LNT, auteur/autrice sur La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/author/sb/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Sat, 25 Jul 2026 13:21:06 +0000 fr-FR hourly 1 Tourisme : le Maroc accueille près de 9,4 millions de visiteurs au premier semestre https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-accueille-pres-de-94-millions-de-visiteurs-au-premier-semestre/ Sat, 25 Jul 2026 13:21:06 +0000 https://lnt.ma/?p=553873 Le secteur touristique marocain poursuit sa dynamique en 2026. À fin juin, le Royaume a accueilli près de 9,4 millions de visiteurs, soit une progression de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon la dernière note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette évolution […]

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Le secteur touristique marocain poursuit sa dynamique en 2026. À fin juin, le Royaume a accueilli près de 9,4 millions de visiteurs, soit une progression de 6 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon la dernière note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette évolution s’accompagne d’une hausse des nuitées dans les établissements d’hébergement classés et d’une progression soutenue des recettes en devises.

Selon la DEPF, cette croissance des arrivées est principalement portée par les principaux marchés émetteurs de touristes vers le Maroc.

Les visiteurs en provenance de la France ont progressé de 9 %, tandis que les arrivées en provenance d’Allemagne ont augmenté de 14 %. Des hausses ont également été enregistrées sur les marchés belge (+9 %), néerlandais (+10 %), italien (+6 %), polonais (+32 %), britannique (+4 %) et américain (+9 %).

Une activité toujours bien orientée

La Direction des études et des prévisions financières relève que le secteur du tourisme a commencé l’année sur une trajectoire favorable.

La valeur ajoutée du secteur a progressé de 8,1 % au premier trimestre 2026, après une croissance de 8,7 % enregistrée un an auparavant. Selon la DEPF, les principaux indicateurs disponibles laissent entrevoir la poursuite de cette dynamique au cours des prochains mois.

Les nuitées progressent dans la plupart des destinations

L’activité des établissements d’hébergement classés confirme cette tendance.

À fin mai 2026, le nombre de nuitées a augmenté de 9 % par rapport à la même période de 2025, après une progression de 12,4 % enregistrée un an plus tôt.

La plupart des grandes destinations touristiques du Royaume affichent des performances en hausse. Marrakech enregistre une progression de 10 % des nuitées, Agadir 13 %, Casablanca 12 %, Rabat 18 %, Tanger 8 %, Fès 7 %, Essaouira 6 %, Errachidia 8 % et Al Haouz 4 %.

Parmi les destinations les plus dynamiques figure Ouarzazate, où les nuitées progressent de 24 % sur les cinq premiers mois de l’année.

Des recettes touristiques en forte hausse

La bonne tenue de l’activité se reflète également dans les recettes générées par le secteur.

À fin mai 2026, les recettes voyages ont atteint près de 53,8 milliards de dirhams, en hausse de 14,6 % par rapport à la même période de 2025.

LNT

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Morocco Today Forum 2026 : les participants plaident pour une territorialisation renforcée des politiques publiques https://lnt.ma/morocco-today-forum-2026-les-participants-plaident-pour-une-territorialisation-renforcee-des-politiques-publiques/ Sat, 25 Jul 2026 13:21:00 +0000 https://lnt.ma/?p=553871 Les participants à la neuvième édition du Morocco Today Forum (MTF), organisée vendredi à Errachidia sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ont appelé à accélérer la territorialisation des politiques publiques afin de renforcer le développement local, réduire les disparités régionales et favoriser une croissance plus inclusive. Les recommandations formulées dans […]

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Les participants à la neuvième édition du Morocco Today Forum (MTF), organisée vendredi à Errachidia sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ont appelé à accélérer la territorialisation des politiques publiques afin de renforcer le développement local, réduire les disparités régionales et favoriser une croissance plus inclusive. Les recommandations formulées dans la déclaration finale mettent également l’accent sur la transformation numérique, la gouvernance territoriale et le financement des projets de développement.

Réunis à l’initiative du Groupe Le Matin, en partenariat avec le Conseil de la région Drâa-Tafilalet, les intervenants ont estimé que les politiques publiques gagneraient à être davantage adaptées aux réalités économiques, sociales et environnementales propres à chaque territoire.

Adapter les politiques publiques aux spécificités des territoires

Dans leur déclaration finale, les participants ont souligné la nécessité de mieux prendre en compte les besoins spécifiques des régions lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques.

Ils recommandent notamment d’associer plus étroitement les citoyens, les élus, les acteurs économiques et les autres parties prenantes à toutes les étapes de conception des projets territoriaux.

Selon eux, cette approche permettrait de faire des régions de véritables moteurs du développement économique et social, en leur donnant les moyens de valoriser leurs atouts, de définir leur propre vocation économique et de développer des écosystèmes adaptés à leurs spécificités plutôt que de s’appuyer sur des modèles uniformes.

Le numérique et l’intelligence artificielle comme leviers de compétitivité

Les travaux du forum ont également mis en avant le rôle de la transformation numérique dans le développement des territoires.

Les participants ont plaidé pour une généralisation des usages du numérique et de l’intelligence artificielle dans les différents secteurs d’activité, estimant que ces technologies peuvent contribuer à améliorer les services publics, renforcer la compétitivité des territoires et simplifier les démarches des citoyens comme des entreprises.

Une gouvernance territoriale plus coordonnée

Les intervenants ont par ailleurs insisté sur l’importance de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le développement territorial.

Ils estiment qu’une meilleure articulation entre l’État, les régions, les collectivités territoriales, le secteur privé, les universités et la société civile constitue une condition essentielle pour assurer une mise en œuvre plus cohérente et plus efficace des projets.

Dans cette perspective, ils préconisent également le développement d’une gouvernance fondée sur les données, à travers la création d’observatoires territoriaux, la mise en place d’indicateurs de performance et le recours à des outils d’évaluation permettant de mesurer l’impact des politiques publiques.

Diversifier les sources de financement

La question du financement des projets territoriaux a également occupé une place importante dans les recommandations finales.

Les participants appellent à mobiliser un éventail plus large de ressources, en combinant financements publics, investissements privés, finance climatique, finance à impact et partenariats public-privé afin d’accompagner les projets de développement des territoires.

Ils ont également souligné que la gestion durable de l’eau, l’adaptation au changement climatique et la préservation des ressources naturelles doivent désormais figurer parmi les priorités de l’aménagement territorial.

Miser sur le capital humain

Enfin, les participants ont insisté sur la nécessité d’investir davantage dans le capital humain et l’innovation.

Ils considèrent que la formation, la recherche, l’entrepreneuriat, le développement des compétences et l’innovation doivent constituer les principaux leviers d’un développement territorial durable, inclusif et créateur de valeur.

Organisé en partenariat avec le Conseil de la région Drâa-Tafilalet, le Morocco Today Forum a réuni responsables institutionnels, élus, universitaires, représentants du secteur privé et experts autour d’un débat consacré aux conditions permettant de faire du développement territorial un vecteur de cohésion sociale et de réduction des disparités entre les régions.

LNT

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Le Groupe ISCAE et Long Island University renforcent leur partenariat académique et scientifique https://lnt.ma/le-groupe-iscae-et-long-island-university-renforcent-leur-partenariat-academique-et-scientifique/ Fri, 24 Jul 2026 15:05:19 +0000 https://lnt.ma/?p=553867 Le Groupe ISCAE et la Long Island University (LIU) ont signé un mémorandum d’entente (MoU) visant à renforcer leur coopération dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation. Cet accord, conclu à New York à l’issue d’une rencontre entre les responsables des deux établissements, prévoit notamment le développement de programmes académiques […]

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Le Groupe ISCAE et la Long Island University (LIU) ont signé un mémorandum d’entente (MoU) visant à renforcer leur coopération dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation. Cet accord, conclu à New York à l’issue d’une rencontre entre les responsables des deux établissements, prévoit notamment le développement de programmes académiques conjoints, de projets de recherche collaboratifs et d’initiatives dans le domaine de l’intelligence artificielle.

Une délégation du Groupe ISCAE, conduite par son directeur général, Tarik El Malki, accompagnée de Mohamed Amine Issami, directeur chargé du Développement, des Relations internationales et de la Communication, s’est rendue le 18 juillet à New York pour une séance de travail avec les responsables de la Long Island University.

Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes de collaboration entre les deux institutions.

Le partenariat prévoit notamment le développement de programmes académiques conjoints, la création de doubles diplômes, la mise en œuvre de projets de recherche collaboratifs ainsi que le lancement d’initiatives communes autour de l’intelligence artificielle, avec la perspective de créer une structure internationale dédiée à cette thématique.

Selon les deux établissements, cette coopération repose sur la complémentarité de leurs expertises dans des domaines tels que la transformation numérique, l’intelligence artificielle appliquée au management, à la finance, à la santé et à l’industrie. L’objectif est de développer des projets interdisciplinaires répondant à des enjeux économiques et sociétaux.

Fondée en 1926, la Long Island University est une université privée américaine implantée sur les campus de Brooklyn et de Long Island (Post).

L’établissement dispense des formations dans plusieurs disciplines, notamment le management, les sciences de la santé, l’ingénierie, les sciences des données, les technologies émergentes et les sciences sociales. À travers sa School of Business, Public Administration and Information Sciences, l’université développe également des programmes consacrés au management, à la finance, à l’entrepreneuriat, aux systèmes d’information et à la transformation numérique, avec un accent particulier sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans les pratiques de gestion et d’innovation.

La délégation marocaine a été accueillie par le professeur Mohammed Cherkaoui, enseignant-chercheur à Long Island University et directeur exécutif du Dassault Systèmes Center of Excellence in Life Sciences.

Membre de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques, il figure parmi les 2 % des chercheurs les plus influents au monde selon le classement Stanford-Elsevier. Ses travaux portent notamment sur l’intelligence artificielle, les biomatériaux, les jumeaux numériques, la médecine de précision et les technologies de la santé.

La rencontre s’est conclue par la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU), qui établit un cadre de coopération entre les deux établissements dans les domaines de la formation, de la recherche, de l’innovation et du transfert de connaissances.

LNT avec CdP

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CAN-2025: le TAS examinera l’appel du Sénégal le 8 octobre https://lnt.ma/can-2025-le-tas-examinera-lappel-du-senegal-le-8-octobre/ Fri, 24 Jul 2026 15:04:17 +0000 https://lnt.ma/?p=553865  Le Tribunal arbitral du sport (TAS) examinera le 8 octobre prochain l’appel de la Fédération sénégalaise contre la décision de la Confédération africaine d’attribuer sur tapis vert la CAN-2025 au Maroc, a fait savoir l’instance vendredi. « À l’issue de l’audience, la formation arbitrale entamera ses délibérations. À ce stade, le TAS n’est pas en mesure […]

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BMCE Capital Markets lance une offre pour accompagner les transporteurs marocains https://lnt.ma/bmce-capital-markets-lance-une-offre-pour-accompagner-les-transporteurs-marocains/ Fri, 24 Jul 2026 14:58:00 +0000 https://lnt.ma/?p=553862 Face au renforcement des réglementations environnementales européennes, BMCE Capital Markets annonce le lancement d’une nouvelle offre destinée aux compagnies maritimes et aériennes marocaines soumises au Système européen d’échange de quotas d’émission (EU ETS). L’objectif est d’accompagner ces opérateurs dans l’acquisition de quotas carbone et dans la gestion des nouvelles contraintes réglementaires liées à leurs activités […]

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Face au renforcement des réglementations environnementales européennes, BMCE Capital Markets annonce le lancement d’une nouvelle offre destinée aux compagnies maritimes et aériennes marocaines soumises au Système européen d’échange de quotas d’émission (EU ETS). L’objectif est d’accompagner ces opérateurs dans l’acquisition de quotas carbone et dans la gestion des nouvelles contraintes réglementaires liées à leurs activités sur le marché européen.

Cette initiative intervient dans un contexte d’évolution progressive des règles européennes en matière de décarbonation des transports.

Depuis le 1er janvier 2024, le transport maritime est progressivement intégré au dispositif européen de tarification du carbone, tandis que les compagnies aériennes voient diminuer progressivement les quotas d’émission gratuits dont elles bénéficiaient jusqu’à présent. Ces évolutions imposent désormais aux entreprises concernées d’acquérir des quotas carbone, appelés European Union Allowances (EUA), afin de couvrir leurs émissions de dioxyde de carbone (CO₂).

Un accompagnement sur le marché des quotas carbone

À travers cette nouvelle offre, BMCE Capital Markets entend mettre à profit son expertise sur les marchés des matières premières et des marchés financiers afin d’accompagner les entreprises marocaines confrontées à ces nouvelles obligations.

L’établissement propose un accompagnement couvrant l’ensemble du processus d’accès au marché européen des quotas d’émission, avec pour objectif de permettre aux opérateurs d’effectuer leurs transactions dans un environnement sécurisé et conforme aux exigences réglementaires.

L’offre comprend notamment l’exécution des opérations d’achat de quotas carbone, un accès au marché européen des quotas d’émission ainsi qu’une prise en charge opérationnelle assurée par les équipes spécialisées de la salle des marchés de BMCE Capital Markets. Les entreprises bénéficieront également d’un accompagnement destiné à faciliter la compréhension des nouvelles obligations réglementaires et la gestion de leur exposition à l’évolution du prix du carbone.

Selon BMCE Capital Markets, cette initiative s’inscrit dans un contexte où les enjeux de décarbonation modifient progressivement les conditions d’accès aux marchés internationaux.

L’établissement souligne que les marchés du carbone tendent à devenir une nouvelle classe d’actifs stratégique, à la croisée des marchés financiers, des matières premières et des politiques de transition climatique.

En développant cette offre, BMCE Capital Markets estime contribuer à renforcer la capacité des entreprises marocaines à répondre aux exigences environnementales croissantes de leurs partenaires internationaux, tout en intégrant les enjeux de durabilité dans leur stratégie de gestion des risques. Cette démarche s’inscrit, selon le groupe, dans une volonté plus large d’accompagner une croissance économique plus résiliente et durable.

LNT avec CdP

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LG Maroc lance « Life’s Good M3ak », une campagne centrée sur les relations humaines et l’intelligence artificielle https://lnt.ma/lg-maroc-lance-lifes-good-m3ak-une-campagne-centree-sur-les-relations-humaines-et-lintelligence-artificielle/ Fri, 24 Jul 2026 14:54:51 +0000 https://lnt.ma/?p=553859 LG Electronics Maroc a présenté à Casablanca sa nouvelle campagne « Life’s Good M3ak », adaptation nationale de son initiative régionale « Life’s Good ». À travers cette campagne, l’entreprise met en avant une approche de l’innovation centrée sur les usages et les relations humaines, tout en réaffirmant sa stratégie autour de l’intelligence artificielle et […]

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LG Electronics Maroc a présenté à Casablanca sa nouvelle campagne « Life’s Good M3ak », adaptation nationale de son initiative régionale « Life’s Good ». À travers cette campagne, l’entreprise met en avant une approche de l’innovation centrée sur les usages et les relations humaines, tout en réaffirmant sa stratégie autour de l’intelligence artificielle et des technologies destinées à simplifier le quotidien.

Dévoilée lors d’un événement organisé le 22 juillet à Casablanca, la campagne invite les Marocains à partager leur vision de ce qui contribue à améliorer leur quotidien, en mettant l’accent sur les personnes qui jouent un rôle important dans leur vie plutôt que sur les produits de la marque.

Avec « Life’s Good M3ak », LG explique vouloir replacer les relations humaines au cœur de son discours de marque.

La campagne repose sur deux questions adressées au public : « Qu’est-ce que Life’s Good pour vous ? » et « Qui a rendu votre vie meilleure ? ». À travers les témoignages recueillis, l’entreprise souhaite mettre en avant les liens familiaux, l’entraide, l’amitié et les gestes du quotidien qui contribuent à améliorer la qualité de vie.

Selon LG Electronics Maroc, cette démarche traduit une vision selon laquelle les innovations technologiques doivent accompagner les usages sans s’imposer comme une finalité, en facilitant les activités quotidiennes et en laissant davantage de place aux interactions humaines.

L’intelligence artificielle au service de la personnalisation

Au cœur de cette stratégie figure l’approche baptisée « Affectionate Intelligence », développée par le groupe.

LG présente cette technologie comme une intelligence artificielle conçue pour analyser les habitudes d’utilisation, apprendre des préférences des utilisateurs et proposer des expériences plus fluides et personnalisées.

L’objectif affiché consiste à anticiper certains besoins du quotidien et à rendre les interactions avec les appareils plus naturelles, tout en limitant les sollicitations de l’utilisateur. Selon l’entreprise, cette approche vise à intégrer l’intelligence artificielle de manière discrète dans les usages afin d’améliorer le confort et la simplicité d’utilisation des équipements.

LG estime que cette campagne trouve un écho particulier au Maroc, où les valeurs liées à la famille, à la solidarité et au collectif occupent une place importante.

Selon l’entreprise, les messages portés par « Life’s Good M3ak » s’inscrivent dans un contexte où les réussites individuelles sont souvent associées au soutien de l’entourage, qu’il soit familial, amical ou professionnel.

La campagne s’inscrit également dans la stratégie technologique du groupe.

LG rappelle que son écosystème comprend notamment des téléviseurs intégrant des fonctionnalités d’intelligence artificielle, des équipements électroménagers connectés ainsi que des solutions destinées à automatiser certaines tâches domestiques.

Selon le constructeur, ces technologies ont vocation à rendre les équipements plus intuitifs et à accompagner les usages quotidiens plutôt qu’à multiplier les interactions avec les utilisateurs.

LNT

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Banque mondiale : la croissance du Maroc portée par l’investissement public, le numérique comme levier de productivité https://lnt.ma/banque-mondiale-la-croissance-du-maroc-portee-par-linvestissement-public-le-numerique-comme-levier-de-productivite/ Fri, 24 Jul 2026 09:54:48 +0000 https://lnt.ma/?p=553820 L’économie marocaine a enregistré en 2025 sa plus forte croissance depuis plus d’une décennie, selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique publié par la Banque mondiale. L’institution attribue cette performance à la vigueur de l’investissement public et au redressement progressif de l’agriculture, tout en estimant que le principal défi des prochaines années […]

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L’économie marocaine a enregistré en 2025 sa plus forte croissance depuis plus d’une décennie, selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique publié par la Banque mondiale. L’institution attribue cette performance à la vigueur de l’investissement public et au redressement progressif de l’agriculture, tout en estimant que le principal défi des prochaines années résidera dans l’accélération de la transformation numérique des entreprises afin d’améliorer durablement la productivité.

Dans son rapport intitulé « Consolider la croissance : la transformation numérique comme levier de productivité », la Banque mondiale estime que le produit intérieur brut (PIB) du Maroc a progressé de 4,9 % en 2025, soit son meilleur rythme de croissance depuis plus de dix ans.

Cette évolution est principalement attribuée à la montée en puissance des investissements publics, notamment ceux engagés dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football 2030, ainsi qu’au début de reprise du secteur agricole après plusieurs campagnes marquées par la sécheresse.

Des fondamentaux macroéconomiques jugés solides

L’institution souligne que cette accélération de l’activité s’est accompagnée d’une amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques.

L’inflation est retombée à 0,8 %, contribuant à atténuer les pressions subies par les ménages et les entreprises au cours des années précédentes.

Sur le plan budgétaire, le déficit public a été ramené à 3,5 % du PIB, tandis que l’amélioration des fondamentaux économiques s’est traduite par le relèvement récent de la notation souveraine du Maroc par l’agence Standard & Poor’s, qui a réintégré le Royaume dans la catégorie Investment Grade.

Une croissance appelée à se poursuivre en 2026

Pour 2026, la Banque mondiale prévoit une croissance de 4,2 %, soutenue par la poursuite des investissements publics et le dynamisme de la demande intérieure.

L’institution estime toutefois que plusieurs facteurs de risque continuent de peser sur les perspectives économiques.

Parmi eux figurent les conséquences du conflit au Moyen-Orient, qui renchérit les coûts des importations énergétiques et du transport maritime. Selon ses estimations, ces tensions amputeraient d’environ 0,8 point de pourcentage la croissance potentielle du Maroc par rapport au scénario antérieur au conflit.

À plus long terme, la Banque mondiale considère que les épisodes répétés de sécheresse demeurent un risque majeur pour l’économie marocaine, compte tenu de leur impact sur la production agricole et sur les secteurs fortement dépendants des ressources en eau.

Les perspectives restent également tributaires de la reprise économique des principaux partenaires commerciaux européens du Royaume.

L’emploi demeure le principal défi

Si les indicateurs macroéconomiques sont orientés favorablement, le rapport souligne que le marché du travail continue de révéler des fragilités importantes.

Les données récentes font apparaître un taux global de sous-utilisation de la main-d’œuvre de 22,5 %, illustrant l’importance des ressources humaines encore insuffisamment mobilisées.

La Banque mondiale relève également que plusieurs défis structurels persistent, notamment le faible taux de participation des femmes au marché du travail, qui continue de limiter le potentiel de croissance du pays.

Le numérique comme prochain moteur de productivité

Au-delà de l’analyse conjoncturelle, le rapport consacre un chapitre aux enjeux de la transformation numérique de l’économie marocaine.

Selon la Banque mondiale, les entreprises du Royaume ont réalisé des progrès dans l’adoption des outils numériques, mais leur niveau de maturité reste encore limité.

Moins d’une entreprise sur cinq utilise aujourd’hui de manière intensive et intégrée des technologies avancées telles que les logiciels de gestion d’entreprise (ERP), les plateformes de gestion de la relation client (CRM) ou encore les solutions de commerce électronique.

Pour l’institution, l’accélération de cette transition constitue désormais le principal levier d’amélioration de la productivité.

Les entreprises ayant adopté une utilisation avancée des technologies numériques enregistreraient des gains de productivité pouvant atteindre 70 %, créeraient des emplois 10 % plus rapidement et offriraient des rémunérations en moyenne 27 % plus élevées que les autres entreprises.

La Banque mondiale estime qu’un rattrapage du niveau de numérisation observé dans des économies comparables permettrait d’accroître la productivité globale du Maroc de 10 à 15 %.

Consolider les acquis

Pour Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, la résilience affichée par l’économie marocaine constitue un atout important, mais elle devra désormais s’accompagner d’efforts supplémentaires pour stimuler les gains de productivité.

Selon lui, la transformation numérique représente aujourd’hui le levier le plus puissant dont dispose le Royaume pour consolider sa dynamique de croissance, estimant que le Maroc réunit déjà les bases et les ambitions nécessaires pour réussir cette nouvelle étape de son développement économique.

LNT

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Spécial été 2026 – SOMMAIRE https://lnt.ma/special-ete-2026-sommaire/ Thu, 23 Jul 2026 15:00:16 +0000 https://lnt.ma/?p=553795 Un chiffre traverse ce numéro spécial sans y trouver de réponse. La Charte de l’investissement de 2022 fixait deux objectifs, 550 milliards de dirhams  d’investissements privés et 500 000 emplois. Le premier a été atteint à près de 90 %. Le second ne l’a pas été. Cet écart n’est pas une anomalie statistique, c’est en […]

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Un chiffre traverse ce numéro spécial sans y trouver de réponse. La Charte de l’investissement de 2022 fixait deux objectifs, 550 milliards de dirhams  d’investissements privés et 500 000 emplois. Le premier a été atteint à près de 90 %. Le second ne l’a pas été. Cet écart n’est pas une anomalie statistique, c’est en réalité le résumé de la décennie qui vient. L’ingénierie financière marocaine fonctionne et elle produit exactement ce qu’on attendait d’elle. Mais ce qu’elle ne produit pas, mécaniquement, ce sont des emplois et une amélioration perceptible des conditions de vie et du pouvoir d’achat. Le Souverain l’avait formulé sans détour dans le discours du Trône de 2025, en écartant l’hypothèse d’« un Maroc avançant à deux vitesses ». Et c’est bien de cela qu’il s’agit aujourd’hui. Une croissance de près de 5 % qui ne se diffuse ni également entre les territoires, ni suffisamment vers le plus grand nombre, n’a pas encore rempli son contrat. Parce que le taux de croissance n’est pas un objectif, c’est un moyen. Et ce qui compte, c’est le nombre de Marocains dont il change effectivement la condition.

 

SOMMAIRE

  1. Cinq ans pour mieux faire
  2. Convergence économique et financière : La recette de la transformation marocaine
  3. Les produits innovants, des instruments financiers créés par l’État marocain
  4. Foncières : Quand l’immobilier des entreprises devient du capital
  5. 100 milliards de gain de dette : La nouvelle équation budgétaire du Maroc
  6. Bourse de Casablanca : Le marché des capitaux, financeur de la transformation économique
  7. Réformes, produits, infrastructures : Le marché des capitaux s’outille pour une économie plus complexe
  8. Investissement : Du ministère au FM6I, deux institutions au service d’un même objectif
  9. Capital-investissement : Comment le FM6I accélère la structuration du marché marocain
  10. Investissement industriel, un nouveau cap franchi !
  11. IGOC 2026 : Le Maroc accélère la libéralisation maîtrisée de la réglementation des changes
  12. Le Maroc et ses partenaires financiers : Comment les soutiens internationaux ont changé de nature
  13. Passage à la S.A., donner aux Offices les moyens de leurs ambitions
  14. Protection sociale : Après la généralisation, le défi de l’accès aux soins
  15. Le Maroc du Mondial : Des infrastructures pensées au-delà de 2030
  16. Jeunesse marocaine : Plus diplômée, mais toujours confrontée au défi de l’insertion
  17. Élections législatives : les têtes d’affiche pour un scrutin capital

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Jeunesse marocaine : Plus diplômée, mais toujours confrontée au défi de l’insertion https://lnt.ma/jeunesse-marocaine-plus-diplomee-mais-toujours-confrontee-au-defi-de-linsertion/ Thu, 23 Jul 2026 14:07:16 +0000 https://lnt.ma/?p=553787 En 2011, le Conseil économique et social (CES) alertait déjà sur un chômage des jeunes particulièrement élevé, une inadéquation entre les formations et les besoins du marché du travail, et un sentiment de découragement grandissant. Il appelait à faire de l’emploi des jeunes une priorité nationale. Quinze ans plus tard, le pays s’est transformé et […]

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En 2011, le Conseil économique et social (CES) alertait déjà sur un chômage des jeunes particulièrement élevé, une inadéquation entre les formations et les besoins du marché du travail, et un sentiment de découragement grandissant. Il appelait à faire de l’emploi des jeunes une priorité nationale.

Quinze ans plus tard, le pays s’est transformé et l’économie marocaine s’est diversifiée. Les universités accueillent plus d’un million d’étudiants, les jeunes femmes y sont désormais majoritaires, et des secteurs comme l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables ou le numérique offrent de nouvelles perspectives, tandis que les chantiers liés à la Coupe du monde 2030 devraient générer des milliers d’emplois.

