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Viandes rouges : Vers une consommation de 17,3 kg/habitant/an

le 10 octobre 2019


Le ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch vient d’inaugurer la 2ème édition du Salon professionnel de l’élevage, sous le thème : «Valorisation et commercialisation des produits agricoles dans la province de Sidi Bennour». Il était accompagné d’une importante délégation composée d’élus, parlementaires, conseillers de la Province et des représentants de la COMADER et de la Chambre régionale d’agriculture. L’organisation de ce salon intervient dans un contexte ou la filière des viandes rouges au Maroc nécessite aujourd’hui plus que jamais une véritable mise à jour en rapport notamment avec la qualité et et la sécurité alimentaire. Cette filière occupe d’ailleurs une place de choix dans le cadre du Plan Maroc Vert et a bénéficié dès 2009 d’un premier contrat programme 2009-2014 entre le Gouvernement et la profession qui a permis d’atteindre 490 000 Tonnes de production de viandes rouges. Le deuxième contrat-programme 2014-2020 s’est fixé pour objectifs, une production de 612 000 Tonnes de viandes rouges, un chiffre d’affaires de 30 MMDH, une consommation de 17,3 kg/habitant/an et la création de 80 000 emplois supplémentaires. Les chiffres atteints en 2018 sont de 603 000 Tonnes de viandes rouges, un chiffre d’affaires de 26 MMDH, une consommation de 17 kg/habitant/an et la création de près de 43,6 millions JT. Aujourd’hui, le taux de couverture des besoins en viandes rouges a atteint 98%.  Le cheptel national compte aujourd’hui 3,5 millions têtes de bovins, 20,6 millions de têtes ovins, 6,5 millions de têtes de Caprins et 180.000 têtes de camelins. Sidi Bennour compte 238.000 bovins (dont 70.000 têtes de vaches laitières), 266.000 têtes d’ovins et 15.000 têtes de caprins, avec une production globale de 20.000 Tonnes de viandes rouges. La Province de Sidi Bennour participe à l’échelle nationale hauteur de 12% en matière de production de lait et de 7% en matière de production de viandes rouges. Le Ministre a effectué en marge du salon, une visite du chantier en cours du marché à bestiaux situé au douar Touilâate, commune rurale Lmachrek, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Le projet, le premier du genre à l’échelle nationale sur 12 marchés similaires prévus, est conçu sur une superficie de 5,8 hectares pour un investissement de près de 20 MDH. Il disposera à terme d’une capacité de 2000 têtes ovines, 4000 têtes bovines et 400 têtes d’équidés. Ciblant près de 18 000 agriculteurs, le marché offrira un cadre structuré et des services adaptés aux activités de commercialisation du bétail. Il permettra de s’approvisionner depuis toute la région des Doukkalas et de desservir les exploitations et les abattoirs régionaux et nationaux. Il permettra également aux producteurs de commercialiser leurs animaux sans faire appel aux intermédiaires locaux (courtiers, chennakas…), ce qui limitera le nombre d’intervenants dans la chaîne de commercialisation, avec une incidence positive sur le revenu des éleveurs. Une démarché qui n’a que beaucoup tardé pour une véritable modernisation de la filière.

H.Z