Économie et Finance

Dé́veloppement durable : Nareva, un fleuron de la transition énergé́tique du Royaume

le 26 juillet 2019


Le Maroc vit depuis quelques années déjà l’ère des énergies renouvelables. Lancée en 2009, la stratégie énergétique nationale vise à porter la part des énergies renouvelables à 42% de puissance installée en 2020 et à plus de 52% à l’horizon 2030. La réalisation de ce programme ambitieux a connu une accélération soutenue ayant permis d’atteindre une part de 34% à fin 2017 du mix électrique, soit une capacité installée de 2836 MW, dont 180 MW en solaire, 887 MW en éolien et 1.769 MW en hydraulique.

Cette montée en puissance de l’énergie solaire est en relation avec la mise en service en perspective de 5 centrales solaires dont les trois centrales restantes du complexe solaire intégré de Ouarzazate de 580 MW en l’occurrence Noor 2 (150 MW), Noor 3 (200 MW) et Noor 4 (70 MW) et les deux centrales Noor PV Laâyoune I (20 MW) et Noor Boujdour I (85 MW). La réalisation du programme solaire de 2.000 MW à l’horizon 2020 dans différents sites du Royaume se poursuit avec le lancement en perspective de la réalisation du projet Noor PV II.

Quant au programme éolien qui vise l’installation de 2.000 MW à l’horizon 2020, et suite au déploiement des efforts de taille dans ce domaine, le Maroc a occupé, en 2017, la deuxième place sur le continent africain et la région MENA (après l’Afrique du Sud) en termes de capacité électrique installée à base d’énergie éolienne.

Dans le cadre de cette dynamique, Nareva, producteur indépendant d’électricité et plus généralement acteur de référence citoyen et responsable dans les secteurs de l’énergie et de l’eau, arrive en effet dans le secteur depuis déjà 2005. Depuis, un long chemin a été parcouru à même de développer des solutions innovantes, respectueuses de l’environnement et parfaitement intégrées dans son entourage socio-économique.

Un acteur incontournable

Nareva s’inscrit dans une démarche d’excellence qui lui a permis, au fil des années, de traduire ces principes fondamentaux à travers de grandes réalisations d’avant-garde dans le secteur de l’énergie. Mais avant tout, il est quand même important de rappeler que Nareva est présente sur l’intégralité du cycle de développement des projets, de l’identification d’opportunités jusqu’à l’exploitation-maintenance des actifs en passant par le développement, le financement et la construction.

Ainsi et par segment d’activité, Nareva reste animée par cet esprit d’innovation et de durabilité, tout en restant compétitive. Ceci étant et pour ce qui est d’abord de l’éolien, le portefeuille de Nareva, porté par sa filiale «Énergie Eolienne du Maroc» (EEM), est le premier à être développé dans le cadre de la loi 13-09 qui a libéralisé la production et la commercialisation des énergies renouvelables.

Ce portefeuille comprend plusieurs actifs dont celui d’Aftissat, le dernier à être développé, dans la région de Boujdour. Avec une capacité de 200 MW, ce parc est entré en service en octobre 2018. La capacité cumulée de ses 5 parcs est de 505 MW, soit l’équivalent de la consommation d’une ville marocaine de 2,5 millions d’habitants. L’énergie produite est vendue directement aux clients industriels marocains. Nareva compte également, dans le cadre de la loi 13-09, des projets en développement avancés totalisant une capacité supplémentaire de 300 MW.

Le parc de Tarfaya, lui, reste le plus grand parc éolien en Afrique, soit une capacité installée de 300 MW, produite par 131 éoliennes de 2,3 MW chacune. Ce parc, opérationnel depuis décembre 2014, a été développé dans le cadre d’un partenariat avec l’ONEE. Il permet de ce fait de satisfaire les besoins de près de 1,5 million de foyers, soit l’équivalent de la population de Marrakech. Dans la même lancée, le projet 850 MW est le plus grand projet éolien intégré (PEI) du Maroc. Ce projet, comprend la réalisation et l’exploitation de cinq parcs éoliens au Maroc, dans les régions de Midelt, Tiskrad, Tanger, Jbel Lahdid et Boujdour.

Diversification réussie

Narvea est aussi présente dans le thermique, à travers notamment la Centrale de Safi qui porte sur la construction et l’exploitation d’une centrale thermique à charbon propre de dernière génération d’une capacité de 1 386 MW. Développée par Nareva en partenariat avec des opérateurs internationaux, le site vient répondre à un double défi, notamment le respect de l’environnement et l’optimisation de la performance. Son rendement est de 10 % supérieur à celui des centrales conventionnelles et son équipement assurera une baisse significative des émissions de CO2 ainsi qu’une réduction des coûts associés en combustible. La centrale est également dotée d’équipements de désulfuration et de dénitrification. La mise en service de cette centrale date de décembre 2018.

En plus de l’énergie, Nareva s’est investi depuis sa création dans le cycle de l’eau par le développement du projet d’irrigation du périmètre El Guerdane, fruit d’un Partenariat Publi-Privé (PPP). Cette infrastructure permet de sauvegarder le périmètre agrumicole tout en rééquilibrant le bilan des ressources hydriques souterraines moyennant la mobilisation d’une ressource alternative, à savoir les eaux de surface régulées par le complexe de barrages d’Aoulouz / Mokhtar Soussi. Cette infrastructure dessert 600 exploitations, pour une dotation annuelle de 45 millions de m3, sur une superficie irriguée de 10600 hectares. Porté par la filiale Amensouss, ce projet a été initié en 2005 par la signature de la convention de gestion déléguée conclue avec l’Etat. Sa mise en service s’est effectuée en 2009.

Toutefois, Nareva souhaite diversifier son action dans le secteur de l’eau en investissant notamment dans des projets de dessalement d’eau de mer et contribuer à apporter une réponse adaptée aux besoins croissants en eau de manière écologique, responsable et économiquement viable. Pour ce qui est de l’Afrique, M.Said Elhadi, PDG de Nareva, souligne que “Nareva a une véritable ambition de développer son activité en Afrique. Nous croyons aux vertus de la coopération Sud- Sud et à notre valeur ajoutée potentielle dans le cadre de montages de type PPP”.