Afrique - La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/categorie/international/afrique/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Tue, 15 Sep 2026 09:55:07 +0000 fr-FR hourly 1 Ebola : plus de 6.000 cas et 3.000 morts en République démocratique du Congo https://lnt.ma/ebola-plus-de-6-000-cas-et-3-000-morts-en-republique-democratique-du-congo/ Tue, 15 Sep 2026 09:45:16 +0000 https://lnt.ma/?p=559408 L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo qui frappe l’est de la République démocratique du Congo depuis mai a dépassé 6 250 cas confirmés et 3 039 décès, selon les données communiquées par Médecins sans frontières. Il s’agit, selon l’organisation, de l’épidémie d’Ebola à la progression la plus rapide jamais enregistrée, le seuil des premiers milliers […]

The post Ebola : plus de 6.000 cas et 3.000 morts en République démocratique du Congo appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo qui frappe l’est de la République démocratique du Congo depuis mai a dépassé 6 250 cas confirmés et 3 039 décès, selon les données communiquées par Médecins sans frontières. Il s’agit, selon l’organisation, de l’épidémie d’Ebola à la progression la plus rapide jamais enregistrée, le seuil des premiers milliers de cas ayant été franchi en une dizaine de semaines.

La flambée a débuté dans la province de l’Ituri, qui concentre 82% des cas confirmés, avant de s’étendre à quatre autres provinces de l’est : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo et le Haut-Uélé. L’Ouganda voisin a également confirmé des cas, y compris dans sa capitale Kampala, où un centre de traitement de trente-deux lits a été réhabilité.

La particularité de cette épidémie tient à la souche en cause. Le virus Bundibugyo n’est visé par aucun vaccin ni traitement homologué, les produits disponibles ayant été développés contre la souche Zaïre. Les autorités sanitaires explorent la possibilité d’utiliser le vaccin approuvé pour cette dernière, sans que son efficacité contre Bundibugyo soit établie. Un essai clinique a été lancé en août. Les épisodes antérieurs attribués à cette souche affichaient une létalité comprise entre 25 et 40%, mais les données actuelles suggèrent une mortalité supérieure.

Les décomptes varient selon les sources et les dates d’arrêt. L’Organisation mondiale de la santé faisait état de 5 794 cas confirmés et 2 786 décès à la date du 26 août, écart qui s’explique par les délais de consolidation des données dans des zones difficilement accessibles.

La riposte se heurte à un environnement dégradé. Les provinces touchées sont le théâtre de conflits armés qui compliquent la recherche des contacts et exposent le personnel soignant, tandis que les déplacements de population dispersent les chaînes de transmission. Les capacités de diagnostic restent limitées et d’autres urgences sanitaires, paludisme, choléra, rougeole et malnutrition, mobilisent les mêmes ressources. Médecins sans frontières indique déployer plus de 1 700 agents, neuf centres de traitement et plus de 480 lits, et avoir admis plus de 2 770 patients.

Sur le plan international, le Royaume-Uni a engagé 20 millions de livres et les États-Unis 112 millions de dollars pour les équipements de protection, le diagnostic et la recherche des contacts. Plusieurs pays ont instauré des mesures de dépistage aux frontières et des restrictions de déplacement. Les liaisons aériennes entre l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale placent les dispositifs de contrôle sanitaire aéroportuaire au premier rang des mesures de précaution pour les pays de la région.

LNT

The post Ebola : plus de 6.000 cas et 3.000 morts en République démocratique du Congo appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Guinée-Bissau : le « oui » l’emporte à 70%, la présidentialisation est adoptée https://lnt.ma/guinee-bissau-le-oui-lemporte-a-70-la-presidentialisation-est-adoptee/ Wed, 02 Sep 2026 10:33:17 +0000 https://lnt.ma/?p=556300 La commission électorale nationale a proclamé mardi les résultats provisoires du référendum constitutionnel de dimanche. Le texte instaurant un régime présidentiel fort recueille 70% des suffrages, pour une participation d’environ 55%. La Cour suprême doit rendre les résultats définitifs dans les prochains jours. Aucun recours n’a été déposé. Le projet de Constitution soumis aux électeurs […]

The post Guinée-Bissau : le « oui » l’emporte à 70%, la présidentialisation est adoptée appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La commission électorale nationale a proclamé mardi les résultats provisoires du référendum constitutionnel de dimanche. Le texte instaurant un régime présidentiel fort recueille 70% des suffrages, pour une participation d’environ 55%. La Cour suprême doit rendre les résultats définitifs dans les prochains jours. Aucun recours n’a été déposé.

Le projet de Constitution soumis aux électeurs bissau-guinéens le 30 août a été approuvé par 70% des suffrages, selon les résultats provisoires annoncés par la commission électorale nationale. La participation s’est établie autour de 55%.

Le texte opère un changement de nature du régime. La Guinée-Bissau passe d’un système semi-parlementaire à un régime présidentiel fort. Le chef de l’État se voit doté du pouvoir de nommer et de révoquer le Premier ministre et les membres du gouvernement, ainsi que de dissoudre le Parlement, dont le nombre de sièges est ramené de 102 à 65.

La présidente de la commission électorale, Carmen Izaura Lobo, a qualifié le processus de réussi, en saluant le professionnalisme et la transparence dont auraient fait preuve les commissions régionales et les agents des bureaux de vote. Aucun recours n’avait été déposé au moment de la proclamation. La Cour suprême doit valider les résultats définitifs dans les prochains jours.

L’opposition conteste la légitimité du scrutin. Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, formation historique du pays, a dénoncé un vote organisé dans un contexte de libertés publiques restreintes. Le président de la Ligue bissau-guinéenne des droits de l’homme, Abubacar Ture, a averti que la présidentialisation concentre le pouvoir de manière dangereuse.

Le contexte institutionnel donne à ces objections leur portée. Une junte militaire dirige le pays depuis le 26 novembre 2025, après le renversement du président Umaro Sissoco Embaló à l’issue d’une élection présidentielle contestée dont les résultats n’ont jamais été proclamés. Le général Horta N’Tam conduit la transition, sous une charte qui lui interdit de se présenter aux élections prévues le 6 décembre 2026.

Le débat de fond porte sur le diagnostic. Les partisans de la révision invoquent l’instabilité chronique du pays, qui a connu depuis son indépendance en 1974 une succession de coups d’État, et attribuent les blocages à la dualité de l’exécutif. Leurs adversaires objectent que la concentration des pouvoirs n’a jamais constitué, dans l’histoire politique de la sous-région, une garantie de stabilité, et qu’une réforme adoptée sous un régime de transition militaire tire sa fragilité de ses conditions d’élaboration.

L’échéance du 6 décembre constituera le test du dispositif : la première élection présidentielle organisée sous le nouveau cadre en déterminera la portée réelle.

LNT

The post Guinée-Bissau : le « oui » l’emporte à 70%, la présidentialisation est adoptée appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Niger : la mutinerie de Niamey matée avec l’appui des paramilitaires russes https://lnt.ma/niger-la-mutinerie-de-niamey-matee-avec-lappui-des-paramilitaires-russes/ Tue, 01 Sep 2026 09:57:28 +0000 https://lnt.ma/?p=556251 Des militaires ont pris les armes vendredi soir sur la base aérienne 101, attenante à l’aéroport de Niamey, avant que les combats ne gagnent samedi les abords du palais présidentiel et de la télévision d’État. Le pouvoir a repris le contrôle dans la soirée avec le concours de l’Africa Corps russe. Il s’agit du troisième […]

The post Niger : la mutinerie de Niamey matée avec l’appui des paramilitaires russes appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Des militaires ont pris les armes vendredi soir sur la base aérienne 101, attenante à l’aéroport de Niamey, avant que les combats ne gagnent samedi les abords du palais présidentiel et de la télévision d’État. Le pouvoir a repris le contrôle dans la soirée avec le concours de l’Africa Corps russe. Il s’agit du troisième épisode de ce type en 2026.

Les tirs ont débuté le vendredi 28 août au soir sur la base aérienne 101, composante militaire de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Des militaires y ont pris le contrôle d’installations et retenu des camarades, dans un enchaînement d’explosions et de tirs nourris.

Le mouvement s’est étendu le samedi matin aux abords du palais présidentiel et du siège de la télévision nationale, dont les programmes ont été temporairement interrompus. Le ministère de la Défense a reconnu la gravité de la situation dans l’après-midi. Le contrôle a été rétabli en soirée.

Les autorités ont fait état de dizaines de mutins capturés ou tués, sans communiquer de chiffre précis. Aucune formation politique ni structure organisée n’a revendiqué l’opération.

Le rôle des forces russes constitue l’élément déterminant de l’issue. L’Africa Corps, dont les effectifs déployés au Niger sont estimés entre deux cents et trois cents hommes, est passé d’une posture défensive à un appui offensif au sol et dans les airs auprès des unités loyalistes. L’ambassadeur de Russie à Niamey, Viktor Voropaïev, a indiqué que les mutins avaient été neutralisés notamment grâce à cette intervention.

Le général Abdourahamane Tiani, à la tête du pays depuis le coup d’État de juillet 2023, est sorti du silence pour qualifier les événements de trahison.

Les motifs invoqués dans les rangs renvoient à une situation opérationnelle dégradée. Les militaires du rang se disent insuffisamment équipés et trop sollicités face à l’intensification des attaques jihadistes, qui frappent désormais des zones proches de la capitale. Il s’agit du troisième épisode de troubles enregistré autour du complexe aéroportuaire de Niamey depuis le début de l’année 2026, une récurrence qui signale un problème que la transition n’a pas traité.

L’épisode éclaire une dépendance devenue structurelle. En expulsant les forces françaises puis américaines, les régimes issus des coups d’État au Sahel ont substitué à leurs anciens partenaires occidentaux un dispositif russe dont l’engagement, jusqu’ici présenté comme un appui à la lutte antiterroriste, se révèle également déterminant dans la préservation du pouvoir en place face à sa propre armée.

L’Alliance des États du Sahel, qui réunit le Niger, le Mali et le Burkina Faso, a exprimé son soutien aux autorités nigériennes et qualifié les mutins de traîtres.

LNT

The post Niger : la mutinerie de Niamey matée avec l’appui des paramilitaires russes appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Guinée-Bissau: la junte soumet à référendum une Constitution qui concentre les pouvoirs https://lnt.ma/guinee-bissau-la-junte-soumet-a-referendum-une-constitution-qui-concentre-les-pouvoirs/ Mon, 31 Aug 2026 10:28:14 +0000 https://lnt.ma/?p=556193 Les électeurs bissau-guinéens se sont prononcés dimanche sur un projet de Constitution rédigé sous l’autorité des militaires au pouvoir depuis novembre 2025. Le texte fait passer le pays d’un régime parlementaire à un régime présidentiel et réduit l’Assemblée nationale de 102 à 65 sièges. L’opposition avait appelé au boycott. Les résultats provisoires sont attendus mardi. […]

The post Guinée-Bissau: la junte soumet à référendum une Constitution qui concentre les pouvoirs appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les électeurs bissau-guinéens se sont prononcés dimanche sur un projet de Constitution rédigé sous l’autorité des militaires au pouvoir depuis novembre 2025. Le texte fait passer le pays d’un régime parlementaire à un régime présidentiel et réduit l’Assemblée nationale de 102 à 65 sièges. L’opposition avait appelé au boycott. Les résultats provisoires sont attendus mardi.

Le scrutin s’est tenu le dimanche 30 août, de 8 heures à 17 heures GMT. Quelque 915 000 électeurs étaient appelés aux urnes, sur une population d’environ 2,2 millions d’habitants.

Le projet soumis au vote opère un changement de nature du régime. Le président de la République se voit doté du pouvoir de nommer et de révoquer le Premier ministre et les membres du gouvernement, ainsi que de dissoudre le Parlement. La fonction de Premier ministre, aujourd’hui centrale dans l’équilibre institutionnel bissau-guinéen, devient subordonnée à l’autorité présidentielle.

L’Assemblée nationale populaire est par ailleurs ramenée de 102 à 65 sièges.

Le contexte politique dans lequel s’inscrit cette consultation en éclaire les enjeux. Un coup d’État militaire a renversé les institutions en novembre 2025, à l’issue d’une élection présidentielle contestée dont les résultats n’ont jamais pu être proclamés. Le général Horta N’Tam a été installé à la tête d’une transition régie par une charte provisoire qui lui interdit de se présenter à une élection.

L’opposition et une partie de la société civile contestent la légitimité de la démarche. Les critiques portent sur l’absence de consultation préalable : ni les partis politiques ni les organisations de la société civile n’auraient été associés à la rédaction du texte, dont les promoteurs n’auraient pas réuni les conditions d’un débat libre. Plusieurs formations ont appelé au boycott, estimant que la réforme affaiblit la représentation parlementaire.

L’histoire politique du pays donne à ce débat une résonance particulière. Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu une succession de coups d’État et de tentatives de coups d’État qui en ont fait l’un des États les plus instables du continent. Le régime semi-parlementaire, souvent décrit comme une source de blocages entre présidence et gouvernement, sert d’argument central aux partisans de la révision.

Les résultats provisoires sont attendus mardi.

LNT

The post Guinée-Bissau: la junte soumet à référendum une Constitution qui concentre les pouvoirs appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Incendies en Algérie : dix-huit morts depuis juillet, Tebboune met en cause un « acte criminel » https://lnt.ma/incendies-en-algerie-dix-huit-morts-depuis-juillet-tebboune-met-en-cause-un-acte-criminel/ Sun, 30 Aug 2026 11:31:11 +0000 https://lnt.ma/?p=556164 Le feu reflue dans le nord de l’Algérie, où cinq foyers seulement restaient actifs samedi matin contre soixante-neuf quatre jours plus tôt. Le bilan officiel s’établit à douze morts pour la vague d’août, dix-huit depuis le début de l’été. Le président Abdelmadjid Tebboune, qui a évoqué un acte criminel, réunit ses ministres ce dimanche. La […]

The post Incendies en Algérie : dix-huit morts depuis juillet, Tebboune met en cause un « acte criminel » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le feu reflue dans le nord de l’Algérie, où cinq foyers seulement restaient actifs samedi matin contre soixante-neuf quatre jours plus tôt. Le bilan officiel s’établit à douze morts pour la vague d’août, dix-huit depuis le début de l’été. Le président Abdelmadjid Tebboune, qui a évoqué un acte criminel, réunit ses ministres ce dimanche. La question des moyens aériens et celle d’une aide marocaine restent en suspens.

La décrue est nette. Sur les vingt-quatre heures précédant samedi 7 heures, la direction générale de la protection civile algérienne a recensé 123 départs de feu, dont 118 éteints. Cinq foyers demeuraient actifs dans trois wilayas : deux à Jijel, deux à Sétif et un à Tébessa. À Texenna, dans la wilaya de Jijel, les habitants du lieu-dit Mechtat El Messa ont été évacués par précaution et deux avions AT-802 engagés en appui.

Le contraste avec le début de la semaine mesure l’intensité de l’épisode. Au soir du 26 août, la protection civile recensait 159 incendies, dont 69 encore actifs, avec dix-huit foyers pour la seule wilaya de Béjaïa, treize à Skikda et douze à Tizi-Ouzou. Vendredi 28 à 7 heures, 174 feux étaient dénombrés sur vingt-quatre heures, dont 64 toujours en cours, concentrés à Jijel, Skikda, El Tarf, Guelma, Annaba et Béjaïa.

Le bilan humain communiqué par le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, depuis Souk el Tenine, à l’est de Béjaïa, fait état de douze morts et cinquante-quatre blessés, dont six dans un état critique. Les décès se répartissent entre cinq à Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi-Ouzou. À Béjaïa, deux victimes ont été recensées à Melbou, une à Tamridjt et une à Toudja. À Tizi-Ouzou, trois femmes d’une même famille, une mère de soixante-dix-neuf ans et ses deux filles, sont mortes asphyxiées au village Ath Ali. Un enfant de huit ans figure parmi les victimes. Cumulé avec la première vague de l’été, le bilan atteint dix-huit morts.

Des bilans très supérieurs ont circulé sur les réseaux sociaux durant la semaine. Aucun n’est attribuable à une autorité identifiée, les seuls chiffres officiels demeurant ceux du ministère de l’Intérieur.

Le président Tebboune a décrété un deuil national de trois jours à compter du jeudi 27 août, suspendant les manifestations festives et les compétitions sportives nationales, le lancement du championnat de football étant reporté au début septembre.

Le chef de l’État s’est rendu vendredi 29 août au centre des grands brûlés de Zéralda, à l’ouest d’Alger. Il y a salué la mobilisation des équipes médicales, de la protection civile, de l’armée et de la gendarmerie, avant d’avancer une explication sans ambiguïté sur l’origine des feux : il y a un acte criminel, a-t-il déclaré, et les enquêtes révéleront tout. Il a annoncé la tenue ce dimanche d’une réunion destinée à arrêter des mesures de renforcement de la protection civile et de prévention des catastrophes.

Cette thèse recoupe les instructions données deux jours plus tôt par le ministre de l’Intérieur depuis l’hôpital de Taher, à Jijel. Saïd Sayoud avait annoncé l’ouverture d’enquêtes approfondies par les services de sécurité, en s’appuyant sur un argument de méthode : l’ampleur du phénomène et le nombre de départs de feu survenus dans plusieurs wilayas pratiquement au même moment.

Des poursuites avaient déjà été engagées lors de la vague de juillet. Sept personnes avaient été placées en détention provisoire fin juillet, dans les wilayas de Guelma, Constantine, Tipaza, Jijel et Bouira, pour sabotage mettant en danger les personnes et les biens et incendie volontaire de zones forestières, selon le tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

La polémique porte cependant moins sur l’origine des feux que sur les moyens engagés pour les combattre. Interrogé sur l’absence de bombardiers d’eau au-dessus de plusieurs foyers, le ministre de l’Intérieur a invoqué les conditions météorologiques, les températures élevées, la force du vent et la concentration des fumées, qui ont empêché le déploiement aérien. Le président a fait état de rafales dépassant 100 kilomètres à l’heure.

Les moyens mobilisés relèvent pour l’essentiel de l’Armée nationale populaire : deux bombardiers d’eau amphibies Beriev BE-200, quatre avions AT-802 de moindre capacité et plusieurs hélicoptères lourds MI-26, complétés par des colonnes mobiles interwilayas. L’Algérie ne dispose pas de Canadair, appareil amphibie de référence pour ce type d’intervention. Le ministère de l’Intérieur avait annoncé avant la saison le recrutement de 3 000 agents supplémentaires pour la protection civile au titre de 2026.

Sur le volet des réparations, le ministre de l’Intérieur a transmis aux walis, sur instruction présidentielle, la consigne d’indemniser les sinistrés avant la rentrée sociale, l’échéance de fin août ayant été fixée comme objectif. Des commissions de wilaya ont été chargées de recenser sur le terrain les habitations, mobiliers, récoltes et cheptels détruits. Des indemnisations d’un montant annoncé de 6 milliards de dinars au profit de 188 familles sinistrées en juillet étaient encore en cours de versement lorsque la seconde vague a frappé les mêmes wilayas.

LNT

The post Incendies en Algérie : dix-huit morts depuis juillet, Tebboune met en cause un « acte criminel » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Incendies en Algérie : douze morts, deuil national https://lnt.ma/incendies-en-algerie-douze-morts-deuil-national/ Sat, 29 Aug 2026 16:38:12 +0000 https://lnt.ma/?p=556145 Les incendies qui ravagent le nord de l’Algérie ont fait au moins douze morts et cinquante-quatre blessés, dont six dans un état critique. Le président Abdelmadjid Tebboune a décrété un deuil national de trois jours à compter du jeudi 27 août. Le bilan communiqué par le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, se répartit entre trois […]

The post Incendies en Algérie : douze morts, deuil national appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les incendies qui ravagent le nord de l’Algérie ont fait au moins douze morts et cinquante-quatre blessés, dont six dans un état critique. Le président Abdelmadjid Tebboune a décrété un deuil national de trois jours à compter du jeudi 27 août.

Le bilan communiqué par le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, se répartit entre trois wilayas : cinq morts à Jijel, quatre à Béjaïa et trois à Tizi-Ouzou. Un enfant de huit ans figure parmi les victimes, ainsi qu’une jeune femme de vingt-deux ans à Béjaïa. À Tizi-Ouzou, trois femmes d’une même famille, une mère de soixante-dix-neuf ans et ses deux filles, sont mortes asphyxiées par les fumées au village Ath Ali. Plus de quarante personnes y ont été admises pour asphyxie.
L’ampleur du phénomène s’est révélée dans la nuit du 26 au 27 août. Au soir du 26, la protection civile recensait 159 incendies, dont 90 éteints et 69 encore actifs, concentrés notamment à Béjaïa avec dix-huit foyers, Skikda avec treize et Tizi-Ouzou avec douze.
La situation s’est améliorée depuis. Sur les vingt-quatre heures précédant vendredi 17 heures, 110 départs de feu ont été enregistrés, dont 88 éteints, vingt-deux restant actifs dans treize wilayas, principalement Jijel, Skikda, Sétif et Annaba.

Plusieurs axes routiers ont été coupés, dont la nationale 9 entre Kherrata et Taskriout et la nationale 43 entre El Milia et Jijel. Des familles se sont réfugiées dans le port de Ziama Mansouriah pour fuir les flammes.

Les moyens aériens algériens mobilisés cet été comprennent des bombardiers d’eau Beriev BE-200, des hélicoptères lourds MI-26 et des avions AT-802 de moindre capacité. Le pays ne dispose pas de Canadair, appareil amphibie de référence pour ce type d’intervention.

Le décret présidentiel a suspendu les manifestations festives et les compétitions sportives nationales, le lancement du championnat de football étant reporté au début septembre. Le gouvernement avait par ailleurs versé 6 milliards de dinars à 188 familles sinistrées lors des incendies précédents, indemnisations encore en cours au moment de cette nouvelle vague.

 

LNT

The post Incendies en Algérie : douze morts, deuil national appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Minerais : l’Afrique fournit 76% du cobalt mondial, mais ne le transforme pas https://lnt.ma/minerais-lafrique-fournit-76-du-cobalt-mondial-mais-ne-le-transforme-pas/ Thu, 27 Aug 2026 10:04:42 +0000 https://lnt.ma/?p=556057 Le continent africain assure 76% de l’extraction mondiale de cobalt et 41% de celle de bauxite, avec des projections situant sa part du lithium à environ 60% et celle du graphite à 40% à l’horizon 2030. Cette puissance minière reste largement dissociée de la transformation industrielle, dans une compétition où la géopolitique pèse davantage que […]

The post Minerais : l’Afrique fournit 76% du cobalt mondial, mais ne le transforme pas appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le continent africain assure 76% de l’extraction mondiale de cobalt et 41% de celle de bauxite, avec des projections situant sa part du lithium à environ 60% et celle du graphite à 40% à l’horizon 2030. Cette puissance minière reste largement dissociée de la transformation industrielle, dans une compétition où la géopolitique pèse davantage que la géologie.

Le constat porte sur l’écart entre la position amont, où le continent est incontournable, et la position aval, où il est quasi absent. Le minerai extrait quitte l’Afrique sous forme brute ou faiblement concentrée, la valeur ajoutée se créant dans les raffineries et les usines de matériaux de batterie situées ailleurs, principalement en Asie.

Les minerais concernés sont ceux de la transition énergétique. Le cobalt et le lithium entrent dans la composition des batteries de véhicules électriques et de stockage stationnaire. Le graphite constitue l’anode de ces mêmes batteries. La bauxite alimente la filière aluminium, matériau structurant de l’allègement des véhicules et des infrastructures énergétiques.

