Politique - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/national/politique/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Wed, 04 Nov 2026 15:29:32 +0000 fr-FR hourly 1 Le Roi Mohammed VI fixe les priorités du Maroc après la fin du mandat de la MINURSO https://lnt.ma/le-roi-mohammed-vi-fixe-les-priorites-du-maroc-apres-la-fin-du-mandat-de-la-minurso/ Wed, 04 Nov 2026 15:27:30 +0000 https://lnt.ma/?p=562531 Le Roi Mohammed VI a présidé, mercredi 4 novembre au Palais Royal de Rabat, une séance de travail consacrée aux prochaines étapes suivant la fin du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Selon un communiqué du Cabinet Royal, cette séance de travail s’inscrit dans le cadre […]

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Le Roi Mohammed VI a présidé, mercredi 4 novembre au Palais Royal de Rabat, une séance de travail consacrée aux prochaines étapes suivant la fin du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Selon un communiqué du Cabinet Royal, cette séance de travail s’inscrit dans le cadre du suivi des développements du dossier du Sahara et de la préservation des intérêts du Royaume, notamment dans les provinces du Sud.

La réunion s’est déroulée en présence de la Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, du Conseiller du Roi, Fouad Ali El Himma, du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ainsi que du Général de Corps d’Armée Mohammed Berrid, Inspecteur Général des Forces Armées Royales et Commandant la Zone Sud.

Sécurité, intégrité territoriale et développement des provinces du Sud

Au cours de cette séance, le Souverain a rappelé les priorités énoncées dans le communiqué du Cabinet Royal du 30 octobre, à savoir le respect de l’intégrité territoriale du Royaume, la préservation de sa sécurité nationale et la quiétude des citoyens, particulièrement dans les provinces du Sud.

Des instructions ont été données aux responsables concernés pour assurer la mise en œuvre de ces orientations, chacun dans son domaine de compétence.

Le communiqué souligne également la nécessité de poursuivre les programmes de développement des provinces du Sud et les projets structurants engagés dans ces territoires, tout en maintenant un suivi des évolutions diplomatiques et sécuritaires du dossier.

Concernant les modalités de départ de la mission onusienne, le Roi a chargé le Bureau de coordination avec la MINURSO, relevant du ministère de l’Intérieur, d’accompagner les opérations de liquidation et de retrait.

Cette structure devra faciliter les différentes procédures nécessaires afin que le départ de la mission se déroule de manière ordonnée, dans un esprit de coopération avec les Nations Unies.

Le Cabinet Royal précise par ailleurs que la fin du mandat de la MINURSO ne modifie pas l’engagement du Maroc en faveur du cessez-le-feu.

Le communiqué estime toutefois que les circonstances ayant présidé à la création de la mission et les fonctions qui lui avaient été initialement confiées ont évolué, tout en relevant les difficultés rencontrées par celle-ci dans la surveillance du cessez-le-feu.

Le Souverain a également insisté sur le respect des engagements internationaux du Royaume et sur la poursuite de sa politique diplomatique fondée sur le maintien de la paix.

Selon le Cabinet Royal, cette orientation doit s’accompagner de la préservation de la souveraineté nationale et de la prise en compte des évolutions diplomatiques enregistrées ces dernières années.

Le communiqué rappelle notamment les reconnaissances de la souveraineté marocaine sur le Sahara par plusieurs pays partenaires et le soutien international à l’initiative d’autonomie, présentée par le Maroc comme la solution politique au différend.

LNT

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Ahmed Touizi souligne la portée du non-renouvellement du mandat de la Minurso https://lnt.ma/ahmed-touizi-souligne-la-portee-du-non-renouvellement-du-mandat-de-la-minurso/ Wed, 04 Nov 2026 12:20:08 +0000 https://lnt.ma/?p=562499 S’exprimant devant les députés et les conseillers réunis pour examiner les derniers développements de la question du Sahara, Ahmed Touizi a souligné la portée des évolutions intervenues au niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies le 30 octobre 2026. Selon lui, après l’adoption de la résolution 2797 en 2025, qui avait confirmé la place […]

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S’exprimant devant les députés et les conseillers réunis pour examiner les derniers développements de la question du Sahara, Ahmed Touizi a souligné la portée des évolutions intervenues au niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies le 30 octobre 2026.

Selon lui, après l’adoption de la résolution 2797 en 2025, qui avait confirmé la place centrale du plan marocain d’autonomie, le non-renouvellement du mandat de la Minurso représente un tournant dans le traitement international du différend.

Le président de la Chambre des représentants a estimé que le communiqué du Cabinet Royal traduisait l’importance de cette évolution, qu’il a qualifiée de « pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies ».

Une nouvelle étape après 35 ans de présence

Ahmed Touizi a considéré que le non-renouvellement du mandat de la Minurso dépassait le cadre d’une simple décision administrative concernant une mission onusienne. Selon lui, il marque la fin d’une période de 35 ans et implique plusieurs conséquences opérationnelles.

Il a notamment évoqué le départ des membres de la mission des provinces du Sud, ainsi que le retrait de ses véhicules, de ses équipements et des autres éléments liés à sa présence sur le terrain, conformément aux orientations mentionnées dans le communiqué du Cabinet Royal.

Pour le responsable parlementaire, cette évolution ouvre de nouvelles perspectives au Maroc, tout en impliquant des responsabilités supplémentaires en matière de consolidation des acquis diplomatiques et de développement territorial.

Il a attribué ces avancées à la stratégie diplomatique conduite par le Roi Mohammed VI, estimant que celle-ci avait contribué à renforcer le soutien international à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine.

Le Parlement appelé à poursuivre sa mobilisation

Ahmed Touizi a également insisté sur la dimension institutionnelle de cette nouvelle étape. Selon lui, la séance commune des deux Chambres illustre le consensus des différentes formations politiques autour de la question de l’intégrité territoriale.

Il a réaffirmé l’engagement du Parlement à poursuivre son action dans les domaines de la législation, du contrôle et de la diplomatie parlementaire, afin d’accompagner les développements à venir.

Le président de la Chambre des représentants a par ailleurs évoqué la situation des populations des camps de Tindouf, dénonçant leurs conditions de vie et appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités concernant leurs droits fondamentaux.

Enfin, Ahmed Touizi a souligné que les prochaines étapes nécessiteraient de traduire le consensus national en actions institutionnelles concrètes. Il a notamment insisté sur la poursuite du développement économique, social et culturel des provinces du Sud, qu’il considère comme un élément central de la consolidation des acquis du Royaume.

LNT

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Dossier du Sahara : La Minurso, la fin d’un feuilleton ensablé ! https://lnt.ma/dossier-du-sahara-la-minurso-la-fin-dun-feuilleton-ensable/ Wed, 04 Nov 2026 11:18:26 +0000 https://lnt.ma/?p=562478 Comme prévu donc et après sa non-reconduction, le démantèlement de la Minurso a débuté le dimanche 1 novembre dernier. C’est ce qu’a annoncé Stéphane Dujarric, porte-parole du SG Nations Unies. Place maintenant à l’après Minurso, notamment la récupération, mais surtout la sécurisation de la Zone-Tampon. Le dossier du Sahara marocain entre dans une nouvelle phase. […]

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Comme prévu donc et après sa non-reconduction, le démantèlement de la Minurso a débuté le dimanche 1 novembre dernier. C’est ce qu’a annoncé Stéphane Dujarric, porte-parole du SG Nations Unies. Place maintenant à l’après Minurso, notamment la récupération, mais surtout la sécurisation de la Zone-Tampon.

Le dossier du Sahara marocain entre dans une nouvelle phase. Ce 1er novembre 2026 marque le début du départ des casques bleus, mettant ainsi fin à un dispositif en place depuis 1991.

Le Porte-Parole du SG des NU, Stéphane Dujarric, a appelé les parties à coopérer pleinement afin que ce processus soit mené à bien, de manière ordonnée et dans les meilleurs délais.

De son côté, le Maroc a mis en place tout ce qu’il faut pour accorder à la mission le temps et les moyens logistiques nécessaires pour quitter les lieux. Le Représentant Permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a affirmé que le Maroc entend accompagner le départ de la Minurso dans les meilleures conditions possibles.

Concrètement, le processus prévoit le retrait de 160 observateurs militaires, ainsi que de 180 membres du personnel civil et autres agents liés à la mission. Il comprend également la fermeture de 13 sites et installations, ainsi que le démantèlement des équipements et des moyens logistiques de la mission.

L’ONU précise toutefois qu’aucune date n’a encore été fixée pour l’achèvement de cette opération, qui s’effectuera progressivement, après 35 années de présence sur le terrain.

Mais de l’avis de beaucoup, la Minurso devait être fermée. D’ailleurs, c’est en ces termes que Julian Harston, ancien chef de la Minurso, a appelé à mettre fin à la mission onusienne, estimant que cette mission onusienne appartient désormais à une époque révolue.

Pour cet ancien responsable des casques bleus dans les Provinces du Sud, la quasi-totalité des exigences qui fondaient le mandat initial de la mission ne correspondent plus aux réalités actuelles du dossier. Il souligne notamment que l’organisation d’un référendum d’autodétermination n’a, selon lui, jamais constitué une perspective réaliste. Il affirme également que le cessez-le-feu n’a été accepté ni par le Front Polisario ni par l’Algérie, remettant ainsi en question l’une des justifications du maintien de la mission onusienne.

L’ancien chef de la Minurso critique par ailleurs le rôle de l’Algérie dans le processus politique, qu’il accuse d’avoir systématiquement entravé les initiatives de règlement du conflit. Il dénonce également les conditions de vie de milliers de Sahraouis dans les camps de Tindouf, qu’il décrit comme ‘‘intolérables’’, tout en mettant en cause une direction qu’il qualifie de vieillissante.

Par ailleurs, il est quand même important de relever que, selon le MAE Nasser Bourita, la fin du mandat de la Minurso ne signifie pas la fin du cessez-le-feu, lequel constitue un engagement politique, diplomatique et juridique.

Et d’expliquer que le non-renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies au Sahara ouvre une nouvelle phase dans la gestion du dossier du Sahara marocain : « Le Maroc n’avait pas été surpris par le veto russe, qui a permis au Royaume de changer les règles encadrant la gestion de ce dossier, conformément aux orientations royales ». Nasser Bourita a également réaffirmé l’attachement du Maroc à la recherche d’une solution politique et pacifique, sur la seule base du Plan d’Autonomie proposé par le Royaume.

Sur le plan onusien, le non-renouvellement du mandat de la Minurso devrait également mettre fin aux rendez-vous périodiques du Conseil de Sécurité consacrés à cette question. Les rapports et les consultations liés à cette échéance perdraient ainsi leur caractère régulier, précise Bourita, pour qui cela ne signifie pas que le Conseil de Sécurité perd sa compétence sur le dossier, puisqu’il conserve toujours la possibilité de s’en saisir. Mais le Maroc considère que le mécanisme d’examen automatique, qui a rythmé les trois dernières décennies, est arrivé à son terme.

Concernant le règlement politique, Bourita a précisé les conditions marocaines d’une éventuelle reprise des négociations. Celles-ci devront avoir pour unique base l’initiative marocaine d’autonomie présentée en 2007 et pour seule finalité l’autonomie sous souveraineté marocaine.

Sur un autre registre encore plus déterminant, Nasser Bourita souligne l’importance du rôle de la Quatrième Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Contrairement au Conseil de Sécurité, cette instance ne connaît pas de droit de veto et pour Rabat, l’enjeu pourrait désormais consister à traduire les soutiens internationaux à la marocanité du Sahara en positions concrètes au sein des différentes instances multilatérales.

Pour le chef de la diplomatie, il est grand temps de retirer le dossier du Sahara marocain des bureaux de la 4ème Commission des NU. Une autre étape encore plus déterminante pour l’affaire du Sahara marocain….

Hassan Zaatit

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Lekjaa ferme la porte au retour des carburants compensés https://lnt.ma/lekjaa-ferme-la-porte-au-retour-des-carburants-compenses/ Wed, 04 Nov 2026 10:47:08 +0000 https://lnt.ma/?p=562468 Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique a exclu mardi tout retour des carburants dans le dispositif de compensation, devant la commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants, saisie de l’examen détaillé du projet de loi de finances. Fouzi Lekjaa a évalué entre 50 et 70 […]

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Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique a exclu mardi tout retour des carburants dans le dispositif de compensation, devant la commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants, saisie de l’examen détaillé du projet de loi de finances.

Fouzi Lekjaa a évalué entre 50 et 70 milliards de dirhams par an le coût d’un soutien généralisé et non ciblé, en estimant qu’un tel mécanisme profiterait d’abord aux catégories à fort pouvoir d’achat et aux gros consommateurs. Il ne permettrait pas d’atteindre la justice sociale et ne protégerait pas, en premier lieu, les couches visées, a-t-il déclaré, en appelant à un langage de vérité et en dénonçant la démagogie.

Le ministre a également relativisé la portée d’une suppression de la taxe intérieure de consommation, qui ne ferait baisser le prix à la pompe que d’environ 1,20 dirham par litre. Sur les marges des distributeurs, il a avancé un chiffre d’affaires sectoriel de 131 milliards de dirhams en 2025 pour une marge bénéficiaire d’environ 5,85%, inférieure au pic de 2017, en invitant à tenir compte des risques liés à l’importation et de la volatilité des cours de Rotterdam, qui impose de programmer les commandes jusqu’à trois mois à l’avance.

Trois priorités ont été annoncées, le parachèvement des conditions d’une concurrence libre, l’accroissement des capacités de stockage au titre de la sécurité énergétique et la séparation progressive des activités d’importation et de distribution.

Sur la raffinerie de Mohammedia, le ministre a estimé que le raffinage n’était plus un choix stratégique et ne garantissait pas nécessairement une baisse des prix locaux, en particulier au-delà de 100 dollars le baril. Il s’est déclaré favorable à tout partenariat public-privé ou investissement, marocain ou étranger, pour une remise en service, en jugeant que la valeur de l’installation réside aujourd’hui surtout dans ses infrastructures, utiles au stock stratégique.

La position intervient trois jours après la hausse du gasoil à la pompe, de 80 centimes à un dirham le litre, et une semaine après la demande d’intervention urgente adressée à la cheffe du gouvernement par la Chambre des pêches maritimes de la Méditerranée, qui sollicitait l’étude d’un plafonnement du prix du gasoil marin. Aucune mesure spécifique en faveur des transporteurs ou des pêcheurs n’a été annoncée devant la commission.

LNT

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Sahara marocain : Spasibo et Thank you https://lnt.ma/sahara-marocain-spasibo-et-thank-you/ Tue, 03 Nov 2026 10:50:55 +0000 https://lnt.ma/?p=562404 Pour la première fois en trente-cinq ans, le Conseil de sécurité n’a pas renouvelé le mandat de la Minurso. Il aura fallu un veto russe et un non américain, pour que la mission onusienne s’éteigne sans avoir jamais organisé le référendum qui lui donnait son nom. Mais, qui aurait parié qu’un jour, Moscou offrirait au […]

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Pour la première fois en trente-cinq ans, le Conseil de sécurité n’a pas renouvelé le mandat de la Minurso. Il aura fallu un veto russe et un non américain, pour que la mission onusienne s’éteigne sans avoir jamais organisé le référendum qui lui donnait son nom. Mais, qui aurait parié qu’un jour, Moscou offrirait au Maroc ce que Washington lui-même n’avait pas osé demander ?

Retour sur la séquence de ce week-end, qui mérite d’être décryptée pour comprendre et apprécier ce qu’il vient de se passer et ce nouveau pas de plus à mettre au crédit de la patiente et tenance stratégie de notre diplomatie marocaine. Vendredi 30 octobre, à New York, le Conseil de sécurité avait sur la table un texte américain qui allait déjà très loin. Le texte proposait la prorogation du mandat de la Minurso jusqu’en octobre 2027, mais sous un autre nom, MINUSO, débarrassée de ce « R » de référendum devenu anachronique. S’y ajoutait les propositions du Secrétaire général attendues avant fin janvier sur la structure et les effectifs de la mission, y compris une réduction du personnel en uniforme. Puis, la reprise des négociations avec toutes les parties, Algérie comprise, sur la base du plan d’autonomie. Et, détail qui n’en est pas un, le texte évoquait l’enregistrement des populations des camps de Tindouf par le HCR (Haut-commissariat aux Réfugiés) dans un délai de six mois. Le vote de cette résolution s’est soldé par onze voix pour, trois abstentions, celles de la Chine, du Pakistan et de la Somalie, et surtout un veto, celui de la Russie.

C’est une première, parce que pendant des années, Moscou s’était contentée de s’abstenir sur le dossier saharien, ménageant son vieil allié algérien sans jamais bloquer la mécanique onusienne. Cette fois, la Russie, qui en même temps organisait un sommet russo-africain en grandes pompes à Moscou, a franchi le pas mais en drapant son geste dans les grands principes. Le texte américain aurait, selon elle, imposé une solution unilatérale et la suppression d’une simple lettre dans l’acronyme de la mission constituerait une trahison des habitants des camps de Tindouf. Son représentant est allé jusqu’à évoquer un « veto du salut ». On appréciera ici l’ironie, surement autant qu’à Kiev, puisque la Russie qui s’émeut aujourd’hui du sort des séquestrés de Tindouf bloque un texte prévoyant enfin de les recenser, ce que l’Algérie refuse obstinément depuis près d’un demi-siècle. Omar Hilale n’a d’ailleurs pas manqué de le rappeler en séance, avec une formule qui résume tout, « Laissez-les rentrer au Maroc ».

Dans la foulée, la Russie a soumis son propre projet, déposé le matin même, et qui se limitait à reconduire la mission pour un an, sous son nom historique, sans la moindre référence à l’autonomie. Avec trois voix pour, onze abstentions et un vote contre, celui des États-Unis, le texte russe n’aurait jamais atteint les neuf voix requises. Mais Washington a tenu à signifier clairement son refus, plutôt que de laisser le projet mourir de sa belle mort. Et Mike Waltz a été sans ambages « Nous ne donnerons pas notre voix au maintien du statu quo. Nous ne la donnerons pas non plus à une mission dont le nom même perpétue quelque chose qui ne peut être réalisé ». Et toc !

Résultat, la Minurso, créée en 1991, s’est éteinte à minuit le 31 octobre, faute de texte. C’est une nouvelle historique et à Rabat, quelques heures à peine après le vote, le Cabinet royal publiait un communiqué qui transforme l’impasse onusienne en fin de cycle. « Il s’agit d’une évolution importante et d’un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies », affirme le texte, qui précise que la présence de la mission dans les provinces du Sud, « notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours ». Mieux, selon le Royaume, la non-reconduction de la Minurso « devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour ».

La réaction marocaine n’est pas le fruit du hasard, elle s’inscrit dans une trajectoire construite méticuleusement. Il y a un an jour pour jour, la résolution 2797 consacrait déjà le plan d’autonomie comme base des négociations et nous avons célébré ce samedi la première Fête de l’Unité, proclamée par le Roi Mohammed VI pour commémorer ce moment. Depuis, plus des deux tiers des États membres de l’ONU, dont des membres permanents du Conseil, soutiennent l’autonomie sous souveraineté marocaine comme seul cadre de solution. Et la résolution 2797 demeure, jusqu’à preuve du contraire, la référence juridique du processus. Le veto russe n’a donc pas inversé le rapport de forces, il l’a au contraire mis en lumière. Onze contre trois, le camp d’Alger à New York tient désormais dans une main qui souffre en plus d’oligodactylie.

En réalité, Moscou ménage Alger dans la forme, sans rompre avec Rabat sur le fond, et préserve au passage ses intérêts économiques avec le Royaume. Le Kremlin a toujours excellé dans l’art de jouer sur plusieurs tableaux et l’a prouvé une fois de plus.

Désormais, le veto russe va mécaniquement déclencher un débat à l’Assemblée générale et c’est dans ce sens que le communiqué du Cabinet royal a d’ailleurs annoncé que des démarches similaires seraient menées au sein des autres organes onusiens.

Mais, comme depuis le début de cette épopée patriotique, dans la lignée de la Glorieuse Marche Verte célébrée ce vendredi 6 novembre, le Maroc continuera à aligner les dominos, un par un, pas à pas, jusqu’à la victoire définitive qui consacrera sa souveraineté légitime et complète sur son Sahara. Parce que la patience est mère de toutes les vertus.

 

Zouhair Yata

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Le Parlement se réunit cet après-midi en séance commune https://lnt.ma/le-parlement-se-reunit-cet-apres-midi-en-seance-commune/ Mon, 02 Nov 2026 11:17:40 +0000 https://lnt.ma/?p=562360 Les présidents de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers ont convoqué les deux chambres en séance commune lundi 2 novembre à treize heures, pour examiner les derniers développements de la question du Sahara marocain. La convocation a été annoncée samedi 31 octobre, dans un avis adressé à l’ensemble des parlementaires, les […]

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Les présidents de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers ont convoqué les deux chambres en séance commune lundi 2 novembre à treize heures, pour examiner les derniers développements de la question du Sahara marocain.

La convocation a été annoncée samedi 31 octobre, dans un avis adressé à l’ensemble des parlementaires, les deux présidents appelant tous les élus à participer. Aucun intervenant n’a été annoncé nommément et l’ordre du jour détaillé n’a pas été publié.

La séance intervient trois jours après l’échec du Conseil de sécurité à reconduire le mandat de la mission onusienne et deux jours après le communiqué du Cabinet royal, qui présente cette non-reconduction comme un pas significatif vers la clôture définitive du dossier et annonce des démarches dans les autres organes des Nations unies.

Les groupes parlementaires ont fait connaître leurs positions dès la fin de semaine. La majorité et plusieurs formations de l’opposition ont réaffirmé leur soutien à la souveraineté du Royaume, le gouvernement ayant pour sa part réitéré sa position au lendemain du vote.

Cette séance commune constitue le format retenu de longue date pour les prises de position du Parlement sur les grands dossiers nationaux, les deux chambres se réunissant alors au siège de la Chambre des représentants. Elle précède de quelques jours le cinquante et unième anniversaire de la Marche verte, célébré le 6 novembre, et intervient dans la foulée de la première commémoration de la fête de l’Unité.

LNT

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Dossier du Sahara marocain : Le Polisario sort bredouille, ni Minurso, ni Minuso ! https://lnt.ma/dossier-du-sahara-marocain-le-polisario-sort-bredouille-ni-minurso-ni-minuso/ Mon, 02 Nov 2026 11:11:38 +0000 https://lnt.ma/?p=562357 A l’ONU, au Conseil de Sécurité, le Maroc a réussi une véritable « remontada » diplomatique. Les deux vétos déclarés ce jour du 30 octobre ont été d’une importance de taille pour mettre fin à la présence de la Minurso dans les provinces du Sud. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Incontestablement, la date du 30 […]

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A l’ONU, au Conseil de Sécurité, le Maroc a réussi une véritable « remontada » diplomatique. Les deux vétos déclarés ce jour du 30 octobre ont été d’une importance de taille pour mettre fin à la présence de la Minurso dans les provinces du Sud. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ?

Incontestablement, la date du 30 octobre 2026 restera marquée dans les annales du processus onusien de l’affaire du Sahara. Ce fut la nuit du grand verdict. Les deux vétos russe et américain au sujet de la Minurso viennent ainsi marquer l’achèvement d’un process de lutte continue de plus d’une cinquantaine d’année.

Cette nuit-là, les yeux des Marocains étaient rivés sur le QG de l’ONU à New York. On s’attendait à une bonne nouvelle, à ce que le vote de la majorité des membres du Conseil de Sécurité de la copie américaine, ne déçoive pas. Pourtant, le véto russe a tout fait basculer.

Dans cette copie américaine, Washington, tout en continuant à exhorter la communauté mondiale, ses alliés et les instances onusiennes à soutenir le Plan d’Autonomie marocain, proclamait qu’il était grand temps de mettre fin à la Minurso, que cette mission onusienne n’avait plus raison d’être.

A la place de la Minurso, les USA proposaient la Minuso. Autrement dit, une mission beaucoup plus politique que militaire et où la notion de référendum, très chère à certains, devait disparaitre une bonne fois pour toute.

Membre permanent du Conseil de Sécurité, la France a fait preuve de grande détermination et mobilisation pour faire passer le texte américain. Idem pour le Royaume-Uni. La Chine, habituée à un vote neutre en s’abstenant, n’a pas fait exception de cette position habituelle.

Finalement, la copie a reçu un « oui » de la part des États-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Danemark, la Grèce, le Panama, Bahreïn, la Colombie, la Lettonie, le Liberia et la République démocratique du Congo.

