Amériques - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/amerique/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 13 Feb 2026 11:35:30 +0000 fr-FR hourly 1 Cuba: l’ONU se dit « extrêmement inquiète » face à l’aggravation de la crise socio-économique https://lnt.ma/cuba-lonu-se-dit-extremement-inquiete-face-a-laggravation-de-la-crise-socio-economique/ Fri, 13 Feb 2026 09:00:20 +0000 https://lnt.ma/?p=541613 Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est dit vendredi « extrêmement inquiet » face à l’aggravation de la situation socio-économique à Cuba, en proie à une très grave crise énergétique sous la pression des Etats-Unis. « Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, réitère son appel à tous les États pour qu’ils […]

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Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme s’est dit vendredi « extrêmement inquiet » face à l’aggravation de la situation socio-économique à Cuba, en proie à une très grave crise énergétique sous la pression des Etats-Unis.

« Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, réitère son appel à tous les États pour qu’ils lèvent les mesures sectorielles unilatérales, compte tenu de leurs répercussions importantes et indiscriminées sur la population », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Marta Hurtado, lors d’un point de presse à Genève.

« Des objectifs politiques ne sauraient justifier des actions qui, en elles-mêmes, violent les droits humains », a-t-elle ajouté.

Le Haut-Commissariat souligne également que les sanctions sectorielles engendrent des difficultés économiques et affaiblissent la capacité de l’État à remplir ses responsabilités fondamentales. « Cela accroît le risque de troubles sociaux à Cuba », a relevé Mme Hurtado.

Le pays communiste de 9,6 millions d’habitants est très vulnérable depuis la fin de l’approvisionnement en or noir par le Venezuela, sous la pression américaine, et les menaces de Washington de frapper de droits de douane tout pays lui vendant du pétrole.

« Nous sommes extrêmement inquiets de l’aggravation de la crise socio-économique à Cuba, dans un contexte d’embargo financier et commercial qui dure depuis des décennies, de phénomènes météorologiques extrêmes et des récentes mesures américaines restreignant les livraisons de pétrole », a indiqué Mme Hurtado.

Cette situation, a-t-elle fait valoir « a des répercussions de plus en plus graves sur les droits humains de la population cubaine ».

Cet avertissement de l’ONU intervient au lendemain de l’arrivée à Cuba d’une aide humanitaire promise par le Mexique. D’autres pays, dont la Russie, ont fait part de leur intention d’envoyer de l’aide à l’île.

« Étant donné la dépendance des systèmes de santé, d’alimentation et d’approvisionnement en eau aux combustibles fossiles importés, la pénurie actuelle de pétrole met en péril la disponibilité des services essentiels » à Cuba, a souligné Mme Hurtado.

« L’accès aux biens et services essentiels, y compris à l’alimentation, à l’eau, aux médicaments, ainsi qu’à un approvisionnement suffisant en carburant et en électricité, doit toujours être garanti, car ils sont fondamentaux (…) pour le droit à la vie et la possibilité de jouir de nombreux autres droits », a-t-elle insisté.

La Havane accuse le président américain Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île, où des mesures d’urgence, telles que le rationnement de l’essence, la semaine de quatre jours dans les administrations, le télétravail ou encore les cours universitaires à distance, sont en vigueur depuis lundi.

La pénurie de carburant a également conduit les autorités sanitaires du pays à réduire le personnel présent dans les hôpitaux et suspendre les opérations chirurgicales non essentielles.

 

LNT avec Afp

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Venezuela: des milliers de partisans de Maduro dans la rue pour réclamer son retour https://lnt.ma/venezuela-des-milliers-de-partisans-de-maduro-dans-la-rue-pour-reclamer-son-retour/ Wed, 04 Feb 2026 09:23:42 +0000 https://lnt.ma/?p=540966 Des milliers de partisans du pouvoir ont manifesté mardi à Caracas pour réclamer le retour de l’ex-président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé par les États-Unis le 3 janvier. La mobilisation, organisée par le pouvoir, a rassemblé des militants du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), scandant des slogans en faveur de l’ancien chef de l’État et […]

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Des milliers de partisans du pouvoir ont manifesté mardi à Caracas pour réclamer le retour de l’ex-président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé par les États-Unis le 3 janvier. La mobilisation, organisée par le pouvoir, a rassemblé des militants du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), scandant des slogans en faveur de l’ancien chef de l’État et brandissant son portrait.

Dans ce contexte de tensions politiques, la présidente par intérim Delcy Rodriguez a indiqué travailler à l’élaboration d’une loi d’amnistie générale, annoncée vendredi sous pression américaine, visant à favoriser une « réconciliation nationale ». L’opposition appelle à une adoption rapide du texte, qu’elle estime nécessaire pour apaiser le climat politique et ouvrir la voie à un règlement démocratique de la crise.

Mme Rodriguez a également annoncé la libération progressive de détenus politiques, la fermeture de la prison de l’Hélicoïde et des réformes judiciaires et économiques, notamment l’ouverture de secteurs stratégiques au privé. L’armée a réaffirmé son soutien aux autorités de transition et à leurs efforts en faveur de l’unité nationale.

Parallèlement, des étudiants et des familles de prisonniers politiques ont manifesté à l’Université centrale du Venezuela pour réclamer l’adoption rapide de la loi d’amnistie. Les protestations restent toutefois limitées, après la répression des manifestations de 2024 consécutives à la réélection contestée de Nicolas Maduro.

 

LNT avec Afp

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L’ex-président philippin Duterte interrogé le 23 février par la Cour pénale internationale https://lnt.ma/lex-president-philippin-duterte-interroge-le-23-fevrier-par-la-cour-penale-internationale/ Tue, 27 Jan 2026 13:28:19 +0000 https://lnt.ma/?p=540573 L’ancien président philippin, Rodrigo Duterte, accusé de crimes contre l’humanité lors de sa guerre contre les consommateurs et trafiquants de drogue, sera interrogé le 23 février par la Cour pénale internationale (CPI) qui a rejeté les arguments selon lesquels l’octogénaire n’était pas apte à comparaître. Président des Philippines de 2016 à 2022, M. Duterte, âgé […]

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L’ancien président philippin, Rodrigo Duterte, accusé de crimes contre l’humanité lors de sa guerre contre les consommateurs et trafiquants de drogue, sera interrogé le 23 février par la Cour pénale internationale (CPI) qui a rejeté les arguments selon lesquels l’octogénaire n’était pas apte à comparaître.

Président des Philippines de 2016 à 2022, M. Duterte, âgé aujourd’hui de 80 ans, comparaîtra pour une audience dite de « confirmation des charges » qui doit permettre aux juges de décider si les arguments à charge contre lui sont suffisamment forts pour justifier un procès.

« Compte tenu des principes juridiques pertinents, de l’évaluation médicale réalisée par des experts indépendants (…) et de l’ensemble des circonstances de l’affaire, la Chambre a estimé que M. Duterte était effectivement en mesure d’exercer ses droits », a précisé la cour dans un communiqué. Par conséquent, ajoute la CPI, il est « apte à participer aux procédures préliminaires ».

Les procureurs de la CPI ont inculpé M. Duterte de trois chefs d’accusation pour crimes contre l’humanité, lui reprochant d’être impliqué dans au moins 76 meurtres liés à sa « guerre contre la drogue » qui aurait fait des milliers de victimes.

Le premier chef concerne sa prétendue participation, en tant que coauteur, à 19 meurtres commis de 2013 à 2016, lorsqu’il était maire de Davao, l’une des principales villes des Philippines, dans le sud de l’archipel.

Le deuxième chef se rapporte à 14 meurtres de prétendues « cibles de haute valeur » en 2016 et 2017, lorsque M. Duterte était président.

Le troisième chef porte sur 43 meurtres commis lors d’opérations de « nettoyage » visant des consommateurs ou revendeurs de drogue présumés.

Selon l’accusation, ces faits se sont déroulés à travers les Philippines de 2016 à 2018.

– « Pas convaincus » –

M. Duterte a été arrêté à Manille le 11 mars 2025, transporté par avion vers les Pays-Bas dans la nuit même et est détenu depuis à la prison de Scheveningen, à La Haye.

Il a suivi son audience initiale par liaison vidéo, apparaissant hagard et frêle, et parlant à peine.

En octobre, la cour avait déjà rejeté une demande de mise en liberté présentée par la défense, estimant qu’il présentait un risque de fuite et qu’il pourrait être en position d’influencer des témoins s’il était libéré.

Les défenseurs de M. Duterte avaient indiqué que la mémoire à court terme de l’ancien dirigeant était « manifestement affectée » au point qu’il ne pouvait « retenir des informations que pendant une brève période ».

Les avocats de l’ex-président affirmaient qu’il lui était impossible de suivre une audience équitablement et de leur donner des instructions efficaces. Des arguments qui n’ont « pas convaincu » les juges.

L’un de ses avocats, Nicholas Kaufman, a déclaré à l’AFP que la défense « demanderait l’autorisation de faire appel de cette décision au motif que M. Duterte a été privé du droit à une procédure régulière ».

« La défense est déçue de se voir refuser, contrairement aux usages, la possibilité de présenter ses propres éléments médicaux », a ajouté M. Kaufman.

L’équipe de défense est également déçue de n’avoir pu « même contester (…) les conclusions contradictoires d’un panel de professionnels de santé désignés par les juges », a poursuivi l’avocat.

L’audience prochaine de M. Duterte intervient à un moment où la CPI est dépourvue de procureur en chef, Karim Khan s’étant mis en retrait en raison d’une enquête pour agression sexuelle ouverte à son encontre.

En octobre, la Cour pénale internationale a récusé M. Khan dans le dossier Duterte, donnant satisfaction à la défense qui avait fait valoir que celui-ci avait représenté comme avocat des victimes présumées de M. Duterte avant de prendre ses fonctions de procureur général à la CPI.

 

LNT avec Afp

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Venezuela: l’onde de choc de l’attaque américaine laisse une population « terrifiée » https://lnt.ma/venezuela-londe-de-choc-de-lattaque-americaine-laisse-une-population-terrifiee/ Tue, 27 Jan 2026 10:12:26 +0000 https://lnt.ma/?p=540564 Maria dit ne plus dormir depuis l’attaque américaine du 3 janvier menant à la capture de Nicolas Maduro. Elle était aux premières loges, vivant à quelque 500m de Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, où était réfugié le président déchu et sur lequel est tombé un déluge de projectiles. Comme beaucoup de […]

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Maria dit ne plus dormir depuis l’attaque américaine du 3 janvier menant à la capture de Nicolas Maduro. Elle était aux premières loges, vivant à quelque 500m de Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, où était réfugié le président déchu et sur lequel est tombé un déluge de projectiles.

Comme beaucoup de Vénézuéliens, elle est traumatisée par l’attaque surprise survenue en pleine nuit. Hantée par les déflagrations, elle doit prendre des somnifères.

Elle évoque la fumée orangée s’élevant de Fuerte Tiuna, la lumière jaune qui a empli son appartement, les secousses de son lit, le tremblement des fenêtres. Son fils adolescent agrippé à elle. Les cris déchirants de voisins dans les couloirs de son immeuble…

« Les choses qui se sont passées ce jour-là, je ne veux plus les revivre. Je suis très sensible », raconte Maria, la cinquantaine, sous couvert de l’anonymat et dont le prénom a été changé.

« Même en prenant des médicaments, je sursaute à chaque camion qui passe, à chaque klaxon qui retentit », confie-t-elle. « Je me sens en insécurité, honteuse, en colère, je ressens beaucoup de choses, mais surtout j’ai peur. »

« Je suis terrifiée à l’idée que mon fils sorte et qu’il arrive quelque chose », ajoute-t-elle, sans prononcer le mot bombardement.

La peur est omniprésente au Venezuela, où la population traverse des années de répression politique. L’Etat d’urgence décrété juste après l’attaque permet d’arrêter toute personne soutenant l’incursion américaine, imposant un silence généralisé qui contraste avec les manifestations massives de la diaspora.

« Et le dommage psychologique, qui te le répare ? », s’interroge Maria, disant essayer de « recoller les morceaux ».

Les troubles du sommeil et les pensées négatives récurrentes révèlent un stress post-traumatique dû à une « peur intense », explique la psychologue Yorelis Acosta.

Les Vénézuéliens, souligne-t-elle, « sont vraiment dans un état d’alerte important » après que Donald Trump a fait bombarder la capitale et les zones alentour, avec un bilan avoisinant la centaine de morts.

Le président américain a, de plus, évoqué de nouvelles attaques si nécessaire.

– « Avancer » –

Lucia était elle dans un des complexes résidentiels du Fort, énorme enclave militaire dans le sud-est de Caracas. Elle a vu les hélicoptères et les flammes de près.

« Je sais désormais qu’un bombardement peut survenir, que cela dépend de qui en a l’envie », dit-elle. Elle a désormais pris toutes les précautions. A présent, des vêtements de rechange pendent à sa porte et, dans son dressing, des sacs remplis de conserves, bouteilles d’eau, masques, compresses, sérum physiologique…

« Il me manque encore des lampes torches et des biscuits », souligne-t-elle, affirmant vouloir « contrôler » ce qu’elle peut et ne pas être démunie en cas de nouvelle attaque.

« Je ne peux pas mettre ma vie en veille sous prétexte que la peur l’emporte. Il faut avancer », assure Lucia, mère de deux enfants, qui refuse l’idée d’une thérapie.

La santé mentale est un tabou et un luxe dans ce pays en crise permanente. Dès le 3 janvier, la Fédération des psychologues du Venezuela a étendu les horaires de sa ligne d’assistance gratuite.

Depuis, les téléphones n’arrêtent pas de sonner. La moitié des appels sont dus à des « symptômes liés à l’anxiété, des attaques de panique, où la personne se trouve très perturbée, angoissée », explique la psychologue Paola Hernandez, coordinatrice de la ligne.

Lydia montre sur son téléphone une photo qui circule sur les réseaux sociaux et parue notamment dans le magazine Time : une fumée grise et orangée s’élève depuis Fuerte Tiuna, vue depuis le quartier populaire voisin et ses habitations précaires de briques et de toits en tôle.

Elle l’efface sans tarder : « Je ne peux pas me balader avec ça, imagine s’ils me trouvent avec ça dans la rue », dit-elle avec crainte.

Des ONG comme Espacio Publico signalent des fouilles de téléphones sans mandat aux barrages de police de Caracas et d’autres villes. Les autorités traquent avec des programmes des mots comme « bombardement », « Trump » et « Maduro » sur les plateformes de messagerie et fouillent les galeries photos.

« Cette normalité, ce silence que nous observons dans la rue, comme si rien ne s’était passé, est pour moi lié à un désespoir acquis, à la peur » de « subir » des représailles des forces de sécurité, souligne la psychologue Yorelis Acosta.

Plus de 700 personnes sont détenues pour des raisons politiques, selon le décompte de Foro Penal, et des dizaines ont été arrêtées en raison de messages sur les réseaux critiques envers le gouvernement.

La peur est toujours là. Dans la rue ou chez elle, insiste Maria. Elle ne trouve pas le calme après le bombardement. « Il faut prier beaucoup Dieu pour qu’on ne revive pas ça », dit-elle la gorge nouée. « La seule chose qu’on a, c’est le présent ».

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Les Etats-Unis se retirent « officiellement » de l’OMS https://lnt.ma/les-etats-unis-se-retirent-officiellement-de-loms/ Sat, 24 Jan 2026 10:47:17 +0000 https://lnt.ma/?p=540497 Les Etats-Unis ont annoncé « officiellement » leur retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une mesure qui intervient, selon Washington, en réponse aux « échecs de l’OMS durant la pandémie de COVID-19 » et vise à « réparer les préjudices que ces défaillances ont infligés au peuple américain ». A travers cette décision, les Etats-Unis se disent désormais affranchis […]

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Les Etats-Unis ont annoncé « officiellement » leur retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une mesure qui intervient, selon Washington, en réponse aux « échecs de l’OMS durant la pandémie de COVID-19 » et vise à « réparer les préjudices que ces défaillances ont infligés au peuple américain ».

A travers cette décision, les Etats-Unis se disent désormais affranchis des « contraintes » de l’OMS, « comme le président Trump l’avait promis dès le premier jour de son (second) mandat en signant le décret présidentiel 14155 », indique un communiqué conjoint du Secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et du ministre de la santé, Robert F. Kennedy Jr.

Et d’ajouter que, à l’instar de plusieurs organisations internationales, « l’OMS a abandonné sa mission fondamentale et a agi à plusieurs reprises contre les intérêts des États-Unis ».

« Bien que les États-Unis aient été l’un des membres fondateurs et le plus grand contributeur financier de l’OMS, l’organisation a poursuivi un programme politisé et bureaucratique dicté par des nations hostiles aux intérêts américains », estime Washington.

Le texte précise, en outre, que « l’OMS a entravé le partage rapide et précis d’informations cruciales qui auraient pu sauver des vies américaines, puis a dissimulé ces échecs sous prétexte d’agir dans l’intérêt de la santé publique ».

« À l’avenir, l’engagement des États-Unis auprès de l’OMS se limitera strictement à la mise en œuvre de notre retrait et à la protection de la santé et de la sécurité du peuple américain », lit-on encore dans le communiqué.

Le gouvernement américain a également fait savoir que « tout financement et toute participation américaine aux initiatives de l’OMS ont cessé », ajoutant que les États-Unis « continueront à montrer la voie au monde en matière de santé publique, en sauvant des millions de vies et en protégeant les Américains sur leur territoire en empêchant les menaces de maladies infectieuses d’atteindre nos côtes, tout en faisant progresser la sécurité sanitaire mondiale grâce à des partenariats directs, bilatéraux et axés sur les résultats ».

« Nous continuerons à travailler avec les pays et les institutions sanitaires de confiance pour partager les meilleures pratiques, renforcer la préparation et protéger nos communautés grâce à un modèle plus ciblé, plus transparent et plus efficace qui donne des résultats concrets ».

LNT avec MAP

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TikTok aux Etats-Unis passe sous contrôle américain https://lnt.ma/tiktok-aux-etats-unis-passe-sous-controle-americain/ Sat, 24 Jan 2026 10:44:41 +0000 https://lnt.ma/?p=540495 Après une longue saga politique, TikTok a mis en place une coentreprise à majorité américaine pour poursuivre ses activités aux États-Unis malgré ses liens avec sa maison mère chinoise. Voici les conséquences potentielles de cet accord : Quel impact pour les utilisateurs ? On ignore encore si les 200 millions d’utilisateurs aux États-Unis remarqueront un […]

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Après une longue saga politique, TikTok a mis en place une coentreprise à majorité américaine pour poursuivre ses activités aux États-Unis malgré ses liens avec sa maison mère chinoise. Voici les conséquences potentielles de cet accord :

Quel impact pour les utilisateurs ?

On ignore encore si les 200 millions d’utilisateurs aux États-Unis remarqueront un changement. Les utilisateurs n’ont pas eu besoin de télécharger une nouvelle application, bien qu’ils aient été invités à accepter de nouvelles conditions d’utilisation sur leur localisation et l’usage de leurs données.

Au coeur du conflit originel se trouve le puissant algorithme de TikTok, dont les législateurs américains craignaient qu’il ne soit utilisé comme une arme de collecte de données ou de propagande par le gouvernement chinois.

Les nouveaux propriétaires ont promis de « réentraîner » la formule secrète qui fait tourner l’application, mais l’impact sur l’expérience utilisateur reste inconnu.

TikTok assure que les utilisateurs américains vivront toujours une « expérience TikTok mondiale », ce qui signifie que les créateurs américains pourront toujours être découverts à l’international et que les entreprises pourront opérer partout dans le monde.

Cependant, cet algorithme spécifique aux États-Unis soulève des interrogations.

« Des questions subsistent sur la manière dont cette nouvelle entité interagira avec les autres versions de TikTok dans le monde », explique Jennifer Huddleston, de l’Institut CATO à Washington.

Elle s’interroge également sur « l’ampleur de l’influence que le gouvernement américain pourrait exercer sur l’algorithme et sur les préoccupations relatives à la liberté d’expression que l’arrangement pourrait susciter ».

Un des principaux investisseurs de la nouvelle entité est le multimilliardaire Larry Ellison, un proche du président Donald Trump, qui finance également la récente prise de contrôle de Paramount par son fils David et l’offre de rachat de Warner Bros. Ce qui donnerait à la famille un pouvoir sans précédent sur les médias américains.

Les influenceurs surveillent la situation de près, car leur popularité et leurs revenus dépendent des mystérieux rouages de l’algorithme. Certains ont déjà migré vers d’autres plateformes, frustrés ou anxieux face aux turbulences politiques.

Quel impact pour TikTok ?

Avant l’entrée en fonction de Donald Trump, le sort de TikTok aux États-Unis semblait pourtant scellé dans le marbre d’une loi du Congrès.

L’application avait même été brièvement désactivée dans le pays, son plus grand marché, après avoir épuisé les recours judiciaires. Jusqu’à ce que Donald Trump finisse par lui venir en aide.

« TikTok reste incroyablement populaire aux États-Unis, mais fait face à une concurrence plus forte que jamais, particulièrement de la part d’Instagram », souligne Minda Smiley, analyste chez Emarketer.

L’algorithme qui a enflammé le monde il y a cinq ans n’est plus unique. Instagram Reels et YouTube Shorts proposent désormais des expériences similaires de défilement infini de vidéos courtes, captant l’attention et attirant les annonceurs à une échelle comparable.

Selon Emarketer, bien que les utilisateurs américains restent plus longtemps en moyenne sur TikTok que sur d’autres réseaux, ce temps diminue chaque année, signe que l’application peine à les retenir.

Quel impact pour la sécurité nationale ?

La cession a peut-être satisfait l’administration Trump, reste à voir si elle satisfera les élus qui ont voté la loi l’exigeant, prévient Andrew Selepak, professeur de médias à l’Université de Floride.

« L’accord TikTok n’a amélioré la confidentialité d’absolument personne et n’a rien fait pour renforcer la sécurité nationale », dénonce Kate Ruane, du Center for Democracy & Technology à Washington.

La maison mère chinoise ByteDance détient désormais un peu moins de 20 % de la coentreprise américaine, nommée « TikTok USDS Joint Venture LLC », le reste étant réparti entre plusieurs sociétés majoritairement américaines.

Le nouveau montage prévoit que des fonctions clés comme le commerce en ligne et le marketing aux Etats-Unis resteront sous le contrôle seul de ByteDance, ce qui pourrait s’avérer problématique.

« Je ne vois pas comment vous pouvez faire du commerce en ligne sans collecter des données des utilisateurs américains », s’interroge Andrew Selepak.

John Moolenaar, le président républicain de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, a promis d’exercer une surveillance étroite, signalant de potentielles difficultés à venir.

Pour Carl Tobias, de la faculté de droit de l’Université de Richmond, « il semble que Donald Trump ait simplement mis de côté tout ce que le Congrès visait en matière de sécurité nationale ».

LNT avec AFP

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Groenland : l’UE affiche son unité et prépare une riposte face aux menaces de Donald Trump https://lnt.ma/groenland-lue-affiche-son-unite-et-prepare-une-riposte-face-aux-menaces-de-donald-trump/ Mon, 19 Jan 2026 08:40:30 +0000 https://lnt.ma/?p=540244 Face aux menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump et à sa volonté réaffirmée de s’emparer du Groenland, territoire autonome danois, les Vingt-Sept ont affiché dimanche une unité inhabituelle et engagé des discussions sur une réponse coordonnée. Dans un climat de tension diplomatique croissante, l’Union européenne s’organise à la fois sur le plan politique […]

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Face aux menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump et à sa volonté réaffirmée de s’emparer du Groenland, territoire autonome danois, les Vingt-Sept ont affiché dimanche une unité inhabituelle et engagé des discussions sur une réponse coordonnée. Dans un climat de tension diplomatique croissante, l’Union européenne s’organise à la fois sur le plan politique et commercial, tout en privilégiant officiellement la voie du dialogue.

À l’issue d’une réunion d’urgence des ambassadeurs des États membres, le président du Conseil européen Antonio Costa a annoncé la tenue prochaine d’un sommet extraordinaire des dirigeants européens, qui devrait se tenir dans les jours à venir, probablement jeudi selon des sources diplomatiques. Cette initiative traduit la volonté de Bruxelles de délivrer un message clair à Washington, alors que plusieurs capitales estiment inacceptable l’usage de mesures commerciales comme instrument de pression politique.

Selon des diplomates européens, les discussions ont montré que les États membres considéraient que l’UE disposait de plusieurs leviers pour répondre si nécessaire. En parallèle, la Commission européenne a été invitée à examiner les différentes options de riposte envisageables, même si aucune décision formelle n’a encore été prise.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué qu’il demanderait l’activation de l’instrument anti-coercition de l’UE si de nouvelles barrières douanières étaient imposées par les États-Unis. Cet outil, décrit par certains eurodéputés comme une « arme nucléaire économique », permettrait à l’Union de restreindre les importations en provenance d’un pays tiers, de limiter son accès aux marchés publics européens ou de bloquer certains investissements, en cas d’utilisation abusive de mesures commerciales contre les intérêts européens.

Une autre option évoquée serait la réactivation de mesures de représailles visant jusqu’à 93 milliards d’euros de marchandises américaines, initialement prévues avant d’être suspendues à l’été 2025 après la conclusion d’un accord commercial entre Washington et Bruxelles. Ce texte, désormais soumis à l’examen des eurodéputés, suscite cependant de fortes réticences au Parlement européen, plusieurs responsables politiques estimant qu’il ne peut être validé dans le contexte actuel.