La compétition entre la Chine, les États-Unis et plusieurs puissances intermédiaires pour sécuriser l’accès à ces ressources s’est intensifiée. Elle se traduit par des prises de participation, des accords d’écoulement de long terme et des financements d’infrastructures, mécanismes qui verrouillent l’approvisionnement en amont sans nécessairement favoriser l’émergence de capacités de transformation locales.

Les préalables à une industrialisation minière africaine sont identifiés depuis longtemps : disponibilité et coût de l’électricité, infrastructures de transport lourd, compétences techniques, cadres réglementaires stables et accès au financement de long terme. Aucun de ces éléments ne relève de la géologie.

Le sujet croise un débat plus large sur l’intégration du continent. La progression des échanges intra-africains ne s’est pas traduite par l’émergence de chaînes de valeur régionales, faute d’infrastructures transfrontalières, de convergence monétaire et de levée effective des barrières non tarifaires.

LNT

The post Minerais : l’Afrique fournit 76% du cobalt mondial, mais ne le transforme pas appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Commerce intra-africain : des échanges plus diversifiés, mais toujours pas intégrateurs https://lnt.ma/commerce-intra-africain-des-echanges-plus-diversifies-mais-toujours-pas-integrateurs/ Wed, 26 Aug 2026 09:51:33 +0000 https://lnt.ma/?p=555904 La progression et la diversification des échanges commerciaux entre pays africains ne se traduisent pas par une intégration économique effective du continent. Le constat interroge l’efficacité des dispositifs régionaux, à commencer par la zone de libre-échange continentale africaine. Le paradoxe tient à la nature des flux. Une intégration économique suppose l’émergence de chaînes de valeur […]

The post Commerce intra-africain : des échanges plus diversifiés, mais toujours pas intégrateurs appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La progression et la diversification des échanges commerciaux entre pays africains ne se traduisent pas par une intégration économique effective du continent. Le constat interroge l’efficacité des dispositifs régionaux, à commencer par la zone de libre-échange continentale africaine.

Le paradoxe tient à la nature des flux. Une intégration économique suppose l’émergence de chaînes de valeur régionales, où un bien est transformé successivement dans plusieurs pays avant d’être consommé ou exporté. Or l’essentiel du commerce intra-africain reste constitué d’échanges de produits finis ou de matières premières entre économies aux structures comparables, configuration qui augmente les volumes sans créer d’interdépendance productive.

Trois obstacles reviennent dans les analyses du secteur. Le premier est logistique : le coût et la durée du transport entre deux pays africains dépassent fréquemment ceux d’une liaison avec l’Europe ou l’Asie, faute d’infrastructures transfrontalières et de corridors fonctionnels. Le deuxième est financier : la multiplicité des monnaies et le coût des opérations de change renchérissent les transactions. Le troisième est réglementaire, les barrières non tarifaires subsistant largement au-delà des accords formels.

Le cas des produits raffinés illustre cette dépendance persistante. Le continent exporte du brut et réimporte du carburant, une asymétrie qui l’expose directement à la volatilité des cotations internationales. Depuis le blocage du détroit d’Ormuz en février 2026, plusieurs États africains ont dû relever leurs prix à la pompe, dont le Sénégal le 15 août.

Des mouvements capitalistiques tentent d’y répondre. Le groupe du milliardaire nigérian Aliko Dangote a cédé 30% de sa future méga-raffinerie kényane à des parties prenantes d’Afrique de l’Est, montage qui rompt avec le modèle intégralement propriétaire retenu au Nigeria et vise à ancrer le projet dans son marché régional.

LNT

The post Commerce intra-africain : des échanges plus diversifiés, mais toujours pas intégrateurs appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Guinée : au moins 30 morts dans l’éboulement d’une décharge à Conakry https://lnt.ma/guinee-au-moins-30-morts-dans-leboulement-dune-decharge-a-conakry/ Tue, 25 Aug 2026 11:16:36 +0000 https://lnt.ma/?p=555773 L’effondrement d’un site de stockage de déchets en périphérie de Conakry a fait au moins 30 morts et une vingtaine de blessés dans la nuit de samedi à dimanche. De fortes précipitations sont à l’origine de l’éboulement. Les pluies abondantes qui s’abattent sur la capitale guinéenne durant la saison humide ont saturé la masse de […]

The post Guinée : au moins 30 morts dans l’éboulement d’une décharge à Conakry appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’effondrement d’un site de stockage de déchets en périphérie de Conakry a fait au moins 30 morts et une vingtaine de blessés dans la nuit de samedi à dimanche. De fortes précipitations sont à l’origine de l’éboulement.

Les pluies abondantes qui s’abattent sur la capitale guinéenne durant la saison humide ont saturé la masse de déchets accumulés, provoquant sa rupture. Ce mécanisme est documenté : une décharge non stabilisée gorgée d’eau se comporte comme un terrain instable, avec des glissements soudains et difficilement prévisibles.

Les victimes de ce type de drame appartiennent généralement aux populations qui vivent de la récupération sur site ou dans son voisinage immédiat, activité de subsistance pour des milliers de personnes dans les capitales de la sous-région.

L’accident renvoie à un précédent. Le quartier de Dar-es-Salam, à Conakry, commémorait il y a un an le huitième anniversaire d’un éboulement survenu sur une décharge, épisode qui avait déjà mis en cause les conditions d’exploitation de ces sites.

La gestion des déchets constitue une difficulté structurelle dans plusieurs capitales d’Afrique de l’Ouest et centrale. La croissance démographique urbaine dépasse la capacité des dispositifs de collecte et de traitement, et les sites de stockage, conçus pour des volumes inférieurs, s’élèvent au-delà de leur profil de stabilité.

Le sujet dépasse la seule Guinée. À Conakry, les autorités s’efforcent depuis plusieurs mois d’empêcher les déchets d’obstruer les canalisations en saison des pluies, un curage régulier s’avérant insuffisant. À Yaoundé, une crise d’insalubrité marquée par l’accumulation d’ordures dans les rues fait également l’objet d’un débat public.

LNT

The post Guinée : au moins 30 morts dans l’éboulement d’une décharge à Conakry appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’épidémie d’Ebola en RDC « progresse de façon exponentielle », alerte l’ONU https://lnt.ma/lepidemie-debola-en-rdc-progresse-de-facon-exponentielle-alerte-lonu/ Fri, 21 Aug 2026 11:38:20 +0000 https://lnt.ma/?p=555599 L’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 2.500 morts en République démocratique du Congo (RDC) et « progresse de façon exponentielle », a alerté vendredi Julien Harneis, coordinateur principal d’Ebola pour les Nations unies. « L’épidémie d’Ebola progresse de manière exponentielle. L’épidémie s’étend largement : elle couvre désormais une superficie supérieure à celle de la France », a déclaré […]

The post L’épidémie d’Ebola en RDC « progresse de façon exponentielle », alerte l’ONU appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 2.500 morts en République démocratique du Congo (RDC) et « progresse de façon exponentielle », a alerté vendredi Julien Harneis, coordinateur principal d’Ebola pour les Nations unies.

« L’épidémie d’Ebola progresse de manière exponentielle. L’épidémie s’étend largement : elle couvre désormais une superficie supérieure à celle de la France », a déclaré M. Harneis depuis Bunia (RDC) lors d’une conférence de presse à Genève (Suisse).

A ce jour, l’épidémie a fait « plus de 2.500 morts. Le bilan des décès s’alourdit évidemment chaque jour », a-t-il ajouté, précisant que la moitié des décès était survenue « au cours des 20 derniers jours ».

« Sa propagation dépasse la rapidité de notre réponse ; elle s’intensifie et s’étend plus vite que les efforts déployés dans toute la région », a souligné M. Harneis.

Déclarée le 15 mai dernier, cette épidémie a dépassé en seulement trois mois celle de 2018-2020 dans l’est de la RDC, considérée jusqu’alors comme la plus meurtrière de l’histoire du pays (2.299 morts sur 3.381 cas confirmés, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé basés sur les données des autorités congolaises).

En outre, en trois mois, sept fois plus de cas et cinq fois plus de morts ont été recensés en RDC que lors des trois premiers mois de la plus importante épidémie d’Ebola de l’histoire, qui avait fait plus de 11.300 morts en l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, selon l’agence de santé de l’Union africaine (Africa CDC).

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

– « Risque pour les pays voisins » –

Il n’existe aucun vaccin ou traitement spécifique homologué contre la souche Bundibugyo d’Ebola, à l’origine de la flambée actuelle, mais des essais cliniques sont en cours et 70.000 doses du vaccin Ervebo, homologué contre Zaïre, une autre souche du virus, ont été envoyées en RDC pour évaluer son impact sur Bundibugyo.

Sous-financée, la riposte fait l’objet de critiques pour sa lenteur et son manque d’organisation et se heurte à la défiance d’une partie de la population.

Le coordinateur onusien a aussi rappelé que 43 agents de santé étaient morts du virus et que d’autres avaient été la cible d’attaques, notamment à bord d’ambulances ou dans les infrastructures de santé.

« L’ordre public est mis à mal et les services de base, notamment la santé, ont été fragmentés. Les conditions d’intervention sont extrêmement rudes », a-t-il rappelé, alors qu’une myriade de groupes armés sont actifs dans les régions touchées par l’épidémie, compliquant l’accès aux populations.

« Cette épidémie continue de se propager, à un rythme que la réponse ne parvient pas à suivre », a confirmé dans un communiqué publié à Genève Javid Abdelmoneim, président international de l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

« Cette réponse nécessite bien plus que des lits supplémentaires. Elle requiert un meilleur dépistage, l’isolement sécurisé des personnes malades et de leurs contacts, ainsi qu’un soutien aux professionnel·le·s de santé », a-t-il ajouté.

M. Harneis a aussi pointé la nécessité d’intensifier la réponse, insistant sur le fait que « si nous renforçons les effectifs et acheminons davantage de ressources vers les zones reculées de l’est de la République démocratique du Congo, nous pourrons, en quelques mois, ralentir la transmission et parvenir à y mettre un terme ».

« Si nous ne le faisons pas (…) cette épidémie deviendra plus meurtrière. Elle s’étendra davantage et risque de se propager aux pays voisins », a-t-il prévenu.

 

LNT avec Afp

The post L’épidémie d’Ebola en RDC « progresse de façon exponentielle », alerte l’ONU appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Smartphone : l’Afrique, dernier marché où le téléphone à moins de 100 dollars pèse encore 30% des importations https://lnt.ma/smartphone-lafrique-dernier-marche-ou-le-telephone-a-moins-de-100-dollars-pese-encore-30-des-importations/ Tue, 18 Aug 2026 10:36:49 +0000 https://lnt.ma/?p=554930 Alors que la flambée des prix des mémoires DRAM et NAND, tirée par les centres de données d’intelligence artificielle, renchérit les composants, l’Afrique demeure le seul continent où l’entrée de gamme conserve un poids massif. Un modèle sous pression : les vendeurs se replient, la montée en gamme devient forcée, et le crédit à la […]

The post Smartphone : l’Afrique, dernier marché où le téléphone à moins de 100 dollars pèse encore 30% des importations appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Alors que la flambée des prix des mémoires DRAM et NAND, tirée par les centres de données d’intelligence artificielle, renchérit les composants, l’Afrique demeure le seul continent où l’entrée de gamme conserve un poids massif. Un modèle sous pression : les vendeurs se replient, la montée en gamme devient forcée, et le crédit à la consommation s’impose comme relais.

Le marché africain du smartphone constitue une exception mondiale. C’est la seule région où les terminaux vendus à moins de 100 dollars représentent encore 30% des importations de téléphones portables — une part que plus aucun autre continent n’approche, l’entrée de gamme ayant partout ailleurs été laminée par la montée des standards techniques et par le renouvellement des parcs.

Le choc des mémoires : quand l’IA renchérit le téléphone d’entrée de gamme

Ce modèle est aujourd’hui attaqué par le haut de la chaîne. Les prix des mémoires DRAM et NAND — composants incontournables de tout smartphone — connaissent une hausse marquée, alimentée par la demande explosive des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Les hyperscalers absorbent une part croissante de la production mondiale de mémoire, à des prix que les fabricants de terminaux d’entrée de gamme ne peuvent pas suivre.

Le mécanisme est implacable : sur un téléphone vendu 80 dollars, la mémoire représente une fraction si significative du coût qu’une hausse de son prix ne peut être absorbée par la marge. Elle se répercute soit sur le prix final, soit sur les spécifications — moins de stockage, moins de RAM —, soit conduit purement et simplement au retrait du produit.

Trois recompositions en cours

Cette contrainte produit trois mouvements simultanés sur le marché africain.

Le premier est un repli sélectif des vendeurs : certains constructeurs abandonnent les segments les moins rentables, réduisant l’offre disponible dans les gammes les plus accessibles.

Le deuxième est une montée en gamme forcée : les consommateurs contraints de renouveler leur terminal se retrouvent poussés vers des modèles plus chers, non par choix mais par disparition de l’alternative.

Le troisième est l’essor du financement comme relais de solvabilité : paiement échelonné, location avec option d’achat, crédit opérateur. Un « nouvel eldorado » pour les acteurs financiers, mais qui déplace la contrainte plutôt qu’il ne la résout — et introduit un risque d’endettement des ménages les plus fragiles.

Une fracture numérique qui se recompose

L’enjeu dépasse le seul équipement. Sur un continent où le smartphone constitue souvent le point d’accès unique à internet, aux services bancaires mobiles, aux démarches administratives dématérialisées et à l’information, le renchérissement du terminal d’entrée de gamme agit comme un péage sur l’inclusion numérique. La fracture ne se joue plus seulement sur la couverture réseau — largement améliorée sur la dernière décennie — mais sur la capacité à s’équiper.

Un signal à surveiller au Maroc

Le Royaume est moins exposé que les marchés d’Afrique subsaharienne, son taux d’équipement en smartphones étant élevé et sa structure de revenus plus favorable. Mais la mécanique des coûts est mondiale : le renchérissement des composants finira par se lire dans les prix affichés à Casablanca comme à Lagos. Pour les politiques publiques de digitalisation — dématérialisation administrative, éducation numérique, inclusion financière —, la question du coût du terminal mérite d’être intégrée aux paramètres, au même titre que celle de la connectivité.

 

LNT

The post Smartphone : l’Afrique, dernier marché où le téléphone à moins de 100 dollars pèse encore 30% des importations appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
RDC: l’épidémie d’Ebola franchit le cap des 2.000 morts https://lnt.ma/rdc-lepidemie-debola-franchit-le-cap-des-2-000-morts/ Tue, 11 Aug 2026 10:22:39 +0000 https://lnt.ma/?p=554659 L’épidémie d’Ebola qui continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC) a fait 2.011 morts, sur 4.381 cas confirmés, selon le dernier bilan publié par les autorités congolaises mardi. Ce bilan rapproche l’épidémie actuelle, qui se propage dans des régions de l’est et du nord-est en proie à des conflits, de celle de 2018-2020, […]

The post RDC: l’épidémie d’Ebola franchit le cap des 2.000 morts appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’épidémie d’Ebola qui continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC) a fait 2.011 morts, sur 4.381 cas confirmés, selon le dernier bilan publié par les autorités congolaises mardi.

Ce bilan rapproche l’épidémie actuelle, qui se propage dans des régions de l’est et du nord-est en proie à des conflits, de celle de 2018-2020, la plus meurtrière à ce jour en RDC avec près de 2.300 morts pour 3.500 malades recensés.

La RDC a déclaré le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17e épidémie d’Ebola, déjà considérée comme la plus importante de son histoire et susceptible de « devenir la plus grande jamais enregistrée dans le monde », selon Sania Nishtar, directrice de l’Alliance du vaccin Gavi.

Partie de la province de l’Ituri (nord-est), elle s’est propagée à plusieurs provinces du nord-est et de l’est, notamment celle du Nord-Kivu, des régions où la présence de l’État est fragile et les infrastructures de santé largement démunies.

Le taux de mortalité de la flambée actuelle est estimé à 45,9% par les autorités sanitaires congolaises.

Les experts de l’OMS ont recommandé vendredi d’évaluer dans un essai clinique le vaccin Ervebo, seul vaccin homologué contre Ebola, faute de vaccin spécifique contre le variant Bundibugyo qui sévit actuellement en RDC.

Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué sur X des « bonnes nouvelles ».

Selon les experts de l’OMS, les nombreuses données déjà disponibles, notamment sur la sécurité du vaccin Ervebo, permettent d’envisager une évaluation directement en phase 3, une étape généralement menée à grande échelle auprès de milliers de personnes.

Des doses d’Ervebo provenant du stock mondial de vaccins contre Ebola, créé et financé par l’Alliance du vaccin Gavi, devraient être mises à disposition pour soutenir les essais cliniques, a indiqué l’organisation dans un communiqué publié après celui de l’OMS.

Ce stock mondial de l’Ervebo, qui est produit par le laboratoire pharmaceutique américain Merck, compte environ 500.000 doses, dont certaines sont conservées en permanence en RDC en raison de la fréquence des épidémies dans le pays, a détaillé Gavi.

Créée en 2000, l’organisation Gavi réunit des donateurs publics et privés afin d’aider les pays en développement à se procurer des vaccins à des prix abordables.

Le Canada a par ailleurs autorisé le géant pharmaceutique américain Moderna à lancer des essais cliniques pour son vaccin contre Bundibugyo.

Deux autres candidats sont également en développement : le vaccin « rVSV Bundibugyo », présenté par l’OMS comme « le plus prometteur » et développé par Hilleman Laboratories, et un vaccin de l’université d’Oxford, dont le premier volontaire a reçu une dose fin juillet.

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi avoir alloué plus de 242 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre l’épidémie d’Ebola en RDC.

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

 

LNT avec Afp

The post RDC: l’épidémie d’Ebola franchit le cap des 2.000 morts appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Épidémie d’Ebola en RDC: le bilan atteint 600 morts, selon l’OMS https://lnt.ma/epidemie-debola-en-rdc-le-bilan-atteint-600-morts-selon-loms/ Thu, 09 Jul 2026 09:33:18 +0000 https://lnt.ma/?p=552808 L’épidémie de maladie Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait 600 morts, selon un dernier bilan jeudi de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’appuie sur des données des autorités sanitaires congolaises. Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 […]

The post Épidémie d’Ebola en RDC: le bilan atteint 600 morts, selon l’OMS appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’épidémie de maladie Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a fait 600 morts, selon un dernier bilan jeudi de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’appuie sur des données des autorités sanitaires congolaises.

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années. L’épidémie la plus meurtrière en RDC avait fait près de 2.300 morts pour 3.500 malades recensés, entre 2018 et 2020.

Au total, 600 décès et 1.759 cas confirmés ont été recensés en RDC depuis le début de l’épidémie actuelle, a indiqué l’OMS dans un point de situation daté du 7 juillet, alors que le bilan est maintenu à deux morts pour 20 cas confirmés en Ouganda voisin.

« L’épidémie continue de s’étendre et son ampleur réelle n’a pas encore été pleinement établie », a indiqué cette semaine en visioconférence avec Genève (Suisse) Anne Ancia, représentante de l’OMS en RDC.

« Malgré des progrès encourageants, nous continuons toutefois de faire face à des défis majeurs. Les centres de traitement actuels fonctionnent à environ 90% de leur capacité, ce qui exerce une pression considérable sur la réponse » sanitaire, a-t-elle ajouté.

Le foyer de la crise, dont l’ampleur réelle est encore difficile à mesurer et qui pourrait durer plusieurs mois, se situe en Ituri, province du Nord-Est congolais frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda.

Le virus est aussi présent dans les provinces proches du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les capitales provinciales et de larges pans de territoire sont contrôlées par le groupe armé antigouvernemental M23.

« Les déplacements de population, l’insécurité persistante et la fragilité du système de santé continuent de compliquer les efforts visant à maîtriser l’épidémie », a expliqué Mme Ancia, avertissant que « les besoins humanitaires demeurent importants, notamment en matière de protection des civils, d’accès à la nourriture et aux services de santé essentiels ».

La 17e épidémie d’Ebola en RDC, déclarée officiellement le 15 mai, est causée par le variant Bundibugyo pour lequel il n’existe ni vaccin, ni traitement.

Un essai clinique portant sur deux traitements contre cette souche rare a commencé le 2 juillet, toujours selon l’OMS, qui a également accordé une autorisation d’utilisation d’urgence au premier test de diagnostic moléculaire du virus.

 

LNT avec Afp

The post Épidémie d’Ebola en RDC: le bilan atteint 600 morts, selon l’OMS appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Airbus renforce les secours médicaux au Nigeria https://lnt.ma/airbus-renforce-les-secours-medicaux-au-nigeria/ Thu, 02 Jul 2026 14:07:36 +0000 https://lnt.ma/?p=552562 Airbus Helicopters et le groupe nigérian Kasi Healthcare ont conclu un accord portant sur l’acquisition de deux hélicoptères Airbus H135 configurés pour les missions de secours médical d’urgence (HEMS). Annoncée lors du 3ᵉ Forum Nigeria Airlift 2026, cette commande marque une étape importante dans le développement des services d’évacuation sanitaire aérienne au Nigeria. Grâce à […]

The post Airbus renforce les secours médicaux au Nigeria appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Airbus Helicopters et le groupe nigérian Kasi Healthcare ont conclu un accord portant sur l’acquisition de deux hélicoptères Airbus H135 configurés pour les missions de secours médical d’urgence (HEMS). Annoncée lors du 3ᵉ Forum Nigeria Airlift 2026, cette commande marque une étape importante dans le développement des services d’évacuation sanitaire aérienne au Nigeria.

Grâce à cet accord, Kasi Healthcare devient le premier opérateur nigérian à exploiter une version HEMS de l’Airbus H135, un appareil spécialement conçu pour les missions médicales critiques, les interventions d’urgence, les transferts de patients et les opérations d’évacuation sanitaire.

Le directeur médical de Kasi Healthcare, Dr Dayo Osholowu, a souligné que cet investissement permettra d’améliorer considérablement la capacité de l’entreprise à assurer des transferts rapides de patients tout en garantissant des soins intensifs durant le transport. Selon lui, ce partenariat avec Airbus contribuera également à renforcer les standards des services de santé au Nigeria en offrant une réponse d’urgence plus efficace sur l’ensemble du territoire.

De son côté, Fabrice Rochereau, responsable des ventes Afrique chez Airbus Helicopters, a rappelé que le H135 s’est imposé comme la référence mondiale pour les missions d’évacuation sanitaire grâce à ses performances, à sa cabine modulable et à sa fiabilité. Il estime que cette collaboration illustre l’engagement du constructeur européen à accompagner le développement des capacités médicales aériennes en Afrique de l’Ouest.

Au-delà de la livraison des appareils, le partenariat prévoit un important volet de transfert de compétences. Airbus accompagnera Kasi Healthcare dans la formation des équipages spécialisés HEMS, le développement des pilotes, la formation des ingénieurs de maintenance ainsi que la mise en place des infrastructures de soutien technique. Le constructeur assurera également un accompagnement opérationnel afin de garantir des standards internationaux en matière de sécurité et de fiabilité.

Les deux partenaires estiment que cette initiative contribuera à renforcer les infrastructures de santé d’urgence du Nigeria tout en positionnant le pays comme un acteur régional de référence dans les services médicaux aériens, notamment au bénéfice des secteurs de l’énergie, de la sécurité publique et des interventions d’urgence.