La Russie, dont la position est toujours entourée de mystères, mais qui s’était montrée pourtant moins intransigeante qu’historiquement lors du vote en 2025 de la Résolution 2797, n’a pas hésité cette fois-ci à sortir son droit de véto contre la copie américaine.

On croyait alors que ce veto russe allait tout ruiner. Et ce fut justement le cas avant le sifflet final de cette grande bataille diplomatique américano-russe autour de l’affaire du Sahara marocain. En effet, la « remontada » n’a pas tardé à venir, et à son tour la copie russe, qui proposait de maintenir le statu quo de la Minurso, n’est pas passée. Le véto américain, en plus du non de 11 membres du Conseil de Sécurité, a été largement suffisant pour l’enterrer.  Le contre-projet russe n’a recueilli que les voix de la Russie, de la Chine et de la Somalie.

Du coup et contre toute attente, la reconduction du mandat de la mission de la Minurso n’a pas été validée cette fois-ci. Celle-ci, présente depuis 1991, soit plus de 35 ans, a dû commencer à plier bagage dès le lendemain de cette réunion du Conseil de Sécurité sur le Sahara marocain.

Pour beaucoup d’analystes, la non-reconduction par le Conseil de Sécurité de l’ONU du mandat de la Minurso marque l’abandon par la communauté internationale d’un cadre « obsolète » au profit d’une approche plus pragmatique basée sur l’initiative marocaine d’autonomie comme cadre exclusif de solution à la question du Sahara marocain. Et de poursuivre que ce non-renouvellement du mandat de la mission onusienne revêt une importance particulière, étant donné qu’elle avait été créée en 1991 et conçue dans un contexte très différent de celui qui prévaut aujourd’hui. Ce développement s’inscrit dans la continuité des percées diplomatiques réalisées par le Royaume avec la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité, et renforce les arguments du Maroc qui confirment que l’autonomie sous souveraineté du Royaume constitue la voie la plus viable pour le règlement de ce différend régional.

D’autres géopolitologue estiment que le droit a rejoint le clan du réalisme, notant que cet événement représente une évolution significative dans un dossier longtemps marqué par le blocage et les tergiversations pour faire perdurer le statu quo : « Héritée d’un contexte révolu, la MINURSO a longtemps nourri l’internationalisation d’un différend régional », explique-t-on, tout en précisant que son retrait des provinces du Sud et la sortie prévisible de la question de l’ordre du jour du Conseil de Sécurité de l’ONU «tournent une page et ouvrent une perspective réelle de règlement de ce conflit».

Pour rappel, depuis ainsi la reconnaissance américaine de 2020, confirmée par plusieurs partenaires européens de premier plan (Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Portugal…), la proposition marocaine d’autonomie est devenue la seule base sérieuse et crédible de règlement.

Les observateurs estiment que la Résolution 2797 est en mesure de constituer un tournant dans la dynamique de traitement du dossier au niveau des Nations Unies. L’alignement croissant de la communauté internationale autour de la proposition marocaine réduit les marges de manœuvre d’Alger, de plus en plus reléguée au second plan sur la scène diplomatique.

L’option « indépendantiste » du Polisario n’est plus sur la table, ne tient plus et ne convainc personne, y compris ses quelques parrains régionaux qui ont fini apparemment par comprendre qu’il est grand temps d’envisager une sortie plus ou moins honorable.

Après la résolution 2797 et le non-renouvellement du mandat de la Minurso, il est grand temps que ce dossier soit retiré de la 4ème commission des NU pour que la boucle soit bouclée. Une bonne fois pour toute.

Hassan Zaatit

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Sahara : les partis politiques marocains saluent les derniers développements du dossier https://lnt.ma/sahara-les-partis-politiques-marocains-saluent-les-derniers-developpements-du-dossier/ Sun, 01 Nov 2026 15:21:12 +0000 https://lnt.ma/?p=562331 Les récents développements diplomatiques concernant la question du Sahara ont suscité plusieurs réactions au sein de la classe politique marocaine. À l’occasion de la première commémoration de la Fête de l’Unité et à la suite du communiqué du Cabinet Royal, différentes formations ont réaffirmé leur soutien à l’intégrité territoriale du Royaume et à l’initiative marocaine […]

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Les récents développements diplomatiques concernant la question du Sahara ont suscité plusieurs réactions au sein de la classe politique marocaine. À l’occasion de la première commémoration de la Fête de l’Unité et à la suite du communiqué du Cabinet Royal, différentes formations ont réaffirmé leur soutien à l’intégrité territoriale du Royaume et à l’initiative marocaine d’autonomie, tout en formulant des appréciations distinctes sur les prochaines étapes du processus politique.

Le PAM et l’Istiqlal saluent les avancées diplomatiques

Le Parti authenticité et modernité (PAM) a exprimé son soutien au contenu du communiqué du Cabinet Royal, estimant que celui-ci reflète les orientations suivies par le Roi Mohammed VI dans la conduite du dossier de l’intégrité territoriale.

Le parti a notamment salué la portée politique et symbolique de la Fête de l’Unité, considérant que cette commémoration marque une nouvelle étape dans le traitement de la question du Sahara. Il a également adressé ses félicitations au Souverain et au peuple marocain.

De son côté, le Parti de l’Istiqlal a insisté sur les perspectives ouvertes par les derniers développements au niveau des Nations Unies. La formation estime que l’évolution du processus politique onusien pourrait permettre de renforcer la dynamique diplomatique engagée par le Maroc.

L’Istiqlal a particulièrement mis en avant l’élargissement du soutien international à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, notamment auprès de membres permanents du Conseil de sécurité et de plusieurs puissances régionales et internationales. Selon le parti, cette dynamique doit contribuer à consolider la position marocaine dans les prochaines étapes du processus diplomatique.

Le PJD et le Mouvement populaire réaffirment leur mobilisation

Le Parti de la justice et du développement (PJD) a également apporté son soutien au communiqué du Cabinet Royal, réaffirmant son engagement en faveur de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale, ainsi que son appui aux démarches conduites par le Roi Mohammed VI.

Le Mouvement populaire (MP) a, pour sa part, souligné la portée de la première commémoration de la Fête de l’Unité, qu’il considère comme une illustration de la cohésion nationale autour de la question territoriale.

Au-delà de son soutien aux évolutions diplomatiques, le parti a formulé une proposition concernant le rôle futur des Nations Unies, appelant au retrait du dossier du Sahara de l’agenda onusien et à la fin de la mission de la Minurso.

Selon le MP, cette mission n’aurait pas suffisamment accompagné les transformations intervenues dans le traitement politique du différend, notamment au regard de l’évolution des positions internationales sur l’initiative d’autonomie. Cette demande constitue une position propre à cette formation.

L’USFP et le PPS privilégient la solution politique

L’Union socialiste des forces populaires (USFP) a réaffirmé son soutien à l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, qu’elle considère comme la seule solution politique susceptible de permettre un règlement du différend.

Le parti estime également que les difficultés rencontrées au sein du Conseil de sécurité témoignent des limites de l’approche onusienne suivie jusqu’à présent. Il a renouvelé son appui aux initiatives diplomatiques conduites par le Royaume.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a, de son côté, mis l’accent sur les résultats des discussions au Conseil de sécurité. Il a notamment relevé que le soutien de onze membres au projet de résolution constituait, selon lui, un appui important à la position marocaine.

Le PPS considère que les dernières évolutions confortent l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine comme référence centrale des négociations à venir. Il a appelé les autres parties concernées à s’engager dans le processus politique avec une approche réaliste et constructive, afin de parvenir à une solution définitive.

L’Union constitutionnelle souligne le soutien international

L’Union constitutionnelle (UC) a également exprimé sa satisfaction à l’égard des avancées diplomatiques enregistrées par le Maroc, qu’elle attribue notamment aux initiatives conduites par le Roi Mohammed VI.

Le parti a particulièrement insisté sur le renforcement du soutien international à la proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine, considérant que cette dynamique contribue à conforter la position du Royaume dans les discussions internationales.

Une convergence sur les orientations diplomatiques

Les déclarations des différentes formations politiques font apparaître une convergence autour du soutien à l’intégrité territoriale, à l’initiative d’autonomie et aux démarches diplomatiques conduites par le Souverain.

Des différences subsistent néanmoins concernant les prochaines étapes du processus. Alors que le Mouvement populaire appelle à la fin de la Minurso, le PPS privilégie la reprise des négociations politiques. L’USFP insiste sur les limites du cadre onusien actuel, tandis que l’Istiqlal met l’accent sur la consolidation des soutiens internationaux.

LNT

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Fin de la Minurso : le Maroc acte la suspension du processus onusien https://lnt.ma/fin-de-la-minurso-le-maroc-acte-la-suspension-du-processus-onusien/ Fri, 30 Oct 2026 21:58:13 +0000 https://lnt.ma/?p=562306 Voici un communiqué du Cabinet Royal : « Le mandat de la Minurso n’a pas été reconduit par le Conseil de sécurité des Nations Unies lors de sa réunion de ce jour, 30 octobre 2026. Il s’agit d’une évolution importante et d’un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies. […]

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Voici un communiqué du Cabinet Royal :

« Le mandat de la Minurso n’a pas été reconduit par le Conseil de sécurité des Nations Unies lors de sa réunion de ce jour, 30 octobre 2026.

Il s’agit d’une évolution importante et d’un pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies.

Ce développement majeur coïncide avec la célébration de la fête de l’Unité, décrétée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, pour incarner la rupture dans la gestion de ce dossier, passant d’une simple logique de gestion à une approche de transformation profonde des paramètres.

Ainsi, la non-reconduction du mandat de la Minurso signifie clairement que la présence de cette Mission dans les provinces du sud du Royaume, notamment à travers son personnel, ses véhicules, son matériel et ses symboles, devrait cesser dans les prochains jours.

C’est une page de 35 ans qui est désormais tournée. Héritée d’un contexte anachronique et révolu, cette Mission a longtemps constitué un instrument d’internationalisation du différend régional relatif au recouvrement légitime par le Royaume du Maroc de ses provinces sahariennes.

En outre, la non-reconduction de la Minurso devrait marquer la fin de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de cette question de son ordre du jour. Dès lors, les réunions statutaires périodiques du Conseil consacrées au Sahara marocain, les rapports du Secrétaire général des Nations Unies y afférents et les briefings de son Envoyé personnel, n’auraient plus lieu d’être.

Le processus politique onusien, qui a été marqué malheureusement par les tergiversations des autres parties, leur entêtement à créer le blocage et à faire perdurer le statu quo, se trouve ainsi suspendu. Des actions similaires seront également menées prochainement au sein des autres organes de l’ONU.

Tout en marquant sa satisfaction de cette évolution, le Maroc demeure fermement attaché au cessez-le-feu, dans le strict respect de son intégrité territoriale, de sa sécurité nationale et de la quiétude de ses citoyens.

Par ailleurs, la dynamique internationale lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu Le préserve, se poursuivra, aux niveaux bilatéral et régional. Elle a d’ores et déjà permis de capitaliser des soutiens importants, puisque plus des deux tiers des membres de l’ONU, y compris des membres permanents du Conseil de sécurité et les puissances influentes, appuient clairement l’autonomie, sous souveraineté marocaine, comme seul cadre de solution pour régler ce différend régional ».

 

LNT avec Map

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Sahara : la Russie bloque au Conseil de sécurité le texte américain consacrant le plan d’autonomie https://lnt.ma/sahara-la-russie-bloque-au-conseil-de-securite-le-texte-americain-consacrant-le-plan-dautonomie/ Fri, 30 Oct 2026 20:56:31 +0000 https://lnt.ma/?p=562302 Malgré 11 voix favorables, le projet de résolution américain sur le Sahara n’a pas été adopté vendredi, faute de l’accord de Moscou. Pour la première fois dans ce dossier, la Russie a utilisé son droit de veto, à la veille de l’expiration du mandat de la MINURSO. Le Conseil de sécurité des Nations unies n’a […]

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Malgré 11 voix favorables, le projet de résolution américain sur le Sahara n’a pas été adopté vendredi, faute de l’accord de Moscou. Pour la première fois dans ce dossier, la Russie a utilisé son droit de veto, à la veille de l’expiration du mandat de la MINURSO.

Le Conseil de sécurité des Nations unies n’a pas pu adopter vendredi le projet de résolution présenté par les États-Unis sur le Sahara. Le texte a recueilli 11 voix pour, une contre et trois abstentions. La seule voix contre était celle de la Russie, membre permanent du Conseil. Son vote équivaut donc à un veto.

Ont voté pour : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Danemark, la Grèce, le Panama, Bahreïn, la Colombie, la Lettonie, le Liberia et la République démocratique du Congo. La Chine, le Pakistan et la Somalie se sont abstenus.

Ce veto intervient moins de 24 heures avant l’expiration, le 31 octobre, du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

Un texte qui allait plus loin que la résolution 2797

Le projet américain voulait marquer une rupture. Il faisait du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine l’unique base des négociations politiques, et le présentait comme la solution la plus réaliste et la plus applicable. Il allait ainsi plus loin que la résolution 2797, adoptée en octobre 2025, qui qualifiait l’autonomie de l’une des solutions les plus viables.

Le texte prévoyait aussi de renommer la mission en supprimant toute référence au référendum, et de prolonger son mandat jusqu’au 31 octobre 2027. Une version antérieure envisageait de mettre fin à la composante de maintien de la paix au printemps 2027, de réduire d’au moins la moitié les effectifs militaires et de confier au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) le recensement de la population des camps de Tindouf. Pour tenter d’obtenir l’appui de Moscou, Washington a revu son texte à plusieurs reprises, en atténuant les dispositions sur la restructuration de la mission et en réaffirmant le rôle de l’envoyé personnel du secrétaire général, Staffan de Mistura.

Ces concessions n’ont pas suffi. Avant le vote, la diplomatie russe avait plusieurs fois insisté pour que la présence onusienne soit maintenue « dans sa forme actuelle ».

De l’abstention au veto

La position russe marque un tournant. Il y a un an presque jour pour jour, la Russie s’était abstenue lors du vote de la résolution 2797, aux côtés de la Chine et du Pakistan, ce qui avait permis l’adoption du texte. Cette fois, Moscou est allé jusqu’au veto, une première dans l’histoire de ce dossier aux Nations unies.

Quelques heures avant le vote, la Russie a déposé son propre projet de résolution. Il prévoyait une simple prolongation d’un an du mandat de la MINURSO, sans changer son nom ni ses missions, et sans mentionner le plan marocain. Il appelait à une solution « juste, durable et mutuellement acceptable », conforme au principe d’autodétermination. Selon les dernières informations, ce texte n’a pas non plus été adopté, ce qui laisse la MINURSO sans mandat renouvelé.

Washington dénonce un statu quo

Le représentant américain, Mike Waltz, a vivement critiqué le veto russe. Il l’a présenté comme une manœuvre destinée à préserver la référence au référendum, une option que les responsables onusiens jugent irréaliste depuis des années selon lui. Il a affirmé que les États-Unis ne soutiendraient pas « un statu quo » qui condamnerait les populations concernées à « cinq décennies de plus » d’attente. Il a aussi assuré que Washington continuerait à travailler avec Staffan de Mistura pour une réduction « ordonnée et stable » de la présence de la mission.

La France a « profondément regretté » le veto russe et jugé qu’une fin brutale du mandat serait « particulièrement préoccupante ». Le Royaume-Uni a exprimé la même inquiétude.

LNT

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Sahara marocain : Le Conseil de sécurité se prononce aujourd’hui https://lnt.ma/sahara-marocain-le-conseil-de-securite-se-prononce-aujourdhui/ Fri, 30 Oct 2026 11:01:44 +0000 https://lnt.ma/?p=562248 Le Conseil de sécurité doit voter vendredi le projet de résolution américain sur le Sahara, selon le programme de travail de l’instance. Le texte fait de l’initiative marocaine d’autonomie la seule base de négociation et transforme la MINURSO en MINUSO, en abandonnant la référence au référendum. Le projet soumis au vote prévoit l’élargissement des consultations […]

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Le Conseil de sécurité doit voter vendredi le projet de résolution américain sur le Sahara, selon le programme de travail de l’instance. Le texte fait de l’initiative marocaine d’autonomie la seule base de négociation et transforme la MINURSO en MINUSO, en abandonnant la référence au référendum.

Le projet soumis au vote prévoit l’élargissement des consultations à un ensemble plus large d’interlocuteurs sahraouis, le recensement de la population des camps de Tindouf par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés dans un délai de six mois et sans ingérence, et des négociations facilitées par les États-Unis et par l’envoyé personnel du secrétaire général. Le mandat de la mission expire le 31 octobre.

La version mise en circulation lundi par le groupe informel réunissant les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne avait allégé plusieurs dispositions du texte initial du 20 octobre. Le passage regrettant le manque d’engagement substantiel d’une partie, la mention de mesures supplémentaires envisageables, la réduction d’au moins 50% des effectifs en uniforme avant le 31 janvier 2027 et l’échéance de fin du volet maintien de la paix au 30 avril 2027 avaient été retirés. Le secrétaire général doit en revanche présenter avant le 30 janvier 2027 des propositions détaillées sur la structure, les effectifs, les ressources et le regroupement ou la fermeture de certaines antennes de la mission.

L’adoption requiert neuf voix sur quinze et l’absence de veto d’un membre permanent, l’abstention n’équivalant pas à un veto. Outre les cinq permanents, le Conseil compte cette année le Danemark, la Grèce, le Pakistan, le Panama et la Somalie, dont les mandats courent jusqu’à la fin de l’année, ainsi que Bahreïn, la Colombie, la Lettonie, le Libéria et la République démocratique du Congo. L’Algérie, qui siégeait en 2024 et 2025, n’est plus membre du Conseil.

Lors de l’adoption de la résolution 2797, le 31 octobre 2025, la Russie, la Chine et le Pakistan s’étaient abstenus. Aucune position n’avait été rendue publique avant le vote de vendredi, et la cheffe du gouvernement ainsi que le ministre des Affaires étrangères se trouvaient à Moscou cette semaine pour le sommet Russie-Afrique, où ce dernier s’est entretenu avec son homologue russe.

Le texte voté peut différer des versions qui ont circulé, les négociations entre délégations se poursuivant jusqu’au scrutin.

LNT

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El Mansouri représente SM le Roi au sommet Russie-Afrique https://lnt.ma/el-mansouri-represente-sm-le-roi-au-sommet-russie-afrique/ Thu, 29 Oct 2026 10:30:35 +0000 https://lnt.ma/?p=562169 La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, représente SM le Roi Mohammed VI au troisième sommet Russie-Afrique, ouvert mercredi à Moscou. Il s’agit de son premier déplacement à l’étranger depuis sa nomination, à quarante-huit heures du vote attendu au Conseil de sécurité sur le Sahara. La délégation comprend le ministre des Affaires étrangères, de […]

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La cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, représente SM le Roi Mohammed VI au troisième sommet Russie-Afrique, ouvert mercredi à Moscou. Il s’agit de son premier déplacement à l’étranger depuis sa nomination, à quarante-huit heures du vote attendu au Conseil de sécurité sur le Sahara.

La délégation comprend le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et l’ambassadeur du Royaume en Russie, Lotfi Bouchaara. La cheffe du gouvernement a pris part à la réception offerte par le président russe en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement participant au sommet.

Nasser Bourita a participé à la réunion des ministres africains des Affaires étrangères et s’est entretenu en marge avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. La teneur de cet échange n’a pas été communiquée. Les deux ministres s’étaient déjà parlé par téléphone le 23 octobre, à l’initiative de Rabat, alors que le Conseil de sécurité examinait le projet de résolution américain sur le Sahara.

La séquence est significative. Membre permanent du Conseil, Moscou dispose du droit de veto et s’était abstenue lors de l’adoption de la résolution 2797, le 31 octobre 2025, aux côtés de la Chine et du Pakistan. Le mandat de la mission onusienne expire le 31 octobre et le vote sur le nouveau texte est attendu d’ici là, une version amendée ayant été mise en circulation lundi par le groupe informel réunissant les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne.

Le sommet, placé sous le thème de la paix, de la sécurité et du développement, s’accompagne d’un forum économique consacré au commerce, à l’investissement, à l’énergie, à l’agriculture et aux technologies. La sécurité alimentaire, l’énergie et le financement du développement figurent parmi les priorités de l’agenda africain.

Les deux premières éditions s’étaient tenues à Sotchi en 2019 et à Saint-Pétersbourg en 2023. Moscou accueille la troisième alors que plusieurs États africains diversifient leurs partenariats et que la Russie cherche à consolider sa présence diplomatique et économique sur le continent.

LNT

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Justice : près de 40.000 affaires réglées par conciliation pour désengorger les tribunaux https://lnt.ma/justice-pres-de-40-000-affaires-reglees-par-conciliation-pour-desengorger-les-tribunaux/ Wed, 28 Oct 2026 11:03:19 +0000 https://lnt.ma/?p=562097 Le recours à la conciliation comme alternative aux poursuites pénales a permis de régler près de 40.000 affaires depuis 2025, contribuant ainsi à réduire la pression sur les tribunaux marocains. C’est ce qu’a indiqué le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, mardi 27 octobre, devant la Chambre des conseillers. Cette procédure a également permis de […]

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Le recours à la conciliation comme alternative aux poursuites pénales a permis de régler près de 40.000 affaires depuis 2025, contribuant ainsi à réduire la pression sur les tribunaux marocains. C’est ce qu’a indiqué le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, mardi 27 octobre, devant la Chambre des conseillers. Cette procédure a également permis de recouvrer près de 30 millions de dirhams au profit du Trésor public. Face à l’accumulation des dossiers judiciaires, le ministre plaide pour un recours accru aux modes alternatifs de règlement des litiges et une modernisation des procédures.

La question de l’engorgement des tribunaux et des délais de traitement des affaires judiciaires a été abordée mardi à la Chambre des conseillers, lors d’une séance consacrée aux questions orales. Interpellé sur l’accumulation des dossiers dans les juridictions du Royaume, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a présenté les résultats du recours à la conciliation et évoqué plusieurs pistes destinées à améliorer le fonctionnement de la justice.

Selon les chiffres communiqués par le ministre, près de 40.000 affaires ont été réglées depuis l’année dernière grâce à cette procédure, qui permet de résoudre certains litiges sans poursuivre l’ensemble du processus pénal classique.

Outre son effet sur le volume des affaires soumises aux juridictions, ce mécanisme a permis de recouvrer environ 30 millions de dirhams au profit du Trésor public, correspondant aux amendes acquittées dans le cadre des conciliations.

Pour Abdellatif Ouahbi, ces résultats illustrent l’intérêt des procédures alternatives dans la gestion des contentieux, notamment lorsqu’elles permettent de résoudre des affaires qui auraient autrement nécessité des audiences et des décisions judiciaires, voire conduit, dans certains cas, à des peines privatives de liberté.

Près de cinq millions de dossiers traités chaque année

Le ministre a souligné que les juridictions marocaines traitent près de cinq millions de dossiers par an, un volume qui exerce une pression importante sur leur fonctionnement et sur les délais de traitement.

Cette situation se traduit notamment par une accumulation d’affaires de complexité variable, qui mobilisent les mêmes structures judiciaires et administratives.

« Les affaires importantes se retrouvent parfois noyées dans un grand nombre de dossiers simples, ce qui retarde leur traitement », a relevé Abdellatif Ouahbi.

Dans ce contexte, le retrait de près de 40.000 affaires du circuit judiciaire grâce à la conciliation représente, selon lui, un moyen de réduire le nombre de procédures nécessitant l’intervention des tribunaux.

Le ministre a également insisté sur les conséquences sociales de ces procédures, estimant que le règlement amiable de certains litiges permet d’éviter aux personnes concernées et à leurs familles les répercussions d’une procédure pénale prolongée.

Développer la médiation et l’arbitrage

Au-delà de la conciliation pénale, Abdellatif Ouahbi a plaidé pour une utilisation plus large des modes alternatifs de règlement des différends, notamment la médiation et l’arbitrage.

Selon lui, ces mécanismes devraient être davantage intégrés dans les pratiques de résolution des conflits, afin de limiter le recours systématique aux tribunaux.

Le ministre a rappelé qu’une proposition avait déjà été formulée pour encourager le recours à la médiation et à l’arbitrage avant la saisine des juridictions commerciales. Cette orientation s’était toutefois heurtée à l’opposition de certaines instances, a-t-il précisé.

Il a ainsi souligné la nécessité de revoir certaines dispositions législatives et procédures judiciaires, afin de favoriser le règlement des différends en dehors des tribunaux lorsque leur nature le permet.

