LNT, auteur/autrice sur La Nouvelle Tribune https://lnt.ma/author/sb/ Actualité économie - tout savoir sur les dernières infos économiques avec Lnt.ma : bourse, finance, entreprises,... Information économique marocaine et internationale en direct. Fri, 16 Jan 2026 14:58:01 +0000 fr-FR hourly 1 CAN Maroc 2025 : une édition record sur le plan commercial selon la CAF https://lnt.ma/can-maroc-2025-une-edition-record-sur-le-plan-commercial-selon-la-caf/ Fri, 16 Jan 2026 14:58:01 +0000 https://lnt.ma/?p=540205 La Coupe d’Afrique des Nations 2025 organisée au Maroc s’impose comme un tournant économique pour le football africain. Selon la Confédération africaine de Football (CAF), la compétition a enregistré une hausse de plus de 90 % de ses revenus commerciaux par rapport aux éditions précédentes, faisant de cette CAN le plus grand succès commercial de […]

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La Coupe d’Afrique des Nations 2025 organisée au Maroc s’impose comme un tournant économique pour le football africain. Selon la Confédération africaine de Football (CAF), la compétition a enregistré une hausse de plus de 90 % de ses revenus commerciaux par rapport aux éditions précédentes, faisant de cette CAN le plus grand succès commercial de l’histoire du tournoi continental.

Dans un communiqué publié sur son site officiel, la CAF attribue cette performance à plusieurs facteurs convergents. L’instance souligne d’abord l’élargissement significatif de son portefeuille de partenaires commerciaux, combiné à une croissance marquée de la distribution des droits médias. Cette dynamique s’est également appuyée sur une ouverture vers de nouveaux marchés, notamment en Extrême-Orient, en particulier en Chine et au Japon, tout en consolidant les partenariats dans des territoires historiquement importants pour la compétition.

L’expansion du nombre de sponsors illustre cette évolution. Lors de la CAN Cameroun 2021, la CAF comptait neuf partenaires commerciaux. Ce chiffre est passé à 17 pour l’édition 2023 organisée en Côte d’Ivoire, avant d’atteindre 23 sponsors pour la CAN Maroc 2025. Pour la Confédération, cette progression traduit à la fois l’attractivité croissante du tournoi auprès de grandes marques internationales et la fidélité de partenaires historiques qui continuent de considérer la CAN comme une plateforme offrant un retour sur investissement solide.

Entre 2021 et 2025, la compétition a connu une transformation commerciale profonde, portée par une stratégie fondée sur l’analyse des données. À l’issue de l’édition ivoirienne de 2023, la CAF indique avoir conduit une étude approfondie sur les attentes et les comportements des audiences à travers le monde. Ces travaux ont permis d’élaborer une feuille de route visant à repositionner la CAN comme une propriété footballistique à dimension véritablement mondiale.

Ces orientations ont ensuite guidé les stratégies de sponsoring et de diffusion pour le cycle actuel. La CAF a notamment renforcé son ciblage de régions à fort engagement, parmi lesquelles figurent la Chine, le Japon, le Brésil et plusieurs marchés européens clés. Cette approche s’est traduite par une diversification géographique accrue de la base de partenaires, désormais répartis sur plusieurs continents, avec des entreprises originaires des États-Unis, de Chine, d’Allemagne, du Japon, du Maroc, de Côte d’Ivoire, du Royaume-Uni et, pour la première fois, de Turquie. L’entrée de l’Union européenne dans le portefeuille de sponsors est également présentée comme un signe de l’élargissement de l’attractivité internationale de la compétition.

Au-delà du sponsoring traditionnel, la CAF met en avant une innovation majeure dans sa stratégie commerciale avec le lancement de l’eAFCON. Pour la première fois, la Coupe d’Afrique des Nations entre officiellement dans l’univers du gaming et de l’eSport, grâce à un partenariat avec Konami autour du jeu eFootball. Ce projet marque une étape importante pour l’écosystème numérique et sportif du continent.

La CAF indique qu’elle travaille actuellement au développement de l’eAFCON, qui devrait devenir un élément à part entière de l’inventaire commercial des prochaines éditions de la CAN. Cette initiative traduit la volonté de l’instance de capter de nouvelles audiences, notamment les jeunes générations, tout en diversifiant ses sources de revenus.

LNT

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LiWeek 2026 : “Daba or Never”, un appel à l’action pour l’industrie marocaine de la communication https://lnt.ma/liweek-2026-daba-or-never-un-appel-a-laction-pour-lindustrie-marocaine-de-la-communication/ Fri, 16 Jan 2026 14:07:43 +0000 https://lnt.ma/?p=540202 Sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, l’association Les Impériales a annoncé la tenue de la neuvième édition de Les Impériales Week (LiWeek-2026), prévue du 30 mars au 5 avril 2026 à Casablanca. Ce rendez-vous annuel, devenu central pour les secteurs du marketing, de la communication, du digital, des médias et de l’événementiel, s’inscrit […]

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Sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, l’association Les Impériales a annoncé la tenue de la neuvième édition de Les Impériales Week (LiWeek-2026), prévue du 30 mars au 5 avril 2026 à Casablanca. Ce rendez-vous annuel, devenu central pour les secteurs du marketing, de la communication, du digital, des médias et de l’événementiel, s’inscrit cette année dans une logique de mobilisation accrue autour du thème « Daba or Never – Let’s make our industry great again ».

Ce choix thématique s’inscrit dans la continuité des travaux engagés lors de l’édition précédente, marquée par le lancement de LI Prospective 2035, une étude visant à analyser en profondeur les mutations du secteur et à formuler des orientations stratégiques pour son avenir. Les organisateurs considèrent que LiWeek-2026 marque une nouvelle étape, passant du diagnostic à l’action concrète. Selon Anouar Sabri, Président fondateur de l’association Les Impériales, la vision collective est désormais posée et il s’agit désormais de la traduire en engagements tangibles et durables.

Le thème « Daba or Never » traduit une urgence positive, orientée vers la transformation plutôt que la nostalgie. Dans un contexte de mutations économiques, technologiques et culturelles accélérées, l’industrie est appelée à se réinventer sans attendre. Aissam Fathiya, Président de LiWeek-2026, souligne que cette édition est placée sous le signe de la mobilisation, portée par le travail intense des comités scientifique et éthique depuis juin 2025 afin de répondre aux enjeux du secteur.

LiWeek-2026 ambitionne de rassembler l’ensemble de l’écosystème – marques, agences, médias, institutions, experts et jeunes talents – autour d’une vision partagée et directement applicable. Jalal Hajjou, Président du comité scientifique, estime que les leviers existent et que le Maroc dispose des talents nécessaires pour engager cette transformation. Il insiste sur le fait que le programme de cette édition sera conçu pour convertir cette urgence en trajectoires concrètes, mesurables et inspirantes.

L’ouverture vers l’Afrique constitue l’un des axes structurants de LiWeek-2026. Dans un contexte de transformation rapide des marchés émergents, l’événement vise à positionner le Maroc comme une plateforme de dialogue et de coopération avec les écosystèmes du continent. Rajaa Kantaoui, Présidente de la Commission Internationale, souligne que l’Afrique est une réalité stratégique immédiate et que LiWeek-2026 entend favoriser des partenariats, des échanges d’expertises et l’émergence de nouveaux modèles adaptés aux réalités africaines.

Parallèlement, Les Impériales ont annoncé l’ouverture des souscriptions aux Étoiles 2026 à compter du 19 décembre 2025. Cette compétition, considérée comme emblématique du secteur, vise à récompenser les idées, les marques et les talents qui contribuent à élever les standards de créativité, d’éthique et d’impact. Rim Guennoun Hassani, Présidente du comité éthique, rappelle que l’objectif est de garantir à la fois l’excellence créative et l’intégrité du processus.

Au-delà de l’événement lui-même, LiWeek est présentée comme un espace de construction collective destiné à accompagner l’évolution des métiers et à renforcer la compétitivité de l’écosystème marocain. Créée en 2018, l’Association Les Impériales se positionne comme un laboratoire d’idées et de propositions, structuré autour de Clubs métiers chargés d’identifier les enjeux prioritaires et de formuler des recommandations opérationnelles.

Avec « Daba or Never », Les Impériales ouvrent ainsi un nouveau cycle axé sur l’engagement immédiat et durable, héritier des réflexions menées dans le cadre de Prospective 2035. L’ambition affichée est de bâtir une industrie marocaine plus compétitive, plus responsable et pleinement ancrée dans son temps, tout en consolidant son rayonnement à l’échelle africaine et internationale.

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Noufissa Kessar, nouvelle Présidente-Directrice Générale d’Al Mada https://lnt.ma/noufissa-kessar-nouvelle-presidente-directrice-generale-dal-mada/ Fri, 16 Jan 2026 10:14:39 +0000 https://lnt.ma/?p=540199 Le groupe Al Mada a annoncé, à l’issue d’une réunion de son Conseil d’administration, la nomination de Mme Noufissa Kessar au poste de Présidente-Directrice Générale, avec effet immédiat, à la suite du décès de M. Hassan Ouriagli, qui occupait jusqu’alors cette fonction. Dans son communiqué, le Conseil d’administration a salué la mémoire de Hassan Ouriagli, […]

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Le groupe Al Mada a annoncé, à l’issue d’une réunion de son Conseil d’administration, la nomination de Mme Noufissa Kessar au poste de Présidente-Directrice Générale, avec effet immédiat, à la suite du décès de M. Hassan Ouriagli, qui occupait jusqu’alors cette fonction.

Dans son communiqué, le Conseil d’administration a salué la mémoire de Hassan Ouriagli, rappelant son leadership, ses nombreuses réalisations et son engagement au service du groupe. Il a souligné que son action avait profondément marqué l’histoire d’Al Mada et contribué à consolider sa position stratégique dans l’économie marocaine et africaine. Le groupe a, dans le même temps, exprimé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble des collaborateurs, partageant leur émotion en cette période de deuil.

Parallèlement, le Conseil a confirmé la désignation de Noufissa Kessar à la présidence du groupe. Cette nomination s’inscrit dans une logique de continuité, Mme Kessar ayant effectué l’essentiel de sa carrière au sein de l’écosystème Al Mada. Après des débuts au sein d’Attijariwafa Bank, où elle a notamment participé à la création d’Attijari Finances Corp, elle a rejoint le holding en qualité de Directrice Générale Adjointe, contribuant activement à plusieurs projets stratégiques et au développement global du groupe. Diplômée de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, elle siège également au conseil d’administration de certaines filiales d’Al Mada.

Le groupe précise que cette nomination traduit son attachement à l’innovation, à la croissance durable et à l’excellence opérationnelle. Sous la direction de Mme Kessar, Al Mada entend poursuivre et consolider les chantiers engagés, renforcer sa dynamique d’innovation et approfondir sa contribution au développement économique et social du Maroc ainsi qu’à l’international, dans le respect des valeurs définies par ses actionnaires.

LNT

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Conseil du gouvernement : ce qu’il faut retenir https://lnt.ma/conseil-du-gouvernement-ce-quil-faut-retenir/ Fri, 16 Jan 2026 09:56:57 +0000 https://lnt.ma/?p=540196 Réuni jeudi à Rabat, le Conseil de gouvernement a examiné et adopté une série de textes portant sur des domaines variés, allant de la consécration institutionnelle de la Fête de l’Unité aux télécommunications par satellite, en passant par l’accréditation des organismes de conformité et des nominations à des postes de responsabilité. Lors de cette séance, […]

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Réuni jeudi à Rabat, le Conseil de gouvernement a examiné et adopté une série de textes portant sur des domaines variés, allant de la consécration institutionnelle de la Fête de l’Unité aux télécommunications par satellite, en passant par l’accréditation des organismes de conformité et des nominations à des postes de responsabilité.

Lors de cette séance, l’exécutif a d’abord approuvé deux projets de décret visant à mettre en œuvre la Haute Décision Royale faisant du 31 octobre de chaque année une fête nationale baptisée « Aid Al Wahda » (Fête de l’Unité). Le premier texte, présenté par le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, vient compléter le décret de 2004 fixant la liste des jours de fêtes payés dans les secteurs agricole et non agricole. Le second, porté par la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, modifie le décret de 1977 relatif aux jours fériés chômés dans les administrations publiques, établissements publics et services concédés. Selon le porte-parole du gouvernement, cette décision royale marque un tournant historique pour la première cause nationale et vise à renforcer l’unité du pays ainsi que l’attachement aux constantes nationales.

Dans un autre registre, le Conseil a validé neuf projets de décrets relatifs au renouvellement de licences accordées à plusieurs entreprises opérant dans les communications par satellite. Ces textes, présentés par la ministre déléguée en charge de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, concernent notamment Maroc Telecom et Wana Corporate pour l’exploitation de services VSAT, ainsi que Green Development and Planning Company et Cires Telecom pour des réseaux utilisant la technologie de partage de fréquences 3RP. D’autres licences ont été renouvelées au profit d’Orbcomm Maghreb, Thuraya Maghreb et Al Hourria Telecom pour des réseaux publics GMPCS, ainsi que pour Gulfsat Maghreb dans le domaine VSAT. Le gouvernement a précisé que ces renouvellements faisaient suite à un avis favorable de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications, conformément au cadre en vigueur.

Le Conseil a également adopté le projet de loi n°22.25 relatif à l’accréditation des organismes d’évaluation de la conformité, présenté par le ministre de l’Industrie et du Commerce. Ce texte vise à instaurer un cadre juridique clair et à créer l’Institut marocain d’accréditation, afin d’aligner le système national sur les normes internationales. L’objectif affiché est de renforcer la compétitivité des entreprises marocaines, de diffuser une culture de la qualité et de faciliter l’accès à des services d’accréditation à coût maîtrisé. Le nouveau dispositif doit également garantir la reconnaissance internationale des rapports d’essais et des certificats de conformité, facilitant ainsi l’accès des exportations marocaines aux marchés extérieurs.

Enfin, le Conseil de gouvernement a approuvé plusieurs propositions de nomination à des fonctions supérieures, conformément aux dispositions constitutionnelles. Au ministère de l’Économie et des Finances, Adil Bajja a été désigné directeur de la Concurrence, des Prix et de la Compensation. Au ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, El Hassan Khouya a été nommé directeur du Centre d’orientation et de planification pédagogiques et Nadia Boudad inspectrice générale des affaires pédagogiques. Dans le secteur de l’enseignement supérieur, Noureddine El Haloui a pris les fonctions de secrétaire général et Jamal Zahi a été désigné doyen de la Faculté d’économie et de gestion de Settat. Bouezkri Razi a été nommé secrétaire général du département du Développement durable, tandis qu’Hanane Baghdad a été désignée directrice de la Recherche et de la Planification de l’eau au ministère de l’Équipement et de l’Eau.

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Visas américains : portée et limites de la suspension pour les ressortissants marocains https://lnt.ma/visas-americains-portee-et-limites-de-la-suspension-pour-les-ressortissants-marocains/ Fri, 16 Jan 2026 09:52:23 +0000 https://lnt.ma/?p=540191 L’annonce par l’administration américaine d’une suspension temporaire de la délivrance des visas d’immigration à destination de 75 pays, dont le Maroc, a suscité de nombreuses interrogations au sein de la communauté marocaine et parmi les candidats à l’installation aux États-Unis. Présentée comme une mesure destinée à éviter que de nouveaux arrivants ne deviennent une charge […]

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L’annonce par l’administration américaine d’une suspension temporaire de la délivrance des visas d’immigration à destination de 75 pays, dont le Maroc, a suscité de nombreuses interrogations au sein de la communauté marocaine et parmi les candidats à l’installation aux États-Unis. Présentée comme une mesure destinée à éviter que de nouveaux arrivants ne deviennent une charge financière pour l’État fédéral, cette décision s’inscrit dans une approche plus restrictive de la politique migratoire sous la présidence de Donald Trump, mais elle ne concerne qu’une catégorie bien précise de visas.

À compter du 21 janvier 2026, l’émission des visas dits « d’immigration », c’est-à-dire ceux permettant une installation permanente sur le territoire américain, est suspendue pour les ressortissants marocains. Concrètement, cela signifie que les procédures peuvent se poursuivre sur le plan administratif: les dossiers peuvent être déposés, examinés et les entretiens programmés. En revanche, tant que la suspension reste en vigueur, aucun visa d’immigration ne sera effectivement délivré. Les autorités américaines n’ont pas communiqué de date de levée de cette mesure, laissant planer une incertitude sur sa durée.

Le département d’État a toutefois précisé que cette décision ne remet pas en cause l’ensemble des déplacements vers les États-Unis. Les visas non-immigrants, qui couvrent les voyages touristiques, les déplacements professionnels, les études ou les programmes d’échange culturel, continuent d’être délivrés normalement. Les Marocains souhaitant se rendre aux États-Unis pour un séjour temporaire peuvent donc poursuivre leurs démarches sans restriction supplémentaire liée à cette suspension.

Cette clarification a notamment rassuré les supporters marocains qui prévoient de se déplacer pour la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les voyageurs munis d’un visa touristique classique restent autorisés à entrer sur le territoire américain, sous réserve des conditions habituelles. Les autorités recommandent néanmoins d’anticiper les demandes de visa en raison de l’afflux attendu de visiteurs à l’approche du tournoi.

Les principales conséquences de la suspension concernent les Marocains engagés dans des procédures d’immigration permanente, en particulier ceux en attente de regroupement familial, les candidats à la carte verte ou les personnes parrainées par un employeur américain en vue d’obtenir la résidence permanente. Leurs dossiers continueront d’être traités, mais aucune délivrance de visa ne sera possible tant que la mesure restera en vigueur.

Une nuance importante concerne les personnes disposant d’une double nationalité. Les Marocains possédant également la nationalité d’un pays non visé par la suspension peuvent, le cas échéant, poursuivre leur procédure en utilisant ce second passeport.

Les autorités américaines ont par ailleurs indiqué qu’aucun visa déjà délivré n’avait été révoqué. Les titulaires d’un visa valide peuvent voyager normalement et ne font l’objet d’aucune restriction nouvelle. Les questions liées à l’admission sur le territoire relèvent du département de la Sécurité intérieure, mais aucune modification spécifique n’a été annoncée concernant les voyageurs marocains.

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Risma : Une augmentation de capital pour répondre au cycle historique du tourisme marocain https://lnt.ma/risma-une-augmentation-de-capital-pour-repondre-au-cycle-historique-du-tourisme-marocain/ Fri, 16 Jan 2026 09:27:34 +0000 https://lnt.ma/?p=540185 Le secteur touristique marocain aborde une séquence considérée comme déterminante par les acteurs de la filière, portée par une stratégie nationale ambitieuse et par une accélération des investissements dans les infrastructures, la mobilité et l’hébergement. C’est dans ce contexte que Risma, l’un des principaux groupes hôteliers du Royaume, a annoncé le lancement d’une augmentation de […]

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Le secteur touristique marocain aborde une séquence considérée comme déterminante par les acteurs de la filière, portée par une stratégie nationale ambitieuse et par une accélération des investissements dans les infrastructures, la mobilité et l’hébergement. C’est dans ce contexte que Risma, l’un des principaux groupes hôteliers du Royaume, a annoncé le lancement d’une augmentation de capital de 450 millions de dirhams, réservée au public, afin de financer sa prochaine phase de développement et de renforcer son positionnement sur un marché en pleine expansion.

Dans son dossier de presse diffusé à l’occasion de cette opération, Risma présente le tourisme comme un pilier stratégique de l’économie marocaine, à la fois pourvoyeur d’emplois et vecteur de rayonnement international. Le groupe inscrit sa démarche dans cette dynamique, estimant que la conjoncture actuelle, marquée par l’organisation de grands événements internationaux et par une attractivité croissante du pays, crée des besoins additionnels en capacité hôtelière et en qualité de service. L’augmentation de capital est ainsi décrite comme une étape clé de sa trajectoire, destinée à soutenir son développement tout en préservant une structure financière jugée solide.

Fondé en 1993, Risma s’est progressivement imposé comme un acteur structurant de l’hôtellerie marocaine. Le groupe opère aujourd’hui un portefeuille de 24 établissements répartis dans 11 villes du Royaume, sous des enseignes internationales telles que Sofitel, MGallery, Novotel, Mercure, Ibis et Radisson Blu. Avec près de 3 679 chambres et environ 1 300 collaborateurs, il revendique une empreinte significative sur le marché national. En 2024, ses hôtels ont enregistré plus d’un million de nuitées, représentant environ 4 % du total national, avec un taux d’occupation moyen supérieur à la moyenne du secteur.

Au-delà de sa taille, Risma met en avant une expertise intégrée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur hôtelière, de l’investissement et du développement à la construction, la rénovation et l’exploitation sous marques internationales. Cette approche s’accompagne d’une gouvernance structurée autour d’un Directoire et d’un Conseil de Surveillance, avec un actionnariat principalement composé d’institutionnels marocains, présenté comme un gage de stabilité et de vision de long terme. Le groupe souligne également son engagement en matière de responsabilité sociétale et environnementale, notamment à travers des initiatives de formation, d’efficacité énergétique et de gestion des ressources.

L’augmentation de capital de 450 millions de dirhams, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 4 décembre 2025, vise plusieurs objectifs. Une partie des fonds servira au refinancement de l’acquisition de la société Centre Multifonctionnel de Guéliz, qui détient les murs du Radisson Blu Hôtel Marrakech Carré Eden et du centre commercial Carré Eden Shopping Center. Le reste sera consacré au financement des programmes de développement et de rénovation du groupe, afin de maintenir ses établissements aux standards internationaux et de préparer l’expansion future de son parc.

Sur le plan stratégique, Risma articule sa vision autour de trois axes majeurs : l’extension ciblée de son réseau hôtelier, la diversification de ses enseignes et la valorisation de ses actifs existants. Le groupe ambitionne de porter son portefeuille à 28 établissements d’ici 2030, avec une capacité globale supérieure à 5 000 chambres. Cette trajectoire est justifiée par la demande croissante attendue, notamment dans la perspective de la Coupe du Monde FIFA 2030, qui nécessitera une offre hôtelière élargie et modernisée.

Le dossier de presse insiste sur le caractère porteur de l’environnement touristique marocain, marqué par des investissements publics massifs, une amélioration des infrastructures et une attractivité renforcée auprès des clientèles internationales, régionales et nationales. Dans ce cadre, Risma estime être bien positionné pour capter cette croissance grâce à son implantation territoriale, ses partenariats avec des marques mondiales et sa capacité à développer de nouvelles unités dans des destinations à fort potentiel.

L’opération financière est structurée en deux types d’ordres, avec un prix de souscription fixé à 300 dirhams par action et des modalités d’allocation fondées sur un principe de prorata. Le dispositif prévoit également des règles de couverture des souscriptions et de transvasement entre les deux catégories d’ordres, afin d’assurer une répartition équilibrée des titres.

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Stratégie 2025-2026 de BKGR : une année record pour les marchés marocains, un cycle d’opportunités qui s’ouvre https://lnt.ma/strategie-2025-2026-de-bkgr-une-annee-record-pour-les-marches-marocains-un-cycle-dopportunites-qui-souvre/ Thu, 15 Jan 2026 14:41:19 +0000 https://lnt.ma/?p=540173 L’étude annuelle « Strategy 2025-2026 » publiée par BMCE Capital Global Research (BKGR), dresse un panorama détaillé de l’environnement macroéconomique, financier et boursier du Maroc, tout en proposant un cadre stratégique pour l’année 2026. L’année 2025 est décrite par BKGR comme un exercice exceptionnel, tant sur le plan économique que financier, dans un environnement mondial […]

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L’étude annuelle « Strategy 2025-2026 » publiée par BMCE Capital Global Research (BKGR), dresse un panorama détaillé de l’environnement macroéconomique, financier et boursier du Maroc, tout en proposant un cadre stratégique pour l’année 2026.

