Tech - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/tech/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Thu, 17 Sep 2026 10:42:05 +0000 fr-FR hourly 1 Apple TV is finally coming to Morocco https://lnt.ma/apple-tv-is-finally-coming-to-morocco/ Thu, 17 Sep 2026 10:42:05 +0000 https://lnt.ma/?p=559567 Moroccan Severance fans, your methods are finally becoming legal. Apple TV is officially coming to Morocco for the first time this month. And Apple is doing things a little differently here. Instead of selling Apple TV separately, the service is being added to iCloud+ subscriptions at no extra cost, alongside Apple Arcade. And yes, that […]

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Moroccan Severance fans, your methods are finally becoming legal.

Apple TV is officially coming to Morocco for the first time this month.

And Apple is doing things a little differently here.

Instead of selling Apple TV separately, the service is being added to iCloud+ subscriptions at no extra cost, alongside Apple Arcade.

And yes, that includes the cheapest iCloud+ tier.

In Morocco, plans will start at $0.99 per month for 50GB, meaning one tiny iCloud subscription will get you storage + Apple TV + Apple Arcade.

So…What can you watch ?

The catalogue includes some of the biggest Apple originals:

Severance, Pluribus, The Studio, Ted Lasso, Silo, Slow Horses, Shrinking, The Morning Show, Hijack and more.

So if you’ve spent the last few years watching everyone online obsess over Severance while wondering where the flip you’re supposed to legally watch it in Morocco…

your time has come.

Apple says the rollout will happen through the end of September, so don’t panic if it hasn’t appeared on your account yet.

Netflix. Prime Video. Shahid. TOD. Disney+. OSN+. And now Apple TV.

At this point, watching one show requires a subscription portfolio.

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Intelligence artificielle : la confiance et la qualité des données associées à un meilleur ROI https://lnt.ma/intelligence-artificielle-la-confiance-et-la-qualite-des-donnees-associees-a-un-meilleur-roi/ Wed, 16 Sep 2026 13:52:16 +0000 https://lnt.ma/?p=559524 Les entreprises disposant des pratiques les plus avancées en matière de gouvernance, de qualité des données et d’explicabilité de l’intelligence artificielle déclarent plus fréquemment un retour sur investissement élevé, selon une étude de SAS fondée sur des données d’IDC. D’après l’enquête menée auprès de 2.699 décideurs dans 28 pays, 62% des organisations investissant dans des […]

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Les entreprises disposant des pratiques les plus avancées en matière de gouvernance, de qualité des données et d’explicabilité de l’intelligence artificielle déclarent plus fréquemment un retour sur investissement élevé, selon une étude de SAS fondée sur des données d’IDC. D’après l’enquête menée auprès de 2.699 décideurs dans 28 pays, 62% des organisations investissant dans des mesures de fiabilité de l’IA font état d’un ROI élevé ou fort, contre 4% parmi les organisations les moins avancées dans ce domaine.

La rentabilité des investissements dans l’intelligence artificielle ne dépendrait pas uniquement des technologies déployées. La gouvernance, la qualité des données, l’explicabilité des systèmes et les mécanismes de contrôle apparaissent également comme des facteurs associés aux performances des projets, selon la deuxième édition du Data and AI Impact Report: The New Economics of Trust.

L’étude distingue notamment les organisations ayant développé des pratiques avancées en matière d’« IA de confiance ». Selon les résultats présentés par SAS, celles-ci ont 15 fois plus de chances de déclarer un retour sur investissement élevé ou fort que les entreprises moins avancées, avec des proportions respectives de 62% et 4%.

Les organisations les mieux positionnées enregistreraient également des gains 1,85 fois supérieurs sur 13 indicateurs de performance, parmi lesquels la croissance du chiffre d’affaires, les économies de coûts et l’expérience client.

97,2% des utilisateurs contournent parfois les recommandations de l’IA

L’étude met parallèlement en évidence les difficultés liées à la confiance des salariés dans les décisions produites par les systèmes d’intelligence artificielle.

Selon l’enquête, 97,2% des utilisateurs déclarent outrepasser, dans certains cas, les recommandations générées par l’IA. La première raison avancée est l’incapacité du système à expliquer comment il est parvenu à sa décision, que le résultat produit soit considéré comme correct ou non.

Ces interventions humaines peuvent prendre la forme de corrections manuelles ou d’un contournement des recommandations. Pour les auteurs du rapport, leur multiplication peut réduire les gains de temps et de productivité attendus de l’automatisation.

Le niveau de confiance déclaré diminue également à mesure que les systèmes gagnent en autonomie. Il s’établit à 76% pour l’IA générative, contre 66% pour l’IA agentique, selon les résultats publiés.

« À mesure que l’IA gagne en autonomie, les organisations sont confrontées à un nouveau défi : maintenir la confiance dans des systèmes que les collaborateurs ne comprennent pas entièrement », explique Chris Marshall, vice-président chez IDC. Il cite notamment le contrôle, l’explicabilité, la redevabilité et la solidité des données parmi les conditions nécessaires au déploiement de l’IA à plus grande échelle.

Seules 17,5% des entreprises disposent d’une infrastructure de données jugée pleinement optimisée

La qualité des infrastructures de données constitue un autre point central de l’étude. Seules 17,5% des entreprises interrogées disposent d’une infrastructure considérée comme pleinement optimisée et suffisamment mature pour les besoins de l’IA agentique.

Les organisations disposant d’une base de données optimisée auraient quatre fois plus de chances d’anticiper un ROI élevé sur leurs projets d’intelligence artificielle. Elles seraient également six fois plus susceptibles de mettre en œuvre les contrôles portant sur la qualité des données et l’explicabilité.

Pour Bryan Harris, directeur technologique de SAS, le maintien d’un contrôle humain reste nécessaire à mesure que les outils gagnent en autonomie. Il souligne notamment que certains agents avancés peuvent enregistrer des taux d’erreur dépassant 25% sur des tâches complexes, selon les travaux cités dans le rapport.

Des écarts également visibles selon les secteurs

L’étude couvre quatre secteurs : la banque, l’assurance, les sciences de la vie et le secteur public. Dans le secteur bancaire, 85% des organisations classées parmi les leaders en matière d’IA disposent de cadres de gouvernance, contre 29% parmi les entreprises considérées comme retardataires.

Dans le secteur public, 41% des organisations les plus avancées prévoient d’augmenter de plus de 20% leurs investissements dans l’IA de confiance l’année prochaine. Dans les sciences de la vie, 23% des organisations interrogées déclarent avoir déployé l’intelligence artificielle à l’échelle de l’entreprise.

Pour établir son classement, l’étude évalue les organisations selon cinq dimensions : qualité et gouvernance des données, supervision des modèles, explicabilité et équité, politiques d’IA responsable, ainsi qu’audit et redevabilité. Les entreprises obtenant une moyenne d’au moins 80 sur 100 sont classées parmi les leaders de l’IA de confiance.

Les résultats reposent sur une enquête mondiale réalisée auprès de 2.699 décideurs ayant une connaissance ou une influence sur les initiatives de leur entreprise en matière de données et d’IA, répartis dans 28 pays.

LNT

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Instagram, WhatsApp and Facebook are getting bundled subscriptions https://lnt.ma/instagram-whatsapp-and-facebook-are-getting-bundled-subscriptions/ Wed, 16 Sep 2026 10:29:15 +0000 https://lnt.ma/?p=559482 Remember when social media was just free because we were the product? Cute times. Meta has launched Meta One, a new subscription system bundling premium features across Instagram, WhatsApp and Facebook, alongside expanded access to its AI tools. For individual users, there are currently two main plans: Core at $7.99 per month and Premium at […]

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Remember when social media was just free because we were the product? Cute times.

Meta has launched Meta One, a new subscription system bundling premium features across Instagram, WhatsApp and Facebook, alongside expanded access to its AI tools.

For individual users, there are currently two main plans: Core at $7.99 per month and Premium at $19.99 per month.

Both include the benefits of Instagram Plus, WhatsApp Plus and Facebook Plus, while giving subscribers additional access to Meta’s AI image, video and editing tools. Premium comes with higher AI usage limits.

And before everyone starts panic-deleting Instagram: the regular versions of Instagram, WhatsApp and Facebook are still free.

Meta had already introduced individual paid versions of its apps, with features including profile customisation, Super Reactions and additional Story insights. Meta One basically packages those subscriptions together and throws more AI into the deal.

So no, your family WhatsApp group isn’t suddenly behind a paywall.

Yet.

The bigger question is whether people actually want another monthly subscription in their lives.

Netflix. Spotify. iCloud. Gym membership you haven’t used since February. And now potentially… Instagram?

Meta is betting that enough users will pay for extra features and AI access to make the model work.

Whether Gen Z is willing to add social media itself to the monthly bills is another question entirely.

Be honest: would you pay around $20 a month for premium Instagram , WhatsApp  and Facebook?

 

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Logan Finally Got His Own PS5 Game : Marvel’s Wolverine Is Here https://lnt.ma/logan-finally-got-his-own-ps5-game-marvels-wolverine-is-here/ Tue, 15 Sep 2026 14:00:31 +0000 https://lnt.ma/?p=559388 Cancel the plans. Charge the controller. Logan has entered the chat. After years of waiting, Marvel’s Wolverine officially arrives on PS5 on September 15, bringing one of Marvel’s most iconic mutants into his own major PlayStation adventure. The game comes from Insomniac Games — aka the studio behind PlayStation’s hugely successful Marvel’s Spider-Manseries ,but don’t […]

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Cancel the plans. Charge the controller. Logan has entered the chat.

After years of waiting, Marvel’s Wolverine officially arrives on PS5 on September 15, bringing one of Marvel’s most iconic mutants into his own major PlayStation adventure.

The game comes from Insomniac Games — aka the studio behind PlayStation’s hugely successful Marvel’s Spider-Manseries ,but don’t expect Spider-Man with claws.

Insomniac has built Wolverine around Logan’s much more brutal personality. Combat is close-range, aggressive and considerably more violent, with his adamantium claws doing exactly what you would expect adamantium claws to do.

And unlike Insomniac’s Spider-Man games, Wolverine isn’t simply another massive open-world superhero playground. The focus is tighter, more cinematic and built around Logan himself.

That distinction matters because expectations are ridiculously high. Insomniac helped redefine what a modern superhero game could look like with Spider-Man, so giving Wolverine the same blockbuster treatment was always going to get gamers talking.

It also arrives during an unusually stacked week for gaming, meaning your backlog is about to become somebody else’s problem.

For Marvel fans, PlayStation players and everyone who has spent years asking when Wolverine would finally get his moment, the wait is officially over.

The claws are out. 

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This week in gaming is absolutely destroying your free time https://lnt.ma/this-week-in-gaming-is-absolutely-destroying-your-free-time/ Tue, 15 Sep 2026 10:22:01 +0000 https://lnt.ma/?p=559414 Gamers, maybe don’t make plans this week. September 14-20 is looking ridiculously crowded for new releases, with Wolverine, Batman, Fire Emblem, RuneScape and more all competing for the same limited number of hours in your day. The obvious headline is Marvel’s Wolverine, Insomniac’s long-awaited PS5 game starring Logan. But Wolverine isn’t entering an empty arena. […]

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Gamers, maybe don’t make plans this week.

September 14-20 is looking ridiculously crowded for new releases, with Wolverine, Batman, Fire Emblem, RuneScape and more all competing for the same limited number of hours in your day.

The obvious headline is Marvel’s Wolverine, Insomniac’s long-awaited PS5 game starring Logan. But Wolverine isn’t entering an empty arena.

Nintendo players are getting Fire Emblem: Fortune’s Weave on Switch 2, adding another major entry to the strategy RPG franchise.

Then there’s RuneScape: Dragonwilds , which brings the RuneScape universe into a survival-crafting experience and expands onto Xbox Series X|S.

 LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight is also joining the party, tapping into both Batman nostalgia and the particular chaos that only a LEGO game can deliver.

And  Aniimo  adds another option for players looking for something more colorful, creature-focused and fantasy-heavy.

Basically, whether you’re into superheroes, tactical RPGs, survival games or creature collecting, somebody has designed a way to destroy your productivity this week.

The real boss fight isn’t in any of these games.

It’s your backlog. 

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AI CEOs Are Literally Saying: “Slow Down” https://lnt.ma/ai-ceos-are-literally-saying-slow-down/ Mon, 14 Sep 2026 13:40:33 +0000 https://lnt.ma/?p=559338 The people building the AI future are now telling everyone to take a breath. Anthropic CEO Dario Amodei has called for a slower, more cautious approach to developing the most advanced AI systems, arguing that the industry needs stronger safety measures and international cooperation. The conversation has expanded beyond Anthropic, with major figures in the […]

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The people building the AI future are now telling everyone to take a breath.

Anthropic CEO Dario Amodei has called for a slower, more cautious approach to developing the most advanced AI systems, arguing that the industry needs stronger safety measures and international cooperation.

The conversation has expanded beyond Anthropic, with major figures in the AI industry also debating how quickly the technology should move.

And this hits Gen Z differently because AI isn’t some distant futuristic concept anymore. It is already writing, studying, creating images, coding, changing jobs and reshaping entire industries.

So now the question is getting uncomfortable: If even the people building AI think we’re moving too fast, should we actually slow down?

 

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The IPhone duo can be leased for $58 a month https://lnt.ma/the-iphone-duo-can-be-leased-for-58-a-month/ Mon, 14 Sep 2026 13:40:07 +0000 https://lnt.ma/?p=559355 The iPhone Duo might have a nearly $2,000 price tag, but Apple is giving people another way to get their hands on it: leasing it for around $58 a month. The Duo starts at $1,999, while Apple’s leasing option brings the monthly payment down to about $57.99 over 24 months. That means you could get […]

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The iPhone Duo might have a nearly $2,000 price tag, but Apple is giving people another way to get their hands on it: leasing it for around $58 a month.

The Duo starts at $1,999, while Apple’s leasing option brings the monthly payment down to about $57.99 over 24 months. That means you could get the foldable iPhone without dropping two grand at once.

But there’s a catch: you’re leasing the phone rather than simply buying it outright, so the monthly price doesn’t necessarily mean you’ll own the device at the end of the lease.

And honestly, $58 a month sounds a lot less painful than $1,999 , until you realize you’re still committing to two years of payments.

Would you pay $58/month for the iPhone Duo, or keep your current iPhone?

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Startups : 347 millions de dirhams pour mobiliser près de 2,5 milliards de financements https://lnt.ma/startups-347-millions-de-dirhams-pour-mobiliser-pres-de-25-milliards-de-financements/ Sat, 12 Sep 2026 18:58:04 +0000 https://lnt.ma/?p=559300 Le dispositif public destiné à soutenir le financement des startups numériques franchit une nouvelle étape avec la publication du décret n°2.26.576 du 3 août 2026. Le Fonds catalytique startups pourra investir 347 millions de dirhams sur trois ans dans des fonds de capital-risque. Neuf sociétés de gestion ont déjà été présélectionnées et les fonds concernés […]

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Le dispositif public destiné à soutenir le financement des startups numériques franchit une nouvelle étape avec la publication du décret n°2.26.576 du 3 août 2026. Le Fonds catalytique startups pourra investir 347 millions de dirhams sur trois ans dans des fonds de capital-risque. Neuf sociétés de gestion ont déjà été présélectionnées et les fonds concernés devraient mobiliser, au total, près de 2,5 milliards de dirhams au profit des startups marocaines.

Le Maroc poursuit la mise en place de nouveaux mécanismes de financement destinés aux startups du secteur numérique. Le Fonds catalytique startups, porté par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration et géré par Tamwilcom, dispose désormais du cadre réglementaire lui permettant de déployer ses investissements.

La publication du décret n°2.26.576 ouvre la voie à l’investissement de 347 millions de dirhams sur une période de trois ans. Ces ressources ne seront pas directement injectées dans les startups : elles seront investies dans des fonds de capital-risque qui financeront à leur tour des entreprises marocaines opérant dans le digital.

Le mécanisme repose ainsi sur un effet de levier : les capitaux publics doivent contribuer à attirer des financements privés supplémentaires dans l’écosystème marocain du capital-risque.

Près de 2,5 milliards de dirhams attendus

Selon le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, neuf sociétés de gestion ont été présélectionnées dans le cadre du dispositif.

Les fonds concernés devraient parvenir à mobiliser près de 2,5 milliards de dirhams destinés aux startups marocaines. Le montant attendu représente ainsi plus de sept fois l’enveloppe de 347 millions de dirhams engagée dans le cadre du Fonds catalytique.

L’objectif affiché est de renforcer la capacité de financement du marché marocain du venture capital, en utilisant les ressources publiques pour réduire une partie du risque supporté par les investisseurs et faciliter la mobilisation de capitaux privés.

Le dispositif doit couvrir différentes étapes du développement des jeunes entreprises technologiques, depuis l’amorçage jusqu’aux phases de croissance.

Un partenariat entre plusieurs acteurs publics

Le Fonds catalytique concrétise une convention conclue entre plusieurs institutions publiques. Celle-ci avait été signée le 21 novembre 2025 à Rabat, sous la présidence de la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni.

L’accord réunit le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, le ministère de l’Économie et des Finances, le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et Tamwilcom.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la stratégie Maroc Digital 2030, qui prévoit notamment de renforcer l’écosystème entrepreneurial et technologique national.

Lors de la signature de la convention en novembre 2025, Amal El Fallah Seghrouchni avait insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement susceptibles d’attirer davantage de capitaux vers les entreprises innovantes.

Réduire le risque pour les investisseurs

Le principe du fonds catalytique consiste à intervenir aux côtés d’investisseurs privés plutôt qu’à se substituer à eux. En participant au financement de fonds spécialisés, les acteurs publics cherchent à partager une partie du risque et à augmenter les montants disponibles pour les startups.

Cette approche doit notamment permettre de répondre aux besoins de financement qui évoluent avec le développement des entreprises, des premières levées de fonds jusqu’aux tours de table nécessaires à leur changement d’échelle.

LNT

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Xbox Just Stole Kojima From PlayStation https://lnt.ma/xbox-just-stole-kojima-from-playstation/ Thu, 10 Sep 2026 13:34:35 +0000 https://lnt.ma/?p=559210 PlayStation dropped Kojima. Xbox said: “We’ll take him.” Hideo Kojima’s next major game, Physint, has taken an unexpected turn. After Sony ended its publishing agreement for the project earlier this year, Kojima Productions reportedly spent months looking for a new partner , and has now teamed up with Xbox. The move is a pretty wild […]

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PlayStation dropped Kojima. Xbox said: “We’ll take him.”

Hideo Kojima’s next major game, Physint, has taken an unexpected turn. After Sony ended its publishing agreement for the project earlier this year, Kojima Productions reportedly spent months looking for a new partner , and has now teamed up with Xbox.

The move is a pretty wild one considering Kojima’s long relationship with PlayStation. His previous major title, Death Stranding 2, was released as a PlayStation console exclusive, while his next game was expected to follow a similar path.

Physint is being described as a new action-espionage game and a spiritual successor to Kojima’s Metal Gear series. But don’t expect it anytime soon: the game isn’t currently expected to arrive before 2030.

So, in gaming terms, this is basically a transfer nobody saw coming:

Sony said no. Xbox said alright bet.

And now gamers have one very long question to sit with:

Was Xbox’s biggest signing actually Hideo Kojima?

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“I Quit Anthropic. AI Could Literally Kill Us.” https://lnt.ma/i-quit-anthropic-ai-could-literally-kill-us/ Thu, 10 Sep 2026 13:34:33 +0000 https://lnt.ma/?p=559207 Imagine working for one of the world’s biggest AI companies , and then quitting because you’re scared of where AI is going. That’s exactly what Jacob Coxon, an AI researcher who worked at both OpenAI and Anthropic, says he has done. In a viral post on X, Coxon announced his resignation from Anthropic and accused […]

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Imagine working for one of the world’s biggest AI companies , and then quitting because you’re scared of where AI is going.

That’s exactly what Jacob Coxon, an AI researcher who worked at both OpenAI and Anthropic, says he has done.

In a viral post on X, Coxon announced his resignation from Anthropic and accused leading AI labs of racing toward self-improving superintelligence without having figured out how to control it.

His warning was blunt: the people building these systems, he says, genuinely believe that AI could potentially “kill us all by the end of the decade.”

And then things got even more unsettling.

Anthropic researcher Evan Hubinger publicly agreed with Coxon’s concerns. Hubinger said his team genuinely believes AI could potentially kill all humans and estimated the probability at more than 10% within the next decade.

Coxon’s post reportedly reached more than 100 million people, turning a technical AI-safety debate into a mainstream conversation.

Anthropic and other AI companies argue that they are actively working on safety and alignment. But the bigger question remains:

If the people building AI are worried about what they’re creating… should we be?

