International - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 03 Apr 2026 10:26:56 +0000 fr-FR hourly 1 Israël ciblé par l’Iran, Trump menace les infrastructures iraniennnes https://lnt.ma/israel-cible-par-liran-trump-menace-les-infrastructures-iraniennnes/ Fri, 03 Apr 2026 08:37:49 +0000 https://lnt.ma/?p=544459 Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis franchit un nouveau seuil de gravité, marqué par une intensification des frappes et des menaces explicites visant des infrastructures civiles iraniennes. Alors que Téhéran multiplie les tirs de missiles contre Israël, Washington durcit son discours et assume une stratégie de pression maximale, suscitant de vives critiques sur […]

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Le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis franchit un nouveau seuil de gravité, marqué par une intensification des frappes et des menaces explicites visant des infrastructures civiles iraniennes. Alors que Téhéran multiplie les tirs de missiles contre Israël, Washington durcit son discours et assume une stratégie de pression maximale, suscitant de vives critiques sur le plan international.

Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par une offensive conjointe américano-israélienne contre des cibles iraniennes, la région est plongée dans une spirale d’escalade.  Les frappes initiales, visant notamment des installations militaires et stratégiques, ont rapidement été suivies de représailles iraniennes contre Israël et des intérêts américains dans la région.

Ces derniers jours, l’intensité du conflit s’est accentuée. L’Iran a lancé de nouvelles salves de missiles contre des zones israéliennes, causant des dégâts matériels et alimentant un climat de tension permanente.  En réponse, les États-Unis ont revendiqué des frappes de plus en plus ciblées, y compris contre des infrastructures majeures.

Des infrastructures civiles dans le viseur

Le tournant le plus controversé du conflit réside dans les menaces assumées par Washington de viser directement des infrastructures civiles iraniennes. Le président américain Donald Trump a ainsi déclaré que les États-Unis pourraient frapper des ponts, des centrales électriques et d’autres installations essentielles, affirmant que « ce qui a été détruit jusqu’ici n’est qu’un début ». 

Ces propos font suite à une frappe ayant détruit un pont majeur en Iran, causant des victimes civiles et marquant une escalade significative dans la nature des cibles visées. 

Des experts en droit international alertent sur le risque de violations graves des conventions de Genève, qui interdisent les attaques contre des infrastructures civiles indispensables à la population. 

Une stratégie contestée et risquée

Cette évolution de la doctrine militaire américaine, soutenue par Israël, suscite de nombreuses interrogations. Pour plusieurs analystes, le ciblage d’infrastructures civiles traduit un changement de paradigme, visant à exercer une pression maximale sur l’État iranien, au risque d’aggraver les souffrances des populations.

Des frappes ont déjà touché des installations sensibles, avec des conséquences directes sur les réseaux de transport, l’énergie et, selon certaines sources, des infrastructures médicales et hydriques. 

Cette stratégie, dénoncée par Téhéran comme une « dérive morale », alimente les tensions et renforce la détermination iranienne à riposter. Elle accroît également les risques d’extension du conflit à l’ensemble de la région.

Une guerre aux conséquences globales

Au-delà du théâtre militaire, cette escalade a des répercussions mondiales. Le conflit perturbe les routes énergétiques, notamment dans le détroit d’Ormuz, et entraîne une hausse significative des prix du pétrole, affectant les économies à l’échelle globale. 

Sur le plan humanitaire, le bilan s’alourdit de jour en jour, avec des milliers de victimes et des millions de déplacés.  Les appels à la désescalade se multiplient, notamment de la part des organisations internationales, qui redoutent un embrasement régional incontrôlable.

Une impasse diplomatique

Malgré les tensions, aucune issue diplomatique claire ne se dessine. Les déclarations de Washington, combinées à l’engagement militaire israélien, laissent présager une poursuite du conflit dans les semaines à venir, sans calendrier précis de désengagement.

Dans ce contexte, la multiplication des frappes et des menaces contre des infrastructures civiles marque un tournant inquiétant. Elle pose la question du respect du droit international et des limites de l’usage de la force, dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflits.

Alors que les hostilités se poursuivent, la communauté internationale reste confrontée à un risque croissant d’extension du conflit, dont les conséquences pourraient dépasser largement le cadre régional.

 

LNT

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Le pétrole s’envole de plus de 7%, attisé par le ton offensif de Trump https://lnt.ma/le-petrole-senvole-de-plus-de-7-attise-par-le-ton-offensif-de-trump/ Thu, 02 Apr 2026 10:18:33 +0000 https://lnt.ma/?p=544345 Les cours du pétrole rebondissent jeudi, prenant plus de 7%, après un discours plus offensif que prévu de la part de Donald Trump, qui a douché les espoirs d’un apaisement rapide de la guerre qu’il mène contre l’Iran. Le président américain a promis mercredi de frapper « extrêmement durement » l’Iran pendant encore deux à trois semaines, […]

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Les cours du pétrole rebondissent jeudi, prenant plus de 7%, après un discours plus offensif que prévu de la part de Donald Trump, qui a douché les espoirs d’un apaisement rapide de la guerre qu’il mène contre l’Iran.

Le président américain a promis mercredi de frapper « extrêmement durement » l’Iran pendant encore deux à trois semaines, menaçant notamment ses infrastructures énergétiques, bien qu’il se soit aussi dit « proche de remplir » les objectifs stratégiques américains.

« La réaffirmation par le président que les pays dépendants du détroit d’Ormuz doivent agir pour garantir sa réouverture a soutenu la hausse de la prime de risque du Brent », « laissant présager de nouvelles opérations militaires dans les prochains jours », rapporte aussi Claudio Galimberti, analyste de Rystad Energy, basé au Texas.

Après avoir reculé depuis le début de la semaine dans la perspective d’une accalmie, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, grimpait de 7,28% vers 09H25 GMT (11H25 à Paris), à 108,52 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, gagnait 7,06% à 107,19 dollars.

Car en attendant, « le détroit d’Ormuz est toujours de facto fermé », ce qui « réduit l’offre de pétrole sur le marché », constate Ryan Sweet, d’Oxford Economics.

« La libération des réserves stratégiques et la réduction des stocks seront d’autant moins efficaces que leur niveau diminuera, si le détroit d’Ormuz reste fermé », ajoute-t-il.

Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) mercredi, la réserve stratégique des États-Unis a perdu environ 300.000 barils durant la période de sept jours achevée le 27 mars.

L’organisme a au passage signalé une « hausse significative de 5,5 millions de barils des stocks (commerciaux, ndlr) de brut américains la semaine dernière », signale Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown, « qui aurait normalement pesé sur les prix, mais qui est passée inaperçue dans le contexte actuel ».

 

LNT avec Afp

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Les opérations américano-israéliennes « cause première » du blocage d’Ormuz, selon Pékin https://lnt.ma/les-operations-americano-israeliennes-cause-premiere-du-blocage-dormuz-selon-pekin/ Thu, 02 Apr 2026 10:17:22 +0000 https://lnt.ma/?p=544347 Pékin a désigné jeudi les Etats-Unis, Israël et leurs opérations contre l’Iran comme la « cause première » du blocage du détroit d’Ormuz, voyant dans un arrêt immédiat des hostilités le seul moyen de rétablir le trafic maritime. Pékin réagissait à la première allocution à la nation du président américain Donald Trump depuis le début de l’offensive […]

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Pékin a désigné jeudi les Etats-Unis, Israël et leurs opérations contre l’Iran comme la « cause première » du blocage du détroit d’Ormuz, voyant dans un arrêt immédiat des hostilités le seul moyen de rétablir le trafic maritime.

Pékin réagissait à la première allocution à la nation du président américain Donald Trump depuis le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran le 28 février.

M. Trump a promis que les Etats-Unis allaient continuer à frapper l’Iran « extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines ». M. Trump a aussi incité les pays qui reçoivent du pétrole via le détroit d’Ormuz à en prendre le contrôle.

Le blocage du détroit par l’Iran a impacté l’économie globale et affecté la Chine. Plus de la moitié des importations de brut transporté par voie maritime vers la Chine provient du Moyen-Orient et transite majoritairement par le détroit, selon la société d’analyse Kpler.

Plusieurs compagnies aériennes chinoises, dont la compagnie nationale Air China, ont ainsi annoncé une prochaine hausse de leurs surcharges carburant sur les vols intérieurs, alors que la guerre fait grimper les prix du kérosène.

« La cause première des perturbations de la navigation dans le détroit d’Ormuz réside dans les opérations militaires illégales menées par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran », a déclaré lors d’un point presse régulier une porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Mao Ning, en réponse aux propos de M. Trump.

« Seuls un cessez-le-feu et l’arrêt des hostilités, synonymes de paix et de stabilité dans la région du Golfe, préserveront fondamentalement la sécurité et la fluidité du trafic maritime international », a-t-elle dit.

Elle a réitéré le mantra chinois selon lequel le cessez-le-feu devait être instauré « immédiatement ».

La Chine et l’Iran sont des partenaires stratégiques et commerciaux. La Chine a vivement réprouvé les frappes américaines et israéliennes. Elle a aussi implicitement critiqué les frappes iraniennes contre les pays de la région et le blocage du détroit d’Ormuz.

Elle a cependant fait preuve de retenue depuis le début de la guerre et se garde d’un soutien massif à l’Iran qui pourrait nuire à ses autres intérêts régionaux, dont ses relations avec les pays du Golfe.

Pékin multiplie les contacts diplomatiques et s’est redite prête jeudi à jouer un « rôle constructif » pour la réouverture du détroit.

Plusieurs bateaux chinois ont franchi le détroit ces derniers jours grâce à ce que Pékin a appelé cette semaine un « effort de coordination avec les parties concernées », sans préciser lesquelles.

La deuxième économie mondiale, fortement tributaire des échanges internationaux, s’emploie à limiter les retombées de la crise.

Air China, ainsi que China Southern et sa filiale Xiamen Air ont indiqué dans des communiqués mercredi qu’elles augmenteraient à partir de dimanche les surcharges carburant sur les lignes domestiques de 60 yuans (7,55 euros) sur les vols allant jusqu’à 800 kilomètres et de 120 yuans (environ 15 euros) sur les vols plus longs. Les compagnies Spring Airlines et Juneyao Airlines ont également décidé des hausses.

De nombreuses compagnies aériennes internationales ont pris des mesures similaires.

La Chine avait annoncé fin mars que, dans le cadre de son mécanisme de fixation des prix, elle prenait des mesures temporaires pour limiter la hausse des tarifs des carburants afin « d’atténuer l’impact de (la) flambée exceptionnelle des prix internationaux ».

Les experts conviennent communément que la Chine est moins vulnérable qu’un certain nombre de pays asiatiques aux retombées de la crise, mais préviennent qu’elle pourrait en subir plus durement le contrecoup si le conflit se prolongeait, en particulier à cause de ses effets sur le commerce international.

 

LNT avec Afp

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L’Iran affirme que le détroit d’Ormuz restera fermé à ses « ennemis » https://lnt.ma/liran-affirme-que-le-detroit-dormuz-restera-ferme-a-ses-ennemis/ Wed, 01 Apr 2026 10:23:08 +0000 https://lnt.ma/?p=544276 L’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions régionales. Cette déclaration, portée notamment par les Gardiens de la Révolution, marque une nouvelle escalade dans la crise qui secoue le Moyen-Orient et ses routes énergétiques stratégiques. Selon des sources proches des […]

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L’Iran a affirmé que le détroit d’Ormuz resterait fermé aux navires liés à ses « ennemis », dans un contexte de fortes tensions régionales. Cette déclaration, portée notamment par les Gardiens de la Révolution, marque une nouvelle escalade dans la crise qui secoue le Moyen-Orient et ses routes énergétiques stratégiques.

Selon des sources proches des autorités iraniennes, le passage est désormais interdit aux navires « venant ou à destination de ports appartenant aux alliés et soutiens des ennemis américano-sionistes », une formulation qui vise explicitement les États-Unis, Israël et leurs partenaires. 

Un axe maritime stratégique sous pression

Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule arabique, constitue l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial. En temps normal, près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz transitent par cette voie maritime. 

Depuis le début des tensions, le trafic maritime y a fortement chuté. Des données de suivi indiquent que la circulation des navires a parfois été réduite à des niveaux quasi nuls, avec des dizaines de bâtiments contraints de faire demi-tour ou de rester à l’ancre en raison des risques sécuritaires. 

Une fermeture partielle et sélective

Malgré les annonces de fermeture, l’Iran n’a pas totalement bloqué le détroit. Téhéran semble adopter une stratégie sélective, autorisant le passage de certains navires appartenant à des pays considérés comme « alliés » ou neutres, tout en interdisant l’accès à d’autres. 

Cette approche, qualifiée par certains analystes de « blocus différencié », s’inscrit dans une logique de pression géopolitique tout en évitant une rupture totale des échanges maritimes.

Par ailleurs, des routes alternatives ont été mises en place par les autorités iraniennes, obligeant les navires autorisés à suivre des itinéraires spécifiques sous contrôle, renforçant ainsi la capacité de surveillance de Téhéran sur cette zone stratégique. 

Une montée des incidents en mer

La situation sécuritaire s’est également dégradée ces dernières semaines. Plusieurs incidents impliquant des navires commerciaux ont été signalés dans le Golfe et à proximité du détroit, avec des attaques ou des interceptions qui ont contribué à renforcer le climat d’incertitude.

Au total, des dizaines de navires ont été touchés ou impliqués dans des incidents depuis le début du mois de mars, selon des sources spécialisées dans la sécurité maritime. 

Cette multiplication des événements alimente les inquiétudes quant à une possible extension du conflit au domaine maritime, avec des répercussions directes sur les chaînes d’approvisionnement internationales.

Des conséquences économiques mondiales

La situation dans le détroit d’Ormuz a déjà des effets notables sur les marchés énergétiques. La réduction du trafic et les risques accrus ont entraîné une hausse significative des prix du pétrole, qui ont dépassé les 100 dollars le baril lors des pics de tension. 

Au-delà des prix, cette crise met en évidence la vulnérabilité des routes énergétiques mondiales et l’impact immédiat que peuvent avoir les tensions géopolitiques sur les économies importatrices.

Une crise aux implications durables

L’affirmation iranienne d’un détroit « fermé à ses ennemis » s’inscrit dans une stratégie plus large de pression militaire et politique. Sans constituer un blocus total formel, cette posture contribue à maintenir un climat d’incertitude élevé, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.

Alors que les tensions persistent, la situation dans le détroit d’Ormuz reste un indicateur clé de l’évolution du conflit régional, avec des implications majeures pour le commerce mondial et la stabilité énergétique.

 

LNT

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Foot: l’Espagne à nouveau confrontée au fléau du racisme dans ses stades https://lnt.ma/foot-lespagne-a-nouveau-confrontee-au-fleau-du-racisme-dans-ses-stades/ Wed, 01 Apr 2026 10:22:03 +0000 https://lnt.ma/?p=544285 La police a ouvert mercredi une enquête sur les chants racistes entonnés lors du match amical Espagne-Egypte à Barcelone, une « honte » pour le gouvernement espagnol, et une nouvelle illustration de l’impuissance des pouvoirs publics face au racisme dans les stades. Ce qui devait être une simple rencontre de préparation à la Coupe du monde 2026, […]

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La police a ouvert mercredi une enquête sur les chants racistes entonnés lors du match amical Espagne-Egypte à Barcelone, une « honte » pour le gouvernement espagnol, et une nouvelle illustration de l’impuissance des pouvoirs publics face au racisme dans les stades.

Ce qui devait être une simple rencontre de préparation à la Coupe du monde 2026, entre deux nations déjà qualifiées pour la compétition, a viré au fiasco, mardi soir, au terme d’un match nul (0-0) marqué par des chants racistes (« Qui ne saute pas est musulman ! ») dans les tribunes de Cornella, l’enceinte de l’Espanyol Barcelone.

Mercredi matin, la police catalane a indiqué avoir ouvert une enquête pour ces chants « islamophobes et xénophobes ».

« Les insultes et les chants racistes nous font honte en tant que société », a dénoncé de son côté le ministre de la Justice Félix Bolaños sur X, son homologue de l’Education et des Sports Milagros Tolon promettant de son côté que le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez allait prendre « les mesures nécessaires pour éradiquer ces comportements ».

– « Dégoût total » –

La Fédération espagnole de football a pour sa part « condamné tout acte de violence dans les stades », assurant « s’associer au message d’un football contre le racisme » affiché sur les écrans géants à la mi-temps de la rencontre, tandis que son président Rafael Louzán, a lui évoqué des chants « isolés » qui « ne doivent pas se reproduire ».

Des réactions jugées insuffisantes par une partie de la presse espagnole, qui a jugé que la rencontre aurait dû être arrêtée par l’arbitre, comme le veut le protocole mis en place par l’UEFA en cas d’incidents racistes ou discriminatoires en tribunes ou sur la pelouse.

En conférence de presse d’après match, le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente a exprimé son « dégoût total et absolu face à toute attitude xénophobe, raciste ou irrespectueuse », dénonçant des chants « intolérables » et appelant à « identifier » et sanctionner leurs auteurs.

« Nous devons tous nous entraider pour que les chants racistes soient éradiqués des terrains de football », avait ajouté le milieu de terrain Pedri face à la presse. « Nous n’aimons pas ça ».

Malgré les efforts des autorités et plusieurs condamnations en justice, le football espagnol ne parvient toujours pas à éradiquer le racisme dans ses stades et sur les terrains, et les incidents se multiplient ces derniers mois.

La star brésilienne du Real Madrid Vinicius Junior, devenu le symbole de la lutte contre les discriminations dans le monde du football, en a été la cible la plus fréquente depuis son arrivée à Madrid en 2018. Mais seule une partie de ces incidents ont mené à des sanctions.

Le fait que même la sélection espagnole, symbole de l’unité du pays, ne soit pas épargnée par ce fléau est un bien mauvais signal, alors que l’Espagne doit organiser la prochaine Coupe du monde de football en 2030 au côté du Portugal… et du Maroc, pays dont l’immense majorité de la population est musulmane.

 

LNT avec Afp

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Israël franchit un seuil inédit avec une loi de peine de mort ciblant les Palestiniens https://lnt.ma/israel-franchit-un-seuil-inedit-avec-une-loi-de-peine-de-mort-ciblant-les-palestiniens/ Tue, 31 Mar 2026 09:31:50 +0000 https://lnt.ma/?p=544147 Israël a adopté le 30 mars 2026 une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens condamnés pour des attaques mortelles, une décision qui suscite une vague de condamnations internationales et ravive les accusations de discrimination systémique. Porté par l’extrême droite et soutenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce texte marque une rupture […]

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Israël a adopté le 30 mars 2026 une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens condamnés pour des attaques mortelles, une décision qui suscite une vague de condamnations internationales et ravive les accusations de discrimination systémique. Porté par l’extrême droite et soutenu par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, ce texte marque une rupture majeure dans la politique pénale israélienne.

Votée par 62 voix contre 48 à la Knesset, la loi prévoit que les Palestiniens jugés par des tribunaux militaires en Cisjordanie occupée puissent être condamnés à mort, avec une exécution par pendaison dans un délai pouvant aller jusqu’à 90 jours, sans véritable possibilité d’appel ni de grâce. 

Une justice à deux vitesses dénoncée

Au cœur des critiques figure le caractère profondément asymétrique du dispositif. Bien que la loi soit formulée de manière générale, experts et ONG soulignent qu’elle ne s’applique, dans les faits, qu’aux Palestiniens, les colons israéliens relevant d’un autre système judiciaire. 

Cette dualité juridique, entre tribunaux militaires pour les Palestiniens et juridictions civiles pour les Israéliens, alimente les accusations d’un système judiciaire à deux vitesses. Des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, dénoncent une mesure « discriminatoire » et contraire aux normes du droit international. 

Une escalade politique et idéologique

Le texte a été porté notamment par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, figure de l’extrême droite israélienne, qui a revendiqué une ligne de fermeté radicale. La loi s’inscrit dans un contexte de durcissement général de la politique sécuritaire, marqué par une rhétorique de plus en plus offensive à l’égard des Palestiniens.

Pour de nombreux observateurs, cette législation dépasse la seule logique sécuritaire et s’inscrit dans une orientation idéologique visant à institutionnaliser une réponse punitive extrême, dans un climat déjà marqué par des tensions aiguës.

Une condamnation internationale croissante

L’adoption de cette loi a immédiatement suscité des réactions critiques à l’international. L’Union européenne a exprimé une « vive inquiétude », qualifiant la mesure de « recul manifeste » au regard des engagements démocratiques et des standards internationaux. 

Côté palestinien, le président Mahmoud Abbas a dénoncé une loi « raciste » et une violation flagrante du droit international, accusant Israël de chercher à légaliser des pratiques assimilées à des exécutions extrajudiciaires. 

Un tournant lourd de conséquences

Au-delà de ses implications juridiques, cette loi intervient dans un contexte de critiques récurrentes sur le traitement des Palestiniens dans les territoires occupés, notamment en matière de détention, d’usage de la force et de respect des droits fondamentaux.

Pour de nombreux analystes, elle pourrait accentuer les tensions déjà extrêmes dans la région, fragiliser davantage les perspectives de dialogue et exposer Israël à un isolement diplomatique accru.

Alors que des recours sont déjà en préparation devant la Cour suprême israélienne, l’adoption de ce texte ouvre une nouvelle séquence dans le conflit, où la question de la justice devient plus que jamais un terrain de confrontation politique, juridique et morale.