L’Airbus H135 est aujourd’hui considéré comme le modèle de référence sur le marché des hélicoptères dédiés aux évacuations sanitaires. Doté du système avionique numérique Helionix et d’un pilote automatique à quatre axes, il offre une cabine spacieuse et modulable permettant aux équipes médicales de prodiguer des soins dans des conditions optimales pendant le transport des patients.

 

Cdp

The post Airbus renforce les secours médicaux au Nigeria appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Macron annonce 23 milliards d’euros d’investissements au sommet Afrique-France de Nairobi https://lnt.ma/macron-annonce-23-milliards-deuros-dinvestissements-au-sommet-afrique-france-de-nairobi/ Tue, 12 May 2026 10:33:26 +0000 https://lnt.ma/?p=548288 L’Afrique a « besoin d’investissements » plutôt que d’aide publique, ont plaidé de concert lundi le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto, annonçant 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique au premier jour du sommet franco-africain de Nairobi. Ce sommet, intitulé « Africa Forward » (« En avant l’Afrique »), est organisé pour la première fois dans un […]

The post Macron annonce 23 milliards d’euros d’investissements au sommet Afrique-France de Nairobi appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’Afrique a « besoin d’investissements » plutôt que d’aide publique, ont plaidé de concert lundi le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto, annonçant 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique au premier jour du sommet franco-africain de Nairobi.

Ce sommet, intitulé « Africa Forward » (« En avant l’Afrique »), est organisé pour la première fois dans un pays anglophone, le Kenya, et s’est ouvert lundi par une journée sur la jeunesse, le sport, la culture et les affaires, avant une journée avec les dirigeants africains mardi.

Sur les 23 milliards d’euros annoncés (14 milliards d’investissements français, publics et privés; 9 milliards d’investissements africains), les principaux secteurs concernés sont la transition énergétique (4,3 milliards), le numérique et l’IA (3,76), « l’économie bleue » (3,3), l’agriculture (1 milliard) et la santé (942 millions), a précisé l’Elysée.

M. Macron, qui veut mettre en avant une relation renouvelée avec le continent après des années de déboires dans plusieurs ex-colonies francophones, a critiqué les anciennes grand-messes franco-africaines, quand les dirigeants français venaient selon lui dire aux Africains: « voilà ce qui est bon pour vous, on va vous aider ».

« C’est plus du tout ce dont l’Afrique a besoin et ce qu’elle veut entendre », a-t-il assuré.

William Ruto lui a fait écho en affirmant ne plus « être en quête d’aide ou de prêts », mais d’investissements dans l’éducation et les infrastructures, notamment pour prendre le train de la révolution technologique de l’intelligence artificielle.

– « destins liés » –

Et « ça tombe bien parce que, nous, on n’a plus totalement les moyens non plus, si on est lucide », a ironisé le président français sous les rires d’un amphithéâtre de l’université de Nairobi, en référence à la baisse de l’aide publique au développement, en France comme dans les autres pays occidentaux confrontés à des difficultés budgétaires.

« L’Afrique, elle est en train de réussir » et « elle a besoin d’investissements pour être plus souveraine », a-t-il poursuivi.

M. Macron a donc clôturé la première journée par l’annonce de « 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique », estimant qu’ils vont créer « plus de 250.000 emplois directs en France et en Afrique ».

Il a martelé que les destins de l’Europe et de l’Afrique étaient liés: « Si vous échouez, on n’a aucune chance (…) Votre jeunesse quittera (vos pays) et on aura plein de tensions migratoires », a-t-il prévenu.

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, M. Macron a aussi assuré, dans un entretien publié par The Africa Report et Jeune Afrique, que « le paradoxe » était « que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle ».

« L’Europe défend l’ordre international, le multilatéralisme efficace, l’Etat de droit, le commerce libre et ouvert », tandis que les Etats-Unis et la Chine « sont dans une logique de confrontation commerciale », sans respect des règles.

– dernière tournée africaine –

William Ruto a lui « félicité » son homologue pour ce « recalibrage de la relation entre la France et l’Afrique ». « Il est la seule personne du G7 qui parle la langue des Africains », a-t-il même lancé.

Les deux dirigeants se retrouveront au sommet du G7, mi-juin à Evian, en France, notamment pour faire avancer leur projet commun de réforme de l’architecture financière internationale, afin qu’elle favorise notamment l’investissement privé en Afrique.

M. Macron doit régulièrement répondre aux critiques sur les déboires de la France dans plusieurs de ses ex-colonies africaines, notamment depuis le divorce avec trois pays sahéliens, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, après les putschs de 2020-2023.

« La France, depuis 25 ans, elle est bousculée en Afrique », a martelé le président français pour souligner la part de l’héritage des politiques passées dans la montée du sentiment antifrançais. « Et c’est normal et c’est très bien! », s’est-il exclamé.

Il s’est affiché avec le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, malgré certaines tensions passées, et a annoncé qu’il irait à l’automne au Sénégal et en Côte d’Ivoire, pour une probable dernière tournée africaine avant la fin de sa présidence dans un an.

Autre motif d’espoir pour lui: selon un sondage Ipsos bva commandé par la diplomatie française, 74% des personnes interrogées dans neuf pays africains déclarent avoir une bonne image de la France, un chiffre qui atteint 78% chez les plus jeunes. L’échantillon inclut l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Maroc ou encore le Sénégal, mais pas les pays sahéliens ni l’Algérie.

 

LNT avec Afp

The post Macron annonce 23 milliards d’euros d’investissements au sommet Afrique-France de Nairobi appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Des dizaines de milliers de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse, alerte l’ONU https://lnt.ma/des-dizaines-de-milliers-de-somaliens-chasses-de-chez-eux-par-la-secheresse-alerte-lonu/ Fri, 24 Apr 2026 11:56:19 +0000 https://lnt.ma/?p=546014 La sécheresse qui sévit en Somalie a déjà provoqué le déplacement de 62.000 personnes dans seulement cinq districts du pays, a annoncé vendredi l’Organisation internationale des migrations (OIM), précisant que ce nombre pourrait atteindre les 300.000 sur tout le territoire. « La sécheresse est désormais responsable des trois quarts des nouveaux déplacements de population dans les […]

The post Des dizaines de milliers de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse, alerte l’ONU appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La sécheresse qui sévit en Somalie a déjà provoqué le déplacement de 62.000 personnes dans seulement cinq districts du pays, a annoncé vendredi l’Organisation internationale des migrations (OIM), précisant que ce nombre pourrait atteindre les 300.000 sur tout le territoire.

« La sécheresse est désormais responsable des trois quarts des nouveaux déplacements de population dans les cinq districts les plus touchés de Somalie », a déclaré devant des journalistes à Genève Brian Kelly, coordonnateur principal des programmes de l’OIM en Somalie, joint depuis le Kenya.

Selon l’OIM, sur les 90 districts que compte le pays, ceux de Baidoa, Dayniile, Kahda, Diinsoor et Doolow, dans la moitié sud, sont parmi les plus durement touchés par cette sécheresse qui survient après deux saisons des pluies consécutives sans précipitations suffisantes.

Sur place, cette situation « entraîne de mauvaises récoltes et l’effondrement des moyens de subsistance, aggravant la faim et exerçant une pression croissante sur des infrastructures déjà limitées », explique l’organisation onusienne.

Et la situation risque de s’aggraver, prévient l’OIM, dont les projections indiquent qu' »environ 125.000 personnes supplémentaires pourraient être déplacées par la sécheresse d’avril à fin juin, malgré les prévisions de pluie ».

Nombre d’entre elles se dirigent vers des zones urbaines comme Mogadiscio et Baidoa et des camps de déplacés déjà saturés, où l’accès à un abri, à l’eau et aux services essentiels demeure limité, explique l’organisation.

Dans les zones sinistrées, les structures de santé constatent une augmentation des cas de malnutrition, notamment chez les enfants, ajoute-t-elle.

Fin février, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), organisme de l’ONU qui mesure la faim et la malnutrition dans le monde, indiquait que la population classée comme étant dans une situation « de crise ou pire » aavait « presque doublé entre début 2025 et février/mars 2026 pour atteindre le chiffre stupéfiant de 6,5 millions de personnes ».

Selon M. Kelly, les agences des Nations unies et les ONG partenaires n’ont reçu que 14% du financement total demandé pour l’aide humanitaire en Somalie cette année.

Si l’OIM a récemment lancé un appel de 10 millions de dollars pour les besoins d’urgence, cette aide «  »ne permettra pas de répondre à tous les besoins », a prévenu M. Kelly.

« Sans une action rapide, la sécheresse continuera d’alimenter les déplacements de population, la faim et la vulnérabilité en Somalie », a poursuivi le responsable de l’OIM.

 

LNT avec Afp

The post Des dizaines de milliers de Somaliens chassés de chez eux par la sécheresse, alerte l’ONU appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
KESSA, le laboratoire narratif qui veut reprogrammer l’imaginaire africain https://lnt.ma/kessa-le-laboratoire-narratif-qui-veut-reprogrammer-limaginaire-africain/ Sat, 28 Mar 2026 14:00:05 +0000 https://lnt.ma/?p=544012 Il y a des questions qui semblent simples jusqu’à ce qu’on les pose à quelque trente personnes venues de quatorze pays d’Afrique et de la diaspora. « What is a story? » La réponse, projetée en temps réel sur un écran lors de la première édition de KESSA, a donné un nuage de mots dont trois ont […]

The post KESSA, le laboratoire narratif qui veut reprogrammer l’imaginaire africain appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Il y a des questions qui semblent simples jusqu’à ce qu’on les pose à quelque trente personnes venues de quatorze pays d’Afrique et de la diaspora. « What is a story? » La réponse, projetée en temps réel sur un écran lors de la première édition de KESSA, a donné un nuage de mots dont trois ont dominé : perspective, connection, experience. Pas information. Pas contenu. Pas stratégie. Trois mots qui disent quelque chose d’essentiel sur ce que cette cohorte exceptionnelle est venue faire au Maroc en ce mois de mars 2025, non pas apprendre à produire des récits, mais comprendre pourquoi ils existent, à qui ils appartiennent, et ce qu’il en coûte de les laisser à d’autres.

KESSA, premier programme panafricain dédié aux nouveaux langages du récit africain, est né d’une conviction partagée par l’UM6P Story School et La French African Foundation : les histoires ne sont plus seulement faites de mots. Elles sont faites d’images, de gestes, de données, de sons, d’algorithmes. Et la génération qui porte ces langages est déjà là, en train de travailler, de créer, de construire, souvent sans espace pour se rencontrer, croiser les disciplines, expérimenter ensemble. KESSA est cet espace. Pas un cours. Pas un programme. Une résidence. Un laboratoire narratif, à l’image du continent.

Pourquoi le storytelling est la question politique centrale de notre époque

Ce que les écoles de communication n’enseignent pas toujours clairement, le récit n’est pas un outil de communication. C’est un outil de construction de réalité. La différence est fondamentale.

Yuval Noah Harari l’a formulé mieux que personne dans Sapiens : ce qui distingue l’homo sapiens de toutes les autres espèces n’est pas l’outil, ni le pouce opposable, ni même le cerveau. C’est la capacité à croire en des fictions partagées. Les nations, les religions, l’argent, les droits de l’homme. Rien de tout cela n’existe dans la nature. Tout cela existe parce qu’assez de personnes ont accepté de partager la même histoire. Qui contrôle le récit contrôle l’identité. Et l’identité, c’est le pouvoir.

Cette vérité n’a pas attendu Harari pour être comprise. Les Pharaons commanditaient leurs propres hiéroglyphes. Chaque régime totalitaire de l’histoire moderne a compris, avant tout le reste, qu’il fallait contrôler le récit. Goebbels n’a pas inventé la propagande, il l’a industrialisée. Walter Benjamin, en 1936, écrivait que le conteur rend son récit à l’expérience de ceux qui l’écoutent. Pas reflète. Pas rapporte. Rend. Une histoire ne décrit pas le monde. Elle façonne la manière dont le monde est ressenti.

C’est précisément parce que cette puissance est réelle que la question africaine est urgente.

Le récit africain : une question de souveraineté

À la question « What is a story? », la réponse de Kessa est perspective. Pas vérité. Pas fait. Perspective. Cette réponse collective, donnée par vingt-neuf praticiens africains du récit, est en elle-même une prise de position : une histoire est d’abord un point de vue. Et un point de vue appartient à quelqu’un.

Or pendant des siècles, le point de vue sur l’Afrique a appartenu à d’autres. La formule attribuée à Chinua Achebe reste d’une précision implacable : « Until the lion learns to write, every story will glorify the hunter. » L’Afrique a été, pendant trop longtemps, le lion dans cette métaphore.

Ce qui change aujourd’hui est à la fois spectaculaire et fragile. L’Afrique est le continent le plus jeune de la planète. Son âge médian est de dix-neuf ans. D’ici 2050, un être humain sur quatre sera africain. L’économie créative du continent est projetée à vingt milliards de dollars d’ici 2030 selon Brookings Institution. Les plateformes numériques ont redistribué une partie du pouvoir de diffusion. Des voix comme Chimamanda Ngozi Adichie, qui alertait dans sa conférence TED sur le danger d’une histoire unique, ont contribué à rendre visible ce qui était systématiquement occulté.

La question de la définition du récit africain n’est pas tranchée. Elle est vivante, tendue, productive. La narration africaine est en expansion, mais elle ne parle pas encore d’une seule voix. Et c’est peut-être une bonne chose.

L’IA : nouveau Gutenberg ou nouvelle menace ?

Une donnée continue de résonner : en 2026, l’intelligence artificielle générera environ 90% de l’ensemble du contenu en ligne mondial. Ce chiffre, issu d’une étude Goldman Sachs de 2024, mérite qu’on s’y arrête. Il signifie que les récits qui circuleront dans le monde, ceux qui façonnent les opinions, construisent les croyances, fabriquent les réalités, seront de plus en plus produits par quelque chose qui n’a jamais eu d’expérience. Qui n’a jamais perdu quelqu’un. Qui n’a jamais eu faim. Qui n’a jamais été colonisé.

L’IA connaît la forme du storytelling mieux que presque n’importe qui. Elle a ingéré l’intégralité du patrimoine narratif de l’humanité. Elle connaît chaque structure, chaque archétype, chaque déclencheur émotionnel. Ce qu’elle ne peut pas connaître, ce qu’elle ne pourra jamais connaître aussi finement que l’être humain, c’est l’intention derrière le récit.

Et c’est précisément cette intention qui fait toute la différence.

Sur l’IA, les participants de Kessa laissent entrevoir une position nuancée, loin des deux caricatures habituelles : ni techno-enthousiasme naïf, ni rejet réflexe. L’IA comme outil d’amplification, oui, à condition que ce soit la voix africaine qui soit amplifiée, et non sa déformation algorithmique.

L’UNESCO le rappelle, plus de cinq cents langues africaines sont en danger de disparition dans les deux prochaines générations. C’est cinq cents univers narratifs, cinq cents façons de découper le réel, cinq cents mémoires collectives qui pourraient s’éteindre, précisément au moment où l’IA apprend à générer du contenu en s’appuyant sur ce qui est déjà le plus représenté dans les données d’entraînement. Le risque n’est pas que l’IA remplace les conteurs africains. Le risque est qu’elle les rende inaudibles noyés dans l’océan digital.

Ce que KESSA construit

Face à ces enjeux, KESSA n’est pas une réponse. C’est une posture. Le manifeste du programme le formule sans détour : « Raconter l’Afrique, c’est transformer des perceptions, façonner des futurs, reprogrammer l’imaginaire. »

Ce que la première cohorte incarne, c’est précisément cette multiplicité que ni le discours pan-africaniste unifiant ni le regard extérieur réducteur ne peuvent saisir. Vingt-neuf praticiens qui viennent du Kenya et du Malawi, de Somalie et de Tunisie, du Nigeria et du Rwanda, d’Afrique du Sud et du Gabon, en passant par le Maroc, et qui, pour la première fois, partagent un espace commun non pas pour se définir collectivement, mais pour se rencontrer dans leurs différences.

Il y a quarante mille ans, dans une grotte d’Indonésie, un être humain a pressé sa main contre une paroi et laissé une marque qui disait : j’étais là. Cette marque a survécu à tous les empires, à toutes les langues, à toutes les technologies. Le besoin irréductible qu’elle exprime, marquer son existence dans le monde à travers un récit, n’a pas bougé d’un millimètre.

KESSA existe pour que ce besoin, en version africaine, en version contemporaine, en version augmentée par la science et le numérique, continue de s’exprimer avec la force, la précision et la souveraineté qu’il mérite.

Le lion est déterminé à reprendre la plume et à raconter lui-même l’histoire.

Zouhair Yata


La cohorte : trente voix, un seul continent en mouvement

La première édition réunit une sélection de participants dont la diversité des profils est, en elle-même, une démonstration de thèse. Cinq grandes familles de pratiques sont représentées, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur du récit africain contemporain.

Du côté du cinéma et de la distribution globale, la cohorte compte des noms qui font déjà référence sur le continent. Mark Wambui, réalisateur et producteur kenyan, fondateur de RECA, a été reconnu parmi les vingt cinéastes émergents de Netflix et de l’UNESCO. Son film Echoes from the Earth a remporté le IGAD Media Award en 2025. À ses côtés, Kelvin Osoo Omundi, autre Kenyan, cumule les casquettes de producteur, distributeur et consultant, fondateur de Different Dimension Productions et co-fondateur de ENTA Studios, avec une expertise qui couvre l’intégralité de la chaîne cinématographique, du développement à la diffusion. Imara Njeri, photographe et présentatrice animalière kenyane, documente la faune d’Afrique de l’Est avec une exigence narrative rare, à l’intersection de la nature et de l’identité. Ann Nassanga, réalisatrice ougandaise fondatrice de Kalaverse, a construit avec son documentaire primé Little Faith une infrastructure narrative pour les filles des régions marginalisées. Fadumo Alimaad, cinéaste et écrivaine somalienne fondatrice de l’Arlo Art Space, travaille sur les voix féminines et la justice sociale. Imen Ghazouani, artiste multidisciplinaire et réalisatrice tunisienne formée à l’ESAC Carthage, explore de nouveaux espaces narratifs à la croisée des cultures. Meekah Jagun, directeur artistique nigérian et spécialiste de l’IA, est entré dans l’histoire comme le premier réalisateur africain de clips musicaux à figurer dans GQ. Tonye-Nathan Tamenokuro, co-fondateur de KOJ Visuals, a bâti une audience organique de deux millions d’abonnés avant de passer au long métrage. Jonathan Benaiah Ahabyona, documentariste ougandais, explore la relation entre les peuples, les lieux et la mémoire à travers la conservation et la culture. Gabriel Ogonda, connu sous son nom d’artiste Gabiro Mtu Necessary, musicien et créateur digital kenyan, utilise la satire pour capturer les réalités contemporaines africaines.

Parmi les leaders d’opinion, journalistes et professionnels des médias, le programme a réuni des figures dont l’influence dépasse largement les frontières de leurs pays d’origine. Mankaprr Conteh, journaliste culturelle sierra-léonaise établie aux États-Unis, est rédactrice au Rolling Stone où elle a signé des couvertures sur Megan Thee Stallion, SZA, Cardi B, et Rema, premier artiste africain noir à recevoir la distinction suprême du magazine. Elle est depuis août 2024 la fondatrice de la chronique Made in Africa du même titre. Delphine Vakunta, praticienne des communications stratégiques camerounaise et américaine, a conduit des missions humanitaires dans neuf pays et fonde sa démarche sur la conviction qu’une seule certitude compte : l’Afrique doit raconter sa propre histoire. Sheila Muthoni Washira a construit une communauté de plus de deux millions d’abonnés sur TikTok, Instagram et YouTube en faisant de la créativité et de la culture africaines le cœur de son contenu. Ibrahim Khalilulahi Usman, journaliste scientifique d’investigation ghanéen primé et fondateur d’Eco Media Africa, a formé plus de trois cents jeunes journalistes. Brian Amwai, journaliste et présentateur kenyan à K24TV, couvre la politique et la gouvernance est-africaine. Sophia Griss-Bembe, chercheuse indépendante centrafricaine et marocaine, travaille à l’intersection de la recherche historique et du storytelling audiovisuel, avec une attention particulière aux identités noires dans le monde arabe. Mohamed Mohamud, journaliste indépendant somalien et britannique, fondateur de Somali Sideways, construit des plateformes pour des récits authentiques qui transcendent les frontières géographiques.

Dans le champ art, design critique et culture urbaine, KESSA a sélectionné des praticiens qui repensent les formes mêmes du récit. Lerato Honde, designeuse et conteuse malawite, construit des archives visuelles et des plateformes participatives qui donnent aux communautés le pouvoir de façonner leurs propres futurs. Pumla Maswanganyi, designeuse stratégique sud-africaine dont la pratique est ancrée dans l’African Life-Centric Design, a collaboré avec Mozilla, l’Union africaine, Qatar Foundation et Tencent. Emmanuel Nguema Omeme, spécialiste gabonais de la fabrication numérique et de la modélisation 3D, fondateur de Garden Hut, matérialise les imaginaires africains à travers des outils numériques contemporains. Lazola Bandezi, productrice culturelle et stratège de marque sud-africaine, fondatrice de Mingo People, construit des plateformes à l’intersection du marketing, de la technologie et de l’impact culturel. Kenza Aloui, autrice et opératrice culturelle marocaine formée à Sciences Po Paris, travaille le récit à l’intersection du genre, de la mémoire et des politiques publiques. Son roman graphique (une nuit), paru en 2022, a reçu le prix Langues en dialogue en 2023. Joy Makena, avocate et éducatrice civique kenyane, démystifie les systèmes juridiques et politiques pour catalyser l’agentivité des citoyens.

Parmi les entrepreneurs du numérique et de la technologie, trois figures se distinguent par l’originalité de leur démarche. Nouran Farouk, co-fondatrice et CEO de Dosy en Égypte, première plateforme de mobilité en scooter réservée aux femmes dans la région MENA, a formé plus de huit mille femmes et créé trois mille opportunités de revenus. Elle a été désignée QS ImpACT Women SDG Leader of the Year 2025. Alya Hakim, fondatrice de Ghram COM Consulting en Tunisie et créatrice de la série digitale Howa W Hiya, atteint en moyenne deux cent cinquante mille vues par épisode en transformant des histoires réelles en dialogue social. Othmane Taky, entrepreneur marocain fondateur d’une plateforme B2B2C à l’intersection des ressources humaines et de la technologie, construit des outils qui repensent la relation entre les entreprises, leurs collaborateurs et les marques.

Enfin, dans le domaine de la muséologie, des archives et des scènes culturelles, la cohorte compte Tejumola Maurice-Diya, fondatrice du Fashioned Museum au Nigeria, qui reframe la mode africaine comme héritage, industrie et soft power. Sanelisiwe Yekani, comédienne, autrice et enseignante sud-africaine dont le premier single The Call figure dans le film Netflix Trading Places (2023). Huguette Umutoni, fondatrice de N’GAGE Africa au Rwanda et survivante du génocide contre les Tutsi de 1994, porte dans chaque salle une compréhension viscérale du prix qu’il y a à perdre le droit de raconter sa propre histoire. Zouhair Khaznaoui enfin, conteur marocain détenteur d’un record Guinness, co-fondateur du Festival International du Conte de Marrakech, ramène la tradition orale millénaire du hikayat vers des audiences internationales.