Cette approche suppose également, selon lui, de développer une culture de la médiation et de l’arbitrage auprès des justiciables et des différents acteurs concernés.

Trouver un équilibre entre célérité et qualité des jugements

La question des délais de traitement des affaires a également occupé une place importante dans l’intervention du ministre.

Abdellatif Ouahbi a insisté sur la nécessité de trouver un équilibre entre la réduction des retards et le respect du temps nécessaire à l’examen approfondi des dossiers.

Selon lui, un jugement rendu tardivement peut compromettre l’effectivité des droits des justiciables. À l’inverse, une décision prise dans la précipitation risque de nuire à la qualité de la justice.

Cette problématique se pose notamment dans le cadre de la définition de délais indicatifs pour statuer sur les affaires, qui doivent tenir compte à la fois de l’exigence de célérité et de la complexité des procédures.

La notification électronique parmi les pistes de modernisation

Parmi les mesures évoquées pour améliorer l’efficacité des procédures figure également le développement des mécanismes de communication et de notification judiciaire.

Le ministre a notamment insisté sur l’intérêt de l’adoption d’une adresse électronique pour les entreprises, afin de faciliter les échanges avec les juridictions et de permettre une meilleure information des parties concernées sur l’évolution de leurs dossiers et les jugements rendus.

Il a indiqué qu’un décret relatif à l’adoption de ce dispositif pour les établissements publics avait déjà été publié, précisant que son impact devait être évalué.

Toutefois, Abdellatif Ouahbi a estimé que les difficultés rencontrées par les tribunaux ne s’expliquent pas uniquement par les moyens humains et matériels disponibles.

Selon lui, les dispositions législatives et leur interprétation contribuent davantage aux retards dans le traitement des affaires que l’insuffisance des ressources.

LNT

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Bourita s’entretient avec Lavrov avant le vote sur le Sahara https://lnt.ma/bourita-sentretient-avec-lavrov-avant-le-vote-sur-le-sahara/ Mon, 26 Oct 2026 10:43:06 +0000 https://lnt.ma/?p=561924 Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger s’est entretenu par téléphone vendredi avec son homologue russe, à l’initiative de Rabat, alors que le Conseil de sécurité examine un nouveau projet de résolution sur le Sahara. Le mandat de la MINURSO expire le 31 octobre. Selon la lecture […]

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Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger s’est entretenu par téléphone vendredi avec son homologue russe, à l’initiative de Rabat, alors que le Conseil de sécurité examine un nouveau projet de résolution sur le Sahara. Le mandat de la MINURSO expire le 31 octobre.

Selon la lecture russe de l’échange, les deux ministres ont abordé les priorités du développement des relations bilatérales, les préparatifs du troisième sommet Russie-Afrique et les questions régionales, en particulier la coordination des deux pays aux Nations unies.

La séquence est sensible. Membre permanent du Conseil de sécurité, Moscou dispose du droit de veto. Lors de l’adoption de la résolution 2797, le 31 octobre 2025, la Russie s’était abstenue, aux côtés de la Chine et du Pakistan, laissant passer un texte qui renouvelait la mission pour un an et plaçait l’initiative marocaine d’autonomie au centre des efforts de règlement politique.

Le projet de résolution transmis au Conseil par les États-Unis, rédacteur du texte, va sensiblement plus loin, en faisant de l’initiative d’autonomie la seule solution réalisable et le cadre unique des négociations, en programmant la fin du volet maintien de la paix au 30 avril 2027 et en abandonnant la référence au référendum. Le Front Polisario a adressé au président du Conseil une lettre dénonçant une rupture sans précédent avec le droit international et menaçant de quitter le processus si le texte était adopté sans modifications majeures.

Les contacts entre Rabat et Moscou se sont intensifiés au cours des derniers mois. Les deux ministres s’étaient rencontrés à Moscou le 16 octobre 2025, lors de la huitième session de la commission mixte intergouvernementale, puis à New York en septembre 2025 et le 25 septembre 2026, en marge de la quatre-vingt-unième session de l’Assemblée générale.

Ni la date exacte du vote ni la position que Moscou adoptera n’avaient été rendues publiques.

LNT

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Washington ouvrira des services consulaires à Laâyoune en novembre https://lnt.ma/washington-ouvrira-des-services-consulaires-a-laayoune-en-novembre/ Fri, 23 Oct 2026 11:41:10 +0000 https://lnt.ma/?p=561809 Le consulat général des États-Unis à Casablanca a publié un calendrier de permanences consulaires itinérantes qui prévoit, pour la première fois, une étape à Laâyoune au mois de novembre. Les prestations proposées aux ressortissants américains portent sur les passeports et les actes notariés. Le calendrier diffusé par l’unité des services aux citoyens américains du consulat […]

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Le consulat général des États-Unis à Casablanca a publié un calendrier de permanences consulaires itinérantes qui prévoit, pour la première fois, une étape à Laâyoune au mois de novembre. Les prestations proposées aux ressortissants américains portent sur les passeports et les actes notariés.

Le calendrier diffusé par l’unité des services aux citoyens américains du consulat général court d’octobre à décembre 2026. Il prévoit une étape à Marrakech en octobre, Laâyoune et Ouarzazate en novembre, puis Oujda en décembre. Ni la date exacte ni le lieu de la permanence de Laâyoune n’ont été rendus publics.

Les demandes se font par courrier électronique, avec en objet le nom de la ville suivi de la mention de demande de rendez-vous. Le message doit indiquer le nom complet de chaque demandeur, ceux des personnes accompagnantes et la prestation sollicitée, passeport ou acte notarié. Une confirmation précisant la date et le lieu est adressée ensuite, les dossiers incomplets n’étant pas acceptés. Les droits de passeport sont réglés en ligne avant le rendez-vous, le justificatif devant être présenté imprimé, tandis que les actes notariés sont payés au moment du rendez-vous.

Il s’agit de la première fois que des services consulaires américains sont assurés dans une grande ville du Sahara. La mesure est d’ordre administratif et ne constitue pas l’ouverture d’un poste consulaire permanent.

Elle s’inscrit dans une séquence engagée en décembre 2020, lorsque la première administration de Donald Trump avait reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara et annoncé le lancement du processus d’ouverture d’un consulat à Dakhla. Le 28 juillet 2026, l’ambassadeur des États-Unis Duke Buchan III s’était rendu à Laâyoune pour annoncer un financement de l’Agence américaine pour le commerce et le développement en faveur du projet d’hydrogène et d’ammoniac ORNX Morocco, en réaffirmant le soutien de Washington à la souveraineté marocaine. Le 1er septembre, des responsables militaires américains avaient visité le port atlantique de Dakhla. Le 25 septembre, à New York, le secrétaire d’État adjoint Christopher Landau avait rencontré le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et réaffirmé le soutien américain à la coopération sous souveraineté marocaine.

LNT

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Sahara marocain : L’autonomie érigée en seule solution réalisable par le projet américain https://lnt.ma/sahara-marocain-lautonomie-erigee-en-seule-solution-realisable-par-le-projet-americain/ Fri, 23 Oct 2026 11:22:41 +0000 https://lnt.ma/?p=561787 Le projet de résolution transmis au Conseil de sécurité par les États-Unis, en leur qualité de rédacteur du texte, fait de l’initiative marocaine d’autonomie la seule solution réalisable et le cadre unique des négociations sur le Sahara. Il programme la fin des opérations de maintien de la paix au 30 avril 2027 et le remplacement […]

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Le projet de résolution transmis au Conseil de sécurité par les États-Unis, en leur qualité de rédacteur du texte, fait de l’initiative marocaine d’autonomie la seule solution réalisable et le cadre unique des négociations sur le Sahara. Il programme la fin des opérations de maintien de la paix au 30 avril 2027 et le remplacement de la MINURSO par une mission politique spéciale. Le vote est attendu le 31 octobre.

Le document, daté du 20 octobre 2026 et distribué aux quinze membres du Conseil, n’est pas définitif. Les négociations entre les délégations se poursuivent jusqu’au vote et les versions qui circulent reposent sur des traductions non officielles. Sept inflexions majeures le séparent de la résolution 2797, adoptée en octobre 2025.

La première porte sur le statut de l’initiative marocaine. Là où la résolution 2797 la présentait comme l’une des solutions les plus réalisables, le projet la qualifie à deux reprises de seule solution réalisable, et en fait à trois reprises le seul cadre des négociations.

La deuxième touche à l’autodétermination, qui disparaît du dispositif contraignant pour ne subsister que dans le préambule. L’expression « peuple du Sahara occidental » y est remplacée par celle de composantes sahraouies, que l’envoyé personnel serait appelé à consulter, y compris en dehors des parties à la négociation.

La troisième substitue à la mention du soutien international au plan d’autonomie le constat de la reconnaissance de la souveraineté marocaine par un nombre croissant d’États.

La quatrième réorganise la mission onusienne. La référence au référendum est abandonnée et la MINURSO devient la MINUSO. Le volet maintien de la paix s’achèverait le 30 avril 2027, une mission politique spéciale prenant le relais du 1er mai au 31 octobre 2027. Les effectifs en uniforme devraient être réduits de moitié au moins avant le 31 janvier 2027, les bases d’équipe étant fermées ou regroupées. Le secrétaire général serait tenu de présenter avant le 15 décembre ses propositions détaillées sur le mandat, la structure, les effectifs et les ressources de la nouvelle mission, qui conserverait des fonctions de surveillance, de lutte antimines et d’appui au processus politique.

La cinquième ajoute une condamnation de l’attaque du 5 mai 2026 contre Smara et regrette qu’une partie ne se soit pas engagée de manière substantielle dans la négociation. Le Conseil se déclare prêt à envisager d’autres mesures si les parties ne s’engagent pas de façon constructive.

La sixième confie au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés un délai de six mois pour achever l’enregistrement de la population des camps de Tindouf, sans ingérence d’aucune entité.

La septième réduit l’appareil de références. Le projet ne cite que la résolution 2797, à l’exclusion de l’ensemble des résolutions antérieures, ce qui fait disparaître le renvoi à la résolution 690 de 1991, qui avait créé la MINURSO pour organiser un référendum.

Le texte salue par ailleurs la tenue de trois séries de pourparlers directs à Washington et à Madrid, auxquelles ont pris part le Maroc, le front polisario, l’Algérie et la Mauritanie, et prend acte du rôle du président américain.

LNT

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Le gouvernement El Mansouri investi par 204 voix https://lnt.ma/le-gouvernement-el-mansouri-investi-par-deux-cent-quatre-voix/ Fri, 23 Oct 2026 11:21:16 +0000 https://lnt.ma/?p=561778 La Chambre des représentants a accordé jeudi sa confiance au programme du gouvernement conduit par Fatima Ezzahra El Mansouri, par 204 voix contre 127 sur 331 suffrages exprimés. Le nombre de voix favorables reste inférieur aux 207 sièges de la coalition déclarée. Le vote s’est tenu au titre de l’article 88 de la Constitution, qui […]

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La Chambre des représentants a accordé jeudi sa confiance au programme du gouvernement conduit par Fatima Ezzahra El Mansouri, par 204 voix contre 127 sur 331 suffrages exprimés. Le nombre de voix favorables reste inférieur aux 207 sièges de la coalition déclarée.

Le vote s’est tenu au titre de l’article 88 de la Constitution, qui subordonne l’investiture du gouvernement à l’approbation de son programme par la majorité absolue des membres de la Chambre des représentants, soit 198 des 395 sièges. Aucune abstention n’a été rapportée, les deux totaux annoncés correspondant exactement au nombre de suffrages exprimés. Soixante-quatre députés n’ont pas pris part au scrutin.

La séance a commencé à dix heures du matin et s’est prolongée jusque dans la soirée. Les échanges ont été particulièrement vifs dès les réponses de la cheffe du gouvernement aux interventions des groupes lors de la discussion générale. Les divergences ont porté sur les priorités économiques et sociales, sur la méthode de gouvernance annoncée et sur le bilan des majorités précédentes.

L’opposition a reproché au programme l’absence d’une vision réformatrice clairement établie, tandis que les groupes de la majorité ont mis en avant sa dimension sociale. Les affrontements les plus durs ont opposé les élus du Parti de la justice et du développement à ceux du Parti authenticité et modernité, dont le secrétaire général du premier avait promis, après les élections législatives du 23 septembre, d’obtenir l’éviction du second du gouvernement.

La majorité avait été constituée le 12 octobre, le parti de la cheffe du gouvernement s’étant accordé avec l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme. Le gouvernement a été nommé cinq jours plus tard et son programme présenté au Parlement en début de semaine.

Les engagements chiffrés de ce programme portent sur environ 390 milliards de dirhams de dépenses prévues, sur un million d’emplois et sur un taux de croissance de 5% à l’horizon 2031. Les modalités de décompte de l’objectif d’emploi n’ont pas été précisées.

Le vote ouvre la phase opérationnelle de l’exécutif, dont la première échéance économique est la présentation du projet de loi de finances pour 2027, programmée vendredi devant les deux Chambres réunies.

LNT

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La Chambre des représentants vote jeudi sur le programme gouvernemental https://lnt.ma/la-chambre-des-representants-vote-jeudi-sur-le-programme-gouvernemental/ Thu, 22 Oct 2026 10:32:23 +0000 https://lnt.ma/?p=561665 La Chambre des représentants se prononce jeudi 22 octobre sur le programme du gouvernement conduit par Fatima Ezzahra El Mansouri, au terme d’une journée de débats au cours de laquelle la cheffe du gouvernement a répondu aux interventions des groupes parlementaires. L’investiture requiert la majorité absolue des membres composant la Chambre, soit 198 voix sur […]

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La Chambre des représentants se prononce jeudi 22 octobre sur le programme du gouvernement conduit par Fatima Ezzahra El Mansouri, au terme d’une journée de débats au cours de laquelle la cheffe du gouvernement a répondu aux interventions des groupes parlementaires.

L’investiture requiert la majorité absolue des membres composant la Chambre, soit 198 voix sur 395, conformément à l’article 88 de la Constitution. La coalition réunissant le Parti authenticité et modernité, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme dispose de 207 sièges, neuf de plus que ce seuil.

Le Rassemblement national des indépendants, passé à l’opposition avec 66 sièges après en avoir perdu 36, a ouvert les hostilités devant la Chambre des conseillers en critiquant le programme gouvernemental. Le Parti de la justice et du développement avait pour sa part regretté, par la voix du président de sa commission des secteurs sociaux Mustapha Ibrahimi, l’insuffisance des données chiffrées à l’appui des engagements.

Du côté de la majorité, le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme, Nabil Benabdallah, a esquissé les contours d’une charte de la majorité destinée à encadrer le fonctionnement de la coalition, document dont les composantes doivent arrêter la rédaction.

Le vote ouvre la séquence budgétaire. Le projet de loi de finances pour 2027, adopté en Conseil de gouvernement et déposé mardi, sera présenté au Parlement le vendredi 23 octobre. Son examen en commission ne peut commencer avant l’obtention de la confiance.

Les ministres élus députés le 23 septembre abandonnent par ailleurs leur fonction parlementaire, l’incompatibilité entre les deux mandats s’appliquant dès l’entrée en fonction du gouvernement. Leurs sièges sont pourvus par les suivants de liste.

LNT

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El Mansouri, faux départ ? https://lnt.ma/el-mansouri-faux-depart/ Wed, 21 Oct 2026 11:32:36 +0000 https://lnt.ma/?p=561601 À vos marques ! Prêts ? Oups, faux départ… Faut-il vraiment s’étonner que la première semaine du gouvernement El Mansouri ait davantage fait parler d’une ministre qui n’aura jamais siégé que du programme qui engage le pays pour cinq ans ? Les faits, d’abord, tels qu’ils sont connus. Vendredi 16 octobre, Madiha Khayr, élue istiqlalienne de Béni […]

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À vos marques ! Prêts ? Oups, faux départ…

Faut-il vraiment s’étonner que la première semaine du gouvernement El Mansouri ait davantage fait parler d’une ministre qui n’aura jamais siégé que du programme qui engage le pays pour cinq ans ?

Les faits, d’abord, tels qu’ils sont connus. Vendredi 16 octobre, Madiha Khayr, élue istiqlalienne de Béni Mellal fraîchement portée à la présidence du groupe parlementaire de son parti, est nommée ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification. Dès le lendemain, circulent sur les réseaux sociaux un certificat psychiatrique datant d’environ 2004 et un vieil article de presse relatant une affaire de faux, d’usurpation d’identité et de dix-neuf chèques sans provision, impliquant une femme prénommée Madiha. Dimanche 18 octobre, à la demande de la Cheffe du gouvernement, le Cabinet royal annonce par voie de communiqué que Sa Majesté le Roi met fin à ses fonctions en vertu de l’article 47 de la Constitution.

L’affaire Khayr est rocambolesque à plus d’un titre. Mais, le gouvernement ne s’est prononcé ni sur le contenu ni sur l’authenticité des documents, le lien entre le certificat et le dossier judiciaire n’a jamais été formellement établi, et l’intéressée comme son parti sont restés muets. On a donc écarté une ministre sur la foi de pièces exhumées et jetées en pâture, dont certaines relèvent du secret médical le plus élémentaire. Le porte-parole du gouvernement a invoqué une « appréciation politique et institutionnelle » partagée par toute la majorité, destinée à ne pas compromettre l’investiture.

Soit. Mais si, comme l’affirment des sources de presse, la Cheffe du gouvernement ignorait tout du dossier, alors la question n’est plus celle de Madiha Khayr, mais celle des filtres. Qui vérifie quoi, quand et avec quelle rigueur avant de proposer un nom au Souverain ? Les partis, qui distribuent les maroquins comme des récompenses, ou l’Exécutif, qui les reçoit les yeux fermés ?

Quoiqu’il en soit, le premier coup de canif dans le contrat est profond. Dans un pays où la défiance envers la classe politique s’est exprimée jusque dans la rue, portée notamment par une jeunesse qui ne croit plus aux promesses, ce feuilleton conforte le pire des clichés, celui d’élites cooptées dans l’entre-soi, sans contrôle ni exigence. Le gouvernement n’était pas encore investi qu’il gérait déjà sa première crise.

Mais le dommage le plus pernicieux est ailleurs. La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme à diriger un gouvernement marocain, devait faire bouger le regard porté sur les femmes dans la sphère publique. Or voilà que la première femme cheffe du gouvernement doit, pour son premier acte d’autorité, congédier une autre femme, sur fond de certificat psychiatrique. Les anti-féministes n’en demandaient pas tant.

Et, si personne n’a jamais conclu des frasques d’un ministre homme à l’inaptitude des hommes à gouverner, c’est précisément le fardeau des femmes que de voir chaque faute individuelle portée au débit de tout un genre. C’est pour cela aussi que cette erreur de casting coûte plus cher à ce gouvernement qu’elle n’aurait coûté à un autre.

Pourtant, lundi 19 octobre, devant les deux Chambres réunies, la Cheffe du gouvernement a présenté un programme qui, pour une fois, s’aventure sur le terrain des chiffres. « Nous voulons passer de l’élargissement de la couverture sociale à l’amélioration de la qualité des prestations, du volume des investissements à leur rendement, et de la multiplication des programmes à leur complémentarité et à leurs effets concrets », a-t-elle déclaré, résumant une philosophie de consolidation plutôt que de rupture.

Sur le pouvoir d’achat, l’aide sociale directe, l’impôt sur le revenu, les retraites, les pensions, la formation des jeunes, et même l’école, le programme est étayé d’objectifs chiffrés.

Sur le papier, la copie est donc sérieuse. Mais, prudente, la Cheffe du gouvernement a bien pris soin de préciser que les engagements électoraux de sa majorité seront déclinés « progressivement, dans le respect du réalisme opérationnel et de la soutenabilité des finances publiques ». Traduction pour les profanes, tout ce qui a été promis ne sera pas forcément tenu, ou pas tout de suite, ou pas complètement.

Le premier vrai test sera donc celui du PLF2026, adopté le 20 octobre par le Conseil de gouvernement et qui est désormais entre les mains des parlementaires. Parce que ce sera la première traduction budgétaire du programme et sa première épreuve de vérité, et les cent premiers jours diront si ce programme est une feuille de route ou un catalogue.

Car les attentes sont immenses, et d’abord sur le terrain social. Aide directe doublée, pensions relevées, jeunes formés et insérés, factures allégées, chacune de ces promesses parle à des millions de foyers qui comptent leurs dirhams bien avant la fin du mois. Mais plus encore que les montants, ce sont le calendrier et la méthode de mise en œuvre qui décideront de la crédibilité de ce gouvernement.

Quelles mesures dès 2027, lesquelles en 2028, avec quels financements et quels indicateurs de suivi ? Trop souvent, la formule « d’ici la fin du mandat » a servi de refuge commode aux engagements les plus coûteux. Or l’expérience l’a désormais établi, à la fin du mandat, il n’y a ni bilan ni reddition des comptes. Seulement une nouvelle campagne et de nouvelles promesses.

Zouhair Yata

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Gouvernement : Jusqu’où ira l’opposition du trio PJD/RNI/Alliance de la Gauche ? https://lnt.ma/gouvernement-jusqua-ou-ira-lopposition-du-trio-pjd-rni-alliance-de-la-gauche/ Tue, 20 Oct 2026 14:10:05 +0000 https://lnt.ma/?p=561528 La nouvelle Cheffe du Gouvernement a ouvert le bal. Son programme gouvernemental dévoilé en ce début de semaine au Parlement se veut social, humain, équilibré, et réaliste. Est-ce pour autant suffisant pour rassurer et calmer les esprits ? Maintenant, les yeux sont bel et bien rivés sur les partis de l’opposition qui ne cessent de promettre […]

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La nouvelle Cheffe du Gouvernement a ouvert le bal. Son programme gouvernemental dévoilé en ce début de semaine au Parlement se veut social, humain, équilibré, et réaliste. Est-ce pour autant suffisant pour rassurer et calmer les esprits ? Maintenant, les yeux sont bel et bien rivés sur les partis de l’opposition qui ne cessent de promettre au Gouvernement El Mansouri une confrontation parlementaire des plus acharnées. A suivre de très près.

Certes en rangs dispersés, le PJD, le RNI, l’Alliance de la Gauche et les « autres » sont aujourd’hui aux commandes de l’opposition. Le nouveau gouvernement conduit par le PAM devrait incontestablement s’attendre à une opposition ardue, mais surtout à multiples facettes.

Le PAM fait aujourd’hui face à une nouvelle épreuve. Les calculs et les règlements de comptes politiciens, ainsi que les rancunes de certains, sont légion. Les dossiers de l’heure et leur complexité ne sont pas non plus à négliger.

Le PJD, pour sa part, annonce la couleur. Quelques heures seulement après l’annonce du parti vainqueur des dernières législatives, la Lampe a été parmi les premiers à se positionner et à refuser de cohabiter avec un parti « entouré de doutes d’Al Fassad ». Dans un communiqué, les amis de Benkirane ont affirmé leur positionnement dans l’opposition et leur attachement à défendre les intérêts du Maroc et des Marocains, se déclarant « déterminés à suivre de très près la concrétisation des promesses électorales faites par le PAM lors de la campagne électorale ».

Le RNI, lui, semble jusqu’à présent ne plus savoir à quel saint se vouer ! Gardant une certaine distance vis-à-vis du PJD et des amis de Mounib, la Colombe reste, visiblement et pour le moment, à l’écart. En témoignent les 90 bulletins nuls enregistrés lors de l’élection d’Ahmed Touizi à la présidence du Perchoir. Ni avec les uns, ni avec les autres, les amis d’Akhannouch préfèrent le « Wait and See ». Une manière, peut-être, de se donner davantage de temps pour évaluer les possibilités de cohabitation avec le PJD ou encore avec l’Alliance de la Gauche, avant de se prononcer et de clarifier leur positionnement.

Mais une chose semble certaine : compte tenu des tensions entre le PJD et le PAM, d’une part, et entre le PAM et le RNI, d’autre part, auxquelles s’ajoute l’opposition résolue de l’Alliance de la Gauche au système dans son ensemble, on peut affirmer, sans grand risque de se tromper, que le climat sera tendu…

Le MP de Mohamed Ouzzine, lui, fera certainement cavalier seul. À sa manière, bien entendu, le patron du MP devrait mener une opposition davantage marquée par les considérations politiciennes, où les règlements de comptes et les calculs politiques risquent de dominer les débats au Parlement.

L’Alliance de la Gauche, quant à elle, ne cache ni son positionnement ni ses intentions. Difficiles à convaincre et encore moins à rassurer, les amis de Benjelloun pourraient rendre la tâche législative du gouvernement El Mansouri encore plus complexe. Mais, d’après certains observateurs, le choix de l’Alliance de la Gauche d’écarter toute possibilité de coordination avec le PJD, le RNI ou encore le MP serait de nature à limiter les inquiétudes du nouveau gouvernement conduit par le PAM.