 

LNT

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Liban : Israël assume un projet d’occupation du sud du pays https://lnt.ma/liban-israel-assume-un-projet-doccupation-du-sud-du-pays/ Tue, 31 Mar 2026 09:30:24 +0000 https://lnt.ma/?p=544150 Israël franchit un nouveau cap dans sa stratégie régionale. En pleine escalade militaire, les autorités israéliennes ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir une présence militaire durable dans le sud du Liban après la guerre, sous couvert de « zone de sécurité ». Une perspective qui suscite de vives inquiétudes et ravive le spectre d’une […]

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Israël franchit un nouveau cap dans sa stratégie régionale. En pleine escalade militaire, les autorités israéliennes ont ouvertement annoncé leur intention de maintenir une présence militaire durable dans le sud du Liban après la guerre, sous couvert de « zone de sécurité ». Une perspective qui suscite de vives inquiétudes et ravive le spectre d’une occupation prolongée.

Selon les déclarations du ministre israélien de la Défense, l’objectif est clair : établir une zone tampon allant jusqu’au fleuve Litani, contrôler les axes stratégiques et empêcher le retour de centaines de milliers de Libanais déplacés. 

Une stratégie de contrôle territorial assumée

Derrière l’argument sécuritaire avancé par Tel-Aviv, de nombreux observateurs dénoncent une volonté assumée de remodeler durablement le sud du Liban. Les plans évoqués incluent non seulement le contrôle militaire du territoire, mais aussi la destruction d’infrastructures et de villages proches de la frontière, dans une logique déjà observée dans d’autres zones de conflit. 

Des opérations militaires récentes ont déjà contribué à vider des localités entières de leurs habitants, avec des destructions massives d’infrastructures civiles et un déplacement de populations à grande échelle. 

Une répétition de l’histoire

Ce projet fait écho à un précédent lourd : l’occupation israélienne du sud du Liban entre 1978 et 2000, qui avait duré plus de deux décennies.  À l’époque déjà, Israël justifiait sa présence par des impératifs sécuritaires, tout en maintenant une zone tampon contrôlée militairement.

Aujourd’hui, la perspective d’un retour à ce schéma inquiète fortement, d’autant que des positions israéliennes sont déjà maintenues sur le territoire libanais malgré des accords de cessez-le-feu récents. 

Un coût humain déjà lourd

Le conflit en cours a déjà provoqué des conséquences dramatiques pour les populations civiles. Plus d’un million de personnes ont été déplacées et des centaines de civils ont perdu la vie dans les affrontements et bombardements. 

Des organisations internationales ont également documenté des destructions d’écoles et d’infrastructures civiles, qualifiées de possibles violations du droit international. 

Une escalade aux conséquences incertaines

Au-delà de l’impact immédiat, cette stratégie pourrait profondément déstabiliser la région. Le Hezbollah a déjà annoncé qu’il s’opposerait à toute occupation, laissant présager une intensification des combats.

Sur le plan diplomatique, cette annonce renforce les tensions et alimente les critiques sur une politique israélienne perçue comme expansionniste. Pour de nombreux analystes, la mise en place d’une telle zone tampon pourrait non seulement prolonger le conflit, mais aussi compromettre durablement toute perspective de stabilisation au Liban.

Dans un Moyen-Orient déjà fragilisé, l’hypothèse d’une occupation prolongée du sud du Liban apparaît ainsi comme un tournant majeur, aux implications sécuritaires, humanitaires et politiques potentiellement explosives.

 

LNT

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L’Espagne a fermé son espace aérien aux avions américains engagés dans la guerre contre l’Iran https://lnt.ma/lespagne-a-ferme-son-espace-aerien-aux-avions-americains-engages-dans-la-guerre-contre-liran/ Mon, 30 Mar 2026 08:22:45 +0000 https://lnt.ma/?p=544066 L’Espagne, dont le gouvernement de gauche est « totalement opposé » aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, a fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans cette guerre, a annoncé lundi la ministre espagnole de la Défense. « L’utilisation des bases (américaines en Espagne, ndlr) n’est pas autorisée, et bien entendu l’utilisation de l’espace aérien espagnol pour des […]

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L’Espagne, dont le gouvernement de gauche est « totalement opposé » aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, a fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans cette guerre, a annoncé lundi la ministre espagnole de la Défense.

« L’utilisation des bases (américaines en Espagne, ndlr) n’est pas autorisée, et bien entendu l’utilisation de l’espace aérien espagnol pour des actions en lien avec la guerre en Iran ne l’est pas non plus », a indiqué Margarita Robles dans des déclarations transmises à l’AFP, confirmant une information du quotidien El País.

Dans les faits, « le refus de coopération de l’Espagne a compliqué l’opération » américaine au Moyen-Orient, affirme El País, car certains bombardiers de Washington ont « dû contourner la péninsule ibérique pour entrer par le détroit de Gibraltar », les obligeant « à modifier leurs itinéraires » et la logistique.

« Le veto espagnol ne comporte qu’une seule exception : en cas d’urgence, le transit ou l’atterrissage des aéronefs concernés est autorisé », poursuit le quotidien, ce que Margarita Robles n’a, de son côté, pas précisé.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est fermement opposé à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran depuis le 28 février, l’ayant qualifié d' »illégale » et d' »erreur extraordinaire ».

Ces propos lui ont valu de vives critiques du président américain Donald Trump, qui a menacé en représailles de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid de laisser l’armée américaine utiliser ses deux bases situées en Espagne dans son opération militaire contre l’Iran.

El País précise toutefois que « toutes les missions prévues par l’accord bilatéral avec Washington restent en vigueur » concernant ces deux bases américaines d’Andalousie, dans le sud de l’Espagne.

La base navale de Rota et celle aérienne de Morón sont héritées d’un accord signé entre Washington et Madrid en 1953 sous Franco.

Au-delà de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump reproche depuis plusieurs mois à l’Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par le locataire de la Maison Blanche.

 

LNT avec Afp

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Pas de pause dans les bombardements, le pétrole en hausse dans le sillage de Trump https://lnt.ma/pas-de-pause-dans-les-bombardements-le-petrole-en-hausse-dans-le-sillage-de-trump/ Mon, 30 Mar 2026 08:21:11 +0000 https://lnt.ma/?p=544072 L’Iran et Israël ont échangé de nouveaux tirs de missiles lundi, sur fond de nouvelle hausse des prix du pétrole, dopés par les derniers propos de Donald Trump sur une éventuelle intervention terrestre américaine en Iran. Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une […]

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L’Iran et Israël ont échangé de nouveaux tirs de missiles lundi, sur fond de nouvelle hausse des prix du pétrole, dopés par les derniers propos de Donald Trump sur une éventuelle intervention terrestre américaine en Iran.

Le conflit au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts depuis son déclenchement le 28 février par une attaque américano-israélienne sur l’Iran, continue de peser sur l’économie mondiale, notamment via le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par où transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Les cours du brut, qui ont augmenté de plus de 50% depuis le début de la guerre, ont de nouveau progressé lundi matin (+2,5%, à plus de 115 dollars), soutenus par les déclarations du président américain qui a évoqué dimanche une possible opération terrestre en Iran pour s’emparer du terminal pétrolier de l’île de Kharg, le plus grand du pays, et « prendre le pétrole » iranien.

« Si les Etats-Unis lançaient une invasion terrestre de l’Iran, ou si Téhéran intensifiait ses frappes de représailles contre les infrastructures énergétiques ou fermait complètement le détroit, les projections d’un baril de pétrole à 200 dollars ne seraient plus une hypothèse farfelue », a ainsi estimé Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, un courtier spécialisé dans le pétrole.

Un navire américain d’assaut amphibie, à la tête d’un groupe naval comprenant « quelque 3.500 » marins et soldats du corps des Marines est arrivé dans la région vendredi, selon le commandement militaire américain.

« L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre », avait dénoncé dimanche le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Avant d’avertir: « Nos hommes attendent l’arrivée des soldats américains sur le terrain pour les attaquer et punir une bonne fois pour toute leurs alliés régionaux ».

Donald Trump continue toutefois de souffler le chaud et le froid, tant sur la suite des opérations militaires que sur d’éventuels pourparlers avec le pouvoir iranien.

Il a ainsi assuré dimanche qu' »un changement de régime » avait eu lieu en Iran, après les morts des principaux dirigeants de la République islamique dans des bombardements, dont celle au début de la guerre du guide suprême Ali Khamenei, remplacé depuis par son fils Mojtaba, qui n’est toujours pas apparu en public.

« Nous avons affaire à des personnes différentes », « bien plus raisonnables » que leurs prédécesseurs, a déclaré le président américain à des journalistes.

De quoi entrevoir de prochaines négociations? Il est resté flou sur le sujet, disant « entrevoir un accord », « peut-être bientôt », avec ces nouveaux responsables iraniens qu’il ne nomme pas.

Ces derniers jours, le Pakistan, voisin de l’Iran, s’est proposé pour « accueillir et faciliter » des « pourparlers significatifs » entre les deux pays.

– Irruption des Houthis –

Les bombardements se sont poursuivis lundi matin à travers la région.

L’armée israélienne a annoncé frapper de nouveau des sites militaires à Téhéran, en réponse à une attaque de missiles venus d’Iran.

Le gouvernement iranien a assuré dans la matinée que le courant était complètement rétabli à Téhéran et dans sa région, après avoir été coupé la veille à la suite d’attaques contre des installations électriques.

Dans le Golfe, où l’Iran a encore ciblé ce week-end des infrastructures économiques, le Koweït et l’Arabie saoudite ont été visés lundi par de nouvelles attaques. Le premier a déploré une attaque iranienne contre une usine de dessalement qui génère aussi de l’électricité, où un ressortissant indien a été tué. L’Iran a démenti en accusant Israël.

Le gouvernement saoudien a lui indiqué avoir intercepté cinq missiles balistiques qui se dirigeaient vers l’est du pays.

De son côté, Israël, attaqué ce weekend par les Houthis pro-iraniens du Yémen, a dit vouloir « étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban, fief du groupe armé pro-iranien Hezbollah qu’il continue de bombarder jusque dans la banlieue de Beyrouth.

Les bombardements des rebelles houthis, les premiers dans ce conflit, ont renforcé l’inquiétude des marchés, faisant craindre une extension de la guerre en mer Rouge, vers laquelle l’Arabie saoudite a déplacé une grande partie de ses exportations de pétrole pour éviter Ormuz.

Dans le sud du Liban, l’explosion d’un projectile d’origine inconnue a tué un Casque bleu indonésien de l’ONU, a annoncé Jakarta.

L’armée libanaise a elle annoncé la mort d’un soldat dans une frappe israélienne ayant visé, pour la première fois depuis le début de la guerre, l’un de ses barrages dans le sud.

Le gouvernement iranien a par ailleurs assuré que son ambassadeur au Liban resterait sur place, malgré l’ordre d’expulsion émis par les autorités libanaises qui l’accusent d’ingérence.

Israël s’est doté dans la nuit d’un nouveau budget, prévoyant une augmentation massive des ressources allouées à la défense. Le budget approuvé propose une augmentation de près de neuf milliards d’euros, sur un budget total d’environ 40 milliards, soit plus du double qu’en 2023.

 

LNT avec Afp

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KESSA, le laboratoire narratif qui veut reprogrammer l’imaginaire africain https://lnt.ma/kessa-le-laboratoire-narratif-qui-veut-reprogrammer-limaginaire-africain/ Sat, 28 Mar 2026 14:00:05 +0000 https://lnt.ma/?p=544012 Il y a des questions qui semblent simples jusqu’à ce qu’on les pose à quelque trente personnes venues de quatorze pays d’Afrique et de la diaspora. « What is a story? » La réponse, projetée en temps réel sur un écran lors de la première édition de KESSA, a donné un nuage de mots dont trois ont […]

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Il y a des questions qui semblent simples jusqu’à ce qu’on les pose à quelque trente personnes venues de quatorze pays d’Afrique et de la diaspora. « What is a story? » La réponse, projetée en temps réel sur un écran lors de la première édition de KESSA, a donné un nuage de mots dont trois ont dominé : perspective, connection, experience. Pas information. Pas contenu. Pas stratégie. Trois mots qui disent quelque chose d’essentiel sur ce que cette cohorte exceptionnelle est venue faire au Maroc en ce mois de mars 2025, non pas apprendre à produire des récits, mais comprendre pourquoi ils existent, à qui ils appartiennent, et ce qu’il en coûte de les laisser à d’autres.

KESSA, premier programme panafricain dédié aux nouveaux langages du récit africain, est né d’une conviction partagée par l’UM6P Story School et La French African Foundation : les histoires ne sont plus seulement faites de mots. Elles sont faites d’images, de gestes, de données, de sons, d’algorithmes. Et la génération qui porte ces langages est déjà là, en train de travailler, de créer, de construire, souvent sans espace pour se rencontrer, croiser les disciplines, expérimenter ensemble. KESSA est cet espace. Pas un cours. Pas un programme. Une résidence. Un laboratoire narratif, à l’image du continent.

Pourquoi le storytelling est la question politique centrale de notre époque

Ce que les écoles de communication n’enseignent pas toujours clairement, le récit n’est pas un outil de communication. C’est un outil de construction de réalité. La différence est fondamentale.

Yuval Noah Harari l’a formulé mieux que personne dans Sapiens : ce qui distingue l’homo sapiens de toutes les autres espèces n’est pas l’outil, ni le pouce opposable, ni même le cerveau. C’est la capacité à croire en des fictions partagées. Les nations, les religions, l’argent, les droits de l’homme. Rien de tout cela n’existe dans la nature. Tout cela existe parce qu’assez de personnes ont accepté de partager la même histoire. Qui contrôle le récit contrôle l’identité. Et l’identité, c’est le pouvoir.

Cette vérité n’a pas attendu Harari pour être comprise. Les Pharaons commanditaient leurs propres hiéroglyphes. Chaque régime totalitaire de l’histoire moderne a compris, avant tout le reste, qu’il fallait contrôler le récit. Goebbels n’a pas inventé la propagande, il l’a industrialisée. Walter Benjamin, en 1936, écrivait que le conteur rend son récit à l’expérience de ceux qui l’écoutent. Pas reflète. Pas rapporte. Rend. Une histoire ne décrit pas le monde. Elle façonne la manière dont le monde est ressenti.

C’est précisément parce que cette puissance est réelle que la question africaine est urgente.

Le récit africain : une question de souveraineté

À la question « What is a story? », la réponse de Kessa est perspective. Pas vérité. Pas fait. Perspective. Cette réponse collective, donnée par vingt-neuf praticiens africains du récit, est en elle-même une prise de position : une histoire est d’abord un point de vue. Et un point de vue appartient à quelqu’un.

Or pendant des siècles, le point de vue sur l’Afrique a appartenu à d’autres. La formule attribuée à Chinua Achebe reste d’une précision implacable : « Until the lion learns to write, every story will glorify the hunter. » L’Afrique a été, pendant trop longtemps, le lion dans cette métaphore.

Ce qui change aujourd’hui est à la fois spectaculaire et fragile. L’Afrique est le continent le plus jeune de la planète. Son âge médian est de dix-neuf ans. D’ici 2050, un être humain sur quatre sera africain. L’économie créative du continent est projetée à vingt milliards de dollars d’ici 2030 selon Brookings Institution. Les plateformes numériques ont redistribué une partie du pouvoir de diffusion. Des voix comme Chimamanda Ngozi Adichie, qui alertait dans sa conférence TED sur le danger d’une histoire unique, ont contribué à rendre visible ce qui était systématiquement occulté.

La question de la définition du récit africain n’est pas tranchée. Elle est vivante, tendue, productive. La narration africaine est en expansion, mais elle ne parle pas encore d’une seule voix. Et c’est peut-être une bonne chose.

L’IA : nouveau Gutenberg ou nouvelle menace ?

Une donnée continue de résonner : en 2026, l’intelligence artificielle générera environ 90% de l’ensemble du contenu en ligne mondial. Ce chiffre, issu d’une étude Goldman Sachs de 2024, mérite qu’on s’y arrête. Il signifie que les récits qui circuleront dans le monde, ceux qui façonnent les opinions, construisent les croyances, fabriquent les réalités, seront de plus en plus produits par quelque chose qui n’a jamais eu d’expérience. Qui n’a jamais perdu quelqu’un. Qui n’a jamais eu faim. Qui n’a jamais été colonisé.

L’IA connaît la forme du storytelling mieux que presque n’importe qui. Elle a ingéré l’intégralité du patrimoine narratif de l’humanité. Elle connaît chaque structure, chaque archétype, chaque déclencheur émotionnel. Ce qu’elle ne peut pas connaître, ce qu’elle ne pourra jamais connaître aussi finement que l’être humain, c’est l’intention derrière le récit.

Et c’est précisément cette intention qui fait toute la différence.

Sur l’IA, les participants de Kessa laissent entrevoir une position nuancée, loin des deux caricatures habituelles : ni techno-enthousiasme naïf, ni rejet réflexe. L’IA comme outil d’amplification, oui, à condition que ce soit la voix africaine qui soit amplifiée, et non sa déformation algorithmique.

L’UNESCO le rappelle, plus de cinq cents langues africaines sont en danger de disparition dans les deux prochaines générations. C’est cinq cents univers narratifs, cinq cents façons de découper le réel, cinq cents mémoires collectives qui pourraient s’éteindre, précisément au moment où l’IA apprend à générer du contenu en s’appuyant sur ce qui est déjà le plus représenté dans les données d’entraînement. Le risque n’est pas que l’IA remplace les conteurs africains. Le risque est qu’elle les rende inaudibles noyés dans l’océan digital.

Ce que KESSA construit

Face à ces enjeux, KESSA n’est pas une réponse. C’est une posture. Le manifeste du programme le formule sans détour : « Raconter l’Afrique, c’est transformer des perceptions, façonner des futurs, reprogrammer l’imaginaire. »

Ce que la première cohorte incarne, c’est précisément cette multiplicité que ni le discours pan-africaniste unifiant ni le regard extérieur réducteur ne peuvent saisir. Vingt-neuf praticiens qui viennent du Kenya et du Malawi, de Somalie et de Tunisie, du Nigeria et du Rwanda, d’Afrique du Sud et du Gabon, en passant par le Maroc, et qui, pour la première fois, partagent un espace commun non pas pour se définir collectivement, mais pour se rencontrer dans leurs différences.

Il y a quarante mille ans, dans une grotte d’Indonésie, un être humain a pressé sa main contre une paroi et laissé une marque qui disait : j’étais là. Cette marque a survécu à tous les empires, à toutes les langues, à toutes les technologies. Le besoin irréductible qu’elle exprime, marquer son existence dans le monde à travers un récit, n’a pas bougé d’un millimètre.

KESSA existe pour que ce besoin, en version africaine, en version contemporaine, en version augmentée par la science et le numérique, continue de s’exprimer avec la force, la précision et la souveraineté qu’il mérite.

Le lion est déterminé à reprendre la plume et à raconter lui-même l’histoire.

Zouhair Yata


La cohorte : trente voix, un seul continent en mouvement

La première édition réunit une sélection de participants dont la diversité des profils est, en elle-même, une démonstration de thèse. Cinq grandes familles de pratiques sont représentées, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur du récit africain contemporain.

Du côté du cinéma et de la distribution globale, la cohorte compte des noms qui font déjà référence sur le continent. Mark Wambui, réalisateur et producteur kenyan, fondateur de RECA, a été reconnu parmi les vingt cinéastes émergents de Netflix et de l’UNESCO. Son film Echoes from the Earth a remporté le IGAD Media Award en 2025. À ses côtés, Kelvin Osoo Omundi, autre Kenyan, cumule les casquettes de producteur, distributeur et consultant, fondateur de Different Dimension Productions et co-fondateur de ENTA Studios, avec une expertise qui couvre l’intégralité de la chaîne cinématographique, du développement à la diffusion. Imara Njeri, photographe et présentatrice animalière kenyane, documente la faune d’Afrique de l’Est avec une exigence narrative rare, à l’intersection de la nature et de l’identité. Ann Nassanga, réalisatrice ougandaise fondatrice de Kalaverse, a construit avec son documentaire primé Little Faith une infrastructure narrative pour les filles des régions marginalisées. Fadumo Alimaad, cinéaste et écrivaine somalienne fondatrice de l’Arlo Art Space, travaille sur les voix féminines et la justice sociale. Imen Ghazouani, artiste multidisciplinaire et réalisatrice tunisienne formée à l’ESAC Carthage, explore de nouveaux espaces narratifs à la croisée des cultures. Meekah Jagun, directeur artistique nigérian et spécialiste de l’IA, est entré dans l’histoire comme le premier réalisateur africain de clips musicaux à figurer dans GQ. Tonye-Nathan Tamenokuro, co-fondateur de KOJ Visuals, a bâti une audience organique de deux millions d’abonnés avant de passer au long métrage. Jonathan Benaiah Ahabyona, documentariste ougandais, explore la relation entre les peuples, les lieux et la mémoire à travers la conservation et la culture. Gabriel Ogonda, connu sous son nom d’artiste Gabiro Mtu Necessary, musicien et créateur digital kenyan, utilise la satire pour capturer les réalités contemporaines africaines.