Pourtant, les difficultés qui frappaient la jeunesse au début des années 2010 restent largement d’actualité. Le chômage des jeunes demeure l’un des plus élevés du marché du travail, les diplômés peinent toujours à décrocher leur premier emploi, et près d’un jeune sur trois âgé de 15 à 29 ans se trouve en situation de NEET — ni en emploi, ni en études, ni en formation — selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette situation révèle des fragilités structurelles qui continuent d’entraver la transition entre l’école, l’université et le monde du travail.

Le dernier rapport du HCP sur les jeunes NEET et l’avis publié en 2023 par le CESE mettent en évidence une succession de ruptures dans le parcours de nombreux jeunes Marocains : abandon scolaire, difficultés d’insertion professionnelle, précarité de l’emploi ou sortie durable du marché du travail. Autant de phénomènes qui alimentent les inégalités sociales et territoriales et interrogent l’efficacité des politiques publiques consacrées à la jeunesse.

Ce constat met en lumière un paradoxe : jamais les jeunes Marocains n’ont été aussi nombreux à accéder à des qualifications élevées, mais jamais non plus la question de leur insertion économique n’a semblé aussi centrale pour la compétitivité du pays.

Au-delà de la création d’emplois, c’est la capacité du Maroc à transformer son capital humain en moteur durable de croissance qui est posée.

Une jeunesse plus nombreuse, mais dont le poids démographique s’érode

Si les jeunes restent au cœur des enjeux économiques et sociaux du Royaume, leur place dans la structure démographique évolue.

Selon les projections du HCP reprises par le CESE, les 15-24 ans représentent aujourd’hui environ 16 % de la population marocaine. Leur nombre devrait atteindre près de 6,3 millions à l’horizon 2030, contre un peu plus de 6 millions en 2014, même si leur poids relatif diminue sous l’effet de la transition démographique.

Ce phénomène confère une valeur d’autant plus stratégique à leur capital humain : à mesure que leur part dans la population baisse, leur insertion économique devient un enjeu majeur de productivité et de compétitivité.

Or, c’est précisément sur ce terrain que les indicateurs demeurent préoccupants.

Le CESE rappelle que le taux d’activité des 15-24 ans reste particulièrement faible, notamment chez les femmes et les diplômés du supérieur, tandis que le chômage de cette tranche d’âge dépasse largement la moyenne nationale, le phénomène NEET en étant l’une des principales manifestations.

Des universités qui n’ont jamais accueilli autant d’étudiants

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que le Maroc a profondément transformé son enseignement supérieur.

Les universités publiques accueillent aujourd’hui plus de 1,1 million d’étudiants, dont une majorité de femmes, et les diplômés sont chaque année plus nombreux. Un signe de démocratisation de l’université et d’élévation générale du niveau de qualification.

Mais cette massification fait émerger un nouveau défi : celui de la valorisation économique de ces compétences.

Le CES observait déjà en 2011 que le chômage frappait davantage les diplômés que les autres catégories, et que les formations ne répondaient pas toujours aux besoins des entreprises.

Quinze ans plus tard, ce diagnostic reste largement pertinent : les secteurs qui tirent aujourd’hui la croissance — automobile, aéronautique, énergies renouvelables, numérique — recherchent des compétences de plus en plus spécialisées, alors qu’une partie importante des diplômés est issue de filières généralistes aux débouchés plus limités.

Cette situation alimente un phénomène de déclassement, certains jeunes diplômés acceptant des emplois inférieurs à leur qualification, d’autres prolongeant leur recherche ou reprenant leurs études.

Le premier emploi, véritable point de rupture

Les données du HCP montrent que la principale difficulté ne réside pas dans l’accès aux études, mais dans la transition vers le marché du travail.

Le chômage des 15-24 ans dépasse désormais 37 %, soit près de trois fois le taux national. Chez les diplômés, il avoisine 20 %, confirmant qu’un diplôme ne garantit plus une insertion rapide.

Le CESE identifie cette transition entre système éducatif et marché du travail comme la deuxième grande rupture du parcours des jeunes, marquée par les difficultés d’accès au premier emploi et l’inadéquation persistante entre compétences acquises et besoins des entreprises.

Une inadéquation qui traduit surtout la rapidité avec laquelle évoluent ces besoins, sous l’effet de la digitalisation, de l’intelligence artificielle ou de la transition énergétique.

Elle interroge aussi le système d’orientation et les passerelles entre universités, entreprises et formation professionnelle, un rapprochement déjà réclamé par le CES en 2011.

Mais le chômage ne constitue que la partie visible de l’iceberg : une fraction importante de la jeunesse échappe désormais aux indicateurs traditionnels de l’emploi, à travers le phénomène des jeunes NEET. Une réalité plus diffuse, mais tout aussi préoccupante.

Les NEET, un indicateur qui révèle une exclusion plus profonde

Longtemps, le chômage a constitué le principal indicateur des difficultés rencontrées par les jeunes.

Il ne reflète pourtant qu’une partie de la réalité : un nombre important de jeunes n’apparaissent dans aucune statistique du marché du travail, simplement parce qu’ils ne recherchent plus activement un emploi.

C’est pour mieux appréhender cette situation que les institutions internationales ont adopté le concept de NEET (Not in Employment, Education or Training).

Le Maroc utilise cet indicateur depuis plusieurs années.

Selon les données reprises par le CESE, près de 1,5 million de jeunes âgés de 15 à 24 ans étaient concernés en 2022, soit un jeune sur quatre. En retenant la tranche des 15-29 ans utilisée par le HCP dans sa dernière étude, la proportion approche désormais un jeune sur trois.

Au-delà du chiffre, le concept permet surtout de saisir la diversité des situations vécues : chômage, sortie du système éducatif, renoncement à chercher un emploi ou interruption d’activité pour des raisons familiales, sociales ou de santé.

Une lecture plus complète, selon le CESE, que le seul taux de chômage.

Trois ruptures qui façonnent les trajectoires des jeunes

L’avis du CESE identifie trois grandes ruptures qui conduisent progressivement une partie de la jeunesse vers l’exclusion économique.

La première intervient dès la scolarité : chaque année, plus de 331 000 élèves quittent prématurément l’école, surtout entre le primaire et le collège, pour des raisons multiples — difficultés scolaires, éloignement géographique, contraintes économiques et sociales.

En milieu rural, l’absence de transport scolaire ou le mariage précoce des jeunes filles continuent d’alimenter ce phénomène.

Plus le niveau d’études est faible, plus le risque d’intégrer durablement la catégorie des NEET augmente.

La deuxième rupture survient à l’entrée sur le marché du travail : les primo-demandeurs représentent près de six chômeurs sur dix, signe que le premier emploi demeure le principal obstacle à franchir, entre inadéquation des formations, insuffisance des services d’accompagnement, manque d’expérience et discriminations liées au genre.

La troisième rupture intervient après l’entrée dans la vie active : contrats précaires, faibles rémunérations, fragilité des très petites entreprises ou ralentissements conjoncturels conduisent une partie des jeunes à alterner emploi, chômage et inactivité, entretenant une instabilité professionnelle qui peut mener au découragement.

Des fractures sociales et territoriales toujours aussi marquées

Le rapport met en évidence de profondes disparités selon le sexe, le territoire et le niveau d’instruction.

Les jeunes femmes représentent près de 73 % des NEET. Leur taux atteint près de 39 %, contre 13,6 % chez les hommes, un écart qui s’accentue en milieu rural, où plus de six jeunes femmes sur dix appartiennent à cette catégorie.

Le faible niveau d’éducation est également déterminant : environ 40 % des jeunes NEET n’ont pas dépassé le niveau primaire ou collège, contre seulement 8 % titulaires d’un diplôme du supérieur.

Chaque année de scolarité inachevée augmente ainsi le risque de basculer dans cette situation.

Pour les auteurs du rapport, ces chiffres montrent que les politiques publiques ne peuvent plus se limiter à une approche uniforme de la jeunesse.

Les besoins d’une jeune femme rurale ayant quitté précocement l’école diffèrent profondément de ceux d’un diplômé urbain en recherche de son premier emploi.

C’est cette diversité qui conduit le CESE à distinguer plusieurs profils de jeunes NEET : femmes rurales assumant des responsabilités familiales, jeunes urbains découragés, jeunes en transition entre plusieurs emplois, jeunes en inactivité temporaire ou parcours marqués par la maladie ou le handicap.

Loin d’être homogène, la jeunesse marocaine est ainsi traversée par des réalités multiples, qui appellent des réponses différenciées et davantage adaptées aux contextes locaux.

SB

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Le Maroc et ses partenaires financiers : Comment les soutiens internationaux ont changé de nature https://lnt.ma/le-maroc-et-ses-partenaires-financiers-comment-les-soutiens-internationaux-ont-change-de-nature/ Thu, 23 Jul 2026 13:15:05 +0000 https://lnt.ma/?p=553771 Durant la dernière décennie, le paysage des financements internationaux mobilisés au profit du Maroc s’est profondément transformé. Si les prêts souverains demeurent le principal levier utilisé par les grandes institutions financières internationales, leur palette d’intervention s’est considérablement enrichie. Garanties destinées à attirer les investisseurs privés, financements climatiques, lignes de précaution, prêts liés aux résultats, assistance […]

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Durant la dernière décennie, le paysage des financements internationaux mobilisés au profit du Maroc s’est profondément transformé.

Si les prêts souverains demeurent le principal levier utilisé par les grandes institutions financières internationales, leur palette d’intervention s’est considérablement enrichie.

Garanties destinées à attirer les investisseurs privés, financements climatiques, lignes de précaution, prêts liés aux résultats, assistance technique ou encore financements mixtes : les bailleurs internationaux disposent aujourd’hui d’une véritable boîte à outils financière.

Cette évolution vise à accompagner les mutations de l’économie marocaine. Les grands projets d’infrastructures ne constituent plus l’unique priorité. La résilience face aux crises, la transition énergétique, la gestion du stress hydrique, la généralisation de la protection sociale ou encore la mobilisation du secteur privé sont devenues les nouveaux axes d’intervention, venant appuyer l’État marocain dans de nombreux chantiers prioritaires.

Des interventions de plus en plus diversifiées

Contrairement à une idée répandue, toutes les annonces financières des institutions internationales ne correspondent pas à des prêts directement versés au Trésor marocain.

En effet, les mécanismes mobilisés sont multiples, même si les prêts souverains restent les plus connus.

Accordés directement à l’État, ceux-ci financent des infrastructures, des politiques publiques ou des programmes de réformes. Ils représentent l’essentiel des interventions de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD) ou encore de la Banque européenne d’investissement (BEI).

À côté de ces financements classiques se développent les prêts destinés directement au secteur privé, les lignes de crédit ouvertes aux banques marocaines pour financer les PME, les garanties permettant de sécuriser les investisseurs, ainsi que des dons destinés principalement aux études, à l’assistance technique ou aux composantes environnementales des projets.

Cette diversification répond à une logique simple : utiliser les ressources publiques internationales pour attirer davantage de capitaux privés.

Le FMI, garant de la stabilité macroéconomique

Le Fonds monétaire international occupe une place particulière parmi les partenaires du Maroc.

Contrairement aux banques de développement, le FMI ne finance généralement ni routes, ni écoles, ni barrages. Son rôle consiste essentiellement à préserver la stabilité macroéconomique du pays.

Au cours de la décennie, le Maroc a ainsi bénéficié de plusieurs lignes de précaution destinées à servir de filet de sécurité en cas de choc extérieur.

L’une d’elles, d’un montant d’environ 3 milliards de dollars, a été entièrement mobilisée en 2020, au plus fort de la crise sanitaire, afin de préserver les réserves de change et de soutenir l’économie.

Depuis 2023, le partenariat avec le FMI s’est enrichi d’une nouvelle dimension avec la Facilité pour la résilience et la durabilité, consacrée aux enjeux climatiques.

Cette enveloppe de près de 1,3 milliard de dollars accompagne notamment les réformes liées à la gestion de l’eau, à la transition énergétique et à l’adaptation au changement climatique.

Parallèlement, le Maroc dispose depuis 2025 d’une nouvelle Ligne de crédit modulable de 4,5 milliards de dollars.

Celle-ci constitue avant tout une assurance financière et n’a pas vocation à être utilisée, sauf en cas de crise majeure.

La Banque mondiale accompagne les grandes réformes

Au fil des années, la Banque mondiale a progressivement déplacé le centre de gravité de ses interventions.

Alors que les infrastructures occupaient historiquement une place importante, les nouveaux financements concernent davantage les politiques publiques.

La généralisation de la protection sociale, la réforme de la santé, l’amélioration du système éducatif, la transformation numérique de l’administration, la gestion des risques climatiques ou encore le renforcement du capital humain figurent désormais parmi les principaux domaines d’intervention.

La Banque mondiale utilise également de plus en plus les « programmes pour les résultats », un mécanisme dans lequel les décaissements sont conditionnés à l’atteinte d’objectifs précis plutôt qu’à la simple réalisation de dépenses.

Cette approche vise à renforcer l’efficacité des politiques publiques tout en améliorant le suivi des réformes engagées.

La BAD renforce son rôle dans les infrastructures et la résilience

La Banque africaine de développement demeure l’un des principaux partenaires historiques du Royaume.

Ses financements couvrent un large éventail de secteurs : eau, énergie, transport ferroviaire, agriculture, gouvernance, emploi ou encore compétitivité des entreprises.

Là aussi, les instruments évoluent, puisque la BAD recourt désormais davantage aux garanties afin de faciliter la mobilisation de financements privés.

Fin 2025, elle a ainsi approuvé une garantie de 450 millions d’euros permettant au groupe OCP de lever plus de 530 millions d’euros pour son programme d’investissements verts.

Cette évolution illustre une tendance de fond : les institutions financières cherchent moins à financer seules les projets qu’à créer les conditions permettant aux investisseurs privés d’intervenir.

La BEI change d’échelle

S’il est un partenaire dont la montée en puissance est particulièrement visible, c’est bien la Banque européenne d’investissement.

Longtemps considérée comme un bailleur essentiellement dédié aux infrastructures, la banque de l’Union européenne est aujourd’hui devenue l’un des principaux financeurs du développement marocain.

Entre 2014 et 2024, ses financements ont atteint en moyenne près de 410 millions d’euros par an.

Mais, depuis trois ans, la progression est spectaculaire.

Après 320 millions d’euros de nouveaux financements en 2023, la BEI est passée à environ 500 millions d’euros en 2024, avant d’atteindre près de 740 millions d’euros de nouveaux engagements en 2025, un niveau inédit depuis plus d’une décennie.

Cette accélération traduit une évolution stratégique du partenariat entre Rabat et la banque européenne.

La BEI ne se limite plus au financement des routes ou des réseaux de transport. Ses interventions couvrent désormais les PME, l’industrie, les énergies renouvelables, la santé, l’éducation, la gestion de l’eau, les infrastructures urbaines ainsi que les projets liés à la résilience climatique.

Ainsi, près de 40 % des financements mobilisés au cours de la dernière décennie ont bénéficié aux entreprises et au secteur industriel, tandis que les transports, l’énergie et les projets liés à l’eau représentent également une part importante du portefeuille.

Cette diversification accompagne les priorités européennes en matière de transition écologique et de développement durable.

Le financement mixte prend de l’ampleur

L’une des principales évolutions concerne le recours croissant au financement mixte.

Concrètement, la BEI associe désormais ses prêts à des subventions de l’Union européenne, à des garanties ou à des dispositifs d’assistance technique.

Ce montage permet de financer des composantes qui seraient difficilement rentables pour un investisseur classique, notamment les volets environnementaux, sociaux ou climatiques.

Un exemple récent concerne les nouveaux investissements ferroviaires annoncés en 2026.

À un prêt de plusieurs centaines de millions d’euros s’ajoute un don européen destiné à renforcer la résilience climatique des infrastructures.

Cette logique permet de réduire le coût global des projets tout en améliorant leur impact environnemental.

Le séisme d’Al Haouz, un tournant dans le partenariat

Le séisme d’Al Haouz a constitué un tournant dans le partenariat entre le Maroc et la BEI.

La banque européenne a mobilisé un milliard d’euros destiné à accompagner la reconstruction des infrastructures publiques, notamment les routes, les écoles et les établissements de santé.

Une seconde tranche de 500 millions d’euros a été annoncée en 2026 afin de poursuivre les travaux dans les provinces sinistrées.

Ces financements s’inscrivent dans une logique de reconstruction durable, intégrant des normes renforcées en matière de résistance sismique et d’efficacité énergétique.

Le secteur privé davantage mobilisé

L’autre évolution majeure de la décennie réside dans la place grandissante accordée au secteur privé.

L’International Finance Corporation (IFC), filiale du Groupe Banque mondiale, finance directement les entreprises marocaines, les établissements bancaires et les projets industriels, sans passer par le budget de l’État.

De son côté, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) suit une logique comparable.

Présente au Maroc depuis 2012, elle a porté ses investissements annuels à près de 900 millions d’euros en 2025, dont plus de 80 % relèvent de projets qualifiés de « verts ».

Ses financements concernent notamment l’ONEE, les projets de gestion durable de l’eau, les banques ou encore les investissements liés à la transition énergétique.

La BERD combine elle aussi prêts, dons, assistance technique et garanties afin de renforcer l’effet de levier de ses interventions.

Les garanties, un levier de plus en plus utilisé

Si les prêts restent dominants, les garanties constituent probablement l’instrument dont la progression est la plus marquée.

Contrairement à un prêt, une garantie ne correspond pas à un versement d’argent. Elle permet de couvrir certains risques supportés par les investisseurs ou les banques, facilitant ainsi l’obtention de financements sur les marchés.

La MIGA, agence du Groupe Banque mondiale spécialisée dans les garanties contre les risques politiques, a notamment accompagné plusieurs projets stratégiques au Maroc, parmi lesquels l’extension du complexe portuaire Tanger Med ou encore le développement du campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique.

Ces mécanismes permettent au Royaume d’attirer des capitaux privés à des conditions plus favorables.

Trois évolutions majeures

In fine, les interventions des principales institutions internationales laissent apparaître trois grandes évolutions.

La première est le passage d’un financement centré sur les infrastructures à un accompagnement plus global des réformes économiques, sociales et institutionnelles.

La deuxième est la montée en puissance des enjeux climatiques, qui irriguent désormais la quasi-totalité des nouveaux programmes de financement.

Enfin, la troisième évolution concerne le rôle croissant joué par les garanties et les financements mixtes, qui visent à mobiliser davantage de capitaux privés autour des priorités de développement du Royaume.

SB

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Investissement industriel, un nouveau cap franchi ! https://lnt.ma/investissement-industriel-un-nouveau-cap-franchi/ Thu, 23 Jul 2026 11:01:35 +0000 https://lnt.ma/?p=553728 Au cours des dix dernières années, le Maroc a poursuivi une politique volontariste destinée à renforcer son attractivité auprès des investisseurs, à accélérer le développement industriel et à consolider son positionnement comme plateforme de production compétitive intégrée aux chaînes de valeur internationales. Cette orientation s’est traduite par une progression soutenue des investissements directs étrangers (IDE) […]

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Au cours des dix dernières années, le Maroc a poursuivi une politique volontariste destinée à renforcer son attractivité auprès des investisseurs, à accélérer le développement industriel et à consolider son positionnement comme plateforme de production compétitive intégrée aux chaînes de valeur internationales.

Cette orientation s’est traduite par une progression soutenue des investissements directs étrangers (IDE) et par une transformation progressive de leur structure au profit des activités industrielles.

Entre 2015 et 2025, les IDE sont ainsi passés de 39,9 milliards de dirhams à 60,6 milliards de dirhams, soit une progression de 29 % par rapport à 2024.

L’industrie devient le principal moteur des IDE

L’industrie s’est progressivement imposée comme le premier secteur d’attraction des investissements directs étrangers au Maroc.

Sur la période 2015-2025, les IDE industriels ont plus que doublé, passant de 8,7 milliards de dirhams à 23,1 milliards de dirhams.

Dans le même temps, leur poids dans l’ensemble des IDE est passé de 21,8 % à 38,1 %, après avoir déjà atteint 37,8 % en 2022.

Depuis 2018, le secteur industriel occupe ainsi la première place en matière d’attraction des capitaux étrangers, traduisant une évolution vers des investissements davantage orientés vers les activités productives à plus forte valeur ajoutée.

Cette dynamique s’est encore accélérée ces dernières années.

Entre 2021 et 2025, les IDE industriels ont été multipliés par 2,5, passant de 9,2 milliards à 23,1 milliards de dirhams.

Les flux se concentrent principalement sur trois filières.

L’industrie automobile représente 40,8 % des investissements industriels, devant la fabrication d’équipements électriques (22,5 %) et les autres matériels de transport (8,1 %).

Un niveau record d’investissements industriels

Parallèlement à la progression des IDE, l’investissement industriel national a connu une forte accélération entre 2021 et 2024.

Son volume est passé de 30 milliards de dirhams en 2021 à 90 milliards de dirhams en 2024, soit un triplement en l’espace de quatre ans et un niveau inédit.

La chimie et la parachimie constituent le principal moteur de cette progression.

En 2024, ces activités ont mobilisé 47,7 milliards de dirhams d’investissements, en hausse de 53,1 % par rapport à l’année précédente.

L’industrie automobile a également poursuivi sa montée en puissance avec 15,7 milliards de dirhams d’investissements, soit une progression de 2,3 milliards de dirhams sur un an.

Le secteur agroalimentaire confirme également sa dynamique de croissance, avec un volume d’investissements supérieur à 10 milliards de dirhams en 2024, en hausse de 8 % par rapport à l’exercice précédent.

Ces évolutions traduisent la montée en puissance du secteur industriel dans l’économie nationale et confirment son rôle croissant dans l’attraction des investissements, le développement de nouvelles capacités de production et le renforcement du positionnement du Maroc au sein des chaînes de valeur internationales.

SB

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Guinée : BANK OF AFRICA mobilise un prêt syndiqué international de 300 M$ pour un projet routier https://lnt.ma/guinee-bank-of-africa-mobilise-un-pret-syndique-international-de-300-m-pour-un-projet-routier/ Thu, 23 Jul 2026 10:29:08 +0000 https://lnt.ma/?p=553729 BANK OF AFRICA a annoncé avoir piloté, par l’intermédiaire de sa filiale britannique, un prêt syndiqué international de 300 millions de dollars destiné au financement d’une infrastructure routière en République de Guinée. Cette opération, qui marque une première pour le pays sur le marché des prêts syndiqués internationaux et de la finance islamique, doit permettre […]

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BANK OF AFRICA a annoncé avoir piloté, par l’intermédiaire de sa filiale britannique, un prêt syndiqué international de 300 millions de dollars destiné au financement d’une infrastructure routière en République de Guinée. Cette opération, qui marque une première pour le pays sur le marché des prêts syndiqués internationaux et de la finance islamique, doit permettre de financer la construction d’un axe routier stratégique de 160 kilomètres.

Structurée par BANK OF AFRICA United Kingdom PLC, l’opération porte sur le financement de la route Labé–Banti–Tougué–Fleuve Bafing, inscrite dans le plan de développement des infrastructures de transport de la Guinée.

Selon le groupe bancaire, cette infrastructure est considérée comme un projet stratégique pour le développement des réseaux de transport du pays et, plus largement, pour les échanges en Afrique de l’Ouest.

Une première sur les marchés internationaux

BANK OF AFRICA souligne que cette opération constitue une étape importante pour la République de Guinée.

Il s’agit en effet de la première intervention du pays sur le marché des prêts syndiqués internationaux ainsi que de son premier recours à un financement structuré intégrant une composante de finance islamique.

Le montage comprend une tranche de financement de type Mourabaha, assortie d’une couverture partielle de l’ICIEC (Société islamique pour l’assurance des investissements et des crédits à l’exportation).

Dans cette opération, BANK OF AFRICA United Kingdom PLC intervient en qualité de coordinateur global et d’arrangeur mandaté, avec pour mission de réunir plusieurs institutions financières internationales autour du financement du projet.

La cérémonie de signature s’est tenue en Guinée en présence de représentants des autorités guinéennes, notamment le ministre des Finances et le ministre des Infrastructures.

BANK OF AFRICA était représentée par Saïd Adren, directeur exécutif de BANK OF AFRICA United Kingdom PLC, et Zineb Tamtaoui, directrice exécutive de BANK OF AFRICA Dubaï.

L’événement s’est également déroulé en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Guinée, Issam Taib, qui a salué cette initiative et exprimé sa satisfaction de voir des institutions financières africaines mobiliser des financements à moyen et long terme en faveur de projets d’infrastructures sur le continent.

Le directeur général exécutif en charge du Maroc et du Corporate & Investment Banking du groupe, Khalid Nasr, estime que cette transaction illustre le positionnement de BANK OF AFRICA sur le continent ainsi que sa capacité à proposer des solutions associant finance conventionnelle et finance islamique afin de répondre aux besoins croissants de financement des économies africaines.

LNT

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BMCI et le Groupe ISCAE clôturent la première promotion du programme « Passerelles » https://lnt.ma/bmci-et-le-groupe-iscae-cloturent-la-premiere-promotion-du-programme-passerelles/ Wed, 22 Jul 2026 14:59:15 +0000 https://lnt.ma/?p=553668 La BMCI a célébré la réussite de la première promotion du programme de formation « Passerelles », développé en partenariat avec le Groupe ISCAE. Cette initiative vise à accompagner le développement des compétences des collaborateurs de la banque dans un contexte marqué par l’évolution des métiers du secteur bancaire et l’accélération de sa transformation. Organisée […]

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La BMCI a célébré la réussite de la première promotion du programme de formation « Passerelles », développé en partenariat avec le Groupe ISCAE. Cette initiative vise à accompagner le développement des compétences des collaborateurs de la banque dans un contexte marqué par l’évolution des métiers du secteur bancaire et l’accélération de sa transformation.

Organisée à Casablanca, la cérémonie de remise des certificats a marqué l’aboutissement d’un parcours de formation certifiant conçu pour favoriser le développement professionnel des collaborateurs de la banque. Le programme s’inscrit dans la stratégie de gestion des talents de la BMCI, en misant sur des démarches de reskilling et d’upskilling afin d’adapter les compétences des équipes aux nouveaux besoins de l’établissement.

Une première promotion affichant un taux de réussite de 100 %

Les deux éditions du programme ont suscité un intérêt important auprès des collaborateurs, avec 104 candidatures enregistrées.

Au total, 20 collaborateurs ont suivi ce parcours de formation certifiant, développé en partenariat avec le Groupe ISCAE et dispensé sur une période de cinq mois. L’ensemble des participants a obtenu sa certification, portant le taux de réussite de cette première promotion à 100 %.

Selon la BMCI, cette initiative vise à renforcer les connaissances et les compétences des collaborateurs sur des métiers ciblés afin d’accompagner les évolutions de l’activité bancaire et de favoriser la mobilité interne.

À cette occasion, Othmane Arhmir, directeur des Ressources humaines de la BMCI, a souligné que le développement des compétences constitue une priorité pour la banque. Il a indiqué que le programme « Passerelles » s’inscrit dans une démarche visant à accompagner l’évolution professionnelle des collaborateurs et à préparer les compétences nécessaires aux transformations des métiers bancaires.

