leurs instances en urgence pour se disputer la propriété d’une dizaine de notables. Abel et Caïn n’avaient d’autre litige que la préférence divine, ici le mobile est plus prosaïque et il porte un nom, la primature.

À côté, Abdelilah Benkirane fait ce qu’il sait faire de mieux, souffler sur les braises. En bon lampiste, le procédé est rodé, la ligne rouge frôlée sans jamais être franchie, le franc-parler tenant lieu de programme et l’amitié du peuple de bilan. Le plus révélateur est ailleurs puisque le pyromane de la Lampe ne sera pas candidat. Il allume l’incendie et quitte la pièce, laissant à d’autres le soin de gérer le feu.

Les autres ne font guère mieux. Le Mouvement populaire a officialisé le 19 août à Fès le ralliement de Hamid Chabat, soixante-treize ans, ancien secrétaire général de l’Istiqlal et ancien maire de la ville, avant d’investir sa fille en tête de liste à Fès-Nord. Ailleurs, on préfère la mise en scène du recueillement, caméras et micros-cravates convoqués comme témoins d’une piété soudaine devant les tombes des fondateurs.

Pendant ce temps, plus de 18 millions d’électeurs sont convoqués le 23 septembre. Le pouvoir d’achat des ménages reste malmené et le kilo d’ovin est passé de 58 dirhams en gros au printemps 2020 à 140 en août 2026. La santé et l’école demeurent les deux angles morts de toute conversation nationale. Le chômage et le découragement d’une grande partie de la jeunesse n’ont reçu aucune réponse, et la parenthèse de la génération Z n’a manifestement rien appris à personne. On serait en droit d’attendre des engagements, des chiffrages, des arbitrages assumés, même si les promesses n’engagent que ceux qui les croient. En lieu et place, ce sont les anathèmes et les attaques ad hominem qui occupent le débat électoral.

Dans ce vacarme, aucun bilan honnête n’est possible, aucune reddition des comptes n’est lisible, aucun programme, aussi sérieux soit-il, ne se distingue. Les commentaires qui circulent sur les réseaux sociaux, désabusés, cyniques et souvent féroces, disent assez ce que les urnes risquent de confirmer. Non pas une colère, ce serait encore un signe de vie, mais une indifférence profonde envers une classe politique perçue comme une caste dont les avantages excèdent largement les réalisations.

Alors, l’espoir est peut-être encore permis, car tout cela s’est joué en quelques jours, à la fin du mois d’août, entre deux communiqués et un enregistrement volé. Officiellement, la campagne électorale n’a pas encore commencé, elle débute le 10 septembre. Hâte d’y être !

Zouhair Yata

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Législatives: le ministère public met en place une cellule centrale de suivi des infractions électorales https://lnt.ma/legislatives-le-ministere-public-met-en-place-une-cellule-centrale-de-suivi-des-infractions-electorales/ Wed, 02 Sep 2026 10:07:20 +0000 https://lnt.ma/?p=556282 Le procureur général du Roi près la Cour de cassation, Hicham Balaoui, a adressé aux parquets une circulaire leur prescrivant de suivre l’ensemble des étapes du scrutin du 23 septembre. Les cellules régionales et locales devront se coordonner avec une structure centrale et rester en contact permanent avec les services de sécurité. Le président du […]

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Le procureur général du Roi près la Cour de cassation, Hicham Balaoui, a adressé aux parquets une circulaire leur prescrivant de suivre l’ensemble des étapes du scrutin du 23 septembre. Les cellules régionales et locales devront se coordonner avec une structure centrale et rester en contact permanent avec les services de sécurité.

Le président du ministère public a diffusé une circulaire à l’intention des procureurs généraux près les cours d’appel et des procureurs près les tribunaux de première instance, en amont des élections de la Chambre des représentants.

L’instruction porte sur trois exigences. Les parquets doivent assurer un suivi actif de toutes les phases du processus électoral, veiller à la légalité, à l’intégrité, à la transparence et à la loyauté de la concurrence, et traiter avec célérité les plaintes qui leur sont adressées, en appliquant les dispositions pénales pertinentes.

Le dispositif organisationnel constitue l’élément nouveau. Des cellules régionales et locales dédiées au contentieux électoral devront travailler en coordination avec une structure centrale placée auprès de la présidence du ministère public, et maintenir un contact régulier avec les équipes de sécurité chargées des questions électorales.

Cette architecture répond à une difficulté récurrente des scrutins précédents. Les infractions électorales se caractérisent par une temporalité courte, une dispersion géographique et une charge probatoire élevée, trois paramètres qui rendent inopérant un traitement judiciaire classique intervenant après la clôture du scrutin. La centralisation du suivi vise à raccourcir les délais de réaction.

La circulaire retient une formule générale, visant les pratiques susceptibles de porter atteinte à l’intégrité des élections ou d’influer sur leur transparence, sans énumérer de catégories d’infractions. Le procureur général y souligne que la justice a un rôle déterminant dans l’accompagnement du processus électoral et le renforcement de la confiance des citoyens dans les élections.

Le cadre légal applicable à ce scrutin a par ailleurs été durci sur deux points. Les personnes condamnées pour des délits électoraux deviennent inéligibles. Et l’usage frauduleux des réseaux sociaux ainsi que la diffusion de contenus électoraux générés par intelligence artificielle sont désormais passibles de sanctions pénales, disposition qui constitue une première dans le droit électoral marocain.

Le dépôt des candidatures, ouvert le 31 août, se poursuit jusqu’au 9 septembre à midi. La campagne s’ouvrira le 10 septembre pour s’achever le 22 à minuit.

LNT

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Campagne électorale : Les candidats véreux dans le viseur du Parquet https://lnt.ma/campagne-electorale-les-candidats-vereux-dans-le-viseur-du-parquet/ Tue, 01 Sep 2026 14:40:57 +0000 https://lnt.ma/?p=556267 Pour des élections honnêtes, libres et transparentes, la présidence du Ministère Public ne fait pas dans la dentelle. Tous les parquets sont vivement invités à s’attaquer à toutes les formes de corruption électorale.  Le temps se gâte pour tous ces candidats habitués à corrompre leurs électeurs… et pourvu que ça se concrétise ! C’est apparemment un […]

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Pour des élections honnêtes, libres et transparentes, la présidence du Ministère Public ne fait pas dans la dentelle. Tous les parquets sont vivement invités à s’attaquer à toutes les formes de corruption électorale. 

Le temps se gâte pour tous ces candidats habitués à corrompre leurs électeurs… et pourvu que ça se concrétise ! C’est apparemment un message de tolérance zéro qui a été adressé particulièrement à tous les Moul Chekara et autres « généreux », le temps d’une échéance électorale.  De quoi, peut-être, les dissuader avant de passer à l’acte !

Dans une note envoyée en ce début de semaine à tous les parquets du pays, la présidence du Ministère Public invite ces derniers à plus de vigilance et d’intransigeance à l’égard de toute personne impliquée dans des actes douteux en rapport avec l’opération électorale dans son ensemble.

Dans sa note, la présidence du Ministère Public tient à rappeler que la loi a conféré au pouvoir judiciaire un rôle central dans l’accompagnement du processus électoral, contribuant ainsi à instaurer la sérénité et à renforcer la confiance des citoyens, tout en veillant à garantir la sécurité électorale.

Dans ce sens et conformément aux missions et prérogatives légalement dévolues au ministère public pour accompagner le processus électoral, lutter contre les actes délictueux susceptibles de porter atteinte à la transparence et à l’intégrité du scrutin ou de compromettre la loyauté de la compétition électorale à toutes les étapes du processus, ainsi que pour sanctionner leurs auteurs, la présidence du Parquet exhorte les Procureurs du Roi des différentes régions du pays à veiller à prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre avec fermeté et rigueur toutes les pratiques et tous les actes susceptibles de porter atteinte à l’intégrité du processus électoral, et sanctionner leurs auteurs.

Elle les invite aussi à traiter les enquêtes relatives aux plaintes électorales avec la célérité et l’efficacité requises, à mettre en œuvre les dispositions légales répressives en matière électorale et déférer les contrevenants à la justice pour qu’ils soient jugés conformément à la loi,  assurer une permanence durant toute la période des échéances électorales et la coordination entre les cellules régionales et locales mises en place au niveau des parquets près les Cours d’Appel et les tribunaux de Première Instance.

Dans sa note, la Présidence appelle les parquets à asseoir une coordination avec la cellule centrale mise en place auprès de la Présidence du Ministère public concernant les infractions susceptibles d’être relevées et une coordination avec les équipes de sécurité chargées du suivi des affaires électorales.

Pour conclure, le Procureur du Roi près la Cour de Cassation tient à préciser que « compte tenu de l’importance capitale de ces instructions pour la réussite des prochaines échéances électorales et pour garantir leur déroulement dans des conditions de transparence, de crédibilité et de loyauté de la compétition entre les candidats, je vous demande de vous y conformer, de veiller à les communiquer à l’ensemble des magistrats du ministère public et de m’informer de toute difficulté que vous pourriez rencontrer lors de leur mise en œuvre ».

H.Z

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Participation électorale des femmes : Haro sur le clientélisme… https://lnt.ma/participation-electorale-des-femmes-haro-sur-le-clientelisme/ Tue, 01 Sep 2026 10:23:20 +0000 https://lnt.ma/?p=556257 En ce début de semaine, l’ADFM a rendu public un communiqué où elle exprime sa profonde inquiétude face aux orientations, indicateurs et pratiques qui se dessinent à l’approche des prochaines échéances électorales. Pour l’association, ces évolutions sont susceptibles de compromettre l’exercice, par les femmes, de leur droit à une participation politique libre, autonome et égalitaire. […]

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En ce début de semaine, l’ADFM a rendu public un communiqué où elle exprime sa profonde inquiétude face aux orientations, indicateurs et pratiques qui se dessinent à l’approche des prochaines échéances électorales. Pour l’association, ces évolutions sont susceptibles de compromettre l’exercice, par les femmes, de leur droit à une participation politique libre, autonome et égalitaire.

Dans un premier lieu, l’ADFM tient à rappeler que, lors des débats consacrés à la réforme du cadre juridique régissant les élections, elle avait déjà alerté sur la nécessité de reconnaître et de criminaliser la violence politique à l’égard des femmes, et de mettre en place des mécanismes effectifs de prévention, de signalement, de protection et de recours.

Elle avait également appelé à instaurer des garanties juridiques et réglementaires permettant de prévenir toute instrumentalisation du processus de candidature et d’investiture à des fins d’exclusion, de pression ou de dissuasion des femmes, ainsi que toute subordination de leur droit d’accès aux institutions élues à des considérations financières, à l’influence, aux réseaux de pouvoir ou aux allégeances personnelles.

« Les informations et déclarations qui émergent aujourd’hui au sujet de la gestion des candidatures aux élections législatives viennent malheureusement conforter la pertinence de ces alertes. Elles imposent une vigilance accrue et appellent à la transparence, à la vérification rigoureuse des faits et à la reddition des comptes », dit-on auprès de l’ADFM, pour qui toute atteinte à l’intégrité du processus de candidature, toute pratique visant à exercer des pressions ou des violences à l’encontre des candidates, ainsi que tout comportement susceptible de compromettre l’égalité des chances entre les femmes candidates, doivent faire l’objet d’un examen sérieux et impartial et, lorsque les faits sont établis, donner lieu à l’engagement des responsabilités juridiques et administratives des personnes concernées.

Un « outil de reproduction »

L’ADFM souligne à cet effet que toute pratique faisant de la capacité financière, de l’influence ou de l’allégeance personnelle un critère déterminant pour accéder effectivement à la candidature, au détriment de la compétence, de l’intégrité et du parcours politique et militant, constitue une déviation de la fonction démocratique des partis et de la finalité des échéances électorales : « Il est inacceptable que le mécanisme créé pour lutter contre la discrimination se transforme en un outil de reproduction de celle-ci, ou que les 90 sièges réservés au renforcement de la représentation des femmes deviennent, au lieu d’un levier d’autonomisation politique, une ressource soumise à la logique de l’influence, de la capacité financière et des relations clientélistes. De même, toute exigence de contributions ou de charges financières, directes ou indirectes, effectivement liées à l’obtention de l’investiture, soulève une question démocratique d’une extrême gravité : le droit à la participation politique est-il désormais conditionné par la capacité de payer ? L’investiture partisane est-elle en train de passer d’une responsabilité politique à un privilège soumis à la logique de l’offre et de la demande ? », s’indigne l’ADFM.

La véritable autonomisation politique des femmes ne se mesure pas simplement au nombre de sièges qu’elles obtiennent, ni à l’inscription de leurs noms sur les listes électorales. Elle se mesure à l’existence de conditions réelles d’indépendance, de compétition équitable et d’accès égal aux ressources et à la décision politique. Les femmes élues ne sont pas un simple chiffre destiné à compléter les indicateurs de représentation. La parité n’est pas une opération comptable, et la discrimination positive n’est pas un privilège accordé aux femmes par les partis. Elle constitue un mécanisme destiné à corriger une inégalité historique et à permettre à la moitié de la société d’exercer pleinement son droit à la participation et à la prise de décision.

À partir de ce constat, l’Association considère que le marchandage des investitures et leur conditionnement à l’argent, à l’influence ou à l’allégeance constituent une grave atteinte aux principes de démocratie, d’égalité effective, d’égalité des chances et d’intégrité du processus électoral.

Elle exhorte les partis politiques à assumer leur responsabilité démocratique en adoptant des procédures transparentes, publiques et soumises à la reddition des comptes pour la sélection des candidates et des candidats, fondées sur la compétence, l’intégrité, le parcours politique et militant et l’engagement en faveur des causes de la société. Elle appelle également à garantir une égalité effective des chances dans l’accès aux ressources partisanes, financières, organisationnelles et médiatiques, afin d’empêcher que les disparités économiques ou l’influence ne deviennent un obstacle à la participation politique des femmes ou un critère permettant de contrôler leurs chances d’être candidates.

Tout en appelant les autorités compétentes chargées de superviser les opérations électorales à suivre toute pratique susceptible de porter atteinte à l’intégrité des candidatures et à l’équité de la compétition électorale, et à prendre les mesures prévues par la loi, elle demande aussi l’ouverture d’une enquête et d’une procédure sérieuse de reddition des comptes concernant toute déclaration documentée relative à la demande d’une contrepartie financière, directe ou indirecte, en échange de l’obtention d’une investiture…

H.Z

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Législatives 2026 : 702 listes de candidature déposées dès les premières heures https://lnt.ma/legislatives-2026-702-listes-de-candidature-deposees-des-les-premieres-heures/ Tue, 01 Sep 2026 08:56:40 +0000 https://lnt.ma/?p=556231 Le dépôt des candidatures pour les élections législatives du 23 septembre 2026 a débuté lundi matin au Maroc. À 14h00, 702 listes avaient déjà été enregistrées via la plateforme électronique dédiée, représentant des candidates et candidats issus de 27 partis politiques, selon une source responsable au ministère de l’Intérieur. Le processus de dépôt des candidatures […]

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Le dépôt des candidatures pour les élections législatives du 23 septembre 2026 a débuté lundi matin au Maroc. À 14h00, 702 listes avaient déjà été enregistrées via la plateforme électronique dédiée, représentant des candidates et candidats issus de 27 partis politiques, selon une source responsable au ministère de l’Intérieur.

Le processus de dépôt des candidatures pour l’élection des membres de la Chambre des représentants est officiellement lancé. Ouverte lundi à 8h00, l’opération s’effectue par l’intermédiaire d’une plateforme électronique mise en place à cet effet.

Selon les premières données communiquées par une source responsable au ministère de l’Intérieur, 702 listes de candidature avaient été déposées à 14h00, soit six heures après l’ouverture de la procédure.

Ces listes ont été présentées par des candidates et candidats appartenant à 27 formations politiques.

D’après la même source, l’opération se déroule jusqu’à présent « dans des conditions normales ».

Les candidatures enregistrées au cours de ces premières heures permettent par ailleurs de couvrir l’ensemble des circonscriptions électorales locales ainsi que les circonscriptions régionales sur le territoire national.

Le recours à la plateforme électronique constitue le canal retenu pour le dépôt des déclarations de candidature dans le cadre de ce scrutin.

LNT

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Législatives: les 90 sièges régionaux réservés pour la première fois aux femmes https://lnt.ma/legislatives-les-90-sieges-regionaux-reserves-pour-la-premiere-fois-aux-femmes/ Mon, 31 Aug 2026 10:13:43 +0000 https://lnt.ma/?p=556184 Le dépôt des candidatures s’est ouvert ce lundi matin pour les élections du 23 septembre. Une nouveauté modifie la physionomie du scrutin : les listes régionales, qui pourvoient 90 des 395 sièges de la Chambre des représentants, sont cette année exclusivement féminines. Les trente sièges jusqu’ici ouverts aux jeunes hommes disparaissent du dispositif. Les déclarations […]

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Le dépôt des candidatures s’est ouvert ce lundi matin pour les élections du 23 septembre. Une nouveauté modifie la physionomie du scrutin : les listes régionales, qui pourvoient 90 des 395 sièges de la Chambre des représentants, sont cette année exclusivement féminines. Les trente sièges jusqu’ici ouverts aux jeunes hommes disparaissent du dispositif.

Les déclarations de candidature aux élections de la Chambre des représentants sont reçues depuis ce lundi 31 août à 8 heures, et jusqu’au mercredi 9 septembre à midi. Les têtes de liste devront en outre accomplir une déclaration électronique sur la plateforme officielle, dans une fenêtre ouverte du 8 septembre à midi au 9 septembre à midi.

L’architecture du scrutin combine deux niveaux. Sur les 395 sièges de la Chambre, 305 sont pourvus dans les circonscriptions locales et 90 au titre de circonscriptions régionales, au nombre de douze, correspondant aux régions du Royaume. L’électeur reçoit deux bulletins distincts, l’un pour la circonscription locale, l’autre pour la circonscription régionale.

La répartition des sièges régionaux suit le poids démographique : Casablanca-Settat en compte douze, le maximum, Dakhla-Oued Eddahab trois, le minimum.

La modification introduite pour ce scrutin est substantielle. Les listes régionales sont désormais réservées exclusivement aux femmes. Dans le dispositif issu de la réforme de 2021, ces listes devaient comporter des candidates aux deux premières places mais demeuraient mixtes. La règle nouvelle en fait un mécanisme entièrement féminin.

Ce basculement a une contrepartie. Il prolonge la suppression, déjà actée en 2021, des trente sièges qui étaient réservés aux candidats de moins de quarante ans au titre de l’ancienne liste nationale. La représentation des jeunes hommes ne dispose plus de mécanisme dédié et relève désormais du seul choix des partis dans les circonscriptions locales.

Les listes régionales doivent comporter un nombre de candidates au moins égal aux deux tiers des sièges à pourvoir dans la région concernée. Les candidates doivent être inscrites sur les listes électorales d’une commune de cette région.

L’attribution des sièges s’effectue à la représentation proportionnelle, selon un quotient électoral calculé en divisant le nombre d’électeurs inscrits par le nombre de sièges à pourvoir, la répartition des restes se faisant à la plus forte moyenne. Ce mode de calcul, qui prend pour base les inscrits et non les seuls votants, produit mécaniquement un émiettement de la représentation et rend les coalitions nécessaires à la formation d’une majorité.