Parmi les leaders d’opinion, journalistes et professionnels des médias, le programme a réuni des figures dont l’influence dépasse largement les frontières de leurs pays d’origine. Mankaprr Conteh, journaliste culturelle sierra-léonaise établie aux États-Unis, est rédactrice au Rolling Stone où elle a signé des couvertures sur Megan Thee Stallion, SZA, Cardi B, et Rema, premier artiste africain noir à recevoir la distinction suprême du magazine. Elle est depuis août 2024 la fondatrice de la chronique Made in Africa du même titre. Delphine Vakunta, praticienne des communications stratégiques camerounaise et américaine, a conduit des missions humanitaires dans neuf pays et fonde sa démarche sur la conviction qu’une seule certitude compte : l’Afrique doit raconter sa propre histoire. Sheila Muthoni Washira a construit une communauté de plus de deux millions d’abonnés sur TikTok, Instagram et YouTube en faisant de la créativité et de la culture africaines le cœur de son contenu. Ibrahim Khalilulahi Usman, journaliste scientifique d’investigation ghanéen primé et fondateur d’Eco Media Africa, a formé plus de trois cents jeunes journalistes. Brian Amwai, journaliste et présentateur kenyan à K24TV, couvre la politique et la gouvernance est-africaine. Sophia Griss-Bembe, chercheuse indépendante centrafricaine et marocaine, travaille à l’intersection de la recherche historique et du storytelling audiovisuel, avec une attention particulière aux identités noires dans le monde arabe. Mohamed Mohamud, journaliste indépendant somalien et britannique, fondateur de Somali Sideways, construit des plateformes pour des récits authentiques qui transcendent les frontières géographiques.

Dans le champ art, design critique et culture urbaine, KESSA a sélectionné des praticiens qui repensent les formes mêmes du récit. Lerato Honde, designeuse et conteuse malawite, construit des archives visuelles et des plateformes participatives qui donnent aux communautés le pouvoir de façonner leurs propres futurs. Pumla Maswanganyi, designeuse stratégique sud-africaine dont la pratique est ancrée dans l’African Life-Centric Design, a collaboré avec Mozilla, l’Union africaine, Qatar Foundation et Tencent. Emmanuel Nguema Omeme, spécialiste gabonais de la fabrication numérique et de la modélisation 3D, fondateur de Garden Hut, matérialise les imaginaires africains à travers des outils numériques contemporains. Lazola Bandezi, productrice culturelle et stratège de marque sud-africaine, fondatrice de Mingo People, construit des plateformes à l’intersection du marketing, de la technologie et de l’impact culturel. Kenza Aloui, autrice et opératrice culturelle marocaine formée à Sciences Po Paris, travaille le récit à l’intersection du genre, de la mémoire et des politiques publiques. Son roman graphique (une nuit), paru en 2022, a reçu le prix Langues en dialogue en 2023. Joy Makena, avocate et éducatrice civique kenyane, démystifie les systèmes juridiques et politiques pour catalyser l’agentivité des citoyens.

Parmi les entrepreneurs du numérique et de la technologie, trois figures se distinguent par l’originalité de leur démarche. Nouran Farouk, co-fondatrice et CEO de Dosy en Égypte, première plateforme de mobilité en scooter réservée aux femmes dans la région MENA, a formé plus de huit mille femmes et créé trois mille opportunités de revenus. Elle a été désignée QS ImpACT Women SDG Leader of the Year 2025. Alya Hakim, fondatrice de Ghram COM Consulting en Tunisie et créatrice de la série digitale Howa W Hiya, atteint en moyenne deux cent cinquante mille vues par épisode en transformant des histoires réelles en dialogue social. Othmane Taky, entrepreneur marocain fondateur d’une plateforme B2B2C à l’intersection des ressources humaines et de la technologie, construit des outils qui repensent la relation entre les entreprises, leurs collaborateurs et les marques.

Enfin, dans le domaine de la muséologie, des archives et des scènes culturelles, la cohorte compte Tejumola Maurice-Diya, fondatrice du Fashioned Museum au Nigeria, qui reframe la mode africaine comme héritage, industrie et soft power. Sanelisiwe Yekani, comédienne, autrice et enseignante sud-africaine dont le premier single The Call figure dans le film Netflix Trading Places (2023). Huguette Umutoni, fondatrice de N’GAGE Africa au Rwanda et survivante du génocide contre les Tutsi de 1994, porte dans chaque salle une compréhension viscérale du prix qu’il y a à perdre le droit de raconter sa propre histoire. Zouhair Khaznaoui enfin, conteur marocain détenteur d’un record Guinness, co-fondateur du Festival International du Conte de Marrakech, ramène la tradition orale millénaire du hikayat vers des audiences internationales.

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École bombardée en Iran: Téhéran fustige devant l’ONU une attaque « calculée » des États-Unis https://lnt.ma/ecole-bombardee-en-iran-teheran-fustige-devant-lonu-une-attaque-calculee-des-etats-unis/ Fri, 27 Mar 2026 09:30:40 +0000 https://lnt.ma/?p=543941 Le bombardement meurtrier d’une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’était pas une erreur de ciblage mais une attaque « calculée » des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans un message vidéo diffusé à Genève. L’attaque contre cette école « n’était ni un simple […]

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Le bombardement meurtrier d’une école iranienne le 28 février, au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, n’était pas une erreur de ciblage mais une attaque « calculée » des Etats-Unis, a estimé vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi dans un message vidéo diffusé à Genève.

L’attaque contre cette école « n’était ni un simple +incident+, ni une +erreur de calcul +. Les déclarations contradictoires des États-Unis visant à justifier leur crime ne sauraient en aucun cas les exonérer de leur responsabilité », a accusé M. Araghchi, évoquant une attaque « calculée » de l’armée américaine dans ce message diffusé lors d’une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme à Genève.

« Plus de 175 élèves et enseignants ont été massacrés de sang-froid », a-t-il ajouté, qualifiant cette attaque de « crime de guerre et de crime contre l’humanité ».

En session annuelle à Genève, le Conseil tenait vendredi une réunion d’urgence sur la sécurité des enfants dans le conflit au Moyen-Orient, après le bombardement mortel de l’école de Minab, dans le sud du pays.

Le gouvernement iranien accuse l’armée américaine d’avoir frappé l’établissement. Le président américain Donald Trump a d’abord nié toute implication de son pays, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il « s’accommoderait » du résultat de l’enquête ouverte par le Pentagone.

Selon le quotidien The New York Times, qui cite des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile qui a frappé l’école a bien été tiré par l’armée américaine après une erreur de ciblage.

« À l’heure où les agresseurs américano-israéliens affirment eux-mêmes posséder les technologies les plus avancées et les systèmes militaires et informatiques les plus précis, nul ne peut croire que l’attaque contre cette école ait été autre chose qu’un acte délibéré et intentionnel », a insisté le ministre iranien.

« Cette atrocité est injustifiable, ne peut être dissimulée et ne doit pas susciter le silence et l’indifférence », a-t-il encore exhorté.

Le débat de vendredi devant le Conseil, demandé par l’Iran, Cuba et la Chine, est le second consacré cette semaine à la guerre au Moyen-Orient.

Mercredi, un débat demandé par Bahreïn au nom des six pays du Conseil de coopération du Golfe et de la Jordanie portait exclusivement sur les frappes iraniennes contre des pays de la région du Golfe et leurs conséquences pour les populations civiles.

À l’issue de ce débat, les 47 membres du Conseil ont adopté par consensus une résolution condamnant les « attaques odieuses » de l’Iran contre ses voisins du Golfe et appelant à des « réparations » rapides pour toutes les victimes de ces frappes.

Le Conseil n’a en revanche pas été saisi d’un projet de résolution pour le débat de vendredi.

 

LNT avec Afp

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Trump reporte son ultimatum à l’Iran, le détroit d’Ormuz au menu du G7 https://lnt.ma/trump-reporte-son-ultimatum-a-liran-le-detroit-dormuz-au-menu-du-g7/ Fri, 27 Mar 2026 09:25:54 +0000 https://lnt.ma/?p=543944 Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois repoussé son ultimatum adressé à l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, dans un contexte de tensions persistantes et de discussions diplomatiques en cours. Initialement, Washington avait donné 48 heures à Téhéran pour rouvrir ce passage stratégique, menaçant de frapper ses infrastructures énergétiques en cas de […]

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Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois repoussé son ultimatum adressé à l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, dans un contexte de tensions persistantes et de discussions diplomatiques en cours.

Initialement, Washington avait donné 48 heures à Téhéran pour rouvrir ce passage stratégique, menaçant de frapper ses infrastructures énergétiques en cas de refus. Mais face à l’évolution des négociations, le délai a été prolongé à plusieurs reprises, désormais fixé au 6 avril, afin de laisser une marge supplémentaire au dialogue. 

Selon l’administration américaine, ces discussions « se passent très bien », bien que les autorités iraniennes continuent d’afficher leur scepticisme et de contester la version américaine des négociations. 

Le détroit d’Ormuz, enjeu central

Au cœur de cette crise, le détroit d’Ormuz reste un point névralgique. Ce corridor maritime, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est fortement perturbé depuis le début du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël. 

La fermeture partielle du détroit a provoqué une chute drastique du trafic maritime et une flambée des prix de l’énergie, renforçant les inquiétudes quant à l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Face à cette situation, Donald Trump a menacé de détruire les centrales électriques iraniennes pour forcer la réouverture du passage, tout en laissant la porte ouverte à une solution diplomatique. 

Le G7 en première ligne

La question du détroit d’Ormuz s’impose désormais comme un sujet central des discussions au sein du G7. Les grandes puissances ont convenu d’examiner la possibilité de sécuriser la navigation dans la zone, notamment à travers des opérations d’escorte de navires. 

Plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni et d’autres partenaires européens, ont déjà évoqué des dispositifs d’accompagnement maritime à caractère défensif, tandis que d’autres restent prudents face au risque d’escalade.

Toutefois, les divergences persistent entre alliés, certains États refusant de s’impliquer directement dans le conflit, tandis que d’autres privilégient une approche multilatérale conditionnée à une désescalade.

Une désescalade incertaine

Le report de l’ultimatum américain traduit à la fois une volonté d’éviter une confrontation directe et les limites de la pression militaire exercée sur Téhéran. Malgré des signaux d’ouverture, les positions restent éloignées, notamment sur les conditions de réouverture du détroit et les garanties exigées par l’Iran.

Dans ce contexte, le détroit d’Ormuz demeure un baromètre de la crise : sa réouverture effective pourrait marquer un début d’apaisement, tandis que sa fermeture prolongée continue de peser sur les marchés énergétiques et l’économie mondiale.

 

LNT avec Afp

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Le Parlement européen approuve la création de centres pour envoyer des migrants en dehors de l’UE https://lnt.ma/le-parlement-europeen-approuve-la-creation-de-centres-pour-envoyer-des-migrants-en-dehors-de-lue/ Thu, 26 Mar 2026 10:33:45 +0000 https://lnt.ma/?p=543883 Le Parlement européen a approuvé une mesure permettant la création de centres destinés à accueillir des migrants en dehors de l’Union européenne, marquant un nouveau durcissement de la politique migratoire du bloc. Ce dispositif, souvent désigné sous le terme de « hubs de retour », vise principalement les migrants déboutés du droit d’asile et faisant […]

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Le Parlement européen a approuvé une mesure permettant la création de centres destinés à accueillir des migrants en dehors de l’Union européenne, marquant un nouveau durcissement de la politique migratoire du bloc.

Ce dispositif, souvent désigné sous le terme de « hubs de retour », vise principalement les migrants déboutés du droit d’asile et faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire. Les États membres pourront ainsi ouvrir des centres dans des pays tiers afin d’y transférer ces personnes, voire de les y maintenir en attente de leur expulsion définitive. 

Cette réforme s’inscrit dans le cadre plus large du pacte européen sur la migration et l’asile, qui cherche à renforcer l’efficacité des procédures de retour. Actuellement, seule une minorité des décisions d’expulsion est effectivement appliquée au sein de l’Union, ce qui alimente les appels à un durcissement des règles. 

Le texte prévoit également un renforcement des mesures à l’encontre des migrants refusant de quitter le territoire, avec des sanctions pouvant aller de la confiscation de documents d’identité à des interdictions d’entrée prolongées sur le sol européen. 

Toutefois, cette orientation suscite de fortes critiques. Plusieurs ONG et formations politiques dénoncent un risque de violations des droits fondamentaux et une externalisation accrue de la gestion des demandes d’asile vers des pays tiers, parfois sans lien direct avec les personnes concernées. 

Ce vote illustre les divisions persistantes au sein de l’Union européenne sur la question migratoire, entre partisans d’une ligne plus ferme pour limiter les flux et défenseurs d’une approche axée sur la protection des droits des migrants.

 

LNT avec Map

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Le système du commerce mondial en proie aux « pires perturbations » depuis 80 ans, alerte la cheffe de l’OMC https://lnt.ma/le-systeme-du-commerce-mondial-en-proie-aux-pires-perturbations-depuis-80-ans-alerte-la-cheffe-de-lomc/ Thu, 26 Mar 2026 10:32:01 +0000 https://lnt.ma/?p=543880 Le système du commerce mondial est en proie aux « pires perturbations » depuis 80 ans, a alerté jeudi la directrice générale de l’OMC à l’ouverture de la 14e conférence ministérielle de l’organisation à Yaoundé, au Cameroun. « Le système du commerce mondial connaît ses pires perturbations depuis 80 ans », a déclaré la cheffe de l’Organisation mondiale du […]

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Le système du commerce mondial est en proie aux « pires perturbations » depuis 80 ans, a alerté jeudi la directrice générale de l’OMC à l’ouverture de la 14e conférence ministérielle de l’organisation à Yaoundé, au Cameroun.

« Le système du commerce mondial connaît ses pires perturbations depuis 80 ans », a déclaré la cheffe de l’Organisation mondiale du commerce, la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala.

« Mais ces perturbations ne sont que le symptôme de bouleversements plus vastes qui ébranlent l’ordre international créé après la Seconde Guerre mondiale pour empêcher la répétition des horreurs de la première moitié du XXe siècle », a-t-elle ajouté.

Pendant quatre jours, les membres de l’Organisation mondiale du commerce se réunissent pour tenter de relancer une institution fragilisée par les tensions géopolitiques, les blocages des négociations et la montée du protectionnisme, alors que la guerre au Moyen-Orient fait peser une lourde menace sur les échanges mondiaux.

A l’ouverture de cette conférence, Mme Okonjo-Iweala, a dressé un tableau assez sombre de l’état du monde.

« L’ordre mondial et le système multilatéral que nous connaissions ont été irrévocablement transformés », a-t-elle ajouté.

« L’ampleur des problèmes auxquels le monde est confronté aujourd’hui, même avant le conflit du Golfe, a déstabilisé les échanges d’énergie, d’engrais et de produits alimentaires. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales peinent à gérer la montée des tensions géopolitiques, l’intensification des pressions climatiques et l’évolution technologique rapide » et « ces bouleversements s’accompagnent d’une remise en question de plus en plus virulente du multilatéralisme », a-t-elle affirmé.

« Il semble opportun qu’en cette période de bouleversements mondiaux, marquée par des conflits au Moyen-Orient, au Soudan, en Ukraine et ailleurs, et en ces temps de grande incertitude et de profondes perturbations, nous nous soyons réunis en Afrique pour discuter de l’avenir du système commercial mondial », a relevé Mme Okonjo-Iweala

« L’Afrique est le continent de l’avenir », a-t-elle assuré.

Les conférences ministérielles de l’OMC se tiennent habituellement tous les deux ans. Il s’agit de la deuxième sur le continent africain, après Nairobi en 2015.

 

LNT avec Afp

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Le pétrole baisse nettement après un plan de paix transmis par les États-Unis à l’Iran https://lnt.ma/le-petrole-baisse-nettement-apres-un-plan-de-paix-transmis-par-les-etats-unis-a-liran/ Wed, 25 Mar 2026 08:48:35 +0000 https://lnt.ma/?p=543816 Les cours du brut sont en baisse mercredi, en raison du plan de paix en 15 points qu’ont fait passer les Etats-Unis à l’Iran pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump continue de revendiquer des négociations « en ce moment » avec Téhéran. Mais les doutes sur leur réalité perdurent car l’Iran […]

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Les cours du brut sont en baisse mercredi, en raison du plan de paix en 15 points qu’ont fait passer les Etats-Unis à l’Iran pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Donald Trump continue de revendiquer des négociations « en ce moment » avec Téhéran. Mais les doutes sur leur réalité perdurent car l’Iran dément jusqu’à présent discuter avec les Etats-Unis.

« Ce qui est clair, en revanche c’est que Trump souhaite que cette guerre prenne fin », estime Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Vers 10H50 GMT (11H50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 5,42% à 98,83 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 5,39% à 87,37 dollars.

« Il reste extrêmement incertain de savoir comment l’Iran réagira », car les exigences américaines « ont peu de chances d’être acceptées » par Téhéran, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Parmi les 15 points, cinq concernent le programme nucléaire iranien, d’autres imposent l’abandon du soutien aux « proxys » dans la région, comme le Hezbollah ou le Hamas, et un point insiste pour que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.

Selon M. Rasmussen, « il n’y a toujours aucune perspective de réouverture prochaine du détroit d’Ormuz », par où transite habituellement environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Ce passage reste quasi-paralysé dans les faits, malgré l’affirmation par l’Iran que le détroit demeure ouvert aux « navires non hostiles », selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI).

Dans ce contexte, les préoccupations sur la disponibilité du pétrole brut s’accroissent.

Après une demande du Japon en ce sens, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui a récemment débloqué 400 millions de barils de pétrole tirés des réserves des pays membres, a affirmé être prête à mettre en place un nouveau déstockage « si et quand ce sera nécessaire ».

Pour l’instant, les fortes variations des cours s’expliquent par « un marché guidé par l’actualité », affirme Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

 

LNT avec Afp

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Pourquoi l’or et l’argent ont chuté avec la guerre https://lnt.ma/pourquoi-lor-et-largent-ont-chute-avec-la-guerre/ Wed, 25 Mar 2026 08:47:02 +0000 https://lnt.ma/?p=543813 Traditionnellement considérés comme des valeurs refuges, l’or et l’argent ont vu leurs prix chuter nettement avec le conflit au Moyen-Orient, effaçant la majeure partie des gains record accumulés depuis le début de l’année. Une dynamique à première vue paradoxale… mais qui a ses explications. – Besoin urgent de cash – Face à l’incertitude provoquée par […]

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Traditionnellement considérés comme des valeurs refuges, l’or et l’argent ont vu leurs prix chuter nettement avec le conflit au Moyen-Orient, effaçant la majeure partie des gains record accumulés depuis le début de l’année. Une dynamique à première vue paradoxale… mais qui a ses explications.

– Besoin urgent de cash –

Face à l’incertitude provoquée par la guerre, les investisseurs ont vendu rapidement certains actifs pour récupérer du cash et compenser leurs pertes ailleurs.

Ils se sont tournés vers l’or en premier, « compte tenu de l’ampleur de sa hausse » avant le conflit, explique Joshua Mahony, analyste chez Scope Markets. Le métal précieux a en effet frôlé fin janvier 5.600 dollars l’once (31,1 g), un record historique.

En liquidant l’or et l’argent, ils ont pu récupérer des dollars, la devise dans laquelle s’échangent les hydrocarbures comme le pétrole, dont les cours ont explosé avec le blocage du détroit d’Ormuz et les frappes sur les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient.

« Après des années de constitution de stocks, on s’attend à ce que les pays du Moyen-Orient, en particulier, se débarrassent d’une grande partie de leurs réserves (d’or, ndlr) alors que leurs revenus provenant de l’énergie s’écroulent », ajoute aussi M. Mahony.

Aujourd’hui, l’once d’or ne se négocie plus qu’autour de 4.550 dollars. L’argent s’échange à environ 73 dollars, loin de son pic de plus de 120 dollars atteint il y a deux mois.

– Des hausses de taux à venir –

Sur le plus long terme, la crainte d’une inflation dopée par la flambée du prix des hydrocarbures devrait contraindre la Réserve fédérale américaine –tout comme d’autres grandes banques centrales, d’ailleurs– à relever ses taux d’intérêt.

De telles hausses feraient du dollar et des obligations d’État américaines, des valeurs refuges plus attractives que les métaux précieux.

« L’or ne rapporte aucun rendement et est donc moins intéressant », là « où les liquidités pourraient bientôt offrir des retours plus élevés », explique Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

L’argent, aussi utilisé pour construire des panneaux solaires, des batteries de véhicules électriques ou encore des centres de données nécessaires au secteur de l’intelligence artificielle, a aussi souffert des craintes d’un ralentissement de la croissance mondiale, synonyme d’une moindre demande industrielle.

– Vols bloqués, demande fragilisée –

La guerre bloque le transport en avion de l’or et de l’argent en provenance et à destination de Dubaï, plaque tournante de 20% des flux mondiaux du métal vers l’Inde, relevait récemment le Conseil mondial de l’or (CMO), interrogé par l’AFP.

Le « marché physique » est ainsi « temporairement court-circuité ». « Le flux traditionnel de Londres vers l’Asie est bloqué, les principaux centres de transit perturbés et les acheteurs régionaux mis hors jeu », explique Stephen Innes, analyste chez SPI AM.

Le Moyen-Orient, avec 270 tonnes d’or achetées l’an dernier par des particuliers (bijoux, barres, pièces), représentait près de 10% de la demande privée mondiale, plus que les États-Unis ou l’Europe, selon les calculs de l’AFP basés sur les chiffres du CMO.

Même si la demande locale n’est que « retardée », le prix s’ajuste à la baisse à court terme, selon M. Innes.

À plus long terme, si dette publique et stagflation persistent, l’or pourrait cependant redevenir « une protection contre l’instabilité économique et la dépréciation monétaire », souligne Ole Hansen, de Saxo Bank.

Et la demande mondiale pourra alors repartir.