Le programme s’inscrit dans la continuité de la collaboration entre la BMCI et le Groupe ISCAE.

Les deux institutions indiquent partager l’objectif de renforcer les passerelles entre la formation académique et les besoins du secteur bancaire, afin de contribuer au développement des compétences et à la préparation des talents appelés à évoluer dans les différents métiers de la banque.

LNT avec CdP

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Maroc Telecom : un chiffre d’affaires en hausse de 5,4 % au S1, porté par la data et les filiales africaines https://lnt.ma/maroc-telecom-un-chiffre-daffaires-en-hausse-de-54-au-s1-porte-par-la-data-et-les-filiales-africaines/ Wed, 22 Jul 2026 10:10:19 +0000 https://lnt.ma/?p=553628 Maroc Telecom a enregistré une progression de ses principaux indicateurs d’activité au premier semestre 2026, portée par la croissance des services de données au Maroc et la bonne dynamique de ses filiales Moov Africa. Malgré une baisse apparente du résultat net liée à un effet de base exceptionnel en 2025, le groupe maintient ses perspectives […]

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Maroc Telecom a enregistré une progression de ses principaux indicateurs d’activité au premier semestre 2026, portée par la croissance des services de données au Maroc et la bonne dynamique de ses filiales Moov Africa. Malgré une baisse apparente du résultat net liée à un effet de base exceptionnel en 2025, le groupe maintient ses perspectives annuelles et poursuit une politique d’investissement soutenue dans les infrastructures Très Haut Débit fixe et mobile.

Au terme des six premiers mois de l’année, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 19 milliards de dirhams, en hausse de 5,4 % par rapport à la même période de 2025. Cette évolution reflète à la fois la progression des activités au Maroc (+2,2 %) et la croissance plus soutenue des filiales Moov Africa (+7,5 %).

La data continue de soutenir la croissance au Maroc

Au Maroc, la croissance des revenus repose principalement sur les services de données.

Les revenus de la Data Mobile ont progressé de 20,2 %, tandis que ceux de la Data Fixe ont augmenté de 12,3 %, grâce notamment à l’extension du parc de fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH), qui affiche une croissance de près de 30 %. Les activités fixes et mobiles enregistrent respectivement des hausses de 4,5 % et 1,4 % de leur chiffre d’affaires.

Le chiffre d’affaires des activités marocaines atteint ainsi 9,4 milliards de dirhams, en progression de 2,2 % sur un an. L’EBITDA s’établit à 5,17 milliards de dirhams, également en hausse de 2,2 %, permettant au groupe de maintenir une marge d’EBITDA stable à 55 %.

Les filiales africaines demeurent le principal moteur de croissance

Les activités internationales poursuivent leur montée en puissance.

Les filiales Moov Africa ont généré un chiffre d’affaires de 10,15 milliards de dirhams, en progression de 7,5 %. Cette croissance est principalement alimentée par l’augmentation des usages de la Data Mobile (+12,5 %) et par l’essor des activités Mobile Money, dont les revenus progressent de 18,2 %, compensant le recul des services de voix et des revenus liés au trafic international entrant.

L’EBITDA des filiales atteint 4,38 milliards de dirhams, en hausse de 8,7 %, avec une amélioration de la marge à 43,1 %. Le résultat opérationnel (EBITA) progresse de 4,2 %, soutenu par la maîtrise des coûts opérationnels malgré la hausse des amortissements liée aux investissements réalisés.

Une rentabilité affectée par un effet exceptionnel de comparaison

Au niveau consolidé, l’EBITDA du groupe progresse de 5,1 % pour atteindre 9,54 milliards de dirhams, tandis que la marge demeure élevée à 50,2 %.

En revanche, le résultat opérationnel (EBITA) ressort en baisse de 27,3 %, à 5,69 milliards de dirhams, et le résultat net part du groupe s’établit à 2,48 milliards de dirhams, contre 4,12 milliards un an auparavant.

Maroc Telecom explique toutefois cette évolution par la présence, au premier semestre 2025, d’un produit exceptionnel lié au règlement du litige avec Wana Corporate. Hors cet élément non récurrent, l’EBITA progresse de 6,8 % et le résultat net part du groupe augmente de 8,1 %, traduisant selon l’opérateur une amélioration de la performance opérationnelle.

Des investissements maintenus à un niveau élevé

Le groupe poursuit une politique d’investissement soutenue afin d’accompagner le développement du Très Haut Débit fixe et mobile.

Les investissements hors fréquences et licences représentent 17,6 % du chiffre d’affaires au premier semestre, conformément aux objectifs fixés pour l’année. Les dépenses d’investissement atteignent 3,42 milliards de dirhams, en hausse de 7,3 % sur un an.

Au Maroc, ces investissements ont notamment accompagné le déploiement de la 5G et le développement des réseaux de fibre optique. Cette politique explique en partie la baisse de 8,2 % des flux nets de trésorerie opérationnels au niveau national, liée au règlement d’une partie des équipements acquis pour le déploiement du réseau mobile de nouvelle génération.

À l’échelle du groupe, les flux nets de trésorerie opérationnels progressent toutefois de 3,9 %, à 4,61 milliards de dirhams, permettant de financer les investissements tout en maintenant une structure financière jugée solide. Le ratio dette nette sur EBITDA demeure stable à 0,9 fois, avec une dette nette consolidée de 18,2 milliards de dirhams.

Les usages numériques poursuivent leur progression

Au 30 juin 2026, le groupe revendique un parc global de plus de 77 millions de clients, en progression de 2,9 % sur un an. Cette évolution est principalement portée par les filiales africaines ainsi que par la progression des abonnements aux services de données mobiles au Maroc.

Sur le marché marocain, le parc mobile recule légèrement de 2,2 %, à 18,5 millions d’abonnés, tandis que le nombre d’utilisateurs des services Internet mobile 3G, 4G et 5G progresse de 5,2 %.

Dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, les filiales enregistrent également une croissance soutenue de leur base clients, notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Niger ou encore en Centrafrique.

Des perspectives maintenues pour 2026

Malgré un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et leurs effets sur les coûts de l’énergie et des approvisionnements, Maroc Telecom confirme ses objectifs pour l’ensemble de l’exercice 2026.

Le groupe prévoit toujours une progression de son chiffre d’affaires et de son EBITDA, ainsi qu’un niveau d’investissement représentant environ 25 % des revenus, hors fréquences et licences. La stratégie poursuivie repose sur l’accélération des investissements dans les infrastructures Très Haut Débit, le développement des réseaux mutualisés au Maroc et la poursuite de la croissance des activités numériques, notamment la data et le Mobile Money dans les filiales africaines.

LNT

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Supervision bancaire : Bank Al-Maghrib met en avant la solidité du secteur et accélère ses réformes https://lnt.ma/supervision-bancaire-bank-al-maghrib-met-en-avant-la-solidite-du-secteur-et-accelere-ses-reformes/ Wed, 22 Jul 2026 09:43:18 +0000 https://lnt.ma/?p=553616 Bank Al-Maghrib (BAM) dresse un bilan globalement positif du secteur bancaire marocain en 2025, marqué par une progression de l’activité, une amélioration de la rentabilité et le maintien de niveaux de solvabilité jugés confortables. Dans son 22ᵉ Rapport annuel sur la supervision bancaire, présenté mardi à Casablanca, la Banque centrale souligne également l’accélération des réformes […]

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Bank Al-Maghrib (BAM) dresse un bilan globalement positif du secteur bancaire marocain en 2025, marqué par une progression de l’activité, une amélioration de la rentabilité et le maintien de niveaux de solvabilité jugés confortables. Dans son 22ᵉ Rapport annuel sur la supervision bancaire, présenté mardi à Casablanca, la Banque centrale souligne également l’accélération des réformes réglementaires et le renforcement de sa vigilance face aux nouveaux risques liés au numérique, au climat et à la cybersécurité.

Le rapport intervient dans un contexte où l’économie marocaine a évolué dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques. Malgré ce contexte, le secteur bancaire a poursuivi sa croissance, soutenu par le dynamisme de l’activité économique et une politique monétaire demeurée accommodante.

Une activité bancaire en progression

En 2025, les crédits bancaires ont progressé de 6,5 %, atteignant 1.238 milliards de dirhams, principalement grâce à l’accélération des crédits à l’équipement et à la hausse des crédits à la consommation. Les dépôts de la clientèle ont, de leur côté, augmenté de 7,6 % pour s’établir à près de 1.372 milliards de dirhams, soutenus essentiellement par les dépôts à vue.

Le paysage bancaire marocain comptait, à fin 2025, 95 établissements, contre 92 un an auparavant, dont 24 banques, 30 sociétés de financement, 20 établissements de paiement, 10 associations de microcrédit et plusieurs autres organismes spécialisés.

Dans le même temps, la poursuite de la digitalisation des services financiers s’est traduite par une nouvelle contraction du réseau physique bancaire. Le nombre d’agences est revenu à 5.541, soit 151 agences de moins qu’en 2024. À l’inverse, le réseau des guichets automatiques a continué de s’étendre avec 8.298 GAB, tandis que les établissements de paiement ont renforcé leur présence grâce à un réseau de 34.337 agents.

Une inclusion financière en progression

Le rapport met également en évidence une amélioration des indicateurs d’inclusion financière.

Le nombre de personnes physiques titulaires d’au moins un compte bancaire a atteint 19,3 millions, portant le taux de détention de comptes bancaires à 62 % de la population adulte, contre 58 % un an auparavant. Parallèlement, les comptes de paiement poursuivent leur développement avec 16,3 millions de comptes recensés à fin 2025.

Une rentabilité renforcée

Les performances financières des établissements de crédit se sont également améliorées.

Le produit net bancaire (PNB) des banques conventionnelles a progressé à 73,9 milliards de dirhams, tandis que leur résultat net agrégé a atteint 19,2 milliards de dirhams, en hausse de près de 22 % par rapport à 2024.

Cette évolution s’explique notamment par la progression des revenus récurrents et par la diminution du coût du risque, qui est revenu à 9,8 milliards de dirhams après la forte hausse observée l’année précédente.

Les banques participatives ont, elles aussi, poursuivi leur montée en puissance. Leur résultat net agrégé, positif depuis 2023, a doublé en 2025 pour atteindre près de 200 millions de dirhams, tandis que leurs financements ont progressé à 32,8 milliards de dirhams.

Des fondamentaux prudentiels jugés solides

Bank Al-Maghrib considère que les principaux indicateurs prudentiels demeurent à des niveaux confortables.

Le ratio moyen de solvabilité s’est établi à 16,1 %, largement au-dessus du minimum réglementaire de 12 %, tandis que le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 (CET1) est resté à 13,5 %, contre un minimum réglementaire fixé à 9 %.

Le ratio moyen de liquidité à court terme s’est maintenu à 172 %, bien au-dessus du seuil réglementaire de 100 %, traduisant une situation de liquidité jugée solide.

Le taux des créances en souffrance a légèrement diminué pour s’établir à 8,3 % sur base sociale et 8,8 % sur base consolidée. La Banque centrale souligne toutefois que leur volume a atteint 102,3 milliards de dirhams, ce qui justifie la poursuite des efforts de provisionnement et de gestion du risque de crédit.

Des réformes réglementaires d’ampleur

L’année 2025 a également été marquée par plusieurs évolutions du cadre réglementaire.

Bank Al-Maghrib a finalisé la réforme du régime de résolution bancaire, désormais adoptée par le Parlement, afin de renforcer les mécanismes de prévention et de gestion des crises bancaires.

La Banque centrale a également renforcé le cadre prudentiel applicable aux créances en souffrance, en introduisant notamment une nouvelle catégorie de « créances sensibles » destinée à mieux anticiper les dégradations de la qualité du crédit avant le défaut de paiement. Des règles spécifiques ont également été définies pour les créances restructurées.

Par ailleurs, un cadre prudentiel spécifique a été mis en place pour la Société nationale de garantie et de financement de l’entreprise (SNGFE), afin d’adapter les exigences prudentielles à ses activités de garantie.

Cybersécurité, fintech et intelligence artificielle

Au-delà des risques bancaires traditionnels, le rapport souligne l’attention croissante portée aux nouveaux enjeux liés à la transformation numérique.

Bank Al-Maghrib indique avoir renforcé son dispositif de supervision des cyber-risques, généralisé le tableau de bord de cybersécurité à l’ensemble du secteur bancaire et finalisé un guide de bonnes pratiques destiné à renforcer la protection contre les attaques de type ransomware.

La Banque centrale poursuit également le développement de l’écosystème fintech, avec la publication du Guide du Parcours Fintech, l’accompagnement du lancement des activités de financement collaboratif, les travaux préparatoires à l’Open Banking en partenariat avec le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et la mise en place d’un groupe de travail consacré à l’encadrement de l’intelligence artificielle dans le secteur bancaire.

Une vigilance renforcée sur les nouveaux risques

Le rapport revient enfin sur plusieurs chantiers stratégiques conduits au cours de l’année.

Bank Al-Maghrib a poursuivi le renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en préparation de l’évaluation mutuelle du Maroc par le GAFIMOAN prévue en novembre 2026. Elle a également renforcé son dispositif de supervision des risques climatiques à travers de nouvelles directives réglementaires et la mise en œuvre de sa stratégie de finance climat à l’horizon 2030.

Enfin, la Banque centrale indique avoir consolidé ses mécanismes de protection de la clientèle bancaire, notamment par le développement du comparateur des tarifs bancaires, la réalisation d’opérations de « Mystery Shopping », le renforcement de l’accessibilité des services aux personnes en situation de handicap et le lancement de campagnes de sensibilisation contre le phishing.

LNT

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ANCFCC : Zineb Didouz nommée directrice de la Cartographie https://lnt.ma/ancfcc-zineb-didouz-nommee-directrice-de-la-cartographie/ Mon, 20 Jul 2026 14:23:00 +0000 https://lnt.ma/?p=553461 L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) poursuit le renforcement de sa gouvernance avec la nomination de Zineb Didouz au poste de directrice de la Cartographie. Cette désignation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique 2030 de l’Agence, qui ambitionne de consolider son rôle […]

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L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) poursuit le renforcement de sa gouvernance avec la nomination de Zineb Didouz au poste de directrice de la Cartographie. Cette désignation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique 2030 de l’Agence, qui ambitionne de consolider son rôle dans la production et la valorisation de l’information géospatiale au Maroc.

Selon l’ANCFCC, cette nomination accompagne les orientations de son Plan stratégique 2030, lequel vise à renforcer le positionnement de l’établissement en tant qu’acteur national de référence dans les domaines de la production, de la gestion et de la valorisation des données géospatiales.

Spécialiste des domaines de la géomatique et de la cartographie, Zineb Didouz aura pour mission d’accompagner la poursuite des projets de transformation technologique engagés par l’Agence, en soutien aux politiques de développement territorial et à la stratégie nationale de transformation numérique.

À travers cette nomination, l’ANCFCC entend poursuivre le développement de sa Direction de la Cartographie, appelée à conserver un rôle central dans la conception et l’actualisation des référentiels géographiques nationaux.

L’Agence souligne que cette direction continuera à contribuer à la mise à disposition d’une information géospatiale destinée aux institutions publiques, aux opérateurs économiques ainsi qu’aux citoyens, dans le cadre du renforcement des services liés à l’aménagement du territoire et à la gestion de l’information géographique.

LNT avec CdP

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Gazoduc Afrique Atlantique : la CEDEAO officialise son adhésion au projet Nigeria-Maroc https://lnt.ma/gazoduc-afrique-atlantique-la-cedeao-officialise-son-adhesion-au-projet-nigeria-maroc/ Mon, 20 Jul 2026 08:22:38 +0000 https://lnt.ma/?p=553404 Le projet de Gazoduc Afrique Atlantique Nigeria-Maroc a franchi une nouvelle étape avec la signature, dimanche à Freetown, en Sierra Leone, de l’Accord intergouvernemental (IGA) par les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette signature marque l’adhésion officielle de l’organisation régionale à cette infrastructure énergétique stratégique, appelée à […]

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Le projet de Gazoduc Afrique Atlantique Nigeria-Maroc a franchi une nouvelle étape avec la signature, dimanche à Freetown, en Sierra Leone, de l’Accord intergouvernemental (IGA) par les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette signature marque l’adhésion officielle de l’organisation régionale à cette infrastructure énergétique stratégique, appelée à relier le Nigeria au Maroc avant son raccordement au réseau gazier européen.

Accueillie en marge du sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, cette signature consacre une nouvelle phase dans le développement du projet, porté conjointement par le Royaume du Maroc et le Nigeria à travers l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.).

Initié par le roi Mohammed VI et l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari, avec le soutien renouvelé de l’actuel président Bola Ahmed Tinubu, le gazoduc est désormais présenté comme un projet régional pleinement soutenu par les pays de la CEDEAO.

Long d’environ 6.800 kilomètres, le Gazoduc Afrique Atlantique traversera treize pays de la façade atlantique africaine avant d’être connecté, au nord du Maroc, au gazoduc Maghreb-Europe.

L’infrastructure disposera d’une capacité de transport estimée à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an, dont jusqu’à 15 milliards de mètres cubes pourraient être destinés au Maroc et au marché européen, le reste étant orienté vers les besoins énergétiques des pays d’Afrique de l’Ouest.

Évalué à environ 25 milliards de dollars, le projet vise à favoriser la création d’un marché régional intégré du gaz naturel, à soutenir la production électrique, à accompagner l’industrialisation des économies ouest-africaines et à valoriser les ressources énergétiques du continent.

La mise en service des premiers tronçons est envisagée au début de la prochaine décennie.

Le projet entre dans une nouvelle phase

La signature de l’Accord intergouvernemental ouvre désormais la voie aux prochaines étapes de mise en œuvre.

Celles-ci porteront notamment sur la création de la société de projet, dont le siège sera établi à Casablanca, ainsi que de la future autorité de gouvernance du gazoduc (Pipeline Higher Authority), qui sera installée à Abuja.

Cette phase doit également permettre de mobiliser les investisseurs internationaux et de préparer la décision finale d’investissement.

Les autorités précisent par ailleurs que la séquence institutionnelle sera complétée par la signature prochaine de l’accord par le Maroc et la Mauritanie, deux États non membres de la CEDEAO, lors d’une cérémonie distincte organisée en présence du président de la République fédérale du Nigeria.

L’ONHYM et la NNPC Ltd. indiquent que les principales études techniques, environnementales et d’ingénierie ont désormais été finalisées, permettant au projet d’entrer progressivement dans sa phase de développement opérationnel.

Selon les deux partenaires, cette avancée constitue une étape décisive avant le lancement effectif des travaux.

Au-delà de sa dimension énergétique, le gazoduc est présenté comme un levier d’intégration économique pour l’Afrique de l’Ouest.

L’adhésion officielle des États membres de la CEDEAO renforce son assise institutionnelle et traduit une appropriation collective d’un projet initialement porté par le Maroc et le Nigeria.

Les deux pays promoteurs considèrent que le renforcement de la sécurité énergétique constitue un facteur de souveraineté, de développement industriel et de prospérité partagée à l’échelle du continent.

Le sommet de Freetown confirme ainsi l’inscription du Gazoduc Afrique Atlantique parmi les principaux projets structurants de l’intégration africaine.

La CEDEAO met en avant un projet « transformateur »

Intervenant lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, le président de la Commission de l’organisation, Omar Alieu Touray, a qualifié le Gazoduc Afrique Atlantique de « l’une des initiatives transformatrices jamais entreprises dans la région ouest-africaine ».

Selon lui, cette infrastructure favorisera le développement de projets stratégiques au service de l’avenir commun des États membres.

Il a souligné que le gazoduc contribuera au renforcement de l’intégration régionale et au désenclavement de plusieurs pays de la région, en reliant les États côtiers à travers un vaste corridor énergétique.

Omar Alieu Touray a également estimé que le projet permettra de renforcer la sécurité énergétique, de soutenir les efforts d’industrialisation, de créer des emplois et de consolider les interdépendances économiques entre les pays d’Afrique de l’Ouest.

LNT

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Coupe du monde 2026 : l’Espagne décroche un deuxième sacre mondial face à l’Argentine https://lnt.ma/coupe-du-monde-2026-lespagne-decroche-un-deuxieme-sacre-mondial-face-a-largentine/ Mon, 20 Jul 2026 08:16:01 +0000 https://lnt.ma/?p=553403 L’Espagne est devenue championne du monde de football pour la deuxième fois de son histoire en s’imposant face à l’Argentine (1-0, après prolongation), dimanche à East Rutherford, aux États-Unis. Grâce à un but de Ferran Torres en prolongation, la Roja succède à l’Albiceleste au palmarès de la compétition et confirme sa domination sur la scène […]

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L’Espagne est devenue championne du monde de football pour la deuxième fois de son histoire en s’imposant face à l’Argentine (1-0, après prolongation), dimanche à East Rutherford, aux États-Unis. Grâce à un but de Ferran Torres en prolongation, la Roja succède à l’Albiceleste au palmarès de la compétition et confirme sa domination sur la scène internationale, deux ans après son titre européen.

Longtemps indécise, la finale s’est finalement décantée au cours de la prolongation. Ferran Torres a inscrit l’unique but de la rencontre à la 106ᵉ minute, d’une reprise qui n’a laissé aucune chance au gardien argentin Emiliano Martinez.

L’Espagne évoluait alors en supériorité numérique après l’expulsion d’Enzo Fernandez, sanctionné d’un deuxième carton jaune dans le temps additionnel de la seconde période (90e+4).

Une domination espagnole récompensée

Malgré un score serré, la sélection dirigée par Luis de la Fuente a largement maîtrisé les débats.

Solide défensivement et maîtresse du ballon, la Roja a multiplié les initiatives face à une équipe argentine qui s’est montrée très peu dangereuse offensivement, ne cadrant que deux tentatives durant l’ensemble de la rencontre.

Ce deuxième titre mondial, seize ans après celui remporté en Afrique du Sud en 2010, vient confirmer la montée en puissance d’une génération qui avait déjà remporté le championnat d’Europe en 2024.

L’Espagne retrouve ainsi une position dominante sur la scène internationale, à l’image de la période 2008-2012, marquée par deux titres européens et une Coupe du monde.

Un collectif solide tout au long du tournoi

Le parcours espagnol s’est appuyé sur un collectif équilibré, emmené notamment par Rodri au milieu de terrain et Fabian Ruiz, tandis que la défense n’a concédé qu’un seul but durant les huit rencontres disputées dans la compétition.

Hormis un match nul lors de son entrée en lice face au Cap-Vert (0-0), l’Espagne a maîtrisé son tournoi, éliminant notamment la France en demi-finale (2-0) avant de prendre le dessus sur l’Argentine en finale.

La sélection ibérique a également dû composer avec un Lamine Yamal diminué physiquement. Blessé à une cuisse avant le tournoi, le jeune attaquant du FC Barcelone n’a pas affiché l’influence qui avait été la sienne lors de l’Euro 2024, même s’il s’est procuré plusieurs situations intéressantes en finale.

L’entrée en jeu de Nico Williams s’est, en revanche, révélée décisive. L’ailier de l’Athletic Bilbao a d’abord obligé Emiliano Martinez à une intervention déterminante avant d’adresser de la tête la passe décisive à Ferran Torres sur le but du sacre.

L’Argentine échoue dans sa quête du doublé

Championne du monde en titre, l’Argentine espérait devenir la première nation à conserver son trophée depuis le Brésil en 1962.

L’Albiceleste, sacrée en 1978, 1986 et 2022, s’est toutefois heurtée à une équipe espagnole plus entreprenante et n’est jamais parvenue à imposer son rythme.

L’expulsion d’Enzo Fernandez a encore réduit les possibilités de réaction des Sud-Américains dans une rencontre où ils avaient déjà éprouvé des difficultés à se créer des occasions.

Lionel Messi quitte probablement la scène mondiale

À 39 ans, Lionel Messi disputait vraisemblablement la dernière Coupe du monde de sa carrière.

Auteur d’un tournoi remarqué, notamment grâce à ses deux passes décisives en demi-finale face à l’Angleterre, le capitaine argentin n’a pas réussi à faire basculer cette finale.

Le huituple Ballon d’Or termine la compétition avec huit réalisations et porte son total à 21 buts inscrits en six Coupes du monde.

En cas de victoire, il aurait pu rejoindre Pelé parmi les rares joueurs sacrés deux fois champions du monde en tant qu’acteurs majeurs. Cette défaite met un terme à cette ambition, alors que l’Espagne s’installe de nouveau au sommet du football mondial.

Mbappé meilleur buteur du tournoi

Malgré l’élimination de la France en demi-finale, Kylian Mbappé termine meilleur buteur de la Coupe du monde 2026 avec dix réalisations.

L’attaquant français décroche ainsi son deuxième Soulier d’Or consécutif et devient, avec 22 buts inscrits en Coupe du monde, le meilleur buteur de l’histoire de la compétition.

LNT

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HCP : une croissance de 4,8 % attendue en 2026 avant un ralentissement à 3 % en 2027 https://lnt.ma/hcp-une-croissance-de-48-attendue-en-2026-avant-un-ralentissement-a-3-en-2027/ Mon, 20 Jul 2026 08:13:24 +0000 https://lnt.ma/?p=553401 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) anticipe une économie marocaine toujours dynamique en 2026, portée par un fort rebond du secteur agricole et la vigueur de la demande intérieure. Dans son Budget économique exploratoire 2027, l’institution prévoit toutefois un ralentissement de la croissance à partir de 2027, sur fond de normalisation de la production agricole et […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) anticipe une économie marocaine toujours dynamique en 2026, portée par un fort rebond du secteur agricole et la vigueur de la demande intérieure. Dans son Budget économique exploratoire 2027, l’institution prévoit toutefois un ralentissement de la croissance à partir de 2027, sur fond de normalisation de la production agricole et de persistance des incertitudes géopolitiques et économiques internationales.

Le Budget économique exploratoire, élaboré en vue de préparer les hypothèses macroéconomiques de la future Loi de finances 2027, repose sur plusieurs scénarios, notamment une campagne céréalière moyenne en 2026-2027, une reconduction de la politique budgétaire actuelle, une reprise progressive de la demande extérieure et un apaisement graduel des tensions au Moyen-Orient. Le HCP souligne toutefois que ces prévisions demeurent entourées d’un niveau élevé d’incertitude.

Un contexte international toujours marqué par les tensions

Selon le HCP, l’économie mondiale continuera d’évoluer dans un environnement fragile. Les tensions géopolitiques intervenues au Moyen-Orient au début de 2026, notamment la paralysie du détroit d’Ormuz, ont provoqué une hausse des prix des matières premières et perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Dans ce contexte, la croissance mondiale devrait ralentir à 3 % en 2026, après 3,5 % en 2025, avant de rebondir à 3,4 % en 2027. Les économies avancées seraient particulièrement affectées, tandis que le commerce mondial ralentirait sous l’effet du renchérissement des coûts logistiques, des tensions commerciales et du repli de la demande.