Au-delà des considérations commerciales, la crise autour du Groenland prend une dimension stratégique et sécuritaire. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a estimé que l’ordre mondial tel qu’il existe et l’avenir même de l’Otan étaient en jeu, tout en se disant confiant dans le soutien européen au Danemark.

Dans ce contexte, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a multiplié les échanges avec plusieurs dirigeants européens, dont le Premier ministre britannique Keir Starmer et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. Elle a affirmé que l’Union européenne resterait fermement engagée dans la défense de la souveraineté du Groenland et du royaume du Danemark, tout en soulignant que les menaces douanières américaines risquaient d’affaiblir dangereusement les relations transatlantiques. Elle a insisté sur la nécessité pour les Européens de rester « unis et coordonnés » face à cette situation inédite.

Cette position a été reprise dans un communiqué commun signé par le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni, qui ont dénoncé des menaces susceptibles de créer un engrenage dangereux et réaffirmé leur détermination à défendre la souveraineté européenne.

La tension s’est accentuée après l’arrivée de militaires européens au Groenland pour participer à l’exercice Arctic Endurance, une manœuvre qui a provoqué une réaction virulente de Donald Trump. Ce dernier a accusé les huit pays concernés de jouer un « jeu très dangereux » et menacé d’imposer des droits de douane supplémentaires, pouvant atteindre 25 % d’ici juin, tant qu’un accord pour la « vente complète et intégrale » du Groenland ne serait pas conclu.

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump évoque régulièrement la possibilité de placer le Groenland sous contrôle américain, invoquant des raisons de sécurité face à l’influence croissante de la Russie et de la Chine en Arctique. Cette situation crée une tension inédite entre les États-Unis et le Danemark, deux alliés au sein de l’Otan, et soulève des interrogations sur la cohésion de l’Alliance atlantique.

Dans ce contexte délicat, le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a confirmé avoir échangé par téléphone avec Donald Trump au sujet de la situation sécuritaire au Groenland et dans l’Arctique. Il a indiqué que les discussions se poursuivraient et qu’il rencontrerait le président américain à Davos en fin de semaine, sans toutefois détailler le contenu de leur échange.

LNT avec AFP

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Trump durcit le ton contre Cuba, colère à La Havane https://lnt.ma/trump-durcit-le-ton-contre-cuba-colere-a-la-havane/ Mon, 12 Jan 2026 08:25:26 +0000 https://lnt.ma/?p=540023 Le président américain Donald Trump a ravivé les tensions avec Cuba en durcissant nettement son discours à l’égard du régime de La Havane. Dimanche, sur son réseau Truth Social, il a appelé l’île caribéenne à accepter un « accord » sans en préciser la teneur, avertissant que sans évolution rapide, Cuba ne recevrait « plus […]

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Le président américain Donald Trump a ravivé les tensions avec Cuba en durcissant nettement son discours à l’égard du régime de La Havane. Dimanche, sur son réseau Truth Social, il a appelé l’île caribéenne à accepter un « accord » sans en préciser la teneur, avertissant que sans évolution rapide, Cuba ne recevrait « plus de pétrole ou d’argent – zéro ». Il a ajouté : « Je suggère fortement qu’ils acceptent un accord, avant qu’il ne soit trop tard ».

Ces déclarations ont suscité une vive réaction des autorités cubaines. Le président Miguel Díaz-Canel a affirmé sur le réseau X que Cuba est « une nation libre et indépendante » et que « personne ne lui dicte quoi faire ». Selon lui, l’île « n’agresse pas » mais subit depuis 66 ans une politique hostile de la part des États-Unis, en référence à l’embargo imposé en 1962 et renforcé à plusieurs reprises depuis.

Interrogé plus tard à bord d’Air Force One, Donald Trump a précisé que sa priorité immédiate concernait les personnes ayant quitté Cuba, notamment celles qui vivent aujourd’hui aux États-Unis. « Le plus important, pour l’instant, c’est de s’occuper de ceux qui sont venus de Cuba, qui sont des citoyens américains ou qui se trouvent dans notre pays », a-t-il déclaré, sans détailler la nature de l’« accord » évoqué quelques heures plus tôt.

Le contexte régional contribue à l’escalade verbale. Huit jours auparavant, les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’une opération qui a coûté la vie à des dizaines de membres des forces de sécurité vénézuéliennes et cubaines. Or, Cuba entretient depuis plus de deux décennies une coopération étroite avec le Venezuela, qui lui a longtemps fourni du pétrole en échange de l’envoi de médecins, d’enseignants et de personnels techniques.

Donald Trump a accusé La Havane d’avoir bénéficié pendant des années « d’importantes quantités de pétrole et d’argent provenant du Venezuela » et d’avoir, en retour, fourni des « services de sécurité » aux dirigeants vénézuéliens successifs. « Mais c’est fini ! », a-t-il insisté dans son message.

Dans un autre message, le président américain a relayé une publication suggérant que son secrétaire d’État, Marco Rubio, d’origine cubaine, pourrait un jour devenir président de Cuba, commentaire qu’il a approuvé par ces mots : « Ça me semble bien ! ». Cette déclaration, largement reprise à La Havane, a été perçue comme une provocation supplémentaire.

Les propos de Donald Trump s’inscrivent dans une rhétorique qu’il présente désormais comme la « doctrine Donroe », un jeu de mots mêlant son prénom au nom du président James Monroe, artisan au XIXe siècle d’une politique visant à faire de l’Amérique latine une zone d’influence privilégiée des États-Unis.

À Cuba, ces déclarations provoquent inquiétude et exaspération, mais aussi une forme de résignation. Dans les rues de La Havane, Mercedes Simon, une retraitée de 65 ans, estime que « tous les présidents américains parlent de Cuba depuis des décennies, mais n’agissent pas ». Marcos Sanchez, un employé de la restauration de 21 ans, souhaite pour sa part que les deux pays « trouvent un terrain d’entente, sans recours à la violence ».

Pour Regla Gonzalez, femme au foyer de 54 ans, la crainte d’une action militaire est bien réelle. « Les bombes n’ont pas de noms et les guerres, d’une façon ou d’une autre, nous affectent tous », confie-t-elle.

La réaction officielle la plus sévère est venue du ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, qui a accusé Washington de se comporter comme « un criminel hégémonique et incontrôlable qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère mais aussi dans le monde entier ».

Du côté américain, plusieurs responsables républicains d’origine cubaine ont au contraire salué la fermeté du président. L’élu Mario Diaz-Balart a ainsi affirmé que « la tyrannie à Cuba ne survivra pas » au second mandat de Donald Trump.

LNT avec AFP

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Nvidia lance la production de ses nouvelles puces d’intelligence artificielle attendues au second semestre https://lnt.ma/nvidia-lance-la-production-de-ses-nouvelles-puces-dintelligence-artificielle-attendues-au-second-semestre/ Tue, 06 Jan 2026 09:07:52 +0000 https://lnt.ma/?p=539833 Le groupe américain Nvidia a annoncé le démarrage de la production de ses nouveaux processeurs dédiés à l’intelligence artificielle, baptisés Vera et Rubin, dont la commercialisation est prévue pour le second semestre de l’année. L’information a été dévoilée par le PDG du groupe, Jensen Huang, en marge du salon CES de Las Vegas. Les puces […]

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Le groupe américain Nvidia a annoncé le démarrage de la production de ses nouveaux processeurs dédiés à l’intelligence artificielle, baptisés Vera et Rubin, dont la commercialisation est prévue pour le second semestre de l’année. L’information a été dévoilée par le PDG du groupe, Jensen Huang, en marge du salon CES de Las Vegas.

Les puces Vera, de type CPU, et Rubin, de type GPU, sont destinées aux centres de données spécialisés dans le calcul intensif lié à l’IA. Elles succèdent aux générations Grace et Blackwell, mises sur le marché moins d’un an auparavant, traduisant une accélération du rythme d’innovation chez le leader mondial du secteur.

Jensen Huang a indiqué que Nvidia a fait le choix de faire évoluer sa technologie de calcul sur une base annuelle, alors que le cycle de renouvellement était jusqu’ici plutôt biannuel, aussi bien pour Nvidia que pour ses principaux concurrents. Selon lui, le lancement anticipé de la production était indispensable afin de respecter le calendrier de mise sur le marché prévu pour la fin de l’année.

Cette nouvelle architecture est présentée par le groupe comme offrant des gains significatifs en matière de performances et d’efficacité énergétique. Les responsables de Nvidia avancent que la plateforme Vera-Rubin serait capable de traiter jusqu’à cinq fois plus de données que la génération précédente, avec un rapport performance-prix et une efficacité énergétique également multipliés par cinq.

L’enjeu est majeur pour les clients du groupe, parmi lesquels figurent la plupart des géants mondiaux du numérique, à l’image de Microsoft, Amazon ou Meta. Ces acteurs font face à une hausse rapide de leurs coûts énergétiques, liée à l’essor des usages de l’IA et à l’explosion des besoins en puissance de calcul au sein de leurs centres de données.

Cette accélération du cycle d’innovation suscite toutefois certaines interrogations parmi les analystes, qui évoquent un risque d’obsolescence plus rapide des générations précédentes de processeurs, alors même que les investissements engagés pour leur déploiement se chiffrent en milliards de dollars.

Avec ces nouvelles puces, Nvidia entend également consolider sa position dominante sur un marché qu’elle contrôle aujourd’hui à environ 80 % dans le segment des processeurs pour centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. L’entreprise doit cependant composer avec une concurrence accrue, à la fois de la part de ses rivaux historiques comme AMD et Intel, et de ses propres clients, qui développent de plus en plus leurs propres composants afin de réduire leur dépendance technologique.

LNT avec AFP

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Au Venezuela, traumatisme et incrédulité dans un quartier bombardé de La Guaira https://lnt.ma/au-venezuela-traumatisme-et-incredulite-dans-un-quartier-bombarde-de-la-guaira/ Sun, 04 Jan 2026 16:38:15 +0000 https://lnt.ma/?p=539784 À La Guaira, principal port du Venezuela et zone stratégique accueillant également l’aéroport international de Caracas, les traces des frappes américaines de la nuit de vendredi à samedi restent visibles. Dans le quartier populaire Bolívar, situé à quelques centaines de mètres des quais visés, les habitants oscillent entre choc, peur et incompréhension. « On voyait […]

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À La Guaira, principal port du Venezuela et zone stratégique accueillant également l’aéroport international de Caracas, les traces des frappes américaines de la nuit de vendredi à samedi restent visibles. Dans le quartier populaire Bolívar, situé à quelques centaines de mètres des quais visés, les habitants oscillent entre choc, peur et incompréhension.

« On voyait les feux de bengale arriver, puis l’explosion », raconte Alpidio Lovera, 47 ans, encore marqué par les événements. Selon plusieurs témoins, au moins deux projectiles sont tombés sur des hangars et des conteneurs du port, provoquant d’importants dégâts matériels. Des conteneurs ont été éventrés et déformés, tandis qu’une fumée persistante s’échappait encore des installations plusieurs heures après les déflagrations.

Sur place, des pompiers et des employés du port s’affairaient avec des engins de chantier pour dégager les débris. Des policiers en moto, armés de fusils à pompe, patrouillaient dans le secteur afin d’éviter d’éventuels pillages. Des curieux se sont arrêtés pour filmer les barrières métalliques tordues par le souffle des explosions.

Au sol, des éclats de verre et des fragments métalliques projetés à plusieurs dizaines de mètres témoignent de la violence des impacts. Le souffle a endommagé des bâtiments publics du front de mer, brisé de nombreuses vitres et arraché plusieurs toitures en tôle dans les rues adjacentes.

« Tous les habitants de la communauté ont fui vers la colline, parce que si un missile tombait ici, il ne resterait plus rien », explique Alpidio Lovera, dont l’épouse est enceinte.

Sa sœur, Linda Unamuno, 39 ans, qui vit dans le quartier depuis trois décennies, n’a pas encore surmonté la peur ressentie cette nuit-là. « On a entendu le premier bruit très fort vers deux heures du matin. Je suis sortie chercher ma fille de 11 ans dans la chambre voisine », raconte-t-elle, en larmes.

Le souffle a arraché une grande partie du toit de sa maison. « Je me suis réfugiée dans un coin pour protéger ma fille. J’ai vraiment cru que la colline était en train de s’effondrer », dit-elle, évoquant également la tragédie de Vargas, survenue il y a plus de vingt ans dans cette région, lorsque des glissements de terrain avaient causé des milliers de morts. « Jusqu’à peu, je pleurais encore. C’était traumatisant. Je ne souhaite ça à personne. »

Plus loin, un voisin, Alirio Elista, 68 ans, montre le château d’eau de sa maison, endommagé par l’onde de choc. Pour lui, l’opération militaire ne peut pas être une solution. « Ceux qui pensent que l’invasion est la réponse ne savent pas de quoi ils parlent. Il faut trouver une solution pacifique », affirme-t-il.

Il se dit par ailleurs sceptique quant à l’annonce de la capture de Nicolas Maduro. « Je crois que ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible », confie-t-il, exprimant son désenchantement vis-à-vis de la classe politique. « Je ne veux ni Maduro ni Maria Corina Machado au pouvoir. Je veux quelqu’un d’honnête qui aime le pays. »

Dans ce quartier populaire, comme dans de nombreuses zones de La Guaira, la nuit de bombardements a laissé derrière elle un sentiment d’insécurité profonde. Au-delà des dégâts matériels, les habitants évoquent un choc psychologique durable, ravivant le souvenir de catastrophes passées et accentuant l’incertitude sur l’avenir du pays.

LNT avec AFP

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Venezuela : Donald Trump annonce des frappes américaines et la capture de Nicolas Maduro https://lnt.ma/venezuela-donald-trump-annonce-des-frappes-americaines-et-la-capture-de-nicolas-maduro/ Sat, 03 Jan 2026 14:17:00 +0000 https://lnt.ma/?p=539769 Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces armées des États-Unis avaient mené une « attaque de grande envergure » contre le Venezuela et capturé puis exfiltré le président vénézuélien Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, à l’issue d’une opération militaire ciblant notamment des installations stratégiques à Caracas. Dans un message publié […]

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Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces armées des États-Unis avaient mené une « attaque de grande envergure » contre le Venezuela et capturé puis exfiltré le président vénézuélien Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, à l’issue d’une opération militaire ciblant notamment des installations stratégiques à Caracas.

Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le président américain a déclaré que « les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays ». Il a annoncé la tenue d’une conférence de presse à Mar-a-Lago pour présenter les détails de l’opération, dont le bilan humain restait, dans l’immédiat, inconnu.

Dans une brève déclaration accordée au New York Times, Donald Trump s’est félicité d’une opération « remarquable », saluant « une bonne préparation et beaucoup de bons soldats », et citant parmi les cibles le complexe militaire de Fuerte Tiuna, au sud de Caracas, ainsi que la base aérienne de La Carlota.

De premières explosions ont été entendues dans la nuit, peu avant 02h00 locales, dans la capitale vénézuélienne et ses environs. Des incendies ont été signalés notamment dans le périmètre de Fuerte Tiuna, principal complexe militaire du pays. Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « très grave agression militaire » et accusé les États-Unis de vouloir s’emparer des ressources stratégiques du pays, en particulier le pétrole et les minerais. Dans un communiqué, Caracas a appelé les forces politiques et sociales à se mobiliser et annoncé la proclamation de l’état d’urgence.

La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a indiqué à la télévision ignorer où se trouvait Nicolas Maduro et exigé de Washington « une preuve de vie » du couple présidentiel. Le ministre de la Défense, Vladimir Padrino López, a affirmé que des zones résidentielles avaient été touchées et annoncé un « déploiement massif » de tous les moyens militaires du pays pour la défense du territoire.

Sur le plan international, les réactions se sont multipliées. Le président colombien Gustavo Petro a évoqué une attaque « de missiles » et demandé la convocation immédiate de l’Organisation des États américains et du Conseil de sécurité de l’ONU afin de se prononcer sur la « légalité internationale » de cette opération, annonçant par ailleurs le déploiement de forces militaires à la frontière avec le Venezuela.

L’Iran a condamné « fermement l’attaque militaire américaine », tandis que la Russie l’a qualifiée de « profondément inquiétante et condamnable », demandant des éclaircissements immédiats sur la situation de Nicolas Maduro. L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie Kaja Kallas, a appelé « à la retenue » et rappelé que « les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés en toutes circonstances ».

Plusieurs capitales européennes ont exprimé leur préoccupation. L’Allemagne, l’Italie et la Pologne ont indiqué suivre la situation avec inquiétude. L’Espagne a appelé à la désescalade et s’est dite disposée à offrir ses « bons offices » pour une médiation, proposant Madrid comme cadre potentiel de discussions.

Sur le terrain, la situation demeurait confuse. Des habitants ont fait état de coupures d’électricité dans certains quartiers de Caracas, ainsi que d’explosions entendues jusqu’au port et à l’aéroport. À La Guaira, une habitante a raconté avoir été réveillée par « de fortes détonations », tandis qu’un jeune résident de la capitale expliquait préparer un sac de première nécessité, par crainte d’une dégradation rapide de la situation.

LNT avec AFP

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Un joueur remporte 1,8 milliard de dollars à la loterie américaine https://lnt.ma/un-joueur-remporte-18-milliard-de-dollars-a-la-loterie-americaine/ Fri, 26 Dec 2025 09:07:51 +0000 https://lnt.ma/?p=539598 Un joueur chanceux de l’Arkansas a remporté le jackpot à la loterie américaine Powerball en empochant la somme de 1,81 milliard de dollars au tirage de la veille de Noël, a annoncé jeudi la loterie américaine. C’est le deuxième plus gros gain jamais remporté à la loterie américaine. Les numéros gagnants tirés au sort mercredi […]

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Un joueur chanceux de l’Arkansas a remporté le jackpot à la loterie américaine Powerball en empochant la somme de 1,81 milliard de dollars au tirage de la veille de Noël, a annoncé jeudi la loterie américaine.

C’est le deuxième plus gros gain jamais remporté à la loterie américaine.

Les numéros gagnants tirés au sort mercredi soir étaient: 4, 25, 31, 52 et 59 avec le Powerball 19.

Le billet gagnant a été vendu à Cabot, dans l’Arkansas.

Le gagnant du jackpot a le choix entre un versement unique de 834,9 millions de dollars ou une rente versée sur une période d’environ 30 ans, correspondant au montant total du gain. Ces deux options sont avant impôts.

Le plus gros gain de la loterie américaine s’élève à 2,04 milliards de dollars, attribué en novembre 2022 à une personne ayant acheté son billet en Californie.

Les chances de gagner le jackpot du Powerball sont de 1 sur 292,2 millions.

Pour le prochain tirage qui aura lieu samedi soir, le jackpot du Powerball est réinitialisé à 20 millions de dollars.

 

LNT avec Afp

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La Californie frappée par des pluies torrentielles et des crues soudaines https://lnt.ma/la-californie-frappee-par-des-pluies-torrentielles-et-des-crues-soudaines/ Fri, 26 Dec 2025 09:05:23 +0000 https://lnt.ma/?p=539595 Des pluies torrentielles ont déclenché des crues soudaines et des alertes aux coulées de débris dans les zones du sud de la Californie, déjà marquées par les incendies, et pluie et vents forts devraient continuer vendredi, selon les autorités américaines. Portées par une « rivière atmosphérique, un phénomène météorologique connu aussi sous le nom de « Pineapple […]

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Des pluies torrentielles ont déclenché des crues soudaines et des alertes aux coulées de débris dans les zones du sud de la Californie, déjà marquées par les incendies, et pluie et vents forts devraient continuer vendredi, selon les autorités américaines.

Portées par une « rivière atmosphérique, un phénomène météorologique connu aussi sous le nom de « Pineapple Express » (Ananas Express), qui emporte de la vapeur d’eau des tropiques jusqu’aux côtes et provoque des précipitations massives, les tempêtes qui frappent la Californie devraient déverser en quelques jours l’équivalent de plusieurs mois de pluie.

Tôt jeudi, les services météorologiques américains (NWS) ont prévu que le sud de la Californie, y compris Los Angeles, la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis, était exposé à des précipitations excessives.

« Un courant d’air très humide va provoquer de fortes pluies sur la Californie jeudi », a mis en garde le NWS, prévenant que « de nombreuses crues soudaines sont possibles », avec un risque d’emporter des débris, notamment là où des feux de forêt ont ravagé la végétation et fragilisé les sols.

La pluie va se poursuivre vendredi, a prévu le NWS.

Mercredi, de fortes pluies ont commencé à s’abattre sur le sud de la Californie.

Au moins trois personnes sont mortes dans des accidents liés aux tempêtes, dont un homme tué par la chute d’un arbre, a rapporté le Los Angeles Times.

Des vents soufflant jusqu’à près de 90 km/h sont également prévus dans certains secteurs du sud de la Californie.

L’état d’urgence a été décrété pour Los Angeles et sa région par le gouverneur Gavin Newsom mercredi.

« Nous n’en sommes pas encore sortis. La pluie continue de tomber sur le comté de Los Angeles, rendant les routes, les cours d’eau et les canaux d’évacuation extrêmement dangereux. Vérifiez les conditions avant de vous aventurer dehors aujourd’hui », ont indiqué jeudi sur X les responsables du comté de Los Angeles.

– Travaux de sauvetage –

Dans le comté de San Bernardino, adjacent à Los Angeles, les autorités ont indiqué à l’AFP qu’elles travaillaient jeudi à détourner le flux des eaux de crue.

De l’eau boueuse a dévalé la ville montagneuse de Wrightwood la veille, piégeant des habitants chez eux, a déclaré Christopher Prater, porte-parole du service d’incendie du comté.

« Les pompiers étaient sur place pour secourir les gens, les aider à sortir de leurs maisons et les mettre en sécurité, tout en procédant également au sauvetage de personnes bloquées dans leurs véhicules », a-t-il indiqué jeudi, précisant que les opérations se poursuivaient dans la nuit.

Les zones portant les traces des incendies qui ont ravagé la Californie en janvier dernier étaient en alerte spéciale, y compris les secteurs côtiers de Pacific Palisades et Malibu. Ces zones sont moins capables d’absorber l’eau en raison de la disparition de la végétation.

Dans le nord de la Californie, une tempête dangereuse a été repérée en formation tôt jeudi matin dans la région de la baie de San Francisco, avec une alerte d’urgence pour des crues soudaines, a rapporté le San Francisco Chronicle.

Peu après 12H00 (20H00 GMT) jeudi, les services météo ont averti qu’un violent orage près de Santa Cruz pourrait engendrer une tornade.

Le NWS prévoyait également qu’une tempête hivernale pourrait apporter de fortes chutes de neige dans la chaîne de la Sierra Nevada le long de la frontière orientale de la Californie.

 

LNT avec Afp

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Le président du Salvador menace de libérer tous les prisonniers de sa méga-prison https://lnt.ma/le-president-du-salvador-menace-de-liberer-tous-les-prisonniers-de-sa-mega-prison/ Wed, 24 Dec 2025 09:58:57 +0000 https://lnt.ma/?p=539492 Le président de droite salvadorien, Nayib Bukele, a rejeté mardi les accusations de tortures dans la méga-prison de haute sécurité du Salvador où sont notamment incarcérés les migrants vénézuéliens expulsés des États-Unis, menaçant de libérer tous les prisonniers y compris les chefs de gangs. Les conditions de détention dans ce Cecot (Centre de confinement du […]

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Le président de droite salvadorien, Nayib Bukele, a rejeté mardi les accusations de tortures dans la méga-prison de haute sécurité du Salvador où sont notamment incarcérés les migrants vénézuéliens expulsés des États-Unis, menaçant de libérer tous les prisonniers y compris les chefs de gangs.

Les conditions de détention dans ce Cecot (Centre de confinement du terrorisme) sont au centre de l’attention depuis que la chaîne américaine CBS a bloqué ce week-end la diffusion d’un reportage sur les conséquences des expulsions brutales menées par l’administration Trump vers cette prison de haute-sécurité.

Répondant à l’ancienne ministre américaine des Affaires étrangères Hillary Clinton qui l’a qualifiée de « brutale », le président Bukele a dit sur X que « si vous êtes convaincue que des actes de torture sont commis au Cecot, le Salvador est prêt à coopérer pleinement ».

« Nous sommes prêts à libérer l’intégralité de notre population carcérale (y compris tous les chefs de gangs et tous ceux qualifiés de +prisonniers politiques+) vers tout pays disposé à les accueillir. La seule condition est simple: il faut que ce soit tout le monde », a-t-il averti.

« Cela aiderait grandement les journalistes et vos ONG préférées, qui auraient alors des milliers d’anciens détenus disponibles pour des interviews, ce qui faciliterait grandement la recherche de points de vue critiques supplémentaires visant le gouvernement salvadorien (ou disposées à confirmer les conclusions déjà attendues) », a ironisé le président.

En attendant, a-t-il poursuivi, « nous continuerons de donner la priorité aux droits humains des millions de Salvadoriens qui vivent aujourd’hui libres de la tyrannie des gangs ».

Le Cecot a ouvert en janvier 2023 sous l’impulsion du président Bukele qui se vante d’avoir déclaré la « guerre » aux gangs que le gouvernement tient pour responsables de centaines de milliers de morts au cours des 30 dernières années.

Des migrants vénézuéliens envoyés par les États-Unis vers cette prison de haute sécurité ont subi des « tortures », des violences sexuelles et d’autres sévices pendant leur détention, ont dénoncé le mois dernier des ONG dont Human Rights Watch (HRW) et Cristosal – une ONG d’Amérique centrale – dans un rapport intitulé: « Vous êtes arrivés en enfer ».

