Économie et Finance

Chronique Batenborch: La recherche de sa propre voie peut mener à l’épanouissement

le 10 septembre 2019


Comme nous l’avions expliqué dans une précédente chronique, les études scientifiques prouvent qu’il y a 99% de lien entre l’épanouissement d’un individu et sa performance.

En cette rentrée, on pourrait se poser LA bonne question : Quelle est mon opportunité idéale ? Quelle est l’opportunité qui va me permettre d’être le(la) plus épanoui(e) ? Mais tout d’abord, qu’est-ce que l’épanouissement ? Ce n’est ni un concept philosophique, ni une théorie. C’est un fait. Selon le Larousse, il s’agit d’ »acquérir la plénitude de ses facultés intellectuelles ou physiques ». L’épanouissement peut s’acquérir, se travailler, se développer mais présuppose donc la connaissance et la compréhension de ses facultés.

Le plus célèbre des 3 grands préceptes de Delphes est « connais-toi toi-même ». Se poser la question de ce qui nous inspire au niveau professionnel, ce qui nous donnerait très envie de nous lever chaque matin pour aller travailler, se demander quelle activité professionnelle ferait que le dimanche soir nous serions enthousiastes et dans l’attente du lundi matin et de la semaine qui s’annonce…

Sont autant de questions à se poser. Pour cela, un tuyau : réfléchissez, au niveau de votre poste actuel ou d’un poste que vous avez occupé, à des actions que vous effectuez naturellement et où vous excellez, sans que cela ne nécessite un effort d’automotivation très important. Visualisez-vous dans des situations où vous étiez dans un état de sérénité, de fluidité (Best-Self) et où les actions et les décisions se sont enchaînées naturellement et ont produit des résultats significatifs dans votre vie. Là, vous tenez quelque chose…

Après cette période de vacances, qui pour rappel si l’on reprend son étymologie veut dire « vide », un chemin à explorer pourrait être celui de ces questions, d’un éclairage de ce qui pourrait être « your voice » (votre voie) comme diraient les anglo-saxons. La méthode japonaise pour trouver sa voie, c’est l’Ikigai. La permanence de ce questionnement à travers le temps et les civilisations montre sa pertinence.

Oubliez les contraintes quotidiennes de votre fonction et les contraintes sociales et rapprochez-vous de vous, de vos attentes.

En effet, notre génération (dans la quarantaine), mais peut-être plus encore les nouvelles générations, sont tiraillées entre leurs obligations, leurs peurs, l’adhésion à un modèle prédéfini qu’on leur a inculqué (au Maroc ou en France, encore assez proches d’ailleurs), la recherche de stabilité, les responsabilités… et notre accomplissement, le sens que nous cherchons, le besoin de nous réaliser.

Trouver son opportunité idéale peut donc apparaître comme un luxe, une chimère.

Mais ce n’est pas le cas. Trouver son opportunité idéale, c’est une raison d’être, et c’est sans doute avec les années que l’on se rend compte à quel point c’est vital. Ma vocation peut-elle devenir un choix de carrière ? Comment pourrais-je être utile au monde ? Oublions la logique et poussons les limites que nous nous sommes créés. Certains conseillent de replonger en enfance, du temps où tout était possible.

A mes filles, je disais, avant le chemin que j’ai parcouru et mon travail sur toutes ces questions, « le bonheur ce n’est pas de faire ce que l’on aime, mais d’aimer ce que l’on fait ». Aujourd’hui je continue à transmettre les valeurs de l’effort, de la discipline, de la résilience et de l’acceptation de l’instant présent… Toutefois, je pense essentiel de leur apprendre à se demander quelle voie leur donnerait une énergie sans limite. La motivation, ça va, ça vient. L’inspiration reste.

Ce sont les personnes qui ont le « why » le plus puissant qui trouvent la force, le souffle de réaliser de grandes choses.

Alors bonne rentrée et bon questionnement…

Sophia Sebti – Founder and Co Owner, BatenborcH International, Talent Performance Accelerator