LNT, auteur/autrice sur La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/author/ayoub-bouazzaoui/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Sat, 22 Aug 2026 14:15:12 +0000 fr-FR hourly 1 IPTV : ce que la nouvelle loi interdit vraiment, et ce qu’elle ne dit pas https://lnt.ma/iptv-ce-que-la-nouvelle-loi-interdit-vraiment-et-ce-quelle-ne-dit-pas/ Sat, 22 Aug 2026 14:15:12 +0000 https://lnt.ma/?p=555627 La loi n° 013.26 modifiant le cadre marocain des droits d’auteur et droits voisins, publiée au Bulletin officiel n° 7533, arme les autorités contre la retransmission illégale de contenus. Elle autorise le blocage en temps réel visant les intermédiaires techniques, élargit les pouvoirs d’inspection et de saisie du Bureau marocain du droit d’auteur, et introduit […]

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La loi n° 013.26 modifiant le cadre marocain des droits d’auteur et droits voisins, publiée au Bulletin officiel n° 7533, arme les autorités contre la retransmission illégale de contenus. Elle autorise le blocage en temps réel visant les intermédiaires techniques, élargit les pouvoirs d’inspection et de saisie du Bureau marocain du droit d’auteur, et introduit des peines d’emprisonnement. Elle ne prononce en revanche aucune interdiction de la technologie IPTV en tant que telle.

La confusion mérite d’être levée d’emblée. L’IPTV, ou télévision par protocole internet, désigne un mode de diffusion, pas un contenu. Des services légaux fonctionnent sur cette technologie, commercialisés par des opérateurs disposant des droits de diffusion. Ce que le nouveau texte vise, c’est l’exploitation non autorisée d’œuvres et de retransmissions protégées, quel que soit le support employé.

Le texte a été adopté par la Chambre des représentants par 85 voix contre 35, puis validé par la Chambre des conseillers, après son adoption en Conseil de gouvernement le 4 juin 2026. Il modifie la loi n° 2.00, dont le cadre, conçu avant la généralisation de la diffusion numérique, était jugé dépassé par les usages.

Trois dispositions structurent le dispositif.

L’article 61 permet aux ayants droit d’obtenir des ordonnances de blocage en temps réel à l’encontre de tout intermédiaire technique. Cette rédaction place les fournisseurs d’accès à internet et les hébergeurs en première ligne de l’exécution des décisions de justice. C’est le changement de cible le plus significatif : la répression ne porte plus principalement sur les revendeurs d’abonnements, mais sur l’infrastructure qui achemine les flux.

La logique retenue est celle de l’immédiateté. Un match retransmis illégalement perd l’essentiel de sa valeur une fois l’événement terminé. L’objectif poursuivi est donc de réduire la durée et la portée d’une diffusion pirate pendant qu’elle se déroule, plutôt que de sanctionner après coup.

L’article 60-2 élargit les prérogatives du Bureau marocain du droit d’auteur et de l’administration des douanes. Les agents assermentés peuvent procéder à des inspections de locaux et de systèmes informatiques, consulter et copier registres et documents, et saisir du matériel lié aux infractions. Ces pouvoirs peuvent s’exercer sans contrôle judiciaire systématique préalable.

L’article 64 durcit les sanctions, en prévoyant des peines d’emprisonnement et de lourdes amendes pour toute violation délibérée du droit d’auteur ainsi que pour toute entrave au travail des agents. Les montants et les quantums de peine n’ont pas été détaillés dans la communication officielle accompagnant l’adoption du texte.

Le calendrier accéléré s’explique par un impératif contractuel. Le Maroc accueillera la Coupe du monde 2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Les droits de retransmission d’une compétition de cette ampleur représentent des actifs commerciaux considérables, et leur commercialisation suppose que le pays hôte démontre sa capacité à les protéger. Des diffuseurs internationaux conditionnent explicitement leurs engagements au Maroc à cette sécurité juridique.

Plusieurs points restent ouverts.

Le texte ne précise pas de régime applicable à l’abonné final. Les dispositions rendues publiques visent les exploitants, les revendeurs et les intermédiaires techniques, sans que soit détaillé un dispositif de sanction de l’utilisateur particulier.

L’absence de contrôle judiciaire systématique pour certaines opérations d’inspection et de saisie, le degré de précision des voies de recours ouvertes aux personnes visées, et la gouvernance de la redistribution des droits collectés font l’objet d’interrogations dans le débat professionnel.

La consultation publique organisée en amont de l’adoption n’a enregistré aucune contribution.

Reste la question économique, qui déterminera l’efficacité réelle du dispositif. Le piratage prospère d’abord sur un écart de prix et d’accessibilité. Un abonnement illégal donnant accès à plusieurs milliers de chaînes se négocie sur le marché marocain à des tarifs annuels sans commune mesure avec ceux des offres légales cumulées. Tant que cet écart subsistera, l’arsenal répressif agira sur les canaux de distribution sans traiter la demande qui les alimente.

LNT

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El Niño : l’épisode le plus intense depuis plus d’un siècle, selon les prévisionnistes britanniques https://lnt.ma/el-nino-lepisode-le-plus-intense-depuis-plus-dun-siecle-selon-les-previsionnistes-britanniques/ Sat, 22 Aug 2026 14:07:16 +0000 https://lnt.ma/?p=555625 L’agence météorologique britannique prévoit un épisode El Niño d’une intensité inédite dans les relevés climatiques modernes, avec une anomalie de température de surface dépassant trois degrés Celsius dans la zone de référence du Pacifique. Le phénomène pourrait faire de 2027 l’année la plus chaude jamais enregistrée. Adam Scaife, responsable des prévisions de long terme au […]

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L’agence météorologique britannique prévoit un épisode El Niño d’une intensité inédite dans les relevés climatiques modernes, avec une anomalie de température de surface dépassant trois degrés Celsius dans la zone de référence du Pacifique. Le phénomène pourrait faire de 2027 l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Adam Scaife, responsable des prévisions de long terme au Met Office, a déclaré s’attendre à l’épisode El Niño le plus intense depuis plus d’un siècle.

Le pic est attendu sur la période 2026-2027. Les effets réchauffants d’El Niño se manifestant généralement avec un décalage, c’est l’année 2027 qui pourrait établir un nouveau record de température mondiale.

Les conséquences régionales attendues sont contrastées. Des sécheresses sévères sont anticipées en Amérique du Sud et dans le Pacifique occidental, avec des menaces directes sur la sécurité alimentaire et les productions agricoles.

Dans l’hémisphère nord, des précipitations renforcées et des tempêtes plus fréquentes sont attendues sur le Royaume-Uni et le nord-ouest de l’Europe à partir du mois de novembre.

El Niño désigne un réchauffement périodique des eaux de surface du Pacifique équatorial, qui modifie la circulation atmosphérique à l’échelle planétaire et perturbe les régimes de précipitations sur plusieurs continents.

Les épisodes de 1997-1998 et de 2015-2016 constituaient jusqu’ici les références en matière d’intensité. Les prévisions actuelles situent l’épisode à venir au-delà de ces deux précédents.

Pour les économies dont la croissance dépend étroitement de la pluviométrie, ces prévisions constituent une variable de programmation. Au Maroc, Bank Al-Maghrib anticipe une croissance de 5,2% en 2026, portée par une valeur ajoutée agricole en hausse de 16%, avant un retour à 3,1% en 2027, prévisions que l’institution présente comme tributaires de l’évolution climatique.

LNT

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ONU : la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett prend la tête de la course https://lnt.ma/onu-la-guyanienne-carolyn-rodrigues-birkett-prend-la-tete-de-la-course/ Sat, 22 Aug 2026 14:05:09 +0000 https://lnt.ma/?p=555622 Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, est arrivée en tête du deuxième vote indicatif organisé vendredi 21 août par le Conseil de sécurité pour désigner le successeur d’António Guterres. Elle a recueilli huit mentions favorables sur quinze membres. La Costaricaine Rebeca Grynspan, qui menait à l’issue du premier scrutin du 30 juillet, […]

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Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, est arrivée en tête du deuxième vote indicatif organisé vendredi 21 août par le Conseil de sécurité pour désigner le successeur d’António Guterres. Elle a recueilli huit mentions favorables sur quinze membres.

La Costaricaine Rebeca Grynspan, qui menait à l’issue du premier scrutin du 30 juillet, et l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, arrivent à égalité en deuxième position avec sept mentions favorables chacun.

L’Équatorienne Ivonne Baki, dernière entrée dans la course, enregistre le résultat le plus défavorable, avec aucune mention favorable et huit mentions défavorables.

Le mécanisme du vote de paille attribue à chaque candidat, pour chaque membre du Conseil, l’une de trois mentions : encouragé, découragé, ou sans opinion exprimée. Les bulletins des cinq membres permanents ne se distinguent pas de ceux des dix membres élus, ce qui empêche d’identifier les vetos potentiels à ce stade. Aucun procès-verbal officiel n’est conservé et les bulletins sont détruits après le vote.

Pour être recommandé à l’Assemblée générale, un candidat doit réunir au moins neuf voix favorables sans faire l’objet d’un veto d’un membre permanent.

Huit candidats restent en lice, dont cinq femmes. L’organisation n’a jamais été dirigée par une femme en quatre-vingts ans d’existence, revendication portée par plusieurs États et par des coalitions de la société civile.

Six des huit prétendants sont latino-américains, l’Amérique latine estimant que la rotation géographique informelle entre régions lui revient. Les deux autres candidatures sont africaines : celles de l’Ougandais Olara Otunnu et de l’ancien président sénégalais Macky Sall, en retrait à l’issue de ce deuxième tour.

LNT

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Suède : un mort et trois blessés dans une attaque à l’épée dans un lycée https://lnt.ma/suede-un-mort-et-trois-blesses-dans-une-attaque-a-lepee-dans-un-lycee/ Sat, 22 Aug 2026 14:00:17 +0000 https://lnt.ma/?p=555619 Un homme de 18 ans a tué une personne et blessé trois autres au moyen d’une épée, vendredi 21 août, au lycée Brinell de Fagersta, dans le centre de la Suède. L’assaillant a été neutralisé puis interpellé dix minutes après l’alerte. Le mobile reste indéterminé. Deux garçons âgés de 12 et 17 ans figurent parmi […]

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Un homme de 18 ans a tué une personne et blessé trois autres au moyen d’une épée, vendredi 21 août, au lycée Brinell de Fagersta, dans le centre de la Suède. L’assaillant a été neutralisé puis interpellé dix minutes après l’alerte. Le mobile reste indéterminé.

Deux garçons âgés de 12 et 17 ans figurent parmi les blessés graves, le plus jeune ayant nécessité une intervention chirurgicale d’urgence.

La police a été alertée à 14h06 et est intervenue trois minutes plus tard. L’assaillant a été neutralisé par un tir à la jambe vers 14h16, puis arrêté. Il demeure en détention.

Un compte TikTok présenté comme lui appartenant montrait les images d’un homme vêtu d’une cape noire et portant un casque.

Le chef de la police a indiqué que le mobile restait à déterminer et que les investigations se poursuivaient.

Le Premier ministre Ulf Kristersson a qualifié l’événement de grave, en soulignant qu’il survenait juste après la rentrée scolaire. La cheffe du parti social-démocrate, Magdalena Andersson, a déclaré que toute la Suède était solidaire de Fagersta.

Le pays a connu plusieurs attaques en milieu scolaire au cours de la dernière décennie. En octobre 2015, une attaque avait fait deux morts. En mars 2022, deux enseignantes avaient été tuées. En février 2025, une fusillade avait coûté la vie à dix personnes.

LNT

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Météo : jusqu’à 45 degrés dans le Sud, orages et grêle attendus dimanche et lundi https://lnt.ma/meteo-jusqua-45-degres-dans-le-sud-orages-et-grele-attendus-dimanche-et-lundi/ Sat, 22 Aug 2026 13:52:21 +0000 https://lnt.ma/?p=555616 La Direction générale de la météorologie a placé plusieurs provinces du Royaume en vigilance orange, avec des températures pouvant atteindre 45 degrés dans le sud et des averses orageuses accompagnées de grêle et de fortes rafales attendues dimanche et lundi. Les températures les plus élevées concernent les provinces du sud et du sud-est du pays, […]

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La Direction générale de la météorologie a placé plusieurs provinces du Royaume en vigilance orange, avec des températures pouvant atteindre 45 degrés dans le sud et des averses orageuses accompagnées de grêle et de fortes rafales attendues dimanche et lundi.

Les températures les plus élevées concernent les provinces du sud et du sud-est du pays, où les valeurs maximales sont attendues entre 42 et 45 degrés.

Les averses orageuses, accompagnées localement de grêle et de rafales de vent, visent principalement les reliefs de l’Atlas et du Rif ainsi que les provinces de l’est du Royaume. Les cumuls de précipitations peuvent atteindre localement des niveaux significatifs sur de courtes durées, avec un risque de ruissellement dans les zones à forte pente.

Les côtes atlantiques bénéficient de conditions plus douces, avec la présence de nuages bas en début de journée.

Ces épisodes contrastés surviennent dans un été marqué par une pression accrue sur le couvert forestier. Depuis le début de l’année 2026, 4 133 hectares, soit 41,33 kilomètres carrés, ont été ravagés par les feux au Maroc. Un incendie a mobilisé cette semaine 151 agents dans la forêt de Tazaout, province de Chefchaouen.

Sur le plan hydrique, l’année marque en revanche une rupture. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes en février 2026, après sept années de sécheresse.

Les services météorologiques rappellent les consignes habituelles en période de vigilance orange : limitation des déplacements durant les épisodes orageux, prudence dans les oueds et les zones inondables, et protection des personnes vulnérables face aux fortes chaleurs.

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Casablanca : un pharmacien et deux complices interpellés pour trafic de psychotropes https://lnt.ma/casablanca-un-pharmacien-et-deux-complices-interpelles-pour-trafic-de-psychotropes/ Sat, 22 Aug 2026 13:48:40 +0000 https://lnt.ma/?p=555612 Trois personnes, dont un pharmacien et son assistant, ont été interpellées à Casablanca dans le cadre d’une affaire de trafic de comprimés psychotropes. Les services de police ont saisi 672 comprimés de différentes catégories ainsi que vingt-cinq ordonnances médicales portant sur des molécules classées. L’opération a été menée par le district de sûreté d’El Fida, […]

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Trois personnes, dont un pharmacien et son assistant, ont été interpellées à Casablanca dans le cadre d’une affaire de trafic de comprimés psychotropes. Les services de police ont saisi 672 comprimés de différentes catégories ainsi que vingt-cinq ordonnances médicales portant sur des molécules classées.

L’opération a été menée par le district de sûreté d’El Fida, en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire.

Le premier suspect a été appréhendé sur la voie publique, à bord d’un véhicule. Les investigations menées à partir de cette interpellation ont conduit aux deux autres mis en cause.

Selon les éléments de l’enquête, le pharmacien et son assistant alimentaient le réseau en comprimés contre des rétributions comprises entre 1 500 et 2 000 dirhams, en contravention avec les normes légales encadrant la dispensation de ces produits.

Outre les comprimés et les ordonnances, les perquisitions ont permis la saisie de documents médicaux et du registre professionnel des stupéfiants.

Les trois personnes ont été placées en garde à vue sous la supervision du parquet compétent, afin de déterminer l’étendue du réseau et les responsabilités respectives.

Le détournement de médicaments psychotropes du circuit pharmaceutique légal fait l’objet d’une surveillance renforcée des services de sécurité et du ministère de la Santé, ces molécules alimentant un marché parallèle dont les usages détournés sont documentés en milieu urbain.

LNT

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Marhaba 2026 : Tanger Med attend son pic de retours du 25 au 29 août https://lnt.ma/marhaba-2026-tanger-med-attend-son-pic-de-retours-du-25-au-29-aout/ Sat, 22 Aug 2026 13:46:36 +0000 https://lnt.ma/?p=555610 Le port de Tanger Med a renforcé son dispositif pour la phase retour de l’opération Marhaba, qui a accueilli plus de 2,7 millions de Marocains résidant à l’étranger depuis son lancement. La direction du port recommande d’éviter la période du 25 au 29 août, durant laquelle les temps d’attente avant embarquement pourraient s’allonger. Le directeur […]

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Le port de Tanger Med a renforcé son dispositif pour la phase retour de l’opération Marhaba, qui a accueilli plus de 2,7 millions de Marocains résidant à l’étranger depuis son lancement. La direction du port recommande d’éviter la période du 25 au 29 août, durant laquelle les temps d’attente avant embarquement pourraient s’allonger.

Le directeur du port, Jaafar Aamiyar, a indiqué que l’opération se déroulait dans de bonnes conditions, tout en anticipant un flux important de passagers vers la fin du mois.

Le système du billet ferme est reconduit pour la deuxième année consécutive. Il conditionne l’embarquement à un titre de transport mentionnant une date et une heure précises, afin de lisser les flux et d’éviter les files d’attente indifférenciées observées lors des campagnes précédentes.

L’autorité portuaire a rappelé aux voyageurs la nécessité de vérifier que leur billet comporte bien la date et l’heure du voyage.

Deux points ont été désignés pour les modifications de réservation : l’aire de repos de la Fondation Mohammed V pour la solidarité, à l’entrée de Tanger, et la station d’Aïn Chouka, à Ksar Sghir.

Vingt-six centres d’accueil ont été déployés dans le cadre du dispositif national.

Lancée chaque année au début de l’été, l’opération Marhaba encadre le transit des Marocains du monde vers le Royaume puis leur retour vers les pays de résidence. Elle mobilise les autorités portuaires, les compagnies maritimes, les services de douane et de police des frontières, ainsi que les dispositifs d’assistance sanitaire et sociale.

LNT

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L’Ukraine sanctionne le célèbre dessin animé russe « Masha et Michka » https://lnt.ma/lukraine-sanctionne-le-celebre-dessin-anime-russe-masha-et-michka/ Fri, 21 Aug 2026 11:41:13 +0000 https://lnt.ma/?p=555601 L’Ukraine a annoncé des sanctions destinées à limiter la diffusion d’une célèbre série animée russe mettant en scène les aventures d’une petite fille et d’un ours, « Masha et Michka », accusé de véhiculer la propagande russe auprès des plus jeunes. Kiev estime qu’elle constitue un outil de puissance culturelle pour Moscou et contribue à donner une […]

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L’Ukraine a annoncé des sanctions destinées à limiter la diffusion d’une célèbre série animée russe mettant en scène les aventures d’une petite fille et d’un ours, « Masha et Michka », accusé de véhiculer la propagande russe auprès des plus jeunes.

Kiev estime qu’elle constitue un outil de puissance culturelle pour Moscou et contribue à donner une image positive du pays, l’ours brun étant un symbole souvent utilisé pour représenter la Russie.

« L’Ukraine a imposé des sanctions contre les producteurs et les distributeurs de la série animée russe +Masha et Michka+ », a affirmé vendredi sa ministre de la Culture, Tetiana Berejna. « La propagande russe n’a pas sa place sur les écrans des enfants, ni en Ukraine ni ailleurs dans le monde. »

Ces mesures créent « une base légale pour bloquer ce contenu en Ukraine » et pour demander « aux plateformes internationales d’en restreindre la monétisation et la diffusion », selon elle.

Les sanctions prises par l’Ukraine visent notamment les créateurs russes de la série et leur studio, selon le décret publié jeudi soir par la présidence ukrainienne. Elle « véhicule des récits pro-russes déguisés en contenu pour enfants » et génère des revenus d’impôts pour le pays, d’après ce document.

Fin juin, l’Ukraine avait protesté contre l’achat par Netflix des droits de deux nouvelles saisons et l’extension de sa licence pour cette série animée, dont le nom russe se traduit par « Macha et l’ours ».

La série, lancée en 2009 par le studio russe Animaccord, est aussi diffusée par des chaînes télévisées à travers le monde ainsi que sur YouTube. Elle raconte les espiègleries d’une fillette russe et d’un ours balourd.

Sa chaîne YouTube en ukrainien compte plus de 18 millions d’abonnés et cumule des centaines de millions de vues.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé vendredi sur ces sanctions, a répondu que « l’Ukraine a déclaré la guerre aux dessins animés ».

« Masha et Michka » « ont conquis le monde entier » et ne promeuvent que « les meilleures qualités humaines », a-t-il assuré.

L’Ukraine, qui combat l’invasion russe à grande échelle depuis 2022, tente de limiter la puissance culturelle de la Russie en poussant à son exclusion des milieux du sport, du cinéma ou encore de l’art.

