Société

La SMEPS lance le débat sur le financement de la santé au Maroc

le 4 décembre 2018


La Société Marocaine de l’Economie des Produits de Santé, a organisé du 29 novembre au 1er décembre le 6ème Congrès National de Pharmacoéconomie et de Pharmacoécopidémologie, sous l’égide du Ministère de la Santé portant sur la thématique « Quelles pistes de financement de la santé pour demain ? ».

Erigé par SM le Roi Mohammed VI en priorité nationale, le secteur de la santé marocain connait une phase riche en réformes. C’est dans cette perspective que la SMEPS a réuni l’ensemble des acteurs de la santé, gouvernements, institutionnels et des experts nationaux et internationaux pendant 3 jours de réflexion et de débat autour d’une thématique stratégique pour le secteur de la santé.

En effet, les récents indicateurs de santé montrent que des progrès indéniables ont été enregistrés mais que de nombreux défis restent à relever. La gouvernance du secteur est au cœur des priorités du nouveau Plan Santé 2025. C’est pourquoi il est essentiel d’étudier les meilleures pistes pour assurer des mécanismes de financement durables et innovants, que ce soit sur le plan des infrastructures, des médicaments ou encore de la couverture maladie. L’intégration de la pharmacoéconomie dans le déploiement des politiques publiques en matière de santé est devenue essentielle. A travers ce Congrès, les acteurs de santé s’engagent dans une dynamique constructive et rationnelle dans la mise en œuvre du nouveau Plan de Santé.

Inaugurée par le conseiller du Secrétaire Général du Ministère de la Santé, cet évènement a mobilisé de nombreux décideurs du secteur tels que Monsieur A. Rihani, Chef de division du Ramed à la Direction de la Planification et des Ressources Financières au Ministère de la Santé et  Messieurs Mouhdi, Directeur des études économiques et actuariat à l’ANAM et N. El Malhouf, Chef de Département du Conventionnement et de normalisation. A prit part également aux conférences, Monsieur Eric Baseilhac, éminent expert français et Directeur des Affaires Economiques et Internationales des Entreprises du Médicament en France (LEEM).

Le pofesseur Samir Ahid, Président de la SMEPS a affirmé «Nous promouvons, à travers ce Congrès, des mécanismes de financement innovants pour la santé. Nous nous engageons à agir ensemble pour améliorer soutenir l’accès à la santé à l’ensemble de nos concitoyens. Les nerfs de la guerre sont le financement et la gouvernance. Nous espérons à travers ce congrès apporter des réponses concrètes».

Le congrès a  vu la participation de plus de 350 personnes représentants. 9 pays Ces 3 jours de travail ont permis de faire ressortir neuf recommandations majeures :

  • Création d’un fond de solidarité pour la santé en imposant des taxes pour certains produits comme le tabac et l’alcool.
  • Cotisation selon les revenus et implication plus forte de l’employeur.
  • Elargir le cadre budgétaire sur un minimum de 3 ans pour une meilleure planification.
  • Mettre en place une unité de veille stratégique des innovations de technologie de santé.
  • Mise en place des contrats d’accès au marché des technologies de santé innovantes en vue de faire participer l’industrie pharmaceutique dans le financement de la santé.
  • Mise en place des études pharmacoéconomiques pour une meilleure évaluation de l’efficience des produits de santé en vue de leur remboursement.
  • Informatisation des dossiers médicaux et le partage des dossiers avec les caisses d’assurance maladie et les professionnels de la santé et codification des actes médicaux.
  • Mise en place d’un programme du bon usage des médicaments.
  • Mise en place des guides de pratiques cliniques.

A travers différents ateliers, le congrès a été l’occasion également d’échanger sur les expériences au Maroc, en Algérie, Tunisie, Jordanie, Allemagne, France sur la même thématique, et de se pencher sur les nouvelles pistes de financement de la santé dans le monde.

LNT avec CdP

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