Le viaduc de la Montée de Settat, l’un des principaux ouvrages d’art de la ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech, s’étend sur 1 400 mètres pour un coût d’environ 900 millions de dirhams.
L’ouvrage repose sur 29 appuis et 28 travées de 50 mètres chacune, dont la hauteur varie de 6 à 36 mètres. Sa construction mobilise 7 700 tonnes de charpente métallique, 62 500 mètres cubes de béton et 9,5 kilomètres de pieux de fondation. Elle est conduite par l’Office national des chemins de fer.
La ligne, longue d’environ 430 kilomètres, prolonge l’axe à grande vitesse Tanger-Kénitra et desservira Rabat et Casablanca avant d’atteindre Marrakech, pour une vitesse de conception de 350 kilomètres à l’heure. Son coût est estimé à environ 53 milliards de dirhams, hors matériel roulant.
Les travaux ont été lancés le 24 avril 2025 par le roi Mohammed VI depuis la gare de Rabat-Agdal. Le ministre du Transport et de la logistique indiquait le 25 mai dernier un taux d’avancement de 30%, pour une livraison prévue en septembre 2029.
L’ensemble du programme ferroviaire mobilise 96 milliards de dirhams, dont 29 milliards pour l’acquisition de 168 trains et 14 milliards pour le maintien de la performance du réseau. Dix entreprises ont été présélectionnées pour la construction des gares et des dépôts.
Le financement de ce programme figurait au cœur du forum international tenu les 14 et 15 octobre à Rabat, où les responsables de l’office ont indiqué que les ressources publiques traditionnelles ne pouvaient plus suffire, en détaillant le recours aux obligations vertes, à l’épargne longue des caisses de retraite et aux financements concessionnels.
LNT