The post KESSA, le laboratoire narratif qui veut reprogrammer l’imaginaire africain appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Soudan : le nombre de civils tués a plus que doublé en 2025, alerte l’ONU https://lnt.ma/soudan-le-nombre-de-civils-tues-a-plus-que-double-en-2025-alerte-lonu/ Thu, 26 Feb 2026 11:27:45 +0000 https://lnt.ma/?p=542332 Le nombre de civils tués dans la guerre au Soudan a plus que doublé en 2025 par rapport à l’année précédente, a indiqué le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme devant le Conseil des droits de l’homme à Genève. Selon ces données, quelque 11 300 victimes civiles ont été vérifiées au cours de l’année, […]

The post Soudan : le nombre de civils tués a plus que doublé en 2025, alerte l’ONU appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le nombre de civils tués dans la guerre au Soudan a plus que doublé en 2025 par rapport à l’année précédente, a indiqué le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme devant le Conseil des droits de l’homme à Genève. Selon ces données, quelque 11 300 victimes civiles ont été vérifiées au cours de l’année, soit un triplé des décès recensés, mais le bilan réel pourrait être nettement plus élevé en raison des difficultés d’accès aux zones de combat. 

Le conflit, qui oppose depuis avril 2023 l’armée régulière soudanaise aux Forces de soutien rapide (RSF) — une puissante milice paramilitaire — a entraîné une multiplication des attaques touchant des civils, avec des bombardements, des attaques de marchés et des massacres documentés dans plusieurs régions du pays. 

Les Nations unies et d’autres organisations internationales continuent d’alerter sur l’ampleur de la crise humanitaire, qui se traduit par des déplacements massifs, un accès limité à l’aide et des violences graves contre des populations non combattantes. 

La guerre au Soudan reste l’un des conflits les plus meurtriers et les plus destructeurs d’Afrique, avec une situation qui demeure très volatile malgré les appels répétés à un cessez-le-feu et à un accord politique.

 

LNT

The post Soudan : le nombre de civils tués a plus que doublé en 2025, alerte l’ONU appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le Zimbabwe interdit l’exportation de tous les minerais bruts https://lnt.ma/le-zimbabwe-interdit-lexportation-de-tous-les-minerais-bruts/ Wed, 25 Feb 2026 10:55:51 +0000 https://lnt.ma/?p=542297 Le Zimbabwe a ordonné mercredi l’interdiction de toute exportation de minerais bruts et de concentrés de lithium, une mesure destinée à renforcer le contrôle du gouvernement sur ses ressources minières essentielles à la transition énergétique. L’interdiction, avec effet immédiat et « jusqu’à nouvel ordre », couvre tous les minerais, y compris ceux déjà en transit, selon un […]

The post Le Zimbabwe interdit l’exportation de tous les minerais bruts appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le Zimbabwe a ordonné mercredi l’interdiction de toute exportation de minerais bruts et de concentrés de lithium, une mesure destinée à renforcer le contrôle du gouvernement sur ses ressources minières essentielles à la transition énergétique.

L’interdiction, avec effet immédiat et « jusqu’à nouvel ordre », couvre tous les minerais, y compris ceux déjà en transit, selon un communiqué du ministère des Mines.

« Le gouvernement compte sur la coopération de l’industrie minière concernant cette mesure qui a été prise dans l’intérêt national », déclare le ministre des Mines Polite Kambamura, cité dans le communiqué.

La sécurisation de minerais stratégiques essentiels à la fabrication de batteries électriques ou à l’industrie de la défense est devenue une priorité mondiale.

Cette course aux minerais incite de nombreux pays africains détenteurs de ces ressources à renforcer leur contrôle sur l’exploitation des mines et à inciter, voire obliger, les sociétés minières à transformer les minerais bruts sur place pour en tirer plus de revenus.

Le Zimbabwe « engagera prochainement des consultations avec le secteur sur les nouvelles attentes et la voie à suivre », selon Polite Kambamura.

« Le gouvernement reste déterminé à garantir la transparence, la valorisation et la transformation locales, le respect des obligations et la responsabilité dans l’exportation des ressources minérales du Zimbabwe », ajoute le ministre.

Le pays avait déjà annoncé mi-2025 une interdiction d’exporter des concentrés de lithium qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2027, imposant de facto au secteur l’obligation de construire des usines de raffinage sur place.

Le pays d’Afrique australe détient les plus importantes ressources de lithium du continent, un minerai qu’il exporte massivement en Chine et qui entre notamment dans la fabrication des batteries de voitures électriques.

Outre le lithium, le pays dispose d’importantes réserves de métaux du groupe platine (qui comprend notamment le rhodium et le palladium), de cuivre et de nickel.

Selon les données de la Banque mondiale, l’exploitation minière est le deuxième plus grand contributeur au PIB du Zimbabwe, à hauteur de 14,3%.

 

LNT avec Afp

The post Le Zimbabwe interdit l’exportation de tous les minerais bruts appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Soudan: une mission d’enquête de l’ONU dénonce des actes de « génocide » à El-Facher https://lnt.ma/soudan-une-mission-denquete-de-lonu-denonce-des-actes-de-genocide-a-el-facher/ Thu, 19 Feb 2026 10:40:51 +0000 https://lnt.ma/?p=541966 La mission indépendante d’établissement des faits de l’ONU sur le Soudan a affirmé jeudi que des “actes constitutifs de génocide” ont été commis à El-Facher, dans le Darfour, après la prise de la ville par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) fin octobre. Dans un rapport intitulé “Caractéristiques du génocide à El-Facher”, la […]

The post Soudan: une mission d’enquête de l’ONU dénonce des actes de « génocide » à El-Facher appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La mission indépendante d’établissement des faits de l’ONU sur le Soudan a affirmé jeudi que des “actes constitutifs de génocide” ont été commis à El-Facher, dans le Darfour, après la prise de la ville par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) fin octobre.

Dans un rapport intitulé “Caractéristiques du génocide à El-Facher”, la mission estime que “l’intention génocidaire est la seule conclusion raisonnable” au regard des agissements systématiques des FSR, évoquant des meurtres ciblés sur des critères ethniques, des violences sexuelles massives, des destructions et des appels publics à éliminer les communautés non arabes, notamment les Zaghawa et les Four.

Selon les conclusions, au moins trois actes constitutifs de génocide ont été commis : meurtre de membres d’un groupe protégé, atteintes graves à l’intégrité physique et mentale et imposition de conditions de vie destinées à entraîner sa destruction partielle ou totale.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme avait estimé qu’au moins 6.000 personnes avaient été tuées durant les premiers jours de l’offensive des FSR sur El-Facher.

Alors que le conflit, opposant depuis avril 2023 l’armée régulière aux FSR, s’est étendu au Kordofan voisin, l’ONU met en garde contre un “risque grave et persistant” de nouveaux actes de génocide et appelle à une protection urgente des civils. La guerre a déjà fait des dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 11 millions de personnes, plongeant le pays dans ce que l’ONU qualifie de “pire crise humanitaire au monde”.

 

LNT

The post Soudan: une mission d’enquête de l’ONU dénonce des actes de « génocide » à El-Facher appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Libye: Seif al-Islam Kadhafi tué par « un commando de quatre personnes » chez lui https://lnt.ma/libye-seif-al-islam-kadhafi-tue-par-un-commando-de-quatre-personnes-chez-lui/ Wed, 04 Feb 2026 09:22:36 +0000 https://lnt.ma/?p=540971 Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, a été assassiné mardi à Zenten, dans l’ouest de la Libye, par des hommes armés non identifiés, a indiqué son avocat à l’AFP. Selon cette source, un commando de quatre personnes a pris d’assaut […]

The post Libye: Seif al-Islam Kadhafi tué par « un commando de quatre personnes » chez lui appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, a été assassiné mardi à Zenten, dans l’ouest de la Libye, par des hommes armés non identifiés, a indiqué son avocat à l’AFP.

Selon cette source, un commando de quatre personnes a pris d’assaut son domicile et l’a exécuté. Les circonstances exactes et l’identité des assaillants demeurent inconnues, alors que des inquiétudes avaient récemment été exprimées quant à sa sécurité.

Âgé de 53 ans, Seif al-Islam Kadhafi avait été arrêté en 2011, condamné à mort en 2015 avant de bénéficier d’une amnistie. Longtemps détenu à Zenten, il restait recherché par la CPI. En 2021, il avait tenté de se présenter à l’élection présidentielle libyenne, finalement annulée.

Sa mort intervient dans un contexte de profondes divisions politiques en Libye, où deux autorités rivales se disputent le pouvoir depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

 

LNT avec Afp

The post Libye: Seif al-Islam Kadhafi tué par « un commando de quatre personnes » chez lui appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Glissement de terrain dans une mine de coltan en RDC : Kinshasa redoute « au moins 200 morts » à Rubaya https://lnt.ma/glissement-de-terrain-dans-une-mine-de-coltan-en-rdc-kinshasa-redoute-au-moins-200-morts-a-rubaya/ Mon, 02 Feb 2026 08:29:11 +0000 https://lnt.ma/?p=540784 Les autorités congolaises ont fait état, dimanche, d’un bilan provisoire d’« au moins 200 morts » à la suite d’un glissement de terrain survenu sur le site minier stratégique de Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le drame s’est produit dans cette vaste zone d’exploitation du coltan, un minerai essentiel à […]

The post Glissement de terrain dans une mine de coltan en RDC : Kinshasa redoute « au moins 200 morts » à Rubaya appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les autorités congolaises ont fait état, dimanche, d’un bilan provisoire d’« au moins 200 morts » à la suite d’un glissement de terrain survenu sur le site minier stratégique de Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le drame s’est produit dans cette vaste zone d’exploitation du coltan, un minerai essentiel à l’industrie électronique mondiale, actuellement sous le contrôle du groupe armé antigouvernemental M23.

Dans un communiqué, le ministère congolais de la Communication a exprimé sa « profonde consternation » après cet « éboulement massif », survenu mercredi à la suite de fortes pluies. Selon les premières informations disponibles, un pan entier de colline s’est détaché sur le site minier de Luwowo, situé dans le périmètre de Rubaya, à environ 70 kilomètres à l’ouest de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Un second glissement de terrain aurait été enregistré le lendemain matin, aggravant le bilan humain.

La cité minière de Rubaya, qui s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés, fournit entre 15 % et 30 % de la production mondiale de coltan. La RDC concentrerait, selon plusieurs estimations, près de 60 % des réserves mondiales de ce minerai stratégique. Depuis avril 2024, le site est passé sous le contrôle du M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda selon Kinshasa et plusieurs rapports d’experts des Nations Unies. Le mouvement tire d’importants revenus de la taxation de l’exploitation et du commerce des minerais dans la zone.

Des milliers de mineurs artisanaux travaillent quotidiennement à Rubaya dans des conditions jugées extrêmement précaires. Munis de moyens rudimentaires et dépourvus de mesures de sécurité adéquates, ils creusent à flanc de collines abruptes, entaillées de ravins profonds, particulièrement vulnérables en saison des pluies. Cette activité constitue néanmoins une source de subsistance essentielle pour de nombreuses familles locales, malgré des rémunérations très faibles et des risques constants.

Le gouverneur du Nord-Kivu nommé par le M23, Eraston Bahati Musanga, qui s’est rendu sur place vendredi, a évoqué lui aussi un bilan d’« au moins 200 morts », sans que ce chiffre puisse être confirmé de manière indépendante. Il a indiqué que des corps avaient été extraits des gravats, sans fournir de décompte précis. L’établissement d’un bilan fiable reste difficile en raison de l’isolement de la zone : le réseau téléphonique est coupé depuis plusieurs jours et les administrations congolaises ainsi que de nombreuses organisations de la société civile ont quitté la région à l’arrivée du M23.

Selon des sources humanitaires, les informations parviennent « au compte-goutte », souvent transmises par des motocyclistes circulant entre les localités. Des blessés auraient été évacués vers des centres de soins locaux, eux-mêmes confrontés à un manque criant de moyens matériels et humains.

Sur le plan diplomatique, l’ambassade de Belgique à Kinshasa a réagi dimanche en exprimant, dans un message publié sur les réseaux sociaux, sa « solidarité avec les victimes et leurs familles après les tragiques éboulements » survenus à Rubaya, soulignant la gravité de la situation humanitaire.

Les autorités congolaises ont dénoncé un « système organisé de pillage » des ressources minières, appelant la communauté internationale à « prendre pleinement la mesure de ce drame », qu’elles lient directement à l’occupation armée de la zone. Le site de Rubaya avait été classé en statut « rouge » en février 2025, interdisant officiellement toute exploitation et commercialisation des minerais. Malgré cette mesure, Kinshasa affirme que plus de 100 tonnes de coltan continuent d’être extraites chaque mois et acheminées vers le Rwanda, pointant ce qu’elle qualifie de « faillite manifeste » des mécanismes internationaux et régionaux de traçabilité.

LNT avec AFP

The post Glissement de terrain dans une mine de coltan en RDC : Kinshasa redoute « au moins 200 morts » à Rubaya appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Madagascar sous surveillance étroite de la SADC https://lnt.ma/madagascar-sous-surveillance-etroite-de-la-sadc/ Thu, 22 Jan 2026 14:19:38 +0000 https://lnt.ma/?p=540428 À l’issue de discussions qui se seraient tenues à Pretoria le 16 janvier 2026, la situation politique à Madagascar aurait de nouveau été examinée au plus haut niveau régional, dans le cadre des mécanismes de suivi de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du Sud, agissant […]

The post Madagascar sous surveillance étroite de la SADC appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
À l’issue de discussions qui se seraient tenues à Pretoria le 16 janvier 2026, la situation politique à Madagascar aurait de nouveau été examinée au plus haut niveau régional, dans le cadre des mécanismes de suivi de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du Sud, agissant en sa qualité de Président en exercice de la SADC et au nom des instances de l’organisation régionale, aurait rappelé avec insistance la nécessité pour les autorités de transition malgaches de se conformer pleinement aux recommandations émises par le Panel de médiation de la SADC. Ces orientations seraient notamment portées par l’ancien Président mozambicain, le Dr Joaquim Chissano, médiateur mandaté dans le dossier malgache.

La SADC aurait, à cette occasion, souligné plusieurs exigences considérées comme centrales pour la crédibilité et la viabilité du processus de transition. En premier lieu, la relance d’un dialogue politique véritablement inclusif aurait été présentée comme indispensable. Ce dialogue devra associer l’ensemble des forces politiques nationales, les organisations de la société civile, ainsi que les acteurs politiques contraints à l’exil.

Par ailleurs, la mise en place de garanties sécuritaires effectives permettant le retour des personnalités politiques exilées aurait été jugée prioritaire. Ces garanties doivent, en principe, les protéger de toute poursuite arbitraire, de toute intimidation ou de toute mesure de représailles, afin de favoriser l’instauration d’un climat minimal de confiance.

La SADC aurait également exprimé de sérieuses préoccupations face à la poursuite d’arrestations à caractère politique et de nominations unilatérales à visée politique. De telles pratiques sont susceptibles de porter atteinte à la liberté d’expression et de contribuer à fragiliser la crédibilité du processus de transition.

Le respect strict du calendrier de la transition et des mécanismes de sortie de crise aurait également été rappelé comme un impératif. Ces mécanismes doivent, en théorie, conduire à l’organisation d’élections libres et transparentes, seules à même de permettre la restauration d’une légitimité institutionnelle reconnue.

La SADC aurait, en outre, réaffirmé que la transition ne saurait être détournée à des fins de consolidation durable du pouvoir. Toute dérive en ce sens sera considérée comme incompatible avec les principes régionaux en matière de respect des droits humains, de pluralisme politique et de préservation d’une paix durable.

En filigrane, le message qui aurait été transmis est clair : le respect intégral et sans réserve des recommandations formulées par la SADC demeure la seule voie crédible pour restaurer la confiance, préserver la stabilité et garantir une sortie de crise conforme aux engagements régionaux et aux principes démocratiques.

Dans ce contexte, la communauté internationale, dont l’Union africaine et la SADC, reste attentive à l’évolution de la situation à Madagascar et attend de la junte des preuves concrètes et vérifiables d’une volonté effective de retour à l’ordre constitutionnel et démocratique.

Un premier test majeur de cette volonté pourrait intervenir à l’approche du 28 février, date butoir à laquelle les autorités de transition sont tenues de présenter une feuille de route tenant compte de l’ensemble des recommandations formulées par la SADC. Une telle échéance est difficilement contournable. Le colonel Michael Randrianirina et la junte ne peuvent s’y soustraire sans s’exposer à une remise en question du cadre régional d’accompagnement actuellement en place, voire à d’éventuelles mesures plus contraignantes.

LNT avec agences

The post Madagascar sous surveillance étroite de la SADC appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
À Madagascar, les réseaux sociaux annoncent-ils un changement de l’opinion ? https://lnt.ma/a-madagascar-les-reseaux-sociaux-annoncent-ils-un-changement-de-lopinion/ Mon, 05 Jan 2026 10:48:46 +0000 https://lnt.ma/?p=539806 Quitter le pouvoir ne signifie pas disparaître du paysage politique. Les vœux récemment adressés à la nation par le président élu de Madagascar, Andry Rajoelina, actuellement en exil, en offrent une illustration parlante. Leur large diffusion sur les réseaux sociaux, accompagnée de nombreux commentaires, révèle une réalité difficilement contestable : sa parole continue de mobiliser […]

The post À Madagascar, les réseaux sociaux annoncent-ils un changement de l’opinion ? appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Quitter le pouvoir ne signifie pas disparaître du paysage politique. Les vœux récemment adressés à la nation par le président élu de Madagascar, Andry Rajoelina, actuellement en exil, en offrent une illustration parlante. Leur large diffusion sur les réseaux sociaux, accompagnée de nombreux commentaires, révèle une réalité difficilement contestable : sa parole continue de mobiliser et d’intéresser.

Cette audience – plus de 5 millions de vues et de 100 000 réactions positives sur Facebook – ne relève pas d’un simple effet numérique. Elle marque avant tout la fin d’un temps de sidération. Après la prise du pouvoir par les militaires, sur fond de mobilisation de la jeunesse, nombre de soutiens de l’ancien président s’étaient faits discrets. Aujourd’hui, ils ne se cachent plus. Ils s’expriment, se reconnaissent et réinvestissent l’espace public, trouvant dans le numérique un terrain d’expression naturel.

Mais cette dynamique dépasse le cercle de ses partisans traditionnels. Une partie de la jeunesse, initialement porteuse d’un mouvement de contestation, exprime désormais une profonde désillusion. Beaucoup des représentants de la Gen-Z n’avaient pas imaginé que leurs aspirations seraient confisquées par des hommes en uniforme. Le sentiment d’avoir été dépossédés de leur combat nourrit un regard plus critique sur le présent et, en creux, une relecture du passé.

Parallèlement, les inquiétudes s’étendent à des milieux plus larges. Dans le monde économique, financier, politique et culturel, l’arrivée des militaires au pouvoir suscite des interrogations croissantes. Les résultats de la « Transition » tardent à se matérialiser, tandis que les expériences similaires observées ailleurs sur le continent africain n’offrent guère de perspectives rassurantes. Sans amalgame ni caricature, ces précédents rappellent les difficultés structurelles auxquelles se heurtent les transitions militaires prolongées.

À ces soutiens affirmés et à ces désillusions s’ajoute une inquiétude plus stratégique. Sous l’ancien président, Madagascar avait su maintenir une certaine distance avec les grandes puissances, préservant un équilibre diplomatique mesuré. Depuis son départ, les rivalités entre acteurs majeurs, notamment les États-Unis et la Russie, se manifestent plus ouvertement. Si ces tensions demeurent pour l’heure feutrées, l’hypothèse d’une instrumentalisation du pays dans des logiques d’affrontement international ne peut être écartée à court terme.

Or, Madagascar n’a ni vocation ni intérêt à devenir un terrain de rivalités géopolitiques. Le pays fait face à des urgences autrement plus essentielles : développement économique, cohésion sociale, stabilité institutionnelle et amélioration des conditions de vie de la population. Le nouveau président, le colonel Michaël Randrianirina, est précisément attendu par le peuple Malagasy et la Gen-Z sur sa capacité à répondre à ces priorités fondamentales.

C’est dans ce climat incertain que la popularité persistante du président Rajoelina prend tout son sens. Elle ne relève ni de la nostalgie ni du hasard. Elle traduit la reconnaissance d’une expérience, d’une stature et d’une capacité à incarner une certaine idée de l’indépendance nationale. Qu’on le soutienne ou qu’on le conteste, une évidence s’impose : sa voix continue de compter.

En politique, l’influence ne tient pas à la fonction, mais à la confiance qu’une parole continue d’inspirer.

LNT avec CP

The post À Madagascar, les réseaux sociaux annoncent-ils un changement de l’opinion ? appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les États-Unis annoncent avoir mené des frappes meurtrières contre Daech au Nigeria https://lnt.ma/les-etats-unis-annoncent-avoir-mene-des-frappes-meurtrieres-contre-daech-au-nigeria/ Fri, 26 Dec 2025 08:46:21 +0000 https://lnt.ma/?p=539589 Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi que les Etats-Unis avaient mené de « nombreuses » frappes meurtrières contre Daech dans le nord-ouest du Nigeria, et promis de nouvelles attaques si l’organisation continue ce qu’il a qualifié de « massacre de chrétiens ». « J’avais précédemment prévenu ces terroristes que s’ils n’arrêtaient pas le massacre de chrétiens, ils allaient […]

The post Les États-Unis annoncent avoir mené des frappes meurtrières contre Daech au Nigeria appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi que les Etats-Unis avaient mené de « nombreuses » frappes meurtrières contre Daech dans le nord-ouest du Nigeria, et promis de nouvelles attaques si l’organisation continue ce qu’il a qualifié de « massacre de chrétiens ».

« J’avais précédemment prévenu ces terroristes que s’ils n’arrêtaient pas le massacre de chrétiens, ils allaient le payer cher, et ce soir, ils ont payé », a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, ajoutant que le « ministère de la Guerre a réalisé de nombreuses frappes parfaites » le jour de Noël.

« JOYEUX NOËL à tous, y compris aux terroristes morts, qui seront encore plus nombreux si leur massacre des chrétiens se poursuit », a-t-il encore cinglé.

Une vidéo d’une dizaine de secondes ensuite postée par le ministère américain de la Défense semble montrer le lancement, de nuit, d’un missile depuis le pont d’un navire de guerre battant pavillon américain.

Le commandement américain en Afrique a précisé sur X qu’il avait frappé « à la demande des autorités nigérianes (…) tuant plusieurs terroristes de l’Etat islamique » dans l’Etat de Sokoto.

Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, s’est dit sur X « reconnaissant pour le soutien et la coopération du gouvernement nigérian », saluant l’action de son ministère.

Le ministère des Affaires étrangères du Nigeria a confirmé vendredi les frappes américaines.

« Les autorités nigérianes restent engagées dans une coopération de sécurité structurée avec des partenaires internationaux, dont les Etats-Unis d’Amérique, afin de lutter contre la menace persistante du terrorisme et de l’extrémisme violent », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Ces assauts marquent la première intervention militaire américaine dans le pays le plus peuplé d’Afrique sous Donald Trump. Affirmant que les chrétiens y étaient sous une « menace existentielle » de l’ordre d’un « génocide », il avait menacé le mois dernier de recourir à l’option armée.

– « Recrudescence des enlèvements » –

Le Nigeria est divisé de manière à peu près égale entre le sud à majorité chrétienne et le nord à majorité musulmane. Il est le théâtre de nombreux conflits qui tuent aussi bien des chrétiens que des musulmans, souvent sans distinction.

Le gouvernement nigérian et des analystes indépendants refusent de parler de persécution religieuse, un argument longtemps utilisé par la droite chrétienne aux Etats-Unis, en Europe et par des séparatistes nigérians qui conservent une influence à Washington.