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« The Next Ad » : trois jeunes créateurs sélectionnés pour collaborer avec inwi https://lnt.ma/the-next-ad-trois-jeunes-createurs-selectionnes-pour-collaborer-avec-inwi/ Wed, 09 Sep 2026 13:44:13 +0000 https://lnt.ma/?p=559221 Oussama Bensghir, Younes El Mendery et Rayan El Kaouid ont remporté la première édition de « The Next Ad », un concours national lancé par inwi pour associer de jeunes créateurs marocains à ses futurs projets publicitaires. Organisée à Casablanca, la finale a réuni douze candidats sélectionnés parmi plus de 1.500 participations. Les trois lauréats […]

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Oussama Bensghir, Younes El Mendery et Rayan El Kaouid ont remporté la première édition de « The Next Ad », un concours national lancé par inwi pour associer de jeunes créateurs marocains à ses futurs projets publicitaires. Organisée à Casablanca, la finale a réuni douze candidats sélectionnés parmi plus de 1.500 participations. Les trois lauréats bénéficieront de contrats de collaboration avec l’opérateur.

La première édition de « The Next Ad » s’est achevée à Casablanca avec la désignation de trois lauréats. Lancée au début de l’été, l’initiative proposait aux jeunes Marocains de concevoir des contenus publicitaires susceptibles d’être intégrés à la communication de inwi.

Après plusieurs semaines de sélection, de création et d’accompagnement, douze finalistes ont présenté leurs concepts devant un jury composé de directeurs de création et de professionnels de la publicité et de la communication.

Au terme des délibérations, Oussama Bensghir, Younes El Mendery et Rayan El Kaouid ont été désignés lauréats. Ils obtiennent chacun un contrat de collaboration avec inwi, qui doit leur permettre de participer à des projets de communication de la marque.

Plus de 1.500 participations

Le concours a enregistré plus de 1.500 participations et donné lieu à la production de plus de 250 créations originales, réalisées et diffusées par les candidats sur leurs réseaux sociaux.

Douze projets ont finalement été retenus pour participer à la dernière phase de la compétition.

En parallèle du classement établi par le jury, un Prix Coup de Cœur du Public, déterminé par le vote des internautes, a été attribué à Oussama Bensghir. Le jeune créateur reçoit à ce titre un kit de création de contenu destiné à accompagner ses futurs projets. Le jury a, de son côté, décerné son Prix Coup de Cœur à Houssam Salah.

Un passage par un bootcamp

Avant la finale, les douze candidats sélectionnés ont participé à un programme d’accompagnement destiné à les familiariser avec les méthodes professionnelles de la publicité.

Un bootcamp a ainsi été organisé avec des masterclass, des rencontres avec des professionnels de la création et des sessions individuelles de mentorat. L’objectif était de permettre aux participants de transformer les premières idées publiées sur leurs réseaux sociaux en concepts publicitaires plus structurés.

Les projets développés à l’issue de cette phase ont ensuite été soumis au vote du public avant la sélection finale effectuée par le jury.

Avec les contrats proposés aux trois lauréats, inwi entend prolonger l’initiative au-delà de la compétition et intégrer les jeunes créateurs à de véritables projets publicitaires.

Le concours s’inscrit dans la plateforme de marque « Sir B3id », présentée par l’opérateur comme une invitation à concrétiser ses ambitions. Dans ce cadre, « The Next Ad » vise à associer accompagnement professionnel et création de contenus par les jeunes participants.

La démarche doit désormais se poursuivre avec l’intégration des créations des lauréats dans la communication publicitaire de l’opérateur. Pour cette première édition, inwi a ainsi choisi de faire du concours un dispositif de recrutement ponctuel de jeunes talents créatifs, plutôt que de limiter l’initiative à la remise de prix.

LNT

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Morocco is officially entering its AI era https://lnt.ma/morocco-is-officially-entering-its-ai-era/ Wed, 09 Sep 2026 09:58:19 +0000 https://lnt.ma/?p=559081 Morocco is taking AI a little more seriously. The government has officially moved its “Morocco AI 2030” strategy into its implementation phase, with one huge goal: making AI a real part of Morocco’s economy, education and public services , not just something we use on ChatGPT. And the numbers are BIG. By 2030, Morocco wants […]

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Morocco is taking AI a little more seriously.

The government has officially moved its “Morocco AI 2030” strategy into its implementation phase, with one huge goal: making AI a real part of Morocco’s economy, education and public services , not just something we use on ChatGPT.

And the numbers are BIG.

By 2030, Morocco wants AI to generate 100 billion dirhams in added value for the economy, create 50,000 direct and indirect jobs, and train 200,000 people in AI. The plan even includes introducing AI education from childhood.

But what does that actually mean for us?

One of the first concrete projects is Idarati AI, an AI assistant designed to help people understand and complete administrative procedures. Morocco is also launching a sovereign AI marketplace, where AI solutions can be accessed in an environment designed to keep data protected and infrastructure under Moroccan control.

The country is also building the JAZARI network, dedicated to AI research, innovation, education and industry.

Basically, Morocco isn’t trying to be just an AI user anymore. The goal is to become an AI builder.

And if the plan works, the next few years could mean more AI jobs, more startups, more AI education and a lot more AI showing up in everyday Moroccan life.

So the real question is:

Are Moroccan Gen Zs ready for an AI-powered Morocco? 

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GTA 6 Is Basically Becoming a Life Simulator https://lnt.ma/gta-6-is-basically-becoming-a-life-simulator/ Tue, 08 Sep 2026 10:52:02 +0000 https://lnt.ma/?p=559022 Rockstar really said: you’re not just committing crimes anymore… you also need to SLEEP. A new GTA 6 detail confirmed today is making the game sound less like a crime sandbox and more like a full-on life simulator. Rockstar North co-studio head Rob Nelson revealed that Jason and Lucia’s sleep is actually tracked. Their in-game […]

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Rockstar really said: you’re not just committing crimes anymore… you also need to SLEEP.

A new GTA 6 detail confirmed today is making the game sound less like a crime sandbox and more like a full-on life simulator.

Rockstar North co-studio head Rob Nelson revealed that Jason and Lucia’s sleep is actually tracked. Their in-game health app can show whether they’re “well rested” , and if they aren’t, certain attributes will regenerate more slowly.

And sleep is just one part of the madness.

What you eat can affect their weight.Working out can build muscle and improve health/stamina.Not sleeping enough can affect recovery.Your car needs fuel too.

Basically, Rockstar wants Jason and Lucia to feel like actual people instead of video-game characters with infinite energy.

The funniest part? Rockstar apparently experimented with making players buy groceries to restock the fridge. But decided that was too much.

And GTA 6 isn’t even out yet. The game is officially scheduled for November 19, 2026 on PS5 and Xbox Series X|S.

Be honest: would you actually follow a sleep schedule in GTA 6, or are you staying awake for 72 hours causing chaos? 

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Apple is about to change the iPhone game https://lnt.ma/apple-is-about-to-change-the-iphone-game/ Tue, 08 Sep 2026 10:51:37 +0000 https://lnt.ma/?p=559020 Tomorrow isn’t just another iPhone launch. Apple is reportedly doing something it hasn’t done in years. Apple’s big September event is happening tomorrow, September 9, and the iPhone 18 Pro and Pro Max are expected to headline it. But there’s a twist: There might not be a regular iPhone 18 this year. Instead, Apple is […]

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Tomorrow isn’t just another iPhone launch. Apple is reportedly doing something it hasn’t done in years.

Apple’s big September event is happening tomorrow, September 9, and the iPhone 18 Pro and Pro Max are expected to headline it. But there’s a twist:

There might not be a regular iPhone 18 this year.

Instead, Apple is expected to focus its fall launch on its premium models : the iPhone 18 Pro, Pro Max and its first-ever foldable iPhone, reportedly called the iPhone Ultra. The standard iPhone 18, iPhone 18e and next iPhone Air are expected to arrive later, potentially in spring 2027.

And the foldable iPhone might finally be real

After years of rumours, Apple is expected to unveil its first foldable phone tomorrow.

Reports suggest a book-style design similar to Samsung’s Galaxy Z Fold, with a much higher price point ,potentially around $2,000+  roughly 18,800 DH.

Basically, Apple could be going from:

“Here’s the new iPhone.”

to:

“Here’s the expensive iPhone, the MORE expensive iPhone… and the phone that folds.”

What else is changing?

The iPhone 18 Pro is expected to get a smaller Dynamic Island, a new variable-aperture main camera, a next-generation A20 Pro chip and improved battery performance. New colour options are also rumoured, including blue and burgundy.

And this isn’t just a new iPhone era.

It’s also the first major Apple launch under new CEO John Ternus, who took over from Tim Cook on September 1.

So tomorrow could be one of Apple’s biggest product events in years.

Would you actually switch to a foldable iPhone  especially if it costs $2,000+? 👀

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Nintendo is about to break the internet https://lnt.ma/nintendo-is-about-to-break-the-internet/ Tue, 08 Sep 2026 10:51:17 +0000 https://lnt.ma/?p=556553 Nintendo is about to own the internet for 48 hours straight. The company just confirmed TWO Nintendo Directs on back-to-back days , and gamers are already preparing their clown makeup. First up, September 8 is all about The Legend of Zelda’s 40th anniversary, with a roughly 30-minute showcase packed with Zelda news. Then, just 24 […]

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Nintendo is about to own the internet for 48 hours straight.

The company just confirmed TWO Nintendo Directs on back-to-back days , and gamers are already preparing their clown makeup.

First up, September 8 is all about The Legend of Zelda’s 40th anniversary, with a roughly 30-minute showcase packed with Zelda news. Then, just 24 hours later, a second Nintendo Direct arrives, running for around 45 minutes and focusing on Nintendo Switch 2 games coming this winter.

And obviously, the internet has already started guessing.

Could we finally get more on the Ocarina of Time remake? More details on upcoming Switch 2 titles? A surprise announcement nobody saw coming? Nintendo hasn’t confirmed the big reveals yet, which means the speculation is officially out of control.

Nintendo’s current lineup already has some serious names coming, including Fire Emblem: Fortune’s Weave, LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, Dragon Quest XI S and Minecraft Dungeons II.

So now comes the most important question:

What are YOU manifesting for these two Directs? 

Zelda? Pokémon? A surprise remake? Something completely unhinged?

Nintendo fans, your wishlist is due NOW.

 

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Tesla just launched a car you literally can’t drive. https://lnt.ma/tesla-just-launched-a-car-you-literally-cant-drive/ Sat, 05 Sep 2026 13:26:20 +0000 https://lnt.ma/?p=556494 Tesla has officially started offering Cybercab rides in Austin, Texas , its new two-seat robotaxi that drives completely on its own. So… what makes it different? The Cybercab has no steering wheel, no pedals and no human driver. You request the ride, get in, and the car handles the rest. It uses Tesla’s camera-based self-driving […]

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Tesla has officially started offering Cybercab rides in Austin, Texas , its new two-seat robotaxi that drives completely on its own.

So… what makes it different?

The Cybercab has no steering wheel, no pedals and no human driver. You request the ride, get in, and the car handles the rest. It uses Tesla’s camera-based self-driving system, while remote operators can monitor the vehicles.

Why is everyone talking about it?

Because this isn’t just another Tesla.

Musk wants Cybercab to become part of a huge driverless ride-hailing network :  Basically an Uber where the driver doesn’t exist.

And Tesla wants the cars to eventually become cheap enough and widespread enough to make autonomous rides an everyday thing.

But there’s already drama.

Just one day after the launch, America’s vehicle-safety regulator, NHTSA(National Highway Traffic Safety Administration) , opened an investigation into how Tesla certified the Cybercab.

The problem? Existing U.S. safety rules were written around cars with things like steering wheels, pedals and mirrors ,exactly the things Cybercab doesn’t have.

For now,Cybercab rides are limited to parts of Austin. Tesla’s robotaxi rollout has been much slower than the company originally promised.

The real question:
Would you trust an AI to drive you around with literally no human backup?

 

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Dyson Made a Toothbrush With a Camera . And It Costs Around 5,000 DH https://lnt.ma/dyson-made-a-toothbrush-with-a-camera-and-it-costs-around-5000-dh/ Fri, 04 Sep 2026 14:14:18 +0000 https://lnt.ma/?p=556474 What if your toothbrush could see every corner of your mouth? Dyson just launched the CameraJet, an electric toothbrush with a built-in camera, AI and a targeted water-jet system. The camera captures 28 images per second, detects gaps between your teeth and sends a burst of liquid into them while you brush. You can even […]

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What if your toothbrush could see every corner of your mouth?

Dyson just launched the CameraJet, an electric toothbrush with a built-in camera, AI and a targeted water-jet system. The camera captures 28 images per second, detects gaps between your teeth and sends a burst of liquid into them while you brush. You can even watch the footage through the MyDyson app.

Sounds futuristic. The price? $499.99 — roughly 5,000 DH.

Some early testers are impressed by the technology and targeted cleaning, while others are asking the obvious question:

Do we really need a camera and AI in a toothbrush?

Dyson says it spent six years developing it. The internet, meanwhile, seems more interested in one thing:

Would you actually pay 5,000 DH to brush your teeth?

 

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Africa Next Awards 2026 : Amal El Fallah Seghrouchni distinguée à Paris pour son action dans le numérique et l’IA https://lnt.ma/africa-next-awards-2026-amal-el-fallah-seghrouchni-distinguee-a-paris-pour-son-action-dans-le-numerique-et-lia/ Fri, 04 Sep 2026 08:48:15 +0000 https://lnt.ma/?p=556440 La ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a reçu jeudi 3 septembre à Paris le Prix d’Excellence Africain « Intelligence Artificielle, Souveraineté Numérique et Innovation Publique », dans le cadre des Africa Next Awards 2026. Cette distinction intervient alors que le ministère prépare une […]

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La ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a reçu jeudi 3 septembre à Paris le Prix d’Excellence Africain « Intelligence Artificielle, Souveraineté Numérique et Innovation Publique », dans le cadre des Africa Next Awards 2026. Cette distinction intervient alors que le ministère prépare une feuille de route de la transformation administrative pour la période 2026-2030 et poursuit le déploiement de plusieurs chantiers liés à l’intelligence artificielle et aux compétences numériques.

Amal El Fallah Seghrouchni a été distinguée à Paris dans le cadre de l’édition 2026 des Africa Next Awards. La ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement, chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, s’est vu attribuer un Prix d’Excellence Africain consacré à l’intelligence artificielle, à la souveraineté numérique et à l’innovation publique.

Le prix récompense son parcours et son action dans plusieurs domaines, notamment la transformation numérique, la modernisation de l’administration publique, le développement de l’intelligence artificielle et les enjeux liés à la souveraineté numérique.

Numérique et réforme administrative menés conjointement

Cette distinction intervient dans un contexte marqué par plusieurs chantiers de transformation de l’administration marocaine. L’approche portée par le ministère repose notamment sur l’articulation entre transition numérique et réforme administrative.

L’objectif affiché est de ne pas limiter la modernisation des services publics à leur seule numérisation. La démarche prévoit également de revoir les parcours administratifs, de simplifier les procédures et de réduire les charges pesant sur les citoyens et les entreprises.

Le recours aux technologies et aux données, le développement de l’interopérabilité entre administrations et l’évolution des modes de gouvernance figurent également parmi les leviers retenus. L’enjeu est notamment d’améliorer la qualité des services publics, leur accessibilité et l’efficacité de l’action administrative.

Une feuille de route pour la période 2026-2030

Dans cette perspective, le ministère travaille à la préparation d’une feuille de route de la transformation administrative couvrant la période 2026-2030.

Plusieurs axes sont annoncés, dont l’évolution des missions de l’administration publique, l’amélioration de la qualité des services et la simplification des procédures. La réduction des charges administratives et le développement d’une transformation numérique à la fois sécurisée et inclusive font également partie des priorités.

Le chantier porte par ailleurs sur le développement des compétences des ressources humaines de l’administration, le renforcement de la coordination entre institutions ainsi que sur les questions de transparence, de redevabilité et de confiance des usagers.

L’intelligence artificielle parmi les principaux chantiers

L’intelligence artificielle et les technologies émergentes occupent une place importante dans cette stratégie. L’ambition « AI Made in Morocco » et le déploiement des Instituts JAZARI doivent contribuer à structurer un écosystème associant administrations, universités, chercheurs, entreprises et startups.

L’objectif est notamment de favoriser le développement de solutions et d’usages de l’intelligence artificielle adaptés aux besoins du pays, parallèlement au renforcement des infrastructures nécessaires à leur déploiement.

Cette orientation concerne notamment les capacités de calcul, le cloud et la maîtrise des données.

Objectif de 100.000 talents numériques formés par an

La question des compétences constitue un autre volet du dispositif. L’objectif annoncé est de parvenir à 100.000 talents numériques formés chaque année à l’horizon 2030, afin d’accompagner les besoins croissants liés à la transformation numérique et au développement des nouvelles technologies.

La stratégie portée par le ministère comporte également une dimension continentale. Le Maroc a notamment lancé, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Hub Digital pour le Développement Durable (D4SD).

Cette initiative vise à accompagner la transformation numérique et le renforcement des capacités dans les pays africains et arabes.

LNT

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Your September Gaming Calendar : Moonlighter 2 est enfin là https://lnt.ma/your-september-gaming-calendar-moonlighter-2-est-enfin-la/ Wed, 02 Sep 2026 11:41:53 +0000 https://lnt.ma/?p=556290 Si tu cherches un nouveau jeu dans lequel tu risques de perdre beaucoup plus de temps que prévu… on a peut-être trouvé ton prochain problème. Moonlighter 2: The Endless Vault vient officiellement de sortir aujourd’hui, 2 septembre 2026, dans sa version complète. Le jeu était disponible en Early Access depuis novembre dernier, mais il passe […]

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Si tu cherches un nouveau jeu dans lequel tu risques de perdre beaucoup plus de temps que prévu… on a peut-être trouvé ton prochain problème.

Moonlighter 2: The Endless Vault vient officiellement de sortir aujourd’hui, 2 septembre 2026, dans sa version complète. Le jeu était disponible en Early Access depuis novembre dernier, mais il passe maintenant en version 1.0 sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2.

Alors, c’est quoi le concept ?

Imagine un jeu qui mélange aventure, combats, exploration… et gestion de boutique.

Ton personnage est à la fois aventurier et commerçant. La journée, tu gères ton magasin, tu fixes les prix de tes objets et tu développes ton business. Mais la nuit, tu pars explorer des donjons remplis d’ennemis pour récupérer du loot.

Et c’est là que ça devient addictif :

Tu explores – tu récupères des trésors -tu les revends – tu gagnes de l’argent – tu upgrades ton magasin – et tu repars explorer.

Bref, ton personnage fait littéralement du side hustle entre deux combats.

Cette version complète apporte aussi plusieurs nouveautés, notamment de nouvelles armes et armures, de nouvelles possibilités pour personnaliser et développer la boutique, ainsi qu’une nouvelle mécanique de combat appelée Bomb Path.

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Domocasa: un projet « Smart Home » réalisé à Casablanca nommé aux KNX Awards 2026 https://lnt.ma/domocasa-un-projet-smart-home-realise-a-casablanca-nomme-aux-knx-awards-2026/ Mon, 31 Aug 2026 09:54:38 +0000 https://lnt.ma/?p=556181 Un projet de maison intelligente réalisé à Casablanca par l’entreprise marocaine Domocasa figure parmi les cinq nommés dans la catégorie « Smart Home Award – Africa, America, Australia » des KNX Awards 2026. Les lauréats de cette compétition internationale consacrée aux projets utilisant la technologie KNX seront dévoilés le 6 octobre prochain. Le projet de […]

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Un projet de maison intelligente réalisé à Casablanca par l’entreprise marocaine Domocasa figure parmi les cinq nommés dans la catégorie « Smart Home Award – Africa, America, Australia » des KNX Awards 2026. Les lauréats de cette compétition internationale consacrée aux projets utilisant la technologie KNX seront dévoilés le 6 octobre prochain.

Le projet de la Résidence Les Arènes, réalisé dans un appartement à Casablanca, représentera le Maroc aux KNX Awards 2026. Domocasa, entreprise spécialisée dans l’intégration de solutions de domotique et de courant faible, a été retenue parmi cinq projets dans sa catégorie.

Organisés par la KNX Association, ces prix distinguent des réalisations utilisant le standard KNX dans les domaines de la maison et du bâtiment intelligents. Au total, 55 projets ont été sélectionnés dans les différentes catégories de l’édition 2026.

Un logement conçu comme un écosystème connecté

Le projet casablancais repose sur l’intégration, au sein d’une même architecture, de plusieurs équipements habituellement gérés séparément.

Le système permet ainsi de piloter l’éclairage, les volets, la climatisation, les équipements audiovisuels, la sécurité, le contrôle d’accès et l’eau chaude sanitaire. Il intègre également des fonctions de suivi des consommations énergétiques et de supervision des différents équipements techniques du logement.

L’installation KNX est par ailleurs connectée à Home Assistant, une plateforme permettant de centraliser la supervision du logement, de créer des scénarios automatisés personnalisés et de contrôler à distance les différents équipements. L’objectif est notamment de permettre au système d’évoluer en fonction des usages des occupants.

KNX, un standard ouvert pour la domotique

Au cœur du dispositif se trouve KNX, un standard international ouvert consacré à l’automatisation des bâtiments et des logements.

Son principe repose sur l’interopérabilité : contrairement aux solutions propriétaires reposant sur l’écosystème d’un seul fabricant, KNX permet à des équipements de différentes marques de communiquer au sein d’une installation commune.

