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Que deviendra le RNI sans Aziz Akhannouch ?

Que deviendra le RNI sans Aziz Akhannouch ?

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Ce qui est à retenir en ce début d’année politique 2026 n’est autre que cette décision inattendue d’Aziz Akhannouch, la personnalité clé du RNI, de ne pas briguer un troisième mandat à la tête de cette formation. Du coup, quel avenir attend la Colombe sans lui ? Quel avenir attend également tous ceux qui se sont rapprochés de lui pour s’assurer une carrière politique prometteuse ?

Tournant politique dans le landernau partisan national en ce début d’année 2026 ! Le chef du Gouvernement Aziz Akhannouch vient d’annoncer son intention de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du RNI. Son successeur sera connu lors du prochain congrès extraordinaire prévu le 7 février prochain à El Jadida : « J’ai consacré dix ans de ma vie au parti et il est temps de passer le relais aux membres, malgré leur attachement à moi. Je les ai convaincus de la nécessité de promouvoir une image positive de la démocratie au sein du Rassemblement national des indépendants…Il est temps de donner à d’autres l’opportunité de diriger le parti et ils doivent maintenant choisir qui dirigera notre formation politique ».

Sans aucun doute, personne ne s’y attendait. La décision de ‘‘Monsieur Agharass’’ en a surpris plus d’un. Comment une personnalité politique aussi ambitieuse, aussi puissante et jugée favorite pour remporter les législatives de septembre prochain, a-t-elle choisi de prendre une décision pareille ? Comment en effet et à quelques mois des élections, peut-elle « s’aventurer » à quitter un RNI sur lequel ses membres comptent énormément pour mener à bon port le parti vers la conduite du Gouvernement du Mondial, d’une part, et s’assurer une belle carrière politique, d’autre part ? D’ailleurs, Aziz Akhannouch sait mieux que quiconque que le succès, voire la raison d’être du RNI et des Rnistes, dépend en premier lieu de lui !

Sur un autre registre, ne serait-ce pas une manière pour lui de revoir sa stratégie politique en optant pour le travail dans l’ombre et de mener les projets politiques du parti loin des caméras ? On peut également se poser la question si ce n’est une manière pour lui de donner l’exemple en rompant avec la Zaâma qui caractérise les leaders aussi bien partisans que syndicaux marocains ? Benkirane du PJD, Driss Lachguer de l’USFP ou encore Mokhariq de l’UMT ne devraient-ils pas s’en inspirer ?

Dans tous les cas et en attendant février prochain à El Jadida pour connaitre les véritables objectifs derrière cette décision, de nombreuses questions découlent de cette décision d’Aziz Akhannouch.

Pour rappel, le RNI a annoncé, dimanche à Rabat, la tenue de son Congrès extraordinaire le 7 février prochain à El Jadida. Le parti a approuvé, à l’issue d’une réunion présidée par Akhannouch, la liste des membres la Commission préparatoire dudit Congrès, indique le bureau politique de la formation partisane dans un communiqué. Le dépôt des candidatures à la présidence du parti est ouvert du 12 au 21 janvier au siège central du RNI à Rabat, ajoute la même source.

Par ailleurs, le bureau politique a salué les différentes mesures gouvernementales visant la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazighe et à renforcer sa présence dans les différentes sphères de la vie publique, notamment l’éducation, l’administration, les médias et la culture, de manière à contribuer à la préservation de cette composante authentique de l’identité nationale et à consolider les valeurs de pluralisme et de diversité culturelle caractérisant la société marocaine.

Cette rencontre a été marquée par la présentation d’un exposé de Mustapha Baitas sur les grandes lignes de la nouvelle publication du parti intitulée « La voie des réalisations », dont le contenu puise dans les conclusions des douze tournées de communication (plus de 38.000 participants entre élus, militants et citoyens), et dans celles des « discussions des Indépendants », organisées dans 77 communes à travers le Royaume.

Ainsi, Aziz Akhannouch, président du RNI et Chef du Gouvernement, a annoncé qu’il ne briguera pas de troisième mandat à la tête du parti, plaidant pour un « souffle nouveau » dans la vie politique marocaine. Sa décision, malgré les appels internes au maintien, viserait à renouveler les élites et à moderniser les pratiques partisanes. Le congrès extraordinaire du 7 février devra élire son successeur, tandis que le RNI poursuit ses orientations politiques et organisationnelles, avec un focus sur le développement, la cohésion gouvernementale et ‘‘Massar Al Moustakbal’’. Autrement dit, l’année politique 2026 s’annonce mystérieuse à plus d’un titre ! Les prochaines législatives risquent d’en étonner beaucoup !

H.Z

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