 

LNT avec Afp

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Liban: Israël dit qu’il compte s’emparer d’une zone de « sécurité » jusqu’au Litani https://lnt.ma/liban-israel-dit-quil-compte-semparer-dune-zone-de-securite-jusquau-litani/ Tue, 24 Mar 2026 09:28:33 +0000 https://lnt.ma/?p=543738 Israël a indiqué envisager la mise en place d’une zone de “sécurité” au sud du Liban, s’étendant jusqu’au fleuve Litani, une annonce qui suscite de vives inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire dans la région. Selon les autorités israéliennes, cette mesure vise à éloigner les menaces du Hezbollah et à renforcer la protection de […]

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Israël a indiqué envisager la mise en place d’une zone de “sécurité” au sud du Liban, s’étendant jusqu’au fleuve Litani, une annonce qui suscite de vives inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire dans la région.

Selon les autorités israéliennes, cette mesure vise à éloigner les menaces du Hezbollah et à renforcer la protection de son territoire. Toutefois, cette perspective est perçue par de nombreux observateurs comme une extension significative de l’intervention militaire israélienne sur le sol libanais, ravivant le souvenir de précédentes incursions.

Le fleuve Litani, situé à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne, constitue une ligne stratégique au cœur des tensions entre Israël et le Hezbollah. Toute avancée militaire jusqu’à cette zone impliquerait un élargissement notable des opérations, avec des conséquences potentielles sur la stabilité régionale.

Du côté libanais, les autorités dénoncent une violation de leur souveraineté territoriale, alors que les frappes israéliennes se poursuivent dans plusieurs zones, notamment au sud du pays et dans la banlieue de Beyrouth. Les bombardements ont déjà provoqué d’importants déplacements de population et une dégradation de la situation humanitaire.

Plusieurs analystes estiment que cette stratégie pourrait accentuer les tensions et compliquer davantage toute tentative de désescalade. La communauté internationale appelle, de son côté, à la retenue, dans un contexte où les risques d’embrasement régional restent élevés.

Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah se multiplient, laissant craindre un élargissement du conflit au-delà des zones frontalières.

 

LNT avec Afp

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États-Unis–Chine : vers un encadrement plus structuré des échanges commerciaux https://lnt.ma/etats-unis-chine-vers-un-encadrement-plus-structure-des-echanges-commerciaux/ Sun, 22 Mar 2026 14:08:13 +0000 https://lnt.ma/?p=543672 Après plusieurs années de tensions commerciales marquées par des hausses réciproques de droits de douane, les États-Unis et la Chine explorent désormais la mise en place d’un nouveau cadre destiné à réguler leurs relations économiques. Cette réflexion intervient dans un contexte de détente relative, mais encore fragile, entre les deux premières puissances mondiales. Vers un […]

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Après plusieurs années de tensions commerciales marquées par des hausses réciproques de droits de douane, les États-Unis et la Chine explorent désormais la mise en place d’un nouveau cadre destiné à réguler leurs relations économiques. Cette réflexion intervient dans un contexte de détente relative, mais encore fragile, entre les deux premières puissances mondiales.

Vers un mécanisme de « commerce régulé »

À l’issue de discussions tenues à Paris les 15 et 16 mars entre responsables économiques des deux pays, l’administration américaine a évoqué la création d’un « comité du commerce » bilatéral. Ce dispositif viserait à encadrer les flux commerciaux en définissant, de manière concertée, les types de produits susceptibles d’être échangés entre les deux économies.

Selon plusieurs analystes, ce mécanisme pourrait permettre de cibler des secteurs non sensibles pour encourager une reprise progressive des échanges, tout en maintenant des restrictions sur les segments stratégiques. Il s’agirait également d’ouvrir la voie à une réduction partielle des droits de douane dans certaines filières.

Dans cette perspective, des engagements d’achat de la part de la Chine, notamment dans les domaines agricoles, énergétiques ou aéronautiques, sont à l’étude, dans le prolongement des tentatives précédentes de rééquilibrage commercial.

Ce type de dispositif n’est pas inédit. Des économistes évoquent une forme de « commerce régulé », rappelant notamment les accords conclus dans les années 1980 entre les États-Unis et le Japon, ou encore les engagements pris lors du premier mandat de Donald Trump, qui prévoyaient une augmentation des importations chinoises de produits américains.

Toutefois, ces précédents n’avaient pas produit les effets escomptés, les objectifs fixés n’ayant pas été pleinement atteints.

Des inquiétudes sur les effets de marché

La perspective d’un encadrement plus étroit des échanges suscite des réserves parmi certains acteurs économiques. Plusieurs observateurs estiment qu’un tel mécanisme pourrait introduire davantage de bureaucratie dans les relations commerciales, au détriment des mécanismes de marché.

Des interrogations portent également sur les modalités concrètes de mise en œuvre : sélection des secteurs concernés, désignation des entreprises bénéficiaires ou encore impact sur la concurrence internationale. Certains craignent que cette approche ne réduise la compétitivité et ne génère des tensions avec d’autres partenaires commerciaux.

Malgré ces réserves, d’autres experts considèrent que cette initiative pourrait contribuer à instaurer une relation plus stable entre Washington et Pékin. Dans un contexte marqué par une succession de différends commerciaux et technologiques, la mise en place d’un cadre structuré est perçue comme une alternative aux cycles récurrents d’escalade et de désescalade.

La réussite d’un tel mécanisme dépendra toutefois de la capacité des deux parties à s’accorder sur des engagements jugés réalistes et mutuellement acceptables.

LNT avec AFP

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Moyen-Orient : l’eau, nouvelle dimension stratégique du conflit https://lnt.ma/moyen-orient-leau-nouvelle-dimension-strategique-du-conflit/ Sun, 22 Mar 2026 14:06:47 +0000 https://lnt.ma/?p=543668 La guerre en cours au Moyen-Orient ne se limite plus aux infrastructures énergétiques ou aux routes maritimes stratégiques. Elle s’étend désormais à un autre levier critique : l’eau, dont l’approvisionnement apparaît de plus en plus exposé aux tensions militaires et géopolitiques. Des infrastructures hydriques désormais ciblées Longtemps épargnées, les installations liées à l’eau, notamment les […]

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La guerre en cours au Moyen-Orient ne se limite plus aux infrastructures énergétiques ou aux routes maritimes stratégiques. Elle s’étend désormais à un autre levier critique : l’eau, dont l’approvisionnement apparaît de plus en plus exposé aux tensions militaires et géopolitiques.

Des infrastructures hydriques désormais ciblées

Longtemps épargnées, les installations liées à l’eau, notamment les usines de dessalement, font désormais partie des cibles potentielles. Des frappes ayant visé des infrastructures de ce type ont été signalées dans la région, traduisant une évolution du champ du conflit vers des secteurs essentiels à la vie quotidienne.

Dans un contexte d’escalade, les menaces se sont également intensifiées à l’encontre de ces installations, qui constituent un maillon vital pour l’approvisionnement en eau potable de plusieurs pays du Golfe.

La vulnérabilité de ces infrastructures s’explique par la dépendance élevée des pays du Moyen-Orient à l’eau dessalinisée. Dans une région où les ressources hydriques naturelles sont particulièrement limitées, les usines de dessalement jouent un rôle central pour répondre aux besoins domestiques et économiques.

Elles représentent ainsi une part significative de l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs pays, notamment dans les grandes métropoles. Cette dépendance structurelle renforce la dimension stratégique de ces installations, dont le fonctionnement conditionne directement la stabilité des systèmes urbains et économiques.

Au-delà des frappes directes, ces infrastructures présentent d’autres fragilités. Leur fonctionnement repose sur un approvisionnement énergétique constant, ce qui les rend sensibles à d’éventuelles coupures d’électricité. Elles peuvent également être affectées par des pollutions maritimes, notamment en cas de marées noires, susceptibles de perturber les processus de dessalement.

Face à ces risques, plusieurs États ont renforcé les dispositifs de sécurité autour des installations, incluant des mesures de protection contre les attaques par drones ou missiles, ainsi qu’un suivi accru de la qualité de l’eau et des conditions d’exploitation.

Des précédents encore limités mais significatifs

Si les attaques contre les infrastructures hydriques restent relativement rares, elles ne sont pas inédites. Des épisodes similaires ont été observés au cours des dernières décennies, notamment lors de conflits régionaux, bien que leur fréquence demeure limitée par rapport à d’autres types de cibles stratégiques.

La résurgence de ces pratiques dans le contexte actuel souligne toutefois une évolution des logiques de guerre, où les infrastructures civiles essentielles peuvent devenir des leviers de pression.

Les conséquences d’une perturbation durable de l’approvisionnement en eau pourraient être importantes. À court terme, elles se traduiraient par des rationnements ou des interruptions de service. À plus long terme, elles pourraient affecter des secteurs entiers de l’économie, tels que le tourisme, l’industrie ou encore les centres de données, fortement consommateurs d’eau.

Dans les scénarios les plus critiques, des mouvements de population pourraient également être observés, notamment dans les zones urbaines dépendantes de ces infrastructures.

Malgré ces risques, certains mécanismes de résilience existent. Les réseaux de dessalement sont parfois interconnectés, ce qui permet de compenser partiellement l’arrêt d’une installation. Par ailleurs, des capacités de stockage permettent de couvrir plusieurs jours de consommation.

Ces dispositifs offrent toutefois une protection limitée dans le temps et ne sauraient compenser des perturbations prolongées ou généralisées.

LNT avec AFP

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Le Pentagone dit ne pas avoir de « calendrier défini » pour la fin de la guerre en Iran https://lnt.ma/le-pentagone-dit-ne-pas-avoir-de-calendrier-defini-pour-la-fin-de-la-guerre-en-iran/ Thu, 19 Mar 2026 09:31:43 +0000 https://lnt.ma/?p=543612 Le Pentagone a indiqué ne disposer d’aucun « calendrier défini » concernant la fin de la guerre en Iran, alors que les opérations militaires américaines se poursuivent dans un contexte d’escalade régionale. Interrogé sur la durée du conflit, le secrétaire américain à la Défense a refusé de fixer une échéance, soulignant que les objectifs militaires […]

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Le Pentagone a indiqué ne disposer d’aucun « calendrier défini » concernant la fin de la guerre en Iran, alors que les opérations militaires américaines se poursuivent dans un contexte d’escalade régionale.

Interrogé sur la durée du conflit, le secrétaire américain à la Défense a refusé de fixer une échéance, soulignant que les objectifs militaires restaient prioritaires. « Le président a établi une mission spécifique à accomplir, et notre rôle est de l’exécuter », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que la décision finale revient à Donald Trump. 

Cette position confirme une stratégie américaine axée sur l’atteinte d’objectifs opérationnels plutôt que sur un calendrier précis. Dès les premiers jours du conflit, l’administration américaine avait déjà évoqué une guerre « sans calendrier contraint », traduisant une volonté de laisser ouverte la durée des opérations en fonction de l’évolution sur le terrain. 

Des messages contrastés à Washington

L’absence de calendrier tranche avec certaines déclarations du président américain, qui a évoqué à plusieurs reprises une fin prochaine des hostilités. Donald Trump a ainsi affirmé que la guerre pourrait se terminer « très bientôt », tout en précisant qu’elle ne s’achèverait qu’une fois les objectifs atteints. 

Ces prises de parole contrastées illustrent les incertitudes entourant la durée du conflit, alors que les opérations militaires se poursuivent à un rythme soutenu. L’armée américaine affirme avoir intensifié ses frappes, visant notamment des infrastructures militaires et stratégiques iraniennes.

Une guerre aux contours incertains

L’absence de calendrier officiel alimente les interrogations sur l’ampleur et la durée du conflit, dans un contexte marqué par des tensions croissantes au Moyen-Orient et des répercussions économiques mondiales, notamment sur les marchés énergétiques.

Alors que les opérations se poursuivent, Washington maintient une ligne prudente, laissant entendre que la fin du conflit dépendra avant tout de l’évolution militaire et de la réalisation des objectifs fixés, sans engagement sur une échéance précise.

 

LNT

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Le marché du gaz fébrile après des frappes contre des infrastructures clés https://lnt.ma/le-marche-du-gaz-febrile-apres-des-frappes-contre-des-infrastructures-cles/ Thu, 19 Mar 2026 09:30:05 +0000 https://lnt.ma/?p=543615 Des frappes visant le site de Ras Laffan, au Qatar, plus grand complexe de liquéfaction de gaz naturel au monde, ont fortement perturbé les marchés énergétiques et ravivé les craintes d’une crise durable de l’approvisionnement. Selon QatarEnergy, les attaques ont causé « des dégâts considérables » et provoqué d’importants incendies, désormais maîtrisés. La production de […]

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Des frappes visant le site de Ras Laffan, au Qatar, plus grand complexe de liquéfaction de gaz naturel au monde, ont fortement perturbé les marchés énergétiques et ravivé les craintes d’une crise durable de l’approvisionnement.

Selon QatarEnergy, les attaques ont causé « des dégâts considérables » et provoqué d’importants incendies, désormais maîtrisés. La production de gaz naturel liquéfié (GNL) du pays est à l’arrêt depuis le 2 mars, entraînant le retrait d’environ 19 % de l’offre mondiale de GNL du marché.

Cette situation a immédiatement impacté les prix. Jeudi matin, le TTF néerlandais, référence européenne du gaz, a bondi jusqu’à 35 %, avant de se stabiliser autour de +16,7 % à 63,83 euros le mégawattheure. Les prix du pétrole ont également progressé, avec un baril de Brent dépassant les 114 dollars.

Les analystes estiment que ces frappes pourraient prolonger les perturbations initialement prévues sur quelques semaines, faisant craindre une crise énergétique plus durable. Les pays asiatiques, notamment l’Inde, le Bangladesh et Taïwan, apparaissent parmi les plus exposés, tandis que l’Europe pourrait voir ses capacités de stockage affectées.

Ces attaques s’inscrivent dans une escalade plus large du conflit au Moyen-Orient, marquée par des frappes ciblant directement les infrastructures énergétiques. L’Iran a notamment visé le site qatari en réponse à des frappes israéliennes contre le champ gazier de South Pars.

Dans ce contexte, les marchés anticipent une pression haussière persistante sur les prix de l’énergie, avec un risque accru d’impact sur les factures des ménages et sur l’économie mondiale si les tensions se prolongent.

 

LNT

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Le chef de la diplomatie omanaise accuse Washington de s’être « laissé entraîner » dans la guerre https://lnt.ma/le-chef-de-la-diplomatie-omanaise-accuse-washington-de-setre-laisse-entrainer-dans-la-guerre/ Thu, 19 Mar 2026 09:28:49 +0000 https://lnt.ma/?p=543624 Le ministre omanais des Affaires étrangères, ex-médiateur dans les discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, a accusé l’administration américaine de « s’être laissé entraîner » par Israël dans la guerre à un moment où un accord semblait « réellement possible ». Dans une tribune publiée jeudi par l’hebdomadaire britannique The Economist, Badr al-Busaidi abandonne la réserve diplomatique habituelle pour […]

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Le ministre omanais des Affaires étrangères, ex-médiateur dans les discussions entre l’Iran et les Etats-Unis, a accusé l’administration américaine de « s’être laissé entraîner » par Israël dans la guerre à un moment où un accord semblait « réellement possible ».

Dans une tribune publiée jeudi par l’hebdomadaire britannique The Economist, Badr al-Busaidi abandonne la réserve diplomatique habituelle pour qualifier le conflit de « catastrophe ».

Washington et Téhéran ont été « à deux doigts de conclure un véritable accord » sur le programme nucléaire iranien au cours des neuf derniers mois, écrit-il.

La première occasion remonte au cycle de pourparlers menés jusqu’en juin 2025, juste avant le déclenchement de la guerre des 12 jours par Israël, dans laquelle sont brièvement intervenus les Etats-Unis en bombardant des sites nucléaires iraniens. La seconde est apparue en février 2026, juste avant que des frappes israélo-américaines ne tuent le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, déclenchant une guerre qui s’étend depuis dans tout le Moyen-Orient.

« Ce fut un choc, mais pas une surprise, lorsque le 28 février – quelques heures seulement après les pourparlers les plus importants – Israël et les Etats-Unis ont de nouveau lancé une frappe militaire illégale contre la paix qui avait brièvement semblé réellement possible », relate Badr al-Busaidi.

Il accuse l’administration américaine de « s’être laissé entraîner dans cette guerre », persuadée par les « dirigeants israéliens » qu’une « capitulation sans condition suivrait rapidement l’assaut initial ». Et y voit là « la plus grande erreur d’appréciation de l’administration américaine ».

« Les amis des Etats-Unis ont le devoir de dire la vérité », souligne-t-il, les appelant à dire à leur allié américain « à quel point » il a « perdu le contrôle de sa propre politique étrangère ».

Le quotidien The Guardian a révélé mardi que le conseiller britannique à la sécurité nationale, Jonathan Powell, avait assisté à la dernière session de négociations américano-iraniennes à Genève le 26 février et avait jugé les propositions de Téhéran « suffisamment importantes pour éviter une guerre précipitée ».

 

LNT avec Afp

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Guerre au Moyen-Orient, l’économique mondiale sous tension https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-leconomique-mondiale-sous-tension/ Wed, 18 Mar 2026 10:49:21 +0000 https://lnt.ma/?p=543521 Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 19e jour, ses effets sur l’économie mondiale se confirment et s’intensifient, affectant simultanément les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement, les politiques monétaires et plusieurs secteurs industriels. Entre volatilité des cours du pétrole, ajustements des flux commerciaux et incertitudes financières, l’économie mondiale évolue dans un environnement marqué […]

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Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 19e jour, ses effets sur l’économie mondiale se confirment et s’intensifient, affectant simultanément les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement, les politiques monétaires et plusieurs secteurs industriels. Entre volatilité des cours du pétrole, ajustements des flux commerciaux et incertitudes financières, l’économie mondiale évolue dans un environnement marqué par une forte instabilité.

Repli des cours du pétrole dans un marché sous pression

Les marchés pétroliers ont enregistré un léger reflux mercredi matin, après plusieurs séances de forte hausse. Vers 8h20 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, reculait de 1,20% à 102,18 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, référence internationale, cédait 2,62% à 93,69 dollars.

Cette détente relative intervient dans un contexte de réorganisation progressive des flux énergétiques. Comme le souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, « la région se réorganise face à l’éventualité d’un conflit prolongé », traduisant une adaptation progressive des acteurs du marché à un environnement géopolitique dégradé.

Un élément notable concerne la reprise partielle des exportations pétrolières irakiennes. Bagdad a annoncé la remise en circulation d’environ 250.000 barils par jour, acheminés par oléoduc vers un port turc, après un accord avec les autorités du Kurdistan autonome. Cette reprise, bien que limitée par rapport aux volumes habituels du pays, qui s’élèvent à environ 3,5 millions de barils par jour, contribue à atténuer temporairement les tensions sur l’offre mondiale.

Par ailleurs, le déblocage des réserves stratégiques décidé par les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), à hauteur de 400 millions de barils, commence à produire ses effets. L’ouverture des stocks japonais marque le début de ce processus, appelé à s’accélérer dans les semaines à venir.

Des marchés financiers en quête de repères

Sur les marchés financiers, la tendance reste prudente mais globalement orientée à la hausse en début de séance européenne. Vers 8h20 GMT, les principales places boursières européennes évoluaient dans le vert, avec Paris en hausse de 0,72%, Londres de 0,27%, Francfort de 0,61% et Milan de 0,51%.

Cette ouverture positive s’inscrit dans un contexte de relative stabilisation des prix du pétrole et de baisse des rendements obligataires souverains européens, traduisant un certain apaisement des tensions immédiates.

En Asie, les marchés avaient déjà affiché une orientation favorable. La Bourse de Tokyo a ainsi clôturé en progression de 2,86%, tandis que Séoul enregistrait une hausse de plus de 5%. D’autres places, comme Taipei, Sydney et Hong Kong, ont également évolué à la hausse, les investisseurs anticipant les décisions des grandes banques centrales.

Les banques centrales face à un choc inflationniste potentiel

La guerre au Moyen-Orient ravive les préoccupations liées à l’inflation, en particulier à travers le canal énergétique. Dans ce contexte, la Réserve fédérale américaine (Fed) doit annoncer sa décision de politique monétaire dans la journée, suivie de celles de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre.

Les analystes s’attendent majoritairement à un statu quo sur les taux directeurs, dans un environnement marqué par une forte incertitude. L’expression « wait and see » devrait dominer la communication des banques centrales, alors que les autorités monétaires tentent d’évaluer l’ampleur et la durée du choc en cours.

La hausse des prix de l’énergie pourrait en effet retarder la désinflation observée ces derniers mois, compliquant les arbitrages entre soutien à la croissance et stabilité des prix.

Perturbations des chaînes d’approvisionnement énergétiques

Le conflit a profondément perturbé les flux énergétiques mondiaux, en particulier dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part significative du commerce mondial de pétrole et de gaz.

Face à ces contraintes, plusieurs pays cherchent à sécuriser leurs approvisionnements. La Corée du Sud a ainsi annoncé la réception de 18 millions de barils supplémentaires en provenance des Émirats arabes unis, via des routes alternatives permettant d’éviter le détroit.

Dans le même temps, l’Iran exerce un contrôle accru sur le trafic maritime dans la zone, en sélectionnant les navires autorisés à transiter, ce qui accentue les incertitudes pour les opérateurs logistiques et énergétiques.

La situation a conduit l’Organisation maritime internationale (OMI) à convoquer une réunion de crise à Londres, consacrée à la sécurité des navires et des équipages. Environ 20.000 marins se trouvent actuellement bloqués sur plus de 3.200 navires dans la région, illustrant l’ampleur des perturbations.

Impacts sectoriels : énergie, industrie et transport sous tension

Les conséquences du conflit se répercutent sur plusieurs secteurs économiques. L’industrie pétrochimique en Asie est particulièrement affectée par les difficultés d’approvisionnement en naphta, un dérivé pétrolier essentiel à la production de plastiques.