Cette année, les États-Unis ont réinscrit le Nigeria sur la liste des pays « particulièrement préoccupants » en matière de liberté de culte et ont diminué l’octroi de visas aux Nigerians.

Le pays est confronté à un conflit jihadiste de longue date dans le nord-est, ainsi qu’à des gangs armés de « bandits » qui pillent des villages et enlèvent des personnes contre rançon dans le nord-ouest.

Dans le centre du pays, des éleveurs principalement musulmans et des agriculteurs chrétiens pour la plupart s’affrontent souvent, bien que la violence soit liée à des contentieux sur les terres et les ressources plus qu’à la religion.

L’ONU a également mis en garde contre une « recrudescence des enlèvements de masse », impliquant régulièrement des centaines d’écoliers. D’autres personnes ont été ciblées dans des lieux de culte lors d’enlèvements distincts.

Le phénomène des enlèvements contre rançon s’est « consolidée en une industrie structurée et à but lucratif » qui a récolté environ 1,66 million de dollars entre juillet 2024 et juin 2025, selon un récent rapport de SBM Intelligence, un cabinet de conseil basé à Lagos.

 

LNT avec Afp

The post Les États-Unis annoncent avoir mené des frappes meurtrières contre Daech au Nigeria appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
70è anniversaire de l’UA, le rôle du Maroc largement salué https://lnt.ma/70e-anniversaire-de-lua-le-role-du-maroc-largement-salue/ Wed, 19 Nov 2025 13:43:35 +0000 https://lnt.ma/?p=537864 Le rôle actif du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) dans la promotion de la paix, du développement et de la coopération régionale a été mis en avant, mardi à Addis-Abeba, par plusieurs responsables de l’organisation panafricaine, à l’occasion notamment de la célébration du 70e anniversaire de la Fête de l’indépendance du Royaume. Dans […]

The post 70è anniversaire de l’UA, le rôle du Maroc largement salué appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le rôle actif du Maroc au sein de l’Union africaine (UA) dans la promotion de la paix, du développement et de la coopération régionale a été mis en avant, mardi à Addis-Abeba, par plusieurs responsables de l’organisation panafricaine, à l’occasion notamment de la célébration du 70e anniversaire de la Fête de l’indépendance du Royaume.

Dans un communiqué publié pour marquer cet anniversaire, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a salué les contributions continues du Maroc au sein de l’Union, en particulier en faveur de la paix, de l’intégration économique et de la transformation du continent. Il a rappelé que la commémoration de la Fête de l’indépendance symbolise la restauration de la pleine souveraineté du Royaume après une longue lutte pour la libération nationale, soulignant que la résilience et l’unité du peuple marocain constituent un exemple significatif du chemin parcouru par l’Afrique vers la liberté et l’émancipation.

Mahmoud Ali Youssouf a également insisté sur l’engagement indéfectible du Maroc en faveur de l’intégration africaine, à travers son implication dans les grandes priorités du continent, qu’il s’agisse de consolidation de la paix, de développement durable ou de coopération régionale. Le Maroc est présenté, dans ce contexte, comme un partenaire engagé dans la recherche de solutions concertées aux défis politiques, économiques et sociaux auxquels font face les pays africains.

Parallèlement, le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’UA, Bankole Adeoye, a mis en exergue, lors de sa rencontre annuelle avec la presse africaine et internationale, le soutien constant apporté par le Royaume à la gouvernance électorale sur le continent. Il a souligné le rôle concret joué par le Maroc dans le renforcement des processus électoraux et l’édification d’institutions démocratiques dans les États membres de l’Union.

Le commissaire a rappelé que le Maroc demeure un partenaire constant de l’UA pour l’amélioration des standards et du professionnalisme de l’observation électorale. À cet égard, il a cité le Cycle de formation des observateurs africains des élections, organisé conjointement par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger et le Département des affaires politiques, paix et sécurité de l’Union africaine. Ce programme vise à doter les experts africains des compétences nécessaires pour mieux évaluer le déroulement des scrutins, renforcer la crédibilité des processus électoraux et consolider la confiance des citoyens dans les institutions.

Le 4e cycle de cette formation, tenu en avril dernier, a réuni des hauts responsables représentant 52 pays africains, illustrant la portée continentale de cette initiative et l’intérêt qu’elle suscite auprès des États membres. Pour l’UA, ce type de coopération technique contribue à la professionnalisation de l’observation électorale, à la diffusion de bonnes pratiques et au renforcement des mécanismes démocratiques à l’échelle du continent.

LNT

The post 70è anniversaire de l’UA, le rôle du Maroc largement salué appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Carburant de « sang »: ces chauffeurs routiers qui défient la mort pour ravitailler Bamako https://lnt.ma/carburant-de-sang-ces-chauffeurs-routiers-qui-defient-la-mort-pour-ravitailler-bamako/ Tue, 04 Nov 2025 14:19:35 +0000 https://lnt.ma/?p=536984 Dans le nord de la Côte d’Ivoire, des dizaines de chauffeurs routiers continuent, chaque jour, à emprunter les routes menant vers le Mali voisin. À bord de leurs camions-citernes chargés de carburant, ils affrontent un danger omniprésent : les attaques des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda. « On ne sait jamais si on rentrera vivant […]

The post Carburant de « sang »: ces chauffeurs routiers qui défient la mort pour ravitailler Bamako appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Dans le nord de la Côte d’Ivoire, des dizaines de chauffeurs routiers continuent, chaque jour, à emprunter les routes menant vers le Mali voisin. À bord de leurs camions-citernes chargés de carburant, ils affrontent un danger omniprésent : les attaques des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda. « On ne sait jamais si on rentrera vivant », souffle Baba, 30 ans, maillot de Manchester United sur les épaules. Comme ses collègues, il sait que chaque trajet vers le Mali peut être le dernier. Depuis que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a décrété, il y a deux mois, qu’aucun camion-citerne ne devait pénétrer au Mali depuis un pays voisin, les attaques se multiplient. Les camions incendiés en provenance d’Abidjan ou de Dakar se comptent désormais par centaines. Selon le chercheur Bakary Sambe, du Timbuktu Institute au Sénégal, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie de « jihad économique » visant à étouffer Bamako et à discréditer la junte militaire au pouvoir. « En asphyxiant économiquement le pays, le JNIM cherche à gagner le soutien populaire en accusant le gouvernement d’incapacité », analyse-t-il.

De Niakaramandougou à Tengréla, dernière ville ivoirienne avant la frontière malienne, les routiers poursuivent leurs trajets malgré la peur. Certains invoquent la nécessité financière, d’autres le patriotisme. « On le fait parce qu’on aime notre pays. Si on meurt, c’est pour la bonne cause », affirme Mamadou Diallo, 55 ans, rencontré sur un parking poussiéreux. Le long des routes, les pauses sont brèves. À Kolia, des chauffeurs déjeunent rapidement avant de reprendre la route. « Si les camions s’arrêtent, c’est tout un pays qui s’éteint », explique Sidiki Dembélé. En 2023, plus de la moitié des produits pétroliers exportés par la Côte d’Ivoire étaient destinés au Mali. Les convois partent de Yamoussoukro ou d’Abidjan, empruntant deux grands corridors : celui de Tengréla et celui de Pogo. Côté malien, les escortes militaires prennent ensuite le relais jusqu’à Bamako. Mais même sous protection, les attaques demeurent fréquentes, notamment sur les axes Kadiana-Kolondiéba et Loulouni-Sikasso.

« Il y a deux mois, j’ai vu des jihadistes brûler deux camions devant moi. Les chauffeurs sont morts sur le coup », raconte Moussa, 38 ans. « Chacun a un rôle dans la construction du pays. Le nôtre, c’est d’approvisionner le Mali en carburant », ajoute Bablen Sacko, rescapé d’une autre embuscade. Derrière le courage, les chauffeurs dénoncent la précarité de leur métier. « Pas de contrat, pas d’assurance, pas de retraite. Si tu meurs, c’est fini. Après ton enterrement, on t’oublie », déplore Bablen Sacko. Avec des salaires avoisinant les 100 000 francs CFA (environ 150 euros) et un bonus de 50 000 francs (76 euros) par voyage, beaucoup réclament une prime de risque. « On mérite une reconnaissance, car on joue notre vie à chaque trajet », insiste Yoro, un autre routier.

Face à cette insécurité croissante, certains transporteurs ivoiriens ont préféré suspendre leurs activités. À Boundiali, Broulaye Konaté, gestionnaire d’un parc de 45 camions, a immobilisé sa flotte : « J’ai demandé à un chauffeur de livrer au Mali, il a refusé. Le camion est toujours garé à Abidjan. » Pour Souleymane Traoré, chauffeur depuis sept ans, chaque départ est une épreuve. « Tu prends la route, la peur au ventre », confie-t-il. Il se souvient avoir croisé, sur le chemin du retour, « plus de cinquante camions calcinés » entre Kadiana et Tengréla.

Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a récemment qualifié le carburant acheminé vers son pays de « sang humain », en hommage aux chauffeurs et soldats tués sur ces routes meurtrières. Mais la menace persiste. « Le JNIM ne cherche sans doute pas à prendre Bamako, mais la pression qu’il exerce est sans précédent », estime Charlie Werb, analyste du cabinet Aldebaran Threat Consultants. Sur les routes du nord ivoirien, les camions continuent pourtant de rouler, symbole silencieux d’un courage ordinaire. Entre peur, devoir et survie, ces hommes du bitume maintiennent, au péril de leur vie, le poumon énergétique du Mali.

LNT avec AFP 

The post Carburant de « sang »: ces chauffeurs routiers qui défient la mort pour ravitailler Bamako appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Présidentielle en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara réélu pour un quatrième mandat https://lnt.ma/presidentielle-en-cote-divoire-alassane-ouattara-reelu-pour-un-quatrieme-mandat/ Tue, 28 Oct 2025 14:50:42 +0000 https://lnt.ma/?p=536583 Le président sortant Alassane Ouattara a été réélu avec 89,77 % des voix à l’issue du scrutin présidentiel du 25 octobre, selon les résultats officiels proclamés lundi. Cette victoire, marquée par une forte domination du parti au pouvoir, s’inscrit dans la continuité d’une stratégie politique et institutionnelle ayant consolidé son emprise sur la scène nationale […]

The post Présidentielle en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara réélu pour un quatrième mandat appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le président sortant Alassane Ouattara a été réélu avec 89,77 % des voix à l’issue du scrutin présidentiel du 25 octobre, selon les résultats officiels proclamés lundi. Cette victoire, marquée par une forte domination du parti au pouvoir, s’inscrit dans la continuité d’une stratégie politique et institutionnelle ayant consolidé son emprise sur la scène nationale depuis plus d’une décennie.

Selon les observateurs, la victoire du chef de l’État ivoirien s’explique autant par la solidité de son appareil politique que par l’absence de figures majeures de l’opposition. Ses deux principaux rivaux potentiels, l’ancien président Laurent Gbagbo et le dirigeant du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, Tidjane Thiam, ont été écartés du scrutin pour des raisons judiciaires et administratives.

Le pouvoir a justifié ces exclusions par le respect des décisions de justice, tandis que les partis d’opposition ont dénoncé un processus qu’ils estiment verrouillé. Les manifestations organisées par le Front commun des partis d’opposition ont été interdites ou dispersées dans plusieurs villes, notamment à Abidjan et Yopougon, au nom de la préservation de l’ordre public.

Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), formation du président Ouattara, contrôle la majorité des institutions et des collectivités territoriales. Depuis deux ans, ses cadres et ministres ont multiplié les déplacements à travers le pays pour consolider les bases du parti et préparer la candidature du président à ce nouveau mandat.

Âgé de 83 ans, Alassane Ouattara reste, selon son entourage, le principal point d’équilibre du RHDP. Bien qu’il ait évoqué à plusieurs reprises la nécessité de préparer une relève politique, aucune figure ne s’est encore imposée comme successeur naturel. Cette question devrait dominer les débats du prochain quinquennat, la Constitution ivoirienne interdisant un cinquième mandat présidentiel.

La réélection du chef de l’État s’est accompagnée d’un taux de participation de 45 %, proche de celui des précédents scrutins. Le vote a été marqué par une forte mobilisation dans le nord du pays, bastion traditionnel du président, tandis que la participation est restée faible dans les régions du sud et de l’ouest. Les observateurs relèvent une géographie électorale toujours polarisée, dominée par les clivages identitaires et régionaux.

Malgré la mort d’une dizaine de personnes avant et pendant le scrutin, le processus électoral s’est déroulé globalement dans le calme. Les incidents observés sont restés limités par rapport aux crises politiques passées, notamment celles de 2010-2011 et de 2020.

Pour de nombreux analystes, cette nouvelle victoire illustre autant la stabilité institutionnelle retrouvée du pays que les limites d’un pluralisme politique affaibli. À court terme, le gouvernement devrait poursuivre ses priorités économiques, tandis que la question de la succession d’Alassane Ouattara s’imposera progressivement comme l’un des enjeux majeurs de la vie politique ivoirienne.

LNT avec AFP

The post Présidentielle en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara réélu pour un quatrième mandat appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Paul Biya réélu président du Cameroun avec 53,66% des voix https://lnt.ma/paul-biya-reelu-president-du-cameroun-avec-5366-des-voix/ Mon, 27 Oct 2025 16:30:11 +0000 https://lnt.ma/?p=536532 Le président camerounais Paul Biya a été réélu pour un huitième mandat consécutif à la tête du pays, avec 53,66 % des suffrages exprimés. L’annonce officielle des résultats a été faite ce lundi 27 octobre par le Conseil constitutionnel à Yaoundé. Âgé de 92 ans, Paul Biya, candidat du Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC), […]

The post Paul Biya réélu président du Cameroun avec 53,66% des voix appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le président camerounais Paul Biya a été réélu pour un huitième mandat consécutif à la tête du pays, avec 53,66 % des suffrages exprimés. L’annonce officielle des résultats a été faite ce lundi 27 octobre par le Conseil constitutionnel à Yaoundé.

Âgé de 92 ans, Paul Biya, candidat du Rassemblement démocratique du Peuple camerounais (RDPC), conserve ainsi le pouvoir qu’il détient depuis 1982. Il devance largement son principal rival, Issa Tchiroma Bakary, qui a obtenu 35,19 % des voix. Suivent Cabral Libii (3,41 %), Bello Bouba Maïgari (2,45 %) et Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, seule femme en lice, qui a recueilli 1,66 % des suffrages.

Selon les chiffres communiqués par le Conseil constitutionnel, le taux de participation s’est établi à 46,31 %. Sur les 8,01 millions d’électeurs inscrits, les Camerounais étaient appelés aux urnes le 12 octobre dernier dans plus de 31 600 bureaux de vote, dont 108 répartis à l’étranger.

Cette réélection, proclamée quinze jours après le scrutin, prolonge un règne déjà parmi les plus longs d’Afrique. Paul Biya, souvent surnommé le “Sphinx de Yaoundé”, poursuit ainsi son mandat à la tête d’un pays confronté à plusieurs défis, notamment économiques et sécuritaires, ainsi qu’à une demande croissante de renouvellement politique.

LNT avec MAP 

The post Paul Biya réélu président du Cameroun avec 53,66% des voix appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Cameroun : résultats de la présidentielle attendus, quatre morts lors de manifestations à Douala https://lnt.ma/cameroun-resultats-de-la-presidentielle-attendus-quatre-morts-lors-de-manifestations-a-douala/ Mon, 27 Oct 2025 09:43:28 +0000 https://lnt.ma/?p=536467 Les résultats de l’élection présidentielle camerounaise d’octobre seront annoncés lundi, dans un climat tendu après la mort de quatre personnes lors de manifestations à Douala en soutien à l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui s’est autoproclamé vainqueur face au président sortant Paul Biya. Le Conseil constitutionnel doit proclamer les résultats définitifs à partir de 11h00 (10h00 […]

The post Cameroun : résultats de la présidentielle attendus, quatre morts lors de manifestations à Douala appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Les résultats de l’élection présidentielle camerounaise d’octobre seront annoncés lundi, dans un climat tendu après la mort de quatre personnes lors de manifestations à Douala en soutien à l’opposant Issa Tchiroma Bakary, qui s’est autoproclamé vainqueur face au président sortant Paul Biya.

Le Conseil constitutionnel doit proclamer les résultats définitifs à partir de 11h00 (10h00 GMT) à Yaoundé, la capitale. La plupart des observateurs anticipent une victoire de Paul Biya, âgé de 92 ans, au pouvoir depuis 1982 et candidat à un huitième mandat.

Selon Issa Tchiroma, président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), son camp aurait remporté 54,8 % des suffrages, contre 31,3 % pour le chef de l’État sortant, d’après un décompte interne.

Tensions à Douala et heurts violents

Dimanche, plusieurs centaines de manifestants ont bravé les interdictions de rassemblement, entraînant des affrontements avec les forces de sécurité. Selon le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, « plusieurs éléments des forces de sécurité ont été blessés » et quatre personnes ont perdu la vie. Les manifestants auraient attaqué des commissariats et une brigade de gendarmerie dans les arrondissements de Nkoulouloun, Douala IIe et Douala VIe.

Des témoins cités par l’AFP affirment que les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles après des salves de gaz lacrymogènes. Un participant ayant requis l’anonymat a déclaré : « Ils ont tiré, trois personnes sont tombées devant nous ».

Le gouverneur a qualifié ces appels à manifester d’« irresponsables », rappelant que les rassemblements publics étaient interdits et la circulation restreinte dans plusieurs villes. Il a condamné « avec la plus grande fermeté ces actes de violence prémédités », qu’il a qualifiés d’atteinte « à la sécurité et à la sûreté nationale ».

Accusations de tension politique

Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a estimé samedi que les appels à manifester participaient à la création d’une « crise sécuritaire » et d’un « projet insurrectionnel ».

Deux dirigeants de partis membres de la coalition d’opposition soutenant Issa Tchiroma, Djeukam Tchameni (MDI) et Anicet Ekane (Manidem), ont été interpellés à Douala vendredi.

Par ailleurs, des perturbations d’accès à Internet ont été observées dans plusieurs régions. L’organisation NetBlocks, spécialisée dans la surveillance de la connectivité mondiale, estime que ces coupures « pourraient limiter la couverture des événements sur le terrain » dans un contexte d’appels à annuler les résultats.

Scrutin et attentes

L’annonce officielle des résultats intervient quinze jours après le vote, conformément au code électoral camerounais, et après l’examen de plusieurs recours rejetés par le Conseil constitutionnel, dont les membres sont réputés proches du pouvoir.

En août, ce même Conseil avait déjà écarté la candidature de Maurice Kamto, arrivé deuxième lors de la présidentielle de 2018, qui s’était alors proclamé vainqueur.

Dans ce contexte tendu, les partisans d’Issa Tchiroma continuent de revendiquer leur victoire, tandis que la communauté internationale appelle à la retenue et au respect du processus institutionnel.

LNT avec AFP

The post Cameroun : résultats de la présidentielle attendus, quatre morts lors de manifestations à Douala appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
HRW dénonce de « graves violations » des droits humains contre les migrants en Mauritanie https://lnt.ma/hrw-denonce-de-graves-violations-des-droits-humains-contre-les-migrants-en-mauritanie/ Wed, 27 Aug 2025 11:30:08 +0000 https://lnt.ma/?p=533676 L’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé, dans un rapport publié mercredi, les autorités mauritaniennes de commettre de « graves violations des droits humains » à l’encontre de migrants et de demandeurs d’asile entre 2020 et le début de 2025. Torture, viols, détentions arbitraires, expulsions collectives et conditions inhumaines dans les centres de rétention figurent […]

The post HRW dénonce de « graves violations » des droits humains contre les migrants en Mauritanie appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé, dans un rapport publié mercredi, les autorités mauritaniennes de commettre de « graves violations des droits humains » à l’encontre de migrants et de demandeurs d’asile entre 2020 et le début de 2025. Torture, viols, détentions arbitraires, expulsions collectives et conditions inhumaines dans les centres de rétention figurent parmi les abus documentés.

Selon le bureau régional de HRW à Dakar, les accusations reposent sur des centaines de témoignages de migrants passés par la Mauritanie. Ces récits mettent en cause directement la police, les garde-côtes, l’armée et la gendarmerie. Les témoins évoquent des passages à tabac, des extorsions, mais aussi un manque de nourriture et des conditions d’hygiène déplorables dans les centres de rétention. Certains affirment avoir été refoulés dans des zones reculées à la frontière avec le Sénégal et le Mali, parfois dans des régions marquées par l’insécurité, comme celle de Kayes au Mali.

Pressions migratoires et critiques internationales

La publication de ce rapport intervient dans un contexte où la Mauritanie a multiplié les expulsions de migrants en situation irrégulière. En début d’année, une vaste campagne d’éloignement avait suscité de vives protestations au Sénégal et au Mali. Les autorités mauritaniennes avaient alors qualifié ces opérations de « routine », sans fournir de chiffres précis. Certains médias locaux ont toutefois avancé le chiffre de 28.000 expulsions depuis janvier 2025, un bilan non confirmé officiellement.

HRW dénonce également les accords conclus entre Nouakchott, l’Union européenne et l’Espagne visant à « externaliser le contrôle des flux migratoires », estimant qu’ils se font au détriment du respect des droits humains.

Une route migratoire parmi les plus meurtrières

La route de l’Atlantique demeure l’une des plus périlleuses pour les migrants africains. En 2024, l’ONG espagnole Caminando Fronteras a recensé 10.457 morts ou disparus en mer, un chiffre record. Malgré ce danger, les Canaries restent la principale porte d’entrée en Espagne. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, 46.843 migrants y sont arrivés en 2024, un nombre largement supérieur au précédent record de 2023 (39.910).

Toutefois, le flux semble ralentir : les arrivées dans l’archipel ont chuté de 46 % au premier semestre 2025 par rapport à la même période l’an dernier, selon les autorités espagnoles.

LNT avec Afp

The post HRW dénonce de « graves violations » des droits humains contre les migrants en Mauritanie appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Libre Tribune – L’intégration africaine s’essouffle : et si le moment était venu de refonder le projet ? https://lnt.ma/libre-tribune-lintegration-africaine-sessouffle-et-si-le-moment-etait-venu-de-refonder-le-projet/ Wed, 23 Jul 2025 15:32:13 +0000 https://lnt.ma/?p=532720 Par Junior M’Buyi, expert financier international Auteur de « Une superpuissance africaine en devenir : Quand la RDC s’éveillera »   Le report sine die du sommet conjoint CEEAC-CEMAC, initialement prévu à Yaoundé le 18 juillet 2025, n’est pas un simple ajournement ou contretemps diplomatique. Il symbolise l’impasse d’un modèle d’intégration régionale hérité des années 1980, aujourd’hui […]

The post Libre Tribune – L’intégration africaine s’essouffle : et si le moment était venu de refonder le projet ? appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Par Junior M’Buyi, expert financier international
Auteur de « Une superpuissance africaine en devenir :
Quand la RDC s’éveillera »

 

Le report sine die du sommet conjoint CEEAC-CEMAC, initialement prévu à Yaoundé le 18 juillet 2025, n’est pas un simple ajournement ou contretemps diplomatique. Il symbolise l’impasse d’un modèle d’intégration régionale hérité des années 1980, aujourd’hui dépassé. Trop lentes, trop lourdes, et trop éloignées des priorités concrètes des États, en Afrique centrale comme ailleurs, les grandes structures régionales peinent à convaincre et à démontrer leur valeur ajoutée.