L’année 2025 est décrite par BKGR comme un exercice exceptionnel, tant sur le plan économique que financier, dans un environnement mondial pourtant marqué par de fortes turbulences. Les tensions géopolitiques, les frictions commerciales sino-américaines et la montée des incertitudes autour des politiques monétaires ont entretenu une volatilité élevée sur les marchés internationaux, favorisant notamment une envolée historique de l’or et une nervosité persistante sur les matières premières énergétiques.

Dans ce contexte global instable, l’économie marocaine a fait preuve de résilience. BKGR souligne que la politique monétaire conduite par Bank Al-Maghrib s’est inscrite dans une logique d’assouplissement prudent, avec une baisse du taux directeur à 2,25 % en mars 2025, suivie d’un maintien de ce niveau jusqu’à la fin de l’année. Cette orientation a permis de soutenir l’activité sans provoquer de tensions inflationnistes, l’inflation demeurant quasi nulle à fin novembre.

La croissance économique est estimée autour de 5 % en 2025, confirmant la solidité de la reprise amorcée en 2024. Cette performance est portée par la dynamique non agricole, soutenue par l’investissement public et privé et par la poursuite des grands projets structurants, notamment la modernisation des stades, l’extension des aéroports de Casablanca, Marrakech et Tanger, ainsi que le renforcement des écosystèmes industriels.

Sur le plan externe, BKGR relève toutefois la persistance de déséquilibres, avec un déficit commercial élevé, conséquence directe de la hausse marquée des importations de biens d’équipement, dans le sillage de la forte politique d’investissement. La dépendance aux importations énergétiques et céréalières continue de peser sur la balance commerciale, même si la bonne tenue des exportations, en particulier dans les métiers mondiaux du Maroc comme les phosphates, a partiellement amorti ce choc.

L’un des faits structurants de l’année 2025, tel que mis en avant dans l’étude, reste le relèvement de la notation souveraine du Maroc par Standard & Poor’s, consacrant le retour du Royaume au statut Investment Grade. Cette évolution est interprétée par BKGR comme une reconnaissance de la solidité des fondamentaux macroéconomiques et de la crédibilité du cadre budgétaire, facilitant l’accès du Maroc aux marchés financiers internationaux et renforçant l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

Ces améliorations macrofinancières se sont pleinement reflétées sur le marché actions. La Bourse de Casablanca a signé l’une de ses meilleures performances historiques, avec un MASI en hausse de plus de 27 % sur l’année et une capitalisation boursière dépassant pour la première fois les 1 000 milliards de dirhams. BKGR souligne également la nette progression des volumes, le retour marqué des investisseurs particuliers et la contribution positive de plusieurs introductions en Bourse, dans un contexte de modernisation du marché, notamment avec la préparation du lancement des ETF et du marché à terme.

L’étude met aussi en lumière la forte amélioration des résultats des sociétés cotées, avec une croissance de plus de 40 % du résultat net part du groupe agrégé au premier semestre, portée par les secteurs bancaire, industriel, télécoms et par la montée en puissance du secteur de la santé.

Pour 2026, BKGR adopte un scénario de normalisation. L’environnement est qualifié de « FANI » – friable, anxiogène, non linéaire et incompréhensible – traduisant la persistance d’incertitudes géopolitiques et macrofinancières. La croissance du PIB est projetée autour de 4,5 %, avec une inflation toujours contenue et un maintien d’une politique monétaire accommodante. L’année 2026 devrait également marquer une étape préparatoire vers l’adoption, à partir de 2027, d’un régime de ciblage de l’inflation, préalable à la flexibilisation progressive du dirham.

Sur le plan budgétaire, BKGR anticipe une poursuite de la consolidation, avec un déficit ciblé à 3 % du PIB, tout en maintenant un effort d’investissement public élevé, estimé à près de 380 milliards de dirhams, orienté vers l’éducation, la santé et les infrastructures hydriques.

Dans ce cadre, la stratégie d’investissement 2026 proposée par BKGR repose sur une architecture de portefeuille en trois piliers. Le moteur principal, majoritaire, privilégie des valeurs offrant stabilité, visibilité et génération récurrente de cash-flow. Le moteur intermédiaire cible des sociétés à croissance maîtrisée, capables de créer de la valeur de manière lisible et soutenable. Enfin, une composante plus tactique, limitée en poids, vise la création d’alpha opportuniste à travers des positions temporaires liées à des catalyseurs spécifiques, notamment des publications financières, des opérations de marché ou de nouvelles IPO.

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Entretien avec Hind Kadi Hamman : « La scène artistique marocaine et africaine est en pleine croissance » https://lnt.ma/entretien-avec-hind-kadi-hamman-la-scene-artistique-marocaine-et-africaine-est-en-pleine-croissance/ Thu, 15 Jan 2026 14:38:11 +0000 https://lnt.ma/?p=540172 Née à Fès et formée à l’ingénierie et au management à l’université Al Akhawayn, Hind Kadi Hamman incarne un parcours atypique à la croisée de la rigueur scientifique et de la sensibilité artistique. Autodidacte en peinture, engagée dans l’éducation et aujourd’hui porteuse d’une vision qui relie création, musique et transmission, l’artiste développe une œuvre marquée […]

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Née à Fès et formée à l’ingénierie et au management à l’université Al Akhawayn, Hind Kadi Hamman incarne un parcours atypique à la croisée de la rigueur scientifique et de la sensibilité artistique. Autodidacte en peinture, engagée dans l’éducation et aujourd’hui porteuse d’une vision qui relie création, musique et transmission, l’artiste développe une œuvre marquée par l’ambivalence, l’exploration intérieure et la liberté formelle. Dans cet entretien, elle revient sur la manière dont ce double héritage façonne son travail, sur l’évolution de la scène artistique marocaine et sur les axes de recherche qu’elle souhaite approfondir dans les années à venir.

 

La Nouvelle Tribune : Vous êtes née à Fès et vous avez suivi une formation en ingénierie et management à l’université Al Akhawayn. Comment ce double héritage, scientifique et artistique, structure-t-il aujourd’hui votre manière de créer ?

Hind Kadi Hamman : En effet, j’ai suivi un parcours académique purement en ingénierie avant de m’orienter vers l’éducation et la formation. En parallèle, j’ai toujours peint et j’ai préparé une première collection grâce notamment à l’accompagnement de mon mentor Richard D’Harcourt, qui m’a encouragée à exposer pour la première fois. Après cette exposition, je me suis lancée pleinement dans le domaine de l’art tout en restant engagée dans l’éducation, notamment à travers un projet autour du baccalauréat international.
Le fait d’avoir suivi une formation en ingénierie a structuré mon travail tel qu’il est aujourd’hui. Cela m’a aidée à « engineer my life ». Le management m’a permis d’avancer dans ma carrière professionnelle et de gérer aussi le côté vente, marketing et business de la création. Ce double héritage crée un contraste visible dans mes œuvres, souvent en noir et blanc, avec beaucoup de nuances. J’ai toujours été scientifique et créative à la fois, ce paradoxe et cette ambivalence ont façonné mon style artistique. J’ai appris à accepter ces différents pôles en moi, ce qui m’a menée à un épanouissement continu, dans une exploration qui ne s’arrête jamais.

 

Vous vous définissez comme une artiste autodidacte. Qu’est-ce que cet apprentissage en dehors des cadres académiques vous a apporté, notamment dans la construction de votre identité picturale ?

Mon exploration hors de l’académique m’a naturellement orientée vers l’abstrait. Je cherche à explorer des dimensions que je n’ai jamais abordées auparavant, que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle. Je peins souvent de l’abstrait, car cela me donne une liberté d’expression, une manière de penser sans objectifs prédéfinis ni résultats imposés. J’oscille entre l’abstrait et l’illustration, parfois c’est complètement abstrait, parfois c’est un amalgame des deux, et c’est ce qui a construit mon identité picturale.
L’éducation fait aussi une grande partie de mon travail. À la SBG Academy, notamment avec l’encouragement de sa fondatrice et directrice Mme Soukaina Benkirane, j’ai développé le sens artistique dans l’éducation : la création, l’exploration interne, le courage et la connectivité. Tout cela se reflète naturellement dans mes peintures, car ce que je peins traduit mon expérience de la vie, mon regard, mes « lunettes » pour voir le monde.

Comment percevez-vous aujourd’hui la place de la peinture contemporaine marocaine sur la scène artistique nationale et internationale, et où situez-vous votre propre démarche dans cet écosystème ?

Nous sommes impatients de pouvoir entamer le Programme du diplôme du Baccalauréat International en septembre 2027, d’accueillir de nouveaux élèves et, surtout, de construire ensemble avec l’équipe une collaboration riche et multidirectionnelle. Cette collaboration visera avant tout à favoriser le développement créatif et à redonner à l’art la place essentielle qu’il mérite dans l’éducation, en contribuant à en renouveler profondément la vision.
Au Maroc, nous avons besoin de développer ce côté ensemble : artistes, professionnels et toute personne qui peut encourager l’art. La visibilité, l’impact et la continuité de l’activité artistique dépendent de cet effort collectif. Ce qui est optimiste aujourd’hui, c’est que la scène artistique marocaine et africaine est en pleine croissance, avec un intérêt international croissant. Des curateurs et collectionneurs viennent d’Europe, d’Amérique ou d’Asie pour explorer l’identité et la créativité africaines. Cela promet un avenir meilleur pour l’art, à condition de poursuivre cet effort collectif.

Enfin, quels sont les projets ou axes de recherche artistique que vous souhaitez développer dans les prochaines années, et quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes qui hésitent encore à exprimer leur sensibilité créative ?

Mes axes d’exploration actuels portent beaucoup sur la musique : le violon, le piano, les sons qui rythment ma vie. Mon instrument fait partie de moi et m’a aidée à surmonter beaucoup de challenges. Aujourd’hui, je cherche à traduire ce ressenti musical sur la toile : comment un son peut s’exprimer de manière picturale. Ce transfert d’émotions d’un médium à un autre me fascine et nourrit aussi mon projet éducatif, notamment dans le cadre de la candidature de la SBG Academy au baccalauréat international.
Aux jeunes, je dirais : si la peinture vous passionne, montrez votre art. Je suis multi-passionnée et je crois qu’il ne faut pas se limiter à une seule chose. Pour devenir artiste professionnel, il faut absolument networker, rencontrer les bonnes personnes et saisir les opportunités, tout en gardant son essence et sa vérité interne. Il faut partager, même quand on est introverti, sortir parfois de sa coquille tout en protégeant son espace créatif. Il ne faut pas s’arrêter ni se décourager, car un jour l’esprit vous demandera pourquoi vous n’avez pas essayé. Et ce n’est pas une expérience agréable. Alors il faut y aller.

 

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Maroc : La Banque mondiale salue des réformes réglementaires « plus profondes que prévues » https://lnt.ma/maroc-la-banque-mondiale-salue-des-reformes-reglementaires-plus-profondes-que-prevues/ Thu, 15 Jan 2026 08:37:27 +0000 https://lnt.ma/?p=540155 Les réformes réglementaires engagées au Maroc pour renforcer le rôle du secteur privé pourraient avoir des effets positifs significatifs sur la croissance économique, la réduction de l’économie informelle et la création d’emplois. C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour des Perspectives économiques mondiales publiée par le Groupe de la Banque mondiale. L’institution […]

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Les réformes réglementaires engagées au Maroc pour renforcer le rôle du secteur privé pourraient avoir des effets positifs significatifs sur la croissance économique, la réduction de l’économie informelle et la création d’emplois. C’est ce qui ressort de la dernière mise à jour des Perspectives économiques mondiales publiée par le Groupe de la Banque mondiale.

L’institution internationale souligne que les réformes mises en œuvre sont jugées « plus profondes que prévu » et qu’elles constituent un levier important pour améliorer le climat des affaires et dynamiser l’investissement privé. Ces évolutions réglementaires sont appelées à favoriser une meilleure intégration des acteurs économiques dans le secteur formel, contribuant ainsi à élargir l’assiette productive et à soutenir l’emploi.

Le rapport relève également l’impact favorable de conditions météorologiques plus clémentes sur la reprise de la production agricole dans le Royaume, après plusieurs années marquées par la sécheresse. Cette amélioration conjoncturelle contribue à soutenir l’activité économique globale.

Sur le plan des équilibres extérieurs, la Banque mondiale note une amélioration des balances courantes, en partie grâce à la progression des envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger et à la hausse des recettes touristiques. Ces deux sources de devises jouent un rôle stabilisateur important pour l’économie nationale.

Concernant les finances publiques, l’institution estime que les déficits budgétaires des pays importateurs de pétrole, dont le Maroc, devraient se réduire sur la période 2026-2027. Cette évolution serait liée, entre autres, aux politiques budgétaires restrictives mises en place, destinées à contenir les déséquilibres et à renforcer la soutenabilité des finances publiques.

En matière de croissance, la Banque mondiale prévoit pour le Maroc un taux moyen de 4,4 % en 2026. Cette performance serait toutefois accompagnée d’une expansion plus modérée dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie manufacturière, ainsi que d’une progression plus contenue de l’emploi, traduisant la persistance de défis structurels en matière de productivité et d’intégration du marché du travail.

À l’échelle mondiale, la Banque mondiale anticipe un léger fléchissement de la croissance à 2,6 % en 2026, avant un redressement à 2,7 % en 2027, ce qui traduirait une phase de stabilisation de l’économie mondiale sur les deux prochaines années.

LNT

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La Chambre des conseillers adopte le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique https://lnt.ma/la-chambre-des-conseillers-adopte-le-projet-de-loi-sur-lenseignement-superieur-et-la-recherche-scientifique/ Wed, 14 Jan 2026 17:35:10 +0000 https://lnt.ma/?p=540134 La Chambre des conseillers a adopté, mardi soir, le projet de loi n°59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. Le texte a été approuvé à la majorité, recueillant 23 voix favorables, sans opposition et avec six abstentions. Présentant ce projet, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, […]

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La Chambre des conseillers a adopté, mardi soir, le projet de loi n°59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique. Le texte a été approuvé à la majorité, recueillant 23 voix favorables, sans opposition et avec six abstentions.

Présentant ce projet, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a souligné que son élaboration s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi-cadre n°51.17 relative au système national de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique. Cette loi-cadre, considérée comme un document contractuel et contraignant, vise à doter le secteur d’un cadre juridique moderne et à renforcer l’efficacité de la gouvernance universitaire.

Le ministre a qualifié ce projet de « tournant majeur » dans l’évolution du cadre légal de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, soulignant son rôle dans le développement des compétences et de la recherche technologique, ainsi que dans la consolidation de la souveraineté nationale dans ces domaines stratégiques. Il a indiqué que le texte offre aux universités les outils nécessaires pour s’adapter aux mutations rapides des méthodes d’enseignement et de recherche, tant sur le plan national qu’international.

Compte tenu de la place centrale de l’université dans le système éducatif et scientifique, le projet introduit de nouvelles dispositions relatives à son organisation, à sa gouvernance et à sa gestion, tout en renforçant son ancrage territorial et sa contribution aux priorités de développement du Royaume. Il prévoit notamment la création d’un organe stratégique, le Conseil des administrateurs, chargé de soutenir l’université, de faciliter son intégration dans son environnement économique et social et de défendre ses intérêts auprès des institutions régionales et nationales.

M. El Midaoui a précisé que cet organe ne porte pas atteinte à l’autonomie décisionnelle de l’université, qui demeure du ressort exclusif de son Conseil. Le projet modernise également la composition de ce dernier, en consacrant le principe de parité hommes-femmes et en renforçant son autonomie, tout en lui conférant la responsabilité de la gestion des affaires universitaires et du développement des missions de formation, de recherche et de gouvernance.

Le texte clarifie en outre la classification juridique des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, et définit des procédures objectives de création afin d’assurer l’harmonie et la complémentarité entre les secteurs public et privé. Il consolide par ailleurs le principe constitutionnel d’équité territoriale dans la répartition et la diversification de l’offre de formation.

S’agissant des établissements privés, le projet précise les règles de gouvernance, les mécanismes de création et d’évaluation ainsi que les dispositifs de contrôle, dans l’objectif de garantir leur contribution au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique aux côtés des établissements publics, dans le cadre du service public.

Les groupes de la majorité, l’Union générale des travailleurs du Maroc et la Confédération générale des entreprises du Maroc ont salué un texte conciliant, selon eux, l’autonomie institutionnelle des universités avec leur implication dans les grandes politiques publiques. Ils ont également mis en avant l’introduction de mécanismes innovants de gouvernance et le renforcement du rôle de la société civile dans l’orientation de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Les débats ont toutefois mis en lumière plusieurs défis liés à la mise en œuvre du projet, notamment l’autonomie contractuelle des universités et la nécessité d’un suivi rigoureux de l’exécution et de l’évaluation des contrats-programmes par les administrations centrales et les parties prenantes. Les intervenants ont insisté sur l’importance d’une transformation culturelle et administrative au sein de l’université, ainsi que sur la formation des cadres académiques et administratifs aux mécanismes de contractualisation, de planification stratégique et d’évaluation institutionnelle.

Le groupe de la Confédération démocratique du travail a, pour sa part, replacé le débat dans un contexte national marqué par de fortes attentes de la communauté universitaire et par le rôle central de l’université publique comme levier de développement, espace de production de connaissances et garant des valeurs de citoyenneté et de justice sociale. Il a rappelé avoir proposé des amendements visant à préserver l’autonomie et la gratuité de l’enseignement supérieur public, à renforcer la mission sociale de l’université, à garantir l’égalité des chances et à améliorer la gouvernance et la démocratie universitaire par une représentation élargie et la parité hommes-femmes.

LNT

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Le projet de loi modifiant le Code de commerce adopté en 2ème lecture https://lnt.ma/le-projet-de-loi-modifiant-le-code-de-commerce-adopte-en-2eme-lecture/ Wed, 14 Jan 2026 17:34:26 +0000 https://lnt.ma/?p=540133 La Chambre des représentants a adopté, mardi en deuxième lecture, le projet de loi n°71.24 modifiant et complétant la loi n°15.95 formant Code de commerce. Le texte a été approuvé par 95 voix pour et 40 contre, à l’issue d’une session législative consacrée à l’examen des dispositions issues de la deuxième lecture. Ce projet de […]

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La Chambre des représentants a adopté, mardi en deuxième lecture, le projet de loi n°71.24 modifiant et complétant la loi n°15.95 formant Code de commerce. Le texte a été approuvé par 95 voix pour et 40 contre, à l’issue d’une session législative consacrée à l’examen des dispositions issues de la deuxième lecture.

Ce projet de loi introduit de nouvelles règles visant à adapter le cadre juridique aux exigences de flexibilité des transactions financières, en particulier entre commerçants. L’objectif affiché est de renforcer la sécurité juridique et d’améliorer l’efficacité et l’efficience du système financier, dans un contexte marqué par l’évolution des pratiques commerciales et des instruments de paiement.

Présentant le texte, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a indiqué que la réforme entend consacrer la notion de « justice préventive », à travers la mise à disposition d’informations permettant d’éclairer les parties prenantes et de limiter les litiges. Elle renforce également le rôle de Bank Al-Maghrib en matière de prévention, notamment par la centralisation et le contrôle des données relatives aux rejets de paiement sur chèques et lettres de change.

Parmi les grandes orientations de cette réforme figurent la réduction de la dépendance au cash dans les transactions financières, l’amélioration de la transparence et la limitation des risques liés au blanchiment d’argent et à l’évasion fiscale. Le projet prévoit aussi la généralisation progressive de l’utilisation des effets de commerce, dans une perspective de promotion de l’inclusion financière et de l’intégration économique.

Le texte consacre par ailleurs la possibilité de recourir à la transaction pénale à toutes les étapes de la procédure, y compris lors de l’exécution de la peine. Le ministre a précisé que le paiement de la somme due ou la renonciation à la plainte entraîne, selon le cas, le non-lieu ou l’extinction de l’action publique. Si ce paiement ou ce désistement intervient après une décision judiciaire irrévocable, les effets de cette décision sont alors annulés.

La réforme introduit également une dépénalisation du délit lorsque les faits impliquent des conjoints ou des ascendants et descendants au premier degré. Elle instaure en outre le principe de proportionnalité entre la gravité de l’infraction et la sévérité de la sanction, avec une peine désormais comprise entre six mois et trois ans, contre une fourchette allant auparavant d’un à cinq ans. Une distinction est par ailleurs opérée entre les cas de défaut de provision ou de défaut de conservation de provision et d’autres infractions plus graves, telles que la falsification ou la contrefaçon de chèques.

S’agissant des lettres de change tirées sur un établissement bancaire, le texte établit des règles spécifiques afin de renforcer la protection du bénéficiaire et d’accroître la confiance dans cet instrument. Les établissements bancaires se voient ainsi confier un rôle accru, depuis la remise du carnet de lettres de change, avec l’obligation de vérifier la situation du tireur au regard des incidents de paiement, jusqu’à la possibilité de retirer ces carnets en cas de multiplication des rejets.

Le projet de loi limite par ailleurs la sanction liée à l’acceptation ou à l’endossement en connaissance de cause d’un chèque à une amende équivalente à 2 % de sa valeur, à condition que ce chèque ne soit pas encaissé immédiatement et qu’il soit conservé à titre de garantie. La peine d’emprisonnement et l’amende qui étaient auparavant prévues pour ce cas sont supprimées. Si l’amende est réglée avant qu’une décision judiciaire définitive ne soit prononcée, les poursuites sont alors suspendues ou annulées.

Enfin, le ministre a souligné que le texte prévoit l’effacement des effets résultant d’une peine privative de liberté lorsque le paiement ou la renonciation à la plainte intervient après le prononcé d’une décision définitive, sous réserve du paiement de l’amende imposée.

LNT

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Nouaceur : le programme AeroChance lancé pour faciliter l’insertion des jeunes dans l’aéronautique https://lnt.ma/nouaceur-le-programme-aerochance-lance-pour-faciliter-linsertion-des-jeunes-dans-laeronautique/ Tue, 13 Jan 2026 15:52:58 +0000 https://lnt.ma/?p=540118 Un nouveau dispositif d’accompagnement à l’emploi destiné aux jeunes vient d’être lancé à Nouaceur avec le programme « AeroChance », porté par l’association Enfance Maghreb Avenir en partenariat avec le groupe Safran et l’Institut des Métiers de l’Aéronautique. Cette initiative vise l’insertion professionnelle de jeunes Marocains âgés de 18 à 30 ans, qu’ils soient diplômés […]

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Un nouveau dispositif d’accompagnement à l’emploi destiné aux jeunes vient d’être lancé à Nouaceur avec le programme « AeroChance », porté par l’association Enfance Maghreb Avenir en partenariat avec le groupe Safran et l’Institut des Métiers de l’Aéronautique. Cette initiative vise l’insertion professionnelle de jeunes Marocains âgés de 18 à 30 ans, qu’ils soient diplômés ou non, dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale.

Le programme ambitionne de former et d’accompagner environ 130 jeunes par an, afin de leur permettre d’accéder à un emploi durable au sein de l’écosystème aéronautique. Il repose sur un parcours d’accompagnement d’une durée de trois à six mois, combinant un complément de formation et un appui à l’orientation professionnelle. Les bénéficiaires suivent un renforcement ciblé dans plusieurs matières, ce qui leur permet d’atteindre le niveau requis pour réussir le concours d’entrée à l’Institut des Métiers de l’Aéronautique, avant d’intégrer les formations techniques spécialisées.