Au Japon et en Corée du Sud, certaines entreprises ont déjà réduit leur production. Le groupe Mitsui Chemicals a ainsi diminué sa production d’éthylène dans deux de ses usines, en raison des incertitudes sur l’approvisionnement.

Dans d’autres régions, les tensions énergétiques se traduisent par des mesures d’ajustement. Au Sri Lanka, les autorités ont appelé les propriétaires de véhicules électriques à limiter leur consommation nocturne, afin de réduire la pression sur un système électrique dépendant du charbon et du gazole importé.

Ces évolutions illustrent la propagation du choc au-delà du seul marché pétrolier, affectant l’ensemble des chaînes de valeur industrielles et énergétiques.

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Trump loin de susciter « l’enthousiasme » avec sa demande d’aide sur le détroit d’Ormuz https://lnt.ma/trump-loin-de-susciter-lenthousiasme-avec-sa-demande-daide-sur-le-detroit-dormuz/ Tue, 17 Mar 2026 10:12:21 +0000 https://lnt.ma/?p=543452 Le président américain Donald Trump a appelé ses alliés à participer à une mission internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, un passage stratégique fortement perturbé par le conflit en cours avec l’Iran. Cette initiative intervient alors que cette voie maritime, par laquelle transite environ 20% du pétrole mondial, est quasi paralysée, alimentant les tensions […]

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Le président américain Donald Trump a appelé ses alliés à participer à une mission internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, un passage stratégique fortement perturbé par le conflit en cours avec l’Iran. Cette initiative intervient alors que cette voie maritime, par laquelle transite environ 20% du pétrole mondial, est quasi paralysée, alimentant les tensions sur les marchés énergétiques. 

Dans un message adressé à plusieurs puissances, notamment la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni, le président américain a estimé que les pays dépendants de cette route énergétique devaient contribuer à sa sécurisation, évoquant même des conséquences pour l’avenir de l’OTAN en cas d’inaction. 

Des réponses contrastées

Les réactions internationales à cet appel se révèlent toutefois prudentes, voire négatives.

En Europe, plusieurs pays ont clairement marqué leurs réserves. L’Allemagne a rejeté toute participation militaire, estimant que le conflit ne relevait pas de ses intérêts directs. « Ce n’est pas notre guerre », a notamment déclaré le ministre allemand de la Défense. 

L’Espagne et la Grèce ont également exclu toute implication militaire dans le détroit, tandis que l’Union européenne privilégie une approche diplomatique et envisage d’éventuels ajustements de ses missions existantes, sans engagement direct à ce stade. 

Le Royaume-Uni, de son côté, s’est dit favorable à une coordination avec ses alliés, mais sans s’engager dans une intervention militaire immédiate, évoquant la nécessité d’un « plan collectif viable ». 

Prudence en Asie et refus de certains alliés

En Asie, la prudence domine également. Le Japon a indiqué ne pas envisager, pour l’instant, l’envoi de navires de guerre dans la zone. 

La Corée du Sud a, quant à elle, évoqué un examen en cours, rappelant que toute décision nécessiterait l’approbation de son Parlement. 

L’Australie a clairement refusé de participer à une telle mission navale. 

Vers une coalition incertaine

Face à ces réticences, la perspective d’une coalition internationale reste incertaine. Certains pays européens, dont la France, ont évoqué la possibilité d’une mission d’escorte à caractère défensif, mais uniquement dans un cadre multilatéral et à condition d’une désescalade partielle du conflit. 

Dans ce contexte, les États-Unis pourraient être amenés à assumer seuls, au moins dans un premier temps, la sécurisation du détroit d’Ormuz, alors que les tensions régionales et les risques pour le commerce mondial d’hydrocarbures restent élevés.

Cette séquence illustre les divergences entre Washington et ses partenaires sur la gestion du conflit et souligne la difficulté à bâtir une réponse internationale coordonnée face à une crise aux implications économiques mondiales.

 

LNT

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Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-les-consequences-economiques-mondiales/ Tue, 17 Mar 2026 10:11:14 +0000 https://lnt.ma/?p=543455 Voici les dernières évolutions économiques mondiales mardi vers 11H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 18e jour: L’Irak en contact avec l’Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d’Ormuz L’Irak ultra-dépendant de sa manne pétrolière est en contact avec l’Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d’Ormuz, […]

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Voici les dernières évolutions économiques mondiales mardi vers 11H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 18e jour:

L’Irak en contact avec l’Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d’Ormuz

L’Irak ultra-dépendant de sa manne pétrolière est en contact avec l’Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d’Ormuz, a annoncé le ministre du pétrole irakien qui veut relancer les exportations de son pays malgré la guerre au Moyen-Orient.

Interrogé par la chaîne de télévision irakienne Al-Sharqiya, le ministre Hayan Abdel Ghani a reconnu lundi soir des contacts avec « les autorités compétentes » à Téhéran « afin d’autoriser le passage de quelques pétroliers par le détroit d’Ormuz, pour que nous puissions reprendre nos exportations. » « Il faut leur communiquer l’identité de ces navires, leur nom, qui en est le propriétaire », a-t-il précisé.

Le pétrole monte avec de nouvelles frappes au Moyen-Orient

Les cours du pétrole montent mardi alors que se poursuivent d’intenses frappes au Moyen-Orient, dont une nouvelle attaque contre une zone industrielle pétrolière aux Emirats arabes unis.

Vers 10H45 GMT (11H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 2,83% à 103,05 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, gagnait 3,04% à 96,34 dollars.

La situation reste incertaine dans le détroit d’Ormuz, et les tensions vives. Lundi, le président américain Donald Trump a répété son appel aux pays dépendant du pétrole du Golfe à Ormuz, reprochant à certains de ne « pas vouloir s’impliquer ».

La prudence règne sur les marchés mondiaux

Les marchés mondiaux se montrent prudents mardi face à la remontée des prix du pétrole à l’entame du grand bal des banques centrales qui doivent affronter le spectre de l’inflation liée à la guerre au Moyen-Orient.

Vers 10H45 GMT, la Bourse de Francfort faisait du surplace (-0,02%), tandis que celle de Paris montait légèrement (+0,44%) tout comme celle de Londres (+0,52%).

En Asie, la Bourse de Tokyo a terminé à un niveau proche de l’équilibre (-0,09%). Dans les derniers échanges, l’indice hongkongais Hang Seng prenait 0,09%. Plus enthousiaste, Séoul a grimpé de 1,63%, profitant de la forte composition technologique de son indice.

Nouvelle attaque de drones sur une installation pétrolière à Fujaïrah

La zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Emirats arabes unis, a été visée mardi par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie, sans faire de blessés, selon les autorités locales.

L’installation, qui se trouve sur le golfe d’Oman, au-delà du détroit d’Ormuz, avait déjà été touchée la veille par une attaque de drones, poussant la compagnie nationale pétrolière Adnoc a suspendre ses chargements de brut sur le site, a dit lundi une source proche à l’AFP.

Visite de Trump: Pékin « prend note » des clarifications sur les raisons d’un possible report

La Chine a dit mardi « prendre note » des clarifications apportées selon elle par les Etats-Unis sur les raisons d’un possible report de la visite du président Donald Trump, et rester en contact avec l’administration américaine sur cette visite.

« Nous avons pris note du fait que la partie américaine a publiquement clarifié les informations inexactes publiées par les médias » et indiqué que « la visite n’avait aucun rapport avec la question de la libre navigation dans le détroit d’Ormuz », a dit lors d’un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian.

L’Australie relève son taux directeur, invoquant les carburants renchéris

La Banque centrale australienne a relevé mardi son taux directeur de 25 points de base, invoquant la « forte hausse des prix des carburants » provoquée par la guerre au Moyen-Orient, qui risque d’alimenter les tensions inflationnistes.

C’est l’une des premières grandes banques centrales à relever ses taux en réponse au conflit et à la flambée des prix énergétiques, portant son taux directeur à 4,10%.

 

LNT avec Afp

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États-Unis : des déclarations anti-musulmanes de responsables républicains suscitent des critiques https://lnt.ma/etats-unis-des-declarations-anti-musulmanes-de-responsables-republicains-suscitent-des-critiques/ Mon, 16 Mar 2026 10:41:48 +0000 https://lnt.ma/?p=543364 Plusieurs responsables du Parti républicain aux États-Unis ont récemment tenu des propos jugés hostiles aux musulmans, suscitant de vives réactions dans les rangs de l’opposition démocrate et relançant le débat sur les discours visant les minorités religieuses dans le contexte de la guerre contre l’Iran. Les déclarations du député républicain de Floride Randy Fine ont […]

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Plusieurs responsables du Parti républicain aux États-Unis ont récemment tenu des propos jugés hostiles aux musulmans, suscitant de vives réactions dans les rangs de l’opposition démocrate et relançant le débat sur les discours visant les minorités religieuses dans le contexte de la guerre contre l’Iran.

Les déclarations du député républicain de Floride Randy Fine ont particulièrement retenu l’attention. Dans un message publié sur le réseau social X, l’élu a affirmé que « la peur de l’islam est rationnelle » et a ajouté qu’il fallait « plus d’islamophobie, pas moins ».

Ces propos ont été publiés le jour même de deux attaques distinctes survenues aux États-Unis, dont l’une visait une synagogue dans l’État du Michigan, qualifiée par la police d’acte de violence ciblé contre la communauté juive, et l’autre sur un campus universitaire en Virginie, que le FBI a décrit comme un acte de terrorisme.

Dans un autre message, Randy Fine a établi un lien entre ces attaques et l’islam, déclarant : « Deux attaques terroristes musulmanes aujourd’hui, deux États différents, un même nom, Mohammed. Ça suffit ».

Le député s’était déjà illustré par des déclarations controversées sur l’islam. En février, il avait notamment affirmé que « entre les chiens et les musulmans, le choix n’est pas difficile ».

Réactions dans le camp démocrate

Ces propos ont suscité de nombreuses critiques parmi les élus démocrates au Congrès.

Le représentant Josh Gottheimer a réagi sur le réseau social X en interpellant Randy Fine, estimant qu’« après une journée comme aujourd’hui, on a besoin d’unité, pas de davantage de haine et de division ».

Le député Mark Pocan a également dénoncé les déclarations de son collègue républicain, estimant qu’elles étaient incompatibles avec les responsabilités d’un élu.

D’autres déclarations controversées

Les propos de Randy Fine s’inscrivent dans un climat plus large marqué par des déclarations controversées de plusieurs responsables républicains ces dernières semaines, notamment depuis le début de la guerre contre l’Iran.

Le sénateur Tommy Tuberville, candidat au poste de gouverneur de l’Alabama, a ainsi affirmé sur le réseau social X que « l’ennemi est déjà à l’intérieur des murs », en réaction à une publication évoquant à la fois les attentats du 11 septembre 2001 et l’élection du nouveau maire musulman de New York, Zohran Mamdani.

De son côté, le député du Tennessee Andy Ogles a déclaré que « les musulmans n’ont pas leur place dans la société américaine ». L’élu a également annoncé son intention de déposer une proposition de loi visant à interdire l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane.

Même si cette initiative a peu de chances d’aboutir au Congrès, elle reflète selon plusieurs observateurs un durcissement des positions au sein d’une partie du Parti républicain.

Une rhétorique de plus en plus visible

Selon une analyse publiée par le Washington Post, plus de 100 élus républicains du Congrès ont publié depuis le début de l’année des messages sur les réseaux sociaux concernant l’islam ou les musulmans, la majorité d’entre eux étant de nature négative.

L’organisation américaine Center for the Study of Organized Hate (CSOH) estime également que les contenus visant les musulmans ont augmenté de manière significative sur les réseaux sociaux depuis le début de l’année 2026.

Selon cet organisme, le déclenchement de la guerre contre l’Iran par les États-Unis et Israël aurait contribué à accentuer cette tendance.

Le CSOH considère que certains responsables politiques et membres de l’administration américaine ont utilisé une rhétorique présentant le conflit en termes religieux, ce qui pourrait contribuer à alimenter les tensions.

L’organisation cite notamment des déclarations du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, qui a affirmé début mars que le régime iranien était « déterminé à poursuivre des délires islamiques prophétiques ».

Peu de réactions dans la majorité républicaine

Malgré les critiques exprimées par plusieurs responsables politiques et organisations, ces déclarations ne devraient pas entraîner de sanctions au sein de la direction républicaine du Congrès.

Interrogé lors d’une conférence de presse sur les propos du député Andy Ogles, le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, s’est limité à indiquer qu’il s’agissait de « termes différents de ceux que j’aurais utilisés », sans condamner explicitement les déclarations de son collègue.

LNT avec AFP

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Israël annonce des opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban https://lnt.ma/israel-annonce-des-operations-terrestres-contre-le-hezbollah-au-liban/ Mon, 16 Mar 2026 10:40:13 +0000 https://lnt.ma/?p=543352 Israël a annoncé lundi le lancement d’opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban, dans un contexte d’escalade militaire régionale qui se poursuit depuis plus de deux semaines. Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’inquiéter les marchés et les gouvernements en raison de leurs implications pour l’approvisionnement […]

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Israël a annoncé lundi le lancement d’opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban, dans un contexte d’escalade militaire régionale qui se poursuit depuis plus de deux semaines. Cette nouvelle phase du conflit intervient alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent d’inquiéter les marchés et les gouvernements en raison de leurs implications pour l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon l’armée israélienne, des « opérations terrestres limitées et ciblées » ont été engagées contre des positions du Hezbollah dans le sud du Liban. Ces actions visent, selon le communiqué militaire, des bastions considérés comme stratégiques pour le mouvement chiite soutenu par l’Iran.

Depuis le début du mois, des unités israéliennes accompagnées de blindés ont mené plusieurs incursions dans cette région frontalière. L’armée israélienne présente ces opérations comme des actions défensives destinées à « éliminer des combattants opérant dans la zone ».

Israël a récemment intensifié ses frappes aériennes sur plusieurs zones du Liban, notamment dans le sud du pays et dans la banlieue sud de Beyrouth. Les autorités israéliennes ont également évoqué la possibilité de créer une zone tampon le long de la frontière entre les deux pays.

Parallèlement aux opérations au Liban, les bombardements se poursuivent en Iran. À Téhéran, plusieurs explosions ont été signalées lundi à la mi-journée après une nuit marquée par de nouvelles frappes aériennes.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé les bombardements visant des dépôts de carburant dans la capitale, estimant qu’ils « violent le droit international et constituent un écocide ».

LNT avec AFP

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Guerre au Moyen-Orient : les derniers développements https://lnt.ma/guerre-au-moyen-orient-les-derniers-developpements/ Fri, 13 Mar 2026 09:55:20 +0000 https://lnt.ma/?p=543275 La guerre opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël se poursuit et s’étend progressivement à plusieurs zones du Moyen-Orient, près de deux semaines après le début des hostilités le 28 février 2026, déclenchées par des frappes coordonnées contre des installations militaires iraniennes.  Intensification des frappes et des ripostes Ces derniers jours, […]

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La guerre opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël se poursuit et s’étend progressivement à plusieurs zones du Moyen-Orient, près de deux semaines après le début des hostilités le 28 février 2026, déclenchées par des frappes coordonnées contre des installations militaires iraniennes. 

Intensification des frappes et des ripostes

Ces derniers jours, l’armée israélienne a annoncé avoir mené de nouvelles frappes contre des infrastructures militaires en Iran, notamment dans la capitale Téhéran et dans l’ouest du pays. Certaines opérations auraient visé des bases militaires et des installations liées aux programmes de missiles iraniens. 

En réponse, l’Iran poursuit ses tirs de missiles et de drones contre Israël et des intérêts américains dans la région, tout en promettant de poursuivre les hostilités. Le nouveau guide suprême iranien a affirmé que la guerre devait continuer et a évoqué la possibilité de maintenir une pression militaire sur les forces adverses. 

Extension régionale du conflit

Les affrontements se sont également étendus au Liban, où l’armée israélienne mène des frappes contre des positions du Hezbollah, allié de Téhéran. Ces opérations ont provoqué d’importants dégâts et de nombreuses victimes, tandis que le mouvement chiite libanais a riposté par des tirs de missiles et de drones vers Israël. 

Dans d’autres parties de la région, plusieurs pays du Golfe et installations stratégiques ont été visés par des attaques de drones ou de missiles, illustrant l’extension progressive du conflit au-delà du seul territoire iranien. 

Tensions autour du détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures, est devenu l’un des principaux points de tension. Les autorités iraniennes ont évoqué la possibilité de maintenir fermé ce corridor vital, par lequel transite une part importante du pétrole et du gaz transportés dans le monde. 

Cette situation a provoqué de fortes inquiétudes sur les marchés énergétiques, les analystes redoutant des perturbations majeures de l’approvisionnement mondial en pétrole. 

Une guerre aux conséquences croissantes

Le conflit a déjà fait des centaines de morts et des milliers de blessés dans plusieurs pays de la région, tandis que les infrastructures énergétiques, militaires et civiles sont régulièrement ciblées. 

Face à cette escalade, de nombreux dirigeants internationaux appellent à une désescalade rapide et à la reprise du dialogue, craignant que la poursuite des hostilités ne déstabilise davantage le Moyen-Orient et n’entraîne des répercussions économiques et sécuritaires à l’échelle mondiale.

Pour l’heure, aucune perspective claire de cessez-le-feu n’a émergé, et les opérations militaires se poursuivent sur plusieurs fronts, alimentant les craintes d’une extension durable du conflit dans la région.

 

LNT

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Commerce: la Chine confirme des discussions imminentes avec les États-Unis à Paris https://lnt.ma/commerce-la-chine-confirme-des-discussions-imminentes-avec-les-etats-unis-a-paris/ Fri, 13 Mar 2026 09:54:40 +0000 https://lnt.ma/?p=543271 La Chine a confirmé que des discussions commerciales avec les États-Unis se tiendront prochainement à Paris, dans un contexte de tensions persistantes entre les deux premières puissances économiques mondiales. Selon le ministère chinois du Commerce, le vice-Premier ministre He Lifeng, principal négociateur économique de Pékin, conduira une délégation en France du 14 au 17 mars […]

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La Chine a confirmé que des discussions commerciales avec les États-Unis se tiendront prochainement à Paris, dans un contexte de tensions persistantes entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Selon le ministère chinois du Commerce, le vice-Premier ministre He Lifeng, principal négociateur économique de Pékin, conduira une délégation en France du 14 au 17 mars afin de mener des consultations avec ses homologues américains sur plusieurs questions commerciales d’intérêt commun. 

Un dialogue avant un possible sommet

Ces discussions bilatérales sont considérées comme une étape préparatoire à un éventuel sommet entre le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping, qui pourrait se tenir dans les prochaines semaines. 

La délégation américaine devrait notamment être représentée par le secrétaire américain au Trésor et le représentant au commerce, tandis que les discussions devraient porter sur des sujets sensibles tels que les déséquilibres commerciaux, les restrictions commerciales ou encore les perspectives d’exportations agricoles et industrielles. 

Des tensions commerciales persistantes

Malgré la reprise du dialogue, les relations économiques entre les deux pays restent marquées par plusieurs années de tensions commerciales. Les États-Unis et la Chine ont notamment multiplié les droits de douane et les mesures de rétorsion depuis la reprise de la guerre commerciale en 2025. 

Plus récemment, Pékin a également critiqué une enquête commerciale américaine visant plusieurs partenaires, dont la Chine, estimant qu’elle pourrait perturber les règles du commerce international. 

Des marchés attentifs

Ces nouvelles discussions sont suivies de près par les marchés et les milieux d’affaires, qui espèrent une désescalade des tensions commerciales entre les deux puissances économiques.

Si aucun accord majeur n’est attendu à court terme, les observateurs considèrent néanmoins que le maintien d’un dialogue direct entre Washington et Pékin constitue un signal important pour la stabilité du commerce mondial.

 

LNT

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Cuba confirme des « discussions » avec les États-Unis https://lnt.ma/cuba-confirme-des-discussions-avec-les-etats-unis/ Fri, 13 Mar 2026 09:53:08 +0000 https://lnt.ma/?p=543266 Le président cubain a confirmé que des discussions étaient en cours entre La Havane et Washington, dans un contexte de tensions politiques et économiques croissantes entre les deux pays. Selon les autorités cubaines, ces échanges restent limités et informels, mais témoignent de la volonté de maintenir des canaux de communication ouverts malgré les différends persistants.  […]

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Le président cubain a confirmé que des discussions étaient en cours entre La Havane et Washington, dans un contexte de tensions politiques et économiques croissantes entre les deux pays.

Selon les autorités cubaines, ces échanges restent limités et informels, mais témoignent de la volonté de maintenir des canaux de communication ouverts malgré les différends persistants. 

Un dialogue dans un climat de tension

Ces discussions interviennent alors que les relations entre les États-Unis et Cuba connaissent une nouvelle période de crispation. Le président américain a récemment adopté un ton particulièrement dur à l’égard du gouvernement cubain, évoquant un possible « changement majeur » dans la politique américaine vis-à-vis de l’île et prédisant même la fin prochaine du régime en place. 

Dans ce contexte, La Havane affirme rester disposée à dialoguer avec Washington, tout en insistant sur la nécessité que ces échanges se déroulent dans le respect de la souveraineté et de l’indépendance du pays. 

Une relation historiquement complexe

Les relations entre les États-Unis et Cuba restent marquées par plus de six décennies de tensions, depuis la révolution cubaine de 1959 et l’instauration d’un embargo économique américain contre l’île. Ces relations ont connu plusieurs phases d’apaisement et de rupture, selon les administrations à Washington et les orientations politiques à La Havane.