Le corps électoral compte plus de 16,5 millions d’inscrits, après une révision qui a procédé à la radiation d’environ 1,4 million de cas. Une révision exceptionnelle des listes s’est tenue du 15 mai au 13 juin 2026.

La campagne électorale s’ouvrira le 10 septembre et s’achèvera le 22 septembre à minuit. Le scrutin est fixé au mercredi 23 septembre. Le chef du gouvernement sera ensuite nommé par le Roi au sein du parti arrivé en tête, conformément à l’article 47 de la Constitution, avant de présenter son programme devant le Parlement et de solliciter la confiance.

LNT

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Union africaine : Akhannouch met en avant une approche préventive et coopérative https://lnt.ma/union-africaine-akhannouch-met-en-avant-une-approche-preventive-et-cooperative/ Mon, 31 Aug 2026 08:39:27 +0000 https://lnt.ma/?p=556178 Le Maroc entend faire de la prévention des conflits et du traitement de leurs causes profondes un axe central de son action en faveur de la paix en Afrique. Représentant le Roi Mohammed VI à la session extraordinaire de l’Union africaine consacrée aux mécanismes de prévention et de règlement des conflits, dimanche à Luanda, le […]

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Le Maroc entend faire de la prévention des conflits et du traitement de leurs causes profondes un axe central de son action en faveur de la paix en Afrique. Représentant le Roi Mohammed VI à la session extraordinaire de l’Union africaine consacrée aux mécanismes de prévention et de règlement des conflits, dimanche à Luanda, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a défendu une approche associant sécurité, développement économique, inclusion sociale et coopération Sud-Sud.

Le Maroc considère la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique comme un choix stratégique de long terme. C’est le message porté par Aziz Akhannouch lors de la session extraordinaire de l’Union africaine organisée dans la capitale angolaise.

Le Chef du gouvernement était accompagné du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, du représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Mohamed Arrouchi, ainsi que de l’ambassadrice du Maroc en Angola, Saadia Alaoui.

« Passer d’une logique de gestion des conflits » à leur prévention

Dans son intervention, Aziz Akhannouch a présenté la position marocaine comme reposant sur l’interdépendance entre paix, sécurité et développement. Selon lui, une prévention durable des crises suppose de s’attaquer à leurs causes économiques, sociales, institutionnelles, climatiques et humanitaires.

« Il nous faut progressivement passer d’une logique de gestion des conflits à une logique de construction des conditions de la paix et de prévention des conflits avant leur déclenchement », a-t-il déclaré.

Cette approche implique, selon le Chef du gouvernement, de ne pas limiter les politiques de paix aux interventions menées après le déclenchement des crises. Elle passe également par l’investissement dans les facteurs susceptibles de renforcer la stabilité sur le long terme.

Aziz Akhannouch a notamment cité la réponse aux aspirations des jeunes, le renforcement du rôle des femmes, la création d’emplois et l’amélioration de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique. Le développement des infrastructures, de la connectivité continentale et de l’intégration économique fait également partie des leviers évoqués.

Ces différents domaines ne constituent pas uniquement, selon lui, des politiques de développement, mais participent directement à la prévention des crises et à la consolidation de la stabilité.

La coopération Sud-Sud comme levier

Le Chef du gouvernement a également mis en avant la coopération Sud-Sud africaine défendue par le Maroc. Celle-ci doit, selon l’approche marocaine présentée à Luanda, se traduire par des projets concrets bénéficiant directement aux populations.

Les secteurs de l’alimentation, de l’eau, de l’énergie, de la santé, de la formation, de l’investissement et des infrastructures ont notamment été cités parmi les domaines dans lesquels cette coopération peut contribuer à réduire les vulnérabilités économiques et sociales.

S’exprimant en marge du sommet, Aziz Akhannouch a résumé cette orientation en déclarant : « Le Souverain a placé la paix et la stabilité en projet stratégique du Maroc pour le continent africain ».

Il a ajouté que la position du Royaume en matière de règlement des conflits privilégie une approche « préventive et pérenne », orientée vers la recherche de réponses aux difficultés économiques et sociales parallèlement aux enjeux sécuritaires.

De nouvelles menaces pour la stabilité africaine

L’intervention marocaine a également porté sur l’évolution des risques auxquels le continent est confronté.

Aziz Akhannouch a notamment évoqué le changement climatique et le stress hydrique, mais aussi le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et la multiplication des groupes armés non étatiques.

Ces derniers constituent, selon lui, une menace pour l’autorité des États, leur souveraineté et leur intégrité territoriale. Le Chef du gouvernement a également cité les ingérences extérieures et les risques liés à la désinformation et au détournement des technologies modernes.

Cette diversification des menaces nécessite, selon la position défendue par Rabat, une conception plus large de la sécurité, dépassant la seule dimension militaire pour intégrer les facteurs économiques, sociaux, climatiques et technologiques.

Renforcer les capacités propres du continent

Le Maroc plaide parallèlement pour un renforcement de l’autonomie africaine dans le financement de ses priorités.

Tout en reconnaissant la nécessité de partenariats internationaux « solides et équilibrés », Aziz Akhannouch a estimé que le continent devait accroître sa capacité à mobiliser ses propres ressources pour financer durablement ses politiques de paix et de sécurité ainsi que ses projets de développement.

Cette capacité doit permettre aux pays africains de mieux définir et mettre en œuvre leurs priorités, tout en limitant leur dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.

LNT avec MAP

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Législatives : le dépôt des candidatures s’ouvre lundi, dernière étape avant la campagne https://lnt.ma/legislatives-le-depot-des-candidatures-souvre-lundi-derniere-etape-avant-la-campagne/ Sun, 30 Aug 2026 11:12:34 +0000 https://lnt.ma/?p=556151 Les déclarations de candidature aux élections de la Chambre des représentants seront reçues du lundi 31 août à 8 heures au mercredi 9 septembre à midi. Une seconde formalité, entièrement dématérialisée, s’ajoute cette année pour les têtes de liste. La campagne électorale s’ouvrira le 10 septembre, pour un scrutin fixé au 23 septembre. Le ministère […]

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Les déclarations de candidature aux élections de la Chambre des représentants seront reçues du lundi 31 août à 8 heures au mercredi 9 septembre à midi. Une seconde formalité, entièrement dématérialisée, s’ajoute cette année pour les têtes de liste. La campagne électorale s’ouvrira le 10 septembre, pour un scrutin fixé au 23 septembre.

Le ministère de l’Intérieur a arrêté le calendrier du dépôt des candidatures pour le renouvellement de la Chambre des représentants. Les déclarations seront reçues par les autorités compétentes à partir du lundi 31 août à 8 heures, et jusqu’au mercredi 9 septembre à 12 heures.

La procédure comporte cette année deux étapes distinctes et cumulatives. Au dépôt physique des dossiers auprès des autorités s’ajoute une déclaration électronique que les têtes de liste devront effectuer sur la plateforme officielle elections.ma, dans une fenêtre plus étroite, ouverte du 8 septembre à midi au 9 septembre à midi.

Pour accompagner cette formalité, le ministère annonce la mise à disposition d’espaces équipés au sein des préfectures et des provinces, dotés de postes informatiques et d’une assistance technique. Les têtes de liste pourront s’y présenter accompagnées d’une personne de leur choix pour les aider dans les démarches en ligne.

Ce dispositif traduit la montée en charge de la dématérialisation du processus électoral, engagée lors des scrutins précédents. Il constitue également un point de vigilance opérationnel : la validité d’une candidature reposera sur l’accomplissement des deux formalités, dans des délais qui ne se recouvrent que partiellement.

Le calendrier place la clôture du dépôt à la veille de l’ouverture officielle de la campagne. Celle-ci débutera le 10 septembre et prendra fin le 22 septembre à minuit, soit douze jours de campagne avant le vote.

Les électeurs sont appelés aux urnes le mercredi 23 septembre pour désigner les membres de la Chambre des représentants. Les avis indiquant aux électrices et aux électeurs l’emplacement de leur bureau de vote ont commencé à être distribués.

Le scrutin intervient dans un contexte économique marqué par un écart persistant entre les indicateurs macroéconomiques et le pouvoir d’achat ressenti, thème que les formations politiques ont d’ores et déjà placé au centre de leurs prises de parole estivales. Le gouvernement sortant a par ailleurs arrêté avant la fin de la législature les grandes orientations du projet de loi de finances 2027, fixant à son successeur un cadre budgétaire dont il devra hériter.

LNT

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Législatives : quinze membres du gouvernement sur trente et un se présentent https://lnt.ma/legislatives-quinze-membres-du-gouvernement-sur-trente-et-un-se-presentent/ Fri, 28 Aug 2026 10:31:32 +0000 https://lnt.ma/?p=556103 Quinze des trente et un membres de l’exécutif solliciteront le suffrage des électeurs le 23 septembre. La répartition compte huit ministres sur dix-neuf, trois ministres délégués sur cinq et quatre secrétaires d’État sur six. La campagne officielle s’ouvre le 10 septembre. Le taux de participation gouvernementale au scrutin, légèrement inférieur à la moitié de l’équipe, […]

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Quinze des trente et un membres de l’exécutif solliciteront le suffrage des électeurs le 23 septembre. La répartition compte huit ministres sur dix-neuf, trois ministres délégués sur cinq et quatre secrétaires d’État sur six. La campagne officielle s’ouvre le 10 septembre.

Le taux de participation gouvernementale au scrutin, légèrement inférieur à la moitié de l’équipe, constitue en soi un indicateur. Se présenter engage un ministre sur son ancrage local et l’expose à une sanction directe des électeurs de sa circonscription, indépendamment du bilan national de l’exécutif.

Ceux qui renoncent relèvent de configurations diverses : profils issus de la société civile ou de la haute administration sans base électorale, responsables engagés dans des dossiers techniques, ou arbitrages partisans sur la répartition des investitures.

Le calendrier électoral encadre désormais strictement la séquence. Le dépôt des candidatures, l’ouverture officielle de la campagne le 10 septembre, les règles applicables aux médias, les restrictions relatives aux sondages et les modalités du jour de vote ont été fixés par le ministère de l’Intérieur.

Sur ce dernier point, la réforme adoptée cette année a introduit une restriction nouvelle : la publication de sondages est interdite pendant la période de réserve, qui court de quinze jours avant le début de la campagne jusqu’à la clôture du scrutin, sous peine de sanctions pénales et financières.

Les trois lois de la réforme électorale ont par ailleurs relevé le plafond annuel des dons privés de 600 000 à 800 000 dirhams, durci les conditions de création de partis, et imposé une représentation de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes.

La séquence se déroule sur fond de tensions au sein de la majorité sortante, le Rassemblement national des indépendants et le Parti authenticité et modernité s’accusant mutuellement de pratiques de débauchage.

LNT

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Législatives : le RNI dénonce des pressions sur ses élus et met en cause le PAM https://lnt.ma/legislatives-le-rni-denonce-des-pressions-sur-ses-elus-et-met-en-cause-le-pam/ Wed, 26 Aug 2026 09:35:04 +0000 https://lnt.ma/?p=555883 Le Rassemblement national des indépendants a publié un communiqué dénonçant des tentatives d’attraction et des pressions visant plusieurs de ses parlementaires, élus et responsables, en mettant directement en cause le Parti authenticité et modernité. Huit noms sont cités. Le scrutin législatif est fixé au 23 septembre. Le parti qualifie ces pratiques d’atteinte au choix démocratique […]

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Le Rassemblement national des indépendants a publié un communiqué dénonçant des tentatives d’attraction et des pressions visant plusieurs de ses parlementaires, élus et responsables, en mettant directement en cause le Parti authenticité et modernité. Huit noms sont cités. Le scrutin législatif est fixé au 23 septembre.

Le parti qualifie ces pratiques d’atteinte au choix démocratique et à la crédibilité politique, et relève une contradiction flagrante entre les engagements affichés en faveur de l’intégrité électorale et les agissements observés sur le terrain.

Le communiqué nomme huit élus concernés : Abdelhay Hartoun, Mohamed Jamani, Zineb Simou, Othmane Badel, Manal Badel, Bouchra El Ouardi, Abdelhafid El Mekouti et Abdelkader El Hadouri.

Des changements d’appartenance politique sont également relevés dans la région de Dakhla, où d’autres composantes de la majorité gouvernementale avaient été affectées avant que le phénomène ne touche le RNI.

La séquence prolonge un mouvement de recomposition engagé depuis l’été. L’adhésion au PAM de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, entré directement au bureau politique lors du Conseil national du 25 juillet, avait ouvert une période de transferts qui touche plusieurs formations.

Le PAM a par ailleurs enregistré le ralliement de Yanja El Khattat, président de la région de Dakhla-Oued Eddahab, et validé une liste de candidats comprenant plusieurs ministres en exercice.

Le contexte juridique a lui aussi changé. Les trois lois de la réforme électorale, entrées en vigueur après validation constitutionnelle, ont notamment relevé le plafond annuel des dons privés de 600 000 à 800 000 dirhams, durci les conditions de création de partis et imposé des quotas de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes.

LNT

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Élections : ce que changent vraiment les trois nouvelles lois https://lnt.ma/elections-ce-que-changent-vraiment-les-trois-nouvelles-lois/ Wed, 19 Aug 2026 09:14:56 +0000 https://lnt.ma/?p=554979 À un mois du scrutin du 23 septembre, le cadre juridique des législatives a été entièrement refondu par trois textes. Plafond des dons privés relevé à 800 000 dirhams, inscription en ligne des électeurs, création d’un parti désormais conditionnée à 2 000 déclarations de soutien contre 300, quotas de 30% de femmes et 10% de […]

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À un mois du scrutin du 23 septembre, le cadre juridique des législatives a été entièrement refondu par trois textes. Plafond des dons privés relevé à 800 000 dirhams, inscription en ligne des électeurs, création d’un parti désormais conditionnée à 2 000 déclarations de soutien contre 300, quotas de 30% de femmes et 10% de jeunes dans les directions : le tour d’horizon des changements.

La réforme électorale marocaine repose sur trois piliers législatifs, tous entrés en vigueur après validation constitutionnelle : la loi n° 55.25 sur les listes électorales et les opérations de vote, la loi organique n° 54.25 relative aux partis politiques, et la loi organique n° 53.25 sur la Chambre des représentants. Ensemble, elles modifient à la fois la manière de voter, celle de faire parti et celle d’être candidat.

Le vote passe au numérique

Premier chantier : l’inscription sur les listes électorales devient possible en ligne, pour les résidents comme pour les Marocains du monde. La carte nationale d’identité devient le document unique exigé, supprimant l’empilement de justificatifs antérieur.

En contrepartie de cette souplesse, le contrôle se durcit. Tout électeur changeant de résidence sans transférer son inscription est automatiquement radié, et les sanctions contre les inscriptions frauduleuses ou la falsification de données sont sensiblement relevées.

Créer un parti devient nettement plus exigeant

C’est probablement la disposition la plus structurante à moyen terme. Le nombre de fondateurs requis pour créer un parti passe de 3 à 12, et ceux-ci doivent être issus de régions différentes. Surtout, le nombre de déclarations de soutien exigées bondit de 300 à 2 000, à répartir sur les douze régions du Royaume.

L’effet mécanique est double : il ferme la porte aux formations de circonstance, mais élève aussi une barrière à l’entrée que les nouveaux entrants du champ politique auront du mal à franchir.

Financement : plus de transparence, mais un plafond relevé

Les partis sont soumis à des obligations renforcées de transparence financière. Dans le même mouvement, le plafond annuel des dons privés est porté de 600 000 à 800 000 dirhams. Une équation à double lecture : davantage de traçabilité, mais aussi davantage d’argent privé autorisé dans le jeu.

Quotas et incitations financières

La loi impose désormais une représentation de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes des partis. Elle met par ailleurs en place des incitations financières multipliées par six pour la présentation de candidates, de jeunes, de Marocains du monde et de personnes en situation de handicap.

Un levier qui explique en partie les arbitrages observés ces dernières semaines dans les investitures, plusieurs formations mettant en avant leurs têtes de liste féminines.

Inéligibilités élargies et mandats sous condition

Les catégories d’inéligibilité sont étendues et les périodes d’interdiction allongées : deux mandats complets sont désormais nécessaires pour recouvrer son éligibilité après une déchéance. Les parlementaires détenus plus de six mois s’exposent à une procédure de déchéance de leur mandat. Les fonctionnaires et agents du ministère de l’Intérieur voient leurs restrictions renforcées, jusqu’à quatre ans après cessation de fonctions.

Sondages sous cadenas pendant la réserve

Dernier volet, moins commenté mais opérationnellement significatif : la publication de sondages est restreinte durant la période de réserve, qui court de quinze jours avant le début de la campagne jusqu’à la clôture du scrutin. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales et financières. Une disposition qui vise explicitement la désinformation en ligne, dans un scrutin où les réseaux sociaux joueront un rôle inédit.

 

LNT

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Chômage : les 711 000 disparus… https://lnt.ma/chomage-les-711-000-disparus/ Thu, 13 Aug 2026 09:52:21 +0000 https://lnt.ma/?p=554766 Il aura donc suffi d’un questionnaire, d’un échantillon élargi et de trois critères cumulatifs pour que le Maroc règle, en dix-huit mois, un problème que deux décennies de politiques publiques n’avaient pas su entamer. Le 3 août dernier, le Haut-Commissariat au Plan a annoncé un taux de chômage strict de 9,5 % au deuxième trimestre […]

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Il aura donc suffi d’un questionnaire, d’un échantillon élargi et de trois critères cumulatifs pour que le Maroc règle, en dix-huit mois, un problème que deux décennies de politiques publiques n’avaient pas su entamer. Le 3 août dernier, le Haut-Commissariat au Plan a annoncé un taux de chômage strict de 9,5 % au deuxième trimestre 2026. Un an plus tôt, sous l’ancienne enquête, on en était à 12,8 %. Trois points et trois dixièmes évaporés dans l’intervalle : le quart du chômage marocain, volatilisé sans qu’aucune usine n’ait ouvert ses portes pour cela.

Reconnaissons au HCP une honnêteté que ses commentateurs les plus enthousiastes n’ont pas eue : l’institution a écrit noir sur blanc que ses résultats de 2026 « ne sont pas directement comparables » à ceux publiés antérieurement. La phrase figure dans la note. Elle n’a pas figuré dans les communiqués triomphants qui ont suivi. C’est là, précisément, que commence l’affaire.

Ce que l’on a cessé de compter

La nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre (EMO) remplace l’Enquête nationale sur l’emploi (ENE), en service depuis 1976. Elle s’aligne sur les normes des 19e, 20e et 21e Conférences internationales des statisticiens du travail. Elle porte l’échantillon annuel de 90 000 à 135 000 ménages, s’adosse au recensement de 2024 et refond le plan de sondage. Techniquement, la réforme est solide. Elle répond même à des critiques que l’OCDE adressait au Royaume. Sur ce terrain-là, il n’y a rien à redire, et ceux qui crient à la falsification se trompent de procès.