Selon ce document, les détenus étaient maintenus à l’isolement et soumis au manque de nourriture, d’hygiène ainsi qu’à des passages à tabac quotidiens.

En place depuis 2019, le président salvadorien est populaire du fait de cette lutte contre les gangs, qui s’appuie sur un régime d’exception permettant depuis 2022 des arrestations sans mandat.

 

LNT avec Afp

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Venezuela: Trump affirme qu’il serait « sage » pour Maduro de partir https://lnt.ma/venezuela-trump-affirme-quil-serait-sage-pour-maduro-de-partir/ Tue, 23 Dec 2025 13:07:08 +0000 https://lnt.ma/?p=539448 Donald Trump a affirmé lundi, dans un avertissement clair, qu’il serait « sage » pour le président vénézuélien Nicolas Maduro de partir, au moment où les Etats-Unis renforcent leur pression sur Caracas. Répondant à un journaliste lui demandant si l’objectif de Washington était de contraindre M. Maduro à quitter le pouvoir, le président américain a répondu: « C’est […]

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Donald Trump a affirmé lundi, dans un avertissement clair, qu’il serait « sage » pour le président vénézuélien Nicolas Maduro de partir, au moment où les Etats-Unis renforcent leur pression sur Caracas.

Répondant à un journaliste lui demandant si l’objectif de Washington était de contraindre M. Maduro à quitter le pouvoir, le président américain a répondu: « C’est à lui de décider ce qu’il veut faire. Je pense que ce serait sage de sa part ».

« Il peut faire tout ce qu’il veut. Tout ce qu’il veut, ça ne nous dérange pas. S’il veut faire quelque chose, s’il joue les durs, ce sera la dernière fois qu’il pourra jouer les durs », a-t-il encore dit lors d’une conférence de presse en Floride.

Le président américain a par ailleurs souligné que les Etats-Unis avaient déployé une « gigantesque armada » dans les Caraïbes, avec notamment le plus grand porte-avions du monde.

Nicolas Maduro, dans un discours dont on ne sait s’il a été prononcé avant ou après les déclarations de Donald Trump, a lui estimé que le président américain « s’en sortirait mieux (…) s’il s’occupait des affaires de son pays » plutôt que du Venezuela.

Il a reçu dans la journée un soutien appuyé de la Russie, à la veille d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la crise entre Washington et Caracas.

– « Il doit partir » –

Donald Trump a réitéré lundi ses accusations selon lesquelles le Venezuela avait fait « des choses horribles aux Etats-Unis » en y envoyant notamment « (des) criminels, (des) prisonniers, (des) trafiquants de drogue, (des) malades mentaux et (des) incompétents ».

Nicolas Maduro a quant à lui assuré que le président américain « pourrait faire mieux dans son pays et dans le monde. Il s’en sortirait mieux dans son propre pays sur les questions économiques et sociales, et il s’en sortirait mieux dans le monde s’il s’occupait des affaires de son pays ».

« Il n’est pas possible qu’il consacre 70% de ses discours et déclarations, de son temps, au Venezuela. Et les Etats-Unis? Et les pauvres Etats-Unis, qui ont besoin de logements et d’emplois qu’il faut créer? Que chacun s’occupe de son pays! », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont récemment annoncé la mise en place d’un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers qu’ils considèrent comme étant sous sanctions. Ils en ont déjà saisi deux qu’ils accusent de transporter illégalement du pétrole vénézuélien. Un troisième a été poursuivi dimanche sans être saisi.

Les Etats-Unis procèdent par ailleurs depuis septembre à des frappes contre des bateaux qu’ils accusent de trafic de drogue, dans les Caraïbes et dans le Pacifique. Une nouvelle frappe dans l’est du Pacifique lundi a fait un mort, selon l’armée américaine, portant le bilan à au moins 105 personnes tuées sans forme de procès.

– Soutien russe –

Lundi, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Yvan Gil a annoncé avoir eu un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, assurant que les deux hommes avaient passé « en revue les agressions et les violations flagrantes du droit international », citant les « attaques contre des embarcations, exécutions extrajudiciaires et actes illicites de piraterie commis par le gouvernement des Etats-Unis ».

Moscou a diffusé de son côté un communiqué indiquant que les « ministres ont exprimé leur profonde préoccupation face à l’escalade des actions de Washington (…) La partie russe a réaffirmé son soutien total et sa solidarité » avec le Venezuela.

Nicolas Maduro, d’inspiration socialiste, est un fidèle allié de Vladimir Poutine, qu’il a notamment soutenu dès les premiers jours de l’offensive militaire russe en Ukraine.

Dans une lettre aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, M. Maduro estime que « la piraterie d’Etat » des Etats-Unis « constitue une menace directe pour l’ordre juridique international et la sécurité mondiale ».

Les Etats-Unis accusent le Venezuela de se servir du pétrole, sa principale ressource, pour financer « le narcoterrorisme, la traite d’êtres humains, les meurtres et les enlèvements ».

Caracas dément toute implication dans le trafic de stupéfiants et assure que Washington cherche à renverser M. Maduro pour s’emparer des réserves pétrolières de son pays, les plus grandes de la planète.

 

LNT avec Afp

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L’administration Trump se défend de tenter d’étouffer l’affaire Epstein https://lnt.ma/ladministration-trump-se-defend-de-tenter-detouffer-laffaire-epstein/ Mon, 22 Dec 2025 12:47:46 +0000 https://lnt.ma/?p=539386 Le ministère américain de la Justice s’est défendu dimanche de censurer des informations relatives au président Donald Trump dans l’épineux dossier Epstein, au moment où les critiques se multiplient sur sa publication partielle et largement caviardée des documents de l’enquête. « Nous ne caviardons pas les informations concernant le président Trump », des fichiers publiés ou à […]

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Le ministère américain de la Justice s’est défendu dimanche de censurer des informations relatives au président Donald Trump dans l’épineux dossier Epstein, au moment où les critiques se multiplient sur sa publication partielle et largement caviardée des documents de l’enquête.

« Nous ne caviardons pas les informations concernant le président Trump », des fichiers publiés ou à venir, a assuré le numéro deux du ministère, Todd Blanche, dans une interview à NBC.

Cet ancien avocat personnel de Donald Trump répondait aux critiques d’élus des deux bords et de victimes de Jeffrey Epstein, financier et criminel sexuel new-yorkais mort en prison en 2019, autour de la publication de ce tentaculaire dossier.

Après des mois d’atermoiements, le ministère a commencé vendredi à rendre publics des milliers de photos, vidéos et textes sur cet homme accusé d’avoir exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont des mineures, et connu pour avoir fréquenté des personnalités de premier plan, dont l’actuel président et son lointain prédécesseur démocrate Bill Clinton.

L’ensemble du dossier n’a toutefois pas été rendu public ce jour-là comme le prévoyait pourtant la loi à l’origine de cet effort de transparence, et de nombreux fichiers ont été largement caviardés, à l’image d’un document entièrement noirci sur 119 pages.

– Photos supprimées –

Plusieurs photos publiées ont été supprimées samedi, faisant bondir l’opposition.

L’une des images retirées du site du ministère montrait diverses photos disposées sur un meuble et dans un tiroir, dont au moins une avec Donald Trump.

Ce cliché a néanmoins été republié dimanche par le ministère de la Justice, qui a expliqué l’avoir momentanément retiré pour des réaliser des vérifications supplémentaires.

« Après examen, il a été déterminé qu’il n’y avait aucun élément montrant que des victimes d’Epstein puissent figurer dans la photo et celle-ci a été republiée sans aucune modification ni expurgation » a-t-il indiqué sur X.

Le ministère a également publié une note dans laquelle il se défend de retenir volontairement des documents et accuse des décisions de justice d’avoir ralenti le « processus laborieux » de publication des fichiers, qui devaient être passés en amont à la loupe pour préserver l’anonymat des victimes.

Un temps proche du financier avec qui il évoluait dans les mêmes cercles, Donald Trump a toujours démenti avoir eu connaissance de son comportement criminel et assure avoir coupé les ponts avant qu’il ne soit inquiété par la justice.

Depuis la publication vendredi de ces documents, il s’est abstenu de commentaires.

– Théories du complot –

Alors qu’il s’était dit lors de sa campagne en 2024 d’accord pour rendre ces fichiers publics, Donald Trump a fait ensuite fait volte-face, parlant d’un « canular » instrumentalisé par les démocrates.

Il a finalement cédé face à la pression du Congrès et de sa base électorale, obsédée par ce scandale.

Plusieurs élus conservateurs critiques de sa gestion de l’affaire l’ont enjoint dimanche à publier le reste des documents du dossier.

« Toute preuve ou tout indice laissant penser que tout n’a pas été révélé au grand jour continuera de tourmenter (le gouvernement) pendant des mois et des mois », a lancé le sénateur républicain Rand Paul sur ABC, tandis que l’élu Thomas Massie, très impliqué sur le sujet, déplorait l’absence de publication de documents judiciaires cruciaux.

Il s’agit pour l’instant d' »une gifle pour les victimes » qui « veulent savoir qui sont les hommes riches et puissants qui ont visité » l’île du financier, au coeur des accusations d’exploitation sexuelle, « et qui ont couvert » ces crimes, a insisté sur CBS M. Massie, l’un des élus à l’origine de la loi contraignant le gouvernement à divulguer ce dossier.

Révélée en 2019, l’affaire Epstein a éclaboussé nombre de célébrités américaines et étrangères, dont Andrew, frère du roi Charles III, incriminé par l’une des victimes, mais qui clame son innocence.

La mort en prison du New-Yorkais la même année, d’un suicide selon les autorités, a alimenté d’innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour l’empêcher d’impliquer des élites.

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Google annonce un accord pour redémarrer la centrale nucléaire Duane Arnold afin d’alimenter ses besoins en IA https://lnt.ma/google-annonce-un-accord-pour-redemarrer-la-centrale-nucleaire-duane-arnold-afin-dalimenter-ses-besoins-en-ia/ Tue, 28 Oct 2025 15:14:51 +0000 https://lnt.ma/?p=536594 Google et NextEra Energy ont annoncé la remise en service, au premier trimestre 2029, de la centrale nucléaire de Duane Arnold (Iowa), fermée depuis 2020. Selon un communiqué conjoint, cet accord vise à répondre à la hausse de la demande électrique liée au développement des infrastructures d’intelligence artificielle, en s’appuyant sur une source d’énergie « […]

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Google et NextEra Energy ont annoncé la remise en service, au premier trimestre 2029, de la centrale nucléaire de Duane Arnold (Iowa), fermée depuis 2020. Selon un communiqué conjoint, cet accord vise à répondre à la hausse de la demande électrique liée au développement des infrastructures d’intelligence artificielle, en s’appuyant sur une source d’énergie « propre et fiable ».

Le projet s’inscrit dans un mouvement plus large de relance du nucléaire civil aux États-Unis, après des décennies de faibles investissements. Il fait suite aux annonces de redémarrage des sites de Palisades (Michigan) en 2023 et de Three Mile Island (Pennsylvanie) en 2024. Les deux partenaires soulignent que la consommation d’électricité, restée stable plus d’une décennie, a nettement accéléré au cours des trois dernières années, notamment sous l’effet de l’essor de l’IA générative et de la montée en puissance des centres de données.

En parallèle, plusieurs industriels explorent la filière des petits réacteurs modulaires (SMR), mais les premières mises en service ne sont pas attendues avant la fin de la décennie. Dans l’immédiat, les grands acteurs technologiques privilégient donc l’appui sur le parc nucléaire existant pour sécuriser leur approvisionnement.

Mise en service en 1974, la centrale de Duane Arnold avait été arrêtée en 2020 lorsque NextEra Energy avait décidé d’orienter davantage ses investissements vers l’éolien. Le redémarrage prévu doit permettre d’alimenter le réseau électrique et de contribuer aux besoins croissants des infrastructures numériques, Google indiquant inscrire cette démarche dans sa stratégie d’approvisionnement à faible intensité carbone.

Aucun détail financier n’a été communiqué. Les entreprises n’ont pas non plus précisé le calendrier des étapes réglementaires, techniques et de sûreté nécessaires avant la remise en exploitation du site.

LNT avec AFP

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Argentine : Javier Milei promet de nouvelles réformes après sa victoire aux législatives de mi-mandat https://lnt.ma/argentine-javier-milei-promet-de-nouvelles-reformes-apres-sa-victoire-aux-legislatives-de-mi-mandat/ Mon, 27 Oct 2025 09:51:42 +0000 https://lnt.ma/?p=536473 Le président argentin Javier Milei a remporté dimanche une victoire nette aux législatives de mi-mandat, avec plus de 40 % des voix à l’échelle nationale, consolidant ainsi sa position pour poursuivre son vaste programme de réformes économiques et institutionnelles. Cette élection, marquée par une forte incertitude sur les marchés, a finalement offert un vote de […]

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Le président argentin Javier Milei a remporté dimanche une victoire nette aux législatives de mi-mandat, avec plus de 40 % des voix à l’échelle nationale, consolidant ainsi sa position pour poursuivre son vaste programme de réformes économiques et institutionnelles.

Cette élection, marquée par une forte incertitude sur les marchés, a finalement offert un vote de confiance au président ultralibéral, un an après son élection à la tête du pays. « Ces élections confirment le mandat reçu en 2023 », a déclaré M. Milei à ses partisans réunis dans un hôtel de Buenos Aires, promettant d’« avancer sur la voie réformiste » tout en adoptant un ton plus mesuré que lors de précédents discours.

Une victoire saluée par Donald Trump

La formation présidentielle La Libertad Avanza a obtenu 40,7 % des suffrages, selon des résultats officiels portant sur 97 % des bulletins dépouillés, soit un score bien supérieur aux prévisions des sondages. Le parti devrait quasi-tripler sa base parlementaire, sans toutefois atteindre la majorité absolue.

Cette performance a aussitôt suscité une réaction enthousiaste de Donald Trump, allié politique et partenaire financier de Javier Milei. Sur son réseau Truth Social, le président américain a félicité son homologue argentin : « Félicitations au président Javier Milei pour sa victoire écrasante. Il fait un travail formidable ! Notre confiance en lui a été justifiée par le peuple argentin. »

Washington a laissé entendre qu’une aide financière pouvant atteindre 40 milliards de dollars pourrait être envisagée pour soutenir la stabilité monétaire du pays, affaibli par des mois de volatilité sur les marchés.

Une base parlementaire renforcée

Selon les projections évoquées par Javier Milei, le nombre de députés de son camp passerait de 37 à 101 (sur 257) et ses sénateurs de 6 à 20 (sur 72). Une progression suffisante pour renforcer sa capacité à gouverner et à imposer d’éventuels vetos présidentiels.

« C’est une victoire sans appel, surprenante », estime le politologue Sergio Berensztein, pour qui « l’Argentine a donné un soutien très fort au président, désormais en mesure de démontrer sa capacité à tenir ses promesses », notamment celle d’éradiquer l’inflation d’ici mi-2026.

Déjà crédité d’un succès dans la lutte contre la flambée des prix – l’inflation est passée en vingt mois de plus de 200 % à 31,8 % –, Javier Milei se prévaut aussi d’un équilibre budgétaire inédit depuis 14 ans. Mais ce redressement s’est accompagné de sacrifices économiques : 200.000 emplois supprimés, une activité en recul de 1,8 % en 2024 et une reprise fragile en 2025.

Appels à plus de dialogue politique

Depuis son arrivée au pouvoir, le président a souvent gouverné par décrets et à travers des accords ponctuels au Parlement, suscitant des tensions avec des élus qu’il avait publiquement qualifiés de « nid à rats » ou de « dégénérés ». Face à la nouvelle configuration législative, de nombreux observateurs estiment qu’il devra désormais privilégier une approche plus pragmatique.

« Il lui faudra faire preuve de flexibilité, d’humilité et rechercher des accords avec les gouverneurs et les forces d’opposition », estime M. Berensztein, ajoutant que la consolidation d’une majorité stable sera essentielle pour adopter les grandes réformes économiques promises.

Javier Milei a semblé tendre la main dimanche soir, affirmant qu’« il existe des dizaines de députés et sénateurs avec lesquels nous pouvons parvenir à des accords de base ». Parmi ses priorités d’ici 2027 figurent une réforme fiscale, une libéralisation du marché du travail et une refonte du système de protection sociale.

Une société divisée

Dans le camp péroniste, la défaite a provoqué désarroi et amertume. Réunis à Buenos Aires sous les fenêtres de l’ancienne présidente Cristina Kirchner, désormais inéligible, plusieurs militants exprimaient leur inquiétude face à une société « de plus en plus divisée entre gagnants et perdants ».

« Ce qui est en train de gagner, c’est l’indifférence », confiait Mariano, militant de 61 ans. Le taux de participation, à 67,9 %, a été l’un des plus faibles depuis le retour de la démocratie en 1983.

Fort de ce succès politique et soutenu par Washington, Javier Milei entend désormais accélérer son programme de dérégulation économique et d’assainissement budgétaire, tout en cherchant à apaiser les tensions sociales et politiques.

LNT avec AFP

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États-Unis : la bataille budgétaire se transforme en duel politique sans vainqueur clair https://lnt.ma/etats-unis-la-bataille-budgetaire-se-transforme-en-duel-politique-sans-vainqueur-clair/ Mon, 27 Oct 2025 09:47:44 +0000 https://lnt.ma/?p=536471 Trois semaines après le début de la paralysie budgétaire, démocrates et républicains poursuivent un bras de fer médiatique aux États-Unis, chacun cherchant à convaincre l’opinion publique du bien-fondé de sa position. Aucun camp ne semble pour l’instant en tirer un avantage décisif. Au cœur de ce shutdown historique, les démocrates affirment défendre les ménages modestes […]

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Trois semaines après le début de la paralysie budgétaire, démocrates et républicains poursuivent un bras de fer médiatique aux États-Unis, chacun cherchant à convaincre l’opinion publique du bien-fondé de sa position. Aucun camp ne semble pour l’instant en tirer un avantage décisif.

Au cœur de ce shutdown historique, les démocrates affirment défendre les ménages modestes face à l’administration Trump, en conditionnant toute sortie de crise à la prolongation des subventions d’assurance santé de l’“Obamacare”, qui doivent expirer à la fin de l’année. De leur côté, les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants et au Sénat, accusent l’opposition de bloquer un budget similaire à celui adopté en mars, par pur calcul politique.

Les démocrates misent sur la santé publique

Pour les démocrates, la défense du programme Affordable Care Act reste une question identitaire.
« Les enjeux de santé constituent depuis des années un cri de ralliement pour le parti », explique Matthew Foster, professeur d’affaires publiques à l’American University. « Leur message est simple : regardez à quel point les républicains s’acharnent à vous retirer vos subventions. »

Mais le rapport de force parlementaire limite leurs marges de manœuvre : bien que les républicains disposent de la majorité dans les deux chambres, 60 voix sont nécessaires au Sénat pour adopter un budget, ce qui les oblige à trouver des alliés dans le camp adverse.

La stratégie républicaine : détourner le débat

Les républicains ont d’abord accusé les démocrates de vouloir attribuer une partie des subventions à des immigrés clandestins, une affirmation démentie par les juristes, la loi américaine interdisant l’accès à ces fonds aux personnes en situation irrégulière. Face à la perte d’efficacité de cet argument, la majorité présidentielle a recentré son discours sur une rhétorique plus globalement patriotique.

« Ils disent désormais que les démocrates tiennent l’Amérique en otage, qu’ils haïssent l’Amérique », observe Peter Loge, professeur de communication politique à l’université George Washington.
Selon lui, la communication républicaine se concentre aussi sur les obstacles procéduraux du Sénat, dénonçant un usage abusif du règlement par l’opposition pour retarder le vote du budget.

Cependant, le politologue Matthew Foster tempère : « L’électeur moyen ne prête pas suffisamment attention à ces nuances procédurales, et ce message risque de ne pas porter. »

L’opinion publique partagée

Un sondage de l’université Quinnipiac, publié mercredi, indique que 45 % des électeurs estiment que les républicains sont davantage responsables du blocage, contre 39 % qui blâment les démocrates. Une différence jugée trop étroite pour donner un avantage durable à un camp.

« Les deux partis croient gagner le débat, c’est précisément ce qui maintient cette impasse », commente Foster, pour qui cette paralysie budgétaire est déjà l’une des plus longues de l’histoire américaine.
Son confrère Loge renchérit : « Personne ne gagne une bataille autour d’un shutdown. La seule question, c’est qui perdra le plus. »

Des conséquences politiques incertaines

Si la mémoire électorale du public s’avère courte, les élections de mi-mandat de novembre 2026 pourraient néanmoins être influencées par les effets économiques de la crise, notamment une hausse possible des primes d’assurance santé.

Selon plusieurs observateurs, une intervention directe du président Donald Trump pourrait s’avérer nécessaire pour débloquer la situation.
« Trump ne veut pas se salir pour l’instant, et les sondages montrent qu’il n’est pas encore tenu pour responsable », analyse Foster. « Mais si l’économie venait à ralentir, cela pourrait changer radicalement. »

En attendant, la bataille de communication continue. « Chacun accuse l’autre de détruire l’Amérique », conclut Peter Loge. Et selon lui, « si les deux camps n’y prennent pas garde, ils auront tous deux raison ».

LNT avec AFP

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États-Unis : quatrième rejet de l’offre de Boeing par les grévistes de sites militaires https://lnt.ma/etats-unis-quatrieme-rejet-de-loffre-de-boeing-par-les-grevistes-de-sites-militaires/ Mon, 27 Oct 2025 09:40:17 +0000 https://lnt.ma/?p=536465 Les adhérents du syndicat des machinistes (IAM), en grève depuis le 4 août sur plusieurs sites militaires de Boeing aux États-Unis, ont rejeté dimanche pour la quatrième fois une proposition d’accord social sur cinq ans, a indiqué la branche IAM-District 837. L’avionneur a exprimé sa déception. Sans publier le détail du scrutin, le syndicat a […]

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Les adhérents du syndicat des machinistes (IAM), en grève depuis le 4 août sur plusieurs sites militaires de Boeing aux États-Unis, ont rejeté dimanche pour la quatrième fois une proposition d’accord social sur cinq ans, a indiqué la branche IAM-District 837. L’avionneur a exprimé sa déception.

Sans publier le détail du scrutin, le syndicat a affirmé que les plus de 3.200 grévistes ont refusé la dernière offre, « envoyant un message clair » selon lequel les priorités des ouvriers demeurent non satisfaites. Dans un bref communiqué, Boeing a jugé « trompeurs » les commentaires syndicaux et assuré que le vote a échoué de peu (51 % contre 49 %), évoquant des salariés « de plus en plus nombreux » à envisager de franchir le piquet de grève.

Un conflit qui s’inscrit dans la durée

La grève, engagée depuis 83 jours, touche des sites à St. Louis et St. Charles (Missouri) ainsi qu’à Mascoutah (Illinois), où sont produits notamment les F-15, F/A-18, l’avion d’entraînement T-7 Red Hawk et le drone MQ-25. Après plusieurs cycles de négociation placés sous médiation fédérale, une offre amendée avait été annoncée mercredi.

Côté employeur, Dan Gillian, responsable de la branche Boeing Air Dominance, avait soutenu que l’approbation permettrait une reprise du travail d’ici mardi. Il avait détaillé un paquet incluant une hausse générale des salaires (+45 % en moyenne sur cinq ans), des primes, un octroi d’actions, des améliorations de la couverture santé et des cotisations retraite, ainsi qu’une augmentation des congés. Boeing chiffre la progression salariale cumulée entre 75.000 et 109.000 dollars sur la durée du contrat.

L’entreprise a activé dès le 4 septembre un plan de gestion de crise : recrutement d’ouvriers “permanents” pour remplacer les grévistes, puis, début octobre, élargissement des catégories d’emplois visées et externalisation de tâches à des sous-traitants.

Le syndicat estime pour sa part que Boeing « n’a pas été en mesure de trouver des ouvriers avec les compétences et l’expérience » de ses membres et que les livraisons continuent d’être retardées. Le président de l’IAM International, Brian Bryant, a qualifié la proposition patronale d’« insulte » et jugé qu’elle ne reflète pas l’écoute des salariés.

Les adhérents ont déjà rejeté des projets d’accord les 27 juillet, 3 août et 12 septembre. En septembre, une contre-proposition élaborée et pré-ratifiée par la base a été refusée par Boeing. Le syndicat souligne enfin que nombre de grévistes ont pris un autre emploi pour compenser une aide financière interne jugée limitée.

Selon un message du syndicat aux adhérents, « Boeing n’a pas été en mesure de trouver des ouvriers avec les compétences et l’expérience de nos membres, et les livraisons du groupe continuent d’être retardées en conséquence. Malgré un vote serré, notre unité demeure : nous poursuivons la grève jusqu’à obtenir un accord équitable pour tous. »

LNT

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Bolivie : le président élu promet de rétablir les relations avec Washington https://lnt.ma/bolivie-le-president-elu-promet-de-retablir-les-relations-avec-washington/ Tue, 21 Oct 2025 09:56:01 +0000 https://lnt.ma/?p=536072 Le président élu de la Bolivie, Rodrigo Paz, a annoncé lundi que les relations diplomatiques avec les États-Unis, rompues depuis 2008, seraient rétablies, confirmant sa volonté de ramener le pays sur la scène internationale après vingt ans de gouvernements socialistes. « Dans le cas précis des États-Unis (…), cette relation sera rétablie », a assuré l’économiste de […]

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Le président élu de la Bolivie, Rodrigo Paz, a annoncé lundi que les relations diplomatiques avec les États-Unis, rompues depuis 2008, seraient rétablies, confirmant sa volonté de ramener le pays sur la scène internationale après vingt ans de gouvernements socialistes.