Les Ukrainiens se sont détournés des films, séries livres ou musiques russes, à l’influence jusqu’alors majeure dans leur pays.

 

LNT avec Afp

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L’épidémie d’Ebola en RDC « progresse de façon exponentielle », alerte l’ONU https://lnt.ma/lepidemie-debola-en-rdc-progresse-de-facon-exponentielle-alerte-lonu/ Fri, 21 Aug 2026 11:38:20 +0000 https://lnt.ma/?p=555599 L’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 2.500 morts en République démocratique du Congo (RDC) et « progresse de façon exponentielle », a alerté vendredi Julien Harneis, coordinateur principal d’Ebola pour les Nations unies. « L’épidémie d’Ebola progresse de manière exponentielle. L’épidémie s’étend largement : elle couvre désormais une superficie supérieure à celle de la France », a déclaré […]

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L’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 2.500 morts en République démocratique du Congo (RDC) et « progresse de façon exponentielle », a alerté vendredi Julien Harneis, coordinateur principal d’Ebola pour les Nations unies.

« L’épidémie d’Ebola progresse de manière exponentielle. L’épidémie s’étend largement : elle couvre désormais une superficie supérieure à celle de la France », a déclaré M. Harneis depuis Bunia (RDC) lors d’une conférence de presse à Genève (Suisse).

A ce jour, l’épidémie a fait « plus de 2.500 morts. Le bilan des décès s’alourdit évidemment chaque jour », a-t-il ajouté, précisant que la moitié des décès était survenue « au cours des 20 derniers jours ».

« Sa propagation dépasse la rapidité de notre réponse ; elle s’intensifie et s’étend plus vite que les efforts déployés dans toute la région », a souligné M. Harneis.

Déclarée le 15 mai dernier, cette épidémie a dépassé en seulement trois mois celle de 2018-2020 dans l’est de la RDC, considérée jusqu’alors comme la plus meurtrière de l’histoire du pays (2.299 morts sur 3.381 cas confirmés, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé basés sur les données des autorités congolaises).

En outre, en trois mois, sept fois plus de cas et cinq fois plus de morts ont été recensés en RDC que lors des trois premiers mois de la plus importante épidémie d’Ebola de l’histoire, qui avait fait plus de 11.300 morts en l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, selon l’agence de santé de l’Union africaine (Africa CDC).

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

– « Risque pour les pays voisins » –

Il n’existe aucun vaccin ou traitement spécifique homologué contre la souche Bundibugyo d’Ebola, à l’origine de la flambée actuelle, mais des essais cliniques sont en cours et 70.000 doses du vaccin Ervebo, homologué contre Zaïre, une autre souche du virus, ont été envoyées en RDC pour évaluer son impact sur Bundibugyo.

Sous-financée, la riposte fait l’objet de critiques pour sa lenteur et son manque d’organisation et se heurte à la défiance d’une partie de la population.

Le coordinateur onusien a aussi rappelé que 43 agents de santé étaient morts du virus et que d’autres avaient été la cible d’attaques, notamment à bord d’ambulances ou dans les infrastructures de santé.

« L’ordre public est mis à mal et les services de base, notamment la santé, ont été fragmentés. Les conditions d’intervention sont extrêmement rudes », a-t-il rappelé, alors qu’une myriade de groupes armés sont actifs dans les régions touchées par l’épidémie, compliquant l’accès aux populations.

« Cette épidémie continue de se propager, à un rythme que la réponse ne parvient pas à suivre », a confirmé dans un communiqué publié à Genève Javid Abdelmoneim, président international de l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

« Cette réponse nécessite bien plus que des lits supplémentaires. Elle requiert un meilleur dépistage, l’isolement sécurisé des personnes malades et de leurs contacts, ainsi qu’un soutien aux professionnel·le·s de santé », a-t-il ajouté.

M. Harneis a aussi pointé la nécessité d’intensifier la réponse, insistant sur le fait que « si nous renforçons les effectifs et acheminons davantage de ressources vers les zones reculées de l’est de la République démocratique du Congo, nous pourrons, en quelques mois, ralentir la transmission et parvenir à y mettre un terme ».

« Si nous ne le faisons pas (…) cette épidémie deviendra plus meurtrière. Elle s’étendra davantage et risque de se propager aux pays voisins », a-t-il prévenu.

 

LNT avec Afp

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ONU : cinq femmes parmi huit candidats, et un deuxième vote pour départager https://lnt.ma/onu-cinq-femmes-parmi-huit-candidats-et-un-deuxieme-vote-pour-departager/ Fri, 21 Aug 2026 11:33:31 +0000 https://lnt.ma/?p=555597 Le Conseil de sécurité procède ce 21 août à son deuxième vote indicatif pour désigner le successeur d’António Guterres. Rebeca Grynspan, du Costa Rica, était sortie en tête du premier scrutin du 30 juillet. Cinq des huit candidats sont des femmes, alors que l’organisation n’a jamais été dirigée par une femme en quatre-vingts ans. Le […]

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Le Conseil de sécurité procède ce 21 août à son deuxième vote indicatif pour désigner le successeur d’António Guterres. Rebeca Grynspan, du Costa Rica, était sortie en tête du premier scrutin du 30 juillet. Cinq des huit candidats sont des femmes, alors que l’organisation n’a jamais été dirigée par une femme en quatre-vingts ans.

Le processus de succession à la tête des Nations unies entre dans sa phase décisive. Après un premier vote indicatif le 30 juillet, les quinze membres du Conseil de sécurité se réunissent ce 21 août 2026 pour un second tour de scrutin de paille destiné à resserrer le champ des candidatures.

Huit noms, cinq candidatures féminines

La liste réunit cinq femmes et trois hommes. Côté féminin : Rebeca Grynspan, du Costa Rica, 70 ans ; Carolyn Rodrigues-Birkett, du Guyana, 52 ans ; Michelle Bachelet, du Chili, 74 ans ; María Fernanda Espinosa, de l’Équateur, 61 ans ; et Ivonne A-Baki, également équatorienne, 75 ans.

Côté masculin : Rafael Grossi, l’Argentin qui dirige l’Agence internationale de l’énergie atomique, 65 ans ; Olara Otunnu, de l’Ouganda, 75 ans ; et Macky Sall, ancien président sénégalais, 64 ans.

Grynspan en tête du premier tour

Au scrutin du 30 juillet, Rebeca Grynspan avait recueilli le plus grand nombre de mentions favorables, devant Carolyn Rodrigues-Birkett et Rafael Grossi.

Le mécanisme du vote de paille mérite d’être rappelé, car il explique l’opacité du processus. Chaque membre du Conseil attribue anonymement l’une de trois mentions : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Aucune distinction n’est faite entre les bulletins des cinq membres permanents et ceux des dix membres élus, ce qui rend impossible l’identification des vetos potentiels à ce stade. Pour être recommandé à l’Assemblée générale, un candidat doit obtenir au minimum neuf votes favorables sans veto d’un permanent.

Deux revendications se croisent

Deux logiques s’affrontent dans cette élection. La première est géographique : l’Amérique latine estime que la rotation informelle entre régions lui revient, argument que la composition du champ de candidatures reflète largement, six des huit prétendants étant latino-américains.

La seconde est celle de la parité. Plusieurs États plaident pour la désignation de la première femme secrétaire générale en quatre-vingts ans d’existence de l’organisation, revendication portée de longue date par des coalitions d’États et par la société civile.

Une succession dans un moment critique

Le contexte pèse lourdement sur la nature du poste à pourvoir. L’ONU traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, entre divisions profondes du Conseil de sécurité, affaiblissement général du multilatéralisme et difficultés financières aggravées par les pressions budgétaires américaines.

L’épisode des sanctions américaines contre la présidente de la Cour pénale internationale, cette semaine, illustre la tension entre Washington et l’architecture juridique internationale. Le prochain secrétaire général héritera d’une organisation dont la marge de manœuvre s’est resserrée sur presque tous les fronts.

LNT

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Un drone à IA pour traquer les algues toxiques dans les barrages marocains https://lnt.ma/un-drone-a-ia-pour-traquer-les-algues-toxiques-dans-les-barrages-marocains/ Fri, 21 Aug 2026 11:32:27 +0000 https://lnt.ma/?p=555594 Un prototype de drone aquatique combinant spectrométrie, capteurs environnementaux et intelligence artificielle sera testé dans un barrage du nord du Royaume. Objectif : détecter les proliférations de microalgues toxiques avant qu’elles ne soient visibles, et éviter la fermeture de retenues alimentant en eau potable des millions d’habitants. Le projet, porté par Capgemini, associe l’Université Mohammed […]

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Un prototype de drone aquatique combinant spectrométrie, capteurs environnementaux et intelligence artificielle sera testé dans un barrage du nord du Royaume. Objectif : détecter les proliférations de microalgues toxiques avant qu’elles ne soient visibles, et éviter la fermeture de retenues alimentant en eau potable des millions d’habitants.

Le projet, porté par Capgemini, associe l’Université Mohammed V de Rabat pour l’expertise scientifique et l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos pour l’expérience opérationnelle en gestion des ressources en eau. L’équipe interdisciplinaire est dirigée par Nawfal Majdoub, Senior Quality Manager, et Anas Ait Iflach, ingénieur en gestion de projets.

Une détection avant l’apparition visible

La technologie repose sur la spectrométrie, retenue comme la méthode la plus efficace après comparaison de plusieurs approches, couplée à des capteurs environnementaux et à un système d’alerte à distance.

L’apport de l’intelligence artificielle se situe en amont : des modèles prédictifs, alimentés par l’imagerie satellitaire, doivent permettre d’anticiper les zones à haut risque de prolifération avant même que le phénomène ne devienne détectable à l’œil nu. C’est ce décalage temporel qui conditionne l’efficacité de toute intervention.

Un enjeu sanitaire de premier plan

Les proliférations de microalgues nocives produisent des toxines, désoxygènent l’eau et menacent à la fois les écosystèmes aquatiques et l’approvisionnement en eau potable. Lorsqu’un barrage est contaminé, sa mise à l’arrêt perturbe l’alimentation de populations entières, avec des conséquences immédiates.

Le sujet prend un relief particulier dans un pays où la ressource reste structurellement sous tension, malgré le rebond de la dernière saison hydrique. Les réserves atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes en février 2026, après sept années de sécheresse, mais le stress hydrique de fond n’a pas disparu.

Une phase de laboratoire en cours

Les essais se déroulent actuellement en laboratoire, à partir d’échantillons d’eau prélevés au fil des saisons afin de couvrir la variabilité des conditions. Le prototype doit ensuite être testé sur un barrage du nord du Maroc, dont la localisation précise n’a pas été communiquée. Aucun calendrier de déploiement sur le terrain n’est arrêté à ce stade.

Des applications au-delà des barrages

Les porteurs du projet envisagent une extension du dispositif aux lacs, un déploiement international dans d’autres régions confrontées à la rareté de l’eau, et une adaptation de la technologie à la détection d’autres polluants, notamment les hydrocarbures.

Une trajectoire qui illustre un mouvement plus large : l’application de l’intelligence artificielle à la gestion des ressources naturelles, segment où le Maroc dispose à la fois d’un besoin pressant et d’un vivier d’ingénieurs formés localement.

LNT

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Électricité : Madrid dément, Maamar rappelle que le courant passe dans les deux sens https://lnt.ma/electricite-madrid-dement-maamar-rappelle-que-le-courant-passe-dans-les-deux-sens/ Fri, 21 Aug 2026 11:29:46 +0000 https://lnt.ma/?p=555590 Après des semaines de spéculations espagnoles sur un possible levier énergétique contre le Maroc, Madrid a démenti tout plan de rétorsion. L’ancien directeur général de l’ONEE, Younes Maamar, a publié une mise au point rappelant que l’opérateur marocain est présent sur le marché électrique espagnol depuis 1997 et détient depuis 2001 une licence d’agent de […]

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Après des semaines de spéculations espagnoles sur un possible levier énergétique contre le Maroc, Madrid a démenti tout plan de rétorsion. L’ancien directeur général de l’ONEE, Younes Maamar, a publié une mise au point rappelant que l’opérateur marocain est présent sur le marché électrique espagnol depuis 1997 et détient depuis 2001 une licence d’agent de marché.

L’épisode illustre la manière dont la crise migratoire de Sebta a débordé sur des terrains inattendus. Plusieurs médias espagnols avaient évoqué ces dernières semaines l’hypothèse d’une pression énergétique sur le Maroc, présentée comme un levier de dissuasion. Madrid a formellement démenti l’existence d’un tel plan de contingence.

La mise au point de Younes Maamar

L’ancien directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable a publié le 19 août une mise au point qui écarte le scénario d’une rupture. Il souligne que les infrastructures de transit, tant électriques que gazières, sont anciennes et résilientes, et rappelle que les interconnexions existantes profitent aux deux pays.

L’argument le plus intéressant est de nature contractuelle. L’ONEE opère sur le marché électrique espagnol depuis 1997 et détient, depuis 2001, une licence d’agent de marché lui permettant d’acheter et de vendre directement des blocs d’électricité sur le marché ibérique. Autrement dit, le Maroc n’est pas un simple client passif branché sur un robinet espagnol, mais un acteur enregistré du marché, avec les droits que cela confère.

Maamar rappelle par ailleurs que les suspensions d’échanges énergétiques entre États relèvent, dans la pratique internationale, de situations exceptionnelles.

Un débat qui touche à une vulnérabilité réelle

Le démenti ne fait pas disparaître la question de fond. L’interconnexion avec l’Espagne demeure un maillon significatif de l’approvisionnement marocain, et l’épisode a eu le mérite de replacer la sécurité énergétique au centre du débat public.

C’est précisément l’enjeu des programmes en cours : montée en puissance des capacités renouvelables domestiques, projets de stockage, et diversification des interconnexions, avec notamment le projet de liaison avec le Portugal.

Un dossier parmi d’autres dans un contentieux dense

L’affaire s’ajoute à une série de frictions maroco-espagnoles. Le ministère de la Justice marocain a annoncé étudier la suspension de l’accord d’extradition entre les deux pays. Rabat réclame l’accélération du retour des mineurs non accompagnés présents à Sebta. Pedro Sánchez a réuni lundi sept ministres en cellule de crise sur la situation dans le préside, où Madrid vient d’ouvrir des centres d’accueil pour migrants.

À l’inverse, la Commission européenne s’est dite prête à négocier un nouvel accord de pêche, dossier où l’Espagne est directement intéressée. Deux dynamiques contraires dans une même relation, dont le point d’équilibre reste à trouver.

LNT

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Maroc-Italie : 4,75 milliards d’euros d’échanges, mais un déficit de 1,24 milliard https://lnt.ma/maroc-italie-475-milliards-deuros-dechanges-mais-un-deficit-de-124-milliard/ Fri, 21 Aug 2026 11:26:26 +0000 https://lnt.ma/?p=555588 Le commerce entre Rabat et Rome a atteint 4,752 milliards d’euros en 2025, soit près de 51,4 milliards de dirhams. Le Maroc s’installe au 3e rang des clients africains de l’Italie, mais seulement au 6e rang de ses fournisseurs. L’écart se lit dans un excédent italien de 1,238 milliard d’euros. Les chiffres publiés par l’Observatoire […]

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Le commerce entre Rabat et Rome a atteint 4,752 milliards d’euros en 2025, soit près de 51,4 milliards de dirhams. Le Maroc s’installe au 3e rang des clients africains de l’Italie, mais seulement au 6e rang de ses fournisseurs. L’écart se lit dans un excédent italien de 1,238 milliard d’euros.

Les chiffres publiés par l’Observatoire économique du ministère italien des Affaires étrangères dessinent une relation commerciale dense mais nettement asymétrique. En 2025, les échanges entre le Maroc et l’Italie ont frôlé 4,752 milliards d’euros, l’équivalent d’environ 51,4 milliards de dirhams.

Un déséquilibre de deux contre un

La ventilation est éloquente. Les exportations italiennes vers le Maroc se sont établies à 2,995 milliards d’euros, tandis que les exportations marocaines vers l’Italie atteignaient 1,757 milliard d’euros. L’excédent commercial italien s’élève ainsi à 1,238 milliard d’euros, soit un rapport de près de deux à un en faveur de Rome.

Ce déséquilibre s’inscrit dans une tendance plus large : au premier semestre 2026, le déficit commercial global du Maroc s’est creusé de 23,5%, à 198,38 milliards de dirhams, avec un taux de couverture tombé à 56,8%.

Troisième client, sixième fournisseur

Le positionnement du Royaume dans la géographie commerciale africaine de l’Italie confirme cette asymétrie. Le Maroc absorbe 14,8% des ventes italiennes sur le continent, ce qui le place au 3e rang des clients africains de Rome, derrière la Tunisie et l’Algérie.

En sens inverse, il ne pèse que 5,1% des importations italiennes en provenance d’Afrique, au 6e rang seulement, derrière l’Algérie, la Libye, la Tunisie, l’Égypte et l’Afrique du Sud. Les trois premiers de ce classement sont des fournisseurs d’hydrocarbures, ce qui explique une partie de l’écart, mais pas sa totalité.

Des secteurs à forte intensité capitalistique

Les échanges se concentrent sur l’énergie, les transports, les infrastructures civiles, la logistique, l’ingénierie mécanique et les machines industrielles. Une structure qui éclaire le déséquilibre : l’Italie exporte des biens d’équipement et de l’ingénierie, catégories à forte valeur unitaire, quand le Maroc vend davantage de biens intermédiaires et de produits agroalimentaires.

Ce constat recoupe la dynamique nationale observée au premier semestre 2026, où les importations marocaines de biens d’équipement ont progressé de 21,2%, à 112,34 milliards de dirhams.

Un stock d’investissement italien encore modeste en Afrique

À fin 2025, le stock d’investissements directs italiens sur le continent africain s’élevait à 30,835 milliards d’euros, avec plus de 1 600 entreprises implantées selon les données arrêtées à fin 2023. Un volume qui laisse une marge de progression substantielle, alors que Rome affiche depuis plusieurs années une ambition africaine renforcée.

Pour le Maroc, l’enjeu est double : capter une part croissante de ces investissements, et rééquilibrer une relation où le Royaume achète nettement plus qu’il ne vend.

LNT

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Affaire Wafae : le reportage d’El País rattrapé par les réseaux sociaux https://lnt.ma/affaire-wafae-le-reportage-del-pais-rattrape-par-les-reseaux-sociaux/ Fri, 21 Aug 2026 11:23:43 +0000 https://lnt.ma/?p=555585 Le témoignage d’une Marocaine de 28 ans entrée à la nage dans le préside occupé de Sebta, diffusé le 19 août par le quotidien El País, est au centre d’une controverse en Espagne, après la mise en circulation d’éléments contredisant une partie de son récit. La jeune femme, originaire de Taza, avait rejoint le préside […]

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Le témoignage d’une Marocaine de 28 ans entrée à la nage dans le préside occupé de Sebta, diffusé le 19 août par le quotidien El País, est au centre d’une controverse en Espagne, après la mise en circulation d’éléments contredisant une partie de son récit.

La jeune femme, originaire de Taza, avait rejoint le préside le 30 juillet, lors des tentatives de passage enregistrées les 30 et 31 juillet. Dans le reportage vidéo du quotidien espagnol, elle décrit une famille très religieuse lui interdisant d’étudier, de voyager et de choisir ses vêtements, et fait état de son intention de travailler dans la restauration à Barcelone.

Dans les heures suivant la diffusion, des publications issues de comptes publics ont été relayées sur les réseaux sociaux, faisant état de séjours au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Turquie et en Malaisie, ainsi que d’un parcours d’études et d’expériences professionnelles dans l’hôtellerie à Dubaï. Un compte Instagram attribué à l’intéressée a été supprimé peu après.

Selon des médias marocains ayant examiné ces éléments, plusieurs restaient accessibles en ligne, notamment des vidéos publiées en décembre 2025 et un profil professionnel. Ces mêmes médias précisent n’avoir pas été en mesure d’authentifier l’ensemble des images en circulation.

Ces éléments contredisent l’affirmation d’une interdiction de voyager et d’étudier.

L’affaire a été largement reprise par la presse conservatrice espagnole, qui y a vu une mise en cause du traitement médiatique de l’immigration par les titres de centre-gauche et de la politique migratoire du gouvernement de Pedro Sánchez.