Le procès est ailleurs. Sous l’ENE, un homme sans travail qui avait cessé de chercher parce qu’il n’y avait rien à trouver restait un chômeur. Sous l’EMO, il doit désormais satisfaire trois conditions simultanées : n’avoir exercé aucune activité rémunérée durant la semaine de référence, avoir effectué une démarche active dans les quatre semaines précédentes, et être disponible sous quinzaine. Qu’un seul critère manque et il quitte le chômage pour rejoindre une catégorie au nom délicat : la « main-d’œuvre potentielle ».

Ils sont 711 000 dans ce purgatoire statistique. Sept cent onze mille personnes sans emploi qui ne figurent plus ni au numérateur ni au dénominateur du taux dont tout le monde parle. Le mot est joli. Il ne se mange pas.

Le même mouvement a fait sortir de l’emploi le travail d’autoconsommation ; l’agriculture familiale non rémunérée, c’est-à-dire, pour l’essentiel, des femmes rurales. Sous l’ancien système, elles étaient actives occupées. Elles ne le sont plus. On voudra bien admettre qu’il y a quelque chose de vertigineux à faire disparaître d’un trait de plume statistique un travail qui, lui, continue d’être effectué du lever au coucher du soleil. Ce qui cesse d’exister dans les tableaux finit toujours par cesser d’exister dans les politiques publiques.

Quatre thermomètres, un seul brandi

Le HCP publie en réalité quatre niveaux de sous-utilisation de la main-d’œuvre : 9,5 %, 14 %, 14,7 % et 18,9 %. Sa propre note technique précise que le chômage strict « n’a pertinemment de sens que s’il est adopté en conjonction avec les autres formes de la sous-utilisation », et que les quatre indicateurs ont été conçus pour une « diffusion et utilisation groupées ».

Quatre thermomètres, donc. Le gouvernement a retenu celui qui indiquait le moins de fièvre. On ne saurait lui en vouloir : nous ferions probablement de même à sept semaines d’un scrutin.

Car les trois autres racontent une histoire nettement moins électorale. En intégrant la main-d’œuvre potentielle, le besoin d’emploi non satisfait porte sur 1,832 million de personnes, soit 14,7 %. En y ajoutant les 527 000 personnes qui travaillent moins de 48 heures et souhaiteraient travailler davantage, on atteint 2,359 millions et 18,9 %. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, ce dernier indicateur culmine à 41,7 %. Chez les femmes, à 26,7 %. Le taux de 9,5 % n’est pas faux. Il est simplement le plus petit des quatre chiffres vrais.

Ce que Jouahri est allé dire au Palais

Il se trouve qu’à deux semaines près, le Royaume a disposé de deux lectures officielles de son propre marché du travail. Le 20 juillet, à Tétouan, Abdellatif Jouahri remettait à Sa Majesté le Roi le rapport annuel de Bank Al-Maghrib. Le Wali y consigne un chômage à 13 % pour 2025 et une croissance dont « le contenu en emploi s’est sensiblement affaibli ». Il rappelle que 193 000 emplois ont été créés en 2025, quand 407 000 personnes atteignaient l’âge de travailler. Que le taux d’emploi plafonne à 37,8 %, moins de quatre Marocains en âge de travailler sur dix occupent effectivement un poste. Que près de trois millions de jeunes de 15 à 29 ans sont hors de l’emploi, de l’école et de la formation. Qu’un salarié sur cinq est saisonnier ou occasionnel et que plus des deux tiers des actifs occupés n’ont aucune couverture médicale au titre de leur travail.

Et Jouahri ajoute cette phrase que l’on ferait bien de méditer avant d’imprimer les affiches de campagne : il existe « un décalage important entre les performances économiques objectivement mesurées et le ressenti des citoyens ».

Deux semaines plus tard, le ressenti des citoyens n’avait pas bougé d’un iota. Le chiffre, lui, avait perdu trois points et demi. On appellera cela une convergence remarquable des calendriers.

Que l’on nous permette ici une observation qui n’est pas de méthode mais de décence : l’été 2026 aura aussi été celui de Fnideq et des drames de Sebta. Des milliers de jeunes gens qui, au moment précis où l’on célébrait la meilleure statistique d’emploi de la décennie, estimaient que leur avenir se trouvait de l’autre côté de l’eau. On peut redéfinir un chômeur. On ne redéfinit pas un départ.

La question Benmoussa

Reste le point délicat, celui que l’ensemble de la presse nationale a posé sans oser tout à fait le formuler, et qu’il faut donc formuler.

Les faits, d’abord, et rien qu’eux. Chakib Benmoussa a été ministre de l’Éducation nationale du gouvernement Aziz Akhannouch du 7 octobre 2021 au 23 octobre 2024. Le 18 octobre 2024, Sa Majesté le Roi le nommait Haut-Commissaire au Plan, en remplacement d’Ahmed Lahlimi Alami, qui occupait la fonction depuis vingt et un ans. La même séquence voyait le départ d’Ahmed Réda Chami du CESE. Les deux institutions avaient produit, sur le chômage et sur les NEET, les diagnostics les plus sévères du pays. Lahlimi, quant à lui, avait résumé les deux années précédentes d’une formule dont on n’a pas assez mesuré la gravité : « Il y a une guerre contre le HCP. » Cette guerre, c’était celle du chef du gouvernement et de son ministre de l’Emploi, qui contestaient publiquement les chiffres du Haut-Commissariat et leur préféraient ceux de la CNSS.

Voilà pour l’établi. Le reste relève de l’inférence, et nous la présenterons comme telle, car l’honnêteté intellectuelle commande de rappeler deux choses. La première est que le Haut-Commissaire au Plan est nommé par le Roi et non par le chef du gouvernement : il ne procède pas de la majorité et ne lui doit rien. La seconde est que la réforme méthodologique était en chantier, réclamée par les organisations internationales, et qu’elle est techniquement défendable de bout en bout.

Mais une réforme irréprochable peut produire un effet politique majeur, et c’est ici que la question devient légitime. Pourquoi mettre en avant, dans la communication publique, l’indicateur le plus restrictif, quand l’institution elle-même recommande une diffusion groupée des quatre ? Pourquoi avoir tardé sur la rétropolation, seul instrument permettant de distinguer ce qui relève du marché du travail de ce qui relève du vocabulaire ? Pourquoi si peu de commentaire analytique sur le chômage des jeunes, qui reste le vrai sujet ? Et pourquoi cette bascule, dans le calendrier de tous les calendriers, celui d’un scrutin fixé au 23 septembre ?

L’ironie, puisqu’il en faut une, est que M. Benmoussa avait présidé la Commission spéciale sur le modèle de développement. Il avait alors signé le diagnostic le plus lucide jamais produit sur les fragilités sociales du Royaume. Le voici aujourd’hui à la tête de l’institution qui décide de ce que ces fragilités ont le droit de peser dans un pourcentage.

Le tamis et le soleil

Nous ne croyons pas au complot statistique. Nous croyons à quelque chose de plus banal et de plus corrosif : le confort d’un gouvernement sortant qui, ayant perdu la bataille des faits, a gagné celle des définitions sans avoir eu à la livrer. Personne n’a menti. C’est bien là le problème. Le mensonge se réfute ; l’omission de contexte, elle, prospère.

À sept semaines des législatives, le pays dispose donc d’un chiffre flatteur, incomparable avec son propre passé, adossé à deux trimestres bruts non corrigés des variations saisonnières, et dont l’institution émettrice déconseille elle-même l’usage isolé. Il sera cité mille fois d’ici au 23 septembre. Il ne créera pas un emploi.

Le vendeur de menthe de la médina de Rabat, lui, ne saura jamais s’il est auto-employé, potentiellement actif ou sous-employé horaire. Il se lèvera à cinq heures. Comme dit la sagesse populaire, on ne cache pas le soleil avec un tamis. On peut seulement, quelques semaines durant, convaincre l’électeur de regarder le tamis.

 

Ayoub Bouazzaoui

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Migration : Une source gouvernementale appelle à revoir les règles du partenariat avec l’Europe https://lnt.ma/migration-une-source-gouvernementale-appelle-a-revoir-les-regles-du-partenariat-avec-leurope/ Tue, 04 Aug 2026 09:05:41 +0000 https://lnt.ma/?p=554303 À la suite des événements survenus récemment aux points de passage de Sebta et Melilia, une source gouvernementale marocaine citée par la MAP estime que le modèle actuel de gestion de la migration entre le Maroc et l’Europe doit être repensé. Tout en réaffirmant l’engagement du Royaume dans la lutte contre la migration irrégulière, elle […]

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À la suite des événements survenus récemment aux points de passage de Sebta et Melilia, une source gouvernementale marocaine citée par la MAP estime que le modèle actuel de gestion de la migration entre le Maroc et l’Europe doit être repensé. Tout en réaffirmant l’engagement du Royaume dans la lutte contre la migration irrégulière, elle souligne la nécessité d’un partenariat davantage fondé sur la responsabilité partagée, le développement et la confiance mutuelle.

Le modèle actuel de coopération en matière migratoire entre le Maroc et l’Europe est-il encore adapté aux réalités actuelles ? C’est la question soulevée lundi à Rabat par une source gouvernementale marocaine, à la lumière des récents événements survenus aux points de passage de Sebta et Melilia.

La même source estime que les développements enregistrés ces derniers jours ont mis en évidence les limites du dispositif actuel et appellent à une redéfinition des modalités de coopération entre les deux parties.

Selon cette source, le Maroc entend poursuivre son engagement dans la gestion des flux migratoires, mais dans le cadre d’un partenariat fondé sur la réciprocité.

« Nous ne sommes ni le gendarme ni le concierge de l’Europe ; nous sommes un partenaire souverain, pas un sous-traitant », a-t-elle déclaré, insistant sur le fait que « le Maroc protège son territoire, mais personne ne le fait à sa place ».

Elle a estimé que les règles actuelles de coopération doivent évoluer afin de tenir compte des nouvelles réalités, appelant notamment à « remobiliser les volontés politiques, réhabiliter la confiance et la responsabilité, et recadrer les règles d’engagement ».

La source a également souligné que les financements européens ne constituent pas le moteur de l’action marocaine en matière migratoire.

« Il ne faut pas croire qu’il suffit d’injecter des fonds pour que tout fonctionne comme par magie », a-t-elle affirmé.

La source gouvernementale a par ailleurs regretté le traitement politique réservé aux événements de Sebta, estimant qu’ils avaient été instrumentalisés dans certains pays.

« Il est décevant de constater que les événements de Sebta ont été exploités pour des bénéfices électoraux et des règlements de compte politiques », a-t-elle déclaré.

Elle a également dénoncé certaines réactions intervenues au plus fort de la crise, évoquant « des commentaires haineux et des analyses déconnectées de la réalité », ainsi qu’un manque de recul sur les enjeux du partenariat entre le Maroc et ses partenaires européens.

Selon elle, ces réactions traduisent une absence de vision stratégique et justifient une révision des modalités de coopération.

La source gouvernementale a réaffirmé que le Royaume privilégie une approche globale de la migration, estimant qu’une réponse exclusivement sécuritaire ne peut résoudre durablement ce phénomène.

Elle a mis en avant le retour volontaire d’une grande partie des personnes ayant rejoint Sebta comme un indicateur des dynamiques en cours.

Selon ses déclarations, l’Espagne estime que 95 % des personnes entrées dans l’enclave ont finalement quitté Sebta, un retour que la source attribue principalement au choix des intéressés.

Elle considère que cette évolution reflète les effets des politiques de développement menées au Maroc, notamment dans les provinces du Nord.

« La meilleure réponse à la migration clandestine, c’est le développement », a-t-elle affirmé, ajoutant que les investissements réalisés sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ont permis, selon elle, de créer plus de 430.000 emplois dans cette région.

Elle estime également que ces retours volontaires ont contribué à déconstruire l’image d’un « Eldorado » européen auprès d’une partie des jeunes candidats à la migration.

En conclusion, la source gouvernementale a appelé l’Union européenne à inscrire davantage sa coopération avec le Maroc dans une logique de soutien au développement économique.

Elle a notamment estimé que certaines décisions européennes pénalisent plusieurs secteurs stratégiques de l’économie marocaine, citant les activités portuaires, l’industrie automobile, les services financiers, les transports ou encore l’offshoring.

Selon elle, une coopération durable sur la question migratoire suppose un partenariat global qui accompagne également les dynamiques de développement économique et social du Royaume.

LNT avec MAP

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Trump réaffirme au Roi Mohammed VI le soutien des États-Unis à la souveraineté du Maroc sur le Sahara https://lnt.ma/trump-reaffirme-au-roi-mohammed-vi-le-soutien-des-etats-unis-a-la-souverainete-du-maroc-sur-le-sahara/ Sat, 01 Aug 2026 12:55:26 +0000 https://lnt.ma/?p=554199 À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de la Fête du Trône, le président américain Donald J. Trump a adressé un message au Roi Mohammed VI dans lequel il réaffirme la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Le chef de l’État américain renouvelle également le soutien de Washington à l’initiative […]

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À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de la Fête du Trône, le président américain Donald J. Trump a adressé un message au Roi Mohammed VI dans lequel il réaffirme la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Le chef de l’État américain renouvelle également le soutien de Washington à l’initiative marocaine d’autonomie, qu’il présente comme l’unique base d’un règlement durable du différend.

Dans un communiqué publié samedi, le Cabinet Royal indique que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu un message de félicitations du président des États-Unis, Donald J. Trump, à l’occasion du 27ᵉ anniversaire de la Glorieuse Fête du Trône.

Le président américain y adresse ses félicitations au Souverain ainsi qu’au peuple marocain, rappelant que les deux pays entretiennent une relation historique. « Cette année, nous célébrons 250 ans d’histoire américaine et d’amitié durable avec le Maroc, un lien forgé dans la confiance et le respect mutuel », écrit-il.

Le message est marqué par une réaffirmation explicite de la position américaine sur la question du Sahara.

Donald Trump souligne que « les États-Unis sont clairs : nous reconnaissons la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et nous soutenons la proposition marocaine d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste comme la seule base pour une solution juste et durable ».

Le président américain estime également que « toute autre voie prolonge le statu quo et elle est inacceptable », ajoutant que « ce différend doit prendre fin maintenant et les États-Unis continueront à impulser des progrès en vue de cet objectif ».

Dans son message, Donald Trump met également en avant le rôle du Royaume en matière de stabilité régionale.

Il affirme que « le Leadership Sage de Votre Majesté est un pilier de stabilité », saluant l’engagement du Maroc en faveur de la paix, de la lutte contre l’extrémisme et de la sécurité régionale.

Le président américain évoque notamment le rôle du Royaume dans les Accords d’Abraham et indique que les deux pays poursuivront leur coopération, notamment « pour assurer la sécurité de la région du Sahel ».

Le message aborde également les perspectives du partenariat économique entre Rabat et Washington.

Donald Trump souligne que « Votre Vision pour la croissance ouvre des perspectives de prospérité pour nos deux peuples et économies » et indique avoir chargé ses équipes de travailler au développement économique et social avec le Maroc, « y compris dans le territoire du Sahara occidental ».

Le président américain ajoute que les technologies et les capacités d’innovation des États-Unis continueront d’accompagner le Royaume dans plusieurs secteurs jugés stratégiques, notamment l’énergie, l’intelligence artificielle, les minerais critiques et la défense.

LNT

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Discours du Trône : « Made in Morocco » https://lnt.ma/discours-du-trone-made-in-morocco/ Thu, 30 Jul 2026 11:27:32 +0000 https://lnt.ma/?p=554117 Vingt-sept ans de règne, un inventaire chiffré, une doctrine assumée et un vœu formulé à huit semaines des législatives. Le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI prononcé mercredi soir à Tétouan à l’occasion de la 27ème Fête du Trône, dans la lignée des précédents, se lit à la fois comme un état des […]

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Vingt-sept ans de règne, un inventaire chiffré, une doctrine assumée et un vœu formulé à huit semaines des législatives. Le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI prononcé mercredi soir à Tétouan à l’occasion de la 27ème Fête du Trône, dans la lignée des précédents, se lit à la fois comme un état des lieux et une feuille de route pour les années à venir.

Première phrase à retenir, le résultat de l’action publique « ne tient pas du hasard » et le Souverain y adosse une « doctrine de pouvoir » dont il énumère les maîtres-mots, prise d’initiative, suivi rigoureux, autocritique constructive, détermination. Les résultats obtenus ne sont donc pas fortuits et l’avenir appelle un engagement similaire d’efforts à fournir.

Vient ensuite la phrase pivot et certainement la plus lourde du discours. Le pays est à une « étape-charnière » où un idéal de confiance et d’optimisme « doit l’emporter sur toute rhétorique susceptible de nourrir désespoir et frustration ». À huit semaines d’un scrutin législatif, Sa Majesté désigne sans les nommer les entrepreneurs politiques du ressentiment, ceux dont le fonds de commerce est la frustration.

Trois phrases successives martèlent ensuite le même terme. La sécurité et la stabilité comme premier motif de fierté. La stabilité politique et institutionnelle comme « denrée rare » et « atout d’une valeur inestimable » dans un environnement régional en proie aux convulsions. La stabilité, enfin, comme « variable-clé dans l’équation du développement » et comme « capital stratégique ». Denrée, atout, variable, capital, le glissement lexical est remarquable, la stabilité n’est plus décrite comme un état, elle est comptabilisée comme un actif. Le Maroc ne se contente plus d’être stable, il valorise sa stabilité, et le fait dans le vocabulaire des marchés plutôt que dans celui de la morale politique. Dans une région où l’instabilité est devenue le régime ordinaire, la lecture est limpide et juste.

Suit l’inventaire, et les chiffres autant que les faits sont éloquents. Une croissance située autour de 4,9 % en 2025, attendue au même niveau ou au-dessus cette année. Une pluviométrie qui a rendu au pays sa sécurité hydrique et alimentaire. Un Maroc premier exportateur automobile du continent, avec une capacité annuelle proche du million de véhicules, et une filière qui, avec l’aéronautique, dépasse désormais 40 % des exportations nationales en devançant les phosphates. Près de vingt millions de visiteurs accueillis en 2025. Des industries agroalimentaires et pharmaceutiques couvrant près de 80 % des besoins nationaux. Les premières autorisations accordées au titre de l’Offre Maroc hydrogène vert. Une base industrielle et technologique de défense et de cybersécurité en cours d’installation.

Ce n’est pas la longueur de cette liste qui compte, c’est le fil qui la traverse. Le mot n’est pas croissance, il est souveraineté. Dans un monde où le protectionnisme est redevenu la norme et où la sécurisation des chaînes d’approvisionnement a remplacé la doctrine du libre-échange, le discours érige explicitement l’autosuffisance stratégique en axe du développement industriel. Que l’automobile et l’aéronautique aient dépassé les phosphates n’est donc pas une statistique douanière parmi d’autres. C’est un pays de sous-sol qui devient un pays d’assemblage, et un pays d’assemblage qui prétend désormais produire ce dont il ne veut plus dépendre. La même logique vaut pour l’organisation des grands rendez-vous continentaux, dont le texte relève qu’elle a valu au Royaume de l’estime et, avec une litote toute diplomatique, quelques envieux.