« Dans le cas précis des États-Unis (…), cette relation sera rétablie », a assuré l’économiste de 58 ans, lors de sa première conférence de presse au lendemain de sa victoire au second tour de la présidentielle.

Les relations entre la Bolivie et les États-Unis ont été rompues en 2008 lorsque l’ancien président Evo Morales a expulsé l’ambassadeur Philip Goldberg, l’accusant de soutenir un mouvement de droite qui aurait cherché, selon lui, à diviser le pays andin.

Le Département d’État avait nié ces accusations et, par mesure de réciprocité, expulsé l’ambassadeur bolivien.

Evo Morales, proche allié pendant ses mandats (2006-2019) de Cuba et du Venezuela, avait également expulsé l’agence antidrogue américaine (DEA) et l’agence américaine pour le développement international (USAID), sous les mêmes accusations.

Le climat distant entre les États-Unis et la Bolivie s’est maintenu sous le mandat du président sortant Luis Arce.

Ce rapprochement survient au moment où les relations des États-Unis avec plusieurs pays d’Amérique latine, dont le Venezuela et la Colombie, sont actuellement tendues, marquées par les menaces, les sanctions et la méfiance de Washington envers les gouvernements de gauche de la région.

Rodrigo Paz a remporté le second tour face à l’ancien président de droite Jorge « Tuto » Quiroga avec 54,6% des voix après le dépouillement de 97,8% des bulletins, selon le Tribunal suprême électoral (TSE).

Dimanche, dans un discours prononcé après la publication des résultats, le président élu s’était félicité de voir la Bolivie « peu à peu retrouver sa place sur la scène internationale ». « Il faut ouvrir la Bolivie au monde et lui redonner un rôle », avait-il plaidé.

– « occasion de transformation » –

Dans un communiqué dimanche, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio l’a félicité, saluant « une occasion de transformation », après « deux décennies de mauvaise gestion ». Il avait ajouté que les États-Unis étaient prêts à coopérer avec la Bolivie sur la sécurité régionale, les investissements et la lutte contre l’immigration illégale.

« Nous avons dialogué particulièrement avec le gouvernement des États-Unis. Je pense que c’est très important », a ajouté lundi Rodrigo Paz, accompagné de son futur vice-président Edmand Lara.

Le sénateur de centre droit accède au pouvoir dans un pays qui, sous Evo Morales, a poussé très loin le virage à gauche : nationalisation des ressources énergétiques, alliances avec le Venezuela d’Hugo Chavez, Cuba, la Chine, la Russie ou encore l’Iran.

Héritier d’une influente dynastie politique, Rodrigo Paz est un modéré au ton populiste, qui se présente comme un homme de consensus. Il succédera le 8 novembre à l’impopulaire Luis Arce, qui a renoncé à se représenter et quittera le pouvoir au terme d’un mandat de cinq ans marqué par la pire crise économique que le pays ait connue en 40 ans.

La chute des exportations de gaz, due au manque d’investissements, a tari les réserves en dollars et rendu intenable la coûteuse politique de subvention des carburants. Faute de devises pour les importer, la pénurie d’essence et de diesel s’aggrave et les prix s’envolent.

L’inflation annuelle dépasse à présent 23%, et les longues files de véhicules attendant un hypothétique réapprovisionnement des stations-service sont devenues banales dans ce pays presque deux fois plus grand que la France, mais avec 11,3 millions d’habitants.

Rodrigo Paz, comme son rival, a prôné pendant sa campagne des politiques fondées sur une forte réduction des dépenses publiques, notamment des subventions aux carburants, et une plus grande ouverture au secteur privé. Il a défendu un « capitalisme pour tous » et la rigueur budgétaire avant tout nouvel endettement.

 

LNT avec Afp

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« Nous défendons l’Amérique ! » : à New York, des milliers de manifestants dénoncent la dérive autoritaire de Donald Trump https://lnt.ma/nous-defendons-lamerique-a-new-york-des-milliers-de-manifestants-denoncent-la-derive-autoritaire-de-donald-trump/ Sun, 19 Oct 2025 16:28:26 +0000 https://lnt.ma/?p=535954 Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues de Manhattan pour dénoncer ce qu’elles perçoivent comme une dérive autoritaire du président américain, Donald Trump. Selon la police new-yorkaise, plus de 100 000 manifestants ont participé à la mobilisation organisée dans le cadre de la journée nationale de protestation « No Kings […]

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Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues de Manhattan pour dénoncer ce qu’elles perçoivent comme une dérive autoritaire du président américain, Donald Trump. Selon la police new-yorkaise, plus de 100 000 manifestants ont participé à la mobilisation organisée dans le cadre de la journée nationale de protestation « No Kings », qui s’est déroulée dans plusieurs grandes villes du pays. Les autorités locales ont fait état de quelques interpellations isolées pour troubles mineurs à l’ordre public, sans incidents majeurs.

Sous les slogans « No Kings » et « We Defend America », la marche s’est déroulée dans une atmosphère pacifique, rythmée par des chants et des pancartes caricaturant Donald Trump en monarque ou en bagnard. « J’ai peur qu’il ne veuille plus quitter le pouvoir », confie Daniel Wood, un retraité new-yorkais venu manifester avec son épouse. « Nous défendons les principes fondateurs de l’Amérique : la démocratie, la liberté de pensée et d’expression. C’est tout le contraire de la haine de notre pays », ajoute-t-il.

Autour de lui, les drapeaux américains se mêlent aux banderoles appelant à la défense de la Constitution. Barbara, ancienne avocate, déplore « une période où tout semble dicté par l’argent et les intérêts personnels, sans respect pour les lois ».

Rassemblés sur Times Square, les participants ont ensuite emprunté la 7e avenue dans un cortège bruyant mais bon enfant. Certains avaient choisi l’humour pour exprimer leur désaccord, à l’image de Deborah Miller, déguisée en requin : « Ce gouvernement est ridicule, alors je m’habille de manière ridicule », explique-t-elle. Elle rejette les accusations de militantisme radical : « Je ne suis pas “Antifa”. Je veux simplement que l’Amérique redevienne une terre d’accueil pour ceux qui veulent bâtir une vie normale. »

Sur les trottoirs, des passants saluent les manifestants. Erika et Carol, deux touristes afro-américaines venues du Midwest, disent partager le message du cortège : « Donald Trump divise le pays. Il faut que cela cesse », commente l’une d’elles.

Les slogans visaient particulièrement l’agence fédérale de l’immigration (ICE), accusée d’arrestations arbitraires. « Voir des gens se faire enlever par des policiers masqués, c’est insupportable », dénonce Cristiano, 24 ans, fils d’immigrés.

Si la manifestation a rassemblé toutes les générations, la présence des jeunes restait minoritaire. Emmanuel, 16 ans, venu de Brooklyn, estime que « le manque d’engagement des jeunes est l’un des plus grands problèmes actuels ».

Les organisateurs de la journée « No Kings » ont salué une mobilisation nationale « exemplaire », qui selon eux reflète « la volonté croissante des Américains de défendre les institutions démocratiques ».

LNT avec AFP

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Pérou: au moins 19 blessés dans une manifestation antigouvernementale https://lnt.ma/perou-au-moins-19-blesses-dans-une-manifestation-antigouvernementale/ Mon, 29 Sep 2025 14:02:12 +0000 https://lnt.ma/?p=535018 Au moins 19 personnes ont été blessées samedi au Pérou lors d’une manifestation contre le gouvernement de la présidente Dina Boluarte et le Congrès, ont rapporté dimanche les autorités et des défenseurs des droits humains, alors qu’une nouvelle marche est prévue dimanche. Des centaines de personnes ont défilé samedi dans le centre ville de la […]

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Au moins 19 personnes ont été blessées samedi au Pérou lors d’une manifestation contre le gouvernement de la présidente Dina Boluarte et le Congrès, ont rapporté dimanche les autorités et des défenseurs des droits humains, alors qu’une nouvelle marche est prévue dimanche.

Des centaines de personnes ont défilé samedi dans le centre ville de la capitale Lima en direction du siège du gouvernement, sous un strict contrôle policier.

Des groupes de jeunes ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et des feux d’artifice sur les forces de l’ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, ont constaté des journalistes de l’AFP.

« Un policier a été brûlé au premier degré par un cocktail Molotov lors de la marche organisée par différents groupes », a rapporté la police nationale sur les réseaux sociaux, en publiant des images des affrontements.

La Coordination nationale des droits humains (CNDDHH) a de son côté fait état de 18 blessés, dont un journaliste.

« Nous appelons la police à respecter le droit de manifester. Rien ne justifiait les tirs de gaz lacrymogènes en grandes quantités, et encore moins les agressions de personnes », a déclaré à l’AFP Mar Pérez, avocate à la CNDDHH.

Une nouvelle marche était prévue dimanche dans le centre ville de Lima, organisée notamment par le collectif de jeunes « Génération Z » pour protester contre la « corruption », les « extorsions » et la « violence ».

« Le peuple se soulève! On en a assez! », peut-on lire dans l’appel publié sur les réseaux sociaux.

Les protestations se sont intensifiées depuis que le gouvernement Boluarte a promulgué, le 5 septembre, une loi obligeant les jeunes à cotiser à des fonds de pension privés, malgré la précarité de l’emploi et le fait que plus de 70% des Péruviens travaillent dans le secteur dit informel.

Dans la dernière ligne droite de son mandat, qui s’achève le 28 juillet 2026, Mme Boluarte bat des records d’impopularité.

Le Congrès, à majorité conservatrice, est également impopulaire, car il est perçu comme une institution corrompue, selon plusieurs sondages.

Les manifestations se sont également intensifiées au Pérou ces six derniers mois en raison d’une vague d’extorsions et de meurtres imputés au crime organisé.

 

LNT avec Afp

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Trump qualifie de « ridicule » la création d’un parti par son ancien allié Elon Musk https://lnt.ma/trump-qualifie-de-ridicule-la-creation-dun-parti-par-son-ancien-allie-elon-musk/ Mon, 07 Jul 2025 11:26:31 +0000 https://lnt.ma/?p=531973 Le président américain Donald Trump a qualifié dimanche de « ridicule » la décision de créer un parti politique annoncée la veille par le milliardaire Elon Musk, son ancien allié. « Je pense que c’est ridicule de lancer un troisième parti. Nous connaissons un formidable succès avec le parti républicain », a déclaré M. Trump à des journalistes avant […]

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Le président américain Donald Trump a qualifié dimanche de « ridicule » la décision de créer un parti politique annoncée la veille par le milliardaire Elon Musk, son ancien allié.

« Je pense que c’est ridicule de lancer un troisième parti. Nous connaissons un formidable succès avec le parti républicain », a déclaré M. Trump à des journalistes avant d’embarquer dans son avion pour rentrer à Washington.

« Les démocrates sont perdus, mais il y a toujours eu un système bipartite et je pense que lancer un troisième parti ajoute simplement de la confusion », a poursuivi le chef de l’Etat. « Les troisièmes partis n’ont jamais fonctionné », a-t-il asséné.

« Donc, il peut s’amuser autant qu’il veut avec ça, mais je pense que c’est ridicule », a conclu M. Trump.

MM. Musk et Trump ont été très proches.

L’homme le plus riche de la planète a contribué à hauteur de plus de 270 millions de dollars à la campagne du républicain pour la Maison Blanche. Il a notamment, piloté la Commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge) destinée à réduire drastiquement les dépenses fédérales. Il était un habitué du Bureau ovale.

Il a quitté Doge en mai pour reprendre en main ses entreprises et, en particulier, le spécialiste des véhicules électriques Tesla, dont l’image et les ventes ont souffert dans le monde du fait de cette collaboration.

Peu après, les deux hommes ont durement et publiquement ferraillé au sujet du projet de loi budgétaire de Donald Trump.

Fermement opposé à ce texte, dont il dénonce l’impact sur les finances publiques, Elon Musk avait promis de lancer son propre parti politique si le texte était adopté.

Il a mis sa menace à exécution samedi, au lendemain de la promulgation en grande pompe de la « grande et belle loi » de Donald Trump, en annonçant la création de sa formation, le « Parti de l’Amérique » (America Party).

« En plongeant encore plus profondément dans la politique (…) Musk part exactement dans la direction opposée de ce que les actionnaires/investisseurs de Tesla veulent qu’il fasse pendant cette période cruciale » pour l’entreprise, a commenté dimanche Dan Ives, analyste de Wedbush.

« Si les plus fervents supporteurs de Musk le soutiendra coûte que coûte (…) il y a un sentiment général d’épuisement de la part de nombreux investisseurs de Tesla lié au fait que Musk persiste sur la voie politique », a-t-il relevé.

Le « soulagement initial » de son départ de Doge av été « de courte durée », a-t-il ajouté.

Le ministre américain des Finances Scott Bessent a estimé dimanche matin qu’Elon Musk devrait être encouragé à se consacrer à ses entreprises (Tesla, SpaceX, le réseau social X, entre autres) plutôt qu’à faire de la politique.

« Je pense que les conseils d’administration de ses différentes entreprises voulaient qu’il revienne diriger ces entreprises, ce à quoi il est meilleur que quiconque », a réagi M. Bessent, interrogé sur CNN pour savoir si l’annonce de M. Musk inquiétait l’administration Trump.

Selon lui, « les principes » défendus par la commission dirigée par M. Musk ont « été très populaires » mais, « lorsque l’on regarde les sondages, Elon ne l’était pas ».

Dans les échanges électroniques hors de l’ouverture de la Bourse de New York, l’action Tesla – très volatile depuis toujours – reculait de 0,85% dimanche en fin d’après-midi.

 

LNT avec Afp

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Trump envoie encore plus de soldats face aux manifestants de Los Angeles https://lnt.ma/trump-envoie-encore-plus-de-soldats-face-aux-manifestants-de-los-angeles/ Tue, 10 Jun 2025 15:41:02 +0000 https://lnt.ma/?p=530808 Des centaines de militaires du corps des Marines, mobilisés par Donald Trump contre l’avis des autorités californiennes, arrivent en renfort mardi dans un Los Angeles déjà quadrillé par des milliers de soldats et policiers, chargés de réprimer les manifestations contre les expulsions de migrants. Depuis vendredi, la mégapole à la forte population d’origine hispanique est […]

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Des centaines de militaires du corps des Marines, mobilisés par Donald Trump contre l’avis des autorités californiennes, arrivent en renfort mardi dans un Los Angeles déjà quadrillé par des milliers de soldats et policiers, chargés de réprimer les manifestations contre les expulsions de migrants.

Depuis vendredi, la mégapole à la forte population d’origine hispanique est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les sans-papiers et les forces de l’ordre en tenue anti-émeutes.

La nuit a ramené un calme précaire dans le centre de Los Angeles, dont certaines rues chargées de gaz lacrymogènes témoignent des affrontements des derniers jours.

Après avoir mobilisé 2.000 militaires réservistes de la Garde nationale –dont 1.700 sont déjà sur le terrain– Donald Trump en a ordonné lundi l’envoi de 2.000 membres supplémentaires.

Se voyant reprocher d’avoir pris une mesure disproportionnée, le président a enfoncé le clou en annonçant le déploiement de 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure.

« Voir Trump envoyer la Garde nationale sans l’avis du gouverneur, je pense que c’est un mépris flagrant des droits des Etats », dit à l’AFP Andrew Schindler, musicien de 31 ans. « Et je pense qu’il est très dangereux qu’il s’en serve comme excuse pour militariser les forces de police ».

Le président américain campe sur ses positions. « Si je n’avais pas envoyé l’armée à Los Angeles ces trois dernières nuits, cette ville qui était par le passé grande et belle serait en train de brûler en ce moment même », a-t-il écrit mardi sur son réseau Truth Social.

L’affrontement est double: celui, sur le terrain, opposant les forces de l’ordre à des manifestants protestant contre la politique répressive de Donald Trump visant les migrants entrés illégalement sur le sol américain; et celui, très politique, entre l’administration du président républicain et la Californie, à l’avant-garde des Etats démocrates.

Son gouverneur démocrate Gavin Newsom, considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028, a estimé que le déploiement de militaires d’active assouvissait « le fantasme fou d’un président dictatorial ».

L’Etat de Californie a annoncé qu’il allait poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser la Garde nationale sans l’aval du gouverneur « violait » la Constitution.

Sans faire tache d’huile, le mouvement a gagné par contagion d’autres métropoles américaines. A Santa Ana, proche de Los Angeles, les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes en direction de manifestants criant des slogans contre ICE, rapportent des journalistes de l’AFP.

Des accrochages ont été également été signalés à New York ainsi qu’au Texas. A New York, la police a procédé à des arrestations lors d’une manifestation à Manhattan, selon un journaliste de l’AFP, et à Austin, des gaz lacrymogènes ont été tirés, selon la chaine KXAN, filiale de NBC.

La décision de déployer une unité de choc comme les Marines est « extrêmement rare », souligne à l’AFP Rachel VanLandingham, une universitaire spécialiste des questions de sécurité nationale. Selon elle, ces militaires ne sont ni formés au maintien de l’ordre, ni habitués à travailler « avec les forces de l’ordre locales », ce qui est potentiellement accidentogène.

En difficulté sur sa loi budgétaire et fragilisé par sa récente dispute avec Elon Musk, Donald Trump adresse des mises en garde à ceux qu’il appelle des « insurgés »: « S’ils crachent, nous frappons, et je vous promets que nous frapperons comme jamais auparavant ».

Un discours qui fait mouche auprès de ses partisans et d’autres Californiens inquiets. Une propriétaire d’un petit commerce, qui préfère garder l’anonymat, se dit ainsi en faveur de la répression musclée des autorités fédérales.

« C’est nécessaire pour arrêter le vandalisme », déclare-t-elle à l’AFP alors que la devanture de son commerce a été taguée de graffitis. Depuis vendredi, plusieurs voitures ont été incendiées.

 

LNT avec Afp

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Trump interdit l’entrée aux États-Unis aux citoyens de 12 pays https://lnt.ma/trump-interdit-lentree-aux-etats-unis-aux-citoyens-de-12-pays/ Thu, 05 Jun 2025 15:11:42 +0000 https://lnt.ma/?p=530654 Le président américain, Donald Trump, a signé mercredi soir une proclamation interdisant l’entrée aux Etats-Unis aux citoyens de 12 pays. « J’ai décidé de restreindre et de limiter totalement l’entrée des ressortissants des 12 pays suivants : Afghanistan, Birmanie, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan et Yémen », a indiqué le […]

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Le président américain, Donald Trump, a signé mercredi soir une proclamation interdisant l’entrée aux Etats-Unis aux citoyens de 12 pays.

« J’ai décidé de restreindre et de limiter totalement l’entrée des ressortissants des 12 pays suivants : Afghanistan, Birmanie, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan et Yémen », a indiqué le président américain.

Trump a également décidé de restreindre l’entrée au pays des ressortissants de sept autres pays. Il s’agit du Burundi, de Cuba, du Laos, de la Sierra Leone, du Togo, du Turkménistan et du Venezuela.

Ces restrictions, qui entrent en vigueur le lundi 9 juin, ont été décidées pour “protéger les États-Unis des terroristes étrangers et des autres menaces à la sécurité nationale et à la sûreté publique”, précise la proclamation.

Expliquant la décision du président Trump, une porte-parole de la Maison Blanche, Abigail Jackson, a déclaré à la presse que “ces restrictions de bon sens sont spécifiques à chaque pays”.

Elles incluent les pays “qui ne font pas l’objet d’un contrôle approprié, et présentent des taux élevés de dépassement de visa ou qui ne partagent pas les informations sur l’identité et les menaces”, a-t-elle dit.

 

LNT avec Afp

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Les expulsions de migrants aux États-Unis suscitent de « graves préoccupations », s’inquiète l’ONU https://lnt.ma/les-expulsions-de-migrants-aux-etats-unis-suscitent-de-graves-preoccupations-sinquiete-lonu/ Tue, 13 May 2025 10:31:09 +0000 https://lnt.ma/?p=529582 Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme de l’ONU s’est alarmé mardi du grand nombre d’étrangers expulsés des Etats-Unis, en particulier des centaines de Vénézuéliens et d’autres personnes envoyées dans une méga-prison au Salvador. « Cette situation soulève de graves préoccupations concernant un large éventail de droits qui sont fondamentaux à la fois pour le […]

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Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme de l’ONU s’est alarmé mardi du grand nombre d’étrangers expulsés des Etats-Unis, en particulier des centaines de Vénézuéliens et d’autres personnes envoyées dans une méga-prison au Salvador.

« Cette situation soulève de graves préoccupations concernant un large éventail de droits qui sont fondamentaux à la fois pour le droit américain et le droit international », a déclaré Volker Türk dans un communiqué, citant notamment les droits à la protection contre la détention arbitraire et la torture ou encore les droits à l’égalité devant la loi.

« Les familles avec lesquelles nous avons parlé ont exprimé un sentiment d’impuissance totale face à ce qui s’est passé et leur douleur de voir leurs proches étiquetés et traités comme des criminels violents, voire des terroristes, sans qu’aucun tribunal n’ait statué sur la validité de ce qui leur est reproché », a-t-il indiqué.

Le président américain Donald Trump a invoqué mi-mars une loi de 1798 sur « les ennemis étrangers », jusqu’alors utilisée exclusivement en temps de guerre, pour arrêter des personnes soupçonnées d’appartenir à des gangs et les expulser sans autre forme de procès vers le Salvador.

Ce pays d’Amérique centrale a accepté de les incarcérer, pour la plupart au Cecot, une méga-prison de haute sécurité aménagée par le président salvadorien Nayib Bukele pour les membres de gangs, en échange de six millions de dollars, selon la Maison Blanche.

Selon M. Türk, « la manière dont certaines personnes ont été détenues et déportées – y compris en utilisant des chaîne – ainsi que la rhétorique humiliante utilisée à l’encontre des migrants, sont aussi profondément inquiétantes ».

Quelque 142.000 personnes ont été expulsées des Etats-Unis entre le 20 janvier et le 29 avril, indique le Haut-Commissariat citant des données officielles américaines.

Le sort d’au moins 245 Vénézuéliens et d’une trentaine de Salvadoriens expulsés vers le Salvador restent incertains, ajoute le Haut-Commissariat.

À ce jour, indique-t-il, aucune liste officielle des détenus n’a été publiée par les autorités américaines ou salvadoriennes, et leur statut juridique au Salvador reste « incertain ».

Un juge fédéral du Texas a considéré début mai que le recours à la loi sur « les ennemis étrangers » pour expulser des immigrés était « illicite ». Des tribunaux et cours d’appel ainsi que la Cour suprême ont également bloqué provisoirement le recours à cette loi au motif que les personnes expulsées devaient pouvoir faire valoir leurs droits.

« J’ai appelé le gouvernement des Etats-Unis à prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect des procédures légales, pour donner rapidement et pleinement effet aux décisions de ses tribunaux, pour sauvegarder les droits des enfants et pour cesser le renvoi de tout individu vers tout pays où il y a un risque réel de torture ou d’autres préjudices irréparable », a indiqué M. Türk.

 

LNT avec Afp

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Le Canada vote sous la menace de Trump https://lnt.ma/le-canada-vote-sous-la-menace-de-trump/ Mon, 28 Apr 2025 13:46:10 +0000 https://lnt.ma/?p=528964 Le Canada a commencé à voter lundi pour choisir le Premier ministre chargé de faire face à une crise sans précédent et de négocier avec Donald Trump qui a réitéré sa volonté d’annexer le Canada, au moment où les électeurs se rendent aux urnes. C’est le nom qui ne figure sur aucun bulletin de vote […]

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Le Canada a commencé à voter lundi pour choisir le Premier ministre chargé de faire face à une crise sans précédent et de négocier avec Donald Trump qui a réitéré sa volonté d’annexer le Canada, au moment où les électeurs se rendent aux urnes.

C’est le nom qui ne figure sur aucun bulletin de vote canadien mais bien celui qui est dans toutes les têtes: le président américain Donald Trump a hanté la campagne des législatives anticipées canadiennes.

Lundi matin, il a de nouveau parlé d’effacer la « ligne artificielle » qui sépare les deux voisins estimant que cela ne pouvait apporter que « du positif ».

La question qui agite les électeurs canadiens depuis des semaines est donc: qui est le plus à même de lui faire face? Qui défendra le mieux les intérêts canadiens dans ce moment charnière pour le pays?

Deux candidats devancent les autres dans les intentions de vote, avec une longueur d’avance pour le premier: le candidat libéral et actuel Premier ministre Mark Carney et le chef des conservateurs Pierre Poilievre.

La campagne s’est déroulée dans un climat tendu, et a été bouleversée dans les dernières heures par une attaque à la voiture-bélier à Vancouver, par un homme souffrant de problèmes de santé mentale, selon la police, qui a tué onze personnes.

Dans cet immense pays, qui s’étale sur six fuseaux horaires, les premiers bureaux de vote ont ouvert à 8H30 locales (11H00 GMT) dans les provinces atlantiques. Au total, près de 29 millions d’électeurs sont appelés à voter mais plus de sept d’entre eux ont déjà fait leur choix par anticipation, une participation record.

Les résultats devraient être connus quelques heures après la clôture du vote, à 19H00 côté Pacifique (2H00 GMT mardi).

« C’est une élection unique », lâche Hamza Fahri, qui est ingénieur à Montréal. « J’ai vraiment changé d’avis récemment. Avant, je voulais que les libéraux partent ».

