LNT, auteur/autrice sur La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/author/sb/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Mon, 19 Oct 2026 10:28:18 +0000 fr-FR hourly 1 Gouvernement : Samir Belfkih explique les circonstances de la fin des fonctions de Madiha Khayr https://lnt.ma/gouvernement-samir-belfkih-explique-les-circonstances-de-la-fin-des-fonctions-de-madiha-khayr/ Mon, 19 Oct 2026 10:28:18 +0000 https://lnt.ma/?p=561411 Le gouvernement a réagi, dimanche 18 octobre, à la controverse entourant la nomination de Madiha Khayr au poste de ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a indiqué que la décision de mettre fin à ses fonctions procédait d’une appréciation politique et […]

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Le gouvernement a réagi, dimanche 18 octobre, à la controverse entourant la nomination de Madiha Khayr au poste de ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a indiqué que la décision de mettre fin à ses fonctions procédait d’une appréciation politique et institutionnelle partagée par les composantes de la majorité. L’exécutif entend ainsi poursuivre le processus constitutionnel de sa formation, notamment à travers son investiture parlementaire, et recentrer le débat sur son programme et les attentes des citoyens.

Le gouvernement a apporté, dimanche 18 octobre 2026, des précisions sur les circonstances ayant conduit à la demande de cessation des fonctions de Madiha Khayr, nommée deux jours auparavant ministre déléguée auprès du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Dans un communiqué, le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a expliqué que le traitement de cette question répondait à une volonté de préserver les conditions nécessaires à la poursuite du processus de formation du nouvel exécutif.

Cette réaction intervient après la circulation d’informations à caractère judiciaire et médical concernant Madiha Khayr, dont le porte-parole a souligné le caractère personnel.

Une décision issue d’une concertation au sein de la majorité

Selon Samir Belfkih, le gouvernement a suivi les développements liés à la nomination de Madiha Khayr et procédé à une évaluation de la situation sur les plans politique et institutionnel.

Cette appréciation a été partagée par les différentes composantes de la majorité gouvernementale, qui ont réaffirmé leur volonté de soutenir la réussite de la nouvelle équipe dirigée par Fatima Ezzahra El Mansouri.

Le communiqué précise que cette démarche s’inscrit dans une volonté commune de privilégier les priorités de l’action gouvernementale.

Les formations de la majorité ont notamment exprimé leur souhait de recentrer le débat public sur le programme du gouvernement et les attentes des citoyens, tout en veillant à la préservation de l’intérêt général.

Le porte-parole n’a pas apporté de précisions supplémentaires sur la nature des informations ayant circulé au sujet de Madiha Khayr.

Samir Belfkih est également revenu sur la procédure constitutionnelle ayant conduit à la fin des fonctions de la ministre déléguée.

Il a rappelé que la Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, avait soumis au Roi Mohammed VI une demande en ce sens, conformément aux prérogatives que lui confère la Constitution.

Cette démarche s’appuie notamment sur les dispositions du quatrième alinéa de l’article 47 de la Constitution, qui encadrent la cessation des fonctions des membres du gouvernement.

La demande a été approuvée par le Souverain, comme l’a annoncé le Cabinet Royal dans un communiqué.

Cette décision intervient peu après la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, présidée par le Roi Mohammed VI le vendredi 16 octobre au Palais Royal de Rabat.

Pour le porte-parole du gouvernement, la rapidité avec laquelle cette question a été traitée traduit la volonté de l’exécutif de réunir les conditions nécessaires à la poursuite du processus constitutionnel de sa formation.

Samir Belfkih a indiqué que cette démarche s’inscrivait dans le cadre des responsabilités assumées par le gouvernement.

Il a notamment insisté sur la nécessité de permettre à la nouvelle équipe de franchir l’étape de l’investiture parlementaire, préalable à la mise en œuvre de son programme.

L’exécutif entend ainsi poursuivre les démarches institutionnelles engagées depuis sa nomination, tout en préparant la présentation de ses orientations devant les deux Chambres du Parlement.

Au-delà de la situation individuelle de Madiha Khayr, le communiqué met l’accent sur la volonté des composantes de la majorité de préserver leur cohésion.

LNT

 

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Salon du Cheval d’El Jadida : plus de 160.000 visiteurs pour la 17e édition https://lnt.ma/salon-du-cheval-del-jadida-plus-de-160-000-visiteurs-pour-la-17e-edition/ Mon, 19 Oct 2026 10:15:19 +0000 https://lnt.ma/?p=561407 La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida, organisée du 13 au 18 octobre 2026 sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, a accueilli plus de 160.000 visiteurs. Selon le commissaire du Salon, El Habib Marzak, cette édition a été marquée par une participation internationale diversifiée, des compétitions équestres, des rencontres professionnelles et […]

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La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida, organisée du 13 au 18 octobre 2026 sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, a accueilli plus de 160.000 visiteurs. Selon le commissaire du Salon, El Habib Marzak, cette édition a été marquée par une participation internationale diversifiée, des compétitions équestres, des rencontres professionnelles et une programmation scientifique et culturelle. L’événement a également permis de mettre en valeur les traditions équestres des différentes régions du Royaume.

La 17e édition du Salon du Cheval d’El Jadida s’est achevée dimanche 18 octobre, après six jours d’activités consacrées au monde équin, aux sports équestres et au patrimoine culturel marocain.

Organisée par l’Association du Salon du Cheval, cette manifestation a enregistré une fréquentation de plus de 160.000 visiteurs, selon les chiffres communiqués par son commissaire, El Habib Marzak.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette édition, ce dernier a dressé un bilan positif de l’événement, mettant notamment en avant la diversité des participants, le niveau des compétitions et la richesse des activités proposées.

Une fréquentation de plus de 160.000 visiteurs

Selon El Habib Marzak, la 17e édition a connu une participation importante, aussi bien au niveau national qu’international.

Le Salon a accueilli des représentants de plusieurs pays, permettant des échanges autour des pratiques équestres, des traditions liées au cheval et des différentes activités de la filière équine.

Le commissaire du Salon a également souligné la qualité des épreuves organisées durant les six jours de la manifestation, ainsi que le caractère disputé des compétitions.

Les spectacles équestres ont constitué un autre volet de la programmation, aux côtés des activités culturelles et des rencontres entre professionnels.

Avec plus de 160.000 visiteurs annoncés, cette édition confirme la capacité de l’événement à mobiliser un public autour des différentes dimensions du monde du cheval.

Un espace de rencontre pour les professionnels de la filière équine

Au-delà des compétitions et des spectacles, le Salon du Cheval d’El Jadida constitue un lieu de rencontre entre les différents acteurs du secteur équin.

Les échanges organisés à cette occasion ont permis aux professionnels du cheval et de l’équitation de se retrouver autour des questions liées à leurs activités et à l’évolution de la filière.

El Habib Marzak a notamment relevé l’intensité des rencontres professionnelles organisées durant cette édition.

Le Salon propose également un cadre d’échange entre les participants marocains et étrangers, contribuant à faire connaître les pratiques et les expériences développées dans différents pays.

Au fil de ses éditions, la manifestation a ainsi élargi sa dimension internationale, tout en conservant une place importante pour les traditions équestres nationales.

Le patrimoine équestre marocain à l’honneur

La valorisation du patrimoine culturel lié au cheval figure parmi les principaux objectifs du Salon.

La manifestation permet notamment aux différentes régions du Maroc de présenter leurs spécificités et leurs traditions équestres.

Cette dimension territoriale occupe une place particulière dans un pays où le cheval est associé à de nombreuses pratiques culturelles et manifestations traditionnelles.

Le Salon contribue ainsi à mettre en relation les expressions régionales du patrimoine équestre et les activités contemporaines du secteur.

Les animations et les spectacles proposés permettent également au public de découvrir différentes facettes de cet héritage, au-delà des seules compétitions sportives.

Une programmation scientifique et culturelle diversifiée

La 17e édition a également été marquée par l’organisation de conférences et de rencontres culturelles.

Ces activités ont complété la programmation sportive en proposant des espaces de réflexion et d’échange autour du monde équin.

La dimension scientifique et culturelle du Salon participe à son positionnement comme une manifestation qui ne se limite pas aux épreuves équestres.

Elle permet de réunir des publics aux profils variés, allant des professionnels de la filière aux passionnés d’équitation, en passant par les visiteurs intéressés par le patrimoine et les traditions marocaines.

Les compétitions et les spectacles de haut niveau ont, pour leur part, rythmé les différentes journées de l’événement.

Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le Salon du Cheval d’El Jadida s’est progressivement installé parmi les principales manifestations consacrées au secteur équin au Maroc.

Sa programmation associe les dimensions sportive, professionnelle, culturelle et patrimoniale, tout en favorisant la participation d’acteurs internationaux.

LNT

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FMI-Banque mondiale : croissance, dette publique et intelligence artificielle au cœur des Assemblées annuelles de Bangkok https://lnt.ma/fmi-banque-mondiale-croissance-dette-publique-et-intelligence-artificielle-au-coeur-des-assemblees-annuelles-de-bangkok/ Mon, 19 Oct 2026 10:10:07 +0000 https://lnt.ma/?p=561400 Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, organisées cette semaine à Bangkok, ont été consacrées aux principaux défis de l’économie mondiale, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, les contraintes budgétaires et les transformations technologiques. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de croissance, la […]

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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, organisées cette semaine à Bangkok, ont été consacrées aux principaux défis de l’économie mondiale, dans un contexte marqué par les incertitudes économiques, les contraintes budgétaires et les transformations technologiques. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives de croissance, la maîtrise de l’inflation, la soutenabilité des finances publiques et les conséquences de l’intelligence artificielle sur les économies. Le Maroc a participé aux travaux et plaidé pour une mobilisation accrue des financements privés en faveur du développement.

Les responsables économiques et financiers réunis à Bangkok à l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale ont examiné les principaux risques pesant sur l’économie mondiale et les réponses susceptibles de renforcer la résilience des États.

Cette rencontre, qui a rassemblé des représentants des gouvernements, des institutions financières internationales et du secteur privé, s’est déroulée dans un environnement caractérisé par des incertitudes persistantes sur les perspectives de croissance et les conditions de financement.

Les débats ont principalement porté sur la nécessité de préserver les équilibres macroéconomiques tout en maintenant les capacités d’investissement des États, notamment dans les infrastructures, les services publics et les secteurs stratégiques.

L’intelligence artificielle s’est également imposée parmi les sujets majeurs, en raison de ses effets potentiels sur la productivité, l’emploi et les besoins énergétiques.

Croissance mondiale : des perspectives soumises à plusieurs incertitudes

Les perspectives de croissance et l’évolution de l’inflation ont occupé une place importante dans les discussions.

Les participants ont notamment examiné les conditions permettant aux économies de maintenir leur activité tout en maîtrisant les déséquilibres macroéconomiques.

Dans un contexte international incertain, les politiques économiques doivent composer avec plusieurs impératifs : soutenir la croissance, préserver la stabilité des prix et éviter une dégradation excessive des finances publiques.

Ces objectifs peuvent toutefois entrer en tension, particulièrement lorsque les gouvernements disposent de marges budgétaires limitées.

Les échanges ont ainsi souligné l’importance d’adapter les réponses économiques aux caractéristiques et aux vulnérabilités propres à chaque pays.

La résilience face aux chocs extérieurs constitue également un enjeu central, notamment pour les économies exposées aux fluctuations des prix internationaux, aux évolutions des conditions financières ou aux perturbations des échanges commerciaux.

Les discussions ont mis en évidence la nécessité de renforcer les capacités d’anticipation et d’ajustement des politiques économiques afin de limiter les effets de ces différents risques.

Finances publiques : concilier discipline budgétaire et investissement

La soutenabilité des finances publiques a constitué un autre axe majeur des Assemblées annuelles.

Les échanges ont porté sur la maîtrise des dépenses publiques, l’efficacité des mécanismes de subvention et la préservation des capacités d’investissement des États.

La question est particulièrement importante dans les pays confrontés à des besoins élevés de financement, alors que les contraintes budgétaires limitent les possibilités d’intervention publique.

Les participants ont ainsi abordé la nécessité de mieux orienter les ressources disponibles vers les dépenses susceptibles de soutenir durablement la croissance et d’améliorer les conditions de vie des populations.

L’efficacité des politiques publiques et la qualité de la dépense constituent, dans ce cadre, des paramètres importants pour concilier les objectifs économiques et sociaux.

La mobilisation de financements supplémentaires a également figuré parmi les principales préoccupations.

Dans ce contexte, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé de nouveaux engagements à hauteur de 100 millions de dollars.

Cette annonce intervient alors que le financement du développement demeure confronté à des contraintes importantes, notamment en raison des besoins croissants des économies et des limites des ressources publiques.

Les discussions ont ainsi mis l’accent sur la recherche d’un équilibre entre discipline budgétaire, investissement productif et maintien des politiques sociales.

L’intelligence artificielle, nouveau facteur de transformation économique

Au-delà des questions monétaires et budgétaires, l’intelligence artificielle a occupé une place transversale dans les travaux des Assemblées.

Cette technologie est considérée comme un facteur potentiel de transformation des systèmes productifs, avec des conséquences sur l’organisation du travail, les compétences et les modèles économiques.

Les discussions ont notamment porté sur les gains de productivité que pourrait générer son adoption, mais également sur les conditions nécessaires pour permettre à un plus grand nombre de pays et d’entreprises d’en bénéficier.

Les participants ont également examiné les interactions entre le développement de l’intelligence artificielle, l’augmentation des besoins énergétiques et les contraintes financières auxquelles font face les États.

L’essor des infrastructures numériques et des capacités de calcul pose en effet la question des investissements nécessaires pour accompagner cette transformation technologique.

Ces besoins doivent être pris en compte dans un contexte où plusieurs économies cherchent simultanément à maîtriser leur endettement et à financer leurs priorités de développement.

Les échanges ont ainsi souligné l’importance de politiques publiques capables d’accompagner les mutations technologiques sans accentuer les déséquilibres économiques.

La formation, l’adaptation des compétences et l’accès aux technologies figurent parmi les dimensions à considérer pour favoriser une diffusion plus large des bénéfices de l’intelligence artificielle.

Le financement du développement au centre des préoccupations

Les Assemblées annuelles ont également permis d’aborder les difficultés rencontrées par les pays en développement pour mobiliser les ressources nécessaires à leurs projets économiques et sociaux.

La question du financement concerne notamment les infrastructures, les investissements productifs et les politiques destinées à soutenir l’emploi.

Dans un environnement marqué par des contraintes budgétaires, la mobilisation de capitaux privés apparaît comme l’un des moyens d’élargir les capacités de financement.

Les discussions ont ainsi porté sur la nécessité de renforcer les mécanismes permettant d’orienter davantage de ressources vers les projets de développement.

L’objectif est de concilier la préservation des équilibres financiers avec la poursuite des investissements nécessaires à la croissance.

Cette problématique concerne particulièrement les économies qui doivent répondre simultanément à des besoins importants en infrastructures, en services publics et en transformation productive.

Le Maroc plaide pour une mobilisation accrue des capitaux privés

Le Maroc a pris part aux travaux des Assemblées annuelles à travers une délégation composée de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, de Bank Al-Maghrib et des représentations du Royaume auprès du FMI et de la Banque mondiale.

La délégation marocaine a participé aux différentes réunions et tenu plusieurs rencontres en marge de l’événement.

Lors de la 114e réunion du Comité du développement, instance conjointe de la Banque mondiale et du FMI, le Royaume a plaidé en faveur d’une mobilisation accrue des financements privés au service du développement.

Cette position s’inscrit dans les discussions internationales consacrées aux moyens de compléter les ressources publiques et de répondre aux besoins croissants d’investissement.

Le recours aux capitaux privés constitue notamment un enjeu pour les économies cherchant à accélérer la réalisation de leurs projets tout en préservant leurs équilibres budgétaires.

La participation marocaine a également été marquée par une évolution de son positionnement au sein des instances de concertation financière internationales.

Le Maroc accède à la deuxième vice-présidence du G24

En marge des Assemblées annuelles, le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des vingt-quatre (G24), à compter du 1er novembre 2026.

Cette instance coordonne les positions des pays en développement sur les principales questions monétaires et financières internationales.

Elle constitue un cadre de concertation sur les politiques économiques, le financement du développement et le fonctionnement du système financier international.

La désignation du Maroc à cette fonction lui permettra de participer davantage aux travaux de coordination des positions des pays membres.

Elle intervient dans un contexte où les discussions sur la réforme de l’architecture financière internationale et l’accès des économies en développement aux ressources financières occupent une place importante.

Des défis économiques de plus en plus interdépendants

Les travaux de Bangkok ont mis en évidence les liens entre plusieurs enjeux qui structurent désormais les politiques économiques.

La croissance, la stabilité des prix, la soutenabilité de la dette, le financement des investissements et l’adoption des nouvelles technologies ne peuvent être envisagés indépendamment les uns des autres.

Les États doivent notamment composer avec la nécessité de préserver leurs équilibres budgétaires tout en mobilisant des ressources pour financer les transformations économiques.

L’intelligence artificielle ajoute une nouvelle dimension à ces arbitrages, en ouvrant des perspectives de productivité tout en nécessitant des investissements importants dans les infrastructures et les compétences.

Pour les pays en développement, la question de l’accès au financement demeure centrale afin de transformer ces perspectives en projets économiques concrets.

LNT 

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Transport touristique : La hausse continue des carburants inquiète les professionnels https://lnt.ma/transport-touristique-la-hausse-continue-des-carburants-inquiete-les-professionnels/ Mon, 19 Oct 2026 09:41:09 +0000 https://lnt.ma/?p=561397 L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) alerte sur l’aggravation des difficultés financières du secteur et appelle à un plan de sauvetage urgent ainsi qu’à l’ouverture d’un dialogue avec le nouveau gouvernement. L’Organisation marocaine du transport touristique vient de rendre public un rapport mettant en lumière la dégradation de la situation économique et organisationnelle des entreprises […]

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L’Organisation Marocaine du Transport Touristique (OMTT) alerte sur l’aggravation des difficultés financières du secteur et appelle à un plan de sauvetage urgent ainsi qu’à l’ouverture d’un dialogue avec le nouveau gouvernement.

L’Organisation marocaine du transport touristique vient de rendre public un rapport mettant en lumière la dégradation de la situation économique et organisationnelle des entreprises du transport touristique au Maroc. Face à la hausse des coûts d’exploitation, à l’érosion des marges bénéficiaires et à l’accumulation des engagements financiers, l’organisation alerte sur les risques de défaillance et de faillite auxquels sont confrontées plusieurs entreprises du secteur.

Selon les données présentées dans ce rapport, les dépenses de carburant représentent désormais près de 30 % du chiffre d’affaires des entreprises concernées, avant même la prise en compte des autres charges d’exploitation, notamment le financement des véhicules, les assurances, l’entretien, les salaires, les cotisations sociales, les pièces de rechange et les frais administratifs.

Et de préciser que la dynamique positive du tourisme marocain, soit 19,8 millions de visiteurs en 2025 générant 138 MMDH de recettes touristiques en devises, ne s’est pas traduite automatiquement par une amélioration de la situation financière de toutes les composantes de la chaîne touristique, notamment celle des entreprises de transport touristique.

D’après les témoignages recueillis auprès des professionnels, certaines entreprises poursuivent leur activité malgré l’épuisement de leur trésorerie, la diminution de leurs marges et l’augmentation de leurs engagements financiers. Cette situation est aggravée par la saisonnalité de la demande, les trajets à vide, les temps d’attente, les retards de paiement et la difficulté de réviser les tarifs des contrats en cours pour tenir compte de l’évolution des coûts.

Parmi les principales préoccupations soulevées figure l’insuffisance des aides destinées au carburant au regard des dépenses réellement supportées par les entreprises. Selon les estimations de l’OMTT concernant les situations professionnelles examinées, les aides ne couvriraient même pas 15 % de l’augmentation de la facture de carburant. Cette proportion concerne la hausse des coûts et non le montant total de la facture.

Le rapport de l’OMTT fait également état des préoccupations des professionnels concernant le prix d’acquisition et d’équipement des véhicules, les conditions de financement et les pratiques commerciales de certains importateurs et distributeurs.

Les délais de livraison, les garanties, la disponibilité des pièces de rechange et la qualité du SAV figurent aussi parmi les difficultés soulevées. L’organisation appelle à l’ouverture d’un dialogue professionnel avec les acteurs concernés afin de renforcer la transparence des offres commerciales, d’améliorer les conditions d’acquisition et d’entretien des véhicules et de traiter toute pratique avérée contraire aux règles de la concurrence.

Elle considère que le renouvellement du parc ne pourra se concrétiser sans des conditions de financement adaptées permettant aux entreprises d’investir dans des véhicules modernes tout en préservant leur capacité à honorer leurs obligations financières et sociales.

Le rapport ne limite pas la crise aux seules difficultés financières. Il met également en évidence des dysfonctionnements réglementaires et administratifs qui nécessiteraient, selon l’organisation, une révision concertée du cahier des charges et du cadre législatif et réglementaire encadrant le transport touristique.

L’organisation appelle aussi à une simplification des procédures administratives, à l’unification des pièces exigées, à la fixation de délais de traitement clairs et à la mise en place de dispositifs permettant aux professionnels de suivre leurs dossiers et de connaître les motifs des décisions administratives ainsi que les voies de recours disponibles.

Face à tous ces défis, l’OMTT préconise un programme national structuré autour de trois axes prioritaires. Le premier se rapporte au rétablissement de l’équilibre financier des entreprises. Cette démarche passerait par la révision des aides au carburant, un diagnostic documenté de la trésorerie et de l’endettement, la négociation de rééchelonnements des financements pour les entreprises dont les difficultés sont établies, l’étude de facilités de règlement des dettes fiscales et sociales conformément aux procédures en vigueur, ainsi que la mise en place d’un accompagnement adapté au renouvellement du parc.

La deuxième priorité concerne la réforme des conditions d’investissement et d’exercice de l’activité et la troisième priorité se penche sur l’amélioration des services et la préparation du secteur à l’échéance de 2030.

En conclusion de son rapport, l’Organisation marocaine du transport touristique appelle à l’ouverture d’un dialogue urgent avec le Gouvernement El Mansouri…

H.Z

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Festival de Fès de la culture soufie : la poésie mystique au cœur de la 18e édition https://lnt.ma/festival-de-fes-de-la-culture-soufie-la-poesie-mystique-au-coeur-de-la-18e-edition/ Sun, 18 Oct 2026 11:33:45 +0000 https://lnt.ma/?p=561391 La 18e édition du Festival de Fès de la culture soufie et des sagesses du monde s’est ouverte samedi 17 octobre à Bab Al Makina, avec un spectacle consacré aux « Chemins de l’amour spirituel ». Organisée jusqu’au 24 octobre sous le thème « La poésie mystique, élixir de guérison », cette manifestation propose une […]

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La 18e édition du Festival de Fès de la culture soufie et des sagesses du monde s’est ouverte samedi 17 octobre à Bab Al Makina, avec un spectacle consacré aux « Chemins de l’amour spirituel ». Organisée jusqu’au 24 octobre sous le thème « La poésie mystique, élixir de guérison », cette manifestation propose une programmation associant chants soufis marocains, traditions musicales internationales, rencontres intellectuelles, ateliers et expositions. L’événement entend explorer les liens entre poésie, spiritualité et expérience humaine, tout en mettant en valeur le patrimoine culturel et spirituel de la ville de Fès.

La ville de Fès accueille, du 17 au 24 octobre 2026, la 18e édition du Festival de la culture soufie et des sagesses du monde. Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette manifestation culturelle réunit des artistes, musiciens, chercheurs et intellectuels autour des traditions spirituelles marocaines et internationales.

Le festival a débuté samedi soir à Bab Al Makina avec le spectacle « Chemins de l’amour spirituel », consacré notamment à l’héritage poétique et musical de Sidi Mohammed Al-Harrâq, figure du soufisme marocain.

Cette édition, organisée sous le thème « La poésie mystique, élixir de guérison », propose d’examiner la place de la poésie et des expressions artistiques dans l’expérience spirituelle, ainsi que leur contribution à la réflexion sur la souffrance, la beauté et la quête de sens.

Une ouverture entre patrimoine soufi marocain et flamenco

La soirée inaugurale a été animée par l’ensemble vocal et musical Harrâqî, dirigé par Youssef El Houssaini, avec la participation de la chanteuse marocaine Nabyla Maan et de l’artiste espagnol Vicente Muñoz Gelo.

Le spectacle a associé plusieurs traditions musicales, notamment les chants spirituels, la hadra arabo-andalouse, le madih et le flamenco.

Cette création s’est appuyée sur le répertoire poétique de la tariqa Harrâqiya, dont les textes accordent une place centrale à l’amour divin et à l’expérience mystique.

Le président du festival, Faouzi Skali, a souligné l’importance de cette tradition dans le patrimoine spirituel marocain. Il s’est notamment félicité de l’ouverture de cette édition avec les créations de la zaouïa Harrâqiya, qu’il a présentée comme l’une des grandes confréries soufies du Royaume.

Selon lui, l’association entre le répertoire traditionnel de cette confrérie et l’interprétation de Nabyla Maan a permis de proposer une création réunissant différentes expressions de la poésie soufie.

De son côté, Youssef El Houssaini a expliqué que le spectacle cherchait à établir un dialogue entre plusieurs traditions artistiques.

Pour le directeur de l’ensemble Harrâqî, cette démarche ne se limite pas à une rencontre entre styles musicaux. Elle vise également à montrer que la musique peut constituer un langage commun entre les cultures et contribuer à transmettre des valeurs d’amour, de coexistence et de liberté.

Les traditions soufies marocaines à l’honneur

La programmation accorde une place importante aux expressions musicales et spirituelles issues des différentes confréries soufies marocaines.

Plusieurs soirées de samaa, consacrées au chant spirituel et à l’écoute méditative, sont prévues tout au long de la manifestation.

Elles mettront notamment à l’honneur les traditions des tariqas Qadiriyya Boutchichiya, Charqawiya, Ouazzaniya, Rissouniya et Sqalliya.

Ces rendez-vous permettront au public de découvrir la diversité des répertoires, des formes d’interprétation et des pratiques musicales associées au soufisme marocain.

Le festival entend également inscrire ces expressions dans leur contexte historique et culturel, en accordant une attention particulière à la place qu’elles occupent dans le patrimoine de Fès.

Pour Faouzi Skali, la ville constitue un cadre particulièrement adapté à cette manifestation, en raison de son histoire spirituelle et de la présence de nombreuses zaouïas.

Le président du festival a également souligné que l’événement permettait aux visiteurs de découvrir les espaces historiques de la médina et les différentes dimensions de son patrimoine culturel.

Des traditions musicales venues d’Asie, d’Europe et d’Afrique

La dimension internationale constitue un autre axe important de cette 18e édition.

Le dimanche 18 octobre, le chanteur Shuaïb Aftab Qawwal doit présenter un concert de chant soufi pakistanais en hommage au poète et philosophe Mohammed Iqbal.

Le même jour, Tristan Driessens et l’ensemble Luthopia, accompagnés d’Arianna Savall au chant et à la harpe, proposeront une création inspirée des chants mystiques d’Hildegarde de Bingen.

Ces deux rendez-vous illustrent la volonté des organisateurs de rapprocher des traditions spirituelles issues d’horizons culturels différents.

Le 21 octobre, le maître indien Ustad Wasifuddin Dagar présentera « Le souffle de l’éternité », un spectacle consacré au dhrupad, forme ancienne de chant classique originaire du nord de l’Inde.

Le lendemain, Leili Anvar et Claire Antonini proposeront « Bach et Rûmi », un concert-récital mettant en relation l’univers musical de Jean-Sébastien Bach et la poésie mystique de Jalâl ad-Dîn Rûmî.

Le 23 octobre, les jardins de Jnan Sbil accueilleront les chants spirituels de Daoud Konaté, originaire de Côte d’Ivoire, et d’Enris Qinami, d’Albanie.

La programmation prévoit également la création « Voyage d’Orient vers l’Occident », avec la participation de Marouane Hajji.

Parmi les autres spectacles annoncés figure « Ibn Al-Khatîb et la Cité de l’amour », réunissant Françoise Atlan et Kamal Hafid.

À travers ces différentes propositions, le festival entend mettre en évidence les correspondances entre les traditions poétiques et musicales, tout en préservant leurs particularités culturelles.

La poésie et la spiritualité au centre des débats

Outre les concerts et les spectacles, le Festival de Fès propose un programme de rencontres intellectuelles consacré aux relations entre poésie, spiritualité et expérience intérieure.

Plusieurs tables rondes réuniront des chercheurs et des intervenants autour de questions liées à la place de la beauté, à la dimension sensible du fait religieux et à l’interprétation des textes mystiques.

Parmi les thèmes retenus figurent « Poésie mystique : une ode à l’invisible », « La beauté peut-elle sauver le monde ? » et « Dimension sensible de l’expérience religieuse ».

D’autres discussions porteront sur « Le Mathnawî de Rûmi : une quête de guérison » et « L’épreuve transfigurée dans les grands textes sacrés ».

Ces rencontres visent à explorer la manière dont les traditions poétiques et spirituelles abordent les épreuves humaines, les interrogations existentielles et la recherche de sens.

Le 24 octobre, une rencontre intitulée « Poésie et guérison, la voie thérapeutique de Sami-Ali » viendra compléter ce cycle de réflexion.

Elle sera consacrée aux liens entre l’expression poétique, les récits et les approches de la souffrance dans l’expérience humaine.

Ateliers, cinéma et expositions

Le festival comprend également plusieurs activités destinées à diversifier les formes de participation du public.

Des ateliers permettront notamment de découvrir le chanoyu, cérémonie traditionnelle japonaise du thé, ainsi que le dhikr, pratique spirituelle fondée sur les invocations et la méditation.

Un atelier de parfumerie, intitulé « Les Jardins intérieurs, quand la poésie respire », proposera une approche sensorielle de la thématique retenue pour cette édition.

La programmation cinématographique prévoit la projection du film « Les Constructeurs de l’Alhambra », réalisé par Isabel Fernandes.

Des expositions complètent également le programme, notamment « Murmures de maisons – Du chant des oiseaux aux couleurs des seddaris », de Marie Pourchot.

LNT

 

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Compétitivité : la CGEM appelle à faire de l’innovation et de l’intelligence artificielle les moteurs de la croissance https://lnt.ma/competitivite-la-cgem-appelle-a-faire-de-linnovation-et-de-lintelligence-artificielle-les-moteurs-de-la-croissance/ Sun, 18 Oct 2026 11:29:26 +0000 https://lnt.ma/?p=561389 Le Maroc doit renforcer sa compétitivité internationale en privilégiant l’innovation, la productivité et la création de valeur ajoutée plutôt que de s’appuyer principalement sur les coûts de production. C’est l’un des principaux messages formulés par les responsables de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), samedi 17 octobre à Casablanca, lors du forum « […]

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Le Maroc doit renforcer sa compétitivité internationale en privilégiant l’innovation, la productivité et la création de valeur ajoutée plutôt que de s’appuyer principalement sur les coûts de production. C’est l’un des principaux messages formulés par les responsables de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), samedi 17 octobre à Casablanca, lors du forum « Entrepreneurs en mouvement : Transformer les priorités en actions ». Devant plus de 800 chefs d’entreprise, le président de la Confédération, Mehdi Tazi, et son vice-président général, Mohamed Bachiri, ont appelé à accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle, à soutenir les TPME et à développer de nouvelles filières industrielles. Deux accords de partenariat ont également été signés dans les domaines de l’innovation, de la formation et de la santé.

La transformation du modèle de compétitivité de l’économie marocaine était au centre du forum « Entrepreneurs en mouvement : Transformer les priorités en actions », organisé samedi 17 octobre à Casablanca par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI.

Réunissant plus de 800 chefs d’entreprise, cette rencontre a été consacrée aux principaux leviers susceptibles d’accompagner la croissance de l’économie nationale, notamment l’investissement, l’innovation, l’intelligence artificielle, le financement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), la formation et le développement des exportations.

Les interventions du président de la CGEM, Mehdi Tazi, et de son vice-président général, Mohamed Bachiri, ont particulièrement insisté sur la nécessité de faire évoluer le positionnement international du Maroc vers des activités à plus forte valeur ajoutée.

Passer d’une compétitivité par les coûts à une compétitivité par l’innovation

Dans son intervention à l’ouverture du forum, Mehdi Tazi a estimé que le Maroc devait poursuivre la transformation de son économie en renforçant sa capacité d’innovation.

« Une économie qui vend des heures de travail aura toujours un concurrent moins cher. Une économie qui vend de l’innovation se bat sur un autre terrain que celui du prix », a-t-il déclaré.

Pour le président de la CGEM, la compétitivité fondée principalement sur les coûts de production présente des limites dans un environnement international marqué par une concurrence croissante.

Il a ainsi plaidé pour un positionnement reposant davantage sur la technologie, les compétences et la création de valeur.

Mehdi Tazi a rappelé que le Maroc avait progressivement renforcé sa présence dans les chaînes de valeur mondiales grâce au développement de plusieurs secteurs, notamment l’automobile, l’aéronautique, l’offshoring, les engrais et les énergies renouvelables.

Il a également cité le rôle des infrastructures logistiques, particulièrement Tanger Med, dans l’intégration de l’économie nationale aux échanges internationaux.

Selon les chiffres avancés par le président de la CGEM, les exportations marocaines ont été multipliées par plus de quatre en vingt ans, pour atteindre 470 milliards de dirhams en 2025.

Cette évolution traduit, selon lui, les progrès réalisés par le Royaume en matière d’industrialisation et d’ouverture commerciale.

Le responsable a toutefois souligné que ce positionnement devait être consolidé par des efforts continus en matière d’investissement, de formation, de compétitivité et de développement des entreprises exportatrices.

Reproduire le modèle automobile dans de nouvelles filières

Parmi les orientations défendues par Mehdi Tazi figure l’extension à de nouveaux secteurs du modèle de développement industriel appliqué à l’automobile et à l’aéronautique.

Ce modèle repose notamment sur l’implantation de grands donneurs d’ordre autour desquels se structure progressivement un réseau de fournisseurs et de sous-traitants.

Ces entreprises peuvent ensuite développer leurs compétences, améliorer leurs capacités de production et accéder à leur tour aux marchés internationaux.

Pour le président de la CGEM, cette démarche pourrait être reproduite dans d’autres filières présentant un potentiel de développement.

Il a également mis en avant plusieurs avantages compétitifs dont dispose le Maroc, notamment ses infrastructures logistiques et ses zones d’accélération industrielle.

Le responsable a par ailleurs évoqué le potentiel d’une électricité verte produite à un coût proche de 50 centimes le kilowattheure, soit, selon son estimation, environ deux fois moins que le coût actuel.

Cette perspective pourrait constituer un facteur de compétitivité pour les activités industrielles fortement consommatrices d’énergie, sous réserve de la concrétisation des conditions de production et d’approvisionnement correspondantes.

L’intelligence artificielle appelée à transformer la concurrence

L’intelligence artificielle a occupé une place importante dans les échanges.

Pour Mohamed Bachiri, vice-président général de la CGEM, cette technologie devrait modifier profondément les conditions de la compétition économique, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.

« L’IA transforme déjà les métiers, les processus de production et les modèles économiques, offrant aux entreprises d’importantes perspectives en matière de productivité, de qualité, de développement de nouveaux services et d’accès à de nouveaux marchés », a-t-il souligné.

Selon lui, l’adoption des nouvelles technologies représente désormais un enjeu majeur pour les entreprises marocaines.

« Sur ce sujet, il faut aller vite car notre compétitivité reposera de plus en plus sur notre capacité à maîtriser la technologie et à en tirer la valeur », a-t-il affirmé.

Le vice-président général de la CGEM a notamment insisté sur la nécessité d’investir davantage dans les technologies, la recherche et développement et les compétences.

L’objectif est de permettre aux entreprises d’améliorer leur productivité, de développer de nouveaux produits et services et de renforcer leur présence sur les marchés.

Pour Mohamed Bachiri, le prochain palier de croissance de l’économie marocaine nécessitera ainsi un accroissement de la valeur produite, au-delà de la seule augmentation des capacités de production.

TPME et startups : faciliter le financement et l’accès aux marchés

Le développement des TPME a constitué un autre axe important des interventions.

Mehdi Tazi a souligné que ces entreprises avaient besoin de plusieurs formes d’accompagnement pour renforcer leurs capacités de croissance.

Il a notamment évoqué l’accès aux fonds propres, les mécanismes de garantie bancaire et les possibilités d’accès aux marchés.

Ces différents leviers doivent permettre aux entreprises de financer leurs investissements, de développer leurs activités et d’améliorer leur compétitivité.

Concernant les startups, le président de la CGEM a insisté sur l’importance des premières commandes, qui permettent aux jeunes entreprises de tester leurs produits, de les améliorer et de disposer de premières références commerciales.

Cette question concerne particulièrement les entreprises innovantes, dont le développement dépend souvent de leur capacité à accéder à des clients et à démontrer la viabilité de leurs solutions.

Mohamed Bachiri a également mis en avant l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs marocains investissant des secteurs technologiques complexes.

Il a notamment cité les technologies de défense, l’agriculture de précision, le financement agricole, la transformation du commerce traditionnel et la mobilité urbaine.

Pour le vice-président général de la CGEM, ces initiatives illustrent les possibilités de développement de nouvelles activités à forte valeur ajoutée au Maroc.

Des attentes en matière de simplification administrative

Au-delà des enjeux technologiques et financiers, Mehdi Tazi a appelé à améliorer l’environnement administratif et réglementaire des entreprises.

Le président de la CGEM a notamment plaidé pour des procédures plus rapides, des règles plus claires et une fiscalité plus équitable.

Il a préconisé que les administrations soient tenues de répondre aux demandes des entreprises dans des délais préalablement définis.

Il a également insisté sur la nécessité de motiver les décisions de refus, afin de renforcer la transparence des procédures.

Ces propositions s’inscrivent dans les préoccupations du patronat concernant la prévisibilité de l’environnement des affaires et les conditions de réalisation des projets d’investissement.

