Le président iranien a déclaré lundi que les pourparlers n’avaient « aucun sens avec un ennemi qui pratique quotidiennement les assassinats », fermant la porte à la reprise des discussions engagées en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Massoud Pezeshkian a avancé trois griefs, selon la télévision d’État : les attaques survenues à la suite de cycles de discussions antérieurs, en indiquant que « jusqu’ici ils nous ont attaqués trois fois après des discussions » ; la poursuite des assassinats, des sanctions et des pressions ; et le non-respect d’engagements antérieurs.
Les négociations sur le détroit d’Ormuz restent dans l’impasse. Téhéran avait soumis le 25 septembre une proposition de réouverture sous sept jours, assortie de conditions comprenant le déblocage de douze milliards de dollars d’avoirs gelés, la levée des sanctions sur les exportations pétrolières, la fin du blocus naval américain et un arrêt des hostilités à l’échelle régionale. Le président américain avait rejeté cette offre le 26 septembre, puis démenti la semaine dernière avoir proposé des concessions sur le volet nucléaire.
Le détroit est fermé depuis la fin février. Les exportations pétrolières du Golfe ont pourtant retrouvé leur niveau d’avant-guerre, autour de 16,5 millions de barils par jour hors Iran, grâce au contournement par les oléoducs saoudien et émirati, mais les prix demeurent élevés, le Brent s’échangeant au-dessus de 100 dollars le baril.
LNT