Dr. Rochdi Talib, président du Groupe Aktidal Holding. Crédit Photo : DR

Société

La nouvelle clinique du groupe AKTIDAL Holding voit le jour

le 20 juillet 2018


Après le lancement de la 1ère clinique Jerrada Oasis en 2011, le groupe Aktidal annonce le lancement de sa 2ème clinique Casablanca Ain Borja. « Chacune de ces cliniques a nécessité un investissement global de 100 MDH », selon le président Dr Rochdi Talib.

« Ayant pour objectif de satisfaire tous les besoins médicaux et une prise en charge complète d’excellente qualité, la clinique de Ain Borja dispose d’une capacité litière de 100 lits, de 7 salles de consultations, 5 salles d’intervention chirurgicales, 2 salles d’accouchement, et une salle de Cathétérisme cardio-vasculaire », a déclaré à cette occasion le responsable.

L’établissement bâti dans un espace de 5500 m2 sur 8 niveaux propose plus de 20 spécialités, citons entre autres, la chirurgie néonatale et pédiatrique, la cardiologie, et l’oncologie médicale, sans oublier un plateau d’envergure de réanimation adulte et néonatale.

La dite clinique propose 13 chambres individuelles ou mini suite, 20 chambres double, et 4 suites. En plus des télévisions et téléphones dont disposent les chambres individuelles, les suites et mini-suites sont équipées d’un canapé lit et minibar. La clinique se dote de 19 lits de réanimation adultes, 20 couveuses pour réanimation néonatales, ainsi que 18 lits d’hôpital du jour.

Pour ce qui est équipements de radiologie, l’établissement sanitaire dispose d’un scanner multi barrettes, un IRM dernière génération avec logiciel de post-traitement, une échographie 3D et 4D, ainsi qu’une radiologie standard.

Pourquoi choisir Ain Borja ?

Ain Borja se situe au niveau de la préfecture de Ain Sebaa-Hay Mohammadi, à proximité immédiate de la préfecture de Al Fida-Mers Sultan. La population totale de ces 2 préfectures avoisine les 740 000 habitants.

Le nombre de lits hospitaliers en fonctionnement est estimé, selon la carte sanitaire 2017, à 520 lits soit 0,7 lits pour 1000 habitants ! Le nombre de lits par habitant est donc inférieur à la moyenne nationale.

Selon Dr Talib, le développement de la Clinique Casablanca Ain Borja vient renforcer d’une part, le nombre de lits et la typologie de lits manquants notamment en réanimation adulte et néonatale, avec respectivement 15 lits et 20 couveuses.

Dans son allocution, la même source a fait allusion à quelques chiffres clés qui reflètent la faiblesse des soins présentées à la population marocaine, d’où la nécessité du développement des établissements de la santé.

0,9 lits pour 1000 habitants !

S’agissant la capacité litière, le Maroc compte environ 32 600 lits ( lits fonctionnels, selon la carte sanitaire de 2017), dont près de 23 000 pour le secteur public.

Un autre constat relevé par le dirigeant du groupe Aktidal : le Maroc compte actuellement environ 0,9 lits pour 1000 habitants, alors qu’il disposait de 1,6 lits pour 1000 habitants en 1960. Selon l’OMS, dans la région européenne, la population bénéficie de 63 lits d’hôpitaux pour 10 000 habitants, contre 10 pour 10 000 dans la région africaine.

Grosso modo, ces chiffres font ressortir que le Maroc connaît une augmentation constante des besoins de santé, suite aux évolutions démographiques, comme l’a noté Dr Talib.  «La part de la population marocaine de moins de 60  a augmenté depuis 1960, l’espérance de vie a changé (en allant de 47 en 1962 à 74,8 ans en milieu urbain ), avec un vieillissement de la population. Ainsi, le gain d’espérance de vie est de 28 ans, résultante de la baisse de la mortalité aux différents âges ».

Un autre constat qui impose le besoin atroce aux soins : la baisse de fécondité au Maroc. « L’indice synthétique de fécondité est passé de 7 naissances à 2,2 naissances, sans oublier la mise en place de l’AMO et du RAMED qui conduisent à une augmentation continue des besoins en santé ».

« 25% des marocains n’arrivent pas encore à se soigner lorsqu’ils sont malades et 75% de ceux qui accèdent au système public, se déclarent insatisfaits des soins qui y sont dispensés », a alerté Dr Talib.  Et d’ajouter « les rendez-vous dans les hôpitaux publics sont en moyenne de 6 mois en chirurgie et de 3 mois en médecine ». Selon le président,  le secteur privé demeure préconisés chez les marocains : 9 sur 10 ayant une assurance maladie ont eu recours aux hôpitaux privés ».

Par ailleurs, et sur le volet d’enseignement supérieur, le Dr Rochdi s’est interrogé sur « la valeur des autorisations données à quelques écoles privées d’infirmerie, sachant que leurs diplômes ne sont pas reconnus par le ministère de tutelle ».  « Le groupe Aktidal a besoin de 1000 cadres d’ici fin 2018, On a un manque accablant dans quelques spécialités tels que l’infirmerie anesthésique, les techniciens radiologues et les techniciens des laboratoire », a martelé le patron d’Aktidal.

S’agissant le partenariat public-privé, le médecin anesthésiste-réanimateur  a annoncé « qu’on est en négociation avec le ministère pour faire face à la demande de soins, dans le secteur des maladies natales, chirurgicales, et radiologie ». « Dans les mois à venir, on espère intégrer les personnes « Ramédistes » pour le soin des maladies liés au cancer, et les maladies chroniques grave en général ».

Le point de presse organisé a été l’occasion également d’annoncer les ouvertures prochaines des cliniques du groupe, à savoir le Centre international d’Oncologie de Casablanca, dont l’ouverture est prévu en octobre prochain, et la Clinique multidisciplinaire Chefchaouni basée à Ain Sebâa, dont l’ouverture est prévue en janvier 2019. La région de Doukkala-Abda connaîtra également l’ouverture d’une Clinique en 2020, a annoncé Dr Talib.

Rappelons que le groupe compte actuellement 2 établissements de santé, Clinique Jerrada Oasis, lancée en 2011 et clinique Casablanca Ain Borja ouverte en juillet 2018. Deux autres établissements de santé sont en cours de développement dont les ouvertures sont prévues fin 2018, et début 2019. Au total, ces 4 structures totalisent 450 lits dont plus de 150 lits de réanimation et soins intensifs et 30 salles de blocs opératoires.

 

 

Imane JIRRARI