Le responsable a également mis en avant les opportunités offertes par les stratégies nationales dans les domaines de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’industrie, du numérique et de l’intelligence artificielle.

Ces chantiers sont présentés comme autant de domaines susceptibles de générer de nouveaux investissements et de favoriser l’émergence de filières économiques.

Un partenariat pour développer le Morocco Innovation Lab

Le forum a également été marqué par la signature de deux accords de partenariat.

Le premier est un protocole d’entente conclu entre la CGEM et le Conseil de la région Casablanca-Settat pour accompagner le développement du Morocco Innovation Lab (MIL).

Ce dispositif vise à soutenir les entreprises de la région dans leur transformation et leur montée en compétitivité.

Les actions envisagées concernent notamment la formation, l’accompagnement, l’accélération des projets et la mise en réseau des entreprises.

Le protocole prévoit de développer le MIL en tant que centre régional de compétences et d’innovation, avec une attention particulière portée aux TPME et aux startups.

Cette initiative entend ainsi contribuer à renforcer l’écosystème entrepreneurial régional et à faciliter l’accès des entreprises aux ressources nécessaires à leur développement.

Santé et entreprises : une convention avec la Fondation Mohammed VI

Le deuxième accord a été signé entre la CGEM et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé.

Cette convention-cadre vise à renforcer les liens entre le secteur de la santé et le monde de l’entreprise.

Elle prévoit notamment le développement d’une offre de formation adaptée aux besoins des entreprises, ainsi que des actions destinées à favoriser l’innovation collaborative.

La coopération Sud-Sud figure également parmi les axes retenus.

Le partenariat comprend, par ailleurs, des initiatives consacrées à la promotion de la santé et du bien-être au sein du tissu entrepreneurial.

L’objectif est de développer des programmes communs mobilisant les compétences et les ressources des deux institutions.

La montée en gamme de l’économie comme objectif

Les discussions du forum ont également porté sur l’attractivité internationale du Maroc, la valorisation de la marque nationale, l’évolution des modèles entrepreneuriaux et les perspectives de l’économie de la création de contenu.

Pour Mohamed Bachiri, le Maroc a renforcé sa capacité à attirer de grands investisseurs et à développer des filières industrielles intégrées aux chaînes de valeur internationales.

Il estime toutefois que la poursuite de cette dynamique nécessite de nouveaux efforts en matière de productivité et d’innovation.

Le vice-président général de la CGEM a également souligné l’importance de la qualité de l’exécution, du développement des compétences et de la capacité des dirigeants à adapter leurs stratégies aux transformations économiques.

Les responsables patronaux ont ainsi défendu une approche reposant sur plusieurs leviers complémentaires : l’investissement technologique, la formation, l’amélioration de l’environnement des affaires, le financement des TPME et le développement de nouvelles filières industrielles.

 

LNT

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PLF 2027 : le Roi Mohammed VI préside un Conseil des ministres consacré aux orientations budgétaires https://lnt.ma/plf-2027-le-roi-mohammed-vi-preside-un-conseil-des-ministres-consacre-aux-orientations-budgetaires/ Sun, 18 Oct 2026 11:25:14 +0000 https://lnt.ma/?p=561386 Le Roi Mohammed VI a présidé, samedi 17 octobre au Palais Royal de Rabat, un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du Projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2027. Le texte s’articule autour de cinq grandes priorités, notamment la restauration du pouvoir d’achat, l’insertion des jeunes, le […]

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Le Roi Mohammed VI a présidé, samedi 17 octobre au Palais Royal de Rabat, un Conseil des ministres consacré à l’examen et à l’adoption des orientations générales du Projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2027. Le texte s’articule autour de cinq grandes priorités, notamment la restauration du pouvoir d’achat, l’insertion des jeunes, le développement territorial, le renforcement de la souveraineté stratégique et la consolidation de l’économie nationale. Une enveloppe de 25 milliards de dirhams est prévue pour accélérer la mise en œuvre de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré.

Les orientations générales du Projet de loi de finances 2027 ont été examinées et adoptées lors d’un Conseil des ministres présidé, samedi 17 octobre 2026, par le Roi Mohammed VI au Palais Royal de Rabat.

Conformément aux dispositions de l’article 49 de la Constitution, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique, Fouzi Lekjaa, a présenté devant le Souverain les principales orientations du projet de budget pour l’année prochaine.

Selon le communiqué du Cabinet Royal, ce projet intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des incertitudes économiques et géopolitiques, la progression des tendances protectionnistes et l’intensification de la concurrence autour des ressources énergétiques, des technologies et des financements.

Le gouvernement entend, dans ce contexte, poursuivre les réformes économiques et sociales, tout en préservant les équilibres macroéconomiques et budgétaires.

Une croissance de 4,7 % attendue en 2026

Les prévisions présentées lors du Conseil des ministres font état d’une croissance de l’économie nationale de 4,7 % à la fin de l’année 2026.

L’inflation devrait, pour sa part, être contenue à 0,7 %, tandis que le déficit budgétaire serait ramené à 3 % du produit intérieur brut (PIB).

Ces projections constituent le cadre macroéconomique dans lequel s’inscrit la préparation du PLF 2027.

Le gouvernement devra ainsi concilier le financement des politiques sociales, la poursuite des grands investissements et le maintien des équilibres des finances publiques.

Le projet de budget repose sur cinq priorités, qui couvrent à la fois les conditions de vie des citoyens, l’emploi, le développement territorial, la souveraineté stratégique et la compétitivité de l’économie.

Pouvoir d’achat : une réforme des marchés et des prix annoncée pour 2027

La première priorité du PLF 2027 concerne la restauration du pouvoir d’achat et la consolidation des fondements d’un État social financièrement soutenable.

Dans ce cadre, une réforme structurelle des marchés et des prix doit être engagée à partir de 2027. Elle sera accompagnée de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat des ménages.

Le communiqué ne précise toutefois pas, à ce stade, les modalités de cette réforme ni les secteurs qui seront directement concernés.

Le gouvernement prévoit également de poursuivre la généralisation de la couverture médicale, tout en accordant une attention particulière à la soutenabilité financière des régimes de protection sociale.

La revalorisation de l’aide sociale directe figure aussi parmi les engagements annoncés.

Les systèmes publics de santé et d’éducation feront l’objet de nouvelles actions de mise à niveau, dans le prolongement des réformes engagées dans ces deux secteurs.

Le PLF prévoit par ailleurs de renforcer l’accès à un logement décent, notamment à travers la poursuite du programme d’aide directe au logement.

Cette première orientation associe ainsi plusieurs dimensions de la politique sociale : les revenus des ménages, les dépenses de consommation, l’accès aux services publics et les conditions de logement.

Un programme national intégré pour les jeunes sur la période 2027-2031

La deuxième priorité porte sur l’insertion des jeunes dans l’éducation, la formation et l’emploi décent.

Le gouvernement prévoit, à cet effet, le lancement d’un programme national intégré pour les jeunes couvrant la période 2027-2031.

Ce dispositif reposera sur plusieurs mécanismes complémentaires, notamment la formation, l’incubation de projets et la facilitation de l’accès au financement.

Il prévoit également de mobiliser des instruments de garantie et des mécanismes permettant aux jeunes d’accéder plus facilement aux marchés.

L’objectif annoncé est de dépasser la multiplication des programmes sectoriels dispersés, dont les limites sont relevées dans le communiqué du Cabinet Royal.

La nouvelle approche doit permettre de mieux coordonner les interventions publiques et d’assurer un suivi des parcours des jeunes, depuis l’éducation et la formation jusqu’à l’accès à l’emploi et au logement.

Cette orientation traduit la volonté de traiter l’insertion économique et sociale des jeunes de manière plus globale, en tenant compte des différentes étapes de leur parcours.

Le gouvernement considère cette question comme l’un des enjeux les plus urgents de la période à venir.

Les modalités de financement et les objectifs chiffrés du programme 2027-2031 n’ont pas encore été détaillés.

Développement territorial : 25 milliards de dirhams mobilisés

La troisième priorité concerne l’accélération de la régionalisation avancée et la mise en œuvre de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré.

Le gouvernement prévoit de mobiliser une enveloppe budgétaire de l’ordre de 25 milliards de dirhams pour accélérer le déploiement de ces programmes.

Cette orientation s’inscrit dans le cadre des Hautes Orientations Royales relatives à la réduction des disparités territoriales et à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique à l’échelle régionale.

Elle prévoit notamment une réorganisation des compétences régionales, selon une approche privilégiant la clarté des responsabilités et l’efficacité des interventions.

Le renforcement des mécanismes de coordination et de contractualisation entre l’État et les régions figure également parmi les mesures annoncées.

Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre de la Charte nationale de la déconcentration administrative.

Cette réforme vise à renforcer les capacités de décision et d’exécution des administrations territoriales, afin de faciliter la réalisation des projets de développement.

La mobilisation des 25 milliards de dirhams constitue l’un des principaux engagements financiers explicitement mentionnés dans les orientations du PLF 2027.

Le communiqué ne précise cependant pas la répartition de cette enveloppe entre les régions ou les différents programmes concernés.

Eau, énergie, alimentation et numérique : quatre axes de souveraineté

La quatrième priorité porte sur le renforcement de la souveraineté stratégique du Maroc dans les domaines hydrique, énergétique, alimentaire et numérique.

La sécurisation des ressources en eau demeure un objectif central, dans un contexte où les besoins des populations, de l’agriculture et des activités économiques nécessitent une adaptation continue des infrastructures hydriques.

Sur le plan énergétique, le gouvernement prévoit d’accélérer le programme de développement des énergies renouvelables.

Il entend également poursuivre le déploiement de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert, ainsi que la mise en œuvre progressive de la feuille de route consacrée aux infrastructures gazières.

Ces différents chantiers doivent contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement énergétique et à renforcer les capacités nationales dans des secteurs considérés comme stratégiques.

La sécurité alimentaire constitue un autre axe de cette priorité, avec des mesures annoncées pour garantir l’approvisionnement du pays.

Enfin, le projet prévoit de renforcer la souveraineté numérique nationale, sans détailler à ce stade les dispositifs qui seront mobilisés.

Cette orientation regroupe ainsi plusieurs secteurs dont la sécurisation est présentée comme essentielle à la résilience économique et au développement du Royaume.

Investissement privé et TPME au cœur de la stratégie économique

La cinquième priorité concerne la construction d’une économie capable de financer durablement les ambitions sociales et les projets de souveraineté stratégique.

Le gouvernement prévoit de poursuivre les réformes institutionnelles tout en veillant à la préservation des équilibres macroéconomiques et budgétaires.

Cette orientation doit notamment permettre de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des grands projets de développement et des stratégies sectorielles.

Le PLF 2027 accorde également une place importante au développement de nouveaux écosystèmes industriels souverains.

Le renforcement de l’investissement privé constitue, dans ce cadre, un levier central de la politique économique.

Le gouvernement prévoit de consolider les mécanismes de soutien prévus par la Charte de l’investissement et de poursuivre la réforme des Centres régionaux d’investissement (CRI).

Une attention particulière sera également accordée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), dont le développement est présenté comme une composante importante de la dynamique économique.

L’objectif est de faciliter l’investissement productif, d’accompagner les entreprises et de renforcer les capacités de création d’activités économiques.

Un budget articulé autour des priorités sociales et des équilibres financiers

Les orientations générales du PLF 2027 traduisent une volonté d’articuler plusieurs objectifs : soutenir le pouvoir d’achat, améliorer l’accès aux services publics, favoriser l’insertion des jeunes et accélérer les investissements territoriaux et stratégiques.

Cette démarche devra être conduite dans un environnement international caractérisé par des tensions persistantes sur les échanges, l’énergie, les technologies et les conditions de financement.

Le cadrage macroéconomique présenté au Conseil des ministres, avec une croissance attendue de 4,7 % en 2026, une inflation de 0,7 % et un déficit budgétaire ramené à 3 % du PIB, constitue l’un des éléments de référence de cette stratégie.

Les annonces relatives à la réforme des marchés et des prix, au programme national intégré pour les jeunes 2027-2031 et à l’enveloppe de 25 milliards de dirhams destinée au développement territorial figurent parmi les principales orientations nouvelles du projet.

L’examen du texte budgétaire permettra de préciser les dotations sectorielles, les modalités de financement et les mesures prévues pour concrétiser ces engagements.

 

LNT

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Fatima Ezzahra El Mansouri promet un programme axé sur « les attentes des citoyens » https://lnt.ma/fatima-ezzahra-el-mansouri-promet-un-programme-axe-sur-les-attentes-des-citoyens/ Sat, 17 Oct 2026 13:02:40 +0000 https://lnt.ma/?p=561381 La Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a annoncé, vendredi 16 octobre à Rabat, que le nouvel exécutif travaillera à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un programme gouvernemental destiné à répondre aux attentes des citoyens et aux principaux défis du pays. S’exprimant à l’issue de la cérémonie de nomination des membres du […]

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La Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a annoncé, vendredi 16 octobre à Rabat, que le nouvel exécutif travaillera à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un programme gouvernemental destiné à répondre aux attentes des citoyens et aux principaux défis du pays. S’exprimant à l’issue de la cérémonie de nomination des membres du gouvernement, présidée par le Roi Mohammed VI, elle a souligné que la nouvelle majorité repose sur une coalition de quatre partis politiques partageant une vision commune. Le programme sera présenté devant les deux Chambres du Parlement.

La nouvelle Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a présenté les premières orientations de l’action de son équipe, vendredi 16 octobre 2026, à l’issue de la cérémonie de nomination des membres du nouvel exécutif au Palais Royal de Rabat.

Dans une déclaration à la presse, elle a indiqué que le gouvernement entendait élaborer un programme d’action tenant compte des orientations fixées par le Roi Mohammed VI, notamment dans les discours du Trône et d’ouverture du Parlement.

Ce programme devra, selon elle, apporter des réponses aux attentes des citoyens et permettre de relever les principaux défis auxquels le Royaume est confronté.

La Cheffe du gouvernement a également insisté sur la nécessité de traduire ces orientations en politiques publiques susceptibles de produire des résultats concrets pour la population.

Fatima Ezzahra El Mansouri a précisé que la nouvelle coalition gouvernementale réunit quatre formations politiques partageant, selon elle, des références et des orientations programmatiques proches.

« Ce gouvernement est composé d’un groupe de travail formé de quatre partis politiques ayant en partage une proximité référentielle et une convergence de programmes, avec lesquels nous avons travaillé, par le passé, à partir de différentes positions », a-t-elle déclaré.

La Cheffe du gouvernement a ainsi mis en avant l’expérience de collaboration entre les différentes composantes de la coalition, malgré les positions distinctes qu’elles ont pu occuper précédemment.

Elle a également insisté sur la cohésion de la nouvelle majorité, présentée comme un élément central de la préparation du futur programme gouvernemental.

« Aujourd’hui, ces partis forment une majorité homogène avec une vision unifiée et un programme d’action commun », a-t-elle affirmé.

Cette convergence devra se traduire par l’élaboration d’une feuille de route commune, appelée à définir les priorités de l’action gouvernementale.

La Cheffe du gouvernement n’a toutefois pas détaillé, dans cette première déclaration, les mesures sectorielles qui figureront dans le programme.

Un programme gouvernemental à présenter devant le Parlement

L’une des prochaines étapes pour le nouvel exécutif sera la préparation de son programme gouvernemental, qui devra être présenté devant les deux Chambres du Parlement.

Fatima Ezzahra El Mansouri a indiqué que ce document comportera des propositions destinées à répondre aux aspirations des citoyens.

Le gouvernement entend notamment inscrire son action dans le prolongement des orientations royales exprimées lors des dernières interventions du Souverain.

La Cheffe du gouvernement a évoqué la volonté de mettre en place un programme ambitieux, en mesure d’apporter des solutions aux principales préoccupations de la population.

Les modalités de mise en œuvre, les priorités sectorielles et les engagements précis du nouvel exécutif devraient être détaillés lors de la présentation du programme gouvernemental.

Cette étape permettra également aux parlementaires de prendre connaissance des orientations retenues et d’en débattre dans le cadre des procédures institutionnelles.

Revenant sur la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, Fatima Ezzahra El Mansouri s’est dite honorée par la nomination des membres du gouvernement par le Roi Mohammed VI.

Elle a souligné que le nouvel exécutif réunit des profils disposant, selon elle, d’une expertise reconnue dans leurs domaines respectifs.

La Cheffe du gouvernement a également mis en avant la représentation des femmes et des jeunes au sein de la nouvelle équipe.

Ces éléments ont été présentés comme des caractéristiques de la composition gouvernementale, appelée à conduire les politiques publiques durant le nouveau mandat.

La déclaration n’a cependant pas précisé les objectifs spécifiques qui pourraient être assignés à ces différentes catégories de responsables dans la conduite de l’action gouvernementale.

La Cheffe du gouvernement a enfin insisté sur la responsabilité de l’exécutif dans la mise en œuvre des engagements qui seront inscrits dans son programme.

Elle a indiqué que le gouvernement entend agir dans un esprit de responsabilité et privilégier des politiques publiques ayant un impact positif sur la société.

Cette orientation met l’accent sur la nécessité de traduire les engagements gouvernementaux en actions répondant aux besoins des citoyens.

La question de l’efficacité des politiques publiques devrait ainsi occuper une place dans les travaux de préparation du programme, même si les instruments de suivi et d’évaluation n’ont pas encore été précisés.

LNT

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Le Gouvernement El Mansouri officiellement formé https://lnt.ma/le-gouvernement-el-mansouri-officiellement-forme/ Fri, 16 Oct 2026 15:40:08 +0000 https://lnt.ma/?p=561359 Le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi 16 octobre 2026, au Palais Royal de Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. La nouvelle équipe gouvernementale compte 32 membres, dont la Cheffe du gouvernement, 19 ministres, le Secrétaire général du gouvernement et 11 ministres délégués. Plusieurs départements […]

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Le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi 16 octobre 2026, au Palais Royal de Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement, dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. La nouvelle équipe gouvernementale compte 32 membres, dont la Cheffe du gouvernement, 19 ministres, le Secrétaire général du gouvernement et 11 ministres délégués. Plusieurs départements ont été réorganisés, notamment ceux de l’économie, de l’éducation, de l’industrie et de la transformation numérique.

Le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi 16 octobre 2026, correspondant au 4 Joumada Al Oula 1448 de l’Hégire, au Palais Royal de Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement marocain.

Cette équipe est conduite par Fatima Ezzahra El Mansouri, nommée Cheffe du gouvernement.

La composition du nouvel exécutif comprend plusieurs responsables ayant déjà exercé des fonctions gouvernementales, ainsi que de nouveaux titulaires à la tête de différents départements.

Elle se caractérise également par une réorganisation de certains portefeuilles ministériels, avec notamment l’intégration de la performance publique aux attributions du ministère de l’Économie et des Finances, ainsi que la création d’un département consacré à l’intelligence artificielle, à la transformation numérique et à la réforme de l’administration.

Les principaux départements régaliens et économiques

Dans la nouvelle équipe gouvernementale, Abdelouafi Laftit conserve le portefeuille de l’Intérieur, tandis que Nasser Bourita est nommé ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Abdellatif Ouahbi est nommé ministre de la Justice et Ahmed Toufiq ministre des Habous et des Affaires islamiques. Hassan Tariq occupe le poste de Secrétaire général du gouvernement.

Sur le plan économique, Fouzi Lekjaa prend la tête du ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance publique.

Nizar Baraka est nommé ministre de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts, tandis que Ryad Mezzour se voit confier le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique.

Le département de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire revient à Khalid Hatimy.

Abdessamad Kayouh est nommé ministre du Transport et de la Logistique.

Santé, éducation et emploi : les nouveaux responsables

Dans les secteurs sociaux, Nabil Benabdallah est nommé ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale est confié à Youns Bjijou.

Azzeddine El Midaoui est nommé ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Le portefeuille de l’Emploi et du Dialogue social revient à Abderrahim Chahid.

Najwa Koukouss prend la tête du ministère de la Famille, du Développement social et de l’Égalité.

Mohamed Mehdi Bensaid est, pour sa part, nommé ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports.

Un ministère consacré à l’intelligence artificielle et à la transformation numérique

Parmi les évolutions de l’organisation gouvernementale figure la nomination d’Ahmed Rahhou à la tête du ministère de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration.

Ce portefeuille réunit les questions liées au développement de l’intelligence artificielle, à la transformation numérique et à la modernisation administrative.

Aïcha Guellaa est nommée ministre déléguée auprès de ce département, chargée de la Réforme de l’administration.

Le ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable est confié à Charafat Afailal.

Samir Belfkih est nommé ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville. Il exercera également les fonctions de porte-parole du gouvernement.

Le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire revient à Jalal Charaf.

Onze ministres délégués dans la nouvelle équipe

Le nouveau gouvernement comprend également onze ministres délégués, chargés de domaines spécifiques au sein de plusieurs départements.

Abdeltif Loudyi est nommé ministre délégué auprès de la Cheffe du gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale.

Kouloub Faitah est nommée ministre déléguée auprès de la Cheffe du gouvernement, chargée des Relations avec le Parlement et la Société civile.

Omar Hejira occupe le poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, chargé du Commerce extérieur.

Ahmed Mehdi Mezouari est nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire, chargé de la Pêche maritime.

Au sein du département de l’Éducation nationale, deux ministres délégués sont nommés : Kamal Hachoumi, chargé du Préscolaire et de la Lutte contre la déperdition scolaire, et Madiha Khayr, chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification.

Fatima Saadi est nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, chargée de l’Habitat et de la Politique de la ville.

Salah-Eddine Abkari est nommé ministre délégué auprès du ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, chargé de la Jeunesse.

Rachid Hamouni est nommé ministre délégué auprès de la ministre de la Famille, du Développement social et de l’Égalité, chargé de l’Inclusion sociale.

Aïcha Guellaa est nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration, chargée de la Réforme de l’administration.

Enfin, Abdeljabbar Errachidi est nommé ministre délégué auprès du ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire, chargé de l’Artisanat et de l’Économie solidaire.

LNT

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216 jeunes, dont des Marocains, achèvent la première édition du programme AeroSTAR de Boeing https://lnt.ma/216-jeunes-dont-des-marocains-achevent-la-premiere-edition-du-programme-aerostar-de-boeing/ Fri, 16 Oct 2026 15:38:25 +0000 https://lnt.ma/?p=561355 Le programme AeroSTAR, développé par Boeing et Amideast, a achevé sa première édition avec la participation de 216 lycéens issus de cinq pays, dont le Maroc. Destinée aux jeunes âgés de 15 à 18 ans, cette initiative vise à faire découvrir les métiers de l’aéronautique et du spatial à travers des formations, des rencontres avec […]

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Le programme AeroSTAR, développé par Boeing et Amideast, a achevé sa première édition avec la participation de 216 lycéens issus de cinq pays, dont le Maroc. Destinée aux jeunes âgés de 15 à 18 ans, cette initiative vise à faire découvrir les métiers de l’aéronautique et du spatial à travers des formations, des rencontres avec des professionnels et des expériences pratiques. La première promotion s’est réunie à Amman, en Jordanie, du 9 au 12 octobre 2026, pour un camp régional de clôture. Une deuxième édition est annoncée, avec un recrutement qui débute ce mois-ci.

Boeing et l’organisation américaine Amideast ont annoncé l’achèvement de la première édition du programme AeroSTAR, une initiative de formation et d’orientation professionnelle destinée aux lycéens intéressés par les métiers de l’aviation et du spatial.

Au total, 216 jeunes âgés de 15 à 18 ans, originaires du Maroc, d’Égypte, de Jordanie, du Koweït et des Émirats arabes unis, ont participé à cette première promotion.

Le programme vise à accompagner les élèves dans leurs choix d’études supérieures et à leur permettre de mieux connaître les différentes perspectives professionnelles offertes par l’industrie aérospatiale.

Il repose notamment sur une combinaison de formations, d’activités pratiques, de mentorat et de rencontres avec des entreprises du secteur.

Une formation de 60 heures associant théorie et pratique

Le parcours AeroSTAR comprend plusieurs étapes destinées à familiariser les participants avec les métiers de l’aéronautique et du spatial.

La première, baptisée AeroSTAR Academy, consiste en un programme d’apprentissage de 60 heures associant des connaissances sur l’industrie aéronautique à des compétences comportementales et professionnelles.

Les élèves y abordent notamment le travail en équipe, la communication, la résolution de problèmes, le leadership et la pensée créative.

Cette formation est complétée par des interventions de professionnels du secteur, permettant aux participants de mieux comprendre les exigences et les possibilités de carrière dans les différentes branches de l’industrie.

Le programme comprend également l’AeroSTAR Challenge, un concours national au cours duquel les équipes élaborent et présentent des projets devant des professionnels de l’aéronautique.

Les équipes les mieux classées accèdent ensuite à un camp régional réunissant les représentants des pays participants.

Selon les organisateurs, plus de 90 % des élèves ayant suivi cette première édition ont déclaré que leur intérêt pour les carrières dans l’aviation et le spatial s’était renforcé à l’issue du programme.

Ce résultat repose sur les déclarations des participants et traduit, selon Boeing et Amideast, l’intérêt de ce type d’initiative pour l’orientation professionnelle des jeunes.

Le Maroc représenté au camp régional d’Amman

La première édition s’est achevée par un camp régional organisé du 9 au 12 octobre à Amman, en Jordanie.

Cette rencontre a réuni les équipes gagnantes des concours nationaux organisés dans les cinq pays participants, dont le Maroc.

Durant quatre jours, les élèves ont pris part à des présentations de projets, à des ateliers d’orientation professionnelle et à des visites d’installations aéronautiques.

Le programme comprenait notamment une visite de l’aéroport international Queen Alia, organisée par Airport International Group (AIG), dans le cadre de son partenariat avec Amideast.

Les participants ont également découvert les installations de Joramco, entreprise spécialisée dans la maintenance, la réparation et la révision d’aéronefs, basée à Amman et appartenant à Dubai Aerospace Enterprise (DAE).

Ces visites ont permis aux jeunes d’observer différentes activités liées à l’exploitation aéroportuaire et à la maintenance aéronautique.

Elles visaient également à leur présenter des métiers qui ne se limitent pas au pilotage ou à la conception d’avions, mais concernent aussi les opérations au sol, l’ingénierie, les services techniques et l’entretien des appareils.

Des besoins importants en compétences aéronautiques

Le développement du programme AeroSTAR s’inscrit dans un contexte de croissance attendue des besoins en personnel qualifié dans l’industrie aéronautique.

Selon les estimations présentées par Boeing, la flotte aérienne régionale devrait doubler au cours des deux prochaines décennies.

Le constructeur américain estime que cette évolution nécessitera le recrutement de 236 000 nouveaux professionnels de l’aviation au Moyen-Orient et de 75 000 en Afrique sur cette période.

Ces projections concernent différents métiers nécessaires au fonctionnement et au développement du transport aérien.

Pour Wael Zaoud, directeur général de Boeing pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, la sensibilisation des jeunes aux carrières aéronautiques constitue un moyen d’accompagner ces besoins futurs.

« AeroSTAR est notre investissement proactif pour constituer un vivier local de talents solide, susciter dès le plus jeune âge l’intérêt pour les carrières dans l’aéronautique et doter la prochaine génération des compétences nécessaires pour faire avancer notre industrie », a-t-il déclaré.

Le programme entend ainsi intervenir en amont des parcours universitaires et professionnels, en donnant aux lycéens des éléments d’information susceptibles d’orienter leurs choix de formation.

Favoriser les échanges avec les professionnels du secteur

Pour Amideast, l’un des principaux objectifs du programme consiste à mettre les jeunes en contact avec des professionnels de l’industrie et à leur permettre de découvrir concrètement leur environnement de travail.

Greta C. Holtz, présidente-directrice générale d’Amideast, souligne l’importance de ces expériences dans la construction des projets d’orientation.

« AeroSTAR illustre la force qu’il y a à mettre les jeunes en contact direct avec des professionnels du secteur et à leur faire découvrir concrètement le monde de l’aviation et du spatial », a-t-elle indiqué.

Selon elle, les rencontres avec des professionnels et les visites de sites peuvent permettre aux élèves d’envisager des parcours qu’ils n’auraient pas nécessairement considérés auparavant.

L’initiative repose ainsi sur une approche associant acquisition de connaissances, développement de compétences transversales et découverte des réalités professionnelles.

Pour les participants marocains, elle constitue également une occasion d’échanger avec des jeunes d’autres pays de la région autour de projets liés à l’aéronautique et au spatial.

Une deuxième promotion en préparation

Boeing et Amideast ont annoncé le lancement du recrutement de la deuxième promotion d’AeroSTAR à partir d’octobre 2026.

Les élèves des pays participants, dont le Maroc, pourront déposer leur candidature à travers les plateformes locales d’Amideast.

Les organisateurs prévoient d’élargir la portée du programme au cours de sa deuxième année afin de permettre à davantage de jeunes de découvrir les possibilités de formation et de carrière dans le secteur aérospatial.

Cette nouvelle édition devrait conserver les principales composantes du dispositif, notamment les formations, les concours nationaux et les activités d’immersion professionnelle.

L’initiative s’inscrit plus largement dans les actions éducatives menées par Amideast au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ainsi que dans les programmes de soutien à la formation développés par Boeing dans la région.

Le constructeur américain indique avoir consacré 16 millions de dollars à des initiatives communautaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord au cours des cinq dernières années, avec 360 000 personnes concernées selon ses données.

LNT

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Innovation sociale : le Forum WeXchange 2026 réunira plus de 400 participants à Casablanca https://lnt.ma/innovation-sociale-le-forum-wexchange-2026-reunira-plus-de-400-participants-a-casablanca/ Fri, 16 Oct 2026 13:46:18 +0000 https://lnt.ma/?p=561340 La Fondation Abdelkader Bensalah organise, le 22 octobre 2026 à Casablanca, la cinquième édition du Forum WeXchange, consacrée cette année à la collaboration entre les acteurs de l’innovation sociale. Placée sous le thème « Collaborer pour faire impact », cette rencontre devrait réunir plus de 400 participants issus des secteurs public, privé, associatif et académique. […]

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La Fondation Abdelkader Bensalah organise, le 22 octobre 2026 à Casablanca, la cinquième édition du Forum WeXchange, consacrée cette année à la collaboration entre les acteurs de l’innovation sociale. Placée sous le thème « Collaborer pour faire impact », cette rencontre devrait réunir plus de 400 participants issus des secteurs public, privé, associatif et académique. La journée sera également marquée par la remise des Moroccan Social Innovation Awards (MSIA) 2026, qui distingueront six projets apportant des réponses à des problématiques sociales et territoriales.

La cinquième édition du Forum WeXchange se tiendra le 22 octobre prochain à Casablanca, à l’initiative de la Fondation Abdelkader Bensalah. Cet événement, consacré à l’innovation sociale au Maroc, mettra l’accent sur les mécanismes de coopération entre les différents acteurs intervenant dans le développement de projets à vocation sociale.

Organisée autour du thème « Collaborer pour faire impact », cette édition entend examiner les conditions nécessaires pour renforcer l’efficacité des initiatives collectives, dans un contexte marqué par la diversité et l’interdépendance des défis sociaux.

Les discussions porteront notamment sur les inégalités territoriales, l’emploi des jeunes, les difficultés éducatives, l’inclusion sociale, la transition écologique et l’accès aux services essentiels.

Selon les organisateurs, ces problématiques nécessitent une coordination entre plusieurs catégories d’acteurs, notamment les institutions publiques, les entreprises, les associations, les établissements académiques et les structures spécialisées dans l’innovation sociale.

Renforcer la coopération entre les acteurs de l’innovation sociale

La collaboration constituera le principal fil conducteur de cette édition. L’objectif annoncé est de dépasser les partenariats ponctuels pour examiner les conditions permettant de développer des initiatives collectives structurées et durables.

Cette approche repose notamment sur la définition d’objectifs communs, une répartition claire des responsabilités, la complémentarité des expertises et la mobilisation de financements adaptés.

La question de l’évaluation des résultats occupera également une place importante dans les échanges, les organisateurs souhaitant encourager le développement d’outils permettant de mesurer les effets des initiatives sociales.

Pour Tarik Maâroufi, directeur général de la Fondation Abdelkader Bensalah, la coopération doit s’accompagner d’une organisation et de moyens adaptés pour produire des résultats concrets.

« Les défis sociaux appellent des réponses que nous devons construire ensemble. Collaborer suppose de partager une ambition, mais aussi de clarifier les responsabilités, de mobiliser des moyens adaptés et d’évaluer les résultats obtenus », souligne-t-il.

Le responsable précise que cette édition vise à permettre aux participants de confronter leurs expériences et d’identifier les conditions nécessaires à une coopération efficace.

« Avec cette édition de WeXchange, nous souhaitons donner aux acteurs l’occasion de croiser leurs expériences et d’identifier les conditions d’une coopération qui produise des effets tangibles pour les populations », ajoute-t-il.

Quatorze sessions consacrées aux leviers de l’action collective

Le programme du Forum WeXchange 2026 prévoit plusieurs formats d’échanges associant interventions, discussions thématiques et ateliers pratiques.

La journée débutera par une conférence inaugurale animée par Jamal Belahrach, sous le thème « Et si l’action collective redessinait l’avenir du Maroc ? ».

Cette intervention ouvrira les discussions sur les perspectives de coopération entre les différents acteurs de l’innovation sociale et sur les possibilités de développement d’initiatives collectives.

L’après-midi sera consacré à cinq master classes et cinq cercles de discussion.

Ces sessions aborderont notamment les mécanismes de financement, les modèles de gouvernance, les dynamiques territoriales, la mesure d’impact et les approches prospectives.

L’objectif est de favoriser les échanges d’expériences et de permettre aux participants d’examiner des méthodes de travail susceptibles d’être appliquées à leurs propres projets.

Selon la Fondation Abdelkader Bensalah, plus de 400 participants, 16 intervenants et 14 sessions sont annoncés pour cette cinquième édition.

Les organisateurs prévoient également une représentation de quatre continents et des douze régions du Maroc, afin de favoriser les échanges entre des acteurs issus de différents environnements géographiques et institutionnels.

Six projets distingués aux Moroccan Social Innovation Awards

Le Forum se clôturera par la cérémonie des Moroccan Social Innovation Awards (MSIA) 2026, également organisée par la Fondation Abdelkader Bensalah.

Ces distinctions visent à identifier et à accompagner des initiatives proposant des réponses innovantes à des problématiques sociales et territoriales au Maroc.

Pour cette édition, six projets seront récompensés à l’issue d’un processus de sélection mené sur trois mois et structuré en quatre étapes.

Les projets retenus seront présentés lors de la cérémonie de clôture du Forum.

Les MSIA constituent ainsi un prolongement des discussions organisées durant la journée, en mettant en avant des initiatives déjà engagées sur le terrain.

La Fondation souhaite notamment établir un lien entre les réflexions consacrées à la coopération et les expériences concrètes de porteurs de projets intervenant dans différents domaines de l’innovation sociale.

Au-delà de la reconnaissance accordée aux initiatives sélectionnées, ces distinctions ont également vocation à accompagner leur développement.

La Fondation Abdelkader Bensalah poursuit ses programmes d’accompagnement

Créée en 2000 et reconnue d’utilité publique depuis 2016, la Fondation Abdelkader Bensalah intervient dans plusieurs domaines liés à l’innovation sociale et au développement inclusif.

Son action s’organise autour de quatre programmes : WECHANGE, Dar Libtikar, TADAMOUN et ACADEMY.

Le programme WECHANGE vise notamment à favoriser les échanges entre les acteurs de l’innovation sociale, à mettre en relation les initiatives et à développer des espaces de dialogue et de coopération.

Dar Libtikar est consacré à l’accompagnement des porteurs de projets, à travers des parcours d’incubation et un appui à la structuration des initiatives. Ce dispositif entend notamment aider les acteurs à expérimenter leurs solutions et à préparer leur développement.

Le programme TADAMOUN intervient, pour sa part, dans le domaine de la solidarité, en privilégiant des démarches reposant sur l’autonomisation, l’accompagnement et la coopération entre différents intervenants.

Enfin, ACADEMY est consacré au développement des connaissances et des compétences, notamment à travers des actions de formation et la diffusion de méthodes adaptées aux besoins de l’innovation sociale.

LNT

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Énergie, eau et industrie : trois salons professionnels réunis à Casablanca en novembre https://lnt.ma/energie-eau-et-industrie-trois-salons-professionnels-reunis-a-casablanca-en-novembre/ Thu, 15 Oct 2026 17:08:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561278 La Foire internationale de Casablanca accueillera, du 25 au 28 novembre 2026, les salons elec expo, EneR Event et Tronica Expo, consacrés respectivement à l’électricité, aux énergies renouvelables et à l’électronique. Organisée par la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), cette manifestation placera les infrastructures stratégiques et le dessalement au […]

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La Foire internationale de Casablanca accueillera, du 25 au 28 novembre 2026, les salons elec expo, EneR Event et Tronica Expo, consacrés respectivement à l’électricité, aux énergies renouvelables et à l’électronique. Organisée par la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), cette manifestation placera les infrastructures stratégiques et le dessalement au centre des échanges. L’Italie sera le pays à l’honneur de cette édition, qui devrait réunir des professionnels marocains et des participants de plus de trente pays.

Les enjeux liés à l’approvisionnement énergétique, à la gestion des ressources hydriques et à la modernisation industrielle seront au programme de trois salons professionnels organisés conjointement à Casablanca, du 25 au 28 novembre 2026.

Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette manifestation réunira la 19e édition d’elec expo, la 14e édition d’EneR Event et la 13e édition de Tronica Expo. Elle est organisée par la FENELEC, avec Global Fairs & Events en qualité d’organisateur délégué.

Le thème retenu, « Vision 2030 : Infrastructures stratégiques & dessalement au service de la souveraineté industrielle », traduit la volonté des organisateurs de mettre en relation plusieurs secteurs intervenant dans le développement des infrastructures énergétiques et industrielles.

La rencontre doit notamment permettre d’examiner les besoins en équipements, les solutions technologiques disponibles et les possibilités de coopération entre entreprises marocaines et partenaires internationaux.