« Mais finalement je vais voter Carney car c’est un homme fort, sérieux et pour faire face à Trump, c’est ça, dont le pays à besoin », affirme l’homme de 28 ans.

Mais dans le camp d’en face, les partisans de Pierre Poilievre rêvent de changement après dix années de gouvernement du libéral Justin Trudeau.

« Je ne suis pas d’accord avec la façon dont les Libéraux gouvernent notre pays. Il faut que cela change », affirme Kelsey Leschasin qui habite dans la province rurale de la Saskatchewan.

Entré dans l’arène politique il y a seulement un mois, Mark Carney, ancien banquier et ex-gouverneur de la banque du Canada et d’Angleterre, promet pour y faire face de « réinventer » l’économie canadienne.

Depuis qu’il a remplacé Justin Trudeau comme Premier ministre, il s’efforce de convaincre les électeurs que son parcours fait de lui le candidat idéal pour gérer cette crise historique que vit le pays avec des droits de douane qui affectent déjà des secteurs clés comme l’automobile et l’acier.

Les États-Unis de Donald Trump « veulent nous briser pour pouvoir nous posséder », a-t-il répété à plusieurs reprises pendant la campagne.

« J’ai déjà géré des économies et des crises. L’heure est à l’expérience, pas à l’expérimentation », a lancé cet anglophone de 60 ans, né dans l’ouest de ce pays bilingue et dont le français est limité.

En face, le chef conservateur, homme politique de carrière de 45 ans, veut que le pays, 9e puissance économique mondiale, tourne le dos aux libéraux. Il promet de réduire les impôts, les dépenses publiques et de s’attaquer à l' »idéologie woke ».

Des mesures qui le plaçaient largement en tête des sondages, il y a quelques mois encore, avant que Donald Trump ne vienne tout bousculer.

« Nous ne pouvons pas supporter quatre années supplémentaires comme cela », a-t-il estimé lors des derniers jours de campagne parlant d’une trajectoire menant à plus « de désespoir, plus d’inflation ».

Selon les derniers sondages, les libéraux sont crédités de 42,8% des voix et les conservateurs de 38,8%. En termes de projections de sièges, les libéraux pourraient être en mesure d’obtenir autour de 200 députés pour une majorité placée à 172.

Les autres partis – le Nouveau parti démocratique (gauche), le Bloc québécois (indépendantiste) et les Verts – pourraient subir de lourdes défaites, victimes en partie du vote utile.

 

LNT avec Afp

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Musk va s’éloigner du gouvernement Trump pour se consacrer à Tesla, en difficulté https://lnt.ma/musk-va-seloigner-du-gouvernement-trump-pour-se-consacrer-a-tesla-en-difficulte/ Wed, 23 Apr 2025 10:19:41 +0000 https://lnt.ma/?p=528728 Elon Musk, patron de Tesla, compte prendre ses distances avec l’administration Trump à partir de mai pour se consacrer davantage au spécialiste des véhicules électriques, qui a pâti au premier trimestre de cette étroite collaboration. « Probablement à partir du mois prochain, de mai, le temps que je vais allouer à Doge va baisser de manière […]

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Elon Musk, patron de Tesla, compte prendre ses distances avec l’administration Trump à partir de mai pour se consacrer davantage au spécialiste des véhicules électriques, qui a pâti au premier trimestre de cette étroite collaboration.

« Probablement à partir du mois prochain, de mai, le temps que je vais allouer à Doge va baisser de manière très importante », a indiqué M. Musk lors d’une audioconférence avec des analystes, faisant référence à la commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge).

Le milliardaire, propriétaire également du réseau social X et de l’entreprise spatiale SpaceX, pilote cette commission créée par le président américain pour réduire drastiquement les dépenses fédérales.

Le « travail crucial » de la commission est « en grande partie accompli », a précisé M. Musk, évoquant les « répercussions » sur Tesla du fait de son implication.

Vandalisme, appels au boycott, manifestations, Tesla est pris à partie aux Etats-Unis et dans d’autres pays, en particulier en Europe.

Selon le directeur financier Vaibhav Taneja, « l’impact négatif du vandalisme et de l’hostilité injustifiée envers notre marque et nos employés a eu un impact sur certains marchés ».

Les ventes mondiales ont chuté plus abruptement qu’anticipé au premier trimestre, avec seulement 336.681 véhicules livrés (-13% sur un an), selon des chiffres publiés début avril.

Le groupe a annoncé mardi des résultats pour le premier trimestre bien inférieurs aux attentes, affectés par cette étroite collaboration d’Elon Musk avec Donald Trump mais aussi du fait d’une gamme vieillissante et d’une concurrence accrue.

Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de New York et l’audioconférence, l’action Tesla – traditionnellement très volatile – bondissait de près de 5%.

Le chiffre d’affaires a atteint 19,33 milliards de dollars au premier trimestre (-9% sur un an) et le bénéfice net 409 millions (-71%).

Le consensus des analystes de FactSet tablait respectivement sur 21,13 milliards et 1,44 milliard.

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels – valeur de référence pour les marchés – le bénéfice net ressort à 27 cents. Le consensus attendait 41 cents.

Garrett Nelson, analyste de CFRA Research, a souligné que le chiffre d’affaires pour le seul segment automobile avait chuté de 20% (Tesla vend également des batteries non automobiles et des panneaux solaires) dans le sillage de la baisse des ventes (-13%) cumulée à un prix moyen de vente inférieur.

Le constructeur a repoussé au deuxième trimestre ses prévisions annuelles mais, « élément positif » pour M. Nelson, il a donné des indications sur ses futurs produits.

Car le groupe souffre aussi d’une gamme grand public non renouvelée depuis l’arrivée du Model Y en 2020.

Tesla a confirmé que ses projets de nouveaux modèles, y compris le véhicule meilleur marché promis depuis 2023, restaient « sur la trajectoire d’un début de production au premier semestre 2025 ».

La production à grande échelle du robotaxi, véhicule électrique entièrement autonome dévoilé en octobre 2024, devrait commencer, comme prévu, début 2026. De premiers exemplaires doivent circuler à Austin (Texas) dès juin.

Cela devrait avoir un impact financier positif à partir du « second semestre de l’année prochaine » et ce sera ensuite « exponentiel », a anticipé M. Musk.

Et une production pilote de son robot humanoïde Optimus devrait commencer courant 2025, avec l’objectif d’en produire un million par an d’ici cinq ans. Optimus devrait travailler sur les chaînes d’assemblage de Tesla dès cet automne.

Mais « l’incertitude sur les marchés de l’automobile et de l’énergie continue d’augmenter tandis que l’évolution rapide de la politique commerciale affecte négativement la chaîne mondiale d’approvisionnement et la structure de coûts de Tesla et de nos pairs », a indiqué le groupe, dans un communiqué.

« Cette dynamique, ainsi que le changement des sensibilités politiques, pourrait avoir un impact marqué sur la demande pour nos produits à court terme », a-t-il prévenu.

Tesla est également confronté à une concurrence grandissante aux Etats-Unis et en Chine – ses deux marchés les plus importants même si Tesla ne détaille pas ses ventes géographiquement – qui lui grignote chaque jour davantage de parts de marché.

En particulier le géant chinois BYD qui n’était plus qu’à une encolure en 2024, avec 1,76 million (+12% sur un an) de véhicules tout électrique vendus quand Tesla en a écoulés 1,79 million (-1%).

Cette accumulation a fait plonger le titre de plus de 40% depuis le début de l’année.

Mais, affirme Elon Musk, malgré de « nombreux obstacles à court terme, l’avenir de Tesla est plus brillant que jamais ».

 

LNT avec Afp

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Des milliers d’Américains dans la rue contre Trump https://lnt.ma/des-milliers-damericains-dans-la-rue-contre-trump/ Sun, 20 Apr 2025 16:44:19 +0000 https://lnt.ma/?p=528548 De nombreuses manifestations ont eu lieu samedi à travers les États-Unis, marquant une deuxième journée de mobilisation nationale contre les politiques menées par l’administration Trump en l’espace de deux semaines. À New York, Washington, San Francisco ou encore Galveston, des milliers de citoyens ont exprimé leur inquiétude face à ce qu’ils perçoivent comme une dérive […]

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De nombreuses manifestations ont eu lieu samedi à travers les États-Unis, marquant une deuxième journée de mobilisation nationale contre les politiques menées par l’administration Trump en l’espace de deux semaines. À New York, Washington, San Francisco ou encore Galveston, des milliers de citoyens ont exprimé leur inquiétude face à ce qu’ils perçoivent comme une dérive autoritaire du pouvoir exécutif.

À New York, les manifestants se sont rassemblés par centaines devant la bibliothèque publique, non loin de la Trump Tower. Portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Pas de roi en Amérique » ou « Résistons à la tyrannie », les protestataires ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une remise en cause de principes démocratiques fondamentaux. Certains visuels associaient l’actuel président à des figures historiques controversées, soulignant la gravité du climat politique actuel selon eux.

« Ce que mes parents m’ont raconté à propos de la montée du nazisme dans les années 1930 est en train de se passer ici », a déclaré Kathy Valy, 73 ans, une New-Yorkaise descendante de survivants de la Shoah, lors d’un entretien accordé à l’AFP. Elle a toutefois relativisé en affirmant que, selon elle, « Trump est trop désorganisé pour être véritablement efficace ».

L’élément déclencheur de ces rassemblements a été la décision de la Cour suprême de suspendre les expulsions d’immigrés fondées sur une loi de 1798, dite des « ennemis étrangers », remise au goût du jour par l’administration actuelle. Une décision fortement contestée, perçue par de nombreux opposants comme une tentative de détourner les principes du droit pour renforcer une politique migratoire jugée discriminatoire.

À Washington, un rassemblement a eu lieu devant la Maison Blanche. Bien que moins fréquentée que la mobilisation du 5 avril dernier, qui avait réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes, la manifestation de samedi a rassemblé un nombre significatif de participants. « L’administration mène un assaut contre l’État de droit », a déclaré Benjamin Douglas, un manifestant de 41 ans, arborant un keffieh et tenant une pancarte de soutien à un étudiant palestinien menacé d’expulsion pour avoir organisé des manifestations contre la guerre à Gaza.

À San Francisco, un autre rassemblement s’est tenu sur une grande place de la ville. À cette occasion, les participants ont tracé dans le sable les mots « DESTITUTION + DEMISSION », visibles depuis les airs. D’autres protestations ont eu lieu à proximité de concessions Tesla, la marque dirigée par Elon Musk, nommé récemment à la tête d’un programme de réduction des effectifs dans la fonction publique.

Dans le sud du pays, à Galveston (Texas), une ville de quelque 50.000 habitants, la mobilisation a également été suivie. « C’est ma quatrième manifestation », confiait Patsy Oliver, écrivaine de 63 ans. « J’ai l’habitude d’attendre les élections, mais cette fois, ce n’est plus possible. Nous avons déjà perdu trop de choses », ajoutait-elle.

La journée de mobilisation était coordonnée par le collectif 50501, une organisation créée dans le but de rassembler 50 manifestations dans chacun des 50 États américains. Le mouvement se présente comme une réponse citoyenne à ce qu’il décrit comme les « actes anti-démocratiques et illégaux » de l’exécutif et de ses soutiens économiques. Le nom du collectif fait ainsi référence à cette ambition de coordination nationale.

Selon les organisateurs, environ 400 manifestations étaient prévues à travers le pays. Toutefois, il est difficile d’évaluer précisément l’ampleur de la mobilisation, de nombreux services de police refusant de fournir des estimations officielles.

Les critiques ont notamment visé les mesures récentes en matière d’immigration, les pressions exercées sur certaines figures militantes, ainsi que le rôle grandissant de personnalités influentes du monde économique dans les décisions de politique publique. Le choix d’Elon Musk pour superviser des réformes dans l’administration fédérale cristallise notamment une partie des mécontentements, certains dénonçant une privatisation croissante des fonctions régaliennes.

LNT avec AFP

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Le chef du Pentagone annonce des coupes de 5,1 milliards de dollars https://lnt.ma/le-chef-du-pentagone-annonce-des-coupes-de-51-milliards-de-dollars/ Fri, 11 Apr 2025 11:48:34 +0000 https://lnt.ma/?p=528111 Le Pentagone va mettre fin à 5,1 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) de dépenses « inutiles », dont des subventions à deux prestigieuses universités américaines, a déclaré jeudi le ministre de la Défense Pete Hegseth. « Nous signons en ce moment même un mémorandum ordonnant la résiliation de 5,1 milliards de dollars de contrats du ministère de […]

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Le Pentagone va mettre fin à 5,1 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) de dépenses « inutiles », dont des subventions à deux prestigieuses universités américaines, a déclaré jeudi le ministre de la Défense Pete Hegseth.

« Nous signons en ce moment même un mémorandum ordonnant la résiliation de 5,1 milliards de dollars de contrats du ministère de la Défense », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur X.

Cette annonce intervient dans le cadre d’un programme fédéral de coupes budgétaires massives entrepris par Elon Musk, avec la bénédiction de Donald Trump, dans le cadre de sa commission à l’efficacité gouvernementale (Doge).

Parmi les dépenses concernées figurent 500 millions de dollars de subventions à l’université Northwestern et à l’université Cornell, décrites comme des « institutions universitaires qui tolèrent l’antisémitisme et soutiennent des programmes DEI (diversité, équité et inclusion) qui divisent ».

La gouvernance de l’université Cornell a déclaré mardi dans un communiqué avoir reçu 75 ordres d’arrêt de travail du ministère de la Défense liés à des recherches qui sont « profondément importantes pour la défense nationale, la cybersécurité et la santé des États-Unis ».

Selon le communiqué, une des subventions concernées porte sur la recherche sur le cancer.

Onze contrats relatifs à la DEI (diversité, équité et inclusion), au climat, à la réponse Covid-19 et à des « activités connexes non essentielles » prendront également fin, a par ailleurs assuré M. Hegseth.

« Nous avons besoin de cet argent pour améliorer les soins de santé de nos combattants et de leurs familles, au lieu de rémunérer des consultants 500 dollars de l’heure », a-t-il justifié.

Le budget du Pentagone pour 2025 s’élève à quelque 850 milliards de dollars.

En février, une note de M. Hegseth consultée par le Washington Post a ordonné l’élaboration de mesures visant à réduire ce budget de 8% par an.

 

LNT avec Afp

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Salvador: le président Bukele fier de son alliance de la « poigne de fer » avec Trump https://lnt.ma/salvador-le-president-bukele-fier-de-son-alliance-de-la-poigne-de-fer-avec-trump/ Wed, 02 Apr 2025 10:54:14 +0000 https://lnt.ma/?p=527648 Le président du Salvador Nayib Bukele est devenu un partenaire clé du président américain Donald Trump dans sa campagne agressive d’expulsion de migrants, une action dont les deux dirigeants espèrent engranger des bénéfices politiques. Grâce à une série de vidéos présentant des hommes tatoués entravés par des chaînes et extraits brutalement d’avions, M. Bukele s’est […]

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Le président du Salvador Nayib Bukele est devenu un partenaire clé du président américain Donald Trump dans sa campagne agressive d’expulsion de migrants, une action dont les deux dirigeants espèrent engranger des bénéfices politiques.

Grâce à une série de vidéos présentant des hommes tatoués entravés par des chaînes et extraits brutalement d’avions, M. Bukele s’est attiré l’attention et l’admiration du président américain.

« Je remercie le président Bukele, du Salvador, d’avoir accepté les criminels qui avaient été si bêtement autorisés par l’administration de Joe Biden le Corrompu, à entrer dans notre pays, et leur offrir un endroit si merveilleux pour vivre ! » a écrit Donald Trump lundi sur sa plateforme TruthSocial.

Le président Bukele a saisi la balle au bond. « Reconnaissant pour vos paroles, Président Trump. En avant, ensemble ! », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

Washington a notamment expulsé à la mi-mars vers le Salvador 238 Vénézuéliens, que le gouvernement américain accuse d’appartenir au gang vénézuélien Tren de Aragua. Nayib Bukele avait proposé en février de recevoir au Salvador des prisonniers détenus aux Etats-Unis, contre rémunération.

Pour cimenter la relation, les deux hommes se rencontreront à la Maison Blanche ce mois-ci. Le président Bukele a promis d’apporter « plusieurs canettes de Coca light » pour son hôte connu pour sa consommation immodérée de cette boisson.

Pour M. Bukele, accepter le retour de centaines de personnes expulsées des Etats-Unis « consolide son image de dirigeant qui a amélioré la sécurité au Salvador », déclare Diego Chaves-Gonzalez, analyste à l’Institut de politique migratoire, basé à Washington.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2019, il a pacifié son pays de six millions d’habitants en proie à la violence des gangs.

En se passant des mandats et des procédures normalement requis, il a emprisonné près de 2% de la population et réduit le taux d’homicide de plus de 6.500 par an à seulement 114, selon les chiffres officiels.

La sécurité reste le pilier de la politique de la « poigne de fer » qui fait du président Bukele l’un des dirigeants les plus populaires de la planète, avec un taux d’approbation de plus de 85%.

L’accueil des personnes expulsées par M. Trump à la méga-prison de CECOT au Salvador n’a pas seulement fait de M. Bukele un ami de la Maison Blanche, mais a également permis au président de 43 ans de mettre en pleine lumière la méga-prison de 40.000 détenus.

Les murs austères en béton de l’immense établissement et l’armée de gardes masqués ont été largement mis en avant dans les vidéos produites par le gouvernement de M. Bukele.

La secrétaire à la Sécurité intérieure de Donald Trump, Kristi Noem, a même visité le CECOT, posant devant une cellule bondée d’hommes apparemment apathiques et recouverts de tatouages.

Pour certains analystes, ce qui compte, c’est la violence de telles images. Les présidents Bukele et Trump ont publié quantités de photos de prisonniers enchaînés, tondus et malmenés tout en rejetant les objections des juges et de leurs opposants.

En ce sens, Trump semble faire écho à l’imagerie politique de son homologue salvadorien pour séduire sa propre base d’électeurs américains.

« C’est le signe que Trump s’intéresse à la propagande de la ‘poigne de fer’ et au contournement des décisions judiciaires », a déclaré l’analyste politique salvadorien Napoléon Campos.

Selon un récent sondage de CBS, 53% des électeurs, et une majorité écrasante de républicains, approuvent la gestion de l’immigration par Donald Trump.

Une politique qui toutefois connaît des ratés, comme cette « erreur administrative » ayant conduit à l’expulsion d’un Salvadorien résidant légalement aux Etats-Unis, rapatrié le mois dernier à bord d’un vol qui transportait des centaines de personnes accusées d’être affiliées à la pègre.

Abrego Garcia avait été accusé en 2019 de faire partie d’un groupe mafieux, mais la justice américaine l’avait ensuite blanchi et avait pourtant interdit son expulsion, au motif qu’il risquait des représailles à son retour dans son pays.

En dehors des bénéfices politiques, les gains économiques ne sont pas négligeables pour le président du Salvador. Son gouvernement a reçu six millions de dollars pour la prise en charge des personnes expulsées par Washington, un montant que M. Bukele a décrit comme « une somme très basse pour eux, mais élevée pour nous ».

Il a également reçu plus de 20 membres prétendument haut placés du gang le plus notoire du Salvador, le MS-13, qui étaient détenus aux États-Unis.

M. Bukele a affirmé que cela aiderait à « finaliser la collecte de renseignements et à pourchasser les derniers vestiges du MS-13, y compris ses anciens et nouveaux membres, l’argent, les armes, la drogue, les caches, les parrains ».

Il y a aussi la promesse d’investissements américains au Salvador, un pays dont le revenu par habitant est encore comparable à celui de l’Irak ou de l’Ukraine.

Lorsqu’il se rendra à la Maison Blanche ce mois-ci, Bukele espèrera donc plus que des paroles chaleureuses en récompense de son soutien.

 

LNT avec Afp

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Ukraine: Russes et Américains discutent à Ryad d’une possible trêve https://lnt.ma/ukraine-russes-et-americains-discutent-a-ryad-dune-possible-treve/ Mon, 24 Mar 2025 10:33:33 +0000 https://lnt.ma/?p=527316 La Russie et les Etats-Unis se sont retrouvés lundi en Arabie saoudite pour des négociations, qualifiées d’emblée de « difficiles » par le Kremlin, visant à instaurer une trêve partielle en Ukraine après plus de trois ans d’offensive russe. Le président américain, Donald Trump, dont le rapprochement avec Vladimir Poutine a rebattu les cartes du conflit, affirme […]

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La Russie et les Etats-Unis se sont retrouvés lundi en Arabie saoudite pour des négociations, qualifiées d’emblée de « difficiles » par le Kremlin, visant à instaurer une trêve partielle en Ukraine après plus de trois ans d’offensive russe.

Le président américain, Donald Trump, dont le rapprochement avec Vladimir Poutine a rebattu les cartes du conflit, affirme vouloir mettre fin aux hostilités et a dépêché ses émissaires à Ryad pour des pourparlers avec les deux parties.

Les pourparlers entre les émissaires russes et américains ont commencé lundi matin à l’hôtel Ritz-Carlton à Ryad, a annoncé l’agence Tass, après des discussions entre Ukrainiens et Américains qui se sont poursuivies jusque tard dans la nuit.

« La discussion a été productive et ciblée. Nous avons abordé des points clés, notamment l’énergie », a rapporté le ministre de la Défense, Roustem Oumerov, à la tête de la délégation ukrainienne, ajoutant que l’Ukraine s’efforçait de concrétiser son objectif d’une « paix juste et durable ».

Washington et Kiev poussent pour, au minimum, un arrêt provisoire des frappes sur les sites énergétiques, largement endommagés du côté ukrainien.

L’Ukraine se dit « prête » à un cessez-le-feu « général » et sans conditions.

Mais Vladimir Poutine, dont l’armée avance sur le terrain malgré de lourdes pertes, semble jouer la montre, tant que ses hommes n’ont pas expulsé les troupes ukrainiennes de la région russe frontalière de Koursk.

A ce stade, le Kremlin assure s’être uniquement mis d’accord avec Washington sur un moratoire concernant les bombardements des infrastructures énergétiques.

 

– « Au début » –

« Il s’agit d’un sujet très complexe et il y a beaucoup à faire », a d’ores et déjà tempéré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, estimant que les négociations seraient « difficiles ». « Nous n’en sommes qu’au début », a-t-il dit.

L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, s’est malgré tout montré optimiste, disant s’attendre à de « vrais progrès », « particulièrement en ce qui concerne un cessez-le-feu en mer Noire sur les navires entre les deux pays ».

« Et, à partir de cela, on se dirigera naturellement vers un cessez-le-feu total », a dit l’émissaire américain.

Malgré l’accélération des efforts en vue de rapprocher les vues des belligérants sur les moyens de parvenir à un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, les combats se poursuivent avec des frappes meurtrières en Ukraine et en Russie.

Les autorités ukrainiennes ont fait état dans la nuit de dimanche à lundi de frappes touchant les régions de Kiev, Kharkiv (est) et Zaporijjia (est), faisant plusieurs blessés, au lendemain de bombardements meurtriers sur la capitale.

L’armée ukrainienne a annoncé dimanche avoir repris le petit village de Nadia, dans la région orientale de Lougansk, un succès rare pour les militaires ukrainiens dans cette zone quasi entièrement contrôlée par la Russie.

Les forces russes ont elles déclaré s’être emparées de la localité de Sribné, également dans l’est de l’Ukraine.

 

– Accord céréalier –

Symbole des divergences à combler pour arriver à une trêve, la délégation ukrainienne est emmenée par le ministre de la Défense, tandis que la délégation russe est formée d’un sénateur ex-diplomate de carrière Grigori Karassine et de Sergueï Besseda, un cadre du FSB, les services de sécurité.

Autre différence notable: Dmitri Peskov a affirmé que « le principal » sujet de discussion avec les Américains serait « la reprise » de l’application de l’accord céréalier en mer Noire, omettant de mentionner un éventuel engagement concernant la suspension des combats, limité ou sans conditions.

Cet accord, en vigueur entre juillet 2022 et juillet 2023, avait permis à l’Ukraine d’exporter ses céréales, vitales pour l’alimentation mondiale, malgré la présence de la flotte russe dans la zone.

La Russie s’en est ensuite retirée, accusant les Occidentaux de ne pas respecter leurs engagements censés assouplir les sanctions sur les exportations russes de produits agricoles et d’engrais.

Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a repris contact avec Vladimir Poutine, rompant avec la politique d’isolement menée par les Occidentaux contre le président russe.

Il s’est montré très critique envers l’Ukraine, un durcissement marqué par l’altercation avec Volodymyr Zelensky fin février à la Maison Blanche, suivie d’une suspension, depuis levée, de l’aide militaire à Kiev, vitale pour l’armée ukrainienne.

Les Européens sont, eux, marginalisés dans ces discussions, malgré l’envie affichée notamment par le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron de faire entendre la voix du Vieux Continent.

Un sommet est prévu jeudi à Paris, en présence de Volodymyr Zelensky et des alliés de Kiev.

LNT avec AFP

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Brésil: Lula en visite au Japon pour parler commerce et environnement https://lnt.ma/bresil-lula-en-visite-au-japon-pour-parler-commerce-et-environnement/ Mon, 24 Mar 2025 10:08:19 +0000 https://lnt.ma/?p=527306 Le président brésilien Lula, accompagné d’une forte délégation économique, a entamé lundi au Japon une visite d’Etat visant à renforcer les liens commerciaux et la coopération climatique entre les deux pays, face à la guerre douanière engagée par les Etats-Unis. Ce voyage de quatre jours de Luiz Inacio Lula da Silva, 79 ans, intervient alors […]

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Le président brésilien Lula, accompagné d’une forte délégation économique, a entamé lundi au Japon une visite d’Etat visant à renforcer les liens commerciaux et la coopération climatique entre les deux pays, face à la guerre douanière engagée par les Etats-Unis.