Pour d’autres, cependant, le gouvernement El Mansouri devrait surtout faire face à une opposition qualifiée de « déguisée ». Sur ce registre, la coalition gouvernementale PAM/Al Koutla pourrait elle-même devenir une source d’opposition, dans la mesure où de nombreux députés ne seraient pas pleinement satisfaits de la composition du nouveau gouvernement. « Le camp de l’opposition sera renforcé par ces députés mécontents », estime-t-on. « Certes, ils sont discrets, mais ils n’hésiteront pas à s’opposer là où leurs intérêts sont menacés », entend-on çà et là.

Autrement dit, on pourrait se retrouver, en plus de l’opposition officielle, face à une opposition de l’ombre, portée par des parlementaires aux positions parfois ambiguës. Par conséquent, le gouvernement El Mansouri risquerait, cette fois-ci, de rencontrer de sérieuses difficultés lors des débats parlementaires.

Quant à la société civile, aux syndicats et aux mouvements de la Gen Z, leur rôle dans ce nouveau paysage politique constitue, sans aucun doute, un autre débat !

H.Z


Ce qu’en pense le nouveau Président de la Chambre des Représentants…

 

Ahmed Touizi souligne son engagement à maintenir une égale distance entre l’opposition et la majorité. Dans une déclaration à la presse à l’issue de son élection à la présidence de la Chambre des représentants, il a indiqué qu’il œuvrerait à mettre à la disposition des députés les moyens nécessaires pour s’acquitter de leurs missions. Réaffirmant sa détermination à appliquer les dispositions de la Constitution et du règlement intérieur de la Chambre, il a dit mesurer pleinement l’ampleur de la responsabilité qui lui incombe, exprimant l’espoir de contribuer, avec l’appui du bureau de la Chambre, des présidents des groupes parlementaires et des présidents des commissions parlementaires, à donner une image positive de la Chambre.

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Cent mille logements ruraux visés à l’horizon 2031 https://lnt.ma/cent-mille-logements-ruraux-vises-a-lhorizon-2031/ Tue, 20 Oct 2026 10:37:38 +0000 https://lnt.ma/?p=561486 Le volet logement du programme gouvernemental rompt avec une logique centrée sur le volume de production au profit d’une gestion intégrée du cadre de vie, en reliant l’habitat aux bassins d’emploi, aux transports et aux services publics. Le monde rural concentre l’engagement le plus précis. Un plan prévoit la réhabilitation ou la construction de 100 […]

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Le volet logement du programme gouvernemental rompt avec une logique centrée sur le volume de production au profit d’une gestion intégrée du cadre de vie, en reliant l’habitat aux bassins d’emploi, aux transports et aux services publics.

Le monde rural concentre l’engagement le plus précis. Un plan prévoit la réhabilitation ou la construction de 100 000 logements d’ici 2031, concentrés dans les centres ruraux émergents, avec une aide directe de 40 000 dirhams par ménage éligible et une assistance technique gratuite pour l’autoconstruction. Une loi sur l’urbanisme en milieu rural est annoncée, avec des documents simplifiés adaptés aux douars et des règles de régularisation des constructions existantes, sous réserve de la sécurité et du respect des droits des tiers.

En milieu urbain, l’aide directe à l’accès à la propriété est reconduite et une offre nationale de logements locatifs doit être créée. Des formules d’hébergement ciblées sont prévues pour les fonctionnaires affectés dans des secteurs où le recrutement est difficile.

Le gouvernement s’engage par ailleurs à achever l’éradication définitive de l’habitat insalubre, sans calendrier communiqué.

Plusieurs objectifs chiffrés figuraient dans le programme électoral du parti majoritaire sans être explicitement repris comme engagements gouvernementaux : 300 000 bénéficiaires de l’aide directe au logement dans le cadre d’une cible de 500 000 familles logées de façon décente, l’instauration d’une taxe progressive sur les terrains urbains non bâtis pour limiter la spéculation et encourager la construction, et la réhabilitation de 20 000 bâtiments menaçant ruine dans les anciennes médinas.

Le portefeuille est confié à Samir Belfkih, qui réunit l’aménagement du territoire, l’urbanisme, l’habitat et la politique de la ville, avec Fatima Saadi comme ministre déléguée chargée de l’habitat et de la politique de la ville.

Le projet de loi de finances pour 2027, déposé mardi, prévoit de son côté un programme d’aide directe au logement parmi les mesures de soutien au pouvoir d’achat.

LNT

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L’aide sociale directe doit doubler d’ici la fin du mandat https://lnt.ma/laide-sociale-directe-doit-doubler-dici-la-fin-du-mandat/ Tue, 20 Oct 2026 10:33:32 +0000 https://lnt.ma/?p=561477 Le programme gouvernemental présenté lundi devant les deux Chambres du Parlement comporte une série d’engagements chiffrés, qui constituent les références sur lesquelles l’exécutif pourra être évalué pendant la législature 2026-2031. Sur le volet social, l’aide sociale directe doit passer de 500 à 1 000 dirhams par mois d’ici la fin du mandat, avec un ciblage […]

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Le programme gouvernemental présenté lundi devant les deux Chambres du Parlement comporte une série d’engagements chiffrés, qui constituent les références sur lesquelles l’exécutif pourra être évalué pendant la législature 2026-2031.

Sur le volet social, l’aide sociale directe doit passer de 500 à 1 000 dirhams par mois d’ici la fin du mandat, avec un ciblage affiné sur le revenu des ménages. La facture d’électricité des ménages éligibles serait prise en charge automatiquement, à hauteur de 100 dirhams par mois pour la résidence principale et sans démarche administrative.

Les pensions sont également concernées. La pension minimale serait portée progressivement à 3 000 dirhams par mois, et la pension de veuvage passerait de 50 à 100% de la pension du conjoint décédé.

Sur l’emploi des jeunes, le programme prévoit à partir de 2027 la formation de 100 000 jeunes par an en fonction des besoins exprimés par les entreprises, et l’accès de 100 000 autres à une première expérience professionnelle. La capacité d’accueil de l’apprentissage devrait atteindre 150 000 à 200 000 bénéficiaires par an.

L’objectif macroéconomique affiché est une croissance annuelle moyenne de 5%, niveau supérieur aux 4,7% retenus dans le cadrage du projet de loi de finances pour 2027 et aux 4,5% projetés par le Fonds monétaire international pour 2026.

Sur la régionalisation, les transferts financiers aux régions atteindraient au moins 12 milliards de dirhams à partir de 2027. Sur l’eau, le dessalement d’eau de mer devrait mobiliser 1,8 milliard de mètres cubes à l’horizon 2031.

Deux mesures touchent à la commande publique et à la concurrence. Les entreprises attributaires de marchés publics devraient consacrer 30% de la valeur du contrat à des petites et moyennes entreprises marocaines. L’exécutif annonce par ailleurs une action contre les situations de monopole, en coordination avec le Conseil de la concurrence et par des investigations sur les ententes dans les appels d’offres, sans chiffrage associé.

Un fonds de 2 milliards de dirhams est prévu pour l’officialisation de la langue amazighe.

La réforme de l’impôt sur le revenu est présentée comme devant augmenter le revenu net des salariés, sans montant communiqué. Aucune cible globale de création d’emplois ni de volume d’investissement public n’a été annoncée.

LNT

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Programme gouvernemental 2026-2031 : Fatima Ezzahra El Mansouri présente les grandes priorités du nouvel exécutif https://lnt.ma/programme-gouvernemental-2026-2031-fatima-ezzahra-el-mansouri-presente-les-grandes-priorites-du-nouvel-executif/ Mon, 19 Oct 2026 19:13:18 +0000 https://lnt.ma/?p=561473 La Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a présenté, lundi 19 octobre, devant les deux Chambres du Parlement, les grandes orientations du programme gouvernemental pour la période 2026-2031. Pouvoir d’achat, emploi des jeunes, protection sociale, lutte contre la corruption, réforme de l’éducation, logement et souveraineté stratégique figurent parmi les principales priorités annoncées. L’exécutif prévoit […]

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La Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a présenté, lundi 19 octobre, devant les deux Chambres du Parlement, les grandes orientations du programme gouvernemental pour la période 2026-2031. Pouvoir d’achat, emploi des jeunes, protection sociale, lutte contre la corruption, réforme de l’éducation, logement et souveraineté stratégique figurent parmi les principales priorités annoncées. L’exécutif prévoit notamment de porter l’aide sociale à 1.000 dirhams, de relever progressivement les pensions minimales à 3.000 dirhams, de mobiliser 1,8 milliard de mètres cubes d’eau dessalée à l’horizon 2031 et de renforcer les moyens financiers des régions.

Présentant le programme de son gouvernement devant les deux Chambres du Parlement réunies en séance plénière commune, Fatima Ezzahra El Mansouri a défini les orientations politiques, économiques et sociales de la nouvelle majorité issue des élections législatives du 23 septembre 2026.

La Cheffe du gouvernement a présenté ce programme comme un « contrat politique et institutionnel », fondé sur la confiance royale et la volonté exprimée par les électeurs. Elle a assuré que son équipe entendait privilégier des engagements réalisables, en tenant compte des contraintes financières et institutionnelles.

Le gouvernement « est pleinement conscient de l’ampleur de cette responsabilité et de l’importance des échéances à venir », a-t-elle déclaré, s’engageant « à être à l’écoute, à dire la vérité concernant les moyens et les contraintes, et à traduire les engagements en programmes réalisables ».

Le programme repose sur sept priorités complémentaires, parmi lesquelles la consolidation de l’État de droit, la lutte contre la corruption, l’intégration des jeunes, la protection de la cohésion sociale, le renforcement de l’État social, la souveraineté stratégique et le développement d’une économie capable de financer ces ambitions.

Pouvoir d’achat : une aide sociale portée à 1.000 dirhams

La protection du pouvoir d’achat constitue l’un des principaux engagements annoncés par Fatima Ezzahra El Mansouri.

Le gouvernement prévoit de porter progressivement l’aide sociale directe de 500 à 1.000 dirhams d’ici la fin de son mandat. Cette revalorisation devrait s’accompagner d’une révision des mécanismes de ciblage, sur la base du revenu réel des ménages.

L’exécutif entend également agir sur les facteurs de renchérissement des produits alimentaires. La Cheffe du gouvernement a annoncé la mise en place de plans d’approvisionnement pour les produits stratégiques et une réforme des circuits de distribution, notamment pour les viandes et les poissons.

Cette démarche prévoit le développement de sociétés régionales et de plateformes professionnelles de collecte et de commercialisation afin de rapprocher les producteurs des consommateurs.

Autre mesure annoncée : l’instauration d’une compensation sociale automatique équivalente à la facture mensuelle d’électricité, lorsque celle-ci ne dépasse pas 100 dirhams, pour la résidence principale des ménages éligibles.

Le gouvernement prévoit par ailleurs une réforme progressive de l’impôt sur le revenu, destinée à améliorer le revenu net des salariés et à encourager l’emploi déclaré.

Retraites : un minimum de 3.000 dirhams et une réforme globale

La réforme des retraites constitue un autre chantier majeur du programme gouvernemental.

Fatima Ezzahra El Mansouri a annoncé l’objectif de porter progressivement à 3.000 dirhams par mois le seuil minimum des pensions principales dans les différents régimes.

Cette mesure doit s’inscrire dans une réforme globale élaborée en concertation avec les partenaires sociaux et économiques.

Selon la Cheffe du gouvernement, la réforme ne devra pas se limiter à une modification de l’âge de départ à la retraite ou des taux de cotisation. Elle devra également traiter les déséquilibres entre les régimes, améliorer le niveau des pensions et garantir la soutenabilité de leur financement.

L’exécutif prévoit également de porter la pension des veuves à 100 % de la pension principale du conjoint décédé, contre 50 % actuellement, tout en préservant les droits des autres ayants droit.

Dans le domaine de la santé, le gouvernement entend poursuivre la généralisation effective de la couverture médicale, améliorer l’accès aux soins et garantir la pérennité de l’Assurance maladie obligatoire (AMO).

Les mesures annoncées concernent notamment la réduction des disparités territoriales dans l’offre de soins, la réforme des services d’urgence, la généralisation du SAMU et la mise en place d’un système national d’information sanitaire unifié.

Jeunesse : une stratégie nationale intégrée

La question de la jeunesse occupe une place transversale dans le programme présenté au Parlement.

Fatima Ezzahra El Mansouri a indiqué que les politiques publiques devront davantage accompagner les jeunes tout au long de leur parcours, depuis l’éducation et la formation jusqu’à l’insertion professionnelle et l’accès au logement.

Le gouvernement prévoit de mettre en place une stratégie nationale intégrée de la jeunesse, reposant sur une gouvernance coordonnée et des mécanismes d’accompagnement adaptés.

Cette stratégie concernera notamment l’orientation scolaire, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat, l’accès au financement et l’insertion économique.

La Cheffe du gouvernement a également évoqué les possibilités d’emploi et de formation liées aux préparatifs de la Coupe du monde 2030, au développement des métiers du numérique et à l’émergence de nouvelles activités économiques.

L’exécutif entend par ailleurs encourager le retour des compétences marocaines et limiter la fuite des diplômés de l’enseignement supérieur.

Éducation : l’objectif de « zéro abandon scolaire » en 2030

En matière d’éducation, le gouvernement s’est fixé l’objectif de parvenir à « zéro abandon scolaire » à l’horizon 2030.

Cette ambition repose sur la détection précoce des élèves exposés au risque de décrochage, le suivi individualisé de leur parcours et leur orientation vers des solutions adaptées.

Celles-ci pourront comprendre la réintégration dans le système scolaire, la formation professionnelle ou l’apprentissage en alternance.

Le gouvernement prévoit également de porter à au moins 80 % la proportion d’élèves maîtrisant les apprentissages et compétences fondamentales d’ici 2030.

Pour atteindre cet objectif, il entend poursuivre la généralisation des établissements pionniers, élaborer un guide national obligatoire des apprentissages et renforcer les dispositifs d’évaluation et de soutien pédagogique.

La modernisation de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle figure également parmi les priorités annoncées.

Logement : 100.000 habitations rurales et une aide de 40.000 dirhams

Le programme gouvernemental prévoit une nouvelle politique intégrée du logement, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire pour la période 2026-2031.

L’objectif affiché consiste à dépasser une approche centrée principalement sur le nombre de logements construits, pour mieux prendre en compte leur coût, leur qualité et leur proximité avec les bassins d’emploi, les transports et les services publics.

Le gouvernement entend poursuivre les dispositifs d’aide à l’accession à la propriété, tout en développant une offre nationale de logements locatifs.

Une attention particulière sera accordée au milieu rural, avec un programme visant la construction ou la réhabilitation de 100.000 logements au cours du mandat.

Les familles éligibles pourront bénéficier d’une aide directe de 40.000 dirhams, accompagnée d’une assistance technique gratuite.

L’exécutif prévoit également une loi consacrée à l’urbanisme rural, destinée à simplifier les procédures de construction et à faciliter, sous certaines conditions, la régularisation des bâtiments existants.

Eau, énergie et alimentation : des objectifs de souveraineté

La sécurité hydrique constitue l’un des principaux axes stratégiques du programme gouvernemental.

Fatima Ezzahra El Mansouri a annoncé l’accélération de la réalisation de stations de dessalement d’eau de mer, avec pour objectif de mobiliser 1,8 milliard de mètres cubes à l’horizon 2031.

Cette orientation s’accompagnera de la construction de nouveaux barrages, notamment dans les zones arides et montagneuses, ainsi que de projets de transfert d’eau entre bassins lorsque les conditions le permettent.

Un Plan national de l’eau doit également être élaboré afin de coordonner les politiques relatives à l’eau, à l’agriculture, à l’énergie et à l’aménagement du territoire.

Sur le plan énergétique, le gouvernement entend porter la part des énergies renouvelables à plus de 52 % du mix énergétique d’ici 2030, poursuivre le déploiement de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert et développer progressivement les infrastructures gazières.

En matière de sécurité alimentaire, l’exécutif prévoit notamment de faire passer la part des semences nationales de 20 % à 50 % au cours du mandat.

La reconstitution du cheptel, le soutien aux races locales et la sécurisation des stocks de produits stratégiques figurent également parmi les mesures annoncées.

Corruption et marchés publics : de nouvelles mesures envisagées

La Cheffe du gouvernement a consacré une partie de son intervention à la restauration de la confiance dans les institutions.

Elle a annoncé la volonté de poursuivre la consolidation du système national de probité, notamment à travers l’incrimination de l’enrichissement illicite, le renforcement des déclarations obligatoires de patrimoine et la sanction des conflits d’intérêts.

« Nous allons lancer une réforme structurelle pour réguler les marchés et lutter contre le monopole et l’intermédiation opportuniste », a-t-elle déclaré.

Cette réforme devra être menée en coordination avec le Conseil de la concurrence.

Le gouvernement prévoit également de renforcer les mécanismes de contrôle des marchés publics et les investigations sur les ententes dans les appels d’offres.

Parmi les mesures annoncées figure l’obligation légale de réserver 30 % de la valeur des marchés publics aux petites et moyennes entreprises marocaines.

L’exécutif entend ainsi utiliser davantage la commande publique comme instrument de soutien à la production nationale et à l’inclusion économique.

Régionalisation : au moins 12 milliards de dirhams de transferts dès 2027

Le programme gouvernemental prévoit un renforcement des moyens financiers et des compétences des régions.

Fatima Ezzahra El Mansouri a annoncé que les transferts financiers destinés aux régions seraient portés à au moins 12 milliards de dirhams à partir de 2027.

Cette évolution devra s’accompagner d’une réorganisation des compétences régionales et d’une modernisation des mécanismes de mise en œuvre des projets.

Le gouvernement entend également généraliser les contrats-programmes entre l’État et les régions, avec des objectifs définis en matière d’emploi, d’investissement et de réduction des disparités territoriales.

La mise en œuvre de la Charte nationale de déconcentration administrative et le déploiement d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré constituent deux autres priorités.

Amazighe : un fonds spécial de 2 milliards de dirhams

La Cheffe du gouvernement a également annoncé la création d’un fonds spécial doté de 2 milliards de dirhams pour accompagner la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazighe.

Une commission ministérielle permanente, placée auprès de la Cheffe du gouvernement, sera chargée de suivre l’intégration de l’amazighe dans l’enseignement, l’administration, la justice, les médias et la signalétique publique.

Un rapport annuel devra présenter des indicateurs permettant de mesurer les progrès réalisés.

Le programme prévoit par ailleurs la poursuite de la réforme du Code de la famille, le renforcement des politiques d’égalité et d’autonomisation économique des femmes, ainsi que des mesures de protection des enfants, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

Industrie, numérique et rayonnement international

Sur le plan économique, le gouvernement entend renforcer le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur internationales et développer de nouveaux écosystèmes industriels.

L’exécutif prévoit notamment de soutenir les investissements dans les technologies émergentes, l’intelligence artificielle et les activités industrielles à faible empreinte carbone.

Une attention particulière sera accordée à la cybersécurité, à la protection des données et à la sécurisation des infrastructures numériques critiques.

Le programme prévoit également le développement d’une base industrielle et technologique de défense, ainsi que la constitution d’une flotte marchande nationale et l’accélération des projets portuaires et logistiques.

Sur le plan diplomatique, Fatima Ezzahra El Mansouri a réaffirmé la priorité accordée par le gouvernement à la question du Sahara et à la défense de l’intégrité territoriale du Royaume.

Elle a également rappelé l’attachement du Maroc à une solution à deux États pour le règlement de la question palestinienne.

Des engagements dont la réalisation dépendra des moyens mobilisés

À travers ce programme, le nouvel exécutif affiche sa volonté d’articuler les objectifs de croissance économique, de souveraineté stratégique et de justice sociale.

Fatima Ezzahra El Mansouri a toutefois reconnu que les avancées économiques réalisées par le Maroc n’avaient pas bénéficié de manière égale à l’ensemble des catégories sociales et des territoires.

Elle a ainsi appelé à passer d’une logique fondée sur le volume des investissements à une approche privilégiant leur rentabilité et leurs effets sur l’emploi, les services publics et les conditions de vie.

LNT

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Programme Gouvernemental : La société civile insiste, la dignité du Marocain avant tout ! https://lnt.ma/programme-gouvernemental-la-societe-civile-insiste-la-dignite-du-marocain-avant-tout/ Mon, 19 Oct 2026 10:47:47 +0000 https://lnt.ma/?p=561431 À l’occasion de la présentation du programme gouvernemental devant le Parlement, le Comité de Coordination du Mémorandum « Maroc 2030 : Pour un État de droit, de justice, d’égalité et de développement durable » estime que notre pays se trouve à un moment politique et institutionnel décisif. L’enjeu dépasse l’annonce d’un nouveau programme : il […]

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À l’occasion de la présentation du programme gouvernemental devant le Parlement, le Comité de Coordination du Mémorandum « Maroc 2030 : Pour un État de droit, de justice, d’égalité et de développement durable » estime que notre pays se trouve à un moment politique et institutionnel décisif. L’enjeu dépasse l’annonce d’un nouveau programme : il s’agit de repenser les priorités, de réaffirmer la vocation sociale et démocratique de l’État et d’ouvrir une perspective politique à la hauteur des aspirations des citoyens à la liberté, à la dignité, à l’égalité et à la justice.

Les acquis constitutionnels, législatifs et institutionnels du Maroc, tout comme les grands chantiers de réforme et de développement engagés, ne sauraient masquer une réalité persistante : les droits reconnus ne sont pas toujours des droits garantis, les ressources publiques mobilisées ne produisent pas toujours les changements attendus et les promesses de réforme n’empêchent ni la reproduction des inégalités ni la persistance de la précarité, de l’exclusion et des discriminations.

Ce décalage interroge les choix politiques, la répartition des ressources et des opportunités, l’efficacité de l’action publique et la capacité des institutions à répondre aux revendications de la société.

Cela étant, l’horizon 2030 ne peut se résumer à une accumulation de grands projets, d’infrastructures et d’indicateurs économiques. Il doit être celui d’un Maroc plus démocratique, plus juste et plus équitable, où le développement sert l’être humain, les finances publiques garantissent les droits et les institutions répondent aux besoins des populations. Les droits, l’égalité et la justice ne peuvent être reportés au nom des contraintes budgétaires ou des impératifs de croissance.

Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre développement économique et droits sociaux, entre stabilité et démocratie, ou entre investissement et justice territoriale. Il est de rompre avec des politiques fragmentées qui dissocient ce qui devrait être indissociable, pour construire une action publique cohérente, fondée sur les droits, l’égalité, la transparence, la redevabilité et des résultats tangibles.

Dans cette perspective, ledit Comité de Coordination appelle à ce que le programme gouvernemental traduise clairement dix engagements politiques et institutionnels majeurs, à savoir, la protection des droits humains et des libertés publiques et le renforcement de l’État de droit, en garantissant les libertés d’expression, de la presse, d’association et de réunion, en protégeant les défenseuses et défenseurs des droits humains, en respectant l’indépendance de la société civile et en faisant du respect des droits et de l’obligation de rendre compte une exigence de l’exercice du pouvoir.

A cela s’ajoute, faire de l’égalité réelle et de la parité une priorité politique et législative, en combattant les discriminations, en garantissant aux femmes un accès effectif au pouvoir et aux responsabilités décisionnelles. Le renouvèlement de la démocratie représentative et participative, l’instauration des finances publiques justes et transparentes, la réhabilitation des services publics et de l’État social.

Le Comité insiste aussi sur la nécessité de faire de la justice territoriale un choix politique contraignant, en mettant fin à la marginalisation des zones montagneuses, rurales, oasiennes et des territoires défavorisés, d’engager une transition écologique et de faire de la transparence en liant la responsabilité politique et administrative aux résultats des décisions et à leurs conséquences et en dernier lieu, approfondir la décentralisation et la démocratie territoriale,

Pour ledit Comité, ces dix priorités ne constituent ni un catalogue de revendications sectorielles ni une addition de mesures isolées. Elles forment un projet de société reposant sur cinq piliers indissociables : les libertés, l’égalité, la cohésion sociale, la justice et l’inclusion. Aucun ne peut être relégué au second plan sans compromettre la portée des autres.

La crédibilité du programme gouvernemental ne se mesurera ni aux promesses ni aux slogans, mais à la précision des engagements, aux moyens mobilisés, aux échéances fixées et aux résultats obtenus. Le Comité appelle à des mesures prioritaires durant les six premiers mois, accompagnées d’un agenda législatif et d’une programmation financière cohérents avec les exigences des droits, de la justice et de l’égalité.