Elle intervient dans un contexte de forte tension. Les 30 et 31 juillet, Sebta avait connu l’entrée la plus importante depuis 2021, au cours de laquelle au moins dix-huit personnes ont perdu la vie. Le gouvernement espagnol avait déployé l’armée et fermé la frontière de Melilla. Pedro Sánchez avait dénoncé une violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne par des réseaux criminels, avant de réunir sept ministres en cellule de crise le 17 août.

L’opposition avait déjà engagé une offensive sur ce terrain. Le président du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, avait mis en cause la faiblesse de la réponse gouvernementale et exigé la défense de la sécurité nationale et de l’intégrité territoriale. Son porte-parole, Miguel Tellado, avait déclaré : « Personne ne peut s’étonner que des milliers de personnes veuillent entrer dans un pays qui régularise plus d’un million d’immigrés irréguliers du jour au lendemain. »

Le président de Vox, Santiago Abascal, avait pour sa part évoqué une invasion de la frontière provoquée par la régularisation massive. Des exécutifs régionaux dirigés par les deux formations ont affirmé, sans en apporter la preuve, que des organisations non gouvernementales avaient collaboré à cette entrée, en annonçant la suppression de leurs subventions.

LNT

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Avocats : la loi passe au Bulletin officiel, la grève continue https://lnt.ma/avocats-la-loi-passe-au-bulletin-officiel-la-greve-continue/ Fri, 21 Aug 2026 11:03:36 +0000 https://lnt.ma/?p=555580 La loi 66.23 sur l’organisation de la profession d’avocat a été publiée jeudi 21 août au Bulletin officiel. Elle est immédiatement applicable, en vertu de son article 146. Les 17 000 avocats du Royaume, en grève depuis près de cent jours, maintiennent leur rejet du texte. La Cour constitutionnelle n’a pas pu se prononcer sur […]

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La loi 66.23 sur l’organisation de la profession d’avocat a été publiée jeudi 21 août au Bulletin officiel. Elle est immédiatement applicable, en vertu de son article 146. Les 17 000 avocats du Royaume, en grève depuis près de cent jours, maintiennent leur rejet du texte. La Cour constitutionnelle n’a pas pu se prononcer sur sa conformité, un vice de procédure parlementaire l’en ayant empêchée.

Le gouvernement est passé outre. Après une grève de la profession qui approche les cent jours et une paralysie durable des tribunaux, la loi n° 66.23 relative à l’organisation de la profession d’avocat a été publiée au Bulletin officiel ce jeudi 21 août 2026. Son article 146 la rend immédiatement effective.

Un texte qui refond l’ensemble de la profession

La loi ne se limite pas à un ajustement technique. Elle réorganise l’accès à la profession, la formation, les stages, l’inscription aux tableaux des Ordres, les conditions d’exercice, l’organisation des cabinets, ainsi que les droits et obligations des avocats. Elle redéfinit également les procédures disciplinaires et les voies de recours applicables.

Le ministère de la Justice présente le texte comme une nouvelle étape dans le processus de modernisation, destinée à adapter le cadre juridique aux transformations du système judiciaire marocain.

Un contrôle de constitutionnalité qui n’a pas eu lieu

C’est l’élément le plus inhabituel du dossier. La Cour constitutionnelle n’a pas pu vérifier la conformité du texte à la Constitution, en raison d’un vice de procédure survenu au stade parlementaire. La loi entre donc en vigueur sans avoir été soumise au filtre juridictionnel qui accompagne habituellement les réformes de cette portée.

Cette anomalie procédurale offre mécaniquement un argument supplémentaire aux opposants au texte, et laisse ouverte la question des voies de recours ultérieures.

Les barreaux maintiennent la grève illimitée

L’Association nationale des barreaux du Maroc a réagi en décidant de poursuivre la grève illimitée engagée près de cent jours avant la publication, en réaffirmant son rejet catégorique de la loi. Les avocats reprochent au gouvernement d’avoir écarté la profession de toute concertation véritable, violé des engagements antérieurs, porté atteinte à leur indépendance et à leur immunité, et empiété sur l’autorégulation professionnelle.

Une réunion extraordinaire de l’Association est convoquée le 5 septembre, avec à l’ordre du jour un plan d’escalade.

Un calendrier qui percute l’échéance électorale

La séquence se joue à un mois des législatives du 23 septembre. Elle place Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, avocat de profession et candidat investi par le PAM, en confrontation ouverte avec sa propre corporation à quelques semaines du scrutin.

Les justiciables en première ligne

Au-delà du bras de fer institutionnel, la Fédération marocaine des droits du consommateur a alerté sur les conséquences concrètes du blocage. La suspension des services professionnels s’étend à l’aide judiciaire, privant d’assistance les justiciables les moins solvables et allongeant la détention provisoire pour ceux dont les dossiers ne peuvent être plaidés.

LNT

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Iran : Washington menace quiconque tendra une « bouée de sauvetage » à Téhéran https://lnt.ma/iran-washington-menace-quiconque-tendra-une-bouee-de-sauvetage-a-teheran/ Thu, 20 Aug 2026 10:37:14 +0000 https://lnt.ma/?p=555575 Donald Trump promet « l’opération économique la plus écrasante jamais entreprise » contre les pays qui aideraient l’Iran, sans citer aucun État ni détailler les mesures. Les Émirats arabes unis, longtemps premier partenaire commercial de Téhéran, ont suspendu leurs échanges après l’incident balistique du 18 août. Ormuz reste verrouillé. L’escalade rhétorique s’est poursuivie d’un cran. […]

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Donald Trump promet « l’opération économique la plus écrasante jamais entreprise » contre les pays qui aideraient l’Iran, sans citer aucun État ni détailler les mesures. Les Émirats arabes unis, longtemps premier partenaire commercial de Téhéran, ont suspendu leurs échanges après l’incident balistique du 18 août. Ormuz reste verrouillé.

L’escalade rhétorique s’est poursuivie d’un cran. Après avoir constaté la veille qu’« aucune conversation ni discussion » n’était en cours avec Téhéran, le président américain a annoncé une guerre économique visant non plus seulement l’Iran, mais tous ceux qui commerceraient avec lui.

Une menace sans cible nommée

Donald Trump a promis « l’opération économique la plus écrasante jamais entreprise » contre quiconque fournirait une « bouée de sauvetage » à la République islamique, en visant explicitement la contrebande de pétrole, les échanges de devises et les transferts de liquidités.

L’annonce reste toutefois délibérément vague : aucun pays n’est cité, aucune mesure ni aucun régime de sanctions n’est détaillé. Une imprécision qui peut relever de la tactique — laisser planer l’incertitude sur les acheteurs potentiels de brut iranien — autant que de l’absence d’un dispositif finalisé.

Elle prolonge la déclaration du secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui avait promis la semaine précédente un isolement économique « comme le monde n’en a jamais vu ».

Les Émirats ont déjà coupé

Un précédent concret existe pourtant. Les Émirats arabes unis, longtemps l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Iran et plaque tournante historique de ses réexportations, ont suspendu leurs échanges avec Téhéran à la suite de l’incident balistique du 18 août, qui avait déclenché une alerte aux missiles sur leur territoire.

Une décision lourde de conséquences pour l’économie iranienne, dont une part significative des importations transitait par Dubaï.

Ormuz : le bras de fer se déplace sur les péages

Sur le détroit, verrouillé depuis février 2026, la négociation s’est déplacée sur un terrain inattendu. L’Iran entend imposer des frais de navigation aux navires empruntant le passage, ce que les États-Unis et plusieurs pays de la région refusent.

Téhéran dément par ailleurs les accusations de tirs balistiques et exige que Washington honore les engagements du protocole d’accord de juin avant toute réouverture.

Six mois de blocage et une facture mondiale

Le conflit ouvert en février entre dans son septième mois sans perspective de règlement. Le coût s’en mesure partout ailleurs qu’au Moyen-Orient : hausse des cours des produits raffinés, tensions inflationnistes dans les pays importateurs nets, et arbitrages budgétaires contraints.

Le Maroc a vu sa facture énergétique bondir de 28,9% au premier semestre 2026, contribuant à un déficit commercial en hausse de 23,5%. Au Sénégal, le gouvernement a relevé les prix à la pompe le 15 août. Sur le marché marocain, le gasoil a enchaîné trois hausses depuis la mi-juillet, rejoignant l’essence autour de 14,95 dirhams le litre.

LNT

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Trump annonce une rencontre avec Kim Jong Un avant la fin de l’année https://lnt.ma/trump-annonce-une-rencontre-avec-kim-jong-un-avant-la-fin-de-lannee/ Thu, 20 Aug 2026 10:26:04 +0000 https://lnt.ma/?p=555572 Interrogé sur une éventuelle entrevue avec le dirigeant nord-coréen, le président américain a répondu « Oui, je le rencontrerai ». Il a par ailleurs estimé que Pyongyang détient 57 têtes nucléaires. L’hypothèse d’un rendez-vous en novembre, en marge du sommet de l’Apec en Chine, circule parmi les observateurs. Donald Trump a confirmé son intention de […]

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Interrogé sur une éventuelle entrevue avec le dirigeant nord-coréen, le président américain a répondu « Oui, je le rencontrerai ». Il a par ailleurs estimé que Pyongyang détient 57 têtes nucléaires. L’hypothèse d’un rendez-vous en novembre, en marge du sommet de l’Apec en Chine, circule parmi les observateurs.

Donald Trump a confirmé son intention de rencontrer Kim Jong Un avant la fin de l’année 2026. Interrogé sur le sujet, le président américain a répondu sans détour : « Oui, je le rencontrerai », en réaffirmant qu’il s’entendait « très bien » avec le dirigeant nord-coréen.

Un chiffre lâché sur l’arsenal nord-coréen

L’annonce s’est accompagnée d’une estimation rarement formulée publiquement à ce niveau : selon le président américain, la Corée du Nord détiendrait 57 têtes nucléaires. « Cela n’aurait jamais dû arriver », a-t-il commenté, en ajoutant qu’il l’aurait empêché s’il avait été président à l’époque.

Le chiffre, s’il correspond aux estimations des instituts spécialisés, n’avait pas été validé aussi directement par un chef d’État américain. Sa divulgation constitue en soi une forme de reconnaissance implicite du statut nucléaire de fait de Pyongyang, ce que la doctrine américaine officielle a toujours refusé d’acter.

Novembre et l’Apec comme fenêtre possible

Aucune date ni aucun lieu n’ont été officialisés. Plusieurs observateurs évoquent la possibilité d’une rencontre en novembre, en marge du sommet de l’Apec organisé en Chine, formule qui présenterait l’avantage logistique et diplomatique d’un déplacement déjà programmé.

Trois sommets sous le premier mandat

L’histoire de cette relation est celle d’une diplomatie spectaculaire aux résultats limités. Trois rencontres avaient eu lieu durant le premier mandat de Donald Trump, à Singapour, Hanoï et dans la zone démilitarisée intercoréenne. Aucune n’avait débouché sur un accord de dénucléarisation, la négociation ayant achoppé sur l’ampleur des concessions réciproques.

Un signal qui prolonge celui de dimanche

L’annonce intervient quelques jours après la déclaration du président américain sur son intention de « réduire considérablement » les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, qu’il avait qualifiés d’« inappropriés et hostiles » envers Pyongyang. Séoul avait répliqué que l’exercice Ulchi Freedom Shield se déroulait comme prévu.

Les deux séquences dessinent une même orientation : un réengagement personnel avec Kim Jong Un, assumé au prix de tensions avec l’allié sud-coréen. Une approche qui laisse ouverte la question de la contrepartie que Washington serait prêt à consentir, et de ce que Pyongyang, désormais fort d’un arsenal consolidé, jugerait suffisant pour négocier.

LNT

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La dette américaine franchit les 40 000 milliards de dollars https://lnt.ma/la-dette-americaine-franchit-les-40-000-milliards-de-dollars/ Thu, 20 Aug 2026 10:24:26 +0000 https://lnt.ma/?p=555569 Le seuil a été dépassé le 18 août : 40 047 milliards de dollars. La dette fédérale américaine s’accroît désormais de 200 milliards par mois et a doublé en neuf ans. La charge d’intérêts atteindra 1 100 milliards de dollars cette année, deuxième poste budgétaire du pays derrière la Sécurité sociale. Le chiffre a valeur […]

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Le seuil a été dépassé le 18 août : 40 047 milliards de dollars. La dette fédérale américaine s’accroît désormais de 200 milliards par mois et a doublé en neuf ans. La charge d’intérêts atteindra 1 100 milliards de dollars cette année, deuxième poste budgétaire du pays derrière la Sécurité sociale.

Le chiffre a valeur de repère. Le 18 août 2026, la dette du Trésor américain a franchi pour la première fois la barre des 40 000 milliards de dollars, à 40 047 milliards précisément. Un seuil symbolique, mais dont la vitesse d’approche constitue l’information réelle.

Mille milliards en six mois

Le rythme d’accumulation s’est nettement accéléré. Entre mars et août 2026, la dette a progressé d’environ 200 milliards de dollars par mois, soit 1 000 milliards en six mois. Depuis janvier 2025, l’encours s’est alourdi de 3 800 milliards.

La perspective historique donne la mesure de la bascule. En janvier 2017, la dette fédérale s’établissait à 19 950 milliards de dollars : elle a donc doublé en neuf ans. Il avait fallu attendre 1981 pour que les États-Unis atteignent leur premier billion de dollars de dette.

La charge d’intérêts, deuxième poste du budget

C’est probablement la donnée la plus préoccupante. Le service de la dette atteindra 1 100 milliards de dollars en 2026, un record absolu, contre environ 300 milliards il y a cinq ans, soit un quasi-quadruplement en un lustre.

Ce montant place désormais la charge d’intérêts au deuxième rang des lignes budgétaires fédérales, derrière la seule Sécurité sociale, et devant la défense. Autrement dit, une part croissante des recettes fiscales américaines sert à payer le passé plutôt qu’à financer des politiques publiques.

Trois causes structurelles

Les analystes identifient trois moteurs principaux. Les réductions fiscales successives, en 2017 puis en 2025, ont amputé les recettes sans réduction correspondante des dépenses. Les plans de relance liés à la pandémie représentent environ un tiers de l’augmentation cumulée. Enfin, la montée en charge des programmes sociaux liés au vieillissement démographique alimente une dynamique de dépense difficilement compressible.

Le One Big Beautiful Bill Act pourrait par ailleurs ajouter 4 700 milliards de dollars supplémentaires à la trajectoire. Les projections situent le franchissement des 50 000 milliards à l’horizon 2032.

Une facture qui se paie aussi à l’extérieur

L’affaire n’est pas seulement américaine. Le volume d’émissions du Trésor pèse sur les taux longs mondiaux, avec des répercussions directes sur le coût du crédit en Europe, y compris sur les taux hypothécaires. Il alimente aussi un canal d’inflation importée.

Pour les économies émergentes et les pays en développement, dont le Maroc, la mécanique est indirecte mais réelle : plus le Trésor américain absorbe d’épargne mondiale à des rendements élevés, plus le coût de financement des autres emprunteurs souverains s’ajuste à la hausse. Une variable à intégrer alors que le Royaume prépare un budget 2027 visant un déficit ramené à 3% du PIB et une dette publique contenue à 65%.

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CPI : l’ONU, l’UE et le Japon montent au créneau contre Washington https://lnt.ma/cpi-lonu-lue-et-le-japon-montent-au-creneau-contre-washington/ Thu, 20 Aug 2026 10:23:10 +0000 https://lnt.ma/?p=555566 Vingt-quatre heures après les sanctions américaines visant Tomoko Akane, présidente de la Cour pénale internationale, le Haut-Commissariat de l’ONU en réclame la levée. Ursula von der Leyen et Antonio Costa expriment un soutien « ferme » à la magistrate. Tokyo, dont elle est ressortissante, juge la décision « très regrettable ». La riposte diplomatique aux […]

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Vingt-quatre heures après les sanctions américaines visant Tomoko Akane, présidente de la Cour pénale internationale, le Haut-Commissariat de l’ONU en réclame la levée. Ursula von der Leyen et Antonio Costa expriment un soutien « ferme » à la magistrate. Tokyo, dont elle est ressortissante, juge la décision « très regrettable ».

La riposte diplomatique aux sanctions américaines contre la présidence de la Cour pénale internationale s’est organisée en moins d’une journée. Trois pôles, l’ONU, l’Union européenne et le Japon, ont pris publiquement position mercredi en faveur de Tomoko Akane, magistrate japonaise placée sous sanctions par Washington avec le substitut du procureur Abdoulaye Seye.

L’ONU demande la levée pure et simple

Le Haut-Commissariat des Nations unies a été le plus direct : « Les nouvelles sanctions inacceptables imposées par les États-Unis doivent être levées. » L’institution a appelé les États à défendre les institutions de défense des droits humains qu’ils ont eux-mêmes créées, formule qui vise moins Washington que les capitales tentées par le silence.

Bruxelles au plus haut niveau

Du côté européen, la réaction est venue des deux présidences. Ursula von der Leyen, à la tête de la Commission, et Antonio Costa, président du Conseil européen, ont exprimé un soutien « ferme » à Tomoko Akane, en insistant sur la nécessité pour elle d’agir « en toute indépendance et sans pression extérieure ».

L’Allemagne a de son côté réaffirmé l’importance de « défendre et protéger la CPI en tant qu’institution indépendante ». Aucune mesure de blocage européen, qui viserait à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines sur les acteurs européens, n’a en revanche été annoncée à ce stade.

Tokyo contraint de désavouer son allié

La position japonaise est la plus délicate. Tokyo a qualifié les sanctions de « très regrettables », en rappelant son soutien constant à la CPI pour la poursuite des crimes graves et le renforcement de l’État de droit. Une formulation diplomatiquement contenue, mais dont la publicité même signale l’inconfort d’un pays contraint de critiquer publiquement son principal partenaire de sécurité.

Le mobile reste israélien

Les sanctions font suite aux procédures engagées par la Cour contre des responsables israéliens, et notamment au mandat d’arrêt émis en 2024 contre le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour crimes de guerre à Gaza. Le secrétaire d’État Marco Rubio a justifié la décision en qualifiant la CPI de « juridiction corrompue » ayant « abusé de son autorité ».

Un test pour le multilatéralisme judiciaire

L’épisode dépasse le cas individuel de deux magistrats. En frappant la présidence d’une juridiction à laquelle 125 États sont parties, Washington teste la capacité de ces derniers à défendre un édifice qu’ils ont construit.

Les déclarations de soutien, si fermes soient-elles, ne modifient pas la réalité opérationnelle : les personnes sanctionnées restent privées d’accès au système financier américain et au territoire des États-Unis. La question qui suivra est celle des moyens concrets que l’Union européenne et les États parties sont prêts à mobiliser au-delà du communiqué.

LNT

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Auto-entrepreneur : la règle des 80 000 dirhams qui fait sortir du statut https://lnt.ma/auto-entrepreneur-la-regle-des-80-000-dirhams-qui-fait-sortir-du-statut/ Thu, 20 Aug 2026 10:19:57 +0000 https://lnt.ma/?p=555563 La Direction générale des impôts a actualisé son guide 2026 du régime de l’auto-entrepreneur. Plafonds de chiffre d’affaires, taux d’imposition, couverture sociale, obligations déclaratives : le texte rappelle les avantages d’un statut conçu pour faciliter l’activité indépendante, mais aussi les limites à connaître avant de s’y engager. Au premier rang, le seuil de 80 000 […]

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La Direction générale des impôts a actualisé son guide 2026 du régime de l’auto-entrepreneur. Plafonds de chiffre d’affaires, taux d’imposition, couverture sociale, obligations déclaratives : le texte rappelle les avantages d’un statut conçu pour faciliter l’activité indépendante, mais aussi les limites à connaître avant de s’y engager. Au premier rang, le seuil de 80 000 dirhams par client unique.

Le régime de l’auto-entrepreneur, créé pour offrir un cadre simple aux indépendants et contribuer à la formalisation de l’économie, fait l’objet d’une mise à jour annuelle de son guide fiscal par la Direction générale des impôts. L’édition 2026 précise les conditions d’accès, les taux applicables et, surtout, les cas de sortie du dispositif.

Le verrou anti-salariat déguisé

La disposition la plus structurante concerne la concentration du chiffre d’affaires. Les revenus perçus d’un client unique ne peuvent excéder 80 000 dirhams. Au-delà, le régime cesse de s’appliquer à la fraction concernée.

