Société

Le golden boy à la Ferrari : P, comme poivrot, pourri et pistonné

le 19 avril 2017


Si les réseaux sociaux n’existaient pas, il faudrait les inventer tant leur rôle a été crucialement positif dans l’affaire du golden boy « saoul comme un cochon », qui, après avoir heurté trois véhicules à l’arrêt, se gausse publiquement des policiers venus faire le constat de l’accident.

Tellement saoul et bête ce jeune homme, qu’il se filme lui-même avec son portable, en train « d’écluser une roteuse », d’abord en boîte de nuit, ensuite au volant de sa voiture, comme si tout lui était permis.

Et s’il n’y avait pas eu une vive réaction des internautes légitimement outrés par ce comportement scandaleux de ce « fils à papa made in Rabat », (la capitale où c’est chaud pour les agents de police, tant sont nombreux « les fils et filles de »), l’affaire aurait peut-être été étouffée ou réglée par la simple et rapide indemnisation des propriétaires des véhicules injustement accidentés.

Il est vrai que le géniteur de ce « gamin pourri » a sans doute de quoi régler la note des réparations, sans passer par les assurances, lui qui met entre les mains de son rejeton une « caisse » dont le prix représente mille fois le salaire mensuel d’un smicard marocain.

On applaudira donc à la prompte diligence des services de M. Hammouchi qui n’ont pas hésité à relever de leurs fonctions les pandores complaisants, mais, ce qui intéresse au plus haut chef l’opinion publique, c’est de savoir ce qui va advenir du poivrot de luxe, qui s’est rendu coupable de plusieurs violations très graves du code de la route et notamment de conduite en état d’ébriété manifeste.

Un retrait définitif du permis, quelques semaines « à l’ombre », une cure de désintoxication en prime, voilà ce qui pourrait à la fois calmer un peu les ardeurs de ce soiffard impénitent et satisfaire l’ire légitime de l’opinion publique qui stigmatise de tels comportement proprement inadmissibles

Car, au Maroc, l’égalité devant la loi devrait être la règle, derham ou pas dirham en poche…

Fahd YATA