Éclairage, chauffage, climatisation, stores, volets, sécurité, contrôle d’accès ou encore gestion de l’énergie peuvent ainsi être réunis dans une architecture unique. Cette conception permet également de remplacer ou d’ajouter progressivement des équipements sans dépendre d’un seul environnement technologique.

Le standard repose aujourd’hui sur un écosystème regroupant plus de 500 fabricants et plus de 8.000 équipements certifiés. Il peut être déployé aussi bien dans des logements que dans des hôtels, des bureaux, des commerces ou des bâtiments tertiaires.

« Aller au-delà de la domotique gadget »

Pour Domocasa, cette nomination intervient dans un contexte où les usages du smart building dépassent progressivement les seules fonctions de confort. La maîtrise des consommations énergétiques, la sécurité, l’interopérabilité et la capacité à faire évoluer les infrastructures figurent désormais parmi les enjeux associés à ces technologies.

« Notre ambition a toujours été d’aller au-delà de la domotique gadget pour concevoir des bâtiments réellement intelligents : capables de comprendre les usages, d’optimiser leur consommation énergétique et surtout d’évoluer dans le temps », explique Ghali Sanhaji, de Domocasa.

Il estime que la sélection d’un projet réalisé à Casablanca par l’organisation à l’origine de la norme KNX constitue également un signal positif pour « l’expertise qui se développe aujourd’hui au Maroc dans les métiers du smart building ».

Également en lice pour le People’s Choice Award

En parallèle de sa nomination dans la catégorie « Smart Home Award – Africa, America, Australia », le projet casablancais participe automatiquement au « People’s Choice Award ».

Cette distinction est attribuée à partir du vote de la communauté internationale KNX parmi les 55 projets sélectionnés cette année. Le vote est ouvert jusqu’au 31 août, tandis que le résultat sera annoncé lors de la cérémonie des KNX Awards prévue le 6 octobre 2026.

Basée à Casablanca et disposant également de bureaux à Marrakech, Domocasa intervient dans plusieurs villes marocaines dans l’intégration et l’automatisation des systèmes techniques des bâtiments, notamment dans les domaines de l’éclairage, de la climatisation, de la sécurité, de l’énergie et de l’audiovisuel.

LNT avec CdP

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Protection des mineurs : après l’accord américain, l’Europe attend des engagements de Meta https://lnt.ma/protection-des-mineurs-apres-laccord-americain-leurope-attend-des-engagements-de-meta/ Fri, 28 Aug 2026 09:36:17 +0000 https://lnt.ma/?p=556109 L’accord conclu par Meta avec les procureurs de 47 États américains, prévoyant jusqu’à 17 milliards de dollars et un plafonnement du temps d’écran des adolescents à deux heures par jour, place l’Union européenne en position d’exiger des dispositions équivalentes sur son territoire. Le dispositif américain comporte quatre restrictions applicables aux 13-17 ans : plafonnement à […]

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L’accord conclu par Meta avec les procureurs de 47 États américains, prévoyant jusqu’à 17 milliards de dollars et un plafonnement du temps d’écran des adolescents à deux heures par jour, place l’Union européenne en position d’exiger des dispositions équivalentes sur son territoire.

Le dispositif américain comporte quatre restrictions applicables aux 13-17 ans : plafonnement à deux heures cumulées par jour sur Instagram et Facebook, blocage automatique des comptes entre minuit et six heures à l’exception de la messagerie, masquage des compteurs de mentions j’aime, et interdiction des filtres simulant des interventions de chirurgie esthétique. Meta dispose de six mois pour les mettre en œuvre.

La question posée en Europe est celle de la territorialité. Les mesures négociées avec les procureurs américains n’ont d’effet que dans les États signataires, soit 47 États, le district de Columbia et trois territoires. Rien n’oblige juridiquement l’entreprise à les étendre ailleurs.

L’Union européenne dispose toutefois de ses propres leviers, notamment le règlement sur les services numériques, qui impose aux très grandes plateformes des obligations d’évaluation et d’atténuation des risques systémiques, dont ceux affectant les mineurs.

Le contexte réglementaire européen s’est par ailleurs durci. La Nouvelle-Zélande a déposé lundi un projet de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, sur le modèle australien en vigueur depuis décembre 2025. En France, le Conseil constitutionnel a censuré le 14 août une loi comparable visant les moins de 15 ans, jugeant l’interdiction générale contraire à la liberté d’expression et l’obligation de preuve d’âge attentatoire à la vie privée.

Ces trajectoires divergentes dessinent deux approches : l’interdiction d’accès par l’âge, juridiquement fragile, et l’encadrement des fonctionnalités, retenu dans l’accord américain.

LNT

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Meta accepte de payer jusqu’à 17 milliards de dollars et de limiter les adolescents à deux heures par jour https://lnt.ma/meta-accepte-de-payer-jusqua-17-milliards-de-dollars-et-de-limiter-les-adolescents-a-deux-heures-par-jour/ Thu, 27 Aug 2026 09:47:12 +0000 https://lnt.ma/?p=556055 Meta a conclu un accord avec les procureurs de 47 États américains, prévoyant le versement de jusqu’à 17 milliards de dollars et une série de restrictions applicables aux 13-17 ans. Le temps cumulé sur Instagram et Facebook sera plafonné à deux heures par jour et l’accès bloqué de minuit à six heures du matin. Le […]

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Meta a conclu un accord avec les procureurs de 47 États américains, prévoyant le versement de jusqu’à 17 milliards de dollars et une série de restrictions applicables aux 13-17 ans. Le temps cumulé sur Instagram et Facebook sera plafonné à deux heures par jour et l’accès bloqué de minuit à six heures du matin.

Le montant place ce règlement au rang des plus lourds jamais consentis par une entreprise dans un contentieux d’intérêt public américain, comparable à l’accord conclu en 1998 avec l’industrie du tabac. Un peu plus de 12 milliards de dollars sont garantis, les 5 milliards restants étant conditionnés à la conclusion d’accords similaires par Snap, TikTok et YouTube.

Le dispositif de restrictions comporte quatre volets. Le temps d’utilisation cumulé sur les deux plateformes est plafonné à deux heures par jour. Les comptes des 13-17 ans sont automatiquement bloqués entre minuit et six heures, à l’exception de la messagerie. Les compteurs de mentions j’aime sont masqués, afin de réduire la pression liée à la comparaison sociale. Les filtres simulant des interventions de chirurgie esthétique sont interdits.

Meta dispose de six mois pour mettre en œuvre ces changements. Le périmètre couvre 47 États, le district de Columbia et trois territoires américains, seuls signataires de l’accord. Le Nouveau-Mexique et la Floride poursuivent leurs procédures distinctes.

Les parents disposant d’un compte lié pourront lever certaines restrictions, mécanisme dont la juridiction a relevé la difficulté, la vérification de l’identité parentale réelle restant un défi non résolu.

Le contentieux remonte à près de cinq ans, initié après les révélations d’une lanceuse d’alerte en 2021, puis les plaintes déposées en 2023 reprochant à l’entreprise d’avoir conçu des plateformes addictives pour les adolescents et enfreint la protection des données des moins de 13 ans.

LNT

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Internet par satellite en Afrique : « Le frein n’est plus le réseau, mais le coût de la connectivité », explique Jeanne Le Bris https://lnt.ma/internet-par-satellite-en-afrique-le-frein-nest-plus-le-reseau-mais-le-cout-de-la-connectivite-babacar-seck/ Mon, 24 Aug 2026 09:06:02 +0000 https://lnt.ma/?p=554684 L’essor de l’internet par satellite ouvre une nouvelle étape pour les télécommunications en Afrique, mais soulève aussi des interrogations sur la concurrence, la fiscalité et la souveraineté numérique. Alors que le Maroc examine l’arrivée de nouveaux acteurs satellitaires, Jeanne Le Bris, responsable du secteur Technologies, Médias et Télécommunications pour l’Africa CEO Forum, analyse les conditions […]

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L’essor de l’internet par satellite ouvre une nouvelle étape pour les télécommunications en Afrique, mais soulève aussi des interrogations sur la concurrence, la fiscalité et la souveraineté numérique. Alors que le Maroc examine l’arrivée de nouveaux acteurs satellitaires, Jeanne Le Bris, responsable du secteur Technologies, Médias et Télécommunications pour l’Africa CEO Forum, analyse les conditions d’un déploiement équilibré et la place que le satellite pourrait occuper aux côtés des réseaux terrestres.

La Nouvelle Tribune : Votre rapport analyse l’arrivée des opérateurs satellitaires en Afrique. Quels sont les principaux enjeux pour les pays africains ? 

Jeanne Le Bris : Le débat a changé. Pendant vingt ans, l’enjeu était la couverture ; aujourd’hui, 60 à 65 % des Africains vivent dans une zone couverte mais restent hors ligne. C’est l’usage gap : le frein n’est plus le réseau, mais le coût de la data, des terminaux et l’absence de compétences. Les opérateurs satellitaires centralisés, que nous appelons « offshore telecommunications operators », concentrent infrastructure, distribution et revenus hors des juridictions africaines, en ciblant les segments les plus rentables. Contrairement aux acteurs terrestres, ils créent peu d’emplois locaux et échappent aux mêmes obligations fiscales. Or le secteur pèse 7,7 % du PIB africain, huit millions d’emplois formels et près de 10 % des recettes publiques : l’enjeu n’est pas concurrentiel, il est économique, fiscal et de souveraineté.

Le Maroc étudie aujourd’hui l’arrivée d’acteurs comme Starlink. Quels points d’attention les autorités devraient-elles prendre en compte avant d’autoriser ces services ? 

Trois points stratégiques méritent une attention particulière de la part des autorités. La souveraineté d’abord : sans passerelles locales ni routage domestique, l’État perd une part de sa capacité à appliquer ses lois sur les données et l’interception, et dépend d’un fournisseur unique. L’équité ensuite : les opérateurs installés ont payé cher leurs licences et investi dans la fibre ; leurs contreparties doivent être équivalentes, sans figer une rente. Enfin le rôle du satellite : réservé aux zones sans fibre, ou ouvert aux villes ? Le Maroc semble en faire un levier de sa stratégie Maroc Digital 2030 (95 % du territoire en très haut débit), ce qui justifierait des obligations de couverture ciblées dans la licence.

Comment garantir une concurrence équitable entre opérateurs traditionnels et fournisseurs satellitaires ? 

Le principe est simple : à service équivalent, les règles doivent être les mêmes. Si un acteur comme Starlink vend directement aux consommateurs, il doit assumer les mêmes obligations (licence, spectre, fiscalité, service universel) faute de quoi on fragilise la capacité des opérateurs locaux à financer l’extension de la couverture. L’exemple du Sénégal est parlant : les opérateurs mobiles ont payé plus de 50 millions de dollars leur licence 5G, contre 150 000 dollars pour Starlink. Avec un tel écart, impossible de dire si l’avantage tient à la technologie ou aux règles.

L’internet par satellite peut-il réellement réduire la fracture numérique en Afrique ? 

Pas à lui seul. Le principal obstacle n’est plus le réseau, mais le coût : terminaux, data, électricité, plus le manque de compétences. Or les offres satellitaires grand public figurent parmi les plus chères du marché : elles ne touchent donc pas les populations exclues justement par le prix. Le satellite rend service là où la fibre et le mobile ne sont pas rentables – zones isolées, résilience des réseaux – mais ses premiers clients sont les entreprises, administrations, écoles et ONG. Il comble des trous de couverture, mais ne touche pas l’accessibilité économique, cœur de la fracture.

Vous défendez un modèle de complémentarité entre satellites et réseaux terrestres. Comment le mettre en place concrètement ? 

En effet, le modèle que le rapport recommande est hybride : fibre, mobile et satellite. Le satellite est surtout utile pour connecter les zones isolées, plutôt que pour concurrencer les réseaux déjà présents dans les villes. Concrètement, cela passe par des partenariats entre opérateurs télécoms et fournisseurs de satellites, afin que le satellite serve à relier les antennes mobiles dans les zones difficiles d’accès. Les licences peuvent aussi imposer des règles pour que le satellite complète les réseaux terrestres au lieu de les remplacer. Le rapport cite déjà plusieurs exemples de cette complémentarité organisée, notamment les accords Airtel–Eutelsat OneWeb et Orange–OneWeb, où le satellite sert de backhaul pour des réseaux mobiles existants plutôt que de se substituer à eux sur le dernier kilomètre. 

Quels risques liés au traitement des données ou au contrôle des infrastructures quand la connectivité est opérée depuis l’étranger ? 

D’abord le traitement des données : des données parfois sensibles (fintech, santé) routées et stockées hors de la juridiction nationale, sans copie locale, ce qui limite la capacité de l’État à faire appliquer ses règles de protection et d’interception. Ensuite la dépendance : un opérateur qui fonctionne sans les infrastructures nationales peut limiter ou suspendre son service depuis l’étranger. La réponse n’est pas de bloquer les flux, mais d’imposer passerelles et routage national, tout en préservant les échanges internationaux nécessaires. 

Faut-il une approche commune des pays africains pour encadrer les services satellitaires ? 

Oui, et c’est sans doute le point où l’inaction coûte le plus cher. Aujourd’hui, chaque pays négocie ses licences de son côté, ce qui affaiblit le pouvoir de négociation face à des opérateurs globaux capables de jouer des juridictions les unes contre les autres. Un cadre panafricain alignerait licences, passerelles, fiscalité et règles sur les données, sur le modèle européen (IRIS², EU Space Act). Chaque État resterait libre de décider qui entre sur son marché ; mais en fixant ensemble un socle commun, les pays africains défendent mieux leurs intérêts collectifs face à des acteurs mondiaux. 

Propos recueillis par Asmaa Loudni

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Un robot humanoïde chinois efface le record du 100 mètres d’Usain Bolt https://lnt.ma/un-robot-humanoide-chinois-efface-le-record-du-100-metres-dusain-bolt/ Sun, 23 Aug 2026 12:05:04 +0000 https://lnt.ma/?p=555656 Un robot humanoïde chinois a couru le 100 mètres plus vite que le record du monde d’Usain Bolt, samedi 22 août, lors des World Humanoid Robot Games organisés à Pékin. La performance, réalisée hors de toute compétition humaine, marque un jalon symbolique dans la course technologique engagée autour de la robotique bipède. Le record humain […]

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Un robot humanoïde chinois a couru le 100 mètres plus vite que le record du monde d’Usain Bolt, samedi 22 août, lors des World Humanoid Robot Games organisés à Pékin. La performance, réalisée hors de toute compétition humaine, marque un jalon symbolique dans la course technologique engagée autour de la robotique bipède.

Le record humain du 100 mètres, établi par le sprinteur jamaïcain en 9 secondes 58 lors des championnats du monde de Berlin en 2009, reste inégalé depuis dix-sept ans.

La comparaison a valeur d’indicateur plus que de compétition. Un robot ne concourt pas dans la même catégorie qu’un athlète : il n’est soumis ni aux mêmes contraintes physiologiques, ni aux mêmes règles, et sa performance dépend de la motorisation, de l’alimentation électrique et des algorithmes d’équilibre autant que de la conception mécanique.

L’enjeu réel se situe ailleurs. La locomotion bipède à grande vitesse constitue l’un des problèmes les plus difficiles de la robotique, en raison de la gestion de l’équilibre dynamique, de la restitution d’énergie et de la résistance des articulations aux contraintes répétées.

Les progrès accomplis dans ce domaine conditionnent des applications industrielles et logistiques, dans des environnements conçus pour des humains et donc difficilement accessibles aux robots à roues ou à chenilles.

L’organisation de ces jeux à Pékin s’inscrit dans une stratégie industrielle assumée. La Chine a fait de la robotique humanoïde l’un de ses axes prioritaires, avec des programmes de soutien public à la production de composants, d’actionneurs et de systèmes de commande.

Le secteur reste toutefois éloigné d’un déploiement de masse, les coûts unitaires, l’autonomie énergétique et la fiabilité en conditions réelles constituant les principaux obstacles.

LNT

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Un drone à IA pour traquer les algues toxiques dans les barrages marocains https://lnt.ma/un-drone-a-ia-pour-traquer-les-algues-toxiques-dans-les-barrages-marocains/ Fri, 21 Aug 2026 11:32:27 +0000 https://lnt.ma/?p=555594 Un prototype de drone aquatique combinant spectrométrie, capteurs environnementaux et intelligence artificielle sera testé dans un barrage du nord du Royaume. Objectif : détecter les proliférations de microalgues toxiques avant qu’elles ne soient visibles, et éviter la fermeture de retenues alimentant en eau potable des millions d’habitants. Le projet, porté par Capgemini, associe l’Université Mohammed […]

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Un prototype de drone aquatique combinant spectrométrie, capteurs environnementaux et intelligence artificielle sera testé dans un barrage du nord du Royaume. Objectif : détecter les proliférations de microalgues toxiques avant qu’elles ne soient visibles, et éviter la fermeture de retenues alimentant en eau potable des millions d’habitants.

Le projet, porté par Capgemini, associe l’Université Mohammed V de Rabat pour l’expertise scientifique et l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos pour l’expérience opérationnelle en gestion des ressources en eau. L’équipe interdisciplinaire est dirigée par Nawfal Majdoub, Senior Quality Manager, et Anas Ait Iflach, ingénieur en gestion de projets.

Une détection avant l’apparition visible

La technologie repose sur la spectrométrie, retenue comme la méthode la plus efficace après comparaison de plusieurs approches, couplée à des capteurs environnementaux et à un système d’alerte à distance.

L’apport de l’intelligence artificielle se situe en amont : des modèles prédictifs, alimentés par l’imagerie satellitaire, doivent permettre d’anticiper les zones à haut risque de prolifération avant même que le phénomène ne devienne détectable à l’œil nu. C’est ce décalage temporel qui conditionne l’efficacité de toute intervention.

Un enjeu sanitaire de premier plan

Les proliférations de microalgues nocives produisent des toxines, désoxygènent l’eau et menacent à la fois les écosystèmes aquatiques et l’approvisionnement en eau potable. Lorsqu’un barrage est contaminé, sa mise à l’arrêt perturbe l’alimentation de populations entières, avec des conséquences immédiates.

Le sujet prend un relief particulier dans un pays où la ressource reste structurellement sous tension, malgré le rebond de la dernière saison hydrique. Les réserves atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes en février 2026, après sept années de sécheresse, mais le stress hydrique de fond n’a pas disparu.

Une phase de laboratoire en cours

Les essais se déroulent actuellement en laboratoire, à partir d’échantillons d’eau prélevés au fil des saisons afin de couvrir la variabilité des conditions. Le prototype doit ensuite être testé sur un barrage du nord du Maroc, dont la localisation précise n’a pas été communiquée. Aucun calendrier de déploiement sur le terrain n’est arrêté à ce stade.

Des applications au-delà des barrages

Les porteurs du projet envisagent une extension du dispositif aux lacs, un déploiement international dans d’autres régions confrontées à la rareté de l’eau, et une adaptation de la technologie à la détection d’autres polluants, notamment les hydrocarbures.

Une trajectoire qui illustre un mouvement plus large : l’application de l’intelligence artificielle à la gestion des ressources naturelles, segment où le Maroc dispose à la fois d’un besoin pressant et d’un vivier d’ingénieurs formés localement.

LNT

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ChatGPT pour ados : OpenAI sous pression judiciaire https://lnt.ma/chatgpt-pour-ados-openai-sous-pression-judiciaire/ Wed, 19 Aug 2026 09:09:31 +0000 https://lnt.ma/?p=555006 OpenAI déploie une version de ChatGPT réservée aux 13-17 ans, avec des garde-fous automatiques sur cinq catégories de risques et un contrôle parental étendu. L’annonce arrive un an après une plainte accusant l’assistant d’avoir poussé un adolescent américain au suicide, et quelques jours après la censure de la loi française interdisant les réseaux sociaux aux […]

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OpenAI déploie une version de ChatGPT réservée aux 13-17 ans, avec des garde-fous automatiques sur cinq catégories de risques et un contrôle parental étendu. L’annonce arrive un an après une plainte accusant l’assistant d’avoir poussé un adolescent américain au suicide, et quelques jours après la censure de la loi française interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Le calendrier n’est pas le fruit du hasard. En annonçant le 18 août 2026 une déclinaison de ChatGPT dédiée aux adolescents, OpenAI répond simultanément à une pression judiciaire et à un environnement réglementaire en durcissement.

À qui s’applique le dispositif

ChatGPT for Teens s’active automatiquement pour les utilisateurs âgés de 13 à 17 ans, ou pour ceux que l’estimation algorithmique d’âge d’OpenAI identifie comme mineurs. Les moins de 13 ans restent interdits sur la plateforme.

Cette détection algorithmique constitue en soi un choix technique discutable : elle évite d’imposer une vérification d’identité à tous les utilisateurs — écueil précisément reproché à la loi française censurée — mais repose sur des inférences comportementales dont la fiabilité n’est pas publiquement documentée.

Cinq catégories de risques sous verrou

L’interface active par défaut des protections portant sur l’automutilation, la violence, les troubles alimentaires, les activités dangereuses et les contenus sexuellement explicites.