Le HCP estime également que cette situation pèsera sur la demande adressée au Maroc, qui passerait de 4,9 % en 2025 à 2,6 % en 2026, avant de remonter légèrement à 2,9 % en 2027.

Une croissance portée par le rebond agricole

Malgré cet environnement international moins favorable, l’économie nationale devrait afficher une croissance de 4,8 % en 2026, avant de ralentir à 3 % en 2027. Cette évolution s’explique essentiellement par la forte reprise du secteur agricole cette année, avant un retour à une campagne céréalière moyenne l’année suivante.

Le HCP prévoit une production céréalière avoisinant 90 millions de quintaux, soit une progression de 50,6 % par rapport à la moyenne de la dernière décennie. Les précipitations abondantes enregistrées durant la campagne 2025-2026 devraient également favoriser les cultures arboricoles, tandis que les mesures de reconstitution du cheptel soutiendraient la reprise de l’élevage.

Dans ces conditions, la valeur ajoutée agricole progresserait de 19,1 % en 2026, avant de reculer de 6,8 % en 2027 sous l’effet d’une normalisation de la production céréalière. Le secteur primaire contribuerait ainsi à hauteur de 1,9 point à la croissance du PIB en 2026.

Les secteurs non agricoles demeurent résilients

Les activités non agricoles devraient, de leur côté, ralentir à 3 % en 2026, contre 3,9 % un an auparavant, avant de retrouver un rythme de 4 % en 2027, grâce notamment au renforcement de la demande intérieure et aux grands projets d’investissement.

L’industrie du matériel de transport devrait notamment bénéficier de l’assouplissement de certaines réglementations européennes et du développement des filières automobile et aéronautique, avec une croissance attendue de près de 6 % en 2026 et 2027.

À l’inverse, l’industrie chimique devrait subir les effets des perturbations d’approvisionnement en intrants, tandis que le secteur extractif serait affecté par un recul temporaire de la demande mondiale de phosphate avant une reprise attendue en 2027.

Le secteur de la construction devrait ralentir à 3,1 % en 2026, sous l’effet de la hausse des coûts énergétiques et logistiques, avant une légère accélération à 3,5 % en 2027, soutenue par les investissements liés notamment aux infrastructures de la Coupe du monde 2030.

Le secteur tertiaire conserverait quant à lui un rôle moteur, avec une croissance de 3,9 % en 2026 puis de 4,2 % en 2027, portée par le commerce, le tourisme, les transports et les services publics.

La demande intérieure resterait le principal moteur

Le HCP considère que la consommation des ménages et l’investissement continueront de soutenir l’activité économique.

La consommation finale des ménages progresserait de 4,4 % en 2026, avant de ralentir à 2,4 % en 2027, portée par l’amélioration des revenus agricoles, les hausses salariales et le maintien des transferts des Marocains résidant à l’étranger.

Une amélioration progressive des finances publiques

Sur le plan des équilibres macroéconomiques, le HCP prévoit une réduction progressive du déficit budgétaire, qui passerait de 3,5 % du PIB en 2025 à 3,4 % en 2026, puis 3,2 % en 2027, sous l’effet de la progression des recettes publiques.

Le déficit courant demeurerait contenu, à 3,9 % du PIB en 2026 puis 3,6 % en 2027, tandis que la dette publique globale poursuivrait sa légère décrue, passant de 76,5 % à 76,1 % du PIB entre les deux années. L’inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB, resterait modérée, à 1,9 % en 2026 puis 1,5 % en 2027.

LNT

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Les États-Unis frappent à nouveau l’Iran après la mort de deux soldats américains https://lnt.ma/les-etats-unis-frappent-a-nouveau-liran-apres-la-mort-de-deux-soldats-americains/ Sun, 19 Jul 2026 14:31:52 +0000 https://lnt.ma/?p=553398 Les États-Unis ont mené dimanche une nouvelle vague de bombardements contre l’Iran, en représailles à la mort de deux de leurs militaires tués vendredi dans des frappes iraniennes en Jordanie. Téhéran a répliqué en visant plusieurs pays alliés de Washington dans la région, portant les hostilités à un niveau inédit depuis la reprise du conflit. […]

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Les États-Unis ont mené dimanche une nouvelle vague de bombardements contre l’Iran, en représailles à la mort de deux de leurs militaires tués vendredi dans des frappes iraniennes en Jordanie. Téhéran a répliqué en visant plusieurs pays alliés de Washington dans la région, portant les hostilités à un niveau inédit depuis la reprise du conflit.

Une huitième nuit de bombardements

Selon l’armée américaine, cette huitième nuit consécutive de frappes visait à sanctionner la mort de ces deux soldats, les premiers tués côté américain depuis la reprise de la guerre le 7 juillet. Un troisième militaire reste porté disparu. Washington affirme avoir visé des sites militaires ainsi que des unités du Corps des Gardiens de la révolution islamique jugées responsables de l’attaque en Jordanie.

Du côté iranien, des frappes ont été signalées sur la ville portuaire de Sirik, dans la province méridionale d’Hormozgan, régulièrement visée ces derniers jours, ainsi que sur une centrale nucléaire en construction à Darkhovin, dans le sud-ouest du pays, selon l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.

Le Koweït et Bahreïn également touchés

Les répercussions du conflit se sont étendues dimanche au Koweït et à Bahreïn, tous deux alliés des États-Unis dans le Golfe. Au Koweït, une centrale électrique et de dessalement d’eau a été frappée pour la troisième journée consécutive, provoquant un incendie. Les autorités koweïtiennes, qui avaient dénoncé la veille le ciblage de leurs infrastructures essentielles, ont appelé la population à économiser l’électricité alors que le mercure atteignait 47°C. Le Conseil de coopération du Golfe a de son côté qualifié ces attaques de crimes de guerre.

À Bahreïn, qui héberge la Ve flotte de la marine américaine, des sirènes d’alerte ont également retenti à plusieurs reprises. Le royaume accuse l’Iran de viser des cibles civiles depuis l’effondrement du protocole d’accord signé le 17 juin pour tenter de ramener la paix dans la région.

Missiles interceptés par Israël et la Jordanie

L’armée israélienne a indiqué avoir intercepté, avec les forces jordaniennes, un missile dirigé vers le port jordanien d’Aqaba, situé près de la ville israélienne d’Eilat sur la mer Rouge. La Jordanie a par ailleurs annoncé avoir abattu trois autres missiles iraniens visant son territoire, un quatrième s’étant écrasé dans une zone désertique. Téhéran affirme pour sa part avoir ciblé des bases militaires utilisées par les forces américaines.

Ces échanges marquent le niveau de violence le plus élevé depuis le cessez-le-feu conclu en avril, censé mettre fin à la guerre déclenchée par l’offensive israélo-américaine du 28 février. Des infrastructures civiles sont désormais visées des deux côtés.

Message ferme du guide suprême iranien

Dans un message diffusé samedi par la télévision d’État, le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a averti que la nation iranienne et ce qu’il appelle le front de la résistance avaient, selon ses mots, des leçons à donner aux États-Unis. Il a également estimé que les violations répètées du protocole d’accord démontraient que la parole du président américain n’avait aucune valeur. Le dirigeant iranien, qui a succédé à son père tué le premier jour de la guerre, n’est toujours pas apparu en public depuis son accession au pouvoir.

Selon le gouvernement iranien, les frappes américaines ont fait au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin, en plus des dégâts causés selon lui à des infrastructures civiles. Côté américain, le bilan s’élève à 16 militaires tués depuis le début du conflit fin février.

Le trafic maritime de nouveau paralysé dans le détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz, dont la réouverture par l’Iran constituait l’un des principaux acquis du protocole d’accord de juin, est de nouveau le théâtre d’incidents à répétition. Dimanche, l’Iran a annoncé avoir stoppé quatre navires cherchant à franchir le détroit sans son autorisation, en immobilisant deux et en contraignant les deux autres à faire demi-tour.

Avant la guerre, près d’un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures transitait par cette voie stratégique. Les États-Unis ont, de leur côté, rétabli le blocus des ports iraniens qu’ils avaient levé après la signature de l’accord de juin.

LNT avec AFP

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Argentine-Espagne : une finale de rêve pour conclure un Mondial hors normes https://lnt.ma/argentine-espagne-une-finale-de-reve-pour-conclure-un-mondial-hors-normes/ Sun, 19 Jul 2026 14:30:58 +0000 https://lnt.ma/?p=553394 La Coupe du monde 2026, marquée par les superlatifs du début à la fin, se termine ce dimanche avec un choc au sommet entre l’Argentine et l’Espagne, deux sélections aux profils radicalement différents. La rencontre se jouera aux portes de New York, avec en tribune officielle Donald Trump, et selon un scénario de spectacle typiquement […]

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La Coupe du monde 2026, marquée par les superlatifs du début à la fin, se termine ce dimanche avec un choc au sommet entre l’Argentine et l’Espagne, deux sélections aux profils radicalement différents. La rencontre se jouera aux portes de New York, avec en tribune officielle Donald Trump, et selon un scénario de spectacle typiquement américain.

Difficile d’imaginer conclusion plus spectaculaire pour ce tournoi inédit, disputé pour la première fois à 48 équipes. D’un côté, l’armée réunie autour de Lionel Messi, qui viserait un deuxième sacre mondial et se rapprocherait ainsi un peu plus du statut de légende. De l’autre, une sélection espagnole impressionnante de maîtrise collective.

Les Bleus battus, Mbappé entre dans l’histoire

Les supporters français avaient longtemps rêvé d’une revanche contre l’Argentine, tenante du titre. Mais les Bleus ont chuté en demi-finale face à l’Espagne. Samedi, pour le dernier match de Didier Deschamps sur le banc tricolore, la France s’est également inclinée face à l’Angleterre lors de la petite finale, sur un score spectaculaire de 6 à 4, à l’issue d’une rencontre disputée à guichets ouverts.

Après une première période catastrophique conclue sur un score de 4-0 en faveur des Anglais, les Français ont fini par relever la tête. Kylian Mbappé, auteur d’un doublé, a profité de l’occasion pour devenir le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, avec 22 réalisations au total, devançant désormais Messi (21 buts). Une performance individuelle qui n’efface toutefois pas l’amertume d’une élimination pour l’équipe de France, championne du monde en 2018 et finaliste en 2022.

Un tournoi hors normes, du Mexique au Canada

Ouvert il y a cinq semaines et demie dans le stade mythique de l’Azteca à Mexico, ce Mondial coorganisé pour la première fois par trois pays — Mexique, États-Unis et Canada — sur plus de 4 000 kilomètres, restera comme une compétition riche en rebondissements : l’épopée surprise du Cap-Vert, la situation délicate des joueurs iraniens installés à Tijuana, ou encore l’appel téléphonique de Donald Trump ayant conduit à l’annulation d’une décision arbitrale.

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, n’a pas tari d’éloges sur l’événement, allant jusqu’à le qualifier, selon lui, non seulement de plus grande Coupe du monde jamais organisée, mais aussi du plus grand événement humain, social et culturel jamais vécu par l’humanité.

La prochaine édition, en 2030, s’annonce plus vaste encore : elle se déroulera sur trois continents, avec des rencontres prévues en Espagne, au Portugal, au Maroc et en Amérique latine. Certaines voix plaident même pour un format à 64 équipes, une perspective qui interroge sur l’impact environnemental d’un tournoi toujours plus étendu.

Une finale à grand spectacle

Pour cette dernière affiche, qui a réuni plus de six millions de spectateurs en stade sur l’ensemble du tournoi et des milliards de téléspectateurs à travers le monde, la Fifa promet un événement à la hauteur de ses ambitions. À la manière du Super Bowl américain, un spectacle de mi-temps d’une dizaine de minutes est prévu, réunissant plusieurs grandes stars internationales de la musique.

Avant le coup d’envoi, une cérémonie d’ouverture fera également intervenir plusieurs personnalités du monde du spectacle. Mais l’attention se portera aussi sur la tribune officielle : Donald Trump, qui n’avait pas assisté aux matches précédents du tournoi, sera présent pour la finale et remettra le trophée au vainqueur aux côtés du président de la Fifa.

Sur le terrain, l’opposition promet d’être tranchée entre deux philosophies de jeu : une Espagne portée par un collectif rodé et une possession de balle maîtrisée, qui viserait un second doublé Euro-Mondial après celui de 2008-2010, face à une Argentine portée par l’instinct de survie et le génie individuel de Lionel Messi, qui chercherait à conserver son titre — un exploit qu’aucune équipe n’a réalisé depuis le Brésil en 1962.

LNT avec AFP

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Football : la FRMF prépare une nouvelle phase de réforme axée sur les jeunes talents et la gouvernance https://lnt.ma/football-la-frmf-prepare-une-nouvelle-phase-de-reforme-axee-sur-les-jeunes-talents-et-la-gouvernance/ Sat, 18 Jul 2026 11:03:22 +0000 https://lnt.ma/?p=553387 La Fédération royale marocaine de football (FRMF) entend accélérer la modernisation de ses compétitions nationales en renforçant la gouvernance des ligues, en développant les infrastructures et en accordant une attention particulière à la formation des jeunes joueurs. Réuni vendredi à Salé, le Comité directeur de la FRMF a été l’occasion pour son président, Fouzi Lekjaa, […]

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La Fédération royale marocaine de football (FRMF) entend accélérer la modernisation de ses compétitions nationales en renforçant la gouvernance des ligues, en développant les infrastructures et en accordant une attention particulière à la formation des jeunes joueurs. Réuni vendredi à Salé, le Comité directeur de la FRMF a été l’occasion pour son président, Fouzi Lekjaa, de présenter les principaux axes de la prochaine feuille de route destinée à accompagner le développement du football national.

À cette occasion, Fouzi Lekjaa a insisté sur la nécessité de mettre en place un mécanisme permettant de mieux valoriser les jeunes talents, notamment les internationaux, afin de renforcer les clubs et les différentes sélections nationales.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus globale visant à consolider les acquis du football marocain, tant sur le plan national qu’international.

Intervenant à la suite de la présentation du président de la Ligue nationale de football professionnel (LNFP), Abdeslam Belegchour, le président de la FRMF a indiqué que la prochaine étape sera consacrée à la mise en œuvre d’une réforme du chantier de développement du football national.

Cette feuille de route prévoit notamment de renforcer l’autonomie des ligues nationales dans l’exercice de leurs prérogatives, tout en consolidant leurs relations avec la Fédération dans le respect des règlements en vigueur.

Le projet comprend également le transfert des différentes ligues vers leurs nouveaux sièges avant la fin de l’année 2026, avec pour objectif d’améliorer leurs conditions de fonctionnement et de renforcer leur gouvernance.

Fouzi Lekjaa a également souligné l’importance de poursuivre les investissements dans les infrastructures sportives, considérées comme un levier essentiel pour accompagner la progression du football marocain.

Il a appelé les ligues nationales à renforcer le marketing sportif des clubs et à mettre en place de nouveaux modèles d’organisation et d’encadrement des supporters, afin d’améliorer la sécurité autour des rencontres et la qualité des services proposés au public.

Le président de la FRMF a par ailleurs insisté sur la nécessité d’élever le niveau d’organisation des compétitions nationales, dans un contexte où le football marocain bénéficie d’une visibilité croissante sur les scènes africaine et internationale.

La valorisation des championnats de jeunes figure également parmi les priorités de la Fédération.

Fouzi Lekjaa a plaidé pour le développement des compétitions destinées aux jeunes catégories ainsi que pour un meilleur accompagnement des joueurs tout au long de leur parcours de formation, afin de faciliter leur intégration au sein des clubs professionnels et des différentes équipes nationales.

L’objectif est de renforcer le vivier de talents susceptibles d’alimenter durablement le football marocain, en mettant en place des mécanismes favorisant leur détection, leur progression et leur intégration au plus haut niveau.

Le président de la FRMF a enfin appelé à privilégier une démarche participative dans la conduite des réformes.

Il a proposé l’organisation de rencontres régulières réunissant la Ligue nationale de football professionnel, les présidents et entraîneurs des clubs, la Direction technique nationale (DTN) ainsi que les sélectionneurs nationaux, afin d’échanger sur les différents enjeux liés aux compétitions nationales et au développement du football.

LNT

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Justice : la Présidence du ministère public et la CDG accélèrent la digitalisation des échanges relatifs aux notaires https://lnt.ma/justice-la-presidence-du-ministere-public-et-la-cdg-accelerent-la-digitalisation-des-echanges-relatifs-aux-notaires/ Sat, 18 Jul 2026 11:01:25 +0000 https://lnt.ma/?p=553385 La Présidence du ministère public et la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) ont franchi une nouvelle étape dans la modernisation de leurs échanges administratifs avec la signature, vendredi à Rabat, d’un protocole d’accord portant sur la digitalisation des notifications réglementaires relatives aux notaires. Cette initiative vise à fluidifier la transmission des informations, à […]

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La Présidence du ministère public et la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) ont franchi une nouvelle étape dans la modernisation de leurs échanges administratifs avec la signature, vendredi à Rabat, d’un protocole d’accord portant sur la digitalisation des notifications réglementaires relatives aux notaires. Cette initiative vise à fluidifier la transmission des informations, à renforcer la sécurité des transactions notariales et à accompagner la transformation numérique de l’administration judiciaire.

Signé sous la présidence du procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du ministère public, Hicham Balaoui, et du directeur général de la CDG, Khalid Safir, cet accord s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions du décret d’application de l’article 33 de la loi n° 32.09 relative à l’organisation de la profession notariale.

Le protocole d’accord établit un cadre de coopération destiné à organiser les échanges numériques entre les deux institutions, notamment en ce qui concerne les notifications émises par la CDG lorsqu’elle relève des situations de non-conformité dans les opérations de règlement effectuées par les notaires.

L’objectif est de remplacer progressivement les procédures papier par un système d’échange électronique permettant une transmission plus rapide, plus fiable et plus sécurisée des informations, conformément aux exigences légales et réglementaires.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté commune des deux institutions de renforcer le recours aux outils numériques afin d’améliorer l’efficacité des échanges de données et de consolider leur coopération dans les domaines relevant de leurs compétences respectives.

À cette occasion, Hicham Balaoui a souligné que cet accord permettra de renforcer la coopération déjà existante entre la Présidence du ministère public et la CDG.

Selon lui, la digitalisation des échanges contribuera à dépasser les limites des procédures fondées sur les supports papier, au profit de mécanismes plus performants susceptibles d’améliorer le traitement des informations et, plus largement, la pratique judiciaire.

Le procureur général du Roi a également estimé que cette évolution produira des effets concrets pour les citoyens et les justiciables, en renforçant la sécurité des actes établis par les notaires et en contribuant à une meilleure moralisation de l’exercice des professions juridiques, en particulier celle de notaire.

De son côté, Khalid Safir a indiqué que cette convention traduit l’engagement des deux institutions à poursuivre la modernisation de leurs méthodes de travail afin d’améliorer leur efficacité, leur transparence ainsi que leurs mécanismes de coordination et de suivi.

Le directeur général de la CDG a expliqué que le nouveau dispositif repose sur un système sécurisé d’échange électronique des notifications adressées aux procureurs généraux du Roi près les Cours d’appel, via la plateforme numérique de la Présidence du ministère public.

Selon lui, cette solution permettra d’accélérer le traitement des notifications, d’assurer leur transmission immédiate aux autorités compétentes avec l’ensemble des documents nécessaires, d’améliorer la fiabilité des données échangées et de faciliter les opérations de suivi.

Il a également souligné que le dispositif a été conçu pour garantir un niveau élevé de sécurité des systèmes d’information ainsi que la protection des données à caractère personnel.

Au-delà de l’aspect technique, les deux institutions considèrent cette initiative comme une contribution au chantier plus large de la transformation numérique de l’administration publique.

Pour Khalid Safir, le développement de canaux numériques de coopération entre la CDG et la Présidence du ministère public constitue un levier essentiel pour répondre aux exigences d’une administration moderne, tout en renforçant la protection des droits des citoyens et la confiance dans les institutions.

LNT

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Bourse de Casablanca : le MASI recule de 2,27 % sur fond de repli des valeurs minières https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-le-masi-recule-de-227-sur-fond-de-repli-des-valeurs-minieres/ Sat, 18 Jul 2026 10:59:01 +0000 https://lnt.ma/?p=553382 La Bourse de Casablanca a terminé la semaine du 13 au 17 juillet en baisse, pénalisée notamment par le repli des valeurs minières et industrielles. L’indice principal MASI a cédé 2,27 %, tandis que la capitalisation boursière est restée supérieure à 1.000 milliards de dirhams. Les échanges ont, pour leur part, dépassé 1,38 milliard de […]

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La Bourse de Casablanca a terminé la semaine du 13 au 17 juillet en baisse, pénalisée notamment par le repli des valeurs minières et industrielles. L’indice principal MASI a cédé 2,27 %, tandis que la capitalisation boursière est restée supérieure à 1.000 milliards de dirhams. Les échanges ont, pour leur part, dépassé 1,38 milliard de dirhams, portés principalement par Managem, Attijariwafa bank et Marsa Maroc.

Après plusieurs semaines d’évolution favorable, le marché casablancais a enregistré une correction au cours de la semaine écoulée. Le MASI, principal indice de la Bourse de Casablanca, a clôturé à 17.578,83 points, en baisse de 2,27 %.

Les autres principaux indices ont également terminé en territoire négatif. Le MASI 20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides de la cote, a perdu 1,74 % pour s’établir à 1.302,58 points. De son côté, le MASI ESG, composé des entreprises les mieux notées selon les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), a reculé de 2,55 % à 1.244,43 points.

Les petites et moyennes capitalisations ont enregistré la plus forte baisse de la semaine. Le MASI Mid and Small Cap a ainsi abandonné 3,61 % pour clôturer à 1.751,96 points.

Les valeurs minières sous pression

Sur le plan sectoriel, les compartiments liés aux matières premières ont été les plus touchés.

Le secteur des Mines a enregistré la plus forte baisse hebdomadaire avec un recul de 6,64 %, devant l’Industrie agricole (-6,48 %) et les Sociétés de portefeuilles-Holdings (-5,14 %).

À l’inverse, quelques secteurs sont parvenus à évoluer positivement malgré la tendance générale du marché. Les Sociétés de financement et autres activités financières ont progressé de 1,66 %, devant les Services de transport (+0,58 %) et le secteur Sylviculture et papier (+0,40 %).

Plus de 1,38 milliard de dirhams échangés

L’activité est demeurée soutenue sur le marché casablancais. Le volume global des échanges a dépassé 1,38 milliard de dirhams, réparti entre 734,22 millions de dirhams sur le marché central et 642,77 millions de dirhams sur le marché de blocs.

Les titres les plus actifs de la semaine ont été Managem, qui a concentré 14,31 % des échanges, suivie d’Attijariwafa bank (8,98 %) et de Sodep-Marsa Maroc (7,71 %).

Malgré la correction enregistrée par les principaux indices, la capitalisation boursière de la place casablancaise demeure supérieure au seuil symbolique des 1.000 milliards de dirhams, s’établissant à 1.005,23 milliards de dirhams.

Au niveau des valeurs individuelles, Rebab Company a enregistré le plus fort repli de la semaine, avec une baisse de 9,73 % à 88,01 dirhams.

Elle est suivie par Minière Touissit (-9,56 % à 4.350 DH), Aluminium du Maroc (-8,89 % à 1.732 DH), Lesieur Cristal (-7,58 % à 305 DH), Involys (-6,85 % à 121 DH) et CMGP Group (-6,48 % à 317 DH).

À l’opposé, plusieurs valeurs ont terminé la semaine en hausse. Salafin a signé la meilleure performance avec une progression de 7,57 % à 455 dirhams, devant Maroc Leasing (+7,38 % à 365,10 DH), IB Maroc.com (+7,08 % à 59 DH), Promopharm (+5,99 % à 1.345 DH) et Eqdom (+3,29 % à 1.600 DH).

LNT

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Phishing : BAM appelle à renforcer la coordination nationale face à l’essor des escroqueries financières https://lnt.ma/phishing-abdellatif-jouahri-appelle-a-renforcer-la-coordination-nationale-face-a-lessor-des-escroqueries-financieres/ Fri, 17 Jul 2026 14:28:02 +0000 https://lnt.ma/?p=553369 Nabil Badr, directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib (BAM), a appelé à une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs concernés pour lutter contre les escroqueries financières, dont les formes se multiplient avec l’essor des services numériques. Intervenant à l’ouverture d’un atelier national consacré au phishing, organisé conjointement par Bank Al-Maghrib et l’Autorité nationale […]

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Nabil Badr, directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib (BAM), a appelé à une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs concernés pour lutter contre les escroqueries financières, dont les formes se multiplient avec l’essor des services numériques. Intervenant à l’ouverture d’un atelier national consacré au phishing, organisé conjointement par Bank Al-Maghrib et l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF), il a insisté sur la nécessité de conjuguer prévention, innovation technologique, coopération institutionnelle et sensibilisation des citoyens afin de préserver la confiance dans le système financier.

Réunissant les autorités de supervision, les services chargés de l’application de la loi, les établissements financiers ainsi que des experts internationaux, notamment de la Banque du Portugal, cet atelier avait pour objectif d’échanger sur les nouvelles formes de fraude financière et les moyens de renforcer les mécanismes nationaux de prévention et de réponse.

Une digitalisation porteuse de nouveaux risques

Dans son allocution d’ouverture, Nabil Badr a rappelé que la digitalisation des services financiers constitue un levier important de modernisation de l’économie marocaine, favorisant l’inclusion financière, le développement des moyens de paiement électroniques et une meilleure intégration des citoyens et des entreprises dans l’économie formelle.

Cette évolution s’accompagne toutefois de nouveaux défis sécuritaires. Selon le directeur de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib, l’utilisation croissante des technologies numériques élargit les surfaces d’exposition aux cybermenaces et offre aux réseaux criminels de nouvelles opportunités pour développer des schémas de fraude de plus en plus sophistiqués.

S’appuyant sur le rapport Global Financial Fraud Threat Assessment d’Interpol, il a rappelé que les pertes mondiales liées aux fraudes financières ont atteint 442 milliards de dollars en 2025.

Les fraudeurs ciblent désormais les utilisateurs

Nabil Badr a souligné que les modes opératoires ont profondément évolué ces dernières années. Les cybercriminels cherchent désormais moins à contourner les systèmes de sécurité des banques qu’à manipuler directement les utilisateurs des services financiers grâce à des techniques d’ingénierie sociale.

Phishing, faux messages bancaires, appels frauduleux, faux investissements, usurpation d’identité d’institutions publiques ou financières, ainsi que diffusion de liens malveillants via les réseaux sociaux figurent parmi les principales méthodes utilisées pour obtenir des informations confidentielles ou détourner des fonds.

Pour le responsable de Bank Al-Maghrib, ces pratiques portent directement atteinte à la confiance, qu’il considère comme le fondement même du fonctionnement du système financier. Elles constituent, selon lui, un défi majeur à un moment où le Royaume poursuit ses efforts en faveur de l’inclusion financière, de la généralisation des paiements numériques et de la réduction du recours aux espèces.