Le volet social, lui, tient en une exigence de fond. Généralisation de la protection sociale, justice sociale et spatiale, et surtout insistance sur des programmes de développement territorial intégré qui devront englober toutes les régions, « sans exception aucune ». Cette précision n’est pas une formule parce qu’en rappelant qu’il ne faudrait pas faire d’exception, cela induit que ce n’est actuellement pas encore le cas.

Sa Majesté consacre ensuite au-delà du bilan, une part importante de son discours aux moyens financiers pour aller plus avant, insistant que la transformation exigera des ressources d’une envergure inédite, dont l’essentiel devra provenir de financements domestiques. Le secteur financier national est exhorté à accompagner l’investissement, à élargir qualitativement l’accès au crédit bancaire et non bancaire des PME, de l’innovation, de l’industrialisation et de l’export, à se montrer plus ouvert et plus novateur, à mobiliser l’épargne institutionnelle, à redynamiser les marchés financiers.

Dans sa dernière séquence, le Roi Mohammed VI envoie, comme souvent, un message clair à la scène politique. En énonçant que les acquis « transcendent les mandats gouvernemental et parlementaire » et qu’ils procèdent d’une dynamique cumulative étalée sur des années, le Souverain met les pendules à l’heure de la récupération politique des avancées du pays à la veille des élections. Enfin, en formulant le vœu qu’au lendemain des prochaines échéances s’amorce un nouveau cycle dont les maîtres-mots seront la préservation des acquis et la poursuite des réformes d’envergure, il établit le véritable cahier des charges du prochain gouvernement. Le 23 septembre, on ne votera donc pas sur la trajectoire, elle est royalement fixée. On votera sur les capacités à l’atteindre de ceux qui prendront le relais.

Zouhair Yata

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Fête du Trône : Le Roi Mohammed VI met en avant les acquis du Royaume et appelle à poursuivre les réformes https://lnt.ma/fete-du-trone-le-roi-mohammed-vi-met-en-avant-les-acquis-du-royaume-et-appelle-a-poursuivre-les-reformes/ Wed, 29 Jul 2026 20:42:46 +0000 https://lnt.ma/?p=554110 À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de son accession au Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a dressé un bilan des avancées économiques, industrielles et sociales du Royaume, tout en appelant à poursuivre les réformes engagées. Dans son Discours à la Nation, le Souverain a insisté sur la stabilité institutionnelle, le renforcement de la souveraineté […]

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À l’occasion du 27ᵉ anniversaire de son accession au Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a dressé un bilan des avancées économiques, industrielles et sociales du Royaume, tout en appelant à poursuivre les réformes engagées. Dans son Discours à la Nation, le Souverain a insisté sur la stabilité institutionnelle, le renforcement de la souveraineté économique, l’accélération des investissements et la mobilisation du secteur financier pour accompagner un nouveau cycle de développement.

Le Roi a affirmé que les réalisations enregistrées au cours des vingt-sept dernières années sont le fruit d’« une vision stratégique claire » et d’une doctrine fondée sur « la prise d’initiative, le suivi rigoureux, l’autocritique constructive et la réelle volonté d’aborder l’avenir avec détermination et positivité ».

La stabilité, « variable-clé » du développement

Le Souverain a estimé que le Maroc aborde une étape déterminante de son développement, dans laquelle « un idéal de confiance et d’optimisme doit l’emporter sur toute rhétorique susceptible de nourrir désespoir et frustration ».

Dans un contexte international marqué par les tensions, Mohammed VI a souligné que « la stabilité politique et institutionnelle constitue une denrée rare et un atout d’une valeur inestimable », ajoutant que « la stabilité est la variable-clé dans l’équation du développement au Maroc » et « le capital stratégique qui fait la fierté du pays ».

Le Roi a également salué la capacité du Royaume à organiser de grands événements internationaux ainsi que sa résilience face aux crises, évoquant notamment « la gestion proactive des inondations qui ont touché le Gharb et le nord du pays ».

Sur le plan économique, le Souverain a indiqué que « le taux de croissance s’est situé autour de 4,9 % au titre de 2025 » et qu’« il est attendu de réaliser un taux équivalent ou supérieur en 2026 ».

Évoquant l’agriculture, il a souligné que « le Maroc a connu une importante pluviométrie et une bonne campagne agricole », permettant de renforcer « la sécurité hydrique et alimentaire » du Royaume.

Le Roi a également mis en avant la consolidation de l’industrie nationale, rappelant que les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, des énergies renouvelables et de l’agroalimentaire constituent désormais « des piliers essentiels du tissu productif national ».

Il a indiqué que le Maroc est devenu « le premier exportateur automobile en Afrique », avec une capacité annuelle d’environ un million de véhicules, précisant que « les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique ont vu leur part se porter à plus de 40 % du total des exportations du Maroc, devançant par là même la filière des phosphates ».

Le Souverain a aussi rappelé le lancement de nouvelles unités industrielles destinées à faire entrer le Royaume « dans le cercle restreint des pays dotés des plus grands hubs spécialisés dans la fabrication des moteurs et des systèmes d’atterrissage des avions ». Il a également souligné que le développement d’une filière intégrée de batteries électriques démontre « la capacité [du Maroc] à anticiper les transformations technologiques à venir ».

Renforcer la souveraineté économique

Face au retour du protectionnisme, le Roi Mohammed VI a expliqué que le Royaume a érigé « le renforcement de la souveraineté nationale et l’autosuffisance stratégique en axes majeurs du développement industriel ».

Le Roi a souligné que les industries agroalimentaires et pharmaceutiques couvrent désormais « près de 80 % des besoins nationaux » et a annoncé que le développement d’une base industrielle dans les domaines de la défense et de la cybersécurité contribuera à « consolider la souveraineté en matière de défense » tout en créant de nouvelles opportunités économiques.

Il a également relevé que le secteur touristique a enregistré « une performance historique en accueillant près de 20 millions de visiteurs » en 2025.

Un appel au secteur financier

Le Souverain a réaffirmé sa volonté de poursuivre les programmes de développement humain et de généralisation de la protection sociale, tout en insistant sur « la nécessité d’une mise en œuvre efficiente des programmes de développement territorial intégré » dans l’ensemble des régions.

Il a également appelé les acteurs financiers à renforcer leur contribution au développement du Royaume. « Nous exhortons le secteur financier national à continuer à accompagner l’investissement et les grands projets et à élargir qualitativement l’accès aux financements, bancaires et non bancaires, destinés aux petites et moyennes entreprises, à l’innovation, à l’industrialisation et à l’exportation », a déclaré le Roi.

Le Roi Mohammed VI a par ailleurs souhaité que le secteur financier soit « plus ouvert et plus novateur » afin d’assurer « une mobilisation optimale de l’épargne nationale » et de « redynamiser les marchés financiers ».

Sur le plan international, le Souverain a estimé que « le Royaume s’affirme aujourd’hui comme un opérateur économique de premier plan et un associé sollicité pour être partie prenante à des partenariats nouveaux, équilibrés et tournés vers l’avenir ». Il a également réaffirmé la volonté du Maroc de poursuivre la diversification de ses partenariats internationaux.

À l’approche des prochaines élections législatives, le Roi Mohammed VI a rappelé que « ces acquis économiques et sociaux engrangés transcendent les mandats gouvernemental et parlementaire » et a exprimé le souhait qu’« au lendemain des prochaines législatives (…) s’amorce un nouveau cycle dans notre trajectoire de développement », fondé sur « la préservation des acquis et la poursuite des projets et des réformes d’envergure ».

En conclusion, SM le Roi a renouvelé son hommage aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, à l’Administration territoriale, à la Sûreté nationale, aux Forces auxiliaires et à la Protection civile, saluant leur « dévouement et leur mobilisation constante » au service de l’unité, de la sécurité et de la stabilité du Royaume.

LNT

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Législatives 2026 : Lancement du « Baromètre de la représentativité politique des femmes » https://lnt.ma/legislatives-2026-lancement-du-barometre-de-la-representativite-politique-des-femmes/ Wed, 29 Jul 2026 12:09:16 +0000 https://lnt.ma/?p=554057 L’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) vient d’annoncer le lancement du « Baromètre de la représentativité politique des femmes », qui sera utilisé comme outil de suivi et d’évaluation de la performance des partis politiques en matière d’autonomisation politique des femmes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement de la démocratie inclusive et […]

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L’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) vient d’annoncer le lancement du « Baromètre de la représentativité politique des femmes », qui sera utilisé comme outil de suivi et d’évaluation de la performance des partis politiques en matière d’autonomisation politique des femmes.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement de la démocratie inclusive et de l’égalité effective, de la mise en œuvre des principes d’évaluation et de redevabilité, et dans le but de contribuer au suivi du respect par les partis politiques des droits politiques des femmes et de l’adoption de la démocratie paritaire.

En effet, pour l’ADFM, ce baromètre repose sur un ensemble d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs permettant de mesurer le degré d’engagement des partis politiques en faveur de la parité et de l’égalité effective dans la prise de décision politique.

Et de poursuivre que le baromètre s’articule autour de cinq axes principaux comprenant plusieurs indicateurs quantitatifs et qualitatifs portant sur l’engagement politique des partis politiques, à travers l’évaluation du bilan du parti en matière de représentativité politique des femmes, l’existence d’un programme clair de renforcement de la participation politique des femmes, de manière permanente et lors des échéances électorales, ainsi que ses positions explicites en faveur des réformes juridiques soutenant la parité.

Le baromètre s’articule également sur la gouvernance des candidatures, en mesurant la proportion de femmes candidates dans les circonscriptions législatives locales, l’adoption de critères transparents et équitables dans la sélection des candidates porteuses d’un projet d’égalité, ainsi que l’ouverture aux femmes leaders et la reconduction de la candidature d’anciennes parlementaires.

À ces deux axes s’ajoutent d’autres éléments en rapport notamment avec le soutien et l’autonomisation, à travers le suivi des ressources financières, techniques et des actions de formation mises à la disposition des candidates par les partis politiques, ainsi que le respect du principe d’égalité des chances durant la campagne électorale ; la communication et les médias politiques, évalués à travers la place accordée aux femmes dans le discours politique et médiatique des partis, ainsi que la mise en avant des femmes dirigeantes dans les campagnes électorales ; la communication et les médias politiques, évalués à travers la place accordée aux femmes dans le discours politique et médiatique des partis, ainsi que la mise en avant des femmes dirigeantes dans les campagnes électorales ; la prévention de la violence politique à l’égard des femmes, par l’évaluation des mécanismes mis en place pour la prévention, le signalement et la protection, tant au sein de l’organisation qu’à l’extérieur.

À cet effet, l’ADFM compte élaborer un rapport du « Baromètre de la représentativité politique des femmes », dont les résultats ainsi que le classement des partis politiques, établi sur la base des scores obtenus, seront rendus publics : « Cette démarche vise à renforcer la redevabilité et à construire une stratégie de plaidoyer accélérant la réalisation de l’égalité effective, la mise en œuvre de la parité et la concrétisation d’une véritable autonomisation politique, en tant que fondements des droits politiques des femmes ».

H.Z

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Accra : Bourita porte la Vision Royale pour une souveraineté sanitaire africaine https://lnt.ma/accra-bourita-porte-la-vision-royale-pour-une-souverainete-sanitaire-africaine/ Wed, 22 Jul 2026 14:25:49 +0000 https://lnt.ma/?p=553655 Sur instruction royale, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, représente SM le Roi Mohammed VI au Sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur l’élimination du Sida et la lutte contre les décès maternels évitables, maladies transmissibles et non transmissibles endémiques, et le renforcement des systèmes […]

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Sur instruction royale, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, représente SM le Roi Mohammed VI au Sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur l’élimination du Sida et la lutte contre les décès maternels évitables, maladies transmissibles et non transmissibles endémiques, et le renforcement des systèmes de santé à l’horizon 2030, qui se tient mercredi à Accra.

A cette occasion, M. Bourita a mis en avant la Vision Royale d’une souveraineté sanitaire africaine fondée sur la solidarité, la justice sociale et le partage d’expertises.

Il a souligné, notamment, que le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI a fait de la santé un pilier stratégique de sa coopération continentale, en phase avec les trois grands enjeux du Sommet : la fabrication locale de produits médicaux, le financement innovant et la gouvernance politique.

Axée sur l’élimination du Sida à l’horizon 2030 et la lutte contre les décès maternels évitables, les maladies transmissibles et non transmissibles endémiques sur le continent, ainsi que sur le renforcement des systèmes de santé à l’horizon 2030, ce Sommet intervient dans la suite de la décision de la 38e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement relative à l’évolution des priorités sanitaires de l’Afrique.

Le Sommet a examiné une feuille de route de l’UA, à l’horizon 2030 et au-delà, afin de pérenniser la riposte au VIH/Sida, de renforcer la résilience des systèmes de santé et d’améliorer la sécurité sanitaire sur l’ensemble du continent.

La délégation marocaine, conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, est composée de représentants du ministère de la Santé et du ministère de l’Economie et des Finances.

 

LNT avec Map

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Maroc-France : Onze accords signés à l’occasion de la Réunion de Haut Niveau https://lnt.ma/maroc-france-onze-accords-signes-a-loccasion-de-la-reunion-de-haut-niveau/ Thu, 16 Jul 2026 15:47:39 +0000 https://lnt.ma/?p=553305 Pour Aziz Akhannouch, cette réunion constitue la première traduction gouvernementale du nouveau cadre politique défini par les deux chefs d’État lors de la visite d’État du président Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024. Le Chef du gouvernement a estimé que cette rencontre ne relevait pas d’une simple reprise des mécanismes de coopération existants, mais […]

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Pour Aziz Akhannouch, cette réunion constitue la première traduction gouvernementale du nouveau cadre politique défini par les deux chefs d’État lors de la visite d’État du président Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024. Le Chef du gouvernement a estimé que cette rencontre ne relevait pas d’une simple reprise des mécanismes de coopération existants, mais marquait le passage à une mise en œuvre concrète d’une vision commune fondée sur une convergence politique renforcée, une confiance renouvelée et une ambition partagée.

Selon lui, les relations entre Rabat et Paris ont connu une accélération notable depuis octobre 2024, avec plus de quarante visites et rencontres de haut niveau réunissant gouvernements, institutions, collectivités territoriales, opérateurs économiques, universités et acteurs de la société civile. La présence de vingt-deux ministres marocains et français lors de cette réunion illustre, selon M. Akhannouch, le caractère exceptionnel de cette nouvelle dynamique.

Une coopération économique renforcée

Le Chef du gouvernement a également mis en avant la dimension économique du partenariat. Les onze nouveaux accords signés à Rabat viennent compléter les vingt-deux accords stratégiques conclus en octobre 2024, représentant un volume d’investissements d’environ 10 milliards d’euros.

Ces nouveaux instruments couvrent plusieurs secteurs, notamment la santé, les transports, l’aviation civile, la coopération décentralisée, l’enseignement, la promotion de la langue arabe, la culture, l’agriculture ainsi que d’autres domaines jugés stratégiques pour renforcer la complémentarité entre les économies marocaine et française.

Parmi les principaux accords figure la confirmation du financement de la Ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, une déclaration commune relative au partenariat dans le secteur de l’eau, un plan d’action triennal dans l’aviation civile, des accords de coopération culturelle, scientifique et agricole, ainsi que plusieurs conventions portant sur les infrastructures, les services postaux et la recherche agronomique.

En marge de la réunion plénière, plusieurs ministres des deux pays ont tenu des rencontres bilatérales afin d’approfondir les partenariats sectoriels.

Dans le domaine du transport, les discussions entre Abdessamad Kayouh et Philippe Tabarot ont porté sur le développement du transport routier international, la coopération maritime, les infrastructures aéroportuaires ainsi que la formation dans les métiers ferroviaires. Le ministre français des Transports a qualifié le Maroc de véritable « hub de mobilité » continental, saluant notamment les avancées réalisées dans le développement du réseau ferroviaire à grande vitesse.

Les ministres de l’Agriculture ont, pour leur part, confirmé leur volonté de poursuivre la feuille de route agricole commune, en mettant l’accent sur la recherche, l’innovation, la gestion durable de l’eau, la formation et les échanges scientifiques entre établissements marocains et français.

Dans le secteur du numérique, Amal El Fallah Seghrouchni et Anne Le Hénanff ont évoqué le développement d’une coopération autour de l’intelligence artificielle, de la souveraineté numérique, du cloud, de l’innovation, du soutien aux startups et du développement des compétences. Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de promouvoir une intelligence artificielle de confiance, centrée sur l’humain et respectueuse des principes de sécurité et de protection de la vie privée.

Les ministres de la Culture ont également convenu de renforcer les échanges artistiques, la coopération cinématographique sur le continent africain ainsi que les partenariats avec l’Institut du Monde Arabe.

Sur le plan diplomatique, Aziz Akhannouch a estimé que le dialogue politique entre les deux pays n’avait « jamais été aussi dense ni aussi structuré », soulignant une convergence croissante sur les principaux dossiers régionaux et internationaux.

À l’ouverture des travaux, il a rappelé que le soutien de la France à l’intégrité territoriale du Royaume et à la marocanité du Sahara avait contribué à instaurer un climat de confiance renforcée entre les deux partenaires.

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a, de son côté, qualifié cette réunion de « moment charnière » destiné à faire « changer d’échelle » les relations bilatérales. Il a souligné que les deux gouvernements souhaitaient transformer les engagements politiques en résultats concrets dans des domaines tels que la sécurité, la transition énergétique, les infrastructures, les mutations technologiques ou encore les défis africains.

À l’issue de la réunion, M. Lecornu a également réaffirmé le soutien de la France à la souveraineté du Maroc sur son Sahara, qualifiant cette position d’« intangible » et rappelant les déclarations formulées par le président Emmanuel Macron dans son message adressé à Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Fête du Trône de 2024.

LNT

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Maroc-France : la 15e Réunion de Haut Niveau s’ouvre à Rabat https://lnt.ma/maroc-france-la-15e-reunion-de-haut-niveau-souvre-a-rabat/ Thu, 16 Jul 2026 10:29:31 +0000 https://lnt.ma/?p=553264 Arrivé mercredi soir à l’aéroport de Rabat-Salé pour une visite officielle, Sébastien Lecornu a été accueilli par Aziz Akhannouch. Le Premier ministre français a été salué par plusieurs membres du gouvernement marocain, parmi lesquels les ministres Ahmed El Bouari, Ryad Mezzour, Abdessamad Kayouh, Mustapha Baitas et Amal El Fallah Seghrouchni, ainsi que par le wali […]

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Arrivé mercredi soir à l’aéroport de Rabat-Salé pour une visite officielle, Sébastien Lecornu a été accueilli par Aziz Akhannouch. Le Premier ministre français a été salué par plusieurs membres du gouvernement marocain, parmi lesquels les ministres Ahmed El Bouari, Ryad Mezzour, Abdessamad Kayouh, Mustapha Baitas et Amal El Fallah Seghrouchni, ainsi que par le wali de la région Rabat-Salé-Kénitra, Mohamed El Yaacoubi.

Les travaux de cette 15e Réunion de Haut Niveau se tiennent dans le cadre du partenariat d’exception renforcé unissant le Maroc et la France. Précédée par plusieurs réunions bilatérales entre les membres des deux gouvernements, cette session vise à approfondir la coopération entre Rabat et Paris et à ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration dans plusieurs domaines stratégiques.