Au-delà des compétences purement techniques, le dispositif met l’accent sur le développement de compétences transversales jugées déterminantes pour l’employabilité. Les modules portent notamment sur la maîtrise de la langue française, les fondamentaux en mathématiques, l’élargissement de la culture générale ainsi que l’acquisition des codes du monde professionnel et de compétences comportementales facilitant l’intégration en entreprise.

Lors du lancement du programme, la présidente de l’association Enfance Maghreb Avenir, Najat Limet, a souligné la complémentarité entre les différents partenaires publics et privés impliqués dans le projet. Elle a précisé que le site accueillant AeroChance a été rénové et financé par l’Initiative Nationale pour le Développement Humain au niveau de la province de Nouaceur, avec l’appui des autorités locales, tandis que le secteur privé prend en charge l’ensemble du volet formation.

Selon Mme Limet, le programme a été conçu comme une expérience pilote afin d’en mesurer l’impact sur l’insertion professionnelle des jeunes. Les premiers résultats observés encouragent désormais une extension progressive du dispositif à l’ensemble de la région de Casablanca, voire à d’autres territoires du Royaume, afin de toucher un public plus large confronté aux difficultés d’accès au marché du travail.

De son côté, le directeur des ressources humaines de Safran Nacelles Morocco, Mohammed Ben El Allam, a indiqué que le groupe Safran collabore étroitement avec l’EMA et l’IMA pour former chaque année une centaine de jeunes, avec ou sans diplôme, dans la perspective de leur intégration au sein des entreprises du secteur aéronautique. Il a souligné que cet engagement s’inscrit dans une stratégie globale de développement des talents locaux et de renforcement de l’écosystème industriel national.

Pour le directeur général de l’Institut des Métiers de l’Aéronautique, Raphaël Samson, le projet AeroChance constitue un changement de paradigme dans les méthodes d’accompagnement vers l’emploi. Il a mis en avant le rôle central de l’IMA dans l’apport du volet technique et technologique, en adéquation avec les besoins exprimés par les industriels implantés au Maroc. L’IMA, en coordination avec l’EMA, assure ainsi un complément de formation dans différentes disciplines, afin de garantir que les jeunes disposent du niveau requis pour suivre les cursus et acquérir l’ensemble des compétences nécessaires à leur intégration professionnelle, notamment au sein du groupe Safran.

LNT

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Le PDG du groupe Al Mada, Hassan Ouriagli, s’est éteint https://lnt.ma/le-pdg-du-groupe-al-mada-hassan-ouriagli-sest-eteint/ Tue, 13 Jan 2026 14:24:26 +0000 https://lnt.ma/?p=540102 Le président-directeur général du groupe Al Mada, Hassan Ouriagli, est décédé le samedi 10 janvier 2026 en fin d’après-midi. Figure majeure du paysage économique marocain, il a été l’un des principaux architectes de la transformation de l’ancienne Société nationale d’investissement en une plateforme d’investissement panafricaine de premier plan. Ingénieur de formation, diplômé de l’École polytechnique […]

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Le président-directeur général du groupe Al Mada, Hassan Ouriagli, est décédé le samedi 10 janvier 2026 en fin d’après-midi. Figure majeure du paysage économique marocain, il a été l’un des principaux architectes de la transformation de l’ancienne Société nationale d’investissement en une plateforme d’investissement panafricaine de premier plan.

Ingénieur de formation, diplômé de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées, Hassan Ouriagli avait entamé sa carrière à l’international. Il a notamment occupé le poste de directeur associé au sein du cabinet Cap Gemini Ernst & Young à Paris, où il a développé une expertise reconnue en conseil stratégique et financier, avant de rejoindre le groupe SNI.

Son parcours est étroitement lié à la profonde mutation opérée au sein de cet ancien holding historique marocain. Sous son impulsion, la SNI a progressivement recentré ses activités pour devenir Al Mada, un fonds d’investissement à vocation panafricaine, orienté vers la création de valeur à long terme et l’accompagnement du développement économique du continent. Cette réorientation stratégique a marqué un tournant majeur dans l’histoire du groupe, qui s’est alors positionné comme un acteur structurant du capital-investissement en Afrique.

À la tête d’Al Mada, Hassan Ouriagli a supervisé un portefeuille diversifié couvrant des secteurs clés tels que la finance, les télécommunications, l’énergie, les mines, l’agro-industrie et les infrastructures. Le groupe a, au fil des années, consolidé sa présence dans plusieurs pays africains, s’appuyant sur une stratégie d’investissement axée sur la transformation des économies locales et le soutien à l’émergence de champions régionaux.

Son style de management, souvent décrit comme exigeant et méthodique, s’appuyait sur une vision de long terme et sur la conviction que la performance économique devait s’inscrire dans une logique de développement durable et d’impact social. Sous sa direction, Al Mada a renforcé ses standards de gouvernance et structuré des partenariats avec de grands acteurs internationaux, contribuant à asseoir sa crédibilité sur les marchés africains et au-delà.

En cette douloureuse occasion, La Nouvelle Tribune exprime ses condoléances émues et attristées à la famille du défunt, ainsi qu’à ses proches et amis.

Puisse Dieu l’accueillir en son vaste paradis.

A Dieu nous sommes, à Lui nous retournons.

Les équipes de La Nouvelle Tribune et lnt.ma

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Paiements, identité, cybersécurité : APIDE 2026 réunit l’écosystème africain à Marrakech https://lnt.ma/paiements-identite-cybersecurite-apide-2026-reunit-lecosysteme-africain-a-marrakech/ Tue, 13 Jan 2026 11:34:27 +0000 https://lnt.ma/?p=540090 Dans un contexte marqué par l’accélération des paiements numériques, l’essor des identités digitales et la montée en puissance des enjeux de gouvernance et de cybersécurité, la ville de Marrakech accueille, les 13 et 14 janvier 2026, la 20e édition de l’Africa Pay & ID Expo (APIDE). Organisé par One Africa Forums, ce rendez-vous s’est progressivement […]

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Dans un contexte marqué par l’accélération des paiements numériques, l’essor des identités digitales et la montée en puissance des enjeux de gouvernance et de cybersécurité, la ville de Marrakech accueille, les 13 et 14 janvier 2026, la 20e édition de l’Africa Pay & ID Expo (APIDE). Organisé par One Africa Forums, ce rendez-vous s’est progressivement imposé comme l’un des principaux espaces africains de dialogue sur la confiance numérique, réunissant décideurs publics, régulateurs, institutions financières et acteurs technologiques autour d’une question structurante : comment bâtir des écosystèmes digitaux africains fondés sur la confiance entre l’État, l’économie et le citoyen.

Cette édition anniversaire marque un tournant symbolique dans l’histoire d’APIDE. Après deux décennies de débats consacrés à l’innovation et à la diffusion des technologies de paiement, l’événement entre dans une phase de maturité stratégique où l’enjeu central devient la structuration durable des écosystèmes numériques. La programmation 2026 s’articule autour de trois piliers : les paiements et l’inclusion financière, l’identité numérique et la gouvernance, ainsi que la cybersécurité et la protection des données. Ces thématiques sont réunies par un fil conducteur commun, celui de la confiance comme condition de la massification des usages et de la transformation économique.

Pour la première fois, cette édition est précédée d’un roadshow panafricain ayant parcouru plusieurs capitales, notamment Lagos, Accra, Nairobi et Addis-Abeba. Cette démarche vise à ancrer les échanges dans les réalités de terrain et à construire un programme pensé depuis le Maroc mais co-élaboré avec des acteurs de l’ensemble du continent.

Un continent porté par sa jeunesse

La conférence d’ouverture était consacrée à l’avenir des paiements en Afrique, avec une keynote d’Abdeslam Alaoui Smaili, fondateur et PDG de HPS, autour de la trajectoire du marché et des leaders appelés à façonner les prochaines années. Dans son intervention, il a mis en avant une transformation profonde du continent, portée par une population jeune, connectée et capable de « sauter » certaines étapes technologiques pour adopter directement les solutions les plus avancées. Il a souligné que le marché africain connaît une croissance soutenue, avec une progression annuelle estimée à plus de 16 % du nombre de transactions et de plus de 10 % du nombre de cartes, une tendance observée à l’échelle mondiale mais particulièrement marquée en Afrique.

Au-delà des volumes, Abdeslam Alaoui Smaili a insisté sur un phénomène plus structurant : l’augmentation rapide de la valeur des transactions, signe d’une rencontre de plus en plus étroite entre usage et technologie. Selon lui, « la création de valeur dans l’économie passe par l’enrichissement de la donnée transactionnelle », qui ouvre la voie à de nouveaux services tels que le crédit, l’épargne ou l’assurance. Il a également relevé l’essor des wallets et des paiements intégrés dans des environnements digitaux, ainsi que la bascule progressive vers des paiements non cash dans plusieurs régions du monde, une dynamique appelée à se renforcer en Afrique.

L’une des tendances majeures mises en avant concerne le déploiement rapide des systèmes de paiement instantané sur le continent. Plus de trente pays africains disposent déjà de telles infrastructures, soutenues par des politiques publiques de plus en plus volontaristes. Pour Abdeslam Alaoui Smaili, l’instantanéité constitue un levier clé pour transformer l’économie, favoriser l’interopérabilité et accélérer l’intégration régionale, notamment à travers le développement de corridors transfrontaliers intra-africains.

Ces orientations ont trouvé un écho dans la première conférence-débat, consacrée à la modernisation des infrastructures de paiement. Les intervenants, parmi lesquels Imelda Ngunzu (Mastercard), Ndeda Nakhulo (Pesaflow Kenya), Jean-Philippe Wolyniec (OpenWay), Mohamed Abdelrahman (Central Bank of Egypt), Mohammed Amarti Riffi (S2M) et Arnaud Crouzet (Consult Hyperion), ont confronté leurs expériences autour d’une question centrale : faut-il moderniser l’existant ou changer de paradigme.

Une transformation irréversible

Pour Arnaud Crouzet, vice-président Business Consulting de Consult Hyperion, le secteur est entré dans une phase de transformation irréversible. « La technologie et la réglementation permettent aujourd’hui d’imaginer de nouvelles approches, mais ce sont surtout les acteurs traditionnels qui doivent apprendre à se remettre en cause et à travailler en partenariat », a-t-il estimé, soulignant le potentiel du marché africain en matière de collaborations et de paiements transfrontaliers.

Du côté du Kenya, Ndeda Nakhulo a expliqué que Pesaflow avait commencé avec une infrastructure legacy avant de migrer progressivement vers le cloud afin d’améliorer l’expérience utilisateur. « Le continent est jeune et digital. Il fallait donc une plateforme adaptable, capable de gérer des volumes importants tout en réduisant la friction pour l’utilisateur », a-t-elle indiqué, précisant que la société traite aujourd’hui plusieurs dizaines de milliards de transactions.

La perspective des banques centrales a été portée par Mohamed Abdelrahman, représentant de la Banque centrale d’Égypte. Selon lui, les réseaux de paiement instantané ne sont plus une option mais « la seule infrastructure capable de concurrencer réellement le cash ». Il a cité l’exemple égyptien, marqué par le lancement d’un réseau national de paiement instantané et par la mise en place d’un schéma domestique de cartes, combinant souveraineté technologique et coopération avec les réseaux internationaux.

Les discussions ont également porté sur l’importance de l’orchestration des différents moyens de paiement. Mohammed Amarti Riffi, directeur Business Development et Alliances stratégiques de S2M, a souligné que l’avenir réside dans la capacité à combiner cartes, wallets, QR codes et paiements instantanés au sein d’un « digital payment stack » unifié. Pour lui, « l’instant payment n’est pas un produit mais une façon d’orchestrer l’ensemble des expériences de paiement », dans un contexte de pression croissante sur les marges et de concurrence accrue entre schémas.

Au-delà des infrastructures, les débats ont mis en lumière la centralité de la donnée, de la gouvernance et de la protection du consommateur. Les intervenants ont rappelé que l’innovation ne peut être durable sans une attention particulière portée à la sécurité, à la confidentialité et à l’expérience utilisateur, conditions indispensables pour instaurer la confiance et favoriser l’adoption massive des solutions numériques.

Selim Benabdelkhalek

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UJALA Policy Conference : Les politiques agricoles au coeur des débats à l’UM6P https://lnt.ma/ujala-policy-conference-les-politiques-agricoles-au-coeur-des-debats-a-lum6p/ Tue, 13 Jan 2026 11:01:49 +0000 https://lnt.ma/?p=540087 La première édition de la UJALA Policy Conference s’est tenue le 11 janvier 2026 au campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique à Rabat, à l’initiative conjointe de l’UM6P, du laboratoire J-PAL et d’OCP Nutricrops. Cette rencontre scientifique a réuni plus de 300 participants issus des milieux académique, institutionnel et opérationnel autour d’un objectif commun : […]

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La première édition de la UJALA Policy Conference s’est tenue le 11 janvier 2026 au campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique à Rabat, à l’initiative conjointe de l’UM6P, du laboratoire J-PAL et d’OCP Nutricrops. Cette rencontre scientifique a réuni plus de 300 participants issus des milieux académique, institutionnel et opérationnel autour d’un objectif commun : interroger la manière dont les résultats de la recherche empirique peuvent être intégrés de façon concrète dans la conception et l’ajustement des politiques agricoles.

Organisée dans un contexte marqué par la diversité des systèmes de production, la vulnérabilité croissante face aux aléas climatiques et la pression accrue sur les ressources naturelles, la conférence a mis en lumière la nécessité de renouveler les approches classiques de l’action publique agricole. Les participants ont souligné que les politiques fondées sur des modèles uniformes atteignent rapidement leurs limites et qu’une adaptation aux réalités locales devient indispensable pour améliorer l’efficacité des interventions.

Les travaux du UM6P–J-PAL Applied Lab for Agriculture, connu sous l’acronyme UJALA, ont constitué le principal point d’appui des échanges. Cette plateforme s’appuie sur des méthodes rigoureuses d’évaluation d’impact appliquées à des dispositifs agricoles existants, afin de documenter de manière précise ce qui fonctionne réellement sur le terrain, pour quels types d’agriculteurs et dans quelles conditions. L’ambition affichée est de dépasser le cadre académique pour contribuer au pilotage des politiques publiques et sécuriser les investissements dans l’agriculture grâce à des données probantes.

Au fil des discussions, un consensus s’est dégagé sur le fait que la performance des politiques agricoles dépend fortement de leur capacité à prendre en compte les contraintes concrètes auxquelles sont confrontés les exploitants, en particulier les petits producteurs. L’accès aux intrants, la qualité de l’information agronomique, l’adéquation des solutions techniques aux caractéristiques des sols et l’existence de dispositifs d’accompagnement cohérents ont été identifiés comme des déterminants majeurs de la productivité.

La conférence a également mis l’accent sur l’importance de l’intégration des données de terrain dans les processus de décision. Les retours d’expérience des agriculteurs, les bases de données agronomiques et les outils numériques sont désormais perçus comme des leviers essentiels pour améliorer le ciblage et l’adaptabilité des programmes publics. Toutefois, les intervenants ont rappelé que ces instruments ne produisent d’effets que s’ils sont réellement intégrés aux mécanismes institutionnels de planification et de suivi.

Les débats ont par ailleurs replacé les politiques agricoles dans une perspective plus large, tenant compte des enjeux climatiques et sociaux. À cet égard, la question de la vulnérabilité des pays à revenu faible et intermédiaire a été largement évoquée, de même que la nécessité de faire de l’innovation et de la transformation des systèmes agricoles des leviers structurants pour répondre aux chocs climatiques.

La santé des sols a constitué un autre axe central de réflexion. Les participants ont insisté sur le caractère stratégique des diagnostics de fertilité, de la gestion raisonnée des apports et du renforcement des dispositifs de conseil agricole. Cette approche, orientée vers le long terme, vise à concilier productivité, résilience et préservation des ressources naturelles.

La conférence a ouvert la voie à une réflexion de fond sur la nécessité d’inscrire l’action publique dans une logique d’apprentissage continu, fondée sur l’observation, l’évaluation et l’ajustement permanent des dispositifs, afin de mieux répondre aux défis agricoles et alimentaires des prochaines décennies.

LNT

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Vers une campagne nationale pour renforcer la participation politique des femmes https://lnt.ma/vers-une-campagne-nationale-pour-renforcer-la-participation-politique-des-femmes/ Tue, 13 Jan 2026 08:55:26 +0000 https://lnt.ma/?p=540064 La ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naïma Ben Yahia, a annoncé à Rabat le lancement prochain d’une campagne nationale de sensibilisation dédiée à la participation politique des femmes, à la lutte contre la discrimination et aux stéréotypes qui persistent dans la sphère politique. Cette annonce a été faite lors […]

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La ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naïma Ben Yahia, a annoncé à Rabat le lancement prochain d’une campagne nationale de sensibilisation dédiée à la participation politique des femmes, à la lutte contre la discrimination et aux stéréotypes qui persistent dans la sphère politique. Cette annonce a été faite lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, consacrée au thème de la participation politique féminine.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Moucharaka », un dispositif visant à renforcer l’implication des femmes dans le processus politique, en perspective des prochaines échéances électorales prévues en 2026 et 2027. Le programme ambitionne notamment de soutenir les partis politiques et la société civile afin de créer un environnement plus favorable à l’émergence de candidatures féminines et à leur intégration dans les structures décisionnelles.

Selon la ministre, cette campagne nationale sera accompagnée par l’organisation de cycles de formation au profit des femmes membres des formations politiques. Ces actions seront menées en concertation avec les présidentes des organisations féminines partisanes, dans une logique de coordination et de complémentarité. L’objectif est de renforcer les capacités des participantes, tant sur le plan des compétences politiques que sur celui de la confiance et de la visibilité dans l’espace public.

Parallèlement, des études seront réalisées en partenariat avec des universités afin d’analyser les leviers susceptibles d’améliorer la représentation politique des femmes. Ces travaux porteront également sur l’évaluation des opérations électorales à travers des analyses menées avant et après les élections de la Chambre des représentants. Les résultats de ces études seront rendus publics, afin d’alimenter le débat et d’orienter les politiques publiques en matière de parité et de participation politique.

Naïma Ben Yahia a rappelé que la participation politique des femmes constitue l’une des priorités de la stratégie gouvernementale et des programmes de son département. Elle a souligné que cet enjeu représente un pilier fondamental pour la consolidation des principes d’égalité, de parité et de démocratie. Pour la ministre, l’autonomisation des femmes dans le champ politique demeure un défi sociétal majeur, condition indispensable à l’instauration d’une équité effective entre les femmes et les hommes.

Cette action s’inscrit, a-t-elle précisé, dans le cadre des compétences du ministère et conformément aux orientations royales. Elle a notamment fait référence au discours royal prononcé à l’occasion du 26e anniversaire de la Fête du Trône, dans lequel le Souverain avait appelé à la mise en place d’un cadre structurant pour les élections législatives et à l’adoption de mesures concrètes visant à renforcer la représentation des femmes dans le paysage politique et à accroître leur présence dans les postes de décision.

Dans cette dynamique, la ministre a rappelé que son département avait lancé, en juillet dernier, un processus de concertation destiné à approfondir la réflexion sur les moyens d’élargir la base de participation des femmes à la vie politique. Ce dialogue a associé la Chambre des représentants, les structures féminines des partis politiques ainsi que des acteurs de la société civile, traduisant une volonté de co-construction et d’appropriation collective des réformes envisagées.

Cette démarche a été couronnée, en octobre dernier, par l’organisation des premières assises nationales sur le thème « La participation des femmes au processus politique, un levier pour consolider les valeurs d’égalité et de parité ». Ces assises ont constitué un espace d’échange et de mobilisation nationale autour de la place des femmes dans la vie politique, avec l’ambition affichée d’aller au-delà de la seule représentation numérique, pour favoriser une implication plus large et plus qualitative des femmes à l’ensemble des étapes du processus politique.

LNT

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Économie nationale : une dynamique plus modérée fin 2025, avec une légère accélération attendue début 2026 https://lnt.ma/economie-nationale-une-dynamique-plus-moderee-fin-2025-avec-une-legere-acceleration-attendue-debut-2026/ Tue, 13 Jan 2026 08:28:10 +0000 https://lnt.ma/?p=540062 L’économie nationale a évolué au second semestre 2025 dans un contexte de croissance plus modérée, tout en conservant un rythme soutenu. Après un premier semestre marqué par une forte impulsion des branches secondaires, la croissance a ralenti au troisième trimestre pour s’établir à 4 % en glissement annuel, contre 4,8 % et 5,5 % respectivement […]

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L’économie nationale a évolué au second semestre 2025 dans un contexte de croissance plus modérée, tout en conservant un rythme soutenu. Après un premier semestre marqué par une forte impulsion des branches secondaires, la croissance a ralenti au troisième trimestre pour s’établir à 4 % en glissement annuel, contre 4,8 % et 5,5 % respectivement au premier et au deuxième trimestre.

Ce ralentissement est principalement attribué à la décélération des activités manufacturières durant l’été, en lien avec un tassement de la demande extérieure adressée aux industries métalliques, métallurgiques, électroniques et au textile. À l’inverse, les services non marchands et financiers, l’immobilier et l’agriculture ont continué de jouer un rôle stabilisateur, permettant de maintenir l’activité à un niveau supérieur à sa tendance de long terme.

La croissance du troisième trimestre a été essentiellement portée par la demande intérieure, bien que celle-ci montre des signes de modération progressive. L’investissement est demeuré solide grâce aux dépenses publiques en infrastructures et à la reprise de l’équipement des entreprises, tandis que la consommation des ménages a progressé de 3,9 %, après 5,1 % au trimestre précédent. Les échanges extérieurs ont, en revanche, continué de peser sur la croissance, avec une contribution négative marquée.

Dans ce contexte, les équilibres macroéconomiques internes ont fait preuve d’une certaine résilience, malgré un durcissement des pressions sur les finances publiques. Le déficit budgétaire s’est accentué au troisième trimestre 2025, alors que le besoin de financement de l’économie nationale s’est légèrement atténué par rapport au trimestre précédent.

La CAN booste les services

Au quatrième trimestre 2025, l’économie a continué de subir l’impact du ralentissement de la demande extérieure, notamment sur les branches secondaires. Cette évolution a toutefois été partiellement compensée par la bonne tenue des exportations de services, stimulées par l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations en décembre. Les dépenses des visiteurs ont soutenu les secteurs de l’hébergement, de la restauration, du transport et des loisirs.

Les importations ont également ralenti, réduisant l’effet négatif du commerce extérieur sur la croissance. Malgré un environnement extérieur contrasté, l’activité a conservé une orientation favorable, avec une croissance globale estimée à 4 % au quatrième trimestre, tirée principalement par la demande interne. L’investissement a progressé de 11,2 %, soutenu par la poursuite des dépenses publiques en infrastructures et par l’amélioration des résultats financiers des entreprises, tandis que la consommation des ménages a augmenté de 3,8 %, bénéficiant du maintien des mesures de soutien au pouvoir d’achat et du reflux des tensions inflationnistes.

L’inflation a poursuivi son mouvement baissier pour le troisième trimestre consécutif, s’établissant à -0,1 % au quatrième trimestre 2025, après 2 % en début d’année. Cette évolution résulte d’un recul marqué des prix alimentaires, lié notamment à la baisse des prix de l’huile d’olive et des viandes, ainsi qu’à l’amélioration des conditions d’approvisionnement international en céréales et légumineuses. Les prix non alimentaires ont légèrement progressé, en raison d’une baisse plus modérée des prix de l’énergie.

Sur le plan monétaire et financier, les créances sur l’économie ont progressé de 6,8 % au quatrième trimestre, soutenues par la reprise des crédits de trésorerie aux entreprises et des prêts à la consommation. Le taux directeur est demeuré inchangé à 2,25 %, tandis que le taux interbancaire s’est stabilisé à un niveau proche. Le dirham s’est déprécié face à l’euro et apprécié vis-à-vis du dollar.