Le dessalement au cœur des discussions

Le dessalement de l’eau occupera une place particulière dans le programme de cette édition. Cette activité nécessite en effet la mobilisation de plusieurs spécialités industrielles, notamment dans les domaines de l’électricité, de l’énergie, de l’automatisation et de la maintenance.

Selon la FENELEC, les discussions porteront sur les liens entre l’exploitation des stations de dessalement, leur alimentation électrique et l’intégration des énergies renouvelables.

Les professionnels aborderont également les questions relatives à la fiabilité des équipements, à la maîtrise de la consommation énergétique et à l’optimisation du coût de production de l’eau.

Ces problématiques s’inscrivent dans un contexte où le développement des infrastructures hydriques suppose des investissements dans les installations de production, mais également dans les équipements nécessaires à leur fonctionnement.

Le rapprochement entre les différentes filières représentées doit ainsi permettre de favoriser les échanges entre fournisseurs de technologies, bureaux d’études et opérateurs impliqués dans les projets de dessalement.

Les trois manifestations couvriront plusieurs segments de l’activité industrielle.

Elec expo, qui tiendra sa 19e édition, sera consacré à l’électricité, à l’éclairage, à l’électrotechnique et à l’automatisation industrielle. Les exposants présenteront notamment des équipements et des solutions destinés à la modernisation des installations électriques, à l’amélioration de leur fonctionnement et au renforcement de leur sécurité.

La 14e édition d’EneR Event portera, pour sa part, sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Les technologies présentées concerneront notamment la diversification des sources d’approvisionnement, la réduction des consommations et l’accompagnement des démarches de décarbonation des activités économiques.

Ces questions occupent une place croissante dans les stratégies industrielles, notamment en raison des enjeux de maîtrise des coûts énergétiques et d’amélioration des performances des installations.

Enfin, Tronica Expo, organisé pour la 13e fois, réunira des professionnels de l’électronique, de la sécurité électronique, du bâtiment intelligent, de l’avionique, de la mécatronique et de l’aéronautique.

Les systèmes intelligents et leurs applications industrielles figureront parmi les principales thématiques annoncées. Les échanges devraient notamment porter sur les technologies de contrôle, de supervision et d’automatisation, ainsi que sur leur contribution à la transformation des processus industriels.

En réunissant ces trois salons dans un même espace, les organisateurs entendent favoriser les échanges entre des métiers complémentaires et faciliter l’identification de solutions adaptées aux besoins des entreprises et des porteurs de projets.

L’Italie désignée pays à l’honneur

Cette édition sera également marquée par la participation de l’Italie en qualité de pays à l’honneur.

Un pavillon national sera organisé par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), avec la présence annoncée d’entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, l’électronique et l’électrotechnique.

Cette participation vise à favoriser les contacts entre opérateurs italiens et marocains, notamment dans les domaines de la fourniture d’équipements, des technologies industrielles et du développement de projets communs.

Les possibilités de coopération sur les marchés africains figureront également parmi les perspectives évoquées par les organisateurs.

La présence italienne s’inscrit ainsi dans la dimension internationale de la manifestation, qui devrait accueillir des participants de plus de trente pays, dont plusieurs représentants d’Afrique subsaharienne.

Au-delà des espaces d’exposition, le programme comprendra des conférences, des présentations technologiques et des rencontres d’affaires B2B.

Industriels, bureaux d’études, prescripteurs, décideurs publics et porteurs de projets sont attendus durant les quatre journées.

Ces rencontres doivent permettre aux entreprises participantes de présenter leurs activités, d’identifier des partenaires commerciaux et techniques et d’examiner les opportunités liées aux projets d’infrastructures énergétiques, hydriques et industrielles.

La FENELEC met également en avant les enjeux d’intégration industrielle locale, de développement des compétences et de transfert de technologies.

Ces différents axes visent à encourager la participation des entreprises marocaines aux projets d’investissement et à renforcer les échanges avec les fournisseurs et partenaires internationaux.

À travers cette édition, les organisateurs souhaitent inscrire les discussions dans les perspectives de développement industriel et infrastructurel du Maroc à l’horizon 2030.

Le choix de réunir les filières de l’électricité, des énergies renouvelables et de l’électronique répond notamment à leur interdépendance croissante dans la réalisation et l’exploitation des installations industrielles.

Le dessalement constitue, à cet égard, un exemple des besoins de coordination entre les différents métiers, compte tenu des exigences énergétiques, techniques et opérationnelles de ces infrastructures.

 

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Le Maroc accède à la deuxième vice-présidence du G-24 et se prépare à en assurer la présidence en 2028 https://lnt.ma/le-maroc-accede-a-la-deuxieme-vice-presidence-du-g-24-et-se-prepare-a-en-assurer-la-presidence-en-2028/ Thu, 15 Oct 2026 15:29:02 +0000 https://lnt.ma/?p=561274 Le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des Vingt-Quatre (G-24) à compter du 1er novembre 2026. Cette nomination, intervenue lors de la réunion ministérielle annuelle du groupe à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, ouvre la voie à une […]

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Le Maroc a été désigné pour assurer la deuxième vice-présidence du Groupe intergouvernemental des Vingt-Quatre (G-24) à compter du 1er novembre 2026. Cette nomination, intervenue lors de la réunion ministérielle annuelle du groupe à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, ouvre la voie à une première vice-présidence en 2027, puis à la présidence en 2028. Le Royaume entend mettre à profit ces responsabilités pour contribuer à la défense des intérêts des pays émergents et en développement dans les discussions sur la gouvernance financière internationale.

Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa participation aux instances de concertation économique et financière internationales. Le Royaume a été désigné pour occuper la deuxième vice-présidence du G-24, un groupe intergouvernemental chargé de coordonner les positions des pays en développement sur les grandes questions monétaires et financières internationales.

Cette désignation a été actée lors de la réunion ministérielle annuelle du G-24, organisée à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale.

Le mandat marocain débutera officiellement le 1er novembre 2026. Il s’inscrit dans le cadre du mécanisme de rotation des responsabilités au sein du groupe, qui prévoit une progression vers la première vice-présidence en 2027, avant l’accession à la présidence en 2028.

Une présidence du G-24 en perspective pour 2028

La désignation du Maroc intervient dans le cadre du fonctionnement institutionnel du G-24, dont les responsabilités sont réparties selon un mécanisme de rotation entre les pays membres.

Ce dispositif doit permettre au Royaume d’occuper successivement trois niveaux de responsabilité au sein de l’organisation.

Après la deuxième vice-présidence à partir de novembre 2026, le Maroc devrait accéder à la première vice-présidence en 2027, puis prendre la présidence du groupe en 2028.

Cette évolution lui permettra de participer plus directement à la coordination des travaux et à la définition des priorités collectives du G-24.

Le groupe constitue un cadre de concertation entre pays émergents et en développement sur les politiques monétaires, les questions de financement et le fonctionnement des institutions financières internationales.

Ses travaux visent notamment à rapprocher les positions de ses membres avant les grandes réunions internationales, en particulier celles du FMI et de la Banque mondiale.

Pour le Maroc, cette nouvelle responsabilité représente une occasion de renforcer sa participation aux discussions multilatérales consacrées aux enjeux économiques et financiers des pays en développement.

Une réforme de l’architecture financière internationale parmi les priorités

À l’occasion de cette désignation, le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement de la coopération économique et financière internationale.

Le Royaume a notamment exprimé sa volonté de contribuer à la cohésion du G-24 et à la défense des priorités des économies émergentes et en développement.

L’un des principaux objectifs mis en avant concerne la promotion d’une architecture monétaire et financière internationale plus représentative, plus réactive et plus équitable.

Cette orientation renvoie aux débats sur la place des pays en développement dans les mécanismes de gouvernance financière mondiale, ainsi qu’à leur capacité à faire valoir leurs besoins spécifiques en matière de financement et de stabilité macroéconomique.

Le Maroc entend également participer au renforcement du dialogue entre les membres du groupe et à la recherche de positions communes sur les principaux défis économiques.

Il a, dans ce cadre, exprimé sa volonté de contribuer à l’élaboration de propositions concrètes susceptibles de répondre aux préoccupations partagées par les pays membres.

La recherche de consensus constitue ainsi l’un des axes annoncés de son engagement au sein du G-24.

Une délégation réunissant le ministère des Finances et Bank Al-Maghrib

La réunion ministérielle annuelle organisée à Bangkok a enregistré la participation d’une délégation marocaine composée de représentants du ministère de l’Économie et des Finances, de Bank Al-Maghrib et des représentations du Royaume auprès du FMI et de la Banque mondiale.

Cette composition reflète la dimension à la fois budgétaire, monétaire et diplomatique des discussions menées dans le cadre du groupe.

Les travaux ont été présidés par le ministre des Finances du Nigeria, Taiwo Oyedele.

La rencontre a également connu la participation de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, ainsi que de Paschal Donohoe, directeur général et directeur des connaissances du Groupe de la Banque mondiale.

La présence de responsables de ces institutions a permis d’inscrire les discussions dans le cadre plus large des relations entre les pays en développement et les principaux organismes financiers multilatéraux.

Les tensions géopolitiques et le financement au centre des discussions

Les échanges ont porté sur plusieurs facteurs d’incertitude qui affectent l’environnement économique mondial.

Les participants ont notamment examiné les conséquences des tensions géopolitiques, de la fragmentation économique et du durcissement des conditions de financement.

Ces évolutions constituent des enjeux importants pour les pays émergents et en développement, dont les perspectives de croissance et les besoins d’investissement restent étroitement liés à l’évolution de la conjoncture internationale.

Le resserrement des conditions financières peut notamment compliquer l’accès aux ressources nécessaires au financement des infrastructures, des politiques publiques et des projets de développement.

La fragmentation de l’économie mondiale soulève, pour sa part, des questions relatives aux échanges commerciaux, aux flux d’investissement et à la coopération entre les différentes régions.

Dans ce contexte, les discussions ont souligné la nécessité de renforcer la coordination internationale afin de préserver la stabilité macroéconomique et de soutenir les perspectives de croissance.

Le G-24 entend ainsi poursuivre son rôle de concertation pour favoriser une meilleure prise en compte des besoins des économies émergentes dans les réponses apportées aux défis financiers mondiaux.

LNT

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Confiance des ménages : léger recul au troisième trimestre, malgré une amélioration sur l’année https://lnt.ma/confiance-des-menages-leger-recul-au-troisieme-trimestre-malgre-une-amelioration-sur-lannee/ Thu, 15 Oct 2026 09:47:38 +0000 https://lnt.ma/?p=561219 L’indice de confiance des ménages marocains s’est établi à 59,2 points au troisième trimestre 2026, contre 60,1 points au trimestre précédent et 53,6 points un an auparavant, selon les derniers résultats de l’enquête de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan (HCP). Malgré cette amélioration annuelle, les perceptions des ménages restent largement négatives, notamment concernant le niveau […]

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L’indice de confiance des ménages marocains s’est établi à 59,2 points au troisième trimestre 2026, contre 60,1 points au trimestre précédent et 53,6 points un an auparavant, selon les derniers résultats de l’enquête de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan (HCP). Malgré cette amélioration annuelle, les perceptions des ménages restent largement négatives, notamment concernant le niveau de vie, l’emploi, les prix alimentaires et les capacités d’épargne. Plus de trois ménages sur quatre estiment que leur niveau de vie s’est dégradé au cours des douze derniers mois, tandis que près de 96 % déclarent avoir constaté une hausse des prix des produits alimentaires.

La confiance des ménages marocains a légèrement diminué au troisième trimestre 2026, après une amélioration enregistrée au cours des premiers mois de l’année. Selon les résultats de l’enquête permanente de conjoncture auprès des ménages, publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), l’indice de confiance des ménages (ICM) s’est établi à 59,2 points, contre 60,1 points au deuxième trimestre.

Cette évolution représente une baisse de 0,9 point sur trois mois. En comparaison annuelle, l’indicateur affiche toutefois une progression de 5,6 points, puisqu’il s’établissait à 53,6 points au troisième trimestre 2025.

L’indice demeure également supérieur aux niveaux enregistrés pendant une grande partie des années 2022 à 2025, période durant laquelle il avait évolué à des niveaux relativement bas.

Cette amélioration sur un an ne se traduit cependant pas par un retournement général des perceptions. Les résultats détaillés de l’enquête montrent que les ménages continuent d’exprimer des inquiétudes concernant leur pouvoir d’achat, les perspectives d’emploi et leur capacité à épargner.

Plus de 76 % des ménages constatent une dégradation du niveau de vie

La perception du niveau de vie reste l’un des principaux facteurs pesant sur la confiance.

Au troisième trimestre 2026, 76,3 % des ménages déclarent que leur niveau de vie s’est dégradé au cours des douze derniers mois, contre 18,5 % qui estiment qu’il est resté stable et seulement 5,2 % qui font état d’une amélioration.

Le solde d’opinion correspondant s’établit à -71,1 points, contre -73,1 points au trimestre précédent et -72,9 points un an auparavant.

Cette évolution traduit une légère atténuation des perceptions négatives, sans modifier le constat général : une large majorité des ménages considère que ses conditions de vie se sont détériorées.

Les perspectives pour les douze prochains mois demeurent également défavorables.

Selon le HCP, 51,7 % des ménages anticipent une nouvelle dégradation de leur niveau de vie, tandis que 39,6 % s’attendent à une stabilisation et 8,7 % envisagent une amélioration.

Le solde d’opinion relatif aux perspectives d’évolution du niveau de vie ressort ainsi à -43 points, contre -41,7 points au deuxième trimestre et -44,3 points à la même période de 2025.

Les anticipations se sont donc légèrement détériorées sur trois mois, tout en restant moins négatives qu’un an auparavant.

Les inquiétudes concernant le chômage repartent à la hausse

Les perspectives du marché de l’emploi constituent un autre facteur d’incertitude pour les ménages.

Au troisième trimestre 2026, 61,3 % des personnes interrogées s’attendent à une augmentation du chômage au cours des douze prochains mois, contre 17,3 % qui anticipent une diminution.

Le solde d’opinion relatif à cet indicateur s’établit à -44 points, contre -38,8 points au trimestre précédent.

Cette évolution représente une détérioration de 5,2 points en trois mois, traduisant un renforcement des inquiétudes concernant les perspectives d’emploi.

En revanche, la comparaison annuelle fait apparaître une amélioration, puisque le solde d’opinion atteignait -56,4 points au troisième trimestre 2025.

Les perceptions relatives au chômage restent ainsi moins défavorables qu’un an auparavant, malgré le recul enregistré au cours du dernier trimestre.

Ces données reflètent les anticipations des ménages et ne constituent pas une mesure directe de l’évolution du taux de chômage.

Les achats de biens durables toujours jugés peu opportuns

Les intentions de consommation restent également marquées par la prudence.

Selon l’enquête, 63,8 % des ménages estiment que le moment n’est pas favorable à l’acquisition de biens durables, contre 14,5 % qui considèrent la période propice à ce type de dépenses.

Le solde d’opinion correspondant s’établit à -49,3 points, contre -50,6 points au deuxième trimestre et -57,7 points un an auparavant.

Cet indicateur enregistre donc une amélioration aussi bien sur trois mois que sur un an.

Toutefois, la majorité des ménages continue de considérer que les conditions économiques ne sont pas favorables aux achats importants.

Cette prudence peut notamment concerner les dépenses liées à l’équipement des ménages, qui nécessitent généralement une capacité de financement plus importante que les achats courants.

L’amélioration progressive de cet indicateur ne signifie donc pas nécessairement une reprise effective des dépenses, mais traduit une perception légèrement moins défavorable des conditions d’achat.

Près de quatre ménages sur dix s’endettent ou puisent dans leur épargne

La situation financière des ménages demeure particulièrement contrainte.

Au troisième trimestre 2026, 58,2 % des ménages déclarent que leurs revenus couvrent leurs dépenses.

En revanche, 39 % indiquent devoir s’endetter ou puiser dans leur épargne pour faire face à leurs besoins, tandis que seulement 2,8 % affirment parvenir à épargner une partie de leurs revenus.

Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle s’établit à -36,2 points, contre -36,1 points au trimestre précédent et -36,4 points un an auparavant.

Cet indicateur apparaît donc relativement stable, mais reste nettement négatif.

Concernant l’évolution de leur situation financière au cours des douze derniers mois, 44,9 % des ménages considèrent qu’elle s’est dégradée, contre seulement 4,7 % qui déclarent une amélioration.

Le solde d’opinion correspondant atteint -40,2 points, après -38,9 points au trimestre précédent.

Les perceptions se sont ainsi détériorées sur trois mois, malgré une amélioration par rapport au troisième trimestre 2025, lorsque cet indicateur s’établissait à -46,8 points.

Les anticipations financières pour les douze prochains mois sont plus partagées.

Selon le HCP, 65,1 % des ménages s’attendent à une stabilité de leur situation financière, 16,5 % à une amélioration et 18,4 % à une dégradation.

Le solde d’opinion ressort à -1,9 point, contre +0,1 point au trimestre précédent et -10 points un an auparavant.

Cette évolution montre que les perspectives financières sont devenues légèrement négatives après avoir été proches de l’équilibre au deuxième trimestre.

L’épargne reste hors de portée pour une large majorité

Les résultats de l’enquête mettent également en évidence les difficultés persistantes des ménages à constituer une épargne.

Au troisième trimestre 2026, 92,5 % des ménages estiment qu’ils ne seront pas en mesure d’épargner au cours des douze prochains mois.

À l’inverse, seuls 7,5 % considèrent qu’ils pourront mettre de l’argent de côté.

Le solde d’opinion relatif à la capacité future d’épargne s’établit ainsi à -85 points, contre -80,9 points au trimestre précédent et -80,8 points un an auparavant.

Il s’agit donc d’une détérioration à la fois trimestrielle et annuelle.

Cette évolution contraste avec l’amélioration observée sur un an de plusieurs composantes de l’indice de confiance.

Elle souligne la persistance des contraintes budgétaires ressenties par les ménages, dont une grande partie estime ne pas disposer de marges financières suffisantes pour constituer une épargne.

Les prix alimentaires restent une préoccupation majeure

La perception de l’évolution des prix alimentaires demeure particulièrement négative.

Selon les résultats du HCP, 95,9 % des ménages déclarent avoir constaté une augmentation des prix des produits alimentaires au cours des douze derniers mois.

À l’inverse, seulement 0,4 % font état d’une diminution.

Le solde d’opinion correspondant s’établit à -95,5 points, contre -97 points au deuxième trimestre et un niveau identique au troisième trimestre 2025.

Cette évolution traduit une légère amélioration sur trois mois, mais confirme que la perception d’une hausse des prix alimentaires reste quasiment généralisée.

Les anticipations pour les douze prochains mois demeurent également orientées à la hausse.

Ainsi, 77,9 % des ménages s’attendent à une nouvelle augmentation des prix alimentaires, tandis que 21,1 % prévoient une stabilité et seulement 1 % anticipent une diminution.

Le solde d’opinion relatif à cet indicateur ressort à -76,9 points, contre -75,2 points au trimestre précédent et -81,4 points un an auparavant.

Les anticipations se sont donc légèrement détériorées sur trois mois, tout en restant moins négatives qu’à la même période de 2025.

Il convient toutefois de distinguer ces perceptions de l’évolution statistique des prix à la consommation. Les résultats de l’enquête mesurent le ressenti et les anticipations des ménages, et non directement le taux d’inflation.

Une confiance en amélioration annuelle, mais toujours fragile

Dans l’ensemble, les résultats du troisième trimestre 2026 font apparaître une situation contrastée.

D’un côté, l’indice de confiance des ménages demeure supérieur à son niveau d’un an auparavant, avec une progression de 5,6 points. Plusieurs indicateurs, notamment ceux relatifs aux achats de biens durables et aux perspectives de chômage, présentent également des soldes moins négatifs qu’au troisième trimestre 2025.

De l’autre, le recul trimestriel de l’ICM s’accompagne d’une détérioration de certaines anticipations, particulièrement en matière d’emploi, de niveau de vie et de capacité d’épargne.

Les contraintes financières restent importantes, comme l’illustrent les 39 % de ménages déclarant recourir à l’endettement ou à leur épargne pour couvrir leurs dépenses, ainsi que la très faible proportion de ceux qui parviennent à épargner une partie de leurs revenus.

La perception des prix alimentaires constitue également un facteur persistant d’inquiétude, près de 96 % des ménages estimant qu’ils ont augmenté au cours de l’année écoulée.

LNT

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Ferroviaire : 134 MMDH pour moderniser le réseau d’ici 2030 https://lnt.ma/ferroviaire-134-mmdh-pour-moderniser-le-reseau-dici-2030/ Wed, 14 Oct 2026 16:06:31 +0000 https://lnt.ma/?p=561203 Le Maroc poursuit le développement de ses infrastructures ferroviaires à travers un programme d’investissement, complété par des projets additionnels, représentant une enveloppe globale de 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Cette programmation comprend notamment le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, le raccordement du port Nador West Med, l’acquisition […]

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Le Maroc poursuit le développement de ses infrastructures ferroviaires à travers un programme d’investissement, complété par des projets additionnels, représentant une enveloppe globale de 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030. Cette programmation comprend notamment le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, le raccordement du port Nador West Med, l’acquisition de 168 nouveaux trains et le développement des services ferroviaires de proximité. Ces orientations ont été présentées mercredi 14 octobre à Rabat, lors du deuxième Forum international sur le financement des projets ferroviaires en Afrique.

Le Maroc entend accélérer la modernisation de son réseau ferroviaire à travers une programmation d’investissement dont l’enveloppe globale atteint 134 milliards de dirhams à l’horizon 2030, en incluant un programme complémentaire.

Ce montant a été annoncé par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, dans une allocution prononcée en son nom par le secrétaire général du ministère, Zine El Abidine Britel, à l’ouverture du forum.

Les investissements concernent les infrastructures, le matériel roulant et les services de transport. Ils doivent notamment accompagner l’expansion urbaine, la progression des besoins de mobilité et le développement des activités économiques.

Grande vitesse, liaisons portuaires et trains de proximité

Parmi les principaux projets figure le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, destiné à renforcer les connexions entre plusieurs pôles économiques et urbains du Royaume.

Le programme comprend également le raccordement ferroviaire du port Nador West Med, afin d’améliorer l’articulation entre les infrastructures portuaires et le réseau national de transport de marchandises.

Le développement des trains de proximité dans les grandes agglomérations constitue une autre priorité, dans un contexte d’augmentation des déplacements quotidiens.

À ces projets s’ajoutent la modernisation du réseau existant et l’acquisition de 168 nouveaux trains, destinés à renouveler le matériel roulant et à renforcer les capacités de transport.

Selon le ministre, ces investissements doivent également accompagner les préparatifs de la Coupe du monde 2030, tout en répondant à des besoins de mobilité et de développement économique à plus long terme.

Un cadre contractuel entre l’État et l’ONCF

La réalisation de cette programmation repose sur un cadre contractuel établi entre l’État et l’Office national des chemins de fer (ONCF).

Ce dispositif définit les investissements à réaliser, leurs modalités de financement et les engagements respectifs des parties concernées.

Abdessamad Kayouh a également évoqué la mobilisation de financements importants, notamment à travers des instruments de financement verts, ainsi que le renforcement des mécanismes de gestion des risques financiers.

Ces orientations visent à diversifier les ressources disponibles et à accompagner des projets nécessitant des engagements financiers de longue durée.

Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de prévoir des financements couvrant non seulement la construction des infrastructures, mais également leur exploitation et leur maintenance.

Il a appelé à une mobilisation accrue des banques de développement et des institutions financières internationales et régionales, ainsi qu’au développement de mécanismes de garantie susceptibles de favoriser la participation des capitaux privés.

L’Afrique face au défi des corridors ferroviaires intégrés

Au-delà des projets marocains, les discussions ont porté sur le développement des réseaux ferroviaires à l’échelle continentale.

Le chef du département transport à la Commission de l’Union africaine, Eric Ntagengerwa, a souligné l’importance de privilégier des corridors transfrontaliers intégrés, reliant les ports, les zones industrielles, les plateformes logistiques et les marchés.

Selon lui, ces infrastructures pourraient contribuer à réduire les coûts de transport et à renforcer les échanges économiques entre les pays africains.

Il a rappelé que la mise en place d’un réseau ferroviaire intégré constitue l’un des projets de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Sa réalisation nécessite toutefois une meilleure coordination des projets, une harmonisation des normes techniques et la mobilisation de financements adaptés.

Eric Ntagengerwa a également insisté sur l’importance de cadres réglementaires prévisibles, de procédures transparentes de passation des marchés et de mécanismes de partage des risques pour attirer les investisseurs privés.

Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le deuxième Forum international sur le financement des projets ferroviaires en Afrique se tient à Rabat les 14 et 15 octobre 2026.

Coorganisée par l’Union internationale des chemins de fer (UIC) et l’ONCF, cette rencontre réunit des représentants des pouvoirs publics, des institutions financières, des opérateurs ferroviaires et des investisseurs.

Les échanges portent notamment sur les priorités d’investissement, les mécanismes de financement et l’interopérabilité des infrastructures.

LNT

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La généralisation de la couverture médicale face aux défis du financement et de la régulation https://lnt.ma/la-generalisation-de-la-couverture-medicale-face-aux-defis-du-financement-et-de-la-regulation/ Wed, 14 Oct 2026 16:04:54 +0000 https://lnt.ma/?p=561201 Alors que 88 % de la population marocaine bénéficie désormais d’une couverture sanitaire, selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’accès effectif aux soins et la soutenabilité financière du système de santé constituent des enjeux majeurs. Réunis mercredi 14 octobre à Marrakech, à l’initiative du Conseil de la concurrence, plusieurs responsables institutionnels ont appelé […]

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Alors que 88 % de la population marocaine bénéficie désormais d’une couverture sanitaire, selon le Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’accès effectif aux soins et la soutenabilité financière du système de santé constituent des enjeux majeurs. Réunis mercredi 14 octobre à Marrakech, à l’initiative du Conseil de la concurrence, plusieurs responsables institutionnels ont appelé à renforcer la régulation du secteur, à encourager les investissements et à mieux maîtriser les dépenses. Les prestations servies par la CNSS au titre de l’assurance maladie obligatoire ont atteint 23 milliards de dirhams en 2025, en hausse de 17 % sur un an.

La généralisation de la couverture sociale au Maroc soulève de nouveaux défis pour l’organisation et le financement du système de santé. Au-delà de l’élargissement du nombre de bénéficiaires, les pouvoirs publics doivent désormais veiller à la disponibilité des prestations, à leur accessibilité financière et à la maîtrise des coûts.

Ces questions ont été au centre d’une conférence internationale organisée par le Conseil de la concurrence, sous le thème « La politique de santé au Maroc : concurrence, régulation et gouvernance à l’ère de la couverture sociale universelle ».

Ahmed Rahhou appelle à renforcer l’attractivité du secteur

Intervenant à l’ouverture des travaux, le président du Conseil de la concurrence, Ahmed Rahhou, a insisté sur la nécessité de renforcer l’attractivité du secteur de la santé afin d’encourager les investissements et le développement de l’offre de soins.

Selon lui, la participation du secteur privé constitue une composante importante de la généralisation de la couverture sociale. Elle doit toutefois s’inscrire dans un environnement respectueux des règles de concurrence, de la législation et des principes éthiques.

L’enjeu consiste à concilier l’augmentation des capacités de prise en charge avec la qualité des prestations et la maîtrise des dépenses supportées par les patients et les organismes d’assurance maladie.

Ahmed Rahhou a également rappelé les travaux menés par son institution sur le secteur de la santé, notamment concernant les circuits de distribution des médicaments et les mécanismes de fixation de leurs prix. Il a appelé à renforcer la coopération entre les institutions publiques, les régulateurs et les opérateurs.

Une couverture sanitaire qui concerne 88 % de la population

De son côté, le président du CESE, Abdelkader Amara, est revenu sur les avancées de la généralisation de la couverture médicale, qui concerne désormais 88 % de la population marocaine.

Il a toutefois souligné que l’évaluation de cette réforme ne pouvait se limiter au nombre de personnes couvertes. L’accès effectif aux prestations reste déterminant, notamment en matière de proximité géographique des établissements, de disponibilité des professionnels de santé et de coût restant à la charge des patients.

Abdelkader Amara a également plaidé pour un équilibre entre les secteurs public et privé. Si les investissements privés peuvent contribuer à répondre à l’augmentation de la demande de soins, le secteur public doit conserver sa capacité à prendre en charge l’ensemble de la population, particulièrement les catégories les plus vulnérables.

Cette complémentarité suppose notamment une répartition adaptée des ressources humaines et des infrastructures sur le territoire.

La soutenabilité financière du système a constitué un autre axe des discussions.

Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Hassan Boubrik, a indiqué que les prestations servies au titre de l’assurance maladie obligatoire (AMO) avaient atteint 23 milliards de dirhams en 2025, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente.

Cette progression, dans un contexte d’élargissement de la couverture médicale, renforce les enjeux de maîtrise des dépenses et de continuité du financement des prestations.

Hassan Boubrik a notamment insisté sur la nécessité de garantir l’effectivité des droits des assurés et de préserver la continuité de leur couverture.

Médicaments, remboursements et lutte contre la fraude

Pour maîtriser les dépenses, le directeur général de la CNSS a préconisé un renforcement de la régulation des prix des médicaments et des mécanismes de remboursement.

Il a notamment évoqué le recours accru aux médicaments génériques et aux biosimilaires, ainsi que l’actualisation des tarifs de référence et des listes de médicaments remboursables. Ces mesures pourraient contribuer à limiter les coûts supportés par les organismes d’assurance maladie et les patients.

Le responsable a également souligné l’importance de la prévention et d’une meilleure coordination des parcours de soins afin de réduire certaines dépenses évitables.

La lutte contre la fraude constitue un autre volet de cette régulation. Hassan Boubrik a appelé à renforcer les contrôles pour prévenir les pratiques de surfacturation, les actes médicaux injustifiés et les éventuelles irrégularités dans la facturation des prestations.

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de doter la Haute Autorité de santé des moyens nécessaires à l’exercice de ses missions de régulation et d’amélioration de la qualité des soins.

Les interventions ont ainsi mis en évidence les défis liés à la généralisation de la couverture médicale. L’augmentation du nombre de bénéficiaires nécessite des investissements dans les infrastructures, les équipements et les ressources humaines.

Parallèlement, la progression des dépenses appelle un encadrement renforcé des prix, des remboursements et des pratiques de facturation.

LNT

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L’ACAPS modernise sa plateforme numérique de traitement des réclamations https://lnt.ma/lacaps-modernise-sa-plateforme-numerique-de-traitement-des-reclamations/ Wed, 14 Oct 2026 10:20:55 +0000 https://lnt.ma/?p=561112 L’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) a mis en service, en septembre 2026, une nouvelle plateforme numérique destinée au dépôt et au suivi des réclamations. Accessible depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, ce dispositif vise à simplifier les démarches des usagers et à améliorer la traçabilité des dossiers, […]

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L’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) a mis en service, en septembre 2026, une nouvelle plateforme numérique destinée au dépôt et au suivi des réclamations. Accessible depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette, ce dispositif vise à simplifier les démarches des usagers et à améliorer la traçabilité des dossiers, dans un contexte de progression du nombre de réclamations traitées par le régulateur.

L’ACAPS poursuit la digitalisation de ses services avec le lancement d’une nouvelle interface consacrée aux réclamations des assurés et des bénéficiaires. Développée par l’Autorité, cette plateforme doit faciliter les démarches en ligne et améliorer le suivi des dossiers soumis au régulateur.

Selon l’ACAPS, le dispositif propose une ergonomie améliorée et un parcours utilisateur plus intuitif. Il permet aux réclamants de déposer leurs demandes, de suivre leur évolution et d’échanger avec l’Autorité, tout en assurant la traçabilité des différentes étapes de traitement.

La plateforme est également adaptée aux appareils mobiles, permettant d’effectuer les démarches depuis un smartphone ou une tablette, sans déplacement physique.

L’ACAPS précise que la mise en service de cette nouvelle interface n’entraîne aucun changement pour les réclamations déjà enregistrées. Les dossiers déposés avant son lancement continuent d’être instruits dans les conditions habituelles, sans démarche supplémentaire pour les usagers.

L’adresse d’accès demeure inchangée : reclamation-assurance.acaps.ma.

L’Autorité rappelle que son intervention s’inscrit dans le cadre du règlement amiable des différends entre les assurés et leurs assureurs. Le recours à l’ACAPS intervient après les démarches préalablement engagées auprès de l’entreprise d’assurances concernée et, le cas échéant, du Médiateur de l’Assurance.

Cette modernisation intervient dans un contexte d’augmentation du nombre de réclamations traitées. Selon les données de l’ACAPS, leur volume est passé de 464 en 2016 à 6.787 en 2025, soit une multiplication par près de quinze en neuf ans.

Sur les 6.787 réclamations traitées en 2025, 432 concernaient le secteur de la prévoyance sociale, représentant environ 6,4 % du total.

Au premier semestre 2026, l’Autorité indique avoir déjà traité 4.384 réclamations, dont 225 relatives à la prévoyance sociale. Ce volume correspond à près de 65 % du total enregistré sur l’ensemble de l’année précédente.

LNT

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Artisanat : Bab Moulay Driss rouvre son showroom à Casablanca https://lnt.ma/artisanat-bab-moulay-driss-rouvre-son-showroom-a-casablanca/ Tue, 13 Oct 2026 16:55:23 +0000 https://lnt.ma/?p=561107 La maison marocaine Bab Moulay Driss, fondée en 1998 par Abdesselam El Alami, annonce la réouverture de son showroom à Casablanca. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de ses activités consacrées à la valorisation du patrimoine culturel et du savoir-faire artisanal marocains. L’enseigne entend notamment renforcer le dialogue entre les techniques traditionnelles et les expressions […]

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La maison marocaine Bab Moulay Driss, fondée en 1998 par Abdesselam El Alami, annonce la réouverture de son showroom à Casablanca. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de ses activités consacrées à la valorisation du patrimoine culturel et du savoir-faire artisanal marocains. L’enseigne entend notamment renforcer le dialogue entre les techniques traditionnelles et les expressions contemporaines du luxe.

La maison Bab Moulay Driss a annoncé, le 9 octobre 2026, la réouverture de son showroom à Casablanca. Près de trois décennies après sa création, l’enseigne poursuit son développement autour de la valorisation de l’artisanat marocain et de la transmission des savoir-faire traditionnels.

Fondée en 1998 par Abdesselam El Alami, Bab Moulay Driss a construit son identité autour du patrimoine culturel national, en cherchant à associer les références artisanales marocaines aux tendances contemporaines de la création et du luxe.

La réouverture de cet espace constitue une nouvelle étape dans cette démarche, avec l’objectif de présenter les créations de la maison dans un environnement consacré à la découverte des techniques et des traditions artisanales.

Un espace consacré au patrimoine marocain

À travers son showroom casablancais, Bab Moulay Driss souhaite proposer un lieu de présentation et de valorisation de son univers créatif.

L’enseigne met notamment l’accent sur la qualité des matières, la maîtrise des techniques traditionnelles et le travail artisanal, qui constituent les principales caractéristiques de son positionnement.

Le showroom est également conçu comme un espace permettant de mettre en perspective les différentes influences culturelles et les savoir-faire qui participent à l’identité de la maison.

Cette orientation traduit la volonté de Bab Moulay Driss de préserver les références du patrimoine marocain tout en les adaptant aux usages et aux attentes contemporains.

Entre techniques traditionnelles et création contemporaine

Depuis sa création, Bab Moulay Driss revendique une approche fondée sur la continuité entre héritage artisanal et modernité.

La maison entend notamment valoriser les techniques transmises entre générations, en les intégrant à une conception du luxe reposant sur le travail des matières, la qualité des réalisations et les références culturelles.

Pour son fondateur, Abdesselam El Alami, cette démarche constitue le principal fil conducteur du développement de l’enseigne.

« Depuis la création de Bab Moulay Driss en 1998, notre ambition a toujours été de préserver et de faire rayonner ce qui constitue la richesse de notre patrimoine. Notre culture et notre savoir-faire sont une source d’inspiration inépuisable », explique-t-il.

Il considère la réouverture du showroom comme une occasion de poursuivre ce travail de transmission.

« Cette réouverture représente pour nous une nouvelle étape, avec la volonté de continuer à transmettre cet héritage tout en lui donnant une expression contemporaine, fidèle à l’esprit de la Maison », ajoute Abdesselam El Alami.

LNT

 

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Le Bouillon Guéliz s’installe à Marrakech avec un concept inspiré des bistrots parisiens https://lnt.ma/le-bouillon-gueliz-sinstalle-a-marrakech-avec-un-concept-inspire-des-bistrots-parisiens/ Tue, 13 Oct 2026 16:16:03 +0000 https://lnt.ma/?p=561103 Marrakech accueille une nouvelle enseigne de restauration française avec l’ouverture annoncée du Bouillon Guéliz, un établissement inspiré des bouillons parisiens du XIXe siècle. Le restaurant propose une cuisine française traditionnelle, avec des entrées autour de 50 dirhams et des plats compris entre 100 et 150 dirhams. À travers ce positionnement tarifaire, l’enseigne entend rendre les […]

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Marrakech accueille une nouvelle enseigne de restauration française avec l’ouverture annoncée du Bouillon Guéliz, un établissement inspiré des bouillons parisiens du XIXe siècle. Le restaurant propose une cuisine française traditionnelle, avec des entrées autour de 50 dirhams et des plats compris entre 100 et 150 dirhams. À travers ce positionnement tarifaire, l’enseigne entend rendre les classiques de la gastronomie française accessibles à une clientèle régulière, dans une ville où l’offre de restauration est particulièrement diversifiée.

Une nouvelle adresse consacrée à la cuisine française traditionnelle s’installe à Marrakech. Baptisé Le Bouillon Guéliz, cet établissement, dont l’ouverture était annoncée pour début octobre 2026, reprend le concept des bouillons parisiens, des restaurants populaires apparus au XIXe siècle et caractérisés par une cuisine traditionnelle proposée à des prix relativement accessibles.