La rencontre devrait notamment être marquée par la signature de plusieurs accords destinés à donner un nouvel élan aux relations maroco-françaises.

Une forte mobilisation gouvernementale

La délégation marocaine réunit plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, ainsi que le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari.

Participent également aux travaux le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdeltif Loudyi, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, ainsi que le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hjira.

Du côté français, Sébastien Lecornu est accompagné d’une importante délégation ministérielle composée notamment du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, du ministre des Transports, Philippe Tabarot, de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, de la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, de la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, du ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, ainsi que de la ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache, et de la ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Éléonore Caroit.

Cette 15e Réunion de Haut Niveau s’inscrit dans la relance des relations entre le Maroc et la France et doit permettre aux deux gouvernements de faire le point sur les principaux dossiers de coopération, tout en définissant de nouveaux axes de partenariat.

Les accords attendus devraient couvrir plusieurs secteurs, notamment l’économie, l’industrie, l’agriculture, les transports, le numérique, la culture, l’éducation et la défense.

LNT

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Gaza : le Maroc officialise sa participation à la Force internationale de stabilisation https://lnt.ma/bourita-le-maroc-participe-a-la-force-internationale-de-stabilisation-de-gaza/ Thu, 16 Jul 2026 10:20:14 +0000 https://lnt.ma/?p=553262 Le Maroc a signé mercredi à Rabat l’accord portant sur sa participation à la Force internationale de stabilisation de Gaza (ISF). La signature de cet accord, intervenue sur instructions royales, s’est faite entre le Maroc et le Conseil de Paix, qui encadre la participation du contingent marocain à la Force internationale de stabilisation de Gaza (ISF). […]

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Le Maroc a signé mercredi à Rabat l’accord portant sur sa participation à la Force internationale de stabilisation de Gaza (ISF). La signature de cet accord, intervenue sur instructions royales, s’est faite entre le Maroc et le Conseil de Paix, qui encadre la participation du contingent marocain à la Force internationale de stabilisation de Gaza (ISF).

Intervenant lors de la cérémonie de signature, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a indiqué que cette décision traduit avant tout « l’engagement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient et Son soutien au peuple palestinien frère ».

Selon le ministre, la participation marocaine à cette mission s’inscrit dans la continuité des initiatives menées par le Souverain en faveur de la cause palestinienne.

« La Vision Royale a toujours été cohérente », a affirmé M. Bourita, estimant qu’elle privilégie des solutions concrètes et pragmatiques tout en demeurant fidèle aux positions constantes et de principe du Royaume.

Le chef de la diplomatie marocaine a rappelé que cet engagement s’est notamment traduit, ces derniers mois, par l’acheminement, sur Hautes Instructions Royales, de plusieurs centaines de tonnes d’aide humanitaire et de matériel médical au profit des populations de Gaza.

Il a souligné que cette assistance avait emprunté un corridor terrestre exceptionnel, dont le Maroc a été le seul pays à négocier et à utiliser pour faire parvenir directement les secours aux populations palestiniennes.

Nasser Bourita a également mis en avant le rôle de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, qui poursuit, sous les Hautes Orientations Royales, plusieurs programmes de soutien en faveur des Palestiniens.

Ces actions concernent notamment la construction et la réhabilitation d’établissements scolaires, l’appui aux hôpitaux de Jérusalem-Est, l’octroi de bourses d’études aux étudiants palestiniens, la prise en charge d’orphelins ainsi que le financement d’activités génératrices de revenus destinées aux familles les plus vulnérables.

À cette occasion, le ministre a également réaffirmé la position constante du Maroc concernant le règlement du conflit israélo-palestinien.

Le Royaume continue de soutenir une solution à deux États, fondée sur la création d’un État palestinien dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité.

 LNT

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Législatives 2026 : l’organisation du scrutin entre dans sa phase opérationnelle https://lnt.ma/legislatives-2026-lorganisation-du-scrutin-entre-dans-sa-phase-operationnelle/ Wed, 15 Jul 2026 14:31:38 +0000 https://lnt.ma/?p=553204 À quelques mois des élections législatives de 2026, les préparatifs s’accélèrent. Réunies avec les responsables des partis politiques, les autorités ont présenté les principales mesures organisationnelles destinées à encadrer le scrutin, depuis la révision des listes électorales jusqu’aux nouvelles modalités de dépôt des candidatures et au financement des campagnes. L’activation de la Commission centrale de […]

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À quelques mois des élections législatives de 2026, les préparatifs s’accélèrent. Réunies avec les responsables des partis politiques, les autorités ont présenté les principales mesures organisationnelles destinées à encadrer le scrutin, depuis la révision des listes électorales jusqu’aux nouvelles modalités de dépôt des candidatures et au financement des campagnes. L’activation de la Commission centrale de suivi des élections, sur instructions royaoles, marque également une nouvelle étape dans le dispositif de supervision du processus électoral.

Ces réunions interviennent alors que les premiers scénarios politiques commencent à se dessiner pour les prochaines législatives. Si plusieurs observateurs anticipent une compétition ouverte, nombre d’entre eux estiment que les équilibres partisans devraient connaître des ajustements plutôt qu’un bouleversement comparable à celui observé lors du scrutin de 2021.

Les préparatifs du scrutin se précisent

Les deux réunions organisées avec les chefs et responsables des partis politiques ont permis de faire le point sur l’ensemble des dispositifs organisationnels et opérationnels mis en place en vue des prochaines élections législatives.

Les représentants des formations politiques ont notamment été informés du bilan de l’opération de révision des listes électorales générales, menée entre le 15 mai et le 10 juillet 2026 sous la supervision des commissions administratives présidées par des magistrats.

Les échanges ont également porté sur les nouvelles modalités de dépôt des candidatures. Les autorités ont présenté une procédure reposant sur une plateforme électronique dédiée, destinée à faciliter les démarches administratives, tout en maintenant le dépôt des dossiers originaux auprès des autorités compétentes.

Les dispositions législatives et réglementaires relatives au financement public des campagnes électorales ont également été rappelées aux partis appelés à participer au scrutin.

L’un des principaux points abordés lors de ces rencontres concerne l’activation de la Commission centrale de suivi des élections, conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Composée du ministre de l’Intérieur et du président du Ministère public, cette commission aura pour mission de veiller au bon déroulement des opérations électorales et d’assurer leur sécurité ainsi que leur intégrité à toutes les étapes du processus.

Ce dispositif sera décliné au niveau territorial à travers des commissions régionales, composées des Walis et des Procureurs généraux du Roi, ainsi que des commissions provinciales réunissant les gouverneurs et les Procureurs du Roi.

L’objectif affiché est d’assurer un suivi coordonné du processus électoral sur l’ensemble du territoire national.

À cette occasion, les dirigeants des partis politiques ont exprimé leur gratitude à Sa Majesté le Roi pour cette décision et ont réaffirmé leur engagement à contribuer au bon déroulement des prochaines élections.

Selon le communiqué, les discussions se sont déroulées dans un climat qualifié de positif, marqué par des échanges portant sur les conditions d’organisation du scrutin et sur les mesures susceptibles d’en garantir le bon déroulement.

LNT

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Législatives 2026 : Le Livre affûte ses armes… https://lnt.ma/legislatives-2026-le-livre-affute-ses-armes/ Wed, 15 Jul 2026 14:09:39 +0000 https://lnt.ma/?p=553190 Le BP du PPS a tenu en ce début de semaine sa réunion ordinaire, au cours de laquelle il a délibéré sur plusieurs questions politiques inscrites à son ordre du jour. Le bilan du Gouvernement Akhannouch est vivement critiqué.  A l’approche des échéances de septembre prochain, le torchon brûle entre les partis de la majorité […]

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Le BP du PPS a tenu en ce début de semaine sa réunion ordinaire, au cours de laquelle il a délibéré sur plusieurs questions politiques inscrites à son ordre du jour. Le bilan du Gouvernement Akhannouch est vivement critiqué.

 A l’approche des échéances de septembre prochain, le torchon brûle entre les partis de la majorité et de l’opposition. En plus du PJD qui prône un discours des plus acerbe à l’encontre de Akhannouch et des partis de la majorité, le PPS, lui aussi, hausse le ton.

Lors de sa dernière réunion, le Bureau politique a évoqué la clôture de la deuxième session de la dernière année de la onzième législature. À cet égard, le parti affirme que le bilan du Gouvernement durant son mandat qui s’achève, et malgré les quelques aspects positifs, a été globalement marqué par la poursuite du « favoritisme » des lobbies financiers au détriment des catégories vulnérables et des classes moyennes : « Il a été caractérisé par des échecs multiformes sur les plans économique, social, démocratique et de la gouvernance, ainsi que par une dépendance excessive à l’égard de la domination numérique, un mépris pour le rôle du Parlement et des autres acteurs institutionnels et sociétaux, et une récurrence de la corruption et des conflits d’intérêts », dit-on au PPS.

Et de poursuivre que par conséquent, le PPS  affirme que le bilan médiocre du Gouvernement fait de l’échéance du 23 septembre un moment démocratique crucial : « Il est essentiel de veiller à ce que cette expérience et ces choix politiques ne se reproduisent pas et de garantir, au contraire, la victoire de l’alternative démocratique progressiste portée par le Parti, ouvrant ainsi la voie à un avenir meilleur fondé sur la dignité, la justice sociale, l’équité territoriale et la vigueur économique ».

Par la même occasion, le parti a salué la performance et le bilan du groupe parlementaire du parti tout au long de la législature : « Cette performance a permis au groupe d’occuper une place de premier plan au sein de l’opposition institutionnelle, un rôle qu’il a assumé avec vigueur, audace et sens des responsabilités, en s’appuyant sur les positions du parti ainsi que sur son orientation nationale, démocratique et progressiste ».

Dans la même lancée, le BP réaffirme son soutien indéfectible à tous les candidats du parti et sa mobilisation totale pour assurer leur victoire lors de ces élections cruciales. Parallèlement, le Bureau a évoqué les préparatifs en cours pour la tenue de conférences régionales à Tanger, Nador, Khemisset, Guercif et Oujda. Il a également discuté de la programmation de réunions thématiques consacrées à la gouvernance, au tiers secteur (économie sociale et solidaire) et à l’éducation préscolaire, dans le cadre de la communication et de la consultation continues sur le programme du parti.

 

H.Z

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Maroc-France : Prolongations https://lnt.ma/maroc-france-prolongations/ Wed, 15 Jul 2026 13:17:12 +0000 https://lnt.ma/?p=553159 Il y a une semaine à peine, la France et le Maroc se faisaient face à Boston. Sept jours plus tard, les voici de nouveau l’un en face de l’autre, mais à Rabat cette fois, et sur un terrain où le tableau d’affichage ne raconte pas la même histoire. Ne nous méprenons pas sur la […]

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Il y a une semaine à peine, la France et le Maroc se faisaient face à Boston. Sept jours plus tard, les voici de nouveau l’un en face de l’autre, mais à Rabat cette fois, et sur un terrain où le tableau d’affichage ne raconte pas la même histoire.

Ne nous méprenons pas sur la portée de ce déplacement, encore moins au lendemain des célébrations de la Fête nationale du 14 juillet et de la défaite de la France en Coupe du Monde face à l’Espagne, autre partenaire de taille du Royaume. Que Sébastien Lecornu ait choisi Rabat pour son tout premier voyage officiel à l’étranger depuis son arrivée à Matignon, à l’automne dernier, et qu’il y débarque flanqué d’une douzaine de ministres, n’a rien d’une visite de courtoisie. On ne mobilise pas la moitié d’un gouvernement, on ne déplace pas les Affaires étrangères et l’Intérieur d’un même mouvement, pour une poignée de main protocolaire. En diplomatie, le choix de la première destination est toujours un message et celui-là est limpide, le Maroc est redevenu, pour Paris, une priorité.

Pour mesurer le chemin parcouru, il faut se souvenir d’où l’on vient. Il n’y a pas si longtemps, en 2021 et 2022, la relation était à couteaux tirés. Paris réduisait de moitié les visas accordés aux Marocains, empoisonnant un peu plus la relation entre les chancelleries, et Rabat, loin de courber l’échine, bloquait le retour de ses ressortissants et se tournait vers d’autres partenaires européens. Puis à l’été 2024, la reconnaissance par Emmanuel Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara, au grand dam d’Alger, suivie de la visite d’État d’octobre ont remis les pendules à l’heure et permettent de célébrer aujourd’hui la relation bilatérale comme un « partenariat d’exception ».

Reste que ce rapprochement ne se lit plus dans le sens où on l’entendait autrefois. Les échanges commerciaux ont atteint un record de 14,8 milliards d’euros en 2024, plus du double de leur niveau de 2015. La France demeure le premier partenaire économique du Royaume, mais le Maroc est devenu son premier client et fournisseur sur le continent, absorbant à lui seul plus de 40 % des exportations françaises vers l’Afrique. Hub logistique et financier, porte d’entrée vers la zone de libre-échange continentale, ses ports s’imposent comme des voies de contournement stratégiques à l’heure où le détroit d’Ormuz se crispe. En clair, ce que la France vient chercher à Rabat, elle ne le trouve plus si aisément ailleurs.

Il y a d’ailleurs quelque chose de révélateur dans le contraste des situations. Le Premier ministre qui foule le tapis rouge marocain gouverne, chez lui, sous la menace permanente. Son budget 2026 n’est passé qu’à coups de 49.3 et de motions de censure repoussées de justesse, davantage grâce aux abstentions qu’aux adhésions. Il dirige une majorité dans une Assemblée fracturée où chaque texte se négocie bec et ongles. Le chef de gouvernement français vient donc aussi chercher au Maroc des victoires précieuses pour son front intérieur. De notre côté, notre chef de gouvernement qui va accueillir l’invité sur le tarmac et mener les négociations avec son homologue réalise certainement son dernier grand baroud d’honneur à l’approche des élections de septembre.

En réalité, l’horizon de cette visite n’est pas la rencontre de haut niveau elle-même, la première du genre depuis 2019. Il est ailleurs, dans ce traité « d’exception » que les deux capitales appellent de leurs vœux, et dans la visite d’État de Mohammed VI en France, dont le principe a été acté en mai sans qu’aucune date ne soit avancée. Or le souverain marocain ne s’est plus rendu officiellement en France depuis mars 2000, cela fait déjà vingt-six ans.

On peut donc se satisfaire du contexte de cette visite mais il ne s’agit pas pour autant de céder à un excès de confiance. Bien que courtisé le Maroc a d’ailleurs prouvé sa lucidité et son pragmatisme diplomatique, les chantiers communs avec la France sont nombreux, et le pays a tout intérêt à ce que cette visite soit fructueuse pour les deux parties. Mais c’est justement cette réciprocité proche de l’équilibre qui donne un meilleur goût à cette nouvelle échéance entre les deux pays, et qui mérite d’être relevée.

Zouhair Yata

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Élections : Les programmes électoraux des partis sous la loupe des féministes https://lnt.ma/elctions-les-programmes-electoraux-des-partis-sous-la-loupe-des-feministes/ Mon, 13 Jul 2026 09:50:36 +0000 https://lnt.ma/?p=552960 Dans le cadre de son action de plaidoyer en faveur de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) vient d’adresser à l’ensemble des partis politiques marocains une correspondance accompagnée de son étude intitulée « La situation et la place des femmes dans les programmes électoraux des partis […]

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Dans le cadre de son action de plaidoyer en faveur de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) vient d’adresser à l’ensemble des partis politiques marocains une correspondance accompagnée de son étude intitulée « La situation et la place des femmes dans les programmes électoraux des partis politiques lors des élections de 2021 ».

 Cette étude évalue la prise en compte des droits des femmes et du principe d’égalité. Elle met en lumière les avancées enregistrées, mais aussi les insuffisances qui continuent de limiter l’intégration effective de l’égalité dans les visions et engagements politiques, à l’approche des prochaines échéances électorales.

Les conclusions de cette étude montrent que, malgré des degrés d’engagement variables selon les partis, l’égalité entre les femmes et les hommes demeure insuffisamment intégrée comme principe structurant des programmes électoraux. Les droits des femmes restent marginalement pris en compte dans les orientations stratégiques, les priorités politiques et les propositions d’action, en décalage avec les dispositions de la Constitution, les engagements internationaux du Maroc, les orientations du Nouveau Modèle de Développement ainsi que les ODD.

Sur la base de ce constat, l’ADFM invite les partis politiques à prendre en considération les recommandations de cette étude pour élaborer leur futur programme. Elle les appelle à intégrer le principe de l’égalité dans l’ensemble de leurs politiques et propositions, à garantir une participation effective des femmes à l’élaboration des programmes électoraux et à ouvrir un véritable débat national permettant de faire de l’égalité et de l’effectivité des droits des femmes un pilier du projet démocratique et des politiques publiques.

‘‘Les partis politiques ont aujourd’hui une responsabilité majeure envers les citoyennes et les citoyens, en matière de veille et de suivi pour la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles et les engagements internationaux du Royaume. Pour ce faire il convient de transformer les déclarations de principe en engagements électoraux précis, mesurables, assortis de mécanismes de mise en œuvre, de suivi et de redevabilité’’, dit-on auprès de l’AFDM.

Et de poursuivre que pour renforcer la qualité du débat démocratique et promouvoir les droits des femmes comme une composante indissociable des droits humains, l’ADFM suivra avec attention le contenu des programmes électoraux et évaluera leur conformité aux principes d’égalité et de non-discrimination ainsi qu’aux revendications portées par le mouvement des femmes.

Ceci étant, les féministes de l’AFDM précisent que les prochaines élections constitueront un test décisif de la volonté des partis politiques de construire un Maroc fondé sur l’égalité, la justice et la dignité : ‘‘L’égalité entre les femmes et les hommes ne saurait être considérée comme une mesure accessoire : elle constitue un principe fondamental de la démocratie, un levier de développement durable et une condition essentielle de l’efficacité, de la cohérence et de l’équité des politiques publiques’’.

H.Z

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Le Maroc participe à la conférence de Mombasa sur le nexus entre paix, sécurité et développement en Afrique https://lnt.ma/le-maroc-participe-a-la-conference-de-mombasa-sur-le-nexus-entre-paix-securite-et-developpement-en-afrique/ Sun, 12 Jul 2026 15:22:59 +0000 https://lnt.ma/?p=552922 Le Maroc participe, les 11 et 12 juillet à Mombasa, au Kenya, à la deuxième Conférence politique sur le nexus entre la paix, la sécurité et le développement, organisée dans le cadre du Processus de Tanger. La délégation marocaine est conduite par l’ambassadeur Mohamed Arrouchi, représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de […]

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Le Maroc participe, les 11 et 12 juillet à Mombasa, au Kenya, à la deuxième Conférence politique sur le nexus entre la paix, la sécurité et le développement, organisée dans le cadre du Processus de Tanger. La délégation marocaine est conduite par l’ambassadeur Mohamed Arrouchi, représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la première conférence politique tenue à Tanger en octobre 2022, qui avait débouché sur l’adoption de la Déclaration de Tanger. Ce document a posé les bases d’une approche africaine intégrée reliant les enjeux de paix, de sécurité et de développement, en mettant l’accent sur la coordination des politiques publiques, le renforcement des partenariats et la réalisation de projets concrets.

