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Coupe du monde féminine de football: Les États-Unis écrasent la Thaïlande 13 à 0

le 12 juin 2019


C'est le plus large score toutes catégories confondues (hommes et femmes) dans un match officiel de la FIFA. La star américaine Alex Morgan et les siennes ont infligé une leçon aux Thaïlandaises qui étaient trop timides.

Les Etats-Unis d’Alex Morgan, tenants du titre et favoris à leur propre succession, n’ont pas fait de cadeau à la jeune équipe asiatique dans ce match. Une score écœurant de 13 buts à 0 avec un quintuplé d’Alex Morgan. Les Américaines ont battu le record de la plus large victoire dans un match de coupe du monde, dépassant les Allemandes (11 à 0 contre l’Argentine en 2007).

Les américaines qui célèbrent leurs buts/ crédit photo: Reuters

Le score aurait pu être encore plus lourd sans les efforts de la gardienne thaïlandaise. Celle-ci était en larmes à la fin du match. Les Etats-Unis sont donc premières de leur groupe avec tous ces buts marqués.

Alex Morgan est entrée dans l’histoire

Interviewée après ce match, la star de l’équipe n’a pas caché sa joie ainsi que les qualités de son équipe. Voici ses propos recueillis au micro puise qu’elle termine joueuse du match avec un trophée.

« Vous entrez dans l’histoire de la Coupe du monde ce soir…

C’est évidemment incroyable pour moi d’égaler le record de Michelle (Akers, cinq buts sur un même match), mais ce que je retiens avant tout, c’est notre performance collective. C’était une soirée merveilleuse pour nous. On a montré à quel point le danger pouvait venir de partout. On sait aussi que tous les buts comptent en phase de groupes de la Coupe du monde et c’est pour ça qu’il était important de continuer (à attaquer). On est prêtes.

Aviez-vous jamais imaginé, dans vos rêves les plus fous, marquer un quintuplé en Coupe du monde ?

L’objectif que je m’étais fixé, c’était d’en marquer trois dans le même match un jour. Alors cinq (rires)… On est au-delà de tout ce dont je pouvais rêver.

Croyez-vous qu’un tel résultat puisse encourager la FIFA à apporter davantage d’aide aux plus «petites» fédérations pour harmoniser le niveau général ? 

Absolument. Le fait d’augmenter le nombre d’équipes à vingt-quatre lors de la dernière édition de la Coupe du monde était une avancée et j’espère qu’on pourra bientôt passer à trente-deux. Toutes les fédérations n’investissent pas autant dans leur section féminine. C’est malheureux, mais j’espère que cette Coupe du monde et l’audience qu’elle génère encourageront la FIFA à mettre la pression sur celles qui font le moins d’efforts.

Croyez-vous qu’un «prize money» plus élevé pourrait aider ces « petites » fédérations ? 

Ça ne peut pas faire de mal.

Vous êtes une idole pour toute génération de jeunes filles à travers le monde. Avez-vous un message à leur faire passer ? 

J’espère que ce que je fais inspire les femmes et les jeunes filles à travers le monde, que mes performances vont encourager les fédérations à investir davantage d’argent dans le football féminin à l’avenir. Il faut aller de l’avant.

À la fin du match, vous avez échangé quelques mots avec la Thaïlandaise Miranda Nild, qui a fréquenté la même université que vous (UC Berkeley). Que lui avez-vous dit ? 

Je lui ai rappelé que c’était un rêve pour chacune d’entre nous de disputer la Coupe du monde. Il lui reste deux matches pour montrer ce qu’elle vaut et marquer des buts. C’est une joueuse de qualité. Elle vit un rêve auxquelles la plupart des femmes n’ont pas accès. J’espère qu’elle arrivera à digérer et à faire mieux au prochain match.

N’avez-vous pas pensé, à un moment, à arrêter de célébrer vos buts ?

Je rêve de ça depuis que je suis toute petite. On a livré un grand match, et c’était très important pour nous de fêter ça les unes avec les autres. »

 Badamassi Gbaguidi