Ce voyage de quatre jours de Luiz Inacio Lula da Silva, 79 ans, intervient alors que l’offensive douanière du président américain Donald Trump ont tendu les relations entre Washington et Brasilia.

De son côté, Tokyo, allié-clé des États-Unis, n’a pas réussi à obtenir une exemption des taxes américaines sur l’acier, et se prépare à de nouveaux droits ciblant l’automobile. Les deux pays pourraient être victimes des droits de douane « réciproques » que Washington menace d’imposer début avril.

« Tous ceux qui parlaient de libre-échange pratiquent désormais le protectionnisme », a déploré Lula devant des journalistes japonais avant son départ pour Tokyo.

« Ce protectionnisme est absurde », a ajouté le président brésilien, accompagné dans l’archipel nippon d’une délégation de plus d’une centaine de représentants d’entreprises.

Il s’agit de la troisième visite de Lula au Japon, quatrième économie mondiale, comme président du Brésil. Une cérémonie de bienvenue aura lieu mardi au Palais impérial de Tokyo, suivie d’un banquet d’État le soir même.

Le chef de file emblématique de la gauche brésilienne et le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba devraient ensuite convenir mercredi d’un plan d’action bilatéral incluant le développement conjoint de biocarburants dans le cadre de la coopération sur le climat. Le Brésil accueillera la COP30 en novembre.

Ce plan d’action pourrait aussi prévoir des visites mutuelles de la part des dirigeants des deux pays tous les deux ans, ont rapporté l’agence de presse Jiji Press et le quotidien Yomiuri Shimbun.

Les deux dirigeants devraient également s’accorder pour affirmer leur soutien au libre-échange à rebours de la politique protectionniste de M. Trump, ont indiqué des médias nippons.

 

-« Vulnérable »-

Le Brésil est le deuxième exportateur d’acier vers les États-Unis après le Canada, avec environ 4 millions de tonnes expédiées en 2024. Et il devrait pâtir de l’élargissement des taxes douanières s’il a lieu.

A l’heure actuelle cependant, la Chine est le premier partenaire commercial du Brésil, leur commerce bilatéral dépassant les 160 milliards de dollars en 2023. Le Japon arrive loin derrière, au 11e rang.

Le Brésil a « augmenté sa dépendance commerciale envers la Chine ces dernières années », explique à l’AFP Karina Calandrin, professeur à l’école de commerce Ibmec à Sao Paulo.

Cela « met le Brésil en danger, le rendant plus vulnérable à toute évolution de la situation internationale » en cas d’une guerre commerciale tous azimuts, estime-t-elle.

Depuis son retour au pouvoir, M. Trump a imposé une hausse de 20% des droits américains sur les exportations chinoises.

Dans ce contexte, Lula cherchera à favoriser les exportations brésiliennes vers le Japon, de la viande de boeuf aux appareils de l’avionneur Embraer.

Il vient à Tokyo avec l’objectif « de diversifier l’économie brésilienne et le commerce extérieur », à l’heure où le Brésil entend « échapper un peu à cette dépendance aux États-Unis et à la Chine », insiste Mme Calandrin.

Cela risque d’être difficile compte tenu de la « dépendance structurelle » commerciale du géant sud-américain envers la Chine, indique à l’AFP Roberto Goulart, professeur de relations internationales à l’université de Brasilia, jugeant peu probable à court terme un véritable rééquilibrage.

– Diaspora japonaise –

Pour sa part, Tokyo espère que des liens bilatéraux plus étroits empêcheront le Brésil de trop se rapprocher de la Chine et de la Russie, qu’il côtoie au sein du bloc diplomatique des BRICS, fait valoir Jiji Press.

Des liens étroits existent déjà entre le Japon et le Brésil qui abrite la plus grande diaspora japonaise au monde, héritée d’une immigration massive du début du XXe siècle.

L’année dernière, le gouvernement de Lula avait présenté des excuses historiques pour la persécution des immigrants japonais pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

Des milliers de personnes vivant sur la côte de São Paulo avaient été chassées de leurs terres en 1943, tandis qu’au moins 150 immigrants japonais et leurs enfants avaient été emprisonnés sur une île isolée.

Des excuses sont « le moins que nous puissions faire pour reconnaître nos erreurs passées », a réaffirmé Lula avant son voyage au Japon.

LNT avec AFP

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Politique migratoire de Trump : reprise des vols d’expulsion vers le Venezuela https://lnt.ma/politique-migratoire-de-trump-reprise-des-vols-dexpulsion-vers-le-venezuela/ Mon, 24 Mar 2025 10:00:05 +0000 https://lnt.ma/?p=527304 Un avion affrété par la compagnie vénézuélienne Conviasa en provenance du Honduras, avec à son bord 199 migrants expulsés des États-Unis a atterri lundi à 01h00 du matin (05h00 GMT) au Venezuela, marquant la reprise des vols d’expulsion en provenance des Etats-Unis. Ces vols d’expulsion en provenance des États-Unis avaient été suspendus il y a […]

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Un avion affrété par la compagnie vénézuélienne Conviasa en provenance du Honduras, avec à son bord 199 migrants expulsés des États-Unis a atterri lundi à 01h00 du matin (05h00 GMT) au Venezuela, marquant la reprise des vols d’expulsion en provenance des Etats-Unis.

Ces vols d’expulsion en provenance des États-Unis avaient été suspendus il y a un mois, les deux gouvernements s’accusant mutuellement de boycotter une accord conclu en janvier.

« Aujourd’hui, nous recevons 199 compatriotes », a déclaré le ministre de l’Intérieur vénézuélien Diosdado Cabello à l’aéroport international de Maiquetia de la capitale Caracas.

Ce vol intervient une semaine après l’expulsion de 238 Vénézuéliens vers une prison de sécurité maximale au Salvador, que le président vénézuélien Nicolás Maduro a qualifié d’enlèvement.

Il s’agit du quatrième vol acheminant des Vénézuéliens expulsés des États-Unis, les deux premiers étant partis d’El Paso, au Texas, le 10 février, suivis d’un autre avec 177 migrants détenus à la prison de Guantánamo à Cuba puis rapatriés via le Honduras.

Les vols s’étaient interrompus après que M. Trump, mécontent du rythme des renvois, avait révoqué fin février la licence accordée par l’ancien président Joe Biden au groupe pétrolier américain Chevron pour travailler au Venezuela.

Caracas, de son côté, a dénoncé le fait que le département d’État américain « bloquait » les vols de rapatriement.

« Les vols reprennent », a déclaré M. Cabello, et « si les voyages ont été irréguliers, ce n’est pas du fait du Venezuela. Nous sommes prêts à accueillir les Vénézuéliens où qu’ils soient ».

Le Venezuela et les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques en 2019, lors de la première administration Trump qui a imposé un embargo pétrolier après avoir jugé illégitime la première réélection de Nicolas Maduro en mai 2018. Washington n’a pas reconnu non plus la réélection du dirigeant vénézuélien à la suite du scrutin de 2024.

Concernant les ressortissants vénézuéliens transférés au Salvador le 16 mars, les Etats-Unis les accusent d’appartenir au gang Tren de Aragua classé comme une organisation terroriste par le président Trump. Caracas dénonce une campagne de criminalisation des migrants.

– « Kidnappés au Salvador » –

Washington a invoqué une loi de 1798 autorisant l’expulsion sans procès des « ennemis étrangers », ce que Caracas qualifie d' »anachronique » et a été jugé également « hautement problématique » par un juge américain.

« Nous aimerions que le prochain appel téléphonique (des États-Unis) soit pour la libération de ceux qui ont été kidnappés au Salvador, nous attendons une réponse du gouvernement du Salvador », a poursuivi M. Caballo.

Depuis 2014, près de 8 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays, fuyant l’effondrement économique et l’inflation dont le gouvernement vénézuélien rejette la responsabilité sur les sanctions américaines.

L’administration du président Trump a annoncé dimanche mettre fin au statut légal de 532.000 migrants latino-américains, sommés de quitter les Etats-Unis d’ici quelques semaines, des Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens ou Vénézuéliens arrivés aux États-Unis dans le cadre d’un plan de son prédécesseur, Joe Biden

Une fois l’ordonnance du Département de la Sécurité intérieure publiée dans le Federal Register, les migrants parrainés par ce programme perdront leur protection juridique sous trente jours.

Le ministre vénézuélien estime qu’environ 155.000 de ses compatriotes pourraient être affectés.

Depuis février, avec le nouveau groupe atterri lundi, environ 1.119 Vénézuéliens ont été renvoyés dans leur pays dont au moins 566 expulsés par l’administration Trump, et le reste rapatrié par le gouvernement vénézuélien depuis le Mexique, où ils étaient bloqués en route vers les États-Unis.

LNT avec AFP

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Les Etats-Unis mettent fin au statut légal de plus de 500.000 migrants https://lnt.ma/les-etats-unis-mettent-fin-au-statut-legal-de-plus-de-500-000-migrants/ Sat, 22 Mar 2025 11:50:15 +0000 https://lnt.ma/?p=527287 L’administration du président  Donald Trump a annoncé mettre fin par ordonnance au statut légal de plus de 500.000 migrants latino-américains, sommés de quitter les Etats-Unis d’ici quelques semaines, une décision qui a suscité une levée de boucliers. Cette décision concerne environ 532.000 Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens et Vénézuéliens qui sont arrivés aux États-Unis dans le cadre […]

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L’administration du président  Donald Trump a annoncé mettre fin par ordonnance au statut légal de plus de 500.000 migrants latino-américains, sommés de quitter les Etats-Unis d’ici quelques semaines, une décision qui a suscité une levée de boucliers.

Cette décision concerne environ 532.000 Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens et Vénézuéliens qui sont arrivés aux États-Unis dans le cadre d’un programme lancé en octobre 2022 par le prédécesseur de M. Trump, Joe Biden, et élargi en janvier de l’année suivante.

Les migrants parrainés par ce programme « doivent quitter les Etats-Unis » d’ici le 24 avril, sauf s’ils ont obtenu un autre statut d’immigration leur permettant de rester dans le pays, a indiqué vendredi le Département de la sécurité intérieure.

Ils perdront leur protection légale trente jours après la publication, prévue mardi, de cette nouvelle ordonnance dans le journal officiel du gouvernement fédéral des Etats-Unis.

« La liberté conditionnelle est par nature temporaire, et la liberté conditionnelle seule ne constitue pas une base sous-jacente pour obtenir un statut d’immigration, ni ne constitue une admission aux Etats-Unis », a justifié le Département de la sécurité intérieure.

– « Chaos » –

Cette décision a immédiatement suscité l’indignation et l’inquiétude chez les défenseurs des migrants.

L’organisation Welcome.US, qui soutient les personnes cherchant refuge aux Etats-Unis, a exhorté les migrants concernés par cette mesure à consulter « immédiatement » un avocat spécialisé dans les questions d’immigration.

Nicolette Glazer, avocate spécialisée dans les questions d’immigration en Californie, a estimé de son côté que l’ordonnance affecterait la « grande majorité » du demi-million d’immigrants entrés aux Etats-Unis dans le cadre du programme lancé par M. Biden.

« Seules 75.000 demandes d’asile positives ont été déposées, de sorte que la grande majorité des personnes bénéficiant d’une libération conditionnelle dans le cadre » de ce programme « se retrouveront sans statut, sans permis de travail et passibles d’expulsion », a-t-elle indiqué sur X, redoutant le « chaos » que va semer selon elle cette décision.

Karen Tumlin, directrice du groupe de défense des droits des immigrés Justice Action Center, a déclaré que l’administration Trump était en train de « rompre un engagement que le gouvernement fédéral avait pris envers les centaines de milliers » de migrants.

« Révoquer soudainement le statut légal de centaines de milliers de bénéficiaires (…) va causer un chaos inutile et des chagrins pour les familles et les communautés à travers le pays », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Le président Donald Trump avait promis de mener la plus grande campagne d’expulsion de l’histoire des Etats-Unis et de limiter l’immigration, principalement en provenance des pays d’Amérique latine.

Annoncé en janvier 2023 par l’administration précédente du président Joe Biden, un programme spécial destiné aux Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens et Vénézuéliens permettait l’entrée aux Etats-Unis pour deux ans pour un maximum de 30.000 migrants par mois en raison de la situation des droits humains dans ces quatre pays.

M. Biden avait à l’époque présenté le plan comme une méthode « sûre et humaine » pour alléger la pression à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.

– Offensive anti-immigration –

Mais depuis son retour au pouvoir, Donald Trump met en scène la vaste offensive contre l’immigration promise pendant sa campagne.

Son administration a ainsi utilisé une législation rare en temps de guerre pour expulser plus de 200 membres présumés d’un gang vénézuélien vers le Salvador.

Cette loi, qui permet au président américain en temps de guerre d’arrêter ou expulser des citoyens d’une nation ennemie, n’avait été utilisée qu’à trois reprises: pendant la guerre anglo-américaine de 1812 pour expulser des ressortissants britanniques; la Première Guerre mondiale contre des ressortissants de pays ennemis et la Seconde Guerre mondiale pour interner plus de 100.000 citoyens japonais et Américains d’origine japonaise.

Donald Trump a toutefois affirmé vendredi qu’il n’était pas le signataire de la déclaration d’utilisation de cette loi d’exception, quelques heures après que le juge qui avait suspendu ces expulsions la semaine précédente, s’était inquiété lors d’une au tribunal fédéral de Washington des répercussions « incroyablement problématiques » du recours à ce texte.

LNT avec AFP

 

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Escalade des droits de douane aux Etats-Unis, Trump cible aluminium et acier importés https://lnt.ma/escalade-des-droits-de-douane-aux-etats-unis-trump-cible-aluminium-et-acier-importes/ Mon, 10 Feb 2025 08:17:18 +0000 https://lnt.ma/?p=524211 Le président américain Donald Trump a franchi dimanche une nouvelle étape dans l’offensive commerciale qu’il a lancée dès le début de son mandat, en promettant d’imposer 25% de droits de douane sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis. « J’annoncerai des droits de douane sur l’acier lundi. (…) Tout l’acier arrivant aux Etats-Unis aura 25% de […]

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Le président américain Donald Trump a franchi dimanche une nouvelle étape dans l’offensive commerciale qu’il a lancée dès le début de son mandat, en promettant d’imposer 25% de droits de douane sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis.

« J’annoncerai des droits de douane sur l’acier lundi. (…) Tout l’acier arrivant aux Etats-Unis aura 25% de droits de douane », a déclaré le chef de l’Etat dans l’avion présidentiel qui le menait à la Nouvelle-Orléans pour assister au Super Bowl, la finale de la Ligue professionnelle de football américain.

Le milliardaire républicain a ajouté que le même sort serait réservé à l’aluminium importé.

Lors de son premier mandat (2017-21), Donald Trump avait déjà imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium afin de protéger l’industrie américaine qu’il estimait être confrontée à une concurrence déloyale en provenance de pays asiatiques et européens.

Donald Trump a aussi affirmé dimanche qu’il annoncerait « mardi ou mercredi » des « droits de douane réciproques », afin d’aligner la taxation des produits entrant aux Etats-Unis sur la manière dont sont taxés les produits américains à l’étranger.

« S’ils nous taxent à 130% et que nous ne les taxons pas, cela ne restera pas comme ça », a-t-il lancé.

« Cela n’affectera pas tous les pays parce que certains imposent les mêmes droits de douane que nous. Mais ceux qui profitent des Etats-Unis se verront rendre la pareille », a-t-il ajouté.

« Ils nous taxent, on les taxe », avait déjà esquissé le président vendredi, lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba.

Depuis son investiture le 20 janvier, les droits de douane sont au coeur de la politique économique et diplomatique de Donald Trump: ils sont présentés autant comme un moyen de résorber le déficit commercial des Etats-Unis que d’obtenir des concessions des pays visés.

Depuis mardi, les produits venant de Chine sont renchéris par des droits de douane additionnels de 10% — mesure à laquelle Pékin va répliquer par des surtaxes ciblées sur certains produits américains à partir du 10 février.

Les nouvelles taxes chinoises portent sur 14 milliards de dollars de biens américains, tandis que les droits de douane annoncés par Donald Trump concernent 525 milliards de dollars de biens chinois.

 

– « Etre prêts » –

Les exportations du Mexique et du Canada vers les Etats-Unis devaient aussi initialement se voir infliger des droits de douane (de 25%) en dépit d’un accord de libre-échange liant les trois pays d’Amérique du Nord.

Mais Donald Trump, qui reproche à ses deux voisins de ne pas en faire assez pour juguler le trafic de drogue, leur a accordé à la dernière minute un sursis d’un mois après avoir reçu des engagements sur le renforcement de la sécurité aux frontières.

L’offensive sur les droits de douane a donné lieu à d’autres rebondissements, comme le report d’une taxation sur des colis d’une valeur de moins de 800 dollars venant de Chine.

L’Union européenne se sait dans la ligne de mire de Donald Trump, qui avait indiqué qu’il prendrait une décision « très bientôt » la concernant.

Lors d’une interview diffusée dimanche par la chaîne américaine CNN, le président français Emmanuel Macron a déclaré que les Européens devaient « être prêts (…) à réagir » à de nouvelles barrières douanières.

M. Macron a également mis en garde contre les conséquences d’une telle mesure pour les Américains: « Si vous imposez des droits de douane sur plusieurs secteurs, cela entraînera une augmentation des prix et créera de l’inflation aux Etats-Unis. »

Donald Trump et ses équipes, qui ne cessent de promettre un « nouvel âge d’or » pour les Etats-Unis, ont jusqu’ici largement minoré ce risque, alors que la reconquête du pouvoir d’achat était au coeur de la campagne électorale du républicain.

Le déficit commercial de la première économie mondiale s’est creusé l’an dernier à près de 920 milliards de dollars.

LNT avec AFP

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Le gel de l’aide internationale américaine, une décision aux implications dévastatrices https://lnt.ma/le-gel-de-laide-internationale-americaine-une-decision-aux-implications-devastatrices/ Sun, 02 Feb 2025 11:23:52 +0000 https://lnt.ma/?p=523768 Lutte contre le sida, éducation des écoliers ougandais, assistance aux victimes d’inondations au Soudan du Sud… Le gel de l’aide internationale américaine décidé par Donald Trump provoque une onde de choc potentiellement dévastatrice pour des millions de personnes dans le monde. D’une simple signature, le nouveau président a ordonné la suspension de tous les programmes […]

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Lutte contre le sida, éducation des écoliers ougandais, assistance aux victimes d’inondations au Soudan du Sud… Le gel de l’aide internationale américaine décidé par Donald Trump provoque une onde de choc potentiellement dévastatrice pour des millions de personnes dans le monde.

D’une simple signature, le nouveau président a ordonné la suspension de tous les programmes d’aide étrangère des Etats-Unis pour une durée de 90 jours, à l’exception de l’aide alimentaire d’urgence, ainsi que de l’assistance militaire pour Israël et l’Egypte.

Pendant trois mois, son administration va réexaminer l’ensemble du système d’aide internationale. Une décision qui sème déjà la panique dans les pays les plus fragiles et détériore l’aura américaine face à la Chine.

« Même si le financement est finalement rétabli, des dommages importants auront été causés », explique Peter Waiswa, un membre du réseau d’aide humanitaire Compassion Connectors en Ouganda.

« L’absence de médicaments pendant plusieurs jours pour les patients atteints du VIH/sida peut entraîner la mort », craint-il.

Selon lui, certaines écoles financées par les Etats-Unis dans son pays d’Afrique de l’Est ont déjà envoyé des messages demandant aux enfants d’arrêter de venir.

La portée du décret signé par M. Trump inquiète également au Soudan du Sud, victime d’une épidémie de choléra et où 3.000 personnes comptent sur l’aide américaine après avoir perdu leur maison dans les inondations.

« Si la décision (…) n’est pas rapidement reconsidérée, il est fort possible que les gens commencent à mourir de faim et de maladies », redoute James Akoon Akot, enseignant dans un orphelinat du pays.

 

– Exemptions floues –

Les Etats-Unis sont depuis longtemps le premier pourvoyeur mondial de l’aide au développement. Ils y ont consacré plus de 64 milliards de dollars en 2023.

L’un des programmes américains les plus importants est le Pepfar, lancé par l’ex-président George W. Bush pour lutter contre le sida. Plus de 20 millions de personnes vivant avec le VIH en dépendent directement.

Ce programme semble être épargné grâce à des exemptions supplémentaires accordées par le nouveau chef de la diplomatie, Marco Rubio, pour « l’aide alimentaire d’urgence » et celle « susceptible de sauver des vies », ce qui peut couvrir la distribution de médicaments antirétroviraux.

Mais ces formulations très floues provoquent de nombreuses incertitudes.

Au Malawi, certains habitants commencent à stocker les médicaments auxquels ils peuvent accéder, et l’organisation locale Lighthouse, qui distribue des traitements contre le VIH, aurait fermé ses portes, selon l’infirmière Suzy Dzimbiri.

« Nous savons qu’il y a eu des cas où des médicaments étaient en stock, prêts à être utilisés, et où il a été ordonné qu’ils restent sur les étagères dans l’attente de directives de Washington », confie à l’AFP une assistante parlementaire du Congrès, sous le couvert de l’anonymat.

« Le Pepfar était censé être notre plan Marshall », rappelle-t-elle.

Selon elle, la simple idée que les Etats-Unis puissent mettre fin au programme d’un claquement de doigts donne l’image d’une Amérique « capricieuse », et instille l’idée chez les pays bénéficiaires « qu’à l’avenir, ils devront probablement se tourner vers des pays comme la Chine ».

 

– « Intérêt national » –

« Nous ne voulons pas voir des gens mourir », a expliqué M. Rubio, lorsqu’il a entériné les dernières exemptions cette semaine.

Mais le secrétaire d’Etat a aussitôt ajouté que les organisations bénéficiaires vont devoir justifier leurs dépenses, car « historiquement, nous avons obtenu très peu de coopération ».

« Nous avons ce que j’appelle le complexe industriel de l’aide étrangère – toutes ces entités dans le monde qui reçoivent des millions et des millions de dollars des États-Unis », a-t-il insisté sur la radio SiriusXM. « Nous devons nous assurer que cela correspond à notre intérêt national. »

A Washington, certains craignent que cette priorité affichée envers l’aide dite « d’urgence » ne cache un plan plus large, visant à tailler drastiquement dans les dépenses en refusant de financer tout le reste.

« La simple expression +aide alimentaire d’urgence+ est une contradiction », souligne un haut fonctionnaire, sous le couvert de l’anonymat. « Privez-vous de nourriture pendant quelques jours et vous verrez. »

LNT avec AFP

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Trump sur le point de lancer les guerres commerciales https://lnt.ma/trump-sur-le-point-de-lancer-les-guerres-commerciales/ Fri, 31 Jan 2025 11:56:02 +0000 https://lnt.ma/?p=523714 Le président américain, Donald Trump, mettra-t-il à exécution sa menace d’imposer le 1er février des droits de douane sur les produits canadiens et mexicains? La question est vendredi dans tous les esprits, alors que les conséquences pourraient être sévères pour les trois pays nord-américains. A peine revenu à la Maison Blanche, M. Trump a annoncé […]

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Le président américain, Donald Trump, mettra-t-il à exécution sa menace d’imposer le 1er février des droits de douane sur les produits canadiens et mexicains? La question est vendredi dans tous les esprits, alors que les conséquences pourraient être sévères pour les trois pays nord-américains.

A peine revenu à la Maison Blanche, M. Trump a annoncé qu’il voulait imposer dès le 1er février 25% de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique, deux pays pourtant théoriquement protégés par l’accord de libre-échange qu’il avait signé durant son premier mandat.

Jeudi, il a affirmé qu’il déciderait dans la nuit s’il exempterait ou non de taxe le pétrole produit dans ces deux pays.

Les produits chinois pourraient également être frappés par des droits de douane de 10%, menace également M. Trump, qui a aussi réitéré jeudi ses menaces d’imposer des droits de douane « à 100% » aux Brics si ce bloc de 10 pays (Brésil, Russie, Inde, Chine…) se passe du dollar dans les échanges internationaux.

Une situation qui inquiète les analystes, alors que l’économie américaine se porte comme un charme, avec une croissance de 2,8% en 2024: selon Oxford Economics, si ces droits étaient appliqués, l’économie américaine perdrait 1,2 point de pourcentage de croissance, et pourrait plonger le Mexique dans la récession.

Pour Wendong Zhang, professeur à l’Université Cornell, si le choc ne sera pas si fort pour les Etats-Unis, il le sera sans aucun doute pour le Canada et le Mexique.

« Dans un tel scénario, le Canada et le Mexique peuvent s’attendre à voir leur PIB reculer respectivement de 3,6% et 2%, les Etats-Unis de 0,3% », a-t-il estimé. Pékin aussi « souffrirait d’une escalade de la guerre commerciale existante, mais bénéficierait en même temps (des tensions entre les Etats-Unis), le Mexique et le Canada ».

 

– « Acte de politique intérieure » –

Pendant la campagne, le candidat républicain avait dit vouloir imposer des droits de douane de 10% à 20% sur l’ensemble des produits importés aux Etats-Unis, et même de 60% à 100% sur les produits provenant de Chine.

