Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT

Société

Rentrée scolaire 2018-2019 : 7 millions d’élèves reprennent le chemin des classes

le 4 septembre 2018


La rentrée des classes pour l’année scolaire 2018/2019 aura lieu mercredi 5 septembre pour les trois cycles de l’enseignement, mais également les classes préparatoires du brevet de technicien supérieur (BTS).

De leur côté, les membres du personnel enseignant ont rejoint leur poste le 4 septembre pour signer les PV de reprise de travail.

Cette date a été fixée dans l’objectif de garantir le début des cours dès le premier jour et de permettre aux élèves d’assister à l’ensemble des cours programmés au titre de cette année scolaire, selon le ministère.

Aucune nouveauté n’a été soulevée pour cette rentrée scolaire, contrairement à la rentrée précédente qui avait enregistrée plusieurs changements positifs, notamment l’âge de scolarisation avancé à 5,5 ans ou encore le renforcement de la capacité linguistique des élèves.

Lancée sous le signe de « l’éducation à la citoyenneté », l’année scolaire 2018/2019 accueillera près de 7 millions d’élèves.

La polémique de la darija

L’année scolaire n’est pas encore entamée qu’une polémique sur le contenu d’un manuel destiné aux élèves de la 2ème année du primaire fait jaser la toile. Il s’agit de mots et phrases en darija (Reriyba, Beghrir, Briouates, Balgha, etc). En effet, certains parents, scandalisés par ce contenu, ont poussé un cri de colère sur les réseaux sociaux, s’indignant de la qualité de l’enseignement d’aujourd’hui.

La réponse du ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ne s’est pas faite attendre. Selon le communiqué du ministère, les expressions en dialecte marocain (Darija) dans des manuels scolaires du cycle primaire, comme des noms de gâteaux, de repas ou d’habits marocains, « ont été utilisées à des fins purement pédagogiques ».

Dans la même note, le ministère a appelé les acteurs pédagogiques à se mobiliser pour faire réussir l’actuelle rentrée scolaire et à « ne pas céder à tout ce qui est de nature à perturber les chantiers de réforme visant à améliorer la qualité du système éducatif et à promouvoir sa performance ».

L’utilisation de la darija dans un manuel scolaire officiel a indigné une grande partie de la toile qui accuse le gouvernement de rendre l’enseignement encore plus médiocre alors que des chantiers sont censé être entamés pour le réformer.

Coup de grâce pour le budget des familles ?

Il faut dire que cette rentrée n’est pas de tout repos pour les ménages marocains dont le porte-monnaie n’a pas soufflé depuis Juin. En effet, entre Ramadan, les vacances d’été, l’Aid et maintenant la rentrée des classes, il n’y a pas eu de pause, et les dépenses n’ont fait qu’augmenter. Un scénario qui se répète depuis 3 ans au grand dam du citoyen moyen.

Considéré comme la base de la formation des écoliers, le livre scolaire s’accapare la part du lion dans le budget alloué aux fournitures.

Pour les parents dont les enfants sont inscrits dans les écoles privées ou dans les missions françaises, ils se retrouvent devant une longue liste de manuels étrangers dont le coût s’élève entre 1000 et 3000 dh.

Concernant le prix des cahiers, un large choix est proposé aux parents. En effet, toutes les fourchettes de prix sont disponibles, que cela soit dans les grandes surfaces, ou chez le libraire du quartier. On remarque aussi que malgré l’instauration de mesures antidumping contre le cahier tunisien, le prix de ce dernier reste abordable.

Pour cette rentrée scolaire, le consommateur n’a que l’embarras du choix. Les enseignes comme BIM, Alfa 55, Marjane ou encore Aswak Assalam rivalisent en promotions avec des sac à dos à partir de 69 dh, des trousses à partir de 19 dh, des tabliers à partir de 59 dh, etc.

Les produits chinois sont cette année encore présents en masse dans les marchés populaires, notamment à Derb Omar et Derb Sultan. En dépit de leur piètre qualité, proposés à des prix bas, ils sont très prisés par les familles nombreuses au revenu limité, qui en font leur premier, si ce n’est seul choix au vu de la conjoncture.

A. Loudni

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