La société civile indépendante doit être reconnue comme un acteur essentiel de ce nouveau contrat politique et social. Son rôle ne saurait être réduit à accompagner les décisions déjà prises ou à participer à des consultations sans effet.

Dans cet esprit, le Comité de coordination annonce son intention de remettre le Mémorandum « Maroc 2030 : Pour un État de droit, de justice, d’égalité et de développement durable » à la Cheffe du Gouvernement El Mansouri et aux Présidents des deux Chambres du Parlement, afin de contribuer à un dialogue institutionnel sérieux sur les choix de la prochaine étape : ‘‘ Le programme gouvernemental doit ouvrir la voie à une transformation réelle de la conduite des affaires publiques : passer des promesses aux engagements, des engagements aux résultats et des résultats à un impact durable sur la société’’, dit-on auprès du Comité de Coordination.

H.Z

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Gouvernement : Samir Belfkih explique les circonstances de la fin des fonctions de Madiha Khayr https://lnt.ma/gouvernement-samir-belfkih-explique-les-circonstances-de-la-fin-des-fonctions-de-madiha-khayr/ Mon, 19 Oct 2026 10:46:18 +0000 https://lnt.ma/?p=561411 Le gouvernement a réagi, dimanche 18 octobre, à la controverse entourant la nomination de Madiha Khayr au poste de ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a indiqué que la décision de mettre fin à ses fonctions procédait d’une appréciation politique et […]

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Le gouvernement a réagi, dimanche 18 octobre, à la controverse entourant la nomination de Madiha Khayr au poste de ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a indiqué que la décision de mettre fin à ses fonctions procédait d’une appréciation politique et institutionnelle partagée par les composantes de la majorité. L’exécutif entend ainsi poursuivre le processus constitutionnel de sa formation, notamment à travers son investiture parlementaire, et recentrer le débat sur son programme et les attentes des citoyens.

Le gouvernement a apporté, dimanche 18 octobre 2026, des précisions sur les circonstances ayant conduit à la demande de cessation des fonctions de Madiha Khayr, nommée deux jours auparavant ministre déléguée auprès du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Dans un communiqué, le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a expliqué que le traitement de cette question répondait à une volonté de préserver les conditions nécessaires à la poursuite du processus de formation du nouvel exécutif.

Cette réaction intervient après la circulation d’informations à caractère judiciaire et médical concernant Madiha Khayr, dont le porte-parole a souligné le caractère personnel.

Une décision issue d’une concertation au sein de la majorité

Selon Samir Belfkih, le gouvernement a suivi les développements liés à la nomination de Madiha Khayr et procédé à une évaluation de la situation sur les plans politique et institutionnel.

Cette appréciation a été partagée par les différentes composantes de la majorité gouvernementale, qui ont réaffirmé leur volonté de soutenir la réussite de la nouvelle équipe dirigée par Fatima Ezzahra El Mansouri.

Le communiqué précise que cette démarche s’inscrit dans une volonté commune de privilégier les priorités de l’action gouvernementale.

Les formations de la majorité ont notamment exprimé leur souhait de recentrer le débat public sur le programme du gouvernement et les attentes des citoyens, tout en veillant à la préservation de l’intérêt général.

Le porte-parole n’a pas apporté de précisions supplémentaires sur la nature des informations ayant circulé au sujet de Madiha Khayr.

Samir Belfkih est également revenu sur la procédure constitutionnelle ayant conduit à la fin des fonctions de la ministre déléguée.

Il a rappelé que la Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, avait soumis au Roi Mohammed VI une demande en ce sens, conformément aux prérogatives que lui confère la Constitution.

Cette démarche s’appuie notamment sur les dispositions du quatrième alinéa de l’article 47 de la Constitution, qui encadrent la cessation des fonctions des membres du gouvernement.

La demande a été approuvée par le Souverain, comme l’a annoncé le Cabinet Royal dans un communiqué.

Cette décision intervient peu après la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, présidée par le Roi Mohammed VI le vendredi 16 octobre au Palais Royal de Rabat.

Pour le porte-parole du gouvernement, la rapidité avec laquelle cette question a été traitée traduit la volonté de l’exécutif de réunir les conditions nécessaires à la poursuite du processus constitutionnel de sa formation.

Samir Belfkih a indiqué que cette démarche s’inscrivait dans le cadre des responsabilités assumées par le gouvernement.

Il a notamment insisté sur la nécessité de permettre à la nouvelle équipe de franchir l’étape de l’investiture parlementaire, préalable à la mise en œuvre de son programme.

L’exécutif entend ainsi poursuivre les démarches institutionnelles engagées depuis sa nomination, tout en préparant la présentation de ses orientations devant les deux Chambres du Parlement.

Au-delà de la situation individuelle de Madiha Khayr, le communiqué met l’accent sur la volonté des composantes de la majorité de préserver leur cohésion.

LNT

 

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Une ministre déléguée quitte le gouvernement après deux jours https://lnt.ma/une-ministre-deleguee-quitte-le-gouvernement-apres-deux-jours/ Sun, 18 Oct 2026 15:44:21 +0000 https://lnt.ma/?p=561429 Le cabinet royal a annoncé dimanche que SM le Roi Mohammed VI avait accepté la demande de la cheffe du gouvernement de mettre fin aux fonctions de Madiha Khayr, ministre déléguée chargée de la formation professionnelle et de la qualification, nommée le vendredi 16 octobre. La demande a été formulée par Fatima Ezzahra El Mansouri […]

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Le cabinet royal a annoncé dimanche que SM le Roi Mohammed VI avait accepté la demande de la cheffe du gouvernement de mettre fin aux fonctions de Madiha Khayr, ministre déléguée chargée de la formation professionnelle et de la qualification, nommée le vendredi 16 octobre.

La demande a été formulée par Fatima Ezzahra El Mansouri sur le fondement du quatrième alinéa de l’article 47 de la Constitution, qui permet à la cheffe du gouvernement de demander au Souverain de mettre fin aux fonctions d’un ou de plusieurs membres du gouvernement. Le communiqué du cabinet royal n’expose pas les motifs de la demande.

Le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a indiqué que l’exécutif avait suivi la nomination et la circulation d’informations judiciaires et médicales à caractère personnel concernant l’intéressée. Il évoque une appréciation politique et institutionnelle partagée par les composantes de la majorité, qui souhaitent recentrer le débat public sur le programme gouvernemental, et la nécessité de réunir les conditions de l’investiture parlementaire du nouveau gouvernement.

La séquence est née de la réapparition, dans la presse, d’une affaire judiciaire datée de 2004. Un article de l’époque faisait état de l’arrestation d’une femme prénommée Madiha, alors âgée de 29 ans et employée dans une coopérative agricole à Beni Mellal, déférée devant le tribunal de première instance de Fquih Ben Salah pour faux, usage de faux, escroquerie et usurpation de fonction publique. Il lui était reproché d’avoir utilisé la copie de la carte d’identité d’un médecin pour ouvrir un compte bancaire et émettre dix-neuf chèques sans provision auprès de bijoutiers de plusieurs villes. L’issue de cette procédure n’est pas connue.

Aucune source officielle n’a établi publiquement que l’intéressée est la personne visée par cette affaire, et le communiqué royal n’établit aucun lien avec les informations de presse. Le gouvernement s’est borné à invoquer la crédibilité et l’éthique attachées à la fonction ministérielle.

Ni l’intéressée ni son parti n’ont réagi publiquement. L’équipe gouvernementale passe de 31 à 30 membres, et de sept à six femmes.

La présomption d’innocence demeure entière concernant toute procédure judiciaire ancienne ou en cours.

Sources : cabinet royal ; porte-parole du gouvernement ; Constitution du Royaume ; presse marocaine.

LNT

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Fatima Ezzahra El Mansouri promet un programme axé sur « les attentes des citoyens » https://lnt.ma/fatima-ezzahra-el-mansouri-promet-un-programme-axe-sur-les-attentes-des-citoyens/ Sat, 17 Oct 2026 13:02:40 +0000 https://lnt.ma/?p=561381 La Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a annoncé, vendredi 16 octobre à Rabat, que le nouvel exécutif travaillera à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un programme gouvernemental destiné à répondre aux attentes des citoyens et aux principaux défis du pays. S’exprimant à l’issue de la cérémonie de nomination des membres du […]

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La Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a annoncé, vendredi 16 octobre à Rabat, que le nouvel exécutif travaillera à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un programme gouvernemental destiné à répondre aux attentes des citoyens et aux principaux défis du pays. S’exprimant à l’issue de la cérémonie de nomination des membres du gouvernement, présidée par le Roi Mohammed VI, elle a souligné que la nouvelle majorité repose sur une coalition de quatre partis politiques partageant une vision commune. Le programme sera présenté devant les deux Chambres du Parlement.

La nouvelle Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a présenté les premières orientations de l’action de son équipe, vendredi 16 octobre 2026, à l’issue de la cérémonie de nomination des membres du nouvel exécutif au Palais Royal de Rabat.

Dans une déclaration à la presse, elle a indiqué que le gouvernement entendait élaborer un programme d’action tenant compte des orientations fixées par le Roi Mohammed VI, notamment dans les discours du Trône et d’ouverture du Parlement.

Ce programme devra, selon elle, apporter des réponses aux attentes des citoyens et permettre de relever les principaux défis auxquels le Royaume est confronté.

La Cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité de traduire ces orientations en politiques publiques susceptibles de produire des résultats concrets pour la population.

Fatima Ezzahra El Mansouri a précisé que la nouvelle coalition gouvernementale réunit quatre formations politiques partageant, selon elle, des références et des orientations programmatiques proches.

« Ce gouvernement est composé d’un groupe de travail formé de quatre partis politiques ayant en partage une proximité référentielle et une convergence de programmes, avec lesquels nous avons travaillé, par le passé, à partir de différentes positions », a-t-elle déclaré.

La Cheffe du gouvernement a ainsi mis en avant l’expérience de collaboration entre les différentes composantes de la coalition, malgré les positions distinctes qu’elles ont pu occuper précédemment.

Elle a également insisté sur la cohésion de la nouvelle majorité, présentée comme un élément central de la préparation du futur programme gouvernemental.

« Aujourd’hui, ces partis forment une majorité homogène avec une vision unifiée et un programme d’action commun », a-t-elle affirmé.

Cette convergence devra se traduire par l’élaboration d’une feuille de route commune, appelée à définir les priorités de l’action gouvernementale.

La Cheffe du gouvernement n’a toutefois pas détaillé, dans cette première déclaration, les mesures sectorielles qui figureront dans le programme.

Un programme gouvernemental à présenter devant le Parlement

L’une des prochaines étapes pour le nouvel exécutif sera la préparation de son programme gouvernemental, qui devra être présenté devant les deux Chambres du Parlement.

Fatima Ezzahra El Mansouri a indiqué que ce document comportera des propositions destinées à répondre aux aspirations des citoyens.

Le gouvernement entend notamment inscrire son action dans le prolongement des orientations royales exprimées lors des dernières interventions du Souverain.

La Cheffe du gouvernement a évoqué la volonté de mettre en place un programme ambitieux, en mesure d’apporter des solutions aux principales préoccupations de la population.

Les modalités de mise en œuvre, les priorités sectorielles et les engagements précis du nouvel exécutif devraient être détaillés lors de la présentation du programme gouvernemental.

Cette étape permettra également aux parlementaires de prendre connaissance des orientations retenues et d’en débattre dans le cadre des procédures institutionnelles.

Revenant sur la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, Fatima Ezzahra El Mansouri s’est dite honorée par la nomination des membres du gouvernement par le Roi Mohammed VI.

Elle a souligné que le nouvel exécutif réunit des profils disposant, selon elle, d’une expertise reconnue dans leurs domaines respectifs.

La Cheffe du gouvernement a également mis en avant la représentation des femmes et des jeunes au sein de la nouvelle équipe.

Ces éléments ont été présentés comme des caractéristiques de la composition gouvernementale, appelée à conduire les politiques publiques durant le nouveau mandat.

La déclaration n’a cependant pas précisé les objectifs spécifiques qui pourraient être assignés à ces différentes catégories de responsables dans la conduite de l’action gouvernementale.

La Cheffe du gouvernement a enfin insisté sur la responsabilité de l’exécutif dans la mise en œuvre des engagements qui seront inscrits dans son programme.

Elle a indiqué que le gouvernement entend agir dans un esprit de responsabilité et privilégier des politiques publiques ayant un impact positif sur la société.

Cette orientation met l’accent sur la nécessité de traduire les engagements gouvernementaux en actions répondant aux besoins des citoyens.

La question de l’efficacité des politiques publiques devrait ainsi occuper une place dans les travaux de préparation du programme, même si les instruments de suivi et d’évaluation n’ont pas encore été précisés.

LNT

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Le Gouvernement El Mansouri officiellement formé https://lnt.ma/le-gouvernement-el-mansouri-officiellement-forme/ Fri, 16 Oct 2026 15:40:08 +0000 https://lnt.ma/?p=561359 Le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi 16 octobre 2026, au Palais Royal de Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. La nouvelle équipe gouvernementale compte 32 membres, dont la Cheffe du gouvernement, 19 ministres, le Secrétaire général du gouvernement et 11 ministres délégués. Plusieurs départements […]

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Le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi 16 octobre 2026, au Palais Royal de Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. La nouvelle équipe gouvernementale compte 32 membres, dont la Cheffe du gouvernement, 19 ministres, le Secrétaire général du gouvernement et 11 ministres délégués. Plusieurs départements ont été réorganisés, notamment ceux de l’économie, de l’éducation, de l’industrie et de la transformation numérique.

Le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi 16 octobre 2026, correspondant au 4 Joumada Al Oula 1448 de l’Hégire, au Palais Royal de Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement marocain.

Cette équipe est conduite par Fatima Ezzahra El Mansouri, nommée Cheffe du gouvernement.

La composition du nouvel exécutif comprend plusieurs responsables ayant déjà exercé des fonctions gouvernementales, ainsi que de nouveaux titulaires à la tête de différents départements.

Elle se caractérise également par une réorganisation de certains portefeuilles ministériels, avec notamment l’intégration de la performance publique aux attributions du ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que la création d’un département consacré à l’intelligence artificielle, à la transformation numérique et à la réforme de l’administration.

Les principaux départements régaliens et économiques

Dans la nouvelle équipe gouvernementale, Abdelouafi Laftit conserve le portefeuille de l’Intérieur, tandis que Nasser Bourita est nommé ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Abdellatif Ouahbi est nommé ministre de la Justice et Ahmed Toufiq ministre des Habous et des Affaires islamiques. Hassan Tariq occupe le poste de Secrétaire général du gouvernement.

Sur le plan économique, Fouzi Lekjaa prend la tête du ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique.

Nizar Baraka est nommé ministre de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts, tandis que Ryad Mezzour se voit confier le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique.

Le département de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire revient à Khalid Hatimy.

Abdessamad Kayouh est nommé ministre du Transport et de la Logistique.

Santé, éducation et emploi : les nouveaux responsables

Dans les secteurs sociaux, Nabil Benabdallah est nommé ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale est confié à Youns Bjijou.

Azzeddine El Midaoui est nommé ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Le portefeuille de l’Emploi et du Dialogue social revient à Abderrahim Chahid.

Najwa Koukouss prend la tête du ministère de la Famille, du Développement social et de l’Égalité.

Mohamed Mehdi Bensaid est, pour sa part, nommé ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports.

Un ministère consacré à l’intelligence artificielle et à la transformation numérique

Parmi les évolutions de l’organisation gouvernementale figure la nomination d’Ahmed Rahhou à la tête du ministère de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration.

Ce portefeuille réunit les questions liées au développement de l’intelligence artificielle, à la transformation numérique et à la modernisation administrative.

Aïcha Guellaa est nommée ministre déléguée auprès de ce département, chargée de la Réforme de l’administration.

Le ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable est confié à Charafat Afailal.

Samir Belfkih est nommé ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville. Il exercera également les fonctions de porte-parole du gouvernement.

Le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire revient à Jalal Charaf.

Onze ministres délégués dans la nouvelle équipe

Le nouveau gouvernement comprend également onze ministres délégués, chargés de domaines spécifiques au sein de plusieurs départements.

Abdeltif Loudyi est nommé ministre délégué auprès de la Cheffe du gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale.

Kouloub Faitah est nommée ministre déléguée auprès de la Cheffe du gouvernement, chargée des Relations avec le Parlement et la Société civile.

Omar Hejira occupe le poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, chargé du Commerce extérieur.

Ahmed Mehdi Mezouari est nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire, chargé de la Pêche maritime.

Au sein du département de l’Éducation nationale, deux ministres délégués sont nommés : Kamal Hachoumi, chargé du Préscolaire et de la Lutte contre la déperdition scolaire, et Madiha Khayr, chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Fatima Saadi est nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, chargée de l’Habitat et de la Politique de la ville.

Salah-Eddine Abkari est nommé ministre délégué auprès du ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, chargé de la Jeunesse.

Rachid Hamouni est nommé ministre délégué auprès de la ministre de la Famille, du Développement social et de l’Égalité, chargé de l’Inclusion sociale.

Aïcha Guellaa est nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration, chargée de la Réforme de l’administration.

Enfin, Abdeljabbar Errachidi est nommé ministre délégué auprès du ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire, chargé de l’Artisanat et de l’Économie solidaire.

LNT

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La Quatrième commission adopte un texte citant la résolution 2797 https://lnt.ma/la-quatrieme-commission-adopte-un-texte-citant-la-resolution-2797/ Fri, 16 Oct 2026 10:00:07 +0000 https://lnt.ma/?p=561281 La Quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies a adopté jeudi sa résolution annuelle sur le Sahara, par 152 voix pour, deux contre et sept abstentions, sur 161 États ayant pris position. Le Maroc a voté pour. C’est la première fois depuis l’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité, le 31 […]

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La Quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies a adopté jeudi sa résolution annuelle sur le Sahara, par 152 voix pour, deux contre et sept abstentions, sur 161 États ayant pris position. Le Maroc a voté pour.

C’est la première fois depuis l’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de sécurité, le 31 octobre 2025, que le texte annuel y fait explicitement référence. Cette résolution place l’initiative marocaine d’autonomie au centre du processus politique, demande aux parties de négocier sans conditions préalables sur cette base et a commandé un examen stratégique de la mission onusienne.

Le recours au vote constitue en lui-même une inflexion de procédure. Depuis 2006, le texte était en règle générale adopté sans vote. Une demande américaine de dernière minute a conduit à soumettre au vote l’ensemble des vingt-trois projets de résolution examinés par la commission, de sorte que cette procédure ne visait pas spécifiquement le dossier du Sahara.

Pour le reste, le texte reprend largement les formulations des résolutions adoptées au cours des vingt dernières années. Il réaffirme la responsabilité de quatre parties, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario, les appelle à négocier de bonne foi et sans conditions préalables, soutient l’envoyé personnel du secrétaire général et vise une solution politique réaliste, durable et mutuellement acceptable, conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

L’adoption n’emporte donc pas de décision nouvelle sur le statut du territoire. Le texte demeure une résolution annuelle d’appui au processus conduit sous l’autorité du secrétaire général.

Elle intervient à quinze jours de l’échéance qui concentre l’attention diplomatique. Le mandat de la mission onusienne expire le 31 octobre et le vote du Conseil de sécurité est fixé au 30 octobre. Le représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, Omar Hilale, avait affirmé mardi devant la même commission qu’il y aurait un avant et un après cette date. Les États-Unis, rédacteurs des textes du Conseil sur le Sahara, examinent plusieurs scénarios, dont l’arrêt de la mission, tandis que le secrétaire général recommande une reconduction d’un an.

LNT

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La majorité et l’opposition se partagent les commissions https://lnt.ma/la-majorite-et-lopposition-se-partagent-les-commissions/ Thu, 15 Oct 2026 10:20:47 +0000 https://lnt.ma/?p=561224 La Chambre des représentants a complété mercredi la mise en place de ses organes, avec la désignation des membres du bureau et l’élection des présidents des neuf commissions permanentes pour la législature 2026-2031. La séance était présidée par Ahmed Touizi, élu la veille à la tête de l’institution. Le bureau compte huit vice-présidences. Mustapha Baitas, […]

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La Chambre des représentants a complété mercredi la mise en place de ses organes, avec la désignation des membres du bureau et l’élection des présidents des neuf commissions permanentes pour la législature 2026-2031. La séance était présidée par Ahmed Touizi, élu la veille à la tête de l’institution.

Le bureau compte huit vice-présidences. Mustapha Baitas, du Rassemblement national des indépendants, devient premier vice-président. Suivent Khalid Chennak pour l’Istiqlal, Abdellah Bouanou pour le Parti de la justice et du développement, Mohamed Ouzzine pour le groupe haraki, reconduit, Mohamed Mellal pour le groupe socialiste, Mohammed Joudar pour le groupe constitutionnel, démocratique et social, Meryem Ou-Hssata pour le Parti du progrès et du socialisme et Adil Bitar pour le Parti authenticité et modernité.

Les deux postes de questeurs reviennent à Amina Maelainine, du Parti de la justice et du développement, et à Houda El Mghari El Mberred, du Parti authenticité et modernité. Les trois secrétariats sont attribués à Fatimaezzahra Bassraoui, du Rassemblement national des indépendants, à Mbarek Hmia, de l’Istiqlal, et à Aziza Badad, du Parti authenticité et modernité.

Les présidences de commissions illustrent la même logique de répartition entre majorité et opposition. Mohamed Rherras, du groupe constitutionnel, démocratique et social, prend les affaires étrangères, la défense nationale, les affaires islamiques, la migration et les Marocains résidant à l’étranger. Moncef Toub, de l’Istiqlal, hérite de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat, de la politique de la ville et des affaires administratives. Mohamed Ghayat, du Rassemblement national des indépendants, préside la justice, la législation, les droits de l’Homme et les libertés.

La commission des finances et du développement économique, la plus stratégique à l’approche du dépôt du projet de loi de finances, revient à Hicham Mhajri, du Parti authenticité et modernité. Mustapha Ibrahimi, du Parti de la justice et du développement, prend les secteurs sociaux et Mohammed Laâraj, du groupe haraki, les secteurs productifs.

Abdelhak Amghar, du groupe socialiste, préside les infrastructures, l’énergie, les mines, l’environnement et le développement durable. Hassan Derhem, du Parti du progrès et du socialisme, prend l’enseignement, la culture et la communication. Hanane El Massi, du Parti authenticité et modernité, conserve au profit de son parti le contrôle des finances publiques et la gouvernance.

Les formations passées à l’opposition conservent ainsi des positions de contrôle : le Rassemblement national des indépendants obtient la première vice-présidence et la commission de la justice, et le Parti de la justice et du développement une vice-présidence, un poste de questeur et la commission des secteurs sociaux.

LNT

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SM le Roi Mohammed VI reçoit El Mansouri, le gouvernement entre dans sa dernière ligne droite https://lnt.ma/sm-le-roi-mohammed-vi-recoit-el-mansouri-le-gouvernement-entre-dans-sa-derniere-ligne-droite/ Wed, 14 Oct 2026 15:46:47 +0000 https://lnt.ma/?p=561206 Deux jours après l’annonce de sa majorité, Fatima Ezzahra El Mansouri a été reçue ce mercredi par SM le Roi Mohammed VI, au Palais royal de Rabat. Pendant cette audience, la cheffe du gouvernement chargée de former le nouvel exécutif a informé le Souverain des différentes étapes déjà franchies dans la formation du gouvernement. Le […]

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Deux jours après l’annonce de sa majorité, Fatima Ezzahra El Mansouri a été reçue ce mercredi par SM le Roi Mohammed VI, au Palais royal de Rabat. Pendant cette audience, la cheffe du gouvernement chargée de former le nouvel exécutif a informé le Souverain des différentes étapes déjà franchies dans la formation du gouvernement. Le Roi lui a adressé ses vœux de succès et a souligné qu’une « action gouvernementale sérieuse et responsable » serait nécessaire pour la suite.

L’audience intervient alors que les tractations entrent dans leur phase décisive. Lundi soir, le Parti authenticité et modernité (PAM), l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) ont officialisé leur alliance. Ensemble, ils réunissent 207 des 395 sièges de la Chambre des représentants. Il reste maintenant à répartir les portefeuilles ministériels et à rédiger le programme gouvernemental.

Voici le texte intégral du communiqué du Cabinet royal :

« Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a reçu mercredi 14 octobre 2026, au Palais Royal à Rabat, Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, Cheffe du gouvernement chargée de la formation du nouveau gouvernement.

