« La zilna fil tarik*»

Le récent discours royal adressé à la Nation à l’occasion du 45è anniversaire de la Marche Verte s’est totalement inscrit dans la droite ligne de la position « ne varietur » du Royaume depuis le 6 novembre 1975.

La marocanité de la Saquiat Al Hamra et du Wadi Eddahab est concrète, effective, solide et rien, ni personne ne saurait en attaquer ou contester la légitimité irréfragable sans trouver en face de lui l’unanimité nationale qui perdure depuis cette date mémorable, du plus haut échelon de l’État jusqu’au dernier citoyen marocain.

Mais cette allocution a également souligné, avec justesse et pertinence, l’immense potentiel de développement qui caractérise nos Provinces du Sud, notamment sur le plan des ressources halieutiques ou encore de la mise en valeur de ce trait d’union qu’elles constituent entre notre pays et l’ensemble continental africain, et tout particulièrement dans ses parties occidentale et centrale.

Voilà pourquoi la duplication pour Dakhla du modèle développé avec le succès que l’on sait avec Tanger Med sera incontestablement l’une des réalisations majeures de la présente décennie.

Voilà également pourquoi les vaines gesticulations des mercenaires aux abords du point de passage de Guerguerat ne seront plus longtemps tolérées, comme clairement énoncé par SM le Roi Mohammed VI dans son discours du 7 novembre 2020, car elles portent atteinte à l’une des libertés fondamentales élevées au plus haut par la communauté internationale, la liberté de circulation, pour les individus comme les marchandises.

Une poignée de séparatistes stipendiés, déguisés en « civils », ne saurait bafouer trop longtemps encore ce droit et ces agissements des agitateurs du polisario, tels des moulins à vent, indiquent éloquemment la situation désespérée dans laquelle se trouvent ceux qui refusent de reconnaître la réalité, à Tindouf comme à Alger.

C’est, d’ailleurs, dans la capitale algérienne que ce dépit, fait de frustration et de haine, continue de s’exprimer dans les cercles officiels, militaires notamment, alors que ce pays voisin est fortement empêtré dans des situations quasi-inextricables, avec une sévère pandémie du Covid-19, (mais il n’est pas le seul !), une crise économique abyssale caractérisée par le tarissement des ressources générées par l’exploitation gazière et pétrolière en raison de la baisse des prix des hydrocarbures à l’international.

C’est surtout au plan politique et social que la conjoncture algérienne est la plus malmenée avec l’échec patent du récent référendum sur un nouveau projet de Constitution, massivement boycotté par les citoyens de ce pays, fervents soutiens du Hirak pacifique déclenché en février 2019, puisque le taux de participation a tout juste atteint le 23,7% !

Et, clin d’œil de l’Histoire ?, l’État algérien est de nouveau caractérisé par une vacance en son sommet avec l’hospitalisation à l’étranger, pour raison d’infection par le Covid-19, du président Abdelmadjid Tebboune.

Pour autant et parce que le devenir de l’Algérie concerne uniquement son peuple, ce qui importe pour nous, Marocains, c’est que notre souveraineté sur les provinces du Sud, concrétisée donc en 1975, perdure encore aujourd’hui et pour les siècles à venir !

Avec l’établissement d’une dizaine de représentations consulaires, africaines et arabe, à Laâyoune, mais aussi la prolongation du mandat de la Minurso aux termes d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui rejette une nouvelle fois l’inanité des thèses séparatistes et algériennes, c’est la matérialisation d’une donne politique et diplomatique à l’avantage évident du Royaume qui se confirme.

Les séparatistes et leurs maîtres, accrochés à leurs options illusoires, n’ont guère perçu les évolutions géostratégiques qui ont modifié leurs paramètres depuis plusieurs années et que la pandémie mondiale a accentuées.

L’ère des mini-États sous protectorat étranger est révolue, tout comme devrait se confirmer dans les prochaines semaines un retour du multilatéralisme, mis à mal par l’Administration Trump et contrainte à plier bagage, selon la volonté des électeurs américains.

Sécurité régionale, combat acharné contre le terrorisme, union contre les pandémies, rétablissement des relations économiques et commerciales mondiales, lutte contre les méfaits du dérèglement climatique, telles sont les priorités actuelles de la communauté internationale des États qui n’a que faire des manigances à visées déstabilisatrices de régimes passéistes.

Pour sa part, le Royaume s’inscrit parfaitement dans ces tendances, et continuera de mener résolument son chemin sur la voie empruntée le 6 novembre 1975.

Fahd YATA

*Nous continuons sur la même voie

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