L’intention du législateur est explicite : empêcher que le statut ne serve à requalifier une relation de travail salariée en prestation indépendante, montage qui priverait le salarié de ses protections tout en allégeant les charges de l’employeur. Le seuil agit comme un garde-fou contre cette dérive, observée dans plusieurs pays ayant créé des statuts comparables.

Ce que le guide couvre

Le document de la DGI détaille les plafonds de chiffre d’affaires conditionnant le maintien du statut, les taux d’imposition applicables selon la nature de l’activité, les obligations déclaratives et les conditions de radiation. Il précise également le volet couverture sociale, l’auto-entrepreneur inscrit relevant du dispositif de protection sociale en cours de généralisation.

Un statut au croisement de plusieurs politiques publiques

Le régime occupe une position charnière dans la stratégie économique du Royaume. Il constitue l’un des outils de la formalisation d’une économie où le travail non déclaré reste significatif, et l’une des portes d’entrée vers l’entrepreneuriat pour les jeunes diplômés.

Cette seconde dimension prend un relief particulier alors que l’Organisation internationale du travail situe le chômage des jeunes en Afrique du Nord à 22,6%, deuxième taux régional mondial, et que la question de l’emploi domine la campagne des législatives du 23 septembre.

Le gouvernement vient par ailleurs d’introduire, par décret du 30 juillet, une prime transitoire destinée aux bénéficiaires de l’Aide sociale directe accédant à un emploi déclaré. Deux dispositifs distincts, mais un même objectif : réduire le coût du passage vers l’activité formelle.

Les limites du modèle

Reste que le statut ne résout pas tout. Il ne donne pas accès au crédit bancaire dans les mêmes conditions qu’une société constituée, offre une protection sociale plus légère que le salariat, et expose l’indépendant à l’irrégularité de ses revenus. Autant de paramètres que le guide de la DGI invite précisément à mesurer avant de s’engager.

LNT

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Avocats : 100 jours de grève et une réunion décisive le 5 septembre https://lnt.ma/avocats-100-jours-de-greve-et-une-reunion-decisive-le-5-septembre/ Thu, 20 Aug 2026 10:16:16 +0000 https://lnt.ma/?p=555560 Le mouvement des avocats marocains contre le projet de loi 66.23 est entré dans son quatrième mois. La paralysie des tribunaux dépasse les cent jours. L’Association des barreaux du Maroc a convoqué une réunion extraordinaire le 5 septembre, dix-huit jours avant les législatives, et annonce un plan d’escalade. C’est l’un des conflits sociaux les plus […]

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Le mouvement des avocats marocains contre le projet de loi 66.23 est entré dans son quatrième mois. La paralysie des tribunaux dépasse les cent jours. L’Association des barreaux du Maroc a convoqué une réunion extraordinaire le 5 septembre, dix-huit jours avant les législatives, et annonce un plan d’escalade.

C’est l’un des conflits sociaux les plus longs qu’ait connus le secteur de la justice au Maroc. La grève des avocats, engagée contre le projet de loi réformant leur profession, a franchi le cap des cent jours de paralysie des tribunaux, sans qu’aucune issue négociée ne se dessine.

Suspension totale, y compris de l’aide judiciaire

L’Association des barreaux du Maroc a confirmé le maintien de la suspension totale des services professionnels, aide judiciaire comprise. Cette dernière précision est lourde de conséquences : elle prive d’assistance les justiciables les moins solvables, ceux-là mêmes que le dispositif est censé protéger.

Quatre griefs contre le texte

Les avocats reprochent au gouvernement d’avoir écarté la profession d’une véritable concertation, violé des engagements antérieurs, porté atteinte à l’indépendance et à l’immunité des avocats, et empiété sur l’autorégulation professionnelle.

Le parcours parlementaire du texte a d’ailleurs été mouvementé. Adopté par la Chambre des représentants en mai, il a fait l’objet d’une seconde lecture, la Chambre rétablissant en juillet la limite d’âge de 45 ans pour l’accès à la profession, l’un des points les plus disputés du projet.

Une réunion extraordinaire calée juste avant le scrutin

L’Association a convoqué une réunion extraordinaire le 5 septembre 2026, en annonçant la mise en œuvre d’un plan d’escalade et l’activation de différentes formes de protestation. La date n’a rien d’anodin : elle place l’échéance dix-huit jours avant les législatives du 23 septembre, à un moment où la sensibilité politique du dossier est à son maximum.

Un ministre face à sa propre corporation

La séquence place Abdellatif Ouahbi dans une position singulière. Ministre de la Justice et lui-même avocat, il est investi par le PAM comme candidat au scrutin du 23 septembre. Le conflit l’oppose donc frontalement à la profession dont il est issu, à quelques semaines d’une échéance électorale.

L’argument de fond porté par le barreau

L’Association place volontairement le débat au-delà de la défense d’intérêts catégoriels : elle affirme que sa mobilisation relève de la défense de la place du barreau dans l’État de droit, présentée comme une garantie des droits des citoyens.

Un positionnement qui vise à contrer la lecture corporatiste du mouvement, mais qui se heurte à une réalité concrète soulignée par la Fédération marocaine des droits du consommateur : détenus et justiciables sont les victimes collatérales d’un blocage dont ils ne sont pas parties prenantes.

LNT

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Eau : 11,8 milliards de mètres cubes, soit 155% de plus en un an https://lnt.ma/eau-118-milliards-de-metres-cubes-soit-155-de-plus-en-un-an/ Thu, 20 Aug 2026 10:12:38 +0000 https://lnt.ma/?p=555557 Les pluies de l’hiver 2025-2026 ont mis fin à sept années de sécheresse. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes au 20 février, un bond de près de 155% sur douze mois. Les images satellite de Copernicus montrent le nord-est du pays passer du brun au vert en une saison. Reste […]

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Les pluies de l’hiver 2025-2026 ont mis fin à sept années de sécheresse. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes au 20 février, un bond de près de 155% sur douze mois. Les images satellite de Copernicus montrent le nord-est du pays passer du brun au vert en une saison. Reste la question que personne ne tranche : combien de temps faut-il à un écosystème pour se remettre de sept ans de stress hydrique.

Le contraste est spectaculaire. Après une séquence de sécheresse entamée en 2018, l’hiver 2025-2026 a apporté des précipitations abondantes qui ont reconstitué les réserves. Au 20 février 2026, les ressources en eau disponibles s’établissaient à 11,8 milliards de mètres cubes, soit une progression d’environ 155% en un an.

Le nord-est du pays vu du ciel

L’imagerie satellitaire du programme européen Copernicus documente la transformation avec une netteté que les statistiques ne rendent pas. Comparées entre février 2025 et février 2026, les prises de vue du nord-est marocain montrent des paysages desséchés cédant la place à de vastes surfaces verdoyantes.

Ce reverdissement rapide traduit la réactivité de la strate herbacée et des cultures annuelles, qui répondent en quelques semaines à un retour des pluies. Elle ne dit rien, en revanche, de l’état des composantes plus lentes de l’écosystème.

Ce que la pluie ne répare pas tout de suite

C’est le point que soulève l’analyse. Les nappes phréatiques, dont la recharge s’effectue sur des cycles longs, ne se reconstituent pas au rythme des barrages. Les zones humides, les peuplements forestiers et les populations animales ayant subi sept années consécutives de déficit hydrique suivent des trajectoires de récupération qui se comptent en années, parfois en décennies pour les espèces à cycle long.

La question posée est donc celle du décalage entre un indicateur de disponibilité en eau qui se redresse en une saison et un état écologique qui met beaucoup plus longtemps à revenir à sa ligne de base, si tant est qu’il y revienne.

Une variable qui commande la croissance

L’enjeu dépasse largement le champ environnemental. La pluviométrie détermine encore directement la trajectoire macroéconomique marocaine. Bank Al-Maghrib table sur une croissance de 5,2% en 2026, portée par une valeur ajoutée agricole en hausse de 16%, avant un retour à 3,1% en 2027 lorsque l’effet de base se dissipera.

Autrement dit, la bonne année hydrique se lit directement dans le taux de croissance national, ce qui rend d’autant plus critique la question de la résilience structurelle face au prochain épisode sec.

Ne pas confondre répit et sortie de crise

Le risque, largement identifié par les spécialistes, est celui du relâchement. Une saison excédentaire ne modifie pas les fondamentaux du stress hydrique marocain : demande agricole en croissance, urbanisation, pertes sur les réseaux de distribution, et tendance climatique de fond orientée vers la raréfaction. Les programmes de dessalement, de réutilisation des eaux usées et d’interconnexion des bassins conservent donc leur pertinence, indépendamment des chiffres de l’année en cours.

LNT

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Chefchaouen : 151 hommes mobilisés contre le feu de Tazaout https://lnt.ma/chefchaouen-151-hommes-mobilises-contre-le-feu-de-tazaout/ Thu, 20 Aug 2026 10:10:02 +0000 https://lnt.ma/?p=555554 Un important dispositif humain et aérien a été déployé depuis mercredi matin pour circonscrire l’incendie de la forêt de Tazaout, dans la province de Chefchaouen. Protection civile, Eaux et Forêts, Promotion nationale et Forces auxiliaires totalisent 151 agents sur le terrain, appuyés par des rotations d’avions bombardiers d’eau. Le Maroc a franchi cette année la […]

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Un important dispositif humain et aérien a été déployé depuis mercredi matin pour circonscrire l’incendie de la forêt de Tazaout, dans la province de Chefchaouen. Protection civile, Eaux et Forêts, Promotion nationale et Forces auxiliaires totalisent 151 agents sur le terrain, appuyés par des rotations d’avions bombardiers d’eau. Le Maroc a franchi cette année la barre des 4 000 hectares brûlés.

Les autorités poursuivaient jeudi leurs efforts pour maîtriser l’incendie déclaré mercredi matin dans la forêt de Tazaout, province de Chefchaouen. Le dispositif engagé traduit la sensibilité du massif, situé dans une région forestière parmi les plus denses du Royaume.

Un dispositif interservices

Le déploiement mobilise 26 membres de la Protection civile, 42 agents des Eaux et Forêts, 50 éléments de la Promotion nationale et 33 membres des Forces auxiliaires, soit 151 hommes, auxquels s’ajoutent les autorités locales, la Gendarmerie royale et des volontaires venus de la région.

L’appui aérien a été activé, des avions spécialisés effectuant plusieurs rotations pour cibler les foyers actifs. Une intervention indispensable dans un relief accidenté où la progression des équipes au sol reste lente.

4 133 hectares brûlés depuis janvier

L’incendie s’inscrit dans un bilan national déjà lourd. Depuis le début de l’année 2026, 4 133 hectares, soit 41,33 kilomètres carrés, ont été ravagés par les feux au Maroc.

Un chiffre à relativiser au regard des bilans européens de l’été, mais qui pèse différemment dans un pays où le couvert forestier est structurellement limité et où chaque hectare perdu se reconstitue lentement.

Le Rif, zone la plus exposée

La région de Chefchaouen concentre depuis plusieurs années une part significative des départs de feu. La combinaison est connue : topographie difficile, faible humidité, températures élevées et rafales de vent qui compliquent la lutte. S’y ajoute le chergui, vent chaud et sec venu du Sahara, dont les épisodes accélèrent brutalement la propagation.

Les conséquences dépassent le domaine forestier. Les incendies du Nord touchent régulièrement des exploitations agricoles et des troupeaux, avec des pertes qui frappent des ménages ruraux disposant de peu d’alternatives économiques.

Un paradoxe hydrique

Le sinistre survient dans une année pourtant marquée par un retournement de la situation hydrique. Les ressources en eau disponibles atteignaient 11,8 milliards de mètres cubes en février 2026, après sept années de sécheresse. Mais une bonne saison des pluies produit un effet ambivalent sur le risque incendie : elle favorise le développement de la strate herbacée au printemps, laquelle se dessèche en été et constitue un combustible fin particulièrement inflammable.

LNT

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Révolution du Roi et du Peuple: Grâce Royale au profit de 935 personnes https://lnt.ma/revolution-du-roi-et-du-peuple-grace-royale-au-profit-de-935-personnes/ Thu, 20 Aug 2026 10:07:27 +0000 https://lnt.ma/?p=555552 A l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, SM le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 935 personnes, dont 807 en détention et 128 en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, annonce le ministère de la Justice dans un communiqué. En voici le texte: « A l’occasion de la […]

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A l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, SM le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce à 935 personnes, dont 807 en détention et 128 en liberté, condamnées par différents tribunaux du Royaume, annonce le ministère de la Justice dans un communiqué.

En voici le texte:

« A l’occasion de la commémoration de la Révolution du Roi et du Peuple, de cette année 1448 H-2026 G, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu perpétue Sa gloire, a bien voulu accorder Sa grâce à un ensemble de personnes condamnées par différents tribunaux du Royaume. Ces personnes sont au nombre de 935 et se présentent comme suit:

* Les bénéficiaires de la Grâce Royale qui sont en détention sont au nombre de 807 détenus se répartissant comme suit:

-Grâce sur le reliquat de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 08 détenus.

-Remise de la peine d’emprisonnement ou de réclusion au profit de 796 détenus.

-Commutation de la peine perpétuelle en peine à temps au profit de 03 détenus.

* Les bénéficiaires de la Grâce Royale qui sont en liberté sont au nombre de 128 personnes se répartissant comme suit:

-Grâce sur la peine d’emprisonnement ou son reliquat au profit de 34 personnes.

-Grâce sur la peine d’emprisonnement avec maintien de l’amende au profit de 12 personnes.

-Grâce sur la peine d’amende au profit de 73 personnes.

-Grâce sur la peine d’emprisonnement et d’amende au profit de 09 personnes.

Puisse Dieu garder Sa Majesté le Roi, source de clémence et de miséricorde, perpétuer Sa gloire et préserver Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, ainsi que tous les Membres de la Famille Royale ».

 

LNT avec Map

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Cote des OPCVM au 20 août 2026 https://lnt.ma/cote-des-opcvm-au-20-aout-2026/ Wed, 19 Aug 2026 23:05:17 +0000 https://lnt.ma/?p=555547 The post Cote des OPCVM au 20 août 2026 appeared first on La Nouvelle Tribune.

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TPME : la rentrée des oubliées de la croissance https://lnt.ma/tpme-la-rentree-des-oubliees-de-la-croissance/ Wed, 19 Aug 2026 09:28:00 +0000 https://lnt.ma/?p=554995 Les Rencontres nationales des TPME 2026 s’ouvrent alors que le tissu des très petites, petites et moyennes entreprises reste le maillon faible du financement bancaire marocain. Un paradoxe persistant : elles composent l’essentiel du parc entrepreneurial et de l’emploi, mais captent une part modeste du crédit. Le lancement des Rencontres nationales des TPME 2026 remet […]

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Les Rencontres nationales des TPME 2026 s’ouvrent alors que le tissu des très petites, petites et moyennes entreprises reste le maillon faible du financement bancaire marocain. Un paradoxe persistant : elles composent l’essentiel du parc entrepreneurial et de l’emploi, mais captent une part modeste du crédit.

Le lancement des Rencontres nationales des TPME 2026 remet à l’agenda un dossier que la conjoncture rend particulièrement sensible. Dans une économie dont la croissance est attendue à 5,2% cette année, la question posée est celle de la diffusion de cette performance vers le tissu des très petites, petites et moyennes entreprises.

Le maillon faible du financement

Le constat est ancien et documenté. Les TPME marocaines constituent la très large majorité du parc entrepreneurial et le premier employeur privé du pays, mais leur accès au crédit bancaire demeure limité au regard de leur poids économique. Les raisons sont connues : faiblesse des garanties mobilisables, informalité partielle de la comptabilité, taille des dossiers jugée peu rentable pour les banques au regard des coûts d’instruction.

Cette contrainte se retrouve, sous une forme sectorielle, dans d’autres dossiers d’actualité. L’étude publiée cette semaine sur l’agriculture de conservation identifie précisément l’accès au financement de l’équipement comme premier obstacle à l’adoption du semis direct, avant tout paramètre agronomique. Le blocage est structurel, non sectoriel.

Des dispositifs qui existent mais peinent à passer à l’échelle

Le Maroc ne manque pourtant pas d’outils. Mécanismes de garantie publique, programmes d’appui à l’entrepreneuriat, dispositifs de financement dédiés aux porteurs de projet : l’architecture est en place. Le problème identifié par les opérateurs relève davantage de l’accessibilité pratique que de l’existence des dispositifs, entre méconnaissance de l’offre, complexité des procédures et délais d’instruction.

Un contexte réglementaire en mouvement

Plusieurs réformes récentes vont dans le sens d’une réduction des frictions administratives. Le décret sur les Centres régionaux d’investissement, publié fin juillet, crée deux instances de recours pour les investisseurs, dont une commission ministérielle présidée par le chef du gouvernement. Les lois sur l’urbanisme, entrées en vigueur le 10 août, instaurent un guichet unique pour les grands projets. La circulaire sur les stations-service, applicable au 31 octobre, dématérialise et calendrise les autorisations.

Autant de textes qui partagent la même intention : raccourcir les délais et sécuriser les parcours. Reste à mesurer leur effet sur les entreprises de petite taille, qui disposent rarement des ressources juridiques nécessaires pour tirer parti d’un cadre nouveau.

L’enjeu de l’emploi en arrière-plan

Le sujet croise directement la question la plus politique du moment. À l’approche des législatives du 23 septembre, l’emploi des jeunes figure au premier rang des programmes, alors que l’Organisation internationale du travail situe le chômage des jeunes en Afrique du Nord à 22,6%, deuxième taux régional mondial. Or la création nette d’emplois dans une économie comme celle du Maroc passe majoritairement par les petites structures, non par les grands groupes.

Sans desserrement de la contrainte de financement, la relation entre croissance macroéconomique et création d’emplois restera aussi lâche qu’elle l’a été ces dernières années, la consommation des ménages n’ayant progressé que de 1,2% en 2025 quand le PIB avançait de 4,9%.

 

LNT

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Le dirham se raffermit face à l’euro https://lnt.ma/le-dirham-se-raffermit-face-a-leuro/ Wed, 19 Aug 2026 09:25:01 +0000 https://lnt.ma/?p=554993 La monnaie marocaine s’est appréciée de 0,4% face à l’euro entre mai et juin 2026, selon Bank Al-Maghrib. Un mouvement modeste mais qui intervient dans une conjoncture où chaque point de change pèse sur une facture d’importation en forte hausse. Bank Al-Maghrib a fait état d’une appréciation du dirham de 0,4% face à l’euro sur […]

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La monnaie marocaine s’est appréciée de 0,4% face à l’euro entre mai et juin 2026, selon Bank Al-Maghrib. Un mouvement modeste mais qui intervient dans une conjoncture où chaque point de change pèse sur une facture d’importation en forte hausse.

Bank Al-Maghrib a fait état d’une appréciation du dirham de 0,4% face à l’euro sur la période allant de mai à juin 2026. Un ajustement de faible ampleur en apparence, mais dont les effets se diffusent mécaniquement dans une économie où les échanges avec la zone euro constituent l’essentiel du commerce extérieur.

Un régime de flottement encadré

Le dirham évolue depuis 2018 dans un régime de flottement à bande élargie, adossé à un panier composé de l’euro à hauteur de 60% et du dollar à 40%. La bande de fluctuation autorisée a été progressivement élargie, dernière étape d’une libéralisation graduelle menée par la banque centrale.

Dans ce cadre, les mouvements du dirham reflètent à la fois la parité euro-dollar sur les marchés internationaux et l’équilibre entre offre et demande de devises sur le marché des changes marocain, lui-même alimenté par les recettes touristiques, les transferts des Marocains résidant à l’étranger et les flux d’investissement.

Un effet direct sur la facture d’importation

L’appréciation, même limitée, arrive à un moment où elle n’est pas de trop. Les importations marocaines ont bondi de 15,3% au premier semestre 2026, à 458,77 milliards de dirhams, tirées notamment par une facture énergétique en hausse de 28,9%. Un dirham plus fort réduit mécaniquement le coût en monnaie locale de ces achats libellés en devises.

Le déficit commercial s’est creusé de 23,5% sur la même période, à 198,38 milliards de dirhams, et le taux de couverture est tombé à 56,8%, son plus bas niveau depuis 2018. Dans cette équation, la parité du dirham constitue l’un des rares paramètres susceptibles d’amortir le choc à court terme.