L’objectif était alors de compenser financièrement les baisses d’impôts qu’il souhaite appliquer durant son mandat.

Depuis son élection, le ton a évolué. Plutôt qu’un outil pour combler la baisse des recettes fiscales, les droits de douane sont devenus, comme durant son premier mandat, une arme brandie afin d’imposer des négociations et d’obtenir des concessions.

Donald Trump a expliqué que les droits de douane étaient une réponse à l’incapacité de ses voisins à freiner l’entrée de drogues, en particulier de fentanyl (un opioïde) et de migrants aux Etats-Unis.

Son candidat au poste de secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a parlé d’un « acte de politique intérieure » qui vise « simplement à les pousser à fermer leurs frontières », lors de son audition de confirmation au Congrès mardi.

La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, s’est montrée plutôt optimiste mercredi: « Nous ne pensons pas que cela arrivera. Mais si c’est le cas, nous avons un plan. »

 

– « Qu’ils agissent rapidement » –

L’inquiétude existe malgré tout, notamment pour le secteur agricole, qui exporte largement vers les Etats-Unis.

« Près de 80% de nos exportations vont vers ce pays et en tout état de cause, tout ce qui pourrait provoquer un choc nous préoccupe », a reconnu mardi auprès de l’AFP Juan Cortina, à la tête du Conseil national de l’agriculture.

Côté canadien, la possibilité de droits de douane a servi de révélateur à la crise politique qui rongeait d’ores et déjà le gouvernement du Premier ministre, désormais démissionnaire, Justin Trudeau.

Le ministre canadien de la Sécurité publique, David McGuinty, était présent jeudi à Washington pour présenter les contours du plan visant à renforcer la sécurité de la frontière canado-américaine.

Howard Lutnick s’était d’ailleurs montré très clair mardi: « Je sais qu’ils agissent rapidement » a-t-il assuré, au sujet des deux pays. « S’ils font ce qu’il faut, il n’y aura pas de droits de douane ».

Une situation qui n’est pas sans rappeler les tensions entre Washington et Bogota le week-end dernier, alors que la Colombie avait dans un premier temps refusé l’atterrissage de vols transportant des migrants expulsés.

Donald Trump avait alors annoncé des sanctions, dont des droits de douane de 25% puis 50%, à laquelle son homologue colombien, Gustavo Petro, avait répliqué, avant que les deux ne s’accordent sur les modalités de retour des personnes concernées et abandonnent leurs menaces.

 

LNT avec Afp

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Trump suspend les sanctions douanières contre Bogota après un accord sur les migrants https://lnt.ma/trump-suspend-les-sanctions-douanieres-contre-bogota-apres-un-accord-sur-les-migrants/ Mon, 27 Jan 2025 09:49:11 +0000 https://lnt.ma/?p=523414 Le président américain Donald Trump a suspendu dimanche soir sa menace d’imposer une série de sanctions contre la Colombie, la Maison Blanche assurant que Bogota avait accepté ses conditions pour le rapatriement d’immigrés colombiens expulsés par les Etats-Unis. « Le gouvernement colombien a accepté toutes les conditions du président Trump, y compris l’acceptation sans restriction de […]

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Le président américain Donald Trump a suspendu dimanche soir sa menace d’imposer une série de sanctions contre la Colombie, la Maison Blanche assurant que Bogota avait accepté ses conditions pour le rapatriement d’immigrés colombiens expulsés par les Etats-Unis.

« Le gouvernement colombien a accepté toutes les conditions du président Trump, y compris l’acceptation sans restriction de tous les étrangers illégaux de Colombie renvoyés des Etats-Unis, y compris à bord d’avions militaires américains, sans limitation ni délai », a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

« Sur la base de cet accord, les tarifs et sanctions entièrement rédigés seront mis en réserve et ne seront pas signés, à moins que la Colombie n’honore pas cet accord », a mis en garde la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, dans ce communiqué.

Ce revirement intervient après une escalade spectaculaire entre les deux pays, Washington s’emportant contre la décision de Bogota de refouler des avions militaires transportant des immigrés expulsés par les Etats-Unis.

Le président colombien de gauche Gustavo Petro avait fait savoir sur X qu' »un migrant n’est pas un criminel et doit être traité avec la dignité qu’un être humain mérite ».

Dimanche soir, Bogota a aussitôt affirmé que « l’impasse » avec les Etats-Unis était « surmontée », selon le ministre des Affaires étrangères Luis Gilberto Murillo.

Washington a notamment menacé d’imposer des droits de douane de 25% sur tous les biens colombiens entrant aux Etats-Unis, qui devaient être portés à 50% dans une semaine, selon le président Trump, malgré l’accord de libre-échange entre les deux pays.

Les sanctions relatives à la délivrance de visas, également annoncées dimanche par le département d’Etat, sont, en revanche, maintenues « jusqu’à ce que le premier vol d’expulsés colombiens soit arrivé avec succès », a ajouté la porte-parole Karoline Leavitt.

« Les événements d’aujourd’hui montrent clairement au monde que l’Amérique est à nouveau respectée », a-t-elle fait valoir.

 

– Réponse de Bogota –

En réponse aux sanctions américaines, le président colombien avait annoncé à son tour avoir donné ordre à son ministre du Commerce extérieur de « relever à 25% les droits de douane sur les importations provenant des Etats-Unis ».

La présidence colombienne avait également déclaré plus tôt qu’elle allait envoyer son avion « pour faciliter le retour dans la dignité des ressortissants qui devaient arriver dans le pays ce matin, par des vols d’expulsion ».

Le train de sanctions américaines comporte également une interdiction d’entrée aux Etats-Unis et une révocation des visas pour les responsables du gouvernement colombien, ses alliés et ses partisans ainsi que des « inspections renforcées » à l’entrée pour tous les ressortissants colombiens et les marchandises en provenance de ce pays, a précisé le département d’Etat.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, dont l’épouse est d’origine colombienne, a déclaré dans un communiqué que M. Petro avait commencé par approuver les vols, mais qu’il avait ensuite « annulé son autorisation lorsque les avions étaient en vol ».

De son côté, la présidente du Honduras Xiomara Castro a appelé dimanche à une réunion « urgente » des présidents et chefs d’Etat de la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) le 30 janvier pour discuter de la question migratoire.

 

– Menottes –

Donald Trump a promis de lancer « le plus grand programme d’expulsions de l’histoire américaine », et la Maison Blanche s’est targuée cette semaine de l’arrestation de centaines de « migrants criminels illégaux », soulignant qu’ils avaient été expulsés par avions militaires plutôt que civils, comme c’était le cas précédemment.

Depuis son investiture le 20 janvier, les Etats-Unis n’avaient pas encore effectué d’expulsions vers la Colombie, mais l’ont déjà fait vers le Guatemala et le Brésil.

Le responsable de la politique américaine d’expulsions massives d’immigrés en situation irrégulière, Tom Homan, a affirmé dimanche sur la chaîne ABC que les migrants pourraient être expulsés vers un pays tiers si leur pays d’origine refusait de les accueillir.

Samedi, c’est le Brésil qui avait exigé des explications à Washington pour le « traitement dégradant » de migrants illégaux brésiliens expulsés par les Etats-Unis, à bord d’un vol arrivé la veille à Manaus (nord).

Selon Brasilia, 88 Brésiliens se trouvaient dans l’avion.

A son bord, « ils ne nous ont pas donné d’eau, nous étions pieds et poings liés, et ils ne nous laissaient même pas aller aux toilettes », a déclaré à l’AFP Edgar Da Silva Moura, un informaticien de 31 ans, arrivé au Brésil par ce vol après sept mois de détention aux Etats-Unis.

LNT avec Afp

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Canada: démission imminente du Premier ministre Trudeau, selon les médias https://lnt.ma/canada-demission-imminente-du-premier-ministre-trudeau-selon-les-medias/ Mon, 06 Jan 2025 09:59:19 +0000 https://lnt.ma/?p=522407 Sous pression au sein de son parti libéral, le Premier ministre canadien Justin Trudeau pourrait démissionner dès lundi, selon les médias, alors qu’il est confronté à la plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf ans. Selon les journaux The Globe and Mail et The Toronto Star, des sources au […]

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Sous pression au sein de son parti libéral, le Premier ministre canadien Justin Trudeau pourrait démissionner dès lundi, selon les médias, alors qu’il est confronté à la plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf ans.

Selon les journaux The Globe and Mail et The Toronto Star, des sources au sein du parti libéral s’attendent à ce que M. Trudeau se retire en amont d’une réunion nationale de sa formation prévue mercredi.

L’annonce pourrait être faite dans les prochaines 24 heures, ont indiqué ces sources aux deux journaux dans des articles parus dimanche.

Interrogé par l’AFP, le bureau du Premier ministre a refusé de commenter ces informations.

Une telle annonce interviendrait à quelques mois des prochaines législatives qui doivent se tenir d’ici la fin du mois d’octobre.

Mais il n’est pas clair si M. Trudeau, 53 ans, restera le chef intérimaire de son parti ou s’il quittera immédiatement ce poste s’il démissionne de ses fonctions de Premier ministre.

Jusqu’ici Justin Trudeau, qui avait annoncé son intention de se représenter, est crédité dans les sondages de plus de 20 points derrière son rival conservateur, Pierre Poilievre.

Minoritaire au Parlement, il est fragilisé par le retrait de son allié de gauche et le mécontentement croissant au sein de son propre parti.

– Popularité en chute libre –

La popularité de M. Trudeau s’est affaiblie ces derniers mois, son gouvernement ayant survécu de justesse à une série de votes de défiance et ses détracteurs ayant appelé à sa démission.

Le chaos règne dans la capitale Ottawa depuis la démission surprise de la vice-Première ministre, Chrystia Freeland, qui était en désaccord avec Justin Trudeau sur la façon de gérer la guerre économique qui se profile avec les Etats-Unis.

Les déclarations de Donald Trump ces dernières semaines ont aggravé la crise politique canadienne et provoqué une onde de choc. Le pays cherche une parade aux menaces de Donald Trump, qui a promis d’imposer des droits de douane de 25% au Canada et au Mexique dès son retour au pouvoir en janvier.

M. Trudeau s’est rendu en Floride en novembre pour le rencontrer dans sa propriété de Mar-a-Lago afin d’éviter une guerre commerciale.

Mais depuis, Donald Trump, qui prendra ses fonctions des président des Etats-Unis le 20 janvier, a porté des coups humiliants à M. Trudeau sur les réseaux sociaux, l’appelant à plusieurs reprises « gouverneur » du Canada.

Après près d’une décennie au pouvoir, Justin Trudeau souffre aujourd’hui d’une faible cote de popularité, étant vu comme responsable de la forte inflation qui frappe le pays tout comme de la crise du logement et des services publics.

A son arrivée en 2015, le monde entier observe pourtant avec intérêt, voire admiration, les premiers pas au pouvoir du jeune dirigeant multilatéraliste qui proclame que « le Canada est de retour » sur la scène internationale.

Fils aîné du charismatique Pierre Elliott Trudeau, ex-Premier ministre mort en 2000, Justin Trudeau a longtemps cherché sa voie: boxeur amateur, moniteur de snowboard, professeur d’anglais et de français…

Il se lance finalement sur les traces de son père et entre en politique tardivement en 2007, se fait élire député de Montréal en 2008 puis chef d’un parti libéral en lambeaux en 2013.

Premier ministre, il a fait du Canada le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis, a instauré l’aide médicale à mourir, une taxe carbone, a lancé une enquête publique sur les femmes autochtones disparues et assassinées et signera une version modernisée de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

LNT avec Afp

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L’ancien président américain Jimmy Carter est mort à l’âge de 100 ans https://lnt.ma/lancien-president-americain-jimmy-carter-est-mort-a-lage-de-100-ans/ Mon, 30 Dec 2024 10:25:34 +0000 https://lnt.ma/?p=522126 L’ex-président américain et prix Nobel de la paix Jimmy Carter est mort dimanche à l’âge de 100 ans dans sa ville natale de Géorgie, dans le sud-est des Etats-Unis, provoquant une pluie d’hommages de ses successeurs à la Maison Blanche et dans le monde. Le président sortant Joe Biden a décrété une journée de deuil […]

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L’ex-président américain et prix Nobel de la paix Jimmy Carter est mort dimanche à l’âge de 100 ans dans sa ville natale de Géorgie, dans le sud-est des Etats-Unis, provoquant une pluie d’hommages de ses successeurs à la Maison Blanche et dans le monde.

Le président sortant Joe Biden a décrété une journée de deuil national le 9 janvier en l’honneur du démocrate, salué par de nombreux dirigeants étrangers pour son engagement en faveur de la paix et des droits humains bien au-delà de son unique mandat (1977-1981).

« Jimmy Carter, 39e président des Etats-Unis et lauréat du prix Nobel de la paix en 2002, est décédé paisiblement dimanche 29 décembre à son domicile de Plains, en Géorgie, entouré de sa famille », a annoncé sa fondation Carter Center dans un communiqué.

« Mon père était un héros, pas uniquement pour moi, mais pour tous ceux qui croient en la paix, aux droits de l’Homme et à l’amour désintéressé », a déclaré Chip Carter, le fils de l’ancien dirigeant démocrate cité par la fondation.

Tous les anciens présidents américains qui lui ont succédé se sont empressés de saluer la longue existence de celui que rien ne destinait à être président et qui était l’ancien locataire de la Maison Blanche le plus âgé.

Le démocrate et 46e président sortant Joe Biden, 82 ans, a demandé lors d’une adresse à la Nation que la vie de son lointain prédécesseur soit « évaluée à l’aune de ce qu’il a fait, pas de ce qu’il a dit ».

Il a annoncé la tenue de funérailles nationales dans la capitale fédérale Washington, sans en préciser la date, pour l’architecte des accords de Camp David qui ont abouti au premier traité de paix entre Israël et un pays arabe, l’Egypte, mais à l’héritage terni par la crise des otages en Iran.

Le milliardaire républicain Donald Trump, qui fera son retour à la Maison Blanche le 20 janvier, a fait part de son « plus grand respect » pour Jimmy Carter qui « a travaillé dur pour que l’Amérique soit meilleure ».

Il fut « un homme remarquable », selon le démocrate Barack Obama, et « a œuvré sans relâche pour un monde meilleur et plus juste » a renchéri le démocrate Bill Clinton. Ce qu’il a accompli « inspirera des générations d’Américains », a salué le républicain George W. Bush.

Jimmy Carter avait annoncé en 2015 qu’il souffrait d’un cancer du cerveau et bénéficiait de soins à domicile depuis près deux ans.

Après une série d’hospitalisations, il avait en février 2023 « choisi de passer le temps qu’il lui restait » chez lui, entouré de ses proches. Il y recevait des soins palliatifs.

Des élus, dirigeants et responsables associatifs s’étaient alors empressés de saluer la carrière de ce président atypique, ancien militaire et propriétaire d’une exploitation familiale d’arachides.

Son épouse et fidèle compagne de route, Rosalynn, est décédée à ses côtés le 19 novembre 2023 à l’âge de 96 ans. Elle a été enterrée à Plains, après un hommage national. Le visage émacié, Jimmy Carter y était présent, pour l’une de ses rares apparitions publiques ces dernières années.

 

 

– Camp David et crise des otages –

Jimmy Carter avait été élu à la Maison Blanche en 1976, dans une Amérique encore marquée par le scandale du Watergate qui avait poussé le président Richard Nixon à la démission.

Président d’un seul mandat, il fut le premier chef d’Etat américain à reconnaître la République populaire de Chine. Pékin a salué lundi la mémoire de « l’un des artisans et décideurs majeurs de l’établissement des relations diplomatiques » entre les deux pays.

Artisan des accords de Camp David qui ont abouti, en mars 1979, à la signature du traité de paix israélo-égyptien, le 39e président des Etats-Unis avait été vivement critiqué dans son pays lors de la prise d’otage d’Américains en Iran.

L’annonce, le 24 avril 1980, de l’échec de la mission militaire pour assurer leur libération avait anéanti ses espoirs de réélection.

En 1982, après avoir quitté la Maison Blanche, Jimmy Carter a fondé le Carter Center pour promouvoir le développement, la santé et la résolution des conflits à travers le monde.

En 2002, il est récompensé du prix Nobel de la paix, pour « ses décennies d’efforts infatigables afin de trouver des solutions pacifiques à des conflits internationaux ».

De M. Carter, le monde se souviendra de « sa solidarité avec les plus vulnérables, sa grâce constante et sa foi inébranlable dans le bien commun et notre humanité commune », a déclaré lundi le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres.

– Sur les chantiers à 90 ans –

Très impliqué dans l’ONG Habitat for Humanity, il travaillait encore sur des chantiers caritatifs à 90 ans passés, toujours aux côtés de sa femme Rosalynn, rencontrée en 1945.

Mais en 2019, ce chrétien très religieux avait connu une série de problèmes de santé et été hospitalisé à plusieurs reprises.

Il avait timidement commencé à s’effacer de la vie publique, absent par exemple en janvier 2021 de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, qu’il avait toutefois reçu dans sa petite ville natale de Plains, en Géorgie, où il résidait depuis son départ de Washington.

Devant la Maison Blanche dimanche soir, des Américains ont exprimé leur émotion, à l’instar de Yoni Neirman, venue du Vermont (nord-est) pour qui Carter « fut un vrai homme d’Etat, ce genre de personnalité qui ne semble plus exister ».

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Le Canada face à la montée du sentiment anti-immigration https://lnt.ma/le-canada-face-a-la-montee-du-sentiment-anti-immigration/ Fri, 15 Nov 2024 12:22:56 +0000 https://lnt.ma/?p=519245 Dans un quartier populaire de Toronto, Sultana Jahangir aide les femmes originaires d’Asie du Sud à s’établir au Canada et à intégrer le marché du travail – un défi qui, selon elle, devient de plus en plus difficile à relever. Comme le rapportent plusieurs experts, le consensus en faveur de l’immigration, qui a prévalu pendant […]

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Dans un quartier populaire de Toronto, Sultana Jahangir aide les femmes originaires d’Asie du Sud à s’établir au Canada et à intégrer le marché du travail – un défi qui, selon elle, devient de plus en plus difficile à relever.

Comme le rapportent plusieurs experts, le consensus en faveur de l’immigration, qui a prévalu pendant des décennies au Canada, s’effrite, après trois années de forte augmentation de la population étrangère.

Il n’a jamais été facile de s’installer au Canada, confie Sultana Jahangir, travailleuse sociale née au Bangladesh et arrivée à Toronto en 2005. Mais la situation s’est « définitivement » aggravée.

« On constate une rivalité croissante et négative entre les immigrés et des sentiments plus hostiles à l’égard des nouveaux venus qu’à l’égard de ceux qui sont ici depuis longtemps », raconte-t-elle, entourée de femmes venues écouter ses conseils.

Malgré la montée d’un sentiment anti-immigration, les Canadiens restent encore nombreux à voir d’un bon œil les immigrés déjà installés depuis quelques années, explique Daniel Bernhard de l’Institut pour la citoyenneté canadienne.

Une distinction importante mais qui se fragilise, selon le directeur de cette ONG qui facilite l’insertion des personnes arrivant au Canada.

Dans un sondage Gallup de 2019 qui évaluait le soutien à l’immigration dans 145 pays, le Canada arrivait en tête avec 94% des personnes interrogées considérant que l’arrivée de migrants dans le pays était une bonne chose.

Cinq ans plus tard, un sondage réalisé en septembre par l’institut Environics a révélé que « pour la première fois en un quart de siècle, une nette majorité de Canadiens estime qu’il y a trop d’immigration ».

 

– Trouver le « juste équilibre » –

« Nous n’en sommes pas encore au Brexit ou au mur de Donald Trump », explique M. Bernhard.

Le Canada a jusque-là évité la rhétorique incendiaire et les fausses affirmations sur les migrants qui ont alimenté la campagne présidentielle du président américain élu la semaine dernière, mais « cela ne devrait tarder à arriver », pense l’expert.

De 2021 à 2024, un afflux sans précédent de quelque trois millions d’étrangers a porté la population du Canada à 41 millions d’habitants.

Sur la dernière année, la population a augmenté de 3,2%, soit la plus forte augmentation annuelle depuis 1957.

Le mois dernier, alors qu’il annonçait une réduction des quotas d’immigration pour les trois années à venir, le Premier ministre Justin Trudeau a reconnu que l’afflux de migrants avait mis les capacités d’accueil du pays à rude épreuve.

« Nous n’avons pas réussi à trouver le juste équilibre », a-t-il déclaré, expliquant que le Canada devait ralentir la croissance démographique afin de soulager la pression sur les infrastructures et les services essentiels.

Mais si le Premier ministre pense que réduire l’immigration aidera à résoudre des problèmes comme les temps d’attente dans les hôpitaux ou la pénurie de logements, « il ferait mieux de solliciter un deuxième avis », soutient Daniel Bernhard.

Argumenter qu' »il y a tout simplement trop de monde » est un moyen facile de détourner l’attention des défaillances du gouvernement, ajoute-t-il.

 

– Pénurie d’emploi et de logements –

Pour Sultana Jahangir, les mesures prises par le gouvernement sont justifiées vu les difficultés actuelles pour trouver un emploi ou un logement à Toronto.

Certaines femmes vont même jusqu’à louer des lits à la demi-journée, raconte-t-elle.

« Celles qui travaillent de nuit prennent le lit de celles qui travaillent de jour » et inversement, explique la travailleuse sociale de 53 ans.

Mais le gouvernement « ne devrait pas blâmer les immigrés » pour justifier sa mauvaise gestion, souligne-t-elle à son tour.

A l’instar d’Ottawa, les médias tendent à lier la pénurie de logements et les lacunes en matière de services à la surpopulation, risquant de détériorer davantage les conditions de vie des nouveaux arrivants, soutient Victoria Esses, professeur de psychologie à l’université Western de l’Ontario.

En réduisant les quotas, le gouvernement semble vouloir apaiser les inquiétudes, laissant penser qu’il écoute les Canadiens, ajoute celle qui se spécialise dans les attitudes du public à l’égard de l’immigration.

« Les citoyens aiment sentir qu’ils ont le contrôle sur l’immigration », rappelle-t-elle.

LNT avec Afp

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Harris et Trump avancent vers le sprint final de leur campagne https://lnt.ma/harris-et-trump-avancent-vers-le-sprint-final-de-leur-campagne/ Fri, 01 Nov 2024 09:16:41 +0000 https://lnt.ma/?p=362062 Jusqu’à la dernière heure du dernier jour. Kamala Harris et Donald Trump poursuivent vendredi au pas de charge leur intense duel à distance pour la Maison Blanche, sans trop s’éloigner puisque les deux candidats ont chacun donné rendez-vous à leurs partisans à Milwaukee, la plus grande ville du Wisconsin. La démocrate y recevra le soutien […]

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Jusqu’à la dernière heure du dernier jour. Kamala Harris et Donald Trump poursuivent vendredi au pas de charge leur intense duel à distance pour la Maison Blanche, sans trop s’éloigner puisque les deux candidats ont chacun donné rendez-vous à leurs partisans à Milwaukee, la plus grande ville du Wisconsin.

La démocrate y recevra le soutien sur scène de la célèbre rappeuse Cardi B, après avoir tout récemment obtenu celui de Beyoncé, Bruce Springsteen, Jennifer Lopez ou encore de la superstar du basket LeBron James.

Le républicain devrait lui continuer à faire ses choux gras de la dernière gaffe du président Joe Biden, qui a qualifié les supporteurs trumpistes d' »ordures », avant de se reprendre.

Le Wisconsin est un symbole de l’imprédictibilité de cette élection, tellement serrée qu’elle risque de se jouer à quelques dizaines de milliers de voix.

Cet Etat donnant sur le lac Michigan a basculé pour Donald Trump en 2016, puis pour Joe Biden en 2020, avec moins d’un point de pourcentage à chaque fois. L’actuel président l’avait emporté avec près de 21.000 voix d’avance, contre un avantage d’environ 80.000 voix en Pennsylvanie et 154.000 voix dans le Michigan.

Ces trois Etats-clés historiquement industriels du nord du pays font partie du « mur bleu », la couleur des démocrates, c’est-à-dire qu’ils sont censés pouvoir propulser le candidat du parti à la Maison Blanche.

– Courtiser chaque voix –

Mais cela, c’était avant l’irruption du tonitruant Donald Trump dans la politique américaine. Le républicain avait créé une déflagration en remportant il y a huit ans le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie, avant de les perdre en 2020. Encore quatre ans plus tard, l’issue de la bataille se déroulera dans un mouchoir de poche.

A quatre jours de la présidentielle et à 80 jours exactement de l’installation de Kamala Harris ou de Donald Trump dans le Bureau ovale, la tension continue de monter.

Le camp de Donald Trump a déjà commencé à alimenter sur les réseaux sociaux l’idée que des irrégularités étaient commises dans les opérations de vote.

« Si nous parvenons à maintenir la tricherie au plus bas, nous remporterons une immense victoire », a encore lâché Donald Trump jeudi soir lors d’une interview en public avec le polémiste de la droite radicale, Tucker Carlson, en Arizona (sud-ouest).

Il a également accusé Mme Harris d’être « bête comme ses pieds ». Une fois de plus, il a clamé que les arrivées records d’immigrants sous l’administration Biden-Harris ont provoqué une vague de criminalité – ce qu’aucune statistique officielle ne montre.

En meeting à Las Vegas (ouest), la vice-présidente a, elle, dépeint le milliardaire comme un « homme de plus en plus instable, obsédé par la vengeance, rongé par les griefs, et qui aspire à un pouvoir sans contrôle ».