Lors de cette Audience, Mme la Cheffe du gouvernement a informé Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu Le glorifie, des différentes étapes que le processus de formation du gouvernement a franchies.

A cette occasion, Sa Majesté le Roi, que Dieu Le préserve, a exprimé à Mme la Cheffe du gouvernement chargée de la formation du nouveau gouvernement Ses voeux de succès et de réussite dans sa mission, soulignant que la prochaine étape exige une mobilisation globale et une action gouvernementale sérieuse et responsable, eu égard à l’ampleur des enjeux, des défis et des attentes sur les différents plans.

Cette Audience Royale s’inscrit dans le cadre des attributions constitutionnelles conférées à Sa Majesté le Roi et de la détermination du Souverain à garantir le bon fonctionnement des institutions constitutionnelles. »

Fatima Ezzahra El Mansouri a été nommée le 29 septembre, à la suite de la victoire du PAM aux législatives du 23 septembre. Elle est la première femme à diriger le gouvernement au Maroc.

LNT

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Le Maroc, à contre-sens https://lnt.ma/le-maroc-a-contre-sens/ Wed, 14 Oct 2026 14:31:53 +0000 https://lnt.ma/?p=561192 Qui aurait parié, il y a encore un an, que le Maroc ferait figure d’anomalie sur la carte politique mondiale ? Pas grand monde, tant notre pays a l’habitude de suivre les grandes tendances avec un temps de retard prudent. Et pourtant, au moment où les urnes basculent les unes après les autres du même côté, […]

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Qui aurait parié, il y a encore un an, que le Maroc ferait figure d’anomalie sur la carte politique mondiale ? Pas grand monde, tant notre pays a l’habitude de suivre les grandes tendances avec un temps de retard prudent. Et pourtant, au moment où les urnes basculent les unes après les autres du même côté, le Royaume prend le chemin inverse. La nouvelle majorité conduite par Fatima Ezzahra El Mansouri, officialisée le 12 octobre, réunit le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS. Autrement dit, le parti arrivé en tête des législatives du 23 septembre s’adosse à l’ancienne Koutla et à ses deux formations socialistes, pendant que le RNI, incarnation d’un libéralisme d’affaires aux commandes depuis cinq ans, rejoint le PJD sur les bancs de l’opposition.

Pour mesurer ce que ce choix a de singulier, il suffit de regarder autour de nous. L’Amérique latine, qui chantait il y a quatre ans les louanges de la « vague rose », a vu la marée se retirer avec une brutalité rare. Le Chili a élu en décembre José Antonio Kast avec 58 % des voix, un admirateur jamais repenti de Pinochet. La Bolivie, terreau de la révolution bolivarienne, a tourné la page de vingt ans de MAS, au terme d’un second tour où la gauche n’était même plus présente. Le Honduras, le Costa Rica, puis en juin la Colombie, avec Abelardo de la Espriella, et le Pérou, avec Keiko Fujimori, fille de l’ancien autocrate, ont suivi. En Argentine, Javier Milei a remporté ses législatives de mi-mandat avec près de 41 %, et le 4 octobre, Flávio Bolsonaro a devancé Lula au premier tour de la présidentielle brésilienne, 47 % contre 45 %.

L’Europe n’est pas en reste. En Tchéquie, Andrej Babiš est revenu au pouvoir en s’alliant à l’extrême droite anti-migrants. En Allemagne, l’AfD vient de remporter la Saxe-Anhalt avec 44,5 % des voix, le meilleur score d’un parti d’extrême droite allemand depuis 1945, et fait la course en tête au niveau fédéral. Au Royaume-Uni, Nigel Farage a raflé plus de 1 400 sièges de conseillers en mai, jusque dans les vieux fiefs ouvriers du Labour. En France, à six mois de la présidentielle, le RN est crédité de 35 à 38 % des intentions de vote au premier tour. Plus loin, le Japon a offert une majorité des deux tiers à Sanae Takaichi, admiratrice déclarée de Margaret Thatcher. Et au-dessus de cette mosaïque plane l’ombre d’un Donald Trump qui ne se contente plus d’inspirer ses émules, mais les parraine et menace ceux qui votent mal.

Les ressorts de cette vague sont connus. L’insécurité, l’immigration, la vie chère et le sentiment de déclassement nourrissent partout une demande d’ordre que les gauches au pouvoir n’ont pas su entendre. Mais le plus frappant est que ce n’est pas la droite classique qui en profite, c’est la droite de la droite. En Colombie, la candidate de l’uribisme traditionnel a péniblement dépassé 6 %. En Saxe-Anhalt, la CDU du chancelier Merz s’est effondrée à 17 %.

Alors pourquoi le Maroc échappe-t-il à cette lame de fond ? D’abord parce que chez nous, les sujets qui alimentent ailleurs les populismes ne sont pas des marchandises électorales. La sécurité, l’intégrité territoriale ou la politique migratoire relèvent d’un consensus national et d’une impulsion royale qui les placent au-dessus de la mêlée partisane. Aucun tribun ne peut prospérer en s’appropriant ces sujets et privée de ce carburant, la surenchère identitaire tourne à vide.

Ensuite parce que la colère marocaine n’a pas la même couleur. Lorsque la jeunesse de la génération Z est descendue dans la rue, elle ne réclamait ni murs ni expulsions, mais des hôpitaux et des écoles dignes de ce nom. Le chantier de l’État social, porté au plus haut niveau depuis plusieurs années, a installé l’idée que l’État doit protéger plutôt que se retirer. Et le gouvernement sortant, perçu à tort ou à raison comme celui de la confusion entre pouvoir politique et intérêts économiques, a payé cette attente déçue. Là où l’Argentine plébiscite la tronçonneuse budgétaire, les Marocains ont sanctionné ce qu’ils considéraient comme un excès de marché et un déficit de social.

Il faut toutefois se garder de tout triomphalisme. La majorité El Mansouri n’est pas un front populaire. L’Istiqlal reste un parti conservateur, attaché à la tradition et méfiant sur des réformes sociétales comme celle de la Moudawana. Le PAM, qui se revendique de la social-démocratie, a longtemps été lu comme un parti d’appareil davantage que de doctrine. Et l’USFP comme le PPS ne sont plus que l’ombre des forces qui structuraient le débat il y a trente ans, avec 26 et 19 sièges. Surtout, le conservatisme n’a pas disparu du paysage, il a simplement changé de banc du côté d’un PJD, revenu de 13 à 54 députés.

Le contre-pied marocain repose donc moins sur une adhésion idéologique que sur une attente précise et pressante. Emploi, santé, éducation, pouvoir d’achat, les électeurs attendent de cette majorité de prouver qu’un gouvernement peut être à la fois social et efficace, à l’heure où le reste du monde semble convaincu que l’efficacité passe par la dureté.

L’histoire récente enseigne une leçon que nos voisins lointains ont apprise à leurs dépens. Les peuples ne votent pas pour une idéologie, ils votent contre la déception du moment. Les Chiliens, les Colombiens et les Boliviens avaient eux aussi porté la gauche au pouvoir avec enthousiasme, avant de la congédier sans ménagement. Si la majorité qui s’installe n’honore pas ses promesses d’ici 2031, rien ne garantit que la prochaine vague ne sera pas un tsunami sur nos côtes.

Zouhair Yata

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Présidence de la Première Chambre : Un premier test réussi haut la main pour la majorité https://lnt.ma/presidence-de-la-premiere-chambre-un-premier-test-reussi-haut-la-main-pour-la-majorite/ Wed, 14 Oct 2026 11:46:41 +0000 https://lnt.ma/?p=561180 Ahmed Touizi, du Tracteur, vient d’être élu nouveau président de la Chambre des Représentants. Ce dernier a obtenu 220 voix sur les 369 exprimées, contre 59 voix pour Driss El Azami du PJD, alors que 90 bulletins ont été déclarés nuls. La majorité El Mansouri, fraichement formée, vient de démontrer qu’au niveau du Parlement, la […]

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Ahmed Touizi, du Tracteur, vient d’être élu nouveau président de la Chambre des Représentants. Ce dernier a obtenu 220 voix sur les 369 exprimées, contre 59 voix pour Driss El Azami du PJD, alors que 90 bulletins ont été déclarés nuls. La majorité El Mansouri, fraichement formée, vient de démontrer qu’au niveau du Parlement, la situation est maitrisée.

De prime abord, il est important de souligner que cette première session parlementaire du mandat El Mansouri, a été une belle séance de démonstrations de force, où chaque formation aura essayé de bomber le torse pour défendre jalousement son pré-carrée.

Mais elle avait également une autre portée pour une coalition gouvernementale tout récemment constituée autour de quatre partis, à savoir le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS. L’enjeu était de taille, car l’élection du Président de la Première Chambre représentait un moment de vérité pour ces partis et autres députés sur lesquels El Mansouri devra compter pour le reste de son mandat législatif.

Pour un début et dans cette ambiance, il semble que la Cheffe du Gouvernement a laissé faire ses lieutenants, au risque de voir son autorité s’effriter face aux autres, en particulier le PJD ou encore le RNI. Car un eventuel rapprochement entre les amis de Benkirane et la Colombe, en plus de l’Alliance de la Gauche, serait incontestablement le chamboulement politique clé de la saison. Mais les 59 voix obtenues par le candidat pjdiste El Yazami démontre que les partis de l’opposition parlementaire ne sont nullement prêts à accorder leurs violons. Loin de là. El Mansouri, certainement rassurée, pourra désormais démarrer son action législative sans se soucier d’un quelconque blocage au niveau de l’hémicycle.

La preuve en est que Ahmed Touizi, avec 220 voix, aura bénéficié notamment du soutien des partis de la Koutla en plus de l’UC ! Mais au sein du PAM, l’équation est bel et bien autre : il s’agit là d’un « compromis » à la base de la participation des autres formations dans l’actuel Exécutif. Et au niveau de la présidence de la Chambre des Représentants, les choses sont claires depuis le début et l’élection de Touizi au perchoir était la première action réalisée par la majorité parlementaire réunie autour d’El Mansouri.

Autrement dit, la non-élection d’un membre des partis de la majorité gouvernementale aurait été synonyme d’un malaise politique et au fil du temps, les choses auraient risqué de prendre des tournures inquiétantes pour une El Mansouri qui vient de réussir au forceps la formation d’une coalition qui se veut homogène et solide. Un début prometteur… mais il reste à savoir si M. Touizi, dont l’expérience au-devant de la scène politique reste limitée, pourra se montrer à la hauteur de son poste. De plus, 30 députés étaient absents dès cette première session, ce que beaucoup ont interprété comme un manque de sérieux.

H.Z

 


Ce que pense le nouveau patron de la Chambre des Représentants

L’élection du Président de la Première Chambre, tenue sous la supervision du président du bureau provisoire de la Chambre, Abdelaziz Abba, s’est déroulée conformément aux dispositions de l’article 62 de la Constitution et du règlement intérieur de la Chambre des Représentants. Dans une allocution à l’issue de son élection, M. Touizi a indiqué que la 12e législature intervient dans un contexte exceptionnel qui interpelle l’institution législative quant au rôle qui lui incombe dans l’accompagnement des ambitions du Maroc, la consolidation de sa position en tant que puissance économique émergente, la mise en œuvre des chantiers lancés dans le Royaume au service des citoyens, l’impulsion de la croissance économique et le renforcement de la justice sociale et territoriale.

Concernant l’action parlementaire, M. Touizi, qui avait présidé le groupe du PAM à la Chambre des Représentants au cours de la précédente législature, a insisté sur la nécessité de promouvoir l’action législative en tant qu’instrument efficace pour accompagner les mutations économiques et sociales et décliner les choix du Royaume en dispositions juridiques répondant aux exigences du développement et aux aspirations des citoyens.

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Ahmed Touizi élu président de la Chambre avec 220 voix https://lnt.ma/ahmed-touizi-elu-president-de-la-chambre-avec-220-voix/ Wed, 14 Oct 2026 10:40:26 +0000 https://lnt.ma/?p=561117 Ahmed Touizi a été élu mardi président de la Chambre des représentants, avec 220 voix. Le candidat du parti arrivé premier aux législatives du 23 septembre était opposé à Driss El Azami El Idrissi, président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement. Le scrutin s’est tenu conformément à l’article 62 de […]

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Ahmed Touizi a été élu mardi président de la Chambre des représentants, avec 220 voix. Le candidat du parti arrivé premier aux législatives du 23 septembre était opposé à Driss El Azami El Idrissi, président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement.

Le scrutin s’est tenu conformément à l’article 62 de la Constitution, au lendemain de l’officialisation de la majorité réunissant le Parti authenticité et modernité, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme, forte de 207 sièges sur 395.

Le nouveau président succède à Rachid Talbi Alami, qui occupait le perchoir depuis 2021 au titre du Rassemblement national des indépendants, et qui s’est abstenu lors du vote. Son parti, passé de 102 à 66 sièges, a annoncé son passage à l’opposition en écartant toute formule de soutien extérieur.

Membre du bureau politique de sa formation, Ahmed Touizi a présidé le groupe parlementaire de son parti à la Chambre des représentants durant la législature 2021-2026. Il avait été élu à la tête du conseil communal d’Aït Ourir, dans la province d’Al Haouz, à l’issue des élections partielles de juillet 2020, et a été réélu député de cette circonscription en septembre.

Dans sa première prise de parole, il s’est engagé à être le président de la majorité comme de l’opposition et a fixé ses priorités pour le travail parlementaire.

La Chambre poursuit mercredi à 15 heures la mise en place de ses organes, avec une séance plénière consacrée à l’élection des membres du bureau et des présidents des commissions permanentes, également prévue par l’article 62 de la Constitution. Les sièges du bureau et les présidences de commissions sont répartis à la proportionnelle du poids des groupes parlementaires.

Cette séquence conditionne le calendrier budgétaire : le projet de loi de finances pour 2027 doit être déposé au plus tard le 20 octobre et son examen suppose des commissions constituées.

LNT

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La Chambre élit son président, les groupes encore en chantier https://lnt.ma/la-chambre-elit-son-president-les-groupes-encore-en-chantier/ Tue, 13 Oct 2026 11:15:13 +0000 https://lnt.ma/?p=561031 La Chambre des représentants tient mardi 13 octobre à 15 heures la séance plénière consacrée à l’élection de son président, convoquée par le président du bureau provisoire, Abdelaziz Abba, dans un communiqué daté du 11 octobre. Le scrutin se tient conformément à l’article 62 de la Constitution, qui prévoit l’élection du président et des membres […]

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La Chambre des représentants tient mardi 13 octobre à 15 heures la séance plénière consacrée à l’élection de son président, convoquée par le président du bureau provisoire, Abdelaziz Abba, dans un communiqué daté du 11 octobre. Le scrutin se tient conformément à l’article 62 de la Constitution, qui prévoit l’élection du président et des membres du bureau au début de la législature, puis à la session d’avril de la troisième année, les membres du bureau étant répartis à la proportionnelle des groupes.

La configuration de l’hémicycle se précise. Six partis dépassent seuls le seuil de vingt députés exigé pour constituer un groupe : le Parti authenticité et modernité avec 97 élus, le Rassemblement national des indépendants avec 66, l’Istiqlal avec 65, le Parti de la justice et du développement avec 54, le Mouvement populaire avec 29 et l’Union socialiste des forces populaires avec 26.

Deux groupes communs ont été annoncés. L’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social reconduisent leur attelage de la législature précédente, avec 25 députés. Le Parti du progrès et du socialisme a constitué un groupe de 22 membres avec le Front des forces démocratiques et le Parti des néodémocrates, coordonné par Rachid Hamouni, dont le nom et la présidence restent à arrêter.

Le groupement Option démocratique est en revanche tombé à trois membres après le départ de deux élus, soit un de moins que les quatre requis pour maintenir un groupement.

Trois présidences de groupe sont déjà connues : Madiha Khayr pour l’Istiqlal, Driss El Azami El Idrissi pour le Parti de la justice et du développement et Abderrahim Chahid pour l’Union socialiste des forces populaires. Le Parti de la justice et du développement a par ailleurs proposé Abdellah Bouanou à une vice-présidence de la Chambre. Les quatre autres formations, dont le parti majoritaire, n’ont pas encore désigné leurs responsables de groupe, dans l’attente de la formation du gouvernement.

Les listes de groupes doivent être déposées quarante-huit heures avant la séance consacrée à leur annonce, dont la date n’a pas été fixée par le communiqué.

LNT

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Un cadre de l’USFP attaque sa direction en justice https://lnt.ma/un-cadre-de-lusfp-attaque-sa-direction-en-justice/ Tue, 13 Oct 2026 10:36:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561048 Les tensions internes à l’Union socialiste des forces populaires prennent une tournure judiciaire. Le secrétaire provincial du parti à Salé et membre du Conseil national, Assaid Bellout, a annoncé son intention d’engager une action en justice, après s’être vu interdire l’accès aux travaux du Conseil national. Il a fait constater ce refus par un huissier […]

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Les tensions internes à l’Union socialiste des forces populaires prennent une tournure judiciaire. Le secrétaire provincial du parti à Salé et membre du Conseil national, Assaid Bellout, a annoncé son intention d’engager une action en justice, après s’être vu interdire l’accès aux travaux du Conseil national. Il a fait constater ce refus par un huissier de justice.

Le responsable met en cause la gestion du parti par le premier secrétaire, Driss Lachgar, qu’il accuse de concentrer le pouvoir de décision et d’exclure les voix contestataires, dénonçant une dérive qu’il qualifie de stalinienne et dictatoriale. Il affirme que des personnes non membres du Conseil national ont été introduites dans la session tandis que des membres critiques en étaient écartés.

Il contestait également des règles susceptibles d’affecter le statut des militants en raison de leurs positions ou de leurs publications sur les réseaux sociaux, et soutient que toute mesure touchant son appartenance au parti doit suivre les procédures organisationnelles et disciplinaires, et non résulter d’une décision individuelle du premier secrétaire. Il appelle à un débat institutionnel garantissant la liberté d’expression et le droit à la différence.

Selon les informations rapportées, plusieurs membres ont déposé des réclamations pour convocations non reçues ou accès refusé à la session. Leur nombre n’a pas été communiqué, et l’instance judiciaire qui serait saisie n’a pas été précisée. L’action annoncée n’a pas encore été introduite.

La direction du parti n’a pas réagi publiquement.

Cette contestation intervient au lendemain de la décision du Conseil national, réuni le samedi 10 octobre, de valider la participation du parti au gouvernement et de mandater son premier secrétaire pour négocier, décision confirmée lundi par l’officialisation de la majorité à quatre. Le parti compte 26 sièges à la Chambre des représentants.

LNT

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Majorité gouvernementale : El Mansouri choisit la Koutla et écarte le RNI https://lnt.ma/majorite-gouvernementale-el-mansouri-choisit-la-koutla-et-ecarte-le-rni/ Mon, 12 Oct 2026 21:07:22 +0000 https://lnt.ma/?p=561009 Deux semaines après sa nomination par SM le Roi, la cheffe du gouvernement désignée a bouclé sa coalition. Quatre partis, dont les trois formations historiques de la Koutla, formeront la nouvelle majorité. Le RNI, à la tête de l’exécutif sortant, rejoint l’opposition. La majorité gouvernementale est désormais constituée. Dans un communiqué conjoint publié lundi soir, […]

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Deux semaines après sa nomination par SM le Roi, la cheffe du gouvernement désignée a bouclé sa coalition. Quatre partis, dont les trois formations historiques de la Koutla, formeront la nouvelle majorité. Le RNI, à la tête de l’exécutif sortant, rejoint l’opposition.

La majorité gouvernementale est désormais constituée. Dans un communiqué conjoint publié lundi soir, le Parti authenticité et modernité (PAM), l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) ont annoncé leur alliance autour de Fatima Ezzahra El Mansouri, cheffe du gouvernement désignée. L’annonce est tombée peu avant 20 heures, après une journée d’attente. La rencontre prévue avec la presse a finalement été annulée.

Neuf sièges au-delà de la majorité absolue

La coalition rassemble 207 des 395 sièges de la Chambre des représentants. C’est neuf de plus que le seuil de la majorité absolue, fixé à 198 sièges. Le PAM, arrivé en tête des législatives, en apporte 97. L’Istiqlal suit avec 65 sièges, devant l’USFP (26) et le PPS (19).

L’alliance réunit autour du vainqueur du scrutin les trois partis historiques de la Koutla, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS. Le PAM disposera ainsi d’une majorité confortable, sans dépendre d’un partenaire unique.

Une première dans l’histoire politique du Royaume

Le PAM a remporté les élections législatives du 23 septembre. Le 29 septembre, le roi Mohammed VI a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri cheffe du gouvernement, en application de l’article 47 de la Constitution, et l’a chargée de former le nouvel exécutif. C’est la première fois qu’une femme est appelée à diriger le gouvernement au Maroc.

L’ancienne maire de Marrakech a ensuite mené deux tours de consultations avec plusieurs partis représentés au Parlement. Dans leur communiqué, les quatre formations expliquent s’être rapprochées en raison d’« affinités idéologiques et politiques » et d’« une même vision réformatrice ». Elles disent avoir tenu compte des résultats du scrutin, des priorités nationales et du contexte international.

Le texte présente cette majorité comme « une étape importante du parcours démocratique marocain ». Les partis s’engagent à soutenir « l’ambition de Sa Majesté le Roi » de bâtir un Maroc émergent. Leurs priorités communes sont le renforcement des droits et libertés, la bonne gouvernance, la justice sociale, l’équité territoriale et le développement des capacités productives de l’économie.

Le RNI bascule dans l’opposition

Fort de 66 sièges, le Rassemblement national des indépendants (RNI) dirigeait le gouvernement sortant. Il siégera désormais dans l’opposition, où il retrouvera notamment le Parti de la justice et du développement (PJD, 54 sièges) et le Mouvement populaire (MP, 29 sièges).

Deux autres formations ont choisi une position intermédiaire. Plus tôt dans la journée, l’Union constitutionnelle (UC, 17 sièges) et le Mouvement démocratique et social (MDS, 8 sièges) ont annoncé qu’ils apporteraient un « soutien critique » au futur gouvernement, sans y participer.

Prochaine étape : les portefeuilles et le programme

Il faut maintenant répartir les portefeuilles. Chacun des quatre partis proposera ses candidats aux postes ministériels. Selon le communiqué, ils seront choisis sur des critères de « compétence, de probité, d’intégrité et de sens politique ».

Les partis de la majorité se sont aussi engagés à élaborer « dans les plus brefs délais » un programme gouvernemental commun, qui fixera les grandes orientations du nouvel exécutif. Une organisation du gouvernement en grands pôles devrait par ailleurs être retenue.

LNT

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Formation du gouvernement : Après l’USFP, le PPS confirme sa décision https://lnt.ma/formation-du-gouvernement-apres-lusfp-le-pps-confirme-sa-decision/ Mon, 12 Oct 2026 15:05:06 +0000 https://lnt.ma/?p=560994 Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a annoncé, lundi 12 octobre, sa décision de participer au prochain gouvernement, à l’issue d’une réunion de son bureau politique tenue à Rabat. Cette orientation intervient après les délibérations du comité central du parti et les consultations engagées avec la cheffe du gouvernement désignée. Le PPS justifie […]

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Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a annoncé, lundi 12 octobre, sa décision de participer au prochain gouvernement, à l’issue d’une réunion de son bureau politique tenue à Rabat. Cette orientation intervient après les délibérations du comité central du parti et les consultations engagées avec la cheffe du gouvernement désignée. Le PPS justifie sa décision par les convergences constatées lors des négociations et par sa volonté de contribuer aux réformes politiques, économiques et sociales du Royaume.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a officiellement exprimé sa volonté de rejoindre la future coalition gouvernementale. Réuni lundi 12 octobre 2026, dans la matinée, au siège national du parti à Rabat, son bureau politique a décidé de privilégier la participation au prochain exécutif, dont la composition fait actuellement l’objet de consultations.

Cette décision intervient au terme d’un processus de concertation interne, marqué notamment par une réunion du comité central et par des échanges avec la cheffe du gouvernement chargée de former la nouvelle équipe gouvernementale.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, le PPS indique que son choix repose sur plusieurs considérations, parmi lesquelles les orientations envisagées pour le prochain programme gouvernemental, la configuration politique de la future majorité et les résultats des négociations engagées.

Le bureau politique du PPS précise avoir examiné les conclusions des discussions tenues au sein du comité central, avant de poursuivre ses propres délibérations sur le positionnement du parti dans la prochaine configuration gouvernementale.

Les responsables du parti ont notamment pris en considération les orientations susceptibles de figurer dans le futur programme de l’exécutif, ainsi que dans le pacte de majorité en préparation.

