Économie et Finance

La Bourse de Casablanca rappelle qu’elle dispose bien de circuit-breakers

le 28 avril 2020


Dans un communiqué, la Bourse de Casablanca répond à certaines rumeurs et rappelle qu’elle dispose bien de cours-circuits.

Rappelons qu’un coupe-circuit, appelé circuit-breaker (CB), est un mécanisme utilisé par de nombreuses bourses, leur permettant de suspendre temporairement leurs échanges. Ce dispositif est activé dans des moments de panique et d’extrême volatilité et peut durer quelques minutes ou toute une séance de bourse. L’objectif étant de permettre aux différents intervenants de réévaluer les conditions et paramètres de marché (risque, liquidité, flux d’informations) et de revoir leurs décisions.

La particularité des CB de la Bourse de Casablanca, par rapport au NYSE par exemple, est qu’ils sont activés au niveau de chaque instrument financier. La Bourse a fait le choix de ne pas conditionner la suspension ou l’arrêt complet du marché au
comportement de son indice phare (MASI). Ce mode de fonctionnement plus précis et flexible permet également d’adresser des situations de panique qui concerneraient les titres d’une seule société ou d’un secteur en particulier, explique-t-on auprès de sa direction. De cette manière, le marché casablancais continue de fonctionner normalement pour les valeurs qui ne seraient pas concernées par le mouvement de panique et évite ainsi de les pénaliser.

Dans les détails

A la Bourse de Casablanca, les coupe-circuits sont déclinés en seuils de variation statiques et dynamiques. Le seuil de variation statique est la variation maximale ou minimale du cours d’un instrument financier par rapport à son cours de référence (cours de clôture ajusté de la veille). Le seuil de variation dynamique est la variation maximale ou minimale du cours d’un instrument financier par rapport à son dernier cours traité (cours de la dernière transaction durant la même séance de bourse).

Si la confrontation des ordres d’achat et de vente est susceptible de mener à un cours d’exécution franchissant les seuils statique ou dynamique, la négociation de l’instrument en question est alors suspendue momentanément. On parle dans ces cas d’une réservation à la hausse ou d’une réservation à la baisse (en fonction du sens de franchissement des seuils).

Dans le cas d’une réservation lors du fixing d’ouverture, des extensions de 10 min chacune du fixing d’ouverture sont  programmées jusqu’à ce que le cours du fixing de l’instrument en question revienne dans la fourchette tolérée. A défaut, aucune exécution n’est effectuée et  l’instrument bascule au fixing de clôture.

En cas de réservation lors de la phase de négociation en continu, un fixing de réouverture de 5 min est organisé pour l’instrument en question. Si le cours reste en dehors de la fourchette tolérée, des extensions de 10 min chacune du fixing de réouverture sont programmées jusqu’à ce que le cours revienne dans les seuils. A défaut, aucune exécution n’est effectuée et l’instrument bascule au fixing de clôture.

Auprès de la Bourse, on explique que ces fixing et extensions arrêtent temporairement les transactions, tout en permettant aux investisseurs de transmettre au marché des ordres d’achat ou de vente et ainsi équilibrer le marché. Ceci permet
également de donner plus de temps aux investisseurs pour traiter l’information, analyser la situation et ne pas céder à la panique.

Source : Bourse de Casablanca