S’y ajoutent des restrictions sur le comportement conversationnel du modèle, plus révélatrices des inquiétudes du secteur : ChatGPT ne doit pas employer de langage romantique avec un adolescent, ni encourager une dépendance émotionnelle, ni prétendre éprouver des sentiments ou disposer d’une conscience. Trois interdits qui visent le cœur du risque relationnel propre aux assistants conversationnels.

Un contrôle parental sensiblement étendu

Les comptes parents rattachés obtiennent la possibilité de restreindre les plages horaires d’utilisation, de gérer les paramètres et de recevoir des notifications de sécurité, désormais élargies aux signaux de troubles alimentaires. S’ajoutent des rappels de pause après des sessions prolongées et des alertes lorsqu’un adolescent tente de téléverser des images sensibles.

Un « mode Étudier » programmable permet enfin de définir des créneaux durant lesquels l’outil bascule automatiquement en fonctionnement pédagogique, avec quiz et visualisations, et avertit l’utilisateur qui tente de contourner un devoir.

Le contexte judiciaire

L’annonce intervient un an après le dépôt d’une plainte accusant l’assistant d’avoir contribué au suicide d’un jeune Américain, et alors que plusieurs procédures familiales sont en cours contre l’entreprise. Elle survient également quelques jours après la décision du Conseil constitutionnel français censurant la loi qui interdisait les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, jugée disproportionnée au regard de la liberté d’expression et du droit à la vie privée.

Une consolidation plus qu’une révolution

L’appréciation des observateurs est mesurée : l’essentiel des protections annoncées existait déjà, mais de manière dispersée. Le dispositif relève donc d’une consolidation incrémentale plutôt que d’une refonte de l’approche.

La question qui reste ouverte est celle de l’effectivité. Un adolescent déterminé à contourner l’estimation d’âge le fera, et la modération d’un modèle conversationnel demeure statistique plutôt qu’absolue. Pour les régulateurs, comme pour les pays où la question de l’exposition des mineurs aux outils d’IA monte à l’agenda — le Maroc compris —, l’annonce d’OpenAI vaut surtout comme reconnaissance officielle du problème.

 

LNT

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OPPO lance la série Reno16 au Maroc https://lnt.ma/oppo-lance-la-serie-reno16-au-maroc/ Mon, 17 Aug 2026 12:31:19 +0000 https://lnt.ma/?p=554898 OPPO annonce le lancement au Maroc des Reno16 5G et Reno16 F 5G. Les deux smartphones intègrent plusieurs fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle, notamment pour la photographie et la retouche, ainsi que des batteries de grande capacité. Côté photo, les appareils disposent d’une caméra selfie ultra grand-angle de 50 mégapixels avec un champ de vision […]

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OPPO annonce le lancement au Maroc des Reno16 5G et Reno16 F 5G. Les deux smartphones intègrent plusieurs fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle, notamment pour la photographie et la retouche, ainsi que des batteries de grande capacité.

Côté photo, les appareils disposent d’une caméra selfie ultra grand-angle de 50 mégapixels avec un champ de vision de 100 degrés. À l’arrière, ils embarquent un triple module comprenant un capteur principal avec stabilisation optique (OIS), un téléobjectif dédié aux portraits avec un zoom optique d’environ 3,5x et un objectif ultra grand-angle.

L’application Photos propose également un espace « Create » regroupant plusieurs outils de retouche utilisant l’intelligence artificielle. AI Remix Collage permet notamment de combiner plusieurs photos ou courtes vidéos et d’ajouter des éléments graphiques. Les utilisateurs peuvent aussi extraire des sujets en mouvement à partir de photos ou de vidéos pour les transformer en stickers. Popout Collage 2.0 permet, de son côté, de créer des compositions dans lesquelles les sujets dépassent du cadre.

Pour la vidéo, la fonction 4K Auto Straighten Video vise à maintenir l’image à niveau lors des déplacements. Dual View Video 2.0 permet quant à elle de passer entre les différents objectifs arrière pendant l’enregistrement, avec une stabilisation améliorée.

Jusqu’à 7 000 mAh de batterie

L’autonomie figure parmi les caractéristiques mises en avant sur ces nouveaux modèles. Les batteries affichent une capacité d’au moins 6 700 mAh, tandis que le Reno16 F 5G atteint 7 000 mAh. La recharge rapide 80W SUPERVOOC est également prise en charge.

OPPO annonce par ailleurs l’intégration d’AI LinkBoost 4.0, une technologie destinée à améliorer la stabilité de la connexion dans les zones à faible signal ou fortement fréquentées.

Côté résistance, les modèles bénéficient des certifications IP68, IP69 et IP69K contre l’eau et la poussière. Les fonctions Splash Touch et Glove Touch permettent également d’utiliser l’écran avec des mains mouillées ou avec des gants.

OPPO accompagne ce lancement d’un nouvel accessoire magnétique baptisé OPPO Bubble.

Pesant 35 grammes, il dispose d’un écran AMOLED pouvant servir de moniteur pour l’appareil photo arrière. Il permet ainsi de prévisualiser une prise de vue, notamment pour les selfies et les photos de groupe. Il peut aussi être utilisé comme viseur et déclencheur à distance jusqu’à 10 mètres.

Prix et disponibilité

Les Reno16 5G et Reno16 F 5G sont proposés dans les coloris Blanc Pop (Pop White) et Violet Crépuscule (Twilight Violet). Ils sont disponibles au Maroc depuis le 8 Août,  à partir de 5 399 MAD.

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Mineurs et réseaux sociaux: Meta de retour au tribunal mercredi face à une coalition d’Etats américains https://lnt.ma/mineurs-et-reseaux-sociaux-meta-de-retour-au-tribunal-mercredi-face-a-une-coalition-detats-americains/ Wed, 12 Aug 2026 09:41:18 +0000 https://lnt.ma/?p=554696 Condamné cette année sur la plainte d’une adolescente, puis d’un Etat, Meta affronte une coalition de procureurs généraux américains décidés à démontrer devant la justice fédérale qu’Instagram et Facebook ont été délibérément rendus addictifs pour les mineurs. Mercredi sera consacré à la sélection des jurés au tribunal fédéral d’Oakland, près de San Francisco. Les débats […]

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Condamné cette année sur la plainte d’une adolescente, puis d’un Etat, Meta affronte une coalition de procureurs généraux américains décidés à démontrer devant la justice fédérale qu’Instagram et Facebook ont été délibérément rendus addictifs pour les mineurs.

Mercredi sera consacré à la sélection des jurés au tribunal fédéral d’Oakland, près de San Francisco. Les débats ne s’ouvriront que le 18 août, pour six semaines d’audiences jusqu’à fin septembre.

« Cela ressemble vraiment à l’industrie du tabac des années 1990 », estime auprès de l’AFP Vincent Joralemon, juriste au centre de droit et technologies de l’université de Berkeley.

A l’image des poursuites d’Etats qui ont fini par faire payer des montants records aux cigarettiers il y a trois décennies et par restreindre leur publicité envers les mineurs, ce sont les pratiques commerciales des réseaux sociaux qui sont visées, souligne-t-il.

Les procureurs généraux de Californie, du Colorado, du Kentucky et du New Jersey porteront le fer contre le groupe de Menlo Park, au nom d’une trentaine d’Etats ayant lancé des poursuites en 2023.

Ils réclament de fortes modifications et restrictions de fonctionnement d’Instagram et Facebook pour les mineurs, et jusqu’à 1.400 milliards de dollars de pénalités, proche de la capitalisation boursière de Meta.

Un tel montant a peu de chances d’être atteint: en juillet, la juge a qualifié cette estimation de « déraisonnable », et celle avancée par Meta, 4 millions de dollars, de « même pas une tape sur la main », selon le média juridique Law360. La principale menace reste « l’atteinte à la réputation » et l’obligation de modifier en profondeur ses produits, estime M. Joralemon.

Le jury n’aura qu’un rôle consultatif: c’est la juge Yvonne Gonzalez Rogers, qui a arbitré au printemps le procès entre Elon Musk et OpenAI, qui fixera les éventuelles pénalités et mesures de remédiation.

Mark Zuckerberg figure parmi les témoins vedettes attendus à la barre, six mois après sa première comparution devant un jury, à Los Angeles. « Faire venir un patron à la barre peut être très accablant », relève M. Joralemon.

– Bouclier fissuré –

Les plaignants accusent Meta d’avoir violé leurs lois de protection des consommateurs et une loi fédérale sur les données des enfants (COPPA), avec des fonctionnalités conçues pour retenir les mineurs: défilement infini, notifications nocturnes, « likes ».

Cette stratégie vise à contourner l’immunité dont jouissent les plateformes pour les contenus publiés par leurs utilisateurs: c’est la conception des applications qui est donc attaquée, pas ce qu’on y publie. Lundi, la cour d’appel fédérale de San Francisco a écarté sur ce terrain un ultime recours de Meta invoquant ce bouclier juridique.

Meta « conteste fermement ces accusations » et se dit « confiant » que les preuves montreront son « engagement de longue date en faveur des jeunes », a déclaré un porte-parole à l’AFP, assurant avoir « écouté les parents, travaillé avec des experts et les forces de l’ordre ». Le groupe fera valoir que la santé mentale des jeunes ne peut être imputée à une seule application et que « l’usage problématique » des réseaux sociaux n’est pas une addiction médicalement reconnue.

L’enjeu sera de mesurer « l’écart » entre ce que Meta savait de ses produits et ce qu’il en disait publiquement, estime Nora Freeman Engstrom, professeure de droit à Stanford, spécialiste des contentieux de masse. Un écart révélé à l’automne 2021 par la lanceuse d’alerte Frances Haugen et ses « Facebook Files », dont un volet sur les dégâts d’Instagram chez les adolescentes.

Meta, qui a fait appel, a déjà été condamné deux fois cette année: 6 millions de dollars, solidairement avec YouTube, à une adolescente de Los Angeles, et près d’un milliard de dollars en amendes et réparations au Nouveau-Mexique.

YouTube (Google), Snap et TikTok sont visés en parallèle par des milliers de plaintes de familles et de collectivités éducatives. En mai, les quatre sociétés ont préféré payer ensemble 27 millions de dollars pour éviter un procès-test contre un district scolaire du Kentucky.

Avec un tel contentieux de masse, ces procédures pourraient « durer des décennies », prévient M. Joralemon.

 

LNT avec Afp

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Mineurs et réseaux sociaux: Meta sommé de verser près d’un milliard de dollars au Nouveau-Mexiqu https://lnt.ma/mineurs-et-reseaux-sociaux-meta-somme-de-verser-pres-dun-milliard-de-dollars-au-nouveau-mexiqu/ Fri, 07 Aug 2026 08:40:44 +0000 https://lnt.ma/?p=554542 Un juge du Nouveau-Mexique a ordonné jeudi à Meta de financer à hauteur de 567 millions de dollars un fonds de réparation des dommages causés aux mineurs par ses plateformes, jugées responsables d’un « trouble à l’ordre public », une première aux États-Unis pour un réseau social. Cette somme, qui doit financer sur cinq ans des programmes […]

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Un juge du Nouveau-Mexique a ordonné jeudi à Meta de financer à hauteur de 567 millions de dollars un fonds de réparation des dommages causés aux mineurs par ses plateformes, jugées responsables d’un « trouble à l’ordre public », une première aux États-Unis pour un réseau social.

Cette somme, qui doit financer sur cinq ans des programmes de santé mentale et de prévention pour les jeunes, s’ajoute aux 375 millions de dollars de pénalités civiles infligées en mars par un jury de Santa Fe, qui avait jugé Meta défaillant dans la protection des utilisateurs mineurs. Meta (Facebook, Instagram) avait fait appel du verdict.

« Nous sommes en désaccord avec cette décision et nous ferons appel », a réagi un porte-parole de Meta auprès de l’AFP, se disant « confiant » dans le bilan du groupe « en matière de protection des adolescents en ligne ».

Le procureur général du Nouveau-Mexique Raul Torrez, par un communiqué, a salué « une victoire historique pour les habitants du Nouveau-Mexique et pour les familles de tout le pays » et « une victoire pour chaque parent qui s’est inquiété des effets des réseaux sociaux sur son enfant ».

Le juge Bryan Biedscheid a assorti sa décision d’une série de mesures inédites, applicables pendant cinq ans aux comptes des mineurs du Nouveau-Mexique. Elles seront toutefois gelées le temps de la procédure d’appel si Meta verse une caution, et elles ne concernent pas la messagerie WhatsApp.

Ces mesures comprennent une limite de 90 heures par mois d’utilisation cumulée de Facebook et Instagram pour les moins de 18 ans.

Elles ordonnent aussi de couper certaines notifications destinées aux mineurs entre 22H00 et 07H00, ainsi que pendant les heures de classe durant l’année scolaire, et de leur masquer par défaut les compteurs de « likes ».

Le juge interdit également toute interaction « romantique ou sexualisée » entre les mineurs de l’État et les chatbots d’intelligence artificielle de Meta. Et proscrit l’utilisation par des adultes de ces assistants pour simuler de tels échanges avec des personnages mineurs.

Parmi les autres obligations figurent l’interdiction pour tout adulte de contacter par message un mineur qui n’est pas dans ses contacts, l’examen par un humain, sous 48 heures, des signalements d’exploitation sexuelle, et la suppression des comptes suspectés d’appartenir à des moins de 13 ans faute de preuve d’âge sous 30 jours.

– Prochain procès en août –

Le juge a toutefois refusé d’autres remèdes réclamés par le procureur, comme la vérification stricte de l’âge à l’inscription, estimant qu’une loi fédérale sur la protection des données des enfants (COPPA) la rendait juridiquement impossible et qu’une telle contrainte imposée à Meta seul pousserait les mineurs vers ses concurrents.

Il renonce aussi à interdire le défilement infini (infinite scroll), la lecture automatique des vidéos ou les recommandations algorithmiques, des fonctionnalités très débattues dans les différentes procédures judiciaires menées aux Etats-Unis contre les géants des réseaux sociaux.

Le juge a estimé que ces fonctionnalités étaient susceptibles d’être protégées par le premier amendement de la Constitution sur la liberté d’expression, et par une loi américaine sur les télécommunications, qui exonère de responsabilité les plateformes pour les contenus publiés par des utilisateurs.

Sur les 567 millions de dollars du fonds, près des trois quarts (420 millions) sont fléchés vers des soins de santé mentale pour les adolescents, le reste vers le dépistage, la prévention et la coordination des programmes.

Le procureur général réclamait 953 millions tandis que Meta soutenait ne rien devoir, ou au maximum 27 millions.

En mars, un jury de Los Angeles avait, pour la première fois, jugé Meta et YouTube responsables des effets de l’addiction à leurs plateformes sur une adolescente, au lendemain de cette première condamnation au Nouveau-Mexique.

Meta a fait appel de toutes ces décisions, mais d’autres procès l’attendent cette année aux Etats-Unis. L’un deux, opposant le groupe de Menlo Park à quatre Etats (Californie, Colorado, Kentucky, New Jersey) est censé débuter le 12 août à Oakland, dans la baie de San Francisco.

 

LNT avec Afp

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Browsing mobile : le Maroc en tête des pays comparables en 2026, selon nPerf https://lnt.ma/browsing-mobile-le-maroc-en-tete-des-pays-comparables-en-2026-selon-nperf/ Thu, 06 Aug 2026 13:54:41 +0000 https://lnt.ma/?p=554489 Le Maroc se classe premier en matière de navigation mobile parmi les pays présentant un niveau de PIB par habitant comparable, selon les données publiées par nPerf et collectées entre janvier et juillet 2026. Avec un indice de browsing de 57,2 %, le Royaume devance de peu l’Inde et la Tunisie, confirmant la qualité de […]

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Le Maroc se classe premier en matière de navigation mobile parmi les pays présentant un niveau de PIB par habitant comparable, selon les données publiées par nPerf et collectées entre janvier et juillet 2026. Avec un indice de browsing de 57,2 %, le Royaume devance de peu l’Inde et la Tunisie, confirmant la qualité de l’expérience de navigation offerte aux utilisateurs des réseaux mobiles.

L’indice de browsing mesure la fluidité de navigation sur les sites internet les plus consultés dans chaque pays. Il évalue notamment la rapidité d’affichage des pages web et la qualité de l’expérience utilisateur lors des recherches et de la consultation de contenus en ligne.

Le Maroc devance l’Inde et la Tunisie

Avec un score de 57,2 %, le Maroc occupe la première place du classement, devant l’Inde (57,1 %) et la Tunisie (55,9 %). L’Ukraine arrive en quatrième position avec un indice de 53,6 %, suivie du Kirghizistan (52,4 %) et de l’Algérie (51,2 %).

Les écarts entre les premiers pays du classement demeurent relativement limités, illustrant un niveau de performance proche en matière de navigation mobile.

Des performances plus contrastées dans le reste du classement

Au-delà du groupe de tête, les différences deviennent plus marquées. Le Vietnam enregistre un indice de 48,8 %, devant la Côte d’Ivoire (45,6 %) et l’Égypte (40,2 %).

Le Sénégal (38,9 %), l’Ouzbékistan (38,7 %) et le Bénin (37,5 %) figurent également dans le classement, devant le Venezuela (37 %), le Cameroun (36 %) et la Guinée (35,6 %).

En bas du tableau apparaissent le Kenya (32,8 %), l’Angola (30,2 %), le Pakistan (28,6 %), le Ghana (22,5 %) et le Sri Lanka (18,3 %).

LNT

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Meta se lance sur le marché des logiciels écrits par l’IA, dominé par Anthropic et OpenAI https://lnt.ma/meta-se-lance-sur-le-marche-des-logiciels-ecrits-par-lia-domine-par-anthropic-et-openai/ Thu, 06 Aug 2026 09:52:16 +0000 https://lnt.ma/?p=554475 Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp…) a lancé mercredi Muse Code, un outil d’intelligence artificielle capable d’écrire des logiciels de façon autonome, faisant son entrée sur le segment le plus lucratif de l’IA générative, dominé par Anthropic et OpenAI. L’assistance à la programmation est aujourd’hui le principal marché où l’IA génère des revenus concrets, au-delà des robots […]

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Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp…) a lancé mercredi Muse Code, un outil d’intelligence artificielle capable d’écrire des logiciels de façon autonome, faisant son entrée sur le segment le plus lucratif de l’IA générative, dominé par Anthropic et OpenAI.

L’assistance à la programmation est aujourd’hui le principal marché où l’IA génère des revenus concrets, au-delà des robots conversationnels grand public comme ChatGPT ou Gemini.

Microsoft en a été le pionnier avec GitHub Copilot, avant l’essor d’une nouvelle génération d’outils dits « agentiques », capables d’enchaîner seuls plusieurs tâches complexes: Claude Code chez Anthropic, Codex chez OpenAI ou encore Cursor, dont le rachat par SpaceX, le groupe d’Elon Musk, est en voie de finalisation.

Muse Code n’est pas un simple générateur et correcteur de code informatique: le logiciel planifie la réalisation d’un projet, le découpe en tâches, écrit le programme et en vérifie le résultat.

Il peut déléguer des tâches à plusieurs « sous-agents » travaillant en parallèle, a expliqué le patron de Meta, Mark Zuckerberg, sur son réseau social Threads.

L’outil, en version bêta, est facturé à l’usage (et non sur abonnement), à des tarifs inférieurs à ceux de la concurrence, une stratégie de conquête assumée.

Meta propose même, par défaut, un tarif environ dix fois inférieur aux utilisateurs qui acceptent de partager leurs données d’utilisation pour améliorer ses produits.

Le géant des réseaux sociaux, dont les revenus reposent presque entièrement sur la publicité, cherche ainsi à monétiser directement ses modèles d’IA, sous la pression d’investisseurs inquiets de l’ampleur de ses dépenses.

Muse Code s’appuie sur la dernière version de Muse Spark, le modèle dévoilé en avril, premier fruit de la refonte complète de l’IA chez Meta, dont les précédents modèles étaient jugés en retrait face à la concurrence.

Mi-2025, Mark Zuckerberg avait déboursé plus de 14 milliards de dollars pour prendre 49% de Scale AI et placer son patron, Alexandr Wang, à la tête d’une nouvelle entité, Meta Superintelligence Labs, tout en débauchant à prix d’or des cadres d’OpenAI, d’Anthropic et de Google.

Le multimilliardaire avait aussi rompu à cette occasion avec la tradition maison des modèles en accès libre et gratuit (« open weight »), défendue par le chercheur français Yann LeCun, qui a quitté le groupe fin 2025 pour créer sa start-up.

 

LNT avec Afp

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L’utilisation risquée de l’IA comme conseiller en investissements boursiers https://lnt.ma/lutilisation-risquee-de-lia-comme-conseiller-en-investissements-boursiers/ Mon, 03 Aug 2026 09:02:04 +0000 https://lnt.ma/?p=554247 Recourir à l’intelligence artificielle pour obtenir des recommandations personnalisées, rapides et gratuites d’investissements en Bourse: si, en théorie, l’idée est alléchante et séduit de nombreuses personnes, cette pratique comporte de nombreux risques, alertent les experts. « Avant chaque achat d’action, je demande à ChatGPT ce qu’il en pense », confie Arthur Souar, commerçant de 32 ans. L’intelligence […]

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Recourir à l’intelligence artificielle pour obtenir des recommandations personnalisées, rapides et gratuites d’investissements en Bourse: si, en théorie, l’idée est alléchante et séduit de nombreuses personnes, cette pratique comporte de nombreux risques, alertent les experts.

