Culture

Rabat : Une première Biennale d’art contemporain 100% féminine

le 12 mars 2019


La première Biennale d’art contemporain de Rabat se tiendra du 10 septembre au 10 décembre 2019, sous le thème « Un instant avant le monde ». C’est en effet ce qu’a annoncé Abdelkader Damani, directeur du Frac Centre-Val de Loire et commissaire général de la Biennale de Rabat, lors d’une conférence de presse tenue lundi 11 mars.

Cette biennale, organisée à l’initiative du Musée Mohammed VI, fut décidée après une rencontre entre Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées, et Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe, a tenu à préciser Abdelaziz El Idrissi, directeur du MMVI.

Une soixantaine d’artistes femmes architectes, cinéastes, chorégraphes et metteures en scène, de 30 nationalités différentes, prendront part à cette manifestation « pour une réécriture nécessaire de l’histoire de l’art, une redéfinition urgente de nos relations à l’esthétique et au politique », explique M. Damani.

Parmi ces artistes, on retrouve 12 Marocaines, dont Tala Hadid, Bouchra Ouizguen et Narjiss Nejjar.

En effet, pour que cette biennale se distingue de celles organisées partout dans le monde, le commissaire a choisi de n’inviter que des artistes femmes.

«Il y a une volonté égalitaire entre le riche et le pauvre, l’émigré et l’autochtone, entre frontières… qui est en train de se généraliser aujourd’hui à travers le monde et sera notre défi pour le future. Mais il y a une question anthropologique et ancienne à laquelle nous n’arrivons pas à répondre, c’est l’inégalité entre les hommes et les femmes », a affirmé Abdelkader Damani.

La Biennale s’installera dans différents lieux de la capitale : le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, la Villa des arts, l’espace expression CDG, le musée des Oudayyas, borj Addoumoue, Borj Rottenburg (Lakbir), ainsi que d’autres espaces publics.

« Rabat, capitale culturelle – ville lumière, sera la première artiste invitée de cette Biennale qui, loin de s’extraire de l’Histoire, compte saisir les réalités sociales, politiques et contemporaines », a souligné le commissaire de la biennale.

AL