Un enjeu également lié au blanchiment de capitaux

Au-delà de la protection des consommateurs, Nabil Badr a souligné que les escroqueries financières représentent également une problématique d’intégrité financière.

Il a rappelé que les travaux du Groupe d’action financière (GAFI) mettent en évidence les liens croissants entre les cyberescroqueries, les opérations de blanchiment de capitaux et d’autres formes de criminalité financière, les fonds issus de ces fraudes étant souvent transférés à travers des circuits internationaux complexes.

Dans ce contexte, il a estimé que les escroqueries financières devaient être appréhendées non seulement sous l’angle de la cybersécurité, mais également comme un élément central des dispositifs de lutte contre les flux financiers illicites.

Un dispositif réglementaire progressivement renforcé

Face à ces évolutions, Nabil Badr a rappelé que Bank Al-Maghrib poursuit le renforcement de son dispositif réglementaire et prudentiel afin d’accompagner la transformation numérique du secteur bancaire tout en garantissant un niveau élevé de sécurité.

Il a notamment évoqué la publication, en juillet 2024, d’un premier guide de bonnes pratiques destiné aux établissements de crédit pour renforcer leurs dispositifs de prévention, de détection et de traitement des risques liés au phishing.

Un second guide, publié en juillet 2026, est consacré aux risques associés aux « comptes rebonds », utilisés comme comptes de transit dans les opérations frauduleuses. Ce référentiel propose des recommandations destinées à améliorer leur identification et leur traitement.

Le directeur de la supervision bancaire a également indiqué que Bank Al-Maghrib avait demandé aux établissements bancaires de renforcer la sécurité de leurs applications mobiles en généralisant notamment l’authentification multifactorielle et l’utilisation d’appareils de confiance reconnus par les banques pour la validation des opérations sensibles.

Une responsabilité collective

Au-delà du cadre réglementaire, Nabil Badr a insisté sur l’importance de la sensibilisation du grand public. Bank Al-Maghrib a ainsi mené, en coordination avec les établissements financiers, plusieurs campagnes d’information prenant la forme de guides pratiques, de capsules pédagogiques et, plus récemment, d’une campagne nationale d’envoi de SMS destinés à alerter les citoyens sur les risques de phishing.

Il a également appelé les banques et les établissements de paiement à poursuivre leurs investissements dans les systèmes de détection des fraudes, les dispositifs d’authentification renforcée, l’analyse comportementale des transactions et les mécanismes de réaction rapide.

Selon lui, la lutte contre les escroqueries financières ne peut être efficace que si elle repose sur une coopération étroite entre les autorités de supervision, les services chargés de l’application de la loi, les autorités judiciaires, les institutions financières, les opérateurs de télécommunications et les citoyens eux-mêmes.

Dans cette perspective, Nabil Badr a rappelé la création du Comité national de lutte contre les escroqueries financières, placé sous la coordination de l’Autorité nationale du renseignement financier. Il a toutefois estimé que les évolutions rapides des modes opératoires imposent désormais d’aller plus loin, en mettant en place un cadre opérationnel d’échange d’informations permettant de fluidifier la coopération entre banques, autorités judiciaires et services d’enquête afin d’accélérer l’identification et l’interpellation des auteurs de ces fraudes.

LNT

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Cybersécurité : les entreprises marocaines gagnent en maturité, mais de nouveaux défis émergent https://lnt.ma/cybersecurite-les-entreprises-marocaines-gagnent-en-maturite-mais-de-nouveaux-defis-emergent/ Fri, 17 Jul 2026 11:02:48 +0000 https://lnt.ma/?p=553357 La cybersécurité progresse au sein des entreprises marocaines, portée par une implication croissante des directions générales et une hausse des investissements. C’est l’un des principaux enseignements de la troisième édition de l’AUSIMètre, le baromètre annuel réalisé par PwC au Maroc et l’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM). Si l’étude met en évidence […]

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La cybersécurité progresse au sein des entreprises marocaines, portée par une implication croissante des directions générales et une hausse des investissements. C’est l’un des principaux enseignements de la troisième édition de l’AUSIMètre, le baromètre annuel réalisé par PwC au Maroc et l’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM). Si l’étude met en évidence une amélioration de la gouvernance cyber, elle souligne également l’apparition de nouveaux risques liés à l’intelligence artificielle, au cloud et aux technologies quantiques.

Réalisée auprès de 62 grandes entreprises et PME marocaines, cette édition 2026, placée sous le thème « De la défense à l’anticipation : la cybersécurité marocaine entre dans une nouvelle ère », dresse un état des lieux de la maturité numérique des organisations du Royaume et identifie les principaux défis auxquels elles sont confrontées. Les résultats ont été rassemblés dans un Livre blanc destiné à accompagner les entreprises dans le renforcement de leur résilience numérique.

Une gouvernance cyber en progression

L’étude met en évidence une amélioration du niveau global de maturité en cybersécurité. L’indice global atteint désormais 56 %, marquant le passage d’un niveau qualifié « En développement » à un niveau « Défini ».

Cette évolution s’accompagne d’un engagement accru des instances dirigeantes. Ainsi, 74 % des directions générales participent désormais aux décisions liées à la cybersécurité, contre 55 % un an auparavant. Parallèlement, plus de la moitié des entreprises interrogées (56 %) consacrent désormais plus de 5 % de leur budget informatique à la cybersécurité, un niveau qui rejoint les pratiques observées à l’international.

Selon les auteurs du rapport, cette évolution traduit un changement de perception : la cybersécurité n’est plus considérée comme une simple contrainte technique ou réglementaire, mais comme un enjeu stratégique intégré à la gouvernance des organisations. Les exigences réglementaires nationales, notamment la loi 05-20 et les directives de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), contribuent également à cette structuration.

Mohamed Saad, président de l’AUSIM, estime que le cyberespace est désormais devenu un élément central du fonctionnement des économies modernes. Il souligne que les entreprises marocaines renforcent progressivement leur gouvernance, tout en rappelant que des défis importants demeurent, notamment en matière de souveraineté numérique et de développement des compétences.

De nouvelles vulnérabilités apparaissent

Malgré ces progrès, le rapport met en lumière plusieurs « risques asymptomatiques », c’est-à-dire des vulnérabilités encore peu visibles mais susceptibles de produire des effets importants à moyen et long terme.

Le premier concerne l’intelligence artificielle. Si les entreprises reconnaissent largement son potentiel, les mécanismes de gouvernance restent encore insuffisamment développés, favorisant notamment le phénomène de « Shadow AI », caractérisé par l’utilisation non encadrée d’outils d’intelligence artificielle au sein des organisations.

Le deuxième risque identifié porte sur la dépendance croissante aux infrastructures cloud. De nombreuses entreprises ne disposent toujours pas de plans de réversibilité leur permettant de changer de fournisseur ou de récupérer leurs données en cas de besoin.

Enfin, l’étude attire l’attention sur la montée de la menace quantique, dont les conséquences potentielles sur les systèmes de chiffrement restent encore peu anticipées par les organisations marocaines. À ces défis technologiques s’ajoute une pénurie persistante de profils qualifiés en cybersécurité, qui limite les capacités d’innovation et de résilience des entreprises.

Externaliser sans perdre le pilotage

Pour Jamal Basrire, associé chez PwC et responsable Cloud Transformation & Cyber pour la France et le Maghreb, l’année 2026 marque l’entrée dans une nouvelle phase où l’intelligence artificielle malveillante accélère considérablement les capacités offensives des cyberattaquants.

Il relève par ailleurs l’existence d’une forte hétérogénéité entre les entreprises marocaines : près de 37 % affichent un niveau de maturité élevé et investissent massivement dans la cybersécurité, tandis qu’environ 30 % demeurent dans une situation plus fragile.

Dans ce contexte, il estime que l’externalisation de certaines fonctions spécialisées, comme les centres opérationnels de sécurité (SOC) ou les tests d’intrusion, constitue une solution pertinente, en particulier pour les PME qui représentent près des deux tiers de l’échantillon étudié. Il souligne toutefois que cette externalisation ne doit pas conduire les entreprises à abandonner leur pilotage stratégique, celui-ci devant rester sous leur responsabilité.

Trois priorités pour les dirigeants

Afin d’accompagner les organisations face à ces nouveaux défis, le rapport formule plusieurs recommandations à destination des comités exécutifs.

Les auteurs préconisent d’abord de renforcer les compétences disponibles en développant des programmes de reconversion professionnelle et en ouvrant les métiers de la cybersécurité à des profils non issus des filières informatiques, avec l’appui de l’intelligence artificielle.

Ils recommandent également d’intégrer dès aujourd’hui des exigences de crypto-agilité et de résistance aux futures technologies quantiques dans les nouveaux projets technologiques.

Enfin, ils appellent les entreprises à renforcer leur gouvernance de l’intelligence artificielle et du cloud, notamment en cartographiant les usages, en définissant des politiques internes adaptées et en testant régulièrement leurs plans de sortie des infrastructures cloud.

LNT

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Économie du soin : le Maroc présente une stratégie nationale pour structurer le secteur https://lnt.ma/economie-du-soin-le-maroc-presente-une-strategie-nationale-pour-structurer-le-secteur/ Fri, 17 Jul 2026 10:55:11 +0000 https://lnt.ma/?p=553354 Présentée à Rabat par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, la stratégie nationale de promotion de l’économie des soins à autrui ambitionne de structurer un véritable système national des soins, capable de répondre aux évolutions démographiques, de soutenir l’inclusion économique – notamment des femmes – et de créer de […]

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Présentée à Rabat par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, la stratégie nationale de promotion de l’économie des soins à autrui ambitionne de structurer un véritable système national des soins, capable de répondre aux évolutions démographiques, de soutenir l’inclusion économique – notamment des femmes – et de créer de nouveaux emplois dans un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans le développement du Royaume.

L’objectif affiché consiste à mettre en place un système national intégré des soins à autrui, capable de répondre à une demande appelée à croître sous l’effet des transformations démographiques et sociales. La stratégie adopte une approche globale couvrant l’ensemble du cycle de vie, avec l’ambition d’assurer une meilleure couverture des besoins, une plus grande équité territoriale, un financement pérenne et une reconnaissance du travail de soin comme une responsabilité collective.

Faire évoluer le modèle des soins

Intervenant à cette occasion, la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ben Yahia, a estimé que cette stratégie traduit la volonté d’opérer un changement profond dans la manière d’appréhender le travail de soin au Maroc.

Selon elle, il s’agit de dépasser une logique où cette responsabilité repose principalement sur les familles pour évoluer vers un modèle fondé sur un partage des responsabilités entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé, les partenaires sociaux, les acteurs de l’économie sociale et solidaire ainsi que les familles elles-mêmes.

La ministre a souligné que cette stratégie associe plusieurs dimensions complémentaires : promotion des droits, égalité entre les femmes et les hommes, création d’emplois, renforcement de la protection sociale, professionnalisation des métiers du soin, mise en place de normes garantissant les droits des professionnels et développement de mécanismes de financement durables.

Pour Naima Ben Yahia, l’économie des soins ne constitue pas une politique sociale supplémentaire, mais un levier structurant susceptible d’accompagner les mutations de la société, de consolider les acquis sociaux et de limiter à terme les coûts liés aux prises en charge de longue durée.

La stratégie répond également à un objectif économique. En reconnaissant pleinement les activités liées aux soins, elle entend favoriser la création d’emplois qualifiés dans un secteur encore largement informel, tout en facilitant une meilleure participation des femmes au marché du travail.

Le développement de services accessibles de prise en charge des enfants, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou dépendantes est en effet considéré comme un facteur essentiel pour améliorer l’inclusion économique, notamment féminine.

Cette orientation rejoint les recommandations formulées ces dernières années par plusieurs organisations internationales, qui considèrent l’économie du soin comme un important gisement d’emplois et un levier de croissance inclusive.

Une stratégie articulée autour de cinq priorités

La feuille de route s’articule autour de cinq axes majeurs.

Le premier vise à développer, diversifier et mieux répartir l’offre de services de soins sur l’ensemble du territoire afin de réduire les disparités territoriales.

Le deuxième concerne la structuration des métiers du soin à travers leur professionnalisation, le renforcement de leur attractivité et la valorisation des compétences.

Le troisième porte sur la mise en place d’un modèle de financement garantissant la pérennité du système ainsi que la continuité de la demande pour ces services.

Le quatrième entend renforcer la reconnaissance sociale du travail de soin en favorisant un partage plus équilibré des responsabilités entre les différents acteurs de la société.

Enfin, le cinquième axe est consacré à la gouvernance, avec le renforcement des mécanismes de pilotage, de coordination, de régulation et d’évaluation des politiques publiques dans ce domaine.

Les partenaires présents ont salué cette initiative.

Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Abdelkader Amara, a rappelé que son institution plaidait depuis plusieurs années pour l’élaboration d’une stratégie nationale structurée dans ce domaine. Selon lui, le principal défi consiste désormais à transformer cette vision en résultats concrets, à travers des services de qualité accessibles à tous, des emplois décents, un financement durable et une gouvernance efficace.

Les partenaires internationaux ont également exprimé leur soutien à cette démarche.

La directrice de l’Agence française de développement (AFD) au Maroc, Catherine Bonnaud, a estimé que le Royaume franchissait une étape importante dans la reconnaissance du travail de soin comme enjeu stratégique de développement, réaffirmant la volonté de l’AFD d’accompagner la mise en œuvre de cette stratégie.

L’ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a salué une vision moderne qui fait de l’économie du soin un outil au service du développement économique, de la valorisation du capital humain et de la cohésion sociale.

L’ambassadrice de Suède, Fredrika Ornbrant, a pour sa part souligné les progrès réalisés dans le cadre de la coopération entre le Maroc et ONU Femmes, notamment sur les questions liées au partage des responsabilités parentales et à l’égalité entre les femmes et les hommes. Selon elle, le lancement de cette stratégie marque une étape historique en reconnaissant que l’économie du soin relève désormais pleinement des politiques publiques.

De son côté, Chidi King, responsable de la branche Genre, égalité, diversité et inclusion de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a qualifié cette stratégie de référence pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, mettant en avant le choix du Maroc en faveur d’une gouvernance interministérielle associant les partenaires sociaux.

Intervenant par visioconférence, la directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, Nyaradzayi Gumbonzvanda, a également salué une initiative pionnière qui traduit, selon elle, l’engagement du Royaume en faveur de l’égalité, de l’inclusion et du développement humain.

LNT

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Arrabet Holding nomme Badr Bougrine à la tête de The Frontline Unit pour accélérer sa stratégie Data & IA https://lnt.ma/arrabet-holding-nomme-badr-bougrine-a-la-tete-de-the-frontline-unit-pour-accelerer-sa-strategie-data-ia/ Thu, 16 Jul 2026 15:52:00 +0000 https://lnt.ma/?p=553310 Arrabet Holding a annoncé la nomination de Badr Bougrine au poste de directeur général de The Frontline Unit, sa filiale spécialisée dans la data et l’intelligence artificielle. Cette nomination intervient dans un contexte de poursuite de la stratégie du groupe visant à renforcer son positionnement sur les technologies de la donnée et de l’IA, avec […]

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Arrabet Holding a annoncé la nomination de Badr Bougrine au poste de directeur général de The Frontline Unit, sa filiale spécialisée dans la data et l’intelligence artificielle. Cette nomination intervient dans un contexte de poursuite de la stratégie du groupe visant à renforcer son positionnement sur les technologies de la donnée et de l’IA, avec l’ambition de faire de cette entité un acteur de référence entre l’Europe et l’Afrique.

Cette nomination fait suite au départ de Zouhair Jamal-Bennis, intervenu le 13 juillet 2026. Arrabet Holding souligne qu’elle s’inscrit dans une logique de continuité des opérations et de poursuite du développement de The Frontline Unit, tout en saluant la contribution de son ancien dirigeant à la croissance de la filiale.

Badr Bougrine apporte près de vingt années d’expérience dans le conseil en stratégie et la transformation digitale. Au cours de son parcours, il a dirigé les activités Financial Services de cabinets de conseil au Maroc et en Afrique francophone avant d’exercer récemment comme Partner au sein d’un cabinet de conseil basé à Paris. Il y a notamment accompagné des institutions financières, des acteurs industriels et des organismes publics dans leurs projets de transformation numérique et de déploiement de l’intelligence artificielle à grande échelle, avec une expertise particulière en IA agentique et en pilotage de programmes d’IA.

Pour Mohamed Benboubker, co-CEO d’Arrabet Holding, cette nomination s’inscrit dans la trajectoire stratégique du groupe. « La nomination de Badr s’inscrit dans la trajectoire que nous avons fixée pour le groupe : faire de The Frontline Unit le référent Data & AI du corridor Europe–Afrique, avec une conviction forte sur l’IA souveraine portée par notre laboratoire AISCAPADE », déclare-t-il.

De son côté, Badr Bougrine entend concentrer son action sur l’exécution de la feuille de route définie par le groupe. « The Frontline Unit dispose d’actifs rares : une équipe de haut niveau, un positionnement souverain différenciant et l’appui d’un groupe intégré. Ma priorité est l’exécution, transformer ce potentiel en impact mesurable pour nos clients, au Maroc et sur le continent », affirme le nouveau directeur général.

La stratégie de The Frontline Unit repose sur plusieurs axes de développement, parmi lesquels le renforcement de l’offre de conseil en Data & IA, la montée en puissance du laboratoire AISCAPADE et le déploiement de solutions d’intelligence artificielle souveraine destinées aux organisations publiques et privées. L’entreprise entend ainsi consolider son positionnement sur les marchés marocain et africain.

Créée au sein d’Arrabet Holding, The Frontline Unit constitue le pôle dédié à la data et à l’intelligence artificielle du groupe. Sa mission consiste à accompagner les organisations dans la valorisation opérationnelle de leurs données et dans l’intégration de solutions d’IA, avec une approche axée sur l’impact métier et la performance des projets.

LNT avec Cdp

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Maroc-France : Onze accords signés à l’occasion de la Réunion de Haut Niveau https://lnt.ma/maroc-france-onze-accords-signes-a-loccasion-de-la-reunion-de-haut-niveau/ Thu, 16 Jul 2026 15:47:39 +0000 https://lnt.ma/?p=553305 Pour Aziz Akhannouch, cette réunion constitue la première traduction gouvernementale du nouveau cadre politique défini par les deux chefs d’État lors de la visite d’État du président Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024. Le Chef du gouvernement a estimé que cette rencontre ne relevait pas d’une simple reprise des mécanismes de coopération existants, mais […]

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Pour Aziz Akhannouch, cette réunion constitue la première traduction gouvernementale du nouveau cadre politique défini par les deux chefs d’État lors de la visite d’État du président Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024. Le Chef du gouvernement a estimé que cette rencontre ne relevait pas d’une simple reprise des mécanismes de coopération existants, mais marquait le passage à une mise en œuvre concrète d’une vision commune fondée sur une convergence politique renforcée, une confiance renouvelée et une ambition partagée.

Selon lui, les relations entre Rabat et Paris ont connu une accélération notable depuis octobre 2024, avec plus de quarante visites et rencontres de haut niveau réunissant gouvernements, institutions, collectivités territoriales, opérateurs économiques, universités et acteurs de la société civile. La présence de vingt-deux ministres marocains et français lors de cette réunion illustre, selon M. Akhannouch, le caractère exceptionnel de cette nouvelle dynamique.

Une coopération économique renforcée

Le Chef du gouvernement a également mis en avant la dimension économique du partenariat. Les onze nouveaux accords signés à Rabat viennent compléter les vingt-deux accords stratégiques conclus en octobre 2024, représentant un volume d’investissements d’environ 10 milliards d’euros.

Ces nouveaux instruments couvrent plusieurs secteurs, notamment la santé, les transports, l’aviation civile, la coopération décentralisée, l’enseignement, la promotion de la langue arabe, la culture, l’agriculture ainsi que d’autres domaines jugés stratégiques pour renforcer la complémentarité entre les économies marocaine et française.

Parmi les principaux accords figure la confirmation du financement de la Ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, une déclaration commune relative au partenariat dans le secteur de l’eau, un plan d’action triennal dans l’aviation civile, des accords de coopération culturelle, scientifique et agricole, ainsi que plusieurs conventions portant sur les infrastructures, les services postaux et la recherche agronomique.

En marge de la réunion plénière, plusieurs ministres des deux pays ont tenu des rencontres bilatérales afin d’approfondir les partenariats sectoriels.

Dans le domaine du transport, les discussions entre Abdessamad Kayouh et Philippe Tabarot ont porté sur le développement du transport routier international, la coopération maritime, les infrastructures aéroportuaires ainsi que la formation dans les métiers ferroviaires. Le ministre français des Transports a qualifié le Maroc de véritable « hub de mobilité » continental, saluant notamment les avancées réalisées dans le développement du réseau ferroviaire à grande vitesse.

Les ministres de l’Agriculture ont, pour leur part, confirmé leur volonté de poursuivre la feuille de route agricole commune, en mettant l’accent sur la recherche, l’innovation, la gestion durable de l’eau, la formation et les échanges scientifiques entre établissements marocains et français.

Dans le secteur du numérique, Amal El Fallah Seghrouchni et Anne Le Hénanff ont évoqué le développement d’une coopération autour de l’intelligence artificielle, de la souveraineté numérique, du cloud, de l’innovation, du soutien aux startups et du développement des compétences. Les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de promouvoir une intelligence artificielle de confiance, centrée sur l’humain et respectueuse des principes de sécurité et de protection de la vie privée.

Les ministres de la Culture ont également convenu de renforcer les échanges artistiques, la coopération cinématographique sur le continent africain ainsi que les partenariats avec l’Institut du Monde Arabe.

Sur le plan diplomatique, Aziz Akhannouch a estimé que le dialogue politique entre les deux pays n’avait « jamais été aussi dense ni aussi structuré », soulignant une convergence croissante sur les principaux dossiers régionaux et internationaux.

À l’ouverture des travaux, il a rappelé que le soutien de la France à l’intégrité territoriale du Royaume et à la marocanité du Sahara avait contribué à instaurer un climat de confiance renforcée entre les deux partenaires.

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a, de son côté, qualifié cette réunion de « moment charnière » destiné à faire « changer d’échelle » les relations bilatérales. Il a souligné que les deux gouvernements souhaitaient transformer les engagements politiques en résultats concrets dans des domaines tels que la sécurité, la transition énergétique, les infrastructures, les mutations technologiques ou encore les défis africains.

À l’issue de la réunion, M. Lecornu a également réaffirmé le soutien de la France à la souveraineté du Maroc sur son Sahara, qualifiant cette position d’« intangible » et rappelant les déclarations formulées par le président Emmanuel Macron dans son message adressé à Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Fête du Trône de 2024.

LNT

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Maroc-France : la 15e Réunion de Haut Niveau s’ouvre à Rabat https://lnt.ma/maroc-france-la-15e-reunion-de-haut-niveau-souvre-a-rabat/ Thu, 16 Jul 2026 10:29:31 +0000 https://lnt.ma/?p=553264 Arrivé mercredi soir à l’aéroport de Rabat-Salé pour une visite officielle, Sébastien Lecornu a été accueilli par Aziz Akhannouch. Le Premier ministre français a été salué par plusieurs membres du gouvernement marocain, parmi lesquels les ministres Ahmed El Bouari, Ryad Mezzour, Abdessamad Kayouh, Mustapha Baitas et Amal El Fallah Seghrouchni, ainsi que par le wali […]

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Arrivé mercredi soir à l’aéroport de Rabat-Salé pour une visite officielle, Sébastien Lecornu a été accueilli par Aziz Akhannouch. Le Premier ministre français a été salué par plusieurs membres du gouvernement marocain, parmi lesquels les ministres Ahmed El Bouari, Ryad Mezzour, Abdessamad Kayouh, Mustapha Baitas et Amal El Fallah Seghrouchni, ainsi que par le wali de la région Rabat-Salé-Kénitra, Mohamed El Yaacoubi.

Les travaux de cette 15e Réunion de Haut Niveau se tiennent dans le cadre du partenariat d’exception renforcé unissant le Maroc et la France. Précédée par plusieurs réunions bilatérales entre les membres des deux gouvernements, cette session vise à approfondir la coopération entre Rabat et Paris et à ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration dans plusieurs domaines stratégiques.

La rencontre devrait notamment être marquée par la signature de plusieurs accords destinés à donner un nouvel élan aux relations maroco-françaises.

Une forte mobilisation gouvernementale

La délégation marocaine réunit plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, ainsi que le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari.

Participent également aux travaux le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdeltif Loudyi, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, ainsi que le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hjira.

Du côté français, Sébastien Lecornu est accompagné d’une importante délégation ministérielle composée notamment du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, Roland Lescure, de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, du ministre des Transports, Philippe Tabarot, de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, de la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, de la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, du ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, ainsi que de la ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache, et de la ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Éléonore Caroit.

Cette 15e Réunion de Haut Niveau s’inscrit dans la relance des relations entre le Maroc et la France et doit permettre aux deux gouvernements de faire le point sur les principaux dossiers de coopération, tout en définissant de nouveaux axes de partenariat.

Les accords attendus devraient couvrir plusieurs secteurs, notamment l’économie, l’industrie, l’agriculture, les transports, le numérique, la culture, l’éducation et la défense.

LNT

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Conjoncture : le HCP anticipe une accélération de la croissance à 5,4% au troisième trimestre https://lnt.ma/conjoncture-le-hcp-anticipe-une-acceleration-de-la-croissance-a-54-au-troisieme-trimestre/ Thu, 16 Jul 2026 09:45:24 +0000 https://lnt.ma/?p=553256 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) estime que l’économie marocaine poursuit sa reprise en 2026, malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques. Après une croissance de 4,6% au premier trimestre et une progression estimée à 4,8% au deuxième, le Royaume pourrait enregistrer une croissance de 5,4% au troisième trimestre, portée par le redressement […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) estime que l’économie marocaine poursuit sa reprise en 2026, malgré un environnement international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques. Après une croissance de 4,6% au premier trimestre et une progression estimée à 4,8% au deuxième, le Royaume pourrait enregistrer une croissance de 5,4% au troisième trimestre, portée par le redressement de l’agriculture, la résilience des services et une reprise progressive des activités industrielles.

Dans son dernier point de conjoncture, le HCP souligne que la dynamique de l’économie nationale demeure principalement alimentée par la demande intérieure, tandis que les échanges extérieurs continuent de peser sur la croissance. Malgré les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, l’activité économique aurait fait preuve de résilience grâce au retour d’une campagne agricole favorable et au maintien d’un niveau soutenu de consommation et d’investissement.

L’agriculture retrouve son rôle de moteur

Le principal facteur de soutien à la croissance reste l’agriculture. Après plusieurs campagnes marquées par la sécheresse, le retour d’une pluviométrie plus favorable durant l’hiver a permis un net redressement de la production agricole.

