Forum Maroc-Etats Insulaires du Pacifique, un cadre de coopération prometteur pour une prospérité partagée

Politique

Le 3è Forum Maroc-Etats insulaires du pacifique, une preuve de « l’importance » accordée à la coopération sud-sud

le 27 février 2020


L’engagement du Maroc à l’égard du Forum Maroc-Etats Insulaires du Pacifique, qui tient sa 3è édition à Laâyoune, renseigne sur « l’importance qu’accorde le Roi Mohammed VI à la coopération Sud-Sud, qui a toujours été, est, et restera la pierre angulaire de la politique étrangère du Royaume, en tant que choix constant visant la consolidation des relations avec les pays amis dans l’hémisphère Sud, sur la base d’initiatives novatrices dont l’objectif cardinal est la promotion de la solidarité mutuelle », a affirmé, jeudi, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’Etranger, M. Nasser Bourita.

« C’est dans cet esprit que le Royaume du Maroc a saisi l’opportunité d’abriter la COP22, dans le but de re-mobiliser la communauté internationale contre le changement climatique », a indiqué M. Bourita, dans un discours prononcé, en son nom à l’ouverture de cette 3è édition (26-28 février) par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, M. Mohcine Jazouli.

Le ministre a rappelé, dans ce contexte, le discours du souverain : « La tenue de cette conférence en Afrique nous incite à donner la priorité à la nécessité de remédier aux impacts négatifs des changements climatiques, qui ne cessent d’empirer dans les pays du sud et les pays insulaires menacés dans leur existence même”.

Le Maroc, a poursuivi le ministre, a également initié la création de mécanismes innovants tels que la Commission Climat pour les Etats africains et du Pacifique, en mettant en avant l’ambition “de jeter des passerelles entre cette Commission et les Petits Etats Insulaires du Pacifique”, rappelant que le Maroc avait tôt entamé une dynamique visant à appréhender de manière proactive la question du changement climatique et ses effets, au plan national, à travers des stratégies sectorielles, tout en s’engageant à être le porte-voix, sur la scène internationale, des Africains et des Petits Etats Insulaires en Développement du Pacifique.

Il est plus que jamais nécessaire, a-t-il dit, de prendre à bras le corps les défis qui découlent du changement climatique et de ses effets pervers, « d’où toute la pertinence du Forum Maroc-Etats Insulaires du Pacifique qui nous réunit aujourd’hui ».

Evoquant quelques défis liés à la problématique du changement climatique, le ministre a cité la détérioration des écosystèmes, qui ne se limite pas à l’impact sur l’agriculture et des secteurs économiques clés, mais va bien au delà et menace l’existence même de certains Etats insulaires, à cause de l’augmentation du niveau des mers.

“Nos pays, qui accordent une importance égale aux zones maritimes, outre des aspects similaires dans nombre de secteurs économiques, dont la pêche maritime, l’agriculture et le tourisme, souffrent de manière disproportionnée et injuste du réchauffement climatique auquel nous contribuons à peine », a regretté le ministre.

Il a également évoqué le défi lié au « développement humain auquel SM le Roi accorde une importance capitale pour la mise en oeuvre de toute politique de développement productive et durable ».

Le Maroc, a-t-il dit, « a été en mesure de concrétiser de grandes réalisations en matière de développement humain et social en ciblant les groupes les plus vulnérables et ce, en mettant en place de le système de couverture médicale universel à l’horizon 2030, la généralisation de l’enseignement primaire, à l’horizon 2027, tout en investissant dans le secteur privé et en procédant à la promotion de l’attraction des investissements étrangers directs ».

« Toutes ces réalisations n’ont pas été le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’efforts substantiels et consistants adossés à des stratégies sectorielles ambitieuses, dans les domaines du développement humain et durable, ainsi que dans les secteurs de l’agriculture et des énergies renouvelables, entre autres”, a rappelé M. Bourita.

Et de souligner: « Le Royaume du Maroc renouvelle sa volonté de partager avec les Etats Insulaires du Pacifique, les expériences et expertises accumulées dans les secteurs économique, humain et en matière de développement humain, en harmonie avec les aspirations de chaque Etat, et avec les priorités de coopération internationale stipulées dans le Programme de Samoa ».

LNT avec MAP