Le revers pour les exportateurs

L’effet est symétriquement défavorable aux exportateurs. Un dirham plus fort renchérit les produits marocains sur les marchés européens, principal débouché des filières automobile, aéronautique, textile et agroalimentaire. Le textile et le cuir, déjà en repli de 6,5% au premier semestre, figurent parmi les secteurs les plus sensibles à ce type de variation, leurs marges étant structurellement plus étroites que celles de l’automobile.

Une variable à suivre avec l’inflation

Pour Bank Al-Maghrib, le taux de change constitue également un canal de transmission de l’inflation importée. L’institution prévoit une inflation moyenne de 1,5% en 2026, avant 2,1% en 2027. Un dirham qui se raffermit contribue à contenir la première composante de cette trajectoire, celle des prix des biens importés, dans un contexte international marqué par la volatilité des cours énergétiques depuis février 2026.

 

LNT

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Agriculture de conservation: 85 000 hectares sur le million visé pour 2030 https://lnt.ma/agriculture-de-conservation-85-000-hectares-sur-le-million-vise-pour-2030/ Wed, 19 Aug 2026 09:20:19 +0000 https://lnt.ma/?p=554983 Le Maroc visait un million d’hectares en agriculture de conservation à l’horizon 2030. Une étude portant sur 3 589 exploitations dans neuf régions établit que le pays reste très loin de cette trajectoire. Le frein principal n’est ni le climat ni la géographie, mais l’accès aux semoirs et au financement. Lancé dans le cadre de […]

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Le Maroc visait un million d’hectares en agriculture de conservation à l’horizon 2030. Une étude portant sur 3 589 exploitations dans neuf régions établit que le pays reste très loin de cette trajectoire. Le frein principal n’est ni le climat ni la géographie, mais l’accès aux semoirs et au financement.

Lancé dans le cadre de la stratégie Génération Green, l’objectif était clair : convertir un million d’hectares de céréaliculture au semis direct d’ici 2030, avec un palier intermédiaire de 200 000 hectares en 2025. La réalité du terrain est nettement en retrait. En 2022-2023, les surfaces effectivement conduites en semis direct s’établissaient à environ 85 000 hectares.

Une étude de terrain sur près de 3 600 exploitations

Le diagnostic provient d’une recherche conjointe conduite par le CIHEAM-IAMM, l’ICARDA et l’Institut Hassan II, associés à des partenaires internationaux. Le travail a porté sur 3 589 exploitations agricoles réparties sur neuf régions du Royaume, un échantillon suffisamment large pour établir une typologie fine des situations.

Quatre profils d’exploitations, des capacités très inégales

L’étude distingue quatre catégories. Les céréaliculteurs équipés en irrigation localisée constituent le groupe le plus nombreux, à 30,4% de l’échantillon, suivis des petites exploitations de subsistance (30,2%), des exploitations diversifiées (21,6%) et des céréaliculteurs spécialisés (17,7%).

L’indice de préparation à l’adoption du semis direct varie considérablement d’un profil à l’autre : 49,8% pour les céréaliculteurs irrigués, 32,4% pour les diversifiés, 28,8% pour les petites exploitations de subsistance et seulement 10,6% pour les céréaliculteurs spécialisés. Autrement dit, le groupe théoriquement le plus concerné par la technique est aussi le moins prêt à l’adopter.

Le matériel, obstacle cité par 99% des exploitants diversifiés

Le verdict de l’étude est sans ambiguïté sur la nature du blocage. Le manque de matériel adapté est cité comme contrainte dominante par 99% des exploitants d’exploitations diversifiées. La disponibilité des semoirs de semis direct et l’accès au crédit pèsent davantage que les paramètres agroclimatiques dans la décision d’adopter ou non la technique.

Un constat qui déplace le débat : le semis direct n’échoue pas parce qu’il serait inadapté aux conditions marocaines, mais parce que les petits producteurs n’ont pas les moyens de s’équiper.

L’écart le plus troublant : savoir sans savoir faire

Une donnée résume à elle seule la difficulté. Au sein du groupe le mieux préparé, 77,5% des exploitants déclarent connaître les principes de l’agriculture climato-intelligente. Mais seuls 1,9% possèdent une connaissance pratique des techniques de conservation.

Un écart de près de 76 points entre la notoriété du concept et la maîtrise du geste, qui pointe une défaillance de l’accompagnement technique plutôt qu’un déficit de sensibilisation.

Un enjeu qui dépasse la seule productivité

Le semis direct présente un triple intérêt dans le contexte marocain : réduction du travail du sol donc de la consommation de carburant, meilleure conservation de l’humidité dans les sols, et limitation de l’érosion. Autant de bénéfices déterminants dans un pays où la valeur ajoutée agricole conditionne encore directement le taux de croissance national, attendu à 5,2% en 2026 grâce à un rebond agricole de 16%, avant un retour à 3,1% en 2027.

Les recommandations de l’étude convergent vers trois leviers : des mécanismes de financement de l’équipement, un accès mutualisé aux machines, et des schémas de crédit conçus pour les petites exploitations.

 

LNT

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Élections : ce que changent vraiment les trois nouvelles lois https://lnt.ma/elections-ce-que-changent-vraiment-les-trois-nouvelles-lois/ Wed, 19 Aug 2026 09:14:56 +0000 https://lnt.ma/?p=554979 À un mois du scrutin du 23 septembre, le cadre juridique des législatives a été entièrement refondu par trois textes. Plafond des dons privés relevé à 800 000 dirhams, inscription en ligne des électeurs, création d’un parti désormais conditionnée à 2 000 déclarations de soutien contre 300, quotas de 30% de femmes et 10% de […]

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À un mois du scrutin du 23 septembre, le cadre juridique des législatives a été entièrement refondu par trois textes. Plafond des dons privés relevé à 800 000 dirhams, inscription en ligne des électeurs, création d’un parti désormais conditionnée à 2 000 déclarations de soutien contre 300, quotas de 30% de femmes et 10% de jeunes dans les directions : le tour d’horizon des changements.

La réforme électorale marocaine repose sur trois piliers législatifs, tous entrés en vigueur après validation constitutionnelle : la loi n° 55.25 sur les listes électorales et les opérations de vote, la loi organique n° 54.25 relative aux partis politiques, et la loi organique n° 53.25 sur la Chambre des représentants. Ensemble, elles modifient à la fois la manière de voter, celle de faire parti et celle d’être candidat.

Le vote passe au numérique

Premier chantier : l’inscription sur les listes électorales devient possible en ligne, pour les résidents comme pour les Marocains du monde. La carte nationale d’identité devient le document unique exigé, supprimant l’empilement de justificatifs antérieur.

En contrepartie de cette souplesse, le contrôle se durcit. Tout électeur changeant de résidence sans transférer son inscription est automatiquement radié, et les sanctions contre les inscriptions frauduleuses ou la falsification de données sont sensiblement relevées.

Créer un parti devient nettement plus exigeant

C’est probablement la disposition la plus structurante à moyen terme. Le nombre de fondateurs requis pour créer un parti passe de 3 à 12, et ceux-ci doivent être issus de régions différentes. Surtout, le nombre de déclarations de soutien exigées bondit de 300 à 2 000, à répartir sur les douze régions du Royaume.

L’effet mécanique est double : il ferme la porte aux formations de circonstance, mais élève aussi une barrière à l’entrée que les nouveaux entrants du champ politique auront du mal à franchir.

Financement : plus de transparence, mais un plafond relevé

Les partis sont soumis à des obligations renforcées de transparence financière. Dans le même mouvement, le plafond annuel des dons privés est porté de 600 000 à 800 000 dirhams. Une équation à double lecture : davantage de traçabilité, mais aussi davantage d’argent privé autorisé dans le jeu.

Quotas et incitations financières

La loi impose désormais une représentation de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes des partis. Elle met par ailleurs en place des incitations financières multipliées par six pour la présentation de candidates, de jeunes, de Marocains du monde et de personnes en situation de handicap.

Un levier qui explique en partie les arbitrages observés ces dernières semaines dans les investitures, plusieurs formations mettant en avant leurs têtes de liste féminines.

Inéligibilités élargies et mandats sous condition

Les catégories d’inéligibilité sont étendues et les périodes d’interdiction allongées : deux mandats complets sont désormais nécessaires pour recouvrer son éligibilité après une déchéance. Les parlementaires détenus plus de six mois s’exposent à une procédure de déchéance de leur mandat. Les fonctionnaires et agents du ministère de l’Intérieur voient leurs restrictions renforcées, jusqu’à quatre ans après cessation de fonctions.

Sondages sous cadenas pendant la réserve

Dernier volet, moins commenté mais opérationnellement significatif : la publication de sondages est restreinte durant la période de réserve, qui court de quinze jours avant le début de la campagne jusqu’à la clôture du scrutin. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales et financières. Une disposition qui vise explicitement la désinformation en ligne, dans un scrutin où les réseaux sociaux joueront un rôle inédit.

 

LNT

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Stations-service: le renouvelable entre dans le cahier des charges https://lnt.ma/stations-service-le-renouvelable-entre-dans-le-cahier-des-charges/ Wed, 19 Aug 2026 09:13:15 +0000 https://lnt.ma/?p=554989 À compter du 31 octobre, les demandes d’autorisation de création et d’exploitation des stations-service suivront une procédure clarifiée, dématérialisée et assortie de délais définis. Nouveauté de fond : les projets pourront intégrer des solutions d’énergie renouvelable dès leur conception. Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a publié une nouvelle circulaire réformant […]

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À compter du 31 octobre, les demandes d’autorisation de création et d’exploitation des stations-service suivront une procédure clarifiée, dématérialisée et assortie de délais définis. Nouveauté de fond : les projets pourront intégrer des solutions d’énergie renouvelable dès leur conception.

Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a publié une nouvelle circulaire réformant le régime d’autorisation des stations-service et des installations de remplissage de carburants. Le texte entre en application le 31 octobre 2026.

Une procédure clarifiée et harmonisée

Le premier apport du texte est administratif. Les procédures de demande d’établissement et d’exploitation sont clarifiées et harmonisées, mettant fin à une hétérogénéité de traitement fréquemment dénoncée par les opérateurs. Des délais de traitement définis sont désormais fixés, ce qui donne aux porteurs de projet une visibilité jusqu’ici absente.

La circulaire insiste par ailleurs sur la dématérialisation des procédures, réduisant le volume de pièces papier et les déplacements administratifs.

Le renouvelable intégré dès la conception

C’est le volet le plus significatif sur le fond. Les projets pourront désormais incorporer des solutions d’énergie renouvelable dès leur phase de conception initiale, et non plus comme ajout ultérieur soumis à une procédure distincte.

Le changement de logique est net : la station-service cesse d’être considérée comme un simple point de distribution d’hydrocarbures pour devenir un site énergétique susceptible d’accueillir production solaire, autoconsommation et, à terme, infrastructures de recharge électrique.

Un maillage à faire évoluer

L’enjeu est considérable au regard du parc existant. Le réseau marocain de stations-service constitue un maillage territorial dense, réparti sur l’ensemble du pays et souvent implanté sur des axes de circulation majeurs. Transformer ce réseau en support de la transition énergétique permettrait de mutualiser une infrastructure déjà amortie plutôt que d’en construire une nouvelle de zéro.

Une réforme qui arrive dans un contexte de prix tendus

Le calendrier n’est pas neutre. La mesure intervient alors que les prix à la pompe connaissent des révisions rapprochées : le gasoil a enregistré sa troisième hausse depuis la mi-juillet, atteignant environ 14,95 dirhams le litre, désormais au niveau de l’essence. Un contexte où la question des marges de la filière et de la structure des coûts de distribution revient dans le débat public.

Ce qui reste à préciser

Deux inconnues subsistent. La première concerne les modalités techniques d’intégration du renouvelable : puissance autorisée, régime d’injection sur le réseau, articulation avec la loi sur l’autoproduction. La seconde porte sur la recharge électrique, dont le déploiement dépend autant du cadre réglementaire que du rythme d’électrification du parc automobile marocain, encore embryonnaire. Les textes d’application diront si la réforme produit un effet réel ou reste une intention.

 

LNT

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Washington sanctionne la présidente de la CPI https://lnt.ma/washington-sanctionne-la-presidente-de-la-cpi/ Wed, 19 Aug 2026 09:12:53 +0000 https://lnt.ma/?p=554998 Les États-Unis ont placé sous sanctions Tomoko Akane, magistrate japonaise qui préside la Cour pénale internationale depuis mars 2024. Interdiction d’entrée sur le territoire américain et gel de toute transaction financière ou immobilière. C’est la première fois que Washington frappe la présidence de la juridiction, et une ressortissante d’un allié majeur. L’annonce marque une escalade […]

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Les États-Unis ont placé sous sanctions Tomoko Akane, magistrate japonaise qui préside la Cour pénale internationale depuis mars 2024. Interdiction d’entrée sur le territoire américain et gel de toute transaction financière ou immobilière. C’est la première fois que Washington frappe la présidence de la juridiction, et une ressortissante d’un allié majeur.

L’annonce marque une escalade dans l’affrontement entre l’administration américaine et la Cour pénale internationale. Tomoko Akane, 70 ans, juge à la CPI depuis 2018 et élue à sa présidence en mars 2024, figure désormais sur la liste des personnes sanctionnées par les États-Unis.

Deux magistrats visés

Les mesures interdisent aux personnes concernées d’entrer sur le territoire américain et bloquent toute transaction immobilière ou financière les concernant dans la première économie mondiale. Abdoulaye Seye, substitut du procureur de la CPI et magistrat sénégalais, est également visé.

Washington avait déjà sanctionné plusieurs magistrats de la Cour par le passé. La nouveauté tient à deux éléments : c’est la présidence de l’institution qui est directement atteinte, et la personne visée est ressortissante du Japon, allié stratégique de premier rang des États-Unis.

L’argumentaire américain

Le secrétaire d’État Marco Rubio a justifié la décision en affirmant que les personnes visées « ont participé directement aux efforts de la CPI pour enquêter, arrêter » des responsables. Il a qualifié la Cour de « juridiction corrompue » ayant « abusé de son autorité », et reproché à l’institution d’être « politisée » et de « menacer » la souveraineté américaine.

Le mobile réel : les enquêtes visant Israël

Derrière la formulation juridique, le déclencheur est identifié. Les sanctions répondent principalement aux procédures engagées par la CPI à l’encontre d’Israël, allié des États-Unis. La Cour avait émis en 2024 un mandat d’arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre à Gaza.

Netanyahu a d’ailleurs félicité Marco Rubio pour son action contre ce qu’il a décrit comme les « abus illégitimes » de la juridiction.

Une riposte institutionnelle et diplomatique

La CPI a réagi en dénonçant des sanctions qui « sapent l’État de droit » et menacent l’ordre juridique international. Le gouvernement japonais a pour sa part jugé la décision « très regrettable » — une formulation diplomatiquement contenue, mais dont la publicité même signale l’embarras de Tokyo, contraint de désavouer publiquement son principal allié.

Ce que cela met en jeu

L’épisode dépasse le cas individuel. En sanctionnant la présidence d’une juridiction internationale à laquelle 125 États sont parties, Washington fragilise un édifice construit sur le principe que les responsables politiques peuvent être justiciables au-delà de leurs frontières.

Pour les États du Sud, qui ont souvent reproché à la CPI un tropisme africain dans le choix de ses enquêtes, la séquence produit un effet paradoxal : elle valide l’argument selon lequel la Cour n’est libre d’agir que lorsque ses cibles n’ont pas de protecteur puissant. Un raisonnement qui, s’il s’installe, coûtera à la juridiction plus que les sanctions elles-mêmes.

 

LNT

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Iran : Trump ferme la porte, Ormuz reste verrouillé https://lnt.ma/iran-trump-ferme-la-porte-ormuz-reste-verrouille/ Wed, 19 Aug 2026 09:11:16 +0000 https://lnt.ma/?p=555001 Aucune conversation ni discussion n’a lieu en ce moment ni n’est programmée », a déclaré le président américain à propos de Téhéran. Six mois après le début du conflit, le détroit d’Ormuz demeure bloqué par l’Iran et le trafic maritime reste très inférieur à ses niveaux d’avant-guerre. Les Émirats ont émis mardi leur première alerte […]

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Aucune conversation ni discussion n’a lieu en ce moment ni n’est programmée », a déclaré le président américain à propos de Téhéran. Six mois après le début du conflit, le détroit d’Ormuz demeure bloqué par l’Iran et le trafic maritime reste très inférieur à ses niveaux d’avant-guerre. Les Émirats ont émis mardi leur première alerte aux missiles depuis un mois.

Le constat est sans ambiguïté : la voie diplomatique est refermée. Donald Trump a affirmé qu’« aucune conversation ni discussion n’a lieu en ce moment ni n’est programmée avec la République islamique », mettant fin aux spéculations sur une reprise des pourparlers. Le président américain a par ailleurs diffusé une carte présentant le détroit d’Ormuz comme territoire américain, initiative dont la portée symbolique n’a échappé à personne à Téhéran.

Ormuz, verrou toujours en place

Le détroit reste bloqué par l’Iran, qui maintient son verrouillage. Le trafic maritime y demeure très faible en comparaison des niveaux antérieurs au conflit, avec les conséquences que l’on sait sur les cours mondiaux des produits raffinés. Téhéran refuse d’ouvrir le passage tant que Washington ne répond pas à ses exigences.

Quatre conditions posées par Téhéran

La position iranienne est structurée autour de quatre demandes : la levée du blocus, le déblocage des avoirs gelés, l’abolition de l’embargo pétrolier et l’arrêt des opérations militaires. Un catalogue qui ne laisse guère d’espace à une sortie de crise partielle.

Les Émirats en alerte

La tension conserve une dimension militaire active. Les Émirats arabes unis ont émis mardi 18 août une alerte aux missiles et un appel au confinement, la première de ce type depuis un mois. Un rappel que la crise, si elle s’est installée dans une forme de stabilisation, n’est pas figée.

Doha et Mascate tentent de garder un canal ouvert

Deux médiations se poursuivent en marge du blocage principal. Le Qatar estime qu’un accord entre l’Iran et Oman sur la gestion du détroit faciliterait la reprise des négociations. Téhéran et Mascate discutent depuis plusieurs semaines du tracé géographique applicable dans la zone. Une négociation technique qui pourrait, si elle aboutit, offrir un point d’entrée à des discussions plus larges.

Bientôt huit mois de conflit

Ouvert en février 2026, le conflit approche des huit mois. Les hostilités ont diminué en intensité par rapport aux premières semaines, mais aucune des parties n’a modifié ses positions de fond. Washington avait annoncé la semaine dernière, par la voix de son secrétaire au Trésor Scott Bessent, la préparation d’un « isolement économique comme le monde n’en a jamais vu » combiné à la poursuite du blocus.

Une facture payée bien au-delà de la région

Pour les économies importatrices nettes de produits raffinés, l’enlisement se traduit directement en points d’inflation. Le Maroc a vu sa facture énergétique progresser de 28,9% au premier semestre, contribuant à un déficit commercial en hausse de 23,5%. Au Sénégal, le gouvernement a relevé les prix à la pompe le 15 août, invoquant une hausse des cours mondiaux de 69% pour le gasoil depuis février. Autant de pays qui subissent les effets d’un bras de fer sur lequel ils n’ont aucune prise.

 

LNT

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Belgique : l’incendie encerclé, mais éteint dans « des semaines » https://lnt.ma/belgique-lincendie-encercle-mais-eteint-dans-des-semaines/ Wed, 19 Aug 2026 09:10:12 +0000 https://lnt.ma/?p=555003 Les pompiers ont réussi mercredi à encercler complètement le plus grand feu de forêt qu’ait connu la Belgique depuis un siècle. Entre 3 000 et 3 200 hectares ont brûlé dans les Hautes Fagnes. Le ministre de l’Intérieur avertit toutefois que l’extinction totale prendra encore des semaines, la tourbe continuant de brûler en profondeur. Cinq […]

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Les pompiers ont réussi mercredi à encercler complètement le plus grand feu de forêt qu’ait connu la Belgique depuis un siècle. Entre 3 000 et 3 200 hectares ont brûlé dans les Hautes Fagnes. Le ministre de l’Intérieur avertit toutefois que l’extinction totale prendra encore des semaines, la tourbe continuant de brûler en profondeur.