L’enseigne entend transposer ce modèle dans la ville ocre, en privilégiant une carte composée de spécialités françaises, un service rapide et une politique tarifaire destinée à encourager une fréquentation régulière.

Le projet s’inspire notamment d’établissements historiques tels que le Bouillon Chartier et le Bouillon Julien, deux références de la restauration parisienne.

Le modèle des bouillons trouve ses origines dans le Paris du XIXe siècle, notamment dans le quartier des Halles, où ces établissements se sont développés autour d’une offre de restauration simple et accessible.

Le principe repose sur une cuisine traditionnelle, un service organisé pour accueillir un nombre important de clients et des prix généralement inférieurs à ceux de la restauration classique.

Parmi les établissements les plus connus figure le Bouillon Chartier, ouvert en 1896, qui poursuit aujourd’hui son activité à Paris.

C’est de cette tradition que s’inspire Le Bouillon Guéliz, qui souhaite proposer à Marrakech une formule associant les codes des bistrots français à une restauration de proximité.

L’établissement met notamment en avant la préparation des plats sur place, à partir de produits frais et de saison.

L’offre culinaire du Bouillon Guéliz repose sur plusieurs spécialités traditionnelles françaises.

La carte annoncée comprend notamment des œufs mimosa, des escargots de Bourgogne, de la choucroute, du bœuf bourguignon et de l’entrecôte au beurre maître d’hôtel.

Ces plats constituent des références de la cuisine de bistrot et correspondent au positionnement revendiqué par l’établissement.

Le restaurant indique privilégier une cuisine préparée sur place, avec des ingrédients frais et de saison.

La carte des boissons comprend également une sélection de vins marocains et français, proposés au verre, en pichet ou à la bouteille.

À travers cette offre, Le Bouillon Guéliz entend reprendre les principales caractéristiques du modèle parisien, en mettant l’accent sur des recettes traditionnelles plutôt que sur une cuisine gastronomique contemporaine.

Le positionnement tarifaire constitue l’un des principaux éléments de différenciation mis en avant par l’enseigne.

Selon les informations communiquées par l’établissement, les entrées sont proposées autour de 50 dirhams, tandis que les plats principaux se situent dans une fourchette de 100 à 150 dirhams.

Le restaurant précise que ces tarifs correspondent à sa carte habituelle et ne constituent pas une offre promotionnelle limitée à la période d’ouverture.

LNT

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AXA Services Maroc franchit le cap des 5.000 collaborateurs, avec des effectifs doublés en cinq ans https://lnt.ma/axa-services-maroc-franchit-le-cap-des-5-000-collaborateurs-avec-des-effectifs-doubles-en-cinq-ans/ Tue, 13 Oct 2026 13:51:58 +0000 https://lnt.ma/?p=561084 AXA Services Maroc annonce avoir dépassé le seuil des 5.000 collaborateurs, contre environ 2.250 cinq ans auparavant. Cette progression des effectifs accompagne le développement des activités de l’entreprise au Maroc. Parallèlement, la société met en avant plusieurs initiatives en matière d’inclusion professionnelle, de bien-être au travail et d’engagement social et environnemental, notamment un programme de […]

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AXA Services Maroc annonce avoir dépassé le seuil des 5.000 collaborateurs, contre environ 2.250 cinq ans auparavant. Cette progression des effectifs accompagne le développement des activités de l’entreprise au Maroc. Parallèlement, la société met en avant plusieurs initiatives en matière d’inclusion professionnelle, de bien-être au travail et d’engagement social et environnemental, notamment un programme de plantation de 25.000 arbres à l’horizon 2030.

AXA Services Maroc (ASM) poursuit son développement dans le Royaume. L’entreprise annonce avoir franchi le cap des 5.000 collaborateurs, une étape qui témoigne de la progression de ses activités et de ses effectifs au cours des dernières années.

En cinq ans, le nombre de salariés est passé d’environ 2.250 à plus de 5.000, soit des effectifs qui ont plus que doublé sur la période. Cette évolution représente une augmentation de plus de 2.750 collaborateurs.

Pour l’entreprise, cette progression s’accompagne d’une attention particulière portée à la gestion des ressources humaines, à l’intégration des nouveaux collaborateurs et aux conditions de travail.

AXA Services Maroc indique avoir développé plusieurs dispositifs destinés à accompagner ses collaborateurs et à favoriser un environnement de travail inclusif.

Parmi les initiatives mises en avant figure le Forum Emploi Inclusif, qui s’inscrit dans les actions engagées par l’entreprise en faveur de l’accès à l’emploi.

La société souligne également ses efforts en matière d’intégration de jeunes en situation de handicap, dans une démarche visant à faciliter leur insertion professionnelle.

Ces initiatives sont complétées par différents dispositifs d’accompagnement et de prévention destinés aux salariés et à leurs familles.

Selon l’entreprise, l’inclusion, le bien-être et l’engagement constituent trois axes de sa politique de ressources humaines.

Le développement de ces dispositifs intervient dans un contexte de croissance des effectifs, qui nécessite une adaptation continue des pratiques de gestion et d’accompagnement des collaborateurs.

Au-delà de ses activités professionnelles, AXA Services Maroc met également en avant la participation de ses équipes à différentes initiatives sociales.

En 2025, près de 3.000 collaborateurs ont pris part à des actions de bénévolat, selon les chiffres communiqués par l’entreprise.

Ces initiatives ont notamment concerné les domaines de l’éducation, de la santé, de l’inclusion et de la solidarité.

L’engagement environnemental constitue un autre volet des initiatives présentées par AXA Services Maroc.

Dans le cadre d’un partenariat avec la Fondation Haut Atlas, l’entreprise annonce un programme de plantation de 5.000 arbres chaque année.

L’objectif affiché est d’atteindre 25.000 arbres plantés à l’horizon 2030.

Ce programme repose sur la participation des collaborateurs et vise à les associer à des actions environnementales menées dans le cadre des engagements de l’entreprise.

Le nombre annuel d’arbres prévu correspond symboliquement au seuil des 5.000 collaborateurs désormais atteint par AXA Services Maroc.

La société ne précise toutefois pas, dans sa communication, les zones géographiques concernées par les plantations ni les essences retenues.

Pour marquer le franchissement du seuil des 5.000 collaborateurs, AXA Services Maroc a organisé, vendredi 2 octobre, une rencontre réunissant ses équipes et ses partenaires.

Cet événement, organisé sous la forme d’une Garden Party, a permis à l’entreprise de revenir sur son développement au Maroc et sur la progression de ses effectifs.

La rencontre a également été l’occasion de mettre en avant la contribution des collaborateurs à la croissance de ses activités.

LNT avec CdP

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Monnaie numérique : une étude de BAM souligne des gains économiques modestes mais positifs https://lnt.ma/monnaie-numerique-une-etude-de-bam-souligne-des-gains-economiques-modestes-mais-positifs/ Tue, 13 Oct 2026 11:12:53 +0000 https://lnt.ma/?p=561034 L’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) pourrait améliorer l’efficacité des paiements et contribuer, dans une mesure limitée, à la croissance et à la stabilité financière au Maroc. C’est ce qui ressort d’un document de travail publié le 7 octobre 2026 par Bank Al-Maghrib. Les auteurs soulignent toutefois que ces effets dépendent des modalités […]

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L’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) pourrait améliorer l’efficacité des paiements et contribuer, dans une mesure limitée, à la croissance et à la stabilité financière au Maroc. C’est ce qui ressort d’un document de travail publié le 7 octobre 2026 par Bank Al-Maghrib. Les auteurs soulignent toutefois que ces effets dépendent des modalités de conception et d’émission de cette monnaie et que son introduction ne suffirait pas, à elle seule, à résoudre les difficultés d’inclusion financière.

La perspective d’une monnaie numérique de banque centrale fait l’objet d’une nouvelle analyse économique. Dans un document de travail intitulé A DSGE Model for a Small Open Economy with a CBDC Option, Michael Kumhof, Mohammed Mikou et Yassine Slaoui examinent les effets potentiels de cet instrument sur l’économie marocaine, notamment sur l’activité, le crédit bancaire et la transmission des chocs financiers.

L’étude repose sur un modèle macroéconomique dynamique, calibré sur les caractéristiques du Maroc. Celui-ci intègre les interactions entre les ménages, les entreprises, les banques, les finances publiques, la politique monétaire et les échanges extérieurs.

Les auteurs distinguent notamment deux catégories de ménages : ceux qui disposent d’un accès aux services bancaires et au crédit, et ceux qui utilisent principalement les espèces. Cette distinction permet d’évaluer les effets différenciés d’une éventuelle monnaie numérique sur les conditions de paiement et l’accès à la liquidité.

Des effets positifs, mais limités, sur l’activité économique

Les simulations font apparaître des gains macroéconomiques relativement modestes.

Dans le scénario retenu, où l’encours de monnaie numérique représente environ 6,6 % du PIB annuel, son introduction entraînerait une légère augmentation du PIB à long terme, une diminution modérée des taux d’intérêt réels et de certains taux d’imposition, ainsi qu’une amélioration de la liquidité disponible pour les transactions.

Ces résultats s’expliquent principalement par les gains d’efficacité associés à un moyen de paiement supplémentaire, susceptible de réduire certaines contraintes pesant sur les transactions économiques.

L’étude indique également que l’introduction d’une MNBC ne provoquerait pas nécessairement une contraction du crédit bancaire. Dans le modèle étudié, les banques continuent de jouer leur rôle dans la création monétaire à travers l’octroi de prêts, tandis que la banque centrale assure le refinancement nécessaire lorsque des dépôts sont convertis en monnaie numérique.

Les auteurs soulignent néanmoins que ces résultats dépendent directement du dispositif d’émission et des mécanismes d’intermédiation retenus.

Le taux directeur conserverait son rôle central

L’un des principaux enseignements concerne la conduite de la politique monétaire.

Selon les chercheurs, le taux directeur, éventuellement complété par des instruments macroprudentiels, demeurerait le principal outil de stabilisation économique.

Une monnaie numérique non rémunérée fonctionnerait, à cet égard, de manière comparable aux espèces. Sa quantité en circulation dépendrait essentiellement de la demande des utilisateurs, plutôt que d’une décision directe de la banque centrale visant à agir sur l’activité économique.

Elle pourrait néanmoins contribuer à amortir certains chocs financiers en offrant aux agents économiques un moyen de paiement supplémentaire.

Cet effet stabilisateur resterait toutefois passif : il résulterait d’une plus grande flexibilité des paiements et non d’une intervention monétaire spécifique.

Une contribution limitée à l’inclusion financière

L’étude accorde également une place importante à l’inclusion financière, dans un contexte où une partie des ménages marocains demeure à l’écart des services bancaires.

Les auteurs considèrent qu’une monnaie numérique pourrait faciliter l’accès à un instrument de paiement moderne pour les populations non bancarisées.

Ils soulignent cependant une limite : disposer d’un nouveau moyen de paiement ne signifie pas nécessairement disposer d’un meilleur accès au financement.

Contrairement aux ménages bancarisés, qui peuvent obtenir des liquidités par le crédit, les ménages non bancarisés devraient toujours épargner pour constituer leurs avoirs en monnaie numérique.

La MNBC pourrait donc améliorer la qualité des moyens de paiement accessibles, sans modifier automatiquement la capacité des ménages concernés à financer leur consommation ou leurs investissements.

Dans cette perspective, les auteurs insistent sur l’importance de préserver les mécanismes de création de liquidité bancaire. Ils évoquent notamment la nécessité d’un dispositif crédible de refinancement des banques, y compris en cas de transferts importants des dépôts vers la monnaie numérique.

Des résultats qui restent à confirmer

Les chercheurs précisent que leur modèle évalue principalement les effets macroéconomiques de la détention de monnaie numérique et de la redistribution des encaisses entre espèces, dépôts bancaires et MNBC.

Il ne permet pas de déterminer directement le nombre potentiel d’utilisateurs, les volumes de transactions ou les substitutions entre les différents moyens de paiement, comme les cartes bancaires et les virements.

Les résultats ne constituent donc pas une prévision des effets réels d’un éventuel lancement au Maroc, mais une évaluation fondée sur des hypothèses économiques et financières.

Au terme de leur analyse, les auteurs concluent qu’une monnaie numérique correctement conçue pourrait améliorer l’efficacité du système de paiement tout en présentant des risques macroéconomiques limités. Ils soulignent toutefois que son impact sur l’inclusion financière resterait incomplet sans amélioration de l’accès aux services financiers et au crédit.

Au-delà de la question de la monnaie numérique, le modèle développé pourrait également servir à analyser les conséquences de différents chocs économiques et financiers sur l’économie marocaine et à évaluer les effets de mesures monétaires, budgétaires et macroprudentielles.

LNT

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Dirham digital : Une alternative au cash, entre inclusion financière et défis d’adoption https://lnt.ma/dirham-digital-le-maroc-explore-une-alternative-au-cash-entre-inclusion-financiere-et-defis-dadoption/ Tue, 13 Oct 2026 10:18:28 +0000 https://lnt.ma/?p=561023 La circulation fiduciaire dépasse les 500 milliards de dirhams en 2025. Face à la place persistante des espèces et aux limites de l’inclusion financière, Bank Al-Maghrib explore les possibilités d’une monnaie digitale de banque centrale, dont la réussite dépendra autant de son utilité pour les usagers que de sa sécurité. Le Maroc pourrait franchir une […]

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La circulation fiduciaire dépasse les 500 milliards de dirhams en 2025. Face à la place persistante des espèces et aux limites de l’inclusion financière, Bank Al-Maghrib explore les possibilités d’une monnaie digitale de banque centrale, dont la réussite dépendra autant de son utilité pour les usagers que de sa sécurité.

Le Maroc pourrait franchir une nouvelle étape dans la modernisation de ses moyens de paiement avec l’éventuelle introduction d’un dirham digital. Cette monnaie numérique, qui serait émise par Bank Al-Maghrib, ne vise pas à remplacer les billets et les pièces, mais à proposer un instrument de paiement complémentaire adapté aux nouveaux usages. L’enjeu est de taille : réduire la dépendance au cash, faciliter l’accès aux services financiers et renforcer l’efficacité des transactions.

Dans leur document de travail consacré à la monnaie digitale de banque centrale (MDBC), Chaymae Chaoui, Kamal Lahlou et Mohammed Mikou analysent les opportunités offertes par cette innovation ainsi que les conditions nécessaires à son éventuelle mise en œuvre au Maroc.

Plus de 500 milliards de dirhams en circulation

Le premier constat est celui de la place persistante des espèces dans l’économie marocaine. La circulation fiduciaire est passée de 70 milliards de dirhams en 2001 à plus de 500 milliards en 2025. Cette évolution témoigne de l’attachement des agents économiques au cash, qui demeure apprécié pour sa simplicité, son accessibilité et sa capacité à permettre un contrôle direct des dépenses.

Le développement des paiements électroniques n’a pas encore profondément modifié ces habitudes. Si le parc de cartes bancaires a dépassé 22 millions en 2024, les cartes restent principalement utilisées pour les retraits d’espèces plutôt que pour les paiements directs. Introduit en 2019, le paiement mobile progresse, mais son adoption demeure limitée.

Le défi ne consiste donc pas uniquement à mettre en place une nouvelle infrastructure technologique. Il s’agit aussi de proposer une solution suffisamment simple, accessible et avantageuse pour modifier les comportements des particuliers et des commerçants.

Un levier potentiel pour l’inclusion financière

L’inclusion financière constitue l’un des principaux arguments en faveur du dirham digital. D’après le document, le taux de détention de comptes bancaires par les particuliers résidents atteignait 62 % en 2025. Les femmes et les jeunes restent notamment confrontés à des difficultés d’accès aux services financiers.

Une monnaie digitale de banque centrale pourrait élargir les possibilités de paiement, notamment pour les populations éloignées des agences bancaires ou disposant de revenus limités. Des fonctionnalités hors ligne, utilisables sans connexion Internet permanente, pourraient également faciliter les transactions dans les zones où la couverture numérique demeure insuffisante.

L’objectif serait de proposer un moyen de paiement numérique qui conserve certaines caractéristiques du cash, tout en bénéficiant des avantages d’une infrastructure dématérialisée. Encore faudrait-il que son utilisation soit abordable, que les commerçants l’acceptent largement et que les transferts entre les différents prestataires de paiement soient simples.

L’économie informelle dans l’équation

L’éventuel déploiement du dirham digital intervient également dans un contexte marqué par le poids de l’économie informelle. Selon les estimations reprises dans le document, celle-ci représente en moyenne 30 % du PIB et contribue à 75 % de l’emploi.

L’enquête du Haut-Commissariat au Plan sur les unités de production informelles, réalisée en 2023, recense plus de deux millions d’unités, contre environ 1,7 million en 2014. Leurs activités restent largement dépendantes de l’autofinancement et leur recours au crédit formel demeure marginal.

En offrant un moyen de paiement dématérialisé proche, dans ses propriétés fondamentales, de l’argent liquide, le dirham digital pourrait contribuer à faciliter l’intégration progressive de certaines activités dans les circuits formels. Il ne saurait toutefois, à lui seul, résoudre les difficultés liées à l’informalité, qui nécessitent également des mesures administratives, fiscales et économiques adaptées.

Une expérimentation déjà engagée

Bank Al-Maghrib a engagé des travaux d’analyse et d’expérimentation sur la faisabilité d’une monnaie digitale de détail. Avec l’appui du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, une preuve de concept a permis de tester plusieurs fonctions essentielles : émission de la monnaie, distribution, détention dans des portefeuilles numériques et paiements entre particuliers.

Le prototype reposait sur une architecture à deux niveaux. La banque centrale assurait l’émission, tandis que les intermédiaires financiers prenaient en charge la distribution et la relation avec les utilisateurs. Deux solutions technologiques, centralisée et distribuée, ont été testées afin d’en comparer les performances.

Selon le document, ces travaux ont confirmé la faisabilité technique d’une MDBC de détail au Maroc. Ils ont également permis d’approfondir les questions de cybersécurité, de protection des données, d’interopérabilité et de capacité à traiter un volume important de transactions.

Ces résultats ne signifient cependant pas que le lancement du dirham digital est acquis. Le document insiste sur la nécessité d’une démarche progressive, prudente et concertée.

Les transferts des MRE, un autre débouché potentiel

L’intérêt du projet pourrait dépasser les paiements domestiques. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont représenté en moyenne l’équivalent de 8 % du PIB au cours des dernières années, selon les auteurs.

Une interconnexion future entre différentes monnaies digitales de banques centrales pourrait contribuer à réduire les délais et les coûts des transferts internationaux. Le document cite notamment le projet mBridge, dont les expérimentations ont permis, dans certains cas, de réduire les coûts de transfert jusqu’à 50 % et d’exécuter des transactions en quelques secondes plutôt qu’en plusieurs jours.

Pour le Maroc, l’enjeu serait de tirer parti de ces évolutions internationales afin de faciliter les transferts et de favoriser le développement des fintechs. Ces bénéfices restent néanmoins conditionnés à la mise en place d’infrastructures interopérables et à des accords avec les partenaires concernés.

Cybersécurité et stabilité bancaire : les conditions du succès

Les opportunités du dirham digital s’accompagnent de risques. La protection des données personnelles, la prévention de la fraude et la résistance aux cyberattaques figurent parmi les principales exigences du projet.

La stabilité du système bancaire représente un autre point de vigilance. Si les utilisateurs transféraient massivement leurs dépôts bancaires vers une monnaie digitale de banque centrale, les établissements de crédit pourraient voir leurs ressources de financement se réduire et leur coût de financement augmenter.

Pour limiter ce risque, les auteurs privilégient une architecture hybride à deux niveaux, une monnaie initialement non rémunérée et des plafonds de détention et de transaction adaptés. L’idée est de favoriser l’utilisation du dirham digital pour les paiements courants plutôt que d’en faire un instrument concurrent des dépôts bancaires.

La question de la confidentialité sera également déterminante. Le dispositif devra concilier la protection des données des utilisateurs avec les exigences de traçabilité nécessaires à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

La confiance des usagers, principal test

Au-delà des choix techniques, la réussite du dirham digital dépendra de son adoption effective. Les expériences internationales citées dans le document montrent que le lancement d’une monnaie digitale ne garantit pas son utilisation à grande échelle. Au Nigeria et aux Bahamas, notamment, les niveaux d’adoption sont restés faibles malgré la mise en place des dispositifs.

Le Maroc devra donc réunir plusieurs conditions : des infrastructures numériques performantes, des coûts d’utilisation réduits, une large acceptation par les commerçants, une interopérabilité avec les moyens de paiement existants et un cadre juridique clair.

Le dirham digital apparaît ainsi moins comme une simple innovation monétaire que comme un chantier de transformation de l’écosystème des paiements. Son potentiel est réel, mais son succès se mesurera finalement à sa capacité à répondre à des besoins concrets, à inspirer confiance et à offrir une véritable valeur ajoutée par rapport au cash et aux solutions numériques déjà disponibles.

LNT

 

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Banque digitale : Simple. enrichit son application avec la réservation de vols et une eSIM internationale https://lnt.ma/banque-digitale-simple-enrichit-son-application-avec-la-reservation-de-vols-et-une-esim-internationale/ Tue, 13 Oct 2026 09:32:26 +0000 https://lnt.ma/?p=561017 Simple., la néobanque du groupe Attijariwafa bank, annonce le lancement de plusieurs nouvelles fonctionnalités au sein de son application mobile. Les utilisateurs peuvent désormais réserver des billets d’avion auprès de plus de 450 compagnies aériennes et souscrire une eSIM internationale couvrant plus de 150 pays, avec un paiement en dirhams sans incidence sur leur dotation […]

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Simple., la néobanque du groupe Attijariwafa bank, annonce le lancement de plusieurs nouvelles fonctionnalités au sein de son application mobile. Les utilisateurs peuvent désormais réserver des billets d’avion auprès de plus de 450 compagnies aériennes et souscrire une eSIM internationale couvrant plus de 150 pays, avec un paiement en dirhams sans incidence sur leur dotation internationale. L’établissement introduit également un programme de parrainage et permet la clôture des comptes directement depuis l’application.

La néobanque Simple., développée par le groupe Attijariwafa bank, poursuit l’élargissement de ses services numériques. Dans un communiqué publié mardi 13 octobre 2026, l’établissement annonce l’intégration de nouvelles fonctionnalités destinées à accompagner les usages quotidiens de ses clients, notamment dans le domaine des voyages et de la gestion bancaire à distance.

Ces nouveautés s’inscrivent dans une stratégie de diversification des services accessibles depuis l’application mobile, au-delà des opérations bancaires traditionnelles.

Après avoir intégré la réservation d’hébergements à travers son offre Simple Trip, la néobanque ajoute deux nouveaux services : la réservation de billets d’avion et la souscription d’une eSIM internationale.

Des réservations aériennes auprès de plus de 450 compagnies

La première nouveauté concerne le lancement de Simple Flight, un service permettant aux utilisateurs de réserver des billets d’avion directement depuis l’application.

Selon les informations communiquées par la banque, cette fonctionnalité donne accès aux offres de plus de 450 compagnies aériennes à travers le monde.

Elle permet notamment d’effectuer des réservations pour des voyages internationaux, quels que soient les pays de départ et de destination.

L’une des principales caractéristiques mises en avant par Simple. concerne les modalités de paiement. Les billets peuvent être réglés intégralement en dirhams, sans incidence sur la dotation internationale des clients.

Cette fonctionnalité vise à simplifier les démarches de réservation et de paiement, en regroupant plusieurs étapes du parcours de voyage au sein d’une même interface numérique.

Elle vient compléter le service de réservation d’hébergements déjà proposé dans le cadre de Simple Trip.

Une eSIM internationale couvrant plus de 150 pays

La deuxième nouveauté porte sur l’intégration d’un service de connectivité mobile destiné aux voyageurs.

Simple. annonce ainsi la possibilité de souscrire une eSIM internationale utilisable dans plus de 150 pays.

Cette technologie permet d’accéder à des services de télécommunications à l’étranger sans avoir à utiliser une carte SIM physique, sous réserve de disposer d’un appareil compatible.

La souscription et l’activation du service peuvent être effectuées directement depuis l’application bancaire.

Comme pour la réservation de billets d’avion, le paiement de l’eSIM s’effectue en dirhams, sans impact sur la dotation internationale.

L’établissement indique également proposer des tarifs qu’il présente comme compétitifs, sans toutefois communiquer de grille tarifaire détaillée dans son annonce.

Avec cette nouvelle fonctionnalité, Simple. cherche à répondre aux besoins de connectivité des voyageurs, en intégrant un service habituellement proposé par des opérateurs spécialisés.

Un programme de parrainage pour développer la clientèle

Parallèlement aux services liés aux voyages, la néobanque annonce le lancement de Simple Share, un programme de parrainage destiné à ses clients.

Ce dispositif leur permet de recommander l’application à leurs proches et de participer ainsi au développement de la clientèle de Simple.

L’établissement ne précise toutefois pas les modalités détaillées de ce programme, notamment les éventuels avantages accordés aux parrains et aux nouveaux clients.

Cette initiative constitue un nouvel outil de développement commercial pour la néobanque, qui cherche à renforcer sa présence sur le marché marocain des services bancaires numériques.

Une clôture de compte directement depuis l’application

Simple. annonce également une évolution de ses fonctionnalités de gestion bancaire.

L’établissement rappelle que l’ouverture d’un compte est gratuite et sans engagement. Il introduit désormais la possibilité pour les clients de procéder à sa clôture directement depuis l’application mobile.

Selon la banque, cette opération peut être réalisée de manière instantanée, sans nécessiter de déplacement en agence.

Cette fonctionnalité s’inscrit dans une démarche de dématérialisation des procédures bancaires, visant à permettre aux utilisateurs de gérer les différentes étapes de leur relation avec l’établissement à partir de leur téléphone.

L’ouverture et la clôture des comptes constituent ainsi deux opérations que Simple. entend rendre accessibles à distance.

Plus d’informations sur simple.ma

LNT avec CDP

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Tests logiciels : l’intelligence artificielle agentique au cœur de la 10e édition de la JMTL à Casablanca https://lnt.ma/tests-logiciels-lintelligence-artificielle-agentique-au-coeur-de-la-10e-edition-de-la-jmtl-a-casablanca/ Mon, 12 Oct 2026 15:57:37 +0000 https://lnt.ma/?p=561002 La 10e édition de la Journée marocaine des tests logiciels (JMTL), organisée le 3 octobre 2026 au Technopark de Casablanca, a été consacrée aux transformations du métier de testeur sous l’effet de l’intelligence artificielle. Réunissant des experts marocains et internationaux, cette rencontre a permis d’examiner les nouvelles pratiques de contrôle de la qualité logicielle, l’automatisation […]

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La 10e édition de la Journée marocaine des tests logiciels (JMTL), organisée le 3 octobre 2026 au Technopark de Casablanca, a été consacrée aux transformations du métier de testeur sous l’effet de l’intelligence artificielle. Réunissant des experts marocains et internationaux, cette rencontre a permis d’examiner les nouvelles pratiques de contrôle de la qualité logicielle, l’automatisation des tests et l’évolution des compétences professionnelles. L’événement a également été marqué par la remise des prix du concours « World’s Best Tester », dont les deux premiers lauréats marocains poursuivront la compétition à l’échelle internationale.

Le Comité marocain des tests logiciels (CMTL) a organisé, samedi 3 octobre, la dixième édition de la Journée marocaine des tests logiciels (JMTL), au Technopark de Casablanca. Placée sous le thème « 10 ans d’engagement pour la qualité – Qualité aujourd’hui, confiance demain », cette édition anniversaire a réuni des professionnels du numérique, des spécialistes du test logiciel et des représentants d’entreprises technologiques.

Organisée depuis 2016, cette manifestation constitue un espace d’échanges autour des méthodes de vérification et d’évaluation de la qualité des systèmes informatiques. Selon le CMTL, plus de 1.700 participants ont pris part aux différentes éditions organisées au cours de la dernière décennie.

Cette année, les discussions ont principalement porté sur l’émergence de l’intelligence artificielle agentique, une évolution technologique qui modifie progressivement les méthodes de conception, d’exécution et de supervision des tests logiciels.

Le métier de testeur face à l’essor de l’IA agentique

Dans son intervention d’ouverture, Anass El Bekali, président du CMTL, est revenu sur les transformations du métier de testeur au cours des dix dernières années.

Selon lui, le test logiciel ne constitue plus uniquement une étape de vérification intervenant à la fin du développement d’une application. Il participe désormais à la maîtrise des risques, à la fiabilité des systèmes et à la confiance des utilisateurs.

L’émergence de l’intelligence artificielle agentique accentue cette évolution en permettant d’automatiser certaines opérations et de modifier la répartition des responsabilités entre les outils et les professionnels.

« Avec l’émergence de l’IA agentique, le métier de testeur se transforme. Notre rôle n’est plus seulement d’exécuter ou d’automatiser : il consiste désormais à définir les cas d’usage, orchestrer les agents, analyser les résultats, maîtriser les risques et garantir la pertinence des résultats de test », a déclaré Anass El Bekali.

Cette transformation suppose une évolution des compétences, notamment dans la définition des scénarios de test, l’analyse des résultats produits par les systèmes automatisés et l’évaluation des risques associés à leur utilisation.

Le président du CMTL a également insisté sur l’importance de la formation continue et des certifications professionnelles, notamment ISTQB, IREB, IQBBA et TMMi, pour accompagner l’adaptation des métiers.

Huit conférences consacrées aux nouvelles pratiques

Le programme de cette dixième édition comprenait huit conférences animées par des spécialistes marocains et internationaux.

Les interventions ont abordé plusieurs dimensions de la qualité logicielle, depuis l’expérience utilisateur jusqu’à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus de test.

Olivier Denoo, vice-président de l’International Software Testing Qualifications Board (ISTQB), président du Comité français des tests logiciels (CFTL) et vice-président de ps_testware, a ouvert le cycle de conférences avec une intervention intitulée « Heureux qui comme UX ! », consacrée à l’expérience utilisateur.

Samia Daouiji, Test Manager chez Capgemini Maroc, a présenté un retour d’expérience sur l’évolution du rôle du testeur vers celui de superviseur et de coordinateur d’agents d’intelligence artificielle.

De son côté, Khalid Amnas, directeur de projet et Delivery Manager chez Omnishore, a exposé un cas marocain de Testing Factory augmentée par l’IA, sous le thème « Structurer sans brider ».

Bruno Legeard, cofondateur de Smartesting, s’est intéressé aux conséquences de l’exécution agentique des tests sur l’organisation des structures spécialisées dans la qualité logicielle.

Ces différentes interventions ont permis d’examiner les possibilités offertes par l’automatisation, mais également les changements organisationnels nécessaires à son intégration.

Qualité logicielle, diversité et évolution des compétences

Les conférences de l’après-midi ont élargi les discussions aux dimensions humaines et organisationnelles de la qualité logicielle.

Laurent Delannoy, président de l’entreprise adaptée Avencod, a notamment consacré son intervention à la contribution de la diversité à l’amélioration de la qualité.

Les représentants de Cegid Atlas, Ingrid Terreau, coach en transformation agile, Younes Zniber, directeur R&D Enterprise, et Taha Slaoui, directeur R&D Retail, ont présenté les usages de l’intelligence artificielle dans la transformation des pratiques de qualité au sein de leur entreprise.

Eric Riou du Cosquer, TMMi Lead Assessor et directeur général de Certilog, a abordé l’utilisation de l’IA dans la revue des exigences, depuis les User Stories jusqu’aux instructions adressées aux modèles d’intelligence artificielle, dans le cadre de l’approche IREB AI4RE.

Enfin, Eric Bourdin, responsable France de GASQ, a consacré son intervention aux évolutions attendues dans les méthodes d’apprentissage et les pratiques professionnelles au-delà de l’engouement actuel pour l’intelligence artificielle.

L’ensemble de ces échanges a mis en évidence une évolution du métier de testeur, dont les responsabilités s’étendent progressivement vers la supervision des outils automatisés, l’analyse des résultats et l’évaluation de la qualité des systèmes intégrant l’IA.

Un concours pour distinguer les compétences en test logiciel

La journée a également été marquée par la remise des prix de la compétition marocaine « World’s Best Tester ».

Organisé en partenariat avec une compétition internationale présente sur six continents, ce concours vise à évaluer les compétences des participants dans le domaine du test logiciel.

La première place a été remportée par Ilyass Safwane, représentant l’équipe TheSafeOne, avec un score de 109 points sur 130.

La deuxième position est revenue à l’équipe Mint Tea Testers, composée d’Assiya Benramdane et de Jean-Baptiste Crouigneau, avec 103,5 points.

L’équipe BugHuntersMA, représentée par Ayoub Koddam et Pierre Monfort, a complété le podium avec 100 points.

Les deux premiers lauréats sont qualifiés pour la suite de la compétition internationale, dont la finale mondiale est prévue le 2 décembre 2026.

Cette compétition constitue l’un des volets pratiques de la manifestation, en complément des conférences et des échanges professionnels.

Plus de 2.100 certifications ISTQB Foundation Level au Maroc

La dixième édition de la JMTL a également été l’occasion de revenir sur les activités du Comité marocain des tests logiciels.

Fondé en 2013, le CMTL est une organisation indépendante à but non lucratif dont l’objectif est de promouvoir les métiers du test logiciel et de sensibiliser les entreprises à la qualité de leurs systèmes d’information.

Depuis juillet 2014, il représente officiellement l’ISTQB au Maroc et intervient dans le domaine des accréditations et des certifications professionnelles, notamment ISTQB, IREB et IQBBA.

Le comité est également devenu, en octobre 2022, le chapitre local de la fondation TMMi, spécialisée dans l’amélioration des processus de test.

Selon les données communiquées par l’organisation, le Maroc comptait 2.136 personnes certifiées ISTQB Foundation Level à la fin du deuxième trimestre 2026, soit une progression de 19 % sur un an.

Cette évolution témoigne d’un développement des qualifications professionnelles dans le domaine de la qualité logicielle, dans un contexte où les entreprises cherchent à renforcer la fiabilité de leurs applications et de leurs systèmes informatiques.

Au terme de cette édition anniversaire, les échanges ont principalement souligné les changements induits par l’intelligence artificielle dans les activités de test logiciel.

L’automatisation de certaines opérations, le recours aux agents intelligents et l’évolution des méthodes de vérification nécessitent une adaptation des compétences et des organisations.

Dans ce contexte, les professionnels sont progressivement amenés à intervenir davantage dans la conception des stratégies de test, la supervision des outils automatisés et l’interprétation des résultats.

La formation continue et la certification apparaissent ainsi comme des instruments d’accompagnement de cette transformation.

LNT

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Formation du gouvernement : Après l’USFP, le PPS confirme sa décision https://lnt.ma/formation-du-gouvernement-apres-lusfp-le-pps-confirme-sa-decision/ Mon, 12 Oct 2026 15:05:06 +0000 https://lnt.ma/?p=560994 Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a annoncé, lundi 12 octobre, sa décision de participer au prochain gouvernement, à l’issue d’une réunion de son bureau politique tenue à Rabat. Cette orientation intervient après les délibérations du comité central du parti et les consultations engagées avec la cheffe du gouvernement désignée. Le PPS justifie […]

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Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a annoncé, lundi 12 octobre, sa décision de participer au prochain gouvernement, à l’issue d’une réunion de son bureau politique tenue à Rabat. Cette orientation intervient après les délibérations du comité central du parti et les consultations engagées avec la cheffe du gouvernement désignée. Le PPS justifie sa décision par les convergences constatées lors des négociations et par sa volonté de contribuer aux réformes politiques, économiques et sociales du Royaume.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a officiellement exprimé sa volonté de rejoindre la future coalition gouvernementale. Réuni lundi 12 octobre 2026, dans la matinée, au siège national du parti à Rabat, son bureau politique a décidé de privilégier la participation au prochain exécutif, dont la composition fait actuellement l’objet de consultations.

Cette décision intervient au terme d’un processus de concertation interne, marqué notamment par une réunion du comité central et par des échanges avec la cheffe du gouvernement chargée de former la nouvelle équipe gouvernementale.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, le PPS indique que son choix repose sur plusieurs considérations, parmi lesquelles les orientations envisagées pour le prochain programme gouvernemental, la configuration politique de la future majorité et les résultats des négociations engagées.

Le bureau politique du PPS précise avoir examiné les conclusions des discussions tenues au sein du comité central, avant de poursuivre ses propres délibérations sur le positionnement du parti dans la prochaine configuration gouvernementale.

Les responsables du parti ont notamment pris en considération les orientations susceptibles de figurer dans le futur programme de l’exécutif, ainsi que dans le pacte de majorité en préparation.

La composition politique et partisane de la coalition envisagée a également été examinée.

Le PPS souligne, par ailleurs, que les négociations menées avec la cheffe du gouvernement désignée se sont déroulées dans un climat qu’il qualifie de positif, marqué par la confiance et une importante convergence sur les principales orientations.

Sur la base de ces éléments et du mandat accordé par le comité central, le bureau politique a retenu le principe d’une participation à la prochaine équipe gouvernementale.

Pour justifier son choix, le PPS met en avant sa volonté de contribuer à la poursuite des réformes engagées au Maroc.

Le parti considère que sa participation au gouvernement pourrait lui permettre d’intervenir plus directement dans plusieurs domaines qu’il juge prioritaires.

Il cite notamment la consolidation du processus démocratique, la protection des droits et des libertés, la moralisation de la vie publique et le renforcement de la justice sociale et territoriale.

Le développement des capacités de l’économie nationale figure également parmi les objectifs mis en avant dans le communiqué.

Le bureau politique estime ainsi que la participation gouvernementale constitue, dans les circonstances actuelles, l’option la plus appropriée pour permettre au PPS de contribuer à l’évolution des politiques publiques et à la mise en œuvre des réformes.

Cette décision traduit un choix de participation institutionnelle, que le parti présente comme un moyen de défendre ses orientations dans le cadre de la future majorité.

Au-delà de l’annonce de sa décision, le PPS précise les principes sur lesquels il souhaite fonder sa participation.

