Un blessé soigné à l'hôpital Wazir Akbar Khan à Kaboul après un attentat qui a fait au moins 24 morts le 17 septembre 2019 © AFP WAKIL KOHSAR

International

Afghanistan: Au moins 24 morts dans un attentat pendant un meeting du président Ghani

le 17 septembre 2019


Un attentat-suicide à proximité d’un meeting du président Ashraf Ghani, en campagne pour sa réélection dans la province de Parwan, dans le centre de l’Afghanistan, a fait au moins 24 morts mardi, selon une source hospitalière.

« Vingt-quatre corps et trente-deux blessés ont été amenés à l’hôpital central de Parwan. Le bilan comprend des femmes et des enfants », a dit à l’AFP son directeur, Abdul Qasim Sangin.

Cette attaque, non revendiquée dans l’immédiat, intervient à moins de deux semaines du scrutin présidentiel prévu le 28 septembre dans le pays.

Une explosion a par ailleurs retenti un peu plus d’une heure plus tard dans le centre de Kaboul, selon une source policière.

Aucune information officielle n’était disponible dans l’immédiat sur d’éventuelles victimes. Mais un journaliste de l’AFP a vu à l’hôpital Wazir Akbar khan, tout proche, une dizaine de blessés civils et militaires.

Selon des photos de services de sécurité privée, l’explosion s’est produite près d’un centre de recrutement de l’armée.

Dans l’attentat à Parwan, « un kamikaze sur une moto s’est fait sauter près du premier checkpoint donnant accès à un meeting électoral à Charikar », a dit Nasrat Rahimi, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Charikar est une localité à une heure de route au nord de la capitale.

Selon une porte-parole du gouverneur de la province, Wahida Shahkar, « l’explosion est survenue pendant que M. Ghani s’adressait à ses partisans. Il est sain et sauf ». Elle a ajouté que personne dans son équipe n’avait été atteint.

L’explosion au centre de Kaboul est survenue non loin de l’ambassade américaine, ainsi que du lieu d’un attentat revendiqué par les talibans le 5 septembre qui avait fait 12 morts.

Les talibans ont annoncé au début de la campagne électorale qu’ils feraient tout pour troubler le scrutin.

De nombreux observateurs s’attendent à un regain de violence de leur part après la récente rupture par le président américain Donald Trump des négociations avec le mouvement taliban sur un retrait progressif des forces américaines.

Un soldat américain a été tué « en action » dans le pays, a indiqué tard lundi la mission de l’Otan en Afghanistan, sans donner davantage de détails dans l’immédiat.

LNT avec Afp