Le Processus de Tanger comme cadre de coopération continentale

Au fil des années, le Processus de Tanger s’est imposé comme une plateforme de dialogue continentale consacrée aux interactions entre la paix, la sécurité et le développement en Afrique.

Il réunit plusieurs partenaires africains et internationaux, parmi lesquels la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et la Banque africaine de développement (BAD).

Cette deuxième conférence a pour objectif d’évaluer les progrès réalisés depuis l’adoption de la Déclaration de Tanger et d’identifier des approches opérationnelles susceptibles de renforcer la mise en œuvre du nexus entre paix, sécurité et développement.

Intelligence artificielle, financement et transitions politiques

Les travaux sont structurés autour de cinq panels consacrés à plusieurs thématiques, notamment la mise en œuvre de la Déclaration de Tanger à travers des projets concrets, le rôle de l’intelligence artificielle et des innovations portées par les jeunes, l’articulation entre les dépenses de sécurité et les politiques de développement, les mécanismes de financement des projets liés au nexus ainsi que les enseignements tirés de l’accompagnement des transitions politiques complexes par l’Union africaine.

LNT

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Le Conseil de gouvernement adopte plusieurs textes relatifs à l’enseignement supérieur, à la météorologie et aux établissements publics https://lnt.ma/le-conseil-de-gouvernement-adopte-plusieurs-textes-relatifs-a-lenseignement-superieur-a-la-meteorologie-et-aux-etablissements-publics/ Fri, 10 Jul 2026 10:04:34 +0000 https://lnt.ma/?p=552874 Réuni jeudi à Rabat, le Conseil de gouvernement a approuvé plusieurs projets de loi et de décret portant sur l’enseignement supérieur, la gouvernance des établissements publics et le secteur de la météorologie, tout en procédant à plusieurs nominations à de hautes fonctions. Un nouveau cadre pour la désignation des responsables universitaires Le Conseil a adopté […]

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Réuni jeudi à Rabat, le Conseil de gouvernement a approuvé plusieurs projets de loi et de décret portant sur l’enseignement supérieur, la gouvernance des établissements publics et le secteur de la météorologie, tout en procédant à plusieurs nominations à de hautes fonctions.

Un nouveau cadre pour la désignation des responsables universitaires

Le Conseil a adopté deux projets de décret présentés par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Le premier, le projet de décret n°2.26.327, fixe le modèle du cahier des charges relatif à la candidature au poste de président d’une université publique ainsi que la composition et les modalités de fonctionnement de la commission chargée d’examiner les candidatures.

Selon le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, ce texte s’inscrit dans la mise en œuvre de l’article 50 de la loi-cadre n°59.24 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. Il vise à instaurer un cadre réglementaire unifié fondé sur les principes de mérite, d’égalité des chances, de transparence et de bonne gouvernance.

Le Conseil a également adopté le projet de décret n°2.26.329, qui fixe les règles applicables à la candidature aux fonctions de président d’un établissement universitaire.

Ce texte définit notamment les conditions de candidature, les pièces composant les dossiers ainsi que les modalités de leur dépôt et de leur examen, avec pour objectif d’améliorer la gouvernance des établissements universitaires et de promouvoir une gestion orientée vers la performance et les résultats.

Création de l’Agence marocaine de la météorologie et du climat

Le Conseil de gouvernement a également adopté le projet de loi n°05.26 relatif au système de la météorologie et du climat, portant création de l’Agence marocaine de la météorologie et du climat.

Présenté par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, ce texte vise à moderniser le cadre juridique du secteur en renforçant sa gouvernance et en clarifiant les responsabilités des différents intervenants.

Le projet entend également améliorer la production et la diffusion des données météorologiques et climatiques afin d’en faire un outil d’aide à la décision pour les politiques publiques, le développement durable et l’adaptation aux changements climatiques.

En revanche, l’examen du projet de loi relatif au système national intégré d’information sanitaire a été reporté à une prochaine réunion du Conseil.

Le LOARC appelé à devenir une société anonyme

Le Conseil a par ailleurs adopté le projet de loi n°03.26 portant transformation du Laboratoire officiel d’analyses et de recherches chimiques de Casablanca (LOARC) en société anonyme.

Présenté par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, ce texte s’inscrit dans la mise en œuvre de la réforme des établissements et entreprises publics prévue par la loi-cadre n°50.21 ainsi que dans le cadre des missions de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE).

Cette transformation vise à renforcer le positionnement du laboratoire dans le domaine des analyses physico-chimiques et à améliorer sa performance économique.

En revanche, le projet de loi relatif à la transformation de l’Office national des aéroports (ONDA) en société anonyme a été reporté afin de permettre un approfondissement des discussions.

Plusieurs nominations à de hautes fonctions

Conformément à l’article 92 de la Constitution, le Conseil de gouvernement a également approuvé plusieurs nominations.

Au ministère des Affaires étrangères, Omar Rabie a été nommé directeur des Affaires américaines, tandis que Nada Bakkali Hassani prend la direction de la diplomatie publique et des acteurs non étatiques.

Au ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, département de la Communication, Mustapha Amedjar a été nommé directeur de la communication et des relations avec les acteurs médiatiques.

Halima Ghiate a été nommée directrice des relations avec la société civile au ministère délégué chargé des Relations avec le Parlement.

Enfin, Kotayfa El Karkri a été désignée secrétaire générale du ministère délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration.

LNT

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Maroc-Kenya : la Chambre des conseillers et le Sénat kényan renforcent leur coopération parlementaire https://lnt.ma/maroc-kenya-la-chambre-des-conseillers-et-le-senat-kenyan-renforcent-leur-cooperation-parlementaire/ Wed, 01 Jul 2026 10:15:44 +0000 https://lnt.ma/?p=552208 La Chambre des conseillers et le Sénat de la République du Kenya ont signé, mardi à Rabat, un mémorandum d’entente visant à renforcer leur coopération parlementaire et à approfondir les relations institutionnelles entre les deux pays. Le document a été signé par le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid, et le président […]

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La Chambre des conseillers et le Sénat de la République du Kenya ont signé, mardi à Rabat, un mémorandum d’entente visant à renforcer leur coopération parlementaire et à approfondir les relations institutionnelles entre les deux pays.

Le document a été signé par le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid, et le président du Sénat kényan, Amason Jeffah Kingi, dans le cadre des efforts engagés pour développer le dialogue parlementaire bilatéral.

Renforcer le dialogue entre les deux institutions

À travers cet accord, les deux institutions s’engagent à consolider le dialogue parlementaire et à donner une nouvelle impulsion aux relations de coopération entre le Maroc et le Kenya.

Le mémorandum prévoit le développement d’initiatives conjointes ainsi que le renforcement des échanges entre les deux chambres sur les plans législatif, institutionnel et technique.

L’objectif est notamment de favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière d’action parlementaire, tout en encourageant la mise en œuvre de programmes de coopération communs.

Des échanges institutionnels élargis

Les deux parties se sont également engagées à renforcer les mécanismes de coopération à travers leurs structures administratives et législatives permanentes.

Cette coopération s’appuiera notamment sur les groupes d’amitié parlementaires, les commissions spécialisées ainsi que les unions parlementaires régionales, continentales et internationales auxquelles appartiennent les deux institutions.

L’accord prévoit également le développement d’initiatives communes destinées à approfondir les relations institutionnelles et à les inscrire dans un partenariat multidimensionnel.

Le mémorandum met enfin l’accent sur le renforcement de la concertation entre les deux institutions lors des différentes rencontres parlementaires régionales, africaines et internationales.

LNT

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Sécheresse : le gouvernement mobilise 20 MMDH pour soutenir l’agriculture et l’élevage https://lnt.ma/secheresse-le-gouvernement-mobilise-20-mmdh-pour-soutenir-lagriculture-et-lelevage/ Wed, 01 Jul 2026 10:09:26 +0000 https://lnt.ma/?p=552204 Le gouvernement a consacré des budgets exceptionnels et mis en œuvre plusieurs programmes d’urgence afin de faire face aux conséquences des années successives de sécheresse et aux tensions sur les marchés internationaux. Présentant, mardi devant la Chambre des conseillers, les grandes lignes de l’approche gouvernementale en matière de souveraineté alimentaire, le Chef du gouvernement, Aziz […]

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Le gouvernement a consacré des budgets exceptionnels et mis en œuvre plusieurs programmes d’urgence afin de faire face aux conséquences des années successives de sécheresse et aux tensions sur les marchés internationaux. Présentant, mardi devant la Chambre des conseillers, les grandes lignes de l’approche gouvernementale en matière de souveraineté alimentaire, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a dressé le bilan des mesures engagées en faveur des agriculteurs, des éleveurs et du pouvoir d’achat des ménages.

Un soutien de 20 milliards de dirhams aux filières agricoles

Lors de la séance mensuelle consacrée à la politique générale, placée sous le thème de « l’approche gouvernementale intégrée pour la réalisation de la souveraineté alimentaire », Aziz Akhannouch a indiqué que les différents programmes de soutien ont mobilisé une enveloppe globale de 20 milliards de dirhams.

Selon lui, ces interventions ont permis d’alléger les charges pesant sur les agriculteurs et les producteurs, tout en soutenant les filières végétales et animales affectées par les conditions climatiques difficiles.

Le dispositif a notamment porté sur la mise à disposition d’environ 27 millions de quintaux d’orge subventionnée ainsi que de 8,5 millions de quintaux d’aliments composés destinés aux éleveurs bovins et au secteur avicole.

Le gouvernement a également accordé des aides aux filières de la tomate, de la pomme de terre et de l’oignon, tout en soutenant les campagnes agricoles 2023-2025 à travers les semences et les engrais.

Dans ce cadre, 650.000 tonnes d’engrais phosphatés et trois millions de quintaux d’engrais azotés subventionnés ont été distribués au profit de plus de 160.000 agriculteurs. Le renforcement des capacités financières du Crédit Agricole du Maroc a également été engagé afin d’améliorer l’accès des exploitants au financement.

Un programme de 12 milliards de dirhams pour reconstituer le cheptel

Le Chef du gouvernement a par ailleurs rappelé que, conformément aux Hautes Orientations Royales, l’Exécutif a lancé un programme de reconstitution du cheptel national doté d’un budget de 12 milliards de dirhams.

Ce dispositif repose notamment sur l’octroi d’un soutien financier direct aux éleveurs et sur un recensement national du cheptel, qui a permis d’établir une base de données recensant près de 1,2 million d’éleveurs.

Aziz Akhannouch a précisé que ce programme accorde une priorité particulière aux petits agriculteurs et aux petits éleveurs. Il prévoit également des mesures d’allègement de leur endettement ainsi que des actions destinées à préserver les brebis et les chèvres reproductrices afin de réduire les coûts de production et d’améliorer les revenus des ménages ruraux.

Mesures fiscales et compensation

Le gouvernement a également adopté plusieurs mesures exceptionnelles pour soutenir l’approvisionnement du marché national, notamment la suspension des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur le bétail destiné à l’abattage et à l’engraissement, ainsi que sur plusieurs produits de première nécessité.

Selon Aziz Akhannouch, ces dispositions ont été accompagnées par une mobilisation de 135,6 milliards de dirhams au profit de la Caisse de compensation entre 2021 et la fin de l’année 2025.

Le Chef du gouvernement estime que cet effort financier a contribué à garantir un approvisionnement régulier du marché national tout en limitant les coûts de production dans plusieurs filières.

Soutenir le pouvoir d’achat

Aziz Akhannouch a enfin souligné que l’élargissement du dispositif d’aide sociale directe, désormais accordée à 3,9 millions de familles représentant près de 12 millions de personnes, a constitué un levier complémentaire pour soutenir la consommation des ménages et contenir l’inflation alimentaire.

Selon lui, l’ensemble de ces mesures traduit l’engagement du gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, tout en renforçant la résilience du secteur agricole face aux effets des changements climatiques et aux perturbations des marchés internationaux.

LNT

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La BEI renforce son partenariat avec le Maroc et mobilise 365 millions d’euros pour les infrastructures https://lnt.ma/la-bei-renforce-son-partenariat-avec-le-maroc-et-mobilise-365-millions-deuros-pour-les-infrastructures/ Wed, 01 Jul 2026 10:02:41 +0000 https://lnt.ma/?p=552200 La Banque européenne d’investissement (BEI) a célébré à Rabat les vingt ans de sa présence au Maroc et près d’un demi-siècle de partenariat avec le Royaume, réaffirmant sa volonté d’accompagner les priorités de développement du pays. Cette célébration a été marquée par la signature de nouveaux accords de financement d’un montant global de 365 millions […]

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La Banque européenne d’investissement (BEI) a célébré à Rabat les vingt ans de sa présence au Maroc et près d’un demi-siècle de partenariat avec le Royaume, réaffirmant sa volonté d’accompagner les priorités de développement du pays. Cette célébration a été marquée par la signature de nouveaux accords de financement d’un montant global de 365 millions d’euros destinés à renforcer la résilience des infrastructures routières et ferroviaires.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la présidente de la BEI, Nadia Calviño, de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, du chef adjoint de la délégation de l’Union européenne (UE) au Maroc, Daniele Dotto, ainsi que de représentants des secteurs bancaire et privé.

Un partenariat appelé à se renforcer

Intervenant à cette occasion, Nadia Fettah a mis en avant les perspectives de renforcement de la coopération entre le Maroc et la BEI, notamment en matière d’investissement, de mobilisation du secteur privé et d’accompagnement des grandes priorités de développement du Royaume.

La ministre a rappelé la solidité des fondamentaux macroéconomiques du pays ainsi que les réformes engagées sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour renforcer la résilience et l’attractivité de l’économie nationale. Elle a également souligné le rôle du secteur privé comme partenaire essentiel de cette transformation, tout en saluant la contribution de la BEI au financement de projets structurants.

De son côté, Nadia Calviño a réaffirmé que le Maroc demeure un partenaire stratégique aussi bien pour la BEI que pour l’Union européenne. Elle a indiqué que les financements de l’institution visent à soutenir des projets favorisant une prospérité partagée et le bon voisinage dans la région, tout en exprimant la volonté de renforcer davantage cette coopération au cours des prochaines années.

Les échanges ont également porté sur les moyens d’accroître la mobilisation des investissements, notamment à travers l’initiative Team Europe, ainsi que sur les perspectives ouvertes par le Nouveau Pacte pour la Méditerranée.

Deux accords pour les infrastructures de transport

En marge de cette célébration, le Maroc et la BEI ont conclu deux nouveaux accords de financement totalisant 365 millions d’euros pour soutenir les réseaux ferroviaire et autoroutier.

Le premier accord prévoit un prêt de 50 millions d’euros accordé à l’Office national des chemins de fer (ONCF), complété par une subvention de 15 millions d’euros de l’Union européenne. Ce financement est destiné au projet de réhabilitation du réseau ferroviaire.

Le second accord concerne un prêt de 300 millions d’euros accordé à la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) pour financer un programme consacré au renforcement de la résilience des infrastructures autoroutières.

Selon les signataires, ces investissements visent à améliorer la mobilité, renforcer la sécurité et la résilience des réseaux de transport, tout en soutenant l’intégration régionale et les échanges économiques entre l’Europe et l’Afrique.

À cette occasion, Nadia Calviño a souligné que ces nouveaux financements illustrent l’entrée dans une nouvelle phase du partenariat entre la BEI, l’Union européenne et le Maroc. Elle a rappelé que la mission de la Banque dans le Royaume repose sur la promotion d’une prospérité partagée, du progrès social et de la résilience, à travers des investissements structurants.

Pour sa part, Nadia Fettah a estimé que ces accords témoignent de la qualité d’une coopération qui dépasse désormais la logique du financement projet par projet pour s’inscrire dans une vision commune en faveur d’un développement plus inclusif, d’une plus grande équité sociale et d’un renforcement des liens entre l’Europe et le continent africain.

Le chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Maroc, Daniele Dotto, a également mis en avant la solidité des relations entre le Royaume et l’UE, rappelant que les institutions européennes travaillent conjointement au financement d’infrastructures résilientes et au soutien du développement économique marocain.

LNT

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Profession d’avocat : le projet de loi franchit une nouvelle étape https://lnt.ma/profession-davocat-le-projet-de-loi-franchit-une-nouvelle-etape/ Tue, 23 Jun 2026 09:11:37 +0000 https://lnt.ma/?p=551615 La Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme à la Chambre des conseillers a adopté, lundi à la majorité, le projet de loi N°66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat. Le texte a recueilli six voix pour, alors que quatre conseillers, représentant le groupe haraki, l’Union marocaine du travail […]

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La Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme à la Chambre des conseillers a adopté, lundi à la majorité, le projet de loi N°66.23 relatif à l’organisation de la profession d’avocat.

Le texte a recueilli six voix pour, alors que quatre conseillers, représentant le groupe haraki, l’Union marocaine du travail (UMT) et la Confédération démocratique du travail (CDT) se sont abstenus.

Lors de cette séance, il a été procédé à la présentation des amendements formulés par une sous-commission issue de la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’homme, qui s’était chargée d’examiner et de débattre des amendements proposés par les groupes parlementaires et les conseillés non affiliés, avec la participation du ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi.

Le rapporteur de la commission, Abdelkader El Kihel, a ainsi présenté 48 amendements portant sur 35 articles, qui concernent principalement les conditions d’accès à la profession, l’exercice de la profession d’avocat, les relations avec les clients, la comptabilité des avocats et la composition du Conseil de l’Ordre des avocats.

La commission a ainsi approuvé à l’unanimité le relèvement de l’âge maximal des candidats à l’accès à la profession, de 45 à 50 ans à la date du concours d’accès à l’Institut de formation des avocats. Parallèlement, la liste des filières universitaires admises pour se présenter au concours d’accès à l’Institut de formation des avocats a été élargie afin d’inclure les diplômés des facultés de droit islamique, en plus de ceux des facultés des sciences juridiques.

Elle a également approuvé l’inclusion de la catégorie des fonctionnaires du corps des greffiers appartenant au cadre des délégués judiciaires du premier grade au moins, justifiant d’une ancienneté de 15 ans et titulaires d’un master en droit ou en charia, parmi les catégories exemptées du certificat d’aptitude et du stage, sous réserve de réussir un test d’évaluation.

La commission, en outre, a approuvé à l’unanimité la réduction des années d’ancienneté requises pour les enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur pour plaider devant la Cour de cassation, de cinq à trois ans à compter de la date d’inscription au tableau, avec l’ajout d’une disposition permettant aux fonctionnaires du secrétariat-greffe inscrits au tableau des avocats de plaider devant la Cour de cassation après une période de six ans.

Il a également été convenu d’exiger du bâtonnier de l’Ordre de notifier la liste des avocats agréés près la Cour de cassation à l’autorité gouvernementale chargée de la Justice, ainsi qu’au Premier président et au Procureur général du Roi près la Cour de cassation, en plus de remplacer le concept d’“entrave à l’audience” par l’expression : “tout acte de nature à troubler l’ordre de l’audience ou à entraver la continuité de ses travaux”.