Des enjeux économiques et géopolitiques

Pour Cuba, en proie à une crise économique et énergétique persistante, toute perspective d’assouplissement des sanctions ou de coopération avec les États-Unis pourrait représenter un enjeu majeur. De leur côté, les États-Unis surveillent de près l’évolution politique et économique de l’île, située à seulement quelques dizaines de kilomètres de la Floride.

Pour l’heure, aucun détail précis n’a été communiqué sur la nature ou l’issue possible de ces discussions. Mais leur confirmation par les autorités cubaines laisse entrevoir la possibilité d’un dialogue diplomatique, même limité, entre les deux voisins historiques des Caraïbes.

 

LNT

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La guerre au Moyen-Orient, une perturbation « historique » de l’approvisionnement mondial en pétrole https://lnt.ma/la-guerre-au-moyen-orient-une-perturbation-historique-de-lapprovisionnement-mondial-en-petrole/ Thu, 12 Mar 2026 10:02:54 +0000 https://lnt.ma/?p=543203 La guerre au Moyen-Orient, marquée par le blocage du détroit d’Ormuz, provoque la plus grave perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole jamais enregistrée, a averti jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce passage maritime stratégique, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est fortement […]

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La guerre au Moyen-Orient, marquée par le blocage du détroit d’Ormuz, provoque la plus grave perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole jamais enregistrée, a averti jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce passage maritime stratégique, par lequel transite habituellement près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est fortement paralysé depuis le déclenchement du conflit le 28 février.

Les hostilités ont débuté après des attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Depuis, la situation a perturbé l’acheminement des hydrocarbures et fragilisé les infrastructures énergétiques de la région.

Selon un rapport de l’AIE, les pays du Golfe ont réduit leur production d’au moins 10 millions de barils par jour, conséquence directe du blocage du détroit d’Ormuz, que l’Iran contrôle de facto. Face à la volatilité des marchés, les 32 pays membres de l’AIE, dont les États-Unis, ont décidé mercredi de libérer 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques, un déblocage inédit destiné à calmer les tensions sur les marchés.

Malgré cette mesure, les prix du pétrole restent fortement orientés à la hausse. Jeudi matin, le baril de Brent progressait de 6,6% à 98,04 dollars, tandis que le WTI, référence américaine, gagnait 6,3% à 92,72 dollars. Les marchés boursiers asiatiques ont également réagi à cette instabilité, avec une baisse d’environ 1% à Tokyo.

Attaques et tensions dans le Golfe

La situation sécuritaire dans la région continue de se dégrader. Des explosions ont été entendues jeudi dans le centre de Dubaï. Bahreïn a également dénoncé une attaque iranienne contre des réservoirs d’hydrocarbures, tandis que des infrastructures énergétiques et portuaires ont été visées dans plusieurs pays.

À Oman, un incendie s’est déclaré dans des réservoirs de carburant du port de Salalah après une attaque de drone. L’Arabie saoudite a signalé une nouvelle attaque visant le champ pétrolier de Shaybah. Au Koweït, des dégâts ont été rapportés après une attaque de drones contre l’aéroport de la capitale.

Par ailleurs, une attaque contre deux pétroliers au large de l’Irak a fait au moins un mort et plusieurs disparus, selon les autorités portuaires.

Menaces économiques et financières

Au-delà du secteur énergétique, les tensions commencent à affecter les services financiers de la région. Plusieurs entreprises occidentales ont pris des mesures de précaution : la banque américaine Citi ainsi que les cabinets de conseil Deloitte et PwC ont évacué ou fermé leurs bureaux à Dubaï.

Du côté iranien, les autorités ont évoqué la possibilité de cibler les intérêts occidentaux dans une stratégie de représailles. Les Gardiens de la Révolution ont évoqué la perspective d’une « guerre d’usure » susceptible d’avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale.

Un coût économique croissant

Le coût de l’opération militaire est également significatif pour les États-Unis. Selon des informations rapportées par le New York Times, la première semaine de guerre aurait déjà coûté plus de 11 milliards de dollars à Washington. Le Centre d’études stratégiques et internationales estime, pour sa part, que les 100 premières heures du conflit ont représenté 3,7 milliards de dollars.

Malgré ces tensions, le président américain Donald Trump a affirmé que la situation dans le détroit d’Ormuz resterait sous contrôle et que les perturbations devraient être temporaires.

Extension du conflit au Liban

Parallèlement, les combats se poursuivent au Liban. Israël a mené de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth visant le Hezbollah. Selon les autorités libanaises, ces bombardements ont fait au moins sept morts supplémentaires, portant à plus de 800.000 le nombre de personnes déplacées.

Dans le même temps, Israël a lancé une nouvelle vague de frappes contre Téhéran, après que l’Iran a affirmé avoir mené une opération conjointe avec le Hezbollah contre plusieurs cibles israéliennes, incluant des bases militaires et le siège du service de sécurité intérieure.

La multiplication des attaques et des représailles alimente les craintes d’une extension du conflit dans l’ensemble de la région, avec des répercussions directes sur les marchés énergétiques et l’économie mondiale.

 

LNT

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L’UE réagira « avec fermeté » à toute violation par les États-Unis de leur accord commercial https://lnt.ma/lue-reagira-avec-fermete-a-toute-violation-par-les-etats-unis-de-leur-accord-commercial/ Thu, 12 Mar 2026 10:01:58 +0000 https://lnt.ma/?p=543213 L’UE réagira « avec fermeté » à toute violation par les Etats-Unis de leur accord commercial conclu l’été dernier, a prévenu jeudi un porte-parole de l’exécutif européen, alors que Washington a lancé des enquêtes commerciales préfigurant de nouveaux droits de douane. « La Commission répondra avec fermeté et de manière proportionnée à toute violation des engagements » figurant dans […]

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L’UE réagira « avec fermeté » à toute violation par les Etats-Unis de leur accord commercial conclu l’été dernier, a prévenu jeudi un porte-parole de l’exécutif européen, alors que Washington a lancé des enquêtes commerciales préfigurant de nouveaux droits de douane.

« La Commission répondra avec fermeté et de manière proportionnée à toute violation des engagements » figurant dans cet accord, a déclaré à la presse Olof Gill, un des porte-parole de Bruxelles.

« Nous allons demander de nouvelles clarifications aux Etats-Unis sur les implications de ces enquêtes » pour l’accord commercial avec l’UE, a-t-il ajouté.

La Maison Blanche a annoncé mercredi lancer une série d’enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis. Elles visent une quinzaine de pays ou entités, dont l’UE. Et sont une première étape vers de potentiels nouveaux droits de douanes.

Selon Washington, ces enquêtes se concentreront « sur les économies pour lesquelles les preuves semblent pointer vers une surcapacité structurelle ».

Mais pour la Commission, les Etats-Unis font fausse route en incluant l’UE dans ses investigations.

« L’Union européenne partage les préoccupations des Etats-Unis à propos des surcapacités de l’économie mondiale. Mais les sources de ces capacités sont bien connues, et ne se situent pas en Europe », a assuré le porte-parole.

Bruxelles accuse elle-même la Chine d’alimenter d’énormes capacités de production excédentaires dans certains secteurs comme l’acier, qui créent une concurrence déloyale pour les industriels européens.

De son côté, la Chine a accusé Washington de se livrer à une « manipulation politique » pour justifier l’ouverture de ces enquêtes.

La Chine « s’oppose à toute mesure tarifaire unilatérale » et « les prétendues surcapacités sont un argument fallacieux », a dit lors d’un point presse un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Guo Jiakun, ajoutant que « la Chine s’oppose à ce qu’elles servent de prétexte à une manipulation politique ».

 

LNT avec Afp

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L’armée américaine « pas prête » à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz https://lnt.ma/larmee-americaine-pas-prete-a-escorter-des-petroliers-dans-le-detroit-dormuz/ Thu, 12 Mar 2026 10:00:28 +0000 https://lnt.ma/?p=543216 L’armée américaine a indiqué ne pas être prête, à ce stade, à assurer l’escorte de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique actuellement au cœur de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Selon des responsables militaires cités par plusieurs médias internationaux, les forces armées américaines ne disposent pas encore des moyens logistiques et opérationnels […]

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L’armée américaine a indiqué ne pas être prête, à ce stade, à assurer l’escorte de pétroliers dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique actuellement au cœur de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Selon des responsables militaires cités par plusieurs médias internationaux, les forces armées américaines ne disposent pas encore des moyens logistiques et opérationnels nécessaires pour garantir de manière immédiate la protection des navires commerciaux transitant par ce couloir maritime. Cette déclaration intervient alors que la sécurité de la navigation dans la zone suscite de vives inquiétudes sur les marchés énergétiques.

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points de passage les plus sensibles du commerce mondial d’hydrocarbures. Chaque jour, près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par ce corridor maritime reliant le Golfe persique au reste du monde.

La situation s’est particulièrement tendue ces dernières semaines à la suite de l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Des attaques visant des infrastructures énergétiques, des navires marchands et des installations portuaires ont été signalées dans plusieurs pays du Golfe, renforçant les risques pour le transport maritime.

Dans ce contexte, plusieurs compagnies pétrolières et opérateurs maritimes ont exprimé leurs préoccupations quant à la sécurité des routes maritimes dans la région. Certains armateurs envisagent déjà de réduire ou de suspendre temporairement leurs passages dans le détroit si les conditions de sécurité venaient à se détériorer davantage.

Les autorités américaines n’excluent toutefois pas la mise en place ultérieure d’un dispositif de protection maritime, éventuellement en coordination avec des alliés régionaux et internationaux. Une telle opération nécessiterait la mobilisation de navires militaires supplémentaires ainsi qu’une coordination étroite avec les marines partenaires présentes dans la zone.

Pour l’heure, Washington continue de suivre de près l’évolution de la situation dans le Golfe, alors que la sécurité du détroit d’Ormuz reste un enjeu central pour la stabilité des marchés énergétiques mondiaux.

 

LNT

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Le bombardement d’une école en Iran dû à une erreur de l’armée américaine https://lnt.ma/le-bombardement-dune-ecole-en-iran-du-a-une-erreur-de-larmee-americaine/ Wed, 11 Mar 2026 16:43:29 +0000 https://lnt.ma/?p=543160 Le bombardement d’une école primaire pour filles à Minab, dans le sud de l’Iran, continue de susciter une vive controverse internationale. L’attaque, survenue le 28 février 2026, a fait plus de 160 morts, en majorité des écolières âgées de 7 à 12 ans, et plusieurs dizaines de blessés, selon les autorités iraniennes et des organisations […]

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Le bombardement d’une école primaire pour filles à Minab, dans le sud de l’Iran, continue de susciter une vive controverse internationale. L’attaque, survenue le 28 février 2026, a fait plus de 160 morts, en majorité des écolières âgées de 7 à 12 ans, et plusieurs dizaines de blessés, selon les autorités iraniennes et des organisations internationales. 

Une frappe au premier jour de la guerre

L’explosion s’est produite en pleine matinée scolaire, au moment où les élèves se trouvaient en classe dans l’établissement Shajareh Tayyebeh. Le bâtiment a été gravement endommagé et une partie du toit s’est effondrée, ensevelissant de nombreuses victimes sous les décombres. 

Le bombardement est intervenu lors des premières frappes menées contre l’Iran dans le cadre de l’escalade militaire impliquant les États-Unis et Israël. La ville de Minab, située dans la province d’Hormozgan, abrite également des installations liées aux Gardiens de la révolution iraniens, ce qui pourrait expliquer la présence de cibles militaires à proximité de l’école. 

Des éléments pointent vers une responsabilité américaine

Plusieurs analyses d’images satellites, de vidéos et de débris retrouvés sur place suggèrent que la frappe pourrait avoir été réalisée par un missile de type Tomahawk, une arme de croisière utilisée notamment par les forces américaines. 

Des responsables américains ont indiqué qu’une enquête militaire interne était en cours afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque. Selon des sources proches du dossier, les premières investigations évoquent la possibilité d’une erreur de ciblage liée à des renseignements obsolètes, l’attaque visant initialement une installation militaire située à proximité. 

Débat politique et réactions internationales

L’incident a suscité de fortes réactions sur la scène internationale. Des experts des Nations unies ont condamné la frappe et appelé à une enquête indépendante, rappelant que les écoles et les enfants bénéficient d’une protection particulière en vertu du droit international humanitaire. 

Aux États-Unis, plusieurs responsables politiques ont également demandé des explications sur cette frappe. Certains sénateurs ont qualifié l’attaque de « terrible erreur » si la responsabilité américaine venait à être confirmée. 

Une responsabilité encore officiellement examinée

À ce stade, l’administration américaine n’a pas officiellement reconnu la responsabilité de la frappe et indique attendre les conclusions complètes de l’enquête. Le président américain a, pour sa part, évoqué la possibilité d’autres scénarios, affirmant que les circonstances de l’attaque restaient à établir. 

Le bombardement de l’école de Minab demeure aujourd’hui l’un des épisodes les plus meurtriers pour les civils depuis le début du conflit, et symbolise les risques élevés d’erreurs de ciblage dans les opérations militaires menées à proximité de zones habitées.

 

LNT

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L’Iran prêt à une guerre d’usure qui « détruirait » l’économie mondiale https://lnt.ma/liran-pret-a-une-guerre-dusure-qui-detruirait-leconomie-mondiale/ Wed, 11 Mar 2026 16:42:31 +0000 https://lnt.ma/?p=543156 Alors que le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël se poursuit depuis plusieurs jours, Téhéran affirme être prêt à s’engager dans une guerre d’usure prolongée, qui pourrait, selon ses responsables militaires, avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale. Selon un responsable des Gardiens de la révolution iranienne, les adversaires de l’Iran doivent envisager la […]

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Alors que le conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël se poursuit depuis plusieurs jours, Téhéran affirme être prêt à s’engager dans une guerre d’usure prolongée, qui pourrait, selon ses responsables militaires, avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale.

Selon un responsable des Gardiens de la révolution iranienne, les adversaires de l’Iran doivent envisager la possibilité d’un conflit long susceptible d’affaiblir durablement leurs capacités militaires et d’affecter l’économie mondiale. Cette déclaration intervient dans un contexte d’intensification des opérations militaires et d’attaques visant notamment des infrastructures énergétiques et des routes maritimes stratégiques. 

Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions

L’un des principaux points de crispation concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde. La perturbation de cette voie maritime essentielle a déjà entraîné de fortes tensions sur les marchés de l’énergie. 

Dans ce contexte, plusieurs incidents ont été signalés dans la zone, notamment des attaques contre des navires commerciaux et la pose de mines maritimes, ce qui complique la reprise normale du trafic maritime. Ces actions alimentent les craintes d’une crise énergétique internationale. 

Les marchés de l’énergie sous pression

Face au risque de rupture d’approvisionnement, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et plusieurs pays ont annoncé des mesures exceptionnelles. Une libération massive d’environ 400 millions de barils provenant des réserves stratégiques a été décidée afin de stabiliser les marchés et contenir la hausse des prix du pétrole. 

Malgré ces initiatives, les analystes estiment que la situation reste fragile. La fermeture prolongée du détroit d’Ormuz ou une extension du conflit pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie, une hausse du coût de la vie et des perturbations importantes dans le commerce mondial. 

Une guerre sans issue rapide en vue

Sur le plan diplomatique, plusieurs dirigeants internationaux ont exprimé leur inquiétude quant à l’absence de stratégie claire pour mettre fin au conflit. Certains responsables européens redoutent qu’une guerre prolongée n’entraîne une déstabilisation régionale et des conséquences économiques durables à l’échelle mondiale. 

Pour l’heure, les combats se poursuivent et les tensions demeurent élevées au Moyen-Orient, laissant planer l’incertitude sur l’évolution du conflit et ses impacts potentiels sur l’économie mondiale.

 

LNT

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Trump assure qu’il « ne reste pratiquement rien à frapper » en Iran https://lnt.ma/trump-assure-quil-ne-reste-pratiquement-rien-a-frapper-en-iran/ Wed, 11 Mar 2026 16:40:16 +0000 https://lnt.ma/?p=543163 Donald Trump, qui multiplie les déclarations sur une fin prochaine de l’offensive américaine en Iran, a assuré mercredi qu’il « ne restait pratiquement rien à frapper » dans le pays, dans un entretien téléphonique avec le site Axios. Dans le même temps, l’armée américaine a laissé entendre qu’elle pourrait désormais frapper les ports iraniens. « Dès que je […]

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Donald Trump, qui multiplie les déclarations sur une fin prochaine de l’offensive américaine en Iran, a assuré mercredi qu’il « ne restait pratiquement rien à frapper » dans le pays, dans un entretien téléphonique avec le site Axios.

Dans le même temps, l’armée américaine a laissé entendre qu’elle pourrait désormais frapper les ports iraniens.

« Dès que je souhaiterai que ça s’arrête, ça s’arrêtera », a encore dit le président américain, prédisant que la guerre s’arrêterait « bientôt », peu après que le ministre israélien de la Défense a déclaré que l’offensive menée conjointement par Israël et les Etats-Unis se poursuivrait « sans limite de temps ».

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a appelé mercredi les civils iraniens à se tenir éloignés des ports du détroit d’Ormuz, utilisés, selon Washington, à des fins militaires par Téhéran.

« Des ports civils utilisés à des fins militaires perdent leur statut protégé et deviennent des cibles militaires légitimes selon le droit international », a indiqué le Centcom.

Les Etats-Unis ont déjà été accusés d’avoir frappé une cible civile, une école plus précisément.

Le New York Times cite mercredi une enquête en cours de l’armée américaine, qui attribue la responsabilité de ce tir de missile aux Etats-Unis.

Donald Trump avait d’abord accusé l’Iran, avant de faire en partie machine arrière et d’indiquer qu’il « s’accommoderait » du résultat de l’enquête.

– Tir sur une école –

Selon les autorités iraniennes, l’explosion à Minab, dans le sud du pays, s’est produite au premier jour de la guerre le 28 février et a fait plus de 150 morts.

L’AFP n’a pas été en mesure d’accéder au site pour vérifier de manière indépendante le bilan ou les circonstances des faits.

Face à l’envolée des cours du pétrole qui menace l’économie mondiale et l’impact politique délétère d’un conflit prolongé pour son parti, Donald Trump avait brusquement changé de ton lundi, déclarant que la guerre ne serait qu' »une excursion de courte durée ».

Le républicain de 79 ans a aussi dit plusieurs fois que les opérations militaires étaient très en avance sur le calendrier de quatre ou cinq semaines qu’il avait lui-même avancé au début de la guerre, le 28 février.

Comme à son habitude, Donald Trump a aussi eu des propos en contradiction avec la perspective d’une fin rapide du conflit.

Lundi, il avait menacé l’Iran de frapper « beaucoup, beaucoup plus fort », et déclaré: « nous avons laissé de côté les cibles les plus importantes au cas où nous en ayons besoin plus tard ».

 

LNT avec Afp

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Le pétrole remonte, à nouveau porté par la guerre au Moyen-Orient https://lnt.ma/le-petrole-remonte-a-nouveau-porte-par-la-guerre-au-moyen-orient/ Wed, 11 Mar 2026 11:58:45 +0000 https://lnt.ma/?p=543131 Les cours du pétrole grimpent mercredi, la guerre au Moyen-Orient menaçant toujours l’approvisionnement, bien que la perspective d’un déblocage des réserves stratégiques de brut de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ait quelque peu apaisé les marchés. « La situation restera alarmante tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert », estime Tamas Varga, de PVM Energy. […]

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Les cours du pétrole grimpent mercredi, la guerre au Moyen-Orient menaçant toujours l’approvisionnement, bien que la perspective d’un déblocage des réserves stratégiques de brut de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ait quelque peu apaisé les marchés.

« La situation restera alarmante tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert », estime Tamas Varga, de PVM Energy. « D’ici là », note l’analyste, les producteurs du Golfe « réduiront volontairement leur production afin d’éviter un remplissage trop rapide des stocks ».

Au moins trois navires (un porte-container, un cargo et un vraquier) ont été frappés mercredi à proximité de cette voie maritime cruciale où transite environ 20% de la production de pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) dans le monde.

L’agence maritime britannique UKMTO, qui rapporte ces faits, a répertorié 14 incidents visant des navires depuis le début du conflit, le 28 février.

Les chefs d’Etat et de gouvernement du G7 se réunissent justement mercredi après-midi par visioconférence pour tenter d' »atténuer » les « conséquences économiques » de cette guerre, et peut-être trancher la question sensible d’un recours aux réserves stratégiques de pétrole pour contrer la flambée des prix.

« Cependant, il reste à voir si » une telle mesure « aura un impact plus important que de simplement faire gagner du temps au marché », tempère Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

Quelque 300 à 400 millions de barils appartenant à ces stocks, constitués sous l’égide de l’AIE, pourraient être libérés, d’après des informations de Bloomberg et du Financial Times.

Couplée à des propos jugés rassurants de Donald Trump lundi soir sur une issue rapide de la guerre, cette perspective avait fait lourdement rechuter les cours mardi.

Contribuant aussi à cette baisse, un message du ministre américain de l’Energie, publié mardi puis supprimé dans la foulée, affirmait que la Marine américaine avait escorté un premier pétrolier pour lui permettre de franchir le détroit d’Ormuz.

Vers 10H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, remontait de 3,86%, à 91,19 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,58%, à 87,27 dollars.

Les deux références du brut avaient pris plus de 5% quelques minutes plus tôt.

