Société

L’enseignement scolaire français à l’étranger débattu à New York

par Leila Ouazry | le 12 avril 2017


Le Groupe Scolaire Louis-Massignon participe au Congrès de la MLF, qui se tient à New York du 10 au 12 avril, et où sont attendus plus 200 membres. «Le Congrès abordera la question de l’enseignement scolaire français à l’étranger, en tant qu’atout de réussite universitaire et de mobilité internationale. Il s’agira d’une réunion de réflexion ouverte, sincère, prospective et ambitieuse afin de mesurer la valeur de l’enseignement français dans le monde, et ses chances, dans un environnement de plus en plus concurrentiel, de conserver sa place dans les années à venir, et à quelles conditions», explique-t-on à la mission laïque française.

Mme Catherine Bellus-Ferreira, proviseure et coordonnatrice du réseau OSUI (office scolaire universitaire international), accompagnée de M. Olivier Sole, directeur de Louis Massignon Val d’Anfa, fera une intervention sur la question de  «l’attractivité du modèle français, et plus spécifiquement sur le rôle du chef d’établissement, l’accompagnement des élèves et le suivi des anciens élèves.» Avec une volonté de réunir tout son réseau d’écoles sous l’appellation « lycée français international », la MLF prend le pari que l’avenir se jouera sur la valorisation de la tradition française et sa capacité d’adaptation.

Dans ce sens, le congrès de la MLF ambitionne de débattre des enjeux de l’enseignement français dans le monde. Pour ce faire, le système doit affuter ses armes, estime-t-on à la MLF : «L’école française à l’étranger doit illustrer le « savoir-faire curieux » au travers de l’innovation et de la formation».

Le système français est-il toujours considéré comme un gage de qualité et de réussite, et quelle place occupe-t-il par rapport à la concurrence ? S’il pêche par de nombreux dysfonctionnement, il continue d’attirer, faute d’alternative. C’est le cas au Maroc, où si l’on ressent que le coefficient d’attractivité du modèle d’Education français a reculé, de nombreuses familles préfèrent malgré tout y placer leurs enfants. Les choix n’étant pas pléthoriques. Entre les écoles américaines qui sont trop chères et l’école publique qui agonise, les parents en quête d’un enseignement de qualité n’ont pas trop le choix. Les autres missions étrangères, notamment italienne et espagnole, n’attirent pas à cause du frein de la langue. Reste le groupe Itihad, principalement dédié à la communauté juive au Maroc, et enfin l’école belge. Cette dernière pourrait éventuellement représenter une alternative, mais les parents n’osent pas trop se lancer car ils ne connaissent pas bien ce système.

Pour rappel, Louis Massignon, qui fait partie du réseau OSUI, a été créé au Maroc en 1996. Depuis, il n’a cessé de se développer. Avec l’augmentation du nombre d’élèves (3626) et une demande toujours grandissante, le groupe a vu le nombre de ses sites augmenter. L’ouverture en septembre 2016 de Louis Massignon Bouskoura atteste d’une évolution notable. Aujourd’hui, le groupe fait partie des 3 plus importants établissements du réseau au monde, qui en compte 119, implantés dans 39 pays.

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