Les perspectives pour le début de l’année 2026 demeurent marquées par un environnement extérieur contraignant, caractérisé par la modération persistante de la demande européenne, l’intensification de la concurrence chinoise et de nouvelles contraintes réglementaires sur le marché européen. Ces facteurs devraient limiter la progression des exportations de biens et services au premier trimestre 2026, par rapport à la dynamique observée au cours des dernières années.

Face à ces contraintes, la résilience de la croissance nationale reposerait principalement sur les moteurs internes. La hausse du cumul pluviométrique au début de la campagne agricole 2025-2026, combinée aux mesures de soutien au monde rural, devrait améliorer l’emploi et les revenus agricoles, sous réserve de conditions climatiques favorables en fin d’hiver. Dans ce contexte, la consommation des ménages progresserait de 3,9 % et l’investissement de 9,8 % au premier trimestre 2026.

Au total, la croissance économique nationale est attendue à 4,2 % au premier trimestre 2026, après 4 % fin 2025. Cette légère accélération serait portée par l’agriculture et les services, tandis que l’industrie manufacturière resterait plus exposée aux fluctuations de la demande extérieure.

LNT

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Casablanca accueille la première édition du WAM Morocco, dédiée à l’industrie 4.0 https://lnt.ma/casablanca-accueille-la-premiere-edition-du-wam-morocco-dediee-a-lindustrie-4-0/ Mon, 12 Jan 2026 14:12:06 +0000 https://lnt.ma/?p=540047 La première édition du World Advanced Manufacturing & Future Mobility Exhibition (WAM Morocco) se tiendra à Casablanca du 20 au 22 janvier 2026. Cet événement marque l’arrivée au Maroc d’une plateforme régionale consacrée à l’industrie 4.0, à la fabrication avancée, à la mobilité du futur, à l’innovation industrielle et à la transformation des chaînes d’approvisionnement. […]

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La première édition du World Advanced Manufacturing & Future Mobility Exhibition (WAM Morocco) se tiendra à Casablanca du 20 au 22 janvier 2026. Cet événement marque l’arrivée au Maroc d’une plateforme régionale consacrée à l’industrie 4.0, à la fabrication avancée, à la mobilité du futur, à l’innovation industrielle et à la transformation des chaînes d’approvisionnement.

Conçu comme un espace de rencontre entre l’écosystème industriel marocain et des acteurs technologiques internationaux, WAM Morocco vise à favoriser les investissements, encourager l’adoption des technologies émergentes et renforcer les coopérations régionales et transfrontalières, en particulier à l’échelle africaine. L’initiative est portée par KAOUN International, filiale du Dubai World Trade Centre, avec le soutien de partenaires tels que MSC Pro, le Centre de Développement de la Démocratie, l’Université Mohammed VI Polytechnique, Advantage Austria et l’organisation allemande Der Mittelstand. BVMW.

Selon les organisateurs, cette première édition traduit l’intérêt croissant des industriels internationaux pour le Maroc en tant que plateforme de développement des industries de nouvelle génération. Plus de 100 entreprises issues de plus de 18 pays sont annoncées, représentant notamment le Maroc, le Nigeria, la Suisse, l’Autriche, l’Espagne, l’Allemagne, Hong Kong, le Vietnam ou encore l’Arabie saoudite. Parmi les groupes attendus figurent Schneider Electric, SAP, Engie, Sumitomo Corporation, Zoho, Rockwell Automation, Hitachi, Vigel et Vivo Energy.

Le programme de la conférence, qui se déroulera sur trois jours, s’articule autour de quatre thématiques centrales couvrant huit secteurs stratégiques. Plus de 60 heures d’interventions sont prévues, animées par une soixantaine d’experts internationaux sur deux scènes spécialisées. Les échanges porteront notamment sur les centres de données pour les industries du futur, l’orientation des flux de capitaux vers la fabrication intelligente, la production industrielle verte et les nouvelles formes de mobilité du fret.

D’autres axes aborderont la souveraineté des infrastructures industrielles, les usines intégrant l’intelligence artificielle, la décarbonation à grande échelle et la transition énergétique. L’événement s’adresse à un public composé de décideurs issus des sphères gouvernementales, industrielles et financières.

WAM Morocco intègre également un volet dédié aux startups industrielles. Des jeunes entreprises internationales telles que Xane.ai (Inde) et Dinabi (Espagne) seront mises en avant dans un pavillon national Invest India. Cette dynamique sera renforcée par le Supernova Challenge, un concours de pitch doté d’un prix de 10.000 dollars, qui permettra à des startups du secteur manufacturier de présenter leurs solutions devant des investisseurs et des partenaires industriels.

Les organisateurs annoncent la participation de plus de 100 investisseurs internationaux, représentant collectivement plus de 50 milliards de dollars d’actifs sous gestion, issus de plus de 20 pays. Des réseaux et institutions tels qu’Alex Angels (Égypte), AMIC (MENA), Harvard Consulting (États-Unis) et Bpifrance figurent parmi les acteurs attendus.

En s’inscrivant en partenariat avec GITEX Africa, WAM Morocco entend s’appuyer sur un écosystème technologique déjà structuré pour positionner le Maroc comme un pôle continental de référence en matière d’industrie 4.0 et de transformation industrielle avancée. Les organisateurs estiment que cet événement pourrait contribuer à renforcer l’attractivité du pays pour les projets industriels innovants et à favoriser l’émergence de nouvelles synergies entre acteurs africains et internationaux.

LNT

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AGR revoit à la hausse ses prévisions de la parité USD/MAD à court terme https://lnt.ma/agr-revoit-a-la-hausse-ses-previsions-de-la-parite-usd-mad-a-court-terme/ Mon, 12 Jan 2026 14:09:51 +0000 https://lnt.ma/?p=540045 Attijari Global Research (AGR) a annoncé avoir révisé à la hausse ses prévisions concernant l’évolution de la parité USD/MAD à horizon un, deux et trois mois, dans sa dernière note « Weekly MAD Insights – Currencies ». Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’évolution défavorable attendue de l’euro face au dollar et par […]

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Attijari Global Research (AGR) a annoncé avoir révisé à la hausse ses prévisions concernant l’évolution de la parité USD/MAD à horizon un, deux et trois mois, dans sa dernière note « Weekly MAD Insights – Currencies ». Cette révision intervient dans un contexte marqué par l’évolution défavorable attendue de l’euro face au dollar et par des conditions de liquidité spécifiques sur le marché des changes domestique.

Selon AGR, les nouvelles projections reposent d’abord sur les perspectives de la parité EUR/USD, qui devraient se traduire par une légère dépréciation de l’euro par rapport au billet vert à l’horizon de trois mois, comparativement aux niveaux observés actuellement sur le marché spot. À cela s’ajoutent les dynamiques de liquidité du dirham, pour lesquelles le bureau d’études anticipe un resserrement progressif des spreads sur les horizons d’un à trois mois.

Dans ce cadre, les niveaux cibles de la parité USD/MAD sont désormais établis à 9,24 à un mois, 9,28 à deux mois et 9,33 à trois mois, contre un cours spot de 9,14 observé récemment. Pour la parité EUR/MAD, les prévisions ressortent à 10,81, 10,86 et 10,92 sur les mêmes horizons, alors que le niveau spot se situait autour de 10,72.

En parallèle, AGR revient sur l’évolution récente du marché, indiquant que la paire USD/MAD s’est appréciée de 0,27 % sur la période allant du 29 décembre 2025 au 2 janvier 2026, passant de 9,11 à 9,14. Cette progression est attribuée principalement à un effet panier positif de +0,33 %, lié à l’appréciation du dollar face à l’euro sur le marché international. Ce mouvement a été partiellement compensé par un effet liquidité de -0,06 %, consécutif à un allègement des conditions de liquidité du dirham.

AGR précise également que les spreads de liquidité se sont détendus de cinq points de base au cours de cette période, pour ressortir à -3,39 %, traduisant une amélioration relative de la disponibilité du dirham sur le marché.

Dans ce contexte, le bureau d’études recommande aux opérateurs de mettre en place des stratégies de couverture sur des horizons compris entre un et trois mois afin de se prémunir contre la poursuite de la volatilité sur le marché des changes. Cette orientation s’inscrit dans une approche prudente face aux incertitudes liées à l’évolution des principales devises et aux conditions de liquidité locales.

LNT

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CAN Maroc-2025 : un dernier carré d’exception https://lnt.ma/can-maroc-2025-un-dernier-carre-dexception/ Mon, 12 Jan 2026 09:48:00 +0000 https://lnt.ma/?p=540034 À l’approche des demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025, le tournoi se distingue par une configuration rarement observée dans l’histoire de la compétition. Le dernier carré réunit le Maroc, le Sénégal, le Nigeria et l’Égypte, quatre nations qui figurent parmi les plus titrées et les plus influentes du football africain. Au-delà de la […]

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À l’approche des demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025, le tournoi se distingue par une configuration rarement observée dans l’histoire de la compétition. Le dernier carré réunit le Maroc, le Sénégal, le Nigeria et l’Égypte, quatre nations qui figurent parmi les plus titrées et les plus influentes du football africain. Au-delà de la qualité collective de ces sélections, cette phase finale se caractérise par la présence simultanée de cinq lauréats récents du Ballon d’Or africain, une concentration de talents qui confère à cette édition un relief particulier.

Les demi-finales mettront en scène Achraf Hakimi pour le Maroc, Ademola Lookman et Victor Osimhen pour le Nigeria, Sadio Mané pour le Sénégal et Mohamed Salah pour l’Égypte. À eux cinq, ces joueurs se sont partagé les sept dernières distinctions continentales, Salah et Mané ayant chacun été sacrés à deux reprises. Leur présence conjointe à ce stade de la compétition constitue un symbole fort du niveau atteint par la CAN-2025 et de l’attractivité du football africain sur la scène internationale.

Sur le plan statistique, cette édition est également en train d’entrer dans les annales. Avec 119 buts déjà inscrits depuis le début du tournoi, la CAN-2025 a égalé le record de la précédente édition disputée en Côte d’Ivoire. Cette abondance offensive traduit une évolution notable du jeu, marquée par une intensité accrue, des choix tactiques plus audacieux et une valorisation des profils offensifs. La moyenne de buts par match reflète un spectacle soutenu, porté par des attaquants capables de faire basculer une rencontre sur un geste ou une accélération.

Les quatre équipes qualifiées pour les demi-finales partagent également un héritage commun : chacune a déjà remporté au moins une Coupe d’Afrique des Nations. Le Maroc, hôte de la compétition, ambitionne de renouer avec un sacre continental attendu depuis plusieurs décennies. Le Sénégal, tenant du titre lors de l’édition précédente, se présente avec un effectif expérimenté et un collectif rodé aux joutes internationales. Le Nigeria, riche d’un palmarès conséquent, mise sur une génération portée par Victor Osimhen et Ademola Lookman. Quant à l’Égypte, nation la plus titrée de l’histoire de la CAN, elle s’appuie une nouvelle fois sur l’influence de Mohamed Salah pour tenter d’ajouter une nouvelle ligne à son impressionnant palmarès.

Parmi les individualités, certains joueurs se sont particulièrement illustrés lors des quarts de finale. Mohamed Salah, leader technique des Pharaons, a confirmé son importance dans le dispositif égyptien en se montrant décisif face à la Côte d’Ivoire. Auteur du troisième but de son équipe, il porte désormais son total à quatre réalisations dans le tournoi, tout en assumant un rôle central dans l’animation offensive.

Du côté du Nigeria, Victor Osimhen a livré une prestation remarquée contre l’Algérie. L’attaquant nigérian a ouvert le score de la tête avant de se muer en passeur décisif pour Akor Adams, démontrant à la fois sa capacité à conclure et son sens du jeu collectif. Cette performance a renforcé son statut de moteur offensif des Super Eagles dans une compétition où chaque détail peut faire la différence.

La présence d’Achraf Hakimi, pilier de la sélection marocaine, ajoute une dimension supplémentaire à ce dernier carré. Capable d’influencer le jeu aussi bien défensivement qu’offensivement, le latéral marocain incarne l’équilibre entre rigueur tactique et projection vers l’avant. Pour le public marocain, sa trajectoire symbolise l’émergence d’une génération ambitieuse, désireuse de marquer l’histoire du football national.

LNT

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Trump durcit le ton contre Cuba, colère à La Havane https://lnt.ma/trump-durcit-le-ton-contre-cuba-colere-a-la-havane/ Mon, 12 Jan 2026 08:25:26 +0000 https://lnt.ma/?p=540023 Le président américain Donald Trump a ravivé les tensions avec Cuba en durcissant nettement son discours à l’égard du régime de La Havane. Dimanche, sur son réseau Truth Social, il a appelé l’île caribéenne à accepter un « accord » sans en préciser la teneur, avertissant que sans évolution rapide, Cuba ne recevrait « plus […]

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Le président américain Donald Trump a ravivé les tensions avec Cuba en durcissant nettement son discours à l’égard du régime de La Havane. Dimanche, sur son réseau Truth Social, il a appelé l’île caribéenne à accepter un « accord » sans en préciser la teneur, avertissant que sans évolution rapide, Cuba ne recevrait « plus de pétrole ou d’argent – zéro ». Il a ajouté : « Je suggère fortement qu’ils acceptent un accord, avant qu’il ne soit trop tard ».

Ces déclarations ont suscité une vive réaction des autorités cubaines. Le président Miguel Díaz-Canel a affirmé sur le réseau X que Cuba est « une nation libre et indépendante » et que « personne ne lui dicte quoi faire ». Selon lui, l’île « n’agresse pas » mais subit depuis 66 ans une politique hostile de la part des États-Unis, en référence à l’embargo imposé en 1962 et renforcé à plusieurs reprises depuis.

Interrogé plus tard à bord d’Air Force One, Donald Trump a précisé que sa priorité immédiate concernait les personnes ayant quitté Cuba, notamment celles qui vivent aujourd’hui aux États-Unis. « Le plus important, pour l’instant, c’est de s’occuper de ceux qui sont venus de Cuba, qui sont des citoyens américains ou qui se trouvent dans notre pays », a-t-il déclaré, sans détailler la nature de l’« accord » évoqué quelques heures plus tôt.

Le contexte régional contribue à l’escalade verbale. Huit jours auparavant, les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro lors d’une opération qui a coûté la vie à des dizaines de membres des forces de sécurité vénézuéliennes et cubaines. Or, Cuba entretient depuis plus de deux décennies une coopération étroite avec le Venezuela, qui lui a longtemps fourni du pétrole en échange de l’envoi de médecins, d’enseignants et de personnels techniques.

Donald Trump a accusé La Havane d’avoir bénéficié pendant des années « d’importantes quantités de pétrole et d’argent provenant du Venezuela » et d’avoir, en retour, fourni des « services de sécurité » aux dirigeants vénézuéliens successifs. « Mais c’est fini ! », a-t-il insisté dans son message.

Dans un autre message, le président américain a relayé une publication suggérant que son secrétaire d’État, Marco Rubio, d’origine cubaine, pourrait un jour devenir président de Cuba, commentaire qu’il a approuvé par ces mots : « Ça me semble bien ! ». Cette déclaration, largement reprise à La Havane, a été perçue comme une provocation supplémentaire.

Les propos de Donald Trump s’inscrivent dans une rhétorique qu’il présente désormais comme la « doctrine Donroe », un jeu de mots mêlant son prénom au nom du président James Monroe, artisan au XIXe siècle d’une politique visant à faire de l’Amérique latine une zone d’influence privilégiée des États-Unis.

À Cuba, ces déclarations provoquent inquiétude et exaspération, mais aussi une forme de résignation. Dans les rues de La Havane, Mercedes Simon, une retraitée de 65 ans, estime que « tous les présidents américains parlent de Cuba depuis des décennies, mais n’agissent pas ». Marcos Sanchez, un employé de la restauration de 21 ans, souhaite pour sa part que les deux pays « trouvent un terrain d’entente, sans recours à la violence ».

Pour Regla Gonzalez, femme au foyer de 54 ans, la crainte d’une action militaire est bien réelle. « Les bombes n’ont pas de noms et les guerres, d’une façon ou d’une autre, nous affectent tous », confie-t-elle.

La réaction officielle la plus sévère est venue du ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, qui a accusé Washington de se comporter comme « un criminel hégémonique et incontrôlable qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère mais aussi dans le monde entier ».

Du côté américain, plusieurs responsables républicains d’origine cubaine ont au contraire salué la fermeté du président. L’élu Mario Diaz-Balart a ainsi affirmé que « la tyrannie à Cuba ne survivra pas » au second mandat de Donald Trump.

LNT avec AFP

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Trump affirme que l’Iran veut « négocier » alors que la contestation s’intensifie et que le bilan humain s’alourdit https://lnt.ma/trump-affirme-que-liran-veut-negocier-alors-que-la-contestation-sintensifie-et-que-le-bilan-humain-salourdit/ Mon, 12 Jan 2026 08:23:20 +0000 https://lnt.ma/?p=540020 Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l’Iran souhaitait « négocier » avec Washington, alors que la République islamique est confrontée à un vaste mouvement de contestation marqué par un alourdissement rapide du bilan humain. À bord de l’avion présidentiel Air Force One, le chef de l’exécutif américain a indiqué qu’une rencontre avec […]

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Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l’Iran souhaitait « négocier » avec Washington, alors que la République islamique est confrontée à un vaste mouvement de contestation marqué par un alourdissement rapide du bilan humain. À bord de l’avion présidentiel Air Force One, le chef de l’exécutif américain a indiqué qu’une rencontre avec des responsables iraniens était « en cours de préparation », tout en laissant planer la possibilité d’options militaires.

Donald Trump a estimé que les autorités iraniennes étaient en train de dépasser la « ligne rouge » qu’il avait fixée en matière de répression des manifestations, évoquant l’augmentation du nombre de morts parmi les protestataires. Il a précisé que l’armée américaine étudiait des « options très fortes », sans en détailler la nature.

Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 192 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement. L’organisation avertit toutefois que ce chiffre pourrait être bien plus élevé, dénonçant un « massacre » et un « crime majeur contre le peuple iranien ». L’IHR fait également état de plus de 2.600 arrestations à travers le pays.

La contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, à l’initiative de commerçants dénonçant la cherté de la vie. Elle s’est rapidement étendue à d’autres villes, devenant l’un des plus grands défis politiques pour la République islamique depuis sa proclamation en 1979. En réaction, les autorités ont imposé une coupure quasi totale d’internet, toujours en vigueur plus de 72 heures après sa mise en place, selon l’ONG Netblocks.

Peu après ses déclarations sur une éventuelle négociation, Donald Trump a indiqué que Téhéran avait pris contact la veille pour discuter, ajoutant qu’une rencontre était en préparation. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a toutefois averti que l’Iran riposterait à toute frappe américaine en ciblant des sites militaires et les voies de transport maritime des États-Unis.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, a exhorté les forces armées et de sécurité iraniennes à « se tenir aux côtés du peuple ». Cette prise de position intervient alors que les autorités iraniennes ont décrété trois jours de deuil national pour les « martyrs de la résistance », terme utilisé notamment pour désigner les membres des forces de sécurité tués lors des affrontements.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a, pour sa part, appelé la population à participer à une « marche de résistance » à l’échelle nationale, afin de dénoncer ce qu’il qualifie de violences commises par des « criminels terroristes urbains ». La télévision d’État a diffusé des images de bâtiments incendiés, dont une mosquée, ainsi que des funérailles de membres des forces de l’ordre.

Sur le terrain, les autorités tentent de montrer un retour progressif au calme. Le gouverneur de Téhéran a affirmé que le nombre de manifestations était en baisse et la télévision publique a diffusé des images de circulation fluide dans la capitale. Toutefois, de nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, parfois via des connexions satellitaires, montrent encore d’importants rassemblements dans plusieurs villes, dont Téhéran et Machhad.

Des images authentifiées montrent également des dizaines de corps enveloppés dans des sacs devant une morgue de la capitale, ainsi que des proches à la recherche de personnes disparues. Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI) a indiqué que les hôpitaux étaient saturés par l’afflux de blessés et que les réserves de sang s’amenuisaient.

À Téhéran, un journaliste de l’AFP a décrit une vie quotidienne presque paralysée, marquée par la fermeture de nombreux commerces et la rareté des déplacements. En parallèle, des manifestations de solidarité ont rassemblé des milliers de personnes dans plusieurs capitales européennes, notamment à Paris, Londres et Vienne, tandis qu’à Istanbul, la police a empêché des manifestants de s’approcher du consulat iranien.

LNT avec AFP

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Terres rares : le Japon lance une mission en eaux profondes pour réduire sa dépendance à la Chine https://lnt.ma/terres-rares-le-japon-lance-une-mission-en-eaux-profondes-pour-reduire-sa-dependance-a-la-chine/ Mon, 12 Jan 2026 08:20:44 +0000 https://lnt.ma/?p=540015 Le Japon a entamé, lundi, une mission scientifique inédite visant à explorer le potentiel d’extraction de terres rares dans ses eaux profondes, dans l’objectif affiché de diversifier ses sources d’approvisionnement et de réduire sa dépendance économique vis-à-vis de la Chine. Le navire de forage Chikyu a quitté le port de Shimizu, dans la préfecture de […]

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Le Japon a entamé, lundi, une mission scientifique inédite visant à explorer le potentiel d’extraction de terres rares dans ses eaux profondes, dans l’objectif affiché de diversifier ses sources d’approvisionnement et de réduire sa dépendance économique vis-à-vis de la Chine. Le navire de forage Chikyu a quitté le port de Shimizu, dans la préfecture de Shizuoka, pour rejoindre l’île isolée de Minami Torishima, située dans l’océan Pacifique.

Le départ du navire, initialement prévu la veille, avait été repoussé en raison de conditions météorologiques défavorables. Cette croisière d’essai s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions diplomatiques croissantes entre Tokyo et Pékin, ainsi que par la volonté du Japon de sécuriser ses chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques.

À l’occasion du départ du Chikyu, le directeur de programme au Cabinet du Premier ministre, Shoichi Ishii, a souligné l’enjeu de cette initiative. Il a indiqué que le Japon envisageait de « diversifier ses sources d’approvisionnement et d’éviter une dépendance excessive à l’égard de certains pays », faisant implicitement référence à la domination chinoise dans le secteur des terres rares.

La zone ciblée autour de Minami Torishima, située dans la zone économique exclusive japonaise, est estimée contenir plus de 16 millions de tonnes de terres rares. Selon plusieurs estimations, ce gisement pourrait constituer le troisième plus important au monde. Ces minerais regroupent 17 éléments métalliques indispensables à de nombreux secteurs de pointe, notamment l’automobile, les énergies renouvelables, le numérique et la défense, en raison de leur utilisation dans la fabrication d’aimants puissants, de catalyseurs et de composants électroniques.

Aujourd’hui, la Chine représente près des deux tiers de la production minière mondiale de terres rares et plus de 90% de la production raffinée. Cette position dominante lui confère un levier stratégique considérable sur les marchés internationaux. Le Japon dépend encore largement de ce fournisseur, à hauteur d’environ 70% de ses importations, malgré les efforts entrepris depuis plus d’une décennie pour diversifier ses sources.

Cette dépendance avait déjà mis Tokyo en difficulté lors d’un différend diplomatique en 2010, période durant laquelle Pékin avait suspendu pendant plusieurs mois ses exportations de terres rares vers le Japon. Depuis, les autorités japonaises tentent de développer des alternatives, que ce soit par des partenariats avec d’autres pays producteurs ou par la recherche de ressources nationales.

