Roger Milla la légende camerounaise/ crédit photo: Sputnik France

Sport

Coupe d’Afrique des nations de football, un peu d’histoire…

le 21 juin 2019


La Coupe d'Afrique des nations de football débute ce vendredi 21 juin en Egypte. C'est aussi le moment d'en savoir un peu plus sur son histoire...

La CAN est organisés tous les 2 ans sur le continent africain. Une occasion d’unir tout les peuples africains à travers ce sport. Tout commence après une conférence tenue à Lisbonne en 1956. A la suite de cela va naître l’année après la Confédération africaine de football (CAF), le 8 février 1957 à Khartoum (Soudan).

Cette dernière va être dirigée par 3 pays, à savoir l’Egypte, l’Ethiopie, et le Soudan. Quelques jours après sa création, les étapes de l’organisation de la première CAN vont débuter.

A l’époque, les premières éditions du tournoi se déroulaient selon la formule « élimination directe ». Mais à partir de l’édition 1963 au Ghana, il y aura beaucoup de changements, avec six équipes réparties en deux groupes de trois qui disputeront cet événement.

A partir de l’édition 1968 en Ethiopie, la CAN adoptera une nouvelle formule qui semblait être idéale: deux groupes de quatre équipes. Le tournoi se joue désormais durant deux semaines dans deux villes différentes du pays organisateur.

Ce fonctionnement de la compétition sera revu en 1992 lors de l’édition organisée au Sénégal. 12 sélections au lieu de 8, sous la pression du nombre grandissant de fédérations affiliées à la CAF. Ce nombre s’élève à 53 après l’admission des Comores lors du 55è congrès de la FIFA, tenu à Marrakech.

Cette initiative avait pour but principal de laisser plus de chances aux équipes et aux joueurs de se faire mieux connaître d’un point de vue médiatique. Ensuite, avec les changements survenus au niveau des équipes africaines, le nombre de participants va passer à 16 sélections à partir de l’édition 1998 organisée au Burkina Faso.

La question des footballeurs africains expatriés a constitué un grand débat dans l’histoire de la plus prestigieuse compétition continentale. Cette question a été résolue définitivement sous le mandat du quatrième président de la CAF, l’Ethiopien Ydnekatchew Tessema.

Au début de la compétition, seuls les joueurs évoluant dans leurs pays étaient autorisés à figurer sur la liste communiquée à la CAF en prévision de chaque tournoi, comme le stipulaient les règlements de la FIFA.

Les joueurs qui évoluaient à l’étranger étaient donc écartés de leur équipe nationale. Ce n’est qu’après une réunion tenue au Caire du  24 au 25 mai 1967 qu’une fédération nationale pourra finalement utiliser un maximum de deux joueurs jouissant de la nationalité de leur pays bien que licenciés et pratiquant dans un autre, et ce quel que soit leur statut en tant que joueurs.

Dix ans plus tard, un nouveau règlement de la FIFA va désormais permettre à tout joueur citoyen d’un pays en vertu des lois de ce pays, d’être qualifié pour jouer en équipe nationale. Cela marque un grand pas en avant pour ce tournoi africain.

A la suite d’un symposium de deux jours sur le football africain organisé à Rabat en 2017,  la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui se tenait tous les deux ans entre janvier et février, a été étendue de 16 à 24 équipes et se déroulera en été dès l’édition 2019. Une décision qui arrange beaucoup les clubs européens puisqu’ils ne verront plus leurs joueurs africains les quitter en pleine saison.

L’édition 2012 et ses surprises

Lors de cette 28è édition de la Coupe d’Afrique des nations, cinq géants du football africains étaient absents. Il s’agissait de l’Egypte, du Cameroun, du Nigéria, de l’Afrique du Sud et de l’Algérie. Par contre, trois nouveaux ont participé pour la toute première fois à la compétition, à savoir le Botswana, le Niger et la Guinée équatoriale. La Guinée équatoriale était d’ailleurs co-organisatrice de cette édition avec le Gabon.

Il faut noter que ces cinq absents détiennent à eux seuls 15 titres sur les 27. Les Pharaons, vainqueurs des trois dernières couronnes, détiennent le record de titres avec 7 sacres (1957, 1959, 1986,1998, 2006, 2008 et 2010), suivis du Cameroun avec 4 titres (1984, 1988, 2000, 2002) et du Nigeria, champion d’Afrique en 1980 et 1994. L’Algérie et l’Afrique du Sud s’étaient adjugées le titre, respectivement, en 1990 et 1996.

Lors de l’édition 2013, le Cameroun et l’Égypte étaient toujours absents. Mais à la grande surprise générale, l’Ethiopie s’était qualifiée après 30 ans sans avoir participé au tournoi.

Pour l’édition 2015, le Maroc, pays choisi au départ pour accueillir l’événement, avait refusé l’organisation de la compétition en raison de l’épidémie du virus Ebola. La CAF avait décidé donc de confier l’organisation de celle-ci à la Guinée équatoriale.

A l’occasion de l’édition 2017 organisée au Gabon, le Cameroun a remporté le cinquième titre de son histoire après avoir battu 2-1 l’Egypte en finale à Libreville, la capitale gabonaise.

L’édition 2019 se passe en Egypte cette année. Elle débute ce vendredi 21 juin et terminera le 19 juillet. On espère que le spectacle sera au rendez-vous.

Badamassi Gbaguidi