La composition politique et partisane de la coalition envisagée a également été examinée.

Le PPS souligne, par ailleurs, que les négociations menées avec la cheffe du gouvernement désignée se sont déroulées dans un climat qu’il qualifie de positif, marqué par la confiance et une importante convergence sur les principales orientations.

Sur la base de ces éléments et du mandat accordé par le comité central, le bureau politique a retenu le principe d’une participation à la prochaine équipe gouvernementale.

Pour justifier son choix, le PPS met en avant sa volonté de contribuer à la poursuite des réformes engagées au Maroc.

Le parti considère que sa participation au gouvernement pourrait lui permettre d’intervenir plus directement dans plusieurs domaines qu’il juge prioritaires.

Il cite notamment la consolidation du processus démocratique, la protection des droits et des libertés, la moralisation de la vie publique et le renforcement de la justice sociale et territoriale.

Le développement des capacités de l’économie nationale figure également parmi les objectifs mis en avant dans le communiqué.

Le bureau politique estime ainsi que la participation gouvernementale constitue, dans les circonstances actuelles, l’option la plus appropriée pour permettre au PPS de contribuer à l’évolution des politiques publiques et à la mise en œuvre des réformes.

Cette décision traduit un choix de participation institutionnelle, que le parti présente comme un moyen de défendre ses orientations dans le cadre de la future majorité.

Au-delà de l’annonce de sa décision, le PPS précise les principes sur lesquels il souhaite fonder sa participation.

Le parti affirme vouloir jouer un rôle actif dans la future équipe gouvernementale, en contribuant à la conduite des réformes et à la consolidation des acquis.

Il insiste également sur la nécessité d’une participation qu’il souhaite responsable, efficace et tournée vers l’intérêt général.

Dans son communiqué, le PPS souligne ainsi sa volonté d’apporter une contribution réelle à l’action gouvernementale, en faisant de son engagement au sein de la coalition un moyen de soutenir les priorités de réforme.

Cette orientation devra toutefois être précisée à mesure que progresseront les discussions sur la composition du prochain gouvernement et sur les engagements communs des formations appelées à constituer la majorité.

LNT

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Trois partis forment un groupe parlementaire de vingt-deux députés https://lnt.ma/trois-partis-forment-un-groupe-parlementaire-de-vingt-deux-deputes/ Mon, 12 Oct 2026 10:47:35 +0000 https://lnt.ma/?p=560945 Le Front des forces démocratiques a officialisé la constitution d’un groupe parlementaire commun avec le Parti du progrès et du socialisme et le Parti des néodémocrates à la Chambre des représentants. L’annonce a été faite dans un communiqué diffusé le vendredi 9 octobre, jour de l’ouverture de la première session de la douzième législature. Le […]

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Le Front des forces démocratiques a officialisé la constitution d’un groupe parlementaire commun avec le Parti du progrès et du socialisme et le Parti des néodémocrates à la Chambre des représentants. L’annonce a été faite dans un communiqué diffusé le vendredi 9 octobre, jour de l’ouverture de la première session de la douzième législature.

Le groupe réunit vingt-deux membres. Le Parti du progrès et du socialisme y apporte ses dix-neuf élus, le Front des forces démocratiques deux députées et le Parti des néodémocrates une élue.

Cette arithmétique explique l’opération. Le règlement intérieur de la Chambre des représentants exige un minimum de vingt députés pour constituer un groupe parlementaire. Avec dix-neuf sièges, le Parti du progrès et du socialisme ne pouvait franchir le seuil seul et aurait été réduit au statut de groupement, aux prérogatives nettement plus limitées en matière d’initiative législative, de temps de parole et de représentation dans les commissions.

Les trois formations indiquent vouloir mener une action parlementaire commune en matière de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques, dans le respect de la Constitution et du règlement intérieur, chaque parti conservant son indépendance d’appréciation.

L’annonce intervient alors que se poursuivent les discussions sur la composition du prochain gouvernement, auxquelles le Parti du progrès et du socialisme est associé. Sa participation à l’exécutif placerait ce groupe du côté de la majorité, le Front des forces démocratiques et les néodémocrates n’étant pas engagés par cette décision.

Le nom du groupe et l’identité de son président n’ont pas été communiqués. Ils devront être arrêtés avant la mise en place des organes définitifs de la Chambre, qui suit l’élection du président prévue mardi.

LNT

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Les députés élisent mardi le président de la Chambre https://lnt.ma/les-deputes-elisent-mardi-le-president-de-la-chambre/ Mon, 12 Oct 2026 10:37:07 +0000 https://lnt.ma/?p=560927 La Chambre des représentants tient mardi 13 octobre, à partir de 15 heures, une séance plénière consacrée à l’élection de son président. La convocation a été adressée dimanche soir à l’ensemble des députés par Abdelaziz Abba, qui préside le bureau provisoire installé à l’ouverture de la législature. Le scrutin se tient conformément à l’article 62 […]

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La Chambre des représentants tient mardi 13 octobre, à partir de 15 heures, une séance plénière consacrée à l’élection de son président. La convocation a été adressée dimanche soir à l’ensemble des députés par Abdelaziz Abba, qui préside le bureau provisoire installé à l’ouverture de la législature.

Le scrutin se tient conformément à l’article 62 de la Constitution et à l’article 48 du règlement intérieur de la Chambre. Ces deux textes prévoient l’élection du président, des membres du bureau et des présidents de commissions permanentes au début de chaque législature, le président étant ensuite réélu à la session d’avril de la troisième année.

La douzième législature a été ouverte le vendredi 9 octobre par le SM Roi Mohammed VI, à la suite des élections du 23 septembre. Depuis cette date, la Chambre fonctionne sous l’autorité d’un bureau provisoire, présidé par le doyen d’âge des députés et assisté des deux plus jeunes élus, dans l’attente de la mise en place de ses organes définitifs.

La présidence de la Chambre reste disputée. Cinq noms sont avancés au sein du parti arrivé premier aux législatives : Azzedine El Midaoui, Abdellatif Ouahbi, Mohamed Sibari, Ahmed Touizi et Mehdi Bensaid. Le Parti de l’Istiqlal, deuxième force de l’hémicycle, revendique de son côté le poste et met en avant son secrétaire général Nizar Baraka ainsi qu’Abdessamad Kayouh.

Le perchoir est négocié comme un portefeuille ministériel. Selon une règle implicite héritée des législatures précédentes, le parti qui l’obtient renonce à deux départements gouvernementaux, ce qui lie l’issue du vote de mardi à l’architecture d’ensemble de la future coalition.

Cette élection ouvre une semaine institutionnelle chargée. Le projet de loi de finances pour 2027 doit être déposé au Parlement au plus tard le 20 octobre, ce qui impose la mise en place rapide des commissions permanentes et, en amont, la constitution du gouvernement.

LNT

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L’Union constitutionnelle soutiendra le gouvernement sans y participer https://lnt.ma/lunion-constitutionnelle-soutiendra-le-gouvernement-sans-y-participer/ Mon, 12 Oct 2026 10:36:53 +0000 https://lnt.ma/?p=560932 Les consultations menées par la cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri, se poursuivent alors que le calendrier institutionnel se resserre. L’Union constitutionnelle a fait savoir qu’elle soutiendrait le futur exécutif sans y entrer, invoquant des convergences programmatiques avec le parti arrivé premier aux législatives tout en revendiquant le maintien de son indépendance. Le […]

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Les consultations menées par la cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri, se poursuivent alors que le calendrier institutionnel se resserre. L’Union constitutionnelle a fait savoir qu’elle soutiendrait le futur exécutif sans y entrer, invoquant des convergences programmatiques avec le parti arrivé premier aux législatives tout en revendiquant le maintien de son indépendance.

Le Parti du progrès et du socialisme examine de son côté la proposition de participation qui lui a été soumise. Sa décision est attendue comme l’un des derniers éléments permettant de fixer le périmètre exact de la majorité. Du côté du Mouvement populaire, Mohamed Ouzzine indique n’avoir reçu aucune offre supplémentaire, ce qui laisse la participation de sa formation incertaine.

La cheffe du gouvernement désignée a appelé à la patience et assuré que les consultations avançaient dans le calme, avec pour objectif un gouvernement resserré et cohérent plutôt qu’un assemblage arithmétique de sièges.

La contrainte est désormais calendaire. Le projet de loi de finances pour 2027 doit être déposé au plus tard le 20 octobre, et l’élection du président de la Chambre des représentants est fixée au mardi 13 octobre. Un gouvernement constitué tardivement disposerait de peu de temps pour arrêter ses propres orientations budgétaires, le texte étant pour l’essentiel préparé par l’administration sortante.

Les dossiers inscrits en tête des attentes portent sur le pouvoir d’achat, l’emploi des jeunes, l’investissement et les politiques sociales. Le discours royal du 9 octobre a fait de l’emploi des jeunes la première priorité de la législature et exigé la mise en œuvre intégrale de la charte de la déconcentration, avec transfert effectif des compétences, des personnels et des crédits.

Prolonger les discussions peut consolider le compromis au sein de la coalition, mais réduit d’autant le temps disponible pour les premières décisions. C’est l’arbitrage auquel sont confrontés les négociateurs cette semaine.

LNT

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Le perchoir se négocie avec la coalition en formation https://lnt.ma/le-perchoir-se-negocie-avec-la-coalition-en-formation/ Sun, 11 Oct 2026 14:22:50 +0000 https://lnt.ma/?p=560903 L’élection du président de la Chambre des représentants est attendue en début de semaine, et le choix dépendra des équilibres arrêtés dans la coalition dont la composition se finalise. Le Parti authenticité et modernité, arrivé en tête du scrutin avec 97 sièges, est en position de revendiquer la fonction, et les discussions sont avancées avec […]

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L’élection du président de la Chambre des représentants est attendue en début de semaine, et le choix dépendra des équilibres arrêtés dans la coalition dont la composition se finalise.

Le Parti authenticité et modernité, arrivé en tête du scrutin avec 97 sièges, est en position de revendiquer la fonction, et les discussions sont avancées avec son principal allié, l’Istiqlal. Deux noms circulent au sein du parti vainqueur : l’ancien ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi, le plus souvent cité, et le ministre sortant de l’Enseignement supérieur Azzedine El Midaoui, hypothèse qui laisse la place à un arbitrage de dernière heure. Trois autres personnalités du parti avaient également fait acte de candidature.

La procédure est encadrée. Un bureau provisoire, présidé par le député le plus âgé et assisté des deux plus jeunes membres, conduit la séance d’ouverture et organise le scrutin secret. Une fois le président élu, la Chambre désigne les autres membres du bureau et les présidents des commissions permanentes, responsabilités réparties au prorata du poids politique de chaque groupe parlementaire.

L’enjeu excède le symbole. Selon les règles implicites observées lors des législatures précédentes, le parti qui obtient le perchoir voit sa part de portefeuilles ministériels réduite de deux unités, ce qui intègre la fonction au marchandage de la coalition.

La suite du calendrier est fixée : présentation de la composition du gouvernement, puis vote d’investiture sur le programme gouvernemental devant la Chambre, avant l’examen du projet de loi de finances 2027.

LNT

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L’USFP valide sa participation au gouvernement https://lnt.ma/lusfp-valide-sa-participation-au-gouvernement/ Sun, 11 Oct 2026 14:17:27 +0000 https://lnt.ma/?p=560900 Le conseil national de l’Union socialiste des forces populaires, réuni samedi au siège du parti à Rabat, a approuvé la décision du bureau politique de rejoindre la coalition en formation, dernier des trois partenaires pressentis à statuer. Le premier secrétaire Driss Lachgar a confirmé publiquement que le bureau politique avait répondu favorablement à la demande […]

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Le conseil national de l’Union socialiste des forces populaires, réuni samedi au siège du parti à Rabat, a approuvé la décision du bureau politique de rejoindre la coalition en formation, dernier des trois partenaires pressentis à statuer.

Le premier secrétaire Driss Lachgar a confirmé publiquement que le bureau politique avait répondu favorablement à la demande de la cheffe du gouvernement désignée, et indiqué s’être rallié à son orientation après le deuxième tour de consultations, le 5 octobre. Il a qualifié la participation d’« option responsable », à condition qu’un accord fixe les priorités des réformes, leurs instruments, leurs échéances et leur financement, avec un dispositif de suivi et d’évaluation des résultats. Il réclame également un agenda législatif public et la publication d’indicateurs.

Le parti retrouve la majorité, dont il était absent depuis la mandature conduite par Saâd Dine El Otmani entre 2017 et 2021. Le premier secrétaire a évoqué un partenariat réformateur avec le Parti authenticité et modernité et relevé la sensibilité de son parti à la reconstitution de la Koutla avec l’Istiqlal et le Parti du progrès et du socialisme.

Il a par ailleurs annoncé que la formation maintiendrait son droit de recours devant la Cour constitutionnelle au sujet de dysfonctionnements constatés pendant les campagnes électorales, position qui dissocie la participation gouvernementale du contentieux électoral.

Dans son intervention, Driss Lachgar a critiqué les informations faisant état d’une colère interne et les critiques formulées sur les réseaux sociaux.

Avec 26 sièges, l’Union socialiste des forces populaires complète une coalition de 207 élus sur 395, aux côtés du parti arrivé en tête, de l’Istiqlal et du Parti du progrès et du socialisme.

LNT

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Ouverture de la nouvelle législature : Le Roi Mohammed VI appelle à accélérer les réformes et à renforcer la justice territoriale https://lnt.ma/ouverture-de-la-nouvelle-legislature-le-roi-mohammed-vi-appelle-a-accelerer-les-reformes-et-a-renforcer-la-justice-territoriale/ Fri, 09 Oct 2026 16:45:23 +0000 https://lnt.ma/?p=560888 À l’occasion de l’ouverture, vendredi 9 octobre à Rabat, de la première session de la première année législative de la 12e Législature, le Roi Mohammed VI a fixé plusieurs priorités pour la nouvelle mandature. Le Souverain a notamment appelé à accélérer les réformes économiques, à renforcer la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, et à placer […]

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À l’occasion de l’ouverture, vendredi 9 octobre à Rabat, de la première session de la première année législative de la 12e Législature, le Roi Mohammed VI a fixé plusieurs priorités pour la nouvelle mandature. Le Souverain a notamment appelé à accélérer les réformes économiques, à renforcer la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, et à placer la jeunesse au centre des politiques publiques. Il a également insisté sur la nécessité de rendre pleinement opérationnelles la régionalisation avancée et la déconcentration administrative. Sur le plan international, le discours a été marqué par une mise au point sur la coopération migratoire, particulièrement avec l’Espagne, et par l’annonce d’une nouvelle proposition marocaine à ses partenaires.

Le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan, du Prince Moulay Rachid et du Prince Moulay Ahmed, a présidé, vendredi 9 octobre 2026, l’ouverture de la première session de la première année législative de la 12e Législature.

Dans son discours devant les parlementaires, le Souverain a présenté les principaux enjeux du nouveau mandat législatif et gouvernemental, en insistant sur la nécessité de traduire les ambitions économiques du Royaume en résultats concrets pour les citoyens et les territoires.

Après avoir félicité les membres de la Chambre des représentants pour la confiance exprimée par les électeurs, le Roi a souligné le caractère particulier de cette nouvelle mandature, qui intervient dans une période marquée à la fois par des mutations internationales et par de nouvelles perspectives de développement.

« Cette mandature intervient dans une conjoncture exceptionnelle, riche en opportunités qui pourraient ne pas se renouveler et qu’il convient de saisir pour poursuivre la dynamique de réalisations dans les différents domaines », a déclaré le Souverain.

Il a exprimé le souhait que ce nouveau mandat constitue « un véritable tournant » pour le Maroc, en conciliant l’ambition de devenir une puissance économique émergente avec les exigences de justice sociale et territoriale.

De nouvelles stratégies dans les secteurs stratégiques

Le discours royal a accordé une place importante aux transformations économiques et aux nouvelles priorités industrielles et technologiques du Royaume.

Dans un contexte international marqué par l’accélération des mutations géoéconomiques, SM le Roi Mohammed VI a appelé à poursuivre les projets d’infrastructures déjà engagés, tout en lançant une nouvelle génération de stratégies nationales.

« Une nouvelle génération de grandes stratégies doit être lancée, notamment dans les secteurs de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle », a affirmé le Souverain.

Ces orientations concernent plusieurs domaines essentiels à la résilience économique du pays, depuis la disponibilité des ressources naturelles jusqu’au développement des capacités industrielles et numériques.

Le Roi a également insisté sur la nécessité de renforcer les réserves stratégiques nationales et de sécuriser l’approvisionnement en produits de première nécessité.

« Nous appelons de nouveau à une plus grande célérité dans le développement des capacités du Royaume en matière de constitution des réserves stratégiques et de sécurisation de l’approvisionnement en produits de première nécessité », a-t-il indiqué.

Le secteur privé appelé à renforcer son rôle

La participation des entreprises à la transformation économique du Royaume a constitué un autre axe du discours.

Le Souverain a exhorté le secteur privé à jouer un rôle plus important dans le développement des capacités productives, l’investissement et l’ouverture sur les marchés internationaux.

Il l’a notamment appelé à se montrer « plus entreprenant, plus créatif et plus apte à créer des opportunités d’emploi et à développer ses capacités d’investissement et d’exportation ».

Cette orientation place les entreprises parmi les acteurs attendus de la prochaine phase de développement, aux côtés des institutions publiques.

L’enjeu porte notamment sur la capacité du tissu productif à accompagner les stratégies nationales, à générer des emplois et à contribuer à la diversification de l’économie.

La jeunesse au centre des politiques publiques

Le Roi Mohammed VI a également consacré une partie de son discours aux enjeux liés à la jeunesse, appelant à leur accorder une place prioritaire dans l’action publique.

« Il convient également de placer les questions liées à la jeunesse en tête des politiques publiques et des préoccupations des instances de gouvernance », a-t-il déclaré.

Le Souverain a préconisé l’élaboration d’une vision intégrée reposant sur l’égalité des chances et couvrant trois dimensions principales : l’éducation, la qualification et l’insertion économique.

L’objectif est de renforcer les possibilités d’ascension sociale des jeunes et de consolider leur confiance dans les institutions et les perspectives offertes par leur pays.

Cette orientation établit un lien entre les politiques de formation, l’accès à l’emploi et la mobilité sociale, considérés comme des composantes complémentaires de l’intégration économique et sociale des nouvelles générations.

Régionalisation et déconcentration : le Roi appelle à mettre fin aux retards

L’un des passages les plus appuyés du discours a concerné la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la déconcentration administrative.

Pour Mohammed VI, les prochaines étapes du développement national devront accorder une attention particulière à l’action territoriale et à la capacité des institutions à répondre aux besoins propres à chaque région.

« L’enjeu réel de la prochaine étape est l’action territoriale qui devra être menée sur le terrain pour identifier les vrais problèmes de chaque région et pour leur trouver des solutions réalistes », a affirmé le Souverain.

Le Roi a relevé que les retards et les dysfonctionnements persistants dans l’application de la décentralisation et de la déconcentration freinent les programmes de développement socio-économique et limitent la capacité des pouvoirs publics à répondre aux attentes des citoyens.

Il a, à cet égard, formulé une mise en garde explicite :

« Aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable dans la mise en œuvre pleine et entière de la Charte de la Déconcentration ».

Cette exigence implique notamment le transfert effectif des compétences ainsi que la réaffectation des ressources humaines et financières de l’administration centrale vers les provinces et les régions.

Le Souverain a également appelé à lever les obstacles entravant le fonctionnement des institutions régionales, à clarifier leurs attributions et à renforcer leurs moyens.

Il a souligné la nécessité de mieux organiser les relations entre l’État et les régions, notamment à travers des mécanismes de coordination et de contractualisation permettant à ces dernières de disposer d’une capacité effective de décision et d’exécution des projets.

Migration : une remise en question du modèle actuel de coopération

Sur le plan international, le discours royal a abordé les relations du Maroc avec ses partenaires, en particulier dans le domaine migratoire.

Le Roi a d’abord rappelé que le Royaume avait consolidé sa position internationale en tant que partenaire attaché au respect de ses engagements.

Il a ensuite évoqué les résultats obtenus dans la gestion des flux migratoires, tout en estimant que les mécanismes actuels de coopération devaient être réexaminés.

« Nous devons reconnaître, avec courage et objectivité qu’en la matière, le modèle actuel de coopération a atteint ses limites, comme en attestent clairement les crises récurrentes », a déclaré SM le Roi.

Le Souverain a particulièrement évoqué les relations avec l’Espagne, dont il a souligné les avancées dans plusieurs domaines, notamment la lutte contre l’immigration irrégulière.

Il a toutefois estimé que cette coopération se heurtait désormais à des difficultés importantes, liées notamment à certaines dispositions légales et décisions judiciaires.

Selon le discours royal, ces obstacles compliquent le rapatriement des mineurs et des personnes usurpant le statut de réfugié, tout en favorisant les activités des réseaux criminels.

Le Roi a également dénoncé l’instrumentalisation politique et médiatique de la question migratoire.

« Le partenariat est un choix souverain et un engagement volontaire, qui ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage », a-t-il affirmé.

Une nouvelle proposition marocaine aux partenaires internationaux

Dans le prolongement de cette analyse, Mohammed VI a annoncé que le Maroc présenterait à ses partenaires un document exposant une nouvelle vision stratégique de la coopération.

Cette proposition devra, selon le discours royal, reposer sur une approche renouvelée intégrant les dimensions économiques et régionales.

Le document annoncé sera porteur « d’une orientation nouvelle visant à promouvoir le co-développement, la compétitivité économique et la stabilité régionale ».

Le Souverain n’a pas précisé, dans son discours, le calendrier de présentation de cette initiative ni les modalités de sa mise en œuvre.

Cette annonce intervient dans un contexte où le Maroc entend faire évoluer ses partenariats internationaux en tenant compte de ses intérêts économiques et de ses engagements en matière de coopération.

Un appel à la responsabilité des parlementaires

Au-delà des priorités économiques, sociales et diplomatiques, le discours royal a également insisté sur la responsabilité politique des élus.

En ouverture de son intervention, le Roi Mohammed VI est revenu sur la notion de fierté nationale, rappelant ses propos tenus devant le Parlement en 2014 au sujet de son attachement à la marocanité.

Il a souligné que cette fierté devait s’accompagner d’un engagement collectif au service du pays.

« La fierté nationale, ici, n’est pas une forme de vanité, ni l’expression d’une autosatisfaction. Elle est plutôt le catalyseur qui transforme l’appartenance en responsabilité, l’assurance en devoir national », a-t-il déclaré.

En conclusion, le Souverain a rappelé aux membres du Parlement que leur mandat constituait un engagement à l’égard des citoyens.

« Le mandat parlementaire est un engagement politique et un contrat moral qui vous lie aux citoyens », a-t-il affirmé, appelant les élus à être à la hauteur de leurs responsabilités.

Voici le texte intégral du Discours Royal :

« Louange à Dieu,

Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Mesdames, Messieurs les honorables parlementaires,

L’ouverture de la nouvelle législature est l’occasion pour Nous de féliciter les membres de la Chambre des Représentants pour la confiance que leur ont témoignée les électeurs.

Cette mandature intervient dans une conjoncture exceptionnelle, riche en opportunités qui pourraient ne pas se renouveler et qu’il convient de saisir pour poursuivre la dynamique de réalisations dans les différents domaines.

S’agissant du nouveau mandat législatif et gouvernemental, Nous attendons qu’il constitue un véritable tournant pour un Maroc soucieux de poursuivre son ambition de puissance économique émergente et fiable et tout aussi attaché à trouver un équilibre harmonieux entre les logiques de croissance économique et les impératifs d’une justice sociale et spatiale renforcée.

Mesdames, Messieurs,

En 2014, à cette même tribune, J’avais déclaré que : « le sentiment qui M’est le plus cher dans la vie, c’est celui d’être fier de Ma marocanité » […]

Aujourd’hui encore, le même sentiment demeure intact, et les années passant, il ne fait que croître et s’enraciner davantage.

De fait, le Maroc, l’une des nations les plus prestigieuses et les plus anciennement constituées du monde, prospère sous la houlette de l’une des plus anciennes monarchies de l’histoire.

Sous l’égide de la Commanderie des Croyants, les Marocains ont tout à fait raison de se sentir fiers de l’authenticité de notre identité religieuse, ainsi que de la singulière richesse de leur civilisation aux affluents divers et multiples.

Nous avons aussi de quoi être fiers, au vu de nos acquis politiques et diplomatiques, des progrès économiques et sociaux et des niveaux de développement qui ont changé la physionomie du Maroc.