La mission du Chikyu intervient dans un climat bilatéral tendu. Depuis deux mois, Tokyo et Pékin traversent une nouvelle crise diplomatique, déclenchée par des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi évoquant une éventuelle intervention militaire du Japon en cas d’attaque chinoise contre Taïwan, territoire revendiqué par la Chine. En réaction, Pékin a récemment annoncé un durcissement de ses contrôles sur l’exportation de biens à double usage civil et militaire vers le Japon, une catégorie susceptible d’inclure les terres rares.

Dans ce contexte, l’exploration des fonds marins japonais apparaît comme une tentative de réduire la vulnérabilité stratégique du pays. Le Chikyu, navire de forage scientifique spécialisé dans les grandes profondeurs, doit mener des opérations d’échantillonnage afin d’évaluer la faisabilité technique et économique d’une future exploitation. Les autorités japonaises se montrent prudentes quant aux résultats attendus, mais estiment que cette mission pourrait constituer une première étape vers une production nationale de terres rares.

La croisière scientifique devrait se poursuivre jusqu’au 14 février. Au-delà de l’enjeu géopolitique, cette initiative soulève également des interrogations environnementales. L’extraction minière en eaux profondes reste un domaine encore peu exploré, suscitant des débats au niveau international sur ses impacts potentiels sur les écosystèmes marins.

LNT avec AFP

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Casablanca-Settat : la “Ville-Santé” au centre d’un colloque https://lnt.ma/casablanca-settat-la-ville-sante-au-centre-dun-colloque/ Mon, 12 Jan 2026 08:19:29 +0000 https://lnt.ma/?p=540010 Un colloque consacré à la place du concept de « Ville-Santé » dans les programmes de développement territoriaux intégrés s’est tenu samedi au siège de la région Casablanca-Settat. Organisée par l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD) et ses partenaires, cette rencontre a réuni des experts, universitaires et responsables institutionnels autour des […]

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Un colloque consacré à la place du concept de « Ville-Santé » dans les programmes de développement territoriaux intégrés s’est tenu samedi au siège de la région Casablanca-Settat. Organisée par l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD) et ses partenaires, cette rencontre a réuni des experts, universitaires et responsables institutionnels autour des enjeux croissants de la santé en milieu urbain et de son articulation avec les politiques publiques d’aménagement.

Les débats se sont inscrits dans un contexte marqué par une urbanisation rapide du pays. Plus de 60 % de la population nationale vit désormais en ville, ce qui fait de l’espace urbain un concentré de déterminants sanitaires majeurs. Qualité de l’air, de l’eau et des sols, organisation de la mobilité, conditions d’habitat, gestion des déchets, exposition au bruit, stress thermique ou encore accès aux espaces verts et aux activités physiques ont été identifiés comme autant de facteurs influençant directement la santé et le bien-être des citadins.

Les intervenants ont souligné que la santé ne peut plus être considérée comme un simple volet sectoriel, mais comme un levier transversal de cohésion sociale et d’attractivité économique pour les territoires. À leurs yeux, l’intégration systématique des enjeux sanitaires dans les politiques urbaines constitue une condition essentielle pour améliorer la qualité de vie, renforcer la résilience des villes face aux chocs environnementaux et accompagner la transition écologique.

Dans ce cadre, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé au Maroc, Dr Mondher Lataief, a rappelé les fondements de l’initiative internationale « Ville-Santé ». Celle-ci vise à accompagner les collectivités territoriales dans la mise en œuvre d’actions multisectorielles destinées à améliorer la santé globale des populations urbaines. Cette approche s’appuie notamment sur la promotion des espaces verts, la lutte contre la pollution atmosphérique, le développement des mobilités douces et la prévention des maladies transmissibles, dans une logique d’interaction entre urbanisme, environnement et santé publique.

Pour Abdelahad Fassi Fihri, ancien ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, la réflexion autour de la « Ville-Santé » doit aussi porter sur l’évolution des modèles architecturaux et urbains. Il a insisté sur la nécessité de concevoir des formes de ville mieux adaptées aux besoins des populations, favorisant le bien-être, la proximité des services et l’accessibilité des espaces publics. Cette orientation, a-t-il ajouté, doit s’inscrire dans une politique écologique globale, capable d’accompagner un développement urbain durable et équilibré.

L’approche « One Health », présentée par la professeure Rajae El Aouad, présidente de l’association One Health Maroc, a constitué un autre axe structurant des échanges. Cette démarche intégrée permet, selon elle, de mieux appréhender les interactions entre santé humaine, santé animale et environnement en milieu urbain. Face à une urbanisation rapide, les risques sanitaires se multiplient, qu’il s’agisse de pollution, de maladies zoonotiques, d’îlots de chaleur ou d’inégalités sociales. Elle a plaidé pour des politiques publiques transversales fondées sur la gouvernance intégrée, la surveillance sanitaire partagée et une participation accrue des citoyens.

Pour les organisateurs, ce premier colloque régional dédié à la « Ville-Santé » a surtout vocation à sensibiliser les décideurs et les acteurs locaux à l’importance de placer la santé au cœur des stratégies territoriales. Dans une déclaration, le coordinateur de l’AMCDD Casablanca-Settat, Jemmâ El Mehdi, a expliqué que l’objectif est de promouvoir l’intégration de ce concept dans les plans de développement territoriaux intégrés, afin de faire de la santé un critère structurant des politiques urbaines.

Les discussions ont mis en lumière la nécessité d’un dialogue constant entre les professionnels de la santé, les urbanistes, les élus locaux et les acteurs de l’environnement. Cette convergence des expertises apparaît indispensable pour élaborer des modèles de développement capables de répondre aux défis contemporains, qu’il s’agisse du changement climatique, de la pression démographique ou de la dégradation de la qualité de vie en milieu urbain.

LNT

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Accord UE-Mercosur : nouvelle journée de mobilisation en France, des ports ciblés par les agriculteurs https://lnt.ma/accord-ue-mercosur-nouvelle-journee-de-mobilisation-en-france-des-ports-cibles-par-les-agriculteurs/ Mon, 12 Jan 2026 08:15:24 +0000 https://lnt.ma/?p=540012 Une nouvelle journée de mobilisation a marqué, lundi, le mouvement de contestation agricole contre l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Après les actions menées durant le week-end sur plusieurs axes routiers, les syndicats mobilisés ont cette fois-ci visé des sites portuaires stratégiques, avec le blocage d’un dépôt pétrolier à La Rochelle […]

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Une nouvelle journée de mobilisation a marqué, lundi, le mouvement de contestation agricole contre l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Après les actions menées durant le week-end sur plusieurs axes routiers, les syndicats mobilisés ont cette fois-ci visé des sites portuaires stratégiques, avec le blocage d’un dépôt pétrolier à La Rochelle et d’un silo céréalier à Bayonne.

À La Rochelle, une trentaine de tracteurs et une soixantaine de manifestants, réunis à l’appel de la Coordination rurale de Charente-Maritime, ont installé un barrage de ballots de paille devant les installations pétrolières du port industriel de La Pallice. L’objectif affiché était de perturber l’activité logistique liée aux importations, dans un contexte de forte opposition au projet d’accord de libre-échange avec l’Amérique du Sud.

Dans le même temps, sur le port de Bayonne, plusieurs organisations agricoles – la Confédération paysanne, le Modef et le syndicat basque ELB – ont annoncé le blocage du site céréalier Maïsica, malgré une interdiction préfectorale de rassemblement. Selon les organisateurs, une trentaine de tracteurs ont bloqué les entrées du site, alors que les militants convergeaient vers la zone portuaire en début de matinée.

Ces actions s’inscrivent dans le prolongement des mouvements du week-end, marqués notamment par un barrage filtrant sur le port du Havre. En Normandie, environ 150 agriculteurs ont décidé d’inspecter les camions accédant au port afin de contrôler la nature des marchandises et d’écarter, autant que possible, les produits alimentaires jugés non conformes aux normes européennes imposées aux producteurs français. Les manifestants ont indiqué ne pas vouloir bloquer totalement l’entrée du port, mais instaurer un contrôle systématique des flux.

Dans les Hauts-de-France, la Coordination rurale du Pas-de-Calais a pour sa part maintenu un barrage filtrant sur l’autoroute A1, dans le sens Lille-Paris, qu’elle entend prolonger au moins jusqu’à mercredi. Cette autoroute, présentée par son concessionnaire comme l’axe routier le plus fréquenté de France, constitue un point névralgique du trafic national. Les responsables du mouvement affirment disposer d’effectifs suffisants pour « tenir le siège » pendant plusieurs jours.

À Bayonne, la situation a en revanche évolué durant la nuit de dimanche à lundi sur l’autoroute A63, où un groupe d’une centaine d’agriculteurs non syndiqués, surnommés « les Ultras de l’A63 », bloquait l’axe reliant la France à l’Espagne depuis vendredi. Après une intervention du préfet des Pyrénées-Atlantiques, qui s’est rendu sur place pour dialoguer avec les manifestants, le barrage a été levé entre 23h00 et 1h30 du matin. Les autorités ont indiqué que cette réouverture s’est déroulée sans dégradation et que la circulation a repris dans les deux sens.

La mobilisation dépasse par ailleurs les frontières françaises. Des manifestations ont été signalées en Italie, en Pologne ou encore en Irlande, illustrant l’ampleur des inquiétudes suscitées par l’accord UE-Mercosur, qui doit être signé prochainement au Paraguay. Ce traité créerait l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde, rassemblant plus de 700 millions de consommateurs.

À l’origine, le mouvement agricole s’était structuré autour de la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse bovine, mais il a pris une nouvelle dimension après le feu vert donné par les institutions européennes au texte avec le Mercosur. Les opposants estiment que cet accord risque de bouleverser l’équilibre du secteur agricole européen, en favorisant l’importation de produits moins chers en provenance d’Amérique latine, issus de systèmes de production qui ne respecteraient pas toujours les normes sanitaires, environnementales et sociales appliquées dans l’Union.

Les organisations mobilisées dénoncent également le manque de contrôles jugés suffisants sur ces importations et redoutent une concurrence qu’elles considèrent déloyale. En ciblant désormais des infrastructures portuaires, des dépôts pétroliers et des silos céréaliers, les agriculteurs entendent accentuer la pression sur les pouvoirs publics et sur les acteurs économiques impliqués dans les flux commerciaux internationaux, dans l’attente de clarifications sur l’avenir de l’accord et sur les mesures de protection du secteur agricole européen.

LNT avec AFP

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Grâce Royale au profit de 1.386 personnes à l’occasion de la commémoration du Manifeste de l’Indépendance https://lnt.ma/grace-royale-au-profit-de-1-386-personnes-a-loccasion-de-la-commemoration-du-manifeste-de-lindependance/ Mon, 12 Jan 2026 08:11:12 +0000 https://lnt.ma/?p=540007 À l’occasion de la commémoration de la présentation du Manifeste de l’Indépendance, le Roi Mohammed VI a accordé une grâce royale à 1.386 personnes condamnées par différents tribunaux du Royaume. L’annonce a été faite par le ministère de la Justice, qui a précisé la répartition des bénéficiaires ainsi que la nature des mesures prises. Sur […]

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À l’occasion de la commémoration de la présentation du Manifeste de l’Indépendance, le Roi Mohammed VI a accordé une grâce royale à 1.386 personnes condamnées par différents tribunaux du Royaume. L’annonce a été faite par le ministère de la Justice, qui a précisé la répartition des bénéficiaires ainsi que la nature des mesures prises.

Sur l’ensemble des bénéficiaires, 1.157 personnes étaient en détention au moment de la décision royale. Parmi elles, 23 détenus ont bénéficié d’une grâce portant sur le reliquat de leur peine d’emprisonnement ou de réclusion, tandis que 1.133 autres ont obtenu une remise de leur peine. Un détenu condamné à la réclusion à perpétuité a vu sa peine commuée en peine à temps.

La grâce royale a également concerné 214 personnes en liberté. Pour ce groupe, 69 personnes ont bénéficié d’une grâce sur la peine d’emprisonnement ou son reliquat, neuf ont obtenu une grâce sur la peine d’emprisonnement avec maintien de l’amende, 124 ont bénéficié d’une remise de la peine d’amende, 11 ont été graciées à la fois sur la peine d’emprisonnement et sur l’amende, et une personne a obtenu une grâce portant à la fois sur la peine d’amende et sur le reliquat de la peine d’emprisonnement.

En plus de ces mesures, la grâce royale a été étendue à des détenus condamnés dans des affaires d’extrémisme et de terrorisme. Quinze personnes ont ainsi bénéficié de cette décision après avoir exprimé officiellement leur attachement aux constantes et aux sacralités de la Nation, aux institutions nationales, révisé leurs orientations idéologiques et rejeté l’extrémisme et le terrorisme. Dans ce cadre, neuf détenus ont obtenu une grâce sur le reliquat de leur peine privative de liberté, tandis que six autres ont bénéficié d’une remise du reliquat de leur peine.

LNT

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CAN-2025 : le Maroc retrouve les demi-finales après 22 ans d’attente https://lnt.ma/can-2025-le-maroc-retrouve-les-demi-finales-apres-22-ans-dattente/ Sat, 10 Jan 2026 12:57:59 +0000 https://lnt.ma/?p=539996 La sélection marocaine a validé son retour dans le dernier carré de la Coupe d’Afrique des Nations en s’imposant face au Cameroun (2-0) en quart de finale, vendredi au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Cette qualification met fin à une attente de plus de deux décennies pour le football national et relance l’ambition des […]

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La sélection marocaine a validé son retour dans le dernier carré de la Coupe d’Afrique des Nations en s’imposant face au Cameroun (2-0) en quart de finale, vendredi au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Cette qualification met fin à une attente de plus de deux décennies pour le football national et relance l’ambition des Lions de l’Atlas dans une compétition organisée sur leurs terres.

Ce succès a été acquis au terme d’une rencontre maîtrisée, durant laquelle les joueurs de Walid Regragui ont affiché une solidité collective et une intensité élevée, notamment en première période. Les buts ont été inscrits par Brahim Diaz à la 26e minute et Ismaïl Saibari à la 74e, confirmant l’efficacité offensive de l’équipe nationale dans les moments clés.

Une qualification attendue depuis 22 ans

La dernière présence du Maroc en demi-finale de la CAN remontait à 2004. Depuis, plusieurs générations se sont succédé sans parvenir à franchir le cap des quarts de finale. Cette victoire contre le Cameroun marque donc une étape importante pour la sélection nationale, qui retrouve une place parmi les quatre meilleures équipes du continent.

Pour Walid Regragui, cette qualification est « historique », tout en appelant à la prudence. « Cela fait 22 ans que le Maroc ne s’est plus qualifié pour le dernier carré. La victoire est méritée, mais un autre match, encore une fois historique, nous attend en demi-finale », a-t-il déclaré en conférence de presse. Le sélectionneur a également souligné que ses joueurs avaient livré « la meilleure première mi-temps depuis le Mondial 2022 », avant de reconnaître que la rencontre s’était rééquilibrée en seconde période.

Brahim Diaz, figure de proue du parcours marocain

Auteur de l’ouverture du score face au Cameroun, Brahim Diaz confirme son statut de joueur clé dans cette CAN. Avec cinq buts en cinq matchs, l’attaquant madrilène occupe seul la tête du classement des buteurs du tournoi. Une telle régularité sur l’ensemble de la phase à élimination directe constitue une performance notable pour un joueur marocain dans une compétition continentale.

Son influence dépasse le simple aspect statistique, puisqu’il est devenu l’un des principaux détonateurs du jeu offensif des Lions de l’Atlas. Sa capacité à faire la différence dans les moments décisifs s’est révélée déterminante lors de ce quart de finale.

Une revanche face à une “bête noire”

Au-delà de l’enjeu sportif immédiat, la victoire face au Cameroun revêt une forte dimension symbolique. Les Lions Indomptables avaient éliminé le pays organisateur lors de leurs cinq précédentes confrontations dans des CAN organisées à domicile par leurs adversaires, notamment le Maroc en 1988. En s’imposant cette fois-ci, les Lions de l’Atlas ont mis fin à cette série et pris une revanche attendue par le public marocain.

Malgré l’élimination, Walid Regragui a salué la qualité de la sélection camerounaise, estimant qu’elle « aura son mot à dire dans les années à venir », en référence à une équipe rajeunie et en reconstruction.

L’un des éléments marquants de ce quart de finale a été l’impact du public. Regragui a indiqué que l’équipe avait « joué à douze », soulignant l’importance du soutien des supporters dans la performance de ses joueurs. Cet avis est partagé par plusieurs cadres de la sélection.

Sofyan Amrabat a ainsi déclaré que l’ambiance avait été « incroyable » et que « leur impact est bénéfique et décisif ». Selon lui, « il est très difficile pour n’importe quelle équipe de venir jouer ici contre nous ». Le milieu de terrain a également mis en avant la dimension collective de la victoire, rappelant que l’équipe avait joué « avec le cœur », dans un match marqué par de nombreux duels.

Des joueurs déterminés à aller plus loin

Ismaïl Saibari, élu homme du match, a estimé que la rencontre avait été « très intense », soulignant la solidité défensive et l’efficacité offensive de l’équipe. Il a affirmé que les Lions de l’Atlas étaient désormais « concentrés sur les demi-finales » et déterminés à travailler pour atteindre la finale.

Romain Saïss a pour sa part évoqué le sentiment d’avoir « brisé un plafond de verre » qui empêchait jusque-là l’équipe nationale de dépasser les quarts de finale. « Cette victoire n’est pas une fin en soi », a-t-il précisé, ajoutant que le groupe se projette déjà sur la demi-finale.

Soufiane Rahimi a également appelé à la vigilance, estimant que « tout n’est pas encore accompli » et que la concentration doit rester totale pour viser le titre.

La sélection marocaine affrontera le Nigeria, qui s’est qualifié, samedi, aux dépens de l’Algérie (2-0), en demi-finale.

LNT

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Bourse de Casablanca : les OPCVM et les particuliers marocains dominent les échanges au troisième trimestre 2025 https://lnt.ma/bourse-de-casablanca-les-opcvm-et-les-particuliers-marocains-dominent-les-echanges-au-troisieme-trimestre-2025/ Fri, 09 Jan 2026 09:57:57 +0000 https://lnt.ma/?p=539964 L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a publié son rapport sur le profil des investisseurs en Bourse pour le troisième trimestre 2025, mettant en lumière une forte concentration des échanges sur le compartiment actions du marché central de la Bourse de Casablanca au profit des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a publié son rapport sur le profil des investisseurs en Bourse pour le troisième trimestre 2025, mettant en lumière une forte concentration des échanges sur le compartiment actions du marché central de la Bourse de Casablanca au profit des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) et des personnes physiques marocaines.

Selon les données arrêtées à fin septembre 2025, ces deux catégories d’investisseurs ont représenté à elles seules 63,4 % du volume global des transactions réalisées durant le trimestre. Cette prépondérance confirme leur rôle central dans l’animation du marché actions, dans un contexte marqué par une nette reprise de l’activité boursière et une amélioration des indicateurs de performance.

Les personnes morales marocaines se classent en troisième position avec une part de 24,9 % du volume échangé, suivies des investisseurs dont les ordres transitent via le réseau bancaire (5,8 %) et des personnes morales étrangères (5,5 %). Cette répartition traduit un marché principalement porté par l’épargne nationale, tant institutionnelle qu’individuelle.

Le volume transactionnel global sur le marché central des actions a atteint 34,4 milliards de dirhams au troisième trimestre 2025, contre 13,1 milliards de dirhams sur la même période de l’année précédente, soit une progression de 162 % en glissement annuel. Cette dynamique s’est accompagnée d’une évolution favorable des indices boursiers, avec une hausse trimestrielle de 4 % pour le MASI et de 3,5 % pour le MASI 20, témoignant d’un climat de marché globalement porteur.

Dans le détail, les OPCVM se sont positionnés en acheteurs nets sur le trimestre. Ils ont réalisé des achats pour un montant de 11,6 milliards de dirhams et des ventes pour 8,4 milliards de dirhams. Comparativement au troisième trimestre 2024, leurs volumes d’achats et de ventes ont été multipliés respectivement par 2,3 et 2,2, illustrant un renforcement significatif de leur présence sur le marché actions.

Les personnes physiques marocaines ont également affiché une activité soutenue. Leurs achats se sont élevés à 9 milliards de dirhams, en hausse de 2,7 fois par rapport au même trimestre de l’année précédente et de 15,7 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Du côté des ventes, elles ont totalisé 9,1 milliards de dirhams, soit une progression de 2,8 fois en glissement annuel et de 14,2 % en variation trimestrielle. Ce niveau d’activité place les particuliers marocains parmi les principaux moteurs de la liquidité boursière, traduisant un regain d’intérêt pour les placements en actions.

À l’inverse, les personnes morales marocaines se sont retrouvées en position nette vendeuse. Elles ont procédé à des ventes pour 8,2 milliards de dirhams, contre des achats de 6,7 milliards de dirhams. Par rapport au troisième trimestre 2024, leurs volumes d’achats et de ventes ont été multipliés par 2,1, ce qui reflète une intensification de leurs opérations malgré une orientation globale à la cession sur la période.

Les investisseurs dont les ordres transitent via le réseau bancaire ont enregistré des achats de 1,3 milliard de dirhams et des ventes de 2,2 milliards de dirhams. En glissement annuel, leurs achats ont été multipliés par trois et leurs ventes par 2,2, indiquant une montée en puissance progressive de cette catégorie, même si son poids reste limité dans l’ensemble des transactions.

Quant aux personnes morales étrangères, elles ont réalisé des ventes de 1,9 milliard de dirhams, en hausse de 2,5 fois par rapport au troisième trimestre 2024 et de 4,7 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Leurs achats se sont établis à 1,4 milliard de dirhams, soit près du double du volume observé un an auparavant. Malgré cette progression, leur contribution au volume global demeure modeste, ce qui suggère une implication encore prudente des investisseurs étrangers sur le marché actions marocain au cours de la période.

Au-delà des chiffres, cette photographie du troisième trimestre 2025 met en évidence une configuration de marché largement dominée par l’épargne domestique, avec un rôle moteur des OPCVM et des particuliers marocains. Cette structure confère au marché une certaine résilience, mais pose également la question de la diversification des profils d’investisseurs et du renforcement de l’attractivité de la place pour les capitaux internationaux.

LNT

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Bank Al-Maghrib publie son premier “Guide du parcours Fintech” pour structurer l’accès au cadre réglementaire https://lnt.ma/bank-al-maghrib-publie-son-premier-guide-du-parcours-fintech-pour-structurer-lacces-au-cadre-reglementaire/ Fri, 09 Jan 2026 09:56:01 +0000 https://lnt.ma/?p=539959 Bank Al-Maghrib a rendu public en décembre 2025 le Guide du parcours Fintech auprès de Bank Al-Maghrib, un document de référence destiné à orienter les porteurs de projets fintech dans leurs interactions avec l’autorité monétaire. Deux principaux éléments à retenir : le guide précise les activités fintech qui tombent sous l’autorité de la banque centrale, […]

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Bank Al-Maghrib a rendu public en décembre 2025 le Guide du parcours Fintech auprès de Bank Al-Maghrib, un document de référence destiné à orienter les porteurs de projets fintech dans leurs interactions avec l’autorité monétaire. Deux principaux éléments à retenir : le guide précise les activités fintech qui tombent sous l’autorité de la banque centrale, ainsi que les démarches à suivre pour obtenir un agrément, par exemple en tant que société de financement.

Présenté comme un outil d’accompagnement et de clarification, ce guide entend donner de la visibilité sur les démarches réglementaires, les délais indicatifs et les exigences documentaires applicables aux start-up innovantes opérant dans le champ des services financiers.