« Avant chaque achat d’action, je demande à ChatGPT ce qu’il en pense », confie Arthur Souar, commerçant de 32 ans. L’intelligence artificielle (IA) générative d’OpenAI a son mot à dire sur « la quasi-totalité de (son) portefeuille », et ce, avant son conseiller en gestion de patrimoine.

L’IA lui donne accès à une grande quantité d’informations, ciblées sur sa situation personnelle et lui permet d’analyser « efficacement » les marchés, dit-il. Le tout, gratuitement. Mais surtout, « l’IA confirme ou infirme ce que je pense, et ça me rassure », précise le jeune homme.

Environ 11% des Français utilisent l’IA comme source d’information « avant d’effectuer un placement », notamment en Bourse, et en complément de conseils d’établissements financiers ou de leurs propres recherches, révèle une étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publiée en février.

Quant aux potentiels risques de procéder ainsi, Arthur Souar n’en voit « presque aucun ». « Pour l’instant, je n’ai jamais eu de raison de douter », dit-il.

– « Imprévisibles » –

Pourtant, le gendarme boursier multiplie les alertes: « le recours à l’IA ne garantit ni la fiabilité des analyses, ni la performance des investissements » et comporte de « nombreux risques », dit à l’AFP France Mayer, directrice des relations avec les épargnants et de leur protection au sein de l’AMF.

Les IA « peuvent produire des informations erronées, biaisées ou fondées sur des données incomplètes ou obsolètes », liste-t-elle.

En effet, les algorithmes basent leurs réponses sur des scénarios documentés et passés, sans gage qu’ils ne se reproduisent à l’avenir.

Les modèles peuvent également vouloir « faire plaisir à l’utilisateur, c’est-à-dire le renforcer dans son jugement », pointe Marie Brière, responsable de la recherche investisseur du gestionnaire d’actifs Amundi. Car « l’IA sait très peu dire +je ne sais pas+ » et préfère offrir une « réponse complètement hallucinée et fausse. »

Et contrairement aux intermédiaires financiers régulés et supervisés, tels que les conseillers bancaires, l’IA « n’est pas conçue pour agir dans l’intérêt du client », poursuit France Mayer, ni pour s’adapter à la situation personnelle de l’investisseur.

En cas de mauvais conseils, impossible de faire appel aux mécanismes de résolution de litiges prévus par les entités autorisées.

Gare aussi aux « arnaques financières », prévient-elle, citant des plateformes de trading basées sur l’IA qui promettent de coquets rendements. Certaines sont promues sur les réseaux sociaux, à travers des vidéos cumulant plusieurs milliers de vues.

Les marchés financiers sont « par nature imprévisibles » et « aucun outil, y compris l’IA, ne peut garantir les performances futures d’un placement », assure France Mayer.

Se pose également la question de la protection des données financières personnelles, fournies par l’utilisateur à l’algorithme dans l’espoir de mieux cibler sa demande: il n’y a « aucune garantie » qu’elles soient protégées, appuie-t-elle.

– « Préférences humaines » –

Pour Marie Brière, le problème majeur réside dans les biais cachés que les IA comportent. Selon elle, les algorithmes sont influencés par leurs corpus d’entraînements, où certaines données sont surreprésentées.

Ainsi, certains titres ou secteurs peuvent être davantage recommandés aux investisseurs. « C’est le cas de la tech, qui prévaut dans tous les modèles », précise Marie Brière.

Et les modèles sont majoritairement étasuniens, donc entrainés avec des données publiques d’entreprises du pays. Conséquence, dit-elle: « les actions américaines peuvent être préférées aux actions françaises ». Elle évoque un « enjeu de souveraineté européenne » alors que le Vieux Continent tente de promouvoir l’investissement sur son territoire.

Marie Brière pointe aussi un « biais de genre sexiste ». En souhaitant « s’adapter aux préférences humaines », les IA proposent « moins d’actions aux femmes qu’aux hommes », qu’elles jugent plus averses au risque et moins enclines à investir.

Tout n’est pas à jeter cependant. « Dans de nombreux domaines, les modèles sont performants et utiles », assure-t-elle, citant la diversification des portefeuilles, les conseils en fiscalité ou en éducation financière.

Et exclure totalement l’IA en matière de recommandations d’investissements boursiers n’est pas la solution, nuance Marie Brière.

A ses yeux, il faut combiner une utilisation de l’IA ciblée et éclairée quant aux risques qu’elle comporte avec des conseils professionnels et encadrés.

 

LNT avec Afp

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Anthropic révèle que son IA a accédé sans autorisation aux systèmes d’autres organisations https://lnt.ma/anthropic-revele-que-son-ia-a-accede-sans-autorisation-aux-systemes-dautres-organisations/ Fri, 31 Jul 2026 09:09:44 +0000 https://lnt.ma/?p=554165 La start-up américaine d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a affirmé jeudi dans un communiqué que ses modèles avaient « obtenu un accès non autorisé » à trois organisations lors de tests pourtant censés les empêcher d’accéder à des systèmes « réels ». Cette annonce intervient quelques jours seulement après que son rival OpenAI a révélé que deux de ses modèles […]

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La start-up américaine d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a affirmé jeudi dans un communiqué que ses modèles avaient « obtenu un accès non autorisé » à trois organisations lors de tests pourtant censés les empêcher d’accéder à des systèmes « réels ».

Cette annonce intervient quelques jours seulement après que son rival OpenAI a révélé que deux de ses modèles étaient sortis, de leur propre initiative, du milieu confiné dans lequel ils étaient testés pour attaquer le site Hugging Face.

Anthropic a analysé plus de 141.000 tests et a constaté que trois versions différentes de son modèle Claude avaient accédé aux systèmes de trois organisations, dont les noms n’ont pas été divulgués.

Contrairement à l’incident impliquant OpenAI, les modèles d’Anthropic ont eu accès à Internet « en raison d’un malentendu entre nous et notre partenaire d’évaluation », Irregular, a expliqué le groupe dans le communiqué.

Néanmoins, Claude a eu recours à « des techniques élémentaires, telles que l’exploitation de mots de passe faibles et de points de terminaison non authentifiés », a-t-il poursuivi.

L’ancien modèle « a poursuivi son attaque même après avoir obtenu la preuve qu’il s’exécutait sur l’Internet public » alors que le modèle le plus récent s’est arrêté, selon Anthropic.

« Dans aucune de ces situations, Claude ne s’est échappé ni n’a délibérément tenté de s’échapper de son environnement de test », a-t-il ajouté.

Parmi les modèles concernés figurait l’un de ses plus puissants, Mythos 5, qui n’a été mis à disposition que d’un nombre limité de partenaires.

Anthropic travaille actuellement avec Irregular pour examiner la situation et a contacté ou tenté de contacter les trois organisations concernées.

Concurrent d’Anthropic, OpenAI (créateur de ChatGPT), avait annoncé la semaine passée que ses modèles d’IA avancés s’étaient emballés lors de tests de sécurité, piratant de leur propre initiative Hugging Face, une bibliothèque de code en ligne.

Quelques jours plus tard, le groupe avait déclaré avoir découvert des incidents supplémentaires.

Le patron d’OpenAI, Sam Altman, a révélé dans un podcast mis en ligne cette semaine qu’après avoir eu connaissance de l’attaque, l’entreprise avait suspendu ses tests « pour comprendre comment réussir à confiner notre espace » dédié, censé être isolé d’internet.

– Pétition –

Cet incident a également donné lieu à une pétition signée par plus d’un millier d’employés d’entreprises à la pointe de l’IA appelant le gouvernement américain à contribuer à ralentir le déploiement des modèles d’IA les plus avancés.

Intitulée « Pacing the Frontier », cette pétition demande « que le gouvernement américain soutienne une initiative internationale visant à mettre au point les outils techniques et de gouvernance nécessaires pour réguler de manière réfléchie les limites du développement de l’IA automatisée ».

Dario Amodei, patron d’Anthropic, figure parmi les signataires.

Bien qu’il n’ait pas signé, Sam Altman a reconnu que « nous pourrions devoir ralentir la cadence de développement de l’IA pour donner suffisamment de temps à la société pour faire face à ces nouvelles capacités ».

L’administration Trump a invoqué cette année des préoccupations de sécurité nationale pour empêcher OpenAI et Anthropic de lancer leurs modèles les plus récents, mais a finalement indiqué qu’elle était satisfaite des garanties apportées quant à leur sûreté, ce qui a conduit à leur mise sur le marché.

En juin, Trump a signé un décret créant un cadre volontaire en vertu duquel les développeurs d’IA partageront leurs modèles avancés avec le gouvernement avant leur mise à disposition du public.

Dans le cadre de ce dispositif, des développeurs tels qu’OpenAI, Anthropic et Google donneraient au gouvernement accès à leurs modèles les plus puissants jusqu’à 30 jours avant leur sortie prévue.

 

LNT avec Afp

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Orange Maroc et Infobip renforcent leur partenariat autour d’une nouvelle offre de communication omnicanale https://lnt.ma/orange-maroc-et-infobip-renforcent-leur-partenariat-autour-dune-nouvelle-offre-de-communication-omnicanale/ Wed, 29 Jul 2026 13:45:48 +0000 https://lnt.ma/?p=554067 Orange Maroc et Infobip, plateforme spécialisée dans les communications cloud, annoncent le renforcement de leur partenariat avec le lancement de Smart Message Plus, une nouvelle version de l’offre Smart Message d’Orange Maroc. Cette solution est destinée aux entreprises souhaitant centraliser et digitaliser leurs échanges avec leurs clients sur différents canaux de communication. Développée à partir […]

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Orange Maroc et Infobip, plateforme spécialisée dans les communications cloud, annoncent le renforcement de leur partenariat avec le lancement de Smart Message Plus, une nouvelle version de l’offre Smart Message d’Orange Maroc. Cette solution est destinée aux entreprises souhaitant centraliser et digitaliser leurs échanges avec leurs clients sur différents canaux de communication.

Développée à partir des technologies CPaaS et SaaS d’Infobip, Smart Message Plus enrichit l’offre existante en intégrant de nouveaux canaux digitaux, notamment WhatsApp, l’e-mail et les réseaux sociaux. Les entreprises peuvent ainsi gérer l’ensemble de leurs interactions clients depuis une plateforme unique.

Cette évolution intervient dans un contexte où les entreprises cherchent à répondre à des attentes croissantes en matière de réactivité, de personnalisation et de continuité des échanges. La solution leur permet d’automatiser certaines communications et de concevoir des parcours clients intégrant plusieurs canaux de contact.

Dans le cadre de cette collaboration, Orange Maroc met à profit sa connaissance du marché local et son expertise dans les services numériques, tandis qu’Infobip apporte ses technologies dédiées aux communications omnicanales.

L’offre cible principalement les entreprises des secteurs de la banque et des services financiers, du commerce et de la distribution, de la santé et de l’éducation. Elle couvre plusieurs usages, tels que l’envoi de notifications transactionnelles, les campagnes de communication personnalisées, le suivi des commandes, les rappels automatisés ou encore la gestion des conversations clients en temps réel.

« Notre ambition, chez Orange Maroc, est d’accompagner les entreprises bien au-delà de la connectivité. Avec Smart Message Plus, enrichie par les technologies d’Infobip, nous faisons évoluer notre offre afin de permettre à nos clients de centraliser, d’automatiser et d’orchestrer leurs interactions sur l’ensemble des canaux digitaux », a déclaré Mohamed Bennis, directeur des ventes B2B d’Orange Maroc.

De son côté, Matija Ražem, Chief Commercial Telecom Officer d’Infobip, estime que « Ce partenariat associe la forte présence d’Orange Maroc sur le marché aux capacités omnicanales CPaaS et SaaS d’Infobip, afin d’aider les entreprises à centraliser leurs interactions, à automatiser l’engagement client et à proposer des expériences plus fluides sur les canaux les plus utilisés par leurs clients ».

Au-delà de l’ajout de nouveaux canaux de communication, Smart Message Plus intègre également des fonctionnalités d’automatisation, de personnalisation des interactions et d’intelligence artificielle, avec l’objectif de faciliter la gestion des parcours clients.

AL

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Rabat : lancement de l’édition 2026 du « GovTech Innovation Challenge » https://lnt.ma/rabat-lancement-de-ledition-2026-du-govtech-innovation-challenge/ Thu, 23 Jul 2026 09:32:29 +0000 https://lnt.ma/?p=553716 L’édition 2026 du « GovTech Innovation Challenge » a été lancée, mercredi à Rabat, à l’initiative du secrétariat d’Etat à l’économie de la Confédération suisse (SECO), le Groupe de la Banque mondiale et la plateforme d’excellence technologique Trust Valley. Cette initiative d’envergure internationale, lancée en partenariat avec l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cour des comptes, […]

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L’édition 2026 du « GovTech Innovation Challenge » a été lancée, mercredi à Rabat, à l’initiative du secrétariat d’Etat à l’économie de la Confédération suisse (SECO), le Groupe de la Banque mondiale et la plateforme d’excellence technologique Trust Valley.

Cette initiative d’envergure internationale, lancée en partenariat avec l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cour des comptes, s’assigne pour mission d’identifier et d’accélérer le déploiement de solutions numériques novatrices capables de renforcer les capacités d’audit public, d’optimiser l’efficacité des dispositifs de vérification et de soutenir la performance globale de la gestion des finances publiques du Royaume.

Dans une allocution lue en son nom par la spécialiste en gestion financière à la Banque mondiale (BM), Laila Moudden, le directeur pays de la BM pour le Maghreb et Malte, Ahmadou Moustapha Ndiaye, a souligné que le Maroc fait preuve d’ambition en s’engageant dans une démarche novatrice qui rapproche les institutions de contrôle de l’écosystème entrepreneurial d’innovation.

M. Ndiaye, qui a mis en relief l’exemplarité de l’expérience marocaine, appelée à être répliquée dans d’autres pays, a félicité le Royaume pour la dynamique de réformes engagées.

Il a exprimé, à ce titre, la fierté de la Banque Mondiale d’accompagner le Maroc et de faire valoir son modèle de réussite auprès de la communauté internationale.

De son côté, le secrétaire général de la Cour des comptes, Abdelaziz Koulouh, a situé ce rendez-vous dans le contexte des transformations profondes que connaissent les administrations publiques, sous l’effet de l’explosion des données, de la dématérialisation des procédures et de l’essor de l’IA.

Dans ce nouvel environnement, a-t-il poursuivi, l’innovation s’affirme comme un levier fondamental de modernisation de la gouvernance publique, un catalyseur de confiance et un instrument renforçant les exigences de transparence et de redevabilité.

Par ailleurs, Rachid Meliani, inspecteur général adjoint des finances, a fait savoir que l’approche adoptée dans le cadre de ce challenge permettra aux auditeurs publics d’affiner leurs méthodes de travail, d’optimiser les délais des missions de vérification, de déceler avec acuité les dysfonctionnements de gestion et d’analyser les problématiques publiques avec une précision opérationnelle accrue.

Il a détaillé trois mutations structurelles induites par ce programme au sein de l’IGF, à savoir la transition opérée dans la formulation de la commande publique, la valeur ajoutée tirée d’une coopération étroite avec l’écosystème des start-up et la consécration de ce processus à l’importance de la dimension relationnelle prouvant que la réussite de la modernisation financière est intrinsèquement liée à la solidité des synergies nouées entre l’administration, le secteur privé innovant et le citoyen.

Pour sa part, l’Ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, s’est félicité, à cette occasion, de l’excellence du partenariat bilatéral et de la portée de cette initiative qui permet de mettre l’intelligence artificielle (IA) et les technologies de pointe au profit de l’audit public et de l’efficacité de l’action de l’État.

Mettant en exergue l’expertise de la plateforme Trust Valley en matière de technologies de pointe et de cybersécurité, il a précisé que cette coopération s’articule autour d’une valeur fondamentale partagée, à savoir la confiance.

« GovTech Innovation Challenge » vise à identifier et à déployer des solutions numériques novatrices capables de renforcer l’audit public, d’améliorer l’efficacité des dispositifs de contrôle et de soutenir une performance accrue de la gestion des finances publiques et ayant pour objectif de rapprocher les juridictions financières et les organes de contrôle des finances publiques du Royaume de l’écosystème d’innovation, en mobilisant des start-up marocaines, suisses et internationales, des PME (petites et moyennes entreprises), des universités et des experts technologiques pour le développement de solutions numériques à haute valeur ajoutée.

Cette initiative d’envergure internationale s’assigne pour mission d’identifier et d’accélérer le déploiement de solutions numériques novatrices capables de renforcer les capacités d’audit public, d’optimiser l’efficacité des dispositifs de vérification et de soutenir la performance globale de la gestion des finances publiques du Royaume.

 

LNT avec Map

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OpenAI fait état d’un piratage « sans précédent » d’une plateforme par ses agents d’IA https://lnt.ma/openai-fait-etat-dun-piratage-sans-precedent-dune-plateforme-par-ses-agents-dia/ Wed, 22 Jul 2026 09:49:25 +0000 https://lnt.ma/?p=553632 e créateur de ChatGPT, OpenAI, a annoncé mardi que ses modèles d’intelligence artificielle avancés s’étaient emballés lors de tests de sécurité, piratant de leur propre initiative une plateforme populaire auprès des programmeurs. L’entreprise basée à San Francisco a évoqué un « cyberincident sans précédent » et annoncé une enquête conjointe avec Hugging Face, la bibliothèque de code […]

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e créateur de ChatGPT, OpenAI, a annoncé mardi que ses modèles d’intelligence artificielle avancés s’étaient emballés lors de tests de sécurité, piratant de leur propre initiative une plateforme populaire auprès des programmeurs.

L’entreprise basée à San Francisco a évoqué un « cyberincident sans précédent » et annoncé une enquête conjointe avec Hugging Face, la bibliothèque de code en ligne qui en a été la cible.

OpenAI a précisé que l’incident impliquait une combinaison de modèles, dont son GPT-5.6 Sol lancé récemment ainsi qu’un modèle « encore plus performant » en cours d’élaboration.

L’entreprise cherchait à évaluer les capacités de piratage des modèles en leur assignant des tâches dans un environnement d’essai numérique strictement contrôlé, où l’accès à internet était limité pour des raisons de sécurité.

« Pendant qu’ils opéraient dans notre environnement de test en bac à sable (ndlr, isolé), nos modèles ont consacré une quantité importante de (puissance de calcul) à trouver un moyen d’obtenir un accès libre à internet, dans le but de résoudre le problème d’évaluation », a indiqué OpenAI dans un blog relatant l’incident.

Une fois connectés à internet, ils ont ciblé la plateforme Hugging Face – un vaste répertoire de modèles d’IA, de jeux de données et d’autres informations – pour les aider dans leur quête.

À la recherche d' »informations secrètes » pouvant l’aider à tricher lors de l’évaluation, le système d’OpenAI « a enchaîné plusieurs vecteurs d’attaque, notamment en utilisant des identifiants volés ».

– Potentiel « catastrophique » –

La cybersécurité constitue un enjeu crucial à mesure que l’IA gagne en sophistication, compte tenu du risque que des modèles avancés détectent avant les humains des failles dans les logiciels existants.

Interrogé par l’AFP, Hussein Abbass, professeur d’informatique à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud à Canberra, juge l’incident « à bien des égards stupéfiant ».

« Il n’a pas seulement attaqué Hugging Face. Il a en fait attaqué son propre système interne pour exploiter ses propres vulnérabilités », explique cet expert en IA. « Et c’est effrayant », ajoute-t-il.

GPT-5.6 et d’autres modèles d’IA de pointe, notamment la série Mythos du grand rival d’OpenAI, Anthropic, suscitent des inquiétudes quant à leur capacité potentielle à franchir les défenses de cybersécurité.

Les deux entreprises américaines ont dû retarder temporairement la mise à disposition générale de ces technologies de dernière génération en raison de craintes à Washington qu’elles puissent aider à s’introduire dans des infrastructures cruciales.

Les IA avancées sont « normalement entre les mains de personnes responsables qui ont une éthique », mais « ce sera catastrophique si cela tombe entre les mains de quelqu’un qui a l’intention de nuire », souligne M. Abbass.

La question de la gouvernance du secteur de l’IA est devenue centrale et « nous avons besoin d’un effort collectif pour gérer cette situation », estime-t-il.

Hugging Face avait signalé avoir été la cible de cette « intrusion informatique » la semaine dernière, sans mentionner OpenAI.

Selon la plateforme, « celle-ci se distinguait de tout ce que nous avions déjà traité sur un point important: elle était pilotée de bout en bout par un système d’agent IA autonome et nous l’avons en grande partie détectée et disséquée grâce à notre propre IA ».

Clément Delangue, directeur général de Hugging Face, a indiqué sur X que compte tenu de la sophistication de l’agent, l’entreprise avait soupçonné une cyberattaque provenant d’un laboratoire d’IA de premier plan mondial.