Le parti affirme vouloir jouer un rôle actif dans la future équipe gouvernementale, en contribuant à la conduite des réformes et à la consolidation des acquis.

Il insiste également sur la nécessité d’une participation qu’il souhaite responsable, efficace et tournée vers l’intérêt général.

Dans son communiqué, le PPS souligne ainsi sa volonté d’apporter une contribution réelle à l’action gouvernementale, en faisant de son engagement au sein de la coalition un moyen de soutenir les priorités de réforme.

Cette orientation devra toutefois être précisée à mesure que progresseront les discussions sur la composition du prochain gouvernement et sur les engagements communs des formations appelées à constituer la majorité.

LNT

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Assises de l’AUSIM : Concentrix appelle les entreprises à mesurer le retour sur investissement de l’IA https://lnt.ma/assises-de-lausim-concentrix-appelle-les-entreprises-a-mesurer-le-retour-sur-investissement-de-lia/ Mon, 12 Oct 2026 10:38:34 +0000 https://lnt.ma/?p=560925 À l’occasion de la 8e édition des Assises de l’AUSIM, organisée du 7 au 9 octobre à Tanger, Redouane Mabchour, directeur général Afrique de Concentrix et président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FMES), a appelé les entreprises à privilégier une approche économique et opérationnelle dans leurs investissements en intelligence artificielle. Selon lui, […]

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À l’occasion de la 8e édition des Assises de l’AUSIM, organisée du 7 au 9 octobre à Tanger, Redouane Mabchour, directeur général Afrique de Concentrix et président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FMES), a appelé les entreprises à privilégier une approche économique et opérationnelle dans leurs investissements en intelligence artificielle. Selon lui, la réussite des projets d’IA dépend moins des technologies adoptées que de leur capacité à répondre à des besoins identifiés, à produire des résultats mesurables et à accompagner la transformation des métiers.

L’intégration de l’intelligence artificielle dans les entreprises ne peut se limiter à la multiplication des expérimentations technologiques. Pour produire des résultats durables, les projets doivent répondre à des objectifs économiques clairement définis et faire l’objet d’une évaluation rigoureuse de leur efficacité.

C’est l’un des principaux messages défendus par Redouane Mabchour, directeur général Afrique de Concentrix et président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FMES), lors de la 8e édition des Assises de l’Association des utilisateurs des systèmes d’information au Maroc (AUSIM).

Organisée à Tanger du 7 au 9 octobre 2026, sous le thème « AIMPOWERING : Par l’Innovation, l’Intelligence et la Souveraineté », cette édition a réuni plus de 1.200 dirigeants, directeurs des systèmes d’information, décideurs publics et experts autour des enjeux de la transformation numérique.

Intervenant dans le cadre du panel « Des cas d’usage à l’impact : qu’est-ce qui fait la réussite ou l’échec des initiatives d’IA ? », Redouane Mabchour a insisté sur la nécessité de dépasser la phase des projets pilotes pour inscrire l’intelligence artificielle dans une logique de création de valeur.

Trois conditions avant d’investir dans l’IA

Pour le responsable de Concentrix, les entreprises doivent modifier leur manière d’évaluer les projets d’intelligence artificielle.

Alors que les discussions portent souvent sur les capacités des nouvelles technologies, il estime que les résultats économiques et opérationnels de leur déploiement ne font pas toujours l’objet d’une attention suffisante.

« On parle beaucoup d’IA. On parle beaucoup moins de ce qu’elle rapporte vraiment », a-t-il déclaré.

Redouane Mabchour a ainsi identifié trois conditions préalables à tout investissement dans ce domaine.

« Avant de financer une IA, exigez trois choses : un point de départ mesuré, quelqu’un qui porte le résultat, et le seuil à partir duquel on arrête », a-t-il affirmé.

La première exigence consiste à établir une situation de référence permettant de mesurer les changements apportés par la technologie. Sans indicateurs initiaux, il devient difficile de déterminer si les gains observés sont effectivement liés au projet.

La deuxième porte sur l’identification d’un responsable chargé de suivre les résultats et de s’assurer que les objectifs fixés sont atteints.

Enfin, la troisième condition suppose de définir, dès le lancement du projet, les critères susceptibles de justifier son interruption lorsque les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous.

Cette approche vise à considérer les initiatives d’intelligence artificielle comme des investissements soumis à des exigences de performance, plutôt que comme des expérimentations technologiques prolongées sans objectifs précis.

Partir des besoins de l’entreprise plutôt que des outils

Redouane Mabchour a également souligné que le choix d’une technologie ne constitue pas, à lui seul, une garantie de réussite.

Selon lui, les entreprises doivent d’abord identifier les problèmes opérationnels ou économiques qu’elles souhaitent résoudre, avant de sélectionner les solutions techniques appropriées.

« Elle vient d’abord d’un vrai problème business à résoudre, avec la donnée et les processus prêts avant l’outil », a-t-il indiqué, en évoquant l’origine de la valeur créée par l’intelligence artificielle.

Cette approche met en avant l’importance de la préparation organisationnelle.

La qualité et la disponibilité des données, la structuration des processus internes ainsi que la définition des objectifs constituent autant de facteurs susceptibles d’influencer les résultats des projets.

L’intégration de l’IA nécessite ainsi une réflexion préalable sur le fonctionnement de l’entreprise et sur les activités pour lesquelles son utilisation pourrait apporter des améliorations mesurables.

Les échanges du panel, auxquels ont également contribué Maryam Guessous, Saad Rguig et Mohamed Bennis, ont permis d’aborder ces questions à partir de retours d’expérience et de cas d’usage.

Le gain de productivité ne suffit pas à démontrer la rentabilité

La mesure du retour sur investissement a constitué un autre axe central de l’intervention.

Pour Redouane Mabchour, les gains de temps associés à l’automatisation de certaines tâches ne peuvent être assimilés automatiquement à une création de valeur économique.

« Du temps gagné n’est pas encore du ROI tant qu’on ne sait pas ce qu’il produit », a-t-il souligné.

Cette distinction renvoie à la nécessité de mesurer les conséquences concrètes des améliorations obtenues grâce à l’intelligence artificielle.

Un projet peut, par exemple, permettre de réduire le temps consacré à certaines opérations sans nécessairement améliorer les résultats globaux de l’entreprise.

L’évaluation doit donc porter sur les effets réels de ces gains, qu’il s’agisse de l’amélioration de la qualité du service, de l’efficacité des processus ou de la capacité à développer de nouvelles activités.

Dans cette perspective, les indicateurs de performance doivent être définis en fonction des objectifs propres à chaque projet.

L’intelligence artificielle transforme également les métiers

Au-delà des enjeux de rentabilité, Redouane Mabchour a insisté sur les conséquences de l’intelligence artificielle pour l’organisation du travail.

Selon lui, la création de valeur à long terme dépend également de la capacité des entreprises à adapter leurs métiers et les compétences de leurs collaborateurs.

Le responsable a notamment évoqué les transformations observées au sein de Concentrix, où l’intégration de l’intelligence artificielle fait apparaître de nouvelles fonctions.

« Chez Concentrix, un agent qui pilote aujourd’hui un agent IA exerce un métier qui n’existait pas il y a deux ans. Cet agent dit à lui seul tout l’enjeu pour notre secteur », a-t-il expliqué.

Cette évolution illustre le passage de certaines tâches directement exécutées par les salariés vers des fonctions de supervision, de contrôle et d’accompagnement des outils d’intelligence artificielle.

Elle souligne également les besoins d’adaptation des compétences professionnelles, dans un contexte où les technologies d’automatisation prennent une place croissante dans les activités de services.

Pour les entreprises, l’enjeu ne se limite donc pas au déploiement de solutions techniques. Il concerne aussi l’organisation du travail et la capacité des collaborateurs à exercer de nouvelles responsabilités.

L’externalisation marocaine face au défi de la montée en valeur

En sa qualité de président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services, Redouane Mabchour a également replacé ces transformations dans les perspectives du secteur au Maroc.

L’externalisation des services est directement concernée par l’évolution des technologies d’intelligence artificielle, notamment dans les activités où l’automatisation modifie progressivement la répartition des tâches entre les collaborateurs et les systèmes numériques.

Pour le président de la FMES, la compétitivité future du secteur devra davantage reposer sur la valeur des prestations proposées que sur les seuls coûts de production.

« C’est le pari que nous défendons : les emplois de demain ne viendront pas d’heures vendues moins cher, mais de plus de valeur vendue depuis le Maroc », a-t-il déclaré.

Cette orientation suppose notamment de développer des compétences permettant aux entreprises marocaines de proposer des services plus spécialisés et d’intégrer les nouvelles technologies dans leurs activités.

L’intelligence artificielle pourrait ainsi constituer un levier de transformation du modèle économique de l’externalisation, à condition que son adoption s’accompagne d’une évolution des métiers et d’une amélioration mesurable des prestations.

LNT avec CdP

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Entretien avec Mounir Naciri : « Demain, la question ne sera plus seulement de savoir si un emballage est durable » https://lnt.ma/entretien-avec-mounir-naciri-demain-la-question-ne-sera-plus-seulement-de-savoir-si-un-emballage-est-durable/ Mon, 12 Oct 2026 10:10:35 +0000 https://lnt.ma/?p=560918 De l’agriculture à l’automobile, les besoins en matière d’emballage évoluent en fonction des produits, des contraintes logistiques et des exigences des marchés internationaux. Pour Mounir Naciri, Président-directeur général de Smurfit Westrock Morocco, l’emballage ne peut plus être considéré comme un simple consommable, mais doit être intégré à la stratégie de compétitivité des entreprises. Dans cet […]

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De l’agriculture à l’automobile, les besoins en matière d’emballage évoluent en fonction des produits, des contraintes logistiques et des exigences des marchés internationaux. Pour Mounir Naciri, Président-directeur général de Smurfit Westrock Morocco, l’emballage ne peut plus être considéré comme un simple consommable, mais doit être intégré à la stratégie de compétitivité des entreprises. Dans cet entretien, il revient sur les défis rencontrés par les exportateurs marocains, l’évolution des normes européennes, l’apport de l’intelligence artificielle et des technologies de simulation, ainsi que sur le rôle de l’Experience Centre de Rabat dans la conception de solutions adaptées aux différentes filières industrielles. Il évoque également les enjeux de durabilité et les perspectives d’évolution du secteur au Maroc.

 

La Nouvelle Tribune : Dans quelle mesure l’emballage est-il devenu un élément de la compétitivité d’une entreprise, au-delà de sa fonction traditionnelle de protection ?

M. Mounir Naciri : Je pense qu’il faut d’abord changer la manière dont nous regardons l’emballage.

Il reste encore trop souvent considéré comme un simple consommable, avec une discussion qui commence et se termine par son prix unitaire. Or, son impact économique va beaucoup plus loin.

Sa première fonction reste évidemment de protéger le produit. Mais sa conception influence également le stockage, la manutention, la palettisation, l’espace utilisé pendant le transport, la consommation de matière et, finalement, l’état dans lequel le produit arrive chez le client.

C’est pourquoi je préfère parler de valeur protégée.

Un produit peut avoir été parfaitement fabriqué ou cultivé. S’il arrive endommagé, si une expédition est refusée ou si la logistique a été inutilement coûteuse, une partie de la valeur créée en amont a déjà été perdue.

Il faut donc dépasser la question : « Combien coûte mon emballage ? » pour poser une question plus intéressante : « Combien de valeur mon emballage me permet-il de préserver ? »

Et cela change aussi la manière de mesurer les économies. Réduire de quelques centimes le coût d’un emballage n’est pas nécessairement une économie si cela génère davantage de dommages, de pertes ou de coûts logistiques.

Pour moi, c’est à ce moment-là que l’emballage cesse d’être uniquement un poste d’achat et devient un véritable levier de compétitivité.

La compétitivité ne se mesure pas seulement à la valeur que nous créons, mais aussi à celle que nous réussissons à préserver jusqu’au client final.

 

Le Maroc est un important exportateur de produits agricoles. Quels sont les principaux défis auxquels les producteurs marocains sont confrontés en matière d’emballage lorsqu’ils exportent leurs produits ?

Cette question est particulièrement d’actualité cette semaine avec Fruit Attraction à Madrid, où Smurfit Westrock est présent aux côtés des acteurs de la filière.

Lorsque vous êtes avec les producteurs et exportateurs, la réalité est très concrète : ils ne vendent pas seulement un fruit ou un légume. Ils doivent garantir que le produit qui quitte le Maroc arrive plusieurs jours plus tard avec la qualité, la fraîcheur et la présentation attendues par leur client.

Prenons les agrumes, les tomates, les avocats ou les fruits rouges. Leurs caractéristiques sont différentes, leurs contraintes aussi. Entre la récolte et la destination finale, ils peuvent être confrontés à l’humidité, aux variations de température, à l’empilage, aux vibrations, aux manipulations successives et à des distances importantes.

Il n’existe donc pas un bon emballage agricole en soi. Il existe un emballage adapté à un produit, à une supply chain et à un marché de destination.

La résistance nécessaire, la ventilation, la géométrie de la caisse, la palettisation ou encore l’utilisation de l’espace de transport doivent être étudiées ensemble.

Économiser quelques centimes sur une caisse n’a aucun sens si cela expose une marchandise de bien plus grande valeur à des dommages, à une perte de qualité ou à un refus à destination.

Pour nos exportateurs, préserver la récolte signifie aussi préserver leur marge, leur réputation et la confiance de leurs clients internationaux.


Les normes sanitaires et les exigences des marchés d’exportation deviennent-elles plus contraignantes pour les producteurs marocains ? Comment l’industrie de l’emballage doit-elle s’y adapter ?

Oui, et le changement important est que ces exigences ne peuvent plus être traitées à la fin du processus.

Qualité, sécurité des produits, traçabilité, performance de l’emballage, durabilité et réglementation des marchés de destination sont de plus en plus interconnectées.

Le PPWR européen en est une bonne illustration. Le règlement est applicable depuis le 12 août 2026, avec différentes obligations qui entreront progressivement en vigueur selon leur calendrier. Il renforce notamment le cadre européen concernant la recyclabilité, la prévention et la minimisation des emballages et, pour certaines catégories, l’utilisation de matière recyclée.

Pour les entreprises marocaines qui placent leurs produits emballés sur le marché européen, cela signifie que la réflexion sur l’emballage doit intervenir beaucoup plus tôt.

Mais je voudrais éviter de présenter le PPWR uniquement comme une contrainte. La réglementation fixe les règles du jeu ; l’enjeu pour l’entreprise est de transformer l’anticipation en avantage compétitif.

C’est précisément pour cette raison que nous travaillons depuis plusieurs années avec nos clients marocains sur ces évolutions, notamment à travers des workshops dédiés et notre Experience Centre de Rabat.

L’objectif n’est pas simplement d’expliquer une réglementation. Il est d’aider les entreprises à comprendre ce qu’elle signifie concrètement pour leurs produits, leurs emballages et leurs marchés.

Les entreprises qui anticipent mieux réduisent le risque de devoir agir dans l’urgence et sont mieux positionnées pour protéger leur accès aux marchés internationaux.

 

Le Maroc dispose également d’un écosystème automobile largement tourné vers l’export. Observez-vous une sophistication croissante des demandes des constructeurs et équipementiers installés dans le Royaume ?

Clairement. L’automobile illustre parfaitement le passage d’une logique de carton à une logique de solution d’emballage.

Un composant automobile peut être lourd, fragile, abrasif, sensible aux chocs ou présenter une géométrie complexe. Et son emballage doit fonctionner dans un environnement industriel où chaque mouvement, chaque espace occupé et chaque interruption potentielle ont un coût.

La question n’est donc plus simplement : comment emballer cette pièce ? Nous cherchons plutôt à comprendre : comment la protéger avec le niveau de performance approprié ? Comment faciliter sa manutention ? Comment améliorer la densité de chargement ? Peut-on supprimer du vide ou de la matière inutile ? Comment la solution s’intègre-t-elle dans les flux du client ?

Un emballage surdimensionné consomme inutilement de la matière et de l’espace. Un emballage sous-dimensionné peut provoquer des dommages ou perturber la production.

L’innovation se situe précisément entre ces deux extrêmes : utiliser exactement les ressources nécessaires pour délivrer la performance attendue.

Et cette sophistication est aussi un signe positif : elle accompagne la montée en gamme de l’écosystème industriel marocain et son intégration dans des supply chains internationales de plus en plus exigeantes.

 

Vous utilisez notamment le big data, l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle. Comment ces technologies interviennent-elles concrètement dans la conception d’un emballage ?

Le plus important est de ne pas parler d’intelligence artificielle simplement parce que l’IA est devenue un sujet à la mode. La technologie n’a de valeur que lorsqu’elle permet de prendre une meilleure décision.

Notre point de départ reste donc très humain : comprendre le produit du client, son processus, sa supply chain, son marché et le problème qu’il cherche à résoudre.

Ensuite, la puissance d’un groupe mondial comme Smurfit Westrock nous permet de mobiliser une quantité considérable de connaissances, d’expérience et de données issues de solutions et de chaînes logistiques dans différents marchés.

Les outils d’analyse, le big data et les approches prédictives nous aident à explorer différentes configurations : résistance, utilisation de matière, palettisation, remplissage du transport ou comportement de la solution dans sa chaîne logistique. Nous pouvons ainsi comparer des scénarios avant d’industrialiser une solution.

La réalité virtuelle ajoute une autre dimension : elle permet au client de visualiser et d’évaluer certaines solutions avant même de produire physiquement l’emballage.

Notre Experience Centre de Rabat, le premier de ce type en Afrique au sein du réseau Smurfit Westrock, permet de mettre ces capacités à disposition de nos clients au Maroc et de travailler directement avec eux sur la conception, la simulation, l’analyse et l’éco-conception.

L’innovation ne se limite d’ailleurs pas aux outils numériques. Elle concerne également nos procédés industriels. Au Maroc, nous avons investi dans des technologies de production plus performantes et plus efficientes en énergie, parallèlement à notre investissement dans l’énergie solaire sur notre site de Rabat.

Notre logique est cohérente : utiliser la technologie à la fois pour concevoir de meilleures solutions et pour les produire plus efficacement.

Big data, intelligence artificielle ou réalité virtuelle ne sont donc pas la finalité. La finalité est une meilleure solution : moins de pertes, une meilleure utilisation des ressources, une logistique plus efficace et davantage de valeur pour le client.


Quand vous observez les transformations de l’agriculture, de l’automobile et de la logistique au Maroc, comment pensez-vous que les besoins en emballage vont évoluer dans les cinq prochaines années ?

Je vois plusieurs évolutions converger.

D’abord, davantage de spécialisation. Les entreprises accepteront de moins en moins des solutions standard lorsque leurs produits, leurs chaînes logistiques et leurs marchés exigent des performances spécifiques.

Ensuite, davantage de science et de données dans la conception. Nous passerons progressivement d’une logique basée essentiellement sur l’expérience à une combinaison entre expérience industrielle, données, simulation et prédiction.

Troisièmement, une intégration beaucoup plus forte de l’emballage dans la supply chain. Les achats ne pourront plus décider seuls. Production, qualité, logistique, sustainability et commercial devront davantage travailler ensemble.

Quatrièmement, la performance environnementale ne concernera plus uniquement l’emballage lui-même, mais également la manière dont il est produit.

C’est un point auquel nous accordons beaucoup d’importance chez Smurfit Westrock Morocco. Nous avons investi à la fois dans des équipements industriels plus performants et plus efficients en énergie, et dans la production d’énergie renouvelable directement sur notre site de Rabat.

Aujourd’hui, nos 1 500 panneaux photovoltaïques produisent environ 1,3 GWh d’électricité renouvelable par an et permettent d’éviter près de 900 tonnes de CO₂. Pour nous, il ne s’agit donc pas seulement de concevoir des emballages plus durables : nous travaillons également à réduire l’empreinte de la manière dont nous les produisons.

Cette dimension va devenir de plus en plus importante pour les industriels marocains qui travaillent avec de grands donneurs d’ordre internationaux. Ils regarderont progressivement la performance de l’emballage dans son ensemble : sa conception, la quantité de matière utilisée, sa recyclabilité, sa performance logistique, mais également l’efficacité des processus industriels qui permettent de le fabriquer.

Demain, la question ne sera plus seulement de savoir si un emballage est durable. Il faudra regarder toute l’équation : comment il est conçu, comment il protège le produit, comment il optimise la logistique et avec quelle efficacité il est produit.

Enfin, je crois fortement au développement de capacités locales de conception et d’innovation. Le Maroc ne doit pas uniquement être capable de fabriquer des produits compétitifs. Il doit également développer autour de ses grandes filières tout l’écosystème de compétences qui leur permet de gagner en valeur ajoutée.

C’est la logique de nos investissements au Maroc, mais également de notre Experience Centre et de notre approche sectorielle.

Fruit Attraction cette semaine illustre très bien cette évolution : être proche de nos clients ne signifie pas seulement produire près d’eux. Cela signifie comprendre leurs marchés, leurs contraintes et leurs ambitions, puis connecter cette connaissance locale à une expertise internationale.

Je suis convaincu que la prochaine étape de la compétitivité marocaine ne consistera pas uniquement à produire davantage ou moins cher. Elle consistera à concevoir mieux, protéger mieux et livrer plus intelligemment.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

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Libre Tribune : Trois associés. Aucune règle écrite. Et puis tout s’est arrêté. https://lnt.ma/libre-tribune-trois-associes-aucune-regle-ecrite-et-puis-tout-sest-arrete/ Mon, 12 Oct 2026 09:18:03 +0000 https://lnt.ma/?p=560916 Ils se connaissaient depuis quinze ans. Ils avaient lancé leur affaire ensemble, traversé les années difficiles ensemble, et commencé à voir les résultats ensemble. Puis une bonne année — vraiment bonne — a tout fait exploser. La question des bénéfices a mis sur la table ce que personne n’avait jamais dit clairement : qui décide […]

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Ils se connaissaient depuis quinze ans. Ils avaient lancé leur affaire ensemble, traversé les années difficiles ensemble, et commencé à voir les résultats ensemble. Puis une bonne année — vraiment bonne — a tout fait exploser. La question des bénéfices a mis sur la table ce que personne n’avait jamais dit clairement : qui décide quoi, au nom de qui, et en échange de quoi ?

Il n’y avait rien d’écrit. Il n’y avait jamais eu besoin de rien écrire. Jusqu’à ce jour-là.

Cette histoire, je l’ai entendue vingt fois en vingt-quatre ans de direction de PME au Maroc. Sous des formes différentes, dans des secteurs différents. La construction, l’agroalimentaire, les services, l’import-export. Les détails changent. Le fond est toujours le même : une entreprise qui fonctionnait sur la confiance et la parole donnée, et qui n’a pas survécu au succès.

 

La gouvernance, un mot pour les grandes entreprises ?

Quand on parle de gouvernance d’entreprise, la plupart des dirigeants de PME décrochent immédiatement. Ils pensent conseil d’administration, actionnaires institutionnels, rapports annuels, régulation boursière. Rien de tout cela ne leur parle.

Et pourtant.

La gouvernance, dans sa version la plus simple, répond à une seule question : qui décide quoi, sur quelle base, et dans l’intérêt de qui ?

Posez cette question dans votre entreprise aujourd’hui. Écoutez les réponses. Si tout le monde répond « le patron » — vous — vous n’avez pas de problème de gouvernance. Vous avez un autre problème : vous êtes le plafond de croissance de votre propre entreprise.

Mais si vous avez des associés, des actionnaires minoritaires, une structure avec plusieurs entités, plusieurs activités — et que la réponse à cette question n’est pas écrite quelque part — vous avez un problème de gouvernance qui attend de se manifester.

 

Le vrai coût de l’informalité

Les crises de gouvernance les plus célèbres sont américaines : Enron, WorldCom, des milliards effacés en quelques semaines. Mais ces scandales ont eu lieu précisément parce que les mécanismes censés réguler qui décide quoi avaient été contournés ou ignorés. Les règles existaient sur le papier. Elles n’étaient pas respectées.

Dans les PME marocaines, le problème est l’inverse : les règles n’existent souvent pas du tout. Et tant que l’entreprise reste petite, ça tient. La confiance compense l’absence de cadre. La parole donnée remplace le contrat. C’est une gouvernance informelle — et elle fonctionne, jusqu’à un certain seuil.

Ce seuil, c’est généralement le succès.

Quand les bénéfices deviennent significatifs, les questions qui dormaient se réveillent. Qui a le droit à combien ? Est-ce que l’apport initial est encore reconnu dix ans plus tard ? Que se passe-t-il si l’un de nous veut sortir ? Qui a le dernier mot sur les investissements importants ?

Ces questions ne sont pas des problèmes relationnels. Ce sont des problèmes de gouvernance. Et un problème de gouvernance non anticipé se transforme toujours en conflit personnel.

 

Trois documents qui changent tout

Je ne suis pas juriste. Je ne vends pas des montages juridiques. Mais en vingt-quatre ans, j’ai appris qu’une entreprise solide repose sur trois couches de gouvernance, quelle que soit sa taille.

La première couche : les règles entre associés. Pas un acte notarié de dix pages qu’on range dans un tiroir. Un document vivant qui dit clairement : comment on partage les bénéfices, comment on prend les décisions importantes, comment on traite le cas où l’un de nous veut partir ou ne peut plus continuer. Signé. Daté. Révisable.

Cette charte ne protège pas contre les conflits — elle évite que les conflits inévitables détruisent l’entreprise.

La deuxième couche : des rôles clairs. Dans beaucoup de PME, tout le monde fait un peu de tout. C’est une force au démarrage. C’est un piège à l’échelle. Quand on ne sait pas qui est responsable de quoi, les décisions remontent toujours vers le fondateur. L’entreprise ne grandit pas — elle s’étire.

Des fiches de fonctions claires ne sont pas de la bureaucratie. Ce sont les règles du jeu que chacun peut respecter sans avoir besoin de valider chaque mouvement.

La troisième couche : un tableau de bord commun. Quand plusieurs associés, plusieurs entités ou plusieurs activités coexistent, la première source de conflit est souvent l’information. Chacun a sa lecture des chiffres. Chacun a sa version de la réalité.

Un tableau de bord consolidé — une seule lecture partagée de la performance — n’est pas un outil financier. C’est un outil politique. Il met tout le monde face à la même réalité, sans interprétation privée.

 

Ce que les entreprises familiales marocaines ont à apprendre

Les modèles académiques de gouvernance ont été construits pour les grandes entreprises cotées, dans un contexte anglo-américain. Ils ne parlent pas de nos entreprises familiales, de nos structures multi-activités héritées de parcours d’opportunités, de notre rapport à la parole donnée comme substitut au contrat.

Mais les leçons de fond sont universelles : l’absence de règles claires entre parties prenantes ne crée pas de la souplesse — elle accumule de la pression. Et cette pression se libère toujours au pire moment.

Le modèle marocain a une force réelle : la confiance. La relation. Le long terme partagé. Ce serait une erreur de remplacer tout ça par des procédures froides. Ce serait une erreur plus grande encore de croire que la confiance suffit indéfiniment.

La gouvernance dans une PME marocaine, c’est mettre par écrit ce que la confiance rendait jusqu’ici inutile d’écrire — avant que quelque chose rende inutile la confiance.

 

La question à se poser ce soir

Si vous avez des associés, une seule question : si demain l’un d’entre vous voulait sortir, sauriez-vous exactement selon quelles règles cela se passerait ?

Si la réponse est « on en parlerait » — vous avez votre réponse.

 

À propos de l’auteur

Mostafa Mounasser est fondateur de Maroc Mentor, cabinet d’accompagnement de dirigeants de PME marocaines. Fort de 31 ans de terrain dont 24 ans de direction d’entreprises au Maroc et en Turquie, il accompagne les dirigeants dans leur structuration, leur croissance et leur transformation. Il est Mentor certifié VC4A. Plus d’informations sur marocmentor.com

Il a également publié un ouvrage intitulé « Diriger autrement : 17 décisions pour reprendre le contrôle et construire une entreprise qui dure ».

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Terrorisme : un suspect de 22 ans affilié à Daech interpellé à Tanger https://lnt.ma/terrorisme-un-suspect-de-22-ans-affilie-a-daech-interpelle-a-tanger/ Sat, 10 Oct 2026 18:04:03 +0000 https://lnt.ma/?p=560895 Un jeune homme de 22 ans, soupçonné d’appartenir à l’organisation terroriste Daech et de préparer des actes terroristes au Maroc, a été interpellé à Tanger à la suite de renseignements fournis par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Selon le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), les perquisitions ont permis la saisie de […]

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Un jeune homme de 22 ans, soupçonné d’appartenir à l’organisation terroriste Daech et de préparer des actes terroristes au Maroc, a été interpellé à Tanger à la suite de renseignements fournis par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Selon le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), les perquisitions ont permis la saisie de matériel électronique, de documents et de substances chimiques soupçonnées de pouvoir servir à la fabrication d’explosifs. Une enquête a été ouverte sous la supervision du parquet compétent en matière de terrorisme.

Les services de la police judiciaire de Tanger ont procédé à l’interpellation d’un individu âgé de 22 ans, soupçonné d’affiliation à l’organisation terroriste Daech et d’implication dans la préparation de projets terroristes sur le territoire national.

Selon un communiqué du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), rendu public samedi 10 octobre, cette opération a été menée sur la base de renseignements précis fournis par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Les perquisitions effectuées dans le cadre de cette affaire ont permis la découverte de plusieurs objets et équipements qui font désormais l’objet d’investigations.

Les enquêteurs ont notamment saisi des manuscrits contenant des indications relatives à des méthodes d’intrusion informatique, ainsi que du matériel électronique.

Parmi les objets découverts figure un téléphone modifié et relié à des fils électriques. Les services de sécurité ont également saisi divers équipements techniques, notamment du matériel de soudure, des batteries, des interrupteurs électriques, du ruban adhésif et des clous.

Des lunettes de soudure ont également été retrouvées lors de la perquisition.

Selon le BCIJ, les enquêteurs ont par ailleurs découvert des substances chimiques solides et liquides soupçonnées de pouvoir être utilisées dans la préparation d’explosifs.

Ces produits doivent être soumis à des expertises techniques et scientifiques afin d’en déterminer la composition exacte et d’établir les raisons de leur détention.

À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué les résultats de ces analyses.

D’après les premières données recueillies au cours de l’enquête, le suspect aurait entrepris des démarches visant à préparer l’exécution de projets terroristes au Maroc.

Le BCIJ indique notamment que l’intéressé aurait procédé à certains essais de préparation d’engins explosifs.

Ces éléments constituent, selon les services d’enquête, des indices de son implication présumée dans des préparatifs à caractère terroriste.

Les investigations devront toutefois permettre de déterminer précisément la nature des projets envisagés, leur degré d’avancement et les éventuelles cibles concernées.

Le communiqué ne fournit pas, à ce stade, de précisions sur les lieux ou les objectifs qui auraient pu être visés.

À la suite de son interpellation, le suspect a été déféré devant le Bureau central d’investigations judiciaires, où il a été placé en garde à vue.

L’enquête se poursuit sous la supervision du parquet chargé des affaires de terrorisme.

Les investigations visent notamment à identifier l’ensemble des projets dans lesquels le mis en cause est soupçonné d’être impliqué, ainsi qu’à déterminer l’existence d’éventuelles connexions avec d’autres individus ou réseaux.

Les enquêteurs chercheront également à établir si le suspect entretenait des liens avec des personnes ou des organisations situées au Maroc ou à l’étranger.

L’exploitation du matériel électronique saisi et les résultats des expertises scientifiques devraient contribuer à préciser les circonstances de cette affaire.

LNT

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Santé mentale : ORY+, l’IA pour mieux coordoner les soins https://lnt.ma/sante-mentale-ory-une-plateforme-marocaine-dintelligence-artificielle-pour-ameliorer-la-coordination-des-soins/ Sat, 10 Oct 2026 18:00:51 +0000 https://lnt.ma/?p=560891 Une nouvelle plateforme marocaine d’intelligence artificielle dédiée à la santé mentale, baptisée ORY+, a été présentée samedi 10 octobre à Tamesna, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale. Développée au Maroc après plusieurs années de recherche, cette solution vise à faciliter la gestion des dossiers médicaux, la coordination des soins et le […]

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Une nouvelle plateforme marocaine d’intelligence artificielle dédiée à la santé mentale, baptisée ORY+, a été présentée samedi 10 octobre à Tamesna, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale. Développée au Maroc après plusieurs années de recherche, cette solution vise à faciliter la gestion des dossiers médicaux, la coordination des soins et le suivi des patients. Ses concepteurs envisagent également un déploiement à l’international.

L’intelligence artificielle poursuit son intégration dans le secteur de la santé au Maroc. Présentée lors d’une cérémonie réunissant professionnels de santé et spécialistes des nouvelles technologies, la plateforme ORY+ propose un environnement numérique destiné à accompagner les établissements spécialisés en santé mentale.

La solution regroupe plusieurs fonctionnalités cliniques, administratives et organisationnelles afin de faciliter la circulation des informations médicales et la coordination entre les différents intervenants dans le parcours de soins.

Un système intégré pour le suivi des patients

Lors de la présentation, Hassnae Remmach, docteure en informatique et en intelligence artificielle, a expliqué que la plateforme avait été conçue pour améliorer l’articulation entre les professionnels, les procédures de travail et les différentes étapes de la prise en charge.

ORY+ propose ainsi un système d’information unifié permettant aux praticiens de partager les données nécessaires au suivi médical et à l’organisation des activités hospitalières.

La plateforme intègre également des outils d’intelligence artificielle destinés à faciliter certaines tâches, notamment la rédaction des comptes rendus médicaux.

Le directeur médical de la clinique La Vallée, Jaafar Idrissi Tafraouti, a souligné l’intérêt de ces fonctionnalités pour améliorer la gestion documentaire et la circulation des informations entre les professionnels.

« En tant que professionnels de santé, nous sommes convaincus que l’innovation technologique doit avant tout être au service des patients et des médecins, en renforçant la qualité, la précision et l’efficacité de la prise en charge », a-t-il déclaré.

Le responsable a également évoqué l’ambition de développer, à partir du Maroc, une solution susceptible d’être utilisée à l’échelle internationale.

Une technologie complémentaire au travail des praticiens

La plateforme a été conçue pour accompagner les professionnels avant, pendant et après les consultations, ainsi que durant les périodes d’hospitalisation.

Pour la psychologue clinicienne Sofia Garcia, son intérêt réside notamment dans la réduction du temps consacré aux tâches administratives.

« La valeur ajoutée de cette plateforme ne se limite pas au gain de temps, mais réside surtout dans la possibilité de consacrer davantage de temps et d’attention aux patients », a-t-elle expliqué.

Elle a toutefois rappelé que l’intelligence artificielle ne pouvait remplacer l’écoute, le jugement clinique ou la relation thérapeutique. ORY+ est ainsi présentée comme un outil d’accompagnement, les décisions médicales demeurant sous la responsabilité des praticiens.

Développée après plusieurs années de recherche, la plateforme pourrait faire l’objet d’un déploiement au-delà du marché marocain. Les modalités de commercialisation et d’internationalisation n’ont cependant pas été précisées.

La cérémonie de lancement s’est achevée par une démonstration du fonctionnement d’ORY+ et des échanges entre l’équipe scientifique, des psychiatres et des psychologues.

LNT

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Discours Royal : la CGEM prépare un plan d’action pour accélérer l’investissement https://lnt.ma/discours-royal-la-cgem-prepare-un-plan-daction-pour-accelerer-linvestissement/ Sat, 10 Oct 2026 17:57:53 +0000 https://lnt.ma/?p=560890 La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) travaille à l’élaboration d’un plan d’action destiné à traduire les orientations du discours prononcé par le Roi Mohammed VI devant le Parlement en initiatives concrètes du secteur privé. Son président, Mehdi Tazi, a notamment identifié plusieurs priorités, parmi lesquelles l’accélération de l’investissement productif, le développement de nouvelles […]

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) travaille à l’élaboration d’un plan d’action destiné à traduire les orientations du discours prononcé par le Roi Mohammed VI devant le Parlement en initiatives concrètes du secteur privé. Son président, Mehdi Tazi, a notamment identifié plusieurs priorités, parmi lesquelles l’accélération de l’investissement productif, le développement de nouvelles filières industrielles, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les entreprises et le renforcement de la compétitivité des PME.

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) entend renforcer la mobilisation du secteur privé autour des priorités économiques et sociales définies dans le discours prononcé vendredi 9 octobre par le Roi Mohammed VI à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle législature.

Dans une déclaration à la MAP, samedi 10 octobre, son président, Mehdi Tazi, a annoncé que l’organisation patronale travaillait à la formalisation d’un plan d’action visant à accompagner la transformation économique du Royaume.

« Nous travaillons à la formalisation d’un plan d’action du secteur privé, articulé autour de priorités claires, à savoir accélérer l’investissement productif dans l’ensemble des régions, renforcer l’innovation et l’intégration de l’intelligence artificielle dans nos entreprises et développer de nouvelles filières industrielles et de nouveaux secteurs d’exportation », a-t-il indiqué.

Cette démarche intervient alors que le discours royal a appelé les entreprises à renforcer leur contribution à l’investissement, à la création d’emplois et au développement des capacités productives et exportatrices du pays.

L’investissement productif et l’innovation parmi les priorités

Pour la CGEM, l’accélération de l’investissement productif constitue l’un des principaux axes de mobilisation du secteur privé.

L’organisation patronale souhaite notamment encourager le développement de projets dans l’ensemble des régions du Royaume, dans une perspective de diversification des activités économiques et de réduction des disparités territoriales.

Le plan d’action en préparation devra également accorder une place importante à l’innovation et à l’intégration des nouvelles technologies dans les entreprises.

L’intelligence artificielle figure explicitement parmi les priorités identifiées par Mehdi Tazi, au même titre que le développement de nouvelles filières industrielles et l’élargissement des capacités d’exportation.

Ces orientations s’inscrivent dans le prolongement du discours royal, qui a appelé au lancement d’une nouvelle génération de stratégies nationales, notamment dans les domaines de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle.