Au premier trimestre 2026, la valeur ajoutée agricole a progressé de 18,4% en glissement annuel, retrouvant des niveaux comparables à ceux observés en 2017. Cette dynamique se serait encore renforcée au deuxième trimestre avec une hausse estimée à 20,5%, avant de demeurer élevée au troisième trimestre (+19,9%).

Selon le HCP, cette amélioration a contribué à soutenir les revenus en milieu rural, favorisant un rebond de la consommation des ménages et une reconstitution des stocks agricoles.

Les services résistent, l’industrie repart progressivement

Les activités tertiaires continuent d’afficher une évolution favorable. Le tourisme, les transports et le commerce ont permis aux services d’enregistrer une progression de 4,3% au premier comme au deuxième trimestre, avant une légère accélération à 4,4% attendue au troisième trimestre.

En revanche, les filières secondaires ont davantage souffert en début d’année. Après dix trimestres consécutifs de hausse, leur valeur ajoutée a reculé de 1% au premier trimestre sous l’effet du ralentissement des industries extractives, électriques, chimiques et de la construction, confrontées à une hausse des coûts de production et à un important effort d’investissement engagé depuis 2024.

Certaines branches industrielles ont toutefois mieux résisté. Les industries automobile et aéronautique ont poursuivi leur progression, avec une croissance de 5,9% au premier trimestre, soutenue par leurs débouchés à l’export.

Le HCP estime que les activités manufacturières devraient progressivement retrouver de la vigueur au troisième trimestre, avec une hausse de 1,8% de leur valeur ajoutée, tandis que les industries extractives bénéficieraient du redressement de la demande internationale adressée aux engrais, notamment grâce à l’assouplissement des droits de douane sur le marché américain ainsi qu’au raffermissement de la demande indienne et japonaise.

Une demande intérieure toujours dynamique

La consommation des ménages demeure le principal moteur de la croissance. Après une progression de 4,6% au premier trimestre, elle aurait atteint 4,7% au deuxième trimestre et devrait encore accélérer à 4,9% au troisième. Cette évolution s’explique par l’amélioration des revenus, particulièrement en milieu rural, le renforcement du crédit aux ménages ainsi que le rétablissement des dépenses liées à l’Aïd Al-Adha par rapport à l’année précédente.

L’investissement reste également bien orienté. La formation brute de capital fixe a progressé de 10,8% au premier trimestre avant un léger ralentissement à 9,4% au deuxième, principalement en raison d’une normalisation du cycle d’investissement des entreprises et d’une érosion de leurs marges liée à la hausse des coûts de production. Le HCP prévoit néanmoins une nouvelle accélération à 11,1% au troisième trimestre, portée par les investissements dans les infrastructures portuaires, routières et hydrauliques.

Le commerce extérieur continue de freiner la croissance

Malgré la bonne tenue des exportations, le commerce extérieur demeure le principal facteur de ralentissement de l’activité.

Au premier trimestre, les exportations de biens et services ont progressé de 9,2%, mais cette hausse a été plus que compensée par une augmentation de 12,7% des importations, stimulées par la vigueur de la demande intérieure. Les échanges extérieurs ont ainsi amputé la croissance de 2,3 points.

Cette contribution négative devrait se poursuivre au troisième trimestre. Les exportations sont attendues en hausse de 10,2%, notamment grâce à la reprise des dérivés du phosphate, mais les importations devraient progresser encore davantage (+12,4%), limitant l’apport du commerce extérieur à la croissance.

Inflation maîtrisée mais vigilance sur l’énergie

Après un recul de 0,1% au premier trimestre, l’inflation serait remontée à 1,1% au deuxième trimestre sous l’effet du renchérissement des carburants, dont la contribution est estimée à 0,8 point. Les prix des produits non alimentaires auraient progressé de 2,5%, tandis que la baisse des prix alimentaires se serait atténuée avec la remontée des prix des viandes rouges.

Pour le troisième trimestre, le HCP anticipe une inflation moyenne limitée à 1,2%, sous l’hypothèse d’un maintien du baril de Brent autour de 85 dollars, ce qui contribuerait à préserver le pouvoir d’achat des ménages.

Des conditions monétaires toujours favorables

Le HCP relève également une accélération du crédit à l’économie, dont la progression atteindrait 10% au deuxième trimestre, après 8,4% au premier. Cette évolution reflète le renforcement des financements accordés aux entreprises, aussi bien pour leurs besoins de trésorerie que pour leurs investissements, ainsi que la poursuite de la hausse des crédits à la consommation.

Dans ce contexte, Bank Al-Maghrib a maintenu son taux directeur à 2,25% pour un cinquième trimestre consécutif, tout en renforçant ses opérations de refinancement afin de répondre au déficit de liquidité du secteur bancaire. La masse monétaire aurait ainsi progressé de 12,1% en rythme annuel.

En parallèle, le marché boursier est resté plus prudent. Le MASI aurait limité son recul à 0,4% au deuxième trimestre, après une baisse de 3,4% au trimestre précédent, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes sur l’économie mondiale. La capitalisation boursière demeure néanmoins en hausse de 8,8%, malgré une contraction de plus de 30% des volumes échangés.

Des perspectives favorables malgré des risques persistants

Pour le HCP, la poursuite du redressement agricole, la solidité de la demande intérieure et des conditions monétaires toujours accommodantes devraient permettre à l’économie marocaine de gagner en vigueur au troisième trimestre, avec une croissance attendue de 5,4%.

L’institution souligne toutefois que ce scénario reste entouré d’incertitudes. L’évolution des tensions géopolitiques, leurs répercussions sur les prix de l’énergie, les coûts de production et le commerce international constituent les principaux risques susceptibles de freiner cette trajectoire de reprise, même si les fondamentaux domestiques demeurent jugés relativement solides.

LNT

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Cartes bancaires : Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence saluent les premiers effets de la réforme https://lnt.ma/cartes-bancaires-bank-al-maghrib-et-le-conseil-de-la-concurrence-saluent-les-premiers-effets-de-la-reforme/ Wed, 15 Jul 2026 16:30:31 +0000 https://lnt.ma/?p=553224 Près de deux ans après le lancement de la réforme du marché du paiement électronique par carte, Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence dressent un premier bilan positif. Dans un communiqué conjoint, les deux institutions estiment que les mesures engagées ont favorisé l’ouverture du marché, renforcé la concurrence entre les opérateurs et […]

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Près de deux ans après le lancement de la réforme du marché du paiement électronique par carte, Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence dressent un premier bilan positif. Dans un communiqué conjoint, les deux institutions estiment que les mesures engagées ont favorisé l’ouverture du marché, renforcé la concurrence entre les opérateurs et contribué à réduire progressivement les coûts supportés par les commerçants.

Cette réforme découle de la décision rendue le 31 octobre 2024 par le Conseil de la concurrence, qui imposait au Centre Monétique Interbancaire (CMI) de cesser progressivement son activité d’acquisition monétique afin de permettre l’arrivée de nouveaux acteurs. Depuis le 1er novembre 2024, le CMI ne démarche plus de nouveaux commerçants et a achevé la cession de son portefeuille de contrats d’acquisition, conformément au calendrier fixé.

Le CMI conserve néanmoins son rôle de plateforme de traitement des transactions, les établissements de paiement bénéficiant d’un accès à ses infrastructures dans des conditions jugées équitables, transparentes et non discriminatoires.

Bank Al-Maghrib indique avoir accompagné les nouveaux acquéreurs dans le déploiement de leurs activités tout en veillant au respect des exigences en matière de sécurité, de continuité de service et de fiabilité des paiements. Selon les deux institutions, cette transition vers un marché ouvert s’est déroulée sans interruption pour les commerçants et les utilisateurs.

La réforme s’accompagne également d’une nouvelle baisse des commissions. Après avoir plafonné les frais d’interchange des paiements domestiques à 0,65 % en octobre 2024, BAM a décidé de les ramener à 0,50 % à compter du 1er octobre 2026. Un plafond spécifique de 0,15 % sera également appliqué aux paiements effectués auprès des administrations publiques et dans le commerce de proximité.

Pour la banque centrale, ces ajustements visent à diminuer le coût des transactions électroniques et à encourager une utilisation plus large des paiements par carte.

Au-delà de la concurrence, BAM et le Conseil de la concurrence rappellent que cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des moyens de paiement et de renforcement de l’inclusion financière. Les deux institutions affirment qu’elles poursuivront leur coopération afin d’assurer un suivi régulier du marché et de garantir aux particuliers comme aux entreprises un accès à des solutions de paiement électroniques sûres, accessibles et proposées à des coûts compétitifs.

LNT

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Africa Economic Symposium : Ryad Mezzour plaide pour une croissance africaine fondée sur la confiance https://lnt.ma/africa-economic-symposium-ryad-mezzour-plaide-pour-une-croissance-africaine-fondee-sur-la-confiance/ Wed, 15 Jul 2026 15:02:59 +0000 https://lnt.ma/?p=553212 L’Afrique dispose des ressources humaines et naturelles nécessaires pour accélérer son développement, mais devra renforcer la confiance dans ses propres capacités, investir durablement dans les infrastructures et assurer la continuité de ses politiques publiques pour transformer ce potentiel en croissance inclusive. C’est le message porté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, […]

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L’Afrique dispose des ressources humaines et naturelles nécessaires pour accélérer son développement, mais devra renforcer la confiance dans ses propres capacités, investir durablement dans les infrastructures et assurer la continuité de ses politiques publiques pour transformer ce potentiel en croissance inclusive. C’est le message porté par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, lors de la quatrième édition de l’Africa Economic Symposium (AES), organisée à Rabat.

Prenant la parole à l’ouverture de cette rencontre consacrée aux perspectives économiques du continent, le ministre a estimé que l’Afrique réunit plusieurs atouts majeurs, notamment une population jeune, des talents et d’importantes ressources naturelles. Il a toutefois rappelé que ces avantages coexistent avec des défis persistants, parmi lesquels l’accès à l’électricité, la qualité des systèmes éducatifs ou encore les questions de stabilité.

Selon lui, le premier levier de transformation réside dans la capacité des pays africains à croire davantage en leurs propres compétences et à développer des solutions adaptées à leurs réalités économiques et sociales.

L’exemple marocain mis en avant

Ryad Mezzour s’est appuyé sur l’expérience du Maroc pour illustrer cette approche. Il a rappelé que le Royaume avait fait le choix de l’ouverture économique et de la concurrence internationale, une orientation qui s’est accompagnée d’ajustements économiques et sociaux, mais qui a également contribué à renforcer la compétitivité du tissu productif national.

Le ministre a particulièrement insisté sur le rôle structurant des investissements publics dans les infrastructures, qu’il considère comme un préalable indispensable au développement industriel.

Ports, autoroutes et infrastructures logistiques ont, selon lui, constitué des leviers déterminants dans l’essor de plusieurs filières, notamment celle de l’automobile, devenue aujourd’hui le premier secteur exportateur du Maroc.

Cette trajectoire illustre, a-t-il souligné, l’importance de créer un environnement favorable à l’investissement privé en développant au préalable les équipements structurants nécessaires à la compétitivité des entreprises.

L’intelligence artificielle comme levier de transformation

Le ministre a également consacré une partie de son intervention aux mutations technologiques en cours, estimant que l’intelligence artificielle représente une opportunité importante pour les économies africaines.

Selon lui, ces technologies permettent désormais à des individus, à des entrepreneurs ou à de petites entreprises d’accéder à des capacités de traitement de l’information et à des connaissances auparavant réservées aux grandes organisations.

Il a toutefois souligné que cette transformation suppose un effort important en matière de formation afin de permettre aux citoyens de maîtriser ces nouveaux outils.

Ryad Mezzour a également plaidé pour le développement de solutions d’intelligence artificielle conçues en fonction des besoins des populations africaines et respectueuses de leurs réalités, de leurs communautés et de leurs valeurs.

Réfléchir aux nouveaux moteurs de la croissance africaine

Organisé sur deux jours, l’Africa Economic Symposium réunit responsables publics, experts et acteurs économiques autour des principaux défis du développement du continent.

Les travaux portent notamment sur les moyens de valoriser les importantes ressources naturelles africaines afin d’en faire un levier de développement durable, tout en accompagnant les transitions énergétique et climatique.

Les participants examinent également les conditions nécessaires pour faire de la transformation numérique un moteur de croissance inclusive, renforcer les politiques sociales et mobiliser les financements indispensables à la mise en œuvre des stratégies de développement.

LNT

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Stellantis lance la plateforme Smart Car à Kénitra et élargit sa production https://lnt.ma/stellantis-lance-la-plateforme-smart-car-a-kenitra-et-elargit-sa-production/ Wed, 15 Jul 2026 14:37:02 +0000 https://lnt.ma/?p=553199 L’usine Stellantis de Kénitra franchit une nouvelle étape dans son développement industriel. Le constructeur automobile a officiellement lancé la production de la plateforme Smart Car sur son site marocain, marquant l’arrivée de deux nouveaux modèles Fiat – le Fastback et le Grizzly – et renforçant le rôle du Royaume dans la stratégie industrielle du groupe […]

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L’usine Stellantis de Kénitra franchit une nouvelle étape dans son développement industriel. Le constructeur automobile a officiellement lancé la production de la plateforme Smart Car sur son site marocain, marquant l’arrivée de deux nouveaux modèles Fiat – le Fastback et le Grizzly – et renforçant le rôle du Royaume dans la stratégie industrielle du groupe pour la région Afrique et Moyen-Orient (MEA).

Cette annonce a été faite à l’occasion d’une cérémonie organisée mercredi 15 juillet à l’usine de Kénitra, en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, ainsi que de plusieurs responsables publics et dirigeants du groupe. Pour Stellantis, ce lancement s’inscrit dans sa feuille de route industrielle et dans sa stratégie d’accélération de l’industrialisation de ses activités dans la région.

Deux nouveaux modèles produits au Maroc

Le déploiement de la plateforme Smart Car débute avec la fabrication des Fiat Fastback et Fiat Grizzly, deux modèles appelés à enrichir la gamme régionale de la marque italienne.

Conçus dans le cadre d’une stratégie produit mondiale, ces véhicules visent un déploiement à grande échelle sur plusieurs marchés internationaux. Ils ont été pensés pour répondre aux besoins des familles, avec deux positionnements distincts.

Le Fiat Fastback adopte un style plus dynamique et orienté « lifestyle », tandis que le Grizzly se présente comme un SUV familial privilégiant l’espace, le confort et la polyvalence.

Les deux modèles seront proposés avec plusieurs motorisations, allant des versions thermiques aux versions 100 % électriques, illustrant la volonté du constructeur de proposer une offre multi-énergies adaptée aux différents marchés.

Leur commercialisation est prévue à partir du quatrième trimestre 2026.

Avec cette nouvelle plateforme, l’usine marocaine renforce son statut de site stratégique au sein du dispositif industriel de Stellantis en Afrique et au Moyen-Orient.

Le complexe de Kénitra regroupe désormais plusieurs activités complémentaires : assemblage automobile, production de moteurs et activités de micromobilité, faisant du site un pôle industriel intégré destiné à accompagner la croissance du groupe dans la région.

« Aujourd’hui, Kénitra concrétise un pilier clé de notre stratégie FastLane 2030 », a déclaré Samir Cherfan, Chief Operating Officer de Stellantis Middle East & Africa et Global Head of Micromobility.

Selon lui, le lancement de la production sur la plateforme Smart Car illustre la capacité du groupe à conjuguer compétitivité industrielle, intégration locale et réponse aux attentes des consommateurs, tout en renforçant son ancrage régional.

Une montée en puissance de l’intégration locale

Au-delà de la production des nouveaux véhicules, Stellantis présente ce projet comme un levier de développement de l’écosystème automobile marocain.

Le groupe prévoit une extension de son réseau de fournisseurs locaux et régionaux afin d’accompagner la montée en cadence de la production. Cette stratégie repose sur le développement d’approvisionnements de proximité, le renforcement des partenariats industriels et une intégration croissante de la chaîne de valeur au Maroc.

L’objectif affiché est d’atteindre un taux d’intégration locale de 75 % à l’horizon 2030, contre un niveau inférieur aujourd’hui, en s’appuyant sur le développement des capacités industrielles nationales et sur le savoir-faire des équipementiers installés dans le Royaume.

Le lancement de la plateforme Smart Car intervient dans un contexte de montée en puissance de l’industrie automobile marocaine, devenue au cours des dernières années l’un des principaux secteurs exportateurs du Royaume.

L’arrivée de nouveaux modèles, l’élargissement des capacités de production et le développement de l’intégration locale s’inscrivent dans la stratégie nationale visant à renforcer la compétitivité de la filière et à attirer davantage d’investissements industriels.

Pour Stellantis, cette nouvelle phase doit permettre de consolider durablement le rôle de Kénitra comme l’un des principaux hubs industriels du groupe dans la région Afrique et Moyen-Orient, tout en accompagnant la diversification de son offre de véhicules et l’évolution des besoins des différents marchés.

LNT

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Législatives 2026 : l’organisation du scrutin entre dans sa phase opérationnelle https://lnt.ma/legislatives-2026-lorganisation-du-scrutin-entre-dans-sa-phase-operationnelle/ Wed, 15 Jul 2026 14:31:38 +0000 https://lnt.ma/?p=553204 À quelques mois des élections législatives de 2026, les préparatifs s’accélèrent. Réunies avec les responsables des partis politiques, les autorités ont présenté les principales mesures organisationnelles destinées à encadrer le scrutin, depuis la révision des listes électorales jusqu’aux nouvelles modalités de dépôt des candidatures et au financement des campagnes. L’activation de la Commission centrale de […]

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À quelques mois des élections législatives de 2026, les préparatifs s’accélèrent. Réunies avec les responsables des partis politiques, les autorités ont présenté les principales mesures organisationnelles destinées à encadrer le scrutin, depuis la révision des listes électorales jusqu’aux nouvelles modalités de dépôt des candidatures et au financement des campagnes. L’activation de la Commission centrale de suivi des élections, sur instructions royaoles, marque également une nouvelle étape dans le dispositif de supervision du processus électoral.

Ces réunions interviennent alors que les premiers scénarios politiques commencent à se dessiner pour les prochaines législatives. Si plusieurs observateurs anticipent une compétition ouverte, nombre d’entre eux estiment que les équilibres partisans devraient connaître des ajustements plutôt qu’un bouleversement comparable à celui observé lors du scrutin de 2021.

Les préparatifs du scrutin se précisent

Les deux réunions organisées avec les chefs et responsables des partis politiques ont permis de faire le point sur l’ensemble des dispositifs organisationnels et opérationnels mis en place en vue des prochaines élections législatives.

Les représentants des formations politiques ont notamment été informés du bilan de l’opération de révision des listes électorales générales, menée entre le 15 mai et le 10 juillet 2026 sous la supervision des commissions administratives présidées par des magistrats.

Les échanges ont également porté sur les nouvelles modalités de dépôt des candidatures. Les autorités ont présenté une procédure reposant sur une plateforme électronique dédiée, destinée à faciliter les démarches administratives, tout en maintenant le dépôt des dossiers originaux auprès des autorités compétentes.

Les dispositions législatives et réglementaires relatives au financement public des campagnes électorales ont également été rappelées aux partis appelés à participer au scrutin.

L’un des principaux points abordés lors de ces rencontres concerne l’activation de la Commission centrale de suivi des élections, conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Composée du ministre de l’Intérieur et du président du Ministère public, cette commission aura pour mission de veiller au bon déroulement des opérations électorales et d’assurer leur sécurité ainsi que leur intégrité à toutes les étapes du processus.

Ce dispositif sera décliné au niveau territorial à travers des commissions régionales, composées des Walis et des Procureurs généraux du Roi, ainsi que des commissions provinciales réunissant les gouverneurs et les Procureurs du Roi.

L’objectif affiché est d’assurer un suivi coordonné du processus électoral sur l’ensemble du territoire national.

À cette occasion, les dirigeants des partis politiques ont exprimé leur gratitude à Sa Majesté le Roi pour cette décision et ont réaffirmé leur engagement à contribuer au bon déroulement des prochaines élections.

Selon le communiqué, les discussions se sont déroulées dans un climat qualifié de positif, marqué par des échanges portant sur les conditions d’organisation du scrutin et sur les mesures susceptibles d’en garantir le bon déroulement.

LNT

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Banque mondiale : un nouveau partenariat de dix ans axé sur la croissance, l’emploi et l’inclusion https://lnt.ma/banque-mondiale-un-nouveau-partenariat-de-dix-ans-axe-sur-la-croissance-lemploi-et-linclusion/ Wed, 15 Jul 2026 14:28:22 +0000 https://lnt.ma/?p=553201 Le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération avec l’adoption d’un Cadre de partenariat-pays (Country Partnership Framework – CPF) couvrant la période 2026-2035. Conçu sur un horizon inédit de dix ans, ce dispositif place la création d’emplois, le développement du secteur privé et le renforcement du capital […]

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Le Maroc et le Groupe de la Banque mondiale ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération avec l’adoption d’un Cadre de partenariat-pays (Country Partnership Framework – CPF) couvrant la période 2026-2035. Conçu sur un horizon inédit de dix ans, ce dispositif place la création d’emplois, le développement du secteur privé et le renforcement du capital humain au cœur de la stratégie de développement du Royaume. Aligné sur les orientations du Nouveau modèle de développement (NMD), ce partenariat entend accompagner la transition vers une économie plus compétitive, plus résiliente et davantage portée par l’investissement privé.

Au-delà de l’importance des financements mobilisés, ce nouveau cadre traduit une évolution de la philosophie d’intervention de la Banque mondiale. L’objectif n’est plus seulement d’accompagner des projets sectoriels, mais de soutenir une transformation structurelle de long terme, avec des résultats mesurables en matière d’emploi, d’investissement, de compétitivité et de cohésion sociale.

Une « nature structurante »

Le Groupe de la Banque mondiale rappelle accompagner le Maroc depuis plus de soixante-cinq ans. Au fil des décennies, cette coopération a soutenu plusieurs étapes majeures du développement national, depuis les investissements dans les infrastructures, l’agriculture et les équipements publics jusqu’aux réformes de l’éducation, de la santé, de la protection sociale ou encore de la gouvernance économique.

Ce nouveau Cadre de partenariat entend prolonger cette collaboration en articulant davantage les financements publics, les investissements privés, l’expertise technique et les réformes institutionnelles autour d’objectifs communs.

Pour la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, cette nouvelle étape revêt un caractère particulièrement structurant : « Ce nouveau cadre de partenariat marque une étape décisive pour le Maroc. Ce qui le distingue, c’est sa nature structurante : il aligne ainsi financements publics et privés, connaissances et réformes autour d’une vision commune pour l’avenir du Royaume. »

La ministre insiste également sur le fait que la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, constitue désormais le cœur de cette ambition commune.

Le nouveau partenariat repose sur un constat largement partagé : pour accélérer durablement sa croissance, le Maroc devra progressivement faire évoluer son modèle économique vers une dynamique davantage portée par le secteur privé.

Le premier pilier du CPF vise ainsi à renforcer la compétitivité des entreprises. Il prévoit notamment la réduction des obstacles réglementaires, le renforcement de la concurrence sur les marchés, l’amélioration du climat des affaires et un meilleur accès au financement, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.

L’objectif est de favoriser l’émergence d’un tissu entrepreneurial plus dynamique, capable d’investir, d’innover et surtout de créer davantage d’emplois.

Le deuxième axe concerne le développement territorial. Le partenariat entend réduire les disparités géographiques en améliorant la connectivité entre les villes et les territoires ruraux, en facilitant l’accès aux infrastructures, aux marchés et aux services publics, mais aussi en favorisant une croissance plus équilibrée entre les régions.

Le troisième pilier est consacré au renforcement du capital humain. La Banque mondiale poursuivra son accompagnement des réformes engagées dans l’éducation, la santé, la couverture sanitaire universelle et la généralisation de la protection sociale, considérées comme des leviers indispensables pour améliorer la productivité de l’économie marocaine.

L’emploi comme fil conducteur

Contrairement aux précédents cadres de coopération, celui-ci fait de la création d’emplois son objectif transversal.

L’ensemble des interventions sera évalué à l’aune de leur capacité à générer des emplois de meilleure qualité, à favoriser l’investissement privé et à améliorer les opportunités économiques offertes aux Marocains.

Les indicateurs de suivi porteront notamment sur le nombre d’emplois créés, les investissements privés mobilisés, l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux soins de santé, ainsi que le renforcement de la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

Pour mettre en œuvre cette stratégie, le Groupe de la Banque mondiale combinera plusieurs instruments complémentaires : prêts, assistance technique, partage d’expertise, garanties et mobilisation de capitaux privés.

Pour Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan, ce changement d’échelle est précisément l’une des principales nouveautés du partenariat : « En portant notre partenariat à un horizon de dix ans, nous faisons un choix délibéré, celui de dépasser les cycles de projet pour investir dans une transformation structurelle durable. »

Les femmes au cœur de la stratégie

L’une des principales nouveautés du CPF réside dans la place accordée à l’inclusion économique des femmes.

La Banque mondiale consacre une annexe entière à cette question, qu’elle considère comme l’un des principaux leviers de croissance du Royaume.

Le constat est connu mais demeure préoccupant. Malgré les progrès enregistrés en matière d’éducation, le Maroc affiche toujours l’un des taux d’activité féminine les plus faibles au monde. Selon les données de la Banque mondiale, seules 19 % des femmes en âge de travailler participent au marché de l’emploi, contre près de 70 % des hommes.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que les femmes représentent aujourd’hui une part croissante des diplômés de l’enseignement supérieur.

Pour l’institution, cette faible participation constitue un important manque à gagner économique et freine directement les ambitions de croissance du pays.

Le CPF identifie plusieurs freins persistants : insuffisance des structures de garde d’enfants, difficultés de mobilité, accès limité au financement, au foncier et aux actifs productifs, mais aussi poids des normes sociales.

Le mariage et la maternité continuent notamment de peser fortement sur les trajectoires professionnelles des Marocaines, tandis que les responsabilités domestiques restent très majoritairement assumées par les femmes.

Le partenariat prévoit ainsi d’accompagner le développement des services de garde d’enfants, le renforcement de la mobilité, l’accès au financement, le soutien à l’entrepreneuriat féminin et une meilleure prise en compte de la dimension du genre dans les politiques publiques.

Le secteur privé appelé à jouer un rôle central

Le nouveau partenariat accorde également une place beaucoup plus importante au secteur privé.

IFC, la branche du Groupe Banque mondiale dédiée au financement des entreprises, entend intensifier son action au Maroc afin de favoriser la mobilisation de capitaux privés et le développement des marchés.

Son vice-président pour l’Afrique, Ethiopis Tafara, souligne que le Royaume dispose de l’une des économies les plus dynamiques du continent : « À travers ce partenariat d’une durée de dix ans avec le Royaume du Maroc, nous renforçons notre engagement à consolider les marchés, à mobiliser davantage de capitaux privés et à soutenir la prochaine génération d’entreprises afin qu’elles puissent grandir, se développer et créer des emplois dans l’ensemble de l’économie. »

Cette orientation vise à attirer davantage d’investissements vers les secteurs créateurs de valeur et à améliorer les conditions de financement des entreprises, en particulier des PME.