Depuis deux décennies, l’intégration est présentée comme la clé du développement africain. Pourtant, les résultats ne suivent pas : échanges intra-régionaux faméliques, chevauchement institutionnel, blocages politiques… Sur le continent, malgré les discours, la réalité est celle d’un repli sur soi. Le projet de fusion entre la CEEAC et la CEMAC aurait pu créer une dynamique nouvelle. Son ajournement signe au contraire l’essoufflement de ces grands ensembles, moins adaptés aux défis contemporains.

Des coopérations bilatérales plus agiles
Parallèlement, une autre dynamique émerge, plus souple et plus pragmatique : celle des accords bilatéraux. À Cotonou, le 15 juillet, les présidents du Sénégal et du Bénin ont donné le ton : renforcer les liens économiques, relancer les échanges, et réformer la CEDEAO pour une intégration plus efficace. Même tonalité à Conakry, où le Premier ministre sénégalais a rencontré son homologue guinéen pour construire une convergence stratégique.

Ces initiatives révèlent une évolution importante et une conviction partagée : les États africains ne veulent plus attendre que les organisations régionales se réforment pour avancer. Ils construisent des ponts à deux, parfois à trois, preuve d’un témoignage renouvelé pour des accords ciblés, plus réactifs, moins contraints.

L’exemple du Rwanda : un réalignement stratégique
Le retrait du Rwanda de la CEEAC en juin 2025 est une autre alerte. Officiellement motivé par un différend sur la présidence tournante, ce départ n’a rien d’anecdotique et s’inscrit dans une critique de fond que Kigali adresse depuis plusieurs années à l’égard de la CEEAC, jugée inefficace. Ce retrait révèle surtout une reconfiguration stratégique : plutôt que de disperser ses ressources, le pays choisit de recentrer ses efforts sur des ensembles plus performants, comme la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), plus cohérente économiquement et géographiquement. Derrière cette décision, se dessine une réalité : la multiplication de communautés économiques régionales constitue aujourd’hui plus un frein qu’un levier pour l’intégration africaine.

Le défi de la ZLECAf : coordination ou confusion ?

Dans ce contexte, le lancement par la CEEAC de sa propre zone de libre-échange — annoncé pour le 30 août 2025 — interpelle. Ce projet semble concurrencer directement la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), censée unifier le marché africain. Une initiative qui accentue la confusion, alors que la ZLECAf peine déjà à entrer en phase opérationnelle, freinée par des divergences réglementaires, des infrastructures insuffisantes et un manque de coordination interrégionale.

Ces signaux dispersés composent un tableau préoccupant. Si chaque organisation régionale crée sa propre zone, l’objectif d’un marché commun continental risque de s’évaporer dans les complexités bureaucratiques.

Face à ce morcellement, une refondation stratégique s’impose. Il est temps de clarifier les mandats des Communautés économiques régionales (CER), de mettre fin aux chevauchements, de privilégier les blocs qui fonctionnent, et d’articuler les initiatives bilatérales dans une vision continentale cohérente. L’Afrique ne peut se permettre de construire l’intégration régionale sur des structures fragiles. La ZLECAf ne doit pas devenir une belle idée de plus. Elle doit devenir le socle d’un véritable projet économique continental.

La question est désormais stratégique : voulons-nous avancer vers un continent économiquement intégré, capable de peser dans les chaînes de valeur mondiales, ou s’enliser dans une forme de balkanisation économique silencieuse, où chaque région, chaque État développe sa propre logique au détriment de la cohésion d’ensemble ? Ce choix est politique. Il exige courage, clarté et cohérence. Ne pas le faire serait renoncer à l’ambition panafricaine.

 

 

The post Libre Tribune – L’intégration africaine s’essouffle : et si le moment était venu de refonder le projet ? appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Ouverture à Lunda du 17è Sommet des affaires USA-Afrique en présence du Maroc https://lnt.ma/ouverture-a-lunda-du-17e-sommet-des-affaires-usa-afrique-en-presence-du-maroc/ Mon, 23 Jun 2025 10:38:17 +0000 https://lnt.ma/?p=531374 Le 17è Sommet des affaires États-Unis/Afrique, principal événement annuel du Corporate Council on Africa (CCA), a officiellement ouvert ses travaux lundi dans la capitale angolaise, Luanda, en présence du Président angolais, João Lourenço, de chefs d’Etat, de hauts responsables de gouvernements et de délégations de plusieurs pays, dont le Maroc. Le Royaume est représenté à […]

The post Ouverture à Lunda du 17è Sommet des affaires USA-Afrique en présence du Maroc appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le 17è Sommet des affaires États-Unis/Afrique, principal événement annuel du Corporate Council on Africa (CCA), a officiellement ouvert ses travaux lundi dans la capitale angolaise, Luanda, en présence du Président angolais, João Lourenço, de chefs d’Etat, de hauts responsables de gouvernements et de délégations de plusieurs pays, dont le Maroc.

Le Royaume est représenté à cet évènement par une importante délégation conduite par le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation des Politiques Publiques, Karim Zidane. Elle comprend de hauts responsables d’organismes publics et privés, ainsi que des représentants de plusieurs groupes, notamment l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE), la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et l’Office national des chemins de fer (ONCF).

Les sujets de discussions de ces trois jours sont variés : les infrastructures, la santé, la fabrication, l’économie numérique, la finance, les énergies renouvelables, la technologie et l’exploitation minière.

Au programme de ce rassemblement figurent des sessions plénières sur «L’avenir du partenariat entre les États-Unis et l’Afrique», «Corridor de Lobito : renforcer les partenariats pour l’avenir des infrastructures dans le continent», «Les voies de la prospérité : une vision partagée du partenariat entre les États-Unis et l’Afrique», «Les femmes et le leadership : stimuler l’innovation, catalyser les investissements» et «Promouvoir les partenariats énergétiques».

Plusieurs tables rondes et des panels aborderont divers sujets, notamment «Investir dans l’avenir : des solutions durables et évolutives pour les villes africaines en pleine croissance», «Libérer le potentiel gazier de l’Afrique : voies vers une croissance durable et la sécurité énergétique» et «Débloquer des capitaux pour les infrastructures africaines grâce à des financements innovants».

Les conférenciers devront également examiner les moyens devant permettre d’investir dans le transport d’électricité en Afrique, d’adopter une vision commune du commerce et de l’investissement, de catalyser le financement des projets numériques en Afrique et de favoriser un développement porté par le secteur privé.

L’évènement, qui se tient du 22 au 25 juin, prévoit des séances de jumelage et de réseautage B2B et des side-events, ainsi la remise du Prix du leadership économique distingué.

Ce sommet de haut niveau, organisé conjointement avec le gouvernement angolais, offre des opportunités de réseautage inégalées, facilitant les rencontres entre dirigeants du secteur privé, représentants gouvernementaux, investisseurs et entrepreneurs américains et africains.

La rencontre est devenue un creuset pour forger des partenariats, explorer de nouvelles perspectives commerciales et élaborer des politiques favorisant des relations commerciales et d’investissement solides entre les États-Unis et l’Afrique.

Ce 17è Sommet réunit plus de 1.500 délégués, dont des Présidents, des chefs de gouvernement et des ministres africains, de hauts fonctionnaires du gouvernement américain et des dirigeants d’entreprises américaines et africaines. Il est conçu pour faciliter les rencontres individuelles, permettant aux participants d’entrer en contact avec des partenaires, des investisseurs et des clients potentiels dans différents secteurs.

 

LNT avec Map

The post Ouverture à Lunda du 17è Sommet des affaires USA-Afrique en présence du Maroc appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Banque africaine de développement : cinq candidats, cinq visions pour l’avenir de l’Afrique https://lnt.ma/banque-africaine-de-developpement-cinq-candidats-cinq-visions-pour-lavenir-de-lafrique/ Sun, 11 May 2025 23:02:28 +0000 https://lnt.ma/?p=529472 Abidjan – À l’occasion de l’Africa CEO Forum, la capitale ivoirienne s’apprête à accueillir un moment clé pour l’avenir du continent : la confrontation des cinq candidats en lice pour la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD). Un rendez-vous très attendu, tant les enjeux sont cruciaux pour une institution qui, plus que jamais, […]

The post Banque africaine de développement : cinq candidats, cinq visions pour l’avenir de l’Afrique appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Abidjan – À l’occasion de l’Africa CEO Forum, la capitale ivoirienne s’apprête à accueillir un moment clé pour l’avenir du continent : la confrontation des cinq candidats en lice pour la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD). Un rendez-vous très attendu, tant les enjeux sont cruciaux pour une institution qui, plus que jamais, doit incarner le moteur du développement africain.

A quelques jours de l’élection pour la présidence de la Banque africaine de développement, la rencontre entre les cinq candidats en lice pour la présidence de l’institution lors de l’Africa CEO Forum les 12 et 13 mai prochain fait figure de rendez-vous à ne pas manquer dans l’agenda politique et économique du continent.

Cette rencontre fait suite à un premier échange organisé le 24 avril dernier par la Brookings Institution – au cours duquel certains candidats avaient déjà tiré leur épingle du jeu. Retour sur les profils, les forces et les faiblesses des cinq prétendants à la tête de la BAD, à partir de l’analyse d’un document confidentiel émanant de la Brookings Institution dont la rédaction a pu prendre connaissance.

Samuel Maimbo, le grand favori

Ancien vice-président de la Banque mondiale, l’économiste Samuel Maimbo s’est nettement démarqué par la cohérence et la rigueur de ses interventions au cours de ce premier débat. Zambien d’origine, fort d’une longue expérience dans le financement du développement, il a su convaincre par un discours méthodique, des réponses directes et une vision pragmatique. Maimbo a insisté sur la nécessité de rapprocher la BAD de ses employés et de ses parties prenantes, tout en s’engageant à rompre avec les pratiques contestées de l’administration sortante emmenée par le président Akinwumi Adesina, d’origine nigériane.

Il a également été le seul à illustrer ses propos par des exemples concrets, tirés de ses missions en Afrique et dans des contextes fragiles comme l’Afghanistan. Cette capacité à relier théorie et pratique, à comprendre la complexité des terrains, a marqué les esprits. Certains lui reprochent une critique peut-être trop appuyée de la gestion précédente, mais il a su nuancer son propos en mettant en avant l’écoute et la concertation.

Amadou Hott, l’étoile montante de la finance africaine

Depuis son entrée en campagne Amadou Hott, ancien ministre sénégalais sous l’ancien président Macky Sall et figure montante de la finance africaine, a impressionné par son aisance, alternant avec brio entre le français et l’anglais. Sa capacité à parler aux deux Afriques – francophone et anglophone – est un atout indéniable. Hott a affiché une volonté de moderniser la BAD et de renforcer le rôle du secteur privé. Il s’est démarqué par des engagements concrets, promettant par exemple de lancer l’African Development Fund sur les marchés dès ses cent premiers jours. Cette audace séduit certains, mais d’autres s’interrogent sur la faisabilité et la précipitation de telles annonces. Par ailleurs, sa proximité notoire avec le président Akinwumi Adesina ainsi qu’avec l’ancien président sénégalais Macky Sall, qui fait actuellement l’objet de multiples investigations concernant de potentiels détournements de fonds publics et d’aides internationales, pourrait lui coûter quelques voix parmi les partisans d’un renouveau de l’institution.

Sidi Ould Tah, le candidat des pays arabes et de Paris

Sidi Ould Tah s’est appuyé sur son expérience à la BADEA pour défendre une vision axée sur l’investissement dans les infrastructures et la valorisation des ressources naturelles africaines. S’il a su communiquer sa passion pour le développement, il a néanmoins peiné à convaincre sur la mise en œuvre concrète de ses idées. Plusieurs questions sont restées sans réponse précise, laissant planer un doute sur sa capacité à transformer ses ambitions en actions.

Si le parcours et les qualités de Sidi Ould Tah sont unanimement reconnus, les récentes controverses suscitées par les décisions politiques de la Mauritanie en matière de gestion des immigrés subsahariens pourraient compromettre le ralliement de nombreux Etats francophones derrière sa candidature.

Abbas Mahamat Tolli, le candidat qui mise sur les énergies vertes

Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la BEAC, a choisi de s’exprimer principalement en français. Il a plaidé pour un renforcement des investissements dans les énergies renouvelables, un sujet crucial pour l’Afrique. Il a été le seul à mettre en avant la place centrale dans le développement économique de l’Afrique des énergies vertes et renouvelables, là où les autres candidats ont davantage perçu ce sujet comme secondaire.

Si cet engagement clair et construit du candidat tchadien a marqué les esprits, l’absence d’une articulation entre certains de ses axes programmatiques et une stratégie globale pour l’institution pourrait lui faire du tort.

Swazi Tshabalala, l’ancienne n°2 qui rêve de devenir n°1

Swazi Tshabalala, actuelle vice-présidente principale de la BAD, a mis en avant son expérience du secteur privé et sa connaissance des rouages de l’institution. Pourtant, lors du panel, son recours aux notes et son ton parfois hésitant ont pu donner l’impression d’un manque de spontanéité, allant même jusqu’à semer le doute sur l’état réel de sa préparation au poste. Sa critique de la stratégie décennale actuelle, jugée trop dispersée, a résonné chez ceux qui souhaitent une rupture, mais certains observateurs relèvent une contradiction entre son attachement à la maison BAD et son appel au changement.

A la suite du premier débat opposant les cinq candidats à la présidence de la BAD, la rencontre d’Abidjan ne sera pas qu’un simple exercice de style. Elle déterminera la trajectoire d’une institution clé pour le continent. Si tous les candidats affichent leur volonté de servir l’Afrique, c’est la capacité à transformer les promesses en résultats qui fera la différence.

LNT avec dépêches et CP

The post Banque africaine de développement : cinq candidats, cinq visions pour l’avenir de l’Afrique appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Course à la présidence de la BAD : Le double rôle de Sidi Ould Tah suscite des interrogations sur l’équité https://lnt.ma/course-a-la-presidence-de-la-bad-le-double-role-de-sidi-ould-tah-suscite-des-interrogations-sur-lequite/ Wed, 09 Apr 2025 23:05:29 +0000 https://lnt.ma/?p=528040 À l’approche de l’élection pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), prévue le 29 mai 2025, le nom du Dr. Sidi Ould Tah, éminent économiste mauritanien et président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) depuis 2015, attire l’attention sur celui qui apparaît comme un des favoris. Toutefois, […]

The post Course à la présidence de la BAD : Le double rôle de Sidi Ould Tah suscite des interrogations sur l’équité appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
À l’approche de l’élection pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), prévue le 29 mai 2025, le nom du Dr. Sidi Ould Tah, éminent économiste mauritanien et président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) depuis 2015, attire l’attention sur celui qui apparaît comme un des favoris. Toutefois, sa décision de rester à la tête de la BADEA tout en menant campagne pour succéder à Akinwumi Adesina soulève des questions sur l’éthique et la transparence du processus électoral.

Une stratégie singulière qui fait débat

Contrairement à ses quatre concurrents – Samuel Munzele Maimbo (Zambie), Bajabulile Swazi Tshabalala (Afrique du Sud), Amadou Hott (Sénégal) et Abbas Mahamat Tolli (Tchad) – ayant démissionné ou pris congé pour mener campagne – le Dr. Tah conserve son poste à la BADEA. Il utilise ainsi les ressources financières et logistiques de son institution pour rencontrer les gouvernements votants, tout en signant des accords stratégiques et en sponsorisant des événements panafricains. Ces initiatives, bien que légitimes sur le papier du fait de son poste actuel, semblent alignées avec ses priorités électorales, suscitant des préoccupations éthique chez de nombreux observateurs.

Un bilan impressionnant mais controversé

Sous sa direction, la BADEA a triplé son capital et obtenu une notation AAA. Son expertise en financement du développement africain est donc indéniable, mais son utilisation présumée des ressources de la BADEA et la capacité de décider de projets de financement qu’il conserve avec la BADEA soulèvent des questions d’équité sur sa campagne.

Un appel à la transparence

Dans une élection cruciale pour l’avenir économique du continent, il semble impératif que l’intégrité et l’équité soient au cœur du processus. Cela renforcerait la confiance dans la capacité de la BAD à promouvoir une gouvernance exemplaire et transparente dont le continent a tant besoin. La course à la Présidence de la BAD doit être une compétition entre profils, projets et visions.

LNT avec agences

The post Course à la présidence de la BAD : Le double rôle de Sidi Ould Tah suscite des interrogations sur l’équité appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Présidence de la BAD : cinq candidats en lice, une élection sous tensions géopolitiques https://lnt.ma/presidence-de-la-bad-cinq-candidats-en-lice-une-election-sous-tensions-geopolitiques/ Tue, 25 Mar 2025 15:57:31 +0000 https://lnt.ma/?p=527393 L’élection pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), prévue du 27 au 29 mai 2025, s’annonce comme l’une des plus disputées de l’histoire récente de l’institution. Cinq candidats, issus de différentes régions du continent, se livrent une bataille d’idées et d’alliances pour succéder au Nigérian Akinwumi Adesina. Si tous proposent des visions […]

The post Présidence de la BAD : cinq candidats en lice, une élection sous tensions géopolitiques appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
L’élection pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), prévue du 27 au 29 mai 2025, s’annonce comme l’une des plus disputées de l’histoire récente de l’institution. Cinq candidats, issus de différentes régions du continent, se livrent une bataille d’idées et d’alliances pour succéder au Nigérian Akinwumi Adesina. Si tous proposent des visions distinctes pour transformer la BAD, les enjeux géopolitiques et diplomatiques internationaux ajoutent une complexité majeure à cette compétition.

Samuel Munzele Maimbo (Zambie): le voyageur perpétuel

Candidat désigné par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et le COMESA, Samuel Munzele Maimbo incarne une approche orientée vers l’action et l’impact. Actuel vice-président de la Banque mondiale, il parcours l’Afrique et le monde pour convaincre. Il s’affiche comme l’homme qui veut et saura rompre avec les diagnostics récurrents pour faire de la BAD un moteur concret de transformation économique. Son programme met l’accent sur le secteur privé, les infrastructures et l’énergie, tout en proposant des réformes audacieuses comme la création d’un conseil des jeunes et du secteur privé. Maimbo mène une campagne diplomatique intense à travers le continent, multipliant les rencontres avec chefs d’État et ministres des Finances. Soutenu par un solide réseau régional et international, il est perçu comme un favori capable de moderniser l’institution tout en renforçant son rôle sur la scène mondiale.

Bajabulile Swazi Tshabalala (Afrique du Sud): la cavalière solitaire

Ancienne vice-présidente principale de la BAD, Bajabulile Swazi Tshabalala bénéficie du soutien de l’Afrique du Sud et de quelques pays anglophones. Elle met en avant son expertise institutionnelle et sa capacité à renforcer la gouvernance interne. Cependant, sa candidature suscite des controverses géopolitiques : certains observateurs estiment que les pays qui voteraient pour elle pourraient être blacklistés par les États-Unis, en raison des tensions entre Washington et Pretoria sur des questions internationales. Cette situation pourrait limiter ses alliances diplomatiques malgré son profil solide et son expérience au sein de la BAD.

Amadou Hott (Sénégal): le politique expérimenté

Ancien ministre sénégalais de l’Économie et ex-vice-président de la BAD, Amadou Hott propose un programme axé sur le financement durable des infrastructures, l’autonomisation des jeunes et des femmes, ainsi que le renforcement des partenariats public-privé. Soutenu par plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, mais lâché par la Côte d’Ivoire au profit du candidat Mauritanien, il mise sur son expérience dans la finance internationale pour mobiliser davantage de ressources privées au service du développement africain. Son profil hybride – entre finance de marché et développement – pourrait séduire les bailleurs internationaux.

Sidi Ould Tah (Mauritanie): le candidat surprise

Actuel président de la BADEA (Banque arabe pour le développement économique en Afrique), Sidi Ould Tah n’était pas attendu dans cette élection, mais représente un candidat fort dans les cercles francophones. Il bénéficie du soutien discret mais total du Président Macron et de ses alliés. Il met en avant ses relations avec les pays du Golfe pour mobiliser des fonds importants et propose un programme axé sur le renforcement des infrastructures et l’inclusion financière. Son positionnement géopolitique pourrait lui permettre de rallier les voix francophones et nord-africaines. Soutenu par plusieurs pays clés, il est considéré comme un prétendant sérieux à ce poste. Cependant, la Présidence et la Vice-présidence de l’Union Africaine ayant déjà été attribuées à des candidats arabo-musulmans et francophones, il pourrait souffrir d’une volonté d’équilibrer les pouvoirs sur le continent. Enfin, une récente controverse sur l’emploi pour sa campagne des moyens de la BADEA pourrait l’handicaper.

Abbas Mahamat Tolli (Tchad): le technocrate

Ancien gouverneur de la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli est un candidat technique qui mise sur sa maîtrise des politiques monétaires régionales pour apporter une perspective unique à la BAD. Bien que moins visible sur le plan diplomatique, il pourrait séduire ceux qui recherchent un profil axé sur la stabilité financière.

Une élection sous tensions géopolitiques

Cette élection reflète non seulement les visions divergentes pour l’avenir de la BAD mais aussi les rivalités diplomatiques entre blocs régionaux africains et puissances internationales comme les États-Unis ou la Chine. Les alliances stratégiques seront déterminantes dans cette course où 40 % des votes proviennent de partenaires non africains.

Alors que le scrutin approche, Samuel Munzele Maimbo se positionne comme un candidat pragmatique et rassembleur, avec une vision claire pour redynamiser la BAD. Sa campagne axée sur l’impact concret pourrait bien faire pencher la balance en sa faveur dans cette compétition décisive pour l’avenir économique du continent africain. Au terme de plusieurs tours de vote, une finale devrait se dessiner entre le candidat de la Zambie et celui de la Mauritanie, Sidi Ould Tah, dans ce qui promet d’être un duel diplomatique intense.

LNT et dépêches agences

The post Présidence de la BAD : cinq candidats en lice, une élection sous tensions géopolitiques appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le président tchadien salue le « départ définitif et complet » de l’armée française https://lnt.ma/le-president-tchadien-salue-le-depart-definitif-et-complet-de-larmee-francaise/ Fri, 31 Jan 2025 11:41:38 +0000 https://lnt.ma/?p=523705 Le président tchadien Mahamat Idriss Deby a salué vendredi le « départ définif et complet » des forces françaises stationnées au Tchad au cours d’une cérémonie organisée à N’Djamena pour ce retrait « historique » marquant aussi la fin de la présence française au Sahel. Une cérémonie militaire à huis-clos avait déjà entériné jeudi la rétrocession de la dernière […]

The post Le président tchadien salue le « départ définitif et complet » de l’armée française appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le président tchadien Mahamat Idriss Deby a salué vendredi le « départ définif et complet » des forces françaises stationnées au Tchad au cours d’une cérémonie organisée à N’Djamena pour ce retrait « historique » marquant aussi la fin de la présence française au Sahel.

Une cérémonie militaire à huis-clos avait déjà entériné jeudi la rétrocession de la dernière base française au Tchad et au Sahel, celle du sergent-chef Adji Kossei, après un désengagement au pas de charge après la rupture surprise de l’accord de coopération militaire entre la France et le Tchad, fin novembre.

« Nous ne rompons pas notre relation avec la France mais nous mettons un terme à la dimension militaire de cette coopération », a déclaré le chef de l’Etat devant des militaires tchadien et devant le corps diplomatique, sur la base où flottait le seul drapeau tchadien.

Ce départ qui s’inscrit dans une politique de désengagement militaire de la France en Afrique, marque la fin d’une longue histoire remontant à l’arrivée des troupes coloniales françaises au Tchad en 1900, avec une présence militaire maintenue après la décolonisation en 1963.