Cinq jours après son déclenchement, l’incendie du parc naturel des Hautes Fagnes a été complètement encerclé, ont annoncé les services de secours mercredi 19 août. Un jalon important, mais que les autorités se gardent de présenter comme une victoire : la situation sur le terrain « reste compliquée », plusieurs reprises de feu ayant été observées.

Un bilan qui a doublé en quatre jours

La progression du sinistre a été fulgurante. De 80 hectares vendredi soir, il est passé à 850 hectares samedi matin, plus de 1 650 samedi en milieu de journée, pour atteindre finalement entre 3 000 et 3 200 hectares. Le précédent incendie majeur des Hautes Fagnes remonte à 1911, ce qui fait de celui-ci le plus important en Belgique depuis plus d’un siècle.

Un dispositif européen et une tactique d’étrépage

Plus de 300 policiers locaux et fédéraux ont été mobilisés depuis vendredi, dont environ 120 actifs chaque jour sur le terrain. Deux hélicoptères norvégiens sont arrivés lundi soir, complétant des bombardiers d’eau venus de Norvège, d’Allemagne, de Suède et des Pays-Bas — appareils cloués au sol mardi par les conditions météorologiques.

Les équipes ont recouru à l’étrépage, technique consistant à retirer la couche superficielle du sol pour priver le feu de combustible. Une méthode lourde, mais adaptée à la nature du terrain.

La tourbe, ennemi invisible

C’est là que réside la difficulté principale. Le ministre belge de l’Intérieur Bernard Quintin a averti que l’extinction totale prendrait encore « des semaines », en raison de la tourbe présente dans le parc. Ce sol organique, riche en matière carbonée sèche, brûle en profondeur et lentement, hors de portée des moyens aériens, et peut réalimenter un feu de surface plusieurs jours après son apparente extinction.

La pluie intermittente tombée ces derniers jours a ralenti la progression du front tout en perturbant l’appui aérien, sans qu’aucune amélioration ne soit attendue mercredi.

Retour partiel des habitants

Les habitants de Sourbrodt, évacués samedi, ont été autorisés à réintégrer leurs domiciles lundi soir. Les évacuations restent en revanche maintenues à Küchelscheid et Leykaul, pour des raisons de sécurité.

Un été européen sans précédent

Le sinistre belge s’inscrit dans une saison hors norme à l’échelle du continent. Selon le système européen d’information sur les feux de forêt EFFIS, plus de 250 000 hectares avaient déjà brûlé dans l’Union européenne à fin juillet, avec environ 1 200 feux recensés contre une moyenne historique de 569 par an. L’Espagne concentre à elle seule quelque 200 000 hectares et son plus grand incendie jamais enregistré.

Le fait nouveau est l’extension du phénomène aux latitudes nordiques, longtemps considérées comme peu exposées. Les tourbières d’Europe du Nord se révèlent redoutablement combustibles dès lors qu’un épisode de canicule prolongé les assèche.

 

LNT 

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ChatGPT pour ados : OpenAI sous pression judiciaire https://lnt.ma/chatgpt-pour-ados-openai-sous-pression-judiciaire/ Wed, 19 Aug 2026 09:09:31 +0000 https://lnt.ma/?p=555006 OpenAI déploie une version de ChatGPT réservée aux 13-17 ans, avec des garde-fous automatiques sur cinq catégories de risques et un contrôle parental étendu. L’annonce arrive un an après une plainte accusant l’assistant d’avoir poussé un adolescent américain au suicide, et quelques jours après la censure de la loi française interdisant les réseaux sociaux aux […]

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OpenAI déploie une version de ChatGPT réservée aux 13-17 ans, avec des garde-fous automatiques sur cinq catégories de risques et un contrôle parental étendu. L’annonce arrive un an après une plainte accusant l’assistant d’avoir poussé un adolescent américain au suicide, et quelques jours après la censure de la loi française interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Le calendrier n’est pas le fruit du hasard. En annonçant le 18 août 2026 une déclinaison de ChatGPT dédiée aux adolescents, OpenAI répond simultanément à une pression judiciaire et à un environnement réglementaire en durcissement.

À qui s’applique le dispositif

ChatGPT for Teens s’active automatiquement pour les utilisateurs âgés de 13 à 17 ans, ou pour ceux que l’estimation algorithmique d’âge d’OpenAI identifie comme mineurs. Les moins de 13 ans restent interdits sur la plateforme.

Cette détection algorithmique constitue en soi un choix technique discutable : elle évite d’imposer une vérification d’identité à tous les utilisateurs — écueil précisément reproché à la loi française censurée — mais repose sur des inférences comportementales dont la fiabilité n’est pas publiquement documentée.

Cinq catégories de risques sous verrou

L’interface active par défaut des protections portant sur l’automutilation, la violence, les troubles alimentaires, les activités dangereuses et les contenus sexuellement explicites.

S’y ajoutent des restrictions sur le comportement conversationnel du modèle, plus révélatrices des inquiétudes du secteur : ChatGPT ne doit pas employer de langage romantique avec un adolescent, ni encourager une dépendance émotionnelle, ni prétendre éprouver des sentiments ou disposer d’une conscience. Trois interdits qui visent le cœur du risque relationnel propre aux assistants conversationnels.

Un contrôle parental sensiblement étendu

Les comptes parents rattachés obtiennent la possibilité de restreindre les plages horaires d’utilisation, de gérer les paramètres et de recevoir des notifications de sécurité, désormais élargies aux signaux de troubles alimentaires. S’ajoutent des rappels de pause après des sessions prolongées et des alertes lorsqu’un adolescent tente de téléverser des images sensibles.

Un « mode Étudier » programmable permet enfin de définir des créneaux durant lesquels l’outil bascule automatiquement en fonctionnement pédagogique, avec quiz et visualisations, et avertit l’utilisateur qui tente de contourner un devoir.

Le contexte judiciaire

L’annonce intervient un an après le dépôt d’une plainte accusant l’assistant d’avoir contribué au suicide d’un jeune Américain, et alors que plusieurs procédures familiales sont en cours contre l’entreprise. Elle survient également quelques jours après la décision du Conseil constitutionnel français censurant la loi qui interdisait les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, jugée disproportionnée au regard de la liberté d’expression et du droit à la vie privée.

Une consolidation plus qu’une révolution

L’appréciation des observateurs est mesurée : l’essentiel des protections annoncées existait déjà, mais de manière dispersée. Le dispositif relève donc d’une consolidation incrémentale plutôt que d’une refonte de l’approche.

La question qui reste ouverte est celle de l’effectivité. Un adolescent déterminé à contourner l’estimation d’âge le fera, et la modération d’un modèle conversationnel demeure statistique plutôt qu’absolue. Pour les régulateurs, comme pour les pays où la question de l’exposition des mineurs aux outils d’IA monte à l’agenda — le Maroc compris —, l’annonce d’OpenAI vaut surtout comme reconnaissance officielle du problème.

 

LNT

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Smartphone : l’Afrique, dernier marché où le téléphone à moins de 100 dollars pèse encore 30% des importations https://lnt.ma/smartphone-lafrique-dernier-marche-ou-le-telephone-a-moins-de-100-dollars-pese-encore-30-des-importations/ Tue, 18 Aug 2026 10:36:49 +0000 https://lnt.ma/?p=554930 Alors que la flambée des prix des mémoires DRAM et NAND, tirée par les centres de données d’intelligence artificielle, renchérit les composants, l’Afrique demeure le seul continent où l’entrée de gamme conserve un poids massif. Un modèle sous pression : les vendeurs se replient, la montée en gamme devient forcée, et le crédit à la […]

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Alors que la flambée des prix des mémoires DRAM et NAND, tirée par les centres de données d’intelligence artificielle, renchérit les composants, l’Afrique demeure le seul continent où l’entrée de gamme conserve un poids massif. Un modèle sous pression : les vendeurs se replient, la montée en gamme devient forcée, et le crédit à la consommation s’impose comme relais.

Le marché africain du smartphone constitue une exception mondiale. C’est la seule région où les terminaux vendus à moins de 100 dollars représentent encore 30% des importations de téléphones portables — une part que plus aucun autre continent n’approche, l’entrée de gamme ayant partout ailleurs été laminée par la montée des standards techniques et par le renouvellement des parcs.

Le choc des mémoires : quand l’IA renchérit le téléphone d’entrée de gamme

Ce modèle est aujourd’hui attaqué par le haut de la chaîne. Les prix des mémoires DRAM et NAND — composants incontournables de tout smartphone — connaissent une hausse marquée, alimentée par la demande explosive des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Les hyperscalers absorbent une part croissante de la production mondiale de mémoire, à des prix que les fabricants de terminaux d’entrée de gamme ne peuvent pas suivre.

Le mécanisme est implacable : sur un téléphone vendu 80 dollars, la mémoire représente une fraction si significative du coût qu’une hausse de son prix ne peut être absorbée par la marge. Elle se répercute soit sur le prix final, soit sur les spécifications — moins de stockage, moins de RAM —, soit conduit purement et simplement au retrait du produit.

Trois recompositions en cours

Cette contrainte produit trois mouvements simultanés sur le marché africain.

Le premier est un repli sélectif des vendeurs : certains constructeurs abandonnent les segments les moins rentables, réduisant l’offre disponible dans les gammes les plus accessibles.

Le deuxième est une montée en gamme forcée : les consommateurs contraints de renouveler leur terminal se retrouvent poussés vers des modèles plus chers, non par choix mais par disparition de l’alternative.

Le troisième est l’essor du financement comme relais de solvabilité : paiement échelonné, location avec option d’achat, crédit opérateur. Un « nouvel eldorado » pour les acteurs financiers, mais qui déplace la contrainte plutôt qu’il ne la résout — et introduit un risque d’endettement des ménages les plus fragiles.

Une fracture numérique qui se recompose

L’enjeu dépasse le seul équipement. Sur un continent où le smartphone constitue souvent le point d’accès unique à internet, aux services bancaires mobiles, aux démarches administratives dématérialisées et à l’information, le renchérissement du terminal d’entrée de gamme agit comme un péage sur l’inclusion numérique. La fracture ne se joue plus seulement sur la couverture réseau — largement améliorée sur la dernière décennie — mais sur la capacité à s’équiper.

Un signal à surveiller au Maroc

Le Royaume est moins exposé que les marchés d’Afrique subsaharienne, son taux d’équipement en smartphones étant élevé et sa structure de revenus plus favorable. Mais la mécanique des coûts est mondiale : le renchérissement des composants finira par se lire dans les prix affichés à Casablanca comme à Lagos. Pour les politiques publiques de digitalisation — dématérialisation administrative, éducation numérique, inclusion financière —, la question du coût du terminal mérite d’être intégrée aux paramètres, au même titre que celle de la connectivité.

 

LNT

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Hydrogène vert : l’américain KBR chiffre le mégaprojet de Laâyoune https://lnt.ma/hydrogene-vert-lamericain-kbr-chiffre-le-megaprojet-de-laayoune/ Tue, 18 Aug 2026 10:22:29 +0000 https://lnt.ma/?p=554921 Le groupe d’ingénierie KBR a été retenu pour les études de pré-conception du complexe d’ammoniac vert d’ORNX Green Hydrogen dans la région de Laâyoune. Le projet cible 560 000 tonnes annuelles, adossées à près de 900 mégawatts d’électrolyseurs. L’agence américaine USTDA finance la phase d’études à hauteur de 5,7 millions de dollars. L’Offre Maroc dédiée […]

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Le groupe d’ingénierie KBR a été retenu pour les études de pré-conception du complexe d’ammoniac vert d’ORNX Green Hydrogen dans la région de Laâyoune. Le projet cible 560 000 tonnes annuelles, adossées à près de 900 mégawatts d’électrolyseurs. L’agence américaine USTDA finance la phase d’études à hauteur de 5,7 millions de dollars.

L’Offre Maroc dédiée à l’hydrogène vert franchit une étape d’ingénierie concrète. ORNX Green Hydrogen a confié au groupe américain KBR les études de pré-conception technique (Pre-FEED) de son complexe de production d’ammoniac vert dans la région de Laâyoune, au Sahara marocain.

Un objectif de 560 000 tonnes et 900 MW d’électrolyse

Les paramètres du projet situent son ambition. La production cible est fixée à 560 000 tonnes d’ammoniac vert par an, adossée à une capacité d’électrolyseurs de près de 900 mégawatts. L’ensemble reposera sur une plateforme intégrée articulant trois maillons : captation de l’énergie solaire et éolienne, dissociation de l’eau par électrolyse, puis synthèse de l’ammoniac.

Un consortium technique de premier plan

KBR ne travaille pas seul. Le groupe, qui revendique une expertise forgée sur plus de 260 projets d’ammoniac à l’échelle mondiale, s’appuie sur un consortium associant GE Vernova, Electric Hydrogen et Terabase — respectivement pour l’ingénierie des réseaux électriques, les électrolyseurs et la modélisation solaire. Une combinaison qui reflète la complexité du montage : un projet de cette nature suppose de synchroniser une production électrique intermittente avec un procédé chimique en continu.

L’objectif du Pre-FEED : dérisquer avant d’engager les milliards

La phase confiée à KBR n’est pas la construction, mais l’étude qui la précède. Son objet est de réduire au maximum les risques techniques, économiques et commerciaux avant d’engager les sommes considérables que requiert un tel complexe. C’est à ce stade que se déterminent la bancabilité du projet et la crédibilité de son modèle économique.

Un financement américain qui vaut signal politique

Fait notable : la U.S. Trade and Development Agency a accordé 5,7 millions de dollars pour financer cette phase de Pre-FEED. Au-delà du montant, modeste au regard du coût total anticipé, l’implication d’une agence fédérale américaine dans un projet localisé au Sahara marocain constitue un signal politique que les observateurs ne manqueront pas de relever.

Des débouchés à l’export sur trois marchés

Les usages visés sont triples : engrais décarbonés — un débouché naturel compte tenu de la position du Maroc dans les phosphates —, carburant pour le transport maritime, et vecteur de stockage d’énergie. Trois segments orientés vers les marchés d’exportation mondiaux, en particulier européens et asiatiques, où les réglementations de décarbonation créent une demande solvable.

Le calendrier, principale inconnue

Aucun calendrier officiel n’a en revanche été arrêté pour le démarrage de la construction. Une prudence caractéristique du secteur : à l’échelle mondiale, une part importante des projets d’hydrogène vert annoncés ces dernières années n’a pas franchi le cap de la décision finale d’investissement, faute de contrats d’achat de long terme suffisamment sécurisants. La proximité d’infrastructures portuaires modernes constitue toutefois, pour le site de Laâyoune, un atout logistique déterminant.

 

LNT

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Carburants : le gasoil rejoint l’essence, le débat sur les marges relancé https://lnt.ma/carburants-le-gasoil-rejoint-lessence-le-debat-sur-les-marges-relance/ Tue, 18 Aug 2026 10:16:56 +0000 https://lnt.ma/?p=554919 Depuis dimanche soir, le gasoil a pris 65 centimes par litre tandis que l’essence en a cédé 30. Le litre de diesel passe autour de 14,95 dirhams, l’essence à 14,94 — soit un croisement des courbes inédit. La divergence relance les interrogations sur la répartition des marges dans la filière. Les automobilistes marocains ont découvert […]

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Depuis dimanche soir, le gasoil a pris 65 centimes par litre tandis que l’essence en a cédé 30. Le litre de diesel passe autour de 14,95 dirhams, l’essence à 14,94 — soit un croisement des courbes inédit. La divergence relance les interrogations sur la répartition des marges dans la filière.

Les automobilistes marocains ont découvert de nouveaux tarifs à la pompe dès dimanche 16 août, 23h50. Le gasoil 10 ppm a été majoré de 0,65 dirham par litre, portant son prix aux alentours de 14,95 dirhams, contre environ 14,30 précédemment. Dans le même temps, le super sans plomb a reculé de 0,30 dirham, à environ 14,94 dirhams — les prix variant selon les régions et les points de vente.

Un croisement des courbes rarement observé

Le fait marquant est là : pour la première fois depuis longtemps, le gasoil se retrouve pratiquement au même niveau que l’essence, voire légèrement au-dessus. Un renversement notable dans un pays où le diesel est traditionnellement resté le carburant le moins cher — et où il équipe la majorité du parc automobile, particulièrement dans le transport de marchandises et de voyageurs.

Pour le gasoil, il s’agit de la troisième hausse consécutive depuis la mi-juillet. La révision précédente, intervenue deux semaines plus tôt, avait vu les deux carburants augmenter d’un dirham par litre.

Une divergence qui s’explique par le raffiné, pas par le brut

La mécanique de cette divergence tient à la structure du marché international. Les prix à la pompe marocains sont indexés non sur le baril de brut mais sur les cotations internationales des produits raffinés — gasoil et essence formant deux marchés distincts, avec leurs propres équilibres offre-demande.

Or les tensions sur l’approvisionnement en distillats moyens, aggravées par le conflit au Moyen-Orient depuis février 2026, pèsent plus fortement sur le gasoil que sur l’essence. À quoi s’ajoutent les conditions d’approvisionnement nationales, le Maroc important l’intégralité de ses produits raffinés depuis l’arrêt de la raffinerie de Mohammedia.

Le débat sur les marges des distributeurs relancé

Chaque révision ravive une controverse ancienne : celle de la répartition de la valeur entre le prix international, les taxes et les marges des distributeurs. Depuis la libéralisation du secteur, la question de la transparence de la formation des prix revient régulièrement dans le débat public, portée par les associations de consommateurs et par une partie du champ politique.

Un poids direct sur le budget des ménages à la rentrée

L’arithmétique est brutale pour les ménages. Le gasoil constitue le carburant dominant du transport collectif et du fret : son renchérissement se diffuse mécaniquement aux prix des déplacements et à ceux des biens de consommation. Le calendrier n’aide pas — la séquence intervient à quelques semaines de la rentrée scolaire, période de dépenses incompressibles.

Le tout dans un contexte où l’inflation reste officiellement modérée — Bank Al-Maghrib prévoit 1,5% en moyenne en 2026 — mais où la consommation des ménages n’a progressé que de 1,2% l’an dernier, quand le PIB avançait de 4,9%. L’écart entre performance macroéconomique et pouvoir d’achat ressenti reste l’un des thèmes centraux de la campagne des législatives du 23 septembre.

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Aide sociale directe : une prime pour ne plus avoir à choisir entre l’allocation et un emploi déclaré https://lnt.ma/aide-sociale-directe-une-prime-pour-ne-plus-avoir-a-choisir-entre-lallocation-et-un-emploi-declare/ Tue, 18 Aug 2026 10:15:39 +0000 https://lnt.ma/?p=554924 Un décret du 30 juillet crée une prime transitoire versée aux ménages qui perdent leur éligibilité à l’Aide sociale directe après avoir accédé à un emploi déclaré. Son montant équivaut à l’aide perçue jusque-là, pour une durée maximale de douze mois. Objectif : lever le frein qui poussait certains bénéficiaires à refuser la formalisation. C’est […]

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Un décret du 30 juillet crée une prime transitoire versée aux ménages qui perdent leur éligibilité à l’Aide sociale directe après avoir accédé à un emploi déclaré. Son montant équivaut à l’aide perçue jusque-là, pour une durée maximale de douze mois. Objectif : lever le frein qui poussait certains bénéficiaires à refuser la formalisation.

C’est une correction technique aux implications économiques considérables. Le décret n° 2.26.434, publié le 30 juillet 2026 et modifiant la loi n° 58.23 relative à l’Aide sociale directe (ASD), instaure une prime exceptionnelle destinée aux ménages qui sortent du dispositif parce que l’un de leurs membres a trouvé un emploi déclaré dans le secteur privé.

Le problème que la mesure entend résoudre

Le mécanisme corrige ce que les économistes appellent une trappe à inactivité. Jusqu’ici, un bénéficiaire de l’ASD qui acceptait un emploi formel perdait immédiatement son allocation — avec le risque, si le salaire s’avérait proche du montant de l’aide ou l’emploi précaire, de se retrouver perdant. La rationalité individuelle poussait donc soit à refuser l’emploi, soit à privilégier le travail non déclaré, contraire à l’objectif de formalisation de l’économie.

Le décret nomme explicitement ce frein : la « crainte de perdre immédiatement leur aide » constituait un obstacle à l’acceptation d’emplois déclarés.

Le dispositif : montant identique, douze mois maximum

La prime est calibrée simplement : son montant correspond exactement à l’aide sociale directe perçue précédemment. Elle peut être maintenue pendant douze mois au maximum, sur des périodes consécutives ou discontinues.

