La Banque Centrale Populaire présente les résultats annuels du Groupe au titre de l'exercice 2018.

Économie et Finance

Le Groupe Banque Populaire plus que jamais champion de la collecte de l’épargne

le 22 mars 2019


Mohamed Karim Mounir, Président Directeur Général du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP), a réuni la presse jeudi 21 mars pour la traditionnelle présentation des résultats du groupe au titre de l’année 2018. M. Mounir, qui a pris les commandes du 6ème groupe bancaire africain le 1er novembre dernier, a pu aborder l’exercice avec sérénité, puisque le groupe affiche des résultats très satisfaisants au niveau de l’ensemble de ses indicateurs.

Grace à un « gros effort commercial, une structuration des ressources » et une « maîtrise de la sinistralité dans les filiales », selon Mme Ghizlaine Bouzoubaa, Directrice Financière, la BCP  a réalisé en 2018 un résultat net part du groupe (RNPG) de plus de 2,94 milliards de dirhams (MMDH), en hausse de 3,5% par rapport à 2017.

Le résultat net consolidé de la Banque a poursuivi sa progression et s’est apprécié de 3,8% à 3,5 MMDH, tandis que le produit net bancaire consolidé a évolué de 4% à plus de 17 MMDH, tiré principalement par les performances commerciales et la bonne progression des activités d’intermédiation, au Maroc comme à l’international.

S’agissant de ses activités bancaires dans le Royaume Royaume, le BCP a consolidé son positionnement de leader de la collecte de l’épargne nationale avec plus de 26% de part de marché, a relevé M. Mounir, précisant avoir capté près d’un quart de la collecte additionnelle des particuliers locaux, tandis que sa part de marché sur le segment des Marocains du monde est évaluée à plus de 50%.

Dans la lignée de sa politique de financement de l’économie nationale, la banque a distribué, au titre de l’année 2018, plus de 15 MMDH de crédits, améliorant ainsi son positionnement de 31 points de base et portant sa part de marché sur ce volet à plus de 24%. Dans la même lignée, le Groupe s’est montré très actif auprès des entreprises marocaines, avec une hausse de 9,4% des crédits leur étant distribués. Ainsi, la marge d’intermédiation clientèle de la banque au Maroc affiche une progression très appréciable de 6,7%, à travers un double effet de croissance des encours et d’optimisation du coût des ressources, explique la direction.

Au niveau des performances commerciales, la banque affiche une croissance de près de 7,4% de sa marge sur commissions au Maroc, tirée par une augmentation du taux d’équipement de la clientèle sur l’ensemble des compartiments. Et on notera également l’intégration de 260.000 nouvelles relations en 2018, portant ainsi le portefeuille à plus de 6 millions de clients.

Au titre de l’année 2018, le coût du risque du Groupe affiche une évolution contenue de 2%, illustrant sa politique prudente de provisionnement, garante de sa solidité financière. Pour rappel, dans le sillage de l’implémentation de la nouvelle norme IFRS 9, le Groupe avait renforcé ses provisions de 5,5 milliards au niveau du bilan d’ouverture. Par ailleurs, le Groupe continue de doter sa provision pour risques généraux qui affiche un encours à fin 2018 de 4,2 milliards de dirhams.

L’innovation mise à profit

Côté digital, la même tendance est constatée au niveau de la majorité des banques de la place, à avoir une clientèle qui utilise de plus en plus les outils numériques, dorénavant essentiels à la compétitivité d’une entreprise. Ainsi, 50% des ouvertures de comptes sont digitalisées, 30% des crédits immobiliers sont accordés depuis la plateforme digitale, 25% des virements sont effectués par canal digital, tout en signalant plus de 200.000 installations de l’application « Pocket Bank » en 6 mois.

Quant aux filiales du Groupe au Maroc, Maroc Assistance International (MAI) a enregistré une croissance de 40% de son activité, Vivalis a réalisé une hausse de plus de 8% de son produit net bancaire, tandis que Upline Group a affiché une progression de plus de 8% de son chiffre d’affaires.

A l’international, le groupe a maintenu sa dynamique de croissance, a souligné le président directeur général, notant que les filiales en Afrique subsaharienne ont affiché un produit net bancaire en progression de 14%, principalement tiré par les performances de l’activité d’intermédiation, avec le Nigéria en tête de file.

Les banques ont enregistré notamment une hausse de 12% des crédits et de 9% des dépôts, en parallèle avec l’amélioration de la marge d’intérêt clientèle de plus de 14% au titre de l’exercice 2018.

En outre, la Banque de l’international a poursuivi sa dynamique d’innovation, qui s’est illustrée en 2018 par l’acquisition de la Fintech Wizall et le lancement de plusieurs offres digitales et à travers le renforcement de son engagement pour le financement inclusif de l’économie, notamment auprès d’une centaine de PME dirigées par des femmes.

Pour 2019, selon son directoire, les priorités du groupe seront la poursuite de son développement en Afrique, et au Maroc, le financement des TPME, notamment dans les régions.

Selim Benabdelkhalek