 

LNT avec Afp

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Nucléaire civil : le Maroc participe au Sommet international de Paris sur l’énergie nucléaire https://lnt.ma/nucleaire-civil-akhannouch-represente-le-maroc-au-sommet-de-paris/ Tue, 10 Mar 2026 10:09:32 +0000 https://lnt.ma/?p=543031 Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, représentant le Roi Mohammed VI, a pris part à Paris aux travaux du deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire, organisé à l’initiative du président français Emmanuel Macron en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Cette rencontre de haut niveau a réuni chefs d’État et de gouvernement, responsables […]

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Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, représentant le Roi Mohammed VI, a pris part à Paris aux travaux du deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire, organisé à l’initiative du président français Emmanuel Macron en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Cette rencontre de haut niveau a réuni chefs d’État et de gouvernement, responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts autour du rôle du nucléaire civil face aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.

La délégation marocaine participant à ce sommet comprenait notamment le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le directeur général de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline, ainsi que l’ambassadrice de Sa Majesté le Roi à Paris, Samira Sitail.

Le nucléaire civil dans la stratégie énergétique marocaine

Intervenant à l’ouverture des travaux, Aziz Akhannouch a indiqué que le Maroc considère l’intégration progressive et responsable du nucléaire civil dans son mix énergétique comme « un prolongement naturel » de la stratégie énergétique nationale. Il a rappelé que le Royaume dispose d’un socle scientifique et institutionnel solide dans ce domaine.

Le Chef du gouvernement a souligné que, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a lancé dès 2009 une stratégie énergétique fondée sur trois piliers principaux : la diversification du mix énergétique, le développement des énergies renouvelables et le renforcement de la sécurité énergétique.

Dans ce cadre, il a indiqué que les énergies renouvelables représentent désormais plus de 46 % des capacités installées du système électrique national à fin 2025, avec l’objectif d’atteindre 52 % à l’horizon 2030.

Selon lui, au-delà de la production d’électricité, le nucléaire civil pourrait ouvrir plusieurs perspectives dans des domaines tels que la production d’hydrogène vert, le dessalement de l’eau de mer, la médecine nucléaire ou encore la sécurité alimentaire.

Il a également relevé que les gisements phosphatiers du Royaume, qui contiennent des quantités significatives d’uranium naturel, confèrent au Maroc une dimension stratégique supplémentaire dans les discussions internationales sur le développement du nucléaire civil.

Aziz Akhannouch a par ailleurs mis en avant l’importance que le Maroc accorde à la coopération internationale dans le domaine nucléaire. Le Royaume est partie à l’ensemble des instruments internationaux relatifs au désarmement et à la non-prolifération et assume pleinement ses engagements dans ce domaine.

Il a également souligné que le Maroc contribue au renforcement des capacités scientifiques et réglementaires de plusieurs pays africains, dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Dans un contexte international marqué par l’augmentation de la demande énergétique, l’accélération du changement climatique et les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, le Chef du gouvernement a estimé que la question du nucléaire civil s’impose progressivement comme un levier stratégique pour la sécurité énergétique.

Il a rappelé que la COP28 avait reconnu le rôle du nucléaire parmi les technologies bas carbone pouvant contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Une déclaration sur le financement de l’énergie nucléaire

Les travaux du sommet se sont conclus par l’adoption d’une déclaration sur le financement de l’énergie nucléaire, signée par vingt-sept pays, dont le Maroc.

Dans ce document, les États signataires reconnaissent la croissance de la demande mondiale en énergie fiable, abordable et à faible émission de carbone, et considèrent que le nucléaire civil peut contribuer à la sécurité énergétique et au développement économique lorsqu’il est déployé de manière responsable.

La déclaration souligne également la nécessité de mobiliser des financements adéquats et diversifiés pour soutenir les projets nucléaires. Les signataires évoquent notamment la combinaison de financements publics, de contributions d’institutions financières internationales, d’organismes de crédit à l’exportation, d’investisseurs privés ainsi que le recours à des instruments financiers innovants.

Ils saluent par ailleurs les initiatives récentes visant à renforcer les capacités de financement du secteur, notamment les accords de coopération entre l’AIEA et plusieurs institutions financières internationales, dont la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que le Fonds de l’OPEP pour le développement international.

Organisé dans un contexte de hausse des besoins mondiaux en électricité et d’accélération des stratégies de décarbonation, le Sommet international sur l’énergie nucléaire ambitionne de s’imposer comme un cadre politique de référence pour le développement du nucléaire civil.

Cette initiative vise à compléter les travaux techniques menés par l’AIEA et intervient à l’approche de plusieurs échéances internationales prévues en 2026, notamment la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

LNT

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Le pétrole chute après les déclarations de Trump sur une fin prochaine de la guerre https://lnt.ma/le-petrole-chute-apres-les-declarations-de-trump-sur-une-fin-prochaine-de-la-guerre/ Tue, 10 Mar 2026 10:06:50 +0000 https://lnt.ma/?p=543061 Les cours de l’oir noir sont en forte baisse mardi après les propos de Donald Trump lundi assurant que la guerre avec l’Iran allait « se terminer bientôt » et annonçant qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole. En plus de la perspective d’un conflit plus court que prévu, le président américain a déclaré que les […]

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Les cours de l’oir noir sont en forte baisse mardi après les propos de Donald Trump lundi assurant que la guerre avec l’Iran allait « se terminer bientôt » et annonçant qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole.

En plus de la perspective d’un conflit plus court que prévu, le président américain a déclaré que les Etats-Unis allaient « aussi lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix (…) jusqu’à ce que ça s’arrange », après avoir échangé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.

« Il est presque certain qu’il (Donald Trump) est devenu nerveux face à la flambée des prix du pétrole et à la baisse des actions sur les marchés », estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Ce revirement fait lourdement chuter les cours mardi. Vers 10H05 GMT (11H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, tombait de 7,49% à 91,55 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 7,45% à 87,71 dollars.

Mais les risques sur l’approvisionnement de pétrole en provenance du Golfe n’ont pas changé.

L’Iran a promis mardi que plus aucune goutte d’or noir ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu’à nouvel ordre » dans un rejet cinglant des propos de Donald Trump.

Il faudra que le marché constate « une reprise des flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz pour maintenir un mouvement de baisse », affirment les analystes d’ING.

Et si la guerre se poursuit, les prix pourraient remonter rapidement. Lundi, ils ont atteint des niveaux plus vus depuis 2022, le baril de Brent montant jusqu’à 119,50 dollars.

Dans la même séance, après les déclarations de Donald Trump, le baril est tombé jusqu’à 83,66 dollars, soit « le plus grand mouvement de prix intrajournalier jamais enregistré » sur le Brent, note M. Rasmussen.

La déclaration des pays du G7 Finances qui se sont dits prêts « à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole » pour stabiliser le marché avait aussi contribué à plomber les prix.

Mardi, le G7 Energie doit se réunir à Paris et cela pourrait conduire à une libération d’une partie des stocks stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), selon plusieurs analystes.

Le cours du gaz européen baisse également mardi, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’affichait en baisse de 13,66%, à 48,74 euros le mégawattheure, alors qu’une fin du conflit au Moyen-Orient pourrait notamment permettre au Qatar de reprendre ses exportations et sa production.

 

LNT avec Afp

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Liban: plus de 100.000 nouveaux déplacés par la guerre en 24 heures, selon le HCR https://lnt.ma/liban-plus-de-100-000-nouveaux-deplaces-par-la-guerre-en-24-heures-selon-le-hcr/ Tue, 10 Mar 2026 10:05:51 +0000 https://lnt.ma/?p=543058 Plus de 667.000 personnes ont été déplacées par les frappes israéliennes sur le Liban, soit 100.000 personnes supplémentaires en 24 heures, a annoncé mardi le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Alors que le pays est soumis à d’intenses bombardements israéliens depuis lundi, « plus de 667.000 personnes au Liban se sont enregistrées comme […]

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Plus de 667.000 personnes ont été déplacées par les frappes israéliennes sur le Liban, soit 100.000 personnes supplémentaires en 24 heures, a annoncé mardi le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Alors que le pays est soumis à d’intenses bombardements israéliens depuis lundi, « plus de 667.000 personnes au Liban se sont enregistrées comme déplacées sur la plateforme en ligne du gouvernement, soit une augmentation de 100.000 personnes en une seule journée », a rapporté devant la presse à Genève Karolina Lindholm Billing, représentante du HCR dans ce pays.

« Et le nombre de personnes déplacées continue d’augmenter au moment où nous parlons », a-t-elle ajouté.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que le Hezbollah, mouvement chiite allié de l’Iran, a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l’Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

« Environ 120.000 personnes déplacées sont hébergées dans des sites collectifs désignés par le gouvernement, mais beaucoup d’autres sont hébergées chez des proches ou des amis ou recherchent encore un logement, et nous voyons des voitures alignées dans les rues avec des gens qui y dorment, ainsi que sur les trottoirs », a indiqué Mme Lindholm Billing.

« Beaucoup de personnes déplacées le sont pour la deuxième fois depuis les hostilités de 2024 et la plupart ont fui précipitamment, presque sans rien, et cherchent refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans la région du nord du Liban et dans certaines parties de la Becca », a-t-elle expliqué.

Le HCR, dont l’opération au Liban n’est actuellement financée qu’à hauteur de 14%, soutient le gouvernement et les autorités locales dans la réponse humanitaire à la crise, selon un communiqué de l’organisation.

A ce jour, le HCR a distribué environ 168.000 articles de secours à plus de 63.000 personnes déplacées dans plus de 270 abris collectifs désignés par le gouvernement. Il s’agit notamment de matelas, de couvertures, de sacs de couchage, de lampes solaires ou de jerricans.

« On observe également une augmentation des mouvements de population vers la Syrie, selon les autorités syriennes », a indiqué Mme Lindholm Billing.

« Plus de 78.000 Syriens sont entrés en Syrie depuis le Liban depuis le début de l’escalade des tensions, auxquels s’ajoutent plus de 7.700 Libanais », a-t-elle détaillé.

Les équipes du HCR sont présentes aux points de passage frontaliers syriens, aux côtés des autorités et de leurs partenaires, afin d’apporter une aide humanitaire d’urgence aux personnes arrivant en Syrie.

 

LNT avec Map

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La flambée historique des cours du pétrole secoue les marchés mondiaux https://lnt.ma/flambee-historique-cours-petrole-secoue-marches-mondiaux/ Mon, 09 Mar 2026 09:57:29 +0000 https://lnt.ma/?p=543007 La flambée des prix du pétrole lundi au-dessus des 100 dollars le baril au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient fait plonger les marchés boursiers et grimper les taux d’emprunt des Etats avec les craintes d’un choc inflationniste mondial. « Les marchés financiers ont été brutalement secoués alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient s’intensifient, […]

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La flambée des prix du pétrole lundi au-dessus des 100 dollars le baril au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient fait plonger les marchés boursiers et grimper les taux d’emprunt des Etats avec les craintes d’un choc inflationniste mondial.

« Les marchés financiers ont été brutalement secoués alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient s’intensifient, provoquant l’une des plus fortes hausses du prix du pétrole de l’histoire et obligeant les investisseurs à réévaluer les perspectives économiques mondiales », commente Daniela Hathorn, analyste de Capital.com.

Durant le week-end, « de nouvelles frappes ont visé des infrastructures énergétiques clés dans la région du Golfe, entraînant d’autres fermetures d’installations de production de pétrole et de gaz », commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Pendant la séance asiatique, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du marché, s’est envolé de plus de 28% et le WTI, son équivalent américain, de plus de 31%, sa plus forte hausse journalière jamais enregistrée. Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu’à 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents.

La flambée du brut s’est ensuite modérée « après des informations selon lesquelles les pays du G7 se réuniraient pour discuter d’un recours aux réserves stratégiques », poursuit Mme Hathorn.

Il s’agit d’une « option envisagée » qui devrait être discutée par les ministres des Finances du G7, qui se réunissent lundi sous présidence française par visioconférence pour se pencher sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, a confirmé lundi une source au sein de l’exécutif français.

Le quotidien britannique Financial Times évoque « une libération conjointe comprise entre 300 et 400 millions de barils, soit environ 25% à 30% des 1,2 milliard de barils détenus en réserve », souligne Lee Hardman, analyste de MUFG.

« Le détroit d’Ormuz transporte normalement entre 17 et 20 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés. Ainsi, une libération des réserves stratégiques compenserait environ deux à trois semaines de flux normaux transitant par le détroit d’Ormuz s’il reste effectivement fermé », explique M. Hardman.

Vers 11H40 GMT, le baril de Brent grimpait de 13,36% à 105,07 dollars, et le WTI bondissait de 13,73%, à 103,38 dollars. Côté gaz naturel, la référence européenne, le TTF néerlandais, prenait 16,24% à 62,05 euros le mégawattheure, après avoir flambé de 30% à l’ouverture.

Les marchés de l’énergie restent suspendus aux développements au Moyen-Orient, où le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% de l’offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé.

– Les Bourses flanchent, les taux d’intérêt bondissent –

« Tant que le conflit se prolonge, les marchés de l’énergie devraient rester sous tension, avec des implications bien au-delà du seul pétrole », souligne Mme Hathorn.

« Dans ces conditions, la question du retour des pressions inflationnistes et de leurs conséquences économiques s’impose à nouveau comme l’un des principaux sujets d’inquiétude pour les investisseurs », explique John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank, les pays européens important massivement leurs hydrocarbures.

Sur les marchés actions européens très sensibles aux coûts de l’énergie, la Bourse de Paris perdait 2,01%, Francfort 1,59%, Londres cédait 1,10% et Milan 1,41% vers 11H45 GMT.

A Wall Street, les contrats à terme des trois principaux indices laissaient présager une ouverture dans le rouge.

A Tokyo, l’indice vedette Nikkei a terminé en repli de 5,19%, et à Séoul, l’indice Kospi a fini en chute de 5,96%.

L’Asie est également très exposée, la Corée du Sud étant le quatrième plus gros importateur de brut, suivie du Japon, et l’économie coréenne reposant sur une industrie tech très énergivore.

Par ailleurs, le marché de la dette « en Europe et au Royaume-Uni commencent à intégrer une probabilité réduite de nouvelles baisses de taux – et dans certains cas même des hausses – alors que la hausse des prix de l’énergie menace de relancer l’inflation », note Mme Hathorn.

Le rendement de l’emprunt français à échéance 10 ans évoluait à 3,58% vers 11H40 GMT contre 3,51% vendredi à la clôture, une forte variation pour ce marché. Son équivalent britannique s’établissait à 4,74% contre 4,63% vendredi, et l’italien à 3,69% contre 3,62%.

 

LNT avec Afp

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L’eau, enjeu dangereux de la guerre au Moyen-Orient https://lnt.ma/leau-enjeu-dangereux-de-la-guerre-au-moyen-orient/ Mon, 09 Mar 2026 09:56:40 +0000 https://lnt.ma/?p=543010 Les attaques contre l’eau sont peu fréquentes en temps de guerre mais elles ont fait leur apparition dans le conflit au Moyen-Orient avec des frappes sur des usines de dessalement d’eau de mer, un secteur vital pour des millions d’habitants dans la région. Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée dimanche par une […]

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Les attaques contre l’eau sont peu fréquentes en temps de guerre mais elles ont fait leur apparition dans le conflit au Moyen-Orient avec des frappes sur des usines de dessalement d’eau de mer, un secteur vital pour des millions d’habitants dans la région.

Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée dimanche par une attaque de drones iraniens ont affirmé les autorités, au lendemain d’accusations iraniennes d’une frappe similaire sur l’île de Qeshm, en Iran, qui aurait affecté l’approvisionnement en eau de 30 villages.

Ces frappes sont encore contenues mais « le premier qui ose s’attaquer à l’eau déclenche une guerre qui est bien plus faramineuse que celle qu’on a aujourd’hui », prévient Esther Crauser-Delbourg, économiste de l’eau, interrogée par l’AFP.

L’eau désalinisée, pourquoi c’est important?

Dans une région parmi les plus arides du monde et où la disponibilité de l’eau est dix fois inférieure à la moyenne mondiale selon la Banque mondiale, les usines de désalinisation ont un rôle vital pour l’économie et la consommation d’eau potable de ses millions d’habitants.

Environ 42% de la capacité mondiale de dessalement est présente au Moyen-Orient, montre une récente étude publiée dans la revue Nature. Aux Emirats arabes unis, 42% de l’eau potable provient de ces usines, 90% au Koweït, 86% à Oman et 70% en Arabie saoudite, détaille une note de l’Institut français des relations internationales (Ifri) de 2022.

« Là-bas, sans eau désalinisée, il n’y a rien », résume Esther Crauser-Delbourg. C’est particulièrement stratégique dans les grandes métropoles comme Dubaï et Ryad.

Déjà en 2010, une note d’analyse de la CIA affirmait que « la perturbation des installations de dessalement dans la plupart des pays arabes pourrait avoir des conséquences plus graves que la perte de toute autre industrie ou matière première ».

Et en 2008, le site Wikileaks révélait un câble diplomatique américain disant que « Ryad devrait évacuer dans un délai d’une semaine », dans le cas où l’usine de désalinisation de Jubail qui l’alimente, ou ses oléoducs, étaient « gravement endommagés ou détruits ».

Quelles menaces pèsent sur elles?

Outre des frappes rapportées ce week-end, ces usines sont vulnérables aux coupures du courant qui les alimente et à d’éventuelles contaminations de l’eau de mer, notamment de marées noires, affirment plusieurs connaisseurs à l’AFP.

« On a renforcé la sécurité d’accès, les contrôles dans le périmètre immédiat des usines », détaille auprès de l’AFP Philippe Bourdeaux, directeur de la zone déléguée Afrique/Moyen-Orient de l’entreprise française Veolia, qui alimente en eau désalinisée les régions de Mascate, Sour, et Salalah, à Oman, et de Jubail en Arabie saoudite.

« Les récents événements nous poussent bien sûr à être très attentifs. Nous suivons de très près la situation des installations », ajoute-t-il, précisant que « dans certains pays, les autorités ont mis des batteries de missiles autour des plus grosses usines, contre la menace drone ou missile ».

Pour les marées noires, les opérateurs disposent d’outils pour en diminuer les nuisances.

Quels sont les précédents?

Quelques attaques contre des usines de désalinisation se sont produites au cours des dix dernières années: le Yémen et l’Arabie saoudite se sont mutuellement attaqués, et Gaza a subi des frappes israéliennes, rapporte le groupe de réflexion californien Pacific Institute qui tient un registre des conflits liés à l’eau.

Avant 2016, il faut remonter à 1991 et la guerre du Golfe pour voir de telles attaques.

Quels effets en cas d’attaque?

Cela peut aller de perturbations ponctuelles à des conséquences beaucoup plus lourdes si cela dure.

« On va potentiellement voir des grandes villes en exode. Et puis des rationnements », imagine Esther Crauser-Delbourg, avec des effets en chaîne sur l’économie: tourisme, industrie, et centres de données, très consommateurs d’eau pour être rafraichis.

Des garde-fous existent, tempère Philippe Bourdeaux de Veolia: les usines de désalinisation sont souvent interconnectées, ce qui peut limiter les conséquences de l’arrêt d’une seule usine, détaille-t-il.

Il ajoute qu’elles ont en général plusieurs jours, de deux à sept, de consommation en réserve, de quoi contenir les pénuries tant que les pannes ne durent pas trop longtemps.

 

LNT avec Afp

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Liban: HRW accuse Israël d’utiliser « illégalement » du phosphore blanc https://lnt.ma/liban-hrw-accuse-israel-dutiliser-illegalement-du-phosphore-blanc/ Mon, 09 Mar 2026 09:55:22 +0000 https://lnt.ma/?p=543013 L’organisation Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi Israël d’avoir utilisé « illégalement » du phosphore blanc sur des zones résidentielles peuplées dans le sud du Liban mardi, juste après la reprise du conflit entre Israël et le mouvement du Hezbollah. « L’armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l’artillerie au-dessus d’habitations le […]

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L’organisation Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi Israël d’avoir utilisé « illégalement » du phosphore blanc sur des zones résidentielles peuplées dans le sud du Liban mardi, juste après la reprise du conflit entre Israël et le mouvement du Hezbollah.

« L’armée israélienne a illégalement utilisé des munitions au phosphore blanc tirées à l’artillerie au-dessus d’habitations le 3 mars 2026, dans la localité de Yohmor, dans le sud du Liban », affirme l’ONG dans un communiqué.

HRW dit avoir « vérifié et géolocalisé sept images montrant des munitions au phosphore blanc » qui ont explosé « au-dessus d’une zone résidentielle » et des agents de la Défense civile intervenant pour éteindre un incendie touchant des maisons, « qui a probablement été causé par des morceaux de feutre imprégnés de phosphore blanc ».

Dimanche, l’Agence nationale d’information (Ani, officielle) a par ailleurs accusé Israël d’avoir « ciblé Tal Nahas et Khiam (deux autres localités frontalières, ndlr) avec des tirs d’artillerie et des bombardements au phosphore ».

Cette substance qui s’enflamme au contact de l’oxygène peut être utilisée pour créer des écrans de fumée et éclairer les champs de bataille.

Mais elle peut également être utilisée comme arme incendiaire et provoquer des incendies, de graves brûlures, des lésions respiratoires, des défaillances d’organes et même la mort.

« L’utilisation illégale de phosphore blanc par l’armée israélienne sur des zones résidentielles est extrêmement alarmante et aura de graves conséquences pour les civils », a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur à Human Rights Watch, cité dans le communiqué.

« Israël devrait immédiatement arrêter cette pratique et les États qui fournissent des armes, y compris des munitions au phosphore blanc, devraient suspendre immédiatement l’aide militaire et les ventes d’armes » à ce pays, a-t-il ajouté.

Les autorités libanaises et HRW ont déjà accusé par le passé Israël d’avoir brûlé des régions boisées et des terres agricoles dans le sud en les bombardant au phosphore blanc.