Dans son préambule, la Banque centrale précise que ce document a vocation à informer et non à se substituer aux textes législatifs et réglementaires en vigueur. Il exclut de son périmètre les innovations développées par des établissements déjà agréés, ainsi que les solutions dites “RegTech” et “SupTech”, centrées respectivement sur la conformité et la supervision. L’objectif affiché est de soutenir l’émergence d’un écosystème fintech “dynamique, inclusif et responsable”, en balisant les différentes étapes du dialogue entre les porteurs de projets et le régulateur.

Le guide rappelle qu’il n’existe pas de définition légale formelle de la fintech, mais s’appuie sur celle du Conseil de stabilité financière et du Comité de Bâle, qui la décrivent comme toute innovation financière fondée sur la technologie, susceptible d’avoir un impact significatif sur les marchés et les établissements financiers. Deux grandes catégories sont distinguées : les “fintech métier”, couvrant les services bancaires de base, et les “fintech support”, englobant des solutions transverses comme la blockchain, l’intelligence artificielle, le cloud ou les outils de cybersécurité, dont la liste détaillée figure dans un tableau de classification.

Le rôle de Bank Al-Maghrib est précisé autour de ses missions classiques de régulation bancaire : élaboration de la réglementation, délivrance des agréments et supervision des activités à caractère bancaire, parmi lesquelles l’octroi de crédits, la collecte de dépôts, la gestion des moyens de paiement et l’exécution des transferts de fonds. Dans une logique de promotion de l’innovation, la Banque indique travailler à l’adaptation du cadre réglementaire, à l’interaction avec la communauté fintech et à l’accompagnement des projets tout au long du processus d’instruction.

Sur le plan opérationnel, la Direction de la Supervision Bancaire est désignée comme point d’entrée unique. Les projets sont traités par le Département de la régulation de la finance digitale et celui de la Réglementation et des Agréments, avec la possibilité d’orienter les porteurs vers d’autres autorités comme l’AMMC, l’ACAPS ou l’Office des Changes selon la nature de l’activité envisagée.

Le parcours débute par une prise de contact formalisée par courrier électronique ou postal. Le guide détaille ensuite deux niveaux d’échanges préalables : la consultation réglementaire, organisée sous deux jours pour répondre à des questions générales, et la consultation d’avis sur un projet précis, donnant lieu à une réunion de présentation dans un délai de deux semaines. À ce stade, le porteur est invité à fournir une note de présentation incluant la description de l’activité, un business plan sur au moins trois ans, la structure de financement et le calendrier prévisionnel, afin de permettre à la Banque d’émettre un avis écrit.

Lorsque le projet relève d’un agrément obligatoire, la procédure formelle est enclenchée. Le guide décrit la constitution du dossier selon un modèle type disponible sur le site de Bank Al-Maghrib, son dépôt par voie électronique et l’organisation d’une réunion dans les quinze jours suivant l’accusé de réception. La présentation attendue couvre la gouvernance, l’actionnariat, le projet, le business plan sur cinq ans, ainsi que les dispositifs de contrôle interne, de lutte contre le blanchiment de capitaux, de protection des consommateurs et des données personnelles.

L’instruction de la demande repose sur une analyse itérative portant sur le modèle d’affaires, la solidité financière, la maîtrise des risques et la capacité du porteur à mener le projet à terme. Bank Al-Maghrib fixe un délai maximal de quatre mois à compter de la réception complète du dossier. En cas d’absence de réponse prolongée du porteur, le dossier peut être classé sans suite.

La décision finale est prise par le Comité des établissements de crédit, présidé par le Wali de Bank Al-Maghrib, qui peut accorder un agrément sans réserve, l’assortir d’engagements ou opposer un refus motivé. En cas d’accord, l’agrément est publié au Bulletin officiel et la fintech est autorisée à démarrer ses activités sous supervision.

Les annexes dressent enfin la liste des activités nécessitant un agrément – réception de fonds du public, opérations de crédit, services de paiement, financement collaboratif – ainsi que les différents statuts délivrés par Bank Al-Maghrib, avec leurs bases légales et délais d’instruction, allant de 45 jours pour certaines sociétés de crowdfunding à quatre mois pour les banques, établissements de paiement ou sociétés de transfert de fonds.

SB

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Régionalisation avancée : l’Exécutif fait le point sur une décennie de déploiement https://lnt.ma/regionalisation-avancee-lexecutif-fait-le-point-sur-une-decennie-de-deploiement/ Fri, 09 Jan 2026 09:19:32 +0000 https://lnt.ma/?p=539956 La réunion périodique consacrée au suivi de la mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée s’est tenue jeudi au siège du ministère de l’Intérieur à Rabat, dans le cadre du processus de concertation engagé pour opérationnaliser ce projet structurant. Cette rencontre a réuni un large éventail de membres du gouvernement, la présidente de […]

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La réunion périodique consacrée au suivi de la mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée s’est tenue jeudi au siège du ministère de l’Intérieur à Rabat, dans le cadre du processus de concertation engagé pour opérationnaliser ce projet structurant. Cette rencontre a réuni un large éventail de membres du gouvernement, la présidente de l’Association des Régions du Maroc, ainsi que les walis et présidents des conseils régionaux.

Autour de la table figuraient notamment les ministres de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, de l’Équipement et de l’Eau, de l’Éducation nationale, de l’Aménagement du territoire, de l’Inclusion économique, du Tourisme, de l’Enseignement supérieur, de la Transition énergétique, du Transport, de la Jeunesse et de la Culture, ainsi que plusieurs ministres délégués et secrétaires d’État. Cette forte mobilisation gouvernementale traduit l’importance accordée à ce chantier royal lancé il y a une décennie.

Les travaux ont débuté par la présentation du bilan d’étape de la régionalisation avancée. Les participants ont passé en revue les principales réalisations enregistrées, au premier rang desquelles l’élaboration par l’ensemble des douze régions du Royaume de leurs schémas régionaux d’aménagement du territoire et de leurs programmes de développement régional. Sur le plan financier, le transfert des crédits aux budgets régionaux a atteint en 2025 un taux record de 100 %, marquant une avancée notable dans le processus de déconcentration des ressources.

La réunion a également permis d’identifier les principaux défis freinant la pleine effectivité de la régionalisation, notamment l’activation de la Charte nationale de la déconcentration administrative et la clarification des compétences respectives de l’État et des régions. La question du financement durable du chantier figure également parmi les points de vigilance, au regard des exigences croissantes en matière d’investissement territorial.

Dans ce contexte, un projet de feuille de route pour le parachèvement du chantier a été présenté. Élaboré en exécution des Hautes Orientations Royales contenues dans le Message Royal adressé aux participants aux deuxièmes Assises nationales de la régionalisation avancée, tenues à Tanger en décembre 2024, ce document vise à tracer une trajectoire claire pour la prochaine phase du déploiement. Il intègre les conclusions de ces Assises, les recommandations générales et les conventions signées à cette occasion, tout en tenant compte des priorités fixées dans le Discours du Trône 2025, notamment l’adoption d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial.

La feuille de route validée comprend 97 mécanismes procéduraux, dont 35 inscrits dans un programme prioritaire articulé autour de quatre axes. Il s’agit du renforcement de l’investissement productif pour soutenir l’emploi, du développement des infrastructures et des services de base en milieux urbain et rural, de la rationalisation des ressources hydriques, énergétiques et environnementales, ainsi que de la consolidation de la mise à niveau territoriale intégrée. La mise en œuvre de ce programme prioritaire doit débuter dès février 2026, avec des actions prévues à court et très court termes.

À l’issue de la réunion, plusieurs ministres ont souligné, dans des déclarations à la presse, l’importance de cette étape pour évaluer le processus de décentralisation et de déconcentration. Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saad Berrada, a rappelé que son département, fort de son réseau d’académies régionales et de directions provinciales, constitue un acteur pionnier dans ce domaine, ce qui permet une meilleure déclinaison des politiques publiques au niveau territorial.

De son côté, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a estimé que la rencontre a permis d’évaluer de manière globale le bilan de dix années de régionalisation, soulignant que les partenariats entre les départements ministériels et les conseils élus ont été déterminants dans la mise en œuvre de grands projets au niveau régional.

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a, pour sa part, mis en avant les progrès réalisés dans l’application des accords issus des Assises de Tanger, notamment dans le domaine de l’eau, à travers le lancement effectif du plan hydrique national. Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer les plans de développement intégré au niveau local afin d’améliorer les conditions de vie et la qualité des services offerts aux citoyens.

La présidente de l’Association des Régions du Maroc, Mbarka Bouaida, a qualifié cette réunion d’étape charnière pour dresser le bilan d’une décennie de déploiement et approuver la feuille de route de la prochaine phase. Elle a indiqué qu’un arsenal juridique composé de projets de lois, de décrets et de circulaires est en cours de finalisation pour clarifier les prérogatives des régions et préparer le terrain aux prochaines échéances électorales. Elle a également insisté sur l’importance du volet investissement et développement économique en tant que compétence propre aux régions, tout en rappelant le rôle central de la Charte nationale de la déconcentration administrative comme pilier complémentaire de la régionalisation avancée.

LNT

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Rabat accueille l’exposition nationale « 60 ans de peinture au Maroc » https://lnt.ma/rabat-accueille-lexposition-nationale-60-ans-de-peinture-au-maroc/ Wed, 07 Jan 2026 14:53:22 +0000 https://lnt.ma/?p=539918 La Galerie Nationale Bab Rouah à Rabat a abrité, mardi, le vernissage de la grande exposition nationale intitulée « 60 ans de peinture au Maroc », placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI. Cette manifestation culturelle propose une lecture rétrospective de six décennies de création plastique marocaine, en interrogeant les notions d’identité, de […]

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La Galerie Nationale Bab Rouah à Rabat a abrité, mardi, le vernissage de la grande exposition nationale intitulée « 60 ans de peinture au Maroc », placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI. Cette manifestation culturelle propose une lecture rétrospective de six décennies de création plastique marocaine, en interrogeant les notions d’identité, de modernité et de mémoire visuelle dans un contexte culturel en constante évolution.

Organisée par le Syndicat marocain des artistes plasticiens professionnels, avec le soutien du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et en partenariat avec le Musée Bank Al-Maghrib et la Villa des Arts – Fondation Al Mada, l’exposition rassemble une sélection d’œuvres représentatives des différentes générations d’artistes. Elle met en dialogue les pionniers du mouvement plastique marocain et les créateurs contemporains, offrant ainsi un panorama des trajectoires esthétiques qui ont marqué l’histoire récente des arts visuels au Maroc.

À travers cette sélection, les organisateurs entendent proposer une vision globale de l’évolution des pratiques plastiques nationales, tout en rendant hommage aux artistes ayant contribué à façonner la mémoire artistique collective. L’événement souligne également le rôle structurant des arts plastiques dans le développement culturel du Royaume et leur contribution à son rayonnement.

Le président du Syndicat marocain des artistes peintres professionnels, Mohammed Mansouri Idrissi, a indiqué que plus de 160 artistes marocains de la nouvelle génération participent à cette manifestation. Celle-ci est accompagnée de la publication d’un ouvrage d’art retraçant cette expérience, incluant des contributions académiques et une documentation photographique des œuvres exposées, ce qui renforce la dimension patrimoniale et de transmission de l’initiative.

Selon lui, l’exposition s’articule autour d’une problématique centrale ayant traversé la scène artistique marocaine depuis le milieu des années 1960, celle du rapport entre identité marocaine et modernité. Les artistes de la première génération ont abordé cette question en s’inspirant des courants internationaux, tout en cherchant à intégrer des références et des sensibilités locales, contribuant ainsi à l’émergence d’une pensée plastique propre au Maroc.

L’artiste peintre Bouzaïd Bouabid a pour sa part souligné que l’exposition met en regard les premières expériences des arts plastiques marocains et les tendances contemporaines les plus récentes. Les œuvres présentées témoignent d’une diversité de techniques et de supports, allant de la peinture à l’huile et de l’aquarelle aux arts graphiques, à l’installation et à la performance. Cette pluralité reflète l’évolution des pratiques et la capacité des artistes marocains à s’approprier de nouveaux langages visuels.

L’exposition est déployée sur quatre espaces culturels emblématiques de la capitale : la Galerie Nationale Bab Rouah, la Villa des Arts – Fondation Al Mada, le Musée Bank Al-Maghrib et la Galerie Bab El Kébir aux Oudayas. Cette configuration permet de répartir les œuvres selon des thématiques et des périodes, tout en invitant le public à parcourir différents lieux patrimoniaux de Rabat.

À l’issue de son étape rabatie, l’exposition entamera une tournée nationale dans plusieurs villes du Royaume, notamment Casablanca, Tanger, Marrakech et Laâyoune. Cette itinérance vise à élargir l’accès du public aux arts plastiques marocains et à renforcer leur présence sur la scène culturelle nationale.

Plusieurs galeries professionnelles se sont associées à cette célébration, parmi lesquelles la Galerie Dar d’Art à Tanger, l’Eden Art Gallery et la Galerie 38 à Casablanca, la Galerie Noir sur Blanc et Khalid Fine Arts à Marrakech, la Kent Gallery à Tanger, le Loft Art Gallery et la Myriem Himmich Gallery à Casablanca.

LNT

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L’ONMT mobilisé autour de la CAN 2025 pour la promotion touristique du Maroc https://lnt.ma/lonmt-mobilise-autour-de-la-can-2025-pour-la-promotion-touristique-du-maroc/ Wed, 07 Jan 2026 14:07:34 +0000 https://lnt.ma/?p=539912 Alors que la Coupe d’Afrique des Nations 2025 se déroule au Maroc, l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) a engagé un dispositif de promotion articulé autour de l’accueil de prescripteurs de voyages, de tour-opérateurs, de fédérations professionnelles et de journalistes internationaux, invités à découvrir la destination sous l’angle du concept « Maroc, Terre de football […]

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Alors que la Coupe d’Afrique des Nations 2025 se déroule au Maroc, l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) a engagé un dispositif de promotion articulé autour de l’accueil de prescripteurs de voyages, de tour-opérateurs, de fédérations professionnelles et de journalistes internationaux, invités à découvrir la destination sous l’angle du concept « Maroc, Terre de football ». Cette initiative vise à valoriser les capacités du Royaume à organiser des événements sportifs internationaux et à renforcer son positionnement sur les marchés touristiques stratégiques.

Dans ce cadre, l’ONMT a convié des acteurs du tourisme et des médias spécialisés provenant notamment des États-Unis, d’Espagne, de France, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, d’Italie et de Belgique. Le programme proposé comprend l’accès à plusieurs rencontres de la compétition, des visites d’infrastructures sportives et aéroportuaires, ainsi que la découverte de différentes destinations culturelles et naturelles du pays. L’objectif est de permettre à ces invités d’apprécier les conditions d’accueil, la qualité des équipements et la diversité de l’offre touristique marocaine.

Ces marchés figurent parmi les principaux bassins émetteurs pour le tourisme marocain. Ils sont identifiés comme porteurs d’un potentiel de croissance important, notamment en matière de tourisme à valeur ajoutée. En favorisant l’immersion sur le terrain des prescripteurs et des journalistes, l’ONMT entend créer un effet de relais auprès des professionnels du secteur et du grand public, à travers des reportages, des contenus éditoriaux et des recommandations.

La CAN 2025 est ainsi présentée comme une vitrine de la destination Maroc, où le sport s’articule avec la culture, le patrimoine et les infrastructures touristiques. Le dispositif déployé pendant la compétition s’inscrit dans une stratégie plus large déjà engagée par l’Office, comprenant notamment l’organisation de road shows en Afrique et en Europe, la dynamisation de l’offre aérienne en lien avec plusieurs compagnies, ainsi que la diffusion d’un film promotionnel intitulé « Maroc, Terre de football », programmé simultanément dans une douzaine de pays et sur le territoire national.

Sur le plan de l’animation locale, des fan-zones ont été installées dans plusieurs villes, dont Essaouira, El Jadida, Oujda, Béni Mellal et Laâyoune, afin d’accompagner la compétition d’une dimension populaire et de renforcer l’appropriation de l’événement par les populations locales.

LNT

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Rabat accueille un Symposium scientifique international sur la sécurité des grands événements sportifs https://lnt.ma/rabat-accueille-un-symposium-scientifique-international-sur-la-securite-des-grands-evenements-sportifs/ Wed, 07 Jan 2026 14:07:10 +0000 https://lnt.ma/?p=539910 Les travaux du Symposium scientifique international consacré à « La sécurité des grands événements sportifs : défis sécuritaires et juridiques à l’ère des transformations numériques » ont été ouverts mercredi à Rabat. Cette rencontre de trois jours s’inscrit dans un contexte marqué par l’accueil par le Maroc de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et […]

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Les travaux du Symposium scientifique international consacré à « La sécurité des grands événements sportifs : défis sécuritaires et juridiques à l’ère des transformations numériques » ont été ouverts mercredi à Rabat. Cette rencontre de trois jours s’inscrit dans un contexte marqué par l’accueil par le Maroc de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et par les préparatifs liés à la co-organisation de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal.

L’événement est organisé par le ministère de la Justice en partenariat avec l’Université Arabe Naif des Sciences de la Sécurité, la Direction générale de la sûreté nationale, le Commandement de la Gendarmerie Royale et la Fédération Royale Marocaine de Football, avec l’appui du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, de l’Organisation internationale pour les migrations et de l’Union sportive arabe de la police.

La séance d’ouverture a réuni des ministres, des responsables de haut niveau et des experts nationaux et internationaux issus d’institutions telles que la Fédération internationale de football, plusieurs confédérations continentales, Interpol, Europol, le Conseil de l’Europe, la Commission de l’Union africaine ainsi que l’Autorité britannique chargée de la sécurité dans les stades. Des représentants des secteurs de la justice, de l’intérieur, de la sécurité et du sport de plusieurs pays, aux côtés de chercheurs spécialisés dans la lutte contre le terrorisme, la cybersécurité et le crime organisé, prennent également part aux travaux.

Ce symposium entend examiner de manière transversale les enjeux liés à la sécurisation des grandes manifestations sportives, en tenant compte des évolutions technologiques rapides et de la transformation numérique des dispositifs de sécurité. Les échanges portent à la fois sur les dimensions opérationnelles, juridiques et organisationnelles de la sécurité des événements sportifs, dans un contexte où ces manifestations rassemblent des foules importantes et mobilisent des infrastructures complexes.

L’un des objectifs affichés est de favoriser le partage d’expériences entre les différents acteurs impliqués dans la sécurisation des événements sportifs. Les organisateurs souhaitent enrichir le débat autour des cadres juridiques et réglementaires en vigueur, tant au niveau national qu’international, et analyser les dispositifs préventifs susceptibles de limiter les risques liés au terrorisme, à la criminalité organisée et aux incidents de masse.

Le programme scientifique du symposium est structuré autour de plusieurs axes. Des sessions sont consacrées aux opportunités et aux défis que représentent les grands événements sportifs à l’ère numérique, notamment en matière de collecte et de traitement de données, de protection des systèmes d’information et d’intégration de solutions technologiques avancées. Les participants s’attardent également sur le rôle du sport dans la prévention de l’extrémisme violent et du crime organisé, ainsi que sur sa contribution potentielle au renforcement de la cohésion sociale.

Parmi les thématiques abordées figurent la gestion préventive des foules, l’usage de l’intelligence artificielle et des technologies de cybersécurité dans les dispositifs de surveillance, ainsi que le cadre juridique encadrant le traitement judiciaire des affaires liées à la sécurité des manifestations sportives. Des ateliers sont également prévus pour examiner la planification opérationnelle de l’accueil des événements sportifs à venir, à la lumière des standards internationaux et des expériences récentes.

Le symposium prévoit en outre la présentation de plusieurs retours d’expérience internationaux. Les dispositifs mis en place lors de la Coupe du monde Qatar 2022 feront l’objet d’analyses, de même que la Convention du Conseil de l’Europe relative à la sécurité, à la sûreté et aux services lors des manifestations sportives. L’expertise britannique en matière de gestion de la sécurité dans les stades, souvent citée comme référence, est également au programme des discussions.

LNT

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Chambre des représentants : la Commission de justice adopte le projet de loi modifiant le Code de commerce https://lnt.ma/chambre-des-representants-la-commission-de-justice-adopte-le-projet-de-loi-modifiant-le-code-de-commerce/ Wed, 07 Jan 2026 13:50:05 +0000 https://lnt.ma/?p=539908 La Commission de justice, de législation, des droits de l’Homme et des libertés à la Chambre des représentants a adopté, mercredi à Rabat, le projet de loi n°71.24 modifiant et complétant la loi n°15.95 formant Code de commerce, transmis par la Chambre des conseillers dans le cadre d’une deuxième lecture. Le texte a été approuvé […]

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La Commission de justice, de législation, des droits de l’Homme et des libertés à la Chambre des représentants a adopté, mercredi à Rabat, le projet de loi n°71.24 modifiant et complétant la loi n°15.95 formant Code de commerce, transmis par la Chambre des conseillers dans le cadre d’une deuxième lecture. Le texte a été approuvé à la majorité, avec neuf voix favorables, cinq contre et aucune abstention, après l’introduction de quatre amendements portant sur deux articles.

Cette réforme législative s’inscrit dans une dynamique visant à adapter le cadre juridique des transactions commerciales et financières aux évolutions de l’économie nationale. Elle entend instaurer des dispositions destinées à renforcer la sécurité juridique, à améliorer l’efficacité du système financier et à répondre aux exigences de flexibilité qui caractérisent les relations entre commerçants.

Présentant le projet devant les membres de la Commission, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a indiqué que ce texte consacre le principe de la justice préventive, à travers la mise à disposition d’informations permettant d’éclairer les parties impliquées dans les opérations commerciales. Il a également souligné le renforcement du rôle préventif de Bank Al-Maghrib, notamment par la centralisation et la maîtrise des données relatives aux incidents de paiement, ainsi que par la restitution encadrée des chèques et des lettres de change tirés.

Le ministre a expliqué que les grandes orientations de la réforme portent principalement sur la réduction du recours au cash dans les transactions financières, avec pour objectifs l’amélioration de la transparence et la lutte contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. Le texte vise également la généralisation des effets de commerce, dans une perspective d’inclusion financière et d’intégration économique plus large.

Parmi les apports notables du projet de loi figure l’introduction de la transaction pénale à toutes les étapes de la procédure, y compris lors de l’exécution de la peine. Selon les explications du ministre, le paiement de la somme due ou le désistement de la plainte peut entraîner, selon les cas, le gel ou l’annulation de l’action publique. Lorsque ce paiement ou ce désistement intervient après l’émission d’une décision judiciaire irrévocable, il met fin aux effets de cette décision.

Le texte prévoit également la dépénalisation de certains faits lorsque les personnes concernées sont liées par des relations familiales directes, notamment entre époux, ascendants ou descendants du premier degré. Il introduit en outre un principe de proportionnalité entre la gravité de l’infraction et la sévérité de la peine, laquelle est désormais fixée entre six mois et trois ans, contre un à cinq ans dans le dispositif antérieur.

Une distinction est par ailleurs opérée entre les cas de défaut de provision ou de défaut de conservation de provision et d’autres situations plus graves, telles que la falsification ou la contrefaçon de chèque, qui continuent de relever d’un régime pénal spécifique.

S’agissant de la lettre de change tirée sur un établissement bancaire, le projet de loi institue des règles particulières visant à renforcer la confiance dans cet instrument. Le rôle des établissements bancaires est ainsi élargi, depuis la remise du carnet de lettres de change sous une forme prescrite, jusqu’à l’obligation de vérifier la situation du tireur au regard des incidents de paiement avant la délivrance de ces carnets. Le texte prévoit également la possibilité pour les banques de récupérer ces carnets en cas de multiplication des incidents de paiement.

