China Energy Engineering Corporation a été retenu pour le contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction du complexe solaire de Noor Midelt I. Le projet associe environ 630 mégawatts-crête de photovoltaïque à près de 1 300 mégawattheures de stockage par batteries. Il deviendrait la plus grande installation africaine combinant solaire et stockage sur un site unique.
Le groupe chinois China Energy Engineering Corporation a remporté le contrat portant sur l’ingénierie, la fourniture des équipements, la construction, l’installation et la mise en service du complexe de Noor Midelt I, dans la province de Midelt.
Les paramètres techniques situent l’ambition du projet. La capacité photovoltaïque est fixée à environ 630 mégawatts-crête, adossée à une capacité de stockage par batteries de près de 1 300 mégawattheures. À l’achèvement, l’installation constituerait le plus grand ensemble africain combinant production solaire et stockage sur un seul site.
L’élément déterminant de ce montage n’est pas la puissance installée mais le rapport entre les deux composantes. Un parc photovoltaïque produit selon la course du soleil, avec un pic en milieu de journée et une production nulle le soir, précisément au moment où la demande domestique atteint son maximum. Une capacité de stockage de l’ordre de 1 300 mégawattheures permet de décaler plusieurs heures de production vers la pointe du soir, ce qui transforme la nature du service rendu au réseau : l’installation cesse d’être une source intermittente pour devenir une capacité partiellement pilotable.
Cette caractéristique explique le choix technologique. Le projet Noor Midelt I avait été initialement conçu autour d’une combinaison de photovoltaïque et de solaire à concentration, technologie qui assure le stockage par sels fondus. La chute du coût des batteries lithium-ion sur la dernière décennie a rendu la seconde option économiquement supérieure, évolution qui s’observe sur l’ensemble des grands projets solaires mondiaux.
Le projet s’inscrit dans l’objectif national de porter à 52% la part des capacités électriques renouvelables à l’horizon 2030. Cet objectif suppose non seulement l’installation de nouvelles capacités mais la capacité du réseau à absorber une production variable, ce qui déplace l’enjeu vers le stockage et le renforcement des lignes de transport.
L’attribution à un groupe chinois d’un contrat de cette taille prolonge une tendance observable sur les grands appels d’offres énergétiques du continent, où les entreprises chinoises combinent capacité d’exécution, intégration verticale de la chaîne d’approvisionnement des panneaux et des batteries, et accès à des financements adossés.
LNT
