Société

8 mars, 8 femmes, 8 voies pour le développement

le 5 mars 2020


C’est ainsi que se présente la thématique choisie par notre rédaction pour la célébration de la Journée de la Femme cette année. En effet, à l’instar des années précédentes, La Nouvelle Tribune-www.lnt.ma, a reconduit sa démarche d’un numéro spécial dédié à la Femme marocaine. Il ne s’agit nullement d’encenser telle ou telle ou de revenir sur les problématiques toujours non résolues qui placent les Marocaines dans des situations d’infériorité, de faiblesse, d’exploitation. Elles sont évidemment sous-jacentes dans ce numéro.

Mais, pour ce 8 mars 2020, nous avons choisi l’optimisme, considérant que des mutations et des réformes profondes seront annoncées dans les mois prochains. Dans ce spécial donc, huit femmes s’expriment, sur leurs parcours personnels et professionnels, habitées qu’elles sont de fortes convictions sur les impérieuses actions à mener pour les Droits de la Femme, l’égalité des genres, celle dans l’héritage, le droit à la tutelle, mais aussi et surtout l’indispensable inclusion féminine. Et leurs approches s’inscrivent toutes dans la perspective du nouveau modèle de développement qui, sans être précisément connu à ce jour, pourrait s’inspirer de leurs analyses et propositions.

Car ce modèle, qui est aujourd’hui en cours d’élaboration par la CSMD, ne viendra pas ex nihilo, mais du vécu et des expériences de la Femme, tels qu’ils s’expriment notamment dans ce numéro spécial. Impossible de croire, en effet que M. Chakib Benmoussa et ses pairs ne s’inspirent pas des luttes et revendications légitimes des franges les plus éclairées de la société féminine nationale. Impossible de croire également que ces experts n’auront pas à cœur à casser cette tendance à la non-employabilité des femmes dans notre pays, alors qu’elles constituent tout juste 19% des actifs contre 24% il y a à peine quelques années.

Impossible de croire, enfin, que la constatation de l’inégalité des genres et l’absence d’inclusion des femmes dans le circuit économique, qui font perdre 1 point de PIB chaque année, pour au plus 3% de croissance, ne sera pas vigoureusement combattue. Ces constats ressortent clairement de ces paroles de Femmes engagées et convaincues de la justesse de leur combat.

Un spécial 8 mars à lire sans modération et sans omettre de remercier ici Mme Afifa Dassouli qui a consacré de nombreuses heures ces deux derniers mois pour assurer la coordination des rédactions, le suivi des entretiens, la réalisation finale de ce projet.

Fahd YATA