La CGEM entend ainsi accompagner les entreprises dans leur adaptation aux transformations technologiques et aux nouvelles opportunités économiques.

Le renforcement de la souveraineté économique constitue un autre volet du plan d’action envisagé par la Confédération.

Mehdi Tazi a notamment évoqué la nécessité de « consolider notre souveraineté hydrique, énergétique et alimentaire, et de favoriser l’émergence de PME plus compétitives ».

Ces trois domaines correspondent à des priorités mises en avant dans le discours royal, dans un contexte où la sécurisation des ressources et des approvisionnements représente un enjeu pour le développement économique du Royaume.

Pour le secteur privé, ces orientations impliquent notamment de renforcer les capacités de production et d’investissement dans les activités concernées.

La compétitivité des petites et moyennes entreprises apparaît également comme une composante de cette stratégie. La CGEM entend favoriser leur développement afin de leur permettre de contribuer davantage à la création de valeur ajoutée et à la dynamique industrielle nationale.

Une attention particulière à l’emploi des jeunes et aux territoires

Au-delà des objectifs de croissance, le président de la CGEM a insisté sur la nécessité de faire bénéficier l’ensemble des territoires et des citoyens des transformations économiques engagées.

Selon Mehdi Tazi, le discours royal définit une orientation visant à accélérer le développement du Royaume tout en renforçant la justice sociale et territoriale.

Cette dimension suppose notamment que les investissements réalisés puissent se traduire par des opportunités économiques et professionnelles dans les différentes régions.

Le président de la Confédération a également souligné le rôle attendu des entreprises dans la création d’emplois durables, particulièrement pour les jeunes.

« Notre ambition est de transformer les opportunités en projets créateurs de valeur ajoutée locale, en emplois durables pour notre jeunesse et en nouvelles capacités de production et d’exportation, tout en contribuant à réduire les disparités territoriales », a-t-il déclaré.

Cette orientation rejoint l’appel royal à placer les questions liées à la jeunesse au centre des politiques publiques, notamment à travers l’éducation, la qualification et l’insertion économique.

Pour Mehdi Tazi, le discours royal réaffirme la place du secteur privé dans la prochaine étape de développement du Maroc, particulièrement en matière d’investissement, de création de richesses et d’emploi.

La CGEM entend répondre à cet appel en structurant ses priorités autour de projets susceptibles de renforcer les capacités économiques nationales.

À ce stade, l’organisation patronale n’a toutefois pas précisé le calendrier de finalisation de son plan d’action, les moyens qui lui seront consacrés ni les dispositifs opérationnels envisagés.

Les orientations annoncées portent principalement sur l’investissement régional, la modernisation technologique des entreprises, le développement industriel, la compétitivité des PME et la contribution du secteur privé aux objectifs de souveraineté économique.

LNT

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Ouverture de la nouvelle législature : Le Roi Mohammed VI appelle à accélérer les réformes et à renforcer la justice territoriale https://lnt.ma/ouverture-de-la-nouvelle-legislature-le-roi-mohammed-vi-appelle-a-accelerer-les-reformes-et-a-renforcer-la-justice-territoriale/ Fri, 09 Oct 2026 16:45:23 +0000 https://lnt.ma/?p=560888 À l’occasion de l’ouverture, vendredi 9 octobre à Rabat, de la première session de la première année législative de la 12e Législature, le Roi Mohammed VI a fixé plusieurs priorités pour la nouvelle mandature. Le Souverain a notamment appelé à accélérer les réformes économiques, à renforcer la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, et à placer […]

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À l’occasion de l’ouverture, vendredi 9 octobre à Rabat, de la première session de la première année législative de la 12e Législature, le Roi Mohammed VI a fixé plusieurs priorités pour la nouvelle mandature. Le Souverain a notamment appelé à accélérer les réformes économiques, à renforcer la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, et à placer la jeunesse au centre des politiques publiques. Il a également insisté sur la nécessité de rendre pleinement opérationnelles la régionalisation avancée et la déconcentration administrative. Sur le plan international, le discours a été marqué par une mise au point sur la coopération migratoire, particulièrement avec l’Espagne, et par l’annonce d’une nouvelle proposition marocaine à ses partenaires.

Le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan, du Prince Moulay Rachid et du Prince Moulay Ahmed, a présidé, vendredi 9 octobre 2026, l’ouverture de la première session de la première année législative de la 12e Législature.

Dans son discours devant les parlementaires, le Souverain a présenté les principaux enjeux du nouveau mandat législatif et gouvernemental, en insistant sur la nécessité de traduire les ambitions économiques du Royaume en résultats concrets pour les citoyens et les territoires.

Après avoir félicité les membres de la Chambre des représentants pour la confiance exprimée par les électeurs, le Roi a souligné le caractère particulier de cette nouvelle mandature, qui intervient dans une période marquée à la fois par des mutations internationales et par de nouvelles perspectives de développement.

« Cette mandature intervient dans une conjoncture exceptionnelle, riche en opportunités qui pourraient ne pas se renouveler et qu’il convient de saisir pour poursuivre la dynamique de réalisations dans les différents domaines », a déclaré le Souverain.

Il a exprimé le souhait que ce nouveau mandat constitue « un véritable tournant » pour le Maroc, en conciliant l’ambition de devenir une puissance économique émergente avec les exigences de justice sociale et territoriale.

De nouvelles stratégies dans les secteurs stratégiques

Le discours royal a accordé une place importante aux transformations économiques et aux nouvelles priorités industrielles et technologiques du Royaume.

Dans un contexte international marqué par l’accélération des mutations géoéconomiques, SM le Roi Mohammed VI a appelé à poursuivre les projets d’infrastructures déjà engagés, tout en lançant une nouvelle génération de stratégies nationales.

« Une nouvelle génération de grandes stratégies doit être lancée, notamment dans les secteurs de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle », a affirmé le Souverain.

Ces orientations concernent plusieurs domaines essentiels à la résilience économique du pays, depuis la disponibilité des ressources naturelles jusqu’au développement des capacités industrielles et numériques.

Le Roi a également insisté sur la nécessité de renforcer les réserves stratégiques nationales et de sécuriser l’approvisionnement en produits de première nécessité.

« Nous appelons de nouveau à une plus grande célérité dans le développement des capacités du Royaume en matière de constitution des réserves stratégiques et de sécurisation de l’approvisionnement en produits de première nécessité », a-t-il indiqué.

Le secteur privé appelé à renforcer son rôle

La participation des entreprises à la transformation économique du Royaume a constitué un autre axe du discours.

Le Souverain a exhorté le secteur privé à jouer un rôle plus important dans le développement des capacités productives, l’investissement et l’ouverture sur les marchés internationaux.

Il l’a notamment appelé à se montrer « plus entreprenant, plus créatif et plus apte à créer des opportunités d’emploi et à développer ses capacités d’investissement et d’exportation ».

Cette orientation place les entreprises parmi les acteurs attendus de la prochaine phase de développement, aux côtés des institutions publiques.

L’enjeu porte notamment sur la capacité du tissu productif à accompagner les stratégies nationales, à générer des emplois et à contribuer à la diversification de l’économie.

La jeunesse au centre des politiques publiques

Le Roi Mohammed VI a également consacré une partie de son discours aux enjeux liés à la jeunesse, appelant à leur accorder une place prioritaire dans l’action publique.

« Il convient également de placer les questions liées à la jeunesse en tête des politiques publiques et des préoccupations des instances de gouvernance », a-t-il déclaré.

Le Souverain a préconisé l’élaboration d’une vision intégrée reposant sur l’égalité des chances et couvrant trois dimensions principales : l’éducation, la qualification et l’insertion économique.

L’objectif est de renforcer les possibilités d’ascension sociale des jeunes et de consolider leur confiance dans les institutions et les perspectives offertes par leur pays.

Cette orientation établit un lien entre les politiques de formation, l’accès à l’emploi et la mobilité sociale, considérés comme des composantes complémentaires de l’intégration économique et sociale des nouvelles générations.

Régionalisation et déconcentration : le Roi appelle à mettre fin aux retards

L’un des passages les plus appuyés du discours a concerné la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la déconcentration administrative.

Pour Mohammed VI, les prochaines étapes du développement national devront accorder une attention particulière à l’action territoriale et à la capacité des institutions à répondre aux besoins propres à chaque région.

« L’enjeu réel de la prochaine étape est l’action territoriale qui devra être menée sur le terrain pour identifier les vrais problèmes de chaque région et pour leur trouver des solutions réalistes », a affirmé le Souverain.

Le Roi a relevé que les retards et les dysfonctionnements persistants dans l’application de la décentralisation et de la déconcentration freinent les programmes de développement socio-économique et limitent la capacité des pouvoirs publics à répondre aux attentes des citoyens.

Il a, à cet égard, formulé une mise en garde explicite :

« Aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable dans la mise en œuvre pleine et entière de la Charte de la Déconcentration ».

Cette exigence implique notamment le transfert effectif des compétences ainsi que la réaffectation des ressources humaines et financières de l’administration centrale vers les provinces et les régions.

Le Souverain a également appelé à lever les obstacles entravant le fonctionnement des institutions régionales, à clarifier leurs attributions et à renforcer leurs moyens.

Il a souligné la nécessité de mieux organiser les relations entre l’État et les régions, notamment à travers des mécanismes de coordination et de contractualisation permettant à ces dernières de disposer d’une capacité effective de décision et d’exécution des projets.

Migration : une remise en question du modèle actuel de coopération

Sur le plan international, le discours royal a abordé les relations du Maroc avec ses partenaires, en particulier dans le domaine migratoire.

Le Roi a d’abord rappelé que le Royaume avait consolidé sa position internationale en tant que partenaire attaché au respect de ses engagements.

Il a ensuite évoqué les résultats obtenus dans la gestion des flux migratoires, tout en estimant que les mécanismes actuels de coopération devaient être réexaminés.

« Nous devons reconnaître, avec courage et objectivité qu’en la matière, le modèle actuel de coopération a atteint ses limites, comme en attestent clairement les crises récurrentes », a déclaré SM le Roi.

Le Souverain a particulièrement évoqué les relations avec l’Espagne, dont il a souligné les avancées dans plusieurs domaines, notamment la lutte contre l’immigration irrégulière.

Il a toutefois estimé que cette coopération se heurtait désormais à des difficultés importantes, liées notamment à certaines dispositions légales et décisions judiciaires.

Selon le discours royal, ces obstacles compliquent le rapatriement des mineurs et des personnes usurpant le statut de réfugié, tout en favorisant les activités des réseaux criminels.

Le Roi a également dénoncé l’instrumentalisation politique et médiatique de la question migratoire.

« Le partenariat est un choix souverain et un engagement volontaire, qui ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage », a-t-il affirmé.

Une nouvelle proposition marocaine aux partenaires internationaux

Dans le prolongement de cette analyse, Mohammed VI a annoncé que le Maroc présenterait à ses partenaires un document exposant une nouvelle vision stratégique de la coopération.

Cette proposition devra, selon le discours royal, reposer sur une approche renouvelée intégrant les dimensions économiques et régionales.

Le document annoncé sera porteur « d’une orientation nouvelle visant à promouvoir le co-développement, la compétitivité économique et la stabilité régionale ».

Le Souverain n’a pas précisé, dans son discours, le calendrier de présentation de cette initiative ni les modalités de sa mise en œuvre.

Cette annonce intervient dans un contexte où le Maroc entend faire évoluer ses partenariats internationaux en tenant compte de ses intérêts économiques et de ses engagements en matière de coopération.

Un appel à la responsabilité des parlementaires

Au-delà des priorités économiques, sociales et diplomatiques, le discours royal a également insisté sur la responsabilité politique des élus.

En ouverture de son intervention, le Roi Mohammed VI est revenu sur la notion de fierté nationale, rappelant ses propos tenus devant le Parlement en 2014 au sujet de son attachement à la marocanité.

Il a souligné que cette fierté devait s’accompagner d’un engagement collectif au service du pays.

« La fierté nationale, ici, n’est pas une forme de vanité, ni l’expression d’une autosatisfaction. Elle est plutôt le catalyseur qui transforme l’appartenance en responsabilité, l’assurance en devoir national », a-t-il déclaré.

En conclusion, le Souverain a rappelé aux membres du Parlement que leur mandat constituait un engagement à l’égard des citoyens.

« Le mandat parlementaire est un engagement politique et un contrat moral qui vous lie aux citoyens », a-t-il affirmé, appelant les élus à être à la hauteur de leurs responsabilités.

Voici le texte intégral du Discours Royal :

« Louange à Dieu,

Paix et Salut sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons.

Mesdames, Messieurs les honorables parlementaires,

L’ouverture de la nouvelle législature est l’occasion pour Nous de féliciter les membres de la Chambre des Représentants pour la confiance que leur ont témoignée les électeurs.

Cette mandature intervient dans une conjoncture exceptionnelle, riche en opportunités qui pourraient ne pas se renouveler et qu’il convient de saisir pour poursuivre la dynamique de réalisations dans les différents domaines.

S’agissant du nouveau mandat législatif et gouvernemental, Nous attendons qu’il constitue un véritable tournant pour un Maroc soucieux de poursuivre son ambition de puissance économique émergente et fiable et tout aussi attaché à trouver un équilibre harmonieux entre les logiques de croissance économique et les impératifs d’une justice sociale et spatiale renforcée.

Mesdames, Messieurs,

En 2014, à cette même tribune, J’avais déclaré que : « le sentiment qui M’est le plus cher dans la vie, c’est celui d’être fier de Ma marocanité » […]

Aujourd’hui encore, le même sentiment demeure intact, et les années passant, il ne fait que croître et s’enraciner davantage.

De fait, le Maroc, l’une des nations les plus prestigieuses et les plus anciennement constituées du monde, prospère sous la houlette de l’une des plus anciennes monarchies de l’histoire.

Sous l’égide de la Commanderie des Croyants, les Marocains ont tout à fait raison de se sentir fiers de l’authenticité de notre identité religieuse, ainsi que de la singulière richesse de leur civilisation aux affluents divers et multiples.

Nous avons aussi de quoi être fiers, au vu de nos acquis politiques et diplomatiques, des progrès économiques et sociaux et des niveaux de développement qui ont changé la physionomie du Maroc.

La fierté nationale, ici, n’est pas une forme de vanité, ni l’expression d’une autosatisfaction. Elle est plutôt le catalyseur qui transforme l’appartenance en responsabilité, l’assurance en devoir national.

Mesdames, Messieurs,

Dans un contexte international marqué par l’accélération des mutations géoéconomiques, Notre pays s’est engagé, avec une vision claire, dans une nouvelle dynamique de réformes et de grands chantiers.

Aujourd’hui, outre l’activation des projets d’infrastructures à l’ordre du jour, une nouvelle génération de grandes stratégies doit être lancée, notamment dans les secteurs de la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire, de l’émergence industrielle, de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle.

Par ailleurs, Nous appelons de nouveau à une plus grande célérité dans le développement des capacités du Royaume en matière de constitution des réserves stratégiques et de sécurisation de l’approvisionnement en produits de première nécessité.

A cet égard, Nous exhortons le secteur privé à renforcer son rôle en tant qu’acteur stratégique de la transformation qui s’opère dans notre pays à la faveur de son développement.

Nous l’engageons aussi à se montrer plus entreprenant, plus créatif et plus apte à créer des opportunités d’emploi et à développer ses capacités d’investissement et d’exportation.

Il convient également de placer les questions liées à la jeunesse en tête des politiques publiques et des préoccupations des instances de gouvernance, à travers l’élaboration d’une vision intégrée garantissant l’égalité des chances et couvrant l’éducation, la qualification et l’insertion économique.

Les jeunes seront ainsi plus assurés de leur capacité à monter dans l’échelle sociale et auront davantage foi dans les institutions de leur pays et dans les opportunités qui leur sont offertes pour bâtir un avenir meilleur dans un cadre garant de liberté, de dignité et de stabilité.

Mesdames, Messieurs,

L’enjeu réel de la prochaine étape est l’action territoriale qui devra être menée sur le terrain pour identifier les vrais problèmes de chaque région et pour leur trouver des solutions réalistes.

En effet, la promotion du développement intégré, l’amélioration de la qualité des services publics et l’encouragement de l’investissement productif sont étroitement liés au processus de régionalisation avancée et à la mise en œuvre de la déconcentration administrative.

Or le retard et les dysfonctionnements qui freinent toujours l’opérationnalisation de la décentralisation et de la déconcentration affectent les programmes de développement socio-économique et empêchent de répondre aux préoccupations réelles des citoyens.

Aussi, Nous soulignons avec force qu’aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable dans la mise en œuvre pleine et entière de la Charte de la Déconcentration, avec ce que cela implique en termes de transfert des compétences et de réaffectation des ressources humaines et financières nécessaires du Centre vers les provinces et les régions.

De même, il convient de lever les obstacles qui continuent d’entraver le fonctionnement des institutions de la Région, notamment en définissant plus clairement les compétences y afférentes et en renforçant leurs effectifs humains et leurs ressources matérielles.

En effet, il devient indispensable de mieux organiser les relations entre l’Etat et les régions et d’instaurer les mécanismes de coordination et de contractualisation nécessaires pour doter celles-ci du pouvoir de décision et d’exécution des projets.

Mesdames, Messieurs,

Le Royaume a pu conforter sa position à l’international, en tant que partenaire responsable, fiable, soucieux d’honorer ses engagements et parfaitement fondé, par voie de conséquence, à recevoir le même traitement de la part de ses partenaires.

En outre, l’approche équilibrée que notre pays a adoptée dans la gestion du phénomène migratoire a abouti à des résultats concrets.

Cependant, nous devons reconnaître, avec courage et objectivité qu’en la matière, le modèle actuel de coopération a atteint ses limites, comme en attestent clairement les crises récurrentes.

La même analyse est valable pour notre voisine, l’Espagne, avec laquelle notre partenariat a connu d’importantes avancées dans les différents domaines, y compris dans la lutte contre l’immigration irrégulière.

Néanmoins, cette coopération se heurte aujourd’hui à des défis majeurs, liés à certaines dispositions légales dépassées et à des décisions judiciaires éloignées de la réalité. Malheureusement, un tel attelage entrave le rapatriement des mineurs et des personnes usurpant le statut de réfugié, et aiguise l’appétit des réseaux criminels.

Face aux déclarations irresponsables de certains milieux politiques et médiatiques et à leur instrumentalisation flagrante de la situation, Nous affirmons que le partenariat est un choix souverain et un engagement volontaire, qui ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage.

Dans ce cadre, le Maroc présentera à ses partenaires un document dans lequel sera exposée une vision stratégique, claire et pratique, porteuse d’une orientation nouvelle visant à promouvoir le co-développement, la compétitivité économique et la stabilité régionale.

Mesdames, Messieurs les parlementaires,

Ainsi que vous le savez, le mandat parlementaire est un engagement politique et un contrat moral qui vous lie aux citoyens.

Soyez donc, que Dieu vous garde, à la hauteur de cette responsabilité nationale dont vous répondez devant Dieu, les citoyens et l’histoire, et dont vous serez rétribués comme promis dans la parole du Très-Haut : « Quiconque viendra avec une bonne action aura dix fois son équivalent ».

Véridique est la parole de Dieu.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh ».

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FNACAM : les intermédiaires face aux défis de la tech et de l’évolution des risques https://lnt.ma/fnacam-les-intermediaires-face-aux-defis-de-la-tech-et-de-levolution-des-risques/ Fri, 09 Oct 2026 16:21:43 +0000 https://lnt.ma/?p=560885 La transformation numérique, l’évolution des risques et les nouvelles attentes des assurés imposent une adaptation du métier d’intermédiaire d’assurance au Maroc. Réunis le 8 octobre à Casablanca, à l’occasion de la 10e rencontre annuelle de la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc (FNACAM), les représentants de la profession, des compagnies d’assurance et […]

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La transformation numérique, l’évolution des risques et les nouvelles attentes des assurés imposent une adaptation du métier d’intermédiaire d’assurance au Maroc. Réunis le 8 octobre à Casablanca, à l’occasion de la 10e rencontre annuelle de la Fédération nationale des agents et courtiers d’assurance au Maroc (FNACAM), les représentants de la profession, des compagnies d’assurance et de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ont abordé les réformes réglementaires en cours, la modernisation des réseaux de distribution et les perspectives de développement du marché.

Organisée autour du thème « Réinventer l’intermédiation face aux risques de demain », cette dixième édition de la rencontre annuelle de la FNACAM a été l’occasion de dresser un état des lieux des transformations que connaît le secteur de l’assurance au Maroc.

Dans son intervention, Farid Bensaïd, président de la FNACAM, a souligné la nécessité pour les intermédiaires de s’adapter à un environnement marqué par l’intelligence artificielle, les risques climatiques et l’évolution des attentes des assurés.

« Les risques évoluent, les technologies transforment nos pratiques et les attentes des assurés changent. L’intermédiaire d’assurance ne peut pas rester à l’écart de ces évolutions », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de préserver l’expertise, la proximité et la relation de confiance qui caractérisent la profession.

La réforme du Livre IV enfin proche ?

Intervenant à cette occasion, Abderrahim Chaffai, président de l’ACAPS, a présenté les principales orientations du projet longuement attendu de réforme du livre IV du Code des assurances, consacré notamment à la distribution.

Selon lui, cette réforme vise à adapter le cadre réglementaire aux transformations du marché tout en maintenant le rôle de conseil et d’accompagnement des intermédiaires.

Le projet s’articule autour de quatre orientations. La première concerne le renforcement des compétences et de la qualification des professionnels. La deuxième porte sur l’amélioration de l’information des assurés et du devoir de conseil.

La troisième vise à faire évoluer les conditions d’accès à la profession, notamment par la suppression de certaines exigences liées aux diplômes universitaires et aux examens professionnels. Enfin, la quatrième orientation concerne l’innovation, avec la possibilité d’expérimenter de nouvelles technologies et de nouveaux services dans un cadre réglementaire adapté.

Le président de l’ACAPS a précisé que ces évolutions résultent d’un travail de concertation avec les représentants du secteur.

La digitalisation transforme les pratiques

La modernisation des procédures constitue un autre chantier important. Abderrahim Chaffai est notamment revenu sur la dématérialisation de l’attestation d’assurance automobile, dont une première phase opérationnelle a été engagée le 1er juillet 2026.

Le dispositif prévoit la délivrance d’attestations sécurisées, accompagnées de moyens permettant de vérifier leur validité. Des solutions techniques ont également été mises en place pour faciliter les contrôles effectués par les services de sécurité.

Parallèlement, l’ACAPS a engagé une révision des critères de tarification de l’assurance responsabilité civile automobile. Fondée sur des études actuarielles, cette évolution vise à mieux prendre en compte les caractéristiques des différentes catégories d’assurés et leur profil de risque.

La transformation numérique concerne également les relations financières entre compagnies et intermédiaires. L’Autorité a notamment instauré un dispositif de rapprochement semestriel des créances afin de mieux identifier les écarts et de sécuriser les relations entre les différents acteurs.

Un marché encore marqué par des disparités

Les données présentées par l’ACAPS montrent que les réseaux de distribution occupent des positions différentes selon les branches d’assurance.

Les agents demeurent particulièrement présents dans l’assurance automobile, qui représente environ 75% de leur portefeuille. Ils assurent également une part importante de la distribution de cette branche.

Les courtiers occupent, pour leur part, une position plus importante dans les autres branches non-vie et dans l’assurance vie, où leur activité est davantage concentrée.

Ces différences illustrent les spécialisations des réseaux, mais également les possibilités de diversification de leurs activités.

Le président de l’ACAPS a par ailleurs rappelé la progression de la dépense moyenne d’assurance par habitant, passée de 893 dirhams en 2015 à 1.715 dirhams en 2025, soit une augmentation de 92% en dix ans.

Malgré cette évolution, le secteur conserve un potentiel de développement, notamment auprès des populations encore peu couvertes.

Développer le marché plutôt que se répartir les parts existantes

Cette question a également été abordée par Mohamed Hassan Bensalah, président de la Fédération marocaine de l’assurance (FMA), qui a appelé les compagnies et les intermédiaires à renforcer leur coopération.

Selon lui, l’enjeu ne consiste pas uniquement à préserver les positions acquises, mais à développer le marché en touchant de nouvelles catégories d’assurés.

Il a notamment cité les très petites, petites et moyennes entreprises, les travailleurs indépendants et les ménages encore insuffisamment couverts.

Le président de la FMA a également évoqué plusieurs pistes de développement, parmi lesquelles l’élargissement de certaines assurances obligatoires, la micro-assurance, l’assurance agricole et les couvertures adaptées aux nouveaux risques.

Pour Mohamed Hassan Bensalah, la technologie doit accompagner cette évolution sans se substituer à la relation humaine, particulièrement importante lorsque les risques deviennent plus complexes.

Il a également évoqué les perspectives ouvertes par les évolutions du système de couverture sociale, notamment dans les domaines de l’assurance maladie complémentaire, du décès et de l’invalidité.

Enfin, les représentants du secteur ont insisté sur la nécessité de renforcer la qualité de service, le traitement des réclamations et la formation des professionnels.

Pour l’ACAPS, une vingtaine de leviers de développement ont été identifiés en concertation avec les acteurs du marché, autour de l’inclusion financière, de l’amélioration de l’expérience des assurés, de l’innovation et de la résilience du secteur.

Selim Benabdelkhalek

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Marrakech Air Show 2026 : ABA Technology présente cinq systèmes de défense intégrant l’intelligence artificielle https://lnt.ma/marrakech-air-show-2026-aba-technology-presente-cinq-systemes-de-defense-integrant-lintelligence-artificielle/ Thu, 08 Oct 2026 16:25:03 +0000 https://lnt.ma/?p=560811 Le groupe technologique marocain ABA Technology a présenté, jeudi 8 octobre, à l’occasion du Marrakech Air Show 2026, une gamme de systèmes destinés au secteur de la défense. Composée de cinq solutions associant surveillance optronique, lutte anti-drones, drones de reconnaissance, robotique terrestre et intelligence artificielle, cette offre s’inscrit dans la stratégie de diversification industrielle du […]

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Le groupe technologique marocain ABA Technology a présenté, jeudi 8 octobre, à l’occasion du Marrakech Air Show 2026, une gamme de systèmes destinés au secteur de la défense. Composée de cinq solutions associant surveillance optronique, lutte anti-drones, drones de reconnaissance, robotique terrestre et intelligence artificielle, cette offre s’inscrit dans la stratégie de diversification industrielle du groupe. L’entreprise entend notamment développer au Maroc des capacités de conception, de fabrication et d’intégration de systèmes de défense, en mettant l’accent sur la maîtrise des technologies et des données.

Le groupe marocain ABA Technology poursuit le développement de ses activités dans le secteur de la défense. Présente au Marrakech Air Show 2026, organisé du 7 au 10 octobre, l’entreprise a dévoilé une gamme de cinq systèmes technologiques destinés à différents usages opérationnels, de la surveillance et de l’observation à la gestion des informations et à l’aide à la décision.

Baptisées Falcon Eye, Burj, Argon, Scorpion et Fusion AI for Defense Systems, ces solutions mobilisent plusieurs domaines technologiques dans lesquels le groupe indique disposer de compétences, notamment l’électronique, l’optronique, la robotique, les logiciels et l’intelligence artificielle.

Cette présentation intervient dans un contexte de développement de l’industrie nationale de défense et de renforcement des capacités industrielles et technologiques du Royaume.

L’entrée d’ABA Technology dans le domaine de la défense remonte à 2023. Le groupe a progressivement développé plusieurs équipements et solutions destinés à ce secteur, avant de présenter une offre intégrant différentes technologies lors de cette édition du Marrakech Air Show.

Selon l’entreprise, cette orientation s’est traduite en 2024 par la livraison d’enregistreurs vocaux à la Marine Royale.

En 2025, ABA Technology a également procédé à des essais en conditions réelles de sa caméra optronique, dont elle indique avoir obtenu l’approbation.

Ces réalisations ont constitué les premières étapes d’un développement visant à élargir les activités du groupe au-delà de la fabrication d’équipements individuels.

En 2026, ABA Technology met notamment l’accent sur l’intégration de ces technologies au sein de systèmes capables de communiquer entre eux et de traiter les informations recueillies sur le terrain.

La gamme présentée à Marrakech comprend plusieurs catégories d’équipements.

Falcon Eye est un système optronique destiné aux missions de surveillance et d’observation à longue distance. Il repose sur des technologies permettant de recueillir des informations visuelles dans le cadre d’opérations de surveillance.

Burj est une solution consacrée à la protection et à la lutte contre les drones. Elle s’inscrit dans un domaine qui prend une place croissante dans les équipements de défense, compte tenu du développement des usages des aéronefs sans pilote.

Le troisième équipement, Argon, est un drone destiné aux missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, généralement désignées par l’acronyme ISR (Intelligence, Surveillance and Reconnaissance).

Scorpion est, pour sa part, un robot terrestre autonome conçu pour intervenir dans des opérations sur le terrain.

Enfin, Fusion AI for Defense Systems constitue la composante logicielle et d’intelligence artificielle de cette gamme. Cette plateforme est destinée à relier les équipements et les informations recueillies aux systèmes de commandement et de contrôle.

L’intelligence artificielle au centre de l’intégration

Au-delà des équipements présentés, ABA Technology développe une approche reposant sur l’interconnexion des différents systèmes.

L’objectif annoncé est de permettre une exploitation coordonnée des informations issues des caméras optroniques, des drones, des systèmes anti-drones et des robots terrestres, plutôt qu’un fonctionnement isolé de chaque équipement.

Dans cette architecture, Fusion AI for Defense Systems occupe une place centrale.

La plateforme est conçue pour réunir et contextualiser les données provenant des différents dispositifs afin de fournir une représentation unifiée de la situation opérationnelle.

Elle doit ainsi contribuer à la surveillance, à l’analyse des informations et aux fonctions de commandement et de contrôle, également désignées par l’expression Command & Control (C2).

Selon le groupe, l’intelligence artificielle intervient dans le traitement et l’organisation des données, tandis que les décisions restent placées sous responsabilité humaine.

Cette approche s’inscrit dans l’évolution des systèmes de défense, où les logiciels et la gestion des informations occupent une place croissante aux côtés des équipements matériels.

La présentation de cette gamme s’inscrit également dans la stratégie du groupe visant à développer ses capacités industrielles et technologiques au Maroc.

ABA Technology souhaite notamment mettre en place une chaîne intégrée couvrant la conception, la fabrication, le développement logiciel et l’intégration des systèmes.

Cette orientation doit permettre à l’entreprise de développer ses activités dans le secteur de la défense en s’appuyant sur les compétences de son écosystème industriel et technologique.

La maîtrise locale des technologies constitue l’un des objectifs affichés de cette stratégie. Elle concerne notamment le développement des équipements, des logiciels et des systèmes d’intelligence artificielle destinés aux applications de défense.

« La gamme que nous présentons aujourd’hui est le fruit d’un travail engagé depuis 2023. Elle traduit notre ambition de consolider au Maroc une capacité technologique intégrée, allant de la conception et de la fabrication des équipements jusqu’à l’intelligence artificielle et au Command & Control », explique Mohamed Benouda, président d’ABA Technology.

Le responsable estime que les cinq solutions présentées illustrent la volonté du groupe de développer « une nouvelle génération de systèmes souverains et interconnectés ».

Avec cette gamme, ABA Technology cherche à élargir ses activités dans un secteur où les besoins concernent à la fois les équipements et leur capacité à échanger des données et à fonctionner au sein d’architectures intégrées.

L’entreprise entend ainsi intervenir dans la conception, la fabrication et l’intégration de systèmes technologiques destinés à la défense.

LNT 

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Gastronomie : la cuisine péruvienne à l’honneur au Kenzi Tower du 14 au 17 octobre https://lnt.ma/gastronomie-la-cuisine-peruvienne-a-lhonneur-au-kenzi-tower-du-14-au-17-octobre/ Thu, 08 Oct 2026 14:53:59 +0000 https://lnt.ma/?p=560806 L’Ambassade du Pérou au Royaume du Maroc, en collaboration avec le Kenzi Tower Hotel à Casablanca, organise la huitième édition du Festival gastronomique péruvien, du 14 au 17 octobre 2026, au restaurant lounge SKIES de l’établissement. Cet événement propose de faire découvrir la diversité culinaire du Pérou, à travers une sélection de spécialités représentatives de […]

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L’Ambassade du Pérou au Royaume du Maroc, en collaboration avec le Kenzi Tower Hotel à Casablanca, organise la huitième édition du Festival gastronomique péruvien, du 14 au 17 octobre 2026, au restaurant lounge SKIES de l’établissement. Cet événement propose de faire découvrir la diversité culinaire du Pérou, à travers une sélection de spécialités représentatives de son patrimoine gastronomique.

Reconnue à l’échelle internationale pour la diversité de ses produits, ses influences culturelles et ses traditions culinaires, la gastronomie péruvienne sera de nouveau à l’honneur lors de ce festival annuel, à travers une sélection de saveurs, d’arômes et de techniques caractéristiques de la cuisine du pays.

L’offre culinaire sera élaborée par le chef péruvien Julio Castillo, venu spécialement de Madrid pour proposer un menu inspiré des spécialités de la cuisine criolla péruvienne. À travers ses préparations, les convives pourront découvrir la diversité des ingrédients locaux, les techniques transmises de génération en génération ainsi que les différentes influences qui ont contribué à façonner la gastronomie péruvienne.

Au-delà de la découverte culinaire, le festival entend également mettre en avant l’identité culturelle du Pérou. Les plats proposés refléteront les différentes influences qui ont marqué l’histoire du pays, notamment les héritages autochtones, européens, africains et asiatiques, à l’origine d’une cuisine associant traditions et pratiques contemporaines.

Du 14 au 17 octobre, le Kenzi Tower Hotel accueillera ainsi cette manifestation au restaurant lounge SKIES, à travers une programmation gastronomique spécialement conçue pour l’occasion. Les visiteurs pourront découvrir des menus dégustation, des tapas et une sélection de boissons inspirées des saveurs et des traditions culinaires péruviennes.

L’administration du Kenzi Tower Hotel souligne que l’établissement accueille régulièrement des événements de différentes natures, notamment dans les domaines de la gastronomie, de la culture et des rencontres professionnelles ou institutionnelles. Elle met également en avant les espaces et les services proposés par l’hôtel pour accompagner l’organisation de ces manifestations.

De son côté, l’Ambassade du Pérou à Rabat indique que cette initiative s’inscrit dans ses actions de promotion de la culture péruvienne au Maroc. Elle vise également à contribuer au renforcement des échanges culturels entre les deux pays, en s’appuyant sur la gastronomie comme moyen de découverte et de rapprochement.

H.Z

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IKEA Maroc lance son tout nouveau catalogue https://lnt.ma/ikea-maroc-lance-son-tout-nouveau-catalogue/ Thu, 08 Oct 2026 14:29:22 +0000 https://lnt.ma/?p=560802 IKEA Maroc vient d’annoncer le lancement de son nouveau catalogue, conçu comme une passerelle vers une expérience associant les univers physique et digital, afin de proposer un parcours plus flexible et personnalisé. Les prix affichés dans le catalogue resteront stables jusqu’à la fin du mois de juillet 2027. Lors d’un événement organisé à l’occasion du […]

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IKEA Maroc vient d’annoncer le lancement de son nouveau catalogue, conçu comme une passerelle vers une expérience associant les univers physique et digital, afin de proposer un parcours plus flexible et personnalisé. Les prix affichés dans le catalogue resteront stables jusqu’à la fin du mois de juillet 2027.

Lors d’un événement organisé à l’occasion du lancement du nouveau catalogue IKEA, Mersad El-Aji, directeur de marché à IKEA Maroc, a accueilli les invités en ces termes : « En lançant notre nouveau catalogue IKEA au Maroc, nous n’apportons pas seulement des meubles et du design, nous apportons une vision : créer un meilleur quotidien pour le plus grand nombre au sein du Royaume. Nous faisons entrer la marque IKEA dans les foyers marocains en proposant des solutions d’aménagement bien conçues, fonctionnelles, durables, accessibles et respectueuses de l’environnement. »

Il a poursuivi en soulignant que le Maroc est un pays où l’héritage et la modernité se rencontrent naturellement : « Un lieu où l’hospitalité fait partie du quotidien et où chaque foyer raconte sa propre histoire. Ce catalogue est notre hommage à cet esprit : il regroupe des solutions durables et pratiques pour faire de votre intérieur un espace qui vous ressemble vraiment. »

Marquant les 10 ans de présence d’IKEA au Maroc, le nouveau catalogue propose 340 pages consacrées à l’aménagement intérieur. Il présente une sélection de plus de 2.000 produits, comprenant les nouveautés IKEA, des collections saisonnières et limitées, ainsi que des conseils et des idées destinés à rendre les foyers plus confortables et fonctionnels.

Le nouveau catalogue IKEA intègre également, pour la première fois, des produits IKEA « Fabriqué au Maroc ».

« Cette année, nous poursuivons notre engagement à rendre IKEA encore plus accessible aux familles marocaines. En plus des 1.000 produits dont les prix ont déjà été revus à la baisse, nous avons baissé les prix de centaines d’articles IKEA figurant dans ce catalogue, afin que chacun puisse en profiter tout en bénéficiant de la qualité et du savoir-faire IKEA », a expliqué M. El-Aji.

HZ

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JESA accompagne le Sénégal dans le développement de son réseau national de gaz naturel https://lnt.ma/jesa-accompagne-le-senegal-dans-le-developpement-de-son-reseau-national-de-gaz-naturel/ Thu, 08 Oct 2026 14:28:16 +0000 https://lnt.ma/?p=560799 Le groupe d’ingénierie JESA, coentreprise entre OCP et Worley, participe au développement du futur réseau national de transport de gaz naturel du Sénégal, une infrastructure de près de 400 kilomètres destinée à relier les ressources gazières offshore aux centrales électriques et aux zones industrielles du pays. Mandataire d’un consortium comprenant également OMCo, filiale de l’ONHYM, […]

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Le groupe d’ingénierie JESA, coentreprise entre OCP et Worley, participe au développement du futur réseau national de transport de gaz naturel du Sénégal, une infrastructure de près de 400 kilomètres destinée à relier les ressources gazières offshore aux centrales électriques et aux zones industrielles du pays. Mandataire d’un consortium comprenant également OMCo, filiale de l’ONHYM, et Antea Group France, JESA intervient dans le cadre d’une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage couvrant les différentes étapes du projet, de sa préparation à sa mise en exploitation.