La MIGA, l’agence du Groupe spécialisée dans les garanties contre les risques liés aux investissements, participera également à la mise en œuvre du partenariat.

Son intervention doit permettre de réduire le risque perçu par les investisseurs internationaux et de faciliter la mobilisation de capitaux privés au Maroc.

Pour son vice-président et directeur financier, Ed Mountfield, ces mécanismes de garantie contribueront à renforcer un modèle de croissance davantage porté par le secteur privé tout en favorisant la création d’emplois.

Selim Benabdelkhalek

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Saison estivale : Attention à la prolifération des nuisibles ! https://lnt.ma/saison-estivale-attention-a-la-proliferation-des-nuisibles/ Wed, 15 Jul 2026 13:28:56 +0000 https://lnt.ma/?p=553164 À l’approche de la saison estivale, l’Association marocaine des professionnels de la dératisation, désinsectisation, déreptilisation et désinfection (AM3D) appelle à une mobilisation accrue pour prévenir les risques sanitaires liés à la prolifération des nuisibles et des espèces venimeuses. L’association souligne que les fortes chaleurs favorisent le développement de moustiques, scorpions, serpents, rongeurs et autres insectes […]

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À l’approche de la saison estivale, l’Association marocaine des professionnels de la dératisation, désinsectisation, déreptilisation et désinfection (AM3D) appelle à une mobilisation accrue pour prévenir les risques sanitaires liés à la prolifération des nuisibles et des espèces venimeuses. L’association souligne que les fortes chaleurs favorisent le développement de moustiques, scorpions, serpents, rongeurs et autres insectes susceptibles de représenter un danger pour la santé publique.

Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la campagne nationale lancée par le ministère de la Santé et de la Protection sociale à l’occasion de la Semaine nationale de prévention et de lutte contre les envenimations scorpioniques et ophidiennes. Placée sous le thème « De la prévention à la prise en charge : agissons efficacement contre les envenimations dues aux piqûres de scorpions et aux morsures de serpents », cette initiative met l’accent sur la sensibilisation des populations, la formation des professionnels de santé et l’amélioration de la prise en charge des victimes.

Selon les données du Centre Antipoison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM), 20.583 piqûres de scorpions et 405 morsures de serpents ont été recensées en 2025. Si les piqûres de scorpions restent les plus fréquentes, les morsures de serpents demeurent les plus graves en raison de leur taux de létalité plus élevé lorsqu’elles ne sont pas traitées rapidement.

Une approche fondée sur la prévention

L’AM3D souligne que la lutte contre les nuisibles ne se limite pas aux interventions curatives, mais repose sur une stratégie globale associant information du public, bonnes pratiques d’hygiène, surveillance des zones à risque et recours à des professionnels qualifiés.

L’association rappelle que la chaleur, l’humidité, les eaux stagnantes, les déchets non évacués ou encore le manque d’entretien des espaces extérieurs créent des conditions favorables à la prolifération de nombreux nuisibles pouvant affecter la santé publique, la sécurité sanitaire des aliments et le cadre de vie.

Elle attire notamment l’attention sur les moustiques, considérés comme des vecteurs majeurs de maladies à l’échelle mondiale. L’AM3D recommande de supprimer les eaux stagnantes, d’entretenir les espaces extérieurs, de privilégier les moyens de protection individuelle et de faire appel à des spécialistes lorsque les foyers de prolifération deviennent importants.

 

Des recommandations face aux scorpions et aux serpents

Concernant les scorpions et les serpents, l’association préconise plusieurs mesures préventives, notamment l’élimination des amas de pierres, de bois ou de déchets autour des habitations, l’entretien régulier des jardins et des cours, ainsi que la vérification des chaussures et des vêtements avant leur utilisation. Elle recommande également d’éviter de marcher pieds nus, particulièrement la nuit, et de sensibiliser les enfants aux comportements à adopter.

En cas de piqûre ou de morsure, l’AM3D rappelle qu’il convient d’immobiliser la victime, de la rassurer et de rejoindre rapidement une structure de santé, tout en évitant les pratiques traditionnelles ou les gestes susceptibles d’aggraver la situation, comme les incisions, les aspirations ou les traitements non validés. L’association recommande également de contacter sans délai le Centre Antipoison et de Pharmacovigilance du Maroc afin d’obtenir une orientation médicale adaptée.

 

Professionnaliser la lutte contre les nuisibles

Le président fondateur de l’AM3D, Abdelkarim Alghourfi, estime que la lutte contre les nuisibles constitue désormais un véritable enjeu de santé publique nécessitant une approche intégrée, allant du diagnostic au suivi des interventions.

Il met également en garde contre l’utilisation non maîtrisée de pesticides par des particuliers, rappelant que ces produits peuvent présenter des risques pour la santé humaine, les animaux domestiques et l’environnement lorsqu’ils sont employés sans les compétences requises.

Première association marocaine dédiée aux métiers de la dératisation, de la désinsectisation, de la déreptilisation et de la désinfection, l’AM3D poursuit ses actions en faveur de la professionnalisation du secteur et du développement d’une approche « One Health », associant santé humaine, santé animale et protection de l’environnement. L’association indique collaborer avec plusieurs institutions, notamment le ministère de la Santé et de la Protection sociale et le Centre Antipoison et de Pharmacovigilance du Maroc, afin de promouvoir un usage sécurisé des pesticides et de renforcer les actions de prévention auprès des professionnels comme du grand public.

LNT

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Entretien avec Nadia Larguet : « La culture générale n’a ni âge, ni nationalité » https://lnt.ma/entretien-avec-nadia-larguet-la-culture-generale-na-ni-age-ni-nationalite/ Wed, 15 Jul 2026 13:18:20 +0000 https://lnt.ma/?p=553080 Journaliste, productrice et créatrice du jeu « 1001 questions sur le Maroc », Nadia Larguet poursuit un objectif simple : rendre la culture marocaine accessible au plus grand nombre. Décliné en application gratuite et traduit en sept langues, dont l’amazigh, ce jeu de culture générale entend toucher aussi bien les Marocains que la diaspora ou les étrangers […]

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Journaliste, productrice et créatrice du jeu « 1001 questions sur le Maroc », Nadia Larguet poursuit un objectif simple : rendre la culture marocaine accessible au plus grand nombre. Décliné en application gratuite et traduit en sept langues, dont l’amazigh, ce jeu de culture générale entend toucher aussi bien les Marocains que la diaspora ou les étrangers curieux de découvrir le Royaume.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer un jeu de culture générale consacré au Maroc ?

J’ai toujours aimé la culture générale et je trouvais qu’il y avait un vide. J’ai eu envie de le combler. Je me suis dit : pourquoi ne pas imaginer un beau jeu de culture générale ? L’idée est partie de là, puis sont venues les « 1001 questions sur le Maroc ». C’est un très beau jeu, dont le contenu est, je trouve, d’une grande qualité.
Pourquoi avoir choisi le format du jeu plutôt qu’une approche pédagogique plus classique ?

Je ne suis pas du tout une gameuse. Mais il faut savoir s’adapter. Nous avions d’abord sorti ce jeu en format papier, puis nous avons voulu l’offrir au plus grand nombre. Aujourd’hui, pour toucher un large public, il faut être présent sur les plateformes numériques. C’est ce que nous avons fait.
L’application est gratuite, en libre accès. Il faut vivre avec son époque et s’adresser à toutes les générations. Pablo Picasso disait que « la jeunesse n’a pas d’âge » ce jeu est donc destiné à tous !
Pensez-vous que les Marocains connaissent suffisamment leur propre pays, son histoire et son patrimoine ?

On ne connaît jamais totalement son pays. Ce jeu est justement une occasion d’en apprendre davantage. Je vais être très franche : moi-même, je n’aurais pas été capable de répondre à toutes les questions qui y figurent. On apprend tous les jours. J’aimerais d’ailleurs citer Nour-Eddine Saïl, qui disait très justement : « La culture générale n’a ni âge, ni nationalité. » Si l’on a envie d’apprendre, on apprend. C’est aussi simple que cela. On apprend à tout âge, avec tout le monde, et la curiosité n’a pas de frontières.

Aujourd’hui, les jeunes ont accès à une quantité considérable d’informations. Le véritable défi est-il de trouver l’information ou de s’assurer de sa fiabilité ?

Nous vivons une période que je trouve parfois inquiétante. Les jeunes sont plongés dans les écrans dès leur plus jeune âge. Il faut donc faire preuve de vigilance. Une information se vérifie, se recoupe. Il ne faut surtout pas considérer comme acquis tout ce que l’on voit passer. Les réseaux sociaux regorgent de fausses informations qui peuvent provoquer des incompréhensions. Je suis née en 1973 et j’ai connu une autre époque. Aujourd’hui, je dirais simplement à la jeunesse : soyez attentifs à ce que vous consommez, à ce que vous regardez et à ce que vous partagez.
Le jeu couvre aussi bien l’histoire que le sport, la musique ou les grandes personnalités. Comment avez-vous trouvé cet équilibre ?

Le travail a été réalisé par huit rédacteurs, chacun ayant eu carte blanche dans sa catégorie. Je ne suis intervenue que sur la question qui me concernait ! (Humour).
Tout le reste s’est construit naturellement et a été supervisé en étroite collaboration avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication. Je trouve qu’un très bel équilibre a été trouvé. Le niveau est élevé et le projet est, à mes yeux, une belle réussite.
J’en suis d’autant plus fière que ce contenu est accessible gratuitement et qu’il est disponible en sept langues. C’est aussi la première fois qu’un jeu est traduit en amazigh, ce qui constitue pour moi une immense fierté.
La culture générale peut-elle contribuer à renforcer le sentiment d’appartenance à un pays ?

La culture générale, quelle qu’elle soit, vous construit d’abord en tant qu’individu. Elle nourrit votre rapport à vous-même, à vos enfants et au monde qui vous entoure.
Bien sûr, apprendre davantage sur son pays est toujours une belle chose. Ce jeu s’adresse également aux Marocains résidant à l’étranger. J’aime dire qu’au lieu de leur offrir les traditionnels goodies d’été : le pare-soleil, la casquette ou le porte-clés, offrons-leur aussi de la culture. Montrons-leur que le Maroc est un pays magnifique, un pays de culture. Je trouve malheureusement que la culture générale ne bénéficie pas toujours de la place qu’elle mérite. Il suffit de regarder le peu d’émissions qui lui sont consacrées à la télévision. À mon sens, nous devrions davantage investir dans ce domaine.
Souhaitez-vous développer davantage la dimension pédagogique du projet ?

Absolument. Ce jeu s’adresse à tout le monde.
J’aimerais que tous les Marocains — et lorsque je parle des Marocains, j’y inclus aussi les Marocains de cœur, les touristes, les étrangers qui aiment notre pays — s’approprient ce QR Code, le fassent voyager et l’utilisent dans les écoles, les camps de vacances ou les associations. Je souhaiterais que ce projet devienne un véritable projet national et qu’il puisse être porté avec les ministères concernés. J’aimerais aussi voir naître des formats simples, comme une minute quotidienne de culture générale à la télévision ou à la radio. Si, parmi les milliers de questions proposées, chacun en retient seulement quelques-unes, ce sera déjà une belle réussite.
Les nouvelles technologies peuvent-elles contribuer à mieux valoriser le patrimoine marocain ?
Bien sûr. Elles offrent des outils extraordinaires pour faire connaître un pays et son patrimoine. Je continue de penser qu’il faut rester vigilant dans leur utilisation, mais ces technologies permettent aussi de montrer le Maroc sous son meilleur jour. Personnellement, je reste assez attachée à la simplicité — j’utilise encore un téléphone plutôt classique — mais je suis convaincue que ces outils peuvent être très utiles, à condition d’en faire un usage responsable.
Si vous deviez ajouter mille nouvelles questions, quels domaines souhaiteriez-vous développer ?
Ce jeu est vivant. Les questions peuvent être actualisées au fil du temps. La culture générale est infiniment riche. Mais, pour être honnête, mon prochain rêve serait plutôt de créer les « 1001 questions sur l’Afrique ». C’est un projet qui me tient à cœur.
Un dernier mot ?
Je voudrais remercier tous ceux qui ont rendu cette aventure possible. Une application gratuite ne peut exister sans partenaires engagés. Je souhaite donc remercier la MDJS, le CCME, la Fondation Orange Maroc et Al Barid Bank. Grâce à leur soutien, nous avons pu donner vie à ce projet et le rendre accessible à tous.
Pour plus d’informations sur le jeu :  https://linktr.ee/1001questionssurlemaroc

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BANK OF AFRICA lance un dispositif estival dédié aux Marocains du Monde https://lnt.ma/bank-of-africa-lance-un-dispositif-estival-dedie-aux-marocains-du-monde/ Wed, 15 Jul 2026 10:40:45 +0000 https://lnt.ma/?p=553144 BANK OF AFRICA lance cet été une nouvelle initiative destinée aux Marocains du Monde avec le déploiement de son concept « Summer Pop-Up », un dispositif de proximité conçu pour accompagner les clients durant leurs vacances au Maroc. L’objectif est de rapprocher les services bancaires des usagers en s’installant directement dans les principaux lieux de […]

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BANK OF AFRICA lance cet été une nouvelle initiative destinée aux Marocains du Monde avec le déploiement de son concept « Summer Pop-Up », un dispositif de proximité conçu pour accompagner les clients durant leurs vacances au Maroc. L’objectif est de rapprocher les services bancaires des usagers en s’installant directement dans les principaux lieux de villégiature du Royaume.

Déployés tout au long du mois de juillet, ces espaces bancaires éphémères sont installés sur plusieurs sites touristiques à forte fréquentation, notamment la Corniche d’Agadir, le centre-ville de Tiznit et le parc de loisirs Dania Land. Les visiteurs peuvent y accéder sept jours sur sept, de 10 heures à 22 heures.

Pensé comme une alternative à l’agence bancaire traditionnelle, le « Summer Pop-Up » combine un espace d’accueil de proximité avec des animations de street marketing, un dispositif de communication digitale et des services destinés à faciliter les échanges avec la clientèle. À travers cette formule, la banque entend proposer une expérience plus conviviale et mieux adaptée aux habitudes de ses clients durant la période estivale.

Selon BANK OF AFRICA, cette initiative s’inscrit dans une démarche d’innovation visant à faire évoluer les modes de relation avec la clientèle. L’établissement met en avant une approche reposant sur davantage de proximité, de simplicité et d’accessibilité, en allant directement à la rencontre des Marocains du Monde sur leurs lieux de vacances.

LNT avec CdP

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L’ONEE engage un programme de 365 MDH pour sécuriser l’alimentation en eau de Khouribga https://lnt.ma/lonee-engage-un-programme-de-365-mdh-pour-securiser-lalimentation-en-eau-de-khouribga/ Wed, 15 Jul 2026 09:57:58 +0000 https://lnt.ma/?p=553132 L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a lancé les travaux d’un nouveau projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Khouribga et des centres avoisinants. Réalisé à partir de la station de traitement du barrage Aït Massoud, ce programme mobilise un investissement global de 365 millions de dirhams […]

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L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a lancé les travaux d’un nouveau projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Khouribga et des centres avoisinants. Réalisé à partir de la station de traitement du barrage Aït Massoud, ce programme mobilise un investissement global de 365 millions de dirhams et vise à répondre aux besoins croissants en eau de la province.

Le lancement des travaux est intervenu mardi 14 juillet, en présence du directeur général de l’ONEE, Tarik Hamane, et du gouverneur de la province de Khouribga, Hicham Medarhri Alaoui. À cette occasion, les responsables ont donné le coup d’envoi du chantier portant sur le renforcement de l’adduction Maroc Central alimentée par la station de traitement du barrage Aït Massoud.

Cette première opération représente un investissement de 95 millions de dirhams. Elle est financée par l’ONEE grâce à un prêt mobilisé auprès de la Banque allemande de développement (KfW) et de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Le projet prévoit la fourniture, le transport et la pose de 14 kilomètres de conduites d’adduction en fonte ductile et en acier revêtu, de diamètres 900 et 1.000 millimètres. Sa mise en service est programmée pour décembre 2026.

Selon l’ONEE, cette infrastructure permettra de pérenniser le transport de l’eau potable et de renforcer la sécurité d’approvisionnement de Khouribga ainsi que des centres voisins.

Au-delà de ce premier chantier, l’Office a présenté plusieurs autres projets représentant un investissement complémentaire de 270 millions de dirhams.

Ces opérations comprennent notamment l’extension de la station de déminéralisation, qui bénéficiera d’un débit additionnel de 330 litres par seconde, la réalisation d’un nouveau réservoir de stockage d’une capacité totale de 50.000 m³ (2 x 25.000 m³), ainsi que la troisième tranche du projet de renforcement de l’adduction, comprenant la pose de 10 kilomètres supplémentaires de conduites de diamètre 1.000 millimètres.

LNT

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La confiance des ménages recule au T2, malgré une amélioration sur un an https://lnt.ma/la-confiance-des-menages-recule-au-t2-malgre-une-amelioration-sur-un-an/ Wed, 15 Jul 2026 09:03:32 +0000 https://lnt.ma/?p=553119 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié les résultats de son enquête permanente de conjoncture auprès des ménages pour le deuxième trimestre 2026. L’indice de confiance des ménages (ICM) ressort à 60,1 points, contre 64,4 points au premier trimestre de cette année. Malgré cette baisse trimestrielle, il demeure supérieur au niveau observé un an plus […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié les résultats de son enquête permanente de conjoncture auprès des ménages pour le deuxième trimestre 2026. L’indice de confiance des ménages (ICM) ressort à 60,1 points, contre 64,4 points au premier trimestre de cette année. Malgré cette baisse trimestrielle, il demeure supérieur au niveau observé un an plus tôt, où il s’établissait à 54,6 points.

Cette évolution traduit des perceptions contrastées. Les ménages demeurent pessimistes quant à leur situation économique, mais plusieurs indicateurs montrent une amélioration par rapport à 2025, témoignant d’un climat moins dégradé qu’au cours de l’année précédente.

Le niveau de vie continue d’inquiéter

Le sentiment de dégradation du niveau de vie reste particulièrement marqué. Selon l’enquête, 78,3 % des ménages estiment que leur niveau de vie s’est détérioré au cours des douze derniers mois, contre seulement 5,2 % qui constatent une amélioration. Le solde d’opinion poursuit ainsi sa dégradation, à -73,1 points, contre -69,3 points au trimestre précédent.

Les perspectives ne sont guère plus optimistes. Plus d’un ménage sur deux (51 %) anticipe une nouvelle dégradation de son niveau de vie au cours des douze prochains mois, tandis que seulement 9,3 % s’attendent à une amélioration.

Des inquiétudes persistantes sur l’emploi

Les ménages restent également préoccupés par l’évolution du marché du travail. Au deuxième trimestre, 57,2 % des personnes interrogées anticipent une hausse du chômage au cours des douze prochains mois, contre 18,4 % qui prévoient une baisse.

Le solde d’opinion relatif à cet indicateur s’établit à -38,8 points. Il se dégrade légèrement par rapport au trimestre précédent (-34,7 points), tout en affichant une amélioration sensible par rapport au deuxième trimestre 2025, où il atteignait -57,5 points.

Les achats importants toujours reportés

La prudence demeure de mise en matière de consommation. Près des deux tiers des ménages (65,3 %) considèrent que la conjoncture n’est pas propice à l’achat de biens durables, contre seulement 14,7 % qui jugent le moment favorable.

Le solde d’opinion correspondant reste négatif à -50,6 points. Il s’améliore toutefois légèrement aussi bien par rapport au trimestre précédent (-51 points) que par rapport à la même période de 2025 (-62,8 points).

Une situation financière toujours fragile

La majorité des ménages (58,7 %) indiquent que leurs revenus couvrent tout juste leurs dépenses, tandis que 38,7 % déclarent devoir s’endetter ou puiser dans leur épargne pour équilibrer leur budget. Seuls 2,6 % affirment être en mesure d’épargner une partie de leurs revenus.

Le solde d’opinion relatif à la situation financière actuelle atteint -36,1 points, en légère dégradation par rapport au trimestre précédent, mais en amélioration sur un an. Les perspectives apparaissent également plus prudentes : les anticipations sur la situation financière future reviennent quasiment à l’équilibre, avec un solde de 0,1 point, contre 5,8 points trois mois auparavant.

Les capacités d’épargne continuent de constituer un point faible. Le solde d’opinion relatif à la possibilité d’épargner au cours des douze prochains mois s’établit à -80,9 points, en recul par rapport au trimestre précédent (-75,7 points), traduisant le maintien d’un fort pessimisme des ménages.

Les prix alimentaires demeurent la principale préoccupation

L’inflation alimentaire continue de peser lourdement sur le moral des ménages. Le solde d’opinion concernant l’évolution passée des prix des produits alimentaires atteint -97 points, contre -92,7 points au trimestre précédent, ce qui traduit une perception toujours très négative de leur évolution récente.

Les anticipations demeurent également défavorables, même si elles montrent une légère amélioration. Le solde relatif aux prix alimentaires attendus au cours des douze prochains mois s’établit à -75,2 points, contre -76,5 points au trimestre précédent.

LNT

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Entretien avec Hind Barakat, PwC : « Il est essentiel de créer un environnement de confiance » https://lnt.ma/entretien-avec-hind-barakat-pwc-il-est-essentiel-de-creer-un-environnement-de-confiance/ Tue, 14 Jul 2026 13:38:11 +0000 https://lnt.ma/?p=553061 La diversité et l’inclusion s’imposent progressivement comme des enjeux structurants de la gestion des ressources humaines, bien au-delà des seules politiques de responsabilité sociale des entreprises. Dans cet entretien, Hind Barakat, associée conseil et Inclusion & Diversity Leader chez PwC au Maroc, revient sur les leviers qui permettent d’ancrer durablement ces démarches dans les organisations, […]

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La diversité et l’inclusion s’imposent progressivement comme des enjeux structurants de la gestion des ressources humaines, bien au-delà des seules politiques de responsabilité sociale des entreprises. Dans cet entretien, Hind Barakat, associée conseil et Inclusion & Diversity Leader chez PwC au Maroc, revient sur les leviers qui permettent d’ancrer durablement ces démarches dans les organisations, qu’il s’agisse de l’égalité professionnelle, de l’accompagnement des personnes en situation de handicap, de la parentalité ou encore de l’évolution des pratiques managériales.

Les questions de diversité et d’inclusion occupent aujourd’hui une place croissante dans les stratégies RH. S’agit-il d’une évolution de fond ou d’une tendance encore limitée à certaines grandes entreprises ?

Hind Barakat : Je pense qu’il s’agit d’une évolution de fond. Les entreprises prennent progressivement conscience que la diversité et l’inclusion ne relèvent pas uniquement de la responsabilité sociale, mais constituent également un véritable levier de performance, d’innovation et d’attractivité des talents. Chez PwC au Maroc, nous avons fait le choix d’inscrire ces enjeux au cœur de notre stratégie. Notre ambition est de devenir un moteur de l’inclusion des diversités, en agissant à la fois auprès de nos collaborateurs, de nos clients et de notre écosystème. Cette ambition se traduit par une feuille de route structurée autour d’objectifs mesurables et de programmes concrets portant sur le développement d’une culture inclusive, l’équité femmes-hommes et l’inclusion des personnes en situation de handicap, qu’il soit visible ou invisible.

 Les entreprises parlent beaucoup de diversité. Selon vous, à partir de quand peut-on considérer qu’il ne s’agit plus d’un discours mais d’une véritable transformation organisationnelle ?

Une véritable transformation organisationnelle commence lorsque la diversité et l’inclusion ne relèvent plus d’un discours, mais s’inscrivent dans les pratiques de l’entreprise. Elles doivent être intégrées à l’ensemble du parcours collaborateur, depuis le recrutement jusqu’à l’évolution professionnelle, en passant par la formation, l’évaluation et le développement des compétences.

Cela implique également de faire évoluer les comportements et la culture managériale. C’est dans cet esprit que nous avons déployé le parcours de formation Inclusive Mindset, qui permet à nos collaborateurs de développer les compétences humaines et comportementales nécessaires pour promouvoir un management plus inclusif. Au-delà des dispositifs mis en place, nous attachons une grande importance à mesurer leur impact afin d’adapter continuellement nos actions et de répondre aux attentes de nos collaborateurs.

 Les programmes de mentoring ou de sponsoring sont-ils aujourd’hui plus efficaces que les politiques de quotas pour favoriser l’accès des femmes aux responsabilités ?

Les politiques de quotas peuvent contribuer à accélérer certaines dynamiques, mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à créer une évolution durable. Pour favoriser un accès pérenne des femmes aux postes à responsabilité, il est essentiel d’investir dans le développement des talents et de leur donner les moyens d’exprimer pleinement leur potentiel.

C’est dans cette logique que s’inscrit notre programme Seed, qui accompagne les collaboratrices à des moments clés de leur parcours professionnel. Il repose sur cinq leviers complémentaires : le mentoring, le sponsoring, l’upskilling, le networking et des rencontres inspirantes, afin de renforcer leur leadership et de faciliter leur accès à davantage de responsabilités.

Les résultats sont encourageants. Selon notre enquête interne La Voix des Femmes chez PwC, 85 % des collaboratrices interrogées estiment pouvoir évoluer au sein du cabinet. Pour nous, cela confirme que l’accompagnement, le développement des compétences et l’engagement des leaders constituent des leviers essentiels pour faire progresser durablement la représentation des femmes aux postes de décision.

Les handicaps invisibles et les maladies chroniques demeurent des sujets peu abordés dans le monde professionnel marocain. Pourquoi restent-ils difficiles à traiter ?

Ces situations sont souvent invisibles et relèvent de la sphère personnelle. Beaucoup de collaborateurs hésitent encore à en parler, par crainte d’être stigmatisés ou que cela ait un impact sur leur parcours professionnel.

C’est pourquoi il est essentiel de créer un environnement de confiance. Chez PwC au Maroc, nous avons lancé une démarche dédiée à l’accompagnement des collaborateurs en situation de handicap ou atteints de maladies chroniques. Celle-ci repose notamment sur une cellule d’écoute confidentielle, un guide dédié aux collaborateurs concernés ainsi que des actions de sensibilisation pour faire évoluer les regards sur le handicap invisible et les maladies chroniques. Notre objectif est de permettre à chacun de demander de l’aide en toute confiance dans un environnement bienveillant.

Comment concilier confidentialité, performance collective et accompagnement des collaborateurs confrontés à des situations médicales complexes ?  

La confidentialité et l’accompagnement ne sont pas incompatibles avec la performance collective, bien au contraire. Les collaborateurs sont plus engagés lorsqu’ils évoluent dans un environnement où ils se sentent écoutés, respectés et soutenus.

