M. Saaïd Amzazi . Crédits : MAP

Société

Covid dans les écoles : Le bilan Amzazi s’assombrit…

le 14 octobre 2020


Il semble que le virus commence à circuler confortablement dans les écoles. En quelques semaines seulement après la reprise de l’école en mode présentiel, le premier bilan fait état de la contamination de plus de 3 000 membres de la famille de l’enseignement. Ce bilan, inquiétant, a été donné en début de semaine par le ministre Said Amzazi. Et de poursuivre que son département a procédé à la fermeture de 210 établissements scolaires accueillant plus de 100 000 élèves. 1400 de ces écoliers présentent des cas positifs. Le département Amzazi enregistre aussi la contamination de 1500 enseignants, 245 cadres administratifs et 158 cadres appartenant à d’autres académies. Soit un total de 3030 cas positifs dans l’école marocaine depuis le mois dernier. C’est dans ce contexte épidémique sévère que plus d’un million et 79 000 étudiants s’apprêtent à reprendre le chemin des universités à partir de ce jeudi 15 octobre.

A Casablanca, qui compte plus de 1000 cas/jour, il est à noter que depuis la rentrée des classes, le 7 septembre, 260 cas de Covid-19 ont été enregistrés, enseignants aussi bien qu’élèves, au niveau de la Région de Casa-Settat. Conformément au protocole sanitaire, un processus de dépistage de l’ensemble de la classe est initié à partir de trois élèves positifs par classe, dit-on auprès de la Santé à Casablanca, tout en précisant que si les enfants de moins de dix ans restent en général à l’abri de la contamination, les élèves de plus 10 ans restent susceptibles de contamination, car leur charge virale s’approche de celle des adultes. Et on s’attache à dire que le plus dangereux reste le fait que ces élèves pourraient se transformer en transporteurs éventuels de virus à leurs familles, dont membres les âgés de plus de 60 ans sont souvent les victimes. Tel est le constat de la délégation de la Santé de la Région Casa-Settat.

Autrement dit, les jours à venir s’annoncent pénibles, risquant même de compliquer l’élan pour la relance économique escomptée par tous. C’est dire qu’avoir ‘‘le beurre et l’argent du beurre’’, dans le contexte Covid-19, s’avère de plus en plus difficile. Pour une fois, l’exemple européen est à éviter… ne serait-ce le temps d’une Covid-19 ravageuse.

Hassan Zaatit