Deux tiers des Américains redoutent des violences et déjà à Washington, autour de la Maison Blanche, des commerces décident de protéger leur vitrine de panneaux de contreplaqué.

La cheffe de la police de Washington, Pamela Smith, a affiché sa fermeté. « Je veux être très claire: nous ne tolérerons aucune violence d’aucune sorte. Nous ne tolérerons aucune émeute », a-t-elle averti cette semaine.

LNT avec Afp

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À J-8, Trump et Harris reprennent leur campagne à couteaux tirés https://lnt.ma/a-j-8-trump-et-harris-reprennent-leur-campagne-a-couteaux-tires/ Mon, 28 Oct 2024 09:56:34 +0000 https://lnt.ma/?p=361782 Kamala Harris et Donald Trump repartent lundi à la chasse de la moindre voix pour faire la différence dans leur duel à couteaux tirés pour la Maison Blanche, marqué par une nouvelle polémique après des insultes contre les Portoricains lors d’un meeting du candidat républicain. Plus de 41 millions d’Américains ont déjà voté de manière […]

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Kamala Harris et Donald Trump repartent lundi à la chasse de la moindre voix pour faire la différence dans leur duel à couteaux tirés pour la Maison Blanche, marqué par une nouvelle polémique après des insultes contre les Portoricains lors d’un meeting du candidat républicain.

Plus de 41 millions d’Américains ont déjà voté de manière anticipée pour ce scrutin qui s’annonce comme le plus serré de l’histoire moderne des Etats-Unis, et qui tient les diplomaties du monde en haleine, alors que les guerres font rage en Ukraine et au Proche-Orient.

Le président Joe Biden lui-même va voter lundi, selon la Maison Blanche.

Au niveau national comme pour les sept Etats les plus disputés qui décideront de ce scrutin au suffrage universel indirect, les sondages donnent toujours au coude-à-coude la candidate démocrate Kamala Harris, 60 ans, qui deviendrait la première femme noire présidente des Etats-Unis, et Donald Trump, 78 ans, candidat pour la troisième fois à la Maison Blanche, qu’il a quittée dans le chaos en 2021.

Chacun d’entre eux retourne sur le terrain lundi dans ces Etats clés. Kamala Harris ira dans le Michigan, où elle doit faire face à la colère d’une partie de l’importante communauté américano-arabe contre le soutien des Etats-Unis à Israël dans ses guerres à Gaza et au Liban.

De son côté, Donald Trump sera en Géorgie, où il doit s’adresser à une assemblée de pasteurs et de chefs religieux avant de tenir un meeting à Atlanta. Le républicain a pu compter sur le soutien des chrétiens évangéliques pour booster sa campagne, lui qui avait fait nommer trois juges très conservateurs à la Cour suprême durant son mandat à la Maison Blanche, contribuant ainsi à la fin de la garantie du droit à l’avortement au niveau fédéral.

Kamala Harris, qui a fait de la défense du droit des femmes à disposer de leur corps l’une de ses priorités de campagne, devrait probablement inclure ce thème dans le « réquisitoire final » qu’elle compte prononcer mardi contre Donald Trump, dans une allocution à quelques encablures de la Maison Blanche, là où Donald Trump avait harangué ses partisans le 6 janvier 2021, juste avant qu’ils n’attaquent le Capitole.

Dimanche, Donald Trump a rempli de casquettes rouges le légendaire Madison Square Garden de New York, où il s’est présenté en sauveur des Etats-Unis « détruits » par Kamala Harris, mais son meeting a été marqué par des insultes à l’égard des Portoricains qui ont provoqué une polémique.

Parmi les chauffeurs de salle, entre Elon Musk, Robert Francis Kennedy Jr, le catcheur Hulk Hogan, ou l’ancien animateur ultraconservateur de Fox News Tucker Carlson, un humoriste, Tony Hinchcliffe, s’est distingué en comparant l’île de Porto Rico, un territoire appartenant aux Etats-Unis, à « une île flottante d’ordures au milieu de l’océan ».

La séquence a rapidement été dénoncée sur les réseaux sociaux, notamment par l’équipe de campagne de Kamala Harris, qui venait de se rendre dimanche dans un restaurant portoricain de Philadelphie, où cette communauté est implantée.

Et plusieurs stars nées sur l’île, comme le prince du reggaeton Bad Bunny, et Ricky Martin, ont montré leur soutien à Kamala Harris en relayant des vidéos de la démocrate sur Instagram.

LNT avec Afp

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Les cinq grands enjeux de la campagne présidentielle américaine https://lnt.ma/les-cinq-grands-enjeux-de-la-campagne-presidentielle-americaine/ Mon, 28 Oct 2024 09:54:46 +0000 https://lnt.ma/?p=361779 Tout semble opposer les deux candidats à l’élection présidentielle américaine du 5 novembre. Mais quels sont les enjeux politiques de cette campagne décrite comme historique? – Economie – Après trois années de forte inflation, le pouvoir d’achat est un sujet de préoccupation majeur pour de nombreux Américains. Donald Trump, qui avait comme président réduit le […]

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Tout semble opposer les deux candidats à l’élection présidentielle américaine du 5 novembre. Mais quels sont les enjeux politiques de cette campagne décrite comme historique?

– Economie –

Après trois années de forte inflation, le pouvoir d’achat est un sujet de préoccupation majeur pour de nombreux Américains.

Donald Trump, qui avait comme président réduit le taux d’imposition des plus riches et des entreprises, a promis des droits de douane de « plus de 10% » sur toutes les importations, ce qui lui permettra de financer une large baisse d’impôts.

Le candidat républicain s’est aussi engagé à faire des Etats-Unis « la capitale mondiale du bitcoin et des cryptomonnaies ».

De son côté, la démocrate Kamala Harris se présente comme la candidate des classes moyennes et veut créer une « économie des possibles ». Si elle a repris certains engagements de Joe Biden sur la taxation des grandes fortunes, elle les a tempérés.

Elle promet un crédit d’impôt à la naissance, une aide à l’accession à la propriété immobilière et un coup de pouce à la création d’entreprise.

– Immigration –

Pour Donald Trump, la question de la frontière est le « sujet numéro 1 ». C’est aussi le plus sensible de la campagne: sous la présidence Biden, le pays a connu un pic d’entrées illégales.

Le républicain, qui avait fait campagne en 2016 en promettant de construire un mur le long de la frontière mexicaine, est allé beaucoup plus loin cette fois-ci promettant la plus grosse opération d’expulsion de migrants clandestins de l’histoire des Etats-Unis.

« Une invasion », « des hordes », « ils empoisonnent le sang de l’Amérique »: sa rhétorique xénophobe et déshumanisante sur les migrants revient en boucle dans ses discours.

De son côté, Kamala Harris, sur la défensive sur ce sujet, a expliqué qu’elle aurait une politique de fermeté, en estimant qu’il fallait des « conséquences » pour les personnes entrant de manière illégale.

Elle a soutenu un projet de net durcissement de la politique migratoire de Joe Biden, prévoyant notamment d’investir dans des barrières physiques.

– Avortement –

L’enjeu pourrait inciter des citoyens traditionnellement moins politisés à se rendre aux urnes, notamment des femmes, ce qui pourrait avantager les démocrates. Car en parallèle de la présidentielle, des référendums sont organisés sur le sujet dans dix Etats.

Il s’agit de la première présidentielle depuis que la Cour suprême, remaniée par Donald Trump, est revenue sur la protection fédérale de l’avortement en révoquant en juin 2022 l’arrêt Roe v. Wade. Depuis au moins 20 Etats ont mis en place des restrictions partielles ou totales à l’interruption volontaire de grossesse.

Aux avant-postes sur cette question, Kamala Harris en a fait un élément central de sa vice-présidence et de sa campagne. Elle tient son rival pour responsable de la situation actuelle qu’elle décrit comme « horrible et déchirante ».

Elle veut une loi fédérale, qui reprendrait les dispositions de l’arrêt Roe v. Wade.

A l’inverse, Donald Trump louvoie sur cette question. Il se dit fier d’avoir remis entre les mains des Etats cette question grâce à la décision de la Cour suprême mais a déclaré que certains « étaient allés trop loin ».

Il a promis que son administration serait « formidable pour les femmes » mais certains craignent, après des propos ambigus de sa part, qu’il utilise son pouvoir présidentiel pour limiter l’accès aux médicaments utilisés dans les avortements médicamenteux.

– Politique étrangère –

Avec une campagne qui se déroule alors que les guerres au Proche-Orient et en Ukraine font rage, les positions de deux candidats sont scrutées à la loupe par certains groupes d’électeurs.

Le républicain, qui estime que l’Amérique n’a jamais été aussi peu respectée dans le monde, ne cesse de dire qu’il réglerait les conflits sans attendre. Mais il n’explique jamais comment.

Il dénonce les montants pharamineux débloqués par Washington pour Kiev depuis 2022.

A l’inverse, Kamala Harris a promis qu’elle se tiendrait « fermement aux côtés de l’Ukraine » et ne ferait pas « ami-ami avec les dictateurs », contrairement à son rival.

S’ils ont tous les deux apporté leur appui à Israël qui a le « droit de se défendre », la vice-présidence a tenté de balancer son discours insistant aussi sur la souffrance des Palestiniens.

– Climat –

Les Etats-Unis sont le deuxième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine, mais le sujet n’a que peu été abordé par les candidats, qui ont des vues diamétralement opposées.

Donald Trump, climato-sceptique, a promis de revenir sur les subventions aux énergies renouvelables et aux véhicules électriques. L’ancien président a également prévu de « forer à tout va » et de sortir à nouveau de l’Accord de Paris.

Kamala Harris s’engage à « poursuivre et développer le leadership international des Etats-Unis sur le climat ».

Vice-présidente, elle avait soutenu le grand plan de transition énergétique de Joe Biden, le « Inflation Reduction Act ».

Et tant que sénatrice de Californie, elle a soutenu le « Green New Deal », résolution appelant à réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre.

LNT avec Afp

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Poursuite de la grève chez Boeing, qui publie sa plus lourde perte en quatre ans https://lnt.ma/poursuite-de-la-greve-chez-boeing-qui-publie-sa-plus-lourde-perte-en-quatre-ans/ Thu, 24 Oct 2024 13:58:40 +0000 https://lnt.ma/?p=361439 Les salariés de Boeing dans la région de Seattle ont rejeté mercredi le dernier projet d’accord social proposé par l’avionneur américain et reconduit la grève qui paralyse deux usines cruciales depuis mi-septembre, alors que le groupe a publié le même jour sa pire perte trimestrielle en quatre ans. Quelque 33.000 ouvriers autour de Seattle, dans […]

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Les salariés de Boeing dans la région de Seattle ont rejeté mercredi le dernier projet d’accord social proposé par l’avionneur américain et reconduit la grève qui paralyse deux usines cruciales depuis mi-septembre, alors que le groupe a publié le même jour sa pire perte trimestrielle en quatre ans.
Quelque 33.000 ouvriers autour de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, où Boeing est né en juillet 1916, sont en grève depuis le 13 septembre dans les deux principales usines du groupe, où sont produits le 737 (son avion le plus vendu), le 777, le 767 et plusieurs programmes militaires.

Dans sa dernière offre, la direction de Boeing proposait une hausse salariale de 35% sur quatre ans, mais sans rétablir le système de retraite supprimé en 2008 que réclamaient de nombreux salariés.

Près de deux tiers (64%) des membres de la branche locale du syndicat des machinistes (IAM) se sont prononcés contre ce projet, a annoncé IAM sur le réseau social X.

Cette grève avait été votée à la suite du rejet d’un projet d’accord d’entreprise présenté le 8 septembre et jugé insuffisant.

L’IAM réclamait une hausse salariale de 40% pour rattraper le retard pris par les salaires par rapport à l’inflation de ces dernières années, ne permettant pas aux salariés, expliquent-ils, d’être en mesure de vivre correctement dans cette région parmi les plus chères des Etats-Unis.

Le prolongement de la grève est survenu après la publication mercredi par Boeing de sa pire perte trimestrielle en quatre ans, à 6,17 milliards de dollars, sur fond d’accidents et d’incidents à répétition touchant ses appareils.
Selon un calcul de l’AFP, les pertes nettes de Boeing dépassent désormais les 31 milliards de dollars depuis début 2020. Sa plus importante perte trimestrielle, au quatrième trimestre 2020, a atteint 8,42 milliards.

– « Sureffectif » et cession d’actifs –
Selon les dirigeants de l’entreprise, les conséquences sur les finances du groupe perdureront tout au long de 2025.

« Ma mission est assez claire. Remettre ce grand navire dans la bonne direction et rétablir Boeing dans sa position de leader que nous connaissons et que nous souhaitons », a déclaré Kelly Ortberg, patron du constructeur aéronautique depuis début août, dans des commentaires accompagnant cette publication de résultats.
En septembre, Boeing a livré 33 avions, achevés avant la grève, mais les prochains mois devraient être frugaux.

Outre l’insatisfaction des compagnies aériennes, contraintes de revoir leurs programmes de vols depuis 2023, moins de livraisons signifie également moins de recettes – environ 60% du prix est payé à la livraison – et, par conséquent, une trésorerie chancelante.

Le géant de l’aéronautique peinait déjà à récupérer après les crashes de 737 MAX 8 en 2018 et 2019, qui ont fait 346 morts, et la pandémie de Covid-19.

Boeing a annoncé ces dernières semaines des mesures pour préserver sa trésorerie, dont une réduction de 10% de ses effectifs mondiaux (presque 171.000 employés fin 2023).
« Nous sommes en sureffectif par rapport aux perspectives de notre entreprise », a expliqué M. Ortberg sur CNBC.

Boeing a aussi obtenu une seconde ligne de crédit de dix milliards de dollars et compte lever jusqu’à 25 milliards, sur trois ans.

Il pourrait, de plus, céder des actifs non stratégiques. Selon M. Ortberg, un examen du portefeuille est en cours et il sera « probablement » opportun de le « rationaliser ».

« Notre cœur de métier, ce sont les avions commerciaux et les systèmes de défense (…) mais il y a probablement des choses à la marge qui pourraient être plus efficaces ou qui nous distraient de notre objectif principal », a-t-il expliqué à des analystes financiers.

La branche Défense, Espace et Services (BDS) est plutôt mal en point également, affectée par de lourdes pertes sur des contrats à prix fixes avec le gouvernement américain et avec l’agence spatiale américaine (Nasa).

LNT avec Afp

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Harris et Trump se démultiplient pour toucher le plus grand nombre https://lnt.ma/harris-et-trump-se-demultiplient-pour-toucher-le-plus-grand-nombre/ Wed, 23 Oct 2024 09:13:42 +0000 https://lnt.ma/?p=361232 S’adresser aux indécis, labourer les Etats clés: la démocrate Kamala Harris répondra en direct mercredi aux questions d’électeurs de Pennsylvanie qu’elle doit convaincre du danger de confier une seconde fois les clés de la Maison Blanche à Donald Trump. A moins de deux semaines d’une élection scrutée par le monde entier et dont l’issue reste […]

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S’adresser aux indécis, labourer les Etats clés: la démocrate Kamala Harris répondra en direct mercredi aux questions d’électeurs de Pennsylvanie qu’elle doit convaincre du danger de confier une seconde fois les clés de la Maison Blanche à Donald Trump.

A moins de deux semaines d’une élection scrutée par le monde entier et dont l’issue reste très incertaine, les deux candidats se démultiplient, sans s’épargner.

Leurs agendas de campagne de plus en plus longs soulignent leur volonté de ne laisser aucun détail de côté et de tenter de toucher tous les électeurs, toutes les communautés.

Mercredi, la candidate démocrate sera en Pennsylvanie (nord-est) et sur le gril répondant aux questions de citoyens lors d’une réunion publique sur la chaîne CNN. Un format qu’elle a peu privilégié depuis son entrée en campagne il y a trois mois.

Cet Etat est probablement le plus convoité de l’élection pour laquelle plus de 240 millions d’Américains sont appelés aux urnes.

Mardi, Kamala Harris, qui est devenue en 2021 la première vice-présidente de l’histoire des Etats-Unis, a estimé que le pays était prêt à élire cette fois-ci sa première présidente.

Même si elle a tout de suite minimisé la portée historique que pourrait représenter son élection. « Ce qui intéresse la plupart des gens, c’est de savoir si vous pouvez faire le travail et si vous avez un plan pour eux », a-t-elle expliqué.

– « Sauver l’Amérique » –

L’arrivée dans la campagne de Kamala Harris a bousculé le pays qui s’attendait à vivre la revanche de 2020 entre le président Joe Biden et son prédécesseur Donald Trump. Tout a soudain basculé avec le retrait du démocrate au cœur de l’été.
Depuis, la course entre Donald Trump et Kamala Harris, deux candidats que tout oppose, est décrite comme l’une des plus serrées de l’histoire américaine dans un pays particulièrement polarisé.

Et pour ajouter un peu de complexité au tableau: difficile de savoir si les sondages réussissent parfaitement à capter les tendances car ces derniers ont dans le passé sous-estimé l’ampleur du vote pour Donald Trump et récemment la mobilisation démocrate –notamment celle des jeunes et des femmes lors des élections de mi-mandat.

Dans ce contexte, les deux candidats arpentent les Etats clés. Dans cet immense pays très divisé, ces « swing States » sont en effet cruciaux pour remporter la victoire.

Dans cette optique, Donald Trump se rend mercredi en Géorgie (sud) pour deux événements de campagne, le premier à Zebulon dans une chapelle et le second à Duluth pour un meeting.

Le candidat de 78 ans a promis mardi de « sauver l’Amérique » et de mettre rapidement un terme à toutes les guerres –au Proche-Orient et en Ukraine– après le 5 novembre.

Tenant des propos de plus en plus outranciers, il a également multiplié les attaques personnelles contre son adversaire qu’il décrit comme « une personne stupide » qui « ne mérite pas de pouvoir se présenter ». « Si elle devient présidente, ce pays est fini. »

S’il l’emporte en novembre, le candidat républicain sera le plus vieux président de l’histoire américaine à prêter serment.

LNT avec Afp

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Harris et Trump maintenant engagés dans le sprint final https://lnt.ma/harris-et-trump-maintenant-engages-dans-le-sprint-final/ Fri, 23 Aug 2024 10:45:28 +0000 https://lnt.ma/?p=358714 Investis triomphalement par leurs partis respectifs, Kamala Harris et Donald Trump engagent le sprint final vers la présidentielle du 5 novembre, dans une campagne qui devrait rebondir dès vendredi. Le candidat indépendant Robert F. Kennedy Jr, neveu du président assassiné JFK, devrait en effet se retirer de la course et appeler à voter pour le […]

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Investis triomphalement par leurs partis respectifs, Kamala Harris et Donald Trump engagent le sprint final vers la présidentielle du 5 novembre, dans une campagne qui devrait rebondir dès vendredi.

Le candidat indépendant Robert F. Kennedy Jr, neveu du président assassiné JFK, devrait en effet se retirer de la course et appeler à voter pour le candidat républicain.

La vice-présidente américaine a accepté jeudi à Chicago l’investiture de délégués démocrates survoltés, au terme d’une convention euphorique marquée entre autres par le discours percutant de Michelle Obama, l’énergie du colistier Tim Walz et une programmation musicale festive.

Elle a promis à l’Amérique un « nouveau chemin » d’unité.

Donald Trump, qui a mitraillé son réseau Truth Social de messages furieux pendant le discours de la vice-présidente, lui a reproché d’avoir contribué au « déclin » des Etats-Unis.

Les duellistes pourront opposer leurs deux visions le 10 septembre en Pennsylvanie (nord-est) lors de leur premier débat, prochain temps fort de la campagne.

– « Swing states » –

Kamala Harris, propulsée brutalement dans l’une des plus rudes batailles politiques de l’histoire américaine, a créé une immense ferveur dans son parti, autour d’une candidature qui n’existait pas il y a un mois.

Elle est légèrement en avance dans la plupart des sondages.

Mais rien n’est joué, surtout pas dans les sept « swing states », les Etats les plus disputés, où de larges pans de l’électorat semblent acquis à l’ancien président républicain.

Donald Trump se rend vendredi dans deux d’entre eux, dans l’ouest du pays: d’abord à Las Vegas dans le Nevada, pour promettre des baisses d’impôts, puis en Arizona, pour un meeting de campagne en compagnie d’un « invité surprise ».

Est-ce Robert F. Kennedy Jr? Le candidat indépendant est crédité d’entre 4 et 5% des intentions de vote, mais l’impact de son soutien sur la campagne de l’ancien président républicain reste incertain, selon les sondages.

Qui sait combien de bouleversements réserve encore cette campagne folle, après la tentative d’assassinat contre l’ancien président républicain le 13 juillet et le retrait choc du président démocrate Joe Biden le 21 juillet?

– « A nous d’attaquer » –

A Chicago, les grandes voix du parti démocrate, en particulier les Obama et les Clinton, ont mis en garde contre tout triomphalisme.

« Nous avons vu plus d’une élection nous échapper alors que nous pensions que c’était impossible, parce que les gens ont été trop confiants ou se sont laissés distraire par de faux sujets », a averti l’ancien président Bill Clinton.

A Chicago, la métaphore la plus parlante est venue du colistier de Kamala Harris, le gouverneur du Minnesota Tim Walz, ancien entraîneur de football américain.

Il a averti que les démocrates, à quelques minutes de la fin du match, avaient quelques points de retard. « Mais c’est à nous d’attaquer et nous avons la balle », a dit +Coach Walz+ devant une convention transformée l’espace d’un instant en vestiaire survolté.

LNT avec Afp

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Biden jette l’éponge et soutient Kamala Harris pour « battre Trump » https://lnt.ma/biden-jette-leponge-et-soutient-kamala-harris-pour-battre-trump/ Sun, 21 Jul 2024 18:41:36 +0000 https://lnt.ma/?p=357295 Joe Biden a annoncé dimanche son retrait de la course à la Maison Blanche après des semaines de spéculations sur ses capacités physiques et mentales, en appuyant la candidature de sa vice-présidente Kamala Harris pour « battre Trump ». Le démocrate de 81 ans rejoint ainsi le club très restreint des présidents américains sortants ayant jeté l’éponge […]

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Joe Biden a annoncé dimanche son retrait de la course à la Maison Blanche après des semaines de spéculations sur ses capacités physiques et mentales, en appuyant la candidature de sa vice-présidente Kamala Harris pour « battre Trump ».

Le démocrate de 81 ans rejoint ainsi le club très restreint des présidents américains sortants ayant jeté l’éponge alors qu’ils briguaient un second mandat. Mais il est le premier à le faire aussi tard dans la campagne, la plongeant dans l’inconnu. Le seul, aussi, à devoir abandonner en raison d’interrogations sur son acuité mentale.

« Je pense qu’il est dans l’intérêt de mon parti et du pays que je me retire et que je me concentre uniquement sur l’exercice de mes fonctions de président jusqu’à la fin de mon mandat », a-t-il déclaré dans un communiqué, annonçant qu’il s’adresserait à la nation « plus tard cette semaine ».

« Aujourd’hui je veux apporter mon soutien total et mon appui à Kamala pour être la candidate de notre parti cette année. Démocrates, il est temps de se rassembler et de battre Trump », a-t-il ajouté sur X.

Cette annonce choc, même si elle était attendue malgré les dénégations répétées du principal intéressé, bouleverse une campagne qui a déjà connu de nombreux rebondissements, au premier rang desquels la tentative d’assassinat contre Donald Trump le 13 juillet.

Joe Biden était censé être intronisé lors de la convention de son parti, mi-août à Chicago.

Sa vice-présidente Kamala Harris est un choix naturel, mais pas automatique, pour devenir la candidate des démocrates.

Le dernier mot revient aux délégués du Parti démocrate, 3.900 personnes au profil très varié et pour la plupart complètement inconnues du grand public.

 

– Dégainer –

C’est la performance calamiteuse de Joe Biden lors de son débat le 27 juin avec Donald Trump qui a précipité les événements.

Ce jour-là, dès les premières secondes de la joute verbale qu’il avait pourtant lui-même réclamée, c’est un Biden très affaibli qui est apparu devant les écrans de ses partisans consternés.

Avec un chat dans la gorge l’obligeant à toussoter souvent, il s’est plus d’une fois emmêlé les pinceaux, ne parvenant parfois pas à finir ses phrases.

Un spectacle douloureux qui a fait exploser au grand jour les doutes sur son âge, sur lesquels ses proches avaient tenté de maintenir un couvercle.

Qui allait être le premier à dégainer pour lui demander d’arrêter là? La petite musique est rapidement montée, partant d’élus démocrates relativement peu connus jusqu’à atteindre des poids lourds du parti.
L’un après l’autre, de grands noms, effrayés par les sondages le donnant perdant et craignant une victoire écrasante de Donald Trump, l’ont lâché, pour la plupart d’abord en privé.

Les médias américains, citant des sources anonymes, ont ainsi affirmé que l’ex-président Barack Obama, l’ancienne présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et les leaders démocrates au Congrès Chuck Schumer et Hakeem Jeffries avaient fait part de leur inquiétude.

Et les images d’un Joe Biden testé positif au Covid-19, peinant à descendre la passerelle de son avion, n’ont fait qu’amplifier la nervosité de son camp.

Pendant ce temps, Donald Trump, qui a miraculeusement échappé à des tirs pendant un meeting de campagne, semblait, lui, vivre un état de grâce, avec des victoires judiciaires et une consécration lors de la convention du Parti républicain à Milwaukee.

LNT avec AFP

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