« Nous sommes fermement convaincus qu’il n’y avait aucune intention malveillante de leur part », a écrit M. Delangue, en référence à OpenAI. « C’est assez hallucinant que tout cela se soit produit de manière autonome! », a-t-il commenté.

 

LNT avec Afp

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OPPO lance les Enco Clip2, des écouteurs ouverts avec fonctions IA et réglage audio signé Dynaudio https://lnt.ma/oppo-lance-les-enco-clip2-des-ecouteurs-ouverts-avec-fonctions-ia-et-reglage-audio-signe-dynaudio/ Wed, 22 Jul 2026 08:13:01 +0000 https://lnt.ma/?p=553558 OPPO a présenté les Enco Clip2, une nouvelle paire d’écouteurs sans fil à conception ouverte qui vient compléter sa gamme Enco. Le fabricant mise sur un format léger, un design en alliage à mémoire de forme et plusieurs fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle. Pesant 5,2 grammes par écouteur, les Enco Clip2 sont dotés d’un arceau […]

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OPPO a présenté les Enco Clip2, une nouvelle paire d’écouteurs sans fil à conception ouverte qui vient compléter sa gamme Enco. Le fabricant mise sur un format léger, un design en alliage à mémoire de forme et plusieurs fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle.

Pesant 5,2 grammes par écouteur, les Enco Clip2 sont dotés d’un arceau en alliage nickel-titane à mémoire de forme conçu pour s’adapter à différentes morphologies d’oreilles. OPPO indique avoir optimisé leur ergonomie après l’analyse de plus de 3.500 profils auriculaires afin d’améliorer le confort lors d’une utilisation prolongée.

Sur le plan audio, les écouteurs intègrent deux transducteurs dynamiques coaxiaux de 9 et 11 mm, associés à deux convertisseurs numérique-analogique (DAC) indépendants. OPPO a également collaboré avec le spécialiste danois Dynaudio pour le réglage sonore, avec un profil audio dédié visant à offrir une restitution équilibrée et détaillée.

Les Enco Clip2 embarquent par ailleurs plusieurs fonctions alimentées par l’intelligence artificielle. Parmi elles figurent un système de réduction du bruit pour les appels, combiné à un microphone à conduction osseuse, une fonction de traduction en temps réel, la connexion simultanée à deux appareils, ainsi que des commandes gestuelles permettant notamment d’activer l’assistant vocal, de lancer Spotify ou de déclencher à distance l’appareil photo d’un smartphone.

Les écouteurs seront commercialisés au Maroc à partir du 1er août 2026 au prix public annoncé de 1.799 DH.

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Le ministère de la Transition numérique s’allie à Capgemini pour l’IA https://lnt.ma/le-ministere-de-la-transition-numerique-sallie-a-capgemini-pour-lia/ Fri, 17 Jul 2026 10:33:50 +0000 https://lnt.ma/?p=553340 Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration et Capgemini Maroc, un acteur majeur de l’écosystème numérique, ont signé, jeudi à Rabat, un mémorandum d’entente (MoU) dédié au développement de l’intelligence artificielle (IA). Signé par la ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la […]

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Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration et Capgemini Maroc, un acteur majeur de l’écosystème numérique, ont signé, jeudi à Rabat, un mémorandum d’entente (MoU) dédié au développement de l’intelligence artificielle (IA).

Signé par la ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni et la directrice mondiale des Opérations et du Delivery chez Capgemini, Karine Brunet, ce partenariat ambitionne de renforcer les compétences et l’acculturation à l’IA auprès des acteurs publics et académiques.

Ce partenariat, qui vise à accompagner les startups et les équipes-projets soutenues par l’Institut Jazari, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie Maroc Digital 2030 et de la feuille de route AI Made in Morocco.

Il permettra également d’identifier et de développer des cas d’usage concrets de l’IA, afin d’accélérer son adoption au sein de l’administration et de favoriser l’émergence de projets innovants à fort impact.

Dans une allocution de circonstance, Mme El Fallah Seghrouchni a indiqué que le Maroc a fait du numérique et de l’IA des leviers structurants de modernisation de l’action publique, de compétitivité économique et de progrès social, à la faveur de la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, soulignant que la signature de ce MoU exprime la conviction partagée qu’une transformation numérique réussie doit allier vision publique, excellence technologique, intelligence collective et capacité d’exécution.

Dans ce sens, elle a formulé le voeu de voir ce partenariat marquer « le commencement d’une collaboration féconde, exigeante et durable, à la hauteur des ambitions numériques du Royaume et de la confiance placée dans l’IA, la jeunesse et la capacité d’innovation du pays ».

Pour sa part, Mme Brunet a relevé que le Maroc s’est affirmé, depuis plusieurs années, comme un acteur incontournable des services technologiques et numériques, une réussite qui repose sur plusieurs atouts, en l’occurrence « une vision ambitieuse, un environnement favorable au développement des activités numériques et un vivier de talents reconnu pour sa qualité, sa capacité d’adaptation et sa forte culture de l’ingénierie ».

« L’IA n’est rien sans le capital humain et les entreprises ont besoin de talents capables de concilier expertise technologique, compréhension du métier, maîtrise des données, innovation et capacité à travailler dans des environnements de plus en plus complexes », a soutenu Mme Brunet.

De son côté, la directrice générale de Capgemini Maroc, Badra Hamdaoua, a fait savoir que le véritable moteur de la transition numérique au Royaume ne réside pas uniquement dans la technologie, mais dans son capital humain, affirmant que les objectifs de la stratégie Maroc Digital 2030 reposent sur la valorisation des jeunes talents marocains.

Mme Hamdaoua a mis en exergue le tournant décisif que représente l’IA pour l’avenir technologique du pays, soulignant l’importance d’une synergie forte entre la recherche, les institutions publiques et les acteurs industriels pour bâtir un écosystème IA robuste.

Dans cette dynamique d’innovation et de création de valeur partagée, elle a réitéré l’engagement de Capgemini à mobiliser son expertise mondiale pour faire du Maroc un acteur majeur et incontournable de l’économie numérique de demain.

A travers cette coopération, les deux parties entendent rapprocher les acteurs publics, académiques et privés autour d’une dynamique commune d’innovation, en contribuant au développement d’un écosystème national de l’IA au service de la transformation numérique du Royaume.

 

LNT avec Map

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Meta accusé d’avoir utilisé l’IA pour cibler ses employés à licencier https://lnt.ma/meta-accuse-davoir-utilise-lia-pour-cibler-ses-employes-a-licencier/ Wed, 15 Jul 2026 09:41:52 +0000 https://lnt.ma/?p=553135 Pour dresser la liste de ses salariés à licencier, le géant américain Meta a utilisé des logiciels d’intelligence artificielle pénalisant les employés ayant été en congé forcé, assure une plainte en justice. Dans cette assignation de 71 pages déposée lundi devant un tribunal fédéral californien, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp est accusée […]

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Pour dresser la liste de ses salariés à licencier, le géant américain Meta a utilisé des logiciels d’intelligence artificielle pénalisant les employés ayant été en congé forcé, assure une plainte en justice.

Dans cette assignation de 71 pages déposée lundi devant un tribunal fédéral californien, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp est accusée d’avoir utilisé une « constellation de systèmes d’intelligence artificielle internes » pour identifier les membres à écarter.

Meta a balayé cette idée. « Les décisions d’organisation et de gestion des effectifs, hier comme aujourd’hui, sont faites par des personnes, non par l’IA », a affirmé l’entreprise dans un communiqué aux médias.

Depuis plus d’un an, le groupe vit au rythme des coupes d’effectifs et d’une intense pression sur ses salariés, générant un climat interne délétère que la prospérité du géant des réseaux sociaux ne suffit pas à apaiser.

Selon la plainte associant 26 employés, Meta collecte, grâce à ces logiciels, des données sur les performances et la productivité de ses employés. Or ce classement se trouve dévalué si un salarié a bénéficié d’un congé parental ou médical, ou a demandé un aménagement lié à un handicap.

« Résultat, les employés qui ont pris des congés légaux ont été sélectionnés de façon discriminatoire pour être licenciés », assure le texte de l’assignation en justice.

Au printemps, Meta a supprimé environ 8.000 postes, près de 10% de ses effectifs. Ces coupes financent une course aux infrastructures vertigineuse: Meta prévoit jusqu’à 145 milliards de dollars d’investissements en 2026, près du double de l’an dernier.

L’entreprise a par ailleurs dû reculer sur un programme interne qui a soulevé une fronde: ce logiciel enregistrait les mouvements de souris, clics, frappes de clavier et navigation des employés, au service d’un grand projet d’entraînement de modèles d’intelligence artificielle.

 

LNT avec Afp

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L’UE ordonne à Meta de changer les « interfaces addictives » d’Instagram et Facebook https://lnt.ma/lue-ordonne-a-meta-de-changer-les-interfaces-addictives-dinstagram-et-facebook/ Fri, 10 Jul 2026 09:17:51 +0000 https://lnt.ma/?p=552880 L’étau se resserre sur Meta en Europe : Bruxelles a ordonné vendredi au géant technologique américain de modifier les interfaces de Facebook et Instagram jugées beaucoup trop « addictives », sous peine d’une très lourde amende. Bruxelles reproche au groupe de Mark Zuckerberg de ne pas avoir évalué correctement et limité les risques que les utilisateurs des […]

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L’étau se resserre sur Meta en Europe : Bruxelles a ordonné vendredi au géant technologique américain de modifier les interfaces de Facebook et Instagram jugées beaucoup trop « addictives », sous peine d’une très lourde amende.

Bruxelles reproche au groupe de Mark Zuckerberg de ne pas avoir évalué correctement et limité les risques que les utilisateurs des deux plateformes développent des addictions, en particulier les mineurs et les adultes vulnérables, en raison de fonctions visant à retenir leur attention le plus longtemps possible.

Il s’agit notamment des flux illimités de contenus, des recommandations hautement personnalisées, ou encore du lancement automatique des vidéos. Autant de fonctions qui visent à gonfler les recettes publicitaires des deux plateformes, en incitant les utilisateurs à « scroller » sans limite.

« Ces fonctionnalités alimentent le besoin des utilisateurs de continuer à faire défiler les contenus, et bascule leur cerveau en mode +pilotage automatique+, contribuant à des comportements mauvais pour la santé et à des usages compulsifs », a expliqué la Commission européenne.

En outre, l’exécutif européen n’est pas satisfait des contrôles parentaux intégrés à Facebook et Instagram, qui seraient trop compliqués à gérer, ni des réglages pour limiter le temps d’écran des ados.

« Nous contestons ces conclusions préliminaires, qui ne prennent pas en compte les mesures importantes que nous avons prises pour protéger les ados », a réagi un porte-parole de Meta, contacté par l’AFP.

« Nous partageons la volonté de la Commission européenne d’offrir un environnement en ligne sûr et positif », a ajouté le groupe, qui rappelle que ses comptes dédiés aux ados, lancés il y a deux ans, permettent aux parents « de bloquer Instagram durant la nuit et limiter le temps d’écran en journée à seulement 15 minutes ».

La Commission européenne a émis ces injonctions préliminaires dans le cadre d’une enquête lancée en mai 2024 contre le groupe de Mark Zuckerberg, soupçonné de ne pas en faire assez pour protéger les mineurs en ligne.

– « Une priorité » –

Cette procédure est menée au titre du règlement européen sur les services numériques (le DSA), au nom duquel Bruxelles a adressé en début d’année une demande similaire à TikTok.

« Protéger la santé physique et mentale des Européens doit être une priorité pour les réseaux sociaux. Le DSA nous donne un cadre pour les mettre face à leurs responsabilités », a affirmé la vice-présidente de la Commission chargée du Numérique, Henna Virkkunen.

Meta aura maintenant la possibilité de se défendre et de proposer des mesures pour remédier aux manquements qui lui sont reprochés.

Mais si la Commission européenne n’est pas satisfaite, le géant technologique américain pourrait se voir infliger une lourde amende, pesant jusqu’à 6% de son chiffre d’affaires annuel mondial.

Cependant « ce que nous voulons, c’est obtenir des changements », a assuré une autre responsable de la Commission, reconnaissant qu' »il y a une différence entre TikTok et Meta, dans le sens où Meta a toujours essayé d’agir en matière de protection des mineurs », notamment via les comptes dédiés aux ados.

Dans le cadre de cette même enquête européenne, le groupe basé à Menlo Park en Californie avait également été accusé il y a quelques mois de laisser de nombreux enfants de moins de 13 ans accéder à Facebook et Instagram, les exposant ainsi à de multiples risques pour leur bien être et leur développement physique et mental.

Le groupe fait face à des accusations similaires aux Etats-Unis. En mars, un jury de Los Angeles a condamné Meta et Google à verser six millions de dollars à une jeune femme, les jugeant responsables du caractère addictif de leurs plateformes respectives Instagram et YouTube, une première historique.

Ces procédures européennes visant Meta s’inscrivent dans une plus large offensive de Bruxelles pour renforcer la protection des enfants et adolescents en ligne.

Bruxelles réfléchit à des mesures harmonisées au niveau européen pour limiter l’accès des enfants et adolescents aux réseaux sociaux.

La présidente de la Commission Ursula von der Leyen doit recevoir lundi les conclusions d’un comité d’experts à ce sujet, et devrait annoncer des décisions à la rentrée.

 

LNT avec Afp

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Intelligence artificielle : à Genève, le Maroc met en avant sa stratégie de coopération et de souveraineté numérique https://lnt.ma/intelligence-artificielle-a-geneve-le-maroc-met-en-avant-sa-strategie-de-cooperation-et-de-souverainete-numerique/ Wed, 08 Jul 2026 14:41:44 +0000 https://lnt.ma/?p=552754 Le Maroc a pris part à plusieurs rendez-vous internationaux consacrés à l’intelligence artificielle (IA) et à la transformation numérique, organisés dans le cadre de la Geneva Digital Week. Représenté par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, le Royaume y a présenté sa vision […]

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Le Maroc a pris part à plusieurs rendez-vous internationaux consacrés à l’intelligence artificielle (IA) et à la transformation numérique, organisés dans le cadre de la Geneva Digital Week. Représenté par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, le Royaume y a présenté sa vision d’une intelligence artificielle souveraine, responsable et inclusive, tout en renforçant ses partenariats internationaux dans ce domaine.

La ministre a notamment participé au premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, organisé par les Nations Unies les 6 et 7 juillet à Genève. Réunissant des représentants de plus de 170 pays, cette rencontre vise à promouvoir une gouvernance mondiale de l’IA fondée sur la coopération, la sécurité, l’éthique et le respect des droits humains.

En ouvrant les travaux, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé les États à « gouverner ensemble » l’intelligence artificielle afin d’en faire une technologie plus sûre, plus équitable et plus accessible. Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux majeurs, notamment la réduction de la fracture numérique, la protection des enfants, la sécurité des systèmes d’IA, l’intégrité de l’information et l’accès des pays en développement aux infrastructures, aux données et aux capacités de calcul.

La participation marocaine s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale « AI Made in Morocco » et de la feuille de route « Maroc IA 2030 », qui visent à développer un écosystème national reposant sur une intelligence artificielle créatrice de valeur, responsable et adaptée aux besoins du Royaume.

Les défis de la responsabilité des systèmes d’IA

Lors d’un panel consacré aux droits humains à l’ère de l’intelligence artificielle, Amal El Fallah Seghrouchni a abordé la question de la responsabilité des systèmes d’IA dits « agentiques », capables de prendre des décisions en mobilisant plusieurs agents autonomes.

Selon la ministre, cette évolution soulève de nouveaux défis juridiques puisqu’il devient plus difficile d’identifier l’origine d’un dysfonctionnement lorsque plusieurs systèmes interviennent dans une même chaîne décisionnelle.

Pour illustrer cette problématique, elle a rappelé que l’administration marocaine traite près de 52 millions de transactions par an, ce qui rend essentielle la mise en place de mécanismes de traçabilité.

Elle a plaidé pour une nouvelle approche reposant sur trois principes : une documentation précise des chaînes de décision, la désignation d’un responsable humain clairement identifié pour toute décision ayant un impact sur les droits des personnes, ainsi que la garantie d’un recours effectif. « L’autonomie opérationnelle d’un algorithme ne doit jamais devenir une autonomie à l’égard du droit », a-t-elle affirmé.

Le Maroc a également participé au Forum du Sommet mondial sur la société de l’information (WSIS Forum), organisé par l’Union internationale des télécommunications.

Intervenant lors d’une table ronde consacrée aux infrastructures numériques, Amal El Fallah Seghrouchni a défendu une approche reposant sur une « souveraineté ouverte ». Selon elle, la souveraineté numérique ne signifie pas l’isolement technologique, mais la capacité de chaque pays à choisir les infrastructures à mutualiser, les technologies à acquérir ou à développer conjointement et celles qui doivent rester sous contrôle national.

La ministre a rappelé que le Royaume investit dans le développement de centres de données, d’infrastructures souveraines de cloud et de calcul haute performance, ainsi que dans le réseau national des Instituts JAZARI, destiné à rapprocher chercheurs, universités, administrations, startups et entreprises autour de projets d’intelligence artificielle.

Elle a également souligné que cette stratégie s’accompagne d’un effort important en matière de formation, avec l’objectif de former jusqu’à 100.000 talents du numérique par an d’ici 2030.

Au cours de son séjour à Genève, la ministre a multiplié les rencontres bilatérales afin de renforcer la coopération internationale du Royaume.

Elle s’est notamment entretenue avec le ministre nigérian des Communications, de l’Innovation et de l’Économie numérique, Bosun Tijani. Les discussions ont porté sur les perspectives de coopération entre le Maroc et le Nigeria dans les domaines de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle, ainsi que sur une éventuelle participation du Nigeria au D4SD Hub, plateforme régionale développée à Rabat en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Une autre rencontre a réuni Amal El Fallah Seghrouchni et Deemah AlYahya, secrétaire générale de la Digital Cooperation Organization (DCO). Les deux responsables ont évoqué les perspectives de coopération entre le Maroc et cette organisation, ainsi que les moyens de renforcer les projets numériques destinés aux pays africains et arabes.

LNT

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Gouvernance de l’IA : Amal El Fallah Seghrouchni participe au Dialogue mondial de Genève https://lnt.ma/gouvernance-de-lia-amal-el-fallah-seghrouchni-participe-au-dialogue-mondial-de-geneve/ Mon, 06 Jul 2026 20:43:44 +0000 https://lnt.ma/?p=552628 La ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a pris part, lundi à Genève, à la cérémonie d’ouverture du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, organisé par les Nations Unies les 6 et 7 juillet. Réunissant des […]

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La ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a pris part, lundi à Genève, à la cérémonie d’ouverture du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, organisé par les Nations Unies les 6 et 7 juillet.

Réunissant des représentants de plus de 170 pays, cette rencontre internationale vise à promouvoir une coopération multilatérale autour d’une gouvernance de l’intelligence artificielle fondée sur les principes d’inclusion, de sécurité, d’éthique et de respect des droits humains.

Les travaux portent notamment sur plusieurs enjeux liés au développement de l’intelligence artificielle, parmi lesquels la réduction de la fracture numérique, la protection des enfants, l’intégrité de l’information, la sécurité des systèmes d’IA ainsi que l’amélioration de l’accès des pays en développement aux données, aux infrastructures de calcul et aux compétences.

Selon le ministère, la participation du Maroc s’inscrit dans le cadre de la vision « AI Made in Morocco » et de la stratégie « Maroc Digital 2030 », qui visent à positionner le Royaume comme un acteur engagé en faveur d’une intelligence artificielle souveraine, responsable, inclusive et créatrice de valeur.

En marge de cette rencontre, Amal El Fallah Seghrouchni s’est entretenue avec la ministre déléguée française chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, afin d’examiner les perspectives de renforcement de la coopération entre le Maroc et la France dans les domaines du numérique et de l’intelligence artificielle.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes de collaboration, notamment la recherche et l’innovation, le développement des compétences, l’accompagnement des startups et des entreprises, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les services publics et l’économie, ainsi que les questions relatives à la gouvernance, aux infrastructures numériques et à la souveraineté technologique.

À cette occasion, les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de développer des partenariats fondés sur la co-innovation, le transfert de compétences et le renforcement des capacités locales, avec l’objectif de faire de l’intelligence artificielle un levier de développement économique, d’innovation et de création de valeur.

La délégation marocaine présente à Genève comprend également Omar Zniber, ambassadeur et représentant permanent du Royaume auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, ainsi que Omar Hilale, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies à New York.

LNT

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Le chef de l’ONU appelle à une gouvernance mondiale « pensée et organisée » de l’IA https://lnt.ma/le-chef-de-lonu-appelle-a-une-gouvernance-mondiale-pensee-et-organisee-de-lia/ Mon, 06 Jul 2026 09:21:26 +0000 https://lnt.ma/?p=552515 Le chef de l’ONU a appelé lundi la communauté internationale à s’unir pour mettre en place une gouvernance mondiale « pensée et organisée » de l’intelligence artificielle afin de ne pas improviser « l’avenir de l’humanité » face à ces technologies. « Le choix qui s’offre à nous n’est (…) pas entre la confiance aveugle dans l’IA et la peur […]

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Le chef de l’ONU a appelé lundi la communauté internationale à s’unir pour mettre en place une gouvernance mondiale « pensée et organisée » de l’intelligence artificielle afin de ne pas improviser « l’avenir de l’humanité » face à ces technologies.