Ces précédents, notamment en 2023 et 2024 dans des zones frontalières du sud du pays, « ont mis les civils en grave danger et contribué au déplacement de civils », selon HRW.

Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre régionale par une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël, entraînant des représailles israéliennes massives.

Depuis, l’armée israélienne a appelé à plusieurs reprises les habitants à évacuer immédiatement une vaste partie du sud du Liban, où vivent des centaines de milliers de civils.

En février, Beyrouth a également accusé Israël d’avoir pulvérise du glyphosate, un herbicide controversé, du côté libanais de la frontière, s’inquiétant des dégâts sur les terres agricoles et sur la population à long terme.

 

LNT avec Afp

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Washington menace d’intensifier les frappes contre l’Iran, Téhéran affirme qu’il ne « se rendra jamais » https://lnt.ma/washington-menace-dintensifier-les-frappes-contre-liran-teheran-affirme-quil-ne-se-rendra-jamais/ Sat, 07 Mar 2026 13:39:19 +0000 https://lnt.ma/?p=542955 La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran est entrée dans sa deuxième semaine et continue de s’étendre à plusieurs pays du Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a menacé d’accroître les frappes contre la République islamique, tandis que les autorités iraniennes affirment qu’aucune capitulation n’est envisageable malgré les bombardements en cours. Dans […]

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La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran est entrée dans sa deuxième semaine et continue de s’étendre à plusieurs pays du Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a menacé d’accroître les frappes contre la République islamique, tandis que les autorités iraniennes affirment qu’aucune capitulation n’est envisageable malgré les bombardements en cours.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a averti que l’Iran serait « frappé très durement », évoquant la possibilité d’étendre les opérations militaires à « des zones et des groupes de personnes qui n’avaient encore jamais été considérés comme des cibles ». Washington affirme que l’objectif de cette campagne est de détruire les capacités balistiques iraniennes et d’empêcher Téhéran d’acquérir l’arme nucléaire, une intention que les autorités iraniennes contestent.

De nouvelles frappes en Iran

Dans la nuit de vendredi à samedi, une nouvelle vague de raids israéliens a visé plusieurs sites en Iran. Parmi les cibles figurent notamment une académie militaire, un centre de commandement souterrain ainsi qu’un site de stockage de missiles. Des images montrent également d’importants incendies et des colonnes de fumée s’élevant de l’aéroport international Mehrabad à Téhéran, l’un des principaux aéroports de la capitale iranienne.

La ville d’Ispahan, située dans le centre du pays, a également été visée selon des sources israéliennes. Ces opérations s’inscrivent dans la campagne militaire lancée le 28 février par les États-Unis et Israël.

Selon les autorités iraniennes, près d’un millier de personnes auraient été tuées depuis le début du conflit. Le porte-parole du gouvernement a indiqué que les victimes incluraient environ 30 % d’enfants, un bilan que les sources indépendantes ne sont pas en mesure de vérifier.

Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a de son côté indiqué avoir frappé plus de 3.000 cibles depuis le déclenchement de l’opération baptisée « Fureur épique ». L’armée israélienne affirme également avoir mené des frappes contre plusieurs centaines d’objectifs militaires à travers l’Iran ces derniers jours.

L’Iran rejette toute capitulation

Face aux menaces américaines, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que l’Iran ne se rendrait pas. Dans un discours diffusé à la télévision d’État, il a déclaré que « les ennemis peuvent emporter dans leurs tombes leur souhait de voir le peuple iranien se rendre ».

Le chef de l’État iranien a toutefois présenté des excuses aux pays voisins du Golfe pour les attaques menées contre leurs territoires depuis le début du conflit. Il a assuré qu’aucune nouvelle frappe ne viserait ces pays, sauf si une attaque contre l’Iran était lancée depuis leur sol.

Parallèlement, la marine iranienne a annoncé avoir lancé une « vague massive d’attaques de drones » contre des bases américaines dans la région et avoir pris pour cible un pétrolier dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie que l’Iran a déclaré fermer.

Des tensions régionales croissantes

Les répercussions du conflit se font désormais sentir dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Dans les monarchies du Golfe, les autorités restent en état d’alerte face aux attaques de missiles et de drones attribuées à l’Iran.

Aux Émirats arabes unis, les autorités ont indiqué avoir intercepté quinze missiles et 119 drones. Des explosions ont également été entendues à Dubaï et à Manama, la capitale de Bahreïn. L’aéroport international de Dubaï, le plus fréquenté au monde pour le trafic international, a annoncé la reprise partielle de ses opérations après une brève suspension liée à une interception aérienne.

La Jordanie a pour sa part accusé l’Iran d’avoir visé certaines de ses installations stratégiques, tandis que l’Arabie saoudite a annoncé avoir détruit dans la nuit un missile balistique qui se dirigeait vers la base aérienne du prince Sultan, où sont stationnés des militaires américains. Le ministre saoudien de la Défense, Khaled ben Salmane, a appelé l’Iran à la « sagesse » et l’a mis en garde contre « toute erreur d’appréciation ».

Le Liban entraîné dans le conflit

Le Liban est également de plus en plus impliqué dans la confrontation régionale. Le Hezbollah, mouvement soutenu par Téhéran, a lancé plusieurs attaques contre Israël en réponse à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué lors des premières frappes israélo-américaines.

Israël a répliqué par des bombardements massifs contre des positions du Hezbollah. Selon les autorités libanaises, ces frappes ont fait au moins 226 morts et environ 800 blessés depuis le début de l’escalade. Près de 300.000 personnes ont également été contraintes de fuir leur domicile, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et dans la vallée de la Bekaa.

Dans la nuit de vendredi à samedi, une opération commando menée par l’armée israélienne dans l’est du Liban aurait fait au moins 41 morts, selon les autorités locales.

Face à cette situation, Israël a de nouveau appelé le Liban à désarmer le Hezbollah. Les autorités israéliennes ont averti que l’absence de mesures en ce sens pourrait conduire à des « mesures plus sévères ».

Des inquiétudes pour la stabilité régionale

Au-delà du Liban et du Golfe, le conflit commence également à avoir des répercussions dans d’autres zones sensibles. Une attaque de drones iraniens contre l’Azerbaïdjan, allié d’Israël, fait craindre une extension du conflit vers le Caucase.

Par ailleurs, les Gardiens de la Révolution iraniens ont indiqué avoir frappé des groupes kurdes iraniens dans le Kurdistan irakien, accusés de soutenir des activités séparatistes.

La multiplication des fronts militaires et les perturbations des flux énergétiques dans le détroit d’Ormuz contribuent déjà à faire grimper les cours du pétrole, alimentant les inquiétudes sur les conséquences économiques de ce conflit pour la région et pour l’économie mondiale.

LNT avec AFP

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École frappée en Iran : ce que l’on sait du bombardement de Minab https://lnt.ma/ecole-frappee-en-iran-ce-que-lon-sait-du-bombardement-de-minab/ Fri, 06 Mar 2026 11:07:24 +0000 https://lnt.ma/?p=542884 Une frappe meurtrière visant une école primaire dans le sud de l’Iran a suscité une vive polémique internationale et relancé les accusations autour de la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis. Les faits se sont déroulés le 28 février 2026 dans la ville de Minab, dans la province d’Hormozgan, près du détroit d’Ormuz.  […]

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Une frappe meurtrière visant une école primaire dans le sud de l’Iran a suscité une vive polémique internationale et relancé les accusations autour de la guerre opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis. Les faits se sont déroulés le 28 février 2026 dans la ville de Minab, dans la province d’Hormozgan, près du détroit d’Ormuz. 

Une école primaire touchée en pleine journée

Selon les autorités iraniennes et plusieurs enquêtes de médias internationaux, un missile a frappé l’école primaire pour filles Shajareh Tayyebeh entre 10 h et 10 h 45, alors que les élèves étaient en classe. 

Les bilans avancés par Téhéran évoquent entre 168 et 180 morts et environ 95 blessés, la majorité des victimes étant des écolières âgées de 7 à 12 ans, ainsi que des enseignants et du personnel scolaire. Ces chiffres n’ont toutefois pas été confirmés de manière indépendante par toutes les organisations internationales. 

Des accusations et des démentis

Le gouvernement iranien accuse les États-Unis et Israël d’être responsables de l’attaque et parle d’un crime de guerre visant des civils. 

De leur côté, les autorités américaines affirment ne pas cibler volontairement des infrastructures civiles et ont indiqué mener une enquête interne pour déterminer les circonstances de la frappe. 

Une tragédie devenue symbole du conflit

L’attaque contre l’école de Minab est considérée comme l’un des épisodes les plus meurtriers pour les civils depuis le début des bombardements dans la guerre actuelle entre l’Iran et ses adversaires. 

Des images diffusées par les médias iraniens montrent des salles de classe détruites, des sacs d’écoliers sous les décombres et des funérailles rassemblant des milliers de personnes dans la ville. 

Une enquête internationale réclamée

Face à l’ampleur de la tragédie, plusieurs organisations internationales et humanitaires ont appelé à une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités et de déterminer si le droit international humanitaire a été violé. 

Alors que les hostilités se poursuivent dans la région, cet événement illustre les risques croissants pour les populations civiles dans un conflit dont les conséquences dépassent désormais largement les frontières iraniennes.

 

LNT

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Liban: Israël pilonne la banlieue sud de Beyrouth, qui alerte sur « une catastrophe humanitaire » https://lnt.ma/liban-israel-pilonne-la-banlieue-sud-de-beyrouth-qui-alerte-sur-une-catastrophe-humanitaire/ Fri, 06 Mar 2026 11:06:57 +0000 https://lnt.ma/?p=542890 L’aviation israélienne a mené de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, dans un contexte d’escalade militaire régionale impliquant l’Iran, Israël et leurs alliés. Les bombardements ont également visé Saïda, principale ville du sud du Liban.  Selon les autorités libanaises, ces attaques ont provoqué d’importants dégâts matériels et de nouveaux déplacements […]

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L’aviation israélienne a mené de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, dans un contexte d’escalade militaire régionale impliquant l’Iran, Israël et leurs alliés. Les bombardements ont également visé Saïda, principale ville du sud du Liban. 

Selon les autorités libanaises, ces attaques ont provoqué d’importants dégâts matériels et de nouveaux déplacements de population, alors que des immeubles ont été détruits et plusieurs quartiers fortement endommagés. Des images diffusées par les médias montrent des rues jonchées de débris et des bâtiments effondrés dans la banlieue sud de la capitale. 

Le Premier ministre libanais a mis en garde contre « une catastrophe humanitaire », estimant que les frappes israéliennes entraînent un déplacement massif d’habitants et aggravent une situation déjà fragile dans le pays. 

Depuis l’extension du conflit au Liban au début de la semaine, au moins 123 personnes ont été tuées et plus de 680 blessées, selon le ministère libanais de la Santé. Les combats ont également poussé des milliers de civils à fuir certaines zones visées. 

De son côté, l’armée israélienne affirme cibler des infrastructures et positions du Hezbollah, mouvement libanais allié de l’Iran, qui a revendiqué plusieurs attaques contre le nord d’Israël ces derniers jours. 

Face à l’intensification des bombardements, Israël a également appelé les habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud de Beyrouth à évacuer leurs domiciles, une mesure qui concerne des zones où vivent plusieurs centaines de milliers de personnes. 

Cette nouvelle escalade fait craindre une extension du conflit à l’ensemble du Liban, alors que la communauté internationale appelle à la désescalade pour éviter une aggravation de la crise humanitaire dans le pays.

 

LNT

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Le pétrole monte, au plus haut depuis plus d’un an et demi https://lnt.ma/le-petrole-monte-au-plus-haut-depuis-plus-dun-an-et-demi/ Fri, 06 Mar 2026 11:05:16 +0000 https://lnt.ma/?p=542881 Les cours du pétrole sont en hausse vendredi, avec une offre réduite à cause de la guerre au Moyen-Orient qui paralyse les flux d’hydrocarbures en provenance du Golfe et fait peser des risques sur les infrastructures énergétiques de la région. Vers 11H10 GMT (12H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer […]

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Les cours du pétrole sont en hausse vendredi, avec une offre réduite à cause de la guerre au Moyen-Orient qui paralyse les flux d’hydrocarbures en provenance du Golfe et fait peser des risques sur les infrastructures énergétiques de la région.

Vers 11H10 GMT (12H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 2,73% à 87,74 dollars, au plus haut depuis plus d’un an et demi.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, gagnait 4,62% à 84,75 dollars. La hausse plus prononcée du baril américain est liée a « un effet différé » de la hausse des prix qui avait touchée plus rapidement le Brent, selon Ole R. Hvalbye de SEB.

Les autorités kurdes irakiennes ont annoncé vendredi que la production d’un champ pétrolier exploité par la société américaine HKN Energy a été interrompue après une attaque.

« Chaque jour qui passe sans reprise des flux conduit le marché pétrolier à réévaluer à la hausse le volume d’offre perdu », expliquent les analystes d’ING.

Le blocage du détroit d’Ormuz, par où transite environ 20% de la production mondiale d’or noir, cause des problèmes d’approvisionnement des marchés mondiaux et pourrait limiter la production de la région car les capacités de stockage sont limitées.

« Si la situation ne se résout pas rapidement, nous assisterons bientôt à une rationalisation de la production de pétrole brut et à une nouvelle réduction de l’activité des raffineries, en particulier en Asie et au Moyen-Orient », prévient Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler.

La paralysie dans cette zone fait suite au contrôle « total » revendiqué par les Gardiens de la Révolution iraniens du détroit d’Ormuz.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont en mesure de contourner partiellement le détroit, mais « même avec ces options de contournement, environ 8,7 millions de barils par jour », sont bloqués, explique M. Falakshahi.

Certains pays asiatiques particulièrement sensibles aux importations énergétiques en provenance du Moyen-Orient ont déjà pris des mesures.

La Chine a demandé à ses principaux raffineurs de suspendre leurs exportations de gazole et d’essence, selon l’agence Bloomberg.

Et le gouvernement américain a autorisé jeudi, et pour un mois, la livraison de pétrole russe sous sanction vers l’Inde, alors que le conflit au Moyen-Orient touche directement les approvisionnements de New Delhi.

Les produits raffinés « tels que le diesel et le kérosène ont connu une augmentation de prix bien plus importante » que le brut jusqu’à présent, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

 

LNT avec Afp

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L’Indonésie va interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans https://lnt.ma/lindonesie-va-interdire-lacces-aux-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moins-de-16-ans/ Fri, 06 Mar 2026 11:04:04 +0000 https://lnt.ma/?p=542893 L’Indonésie a annoncé vendredi l’interdiction à compter du 28 mars de l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans, invoquant les menaces de la pornographie, du cyberharcèlement, de la fraude en ligne et de la dépendance à internet. « Les comptes appartenant à des enfants de moins de 16 ans sur les plateformes […]

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L’Indonésie a annoncé vendredi l’interdiction à compter du 28 mars de l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans, invoquant les menaces de la pornographie, du cyberharcèlement, de la fraude en ligne et de la dépendance à internet.

« Les comptes appartenant à des enfants de moins de 16 ans sur les plateformes à haut risque commenceront à être désactivés, à commencer par YouTube, TikTok, Facebook, Instagram, Threads, X, Bigo Live et Roblox », a déclaré la ministre des Communications, Meutya Hafid, dans un communiqué.

Le gouvernement intervient « pour que les parents n’aient plus à lutter seuls contre les géants des algorithmes », a-t-elle ajouté, précisant que la mesure serait mise en oeuvre à partir du 28 mars.

L’interdiction sera mise en place par étapes « jusqu’à ce que toutes les plateformes remplissent leurs obligations de conformité », a encore indiqué la ministre.

Sollicités par l’AFP, TikTok Indonésie et Google Indonésie n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires.

L’Australie, en décembre, a ordonné aux TikTok, YouTube et autres Snapchat de supprimer les comptes des mineurs de moins de 16 ans, tandis que les députés français ont voté un projet de loi mettant en place une interdiction à tous ceux de moins de 15 ans.

Le Danemark, la Grèce et l’Espagne font également pression au niveau de l’Union européenne (UE) pour une action similaire.

Un comité d’experts a été lancé cette semaine par l’UE, inauguré par la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen. Ce comité va se pencher sur l’opportunité d’interdire ou non les réseaux sociaux aux mineurs.

L’Inde de son côté a confirmé récemment qu’elle envisageait la même restriction pour protéger les mineurs des abus en ligne.

La ministre indonésienne a ajouté que le gouvernement de Jakarta comprenait que la nouvelle réglementation « pourrait causer quelques désagréments initiaux » aux utilisateurs en Indonésie, mais « nous pensons qu’il s’agit de la meilleure mesure (…) à prendre en cette période d’urgence numérique ».

« Nous prenons cette mesure pour reprendre le contrôle de l’avenir de nos enfants. Nous voulons que la technologie humanise les êtres humains et non qu’elle sacrifie nos enfants », a encore indiqué Mme Meutya.

 

LNT avec Afp

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L’Iran accuse Israël et les États-Unis de cibler « délibérément » des zones civiles https://lnt.ma/liran-accuse-israel-et-les-etats-unis-de-cibler-deliberement-des-zones-civiles/ Thu, 05 Mar 2026 10:30:13 +0000 https://lnt.ma/?p=542788 L’Iran a accusé les États-Unis et Israël de cibler « délibérément » des zones civiles dans le cadre du conflit militaire en cours entre les trois pays, dénonçant des frappes qui auraient touché des infrastructures non militaires, dont des écoles, des hôpitaux et des quartiers résidentiels.  Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl […]

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L’Iran a accusé les États-Unis et Israël de cibler « délibérément » des zones civiles dans le cadre du conflit militaire en cours entre les trois pays, dénonçant des frappes qui auraient touché des infrastructures non militaires, dont des écoles, des hôpitaux et des quartiers résidentiels. 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, a affirmé que plusieurs sites civils avaient été visés à travers le pays. Selon Téhéran, ces frappes auraient touché notamment des établissements scolaires, des hôpitaux et des zones habitées dans différentes villes iraniennes. 

Les autorités iraniennes ont également évoqué une attaque contre une école dans la ville de Minab, dans le sud du pays, qui aurait fait de nombreuses victimes parmi les élèves et le personnel selon les médias d’État iraniens. Ces informations n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante par toutes les sources internationales. 

L’ambassadeur iranien auprès des Nations unies a saisi le Conseil de sécurité, affirmant que ces frappes constituaient des violations du droit international humanitaire et appelant à une protection accrue des civils. 

De leur côté, les responsables américains ont déclaré que leurs opérations visaient des objectifs militaires liés aux capacités stratégiques iraniennes, tandis que des responsables israéliens ont indiqué examiner les informations concernant certains incidents signalés. 

Ces accusations interviennent dans un contexte d’escalade rapide du conflit, déclenché par des frappes coordonnées des États-Unis et d’Israël contre des cibles en Iran fin février, auxquelles Téhéran a répondu par des tirs de missiles et de drones visant des intérêts américains et israéliens dans la région. 

Alors que les combats se poursuivent, plusieurs organisations internationales et humanitaires appellent à la protection des populations civiles et à une désescalade du conflit, qui continue de faire craindre un élargissement de la crise au Moyen-Orient.

 

LNT

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Le pétrole monte avec des craintes de pénurie à l’horizon sur les produits raffinés https://lnt.ma/le-petrole-monte-avec-des-craintes-de-penurie-a-lhorizon-sur-les-produits-raffines/ Thu, 05 Mar 2026 10:29:13 +0000 https://lnt.ma/?p=542794 Les cours du pétrole sont en hausse jeudi au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, du fait de flux pétroliers toujours réduits par la paralysie du détroit d’Ormuz et des premières restrictions sur l’échange de produits pétroliers. Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, […]

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Les cours du pétrole sont en hausse jeudi au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, du fait de flux pétroliers toujours réduits par la paralysie du détroit d’Ormuz et des premières restrictions sur l’échange de produits pétroliers.

Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 1,50% à 82,62 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 2,04% à 76,18 dollars.

La paralysie du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole et près de 20% du gaz naturel liquéfié (GNL), continue d’inquiéter les marchés et d’être un facteur de hausse des cours.

Les Gardiens de la Révolution ont affirmé jeudi qu’un missile iranien avait touché un pétrolier américain dans le Golfe.

Un pétrolier ancré au large du Koweït a subi une « forte explosion » et perd des hydrocarbures après qu’une de ses cuves a été endommagée, a indiqué jeudi l’agence de sécurité maritime britannique UKTMO.

Face à ces perturbations et aux risques qui pèsent sur les infrastructures pétrolières de la région, « les pays privilégient de plus en plus leur propre approvisionnement intérieur, alors que les produits raffinés – en particulier le kérosène, le gasoil et le diesel – ont augmenté bien davantage que le Brent », souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

La Chine, craignant des pénuries, a demandé à ses principaux raffineurs de suspendre leurs exportations de gazole et d’essence, selon l’agence Bloomberg.

Pékin étant un important producteur de produits raffinés, cela pourrait accroître l’écart entre le brut et les produits dérivés du pétrole, notamment ceux des prix à la pompe.

Et « l’Union européenne est particulièrement touchée, car environ 30% des importations de gasoil et de diesel avant la guerre provenaient du Moyen-Orient », explique M. Rasmussen, avec une dépendance accrue après l’interdiction par les Européens des produits dérivés du brut russe « qui a de facto exclu les raffineries indiennes et chinoises ».

Le cours du gaz européen continue de se montrer particulièrement volatil, le TTF néerlandais, considéré comme la référence sur le Vieux Continent s’échangeait en hausse jeudi à 50,300 euros le mégawattheure, loin des 32 euros de vendredi dernier avant le début du conflit.

 

LNT avec Afp

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