C’est un événement « exceptionnel », selon le maréchal Deby.
« Nous devons construire une armée encore plus forte, mieux équipée » et « forger de nouvelles alliances basées sur le respect mutuel et sans perdre de vue les exigences de l’indépendance et de la souveraineté », a-t-il ajouté.

Les personnels et matériels de combat ont été transférés en France, seuls restent sur place des conteneurs qui seront ramenés par voie terrestre et maritime par des prestataires privés, selon l’état-major français. Le dernier avion français a décollé jeudi après-midi de la base de Kossei à 15h50, selon les autorités tchadiennes.

Dans les rangs de militaires français, on évoque l' »attachement particulier » pour le Tchad, en rappelant que, « avec aucun autre pays d’Afrique nous n’avons combattu autant côte à côte ».

Ce pays immense, désertique et enclavé était le dernier point d’ancrage de la France au Sahel, où Paris a compté jusqu’à plus de 5.000 militaires dans le cadre de l’opération antijihadiste Barkhane, stoppée fin novembre 2022.

Depuis, quatre autres anciennes colonies françaises – le Niger, le Mali, la Centrafrique et le Burkina Faso – ont enjoint à Paris de retirer son armée de leurs territoires après des années de présence militaire, et se sont rapprochées de Moscou.

Le Sénégal négocie lui aussi le départ de troupes françaises d’ici fin 2025. Les personnels français diminuent parallèlement en Côte d’Ivoire et au Gabon, conformément à un plan de restructuration de la présence militaire française en Afrique de l’Ouest et centrale.
La base française de Djibouti, qui accueille 1.500 personnes, n’est pas concernée par cette réduction de voilure, Paris voulant en faire un « point de projection » pour les « missions » en Afrique, après le retrait forcé de ses forces du Sahel.

 

LNT avec Afp

The post Le président tchadien salue le « départ définitif et complet » de l’armée française appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le Burkina, le Mali et le Niger quittent officiellement la Cedeao https://lnt.ma/le-burkina-le-mali-et-le-niger-quittent-officiellement-la-cedeao/ Wed, 29 Jan 2025 09:01:50 +0000 https://lnt.ma/?p=523519 Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, dirigés par des régimes militaires arrivés au pouvoir à la suite de coups d’État, ont officiellement quitté mercredi la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) après plus d’une année de tensions diplomatiques. L’institution régionale, fragilisée par cette rupture, a toutefois indiqué dans un communiqué […]

The post Le Burkina, le Mali et le Niger quittent officiellement la Cedeao appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, dirigés par des régimes militaires arrivés au pouvoir à la suite de coups d’État, ont officiellement quitté mercredi la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) après plus d’une année de tensions diplomatiques.

L’institution régionale, fragilisée par cette rupture, a toutefois indiqué dans un communiqué publié mercredi matin qu’elle « maintient les portes de la CEDEAO ouvertes au dialogue ».

Cette décision marque le point culminant des dissensions entre les trois pays sahéliens et l’organisation régionale, notamment après le coup d’État au Niger en juillet 2023. La CEDEAO avait alors menacé d’intervenir militairement pour rétablir le président renversé et imposé de lourdes sanctions économiques à Niamey, depuis levées.

Malgré cette sortie, la CEDEAO a appelé ses douze pays membres restants à « reconnaître jusqu’à nouvel ordre les passeports et cartes d’identité nationaux portant le logo de la CEDEAO détenus par les citoyens » des trois nations sortantes. Ceux-ci pourront continuer « à jouir, jusqu’à nouvel ordre, du droit de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, conformément aux protocoles de la CEDEAO ».

Les échanges commerciaux entre les trois pays et les autres membres de l’organisation pourront aussi se poursuivre selon les règles en vigueur, en attendant « les modalités complètes de nos relations futures avec les trois pays », précise le communiqué.

Une rupture inévitable

Désormais unis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont justifié leur départ en accusant la CEDEAO d’avoir imposé des sanctions « inhumaines, illégales et illégitimes » après les putschs. Ils reprochent également à l’organisation son inefficacité dans la lutte contre les violences jihadistes et son alignement sur les intérêts français.

L’ancienne puissance coloniale est en effet devenue l’ennemi commun de ces juntes, qui cherchent désormais à renforcer leurs liens avec d’autres partenaires, notamment la Russie, la Turquie et l’Iran.

Dans la sous-région, certains pays comme le Togo et le Ghana ont amorcé une normalisation de leurs relations avec l’AES. La semaine dernière, le nouveau président ghanéen, John Mahama, a d’ailleurs nommé un envoyé spécial auprès de l’AES, l’ancien haut gradé de l’armée Larry Gbevlo-Lartey.

La sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO marque un tournant dans l’histoire de l’organisation ouest-africaine, dont la stabilité et l’avenir restent incertains face à cette nouvelle dynamique régionale.

LNT

The post Le Burkina, le Mali et le Niger quittent officiellement la Cedeao appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Quatre camionneurs marocains portés disparus entre le Burkina Faso et le Niger https://lnt.ma/quatre-camionneurs-marocains-portes-disparus-entre-le-burkina-faso-et-le-niger/ Mon, 20 Jan 2025 08:35:45 +0000 https://lnt.ma/?p=523052 Quatre camionneurs marocains sont portés disparus depuis samedi alors qu’ils se trouvaient sur une route entre le nord-est du Burkina Faso et l’ouest du Niger, selon des agences qui citent une source à l’ambassade du Maroc au Burkina Faso. La trace de ces ressortissants marocains, qui circulaient à bord de trois camions différents, « a été […]

The post Quatre camionneurs marocains portés disparus entre le Burkina Faso et le Niger appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Quatre camionneurs marocains sont portés disparus depuis samedi alors qu’ils se trouvaient sur une route entre le nord-est du Burkina Faso et l’ouest du Niger, selon des agences qui citent une source à l’ambassade du Maroc au Burkina Faso.

La trace de ces ressortissants marocains, qui circulaient à bord de trois camions différents, « a été perdue entre Dori au Burkina Faso et Téra au Niger », aurait indiqué la source de l’ambassade du Maroc au Burkina Faso, sous couvert d’anonymat.

Ils « ont emprunté un itinéraire qui traverse une zone à très haut risque, où s’activent des cellules terroristes et des groupes armés connus pour leurs actes de pillages réguliers visant des transporteurs » routiers, a-t-elle précisé.

L’ambassade marocaine est « en coordination étroite » avec les autorités burkinabées afin de retrouver les quatre disparus.

« Emprunter l’axe Dori-Téra, sans escorte, et visiblement sans avoir pris le temps de s’informer sur la situation sécuritaire de la zone, constitue en soi un aventurisme de la part de ces camionneurs, qui ont fait fi de toute mesure de prudence préalable à leur voyage », a-t-on souligné de même source.

« Les opérateurs de transport ont l’obligation absolue de respecter les protocoles de sécurité établis », a rappelé la même source.

Le Burkina Faso, comme ses voisins le Niger et le Mali, est confronté depuis des années aux attaques de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’Etat islamique.

LNT avec Afp

The post Quatre camionneurs marocains portés disparus entre le Burkina Faso et le Niger appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le Ghana suspend ses relations diplomatiques avec le polisario https://lnt.ma/le-ghana-suspend-ses-relations-diplomatiques-avec-le-polisario/ Tue, 07 Jan 2025 09:04:46 +0000 https://lnt.ma/?p=522446 La République du Ghana a décidé de suspendre ses relations diplomatiques avec la pseudo « rasd ». Cette décision a été communiquée dans un document officiel du ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale de la République du Ghana, adressé au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger du […]

The post Le Ghana suspend ses relations diplomatiques avec le polisario appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La République du Ghana a décidé de suspendre ses relations diplomatiques avec la pseudo « rasd ».

Cette décision a été communiquée dans un document officiel du ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale de la République du Ghana, adressé au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger du Royaume du Maroc.

La République du Ghana « a décidé d’informer immédiatement, à travers les canaux diplomatiques, le Gouvernement du Royaume du Maroc, l’Union Africaine et l’Organisation des Nations Unies, de cette position ».
Dans le même document officiel, la République du Ghana a exprimé son appui aux « efforts de bonne foi déployés par le Royaume du Maroc afin de parvenir à une solution acceptée par toutes les parties ».

Il convient de rappeler que la République du Ghana avait reconnu la pseudo « rasd » en 1979.

LNT avec MAP

The post Le Ghana suspend ses relations diplomatiques avec le polisario appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Tunisie: 27 migrants d’Afrique subsaharienne morts, 83 secourus après deux naufrages https://lnt.ma/unisie-27-migrants-dafrique-subsaharienne-morts-83-secourus-apres-deux-naufrages/ Fri, 03 Jan 2025 10:04:45 +0000 https://lnt.ma/?p=522310 Au moins 27 migrants provenant d’Afrique subsaharienne sont morts et 83 autres ont été secourus mercredi au large des côtes de Tunisie après le naufrage de deux embarcations de fortune qui tentaient de rallier clandestinement l’Europe, ont annoncé jeudi les autorités locales. Environ 110 migrants de divers pays d’Afrique subsaharienne se trouvaient à bord de […]

The post Tunisie: 27 migrants d’Afrique subsaharienne morts, 83 secourus après deux naufrages appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Au moins 27 migrants provenant d’Afrique subsaharienne sont morts et 83 autres ont été secourus mercredi au large des côtes de Tunisie après le naufrage de deux embarcations de fortune qui tentaient de rallier clandestinement l’Europe, ont annoncé jeudi les autorités locales.

Environ 110 migrants de divers pays d’Afrique subsaharienne se trouvaient à bord de deux embarcations de fortune « parties de la côte près de Sfax dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier », a précisé à l’AFP un responsable de la Garde nationale sous couvert d’anonymat. « Des opérations sont en cours pour rechercher d’autres migrants portés disparus », a-t-il ajouté.

« Parmi les 27 corps repêchés au large de (l’archipel des) Kerkennah (est) figurent des femmes et des enfants », a précisé à l’AFP Zied Sdiri, le directeur régional de Protection civile à Sfax. Selon M. Sdiri, 15 des 83 personnes secourues par les gardes-côtes tunisiens (affiliés à la Garde nationale) ont été transférées dans un hôpital.

Avec la Libye, la Tunisie dont le littoral se trouve en certains endroits à moins de 150 km de l’île italienne de Lampedusa, est devenu ces dernières années le principal point de départ en Afrique du Nord des migrants cherchant à gagner l’Europe.

Dans un communiqué publié jeudi, la Garde nationale a confirmé le tragique bilan, en ajoutant que parmi les migrants morts il y a un bébé et que 17 femmes et 7 enfants figurent parmi les personnes secourues.

Les deux embarcations ont été retrouvées à environ cinq kilomètres des côtes des îles Kerkennah, a précisé de son côté M. Sdiri. L’une d’elle avait chaviré tandis que l’autre avait coulé, pour des raisons encore à déterminer.

Plusieurs naufrages se sont produits en Tunisie ces dernières semaines, marquées par de mauvaises conditions météorologiques.

Le 31 décembre, les autorités ont annoncé la mort de deux migrants tunisiens incluant un enfant de cinq ans et le sauvetage de 17 autres au nord du pays après une panne sur leur embarcation de fortune.

Le 18 décembre, 20 migrants subsahariens avaient péri dans un naufrage au large de Sfax (centre-est), 5 autres étant portés disparus. Le 12 décembre, 27 migrants d’Afrique subsaharienne avaient été secourus dans la même zone mais 15 autres ont été retrouvés morts ou ont disparu.

 

– « Des centaines d’enfants » –

Selon un communiqué de l’Unicef publié mercredi, le nombre de migrants morts ou disparus en Méditerranée « a dépassé les 2.200 personnes en 2024, dont près de 1.700 vies perdues » sur la dangereuse route de Méditerranée centrale, entre l’Afrique du nord et les côtes italiennes. Ce bilan inclut « des centaines d’enfants qui représentent une personne sur cinq qui émigre via la Méditerranée. La majorité de ces migrants fuient des conflits violents et la pauvreté », a souligné l’Unicef.

A la suite d’une campagne anti-migrants déclenchée par un discours aux accents xénophobes du président Kais Saied au printemps 2023, des milliers de migrants d’Afrique subsaharienne avaient été rapatriés par leurs pays, tandis que les tentatives d’émigration clandestine vers l’Europe s’étaient accélérées.

Des milliers de Tunisiens cherchent aussi à quitter la Tunisie chaque année, face à la détérioration de la situation économique et à de fortes tensions politiques.

Sous l’impulsion de l’Italie, l’Union européenne a conclu en juillet 2023 un « Partenariat » avec la Tunisie prévoyant une aide budgétaire de 150 millions d’euros et l’octroi de 105 millions d’euros pour aider le pays à lutter contre l’immigration irrégulière. Ces aides ont débouché sur une hausse des interceptions de bateaux clandestins en 2024 et une nette réduction des arrivées en Italie.

Selon l’agence italienne Nova, les débarquements sur les côtes italiennes ont chuté de 60% sur un an avec 65.472 arrivées au 24 décembre. En 2024, les migrants sont partis davantage de Libye (41.425 migrants) que de Tunisie (19.246 personnes, un chiffre en baisse de 80% sur un an), les autres arrivant de Turquie ou d’Algérie, selon Nova.

LNT avec AFP

The post Tunisie: 27 migrants d’Afrique subsaharienne morts, 83 secourus après deux naufrages appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Egypte: un touriste italien tué par un requin en mer Rouge https://lnt.ma/egypte-un-touriste-italien-tue-par-un-requin-en-mer-rouge/ Mon, 30 Dec 2024 10:26:52 +0000 https://lnt.ma/?p=522135 Un touriste italien a été tué et un autre blessé dimanche par un requin en mer Rouge, au large de l’Egypte, a annoncé une source au ministère italien des Affaires Etrangères.   Le ministère égyptien de l’Environnement avait indiqué auparavant dans un communiqué que « deux étrangers ont été attaqués dans la région (…) de Marsa […]

The post Egypte: un touriste italien tué par un requin en mer Rouge appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Un touriste italien a été tué et un autre blessé dimanche par un requin en mer Rouge, au large de l’Egypte, a annoncé une source au ministère italien des Affaires Etrangères.

 

Le ministère égyptien de l’Environnement avait indiqué auparavant dans un communiqué que « deux étrangers ont été attaqués dans la région (…) de Marsa Alam par un requin qui a blessé l’un d’eux et tué l’autre », sans préciser leur nationalité.

Une source au sein du ministère italien des Affaires étrangères a indiqué à l’AFP que les deux victimes étaient des Italiens, la personne morte âgée de 48 ans et celle blessée de 69 ans.

Les deux touristes ont été transportés à l’hôpital de Port Ghalib, dans le gouvernorat de la mer Rouge.

Les autorités ont décidé de fermer le secteur à la baignade pendant deux jours à la suite de l’incident, qui, selon le ministère, s’est produit dans des « eaux profondes hors de la zone de baignade ».

La côte bordant la mer Rouge est une importante destination touristique en Egypte. Elle est également un employeur clé et une source de devises étrangères pour ce pays de 107 millions d’habitants qui connait une grave crise économique.

Les requins ne sont pas rares en mer Rouge mais s’en prennent très rarement aux nageurs si ces derniers ne dépassent pas les limites autorisées.

En juin 2023, un Russe avait été tué par un requin au large de Hurghada, sur la mer Rouge, selon les autorités.

LNT avec AFP

The post Egypte: un touriste italien tué par un requin en mer Rouge appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le gazoduc Nigeria-Maroc, un levier stratégique pour l’intégration et la croissance africaine https://lnt.ma/le-gazoduc-nigeria-maroc-un-levier-strategique-pour-lintegration-et-la-croissance-africaine/ Fri, 13 Dec 2024 09:05:54 +0000 https://lnt.ma/?p=521136 Le gazoduc Nigeria-Maroc est un projet catalyseur de la croissance et de la stabilité pour le continent africain, a affirmé, jeudi à Rabat, la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines, Amina Benkhadra. “Ce projet va insuffler une dynamique nouvelle qui va au-delà des partenariats bilatéraux entre le Maroc et les pays […]

The post Le gazoduc Nigeria-Maroc, un levier stratégique pour l’intégration et la croissance africaine appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le gazoduc Nigeria-Maroc est un projet catalyseur de la croissance et de la stabilité pour le continent africain, a affirmé, jeudi à Rabat, la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines, Amina Benkhadra.

“Ce projet va insuffler une dynamique nouvelle qui va au-delà des partenariats bilatéraux entre le Maroc et les pays africains”, a indiqué Mme Benkhadra lors d’un panel organisé dans le cadre de la 13e édition de la conférence internationale annuelle du Policy Center for the New South (PCNS) « The Atlantic Dialogues », estimant qu’il s’agit d’un projet catalyseur et d’intégration régionale, d’autant plus qu’il concerne 13 pays donnant sur la côte atlantique, outre 3 autres pays non atlantiques.

“Nous avons eu une politique de partenariat vis-à-vis des pays africains qui s’est traduite par des projets divers dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et de l’énergie”, a-t-elle dit lors de ce panel placé sous le thème “l’Initiative Royale Atlantique du Maroc: passer à l’action depuis l’Afrique pour renforcer la coopération atlantique”.

Ce projet de gazoduc s’inscrit dans cette vision d’ensemble, qui vient d’être complétée par l’Initiative Royale Atlantique visant à créer de la prospérité et de la croissance et d’instaurer la sécurité dans le continent africain, a souligné Mme Benkhadra.

Le gazoduc Maroc-Nigeria, né conformément à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a pour ambition d’accélérer l’accès à l’énergie et de contribuer au développement de nombreux secteurs industriels notamment celui des mines, a-t-elle expliqué, précisant qu’il permettra également de créer des emplois, qui constituent un élément “extrêmement important” sur les plan humain, politique et sécuritaire.

Elle a également mis en avant la portée et la dimension régionale de ce projet intégrateur qui va au-delà d’un projet d’infrastructures énergétiques ou d’accès à l’énergie, relevant qu’il s’agit aussi d’un projet structurant dans la dynamique des relations entre l’Afrique et l’Europe.

Outre Mme Benkhadra, ont pris part à ce panel l’ambassadeur du Royaume à Washington Youssef Amrani et Nuno António de Noronha Bragança, coordinateur de l’Atlantic Centre (Portugal).

La 13e édition des « Atlantic Dialogues » s’est ouverte, jeudi à Rabat, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, au siège du PCNS sur le Campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P).

L’édition 2024 de cette conférence, qui accordera une attention particulière à l’Initiative atlantique Royale, se démarque de ses précédentes par sa structuration autour de plusieurs thématiques transversales et non plus autour d’un thème exclusif, en prônant une nouvelle approche de conduite de la conférence internationale qui joint l’action au dialogue.

Elle verra, selon le PCNS, la participation d’anciens Chefs d’État et de gouvernement, des ministres, en exercice ou passés, des diplomates, des hauts fonctionnaires, des chercheurs et des représentants de think tanks.

LNT avec Map

The post Le gazoduc Nigeria-Maroc, un levier stratégique pour l’intégration et la croissance africaine appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Inauguration à Niamey de la Centrale électrique « Sa Majesté le Roi Mohammed VI » https://lnt.ma/inauguration-a-niamey-de-la-centrale-electrique-sa-majeste-le-roi-mohammed-vi/ Thu, 12 Dec 2024 14:16:19 +0000 https://lnt.ma/?p=521086 La Centrale électrique « Sa Majesté le Roi Mohammed VI », offerte par le Royaume du Maroc à la République du Niger sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a été inaugurée, jeudi à Niamey. Organisée sous le Haut patronage du Général de Brigade, Abdourrahmane Tiani, Président du Conseil National […]

The post Inauguration à Niamey de la Centrale électrique « Sa Majesté le Roi Mohammed VI » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Centrale électrique « Sa Majesté le Roi Mohammed VI », offerte par le Royaume du Maroc à la République du Niger sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a été inaugurée, jeudi à Niamey.

Organisée sous le Haut patronage du Général de Brigade, Abdourrahmane Tiani, Président du Conseil National de la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) du Niger et présidée par le Premier ministre nigérien, ministre de l’économie et des finances, Ali Mahamane lamine Zeine, la cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence d’une forte délégation marocaine composée notamment de l’Ambassadeur, Directeur général de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), M. Mohamed Methqal, du Directeur général de l’Office national de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE), M. Tarik Hamane et de l’ambassadeur de SM le Roi à Niamey, M. Allal El Achab.

Dotée d’équipements de dernière génération, cette Centrale d’une capacité de production électrique de 22,5 MVA (20 MW), située dans la zone Industrielle de Gamkaley à Niamey, contribuera à l’amélioration de la desserte en énergie électrique pour la population nigérienne et au renforcement de la souveraineté énergétique du Niger.

Ce don du Royaume du Maroc s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales fraternelles, suite à la grave crise énergétique que subit le Niger. La Centrale « Sa Majesté le Roi Mohammed VI » témoigne d’une coopération bilatérale fructueuse et riche en actions de solidarité au service de la prospérité des populations et pour un Niger stable et émergent.

Fruit d’une vision ambitieuse de SM le Roi Mohammed VI pour une solidarité agissante en faveur d’un développement humain durable du continent africain, cette Centrale électrique s’inscrit également dans le même sillage des importantes initiatives lancées par le Souverain pour la contribution au développement des pays frères du Sahel, à l’instar de l’Initiative Royale pour favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique.

Réalisé dans un court délai, ce projet coordonné par l’Agence Marocaine de Coopération Internationale a été confié à une équipe conjointe composée de représentants de l’ONEE et de la Société nigérienne d’électricité (NIGELEC).

L’inauguration de la Centrale électrique « Sa Majesté le Roi Mohammed VI » a connu également la participation des membres du CNSP, du gouvernement de la Transition, du Corps diplomatique et représentants des organisations internationales, ainsi que des membres de la communauté marocaine au Niger, de la société civile et des institutions religieuses nigériennes.

LNT avec Map

The post Inauguration à Niamey de la Centrale électrique « Sa Majesté le Roi Mohammed VI » appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le géant français de l’uranium Orano annonce avoir perdu le contrôle de sa filiale au Niger https://lnt.ma/le-geant-francais-de-luranium-orano-annonce-avoir-perdu-le-controle-de-sa-filiale-au-niger/ Wed, 04 Dec 2024 12:33:05 +0000 https://lnt.ma/?p=520567 Le spécialiste français de l’uranium Orano a affirmé mercredi que les autorités nigériennes avaient « pris le contrôle opérationnel » de sa filiale minière au Niger, nouvel épisode d’un bras de fer avec la junte au pouvoir dans ce pays sahélien. L’actionnariat de la Somaïr, la Société des mines de l’Aïr, est détenu à 63,4% par Orano […]

The post Le géant français de l’uranium Orano annonce avoir perdu le contrôle de sa filiale au Niger appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le spécialiste français de l’uranium Orano a affirmé mercredi que les autorités nigériennes avaient « pris le contrôle opérationnel » de sa filiale minière au Niger, nouvel épisode d’un bras de fer avec la junte au pouvoir dans ce pays sahélien.

L’actionnariat de la Somaïr, la Société des mines de l’Aïr, est détenu à 63,4% par Orano et 36,6% par l’Etat du Niger.

Mais le régime militaire arrivé au pouvoir par un putsch en juillet 2023 a fait de la souveraineté sa priorité, en particulier sur la question de son uranium.

En juin, il a d’abord retiré à Orano le permis d’exploitation du méga gisement d’Imouraren et ses réserves estimées à 200.000 tonnes.