La fierté nationale, ici, n’est pas une forme de vanité, ni l’expression d’une autosatisfaction. Elle est plutôt le catalyseur qui transforme l’appartenance en responsabilité, l’assurance en devoir national.

Mesdames, Messieurs,

Dans un contexte international marqué par l’accélération des mutations géoéconomiques, Notre pays s’est engagé, avec une vision claire, dans une nouvelle dynamique de réformes et de grands chantiers.

Aujourd’hui, outre l’activation des projets d’infrastructures à l’ordre du jour, une nouvelle génération de grandes stratégies doit être lancée, notamment dans les secteurs de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle.

Par ailleurs, Nous appelons de nouveau à une plus grande célérité dans le développement des capacités du Royaume en matière de constitution des réserves stratégiques et de sécurisation de l’approvisionnement en produits de première nécessité.

A cet égard, Nous exhortons le secteur privé à renforcer son rôle en tant qu’acteur stratégique de la transformation qui s’opère dans notre pays à la faveur de son développement.

Nous l’engageons aussi à se montrer plus entreprenant, plus créatif et plus apte à créer des opportunités d’emploi et à développer ses capacités d’investissement et d’exportation.

Il convient également de placer les questions liées à la jeunesse en tête des politiques publiques et des préoccupations des instances de gouvernance, à travers l’élaboration d’une vision intégrée garantissant l’égalité des chances et couvrant l’éducation, la qualification et l’insertion économique.

Les jeunes seront ainsi plus assurés de leur capacité à monter dans l’échelle sociale et auront davantage foi dans les institutions de leur pays et dans les opportunités qui leur sont offertes pour bâtir un avenir meilleur dans un cadre garant de liberté, de dignité et de stabilité.

Mesdames, Messieurs,

L’enjeu réel de la prochaine étape est l’action territoriale qui devra être menée sur le terrain pour identifier les vrais problèmes de chaque région et pour leur trouver des solutions réalistes.

En effet, la promotion du développement intégré, l’amélioration de la qualité des services publics et l’encouragement de l’investissement productif sont étroitement liés au processus de régionalisation avancée et à la mise en œuvre de la déconcentration administrative.

Or le retard et les dysfonctionnements qui freinent toujours l’opérationnalisation de la décentralisation et de la déconcentration affectent les programmes de développement socio-économique et empêchent de répondre aux préoccupations réelles des citoyens.

Aussi, Nous soulignons avec force qu’aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable dans la mise en œuvre pleine et entière de la Charte de la Déconcentration, avec ce que cela implique en termes de transfert des compétences et de réaffectation des ressources humaines et financières nécessaires du Centre vers les provinces et les régions.

De même, il convient de lever les obstacles qui continuent d’entraver le fonctionnement des institutions de la Région, notamment en définissant plus clairement les compétences y afférentes et en renforçant leurs effectifs humains et leurs ressources matérielles.

En effet, il devient indispensable de mieux organiser les relations entre l’Etat et les régions et d’instaurer les mécanismes de coordination et de contractualisation nécessaires pour doter celles-ci du pouvoir de décision et d’exécution des projets.

Mesdames, Messieurs,

Le Royaume a pu conforter sa position à l’international, en tant que partenaire responsable, fiable, soucieux d’honorer ses engagements et parfaitement fondé, par voie de conséquence, à recevoir le même traitement de la part de ses partenaires.

En outre, l’approche équilibrée que notre pays a adoptée dans la gestion du phénomène migratoire a abouti à des résultats concrets.

Cependant, nous devons reconnaître, avec courage et objectivité qu’en la matière, le modèle actuel de coopération a atteint ses limites, comme en attestent clairement les crises récurrentes.

La même analyse est valable pour notre voisine, l’Espagne, avec laquelle notre partenariat a connu d’importantes avancées dans les différents domaines, y compris dans la lutte contre l’immigration irrégulière.

Néanmoins, cette coopération se heurte aujourd’hui à des défis majeurs, liés à certaines dispositions légales dépassées et à des décisions judiciaires éloignées de la réalité. Malheureusement, un tel attelage entrave le rapatriement des mineurs et des personnes usurpant le statut de réfugié, et aiguise l’appétit des réseaux criminels.

Face aux déclarations irresponsables de certains milieux politiques et médiatiques et à leur instrumentalisation flagrante de la situation, Nous affirmons que le partenariat est un choix souverain et un engagement volontaire, qui ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage.

Dans ce cadre, le Maroc présentera à ses partenaires un document dans lequel sera exposée une vision stratégique, claire et pratique, porteuse d’une orientation nouvelle visant à promouvoir le co-développement, la compétitivité économique et la stabilité régionale.

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Ainsi que vous le savez, le mandat parlementaire est un engagement politique et un contrat moral qui vous lie aux citoyens.

Soyez donc, que Dieu vous garde, à la hauteur de cette responsabilité nationale dont vous répondez devant Dieu, les citoyens et l’histoire, et dont vous serez rétribués comme promis dans la parole du Très-Haut : « Quiconque viendra avec une bonne action aura dix fois son équivalent ».

Véridique est la parole de Dieu.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh ».

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La majorité se dessine autour de quatre partis https://lnt.ma/la-majorite-se-dessine-autour-de-quatre-partis/ Thu, 08 Oct 2026 10:54:47 +0000 https://lnt.ma/?p=560756 La cheffe du gouvernement désignée s’achemine vers une coalition réunissant son parti, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme, soit 207 sièges sur 395, quelques voix au-dessus de la majorité absolue. Le bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires s’est prononcé favorablement à la participation, mais la […]

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La cheffe du gouvernement désignée s’achemine vers une coalition réunissant son parti, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme, soit 207 sièges sur 395, quelques voix au-dessus de la majorité absolue.

Le bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires s’est prononcé favorablement à la participation, mais la décision finale revient à son conseil national, qui se réunit samedi, soit le dernier des trois à statuer. Le comité central du Parti du progrès et du socialisme s’oriente dans le même sens. L’Istiqlal a validé sa participation à l’unanimité samedi dernier.

Fatima Ezzahra El Mansouri a conduit des entretiens bilatéraux avec les secrétaires généraux des trois formations de l’ancienne Koutla et demandé à ses partenaires de maintenir la confidentialité des négociations. L’annonce de la majorité est attendue en début de semaine prochaine, après l’ouverture de la session parlementaire par le Roi. Deux commissions seraient ensuite constituées, l’une sur le programme gouvernemental, l’autre sur l’architecture de l’équipe.

Sur la structure, elle souhaite un nombre réduit de ministères regroupés en pôles thématiques et la participation de dirigeants de partis à la gestion des secteurs. Elle entend par ailleurs porter la représentation féminine au-delà des niveaux des gouvernements précédents.

Un point reste ouvert sur le fond : la question de savoir si le programme électoral du parti arrivé en tête servira de base au programme gouvernemental, en particulier ses engagements sur le pouvoir d’achat, sujet sur lequel les partenaires de gauche ont leurs propres priorités.

Le Rassemblement national des indépendants, deuxième formation du scrutin avec 66 sièges, a indiqué ne pas vouloir faire pression pour participer tout en laissant la porte ouverte.

LNT

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Coalition gouvernementale : les coudées franches pour le PAM https://lnt.ma/coalition-gouvernementale-les-coudees-franches-pour-le-pam/ Wed, 07 Oct 2026 17:12:34 +0000 https://lnt.ma/?p=560731 Oui, c’est historique qu’une femme ait été nommée Cheffe du Gouvernement au Maroc. Comme on peut le lire un peu partout depuis cette annonce, d’autres femmes ont été en première ligne du pouvoir dans la longue histoire du Maroc de Kenza al-Awrabiya à Sayyida al-Hurra en passant par Zaynab an-Nafzawiyya. Mais, dans le Maroc dit […]

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Oui, c’est historique qu’une femme ait été nommée Cheffe du Gouvernement au Maroc. Comme on peut le lire un peu partout depuis cette annonce, d’autres femmes ont été en première ligne du pouvoir dans la longue histoire du Maroc de Kenza al-Awrabiya à Sayyida al-Hurra en passant par Zaynab an-Nafzawiyya. Mais, dans le Maroc dit moderne, notamment depuis l’indépendance, malgré les carrières brillantes et impactantes de nombreuses femmes marocaines à la tête d’institutions, au service de l’État ou dans le secteur privé, cette nomination en est quand même le point culminant.

Pour autant, FatimZahra El Mansouri n’est pas une novice, ni en politique, ni au service de la collectivité ou de l’État, et sa nomination est la conséquence « normale » de son parcours dans la mesure où le PAM a gagné les élections et que la Constitution la plaçait en position de candidate naturelle au poste actuel. Avocate de formation, première femme maire de Marrakech dès 2009, ministre dans le gouvernement sortant et coordinatrice de la direction collégiale d’un parti arrivé en tête avec 97 sièges sur 395, elle a gravi les échelons un à un. Ce n’est donc ni de la « positive action » à l’égard d’une femme, ni un séisme politique, mais la preuve si besoin que certaines choses avancent pas à pas dans notre pays.

Ce qui risque d’être nouveau en revanche, c’est la perception et les réactions des citoyens marocains, de la classe politique, des décideurs économiques avec leur lot de préjugés sur ce que doit être son action, ses compétences et ses décisions, non pas seulement en tant que Cheffe du gouvernement légitime mais en tant que femme. Chaque arbitrage, chaque hésitation, chaque coup de fermeté sera lu à travers ce prisme, là où ses prédécesseurs n’étaient jugés que sur leurs résultats ou n’étaient d’ailleurs même pas jugés. Pas sûr que sa tâche soit facilitée dans ce sens, mais seul l’avenir nous le dira.

Concernant la composition du nouveau gouvernement, ce qui semble acquis c’est d’abord la non-participation du RNI et compte tenu des tensions, reproches et attaques dont on a été témoins entre le PAM et le RNI qui faisaient partie du même gouvernement sortant, c’est rassurant quant au degré d’hypocrisie politique dont on est capable. Le parti de la Colombe s’était pourtant dit prêt à rempiler, mais la base du PAM, réunie en Conseil national à Skhirat, a fait passer un message limpide.

Le RNI dans l’opposition c’est en revanche un peu un oxymore et on n’imagine pas très bien à ce stade à quoi le parti décapité, tombé de 102 à 66 sièges, pourrait s’opposer, à part au PJD, le privant au passage du bénéfice d’être la vraie opposition vociférant contre le système. Avec ses 54 députés retrouvés, le parti de la Lampe devra donc partager les bancs et le micro, ce qui n’est pas précisément dans les habitudes de son Zaïm.

Ensuite, le PAM qui se réclame du centre gauche malgré l’appétence de certains de ses membres pour les affaires, semble se diriger vers une alliance avec ce que les plus jeunes n’ont pas connu, la Koutla 2.0, composée de l’Istiqlal, de l’USFP et du PPS, ce bloc né dans les années 90 et qui avait ouvert la voie à l’alternance. À eux quatre, ils totaliseraient 207 sièges, soit neuf de plus que la majorité absolue. Outre le cadeau fait à ces formations, de gauche notamment, qui rejoignent le gouvernement sans avoir particulièrement brillé aux élections, l’USFP et le PPS y ayant même laissé des sièges, cette composition indique certainement la teinte sociale des lourds dossiers que Mansouri aura à mener à bien pendant son mandat.

En effet, la réforme des retraites risque de nécessiter des débats houleux et des compromis inévitables avec les forces vives de la Nation, comme les syndicats, que la gauche côtoie traditionnellement plus. De même, la réforme de la Moudawana, qui est dans les tuyaux depuis un moment et qui est très attendue, nécessitera à la fois la mobilisation des milieux progressistes, et l’aval de ceux, plus conservateurs, qui gravitent historiquement autour de l’Istiqlal. À cela s’ajoutent l’emploi, la santé, l’éducation et le pouvoir d’achat, sur lesquels une jeunesse à qui elle dit vouloir « redonner espoir » attend autre chose que des promesses.

Mais surtout, en mettant le RNI sur la touche et en s’alliant à des partis tactiques, le PAM s’assure de garder la main sur le gouvernement et s’évite de subir trop de contradictions, de frictions ou de contrariétés au sein de sa majorité. Avec 97 sièges contre 65 à l’Istiqlal, 26 à l’USFP et 19 au PPS, le parti du Tracteur pèse à lui seul presque autant que ses trois partenaires réunis, là où il aurait dû composer avec un RNI fort de 66 députés et d’une solide habitude du pouvoir. Les coudées seront nettement plus franches dans cette configuration.

Encore faut-il savoir quoi en faire, parce qu’avec les mains libres, on n’a plus personne à qui imputer ce qui ne marche pas.

Zouhair Yata

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Le Conseil de sécurité ouvre sa séquence sur le Sahara https://lnt.ma/le-conseil-de-securite-ouvre-sa-sequence-sur-le-sahara/ Wed, 07 Oct 2026 10:02:48 +0000 https://lnt.ma/?p=560655 Deux réunions distinctes se tiennent mercredi et jeudi au Conseil de sécurité, la première avec les pays contributeurs de troupes sur le fonctionnement de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara, la seconde en consultations fermées sur le volet politique. La séance du 7 octobre doit entendre le représentant spécial du […]

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Deux réunions distinctes se tiennent mercredi et jeudi au Conseil de sécurité, la première avec les pays contributeurs de troupes sur le fonctionnement de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara, la seconde en consultations fermées sur le volet politique.

La séance du 7 octobre doit entendre le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la mission, Alexander Ivanko, sur les conditions d’action sur le terrain, la situation sécuritaire et les contraintes opérationnelles. Celle du 8 octobre réunira Alexander Ivanko et l’envoyé personnel Staffan de Mistura, et portera sur l’état des consultations menées auprès des parties, en particulier sur la question de savoir si les écarts se sont réduits ou si les positions demeurent éloignées.

Les deux rendez-vous ouvrent la négociation du texte de renouvellement. Le mandat expire le 31 octobre, et les États-Unis, porte-plume sur ce dossier, détermineront l’orientation du projet. Les points ouverts portent sur la durée du mandat, sur la place accordée dans le texte à l’initiative d’autonomie marocaine par rapport aux références à l’autodétermination, et sur le traitement du cadre fixé par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025.

Le Royaume aborde cette séquence avec un capital diplomatique consolidé. Les États du Conseil de coopération du Golfe ont réaffirmé le 3 octobre devant la Quatrième commission leur soutien à la marocanité du Sahara et au plan d’autonomie. Le représentant permanent américain Mike Waltz a par ailleurs publiquement pressé le Front Polisario d’accepter ce plan.

Du côté algérien, le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré samedi que son pays n’était « pas plus sahraoui que les Sahraouis » et accepterait la décision que ceux-ci accepteraient, formulation qui marque une inflexion de ton sans engagement formel.

LNT

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Quatre petits partis forment un groupement parlementaire https://lnt.ma/quatre-petits-partis-forment-un-groupement-parlementaire/ Tue, 06 Oct 2026 11:42:20 +0000 https://lnt.ma/?p=560627 Le Front des forces démocratiques, le Parti de l’équité, le Parti des néo-démocrates et le Parti de l’unité et de la démocratie ont annoncé la constitution d’un groupement commun à la Chambre des représentants, réunissant six députés. La répartition est la suivante : deux élus pour le Front des forces démocratiques, deux pour le Parti […]

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Le Front des forces démocratiques, le Parti de l’équité, le Parti des néo-démocrates et le Parti de l’unité et de la démocratie ont annoncé la constitution d’un groupement commun à la Chambre des représentants, réunissant six députés.

La répartition est la suivante : deux élus pour le Front des forces démocratiques, deux pour le Parti de l’équité, un pour le Parti des néo-démocrates et un pour le Parti de l’unité et de la démocratie. Le regroupement permet à des formations dont aucune n’atteint seule le seuil requis pour constituer un groupe parlementaire d’accéder à un statut intermédiaire, le groupement, qui ouvre des droits réduits mais réels en matière de temps de parole, de participation aux commissions et de saisine.

Les objectifs affichés portent sur la proposition de textes législatifs, le renforcement des mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale, la traduction des préoccupations citoyennes en politiques applicables et la promotion de pratiques parlementaires éthiques. Le président du Parti de l’équité, Chakir Achahbar, a évoqué la recherche d’une « plus grande efficacité de l’action parlementaire » par des méthodes de travail renouvelées.

Le groupement ne s’est pas déclaré dans la majorité ni dans l’opposition, se limitant à invoquer des priorités nationales et un engagement d’évaluation des politiques publiques. Ce positionnement d’attente est fréquent pour les petites formations au moment où se négocient les équilibres de la nouvelle législature.

LNT

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Cinq prétendants à la présidence de la Chambre https://lnt.ma/cinq-pretendants-a-la-presidence-de-la-chambre/ Tue, 06 Oct 2026 11:40:15 +0000 https://lnt.ma/?p=560625 Azzedine El Midaoui, Abdellatif Ouahbi, Mohamed Sibari, Ahmed Touizi et Mehdi Bensaid sont en lice au sein du parti arrivé en tête pour le perchoir, que l’Istiqlal revendique également. Le poste se négocie comme un portefeuille. Selon les règles implicites de répartition observées lors des législatures précédentes, le parti qui l’obtient voit sa part de […]

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Azzedine El Midaoui, Abdellatif Ouahbi, Mohamed Sibari, Ahmed Touizi et Mehdi Bensaid sont en lice au sein du parti arrivé en tête pour le perchoir, que l’Istiqlal revendique également.

Le poste se négocie comme un portefeuille. Selon les règles implicites de répartition observées lors des législatures précédentes, le parti qui l’obtient voit sa part de ministères réduite de deux unités, ce qui en fait un enjeu directement intégré au marchandage de la coalition.

L’Istiqlal avance de son côté les noms de son secrétaire général Nizar Baraka et d’Abdessamad Kayouh. Cette revendication complique l’équation interne du parti vainqueur, où cinq personnalités se disputent déjà la fonction.

Le calendrier est fixé. Le Roi ouvre vendredi la session parlementaire d’automne, première de la nouvelle législature, et l’élection du président de la Chambre des représentants doit intervenir samedi.

La fonction a été occupée au cours des dernières législatures par Karim Ghellab, Habib El Malki puis Rachid Talbi Alami, ce dernier ayant conduit la onzième législature. Elle confère à son titulaire la direction des travaux de la chambre basse, la présidence de la conférence des présidents et un rôle protocolaire qui le place au quatrième rang de l’ordre institutionnel.

LNT

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Majorité El Mansouri, les partis de la Koutla en pole position ! https://lnt.ma/majorite-el-mansouri-les-partis-de-la-koutla-en-pole-position/ Tue, 06 Oct 2026 10:32:32 +0000 https://lnt.ma/?p=560601 Visiblement, la formation du gouvernement Mansouri n’est qu’une question de temps. Certes, les consultations se poursuivent à un rythme soutenu, mais les signaux de l’annonce d’un nouveau Gouvernement se précise, surtout après l’éloignement du RNI qui n’a cessé, dès le début des négociations, de démontrer sa forte réticence à cohabiter avec le Gouvernement Mansouri. Le […]

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Visiblement, la formation du gouvernement Mansouri n’est qu’une question de temps. Certes, les consultations se poursuivent à un rythme soutenu, mais les signaux de l’annonce d’un nouveau Gouvernement se précise, surtout après l’éloignement du RNI qui n’a cessé, dès le début des négociations, de démontrer sa forte réticence à cohabiter avec le Gouvernement Mansouri. Le cas échéant, le PAM risquerait gros politiquement. FTZ Mansouri l’a certainement compris, l’heure de la grande séparation PAM/RNI a bel et bien sonné.

Samedi 3 octobre, au QG de la Balance à Rabat, Nizar Baraka, SG du parti, intervient pour interrompre un Istiqlalien en plein prise de parole : « J’ai une nouvelle pour vous : le PAM refuse l’offre du RNI de faire partie de la coalition gouvernementale ». Un grand bruit d’applaudissement emballe la salle. Mais très vite, Nizar Baraka est revenu sur son annonce, en disant qu’il s’est trompé ! Grande déception auprès des Istiqlaliens qui viennent de démontrer que le RNI n’est pas le bienvenu.

De là, on comprend que l’Istiqlal conditionne, entre autres, sa participation à l’éloignement du RNI. Pour le reste, on verra ! Il semble que la reconduction du Gouvernement Akhannouch ne manquerait pas d’entourer l’opération électorale dans son ensemble de doutes et de suspicions. Et par conséquent, il serait difficile de convaincre les autres partis de rejoindre une alliance PAM/RNI. 

En ce début de semaine, la Cheffe du Gouvernement a accueilli le Premier Secrétaire de l’USFP, Driss Lachguer, et le SG du PPS, Nabil Benabdellah. Aucune déclaration n’a été donnée à l’issue de ces deux rencontres. Là, il semble qu’on s’approche de la conclusion. Car comme l’Istiqlal, le Livre et la Rose ont déjà exprimé leur refus catégorique de cohabiter avec le RNI dans le cadre du nouveau Gouvernement conduit par le PAM.

Politiquement, il semble surtout qu’entre le RNI, pourtant deuxième des législatives de septembre dernier, et les partis de la Koutla, soit 110 sièges, FTZ Mansouri aurait intérêt à opter pour l’Istiqlal, l’USFP et le PPS. De quoi crédibiliser et mettre à l’aise sa majorité, d’autant plus que les partis de la Koutla sont aujourd’hui les mieux placés pour négocier et débattre avec l’opinion publique sur des questions sensibles tels que la réforme de la Moudawana ou encore la problématique des retraites. Avec toute cette pression et les attentes en vue, les partis de la Koutla peuvent également offrir au Gouvernement Mansouri l’opportunité de négocier paisiblement avec les principales centrales syndicales sur les différentes questions socio-économiques prioritaires et de négocier des solutions réalistes et réalisables.

Au Parlement, les partis du Bloc Démocratique, contrairement au RNI, ont également cette capacité politique de faire face à une opposition des plus acharnée que le PJD, avec ses 54 siège, prépare à El Mansouri.

Aussi et dans un contexte pareil, les partis de la Koutla disposent d’une plateforme médiatique bénéficiant d’une importante crédibilité historique en mesure d’accompagner et de promouvoir les chantiers et les réformes au menu.

C’est dire que le PAM aurait certainement intérêt à embarquer sur son bateau les partis de la Koutla en plus d’un MP, avec 27 sièges, pour consolider sur le plan arithmétique cette fois-ci, sa majorité. Le RNI, privé aujourd’hui de son homme fort, Aziz Akhannouch, ne fait plus apparemment l’affaire aussi bien au sein de la majorité que dans l’opposition !  Un moment difficile pour la Colombe…

H.Zaatit  


Mansouri pour un Gouvernement politique… L’ère des technocrates semble révolu !

« Les négociations ne sont pas faciles, d’autant plus que nous avons pris des engagements envers Sa Majesté, les Marocains et la Nation. Nous voulons un gouvernement politique fort, loin du clientélisme, la satisfaction et le népotisme dans la distribution des portefeuilles. Nous voulons des personnes politiques compétentes, honnêtes avec valeurs et des principes, prêtes pour sacrifier pour ce pays », a dit FTZ Mansouri devant le Conseil National du PAM.


Pour la participation du PPS, Benabdallah se dit rassuré par El Mansouri…  

Le Comité Central du PPS a mandaté, à l’unanimité, le bureau politique du parti afin de gérer la prochaine étape relative aux consultations en vue de former le gouvernement. Le SG du parti, Benabdallah, a indiqué à cette occasion, que les consultations menées avec la Cheffe du Gouvernement nommée, ont fait ressortir une « grande convergence » avec plusieurs visions défendues par le PPS, reflétant une volonté commune d’édifier une nouvelle dynamique réformatrice capable de relever les défis politiques, économiques et sociaux qui s’imposent : « Le positionnement du PPS reste tributaire de l’existence d’engagements clairs et de garanties réelles portant sur plusieurs défis majeurs », a-t-il affirmé, tout en insistant sur les impératifs de moralisation de la vie publique et de lutte contre toutes les formes de corruption, de rente et de conflits d’intérêts.

Et de poursuivre que le parti a également souligné un certain nombre de priorités économiques et sociales devant être traitées avec l’efficacité et la célérité requises, telles que les questions de souveraineté économique et les impératifs de satisfaction des besoins de la société, la transition vers l’industrialisation, les questions de la jeunesse en lien avec l’emploi, la formation et l’éducation, etc.  « En toute objectivité, nous relevons une large adhésion, une profonde convergence de vues et une volonté affirmée de soutenir la vision portée par notre parti », tient à préciser Benabdallah à ses camarades.

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