Concernant le compte de l’avocat, il a été approuvé de réglementer la soumission du compte des dépôts et des règlements des avocats au contrôle de la Cour des comptes, conformément aux procédures et modalités prévues par les textes législatifs et réglementaires en vigueur, et ce, afin de vérifier la légalité et la régularité des opérations financières et comptables qui y sont liées, notamment les opérations de dépôt, de retrait, de transfert et de paiement, ainsi que le suivi des soldes, des intérêts et des frais.

Au niveau de la composition du conseil de l’Ordre, la commission a approuvé la révision des catégories sur la base desquelles les membres du conseil de l’Ordre sont élus, en les réduisant à deux catégories au lieu de trois, comprenant les avocats inscrits au tableau depuis plus de 20 ans à hauteur de 50 %, et les avocats inscrits au tableau pour une durée allant de 10 à 20 ans à raison de 50 %.

Il a également été procédé, dans un souci d’harmonisation, à la révision de la composition du conseil de l’Ordre, en veillant à la représentativité de chacune des cours d’appel composant l’Ordre par au moins un membre au sein du conseil.

Dans ce contexte, la commission a approuvé la composition suivante : 12 membres si le nombre d’avocats est compris entre 100 et 500, 18 membres s’il oscille entre 501 et 1000, 24 membres s’il dépasse 1000, et 30 membres pour 2000 avocats et plus. De même, il a été prévu la possibilité de siéger au conseil de l’Ordre pour un total de quatre mandats, à condition qu’un intervalle de trois ans hors du conseil sépare chaque deux mandats.

 

LNT avec Map

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Casablanca-Settat : lancement du programme « Moucharaka » pour renforcer la participation politique des femmes https://lnt.ma/casablanca-settat-lancement-du-programme-moucharaka-pour-renforcer-la-participation-politique-des-femmes/ Sun, 21 Jun 2026 17:50:03 +0000 https://lnt.ma/?p=551486 Le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille et l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) ont lancé, samedi à Casablanca, la première session régionale du programme « Moucharaka », une initiative destinée à renforcer la participation des femmes aux prochaines échéances électorales prévues en septembre et en 2027. Organisée sur […]

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Le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille et l’Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM) ont lancé, samedi à Casablanca, la première session régionale du programme « Moucharaka », une initiative destinée à renforcer la participation des femmes aux prochaines échéances électorales prévues en septembre et en 2027.

Organisée sur deux jours, cette première étape du programme s’adresse aux femmes engagées dans les milieux politique et associatif. La formation porte sur plusieurs thématiques liées à l’action politique, notamment la maîtrise du système électoral, le leadership politique, la gestion des campagnes électorales, la communication politique et numérique, ainsi que les techniques de plaidoyer et de négociation.

L’initiative vise à accroître la présence des femmes au sein des partis politiques, des structures décisionnelles et des instances élues. Déployé à l’échelle nationale, le programme couvrira les douze régions du Royaume et bénéficiera à environ 720 participantes, à raison de 60 bénéficiaires par session régionale.

Dans une déclaration à la presse, la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahya, a indiqué que le programme « Moucharaka » est le fruit d’une démarche participative fondée sur des concertations avec les organisations politiques et partisanes ainsi qu’avec les associations de la société civile.

Selon la ministre, cette initiative s’inscrit en cohérence avec les Hautes Orientations Royales visant à renforcer la participation des femmes dans les différents domaines, à consolider les principes d’équité et d’égalité des chances et à améliorer leur représentativité au sein des partis politiques et des instances élues.

Mme Ben Yahya a également souligné que le choix d’une approche régionale répond à une volonté de proximité avec les citoyennes de l’ensemble du Royaume et permet de tenir compte des spécificités propres à chaque territoire. Elle a estimé que l’accès des femmes aux centres de décision constitue une condition essentielle de leur contribution au processus de développement du pays.

De son côté, la coordinatrice nationale de l’ADFM, Khadija Errabah, a affirmé que ces sessions de formation ont pour objectif de doter les participantes des outils et mécanismes nécessaires pour devenir des actrices influentes du paysage politique national, capables de porter des programmes d’égalité et de conduire le changement.

Elle a également salué le rôle du ministère dans la mise en place d’un partenariat institutionnel durable avec la société civile afin de consolider les efforts en faveur de l’autonomisation politique des femmes.

Après cette première étape à Casablanca, le programme « Moucharaka » poursuivra son déploiement dans les différentes régions du Royaume. Les prochaines sessions sont prévues à Meknès les 23 et 24 juin, à Dakhla les 26 et 27 juin, à Laâyoune les 29 et 30 juin, à Taroudant les 4 et 5 juillet, à Guelmim les 7 et 8 juillet, à Ouarzazate les 13 et 14 juillet, à Marrakech les 16 et 17 juillet, à Béni Mellal les 19 et 20 juillet, à Khémisset les 22 et 23 juillet, à Asilah les 24 et 25 juillet, avant de s’achever à Oujda les 27 et 28 juillet.

LNT avec MAP

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Sahara marocain : Omar Hilale estime que la résolution 2797 constitue une « feuille de route » https://lnt.ma/sahara-marocain-omar-hilale-estime-que-la-resolution-2797-constitue-une-feuille-de-route/ Wed, 17 Jun 2026 10:52:06 +0000 https://lnt.ma/?p=551290 L’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, a affirmé, mardi à New York, que la résolution 2797 du Conseil de sécurité constitue « un verdict politique sans précédent » et une « feuille de route » en vue d’un règlement définitif du différend régional autour du Sahara. S’exprimant lors de la […]

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L’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, a affirmé, mardi à New York, que la résolution 2797 du Conseil de sécurité constitue « un verdict politique sans précédent » et une « feuille de route » en vue d’un règlement définitif du différend régional autour du Sahara.

S’exprimant lors de la session ordinaire du Comité des 24 de l’ONU (15-26 juin), le diplomate marocain a soutenu que le Conseil de sécurité traite désormais la question du Sahara sous le prisme du Chapitre VI de la Charte des Nations unies, consacré au règlement pacifique des différends et au maintien de la paix et de la sécurité internationales, et non dans le cadre de la décolonisation.

Selon lui, l’article 12 de la Charte des Nations unies confère au Conseil de sécurité une compétence exclusive sur ce dossier depuis 1991. Il a ainsi estimé que l’examen de cette question par le Comité des 24 relève d’une « duplication institutionnelle ».

M. Hilale a également évoqué la récente tournée régionale de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, qui s’est achevée par des visites en Algérie et dans les camps de Tindouf. Il a considéré que le Comité des 24 continue d’aborder cette question selon « des paramètres révolus », alors qu’une nouvelle dynamique politique serait portée, selon lui, par la résolution 2797 du Conseil de sécurité.

Le diplomate marocain a réitéré la position du Royaume selon laquelle le processus de décolonisation du Sahara a pris fin avec le retour du territoire au Maroc en 1975. Il a estimé que la présentation du dossier comme une question de décolonisation constitue une lecture « dépassée », affirmant qu’il s’agit d’un différend régional dont les implications dépassent le seul cadre du territoire concerné.

Selon M. Hilale, la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité, marque « un tournant historique et irréversible ». Il a indiqué que cette résolution consacre, du point de vue du Maroc, le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme base de règlement du différend et réaffirme l’implication des quatre parties concernées, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario, dans le processus politique.

L’ambassadeur a également fait référence à la reprise des discussions sous l’égide de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU et des États-Unis, précisant que les parties ont reçu une version détaillée du projet marocain d’autonomie et ont été appelées à transmettre leurs observations et positions.

Selon lui, la question ne réside plus dans la définition d’un cadre de règlement, mais dans la capacité des différentes parties à saisir l’opportunité offerte par la dynamique actuelle et à assumer leurs responsabilités dans le processus politique.

En conclusion, M. Hilale a mis en avant la dynamique de développement des provinces du Sud, évoquant notamment plus de 87 milliards de dirhams d’investissements réalisés dans le cadre du Programme de développement des provinces du Sud. Il a également rappelé le soutien exprimé par plus de 130 États au plan d’autonomie marocain ainsi que l’ouverture de plus de 30 consulats dans les provinces du Sud.

Le diplomate a estimé que le développement économique, la participation politique et la valorisation de la culture hassanie constituent, selon le Maroc, des éléments illustrant la dynamique en cours dans les provinces du Sud.

LNT

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Transactions immobilières : le Parlement renforce l’encadrement de la formalisation des actes https://lnt.ma/transactions-immobilieres-le-parlement-renforce-lencadrement-de-la-formalisation-des-actes/ Tue, 16 Jun 2026 09:31:11 +0000 https://lnt.ma/?p=551191 La Chambre des représentants a adopté, lundi lors d’une séance législative, à la majorité, le projet de loi n°41.25 modifiant la loi n°39.08 relative au Code des droits réels, le Dahir du 9 Ramadan 1331 formant Code des obligations et contrats, la loi n°18.00 relative au régime de la copropriété des immeubles bâtis et la […]

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La Chambre des représentants a adopté, lundi lors d’une séance législative, à la majorité, le projet de loi n°41.25 modifiant la loi n°39.08 relative au Code des droits réels, le Dahir du 9 Ramadan 1331 formant Code des obligations et contrats, la loi n°18.00 relative au régime de la copropriété des immeubles bâtis et la loi n°51.00 relative à la location-accession à la propriété immobilière.

Le texte a été approuvé par 65 députés, tandis que 30 parlementaires ont voté contre.

Présentant ce projet de loi, le ministre de la Justice, Abdelatif Ouahbi, a indiqué qu’il vise à remédier aux dysfonctionnements relevés dans la rédaction des actes relatifs aux opérations portant sur les biens immobiliers et les droits réels y afférents, notamment lorsqu’il s’agit de biens non cessibles ou dont la cession est soumise à des procédures et formalités particulières.

Renforcer la sécurité contractuelle des transactions immobilières

À titre d’exemple, le ministre a évoqué les contrats établis au sujet des terres collectives, estimant que certaines difficultés juridiques ont porté atteinte à la sécurité contractuelle et à la stabilité des transactions immobilières.

Selon M. Ouahbi, ce texte s’inscrit dans le cadre d’une réforme globale et intégrée du système de documentation et de certification lié au foncier.

Le projet introduit plusieurs modifications substantielles portant notamment sur les articles 4 et 317 de la loi n°39.08 relative au Code des droits réels, les articles 618-3 et 618-17 du Code des obligations et contrats, l’article 12 de la loi n°18.00 relative au régime de la copropriété ainsi que l’article 4 de la loi n°51.00 relative à la location-accession à la propriété immobilière.

Le ministre a expliqué que les modifications prévues par les articles 1, 2, 3 et 4 du projet visent à réserver aux professionnels habilités la formalisation des actes relatifs aux biens immobiliers, y compris les procurations spéciales et les promesses de vente immobilière.

Cette orientation a pour objectif de garantir la sécurité contractuelle des opérations portant sur les biens et droits réels et de protéger la propriété foncière, notamment à travers l’obligation de recourir à l’acte authentique et l’exclusion des actes sous seing privé.

Abdelatif Ouahbi a souligné que, dans le souci d’encadrer la pratique notariale, de renforcer la transparence et de consolider la stabilité des transactions ainsi que la protection du droit de propriété consacré par la Constitution, la formalisation des opérations entraînant le transfert de propriété ou la création de droits réels a été réservée à des professionnels dûment habilités.

Le ministre a précisé que cette orientation est le fruit de larges concertations ayant abouti à un consensus sur la limitation de cette compétence aux professions concernées.

Il a également rappelé que la mission essentielle des avocats consiste à contribuer à la réalisation de la justice à travers la représentation et l’assistance des parties, la garantie du droit à un procès équitable ainsi que l’exercice de l’arbitrage, de la médiation et du conseil juridique.

Débat parlementaire autour de la réforme foncière

Les députés de la majorité ont estimé que ce projet s’inscrit dans le cadre d’un chantier de réforme global visant à moderniser le système foncier national et à renforcer la gouvernance du secteur de la documentation foncière, en réponse aux mutations du secteur immobilier et aux dysfonctionnements constatés dans la pratique.

Ils ont également considéré que cette loi traduit une volonté de consolider le droit de propriété, de renforcer la sécurité contractuelle et d’offrir davantage de garanties juridiques aux opérateurs, conformément aux dispositions constitutionnelles et aux exigences du développement économique, de l’encouragement de l’investissement et du renforcement de la confiance dans les transactions immobilières.

De leur côté, les groupes de l’opposition ont souligné l’importance de cette réforme au regard des problématiques auxquelles est confronté le système de documentation foncière. Ils ont notamment mis en avant les défis liés à la multiplicité des formes de documentation, à la persistance des actes sous seing privé et aux enjeux de la numérisation.

L’opposition a, à cet égard, appelé à réunir les conditions institutionnelles et pratiques nécessaires à la mise en œuvre effective de cette loi afin d’éviter l’apparition de nouvelles difficultés pour les citoyens dans l’accès aux services juridiques et de documentation.

Les députés de l’opposition ont enfin estimé que la sécurité foncière ne saurait être assurée uniquement par la limitation des modes de formalisation des actes, mais également par l’unification des règles de preuve et la généralisation des garanties juridiques à l’ensemble des procédures.

LNT

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Le Parlement approuve la réforme de l’aide sociale directe https://lnt.ma/la-chambre-des-representants-adopte-un-projet-de-loi-modifiant-le-regime-daide-sociale-directe/ Tue, 16 Jun 2026 09:20:07 +0000 https://lnt.ma/?p=551188 La Chambre des représentants a adopté, lundi en séance législative, à la majorité, le projet de loi n°041.26 modifiant et complétant la loi n°58.23 relative au régime d’aide sociale directe. Le texte a été approuvé par 65 députés, tandis que 30 parlementaires ont voté contre. Présentant ce projet de loi, le ministre délégué chargé du […]

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La Chambre des représentants a adopté, lundi en séance législative, à la majorité, le projet de loi n°041.26 modifiant et complétant la loi n°58.23 relative au régime d’aide sociale directe.

Le texte a été approuvé par 65 députés, tandis que 30 parlementaires ont voté contre.

Présentant ce projet de loi, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a rappelé que la loi n°58.23 avait défini les mécanismes du régime d’aide sociale directe, considéré comme l’un des piliers du chantier de la protection sociale et de la réforme sociale lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Le ministre a indiqué que plus de quatre millions de familles ont bénéficié du régime d’aide sociale directe depuis son lancement.

Selon lui, les débats parlementaires et l’évaluation de la mise en œuvre du dispositif ont néanmoins fait apparaître un déséquilibre entre le bénéfice de cette aide et l’intégration des bénéficiaires au marché du travail.

Fouzi Lekjaa a expliqué que certaines familles hésitent à accéder à un emploi déclaré par crainte de perdre le bénéfice de l’aide sociale, tandis que d’autres renoncent, dans certains cas, à déclarer leurs activités conformément à la législation en vigueur.

Favoriser la sortie de la vulnérabilité

Le ministre a souligné que l’objectif du dispositif n’est pas de maintenir durablement les ménages dans une situation d’assistance.

« L’objectif de ce dispositif n’est pas de maintenir durablement les ménages dans une situation d’assistance, mais de leur permettre de sortir de la vulnérabilité et de s’intégrer progressivement dans le tissu économique », a-t-il affirmé.

Il a également estimé que l’évaluation continue de cette réforme permettra de consolider davantage les objectifs ayant présidé au lancement de ce chantier royal, qu’il a qualifié de « révolution sociale destinée à consolider l’État social garantissant la dignité des citoyennes et des citoyens ».

Le projet de loi introduit un nouveau mécanisme sous la forme d’une prime exceptionnelle versée une seule fois aux ménages qui perdent leur droit au bénéfice de l’aide sociale directe à la suite de la déclaration de l’un des conjoints ou du chef de ménage auprès du régime de sécurité sociale applicable au secteur privé.

Cette prime sera équivalente au montant de l’aide dont bénéficiait auparavant la famille dans le cadre du régime d’aide sociale directe.

L’objectif est d’accompagner la transition vers l’emploi formel et d’atténuer les effets immédiats de la sortie du dispositif d’assistance.

Le texte prévoit également que les ménages concernés puissent retrouver automatiquement le bénéfice de l’aide sociale directe si l’un des conjoints ou le chef de ménage perd son emploi pour des raisons indépendantes de sa volonté.

Cette réintégration pourra intervenir sans que les bénéficiaires soient soumis à la condition de durée minimale de bénéfice qui était auparavant requise.

LNT

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Régionalisation avancée : Feu vert au projet de loi organique relatif aux régions https://lnt.ma/regionalisation-avancee-feu-vert-au-projet-de-loi-organique-relatif-aux-regions/ Wed, 10 Jun 2026 14:36:53 +0000 https://lnt.ma/?p=550850 La Chambre des conseillers a adopté, mardi à la majorité, le projet de loi organique n°31.26 modifiant et complétant la loi organique n°111.14 relative aux régions. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la poursuite du chantier de la régionalisation avancée et vise à renforcer les capacités des collectivités régionales en matière de gouvernance, de […]

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La Chambre des conseillers a adopté, mardi à la majorité, le projet de loi organique n°31.26 modifiant et complétant la loi organique n°111.14 relative aux régions. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la poursuite du chantier de la régionalisation avancée et vise à renforcer les capacités des collectivités régionales en matière de gouvernance, de financement et de développement territorial.

Présentant le projet devant les conseillers, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a indiqué que cette réforme ouvre une nouvelle étape dans le processus de régionalisation avancée. Selon lui, le texte ambitionne de renforcer les compétences stratégiques des régions, de moderniser les outils de gestion et de gouvernance, d’améliorer les mécanismes de planification et d’exécution des projets et de consolider les ressources financières des collectivités régionales.

Le ministre a souligné que cette réforme s’inscrit dans le prolongement des orientations royales relatives à la mise en œuvre d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial intégrés, fondés sur l’efficacité de la gestion publique, la valorisation des potentialités locales et la réduction des disparités territoriales.

Plusieurs dispositions introduites

Parmi les principales dispositions introduites par le projet figure la réorganisation des compétences des régions afin de clarifier les responsabilités de chaque acteur et de limiter les chevauchements institutionnels. Le texte prévoit également une évolution du statut des Agences régionales d’exécution des projets (AREP), qui seront transformées en sociétés anonymes afin de renforcer leur efficacité opérationnelle et leurs capacités de gestion.

Le projet de loi introduit par ailleurs des mesures destinées à consolider les ressources financières des régions. Dans ce cadre, les transferts financiers de l’État devraient atteindre au moins 12 milliards de dirhams par an à partir de 2027. Le gouvernement estime que ce renforcement des moyens financiers permettra de mieux accompagner le transfert des compétences et d’assurer une plus grande cohérence entre les responsabilités confiées aux régions et les ressources mises à leur disposition.

Lors des débats, les groupes de la majorité, ainsi que les représentants de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), du Groupe constitutionnel démocratique et social et de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), ont salué les avancées introduites par le texte. Ils ont notamment mis en avant la transformation des AREP en sociétés anonymes, considérée comme un levier susceptible d’améliorer la gouvernance et l’efficacité dans la conduite des projets régionaux.

Les représentants de la majorité ont également souligné que cette réforme s’inscrit dans la continuité du choix stratégique du Royaume en faveur de la régionalisation avancée, avec pour objectif de renforcer la démocratie territoriale et de faire de la région un acteur central du développement économique et social.

