Politique

CESE : Ce que dit Chami sur les réseaux sociaux

le 31 octobre 2019


Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a présenté en ce début de semaine les grandes lignes de son étude annuelle sur « Les nouvelles formes de protestation au Maroc ».

Concernant ainsi les réseaux sociaux, Reda Chami a insisté sur l’importance de l’utilisation du numérique comme levier d’innovation et de facilitation de la démocratie participative (utiliser les technologies de l’information pour faciliter les procédures et encourager l’utilisation des mécanismes de démocratie participative, développer des outils numériques de consultation systématique des citoyens par les conseils consultatifs nationaux…).

Pour le président du CESE, les nouvelles formes de protestations reflètent l’intérêt accordé par le citoyen à la chose publique, d’où un besoin pour de nouveaux mécanismes permettant aux citoyens d’exprimer leurs opinions dans le cadre de la démocratie numérique, dont les pétitions électroniques. Par ailleurs, l’étude s’est attardée sur le mouvement de boycott qui a ciblé certains biens de consommation en 2018 à travers une forte mobilisation au niveau des réseaux sociaux.

A cet égard, le Conseil a recommandé le renforcement de la protection des droits du consommateur en lui garantissant des voies de recours à travers l’installation du Conseil consultatif supérieur de la consommation, prévue par la loi n°31-08, en tant qu’institution indépendante chargée, notamment, de proposer et de donner son avis sur les mesures destinées à promouvoir la culture du consommateur et à augmenter sa protection.

Le CESE a aussi recommandé d’établir une collaboration plus poussée entre le Conseil de la concurrence, les associations des consommateurs et les organes de contrôle de qualité tels que l’ONSSA et l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR), particulièrement pour les produits de large consommation (alimentaires, pharmaceutiques…). L’objectif serait de dénoncer et d’appréhender toute pratique commerciale, poussée par la quête de profit de la part de l’entreprise, mais qui se ferait aux dépens de la santé/sécurité du consommateur, à travers une dégradation de la qualité du produit et le non-respect des normes.