Les conditions d’éligibilité sont resserrées : le chef de ménage ou l’un des conjoints doit être déclaré au régime de sécurité sociale du secteur privé, et la prime n’est accordée qu’une seule fois. En contrepartie, un filet de sécurité est prévu : en cas de perte involontaire d’emploi, le ménage est directement réintégré au dispositif de l’ASD, sans nouvelle procédure d’instruction.

Les demandes s’effectuent via la plateforme en ligne www.asd.ma.

Un dispositif à l’échelle de 12,5 millions de bénéficiaires

L’ampleur du programme donne la mesure de l’enjeu. L’Aide sociale directe couvre 12,5 millions de bénéficiaires pour un budget de 51 milliards de dirhams — l’un des plus vastes dispositifs de transferts sociaux jamais déployés au Maroc, pilier de la généralisation de la protection sociale engagée depuis 2021.

Sur une telle base, même un effet marginal sur les transitions vers l’emploi formel se traduirait par des volumes significatifs : élargissement de l’assiette des cotisations sociales, réduction du travail informel, et à terme allègement de la charge du dispositif lui-même.

Une pièce du puzzle emploi

La mesure s’inscrit dans un contexte où la question de l’emploi domine l’agenda. Elle intervient alors que les partis en campagne pour les législatives du 23 septembre font de l’emploi des jeunes l’une de leurs priorités affichées, et que l’Organisation internationale du travail situe le chômage des jeunes en Afrique du Nord à 22,6% — deuxième taux régional mondial. Reste à mesurer, dans les prochains mois, si le dispositif produit réellement les transitions attendues : c’est l’évaluation, plus que le décret, qui dira si la trappe a été refermée.

 

LNT

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Chômage des jeunes : l’Afrique du Nord au deuxième rang mondial avec 22,6%, et ce sont les femmes qui décrochent https://lnt.ma/chomage-des-jeunes-lafrique-du-nord-au-deuxieme-rang-mondial-avec-226-et-ce-sont-les-femmes-qui-decrochent/ Tue, 18 Aug 2026 10:14:33 +0000 https://lnt.ma/?p=554926 Le chômage mondial des jeunes est remonté à 12,4% selon l’OIT, soit 67 millions de sans-emploi. L’Afrique du Nord affiche 22,6%, en hausse de 1,8 point en deux ans — et les jeunes femmes de la région ont vu leur taux bondir de 2,8 points. Les États arabes restent la région la plus touchée, à […]

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Le chômage mondial des jeunes est remonté à 12,4% selon l’OIT, soit 67 millions de sans-emploi. L’Afrique du Nord affiche 22,6%, en hausse de 1,8 point en deux ans — et les jeunes femmes de la région ont vu leur taux bondir de 2,8 points. Les États arabes restent la région la plus touchée, à 26,2%.

Le dernier rapport de l’Organisation internationale du travail sur les tendances mondiales de l’emploi des jeunes livre un diagnostic préoccupant pour la rive sud de la Méditerranée. À l’échelle mondiale, le taux de chômage des 15-24 ans est remonté à 12,4% en 2025, contre 12,3% en 2023 — une inflexion modeste en apparence, mais qui interrompt une trajectoire de reflux et concerne 67 millions de jeunes.

Afrique du Nord : 22,6%, et une dégradation qui s’accélère

Le classement régional place l’Afrique du Nord en deuxième position mondiale, avec un taux de 22,6%, derrière les seuls États arabes (26,2%). Plus inquiétant que le niveau : la dynamique. La région a enregistré une hausse de 1,8 point en deux ans, signe que le décrochage s’aggrave plutôt qu’il ne se résorbe.

Le détail par genre est encore plus révélateur. Les jeunes femmes nord-africaines ont vu leur taux de chômage progresser de 2,8 points sur la même période — un différentiel qui traduit une éviction spécifique du marché du travail, distincte du problème général d’insertion des jeunes.

Un paradoxe statistique : plus d’emplois, mais pas assez

Les chiffres mondiaux recèlent une nuance importante. Le nombre absolu de jeunes en emploi atteint 476 millions, son plus haut niveau depuis 2013. Mais le taux d’emploi des jeunes, à 37,1%, reste légèrement en deçà des niveaux de 2023-2024 : la croissance démographique absorbe et dépasse la création d’emplois.

Les projections de l’OIT pour 2026 et 2027 tablent sur un taux de chômage de 12,3% par an, soit environ 68 millions de jeunes sans emploi — une stabilisation à un niveau élevé plutôt qu’une amélioration.

Les NEET : 257 millions de jeunes hors du système, aux deux tiers des femmes

L’indicateur le plus alarmant concerne les NEET — les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. Leur proportion est passée de 19,7% en 2023 à 20% en 2025, soit 257 millions de personnes à l’échelle mondiale.

La composition de ce groupe est massivement genrée : les femmes représentent plus des deux tiers de la population NEET. Le taux atteint 27,4% chez les jeunes femmes, contre 13,1% chez les jeunes hommes — un écart de plus du double qui renvoie à la fois aux normes sociales sur le travail féminin et à l’absence d’infrastructures de garde d’enfants.

Quatre facteurs identifiés

L’OIT attribue cette dégradation à une combinaison de facteurs : le ralentissement de la croissance mondiale, l’affaiblissement de la création d’emplois, les tensions géopolitiques et les mutations technologiques. Ce dernier point mérite attention : l’automatisation et l’intelligence artificielle affectent en priorité les emplois d’entrée de carrière, précisément ceux par lesquels les jeunes accèdent au marché du travail.

Une résonance directe au Maroc

Pour le Royaume, ces données recoupent un débat national déjà vif. La question de l’emploi des jeunes figure au premier rang des programmes électoraux à l’approche des législatives du 23 septembre, et le gouvernement vient d’introduire une prime transitoire destinée à faciliter le passage des bénéficiaires de l’aide sociale vers l’emploi déclaré. Autant de dispositifs dont l’efficacité se mesurera à l’aune de statistiques que l’OIT invite à ne pas lire avec optimisme.

 

LNT

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Incendies : l’Europe a déjà brûlé l’équivalent d’un Luxembourg, et la saison n’était pas à son pic https://lnt.ma/incendies-leurope-a-deja-brule-lequivalent-dun-luxembourg-et-la-saison-netait-pas-a-son-pic/ Tue, 18 Aug 2026 10:13:35 +0000 https://lnt.ma/?p=554928 Plus de 250 000 hectares partis en fumée dans l’Union européenne à fin juillet, soit le double de la moyenne historique avant le mois d’août. Environ 1 200 feux recensés, contre 569 en moyenne annuelle. L’Espagne concentre à elle seule 200 000 hectares et son plus grand incendie jamais enregistré. Les données du système européen […]

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Plus de 250 000 hectares partis en fumée dans l’Union européenne à fin juillet, soit le double de la moyenne historique avant le mois d’août. Environ 1 200 feux recensés, contre 569 en moyenne annuelle. L’Espagne concentre à elle seule 200 000 hectares et son plus grand incendie jamais enregistré.

Les données du système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), opéré dans le cadre du programme d’observation de la Terre Copernicus, dessinent une saison hors norme. À la date du 29 juillet 2026, plus de 250 000 hectares avaient déjà brûlé dans les États membres de l’Union européenne — une surface équivalente à celle du Luxembourg tout entier, et environ le double de la moyenne historique constatée avant le mois d’août, traditionnellement le pic de la saison.

Environ 1 200 feux, plus du double de la normale

Le nombre d’événements est aussi anormal que les surfaces. Quelque 1 200 incendies avaient été recensés à fin juillet, contre une moyenne historique de long terme d’environ 569 feux annuels — soit plus du double, et avant même l’entrée dans le mois le plus critique.

EFFIS ne comptabilise que les feux dépassant 30 hectares, détectés via les capteurs satellitaires MODIS et VIIRS. Les chiffres réels, incluant les sinistres plus modestes, sont donc supérieurs.

L’Espagne en première ligne, avec un record historique

L’Espagne concentre l’essentiel du bilan : environ 200 000 hectares brûlés, soit 0,4% de son territoire national. Le pays a notamment enregistré le plus grand incendie de son histoire, plus de 50 000 hectares partis en fumée dans le secteur de Burgohondo. Au moins quatorze décès y sont à déplorer.

Au Portugal, environ 0,3% du territoire a brûlé, et l’ensemble des districts du nord et du centre du pays avaient été placés en alerte maximale dès le 28 juillet. En France, quelque 90 000 personnes ont dû être évacuées dans le sud-ouest, en particulier en Gironde et dans les Landes.

Le basculement vers l’Europe du Nord

Le fait nouveau de l’été 2026 est l’extension du phénomène à des latitudes jusqu’ici considérées comme peu exposées. L’incendie des Hautes Fagnes, en Belgique, a dévasté plus de 1 650 hectares mi-août — le plus important jamais enregistré dans ce pays — tandis qu’en Allemagne, environ 1 800 personnes étaient évacuées à Hürtgenwald. Les tourbières et landes d’Europe du Nord, riches en matière organique sèche, se révèlent redoutablement combustibles lors des épisodes de canicule.

Huit millions de tonnes de CO₂ et une boucle qui s’autoalimente

Au-delà des surfaces, l’impact climatique est mesuré : les feux ont relâché l’équivalent de plus de 8 millions de tonnes de CO₂ dans l’Union européenne à fin juillet, selon Copernicus. Une contribution qui alimente le mécanisme même dont ces incendies sont la conséquence — la boucle de rétroaction que redoutent les climatologues.

Ce que cela signifie pour le pourtour méditerranéen

Pour les pays de la rive sud, dont le Maroc, ces données portent un double enseignement. Le premier concerne la mutualisation des moyens : les bombardiers d’eau et hélicoptères lourds, ressources rares, sont désormais sollicités simultanément sur plusieurs fronts européens, ce qui réduit la disponibilité d’appuis extérieurs en cas de sinistre majeur. Le second est budgétaire : la prévention — débroussaillement, pistes d’accès, surveillance — coûte structurellement moins cher que l’extinction, un arbitrage que la saison 2026 rend difficile à différer.

 

LNT

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Indonésie : le séisme de Florès entre dans sa phase la plus difficile, celle de la reconstruction https://lnt.ma/indonesie-le-seisme-de-flores-entre-dans-sa-phase-la-plus-difficile-celle-de-la-reconstruction/ Tue, 18 Aug 2026 10:12:30 +0000 https://lnt.ma/?p=554933 Trois jours après la secousse de magnitude 7,7, le bilan s’établit à 53 morts et 135 blessés. L’urgence humanitaire cède progressivement la place à une question plus longue : reconstruire près d’un millier d’habitations et 167 équipements publics dans une province insulaire aux capacités logistiques limitées. Le décompte des victimes du séisme qui a frappé […]

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Trois jours après la secousse de magnitude 7,7, le bilan s’établit à 53 morts et 135 blessés. L’urgence humanitaire cède progressivement la place à une question plus longue : reconstruire près d’un millier d’habitations et 167 équipements publics dans une province insulaire aux capacités logistiques limitées.

Le décompte des victimes du séisme qui a frappé l’est de l’archipel indonésien samedi 15 août semble se stabiliser. Les autorités font état de 53 morts et 135 blessés, après avoir successivement révisé le bilan de 20 à 40 puis 48 décès au fil des évaluations. La secousse, de magnitude 7,7, s’était produite à faible profondeur près d’Ende, sur l’île de Florès, dans la province du Nusa Tenggara Oriental.

Un pont aérien et maritime pour désenclaver

La réponse d’urgence s’est structurée autour d’un dispositif combinant au moins cinq hélicoptères, plusieurs avions, un navire de la marine et des embarcations de secours — une architecture imposée par la géographie insulaire, où la route ne suffit pas. Le gouvernement avait expédié 50 000 kits d’assistance, soit environ 275 tonnes d’aide, complétés par les distributions de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. L’Union européenne a mis à disposition ses satellites Copernicus pour cartographier les zones sinistrées.

Sur le terrain, la liste des besoins reste longue : tentes, nourriture, médicaments, couvertures, lits de camp, nattes, eau potable et groupes électrogènes. Plusieurs zones demeurent privées d’électricité et de télécommunications.

Le vrai chantier : 914 maisons et 167 équipements publics

C’est désormais l’ampleur des dégâts matériels qui dessine l’horizon des prochains mois. Au moins 914 habitations ont été gravement endommagées, auxquelles s’ajoutent plusieurs centaines de constructions plus légèrement touchées. Côté équipements collectifs, le compte est lourd : 93 établissements scolaires, 36 structures de santé et 38 bâtiments administratifs affectés.

Cette dernière série de chiffres pose un problème spécifique. Reconstruire des logements relève d’un effort massif mais standardisé ; remettre en service des hôpitaux et des écoles suppose des normes techniques, des équipements et des délais bien supérieurs — avec, dans l’intervalle, une population privée d’accès aux soins et une scolarité interrompue.

Une activité sismique qui contraint le retour

Plus de 340 répliques ont été enregistrées depuis la secousse principale, dont l’une de magnitude 6,1. Cette persistance dissuade les habitants de regagner des bâtiments même partiellement épargnés, et complique le travail des ingénieurs chargés d’évaluer la sécurité structurelle des constructions. Un second séisme, de magnitude 6,9, avait par ailleurs frappé Sumatra douze heures après celui de Florès, sans faire de victime.

L’état d’urgence comme outil administratif

Un décret plaçant la région en état d’urgence pour quatorze jours était en préparation. Au-delà du symbole, ce type de mesure remplit une fonction pratique : il permet de déroger aux procédures ordinaires de marchés publics et de débloquer des lignes budgétaires d’urgence, deux conditions de la rapidité dans les phases post-catastrophe.

Le test des semaines qui viennent

L’expérience internationale est constante sur ce point : dans les catastrophes de cette nature, l’écart entre les pays se creuse moins dans la phase de secours — largement portée par la mobilisation immédiate — que dans les six à dix-huit mois suivants. C’est là que se jouent le relogement durable, la reprise scolaire et la remise en service des équipements de santé. L’Indonésie, qui a accumulé une expérience considérable en la matière, y sera jugée sur pièces.

 

LNT

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Après cinq ans de porte fermée, l’OCP débarque 54 000 tonnes d’engrais à La Nouvelle-Orléans https://lnt.ma/apres-cinq-ans-de-porte-fermee-locp-debarque-54-000-tonnes-dengrais-a-la-nouvelle-orleans/ Tue, 18 Aug 2026 10:10:24 +0000 https://lnt.ma/?p=554916 Une première cargaison de TSP marocain est arrivée le 17 août au port de La Nouvelle-Orléans, à la suite de la suspension temporaire des droits compensateurs décidée par Washington le 29 juin. Un retour sur un marché où la production domestique de phosphate a chuté de plus de 50% depuis 1995. C’est un déverrouillage que […]

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Une première cargaison de TSP marocain est arrivée le 17 août au port de La Nouvelle-Orléans, à la suite de la suspension temporaire des droits compensateurs décidée par Washington le 29 juin. Un retour sur un marché où la production domestique de phosphate a chuté de plus de 50% depuis 1995.

C’est un déverrouillage que le groupe OCP attendait depuis cinq ans. Une première cargaison d’environ 54 000 tonnes de TSP (triple superphosphate) marocain a été déchargée le 17 août 2026 au port de La Nouvelle-Orléans, marquant la reprise effective des livraisons d’engrais phosphatés marocains vers les États-Unis.

Une suspension décidée fin juin par Washington

L’ouverture découle d’une décision de l’administration américaine, qui a accordé le 29 juin 2026 une suspension temporaire des droits compensateurs (countervailing duties) frappant les engrais phosphatés marocains. Ces droits, en vigueur depuis 2021, avaient de fait exclu l’OCP de l’un des plus grands marchés agricoles mondiaux.

« Cette cargaison démontre notre engagement à approvisionner le marché américain », a déclaré Kevin Kimm, directeur général d’OCP North America.

Un marché américain en déficit structurel de phosphate

Le contexte explique largement le revirement de Washington. L’extraction domestique de phosphate aux États-Unis a reculé de plus de 50% depuis 1995, réduisant mécaniquement les options d’approvisionnement des agriculteurs américains. Cinq années d’accès restreint aux engrais marocains ont accentué cette tension, dans un pays où la sécurité de l’approvisionnement en intrants agricoles est devenue un enjeu politique.

La suspension a d’ailleurs été calibrée en fonction du calendrier agricole : elle intervient en amont de la saison de semis d’automne, période de pic de consommation d’engrais phosphatés.

L’argument technique du TSP

L’OCP met en avant les caractéristiques du produit livré. La flexibilité du TSP — qui permet d’appliquer le phosphore indépendamment des autres nutriments — autorise les agriculteurs à ajuster leur fertilisation aux caractéristiques précises de leurs sols et de leurs cultures. Un positionnement que le groupe inscrit dans l’approche dite « 4R Nutrient Stewardship » (bonne source, bonne dose, bon moment, bon endroit), référence méthodologique reconnue dans l’agriculture nord-américaine.

L’enjeu : transformer une suspension en visibilité durable

Reste que le mot « temporaire » pèse sur l’ensemble du dossier. L’OCP réclame explicitement une visibilité tarifaire de long terme, condition qu’il présente comme nécessaire pour engager des investissements d’infrastructure en Amérique du Nord et garantir un approvisionnement continu des agriculteurs américains. Sans horizon réglementaire stabilisé, le groupe restera exposé à une réversibilité de la mesure.

Un signal pour les exportations marocaines de phosphates

Ce retour intervient à point nommé pour une filière en repli. Au premier semestre 2026, les exportations marocaines de phosphates et dérivés ont reculé de 2,3%, à 45,42 milliards de dirhams — l’un des rares postes en baisse dans une balance commerciale par ailleurs déficitaire. La réouverture du débouché américain, si elle se confirme dans la durée, constituerait un relais de croissance significatif pour l’un des piliers historiques des recettes extérieures du Royaume.

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BMCE Capital Gestion : note d’information de la SICAV IRAD https://lnt.ma/bmce-capital-gestion-note-dinformation-de-la-sicav-irad/ Mon, 17 Aug 2026 23:05:49 +0000 https://lnt.ma/?p=554910 The post BMCE Capital Gestion : note d’information de la SICAV IRAD appeared first on La Nouvelle Tribune.

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BMCE Capital Gestion : note d’information du FCP CAPITAL LONG/SHORT https://lnt.ma/bmce-capital-gestion-note-dinformation-du-fcp-capital-long-short/ Mon, 17 Aug 2026 23:05:05 +0000 https://lnt.ma/?p=554908 The post BMCE Capital Gestion : note d’information du FCP CAPITAL LONG/SHORT appeared first on La Nouvelle Tribune.

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Financement de l’habitat : la Mourabaha immobilière atteint 31,5 milliards de dirhams https://lnt.ma/financement-de-lhabitat-la-mourabaha-immobiliere-atteint-315-milliards-de-dirhams/ Mon, 17 Aug 2026 09:25:33 +0000 https://lnt.ma/?p=554872 L’encours de la Mourabaha immobilière s’établit à 31,5 milliards de dirhams à fin juin 2026, en hausse de 16,7% sur un an. La finance participative a pratiquement doublé son encours en trente mois, dans un marché où le crédit immobilier conventionnel stagne autour de 3% de croissance. Le contraste est saisissant. Alors que le crédit […]

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L’encours de la Mourabaha immobilière s’établit à 31,5 milliards de dirhams à fin juin 2026, en hausse de 16,7% sur un an. La finance participative a pratiquement doublé son encours en trente mois, dans un marché où le crédit immobilier conventionnel stagne autour de 3% de croissance.

Le contraste est saisissant. Alors que le crédit à l’habitat classique progresse péniblement autour de 3%, la Mourabaha immobilière affiche une dynamique sans équivalent dans le paysage bancaire marocain. À fin juin 2026, son encours atteint 31,5 milliards de dirhams, en progression de 16,7% sur douze mois — et pratiquement doublé en trente mois.

Une progression mensuelle régulière

La trajectoire ne doit rien à un effet ponctuel. Les jalons de l’année 2026 dessinent une pente régulière : 30,4 milliards de dirhams en février, 31 milliards en avril, 31,3 milliards en mai, 31,5 milliards en juin. Cette régularité traduit une demande de fond plutôt qu’un pic conjoncturel lié à une opération commerciale ou à un ajustement réglementaire.