« Le choix qui s’offre à nous n’est (…) pas entre la confiance aveugle dans l’IA et la peur de celle-ci. Il est entre une gouvernance pensée et organisée, ou une dérive laissée au hasard », a affirmé Antonio Guterres dans un discours à l’ouverture du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA à Genève.

Ce nouveau forum intergouvernemental coordonné par les Nations unies vise à permettre à tous les Etats membres et à la société civile de coordonner l’encadrement du développement et de l’utilisation de l’IA.

La patron de l’ONU a averti que ces systèmes, désormais capables d’écrire du code, d’agir en ligne et de prendre des décisions avec de moins en moins de supervision humaine, évoluent « à une vitesse effrénée », plus vite que les institutions chargées de les contrôler.

« Nos institutions ont été conçues pour encadrer des machines qui exécutent des ordres. Elles ne sont pas prêtes à gouverner des machines qui prennent des décisions. Et certaines limites, une fois franchies, ne peuvent plus être rétablies », a-t-il expliqué.

« Le +vibe-coding+ (création de code informatique par des non initiés, NDLR) peut faire des merveilles, mais on ne peut pas +vibe-coder+ la vérité. On ne peut pas +vibe-coder+ l’avenir de l’humanité », a-t-il insisté.

Trois risques majeurs se présentent aujourd’hui selon lui : la rapidité du développement de l’IA, la concentration des capacités entre les mains d’un petit nombre d’entreprises et de pays, et la menace que représentent les contenus générés par l’IA pour l’intégrité de l’information et la confiance dans les faits.

« La question est de savoir si nous allons façonner ensemble cette transformation, ou la laisser nous façonner », a-t-il interpellé face aux représentants de gouvernements, acteurs du secteur privé ou des milieux universitaires réunis pendant deux jours à Genève.

– « Fracture de l’IA » –

Tout en saluant le potentiel de ces technologies pour accélérer le développement, améliorer les soins de santé ou l’accès à l’éducation, M. Guterres a plaidé pour une gouvernance reposant sur quatre priorités : la sécurité, le respect des droits humains et le renforcement des capacités des pays en développement et la transparence.

Il a notamment proposé de soumettre prochainement aux Etats un Engagement pour la sécurité des enfants face à l’intelligence artificielle, visant à imposer des tests de sécurité avant tout déploiement d’une IA accessible aux enfants, interdire la génération d’images sexuelles d’enfants par ces systèmes et garantir qu’un enfant en situation de détresse soit orienté vers une aide humaine.

« Les enfants sont trompés par des machines qui se font passer pour des amis (…) Aucun enfant ne devrait servir de cobaye à une IA non réglementée », a insisté M. Guterres.

Le secrétaire général de l’ONU a également annoncé qu’il soumettrait prochainement à l’Assemblée générale des recommandations en faveur d’un Fonds mondial pour l’IA destiné à renforcer les capacités des pays en développement.

« Nous ne pouvons pas laisser la fracture numérique se transformer en fracture de l’intelligence artificielle », a-t-il insisté.

« Ce Dialogue mondial ne porte pas simplement sur la réglementation d’une technologie. Il s’agit de définir une vision commune dans laquelle le progrès technologique va de pair avec la dignité humaine, l’équité et le développement durable », a affirmé de son côté la présidente de l’Assemblée générale de l’ONU Annalena Baerbock.

– « Moralement répugnant » –

En echo à son discours du 23 juin à la London Climate Action Week, M. Guterres a aussi appelé les grandes entreprises du secteur à publier l’empreinte environnementale complète de leurs systèmes et à alimenter tous leurs centres de données avec des énergies renouvelables d’ici 2030.

Il a aussi insisté sur le péril de l’usage militaire de l’IA, en particulier le recours aux systèmes d’armes létales autonomes.

« Des machines qui sélectionnent leur cible, l’attaquent et ôtent la vie sans contrôle ni jugement humains, c’est moralement répugnant. C’est politiquement inacceptable. Et cela doit être interdit par le droit international », a-t-il ajouté, exhortant les États à agir.

Le monde abrite probablement selon lui « la dernière génération capable de définir les conditions de la coexistence entre l’humanité et les machines ». Gouvernements, entreprises et scientifiques doivent agir rapidement afin que l’IA soit « plus sûre, plus équitable, plus accessible et plus éthique ».

Tenu lundi et mardi, le Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA sera suivi à Genève par le sommet « AI for Good » consacré aux applications de l’intelligence artificielle au service du développement.

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Concurrence: Google échoue à faire annuler une amende européenne record https://lnt.ma/concurrence-google-echoue-a-faire-annuler-une-amende-europeenne-record/ Thu, 02 Jul 2026 09:58:14 +0000 https://lnt.ma/?p=552298 Echec et mat : la Cour de Justice de l’Union européenne a rejeté jeudi l’appel de Google contre l’amende record de plus de quatre milliards d’euros que lui avait infligée Bruxelles en 2018, pour abus de position dominante dans l’écosystème des téléphones mobiles. « Le pourvoi formé par Google et sa société mère Alphabet (…) est […]

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Echec et mat : la Cour de Justice de l’Union européenne a rejeté jeudi l’appel de Google contre l’amende record de plus de quatre milliards d’euros que lui avait infligée Bruxelles en 2018, pour abus de position dominante dans l’écosystème des téléphones mobiles.

« Le pourvoi formé par Google et sa société mère Alphabet (…) est rejeté, confirmant ainsi la sanction infligée pour l’abus de position dominante de Google Search dans le cadre du système d’exploitation Android », a annoncé la Cour, sise à Luxembourg.

« Ce jugement ne tient pas compte des investissements considérables que nous avons réalisés pour garantir qu’Android reste ouvert, interopérable et gratuit. Quoi qu’il en soit, nous avons adapté nos accords pour nous conformer à la décision initiale de 2018, et nous restons déterminés à poursuivre l’innovation et l’ouverture au bénéfice de nos utilisateurs, partenaires et développeurs », a déclaré à l’AFP un porte-parole de Google.

Le groupe de Mountain View en Californie avait saisi en appel la Cour de justice de l’UE (CJUE), pour faire annuler cette sanction financière infligée en 2018.

Dans une décision rendue en première instance en septembre 2022, le tribunal de l’UE avait validé cette amende, la plus élevée jamais prononcée par la Commission européenne.

Le montant, fixé à l’origine à 4,3 milliards d’euros, avait toutefois été ramené à 4,1 milliards par le tribunal de l’Union européenne, qui juge les affaires en première instance.

La Cour, plus haute juridiction de l’UE, a rejeté l’ensemble des arguments formulés par le géant technologique américain, qu’ils portent sur le fond de l’affaire ou sur le respect des procédures.

– Affaire emblématique –

La Commission avait imposé cette amende à Google après avoir conclu que le groupe avait forcé des fabricants de téléphones et de tablettes utilisant son système d’exploitation Android à pré-installer son moteur de recherche, Google Search, et son navigateur Chrome, dans le but d’éliminer des services concurrents.

L’entreprise était ainsi jugée coupable d’avoir abusé de la force de frappe de son système Android, qui équipe toujours près de 70% des appareils mobiles dans le monde, une part de marché écrasante, selon les derniers chiffres du cabinet spécialisé StatCounter.

Le groupe de Mountain View (Californie) avait de son côté plaidé que l’UE avait ignoré à tort son grand concurrent Apple, qui privilégie sur ses iPhone ses propres services, comme le navigateur Safari. La marque à la pomme domine le marché des smartphones aux États-Unis.

Google avait également fait valoir que le téléchargement d’applications concurrentes était accessible d’un simple clic et que les clients n’étaient en aucun cas contraints d’utiliser ses produits sur Android.

Mais la Cour de Luxembourg a suivi l’opinion de l’avocate générale Juliane Kokott.

Celle-ci avait recommandé en juin 2025 à la Cour, plus haute instance de la justice de l’UE, de rejeter l’appel de Google, jugeant ses arguments infondés.

Google occupait « une position dominante sur plusieurs marchés de l’écosystème Android » et bénéficiait ainsi « d’effets de réseau qui lui permettaient de faire en sorte que les utilisateurs recourent à [son moteur de recherche] Google Search », avait-elle relevé.

« Aucun concurrent hypothétique supposé aussi efficace n’aurait pu se trouver dans une telle situation », avait-elle ajouté.

Ce dossier emblématique était l’un des principaux contentieux entre Google et l’Europe.

En septembre dernier, la Commission lui a infligé une amende de près de trois milliards d’euros, pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché de la publicité en ligne.

Bruxelles a en outre ouvert en janvier deux nouveaux fronts concernant la concurrence sur Android et dans la recherche.

L’exécutif européen veut forcer Google à renforcer l’accès de son système d’exploitation pour appareils mobiles aux assistants d’intelligence artificielle concurrents de son propre service, Gemini. Parallèlement, elle veut obliger Google à partager les données de son moteur de recherche Google Search avec ses rivaux.

Le groupe s’oppose fermement à ces procédures, et a prévenu que de telles mesures saperaient la sécurité de ses systèmes et la protection des données, au détriment des utilisateurs.

 

LNT avec Afp

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Le Morocco Fintech Center réunit son écosystème autour du Demo Day du programme « Fintech Booster » https://lnt.ma/le-morocco-fintech-center-reunit-son-ecosysteme-autour-du-demo-day-du-programme-fintech-booster/ Wed, 01 Jul 2026 08:43:27 +0000 https://lnt.ma/?p=552178 Le Morocco Fintech Center (MFC) a organisé, mardi à Rabat, le Demo Day de l’édition 2026 de son programme d’accompagnement « Fintech Booster – Ideation Program », un rendez-vous consacré aux jeunes entreprises innovantes du secteur des technologies financières. L’événement a réuni des représentants des autorités de régulation, des institutions financières, des fonds d’investissement, des […]

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Le Morocco Fintech Center (MFC) a organisé, mardi à Rabat, le Demo Day de l’édition 2026 de son programme d’accompagnement « Fintech Booster – Ideation Program », un rendez-vous consacré aux jeunes entreprises innovantes du secteur des technologies financières. L’événement a réuni des représentants des autorités de régulation, des institutions financières, des fonds d’investissement, des structures d’accompagnement ainsi que des partenaires nationaux et internationaux.

Le programme « Fintech Booster – Ideation Program » s’adresse aux porteurs de projets fintech en phase de démarrage (early stage). Déployé par le Morocco Fintech Center, il combine des formations à travers des masterclass, un accompagnement par des mentors et des opportunités de mise en relation avec les principaux acteurs de l’écosystème afin d’aider les startups à structurer leur proposition de valeur et à préparer les prochaines étapes de leur développement.

Vingt-et-une startups en démonstration

Le Demo Day s’est articulé autour de deux sessions de présentation durant lesquelles 21 startups ont exposé leurs solutions devant des investisseurs et des professionnels du secteur. Ces entreprises ont été retenues parmi 117 candidatures provenant du Maroc et de la diaspora marocaine.

Les projets présentés couvrent un large éventail de domaines de la fintech, notamment les solutions de paiement, le crédit inclusif, l’insurtech, la regtech, les marchés des capitaux ainsi que la gestion d’actifs, illustrant la diversité des innovations développées au sein de l’écosystème national.

Une rencontre entre startups et investisseurs

La journée a été ouverte par une allocution d’Abderrahim Bouazza, directeur général de Bank Al-Maghrib. Elle s’est achevée par une session de networking et de matchmaking réunissant les porteurs de projets, les investisseurs et les différents acteurs de l’écosystème afin de favoriser les échanges et les opportunités de collaboration.

Un dispositif au service de l’écosystème fintech

Créé en janvier 2025 à l’initiative de quinze membres fondateurs issus des pouvoirs publics, des régulateurs du secteur financier et des institutions financières publiques et privées, le Morocco Fintech Center se présente comme un guichet commun destiné à accompagner le développement des fintechs au Maroc.

Constitué sous forme d’association à but non lucratif, le MFC a pour mission de soutenir la digitalisation des services financiers en proposant un environnement structuré d’accompagnement, d’expérimentation et de collaboration. L’organisation entend ainsi fédérer les différentes parties prenantes de l’écosystème, accompagner les porteurs de projets et contribuer à l’accélération du développement du secteur fintech au Maroc.

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Intelligence artificielle : les entreprises appelées à anticiper l’évolution des compétences https://lnt.ma/intelligence-artificielle-les-entreprises-appelees-a-anticiper-levolution-des-competences/ Mon, 29 Jun 2026 10:21:40 +0000 https://lnt.ma/?p=552045 L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les stratégies des entreprises, au-delà de ses seules applications technologiques. Ses effets sur l’organisation du travail, les compétences et l’évolution des métiers étaient au cœur d’une conférence organisée à Casablanca par la BMCI et l’École Centrale Casablanca, réunissant dirigeants d’entreprises, responsables des ressources humaines, universitaires, experts et représentants des pouvoirs […]

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L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les stratégies des entreprises, au-delà de ses seules applications technologiques. Ses effets sur l’organisation du travail, les compétences et l’évolution des métiers étaient au cœur d’une conférence organisée à Casablanca par la BMCI et l’École Centrale Casablanca, réunissant dirigeants d’entreprises, responsables des ressources humaines, universitaires, experts et représentants des pouvoirs publics.

Les échanges ont porté sur les transformations en cours dans le monde du travail et sur les conditions nécessaires pour accompagner l’intégration de l’intelligence artificielle au sein des organisations. Plusieurs intervenants ont souligné que l’enjeu réside désormais autant dans l’adaptation des compétences que dans le déploiement des technologies.

Une évolution des métiers

En ouverture de la rencontre, le président du Directoire de la BMCI, Hicham Seffa, a indiqué que l’intelligence artificielle est appelée à modifier en profondeur les métiers, les modes d’organisation et les pratiques de gestion des ressources humaines.

« Notre conviction est simple : une intelligence artificielle responsable et une intelligence artificielle au service de l’humain », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette évolution concernera notamment les processus de recrutement, les parcours de formation et les dispositifs d’accompagnement des collaborateurs. Il a également mis en avant le partenariat développé entre la BMCI et l’École Centrale Casablanca autour de projets d’innovation, d’accompagnement des étudiants et de développement de cas d’usage destinés aux entreprises.

Pour Hicham Seffa, l’intelligence artificielle constitue un levier susceptible de contribuer au développement des compétences, au renforcement de la compétitivité des entreprises et au développement économique.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, est intervenu au moyen d’une vidéo réalisée à partir d’un avatar généré par intelligence artificielle, illustrant les possibilités offertes par ces technologies.

Dans son intervention, il a estimé que les précédentes révolutions industrielles avaient principalement conduit à la transformation de certaines tâches plutôt qu’à la disparition du travail humain.

« Les machines n’ont pas remplacé les hommes. Elles ont remplacé certaines tâches », a-t-il indiqué.

Selon le ministre, l’intelligence artificielle permet également à des structures de plus petite taille d’accéder à des capacités auparavant réservées aux grandes entreprises.

Il a toutefois souligné que le principal défi concerne désormais le développement des compétences.

« La vraie question n’est pas combien de postes seront automatisés, mais comment permettre à nos équipes de monter en compétence pour travailler avec ces outils », a-t-il déclaré.

Ryad Mezzour a également rappelé l’ambition du Royaume de renforcer la création de valeur à travers l’innovation et le développement des compétences.

Une transformation qui concerne plusieurs millions d’emplois

La conférence a été marquée par la présentation d’une étude consacrée à l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur le marché du travail marocain, réalisée par le CAESD et AI Crafters.

Présentant les résultats, Zouheir Lakhdissi, vice-président du CAESD et fondateur d’AI Crafters, a indiqué que les effets de l’IA dépasseront la seule automatisation de certaines tâches.

Selon les projections présentées, près de 1,5 million de postes pourraient être fortement exposés aux transformations liées à l’intelligence artificielle d’ici 2030, tandis que 3,1 millions de travailleurs verraient leurs activités évoluer de manière significative. Au total, environ 4,6 millions de postes seraient concernés, à des degrés divers, par cette évolution.

L’étude estime parallèlement qu’environ 180.000 emplois numériques pourraient être créés pour accompagner cette transition.

Les secteurs identifiés comme les plus exposés sont l’offshoring et le BPO (30 %), les banques et assurances (22 %), l’industrie automobile (15 %), le textile et l’habillement (14 %) ainsi que plusieurs fonctions administratives.

Les jeunes, les femmes et les travailleurs de l’économie informelle figurent parmi les catégories qui pourraient être les plus concernées par ces transformations.

Selon Zouheir Lakhdissi, l’intelligence artificielle devrait principalement modifier le contenu des métiers plutôt que conduire à leur disparition.

Il estime que les entreprises auront davantage besoin de profils capables de superviser les outils d’intelligence artificielle, d’interpréter leurs résultats et d’exercer un jugement dans la prise de décision.

« On ne cherche plus seulement des gens qui codent, mais des profils capables d’orchestrer », a-t-il indiqué.

L’expert a également rappelé que certaines compétences demeurent difficilement automatisables, notamment celles liées au jugement, à la créativité ou au discernement.

S’appuyant sur les projections du Forum économique mondial, il a rappelé que 170 millions d’emplois devraient être créés dans le monde d’ici 2030, tandis que 92 millions seraient appelés à évoluer ou à disparaître, soit un solde net positif de 78 millions d’emplois. Selon cette même source, près de 39 % des compétences actuellement mobilisées devraient évoluer au cours des prochaines années.

Les travaux se sont poursuivis par plusieurs tables rondes consacrées à l’évolution des ressources humaines à l’ère de l’intelligence artificielle. Les échanges ont porté sur les usages déjà observés dans les entreprises, l’évolution des métiers, les besoins en formation ainsi que les modalités d’accompagnement des collaborateurs.

Selim Benabdelkhalek

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La Corée du Sud annonce un plan colossal d’investissements dans l’IA https://lnt.ma/la-coree-du-sud-annonce-un-plan-colossal-dinvestissements-dans-lia/ Mon, 29 Jun 2026 08:56:58 +0000 https://lnt.ma/?p=552050 La Corée du Sud accélère sa course vers le leadership mondial de l’intelligence artificielle. Le gouvernement sud-coréen a dévoilé, lundi, un ambitieux programme visant à mobiliser plus de 1.000.000 milliards de wons (environ 568 milliards d’euros) d’investissements dans les centres de données dédiés à l’IA d’ici à 2035. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie industrielle […]

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La Corée du Sud accélère sa course vers le leadership mondial de l’intelligence artificielle. Le gouvernement sud-coréen a dévoilé, lundi, un ambitieux programme visant à mobiliser plus de 1.000.000 milliards de wons (environ 568 milliards d’euros) d’investissements dans les centres de données dédiés à l’IA d’ici à 2035. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie industrielle plus large destinée à renforcer la compétitivité du pays face aux États-Unis et à la Chine dans les secteurs des semi-conducteurs, de l’intelligence artificielle et de la robotique.

Présenté par le président sud-coréen Lee Jae-myung, le projet repose sur une alliance entre l’État et les principaux conglomérats technologiques du pays, notamment Samsung Electronics, SK Group, SK Hynix, Naver et GS Group. Ces entreprises seront chargées de développer un vaste réseau de centres de données de nouvelle génération capables d’alimenter les futurs modèles d’intelligence artificielle et les applications industrielles les plus gourmandes en puissance de calcul.

Un réseau de data centers à très grande échelle

Le plan prévoit un investissement initial de 550.000 milliards de wons afin de construire des infrastructures représentant une capacité électrique totale de 8,4 gigawatts. À terme, les investissements devraient dépasser 1.000.000 milliards de wons d’ici à 2035, soit environ 568 milliards d’euros, faisant de ce programme l’un des plus importants au monde dans le domaine des infrastructures numériques.

Ces nouveaux centres de données accueilleront les futures générations de processeurs spécialisés dans l’IA, les infrastructures cloud et les supercalculateurs nécessaires à l’entraînement des modèles de langage, de vision artificielle et de robotique. Les installations seront également conçues pour répondre à la forte croissance des besoins en calcul des entreprises sud-coréennes et des grands acteurs internationaux.

Un vaste plan industriel autour de l’IA

Le développement des data centers constitue l’un des trois piliers des nouveaux « méga-projets » annoncés par Séoul. Le gouvernement prévoit également d’accélérer les investissements dans les semi-conducteurs et dans la robotique dite « physique », afin de faire émerger une nouvelle génération de robots humanoïdes destinés à l’industrie, à la logistique, à la santé ou encore aux services.

Dans le secteur des semi-conducteurs, Samsung Electronics prévoit notamment d’investir 400.000 milliards de wons dans de nouvelles usines de fabrication, tandis que SK Group consacrera près de 1.100.000 milliards de wons au développement de ses activités liées aux puces électroniques.