Puis fin octobre, la société française avait annoncé que face à une situation « fortement dégradée », sa filiale allait « suspendre » sa production à partir du 31 octobre, faute de pouvoir « continuer à travailler » dans le pays.

« Depuis plusieurs mois Orano alerte sur les ingérences que le groupe subit dans la gouvernance de la Somaïr, dont il est actionnaire majoritaire et opérateur au Niger », pointe le groupe français dans son communiqué de mercredi.

« En effet, les décisions prises lors des conseils d’administration de la société ne sont plus appliquées et, de fait Orano constate aujourd’hui que les autorités nigériennes en ont pris le contrôle opérationnel », poursuit-il.

– Invitation à la Russie –

Le 12 novembre, le conseil d’administration de la Somaïr avait entériné la suspension des dépenses liées aux activités d’extraction.

Mais quelques jours plus tard, une délégation de conseillers du régime avait visité les mines de la Somaïr, dans le nord du Niger, pour féliciter et encourager les agents dans la poursuite de l’exploitation.

« Les dépenses de production qui se poursuivent sur le site dégradent chaque jour davantage la situation financière de la société », ajoute le groupe français, mercredi.

« Dans ce contexte, l’application de la résolution adoptée par le conseil d’administration de la Somaïr le 12 novembre de suspendre les dépenses liées aux activités de production pour prioriser le paiement des salaires et de préserver l’intégrité de l’outil industriel est volontairement empêchée », poursuit Orano.

La société affirme que « les représentants du Niger assument cette position qu’ils ont défendue lors du conseil d’administration ordinaire qui s’est tenu mardi 3 décembre 2024, en confirmant notamment leur refus d’exporter la production ».

Au total, 1.150 tonnes de concentré d’uranium issus de stock de 2023 et 2024, soit près de la moitié de la production moyenne annuelle du site, sont actuellement bloquées, d’une valeur marchande estimée à « 200 millions d’euros », selon le groupe dont le capital est détenu à 90% par l’Etat français.

Cet épisode illustre les tensions entre le Niger et l’ex-puissance coloniale française à laquelle le régime militaire a tourné le dos depuis son arrivée au pouvoir.

L’uranium pourrait toutefois intéresser d’autres pays: en novembre, le ministre nigérien des Mines, Ousmane Abarchi, avait invité des sociétés russes à venir explorer et exploiter les ressources naturelles du pays.

Mercredi, Orano a exprimé « ses plus vifs regrets face à l’évolution de la situation qui pèse lourdement sur les salariés et les communautés locales ».

Il indique qu’il « entend défendre ses droits auprès des instances compétentes et réaffirme sa conviction que seule une volonté partagée par l’ensemble des parties prenantes de rétablir un mode de fonctionnement stable et pérenne permettra de reprendre les activités sereinement ».

Le Niger fournit 4,7% de la production mondiale d’uranium naturel, loin derrière le Kazakhstan (45,2%), selon des chiffres de 2021 de l’agence d’approvisionnement d’Euratom (ESA).

LNT avec Afp

The post Le géant français de l’uranium Orano annonce avoir perdu le contrôle de sa filiale au Niger appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
CPS de l’UA: le Maroc condamne fermement tout soutien aux mouvements séparatistes et terroristes https://lnt.ma/cps-de-lua-le-maroc-condamne-fermement-tout-soutien-aux-mouvements-separatistes-et-terroristes/ Wed, 27 Nov 2024 10:44:32 +0000 https://lnt.ma/?p=520023 Le Maroc a fermement condamné, mardi à Addis-Abeba devant le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), tout soutien aux mouvements séparatistes et terroristes. Intervenant lors de la réunion du CPS de l’UA sur « le renforcement des mécanismes de lutte contre l’exploitation des ressources naturelles par les groupes armés et terroristes », […]

The post CPS de l’UA: le Maroc condamne fermement tout soutien aux mouvements séparatistes et terroristes appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le Maroc a fermement condamné, mardi à Addis-Abeba devant le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), tout soutien aux mouvements séparatistes et terroristes.

Intervenant lors de la réunion du CPS de l’UA sur « le renforcement des mécanismes de lutte contre l’exploitation des ressources naturelles par les groupes armés et terroristes », l’ambassadeur Représentant Permanent du Royaume auprès de l’UA et la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, a souligné la causalité manifeste entre l’exploitation illégale des ressources naturelles et les dynamiques sécuritaires en Afrique, avec le rôle des activités illicites liées à ces ressources dans le renforcement des capacités de groupes armés et criminels, et ses répercussions dangereuses sur la stabilité des pays touchés.

M. Arrouchi a précisé que les groupes armés et terroristes se nourrissent de l’absence de l’autorité de l’État sur les territoires de leurs actions et cherchent de surcroit à s’accaparer le contrôle des territoires où ils sévissent, en transgressant l’intégrité territoriale des États en violation flagrante de leur souveraineté.

Il a souligné la tendance inquiétante qui se développe dans le cadre du nexus terrorisme-séparatisme, qui ne fait que grossir la taille de la menace qui guette au quotidien notre continent.

Le diplomate marocain a condamné la menace à la stabilité des États qui n’est pas uniquement le fait de groupes armés terroristes et séparatistes, mais qui résulte également de politiques belliqueuses des régimes autoritaires qui cherchent à créer, mobiliser et soutenir des mouvements séparatistes dans l’ultime objectif de servir des agendas déstabilisateurs perfides aux moyens d’idéologies passéistes éculées, et ce, en violation flagrante des principes de bon voisinage et de non-ingérence dans les affaires internes des États, consacrés dans la Charte des Nations Unies et les instruments de l’Institution panafricaine.

« Si le succès de toute stratégie de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles par les groupes armés séparatistes et terroristes repose sur une mobilisation conséquente de nos capacités sécuritaires, elle reste aussi tributaire de l’activation des leviers de développement et de résilience communautaire, d’où la pertinence d’adopter une approche holistique, fondée sur le nexus paix, sécurité et développement », a-t-il indiqué.

Il a, en outre, réitéré l’impératif d’œuvrer pour minimiser les vulnérabilités et maintenir la cohésion collective, avec la même détermination, dans le but de préserver la stabilité et l’unité nationale ainsi que l’intégrité territoriale des États africains.

Tout en appelant à renforcer les mécanismes de lutte contre l’exploitation des ressources naturelles par les groupes armés et terroristes en Afrique et à promouvoir leur rôle dans la préservation de la stabilité et de l’unité nationale des États africains, M. Arrouchi a mis en avant l’importance de lutter efficacement contre la coopération et les liens entre les terroristes et autres criminels, ainsi que les mouvements séparatistes liés à la criminalité transnationale organisée.

LNT avec Map

The post CPS de l’UA: le Maroc condamne fermement tout soutien aux mouvements séparatistes et terroristes appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La BAD et l’UA lancent une initiative phare pour éliminer la malnutrition à travers l’Afrique https://lnt.ma/la-bad-et-lua-lancent-une-initiative-phare-pour-eliminer-la-malnutrition-a-travers-lafrique/ Tue, 27 Aug 2024 09:50:27 +0000 https://lnt.ma/?p=358868 La Commission de l’Union africaine et l’initiative Leaders africains pour la nutrition (ALN) du Groupe de la Banque africaine de développement, en collaboration avec le gouvernement du Sénégal, ont lancé une série de consultations régionales en vue de transformer les politiques et les financements en faveur de la nutrition pour mettre fin à la malnutrition […]

The post La BAD et l’UA lancent une initiative phare pour éliminer la malnutrition à travers l’Afrique appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
La Commission de l’Union africaine et l’initiative Leaders africains pour la nutrition (ALN) du Groupe de la Banque africaine de développement, en collaboration avec le gouvernement du Sénégal, ont lancé une série de consultations régionales en vue de transformer les politiques et les financements en faveur de la nutrition pour mettre fin à la malnutrition dans toute l’Afrique.

La consultation inaugurale consacrée à l’Afrique de l’Ouest, s’est tenue les 19 et 20 août 2024, à Dakar, au Sénégal. Elle marquait le début d’un parcours ambitieux vers l’établissement du tout premier Cadre politique multisectoriel de nutrition de l’Afrique (MNPF) et d’une cible d’investissement dans la lutte contre la malnutrition.

La rencontre a permis de regrouper les données requises pour établir le Cadre politique multisectoriel de nutrition de l’Afrique et les cibles d’investissement, tout en suscitant également un consensus en faveur d’interventions visant à réduire les retards de croissance, l’émaciation, l’anémie et le surpoids chez les femmes, les enfants et les adolescents. L’événement a, en outre, permis d’obtenir des contributions et des recommandations applicables à différents secteurs pour orienter l’élaboration du Cadre politique multisectoriel de nutrition de l’Afrique et en garantir une mise en œuvre efficace dans l’ensemble des secteurs.

Des experts de neuf pays d’Afrique de l’Ouest, spécialisés dans les secteurs des soins de santé, de la nutrition, de l’éducation, de l’agriculture et des finances ont pris part à la rencontre, ainsi que des représentants des gouvernements du Sénégal, du Togo, du Ghana, du Nigéria, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, du Liberia, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire. Des représentants d’organisations de la société civile, du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) et du Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que de partenaires de développement tels que le mouvement SUN (Scaling Up Nutrition Movement), l’Agence canadienne de développement international et d’autres parties prenantes clés du secteur de la nutrition étaient également présents.

La résolution créant l’initiative Leaders africains pour la nutrition a été adoptée lors de la 41e réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine organisée à Lusaka, en Zambie, en 2022, qui appelait à l’établissement d’un cadre politique multisectoriel et d’une cible d’investissement dans la nutrition pour garantir un financement adéquat en faveur des initiatives pour la nutrition.

Ibrahima Gueye, directeur de cabinet du Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, et président du Conseil national de développement de la nutrition du Sénégal, a participé à la cérémonie d’ouverture de l’événement. « La hausse des financements pour la nutrition démarre par une plus grande prise de conscience de son importance par nos dirigeants. Il est impératif que les chefs d’État et de gouvernement comprennent que chaque dollar investi dans la nutrition est un dollar investi dans l’avenir de nos nations », a-t-il déclaré. « Toutefois, cette compréhension doit s’accompagner d’une appropriation renforcée des objectifs en matière de nutrition et d’un engagement ferme à mobiliser des ressources durables pour la nutrition et à utiliser les fonds de manière opportune et efficace. Cette concertation régionale marque une étape majeure dans le cadre de ce processus », a ajouté M. Gueye.

Mme Gertrude Kara, conseillère technique sur les politiques de nutrition à la Commission de l’Union africaine a souligné que « cette première consultation régionale est une étape essentielle vers l’élaboration d’une approche unifiée à l’échelle du continent relativement aux politiques et aux financements en faveur de la nutrition ». « Les contributions obtenues ici orienteront des consultations similaires à travers l’Afrique, qui aboutiront à un cadre complet permettant d’améliorer les résultats en matière de nutrition pour des millions de personnes aux quatre coins de notre continent », a-t-il précisé.

Selon le coordonnateur de l’initiative ALN de la Banque africaine de développement, George Ouma, « en réunissant des experts de divers secteurs, nous promouvons une approche holistique sur la nutrition. Non seulement cette consultation façonnera les politiques en Afrique de l’Ouest, mais elle orientera également notre stratégie continentale pour améliorer les résultats en matière de nutrition. »

Les consultations contribueront, par ailleurs, à susciter un appui afin que les pays d’Afrique participent au Sommet Nutrition pour la croissance, prévu en France, l’an prochain. Ce Sommet est un événement mondial qui se tient tous les quatre ans dans le pays d’accueil des Jeux olympiques, en vue de mobiliser des engagements et d’accélérer les progrès en faveur de l’élimination de la malnutrition d’ici 2030.

Les participants à la consultation de Dakar se sont engagés à collaborer afin de privilégier des interventions à fort impact dans les secteurs de la santé, de la protection sociale, de l’eau et l’assainissement, de l’éducation et de l’agriculture et de créer un modèle à suivre par toutes les autres régions.

Cette consultation régionale axée sur l’Afrique de l’Ouest est la première d’une série qui couvrira les cinq régions d’Afrique, afin d’aboutir à l’établissement du Cadre politique multisectoriel de nutrition et d’une cible d’investissement pour l’ensemble du continent.

L’initiative Leaders africains pour la nutrition (ALN), dirigée par la Banque africaine de développement et promue par les dirigeants africains, œuvre à la mobilisation de la volonté politique et des investissements majeurs qui sont nécessaires pour mettre fin à la malnutrition. Depuis que le sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA l’a officiellement approuvée, le 31 janvier 2018, l’ALN a permis d’obtenir des engagements essentiels de gouvernements africains qui ont débouché sur des changements politiques et des collaborations entre les secteurs dont l’impact est significatif.

Cdp

The post La BAD et l’UA lancent une initiative phare pour éliminer la malnutrition à travers l’Afrique appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le deuxième plus gros diamant au monde découvert au Botswana https://lnt.ma/le-deuxieme-plus-gros-diamant-au-monde-decouvert-au-botswana/ Fri, 23 Aug 2024 10:41:01 +0000 https://lnt.ma/?p=358711 Un diamant de taille exceptionnelle – le deuxième plus gros au monde avec 2.492 carats -, mais qui tient à peine dans la paume d’une main, a été trouvé dans une mine du Botswana, a annoncé une compagnie minière canadienne jeudi. Cette pierre précieuse d’un demi-kilo, détectée dans la mine de Karowe dans le nord-est […]

The post Le deuxième plus gros diamant au monde découvert au Botswana appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Un diamant de taille exceptionnelle – le deuxième plus gros au monde avec 2.492 carats -, mais qui tient à peine dans la paume d’une main, a été trouvé dans une mine du Botswana, a annoncé une compagnie minière canadienne jeudi.

Cette pierre précieuse d’un demi-kilo, détectée dans la mine de Karowe dans le nord-est du Botswana, premier producteur africain de diamants, est « l’un des plus gros diamants bruts jamais découverts », souligne la société Lucara dans un communiqué.

Selon le gouvernement du Botswana ainsi que plusieurs experts, il s’agirait du deuxième plus gros jamais trouvé dans la terre.

En termes de carats, il n’est pas loin du plus gros diamant connu au monde, le « Cullinan », de plus de 3.100 carats, mis au jour en Afrique du Sud en 1905.

« Nous sommes enchantés d’avoir récupéré cet extraordinaire diamant », a déclaré William Lamb, PDG de Lucara, cité dans le communiqué, qui n’offre aucune précision sur la valeur de la découverte ni sa qualité.

Selon le Financial Times, qui cite des sources proches de Lucara, la pierre pouvait valoir plus de 40 millions de dollars.

Le directeur général de Lucara Botswana, Naseem Lahri, a présenté la pierre au président du pays, Mokgweetsi Masisi, jeudi après-midi.

« On m’a dit qu’il s’agissait du plus gros diamant découvert au Botswana à ce jour et du deuxième au monde », a déclaré M. Masisi, félicitant la société.

« Avec un diamant de cette taille, on peut construire des routes », a ajouté le président.

Lucara a précisé verser au gouvernement botswanais une redevance de 10% de la valeur brute des ventes de diamants produits à Karowe.

– Détection par rayons X –

« La découverte historique de ce diamant brut, la plus importante depuis 120 ans, est passionnante », souligne Tobias Kormind, directeur général de 77 Diamonds, plus grand bijoutier en ligne d’Europe.

Selon lui, ce gros caillou largement translucide est « le plus gros diamant brut mis au jour depuis la découverte du diamant Cullinan », qui avait été taillé en plusieurs morceaux, dont les plus gros ont été sertis dans les joyaux de la Couronne britannique.

Cette découverte est « en grande partie due à une technologie récente » de détection par rayons X, mise au point par la société Lucara et utilisée depuis 2017, « qui permet d’extraire de plus grosses pierres précieuses du sol sans qu’elles se brisent », souligne le spécialiste.

« Il est donc probable que nous en verrons d’autres » émerger, a-t-il ajouté.

La mine de Karowe a commencé à produire en 2012 et Lucara a depuis lors vendu 216 diamants de plus d’un million de dollars et 11 diamants de plus de 10 millions de dollars, selon l’entreprise.

Le Botswana est l’un des plus grands producteurs mondiaux de diamants en volume, et le plus important en valeur selon le FMI. Ils constituent sa principale source de revenus, représentant 30% de son PIB et 80% de ses exportations.

Comme le souligne Lucara dans son communiqué, les revenus diamantaires apportent au Botswana « des avantages socio-économiques considérables », en finançant « des domaines essentiels tels que l’éducation et la santé » comme les infrastructures de ce pays de 2,6 millions d’habitants.

Avant la découverte annoncée jeudi, le plus gros diamant découvert au Botswana était une pierre de 1.758 carats également extraite par Lucara en 2019 et baptisée Sewelo, ce qui signifie « découverte rare » dans la langue tswana.

Gros comme une balle de tennis, il avait été acheté par la maison Louis Vuitton, marque-phare du géant du luxe LVMH, pour un prix non divulgué.

Lucara rappelle dans son communiqué avoir également trouvé en 2021 un diamant de 1.174 carats au Botswana, en utilisant la même technologie à rayons X utilisée pour identifier cette semaine le diamant brut de taille exceptionnelle.

LNT avec Afp

The post Le deuxième plus gros diamant au monde découvert au Botswana appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Un sommet mondial pour produire plus de vaccins en Afrique https://lnt.ma/un-sommet-mondial-pour-produire-plus-de-vaccins-en-afrique/ Thu, 20 Jun 2024 09:32:29 +0000 https://lnt.ma/?p=321490 Plusieurs dirigeants africains, donateurs et groupes pharmaceutiques se rassemblent jeudi à Paris pour accélérer la production de vaccins en Afrique, touchée actuellement par une épidémie de choléra. Ce Forum mondial de l’innovation et de la souveraineté vaccinales, co-organisé par la France, l’Union africaine et l’Alliance du vaccin vise à donner un coup de pouce aux […]

The post Un sommet mondial pour produire plus de vaccins en Afrique appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Plusieurs dirigeants africains, donateurs et groupes pharmaceutiques se rassemblent jeudi à Paris pour accélérer la production de vaccins en Afrique, touchée actuellement par une épidémie de choléra.

Ce Forum mondial de l’innovation et de la souveraineté vaccinales, co-organisé par la France, l’Union africaine et l’Alliance du vaccin vise à donner un coup de pouce aux fabricants de vaccins en Afrique.

L’annonce d’un dispositif de financement de plus d’un milliard de dollars est attendue au cours de cet événement alors que l’Afrique produit pour l’heure seulement 2% des vaccins qu’elle utilise.

Ce dispositif financier est « bon pour l’Afrique et pour le monde, car personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas », ont souligné le président français Emmanuel Macron, hôte du sommet, le président de l’Alliance du vaccin, José Manuel Barroso, et le président en exercice de l’Union africaine, Mohamed Cheikh El Ghazouani, dans une tribune publiée mercredi.

La question de l’inégalité de l’accès aux vaccins sur le continent africain a été mise en lumière par la pandémie de Covid il y a quatre ans. Or, une production localisée un peu partout dans le monde est perçue comme une réponse aux prochaines pandémies.

« Nous devons continuer à investir dans la vaccination qui peut être une des réponses aux enjeux globaux comme le changement climatique, les conflits et la fragilité économique », estime Marie-Ange Saraka-Yao, responsable du financement à l’Alliance du vaccin (Gavi), une organisation qui aide les pays à faible revenus à introduire des vaccins contre 20 maladies.

– Paludisme, HPV, choléra, Ebola –

Il s’agit d' »accélérer l’introduction des nouveaux vaccins et étendre la couverture des vaccins de routine », précise la responsable, citant les vaccins contre le paludisme, une maladie transmise par piqûres de moustiques qui tue 500.000 enfants chaque année, dont la majorité en Afrique, et l’immunisation de « plus de 120 millions de filles au cours des prochaines années contre le cancer du col de l’utérus ».

L’accent sera mis aussi sur le financement des vaccins contre le choléra, dont il faut continuer à augmenter la production pour faire face aux pénuries. Contre le virus Ebola, une campagne préventive a aussi été lancée récemment, principalement auprès des soignants.

L’organisation Gavi indique aussi avoir été sollicitée pour organiser la distribution de doses contre la maladie mpox qui touche particulièrement les enfants en République démocratique du Congo (RDC).

Après avoir contribué à immuniser 1 milliard d’enfants entre 2000 et 2020, l’Alliance vise à en vacciner un milliard supplémentaire d’ici à 2030 grâce au soutien des donateurs.

En plus d’accélérer les investissements dans la production locale de vaccin, il sera nécessaire de « former le personnel et renforcer le cadre réglementaire car avoir des vaccins c’est bien, mais encore faut-il qu’ils soient mis à disposition », complète Mme Saraka-Yao.

Ce sera le rôle de l’Agence africaine du médicament, une initiative de l’Union africaine en cours de création et soutenue par l’Europe pour superviser les autorités de mises sur le marché de vaccins et autres produits de santé.

« La demande (NDLR: des pays africains) sera là si le vaccin est sûr et efficace », affirme Mme Saraka-Yao, qui encourage une « approche régionale » pour parvenir à des économies d’échelle dans la production de vaccins.

L’événement va réunir à Paris plusieurs chefs d’Etat africains (Sénégal, Ghana, Rwanda et Botswana), le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des banques et des producteurs de vaccins déjà présents en Afrique.

Au-delà des discussions sur la santé, Emmanuel Macron doit s’entretenir avec plusieurs de ses homologues africains.

LNT avec Afp

The post Un sommet mondial pour produire plus de vaccins en Afrique appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Sénégal: lancement à Dodji de « l’African Lion 2024 », un exercice militaire international https://lnt.ma/senegal-lancement-a-dodji-de-lafrican-lion-2024-un-exercice-militaire-international/ Wed, 22 May 2024 10:08:11 +0000 https://lnt.ma/?p=319910 Le centre d’entrainement tactique des armées sénégalaises de Dodji (nord) abrite depuis lundi « l’African Lion 2024 », un exercice militaire multinational d’une dizaine de jours, organisé par le commandement des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique, a-t-on indiqué de source militaire à Dakar. ‘’African Lion 2024’’est un exercice interarmées et multinational qui a pour objectif de « renforcer les […]

The post Sénégal: lancement à Dodji de « l’African Lion 2024 », un exercice militaire international appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>
Le centre d’entrainement tactique des armées sénégalaises de Dodji (nord) abrite depuis lundi « l’African Lion 2024 », un exercice militaire multinational d’une dizaine de jours, organisé par le commandement des Etats-Unis d’Amérique pour l’Afrique, a-t-on indiqué de source militaire à Dakar.

‘’African Lion 2024’’est un exercice interarmées et multinational qui a pour objectif de « renforcer les capacités communes de défense des armées pour contrer les menaces internationales et les organisations extrémistes violentes’’, a annoncé la Direction de l’information et des relations publiques des armées du Sénégal (DIRPA).

Dans un communiqué, la DIRPA ajoute que plus de 900 militaires américains, hollandais et sénégalais prennent part à cette manœuvre militaire à Dodji, dans la région de Louga.

D’autres pays et organisations régionales sont représentés en qualité d’observateurs de cet exercice destiné à améliorer l’interopérabilité des forces armées des pays partenaires, selon la même source.

L’édition 2024 de ces manœuvres militaires est simultanément organisée au Sénégal, au Ghana, au Maroc et en Tunisie, selon la Dirpa.

LNT avec Map

The post Sénégal: lancement à Dodji de « l’African Lion 2024 », un exercice militaire international appeared first on La Nouvelle Tribune.

]]>