Zelensky réclame une rencontre à trois après les entretiens d’Oslo

Par LNT
Volodymyr-Zelensky

Volodymyr Zelensky a appelé mardi à une rencontre réunissant Donald Trump, Vladimir Poutine et lui-même, à l’issue d’entretiens tenus à Oslo avec l’envoyé spécial américain Steve Witkoff. Seuls les chefs d’État peuvent trancher les questions qui restent en suspens, a-t-il estimé.

La réunion était organisée par la Norvège et la Finlande, en présence du président finlandais Alexander Stubb et du premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre, Jared Kushner participant à distance. Des représentants du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne et de la Pologne, ainsi que de l’Union européenne et de l’Alliance atlantique, étaient attendus. Le chef du gouvernement norvégien a présenté l’objectif comme celui de replacer les efforts diplomatiques sur une voie plus constructive.

L’envoyé américain devait se rendre dès le lendemain en Russie pour y rencontrer Vladimir Poutine. Voyons ce que Poutine aura à dire, a commenté le président ukrainien. Ces entretiens doivent également porter sur la libération de Stephen Hubbard, un Américain de 74 ans détenu en Russie depuis 2022 et condamné à près de sept ans de prison.

Trois dossiers techniques concentrent les demandes de Kiev, exposées au secrétaire d’État américain Marco Rubio : les intercepteurs de missiles balistiques, l’alerte avancée sur les tirs russes et le rétablissement du service de communication par satellite. Le président ukrainien s’est dit reconnaissant que le partage de renseignement sur les missiles balistiques fonctionne de nouveau.

Le dossier des intercepteurs Patriot demeure le point de blocage. Kiev avait proposé de suspendre ses frappes contre les installations pétrolières russes en échange de livraisons supplémentaires. Selon plusieurs informations, Washington retarde un lot financé par des alliés européens, le secrétaire à la Défense n’ayant pas autorisé le transfert. Les responsables ukrainiens y voient une décision politique, tandis que l’Alliance atlantique affirme que les livraisons financées par les alliés se poursuivent et qu’un responsable américain conteste ces allégations.

La séquence survient après l’annonce par le président américain, le 11 octobre, d’un cessez-le-feu énergétique que Kiev disait découvrir par la presse, puis la reprise des frappes ukrainiennes sur les raffineries russes annoncée le 15 octobre, que Donald Trump avait qualifiée de honte.

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