Le Sénégal poursuit le développement de ses infrastructures énergétiques avec la mise en place d’un réseau national de transport de gaz naturel. Dans ce cadre, le groupe d’ingénierie JESA accompagne Réseau Gazier du Sénégal (RGS), filiale de PETROSEN Holding, dans le développement et la préparation à l’exploitation de cette infrastructure.

D’une longueur prévue de près de 400 kilomètres, le futur réseau doit permettre d’acheminer le gaz naturel provenant des ressources offshore sénégalaises vers les installations de production d’électricité et les zones industrielles.

Ce projet s’inscrit dans les orientations énergétiques du Sénégal, qui entend renforcer l’utilisation de ses ressources gazières pour répondre à ses besoins en électricité et soutenir son développement industriel.

Un consortium associant des expertises marocaines et françaises

JESA intervient dans le cadre d’une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO), en qualité de mandataire et de chef de file d’un consortium réunissant également OMCo, filiale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), et Antea Group France.

OMCo apporte notamment son expérience dans la gestion des infrastructures gazières, en particulier celle du Gazoduc Maghreb-Europe (GME).

Le consortium accompagne RGS dans les différentes phases du programme, depuis le développement du réseau jusqu’à la gestion des travaux de construction, sa mise en service et la préparation de son exploitation.

La mission porte notamment sur les aspects techniques, contractuels et opérationnels nécessaires à la réalisation du projet.

Le futur réseau est porté par RGS SA, société détenue à 51% par PETROSEN Holding, à 39% par le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) et à 10% par la société nationale d’électricité Senelec.

Une première étape franchie à Saint-Louis

Le projet a connu une nouvelle étape le 10 septembre 2026 avec la cérémonie officielle de pose de la première canalisation du segment nord, organisée à Saint-Louis.

Cette cérémonie s’est déroulée sous la présidence d’El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, en présence de plusieurs responsables des organismes participant au programme.

Parmi eux figuraient Pape Momar Lo, directeur général de RGS, Omar Benjelloun, directeur général de JESA West Africa, Abderrahim Ben Elhirche, directeur exécutif senior chargé de l’énergie chez JESA, ainsi que Mohammed Benzaria, directeur général d’OMCo, représentant Amina Benkhadra, directrice générale de l’ONHYM et présidente d’OMCo.

Cette première pose de canalisation marque le lancement d’une phase concrète de réalisation du réseau, dont le développement doit accompagner l’évolution du secteur gazier sénégalais.

Relier les ressources offshore aux besoins énergétiques du pays

Le futur réseau national constitue l’un des instruments prévus pour mettre en œuvre les stratégies sénégalaises « Gas to Power » et « Gas to Industry ».

La première vise à développer l’utilisation du gaz naturel dans la production électrique, tandis que la seconde prévoit son intégration dans les activités industrielles.

L’infrastructure doit notamment permettre d’acheminer le gaz provenant du champ offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé conjointement par le Sénégal et la Mauritanie.

Le raccordement des ressources gazières aux centres de consommation représente une étape importante dans leur valorisation économique. Il suppose notamment la construction d’infrastructures de transport adaptées aux besoins des producteurs d’électricité et des industriels.

À travers ce programme, les autorités sénégalaises cherchent à améliorer la sécurité de leur approvisionnement énergétique et à développer les usages domestiques du gaz naturel.

Le projet doit également contribuer à créer les conditions nécessaires à l’utilisation de cette ressource dans plusieurs activités économiques.

L’intervention de JESA ne se limite pas à l’accompagnement des travaux de construction.

Le groupe indique mobiliser ses compétences en ingénierie et en gestion de projets pour assurer le suivi des différentes étapes du programme.

Ses missions comprennent notamment l’appui aux procédures de contractualisation, la supervision technique, le suivi des délais et des risques, ainsi que la coordination entre les différents intervenants.

Une attention particulière est également accordée à la préparation de l’exploitation future du réseau.

Cette dimension doit permettre d’anticiper les exigences techniques et opérationnelles liées au fonctionnement des infrastructures gazières, notamment en matière de disponibilité, de fiabilité et de maintenance.

« Notre responsabilité, en tant que mandataire et chef de file du consortium, est de sécuriser chaque étape du programme en combinant rigueur technique, pilotage des interfaces, maîtrise des risques et anticipation des futures conditions d’exploitation », explique Abderrahim Ben Elhirche, directeur exécutif senior chargé de l’énergie chez JESA.

Selon lui, l’objectif consiste à préparer non seulement la réalisation de l’infrastructure, mais également « sa performance durable, sa disponibilité et son intégrité sur l’ensemble de son cycle de vie ».

La participation de JESA et d’OMCo à ce programme constitue également une nouvelle illustration de la coopération technique entre le Maroc et le Sénégal dans le domaine énergétique.

Pour Omar Benjelloun, directeur général de JESA West Africa, ce projet montre comment plusieurs expertises africaines peuvent être mobilisées autour d’un même programme d’infrastructures.

« Ce programme illustre la manière dont des expertises africaines complémentaires peuvent se mobiliser au service d’une priorité nationale structurante », souligne-t-il.

Le responsable estime que cette mission s’inscrit dans l’ambition de JESA de contribuer au développement d’infrastructures énergétiques destinées à soutenir l’industrialisation et la compétitivité en Afrique de l’Ouest.

La présence d’OMCo, filiale de l’ONHYM, permet également de mobiliser une expérience marocaine dans l’exploitation des infrastructures de transport de gaz.

LNT

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Marchés des capitaux : l’AMMC réunit à Rabat les régulateurs africains et moyen-orientaux https://lnt.ma/marches-des-capitaux-lammc-reunit-a-rabat-les-regulateurs-africains-et-moyen-orientaux/ Thu, 08 Oct 2026 13:39:57 +0000 https://lnt.ma/?p=560795 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) organise, du 5 au 9 octobre à Rabat, la première édition de l’« AMMC Capital Markets Seminar ». Réunissant 35 représentants de dix autorités de régulation d’Afrique et du Moyen-Orient, cette rencontre vise à renforcer la coopération régionale en matière de supervision financière, à favoriser le partage d’expériences […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) organise, du 5 au 9 octobre à Rabat, la première édition de l’« AMMC Capital Markets Seminar ». Réunissant 35 représentants de dix autorités de régulation d’Afrique et du Moyen-Orient, cette rencontre vise à renforcer la coopération régionale en matière de supervision financière, à favoriser le partage d’expériences et à rapprocher les pratiques réglementaires. Les échanges portent notamment sur la gouvernance, les infrastructures de marché, la gestion d’actifs, la digitalisation et la protection des investisseurs.

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) accueille, du 5 au 9 octobre 2026 à son siège de Rabat, la première édition de l’« AMMC Capital Markets Seminar » (CMS), un programme de formation et d’échanges destiné aux autorités de régulation des marchés financiers d’Afrique et du Moyen-Orient.

Cette rencontre rassemble 35 représentants issus de dix autorités de régulation, autour des principaux enjeux liés au fonctionnement, à la supervision et au développement des marchés des capitaux.

À travers cette initiative, l’AMMC entend renforcer ses relations avec les régulateurs de la région et favoriser une meilleure coordination face aux transformations du secteur financier.

Renforcer la coopération entre les régulateurs

Le lancement de ce séminaire intervient dans un contexte marqué par une interdépendance croissante des marchés financiers et une circulation plus rapide des risques entre les économies.

Cette évolution renforce les besoins de coopération entre autorités de supervision, notamment en matière d’échange d’informations, d’anticipation des risques et d’adaptation des cadres réglementaires.

Pour l’AMMC, le développement de mécanismes de coopération régionale doit permettre aux régulateurs de partager leurs expériences et de rapprocher progressivement leurs pratiques de supervision.

Le séminaire a ainsi été conçu comme un espace d’échanges entre professionnels exerçant des responsabilités similaires dans différents pays.

L’objectif est également de contribuer au renforcement des compétences techniques des autorités participantes, tout en favorisant une meilleure connaissance des dispositifs réglementaires mis en œuvre dans la région.

Un programme couvrant l’ensemble du marché des capitaux

Le programme scientifique et technique du séminaire couvre plusieurs dimensions de la régulation financière.

Les discussions portent notamment sur les cadres réglementaires et la gouvernance, ainsi que sur les méthodes de supervision des intermédiaires financiers et des sociétés de gestion d’actifs.

Les infrastructures de marché constituent également l’un des axes de travail. Les participants sont appelés à échanger sur les dispositifs qui assurent le fonctionnement des marchés, leur organisation et les mécanismes de contrôle associés.

Un autre volet concerne les procédures de contrôle et de sanctions, qui occupent une place importante dans les missions des autorités de régulation.

Les questions relatives à l’information financière, à la transparence des marchés et aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) figurent également au programme.

Enfin, les échanges abordent les enjeux liés à l’innovation, à la digitalisation et à la protection des investisseurs, dans un environnement où les nouvelles technologies modifient progressivement les pratiques des acteurs financiers.

L’expérience marocaine présentée aux participants

L’une des particularités de cette première édition réside dans son approche pratique, fondée notamment sur la présentation de l’expérience marocaine en matière de développement et de supervision du marché des capitaux.

Les participants sont invités à découvrir les réformes engagées au Maroc ainsi que certaines réalisations du marché national.

Ces présentations sont assurées par l’AMMC et par différents acteurs de l’écosystème financier marocain ayant participé à la mise en œuvre de ces évolutions.

Cette démarche doit permettre aux représentants des autorités étrangères de confronter les expériences nationales et d’examiner les solutions adoptées pour répondre aux différents enjeux de réglementation et de supervision.

Au-delà des présentations institutionnelles, le programme prévoit ainsi des échanges sur les pratiques opérationnelles et les enseignements tirés des réformes conduites au Maroc.

L’OICV et la Banque mondiale associées au programme

Le séminaire bénéficie également de la contribution de partenaires internationaux de l’AMMC, notamment l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) et la Banque mondiale.

Leur participation doit permettre d’élargir les échanges aux expériences internationales et aux évolutions des standards de régulation financière.

L’OICV constitue notamment un cadre de coopération entre les autorités chargées de la réglementation et de la supervision des marchés de valeurs mobilières.

L’AMMC en est membre depuis 1996. Le Maroc a également adhéré, en 2007, à la convention multilatérale d’échange d’informations et de coopération de cette organisation, devenant alors le 44e pays signataire et le troisième pays africain à rejoindre ce dispositif.

Cette coopération internationale s’inscrit dans les missions de l’AMMC, chargée notamment de veiller à la protection de l’épargne investie en instruments financiers ainsi qu’au bon fonctionnement et à la transparence du marché marocain des capitaux.

L’AMMC prévoit de faire de ce séminaire un rendez-vous annuel, destiné à réunir régulièrement les autorités de régulation africaines et moyen-orientales.

L’objectif est de favoriser la constitution progressive d’un réseau régional de professionnels de la supervision financière, permettant de maintenir les échanges au-delà des rencontres ponctuelles.

Cette initiative doit également contribuer au rapprochement des pratiques réglementaires, tout en tenant compte des caractéristiques propres aux différents marchés nationaux.

LNT avec CdP

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Médecine dentaire : Marrakech accueille un congrès international consacré aux nouvelles technologies et à la prévention https://lnt.ma/medecine-dentaire-marrakech-accueille-un-congres-international-consacre-aux-nouvelles-technologies-et-a-la-prevention/ Thu, 08 Oct 2026 13:25:52 +0000 https://lnt.ma/?p=560791 La 24e édition du Congrès international et africain de médecine dentaire se tiendra du 22 au 25 octobre 2026 à Marrakech. Réunissant des professionnels, universitaires et chercheurs marocains et étrangers, cette rencontre sera consacrée aux évolutions des techniques de diagnostic, des traitements et de la prévention bucco-dentaire. Au programme figurent notamment 21 conférences, 16 ateliers […]

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La 24e édition du Congrès international et africain de médecine dentaire se tiendra du 22 au 25 octobre 2026 à Marrakech. Réunissant des professionnels, universitaires et chercheurs marocains et étrangers, cette rencontre sera consacrée aux évolutions des techniques de diagnostic, des traitements et de la prévention bucco-dentaire. Au programme figurent notamment 21 conférences, 16 ateliers pratiques et plus de 280 travaux de recherche, avec une attention particulière portée à la transformation numérique et aux innovations technologiques dans le secteur.

Marrakech accueillera, du 22 au 25 octobre prochain, la 24e édition du Congrès international et africain de médecine dentaire. Organisée par l’Association marocaine de prévention bucco-dentaire (AMPBD), sous le patronage du ministère de la Santé et de la Protection sociale, cette manifestation réunira au Palais des Congrès de l’hôtel Mogador Agdal des spécialistes issus du Maroc, de plusieurs pays africains et d’autres régions du monde.

Placée sous le thème « La médecine dentaire moderne au service du patient », cette édition entend favoriser les échanges autour des évolutions scientifiques et technologiques qui transforment les pratiques des chirurgiens-dentistes.

Le congrès abordera également les questions de formation, de recherche et de prévention, dans un contexte marqué par le développement de nouveaux outils de diagnostic et de prise en charge des patients.

Plus de 280 travaux de recherche présentés

Le programme scientifique prévoit 21 conférences et 16 ateliers pratiques, auxquels s’ajoutera la présentation de plus de 280 travaux de recherche sous forme de communications orales et affichées.

Élaboré par un comité scientifique composé de professeurs universitaires, ce programme couvrira les différentes disciplines de la médecine dentaire.

Les conférences permettront notamment de présenter les connaissances scientifiques et les évolutions récentes des pratiques médicales, tandis que les ateliers seront consacrés à des applications plus concrètes.

L’événement accordera également une place aux travaux réalisés par de jeunes chirurgiens-dentistes et chercheurs universitaires. Ces derniers pourront présenter leurs résultats et échanger avec des spécialistes marocains et internationaux.

Pour les organisateurs, cette dimension scientifique constitue l’un des principaux objectifs du congrès, qui entend contribuer à la diffusion des connaissances et au développement de la recherche dans les différentes spécialités dentaires.

La transformation numérique au cœur des échanges

Parmi les principaux sujets abordés figurera la place croissante des technologies numériques dans la médecine dentaire.

Les discussions porteront notamment sur l’évolution des outils de diagnostic et de traitement, ainsi que sur les possibilités offertes par les innovations technologiques pour améliorer la prise en charge des patients.

Le développement de ces technologies modifie progressivement les méthodes de travail des professionnels, depuis l’évaluation des besoins du patient jusqu’à la planification et à la réalisation des soins.

Le congrès doit ainsi permettre aux participants de confronter leurs expériences et de discuter des conditions d’intégration de ces outils dans la pratique quotidienne.

La formation continue constituera également un volet important de cette édition. Les ateliers pratiques offriront aux professionnels et aux étudiants l’occasion de se familiariser avec certaines évolutions techniques et d’échanger sur leur utilisation.

Une participation internationale élargie

Cette 24e édition réunira également plusieurs représentants d’organisations scientifiques et professionnelles étrangères.

L’Association marocaine de prévention bucco-dentaire annonce notamment la participation de présidents d’associations scientifiques venus de France, d’Italie et du Portugal, aux côtés de spécialistes marocains et africains.

Les Émirats arabes unis seront à l’honneur à travers la participation d’une délégation représentant le Congrès international dentaire des Émirats et l’Exposition dentaire arabe, connus sous l’appellation AEEDC Dubaï.

Parmi les personnalités attendues figure le professeur Abdulsalam AlMadani, président d’AEEDC Dubaï, de la Global Scientific Dental Alliance (GSDA) et d’INDEX Holding.

Il est également présenté par les organisateurs comme ambassadeur itinérant de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée pour la région du Conseil de coopération du Golfe.

Sa participation s’inscrit dans la volonté des organisateurs de développer les relations avec les institutions et organisations scientifiques internationales spécialisées dans la médecine dentaire.

Renforcer les échanges entre chercheurs africains et internationaux

Au-delà des conférences et des ateliers, le congrès entend favoriser la coopération entre les professionnels et les établissements universitaires représentés.

Les échanges porteront notamment sur les résultats des recherches récentes, les nouvelles approches thérapeutiques et les perspectives de collaboration scientifique.

Pour l’Association marocaine de prévention bucco-dentaire, cette rencontre doit également contribuer à la valorisation des compétences nationales et au renforcement des relations avec les milieux scientifiques africains.

Les organisateurs inscrivent cette démarche dans les orientations nationales relatives au développement du capital humain et à la coopération Sud-Sud.

L’objectif affiché est notamment de favoriser le partage des connaissances et des expériences afin d’accompagner l’évolution des pratiques professionnelles et d’améliorer la qualité des soins.

La prévention, autre priorité du congrès

Si les innovations médicales et technologiques occuperont une place importante dans les discussions, la prévention demeurera également l’un des axes de cette édition.

L’Association marocaine de prévention bucco-dentaire entend rappeler l’importance de la sensibilisation aux questions de santé bucco-dentaire, parallèlement au développement des techniques de traitement.

Cette orientation rejoint la thématique générale du congrès, qui place le patient au centre des réflexions scientifiques et professionnelles.

LNT

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Peugeot et Pathé Maroc nouent un partenariat autour de l’expérience cinéma https://lnt.ma/peugeot-et-pathe-maroc-nouent-un-partenariat-autour-de-lexperience-cinema/ Wed, 07 Oct 2026 16:38:44 +0000 https://lnt.ma/?p=560727 Peugeot Maroc et Pathé Maroc ont officialisé, le 6 octobre à Casablanca, un partenariat destiné à associer la marque automobile aux activités des cinémas Pathé dans le Royaume. L’accord prévoit notamment la diffusion de contenus publicitaires avant les séances, la présence de Peugeot dans les espaces des cinémas, des expositions de véhicules ainsi que l’organisation […]

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Peugeot Maroc et Pathé Maroc ont officialisé, le 6 octobre à Casablanca, un partenariat destiné à associer la marque automobile aux activités des cinémas Pathé dans le Royaume. L’accord prévoit notamment la diffusion de contenus publicitaires avant les séances, la présence de Peugeot dans les espaces des cinémas, des expositions de véhicules ainsi que l’organisation d’avant-premières et d’événements. La mobilité électrifiée doit également constituer l’un des axes des opérations menées conjointement par les deux partenaires.

Peugeot étend sa communication au Maroc à l’univers du cinéma. La marque, commercialisée dans le Royaume par Stellantis Maroc, a signé un partenariat avec Pathé Maroc lors d’une cérémonie organisée au Pathé Californie de Casablanca.

L’accord marocain constitue le prolongement d’un partenariat conclu en janvier 2026 entre Peugeot et Pathé. Sa déclinaison locale doit permettre à la marque automobile de disposer d’une présence régulière au sein des cinémas exploités par Pathé dans le Royaume et de développer différentes opérations destinées à ses clients et à son réseau.

Le rapprochement intervient alors que les deux groupes partagent une histoire remontant à la fin du XIXe siècle : la Société Anonyme des Automobiles Peugeot et Pathé Frères ont toutes deux été créées en 1896.

Peugeot présent tout au long du parcours des spectateurs

Concrètement, le partenariat repose sur plusieurs dispositifs intégrés à l’expérience des spectateurs.

Les spots publicitaires de Peugeot seront notamment diffusés au sein des séances. La marque disposera également d’une visibilité dans les espaces des cinémas, notamment lors des principales sorties de films.

Des véhicules Peugeot pourront par ailleurs être exposés dans les complexes Pathé. Le partenariat prévoit aussi l’organisation d’avant-premières, de soirées privées, d’animations et d’événements, notamment en lien avec les concessionnaires de la marque.

Les deux entreprises prévoient parallèlement de déployer des actions de communication communes tout au long de l’année sur différents supports.

Cette présence dans les cinémas doit permettre à Peugeot de multiplier les points de contact avec le public en dehors de ses espaces commerciaux traditionnels.

La mobilité électrifiée parmi les axes du partenariat

L’accord prévoit également de consacrer une partie des opérations communes à la mobilité électrifiée.

Peugeot Maroc et Pathé Maroc indiquent vouloir en faire l’un des axes de leurs futures activations. Le communiqué ne précise toutefois pas, à ce stade, la nature des dispositifs qui seront spécifiquement consacrés aux véhicules électrifiés.

Cette orientation intervient dans un contexte où Peugeot développe progressivement une offre intégrant davantage de modèles électriques au sein de sa gamme internationale.

Au Maroc, les opérations menées avec Pathé permettront ainsi à la marque de présenter ses véhicules directement dans les espaces fréquentés par les spectateurs et d’accompagner ces expositions d’actions événementielles.

« Un nouveau point de rencontre avec notre marque »

Pour Hind El Youssi Tazi, directrice de Peugeot au Maroc, ce partenariat doit permettre de créer de nouvelles interactions avec les clients.

« En nous associant à Pathé, nous créons un nouveau point de rencontre avec notre marque, dans un lieu où le plaisir et l’émotion sont au cœur de chaque expérience », explique-t-elle.

La responsable estime que cette association permettra à Peugeot de faire découvrir différemment son univers et sa conception du plaisir de conduire.

De son côté, Frédéric Godfroid, directeur général de Pathé Maroc, souligne la dimension émotionnelle recherchée par les deux partenaires. « Le cinéma a cette capacité unique de créer des émotions qui rassemblent », indique-t-il, estimant que les deux entreprises partagent notamment une attention portée à l’innovation et à l’expérience proposée à leurs publics.

Le partenariat s’appuie notamment sur les implantations développées ces dernières années par Pathé dans le Royaume.

Le groupe a ouvert en décembre 2023 le Pathé Californie à Casablanca, installé au sein du Californie Mall. Le multiplexe compte huit salles et près de 1.200 fauteuils. Il comprend notamment une salle IMAX Laser, une salle 4DX et une salle VIP.

Deux ans plus tard, en décembre 2025, Pathé a ouvert un deuxième établissement à Rabat. Installé au Marché Dar Essalam, le complexe compte quatre salles pour un total de 149 fauteuils, dont trois salles VIP.

LNT

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Marrakech Air Show : le Maroc veut franchir un nouveau cap dans l’aéronautique et la défense https://lnt.ma/marrakech-air-show-le-maroc-veut-franchir-un-nouveau-cap-dans-laeronautique-et-la-defense/ Wed, 07 Oct 2026 15:23:11 +0000 https://lnt.ma/?p=560724 Après deux décennies de développement de son industrie aéronautique, le Maroc dispose désormais de capacités lui permettant d’aborder la fabrication, mais aussi la conception de systèmes plus complexes, selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Intervenant à l’ouverture de la 8e édition du Marrakech Air Show, il a mis en avant la […]

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Après deux décennies de développement de son industrie aéronautique, le Maroc dispose désormais de capacités lui permettant d’aborder la fabrication, mais aussi la conception de systèmes plus complexes, selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Intervenant à l’ouverture de la 8e édition du Marrakech Air Show, il a mis en avant la montée en compétences de la plateforme industrielle nationale dans un contexte de forte demande mondiale dans l’aéronautique civile et la défense.

L’industrie aéronautique marocaine entend poursuivre sa montée en gamme. À l’ouverture du Marrakech Air Show 2026, mercredi 7 octobre, Ryad Mezzour a estimé que les capacités industrielles et technologiques développées par le Royaume au cours des vingt dernières années lui permettent désormais de se positionner sur des systèmes plus complexes.

Cette évolution doit notamment permettre au secteur de passer progressivement de la fabrication de composants et de systèmes à des activités intégrant davantage de conception et de maîtrise technologique.

De la fabrication à la conception

« L’industrie connaît une transformation accélérée, dans un contexte marqué par une forte demande mondiale sur les produits civils et de défense », a déclaré Ryad Mezzour.

Dans cet environnement, le Maroc dispose, selon lui, de capacités permettant d’augmenter la production et de répondre aux exigences de qualité, de délais et de compétitivité des donneurs d’ordre.

Le ministre a surtout insisté sur l’évolution du positionnement industriel du Royaume, qui cherche à renforcer ses capacités de conception parallèlement aux activités de fabrication déjà développées. Il a attribué le développement de cette plateforme à la vision impulsée par le roi Mohammed VI au cours des deux dernières décennies.

Ryad Mezzour a également présenté les compétences disponibles et la compétitivité de la plateforme nationale comme des arguments pour attirer de nouveaux investissements.

« Le Royaume est devenu une plateforme attractive pour l’investissement, non seulement grâce à ses atouts touristiques, mais également en raison des compétences dont il dispose, de sa capacité de réalisation et de sa compétitivité », a-t-il déclaré.

La huitième édition du Marrakech Air Show, placée sous le Haut Patronage du roi Mohammed VI, se poursuit jusqu’au 10 octobre. Elle réunit industriels, donneurs d’ordre, responsables institutionnels et partenaires internationaux autour des évolutions technologiques et industrielles du secteur.

Le programme comprend une exposition statique de plusieurs aéronefs et plateformes de dernière génération, des démonstrations en vol ainsi que des panels et rencontres professionnelles.

Ces échanges portent notamment sur les évolutions technologiques, les besoins en compétences, les capacités industrielles et les possibilités de coopération entre les différents acteurs.

LNT

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Octobre Rose : UNLOCK RIDE mise sur le vélo pour sensibiliser à la santé et à la prévention https://lnt.ma/octobre-rose-unlock-ride-mise-sur-le-velo-pour-sensibiliser-a-la-sante-et-a-la-prevention/ Wed, 07 Oct 2026 12:23:13 +0000 https://lnt.ma/?p=560709 Une journée cycliste consacrée au sport, à la santé et à la prévention sera organisée le 18 octobre à Casablanca dans le cadre d’Octobre Rose. Baptisée UNLOCK RIDE, l’initiative proposera deux parcours de 30 et 50 kilomètres accessibles à différents niveaux de pratique. Si l’événement entend particulièrement encourager les femmes à pratiquer une activité physique […]

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Une journée cycliste consacrée au sport, à la santé et à la prévention sera organisée le 18 octobre à Casablanca dans le cadre d’Octobre Rose. Baptisée UNLOCK RIDE, l’initiative proposera deux parcours de 30 et 50 kilomètres accessibles à différents niveaux de pratique. Si l’événement entend particulièrement encourager les femmes à pratiquer une activité physique et à investir davantage l’espace public par le sport, il sera également ouvert aux hommes.

Le vélo comme vecteur de sensibilisation à la santé. À l’occasion d’Octobre Rose, Unlock Sports et la Sidi Ali – Unlock Sports Team organisent, dimanche 18 octobre à Casablanca, une journée cycliste destinée notamment à encourager la pratique sportive féminine.

Baptisé UNLOCK RIDE, l’événement associera activité physique, prévention et sensibilisation autour de la santé. Les organisateurs souhaitent notamment inciter les femmes à intégrer davantage le sport dans leur quotidien et à développer leur pratique du vélo dans un cadre collectif et encadré.

L’événement reste néanmoins ouvert à tous, femmes et hommes, quels que soient leur âge et leur niveau de pratique.

Deux parcours de 30 et 50 kilomètres

Les participants pourront choisir entre deux distances, 30 km et 50 km. Des coachs assureront l’encadrement et un dispositif d’assistance accompagnera les cyclistes tout au long des parcours.

Le départ et l’arrivée sont prévus face au Morocco Mall. Le programme débutera à 7h30 et les parcours cyclistes se dérouleront jusqu’à 9h30.

La matinée se poursuivra ensuite dans un espace réservé aux participants, où seront organisés des animations, des ateliers et des temps d’échange. Un espace consacré à la santé est également prévu.

Cette deuxième partie de la programmation doit permettre d’aborder plus directement les questions de bien-être, de prévention et de santé, au-delà de la seule pratique sportive.

Encourager davantage de femmes à pratiquer le vélo

Dans le cadre d’Octobre Rose, l’initiative accorde une place particulière aux femmes et à leur présence dans la pratique cycliste.

« Nous voulons que cette journée soit avant tout un moment où les femmes puissent se retrouver autour du sport, prendre confiance et découvrir leur propre capacité à aller plus loin », explique Marouane Ait Oufkir, fondateur d’Unlock Sports et président de la Sidi Ali – Unlock Sports Team.

Pour lui, le vélo peut également être associé à « un message de liberté, de santé et de dépassement de soi ».

Les organisateurs entendent notamment créer un environnement permettant aux participantes de rouler ensemble, de gagner en confiance et, éventuellement, de poursuivre leur pratique au-delà de l’événement.

« Une femme qui roule sur la route ouvre la route à toutes celles qui hésitent encore », estime Marouane Ait Oufkir, qui souhaite que les participantes repartent de la journée avec « l’envie de continuer à bouger, à pratiquer et à prendre soin d’elles ».

Sport, prévention et dépistage

L’organisation de cette journée pendant Octobre Rose inscrit également l’événement dans une démarche de sensibilisation à la prévention.

Le message porté par les organisateurs repose sur trois dimensions : pratiquer une activité physique, se faire dépister et prendre soin de sa santé.

La participation des hommes s’inscrit dans cette même logique. Les organisateurs considèrent que les questions liées à la pratique sportive, à la prévention et à la sensibilisation à la santé doivent concerner l’ensemble de la société, même si l’édition met particulièrement l’accent sur la pratique féminine.

LNT

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Aéronautique : Boeing prévoit un doublement de la flotte africaine d’ici 2045 https://lnt.ma/aeronautique-boeing-prevoit-un-doublement-de-la-flotte-africaine-dici-2045/ Wed, 07 Oct 2026 10:57:04 +0000 https://lnt.ma/?p=560698 Le trafic aérien africain devrait progresser en moyenne de 5,8% par an au cours des vingt prochaines années, soit un rythme supérieur à la moyenne mondiale, selon les nouvelles projections de Boeing. Le constructeur estime que les compagnies basées sur le continent auront besoin de 1.165 nouveaux avions d’ici 2045, tandis que leur flotte passerait […]

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Le trafic aérien africain devrait progresser en moyenne de 5,8% par an au cours des vingt prochaines années, soit un rythme supérieur à la moyenne mondiale, selon les nouvelles projections de Boeing. Le constructeur estime que les compagnies basées sur le continent auront besoin de 1.165 nouveaux avions d’ici 2045, tandis que leur flotte passerait de 755 à 1.625 appareils. Présentées le 6 octobre à Marrakech par Shahab Matin, Managing Director Commercial Marketing for Middle East & Africa chez Boeing, ces perspectives font également ressortir des besoins importants en maintenance, en services et en personnel qualifié. Interrogé à l’issue de sa présentation, le responsable est aussi revenu sur la décarbonation du transport aérien et l’émergence de la Chine comme potentiel concurrent de Boeing et Airbus.

Le marché aéronautique africain devrait connaître une croissance plus rapide que celle du secteur à l’échelle mondiale au cours des deux prochaines décennies. Dans son Commercial Market Outlook 2026-2045, Boeing table sur une progression annuelle moyenne de 5,8% du trafic passagers en Afrique, contre environ 4% au niveau mondial.

La flotte commerciale africaine progresserait, elle, de 3,9% par an. Cette dynamique serait notamment soutenue par une croissance économique moyenne estimée à 3,8% par an, mais aussi par les évolutions démographiques et l’urbanisation du continent.

Selon Shahab Matin, plus d’un milliard d’Africains devraient vivre dans des zones urbaines à l’horizon 2037, se rapprochant ainsi des infrastructures aéroportuaires. Les quelque 45 millions d’Africains vivant hors de leur pays d’origine constituent également un facteur de développement du trafic, notamment pour les déplacements familiaux.

1.165 nouveaux appareils sur vingt ans

Cette croissance devrait entraîner une augmentation importante des besoins des compagnies aériennes africaines. Boeing prévoit 1.165 nouvelles livraisons entre 2026 et 2045.

Les monocouloirs concentreraient l’essentiel de la demande, avec 870 appareils, soit 75% du total. Ils devraient notamment accompagner le développement des dessertes domestiques et intra-africaines ainsi que des liaisons vers l’Europe et le Moyen-Orient.

Les gros-porteurs représenteraient 240 livraisons, soit 21% du total, auxquels s’ajouteraient 40 avions régionaux et 15 avions cargo.

Au total, la flotte commerciale africaine passerait de 755 appareils en 2025 à 1.625 en 2045. Le nombre de monocouloirs progresserait de 400 à 1.125, celui des gros-porteurs de 135 à 315 et la flotte cargo de 60 à 150 avions.

Ce mouvement s’accompagnerait d’un renouvellement important. Boeing estime que moins de 125 des 755 avions actuellement en service seront encore exploités en 2045. À cette échéance, 92% de la flotte africaine serait composée d’appareils dotés de technologies plus récentes.

Autre particularité du marché africain : près de 70% des nouveaux avions seraient destinés à accompagner la croissance des capacités, contre environ la moitié à l’échelle mondiale, où le renouvellement des appareils existants représente une part plus importante des besoins.

Le potentiel des liaisons intra-africaines

L’amélioration de la connectivité à l’intérieur du continent constitue l’un des principaux moteurs potentiels du marché. Boeing relève toutefois que l’étendue de l’Afrique, le nombre de pays et le nombre limité d’accords de services aériens ont jusqu’à présent freiné le développement des réseaux intra-africains.

Malgré ces contraintes, ces réseaux ont progressé de plus de 20% au cours de la dernière décennie. Le constructeur anticipe désormais une croissance annuelle de 6,5% du trafic intra-africain, qui serait multiplié par 3,5 d’ici 2045.

Les liaisons entre l’Afrique et le Moyen-Orient progresseraient encore plus rapidement, à 7,1% par an, tandis que le trafic Afrique-Europe augmenterait de 3,4% par an.

La croissance du secteur devrait parallèlement générer des besoins importants en services. Boeing estime leur marché à 140 milliards de dollars sur vingt ans, dont 90 milliards pour la maintenance, 45 milliards pour les services numériques et 5 milliards pour la formation et les services aux pilotes.

Le continent aurait également besoin de 75.000 nouveaux professionnels, soit 22.000 pilotes, 25.000 techniciens et 28.000 membres du personnel de cabine.

Les carburants durables encore confrontés au défi des volumes

Interrogé sur les enjeux environnementaux, peu abordés lors de sa présentation, Shahab Matin a assuré que la réduction des émissions constituait un sujet important pour Boeing.

Le responsable établit notamment un lien entre efficacité économique et performance environnementale. Le carburant constituant l’un des principaux coûts opérationnels des compagnies, réduire sa consommation permet à la fois d’améliorer leur rentabilité et de diminuer les émissions de CO2.

Boeing travaille également sur les carburants d’aviation durables (SAF), même si le constructeur n’en produit pas directement. Shahab Matin reconnaît cependant que leur disponibilité reste aujourd’hui très faible par rapport aux besoins du secteur.

Selon lui, les appareils actuels de Boeing peuvent utiliser ces carburants. Le principal défi consiste donc à augmenter les volumes disponibles tout en réduisant leur coût, afin de permettre une utilisation à plus grande échelle.

La Chine, futur concurrent de Boeing et Airbus ?

L’émergence de l’industrie aéronautique chinoise a également été abordée lors de la séance de questions-réponses. Alors que le marché des avions commerciaux est aujourd’hui largement structuré autour de Boeing et Airbus, Shahab Matin estime que la Chine pourrait, à terme, devenir un troisième concurrent.

Le responsable cite notamment le C919 de COMAC, positionné sur le marché des monocouloirs. Il considère toutefois que le constructeur chinois doit encore franchir plusieurs étapes, notamment en matière de montée en cadence industrielle et de chaîne d’approvisionnement.

Boeing n’écarte cependant pas l’émergence à long terme d’un marché organisé autour de trois grands constructeurs. La demande pourrait favoriser cette évolution : à l’échelle mondiale, Boeing prévoit un besoin de près de 44.000 nouveaux avions commerciaux au cours des vingt prochaines années.

Pour Shahab Matin, l’aéronautique reste néanmoins une industrie plus complexe et davantage réglementée que l’automobile, ce qui devrait ralentir l’arrivée d’un nouvel acteur à grande échelle.

Selim Benabdelkhalek

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AGR : Le Maroc affiche une résilience supérieure à plusieurs économies comparables https://lnt.ma/agr-le-maroc-affiche-une-resilience-superieure-a-plusieurs-economies-comparables/ Wed, 07 Oct 2026 10:37:42 +0000 https://lnt.ma/?p=560679 Dans un environnement international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des prix énergétiques élevés et des conditions financières plus contraignantes, l’économie marocaine conserve des indicateurs relativement solides. Croissance, inflation, finances publiques et investissement placent le Royaume dans une situation plus favorable que plusieurs économies africaines, selon l’édition du 29 septembre 2026 d’« AfricaDev Insights », […]

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Dans un environnement international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des prix énergétiques élevés et des conditions financières plus contraignantes, l’économie marocaine conserve des indicateurs relativement solides. Croissance, inflation, finances publiques et investissement placent le Royaume dans une situation plus favorable que plusieurs économies africaines, selon l’édition du 29 septembre 2026 d’« AfricaDev Insights », publiée par Attijari Global Research (AGR). Cette résilience reste néanmoins exposée à la hausse du pétrole et au ralentissement attendu de l’économie mondiale.

L’économie mondiale résiste mieux qu’anticipé en 2026. Selon les données de l’OCDE reprises par Attijari Global Research, la croissance mondiale devrait atteindre 2,9%, contre une prévision de 2,8% en juin. Cette résistance demeure toutefois inégale. Les économies bénéficiant des investissements liés à l’intelligence artificielle affichent de meilleures performances, tandis que celles directement exposées aux tensions géopolitiques et énergétiques subissent davantage de pressions.

Pour les pays africains, AGR identifie notamment un risque lié à l’enchaînement entre hausse des prix de l’énergie, inflation et taux d’intérêt. Une prolongation de cette situation pourrait peser sur les devises, renchérir les financements souverains et alourdir les factures énergétiques.