Des réserves chez l’opposition

Du côté de l’opposition, plusieurs intervenants ont reconnu l’importance des évolutions proposées, notamment en matière de gouvernance, de financement et de modernisation des outils de gestion. Le groupe Haraki a ainsi estimé que le texte accompagne les transformations économiques, sociales et numériques que connaît le Royaume, en particulier à travers l’intégration de la dimension numérique dans les compétences propres des régions.

Le groupe de la Confédération démocratique du travail (CDT) a toutefois exprimé certaines réserves, estimant que plusieurs dispositions continuent de refléter une approche centralisée dans la gestion des affaires territoriales. Selon ses représentants, l’aboutissement du chantier de la régionalisation avancée nécessite une clarification plus poussée des relations entre les élus régionaux et les représentants de l’administration territoriale.

Pour sa part, le conseiller parlementaire Khalid Satti, de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), a souligné que la réussite de cette nouvelle étape passe également par le renforcement des ressources humaines des régions et par l’accélération de la mise en œuvre de la charte nationale de la déconcentration administrative.

LNT

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Urbanisme : la Chambre des représentants adopte un projet de loi réformant le cadre des lotissements et groupes d’habitations https://lnt.ma/urbanisme-la-chambre-des-representants-adopte-un-projet-de-loi-reformant-le-cadre-des-lotissements-et-groupes-dhabitations/ Tue, 09 Jun 2026 09:32:11 +0000 https://lnt.ma/?p=550688 La Chambre des représentants a adopté, lundi à la majorité, le projet de loi n°34.21 modifiant et complétant la loi n°25.90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements. Le texte a été approuvé par 120 députés, tandis que 50 se sont abstenus. Aucun vote contre n’a été enregistré. Présentant ce projet devant les parlementaires, le […]

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La Chambre des représentants a adopté, lundi à la majorité, le projet de loi n°34.21 modifiant et complétant la loi n°25.90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements. Le texte a été approuvé par 120 députés, tandis que 50 se sont abstenus. Aucun vote contre n’a été enregistré.

Présentant ce projet devant les parlementaires, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim, a indiqué que cette réforme s’inscrit dans le prolongement des recommandations issues du Dialogue national sur l’urbanisme et l’habitat. Elle vise également à adapter le cadre juridique aux évolutions qu’a connues le Royaume au cours des dernières décennies, notamment l’accélération de l’urbanisation et l’émergence de nouveaux besoins en matière d’aménagement du territoire.

Selon le responsable gouvernemental, l’application de la loi en vigueur depuis 1992 a mis en évidence plusieurs limites liées à l’évolution de la taille et de la complexité des projets immobiliers. Le nouveau texte entend ainsi moderniser les règles encadrant les opérations de lotissement, tout en renforçant la qualité des équipements publics et des infrastructures destinées aux citoyens.

Parmi les principales nouveautés introduites figure la révision des délais de réalisation des projets. Ceux-ci seront désormais adaptés à la superficie et à la nature des opérations. Les lotissements de moins de 20 hectares disposeront d’un délai de trois ans, tandis que les projets dépassant 400 hectares pourront bénéficier d’une durée pouvant atteindre quinze ans.

Le projet prévoit également le transfert automatique des équipements publics au domaine communal dès la réception provisoire des travaux. Il introduit par ailleurs des mécanismes renforçant la responsabilité des promoteurs immobiliers en matière de réparation des défauts ou imperfections pouvant apparaître après l’achèvement des projets.

Le secrétaire d’État a également souligné que le texte apporte des réponses juridiques à certaines situations d’urgence sociale, notamment dans le cadre du relogement des populations affectées par des catastrophes naturelles ou des programmes de lutte contre l’habitat insalubre.

La réforme comporte aussi plusieurs mesures destinées à simplifier les procédures administratives et à réduire les délais de délivrance des autorisations. L’objectif affiché est de faciliter la réalisation des projets tout en améliorant l’environnement des affaires et l’attractivité de l’investissement dans le secteur immobilier.

Selon le gouvernement, ces dispositions devraient contribuer à renforcer la qualité du cadre urbain, à améliorer la disponibilité des infrastructures de base et à consolider la sécurité juridique des opérations immobilières. Elles visent également à offrir davantage de visibilité aux investisseurs grâce à des procédures jugées plus claires et à des délais mieux adaptés aux réalités des projets.

Lors des débats parlementaires, les groupes de la majorité ont estimé que cette réforme constitue une étape importante dans l’adaptation du cadre législatif aux transformations économiques, sociales et urbaines du pays. Ils ont mis en avant une approche visant à concilier promotion de l’investissement, développement urbain et préservation de l’intérêt général.

Les groupes et groupements de l’opposition ont, de leur côté, reconnu la nécessité de réviser un dispositif législatif dont l’application a révélé plusieurs difficultés liées notamment à la complexité des procédures, au chevauchement des compétences entre intervenants et à l’insuffisance de la coordination institutionnelle.

Ils ont salué plusieurs dispositions du projet, notamment celles relatives à l’adaptation des délais de réalisation des lotissements, à la possibilité de suspendre ces délais en cas d’interruption imprévue des travaux et au renforcement des mécanismes permettant aux communes d’assurer la réparation des défaillances constatées après la réception provisoire des infrastructures.

L’opposition a toutefois exprimé certaines réserves concernant plusieurs aspects du texte. Certains députés ont notamment appelé à veiller à ce que les mesures de simplification administrative ne se traduisent pas par un affaiblissement des mécanismes de contrôle ou des garanties juridiques encadrant les opérations d’aménagement. Ils ont également insisté sur la nécessité de préserver l’équilibre entre les impératifs d’investissement et les exigences liées au droit à un logement décent et à la protection de l’intérêt général.

LNT

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Éducation : Akhannouch fait le point sur la réforme du système scolaire https://lnt.ma/education-akhannouch-fait-le-bilan-des-avancees-de-la-reforme-du-systeme-scolaire/ Tue, 09 Jun 2026 09:18:39 +0000 https://lnt.ma/?p=550673 Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté lundi devant la Chambre des représentants un bilan des réformes engagées dans le secteur de l’éducation et de la formation, mettant en avant les résultats enregistrés en matière de généralisation de l’enseignement, d’amélioration des infrastructures, de réduction du décrochage scolaire et de renforcement des dispositifs de soutien […]

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Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté lundi devant la Chambre des représentants un bilan des réformes engagées dans le secteur de l’éducation et de la formation, mettant en avant les résultats enregistrés en matière de généralisation de l’enseignement, d’amélioration des infrastructures, de réduction du décrochage scolaire et de renforcement des dispositifs de soutien social.

S’exprimant lors de la séance mensuelle consacrée aux questions de politique générale autour du thème « Le rôle du système d’éducation et de formation dans l’édification du Maroc émergent : choix gouvernementaux et perspectives », M. Akhannouch a affirmé que l’Exécutif poursuit ses efforts pour consolider un enseignement public fondé sur la qualité et l’égalité des chances, conformément aux Hautes Orientations Royales.

Une priorité du programme gouvernemental

Le chef du gouvernement a souligné que les réformes engagées s’inscrivent dans le prolongement des orientations stratégiques fixées par la loi-cadre 51.17 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique. Selon lui, le gouvernement a fait de l’éducation une priorité de son action publique afin de restaurer la confiance dans l’école publique et de renforcer son rôle comme vecteur de promotion sociale.

Au titre de l’année scolaire 2025-2026, près de sept millions d’élèves sont inscrits dans les établissements publics, dont environ 730.000 nouveaux élèves ayant intégré l’école pour la première fois, soit une progression de 7,4 % par rapport à l’année précédente.

Le réseau de l’enseignement public compte aujourd’hui plus de 12.400 établissements scolaires, dont 8.491 écoles primaires, 2.337 collèges et 1.674 lycées qualifiants. L’encadrement pédagogique est assuré par plus de 299.000 enseignants.

Le gouvernement a également mis en avant les progrès réalisés dans l’enseignement préscolaire. Le taux de généralisation a dépassé 80 % durant l’année scolaire 2025-2026, avec plus de 985.000 enfants inscrits et la création de plus de 11.000 nouvelles classes publiques.

Aziz Akhannouch a souligné que la gouvernance du secteur a été renforcée à travers une nouvelle méthodologie de sélection des associations partenaires. Le nombre d’associations impliquées est ainsi passé de 1.133 en 2021-2022 à 235 associations locales entre 2024 et 2025, dans l’objectif d’améliorer la qualité du suivi et la transparence de la gestion.

Ces évolutions ont été accompagnées par une hausse significative des moyens financiers alloués au secteur. Le budget de l’éducation est passé de 58 milliards de dirhams en 2021 à 99 milliards de dirhams en 2026, soit une augmentation de plus de 68 %.

Le chef du gouvernement a également mis en avant les résultats du programme des Écoles pionnières, présenté comme l’un des principaux leviers de réforme du système éducatif.

Selon les évaluations réalisées par des institutions nationales et des organismes indépendants, les élèves issus de ces établissements obtiennent des résultats supérieurs à ceux des écoles ordinaires. Le taux moyen de réponses correctes atteint 59 %, contre 37 % dans les établissements de comparaison.

Les programmes de soutien et de remédiation pédagogique ont également permis d’améliorer la maîtrise des compétences fondamentales. Le taux d’élèves maîtrisant ces compétences est passé de 11 % lors des évaluations diagnostiques à 45 % lors des évaluations finales.

L’expérimentation, lancée en 2023-2024 dans 626 écoles primaires, a été progressivement étendue à 4.626 établissements accueillant près de deux millions d’élèves.

Recul du décrochage scolaire

Le gouvernement estime également que le modèle des établissements pionniers contribue à la réduction du décrochage scolaire.

Selon les données présentées par Aziz Akhannouch, le taux d’abandon scolaire dans les collèges pionniers est passé de 8,4 % durant l’année scolaire 2023-2024 à 4,45 % en 2024-2025. Au total, 230 collèges pionniers ont enregistré une baisse de plus de 50 % des abandons scolaires.

Le nombre de collèges pionniers a atteint 786 établissements cette année, soit près de 30 % des collèges publics du Royaume. Leur généralisation devrait se poursuivre dès la prochaine rentrée scolaire avec un objectif de 1.363 établissements accueillant plus de 1,1 million d’élèves.

Le chef du gouvernement a également souligné que les Écoles de la deuxième chance – Nouvelle Génération ont permis la réinsertion de quelque 35.000 jeunes en rupture avec le système scolaire.

Parallèlement aux réformes pédagogiques, le gouvernement poursuit ses investissements dans les infrastructures éducatives.

Le nombre d’écoles communautaires est ainsi passé de 226 en 2021 à 349 durant l’année scolaire actuelle. Entre 2022 et 2025, 758 nouveaux établissements scolaires ont été construits, dont 169 cette année, principalement dans les zones rurales.

Le programme de réhabilitation de 5.000 établissements scolaires a également permis d’améliorer les infrastructures et les équipements pédagogiques.

Ces efforts ont contribué à réduire le taux de surpopulation dans les classes. Celui-ci est passé de 9,4 % à 5,7 % au niveau national. Dans le primaire, le taux est tombé à 1,3 %, contre 6,5 % en 2021-2022.

Le gouvernement met enfin en avant l’importance des dispositifs de soutien social dans la lutte contre les inégalités éducatives.

Près de 3,4 millions d’élèves ont bénéficié de l’aide sociale directe durant l’année scolaire 2025-2026, contre 2,7 millions l’année précédente. Parmi eux, 1,9 million résident en milieu rural.

Le nombre de bénéficiaires des internats est passé de 126.000 en 2022 à près de 200.000 aujourd’hui, tandis que plus de 700.000 élèves bénéficient du transport scolaire, dont environ 600.000 en milieu rural.

LNT

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Droits de l’Homme : le Maroc réaffirme son engagement en faveur du renforcement de l’Examen périodique universel https://lnt.ma/droits-de-lhomme-le-maroc-reaffirme-son-engagement-en-faveur-du-renforcement-de-lexamen-periodique-universel/ Sat, 06 Jun 2026 11:41:56 +0000 https://lnt.ma/?p=550545 Le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement du mécanisme de l’Examen périodique universel (EPU), à l’occasion de l’ouverture, vendredi à Rabat, d’une retraite de réflexion consacrée à l’avenir de ce dispositif des Nations unies dédié à l’évaluation de la situation des droits de l’Homme dans les États membres. Organisée sous le thème […]

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Le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement du mécanisme de l’Examen périodique universel (EPU), à l’occasion de l’ouverture, vendredi à Rabat, d’une retraite de réflexion consacrée à l’avenir de ce dispositif des Nations unies dédié à l’évaluation de la situation des droits de l’Homme dans les États membres.

Organisée sous le thème « Au-delà du 4e cycle de l’EPU : renforcer le processus pour un impact transformateur sur les droits de l’Homme », cette rencontre réunit pendant deux jours des représentants d’institutions nationales, d’organisations internationales et d’acteurs spécialisés dans le domaine des droits humains afin d’examiner les perspectives d’évolution du mécanisme.

À cette occasion, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Omar Zniber, a mis en avant l’implication du Royaume dans le développement de l’Examen périodique universel depuis sa création en 2006.

Selon lui, le Maroc a joué un rôle actif dans la mise en place de ce mécanisme ainsi que dans le développement des outils destinés à accompagner sa mise en œuvre. Il a rappelé que le Royaume a également contribué à travers un soutien financier et technique, fondé sur sa conviction quant à l’importance de ce processus pour la promotion des droits humains à l’échelle internationale.

Dans son intervention, Omar Zniber a souligné que l’un des principes fondamentaux de l’Examen périodique universel réside dans l’implication des différentes parties prenantes au niveau national lors de l’élaboration des rapports consacrés à la situation des droits de l’Homme.

Il a ainsi insisté sur la nécessité d’associer les institutions gouvernementales, les parlements, les médiateurs, les organismes de lutte contre la corruption ainsi que l’ensemble des acteurs concernés à ce processus.

Le diplomate a également mis l’accent sur l’importance de disposer de mécanismes nationaux chargés du suivi et de la mise en œuvre des recommandations issues de l’EPU. Il a indiqué que cette question figure parmi les principales recommandations formulées par le Maroc dans le cadre du cycle actuel de l’Examen périodique universel.

Selon lui, le développement de la coopération entre les différents mécanismes nationaux constitue également un levier important pour renforcer l’efficacité du dispositif.

Omar Zniber a par ailleurs plaidé pour une réflexion approfondie sur l’impact des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle sur les droits de l’Homme.

S’il a reconnu les opportunités offertes par ces outils dans différents domaines, il a également souligné les défis qu’ils soulèvent, notamment en matière de protection de la vie privée, de lutte contre les discriminations et de prévention de la diffusion de contenus haineux ou xénophobes.

Selon lui, ces évolutions technologiques nécessitent une attention particulière afin de garantir qu’elles contribuent à la promotion des droits fondamentaux plutôt qu’à leur remise en cause.

Prenant la parole lors de cette rencontre, la cheffe de la division de l’EPU au Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Juliette de Rivero, a estimé que ce mécanisme a démontré son efficacité en tant qu’outil d’évaluation de la situation des droits humains à travers le monde.

Elle a souligné que l’Examen périodique universel constitue également une plateforme unique de coopération et d’échange d’expériences entre les États, permettant d’aborder les questions liées aux droits de l’Homme dans une logique de responsabilité partagée et de recherche de solutions concrètes.

De son côté, la directrice exécutive de l’organisation non gouvernementale UPR Info, Mona M’Bikay, a présenté les résultats d’une consultation menée en partenariat avec la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH) auprès de différents acteurs impliqués dans le processus.

Selon les conclusions de cette enquête, les participants considèrent majoritairement l’EPU comme un instrument permettant de définir des orientations claires en matière de droits humains et de favoriser des changements au niveau national.

Elle a toutefois souligné l’importance de traduire les recommandations formulées dans le cadre de ce mécanisme en actions concrètes et durables afin d’en renforcer l’impact.

Cette retraite de réflexion est organisée par la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme, en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme et l’ONG UPR Info.

LNT

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New York: Brillante élection du Maroc au Conseil économique et social de l’ONU https://lnt.ma/new-york-brillante-election-du-maroc-au-conseil-economique-et-social-de-lonu/ Fri, 05 Jun 2026 09:37:09 +0000 https://lnt.ma/?p=550466 Le Royaume du Maroc a été brillamment élu membre du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, lors des élections tenues jeudi au siège de l’ONU à New York. Le Maroc a été élu par 178 voix sur 187 voix des Etats membres présents et votants. Cette élection marquée par […]

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Le Royaume du Maroc a été brillamment élu membre du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, lors des élections tenues jeudi au siège de l’ONU à New York.

Le Maroc a été élu par 178 voix sur 187 voix des Etats membres présents et votants.

Cette élection marquée par un score remarquable et un soutien massif des Etats membres, consolide la confiance accordée par les États membres à l’engagement constant du Royaume en faveur du multilatéralisme, du développement durable et de la coopération internationale. Elle illustre la crédibilité et la constance de l’action du Maroc en tant qu’acteur constructif et engagé dans la promotion d’une diplomatie fondée sur le dialogue, la solidarité et le respect mutuel.

Sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc poursuit avec constance son engagement en faveur d’un multilatéralisme rénové, efficace et solidaire, fondé sur les principes de la Charte des Nations Unies, le dialogue entre les nations et la recherche de solutions concertées aux défis communs.

Créé par la Charte des Nations Unies, l’ECOSOC est l’un des six organes principaux de l’Organisation. Il assure l’orientation et la coordination des activités économiques, sociales et culturelles du système onusien. Au cœur de l’architecture multilatérale, l’ECOSOC supervise le suivi des grandes conférences et sommets des Nations Unies.

Parmi ses principaux segments figurent notamment le Forum politique de haut niveau sur le développement durable (HLPF), le Segment des affaires humanitaires, ainsi que le Forum sur le financement du développement, qui contribuent chacun à structurer l’action collective en faveur des trois dimensions du développement durable – économique, sociale et environnementale.

Le Maroc attache une importance particulière à l’ECOSOC en tant qu’organe central du système des Nations Unies. À un moment où la communauté internationale est confrontée à des défis multiples et interdépendants, le Royaume demeure convaincu du rôle essentiel de l’ECOSOC dans le renforcement de la cohérence du système de développement des Nations Unies et dans l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable.

Fort de son expérience nationale et de son engagement régional et international, le Maroc entend contribuer activement à la consolidation du rôle du Conseil en tant que plateforme de coordination des parties prenantes : États membres, institutions internationales, secteur privé, société civile et milieux académiques.

Le Royaume continuera à contribuer activement aux travaux du Conseil et de ses organes subsidiaires, notamment dans les domaines du développement durable, la réforme du système de développement des Nations Unies, le financement du développement et la coopération Sud-Sud et triangulaire. Guidé par son attachement aux valeurs de solidarité, de dialogue et de responsabilité partagée, le Maroc œuvrera, durant son mandat, à faire de l’ECOSOC un levier encore plus efficace et plus inclusif pour répondre aux priorités des pays en développement.

 

LNT avec Map

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