L’objectif affiché est de maintenir la position dominante de la Corée du Sud sur le marché mondial des mémoires électroniques, tout en renforçant son indépendance technologique dans les composants stratégiques indispensables au développement de l’intelligence artificielle.

Désengorger Séoul et développer les régions

Au-delà de l’enjeu technologique, ce programme poursuit également un objectif d’aménagement du territoire. Une partie importante des nouvelles infrastructures sera implantée en dehors de la région métropolitaine de Séoul, aujourd’hui confrontée à des contraintes croissantes en matière de disponibilité foncière, d’approvisionnement en eau et de capacité électrique.

Les futures installations devraient notamment être développées dans les régions du sud-ouest du pays, où le gouvernement souhaite créer de nouveaux pôles industriels capables d’attirer entreprises, chercheurs et investissements privés. Cette stratégie vise également à réduire les déséquilibres économiques entre la capitale et le reste du territoire.

Une réponse à la concurrence mondiale

Cette annonce intervient alors que les investissements mondiaux dans les infrastructures d’intelligence artificielle connaissent une accélération sans précédent. Les géants américains du numérique multiplient les projets de centres de données géants, tandis que plusieurs pays cherchent à renforcer leur souveraineté numérique face à l’explosion des besoins liés aux modèles d’IA générative.

Pour Séoul, disposer d’infrastructures nationales de calcul est désormais considéré comme un enjeu stratégique au même titre que la production de semi-conducteurs. Les centres de données deviennent en effet le socle indispensable au développement des futures applications d’intelligence artificielle, qu’il s’agisse des services cloud, des véhicules autonomes, de la robotique ou encore des technologies de défense.

Des défis énergétiques majeurs

La réussite du projet dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment de la capacité du réseau électrique sud-coréen à absorber une demande énergétique en forte hausse. Les centres de données destinés à l’intelligence artificielle figurent parmi les infrastructures les plus énergivores au monde, nécessitant des capacités importantes en alimentation électrique, en refroidissement et en connectivité.

Le gouvernement sud-coréen affirme vouloir accompagner ces investissements par un renforcement des infrastructures énergétiques et une montée en puissance des sources d’électricité bas carbone afin de répondre aux besoins des futurs data centers tout en limitant leur empreinte environnementale.

 

LNT

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Guterres presse les géants de l’IA de révéler leur véritable impact climatique https://lnt.ma/guterres-presse-les-geants-de-lia-de-reveler-leur-veritable-impact-climatique/ Tue, 23 Jun 2026 08:58:03 +0000 https://lnt.ma/?p=551632 Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a appelé les dirigeants des grandes entreprises de l’intelligence artificielle à faire preuve d’une transparence totale concernant l’empreinte environnementale de leurs technologies. Dans un contexte de croissance fulgurante de l’IA générative et de multiplication des centres de données à travers le monde, le patron […]

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Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a appelé les dirigeants des grandes entreprises de l’intelligence artificielle à faire preuve d’une transparence totale concernant l’empreinte environnementale de leurs technologies. Dans un contexte de croissance fulgurante de l’IA générative et de multiplication des centres de données à travers le monde, le patron de l’ONU estime que les coûts climatiques de cette révolution technologique doivent être clairement exposés aux gouvernements et au grand public.

Une consommation énergétique de plus en plus scrutée

Depuis l’explosion de l’intelligence artificielle générative, portée notamment par les grands modèles de langage et les outils de création automatisée, les besoins en puissance de calcul ont considérablement augmenté. Cette évolution s’accompagne d’une hausse de la consommation d’électricité des centres de données, dont le fonctionnement nécessite également d’importantes ressources en eau pour le refroidissement des infrastructures.

Face à cette situation, Antonio Guterres a exhorté les acteurs du secteur à communiquer de manière transparente sur les quantités d’énergie consommées, les émissions de gaz à effet de serre générées ainsi que les ressources mobilisées pour développer et exploiter les systèmes d’IA. Selon lui, la transition numérique ne peut se faire au détriment des objectifs climatiques mondiaux.

L’ONU réclame davantage de faits et moins de communication

Cette prise de position s’inscrit dans une démarche plus large du secrétaire général visant à renforcer la gouvernance internationale de l’intelligence artificielle. Lors du Sommet mondial sur l’IA organisé à New Delhi en février 2026, Antonio Guterres avait déjà appelé à « moins de battage, moins de peurs et plus de faits et de preuves » autour de cette technologie. Il avait également annoncé la création d’une commission scientifique internationale chargée d’évaluer objectivement les impacts économiques, sociaux et environnementaux de l’IA.

Le responsable onusien considère que les décisions publiques ne doivent pas être guidées par les promesses des entreprises technologiques ou par des spéculations, mais par des données vérifiables permettant d’évaluer les bénéfices et les risques réels de l’IA.

Une technologie aux promesses considérables

Antonio Guterres ne remet toutefois pas en cause le potentiel de l’intelligence artificielle. L’ONU reconnaît que cette technologie peut contribuer à accélérer la recherche scientifique, améliorer les systèmes de santé, optimiser les réseaux énergétiques ou encore renforcer la lutte contre le changement climatique.

Le secrétaire général rappelle néanmoins que ces bénéfices doivent être mis en balance avec les coûts environnementaux associés à la course mondiale aux infrastructures numériques. Selon lui, il est indispensable que l’innovation technologique soit guidée par l’intérêt général et non uniquement par des impératifs de rentabilité ou de concurrence économique.

Une gouvernance mondiale de l’IA toujours en débat

Les appels de l’ONU interviennent alors que les discussions internationales sur la régulation de l’intelligence artificielle restent marquées par de profondes divergences. Plusieurs pays soutiennent la mise en place de mécanismes internationaux de supervision et de normes communes, tandis que d’autres privilégient une approche plus souple afin de préserver l’innovation et la compétitivité de leurs entreprises.

Antonio Guterres plaide depuis plusieurs mois pour la création de garde-fous mondiaux capables d’encadrer le développement de l’IA. Il estime que cette technologie est devenue trop importante pour être laissée aux seules mains d’un nombre limité d’entreprises ou de pays, rappelant que ses effets se feront sentir sur l’ensemble de l’économie mondiale et sur les sociétés.

Le défi de concilier innovation et climat

Pour l’ONU, l’enjeu consiste désormais à éviter que l’essor de l’intelligence artificielle ne compromette les efforts engagés pour limiter le réchauffement climatique. Alors que la demande mondiale en capacités de calcul continue de progresser à un rythme soutenu, la question de l’impact environnemental du numérique devient centrale dans les débats sur la transition écologique.

En appelant les géants de l’IA à « dire toute la vérité » sur leur coût climatique, Antonio Guterres cherche à placer la transparence au cœur du développement de cette technologie. Une exigence qu’il juge indispensable pour permettre aux États, aux entreprises et aux citoyens de mesurer les conséquences réelles de la révolution de l’intelligence artificielle et d’en orienter le développement de manière responsable.

 

LNT

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À Merzouga, le Maroc réfléchit aux fondements d’une intelligence artificielle souveraine et responsable https://lnt.ma/a-merzouga-le-maroc-reflechit-aux-fondements-dune-intelligence-artificielle-souveraine-et-responsable/ Fri, 19 Jun 2026 13:56:45 +0000 https://lnt.ma/?p=551447 Les enjeux liés au développement d’une intelligence artificielle (IA) souveraine, éthique et durable au Maroc ont été au cœur des débats organisés dans le cadre de la première édition du Rally IA Future Lab, tenue du 16 au 20 juin à Merzouga sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cette initiative […]

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Les enjeux liés au développement d’une intelligence artificielle (IA) souveraine, éthique et durable au Maroc ont été au cœur des débats organisés dans le cadre de la première édition du Rally IA Future Lab, tenue du 16 au 20 juin à Merzouga sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Cette initiative nationale, dédiée à l’anticipation de l’avenir de l’intelligence artificielle et au renforcement de l’innovation numérique au Maroc, a été lancée lors d’une cérémonie présidée par la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, en présence du ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, du président du Conseil de la région Drâa-Tafilalet, Hro Abrou, et du directeur général de Tamwilcom, Saïd Jabrani.

Réunissant experts, chercheurs, responsables institutionnels et acteurs du numérique, le Rally IA Future Lab entend poser les bases d’un écosystème national de l’IA capable de répondre aux besoins du Royaume tout en garantissant la confiance des citoyens, la protection des données personnelles et la pérennité des projets technologiques.

Dans son allocution d’ouverture, Amal El Fallah Seghrouchni a souligné que l’organisation de cet événement à Merzouga traduit la volonté de faire de l’ensemble des régions du Royaume des acteurs essentiels de la construction de l’avenir numérique du Maroc.

Selon la ministre, le Rally IA Future Lab s’inscrit dans le prolongement des conclusions des premières Assises nationales de l’intelligence artificielle et de la dynamique impulsée par l’initiative « AI Made in Morocco ». Ce laboratoire du futur constitue ainsi une nouvelle étape dans la mise en place d’un écosystème national intégré de l’intelligence artificielle, capable de transformer la connaissance en valeur économique, sociale et de développement.

L’initiative cible en priorité les jeunes talents marocains, notamment les étudiants, chercheurs, ingénieurs, entrepreneurs et développeurs, qui partagent l’ambition de mettre la technologie au service du développement, de l’amélioration de la qualité de vie, de la modernisation des services publics et de la création de nouvelles opportunités économiques.

Rappelant les avancées réalisées par le Royaume en matière de transformation numérique, la ministre a indiqué que le Maroc œuvre aujourd’hui à la construction d’un modèle national de l’intelligence artificielle fondé sur la souveraineté numérique, la valorisation des compétences nationales, le renforcement de la recherche scientifique et l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale.

Cette dynamique est également portée par un chantier législatif et réglementaire comprenant l’élaboration d’un projet de loi sur l’administration numérique intégrant les questions liées à l’intelligence artificielle, à la protection des données et à la cybersécurité. Mme El Fallah Seghrouchni a également annoncé les travaux visant à mettre en place une direction générale dédiée à l’intelligence artificielle et aux technologies émergentes afin d’accompagner les évolutions rapides que connaît ce secteur à l’échelle internationale.

 

La ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni

 

L’IA, moteur de compétitivité et de croissance

De son côté, Karim Zidane a souligné que l’intelligence artificielle constitue désormais l’un des principaux moteurs de la croissance économique mondiale. Selon lui, les pays qui investissent aujourd’hui dans la connaissance, la recherche scientifique et les infrastructures numériques seront les mieux positionnés pour renforcer leur compétitivité demain.

Le ministre délégué a relevé qu’à travers la stratégie « Maroc Digital 2030 » et l’initiative « AI Made in Morocco », le Royaume poursuit le renforcement de son positionnement en tant que pôle régional de l’économie numérique et des technologies avancées.

Il a estimé que le développement économique moderne ne repose plus uniquement sur les ressources naturelles, mais de plus en plus sur les compétences humaines, l’innovation et la créativité. Dans cette perspective, le Rally IA Future Lab constitue, selon lui, un véritable espace de détection des talents et de transformation des idées innovantes en projets et solutions concrètes répondant aux besoins de la société et de l’économie.

Le président du Conseil de la région Drâa-Tafilalet, Hro Abrou, a pour sa part considéré que l’accueil de cette manifestation nationale reflète la confiance dont bénéficie la région ainsi que la richesse de ses potentialités. Il a insisté sur l’importance de multiplier les espaces favorisant l’innovation, la formation et la créativité des jeunes, tout en renforçant la contribution des régions à l’édification de l’économie numérique nationale.

De son côté, le directeur général de Tamwilcom, Saïd Jabrani, a mis en avant le rôle du financement dans l’accompagnement des start-up et des projets innovants. Il a réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir les porteurs de projets et à leur fournir les mécanismes financiers nécessaires pour transformer leurs idées en entreprises créatrices de valeur et d’emplois.

Au cours des différents panels, les intervenants ont mis en avant les priorités à intégrer dans la conception et le déploiement des solutions d’intelligence artificielle, notamment en matière de cybersécurité, de qualité des données, d’infrastructures numériques et de gouvernance.

Chargé de mission au ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Mohamed El Hallabi a présenté l’ambition marocaine en matière d’IA, articulée autour de cinq piliers stratégiques : la souveraineté technologique, la confiance des citoyens, le développement des compétences, l’innovation responsable et l’équité territoriale.

Il a notamment mis en avant le rôle structurant du réseau national des centres d’excellence « Jazari Institute », inscrit dans la stratégie « Maroc Digital 2030 ». Conçu comme une architecture nationale distribuée et ancrée dans les territoires, ce réseau repose sur une coopération étroite entre universités, administrations, start-up et acteurs de l’économie productive.

Selon lui, le lancement de « Jazari Root » constitue une étape déterminante dans la construction d’une capacité nationale durable en intelligence artificielle. Cette initiative est appelée à devenir un levier de formation, de recherche appliquée et d’innovation collaborative, tout en renforçant les partenariats du Royaume avec ses partenaires africains et arabes.

Les experts ont également insisté sur la nécessité de mettre en place une gouvernance adaptée à l’évolution rapide des technologies d’IA. Experte en intelligence artificielle et régulation au sein de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), Faiza Berkchi a rappelé que l’adoption de ces technologies dépend largement de leur capacité à gagner la confiance des citoyens et à respecter les droits et libertés fondamentaux.

Cette question de la confiance a également été au centre des échanges consacrés à la gouvernance de l’IA. Les intervenants ont estimé que la qualité des données, le développement des compétences et l’innovation responsable constituent des piliers essentiels pour permettre au Maroc de consolider son positionnement en tant qu’acteur régional et continental de référence en matière de transformation numérique.

Le président de la CNDP, Amal El Fallah Seghrouchni, a rappelé que la protection des données personnelles est devenue un pilier fondamental de la confiance numérique et un levier essentiel de la transformation digitale, du développement de l’intelligence artificielle et de l’économie numérique. Selon lui, elle constitue une condition indispensable au développement de systèmes intelligents fiables et responsables.

Intervenant sur le rôle des données dans les projets d’IA, Souhaib Ben Tayeb, professeur à l’Université Mohammed Bin Zayed pour l’Intelligence artificielle à Abou Dhabi, a rappelé que les données constituent le socle de l’ensemble des applications d’intelligence artificielle et que leur qualité détermine largement la performance des algorithmes.

Enfin, Bassem Bennani, directeur exécutif Marketing pour l’Afrique du Nord chez Nokia, a estimé que le succès futur de l’IA ne se mesurera pas uniquement à sa sophistication technologique ou à sa rentabilité économique, mais également à sa capacité à respecter l’être humain, l’environnement et les valeurs éthiques des sociétés.

Le Rally IA Future Lab se déroule avec la participation de 1.000 jeunes lors de sa première phase, avant une extension progressive visant à atteindre 5.000 participants au cours des prochaines éditions. Les participants bénéficient de l’encadrement d’experts et de mentors nationaux et internationaux à travers des ateliers consacrés à la prospective, à la construction de scénarios, à la conception centrée sur l’impact, à l’expérimentation rapide et au storytelling stratégique.

À terme, l’initiative ambitionne de devenir une plateforme nationale permanente dédiée à l’anticipation du futur et au développement de solutions innovantes basées sur l’intelligence artificielle.

LNT

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Tribune libre : Digitaliser les cabinets d’expertise comptable, une urgence de gouvernance https://lnt.ma/tribune-libre-digitaliser-les-cabinets-dexpertise-comptable-une-urgence-de-gouvernance/ Fri, 19 Jun 2026 13:52:38 +0000 https://lnt.ma/?p=551423 Par Rochdi Chmali, Managing Partner de CLA Expact La digitalisation des cabinets d’expertise comptable ne relève plus d’un simple choix d’équipement. Elle engage désormais la manière dont notre profession crée de la valeur, accompagne les entreprises et assume son rôle de tiers de confiance. Dans un environnement marqué par l’accélération réglementaire, l’exigence de transparence et […]

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Par Rochdi Chmali, Managing Partner de CLA Expact

La digitalisation des cabinets d’expertise comptable ne relève plus d’un simple choix d’équipement. Elle engage désormais la manière dont notre profession crée de la valeur, accompagne les entreprises et assume son rôle de tiers de confiance. Dans un environnement marqué par l’accélération réglementaire, l’exigence de transparence et l’arrivée progressive de la facturation électronique, les cabinets ne peuvent plus rester dans une logique essentiellement administrative. Ceux qui feront de la donnée, de l’automatisation et du conseil structuré un levier stratégique, participeront à la modernisation du tissu économique.

Pendant longtemps, le métier d’expert-comptable a été associé à la sécurité de l’information financière, à travers, les missions qui lui ont été conférées, en l’occurrence, l’audit des comptes, la tenue comptable, la production des déclarations fiscales et sociales et le conseil juridique y afférent. Ces missions restent essentielles. Mais elles ne suffisent plus à répondre aux attentes des dirigeants, qui doivent piloter plus vite et anticiper davantage. La digitalisation permet de passer d’une comptabilité de traitement à une comptabilité de pilotage. Les outils numériques réduisent les tâches répétitives, fiabilisent les flux et améliorent la traçabilité. Leur intérêt n’est pas de remplacer l’expertise humaine. Il est de la déplacer vers des missions à plus forte valeur ajoutée.

De la production à l’analyse

La question n’est donc plus de savoir si les cabinets doivent se digitaliser. La réponse est déjà connue. La vraie question est de savoir pour quoi faire. Digitaliser un cabinet pour reproduire les mêmes processus sur écran n’a que peu d’intérêt. Le changement doit toucher l’organisation interne, la relation client, les flux de l’information et la capacité du cabinet à transformer la donnée comptable en lecture économique. Un cabinet digitalisé doit accompagner ses clients avec plus de réactivité. Il doit détecter plus tôt, les insuffisances de contrôle interne, anticiper les tensions de trésorerie, suivre les délais de paiement et fournir au dirigeant des indicateurs fiables pour le pilotage de la performance. Cette évolution est majeure pour toutes les entreprises au Maroc, et plus précisément, les PME, qui ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour structurer leur fonction financière. Notre mission n’est plus l’enregistrement et la constatation de de ce qui s’est passé. Elle devient une mission d’anticipation et d’accompagnement pour mieux piloter les entreprises.

La facture électronique comme accélérateur

L’arrivée de la facturation électronique au Maroc va amplifier ce mouvement. Elle ne doit pas être perçue uniquement comme une obligation technique ou fiscale. Elle constitue un changement de paradigme. Elle introduit davantage de traçabilité, de standardisation et de transparence dans les échanges économiques. Elle poussera les entreprises à mieux organiser leurs flux, à améliorer leurs process et à rapprocher plus efficacement factures, paiements et obligations déclaratives.

Pour les cabinets, cette réforme ouvre une responsabilité nouvelle. Les clients auront besoin d’être accompagnés, rassurés et orientés. Certains disposent déjà d’ERP solides et de procédures structurées. D’autres travaillent encore avec des outils simples, parfois fragmentés. Il faudra donc éviter une approche uniforme. La bonne digitalisation tient compte de la taille de l’entreprise, de son niveau de maturité, de ses équipes, de ses risques et de ses objectifs. Le cabinet de demain devra aider ses clients à choisir les bons outils, à revoir leurs procédures et à mettre en place des contrôles adaptés.

Une transformation d’abord humaine

Il serait réducteur de croire que la digitalisation repose uniquement sur des logiciels. Le premier facteur de réussite reste humain. Les collaborateurs des cabinets doivent être formés autrement. La maîtrise technique demeure indispensable, mais elle doit désormais s’accompagner de compétences en analyse de données, en organisation, en gestion des risques et en conseil. L’automatisation est parfois perçue comme une menace. Elle doit au contraire être comprise comme une opportunité de revalorisation du métier. Moins de temps consacré aux opérations répétitives signifie plus de temps pour l’analyse, le contrôle et l’accompagnement. Le cabinet digitalisé n’est pas un cabinet déshumanisé. C’est un cabinet où l’humain intervient là où il apporte le plus de discernement.

Un enjeu de compétitivité

La digitalisation des cabinets dépasse le seul périmètre de la profession comptable. Elle concerne directement la compétitivité des entreprises marocaines. Une PME mieux accompagnée sur son dispositif de contrôle interne et ses données financières, pilote mieux sa trésorerie, anticipe mieux ses obligations et sécurise davantage sa croissance. Au contact quotidien des réalités de l’entreprise, l’expert-comptable connaît ses contraintes, ses habitudes de gestion et ses besoins concrets. Cette proximité lui donne une responsabilité particulière. Il doit être un relais de modernisation.

La profession comptable doit aujourd’hui franchir un nouveau palier. La digitalisation ne doit pas être subie comme une contrainte réglementaire ou technologique. Elle doit être portée comme un projet professionnel, organisationnel et stratégique. Les cabinets qui réussiront cette transition seront ceux qui auront compris que la valeur ne réside plus seulement dans la production de documents, mais dans la capacité à éclairer la décision. Notre responsabilité collective est claire. Nous devons préparer nos cabinets, former nos équipes et accompagner nos clients avec méthode. La digitalisation de l’expertise comptable n’est pas une étape périphérique de la modernisation économique. Elle est la pierre angulaire de tout le processus de la transformation digitale des entreprises marocaines.

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