Une croissance marocaine parmi les plus élevées

Dans ce contexte, le Maroc continue d’afficher une croissance relativement soutenue. Le tableau comparatif présenté par AGR, sur la base des prévisions du FMI d’avril 2026, anticipait une progression du PIB marocain de 4,9% en 2026, soit l’une des performances les plus élevées parmi les huit économies africaines étudiées.

Seule la Côte d’Ivoire, avec 6,2%, afficherait une croissance supérieure. L’Égypte est attendue à 4,2%, le Cameroun à 3,3%, le Congo à 2,8%, le Gabon à 2,7%, le Sénégal à 2,2% et la Tunisie à 2,1%.

Des projections plus récentes de Bank Al-Maghrib ont depuis ramené la croissance marocaine à 4,4% en 2026, contre 5,2% précédemment. Malgré cette révision, le rythme reste relativement élevé. La valeur ajoutée agricole devrait notamment progresser de 16%, soutenue par une récolte céréalière estimée à 93 millions de quintaux, tandis que la croissance non agricole ralentirait à 3,1%.

Une inflation qui distingue le Maroc

La comparaison avec les autres économies africaines apparaît particulièrement favorable sur le front des prix. En août, l’inflation au Maroc s’est établie à -0,3%, après -0,6% en juillet. Bank Al-Maghrib prévoit désormais une inflation moyenne de seulement 0,7% en 2026.

Même les projections plus anciennes du FMI reprises dans le tableau comparatif d’AGR, qui anticipaient une inflation de 1,3% au Maroc, font apparaître un écart important avec plusieurs pays : 13,2% en Égypte, 6,5% en Tunisie, 3,5% au Cameroun et 2,8% au Congo.

Cette maîtrise des prix constitue un amortisseur dans un environnement où plusieurs banques centrales africaines doivent composer avec des tensions inflationnistes persistantes. La récente décision de Bank Al-Maghrib de maintenir son taux directeur à 2,25% s’inscrit dans ce contexte, sans constituer désormais l’élément central de l’analyse.

Des finances publiques relativement contenues

La résilience marocaine ressort également de la comparaison des finances publiques. Selon les projections du FMI reprises par AGR, l’endettement du Maroc représenterait 65,8% du PIB en 2026, puis 64,9% en 2027.

Ce niveau demeure nettement inférieur à ceux attendus en Égypte, à 87%, au Congo, à 91,3%, au Gabon, à 86,1%, au Sénégal, à 132,3%, ou encore en Tunisie, à 84,9%. Le Cameroun et la Côte d’Ivoire affichent en revanche des ratios plus faibles.

Le déficit budgétaire marocain est estimé à 3,9% du PIB en 2026 dans ces mêmes projections. À titre de comparaison, il atteindrait 12,1% en Égypte, 6,4% au Gabon, 6,7% au Sénégal et 7,6% en Tunisie.

Autre indicateur, l’investissement représenterait 26,1% du PIB marocain en 2026. Le Royaume conserve ainsi un niveau relativement élevé, supérieur notamment à ceux de l’Égypte, du Cameroun, de la Tunisie et de la Côte d’Ivoire.

L’énergie, principal risque extérieur

Cette situation relativement favorable ne protège cependant pas le Maroc des chocs internationaux. La principale vulnérabilité identifiée dans la note concerne l’énergie. À la période étudiée par AGR, le Brent évoluait au-dessus de 104 dollars le baril, en progression de plus de 71% depuis le début de l’année, dans un contexte de tensions géopolitiques et d’incertitudes sur l’offre mondiale.

Pour le Maroc, importateur net d’énergie, une prolongation de prix élevés pourrait alourdir les importations, dégrader le compte courant et alimenter à terme des pressions inflationnistes. Le déficit courant est ainsi attendu à 3,1% du PIB en 2026 selon les projections du FMI reprises par AGR.

L’appréciation du dollar constitue une autre source de vigilance puisqu’elle renchérit potentiellement les importations facturées dans cette devise.

LNT

 

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Marrakech : Ramakech, un parc de sculptures à ciel ouvert au cœur de la Palmeraie https://lnt.ma/marrakech-ramakech-un-parc-de-sculptures-a-ciel-ouvert-au-coeur-de-la-palmeraie/ Tue, 06 Oct 2026 17:58:26 +0000 https://lnt.ma/?p=560646 Ouvert au public depuis 2024 dans la Palmeraie de Marrakech, Ramakech rassemble sur près de cinq hectares une partie de l’univers artistique de Jean-François Fourtou. Fruit de vingt années d’installations réalisées sur le site de son atelier, le parc propose un parcours où sculptures monumentales, architectures détournées, animaux géants et jardins se mêlent. Certaines œuvres […]

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Ouvert au public depuis 2024 dans la Palmeraie de Marrakech, Ramakech rassemble sur près de cinq hectares une partie de l’univers artistique de Jean-François Fourtou. Fruit de vingt années d’installations réalisées sur le site de son atelier, le parc propose un parcours où sculptures monumentales, architectures détournées, animaux géants et jardins se mêlent. Certaines œuvres peuvent être traversées ou explorées par les visiteurs, dans une démarche qui joue notamment sur les échelles, les souvenirs d’enfance et la perception de l’espace.

À quelques minutes du centre de Marrakech, un parcours artistique s’est progressivement constitué au milieu de la Palmeraie. Baptisé Ramakech, ce parc de sculptures en plein air est consacré à l’univers du plasticien Jean-François Fourtou, installé dans la ville depuis la fin des années 1990.

Ouvert au public depuis 2024, le site est le résultat d’une vingtaine d’années de création et d’installation d’œuvres autour de l’atelier de l’artiste. Sur près de cinq hectares, les visiteurs découvrent des sculptures monumentales, des architectures aux proportions inhabituelles, des représentations animales et différents espaces paysagers.

Le projet se distingue notamment par sa dimension immersive : les œuvres ne sont pas uniquement destinées à être observées. Certaines peuvent être traversées ou explorées physiquement, faisant du déplacement du visiteur une composante du parcours.

Jean-François Fourtou, un travail autour de l’enfance et des échelles

Né à Paris en 1964 et diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, Jean-François Fourtou a vécu à Madrid et à New York avant de s’installer à Marrakech en 1999, où il a établi son atelier.

Depuis les années 1990, son travail s’appuie notamment sur les souvenirs d’enfance, les histoires familiales et les lieux qui ont marqué son parcours.

L’un des principes récurrents de ses installations consiste à modifier les rapports d’échelle et les repères habituels. Maisons démesurées, architectures déstabilisantes et animaux géants transforment ainsi des objets ou des espaces familiers en environnements inhabituels.

« J’avais l’impression que tout était géant ! Mon inspiration vient de l’enfance et mes installations invitent à ressentir des perceptions oubliées, mais communes », explique Jean-François Fourtou.

Cette réflexion sur la perception se retrouve dans l’organisation de Ramakech. Plutôt que de regrouper les œuvres dans un espace d’exposition conventionnel, le parc les intègre à la végétation de la Palmeraie, au fil d’un itinéraire extérieur.

Des œuvres que le visiteur peut traverser

Le parcours comprend plusieurs installations caractéristiques du travail de Fourtou.

Parmi elles figurent La Maison tombée du ciel, le Bistrot parisien, la Fourmilière géante ou encore La Maison de Géant. Le visiteur rencontre également différentes sculptures animalières ainsi que les personnages hybrides baptisés Nanitos et Minitos.

Ces installations ont en commun de jouer avec les proportions et la représentation d’éléments familiers. La Maison de Géant place par exemple le visiteur dans un environnement surdimensionné, tandis que d’autres créations modifient l’orientation ou l’organisation habituelle des espaces.

La visite repose ainsi sur une succession d’univers associant architecture, sculpture et environnement naturel. Les installations sont réparties dans le parc et apparaissent progressivement au fil des chemins.

Cette organisation permet également de maintenir un dialogue entre les œuvres et le paysage, la végétation constituant une partie du dispositif de visite.

Vingt années de créations réunies dans la Palmeraie

Ramakech ne correspond pas à une installation conçue en une seule fois. Le site s’est constitué progressivement autour de l’atelier de Jean-François Fourtou et rassemble aujourd’hui vingt années d’installations.

L’ouverture au public en 2024 a permis de transformer cet ensemble en parcours accessible aux visiteurs.

Le parc entend ainsi proposer une approche différente de la visite culturelle à Marrakech, en dehors des musées et des principaux circuits patrimoniaux de la ville. Il s’adresse aussi bien aux amateurs d’art contemporain qu’aux familles et aux visiteurs souhaitant découvrir le travail de l’artiste dans son environnement de création.

La durée moyenne annoncée du parcours est d’environ une heure. Le parc est accessible sur réservation et ouvre du mercredi au dimanche, de 10 heures à 17 heures, avec un dernier accès à 15h30.

LNT

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Taux directeur : AGR prédit le statu quo pour le reste de l’année https://lnt.ma/taux-directeur-agr-predit-le-statu-quo-pour-le-reste-de-lannee/ Tue, 06 Oct 2026 09:39:48 +0000 https://lnt.ma/?p=560593 Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion de septembre 2026, prolongeant pour la sixième fois consécutive la pause engagée en mars 2025. Dans une note publiée le 30 septembre, Attijari Global Research (AGR) estime que cette décision traduit un arbitrage entre une inflation domestique contenue, une croissance révisée à […]

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Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% lors de sa réunion de septembre 2026, prolongeant pour la sixième fois consécutive la pause engagée en mars 2025. Dans une note publiée le 30 septembre, Attijari Global Research (AGR) estime que cette décision traduit un arbitrage entre une inflation domestique contenue, une croissance révisée à la baisse et des risques externes qui se renforcent, notamment sous l’effet des tensions sur les marchés énergétiques et du durcissement monétaire international.

Dans son Research Paper intitulé « Bank Al-Maghrib : un statu quo prudent face au risque énergétique mondial », Attijari Global Research analyse le maintien du taux directeur à 2,25% comme un choix de prudence. La note, dont les analyses sont notamment portées par Lamyae Oudghiri, directrice des activités de marché, et Meryeme Hadi, Senior Associate, s’appuie sur les données de Bank Al-Maghrib et du HCP ainsi que sur les calculs et estimations d’AGR.

Une inflation encore contenue

Le premier élément plaidant en faveur du statu quo reste l’évolution des prix. En août 2026, l’inflation s’est établie à -0,3% en glissement annuel, principalement sous l’effet du recul de 3,9% des prix alimentaires. Cette baisse a permis de compenser la hausse de 7,3% enregistrée dans les transports.

Certains indicateurs appellent néanmoins à la vigilance. L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,8% sur un mois en août, tandis que l’inflation sous-jacente est repassée légèrement en territoire positif, à 0,1%, contre -0,1% en juillet. AGR y voit les premiers signes d’une possible inflexion de la dynamique des prix.

Bank Al-Maghrib a parallèlement abaissé sa prévision d’inflation pour 2026 à 0,7%, contre 1,5% auparavant. Elle devrait toutefois remonter à 1,5% en 2027. L’inflation sous-jacente connaîtrait une évolution plus marquée, passant de -0,2% en 2026 à 2,2% l’année suivante.

Une croissance ramenée à 4,4%

Le maintien du taux directeur intervient également dans un contexte de révision à la baisse des perspectives de croissance. Celle-ci est désormais attendue à 4,4% en 2026, contre une estimation précédente de 5,2%.

Cette correction intervient malgré une progression attendue de 16% de la valeur ajoutée agricole, soutenue notamment par une récolte céréalière de 93 millions de quintaux. Elle s’explique surtout par une évolution moins favorable des activités non agricoles, dont la croissance est désormais estimée à 3,1%, contre 4,2% précédemment.

Dans ces conditions, AGR considère qu’un resserrement immédiat de la politique monétaire risquerait de peser davantage sur l’activité. Les conditions de financement demeurent par ailleurs relativement favorables : le crédit bancaire au secteur non financier devrait progresser de 8,1% en 2026, contre 4,8% en 2025. Les taux débiteurs ont toutefois augmenté de 15 points de base au deuxième trimestre, à 4,81%.

Le durcissement international change la donne

La principale source d’incertitude vient désormais de l’extérieur. Selon AGR, le contexte monétaire mondial est redevenu plus restrictif. En septembre, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux de 25 points de base, portant les Fed Funds dans une fourchette de 3,75% à 4%. La Banque centrale européenne a également augmenté son taux de dépôt de 25 points de base, à 2,50%.

Les marchés anticipent de nouvelles hausses d’ici à la fin de l’année. Ce mouvement s’accompagne d’une remontée des rendements obligataires : depuis début août, le taux américain à dix ans a progressé de 30 points de base à 5%, contre une hausse de 47 points de base à 3,6% en Allemagne et de 54 points de base à 3,4% au Japon.

Pour le Maroc, cette évolution pourrait notamment se transmettre par un renchérissement du coût des financements externes. Elle pourrait également réduire progressivement la marge de manœuvre de Bank Al-Maghrib si les écarts de taux avec les grandes économies se resserrent.

AGR identifie surtout le canal énergétique comme l’une des principales menaces pesant sur le scénario monétaire marocain. Les tensions géopolitiques en Europe et au Moyen-Orient ainsi que les perturbations des chaînes d’approvisionnement ont poussé le Brent vers les 100 dollars le baril. Or, les projections de BAM reposent sur un prix moyen de 88 dollars en 2026, puis de 73,5 dollars en 2027.

Une persistance du choc pétrolier pourrait avoir plusieurs conséquences. AGR prévoit déjà une hausse de 28% de la facture énergétique en 2026, tandis que le déficit courant atteindrait 4,6% du PIB, contre 2,4% en 2025. À cela s’ajouteraient les effets de l’inflation importée, notamment sur les produits alimentaires, ainsi que d’éventuelles pressions sur le dirham liées au resserrement des politiques monétaires américaine et européenne.

Les composantes alimentation et transport, qui représentent près de la moitié du panier de l’indice des prix à la consommation au Maroc, seraient particulièrement exposées à une prolongation de ces tensions. Selon AGR, leur persistance pourrait ramener l’inflation au-dessus de 2%.

Deux facteurs continuent cependant de jouer un rôle d’amortisseur. Les réserves de change devraient dépasser 500 milliards de dirhams en 2026, représentant environ 5,8 mois d’importations de biens et services. Le déficit budgétaire est, de son côté, attendu à 3% du PIB, contre 3,5% en 2025.

Dans ce contexte, Attijari Global Research maintient son scénario d’un taux directeur inchangé à 2,25% sur l’ensemble de 2026. Les analystes n’écartent toutefois pas un changement d’orientation au premier semestre 2027 si le choc énergétique devait s’aggraver.

LNT

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Tech Fest 2026 : cloud souverain et IA à l’épreuve du passage à l’échelle au Maroc https://lnt.ma/tech-fest-2026-cloud-souverain-et-ia-a-lepreuve-du-passage-a-lechelle-au-maroc/ Mon, 05 Oct 2026 11:00:37 +0000 https://lnt.ma/?p=560566 La deuxième édition du Tech Fest, organisée le 30 septembre à Bouskoura par OneCloud, a placé au centre des échanges le cloud souverain, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Au-delà des capacités technologiques désormais disponibles au Maroc, les débats ont surtout porté sur les conditions permettant aux entreprises de passer de l’expérimentation à des usages industriels […]

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La deuxième édition du Tech Fest, organisée le 30 septembre à Bouskoura par OneCloud, a placé au centre des échanges le cloud souverain, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Au-delà des capacités technologiques désormais disponibles au Maroc, les débats ont surtout porté sur les conditions permettant aux entreprises de passer de l’expérimentation à des usages industriels : gouvernance, qualité des données, maîtrise des coûts, sécurité, infrastructures évolutives et souveraineté numérique.

Le débat autour de l’intelligence artificielle évolue rapidement. Après une première phase largement dominée par la course aux modèles et à la puissance de calcul, la question qui se pose désormais aux entreprises est celle de leur intégration dans les processus métiers. Ce changement de perspective a constitué l’un des fils conducteurs de la deuxième édition du Tech Fest, organisée par OneCloud autour de « L’avenir du Cloud Souverain et de l’Intelligence Artificielle au Maroc ».

Dans son intervention d’ouverture, Samir Falaki, directeur général de OneCloud, a souligné cette évolution en présentant une édition davantage tournée vers les réalisations concrètes. L’événement a ainsi été structuré autour du cloud souverain, de l’IA et de la cybersécurité, avec l’objectif de confronter les capacités technologiques existantes aux besoins des entreprises, notamment celles qui manipulent des systèmes d’information et des données sensibles.

De l’expérimentation à l’industrialisation de l’IA

Le premier panel, consacré aux enjeux de transformation digitale des entreprises, a réuni Samir Falaki, Amina Bensouda, spécialiste IA chez AI71, Mehdi Barrakad, Partner chez PwC France & Maghreb, et Laurent Chapouloaud, VP Marketing de Nvidia.

Un constat a dominé les discussions : la problématique n’est plus seulement de savoir comment développer ou entraîner de grands modèles d’intelligence artificielle. Elle consiste davantage à déterminer comment intégrer l’IA dans l’entreprise de manière performante, sécurisée, souveraine et économiquement viable.

Les intervenants ont notamment évoqué le passage de l’entraînement des grands modèles à l’« inférence », c’est-à-dire leur utilisation dans des applications concrètes. Automatisation, maintenance prédictive, traitement documentaire ou assistants métiers figurent parmi les usages susceptibles de se développer.

Mais disposer des modèles, des GPU et du cloud ne suffit pas. Pour industrialiser l’IA, plusieurs prérequis ont été identifiés : une gouvernance claire, des données exploitables, des infrastructures capables d’évoluer, un dispositif de sécurité adapté et, surtout, des cas d’usage associés à un retour sur investissement identifiable. 2ème édition de Tech Fest

Cette approche conduit à replacer l’IA dans une problématique plus large de transformation de l’entreprise. Le déploiement d’une technologie ne produit pas automatiquement des gains de productivité. Il suppose également de revoir certains processus, d’associer les métiers et de définir les responsabilités liées à chaque projet.

La donnée, préalable à la transformation

La qualité et l’organisation des données ont occupé une place importante dans les discussions. Les entreprises peuvent vouloir automatiser leurs processus ou mettre en place des agents d’IA, mais elles se heurtent parfois à une question préalable : où se trouvent leurs données, comment sont-elles structurées, archivées et reliées entre elles ?

Les retours d’expérience présentés lors du Tech Fest montrent que cette phase peut considérablement rallonger le passage entre la décision de lancer un projet et son déploiement effectif. À ces problématiques s’ajoutent celles de la résidence et de la confidentialité des données, notamment pour les entreprises et institutions qui ne peuvent pas transférer certaines informations hors du territoire national, voire hors de leurs propres infrastructures.

Cette contrainte rejoint directement le débat sur le cloud. Selon Samir Falaki, la réflexion des entreprises marocaines sur la migration vers le cloud a progressé. Une grande partie des organisations se situeraient désormais dans des configurations hybrides. La question serait donc moins de savoir s’il faut utiliser le cloud que de déterminer quelles charges de travail y transférer, selon quel calendrier et avec quelles règles de gouvernance.

Mutualiser les infrastructures pour maîtriser les coûts

L’essor de l’IA renforce cette problématique en raison des besoins importants en puissance de calcul. Plusieurs entreprises restent attachées à des environnements physiques entièrement dédiés, notamment pour des raisons de sécurité. Cette approche peut toutefois devenir coûteuse lorsque les besoins augmentent.

Les échanges ont ainsi mis en avant l’intérêt de la mutualisation des ressources, tout en maintenant une séparation des environnements et des données. La logique du cloud consiste précisément à permettre aux entreprises de mobiliser les capacités dont elles ont besoin sans supporter seules l’intégralité des investissements.

Cette question devient particulièrement importante avec les GPU. Laurent Chapouloaud a insisté sur la nécessité de dimensionner l’infrastructure à partir du cas d’usage. Un assistant documentaire interne destiné à quelques dizaines ou centaines d’utilisateurs n’a pas les mêmes besoins qu’un dispositif d’IA générative à grande échelle ou qu’une architecture multi-agents.

Pour les applications les plus complexes, les besoins peuvent atteindre plusieurs dizaines de GPU et nécessiter du stockage et des infrastructures réseau supplémentaires. Le recours au cloud devient alors une option permettant d’éviter le surinvestissement et de faire évoluer les ressources en fonction des usages.

L’obsolescence rapide des équipements constitue un autre paramètre. Les entreprises doivent, selon les intervenants, privilégier des architectures évolutives capables d’intégrer de nouvelles générations de processeurs et d’augmenter progressivement les capacités de calcul et de stockage.

Le ROI au centre des décisions

Cette logique ramène les entreprises à une question classique : celle du retour sur investissement. Les participants ont insisté sur la nécessité de ne pas commencer un projet par le choix d’une technologie ou l’achat de capacités de calcul, mais par l’identification d’un besoin métier.

Les cas d’usage produisant de la valeur ne sont d’ailleurs pas nécessairement les plus spectaculaires. Parmi les applications évoquées figurent l’automatisation de processus répétitifs, l’analyse de volumes importants de documents, la préparation de synthèses, l’exploitation de données financières ou encore les assistants destinés aux clients.

Ces applications doivent néanmoins conserver une supervision humaine. Dans les exemples présentés lors de la rencontre, les documents ou analyses produits par des agents d’IA restent soumis à une validation humaine.

Le passage du « proof of concept » à la production implique également un travail détaillé sur les processus existants. Avant d’automatiser une tâche, les équipes doivent comprendre comment elle est réellement exécutée, quelles données sont utilisées et quelles étapes peuvent être repensées. La transformation ne consiste donc pas uniquement à superposer une couche d’intelligence artificielle aux méthodes existantes.

La souveraineté ne se limite pas à la localisation des données

Le deuxième panel du Tech Fest, consacré au « Cloud souverain : résilience, sécurité et performance », a élargi le débat. Autour de Samir Falaki figuraient notamment Abdelilah Addil, Regional Sales Director d’Oracle, Idriss Janati, Morocco Country Leader d’Oracle, et Omar Benaicha, CEO de Certi-Trust.

Les discussions ont montré que la notion de souveraineté numérique ne pouvait être réduite à la seule localisation géographique des données. Elle recouvre également la sécurité des systèmes, leur résilience, les conditions d’exploitation, la conformité réglementaire et la capacité à accéder aux innovations technologiques.

Cette distinction est importante pour les organisations publiques et les opérateurs manipulant des données sensibles. Selon les intervenants, un cloud souverain doit avant tout répondre aux exigences fixées localement. Celles-ci peuvent concerner la localisation des données, mais également les personnes habilitées à exploiter les systèmes, les équipes chargées du support ou encore les mécanismes assurant la continuité des services.

Le débat a également mis en évidence l’importance de classifier les données. Toutes les informations d’une organisation ne présentent pas le même niveau de sensibilité et ne nécessitent donc pas les mêmes conditions d’hébergement. Une architecture hybride peut ainsi maintenir certaines données ou applications dans un environnement fortement contrôlé tout en recourant au cloud pour d’autres ressources.

Sécurité, résilience et continuité

Cette approche élargie de la souveraineté rejoint les préoccupations liées à la cybersécurité. Plus les entreprises numérisent leurs processus et intègrent l’IA, plus la disponibilité et l’intégrité des données deviennent critiques.

Les intervenants ont ainsi insisté sur la résilience des systèmes : une organisation doit non seulement chercher à empêcher une attaque, mais également être capable de poursuivre ou de rétablir ses activités lorsqu’un incident survient. La donnée est progressivement considérée comme une ressource essentielle au fonctionnement de l’entreprise, ce qui oblige à intégrer les scénarios de continuité et de reprise dans les stratégies cloud. 2ème édition de Tech Fest

Au terme des échanges, un constat se dégage : les infrastructures technologiques ne constituent plus nécessairement le principal obstacle à l’adoption de l’intelligence artificielle au Maroc. Les difficultés se déplacent vers l’organisation, la gouvernance, la donnée, la maîtrise des coûts et la conduite du changement.

Le défi consiste désormais à transformer les expérimentations en applications déployées à l’échelle de l’entreprise. Une évolution qui suppose de considérer l’IA non comme un projet exclusivement informatique, mais comme un programme de transformation associant directions générales, métiers, équipes technologiques, responsables de la donnée et spécialistes de la sécurité. Pour les entreprises marocaines, le passage à l’échelle dépendra ainsi autant de leur capacité à structurer leurs usages que de la puissance technologique désormais disponible.

Selim Benabdelkhalek

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Espagne : Pedro Sánchez convoque des élections anticipées après un revers sur le logement https://lnt.ma/espagne-pedro-sanchez-convoque-des-elections-anticipees-apres-un-revers-sur-le-logement/ Mon, 05 Oct 2026 09:14:07 +0000 https://lnt.ma/?p=560533 Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé, lundi 5 octobre, la tenue d’élections législatives anticipées le 29 novembre, plusieurs mois avant le terme prévu de la législature. La décision intervient trois jours après le rejet au Congrès de deux décrets consacrés au logement, sur fond de mobilisation contre la hausse des loyers et les […]

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Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé, lundi 5 octobre, la tenue d’élections législatives anticipées le 29 novembre, plusieurs mois avant le terme prévu de la législature. La décision intervient trois jours après le rejet au Congrès de deux décrets consacrés au logement, sur fond de mobilisation contre la hausse des loyers et les expulsions. Le Parti populaire (PP), principale formation d’opposition, a accueilli favorablement la convocation du scrutin, son président Alberto Núñez Feijóo appelant à une « reconstruction nationale ».

L’Espagne retournera aux urnes plus tôt que prévu. Après un week-end de consultations au sein de son gouvernement et du Parti socialiste, Pedro Sánchez a choisi de mettre un terme à la législature et de convoquer des élections générales le 29 novembre 2026.

Le dirigeant socialiste, au pouvoir depuis 2018, a annoncé sa décision lors d’une déclaration institutionnelle au palais de la Moncloa.

« J’ai décidé de convoquer dès ce matin un Conseil des ministres extraordinaire afin de dissoudre les chambres et de convoquer des élections législatives qui se tiendront le dimanche 29 novembre », a-t-il déclaré.

Pedro Sánchez a justifié cette décision par la nécessité d’obtenir un soutien parlementaire plus large pour poursuivre les réformes de son gouvernement. Les élections étaient initialement attendues en 2027.

Le rejet des mesures sur le logement comme déclencheur

La convocation intervient trois jours après une importante défaite parlementaire pour le gouvernement de coalition.

Vendredi, le Congrès des députés a rejeté deux décrets consacrés au logement. Le PP, Vox et le parti indépendantiste catalan Junts ont notamment voté contre les textes, privant le gouvernement de la majorité nécessaire.

Les mesures proposées prévoyaient notamment de renforcer la protection de certains locataires vulnérables contre les expulsions et de prolonger des contrats de location. Leur rejet a une nouvelle fois illustré les difficultés du gouvernement minoritaire de Pedro Sánchez à réunir une majorité au Parlement.

La question du logement s’est imposée ces dernières semaines au centre du débat politique espagnol. Le cas de Maricarmen Abascal, une Madrilène de 87 ans expulsée du logement qu’elle occupait depuis plusieurs décennies, a notamment provoqué une importante mobilisation.

Son appartement avait été acquis par une société d’investissement qui souhaitait fortement augmenter le loyer. L’affaire a suscité des manifestations dans plusieurs villes espagnoles et une mobilisation prolongée à la Puerta del Sol, dans le centre de Madrid.

Le gouvernement avait présenté ses décrets dans ce contexte de forte pression sociale.

Feijóo : « Enfin, les Espagnols décideront »

Le Parti populaire, qui demandait depuis plusieurs mois la convocation d’élections anticipées, a accueilli favorablement l’annonce.

« Si huit années n’ont pas suffi, pourquoi vouloir quatre ans de plus ? », a réagi Alberto Núñez Feijóo. Le dirigeant conservateur s’est réjoui que les Espagnols puissent « enfin » se prononcer dans les urnes.

Le chef du PP a cherché à élargir l’enjeu du scrutin au-delà du bilan du gouvernement. « Ce qui est en jeu lors des prochaines élections n’est plus la simple alternance. C’est la nécessité impérieuse d’engager une reconstruction nationale », a-t-il déclaré.

Alberto Núñez Feijóo a également présenté le scrutin comme un choix « entre la corruption et la décence, entre la décadence et la prospérité, entre un gouvernement qui aspire seulement à survivre et un pays qui pense à son avenir ».

Le PP aborde la campagne en position favorable dans les enquêtes d’opinion. Un baromètre 40dB publié lundi le crédite de 31,6% des intentions de vote, devant le PSOE, tandis que Vox progresse à 18,4%. Ces données ont toutefois été recueillies avant le rejet des décrets sur le logement et l’annonce des élections anticipées.

La question d’une majorité PP-Vox

Les enquêtes disponibles placent ainsi le Parti populaire en tête, sans garantir qu’il puisse disposer seul d’une majorité absolue.

La composition du futur gouvernement pourrait dès lors dépendre des rapports de force avec Vox, actuellement troisième force politique du pays. La campagne devrait également être marquée par la recomposition en cours à gauche du PSOE.

Du côté de Pedro Sánchez, la stratégie consiste notamment à mobiliser l’électorat progressiste autour des questions sociales et, en particulier, de la crise du logement.

Cette dernière est devenue l’un des principaux sujets de préoccupation en Espagne, où l’augmentation des prix immobiliers et des loyers alimente depuis plusieurs années les tensions, particulièrement dans les grandes villes et les zones touristiques.

Sánchez aborde le scrutin après huit ans au pouvoir

Les élections du 29 novembre interviendront également dans un contexte politique difficile pour le chef du gouvernement.

Outre sa fragilité parlementaire, Pedro Sánchez est confronté aux conséquences politiques de plusieurs affaires judiciaires touchant des personnalités de son entourage et du Parti socialiste. Son gouvernement fait également face aux critiques de l’opposition sur plusieurs dossiers, dont la gestion de la situation migratoire à Sebta après les arrivées massives enregistrées fin juillet.

La crise du logement devrait néanmoins occuper une place importante dans la campagne qui s’ouvre. Malgré la dissolution des chambres, le gouvernement prévoit d’ailleurs de présenter de nouveau les décrets rejetés afin qu’ils puissent être examinés par la Députation permanente du Congrès.

LNT avec AFP

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Commerce extérieur : les valeurs unitaires des importations et des exportations en nette hausse au deuxième trimestre https://lnt.ma/commerce-exterieur-les-valeurs-unitaires-des-importations-et-des-exportations-en-nette-hausse-au-deuxieme-trimestre/ Sun, 04 Oct 2026 14:17:50 +0000 https://lnt.ma/?p=560536 Les indices des valeurs unitaires du commerce extérieur ont fortement progressé au deuxième trimestre 2026. Ceux des importations ont augmenté de 10% sur un an, tandis que ceux des exportations ont avancé de 10,9%. Du côté des achats à l’étranger, la hausse est principalement portée par l’énergie et les produits bruts d’origine minérale. À l’exportation, […]

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Les indices des valeurs unitaires du commerce extérieur ont fortement progressé au deuxième trimestre 2026. Ceux des importations ont augmenté de 10% sur un an, tandis que ceux des exportations ont avancé de 10,9%. Du côté des achats à l’étranger, la hausse est principalement portée par l’énergie et les produits bruts d’origine minérale. À l’exportation, les demi-produits ainsi que l’alimentation, les boissons et le tabac figurent parmi les principales catégories à l’origine de l’augmentation.

Les échanges extérieurs marocains ont été marqués au deuxième trimestre 2026 par une augmentation sensible des valeurs unitaires, aussi bien à l’importation qu’à l’exportation.

L’indice des valeurs unitaires à l’importation, calculé sur une base 100 en 2019, s’est établi à 115,3 points, contre 104,8 points au deuxième trimestre 2025, soit une progression de 10%.

Dans le même temps, l’indice relatif aux exportations est passé de 117,1 à 129,9 points, correspondant à une hausse de 10,9% sur un an.

Énergie et produits minéraux tirent les valeurs à l’importation

L’évolution des importations est caractérisée par des écarts importants entre les différentes catégories de produits.

La progression la plus marquée concerne les produits bruts d’origine minérale, dont l’indice des valeurs unitaires bondit de 97% sur un an, passant de 98,6 à 194,2 points.

L’énergie et les lubrifiants enregistrent également une augmentation importante de 53,1%, avec un indice qui atteint 128,6 points contre 84 points un an auparavant.

Les hausses sont nettement plus modérées pour les autres catégories. Les produits bruts d’origine animale et végétale progressent de 4,1%, tandis que les demi-produits augmentent de 4,6%.

Les produits finis d’équipement industriel affichent une hausse de 1,2% et les produits finis de consommation de 0,8%.

Deux catégories évoluent cependant à contre-courant. L’indice relatif à l’alimentation, aux boissons et aux tabacs diminue de 0,6%, tandis que celui des produits finis d’équipement agricole recule de 3,3%.

Une hausse de 23,4% pour les demi-produits à l’export

Du côté des exportations, l’augmentation de 10,9% de l’indice global repose également sur plusieurs composantes.

Les demi-produits enregistrent une progression de 23,4%, leur indice passant de 132,9 au deuxième trimestre 2025 à 164 points un an plus tard.

Les valeurs unitaires des produits relevant de l’alimentation, des boissons et du tabac augmentent, pour leur part, de 16,2%, tandis que celles des produits finis d’équipement agricole progressent de 14,4%.

L’énergie et les lubrifiants affichent une hausse plus prononcée encore, de 44,5%, avec un indice qui passe de 85,9 à 124,1 points.

La progression atteint par ailleurs 7,6% pour les produits bruts d’origine minérale, 5% pour les produits finis d’équipement industriel et 3,6% pour les produits finis de consommation.

Les produits bruts d’origine animale et végétale constituent la seule catégorie stable, avec un indice inchangé à 151,3 points.

Des évolutions mensuelles contrastées

L’examen des données mensuelles montre que la progression n’a pas été uniforme au cours du deuxième trimestre.

Pour les importations, l’indice global s’est établi à 116,9 points en avril, 115,4 en mai et 113,7 en juin, traduisant un repli progressif au cours du trimestre.

Cette évolution globale masque toutefois la poursuite de la hausse des valeurs unitaires des produits bruts d’origine minérale. Leur indice est passé de 174,9 en avril à 200 en mai, puis à 208,7 en juin.

L’énergie et les lubrifiants ont suivi une trajectoire différente : leur indice est passé de 126,5 en avril à 135 en mai, avant de revenir à 124,3 en juin.

Du côté des exportations, la tendance mensuelle est orientée à la hausse. L’indice global est passé de 128,3 points en avril à 129,1 en mai puis 132,1 en juin.

Les demi-produits illustrent particulièrement cette progression, avec un indice de 155,2 en avril, 165,7 en mai et 170,3 en juin.

Une accélération sensible par rapport au premier trimestre

Les données trimestrielles font également apparaître une accélération entre les deux premiers trimestres de 2026.

L’indice des valeurs unitaires des exportations était de 120,1 points au premier trimestre, avant de grimper à 129,9 points au deuxième. Celui des importations est passé, dans le même temps, de 108,7 à 115,3 points.

Le mouvement est particulièrement visible par rapport à 2025. L’indice des valeurs unitaires à l’importation avait atteint un point bas de 104,4 au troisième trimestre de l’année dernière, avant de remonter à 106 au quatrième trimestre, 108,7 au premier trimestre 2026 puis 115,3 au deuxième.

Pour les exportations, l’indice avait évolué dans une fourchette relativement étroite durant 2025, entre 116,7 et 117,4 points, avant d’accélérer au cours du premier semestre 2026.

LNT

 

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Transport routier : le gouvernement revalorise le soutien exceptionnel face à la hausse des carburants https://lnt.ma/transport-routier-le-gouvernement-revalorise-le-soutien-exceptionnel-face-a-la-hausse-des-carburants/ Sat, 03 Oct 2026 15:17:19 +0000 https://lnt.ma/?p=560516 Le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé une révision à la hausse du soutien exceptionnel direct accordé aux professionnels du transport routier de personnes et de marchandises. Cette revalorisation concerne la nouvelle tranche du dispositif, ouverte aux demandes depuis le 24 septembre 2026. Le versement des aides doit débuter à partir de […]

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Le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé une révision à la hausse du soutien exceptionnel direct accordé aux professionnels du transport routier de personnes et de marchandises. Cette revalorisation concerne la nouvelle tranche du dispositif, ouverte aux demandes depuis le 24 septembre 2026. Le versement des aides doit débuter à partir de la semaine prochaine.

Le soutien accordé aux professionnels du transport routier sera revu à la hausse pour tenir compte de l’évolution des prix des hydrocarbures. Le ministère du Transport et de la Logistique a annoncé, vendredi 2 octobre, une augmentation du montant de l’aide exceptionnelle directe destinée aux opérateurs du secteur.

La mesure concerne aussi bien le transport de personnes que celui de marchandises. Elle porte sur la nouvelle tranche du dispositif, pour laquelle les demandes de bénéfice sont ouvertes depuis le 24 septembre.

Selon le ministère, cette décision intervient à la suite du choix du gouvernement de poursuivre le versement du soutien exceptionnel aux professionnels du transport routier.

La revalorisation vise plus précisément à adapter le niveau de l’aide à « la montée des cours des hydrocarbures », précise le département du Transport et de la Logistique.

Le ministère n’a toutefois pas précisé, dans son communiqué, le nouveau montant de l’aide ni l’ampleur de la revalorisation par rapport à la tranche précédente.

Le dispositif continue de cibler les professionnels du transport routier de personnes et de marchandises concernés par la hausse de leurs charges liées au carburant.

Les professionnels souhaitant bénéficier de cette nouvelle tranche peuvent déposer leur demande depuis le 24 septembre 2026 sur la plateforme électronique dédiée au dispositif.

La procédure d’inscription demeure ainsi dématérialisée, comme pour les précédentes tranches du mécanisme de soutien.

Le ministère précise par ailleurs que le versement des montants correspondant à cette tranche commencera à partir de la semaine prochaine.

LNT

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