Wall Street finit en petite baisse, les acteurs du marché s'interrogeant sur l'épidémie de coronavirus après le bond du nombre de contaminations © AFP/Archives Johannes EISELE

International

Wall Street en léger repli, rattrapée par les craintes sur le coronavirus

le 14 février 2020


Wall Street a fini en petite baisse jeudi, les acteurs du marché s’interrogeant sur l’épidémie de coronavirus après le bond du nombre de contaminations.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,43% pour finir à 29.423,31 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a cédé 0,14%, à 9.711,97 points, et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, 0,16% pour terminer à 3.373,94 points

« Il y a beaucoup d’incertitudes autour du coronavirus. Personne ne sait réellement la gravité de l’épidémie et jusqu’à quel point celle-ci pourrait se propager », observe Nate Thooft, de Manulife Asset Management.

La Chine a annoncé jeudi plus de 15.000 contaminations supplémentaires par le coronavirus. Cette hausse record est due à une nouvelle définition plus large des cas d’infection, dépeignant une épidémie plus grave que rapporté jusqu’à présent.

Le léger repli de Wall Street jeudi ne semblait toutefois pas trop émouvoir les opérateurs du marché alors que les principaux indices de la cote new-yorkaise ont continué leur progression et franchi de nouveaux records lors des dernières séances.

« Que ce soit aux Etats-Unis ou à l’étranger, les marchés se sont montrés plutôt résilients et ont préféré se focaliser sur le long terme en se disant que la situation devrait s’améliorer dans les prochains mois », rappelle M. Thooft.

« A l’heure actuelle, l’impact principal du virus reste centralisé en Chine, où l’épidémie a débuté », estime l’expert, qui précise que les acteurs de la place new-yorkaise n’anticipent pas de conséquences trop lourdes pour l’économie américaine.

– Cisco pèse sur le Dow –

Au rang des indicateurs, l’inflation mensuelle aux Etats-Unis a légèrement ralenti son rythme de croissance en janvier, à +0,1%, contre +0,2% en décembre, selon l’indice CPI publié jeudi par le département du Travail.

Sur un an, le taux d’inflation a progressé à 2,5%, son rythme le plus élevé depuis un peu plus d’un an.

Le nombre de demandeurs d’allocation-chômage a, lui, un peu augmenté, à 205.000 personnes, contre 203.000 la semaine précédente, selon les chiffres du département du Travail. Cette hausse reste toutefois inférieure aux prévisions des analystes.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans de la dette américaine reculait, s’établissant à 1,616% vers 21H35 GMT contre 1,633% la veille à la clôture.

Parmi les valeurs du jour, Tesla a progressé de près de 5%. Le constructeur de voitures électriques haut de gamme a annoncé vouloir lever plus de 2 milliards de dollars d’argent frais alors même que son patron, Elon Musk, avait promis il y a deux semaines que son groupe n’allait pas tirer profit de sa récente flambée boursière.

Le groupe informatique Cisco, qui fait partie des 30 valeurs cotées au Dow Jones, a abandonné 5,2% après avoir fait part d’un chiffre d’affaires en baisse au deuxième trimestre de son exercice décalé.

AIG a chuté de 6,2%. L’assureur américain a, certes, renoué avec les bénéfices en 2019, mais les investisseurs semblent s’être montrés sceptiques sur sa stratégie à long terme.

Altice USA, filiale américaine de l’empire des médias et télécoms du magnat français Patrick Drahi, a perdu 5,4%. Le groupe a déçu Wall Street en annonçant mercredi après la clôture des résultats trimestriels et annuels inférieurs aux attentes.

PepsiCo est progressé de 0,3%. Le géant des boissons et des en-cas a affiché des résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre et sur l’ensemble de 2019, mais ses prévisions pour 2020 ont été inférieures aux attentes du marché.

LNT avec Afp