À travers ces dispositions, le législateur cherche à instaurer un équilibre entre la protection des bénéficiaires des effets de commerce et la prévention des abus, tout en favorisant une utilisation plus structurée des instruments scripturaux dans les échanges commerciaux.

LNT

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OMTPME : la donnée comme levier d’action pour les TPME https://lnt.ma/omtpme-la-donnee-comme-levier-daction-pour-les-tpme/ Wed, 07 Jan 2026 13:13:13 +0000 https://lnt.ma/?p=539905 À l’occasion d’un point de presse organisé le 7 janvier 2026, l’Observatoire marocain de la très petite, petite et moyenne entreprise (OMTPME) a présenté la 6e édition de son rapport annuel, dans un format qui entend réaffirmer une ambition : « produire des connaissances robustes et neutres pour un meilleur éclairage de la décision publique […]

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À l’occasion d’un point de presse organisé le 7 janvier 2026, l’Observatoire marocain de la très petite, petite et moyenne entreprise (OMTPME) a présenté la 6e édition de son rapport annuel, dans un format qui entend réaffirmer une ambition : « produire des connaissances robustes et neutres pour un meilleur éclairage de la décision publique », selon sa directrice, Mme Amal Idrissi, en ouverture de la conférence.

Dans son propos introductif, la responsable a rappelé le point de départ : les TPME constituent « le cœur même du tissu productif » et, pour mieux les comprendre et mieux orienter les politiques publiques, le besoin de données « fiables, harmonisées et accessibles » s’impose comme une condition de méthode. L’Observatoire, créé en 2013, se présente ainsi comme un pôle national de référence pour la collecte, la fiabilisation et l’analyse de micro-données sur les entreprises, avec une promesse centrale : renforcer la crédibilité scientifique, l’indépendance analytique et la transparence des traitements.

Trois outils « propriétaires » pour fiabiliser et rendre comparables les bases administratives

Le cœur de la présentation a porté sur les fondations techniques de cette production statistique. L’OMTPME explique avoir développé en interne trois outils de fiabilisation et d’harmonisation des données, mobilisant data science, intelligence artificielle et apprentissage automatique, afin de dépasser des contraintes structurelles des bases administratives : lacunes de géolocalisation, coexistence de nomenclatures sectorielles, et absence de l’information sur le genre du dirigeant dans de nombreux systèmes.

Le premier outil vise la lecture territoriale : un algorithme de géolocalisation et de référencement qui couvre l’ensemble du territoire national, avec un référentiel détaillé (régions, provinces, cercles et communes) et la capacité de géolocaliser des entreprises dépourvues de code géographique, en harmonisant les codes des villes. Dans l’argumentaire de l’Observatoire, la portée est directe : une localisation plus fiable permet des diagnostics territoriaux plus pertinents et, potentiellement, un meilleur ciblage des dispositifs publics.

Le deuxième outil s’attaque à l’interopérabilité sectorielle dans le temps, en réponse à la coexistence de la NMA 1999 et de la NMA 2010, qui crée des ruptures dans les séries et complique les comparaisons. L’OMTPME dit avoir recours à une méthode de similarité sémantique pour automatiser des correspondances entre activités, assorties de scores de similarité, afin d’assurer la continuité des séries statistiques.

Enfin, le troisième outil concerne la production de données désagrégées par genre, un chantier présenté comme déterminant pour les politiques d’inclusion. Mme Idrissi a insisté sur une approche hybride combinant machine learning et outils d’IA de type LLM, afin d’affiner l’identification du genre à partir du prénom, en tenant compte du contexte culturel et linguistique. L’Observatoire met en avant la réutilisabilité de ces outils par des administrations, mais aussi par des acteurs privés, notamment dans une logique de suivi des écarts d’accès au financement.

Un tissu entrepreneurial en légère progression, mais très concentré

Sur le volet des résultats 2024, le rapport annuel met en évidence un effectif de 380 230 entreprises personnes morales, en hausse de 1,3% par rapport à 2023. La structure demeure dominée par les entreprises de petite taille : 94% affichent un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions de dirhams, tandis que les grandes entreprises (au-delà de 175 millions) représentent 0,5% seulement. Territorialement, l’axe Tanger–El Jadida reste prédominant, avec une concentration proche de 65% des entreprises, traduisant à la fois l’attractivité des principaux pôles et la persistance des déséquilibres régionaux.

La dynamique de création demeure soutenue : près de 96 000 entreprises (personnes morales et physiques) ont été créées, dont environ 68 000 personnes morales, avec une progression globale de 2%. La région Casablanca-Settat concentre à elle seule 36,8% des nouvelles créations, devant Marrakech-Safi (13,1%) et Rabat-Salé-Kénitra (13%). En parallèle, les dissolutions des entreprises personnes morales augmentent de 6,3% en 2024, totalisant 11 596 unités, avec un fait saillant : plus de la moitié des entreprises dissoutes ont moins de cinq ans.

Chiffre d’affaires, export, valeur ajoutée : une croissance réelle, mais polarisée

L’OMTPME chiffre le chiffre d’affaires cumulé des entreprises personnes morales à 2 628,1 milliards de dirhams en 2024, en hausse de 9,4%. Toutefois, la création de valeur apparaît concentrée : les grandes entreprises génèrent 63,7% du chiffre d’affaires et 64,7% de la valeur ajoutée, cette dernière atteignant 536,5 milliards de dirhams (+16,6%). Casablanca-Settat pèse 59% du chiffre d’affaires national, devant Rabat-Salé-Kénitra (14,9%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (10%), tandis que ces trois régions concentrent 85,6% de la valeur ajoutée.

À l’export, le chiffre d’affaires à l’export atteint 520,5 milliards de dirhams en 2024 (+12,7%). L’industrie manufacturière domine (56,5% du total) et enregistre une forte progression (+42,7%), quand les industries extractives reculent nettement. Là encore, l’export reste polarisé : les grandes entreprises représentent près de 80% du total, et les trois pôles Casablanca-Settat, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Rabat-Salé-Kénitra concentrent 88,7% de l’export.

Emploi, salaires, entrepreneuriat féminin : des avancées, des limites structurelles

Sur le marché du travail formel, les emplois déclarés à la CNSS totalisent 4 067 593 en 2024, en hausse de 2%. Les TPME restent majoritaires dans l’emploi déclaré, tandis que la dynamique d’emplois profite davantage aux grandes structures. La masse salariale atteint 221,8 milliards de dirhams (+8,6%), avec une structure encore fortement concentrée dans les bas niveaux de rémunération : 72,7% des salariés perçoivent moins de 4 000 dirhams, malgré l’effet mécanique des revalorisations successives du SMIG.

L’entrepreneuriat féminin demeure, lui, à un niveau jugé structurellement bas : 60 363 entreprises personnes morales sont dirigées par des femmes, soit 15,5% du total. Sur l’accès au crédit, 150 584 entreprises bénéficient d’un encours total de 630,4 milliards de dirhams ; les entreprises dirigées par des femmes représentent 14,7% des bénéficiaires et 10,8% de l’encours, avec une forte concentration à Casablanca-Settat.

Interrogée sur l’absence des régions du Sud dans les rapports régionaux, Mme Idrissi a expliqué que la représentativité statistique restait insuffisante, en raison notamment d’une faible déclaration, et a indiqué qu’un chantier de collecte est engagé, avec des partenaires institutionnels, pour améliorer la couverture territoriale via un recensement ciblé. Sur les travaux attendus au premier semestre 2026, elle a confirmé un calendrier de publications conjointes avec des partenaires internationaux sur la transformation digitale des entreprises, la dynamique et la productivité, l’entrepreneuriat féminin et les délais de paiement, ainsi qu’une étude sur les industries culturelles et créatives.

Au fil de la conférence, un message a traversé la présentation : la croissance du tissu productif est réelle, mais les indicateurs soulignent des fragilités persistantes — notamment dans la phase critique des 2 à 5 ans, dans l’équilibre territorial et dans l’accès au financement des petites structures et des entreprises dirigées par des femmes — ce qui renforce, selon l’Observatoire, l’urgence de politiques mieux ciblées, fondées sur des données plus interopérables et davantage partagées entre institutions.

Selim Benabdelkhalek

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Perspectives économiques : le Maroc aborde 2026 avec des fondamentaux solides selon Standard Chartered https://lnt.ma/perspectives-economiques-le-maroc-aborde-2026-avec-des-fondamentaux-solides-selon-standard-chartered/ Tue, 06 Jan 2026 16:09:18 +0000 https://lnt.ma/?p=539868 Dans un environnement international marqué par le ralentissement du commerce mondial, la persistance des tensions géopolitiques et la fin progressive des cycles de baisse des taux d’intérêt, Standard Chartered Global Research a publié son rapport annuel Global Focus 2026, qui analyse les principales tendances susceptibles d’influencer les marchés mondiaux et les économies émergentes, dont le […]

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Dans un environnement international marqué par le ralentissement du commerce mondial, la persistance des tensions géopolitiques et la fin progressive des cycles de baisse des taux d’intérêt, Standard Chartered Global Research a publié son rapport annuel Global Focus 2026, qui analyse les principales tendances susceptibles d’influencer les marchés mondiaux et les économies émergentes, dont le Maroc.

Le rapport anticipe une croissance de l’économie mondiale de 3,4 % en 2026, portée par l’investissement et la résilience de la demande intérieure dans plusieurs régions. Cette dynamique mondiale revêt une importance particulière pour le Maroc, dont la trajectoire de croissance demeure étroitement liée à la demande extérieure, aux conditions financières internationales et à l’appétit des investisseurs pour les marchés émergents.

Dans ce contexte, Standard Chartered Global Research estime que le Maroc aborde l’année 2026 dans une position relativement favorable. La croissance nationale est projetée à 4,5 %, après une performance supérieure aux attentes en 2025, estimée à 4,8 %, son niveau le plus élevé depuis la période post-pandémie. Cette dynamique est attribuée à la vigueur des secteurs non agricoles, notamment les services et l’industrie, ainsi qu’à l’accélération des investissements publics et privés, en particulier dans le cadre des grands projets liés à la préparation de la Coupe du monde 2030. La poursuite du processus de désinflation contribuerait également à soutenir la consommation des ménages, tandis que les recettes touristiques et les transferts des Marocains résidant à l’étranger continueraient de jouer un rôle stabilisateur de la demande.

Le rapport relève néanmoins plusieurs défis. Le déficit pluviométrique enregistré en début de campagne limite la reprise du secteur agricole, le déficit du compte courant devrait se creuser pour atteindre 2,5 % du PIB en raison de la hausse attendue des importations de biens d’équipement, et des tensions sociales potentielles pourraient influer sur le rythme des réformes.

Malgré ces contraintes, les fondamentaux macroéconomiques sont jugés solides. Le gouvernement maintiendrait son orientation en faveur de la consolidation budgétaire, avec un objectif de déficit public ramené à 3 % du PIB en 2026. De son côté, Bank Al-Maghrib devrait conserver son taux directeur à 2 %, tout en préparant la transition vers un régime de ciblage de l’inflation à l’horizon 2027, ce qui impliquerait une plus grande flexibilité du dirham et un renforcement de la crédibilité du cadre macroéconomique.

Commentant ces perspectives, Cynthia El Asmar, Country Head & Head of Coverage pour le Maroc, a estimé que le Royaume fait preuve d’une résilience notable face à la volatilité internationale, soulignant que les perspectives pour 2026 reposent sur la solidité des secteurs non agricoles, la dynamique d’investissement à l’échelle nationale et un environnement inflationniste plus favorable. Elle a également mis en avant l’évolution du cadre monétaire comme un facteur de stabilité à moyen terme.

LNT

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Attijariwafa bank et l’INSEA renforcent leur partenariat pour rapprocher formation et emploi https://lnt.ma/attijariwafa-bank-et-linsea-renforcent-leur-partenariat-pour-rapprocher-formation-et-emploi/ Tue, 06 Jan 2026 16:00:57 +0000 https://lnt.ma/?p=539861 Le groupe Attijariwafa bank et l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA) ont signé, le 29 décembre 2025 à Casablanca, une convention de partenariat visant à structurer et approfondir leur coopération en matière de formation et d’insertion professionnelle. Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une relation de longue date entre les deux institutions et […]

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Le groupe Attijariwafa bank et l’Institut national de statistique et d’économie appliquée (INSEA) ont signé, le 29 décembre 2025 à Casablanca, une convention de partenariat visant à structurer et approfondir leur coopération en matière de formation et d’insertion professionnelle.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une relation de longue date entre les deux institutions et repose sur une volonté commune de mieux aligner les parcours académiques avec les besoins du marché du travail, dans un contexte marqué par l’évolution rapide des métiers et des compétences.

Le partenariat prévoit la mise en commun des expertises des deux parties afin de renforcer l’employabilité des étudiants de l’INSEA. Il entend notamment multiplier les opportunités d’immersion en entreprise, favoriser le recrutement de jeunes diplômés, développer des dispositifs tels que les programmes graduate, l’alternance ou encore les « company projects », et encourager la réalisation de projets conjoints dans les domaines de l’innovation et de l’entrepreneuriat.

Lors de la cérémonie de signature, organisée au siège du groupe bancaire, le directeur général adjoint en charge du capital humain d’Attijariwafa bank, Mohamed Soussi, a souligné que ce partenariat vise à consolider durablement le lien entre excellence académique et monde de l’entreprise, dans une logique de préparation de talents capables d’évoluer dans un environnement en transformation.

De son côté, le directeur général de l’INSEA, Mohamed Jaouad El Qasmi, a indiqué que cette collaboration s’inscrit dans la nouvelle stratégie de développement de l’institut, qui accorde une place centrale au rapprochement entre formation académique et exigences professionnelles. Cette stratégie se traduit notamment par la création d’un Collège des entreprises, la reconnaissance internationale du diplôme de l’INSEA, la mise en place d’un référentiel qualité et le renforcement de la visibilité de l’établissement auprès des acteurs économiques.

LNT

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Banques : le déficit de liquidité se réduit à 151,6 milliards de dirhams fin décembre https://lnt.ma/banques-le-deficit-de-liquidite-se-reduit-a-1516-milliards-de-dirhams-fin-decembre/ Tue, 06 Jan 2026 15:59:08 +0000 https://lnt.ma/?p=539859 Le déficit de liquidité bancaire moyen s’est légèrement allégé durant la période du 25 au 30 décembre 2025 pour s’établir à 151,6 milliards de dirhams, enregistrant une baisse de 0,88 % sur une semaine, selon les données publiées par BMCE Capital Global Research. Cette évolution s’est produite dans un contexte de hausse des avances à […]

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Le déficit de liquidité bancaire moyen s’est légèrement allégé durant la période du 25 au 30 décembre 2025 pour s’établir à 151,6 milliards de dirhams, enregistrant une baisse de 0,88 % sur une semaine, selon les données publiées par BMCE Capital Global Research.

Cette évolution s’est produite dans un contexte de hausse des avances à sept jours de Bank Al-Maghrib, dont l’encours a progressé de 1,9 milliard de dirhams pour atteindre 69,3 milliards de dirhams. Dans le même temps, l’encours quotidien maximal des placements du Trésor a fortement augmenté, passant de 19,8 milliards à 25,5 milliards de dirhams.

Sur le plan des taux, le taux moyen pondéré s’est maintenu à 2,25 %, tandis que le taux de référence au jour le jour, le MONIA, a légèrement progressé à 2,268 %. Pour la période à venir, Bank Al-Maghrib devrait renforcer ses interventions sur le marché monétaire, avec un volume d’avances à sept jours projeté à près de 71 milliards de dirhams.

Marché obligataire : forte mobilisation sur la ligne de 2 ans

Sur le marché obligataire primaire, la période du 25 au 30 décembre a été marquée par une importante levée sur la ligne de deux ans. Lors de la dernière adjudication, le Trésor a mobilisé un total de 3,15 milliards de dirhams, soit 35 % du montant proposé, dont 2,25 milliards de dirhams sur l’échéance de deux ans et 900 millions de dirhams sur celle de 26 semaines.

Les taux limites ressortent à 2,2 % pour la maturité de 26 semaines et à 2,5363 % pour celle de deux ans, ce qui s’est traduit par une hausse de 2,7 points de base du taux primaire sur cette dernière ligne.

Sur le marché secondaire, l’évolution a été contrastée. Des baisses ont été observées sur les maturités de 26 et 13 semaines ainsi que sur celle de 15 ans, tandis que les maturités de cinq et dix ans ont enregistré de légères hausses.

Après le rachat de bons du Trésor dont le règlement est intervenu fin décembre, le Trésor a repris ses levées en ce début d’année afin de contenir les tensions sur les taux et de profiter de la profondeur du marché pour anticiper les besoins de financement à venir. Selon les analystes, cette situation devrait se traduire par un maintien d’une courbe de taux globalement stable, avec seulement des ajustements techniques limités.

LNT

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Dispositif de soutien aux TPME : Karim Zidane fait un premier bilan https://lnt.ma/dispositif-de-soutien-aux-tpme-karim-zidane-fait-un-premier-bilan/ Tue, 06 Jan 2026 09:10:49 +0000 https://lnt.ma/?p=539835 Le nouveau dispositif de soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises a permis l’approbation de 89 projets d’investissement pour un montant global dépassant 1,28 milliard de dirhams, a annoncé lundi à la Chambre des représentants le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane. En réponse […]

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Le nouveau dispositif de soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises a permis l’approbation de 89 projets d’investissement pour un montant global dépassant 1,28 milliard de dirhams, a annoncé lundi à la Chambre des représentants le ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane.

En réponse à une question orale portant sur les mécanismes de soutien à l’entreprise et la promotion de l’investissement, le ministre a précisé que ces projets devraient aboutir à la création d’environ 5.000 emplois. À ce rythme de déploiement, ce segment d’entreprises pourrait générer près de 40.000 emplois par an, a-t-il ajouté.

Karim Zidane a rappelé que le gouvernement poursuit la mise en œuvre d’un dispositif combinant un soutien de base et un appui ciblé aux entreprises à caractère stratégique ainsi qu’aux TPME, soulignant que ces mécanismes ont contribué à dynamiser l’investissement au niveau national.

S’exprimant également sur l’amélioration du climat des affaires, le ministre a indiqué que 98 % des initiatives prévues dans la feuille de route 2022–2026 ont été lancées, avec un taux d’exécution global de 67 %. L’objectif est désormais d’atteindre un taux de réalisation de 100 % et de finaliser les actions restantes au cours de l’année en cours.

Selon M. Zidane, cette feuille de route reflète la volonté des pouvoirs publics de renforcer la coordination entre les différents acteurs de l’écosystème de l’investissement, de simplifier les procédures et d’améliorer la qualité des services offerts aux entreprises et aux porteurs de projets.

Dans cette dynamique, il a précisé que les opérations de préparation, d’étude, d’approbation, de mise en œuvre et de décaissement des subventions pour les projets d’un montant inférieur à 250 millions de dirhams ont été déléguées au niveau régional afin d’accélérer les processus décisionnels. Les centres régionaux d’investissement ont ainsi été chargés de superviser le déploiement du dispositif de soutien dédié aux TPME.

LNT

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Nvidia lance la production de ses nouvelles puces d’intelligence artificielle attendues au second semestre https://lnt.ma/nvidia-lance-la-production-de-ses-nouvelles-puces-dintelligence-artificielle-attendues-au-second-semestre/ Tue, 06 Jan 2026 09:07:52 +0000 https://lnt.ma/?p=539833 Le groupe américain Nvidia a annoncé le démarrage de la production de ses nouveaux processeurs dédiés à l’intelligence artificielle, baptisés Vera et Rubin, dont la commercialisation est prévue pour le second semestre de l’année. L’information a été dévoilée par le PDG du groupe, Jensen Huang, en marge du salon CES de Las Vegas. Les puces […]

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Le groupe américain Nvidia a annoncé le démarrage de la production de ses nouveaux processeurs dédiés à l’intelligence artificielle, baptisés Vera et Rubin, dont la commercialisation est prévue pour le second semestre de l’année. L’information a été dévoilée par le PDG du groupe, Jensen Huang, en marge du salon CES de Las Vegas.

Les puces Vera, de type CPU, et Rubin, de type GPU, sont destinées aux centres de données spécialisés dans le calcul intensif lié à l’IA. Elles succèdent aux générations Grace et Blackwell, mises sur le marché moins d’un an auparavant, traduisant une accélération du rythme d’innovation chez le leader mondial du secteur.

Jensen Huang a indiqué que Nvidia a fait le choix de faire évoluer sa technologie de calcul sur une base annuelle, alors que le cycle de renouvellement était jusqu’ici plutôt biannuel, aussi bien pour Nvidia que pour ses principaux concurrents. Selon lui, le lancement anticipé de la production était indispensable afin de respecter le calendrier de mise sur le marché prévu pour la fin de l’année.

Cette nouvelle architecture est présentée par le groupe comme offrant des gains significatifs en matière de performances et d’efficacité énergétique. Les responsables de Nvidia avancent que la plateforme Vera-Rubin serait capable de traiter jusqu’à cinq fois plus de données que la génération précédente, avec un rapport performance-prix et une efficacité énergétique également multipliés par cinq.

L’enjeu est majeur pour les clients du groupe, parmi lesquels figurent la plupart des géants mondiaux du numérique, à l’image de Microsoft, Amazon ou Meta. Ces acteurs font face à une hausse rapide de leurs coûts énergétiques, liée à l’essor des usages de l’IA et à l’explosion des besoins en puissance de calcul au sein de leurs centres de données.

Cette accélération du cycle d’innovation suscite toutefois certaines interrogations parmi les analystes, qui évoquent un risque d’obsolescence plus rapide des générations précédentes de processeurs, alors même que les investissements engagés pour leur déploiement se chiffrent en milliards de dollars.

Avec ces nouvelles puces, Nvidia entend également consolider sa position dominante sur un marché qu’elle contrôle aujourd’hui à environ 80 % dans le segment des processeurs pour centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. L’entreprise doit cependant composer avec une concurrence accrue, à la fois de la part de ses rivaux historiques comme AMD et Intel, et de ses propres clients, qui développent de plus en plus leurs propres composants afin de réduire leur dépendance technologique.

LNT avec AFP

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Rabat : deux décès et quatre blessés après l’effondrement partiel d’un immeuble dans le quartier Akkari https://lnt.ma/rabat-deux-deces-et-quatre-blesses-apres-leffondrement-partiel-dun-immeuble-dans-le-quartier-akkari/ Tue, 06 Jan 2026 09:06:37 +0000 https://lnt.ma/?p=539829 Un drame est survenu lundi dans le quartier Akkari à Rabat, où l’effondrement partiel d’un immeuble a causé la mort de deux personnes et fait quatre blessés, selon les autorités locales de la préfecture de Rabat. Le bâtiment concerné se composait d’un rez-de-chaussée à usage commercial et de deux étages d’habitation occupés par une seule […]

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Un drame est survenu lundi dans le quartier Akkari à Rabat, où l’effondrement partiel d’un immeuble a causé la mort de deux personnes et fait quatre blessés, selon les autorités locales de la préfecture de Rabat.

Le bâtiment concerné se composait d’un rez-de-chaussée à usage commercial et de deux étages d’habitation occupés par une seule famille. L’effondrement est intervenu sans préavis, provoquant l’intervention immédiate des autorités locales et des services de sécurité, appuyés par les équipes de la Protection civile.

Dès l’alerte donnée, les opérations de recherche et de sauvetage ont été lancées afin de porter assistance aux victimes et de vérifier l’absence d’autres personnes coincées sous les décombres. Le périmètre autour du bâtiment sinistré ainsi que des immeubles avoisinants a été sécurisé afin de prévenir tout risque supplémentaire pour les riverains et les équipes d’intervention.