Le pilier quasi exclusif de la finance participative

La Mourabaha capte à elle seule 99% des financements participatifs distribués au Maroc et représente plus des trois quarts du portefeuille global du secteur. Une concentration qui constitue à la fois une force — le produit a trouvé son marché — et une fragilité : le modèle repose sur un seul instrument, essentiellement adossé à l’immobilier, ce qui limite la diversification du risque et l’élargissement de l’offre à d’autres besoins de financement.

Un secteur devenu profitable

Le secteur participatif marocain affiche par ailleurs des signes de maturité financière. Son bilan cumulé atteignait 48,6 milliards de dirhams à fin 2025, avec plus de 200 agences physiques déployées sur le territoire et près de 300 000 comptes clients gérés. Surtout, le résultat net agrégé du secteur a plus que doublé en 2025, pour s’établir à 199 millions de dirhams — franchissant un cap symbolique après plusieurs années de montée en charge coûteuse.

Le talon d’Achille : la collecte de dépôts

Reste un défi central, régulièrement souligné par les analystes du secteur : l’écart croissant entre les financements accordés et les dépôts collectés. Les banques participatives distribuent nettement plus qu’elles ne collectent, ce qui les rend structurellement dépendantes de ressources externes — Wakala Bil Istithmar auprès des banques mères, notamment. Une asymétrie qui pèse sur les marges et sur la capacité du secteur à soutenir durablement son rythme de croissance.

Un signal pour le marché immobilier

Pour le secteur immobilier marocain, cette dynamique constitue une source de financement précieuse dans un environnement où le crédit conventionnel reste atone. Elle intervient dans un contexte de réforme du cadre de l’urbanisme et de poursuite des dispositifs d’aide directe au logement — trois éléments dont la combinaison pourrait redonner du souffle à un marché longtemps décrit comme grippé.

 

LNT

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Investissement : le décret sur les CRI resserre la gouvernance et crée une commission de recours https://lnt.ma/investissement-le-decret-sur-les-cri-resserre-la-gouvernance-et-cree-une-commission-de-recours/ Mon, 17 Aug 2026 09:22:37 +0000 https://lnt.ma/?p=554870 Publié au Bulletin officiel du 30 juillet 2026, le décret n° 2.26.564 soumet explicitement les Centres régionaux d’investissement aux règles des marchés publics et instaure deux nouvelles instances de recours pour les investisseurs, dont une commission ministérielle présidée par le chef du gouvernement. La réforme du parcours de l’investisseur franchit une nouvelle étape. Le décret […]

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Publié au Bulletin officiel du 30 juillet 2026, le décret n° 2.26.564 soumet explicitement les Centres régionaux d’investissement aux règles des marchés publics et instaure deux nouvelles instances de recours pour les investisseurs, dont une commission ministérielle présidée par le chef du gouvernement.

La réforme du parcours de l’investisseur franchit une nouvelle étape. Le décret n° 2.26.564, publié au Bulletin officiel n° 7530 du 30 juillet 2026, révise le cadre régissant les Centres régionaux d’investissement (CRI) et la Commission régionale unifiée d’investissement (CRUI). Signé par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, il est contresigné par les ministres de l’Intérieur, de l’Investissement et du Budget — un attelage qui signale la portée transversale du texte.

Fin d’une ambiguïté : les CRI soumis aux marchés publics

La disposition la plus structurante figure à l’article 4, qui soumet explicitement les CRI aux règles du décret relatif aux marchés publics du 8 mars 2023. Une clarification qui met fin à une zone grise juridique : le statut hybride de ces établissements laissait jusqu’ici planer un doute sur le régime applicable à leurs achats et commandes. L’alignement sur le droit commun renforce la traçabilité de leurs dépenses.

Un contrôle de tutelle renforcé sur la CRUI

Le texte durcit également la gouvernance de la Commission régionale unifiée d’investissement, guichet régional par lequel passent les dossiers d’investissement. Son règlement intérieur doit désormais recevoir l’approbation de l’autorité de tutelle, renforçant de fait le contrôle hiérarchique sur son fonctionnement — un point qui pourra nourrir le débat sur l’équilibre entre déconcentration et pilotage central.

Deux nouvelles voies de recours pour les investisseurs

C’est probablement l’apport le plus attendu par les opérateurs. Le décret crée deux instances destinées à traiter les contestations :

– une Commission ministérielle des recours, présidée par le chef du gouvernement lui-même ;
– une Commission technique d’instruction des dossiers, chargée d’examiner les recours en amont.

Jusqu’ici, un investisseur confronté à un refus ou à un blocage disposait de peu de voies formalisées de contestation en dehors du contentieux administratif. L’existence d’un recours hiérarchique organisé, adossé au plus haut niveau de l’exécutif, constitue un signal adressé tant aux investisseurs nationaux qu’étrangers.

Des conventions d’investissement tripartites

Le texte modifie enfin la formalisation des engagements : les conventions d’investissement associent désormais directement le wali de la région, les représentants des ministères concernés et l’investisseur. Une architecture qui vise à réduire les ruptures de chaîne entre l’échelon régional et les administrations centrales — l’un des reproches les plus constants adressés au dispositif marocain d’accompagnement de l’investissement.

Un chantier à mettre en regard de la réforme de l’urbanisme

Cette réforme s’inscrit dans une séquence normative dense : elle intervient quelques jours avant la publication, au Bulletin officiel du 10 août, des lois 64.23 et 34.21 refondant l’organisation de l’urbanisme et instaurant un guichet unique pour les projets de plus de 400 hectares. Deux textes qui poursuivent le même objectif — raccourcir les délais et sécuriser les parcours — et dont l’efficacité réelle se mesurera à l’aune des textes d’application et des pratiques administratives.

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Logistique : Tanger Med s’impose comme la porte d’entrée du Maroc, Casablanca au bout du rail https://lnt.ma/logistique-tanger-med-simpose-comme-la-porte-dentree-du-maroc-casablanca-au-bout-du-rail/ Mon, 17 Aug 2026 09:19:37 +0000 https://lnt.ma/?p=554868 Le complexe portuaire de Tanger Med s’affirme comme plateforme de transbordement clé du réseau Gemini, l’alliance de Maersk et Hapag-Lloyd. Dans le même mouvement, le géant danois restructure sa desserte marocaine en misant sur la navette ferroviaire Tanger-Casablanca pour éviter l’engorgement du port de la capitale économique. Deux annonces convergentes viennent confirmer le basculement du […]

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Le complexe portuaire de Tanger Med s’affirme comme plateforme de transbordement clé du réseau Gemini, l’alliance de Maersk et Hapag-Lloyd. Dans le même mouvement, le géant danois restructure sa desserte marocaine en misant sur la navette ferroviaire Tanger-Casablanca pour éviter l’engorgement du port de la capitale économique.

Deux annonces convergentes viennent confirmer le basculement du centre de gravité logistique marocain vers le Nord. D’un côté, Tanger Med consolide sa position dans le réseau de l’alliance Gemini ; de l’autre, Maersk réorganise l’ensemble de sa chaîne marocaine autour de ce hub, en s’appuyant sur le rail pour desservir Casablanca.

Gemini : un réseau de 56 ports où Tanger Med joue un rôle pivot

Lancée en février 2025 par Maersk et Hapag-Lloyd — les deux premiers armateurs du complexe portuaire —, l’alliance Gemini repose sur un modèle hub & spoke : un nombre restreint de grands hubs de transbordement alimentant un réseau de ports secondaires par feeders. Le réseau principal dessert 56 ports, complétés par 29 ports supplémentaires alimentés via des services dédiés.

Tanger Med a été retenu comme plateforme essentielle de transbordement des rotations méditerranéennes, un choix justifié, selon l’autorité portuaire, par sa position de leader mondial en matière de performance opérationnelle. Le groupe Tanger Med traite aujourd’hui 209 millions de tonnes de marchandises et 12,42 millions d’EVP par an, et administre plus de 3 000 hectares de zones économiques accueillant quelque 1 500 entreprises.

Casablanca sous tension : 3,53 millions de tonnes en un mois

Le second volet de l’équation est moins flatteur. Le port de Casablanca connaît une congestion chronique, alors même que son activité progresse fortement : 3,53 millions de tonnes de fret traitées sur le seul mois de juin, en hausse de 32% sur un an. Le port concentre environ 35% du trafic portuaire national — un niveau de charge qui se traduit par des délais d’attente et des surcoûts pour les chargeurs.

La réponse de Maersk : une offre porte-à-porte adossée au rail

Face à cette contrainte, Maersk a fait le choix de désigner Tanger Med comme sa porte d’entrée maritime principale au Maroc, reliée à Casablanca par un corridor ferroviaire à haute fréquence. L’offre déployée articule trois composantes : des navettes ferroviaires régulières entre Tanger Med et Casablanca, le dédouanement et la logistique d’entrepôt, puis le transport terrestre du dernier kilomètre avec un suivi opérationnel centralisé.

L’objectif affiché est de présenter les deux ports comme un guichet unique pour les chargeurs et les opérateurs logistiques, du chargement à l’international jusqu’à la livraison finale.

Un enjeu de compétitivité pour l’ensemble de la chaîne exportatrice

Au-delà du cas Maersk, ce basculement vers le rail répond à deux besoins. Il désengorge d’abord la desserte du marché intérieur marocain. Il offre ensuite une capacité de report stratégique pour les flux Maroc-Europe, en réduisant la dépendance aux seules routes maritimes directes et au transport routier longue distance.

Dans un contexte où les exportations marocaines de biens ont progressé de 9,7% au premier semestre — tirées par l’automobile et l’aéronautique, deux filières hautement dépendantes de la fiabilité logistique —, la fluidité de la chaîne portuaire devient un déterminant direct de compétitivité.

 

LNT

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Croissance : 5,2% en 2026, 3,1% en 2027, ou l’économie marocaine toujours suspendue à la pluie https://lnt.ma/croissance-52-en-2026-31-en-2027-ou-leconomie-marocaine-toujours-suspendue-a-la-pluie/ Mon, 17 Aug 2026 08:25:36 +0000 https://lnt.ma/?p=554859 Bank Al-Maghrib table sur une accélération de la croissance à 5,2% cette année, tirée par un rebond agricole de 16%. Mais la banque centrale anticipe déjà un retour à 3,1% en 2027, une fois l’effet campagne dissipé. Le Fonds monétaire arabe converge sur la même prévision pour 2026. Après une année 2025 déjà solide — […]

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Bank Al-Maghrib table sur une accélération de la croissance à 5,2% cette année, tirée par un rebond agricole de 16%. Mais la banque centrale anticipe déjà un retour à 3,1% en 2027, une fois l’effet campagne dissipé. Le Fonds monétaire arabe converge sur la même prévision pour 2026.

Après une année 2025 déjà solide — 4,9% de croissance, la meilleure performance des sept dernières années —, l’économie marocaine devrait accélérer encore en 2026. Bank Al-Maghrib retient une prévision de 5,2%, un chiffre sur lequel converge également le Fonds monétaire arabe dans ses dernières projections.

Un rebond agricole spectaculaire, moteur principal de l’année

L’essentiel de cette accélération tient à la campagne agricole. La banque centrale anticipe une progression de 16% de la valeur ajoutée agricole en 2026, après +8,2% en 2025 — un effet de rattrapage après plusieurs années de sécheresse, cohérent avec les 90 millions de quintaux de céréales attendus cette année.

Les activités non agricoles, elles, progresseraient de 4,1%, un rythme légèrement inférieur aux 4,5% enregistrés en 2025. Autrement dit, le socle non agricole de l’économie marocaine reste sur une trajectoire régulière, sans emballement.

3,1% en 2027 : le retour au régime de croisière

C’est le second enseignement, moins commenté mais tout aussi structurant : Bank Al-Maghrib prévoit un net ralentissement à 3,1% en 2027. La mécanique est arithmétique — la valeur ajoutée agricole ne progresserait plus que de 7,6%, la base de comparaison devenant nettement plus exigeante — tandis que le non-agricole se maintiendrait à 4,3%.

Cette séquence 5,2% puis 3,1% illustre la dépendance persistante du taux de croissance marocain à la pluviométrie, malgré les efforts de diversification engagés depuis deux décennies.

Une inflation qui remonte progressivement

Sur le front des prix, le tableau reste maîtrisé mais orienté à la hausse. Après une inflation de 0,8% en 2025, la banque centrale attend 1,5% en 2026, puis 2,1% en 2027. Une remontée graduelle qui reste dans la zone de confort, mais que la flambée des cours énergétiques internationaux depuis février 2026 pourrait remettre en question.

L’investissement, principal contributeur de la demande intérieure

Le détail de la contribution à la croissance 2025 mérite l’attention : la demande intérieure a apporté 6,6 points, portée avant tout par l’investissement (+16,3%) et la consommation publique (+5,1%). La consommation des ménages, en revanche, n’a progressé que de 1,2% — un écart qui rappelle que la dynamique macroéconomique ne s’est pas encore pleinement traduite dans le pouvoir d’achat, thème central de la campagne électorale en cours.

Des prévisions sous double réserve

Bank Al-Maghrib prend soin d’assortir ses projections de deux réserves explicites : elles restent « tributaires de l’évolution climatique et de l’environnement géopolitique international ». Deux facteurs sur lesquels le Royaume n’a pas de prise, et dont la matérialisation défavorable — sécheresse de retour ou aggravation du choc pétrolier — pourrait rapidement modifier la trajectoire.

 

LNT

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Pêche : Bruxelles se dit prête à négocier un nouvel accord, Rabat pose ses conditions https://lnt.ma/peche-bruxelles-se-dit-prete-a-negocier-un-nouvel-accord-rabat-pose-ses-conditions/ Mon, 17 Aug 2026 08:24:30 +0000 https://lnt.ma/?p=554877 Deux ans après l’expiration du protocole de pêche, la Commission européenne affirme être disponible pour ouvrir des négociations « dès que le Maroc le sera ». Rabat exige que tout nouveau texte inclue explicitement les eaux du Sahara marocain. Aucun calendrier n’est fixé. Le dossier de la pêche entre le Maroc et l’Union européenne sort […]

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Deux ans après l’expiration du protocole de pêche, la Commission européenne affirme être disponible pour ouvrir des négociations « dès que le Maroc le sera ». Rabat exige que tout nouveau texte inclue explicitement les eaux du Sahara marocain. Aucun calendrier n’est fixé.

Le dossier de la pêche entre le Maroc et l’Union européenne sort de sa longue période de silence. Un porte-parole de l’exécutif européen a réaffirmé la disponibilité de Bruxelles à négocier un nouvel accord de partenariat dans le secteur halieutique, indiquant que « l’Union était prête à négocier dès que le Maroc le sera ». La Commission dit viser un « partenariat durable, global et approfondi » avec le Royaume.

Deux ans sans protocole

Le contexte est celui d’un vide juridique installé. Le protocole de pêche entre l’UE et le Maroc a expiré en juillet 2024 sans reconduction, l’accord signé en 2019 ayant lui-même été suspendu. Depuis, les flottes européennes — espagnoles pour l’essentiel — n’ont plus d’accès conventionnel aux eaux marocaines.

L’obstacle juridique : les arrêts de la Cour de justice de l’UE

Le blocage tient à la jurisprudence européenne. Un arrêt de 2021 avait annulé les accords de pêche et agricole entre les deux parties, au motif qu’ils intégraient les eaux du Sahara marocain. Cette décision a été confirmée en appel en 2024, gelant de fait toute possibilité de reconduction en l’état.

Bruxelles se trouve ainsi dans une position étroite : négocier « un accord conforme aux arrêts de la Cour de justice » tout en garantissant, selon ses propres termes, « des résultats justes et équitables ».

La ligne rouge marocaine

Côté marocain, la position est présentée comme non négociable : tout nouvel accord devra inclure explicitement les eaux du Sahara marocain et refléter les intérêts stratégiques du Royaume. Une exigence qui place la balle dans le camp européen, sommé de trouver une construction juridique compatible à la fois avec sa propre jurisprudence et avec la souveraineté revendiquée par Rabat.

La pression du secteur espagnol

Sur le terrain, les professionnels poussent. La Confédération espagnole des pêches (Cepesca) réclame avec insistance un renouvellement, sa flotte de palangriers ayant subi des impacts économiques significatifs depuis la perte d’accès aux zones marocaines. Un lobbying qui s’exerce à Madrid comme à Bruxelles, et qui constitue l’un des principaux moteurs de la relance du dossier côté européen.

Un dossier qui s’ajoute à un contentieux bilatéral chargé

Cette ouverture intervient dans un climat maroco-espagnol tendu sur d’autres fronts : le ministère de la Justice marocain envisage de suspendre l’accord d’extradition avec Madrid, tandis que la gestion de la crise migratoire à Sebta continue d’alimenter les frictions. Autant de dossiers dont l’issue conditionnera l’atmosphère dans laquelle s’ouvriraient d’éventuelles négociations halieutiques — pour lesquelles, à ce stade, aucun échéancier n’a été arrêté.

 

LNT

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Ukraine : nuit d’attaques massives dans les deux camps, 600 drones sur Moscou et des missiles balistiques sur Kyiv https://lnt.ma/ukraine-nuit-dattaques-massives-dans-les-deux-camps-600-drones-sur-moscou-et-des-missiles-balistiques-sur-kyiv/ Mon, 17 Aug 2026 08:23:20 +0000 https://lnt.ma/?p=554880 Le gouverneur de la région de Moscou a qualifié l’offensive de drones ukrainienne de « l’une des plus massives de mémoire récente ». Moscou revendique 822 drones abattus sur l’ensemble du territoire russe. Côté ukrainien, les frappes russes ont visé Kyiv et plusieurs régions, portant le bilan combiné de la nuit à au moins douze […]

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Le gouverneur de la région de Moscou a qualifié l’offensive de drones ukrainienne de « l’une des plus massives de mémoire récente ». Moscou revendique 822 drones abattus sur l’ensemble du territoire russe. Côté ukrainien, les frappes russes ont visé Kyiv et plusieurs régions, portant le bilan combiné de la nuit à au moins douze morts.

La nuit du samedi 15 au dimanche 16 août a été l’une des plus intenses depuis des mois sur les deux fronts. Quelque 600 drones ukrainiens ont visé Moscou et sa région, une offensive que le gouverneur régional a décrite comme « l’une des plus massives de mémoire récente ». Le ministère russe de la Défense affirme pour sa part avoir abattu 822 drones sur l’ensemble du territoire national.

Un bilan de douze morts réparti entre les deux camps

Le décompte des victimes illustre la symétrie destructrice de cette séquence. Au moins douze personnes ont été tuées : cinq dans la région russe de Rostov, dans une zone résidentielle ; deux dans la région de Belgorod ; deux dans la région de Moscou ; une dans la région de Zaporijjia ; et deux à l’aciérie ArcelorMittal de Kryvyï Rih, en Ukraine, où quatorze personnes ont également été blessées.

Des cibles civiles et logistiques

Les objectifs touchés révèlent l’élargissement du spectre des frappes. Côté russe, un entrepôt du géant du e-commerce Wildberries a été atteint à Podolsk, dans la banlieue de Moscou. Côté ukrainien, le marché du livre de Potchaïna, à Kyiv — lieu emblématique de la capitale, connu pour ses ouvrages rares — figure parmi les sites frappés, aux côtés d’infrastructures civiles et résidentielles.

Zelensky dénonce le ciblage systématique des civils

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une stratégie assumée : « Partout où les Russes peuvent atteindre avec leurs missiles balistiques, ils frappent des infrastructures civiles. » Il a précisé que l’Ukraine avait fait face, sur la seule semaine écoulée, à plus de 1 550 drones, 1 560 bombes guidées et 62 missiles.

Le nerf de la guerre : les intercepteurs Patriot

Derrière ces chiffres se joue une bataille d’approvisionnement. L’Ukraine souffre d’un déficit critique d’intercepteurs Patriot américains, les seuls capables de neutraliser efficacement les missiles balistiques russes les plus performants. Kyiv réclame de Washington une part substantielle des stocks disponibles — un arbitrage que l’administration américaine doit rendre dans un contexte où ses propres priorités militaires se sont déplacées vers le Moyen-Orient depuis le déclenchement du conflit avec l’Iran en février.

Des négociations toujours au point mort

Cette escalade intervient alors qu’aucune percée diplomatique ne se dessine. Chaque camp semble chercher à consolider ses positions et à démontrer sa capacité de frappe en profondeur, une logique qui rend improbable, à court terme, l’ouverture de négociations substantielles.

 

LNT

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