Cela suppose de mettre en place un cadre de confiance, dans lequel chacun reste libre de partager ou non sa situation. À cet effet, PwC au Maroc a créé une cellule d’écoute dédiée aux collaborateurs en situation de handicap ou atteints de maladies chroniques. Son fonctionnement repose sur un principe essentiel : la démarche est volontaire, les échanges restent strictement confidentiels et aucune donnée personnelle n’est enregistrée sans l’accord du collaborateur. Son rôle est d’écouter, d’orienter et d’accompagner, dans le respect de la vie privée de chacun.

Notre conviction est qu’un environnement de travail inclusif, fondé sur la confiance et la bienveillance, permet à chacun de donner le meilleur de lui-même, tout en conciliant les besoins individuels et les exigences de la performance collective.

 Les politiques de parentalité dépassant le minimum légal restent encore relativement rares au Maroc. Les nouvelles générations attendent-elles davantage de flexibilité que leurs aînés ? Les entreprises marocaines sont-elles prêtes à répondre à ces attentes ?

Les attentes des nouvelles générations évoluent clairement. Aujourd’hui, les collaborateurs recherchent un environnement de travail qui leur permette de concilier leur vie professionnelle et leur vie personnelle, notamment lors des grandes étapes de la vie comme la parentalité.

Chez PwC au Maroc, nous avons souhaité aller au-delà des dispositions légales en mettant en place un véritable parcours de parentalité. Celui-ci comprend notamment des entretiens d’accompagnement avant et après le congé maternité, une attention particulière portée à l’organisation du travail lors de la reprise, la facilitation du FlexWork pendant cette période, un congé paternité de 10 jours, ainsi que plusieurs dispositifs de soutien en cas de maladie ou de handicap d’un enfant. L’objectif est de permettre à chaque collaborateur de vivre cette étape sereinement, tout en préservant son évolution professionnelle et son équilibre personnel.

Propos recueillis par Selim Benabdelkhalek

 

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Économie solidaire : L’ODCO élargit son accompagnement des coopératives https://lnt.ma/economie-solidaire-lodco-elargit-son-accompagnement-des-cooperatives/ Tue, 14 Jul 2026 09:10:19 +0000 https://lnt.ma/?p=553047 L’Office du Développement de la Coopération (ODCO) renforce ses mécanismes d’accompagnement du tissu coopératif marocain à travers un partenariat conclu avec JAIDA, visant à faciliter l’accès des coopératives au financement selon un parcours combinant identification des structures à fort potentiel, accompagnement, évaluation et orientation. Par rapport à l’accès limité à des financements adaptés considéré comme […]

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L’Office du Développement de la Coopération (ODCO) renforce ses mécanismes d’accompagnement du tissu coopératif marocain à travers un partenariat conclu avec JAIDA, visant à faciliter l’accès des coopératives au financement selon un parcours combinant identification des structures à fort potentiel, accompagnement, évaluation et orientation.

Par rapport à l’accès limité à des financements adaptés considéré comme étant l’un des principaux freins au développement du secteur coopératif, cette initiative entend apporter une réponse en se basant sur l’expertise de l’ODCO en matière d’accompagnement, de structuration et de renforcement des capacités des coopératives, et les capacités de financement de JAIDA dans le champ de l’économie sociale et solidaire.

Dans le cadre de ce partenariat, un dispositif intégré sera déployé afin d’identifier les coopératives présentant un potentiel de développement, d’accompagner leur évolution et d’évaluer leur niveau de préparation avant leur orientation. L’approche retenue vise ainsi à inscrire l’accès au financement dans un processus plus large, tenant compte de la situation économique et organisationnelle des structures concernées.

Au cœur de ce dispositif figure un système de ‘‘Scoring’’ combinant les critères d’évaluation appliqués par l’ODCO et ceux de JAIDA. Ce mécanisme doit permettre d’apprécier plusieurs dimensions déterminantes, notamment la viabilité économique des coopératives candidates, la qualité de leur gouvernance, leur capacité de remboursement ainsi que leur niveau de structuration.

L’évaluation croisée de ces différents paramètres vise à établir une lecture plus complète de la situation des coopératives candidates, en prenant simultanément en considération la solidité économique de leur activité, leur organisation interne, leurs pratiques de gouvernance et leur aptitude à honorer leurs engagements.

Le nouveau dispositif intervient dans un contexte où l’accès au financement demeure un enjeu majeur pour de nombreuses coopératives marocaines. Les difficultés rencontrées dans ce domaine peuvent notamment se conjuguer avec des besoins de structuration, de consolidation de la gouvernance et d’adaptation aux exigences liées au financement.

En conjuguant leurs expertises, l’ODCO et JAIDA ambitionnent de favoriser l’émergence d’un tissu coopératif plus performant, plus résilient et davantage intégré aux dynamiques économiques locales et nationales. L’objectif est également de renforcer la contribution des coopératives au développement inclusif et à la consolidation de l’économie sociale et solidaire au Maroc.

Pour rappel, JAIDA est un organisme de financement agréé par Bank Al-Maghrib et dédié au financement des acteurs de l’économie sociale et solidaire. Ses interventions portent notamment sur l’inclusion financière, le développement des activités génératrices de revenus et l’accompagnement des coopératives, associations, micro-entrepreneurs et autres acteurs de l’économie inclusive.

H.Z

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Campagne agricole 2025-2026 : Al Moutmir dévoile son bilan https://lnt.ma/campagne-agricole-2025-2026-al-moutmir-devoile-son-bilan/ Tue, 14 Jul 2026 08:10:14 +0000 https://lnt.ma/?p=553021 Portée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à travers son Collège de l’Agriculture, l’initiative Al Moutmir œuvre pour une agriculture plus performante, résiliente et durable en plaçant la science, l’innovation et le transfert de technologies au service des agriculteurs. Dans ce cadre, les plateformes de démonstration (PFDs), développées en partenariat avec la Fondation OCP, constituent […]

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Portée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à travers son Collège de l’Agriculture, l’initiative Al Moutmir œuvre pour une agriculture plus performante, résiliente et durable en plaçant la science, l’innovation et le transfert de technologies au service des agriculteurs.

Dans ce cadre, les plateformes de démonstration (PFDs), développées en partenariat avec la Fondation OCP, constituent un levier majeur de diffusion de l’innovation. Véritables laboratoires à ciel ouvert, elles permettent d’évaluer, dans des conditions réelles de production, l’impact des itinéraires techniques optimisés sur la productivité, la rentabilité et la résilience des exploitations agricoles.

Au cours de la campagne 2025/2026, 1 152 plateformes de démonstration dédiées aux céréales et légumineuses ont été installées dans 25 provinces, couvrant 8 cultures, au profit de plus de 288 agriculteurs bénéficiaires directs. Ce dispositif est mis en œuvre en étroite collaboration avec le Ministère de l’Agriculture, à travers l’Office National du Conseil Agricole (ONCA) et les Directions Provinciales de l’Agriculture (DPA).

Les plateformes reposent sur l’approche Integrated Crop Program (ICP), fondée sur quatre piliers : la fertilisation raisonnée basée sur les analyses de sol, la protection intégrée des cultures, la gestion efficiente de l’eau et l’utilisation de solutions adaptées aux besoins de chaque culture. Les recommandations sont élaborées à partir des analyses réalisées par les laboratoires d’Al Moutmir, puis traduites en solutions de fertilisation sur mesure grâce au Smart Blender.

Les PFDs constituent un puissant outil de formation et de transfert de connaissances. À travers les Écoles aux Champs (FFS), les journées de formation et les outils numériques, plus de 9 400 agriculteurs ont bénéficié directement des actions d’accompagnement menées durant cette campagne.

Les PFDs constituent un puissant outil de formation et de transfert de connaissances. À travers les Écoles aux Champs (FFS), les journées de formation et les outils numériques, plus de 9 400 agriculteurs ont bénéficié directement des actions d’accompagnement menées durant cette campagne.

Bref, en rapprochant la recherche scientifique des réalités du terrain, Al Moutmir ambitionne d’accompagner les producteurs dans l’adoption de pratiques agricoles innovantes adaptées aux spécificités de chaque territoire.

H.Z


Al Moutmir 2026 en quelques chiffres

Une campagne agricole marquée par des conditions climatiques favorables, révélant tout le potentiel des itinéraires techniques optimisés :

  • 152 plateformes de démonstration déployées à travers 25 provinces;
  • Jusqu’à 26 % de gain de rendement sur les céréales et 42 % sur les légumineuses grâce à l’adoption d’itinéraires techniques optimisés ;
  • Le semis direct confirme son rôle stratégique dans l’amélioration de la résilience des systèmes de production face aux aléas climatiques.

 

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Projet de loi 19.25 : Les défenseurs des droits des animaux s’inquiètent https://lnt.ma/projet-de-loi-19-25-les-defenseurs-des-droits-des-animaux-sinquietent/ Tue, 14 Jul 2026 08:08:47 +0000 https://lnt.ma/?p=553018 À la suite de l’adoption par les deux Chambres du Parlement du projet de loi n°19.25 relatif à la protection des animaux « errants », à leur prise en charge et à la prévention de leurs dangers, la Société Protectrice des Animaux du Maroc (SPA du Maroc) exprime sa profonde préoccupation. Bien que présenté comme étant une […]

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À la suite de l’adoption par les deux Chambres du Parlement du projet de loi n°19.25 relatif à la protection des animaux « errants », à leur prise en charge et à la prévention de leurs dangers, la Société Protectrice des Animaux du Maroc (SPA du Maroc) exprime sa profonde préoccupation.

Bien que présenté comme étant une loi destinée à protéger les animaux « errants », la SPA du Maroc estime que ce texte contient toujours plusieurs dispositions particulièrement préoccupantes, notamment : l’interdiction faite aux citoyens de nourrir, soigner ou héberger des animaux communautaires dans l’espace public, sous peine de sanctions ; l’absence d’une interdiction claire et sans ambiguïté de l’abattage des chiens et chats communautaires ; l’absence d’une obligation nationale de mettre en œuvre des programmes TNVR (Capture – Stérilisation – Vaccination – Retour), pourtant reconnus au niveau international comme la méthode la plus efficace, la plus humaine et la plus durable pour gérer les populations animales ; l’adoption d’une approche essentiellement répressive, susceptible de criminaliser les bénévoles, les associations et les citoyens qui protègent quotidiennement les animaux ; l’absence d’une véritable stratégie nationale fondée sur la prévention, la stérilisation, l’identification, l’éducation et la responsabilisation des propriétaires d’animaux.

Face à cette situation jugée inquiétante, la SPA du Maroc rappelle avoir élaboré une proposition de loi-cadre complète de 80 articles, conforme aux standards internationaux, déjà transmise aux institutions compétentes.

Celle-ci comprend la reconnaissance des animaux comme des êtres sensibles ; l’interdiction de l’abattage des chiens et chats communautaires ; l’intégration obligatoire des programmes TNVR ; l’identification et la stérilisation obligatoires des animaux ; la création de centres publics de protection animale dans chaque commune ; la protection des associations, des bénévoles et des citoyens engagés dans la protection animale ; la mise en place d’une politique nationale fondée sur la science, conciliant santé publique et bien-être animal.

La SPA du Maroc considère que l’adoption du texte par le Parlement ne marque pas la fin de ce dossier, mais le début d’une nouvelle étape de dialogue institutionnel et, si nécessaire, de recours juridiques afin d’obtenir une réforme conforme aux connaissances scientifiques et aux engagements internationaux du Maroc.

L’association appelle également les médias nationaux et internationaux, les associations, les vétérinaires, les experts en santé publique et l’ensemble des citoyens à poursuivre le débat sur l’avenir de la protection animale au Maroc.

Pour rappel, après son adoption par la Chambre des Représentants le 29 juin dernier et la Chambre des Conseillers le 7 juillet dernier, ledit texte attend sa promulgation et sa publication au BO.

H.Z

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Enactus EMI décroche son billet pour la Coupe du monde de l’innovation entrepreneuriale https://lnt.ma/enactus-emi-decroche-son-billet-pour-la-coupe-du-monde-de-linnovation-entrepreneuriale/ Mon, 13 Jul 2026 15:58:19 +0000 https://lnt.ma/?p=553009   Casablanca a accueilli, du 6 au 9 juillet, la nouvelle édition du Sustainable Innovation Fest (SIF), rendez-vous annuel organisé par Enactus Morocco autour de l’entrepreneuriat à impact, de l’innovation durable et de la transition écologique. Pendant quatre jours, quelque 1.500 participants – étudiants, entrepreneurs, chercheurs, entreprises et institutions – ont pris part à des […]

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Casablanca a accueilli, du 6 au 9 juillet, la nouvelle édition du Sustainable Innovation Fest (SIF), rendez-vous annuel organisé par Enactus Morocco autour de l’entrepreneuriat à impact, de l’innovation durable et de la transition écologique. Pendant quatre jours, quelque 1.500 participants – étudiants, entrepreneurs, chercheurs, entreprises et institutions – ont pris part à des conférences, compétitions et rencontres destinées à valoriser les initiatives portées par la jeunesse marocaine.

L’événement s’est conclu par la finale de la Compétition nationale Enactus Morocco 2026, qui a réuni les meilleures équipes universitaires du Royaume. À l’issue des présentations devant un jury composé de professionnels, d’entrepreneurs et d’experts, l’équipe Enactus de l’École Mohammadia d’Ingénieurs (EMI) de l’Université Mohammed V a été sacrée championne nationale.

Cette victoire lui ouvre les portes de la prochaine Enactus World Cup, organisée à São Paulo, où elle représentera le Maroc face aux meilleures équipes internationales. La délégation bénéficiera de l’accompagnement de Royal Air Maroc, partenaire du déplacement.

Quatre finalistes parmi 136 équipes

Le réseau Enactus Morocco a mobilisé cette année 136 équipes issues d’établissements d’enseignement supérieur répartis dans l’ensemble du Royaume. Après plusieurs mois de sélection, de formation et de déploiement de projets sur le terrain, quatre équipes se sont qualifiées pour la finale nationale.

Le classement place Enactus EMI à la première place, devant Enactus FS Ben M’Sick, vice-championne, suivie d’Enactus ENSA Tanger et d’Enactus FSJES Marrakech.

Les projets ont été évalués sur leur capacité à répondre à des problématiques économiques, sociales ou environnementales, mais également sur leur potentiel de pérennisation et leur impact concret sur les territoires.

Une compétition dédiée aux jeunes projets

Le festival a également accueilli la finale nationale de la Enactus Early Stage Competition, destinée aux projets entrepreneuriaux encore en phase de développement.

Cette année, l’équipe Enactus ENCG Settat s’est imposée et représentera elle aussi le Maroc à São Paulo dans la compétition internationale Early Stage, organisée parallèlement à la Coupe du monde Enactus.

Une plateforme consacrée à l’innovation responsable

Au-delà des compétitions, le Sustainable Innovation Fest a servi de vitrine aux différents programmes développés par Enactus Morocco avec ses partenaires.

Les participants ont pu découvrir plusieurs initiatives consacrées à la transition écologique, à l’innovation responsable, à l’entrepreneuriat à impact, à la gestion de l’eau, à la recherche appliquée ainsi qu’au développement des compétences entrepreneuriales des jeunes.

L’objectif affiché est d’accompagner les porteurs de projets tout au long de leur parcours, depuis la phase d’idéation jusqu’à la structuration du modèle économique, en passant par le prototypage, la recherche de partenaires et le déploiement sur le terrain.

La transition verte au cœur des échanges

Parmi les principaux temps forts figurait la Green Forward Conference, organisée dans le cadre du programme Green Forward, mis en œuvre par SPARK et Enactus Morocco avec le soutien de l’Union européenne.

Les débats ont porté sur les enjeux liés à la transition écologique, à l’économie durable et à l’entrepreneuriat vert. Les intervenants ont notamment échangé sur les modèles économiques durables, le financement des projets innovants, les compétences nécessaires aux métiers de demain et le rôle des jeunes dans l’accélération de la transition environnementale.

Des solutions autour de la gestion de l’eau

Le festival a également accueilli le Demo Day du Morocco Water Race, programme développé avec le soutien des Eaux Minérales d’Oulmès.

Cette séquence a permis de mettre en lumière plusieurs projets consacrés à la gestion des ressources hydriques, à l’efficacité des usages de l’eau, à l’agriculture résiliente et aux innovations environnementales développées par de jeunes entrepreneurs et chercheurs.

Une mobilisation de l’écosystème

Cette édition du Sustainable Innovation Fest a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires publics et privés, parmi lesquels le Crédit Agricole du Maroc, Bank of Africa, Royal Air Maroc, le programme Green Forward porté par SPARK avec l’appui de l’Union européenne, Sidi Ali, les Eaux Minérales d’Oulmès, Yves Rocher France et WeLoveBuzz.

Pour les organisateurs, cette mobilisation traduit la volonté de renforcer les passerelles entre les jeunes entrepreneurs et l’écosystème économique afin de favoriser l’émergence de solutions innovantes répondant aux enjeux de développement durable.

À l’issue de cette édition, Enactus Morocco tourne désormais son regard vers São Paulo, où Enactus EMI et Enactus ENCG Settat défendront les couleurs du Royaume lors des compétitions internationales organisées par le réseau Enactus.

LNT avec Cdp

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Comptes régionaux 2024 : une croissance plus soutenue, mais des disparités territoriales persistantes https://lnt.ma/comptes-regionaux-2024-une-croissance-plus-soutenue-mais-des-disparites-territoriales-persistantes/ Mon, 13 Jul 2026 08:55:58 +0000 https://lnt.ma/?p=552932 Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié les comptes régionaux de l’année 2024, qui mettent en évidence une accélération de l’activité économique, mais aussi le maintien d’importants écarts entre les territoires. Alors que le produit intérieur brut (PIB) national a progressé de 4,4 % en volume, huit des douze régions du Royaume ont enregistré une […]

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Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié les comptes régionaux de l’année 2024, qui mettent en évidence une accélération de l’activité économique, mais aussi le maintien d’importants écarts entre les territoires. Alors que le produit intérieur brut (PIB) national a progressé de 4,4 % en volume, huit des douze régions du Royaume ont enregistré une croissance supérieure à cette moyenne, confirmant des dynamiques régionales contrastées.

Les régions du Sud et Souss-Massa en tête de la croissance

Les meilleures performances ont été enregistrées dans les régions de Laâyoune-Saguia Al Hamra (+7,6 %) et de Dakhla-Oued Eddahab (+7 %), portées notamment par la pêche maritime, les services et les activités de construction. Souss-Massa suit avec une progression de 6,8 %, soutenue par l’agriculture et les services, devant Drâa-Tafilalet (+6,2 %) et l’Oriental (+5,9 %), qui bénéficie du redressement de l’industrie et des services après le recul observé en 2023.

Marrakech-Safi (+5,1 %), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (+4,9 %) et Guelmim-Oued Noun (+4,6 %) affichent également des taux supérieurs à la moyenne nationale. À l’inverse, Casablanca-Settat (+4,3 %), Rabat-Salé-Kénitra (+3,5 %), Béni Mellal-Khénifra (+2,1 %) et Fès-Meknès (+1,6 %) ont connu une croissance plus modérée.

Casablanca-Settat demeure le principal moteur économique

Malgré une croissance légèrement inférieure à la moyenne nationale, Casablanca-Settat conserve de loin son statut de première région créatrice de richesse. Elle représente à elle seule 32,3 % du PIB national, devant Rabat-Salé-Kénitra (15,5 %) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (10,7 %). Ces trois régions concentrent ensemble 58,4 % de la richesse produite au Maroc.

Derrière ce trio figurent Marrakech-Safi (8,7 %), Fès-Meknès (8,2 %), Souss-Massa (6,6 %), Béni Mellal-Khénifra (5,3 %) et l’Oriental (5,1 %). Les quatre régions du Sud, auxquelles s’ajoute Drâa-Tafilalet, ne totalisent que 7,8 % du PIB national. Le HCP souligne par ailleurs une légère aggravation des disparités régionales de création de richesse entre 2023 et 2024.

Des spécialisations économiques toujours marquées

L’analyse sectorielle confirme les fortes spécialisations régionales. Les activités primaires représentent plus de 24 % du PIB à Fès-Meknès et près de 20 % à Drâa-Tafilalet, tandis que Casablanca-Settat affiche la plus faible part agricole du pays (3,7 %).

L’industrie demeure fortement concentrée à Casablanca-Settat, où elle représente 36,5 % du PIB régional, ainsi qu’à Tanger-Tétouan-Al Hoceima (33,7 %) et Laâyoune-Saguia Al Hamra (32,8 %). Au niveau national, Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan-Al Hoceima génèrent à elles seules près de 60 % de la valeur ajoutée industrielle du Royaume.

Le secteur tertiaire reste, quant à lui, le premier contributeur à la richesse nationale avec 52,9 % du PIB. Certaines régions présentent une économie largement orientée vers les services, notamment Guelmim-Oued Noun où ceux-ci représentent plus de 73 % de l’activité économique.

De fortes disparités de richesse par habitant

Le PIB par habitant s’est établi à 43.891 dirhams au niveau national en 2024. Dakhla-Oued Eddahab arrive largement en tête avec 92.904 dirhams par habitant, devant Laâyoune-Saguia Al Hamra (73.718 DH) et Casablanca-Settat (67.859 DH). Rabat-Salé-Kénitra et Guelmim-Oued Noun figurent également au-dessus de la moyenne nationale.

À l’opposé, Marrakech-Safi affiche le niveau le plus faible (28.692 DH), suivie de Drâa-Tafilalet et Fès-Meknès. Le HCP relève une augmentation des écarts régionaux en matière de richesse par habitant entre 2023 et 2024.

La consommation des ménages demeure concentrée

Les dépenses de consommation finale des ménages ont atteint 944,1 milliards de dirhams en 2024. Cinq régions concentrent près des trois quarts de cette consommation : Casablanca-Settat (25,3 %), Rabat-Salé-Kénitra (14,8 %), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,6 %), Fès-Meknès (11,4 %) et Marrakech-Safi (11,3 %).

Rapportées à la population, les dépenses de consommation par habitant s’élèvent à 25.664 dirhams au niveau national. Dakhla-Oued Eddahab (34.515 DH) et Casablanca-Settat (31.173 DH) enregistrent les niveaux les plus élevés, devant l’Oriental, Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Laâyoune-Saguia Al Hamra.

Comme pour le PIB, le HCP constate une accentuation des écarts régionaux de consommation, traduisant une concentration croissante de l’activité économique et du pouvoir d’achat dans les régions les plus dynamiques.

LNT

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Les Lions de l’Atlas de retour au Maroc après leur parcours remarqué au Mondial 2026 https://lnt.ma/les-lions-de-latlas-de-retour-au-maroc-apres-leur-parcours-remarque-au-mondial-2026/ Sun, 12 Jul 2026 15:28:31 +0000 https://lnt.ma/?p=552925 L’équipe nationale marocaine de football est arrivée, dimanche, à l’aéroport de Rabat-Salé en provenance de Boston, mettant un terme à son parcours en Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Les Lions de l’Atlas quittent la compétition au stade des quarts de finale après leur défaite face à […]

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L’équipe nationale marocaine de football est arrivée, dimanche, à l’aéroport de Rabat-Salé en provenance de Boston, mettant un terme à son parcours en Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Les Lions de l’Atlas quittent la compétition au stade des quarts de finale après leur défaite face à la France (2-0), mais terminent le tournoi parmi les huit meilleures sélections mondiales, confirmant la progression du football marocain sur la scène internationale.

Les hommes de Mohamed Ouahbi avaient franchi la phase de groupes en terminant à la deuxième place avec sept points, derrière le Brésil à la différence de buts. Leur parcours s’est construit autour d’un match nul face à la Seleção (1-1) et de deux victoires contre l’Écosse (1-0) et Haïti (4-2).

En huitièmes de finale, le Maroc a éliminé les Pays-Bas à l’issue de la séance de tirs au but (3-2), après un score de parité (1-1) au terme du temps réglementaire et des prolongations.

Les Lions de l’Atlas ont ensuite dominé le Canada (3-0) pour décrocher leur qualification pour les quarts de finale, avant de voir leur parcours s’arrêter face à la sélection française.

Au terme de cette édition, le Maroc demeure la seule sélection africaine et arabe à avoir atteint les quarts de finale de cette première Coupe du monde disputée avec 48 équipes.

LNT 

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Lancement d’une consultation publique élargie sur le projet de Taxonomie Financière Verte https://lnt.ma/lancement-dune-consultation-publique-elargie-sur-le-projet-de-taxonomie-financiere-verte/ Sun, 12 Jul 2026 15:24:45 +0000 https://lnt.ma/?p=552923 Le ministère de l’Économie et des Finances, Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), ainsi que le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable ont lancé une consultation publique sur le projet de taxonomie, dans le cadre de la […]

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Le Maroc participe à la conférence de Mombasa sur le nexus entre paix, sécurité et développement en Afrique https://lnt.ma/le-maroc-participe-a-la-conference-de-mombasa-sur-le-nexus-entre-paix-securite-et-developpement-en-afrique/ Sun, 12 Jul 2026 15:22:59 +0000 https://lnt.ma/?p=552922 Le Maroc participe, les 11 et 12 juillet à Mombasa, au Kenya, à la deuxième Conférence politique sur le nexus entre la paix, la sécurité et le développement, organisée dans le cadre du Processus de Tanger. La délégation marocaine est conduite par l’ambassadeur Mohamed Arrouchi, représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de […]

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Le Maroc participe, les 11 et 12 juillet à Mombasa, au Kenya, à la deuxième Conférence politique sur le nexus entre la paix, la sécurité et le développement, organisée dans le cadre du Processus de Tanger. La délégation marocaine est conduite par l’ambassadeur Mohamed Arrouchi, représentant permanent du Royaume auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la première conférence politique tenue à Tanger en octobre 2022, qui avait débouché sur l’adoption de la Déclaration de Tanger. Ce document a posé les bases d’une approche africaine intégrée reliant les enjeux de paix, de sécurité et de développement, en mettant l’accent sur la coordination des politiques publiques, le renforcement des partenariats et la réalisation de projets concrets.

Le Processus de Tanger comme cadre de coopération continentale

Au fil des années, le Processus de Tanger s’est imposé comme une plateforme de dialogue continentale consacrée aux interactions entre la paix, la sécurité et le développement en Afrique.

Il réunit plusieurs partenaires africains et internationaux, parmi lesquels la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et la Banque africaine de développement (BAD).

Cette deuxième conférence a pour objectif d’évaluer les progrès réalisés depuis l’adoption de la Déclaration de Tanger et d’identifier des approches opérationnelles susceptibles de renforcer la mise en œuvre du nexus entre paix, sécurité et développement.

Intelligence artificielle, financement et transitions politiques

Les travaux sont structurés autour de cinq panels consacrés à plusieurs thématiques, notamment la mise en œuvre de la Déclaration de Tanger à travers des projets concrets, le rôle de l’intelligence artificielle et des innovations portées par les jeunes, l’articulation entre les dépenses de sécurité et les politiques de développement, les mécanismes de financement des projets liés au nexus ainsi que les enseignements tirés de l’accompagnement des transitions politiques complexes par l’Union africaine.

LNT

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