Les personnes blessées ont été évacuées vers les structures hospitalières de la capitale pour y recevoir les examens et les soins nécessaires. Leur état de santé n’a pas été précisé à ce stade.

Parallèlement, une enquête a été ouverte par les autorités compétentes, sous la supervision du parquet, afin de déterminer les causes et les circonstances exactes de cet effondrement. Les résultats de cette investigation devront permettre d’établir les responsabilités et d’éclairer sur l’état du bâti dans cette zone urbaine.

LNT

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Balance commerciale : la hausse des importations portée par la dynamique de l’investissement, selon Omar Hejira https://lnt.ma/balance-commerciale-la-hausse-des-importations-portee-par-la-dynamique-de-linvestissement-selon-omar-hejira/ Tue, 06 Jan 2026 09:05:24 +0000 https://lnt.ma/?p=539830 L’évolution de la balance commerciale du Maroc et l’augmentation des importations s’inscrivent dans une tendance jugée « naturelle », reflet de la dynamique d’investissement et de l’activité économique que connaît le Royaume. C’est ce qu’a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, en réponse à des […]

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L’évolution de la balance commerciale du Maroc et l’augmentation des importations s’inscrivent dans une tendance jugée « naturelle », reflet de la dynamique d’investissement et de l’activité économique que connaît le Royaume. C’est ce qu’a affirmé, lundi à la Chambre des représentants, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, en réponse à des questions orales sur les efforts visant à réduire le déficit commercial.

Selon le responsable gouvernemental, près de 62 % des importations marocaines sont considérées comme incompressibles, dans la mesure où elles concernent des intrants essentiels à la production et à l’investissement. Ces importations se répartissent principalement entre les produits énergétiques, qui représentent 13 %, les biens d’équipement pour 24 %, les matières premières pour 21 %, ainsi que les céréales et produits agricoles pour 4 %.

Omar Hejira a souligné que cette structure des importations accompagne la dynamique des grands chantiers et des projets structurants engagés dans le pays, notamment dans les domaines des infrastructures, tels que les routes et les ports, ainsi que dans plusieurs secteurs industriels, à l’instar de l’automobile, de l’aéronautique et de la construction navale. Ces secteurs, en phase d’expansion, restent dépendants de l’importation d’une partie des intrants et des matières premières nécessaires à leur fonctionnement.

Le secrétaire d’État a, par ailleurs, mis en avant le rôle central de l’industrialisation locale dans la stratégie économique nationale, tout en rappelant que ce processus demeure, à court et moyen terme, tributaire de l’approvisionnement extérieur pour certains composants et équipements.

S’agissant du renforcement des exportations, M. Hejira a indiqué que le gouvernement poursuit la mise en œuvre de la feuille de route du commerce extérieur. Celle-ci repose notamment sur la diversification de l’offre exportable, l’élargissement des marchés cibles, le soutien aux entreprises exportatrices, l’évaluation des accords de libre-échange existants ainsi que la digitalisation des procédures liées au commerce extérieur. L’objectif affiché est de contribuer progressivement à la réduction du déficit de la balance commerciale, tout en accompagnant la dynamique de croissance et d’investissement de l’économie marocaine.

LNT

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Tourisme : le Maroc frôle le seuil de 20 millions de visiteurs en 2025 https://lnt.ma/tourisme-le-maroc-frole-le-seuil-de-20-millions-de-visiteurs-en-2025/ Mon, 05 Jan 2026 16:49:06 +0000 https://lnt.ma/?p=539825 Le Maroc a enregistré 19,8 millions d’arrivées touristiques au cours de l’année 2025, en hausse de 14 % par rapport à 2024. Ce niveau rapproche pour la première fois le Royaume du seuil de 20 millions de visiteurs sur une année. Selon les données communiquées par le ministère du Tourisme, cette évolution s’inscrit dans le […]

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Le Maroc a enregistré 19,8 millions d’arrivées touristiques au cours de l’année 2025, en hausse de 14 % par rapport à 2024. Ce niveau rapproche pour la première fois le Royaume du seuil de 20 millions de visiteurs sur une année.

Selon les données communiquées par le ministère du Tourisme, cette évolution s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route du tourisme 2023-2026. Celle-ci prévoit notamment le renforcement de la connectivité aérienne, la structuration des capacités d’hébergement, la diversification de l’offre touristique, l’amélioration de la qualité des services et la stimulation de l’investissement au niveau territorial.

La progression des arrivées s’est accompagnée d’une augmentation des recettes touristiques. À fin novembre 2025, celles-ci ont atteint 124 milliards de dirhams, contre 104 milliards environ à la même période de l’année précédente, soit une hausse de 19 % en glissement annuel. Cette évolution confirme la contribution du tourisme à l’activité économique nationale et aux équilibres territoriaux.

Pour les autorités de tutelle, les résultats enregistrés en 2025 traduisent les premiers effets concrets des réformes engagées ces dernières années dans le secteur, avec une attention portée à la performance, à la durabilité et à la création de valeur locale.

Rappelons que la stratégie nationale vise à accueillir 26 millions de touristes à l’horizon 2030 et à renforcer le positionnement du Maroc sur le marché international du tourisme.

LNT

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L’ONDA met en service un centre de commandement opérationnel à l’aéroport Mohammed V https://lnt.ma/londa-met-en-service-un-centre-de-commandement-operationnel-a-laeroport-mohammed-v/ Mon, 05 Jan 2026 15:32:09 +0000 https://lnt.ma/?p=539820 L’Office National des Aéroports a annoncé la mise en service d’un Airport Operational Center au sein de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca. Ce nouveau centre de commandement marque une étape structurante dans l’organisation opérationnelle du premier aéroport du Royaume et s’inscrit dans la préparation de la CAN 2025 ainsi que des grands événements internationaux […]

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L’Office National des Aéroports a annoncé la mise en service d’un Airport Operational Center au sein de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca. Ce nouveau centre de commandement marque une étape structurante dans l’organisation opérationnelle du premier aéroport du Royaume et s’inscrit dans la préparation de la CAN 2025 ainsi que des grands événements internationaux que le Maroc accueillera dans les prochaines années.

Installé au cœur de la plateforme casablancaise, l’APOC se présente comme un centre de supervision et de coordination rassemblant, dans un espace unique, l’ensemble des acteurs clés de l’exploitation aéroportuaire. Y sont représentés les services du ministère de l’Intérieur, la Direction générale de la sûreté nationale, la Gendarmerie royale, l’Administration des douanes et impôts indirects, les compagnies aériennes, les assistants en escale, l’exploitant aéroportuaire, les services de navigation aérienne et de contrôle du trafic, ainsi que les équipes de maintenance et les services informatiques.

Fonctionnant en continu, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, ce centre devient le point névralgique de la gestion des opérations. Il couvre l’ensemble des processus clés de l’aéroport Mohammed V, depuis la planification et la coordination des opérations aériennes, la gestion des pistes, des postes de stationnement et de la circulation au sol, jusqu’au pilotage des flux bagages départs et arrivées, au suivi des ressources, à la coordination des parcours passagers, à la fluidité aux points de contrôle et à l’embarquement. Le dispositif intègre également la gestion de la mobilité et du stationnement, le suivi des infrastructures critiques et des opérations de maintenance, ainsi que la coordination des dispositifs de sûreté et de sécurité.

Pour les passagers, la mise en place de l’APOC se traduit par des temps d’attente optimisés, une expérience de voyage plus fluide et une information en temps réel. Pour les compagnies aériennes, il offre une meilleure coordination des ressources, une réduction des retards et une efficacité opérationnelle renforcée.

LNT avec CdP

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JO d’hiver 2026 : des Jeux éclatés sur sept sites à travers le nord de l’Italie https://lnt.ma/jo-dhiver-2026-des-jeux-eclates-sur-sept-sites-a-travers-le-nord-de-litalie/ Mon, 05 Jan 2026 14:58:01 +0000 https://lnt.ma/?p=539817 Les Jeux olympiques d’hiver de 2026, prévus du 6 au 22 février, se distingueront par une configuration territoriale inédite. Afin de limiter la construction de nouvelles infrastructures et de s’appuyer autant que possible sur des installations existantes, les organisateurs ont opté pour un dispositif « éclaté » couvrant près de 22.000 km² et réparti sur […]

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Les Jeux olympiques d’hiver de 2026, prévus du 6 au 22 février, se distingueront par une configuration territoriale inédite. Afin de limiter la construction de nouvelles infrastructures et de s’appuyer autant que possible sur des installations existantes, les organisateurs ont opté pour un dispositif « éclaté » couvrant près de 22.000 km² et réparti sur sept sites principaux, avec deux pôles centraux, Milan et Cortina d’Ampezzo, distants d’environ 450 kilomètres.

Cette architecture s’accompagne d’une organisation décentralisée des villages olympiques. Chaque site disposera de sa propre structure d’accueil : hôtels adaptés à Anterselva, caserne militaire rénovée à Predazzo, ensemble temporaire de mobile-homes à Cortina, ou encore six immeubles neufs à Milan destinés à héberger environ 1.700 sportifs et entraîneurs, avant leur reconversion en résidences étudiantes.

Milan, cœur urbain des sports de glace

Capitale économique de l’Italie, Milan accueillera l’essentiel des disciplines de glace, à l’exception du curling et des épreuves de bobsleigh, luge et skeleton. Le patinage artistique et le short-track se dérouleront au Forum d’Assago, complexe multisport de 12.700 places rebaptisé pour l’occasion Milano Ice Skating Arena. Le patinage de vitesse sera hébergé dans une structure temporaire installée au palais des expositions de Rho, afin d’éviter la construction d’un anneau couvert permanent jugé coûteux et peu rentable à long terme.

Une partie des rencontres de hockey sur glace se tiendra au Milano Ice Park, tandis que l’autre se déroulera à l’Arena Santagiulia, dont l’inauguration récente a mis fin à plusieurs mois de retard. La cérémonie d’ouverture aura lieu le 6 février 2026 dans le stade de football de San Siro.

Cortina d’Ampezzo, retour aux sources

Soixante-dix ans après avoir accueilli les Jeux d’hiver de 1956, Cortina d’Ampezzo sera à nouveau au centre du dispositif, avec les épreuves féminines de ski alpin sur la mythique piste Olimpia delle Tofane et le tournoi de curling. Les compétitions de bobsleigh, luge et skeleton se tiendront sur une piste flambant neuve, dont la construction tardive, amorcée en février 2024, a longtemps suscité interrogations et controverses avant d’être finalement validée par les organisateurs.

Bormio et l’entrée du ski-alpinisme

La station lombarde de Bormio, réputée pour la redoutable piste de la Stelvio, accueillera les épreuves masculines de ski alpin. Ce site verra également les débuts olympiques du ski-alpinisme, discipline en plein essor qui fait son entrée officielle au programme des Jeux.

Anterselva, temple du biathlon

Situé à 1.600 mètres d’altitude, le stade de biathlon d’Anterselva, au cœur du Haut-Adige, est un haut lieu de la discipline. Habitué aux grandes compétitions internationales, il sera l’écrin des épreuves de biathlon, dans une région à forte tradition sportive.

Livigno, freestyle et snowboard

Les compétitions de snowboard et de ski freestyle se dérouleront à Livigno. La station a récemment connu des difficultés techniques lors de l’enneigement artificiel de son snowpark, mais les organisateurs assurent que ces problèmes ont été résolus à temps.

Tesero et Predazzo, le nordique en héritage

Le Val di Fiemme accueillera les disciplines nordiques. Le ski de fond et le combiné nordique se dérouleront à Tesero, tandis que Predazzo abritera les épreuves de saut à ski sur ses tremplins construits en 1989, équipements emblématiques mais coûteux à entretenir au-delà de la période olympique.

Vérone pour la cérémonie de clôture

Pour clore ces Jeux à la géographie étendue, la cérémonie de clôture se tiendra à Vérone, dans l’Arena, amphithéâtre romain emblématique, conformément à la volonté d’associer la région de Vénétie à cet événement mondial.

LNT avec AFP

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L’AMMC enregistre FINEOPOLIS Capital en tant que conseiller en investissement financier https://lnt.ma/lammc-enregistre-fineopolis-capital-en-tant-que-conseiller-en-investissement-financier/ Mon, 05 Jan 2026 14:06:32 +0000 https://lnt.ma/?p=539815 L’Autorité marocaine du marché des capitaux a procédé, le 26 décembre 2025, à l’enregistrement de la société FINEOPOLIS Capital S.A.R.L afin de lui permettre d’exercer les activités de conseil en investissement financier relevant des catégories n°1 et n°2 prévues par la circulaire n°01/20 relative aux Conseillers en investissement financier. À travers cet enregistrement, FINEOPOLIS Capital […]

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L’Autorité marocaine du marché des capitaux a procédé, le 26 décembre 2025, à l’enregistrement de la société FINEOPOLIS Capital S.A.R.L afin de lui permettre d’exercer les activités de conseil en investissement financier relevant des catégories n°1 et n°2 prévues par la circulaire n°01/20 relative aux Conseillers en investissement financier.

À travers cet enregistrement, FINEOPOLIS Capital est habilitée à fournir à sa clientèle des prestations couvrant le conseil pour l’acquisition ou l’aliénation d’instruments financiers, l’accompagnement en gestion de portefeuille, ainsi que le conseil et l’assistance en matière de gestion de patrimoine. Son champ d’intervention inclut également le conseil et l’appui en gestion financière et en ingénierie financière au profit des organismes ou personnes morales faisant appel public à l’épargne.

La société est par ailleurs autorisée à intervenir dans le cadre des opérations d’appel public à l’épargne et à accompagner les entreprises lors de leurs opérations d’introduction en bourse, ainsi que dans les phases postérieures à ces opérations.

LNT

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CAN 2025 : le Maroc affrontera le Cameroun, victorieux face à l’Afrique du Sud https://lnt.ma/can-2025-le-maroc-affrontera-le-cameroun-victorieux-face-a-lafrique-du-sud/ Mon, 05 Jan 2026 09:36:19 +0000 https://lnt.ma/?p=539793 La sélection camerounaise s’est qualifiée, dimanche au stade Al Madina à Rabat, pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 en s’imposant face à l’Afrique du Sud sur le score de deux buts à un, lors du huitième de finale. Les Lions Indomptables ont ouvert le score à la 34ᵉ minute […]

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La sélection camerounaise s’est qualifiée, dimanche au stade Al Madina à Rabat, pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 en s’imposant face à l’Afrique du Sud sur le score de deux buts à un, lors du huitième de finale.

Les Lions Indomptables ont ouvert le score à la 34ᵉ minute par l’intermédiaire de Junior Tchamadeu, avant de doubler la mise dès l’entame de la seconde période grâce à Christian Kofane, auteur du deuxième but à la 47ᵉ minute. Les Sud-Africains sont parvenus à réduire l’écart en fin de rencontre par Sekotori Makgopa, qui a trouvé le chemin des filets à la 88ᵉ minute, sans toutefois remettre en cause la qualification camerounaise.

Grâce à ce succès, le Cameroun rejoint la sélection marocaine au stade des quarts de finale. Les Lions Indomptables affronteront les Lions de l’Atlas, vainqueurs plus tôt dans la journée de la Tanzanie (1-0) grâce à une réalisation de Brahim Diaz à la 64ᵉ minute.

LNT

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Casablanca-Settat : des pluies porteuses d’espoir pour la campagne agricole https://lnt.ma/casablanca-settat-des-pluies-porteuses-despoir-pour-la-campagne-agricole/ Mon, 05 Jan 2026 09:22:32 +0000 https://lnt.ma/?p=539797 Les précipitations récemment enregistrées dans la région de Casablanca-Settat ont ravivé l’optimisme des agriculteurs et des professionnels du secteur, laissant entrevoir de meilleures perspectives pour la campagne agricole en cours. Après plusieurs saisons marquées par des déficits pluviométriques, ces apports en eau sont perçus comme un signal encourageant pour la reprise du dynamisme productif régional. […]

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Les précipitations récemment enregistrées dans la région de Casablanca-Settat ont ravivé l’optimisme des agriculteurs et des professionnels du secteur, laissant entrevoir de meilleures perspectives pour la campagne agricole en cours. Après plusieurs saisons marquées par des déficits pluviométriques, ces apports en eau sont perçus comme un signal encourageant pour la reprise du dynamisme productif régional.

Selon le directeur régional de l’Agriculture, Hssain Rahaoui, ces pluies constituent un démarrage favorable de la campagne, en renforçant la résilience des terres face aux effets de la sécheresse et en redonnant au secteur agricole son rôle stratégique dans le développement économique et social de la région. Leur impact positif se fait déjà sentir sur les réserves des barrages et des nappes phréatiques, améliorant l’humidité des sols et créant des conditions propices aux semis et à la germination.

Cette amélioration hydrique incite les agriculteurs à élargir les superficies consacrées aux cultures bour de saison, en particulier les céréales, les légumineuses et les cultures fourragères destinées à l’alimentation du cheptel. Les pluies ont également favorisé la régénération des parcours, contribuant à réduire la pression sur les aliments pour bétail et à alléger les charges financières des éleveurs, avec des retombées attendues sur la production animale.

Pour les cultures irriguées, ces apports en eau devraient stimuler la croissance des cultures maraîchères d’automne et d’hiver, réduire temporairement les besoins en irrigation et limiter la pression sur les ressources souterraines. Cette situation devrait renforcer l’approvisionnement des marchés locaux et contribuer à une relative stabilité des prix, tout en améliorant le développement des arbres fruitiers et leur productivité, comparativement aux saisons précédentes.

À la date du 29 décembre, les superficies labourées atteignaient environ 997.829 hectares, soit plus de 98 % du programme. Les céréales d’automne couvraient 732.778 hectares, répartis entre le blé tendre, le blé dur et l’orge, représentant environ 83 % du programme prévu. Les cultures fourragères dépassaient 76.530 hectares, tandis que la mise en place des légumineuses alimentaires se poursuivait sur près de 45.000 hectares.

Le programme de la betterave sucrière a, pour sa part, été entièrement réalisé sur plus de 9.000 hectares dans les provinces d’El Jadida et de Sidi Bennour, zones également caractérisées par une forte dynamique des cultures maraîchères, notamment la pomme de terre. À l’échelle régionale, les superficies réalisées en maraîchage d’automne ont atteint 17.440 hectares, dépassant les prévisions initiales, tandis que le programme de maraîchage d’hiver, portant sur plus de 16.300 hectares, est en cours de déploiement.

Sur le plan pluviométrique, la région a enregistré une moyenne de 235 mm à fin décembre, avec des disparités entre provinces. Benslimane se distingue avec un cumul de 346 mm. Ces précipitations représentent une hausse de 271 % par rapport à la même période de la campagne précédente et une augmentation de 49 % par rapport à une année agricole normale.

LNT

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CAN 2025 : Azzeddine Ounahi forfait pour le reste de la compétition https://lnt.ma/can-2025-azzeddine-ounahi-forfait-pour-le-reste-de-la-competition/ Mon, 05 Jan 2026 09:19:33 +0000 https://lnt.ma/?p=539794 Le sélectionneur national, Walid Regragui, a annoncé dimanche que le milieu de terrain des Lions de l’Atlas, Azzeddine Ounahi, est contraint de déclarer forfait pour le reste de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025. S’exprimant en conférence de presse à l’issue du huitième de finale remporté par le Maroc face à la Tanzanie (1-0), Regragui […]

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Le sélectionneur national, Walid Regragui, a annoncé dimanche que le milieu de terrain des Lions de l’Atlas, Azzeddine Ounahi, est contraint de déclarer forfait pour le reste de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025.

S’exprimant en conférence de presse à l’issue du huitième de finale remporté par le Maroc face à la Tanzanie (1-0), Regragui a précisé que le joueur s’est blessé lors de la séance d’entraînement de samedi. Il souffre d’une déchirure au niveau du mollet, une blessure qui le rend indisponible pour une période estimée entre cinq et six semaines.

Le sélectionneur national a indiqué que cette blessure est liée à un précédent problème physique contracté par le joueur à Girona, soulignant que l’équipe perd ainsi l’un de ses principaux leaders techniques au cœur du jeu. Il a également confié que cette situation avait affecté le groupe à la veille du match face à la Tanzanie, ajoutant que la qualification acquise dimanche était dédiée au milieu de terrain forfait.

LNT

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CAN 2025 – 8ème de finale : Le Maroc s’impose malgré des frayeurs https://lnt.ma/can-2025-8eme-de-finale-le-maroc-simpose-dans-la-douleur/ Sun, 04 Jan 2026 18:30:01 +0000 https://lnt.ma/?p=539788 La sélection marocaine a validé, dimanche au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, son billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 en s’imposant face à la Tanzanie sur le score de 1 but à 0. Solides, appliqués et patients, les Lions de l’Atlas ont fini par faire sauter le […]

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La sélection marocaine a validé, dimanche au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, son billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 en s’imposant face à la Tanzanie sur le score de 1 but à 0. Solides, appliqués et patients, les Lions de l’Atlas ont fini par faire sauter le verrou tanzanien au terme d’une rencontre disputée et maîtrisée dans l’ensemble.

Pour ce premier match à élimination directe, le sélectionneur national Walid Regragui a opté pour un onze de départ marqué notamment par la titularisation d’Achraf Hakimi sur le flanc droit et de Noussair Mazraoui à gauche, tandis que Bilal El Khannous a débuté au milieu de terrain à la place d’Azzedine Ounahi.

L’entame de la rencontre a toutefois été à l’avantage des Taifa Stars, qui ont failli surprendre la défense marocaine dès la 3ᵉ minute. Msuva, trouvé au second poteau après une percée sur le côté droit, a manqué sa tentative de la tête. Les Tanzaniens ont ensuite exercé une pression notable, perturbant la relance marocaine et empêchant les Lions de l’Atlas d’installer leur jeu.

Il a fallu attendre la 11ᵉ minute pour voir la première occasion marocaine, sur une frappe de Neil El Aynaoui qui est passée au-dessus de la cage. Quatre minutes plus tard, Saibari a cru ouvrir le score, mais son but a été refusé pour une position de hors-jeu.

Progressivement, le Maroc a élevé le rythme et accéléré ses transmissions. Les attaques, souvent initiées sur le côté droit par le trio Diaz-Hakimi-El Khannous, ont obligé la défense tanzanienne à reculer. Avec une possession de balle dépassant les 75 % à la 35ᵉ minute, les Lions de l’Atlas ont pris le contrôle du match, se créant plusieurs situations, dont une tête plongeante d’Ayoub El Kaabi qui a manqué de peu le cadre.

La physionomie est restée la même au retour des vestiaires, avec des offensives marocaines répétées face à un bloc tanzanien regroupé. À la 50ᵉ minute, un centre d’Hakimi a trouvé Ezzalzouli au second poteau, mais sa tête a été repoussée par le gardien Masalanga. Peu après, El Kaabi a de nouveau manqué le cadre sur une reprise aérienne.

La Tanzanie a toutefois failli créer la surprise sur une transition rapide, lorsque Hussein a tenté sa chance à l’entrée de la surface, obligeant Bounou à une parade, avant que Msanga ne manque le cadre sur le ballon repoussé. À la 60ᵉ minute, Hakimi s’est illustré sur coup franc, trouvant la barre transversale d’une frappe puissante.

À force de pression, le Maroc a finalement trouvé l’ouverture grâce à Brahim Diaz. Servi par Hakimi sur le côté droit de la surface, le joueur du Real Madrid a éliminé son vis-à-vis avant de conclure d’une frappe du pied droit dans un angle fermé, inscrivant ainsi son quatrième but en autant de matches, une performance inédite dans l’histoire de la sélection marocaine en phase finale de CAN.

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